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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Il est des femmes dont le seul nom incite au respect. Point donc d'image de cul pour parler de l'illustre Théano, l'épouse de Pythagore (étymologiquement, Pyth-agoras : « celui qui a été annoncé par la Pythie »), le grand initié. Cette femme d'exception avait réussi à faire interdire à Crotone les violences faites aux femmes. Elle avait des millénaires d'avance.
Ce qui peut être le plus beau chez une femme, ce ne sont pas ses jambes, son cul, ses seins, sa bouche, ses lèvres (toutes), ses chevilles, sa chatte, et j'en passe...non, ce qui peut être le plus beau c'est son intelligence; Cela force toujours au respect. C'est si vrai que lorsque la secte de Pythagore sera détruite et passée par le feu, Théano sera épargnée. Même les foules en furie sont intimidées par une femme dont on peut voir, elle porte cela sur elle, qu'elle est d'une intelligence exceptionnelle. On imagine pas lapider ou guillotiner une Marie Curie par exemple. Par contre un Lavoisier, un Pythagore, une Marie Antoinette.....
Ceci dit, l'histoire de Théano est mal connue, parfois contradictoire et donc, je préfère me laisser guider par mes doigts qui courent sur le clavier. J'ignore ce que je vais écrire. Cela me permet de "voir". Et j'admire la beauté de cette secte crée par l'illustre Pythagore, à Cortone (Crotone), dérivée de l'orphisme, végétarienne, tournée vers la mystique pure, les sciences, les nombres, la philosophie, l'étude et dont le seul tord a été de faire de la politique.
Théano aime son époux. On voudra faire d'elle la femme fidèle et modèle de soumission. D'autres en feront une des premières féministes; c'est plutôt cette version qui me semble la bonne, car l'intelligence est une forme de supériorité et donc de liberté, d'affranchissement.
Dans ce couple entre un gourou et sa disciple, qui est vraiment celui qui domine l'autre? Les contradictions sont fréquentes. Pythagore voit une mystique dans les nombres, tandis que Théano ne voit que des outils mathématiques, elle semble très moderne, presque galoisienne ou abélienne. Sur bien des questions le couple se confronte et s'oppose. En politique par exemple, Théano est femme et mère, elle est dans la réalité de la vie et de ses compromis nécessaires, pas dans l'illusion des idées sectaires oligarchiques, pas dans les théories exclusives au profit de l'élite. Pythagore, si l'on replace cela dans le contexte actuel, considère la démocratie comme une erreur. La foule ne peut se gouverner. Ces idées seront reprises par Platon dans "La République".
Dans ce couple, personne ne parvient à soumettre l'autre. La relation est faite d'échange, d'amour, de respect mais pas de fusion par l'entente complète comme Auguste et Livie, par exemple. Théano va survivre à la secte des pythagoriciens. Elle sera respectée, et aimée dans cette cité de Crotone qui vient pourtant de bruler son époux. Pourquoi? Parce que Théano domine sa propre cité par sa noble origine et par son intelligence qu'elle rayonne comme un phare au dessus du golfe de Tarente. Elle ne prône pas comme son époux un gouvernement par un petit nombre de la cité. Non, là encore, elle semble très moderne, comme Descartes et sa raison partagée par le plus grand nombre. On dirait de nos jours. c'est une femme d'influence.
On prête à Théano bien des propos, comme ceux ci:
"Combien de jours après avoir fait l'amour à un homme, une femme redevient-elle pure ?"
La réponse prêtée à Théano fut: -"S'il s'agit du sien, tout de suite, sinon jamais!"
Je crois que sa réponse véritable, pour une passionnée des sciences et des nombres, c'est: "on s'en fout complètement".
Oui, souvenez vous de cela, vous les soumis qui aimez que le fouet vous cingle les fesses. Il est d'autres lanières, celles de l'esprit, qui peuvent vous faire bien plus mal. Elles ne vous botteront pas le cul, mais vous ferons bien sentir votre condition de soumis et vous forceront au respect.
C'est une réelle dominatrice. Elle semble avoir interdit à Crotone le fait qu'un homme puisse frapper une femme quelque soit son statut et surtout pas une épouse. C'était il y a plus de 2500 ans ....
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L'inconnu, qu'elle n'osait toujours pas regarder, demanda alors, après avoir passé la main sur
ses seins et le long de ses reins, qu'elle écartât les jambes. Juliette la poussa en avant, pour
pour qu'elle fût mieux à portée. Cette caresse, qu'elle n'acceptait jamais sans se débattre et
sans être comblée de honte, et à laquelle elle se dérobait aussi vite qu'elle pouvait, si vite
qu'elle avait à peine le temps d'en être atteinte, et qu'il lui semblait sacrilège que son amante
fût à ses genoux, alors qu'elle devait être aux siens, elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait
pas, et se vit perdue.
Car elle gémit quand les lèvres étrangères, qui appuyaient sur le renflement de chair d'où part
la corolle intérieure, l'enflammèrent brusquement, le quittèrent pour laisser la pointe chaude
l'enflammer davantage; elle gémit plus fort quand les lèvres la reprirent; elle sentit durcir et se
dresser le membre qui l'étouffait, qu'entre les dents et les lèvres, une onde aspirait, sous
laquelle elle haletait. L'inconnu la quitta d'un brusque arrachement et lui aussi cria. Dans un
éclair, Charlotte se vit délivrée, anéantie, maudite. Elle avait accomplit la fellation avec un
recueillement mystique. Le silence soudain l'exaspéra. Elle était prise.
Elle comprit enfin que le membre qui la pénétrait était un olisbos dont Juliette s'était ceint la
taille. Avec un vocabulaire outrageusement vicieux, elle exigea d'elle qu'elle se cambre
davantage, qu'elle s'offre totalement pour qu'elle puisse être remplie à fond. Elle céda à
l'impétuosité d'un orgasme qu'elle aurait voulu pourvoir contrôler; c'était la première fois
qu'une femme la possédait par la seule voie qui soit commune avec un homme. Juliette
parut subitement échauffée; elle s'approcha d'elle, la coucha sur un lit, écarta ses jambes
jusqu'au dessus de son visage et exigea qu'elle la lèche. Ses cuisses musclées s'écartèrent
sous la pression de sa langue. Elle s'ouvrit davantage et se libéra violemment dans sa
bouche. Charlotte ne sentait plus que le collier, les bracelets et la chaîne, son corps partait à
la dérive. Elle s'endormit dans la chambre tapissée de toile de Jouy.
Hommage à Charlotte.
Poète, essayiste et romancier, André Pieyre de Mandiargues entreprit dès 1934 l’écriture de ses
premiers textes poétiques qui ne furent publiés en recueil qu’en 1961 sous le titre "L’Âge de craie".
Né à Paris le 14 Mars 1909 et mort le 13 Décembre 1991; après la Seconde Guerre mondiale, au cours
de laquelle il publia son premier livre, dans les années sordides (1943), il se lia avec André Breton et fréquenta
les surréalistes, mais son imaginaire, empreint d’onirisme et d’érotisme, son écriture, à la fois précieuse et
singulière, échappèrent néanmoins à leur influence.
Également proche du milieu de la NRF de Jean Paulhan et Marcel Arland, André Pieyre de Mandiargues
entretint des correspondances très suivies avec nombre d’écrivains. Dans ses nouvelles ou romans parmi
lesquels "Soleil des loups" (1951), "La Motocyclette" (1963) ou "La Marge" (1967, prix Goncourt), l’auteur
déploie un univers insolite, envahi de fantasmes où se mêlent des obsessions liées au désir et à la mort.
Il écrivit également quelques pièces de théâtre, mais surtout de nombreuses études sur des peintres,
Léonor Fini, De Pisis ou Chirico dont la plupart, à travers des essais sur la littérature ou d’autres
"choses vues", rassemblées dans trois oeuvres, les "Belvédère" (1958, 1962, 1971).
Grand amateur d'érotisme, il a préfacé la plupart des œuvres de Pierre Louÿs et possédait une impressionnante
collection d'objets, jouets et photographies pornographiques anciens. L'une de ses nouvelles fut également adaptée
comme "sketch" avec Fabrice Luchini, dans le film érotique "Contes immoraux" de Walerian Borowczyk en 1974.
Les deux seuls romans d’André Pieyre de Mandiargues, "La Motocyclette"? et "La Marge" traduisent une expérience
fantasmatique du corps singulière. Les héros des deux romans partent: leur voyage a un but érotique mais au cours
d’une fantastique ambulation, ils trouvent la mort. Les personnages principaux, respectivement, Rébecca Nul et
Sigismond Pons se rencontrent tous deux alités, lors d’une sieste ou à l’aube, dans un état de conscience transitoire,
une situation de veille et de rêve indistincts. Ils sont enfermés dans la solitude de leur corps et, dès l’abord, celui-ci
paraît un monde.
L’espace crée l’illusion référentielle (de nombreux détails décrivent, dénotent le réel voyage de l’auteur à la frontière
espagnole ou à Lauterbourg) et les thématiques de l’adultère et du voyage caractéristiques des deux romans laissent
présager péripéties et rebondissements hautement romanesques. Pourtant, dans les chambres d’hôtels,
dans le labyrinthe citadin barcelonais, sur les autoroutes alsaciennes, les personnages font des pauses, sortes
d’arrangements avec le temps romanesque, et posent tels des gisants. Et si Mandiargues présente le temps comme
l’élément définitoire essentiel de ses romans, c’est que le rendre imaginaire et sans orientation précise est fondamental
à la structure spatio-temporelle onirique qui fonde l’originalité de son écriture romanesque.
Pour construire un temps imaginaire, le poète détruit le temps de la division et de la succession, un paradoxe pour
un roman, qui plus est un roman qui décrit un voyage érotique au profit d’un espace de la fréquence, de la superposition,
de l’accumulation d’images identiques. Le temps imaginaire n’admet pas d’être marqué, il tourne en rond, se répète,
se superpose; finalement il est annihilé et le temps de la décharge, de l’orgasme n’arrive jamais ou ne compte pas,
et se conte peu.
Cette expérience fantasmatique de la spirale, d’une constante identification des choses du monde extérieur et du corps
propre, sous-tend de nouvelles perceptions, une hyperesthésie dans un rapport d’infusion et d’effusion, d’aspiration et
d’expiration. La femme est feuille quand elle entend son bruissement, fleur quand elle sent son parfum. Cette tentative
de donner corps au symbole dans les romans n’est pas éloignée d’un imaginaire et d’un érotisme féminins faits de
rêves excessifs de diffusion et de morcellements.
Le roman est une étoffe tissée par l’auteur pour protéger, renforcer un corps aux frontières incertaines, aux surfaces
éclatées. Grâce au pouvoir de la métaphore et au rythme romanesque, l’angoisse de la mort marquée dans les textes
par la crainte que l’animé ne devienne inanimé est dépassée.
Surréaliste des marges, André Pieyre de Mandiargues laisse une œuvre dont on a exploré jusqu’ici essentiellement
l’aspect fantastique, le caractère théâtral ou encore l’écriture visuelle et picturale.Il fut également un grand voyageur.
L'Italie conserve un rôle fondamental dans la constitution de son œuvre et de ses traits les plus marquants.
C’est incontestablement dans les relations avec les arts visuels italiens que l’œuvre et l’écriture mandiarguiennes
puisent leurs racines les plus profondes. Sans cesser sa quête du fantastique, Mandiargues suit quelques pistes
essentielles depuis la Renaissance jusqu’aux artistes les plus contemporains.
Les récits mandiarguiens, composés comme des tableaux, organisés chromatiquement de manière très consciente,
dominés par le rêve et l’érotisme, recréent activement le musée italien de l’auteur, et dans le même temps désignent
les modèles et les mécanismes de cette recréation, suivant en cela l’une des grandes caractéristiques du maniérisme.
L’art baroque est une autre des fortes suggestions de l’art italien au cœur de l’œuvre. Privilégiant un baroque tardif,
excentré, luxuriant, comme celui des Pouilles ou de Venise, Mandiargues en retient surtout la beauté convulsive
chère aux surréalistes, la métamorphose, ou le spasme en action et pourtant figé dans la statue.
Les intenses relations nouées avec des artistes contemporains viennent confirmer les pistes suivies depuis le passé
dans l’art italien: avec Léonor Fini, qui a été un autre de ses guides majeurs, Mandiargues a longuement partagé
des goûts et des pratiques esthétiques.
L’érotisme paraît le moteur de l’écriture de Pieyre de Mandiargues, comme le sens de la fin: une pulsion/expulsion
rassemblant des surfaces ouvertes et éclatées. Il rédigea une très élogieuse préface du roman "Emmanuelle".
La divagation pour sa mémoire n’est-elle pas, par excellence, un sujet de roman ?
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Gylippe a un point commun avec Jeanne (d'Arc), il sait pratiquer la guerre psychologique. Ce général spartiate arrive en Sicile avec son seul manteau et son bâton. Plutarque se moquera en disant que les syracusains assiégés se lamentèrent, croyant que Sparte les avait abandonnés et se moquait d'eux, faute de renforts conséquents. Gylippe leur répliqua qu'ils n'avaient pas besoin de plus qu'un général pour les commander vraiment et les conduire à la victoire. Et comme Jeanne qui écrivait aux anglais pour leur dire de foutre le camp de France, Gylippos envoya un héraut dans le camp des athéniens, avec un message simple et clair: "je vous laisse cinq jours pour évacuer la Sicile, sans quoi vous allez être anéantis".
Les Athéniens éclatèrent de rire:
-c'est pas une gonzesse de Sparte qui va nous dire ce que nous devons faire. Nous avons plus d'une centaine de spartiates qui croupissent dans nos prisons (défaite de Sphactérie).
Ils auraient du écouter Gylippos. La première bataille pour le contrôle des Epipoles, le plateau au dessus de Syracuse fût un échec. Ses troupes n'étaient pas assez disciplinées. Alors Gylippos sortit son bâton et il botta bien des culs, y compris d'officiers Syracusains incapables.
-Vous allez avoir plus peur de mon bâton que des glaives athéniens.
C'est vrai que c'était particulièrement humiliant de se faire rougir le cul devant la troupe et lorsque Gylippos cognait, il ne faisait pas semblant. Les hurlements du supplicié glaçaient les soldats alignés qui étaient dans l'obligation d'assister. Et Gylippe hurlait:
-On ne se dérobe pas devant l'ennemi, on reste bouclier contre bouclier, on garde sa ligne. Et chaque fois que vous pouvez frapper, vous frappez, vous tuez!
La bataille suivante sur les Epipoles fut une victoire éclatante. Plus aucun Syracusain ne voulait subir l'humiliation de se faire bastonner cul nul devant la troupe.
Je ne vais pas raconter ici, toute cette bataille de Syracuse, mais les athéniens au final furent bel et bien exterminés.
Sparte n'aime pas les généraux trop glorieux. Gylippe fut accusé d'un vol et du s'enfuir après le siège d'Athènes. Il retourna s'installer en Sicile où il s'était fait beaucoup d'amis et vécu heureux et caché. Ses meilleurs amis étaient ceux qu'il avait bastonnés lors de la première bataille des Epipoles, ceux qui avaient pu ou su surmonter l'humiliation publique. Gylippe leur expliqua que la bastonnade était chose courante à Sparte, histoire de ne plus avoir peur de rien et d'avoir de jolies fesses, bien musclées. Gylippe leur expliqua les techniques d'ondes de chocs. En frappant d'une certaine façon, on crée une onde qui se propage dans tout l'organisme. C'est très vite insupportable pour la personne qui subit cela.
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Je suis à toi. Je l’ai été tout ce week-end.
Je me suis donnée à toi, j’ai joui de toi.
J’aime ta tendresse, ta bestialité, cette violence que tu portes en toi quand tu me baises.
J'ai choisi ce que je suis désormais, ta femme, ton esclave.
Je l'ai voulu. Je t’ai voulu.
Parce que tu es l'Homme, le Mec, le Mâle,
mon Seigneur et mon Maître.
Même si c’était hier, j’ai le sentiment que cela fait longtemps que j'ai renoncé à ce que j'étais avant,
une femme soumise, vivant sa soumission en toute liberté,
avec qui elle voulait, comme elle le voulait.
Tu m'as imposé tes règles.
Je t'ai offert l'exclusivité de mon corps.
J'ai renoncé aux amants de passage,
pour me consacrer uniquement à toi.
J'ai appris la frustration, parce que c'est toi qui décide quand tu me baises,
la jalousie, parce que je n'ai aucun droit sur toi,
mais aussi le désir de toi,
le plaisir d’être avec toi, pour toi.
la jouissance d'être à toi.
C’est si bon d’être ta femme, d’être ton esclave.
Merci pour ce week-end passé ensemble.
Merci Maxime, merci Maître.
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Même si le texte anticipe celui du "Troisième belvédère" d’environ dix ans, son contenu aborde le même sujet.
Ce qui change c’est la perspective. Ici, la réflexion est menée afin d’élaborer un avis positif du roman de
Pauline Réage. Ainsi, Mandiargues, utilise-t-il "éros" comme synonyme d’"érotisme" et non comme le nom d’un
personnage mythologique ou bien en faisant allusion à la pulsion freudienne. De même que dans l’essai précèdent,
Mandiargues se plaignait de la mode du mot "érotisme."
En 1958, l’écrivain était plutôt pessimiste par rapport à son avenir: " […] il va connaître un mauvais destin, le pire
dont les mots soient capables et tristement devenir passe-partout. Galvaudé bientôt, il n’aura plus d’éclat, presque
plus de sens."
L’écrivain propose sa vision car "en vérité, le seul moyen de s’entendre est d’admettre qu’il existe un éros blanc
et un éros noir." Le premier règne sur l’amour tandis que le second gouverne l’érotisme. Comme si c’étaient le paradis
et l’enfer ou le jour et la nuit, la frontière entre ces deux éléments est floue et reste perméable. Mandiargues est intéressé
par cette interzone évoquant des images "d’un chemin discret", "de ces tunnels", "de ces galeries secrètes" qui unissent les
deux mondes. L’érotisme dans sa dimension spatiale serait de couleur noire et c’est cet aspect chromatique que l’écrivain
cherchait à développer. Comme dans l’essai précédent, Mandiargues proposait une définition ambiguë.
Il laissait une grande marge d’interprétation dans sa conception de l’érotisme. Or, la symbolique du noir peut être interprétée
comme une allusion au démon, au deuil, à la mort, à la nuit, aux ténèbres, à la tristesse, etc. Il est possible d’imaginer que
cette polyvalence était un effet qui ne déplaisait pas à Mandiargues.
Comme exemple de cette conception, Mandiargues revient à sa lecture préférée sur ce sujet, l’Histoire d’O de
Pauline Réage, pour en faire l’éloge, la distinguant de la médiocrité des romans semblables qui ont recours fréquemment
aux exercices du corps. Mandiargues apprécie l’usage de cette machinerie de la destruction de la chair à condition qu’elle
entraîne le dédoublement symbolique indispensable à l’érotisme.
Les tortures et les supplices que l’héroïne doit subir se mêlent aux déclarations d’amour pour son amant. Du point de vue
du contenu, même si l’auteur a fréquemment recours aux scènes de rapports sexuels violents et de fouettements jusqu’au
sang, elles sont équilibrées par des monologues intérieurs d’O. L’héroïne veut garder à tout prix l’amour de son amant
et découvre sa capacité à subir les plus diverses épreuves. Le narrateur semble expliquer le sens de l’oeuvre:
"Sous les regards, sous les mains, sous les sexes qui l’outrageaient, sous les fouets qui la déchiraient, elle se perdait dans
une délirante absence d’elle-même qui la rendait à l’amour, et l’approchait peut-être de la mort".
Il semble que, dans le contexte de l’essai de Mandiargues, Histoire d’O de Pauline Réage fonctionne comme la preuve
d’une application de la dualité de l’éros blanc et de l’éros noir dans un texte littéraire. Il est d’autant plus fascinant qu’à
l’époque, on jugeait impossible que ce soit un roman écrit par une femme. O est traitée comme objet dans les jeux
sadiques de René, Sir Stephen et ses amis.
La perte que Mandiargues évoque dans son essai retrouve son équivalent dans le livre de Réage; O passe des mains
de René, à celles de Sir Stephen, ensuite à celles d’Anne-Marie et finalement au Comandant. Tout comme le mentionne
Mandiargues, il s’agit d’une métamorphose et d’un déguisement qu’il faut subir au moment de l’entrée dans l’espace
de l’érotisme.
Sa réflexion sur le roman de Pauline Réage était l’une des premières dans la discussion publique suscitée par sa
publication en juin 1954. Pour Mandiargues, elle constituait également une sorte de déclaration négative, un démenti
concernant l’auteur anonyme du livre. La confusion a été provoquée par la présence d’un masque de chouette qui apparaît
dans la scène finale du roman, un objet décrit par Mandiargues dans "Les Masques" de Léonor Fini publié trois ans plus tôt.
Quant à l’analyse de l’oeuvre, Mandiargues n’a pas eu le moindre doute que l’auteur était une femme.
Connaissant sa position en faveur des femmes-artistes, c’était encore un argument pour en faire une louange.
Ce qui ne semble pas être tout à fait clair, c’était sa position critique selon laquelle Histoire d’O n’était pas, à proprement
parler, un livre "érotique."
Selon Mandiargues, il s’agissait plus d’un véritable roman et même d’un roman mystique où le niveau spirituel domine
le niveau charnel. La soumission aux tortures et aux humiliations du corps n’est considérée que comme le passage à
un au-delà. La présence du vocabulaire religieux qui décrit l’état d’O témoigne de cette préoccupation à sacraliser
le corps. Il voyait dans les auteurs érotiques, comme Sade des moralistes. D’autant plus que les livres érotiques se
ressemblent tous du point de vue de la morale: "ou bien ils travaillent à bâtir une morale révolutionnaire, ou ils sont un
écho de celle de leurs temps, contre laquelle ils protestent."
Il est intéressant d’observer que Mandiargues changea d’avis de 1955 à 1975 et considèra l’Histoire d’O comme
une grande oeuvre de la littérature érotique. Ce changement le conduit même à défendre en quelque sorte Emmanuelle,
un autre livre érotique très important dans l’histoire de la littérature féminine française.
Ce roman, écrit dans l’esprit anti-bataillien, a été résumé ainsi par Mandiargues:
"Sa conception de l’érotisme est optimiste, radieuse, rayonnante, à l’image d’un édifice affirmant la gloire de l’homme
dégagé de la glèbe et de servitudes anciennes. Que je sois d’accord avec elle en tout cela, non, mais sa jeunesse
et son bel élan sont bien sympathiques, et sa culture mérite assurément qu’on la distingue parmi les auteurs réputé
de mauvaise compagnie."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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On nait soumis ou dom, on ne le devient pas, c'est ainsi. C'est du moins ce que je crois et l'histoire de Marc Antoine montre bien cela. Il était fait pour obéir et servir comme tous les soumis. Cela il savait bien le faire et s'illustrer auprès d'un grand dom comme César. Mais livré à lui même, il a accumulé les désastres jusqu'à devoir se suicider. Un soumis peut être brave et courageux, comme un bon chien de garde, mais il n'est pas le maître.
On peut voir ce coté soumis de Marc Antoine au choix de ses épouses. Elles sont quelconques au début. Avec Octavie, la soeur d'Auguste, c'est autre chose. Octavie est une dom mais Marc Antoine la délaisse pour tomber sous le joug d'une autre dominatrice, Cléopâtre VII, qui va savoir le mener par le bout du nez et plus.
Plutarque donne une image similaire : « Doué d'un tel caractère, Antoine met le comble à ses maux par l'amour qu'il conçoit pour Cléopâtre, amour qui éveille et déchaîne en lui beaucoup de passions encore cachées et sommeillantes, et qui éteint et étouffe ce qui peut, malgré tout, persister chez lui d'honnête et de salutaire ».
A l'inverse de la relation bdsm saine entre Auguste et Livie, celle entre Antoine et Cléopâtre est un désastre qui les conduira tous les deux au suicide. Le portrait qu'en dresse par exemple Dion Cassius est sans appel : « Cléopâtre, quant à elle, insatiable de jouissance, insatiable de richesses, montre souvent une louable ambition et souvent aussi un arrogant dédain ; elle acquiert le royaume d'Égypte par l'amour et, après avoir espéré s'emparer par ce moyen de l'Empire romain, elle n'obtient pas celui-ci et perd celui-là. Elle domine les deux Romains les plus grands de son époque et se tue à cause du troisième».
Je dirais de Cléopâtre qu'elle avait la couleur d'une grande dominatrice sans en avoir la consistance. Comme Reine d'Egypte, elle en avait bien le port et la prestance mais en réalité, elle n'était que la soumise de ce roublard de César qui en avait fait sa maitresse. "Cléopâtre - brillante, vive, parlant couramment neuf langues, mathématicienne et femme d'affaires avisée - éprouve un véritable respect et une authentique admiration pour Jules César...tout est là....derrière le vernis de l'illusion c'est en réalité une fausse dom et bel et bien une soumise.
La morale de cette histoire c'est que les soumis doivent rester à leur place. Les laisser vagabonder et se prendre pour des doms c'est les laisser aller au désastre. Mais comme un chat joue à la souris, Auguste savait cela et il a prit son temps pour assouvir sa victoire, et en dom implacable, il a su fermer toutes les portes aux soumis entre ses griffes.
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Jules César en avait fait par testament son fils adoptif. Il faut rendre à César ce qui est à césar et d'abord son incroyable génie militaire et politique. Et César avait vu juste. Caius Octavius Thurinus (Auguste) s'est révélé être lui aussi un génie politique et militaire tel que les mois de Juillet et Août sont là pour nous rappeler cette histoire.
Auguste est pourtant de santé fragile, mais à l'intérieur c'est un roc inébranlable. Intelligence, ruse, grande habilité, ...tout cela au service de sa propre ambition et pour la grandeur de Rome. En privé c'est un Dom qui a trouvé après plusieurs mariages sa soumise, celle avec qui il se détend et pratique. Livie est belle et se prête à tous ses jeux. Elle est son équilibre. Bien sur , elle vient d'une grand famille, mais entre eux c'est le coup de foudre. Ils divorcent tous les deux pour se marier. Une passion qui n'attend pas. Ils n'auront pas d'enfants de cette union.
Ils sont fous amoureux,complices en tout. Auguste ne prend plus de décisions sans la consulter. Livie par devant montre l'image de la femme romaine vertueuse et chaste. Mais dans les secrets des amours conjugales ils s'éclatent et jouent. Auguste aime lui donner la fessée et il se sert souvent des fines canes romaines qui cinglent bien et font très mal. Livie adore cela.
Ce qui est plaisant dans cette histoire c'est l'intelligence d'une relation bdsm saine.Bien que soumise en tout et pour tout, Livie ne renonce pas à son intelligence pour servir Auguste, le conseiller. ils s'écrivent, se parlent, se comprennent et c’est cela un véritable couple. Ensemble ils peuvent traverser toutes les tempêtes politiques. ils sont forts. Leur amour les rend forts.
Après, comme toujours, cela fait jaser. Bien que soumise à son dom, Livie est une femme de pouvoir, et les mauvaises langues vont bon train, surtout dans la Rome antique.
J'aime cette histoire car un dom implacable comme Auguste et une soumise très intelligente comme Livie peuvent faire de grandes choses ensemble et d'abord beaucoup s'aimer.
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Tout en reconnaissant la place très importante que l’érotisme a dans son oeuvre, Mandiargues remarquait
qu’il fallait chercher l’origine de sa présence dans son passé. Par "époque antérieure", il comprenait son enfance,
son adolescence, sa jeunesse et les goûts en matière de lecture, d’art et d’autres domaines qui se cristallisaient en
lui pendant cette période. Quant à la narration, Mandiargues avouait que c’est très volontiers qu’il s’égarait sur le plan
érotique. Il préferait parler de sexe.
Ce qui rendait Mandiargues perplexe, c’était le contraste entre la mode, chose périssable, dont jouissait l’érotisme
à la fin des années 1960 et une vitalité si grande qui devrait s’affirmer dans le temps à venir, étant donnée sa liaison
avec les organes les plus essentiels de l’être humain. Cette contradiction lui faisait venir à l’esprit une définition tragique
de Georges Bataille. D’après lui, ce spécialiste sans lequel, à l’époque, il était impossible d’envisager la théorie de
l’érotisme, "voulait voir dans l’érotisme l’approbation de la vie jusque dans la mort." Il suffit de s’arrêter sur le verbe
"voir" remplacé par "voulait voir", pour pressentir que son avis n'était pas tout à fait le même que celui de Bataille.
Ainsi, une formule fréquente est à l’origine de la création (née de l’inconscient comme dans le surréalisme) qui allait au-delà
de la poésie et de la narration. C’est pourquoi Mandiargues définissait l’érotisme comme "un moteur puissant", comme s’il
s’agissait d’un mécanisme qui aurait besoin d’un ressort dynamique. À partir de l’idée du thème transformée ensuite en
source d’inspiration, l’écrivain allait jusqu’à le définir comme un état d’âme.
Mandiargues estimait que cette application superficielle du contenu érotique fut le défaut des Français pendant longtemps.
Il ne voulait préserver que les oeuvres exceptionnelles, comme le roman de Guillaume Apollinaire "Les Onze mille verges."
Bien qu’il puisait dans le sadisme, le sadomasochisme et d’autres pratiques perverses, ce type inédit d’exploit littéraire ne
s’éloignait pas de la poésie. Ce dont, d’après Mandiargues, est exempte l’oeuvre de Sade, qu’il citait comme contre-exemple.
Bien que le divin marquis demeurait à ses yeux un grand héros de la littérature française, il prenait des distances avec la
totalité de sa production. Comme il le soulignait:
"Sade est très loin de l’amour. Sade appartient à un monde qui s’éloigne de nous."
L’érotisme de Mandiargues était donc élitaire, esthétique, culturel, avec une composante lyrique sous-jacente.
D’après Pieyre de Mandiargues, la proposition de Bataille restait valable pour la plupart des écrivains érotiques
modernes. Il reste à savoir si l’auteur de "La Marge" se sentait partie intégrante de ce groupe. Étant donné le contexte
de l’époque (1969) et l’intérêt croissant pour la sexualité, Mandiargues reprenait à la manière de Bataille un trait très
important de l’érotisme, à savoir, celui de contribuer à la renaissance des catégories littéraires "un peu éculées
et ternies."
À cet endroit, Mandiargues évoquait son maître Gustave Flaubert qui lisait les romans de Sade pour leur contenu érotique.
De cette manière, il expliquait que parfois la lecture des livres érotiques inspire les artistes à travailler l’originalité du texte.
Ce n’est pas parce que le texte franchit ou abat les barrières de la pudeur ou de la morale sexuelle qu’il devient transgressif.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Parfois, il faut libérer sa conscience et révéler ce qu’on a vécu dans l’espoir de trouver quelque apaisement dans la compréhension des événements d’un passé jamais vraiment révolu et qui ne cesse de nous tourmenter longtemps après les faits.
J’ai appartenu à une femme fine, fluette et enfantine. Elle était douce et capricieuse, futile et gourmande. Très vite, je suis tombé sous sa coupe. Il émanait d’elle un charme indicible auquel je ne pouvais échapper. Je voulais tout lui donner, je lui passais tous ses caprices, j’étais à l’écoute de toutes ses fadaises, je voulais mettre à ses pieds tout ce qu’elle pouvait désirer avant qu’elle en émette même le souhait.
En échange, j’avais sa présence dont je ne pouvais me lasser, mais elle se refusait à moi et, avec son rire de gamine, elle repoussait mes avances et mes avancées. Elle jouait de moi, elle s’amusait de mon désespoir de ne pouvoir la toucher et riait de lire sur mon visage la frustration qui finissait par me rendre fou.
J’ai osé enfin lui prendre de force ses pieds pour les embrasser. Il semble qu’elle y ait trouvé quelque jouissance, puisque très rapidement c’est devenu un cérémonial entre nous. C’est ainsi que je me suis retrouvé à ses pieds, bavant presque de désir. Mais, parfois, elle s’amusait à me dire non, à me refuser ce seul plaisir auquel j’avais droit, et je me sentais puni comme un enfant pas sage. L’excitation n’en était que plus puissante. Je quémandais régulièrement de sa bonté l’autorisation de profiter de l’unique jouissance qui m’était autorisée. Elle était assise sur une chaise, j’étais nu à quatre pattes devant elle. Elle me tendait ses pieds pour que je les embrasse, les lèche, les suces. J’étais comme un chien qui lèche les pieds de sa Maîtresse. Parfois, je me contentais de baisser mon pantalon, parce qu’il faut aussi dire qu’elle me laisser me vidanger pendant que ma bouche jouissait de ses orteils. Elle me regardait, je me sentais humilié et ridicule, mais cette position animale redoublait mon excitation. Finalement, j’adorais me vautrer ainsi sous son regard. J’étais son soumis sans qu’elle soit vraiment une Domina.
J’étais encore libre de mon corps malgré tout, non pas que je sois allé chercher un plaisir banal ailleurs dans les bras fades d’une femme qui n’aurait eu pour seul attrait que sa chair, ses mamelles volumineuses et sa chatte gluante, alors que celle que je vénérais avait elle-même de son côté un homme qu’elle voyait épisodiquement et qui satisfaisait sa jouissance, comme elle me l’a avoué plusieurs fois, non, je me contentais, si j’ose dire, du plaisir profond de longues masturbations nocturnes durant lesquelles, paradoxalement, je recréais toutes les frustrations du jour, lorsque mon aimée m’offrait en guise de récompense toute l’innocence de son mépris enfantin.
Mais c’était encore trop! Un jour, elle s’avisa de m’interdire ce dernier luxe et, comme font les Domina, elle me l’interdit. Je dus bientôt lui avouer qu’il m’arrivait parfois de contrevenir à cette nouvelle loi. Je ne l’avais jamais vue dans une pareille colère et comme elle n’avait rien d’autre sous la main, elle pris une ceinture de cuir dans la chambre et m’en fouetta comme une brute, puis épuisée par l’effort elle retrouva comme par enchantement sa délicatesse d’enfant et se fit servir par moi en dissertant aimablement. Fine mouche, elle trouva rapidement la solution imparable pour s’assurer d’une obéissance infaillible, elle posa une cage en métal sur mon sexe et garda les clefs. Jamais je ne pus la fléchir pour obtenir quelques instants de liberté, pour au moins me vidanger subrepticement ou encore pour me laver. Rien n’y fit, je trempais ce qui restait de mon sexe dans l’eau pour réussir à le nettoyer, mais, pour le reste, je demeurais totalement émasculé et sans aucun espoir. J’étais émasculé, en effet, et ma queue minuscule, désormais, ne servait plus à libérer la tension de mes désirs pourtant intenses.
Mon adorée poussait le vice ou la méchanceté jusqu’à m’imposer ses pieds à lécher sans que je puisse atteindre la jouissance. J’étais nu à quatre pattes devant elle et j’accomplissais mon devoir de chienchien, alors que ma queue était toute boursouflée dans le métal de sa cage.
Pendant de longs mois, j’ai enduré ce supplice et ses moqueries. Il m’arrivait d’avoir une sorte de courage qui me poussait à la supplier, mais rien n’y faisait. Parfois même, fâchée, elle me donnait quelques coups de pieds dans les couilles pour me faire taire.
Cette histoire, sans grand intérêt finalement, a duré deux années durant lesquelles je n’ai fait que dépérir. La vénération que je témoignais à la Dame allait en s’étiolant à mesure de son inflexibilité. J’avais l’impression de tout donner et de ne rien recevoir. Rien n’était donné en pâture à ma sensualité, la frustration était totale et je ne voyais plus d’issue à ce vide que la fuite. Il m’a fallu briser mes chaînes, même s’il m’en a terriblement coûté d’abandonner celle qui avait tout été pour moi et, avouons-le, l’était encore. Il a fallu me faire violence pour fuir et surtout ne pas revenir. Longtemps, c’est en rêve, le soir, que je retournais aux pieds de mon aimée pour des masturbations intenses qui faisaient revivre en les embellissant ces moments qui furent terribles et qu’on fini toujours par vouloir retrouver...
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Méfiez vous, méfiez vous des trop charismatiques, des trop hypnotiques, ils conduisent parfois à des impasses. L'écriture, c'est comme la bandaison, cela ne se commande pas. Et j'écris comme cela me vient. Je n’exclus aucun sujet, surtout pas s'ils sont tabous. Mais comment parler de ce mec, le Che, ce monument, cet homme dont le poster était dans bien des chambres d'ados. pour moi, c'est une dangereuse illusion.
Ernesto faisait des études de médecine, jouait au rugby malgré sa fragilité et voulait épouser une fille bien comme il faut de la haute société argentine. Mais il ne fut pas accepté dans ce monde de luxe et d'argent. Cet échec le marque profondément et comme pour l'oublier, c'est la fuite en avant dans les voyages, les guérillas, les aventures.
Il ne faut pas se fier à ses yeux de rêveur. Ernesto sait commander et se faire obéir. Sartre dira que "ce mec" était l'homme le plus complet de la création". Rien moins...mais Sartre s'est tellement trompé. L'homme nouveau fait plutôt penser à Nietzsche et à Ainsi parlait Zarathoustra. C'est une illusion criminelle.
il se marie deux fois, il semble bon père et pourtant il est toujours en fuite, toujours en guérilla quelque part....comme s'il fuyait quelque chose. Quoi? Une homosexualité refoulée? D'où ce besoin de se montrer avec arme, barbe et cigare. De se montrer avec jolie femme et enfants alors qu'il n'est jamais à la maison. Un médecin qui n'a pas su se soigner lui même et qui en est mort. Les révolutions sont un peu comme des mythes. les choses changent puis tout redevient comme avant;
Pourquoi je parle de ce mec sur bdsm? C'est pour attirer l'attention sur les faux doms, c'est à dire sur ceux qui sont esclaves de pulsions qu'ils ne comprennent pas et donc qu'ils ne maitrisent pas. Il faut aussi se méfier des fuites en avant. Un dom qui en voudra toujours plus est un danger pour lui même et les autres. La domination ne doit pas être une fuite, mais une pratique saine.
Oui, méfiez vous des idolâtries et des illusions. Le Che pour moi en est une. Comme pour fidel, et comme le décrit très bien le Marquis de sade, il ne faut pas confondre les pratiques sexuelles et les pyramides de pouvoir. Pour moi le Che, c'est un double échec. Il n'assume pas sa véritable sexualité, et il fuit le combat mortel à l'intérieur des pyramides de pouvoir. il a un coté Rimbaud en lui, ce qui le rend attachant, mais c'est un psychopathe de la guérilla. Comment le classer, dom ou soumis? je dirais soumis....et d'abord soumis à tout ce qu'il refoulait en lui même;
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Un dom qui en avait une grosse et qui savait bien s'en servir. Ce n'est pas tout d'en avoir une bien grosse, encore faut il savoir chasser les femelles, les choper et les emmancher. Cela Fidel a toujours su faire. C'est le matador. Mais c'est un matador attachant qui aime vraiment les femmes, et qui aime aussi les engrosser à l'occasion.
Un dom impitoyable qui aimait Robespierre, un avocat comme lui, et sa terreur. Cela aussi, il a toujours su faire, commander et se faire obéir.
Un dom fidèle juste le temps que dure l'amour...c'est à dire, pas toujours très longtemps. Mais bon nombre de ses femmes lui restent fidèles et très attachées...rires. C'est en cela que l'on voit un dom qui sait y faire avec ses femelles.
Ce qui me fait rire chez Fidel, c'est qu'il n'a pas besoin de baguettes, de fouets ou autres pour dominer. Sa grosse bite lui suffit. Ses larges mains en battoirs peuvent compléter. Et puis après, un bon cigare. Histoire de se détendre comme un homme. La compagnie des femelles est parfois bien casse couilles. Rires.
Comme dictateur par contre, il est nul. C'est dommage qu'il ait loupé sa révolution et qu'il se soit bien rempli les poches sur le dos de son pays. Il existait dans l'antiquité un sens grec au mot dictateur qui était positif pour la cité. Mais rares ont été les doms qui ont su faire cela, diriger d'une main de fer dans l’intérêt d'un pays à un moment donné de son histoire.
Le coté dom, prédateur sexuel au charisme certain de Fidel me faisait rire. Ce qu'il a fait de son pays pas du tout. Au final, je dirais qu'il n'a pas su faire l'amour à Cuba. Cette histoire montre que le bdsm n'est pas forcément des pratiques saines. Il existe aussi de dangereux psychopathes chez les doms et d'autant plus dangereux qu'ils exercent des pouvoirs sur des masses. Le Marquis de sade l'avait bien compris et c'est ce qui lui a valu autant d'années de prison. Le coté sexuel de ces choses a peu d'importance par rapport aux pyramides de pouvoir. Et pour monter dans ces pyramides, il faut le faire en marchant sur la tête des autres. Certains n'hésitent pas à aller jusqu'aux éliminations physiques. Le Marquis de Sade a bien posé le problème dans sa description des perversions.
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Quels yeux! Quel sourire flamboyant! J'ai toujours aimé comme tant d'autres, Iouri Gagarin, le héros!
Des yeux de rebelle. Il ne voulu pas être charpentier comme son père mais viser le plus haut possible et donc aller vers les étoiles. Il voulait être gymnaste; il sera aviateur. Il impressionne par son talent et rencontre la belle Valentina, une infirmière. Il l'épouse et l'aime beaucoup. Gagarin rejoint le programme spatial. sa petite taille qui l'empechait d'être un gymnaste d'exception est un avantage cette fois.
Le 12 avril 1961, il ne se rase pas...Cela porte malheur. Cela fait partie de son humour. Et il réussit l'exploit, il est le premier homme à aller dans l'espace! Titov le suivra peu après.
C'est la gloire planétaire...l'alcool...les filles.Et iouri avec son beau sourire adore les jolies filles. Valentina est jalouse. Mais comment iouri pourrait il résister à la tentation? il se blesse même à la tête en voulant sauter d'un étage pour échapper à la furie de sa femme alors qu'il découchait.
Pas facile d'être un héros, surtout avec toutes ces jolies femmes qui tournent autour de lui comme des abeilles à la recherche du divin nectar. Pas facile d'être un héros lorsque son propre pays lui interdit presque de "voler". Il lui reste, les excès de vitesse en voiture, l'alcool, et toujours les femmes. Et Valentina .
Les agences spatiales ont constaté que les hommes ou les femmes mariées ou en couples étaient plus "fiables" pour des missions dans l'espace. Plus calmes, plus modérés que des personnes célibataires. Visiblement quelque chose n'allait pas entre Iouri et Valentina, sans quoi le beau héros n'aurait pas eu besoin de courir les jupons.
C'est en cela que l'on voit la supériorité des relations bdsm. Si valentina s'était comportée en domina et pas en jalouse, elle aurait probablement gardé à ses pieds l'homme qu'elle aimait. Mais une femme jalouse aime t'elle vraiment? La jalousie est peut être la pire façon de vouloir garder une compagne ou un compagnon de vie. Le fouet me semble plus efficace. Rires.
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Dès que Marie Madeleine a vu Jésus, elle est tombée amoureuse et elle a eut envie de pleurer sur elle même. Elle a su dès cet instant qu'il était son Maître, son époux, son Dieu fait chair. Il n'est plus possible de parler d'amour pour décrire cela. Ce mot est trop utilisé, trop simple. Là, il s'agit d'autre chose. Le besoin d'union est total. Marie madeleine veut que Jésus soit en elle, mais en disant cela, on ne peut imaginer le sexe de son Maître dans son vagin. Non, c'est d’extase mystique qu'il s'agit.
Les thèses qui ont prétendu qu'elle aurait été l'épouse terrestre et physique de son Rabbi n'ont aucun sens pour moi. Le fait que certains auteurs ont même été jusqu'à lui inventer une descendance, fruit de cette union, me semblent sans aucun rapport avec la réalité. Non, l'amour transcendé, totalement sublimé existe bel et bien et c'est la forme la plus pure et il se suffit à lui même. Le consommer en chair c'est le détruire.
Jésus sait qu'il va être crucifié. Il n'a aucun besoin de descendance physique. Il veut ressusciter et donc vaincre la mort. Marie Madeleine, comme Jean ou Marie, assiste à tout cela. Jésus refuse qu'elle le touche après la résurrection. C'est lui le Maître, celui qui est en charge de sa soumise. il sait ce qui est bon pour elle.
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Pourquoi faudrait il toujours du sexe dans des relations Maitre esclave? Jésus aimait Jean et il l'aime toujours. Jean n'est peut être pas ce que l'on croit. Si Jésus était totalement platonique dans ses amours, totalement mystique, je n'ai aucun doute là dessus, je "sens" que Jean aimait les jolies femmes et que ces dernières le lui rendaient bien.
Jean était l'esclave de Jésus. Une sexualité totalement transfigurée avec son Maître. Une sexualité faite de présence seulement, une sexualité en esprit. C'est la forme la plus belle. Il n'est plus besoin ni de mots ni de caresses. C'est une sexualité par sublimation totale du désir, une sexualité qui oblige à donner le meilleur de soi même. Par un paradoxe c'est une sexualité sans efforts, une sexualité qui donne sans compter, une sexualité qui oublie qu'elle est une sexualité.
Jean aime Jésus d'un amour sans limites. Il est le seul qui ne se dérobera pas, le seul des apôtres qui assistera à la crucifixion. Les autres eurent peur, ils se cachèrent ou pire se renièrent. Mais Jean ne fit rien de tout cela car il aimait. Et l'amour pur ne craint jamais la mort. L'amour pur est la vie.
Jésus aime Jean pour cela. Le toucher, avoir une relation sexuelle physique, ce serait comme altérer cet amour. Ils n'eurent jamais besoin de s'aimer en chair. L'amour en esprit se suffisait à lui même.
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Lana est assurément la pire salope à l'ouest de Vladivostok, et peut être même de la galaxie. Non, non, je n'exagère en rien. Laissez donc moi vous conter un peu son histoire et vous pourrez vous faire une idée.
L'empire bâti par le "camarade" Stalin et son arme secrète, la terrifiante Maria, venait de s'effondrer. Les héritiers n'étaient que de piteux fonctionnaires inaptes. Kroutchev et Gorbi, des incapables, Brejnev, une coquille vide, Eltsine une barrique de vodka, non, personne n'avait été à la hauteur. Le KGB devenu FSB avait du reprendre les choses en main et placer son meilleur élément, Vladimir, à la tête de ce qui restait de l'Empire, bien moins que ce que possédaient les Tsars. Mais Vladimir est un teigneux rusé et patient, il avance à coups sûrs.
Vladimir ne pouvait ignorer l'histoire de Maria, nom de code Katiousha. Mais voilà, impossible de retrouver un élément aussi exeptionnel, plus efficace que bien des bombes atomiques. Vous croyez là encore que j'exagère? Mais regardez bien ce qu'avait réussi à faire le "camarade" Stalin, le véritable vainqueur de World War II, la façon dont il avait écrasé toutes les armées allemandes sur le front de l'Est. Comment? Grâce à Maria et son incroyable don de mind control à distance. Dès 1941, Adolph était passé sous les ordres et il ne prenait plus que des décisions imbéciles, toutes en faveur de l'armée rouge. L'offensive de décembre 1941, contre Moscou, l'immobilisation de ses troupes à Leningrad, le piège mortel de Stalingrad, la suicidaire opération citadelle et la défaite de Koursk. Même Von Paulus était tellement passé sous mind contrôl qu'il n'hésita pas à trahir et à sacrifier la VIe armée.
Stalin offrit même le crâne d'Adoph récupéré dans Berlin en ruine à Maria. Il trônait sur son bureau dans sa datcha, pendant que Stalin se moquait et faisait croire qu'Adolph s'était enfui, histoire de faire tourner l'occident en bourrique.
Mais Maria et Stalin étaient morts à leur tour, emportant bien des secrets et quelques décennies plus tard, l'héritage avait été dilapidé. Vladimir voulu se retrouver une autre Maria, mais il ne trouva pas un tel phénomène, non, il découvrit une autre surdouée dans les pouvoirs étranges, la sublime Lana, la pire salope à l'ouest de Vladivostok.
Lana, le mind contrôl, elle sait faire, mais pas que...Elle n'a jamais eu la prétention d'égaler Maria. Mais elle a placé une grande photo de cette dernière dans son bureau, devant elle, pour s'en inspirer. Le truc de lana, c'est les photos. Elle arrive à "rentrer " dedans. C'est fou tout ce qu'elle peut lire dans une simple photo. Un autre truc de Lana, ce sont les voyages en ondes psy. Elle peut aller presque partout. Les blindages, brouillages, cages de Faraday ont du mal à la stopper. C'est une intrusive particulièrement coriace.
Avec Vladimir, elle rigole bien. Comme Maria, dont elle a hérité et du poste et de la datcha, elle est hors cadre et invisible. Personne ne la connait à part Vladimir et quelques experts du FSB. Toutefois si Maria était complètement asexuée, Lana elle est une hypersexuée et le mot est faible. Elle a besoin de sexe pour que ses dons deviennent excellents. C'est une assoiffée de belles bites, de chattes bien poilues et de jolis petits culs. Plus elle s'envoie en l'air et meilleure elle est dans son boulot si spécial. Ses esclaves sexuels, ne savent pas avec qui ils font l'amour, mais ils savent qu'ils n'ont pas d'autre choix que de satisfaire cette "dingue" et de se plier à tous ses fantasmes. Cela amuse beaucoup Vladimir, qui ne participe jamais. Ce que préfère Lana, c'est les pilotes de chasse, les tankistes, les bien membrés des forces spéciales. Elle a assez de choix avec les militaires, hommes ou femmes et tous tenus au devoir de réserve. Et bien satisfaire la sublime Lana est....un ordre spécial du FSB. Il est préférable de bien obéir à ces ordres là, surtout avec cette salope de Lana qui donne des notes. Une bonne note peut vous faire monter en grade où vous octroyer une belle permission sur les rives ensoleillées de la Mer Noire; une mauvaise et c'est la Sibérie et ses moustiques.
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Mon fantasme impossible.
Je suis en levrette dans une cage à peine aussi large que moi. Mon cul et ma tête sont plaqué contre les barreaux. Je me réveille observe l'endroit, je suis dans une maison troglodyte. Ma cage et sur élevé, de manière général j'ai l'impression de tout voir en grand. Pas géant mais plus que la normal. Les murs sont en pierre voutée. Sur un pan de mur un établit avec des objets en bois de formes phalliques. La pièce est éclairé par des lampes à huiles, des cordes pendent un peu partout. Je ne suis pas apeurée. Tout à coup le bruit d'une grosse porte en bois qui grince. Je veux savoir qui va arriver.
Je vois une très grande ombre, j'entends un toussotement très grave.
_Bonsoir Démettra. Je suis Matthias.
Un homme de 3 m de hauts, avec un visage de Viking, blond comme le blés et aux yeux au bleu profond. Il avait une très grande langue de 20 cm coupée en deux. En se mettant devant moi, il enlève son pantalon et dévoile deux sexes. Celui du haut est énormes, il fait 50 cm pour 15 de larges. Il est si gros qu'il a besoin de veines monstrueuses pour l'irriguer, celle du dessous est plus petite 30 cm et 10 de large. Elle a un gland fendu en deux qui suinte beaucoup.
_Je suis le fils caché de ton parrain, ayant une grosse anomalie génétique me forçant à rester cloitrer dans mon domaine il a fallut trouver une solution pour que je vive une vie normal. C'est pour ça que les meilleurs amis de mes parents t'ont conçu. Pour être ma femme. Aujourd'hui nous allons tout les deux perdre notre virginité, tu porte mon alliance maintenant.
_Mon père me l'a annoncé ce matin. Je me résout à leurs volontés.
_Je vais commencer par te lécher la chatte.
Je sens deux antennes baveuses se poser de part et d'autre de mon clitoris, elle danse en prenant tout l'espace dont dispose mon sexe. Je me laisse faire car cet homme m'excite à mort. Deux sexes et deux langues de quoi devrais je me plaindre? Surtout qu'il sait très bien manier ses deux langues ensembles. La bouche luisante de mes sucs, il se relève et viens vers mon visage. Il prend son énorme queue dans sa main, me demande d'ouvrir la bouche et de branler celle du dessous. J'ouvre ma bouche en grand, il pose son gland. Il apprivoise ma gorge en faisant des va-et-vient qui pousse a chaque fois quelques minutes plus loin. Je suis apnée a chaque fois qu'il enfonce. J'en rentre la moitié, mes yeux pleur, je suis violacé et les yeux injecté de sang il arrête la.
Il se remet derrière, enfonce dans mon cul un doseur à bouteille d'huile et en vide un peu dans mon fion. Il place sont gland sur mon trou et dune pression permanente il fait péter chaque cm de mon anus lentement mais en une seule fois. Je suis exploser mais je kiff! Une fois son enclume calé au fond de moi. Il attrape la deuxième et l'enfonce en moi comme une lettre à la poste.
Il attrape de ses grosses mains mes larges hanches et me secoue sur ses bites, tout à coup je les sens se raidir encore plus et je sens celle de mon cul, expulsé une cartouche comme s’il le vomissait, ce n'était pas du sperme normal. C'était des sorte de petits œufs gluants, des œufs de lampes en 5 fois plus gros et en blanc. L'autre queue crache aussi, mais du vrai sperme cette fois-ci.
Il essuie ses deux glands sur mon visage, la vision de nous deux fait monter mon plaisir et les convulsions de mon sexe qui recrache autant que si je vomis. Me font bander les tétons, l'épiderme, le clitoris et mes yeux se révulsent. Je crie des puissants oui et je tombe ko. Sans énergie, on se regarde c'est le coups de foudre.
Il me libère de la cage, je m'allonge dans ses bras, visqueuse. Nous décidons de feuilleter l'énorme beaucoup avec écrit: " La bible de l'orgasme.". Nous nous retrouvons dans le bdsm, Matthias en tant que dominant et moi soumise. Nous décidons de mettre en place des demains notre nouvelle vie, mais avant tout on baise avant de dormir. Je m'empale sur son énorme sexe, le petit prends place dans mes fesses. Il me secoue d'avant en arrière. Chaque coup en avant laisse apparaitre un énorme sexe se dessiné dans ma parois abdominales.
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Dans les films pornographiques, le SM sert de support à l'expression des fantasmes de puissance.
Sa mise en scène frise souvent le grand guignol. Pourtant, loin d'être une pratique fantaisiste, il traduit dans
la sexualité une tendance du psychisme à osciller entre domination et soumission. Qu'actualise-t-il ?
Quel en est le désir sous-jacent ?
Douleur et plaisir sont des sensations. Elles s'incarnent et permettent très tôt dans l'enfance de donner un espace
au corps. Celui-ci se construit comme espace sensible traversé de perceptions tantôt déplaisantes, tantôt plaisantes.
Le corps que nous sommes est initialement délimité par ces expériences. Le plaisir est tiré de la satisfaction des
besoins tandis que le déplaisir provient de leur frustration. Au départ, le plaisir est lié à la survie tandis que le déplaisir
indique une situation de danger vital. Il précède une possible disparition du sujet. Il se rattache donc à la mort.
Plaisir et déplaisir sont donc respectivement articulés aux pulsions de vie et pulsions de mort.
Le plaisir lorsqu'il survient recouvre la sensation désagréable précédente. C'est l'expérience d'une tension déplaisante
qui indique quel est le besoin à satisfaire : la faim, la soif, … Leur résolution procure du plaisir. L'expérience désagréable
est donc nécessaire à l'avènement du plaisir. Il est donc possible d'érotiser la douleur en prévision du plaisir qui viendra
lors de son apaisement.
De plus, le sentiment d'indignité à l'œuvre dans le masochisme rend possible l'émergence d'un partenaire qui viendra
le contredire. Le masochiste appelle donc un objet qui, en l'avalisant dans cette position, lui permet de prendre du plaisir.
C'est le masochiste qui crée le sadique, attirant sur lui ses foudres, le masochiste est en situation d'être porté et secouru.
Ce secours peut prendre la forme d'une punition. L'autre, même s'il punit, s'occupe du masochiste, il répond à une tension.
Cette structuration est explicite dans le troublant film de Michael Hanecke: " La Pianiste."
Lors des pratiques SM, nous percevons un passage à l'acte sexuel des tendances psychiques. La sexualité confronte
à des représentations du corps qui touchent aux couples propre/sale, bien/mal. Certaines parties du corps sont ainsi
honteuses et attirantes (sexe, anus)Toutes pratiques sexuelles oscillent alors entre attirance et dégoût, douleur et plaisir.
Dans le SM, cette alternance devient l'objet visé par la pulsion. La mise en œuvre sexuelle du masochisme réalise
le fonctionnement psychique inconscient. Cette tendance est universelle. Nous faisons tous l'expérience de certaines
douleurs ambigües jusqu'au plaisir: la petite plaie muqueuse sur laquelle on passe inlassablement la langue,
la petite peau avec laquelle nous jouons. Ces expériences révèlent notre attrait pour la douleur et la manière dont
nous nous en rendons maître. Posséder la douleur c'est s'autoriser à la transformer, à la renverser en jouissance.
Le sadisme a, lui, une connotation négative dans nos sociétés. Il réfère à un acte délictueux, là où le masochisme
correspond à une position de victime. Hors des situations pénalement condamnables, le couple sado-masochiste
est pourtant indissociable. Le sadique est convoqué par le masochiste qui détient le pouvoir. Il est maître de l'acte.
C'est lui ou elle qui fixe le début et la fin des hostilités. Le sadique n'est alors qu'un artifice, un outil du masochiste.
Il se plie à son besoin de soumission et le rend possible.
Les rapports fondés sur la force et le pouvoir voire la violence sont courants dans la vie quotidienne.
Nous les retrouvons dans de nombreux systèmes hiérarchisés (entreprise, milieu scolaire, famille, …)
Certains individus y sont dominés tandis que d'autres y sont dominants. La position adoptée dépend de la structure
névrotique des êtres. Celle-ci est toujours liée au pouvoir, c'est-à-dire au rapport au phallus, le détenir, l'envier,
le vouloir, le perdre.
Le SM n'est donc pas une perversion mais plus l'expression dans la vie sexuelle de mouvements inconscients
ordinaires. Dans une certaine mesure en mettant en jeu les désirs les plus profonds, ces pratiques pimentent
la sexualité et ne posent généralement aucun souci puisqu'elles sont fondées sur un profond respect et une écoute
soutenue de l'autre. En effet, le SM actualise et réalise une part des désirs inconscients informulés des partenaires.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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Sacher Masoch est loin d’être l’initiateur de la théorie dont il s’est fait le défenseur, à laquelle il a donné son nom
et qui proclame que rien n’est si enviable que d’être frappé par l’être aimé: cette théorie de la jouissance dans la douleur,
par la flagellation ou l'algolagnie, comme l’appellent les Allemands, a de tout temps existé, de tout temps elle a eu des
adeptes et des défenseurs.
Parfois la douleur infligée ou subie et purement morale, c’est l’abnégation de soi-même envers l’être aimé;
mais le plus souvent cette abnégation va jusqu’à solliciter l’infliction de souffrances physiques pouvant aller jusqu’à la mort.
Cette forme d’érotisme n’est pas purement passive, elle et aussi active, car celui qui inflige la souffrance prétend souvent
éprouver autant de jouissance que celui qui la subit.
L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables: Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale,
Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle, les sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes,
Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants, Samson et Dalila, Salomon lui-même et ses nombreuses
femmes, qui en étaient réduites à le piquer pour exciter sa virilité; Phéroras, le frère d’Hérode, se faisait attacher et frapper
par ses esclaves femelles, si nous en croyons Josèphe.
À Rome, les fêtes des Lupercales, semblables aux Bacchanales et aux infâmes Saturnales, étaient l’occasion
d’orgies épouvantables: les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les rues de la ville;
les femmes se précipitaient hors des maisons à leur rencontre, présentant leurs épaules et leur gorge et les invitant par
leurs cris à les frapper. Par la pratique de ces superstitions, les femmes croyaient augmenter leur fécondité et être ainsi
plus agréables à leurs maris; elles étaient tellement pénétrées de cette croyance que l’usage de ces flagellations
solennelles persista pendant tout l’empire romain et même jusque sous les papes.
Le christianisme, lui aussi, pour établir son influence, dut avoir recours à l’antique usage du fouet, non plus pour éveiller
des désirs érotiques, mais au contraire pour maintenir l’homme dans la voie du devoir.
Les cloîtres et les prisons employèrent le fouet, pour mater les novices se révoltant contre les règles de leur ordre,
ou terrifier les malfaiteurs s’insurgeant contre la société.
Chacun a entendu parler de la reine Margot, qui, après s’être divertie la nuit avec de jeunes galants, les faisait torturer
et précipiter en Seine du haut de la tour de Nesles.
Brantôme, Boccace, Pogge, l’Arétin, Restif de la Bretonne, citent fréquemment des cas de flagellation.
Quant au trop fameux marquis de Sade, son nom est, chez nous, le synonyme même de ce genre d’érotisme.
La belle princesse Lubomirski faisait mettre à mort ses amants, après leur avoir fait subir les plus cruels tourments,
lorsque ces malheureux, accablés de jouissances, ne pouvaient plus répondre à ses séductions de sirène.
À Paris, on a de tout temps pratiqué le "jeu de l’esclave." Beaucoup de gens de la société s’y adonnaient.
Ce jeu consistait à se faire fouetter tout nu par une dégraffée, et il arrivait fréquemment que le naïf patient se donne
inconsciemment en spectacle à la galerie.
On pourrait à l’infini citer des exemples semblables de pré-masochisme, et bien que dans la Vénus à la fourrure,
Léopold de Sacher Masoch ait, en quelque sorte, tracé une partie de son autobiographie, les personnages de Séverine
et de Wanda ont eu, de tout temps, de nombreux précurseurs.
Désormais, la flagellation n'a plus l'air qu'elle avait alors. La pratique flagellatoire, diversifiée dans ses gestes, les désirs
et les symboles qui s'attachent aujourd'hui à elle, ne suffit plus à définir une modalité particulière du jouir. Elle ne cesse
pas de rejouer ce moment, lointain à présent qui l'a vue naître comme sexualité spécifique; produit des jeux amoureux
organisant les formes du plaisir. Elle est devenue une jouissance autonome qui se joue des jouissances instituées.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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C'est le "camarade" paranoïaque Joseph Vissarionovich Stalin qui eut l'idée. Seul un démon pouvait avoir pareille idée mais pour le camarade Stalin le mot démon était faible. Peu d'êtres portant le titre d'humain peuvent se féliciter d'avoir assassiné plus d'un million de personnes et ce depuis que le monde existe. Le camarade Stalin est lui proche du record absolu en ce domaine. Comme tous les paranoïaques au pouvoir, il a toujours voulu tout savoir, tout contrôler, tout diriger. C'est pour cela qu'il lança, dès sa nomination au poste de secrétaire général du parti, c'est à dire dès qu'il eut les pleins pouvoirs, l'opération ultra secrète du nom de code "Katiousha".
En bon démon, le camarade Stalin savait que son cerveau ne fonctionnait pas comme celui des autres, les moutons, les brebis. Non, lui, il "sentait" les autres et reniflait les complots. Un démon terrifiant et presque invincible car dans le doute, il tuait toujours d'abord et réfléchissait après. Le camarade Stalin sentait bien qu'il devait exister d'autres démons comme lui sur le sol de la sainte Russie, des démons aux pouvoirs étranges, qu'il était préférable de connaitre, d'utiliser ou d'éliminer. Il organisa donc en douce une détection systématique. Mais comment expliquer cela à de stupides moutons fonctionnaires à colliers? Il créa donc lui même des tests qui semblaient anodins et demanda une prospection générale dans toutes les écoles de l'Empire. Les professeurs ne comprirent rien aux tests et pensèrent qu'il s'agissait d'une lubie administrative de plus. Mais Stalin en recordman du crime savait très bien ce qu'il faisait. Seules deux ou trois personnes pourraient répondre à ce qu'il recherchait d'après ses propres calculs de probabilité. Ils ne cherchait pas de simples démons, ceux là pullulaient, il en existait même bien plus que des humains. NOn, il cherchait un ou une super démon, une exception. Et en suivant son intuition, une seule personne fut capable de réunir toutes les conditions des tests. Ce fut Maria, une orpheline qui vivait dans un petit hameau perdu de la sombre taïga et profonde Sibérie.
Il la fit convoquer aussitôt au Kremlin. Maria parlait peu mais elle n'en avait pas besoin. Les autres comprenaient toujours très vite ce qu'elle désirait qu'ils comprennent et obéissaient....personne pour lui résister. Et Stalin n'eut besoin que d'un regard. Il sentit un flot d'ondes psy essayer d'envahir son cerveau. Il tira sur sa pipe et se mit à sourire à Maria.
-Enfin, je t'ai trouvée, lui dit il et il la serra contre son cœur. Et je ne te laisse pas 5 mn. Où tu m'obéis en tout et pour tout où ta vie s'arrête ici. Il n'avait pas besoin de revolver. Ses mains puissantes pouvaient briser le cou de Maria en un instant. Le geste était non équivoque.
Maria éclata de rire. Elle n'eut pas besoin d'ouvrir la bouche. Elle se rependit dans le cerveau de Stalin en ondes amicales.
Elle n'eut pas besoin de bureau, ni de secrétaires, ni de gardes. Elle reçu juste un traitement de membre de la plus haute nomenklatura et une datcha en dotation juste à coté de celle de Stalin.
Ce dernier venait souvent la voir et boire le thé, fumer sa pipe et se détendre avec Maria. Oh jamais de sexe entre eux, d'ailleurs Maria était complètement asexuelle, non, juste des rencontres de travail au calme. Et quel travail.....
J'espère que vous aurez compris ce dont je voulais parler dans cet article....
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De mémoire je ne pense avoir eu qu'un master mémorable tout le reste c'étais "intéressant" tout au plus. Mais durant quelque mois j'ai eu le privilège de partager l'intimité d'un couple et c'étais très instructif pour moi. Voici une sorte de lettre ouverte qu'il leur est adressé.
"Dés le début il y a eu maître et monsieur. Et je me souviens que dés le début j'étais jalouse de vos regards. J'étais votre jouet certes, votre salope attitrée, votre sac à foutre et tant d'autre choses mais moi je n'avais pas droit à ces regards. Non vous me regardiez juste comme une slut et si j'ai toujours adoré ça, j'ai souvent surpris vos regards tendre quand vous vous vidiez en moi. Je vous l'ai jamais dit mais avec vous j'étais plus chienne qu'avec les autres, beaucoup plus chienne. Juste je pense car j'aurais tout fait pour ne serait-ce que saisir des bribes de ce qu'il y avait entre vous. Vos regards d'amour, votre tendresse, votre complicité...
J'ai jamais été prude mais je ne pense que très rarement avoir gobé des queues autant que les votre, avec un tel enthousiasme, avec une telle vigueur... Je vous l'ai jamais dis mais si je vous desobeissais parfois c'étais juste pour vous voler quelques instants de complicité. En fait je pense que si j'aimais autant quand vous me gicliez dans la bouche c'est parce qu'aprés avoir accueilli l'un je sentais l'autre arriver et que vous sentir tous deux en moi c'étais comme si je partageais votre complicité.
Je n'avais pas le droit de vous embrasser et ça je l'ai vite compris. Frustration et sodomie c'étais votre credo il parait. Je me souviens quand maître me faisait hurler, monsieur me tenait la bouche pour me faire taire. Avec sa main ou autre chose... Quand je hoquetais de peur sous votre main maître, monsieur me tenait le front et me disait que tout irait bien. Quand j'abandonnais vous me regardiez tout deux avec ce regard sévère qui me disais "continue".
Dans notre relation je n'ai jamais été qu'un sex toy mais j'ai bien aimé nos moments ensemble. J'ai bien aimé ce que vous avez accepté de me partager. Alors oui je sais j'ai pas été cool et du jour au lendemain j'ai disparu. Mais croyez moi bien que ce n'étais pas parce que je ne vous aimais pas juste parce que je vous aimais trop. Je ne pouvais rivaliser avec votre amour et ça me rendait dingue. Mais si vous me lisez sachez juste que même juste pour une nuit je rêve souvent d'être à nouveau votre salope attitrée.
Avec tout mon amour
Lilas"
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