La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 6 heure(s)
"C'est à Sainte-Hélène que l'empereur écrira ces mots sur le conquérant de la Haute-Égypte qui scelleront sa légende: Le talent de Desaix était de tous les instants. Il ne vivait, ne respirait que l'ambition noble et la véritable gloire. C'était un caractère tout-à-fait antique. Droit et honnête, il s'indigne des pillages, il est animé d'un sens très aigu de la justice". Le plus jeune général de la république, soldat philosophe, membre éphémère de l'Institut d'Égypte qui mourut trop tôt pour devenir maréchal de France, duc ou roi, reçut sans nul doute a posteriori le plus grand des titres, occuper les pensées de l'Empereur déchu à la fin de sa vie. "Il est rare et difficile de réunir toutes les qualités nécessaires à un grand général. Desaix possédait à un degré supérieur cet équilibre précieux entre l’esprit ou le talent et le caractère ou le courage". Dans son "Histoire de la Révolution", Michelet rend un vibrant hommage aux volontaires de 1792 et aux jeunes officiers qui les encadrèrent: "C’était le jeune, l’héroïque, le sublime Hoche, qui devait vivre si peu, celui que personne ne put voir sans l’adorer. C’était la pureté même, cette noble figure virginale et guerrière, Marceau pleuré par l’ennemi. C’était l’ouragan des batailles, le colérique Kléber, qui, sous cet aspect terrible, eut le cœur humain et bon. C’était l’homme du sacrifice, qui, pour lui, voulut toujours le devoir, et la gloire jamais, qui la donna aux autres, et même aux dépens de sa vie. Un juste, un héros, un saint, l’irréprochable Desaix". Quoiqu’il fut général en chef, Louis-Charles-Antoine Desaix accepta avec ferveur et gratitude de devenir le second du général Bonaparte commandant en chef de l’armée d’Angleterre, convertie en armée d’Orient le cinq mars 1798. Pendant deux années, il fut le délégué à pleins pouvoirs pour la Haute-Égypte. Et quand il reprit pied sur le sol de France, à Toulon, ce fut pour courir au combat auprès de son général jusqu’à contribuer par une charge héroïque à la victoire de Marengo, où il tomba mortellement blessé d’une balle au cœur le quatorze juin 1800. Plus proche par l’esprit de Vauvenargues et de Vigny que des maréchaux de l’Empire qu’il valut en art militaire, le général Desaix eut le rare privilège d’être l’ami de Bonaparte qui lui témoigna des sentiments avec une amitié que son cœur, connaissant trop profondément les hommes, n’avait pour personne. Seuls, par la suite, les généraux Duroc et Drouot deviendront les amis de l’Empereur. Louis-Charles-Antoine des Aix de Veygoux naît au château d'Ayat, à Ayat-sur-Sioule dans l'actuel Puy-de-Dôme, le dix-sept août 1768. Le manoir de Veygoux fut vendu en 1830, transformé en ferme, de telle sorte qu’il a perdu son visage d’antan. Le site auvergnat reste charmant: un ruisseau, des blocs de granit, de larges prairies à l’est. Ce fut le cadre de l’enfance du général Desaix. Il est le troisième fils de Gilbert de Beaufranchet d'Ayat de Boucherol Desaix et d'Amable de Beaufranchet. Sa mère est la sœur de Jacques de Beaufranchet seigneur d'Ayat qui épouse le quinze novembre 1755, la ravissante Marie-Louise O'Murphy, ancienne maîtresse de Louis XV et surtout un modèle du peintre François Boucher.    "Ceci est un bel exemple des conséquences positives de la révolution française. Cette dernière ayant permis d'ouvrir les portes des grands offices de la carrière militaire aux plus humbles des roturiers, l'armée peut désormais compter sur des gens peu éduqués, mais habitués à vivre à la dure. Desaix était aussi un amateur d'art et un homme érudit féru d'histoire". Si modeste soit-il, le cadre de son enfance est bucolique et sauvage à souhait. Le château natal de Desaix a hélas disparu, démoli au XIXème siècle. Celui des de Veygoux, vendu par la famille sous la Restauration au comte de Chabrol, existe lui toujours, restauré par son précédent propriétaire, l'écossais Ian Munn Mac Garvier. Malgré les hivers très vigoureux, la vie semble douce à Veygoux pour le jeune Louis qui, passant ses journées à courir les champs et les bois avec ses frères, ses cousins de Verrières, du Teilhot et de Beaufranchet, croît en force sinon en sagesse. Il apprend très tôt à monter à cheval, joue à la guerre avec les fils des métayers, grimpe aux arbres pour dénicher les oiseaux, récite avec soin son catéchisme sous la surveillance attentive de sa mère, apprend à lire et à écrire avec le curé du village. La famille est pauvre mais unie, vivant du maigre revenu de quelques terres. À sept ans Louis-Charles-Antoine entre comme pensionnaire boursier à l’École royale militaire d’Effiat, où son frère aîné l’a précédé. Les oratoriens de Riom y dispensaient une éducation virile à des fils de nobles, de gens de robe et de roturiers. De longues courses à travers la campagne par tous les temps afin de fortifier le corps et pendant les haltes les leçons données par les maîtres pour cultiver l’esprit, des études en salle pour la lecture, pas de congé en cours d’année scolaire, des vêtements les mêmes pour tous en gros drap du pays et de solides principes pour bien se conduire. Louis-Charles-Antoine se distingue par sa vive intelligence et sa mémoire exceptionnelle, spécialement en histoire et en géographie. Il rêve de servir dans la Royale et de découvrir le monde. Il se révèle dans l'ensemble bon élève, bien que manifestement comptant plus sur sa facilité que sur l'effort, ce qui après tout, est le propre des enfants intelligents.    "Le général Desaix était très aimé et beaucoup apprécié par ses hommes dont il partageait la vie d'abord dans l'armée de Sambre-et-Meuse sous les ordres de Pichegru, puis dans celle du Rhin sous les ordres de Moreau. Carrière foudroyante". La lecture des bulletins successifs met en lumière une constitution très robuste doublée d'une solide santé, d'un caractère souvent boudeur et une incontestable distraction dans l'étude des matières religieuses. La mémoire est excellente, tandis que l'expression orale est assurée, mais le style écrit négligé, tout comme ses connaissances en danse et en musique. La culture générale, enfin, est satisfaisante et le comportement en société convenable, ce qui est très important en un temps où le paraître compte autant que l'être. Louis Desaix de Veygoux termine ses humanités sans histoire, à la satisfaction de ses parents et de ses supérieurs, sans que rien cependant ne laisse présager son singulier destin lorsque, au seuil de sa quinzième année, les oratoriens l'affranchissent de leur pesante mais affectueuse autorité. Le contrat est rempli, le voici destiné à faire son temps dans l'armée jusqu'au grade de capitaine, jusqu'à l'attribution de la croix de chevalier de Saint-Louis qui fera de lui un vétéran confirmé. En 1783, son père mourut. Son frère était devenu officier à Beauvaisis-infanterie. Il fut affecté le dix-huit octobre, comme troisième sous-lieutenant en pied, sans appointement, à Bretagne-infanterie dont le colonel était le comte de Crillon. Selon l’usage de l’époque, afin de se distinguer de son frère, il choisit le nom de chevalier de Veygoux, signa désormais Desaix de Veygoux. Le huit juillet 1784, le sous-lieutenant reçut un traitement alors qu’il était en garnison à Grenoble, d’où son régiment fut transféré à Briançon. En octobre 1789, il obtint un congé de six mois pour revoir sa famille. Il avait vingt-et-un ans. On sait que pendant cette période d’initiation au métier des armes, il lut beaucoup, marquant d’un ex-libris les livres qu’il achetait. Par ailleurs, il fut sollicité d’entrer dans la franc-maçonnerie mais refusa, témoignant ainsi de son indépendance de caractère. En mars 1790, il quitta l’Auvergne et rejoignit le Bretagne-infanterie à Huningue. Après un bref séjour à Lucerne, il prit le commandement de la sixième compagnie du deuxième bataillon. Son régiment avait été créé en 1664 sous le vocable de Mazarin-français. Promu lieutenant le vingt-quatre novembre 1791, il passa quelques jours dans sa famille qui le complimenta de son épaulette d’or. Mais sa mère et sa sœur lui reprochèrent de ne pas émigrer comme ses deux frères engagés dans l’armée des princes, puis dans celle de Condé. Il y est nommé aide de camp du commandant Victor de Broglie. Alors qu'il est chargé de porter des courriers à Bourbonne-les-Bains et voulant éviter les contrôles au bourg de Xertigny, il se fait arrêter et conduire à la prison d'Epinal où il sera interrogé puis remis en liberté grâce à une intervention de Poullain Grandprey. Le comité révolutionnaire du district en profite pour faire procéder à la vente de ses meubles à Riom en prétextant qu’il est émigré. Ayant montré une rare bravoure au combat de Lauterbourg, il est nommé général de brigade à titre provisoire le vingt août 1793, à vingt-cinq ans, confirmé dans ce grade le onze septembre 1793, nommé ensuite provisoirement au grade de général de division le vingt-quatre octobre 1793.    "Longtemps plus tard, Chateaubriand écrira dans ses "Mémoires d outre-tombe": "Les hommes disparus jeunes sont de vigoureux et intrépides voyageurs, ils font très rapidement une route que les hommes moins forts achèvent à pas lents".Il a fallu un an à peine pour que ce jeune météore foudroyant qui semble ne pas voir les jours passer, atteigne le plus haut niveau du commandement militaire. Alors âgé de vingt-cinq ans et quatre mois, il devient le benjamin des généraux de la république puisque Jourdan a six ans de plus que lui, que Hoche et Marceau ont son âge mais ne le seront, le premier qu'en octobre, le second un an plus tard et que Bonaparte enfin, son cadet d'un an ne le deviendra qu'à la fin du mois de décembre. S’il est aimé de ses hommes qui, par les armes, ont montré qu’ils tenaient à le garder pour chef, son exemple et ses capacités militaires sont tels que les généraux en chef Pichegru, puis Moreau sollicitent son avis sur la stratégie à adopter. Sa prudence et le contrôle de soi lui évitent d’accepter à trois reprises le commandement de l’armée du Rhin qui avait conduit successivement dix généraux à la guillotine. Toutefois ses responsabilités sont lourdes, il commande cinq divisions en Haute-Alsace et est chargé de signer le vingt-trois décembre 1795, un armistice avec le général Clairfayt. Le vingt avril 1797 alors qu’il porte l’uniforme de commandant en chef, bleu marine aux parements à feuilles de chêne d’or avec écharpe blanche, il repasse le Rhin à Diersheim où il est blessé à la cuisse en chargeant à son habitude à la tête de ses troupes. Sa convalescence dure trois mois. Afin de se remettre complètement, il entreprend d’aller en Italie saluer Bonaparte dont la renommée l’attire et l’enthousiasme. Et comme il souhaite toujours apprendre, il prépare un circuit de plusieurs semaines afin de découvrir ce qui l’intéresse: Bâle, Lucerne, le Saint-Gothard, Lugano, Côme, Milan, Mantoue, Padoue, Trévise, Venise. Modestement vêtu en civil, accompagné de son aide de camp Rey et d’un domestique, il part le dix-neuf juillet comme un voyageur ordinaire. À Venise, il a son premier contact avec la mer qui l’avait toujours attiré sans la connaître. De là, il gagne le quartier général de l’armée d’Italie et à Passeriano, dans la maison d’été du doge Manin, il rencontre pour la première fois le général Bonaparte le vingt-sept août 1797. La sympathie est spontanée et réciproque, l’entente immédiate. Il écrit: "J’ai enfin rencontré un grand homme. Vous ne pouvez avoir une idée de son caractère, de son esprit, de son génie. Je suis enchanté de l’avoir vu". Celui-ci lui confie alors l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral. Le convoi de soixante navires et de sept mille hommes quitte Civita-Vecchia le vingt-six mai 1798. Desaix est à bord de La Courageuse, l’unique frégate de sa flotte. Le savant Monge y est également ainsi que Donzelot, Rapp et Savary. "Je ne rêve que pour la marine, je suis continuellement sur mon escadre."   "Desaix, Desaix, articule péniblement le mourant, c'est l'attitude du vieux roi Fingel pleurant son fils Ossian et racontant sa légende telle qu'elle fascinait tant Napoléon dans le tableau qu'il avait spécialement commandé au peintre Girodet". Débute alors le destin fabuleux de l'homme que l'Histoire nommera pour ses qualités humaines "le Sultan juste". Alors que depuis deux jours le convoi a jeté l’ancre en vue de Malte, l’escadre de Bonaparte est en vue le neuf juin. Desaix et Monge gagnent le vaisseau amiral. Le Grand-maître de l’Ordre de Malte s’étant retranché derrière la convention n’autorisant que quatre navires à la fois pour le droit d’aiguade, le général Bonaparte, sur instruction du Directoire décide de s’emparer de l’île. À l’aube du dix juin les troupes débarquent, Desaix à la pointe Saint-Paul reçoit la capitulation du fort Rohan qu’il a investi. Le Grand-maître tergiverse puis cède. Un armistice est signé transformé aussitôt en transaction dédommageant pécuniairement l’Ordre. Après la prise de la cité, Desaix qui commandait en second est chargé alors de la mission la plus périlleuse, avancer dans le désert vers Damanhour et Ramanieh avec les brigades Friant et Belliard et trois régiments de cavalerie dont les deux tiers des cavaliers sont à pied portant leur harnachement sur le dos. Il écrase les mamelouks à Chébreiss, le treize juillet 1798 et s'illustre lors de la bataille des Pyramides. Il reçoit l'ordre d'aller faire la conquête de la Haute-Égypte, et d'y achever la destruction des mamelouks. Il livre alors divers combats à Sonaguy, à Thèbes, aujourd'hui Louxor, à Samanouth, aujourd'hui Sebennytos, à Syène, aujourd'hui Assouan et triomphe partout. Son administration est telle qu'elle lui vaut le surnom de Sultan juste de la part des vaincus eux-mêmes. En homme instruit, il procure aussi aux scientifiques chargés de reconnaître le pays tous les renseignements qu'il a recueillis, en recherchant lui-même les ruines et les monuments importants. Conformément aux instructions de Bonaparte de ne pas asservir l’Indigène ni de le flatter par des privilèges, il pense à créer une classe de petits propriétaires en distribuant la terre à ceux qui donnaient leur aide. Il apprend l’arabe pour parler aux autochtones. Il ne condamne qu’après avoir rendu la justice lui-même. Il sait tempérer les horreurs de la guerre par des traits de générosité et de grandeur d’âme. Rappelé de Haute-Égypte, il bénéficie de laconvention d'El-Arich signée par Kléber avec les Turcs et les Anglais et s'embarque pour l'Europe le trois mars 1800. Délivré par un ordre supérieur venant des mains du vice-amiral, Desaix écrit de Toulon au Premier Consul. Peu de temps après, le cinq mai 1800, sans même avoir revu sa famille en Auvergne, il part pour l'armée d'Italie rejoindre Bonaparte.    "C'est l'irrésistible appel de la dernière heure vers le compagnon de jeunesse et par là même d'éternité, la certitude de le retrouver bientôt au Panthéon, lui avec qui, de l'Italie à l'Orient, il avait trouvé la gloire et avec qui, en Égypte, il avait frôlé, sous l'éclatant soleil , l'immortalité. Car la mort de Desaix à Marengo, c'est celle de Patrocle sous les murs de Troie. Nouvel Achille, Napoléon ne s'en remettra pas. Je battrai les ennemis tant que je serai aimé de mes soldats". L'Autriche reste en lice, encore puissante et assoiffée de revanche. Elle aligne deux armées, celle de Kray en Allemagne avec cent mille hommes et celle de Mélas en Italie en comportant cent vingt mille. Vienne n'a qu'un but: envahir la France simultanément par l'Alsace et la Provence. Contre elle, Bonaparte dispose de trois armées. La stratégie consulaire répond à un double but: détruire les autrichiens en Italie et les anéantir en Bavière sur le front du Rhin. L'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau, piétine dans sa marche vers Vienne, tandis que l'armée d'Italie, sous le commandement de Masséna, se fait assiéger dans Gênes sans relâcher la pression sur les autrichiens. Bonaparte lève dans l'improvisation une "armée de réserve": quarante mille hommes, six mille chevaux, quarante canons. Le quatorze mai 1800, lui-même franchit à sa tête le col du Grand-Saint-Bernard, en Suisse, malgré plusieurs mètres de neige au col. Bonaparte entre sans coup férir à Milan, sous les acclamations de la population, coupant les liaisons entre Vienne et l'armée autrichienne du feld-maréchal Michel von Melas, qui assiège Gênes. Mais c'est trop tard pour Masséna qui a capitulé le cinq juin après une résistance remarquable. Les autrichiens choisissent le lieu de la rencontre. Ce sera près de la forteresse d'Alexandrie, dans la plaine du Pô, où leurs forces sont en nombre. La bataille décisive se produit à Marengo et débute mal pour les français. Néanmoins, ils arrivent à se retirer en bon ordre grâce à la couverture des neuf cents grenadiers de la Garde consulaire. Pendant ce temps, Desaix, qui commande la force que Bonaparte a détachée de son armée auparavant, se hâte dans sa progression et atteint un petit carrefour au nord de Cascinagrossa. On rapporte qu'après avoir questionné Bonaparte sur la situation, Desaix répondit: "Cette bataille est perdue. Cependant, nous avons encore le temps d'en remporter une autre". Voyant que la bataille devient des plus indécises, Napoléon envoie Desaix à la tête de la cavalerie pour une charge qui se veut décisive. Au moment décisif, Desaix, au cheval plus léger et donc plus rapide, se retrouve isolé. Il est alors atteint par une balle au torse qui le désarçonne, le tuant ainsi au faîte de sa gloire. On ne reconnaîtra sa dépouille qu'après la bataille, à ses longs cheveux torsadés. Le général Desaix mourut à trente-et-un ans alors que ce même quatorze juin, Kléber était assassiné par un fanatique. Très affecté par sa mort, le premier consul fait transporter à l'hospice du Grand-Saint-Bernard la dépouille mortelle du général Desaix, dont il est très proche. Elle est inhumée dans la chapelle des Hospitaliers du Grand Saint-Bernard le dix-neuf juin 1805. Berthier, ministre de la Guerre, représentant l'Empereur, prononce son éloge funèbre. En apprenant la mort de son ami, Bonaparte aurait dit: "Pourquoi ne m'est-il pas permis de pleurer ?" Mais Desaix n'écoute plus. Couché sous le marbre, indifférent aux plaintes des bourrasques alpines qui régulièrement gémissent à la porte dumonastère, il sourit dans tout l'éclat de sa jeunesse. Il sourit à l'immortalité. Il sourit au dieu Osiris qui là-bas, au cœur de l'un des plus beaux pays du monde, entouré d'Isis et de Nepthys, veille désormais sur le sommeil éternel du "Sultan juste". On a abusé des hommes de Plutarque, en leur comparant des honnêtes gens qui n’avaient rien d’héroïque. Mais Desaix était réellement l’homme de Plutarque, et l’antiquité ne pourrait que difficilement lui opposer un capitaine grec ou romain.    Bibliographie et références:   - Alexandre de Haye, "Le général Desaix" - Joachim Ambert, "Un homme de cœur, Desaix" - Frédéric Barbey, "Desaix au Grand-Saint-Bernard" - Léonard Bernet-Rollande, "Les ancêtres du général Desaix" - Laurence Charles, "Desaix, le soldat juste" - Armand Sauzet, "Desaix le sultan juste" - Gonzague Saint Bris, "Desaix, le sultan de Bonaparte" - Charles Mullié, "Louis Charles Antoine Desaix" - Jean Ehrard, "Louis Charles Antoine Desaix" - Bruno Ciotti, "La dernière campagne de Desaix" - Félix Martha-Beker, "Le général Desaix" - Gaston Bernard, "Desaix, le sultan juste" - Charles Valette, "La mort de Desaix à Marengo"   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
61 vues 3 aime