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🐰 Bunny Petplay : l’art sensuel de se faire proi
Ce n’est pas (juste) une question d’oreillesJ’ai vu passer la première fois une “bunny girl” dans une soirée fetish à Berlin, accroupie au pied de son Handler, museau noir, harnais rose pâle et plug queue en pompon. Elle ne parlait pas. Elle frottait sa joue contre la botte de son Dominant en gémissant doucement. Le public la regardait — certains avec amusement, d’autres avec un respect presque religieux. Moi ? J’étais fascinée. Pas tant par l’aspect mignon du lapin, que par ce qu’il révélait : une sensualité offerte, vulnérable et assumée. Le Bunny Petplay, ce n’est pas juste “mettre des oreilles et faire des petits bonds”. C’est une incarnation à part entière dans l’univers du Petplay, ce sous-genre du BDSM où l’on joue à devenir un animal, de manière plus ou moins symbolique, plus ou moins sexualisée. Et le lapin, mine de rien, c’est un archétype puissant !!!! Pourquoi le lapin ? Petite psychanalyse d’une bestioleOn ne va pas se mentir : le lapin a toujours été un fantasme ambivalent. Doux, docile, reproducteur compulsif, facilement apeuré, mais aussi rapide, insaisissable, presque impossible à dompter. Il incarne cette tension délicieuse entre proie et désir. Dans l’imaginaire collectif, la bunny girl s’invite dès les années 50 avec le célèbre costume Playboy — corset, collants, nœud papillon, oreilles et petit pompon sur les fesses. Une sexualisation kitsch mais redoutablement efficace. Depuis, le motif s’est transformé, muté, hybridé avec la culture kawaii japonaise, le cosplay, les jeux vidéo, et bien sûr, les codes BDSM. Dans le Petplay, se glisser dans la peau d’un lapin, c’est souvent accepter de devenir une proie — au sens sexuel, mais aussi émotionnel. On ne parle pas ici d’ultra-violence ou de prédation bestiale. On parle d’une vulnérabilité offerte, d’un abandon joueur. Un “regarde comme je suis à ta merci” incarné. Bunny vs Puppy vs Pony : ce que le style révèle de la dynamiqueLe Bunny Petplay est généralement plus doux que ses cousins. Moins “énergique” que le puppy play (où l’on aboie, saute, réclame), moins “noble” que le pony play (lié à la performance, au dressage, à la fierté). Le lapin, lui, est souvent silencieux. Il observe, il tremble un peu, il suit du regard, il se tapit. On est dans une dynamique de soumission discrète, sensuelle, presque méditative parfois. Mais attention, tout dépend du Handler, celui ou celle qui incarne le D dans la relation. Car certains aiment les lapines sauvages, espiègles, qui se dérobent et doivent être attrapées. D’autres préfèrent les bunny dociles, qui attendent sagement leur caresse ou leur ration. Là encore, on est dans le langage du corps, des gestes, de la posture. C’est un jeu de nuances, pas de clichés. Les accessoires du bunny : de l’érotisme pastel à l’animalité crueOn ne va pas se mentir : le Bunny Petplay a une esthétique bien à lui. Un savant mélange entre mignonnerie assumée et sexualité décomplexée. Les indispensables ?
Certains ajoutent une muselière, un collier avec médaille gravée, ou même des “habitudes” ritualisées (manger dans une gamelle, dormir au sol, ne pas parler sauf sur autorisation). C’est là que le Petplay prend toute sa dimension : au-delà du costume, il y a une gestuelle, une attitude, un être autre. Sexualité, érotisme, ou régression ? Petite mise au pointOn me pose souvent la question : “Mais c’est pas un peu infantilisant, tout ça ?” Franchement ? Ça dépend comment c’est joué. Ce n’est pas parce qu’un univers est “mignon” qu’il est asexué ou régressif. Il y a du pouvoir, du plaisir, de la sensualité intense dans la manière de se faire toute petite sous le regard de l’autre. Et puis, ne confondons pas l’esthétique cute avec l’infantilisation réelle. Une lapine peut être parfaitement adulte, sensuelle, maîtresse d’elle-même et choisir librement de s’offrir ainsi, d’incarner ce rôle. Ce n’est pas une fuite. C’est un langage érotique alternatif. Bunny Dom ? Oui, ça existe aussiOn imagine souvent le Bunny comme soumis.e. Mais il existe aussi des Bunny Dominant.e.s — parfois appelé.e.s Prey Dom. Ce sont des dominant.e.s qui jouent la carte de la douceur trompeuse, du pouvoir caché sous la fourrure. Ils/elles attirent, séduisent, puis prennent le contrôle. À leur manière. Plus feutrée. Moins frontale. Mais tout aussi redoutable. Le Bunny Dom, c’est un piège à tendresse. Tu crois caresser une proie, tu réveilles un prédateur. Envie d’essayer ? Quelques pistes pour s’initierSi tu as envie de te glisser dans la peau d’un petit lapin ou de t’occuper d’un.e bunny, voici quelques pistes :
Se faire Bunny, c’est se rendre touchant.e… et désirableLe Bunny Petplay n’est pas un gadget de soirée fétish, ni un simple accessoire pour Halloween sexy. C’est un véritable langage du corps et du cœur, un espace où se rejoue le désir d’être vu.e, protégé.e, mais aussi possédé.e, adoré.e. Une façon de dire : “Je suis à toi. Regarde comme je frémis pour toi.” Et franchement ? Qu’il y ait un pompon au bout ou pas… c’est foutrement beau. |
La réponse d'IntimePhotographie me fait songer à la manière dont on rédige nos questions, je suis très souvent dans des questions fermées sans le vouloir, spontanément qui n'incitent pas à l'échange du coup. Je crois qu'IntimePhotographie pointe du doigt avec taquinerie cette particularité...
Je me rappelle plus jeune lors d'échanges avec un téléphone fixe (ca ne nous rajeunit pas) et les copines qui appelaient à la maison en demandant : " A. Est-elle là ? " et ma maman qui répondait juste : " oui " sans rien faire, rien dire de plus. C'est très déconcertant, mais en même temps... Ça répond à la question :)
Je ne fais pas du tout avancé les interrogations d'Ivy972, j'en suis consciente. Moi aussi je me demande si ça fait référence aux cordes ou au petplay :) ou si ça demande des aiguillages concernant la posture uniquement de lapin/lapine dans le petplay. Et en quoi la posture de lapin/lapine diffère des autres animaux...
Finalement le petplay c'est incarné un animal il me semble, donc peu importe de quel animal il s'agit (mais je n'y connais rien à ce kink), le tout c'est de se mettre dans la peau de... (Roger rabbit?^^)
https://pony-girl-grand-ouest.blogspot.com/
Également nous avons publier un livre sur le pet play, si vous êtes en juillet et août au cap d'agle nous y serons pour des démonstrations.
Elle vous présente esclavement ses humbles respects à Monsieur.
SlaveGoréenne pour servir son Maître et lui donner du plaisir.
J'avais espoir de revoir une once de votre lointaine bienveillance, mais je pense que vous cherchez juste à augmenter vos stats de nombre de coms inutiles.
Eh bien, mauvaise journée ? Merci de rester polie. La fonction "bloquer ce membre" existe, si ça vous déchire les yeux.
Vous vous faites visiblement un devoir de répondre à la moindre question pondue à la va vite quitte à ressembler à une IA de première génération, grand bien vous fasse.
J'ai une procédure différente : je respecte ce qui est respectable.
Votre liberté s'arrêtait juste avant de me dire que faire, pour info.
La réponse d'IntimePhotographie me fait songer à la manière dont on rédige nos questions, je suis très souvent dans des questions fermées sans le vouloir, spontanément qui n'incitent pas à l'échange du coup. Je crois qu'IntimePhotographie pointe du doigt avec taquinerie cette particularité...
Grand merci, votre Grâce. *retire et remet son chapeau* En effet, imagine-t-on quelqu'un rentrer dans un lieu, sans aucune présentation, sans aucune autre forme de politesse que "bonjour" puis alpaguer les gens en disant "hey euh, parle moi de ça ! Je veux en savoir plus sur ça !"
Au mieux, il récolterait du mépris. L'idée, c'est quand même de demander des choses ô combien personnelle, à tout le monde, sans même préciser un minimum. Dire pourquoi la question. Préciser pourquoi elle nous intéresse. Préciser notre avis sur la question. Ajouter quelque chose sur soi. Ce n'est pourtant pas les possibilités qui manquent. Si c'est juste de la curiosité, Wikipédia et ChatGPT font le boulot.
Je préfère opposer l'absurdité à l'impolitesse, le rendement est meilleur. D'autres préférerons peut-être prendre un quart d'heure pour répondre à une question qui a pris vingts secondes à être balancée, et qui plus d'une fois sur deux n'aura en retour aucune réponse de l'auteur initial, je ne juge pas.






