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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Le lendemain, Victoria revint à la maison pour refaire mon pansement. Elle posa son sac de sport sur la table de la cuisine, toujours aussi imposante et musclée avec son buste colossal et ses hanches larges et puissantes et refit mon pansement sans un mot.
Claire nous vit du salon et dit « ah bonjour Victoria »
« Bonjour Claire » répondit Victoria d’un ton posé.
« ah tu es venue refaire le pansement »dit Claire en regardant le sac...
« et oui, il faut que ça cicatrise correctement » aquiesca t’elle.
« bon ben super,dit Claire, merci de t’occuper de lui, je vais prendre ma douche ».
Elle passa derrière nous avec sa serviette à la main et me dit « bon je te laisse mon chéri »
On entendit à l’étage, la porte de la salle de bain se fermer et puis l’eau couler au bout d’un petit moment.
Victoria attendit un peu puis remonta d’un coup mon T-shirt au-dessus de ma poitrine et je revis la Fiat…son odeur et sa main aux doigts énormes.Mon cœur battit à tout rompre…
Je ne bougeai plus…j’ai eu l’impression de lui offrir ma poitrine dénudée et je rougis soudain.Elle sortit de son sac un petit tube de pommade tandis qu’un frisson parcouru mon ventre et que j’entendis le bruit de l’eau s’attenuer la haut.
Elle ecrasa les noisettes de crème sur mes tétons et je sentis la fraîcheur de cette pommade et ses doigts qui commencèrent à les tirer et les pincer doucement d’abord puis serrer serrer….je voulus me retirer mais elle me gifla comme dans la voiture.
L’eau s’arrêta soudain et Victoria décida de partir…
Elle remit mon t shirt en place et se dirigea vers la porte de sortie.
En la raccompagnant je sentis soudain sa main ferme écarter juste une de mes fesses juste pour me forcer à m’ouvrir et elle resta longtemps comme ça jusqu’à que j’entende les pas de Claire dans l’escalier.
Après son départ je sentis une chaleur sur les tétons.
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Cette libération que je lui offre, elle n'en a jamais imaginé la portée, car elle balaie d'un revers de main tous les mensonges et les faux semblants du monde. Je veux la séduire par ces écrits, par cette vérité nue, car je serai exactement le même en face d'elle, sans filtre et sans masque, et c'est précisément cette authenticité brute qui est d'une beauté et d'une séduction absolues. Je préfère le texte, cette matière qui vibre comme une odeur, un parfum, une sensation ou une émotion à fleur de peau, parce que les mots s'accrochent à l'esprit comme un sortilège et font palpiter la chair bien plus fort qu'un appel téléphonique. C'est l'essence même d'un amour ineffable — ce mot que l'émotion m'inspire, qui échappe au langage convenu pour toucher au mystère pur. Un amour total, totalitaire, où tout se mêle.
Si l'on me cherche querelle, si je croise une féministe engoncée dans ses dogmes, je lui oppose la franchise nue de ma proposition : un harcèlement sexuel quotidien, franc, massif et sans hypocrisie. Mais si c'est à ma femme soumise que je parle, le discours change de visage pour toucher à l'évidence : je lui propose simplement d'être enfin qui elle est, avec moi, mais en mille fois mieux.
Je ne sais même pas si tu existes encore aujourd'hui, mais j'écris en pensant à toi, ma future soumise. La chance sourit aux opportunistes, et j'en suis. Mon âme sœur m'attend quelque part, et bien moi aussi je t'attends ! Alors forçons le destin, ne nous prenons pas la tête lors de la première discussion, soyons nous-mêmes et lâchons-nous dans un élan d'espérance : d'une, il faut que l'on se plaise physiquement, et si ça va, on se rencontre directement. Pour toi, je veux aussi faire beaucoup de choses ; je me laisse aller depuis un certain temps, je suis un homme frustré et en mal d'amour. J'ai eu de la chance d'avoir de belles femmes dans ma vie, mais je n'ai jamais connu vraiment l'amour, un amour qui n'est pas interdit. Tu connaîtras mon histoire par la suite, et tu ne risques pas de t'ennuyer si tu es curieuse — d'ailleurs, je t'espère très curieuse, c'est essentiel pour explorer tous nos fantasmes. Je serai ravi de t'avoir dans mes bras, et je ferai de toi une fille bien élevée. Si tu as des lacunes dans ton vocabulaire, je t'apprendrai, j'aime le français et je sais m'exprimer ; je ferai de toi une femme agréable en discussion, ou si c'est déjà le cas, ce travail n'est pas à faire. Je ferai de toi une fille polie, qui ne parle pas la bouche pleine sauf si on le lui demande, qui sait remercier avec les bons mots pour multiplier le plaisir par mille. Tu feras bonne figure, et tu en seras encore meilleure à humilier et rabaisser, encore et encore plus fort, car c'est parce que tu es belle et propre qu'il est bon de te souiller et d'être sadique avec toi. Si tu es une petite conne, je te ferai passer pour intelligente, et si tu es intelligente, je te ferai passer pour une petite conne. Mon amour, je vais t'apprendre à être ma femme parfaite.
Dans mes rêves les plus fous, je la vois s'avancer vers moi en rampant, marchant à genoux après avoir fini de vider trois ou quatre hommes à la chaîne, les yeux encore noyés de larmes de joie et de jouissance pure, venant me faire l'aveu de sa soumission absolue. Je recherche l'essence d'une pute à l'état pur — au sens figuré, sans aucune histoire d'argent, guidé seulement par cette pulsion ardente : faire d'elle une esclave sexuelle totalement humiliée et infiniment épanouie de l'être, blottie contre un chéri comme moi. Un amour qui lui donne le meilleur de moi-même et le pire de mes emprises, tressé ensemble pour notre plus grand vertige.
Car il faut qu'elle assimile, qu'elle comprenne une bonne fois pour toutes que branler, sucer, se faire prendre et se faire caresser font entièrement partie de ces interactions sociales les plus normales qui soient. Il est tout à fait naturel qu'on veuille la toucher, qu'on veuille l'utiliser, que des mains se posent sur elle, que des queues se dressent et veuillent rentrer en elle pour la remplir et la fourrer à la crème — car elle est une Femme. Je mets une majuscule à Femme, parce que je respecte cette création assez pour vouloir l'aimer et être son plus fidèle admirateur, comme un vrai père qui n'abandonnera jamais, comme un prince charmant qui t'offre la respectabilité d'une femme en couple, mais aussi ce monstre charmant qui fait de ta vie conjugale celle d'une esclave sexuelle pour qui le sexe n'a plus de limites, une femme qui pourra goûter un nombre incalculable de queues tout en gardant l'honneur d'être une femme fidèle, car c'est par ton cœur que tu m'aimeras. Moi, je serai ton protecteur, un père sur qui compter et un guide avisé : je connais parfaitement ce monde et ses pièges, et je serai ton bouclier pour que jamais rien ne t'atteigne, t'évitant la violence absurde de l'extérieur pour mieux t'envelopper dans notre sécurité. Moi, je serai d'un calme maniaque pour régler chaque détail de notre vie quotidienne comme du papier à musique, veillant sur toi avec une responsabilité sans faille. Moi, c'est ton esprit que je baise : je rentre ma queue dans ton cerveau et dans ton cœur, je touille, et ton sang rentre dans mon gland — une vision un peu bizarre, mais c'est ce que je pense et je trouve ça beau. Ta chatte est à la fois cette intimité que je vénère quand elle est propre et lisse pour moi, et à la fois une sorte de poubelle que j'ai envie de remplir avec d'autres ordures. Le respect conventionnel n'a rien à voir là-dedans ; l'aimer, c'est l'aimer tout entière, sans rien retrancher de sa condition.
Je suis croyant, tourné vers le bon côté, et je sais ce que je combats : je ferai la guerre à toute cette mentalité féministe empoisonnée que tu as pu ingurgiter ou vouloir explorer dans ta vie, pauvre victime que tu as pu être. J'ai de l'empathie, je sais me mettre à la place de l'autre pour comprendre à quel point tu as pu te sentir perdue et déboussolée par une société qui t'a bridée. Je veux te retourner le cerveau pour faire de toi exactement ce que je veux, mais au fond, je ne suis que ta boussole, ton phare dans l'océan. C'est à toi de faire l'effort de tenir cette boussole dans ta main ou de fixer ma lumière. Pourquoi attendre ou chercher à se faire convaincre par jeu ? La vie est bien trop courte pour hésiter. On va jouer ensemble, et pour toute la vie, c'est tellement mieux. Je n'ai plus de temps à perdre, et s'il le fallait, je resterais seul en essayant de vider mes couilles sur le passage de potentielles victimes, même si ce serait triste. Mais je ne suis pas à plaindre : je suis un papa épanoui, profondément responsable, un homme sur qui l'on peut compter.
Au-delà de cette fondation, si je rencontre l'esclave de mes rêves, celle qui me suit sans entrave dans mes projets et mes idées de génie, nous nous élèverons vers le haut. Car aucun grand homme sur terre n'est jamais allé loin sans sa femme : elle est essentielle à l'homme, et fondamentalement soumise à lui dans l'ordre des choses. Si l'on regarde la religion, entre Adam et Ève ou la figure légendaire de Lilith — cette femme dominatrice, potentielle égale de l'homme qu'il faudrait parfois briser et mettre à terre pour en dominer l'esprit —, il y a un monde de contrastes que j'explore. Je ne m'interdis d'ailleurs pas d'introduire un jour une maîtresse de cette trempe pour souiller davantage la mienne et observer cette cruauté à l'œuvre. Mais loin de se limiter au sexe, notre union sera le fruit d'un échange culturel intense. J'ai un savoir infini à transmettre et je refuse de faire plier une soumise qui rejetterait cet éveil intellectuel : je veux t'ouvrir les yeux, t'instruire, affiner ton vocabulaire pour parfaire ta splendeur, car je veux autant te sublimer que te dégrader, l'un ne va pas sans l'autre. Je te prends pour mon bijou — et si les couilles sont les bijoux de famille, tu es le joyau supplémentaire que j'y accroche, destiné à recevoir le rythme répété de toutes ces autres queues.
Il faut dépasser les limites, voir le monde à travers mes yeux pour qu'ensuite nos regards ne fassent plus qu'un, pour former une seule conscience unie au cœur du vice et de la perversité. Recevoir une gifle ou se faire cracher au visage par un ami, cela devient l'ordre naturel des choses ; cela deviendra de plus en plus naturel, jusqu'à ne faire qu'un avec la perversité. Je veux d'ailleurs que mes amis puissent t'appeler petite pute — pourquoi leur interdire alors que c'est ce que tu es ? Vivre dans la vérité est un luxe que je t'offre.
Cependant, dans la rue, n'importe qui ne te touche pas et ne te parle pas. Je ne tolère aucun manque de respect envers moi-même, car tu m'appartiens, et on ne s'adresse pas à une propriété sans en avoir eu le consentement de son maître par la parole ou par les yeux. Je préfère inviter que d'être sollicité, et nous serons sollicités après mon invitation. Si un casse-couille insiste, ne t'inquiète pas, nous passerons notre chemin ; je ne suis pas le genre de mec à se faire emmerder dans la rue. Nous rayonnerons, nous dégagerons une force que personne n'osera affronter ; notre sourire, notre apaisement et notre tension sexuelle feront de nous un couple magnétique sur lequel on pose des regards. Quand tu te balades avec ta petite robe qui remonte en haut de tes cuisses et ton décolleté archi plongeant, il est normal que tout le monde te regarde, et tout à fait normal pour moi de laisser faire — que je le veuille ou non, quand on cherche à attirer le regard, il ne faut pas s'en plaindre. J'adore ça, et je serai donc bien plus ouvert à la rencontre, à condition qu'on me respecte pour t'avoir. Les hypocrites ne recevront que mon indifférence, car je ressens trop l'âme des gens et leur pensée dans leurs yeux. Je suis peut-être le roi des manipulateurs, ou du moins on peut le penser, mais je ne parle qu'en vérité, et c'est ma force.
Physiquement, je reçois souvent des feux verts et des sourires, mais avec mon regard d'une intensité telle que je peux parfois effrayer certaines femmes, je sais faire la part des choses : mon empathie me permet de déceler chez certaines un simple réflexe de survie pour se protéger, et chez d'autres, la réaction évidente d'une petite salope frémissant sous mon ascendant. Face à nos amis, qu'ils appartiennent à notre cercle intime ou à des connaissances plus classiques recroisées au fil du chemin, nous finirons partout par imposer cette évidence — car l'aura ne trompe pas. Partout où nous irons, guidés par nos pulsions conjuguées mais tenues d'une main de maître, je serai celui qui centralise tout. Tu n'auras qu'à t'y loger et t'abandonner tout entière, comme si tu sacrifiais ta vie pour moi. Je souhaite profondément que notre cercle puisse te déshumaniser et t'animaliser, car c'est exactement ce que je veux pour toi : être ce chéri qui récupère, observe, ressent et possède cet animal, alors même que tu es une femme sublime à mes yeux comme à ceux de tous. À la maison, lorsque nous passons une journée tranquille ou que nous recevons des amis, tu es là, totalement nue, à disposition et d'une normalité absolue. Chacun peut se faire du bien en toi, et si on a besoin de quelque chose, on te le demande ; tu es là pour nous servir, tout court — car être toi-même, c'est déjà nous servir, et ta joie sera reçue avec beaucoup de bienveillance, car je souhaite que tout notre cercle soit de tout cœur pour ton évolution à mes côtés, puisqu'ils en profitent largement. Lors de nos balades, sous les regards et les secousses de mon clan qui se la balance et te bouscule jusqu'à te faire mordre la poussière, je reste là, spectateur impassible de ta frayeur et de tes tremblements. Ce n'est pas un abandon, c'est l'épreuve de ta vraie vie. Pourtant, au milieu de cette brutalité consentie, tu partages nos délires, tu ris avec nous dans une complicité entière, car cette soumission n'est pas qu'un rôle de composition : elle coule de source, portée par la pureté de ton abandon. Nos amis et nos visiteurs n'ont qu'à passer par les hanches, te pencher en avant pour te sodomiser sans la moindre résistance — car tu es faite pour ça —, ou te positionner assise sur une table pour t'écarter les cuisses et te pénétrer par la chatte. Dans un élan d'exhibition absolue, j'aimerais même que tout le monde s'amuse à lire ton journal intime devant toi, tant ton intimité la plus précieuse réside au fond de ton cœur pour moi, inaccessible et insaisissable par les mots, tout comme ce que je ressens pour toi et qui constitue la raison viscérale pour laquelle je suis inscrit ici : posséder une femme, et rien d'autre. En dehors de ces moments de catharsis où l'on teste tes limites, je protège notre sanctuaire avec une intransigeance absolue, car notre amour demeure une forteresse inexpugnable que rien ne peut souiller. Face à eux, je ne serai pas une brute épaisse, mais un gentleman sachant se faire respecter, aussi exigeant qu'amoureux. Je prendrai un immense plaisir à manifester mon amour par des gestes tendres et sincères du cœur, tout en n'hésitant pas à te caresser ou à malaxer tes seins sous une impulsion, sans aucune pudeur, et j'attends de toi que tu exprimes tout ce que tu ressens en prenant plaisir à le faire devant les autres. Ensemble, nous serons un spectacle et un désir vivants, pour finir par devenir le centre d'attraction de notre propre cercle.
Si j'exige que tu te doigtes devant n'importe qui, que tu mouilles ou non, que tu salives sur tes doigts pour te les enfoncer dans la chatte en des va-et-vient frénétiques et en les reléchant régulièrement, je veux voir dans tes yeux toute l'étendue de ta soumission. Je veux que tu y prennes un tel plaisir que tu laisses des flaques par terre, démontrant la pute que tu es, jusqu'à supplier qu'on te pénètre ou supplier de sucer quelqu'un par pure gentillesse — car c'est cela, ta gentillesse, ton obéissance absolue et le don total de ton corps. Ton cœur est à moi, tout comme ton esprit, même si ce dernier je le partage en partie parce qu'il le faut pour aller très loin. Je te désosse entièrement : tu n'es qu'une carcasse entre les mains du boucher que je suis, et tu peux me considérer comme ton psy le plus fou.
Attention à celui qui se dit "Maître" : je respecte l'œuvre et l'expérience de certains, et je voudrais d'ailleurs en profiter pour les inviter à exercer sur toi, ma future femme, car je souhaite que l'on puisse découvrir ensemble l'ensemble des facettes de cet univers passionnant qui nous a réunis ici. Moi, je serai ton Maître au sens littéraire du terme. Je veux que tu apprennes à abandonner toute résistance, que tu sois en société totalement passive et obéissante. Ce ne sont pas des choses improbables en pleine rue : si une caissière te parle mal, tu ne réagis pas, tu baisses les yeux, tu t'excuses presque. Tu verras, c'est très excitant pour une femme soumise de faire ça, tu te respectes en pliant ainsi sous ce nouveau code que je t'inculque, et en échange, tu as mon amour et mon soutien.
Face à la frustration stérile et au carcan de ces femmes « vanilles » enchaînées à leur routine professionnelle, obligées de bosser tous les jours et restreintes aux rares loisirs du week-end sans pouvoir faire ce qu'elles veulent, nous faisons le choix d'une liberté totale. Notre énergie commune est vouée à consumer chaque instant pour atteindre ce nirvana partagé que je te propose, une évidence si absolue qu'il ne souffre aucun refus. Et dans cette perspective, même la mort qui un jour nous séparera a quelque chose de profondément sensuel, une forme de veuvage noble et absolu qui scellerait notre histoire, bien que l'idée plus perverse d'une vente aux esclaves en guise de compensation financière ne soit pas pour me déplaire non plus.
Il y a cette promesse de se laisser aller ensemble, comme deux amoureux sous la pluie qui s'affranchissent du monde entier, oubliant les silhouettes et les regards massés autour d'eux. Pourtant, au milieu de cet abandon, il subsiste une fierté lumineuse d'être vus ainsi, heureux au grand jour, érigés en un modèle d'amour incandescent que l'on contemple avec fascination. On ne s'accroche pas à cette union par de simples espérances vaines, mais par un pur vertige de bonheur et d'admiration mutuelle. Car au bout du compte, je ne recherche que cela : le bonheur, tout simplement. Ce que je veux de toi, ma future femme, ce sont tous ces fantasmes et ces désirs que tu appelles de tes vœux, ceux que tu désires ardemment et que tu brûles d'expérimenter. Si ton chemin croise le mien et que tu t'intéresses à cet univers, c'est que nos essences sont irrémédiablement compatibles. Alors cessons de douter, vivons notre bonheur sans réserve, car la vie est terriblement courte. Dans notre ville, nous bâtirons une vie libre et de plus en plus confortable sur notre nuage d'amour — fou et décalé pour certains, admirable ou inspirant la jalousie pour d'autres. Nous laisserons les hypocrites sur leur chemin, souillés par ce qu'ils veulent sans laisser leur crasse nous atteindre. Même sur un site BDSM, porter ce beau titre de « couple d'Amoureux » est ce qu'il y a de plus fort, une falaise de roche imprenable face à laquelle aucun assaut ne pèse, pas même celui d'un bon fister.
Je te veux là, immobile et soumise, les mains crispées sur le rebord du lavabo de la cuisine, face à cette large fenêtre ouvrant sur un panorama immense où les immeubles se perdent au loin dans la brume. C'est l'automne, et tandis que tu contemples les arbres aux feuilles d'or et de feu, le ciel gris strié de timides trouées de lumière et de fraîcheur mordante, je viens me glisser derrière toi. Tandis que je te pénètre lentement dans ton antre anal, avançant millimètre après millimètre pour t'emplir tout entière, tu contemples le spectacle changeant des saisons qui meurent et renaissent. Tu te nourris de cette nature sauvage, absorbant sa poésie brute, exactement de la même manière que tu nourris ta condition de chienne en accueillant mon foutre bouillant au fond de tes entrailles, car c'est cela, toute ta vie entre mes mains.
Parce que ce que je veux par-dessus tout, c'est voir ton sourire s'illuminer. Même si la vide a parfois laissé des ombres ou entamé ta joie, je serai là pour t'aider à le retrouver à travers la plus grande des perversités, car ton sourire est un soleil dont je veux me nourrir. Je veux pouvoir poser ma main sur ta joue, l'effleurer avec une infinie délicatesse, et te serrer contre moi comme une petite fille avec la même innocence. Embrasser ton front, le sommet de ton crâne et cette chevelure de femme que tu laisseras pousser pour afficher une féminité exacerbée. J'ai hâte de t'accompagner chez le gynécologue, chez l'esthéticienne ou chez ta coiffeuse, comme on mène sa poupée chérie — car c'est exactement ce que tu es. C'est dans ce monde d'adultes qu'un ancien enfant rêveur, ancré dans le réalisme le plus terre à terre, trouve enfin sa place, car il n'est jamais aussi bien que sur cette terre.
Ma grosse pute devenue nymphomane et masochiste, éperdument amoureuse de moi, tu me fais goûter un paradis sur terre. Je vais si bien m'occuper de toi, te chérir et tout régler au cordeau, fort de la maturité de mes presque quarante ans et de mon vécu pour trouver le juste équilibre. Je suis le pervers de tes rêves : impulsif, affranchi des cadres rigides, obsédé par l'idée de t'attraper par les cheveux pour te forcer à me sucer à genoux en essayant d'atteindre le fond de ta gorge, avant de te relever pour t'embrasser et te dire à quel point je te désire et que tu es à moi. Je ne cherche pas à me vendre, mais je sais ce que je vaux, et je t'achète avec mon cœur et mon esprit. Même si mon intensité peut effrayer, je cherche celle qui saura me sourire et reconnaître en ce pervers l'homme de sa vie. Laisse-moi t'aimer.
On peut tout vivre ensemble, et au final, l'esclave d'un maître possède une souveraineté et un temps bien plus grands que ceux de ces vies bien rangées. Cessons de douter, car c'est toute la force de notre union : l'honnêteté crue du vice et de la perversité au service d'un amour total et ineffable.
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L'exploration des sens, je ne l'apprends pas dans les livres, mais à travers mes idées. Elle commence par un lâcher-prise radical, une redécouverte totale et sans filtre du corps de l'autre, transformant chaque interaction, chaque parcelle de peau en un rituel de connexion brute et d'éveil partagé. La communion avec la nature s'impose d'abord comme un retour aux sources, un abandon primitif et sauvage. S'allonger nus sur l'herbe fraîche, sentir l'humidité, la fraîcheur de la terre et son énergie minérale et végétale traverser l'épiderme. C'est aussi s'offrir le rythme des grands espaces, s'enfoncer régulièrement au cœur des bois, arpenter la campagne et les sentiers de sous-bois pour faire corps avec les éléments. Plus loin encore, s'en aller planter nos corps sur le sable de la plage pour y faire une sieste à même le sol, les yeux perdus dans l'immensité du ciel, abandonnés au seul grondement des vagues et aux cris des oiseaux. S'enfoncer aussi au cœur d'une rivière pour y faire l'amour, laisser le courant et le flot se mêler à nos sexes dans une étreinte où la nature elle-même devient un tiers, un véritable plan à trois avec l'élément liquide qui nous enveloppe et nous pénètre. La nature prend parfois des visages plus sauvages, comme lors de ces journées de tempête où le vent souffle en bourrasques et où la pluie nous lacère : avancer alors main dans la main les yeux fermés, s'en remettant entièrement à l'autre, planant un peu plus haut après avoir fumé pour ne plus faire qu'un avec la fureur des éléments. C'est y chercher les sensations les plus extrêmes, en effleurant ou en fouettant la peau avec des orties sauvages pour faire brûler l'épiderme et réveiller chaque nerf sous le choc, ou bien en venant caresser nos sexes avec des fleurs, mêlant la douceur fragile des pétales à la violence de nos pulsions. C'est aussi, sous la pluie battante, lui baisser son pantalon pour lui assener des fessées lourdes, le cul exposé aux gouttes glacées de l'orage. Ce pacte sensoriel passe aussi par une nudité permanente et clandestine au cœur du monde : refuser les sous-vêtements, laisser nos sexes entièrement libres, flottants et vulnérables sous nos vêtements au quotidien, pour que chaque pas, chaque mouvement et chaque frottement nous rappellent à notre condition de créatures impudiques. Même si, dans ce jeu d'offrandes et de perversion, la culotte devient parfois un trophée : un sous-vêtement souillé qu'elle porte exceptionnellement pour y mettre son parfum et me l'offrir, un concentré d'elle-même glissé dans ma poche pour respirer sa présence, pendant que je lui offre en retour des fleurs et les queues de nos partenaires. Il vient ensuite bousculer les repères à travers le feu et la glace, en jouant avec les contrastes thermiques et psychologiques les plus extrêmes. Sortir en plein hiver, n'habiller son corps que d'un simple manteau entrouvert, sans rien en dessous, braver le monde extérieur. Puis, dans un coin plus discret où l'on a rancardé quelques regards complices, arracher ce manteau pour l'exposer nue face à l'air glacial. La regarder trembler de tous ses membres sous l'effet du froid, et pour la réchauffer, lui infliger la violence crue de claques appliquées sur tout le corps — des gifles qui chauffent, qui marquent la peau de rouge, qui font affluer le sang. Et lorsque le corps s'est enfin réchauffé sous les impacts, achever ce rituel par un abandon organique total en lui pissant dessus, ou en l'exigeant à quatre pattes pour qu'elle urine elle-même face à la terre, retrouvant ainsi sa vraie place, arrachée à toute vanité, ramenée à sa condition première, allant jusqu'à laisser couler ses menstrues au grand jour dans un jardin pour montrer à tous qu'elle est une vraie chienne et qu'elle en tire une fierté sauvage. Cette intimité viscérale se prolonge et s'entretient au cœur de l'urgence charnelle et du désir sans cesse réclamé. Pouvoir se dévorer mutuellement à tout instant : que tu me suces, que je te lèche, que tu me bouffes la queue et que je te bouffe la chatte dès qu'une envie surgit, sans jamais refuser, sauf si le corps est encore souillé par le sperme d'autres — car si elle est faite pour encaisser le foutre des partenaires, moi je ne bois et ne lèche que sa cyprine. Planter ma queue cent fois par jour dans sa bouche, parfois juste pour quelques secondes, avec ou sans érection, rien que pour le plaisir d'être là. À son tour, elle m'écrase le visage de sa chatte, elle me viole le nez et la bouche avec son sexe pour que son goût reste imprégné au fond de nos narines toute la journée dans une douce euphorie. Et parce que chaque parcelle de l'autre est un territoire à posséder, c'est aussi embrasser et lécher ce bide mou et moelleux, y déposer des caresses infinies avant de prendre dans sa bouche mes couilles qui pendent et ma petite bite, devenue pour elle aussi naturelle à enserrer que sa propre langue. Cette proximité permanente s'accompagne d'un enracinement psychologique et d'un peau à peau absolu, se retrouver en position fœtale, lovés l'un contre l'autre comme un bébé contre sa maman, que ce soit dans la chaleur de notre lit ou à même la terre en pleine nature, pour jouer avec ce qu'il y a de plus profond en nous et fusionner nos réactions. Et quand le froid du monde extérieur nous fige, c'est le refuge du cocooning sous la couette devant Netflix, s'abandonnant au temps qui passe comme à une aventure infinie. Les habitudes s'ancrent dans la chair : poser le plus souvent possible la main sur le sexe de l'autre pour ne jamais se sentir abandonné, caresser les fesses, s'embrasser sans cesse. Nos lèvres sont accrochées l'une à l'autre par un impératif biologique qui renforce l'amour : un baiser permanent, un roulage de pelle en règle où nos salives sont irrémédiablement liées. Cette fusion va jusqu'à souiller nos boissons de notre salive, te demander de cracher dans mon café comme la sale petite pute que tu es. Quand je te consomme, je te veux saine et propre, amoureusement malsaine mais purifiée pour mon propre délice. C'est aussi une aventure olfactive et tactile totale : goûter ton gloss et ton maquillage, alterner entre les sueurs enivrantes de nos corps collés l'un contre l'autre — où ta propre odeur devient pour moi le plus beau des parfums d'amour — et le plaisir de se retrouver parfaitement propres pour de gros câlins partagés. Des massages généreux à l'huile où chaque centimètre carré est recouvert de baisers minutieux et de léchages attentifs. S'habituer à se frotter l'un à l'autre en permanence, simplement pour que les corps se reconnaissent. Même après le passage aux toilettes, c'est moi qui prends soin de te laver à l'eau, de te torcher et de te rendre la peau nickel, douce et propre, juste pour le plaisir de mieux te ressouiller de nos fluides par la suite. Et abolir les frontières jusqu'à l'assiette : manger en s'embrassant, échanger les aliments et les boissons directement de bouche à bouche. C'est t'habituer à souiller tes propres aliments avec ta salive et ta cyprine, à aimer ce mélange de goûts pour te rendre totalement accro à toi-même. Et sur tes tétons, déposer du dentifrice pour y sceller une brûlure mentholée et glacée qui réveille la chair sous les frissons. C'est aussi le frisson de la liberté brute : saisir l'occasion d'être nus ou partiellement dénudés en extérieur, hors des sentiers battus, juste pour sentir le monde sur soi, pour savourer la vulnérabilité et faire monter l'excitation d'un simple regard. Et au détour d'une rencontre, l'exposer face à un ou des inconnus, la voir gémir et tordre son corps de désir sous le choc de l'impudeur partagée. Et au cœur de cette soumission poussée dans ses retranchements, il y a le travail de son corps, creuser, dilater son cul pour qu'il devienne béant, prêt à accueillir l'inattendu et à jouer avec des sensations uniques. Y insérer un arsenal d'objets vibrants dans le cul et la chatte, dont je gère les pulsations à distance avec ma télécommande, tandis que ton corps réagit à chaque impulsion. Y déverser en plus des litres de lait tiède, de l'eau fraîche, de l'eau pétillante ou mon propre pipi pour faire réagir tes parois intérieures dans un déluge organique absolu. Enfin, l'apothéose de cet éveil se lit dans le lâcher-prise absolu du 69. Un face-à-face infini, rythmé par des caresses incessantes, où les corps se vident et se remplissent dans un soulagement mutuel. Un mélange absolu où la cyprine, la pisse et le sperme se confondent sans retenue dans une même dévotion amoureuse.
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En refermant la porte de la maison, Alexandre eut le sentiment absurde d’introduire clandestinement un objet dangereux.
Il resta dans l’entrée, le sac de la boutique à la main, et tendit l’oreille. Aucun bruit ne provenait de l’étage. Anne n’était pas encore rentrée.
C’était prévu.
Elle devait présenter les dernières modifications d’un projet à la direction du cabinet, une réunion qui, selon ses propres estimations, se prolongerait jusqu’à dix-neuf heures. Alexandre disposait donc d’un peu plus d’une heure pour cacher le cadeau, préparer le dîner et mettre en place la soirée qu’il avait soigneusement organisée durant le trajet.
Il consulta sa montre.
Dix-sept heures quarante-sept.
Une heure et treize minutes.
Largement suffisant.
Il retira son manteau, posa ses clés dans la petite coupelle réservée à cet usage et traversa le salon.
La maison avait appartenu à la mère d’Anne. Vue de l’extérieur, elle conservait l’allure tranquille d’une construction bourgeoise du début du siècle précédent. À l’intérieur, Anne l’avait transformée en un territoire qui ne ressemblait qu’à elle.
Un canapé contemporain aux lignes rigoureuses faisait face à une vieille commode dont le vernis s’écaillait. Des échantillons de matériaux côtoyaient des livres d’architecture, des photographies et plusieurs objets dont Alexandre ignorait la fonction. Une lampe dessinée par une créatrice danoise éclairait un fauteuil que la mère d’Anne avait trouvé autrefois dans une brocante.
Pour un visiteur, l’ensemble paraissait désordonné.
Pour Anne, chaque chose se trouvait exactement là où elle devait être.
Alexandre avait mis plusieurs années à comprendre que le chaos de sa compagne possédait une structure. Celle-ci ne reposait ni sur la fréquence d’utilisation ni sur la valeur matérielle, mais sur un système complexe de souvenirs, d’associations et de préférences qu’elle seule maîtrisait.
Il avait autrefois déplacé une boîte de boutons ancienne afin de libérer une étagère. Anne l’avait cherchée pendant trois jours avant de lui expliquer que cette boîte devait rester près de la fenêtre parce que sa mère la posait toujours là lorsqu’elle réparait un vêtement.
Alexandre avait fait remarquer que personne n’avait réparé le moindre vêtement dans cette maison depuis plusieurs années.
La discussion ne s’était pas bien terminée.
Depuis, il avait renoncé à organiser le territoire d’Anne. En échange, elle lui avait accordé quelques espaces protégés qu’elle appelait ses « enclaves administratives » : son bureau, deux étagères dans la bibliothèque et un tiroir de la cuisine dans lequel chaque objet possédait une place rationnelle.
Le sac qu’il tenait à la main n’avait sa place dans aucun de ces espaces.
Son bureau aurait été trop évident. Anne y entrait rarement sans le prévenir, mais elle connaissait chacun de ses tiroirs. La chambre était exclue. Quant au salon, il offrait d’innombrables cachettes dont aucune ne lui paraissait sûre.
Son regard s’arrêta sur le vieux buffet de la salle à manger.
Le tiroir inférieur contenait des nappes et des serviettes en tissu. Anne ne l’ouvrait pratiquement jamais. Ils mangeaient le plus souvent sur la table nue, entre un rouleau de plans et l’ordinateur portable qu’elle oubliait régulièrement de ranger.
Alexandre tira le tiroir.
Il souleva une nappe blanche, glissa le sac dessous et le recouvrit soigneusement. Après réflexion, il déplaça deux jeux de serviettes afin que le volume du paquet ne soit pas perceptible.
Il referma le tiroir.
Parfait.
Il se rendit dans la cuisine, sortit les ingrédients du réfrigérateur et consulta mentalement le reste de son programme.
Anne rentrerait vers dix-neuf heures. Il lui servirait un verre de vin. Ils dîneraient. Il attendrait le dessert avant de lui donner le paquet. Elle l’ouvrirait. Elle serait surprise, peut-être inquiète, exactement comme la conseillère l’avait prédit.
Il lui dirait alors :
Il n’est pas pour toi. Il est pour moi.
La phrase fonctionnait dans la boutique.
Dans leur cuisine, elle lui parut soudain beaucoup plus difficile à prononcer.
Alexandre posa deux tomates sur la planche à découper.
— Anne, j’ai quelque chose à te proposer.
Il grimaça. On aurait dit le début d’une conversation sur leur avenir.
— J’ai pensé que nous pourrions essayer une expérience.
C’était pire. Anne allait imaginer un programme de développement personnel ou l’installation d’un nouvel équipement informatique.
Il prit un couteau.
— Je t’ai acheté un collier, mais il est pour moi.
La tomate roula sous la lame et tomba sur le sol.
Alexandre la regarda disparaître sous un meuble.
— Très convaincant, murmura-t-il.
Il s’agenouilla pour la récupérer au moment où la porte d’entrée s’ouvrit avec fracas.
— Alexandre ?
Il se redressa trop vite et heurta le bord du plan de travail.
— Dans la cuisine !
Anne apparut quelques secondes plus tard.
Elle portait un pantalon noir parfaitement coupé, une veste cintrée et un chemisier d’un rouge profond. Ses cheveux, qu’elle avait attachés pour sa présentation, commençaient déjà à s’échapper de leur coiffure. Un tube à plans était coincé sous son bras. Elle abandonna son sac sur une chaise, posa ses clés sur la table plutôt que dans la coupelle de l’entrée et le regarda avec amusement.
— Pourquoi es-tu à genoux devant les légumes ?
Alexandre se releva en tenant la tomate.
— Je vérifiais l’accessibilité des zones inférieures de la cuisine.
— Et alors ?
— Non conforme.
Anne déposa le tube à plans contre le mur et vint l’embrasser.
— Tu es rentré tôt, remarqua-t-il.
— Ma patronne a décidé que je n’avais pas le droit de passer la soirée de mon anniversaire avec six hommes qui pensent qu’un bâtiment destiné aux femmes peut se concevoir sans toilettes au rez-de-chaussée.
— J’aime déjà beaucoup ta patronne.
— Moi aussi. Elle leur a annoncé que mes modifications seraient adoptées, puis elle m’a mise dehors.
— Tu as obtenu l’espace d’accueil sécurisé ?
— L’espace sécurisé, le nouvel éclairage du parking et le budget pour les accès secondaires.
Elle retira sa veste et la posa sur le dossier d’une autre chaise.
— L’un d’eux m’a tout de même expliqué que les femmes n’avaient pas besoin d’un accès différent de celui des hommes.
— Il a raison. Statistiquement, les agresseurs utilisent aussi les entrées principales.
Anne le fixa, puis un sourire apparut sur son visage.
— J’ai parfois peur que ton humour me conduise en prison.
— Mon objectif est seulement de rendre ta défense juridiquement intéressante.
Elle l’embrassa une seconde fois, plus longuement.
— Joyeux anniversaire, dit-il.
— Merci. Qu’est-ce que tu prépares ?
— Le dîner.
— J’avais identifié le concept général.
Elle examina les ingrédients alignés sur le plan de travail.
— Tu as organisé quelque chose.
— Je prépare simplement un repas.
— Tu as disposé les légumes par ordre d’utilisation.
— C’est plus efficace.
— Tu ne disposes les légumes par ordre d’utilisation que lorsque tu es nerveux.
Alexandre regarda les légumes comme s’ils venaient de le trahir.
— Je ne suis pas nerveux.
— Bien sûr que non.
Anne ouvrit le réfrigérateur, en sortit la bouteille de vin et la leva devant lui.
— Celle-ci ?
— J’en avais prévu une autre.
— Où est-elle ?
— Dans le petit réfrigérateur de la cave. Elle doit rester à une température précise.
— Tu as également contrôlé la température du vin.
— C’est une bouteille délicate.
Anne referma lentement la porte.
— Où est mon cadeau ?
— Quel cadeau ?
— Celui qui te rend incapable de mentir depuis que je suis entrée.
— Je ne suis pas incapable de mentir.
— Tu es ingénieur. Lorsque tu mens, tu ajoutes des détails techniques inutiles.
Alexandre prit le couteau et se remit à découper la tomate.
— Tu l’auras après le dîner.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est ce que j’ai prévu.
— Depuis quand ton programme est-il prioritaire le jour de mon anniversaire ?
Il leva les yeux vers elle. Anne souriait, mais il connaissait suffisamment cette expression pour savoir qu’elle n’abandonnerait pas.
— Après le dîner, répéta-t-il.
— Très bien.
Elle se détourna avec une facilité suspecte.
Alexandre la regarda traverser la salle à manger. Elle ramassa au passage le courrier posé sur la commode, ouvrit une enveloppe, rejeta une publicité et déplaça une pile de revues pour retrouver ses lunettes.
Le plan résistait.
— Je vais mettre la table, annonça-t-elle.
Le couteau s’immobilisa dans la main d’Alexandre.
— Ce n’est pas nécessaire.
— C’est mon anniversaire. J’ai envie d’une vraie table.
— Je peux m’en occuper.
— Tu cuisines.
— Je sais faire deux choses à la fois.
Anne posa les assiettes sur la table, puis contempla le bois nu.
— Je vais prendre la nappe de ma mère.
Alexandre ferma les yeux.
Parmi les dizaines de nappes inutilisées pendant les dix années de leur relation, elle venait naturellement de choisir cette soirée pour en sortir une.
— La table est très bien comme ça, dit-il.
— Tu détestes manger sans nappe lorsque nous recevons quelqu’un.
— Nous ne recevons personne.
— Nous nous recevons nous-mêmes.
Elle s’accroupit devant le buffet.
— Anne…
Elle s’arrêta, une main sur la poignée du tiroir.
— Oui ?
— Je pourrais peut-être te donner ton cadeau avant le dîner.
Son regard descendit vers le buffet, puis revint vers lui.
— Tu l’as caché dans mes nappes ?
— Statistiquement, tu n’ouvres jamais ce tiroir.
— C’est mon tiroir.
— C’est précisément ce qui en faisait une cachette imprévisible.
Anne ouvrit le meuble. Elle écarta deux nappes et découvrit le sac noir.
— Tu avais élaboré tout un plan, n’est-ce pas ?
— Il fonctionnait très bien jusqu’à ton arrivée anticipée.
— Un bon plan devrait résister à la présence de la personne concernée.
— Ta présence n’était pas prévue à ce stade du déploiement.
Elle sortit le paquet et se releva.
— Je peux l’ouvrir ?
Alexandre regarda les tomates, la bouteille encore fermée et la table à moitié dressée. Dans son scénario, les circonstances devaient l’aider à trouver les mots. Il aurait eu le temps de se préparer. La lumière aurait été plus douce. Peut-être aurait-il même allumé une bougie.
Anne attendait devant lui avec le paquet entre les mains.
— Oui, céda-t-il.
Elle s’assit à la table et posa le sac devant elle. Alexandre resta dans l’encadrement de la cuisine, incapable de décider s’il devait s’approcher ou conserver une distance de sécurité.
Anne sortit la boîte noire.
— C’est très élégant.
Elle dénoua le ruban avec soin. En découvrant la carte posée sur le papier bordeaux, elle la lut d’abord silencieusement.
Son sourire disparut.
Mon cadeau n’est pas ce collier. Mon cadeau, c’est le droit de me le faire porter.
Elle souleva le papier de soie.
Le collier apparut.
Pendant quelques secondes, Anne ne dit rien. Elle le prit entre ses doigts et observa le cuir noir, la boucle d’acier et le petit anneau placé à l’avant.
— Alexandre…
L’inquiétude contenue dans sa voix lui rappela immédiatement les avertissements de la conseillère.
— Il n’est pas pour toi.
Anne releva les yeux.
— Pardon ?
— Le collier. Il est pour moi.
Elle regarda de nouveau l’objet, puis la carte.
— Tu m’offres un collier que tu veux porter ?
— Oui.
— C’est une plaisanterie ?
Il aurait pu saisir cette porte de sortie. Une remarque absurde suffirait peut-être à transformer le cadeau en gag et à refermer la boîte avant que la conversation ne devienne trop sérieuse.
Il se souvint du dernier conseil reçu dans la boutique.
Ne plaisantez pas pour dissimuler votre gêne.
— Non, répondit-il. Ce n’est pas une plaisanterie.
Anne posa le collier sur la table.
— Viens t’asseoir.
Ce n’était pas encore un ordre. Pourtant, Alexandre obéit immédiatement.
Elle attendit qu’il ait pris place en face d’elle.
— Explique-moi.
— Depuis que nous avons commencé à essayer certaines choses…
— Le bandeau ? Les poignets attachés ?
— Et lorsque tu me demandes de ne pas bouger ou que tu me dis exactement ce que tu veux.
— Oui ?
Alexandre joignit les mains pour dissimuler leur agitation.
— Cela me plaît.
— Je l’avais remarqué.
— Plus que je ne le pensais.
Anne ne se moqua pas. Elle l’observait avec la même concentration que lorsqu’elle examinait un plan dont elle cherchait à comprendre la structure.
— Et tu veux aller plus loin ?
— Je voudrais essayer.
— Essayer quoi exactement ?
— Te laisser décider.
— De ce que nous faisons au lit ?
— Pas nécessairement seulement au lit.
Une ride apparut entre les sourcils d’Anne.
— Tu mesures la portée de ce que tu me dis ?
— Je tente encore d’établir une estimation fiable.
— Alexandre.
— Oui. Je la mesure.
Elle reprit le collier.
— Où as-tu acheté ça ?
Il lui parla de la boutique, de son hésitation devant la porte et de la conseillère venue l’aider. Il passa rapidement sur certaines de ses provocations, mais Anne releva un détail.
— Elle a mesuré ton cou ?
— Il fallait connaître la taille.
— Une inconnue t’a donc ordonné de lever le menton avant de passer un ruban autour de ton cou ?
— Présenté de cette manière, le processus semble moins commercial.
Anne réprima un sourire.
— Et elle t’a expliqué comment me donner mon propre cadeau ?
— Elle m’a conseillé.
— J’imagine qu’elle a rapidement compris à qui elle avait affaire.
Alexandre ne répondit pas.
— Quelles sont les règles ? demanda Anne.
— Si tu acceptes, le collier t’appartient.
— Continue.
— Tu peux me demander de le porter lorsque tu le souhaites. Dès qu’il est fermé, je m’engage à t’obéir jusqu’à ce que tu décides de me le retirer.
Anne fit lentement glisser le cuir entre ses doigts.
— À tous mes ordres ?
— Dans les limites que nous aurons définies.
— Et si je te demande quelque chose que tu refuses ?
— Nous choisissons un mot de sécurité. Si je le prononce, tu retires le collier et tout s’arrête.
— Je peux également arrêter ?
— Bien sûr.
— Même si tu veux continuer ?
— Tu ne me dois rien parce que je t’offre ça.
Elle resta silencieuse.
— Tu te rends compte, reprit-elle enfin, que tu proposes à une féministe hostile aux rapports de pouvoir traditionnels de prendre le contrôle de son compagnon ?
— Je comptais sur ton sens de la mesure.
— C’est une grave erreur de conception.
— Nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une version expérimentale.
Cette fois, elle rit.
La tension diminua sans disparaître complètement.
Anne se leva et marcha jusqu’à la fenêtre. Le collier pendait toujours de sa main. Alexandre suivit des yeux sa silhouette, la ligne précise de son pantalon et les mèches qui s’étaient entièrement libérées de sa coiffure.
— Lorsque tu m’as parlé de mariage, dit-elle, je t’ai fait du mal.
Il ne s’attendait pas à ce qu’elle évoque ce souvenir.
— Ce n’est pas la même chose.
— Peut-être pas pour toi.
Elle se retourna.
— Je t’ai expliqué que je ne voulais appartenir à personne. Et maintenant, tu arrives avec un objet qui signifie que tu veux m’appartenir.
— Seulement lorsque tu le décideras.
— Cela ne rend pas la proposition moins importante.
Alexandre chercha ses mots.
— Je ne veux pas que tu te sentes prisonnière d’une promesse. Je veux seulement que tu saches que je peux te confier ça.
— Ton obéissance ?
— Ma confiance.
Anne baissa les yeux vers le collier.
Elle pensa à sa mère, aux années durant lesquelles elle avait dû se battre contre des décisions prises par des hommes convaincus de savoir mieux qu’elle ce dont elle avait besoin. Anne avait construit une grande partie de sa vie autour d’un refus : personne ne disposerait jamais d’un tel pouvoir sur elle.
Alexandre ne lui demandait pas de subir ce pouvoir.
Il lui proposait de l’exercer.
Cette idée aurait dû la mettre mal à l’aise. Elle l’intriguait bien davantage qu’elle ne voulait l’admettre.
— Et si je ne l’utilise jamais ? demanda-t-elle.
— Il restera ton cadeau.
— Tu serais déçu.
— Probablement.
La franchise de sa réponse la toucha.
— Tu veux réellement que je te le mette ?
Alexandre soutint son regard.
— Oui.
Anne revint vers lui.
Elle s’arrêta derrière sa chaise et posa le collier sur ses épaules, sans encore le refermer. Le contact du cuir contre sa nuque fit frissonner Alexandre.
— Un mot de sécurité, dit-elle.
— Rouge ?
— C’est terriblement peu original.
— Les systèmes essentiels gagnent rarement à être originaux.
— Rouge, alors.
Ses doigts saisirent les deux extrémités du collier.
— Si l’un de nous prononce ce mot, tout s’arrête.
— Oui.
— Et tu réponds honnêtement à mes questions, même si tu crois que la réponse risque de me déplaire.
Alexandre hésita.
— Cela ne figurait pas dans les recommandations de la vendeuse.
— C’est ma première règle.
Il inspira profondément.
— D’accord.
— Tourne-toi.
Il se leva et lui fit face.
Anne leva le collier devant lui.
— Baisse un peu la tête.
Alexandre obéit.
Elle passa le cuir autour de son cou. Ses doigts frôlèrent sa peau lorsqu’elle engagea la boucle. Elle vérifia l’espace en glissant deux doigts entre le collier et sa gorge, reproduisant sans le savoir le geste de la conseillère.
Puis elle referma la boucle.
Le léger déclic résonna dans la pièce.
Alexandre cessa de respirer pendant une seconde.
Anne conserva une main contre son cou. Elle pouvait sentir les battements rapides de son pouls sous ses doigts. Cette réaction lui fit prendre conscience de la réalité de son geste. Il ne s’agissait plus d’un objet posé dans une boîte ni d’une hypothèse discutée autour d’une table.
Alexandre portait son collier.
— Regarde-moi, dit-elle.
Il leva les yeux.
Quelque chose avait changé dans sa manière de la voir. Anne y retrouvait son amour, son intelligence et cette confiance qui l’avait toujours émue. Mais une attente nouvelle s’y ajoutait.
Il attendait sa décision.
— Tu m’obéiras tant que je te laisserai ce collier ?
— Oui.
— Et si tu veux arrêter ?
— Je dirai rouge.
Anne acquiesça gravement.
Son regard parcourut ensuite la pièce. Il s’arrêta sur la poubelle de la cuisine, dont le sac menaçait de déborder.
Elle tenta de conserver une expression sévère.
— Très bien. Sors les poubelles.
Alexandre cligna des yeux.
— Maintenant ?
— Aurais-tu déjà oublié le fonctionnement de ton cadeau ?
— Non, mais je pensais que ton premier ordre serait peut-être…
— Plus spectaculaire ?
— Disons plus conforme au contexte.
Anne croisa les bras.
— Une autorité responsable commence par la gestion des déchets.
Alexandre contempla le collier, la table inachevée et le sac-poubelle.
— Les Monty Python ne m’avaient pas préparé à cette forme de domination.
Anne éclata de rire.
Il résista quelques secondes avant de rire à son tour. La solennité du moment se brisa, mais le collier resta fermé autour de son cou.
— Allez, ordonna-t-elle en désignant la cuisine. Avant que je ne trouve une mission moins prestigieuse.
Alexandre retira le sac de la poubelle et fit un nœud. Il récupéra celui du tri, puis se dirigea vers l’entrée.
Au moment d’enfiler son manteau, il s’arrêta.
— Le collier reste ?
Anne s’appuya contre l’encadrement de la porte.
— Quelle était la règle ?
— Il reste jusqu’à ce que tu décides de l’enlever.
— Alors tu connais la réponse.
Alexandre remonta légèrement le col de son manteau. Le cuir noir demeurait visible au-dessus de sa chemise s’il tournait la tête.
Anne remarqua son geste.
— Cela te dérange ?
Il réfléchit avant de répondre. Sa nouvelle règle l’obligeait à être honnête.
— Cela m’impressionne.
— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.
— Non. Cela ne me dérange pas.
— Bien. Tu peux y aller.
Alexandre ouvrit la porte avec un sac dans chaque main.
— Anne ?
— Oui ?
— Ton cadeau te plaît ?
Elle contempla l’homme qui se tenait devant elle, sérieux malgré la situation, le collier noir autour du cou et les poubelles à la main.
— Je suis encore en train de me faire une opinion.
— Réponse diplomatique.
— Dehors.
Il s’inclina légèrement avant de franchir le seuil.
— Oui, madame.
Anne referma la porte derrière lui, puis resta seule dans l’entrée.
Son rire s’effaça progressivement.
Elle regarda la petite clé argentée, toujours enfermée dans son enveloppe sur la table. Si elle la glissait dans le dispositif prévu à cet effet, Alexandre ne pourrait plus retirer le collier seul.
Cette pensée provoqua en elle un trouble inattendu.
Elle venait de donner un ordre dérisoire, presque une plaisanterie. Pourtant, Alexandre avait obéi. Non pour éviter une dispute ni pour lui faire plaisir après une longue journée. Il avait obéi parce qu’ils avaient décidé que, tant que le collier resterait fermé, sa volonté à elle guiderait ses actions.
Anne posa les doigts sur la petite clé.
Elle avait toujours cru que le pouvoir consistait à prendre quelque chose à quelqu’un.
Alexandre venait de lui montrer qu’il pouvait également être offert.
La porte s’ouvrit quelques minutes plus tard. Il entra, les mains vides, les joues rougies par l’air frais.
— Mission accomplie.
Anne avait terminé de mettre la table. La vieille nappe de sa mère recouvrait le bois, et la bouteille de vin attendait près de deux verres.
Alexandre retira son manteau.
— Je peux enlever le collier maintenant ?
Elle s’approcha de lui et posa les doigts sur la boucle.
Pendant un instant, il crut qu’elle allait l’ouvrir.
— Non, décida-t-elle. Pas encore.
Le regard d’Alexandre changea de nouveau. Une émotion douce et profonde traversa son visage, comme si cette réponse le rassurait davantage qu’il ne l’aurait imaginé.
Anne effleura l’anneau d’acier.
— Maintenant, tu vas ouvrir le vin. Ensuite, tu vas t’asseoir et écouter le récit de ma journée sans essayer de résoudre le moindre de mes problèmes.
— Même celui des toilettes du rez-de-chaussée ?
— Surtout celui-là.
— Cette domination devient rapidement déraisonnable.
— Alexandre…
— J’ouvre le vin.
Il se dirigea vers la cuisine. Anne le suivit du regard, un sourire aux lèvres.
Il était toujours le même homme : son compagnon introverti, son ingénieur improbable, celui qui transformait ses colères en projets réalisables et ses catastrophes en plaisanteries absurdes.
Pourtant, une possibilité nouvelle venait d’apparaître entre eux.
Anne prit place à table.
Le cadeau d’Alexandre lui plaisait.
Bien plus qu’elle n’était encore prête à le lui avouer.
A Suivre ...
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La croix vert fluo de la pharmacie clignotait de manière syncopée au fond de la place encore sombre..
Claire nous attendait devant avec son petit sac fuschia à la main et elle marcha vers la voiture dès qu’elle nous vit arriver, et se pencha à la fenêtre en souriant.
« Alors, comment va mon grand malade? » dit elle en prenant doucement ma bain bandée...(Je m’étais blessé assez profond en coupant des poivrons et il m’avait fallu des points de suture…et c’était pour ça que Victoria passait depuis deux jours)...
Claire sourit.
Elle me dit « ça a l’air d’aller? » et s’adressant à Victoria toujours en souriant « il a été sage? »
« comme une image » répondit Victoria avec un petit rire sec….ses mains posées sur le volant.
Claire rigola et se dirigea vers la pharmacie en m’appelant...
En quittant la Fiat je sentis une grosse main serrer mon poignet.
Elle serra plus fort encore puis me lacha pour me laisser descendre.
Je rejoignis Claire dans la pharmacie et tandis que les portes automatiques s’ouvrirent sur une bouffée de froid je frottai ce poignet. 😵💫
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Cinq semaines que je me cache pour fumer ma clope. J’avais promis que j’arrêterais de fumer mais la tentation du soir me fait craquer.
J’attends que les enfants dorment et je me faufile dans la cour sombre. Même heure, je la regarde et j’espère que l’envie passe avant de l’allumer, parfois ça marche … mais c’est rare. Je la glisse entre mes doigt, la caresse , puis le briquet l’enflamme. Ce soir je tiens.
La nuit est tombée et des fenêtres éclairent la cour, une lumière tamisée. Je reste dans l’ombre et essaie de ne pas allumer cette foutue cigarette. Après quelques minutes, un rideau suffisamment léger attire mon attention. À vrai dire, les premières semaines, le rideau était ouvert car le soleil n’était pas couché, je la voyais passer et des fois me sourire quand elle s’y mettait pour griller sa clope aussi , mais pas cette fois. Je pouvais voir sa silhouette se dessine.
J´ai pensé qu’elle savait que j’étais là … comment ?
Puis je me suis dit qu’elle se pensait seule avec un rideau fermé et opaque, personne ne la verra nue.
Pas que je la voie mais je l’imagine, des courbes dessinées sur la toile, je connais son visage, son parfum et voilà que j’ai un autre aspect d’elle. Je n’ai pas envie de me faire remarquer et l’envie de fumer s’est évaporée, le spectacle ne dure que deux minutes mais suffisamment pour m’anesthésier.
À présent je sais que son sourire n’est pas son seul atout.
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Ce matin-là, je me suis réveillé avec une barre monumentale. Une de ces érections lourdes et lancinantes qui te prennent dès l'aube. Mais je me suis fait violence, m'interdisant de la satisfaire. Je me suis levé en silence pour aller boire mon café, la laissant encore dormir, avant de m'occuper de mes enfants. Quand elle a fini par émerger, je lui ai balancé l'ordre de sa journée avec ce calme détaché : « Prépare-toi bien pour l'arrivée tout à l'heure de trois mecs prévus, des types que tu ne connais pas encore. Ils ont vu beaucoup de photos de toi, chérie, ils t'aiment déjà beaucoup. Alors fais-toi un bon lavement, sois irréprochable et sois bonne. »
Je l'ai laissée à ses préparatifs, j'ai pris les enfants pour les déposer à l'école, puis j'ai enchaîné avec le bus pour rentrer directement à la maison. À 9h30, j'étais de retour. Elle était prête, offerte, dans les starting-blocks. À 10h tapantes, ils sonnaient à la porte. Et avant de les faire entrer, j'étais déjà là, installé dans le salon, en train de me faire sucer par elle — les lèvres bien souples, sans jamais laisser traîner la moindre dent, pour me mettre en condition mais surtout pour elle, la meilleure des manières de la faire patienter et de l'immerger dans son rôle. C'est moi qui suis allé leur ouvrir.
Je me suis retrouvé terré dans l'ombre de mon propre salon, installé plus loin sur une chaise, le seul habillé, invisible et fantomatique pour ces hommes. Je ne suis qu'un esprit, un observateur intouchable que seuls ses yeux à elle parviennent à capter et à supplier à travers le chaos.
Rien n'était laissé au hasard, pas même sa façon d'accueillir ses bourreaux. Pour ce matin-là, je lui avais imposé l'une de ces combinaisons en résine bas de gamme, un de ces trucs cheap commandés sur internet qui moule le corps de façon vulgaire et fait son petit effet avant d'être réduit en pièces. C'était taillé pour ça : un vêtement jetable, conçu pour être déchiré d'un coup sec dès leur entrée, libérant instantanément sa chair intime, béante, prête à être ravagée avec un esprit réduit à sa plus simple expression — obéir, subir et jouir. Et pour parfaire l'expérience, je lui avais fait avaler des aphrodisiaques puissants en amont, la rendant incandescente, les sens brouillés par une excitation chimique incontrôlable.
Quand les trois hommes sont entrés, ils ont découvert cette silhouette moulée dans son plastique bon marché et ont imposé immédiatement la règle du jeu. Pas de civilités. Dès les premières secondes, ils l'ont cassée en deux : ils ont exigé qu'elle rampe à genoux, qu'elle vienne immédiatement embrasser, lécher, englober leurs bites dures et leurs couilles alourdies. L'un d'eux l'a saisie par la nuque et l'a enfoncée sans ménagement au fond de sa gorge. Elle s'est étranglée, elle a toussé, la bave lui a coulé le long du menton, elle a manqué de régurgiter. Leur sévérité était totale, froide, implacable. Et moi, assis un peu plus loin sur ma chaise, je vibrais en silence. Cette intensité me traversait, me nouait le ventre et me faisait bouillir de l'intérieur. Je ne disais rien, je restais le fantôme immobile, totalement rivé à ce spectacle d'une violence inouïe.
Puis c'est le basculement sur le canapé. Ma femme était allongée sur le dos, les cuisses grandes ouvertes. Un homme était sur elle, la labourant sans ménagement, agrippant sa chair pendant que sa chatte encastrait les coups. Juste en face, trois autres hommes étaient assis sur l'autre canapé, les yeux rivés sur le spectacle, en train de se branler en silence. C'était une rotation implacable, une meute qui se la faisait tourner toute la matinée.
Chaque détail me prenait aux tripes. C'était un véritable carnage, une déferlante de puissance brute où tout servait à punir, à détruire, à tout donner et à tout enfouir en elle. J'observais sa manière de rester passive, les jambes écartées, parfaitement à sa place, attendant à peine qu'un autre se retire pour s'offrir au suivant avec une obéissance aveugle.
À mesure que les heures passaient, l'état de son corps devenait obscène. Elle a été basculée à quatre pattes sur la table basse du salon, exposée au milieu de la pièce comme une bête de foire, offerte à une sodomie d'une brutalité implacable, chacun leur tour. C'est là que le vertige m'a pris : il y avait ce frisson de culpabilité, cette fraction de seconde où je me demandais si je n'étais pas un lâche qui assistait en spectateur passif à la mise à mort de sa propre femme. Mais ce vertige n'a fait qu'amplifier mon érection. Autour d'elle, c'était le chaos : l'un se faisait sucer frénétiquement pendant qu'on lui défonçait le cul, l'autre lui martyrisait les seins, lui tirait les cheveux, lui crachait au visage ou directement dans la bouche. On aurait dit qu'ils voulaient la traumatiser, et c'est précisément cet acharnement méthodique qui m'emportait.
Sa chatte était dilatée, béante, débordante de fluides et de couches de semence accumulées. C'était une putain de chienne de merde, et me le répéter dans ma tête n'a fait qu'enflammer un peu plus mon esprit. J'aimais cette mécanique perverse : la voir changer de position à la volée, sucer l'un tout en se faisant défoncer le cul par un autre. Et puis l'apothéose : quand ils ont décidé de la combler de partout en même temps. Trois hommes, trois orifices saturés.
Après une pause pour reprendre mon souffle devant ce tableau infernalement paradisiaque, je suis revenu dans la pièce. Elle était maintenant étendue sur le dos à même le sol, baisée de force par la bouche avec une telle brutalité qu'on aurait cru qu'ils voulaient l'achever. Ça faisait des heures que ça durait. Tout était trempé de sueur, de bave et de foutre. Les tissus du canapé étaient ruinés, bons à jeter, mais je m'en foutais royalement — j'en étais même immensément heureux.
Le temps s'étirait jusqu'à l'épuisement. Et ce qui achevait de me combler, c'était l'attention que ces hommes avaient eue pour moi au moment de partir. Pas un regard pour elle, pas un mot d'adieu. L'un d'eux l'a simplement attrapée par les cheveux et l'a jetée lourdement sur le tapis, comme on se débarrasse d'un sac vide. Elle est restée là, terrée à même le sol, pitoyable, sans aucune valeur apparente, baignant dans sa sueur avec tous ses orifices gorgés et dégoulinants de leur foutre. Ils ont fermé la porte derrière eux en me saluant, conscients de m'avoir offert le spectacle absolu.
Une fois la porte refermée sur les bourreaux, le silence est retombé. Elle était là, étendue sur le tapis, brisée, souillée de toutes parts.
Je me suis avancé, je me suis mis à genoux dans les fluides, et je lui ai embrassé les rares parcelles de peau épargnées, une tendresse perverse alternant avec la domination. Je lui ai noué un bandeau sur les yeux, je me suis déshabillé, et je suis venu m'écraser sur elle, me frotter contre sa chatte ravagée et poisseuse de leur semence. Je l'ai saisie fermement par les cheveux, j'ai arraché le bandeau pour plonger mon regard dans le sien. Je lui ai craché la vérité au visage, je lui ai demandé si elle avait aimé se faire massacrer par la meute tout en l'empêchant de parler, exigeant que seuls ses yeux meurtris me répondent. Et son regard m'a livré l'aveu attendu. J'ai plongé en elle, et en quelques secondes, submergé par l'intensité de ce spectacle, j'ai explosé. J'ai joui dans un râle rauque, un cri de pervers qui vide ses couilles et hurle son bonheur d'avoir vu sa femme anéantie.
Puis je me suis affalé de tout mon long sur son corps, lourd, comme sur une morte qu'on n'a pas peur d'étouffer, et j'ai fermé les yeux pour m'offrir une sieste de quelques minutes, terrassé par la fatigue et par l'accomplissement de mon petit nirvana quotidien.
Quand je me suis réveillé, le corps lourd, je me suis relevé et je lui ai lâché un ordre net : elle devait me suivre pour qu'on se lave ensemble. Dans la douche, elle s'est mise immédiatement à genoux sur le carrelage et a pris la douchette pour me rincer. Elle a passé le pommeau et le savon sur mon corps avec une docilité aveugle, s'occupant de moi comme d'un maître. Puis elle s'est redressée pour savonner mon dos et le haut de mon torse. J'ai fermé les yeux, je l'ai laissée faire.
Et même sous la douche, avec une simple demi-molle, elle m'a repris dans la bouche. Mes pulsions ont repris le dessus : je l'ai attrapée avec force, j'ai malaxé sa chair à pleines mains — ses hanches, ses fesses, ses seins —, en lui broyant presque la peau pour lui faire mal. L'entendre gémir et bander sous mon emprise m'a achevé. Je lui ai replanté la bite dans la bouche, l'étouffant à moitié en lui répétant qu'elle n'était née que pour ça.
Puis, quand ça m'a saoulé, je suis sorti de la cabine, la laissant seule sous le jet d'eau pour qu'elle finisse de récurer sa propre carcasse. C'était elle qui en avait le plus besoin, cette sale pute dégueulasse.
Pendant qu'elle passait de longues minutes sous l'eau à se décaper, à se racler la gorge et le fond du palais à grandes eaux pour recracher les restes de la meute, je me suis occupé du salon. Le canapé était une épave imbibée de fluides, alors j'ai changé le tissu au moins en surface, histoire de pouvoir m'y poser au propre.
Elle est revenue enfin, propre et lavée. Le canapé était prêt. Je l'ai attendue, je l'ai tirée contre moi pour de gros câlins, et je l'ai embrassée à pleine bouche. Un baiser chargé de tout ce qui venait de se passer, un mélange d'amour absolu et de soumission digérée.
Puis, on s'est allumés tous les deux : je me suis placé juste derrière elle, collé à son corps. Ma queue molle se reposait contre la rondeur et la douceur de ses fesses. Mes mains se sont posées sur ses seins, j'ai fermé les yeux dans un état de somnolence délicieuse. J'ai respiré le parfum de ses cheveux, j'ai caressé sa peau, son dos, ses épaules, et j'ai déposé des bisous comme si j'étais en train de la vénérer — ce que je faisais exactement. Elle était ma déesse à moi, ma prisonnière consentante pour ce quart d'heure suspendu. J'ai fini par m'endormir dans cette euphorie totale.
L'alarme a sonné. Le temps de reprendre pied, il fallait aller chercher mes enfants. Elle a enfilé rapidement une robe et des talons hauts. On a quitté l'appartement et on y est allés. Je marchais léger, comme sur un nuage, en tenant ma femme par la main. Elle était à la fois légère comme une plume et si lourde de sexualité. Je tenais ma déesse au bout de cette laisse invisible.
Le trajet en bus a pris des allures de parenthèse surréelle. Je suis resté silencieux, clope au bec, à fumer tout en tenant sa main. Je l'ai rapprochée de moi, je lui ai embrassé les doigts, le cœur serré par une vague d'amour brut. Je lui ai murmuré qu'elle était magnifique, la plus belle et la plus parfaite des actrices porno qu'on puisse rêver de regarder.
Je repensais à tout ce qu'elle venait d'encaisser, et la tendresse se mêlait à la perversion la plus crue. Je me suis tourné vers elle et je lui ai parlé directement, les yeux dans les yeux :
— Chérie, j'espère que c'était aussi fort dans ta chatte tout à l'heure, aussi violent et total que ce que j'ai pris en pleine figure... dans ton cul aussi. Je t'ai vue souffrir, j'ai même eu peur à un moment qu'ils t'étouffent quand ils te l'enfonçaient tous dans la bouche, je te jure que j'ai eu peur. Et quand ils te sodomisaient au maximum, que tu hurlais, j'avais l'impression qu'ils allaient te casser la paroi à l'intérieur. Avec mon esprit de pervers chelou, j'avais des idées presque chirurgicales, médicales... j'imaginais une hémorragie interne, j'avais vraiment l'impression de t'avoir envoyée à l'abattoir. Franchement, c'était tellement délicieux, j'aime trop t'voir dans cet état. L'idée, c'est de te briser pour ensuite t'envoyer chez le vétérinaire... ou plutôt chez ton gynéco. Rien que de le prononcer, ce mot-là, ça me fait bander.
Là, je l'ai attrapée par les cheveux, je l'ai saisie fermement par les hanches pour la coller contre moi, et je l'ai embrassée à pleine bouche. Un baiser long, vorace. Je lui ai répété que je l'aimais, que je l'aimais mon amour, tout en maintenant son visage entre mes mains avec une autorité tranquille. Elle m'a regardé en retour, les yeux brillants, habitée par cette même connexion malade.
On s'est arrêtés un peu en avance sur la route. Je lui ai proposé une tarte aux fraises. Moi, je ne mangeais rien, je me contentais de mon café. Et si elle était gênée de manger seule devant moi, je l'ai remise à sa place avec un sourire en coin : si j'ai faim, pas besoin de pâtisserie, je peux tout à fait me contenter de lui manger la chatte — c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus savoureux. Ses seins, sa peau, toute la chair de son corps m'appartiennent. Je sais qu'elle est à moi, ma pute, et je t'aime.
Arrivés devant l'école, le décor a changé, mais le contraste était jouissif. Sa beauté de chienne suffisait à mettre une ambiance érotique. Les autres papas la regardaient, les mamans la jugeaient peut-être, et quand ils la voyaient blottie contre moi, une fierté absolue me traversait. Je possédais une créature incomparable au milieu de ces mères de famille bien pensantes et frustrées.
Les enfants sont sortis. Ma fille, pleine de vie et d'une beauté lumineuse, a couru vers ma nouvelle compagne et lui a fait un gros câlin. Une vague de bienveillance pure m'a inondé, remplissant mon cœur d'un amour sain, tandis que je voyais ma chérie se pencher, exposant la courbure de ses reins et ses fesses, me rappelant instantanément le chaos qu'elle venait de traverser avec notre "eux" secret.
On a pris le chemin du retour. Elle était la plus sexy des mamans, exhibée en trophée, et j'avais le sourire aux lèvres. Tout le monde voyait que j'étais heureux, et mes enfants aimaient me voir ainsi.
Rentrés à la maison, je l'ai invitée à ne rien faire. Je me suis occupé d'elle et des enfants, j'ai préparé le goûter, j'ai mis un truc sympa à la télé. Et quand elle est allée aux toilettes, elle m'a appelé discrètement : je suis venu l'essuyer moi-même, m'accaparant les moindres recoins de son intimité.
Une fois les devoirs faits, les douches prises et les enfants bordés dans leurs lits, le monde s'est effacé. On s'est retrouvés tous les deux, tout nus sous la couette devant la télé, plongeant sur le site BDSM.fr. C'était notre fil d'actualité, notre rituel. Je l'exhibais, je l'prenais en photo, je jetais son image en pâture à la communauté. Elle était ma poupée, faite pour être regardée, pour servir de support à la branle, à la baise et à nos séances infinies.
Le sommeil a fini par nous cueillir. Je me suis affalé contre elle, la bouche ouverte, le bide à l'air, la queue bandant contre elle machinalement au milieu de la nuit. Jusqu'au réveil, où je pourrai de nouveau m'exprimer exactement de la manière dont j'en aurai envie.
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On se balade en plein centre-ville, au milieu de l'animation habituelle. Les gens autour vaquent à leurs occupations, les voitures passent, et nous marchons tranquillement, elle à mon bras, ignorant tout de ce qui est sur le point de se nouer.
Au détour d'une rue passante, on croise sa silhouette. Un habitué de notre cercle, quelqu'un qui connaît les règles sur le bout des doigts. Il croise mon regard, un sourire en coin. Pas besoin de parler. Il s'avance, pose sa main avec autorité sur son poignet, et la tire sans un mot vers l'entrée d'un immeuble un peu en retrait, juste derrière des grands bacs à ordures à l'abri des regards de la rue.
Je m'arrête à quelques pas, adossé contre un mur, les mains fourrées dans mes poches, en train de tripoter ma queue à travers le tissu pour calmer ma propre tension. Je regarde.
Dans cette pénombre relative de la cour, à quelques mètres du brouhaha du centre-ville, il ne perd pas une seconde. Sa main plonge dans sa braguette et il sort sa queue en érection. D'un geste bref, il lui plaque l'arrière de la tête et lui ordonne : à genoux.
Elle obéit au quart de tour. Son genou heurte le sol, elle ouvre la bouche. Il la saisit par les cheveux et enfonce son sexe entre ses lèvres. Le va-et-vient est rapide, sec, mécanique. J'entends parfaitement les bruits de la salive et ses petits soupirs étouffés, tout en sentant l'excitation pulser dans ma main au fond de ma poche.
Ça va très vite. Il se raidit, lui bloque la tête et au fond de la gorge l'inonde d'un coup sec, déversant toute sa semence qu'elle est obligée d'avaler goulûment, les yeux larmoyants, le souffle coupé.
Il se recule en rajustant son pantalon, essoufflé et soulagé. Il me jette un regard, fait un signe de tête, et s'en va.
Je sors enfin les mains de mes poches et m'avance vers l'ombre des poubelles. Je la retrouve là, à se relever et à s'essuyer les lèvres, les yeux encore embrumés par la violence de la scène. Je glisse une main sous ses vêtements, la caresse entre les jambes et sens que ça mouille à fond, gorgée de tout ce qui vient de se passer. Je retire ma main, je lui prends fermement la main, gonflé d'une immense fierté, et on replonge tous les deux dans l'agitation du centre-ville. Je marche à côté d'elle avec ce sentiment de pleine possession, fier d'elle, fier de moi, et fier d'être l'homme qui possède cette chienne. La mienne.
On décide d'aller boire un café. Une petite pluie fine commence à tomber, mais j'aime ça. Nous nous installons en terrasse ; ici à Brest, les gens sont habitués, et il ne fait pas froid. J'aime que ma chérie montre ses cuisses quand elle est assise. Je vérifie sa position et relève un peu sa robe avant de prendre l'initiative de rentrer dans le café pour commander directement.
Quand je reviens, je lui caresse les cheveux, j'embrasse le sommet de son crâne et je me rassois tranquillement. Je me roule une cigarette. Le serveur arrive, dépose mon café et le verre de lait pour madame — c'est moi qui lui ai commandé. Ça me fait tellement plaisir de la regarder boire ce lait, ça me rappelle évidemment ce qu'elle vient d'avaler quelques dizaines de minutes plus tôt...
J'allume ma cigarette, je savoure la première gorgée de ce café en léchant mes lèvres ensuite, et je prends la main de ma dulcinée pour l'embrasser avant de la reposer délicatement sur la table. Je regarde l'environnement, les gens qui passent, et aussi si des hommes regardent ma femme. Il y en a deux à la table d'à côté qui n'ont pas raté les cuisses nues de ma chérie. Je ne les regarde pas trop pour ne pas les gêner dans leur voyeurisme, mais quelques secondes, mon regard plongé dans les leurs, ont suffi pour leur expliquer qu'il s'agissait d'un homme avec sa femme soumise.
Cela fait toute ma fierté.
Je discute avec ma soumise, mais ma vision latérale, discrète mais redoutable, remarque bien les regards appuyés et presque obsédés par la chair et la peau des cuisses de ma femme. Alors, je finis par me lever et vais m'asseoir en face d'eux quelques secondes, le temps de leur dire que j'ai remarqué leur intérêt pour le corps de ma femme. Je suis un homme qui aime en voir d'autres la regarder, et aussi la toucher s'ils veulent. Donc s'ils ont un peu de temps devant eux et un endroit non loin pour se poser, je serai ravi de leur montrer ma femme nue et de les laisser la tripoter comme ils veulent. Ça me fait plaisir et c'est gratuit, je le précise au cas où ; ce sera un véritable plaisir pour moi comme pour elle. Je leur souhaite une bonne journée ou à tout de suite, à eux de voir, sinon nous on partira dans cinq minutes. Je n'attends pas la réponse et je vais m'asseoir à ma table.
Quelques secondes passent et l'un des deux hommes est déjà revenu à ma rencontre pour me dire que oui, très enthousiaste, en regardant néanmoins ma femme un peu timidement, comme s'il attendait son approbation. Je demande à ma femme de baisser les yeux pour le laisser la regarder. Elle s'exécute très naturellement, et je le sens choqué, stupéfait par sa soumission. Je vois ses yeux qui la dévorent à présent sans se détourner d'elle, et tout cela se passe en quelques secondes...
Allons-y. Je me relève, je prends ma femme par la main et je les suis. Ce sont des hommes qui travaillent non loin de là, dans une boutique de déco pour bobos. En arrière-boutique, il y a une sorte de salle de repos avec un canapé, un micro-ondes et une cafetière. Je prends ma femme dans les bras, je l'embrasse sur les lèvres, je lui demande de se déshabiller doucement pendant que j'invite ces deux hommes à venir s'asseoir avec moi sur le canapé.
Une fois toute nue, j'ai un grand sourire pour elle, d'affection, d'amour et d'excitation — c'est un divertissement exceptionnel mélangé à toutes ces émotions. Je l'invite à venir vers nous, mais à quatre pattes. Mon ton n'est pas autoritaire, il est amusé, excité et admirateur. Pendant qu'elle s'avance vers nous lentement, comme je l'ai demandé, je raconte à ces hommes à quel point je suis heureux de posséder une telle femme, je les invite à la toucher et à lui faire ce qu'ils veulent en fait. Je vais chercher quelques préservatifs dans le sac à main de ma chérie pour leur distribuer.
À présent allée devant eux, toujours à quatre pattes, ses seins qui pendent déjà sont tripotés par l'un d'eux pendant que l'autre lui caresse le dos. J'arrive par derrière et je lui retire son plug ; ils n'avaient pas remarqué cet ornement encore. Je vois l'agréable surprise dans leurs yeux. Je leur dis qu'ils peuvent donc l'enculer s'ils veulent, et moi, je vais m'asseoir plus loin, je leur laisse toute la place sur le canapé.
Il désire se faire sucer assez rapidement tout en continuant à la caresser. Bientôt, elle se retrouve à genoux, la tête penchée vers leur queue, à s'activer, à obéir, à savourer leurs queues avec gourmandise... Puis l'un l'invite à venir s'asseoir sur lui, face à lui. Il continue de caresser son corps, je vois bien qu'il kiffe ma femme. D'habitude je ne tolère pas trop de tendresse, mais là je laisse faire, ça me fait plaisir qu'il en profite, et il lui bouffe les seins, le salaud — je le comprends tout à fait. L'autre s'amuse à lui doigter le cul et à lui faire lécher...
Puis celui sur lequel elle est assise jouit. Il la serre dans ses bras comme s'il ne voulait plus la lâcher, je trouve ça drôle et tellement beau à la fois, je le comprends tellement... L'autre se lâche et chope carrément ma femme par les cheveux. Elle se relève tandis que son ami, bien vidé, lui laisse le canapé avec le sourire.
Il allonge ma femme sur le ventre, relève ses fesses et là, la met dans le cul comme un acharné. Pendant un quart d'heure, il la lime sans pause et éjacule presque en hurlant.
Ma femme se fait envahir le cul de foutre, et une fois que l'homme se retire, je reviens lui mettre son plug afin que le sperme reste à l'intérieur d'elle. Et je dis à cet homme : « Elle va garder ton sperme toute la journée dans son cul, tu peux être fier de toi ! »
Puis je demande si l'un d'eux peut me préparer un café. Ma femme est en train de se rhabiller. Je m'assois sur le canapé et je demande à ma femme de venir à genoux devant moi pour me sucer très lentement pendant que je discute, me faisant servir comme un pacha.
Les deux hommes me disent que j'ai beaucoup de chance. Je leur rétorque que je sais, que j'en suis extrêmement conscient, extrêmement heureux, et que j'aime ma femme passionnément. Je leur explique que c'est une chienne et que sa nature est de bouffer de la queue, d'en prendre, de se nourrir de sperme. Je leur parle du cercle que j'ai commencé déjà à créer, et s'ils veulent en faire partie, nous échangeons alors nos numéros de téléphone.
Bientôt, j'ai envie de jouir. J'ai le choix, et je décide de tout lâcher dans la bouche de ma femme... Je suis comme paralysé pendant et suite à l'éjaculation. J'agrippe très fort ma femme avant de la retirer moi-même de ma queue. Je vois qu'il reste un peu de sperme sur ma verge, je lui demande de lécher, de me la rendre bien propre pendant que je regarde ces hommes et que je trouve la force de leur dire de ne pas hésiter à me recontacter.
La queue bien propre, je me relève, je resserre ma ceinture, je prends ma femme par la main et on y va. J'ai envie d'aller manger.
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Je tournai la tête vers elle, et elle m'embrassa soudain tandis que je sentais sa grosse main derrière ma nuque.Je me raidis soudain en entendant le froissement de ses vêtements et son odeur m'assaillir.
Mon cœur battait à tout rompre,j'ai pensé à ma compagne qui nous attendait à la pharmacie,mais je restai immobile en sentant sa bouche avide et chaude et sa langue puissante qui cherchait la mienne.
Elle posa une main sur mon genou et je frissonnai d'un coup, sa paume large et ses doigts s'étaient posés comme pour m'ancrer au sol, ce n'était pas une caresse...
Je bougeai légèrement le genou alors je sentis une claque légère sur ma joue et elle prolongea ce baiser plus lentement cette fois tandis que je sentis son pouce faire un petit mouvement...
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La petite Fiat 500 avait gardé la chaleur de l'après-midi.On aurait dit que les sièges gris souris étaient collants, et une odeur de plastique chaud se mêlait au parfum de mon infirmière...
En montant dans la voiture, je pensais que nous allions à la pharmacie, un trajet tout simple vers la ville d'une dizaine de minutes....
Mais dès que la portière claqua, je me tournais vers elle, assise au volant et elle ne démarra pas tout de suite....Elle me fixa de ses grands yeux clairs, et je vis sa bouche immense qui ne souriait pas, et son regard qui détaillait mes petits 62 kg, mon corps tout frêle ...Elle était maintenant énorme, son cou était puissant,et ses gros doigts charnus se repliaient sur le volant.Quand elle tourna son buste vers moi, sa poitrine volumineuse donnait une impression de puissance extraordinaire.
Ma gorge se serra et je détournais le regard très vite.
J'entendis son siège grincer....
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Quand je suis déguisée en femme de chambre, je descends et je toque à la porte de Madame.
J'attends qu'elle me dise d'entrer. Je m'avance et fais une révérence, "Voilà Madame, je me suis changée".
Madame me regarde, "Relevez votre jupe…" Elle constate que je suis nue sous la jupe. "Pourquoi n'avez-vous pas mis de culotte?"
Je lui dis la vérité, "Je n'en ai pas, je n'en mets jamais, Madame." Elle a une moue dégoûtée et fait alors quelque chose de surprenant : elle se lève, remonte sa jupe et enlève une culotte brésilienne échancrée noire. Elle me la tend, "Tenez, mettez ça!"
Euh...voilà qui est spécial…et l'idée de coller ma chatte là où elle a mis la sienne, est ce bien hygiénique? Je la prends et la mets en disant, "Merci Madame.".
Engager une bonne doit l'exciter, car la culotte est mouillée contre ma chatte. Si je mouille aussi, on va connaître les pensées l'une de l'autre! Mais sa voix autoritaire me ramène sur terre, "Allez chercher Monsieur dans son bureau, Mathilde.".
Ah oui, c'est moi, Mathilde!
Monsieur a imprimé un contrat qui vient du Net. Je remplis les cases vides et le signe sans le lire. Ensuite Madame me dit ce que j'aurai à faire. En fait, il y a une bonne pour le gros nettoyage et un jardinier qui fait aussi chauffeur à l'occasion. Moi, je dois servir les repas, faire la vaisselle, la lessive, repasser…et surtout accourir dès que Madame a besoin de moi.
Il y a une hiérarchie dans la maison : je suis au même niveau que la bonne mais je dois obéir à la cuisinière.
Elle dit à son mari, "Tu sais qu'elle n'a pas une seule culotte? En plus, elle est poilue comme une chèvre, on finirait par retrouver des poils dans notre assiette". Rire de Monsieur.
"Tu l'amèneras en ville et tu le feras épiler… et puis tu lui achèteras des culottes, des grandes, des culottes de domestique, quoi."
Je fais la grimace. Madame me dit, "Faudra vous y faire, ce n'est pas un bar à putes, ici". Je suis sûre qu'elle sait de quoi elle parle.
L'épilation, je n'aime pas du tout, je préfère le rasoir, mais c'est agréable d'avoir un pubis et une chatte toutes douces.
Le lendemain, j'attends dans la cuisine avec la cuisinière. C'est une grosse matrone d'une cinquantaine d'années qui n'a pas l'air plus commode que sa patronne.
Je suis épilée et ma nouvelle culotte monte jusqu'au-dessus du nombril. Ce sont des rappels de ma nouvelle condition… On sonne, sur le tableau des sonnettes, la lumière au dessus de la "chambre principale", s'allume. "C'est pour vous, dépêchez-vous", me dit la cuisinière. Je monte avec le plateau.
Je frappe à la porte de la chambre, j'entre et j'ouvre les volets, "Bonjour Madame, vous avez passé une bonne nuit?"
Elle ne répond pas, mais, baille et s'étire. Elle dort nue. Elle est appétissante : très brune, avec des seins en poires qui accusent un peu de fatigue… Elle a des poils noirs sur le sexe, ce n'est pas comme sa bonne!
Madame mange dans son lit, salement! Elle met des miettes partout, renverse du café dans les draps. Je reste debout à attendre. La bouche pleine, elle me donne ses ordres pour la journée.
"Aujourd'hui, vous ferez la lessive et puis, Marthe – la gouvernante – vous dira ce qu'il y a à faire."
Tout en mangeant son croissant, elle écarte les jambes et se caresse le sexe avec une parfaite impudeur. Elle constate, "Le matin, je suis toujours excitée". Puis "Vous savez ce que vous êtes en plus de bonne, Mathilde?".
"Euh…non, Madame".
Elle me montre son sexe. "Mon sex-toy".
Elle ajoute "Vous vous êtes bien lavé les dents ce matin?"
"Oui, Madame."
"Déshabillez-vous et appliquez-vous!"
Alors, pendant qu'elle termine son croissant, je m'agenouille entre ses jambes et j'embrasse son sexe mouillé. Ses grandes lèvres sont très saillantes. Si je suis déjà lavée, par contre, elle ne l'est pas et elle a une forte odeur de brune…pas lavée. Sueur vers l'aine, un peu fade vers le vagin et très marine quand j'entrouvre ses lèvres de ma langue. Vers le méat et le clitoris, ce sont des odeurs puissantes, un peu dégoûtantes, mais excitantes aussi. Je la lèche, le goût est moins prononcé que l'odeur… Elle mouille beaucoup. Je dois lécher trop mollement à son goût, parce qu'elle me prend par les cheveux en disant, "C'est quoi ça?? Vous n'avez jamais léché une chatte? ".
Bon, bon, je me mets à la lécher avec… fougue… Tandis qu'elle pousse sur ma nuque et fait un mouvement de va-et-vient.
Mon nez disparaît même dans son vagin par moments. Là, tout mon visage est un sex toy. Heureusement, ça ne dure pas trop Elle se cambre et jouit.... bruyamment!
Je reste un moment le visage contre sa chatte mouillée.
"Nettoyez, maintenant!", me dit-elle.
Aah? Bon! Je suce et avale ses sécrétions et ma salive mêlée. Au bout d'un moment, elle me repousse. Elle me regarde, touche mes joues, mon nez et ma bouche toutes mouillées. "Qu'est ce qu'on dit??". "Merci Madame". Elle me pince la joue méchamment. "Non, pas deux mots, faites une phrase."
"... euh… je vous remercie, Madame, de m'avoir permis de vous lécher la chatte."
Elle me repince la joue, moins fort et en souriant, "Hé bien, voilà, vous êtes peut-être moins stupide que vous en avez l'air. Et puis pas besoin de vous changer les piles!".
Elle rit, approche son visage du mien et me renifle, "L'odeur de ma chatte va très bien avec votre genre de beauté vulgaire! Ne vous lavez pas".
Elle lâche mon visage. "Bon assez joué, il y a la vaisselle qui vous attend!"
Je me rhabille et redescends... un peu étourdie...
A suivre.
Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.
Nos livres sont ici :
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et sur Amazon
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Elle dort encore quand je la prends en main.
Avec ce silence particulier de l’attente, avec le voile grisâtre de l’inertie, avec le temps usé qui s’y accroche.
Elle dort, la lame.
Elle dort mais la pierre l’attend.
Le premier glissement ouvre un tiroir oublié. Elle accroche, elle grince, elle résiste.
Elle m’affronte, la lame.
Je ne l’affûte pas, je l’aiguise.
Je cherche sa vérité. Je cherche ce qui naît de la friction : son fil.
Un fil qui ne viendra pas en douceur, qui naîtra du chaos, en griffant sa grisaille et son superflu.
Le métal râcle comme un animal qui refuse de se laisser dompter, jusqu’à ce moment d’alignement presque brutal.
Cet instant où mon souffle suit le rythme de la lame qui cède.
La lame s’éveille.
La lame se souvient de ce qu’elle peut devenir.
Le fil se dessine et chacun de mes gestes devient une intention.
Le son devient vibration.
Il chante son tranchant et fait danser la lame avec son éclat retrouvé.
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