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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Lorsque nous entrâmes dans la maison, ma Maîtresse m'annonça devant les deux hommes
que cette journée serait inoubliable pour moi. Je me retrouvai attachée à la croix de Saint André,
dans une position d'écartèlement extrême. Elle commença à me fouetter sur tout le corps en
insistant sur mes seins, auxquels elle vouait un véritable culte. Puis, ce fut au tour des deux hommes
de me faire l'honneur de me battre. On me détacha avant de me placer dans un carcan afin que mes
deux orifices, parfaitement disponibles, puissent être investis. Je fus possédée par l'ensemble des
invités, y compris par Maîtresse Sophie, ceinte pour l'occasion d'un gode ceinture. Un long silence
suivit, sans que je puisse me défendre, dans cette position qui favorisait l'examen de mes reins, le
doigt de ma Maîtresse s'enfonça dans mon anus, m'arrachant un véritable cri d'horreur. Le doigt se
retira aussi brutalement qu'il était entré et vint se promener sur mes lèvres, qui furent écartées et
ouvertes pour que ma bouche fût imprégnée du goût âcre de ma cavité. Je ne pus réprimer une
nausée de dégoût, principalement causée par l'humiliation que je ressentais.
La littérature érotique permet aux femmes de sortir de la passivité sexuelle pour affirmer pleinement leurs désirs.
Leur libre choix comporte une forte dimension érotique dans la soumission. Mes expériences alimentent le récit.
Certaines n’avaient pas attendu la fin des années soixante pour se manifester.
Toute une littérature nouvelle, d’abord marginale, s'est développée hors institution.
C’est par un discours spontané, parfois sauvage, que les femmes s’interrogèrent sur leur rôle,
dans le couple, la famille, la société, qu’elles énoncèrent leurs aspirations, leurs désirs.
Cette écriture militante, caractéristique des textes féminins de conquête, gagna d’autres territoires,
sacralisés de longue date, où dominaient le bon ton et la retenue attachés à leur rôle.
Lorsqu'elles tentèrent alors de mettre en mots, le vécu spécifique de leur féminité,
elles franchisèrent le pas et osèrent enfin exposer leur sexualité.
Pour dire leur corps, le désir, les caresses, la jouissance sur un autre mode que celui du sentiment
ou de l’émotion, elles s’approprièrent un langage averti, audacieux autant qu’inventif.
Lorsque Françoise Mallet-Joris publia "Le rempart des béguines",
elle avait à peine vingt ans et transgressa, avec ce premier roman, toute une série de tabous.
D'ordre sexuel bien entendu, en évoquant la liaison d’une toute jeune fille avec la maîtresse de son père,
mais aussi familial et social, dans le cadre d’une famille bourgeoise et d’un milieu provincial étriqué.
La découverte de la sexualité et de l’homosexualité dégage pour cette adolescente
davantage de charme que de trouble transgressif, Il s’agit bien d’une histoire d’amour,
mais c’est le plaisir qui est mis en avant, complet, total et bien loin du sentiment.
Les auteures de romans érotiques se singularisent par bien des aspects.
Elles s’approprient désormais des domaines où elles n’auraient pas osé s’aventurer,
il y a quelques dizaines d’années, sinon par provocation.
Il est fréquent à ce jour que les femmes se spécialisent dans l’érotisme, voire qu’elles y excellent.
Souvent couplée au besoin de se dire, chez elles, la parole sur le sexe se diversifie,
se nuance, devient une parole sexuée ou genrée.
Il n’y a plus de honte, en l’occurrence, à la qualifier de "féminine."
Mais les écrits de femmes vont bien au-delà.
Le plus intéressant est sans doute qu’elles travaillent le corps même du littéraire,
et subvertissent les genres ou les classes de textes.
Introduire la thématique sexuelle dans le roman révèle souvent quelque aspect de la personnalité
de l’auteure qui produit le texte sans pourtant toujours parler d’un investissement de l’intime.
Quelle que soit la part de soi engagée, la fiction est un alibi confortable pour celle qui désire jouer de l’équivoque,
entre le vrai et l’imaginaire entre lesquels elles peuvent seules distinguer.
Il en va tout autrement de ces écrits émergeant dans un contexte de permissivité sexuelle et scripturale.
Le réalisme nouveau se passe de la scène et des décors.
Nul besoin de mettre en évidence une intériorité qui ne demande qu’à s’exhiber.
Il arrive ainsi que le texte dévoile au plus près celle qui l’énonce.
Comme la vie sexuelle fait partie de ce qu’elle veut montrer,
la femme de lettres s'engageant dans cette voie va rejeter toute précaution ou pudeur,
pour oser dire ce qu’elle a osé faire, même dans un contexte familial et social,
professionnel parfois. Au danger éventuel qui la menace, elle oppose le primat de sa volonté individuelle.
Si elle s'aventure de l’obscénité vers l’exhibition, c’est pour répondre à un besoin impérieux de se découvrir
à soi-même bien plus que s'offrir à quelque voyeurisme que ce soit.
Les françaises Christine Angot et Catherine Millet en ont fait la démonstration par leurs écrits,
d'un différent niveau, reconnaissons-le, dans le dévoilement de leurs choix et comportements sexuels.
Mais laissons au public le soin d'apprécier et de juger leurs récits.
Quelques autres, comme Virginie Despentes, Catherine Breillat, ou Eva Delambre
ont fait reculer les limites de la représentation de la sexualité et de sa dialectique.
Caroline Lamarche et Nathalie Gassel ont produit des textes forts sur le sexe.
Elles ont évoqué les rapports entre les sexes, entre les êtres, et bouleversé les discours
sinon les valeurs de leur milieu.
Caroline Lamarche se tient à côté de l’autobiographie, en privilégiant le jeu avec l’imaginaire et la poésie.
Nathalie Gassel se désigne plus nettement, affronte durement sa réalité, cherche sans discontinuer
à la définir au plus près et en fait le socle de sa réflexion existentielle et scripturale.
Caroline Lamarche ose donc associer érotisme et subversion,
amour et sadomasochisme dans une relation d'une beauté stupéfiante.
Ses textes se situent en dehors des conventions de tous ordres,
Dans "La nuit l’après-midi",elle décrit précisément des rapports sexuels sadomasochistes dépourvus d’amour,
comme une expérience quelque peu aléatoire, la réponse à une annonce, mais qui se vit en contrepoint peut-être
libératoire d’un attachement amoureux.
Les rencontres sont minutieusement relatées et le récit des séances n’épargne aucun détail,
quant aux attitudes, aux accessoires, aux dommages et à leurs conséquences.
D’une humiliation imposée, elle entend faire une humiliation choisie.
Se soumettre serait finalement une façon de se maîtriser,
et de dominer une situation dès lors qu’on peut la mettre en mots.
Qu’en est-il de ce plaisir sexuel intense, attaché à une pratique mais surtout à un être ?
Il est en définitive, si l’on en croit le texte, avant tout cérébral, lié aux mots, reçus et donnés.
Dans cet élan vers la jouissance, il y a la volonté de la jouer contre la souffrance de la privation:
toute volupté est à atteindre et le sexe, le "rien" du sexe en est l’instrument le plus abordable,
même s’il est le plus sérieux de l’être, L'auteure diversifie les approches vers son objet:
tantôt elle en minimise l’enjeu tantôt elle le sublime, l’idéalise et y ajuste son propos.
À défaut de philosophie, elle tente d’appréhender une formule intellectuelle,
rendant sensible la totalité de son être au monde, car elle veut donner une voix à ce potentiel sexuel.
Pauline Réage attendit d'avoir 87 ans pour avouer d'être l'auteur de Histoire d'O, récit fantasmatique,
métaphore de la jouissance dans l'avilissement, vulnérabilité qui nous atteint lorsque nous sommes amoureux.
Violette Leduc, dans "Thérèse et Isabelle" (1966) longtemps censuré, décrit avec une grande liberté de ton,
la passion intense entre deux jeunes filles, classique de la littérature lesbienne.
"Emmanuelle", œuvre majeure, féministe et libertine, invitant à penser autrement, à vivre le plaisir au présent,
à s’épanouir dans un érotisme radieux frontalement opposé aux normes pornographiques actuelles.
Vinrent ensuite "Vénus Erotica" (1977) d'Anaïs Nin, par nous déjà étudié.
Puis "La Femme de papier" (1989) de Françoise Rey, roman libertin dédié au plaisir féminin.
Ensuite, "La nuit, l'après-midi" de Caroline Lamarche, (1998).
En 2004, "Ma reddition" de Tony Bentley, enfin "Nu intérieur" en 2015, de Belinda Canonne.
La jouissance et l’imaginaire érotique autonome des femmes ne sont plus occultés en Littérature.
"Le Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir, suivie par Pauline Réage et "Histoire d'O" ont ouvert la voie.
Catherine Robbe-Grillet, femme du célèbre écrivain, maîtresse de cérémonie sadomasochiste, a écrit de très beaux textes.
Désormais, l’érotisme ne se réduit plus à l’assujettissement de la femme.
Il devient possible d’envisager un rapport ludique, joyeux, décomplexé à la sexualité,
de libérer les consciences en même temps que les corps, d’apporter un certain vent de liberté.
La littérature érotique présente des femmes qui assument leurs désirs en dehors de tout attachement amoureux.
Le langage des auteures se libère des précautions chastes et de leurs illusions.
L’érotisme devient même un art de vivre et la voie d’accès au bonheur humain.
Le mouvement d'émancipation débouche malheureusement vers la banalisation du cinéma pornographique.
Il réduit la sexualité à une froide mécanique sans inventivité dans laquelle la femme demeure un simple objet sexuel.
Le schéma pornographique occulte le raffinement, la multiplicité des désirs et des plaisirs féminins.
La sensualité et la volupté disparaissent.
L’érotisme a perdu ses lettres de noblesse au profit de la toute puissance de l'industrie pornographique,
du culte de l’organique direct qui dépoétise, appauvrit et déshumanise le rapport aux choses de l’amour.
Les femmes apportent de la fraîcheur à la littérature érotique, en brisant les codes et les rapports de domination préétablis.
Les récits féminins les présentent comme assumant leurs propres désirs, ne se contentant plus d’une posture passive;
elles enrichissent l'érotisme. Dans l'écriture comme dans la vie, il est essentiel de toujours se donner sans réserve.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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"Le sexe ne saurait prospérer sur la monotonie; sans inventions, humeurs, sentiments,
pas de surprise au lit; le sexe doit être mêlé de larmes, de paroles, de promesses,
de scènes, de voyages à l'étranger, de nouveaux visages, de musique, de danse, de vin."
En Avril 1940, un homme d'affaires anonyme commanda à Henry Miller des écrits érotiques
pour un dollar la page afin de satisfaire sa libido "intellectuelle."
Miller vit l’écriture sur commande comme une insulte à son talent.
Il demanda alors à Anaïs Nin, son amante, de le remplacer.
C’est ainsi que s’ouvrit la voie de la littérature érotique féminine.
Le mystérieux commanditaire exigeait que les écrits soient expurgés de poésie.
"Laissez tomber la poésie et les descriptions autres que celles du sexe. Concentrez-vous sur le sexe."
Anaïs Nin accepta l'exigence et étudia le Kamasutra tout en s'inspirant des aventures amoureuses
de ses amis proches.
Trente ans plus tard, en les relisant, elle décida de les publier.
Constitué d’une quinzaine de courtes nouvelles, "Vénus Erotica" entraîne le lecteur dans
des fantasmes improbables pour l'époque, dérangeants parfois, mais toujours excitants.
Il ne s’agit pas d’une littérature classique mais bien d’une utopie de la sexualité.
Chaque rencontre est une osmose, un voyage vers l'inconnu, une félicité des sens.
L'ouvrage est voluptueusement hédoniste, un véritable remède à la monotonie de la vie.
Si l’acte sexuel demeure le centre de chaque histoire, il est le prétexte pour brosser le portrait des personnages.
Anaïs Nin fait preuve d’une imagination débordante pour entraîner le lecteur dans la vie sulfureuse de ses héros.
Chaque nouvelle raconte un personnage à travers sa sexualité et parfois certains se rencontrent.
Les récits comme les corps s’entremêlent.
L'auteur sait retranscrire les subtilités du désir, le plus souvent féminin.
Plus qu’une description anatomique, crue et froide, elle soigne les mises en scène
en les rendant surprenantes et débridées.
Elle décrit la bisexualité féminine, non pour exciter la lecture masculine mais pour raconter les désirs au féminin.
C’est là un des plus beaux paradoxes de la genèse de l'ouvrage.
La littérature érotique féminine est née d’une commande d’un homme en recherche de perversité,
à une femme romantique qui écrivit:
"Seul le battement à l’unisson du sexe et du cœur peut créer l’extase."
Peu de femmes avant elle avaient abordé la littérature érotique.
Le domaine était réservé aux hommes.
Ainsi naquirent ces nouvelles empreintes d’exotisme et de style.
Les émois de l'hermaphrodite Mafouka sont d'une grande modernité, autant que la passion de Marcel.
Le lecteur suit, de nouvelle en nouvelle, des personnages récurrents comme Bijou ou le Basque,
dans des contextes imaginaires où les femmes sont au cœur du fantasme masculin ou féminin.
Toutefois, on ne peut s’empêcher de sourire à la lecture de quelques-uns de ces récits,
comme "L’Anneau", dans lequel un homme enfile un anneau dit de mariage sur son pénis.
Malheureusement, il n’avait pas anticipé certains développements.
Si l'ouvrage possède un charme certain, il demeure difficile à juger car il énonce d'emblée sa faiblesse.
Il a été écrit sur commande avec pour consigne explicite d'expurger tout lyrisme.
L'auteur ne disposait pas dans ces conditions de toute liberté créative.
Cette retenue imposée brida son imagination.
Anaïs Nin avoua en préambule que son érotisme manquait de profondeur.
Se plaignant également à la relecture d'une précipitation de style et d'intrigue.
Ces défauts incontestables sont certainement à l'origine du succès que le livre rencontra à sa sortie.
La littérature érotique est un exercice délicat.
Il exige un savant mélange de provocation et d'esthétisme,mais surtout de spontanéité.
Grâce soit alors rendue au commanditaire.
Car Anaïs Nin, fort heureusement, a surtout, de ces exaltations enivrantes et pleines d’affolants désirs,
de ces transgressions adorables, de ces amoralités vertigineuses, brossé le tableau intime d’une femme.
Ces moments de chaleur haletants, mêlés d'érotisme subtil,
où l’on devine l'auteur excité par le développement ardent de ses propres idées,
constituent des sommets de langueur et de plaisir où les sens sont fidèlement retranscrits,
où les intentions et les fantasmes sont des projecteurs efficaces de représentation pour le lecteur.
Il perçoit la lubricité envoûtante des corps en appel, en s’insinuant dans des esprits noyés de
visions comme autant d’appâts irrésistibles.
Il suit le langage intime des sensations et leur rapport ambigu aux dominations et aux soumissions,
sans ambages, sans fausse vertu, sans construction excessive, avec passion et avec fièvre.
La femme se révèle non pas féministe fabriquée de toutes pièces, mais suave et bâtie
de volontés profondes comme des gouffres moites d’instincts et de pulsions.
C’est en ce sens, une femme libérée que ces récits érigent avec grandeur,
libérée non pas de la brutalité de l’homme, mais de sa propension à taire sa nature,
bridée par ses retenues sociales, jetée sur la réalité de ses désirs élémentaires.
Proclamer qu'une femme soit aussi une béance exprimant à grands cris le vœu primordial
d’être durement possédée et remplie.
C'est ce qu'Anaïs Nin a su oser hautement déclarer, en s'inspirant d’elle-même comme modèle,
à une époque de pseudo-maturité émancipatrice qui n’en était encore qu’à ses balbutiements.
La véracité de cette situation est plus élevée qu’on ne l'imagine.
Sand, Colette, Duras, Sagan se dissimulaient toujours quelque peu,
seule la parution de leur journal révélait leur intimité véritable.
On devine une femme sensuelle, bouillante, et libre,
en parfaite harmonie avec son corps.
En littérature, cette entreprise d’étonnante franchise est précieuse.
Il est rare de livrer l’ambivalence de ses sentiments plutôt que de les dissimuler.
Il fallait du courage pour oser écrire à cette époque de telles pages.
Anaïs Nin était une femme libérée et, inconsciemment peut-être, a-t-elle permis à des générations
de jeunes filles de prendre connaissance de leur condition d’égale à l’homme et de jouir de leur corps.
"La plupart y prennent plus de plaisir. Cela fait durer plus longtemps.
Mais moi je ne peux plus le supporter. Laissons-les jouir de leurs sensations;
ils aiment rester assis là, les hommes avec leur verge raide et les femmes
ouvertes et trempées de désir, mais moi, je veux en finir,
je ne peux plus attendre."
L'extrait résume les divergences entre la femme de lettres et son commanditaire.
D'une rencontre fortuite ont jailli de beaux textes à la fois sensuels et crus,
jubilatoires et poétiques, mettant à l'honneur le plaisir féminin.
Libérer la parole, c’est libérer les corps, continuons sur le chemin ouvert par l'auteur.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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8 aime
"Qui donc pourrait lui reprocher des actes que, seules, avaient exigés d'elle des cellules dont
elle n'était pas comptable ? Elle avait le droit que chaque animal possède de connaître
le spasme sacré qui, au printemps, fait tressaillir la terre d'un humide tremblement."
"Belle de Jour" (1928), construit sur la personnalité secrète d'une femme,
constitue l'une des œuvres les plus originales de Kessel, dans le destin tragique d'un couple solaire,
courant vers l'abîme, tenaillé entre un amour immense et l'exigence inapaisable des sens.
La belle Séverine est l’épouse très réservée du brillant, jeune et séduisant chirurgien Pierre Sérizy.
Sous des airs très prudes, la jeune femme est en proie à des fantasmes masochistes
qu’elle ne parvient pas à assouvir avec son mari.
Lorsque Henri Husson, un ami du couple, cite le nom d’une maison de rendez-vous,
Séverine s’y rend, poussée par la curiosité.
Elle devient la troisième pensionnaire de Mme Anaïs, présente tous les jours
de la semaine de quatorze à dix-sept heures, sous le nom de "Belle de jour."
Dans le très court prologue du roman, une enfant de huit ans, du nom de Séverine, dans le couloir
de l´appartement de ses parents, est prise de force par un plombier venu réparer la salle de bains.
"Elle se débattit," Puis, "soudain, Séverine ne se défendit plus,elle était toute raide, blanche;
l´homme la déposa sur le parquet, s´éloigna sans bruit".
Dans la douce intimité d'un appartement parisien, Séverine Sérizy attend Pierre, son mari.
Séverine admire Pierre, un homme raffiné, cultivé, un chirurgien réputé sur la place de Paris.
Il a toutes les qualités que l’on attend d’un mari, attentionné, respectueux et ambitieux.
Pourtant Séverine n’est pas heureuse.
Car l’amour qu’elle porte pour Pierre est devenu platonique.
Elle ne veut lui offrir que son âme, et pas son corps qui est contingent et faillible.
La pureté de l’affection qui unit le couple est trop grande pour laisser place
à l’immédiateté du plaisir.
Derrière la personnalité trouble de Séverine, un masochisme sourd bestialement sous
la respectabilité de façade.
Les paroles sulfureuses d’Henri Husson réveillent la sensualité sauvage qui sommeille dans son corps.
Husson raconte ses sorties dans les bas fonds de Paris, ses visites régulières dans les maisons closes,
notamment celle de Madame Anaïs.
Son désir répugnant, ses mains baladeuses, lui procurent pourtant un désir inexplicable.
Séverine ne comprend plus son cœur, ni son corps.
Survient l’événement déclencheur, une congestion pulmonaire.
La convalescence passée, sans pour autant cesser d´aimer tendrement son mari,
elle fait comprendre à Pierre qu´elle n´a pas besoin de lui.
Bien que peiné, Pierre respecte le souhait de sa femme.
Curieusement, de son côté, Henri Husson ne cesse d´envoyer des fleurs à Séverine.
Malgré le peu de sympathie qu´il lui inspire, elle consent à le revoir, et découvre qu´il l´importune moins.
Elle apprend alors qu´une amie commune, par nécessité, se livre à la prostitution,
en fréquentant une maison de rendez-vous.
Dès lors, ayant appris par Henri Husson, l´adresse d´une maison similaire où il se rendait autrefois,
Séverine n´a plus qu'une obsession s´y rendre.
Et à son tour, craintive mais désireuse de comprendre ce que son corps lui commande,
elle se livre à la prostitution volontaire, d´abord occasionnellement, puis régulièrement
tous les jours, dans un établissement tenu par Madame Anaïs.
Elle va donc mener une double vie en se prostituant la journée et rentrer le soir à 17 heures
pour rejoindre Pierre.
17 heures passées, Belle de jour s’évanouit et laisse place à Séverine,
l’épouse aimante, sincère qui retrouve son mari, pour une soirée tendre, un dîner entre amis.
Séverine semble avoir trouvé son équilibre, entre les lumières rouges de l’après-midi
et la tranquillité d’une vie d’épouse bien rangée.
Son corps ne vibre désormais qu’auprès du vulgaire et s’exalte dans la bassesse.
Ses fantasmes sont liés à un désir de soumission.
"Le sentiment qu’elle eut de devenir une machine impure la fit frémir encore d’humiliation perverse."
Elle recherche des hommes rudes, brutaux, au physique grossier, à l'opposé de son mari parfait et lisse.
Malgré l’intense culpabilité la taraudant vis à vis de Pierre, la prostitution devient rapidement une drogue
dont rien ne peut la détourner.
"la véritable intoxication de Séverine, où l'habitude tenait plus de place que le plaisir."
Séverine n'atteint le plaisir que dans l'avilissement et la soumission.
Peu à peu, elle plonge dans la déchéance.
De passes sordides en humiliations, chaque jour elle s’enfonce dans ses fantasmes morbides.
Apparaissent Hippolyte, un malfrat et son acolyte Marcel, un second couteau aux dents d’or.
Ce dernier tombe sous les charmes de Belle de jour et l'entraîne, pour la première fois, à extérieur des murs
protecteurs de chez madame Anaïs.
Séverine ne maîtrise plus sa destinée.
Elle redoute le chemin tortueux qu’elle emprunte, mais ne parvient pas à faire marche arrière,
cherchant, toujours plus de noirceur dans sa vie.
Les description des virées nocturnes dans le milieu parisien sont d’une puissance effrayante.
Elle découvre un monde d'hommes dangereux, oisifs, menaçant et brutaux, aux antipodes
de son univers ouaté et confortable.
D'épouse incomplète, elle devient une épouse infidèle et souillée.
Elle vit dans la terreur que son secret soit découvert.
Écartelée entre le vice et la vertu, son existence bascule dans le drame.
Tout s’effondre quand Séverine est reconnue par un des amis de son mari, lui même client de la maison close.
Un après-midi, se présente à la porte de la rue Virène, Henri Husson.
Il a reconnu Séverine, un mot de sa part et Belle de jour sera découverte.
C’en sera fini de l’amour de Pierre, de cette double-vie qu’elle aime tant.
Mais Husson ne dit rien et repart.
C’est de la bouche de Pierre que Séverine apprend l’existence d’un rendez-vous entre les deux hommes.
Séverine n’a plus d'autre choix: elle doit faire appel à Marcel qui tient toujours un couteau à disposition.
Marcel n’en demandait pas tant.
Il surprend les deux amis et se jette vers Husson mais manque son coup.
C’est Pierre qui reçoit dans la tempe la lame froide du cran d’arrêt.
Séverine est dévastée.
Pierre est à l’hôpital et Marcel en prison.
Henri Husson accepte de se taire, tout comme Marcel.
Mais la femme de chambre des Sérizy l'a reconnu à ses dents en or sur une photographie
du journal et prévoit d'avertir la police.
Séverine vit donc dans l'angoisse que sa double vie s'étale à la une des journaux.
Elle finit donc par lui avouer la vérité.
Non pour être pardonnée, pas davantage par besoin de la confession.
Mais par impossibilité de maquiller en vertu l´opposition entre l'assouvissement cru de ses sens
et le désir le plus tendre de son cœur.
Paralysé à vie, Pierre ne pourra plus jamais marcher, comme Clifford, le mari infirme de Lady Chatterley.
Ils partiront vivre sur la Côte, mais il ne lui adressera jamais plus la parole.
La fin du roman est d’une cruauté infinie, son mari Pierre devient la victime muette des excès de sa femme,
tous deux se retrouvant enchaînés dans une double culpabilité inextricable sur fond de rancœur et de fatalité.
Kessel ne raconte pas tant l'histoire d'une précieuse devenue prostituée par choix, que le destin tragique d'une femme.
Comme un mal viscéral qui, une fois assouvi, n'est jamais assez parti ou assez présent, devenu inhérent à sa raison.
Elle doit, à n'importe quel prix, non pas être possédée par n'importe qui,
mais être totalement dépossédée d'elle-même et de son mari.
"Elle n’était pas venue chercher rue de Virène de la tendresse, de la confiance, de la douceur,
cela Pierre lui donnait, mais ce qu'il ne pouvait pas lui donner: cette joie bestiale, admirable."
Le récit, écrit dans un style poétique et épuré, sous la plume raffinée de l'auteur, offre au lecteur
des moments d'introspection suspendus dans le temps, décrivant avec finesse la scission entre
cœur et corps, entre sentiment et plaisir.
Le roman, en respectant autant le fond que la forme, révèle les traumatismes d'un enfermement bourgeois,
drainant absences et solitudes, faisant naître le besoin de la vitalité par la salissure et la maltraitance.
L'opus intimiste et subtil, dénonce pudiquement, l'échec d'une assise bourgeoise confortable,
engendrant ennui et protocole, alimentant un inconscient revanchard, rêvant d'un autre monde transgressif.
"Belle de jour" avec éclat, suggère plus qu'il ne montre en insistant sur l'antinomie de Séverine,
magnifique blonde, bourgeoise, désœuvrée, riche, distinguée, frêle et pale dont l'inconscient en révolte
contre une sécurité devenue invivable, apprécie d'être rudoyée sans ménagement par le rustre ou l'obèse.
Un contexte protecteur sans étincelles fabrique en parallèle la quête d'un statut, celui d'un être humain
préférant l'approche perverse et virile que le modèle courtois.
Publié en 1928, l'ouvrage a choqué par les mœurs qu'il décrivait; il n'a plus ce pouvoir maintenant,
mais il conserve une force qui rend encore sa lecture troublante. Luis Buñuel l'a adapté au cinéma
en 1967 et a remporté le Lion d'or à la Mostra de Venise.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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Tu es l’Homme, le Mec, le Mâle
dorénavant mon Maitre,
et ton sexe te donne tous les droits.
J’ai désiré, souhaité, voulu devenir ton esclave.
Tu m’as prise comme telle,
tu m’as appris le culte de ton corps,
la vénération de ta queue
et tu me possèdes désormais.
Je ne suis pas ton égale, mais ton esclave.
Je l’ai voulu, choisissant librement de me donner à toi,
renonçant pour toi à tous mes droits,
parce qu’une esclave n’a pas de droits.
Elle est à la disposition de celui qui la possède,
courtisane, chienne, pute,
dédiée au plaisir de l’Homme,
à la jouissance du Mâle.
Tu décides seul de l’usage que tu fais de mon corps,
de mon sexe, de ma bouche, de mon cul.
Il ne sont que les instruments de ton plaisir,
sur lesquels tu exerces ton pouvoir,
ce dont tu sers pour expérimenter tes désirs,
laissant libre cours à ton imagination perverse.
J’ai voulu, librement, que ton autorité sur moi soit absolue,
que tu puisses jouir de moi sans retenue,
exerçant tes prérogatives de Mâle,
en tous lieux, à tout moment, en toute liberté.
La seule liberté qui compte désormais pour moi
c’est la tienne, celle du Mâle.
J’ai décidé de ne me soumettre qu’à une seule loi, la tienne,
celle de ton plaisir, de tes désirs, de ta jouissance.
C’est la seule qui compte dorénavant pour moi.
Elle n’est pas gravée définitivement dans le marbre,
mais ne dépend que de toi, de tes envies, de tes pulsions.
Elle est ce que tu décides, ce que tu veux, ce que tu m’imposes.
Tu es en droit de tout me demander,
de tout exiger de moi,
de punir toute désobéissance, tout manquement de ma part
de la manière que tu jugeras appropriée.
Ton plaisir est un apprentissage.
A toi de me dresser à te satisfaire,
à coups de bite et de cravache.
Tu es en droit de te montrer sévère, voire même injuste,
et tes décisions sont sans appel.
Si tu penses que je dois être punie
je dois me soumettre au châtiment que tu as décidé,
avant de te témoigner ensuite ma reconnaissance
de faire en sorte que je progresse
toujours et encore dans ma soumission à toi.
Toi seul est en droit de me juger, selon les critères qui sont les tiens.
Je te dois respect et dévotion, obéissance absolue
peu importe ce que tu exiges de moi,
puisque tu peux tout exiger.
Ta violence est légitime puisque c’est celle du Mâle.
J’ai accepté de la subir en me donnant à toi.
Tu n’as pas t’en justifier,
mais simplement à me l’imposer.
« La propriété est un droit, inviolable et sacré ».
Ce droit, c’est le tien désormais.
Aucun homme avant toi ne m’a jamais possédée.
Ils croyaient que je me donnais à eux, c’est moi qui les utilisait,
décidant de ce qu’ils pouvaient m’imposer
fixant le cadre, dictant les règles.
J’ai appris d’eux le plaisir, la jouissance,
les désirs et les perversités du Mâle,
pour pouvoir me préparer à toi.
Pendant longtemps, passant d’un mec à l’autre,
je t’ai attendu, rêvé, désiré, fantasmé.
jusqu’à ce que nous rencontrions enfin.
Tu as su me séduire, m’apprivoiser, me conquérir,
faisant tomber une à une
toutes les défenses que je m’étais construites,
pour me protéger, éviter de m’engager.
Tu as pris le temps de me donner confiance,
en toi, en moi,
pour que je sois totalement libre
de choisir de m’offrir à toi
avant de m’accepter comme ton esclave.
Je t’appartiens désormais.
Par tous mes trous, toutes les fibres de mon corps.
Tu es l’Homme, le Mec, le Mâle, mon Maitre.
Tu as tous les droits sur moi.
A toi d’en abuser, pour ton plaisir et le mien.
Je me prosterne devant toi.
Merci de me permettre d’exister pour toi.
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Il est hors de question pour mon Maître de me laisser partir sans me découvrir dans ma nouvelle combinaison que j'a acheté sur ses conseils. Il me connais bien et nous aimons nous concerter l'un l'autre pour l’acquisition de nouveaux "jouets". Je lui réclame à ce qu'il reste dans la pièce pour m'observer me changer...mon côté exhibitionniste refait subitement surface ! Il accepte volontiers, pour ma plus grande satisfaction. Je me sens exister quand il regarde sa petite chose évoluer sous ses beaux yeux clairs… J'enfile alors devant lui un harnais, composé de lanières élastiquées noires qui enserrent ma poitrine et une culotte ouverte, elle aussi avec des lanières noires et de la dentelle. Par dessus le tout je revêts la fameuse combinaison en vinyle. Sa particularité est qu'elle est ouverte au niveau du fessier... Monsieur m'aide à remonter la fermeture éclaire située au niveau de mon dos...et j'espère bien qu'il matait mon cul en le faisant ! Il a pris soin de me demander comment je me trouvais dans cette tenue...à voir mon sourire, il avait déjà la réponse ! Oui, je me sens très bien dans cette tenue de salope, me trouvant très désirable, ce qui est assez rare pour être souligné. Il me conforte dans cette idée en m'adressant de jolis qualificatifs. C'est toujours un ravissement d'être à son goût et cela me donne envie de l'aguicher, le provoquer et l'allumer, ce que je fais en lui tournant le dos et en me penchant en avant, lui laissant tout le loisir d'admirer à quel point sa soumise est ouverte et impudique. Mon Maître me demande alors de lui présenter le nouveau plug que nous avons choisi ensemble...il possède une bille lourde à l'intérieur qui se meut à chaque mouvement. Sa texture en silicone le rend très agréable au toucher, cela est semblable à une peau douce. C'est la première fois que Monsieur utilise cet objet soyeux et phallique pour me pénétrer doucement... Puis, me faisant pencher sur une chaise, mon Maître entreprend de me pilonner de manière virulente, par des à-coups très rapides...que j'aime avoir mes deux orifices remplis simultanément ! Je me sens littéralement saillie et remplie comme une petite chienne...mes jambes tremblent et vacillent sous le plaisir. Bientôt c'est la queue de mon maître qui prend la place du plug...je me fais enculer contre le mur de sa chambre ! Des coups de ceinture accompagnent maintenant ses coups de reins...ils s'abattent sur mes épaules et mes cuisses dans un claquement sec que j'aime entendre. La sensation est mordante...excitante ! Il me demande si tout va bien, je lui réponds : "encore"...….. Monsieur me demande ensuite de lui tendre la spatule en bois que j'ai apporté de chez moi à sa demande. Me faisant mettre les mains derrière la tête, il fait claquer le large ustensile de cuisine alternativement sur chacun de mes seins qui rougissent et deviennent sensibles, avec les pointes très dures...Je remarque qu'il donne un rythme régulier à ses gestes, pour mieux le rompre et me surprendre. l'exercice se corse quand il me demande de déclencher moi-même le moment de la claque grâce à une parole..."cela est plus difficile qu'il n'y parait" me fait il remarquer. Je deviens la véritable actrice de ma propre soumission, (ce qu'il aime à cultiver), osant prendre le contrôle à la place de mon Maître. Du moins, c'est l'impression que j'ai, oubliant sa perversité éducative préméditée, car après m'avoir conditionné à endurer la spatule sous le déclenchement sadique de mes propres mots, celui-ci ne manque pas par vice, de s'arroger le droit d'abattre parfois la spatule aussi soudainement que sèchement. Je l'entends encore me dire:" Ohhhh, navré ma swann, je voulais m'assurer que cet objet fonctionne bien !!" Il n'y a pas de doute que je penserais à lui désormais quand je cuisinerais à l'aide de cet objet. Sans doute d'ailleurs, était-ce là une perspective recherchée par mon guide ! A plusieurs reprises dans la journée j'ai réclamé l'urine de mon Maître. Nous avions déjà pu aborder ce sujet ensemble. Monsieur m'a fait m'exprimer sur mes motivations profondes pour s'assurer que je vivrais bien le moment. Il s'est montré curieux de la douche dorée que je ne perçois personnellement pas du tout comme une humiliation, mais plutôt comme une offrande. Tout ce qui sort de la queue de mon Maître m'attire et je n'éprouve aucune réticence. Comme je vous l'écrivais précédemment, je n'hésite plus à lui faire part sans honte de mes envies, même les plus sombres. Il aura attendu que je me lave sous la douche pour m'y rejoindre afin de réaliser naturellement ce fantasme, me confiant avec franchise et humilité que c'était la première fois qu'il expérimentait ce domaine. Nous voilà comme Gainsbourg et ses pisseuses ! Il m'a agréablement surprise car il a très facilement réussi à libérer sa vessie, à déverser son jet chaud et puissant sur ma poitrine, de manière très respectueuse...tout en gardant sa prestance et sa superbe. Il me fait penser à ces magnifiques statuts antiques de Dieux grecques… Pour avoir déjà pissé devant mon Maître, à sa demande et sous son contrôle, aussi bien dans la nature que sur un trône, je sais à quel point il peut être troublant de se sentir regardé. Il penche la tête en arrière comme pour mieux savourer sa délivrance. J'étais aux anges dans mon asservissement, en tant qu'urinoir, mesurant ma progression...Elles étaient là ces fameuses goutes d'or, sensuelles et érotiques, clapotant sur ma peau… Je suis ravie de pouvoir partager avec lui cette expérience. Simultanément, des filets d'eau s'invitaient dans ma bouche depuis le pommeau de douche et je me suis mise à rêver que peut-être la prochaine fois son fluide pourrait couler sur ma langue… Toutefois, quand il a eu terminé, j'ai hésité à le prendre en bouche pour le nettoyer. Je n'ai pas osé...freinée par je ne sais quelle limite imaginaire, par une morale puritaine qui voudrait que l'on taise l'adoration pour cette partie de nous qui nous échappe. Je me remaquille, enfile un jean et un pull : au revoir la soumise...bonjour la mère de famille respectable. Monsieur, toujours gentleman, me raccompagne jusqu'à ma voiture. J'ai du mal à le quitter. Une dernière étreinte, un dernier baiser et je m'éloigne pour reprendre la "tranquillité" de mon quotidien. Je suis restée plusieurs jours sur mon nuage, en ayant du mal à atterrir… Je retiendrais de cette journée mémorable que la confiance en l'autre permet d'ouvrir de nouvelles portes. Nous sommes capables d'aller loin tous les deux et cela me réjouis pour la suite. L'idée n'est pas d'aller vers une course effrénée pour repousser nos limites, mais plutôt d'écouter de plus en plus nos profondes envies et de les mettre en œuvre ensemble. Ces merveilleux souvenirs vont m'aider à patienter jusqu'à la prochaine entrevue…qui arrivera très bientôt... Swann
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Mardi 3 décembre 2019, quelque part dans les Hauts-de-France...
Une fois parvenue à destination, je gare mon véhicule et téléphone, impatiente, à mon Maître pour lui indiquer que je suis arrivée à bon port. Il me rejoint presque immédiatement et m'accueille avec un large sourire, comme à son habitude. C'est un homme élégant, raffiné avec beaucoup de charme et qui prend soin de son apparence. Sa personnalité est profonde et rassurante. Je suis heureuse d'être en sa compagnie pour la journée et de pouvoir m'abandonner librement à lui, sans tabou, en toute confiance. Sans doute cela est-il rendu possible par le fait que nous nous connaissons depuis de nombreuses années.
En guise d’introduction il me propose de partager un café dans un établissement de la ville qu'il aime fréquenter. Je suis heureuse et touchée qu'il m'entrouvre la porte sur un morceau de son quotidien. Nous marchons côte à côte, je me laisse guider vers ce lieu que je ne connais pas, fière d'être au côté de cet homme que j'adule. Nous entrons dans un endroit décoré avec goût et nous sommes heureux de de nous lover dans la chaleur ambiante qui contraste avec la température extérieure. Nous passons commande auprès d'une jolie serveuse, avec qui mon Maître ne manque pas d'échanger quelques mots courtois. Je dépose mon manteau sur mon siège tandis que mon Maître me dévore du regard, ce qui n'est pas pour me déplaire. Nous bavardons avec complicité, abordant des sujets importants mais aussi d'autres plus légers. Je pourrais boire ses paroles des heures durant...
Mon propriétaire me complimente à plusieurs reprise sur mon apparence. N'ayant reçu aucune indication précise à ce sujet, j'ai choisi de porter une robe grise en tweed, moulante en haut et plus évasée vers le bas, assez courte, un remonte-seins en dentelle noire, des collants noirs, sans lingerie dessous, et des escarpins à talons aiguilles vernis noirs. Mes cheveux bruns sont lâchés sur mes épaules. J'adore quand il m'appelle "ma belle brune". Il me confie qu'il aime cet aspect de "working-girl" qui contraste avec la dépravée que je vais devenir dans un petit moment... Je partage avec lui le plaisir cérébral de cette ambivalence ! Je suis satisfaite que les artifices déployés séduisent mon Maître.
Au bout d'un moment, Monsieur se lève et se dirige vers les toilettes...le connaissant, mon instinct de soumise me dit qu'il me prépare quelque chose...et je ne m'étais pas trompée ! De retour à notre table, il me demande de me rendre à mon tour au petit coin, de me saisir de l'objet qu'il a placé à mon attention au dessus de la porte et de le placer dans mon intimité. Toutefois, comme il sait que je ne porte pas de culotte, il me laisse le choix d'accepter ou pas son "défi", ce que je trouve très respectueux. J'accueille sa demande avec un sourire malicieux. Je me lève en espérant qu'il me matte tandis que je m'éloigne vers les WC. A tâtons, du bout des doigts, je cherche ce fameux objet que je ne tarde pas à débusquer : il s'agit d'un œuf vibrant télécommandé ! Je souris toute seule dans la pièce. J'adore la créativité de mon Maître, il déborde d'idées...et j'aime le suivre là où il m'emmène. Je lave l'objet puis le lèche avec envie et l'introduit doucement dans ma petite fente déjà bien humide, tout en pensant à mon Maître. La situation est plus que pimentée ! Je retourne auprès de celui à qui j'appartiens en lui indiquant fièrement que sa demande est exécutée et j'en suis félicitée en retour. Nous poursuivons nos bavardages tandis que le petit jouet sexuel fait son effet...je ne peux m'empêcher de planter mes yeux dans les siens en pensant à tout ce qui nous attend durant cette journée spéciale et je savoure cet instant hors du temps.
Nous faisons un brin de chemin à pied ensemble dans le froid, jusqu'au domicile de mon Maître. Celui-ci me faire remarquer les regards qui se posent sur moi/nous au cours de notre balade. Je ne les avais pas remarqué, trop focalisée sur la contraction de mon périnée, histoire de ne pas égarer mes petites affaires en cours de route ! Une fois la porte de son antre refermée sur nous, nous entrons pleinement dans nos rôles respectifs. J'ai beaucoup de chance qu'il puisse m'accueillir dans un lieu qui n'est pas froid et impersonnel et dans lequel nous pouvons évoluer librement. Il me semble que cela contribue également à la réussite de nos entrevues. Je n'oublie jamais de le remercier de m'ouvrir ses portes...tout le monde ne le ferait pas. Lui n'est pas tout le monde.
Mains derrière le dos et regard baissé, je me demande à quelle sauce je vais être mangée. Dans des flashs, je revois des images de nos séances passées qui me mettent l'eau à la bouche...entre autre. Mon Maître s'approche doucement de sa petite chose. Je peux enfin m'enivrer de son odeur naturelle que j'aime tant et profiter de ses divins baisers très sensuels et charnels. Je compte bien profiter de tout ce qu'il a m'offrir et le servir avec obéissance, du mieux que je peux. Il me fait remarquer qu'il bande déjà rien qu'à regarder sa soumise...je ne peux m'empêcher de frotter tout mon corps contre le sien, à la manière d'une petite chatte pour sentir son membre durci. J'adore le sentir dans cet état. Stoppant mes ardeurs, il me demande de m'agenouiller au sol. Mon Maître, comme toujours, avait prémédité ce moment puisque je découvre qu'il a préparé pour moi un petit tapis rectangulaire en mousse, qui me permet de ne pas avoir les genoux en compote. Ses attentions sont toujours délicates malgré son niveau d’exigence élevé. L'un n'est pas incompatible avec l'autre…
Mon Maître me surprend une fois encore avec une nouveauté : il dépose sur mes oreilles un casque audio sans fil. Auparavant il m'explique qu'il va me faire écouter des musiques d'ambiance, destinées à créer une sorte de bulle confortable dans laquelle je dois me laisser aller. Encore une brillante idée et une nouvelle expérience que je suis curieuse de vire à ses côtés ! Une fois que le premier morceau est lancé, je suis littéralement coupée du monde extérieur et je n'entends plus aucun bruit de mon environnement immédiat, ce qui est assez déstabilisant, mais agréable malgré tout. Il me laisse un moment ainsi dans l'attente, à genoux, le temps que je m'habitue et que je démarre mon voyage intérieur. J'ai adoré les choix musicaux qu'il a fait spécialement pour cette situation, c'est un homme de goût.
Monsieur se positionne debout derrière moi afin de fixer mon collier : un très joli objet en inox avec un anneau en son centre, permettant notamment d'y fixer une laisse. J'aime beaucoup le porter. Il est le symbole de ma soumission et de mon appartenance envers lui. Me voilà totalement à sa merci...
M'aidant ensuite à me relever, il me fait faire quelques pas pour me placer face à une jolie table en bois sur laquelle il m'invite à me pencher. Il prend place sur une chaise devant moi, se saisi d'une clémentine et commence doucement à l'éplucher sous mon regard plein d’interrogations...il aime me déstabiliser tout autant que j'aime l'être. Chaque séance est une partition dont j'ignore la musique, mais par laquelle j'adore me faire bercer. Je devine tout le temps qu'il a passé à préparer ma venue, les réflexions qu'il a mené pour tout envisager et faire les choix les plus judicieux pour que tout se déroule dans les meilleures conditions. Rien n'est jamais laissé au hasard. Entre chacune de mes visites, nous entretenons un lien permanent et des discussions fournies sur tout ce qui relève de l'aspect D/s notamment. Il prend soin de me faire m'exprimer sur mes envies et mes fantasmes. C'est un exercice dans lequel je n'étais pas très à l'aise au départ pour tout vous dire, retenue par une forme de pudeur éducative. Et puis j'ai compris avec le temps que si je ne lui disais pas clairement les choses, il ne pourrait pas les deviner. D'où l'importance, une fois encore, du dialogue entre un Dominant et sa soumise. La parle est ma véritable libération en tant que soumise.
Monsieur déguste un premier morceau de clémentine, puis en place un autre au creux de sa main. Dans cette histoire sans paroles, je comprends néanmoins là il veut me voir aller. C'est intéressant de tester ce mode de communication et de constater que nous parvenons à nous comprendre simplement par des regards, des gestes et des attitudes. Je me saisie alors doucement du quartier avec mes dents en le regardant, comme une brave petit animal de compagnie. Il poursuit en coupant en deux un autre quartier, place son avant bras sous ma gueule et presse le fruit entre ses doigts pour en faire couler le jus. Vous pensez bien que je me fait un plaisir de laper sa peau, sentant ses veines saillantes que je trouve terriblement viriles, irrésistibles et sexy. C'est d'ailleurs parce que je lui avais fait cette confidence il y a quelques temps qu'il me donne à vivre ce moment très jouissif pour moi. J'ai beaucoup de chance d'avoir un Maître qui s'adapte si bien à ma soumission.
Après cette petite collation partagée, il se saisit d'un stylo à bille et commence à écrire quelque chose sur le dos de ma main droite...c'est une agréable sensation que d'être marquée par mon Maître, très symbolique. Quand il a terminé je regarde les mots rédigés et je peux lire : "lèche-moi"... Je relève la tête et l'observe de manière dubitative. Est-ce qu'il souhaite que je lèche ma main ou que je lèche lui ? Dans ce dernier cas, sur quelle partie de son corps souhaite t-il que je passe ma langue ? La musique m'empêche de lui poser toutes ces questions, je reste donc silencieuse. Il attend patiemment sans sourciller, mais je reste plantée devant lui sans bouger, honteuse de ne pas saisir ce qu'il attend de moi, me pinçant les lèvres. Voyant que je suis à côté de la plaque, il laisse tomber et décide de passer à autre chose. Cela m'arrive régulièrement...je suis tellement concentrée, plongée dans mon monde, que j'en viens à avoir du mal à saisir une simple consigne.
Monsieur vient se placer derrière moi et descend mes collants pour mettre mon cul à nu. C'est un geste qui me plait particulièrement...Je sens ses mains effleurer mon petit abricot lisse et parfaitement épilée...Me vient à l'esprit l'envie qu'il déchire mes collants brutalement, mais j'ai besoin d'eux pour repartir dans une tenue correcte. Je me prends pour une vilaine écolière l'espace d'un instant, dans cette position tout à fait indécente. Quand il me met à nue de la sorte je n'ai qu'une envie : m'offrir à lui. Troussant ma robe sur mes hanches il fait abattre soudainement sa cravache son mon cul...alternant avec des caresses et des fessées, de sa main gantée de cuir. Je ne l'avais pas vu arriver celle là et une fois encore l'effet de surprise m'excite beaucoup. C'était assez étrange car la musique m'empêchait de mesurer l’intensité de ma propre voix. Quel son sont sortis de ma bouche ? Des cris ou des petits gémissements étouffés ? Il faudra que je songe à poser la question à mon Maître ! Monsieur n'est pas du genre à me punir sans raison, trouvant des prétextes pour le faire. Il assume sa perversité et aime à me faire rougir mon séant, juste pour nos plaisirs. J'ai adoré ressentir la morsure du cuir sur mon cul qui a bien morflé...j'entendais son instrument fendre l'air avant de s'abattre sur moi avec intensité...qu'est-ce que c'était bon ! Soudain, je ne sens plus rien, je suis dans l'attente, toujours dans ma bulle musicale...quand mon Maître introduit subitement sa queue en moi, d'un coup de reins puissant. Je ne m'attendais pas à ça et je ressens à la fois de la surprise mais aussi le plaisir de sentir son membre qui me remplit généreusement ! Qu'est-ce que je peux aimer ça, quand il s'invite dans sa soumise, quand il me malmène, quand il me baise à sa guise, quand il me possède. Il me lime ainsi délicieusement un moment. Je regrette de ne pas entendre son souffle et ses râles de plaisir à cause du casque. Il coulisse dans ma mouille abondante en me rendant plus femelle que jamais... Je ne suis qu'incandescence.
Arrêtant ses délicieux assauts, il m'emmène ensuite dans une autre pièce de sa demeure, me fait asseoir sous une fenêtre qu'il ouvre. Le froid s'engouffre dans la pièce et il prendre soin de déposer une étole sur mes épaule. Il se place devant moi, présente à mes lèvres sa queue virile et s'allume une cigarette. Penser que les passants dans la rue voyaient peut-être le haut de son corps, sans pouvoir s'imaginer un instant qu'il était en train de se faire pomper, m'a particulièrement inspiré...Le côté voyeur/exhibitionniste me stimule. Il retire le casque de mes oreilles...mais la bulle n'explose pas pour autant. Appliquée, je lèche et suce son beau gland gonflé et lisse avec avidité, comme s'il s'agissait d'une douce sucrerie. Il doit être bien au chaud dans ma bouche alors qu'il fait si froid autour de nous. Il m'est très agréable de le servir de la sorte, d'être à ses pieds tout en ayant le pouvoir de m'occuper de son plaisir en bonne gourmande que je suis. Alternant entre sa queue et sa clope dans ma bouche, mon Maître m'a ensuite invité à me rendre à quatre pattes vers un fauteuil du salon. J'aime lui donner à voir le spectacle de sa petite chienne docile qui déambule sur son sol, à ses pieds, dans un total asservissement. Cela renforce mes envies d’animalité et même de bestialité. Il prend place dans un confortable fauteuil et m'invite à m’asseoir sur son pieux puis m'encourage à me baiser...je ne me fais pas prier et m'empale sur lui...chaque mouvement me fait couiner de plaisir. Il me fait allonger sur lui pour mieux avoir accès à ma petite perle sensible qu'il caresse avec habilité. Puis, me penchant plus en avant, ma croupe offerte à son regard, il ne peut s'empêcher d'introduire un doigt dans mon fondement encore bien serré. L’excitation est à son paroxysme...
A bientôt pour la suite de mon récit...si elle vous fait envie :)
Swann
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Etre Dominant, c'est être le dépositaire privilégié d'une volonté de soumission….
Embrasser la fonction de Dominant, c'est avant tout, selon mes convictions personnelles, endosser une mission à hautes responsabilités, imposant au Dominant de savoir faire abstraction de ses propres intérêts, pour se mettre au service de la plénitude du sujet qui s'en remet et s'abandonne à lui en confiance.
Pour un Dominant qui serait foncièrement animé et porté par le goût de la transmission éducative, (en opposition aux trops nombreuses et désespérantes véléités de pur consumérisme), cette mission implique un véritable engagement et consiste à s'appuyer sur une démarche d'apprentissage au "Lâcher prise", pour poser les condition d'un cheminement identitaire, dans une perspective visant à favoriser l'émergence progressive d'un accomplissement personnel, jusqu'à atteindre l'élévation de soi ! Et ce, non pas (selon moi), en décérébrant notre sujet, en le privant de son libre arbitre, mais au contraire, en lui donnant les clés de compréhension de sa condition...en éveillant et stimulant son libre arbitre, en faisant de lui/elle un acteur conscient et impliqué de sa nature et de ses mécanismes !
Cette misison, elle nous imopose devoirs et obligations...elle invite à l'huimilité et suggère pour un Domiant avisé, de prendre une posture bienveillante et exemplaire...car si un comportement autoritariste et manipulateur peut en effet induire asservissement, obeissance et docilité, il n'est pas de plus vive et puissante servitude, que celle obtenue dans la générosité, la prévenance et l'exemplarité...
Etre l'heureux destinataire d'une volonté de soumisison, c'est se mettre au service de l'accomplissement d'une volonté qui ne vous appartient pas, dont nous sommes le dépositaire privilégié, et dont nous avons autant la jouissance que la responsabilité !
Sitaël
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Qui était Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895), romancier fécond, aristocrate libéral,
disciple de Tourgueniev, qui témoigna précocement d'un talent littéraire ?
Il est des réputations dont les écrivains se passeraient bien,
tant elles oblitèrent leur oeuvre davantage qu'elles ne l'éclairent.
C'est le cas avec Masoch, esprit brillant, reconnu de son vivant,
qui échangea une longue correspondance avec Kafka, dont le patronyme donna naissance,
bien malgré lui, au néologisme "masochisme", à cause de son roman "La Vénus à la fourrure" paru en 1870.
D'un siècle à l'autre, le regard porté sur lui évolua, apprécié en Europe, au XIX ème siècle,
pour l'exotisme de ses "Contes Galiciens", et ses pièces de théâtre,
Il était proche de la paysannerie, philosémite, et surtout viscéralement anti prussien.
Ses violentes critiques à l'égard de l'hégémonie matérialiste de l'Allemagne bismarckienne,
exprimées dans "Les idéaux de notre temps", ouvrage publié en France en 1877,
au sortir de la guerre de 1870, lui attirèrent en France, engouement littéraire, et reconnaissance patriotique,
de la III ème République, qui l'éleva à la dignité de chevalier de la Légion d'honneur en 1887.
La malédiction le frappa à la fin de sa vie, lorsqu'en 1890, un psychiatre autrichien détourna son nom,
pour inventer une pathologie, le "masochisme."
Richard Freiherr Krafft-Ebing, professeur de psychiatrie de l'université de Vienne, s'inspirant de son œuvre,
s'empara de l'auteur, pour en faire un "pervers", autant dire, un exclu, un réprouvé, allant même jusqu'à le qualifier,
de "suicidé de la société."
Dans son étude "Psychopathia sexualis" de 1886,
décrivant le "masochisme" comme un champ de perversions culminant dans le "monstrueux",
l'associant au "sadisme", le clinicien entendait, en produisant des symptômes, repérer pour réprimer, dans le seul but,
de justifier l'internement de sujets psychopathes.
C'était faire d'un romancier prolifique, l'homme d'un seul livre, d'un seul vice, mais surtout opposer deux écrivains
aux univers littéraires totalement différents.
Tel Sade et le concept de "sadisme", Sader-Masoch ne peut se réduire à une pathologie.
La particularité de l'oeuvre de Masoch est l'absence d'obscénité, contrairement à celle de Sade, qui est démonstrative.
La fonction mythique, source de l'imagination idéale, s'opère par la décence esthétique du récit.
Le langage est persuasif ou éducateur, jamais violent ou impératif.
En opposant le "sadisme" au "masochisme", Krafft-Ebing les dota,
d'un critère commun, le pouvoir, projetant ainsi la violence sociale sur la violence sexuelle,
mais en considérant le masochiste comme celui qui se trompait de sexe,
le psychiatre n'hésita pas à exalter, en censeur homophobe, la seule norme hétérosexuelle.
Il ne faisait, en réalité, que reprendre les confessions recueillies dans son cabinet, d'un patient berlinois,
aimant être fouetté et martyrisé par une femme, pour reproduire scrupuleusement les scènes décrites
dans les romans de Sacher-Masoch.
Leopold von Sacher-Masoch fut, lexicalement éternel, mais détruit en tant qu'homme de lettres,
en perdant son identité pour devenir un concept.
Paradoxalement, il rendit Sacher-Masoch immortel mais le bannit en tant qu'écrivain.
Si quelque psychiatre, avait forgé le concept "proustien", l'oeuvre "À la recherche du temps perdu"
n'aurait-elle pas risqué de disparaître de la Littérature pour devenir le jardin secret d'une sexualité marginale?
Sacher-Masoch refusa avec indignation cette mise à l'écart.
Il vécut un destin de créateur, il avait été l'amant inventif de superbes maîtresses:
il ne pouvait admettre que tout cela fût rabaissé au niveau d'une maladie sexuelle.
Pas plus que le Gréco ne pouvait accepter que sa peinture fût seulement le résultat de troubles de la vision,
ou Van Gogh, que sa création ne reflétât qu'un simple dérangement mental.
Pour tenter de comprendre l'oeuvre de Sacher-Masoch, et tracer une esquisse de sa vie,
il faut d'abord se débarrasser des interprétations cliniques ou psychiatriques,
précédant toute analyse, on doit à un écrivain de ce mérite, avant toute éloge,
d'abord et avant tout, la part de sa vérité.
Romancier et journaliste autrichien, Leopold Ritter von Sacher-Masoch
qui publia certains de ses ouvrages sous différents pseudonymes,
est né le 27 janvier 1836, dans une famille aristocratique aisée, à Lemberg en Galicie,
une province polonaise annexée par L'Autriche, aujourd'hui Lvov, en Ukraine.
Sa famille paternelle était d’origine espagnole.
Don Mathias Sacher combattit les protestans d’Allemagne à Mublberg sous l’empereur Charles-Quint,
fut retenu en Bohême par une blessure, y épousa une marquise Jementi et fit sa patrie, celle de sa femme.
Les Sacher vinrent en Galicie avec le grand-père du romancier, à l’époque où le démembrement de la Pologne,
en faisait une province de l'Autriche.
Son père, chef de la police et conseiller de la Cour, à Lemberg, puis à Prague et à Graz,
dut réprimer les insurrections des nationalistes polonais et tchèques contre le centralisme des Habsbourg.
Son mariage avec la dernière descendante d’une ancienne maison slave lui permit de joindre,
au nom de ses ancêtres celui de Masoch.
Caroline Josepha Masoch était la fille d'un médecin et universitaire ukrainien réputé,
Franz von Masoch, qui, craignant de voir s'éteindre son nom, fit prendre aux Sacher,
en 1838, le nom de Sacher-Masoch.
Leopold reçut une excellente éducation; il parlait, l'allemand bien sûr, mais aussi le français et le polonais,
et témoigna précocement d'un talent littéraire.
L’enfance du romancier se passa presque tout entière dans l’hôtel de police de Lemberg,
triste séjour en ces temps de troubles.
Il est permis de croire que les premières impressions du jeune Léopold eurent quelque influence sur son futur talent.
De même que Charles Dickens, enfant, condamné par la pauvreté à vivre dans les bas quartiers de Londres,
trouva devant les hospices, les dépôts de mendicité, le germe des inspirations qui plus tard le rendirent célèbre.
Sacher-Masoch n'oublia jamais les figures de vagabonds amenés chaque jour par les soldats.
Sa mère ne pouvant le nourrir, l’enfant chétif fut confié à une nourrice ukrainienne,
Handscha, dont les chants le marquèrent profondément, tout autant que ses longues
promenades estivales dans les bois et les champs, où il s'enthousiasmait de parler
avec des paysans, avant d'écrire, le soir pour amuser ses petites sœurs, les histoires
qu'il avait entendues.
Les scènes affreuses de l’insurrection de 1846 le frappèrent vivement.
Tandis que les troupes autrichiennes repoussaient les Polonais révoltés,
le peuple des campagnes s’insurgeait à son tour, Il se situa du côté des minorités et des opprimés.
Il avait seize ans à peine quand un de ses professeurs devina en lui l’étoffe d’un écrivain.
Il commença ses études à Prague, puis à Graz où il fut reçu docteur en droit en 1856.
Habilité en histoire après avoir présenté une étude sur "L'insurrection de Gand sous l'empereur Charles-Quint" (1857),
il enseigna deux ans, avant de décider, de se consacrer exclusivement à l'écriture.
En 1862, il rompit ses fiançailles avec sa cousine Marie et se lia avec Anna von Kottowitz.
Celle-ci lui inspira une première version de "La Vénus à la fourrure" puis, lorsqu'elle le quitta,
"La Femme séparée" (1866).
La guerre de 1866 le détourna quelque temps de ses travaux littéraires.
Après le désastre de Sadowa, il eut l’occasion de jouer un rôle politique en fondant un journal d’opposition anti-prussien.
Il publia "Le Capitulant" (1872), dans lequel, pour la première fois, apparut une figure de femme, celle d'une paysanne,
digne d’un trône, par l’intelligence et la beauté, dont l'ambition patriote, l’élevait du foulard rouge à la pelisse de zibeline,
et qui de maîtresse d’un pauvre diable devint comtesse sous le nom de Catherine, de Dzwinka ou de Théodosie.
La "Revue des Deux Mondes" le publia en France dans son numéro du 1er Octobre 1872.
L’idée complète du "Legs de Caïn" vint à Sacher-Masoch pendant les voyages qu’il fit à travers l’Europe.
En 1869, il fit la connaissance de Fanny von Pistor, avec laquelle il signa un premier contrat,
dans lequel, il s'engageait à se soumettre à ses ordres et désirs pour une durée de six mois.
Afin de réaliser cet engagement, les deux amants partirent en Italie mais il rentra bientôt seul à Gratz,
où il rédigea la version définitive de "La Vénus à la fourrure" (1870) traduit en français qu'en 1902.
Séverin, le héros, s’éprend de Wanda, une très belle jeune femme rousse aux yeux verts comparée, tantôt à Catherine II,
tantôt à une déesse, tantôt à une statue de pierre, tantôt à un animal avide de plaisirs et de jeux parfois cruels.
Très élaboré sur le plan esthétique et très théâtral, multipliant les mises en scène, dans un style lyrique et pudique,
ainsi que les jeux de rôles et de miroirs, le roman est un conte mystique reposant sur un effet de mise en abîme.
Le rituel érotique commande que Wanda doit toujours être vêtue d'une fourrure lorsqu'elle le flagelle,
scène capitale réitéré avec une insistance croissante tout au long du roman.
Une relation avec un tiers nommé, "Le Grec", à la beauté divine, exacerbe le fantasme.
L'auteur, féru d'art, fait de nombreuses références à la mythologie
grecque, à la littérature au "Faust" de Goethe, et à la peinture,
en particulier à la toile du Titien représentant la Vénus à la fourrure.
La symbolique de la fourrure, évoque à la fois la douceur et la chaleur, mais aussi la sauvagerie et les instincts primaires.
Mais Vénus, dans l'imaginaire du romancier n'est pas une femme.
C'est dans le marbre que l'auteur sculpte ses fantasmes soumettant
le désir au strict protocole d’une fiction quasiment liturgique.
Se livrant à une lecture en public, il fit la connaissance d'Aurora Rümelin.
Hanté par son roman, l'écrivain cru avoir trouvé l'incarnation de l'héroïne de "La Vénus à la fourrure."
La désirant noble, il la baptisa Wanda von Dunajew.
Elle serait sa maîtresse dominatrice, celle qui accepterait de le maltraiter, de le fouetter,
tout en se pliant à son obsession, revêtir toutes les fourrures qu’il lui achèterait avant de le soumettre.
Concrétisant son roman, il signa un contrat de soumission de dix ans.
Les premiers temps de leur relation furent heureux.
Wanda et Léopold se montrèrent très complices.
En public, elle s’effaçait devant le succès littéraire grandissant de son mari.
Dans l’intimité, il se soumettait avec bonheur.
Mais très vite, le mariage tourna court.
Wanda se montra hésitante, puis se résigna à respecter le contrat signé.
A Leipzig, où ils déménagèrent, Léopold dirigeait une revue littéraire "Au sommet."
Le couple fit alors la rencontre d’un journaliste français, Armand de Saint-Cère,
un escroc qui parvint à subjuguer le naïf Sacher-Masoch, tout en lui détournant de fortes sommes d'argent.
Wanda quitta le foyer, pour le suivre, abandonnant derrière elle, mari et enfants.
En son nom, elle contracta de multiples dettes qui finirent par ruiner Léopold, dont le succès s’épuisait.
Ils divorcèrent officiellement en 1886.
Il trouva refuge dans l'écriture.
Il publia des nouvelles, des romans et des ouvrages de critique sociale, dont notamment,
un important cycle de recueils intitulé "Le Legs de Caïn,"
qui traitait de six thèmes: l'amour, la propriété, l'argent, l'Etat, la guerre, la mort.
La section "L'Amour" intégrant "La Vénus à la fourrure."
La référence biblique à Caïn, renvoie à un monde mythique, placé sous le signe de la culpabilité et de la violence.
Aurora von Rümelin commença, elle aussi à écrire, signant sous le pseudonyme de Wanda von Dunajew.
Il entreprit un cycle de conférences et devint rédacteur des "Cahiers des Belles-Lettres", puis édita
et dirigea à Leipzig, la revue "Sur les Hauteurs" tout en publiant plusieurs ouvrages dont:
"L'ennemi des femmes" (1879), "Entre deux fenêtres" (1880) et "Le Cabinet noir de Lemberg" (1880).
Léopold se remaria avec sa secrétaire, la timide et cultivée Hulda Meister.
Épouse modèle, elle soutint son mari, dans le malheur et les difficultés.
Il perdit son fils Alexandre, atteint du typhus, à l'âge de dix ans.
Perclu de dettes, Sader-Masoch dut se résigner à liquider ses revues littéraires.
La vie du romancier bascula quand fortuitement, lors d'un passage en librairie, il découvrit qu'un médecin réputé,
s’intéressant aux déviances sexuelles, venait de créer un néologisme dérivé de son nom,
Le "masochisme" était né.
"La Vénus à la fourrure , la parfaite incarnation:
Ces perversions de la vie sexuelle peuvent être appelées masochisme, car le célèbre romancier Sacher-Masoch,
dans de nombreux romans et surtout dans son célèbre, La Vénus à la fourrure, a fait de ce type spécial
de perversions sexuelles le thème favori de ses écrits."
Le psychiatre viennois ne pouvait poser diagnostic plus infamant.
Le romancier fut dès lors dévoré par son œuvre.
Désormais, son nom était lié à celui de Sade, qui fut rejeté par ses pairs, incarcéré sans jugement,
puis interné, jusqu'à sa mort, dans un asile d’aliénés.
Ce fut la déconsidération et l'opprobre.
Surnommé le "Tourgueniev de la Petite Russie", Il mourut à Lindheim (Allemagne), le 9 mars 1895, à l'âge de 59 ans.
Connait-on réellement Léopold von Sacher-Masoch ?
Dans son existence, où se mêlèrent aventure, exotisme et érotisme,
cet écrivain extraordinairement fécond écrivit plus de cent romans ou recueils de nouvelles.
Il inventa sa vie, mettant en scène des femmes, dont il était qu'en apparence le jouet,
organisant lui même la transgression.Son imaginaire "suprasensuel" se nourrissait
des contes slaves de son enfance, dans un érotisme toujours indirect.
Dévoyée par la psychanalyse, son œuvre tomba injustement dans un semi-oubli sulfureux.
Auteur lyrique, Sacher-Masoch ne se contenta pas seulement de puiser dans sa propre réalité,
la substance pour écrire, mais en abordant ses relations amoureuses en poète, il inventa un type nouveau de relation;
au fond, il savait que la vie a besoin du sel de l’imaginaire pour échapper à la monotonie du quotidien.
Il fallait donner la voix à ce romancier injustement méconnu.
"La Vénus à la fourrure" inspira le musicien Lou Reed dans l'album The Velvet Underground and Nico (1967),
le dessinateur Guido Crepax dans une Bande dessinée (1984) et le cinéaste Roman Polanski (2013)
dans un film tiré d'une pièce de David Ive.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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Ces règles s'appliquent tout le temps et dans toutes les situations. Certaines ne sont applicables ou pas selon si c’est en séances BDSM, espace de jeu little et dans les moments de vie ensemble.
Les règles peuvent être révisées et changées selon l’évolution de la relation DD/lg et le choix de Daddy.
Pour little girl ;
* J'appartiens à Daddy et il te possède et à personnes d'autres.
* Je dois l'appeler « Daddy, Papa ou Maître », sauf lorsque je suis entouré d'amis ou de membres de ma famille.
* Toujours vouvoyer Daddy sauf si j’en fais la demande du tutoiement avec l’accord de Daddy.
* Ne pas mentir ou cacher des choses à Daddy, quoi qu'il arrive.
* Écouter toujours Daddy, pas de contestations aux décisions de Daddy, quand Daddy dit non, c’est non.
* Accorder toujours beaucoup d'attention et d'affection à Daddy, et pas de comportement agressif ou bratty.
* Aucune hypothèse ou conclusions rapide, toujours faire confiance au jugement de Daddy.
* Ne jamais ignorer ou traiter Daddy avec un manque de respect ou de mépris, et s’adresser toujours correctement à Daddy.
* Toujours annoncer à Daddy lorsque l’on s'éloigner de son départ et son retour, en réel comme en virtuel.
* Un mot ou un geste peut être utilisé à tout moment comme ordre et ne peut jamais être ignoré ou contesté.
* Envoyer toujours des messages le matin et le soir en étant séparé.
* Faites toujours savoir à Daddy s'il veut ou a besoin de quelque chose.
* Pas d'utilisation excessive de gros mots.
* Toujours parlé de ses sentiments à Daddy, bons ou mauvais, même triste.
* Respecter les limites fixé par Daddy.
* Faites attention aux bonnes manières et comportements que Daddy a exigés, "Merci Daddy", "S'il vous plaît Daddy", "De rien Daddy", "Oui Daddy", "Non Daddy", etc..
* Utilisez toujours son bain de bouche avant de se coucher (ou autre selon le cas, exemple).
* Manger une quantité saine de nourriture et ne pas manger trop de bonbons.
* Dire toujours à Daddy quand on se sent nerveuse, ce qui dérange ou met mal à l'aise (même pour de très petites choses).
* Aucune publication de photos vidéos de soi ou de Daddy sans permission.
* Ne désactivez jamais les alarmes de Daddy, doit toujours répondre aux appels de Daddy ou rappeler immédiatement s’il est manqué, et répondre toujours aux texto (MP) de Daddy le plus tôt possible.
* Doit écrire dans son journal intime tous les jours et quelle que soit l’heure, Daddy peut le lire quand il veut.
* Dites toujours à Daddy quand je sors, où et avec qui, afin d’assurer la sécurité et avec des personnes de confiance si besoin.
* Doit demander la permission pour l'orgasme et annoncer quand jouir.
* Toujours avaler le plaisir (sperme) de Daddy avec un sourire.
* Quand Daddy demande qui est l'heure de jouer, je le fais. (Sauf quand j'ai une vraie raison).
* Ne nie pas le plaisir sexuel de Daddy sauf s’il y a une bonne raison.
* Doit demander la permission à Daddy avant de me caresser et d'utiliser mes jouets sextoys.
* Doit toujours aller au lit quand Daddy le dit ou à 23h à défaut.
* Doit toujours tenir la main de Daddy quand on sort.
* Doit toujours pratiquer l'amour de soi et d’essayer de ne pas devenir trop sauvage quand il y a de la compagnie.
* Doit toujours être soi-même, de se faire belle et toujours être présentable pour Daddy, et devant le miroir magique se dire que l’on est la plus belle car la little de Daddy est toujours le plus belle princesse.
* Interdit de lancer des choses et objets lors de colères, donc pas de colères.
* Ne me blesser ou me scarifier, et de laisser Daddy m'aider quand j'ai envie de me faire du mal.
* Ne pas oublier que little est le petit ange princesse de Daddy (ou démon lol).
* Pas de contact trop affectueux en public à moins d'y être invité par Daddy.
* Toujours bien travaillé, de faire correctement ses devoirs de little et faire de son mieux pour rendre fière Daddy.
* Prendre une douche tous les jours et si vous voulez prendre une douche avec Daddy, le demander.
* Envoyer des selfies à Daddy tous les jours car il aime cela.
* Toujours dire à Daddy lors ce qu’une personne est méchante, irrespectueux ou agressif.
* Deux sodas autorisés et deux boîtes de jus autorisées par jour (exemple).
* Une bonne little est récompensée et la mauvaise little est punie et doit accepter toutes les punitions que Daddy a choisies et ordonnées.
* Dites à Daddy quand il a blessé vos sentiments.
* Pas de moue, de soufflement, grognement ou de gémissements, ne pas faire la brat ou la rebelle.
* Prendre la pilule ou les médicaments à l'heure (9 h et 21h par exemple).
* Ne pas Cacher les jouets de Daddy, la ceinture, cravache ou autres car cela causera plus de problèmes à la little.
* Si la little ne respecte pas ou enfreint l'une de ces règles, elle doit le dire à Daddy le plus tôt possible.
* Rappelez-vous que Daddy t’aime quoi qu'il arrive.
*
Pour Daddy ;
* Soyez toujours patient avec little.
* Ayez toujours de l'amour, du soutien et de la compréhension pour little.
* Câliner et réconforter toujours little quand elle est bouleversé, si elle a mal ou malade.
* Ne permettez jamais à little de se sentir mal, de ne pas vouloir ou ne pas pouvoir participer à un moment de sexe.
* Doit toujours veiller à sa santé.
* Ne jamais humilier little ou la rabaisser sauf dans le cas de séances BDSM.
* Ne laissez jamais little oublier à quel point tu l'aimes.
* Fais toujours de petits compliments à little et l’encourager dans sa vie de tous les jours.
* Ne soyez jamais trop violent avec little même quand elle fait une faute grave.
Récompenses ;
* Une nouvelle peluche, jouets, sorties, restaurants, bonbons, etc… selon le choix de Daddy.
Punitions ;
* La little peut demander à Daddy pourquoi elle est punie.
* Toutes punitions que Daddy jugera utile devra être exécutées.
* Pour chaque règle enfreinte, cela coûtera à little le châtiment que Daddy choisira, le coin, la fessée, etc…
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(Réédition du 25/11/2019 -> 31/03/2024 - 690 Vues)
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(Lettre ouverte à une Masochiste Brat)
Bonjour très chère,
Je profite de ce court laps de temps que tu sois en dehors de ce site pour t'écrire ces mots "doux".
En ces temps où les sites BDSM se découvrent moins actifs, et les membres / Animateurs/trices se voulant respectueux de la gente féminine,
je comprends infiniment que tu passes, toi et tes congénères, de sites en sites à la recherche de matière.
Loin d'être improductif, il est vrai que d'autres sites ont la chance d'avoir un tchat un peu plus actif de par leur ergonomie,
et moi-même je suis conscient de perdre "des bonnes affaires" à ne pas migrer là où les "o" paraissent plus chaudes.
Seulement voilà, la bonne santé de ce genre de site se révèle dans le professionnalisme de Ses Dominants et non dans des attroupements de femmes excitées ou en berne.
Je sais que c'est dur de gérer l'ennui et le manque de stimulation dans ces moments là, et tu pourrais me poser la question :
"Mais où sont les Sadiques Bordel ?!!".
Et bien la réponse est : Ils migrent pour la plus part sur des adopteunequeuepointcom ou jelibertinemonculpointnet.
La raison en est simple, la femme s'est battue dans son émancipation à également devenir plus casse-couilles et indécise qu'auparavant, et il est très difficile de faire la différence entre une Masochiste Brat dans son besoin d'être torturée, d'une femme frustrée se voulant insolente pour se faire simplement pilonner la chatte.
Ce qui en revient à réécrire ce que je t'ai mentionné dernièrement ;
Soit tu décides de t'investir dans une relation "relativement" conventionnelle, et ton compagnon est compatissant envers ta "cause". Et là tu t'arranges pour avoir des Dominants/Sadiques réguliers pour avoir ta dose.
Tu survivras mieux aux hivers à rallonge.
Soit je m'occupe de ton cas.
Tu te veux ou t'improvise être la loi de la provocation et de l'emmerdement maximum, mais entre une Masochiste Brat et un Dominant, c'est une cohabitation qui s'impose... Ne serait ce que pour conserver nos plaisirs respectifs.
Clairement, donne moi ce que je veux, et tu auras droit à tes récréations à vouloir m'emmerder.
Lorsque tu me reviendras, et que tu verras cet article, j'attends de toi que tu postes sur le mur de mon profil une photo de toi dans Ta Soumission et de ton besoin le plus incessant (Je me contenterais d'une photo de toi via ma messagerie, si tu n'as pas avancé d'un pouce d'un point de vue exhibition).
Pour t'aider, tu n'auras qu'à penser que pendant que mes mains te serreront fermement le cou, je te laisserais pénétrer mon regard, à te faire ressentir tout ce que je peux faire d'une femme si je m'abaisse à ne plus réfléchir moi-aussi.
Au delà de ton rictus qui ne manquera pas de subvenir sur ton visage lorsque tu liras ces lignes,
Ton sourire m'est acquis.
Alors passe de bonnes fêtes de fin d'année si nous ne nous voyons pas d'ici là :b
Et ne te fais pas BAN pour des conneries.
ChatMOnYou.
Article du même auteur :
https://www.bdsm.fr/blog/5742/La-chevauch%C3%A9e-fantastique/ -> La chevauchée fantastique.
https://www.bdsm.fr/blog/4723/Un-Ma%C3%AEtre,-Des-Soumises/ -> Un Maître, Des Soumises.
https://www.bdsm.fr/blog/4500/L'Amour-%22Brat%22-;-L'Amour-fendu-en-deux/ -> L'Amour "Brat", L'Amour fendu en deux.
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(Re)trouver , (re)prendre le chemin tortu(r)eux du Bien Donner Sereinement (sa) Marque de Soumission suppose voire impose par rapport au désir profond une patience constante, une plongée aux abymes de soi pour se découvrir se connaitre et ainsi parvenir à rencontrer un " Autre Soi " totalement dévêtu des atours acquis, comme pourraient exprimer " les vertueux" ou soi-disant tels ! Sur mon chemin, j'ai croisé et fréquenté , oh il y a... longtemps une jeune... qui m'a initié aux pincements de mes tétons. cela a été comme le tir d'une balle de fusil qu'il il est impossible de rattraper , la balle tirée; cette dernière (la balle) a, quelque peu atteint sa cible: le masochisme, le BDSM (cf 1ere ligne), la Soumission = le grand Lâcher Prise . ( A suivre...)
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"Nous nous enfoncions dans l'obscur univers de la chair, monde de vibrations, où chaque caresse est une joie.
Il saisit mes hanches avec fermeté et les pressa contre lui. Il avait peur de me faire mal. J'écartai les jambes.
Lorsqu'il me pénétra, le plaisir surpassa la douleur."
Delta of Venus (1940)
La genèse littéraire et la vie amoureuse se rejoignent parfois harmonieusement,
pour dessiner une ligne gracieuse et sublimatoire, ébauchant l'esquisse d'un trait entre masochisme et Psyché féminin.
Anaïs Nin, tant dans son existence que dans son œuvre, mit en scène des personnages masculins,
ayant des rôles différenciés, censés correspondre à des fonctions préétablies.
L’amant (Arthur Miller), séducteur et écrivain ; le mari (Hugh Guiler), rassurant et banquier ;
le psychanalyste (René Allendy), dominateur et cruel ; l'analyste (Otto Rank), protecteur et aimant ;
le père (Joaquín Nin), incestueux et sublimé.
"La seule personne à laquelle je ne mente pas est mon journal. Et même à lui, par tendresse,
il m’arrive quelque fois de mentir par omission."
Le 14 mai 1933, jour où son mari faillit les surprendre au lit avec Henry Miller,
alors même que l’amant se rhabillait dans la chambre d’invité, elle trouva l’aplomb de lui tenir tête en lui déclarant :
"Henry est venu me voir hier, et comme c’était le soir de congé d’Émilia, j’avais peur de rester seule et il a dormi ici."
Puis elle enchaîna, en se noyant dans une logorrhée interminable. Sa voix tour à tour, se fit calme, rassurante, enjouée.
Dans un dernier effort de lucidité, son mari s’agrippa.
"J’ai cru entendre Henry sortir précipitamment de ta chambre."
Mais saisissant la situation avec acuité et clairvoyance, sachant Henry sauf, elle osa :
"Quelle imagination tu as ! Crois-tu que si je devais te tromper, je le ferais de manière aussi flagrante ?"
Connaissant la nature humaine, mais surtout se connaissant elle-même, Anaïs Nin assumait le mensonge.
"J’ai recours à des demi-vérités : elles fonctionnent parfaitement, parce qu’elles écartent les soupçons."
Aucun de mes mensonges blesse, cela me procure un sentiment d’innocence resplendissant sur mon visage."
Pour cacher à son mari ses aventures extraconjugales, Anaïs faisait la distinction entre deux journaux :
un pour les faits "réels" et un pour les faits "imaginaires."
Ainsi, lorsque son mari lisait inopinément un passage,
où il était question d’une visite à l’hôtel avec Henry Miller en septembre 1933,
Anaïs lui soutenait qu’il s'agissait de son "faux" journal, celui de la femme écrivain et de ses fantasmes.
Elle lui proposait alors séance tenante de lire le "vrai", qu’elle rédigeait le soir même en cachette.
Mais elle allait plus loin encore : pour gérer ses multiples doubles vies, réelles ou fictives,
son mari Hugh Guiler, ses amants, l'écrivain Arthur Miller,
les psychanalystes René Allendy, Otto Rank, sa maîtresse, la propre femme de Henry Miller, June,
ou son père, la femme de Lettres avait mis au point un système de fiches classées qu’elle nommait,
sa "lie box" (boîte à mensonges), qui ne la quittait jamais où elle consignait les mensonges,
évitant ainsi de les confondre et surtout ne pas être confondue.
En comparant la version de 1966, date de la première publication du journal, expurgé par elle-même,
à celle de 1979, on réalise à quel point Anais Nin a passé sa vie à jongler entre mensonge et vérité.
"Tandis que nous roulions à bicyclette, Henry avait dans sa poche des lettres d’amour passionnées de Hugo.
Et il a lui-même posté mes lettres d’amour à son père."
Si elle semblait en rire parfois, pour le côté rocambolesque, il lui arrivait également d’en souffrir,
comme ce 23 juin 1933, où elle écrivit :
"Je n’ai jamais autant détesté mes mensonges. J’étais prisonnière de toutes mes tromperies à la fois.
Je ne voulais pas que père sache que j’étais capable de retrouver Henry après neuf jours passés avec lui.
Et je ne voulais pas que Henry sache que je ne voulais pas le rejoindre."
Anaïs Nin, mariée jeune, dévoreuse d'intellectuels vigoureux et collectionneuse de brunes évanescentes,
ne trouvait plus dans l'union conjugale, satisfaction sexuelle et occasion de construire son identité féminine.
Sa passion avec Arthur Miller éphémère et intense, fut le ferment de leurs créations respectives pendant près d’un an.
La relation d’emblée privée d’un engagement durable, signa le masochisme moral de ses protagonistes.
Tous deux en couple, la séparation d’avec leur conjoint respectif était inenvisageable.
La rencontre de ces deux auteurs ardents, s'enivrant de sensualité, s’inscrivit dans un désir de s’affranchir
de toute dépendance, sublimant l’insoutenable réalité, mais paradoxalement,
ils se soudaient dans leur appartenance affective et érotique.
Anaïs Nin ne pouvant suffisamment apaiser sa soif inextinguible d’excitations sexuelles,
en particulier saphiques, rechercha frénétiquement de nouvelles expériences.
Alors qu’elle se vivait comme un "laboratoire de l’âme" explosive et féconde,
Anaïs Nin révélait sa Psyché féminine dans sa passion avec Arthur Miller,
au point qu’il devint le repère fixe et obsessionnel de son existence.
Pour elle, l’écriture journalistique investie dans un but anti traumatique,
de satisfaction pulsionnelle depuis l’âge de 11 ans (abandon de son père),
masquait une intrusion incestueuse de son intimité qu'elle n’eut de cesse de défouler,
dans une scène œdipienne rejouée, en s’immisçant de façon perverse,
dans le couple formé entre Arthur Miller, et sa femme June.
Ce ballet à trois révèle la rivalité sentimentale mais également,
la tentative de retrouver l’image protectrice de sa mère, témoignant de l’incapacité pour elle,
de renoncer à l’idéalisation de l’objet incestueux mais sublimé, de son père.
Dès lors, dans ce contexte masochiste de sacrifice, mortifère de ses propres désirs au profit de ceux de Miller,
lui-même sadisé par June, elle s’offrit corps et âme à l'écrivain.
En se soumettant à lui, Anaïs Nin, put s’approprier l’arrachement de la jouissance,
retrouver un sexe féminin, satisfaire sa bisexualité en possédant à son tour la fragile June.
En cherchant à provoquer des occasions de rendre sa vie excitante,
pour nourrir sa création littéraire, dans d'incessantes et compulsives relations extraconjugales,
elle cherchait à se déculpabiliser de l'inceste consenti avec son père.
Ce masochisme irréductible la conduisit à exploiter un sadisme sur son propre corps,
mais également sur celui des autres.
L'auteure se fit alors experte en art de la séduction pour mieux piéger ses proies des deux sexes,
mais son apparent contrôle dissimulait en réalité, dépendance masochiste et emprise perverse.
À côté d'engagements durables, comme Hugo son mari, Miller son amant, Allendy et Rank,
psychanalystes, amants sauveurs, Anais Nin se donna et s’adonna à nombre de partenaires,
dans une boulimie de sexe au point de s’y perdre elle-même,
pratiquant "la fidélité des putains", abandon libidinal et frénésie corporelle,
bisexuelle, bigame, et versée dans la Domination / Soumission.
L'œuvre d’Anaïs Nin apparaît comme un démenti à l’horreur et à l’irréparable, l’inceste consenti.
La demande illimitée d'amour se conjuguant avec l'identité artistique de la femme de Lettres.
Le travail d’écriture, comme l’amour, sont des expériences sublimatoires autorisant un gain de soi.
Fulgurances hystériques et dévoiements pervers cohabitent avec hédonisme féminin et talent littéraire.
Œuvres d' Anaïs Nin:
1932 : D.H. Lawrence : une étude non professionnelle
1936 : La Maison de l'inceste,poèmes
1939 : Un hiver d'artifice
1944 : La Cloche de verre, recueil de nouvelles
1959 : Les Cités intérieures.
1946 : Les Miroirs dans le jardin
1947 : Les Enfants de l'albatros
1950 : Les Chambres du cœur
1954 : Une espionne dans la maison de l'amour
1958 : La Séduction du minotaure
1964 : Collages
1968 : Le Roman de l'avenir
1973 : Alice : et autres nouvelles
1975 : Ce que je voulais vous dire
1976 : Être une femme
1977 : Vénus érotica (Delta of Venus )
1977 : Waste of Timelessness
1979 : Les Petits Oiseaux
1966-1981 : Journal (7 tomes)
1978-1982 : Journal d'enfance (4 tomes)
1986 : Henry et June, cahiers secrets
1989 : Correspondance entre Anaïs Nin et Henry Miller
2003 : Journal de l'amour
1992 : Inceste (1932-1934)
1993 : Le Feu (1935-1936)
1996 : Comme un arc-en-ciel (1937-1939)
2010 : Journaux de jeunesse (1914 - 1931)
"L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"On ne peut pas aimer à volonté, répondait-elle.
Je ne veux pas d'érotisme sans amour. Et l'amour
profond ne se rencontre pas si souvent." -------- Delta of Venus (1940)
Épistolière exaltée et diariste admirée, longtemps connue, de part et d'autre de l'Atlantique,
que par de rares initiés, Anaïs Nin, livra dans son journal intime s'étalant sur plusieurs décennies,
son âme avec audace et profondeur, osant la première à lever le voile sur les mystères du désir féminin,
en bravant tous les interdits, jusqu'à l'inceste consenti.
Sa vie fut une course au plaisir, marquée par sa passion incandescente pour Henry Miller.
Elle fut également l'une des premières femmes à écrire des ouvrages érotiques, tout en avouant sa bisexualité,
évitant la vulgarité et l'outrance, dans une écriture élégante, féminine et sensuelle, faisant place à la poésie.
Le caractère introspectif de l'œuvre exige du lecteur une part d'abandon, appréciant ainsi un style musical finement ciselé,
dans une longue traversée de fulgurantes sensations, pénétrant dans un monde intérieur fait d'ombre et de lumière.
En menant intensément sa vie, dépeinte avec dextérité et exigence, elle offrit la vision de son amour pour la liberté,
suggérant de rechercher sans répit, les apparences de la beauté et de la vérité, sans aucun compromis existentiel.
Anaïs Nin est née en 1903 à Neuilly-sur-Seine.
Son père, Joaquín Nin, pianiste compositeur, ami de Maurice Ravel, abandonna femme et enfants pour vivre à Paris.
En 1913, à la suite du divorce de ses parents, elle quitta la France accompagnant sa mère aux Etats Unis,
pour épouser un jeune banquier protestant, d'origine irlandaise, Hugh Parker Guiler, avant de devenir mannequin.
L'année 1924 marqua le début d'une autre existence, suivant son mari muté dans le bureau parisien
de la National City Bank.
Elle se lia d'amitié avec de nombreux artistes et intellectuels, comme Breton, Gide, Marcel Duchamp, Tristan Tzara
Zadkine, Waldo Franck, Rebecca West, John Huston, ou Théodore Dreiser.
Anaïs Nin était fascinée par l'oeuvre de Proust, la transformation profonde des êtres au contact de leurs semblables.
Sa profonde répugnance pour les conventions et la vie domestique conduisirent la jeune femme à s'épanouir dans l’écriture.
C’est pour garder contact avec son père, artiste volage, qu’Anaïs Nin décida, à l'âge de onze ans, de tenir un journal intime.
Comme la communion d'une âme avec sa conscience, dans une transparence cristalline et une liberté absolue.
Écrite en français, cette poignante lettre à l’absent, devint un laboratoire intérieur pour l’adolescente exaltée.
Le récit fleuve, comme une interminable poésie, a été réuni dans un vaste recueil intitulé "Cités de l’intérieur",
édité en cinq volumes:
"Les Miroirs dans le jardin", "Les Enfants de l'albatros", "Les Chambres du cœur",
"Une espionne dans la maison de l'amour", enfin "La Séduction du Minotaure".
Sa rencontre avec Henry Miller, écrivain en vogue, auteur du "Tropique du Cancer" marqua un tournant dans son œuvre.
Le romancier américain n'hésitant pas à comparer le talent diariste de sa muse aux révélations de Saint-Augustin,
de Jean-Jacques Rousseau ou de Proust.
Dans "Journal d'une jeune mariée", elle confessa, ses attirances saphiques, ses incartades extraconjuguales,
et ses fantasmes de soumission, dévoilant selon ses propres termes, son "continent noir".
Se jouant de la réalité avec un talent mêlé d'imagination et de finesse, évitant de blesser en changeant les identités,
de ses amis, Louise de Vilmorin ou Antonin Artaud.
Elle écrivit,en 1932, dans sa maison de Louveciennes, une biographie de David Herbert Lawrence,
l'auteur de "L’Amant de lady Chatterley", puis quatre ans plus tard, en 1936 "La maison de l'inceste".
Ce poème en prose, inspiré du surréalisme, naviguant entre Rimbaud et Breton, est écrit dans une langue somptueuse.
Comme chez Stendhal et Proust, la passion cristallise l’objet de l'amour, fantasme né de l'idéalisation.
L’amant succombant incestueusement à son propre reflet dans le miroir, tel un spectre à l'image fantasmagorique.
Explorant le domaine de la psychanalyse, pour déculpabiliser son attirance envers son père, elle côtoya Otto Rank,
disciple favori de Freud.
Elle rencontra à Paris au Monocle, Suzanne Jeanne Baulé dite Frede, directrice de cabarets, au charme brun irrésistible,
à l'homosexualité affichée qui fit sandale en levant l'interdiction des danses entre femmes,
dans les établissements de nuit parisiens des années folles.
Frede, connue également pour sa liaison amoureuse avec Marlene Dietrich, créa après guerre,
rue de Ponthieu à Paris,Le Carroll's, fréquenté par Brigitte Bardot, Arletty, Françoise Sagan, Michèle Morgan, etc ..
S'éloignant de son mari, Anaïs se lassa rapidement de sa vie rangée qui la confinait à l'étouffement.
Elle fuyait les préoccupations étroites et futiles de ses amis ou relations issues de la Banque.
Tentant alors de trouver satisfaction dans la création romanesque, Anaïs Nin transforma son existence en roman.
Sacrifiant l'esthétisation de sa vie pour l'exigence de sa création littéraire, par un système pervers où elle s'y installa.
Elle séduisit frénétiquement femmes et hommes constatant non sans plaisir, le diabolique effet de ses charmes.
En 1933, Anaïs Nin apparaît dans sa quête effrénée du plaisir, comme une femme adultère sans aucun scrupule.
"Ma seule religion, ma seule philosophie, mon seul dogme, c’est l’amour.
Tout le reste, je suis capable de le trahir si la passion me transporte vers un monde nouveau".
L’érotisme devint le moteur pour son écriture, aucune femme écrivain, à part Kate Chopin n’avait osé le faire.
Il est très rare de découvrir dans la Littérature, une femme qui fut à ce point libre en pensées et en actions.
Son analyste René Allendy, membre éminent de la Société psychanalytique de Paris, n'y résista pas longtemps.
Cédant à son attirance pour elle, il entraîna Anaïs dans une relation sadomasochiste.
Se complaisant dans des postures de domination extrêmes, il la fouetta au cours de longues séances avant de la posséder.
Allant jusqu’à l’inviter chez lui et à l'offrir à sa femme, elle aussi sous le charme de la ravissante et fragile artiste.
Elle eut une relation saphique avec Helba Huara, jeune danseuse péruvienne, figure du tout-Paris de l'époque,
avant de retourner à New-York pour se remarier en 1955, avec Rupert Pole, sans avoir divorcé.
En 1966, un éditeur accepta de publier le premier tome de son journal intime.
Anaïs Nin alors âgée de soixante trois ans, reçut un accueil favorable de la critique, entraînant un succès immédiat.
Nommée Docteur Honoris causa du Philadelphia College of Art, puis élue au National Institute of Arts and Letters en 1974.
Elle mourut en 1977 à Los Angeles.
N.B: un diariste est un auteur écrivant un journal intime.
"Seul le battement à l’unisson du sexe et du cœur peut créer l’extase".
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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"La pauvre Julie fut traitée avec une fureur qui n'a pas d'exemple,
fouettée, nue et écartelée avec des verges, puis avec des martinets,
dont chaque cinglement faisait jaillir le sang dans la chambre. La mère
fut à son tour placée sur le bord du canapé, les cuisses dans le plus grand
écartement possible, et cinglée dans l'intérieur du vagin."
Histoire de Juliette ou les prospérités du vice (marquis de Sade 1797)
Emblématique des cuisantes corrections d'enfance, le martinet éveille désormais des instincts de soumission,
délicieux instants de jouissance partagée, prélude à d'autres tourments ou de simples ébats amoureux.
Instrument traditionnel de correction né et utilisé autrefois en France et plus généralement en Europe,
l'usage du martinet pour fesser un enfant est cependant tombé en désuétude, assimilé désormais à de la maltraitance.
Le faisceau de lanières qui le compose, échauffe le corps tout entier: le dos, les bras, les fesses, les seins,
même les parties génitales (vulve, pénis).
Plus d'un tiers de la population francophone, en quête de cinglantes séances de soumission pratiquerait la flagellation.
Le tabou persistant, au moment d’avouer ces fantaisies érotiques, rares sont les langues qui se délient aisément.
Paradoxalement, elle figure toujours au titre des "troubles paraphiliques" dans la très sérieuse étude médicale américaine,
la DSM5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), comme diagnostiqués chez "des individus
éprouvant une excitation sexuelle en réponse à une douleur extrême, à l'humiliation, à la servitude ou à la torture".
En réalité, les nombreux adeptes peuvent se rassurer sur l'état de leur équilibre psychique car les critères de diagnostic,
exigent que la personne éprouve une détresse, telle que la honte, la culpabilité ou l’anxiété liée à un fantasme sexuel,
à des pulsions ou à des expériences sexuelles.
Autant dire les choses clairement, les formes les plus légères de SM pratiquées entre adultes consentants,
ne sont pas classées parmi les troubles étudiés.
Le manuel exploité par l'armée de terre des Etats Unis fait en outre l'objet de vives critiques.
Goûtons alors sans rougir (ou presque), aux délices épicés d’une séance de martinet bien administrée,
en conservant à l'esprit, toutefois que le S/M est avant tout une jouissance mentale, un plaisir cérébral.
Comme un jeu sexuel, un scénario érotique préalablement choisi, et consenti entre adultes consentants,
mieux encore, consentants et enthousiastes.
Exploration impétueuse d'émotions sensorielles inédites et saisissantes, la flagellation est l’occasion d’affirmer
symboliquement les rôles au sein d'une relation S/M entre une soumise et son Maître, combinée à l'érotisme mental
des jeux de pouvoir sexuel, elle apporte à leurs ébats une saveur nouvelle.
Pratiquée de manière sûre, saine, consensuelle et ludique, la flagellation revigore une relation engourdie par la routine.
Le martinet est un petit fouet, constitué d'un manche en bois d'environ vingt-cinq centimètres, équipé de lanières,
au nombre, d'une dizaine en général, en cuir.
Le martinet est similaire au chat à neuf queues, instrument à neuf lanières ou cordes longues, utilisé autrefois,
par les forces armées, les institutions pénitentiaires dans l'empire britannique, et au knout de l'Empire russe.
Au Moyen Age, jusqu'au XVIIème siècle, la peine de mort était prononcée et appliquée avec une extrême rigueur.
Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain officier supérieur nommé Martinet adoucisse les peines,
léguant son nom au célèbre accessoire, instrument de nos plaisirs.
C'est en effet un lieutenant-colonel, Jean Martinet qui, indigné des cruautés dont il avait été souvent témoin,
eut la philanthropique idée de faire remplacer le fouet par de petites lanières fixées à un manche,
plus inoffensives pour la peau, tout en imposant toutefois d' interminables exercices aux troupes,
exigeant d'elles un respect absolu du règlement.
Le nouvel instrument prit le nom de son inventeur, qu’il porte toujours aujourd’hui.
Officier contemporain du célèbre Charles de Folard (1669-1752), l'officier supérieur Martinet,
commandant sous l’armée de Louis XIV, mérite toute sa place à côté du stratège écrivain,
par les changements révolutionnaires qu’il introduisit dans les manœuvres de l’armée,
en modernisant le recrutement (suppression des mercenaires).
Il est cependant fort probable que, sans quelques lignes de Voltaire, il serait à ce jour un illustre inconnu.
L'armée du Roi Soleil ne comportait pas à l'époque d’inspecteurs d’infanterie et de cavalerie mais deux officiers de valeur,
le chevalier de Fourille pour la cavalerie, et le colonel Martinet, pour l'infanterie.
Précurseur également de la baïonnette, Il se distingua lors du fameux passage du Rhin chanté par Boileau.
Ses inventions furent précieuses et décisives pour le monarque français lors de la partition de la Hollande.
Utilisé jusque dans les années 1980, l'objet tant redouté des enfants, les tribunaux le considère désormais,
au même titre que la fessée comme un instrument prohibé, de pratique répréhensible, punie par les tribunaux.
La mégère Madame Mac'Miche l'infligeant sur le bon petit diable, Charles, de la moraliste Comtesse de Ségur,
fait désormais partie des images d’Épinal.
Tout comme la légende enfantine du Père Fouettard, dans le Nord de la France, et en Alsace (appelé Hans Trapp).
Dans le sadomasochisme, on échappe toujours au plaisir, que pour être repris par le plaisir.
Le martinet est un instrument de précision frappant de ses lanières la partie du corps décidée.
Pour la Dominatrice, ou le Dominateur, il est primordial de prendre conscience de l'impact sur la peau.
D'utilisation plus aisée que le fouet, indispensable est également d'apprendre à en contrôler le mouvement.
Les lanières sont le plus souvent en cuir, en nylon, en tissus, en peau de daim ou de chamois, ou en crinière de cheval.
La liste étant loin d'être exhaustive.
Lors d'une séance de flagellation, il est conseillé de commencer par glisser doucement les lanières sur la peau.
C'est l'indispensable période d'échauffement.
Ensuite, les coups doivent être espacés et entrecoupés de caresses à l’endroit fouetté,
en demeurant toujours attentive (if) aux réactions du partenaire soumis aux délices.
L’injonction d’arrêter par l'emploi d'un safeword (verbal ou gestuel) mettant immédiatement fin à la séance.
La personne soumise, ayant librement consentie, emportée par l'excitation de la séance, ou par le désir de
satisfaire la ou le Dominatrice (eur), peut perdre elle-même le sens de ses limites.
La dominatrice ou le dominateur, constatant que le seuil de tolérance est alors atteint, doit mettre un terme
aussitôt à la flagellation, évitant blessures physiques ou mentales parfois irrémédiables. Rappelons que le
safeword en amont est essentiel. Un simple code, visuel ou sonore permet de mettre fin aussitôt à la séance.
les marques définitives ne sont acceptables que dans un processus ritualisé mûrement réfléchi, et consenti.
Un onguent ou une crème analgésique font disparaître plus rapidement les traces, et calment la douleur.
Sauf désir contraire de la soumise souhaitant les conserver comme marques fières d'appartenance.
Quel qu'en soit le mode, rappelons avec force que frapper un corps humain n'est jamais anodin.
La flagellation doit être considérée comme dangereuse.
Il est indispensable, pour la soumise, ou le soumis, ayant librement consenti, de s'assurer de la technicité
de la Dominatrice ou du Dominateur évitant ainsi désillusions ou blessures.
Elle ou lui doit s'assurer que les lanières sont très fermement fixées à l'extrémité du manche.
Pour la même énergie, plus la surface de la peau flagellée est concentrée, plus le dommage potentiel causé est important.
Les lanières fines cinglent, alors que les lanières larges provoquent une sensation sourde.
Concernant les techniques basiques de flagellation, quatre se distinguent généralement:
- Le mouvement du poignet peut induire des coups par des lanières à plat.
- Il peut provoquer un mouvement de balayage simple ou elliptique.
- Il peut également entraîner des figures de rotation (attention aux risques d'enroulement).
- Enfin conduire par un mouvement puissant, les lanières à frapper de manière sourde au même endroit.
Le plaisir partagé tient tout autant de la ritualisation de la séance, de la mise à nu de la soumise, et de la posture choisie.
La flagellation est un acte symbolique fort dans la soumission, comme l'union mystique de deux désirs par un instrument.
Si l'expertise de la Maîtresse ou du Maître est requise, l'attention des deux partenaires l'est tout autant.
"Une seule abominable douleur la transperça, la jeta hurlante et raidie dans ses liens,
elle ne sut jamais qui avait enfoncé dans la chair de ses fesses les deux fers rouges à la fois,
ni quelle voix avait compté jusqu’à cinq, ni sur le geste de qui ils avaient été retirés." (Histoire d'O)
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Jeudi
Si attendu que j’ai cru que la malédiction qui plane au-dessus de nos têtes allait encore une fois faire mouche. Par chance, mon train a bien été maintenu et j’ai pu te retrouver comme prévu en m’évitant un trajet fatigant. Après une bonne nuit de sommeil, j’étais paré pour passer quatre jours agréables en ta délicieuse compagnie, d’aucuns diraient à ton service ;-) Après une matinée et un début d’après-midi purement « vanille », tu montes te changer pour commencer une longue et alléchante séance photos. J’ai bien l’impression que ça t’amuse tout autant que moi. J’avoue être chanceux de pouvoir profiter de ces moments où tu te livres sans retenue à mon objectif parfois envahissant, quoi que … Une fois que tu as quasi enfilé ta première tenue, parée d’un maquillage discret mais des plus efficaces, je monte te rejoindre.
Je te découvre craquante à souhait. Par-dessus ta dernière parure rouge, tu as enfilé une paire de collants résilles dont la ligne de strass dessine à merveille l’arrière de chacune de tes jambes que deux escarpins terminent à merveille. Par-dessus ta jupe noire, je me délecte de la dentelle qui pare avantageusement ce corset que je ne t’avais encore jamais vu. Il te va à ravir tout en mettant en valeur tes « arguments ». Il faut que j’arrête vite de baver sinon je ne vais pas tenir longtemps derrière l’appareil. Je découvre aussi que tu as enfilé les gants noirs mi-longs que je viens de t’emmener. Enfin, de longues et belles mèches viennent tomber sur tes épaules tandis qu’une large capeline noire à liseré blanc vient délicatement masquer ton regard. Une pure réussite ! Tu as réussi ton coup. La canne à pommeau vient rajouter ce soupçon d’autorité aussi bien que le ferait la cerise sur le gâteau. Je peux alors me lancer dans un long shooting qui va nous mener jusque dehors avec une halte dans l’escalier que tu descends « en majesté ».
Après cette mise en bouche, gastronomique, tu remontes te changer. Je te vois réapparaître dans une tenue cette fois totalement raccord avec la date du jour. Qui dit Halloween dit Démone. C’est donc vêtue d’une jupe longue rouge surmontée d’un haut fait du même tissu avec de très longues manches. Tu as aussi changé de perruque ; cette fois elle rappelle la fameuse Cruella. Tes talons rouges, peut-être mes préférés, un trident rouge et noir et des petites cornes diaboliques complètent parfaitement ta panoplie. Tu avais déjà tout d’une démone en « civil », alors ainsi parée, la sensation est décuplée. C’est reparti pour une nouvelle série de photos. J’essaie de t’immortaliser sous tous les angles.
Comme tu es plus que généreuse avec ton nounours en ce début de week-end, tu as encore quelques « parures » en réserve. Cette fois tu reviens en policière tout à la fois charmeuse et un tantinet perverse. Ensemble robe bleu marine, petits gants blancs, lunettes noires et casquette qui va bien, menottes, matraque et talons noirs : tout ce qu’il faut pour faire obtempérer ton nounours. Comment résister à une telle représentante de l’ordre ? Je déclenche à tout va comme depuis une grosse heure déjà. J’adore quand tu te lâches complètement en léchant langoureusement ta matraque sous le regard de l’objectif. Je finis même menotté à ma policière préférée.
Une fois libérée, tu émets le voeu de terminer par une série « charme ». Je découvre enfin ta nouvelle parure d’un rouge éclatant, complétée par tes escarpins rouges au brillant captivant. Tu as encore une fois un très bon goût. Nous nous amusons avec ce masque de chatte steampunk qui te va à ravir, ou encore avec ses crocs parfaitement d’actualité, ou encore avec ta paire d’ailes noires. Quand ma démone devient mon ange ! Et pourquoi pas une belle canne pour assoir ton personnage ?
Quel privilège tu m’as offert de t’offrir ainsi à mon objectif sous de multiples visages. Je t’adore.
Vendredi
Journée de « repos ». Nous nous limitons à refaire une petite série de clichés toujours sur la thématique démoniaque mais façon chatte. Dracula et ses sœurs n’ont qu’à bien se tenir !
Samedi
En fin d’après-midi, tu me rappelles que c’est mon tour de servir de modèle. J’ai vite l’impression d’être une poupée, ta poupée. Tu me tends tel ou tel élément à mettre. Parfois tu m’expliques même comment procéder. Je ne suis qu’un mâle après tout ;-) Tu me fais d’abord enfiler la nouvelle parure rouge, celle des sœurs jumelles (pour ceux qui suivent !) avant de me coiffer d’un chapeau bleu. Ainsi tu peux commencer ton mitraillage pendant que j’enfile précautionneusement une paire de bas. Jusque là je sais faire. En revanche, je suis moins calé pour enfiler la gaine que tu me tends. En plus faut serrer le ventre pour la passer. Heureusement que j’ai fait de gros progrès sur ce plan-là. Il faut ensuite y fixer les attaches pour tenir les bas. Ainsi parée, je dois tourner sur moi-même sous l’œil inquisiteur de ton appareil photo. J’ai l’impression d’être un morceau de pâte à modeler que tu formes selon ton humeur ou envie de l’instant. Et je dois reconnaitre que j’aime ça. En plus du côté transgressif d’enfiler ces vêtements féminins.
Visiblement ravie de ta création, nous poursuivons par une tenue des plus légères. A commencer par la cage de chasteté qui ne rentre pas en place si facilement. Disons que les prémices m’ont émoustillé ! Ayant gardé les bas, il ne reste plus qu’à nouer le petit tablier blanc, suffisamment haut tout de même pour que tu puisses voir la cage remplir pleinement sa fonction. La culotte rouge refait son apparition en guise de masque des plus humiliants mais ô combien excitant aussi. La soubrette soumise ainsi équipée peut alors être exhibée sur le tabouret qui rutile grâce à tes efforts d’entretien. Je x sens impudiquement et perversement offert à ton regard. Encore une fois, tu n’en loupe pas une miette, allant même jusqu’à me dissimuler presque totalement derrière les lourds rideaux gris.
Histoire de me montrer sous tous les angles, tu me demandes ensuite de mettre le gros rosebud, celui avec la pierre verte. Après quelques doutes initiaux quant au lubrifiant, il prend assez vite place en moi. Le tabouret se révèle encore une fois des plus utiles pour que je présente sans la moindre pudeur mon postérieur rehaussé de son bijou. Encagé et obturé, je m’exhibe volontiers devant toi. La scène se termine par un cours de révérence qui révèle que je suis loin d’être au point sur ce sujet.
La policière fait son retour. C’est désormais le tour de son prisonnier d’être au centre des débats. Agenouillé sur le coffre et le torse appuyé sur le lit, mes fesses se retrouvent naturellement offertes, tendues qu’elles sont vers ma policière d’un jour. Evidemment, mes mains se retrouvent menottées dans le dos. Je n’ai plus guère de latitude pour bouger. Surtout pas pour m’opposer à sa matraque qui s’insinue entre mes fesses avant de parcourir une bonne partie de mon corps. Tu as peut-être manqué une vocation d’agent de police sadique !
Le dernier épisode de l’après-midi est une histoire de chaussures. Pour cela tu as réendossé ta belle tenue rouge qui s’assortit à merveille à tes escarpins rouges. Alors que je suis humblement agenouillé devant toi, tête baissée, tu présentes ta jambe à travers la fente de la jupe déposant ton pied gauche sur le coffre qui sert alors de parfait présentoir. Pour la première fois, tu me fais l’honneur de m’autoriser à rendre hommage à ton escarpin avec ma langue. Je suis touché et fier de ce geste. C’est peut-être un grand classique mais sa symbolique reste forte. Et tu n’en restes pas là en me présentant ensuite le talon. Je m’en délecte telle une sucette que je suce et tente d’avaler longuement pour faire durer ce moment unique. Après avoir usé de ma langue, il est bien temps d’assurer la corvée de lustrage sur tes quatre principales paires d’escarpins. Une vraie tâche de soubrette soumise !
Quelle formidable après-midi tu m’as offerte ! Je ne saurais comment t’en remercier à la hauteur de ce que tu m’as donné. Mais pour l’instant, il faut reprendre des forces pour la suite, dans la soirée.
Je ne sais pas si c’est volontaire ou pure coïncidence, mais plus la journée avance et plus je suis au naturel. Désormais, je ne porte plus que ma cage et mon collier. Tu me surprends un peu en me demandant de venir m’assoir à tes côtés au bord du lit. Ce n’est pas vraiment dans tes habitudes mais je me vois mal ne pas « obéir ». Je comprends vite où tu veux en venir quand ta main gauche s’approche de ma cage, non pas pour me réchauffer mais pour taquiner son contenu du bout des griffes. Ta petite intervention fait vite ses effets et tu me sembles être ravie de la voir parfaitement remplie, pour ne pas dire « débordante ». Après cette mise en bouche stimulante, tu me tends la cagoule que j’enfile désormais avec une certaine facilité avant de m’enfiler et de verrouiller toi-même les moufles sur mes mains. Ceci fait, tu les relies dans mon dos avec un mousqueton. Je ne peux plus me défendre du moindre de tes assauts.
Une fois n’est pas coutume, tu m’avais laissé entrevoir une partie de ta panoplie du soir. Il faut dire que tu n’avais pas caché ta volonté d’essayer tes dernières acquisitions. Je vais essayer de les reconnaître au contact à défaut de les distinguer. Tu me fais mettre debout face à toi, calé contre le lit. Commence alors un premier festival ! Je crois que tout ou presque fait un passage sur ma cage, ce qui a le don de garder son remplissage à un niveau optimal. Seul le petit martinet porte-clés ne semble flatter que mon sexe alors que les deux cravaches cœur et le paddle à pointes ont aussi eu l’occasion de venir réchauffer mes fesses. J’avoue ne pas avoir fait la différence entre la face pointue et la face lisse. Ce petit martinet cache bien son jeu : sa taille réduite ne présume en rien de son mordant, bien au contraire. J’imagine bien ton petit rictus de satisfaction lorsque tu l’as essayé. Quant au gros martinet au manche inspirant (plus si affinités une prochaine fois), je crois que tu ne l’as testé que sur mes fesses et mon dos jusque là. Après ce petit tour de chauffe, je crois distinguer le petit bruit métallique des pinces, les japonaises, les plus mordantes. Lorsque tu viens pincer le premier téton, mon doute se confirme. J’ai beau connaitre leur pouvoir de morsure, il semblerait que mon corps ait fini par oublier cette sensation fulgurante, qui, heureusement, s’adoucit très légèrement au bout de quelques secondes. Sans vraiment tirer sur la chainette, tu prends un malin plaisir à la soulever avant de la relâcher ce qui génère un effet de tension supplémentaire et renforce encore l’effet de morsure. Mes tétons sont ultra-sensibles avec cette décoration. C’est alors que survient l’inattendu, l’improbable, l’imprévisible ! Je me vide de mon jus sur le sol, sous l’effet d’une irrépressible éjaculation, sans pouvoir me contrôler, à croire que les pinces ont agi comme un interrupteur. Je crois deviner dans le ton de ta voix un mélange de mécontentement et de satisfaction, en tout cas c’est l’impression que cela me donne. Néanmoins, je reste confus d’avoir réagi ainsi. Ca ne va pas se passer ainsi. Après m’avoir libéré de tes appendices mordants, tu me surprends, mais d’un autre côté c’est presque normal en telle situation, en m’obligeant à me coucher sur le parquet pour lécher mes salissures. Sans la cagoule cela aurait été plus simple. Comme tu le dis, je peux simplement me guider à la saveur sous ma langue. Il n’y aucun doute quand j’atteins une tache et que j’essaie de la laper consciencieusement. C’est le moins que je puisse faire pour me faire pardonner.
Désormais, tu juges que la cage ne sert plus à rien, tout comme tu me débarrasses des moufles. A posteriori, je me rends compte que la suite avait tout d’une punition. Faut quand même marquer le coup (euh le nounours) après cette sortie de route. Cette fois, je dois te tourner le dos pour recevoir mon châtiment.
Assez rapidement je sens deux martinets agir de concert, probablement les jumeaux qui se font rapidement de plus en plus lourds sur toute la hauteur de mon dos. Je pense aussi que le nouveau refait son apparition. Mais je sens que c’est surtout mes fesses qui semblent pour l’instant être ta cible privilégiée. L’impact plus large sur les fesses est sans aucun doute l’œuvre du nouveau paddle, reste à savoir de quel côté. Impossible à dire de l’intérieur, mais te connaissant, tu as dû employer successivement les deux faces. Après le contact du cuir, je distingue celui du bois. Cette spatule de cuisine a définitivement trouvé une place privilégiée dans ta panoplie. Il faut dire que sous ses airs domestiques, elle cache un mordant des plus efficaces. Elle claque allègrement sur mon postérieur. C’est son et chaleur. D’ailleurs, pendant que tu t’éloignes quelques instants, la sensation de rayonnement est telle que je crois la rêver et j’approche une main pour être sûr que ce sont bien mes fesses qui sont en train de diffuser cette chaleur… Apparemment, la température idéale ne devait pas être atteinte. Tu reprends de plus belle avec la canne. Comme les fois précédentes, quelques coups suffisent pour bien la faire ressentir. Une dizaine tout au plus. Là tout de suite je pense que je ne pourrais pas m’asseoir et pourtant c’est loin d’être terminé. La longue baguette de la canne laisse place au court manche du plumeau. Encore un objet détourné contradictoire. Côté face, tu continues à me flageller, côté pile, tu uses délicatement des plumes pour adoucir temporairement les sensations qui me parcourent.
On se demande pourquoi mais ce soir, tu insistes très régulièrement sur mon sexe … et quand ce n’est pas avec un accessoire, c’est directement avec tes griffes. Comme à chaque fois, dès que tu vises cette zone, quelle que soit la manière, je me plie en deux tentant instinctivement d’échapper à mes tourments. Quelques tapes sur ma poitrine sont suffisantes pour me rappeler à plus de raideur … Ca ne dure pas longtemps, et le manège se répète inlassablement étant donné que tu focalises ;-) Je vais me souvenir de mon manque de contrôle …
De temps en temps tu sais te faire douce en passant tes mains chaleureuses pour apaiser la morsure précédente. Tu as un don inné pour alterner le chaud et le froid. Quand je pense qu’une douleur va succéder à une autre, c’est un instant de douceur qui me cueille par surprise. Une telle soirée ne serait pas complète sans la visite d’un des fouets, autant sur le dos qu’en enroulé autour de mon torse, histoire d’aller atteindre quelques zones sensibles de mon torse.
Tu n’oublies pas de ménager quelques interludes à base de griffes pour me faire ronronner. JE n’y résiste pas, j’en suis totalement accro. Je ne peux m’empêcher de creuser comme si cela pouvait démultiplier la surface à griffer. Quel divin pêché mignon qui illustre à merveille ma condition de nounours maso.
Apres une bonne série claquante, tu me diriges vers le coffre où tu me fais installer. Privé de la vue, j’ai un peu de mal, limite empoté. Tu es ainsi à portée en t’asseyant au sol devant moi pour déposer de la cire chaude sur ta cible préférée (la pauvre !), et visiblement il en faut sous toutes les coutures aujourd’hui. Je sens que tu soulèves ma queue pour aller déposer des coulées brûlantes dans les endroits les moins accessibles. Et pour retirer tout cela, quoi de mieux qu’une main en cuir terminant une cravache ?
Cette « marquante » soirée devait se terminer par un dernier test. Après une première vaine tentative la fois précédente, tu disposes désormais d’une raquette électrique opérationnelle. Si le premier contact est simplement piquant, sûrement parce que tu y vas précautionneusement histoire de cerner les possibilités, quelques autres provoquent des picotements localisés plus ou moins intenses. Tu ne pouvais t’empêcher de voir ce que cela pouvait donner sur ma zone la plus sensible, ce qui n’a rien de surprenant quand on me connait. Là, les picotements se font plus efficacement intenses, m’arrachant un couinement, sûrement de satisfaction.
Libéré de la cagoule, j’ai le sentiment en te voyant à nouveau que tu es satisfaite de tes nouveaux jouets et de ta soirée. Moi je suis ravi de son scénario partiellement imprévu, y compris malgré un fessier qui risque de rester sensible un certain temps.
Dimanche
Ce matin je me ressens encore de ton intense activité de la veille. J’appréhende un peu les quelques heures à venir dans le train. Au moins cela dure moins longtemps qu’un trajet en voiture.
Toujours est-il que tu me proposes quelques derniers amusements pour terminer ce formidable week-end à tes côtés. En fin de matinée, tu me réserves un nouveau shibari, le premier avec ce genre de cordes. Le fameux tabouret qui nous inspirait depuis longtemps déjà, va désormais pouvoir nous être utile. Avant que je monte te rejoindre, tu l’as équipé de cordes en chanvre. Lorsque je me présente à toi, tu me pares d’une corde en chanvre. Une fois assis sur ce qui pourrait ressembler à mon trône de soumission, tu tisses ta toile. J’ai l’impression d’être une larve prise dans la toile d’une araignée. Plus tu avances, plus je me sens contraint, totalement solidaire du mobilier. Mes poignets finissent ficelés derrière le dossier. Je ne peux te cacher mes sentiments : mon baromètre est au beau fixe pendant quasiment tout le nouage ! Encore une pratique que j’adore. Je sais, il n’y a pas grand-chose qui me déplaise jusqu’à présent !
Libéré des mes liens, tu m’autorises une nouvelle fois à venir ramper à tes pieds pour honorer goulument un des talons aiguilles. Etait-ce un avant-goût pour me préparer à sucer un calibre plus important ? Car tu me présentes ensuite ton gode ceinture que j’essaie « d’honorer » du mieux que je peux dans toutes les positions possibles et imaginables, ou du moins toutes celles qui nous passent par la tête à ce moment-là. Un moment très plaisant à vivre, illustrant à merveille l’inversion des rôles. Pour cela et pour tout le reste, je ne sais comment te remercier pour tout ce bonheur que tu me procures.
Quelques jours plus tard, certaines marques subsistent encore, de plus en plus atténuées, tout comme la sensibilité de mon postérieur qui se dissipe.
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Une pénitence assumée...
Le paquet arriva par la poste. Cet envoi apparamment anonyme la troubla plus qu'elle ne l'aurait pensée.
L'expéditeur, lui envoyait ainsi les ordres qu'elle s'était engagée à respecter... Novice dans cet univers si subtil, elle doutait de tout et d’elle-même surtout… Mariée avec un époux qui n’aurait pas compris malgré quelques audaces qu’elle avait proposées…
Heureusement personne n'était au courant de l'arrivée du colis lui évitant ainsi quelques questions curieuses qui l'auraient embarrassées.
ELLE attendit d'être seule, le soir, pour découvrir le contenu.
Une robe légère, noire, sans ceinture, ample au niveau des hanches accompagnée d'une paire de bas vaporeux gris clair seraient donc la tenue vestimentaire qu'elle devrait porter pour se rendre à la séance. Elle savait n'avoir droit à rien d'autre...
S'imaginer marchant dans la rue, nue sous cette robe si légère lui procura une délicieuse mais angoissante bouffée de chaleur. Son cœur battait très fort. Le doute était là mais il n'était pas question de renoncer. C'est elle qui le voulait. Elle méritait ce châtiment qu'en fait elle attendait depuis tellement longtemps.
Était-elle maso...? Sûrement, en s'imposant à elle-même une punition qu'elle voulait brûlante.
Elle se voulait pénitente, responsable d’elle ne savait quels pêchés mais, ils étaient sûrement si nombreux qu'elle méritait cette sanction.
Son corps entier craignait la douleur et pourtant il lui fallait souffrir, elle savait que ce serait un plaisir...
Elle voulait être le jouet asservi à ce partenaire qui avait su la comprendre.
Elle se jugeait impure. Pour lui, elle allait l'être, justifiant cette fessée qui pourrait l'absoudre.
Ses reproches étaient simples mais tellement sources de culpabilités.
Elle se savait injuste avec les hommes qui l'aimaient. Leur tendresse lui paraissait être de la faiblesse. Alors, elle les manipulait, s'en voulait mais recommençait.
Elle n'était troublée que par ceux qui ne voyaient en elle qu'un joli corps aux qualités sensuelles insatiables dont ils aimaient savourer les largesses.
Elle voulait expier cette bassesse pour certains et cet asservissement à d'autres tout en sachant qu'elle ne pouvait s'en passer. Cette incohérence, elle devait en souffrir car elle savait qu'elle y trouverait du plaisir... Encore une raison justifiant la sanction comme l'auraient confirmé ces sclérosants préceptes religieux qui l'avaient tant bridées.
-------
C'était le jour... Ce soir précisément...!
Un sms strict reçu sur son téléphone, lui indiquait l'heure, le lieu et rappelait qu'elle ne devait porter que ce qui était dans le colis.
Ce message reçu à son bureau, lui fit l'effet d'une bombe incendiaire qui embrasa tout son corps. Elle regarda autour d'elle avec la sensation que tout le monde était au courant de ce qui l'attendait...
Elle se sentit oppressée par le doute et liquéfiée par une excitation incontrôlable.
Elle devait être rouge de honte et d'envie. Elle mit son visage dans ses mains essayant de retrouver son calme. Elle essayait de réfléchir sur son organisation.
IL l'avait fait exprès, elle en était sûre, de lui laisser si peu de temps...
Elle ne pouvait plus réfléchir. Débaucher tôt, passer à la maison, se doucher, se changer et se rendre à cette adresse. Elle avait peu de temps. Pourvu que rien ne la retienne. Elle était folle de se lancer dans cette histoire mais elle ne pouvait plus reculer...
Elle se dit qu'elle ne valait rien d'être autant sulfureuse... Et elle aima cette idée...!
Le temps s'écoulait lentement alors qu'elle aurait eu tellement de chose intéressantes à faire. Son impatience devenait excitation. Elle ne tenait plus en place, soupirant sans cesse, croisant et décroisant les jambes pour soulager cette tension subtile qui s'animait entre elles.
Dès que ce fut l'heure, elle quitta son travail. Heureusement, les courses étaient faites, l'emploi du temps de sa famille permettrait son absence en ce début de soirée. Cette oppression angoissante augmentait au fur et à mesure que le temps passait... Comment allait-elle vivre cette punition...? Était-elle raisonnable de se lancer dans un tel scénario. Elle ne voyait rien, inconsciente, sonnée par l'échéance qui approchait.
Elle se doucha très vite en essayant de souffler, de s'apaiser avant la tempête qui l'inquiétait et qu'elle attendait.
Elle se maquilla légèrement se demandant si c'était bien nécessaire, se parfuma, se caressa en regardant son corps qu'elle espérait, maintenant ne pas retrouver trop tourmenté.
Elle se para des bas et enfila la robe. Pas mal se dit-elle, se regardant dans le miroir en exhibant son arme fatale, ce sourire au charme ravageur... Mais elle savait que dans quelques minutes, rien n'y ferait et qu'un rictus de souffrance le remplacerait sur ses lèvres.
Elle s'échappa discrètement.
Elle put se garer pas très loin de l'immeuble. Les quelques mètres à faire, elle les fit cramoisie de gène car un vent léger mais insistant s'acharnait à glisser sous sa robe qui ne demandait qu'à s'envoler sous ce souffle excitant mais qui bientôt, allait devenir obscène pour elle. Les personnes qui la croisait, devaient la trouver bien prude à tenir ainsi serré les pans de son vêtement. S'ils avaient eu la moindre idée d'où elle se rendait...!!!
Elle appuya sur l'interphone. Personne ne lui répondit mais la lourde porte s'ouvrit. Elle prit l'ascenseur le cœur battant. Ne pas réfléchir, assumer sa propre demande, se jeter dans cette pénitence les yeux fermés.
La porte de l'appartement était ouverte. Elle entra. Au fond du couloir, une pièce était allumée, la seule...ce qui rendait encore plus angoissant l'intensité pathétique de ce moment.
Elle demanda si quelqu'un était là.
Elle n'eut pas réponse .
C'était une chambre sobre, digne d'une cellule, idéale pour la situation.
Elle posa son sac sur une petite table et s'assit sur le lit.
Elle aperçut un mot sur l'oreiller.
C'était des ordres exigeant d'elle de ne jamais rien dire et de se déshabiller.
ELLE s'exécuta, fébrile, en sueur, impatiente et inquiète à la fois.
Sans un bruit, IL entra, nu, le visage recouvert d'un masque noir qui rendait cette scène terriblement excitante. Dans sa main droite il tenait un gros ceinturon de cuir qui lui parut redoutable.
ELLE sentit son corps fondre, son trouble était incontrôlable. Ce moment tant attendu, elle allait le vivre ou plutôt le subir.
Sans un mot, IL la fit se retourner et s'étendre sur le ventre . Il lui prit les poignets et lui montra qu'il fallait qu'elle se tienne aux barreaux des montants du lit.
Il lui remontra le mot en insistant sur le passage lui imposant le silence.
Elle se mordait la langue. Elle avait mille questions mais ce n'était plus le moment.
L'ambiance était pesante. Elle n'était plus rien qu'un jouet offert à son bourreau. Son ventre était rempli d'incohérence, bouleversé par l'angoisse et chaviré par un besoin sensuellement et charnellement insupportable.
IL lui écarta les jambes, son corps ainsi couché dessinait un grand X de circonstances.
Elle entendait le sang fracasser ses tempes, sa respiration haletante, depuis longtemps, n'était plus contrôlée. Elle essayait sans succès de se reprendre.
Le premier coup la surprit par sa soudaineté. Son corps entier se raidit mais il était trop tard. Le claquement sensuel de la sangle de cuir comblait ses attentes. Elle pensa qu'elle était sacrément vicieuse pour se faire une telle réflexion. Cet écart de concentration ne lui fit pas penser au second coup qui enflamma son postérieur. Elle y était, elle assumait, elle souffrait...
Épiant la frappe suivante elle hurla malgré tout, en ressentant la puissance du troisième choc. Une main s'abattit sur ses fesses. IL lui tira les cheveux pour relever sa tête. Tendant un index explicite, toujours sans un mot, il lui montra sa main au doigts reliés comme pour une gifle puis, les écarta formant le chiffre cinq qu'elle comprit de suite être la menace d'une rallonge possible de son supplice en cas de nouvelle rupture du silence.
Le quatrième coup électrisa son corps. La douleur brûlante, lancinante, se diffusa dans toute sa carcasse de vilaine fille.
Oui, une vilaine fille... C'est ce qu'elle était se dit-elle en pensant à toutes ses erreurs qu'elle était en train d'expier.
Le cinquième lui donna l'impression qu'il la déchirait. Instinctivement, elle placa ses mains comme pour se protéger... Cette insoumission flagrante lui valut la colère de IL qui lui retira ses bas pour les enrouler à ses poignets et l'attacher avec, aux barreaux qu'elle avait fait l'erreur de lâcher. Lui tirant une nouvelle fois les cheveux pour relever sa tête, il lui montra la sentence en exhibant les cinq doigts bien écartés. Il n'y aurait pas de sursis.
Ne plus réagir, uniquement subir...!
Le sixième contact embrassa ses cuisses et ses reins. Elle était essoufflée, sans conscience du temps passé. Il lui fallait penser pour compenser la douleur qui se diffusait malignement comme elle le redoutait...
Cette vilaine fille aux si nombreux pêchés qu'avait-elle de si pervers à se reprocher...?
Le septième cinglement de la courroie de cuir lui rappela ce délicieux garçon qu'elle avait prit plaisir à faire souffrir alors qu'il ne voulait que son bonheur. Elle s'en était (un peu...) voulu de l'avoir délaissé pour s'afficher ouvertement avec un inconnu qui lui, l'avait très vite, délaissée, elle...!
Le huitième , elle l'entendit siffler avant de se fracasser sur sa chair. Elle le dédiait à cet amant d'un soir qui n'avait eu pour elle que de l'attrait pour ses formes et son excès d'intérêt pour sa virilité. Elle qui rêvait de libertinage se disait qu'elle y avait déjà goûté sans s'en apercevoir.
Le neuvième fut terrible car, la tête vide, elle n'était que souffrance. Elle tirait sur les bas toujours agrippée aux barreaux. Elle espérait trouver de l'apaisement dans la douceur du nylon. Il lui fallait penser. Elle n'y arrivait plus... Elle sentait le goût salé de ses larmes qui glissaient sur les bords de ses lèvres.
Le dixième lui arracha un sanglot hoquetant. De suite, elle se mordit la langue de regrets. Il devait être le dernier initialement et elle avait espéré l'amnistie de son erreur et l'oubli des cinq coups supplémentaires...
Elle compris au onzième qui vint très vite, qu'il n'en serait rien.
Tout était couleur de sang dans sa tête mais malgré cette douleur entièrement diffusée dans chaque parcelle de son être, elle ressentait le plaisir d'avoir osée aller au bout de sa démarche.
Le douzième fut horrible et divin à la fois. Souffrir dans ce moment là, était sa quête. Elle était martyre et elle s'aperçut qu'elle aimait ça... Pour le moment et modérément toutefois...!
Le treizième fut insupportable. Elle haïssait tous ces hommes qui n'avait pas su l'aimer comme elle l'espérait. Les doux, les durs, tous étaient responsables de son mal être qui inspirait ce manque qui la conduisait ici...
Le quatorzième la rendit philosophe. Elle avait voulu souffrir pour expier toutes ses errances de choix, de goûts, de décisions... Elle était comblée... IL, véritable sadique (elle en était maintenant et hypocritement persuadée) avait sublimé son aspiration.
Au quinzième, elle ne put retenir ses sanglots. Son corps entier gémissait. Elle pleurait, criait, le corps secoué de spasmes dont elle ne savait plus s'ils étaient de souffrance ou de plaisirs...
Haletante, hoquetante, hébétée, surprise par elle-même, elle se rendit compte qu'elle avait joui. Ses pleurs ne pouvaient plus s'arrêter. L'arrêt du supplice la laissait comme une marionnette dont seul IL pouvait tirer les ficelles.
La tête dans l'oreiller, le cœur au bord des lèvres, elle sursauta à la fraîcheur du contact apaisant qui irradia dans son dos. IL étalait sur les marques pour quelques temps, tatouées sur sa peau, un onguent apaisant qu'il régalait doucement sur sa peau meurtrie.
ELLE était en transe. Sa sensualité n'avait jamais été autant exacerbée. Après cette souffrance, tout n'était que caresses voluptueuses et son envie de plaisir était au paroxysme. Elle ouvrait et fermait sans pouvoir se modérer ses cuisses libres et gourmandes d'extases.
Son bourreau devint son amant à qui elle s'offrit sans pudeur dans une position qui n'était que soumission. Sa pénitence continuait et elle l'appréciait de plus en plus... Elle se dit qu'elle était vraiment perverse tout en se laissant submerger bruyamment par l'orgasme formidable qui la chavira... Son cri fut un exutoire délicieux.
IL la libéra en défaisant lentement les liens qu'étaient devenus ses bas.
Exténuée, libérée enfin de cette frustration qui la tétanisait, ELLE se laissa aller dans ce silence devenu rassurant. Elle s'assoupit, la conscience tranquille.
Ce petit somme réparateur lui avait fait du bien. Elle se leva et chercha la salle de bains. IL était déjà parti, l'appartement était vide. Elle répendit de l'eau fraîche sur son visage et fit de même délicatement avec son bas de dos.
Ses fesses étaient écarlates et les traces du ceinturon commençaient à se dessiner sur sa peau nacrée... En se caressant, la douleur enflamma ses sens. Elle se dit qu'elle n'était pas normale d'aimer ça...!
Elle apprécia l'intention précautionneuse de IL d'avoir prévu cette robe large au niveau des hanches et trouva pertinente l'absence de culotte car la morsure de l'élastique aurait été intolérable.
Elle sourit en se disant qu'elle allait adopter cette tenue vestimentaire durant quelques jours car son postérieur la brûlait avec une intensité qu'elle pensait devoir durer un moment. Elle sourit en pensant à ce que diraient ses collègues s'ils savaient ce qu'elle ne portait pas...! Elle était bien et trouvait cela excitant.
Avoir franchit cette étape, l'apaisait... Elle était fière d'avoir enfin osé. IL avait pleins d'idées pour l'entraîner vers ces chemins buissonniers qu'elle avait envie d'explorer. Elle sourit à cette idée qu'elle trouva grisante. Elle était vraiment perverse et cela était délicieusement bon.
Les cernes sous les yeux lui rappelèrent l'intensité sensuelle de l'expérience venant d'être vécue. Elle mit des lunettes de soleil pour les cacher et quitta rapidement l'appartement.
Elle se sentait légère, moins prude en regagnant sa voiture. Elle appréciait ce petit vent bien agréable qui glissait sous sa robe et calmait ses brûlures. Elle marchait doucement, savourant la caresse.
Mais il fallait se dépêcher. ELLE avait disparue momentanément.
La mère de famille respectable et très sage, avait repris sa place...!!!
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"Il la cravacha à toute volée. Il n’attendit pas qu’elle se tût, et recommença quatre fois, en prenant soin de cingler chaque fois,
ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent nettes. Il avait cessé qu’elle criait encore, et que
ses larmes coulaient dans sa bouche ouverte." Histoire d'O
La flagellation, pratique prisée dans l'art du jouir, n’est pas seulement un adjuvant régulier des combinaisons sexuelles que la pornographie se plaît à inventorier.
Elle est en réalité un moyen de mettre en mouvement, dans une relation S/M, la combinaison des vigueurs masochiste et sadique
des partenaires en les unissant par un instrument.
La ritualisation de la posture, la recherche de la douleur et de la cruauté font de la flagellation une discipline désormais autonome
dans le BDSM.
Les partenaires recherchant des sensations cinglantes et précises en raffolent.
Elle fait partie intégrante de certains jeux érotiques, dits BDSM ou SM.
Elle accompagne ou non, d’autres pratiques, bondage, soumissions diverses.
Une personne flagellée devient beaucoup plus docile, et ouverte à d’autres expériences.
Une femme qui aime dominer ressent une profonde excitation à la pratiquer.
Là où d'aucuns recherchent la douleur, d'autres jouissent simplement du fait de subir et d'accepter l'humiliation.
Certains optent uniquement pour des séances de flagellation, sans autre pratique érotique, d'autres considèrent fouet ou
martinet comme un prélude (ou un intermède) à leurs divers jeux SM.
Encore faut-il non seulement en posséder la technique, l'esprit, mais aussi en connaître les nuances et les dangers.
Au début du XXème siècle, les adeptes de la fessée se sont pris de passion pour ces instruments faisant advenir
la douleur et la cruauté dans la soumission.
On parle alors de flagellomanie, de flagellophilie, de masochisme ou d’algolagnie (amour de la douleur).
La présence du fouet, ou du martinet dans l’ordre des pratiques sexuelles n’a cependant rien d’une nouveauté.
Leopold von Sacher-Masoch, auteur de "La Vénus à la fourrure" (1870) est loin d’être l’initiateur de la théorie.
Cette doctrine de la jouissance dans la douleur a de tout temps existé, ayant des adeptes et des défenseurs.
Parfois la douleur infligée ou subie est purement morale, c’est l’abnégation de soi-même envers l’être aimé.
Mais le plus souvent cette abnégation va jusqu’à solliciter l'affliction de souffrances physiques.
Cette forme d’érotisme n’est pas purement passive, elle est aussi active, car celle ou celui qui inflige la souffrance
éprouve autant de jouissance que celle ou celui qui la subit.
L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables.
Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale, Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle.
Les sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes, Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants.
Samson et Dalila, Salomon et ses nombreuses courtisanes réduites à le flageller pour exciter sa virilité.
Phéroras, le frère d’Hérode, se faisait attacher et frapper par ses esclaves femelles.
Le culte de Cybèle à qui Athènes, Sparte, Corinthe, Rome même, sur le mont Palatin, ont érigé des temples.
Lors de ces orgies, le premier des devoirs était de se martyriser en honneur de la Déesse.
Jetés dans une sorte d’extase par le recours à des danses frénétiques et autres stimulants,
les fidèles s’emparaient de son glaive pour s'automutiler, au plus fort de leur délire.
Les prêtresses de Milet s’armaient du fouet pour attiser le feu de volupté brûlant en elles.
Les mêmes coutumes se retrouvent aux fêtes d’Isis, dont Hérode nous a laissé une peinture si frappante.
À Rome, les fêtes des Lupercales semblables aux Bacchanales et aux Saturnales étaient l’occasion d'épouvantables orgies.
Les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les rues de la ville.
Les femmes se précipitaient nues à leur rencontre, présentant leurs reins et leur seins, les invitant par leurs cris,
à les flageller jusqu'au sang.
Tacite, Suétone, Martial et Juvénal, révélant les secrets intimes des Néron et des Caligula ont fourni des détails égrillards
et obscènes sur le raffinement de leurs débauches.
Le christianisme, pour établir son influence, dut avoir recours à l’antique usage du fouet, non plus pour éveiller
des désirs érotiques, mais au contraire pour maintenir l’homme dans la voie du devoir.
Les cloîtres employèrent le fouet, pour mater les novices se révoltant contre les règles de leur ordre.
Des congrégations se fondèrent imposant à leurs membres l’obligation d’une flagellation réciproque en vue
de dompter les élans de leur chair.
De même que le Christ avait été attaché à la colonne et frappé de verges avant d'être crucifié.
Elles cessèrent avec le temps d’avoir un caractère disciplinaire et prirent la forme d’une obligation purement religieuse.
Comme une expiation éminemment enviable des souffrances imméritées infligées à l’adorable corps du Maître.
Tels les Flagellants et les Purificants, les Dominicains, pour les ordres masculins, et les Franciscaines et les Clarisses pour les
ordres féminins.
En littérature, Brantôme, Boccace, Pogge, l’Arétin, Restif de la Bretonne, citent fréquemment des cas de flagellation.
Quant au trop fameux Marquis de Sade, par nous étudié, son nom évoque le synonyme même de la pratique.
La belle princesse Lubomirski faisait mettre à mort ses amants, après leur avoir fait subir les plus cruels tourments.
Ils étaient empalés sur des pieux et fouettés jusqu'au sang, lorsque ces malheureux la laissaient insatisfaite.
Pour autant, l'Histoire est trompeuse.
Ce n’est pas du fait d’être ancienne ou anciennement admise parmi les manières d’user du sexe que la flagellation tire son implantation dans l’ordre des plaisirs.
C’est tout le contraire, elle devient jouissance en s’arrachant à ces usages anciens.
La volonté ramifiée de tout savoir sur le sexe, en ne laissant plus de place à l'imaginaire corporel,
de traquer les perversions, d’en suivre obstinément les usages disparates et de susciter partout l’aveu des écarts,
a eu pour effet de la faire proliférer, en lieu et place de la pudibonderie ou de l’interdit.
Dans les sexualités disparates et les plaisirs spécifiques, la passion du fouet a pris sa place.
Lieu d’une triple convergence, faisant d’elle à la fois une pratique S/M et une forme particulière du jouir.
Dans le champ des perversions, forgeant la catégorie de masochisme, ou jouissance née de la douleur reçue,
dans la littérature érotique, avec Gustave Le Rouge, Louis Malteste, Pierre Mac Orlan, enfin, dans la volonté
des adeptes revendiquant sans fard la puissance extatique de la pratique, dans la la ritualisation des postures
de soumission.
Nue et debout, seins et ventre offerts, bras levés sur la pointe des pieds, ou en position de crucifixion,
chevilles et poignets entravés sur une Croix de Saint André, la soumise ravalée à un état d’infériorité,
comme une proie.
La femme ou l'homme se soumet, celui ou celle qui fouette et qui bat se tient au-dessus,
le geste ample, dans l’attitude féroce et cruelle de celui qui domine.
Ce que disent ces scènes, c’est l’institution d’une sexualité qui joue de la domination en outrant ce qu’elle est.
Toutefois, la recherche du plaisir entre partenaires consentants, responsables et conscients, lors d'une séance,
ne doit pas occulter la sécurité.
La dominatrice ou le dominateur devrait tester le matériel sur lui/elle-même avant de flageller son/sa partenaire.
De même, elle ou lui vérifie le matériel avant chaque utilisation.
En général, plus le matériau est léger, plus la pratique est sans danger, plus la séance peut se prolonger
et plus la sensation est douce.
Le visage, la tête, le cou, les doigts et doigts de pieds, la peau en cours de cicatrisation ne doivent jamais être flagellés,
pour des raisons évidentes de sécurité.
Les paumes et le dos de la main, sur les jointures quelles qu'elles soient, sur la surface entre le bassin
et le bas des côtes (présence d'organes internes) peuvent l'être avec une extrême prudence et extrême légèreté.
Les seins, bras, avant bras, intérieur des bras, intérieur des cuisses, zones génitales (vulve, pénis) avec légèreté.
Un impact sourd (par opposition à un impact cinglant) sur des seins est à éviter.
Les fesses, le haut du dos de part et d'autres de la colonne, les cuisses, le bas des épaules constituées d'os épais protégés
par des muscles et une couche de graisse avec énergie, voire très énergiquement.
En frappant très fort des ecchymoses peuvent apparaître, la peau peut se déchirer entraînant des infections.
Enfin, la position du corps flagellé conditionne celle de la peau et des muscles.
Lorsque le partenaire est penché en avant, les muscles tendus ne sont plus aussi épais et offrent donc une protection moindre.
De la même façon, si la peau est tendue elle va réagir de façon plus forte que si elle était relâchée.
Flageller quelqu'un qui se tient debout sans maintien risque de le/la faire chuter.
A l'inverse, la ou le flagellée (é) défaillante (t) maintenu debout par des liens, se retrouvera en suspension partielle.
Placer la (le) soumise (e) en position de se voir flageller lui apportera en général plus de jouissance.
Des marques peuvent apparaître tout de suite, ne pas apparaître du tout ou apparaître après un jour ou deux.
Quel qu'en soient les modalités, frapper le corps humain doit être considéré comme dangereux.
La flagellation doit être pratiquée par des personnes consentantes, responsables et conscientes.
La ou le soumise (s) disposant toujours de la possibilité de mettre fin à la séance par un safeword.
"O, je vais te mettre un bâillon, parce que je voudrais te fouetter jusqu’au sang, lui dit-il.
Me le permets-tu ? Je suis à vous" dit O."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"O était heureuse que René la fit fouetter parce que sa soumission passionnée donnerait
à son amant la preuve de son appartenance, mais aussi parce que la douleur et la honte du fouet,
lui semblaient le rachat de sa faute." (Histoire d'O) Anne Cécile Desclos alias Pauline Réage.
Un soupçon de plaisir dissimulé a toujours pesé sur la flagellation.
Une lecture historique dénote une constante évolution, au cours des millénaires et des civilisations,
de l'attrait pour sa puissance symbolique et sa beauté brutale.
Á la ritualisation du supplice, pratiquée à l'origine, par une caste aristocratique grecque,
célébrant la pureté des sensations excessives, s'est jointe une volonté de transgresser des mœurs sexuels,
l'imposant par sa force érotisante, comme une véritable discipline incontournable, autonome et idoine,
dans la rhétorique du désir.
Dans la Grèce antique, la vérité et le sexe étaient liés par la transmission d'une connaissance d'un corps à l'autre.
Le sexe servant, avant tout d'initiation pédagogique et d'apprentissage à des enseignements sophistiqués et précieux.
Le degré de complexité du savoir dépendait de la sagesse et de l'appartenance souvent à l'élite.
Certaines relations étaient axées sur le rapport élève/enseignant, d'autres comme à Thèbes sur la survie.
L'étude des comportements sexuels, dans l'Antiquité, s'est trop concentrée sur la comparaison avec notre vision moderne.
Les historiens ne se sont pas suffisamment penchés sur la richesse du discours de ces éléments constitutifs.
La flagellation se rattachait plus globalement à un art de vivre, ne se résumant pas à une simple pratique érotique.
Plutarque a écrit de nombreux récits lyriques sur les compétitions sportives de fouet spartiates.
"Les garçons de Sparte ont été fouettés pendant toute la journée à l'autel d'Artémis Orthia, souvent jusqu'à la mort,
et ils l'ont courageusement enduré, joyeux et fier, se disputant la suprématie sur l'un d'entre eux,
Il pouvait supporter d'être battu plus longtemps et plus souvent, et celui qui était victorieux avait une réputation particulière."
Andromède, fille du roi Céphée et de la reine Cassiopée de Jopée fut la première femme à entrer en servitude.
Enchaînée nue à un rocher, ce fut Persée qui la sauva.
Euripide décrit Aphrodite ordonnant à Thésée de supplicier son fils Hippolyte.
Les auteurs grecs et romains comme, Theopompus de Chios et Platon, qualifiaient les Étrusques d'immoraux.
Dans les cités d'Étrurie, les femmes esclaves, lubriquement extravagantes, attendaient les hommes,
pour subir, en place publique, nues et enchaînées, le supplice du fouet, avant d'être possédées.
Tite-Live légitimait la prostitution et le viol de Lucrèce, idéalisant la fidèle et vertueuse romaine.
Le mari avait des rapports sexuels avec sa femme et des courtisanes libérées,
avant de se livrer à des scènes orgiaques de débauche, avec de jeunes garçons, éphèbes et lisses qu'il sodomisait.
Les Romains l'utilisaient comme châtiment corporel, comme sanction pour punir des actes criminels,
à l'aide d'un fouet, le flagrum, à l'encontre de suppliciés avant de les crucifier.
La fonction sexuelle de la flagellation apparaît donc en filigrane tout au long de l'histoire, dès le Kâma-Sûtra.
Elle constitue un phénomène sexuel, clairement assouvi et assumé depuis le 17éme siècle.
Au début du XIXème siècle, Sade fit de la flagellation son châtiment de prédilection, lors de scènes de
tortures d'une extrême sauvagerie, mêlant cruauté et fantasmes sexuels, décrites dans "Justine", l'une
de ses œuvres les plus célèbres.
Frédéric II de Prusse fouettait avec vigueur de sa propre main les femmes de la cour,
pendant que Marcel Proust fervent adepte, lui même, décrivait dans "À la recherche du temps perdu",
un baron de Charlus, inverti cultivé et aux goûts raffinés, allègrement rougi.
Chez les femmes de pouvoir, jetant hélas leur dévolu sur des sujets non-consentants, après Messaline et Cléopâtre,
Marie de Médicis (Pierre de Brantôme l’évoque) fut une grande manieuse de fouet, de même que Catherine de Russie.
L'Angleterre, avec le déclin de l'Eglise catholique au XVIIème siècle, laïcisa la pratique dans les maisons closes
alors très populaires.
Le Roi Georges VI appréciait tout particulièrement la chaise fessée en prêtant son siège aux délicieux tourments.
De nombreuses conférences étaient consacrées sur l'utilité et l'agrément de la verge par de ferventes Ladies
appartenant à la meilleure société de Londres, désirant s'instruire dans l'art de la flagellation, mais surtout
s'adonner à ce piquant et aimable passe-temps, avec de jeunes filles susceptibles de correction.
Détaillant avec d'infinies précautions, les postures idéales promptes à déclencher la jouissance, lors de fustigations,
avec une inclinaison naturelle, pour la position gomorrhéenne.
La victime mise à nu, les pieds et les poignets liées, les yeux bandés, était meurtrie jusqu'au sang par une longue et
fine verge.
Les lanières d'un martinet se promenaient des épaules aux chevilles, cinglant les endroits intimes et sensibles,
en s'arrangeant pour lacérer la chair sans la déchirer.
Les contorsions voluptueuses sous l'ardente meurtrissure exacerbaient le plaisir de la fouetteuse la conduisant à un
état extatique.
On employait indifféremment le fouet, la canne, la cravache ou le fouet, exceptionnellement la main réservée à la
seule fessée.
Le mot fouet, du XIIIème siècle, vient du latin "fagus", le hêtre, et signifie verge de hêtre.
Le fléau, instrument pour battre le blé, signifie également châtiment adressé par Dieu.
La flagellation inclut l'idée d'instrument, de mouvement, et d'action.
On peut donc flageller son partenaire avec toutes sortes d'instruments: fouet, verge, bâton, badine, canne,
bambou, ceinture, ceinturon, lanière, courroie, martinet, chat à neuf queues, cravache, baguette, nerf de bœuf,
chambrière, orties, chardons, épines, herbes, raquettes, câble électrique, paddles, battes, etc.
La liste n'est jamais exhaustive laissant libre cours à l'imagination.
Le Fouet est constitué d'un manche de cuir tressé muni d'une ou de plusieurs lanières de cuir,
de longueur différente selon les usages.
Ses usages sont liés à sa composition.
La longueur de la lanière permet de frapper le corps avec une redoutable précision en le meurtrissant.
Mais manié avec prudence et dextérité, il peut lui apporter de chaudes voluptés,
après une attention persévérante et soutenue.
Dans les relations BDSM, la flagellation par le fouet, véritable rite initiatique, constitue un symbole fort de domination
pour celui qui soumet.
Elle est presque toujours pratiquée de façon légère, de manière à ne pas blesser gravement la personne qui reçoit les coups.
Son maniement spectaculaire exige une très grande technicité, et une indispensable modération.
Un fouet mal utilisé, ou en mauvais état, peut très rapidement cisailler la peau.
Un entraînement préalable sur un objet inanimé est vivement conseillé.
En claquant le fouet, le bout de la lanière émet un bruit caractéristique en dépassant le mur du son, le claquement.
Il est craint car il procure une intense douleur et peut laisser des traces durables.
L'objet provoque à sa simple vue, chez la (e) soumise (s), excitation, émotion avant même le début de la séance.
Promené sur les parties sensibles ou génitales, il provoque un sentiment d'abandon total de la part de la soumise
et d'adoration à la Maîtresse ou au Maître.
La soumise n'est plus que corps et volonté abandonnés dans la soumission à l'être aimé.
C'est un instrument de précision exigeant beaucoup d'espace car le porteur du fouet doit se tenir loin de l'esclave pour le frapper.
La personne fouettée est nue et attachée sur un cheval d'arçon ou le plus souvent sur une croix de Saint André.
Les yeux bandés, elle ignore l'emplacement de l'impact suivant, de la caresse cinglante et mordante.
L'ambiance faisant partie intégrante de la séance, surtout lors de la préparation et la mise à nu.
Les coups de fouet placés et répétés peuvent conduire à l'orgasme.
La flagellation par le fouet exige expérience et entraînement pour des personnes consentantes, conscientes et responsables.
Des conseils d'utilisation, de prévention, de mise en garde et de sécurité lors de son utilisation, seront étudiés lors d'un prochain article.
Le martinet s'apparente au fouet d'une longueur plus courte, doté de multiples lanières, en général en cuir.
Les sensations qu'il produit varient en fonction de la matière dont elles sont constituées,
chameau, soie, nylon, de leurs nombres, de leurs dimensions et de l'usage qu'en fait le fesseur.
La flagellation peut-être légère ou énergique selon les endroits caressés, mais doit toujours être précédée d'un échauffement.
Appliquée avec vigueur sur une zone érogène de la soumise, la douleur dissipée peut faire place à une fulgurante jouissance.
Elle s'adresse également à des partenaires consentants, conscients et responsables.
La canne anglaise semble être l'instrument qui fascine le plus dans les séances de flagellation.
Généralement en rotin et plus rarement en bambou, elle mesure entre un mètre et un mètre-vingt de longueur,
pour des diamètres variables.
Réminiscence d'un passé punitif, très utilisée dans l'Angleterre Victorienne du XIXème siècle, elle représentait l'autorité
professorale ou directoriale.
Facile à se procurer et discrète, entre les mains d'un fesseur expérimenté, elle devient un redoutable instrument de correction.
Les vibrations enregistrées dans les organes sexuels, lorsque la canne s'abat sur la partie inférieure des fesses,
peut de la douleur au plaisir, conduire à l'orgasme.
La cravache plus ou moins longue, plus ou moins épaisse, de couleurs différentes, peut être décorée.
Elle possède des formes variées de poignée et de claquettes.
Elles est constituée soit de cuir soit d'un matériau synthétique.
Sa flexibilité la rapproche de la canne, mais possède une boucle de cuir à l'extrémité du manche.
Le dominateur peut choisir de n'utiliser que cette partie de l'instrument, ou de se servir du manche également.
L'instrument est d'une redoutable efficacité sur les cuisses ou les fessiers nus.
Rien n’est comparable à la cravache quand elle est bien utilisée.
Il est indispensable de commencer doucement par échauffer les fesses afin de créer une sensation de brûlure
profonde et sensuelle.
Notons qu'Il ne faut jamais utiliser la cravache et le fouet au cours de la même session de soumission.
Les coups de la cravache (ou du fouet) peuvent devenir de plus en plus forts, seuls alors les supplications de la soumise,
son orgasme ou bien entendu le mot d'arrêt (verbal ou corporel) peuvent arrêter la séance.
La chaleur progressive envahissant les fesses offertes de la femme soumise se transforme peu à peu en ondes bienfaisantes.
Elle peut atteindre rapidement l'orgasme, voire plusieurs orgasmes consécutifs lorsqu'elle est prise immédiatement après.
La flagellation peut devenir un acte d'amour puissant, les deux partenaires n'étant pas séparés mais reliés par l'instrument.
Le savoir-faire et la sensibilité sont bien entendu indispensables, mais l'attention portée à l'autre l'est tout autant.
Quel qu'en soient les modalités, frapper le corps humain doit être considéré comme dangereux.
La flagellation doit être pratiquée par des personnes consentantes, responsables et conscientes.
La ou le soumise (s) disposant toujours de la possibilité de mettre fin à la séance par un safeword.
Les techniques, les parties du corps à fouetter, à ne jamais fouetter, ainsi que des conseils de mise en garde et de
sécurité, à respecter pour un plaisir partagé, au cours de chaque séance seront étudiés dans le prochain article.
"René, bouleversé, regarda longuement le corps mince où d'épaisses balafres violettes faisaient comme des cordes
en travers des épaules, du dos, du ventre, et des seins, et parfois s'entrecroisaient. De place en place un peu de sang
perlait." Anne Cécile Desclos alias Pauline Réage.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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"On ne vous bandera les yeux que pour vous maltraiter, pour vous fouetter. À ce propos, s’il convient que vous vous accoutumiez à recevoir le fouet, comme tant que vous serez ici vous le recevrez chaque jour, ce n’est pas tant pour notre plaisir que pour votre instruction » Histoire d'O
Un sombre voile de plaisir recouvre la flagellation depuis l'orée des temps.
Les antiques raffolaient déjà du fouet.
Lors de cérémonies rituelles, ils l'utilisaient pour invoquer les divinités afin de rendre les femmes fertiles.
Dans la Rome Antique, le culte de Junon, protectrice des femmes, leur commandait le fouet, afin de lutter contre la stérilité.
Lors de la fête des Lupercales, après le sacrifice d'un bouc par les Luperques, prêtres de Faunus, deux jeunes pages
le visage couvert du sang de l'animal, armés de lanières, fouettaient des femmes souhaitant devenir fécondes.
Le culte de Diane chasseresse donnait lieu également à de véritables concours de fouettage.
De même, la flagellation était prescrite par Hippocrate comme remède contre l'impuissance masculine.
De nombreux textes anciens relatent avec lyrisme les liens entre douleur et jouissance.
Ainsi, Hérodote décrit, non sans poésie, des scènes de flagellations érotiques au cours des fêtes d'Isis,
où tous les fidèles munis de fouet se frappaient jusqu'à l'extase.
Pas de fêtes orgiaques sans rituels du fouet, lors des Dyonisies en Grèce ou des Bacchanales à Rome.
Plus tard, de célèbres dévots éprouvèrent en se meurtrissant les effets stimulants du fouet.
Henri III , dernier Roi valoisien (1574 à 1589) , grand pénitent mais aussi voluptueux raffiné,
aimait à se "tourmenter les chairs", en compagnie de ses mignons.
Sade, étudié précédemment, en fit, dans l'intégralité de son œuvre , l'un de ses instruments de jouissance de prédilection.
Comment la flagellation a-t-elle pris place dans l'art du jouir ?
Selon Freud, le masochisme, est une perversion sexuelle suivant laquelle la satisfaction est liée à la souffrance,
ou à l'humiliation subie par le sujet soumis.
L'envie de fouetter ou d'être fouetté proviendrait de la connexion directe entre plaisir et déplaisir.
Désir de faire souffrir la (e) soumise (s) ou l'esclave sexuelle (el), ou le sentiment opposé,
recherche de la douleur par la (e) flagellée (é) .
L'envie de se faire souffrir, ou masochisme, serait la forme de perversion la plus répandue.
L'attrait pour la flagellation, selon le psychanalyste, viendrait de la fixation, au cours de l'enfance, d’une correction punitive
mêlée à une jouissance.
Le sadomasochisme représentant alors la satisfaction liée à la souffrance ou à l'humiliation subie par un sujet dépendant.
Des comportements érotiques exacerbés conduiraient à une pratique sexuelle employant la douleur
par la flagellation pour parvenir à la jouissance.
Un sadique étant toujours un masochiste, selon le neurologue autrichien, le flagellant prend plaisir à fouetter, aurait pour partenaire,
un flagellé recherchant l'extase sous le fouet.
Dans une relation D/S entre un dominant et un dominé, un Maître et un esclave, ou un masochiste et un sadique.
La représentation religieuse de la flagellation l'associe à l'expiation d'une faute commise en vue de se punir de péchés.
La mortification de la chair, dans une recherche mystique d'accaparation des douleurs du christ,
permet de se rapprochant de Dieu.
Quel qu’en soient les origines, apparaît de façon sous-jacente l'union entre le corps et l'esprit.
En punissant, on veut faire entendre raison, en meurtrissant le corps, on pousse l'esprit à s'élever en se surpassant.
Les informations cérébro-dolorosives transmises au cerveau agissent comme des détonateurs forçant l'esprit.
Celui ci transmet à son tour au corps l'ordre d'endurer et de résister.
Ce schéma synaptique neuromusculaire se produit lors d'une séance de flagellation.
Plus clairement exprimé, la flagellation permet d'explorer le côté animal en transgressant les codes d'une sexualité classique.
Elle confronte ,les partenaires, à la vulnérabilité ou à la puissance, au cours de jeux de rôles sexuels extrêmes,
comme de puissants leviers d'excitation sexuelle.
La ritualisation, en particulier, la mise à nu de la soumise exacerbe l'érotisation de la préparation à la séance de flagellation.
Elle offre à son Maître, en signe d'offrande, le spectacle de sa nudité.
Libre à lui, de se livrer à un examen approfondi des parties corporelles à travailler.
Les yeux bandés et bâillonnée, elle est attachée avec des menottes, ou des cordes, sur du mobilier,
un carcan, un cheval d'arçon, le plus souvent, une croix de Saint-André.
S'infligeant une souffrance physique, le masochiste produit des endorphines, hormones sécrétées en cas d'excitation,
et de douleur.
Les endorphines ou endomorphines étant des composés opioïdes peptidiques endogènes secrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus, lors d'activités physiques intenses, sportives ou sexuelles, d'excitation ,de douleur, et d'orgasme.
Elles s'assimilent aux opiacés par leur capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être.
Lors d'une séance de flagellation, la douleur se transforme peu à peu en plaisir.
Elle procure un plaisir à la fois corporel et mental, pour la (e) sadique ou dominatrice (eur),comme pour la (e) masochiste,
ou soumise (e).
Les sensations de morsures, brûlures, et de douleurs précèdent toujours plaisir et jouissance.
La flagellée, par soumission et par volonté de se surpasser, atteint progressivement un état relatif de confort.
Son corps mobilisé secrétant des analgésiques ou euphorisants, elle supporte alors mieux la douleur quand approche l'orgasme.
Le secret de l'alchimie résidant dans l'expérience du Maître, dans sa technicité et sa maîtrise de l'art du fouet.
La caresse de la zone à fouetter, ou à pincer, au cours de la période d'échauffement, précède toujours la flagellation.
Le dépassement de soi, en continuant à subir ou à frapper, plus longtemps et plus fort, s'acquiert avec le temps.
À la douleur, s'associe le fantasme de la domination.
Véritable raffinement érotique, la flagellation, pratique fétiche, source de sensations corporelles voluptueuses,
est véritablement au cœur de la littérature érotique:
Plus de sept cents livres lui ont été consacrés entre 1890 et 1940.
Gustave Le Rouge, Louis Malteste, Hector France ou Pierre Mac Orlan la vénèrent en déifiant sa ritualisation.
Citons "La Voluptueuse Souffrance" de Max des Vignons (1930), "Coups de fouet" de Lord Birchisgood,
"Le magnétisme du fouet" de Jean de Villiot (1902),ou encore "Monsieur dresse sa bonne" (1996) de Georges Pailler,
dit Esparbec.
La flagellation, pratique autonome, est devenue aujourd'hui un symbole érotique incontournable de la domination.
Rappelons, avec force, que toute stimulation du corps par la flagellation, doit être librement consentie par des partenaires
majeurs et de préférence expérimentés lors d'une séance de soumission avec toujours le recours possible d'un safeword .
"Je porte les stigmates de la réalité de mon amour. J'aime contempler dans un miroir les traces que m'ont laissées
les épreuves endurées lors des séances de soumission à l'être aimé. Je détaille les éraflures,
et les stries qui zèbrent ma peau nacrée, et je revis les intenses moments d'abnégation. "Le lien" Vanessa Duriès.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Il existe diverses lectures du roman,Histoire d'O de Pauline Réage,alias Domininique Aury,
dont peu sont sensibles à la richesse,et au talent rare de ce chef-d'œuvre littéraire du classicisme.
Le livre a été écrit comme une lettre d'amour,par une femme qui souffrait de l'effacement de l'homme qu'elle aimait.
Si le début d'une passion provoque la joie et la transfiguration, son achèvement marque la tristesse dans la gravité.
Il exacerbe la frustration,jamais totalement indemne de l'émotion,ni du péché du désir vierge,
de sa transcription,en corps à corps,ou en imagination,de sa confession dans le monde des lettres,
dans un désordre irrationnel,mêlant inspiration créatrice et beauté intemporelle des lignes.
Voilà pourquoi Histoire d'O est autre chose.
L'auteur en se projetant dans le personnage d'O, rend l'oeuvre impropre au jugement.
Excès d'orgueil chez la romancière,et sacrifice chez O,elles conservent toutes deux en réalité leur liberté.
Celle de souffrir en silence dans l'ombre de ceux qu'elles aiment.
L'analyse en terme de jugement moral est réductrice,et négatrice de l'infinie complexité de la personnalité d'O.
Non dans la psychologie,de l'héroïne qui par amour renonce à elle-même, tirant son plaisir dans l'abnégation totale,
l'esclavage et la soumission absolue au Maître,mais plus encore dans la lecture que fait O,
de l'analyse de ses émotions, de son évolution intime,et de sa conception de son amour et de sa sexualité.
Comme une renonciation absolue prenant la forme d'un don absolu.
En apprenant seule, dans ce milieu cruel et pervers, O en se réalisant,apprend seule sans repère ni sans guide.
Son histoire est plus qu'un simple récit d'apprentissage,c'est un véritable roman initiatique.
On y pénètre,comme O entre,sans qu'on lui prête aucune pensée ni aucune émotion,
dans le taxi qui l'emmène à Roissy sous la coupe de René.
Le flou rend l'écriture impressionniste,si le lecteur devant le tableau,pour le contempler,ne prend pas un peu de recul.
Seule,une lecture narrative nous montre le réel travail littéraire d'un texte écrit pour plaire et non pour repousser.
Grace à une écriture de la plus haute qualité,autour d'un système de codes,insistant avec précision sur la description
des décors riches et feutrés,ou des séances de maquillage soignées de O, avant chaque séance de flagellation.
La solide formation littéraire et le talent de l'auteur apparaissent en toute clarté.
"Vous vous abandonnerez toujours au premier mot de qui vous l'enjoindra, ou au premier signe,ce que vous faites,
pour votre seule service,qui est de vous prêter, Vos mains ne sont pas à vous,ni vos seins,ni tout particulièrement
aucun des orifices de votre corps,que nous pouvons fouiller et dans lesquels nous pouvons nous enfoncer à notre gré."
Le désir est ici d'abord féminin, quoiqu'en pensent les critiques.
Histoire d'O, loin d'être un livre simpliste offrant une pornographie vulgaire sur fond de sadomasochisme,
pose en réalité,avec lucidité les relations complexes entre êtres humains,mais également leurs rapports à l'écriture.
C'est sans doute,l'un des plus beaux romans érotiques écrits par une femme.
Quels liens unissent O à René ?
Qui est cette femme qui semble dépourvue de toute volonté,dans la peur de la souffrance,dans celle du fouet ?
O ressent la douleur,elle l'accepte tel un objet déshumanisé,en observant en silence sans se juger,avec un sourire candide.
Elle aime non pour ce qu'elle est mais pour ce qu'elle représente,peu importe son amour inconditionnel.
Mais la démarche d'O n'est pas innée.
Dans le récit,elle est immédiate et totale mais suit peu à peu son chemin, dans la psychologie du personnage.
Jamais rebelle et toujours soumise,l'objet servile se met à penser et O naît dans cette humanité fait de souffrance et d'abandon.
Pourquoi ne faut-il pas juger O ?
Parce que c'est sans fin.
Ce livre est à la fois anti-féministe (négation de soi,fers, chaînes, cravache,anneaux,marquage au fer) et féministe
dans le libre choix de l'abandon absolu, du bonheur de la jouissance dans le plaisir masochiste.
"Une seule abominable douleur la transperça,la jeta hurlante et raidie dans ses liens,et elle ne sut jamais qui avait enfoncé
dans la chair de ses fesses les deux fers rouges à la fois,ni quelle voix avait compté lentement jusqu'à cinq .."
Le roman n'est donc ni l'un, ni l'autre,c'est simplement l'histoire d'O.
Une forme particulière d'amour,personnelle,unique et indicible.
Le rejeter,consisterait à nier le doit fondamental de l'expression artistique par l'écriture.
En revanche,la préface de Jean Paulhan,pourtant intellectuel de haut niveau,ventant le mérite du bonheur de la femme dans l'esclavage,semble pour le moins,ésotérique,provocatrice et totalement dépourvue de sens commun.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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La sodomie pratique sexuelle qui vise à pénétrer l'anus de son ou de sa partenaire
?
La sodomie aujourd'hui, la base d'un rapport sexuel
En ce 21ème siècle, il existe toujours une grande différenciation de pensées et de lois selon les pays du monde, la "sodo" pouvant ainsi être perçu comme un rapport sexuel banal ou, à l'inverse, pouvant être prohibée..
À l'inverse du vagin et de la vulve, le rectum et l'anus ne sont pas naturellement disposés à l'exercice du rapport sexuel et ce, en raison d'une lubrification naturelle inexistante. Or, l'anus est une zone du corps humain qui peut être amené à donner une sensation de plaisir très intense et une excitation sans précédent à la personne se voyant être stimulée. Autrement dit, l'anus est une zone réellement érogène. Le plaisir que peut apporter la pratique de la sodomie ou de l'"enculage" est donc surtout démultiplié lorsqu'il s'agit bien évidemment du partenaire dit passif.
Le lubrifiant anal pour un confort optimal
En ce sens, le fait de réaliser des allers-retours peut conduire la femme jusqu'à l'orgasme tandis que chez l'homme, ce serait plutôt la stimulation de la prostate qui le ferait monter au septième ciel. Pour des raisons de commodité, une préalable lubrification anale est conseillée afin d'éviter tout risque de lésion voire toute sensation désagréable lors du début de la pénétration. Cette lubrification peut être réalisée par le biais de plusieurs moyens comme la salive, un lubrifiant dit artificiel ou encore et tout simplement un préservatif lubrifié. une pénétration "à sec" n'est autre chose qu'une pénétration qui se veut être réalisée sans aucune lubrification préalable (même si elle est douloureuse, c’est la preuve de la soumission). Si la pénétration anale peut être relativement douloureuse pour un très grand nombre de personnes,. C'est ainsi que bon nombre d'individus pratiquant le sexe anal réalisent des exercices qui permettent un assouplissement de la zone anale en vue de se dilater au mieux. Un exercice quotidien est donc bien évidemment recommandé pour les personnes qui sont amenées à pratiquer la pénétration anale régulièrement.
La sodomie et son succès dans le monde de l'escorting
Autre point à présent, la côte de popularité de la sodomie en France. Afin de globaliser la chose, il est tout bonnement à savoir que le sexe anal est entrée dans les moeurs en ce 21ème siècle et qu'une grande quantité de personnes, du moins celles interrogées à ce sujet en 2007, auraient déjà pratiqué une fois la pénétration anale, c'est-à-dire environ 40% des femmes pour 50% des hommes. La plupart des call-girls parisiennes n'hésitant pas à souligner le fait qu'elle pratiquent la sodomie ou l'anale par des termes spécifiques .
Aussi, il existe un univers où la pratique de la sodomie est monnaie courante, univers qui se voit être présenté au travers d'un acronyme. Lequel ? Le BDSM. En effet, dans le milieu du bondage, de la discipline, de la domination, de la soumission et du sadomasochisme, il n'est pas rare qu'un homme ou une femme se voit être pénétré, et plus particulièrement analement parlant, par un dominateur ou une dominatrice.
De plus, c'est au moyen de plusieurs procédés que les sodomies peuvent être réalisées. Par exemple, s'il s'agit d'une dominatrice qui ne soit pas transsexuelle, cette dernière peut être amenée à utiliser un gode-ceinture ou un strapon,
Les variantes sont tellement nombreuses qu'il est donc souhaitable de laisser libre cours à l'imagination de tout un chacun. Eh oui, que ce soit pour enculer une escort girl mais aussi pour se faire enculer par une dominatrice. Il est de plus en plus de libertins masochistes qui cherchent une escort gode ceinture ou "enculeuse". Cela leur permet de se sentir femme le temps d'un jeu de rôles et pour le plaisir de tout un chacun.
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"La maladie a toujours négligé tous les devoirs auxquels est soumise la santé.Nous ne sommes plus nous-mêmes
quand la nature accablée commande à l'âme de souffrir avec le corps".
William Shakespeare. Le Roi Lear II (1606)
Un an après sa sortie de prison,en Avril 1790,Donatien-Alphonse-François,Marquis de Sade,publia une brochure où il proclama:
"Les français veulent être libres et ils le seront."
Aristocrate érudit et révolutionnaire modéré,il connut maintes fois les geôles du royaume pour des actes d'abus
et de sévices sexuels,à l'encontre de femmes parfois aux mœurs légères,et de jeunes filles sans doute trop naïves ou cupides.
L'homme de lettres au libertinage ostensible,fut toujours soutenu jusqu'à sa mort par son épouse,
Renée-Pélagie Cordier de Launay de Montreuil.
"Les cent vingt journées de Sodome,ou l'école du libertinage" fut son premier chef d'œuvre,
rédigé à la prison de la Bastille en 1785.
Dans ce roman inachevé,l'écrivain nous livre le récit paroxystique de l'apprentissage de quarante-deux jeunes gens enlevés
à leurs parents,soumis corps et âme aux fantasmes des maîtres d'un château ancestral,bâti dans la Forêt-Noire allemande.
Pris de compassion pour eux,le lecteur a le choix entre indignation,colère,épouvante ou dégoût.
Inventaire nauséeux de vices,de crimes,d'incestes,de mutilations,de cris et de sang versé.
"Personne,disait Georges Bataille,à moins de rester sourd, n’achève les Cent Vingt Journées que malade."
Prêtant au Duc de Blangis,l'implacable bourreau,maître des femmes détenues et suppliciées,ces propos:
"Examinez votre situation,ce que vous êtes,ce que nous sommes,et que ces réflexions vous fassent frémir,
vous êtes déjà mortes au monde."
Faisant ses universités au fort de Vincennes,Sade décrivit avec une scrupuleuse précision,tel un botaniste et son herbier,
un florilège abominable de perversions sexuelles.
Transféré à la Bastille,il mit au propre ses brouillons sur des trames de papier réunies en rouleau.
À la fin de son travail,Sade annota simplement:
"Cette grande bande a été commencée le 22 Novembre 1785 et finie en trente sept jours."
Le manuscrit autographe écrit au recto,puis au verso se présentait sous la forme d'un rouleau de trente trois feuillets,
collés bout à bout,atteignant une longueur totale de plus de douze mètres.
Entre répulsion instinctive,et respect pour l'oeuvre créatrice,le roman ne laisse pas indemne le lecteur.
Ce texte fleuve de Sade,dans la narration de "passions" sexuelles,d'aberrations repoussantes,de meurtres atroces,
de déviances et de crimes abjects,simples fantasmagories ou réels passages à l’acte,ébranle le lecteur,
autant qu'il le stimule.
De là, débute l'intolérable et diabolique force attractive de l'oeuvre.
Lorsqu'un récit écartèle le désir,plus qu'il ne le satisfait,en dévoilant une affreuseté abyssale, il offre au lecteur abasourdi
deux options.
Soit le rejeter,le recluant dans l'oubli de rayons poussiéreux d'une bibliothèque,soit tenter de le prendre en considération, mais avec circonspection.
Quatre aristocrates,à la fin du règne de Louis XIV "dont la fortune immense est le produit du meurtre et de la concussion",
Le duc de Blangis,un évêque son frère, le président de Curval et un financier Durcet, se cloîtrent dans un domaine,
le château de Silling pour soumettre corps et âme,quarante-deux victimes,de très jeunes filles et garçons.
C'est le récit insoutenable de six cents "perversions" ou "passions" subies par les victimes,dont la plupart périssent dans d’innommables tortures.
L’ouvrage se compose sous la forme d'un journal comportant quatre parties, correspondant chacune à un degré croissant de soumission.
La graduation croissant sur une échelle dans l'atrocité,telle la représentation sismologique de Richter,
du "simple",au "double",puis au "criminel" pour atteindre le stade dévastateur du "meurtrier."
Les six cents cas,à première lecture,semblent sortir tout droit de l'intelligence monstrueuse d’un pervers sexuel.
Entre précision chirurgicale et froideur médico-légale,les mots découpent la chair et l'esprit,tel des scalpels.
Le château de l'horreur devient une morgue pour une jeunesse sacrifiée sur l'autel des "passions".
Les châtelains aristocrates,en mutants sataniques,se métamorphosent en bêtes sauvages.
L'inceste devenant la plus douce des unions de la nature.
Les femmes "bandent", jouissent comme des hommes et livrent du "foutre."
Entre horreur,endurance et sublimation, dans son roman à l'âme noire,inaudible à la morale et à la raison,
Sade livre un chef d'oeuvre.
Grâce à son inimitable talent,il dépeint en réalité l'agonie de la monarchie,l'illusion de la religion,et la relativité des Lois.
En révolutionnaire athée,il participe bien malgré lui, au courant philosophique des Lumières.
L'oeuvre écrite en prison,doit être comprise, comme un acte de libération,une exploration radicale de son inconscient,
freudienne avant l'heure.
Dans son testament, il exprima le vœu:
"… La fosse une fois recouverte, il sera semé dessus des glands, afin que par la suite le terrain de ladite fosse se trouvant regarni, et le taillis se retrouvant fourré comme il l'était auparavant, les traces de ma tombe disparaissent de dessus la surface de la terre, comme je me flatte que ma mémoire s'effacera de l'esprit des hommes."
Dans sa volonté de disparaître de la mémoire des hommes transparaît la logique de défier la mort dans son monde de terreur.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
N.B: Le cinéaste italien Pasolini,au destin tragique, adapta en 1976 l'oeuvre de Sade
dans un film intitulé "Salò o le centoventi giornate di Sodoma." ("Salò ou les 120 Journées de Sodome.")
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"Il n'y a que deux conduites avec la vie:ou on la rêve ou on l'accomplit ".
René Char.Poésies (1907-1988)
En littérature, il existe des chemins hasardeux,et reconnaissons,qu'il faut une certaine audace, pour tenter d'examiner avec circonspection et objectivité,sans attiser la polémique, l'influence du Marquis de Sade, dans l'univers du BDSM,au début du XXI ème siècle.
En effet,la réflexion ne doit pas se contenter,de légitimer sans recul,les excès cruels de l'homme et la perversité de sa pensée,ou de les rejeter en bloc,mais de les comparer,d'une part à l'idéologie classique fondée sur la liberté et le respect de l'individu,et d'autre part,à la réalité des pratiques contemporaines du BDSM,fondées fondamentalement sur le principe de base du libre consentement.
Ces réserves émises,Il apparaît cependant illusoire d’aborder l'univers du BDSM,en occultant totalement l'oeuvre et la personnalité du Marquis de Sade.
Tant,la mémoire de l'écrivain,libertin,pervers,cruel, amoral mais auteur fécond,libre penseur,précurseur et talentueux,semble dominer de son aura,ce monde étrange et fascinant.
Les adeptes du sadomasochisme,en grande majorité,ont fait de lui,dans leur mode de vie et leurs pratiques,leur figure tutélaire.
Sa création littéraire et de fait,l'homme,représentant pour eux,bon gré mal gré,la quintessence même de leur philosophie et de leurs jeux sexuels.
De même et plus largement,son nom,associé à celui de Léopold Von Sacher-Masoch,écrivain et historien autrichien,est à l'origine du terme sadomasochisme.
Mais si,de son patronyme,fut issu au XIX ème siècle,le néologisme sadisme,considéré en psychiatrie,comme une perversion, gardons en mémoire,cependant,que l'auteur de "La philosophie dans le boudoir" en ignorait l'existence même.
Il n’a jamais connu ce mot, mais a théorisé avec talent, sur les passions,les goûts cruels, les plaisirs de la torture,se contentant d'employer,dans ses récits,le mot "pervers".
Car, c'est le psychiatre allemand,Richard von Krafft-Ebing qui,dans une approche psychanalytique et clinicienne, l'inventa.
Conduisant à entretenir, depuis des controverses passionnelles interminables, incarnant un Sade nouveau,véhiculant tous les fantasmes et légendes,et bien souvent engendrant, un personnage,totalement différent de l'original.
Représenter Sade,positivement ou négativement, par un concept scientifique,de surcroît,à l'acception,
totalement galvaudée de nos jours,conduit fatalement à caricaturer sa pensée en la dénaturant.
La question de l'influence mémorielle de la pensée sadienne sur l'univers du BDSM moderne nécessite de rappeler quelques notions.
Mode de vie,ou philosophie,c'est à la base,une orientation sexuelle, réalisée entre adultes consentants, comportant des pratiques de discipline, de domination et de soumission et/ou de sadomasochisme n'engendrant,en théorie, aucun préjudice physique ou moral pour les pratiquants.
La relation D/S,basée sur la confiance et un respect mutuel,peut se réaliser à long ou à court terme,de façon personnelle ou anonyme,dans lesquels, les partenaires peuvent s'explorer émotionnellement à l'infini.
Une relation D/S peut être sexuelle ou non, intime ou anonyme, contractuelle,par écrit ou non.
Le safeword (mot de passe) permettant de mettre fin à la séance,quand la personne soumise se sent en danger ou souhaite simplement y mettre fin,peut s'avérer utile voire indispensable selon l'intensité de la séance.
Loin d'être exhaustive, la liste des pratiques se résume ainsi: le bondage,l'enfermement,la flagellation,l'utilisation de pinces,de ventouses ou de roulettes,la pose d'aiguilles,de glaçons ou de cire,la dilatation et fisting,l'urtication,l'urolagnie,la scatologie et les lavements.
La D/S peut enfin inclure la servitude domestique qui peut devenir sexuelle,la chasteté forcée,et atteindre le stade de la
déshumanisation,où le ou la soumise est considéré(ée) comme un animal ou objet.
Le fétichisme peut se définir,comme une fixation monopathique,d'adoration et de recherche, d'une satisfaction sexuelle sur une partie définie du corps ou d'un comportement.
Tous les fétichistes ne sont pas soumis et tous les soumis ne sont pas fétichistes.
Peuvent être également cités,le facesitting,le BBW,le dog training,le poney girl et le travestissement (cross-dressing).
Aucune de ces pratiques n'implique obligatoirement en principe, le passage à l'acte sexuel.
Cependant, il arrive très souvent de voir ces activités dénaturées,et représentées, comme de simples composants sexuels à fort caractère érotique.
Conservons surtout à l'esprit que le BDSM est un choix personnel,émanant d'une volonté autonome,et revêtant des formes différentes selon les individus.
L'univers existe pour deux protagonistes,le concepteur,dominant ou dominante et celui ou celle,le soumis ou la soumise qui l'accepte librement.
En résumé, il y a autant de versions de BDSM,que de pratiquants. La diversité fait sa richesse.
La part d'héritage de Sade dans le monde du BDSM contemporain,au delà de tout débat passionnel,de mysticisme ou de denigration,de légende dorée ou noire, pose la question de la possibilité de reproduire ou non,
son univers réel couplé d'une imagination allégorique, sur la pratique moderne du sadomasochisme.
Compte tenu de la cruauté qualifiée de ses actes,historiquement établie,et de l'absence patente de consentement de ses victimes, la réponse est clairement non.
Écrivain libertin talentueux,ou fieffé scélérat débauché,le Marquis de Sade brille,dans sa tentative désespérée,
de mettre à bas,en tant qu'esprit libre et vagabond,un ordre social et religieux,en déclin à la fin du XVIII ème siècle.
Son œuvre, inspirée d'une conscience matérialiste de l'infini,déshumanisant les corps,explore les abîmes sombres de l'âme.
"L’imagination est l’unique berceau des voluptés, elle seule les crée, les dirige;il n’y a plus qu’un physique grossier,imbécile, dans tout ce qu’elle n’inspire ou n’embellit pas".
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer".
René Char, fureur et mystère, Les feuillets d'Hypnos (1948).
Que veut dire aimer Sade ?
Le Marquis de Sade, dans ses récits,met en scène des victimes subissant des souffrances parfois extrêmes,
pouvant conduire à la mort, dans des situations les condamnant à une impuissance totale.
Incestes, sodomies, viols, brûlures, soumission, annihilation des corps, la perversion chez Sade devient heureuse, porteuse de chance et de dons, la vertu elle est malheureuse, cruelle et ingrate.
Dans "La Nouvelle Justine", l’idée de la fuite n’est jamais envisagée par l’héroïne.
Car, chez Sade en particulier, la peur ne fait pas fuir, elle paralyse. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’autant
d’études psychanalytiques, surpassant en nombre les études littéraires, existent sur Sade.
La perversité sadienne, mise en scène dans ses ouvrages libertins, est plus profonde que celle théorisée
par les psychiatres et psychanalystes, qu’elle soit mise en parallèle avec le masochisme ou avec l’innocence.
C’est un jeu complexe entre les personnages, mais surtout entre Sade et le lecteur par le biais de la mise en scène de ses personnages.
Nous pouvons parler de véritable mise en scène,car les textes de Sade sont théâtraux,dans un style emphatique, à mi chemin entre discours et description d'actes sexuels.
Sade établit un réseau de personnages dans un monde d’un matérialisme radical,allant jusqu’à réinventer une "mécanique" sexuelle dans laquelle les femmes "bandent" tout autant que les hommes "foutent".
Son univers est peuplé d’allégories et de concepts dépassant notre appréhension cartésienne des choses.
le mal est partout, et les "honnêtes gens" sont aveugles et en constituent les seules victimes.
Pour Sade, la meilleure façon de prouver matériellement la toute-puissance du mal est de prouver l’absence du bien,
"une erreur et faiblesse humaines dues à la société ".
La toute-puissance du mal existe mais le mal n’existe pas car le bien n’existe pas,
donc la toute-puissance du mal constitue une puissance primitive,à l'état de nature, schéma classique de l'analyse
des philosophes des Lumières au XVIII ème siècle, mais en l'espèce repris de façon radicalement pessimiste.
En effet,selon Rousseau,l'homme naît bon,c'est la Société qui le corrompt.Chez Sade,le bien est une illusion.
Sade ne peut foncièrement pas nier l’existence du mal, mais l’omniscience du mal va l’amener à le légitimer.
"Si, plein d'un respect vain, ridicule et superstitieux pour nos absurdes conventions sociales, il arrive malgré cela que nous n'ayons rencontré que des ronces, où les méchants ne cueillaient que des roses, les gens naturellement vicieux par système, par goût, ou par tempérament, ne calculeront-ils pas, avec assez de vraisemblance, qu'il vaut mieux s'abandonner au vice que d'y résister ?"
(Extrait de "La nouvelle Justine ").
Il ne s’agit donc pas de valoriser le mal, mais de le légitimer pour en faire la seule règle de vie possible.
Le monde réel ne connaît pas de limites dans son discours, servant ainsi l’idéologie sadienne qui prône l’absence
de limites dans les actes.
Le philosophe révèle la cruauté atomique avec une précision chirurgicale, dans une désacralisation des ordres,
plus globalement, dans un cadre de désidéologisation totale du monde,au seul service de l'expression
de la jouissance des âmes,laissant libre cours à sa puissance démoniaque et de son instinct de mort.
Aimer Sade,citant Arthur Rimbaud,c'est le lire "littéralement et dans tous les sens".
Animée d'un esprit pédagogique de clarté ,il nous apparaît nécessaire de ne livrer ici que la liste des œuvres majeures de Sade.
1782 - Dialogue entre un prêtre et un moribond.
1785 - Historiettes, contes et fabliaux.
1785 - Les Cent Vingt Journées de Sodome, ou l’École du libertinage.
1787 - La Vérité.
1787 - Les infortunes de la Vertu.
1791 - Justine ou les Malheurs de la vertu – I.
1791 - Justine ou les Malheurs de la vertu – II.
1795 - Aline et Valcour - Tome I.
1795 - Aline et Valcour - Tome II.
1795 - La Philosophie dans le Boudoir.
1801 - Histoire de Juliette ou les prospérités du vice.
Dans le même esprit,afin de découvrir Sade,nous n'aborderons que les résumés des œuvres suivantes.
"Les infortunés de la Vertu".
"Les Infortunes de la vertu" met en scène les deux chemins possibles que l’on peut prendre dans la vie:
le premier,celui de Juliette, est le choix le plus pur qu’un être puisse faire, celui de se tourner vers ses passions naturelles
et de se laisser aller au crime affreux qui conduit à la fortune.
Le second,celui de Justine (et de Sophie) représente un modèle de vertu, de sentiments d’honnêteté animant les cœurs.
L'auteur met en scène cette dualité constante afin de mieux rendre compte des "bénéfices",
que chaque route procure aux personnages.
Infortunée Justine,infortunée Sophie,si proches et animées des desseins les plus purs, le destin ne leur en offrira aucune récompense.
Sous l'écriture de Sade, ces parangons de vertu vont "goûter" aux pires souffrances et aux tragédies les plus déplorables.
Justine, jeune orpheline élevée au couvent,est parvenue à rester pure et innocente, malgré son dénuement,
et l'abject modèle de sa sœur, devenue courtisane.
Mais une fois prise par plusieurs hommes qui la persécutent, elle se voit contrainte d'être spectatrice des pires perversions.
C'est du fond de sa cellule de la Bastille que Sade écrivit, en 1787, Les Infortunés de la vertu, première version de Justine ou les Malheurs de la vertu.
Dans ce conte philosophique, dont le manuscrit fut exhumé par Apollinaire au début du XXe siècle,
Sade livre, non sans ironie, un récit addictif et enlevé, qu'il double d'un débat philosophique sur le conflit entre classes sociales.
Démontrant que le vice est toujours mieux récompensé que la vertu, libre expression des instincts naturels,fussent-ils mauvais.
"Justine ou les Malheurs de la vertu" - Tome I et II:
Les malheurs de l’infortunée Justine, une orpheline qui, d’abord accusée de vol, enchaîne les mésaventures les plus cruelles.
Tentant de survivre dans ce bas monde, elle ne rencontre que la folie, la traîtrise, la perversité, la couardise et la cruauté.
Malgré tout,Justine demeure attachée à ses valeurs et ne renie ni sa foi ni sa vertu.
L’héroïne est une véritable vierge, violée sur l'autel de la laideur et de la bestialité du monde.
Le lecteur,tout au long du récit,attend une transformation initiatique où l’innocente jeune fille deviendrait à son tour
un bourreau, et abandonnerait sa vertu pour se livrer au vice et à la dépravation, comme sa sœur Juliette.
Mais,ce n‘est pas le cas,car tout au long de son cauchemardesque et immonde parcours, elle conservera sa vertu.
L’originalité de ce livre, tient dans le fait que Justine est le narrateur de l’histoire.
C’est donc elle qui décrit, avec sa vision vertueuse, tous les malheurs qui lui arrivent.
Le récit n'est que poésie et fluidité.
Le style soutenu,rude,addictif mais d'un rare raffinement,sait retranscrire la violence et la perversité avec fascination.
C’est sans nul doute,le chef d’œuvre de la littérature libertine du XVIII ème siècle.
Rejetant la douce nature rousseauiste, Sade dévoile le mal qui est en nous.
La vertueuse Justine fait la confidence de ses malheurs et demeure jusque dans les plus scabreux détails l'incarnation de la vertu.
Apologie du crime, de la liberté des corps comme des esprits, de la cruauté, mais d'une extrême sensibilité
connue seulement par des êtres délicats, l'oeuvre du marquis de Sade étonne ou scandalise.
"Elle paraît bien n'être,qu'un seul cri désespéré, lancé à l'image de la virginité inaccessible, cri enveloppé et comme enchâssé dans un cantique de blasphèmes." écrivit avec finesse,le romancier et essayiste,Pierre Klossowski.
"Allons, la Ro?e, dit Saint-Florent, prends cette gueu?e, & rétrécis-la-moi ; je n’entendais pas cette expre??ion : une cruelle expérience m’en découvrit bientôt le ?ens. La Ro?e me ?ai?it, il me place les reins, ?ur une ?ellette ronde qui n’a pas un pied de diamètre ; là, ?ans autre point d’appui, mes jambes tombent d’un côté, ma tête & mes bras de l’autre ; on fixe mes quatre membres à terre dans le plus grand écart po??ible ; le bourreau qui va rétrécir les voies s’arme d’une longue aiguille au bout de laquelle e?t un fil ciré, & ?ans s’inquiéter ni du ?ang qu’il va répandre, ni des douleurs qu’il va m’occa?ionner, le mon?tre, en face des deux amis que ce ?pectacle amu?e, ferme, au moyen d’une couture, l’entrée du temple de l’Amour ; il me retourne dès qu’il a fini, mon ventre porte ?ur la ?ellette ; mes membres pendent, on les fixe de même, & l’autel indécent de Sodôme ?e barricade de la même maniere ".
Bonne lecture à toutes et à tous,
Méridienne d'un soir,
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"Détends-toi" murmura-t-elle dans mon oreille alors qu'elle déboutonnait lentement ma chemise. Ses mains me donnaient l'impression de brûler ; des flammes de feu glissaient à l'intérieur du tissu et commençaient à explorer ma chair nue en dessous. Je frissonnais légèrement alors que ses doigts frôlaient légèrement mes mamelons durs puis ils firent glisser lentement ma chemise qui tomba au sol. Des frémissements passèrent dans mon dos, tirant un halètement de mes lèvres et un rire de elle. « Chhhhhut ... je n'ai même pas encore commencé avec toi"
Le lourd collier de cuir qu'elle avait attaché autour de mon cou m’était étranger et bizarre mais excitant. Sa langue pénétra rapidement dans ma bouche, forçant son passage à l'intérieur avant que j'aie une chance de résister. Je commençais à l’embrasser, mais Elle rompit le baiser et me frappa le visage.
"Tu ne devras JAMAIS plus prendre l’initiative avec moi, Jamais ! et ne l'oublies pas », dit-elle d'un ton cassant qui me surprit. Quelques secondes plus tard, j'étais poussé contre la table à manger. Une table en chêne très solide qui pouvait facilement supporter mon poids et plus encore. C’était clair qu’elle savait exactement ce qu’elle faisait.
Elle attacha adroitement une corde à mon collier puis la passant de l’autre côté de la table, elle me força à me pencher et poser mon torse sur la plateau. De nulle part, Elle sorti quatre bracelets en cuir et commença à les boucler étroitement autour de mes poignets et de mes bras au-dessus de mes coudes. Surpris par sa vitesse, je ne pouvais dans ma surprise que regarder mes poignets être tirés et attachés aux coins opposés de la table et mes coudes tirés sur les côtés, immobilisant complètement le haut de mon corps.
J’allais ouvrir la bouche pour lui demander ce qu'elle allait faire, mais, soudain, elle fut remplie de caoutchouc au goût fétide. Une lanière fut serrée autour de ma tête et, à ma grande surprise, le bâillon commença à s'étendre, remplissant ma bouche et me faisant complètement taire. J'étais vraiment impuissant pour la première fois...
Je sentis ses mains qui cherchaient la boucle de ma ceinture, l’ouvrant et puis descendant mon pantalon, me laissant complètement nu. Je sentis que des bracelets supplémentaires étaient bouclés autour de mes chevilles et de mes cuisses au dessus du genou. Mes jambes furent alors écartées. Je pouvais sentir courir ses doigts alors qu’elle travaillait, attachant mes chevilles aux pieds de la table puis écartant mes cuisses aussi loin que possible avant de les attacher aussi. Je ne pouvais plus bouger du tout. J’étais complètement nu, impuissant et bâillonné - totalement à la merci de ma Dame.
«Maintenant, tu vas avoir un choix à faire. Tu t’imaginais très fort dans nos jeux SM de chambre à coucher. Je parie que tu pensais que j'étais juste une gentille maitresse avec qui tu joues au soumis pour avoir du sexe. Tu vois, je t’observe depuis des semaines, je sais ce dont tu as besoin. Encore mieux que ce que tu penses toi-même. Maintenant, la question est : as-tu le courage de l'accepter ? Je vais aller me préparer. Quand je reviendrai, je te donnerai ce choix : Soit tu demandes à être libéré, auquel cas je te détacherai - cependant, demain tu partiras et tu ne me reverras jamais. Ou soit tu me demanderas de continuer et tu te soumettras à ce que tu sais être ton désir le plus profond - ton contrôle par une femme puissante. Le choix est à toi.
Sur ce, elle attacha un bandeau sur mes yeux et je l'entendis sortir de la pièce. Je n'avais aucune idée de combien de temps elle me ferait attendre. Mon esprit était survolté. Oui, j'avais eu des fantasmes de soumission ces dernières années. Comment diable le savait-elle? J’en avais jamais parlé à personne. J’avais 23 ans, cela faisait quelques mois que nous étions ensemble et pour être honnête, j’en étais amoureux fou. Je m’étais toujours refusé de me poser la question de ce que se serait d'être totalement sous le joug d'une femme aimante vraiment dominante...
Je sentis le bâillon être enlevé, brisant mes réflexions. Je ne l'avais pas entendue revenir. Elle m'avait encore un fois pris complètement par surprise. J'étais loin d'être prêt, pourtant elle était là, demandant :
"Eh bien, quel est ton choix ? Tu as 10 secondes pour me répondre.»
J'ai avalé, bégayé et encore bégayé puis finalement j’ai pu prononcer les mots qui allaient changer ma vie.
« S’il te plait, fais de moi ton soumis » .
A peine les mots avaient-ils quitté ma bouche que le bâillon était replacé et complètement gonflé, me faisant taire à nouveau. Quelques secondes plus tard, je sentis une langue de glace couler sur mon cul. J’essayais de résister en vain, mais je ne pouvais pas. Son doigt était à l'intérieur de moi quelques secondes plus tard, touchant des endroits dont je n'avais aucune idée qu’ils existaient quelques secondes auparavant. Je ne pouvais rien faire, elle avait pris un contrôle total et complet. Je pouvais sentir son doigt bouger, doucement palper, chercher quelque chose. Puis tout à coup, elle pressa doucement et mon monde changea. Des sensations que je ne peux pas décrire m'ont traversé alors qu'elle commençait à masser lentement et doucement ce que je sais maintenant être ma prostate. Expertement Elle m'a travaillé, construisant un besoin puis me relâchant, chaque vague me donnant une sensation pas déplaisante, mais pas excitante pour autant. Pendant tout ce temps, elle chuchotait, me disant de ne pas m'inquiéter, de me détendre et que ça fonctionnait. Je sentais réellement que je commençais à me détendre et à me soumettre à cette pénétration. Elle a dû le remarquer parce que un doigt de plus s’ajouta, puis trois et je commençais à accepter cette prise de pouvoir, essayant de ne pas me crisper.
Enfin ils étaient partis. J'ai essayé de me tourner, de me tortiller, mais c'était inutile. Mes liens étaient solides. Si solide qu'il n'y avait rien que je puisse faire pour m’échapper. C’est alors que je sentis ses mains sur mes hanches. Quelque part dans mon esprit, je savais ce qui allait arriver, mais j'essayais de l'ignorer, de le repousser ... jusqu'à ce que je ressente une pression lente et implacable. J'étais dégoulinant de lubrifiant et déjà bien ouvert, il n'y eu presque pas de résistance alors qu'elle glissait le gode au fond de moi.
"Bien ... maintenant ... vas-y, n'essaie pas de te battre, tu ne peux pas et tu ne te feras que du mal si tu essaies »
D'une manière experte, elle commença à prendre ma virginité anale. Chaque coup pressait le gode contre ma prostate déjà très sensible. J'étais perdu dans cette sensation. Mon esprit tournant à plein régime, essayant d’accepter cette pénétration. Pendant ce temps, elle a lentement, expertement, profondément baisé mon cul. Je ne sentis pas que mon sperme commençait à fuir. Ce n'était pas un orgasme, plus un écoulement lent pompé à chaque poussée. Aucun plaisir ne venait de mon cul. Mon pénis était quand même dur, mais négligé. Elle me vida comme jamais auparavant, me baisant jusqu'à ce qu'il ne reste plus une goutte de sperme dans mon corps. Et grâce au bandeau, je n'en savais rien!
C'est alors qu'elle s'est retirée me laissant vide, ouvert et excité comme jamais.
«Je vais te détacher. Tu ne retireras pas ton bandeau. Tu auras 120 secondes à partir du moment où tes mains seront libres de te faire jouir ... si tu ne le fais pas, tu passeras le prochain mois dans ta nouvelle ceinture de chasteté et moi seule aurait la clé. »
Je sentis mes liens se desserrer puis sa voix.
« Debout et commences ».
Je me suis levé et j'ai attrapé ma pénis, essayant frénétiquement de provoquer une érection. Ce ne fut pas difficile. J’étais tellement excité que je réussis en quelques secondes, mais cela n’alla pas plus loin. J’essayais encore et encore, mais je n’arrivais pas à l’orgasme. C'était impossible. Rien de ce que je faisais ne m’approchait de cet orgasme insaisissable.
"Time is up".
Mes mains furent rapidement tirées derrière mon dos et cadenassées ensemble alors qu'elle riait.
« Tu n'avais aucune chance. Mais tu as maintenant un mois pour récupérer je crois ». Je sentis l'acier froid de la ceinture se refermer autour de mes hanches. Puis elle me choqua en appliquant de la glace sur ma pénis encore bien dur. En quelques secondes, je devins flasque et la seconde suivante mon pénis fut enfermé dans le tube en métal à l’intérieur de la ceinture. Enfin, elle enleva mes contraintes, mon bâillon et libéra mes yeux bandés. Je pus voir avec étonnement la flaque de sperme pour la toute première fois.
"C'était toi. Tu as eu des gouttes et des fuites tout dès que j’ai commencé à t’attacher. J'adore le massage de la prostate. Ça rend les hommes si impuissants, si humiliés. Maintenant, nettoie moi ce gâchis et habille-toi. Nous allons sortir dîner pour fêter cet événement. Et n’oublies pas le mois prochain... J'ai la seule clé ! "
Ce fut pendant ce diner qu’elle me parla de ses fantasmes, de ce qu’elle imaginait pour nous. Alors que je l’écoutais avec amour, ajoutant ici où là mes propres idées, mon sexe passa la soirée à lutter en vain contre l’acier qui le contrôlait.
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"Revenir là où je n’ai jamais été
En rapporter ce que j’ai déjà vu
Aux prises avec l’ignorance ..
Le temps d’arracher les yeux à l’inconnue
Toujours plus fière"
René CHAR, "L’illusion imitée", "Le tombeau des secrets" (1930).
Quand en prison, Sade acheva sa vie,naquit un écrivain,qui en ébranlant un ordre social, sur le déclin,explora
une version répulsive et pervertie, d'une sexualité classique aux rôles amoureux normativement établis.
Son Monde,peuplé d'allégories, et de représentations fantasmées,dépassa notre imagination par une plume superbe,
en surpassant conceptuellement la puissance du mal.
L'analyse de son oeuvre,ne consiste toutefois pas,à valoriser sans recul sa pensée,mais de la comparer,
avec circonscription,dans le contexte libertin de l'époque, à une idéologie en théorie fondée sur la morale,
afin de permettre au lecteur de se forger un jugement objectif.
L'oeuvre sadienne est une mise en scène construite,mentalement et physiquement autour d'une perversion
lascive mais brutale,avec des récits parfois encastrés les uns dans les autres, dans un perpétuel et cadencé balancement,
entre l'imaginaire et le monde réel.
"L’Histoire de Juliette", par exemple, est le récit d’un personnage se situant à la fin de La "Nouvelle Justine",
représentant une histoire plus longue encore que celle dans laquelle elle est incluse.
Pour aborder l'oeuvre de l'écrivain,soulignons en préambule, avec force que la notion de sadisme,néologisme inventé
par le psychiatre allemand,Richard von Krafft-Ebing, à la fin du XIX ème siècle,résulte d'une approche psychanalytique,
s'inscrivant dans une démarche clinicienne,obéissant de façon plus globale,à une idéologie germanique en quête d'ordre.
En effaçant l'homme et l'écrivain par un concept scientifique,on contribue,à dénaturer de façon caricaturale,
la pensée même de Sade,parvenant à une acception du terme totalement galvaudée.
En talentueux psychologue des passions, Sade perça les tréfonds et les élans les plus secrets et inavouables de l'homme
dans ses bassesses et sa perversion, sans épargner le lecteur mais ignora la notion qui n'existait pas.
Le terme pervers apparaît dans les écrits de Sade,le mot sadisme jamais.
Les opinions portées de nos jours, sur Sade, soient-elles laudatives ou réprobatrices sont majoritairement inaptes à fournir
une lecture cohérente, fidèle à l’oeuvre de Sade.
Prétendre que "Sade jouissait sexuellement de la torture et qu'il écrivait la pornographie d’horreur pour justifier
la torture et le meurtre" est une malhonnêteté intellectuelle, doublée d'une contre-vérité.
L'oeuvre sadienne prouve qu’il fut capable de portraiturer littérairement la cruauté, même l’infinitude de la cruauté.
Mais cette capacité, toute seule, ne doit préjuger en rien, de la vie réelle de son auteur pourtant non exempte de déviances.
Personne ne songe jamais, à interpréter la vie de Sade au travers de personnages comme Justine (la vertu torturée)
pleins de bonté ou Zamé, le roi de Tamoë,mais en revanche,on lui accorde volontiers les traits de caractère
des bourreaux des "Cent vingt journées de Sodome".
Sade su décrire, avec autant de talent,la cruauté bestiale et l’obscénité,que les plus hauts degrés de l’amour,
la bonté et la vertu.
La cruauté de ses écrits, se rapportant à la morale et à l’imagination,insista sur l'inadéquation de l'ordre social,
représenté par la frêle,candide,et inadaptée Justine,avec l'univers pervers personnalisé par la cruelle,
impitoyable et cynique Juliette.
Sade n’établit jamais une classification scientifique des dérives sexuelles mais décrivit le dépassement de la nature par une
débordante créativité permissive.
La difficulté morale traditionnelle résulte du non-respect de l’autre.
L’étude du corps dans l'écriture sadienne se fonde,elle sur une jouissance bannissant totalement le respect d’autrui.
La sexualité fantasmée ne connaissant aucun obstacle,ni moral ni corporel,la sexualité dans l'asservissement
de l'auteur de "La Philosophie dans le Boudoir" l'est encore moins.
La plume de Sade,est rapide et haletante,laissant peu de répit au lecteur abasourdi par la succession,en un rythme effréné
d'horreurs,de tortures et de sévices.
Son écriture lui permet tous les excès et tous les écarts. On allonge les supplices,on disloque les corps,
on multiplie les soumissions jusqu'à l'agonie,en surpassant l’endurance des victimes et la performance des bourreaux.
Le style a souvent été boudé, même par ceux qui reconnaissaient son génie et sa valeur transgressive.
On a beaucoup glosé sur les répétitions dans ses écrits.
En réalité,par ce procédé,l'auteur repoussa les limites de la narration,dans son travail de destruction de ses victimes.
Sade décrit l’insupportable pour le louer dans une rhétorique de répulsion et de provocation.
Définissant largement la religion comme une aberration, il lui répond avec la force contenue dans ses récits par des
scènes d'avilissements d'une bestialité blasphématoire et d'un esprit satanique sans borne.
"Il n'y a point de Dieu, il n'y en eut jamais. Cet être chimérique n'exista
que dans la tête des fous ; aucun être raisonnable ne pourra ni le définir, ni
l'admettre ; et il n'y a qu'un sot qui puisse adopter une idée si
prodigieusement contraire à la raison ". (extrait de Justine).
Le libertin détenant un pouvoir inaliénable, physique et mental sur sa victime,le matérialisme philosophique
de l'auteur est dans les écrits,sa meilleure arme,la seule,capable de mettre à bas l'illusion religieuse.
La sodomie (crime passible de la peine de mort à l'époque),est alors omniprésente,tandis que la pratique
du coït conventionnel (seul autorisé à l’époque de Sade), devient iconoclaste et très anecdotique.
L’homosexualité est également très présente, en particulier dans "Juliette".
"Ô mon Dieu,ne suis-je donc née que pour vivre au milieu du crime et de l’infamie,et serait-ce pour exercer ma patience
que votre équité me condamne à de si cruelles épreuves".
On connaît les épreuves que doivent affronter Justine et Juliette, orphelines et ruinées à l'âge de quatorze ans.
Justine, naïve, au caractère sombre et romantique, Juliette, cynique,cruelle et sans pitié.
Repoussée, emprisonnée, calomniée, violée, punie dès qu’elle est vertueuse,c’est l'âme pure,
qu'elle affronte tous les supplices,non résiliente, mais tout au contraire endurante.
Sade,plus soumis que dominateur,au sujet de la sodomie, de la fustigation ou de la coprophilie ?
"Je suis heureux, moi, ma chère depuis que je me livre à tous les crimes de sang-froid ..
Qui sait s’endurcir aux maux d’autrui devient inaccessible aux siens propres ..".
Preuve en est, de la richesse de la personnalité de cet écrivain talentueux,aux multiples facettes,mais tellement attachant.
Dans son essai "Idée sur les romans", Sade écrit "qu'ils servent à peindre les hommes hypocrites et pervers
tels qu’ils sont. Le pinceau du roman saisit l’homme de l’intérieur et la connaissance la plus essentielle qu’il exige
est bien certainement celle de son cœur".
Aimer Sade, c'est le lire "littéralement et dans tous les sens" ,comme l'écrivait Arthur Rimbaud.
prédisant avec Guillaume Apollinaire,que cet homme,tel un phare éclairant la nuit, dominerait le XX ème siècle.
Hommage lui soit rendu,tant encore de nos jours,son talent littéraire et sa radicalité demeurent immense et indépassable.
"On endurcit difficilement un bon cœur, il résiste aux raisonnements d'une mauvaise tête, et ses jouissances le consolent
des faux brillants du bel-esprit". "Justine ou les Malheurs de la vertu" (1791).
Bonne lecture à toutes et à tous,
Méridienne d'un soir.
N.B: la liste complète des œuvres du Marquis de Sade sera incluse dans le prochain article.
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Où trouver la clé du Boudoir de Sade pour tenter d'approcher l'auteur dans sa création littéraire ?
De fait, l'homme ne s'est jamais raconté.
Dans l'ensemble de ses écrits,aucune trace autobiographique, dans l'œuvre libertaire, hostile à toute censure,de réputation fâcheuse, à la plume sauvage,souvent d'une grande beauté,mais en continuel combat, dans la description littérale de scènes bestiales et de tortures d'une rare cruauté.
Sa mémoire est souvent noyée dans un bain de soufre,noircie par les scandales et les clichés associés à son nom.
Né,le 2 Juin 1740, sous le règne de Louis XV,et mort, le 2 Décembre 1814,à quelques mois de l’éphémère avènement de Louis XVIII,juste avant l'épopée des Cents jours napoléoniens,il traversa une période tourmentée de l'Histoire de France,aux régimes politiques multiples,de la Monarchie à la Révolution Française,puis de l'Empire à La Restauration,en passant par la première République.
C'est sur ce décor de profonde mutation sociale,au siècle des Lumières, scène digne du talent de l'écrivain philosophe mais également dramaturge, qu'il planta librement le désordre de son existence, faisant de lui « le plus obscur des hommes célèbres ou le plus célèbre des hommes obscurs ».
Errance d'un homme qui, tout au long de sa vie, rechercha,dans les outrances de ses débauches,au mépris du tumulte provoqué par son écriture,et de sa mise au ban par un ordre social dont il refusait les croyances et les codes,la part sombre de sa vérité.
L'écrivain athée ne voyant dans l'amour que la passion bestiale assouvie dans les plus affreuses tortures infligées à ses victimes,a longtemps été sacrifié par un ordre moral pudibond et bien pensant.
C'est seulement à la fin de sa vie,que pris de mélancolie,il confia un sincère repentir.
En littérature, il existe des liaisons dangereuses,et il faut admettre,qu'il faut une certaine audace, pour approcher avec circonspection,l'oeuvre de Sade,guidée seulement par la seule volonté de la partager sans porter de jugement.
Car de son nom est né le sadisme où se mêlent cruauté et luxure,comme une façon particulière de n'accéder à l'orgasme qu'en infligeant à son partenaire une douleur extrême pour s'octroyer une satisfaction fondée sur la souffrance de l'autre considéré comme un objet.
Consistant à défier la religion et la loi, en tirant plaisir d’une autre forme constitutive de l’accès au plaisir sexuel,en jouissant d'idéaux en négatifs, en allant même parfois jusqu'au meurtre comme crime le plus spectaculaire.
En s'en prenant à des sujets faibles ou fragiles, valorisés dans l'imaginaire collectif, au lieu de leur accorder le respect qui leur est dû, le sadique atteint le summum de sa jouissance;il s’agit là d’un véritable défi en enfreignant la loi morale la plus sacrée,la religion surtout dans le cas de Sade.
À la mort du Régent, les rênes de la France furent confiées au cardinal de Fleury, qui domina la vie politique pendant une quinzaine d’années (1726-1740), en rétablissant une certaine stabilité sociale et économique du pays.
Malgré ses initiatives, la cour de France resta célèbre à l’étranger pour ses pratiques de débauche. Cette attitude libertine fut encouragée par le roi Louis?XV lui-même. Après sa consécration (1723) et son mariage de raison avec la princesse polonaise,Marie Leszczynska (1725), Louis?XV mena une vie particulièrement dissolue dès les premières années de son règne.
Fort du modèle offert par son illustre prédécesseur, Louis?XV parvint à créer un sérail royal,en alternant la fréquentation de ses amantes officielles avec des rendez-vous galants plus occasionnels.
La Marquise de Pompadour, favorite du monarque,secondée par Level, le premier valet de chambre, se chargeait de l'organisation des plaisirs du Roi en gérant la maison du Parc-aux-cerfs où le souverain rencontrait de très jeunes filles, provenant de la bourgeoisie ou du peuple,sélectionnées, par le seul critère de leur exceptionnelle beauté juvénile.
?Il s’agissait d’un véritable harem,où le monarque voluptueux,se livrait à des scènes de débauche et de luxure fort coûteuses,symbole du despotisme monarchiste et de ses dépenses folles.
Il arriva même au Roi,alors âgé de vingt quatre ans,à la stupéfaction de la cour,pourtant dépravée,et malgré l'opposition courroucée du Cardinal de Fleury,son éminence grise, de refuser la confession et la communion.
C'est dire,que Sade,en 1769 quand éclata l'affaire Rose Keller qui fut flagellée,sodomisée,incisée par un couteau,enduite de cire brûlante et forcée à blasphémer, ne faisait que reproduire, certes de façon exacerbée, le comportement de son souverain.
Sade,adepte de la scatologie,et même de pulsions criminelles mais jamais assouvies (fait historiquement prouvé) ne fit qu'irriter davantage, de façon hypocrite,l'ordre social,en descendant de la sphère élevée où sa naissance et son rang,l'avaient placé.
Louis XVI (1774-1792) monarque très pieux et pudibond,qui souhaitait plus de contenance, tenta par son modèle vertueux et irréprochable, de fidélité conjugale,de moraliser la cour au dessus de laquelle, flottait un parfum capiteux de débauche et de subversion.
Mais à cause de sa faible personnalité,celui-ci fut incapable d'imposer la pudicité,ni à ses sujets,nobles et ministres,ni même à sa propre famille.
Les cas les plus frappants sont le Comte d'Artois (futur Charles X),le Prince de Condé et surtout le Duc de Chartres devenu,en 1785, Duc d'Orléans.
Le clivage entre amour conjugal et sexualité alimenta un autre clivage,social et culturel celui-là, entre l’aristocratie et la bourgeoisie, cette dernière ne partageant pas du tout la même vision.
Il se produisit au contraire,un nouvel élan de libertinage parisien, dans les dernières années de l’Ancien Régime.
Dans « Les liaisons dangereuses » (1782), Choderlos de Laclos sublime en Valmont le prototype du libertin, séducteur cynique qui se moque de l’amour-passion et en joue.
En Provence, la noblesse, fragilisée par la récession économique, se voit déclasser au profit d'une bourgeoisie naissante d'armateurs et de négociants.
Sade et Mirabeau en sont les plus criants exemples.
Les terres de La Coste pour le premier,et de Beaumont pour le second voient leurs fermages se dévaluer fortement et pour
conserver leur rang, les deux écrivains libertaires sont contraints de s'endetter lourdement.
Place alors à la contestation.
Les positions de Sade face à la religion,et celles de Mirabeau face à l'arbitraire de la monarchie peuvent se comprendre comme autant
de manifestations visant à transformer leur déchéance en déstabilisation de l'ordre régnant.
De façon consciente ou non, ils élaborent une pensée qui a pour finalité la destruction des principes de l'Ancien Régime.
Pour ces deux nobles,le boudoir est le lieu où les pulsions sexuelles miment les situations résultant d'un état conflictuel avec le pouvoir déclinant.
Les rôles amoureux sont distribués en fonction d'une inégalité politique clairement perceptible: (maître/esclave,oppresseur/opprimé,bourreau/victime)
les comportements exprimés sous la forme du sadisme ou du masochisme ne sont que les reconductions dans le secret de l'alcôve d'une sexualité inquiète.
Ainsi, le sadique peut éprouver le plaisir dans la chute,dans l'humiliation de sa victime ; le masochiste éprouve lui une douleur dans l'acceptation de sa déchéance,et de sa soumission.
Le Directoire,le Consulat puis l'Empire connurent au moins au début un regain d'activité économique dont profita une nouvelle élite, celle de la noblesse d'Empire, et une classe industrielle de riches manufacturiers.
Au sortir de la Terreur,Sade donna à « Justine » une nouvelle édition,encore plus osée et violente,lui faisant connaître des ennuis qui inspira à Restif de La Bretonne une « Anti-Justine » laquelle dépassa Sade dans le genre.
Sade a-t-il écrit « Zoloé et ses deux acolytes », un pamphlet érotique mettant en scène Bonaparte (Orsec) et Joséphine (Zoloé) ?
On le prétendit à l'époque mais en réalité,il convient d'en attribuer la paternité à un dénommé Rosset qui écrivit notamment,
« Les plaisirs de la citoyenne Bonaparte ».
L'Empereur Napoléon Ier éprouva pour le Marquis de Sade jusqu'à la mort de ce dernier à l'asile de Charenton,
le 2 Décembre 1814,une hostilité violente,refusant toutes les demandes de mise en liberté émanant de sa famille.
« La véritable liberté consiste à ne craindre ni les hommes, ni les Dieux » Marquis de Sade
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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L’essentiel des nouveaux membres de la communauté qui nous rejoignent viennent sur le site après l’avoir découvert par le biais d’une page sur les moteurs de recherches. Pour que nous soyons plus nombreux, le référencement sur les moteurs de recherches est donc très important.C’est en proposant des contenus intéressants, qui vont être référencés par Google, que nous feront découvrir notre communauté à des utilisatrices et utilisateurs du moteur de recherches et que nous élargirons la communauté.Dans cette optique, vous pouvez devenir bienfaitrices/bienfaiteurs de la communauté en jouant de la plume, de deux façons différentes : le descriptif de vidéo ou la rédaction d’articles.Chaque participation vous offre plusieurs privilèges de visibilité accrue qui vont permettre aux autres membres du site de vous découvrir :- Le TOP des VIP du moment est présentée en aléatoire dans les fils d’actualités du site- Chaque participant.e aux descriptifs ou articles est mise en avant de manière aléatoire en solo et ad vitam, via une publication de remerciement sur les fils d’actualités également.*** Pour devenir membre bienfaiteurs/VIP vous avez deux possibilités :PARTICIPEZ AU CATALOGUE DE VIDÉOS GRATUITESPlusieurs dizaines de membres nous rejoignent chaque jour après nous avoir découvert par le biais d’une vidéo BDSM gratuite qui ressort dans les moteurs de recherches grâce à l’effort de rédaction de l’un des membres de la communauté.Il s’agit de regarder de temps en temps (au rythme de votre choix) une vidéo (d’une longueur également de votre choix), d’en faire une description narrative et catégorielle (en décrivant les pratiques). CLIQUEZ ICI POUR EN SAVOIR PLUS : https://www.bdsm.fr/blog/4013/PARTAGEZ VOS HISTOIRES ET EXPERIENCES PAR LE BIAIS D’UN ARTICLELe site propose une rubrique « Articles » pour que vous puissiez partager vos expériences, vos histoires, vos trucs et astuces lors de vos jeux. En fonction de la longueur de votre article, vous bénéficierez d’une visibilité accrue pour une durée proportionnel dans le TOP bienfaiteurs et d’une mise en avant « ad vitam » dans les pavés individuels de remerciements.Attention : ne pas confondre Articles et Forum. Les articles doivent etre des partages d’expériences, des récits, des tutoriels. Ils ne sont pas à confondre avec les sujets de forum propice à l’interpellation de la communauté sur un sujet (« Que pensez vous de la soumission 24h/24 ? »).Découvrez l’ambiance de la rubrique « Articles » en cliquant ici :https://www.bdsm.fr/blog/ et partagez les vôtres en vous lançant en cliquant là !https://www.bdsm.fr/blog/add/
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(Réédition du 23/09/2019 -> 31/03/2024 - 927 Vues)
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Quelques bons conseils, le BDSM n'étant pas qu'une question de pratiques et d'accessoires, il y a de nombreuses jouissances à vivre et encore plus d'excitation à prendre en ces lieux en lisant ces quelques lignes.
Mais d'abord, posons nous la question de savoir si vous êtes bien ici chez vous, et surtout dans la bonne catégorie de profil ! :
-> Vous vous sentez l'âme d'une Soumise, vous souhaitez satisfaire vos pulsions les plus intimes ou simplement vous épancher et vous exprimer dans votre désir de libido..
-> Vous n'avez qu'une seule hâte ; Vous livrez et vous abandonner dans la bestialité, la perversité et le dirigisme... que cela soit sur un coup de dé, ou que votre présentation soit des plus soignées. Vous souhaitez toujours avoir des membres attentifs à vos attentes et prêt à vous contenter.
-> Votre désir secret serait de vivre une relation durable avec un(e) Dominant/Domina teintée de vanille ou d'extrême ? Trois mots d'ordre ; Travail, discipline, et bon sens.
Et tout s'avère possible !
Conseils&Recommandations pour vous, nouvelle venue :
01 - Ceux/Celles qui vous suggèrent que le monde est petit et que la sécurité est primordiale, en vantant dans le même temps leurs paroisses dans un but commercial, de rabattage, de féminisme mal avisé, ou ma foi d'une justification de leurs expériences... sont nombreux sur les sites communautaires liés à la sexualité.
Au delà de les ignorer, rappelez-vous pourquoi vous êtes venue dans ce dernier bastion ; Le besoin d'assouvir dans le plaisir et le bien être.
Vous aviez un cerveau fonctionnel à vous protéger, bien avant d'arriver sur ce site non ?
Pour le reste : https://www.bdsm.fr/conditions/ ou encore https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32239
02 - Soyez "contributrices" ; Avoir de la visibilité, c'est bien... Contribuez dans votre passion BDSM, c'est mieux ! Poster sur le mur général vous permettra d'échanger plus facilement avec les membres.
Vous pourrez vous présenter et commenter sur ce que vous avez dans les tripes ou dans le cœur. Cependant, n'oubliez pas d'apporter ce qu'il y a de meilleur en vous, en prenant une part active sur le site ; Écrivez des articles, dévoilez votre vision personnelle à travers des photos et vidéos plus intimistes, ou tout simplement créez, animez ou participez à des événements autour du BDSM.
03 - Vous n'arrivez pas ou ne comprenez pas comment attirer des Dominants/Dominas et Maîtres/Maîtresses dignes de ce nom, et les seules approches que vous avez obtenues ont été décevantes ?
Prenez systématiquement en compte qu'ils n'en soient pas moins des hommes et des femmes derrière leurs écrans, et concentrez-vous à savoir ce qu'ils/elles les attirent, et ne rejoignez jamais les cercles de frustré(e)s avides d'utiliser votre fragilité pour une amertume qui n'est pas la votre.
Autant les Femmes Soumises sont très prisées, autant les Hommes/Femmes Dominants/Dominas sachant ce qu'ils font le sont encore plus. Alors démarquez-vous dans votre Soumission et faite preuve de créativité et de patience.
Bon séjour sur le site !
*Trait d'humour caché dans le titre de cet article.
Article non officiel, avec du bon sens, et donc indispensable comme un bon coup de martinet.
Article du même auteur :
https://www.bdsm.fr/blog/5742/La-chevauch%C3%A9e-fantastique/ -> La chevauchée fantastique.
https://www.bdsm.fr/blog/4723/Un-Ma%C3%AEtre,-Des-Soumises/ -> Un Maître, Des Soumises.
https://www.bdsm.fr/blog/4500/L'Amour-%22Brat%22-;-L'Amour-fendu-en-deux/ -> L'Amour "Brat", L'Amour fendu en deux.
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Je porte à votre attention ce point de vue d’une femme dominante concernant la présence d’espèces sonnantes et trébuchantes au sein d’une relation, que cette dernière soit très courte ou durable.
Le sujet ne laisse jamais indifférent. Je demande donc d’éviter les rappels à la loi, les propos de radins ou commentaires désobligeants, bref, les opinions décalées de ceux qui n’ont jamais rencontré ces Dames qui utilisent l’offrande.
Par ailleurs, la demande d’offrande n’empêche pas de venir avec un bouquet de fleurs. Une dominatrice est avant tout une femme.
‘’ L’offrande enrichit davantage le donneur que le receveur.
Le nombre volontairement et extrêmement réduit de mes soumis (le pluriel s’imposant malgré tout puisque cet effectif dépasse la simple unité) ne saurait me constituer une rente. J’engage dans mon action tout ce qui fait de moi une femme, une vraie femme, ma sensibilité, mon goût et ma curiosité pour l’autre, pour l’homme en particulier dont la fragilité, le cheminement fantasmatique si peu compris et pourtant tellement critiqué par beaucoup de femmes est d’une richesse que je découvre jour après jour. La culture aidant, notre vie et notre état de femme se définit de façon conséquente au travers du prisme du regard masculin.
Je représente « La Femme » telle que l’ « Homme » la rêve et la désire. Aussi, à défaut d’être une vraie divinité, j’en acquiers, à quelques yeux, la stature. Consciente de l’honneur qui m’est ainsi fait, j’en accepte la fonction.
Faire une offrande à la femme que l’on aime, à celle que l’on vénère pour ce qu’elle est ou représente, n’est pas un cadeau et n’est pas non plus un investissement. La spéculation n’est pas de mise, on ne donne pas pour recevoir mais par amour, par reconnaissance !
Votre Maîtresse n’est pas mendiante et n’attend pas de vous des subsides. Votre offrande marque votre attachement, votre considération pour elle. L'éventuelle appréciation que vous pourriez porter sur cette “prise de bénéfice” ne serait que l'expression des limites de votre soumission et ferait rédhibitoirement barrière à toute relation. L’abandon complet, sans jugement est, seul garant de la qualité de votre investissement total dans votre démarche d’adoration.
Si les offrandes sont quelquefois et de façon touchante, très spontanées, il m’a paru indispensable d’en ritualiser aussi le moment. La sacralisation de ce geste encourageant la transcendance, le soumis devra s’acquitter de cette nécessité lors de nos rencontres en respectant un protocole très précis.
Préparez votre offrande, non pour satisfaire une exigence marchande qui vous amènerait à offrir un peu de votre superflu et aurait ainsi la résonance un peu sordide de l’affectation mais pour matérialiser la profondeur de votre reconnaissance. La mesure de ce gage de votre investissement ne sera ni jugée ni calculée par votre Maîtresse, elle mérite et n’accepte que le sacrifice, garant de votre soumission. Peu importe le montant, un sacrifice coûte, doit coûter, c’est la seule notion qui le définit et lui donne sa valeur. L’offrande conséquente du riche n’a pas le mérite de celle, plus modeste, du pauvre si elle ne coûte pas ou peu !
N’attendez rien en retour, ce que votre Maîtresse vous offre représente moins que ce que vous saurez y trouver vous-même.
La mesquinerie est si facile à camoufler qu’elle a des chances de ne jamais vous être reprochée. Il appartient à vous seul de donner un prix à votre conscience et lui offrir le statut de l’élégance ! ‘’
Une dominatrice dite vénale.
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après nous avoir bien excité en exhibant son cul, sa chatte et sa dilatation anale dans des oeuvres d’art uniques et rares
(voir mon site dessindenu) http://dessindenu.onlc.fr/
qui vont maintenant faire le tour du monde et être collectionné pour le plus grand plaisir de son mari
j’ai décidé de transformer en dessin cette salope en bonne soumise et esclave sexuelle de continuer ce jeu érotique
qui visiblement intéresse beaucoup de monde .
son homme pourra ainsi l’exhiber et l’offrir comme elle le mérite a
plusieurs hommes . avec ce portrait je vous la présente les jambes en l’air fortement
écarté et attaché ce qui met en valeur son clitoris érigé par un gros anneau poser
pour le faire bien rassortir, les petites lèvres de sa chatte on également reçut ce genre
d’ornement qui par leurs lourdeurs lui ouvre son sexe . ce qui donne ce spectacle
parfaitement obscène voulu et désiré. ces tétons ont reçu également de gros anneaux lourds
qui les font pointés outrageusement en permanence comme une chienne en chaleur .
une cagoule avec un harnachement particulier qui lui maintient la bouche ouverte (pour les futures gorges profondes)
lui assure son anonymat voulu par elle et son mari .un piercing sur la langue
qu’elle tire pour vous chauffer le sang comme lui ordonne son maître, a été placé pour le plaisir des queues des futurs visiteurs.
évidemment un plug très épais et long lui a été bien enfoncer dans sa rondelle pour
l’élargir, travail commencer depuis un certain temps avec des fistes instances des sodomies brutaux et
des godes énormes (voir le portrait la dilatation d’anne sur le même site) .
anne pour la suite sera prise souvent par la .
son homme et maître s’il le désire lui posera un cadenas aux anneaux de sa chatte
ne laissant que ses deux autres trous pour que les hommes déchargent leurs spermes dans ce sac à foutre
et esclave sexuelle . regardez la exhiber comme cela elle est très bandante une vraie pute
ce portrait lui ressemble et son mari est très excité de la voir comme cela offert a tout le monde exposer
en public dans une pose volontairement obscène provocante attachée et soumise.
elle et surtout son homme attendent des commentaires des textes et réactions bien hard que son cul mérite.
des propositions et des idées très hot pour la suite de l’évolution de la soumise anne
tout est permis aucune limite . j’étudirais la possibilité de faire un autre dessin avec les propositions et les idées
que l’on m’aura envoyées . si certain homme désire me faire parvenir les photos de leurs queues
comme modèle pour enculer anne ou autre je suis preneur . son mari sera aussi complètement fou et fortement
excite de voir des photos d’homme qui ont éjaculé sur un portrait hot de sa femme donnez-lui ce plaisir .
mon site
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Voici une vision de la domination féminine sur l'homme, ce que représente pour cette femme dominante, le soumis idéal.
Cette lettre date d'au moins une dizaine d'années, la rédactrice semble avoir disparu du net...
"Les soumis me demandent souvent comment j'imagine le soumis idéal.
Le soumis idéal existe-t-il vraiment ?
Chaque femme le voit différemment, car nous sommes toutes différentes.
Le soumis qui se rapprocherait de cet idéal serait l'homme qui saurait répondre à ce que j’attends de lui.
Je suis exigeante sur le choix d'un soumis.
Comment je le vois ?
C'est un vrai soumis. Pas un fantasmeur. Un homme soumis dans sa tête d'abord, prêt à se donner corps et âme. Prêt à l'abandon total, prêt à renoncer à ses fantasmes et à ses préférences pour se convertir aux miennes.
Etre soumis c'est d'abord un état d'esprit.
Il doit surtout respecter la femme que je suis avant de me regarder comme une maîtresse. Celui qui viendrait à moi parce que je suis dominatrice et pas pour moi-même ne fera pas un bon soumis à mes yeux. Il doit m'aimer. Il doit aimer la femme que je suis.
Le soumis doit aussi être humble et le rester.
Etre humble c'est ne pas s'imaginer qu'il est le centre du monde ni le centre de ma vie.
Il est là, il existe. Il existe pour moi et il est là parce que je le tolère.
Il doit savoir que c'est moi qui domine, il doit être fier d'être choisi par moi mais rester humble. Je préfère qu'il ne montre pas que je le domine. Il fait comme s’il l’ignorait. Par respect pour la
femme que je suis. Il obéit aux règles, aux ordres que je donne, en silence, immédiatement , sans faire le moindre écart. Mais ça doit paraître un comportement normal.
Le bon soumis doit comprendre que je le domine pour mon plaisir et que mon plaisir est suprême. Ca veut dire que son plaisir à lui n'a le droit d'arriver que si je le décide, quand je veux ou je veux et comme je veux. Le plaisir du soumis appartient à la femme que je suis et dont il est le serviteur.
Le soumis est un serviteur. Un bon serviteur. Un qui ne rechigne pas à la tâche. Un qui ne discute jamais les ordres. Un qui prend soin d'écouter quand je lui parle, qui enregistre ce que j'attends de lui, puis le fait. Sans délai, sans contester, sans essayer de discuter. Et le fait bien.
Un soumis oublie ses petites affaires, ses soucis personnels, sa fatigue, ses opinions. Tout ça il le laisse au vestiaire avant d'entrer dans mon domaine. Mon domaine devient la cour dans laquelle il va devoir me servir. Il doit m'aimer comme un sujet aime sa reine. Pas comme un serf, mais comme un chevalier, avec la noblesse d'âme dont il est capable. Je deviens son seul centre d'intérêt. Il n'existe plus qu'à travers moi, ma vie est le miroir de la sienne.
En tant que femme j'entends rester libre.
Totalement libre.
Le soumis doit s'en souvenir en tout. Je dis bien en tout.
Il doit par contre savoir que lui n’est pas libre. Son espace de liberté s'arrête là ou je fixe les frontières. Et ces frontières ne sont pas figées. Je les fais se resserrer au fur et a mesure qu'il fait des progrès. Peu à peu son champ d'initiative se restreint parce que mon besoin de domination augmente.
J'attends d'un soumis qu'il m'appartienne. Il devient ma propriété avec tous les droits que cela implique. Le soumis n'a pas d'autre vie privée que celle que je tolère. Il ne doit jamais me mentir, ne rien me cacher, tout me dire. Il n'a envers moi aucune pudeur, aucune intimité. Il n'y a pas de sujet tabou sur lequel il pourrait garder de secret.
Le soumis idéal n'est pas qu'un serviteur. C'est avant tout un homme qui s'engage à servir la femme que je suis, en toute chose.
Homme, j’attends aussi qu'il soit utile sexuellement. Ce n'est pas un but en soi. Mais pour moi ça fait partie de la relation. Évidemment en tant que soumis il n'est pas un amant ordinaire. Il doit accepter de tenir ce rôle seulement quand j en ai envie.
J'aime faire l'amour. J'aime qu'on me fasse l'amour. Et bien.
Alors le soumis doit être un homme viril, endurant, performant sexuellement.
Pour ceux qui feraient semblant de ne pas comprendre je précise :
Un soumis doit me satisfaire. Il doit me désirer, être capable de bander dès que j’attends ça de lui. Ses érections doivent durer aussi longtemps que je l'exige. Si je lui demande de me faire l'amour, il ne doit jamais jouir avant moi et ne pourra jouir que si je lui permets, quand je lui dirai, pas avant. C'est moi qui contrôle son plaisir et le soumis me doit le mien, aussi souvent que je l'exige, quand j'en ai envie. C'est le soumis qui me fait l'amour mais c'est moi qui le guide. En tout je choisis.
Un soumis performant sexuellement c'est un homme capable de rebander très vite et qui est habile aussi avec sa bouche et sa langue.
Etre une femme libre c'est n’avoir aucune contrainte. Un soumis doit accepter que je vois des amants, des liaisons ou des aventures comme ça me chante. Mon corps m'appartient et je suis libre de l'offrir à qui je veux quand je veux.
J'aime que mon soumis soit jaloux. Je trouve ça normal de sa part et c'est même flatteur pour moi. Mais un bon soumis est jaloux en silence. Il garde sa jalousie pour lui sans jamais la montrer. J'aime retrouver mon soumis au retour de chez mon amant et lui dire que j'ai fait l'amour avec cet homme. Et je veux qu'il soit content pour moi si je lui dis que j'ai bien joui avec cet amant. J'ai remarqué qu'un soumis devenait dans ces circonstances bien plus performant que d'ordinaire et c'est bien pour moi s'il est excité. J'aime que mon soumis se sente humilié, j'aime humilier mon soumis je trouve ça très excitant.
Je n'ai pas besoin d'un soumis seulement capable de se soumettre par jeu. Ce genre d'homme je le trouve ailleurs quand j'en ai envie. Pour qu'un soumis me convienne il faut qu'il soit à ma disposition pour tout ce que j’attends de lui, même si ça lui plaît moins ou pas du tout.
Oui c'est vrai, la soumission telle que je la préfère est exigeante, et peu d'hommes sont capables je crois de s'y plier. Celui qui en est capable saura vivre heureux en étant soumis, débarrassé de son égoïsme et se consacrant tout entier à moi, à la femme que je suis, et en échange je serai sa maîtresse."
Madame Fital
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Bien avant de prendre le chemin expérimental de la soumission, le désir d’abandon se fait ressentir comme un appel intime et personnel. Mais…encore faut-il s’autoriser à l’envisager.
D’abord, on s’accorde le droit de se surprendre, d’éprouver de l’incrédulité, parfois même du rejet, le plus souvent de la gêne, avant d’apprivoiser sa honte, de la laisser vous caresser, de la regarder fébrilement vous enlacer, pour finalement la laisser vous embrasser et constater que cette délicieuse intrusion vous enivre d’une promesse aux perspectives sulfureuses et libératoires.
Puis l’on se projette, on laisse libre court à son imagination, on s’envisage…
On se fait rêveuse et songeuse, on se laisse glisser dans la découverte du paradoxe, dans l’étendue de ses fantasmes, dans les méandres sinueux de sa propre perversité.
Vient alors le moment de l’accepter, de l’entrevoir et de la sonder, de devenir actrice de vos pulsions, Désormais disposée à l’accueillir, vous voilà prête à succomber à la tentation de la provoquer.
Confortée, rassurée, manifestement émoustillée, titillée et stimulée, bien qu’éprouvant encore une relative fébrilité, voilà que vous devenez audacieuse et que vous vous montrez disposée à la convoquer…
Vous vous offrez à elle et l’inviter à vous saisir, à vous posséder, prenant progressivement plaisir à la mettre en scène, afin de la rendre physique et vivante et vous exaltez alors de vous contempler dans le miroir.
Survient alors une étape décisive…Elle vous interpellera sous la forme d’une question décisive !
Celle qui vous conduit à déterminer si vous souhaiter cultiver votre abandon…dans l’affirmation d’une identité, d’un rôle et d’une fonction de soumise.
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Tous ses sens sont en éveil, directement connectés à chaque événement sensoriel de son environnement : le bruit métallique et sourd d'une lourde chaîne qui racle le sol lorsqu'elle bouge, le sifflement d'une cravache que l'on agite pour en tester la souplesse, l'odeur envoûtante et pénétrante des bâtonnets d'encens qui embaument l'atmosphère mêlée à celle plus voluptueuse de l'huile de massage dont sa peau est imprégnée et à celle plus insidieuse et végétale du chanvre des cordes qui l'enserrent et celle encore plus animale du cuir de son corset, des bracelets de poignets et de chevilles ainsi que du masque sur son visage, le souffle de l'air lié au déplacement de son Dom autour d'elle associé au bruissement de pas feutrés mais assurés de plusieurs personnes à ses côtés, et celui de sa propre respiration lente et profonde qui fait écho aux battements de son cœur et aux pulsations de son sang dans ses artères...
Chacune de ces sensations innerve tous ses sens, provoque son excitation, active et renforce son désir de ce qui va arriver... Le désir d'être utilisée, d'être requise pour servir et pour obéir, d'être obligée d'attendre patiemment ou au contraire d'être contrainte à sucer, à lécher, à s'offrir par chacun de ses trois orifices à quiconque l'exigera, une fois d'abord, puis encore une fois, et une fois encore, aussi longtemps que tous ces mâles présents et invités par son Dom le voudront...
Elle sait qu'elle a été longtemps réticente, qu'elle s'est battue pour repousser ce moment, mais maintenant que cela est devenu la réalité, maintenant qu'elle sent l'odeur de tous ces mâles en rut autour d'elle, maintenant qu'elle ressent le désir que sa vue de soumise enchaînée, encordée, masquée et consentante provoque chez eux, elle sait que la bataille est perdue, que son désir sera plus fort que sa honte, que le rôle d'objet sexuel offert à la concupiscence masculine qu'a voulu son Dom pour elle lui convient parfaitement, lui procure même une excitation inégalée.
Elle se sent forte, belle, désirable, au centre de l'attention et des envies de tous ceux présents ici. Alors elle se détend, ses muscles se relâchent, son esprit s'abandonne et cesse de lutter contre l'inévitable... Un chaud liquide, signe évident de son bouillonnement intérieur, s'écoule déjà entre ses jambes : elle ne peut nier l'évidence, son Dom va l'offrir, mais elle sera totalement consentante, et tout son corps vibre déjà d'une émotion intense qui l'envahit... Son esprit se déconnecte, son corps s'offre, sa peau luit de la chaleur du désir, sa bouche et sa vulve s'entrouvrent simultanément et spontanément, prêtes à accueillir toutes les offrandes et les semences qui voudront bien l'honorer de leur plaisir orgasmique.
Elle est heureuse. Heureuse d'être la fierté de son Dom, heureuse de lui offrir ainsi sa soumission totale, et heureuse aussi du plaisir puissant et intense qu'elle devine imminent ! Elle a rendu les armes, elle ne se bat plus, au contraire, elle accepte son sort, elle le veut, elle le désire, elle l'attend : que la fête commence !
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Dans son regard je sentis qu'il s'abandonnait, il ne me ménagerait plus mais jusqu'ou irait-il?
Après cet affront que je venais de lui faire subir et toujours en me regardant de ce regard dur, il se leva, remonta son pantalon, le ferma puis il enleva sa ceinture en cuir, la plia en deux et la fit claquer entre ses mains, je compris que cette ceinture était ma punition. D'un coup sec il l'abattit sur mon ventre, la douleur était intense, puissante et instantanée; c'était la première fois que quelqu'un utilisé une ceinture pour me punir et il le savait. "Tu voulais découvrir? Alors savoure, parce que j'ai été gentil mais ça ne sera plus le cas, tu vas regretter de m'avoir défié". Quand il prononça ces mots je compris qu'il ne parlait pas seulement de la morsure que je lui avais infligé mais de tous ces moments ou je m'étais débattu, de tous ces mots que j'avais prononcé pour le défier. Et en prononçant ces mots il abattit une nouvelle fois la ceinture sur mon ventre, plus fort encore. Il avait raison, je voulais découvrir mes limites et a en voir son regard, il avait décidé que c'est avec lui que je les découvrirais et que je les découvrirais et il avait décidé que était aujourd'hui et maintenant.
Il continua de faire rougir mon corps sous les coups, variant la puissance de ses coups et la longueur de la ceinture, mes seins n'étaient plus douloureux, ils souffraient le martyr, a chaque coup sur l'un deux je me retenais de le supplier de les épargner mais j'avais trop de fierté pour ça. L'intérieur de mes cuisses étaient maculée de traits, de marques, les coups ressortaient, on pouvait désormais, sans regarder, juste en touchant, savoir ou la ceinture était tombée. De mon coté je serrais les dents mais mon envie, malgré cette fulgurante douleur n'était pas amoindrit, elle augmentait, ce qu'il ne manqua pas de me faire remarquer lorsque, après ce qui me parut une éternité, il posa la ceinture et qu'il vint poser ses doigts entre mes cuisses humides.
Il me détacha les cheville et bien que j'ai envie de lui j'étais heureuse que ce soit fini, je ne savais pas si je serais capable de supporter un nouveau coup. Cependant je me trompais, seules mes chevilles étaient détachées, mes poignets restaient emprisonnées. Ce n'était donc pas fini, il regarda mon corps, regardant les marques qu'il avait faites avec un souvenir satisfait, il me regarda "Peut-être que la prochaine fois tu ne me défieras pas, ou peut-être que si, parce que visiblement tu aimes ça". Pour appuyer ses dires il posa mes chevilles sur ses épaules et une fois encore me penetra, sans délicatesse mais sans difficulté parce qu'une fois encore mon corps l'accueilli avec joie. Il s'arrêta a chaque fois que j'atteignais le point culminant, repoussant mon orgasme, me frustrant; c'était encore plus douloureux que les coups et il le savait mais infatigable il continua à me torturer jusqu'au moment ou il s'arrêta pour me poser une question "Tu as quelque chose à me dire?", je ne savais pas ce qu'il attendait comme réponse mais une me vint tout naturellement, elle sorti de ma bouche, sans retenu, aucune barriere n'avait jugé bon de s'interposer, mais dès que ce mot eu franchi mes lèvres je sus que je payerais "Connard".
Il me regarda et il se mit a rire "Tu n'as pas compris la leçon?", je le regardais et bien que par fierté je ne voulais pas prononcer ces mots je le fis tout de même "Excuse moi.". Il continua de me regarder surpris mais déterminé "Je suis content que tu t'excuses, ça a du te demander un effort considérable mais il est trop tard.". Sans que je l'ai vu, il avait attrapé la ceinture et me cinglait les fesses, cette courte distance ne me permettait pas d'avoir mal mais l'acte y était. Il reposa ses jambes et revint sur moi. Il posa la ceinture sur mon cou, m'étranglant, diminuant ma respiration et d'un coup de bassin il me penetra, répétant le même manège qu'auparavent sauf que cette fois aucun son ne pouvait plus sortir de ma bouche, l'air manquant dans mes poumons. Il revint a mon oreille "Tu te souviens de ma menace? Garde la dans un coin de ta tête, on peut si facilement glisser." Il retira sa ceinture de mon cou, je respirais a grande goulée d'air, lui avait cette lueur démoniaque dans ses yeux, il savait ce qu'il allait me faire ensuite et il y était préparé.
D'un coup il descendit au pied du lit, il attrapa mes chevilles et me retourna, j'étais désormais sur le ventre, les bras croisés et donc plus serrés, dans une position encore plus inconfortable. Et dorénavant la partie de mon corps non meurtrie était sans défense et a sa merci. Je tournais la tête pour le regardait, il tenait le martinet dans une main et la ceinture dans l'autre, il me regarda et reposa le martinet, gardant la ceinture et modifiant la longueur pour que la douleur s'intensifie. Il frappa une fesse, puis l'autre, chacune une fois, il fit de même avec mes cuisses et, mon dos, lui se prit trois coups violents. A mon grand soulagement il posa la ceinture et vint se placer au dessus de moi, il prit mes cheveux d'une main et tira, cela me fit pousser un crie puis gémir, lui commença descendre pour me pénétrer mais arrêta sa descente et me parla "Tu as mal, tu cris quand je te tire les cheveux, pauvre petite. Là, tu vas avoir une bonne raison de crier" et d'un coup violent, il me penetra, il m'encula comme il l'avait promis, j'hurlais sous le coup de la douleur puis je me sentis déchirée de l'intérieur. Il ressorti, "Désolé j'ai glissé, je t'avais prévenu que ça pouvait arriver.". Il reprit la ceinture, mit quelques coups sur mon dos puis il l'enroula autour de mon cou et serra puis il me mit a quatre pattes. J'avais les bras écartelés, l'air me manquait, mon corps me brulait, je me sentais déchirée de l'intérieur et j'avais les fesses en l'air le dos cambré. Lui regardait ce spectacle qui semblait lui plaire, nu, le martinet dans une main et un briquet dans l'autre, d'un regard il me montra une bougie, il se dirigea vers elle et l'alluma. Il se plaça derrière moi et du bas des cuisses jusqu'en haut du dos il me frappa avec le martinet, la douleur était intense mais plus supportable que celle de la ceinture, ma chaire était douloureuse mais moins. Il attrapa la bougie et laissa quelques gouttes tomber sur mon dos, j'aurais voulu hurler ma douleur mais l'air me manquait toujours, malgré tout ma plus grosse douleur était celle de tous ces orgasmes qu'il avait retenu, empêchant mon corps d'explosé, chaque centimètre de mon corps respirait l'envie et le besoin d'évacuer. Lorsqu'il se plaça derrière moi je cru que le supplice était fini mais une fois encore, d'un coup de rein, il m'encula, me déchira de l'intérieur, bien que l'air manquait un hurlement sorti de ma bouche et tandis qu'il continuait ses vas et viens mon corps s'abandonna.
Enfin j'avais lâché prise et il avait prit le plein controle, il avait réussi a me briser en mille morceaux et mon corps lui appartenait, désormais je n'avais plus de limite, il pouvait faire ce que bon lui semblait et c'est ce qu'il fit. A cet instant j'étais sa soumise et il avait gagné.
SI vous avez réussi a tout lire je vous remercie pour votre lecture, j'espere que mon écriture vous aura plus, je débute dans ce domaine. Tous les conseils sont bons prendre.
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Quelques façons d'humilier votre soumis avec son sperme
Voici quelques idées pour entretenir la soumission à la domination féminine.
1. Mettez le à l’envers, les épaules par terre, et masturbez le en visant son visage, faites lui ouvrir la bouche pour avaler son sperme.
2. Faites le éjaculer sur votre gode-ceinture et utilisez son sperme comme lubrifiant pour l’enculer.
3. Faites la même chose mais cette fois faites lui lécher votre gode pour l’enfoncer dans sa bouche jusqu’à ce qu’il soit bien propre.
4. Faites le éjaculer plusieurs fois dans un préservatif. Placez ensuite ce préservatif sur votre gode ceinture. Faites un petit trou dans le préservatif pour éjaculer sur son visage, dans sa bouche ou dans son cul.
5. Faites le éjaculer sur vos fesses et votre trou du cul, puis placez vous au dessus de son visage pour lui faire nettoyer avec sa langue.
6. Masturbez le avec vos pieds ou vos bottes, quand il a éjaculé faites lui lécher.
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