La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 10/02/20
Histoire d'O de Pauline Réage est certainement l'un des romans les plus controversés du XX ème siècle. L'ouvrage porte en effet, tel un stigmate, l'étiquette, dans son cas assez problématique, d'érotique, voire même de pornographique, ce qui a eu, et ce qui a hélas encore pour conséquence d'attirer un certain lectorat amateur de sensations émoustillantes souvent déçu par "l'inconcevable décence" du texte, et de repousser un autre lectorat, académique qui se permet alors d'en critiquer la moralité en négligeant injustement la forme. Toutefois, dans des zones médiates, un autre lectorat pourrait produire une nouvelle lecture peut-être moins teintée de mépris ou d'excitation, et certains articles écrits sur "Histoire d'O" sont en ce sens tout à fait remarquables et académiquement très riches, comme par exemple ceux de Léo Bersani ou de Brigitte Purkhardt, et en particulier celui de Gaétan Brulotte qui met au jour les stratégies étonnantes d'une œuvre qui "apparaît comme un texte rusé, détourné." De la ruse à l'intelligence, il n'y a qu'un pas que franchira le lecteur averti dans une prospection poussée de la narration subtile, réfléchie, maîtrisée et incontestablement, intelligente que nous a offerte Pauline Réage. Mais qui sera le lecteur averti ? Il, ou elle, devra être capable de dépasser l'attirance ou la répulsion, ou simplement la curiosité, provoquées par l'étiquette sulfureuse préalablement plaquée sur l'œuvre. Le lecteur averti ne pourrait, par exemple, se permettre d'aborder et surtout d'analyser ce texte à travers certains filtres de subjectivité, de préjugé, et d'opinion personnelle sur le faux problème de la moralité, douteuse dit-on, d'une histoire qui a dérangé et qui dérange encore. C'est d'une écriture de la plus haute qualité qu'il s'agit dans Histoire d'O, un récit qui nous montre finalement qu'il y a un esclavage du texte et s'applique à en dévoiler les secrets, à en mettre au jour les limites, à en sonder les possibilités transgressives. En étudiant la structure narrative de ce récit, il est admirable de découvrir que la forme même de la narration prouve qu'Histoire d'O possède une chair littéraire plus délicate que ne le perçoit en général l'opinion publique ou académique Le roman a été écrit pour plaire et non pour provoquer ou repousser. Le récit utilise ainsi un nombre de ruses rhétoriques qu'un texte pornographique courant ne le fait. Il est triste de constater une telle hostilité, pour ne pas dire une véritable haine, envers une œuvre qui, au contraire, marque un tournant important de la littérature féminine, de sa libération. Histoire d'O n'est pas un livre qui énonce des arguments faciles, mais au contraire qui pose des questions complexes sur les relations entre hommes et femmes, d'une part, et sur l'écriture, en particulier féminine, d'autre part; leurs réponses ne sauraient se limiter à un simple rapport de sadomasochisme. C'est peut-être l'un des plus beaux romans écrits par une femme. Sir Stephen est bien un meilleur maître que René qui n'apparaît jamais, et on le voit clairement quand on relit le livre, comme un maître cruel, pas même comme un maître tout court. Il est au contraire assez insignifiant, à la limite de la sensiblerie adolescente. Il refuse de fouetter O. Le pouvoir qu'O gagne en devenant l'esclave de Sir Stephen, c'est celui de provoquer le désir, et même de se faire aimer, d'un homme puissant en apparence qui valide en quelque sorte sa "désirabilité", en d'autres termes, qui la valorise. Ce serait une erreur de penser qu'O est un être faible allant inexorablement vers la destruction, vers l'annihilation, car au contraire d'aller vers le néant, le rien, elle va vers le tout. Sa servitude apporte à O une force tranquille, un équilibre qui, au contraire de l'aliéner, la rend à elle-même, au respect d'elle-même. Elle se sert donc de ces hommes, ceux de Roissy, René, Sir Stephen, pour s'élever, et sans aucun doute s'élever au-dessus d'eux. Il faut être sensible au fait que ce sont les hommes, et les hommes seuls, qui n'ont pas droit à la parole dans le roman, ce qui semble avoir été souvent manqué par la critique. Si l'on accepte la domination d'O dans la narration, on ne peut plus la considérer comme le néant que représente son nom. Elle ne peut être ce zéro, ou plutôt elle ne peut être uniquement cela. Beaucoup ont fait l'onomastique d'Histoire d'O et certains ont trouvé des choses intéressantes. Pour certains auteurs, O est Ouverte, Obéissante, Objet, et Orifice. O, c'est aussi le cercle, l'anneau trop petit que porte O à son annulaire, les anneaux des colliers et des bracelets, eux-mêmes anneaux de cuir, puis de fer, mais aussi et surtout "l'anneau de chair", "l'anneau des reins", c'est-à-dire l'anneau anal. Le cercle génère ainsi de multiples signifiants pour rejoindre irrémédiablement l'encerclement de la narration par le narrateur qui commence et termine le récit en laissant la parole à O au milieu. O, à l'instar de la chouette dont elle porte le masque à la fin du roman, est tout autant proie et prédatrice avec Jacqueline, et il serait faux de la réduire à un archétype triste et sordide du sado-masochisme, qui n'est pas un terme satisfaisant pour exprimer l'œuvre de Pauline Réage. O, objet, ou orifice, appartient à un autre monde, un monde mêlant inspiration ésotérique et talent littéraire. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/02/20
1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales... Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé(e ) pour assouvir le sadisme du-de la partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attiré(e) par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes. 2. Pseudo partenaire de jeu Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cow-boys et aux Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle. Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable. 3. Pseudo-soumise Aime jouer la personne soumis(e) pour voir ce que c’est l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadiques du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le-la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions. Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle. 4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée. Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé. 5. Personne soumise-jouet Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout. 6. Soumis(e) Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours. A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître(esse), relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître(esse). Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entraînée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître(esse) sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas. La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître(esse) 7. Soumise consensuelle mais réelle soumise, à temps partiel Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître(esse) en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais son sa Maître(esse) a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties. 8. Soumise à temps plein sur une base consensuelle Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître (esse) En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété) Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître(esse) afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels. Un contrat écrit étant de rigueur, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître(esse) 9. Soumise entière et sans limites sur une base consensuelle Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques). Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites.... bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient. Croire le contraire est illusoire..... (texte d'une inconnue glané sur la toile)
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Par : le 10/02/20
Parlé du bandeau et de la privation sensorielle, de la source d’excitation et d’exaltation de l’esprit qui en résulte. En BDSM, le bâillon fonctionne de la même façon : il prive de la parole. Plus ou moins selon sa consistance : simple tissu, foulard ou bâillon plus sophistiqué. Le fait est que de ne pouvoir s’exprimer est tout à coup entrer en étrange pays dans son propre paysage intérieur. Le bâillon fait selon moi, mauvais ménage avec le bandeau, d’un simple point de vue esthétique tout d’abord?Mais là, il s’agit d’un avis personnel, certaines s’aiment encagoulées à l’extrême. Cela n’est pas mon cas. Là où les mots ne peuvent plus dire, il faut que ce soit le regard qui parle. La photo que j’évoquais traduisait très bien cela. Celle que j’ai trouvée pour vous aussi, même si ce regard là est moins expressif que celui dont je me souviens ? Ah ! Que de choses on peut faire passer dans un regard ! L’angoisse, la peur, omniprésentes, qui font partie intégrante de ce jeu amoureux? La supplique parfois?Et comme ne pouvoir parler que par les yeux vous fait sentir petite, démunie? Le bâillon ne permet même pas de « dédramatiser » les choses par le biais d’un sourire, comme le fait le bandeau? Là, vous n’avez plus que vos yeux. Que vos yeux pour dire l’amour aussi. Et cependant, quelle expérience intime ! Ce foulard qui s’imprègne peu à peu de votre salive, laissant à peine filtrer quelques soupirs, cris ou gémissements. Ce bâillon qui vient se rajouter à vos liens vous donne l’incroyable sentiment de devoir chercher en vous d’autres ressources que les mots, ces mots auxquels nous sommes si habitués. C’est toute une « expression corporelle » qui se met là en jeu. Tout un travail sur soi. L’inverse exact d’une séance psy?Rires. Mais quasiment le même résultat. Rires encore. La parole étouffée vous fait plonger en vous. Elle fixe d’autres termes. Vous accomplissez un chemin, les yeux dans les yeux de l’autre : il devient votre seul interlocuteur, tout ce que vous lui dites de vos yeux revêt une importance extrême. Plus de vaines paroles comme dans la vie de tous les jours (surtout pour moi qui suis une incorrigible bavarde !) Le bâillon, c’est aller d’un coup de baguette magique à l’essentiel. Au vrai moi. (Texte d'une inconnue glané sur la toile tellement Vrai)
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Par : le 09/02/20
"- Elle est à vous ? Oui, répondit René. Jacques a raison, reprit l'autre, elle est trop étroite, il faut l'élargir. Pas trop tout de même, dit Jacques. A votre gré, dit René en se levant, vous êtes meilleur juge que moi." Désormais, huit jours durant, entre la tombée du jour où finissait son service dans la biblothèque et l'heure de la nuit, huit ou dix heures généralement, où on l'y ramenait, quand on l'y ramenait, enchaînée et nue sous une cape rouge, O porta fixée au centre de ses reins par trois chaînettes tendues à une ceinture de cuir autour de ses hanches, de façon que le mouvement intérieur de ses muscles ne la pût repousser, une tige d'ébonite faite à l'imitation d'un sexe dressé. Une chaînette suivait le sillon des reins, les deux autres le pli des cuisses de part et d'autre du triangle du ventre, afin de ne pas empêcher qu'on y pénétrât au besoin. Au repas du soir, que les filles prenaient ensemble dans le même réfectoire, mais après leur bain, nues et fardées, O la portaint encore, et du fait des chaînettes et de la ceinture, tout le monde pouvait voir qu'elle la portait. Elle ne lui était enlevée, et par lui, qu'au moment où le valet Pierre venait l'enchaîner, soit au mur pour la nuit si personne ne la réclamait, soit les mains au dos s'il devait la reconduire à la bibliothèque. Rares furent les nuits où il ne se trouva pas quelqu'un pour faire usage de cette voie ainsi rapidement rendue plus aisée, bien que toujours plus étroite que l'autre. Au bout de huit jours aucun appareil ne fut plus necessaire et son amant dit à O qu'il était heureux qu'elle fut doublement ouverte, et qu'il veillerait qu'elle le demeurât. Se lasserait-elle ? Non. À force d'être outragée, il semble qu'elle aurait dû s'habituer aux outrages, à force d'être caressée, aux caresses, sinon au fouet à force d'être fouettée. Une affreuse satiété de la douleur et de la volupté dût la rejeter peu à peu des berges insensibles, proches du sommeil ou du somnambulisme. Mais au contraire, le corset qui la tenait droite, les chaînes qui la gardaient soumise, le silence son refuge y étaient pour quelque chose, comme aussi le spectacle des filles livrées comme elle, et même lorsqu'elles n'étaient pas livrées, de leur corps constamment accessible. Chaque jour et pour ainsi dit rituellement salie de salive et de sperme, de sueur mêlée à sa propre sueur, elle se sentait à la lettre le réceptacle d'impureté". Hommage à Pauline Réage. (Histoire d'O) Le mot ???? est un nom propre d’origine hellénique. Aujourd’hui, il existe sous la même forme dans la plupart des langues européennes. Dans l'univers de l’Antiquité grecque, se dégagent clairement trois origines; afin d'en étudier la genèse, un portrait chronologique facilite la compréhension de l'évolution étymologique contribuant à nuancer l'orthographie selon la tabulation. La première source historique est la cosmogonie de l'Éros de Protogène, peintre grec du IV ème siècle av. J.-C. Selon la Théogonie d’Hésiode, le monde a été créé à partir de quatre principes, Khaos (la déchirure), Gaia (La Terre), Tartaros (Les Ténèbres) et, enfin, Éros. Seul ce dernier est suivi d’une courte description "[…] Erôs, le plus beau d’entre les Dieux Immortels, qui rompt les forces, et qui, de tous les Dieux et de tous les hommes, dompte l’intelligence et la sagesse dans leur poitrine." Eros est décrit par ses épithètes: le plus beau Kallistô, parmi les dieux immortels pouvant relâcher les membres et dominer la pensée et la volonté de toutes les divinités et de tous les hommes. Éros cosmogonique est beau, universel et tout-puissant (il contrôle le corps, la pensée et la volonté). Il apparaît comme un intermédiaire entre la déchirure et la création, en agissant sur les divinités et les êtres humains. Il s’agit d’une force primaire, d’une source d’harmonie dynamique, ce qui ne détermine pas pour autant son caractère amoureux et son désir, qu’il soit positif ou négatif. Ce qui est souligné est son caractère à la fois dynamique et esthétique. Il n’est pas personnifié et n’a pas de filiation. Sa deuxième apparition, dans le même texte, se produit au moment de la naissance d’Aphrodite, une jeune fille née des parties génitales d’Ouranos, jetées dans la mer. Cela peut être interprété comme une autre fonction d’Éros. Accueillant Aphrodite, née de l'écume des mers, Éros et Himéros (on souligne sa beauté) prennent sens concret et, eux-aussi, président aux entretiens, aux sourires, aux séductions, au charme, à la tendresse, aux caresses. Le double caractère d’Éros et l’introduction de l’élément féminin seront repris dans plusieurs interprétations dont la représentation picturale la plus fameuse est la scène, peinte par Botticelli vers la fin du XVe siècle, où les deux jumeaux inséparables Éros et Himéros apparaissent. La seconde origine peut être apportée par la philosophie. C’est la première interprétation de la cosmogonie, et une éloge à une certaine conception d’Éros, perçue alors comme une source de connaissance. Éros est plutôt traité comme une métaphore des différentes conceptions de l’Erôs (????), traduit "amour" en français. Les exemples les plus connus sont le discours de Pausanias et celui de Socrate, dans Le Banquet de Platon, où l’on présente une vision dialectique d’erôs, selon laquelle il existe deux types d’Erôs,comme il y a deux types d’Aphrodite. L’Érôs céleste, qui symbolise l’amour entre les hommes et cherche un absolu, est pris comme modèle tandis que l’Érôs vulgaire, qui ne fait pas de distinction entre les sexes, est condamné. Socrate, à son tour, propose une échelle de types d’Érôs: charnel, spirituel, esthétique et divin. L’ouvrage de Platon a influencé la postériorité occidentale. Le troisième Éros est le nom d’un personnage mythologique. Il est présenté comme le fils d’Aphrodite, de Polymnie ou de différents couples: Porus et Penia (Socrate), Hermès et Artémis, Hermès et Aphrodite, Arès et Aphrodite, Zéphyr et Iris ou Aphrodite et Zeus. C’est le mythe d’Éros, fils d’Arès et d’Aphrodite, qui a eu le plus de succès. Aussi, Éros devient-il anthropomorphe. L’image de son corps (jeune homme nu, ailé), ses attributs (arc et flèches) et même son caractère "glykypikros eros", Éros aigre-doux selon Sapho commencent à se préciser. Les poètes et les artistes de l’époque hellénistique ont contribué à une multiplication et à une spécialisation des divinités appelées "Érotes". Dans la plupart des cas, ils étaient représentés en duo (Éros et Himéros) ou en trio (Éros, Himéros, Pothos). Éros pouvait devenir malin, selon les flèches dont il disposait. Quelle que soit sa parenté, Éros est présenté comme un jeune homme ailé, tenant parfois une cithare. Après Alexandre le Grand, il est de plus en plus représenté, dans les épigrammes, comme un garçon ailé, muni d’arc et de flèches, avec parfois les yeux bandés. La même reproduction d’Érotes s’est maintenue, dans la civilisation romaine, sous le nom de Cupidon (ou Amoretti) puis reprise dans la tradition occidentale. Ainsi dans la mythologie grecque, Éros et erôs ont été utilisés, dès le début, par diverses disciplines de la pensée humaine. Le sens du premier Éros, était polymorphe à l'origine mais comportait déjà les notions de force et d’esthétique. C’est par analogie avec Aphrodite que sa fonction et son image ont été déterminées. De divinité primordiale il est devenu "Érotes". Son sens s’est limité au domaine de l’amour et il est devenu aphrodisiaque. En résumé, il y a trois domaines pour Éros: la cosmogonie, la philosophie et enfin les arts et la littérature. Étant donné, la graphie changeante, la version avec omega étant la plus répandue dans les textes que nous connaissons aujourd’hui, il serait difficile d’imaginer une distinction nette dans le lexique entre Éros, nom propre d’une divinité et erôs, nom commun désignant les relations entre les êtres humains, traduites en français par "amour." C’est un cas d’intraduisibilité entre la langue grecque et la langue latine. Cela a eu des conséquences dans toutes les langues européennes qui ont cherché à le retranscrire pour l'adopter. Quand le nom est devenu générique, son usage s’est adjectivé à partir de la seconde forme, ????. C’est pourquoi dans la langue française, on écrit "erôs" avec l’accent circonflexe pour marquer l’oméga d’origine grecque. L’adjectif signifie, d’une manière générale, "de l’erôs" ou "qui est provoqué par l’erôs." On parle d’un hasard/rencontre (suntuxia), d’une chanson (melos), d’un discours (logos), d’une force (dynamis) érotique. Même si l’adjectif était déjà utilisé par Platon et par Aristote, l’un des premiers ouvrages à utiliser cette forme dans le titre est le "????????" (erotikos) de Plutarque, comprendre "De l’amour". Chez Plutarque, erôs est présenté comme l’amour mental et Aphrodite comme l’amour physique. Après la civilisation grecque, c’est la civilisation romaine qui adapte l’adjectif grec ???????? (erotikos), ce qui donne en bas latin eroticus/erotica/eroticum. Cependant un autre mot est un apport étymologique romain: le mot sexe. Il est utilisé pour la première fois par Cicéron dans son "De inventione". Sexus vient de sectus, sectare qui signifie "séparé, coupé." Le mot a, dans les siècles suivants, un succès énorme et ce, jusqu’à nos jours. En même temps, un autre terme latin a permis de décrire les relations d’amour, amor ainsi que ses dérivés, les adjectifs amatorius amatoria, utilisé par Ovide dans son "Ars Amatoria." Dans la langue française, le mot "érotique" apparaît vers le milieu du XVIe siècle. Son premier emploi ne faisait allusion ni à la sensualité ni à la sexualité. D’une manière globale, il concernait l'univers littéraire traitant de l’amour, dans la poésie, les odes ou les hymnes érotiques. Par extension, le même terme pouvait être utilisé pour parler des arts, des artistes ou des genres. O, objet, ou orifice, appartient à un autre monde, un monde mêlant inspiration ésotérique et talent littéraire. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 06/02/20
Gylippe a un point commun avec Jeanne (d'Arc), il sait pratiquer la guerre psychologique. Ce général spartiate arrive en Sicile avec son seul manteau et son bâton. Plutarque se moquera en disant que les syracusains assiégés se lamentèrent, croyant que Sparte les avait abandonnés et se moquait d'eux, faute de renforts conséquents. Gylippe leur répliqua qu'ils n'avaient pas besoin de plus qu'un général pour les commander vraiment et les conduire à la victoire. Et comme Jeanne qui écrivait aux anglais pour leur dire de foutre le camp de France, Gylippos envoya un héraut dans le camp des athéniens, avec un message simple et clair: "je vous laisse cinq jours pour évacuer la Sicile, sans quoi vous allez être anéantis". Les Athéniens éclatèrent de rire: -c'est pas une gonzesse de Sparte qui va nous dire ce que nous devons faire. Nous avons plus d'une centaine de spartiates qui croupissent dans nos prisons (défaite de Sphactérie). Ils auraient du écouter Gylippos. La première bataille pour le contrôle des Epipoles, le plateau au dessus de Syracuse fût un échec. Ses troupes n'étaient pas assez disciplinées. Alors Gylippos sortit son bâton et il botta bien des culs, y compris d'officiers Syracusains incapables. -Vous allez avoir plus peur de mon bâton que des glaives athéniens. C'est vrai que c'était particulièrement humiliant de se faire rougir le cul devant la troupe et lorsque Gylippos cognait, il ne faisait pas semblant. Les hurlements du supplicié glaçaient les soldats alignés qui étaient dans l'obligation d'assister. Et Gylippe hurlait: -On ne se dérobe pas devant l'ennemi, on reste bouclier contre bouclier, on garde sa ligne. Et chaque fois que vous pouvez frapper, vous frappez, vous tuez! La bataille suivante sur les Epipoles fut une victoire éclatante. Plus aucun Syracusain ne voulait subir l'humiliation de se faire bastonner cul nul devant la troupe. Je ne vais pas raconter ici, toute cette bataille de Syracuse, mais les athéniens au final furent bel et bien exterminés. Sparte n'aime pas les généraux trop glorieux. Gylippe fut accusé d'un vol et du s'enfuir après le siège d'Athènes. Il retourna s'installer en Sicile où il s'était fait beaucoup d'amis et vécu heureux et caché. Ses meilleurs amis étaient ceux qu'il avait bastonnés lors de la première bataille des Epipoles, ceux qui avaient pu ou su surmonter l'humiliation publique. Gylippe leur expliqua que la bastonnade était chose courante à Sparte, histoire de ne plus avoir peur de rien et d'avoir de jolies fesses, bien musclées. Gylippe leur expliqua les techniques d'ondes de chocs. En frappant d'une certaine façon, on crée une onde qui se propage dans tout l'organisme. C'est très vite insupportable pour la personne qui subit cela.
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Par : le 31/01/20
C'est le "camarade" paranoïaque Joseph Vissarionovich Stalin qui eut l'idée. Seul un démon pouvait avoir pareille idée mais pour le camarade Stalin le mot démon était faible. Peu d'êtres portant le titre d'humain peuvent se féliciter d'avoir assassiné plus d'un million de personnes et ce depuis que le monde existe. Le camarade Stalin est lui proche du record absolu en ce domaine. Comme tous les paranoïaques au pouvoir, il a toujours voulu tout savoir, tout contrôler, tout diriger. C'est pour cela qu'il lança, dès sa nomination au poste de secrétaire général du parti, c'est à dire dès qu'il eut les pleins pouvoirs, l'opération ultra secrète du nom de code "Katiousha". En bon démon, le camarade Stalin savait que son cerveau ne fonctionnait pas comme celui des autres, les moutons, les brebis. Non, lui, il "sentait" les autres et reniflait les complots. Un démon terrifiant et presque invincible car dans le doute, il tuait toujours d'abord et réfléchissait après. Le camarade Stalin sentait bien qu'il devait exister d'autres démons comme lui sur le sol de la sainte Russie, des démons aux pouvoirs étranges, qu'il était préférable de connaitre, d'utiliser ou d'éliminer. Il organisa donc en douce une détection systématique. Mais comment expliquer cela à de stupides moutons fonctionnaires à colliers? Il créa donc lui même des tests qui semblaient anodins et demanda une prospection générale dans toutes les écoles de l'Empire. Les professeurs ne comprirent rien aux tests et pensèrent qu'il s'agissait d'une lubie administrative de plus. Mais Stalin en recordman du crime savait très bien ce qu'il faisait. Seules deux ou trois personnes pourraient répondre à ce qu'il recherchait d'après ses propres calculs de probabilité. Ils ne cherchait pas de simples démons, ceux là pullulaient, il en existait même bien plus que des humains. NOn, il cherchait un ou une super démon, une exception. Et en suivant son intuition, une seule personne fut capable de réunir toutes les conditions des tests. Ce fut Maria, une orpheline qui vivait dans un petit hameau perdu de la sombre taïga et profonde Sibérie. Il la fit convoquer aussitôt au Kremlin. Maria parlait peu mais elle n'en avait pas besoin. Les autres comprenaient toujours très vite ce qu'elle désirait qu'ils comprennent et obéissaient....personne pour lui résister. Et Stalin n'eut besoin que d'un regard. Il sentit un flot d'ondes psy essayer d'envahir son cerveau. Il tira sur sa pipe et se mit à sourire à Maria. -Enfin, je t'ai trouvée, lui dit il et il la serra contre son cœur. Et je ne te laisse pas 5 mn. Où tu m'obéis en tout et pour tout où ta vie s'arrête ici. Il n'avait pas besoin de revolver. Ses mains puissantes pouvaient briser le cou de Maria en un instant. Le geste était non équivoque. Maria éclata de rire. Elle n'eut pas besoin d'ouvrir la bouche. Elle se rependit dans le cerveau de Stalin en ondes amicales. Elle n'eut pas besoin de bureau, ni de secrétaires, ni de gardes. Elle reçu juste un traitement de membre de la plus haute nomenklatura et une datcha en dotation juste à coté de celle de Stalin. Ce dernier venait souvent la voir et boire le thé, fumer sa pipe et se détendre avec Maria. Oh jamais de sexe entre eux, d'ailleurs Maria était complètement asexuelle, non, juste des rencontres de travail au calme. Et quel travail..... J'espère que vous aurez compris ce dont je voulais parler dans cet article.... .
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Par : le 29/01/20
Évacuons immédiatement un point de détail sémantique: il n’existe pas de réelle différence entre érotisme et pornographie. Les limites que voient certains, comme la crudité du vocabulaire, par exemple, ne sont pas les mêmes que ce que d’autres considèreraient comme choquant, d’autant que les appréciations en la matière changent en permanence au fil du temps, des sensibilités et des régions du monde. Pour nous cantonner à la France, les règles ont évolué de façons diverses puisque des thèmes très extrêmes il y a un siècle feraient bailler aujourd’hui un adolescent en pleine explosion pubertaire alors que d’autres considérés comme simplement galants seraient probablement proscrits à notre époque. Mentionnons dans cette dernière catégorie Georges Bataille, André Gide ou surtout Pierre Louÿs, dont certains livres vaudraient aujourd’hui une réprobation unanime, et justifiée, pour apologie de la pédophilie, ainsi que quelques vers d’Arthur Rimbaud difficilement clamables. Concernant l’évolution des mœurs, il est amusant de rappeler que Gustave Flaubert fut condamné pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs" avec son roman "Madame Bovary" et qu’Émile Zola fut surnommé le Pornographe lorsque ses lecteurs découvrirent "Thérèse Raquin." De nos jours, ces chefs-d’œuvre sont en vente libre sans précaution particulière et font partie du corpus régulièrement enseigné dans les lycées. Car, dans l’expression "littérature érotique", il est important de rappeler que figure le mot "littérature." Sans même avoir à citer les écrits sulfureux de Sade, rappelons que des auteurs honorablement connus comme Ronsard, Rabelais, Corneille, Jean de la Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Balzac, Musset, Baudelaire, Mirabeau, Flaubert, Anatole France, Théophile Gautier, Maupassant, Stendhal, Apollinaire, Verlaine, Aragon, Kafka, Colette, Artaud, Bataille, Eluard, Gide, Sartre, Camus et tant d’autres ont écrit les pages les plus belles et les plus brûlantes de la littérature érotique et pornographique française. Le plus souvent, l’érotisme est méprisé. C’est pourquoi nous devons parler de la lâcheté du mépris: celui-là est lâche qui vilipende ce qui l’aurait porté, avec de la chance, à un tragique ravissement. Mais nous devons en même temps dénoncer le reniement de ceux qui aperçoivent la suprême valeur et la justification ultime de l’érotisme. Le plus lourd est qu’à l’érotisme, l’anéantissement est si bien lié qu’il ne pourrait survivre à un triomphe qui serait celui de l’anéantissement. La naissance et la vie sont inconcevables sans lui. Mais l’érotisme appelle lui-même les aberrations où il sombre. La honte répond si subtilement au désir de la frénésie du désir que, sans la honte dissimulée dans son objet, le désir n’atteindrait pas la frénésie. Les psychiatres le nient; pour maintenir en eux dans sa simplicité le mouvement de la science, ils tiennent pour rien une évidence qui découle à peu près de tout le mouvement de l’érotisme. Même alors que la honte n’est pas ouvertement désirée, elle est voilée dans l’angoisse du désir. Si nous n’excédions la honte en quelque renversement, nous n’accéderions pas à l’extase qui abolit les jugements de la vie commune. L’extase est même l’effet de cette abolition. Le bien-fondé de ce jugement est l’origine de l’extase, qui exige justement de bafouer tout ce qui fonde. C’est cette extravagance démesurée, ce paradoxe souverain, qu’est l’existence humaine. Nous ne la trouvons jamais au repos, et c’est pourquoi notre pensée est un débris porté par un torrent. Jamais une vérité énoncée n’est qu’un débris, sitôt dite, si ce n’est cette extravagance malheureuse, que propose, en tremblant, l’esprit perdu de honte. Ainsi ne pouvons-nous jamais parler vraiment de l’érotisme. Il est toujours, dans une assemblée, un sujet qui soulève un tollé; il peut alors être trop tard pour dénoncer l’extravagance commune à ceux qui vocifèrent et à ceux qui considèrent le scandale; il peut y avoir un défaut dans la position des protestataires; parfois l’extravagance qu’ils réprouvent définit l’humanité au nom de laquelle, ils prétendent imposer le silence. Mais l’extravagance de leurs cris est corollaire de la première: elle aussi est inévitable. S’il s’agit de littérature, l’attitude de l’indignation est d’autant plus sotte que l’objet même de la littérature est le paradoxe. Ceux dont la vie est régulière, et que nulle anomalie de leurs actes ne désigne, ennuient. C’est, il est vrai, la seule objection valable opposée à l’érotisme en littérature: la peinture de l’érotisme ne peut être renouvelée, le paradoxe que l’érotisme est par essence se change en une répétition oiseuse et, par là, rentre dans la norme et dans l’ennui. Mais l’objection peut être retournée; si la littérature érotique se répète, c’est qu’elle le peut sans lasser un lecteur ému par un scandale qui l’étonne toutes les fois à travers des suites de romans qui changent de titre, et ne changent pas de situation. N’était l’indifférence de ce lecteur à la répétition, la littérature dont la vie secrète est l’objet pourrait aussi bien proposer le renouvellement, mais s’il s’en passe ? Mais s’il tient à l’inavouable monotonie, dont joue la médiocrité de l’attrait, jamais épuisé, de l’abjection ? Il est des lectures que dérangerait la valeur littéraire d’un livre... Le ressassement, pourtant, n’intéresse qu’un petit nombre; au-delà, la liberté, le désordre et l’agacement de toute la vie ne sauraient finir de mettre en cause le paisible accord dans le désaccord et cette paisible coexistence des violences complémentaires sur lesquelles est fondé le double jeu de toute la vie. À ce point la description érotique envisage mieux que la répétition. La répétition l’éloignait du déséquilibre infini qui dérange le sommeil de l’être. L’être est lui- même, il est dans son essence déséquilibre: il est la question sans réponse. La répétition érotique n’a jamais su qu’à la faveur de l’assoupissement ménager cette ration de désordre et d’agacement sans laquelle la lecture ennuie. Mais, toujours, un déséquilibre l’emporte: l’érotisme appelle au sommet le désordre sans limite. Au-delà de la répétition, la possibilité de la littérature érotique est celle de l’impossibilité de l’érotisme. Le sens même de la littérature est donné dans cette ascension d’un sommet, où ce qui manque toujours est l’espoir de souffler. Sade dénigrait l’accord qui accueille et bannit dans le même temps la vie charnelle; sa plaidoirie exiga pour l’érotisme tous les droits, mais il n’est pas de réquisitoire qui l’accable davantage. Il plaça la liberté de l’érotisme sur le pilori de ses fureurs. Personne ne montra avec plus de soin qu’il ne fit l’infamie de l’érotisme. Sa rage redoublant dans la mesure de la cruauté des crimes qu’il imagina; c’est lui qui le premier, et le plus parfaitement, fit de la littérature érotique une expression de l’être à lui-même intolérable qu’est l’homme, de son extravagance infinie et de son paradoxe souverain. L'absence d’intérêt pour l’érotisme doucereux ne le préserva pas, il est vrai, de la répétition obsédée; il n’a pas évité le ressassement de l’horreur, mais le sommet auquel parvint le ressassement était celui de l’impossible. Érotique, la littérature peut se dérober, ou même elle peut céder à la répétition, mais elle est, dès l’instant où elle se libère, une expression de l’impossibilité. Sade eut finalement des conséquences, elle porta nécessairement à l’extrême une exigence de la littérature souvent réservée à la poésie, qui la veut contraire au sens du langage, qui veut qu’elle anéantisse, en un mot, tout le mouvement que porte la parole. La parole obligée par essence d’exister, par essence obligée d’affirmer ce qui doit être. L’érotisme est contraire à ces mouvements qui s’affirment comme les effets d’un devoir auquel ils répondent. Il se peut que la nature innommable de l’obscène ne le supprime pas. Ce qui ne peut entrer dans l’ordre du langage existe en tant qu’il lui est contraire et même est susceptible d’en briser l’ordre. Quoi qu’il en soit, de deux choses l’une: ou la parole vient à bout de l’érotisme, ou l’érotisme viendra à bout de la parole. Ceci a lieu de plusieurs manières; il n’importe, si la mort est à la fin. Nous vivons toujours la même insoutenable vérité, qui nous mène à la négation de ce que, malgré tout, nous devons affirmer: nous sommes réduits à nous accomplir dans le paradoxe d’une parole affirmée avec force, sans autre fin que nous donner les gants de la trahir. L’érotisme serait-il érotisme, le silence serait-il silence, s’ils n’étaient d’abord douce trahison ? C’est la justification et le sens d’une littérature érotique si grandement différente aujourd’hui d’une pornographie mécanique. Un roman aussi admiré qu’Histoire d’O, par un côté semblable à la littérature de répétition, en diffère néanmoins dans la mesure où, magnifiant l’érotisme, il en est néanmoins l’accablement. Il n’en est pas l’accablement si le langage en lui ne peut prévaloir sur un profond silence qui est comme la trahison de la mort, la trahison dernière que la mort est risiblement. L’érotisme d’Histoire d’O est aussi l’impossibilité de l’érotisme. L’accord donné à l’érotisme est aussi un accord donné à l’impossible, du désir de l’impossible. Le paradoxe d’O est celui de la visionnaire qui mourait de ne pas mourir, c’est le martyre où le bourreau est le complice de la victime; ce livre est le dépassement de la parole qui est en lui, dans la mesure où, à lui seul, il se déchire, où il résout la fascination de l’érotisme dans la fascination plus grande de l’impossible. De l’impossible qui n’est pas seulement celui de la mort, mais celui d’une solitude qui se ferme absolument. Cette littérature,si, en un sens, elle est possible, est d’accord avec ceux qui la condamnent. Elle aspire au silence d’une horreur qui a seule la force de la comprendre. À quel point la répétition sera difficile à partir de là ! Ce livre, en cela comparable à la Roberte de Klossowski, qui égare davantage, qui par là, peut-être, est plus admirable, est le livre de l’exception. S’il est vrai que, depuis longtemps, l’édition n’a rien sorti d’égal à ces deux inavouables romans, ils n’annoncent pas le renouvellement, mais la difficulté, mais l’impasse de la littérature. La littérature étouffe de l’inviabilité réelle qui est cruelle et pourtant est merveilleuse de toute la vie. Elle étouffe d’autant plus qu’elle fait son oeuvre, qui est de mettre fin à la possibilité du langage qui la porte. Dans les déchirements auxquels nous mènent les miracles de notre joie, la littérature est la seule voix, déjà brisée, que nous offrons à cette impossibilité glorieuse où nous sommes de ne pas être déchirés; elle est la voix que nous donnons au désir de ne rien résoudre, mais, visiblement, heureusement, de nous livrer au déchirement jusqu’à la fin. Mais la littérature, le plus souvent, tente d’échapper et d’imaginer de piètres issues. Pourquoi lui marchander le droit d’être frivole ? Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir
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Par : le 27/01/20
En France, au début du xxie siècle, la littérature féminine populaire, jusque-là traditionnellement sentimentale, est devenue érotique. On pourrait voir dans cette nouvelle écriture féminine et son dire érotique, un double défi: s’emparer d’un sujet longtemps tabou et occuper un territoire précédemment réservé aux hommes. Éros est dans l’air, à notre ère. Vit-il un âge d’or ? Si l’on considère le déploiement de l’érotisme dans la littérature féminine populaire contemporaine et les articles et émissions consacrés à ce phénomène, on peut y voir, sans nul doute, une période faste. Distribuée longtemps sous le manteau, la fiction érotique s’est démocratisée et évolue à l’avenant, en expansion et en évidence sur les étalages et dans les vitrines. Quant au marché du livre, la production et la consommation de ce type d’écrits tiennent le haut du pavé et les libraires contribuent à sa considérable diffusion. Nous assistons donc à une profonde transformation de la littérature féminine populaire en France, où les scripts permettent l’apparition d’une subjectivité désirante au féminin. Une des conséquences de cette parole féminine est d’abord linguistique: plus de dentelles pour nimber le désir comme à l’âge classique du roman d’amour obsédé par les bienséances et le happy end. Par la libération de la parole et celle des pratiques sexuelles, les auteures sont devenues plus égrillardes: leurs écrits traitent à présent du sexe en termes crus, évoquent des expériences souvent peu communes dans une langue facile d’accès et primesautière. Le corps nu y est banalisé par son omniprésence: les pudeurs du discours ont disparu. Cet exhibitionnisme s’explique tout à la fois par le désir de satisfaire le voyeurisme du lectorat et le plaisir d’offrir son texte comme on donne son corps. "Nous voici arrivés à l’âge masturbatoire de la littérature", écrit Xavier Deleu. Le désir est compulsif, le sexe un besoin pressant, Les héroïnes délurées de la littérature post-moderne se libèrent de leurs pulsions charnelles. Dans les scènes de copulation, tout se passe comme si, pour affirmer la verdeur du désir féminin, les auteures se sentaient obligées de détailler la mécanique de l’acte sexuel. Les romancières et la littérature féminine populaire s’adaptent à la nouvelle explosion des fétichismes et des obsessions. Dans la société contemporaine où la femme assume ouvertement ses pulsions, se livre aux pires turpitudes sans craindre les foudres d’un ordre moral désormais révolu, une nouvelle époque s’ouvre et donne une force noire au sexe. Le récit lubrique féminin, écrasé par la banalisation du sexe, est obligé d’aller aux extrêmes pour espérer frapper les esprits, appâter le chaland et parvenir à lutter contre la concurrence des images des films pornographiques et des sites web trash. Ne restait donc plus qu’à trouver le moyen, par des œuvres aguicheuses, de toucher un public de plus en plus large. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont désormais inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis. Il y a là une nouvelle écriture érotique féminine, celle de la douleur et de la cruauté, d’une sexualité de la domination et de la soumission qui s’inscrivent en faux contre les évolutions libérales des sociétés démocratiques. Une mise en écriture d’expériences sexuelles débridées et une pratique à haute dose d’une obscénité fleur bleue mêlent mots doux et termes orduriers. Avant, de telles scènes, passées sous silence, existaient en creux dans les récits; à présent, elles occupent des chapitres entiers. Le roman érotique féminin est bel et bien un avatar novateur du roman sentimental traditionnel:il a su adapter son contenu afin d’être en adéquation avec le monde contemporain. La clé du succès du récit féminin de l’étreinte réside en un juste dosage entre le SM et le côté fleur bleue. Et cette version hot de Cendrillon évoque le mélange de deux imaginaires, celui du X et celui du sitcom. D’aucuns attribueront ceci à la difficulté d’innover dans un domaine par définition immuable on seulement la mécanique des corps n’a pas varié depuis les origines, mais les imaginaires érotiques qui ont nourri les littératures légères du libertinage comme celles du xxe siècle sont globalement restés les mêmes. Pour réussir à imposer une écriture originale, il faut un imaginaire hors norme, une fantasmagorie singulière qui est le propre des grands auteurs. Y a-t-il néanmoins des procédés spécifiques de l’écriture de l’érotisme au féminin?? Sarane Alexandrian et Francesco Alberoni voient, tous deux, de notables différences entre les textes lubriques féminins et masculins: l’homme étant davantage animé par des rêves de possession alors que celui du deuxième sexe est supposé faire davantage la part belle au désir de fusion, les textes "masculins" seraient plus dans la recherche de l’efficacité, dans l’envie d’aller à l’essentiel. La progression du désir que l’on trouve dans l’écriture féminine n’intéresserait pas les hommes; seules les romancières décrivent tout le chemin qui mène au lit. Quand le masochisme devient, comme ici, sentimental, il correspond bien plus au code du roman sentimental qu’à celui du véritable roman érotico-pornographique. De femmes-objets, ces dernières sont devenues aujourd’hui des femmes-sujets qui construisent et assument, via leur sexualité, leur manière d’être au monde. Affranchies des luttes qui ont mobilisé leurs mères et leurs grands-mères, et du stigmate de l’infériorité longtemps attribué à leur sexe, ces auteures ont le sentiment d’être libres de choisir leur existence, leur carrière, leur manière de s’approprier leur corps et celui de vivre leur sexualité. On peut néanmoins se demander si le libre arbitre est devenu pour les femmes un fardeau dont elles voudraient se délivrer par des fantasmes de soumission ou s’il faut y voir, au contraire, un signe de la liberté d’accéder enfin, sans complexes, à leur propres désirs. Or, qu’il soit le signe de l’échec ou du triomphe du féminisme, ce qui frappe dans cet érotisme nouveau, c’est à quel point, il est le symbole d'une littérature prometteuse. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir
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Par : le 24/01/20
Après une journée aux multiples surprises, dont une suprême, notre petite entrevue, Je laisse mon esprit voguer vers de nouveaux horizons, empreint de désirs et d'érotisme, Voici que je ferme les yeux qu'aussitôt balayé par un flot de pensées aussi douces qu'émouvantes Je me retrouve projeté dans cet univers où règnent en grand maître vos désirs secrets, C'est ainsi que nous nous retrouvons dans cette scène que je vous partage... La porte de la salle de bain est entre ouverte et vous pouvez voir ma silhouette qui s'agite devant le miroir, Je me sens belle et fraîche, en pute soumise que je suis, Après cette douche revitalisante, j'entreprends un savant maquillage, Vous en profitez pour entrer discrètement, posant votre main sur mon épaule.. Dans le miroir, votre image s'affiche près de la mienne, ma nudité intégrale ressort encore plus, En contraste avec votre peau alors que nonchalamment, vous venez effleurer un de mes seins.. Je vois vos lèvres remuer, mais la glace me donne l'impression qu'aucun son ne sort de votre bouche, Puis, c'est dans mon cou que vos lèvres déposent un baiser doux et humide, Qui vient faire frémir ma chair toute entière, au prise à de multiples frissons, Vous vous collez nu contre toi, alors que je suis face au miroir, puis commence à me caresser le ventre, le torse.. M'effleurant du bout des doigts , remontant sur mon torse bombé, dont vous contournez les tétons, De caresses légères, vous passez à des caresses plus appuyées mais toutes aussi douces, Allant à la découverte de ce corps tout offert, vos doigts fins et agiles, Glissent sur la texture soyeuse de ma peau chaude et parfumée, Tandis que de votre bouche vous me dévorez le cou et l'oreille, passant de l'un à l'autre.. Vous portez votre bouche à mon oreille et vous me dites dans un ton très directif : - "je veux que tu te caresses, je veux voir ton gros clitos durcir pour moi, mais prends garde car il t'est interdit de jouir! " - sans discuter, je m’exécute, je commence à me caresser, je me vois les jambes écartées devant la glace, D'une main je prends mes bourses pleines de ce désir pour vous, ligotées par un fil, Tandis que de l'autre, je caresse mon clitoris, le prenant dans ma main, Qui m'imprime un mouvement de va et vient, laissant échapper un petit filet de mouille, Comme la salope que je suis, mouillant pour ma Maîtresse... Vous décalez légèrement sur le côté, profitant de ce joli spectacle, me demandez de continuer, Je perçois l'excitation vous envahir au rythme irrégulier de votre respiration, Quand je ressens ce feu qui parcourt mon corps, je sens vos ongles à l’œuvre, Vous labourez mon corps de vos ongles ne laissant aucun centimètre de ma peau au repos.. Vous commencez par mon dos, partant du bas du dos, dessinant des motifs dont vous avez le secret, Puis l'une de vos mains remonte le long de ma colonne tandis que l'autre porte intérêt sur mes fesses.. La pression de vos ongles est de plus en plus forte, je sens ce feu qui me ronge, Cette douleur lancinante se mêle au désir de vous plaire, générant cette ivresse.. je me mets à trembler parcouru par de nouveaux frissons dû à votre attention Cela vous fait rire et vous ne vous en cacher pas : - " tu trembles comme une salope! J'adore mais gare à l'éjaculation, je serai des plus intransigeante! " - J'essaye de moduler ma respiration pour ne pas me laisser débordé par ce flot de désir, Tentant de me focaliser sur vous et votre plaisir toute en m'oubliant.. Bien que je ne ressente plus le contact de vos ongles, leur contact douloureux Restent encore présent en moi, je peine à reprendre mes esprits Quand de nouvelles sensations viennent m'arracher un cri, un sursaut... Mon cri se mêle au bruit sec que fait votre cravache au contact de ma peau Vos coups sont cinglant, s'abattant partout sur mon corps suivant vos envies, Je manque de sursauter à chaque coup porté, me faisant violence pour me contenir et ne point vous décevoir, mon corps est en feu, scandant votre nom, A chaque coup porté je répète cette même phrase : -" Merci Maîtresse pour tout ce que vous me faites, je suis votre pute soumise et j'adore cela! " - Aussi étrange que cela puisse être, au fur et à mesure que je répète cette phrase, Je sens en moi cette excitation grandir, oubliant la douleur et laisse ce nouveau plaisir prendre place, mon clitoris mouille d'avantage ce qui n'échappe pas à votre attention.. - " Tu mouilles ma salope, tu mouilles pour ta Maîtresse, comme une pute que tu es!! Tu aimes faire plaisir à ta Maîtresse, hein, salope? Veux-tu continuer à me faire plaisir? " - " Oui Maîtresse, je suis prêt à subir tout ce qui vous semble bon, Maîtresse! ". - " Si tu bouges ou cries à nouveau, je multiplierai par deux ton nombre favori ce qui te vaudra 67 coups de cravache au lieu des 37 habituels! Et je veux qu'à chaque coup tu me dises merci Maîtresse, je suis votre Pute et j'aime ce que vous me faites! " - -" Super, prépares toi à dérouiller Dove!" Votre voix et ferme et froide mais laisse transpirer un début d'excitation, En guise de réponse, vous déposez un bisou sur mon cou, De vos mains caressez mon sexe tout dur.. J'ai l'esprit embrumé, perturbé par ce contact inattendu, votre main sur mon sexe, Mon souffle s'accélère, il me faut toute mon énergie pour me contenir, Vous riez de plus belle en me voyant toute décontenancée, en me voyant toute salope.. La violence du coup qui s'abat à l'intérieur de mes cuisses, évitant mon sexe, Me sort de ma torpeur, puis s’enchaîne une pluie de coups d'une telle intensité, Que j'en frémis de douleur et d'excitation, des spasmes me parcourent par vague, Mes jambes sont toutes tremblantes, je bafouille, lâchant de petits gémissements.. Cela vous amuse de me voir ainsi, toute chose, toute pute, tout à vous, Sans un mot, vous joignez vos doigts aux miens, qui vite prennent le relais Alors que perdant pied je m'agrippe au lavabo pour éviter de tomber.. - " Tu as bien mérité une friandise car tu t'es bien comporté. De ma Pute soumise, te voilà muté au rôle d'objet de plaisir. Prouve moi que tu es habile de ta langue, en dégustant mon joli abricot! Tâche de bien t'appliquer, sinon.."- Profitant de l'honneur qui m'est fait, je me retourne le corps encore endolori, Faisant face à vous, nous pivotons comme dans une danse, prenant ainsi ma place, Dès lors je mets à genou, me trouvant de votre charmant minou, vous écartez les jambes, M'ouvrant le chemin vers votre précieux joyau qui transpire d'excitation.. je commence par farfouiller de ma langue les replis de tes grosses lèvres, les écartant Pour ouvrir le passage à ma langue gourmande.. Mon souffle sur votre clito vous fait sursauter, vous suintes de plaisir, votre souffle se saccade, Vos gémissements sont remplacés par de petits cris quand ma bouche engloutit votre clitoris, L'aspire, le suce, le faisant rouler avec ma langue, vous vous déhanchez de plus belle.. Une douleur m'assaillit, puis une autre, au rythme de votre plaisir montant, Votre cravache s'abat à nouveau sur moi, entre deux gémissement vous me dites : - " c'est tout ce que tu mérites et continue ton travail.. donner du plaisir à ta Maitresse! "- Les coups pleuvent tandis je m'applique à ma tâche, aux prises avec votre fruit juteux, Vous vous agitez sur ma bouche, imprimant des mouvement de va et vient, Vous vous branlez sans retenue sur ma bouche, agrippant ma chevelure d'une main, De l'autre continuant de me cravacher au rythme des spasmes qui vous traversent.. Alors que ma langue agile fouille vos moindres recoins, en quête de votre somptueux nectar, Vous observez cette scène dans le miroir, voyant nos deux corps s’emmêler, Et voir que vous tout comme moi, prenions beaucoup de plaisir dans cet étreinte... Quand secoué par un violent spasme, vous êtes subjuguée par un orgasme incroyable Et pour votre grand bonheur, je plaque ma bouche sur votre sexe, puis bois tout votre nectar, Aspirant de votre fente toute humide le moindre fluide qui dégouline, Face à tant d'attention vous en perdez le souffle, criant : - "Tu es une bonne pute, une bonne chienne, ta Maitresse saura te récompenser comme il se doit. J'ai quelques sévices en tête qui ne saurait te déplaire. "... puis m'aidant à me redresser, vous prenez ma queue dans vos mains, Vous débutez une masturbation improvisée et en profitez pour de votre langue, Effleurez mon gland avant de le lécher, de le gober, puis reprenez la masturbation, Le souffle court, je titube, les jambes toute tremblante, submergé de plaisir... De temps à autres, vous vous regardez faire dans le miroir et cela vous excite encore plus, Vous ne tardez pas à sentir mon sexe grossir et je vous fais signe que je vais venir, Vous me regardez dans les yeux et continuez à m'astiquer le gland, Sentant l'explosion proche, vous vous arrêtez brutalement : - " Tu ne crois pas que tu vas jouir! "- Je tente de réguler mon souffle, de retrouver mon esprit piégés par tant d'excitation Avant de ressentir à nouveau votre main s'agiter sur mon sexe, Qui ne se fait pas prier pour exploser dans vos mains, libérant ma semence.. Tout en riant de la scène vous récoltez toute ma semence et la portez à ma bouche : - " avec moi pas de gâchis, je veux que tu délectes de ta propre semence, avale tout, salope! "-
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Par : le 19/01/20
Kevin est moche, mais il sait baiser et on dirait qu'il n'a pas l'intention de s'arrêter?! Je suis fatiguée, moi, j'en ai plein le cul de Kevin, au propre et au figuré. Je joue distraitement avec le petit sexe de Julien, qui bande comme un souriceau surexcité... Je me contracte pour bien serrer la bite de Kevin, afin qu'il jouisse et ça marche?! Il pousse des grognements, jouit, puis se retire. Mon anus est à nouveau violemment étiré, mais il a connu pire. Kevin me donne une bonne claque sur les fesses en disant : — Putain?! T'es une fameuse salope?! Dans sa bouche, c'est un compliment. Kevin c'est pas Kristos et j'en veux pas de son sperme. Je m'accroupis au-dessus de Julien en disant : — Ouvre la bouche. Je pousse et voilà... le sperme coule dans sa bouche. Après m’être soulagée, je demande à Kevin : — Tu veux qu'il te nettoie avec la langue?? Il hésite... Ça ne se fait pas dans son bled, quelque part entre Lille, Roubaix et Tourcoing. J'ajoute : — J'ai envie de voir ça. — D'accord. Je regarde Julien et aussitôt, il baisse la tête et se met à lécher la grosse bite de Kevin qui est redevenue molle. C'est dégoûtant, non?? Parce qu'après tout, elle vient de sortir de mon cul. Je vérifie s'il a bien tout nettoyé... Pour le récompenser de son obéissance, je joue avec sa petite bite jusqu'à ce qu'il jouisse. Gentil, non?? Bon, ça, c'est fait, mais je suis collante et je ne me sens pas fraîche du tout. Je dis à Kevin : — Je prendrais bien une douche. — Je vais te montrer où c'est. On repasse devant sa tante. La mère est revenue, elle nous demande : — Alors, tout s'est bien passé?? Kevin lève le pouce en l'air tandis que je mets une main sur mes fesses en disant : — Oui, il est très gentil. Elle rigole et ajoute : — Je ne sais pas si c'est le mot qui convient On va se doucher. L'eau n'est pas chaude, mais là aussi, j'ai connu pire : un seau avec quelques trous dans le fond, pendu à une branche et qu'on remplissait d'eau. Je suis émue de me laver la chatte pour la première fois... Mais non, pas de ma vie, depuis qu'elle est toute lisse. En sortant de la douche des femmes, je me sens propre et encore plus nue. Il n'y a pas à dire, c'est mon truc. On se balade dans le centre, Kevin me tient par la taille. Il est un peu encombrant et pas vraiment sexy. Heureusement, il me demande : — On rentre dans deux jours, tu veux que j'essaye de rester?? — Ce serait super, mais on doit rejoindre nos parents au cap d'Antibes — On se reverra?? — Bien sûr, je t'appellerai dès qu'on sera dans le Nord. Deux jours, ça va. Il nous offre l'apéro : boire un pastis à poil, en public, sous le soleil, après une partie de jambes en l'air avec deux mecs, même si l'un des deux est monté comme un mulot, c'est le pied?! Le soir, on mange avec la Kevin's family. On picole, on s'amuse. Vers 10 h, Kevin s'excuse, il a rendez-vous avec des copains. Alors ça, ça tombe bien, je n'ai aucune envie de remettre le couvert avec lui, ce soir. Je suis fatiguée et vers 11 h, je les remercie beaucoup pour leur invitation et je leur explique : — Demain on doit être à 9 h dans le village pour un boulot. On va se coucher. *** Le lendemain, je suis réveillée par Julien, qui touche mon bras. Je lui dis : — Quoi?? — Il est 8 h 30, Samia. Merde?! On doit encore se laver, s'habiller, se maquiller, manger... mais non, rien de tout ça. On enfile nos sandales et on va à l'adresse que nous a donnée Monsieur Miliani. Il nous a prévenus que la plage se trouve à l'extrémité du village. Les hommes me regardent avec beaucoup d'intérêt. Heureusement que j'ai mon frère pour défendre ma vertu?! On arrive au dernier établissement de la plage. C'est pas mal du tout, il y a des matelas et des parasols comme partout, mais aussi une grande terrasse avec des tables et un bar. Derrière ce bar, il y a une grosse dame nue qui boit un café. Elle doit avoir une quarantaine d'années. Je lui dis : — Bonjour Madame, on vient de la part de Monsieur Miliani — Ah oui, c'est toi la petite Rom. Viens, on sera mieux sur la terrasse pour parler. On va s'asseoir. Il y a déjà pas mal de gens, qui boivent un verre ou prennent leur petit déjeuner. Elle nous dit : — Levez-vous, que je vous voie mieux. On obéit et je prends la main de Julien, plus empoté que jamais. On fait quelques pas, on se retourne. Les clients nous regardent, un homme siffle et dit : — Bellissima?! Une nouvelle serveuse, Madame Simone?? — Peut-être. Elle m'examine des pieds à la tête, puis passe à Julien. Quand elle voit sa petite bite, elle me dit en riant : — C'est encore un enfant, ton frère?! — Il a 19 ans. — Il fait 10 ans de moins?! Vous allez intéresser le photographe tous les deux. Tu as déjà été serveuse?? — Oui, mon père a tenu un petit café. Je connais bien le travail, je suis rapide, efficace et souriante. — Bien... Tu as l'air décidée. C'est le midi qu'on a un coup de feu. Une des serveuses nous a lâchés et c'est ma fille qui la remplace, provisoirement. Elle doit te voir aussi. Elle crie : — Anaïs, demande à Mademoiselle Emma de venir. — Oui, Madame. Une jolie brune, avec des seins en poire avec de larges aréoles foncées et une chatte bien toilettée, arrive. Elle demande : — Quoi, M'man?? — La petite Rom que ton oncle nous envoie. Je lui dis "bonjour", elle répond : — Mets-toi debout. Décidément?! Je me lève et tourne sur moi-même. Elle fait la moue mais dit quand même : — Mouais, pas mal... De toute façon, j'en ai marre de faire la serveuse. Si jamais mes copines de la fac me voyaient?! — Je vais la prendre à l'essai. Manifestement, serveuse, elle ne trouve pas ça assez bien pour elle. Elle est jolie et elle a des seins... amusants, mais ça a l'air d'être une chieuse de première?! Je demande à la mère : — Et mon frère, il pourrait travailler ici aussi?? — Pour les photos, certainement... Il peut t'aider aussi pour le service, mais sans être payé, dans un premier temps. Elle baisse la voix et continue : — Par contre, je peux certainement vous trouver des gens pour des photos. Je prends 20 % de commission. Putain, c'est énorme?! — Et si tu veux que je négocie avec le photographe, tu seras gagnante, même en me donnant 20 %. Il va arriver, alors décide-toi. Je dois réfléchir à sa proposition, demander d'autres avis... ou alors, foncer comme je fais toujours. Je tends la main en disant : — D'accord. Elle tape sur ma paume. Voilà, on a fait un deal, j'ai un agent. Ça va trop vite pour Julien, il pose la main sur mon bras en disant : — Tu ne crois pas que.... Je lui coupe la parole : — Quand les grandes personnes parlent, tu te tais. Compris?? — Oui, pardon Samia. — Va mettre tes pieds dans l'eau. Je t'appellerai quand on aura besoin de toi. — Oui, Samia. Il se lève et se dirige vers la mer. Sur ses fesses, je distingue encore un peu la marque laissée par les cordes. Notre petit numéro fait rire Madame Simone, la serveuse et les clients proches. Elle me dit : — Dis donc, tu le mènes à la baguette, ton frère. — C'est ce qu'il lui faut, à ce petit trouillard. — Tu veux boire quelque chose en attendant Monsieur Jo?? — Oh oui, volontiers. On n'a pas eu le temps de prendre un petit déjeuner. Elle crie : — Anaïs, viens prendre une commande. — Oui Madame, j'arrive Anaïs est une jolie brune, certainement une fille de la région. Elle est en uniforme, mais à la mode naturiste : une ceinture avec un porte-monnaie sur le ventre, une casquette américaine et des baskets. C'est mignon. Elle me demande : — Que désirez-vous?? — Deux cafés, s'il vous plaît. Madame Simone ajoute : — Et apporte des croissants. — Merci, c'est gentil. Dites, votre fille est très jolie, elle ne fait pas de photos?? — Oh non, elle est en histoire de l'art à Aix-en-Provence. Elle ne se montrera jamais nue dans une revue. Elle se lève et joute : — N'oublie pas ton frère. Ah, oui je l'avais effectivement oublié?! Il regarde par ici, les pieds dans l'eau. Je lui fais signe de venir. Anaïs revient avec un plateau. Je la regarde plus attentivement. Elle a une chevelure noire nouée en queue de cheval, normal pour une serveuse. Elle a aussi de grands yeux et un petit nez. Je regarde sa chatte toute nue, toute douce, sûrement. Elle me fait un grand sourire et retourne dans le bar en balançant ses fesses. Julien revient timidement s'asseoir. Je mange un croissant. Il me regarde, je fais un petit signe de tête et il commence à manger aussi. Qu'est-ce qu'il est déjà bien dressé?! Anaïs est jolie et sympa, l'autre, Emma, a l'air d'une vraie garce. On vient de finir de manger, quand le photographe arrive. C’est un homme d'une quarantaine avec un bedon de bon vivant et un nez rouge de buveur de "môminettes" (des petits pastis). Il embrasse Madame Simone. On se lève pour le saluer. Il nous dit : — Bonjour les enfants. Miliani a l'œil : je cherche justement un petit couple de votre style. À suivre. Si vous voulez me joindre, je suis ici : mia.michael@hotmail.fr
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Par : le 19/01/20
Voici un petit texte écrit il y a bien longtemps et qui fonde toute ma pratique… Peut-être aidera-t-il certaines personnes… BDSM signifie : Bondage Domination Soumission Sadisme Masochisme 1_ D-S n'est pas S-M : Le sadomasochisme consiste à jouir de donner (sadisme) ou recevoir (masochisme) la souffrance. Une relation de domination peut devenir S-M mais pas forcément... Le D-S est pour ainsi dire un jeu de rôle, un cadre formel de libération et de désinhibition des partenaires l'un par l'autre. Là ou un couple ordinaire pourra prétendre tout partager de ses fantasmes sans jamais savoir si c'est vrai, chacun gardant peut-être une certaine réserve, le format D/s permet une libération progressive de cette réserve par l'abandon de l'un aux ordres de l'autre.... 2_ Un(e) soumis(e) n'est pas un(e) esclave. (sauf si elle le souhaite) la soumission est toujours offerte, jamais exigée. la soumise l'offre à son maître comme condition préalable à la relation, c'est pourquoi c'est à elle de mettre le marqueur de sa condition lorsque son maître lui demande. (vous pouvez lui tendre son collier, lui demander de vous ramener le symbole de votre autorité, une cravache par exemple, pour démarrer une séance de "jeu". Poser l'ambiance est indispensable, utiliser des accessoires est un moyen simple de parvenir à de bons résultats...) En se soumettant, la soumise libère son maître (si tant es qu'il en ai besoin) qui pourra à son tour la libérer des limites qu'elle s'impose malgré elle. il s'agit de la libérer d'elle-même, d'où l'utilité de ramener régulièrement la soumise à un état d'objet, état qui la libère d'une volonté qui va contre ses désirs. 3_ Tout refus d'obéir provient d'un excès du maître. la soumise peut toujours tout refuser mais lorsqu'elle sort ainsi de son rôle, cela autorise le maître à la punir. non pas de manière revancharde ou pour lui faire du chantage (bien que la menace puisse avoir un effet érotique, son usage doit rester mesuré) mais pour réaffirmer le cadre de la relation et la soumise recevra sa punition avec plaisir afin de réaffirmer son adhésion. Une punition doit donc toujours être d'un degré inférieur à ce que la soumise a refusé. (avec possibilité de jouer sur l'intensité) A noter, certaines soumises plus libérées que leurs maîtres se font provocantes, elles veulent être punies et cherchent donc des punitions d'un niveau supérieur à ce qu'elles refusent... 4_ il n'y a pas de règle, pas de limites. les mots de sécurité seront généralement réservés aux pratiques S-M (à cause des risques de blessures) la séance consistera, après la mise en condition préalable, à des défis que la soumise devra relever, il s'agit de transgresser progressivement ses limites en lui imposant ce qu'elle désire faire sans jamais l'avoir osé. Jouer en public, discrètement ou ouvertement; être offerte à d'autres partenaires, s'ouvrir à d'autres sexualités ... les possibilités sont innombrables. au maître de deviner les désirs secrets de sa soumise et de les libérer comme elle a libérer les siens en lui autorisant toutes les audaces... 5_ aller doucement. Une relation D/s offre un cadre qui autorise toutes les transgressions mais le processus de désinhibition est progressif. Pour les premières séances, il faut commencer par se familiariser avec ses rôles respectifs. Se parler, créer un contexte, une ambiance propice, par exemple la soumise peut vouvoyer son maître en continue ou pendant les séances, il peut lui faire faire des tâches habituelles en les sexualisant, la traiter comme un objet pour qu'elle s'habitue à son rôle, s' approprier son corps en jouant à lui refuser la jouissance par exemple... Bref il faut être imaginatif et rester à l'écoute de sa/son partenaire.
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Par : le 06/01/20
Bien que nous nous soyons vus il y a seulement quelques semaines, j’avais une impatience peu habituelle de te retrouver pour passer cette fin d’année et démarrer la nouvelle à tes côtés (à tes pieds ? ;-) ). Après la traditionnelle phase des agapes accompagnant le passage de Sylvestre (le saint), le temps est venu de nous faire plaisir en nous faisant du « bien ». Depuis quelques temps déjà, tu m’avais annoncé que tu souhaitais m’emballer sans que je n’en sache beaucoup plus. Fidèle à toi-même, malgré quelques bribes d’informations, tu as conservé une nouvelle fois les détails pour toi, histoire de garder l’effet de surprise sur moi. Simplement paré de mon collier, ma cage de chasteté et ma cagoule, j’endosse rapidement le rôle d’un simple mannequin. Il ne manquerait plus que la vitrine ! Tu commences par m’affubler de sacs poubelles en guise de trame de fond. Un large scotch gris fait office de couture, des plus efficaces. Après la mise en place de « l’étoffe », tu te lances dans les contraintes en venant enserrer mon torse à divers niveaux. Petit à petit, je sens mes capacités de mouvement se restreindre. J’ai par moment l’impression d’avoir une couturière qui tourne autour de son modèle pour peaufiner sa création. Dès lors, je me retrouve les bras plaqués le long du corps, seules les mains restant libres. Tu passes alors à la couche suivante : le film alimentaire est idéal pour parfaire ce cocon. Je commence à m’imaginer ressortant en papillon ! Malgré son apparence légère et fragile, il impose petit à petit son emprise tout le long de mon corps. Ce ne sont finalement que mes pieds qui restent à l’air libre. Enfin, seulement le temps que tu ouvres un orifice pour faire ressortir la cage et la garder accessible à tes tourments… A l’intérieur, je commence à cuire à l’étouffée. Progressivement, des gouttelettes de sueur commencent à couleur le long de mon dos. Je me sens totalement livré, ne maitrisant plus rien du tout ainsi serré, intégralement. Mais la présence « mordante » de la cage est là pour me rappeler que j’apprécie visiblement la situation. Les quelques sons qui parviennent à mes oreilles me laissent penser que tu dois utiliser du ruban pour faire un nœud autour de ma chaste anatomie. Il ne te reste plus qu’à rédiger tes vœux sur cet original écriteau. N’ayant qu’un champ de vision des plus réduits, je suis bien incapable de définir ce que tu utilises. Il faudra pour cela patienter un moment. Un soudain claquement sur les fesses me sort de mon isolement. Je comprends vite que tu essaies un nouvel accessoire mais je suis bien incapable d’en identifier la nature. Néanmoins au bout de quelques minutes, tu sembles en exploiter toutes les possibilités, tant les contacts se font de plus en plus efficaces, autant sur mon postérieur que sur la cage et son contenu. Avec les multiples épaisseurs de mon cocon/emballage (rayer la mention inutile), ce n’est pas mordant mais cela reste bien claquant, aucun doute là-dessus. Je crois deviner le passage de petites lanières, du genre de celles de ton petit martinet de poche, mais rien n’est moins sûr … Mes sens m’égarent, à croire que mon enveloppe m’isole plus que ce que je ne pouvais soupçonner. De nouveau, j’entends des bruits, cette fois plus sourds, autour de moi. Je devine que tu tournes autour de moi sans comprendre ce qui peut bien se passer. Finalement, le silence revient et tu me fais reculer précautionneusement. Ainsi contraint, je ne risque pas de courir, ni même de m’échapper. Voici que tu me demandes si je peux m’asseoir. Bonne question ! Déjà, j’ai l’impression que mon emballage serré ne va pas m’y autoriser ; mais tu répliques qu’il ne devrait y avoir aucun souci. Ensuite, je n’ai aucune idée d’où je me situe exactement. Je me fie donc à la totale confiance que j’ai en toi pour me lancer. Petit à petit, je parviens à descendre, tout de même avec l’étrange sensation de m’assoir dans le vide. C’est plutôt déstabilisant. Puis je découvre que tu as déposé ton gode juste sous moi. Quelle perverse Maitresse tu es ! Finalement, je me surprends à réussir à tenir une telle position. Comme quoi un physique mieux entretenu ça aide, même dans ces moments-là. Lorsqu’il s’agit de réellement s’assoir sur ce qui se révèle être ton coffre, il faut bien que je me laisser aller … il n’était finalement pas si loin que ça … Tu peux alors libérer ton soumis de son cocon à grands coups de ciseaux (non sans précaution !). Le retour d’un léger courant d’air sur ma peau me rappelle que j’avais commencé à passer en mode sauna portatif, porté très près du corps. Désormais mes chairs fraiches, légèrement « cuites », te sont totalement accessibles. A nouveau, j’hésite sur l’instrument qui vient me tourmenter. Peut-être s’agit-il du paddle à clous à moins qu’il ne s’agisse d’une des cravaches. Quoi qu’il en soit, ma température ne risque pas de redescendre tout de suite. Aucun risque de prendre froid tant tu t’évertues à me garder au chaud. Je crois bien que je lâche quelques couinements… avant de ronronner de plaisirs lorsque tes griffes entrent en scène, qu’elles se fassent douces ou déchirantes, sur le torse ou sur le dos. Mon addiction n’est pas prête de disparaitre. Comme souvent, tu t’attardes sur un de tes morceaux de choix pour ne pas dire ton préféré. Je ne saurais être catégorique, mais toujours est-il que tu y mets du cœur. Je dois même écarter le plus possible les jambes pour te laisser le plus large accès possible. Tu abuses de mon intimité la plus précieuse avec la cage en place. Ta façon si spéciale d’utiliser l’extrémité de ta cravache est toujours aussi efficace. Je ne peux m’empêcher de me trémousser sous de tels assauts. En revanche, mieux vaut ne pas bouger quand ce sont tes griffes qui viennent s’immiscer à nouveau, avant de s’égarer sur mes couilles, un peu comme si une cage à pointes venait se refermer dessus … Tu vas même jusqu’à les écraser tout en venant t’approcher de mon épaule comme si tu venais me faire un câlin. Perverse que tu … perverse que j’adore. Décidément, la cage finit par être un obstacle à tes explorations. En effet, tu t’éclates encore plus une fois l’oiseau libéré. Et puis installée comme tu l’es sur le coffre, tu es juste à la bonne hauteur pour me tourmenter sans fin ! Evidemment, je peine à tenir en place mais tu me tiens par ce que j’ai de plus cher ;-) Après ces tourments particulièrement ciblés, tu t’accordes une petite pause avant de poursuivre en me faisant allonger sur le dos, non sans avoir protégé le parquet auparavant. C’est préférable quand tu allumes les bougies. Couché avec les jambes relevées, je me livre sans retenue profitant de ces multiples impacts chauds. Difficile d’interpréter ce que tu es en train de réaliser. Si au départ, je ressens des gouttes dispersées un peu partout entre mon sexe et mon cou ; par la suite, je devine que tu traces quelque chose, voire même que tu fais du « coloriage ». D’ailleurs, il faut que je prenne garde à ma respiration pour ne pas gâcher ton œuvre d’art. Encore un moment qui m’arrache de petits couinements de satisfaction. C’est assez paradoxal mais ces fugaces contacts brûlants sont plaisants, et surtout, entretiennent souvent le mystère de découvrir le résultat final. Mais avant la révélation, je ressens quelques picotements sur mon sexe. Je suppose d’abord que tu as dû enfiler quelques-unes de tes griffes métalliques acérées. Pourtant la progression des pointes ne correspond pas. C’est alors que la mémoire me revient. Tu as sorti la roulette de Wartenberg. Lentement, elle remonte depuis mon pénis jusqu’en haut de mon torse non sans s’attarder sur mon téton droit. Puis elle repart dans l’autre sens en faisant un détour sur le gauche. Je pourrais presque croire que tu essaies de m’attendrir ! Tu me demandes alors de tenir mes jambes relevées. Heureusement ma souplesse me permet de suivre cette requête et de maintenir la position en plaçant mes mains derrière mes cuisses. Je ne sais pas pourquoi mais je m’attends au pire ainsi exposé … C’est finalement une suite claquante qui m’attend. Je suppose que c’est un des paddles qui vient lourdement me réchauffer le postérieur sans défense. Pour la première fois me semble-t-il, tu en profites pour t’occuper de mes plantes de pieds. C’est que c’est diablement sensible à cet endroit là, et du coup très efficace comme traitement. Nouveaux couinements pendant que tu redescends vers des zones plus charnues. C’est alors que tu me demandes de me retourner sur le ventre. J’essaie de le faire de la manière la plus précautionneuse possible pour éviter de disperser les gouttes de cire en dehors de la bâche. Une fois en place, je ressens assez vite le lourd contact du martinet, qui aurait pu être le flogger à quarante brins mais qui se révèle être le « classique ». Celui-ci procure vraiment des effets variés. Tout mon dos, voire même, plus en profite. Puis tu termines avec un fouet. Ainsi disposé, tu parviens à me flageller le long des jambes jusqu’à la pointe des pieds. C’est presque aussi mordant que sur le dos. Décidément, je ne risquais pas de me refroidir après de telles attentions. Une fois n’est pas coutume, tu décides de retirer la cire sans lanière ni autre objet claquant. Direction la douche. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais peut-être regretter la méthode habituelle. Mais je reconnais que celle-ci apporte plus de proximité. A ton sourire malicieux, je devine que tu dois dissimuler quelque chose dans ton dos. C’était bien ça ! Tandis que je fais couler une agréable eau chaude sur ma poitrine, voilà que tu approches une éponge verte. Brrr. Je suis tombé aux mains d’une vraie sauvage. Heureusement qu’avec l’eau, les billes de cire viennent assez facilement. Je ne me rends pas compte mais je suppose que sous l’effet du frottement, je dois virer au rouge une nouvelle fois. Tout compte fait, après t’être bien amusée à mes dépends, tu me laisses me débrouiller pour terminer le décirage. Avant de profiter d’une bonne nuit de sommeil pour repenser à cette originale soirée entre tes mains. En ce jeudi après-midi, nous avons décidé de figer sur la pellicule tes nouvelles chaussures, deux paires de plateformes perchées à quatorze centimètres de haut, une rouge avec bride, sans aucun doute ma préférée, et une noire tout aussi ravissante et déjà plus faite à tes pieds. Je te découvre en bas des marches dans une croquante tenue sexy : mini jupe noire, petit haut noir en voile suggérant un alléchant soutien gorge rouge, et une paire de collants noirs qui permettent de mettre en valeur au mieux ces nouveaux escarpins vertigineux. Je t’admire de te tenir ainsi perchée, quand bien même ta canne, en plus d’afficher ta majesté, aide à l’équilibre. Je suis conquis (certes je l’étais déjà avant…). Et désormais tu te retrouves aussi grande que moi. Sans surprise, si je t’immortalise en pied et sous tous les angles, c’est surtout sur ces superbes escarpins que je m’attarde plus longuement. Et pourquoi pas une flûte de champagne pour compléter le tableau d’une Dame qui affirme ainsi sa prestance. Autant dans ton escalier d’honneur que dans ton canapé qui fait un parfait trône. Quant à moi, j’ai le droit de déguster un de ces interminables talons aiguilles. Je reconnais profiter à fond de ce moment. Avant que tu m’autorises et m’enjoignes à user de ma langue sur le dessus de ton escarpin gauche. Après un intermède avec mini-nours qui essaie te voler tes nouveaux talons, tu enfiles cette fois les noirs pour promener ton nounours en laisse par le bout de la cage de chasteté, histoire de bien afficher les situations respectives de chacun. Puis c’est mon côté canin que tu souhaites exposer à me plaçant à quatre pattes à tes côtés, les mains parées de moufles idéalement adaptées à la situation. Mais comme tout chien qui se respecte, j’ai dû faire quelques menues bêtises qui me valent la « caresse » de la cravache de poche en forme de cœur. Tu souhaites aussi illustrer ta vision du parfait couple Maitresse / soumis pour sortir. Si tu n’as pas changé de tenue, je suis désormais en tenue vanille à quelques détails près. Si de loin, on ne distinguerait presque que le costume, il en va différemment de près. Quelques détails ne trompent pas : une cagoule sur la tête, surmontée d’une perruque longue, un collier piquant et plus bas une laisse qui extirpe du pantalon mon intimité grâce à un semblant de cockring (en fait la boucle de la cage !). Il n’y a pas à dire, nous devons faire une paire détonante ainsi parés ! L’après-midi se termine avec tes nouvelles cuissardes, certes moins brillantes et moins aériennes que les autres mais Ô combien plus pratiques et confortables pour un port prolongé. Vivement qu’elles servent à nouveau !
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