La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 05/12/20
Si je pouvais définir ce qu’est la Maîtrise, je ne pourrais donner que ce conseil : « Sois ferme sans méchanceté, sois doux sans faiblesse » Le terme de Maître peut souvent faire rêver, il semble gratifiant. Derrière tout cela se cache un cheminement qui est loin d’être facile. On ne peut s’improviser Maître, c’est un apprentissage qui se fait par l’expérience. Plus difficile est l’expérience et plus grande sera la Maîtrise, à condition de s’être affranchi de toutes les étapes que l’on a traversés. La première étape, c’est celle que l’on voudrait oublier à cause de nos maladresses. Et pourtant, c’est la plus importante, car c’est le premier pas. C’est l’étape où l’on ose. Quand on commence dans le BDSM (ou dans toute autre discipline), on se documente, on fait des recherches. On dispose d’un savoir, mais l’on ne possède pas la connaissance. La différence entre le savoir et la connaissance est très subtile, sur le premier, on acquiert une science, sur la seconde, c’est une expérimentation. Il fallait me voir à mes débuts avec mes foulards et mes cravates lorsque j’attachais mes partenaires. Quand j’y repense, j’étais si maladroit. Il n’y avait aucune créativité et je ne pensais qu’a mon propre plaisir. Et puis, il y avait cette excitation que je ressentais qui me consumait de l’intérieur. L’envie était là, bien présente. Je désirais contrôler cette envie afin de faire jouir ces femmes qui s’offraient à moi jusqu’a leur en faire perdre la tête. Mais, il manquait ce petit truc… Cette chose que je recherchai durant près de 40 ans. Je ne savais pas ce que c’était à l’époque. Aujourd’hui, je le sais… Ce qu’il me manquait, c’était moi. Je ne savais pas qui j’étais réellement. Quand je passais à l’acte, les souvenirs du futur me remémoraient ce que je voulais devenir. Mais j’avais peur… Oui, j’avais peur de ce que j’étais lorsque je prenais conscience de ce feu intérieur et sacré qui brûlait en moi. Cette bonne braise m’hypnotisait littéralement mais me terrifiait en même temps. A chaque fois qu’une occasion se présentait afin que j’aille plus loin, je faisais marche arrière. Car oui, j’avais la peur au ventre. Le regard des autres, tous ces vieux schémas qui nous enferment et puis la crainte de ne pas être à la hauteur. C’est con lorsque j’y pense aujourd’hui. Oui, je n’étais qu’un jeune con qui avait l’envie et qui ne faisait que ses premiers pas. J’avais à l’intérieur cette lutte incessante entre ma passion et ma raison. Ne pouvant faire de choix, ce conflit de programme me bloquait et m’empêchait d’avancer malgré mon audace qui grandissait au fil des ans. Pour cela, je devais prendre du recul, apprendre à me taire afin d’écouter l’autre et surtout celui que j’oubliais le plus… Moi-même ! ©Tantrika – 1/12/2020
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Par : le 05/12/20
elle a fait de moi un soumis et bisexuel j’ai rencontré une fille qui m’a plu tout de suite, elle aimait chez moi mon côté un peu féminin ; je suis grand, mince, une musculature fine, cheveux longs et peu poilu sur le corps. Au fil du temps, mon côté féminin s’accentuait ; quand les 1er strings pour homme sont sortis dans les catalogues de vente par correspondance j’ai eu très envie d’essayer ; ma compagne n’était pas contre ; au final il y en a eu ensuite dans des grands magasins de vêtements et il lui arrivait parfois de m’en offrir. Elle trouvait ça très mignon, elle m’a même dit que j’avais un beau petit cul de gonzesse. j’avais pris l’habitude de lui faire un cunnilingus après mon éjaculation en elle, ce qui me faisait rebander aussitôt et me permettait de la reprendre avec vigueur. Lors de 69, il m’arrivait de tenter de lui introduire un doigt dans l’anus mais elle n’appréciait guère. Par contre, croyant peut être me punir de cette attitude elle a voulu un jour faire de même. Non seulement je n’ai pas refusé mais mon attitude l’encourageait à poursuivre. Cette situation a fini par se reproduire régulièrement. Elle n’a pas hésité longtemps pour me mettre un gode dans le cul. Elle a commencé alors à me traiter de « pédé » et ça m’excitait. Loin de m’en plaindre, j’en redemandais. Sans trop le savoir, j’avais beaucoup de prédispositions pour devenir bi, passif, soumis. Le jour où son gode a remplacé ses doigts elle a conclu que c’était avec un homme que je devrais assouvir complètement mes penchants. Je n’ai pas dit non. Ces évocations revenaient régulièrement sans que je puisse imaginer, malgré mon très fort désir, que cela devienne réel. Jusqu’au jour où elle m’a annoncé avoir invité pour la soirée un de ses amis. C’était un homme un peu plus âgé que nous, d’aspect sympathique et plutôt viril. j’ai remarqué qu’elle s’était maquillée et avait mis une tenue inhabituelle. Chemisier noir assez transparent et il me semblait qu’elle n’avait rien dessous. Jupe légère portefeuille plutôt courte qui paraissait pouvoir s’ouvrir facilement sur ses cuisses. Talons très hauts. Perplexe, je constatais qu’elle se comportait comme si elle voulait le draguer. Je n’osais pas croire ce que je voyais surtout quand elle s’est assise très près de lui et que, machinalement, elle a mis une main sur sa cuisse. La discussion devint grivoise, et orientée sur le sexe. Elle lui chuchotait plusieurs fois dans l’oreille des propos que je n’entendais pas. Il a finit par acquiescer à ce qui semblait être une proposition en disant « bien sur, je suis là pour ça ». Alors elle a dit qu’elle savait depuis longtemps que je mettais des sous-vêtements féminins et qu’elle et son ami aimerait bien me voir avec. Face à cette révélation, très gêné, rougissant, j’ai compris que je ne pourrais pas me dérober et suis allé me travestir. Quand je suis revenu, ils étaient entrain de s’embrasser, une main avait disparue dans les plis de la jupe, l’autre dans son chemisier, debout devant eux je ne savais plus que faire. Alors, il m’a demandé de me rapprocher. Il s’est mis à me caresser les jambes, puis l’entrecuisse, puis les fesses. Enfin il a posé une main sur mon string et a constaté mon début d’érection. S’adressant à ma maîtresse, il lui dit « il a l’air d’aimer ça ; Il me plait assez. Je sens que je vais le baiser avec plaisir ». Constatant un léger recul de ma part, ma maîtresse me dit « tu ne vas pas faire ton difficile maintenant. C’est ce que tu voulais. Mon ami est d’accord et j’en ai très envie. viens nous rejoindre dans le lit » J’étais incapable de réaction, et en même temps troublé au maximum de voir ma maîtresse dans cet état et de penser que j’allais être soumis à d’un homme. En arrivant dans la chambre je les ai trouvés nus enlacés. Quant ils se sont séparés j’ai pu voir qu’il disposait d’un sexe de très belle taille. Voyant que j’avais les yeux rivés dessus, il m’a dit de m’approcher et de venir le caresser. En présence de ma maîtresse, je n’osais pas utiliser autre chose que mes mains. Mais pour me montrer l’exemple elle me dit « regarde comme il faut faire » et elle englouti le membre dans sa bouche sous mes yeux et a commencé une fellation. Puis elle m’a ordonné de prendre sa place. En insistant, elle me dit « suce le bien. Fait comme j’ai fait, à fond … » Et pour conforter ses propos elle appuya sur ma tête d’une main et se masturba de l’autre. Puis elle s’est levée. Peu après, tout en continuant à sucer cette bite, j’ai senti un contact frais et humide entre mes fesses. Elle était entrain de m’enduire l’anus de gel lubrifiant. Puis son premier doigt est entré profondément dans mon cul, puis un second, puis un troisième, puis, enfin, son gode. J’ai eu un petit gémissement. Je sentais que le sexe devenait de plus en plus dur. Il se dégagea de ma bouche, et demanda « par qui je commence ? « Par lui » dit ma maîtresse avec un ton autoritaire. « Il en a envie et il aimera ça ». Cela me fis bander comme et je me sentais complètement soumis Positionné en levrette, tenu par les hanches, ma maîtresse appuyant sur mes épaules pour me faire cambrer le dos au maximum, il s’est présenté contre mon anus et a progressé en moi par pressions successives. Quand le gland a forcé mon anus, je n’ai pas pu, là aussi, réfréner un léger gémissement. Ma maîtresse, de plus en plus salope, me me traitait de pédé, d’enculé. Enfin, les premières douleurs dissipées, complètement pénétré, je me sentais vaincu, dominé et cela me procura peu à peu un bien être et mon érection était telle qu’elle en était presque douloureuse. De temps en temps, il ressortait son sexe puis le réintroduisait en laissant son gland à la hauteur de l’anus pour reproduire cette douleur que j’avais connue au début de sa pénétration. Il voulait me soumettre complètement à son emprise, sous les yeux de ma compagne, en me faisant un peu souffrir. Je m’abandonnais complètement, formulant des propos à peine audibles tels que « oui, encore, encule moi bien, vas y à fond, … » Et ma maîtresse surenchérissait en continuant de me traiter d’enculé, de belle salope, de chienne en chaleur de lopette Puis elle s’est glissée sous moi en écartant au maximum ses cuisses jusqu’à ce que son sexe arrive à la hauteur du mien. C’est son amant qui m’a introduit dans sa chatte tout en continuant à me limer. J’étais sur le point d’exploser comme je ne l’avais encore jamais fait. « Retiens toi me dit-elle … Attends que je jouisse » J’ai à peine eu le temps de me rendre compte qu’ils jouirent en même temps et j’ai explosé. Je ne me souviens vaguement que d’une vision de « feu d’artifice ». Après voir repris nos esprits, c’est ma femme qui s’exprima la première « Te voilà dépucelé, maintenant viens me lécher pour me nettoyer » ce que je fis avec plaisir. Tu seras dorénavant à mes ordres. Tout était dit. Je ne me suis pas rebellé.
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Par : le 01/12/20
L'odeur d'un parfum excite, une fragrance inédite, le corps devant elle se raidit. Revenons à l'amour, puisqu'il n'y a que cette passion éphémère qui donne seule à la vie un goût d'éternité. Souvent des images me reviennent. Chaudes, épicées, elles se superposent aux visages et aux corps. Les femmes que j'évoque m'apparaissent alors dans l'éclairage violent de leur autre vie, celle ardente du lit, de la volupté, des étreintes. Ces souvenirs familiers deviennent aussi étrangers que la mémoire d'anciens accès de folie. Pourtant un rien les ressuscite. Un mot, une anecdote, un parfum. Aussitôt s'éveille et s'anime le théâtre de la jouissance, de l'extase. Je me demande quel lien l'unit à l'amour ? Sommes-nous dans les cris que nous poussons ou que nous suscitons dans l'alcôve ? Quelle part de nous-mêmes participe à ces coups de reins, à la furie des corps embrassés à bouche-que-veux ? De ces feux éteints, que me reste-t-il ? Rien n'est volatile comme le souvenir de la volupté. Mais quelle denrée périssable que le plaisir. Le passé n'est pas le temps du désir. Celui-ci s'enflamme et s'enfuit ailleurs aussi vite qu'il était venu, comme une amante oublieuse et volage. Au présent, c'est le sexe qui nous tient, nous insuffle ses ardeurs; au passé, il faut faire un effort de mémoire pour rallumer nos anciennes fièvres. Car ce sont rarement les moments parfaits où tout concourait à l'harmonie de l'amour et des siens, les instants de la plénitude où la vie rendait justice. Ces heures-là, douces comme de paisibles siestes, basculent dans l'oubli comme tant de moments du bonheur passé. Nous ne conservons en souvenirs que les nuits d'excès et les scènes de perversité. La mauvaise humeur passa. Pas la blessure, qui demeura intacte. Cet échec ne fut pas inutile. Il me donna matière à réfléchir. Je ne cessais de penser à Charlotte, non plus dans l'espoir d'un retour d'affection. J'étais trop meurtrie pour remettre en route cette machine à souffrir, mais pour tenter d'élucider l'énigme de sa conduite. D'autant qu'elle ne fit rien pour se justifier. Je ne reçus pas de nouvelles d'elle, ni lettre ni message d'aucune sorte. Elle s'était évanouie dans le silence. Cela fut l'occasion d'un examen de conscience. Avais-je des torts envers elle ? J'avais beau me livrer à la plus sévère critique de mes faits et gestes depuis notre rencontre, je ne trouvais rien à me reprocher. Pourtant j'étais experte en autodénigrement; mais en la circonstance, quel que fût mon désir de me flageller et de me condamner, force était d'admettre que pour une fois, peut-être la seule dans une vie amoureuse déjà longue et parsemée de petites vilénies, mon comportement se signalait par son honnêteté. Mais un doute affreux me traversait. N'était-ce pas justement dans cette honnêteté un peu niaise que résidait mon erreur ? Pourquoi s'imaginer que les jeunes filles veulent être traitées comme des saintes ou des chaisières ? Peut-être ce respect n'était-il pas de mise avec elle ? Ne m'eût-elle pas mieux considérée si je l'avais bousculée au lieu d'accumuler ces stupides désuets préliminaires ? L'amoureuse et la tacticienne, qui dans le succès amoureux ne font qu'une, s'affrontaient dans l'échec. Elles se donnaient réciproquement tort. Seule Charlotte détenait la clé qui me manquait. Et encore, je n'en étais pas certaine. Savait-elle vraiment ce qui l'avait d'abord poussée à accepter cette invitation puis à s'y soustraire ? J'imaginais son débat intérieur. À quel instant précis avait-elle changé d'avis ? Quelle image s'était présentée à son esprit qui soudain avait déterminé sa funeste décision ? Pourquoi s'était-elle engagée aussi loin pour se rétracter aussi subitement ? Parfois, je l'imaginais, sa valise prête, ce fameux jour, soudain assaillie par le doute. Hésitante, songeant à ce séjour à Belle-Île-en-Mer, à la nuit passée à l'hôtel du Phare à Sauzon, au bonheur escompté, mais retenue par un scrupule, un scrupule qui s'alourdissait de seconde en seconde. Puis la résolution fulgurante qui la retenait de s'abandonner au plaisir. Et cet instant encore instable où la décision prise, elle balançait encore jusqu'à l'heure du départ qui l'avait enfermée dans ce choix. Le soir, avait-elle regretté sa défection, cette occasion manquée, cet amour tué dans ses prémices ? Ou bien était-elle allée danser pour se distraire ? Danser, fleureter, et finir la nuit avec une femme qu'elle ne connaissait pas, qu'elle n'aimait pas. Songeait-elle encore à moi ? Souffrait-elle comme moi de cette incertitude qui encore aujourd'hui m'habite ? Quel eût été l'avenir de cet amour consacré dans l'iode breton ? Eût-il duré ? M'aurait-elle infligé d'autres souffrances pires que celle-là ? Mille chemins étaient ouverts, tous aussi arides, mais que j'empruntais tour après tour. S'il est vrai que tout amour est plus imaginaire que réel, celui-ci se signalait par le contraste entre la minceur de ses épisodes concrets et l'abondance des songeries qu'il avaient suscitées en moi. Charnel, il devint instinctif mais intellectuel et purement mental. À la même époque, le hasard me mit entre les mains un livre de Meta Carpenter, qui fut le grand amour de Faulkner. Ce récit plein de pudeur, de crudité, de feu et de désespoir raviva ma blessure. Meta Carpenter travaillait comme assistante d'Howard Hawks à Hollywood lorsqu'elle vit débarquer Faulkner avec son visage d'oiseau de proie; à court d'argent, il venait se renflouer en proposant d'écrire des scénarii. Il venait du Sud, élégant comme un gandin, cérémonieux. Meta avait vingt-cinq ans. Originaire du Mississipi elle aussi, c'était une jolie blonde très à cheval sur les principes, qui vivait dans un foyer tenu par des religieuses. Tout de suite, l'écrivain l'invita à dîner. Elle refusa. Il battit en retraite d'une démarche titubante. Elle comprit qu'il était ivre. Faulkner revint très souvent. Chaque fois qu'il voyait Meta, il renouvelait sa proposition, chaque fois il essuyait un refus. Cela devint même un jeu entre eux qui dura plusieurs mois. Un jour, Meta accepta. À la suite de quelle alchimie mentale, de quel combat avec ses principes dont le principal était qu'une jeune fille ne sort pas avec un homme marié ? Elle-même l'ignorait. Elle céda à un mouvement irraisonné. À l'issue de ses rencontres, elle finit par accepter de l'accompagner à son hôtel. Là dans sa chambre, ils firent l'amour. Ainsi commença une longue liaison sensuelle, passionnée et douloureuse. Comprenant que Faulkner ne l'épouserait jamais, Meta se rapprocha d'un soupirant musicien, Rebner qui la demanda en mariage. Elle finit par accepter. L'écrivain tenta de la dissuader sans vouloir pour autant quitter sa femme. Il écrivit "Tandis que j'agonise" sous le coup du chagrin de la rupture. Mais au bout de deux ans, le mariage de Meta commença à chavirer. Elle ne pouvait oublier l'homme de lettres. Ils se revirent, vécurent ensemble à Hollywood, puis Meta revint avec Rebner qu'elle quitta à nouveau pour retrouver Faulkner. C'était à l'époque où il recevait le prix Nobel. Leur amour devenait une fatalité. En Californie, sur le tournage d'un film, un télégramme mit fin pour toujours à ses espoirs. Faulkner était mort. Cette pathétique histoire d'un amour en marge ne me consola pas. Bill et Meta, eux au moins, avaient vécu. Ils s'étaient aimés, s'étaient fait souffrir. Mais que subsisterait-il de cette passion pour Charlotte restée dans les limbes ? Un vague à l'âme dédié à ce qui aurait pu être, une buée amoureuse qui s'efface. Dans toutes les déceptions qu'apporte l'amour, il reste au moins, même après l'expérience la plus cruelle, le sentiment d'avoir vécu. Alors que cet amour sans consistance me laissa un sentiment plus violent que la frustration. J'étais furieuse. Au lieu de cette irritation due à une passion esquissée, j'eusse préféré lui devoir un lourd chagrin. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 23/11/20
Comment dire la découverte, comment écrire l’envie soudaine de transgresser les règles, dépasser ses peurs, s’essayer dans des désirs les plus osés, se confronter à soi-même, se découvrir dans des postures que l’on avait même pas imaginées, se rendre aux volontés d’une seule personne impénétrable, accepter, faire confiance à son opposé, puis progressivement une fois que cette dernière commence à s’instaurer, affronter la réalité d’un corps soudainement réveillé. Comment se regarder en face, s’assumer dans ce nouveau souhait. Soumission salutaire, soumission grégaire, soumis ou survie. Je ne fais que constater la démission de la pensée au moment où je me sens humiliée, désirée, fouettée, pénétrée alors qu’une humidité trahit malgré moi le plaisir lié à cet abandon de mon esprit pourtant si habituellement mesuré. Mon corps supplie un relâchement indécent, il gémit, sursaute, se cabre, pleure ou quémande encore sous les pratiques strictes qui me sont, comble de cet état, offertes à ma demande. Comment décrire ce qu’il se passe alors que moi-même je cherche encore à le deviner. Quand on perd la vue reste les sons, le toucher, les ressentis. Tantôt je sens ses mains qui m’effleurent ou me dénudent, tantôt ses lèvres sur ma bouche. Je frissonne à peine de plaisir qu’un coup de cravache s’abat là où je ne m’y attend pas. Tantôt, elle me fait rire, puis d’un coup m’ordonne d’être à genoux, me fait fondre de la cire sur le dos, me parle froidement et me singe en demandant si j’ai encore le cœur à sourire. A peine je crois enfin pouvoir accéder à son corps, faire la connaissance de ses formes généreuses et appétissantes qu’elle me retourne et me prend par une entrée ou l’autre comme un vulgaire objet sexuel. Alors que je ressens le besoin impérieux de la sentir, d’être à son contact, elle m’attache à son lit de part en part et me nargue encore. Tel un chat, elle peut jouer des heures avec sa souris, et c’est seulement quand elle constate formellement sur moi l’état de sa cruauté douce qu’enfin je souffle. Quand je reviens à la surface, quand j’ai le droit à nouveau d’ouvrir les yeux sur la réalité qui m’a permis de fuir la raison, je découvre l’étalement d’objets qui m’ont fait devenir folle de désir, grâce à la main experte de celle qui domine désormais mes pensées. Heureusement, je revis à nouveau à la mesure de ses caresses lentement déposées sur ma peau entièrement dévoilée. Je m'enivre enfin pleinement de cette odeur et ce corps chaud et voluptueux que j’ai tant cherché. Je me sens à nouveau exister dans cette attention contrastant avec l’élan dévorant d’une passion précédente. Instinct physique qui dépasse la morale tout autant que le plaisir. Vient ensuite la discorde du cerveau. Au moment où je souhaite ardemment m’éloigner de cette condition sans nom, mon corps, mon cœur m’appelle encore à cette résurgence de vitalité qui naît et renaît dans un cercle qui pourrait devenir infernal. Je ne sais pas si c’est de sa volonté ou si si c’est de mon fait. Mais cela est. De mois en mois, avec de la pudeur, des rires et de la distance.
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Par : le 20/11/20
Née à Florence le 22 mars 1837 et morte dans le premier arrondissement à Paris, le 28 novembre 1899, Virginia Oldoïni Verasis est la fille unique du marquis Filippo Oldoïni Rapallini, premier député de La Spezia au Parlement du royaume de Sardaigne et d'Isabella Lamporecchi, la cousine de Filippo. Fillette de la noblesse piémontaise, Virginia reçoit une éducation poussée, alternant entre cours d’anglais, de français, de danse et de musique. Celle qu’on appelle très vite, du fait de sa beauté, "La Perla d’Italia", la Perle d’Italie, épouse à l’âge de dix-sept ans le comte Francesco Verasis de Castiglione. En mars 1855, elle lui donne un fils, Giorgio. En 1856, Virginia a dix-huit ans et son mariage, dans lequel elle s’ennuie, s'essoufle. Envoyée à la capitale par son cousin Camillo Cavour dans le but de conquérir Napoléon III, alors âgé de quarante-sept ans, Virginia arrive à Paris le vingt-cinq décembre. Ils s’installent au numéro dix de la rue Castiglione, une grande voie du quartier de la Place-Vendôme dans le premier arrondissement baptisée en l’honneur de la victoire remportée par Bonaparte sur les Autrichiens, le cinq août 1796. L’intérêt d’une telle liaison ? Virginia pourrait influencer les décisions politiques de l’unique président de la seconde République, afin d’obtenir le soutien de l’empereur des français à la cause italienne face à la menace autrichienne. Grâce à ses atouts physiques, mais aussi à son caractère, Virginia est une jeune femme sûre d’elle et très fière. Elle parvient à séduire Napoléon III. Le neuf janvier 1856, la Comtesse est présentée à l’Empereur lors d’un bal. Un mois plus tard, ils entament une liaison non dissimulée. Lors d’une fête champêtre et estivale dans le parc de Saint-Cloud, au château de Villeneuve-l’Étang à Marnes-la-Coquette, les deux s’isolent pendant plusieurs heures, sous les yeux de l’impératrice, humiliée. On raconte que l’influence de Virginia sur l’empereur se serait concrétisée le vingt-et-un juillet 1858 lors de la ratification du traité de Plombières. De plus, durant la guerre franco-prussienne de 1870, Napoléon III, malade et vaincu, lui aurait demandé de jouer une dernière fois de ses charmes à des fins diplomatiques. La comtesse aurait ainsi plaidé la cause de la France auprès du chancelier de Prusse Bismarck, afin d’éviter à Paris l’occupation. Bien sûr, dès ses débuts la relation fait scandale. Le comte de Castiglione se sépare de Virginia et, ruiné par le train de vie luxueux de son épouse, il repart seul en Italie où il doit vendre toutes ses possessions pour rembourser ses dettes. Dès lors, courtisée, adulée mais aussi jalousée, la Comtesse de Castiglione défraye les chroniques mondaines du second Empire. Sa relation avec l’empereur est au cœur de toutes les conversations et lui ouvre les portes de la haute société, dans laquelle elle se pavane en se vantant des cadeaux de son amant célèbre. Dans les bals et dîners mondains où elle est invitée, la jeune femme qu’on décrit comme vaniteuse et égocentrique, arrive toujours en retard, dans des accoutrements surprenants. Son imagination n’a pas de limite. Elle crée ses tenues dans le seul et unique but de choquer. Mais narcissique et capricieuse, snobant le reste de la cour et se vantant des cadeaux que l'empereur lui offre, elle finit par se rendre très antipathique et lasse l'empereur qui prend une nouvelle maîtresse, la comtesse Marianne Walewska. Son costume le plus célèbre est celui de "la Dame de cœur", qu’elle porta pour un bal au ministère des affaires étrangères en février 1857. Il s’agissait d’une robe faite dans un tissu fin, marquant ses formes et ornée d’un cœur au niveau de son sexe. L’Impératrice Eugénie aurait ironisé sur ce cœur situé "bien bas". Immortalisée dans cette tenue par Aquilin Schad, le cliché colorisé à la gouache dans l’atelier Mayer et Pierson sera présenté à l’Exposition universelle de 1867. Le six avril 1857, en pleine nuit, alors que Napoléon III quitte le domicile de Virginia, il est victime d’une tentative d’attentat avenue Montaigne. On accuse l'italienne d’être complice et elle est bannie de la cour impériale. Elle reviendra à Paris en 1861, mais ça n’est qu’en 1863 qu’elle fera son grand retour à la cour, au bal costumé des Tuileries, déguisée en reine d’Étrurie. On l'adore autant qu'on la déteste. Elle attire dans ses filets les personnages les plus illustres, dont Bismarck et Adolphe Thiers. La Castiglione enchante cette cour de parvenus qui voudraient revivre à tout prix les fastes de l'ancien régime. Elle fait sensation à chaque fois et voudrait prolonger cette impression d'être exceptionnelle aux yeux des autres. Elle trouve rapidement le moyen d'y parvenir. Pour immortaliser ses tenues et satisfaire son narcissisme, Virginia décide, comme beaucoup de personnes aisées à l'époque, de se faire tirer le portrait. En effet, ce n’est pas que pour sa relation adultère et ses frasques de jeune fille capricieuse que Virginia de Castiglione mérite d’être connue. En effet, la comtesse a été pionnière dans le domaine de la photo. Elle fait une obsession de sa beauté, poussant sa fatuité jusqu’à devenir la femme de son époque à s’être fait tirer le plus de portraits. On estime sa collection à environ quatre cents clichés, un nombre incroyable pour l’époque, où la photographie n’est qu’un moyen de se présenter à la société. Mayer et Pierson, photographes très appréciés de la noblesse parisienne du dix-neuvième siècle sont notamment à l’origine de bien de ces portraits que Virginia conserve pour son plaisir personnel. Dans ses plus belles années, la comtesse se pare de robes de bal ou de jour somptueuses, de bijoux, de postiches et de perruques poudrées, elle utilise également des accessoires pour recréer un personnage, une scène, un sentiment. Elle pose également non sans plaisir des costumes style Louis XV. Pendant quarante ans, la comtesse de Castiglione s’est ainsi faite photographier sous toutes les coutures, brisant les codes du portrait de l’époque dans une démarche originale, d’une modernité étonnante. Elle pose, les jambes dénudés, dans des mises en scène qui demeurent encore aujourd’hui mystérieuses. Avec la complicité de Pierson, qui devient un simple opérateur, elle décide des décors, des mises en scène, des attitudes, donne ses instructions pour les retouches sur négatifs puis à la gouache sur les épreuves. Elle donne chair aux émotions qu'elle n'exprime jamais, ni en public, ni en privé. Elle est à la fois l'artiste et son propre modèle. Sa passion pour son apparence devient obsessionnelle. Ainsi, elle façonne sa biographie fictive, une version romancée et subsersive de sa vie, faisant fi des tabous de l'époque, en posant en fille de café, en reine étrusque, dénudant ses jambes et photographiant ses pieds. Ses clichés sont souvent érotiques, toujours troublants, parfois avant-gardistes. La comtesse en offre parfois à ses amis ou à ses admirateurs. Quand elle ne pose pas, la comtesse ne cesse de harceler l'empereur sexuellement et politiquement. Elle envoie des messages codés à Victor-Emmanuel II et à Cavour pour les tenir au courant des progrès de sa mission. Mais sans doute ses efforts sont-ils trop soutenus. À quarante-neuf ans, l'empereur tient difficilement le rythme. Commençant à souffrir de rhumatismes et de la goutte, il s'avère moins assidu auprès de Virginia. En avril 1857, alors qu'il sort de chez elle en pleine nuit avenue Montaigne, Napoléon III se fait agresser par trois malfrats. Cette tentative d'attentat, une de plus, car il en subira de multiples pendant son règne, offre un prétexte parfait aux ennemis de la Castiglione. On l'accuse sans aucune preuve d'avoir conspiré avec les présumés coupables qui seraient des révolutionnaires italiens. La comtesse est expulsée de France par décret du ministre de l'intérieur, Adolphe Billault. Son mari exaspéré, et au bord de la ruine à cause de ses frasques, divorce. Elle boucle ses valises et emporte ses précieuses photographies, visions fantasmées d'une époque qui est en train de disparaître. La Castiglione est désormais plus que jamais une lionne solitaire. Pendant près de quatre ans, elle fait le tour des cours d'Europe. À force d'intrigues, elle est enfin autorisée à revenir en juin 1861. Le couple impérial lui accorde le droit de se présenter de nouveau à la cour en 1863. Plus éblouissante que jamais, elle apparaît aux Tuileries costumée en reine d'Etrurie, indécente et incandescente. Pourtant, elle ne cristallise plus l'intérêt comme autrefois. Napoléon III, de plus en plus malade, lui accorde à peine un regard. La splendeur passée ne reviendra plus. La chute du second Empire, comme pour beaucoup d'autres, est un drame passionnel. Son amour de l'art, seul, la sauvera de l'oubli. Elle en a l'intuition en 1867. Pour la première fois, elle se rend seule en tant qu'artiste à l'Exposition universelle et y présente plusieurs clichés. Entre 1870 et 1872, fuyant la chute de l'Empire et de la Commune, elle se réfugie dans son pays natal. Mais elle sent la mort se rapprocher. Elle supporte difficilement de vieillir. En 1880, elle arrête la photographie et vit dans un appartement de la place Vendôme, aux volets toujours clos. Elle fait voiler ses miroirs pour ne pas voir sa beauté se faner. Virginia ne sort plus que la nuit, pour promener ses chiens. Hypocondriaque, et sujette à des crises d'angoisse, elle perd ses cheveux par poignées, sa bouche est étendée. Pour elle hélas, la fin s'approche. Le vingt-huit novembre 1899, Virginia de Castiglione meurt seule, à soixante-deux ans, dans son appartement parisien du quatorze, rue Cambon, parmi ses chiens empaillés. Un diplomate italien viendra fouiller chez elle en quête d'éventuels documents ou de lettres d'amants compromettantes, qu'il aurait eu pour mission de brûler. La comtesse est enterrée au cimetière du Père-Lachaise, où ses dernières volontés ne sont pas respectées. Elle avait demandé à être inhumée vêtue du négligé qu'elle portait lors d'une nuit d'amour avec l'empereur et avec ses chiens empaillés. Ses photographies, ses vêtements sont vendus aux enchères. La quasi-totalité des objets, parmi lesquels un moulage de ses jambes, est acquise par son plus grand admirateur, Robert de Montesquiou, ami de Marcel Proust. En 1913, il publie une biographie sous le nom de "La divine Comtesse." Grâce à lui, la Castiglione accède à la reconnaissance en tant qu'artiste. Son art précurseur a inauguré la photographie de mode et préfiguré le courant surréaliste. En 2000, ses clichés sont exposés au Metropolitan Museum de New York et au musée d'Orsay à Paris. Un siècle après sa mort, le charme de la Castiglione opère toujours. Bibliographie et références: - Nicole G. Albert, "La Castiglione" - Marianne Nahon, "La Comtesse de Castiglione" - Nathalie Léger, "La Castiglione" - Isaure de Saint-Pierre, "La Dame de Cœur" - Xavier Demange, "La Castiglione par elle-même" - Jean Tulard, "Dictionnaire du Second Empire" - Frédéric Loliée, "Les Femmes du Second Empire" - Alain Decaux, "La Castiglione, Dame de Cœur" - Federica Muzarelli, "Virginia Oldoini, comtesse de Castiglione" - David Lodge, "La Comtesse de Castiglione" - Josée Dayan, "La comtesse de Castiglione" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 20/11/20
Patricia regagna sa chambre d'hôtel et s'octroya le luxe rare de faire une sieste. Étendue nue sur le lit, elle avait seulement oublié d'ôter ses lunettes après la lecture de son roman. Ce fut un coup frappé à la porte qui la réveilla, deux bonnes heures plus tard. Reposée, elle bondit hors du lit et alla jeter un coup d'œil par le judas. Un livreur attendait, tenant une corbeille de fleurs dans les bras. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle découvrit un superbe bouquet de lys, une bouteille de champagne et un cadeau très soigneusement enrubanné. C'était agréable et inattendu et elle ne put s'empêcher d'être émue par ce geste si romantique de la part sans doute de l'inconnu, celui qui l'avait soumise la veille, lors de cette soirée mémorable. Elle donna un pourboire au livreur, referma la porte et ouvrit avec joie le paquet. Patricia ne fut pas étonnée de découvrir son contenu, un déshabillé en soie noire, un loup en velours de la même couleur et une paire de menottes. Elle saisit la petite carte dont elle lut le message à voix haute: "Cette soirée vous appartient. Portez le bandeau pour moi. Je passerai vous prendre à dix-neuf heures". Un peu anxieuse, elle aima pourtant sa persévérance et sa fidélité dans le lien qui les unissait. La persévérance signifiait qu'il prenait très au sérieux les sentiments qu'il éprouvait pour elle. Mais en même temps, toutes les attentions qu'il lui prodiguait la déstabilisaient. Elles ne lui laissaient pas le temps de souffler et rendaient plus difficile encore la possibilité de lui résister. Patricia songea à s'enivrer avec le champagne. Ainsi elle n'aurait pas à réfléchir ni à prendre de décision. Elle porterait le bandeau. Tout ne lui serait pas infligé à la fois, elle aurait le loisir de crier, de se débattre, mais de jouir aussi, tant il prenait plaisir à lui arracher ces indubitables témoignages de son pouvoir. Il n'était pas dans ses habitudes de fuir les responsabilités. Elle avait découvert la subtilité et la délicatesse du jeu des relations entre le maître et son esclave. Elle devait savoir indiquer à l'inconnu les limites à ne pas franchir. L'autorité absolue est un savant jeu d'équilibre, le moindre faux pas romperait l'harmonie et au-delà briserait la considération qu'ils se porteraient l'un à l'autre. Toute femme a ses limites, elle a les siennes. Il ne pourrait aller au delà des limites acceptées, moralement ou physiquement. Toute dérogation à cette règle serait dangereuse. En cela, elle s'accorderait du plaisir et une nuit d'amour car il avait la générosité de ne pas la priver d'orgasme. Patricia devrait lui accorder les privilèges de sa fonction. Lui procurer le bonheur grisant de la dominer tout en se préservant quelque indépendance, car alors la punition qui s'ensuivrait serait source de plaisir pour l'un et l'autre. Se soumettre, endurer, désobéir et jouir dans la contrainte. Elle avait pris conscience de son pouvoir sur l'homme. Car c'est une évidence qu'ignorent les non-initiés à cet univers qu'elle pénétrait, marginal et si envoûtant. Il ne serait jamais celui que l'on croit. En réalité il serait en état de dépendance totale vis à vis d'elle. Il existerait et ne trouverait sa place ou sa justification que par rapport à elle. Par ce jeu subtil de rapports de force, elle serait certainement celle qui exercerait le véritable pouvoir dans leur relation. Même s'il la pousserait certainement au paroxysme de l'épuisement et de la souffrance physiques lors de séances très éprouvantes. Elle l'accepterait tout de lui pour autant qu'il n'abuse pas trop de la situation de dépendance engendrée par l'amour qu'elle lui portait en la forçant à accepter des épreuves trop humiliantes. Elle se pencha au-dessus des lys, huma leur parfum. Elle aimait les fleurs fraîches, le champagne, le déshabillé et le symbole des menottes. Mais qui ne les aimerait pas ? Cela ne signifiait pas qu'elle était prête à succomber à la requette de l'inconnu. Et toutes ces attentions. Elle ne savait pas ce qu'il pensait vraiment d'elle. Elle avait voulu le séduire, mais en réalité, il l'avait soumise. Sur la terrasse de la suite, elle avait désiré être sodomisée et elle avait joui mais ensuite dans le reflet de la lumière de la chambre, attachée, l'homme l'avait fouettée avec sa ceinture. Les traces sur son corps la rendaient fière. Elle souhaita seulement qu'il fut également heureux, si le le supplice était le prix à payer pour que son amant continuât à l'aimer. Pour s'engager plus avant, elle aurait besoin de savoir qu'il l'aimait. Mais comment pouvait-il le lui prouver ? Lui avait-elle, à dessein, assigné une tâche impossible ? Avait-elle aussi peur qu'il le pensait ? Patricia portait un collier de soumission mais elle n'avait pas les clefs, encore moins celles des chaînes de leur relation amoureuse. Les règles de leur jeu. Elle se sentait incapable de répondre à toutes ces questions. Elle prit la paire de menottes et le bandeau. Elle fit glisser ce dernier entre ses doigts. Devait-elle poursuivre leur relation et offrir une chance à ce lien si fort qui les unissait ? Elle n'aurait su le dire mais secrètement elle l'espèrait. Son corps l'exigeait. Alors que dix-neuf heures approchait, elle se doucha, et s'habilla. Une simple robe légère, et en dessous une paire de bas tenue par un porte-jarretelle; porter des sous-vêtements aurait été maladroit. Elle noua le bandeau sur ses yeux. Les cinq minutes passèrent trop vite et lorsqu'on frappa à la porte, elle se sentit la gorge sèche. Elle l'entendit rentrer. Sa voix profonde, sensuelle, fit courir un frisson le long de son dos et naître aussitôt le désir au creux de ses reins, de son ventre. Déjà, ses seins se dressaient, pressant la soie de son décolleté. Très vite, elle compris qu'elle avait pris la bonne décision. Et qu'importe ce qu'il adviendrait ensuite, elle était prête à vivre tous ses fantasmes. - Il y a une chose qu'il faut que vous sachiez si vous me prenez en charge ce soir. - De quoi s'agit-il ? - Je ne porte pas de lingerie. Par conséquent, je suis nue sous ma robe. - J'aimerais beaucoup voir. Les doigts tremblants, elle saisit l'ourlet et fit remonter le tissu le long de sa cuisse. Jamais elle ne s'était sentie aussi indécente et elle adorait cela. Elle écarta légèrement les cuisses. Elle se sentait déjà humide, prête pour lui. S'il ne la touchait pas très vite, elle allait s'évanouir. Il laissa un doigt glisser vers l'intérieur de son entrecuisse, puis il effleura son clitoris. Patricia frissonna, le corps parcouru de sensations délicieuses. - Nous n'allons pas faire l'amour ? - D'abord, nous allons poursuivre votre apprentissage. Avez-vous aimé la séance d'hier ? - Oui, je vous aime quand vous me dominez. Elle se sentait rassurée. Il lui ordonna de se déshabiller totalement et de se débarrasser de ses talons hauts. Il glissa quelque chose de doux et de soyeux autour de ses poignets et l'attacha. Elle testa ses liens. Elle pouvait bouger de quelques centimètres. Ce qu'elle fit, et dans la position où elle se trouvait, le désir crût soudain dans ses reins. Alors il décida de la contraindre, les bras maintenus dans le dos à l'aide de la paire de menottes métalliques. - Je voudrais vous fouetter, et cette fois, je vous le demande. Acceptez-vous ? - Vous connaissez la réponse, je vous aime. Il lui enchaîna les mains au dessus de sa tête, à l'anneau fixé au plafond qui soutenait le lustre de la chambre. Quand elle fut ainsi liée, il l'embrassa. Lorsqu'elle reçut le premier coup de fouet, elle comprit qu'il s'agissait d'un martinet souple utilisé de façon à lui chauffer le corps avant d'autres coups plus violents. Puis, du martinet, l'homme passa à la cravache. Elle en devina la morsure particulière au creux de ses reins. Cela devait être une cravache longue et fine, d'une souplesse trompeuse et d'un aspect presque rassurant. Maniée avec précision et nuance, chaque coup reçu lui semblait différent, selon que la mèche de cuir la frappait à plat, ou au contraire sur toute la longueur de la tige. Patricia oublia toutes ses résolutions pour se mettre à crier sous la morsure intolérable des coups. Le tout avait duré une dizaine de minutes. Il s'arrêta. Elle ressentit un apaisement. L'inconnu lui ôta le bandeau qui la rendait aveugle. Un sourire sur son visage. Quand il la prit dans ses bras, le coton de sa chemise lui agaça la pointe des seins. Il l'embrassa, l'étendit sur le lit, se coucha contre elle, et lentement et tendrement, il la prit, allant et venant dans les deux voies qui lui étaient offertes, pour finalement se répandre dans sa bouche, qu'ensuite il embrassa encore. Elle trouva la force de lui répeter qu'elle l'aimait. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 15/11/20
Il y a plusieurs semaine que nous parlons par messagerie , sms, telephone. Presque à chaque fois mon corps se met a trembler. juste en l'entendant me saluer avec un tutoiement et moi répondre lui " bonsoir Madame". je suis donc dans le train , quelques heures et je serai arrivé. Enfin la gare. je descends j’aperçois sa voiture, la porte est entre ouverte je monte Bonjour Madame dis je Elle me tend un bandeau noir évidement je le mets a mes yeux, nous roulons un long passe dans le silence elle ne dis pas un mot je me lance pour meubler ce silence difficile - chut dit elle en donnant une légère claque caresse sur ma cuisse le temps passe , je me tortille , j'entends une porte de garage. la voiture s'arrete - descend me voila dans le noir dans cet espace.sa mains se pose sur mon coude et me guide nous montons je sent une pièce meublé autour de moi du chauffage -déshabille toi je m’empresse d’obéir. je suis nu je me sent vulnérable je sent sa main soulevé mon sexe . immédiatement il durci elle pose un morceau de glace dessus je me rétracte elle fait glisser un anneau de métal a la base ces doigts de nouveau m’effleurent et mon font me durcir de nouveau la glace je sent une cage de métal qui commence a m'enserrer ces doigt et la glace alterne pour me faire entrer le métal de la cage rejoint l'anneau j'entent le cadenas se fermer elle m’ôte le bandeau. je suis encore plus vulnérable en la regardant je sent ce poids entre mes jambes mais ce n'est pas i inconfortable il y a un peu d'espace elle va s’asseoir dans un canapé elle me montre un bar sert moi un whisky ordonne t'elle doucement j'y vais e sent son regard sur moi prés des bouteilles est poser une cravache. je l'effleure du bout des doigts elle a remarque bien sur et souris je me rapproche lui tendant son verre elle écarte doucement les jambes et ordonne lèche mon sexe c'est tendu la cage le bloc ça fait mal. elle perçu ma douleur et en sourit je descends a genoux et pose ma bouche délicatement sur ses lèvres intimes déjà legeremnt humides mon sexe me brûle je sent le métal entrer me serrer me comprimer ma langue s'active lentement. je ressent une excitation folle en meme temps que cette douleur ses doigt attrape mes tétons les étires je gemis de douleur de plaisir jesentmon sexe empeche et j'en souffre je continue elle jouis brutalement. j'aimerai beaucoup manger une mousse aux chocolat me dit elle en me montrant la cuissine mon sexe durement comprimé le fait mal
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Par : le 15/11/20
Assise en tailleur, les yeux bandés, vêtue d'un corset en cuir, j'attends bien sagement le Dominateur qui réussira à faire de moi sa soumise. Les candidats sont nombreux, mais celui qui arrivera à trouver mes points faibles pourra assouvir ses moindres désirs dans le respect de la soumise que je suis. Le jeu est lancé.... Un 1er candidat vient vers vous d'un seul regard je savais d'avance qu'il ne trouverait pas, il essaya mais aucune réaction de mon corps...un 2ème se présenta devant, je mis à genou, commença à me caresser les bras et les jambes...rien y fait....puis un 3ème..jusqu'à ce qu'un candidat réussissa à me faire frissonner de plaisir, à me faire gémir doucement...il avait enfin trouvé ce qui me faisait craquer. J'ai donc choisi ce Dominateur et lui offrir mon corps. En bonne soumise, je commença à l'appeler Monsieur, et que je mettais à disposition mes attributs...chose qu'il apprécia énormément. Il me demanda de me remettre dans la position dans laquelle j'étais, me demanda de lui tendre les mains afin qu'il puisse me les attacher, de fermer les yeux... Et de lui faire confiance. Il commença à me caresser la chatte avec un plumeau puis parcouru tout mon corps avec..je frissonnais de plaisir.. Il me mit très vite à l'aise. Je sentis son souffle sur ma peau, puis sa langue, et ses mains prendre mes mamelles, me les titiller et faire durcir mes tétons afin de pouvoir utiliser le pince téton.. La douleur est intense mais je me contrôle afin de ne pas subir de punition, puis sa langue descendit sur mon clitoris, la jouissance fut intense car mon corps se cambra sous l'effet de sa langue, il me pénétra avec 2 de ses doigts et vit qu'il pouvait insérer plus... Mon corps n'arrêta pas de bouger tellement le désir est intense et jouissif à souhait.. Il m'ordonna de me mettre sur le dos et d'écarter encore plus les jambes afin qu'il puisse avoir accès plus facile à ma chatte... Ces doigts font des va et vient de plus en plus rapide..je me contracte pour ne pas lui montrer que j'étais une femme fontaine, mais il décida de continuer et me présenta sa bite en bouche afin que je me laisse faire et que je lui donne aussi du plaisir, le désir monta autant chez lui que chez moi Plus j'accelerai la mise en bouche plus ses doigts s'enfonçait en moi, il sentit que je me laissais de plus en plus faire et réussissa à ses fins, à ce que je me libére mais il se libéra en même temps tellement l'excitation fut intense pour lui, la semence était une partie en bouche et l'autre sur mon visage. Notre regard se croisa et nous avions deviné sans se dire un mot que l'un comme l'autre nous avions apprécié ce qu'il venait de se passer.. Comme quoi même sans penetration la jouissance est là et peut être différente et les sensations plus forte. La mise sous collier se fera certainement au fur et à mesure de nos échanges et rencontres....ou pas....
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Par : le 13/11/20
Une séance qui devait être banale : le premier volet des Animaux fantastiques. En couple, je suis allée regarder ce film qui se déroule dans un de mes univers préférés. Je m'assois, lui est à ma gauche, on discute, on s'embrasse, la séance débute. Je me concentre alors sur le film. Et puis au bout de quelques minutes, je sens sa main glisser sur mon ventre. Je le regarde dans l'obscurité, la lumière de l'écran éclairant son visage par à-coups. Je le trouve beau avec ses lunettes, son petit nez et ses taches de rousseur d'éternel adolescent. Il semble très concentré sur le film. Ce n'est qu'une impression. Il commence à me caresser le bas ventre avec sa main droite. Je suis surprise. La douceur de ses doigts fait apparaître une vague de plaisir en moi. Cette main qui m'a faite si souvent vibrer... Comme un défi, j'essaye tant bien que mal de suivre l'histoire.... Il glisse lentement ses doigts au niveau de mon entrejambe. Après un énième passage, je ne réprimer un gémissement. Je regarde à côté de moi, gênée de ne pas m'être contrôlée... Nous sommes au dernier rang, il est près du mur. Les personnes les plus proches sont un couple plutôt jeune qui se trouve juste devant nous.... Je le regarde, inquiète : "Il y a du monde devant nous". En guise de réponse il met sa veste sur mon ventre. Il commence alors à déboutonner ma jupe. Bouton par bouton. Puis il glisse ses doigts dans ma culotte et me chuchote "Mais pourquoi tu es toute mouillée alors?" Il n'a pas tort, je mouille tellement... Avec son index, il continue à se déplacer dans ma culotte. Je sens qu'il alterne entre mes lèvres, chaque mouvement me procurant encore plus de plaisir. Je devine qu'il ne souhaite pas toucher mon clitoris tout de suite. Il joue avec moi. Mais le mouvement de ses doigts ne peut l'éviter indéfiniment et je sens de plus en plus une onde de plaisir m'envahir. La douceur de ses doigts me rend folle. Je transpire de toute part. À partir de ce moment là, il me regarde dans les yeux, son regard me fait comprendre qu'il est bien déterminé à aller jusqu'au bout, à me faire jouir, ici, maintenant... J'essaye tant bien que mal de me concentrer de nouveau sur le film, je ne veux pas avoir de problèmes avec le couple devant nous ou avec le cinéma. Je ne connais pas bien les lois mais je me doute bien que faire l'amour dans un cinéma n'est pas quelque chose qui est autorisé. A l'écran, le héros principal, lui, court après une sorte de taupe dans une banque. C'est à ce moment là qu'il décide de s'occuper de mon clitoris. Cette fois, je ne peux retenir un râle de plaisir qui fait sortir un son de ma bouche, ce bruit est assez fort pour que la personne devant moi se retourne. Elle est blonde, assez jolie, la vingtaine. Elle regarde vers ma direction essayant de trouver la source de ce bruit étouffé. A ce moment là, je tourne la tête pour lui faire croire que ce bruit vient de ma droite, ma réaction est assez convaincante pour qu'elle tourne, elle aussi, la tête de ce côté là. Le temps de son inspection visuelle je me fige, essayant de penser à autre chose que les doigts mouvants de mon amoureux entre mes cuisses. Au bout de quelques secondes qui me paraissent une éternité, elle se retourne, je l'entends pester contre "ces gens qui font du bruit au cinéma". Mon amoureux, lui, continue et fait glisser un doigt entre mes lèvres, avec un autre, il titille mon clitoris. Je ne peux m'empêcher de le regarder, Je ne peux m'empêcher de le regarder, mes yeux le supplient d'arrêter mais il continue, impassible. Les décharges de plaisir se succèdent à un rythme de plus en plus rapproché, mes mains serrent les accoudoirs de mon fauteuil tellement fort que je dois pour toujours y avoir inscrit la forme de mes doigts. Je sens le contact de ses doigts sur mon sexe. Il décide alors de rentrer en moi. Son geste m'oblige à me mordiller les lèvres pour ne pas faire de bruit et alerter nos voisins. Je le sens faire un va-et-vient, je ressens un plaisir si grand que je l'embrasse très fort. "Tu veux que j'arrête ?" me demande-t-il en souriant. Mon corps et mon cœur sont tiraillés. "Non, vas-y, fais-moi jouir" lui murmuré-je. Il intensifie ses mouvements de doigts, je le sens rentrer, sortir à de multiples reprises, chaque centimètre de mon vagin en feu se contractant devant tant de plaisir...Il décide alors de se stopper et, à ma grande surprise, se glisse discrètement hors son siège. Il se met à genoux devant moi, sous sa veste. Il se faufile jusqu'à mon entrejambe et je sens sa petite langue, si agile, commencer à me lécher. Elle commence un ballet ininterrompu, gauche, droite, haut, bas, il s'applique à passer sur chaque millimètre carré de mes lèvres et de mon clitoris, ma cyprine ayant à peine le temps d'apparaître qu'il la lèche déjà... Au bout de quelques secondes, je sens un plaisir infini m'envahir, mes deux mains attrapent ses cheveux et bloquent son visage contre mes lèvres. Cette fois-ci, c'est moi qui mène la danse. Je fais bouger mon bassin de plus en plus fort. Je sais qu'il aime cette situation où il est faible, à moi, où son seul et unique objectif, c'est de me faire jouir. Je sens à un moment qu'il tente de m'échapper, sans doute essaye-t-il de me montrer qu'il a le contrôle, mais je resserre mon étreinte sur lui. Sa bouche est bloquée contre mes lèvres. Il ne peut m'échapper. Je sens sa langue me lécher inlassablement et une vague de plaisir immense m'envahir. Mon clitoris exulte devant tant de sensations, mes tétons continuent de poindre, je suis toute rouge, je ne peux retenir quelques gémissements. Ma respiration s'accélère. Heureusement pour moi, ces bruits sont couverts par la scène d'action se déroulant sur l'écran. Il continue, je me sens au bord du précipice, je lance de nouveaux gémissements, je sens que je vais jouir, je me prépare à ce qu'il va arriver. J'ai beau ne pas voir son visage, le sentir bouger le sentir bouger entre mes cuisses m'excite terriblement. Je profite de ces instants magiques. Je vais jouir, sa langue dans mon vagin me titille comme jamais... Sa bouche doit être inondée et il continue cependant à faire tournoyer sa langue en moi.... Au bout d'un instant, mes muscles se contractent. Mes lèvres sur son visage, mes mains le tenant par l'arrière du crâne, je jouis d'un bruit couvert par les enceintes et je le sers tellement fort qu'il en a le souffle coupé pendant quelques secondes... Je mets plus d'une minute à m'en remettre, mes mains naviguant dans sa chevelure. Enfin, il se lève, approche son visage au mien et Enfin, il se lève, approche son visage au mien et je lui murmure "Merci, je t'aime mon amour". Je sors de mon sac à main un mouchoir que j'utilise pour l'essuyer... Le contour de sa bouche est couvert de ma cyprine. Une fois nettoyé, je le couvre de baisers. Il s'assoit et me tient la main. Je me blottis contre son torse, heureuse de l'avoir comme amoureux. Ensemble nous essayons de rattraper le fil de l'histoire. Au cinéma, ce soir-là, la magie n'a pas eu lieu que sur l'écran… @lapetitelangue
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Par : le 13/11/20
On dit que les femmes sont compliquées. Pourtant, j'ai souvent le sentiment que vous l'êtes bien davantage, Messieurs. Je ne parle pas évidemment de ceux que je qualifie de "machos imbéciles", qui croient que le fait d'avoir une bite leur donne tous les droits. Non, je parle des hommes, de ceux qui s'assument pour ce qu'ils sont, cet étrange mélange de force et de faiblesses. De ceux qui pensent que rien n'est jamais acquis, qui souvent doutent d'eux-mêmes, mais sans jamais oser le reconnaître. Parce qu'un homme, ça ne doit montrer de faiblesses. _______________ Il est vrai que nous ne vous facilitons pas toujours les choses, avec nos exigences parfois contradictoires. Quand nous vous demandons à la fois d'être le Mâle protecteur, dans les bras duquel nous aimons à nous réfugier, mais en même temps de respecter notre liberté, de nous considérer comme vos égales quand bien même parfois nous vous voulons aussi violents, pervers, dominateurs. _______________ Le monde d'avant était plus simple, lorsque chacun s'en tenait au rôle qui lui était dévolu par la société et les "gens bien". Lorsque c'était l’homme qui assumait l'entretien du foyer, la femme qui s'occupait des gosses et de le servir. Lorsque le sexe, le plaisir, la jouissance étaient votre privilège. Que nous n'avions pas notre mot à dire. Lorsque celles qui se voulaient libres d'assumer leurs désirs étaient considérées comme des salopes, des filles faciles, de mauvaise vie, aux services desquelles vous n'hésitiez pas à recourir cependant. Puisque vous considériez que c'était votre droit. Mais ce monde-là n'existe plus. Et, s'il était plus simple et confortable, en particulier pour vous, je ne suis pas sûre qu'il doive être regretté. Y compris par vous. Parce que cette liberté, qui est la nôtre désormais, à nous les femmes, qui exigeons de vous d'être traitées comme vos égales, quand bien même nous voulons aussi parfois nous soumettre à vous, en vous reconnaissant et en vous appelant nos "Maîtres" c'est aussi le prix à payer pour votre liberté à vous. Celle de vous assumer, d'assumer vos désirs, quels qu'ils soient, pour les partager avec nous. _______________ Le BDSM n'est paraît-t-il plus pour les psy made in USA (DSM5) une perversion mais une "paraphilie", terme générique regroupant l’ensemble des sexualités dites déviantes quant à leur objet de fantasmes et/ou leur objectif (exemple : faire ou aime souffrir)". Youpi. Cela étant, je m'en fous. Parce que je n'aime pas les cases et que peu me chaut dans lesquelles on me range. Parce que ma relation avec mon Maitre ne rentre dans aucune de ces cases. Et que si je devais la qualifier aujourd'hui, je dirais qu'il s'agit avant tout de notre façon à nous de vivre différemment les rapports hommes-femmes, dans le respect, la complicité, la confiance en l'autre et la violence de nos plaisirs partagés. En assumant d’être chacun nous-mêmes. _______________ Merci, Maxime, merci Maitre, d'être ce que tu es, d'être ce que vous êtes. En me permettant de contribuer à construire ensemble ce que nous sommes.
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Par : le 10/11/20
Marie-Adelaïde, mère de Louis XV, appartient à l’illustre maison de Savoie qui, pendant plus de deux siècles, aura la gloire de placer sur les plus puissants trônes d’Europe les princesses les plus convoitées. Marie-Adelaïde de Savoie, née en 1685, n’avait que onze ans lorsqu’elle fut promise comme épouse au duc de Bourgogne pour cimenter l’alliance entre la France et le Duché de Victor-Amédée II. Son tempérament, son caractère enjoué, sa fantaisie séduiront Louis XIV et Madame de Maintenon, son épouse morganatique et la cour qui, confrontée à la vieillesse du roi, périssait d’ennui. L’adoration dont la duchesse a été l’objet ne doit pas masquer qu’elle mena, assez rapidement après son mariage et tandis que son époux le duc de Bourgogne s’adonnait à la piété, une vie de débauche où se mêlaient jeux, amours et ivresses. Y aurait-il pire à lui reprocher ? L’intimité qu’elle partagea avec Louis XIV lui aurait permis, à la demande de son père, de pénétrer des secrets d’État en vue de déjouer les stratégies françaises pendant la longue guerre de succession d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol, Charles II et qui opposa plusieurs puissances européennes. Marie-Adélaïde de Savoie naît le six décembre 1685. Elle est la fille d’Anne-Marie d’Orléans et de Victor-Amédée II de Savoie. Celui-ci s’est engagé dans la ligue d’Augsbourg, contre la France, en 1686. Cependant, dès 1692, le duc de Savoie, prêt à changer de camp quand il s’agit de l’intérêt de son pays, entretient des rapports secrets avec la France. En 1696, un accord de paix est trouvé avec à la clef, l’union du petit-fils aîné de Louis XIV, le duc de Bourgogne, avec Marie-Adélaïde de Savoie. Il est convenu que la princesse vivrait à la cour de Versailles jusqu’à son mariage, afin de se familiariser plus aisément aux coutumes de son pays d’adoption. En dépit de son jeune âge, Marie-Adélaïde connait déjà beaucoup de choses sur la cour de France, grâce à sa mère, nièce de Louis XIV, et sa grand-mère paternelle, Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie, arrière petite-fille d’Henri IV. Consciente du rang élevé qu’elle va occuper un jour grâce à son mariage, Marie-Adélaïde écriera à sa grand-mère: "Je crois que je ne vous donnais guère de joie et que vous auriez bien voulu un garçon, mais je ne puis douter que vous m’ayez pardonné d’avoir été une fille." La princesse épouse, par procuration, l’héritier de la couronne de France le quinze septembre 1696, puis prend le chemin de la France où elle doit être accueillie par la famille royale. Marie-Adélaïde naît et grandit au sein d'une famille très francophile. Elle aime la fête, la chasse, les plaisirs et sait faire preuve de charité. Marie-Adélaïde y arrive le quatre novembre 1696. Outre Louis XIV et Monseigneur le dauphin, père du duc de Bourgogne, la princesse rencontre, pour la première fois, son grand-père maternel, Philippe d’Orléans, dit Monsieur. De suite, la piémontaise éblouit par sa grâce, son maintien et la dignité dont elle fait preuve malgré son jeune âge. Sachant ce que représente la marquise de Maintenon pour le roi, Marie-Adélaïde n’hésite pas à l’appeler "ma tante" en privé. Louis XIV et son épouse morganatique sont définitivement sous le charme de la jeune princesse. Le monarque confie: "Je souhaiterais que sa mère soit ici, témoin de notre joie”. La jeunesse d’Adélaïde adoucit ses journées et il n’est pas rare que le roi fasse sauter celle-ci sur ses genoux lorsqu’il travaille dans les appartements de Mme de Maintenon. Les courtisans sont divisés au sujet de la jeune duchesse. Certains avancent qu’elle n’est qu’une enfant gâtée qui ne se prive pas de toucher à tout en espionne, d’autres, qu’elle est “le rayon de soleil du roi”. Quant à son futur époux, Marie-Adélaïde ne peut le voir qu’une fois par semaine. Tandis que le duc de Bourgogne parfait son éducation, la princesse de Savoie tient déjà la première place féminine auprès de Louis XIV, qui ne cesse de la divertir par des séjours à Marly. À Versailles, la princesse embellit la Ménagerie par des peintures et des dorures. Les courtisans “rajeunissent de la vivacité de Marie-Adélaïde” et n’hésitent pas à jouer à colin-maillard avec la princesse. Mme de Maintenon témoigne, dans ses lettres à la duchesse Anne-Marie, du “transport de joie d’avoir reçu un tel trésor” en évoquant Marie-Adélaïde. La duchesse rechigne pourtant à se rendre à Saint-Cyr avec Mme de Maintenon et préfère s’amuser, ce qui ne lui passera pas. Son époux, le duc de Bourgogne lui vouera une véritable passion amoureuse tandis qu’elle prend des amants lorsque le jeune Louis est à la guerre et ne répond que rarement à ses lettres. Marie-Adélaïde s’attire des remontrance mais elle se plaint que son mari est trop sérieux. Si la princesse égaille Versailles, elle a aussi ses défauts, à commencer par une paresse intellectuelle. La marquise de Maintenon ne s’en inquiète pas, avançant qu’il “ne faut pas songer à faire la princesse savante. Il faut se borner à lui apprendre certaines choses qui entrent dans le plaisir de la conversation." Le sept décembre 1967, Marie-Adélaïde de Savoie épouse, en la chapelle du château de Versailles, Louis de France, duc de Bourgogne. Cependant, le mariage ne change rien à l’emploi du temps du couple. La jeune duchesse n’est pas encore nubile et elle ne pourra goûter à la vie conjugale qu’à partir de l’année 1699. En attendant, la compagnie de la duchesse de Bourgogne est recherchée par de nombreuses personnes, à commencer par le roi. La jeune princesse est de tous les divertissements et a su toucher le cœur de son beau-père, Monseigneur, ainsi que de son grand-père, Monsieur, qui l’adore. Elle perd celui-ci en juin 1701, emporté par une crise d’apoplexie. Louis XIV, qui entend ne rien montrer de sa douleur, peut alors compter sur le soutien de Marie-Adélaïde. Mais en août, la princesse est frappée une fièvre entraînant des complications telles que l’on craint réellement et sincèrement pour sa vie. La duchesse de Bourgogne se rétablit après dix jours d’angoisse. Cependant, dès sa convalescence, son époux retombe immédiatement en dévotion, persuadé que la maladie de sa femme est un signe de Dieu. Le comportement très pieux de Louis éloigne de lui Marie-Adélaïde, qui n’entend pas renoncer aux plaisirs des divertissements de la cour. Lorsqu’en 1702, son époux part dans les Flandres rejoindre l’armée, elle ne lui écrit pas, s’attirant les remontrances de Mme de Maintenon. À la cour, il se murmure alors que la duchesse prend des amants. Pour blesser la jeune femme, une rumeur se répand, selon laquelle elle est incapable de donner un héritier à la couronne. Lorsque le duc de Bourgogne regagne Versailles, Marie-Adélaïde se veut plus proche de son époux, qui fuit les divertissements. Après plusieurs espoirs déçus de maternité, la duchesse donne naissance à trois princes, Louis (1704-1705), Louis (1707-1712), et Louis (1710-1774), duc d’Anjou et futur Louis XV. Lorsqu’elle perd son fils aîné en 1705, Marie-Adélaïde se réfugie dans la religion, aux côtés de son époux. Elle écrit à sa grand-mère que Dieu “l’accable de toutes sortes de chagrins” pour l’attirer vers lui. Car la perte de son enfant n’est pas le seul malheur qui frappe la duchesse de Bourgogne. Tout d’abord heureuse que sa sœur cadette, Marie-Louise de Savoie, ait épousé Philippe V d’Espagne, la princesse est ensuite abattue lorsque bientôt son père, Victor-Amédée II, s’engage dans une guerre contre la France et l’Espagne. Les deux sœurs s’unissent dans leur malheur, comme en témoigne leur correspondance. À l’annonce du décès du petit duc de Bretagne, en 1705, la jeune reine d’Espagne écrit: "Pour moi, qui ne suit que tante, j’ai toujours mon cher neveu dans la tête, il me semble pourtant que je l’aimais plus que les tantes ne doivent aimer leurs neveux, car je le regardais comme mon propre enfant”. Lorsqu’elle met au monde l’héritier du trône d’Espagne, en 1707, Marie-Louise demande à la duchesse de Bourgogne d’être la marraine du prince. En 1708, le duc de Bourgogne part en Flandre prendre le commandement de l’armée. Suite au désaccord entre le prince et le maréchal de Vendôme, l’armée française recule, plie devant l’ennemi. À la cour, l’honneur du petit-fils de Louis XIV est bafoué par un grand nombre de courtisans qui soutiennent le maréchal de Vendôme, et qui rejettent toutes les erreurs militaires sur le duc de Bourgogne. Marie-Adélaïde, appuyée par les Orléans, défend la cause de son époux en “fière protectrice de l’honneur du prince”, à la grande surprise des alliés du maréchal de Vendôme. La princesse fait pencher la balance en faveur du duc de Bourgogne en ralliant à sa cause Mme de Maintenon. Face aux injures et aux calomnies dont on couvre son époux, Marie-Adélaïde perd de sa joie de vivre et est victime de plusieurs fluxions, rappelant à tous sa santé fragile. Après le retour du duc du Bourgogne, en décembre, la princesse bat froid au maréchal de Vendôme, réussissant même à lui faire interdire l’entrée à Marly et à Meudon, sa seule présence lui étant devenue tout simplement insupportable. Devant la détermination de son épouse à sauvegarder son honneur, le duc de Bourgogne décide de faire de sa mère, sa conseillère. Épouse dévouée, la princesse est également une mère aimante, suivant de près les progrès de son fils, le duc de Bretagne, “charmant dans toutes ses manières”. Bientôt, la duchesse de Bourgogne favorise le mariage du duc de Berry, son beau-frère, avec Mademoiselle d’Orléans. Bien que le dauphin et une partie de la cour n’y soient pas favorables, le roi cède à sa petite-fille. Marie-Adélaïde sera bien mal récompensée de son intervention, la duchesse de Berry se montre rapidement bien moins douce et facile que l’on ne le pensait. La duchesse de Bourgogne devient dauphine à la mort brutale de Monseigneur, survenue le quatorze avril 1711. Devenue la première dame du royaume, Marie-Adélaïde est très jalousée par les filles illégitimes de Louis XIV, la princesse de Conti et la duchesse de Bourbon, ainsi que par la duchesse de Berry. La dauphine n’en a cure et se console en répétant “Je serai bientôt leur reine” et son fils aîné fait sa fierté pour son bonheur. Le six février 1712, la dauphine se sent mal, victime d’une forte fièvre et de douleurs entre l’oreille et la mâchoire. Son époux la veille et les médecins sont optimistes. Le roi et Mme de Maintenon prennent des nouvelles de Marie-Adélaïde dont l’état empire le 10 février, après que la rougeole ait été diagnostiquée. Le dauphin est écarté de la chambre de son épouse, tandis que Louis XIV est résolu à ne pas quitter le chevet de sa petite-fille. La princesse s’éteint le soir du douze février, laissant un époux inconsolable. Dans un moment de lucidité, elle avait confié à ses dames d’honneur: “Princesse aujourd’hui, demain rien, dans deux jours oubliée”. Sa disparition cause également au roi l’un de ses plus grands chagrins, “la seule véritable douleur qu’il ait eue en sa vie” d’après le duc de Saint-Simon. Quant à Mme de Maintenon, elle perd, avec Marie-Adélaïde “la douceur de son existence." En 1712, la famille royale doit faire face à une épidémie de rougeole. Lors de l’autopsie, les médecins constatent que la dauphine était enceinte de six semaines. Le “sang brûlé” qu’ils trouvent à l’ouverture du corps alimente des rumeurs d’empoisonnement d’autant que l’autopsie ne révèle “aucune marque de rougeole, ni de petite vérole, ni de pourpre sur son corps”. Il se peut que, ce qui a été diagnostiqué comme étant la rougeole soit en fait une infection dentaire, d’où les douleurs sous la tempe que la dauphine a eu au début. Cette infection aurait dégénéré en septicémie, et emporté la princesse. Avec Marie-Adélaïde, “s’éclipsèrent joie, plaisirs, amusements mêmes et toutes espèces de grâces, les ténèbres couvrirent toute la surface de la cour”. La princesse avait, un jour, demandé au duc de Bourgogne qui il épouserait si elle devait décéder la première. Le prince lui avait alors répondu: "J’espère que Dieu ne me punira pas assez pour vous voir mourir et, si ce malheur arrivait, je ne me remarierais jamais car, dans les huit jours, je vous suivrais au tombeau." Le dauphin tiendra parole, ayant contracté la rougeole au chevet de sa femme, il décède le dix-huit février, bientôt suivi du duc de Bretagne, le huit mars 1712. Tout ce qui reste alors de Marie-Adélaïde, c’est le duc d’Anjou, un enfant de deux ans, de constitution fragile, qui, pourtant, deviendra Louis XV après le décès du Roi-Soleil. Bibliographie et références: - Fabrice Preyat, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Annie Pietri, "Le sourire de Marie-Adélaïde" - Jacques-Henri Sauquet, "la vie de Marie-Adélaïde" - Pierre Lemarignier, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Anne-Marie Desplat-Duc, "Les Colombes du Roi-Soleil" - Martial Debriffe, "La duchesse de Bourgogne, mère de Louis XV" - Annie Jay, "Adélaïde, princesse espiègle" - Sabine Melchior-Bonnet, "Louis et Marie-Adélaïde de Bourgogne" - Simone Bertière, "Les Femmes du Roi-Soleil" - Yvonne Brunel, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Alexis Chassang, "Marie-Adélaïde de Savoie" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/11/20
Beaucoup de personnes ne font pas la différence entre dominer et profiter d'autrui, prendre en mains, éduquer, soumettre, appelez ça comme vous voulez, ce doit d'être avant tout bienveillant. Le but est d'épanouir et non de détruire autrui, cela n'est profitable ni pour le bourreau ni pour la victime... Si vous êtes repoussé par le BDSM, ne le pratiquer pas. Et surtout ne profitez pas du BDSM pour vous défouler sur une personne qui vous fait pleinement confiance et crois en vous ! L'imagerie BDSM imprègne la société et il peut semble facile de dominer et de prendre en mains, c'est pourtant une place de responsabilité à ne pas négliger. Henry Kissinger a jadis qualifié le pouvoir d '«aphrodisiaque ultime». Les rois et les nations se sont battus pour dominer les autres. Le capitalisme suppose un monde où réussir signifie exercer un contrôle. Et dans le sport, les joueurs s'efforcent d '«humilier» leurs adversaires. Mais dans le BDSM, le pouvoir est accompagné par de grandes responsabilité (oui comme le dit oncle Ben à Spiderman ;) ) Alors après on peu se demander quel genre de personne se sent sexuellement excité par la douleur? Beaucoup de gens qui sont parfaitement normaux à tous égards. Encore une fois, pensez au sport: lorsque les joueurs de football font des jeux brillants, les coéquipiers se tappent souvent les fesses, au football américain c'est même parfois bien plus violant. Les destinataires acceptent cet «abus» avec reconnaissance comme un signe d'appréciation et d'affection. Ou encore imaginons une randonnée sur une montagne. Vous avez des coups de soleil. Les épines vous griffent les jambes. Et au moment où vous atteignez le sommet, vous êtes endolori et épuisé. Pourtant, vous vous sentez euphorique. Malheureusement, les médias BDSM ont grossièrement déformé la douleur que subissent les soumis(e). C'est plus théâtral que réel. Lorsqu'il est exécuté par des dominants éthiques et bienveillants («doms» ou «tops»), le BDSM n'est jamais abusif. «C'est toujours consensuel», déclare Jay Wiseman, auteur de SM 101. «Les abus ne sont pas.» Vous n’avez pas besoin de contraintes, de bâillons ou de fouets pour maltraiter quelqu'un. Et heureusement un bon dominant n'a pas besoin d'accessoire pour inspirer l'envie à sa soumise de le servir. Mais entre des mains aimantes, l'équipement augmente l'excitation sensuelle, permettant aux deux pratiquants de profiter de leur interaction, ou «scène», comme un plaisir érotique, propre et agréable. » Lorsque le BDSM inflige une vraie douleur, il est toujours soigneusement contrôlé avec le soumis(e) («sub» ou «bottom») et les vrais dominants sont toujours dans la juste mesure. La douleur n'est pas un but mais un moyen, toujours. Le plaisir dans la douleur à une nuance et beaucoup préfèrent l'appeler sensation intense ce qui leur procurent du plaisir. «Ils ressentent la douleur des piqûres d'abeille ou d'un coup de poing au visage exactement comme n'importe qui d'autre», dit Wiseman, «et ne l'aiment pas autant.». Aussi tout est une question de forme. Et le plus important est de garder à l'esprit que le BDSM est surtout une relation humaine dans laquelle chacun se doit s'épanouir et se compléter comme deux organismes symbiotiques.
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