Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Comme à son habitude, Octavia Miller arrivait en retard à la conférence de rédaction du journal qui l’employait, le San Francisco Chronicle. Elle descendit en hâte du taxi, faillit se prendre les jambes dans le marche-pied du véhicule. Elle tendit un billet de cinq dollars au conducteur, prit la monnaie, jeta un bref coup d’œil sur la pente vertigineuse de l’avenue qui semblait s’engouffrer dans l’océan Pacifique et poussa avec force la porte battante en-dessous de la tour blanche de la vénérable institution et de son horloge.
Elle courut ensuite vers la salle de réunion où se tenaient tous les matins les conférences de rédaction qui décidaient de la répartition des tâches entre les journalistes qui se partageaient la couverture de l’actualité de la métropole. La coiffure désordonnée, en sueur, la jeune journaliste stagiaire arriva dans la salle et prit une chaise au fond tandis que le rédacteur en chef discourait : « Merde ! Ça a déjà commencé ! », pensa-t-elle avec une pointe de dépit mêlé de culpabilité.
Elle n’arrivait pas trop à suivre le propos où il s’agissait de faire la promotion du maire républicain Elmer Robinson comme candidat à la présidence de la Conférence des Maires des États-Unis d’Amérique. Elle sortit une cigarette toute froissée de son paquet en l’allumant avec nonchalance avec son briquet à essence à l’effigie du président FDR, que lui avait offert un admirateur plus leste de la main au cul que du compliment bien tourné, qu’elle avait néanmoins réussi à éconduire avec tact et un petit chantage anodin mais non sans difficultés. Elle tira quelques bouffées de sa clope puis quelques instants plus tard crut entendre la vois suraiguë de castrat de mister Hawthorne, le rédacteur en chef, qui clamait son nom : « Miss Miller ! Miss Miller ! », glapissait-il avec une vivacité surprenante chez un homme de sa corpulence.
- Oui, mister Hawthorne ? répondit Octavia Miller d’une voix douce mais suffisamment ferme pour couvrir le brouhaha de la salle de réunion bondée.
- Vous accompagnerez monsieur Arthur Reilly pour couvrir la conférence de presse de mister Robinson qui se tient à 11 heures au San Francisco City Hall, répondit mister Hawthorne.
- Je crains que cela ne soit possible, mister Hawthorne, fit miss Miller d’une voix placide, comme Mrs. Hairybush est souffrante, j’ai promis de la remplacer pour l’interview du docteur Vassilis Zlotov, de l’université de Berkeley.
- J’en ai rien à foutre de ces connards de gauchistes de Berkeley ! répliqua mister Hawthorne d’un ton rogue, vous irez là où je vous dis d’aller et puis c’est tout, miss Miller ! C’est quand même pas une petite sufragette de mes deux d’origine française qui va venir me casser les couilles !
Après ce trait d’esprit sans égal, mister Hawthorne donna la conférence de rédaction pour conclue et chacun s’en alla vaquer à ses occupations. Octavia adorait cette fébrilité où l’ambiance des salles de rédaction bruissait de cette tension qui convergeait vers un seul but : préparer l’édition du lendemain. Elle détestait néanmoins l’autoritarisme et l’arbitraire qui y régnaient, où la testostérone et les préjugés imbéciles l’emportaient sur la libre réflexion : « Quel connard de merde ! », songea-t-elle avec amertume, « je vais devoir aller à une conférence de presse pour faire mousser une sous-merde de maire républicain bien réac, y passer la matinée pour qu’on me cède au maximum 1000 signes sur une colonne pour un sujet annexe à la con alors que Reilly va faire toute la page. Leur papier de merde, ils peuvent se le foutre au cul ! Je vais pas poser un lapin à Zlotov ! ».
Mrs. Hairybush était une journaliste chevronnée du San Francisco Chronicle ; elle avait notamment été reporter de guerre en Angleterre et lors du débarquement de Normandie et avait suivi les prouesses du 6888e bataillon postal, essentiellement composé de jeunes femmes afro-américaines. Cela lui avait valu notamment la sulfureuse réputation, au sein de la rédaction, d’une défenseure acerbe des droits civils des Noirs américains, ce dont elle ne s’était jamais défendue, ni d’ailleurs de son surnom autrement problématique de BPL, pour « black pussy licker », dont elle n’avait cure, ni d’ailleurs des quolibets que le caractère incongru de son patronyme suscitait.
Toujours est-il que lorsqu’Octavia Miller fut recrutée comme reporter stagiaire au sein de la rédaction de ce journal avec l’encre encore toute fraîche sur son diplôme d’histoire de la faculté de Berkeley, Mrs. Hairybush la prit sous son aile protectrice sans bien entendu que miss Miller ne se doutât le moins du monde que l’intérêt que la vénérable dragonne lui portait était tout autre que maternel.
Et c’est ainsi qu’au fil des jours et des semaines, alors même que les coqs de la rédaction ne voyaient rien d’autre en Octavia Miller que la mignonne petite stagiaire à la chevelure d’or qui servait le café lors des conférences de rédaction mais dont la prestance et le maintien suggéraient que sa jupe était une frontière aussi infranchissable que les rivages de l’île d’Alcatraz, ce malgré une indéfinissable aura de sensualité contenue, Mrs. Hairybush la guidait de façon discrète mais sûre vers des reportages intéressants grâce auxquels la petite stagiaire avait pu imposer, du moins de façon partielle, la sagacité d’une plume qui ne demandait qu’à pouvoir s’épanouir.
Il advint donc qu’en ce printemps de l’année 1953, après l’élection du président Eisenhower, les activités de la sous-commission d’enquête du Sénat fédéral présidée par le sénateur Joe MacCarthy commençait à peser sérieusement sur la vie quotidienne des citoyens de cette grande nation démocratique que sont de façon incontestable les États-Unis. Mrs. Hairybush avait pris rendez-vous dans un bar de San Francisco avec un éminent professeur de physique de l’université de Berkeley, le docteur Vassilis Zlotov, qui avait contribué auprès de l’Italien Enrico Fermi à certains développements théoriques de la physique quantique après la seconde guerre mondiale : ce dernier avait même été le directeur de sa thèse de doctorat. Cet enseignant universitaire avait pris parti en faveur de nombre de ses collègues et étudiants de Berkeley exclus de la faculté suite à des accusations calomniatrices de prétendues sympathies ou activités communistes : « Je suis vieille et fatiguée », avait dit Mrs. Hairybush à Octavia Miller, « je vais donc prétendre être malade et tu iras à cet entretien à ma place : ça va propulser ta carrière comme si t’avais une putain de fusée V2 des Boches accrochée à ton mignon petit cul ! ».
Octavia entra non sans appréhension dans cet antre à l’atmosphère alourdie par la fumée du tabac que les gros ventilateurs accrochés au plafond, dont la lampe centrale diffusait une lueur blafarde, n’arrivaient pas à dissiper. Malgré le fait que mademoiselle Miller luttait de façon opiniâtre contre les préjugés raciaux qu’on lui avait inculqués depuis sa plus tendre enfance, elle ne put s’empêcher de remarquer le contraste saisissant entre l’élégance des lieux, très City Beautiful art déco américain, et une clientèle majoritairement composée d’Afro-Américains qui la regardaient d’une façon qu’elle jugeait peut-être à tort hostile. Son regard glissa sur la serveuse derrière le bar, dont la beauté la fascina. Cette dernière avait ce visage fin qui faisait la beauté des jeunes femmes noires américaines et ce regard franc qui les rendait si intimidantes aux yeux des blancs. Elle était vêtue d’un débardeur blanc qui mettait sa poitrine en valeur de façon explicite mais élégante et d’une jupe en cuir noir, ainsi que de bas résilles qui lui arrivaient juste au-dessus des genoux : « Cesse de regarder les femmes ! », se morigéna Octavia Miller en son for intérieur, « ces désirs sont malsains et tu le sais ! ».
Tout en observant son environnement, Octavia se demanda pour quelle raison le docteur Zlotov, éminent professeur de physique, avait donné un rendez-vous de presse dans un lieu visiblement mal famé, mais les instructions de Mrs. Hairybush ne souffraient pas de la moindre ambiguïté. Elle avisa enfin, assis seul à une table devant une chope de bière, le regard bleu et mélancolique, un homme d’une trentaine d’années, le visage brun et hâlé mais des yeux azur et des pommettes hautes, un je ne sais quoi distingué et aristocratique qui pouvait dénoter des origines slaves. Malgré son caractère européen marqué, il semblait néanmoins parfaitement à son aise parmi la foule des clients Afro-Américains du bar. Elle décida d’aller à sa rencontre.
Octavia Miller se dirigea vers la table de cet étarnge inconnu et s’adressa directement à lui :
- Veuillez m’excuser, fit-elle, vous ne seriez pas le docteur Zlotov, par hasard ?
- Euh… oui oui… c’est bien moi, bafouilla-t-il lamentablement, mais… ?
- Je suis Octavia Miller, reporter au San Francisco Chronicle, répondit Octavia d’un air assuré afin de ne pas laisser ce brave universitaire se vautrer dans ses balbutiements incohérents. Nous avions rendez-vous.
- Mais mais… j’avais rendez-vous avec Mrs. Hairybush, pas avec… avec…
- … une jeune femme inexpérimentée ! conclut Octavia d’un ton tranchant. Cependant, Mrs. Hairybush est souffrante, il va donc vous falloir vous accommoder de ma présence.
À ces mots, l’attitude du docteur Zlotov changea brusquement. Il se leva et Octavia Miller fut étonnée de sa taille presque gigantesque pour un jeune homme certes distingué mais qu’on devinait timide et emprunté avec les femmes.
- Oh ! Je vous prie de m’excuser de ma discourtoisie, mademoiselle, fit-il d’un ton plus affermi et avec un accent irréprochable sur le "mademoiselle" dit en français au milieu d’une phrase en anglais avec une indéfinissable tonalité slave, permettez-moi de me présenter : docteur Vassilis Maximovitch Zlotov, titulaire d’une chaire en astrophysique en notre vénérable université californienne de Berkeley. Pour vous servir !
Et le docteur Zlotov prit la main droite d’Octavia, se pencha vers cette dernière, la toucha presque des lèvres avec cette courtoisie typiquement européenne qui semblait déjà tomber en désuétude, puis relâcha la main de la jeune femme et l’invita à s’asseoir. Octavia remarquait en cet étrange jeune homme une fébrilité, une passion dans le regard qu’elle n’avait jamais rencontrées auparavant dans le regard d’aucun homme, une sorte de faim insatiable mais contenue qui la mit légèrement mal à l’aise sans qu’elle pût en définir la cause. Mais l’affabilité du personnage et son excentricité toute européenne la firent sourire en son for intérieur : « Les slaves sont encore plus cons que les Anglais ! », pensa-t-elle avec amusement.
Octavia s’assit sur le fauteuil de la stalle qu’occupait le docteur Zlotov, en face de ce dernier et dit :
- Enchantée de faire votre connaissance, docteur Zlotov, fit Octavia en adoptant d’instinct un ton professionnel. Je sais que la raison de notre rendez-vous est la récente expulsion de l’université d’étudiants et d’nseignants en raison de leurs activités jugées communistes mais je n’en sais pas beaucoup plus.
- Vous ne voulez pas boire un verre avant d’entamer le sujet ? demanda Zlotov en levant un bras afin d’attirer l’attention de la serveuse, j’ai horreur de parler la bouche sèche et je dois vous confesser que les Russes ne sont pas réputés pour leur sobriété et c’est pour un fois un préjugé qui a de solides fondements.
Il ricana après avoir prononcé ces mots sans qu’Octavia puisse déterminer si ses propos étaient à vocation humoristique ou si le brave docteur parlait sérieusement. Elle avait l’impression de s’adresser à un homme désenchanté qui semblait s’exprimer constamment dans le clair-obscur d’un second degré désabusé et cynique. Mais pourquoi faudrait-il qu’elle porte ce jugement hâtif sur des propos concernant la proverbiale ivrognerie des peuples slaves et qui n’étaient probablement qu’une anodine autodérision ? Mais il était vrai que ces derniers temps, de nombreux intellectuels américains se cachaient derrière le paravent d’un cynisme de façade afin de pouvoir exprimer de façon larvée leur mécontentement face à la chasse aux sorcières dont ils étaient l’objet.
La fascinante serveuse noire vint passer commande de leurs boissons. Octavia demanda une bière et Zlotov un verre de vin blanc californien. C’est alors que, fugacement, Octavia remarqua dans le regard que lançait Zlotov à la serveuse non pas l’admiration ordinaire que peut éprouver un homme pour une jolie femme mais une forme d’adoration, de vénération quasiment mystique, comme s’il ne s’agissait pas d’une simple femme mais d’une sorte de déesse antique, une divinité de l’amour dont le culte païen se serait perdu dans le limon des siècles. Elle en fut perturbée et chassa rapidement cette pensée fugace de son esprit, surtout parce qu’elle voulait elle-même échapper à l’attraction que produisait sur ses sens la beauté féminine.
La serveuse, sans un mot, vint leur apporter leurs boissons. De nouveau, Octavia remarqua dans le regard du docteur Zlotov cette lueur violente de vénération béate. Ce dernier leva son verre et dit :
- Aux libertés du peuple américain. Je vais être bref. Il n’y a pas que des libertés intellectuelles et universitaires que je veux défendre. Il y a aussi d’autres droits. J’ai deux questions à vous poser. Êtes-vous une personne digne de confiance et acceptez-vous de m’accompagner voir des gens obligés de vivre dans la plus grande discrétion ?
- À la première question, oui sans hésitation, répondit Octavia d’un ton égal et avec un petit sourire, à la deuxième, oui, si j’ai la garantie de pouvoir écrire un bon papier avant la clôture de l’édition.
- Alors finissons nos verres et suivez-moi.
55 vues
4 aime
(Illustration d'Octavia )
Max resta figé un long moment après le départ de la gérante, le papier froissé dans sa main, l'adresse gravée dans sa mémoire. Son cœur battait à tout rompre, un mélange de peur et d'excitation qui lui nouait l'estomac.
Il rentra chez lui en marchant lentement, les mains dans les poches, la nuit déjà tombée sur la petite ville tropicale. Il s'assit sur son lit, relut l'adresse une dizaine de fois, la mémorisa, puis déchira le papier en petits morceaux et les jeta aux toilettes.
Il hésita. Longtemps. Une partie de lui voulait fuir, faire semblant de rien, ne jamais remettre les pieds au cyber. Mais une autre partie, plus profonde, plus viscérale, savait qu'il irait. Qu'il avait besoin d'aller. Que c'était une chance, une occasion, une porte qui s'ouvrait.
"Si je n'y vais pas, je ne saurai jamais ce que ça fait d'obéir à une vraie maîtresse." Il se leva, prit une profonde inspiration. Il irait. La préparation commença.
Il entra dans la salle de bains, se déshabilla, se regarda dans le miroir. Il était grand, mince, la peau café au lait. Il se sentit vulnérable, exposé. Il aimait ça. Il commença par le rasage. Intégral. Partout. Il prit son temps, appliquant la mousse, passant le rasoir avec précaution, laissant sa peau devenir lisse, douce, offerte. Il s'agenouilla pour atteindre les endroits les plus intimes, les plus difficiles, les plus humiliants. Quand il eut terminé, il se passa la main sur la peau. Parfait. Pas un seul poil.
Puis le lavement. Il sortit la petite poire de sa cachette, la remplit d'eau tiède. Il s'allongea sur le côté, les genoux relevés, et s'offrit à lui-même le rituel qu'il connaissait si bien. L'eau coula, tiède, douce, emplissant son ventre jusqu’à ce qu'il se sente plein. Il compta jusqu'à soixante, imagina ce qu'elle allait lui faire, les ordres, les humiliations, les sensations. Il se sentit dur, excité, mais il se concentra sur le geste, sur la préparation.
Il recommença une deuxième fois, puis une troisième, jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire. Il se sentit vide, propre, prêt.
Il s'allongea sur son lit, une serviette sous lui, laissant son corps se reposer. Il ferma les yeux, imagina la gérante, ses vêtements de cuir, ses talons aiguilles. Il imagina ses mains sur lui, sa voix, ses ordres.
Il se leva, s'habilla. La tenue scolaire du lycée : une chemise blanche, un pantalon sombre, et une cravate bleu marine, strictement nouée. Rien de trop voyant. Il prit une petite bouteille d'eau de toilette dans son sac, pour se rafraîchir après les cours. Il vérifia qu'il avait son collier de chien, celui qu'il avait acheté en ligne, qu'il cacha au fond de son sac. Il descendit, rejoignit ses parents dans la cuisine. "Je rentrerai tard ce soir", dit-il en évitant leurs regards. "On a des exercices de maths à finir en groupe avec des camarades.
La journée de cours passa lentement, interminablement. Max n'arrivait pas à se concentrer. Il regardait le tableau sans voir, écoutait les explications sans entendre. Son esprit était ailleurs, à 20 heures, à l'adresse, à elle. À 17 heures, les cours s'achevèrent. Il prit son sac, sortit du lycée, marcha vers le centre-ville. Il entra dans un café, commanda un verre, attendit que l'heure avance. Il ne voulait pas arriver trop tôt, pas trop tard. Il voulait être parfait. À 19 heures, il se leva. Il alla dans les toilettes, se passa de l'eau de toilette sur le cou, sur les poignets, se rafraîchit le visage. Il se regarda dans le miroir, ajusta sa cravate. Il était prêt.
L'adresse était dans un quartier résidentiel, dans un immeuble ancien aux façades crépies, aux balcons en fer forgé. Il monta les escaliers, son cœur battant à chaque marche. Il s'arrêta devant la porte, le numéro gravé sur une plaque de cuivre. Il frappa. La porte s'ouvrit.
Elle était là, la gérante du cyber. Elle avait changé de tenue. Elle portait un corset en cuir noir qui moulait sa poitrine, laissant ses seins généreux presque entièrement dénudés. Une jupe courte, si courte qu'elle dévoilait ses cuisses, des bas résille qui montaient jusqu'à mi-cuisse, des talons aiguilles qui claquaient sur le sol. Ses cheveux étaient tirés en arrière, ses lèvres rouges sombres. Elle était magnifique, intimidante, irrésistible. Elle sourit, un sourire large, triomphant.
"Tu es ponctuel. J'aime ça. Entre." Max entra.
L'appartement était sobre mais spacieux. Des murs blancs, des meubles en bois clair, des plantes vertes. Une grande baie vitrée donnait sur la ville. Un canapé en cuir noir, une table basse, des étagères remplies de livres. Rien ne laissait présager ce qui allait se passer. Elle referma la porte derrière lui. Un bruit sec, définitif.
"Enlève tes chaussures", ordonna-t-elle. Il obéit, se déchaussa, les posa près de la porte. Elle le regarda, le détailla de la tête aux pieds, s'attardant sur sa tenue scolaire, sur sa cravate. "J'aime les garçons en uniforme. Ça me rappelle ma jeunesse." Elle fit un pas vers lui. "Maintenant, mets-toi à poil."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il hésita, une seconde, deux secondes. Il n'avait jamais été nu devant une femme, pas comme ça, pas dans ce contexte. Elle le vit hésiter. Son sourire s'effaça, remplacé par une expression froide, dure.
"Tu as entendu ce que j'ai dit ?" Elle leva la main, et avant qu'il ait pu réagir, elle le gifla. Une gifle sèche, sonore, qui claqua dans le silence de l'appartement. Max resta figé, la joue brûlante. Il ne s'y attendait pas. La douleur, la surprise, la honte. Mais aussi une excitation, une onde de chaleur qui lui parcourut le corps. Il était dur, soudainement, violemment dur. Elle le regarda, vit son érection et sourit.
"Ah. Tu aimes ça. Je vois. Alors, tu vas obéir ?" Max hocha la tête, incapable de parler. Il se dépêcha d'enlever sa chemise, de défaire son pantalon, de le laisser tomber. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
"Doucement", dit-elle, levant une main. "Doucement. Je n'ai pas dit que tu pouvais te dépêcher. Mets-toi contre le mur. Bras écartés. Jambes écartées. Je vais te fouiller."
Il obéit, s'approcha du mur, écarta les bras, écarta les jambes. Il sentit le plâtre froid contre sa joue, contre ses paumes. Elle s'approcha, ses talons claquant sur le sol. Il sentit son parfum, ses mains qui se posèrent sur ses épaules, qui descendirent le long de son dos, de ses fesses, de ses cuisses.
"Bien", dit-elle. "Tu es musclé, mais tu es souple. J'aime ça." Ses mains s'attardèrent sur ses fesses, les palpèrent, les écartèrent légèrement. "Tu t'es rasé. Parfait. Pas un seul poil. J'apprécie les soumis soignés." Ses doigts glissèrent entre ses fesses, effleurant son anus, le caressant doucement.
"Tu es propre. Tu t'es préparé. J'aime ça aussi." Elle rit doucement, un rire salace, puis retira ses mains. "Tourne-toi. Lève les bras." Il obéit. Elle s'approcha, ses mains glissant sur sa poitrine, sur son ventre, sur son érection qu'elle caressa distraitement.
"Tu es excité. On voit que tu as envie." Elle recula, le regarda, un sourire aux lèvres. "Maintenant, à quatre pattes."
Il s'agenouilla, se mit à quatre pattes, la tête baissée, les fesses offertes. Elle s'approcha, et il sentit quelque chose autour de son cou. Sa cravate. Elle l'enroula autour de son cou, la serra légèrement, comme une laisse. "Parfait", dit-elle en tirant doucement. "Tu es mon chien, maintenant. Et tu vas me suivre." Elle le promena à travers l'appartement, le guidant par la cravate, le faisant passer d'une pièce à l'autre. Max rampait, docile, les mains et les genoux sur le sol, les yeux baissés. Il se sentait humilié, exposé, et pourtant, une partie de lui adorait ça. Elle le guida vers le canapé, s'assit, puis s'allongea, sa jupe courte remontant le long de ses cuisses.
"Viens ici", dit-elle. "Tu vas me faire un cunnilingus." Max sentit son cœur s'emballer. Il n'avait jamais fait ça. Il ne savait pas comment faire. Il s'approcha, hésitant.
"Je... je n'ai jamais fait ça", avoua-t-il. Elle sourit, un sourire à la fois doux et cruel. "Je sais. Mais je vais t'apprendre. Tu vas m'écouter, et tu vas faire ce que je dis. Si tu fais bien, tu auras une récompense. Si tu fais mal, tu auras une punition." Elle écarta les jambes, découvrant sa culotte en dentelle noire.
"Commence par embrasser mes cuisses. Lentement. Avec ta langue." Max s'approcha, posa ses lèvres sur la cuisse de la gérante. Sa peau était douce, chaude, parfumée. Il laissa sa langue glisser le long de sa cuisse, remontant lentement. "Plus bas", ordonna-t-elle. Il descendit, léchant la peau, sentant l'odeur, la chaleur. Il arriva à la dentelle, hésita.
"Continue. N'aie pas peur." Il posa ses lèvres sur la dentelle, la sentant humide, chaude. Il laissa sa langue glisser le long du tissu, découvrant les contours, les sensations. "Bien", dit-elle. "Maintenant, enlève-la." Il obéit, glissant la dentelle le long de ses jambes, la laissant tomber au sol. Il la regarda, offerte, exposée. Il n'avait jamais vu une femme comme ça, pas en vrai, pas à portée de ses lèvres.
"Tu vas lécher, lentement, avec ta langue. Et tu vas écouter ma voix. Si je dis 'plus vite', tu accélères. Si je dis 'plus lent', tu ralentis. Si je dis 'arrête', tu t'arrêtes immédiatement." Elle caressa ses cheveux, doucement. "Et si tu fais bien, peut-être que je te récompenserai." Max s'approcha, sa langue rencontrant la peau chaude, humide, offerte. Il laissa sa langue glisser, découvrir, explorer. "Plus lent", dit-elle. "Plus doux. Fais comme si tu dégustais un fruit." Il ralentit, rendit ses mouvements plus doux, plus précis. Il sentit sa main dans ses cheveux, la guidant, la dirigeant. Ses hanches effectuaient une danse envoûtante à chaque coup de langue. "Plus vite. Là, oui, là. Bien." Elle gémit doucement, un son qui le fit vibrer. Il continuait, apprenant, s'adaptant, obéissant à sa voix. Soudain, elle se cambra, un cri étouffé lui échappa. Elle avait joui. Max releva la tête, un sourire naissant sur les lèvres. Il avait réussi. Il l'avait fait jouir. Mais elle le regarda, un sourire cruel aux lèvres.
"Bien. Tu as été bon. Mais je vais quand même te punir. Parce que je le peux." Elle se leva, l'attrapa par la cravate, le guida vers le canapé. "Allonge-toi sur le dos." Il obéit. Elle s'agenouilla entre ses jambes, ses doigts glissant sur ses cuisses. "Tu mérites une punition", dit-elle en attrapant son érection. Elle pencha la tête, ses lèvres l'enveloppant. Max sentit le plaisir monter, intense, brûlant. Il gémit, se cambra. Elle s'arrêta, juste avant qu'il n'atteigne l'orgasme.
"Non", dit-elle. "Tu ne vas pas jouir. Pas encore. Pas ce soir." Elle se releva, le laissant tremblant, haletant. "Tu vas rester là, à te demander ce que ça fait de jouir. Et tu vas apprendre que c'est moi qui décide." Elle lui administra une fessée qu’il compta à haute voix.
Elle s'éloigna, s'assit sur le canapé, un sourire satisfait aux lèvres. Max resta allongé, le souffle court, l'érection toujours présente, douloureuse. Il se sentait frustré, humilié, et pourtant, il adorait ça. Elle le regarda, ses yeux noirs brillants. "Tu as aimé ?" Il hocha la tête, incapable de parler. "Je suis contente. Mais je vais te laisser là, à reprendre tes esprits. Tu vas réfléchir à ce que tu veux vraiment." Elle se leva, s'assit à côté de lui, sa main caressant ses cheveux.
"Je dois t'avouer quelque chose", dit-elle doucement. "J'ai aimé. Vraiment. Mais je ne suis pas une vraie Domina. Je ne sais pas quoi faire, après. Je ne suis qu'une fille qui aime jouer. Je ne sais pas comment être une vraie maîtresse."
Max releva la tête, la regardant. Elle semblait soudainement vulnérable, presque fragile.
"Tu es une excellente Domina", dit-il. "Tu as tout fait bien. Les ordres, la punition, le contrôle." Elle secoua la tête. "Non. Je ne sais pas ce que je fais. Je lis des choses, je regarde des vidéos, mais je n'ai jamais eu de formation, jamais eu de vrais soumis. Tu es mon premier."
Max la regarda, un sourire naissant sur les lèvres. "Alors, laisse-moi te montrer."
Elle le regarda, surprise. "Me montrer quoi ?"
"Comment être une Domina. Ou plutôt, comment être un Dominateur." Il se leva, soudainement sûr de lui. Il l'attrapa par les poignets, la retourna, la poussant contre le canapé.
"À mon tour." Il prit sa cravate, l'enroula autour de ses poignets, les attachant dans son dos. Elle ne résista pas, les yeux grands ouverts, un sourire incrédule sur les lèvres. Il sorti de son sac son collier et lui mit
"Qu'est-ce que tu fais ?", demanda-t-elle. "Je te montre", répondit-il. Il la retourna, la mit à genoux, empoigna la laisse et leva la main. Il lui donna une fessée, claquante, sonore.
Elle sursauta, puis gémit. "Encore", murmura-t-elle. Il obéit. Une, deux, trois fois. Elle se cambrait à chaque coup, gémissant doucement. "Encore", murmura-t-elle. Il prit sa ceinture et la flagella. Sa peau d’ébène marquait faiblement et elle en redemandait encore plus. Il la retourna, la regarda droit dans les yeux. Il pinça ses seins, doucement d'abord, puis plus fort. Il décida de lui procurer du plaisir et lui fit un cunni, plus expert cette fois-ci car il avait compris comment faire. Elle se cambrait sous ses coups de langue.
Elle ferma les yeux, un frisson la parcourut. "Prends-moi", supplia-t-elle. "S'il te plaît." "Tu as des précautions ?", demanda-t-il. "Non prend moi comme la chienne que je suis et remplie-moi “ répondit elle. "Je prends la pilule."
Il la regarda, comblée de plaisir, offerte, vulnérable. Il la prit, lentement, profondément, la menant vers un orgasme qu'elle ne contrôlait plus. Elle jouissait sous ses coups de rein. Il la retournait pour la mettre dans de multiples positions qu’il avait vues tout en tenant cette laisse. Soudain il se sentit envahi par une sensation. Ses mouvements devinrent plus violents, plus rapides. Il sentit une sensation qu’il n’avait encore jamais connue. Il envoya plusieurs flots en elles puis se retira. Un filet coulait d’elle sur le sol. Il lui ordonna de lécher et elle s’exécuta. Il finit par lui caresser les cheveux et elle était à ses pieds comme une chienne docile.
Quand tout fut fini, il la regarda, allongée, épuisée, un sourire béat sur les lèvres. Il se sentit puissant, en contrôle, maître de la situation. Peut-être qu’après tout il était un dominateur ? Mais là ce n’était plus important. Il y pensera plus tard.
55 vues
6 aime
(Merci à Octavia pour ses superbes illustrations)
Max ouvrit les yeux.
La lumière du matin filtrait à travers les rideaux de son dortoir, une lumière douce et dorée qui dansait sur les murs. Il resta allongé un moment, le regard fixé au plafond, les souvenirs de la nuit précédente défilant dans sa tête comme un film en accéléré.
Le club. Les bougies. La musique gothique. Lady_Aethel et son shibari. Blizzard et son fouet. Michael à genoux, le humbler entre les jambes. Pandore, sa danse, ses talons sur son corps, son baiser.
Il se tourna sur le côté, sentant son corps. Il était étonné. Il ne se sentait pas fatigué. Pas épuisé. Au contraire, il se sentait léger, comme vidé d'un poids qu'il portait depuis des années. Une énergie nouvelle, presque vibrante, circulait dans ses veines.
Il se leva, prit une douche, s'habilla. Il se fit un café, s'assit devant son ordinateur. La fenêtre MP de Domina_Luna était ouverte. Il hésita un instant, puis se lança.
esclave : « Maîtresse Luna. Je suis allé au club. Je voulais vous raconter. »
Il attendit. Les trois petits points apparurent.
Domina_Luna : « Raconte-moi tout. »
Max se lança. Il décrivit l'entrée, les videurs, l'administrateur, le lapin masqué. Il parla de l'ascenseur, de l'hôtesse aux cuissardes, des vestiaires. Il raconta les présentations, Lady_Aethel, Blizzard, Sophie, Jean-Pierre, Michael, Pandore. Il décrivit le shibari de Poilu, la conversation au bar, la cage, sa tentative avec Sophie qui avait échoué.
Puis il arriva à Pandore.
Il raconta la danse, le trampling, les talons sur son corps, le baiser. Il décrivit la scène avec Blizzard et Michael, le soumis travesti et sa Domina, et comment il était rentré chez lui, s'était offert à lui-même ce qu'il n'avait pas eu.
Il se tut, le cœur battant.
Domina_Luna : « C'était ta première expérience réelle, n'est-ce pas ? »
Max hésita. Puis il tapa la réponse, les doigts hésitants.
esclave : « Non, Maîtresse Luna. Ce n'était pas la première. »
Domina_Luna : « Raconte-moi. »
Max ferma les yeux. Les souvenirs remontèrent, une vague qui l'emporta.
Il avait seize ans. L'été sous les tropiques, la plantation de bananes de sa famille. Il se souvenait de la chaleur humide, de l'odeur de la terre, du vert profond des bananiers. Il se souvenait du tuyau d'arrosage, de l'eau tiède, de la première fois qu'il s'était offert à lui-même.
Après cette première fois, il avait été hanté. Il n'arrivait pas à oublier la sensation, le remplissage, l'expulsion, la plénitude. Il avait recommencé, encore et encore, chaque fois qu'il était seul, chaque fois qu'il pouvait s'isoler.
Puis il avait commencé à faire des recherches.
Le cyber du village était son refuge. Il y allait le soir, choisissait toujours le même ordinateur, celui dans le coin, contre le mur, où personne ne pouvait voir son écran. Il tapait des mots qu'il n'osait pas prononcer à voix haute. "BDSM", "soumission", "lavement", "jeux de pouvoir". Il découvrait des articles, des forums, des témoignages.
Il apprit le mot "soumis". Il apprit qu'il n'était pas seul. Il apprit qu'il y avait des gens, partout dans le monde, qui ressentaient la même chose que lui.
Il lisait des heures durant, dévorant chaque mot, chaque témoignage. Il découvrit les pratiques, les règles, les mots de sécurité, les dynamiques de pouvoir. Il comprit que ce qu'il ressentait n'était pas une maladie, pas une perversion. C'était un désir, une inclination, une partie de lui qu'il devait apprendre à accepter.
Mais il se posait aussi des questions.
"Est-ce que je suis vraiment un homme ? Est-ce que je suis gay ? Est-ce que c'est normal de prendre du plaisir comme ça ?"
Il lisait des articles sur la virilité, sur la sexualité, sur les différentes orientations. Il découvrit que le plaisir anal n'avait rien à voir avec l'orientation sexuelle. Que des hommes hétérosexuels pouvaient aimer ça. Que des hommes virils, des athlètes, des marins, des soldats, prenaient du plaisir anal. Que c'était juste une question de sensations, de confiance, d'abandon.
Il se sentit soulagé. Mais pas tout à fait apaisé.
Il continua ses recherches. Il trouva des témoignages de soumis, des descriptions de séances, des conseils pour les débutants. Il apprit les techniques de lavement, les positions, les précautions à prendre. Il s'acheta une petite poire en pharmacie, la cacha sous son lit.
Pendant les vacances, il s'était entraîné. Chaque fois qu'il était seul, il s'offrait des séances solo. Il s'isolait dans sa chambre, fermait la porte à clé, tirait les rideaux. Il suivait les instructions qu'il avait lues. Un lavement doux, une hydratation, une position confortable.
Il utilisait des objets trouvés dans la maison. Une carotte bien lisse, un concombre, une bouteille en verre aux contours arrondis. Chaque fois, il explorait un peu plus, apprenait son corps, découvrait ce qui lui plaisait.
Puis il avait fait un pas de plus. Un vrai collier de chien. Il l'avait acheté en ligne, avec une laisse assortie. Le colis était arrivé dans une boîte anonyme, qu'il avait cachée au fond de son placard.
Quand il était seul, il enfilait le collier. Il aimait la sensation du cuir autour de son cou, la pression, l'évidence. Il attachait la laisse au pied de son lit, se mettait à genoux, et se laissait aller à ses fantasmes. Il imaginait une maîtresse, une voix, des ordres. Il s'abandonnait complètement, s'offrant à une présence imaginaire.
Une nuit, il avait voulu aller plus loin.
Il avait préparé une carotte conique, longue et lisse, parfaitement calibrée. Il s'était fait un lavement minutieux, s'était hydraté, s'était installé confortablement sur le sol de sa chambre. Il avait enfilé son collier, attaché la laisse au pied de son lit, et s'était allongé sur le dos, les genoux relevés.
Lentement, il avait glissé l'objet en lui. Sentant la résistance, puis l'ouverture, puis la plénitude. Il avait poussé jusqu'à ce que l'objet soit complètement enfoncé, ne laissant dépasser qu'une petite extrémité.
Il était resté immobile, la respiration profonde, s'habituant à la sensation. Puis il avait attaché l'objet avec un foulard, le maintenant en place. Il s'était roulé en boule, la tête contre le sol, le collier autour du cou, la laisse tendue vers le pied du lit.
Il était resté ainsi toute la nuit.
Il avait dormi par intermittence, réveillé par les sensations, les contractions, les rêves étranges. Il se sentait rempli, complet, possédé. Il n'était plus Max, le lycéen timide. Il était un objet, un soumis, un être offert.
Le matin, il s'était réveillé en sueur, l'objet toujours en lui. Il avait senti une vague de honte, puis une vague de fierté. Il avait osé. Il était allé jusqu'au bout. Il s'était offert toute une nuit.
Il avait retiré l'objet lentement, avec précaution, et s'était allongé un long moment, épuisé mais apaisé. Il se sentait plus léger, plus libre.
Les vacances s'étaient achevées. Il était retourné au lycée, à ses cours, à sa vie ordinaire. Mais il n'était plus le même. Il savait ce qu'il était. Il savait ce qu'il voulait.
La reprise des cours fut brutale. Les mathématiques, les équations, les salles de classe bondées. Il reprit le rythme, se plongea dans ses révisions, mais le soir, quand il était seul, les souvenirs revenaient. Les bananiers, le tuyau, les nuits avec le collier.
Il avait besoin de retourner au cyber.
Il y allait le soir, après ses cours. Il choisissait toujours le même ordinateur, celui dans le coin, contre le mur. Il s'asseyait, ouvrait son navigateur, et se perdait dans les forums, les témoignages, les vidéos. Il apprenait, il s'imprégnait, il rêvait.
Un soir, alors qu'il était plongé dans la lecture d'un article sur le shibari, il sentit une présence derrière lui.
Il se retourna.
La gérante du cyber était là. La jeune femme à la peau ébène, celle qu'il avait croisée des mois plus tôt. Celle qui avait souri quand elle avait vu son écran. Celle qui avait fermé les pop-ups avec une lenteur calculée.
Elle était vêtue d'une jupe courte en cuir noir, si courte qu'elle dévoilait presque ses cuisses, des bas résille qui montaient jusqu'à mi-cuisse, des talons aiguilles qui claquaient sur le sol. Un chemisier blanc, les premiers boutons déboutonnés, laissant entrevoir sa poitrine. Elle portait ses cheveux noirs tirés en arrière, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres pleines, au regard sombre et perçant.
Elle le regardait, un sourire sadique aux lèvres.
"Tu te souviens de moi ?", demanda-t-elle d'une voix douce mais glaciale.
Max sentit son cœur s'arrêter. Il hocha la tête, incapable de parler.
Elle s'approcha, posa une main sur son épaule. Il sentit son parfum, sucré et épicé, mêlé à l'odeur du cuir.
"Je t'ai vu, ce soir-là. Et je t'ai vu revenir, encore et encore. Tu es toujours au même ordinateur, toujours dans ton coin. Tu crois que personne ne te voit, mais moi, je vois tout."
Elle se pencha, ses lèvres près de son oreille.
"J'ai gardé des photos."
Max sentit le sang se glacer dans ses veines. "Quoi ?"
"Des photos de ce que tu regardes, des vidéos que tu télécharges, des forums que tu visites. J'ai tout. Et je peux tout envoyer à ton lycée, à ta famille, à tes amis."
Elle recula, le regardant avec un sourire de triomphe.
"Alors, tu as un choix à faire. Sois-tu me rejoins chez moi demain soir, soit je publie tout."
Max sentit ses jambes flageoler. "Chez vous ? Pour quoi faire ?"
Elle rit doucement. "Pour te punir, évidemment. Pour t'apprendre à être plus discret. Pour te montrer ce que c'est que d'obéir à une vraie maîtresse."
Elle sortit un papier de sa poche, y inscrivit une adresse.
"Viens ce soir, à 20 heures. Et prépare-toi. Je veux que tu te fasses un lavement, que tu te rases, que tu sois propre. Et si tu as un collier, apporte-le."
Elle lui tendit le papier, ses doigts effleurant les siens.
"Je te conseille de ne pas manquer le rendez-vous."
Elle s'éloigna, ses talons claquant sur le sol, sa jupe courte dansant autour de ses cuisses, laissant Max figé, le papier froissé dans sa main.
Il resta assis un long moment, le cœur battant, les idées en ébullition. La peur, la honte, l'excitation. Tout se mélangeait.
Il savait qu'il n'avait pas le choix. Il irait. Il obéirait.
Il prit une profonde inspiration, plia le papier, et le glissa dans sa poche.
Demain soir, à 20 heures.
105 vues
4 aime
Bonjour je cherche un homme actif avec portrait, mûr dominant, costaud de préférence mais pas obligatoirement, pour sous les insultes et les humiliations lécher son fromage de bite, boire sa pisse et son sperme, être contraint d’humer ses sous vêtements odorants. Fantasme sur gros god ceinture et uniformes en tous genres. Bleus de travail travail y compris. Cul propre large et profond pour fist éventuel, mais rien d’obligatoire bien sûr. Je peux me limiter à une simple mais bonne sucette. Uniquement passif, je me déplace et je reçois autour de Paris 12.
64 vues
0 aime
Contrat et règles d’esclavage total
Engagements de l’esclave B Marie envers son Maître Myre
L’esclave apporte de son plein gré, au titre de ce contrat, le don à son maitre de son corps, don par lequel elle confère à son maitre tout pouvoir décisionnel sur la personne de l’esclave.
L’esclave reconnaît et accepte que, dès signature, le maitre dispose de tous les pouvoirs sur l’esclave au plan physique, sexuel, intellectuel, et l’esclave déclare qu’elle se place à l’entière disposition de son maitre à tout instant.
L’esclave accepte parfaitement les règles inconditionnelles qui lui sont dictées dès cet instant imposées et qui, pour l’essentiel, se définissent comme suit :
L’esclave accepte sans condition par les présentes les ordres et désirs de son Maitre
L’esclave sera punie de tout manquement aux ordres donnés par son maitre
L’esclave se doit d’être à tout instant disponible pour recevoir les plaisirs et punitions de son maitre
Le maitre dispose du corps de l’esclave à chaque instant et selon son bon plaisir
L’esclave devra exécuter sans limites les ordres de son maitre dans l’intimité comme dans les lieux publics
L’esclave accepte sans condition les règles d’humilité et de servilité qu’impose sa condition envers son maitre
L’esclave accepte sans restriction d’être offerte sexuellement pour des périodes plus ou moins longues aux personnes désignées par son maitre
L’esclave s’interdit de contester ou de contrarier par quelque moyen que ce soit les ordres et les volontés de son maitre
L’esclave accepte que sa bouche, son sexe et son anus soient réglementés par son maitre dans le cadre de ses pratiques sexuelles
Ce contrat est valable pour une durée indéterminée par le maitre en parfait accord avec l’esclave.
Quand l’esclave signe ci-après, elle le fait en parfaite connaissance de cause et déclare avoir totalement compris et accepté le contenu des présentes, et décide librement de se soumettre corps et âme à son maitre qui règne sur lui maintenant et pour l’avenir, sans limite de durée.
Règles d’esclave valables en permanence et inconditionnelles
L’esclave sera totalement à la disposition de son maitre, et cela signifie et implique en particulier :
L’esclave reconnaît que son but unique est d’obéir, servir, honorer et donner du plaisir à son maitre, ou aux personnes choisies par son maitre.
L’esclave reconnaît par avance que son maitre est souverain, et elle ne contestera à aucun moment et en aucun lieu ses paroles, ordres et décisions.
L’esclave sera amenée à toutes pratiques sexuelles et sadomasochistes au seul choix de son maitre.
L’esclave s’engage à se tenir disponible pour l’ensemble des jeux sensuels et sexuels que le maitre décidera, et ceci en tous lieux et à toutes heures du jour et de la nuit, et même en public.
L’esclave s’engage à laisser son maitre employer sur son corps tous objets, accessoires, matériels, vêtement et matière, qu‘il jugera utile ou agréable à ses plaisirs.
L’esclave s’engage à porter tous les vêtements et matériaux que son maitre juge approprié, et ce par toutes conditions climatiques, et en tous lieux et heure du jour et de la nuit, et même en public.
L’esclave s’engage à accepter de plein droit d’être appelée par : Chienne, Esclave, Objet, Salope, Pute et par tout autre nom souhaité par son maitre; et ceci en tous lieux et à toute heure du jour et de la nuit, et même en public.
L’esclave doit se maintenir dans une attitude humble et servile face à son maitre, et ceci en tous lieux et à toute heure du jour et de la nuit, et même en public, si aucune autre instruction autre ne lui est signifiée par son maitre.
Le maitre se réserve le droit de placer dans l’anus de son esclave un gode ou un plug (insert anal) de dimension choisie par le maitre, et que l’esclave s’engage à conserver dans son anus jusqu’au moment où son maitre l’autorisera à l’enlever.
L’esclave a le devoir absolu de marquer une déférence et une bienséance permanente envers son maitre en multipliant pour lui les attentions qui pourraient lui être agréables., en public l’esclave a le devoir de se comporter le plus respectueusement possible à l’égard de son maitre, des amis du maitre ou de toutes personnes inconnues.
quelques-unes des règles d’esclavage peuvent êtres temporairement suspendues sur la seule décision du maitre.
L’esclave n’est pas autorisée à accepter d’ordres en provenance de personnes autres que son maitre, à moins que son maitre, n’en ait décidé autrement.
L’esclave devra accepter que son maitre utilise d’autres esclaves ou soumises.
Le maitre et ses amis pratiqueront les rapports sexuels de leurs goûts et de leur convenance, le maitre a le loisir d’offrir à Son esclave des périodes de liberté pendant lesquelles elle peut s’exprimer en Sa présence ouvertement et librement. Ces périodes de liberté, ne seront sanctionnées d’aucune punition. Il est cependant convenu que l’esclave continuera à s’adresser à son maitre avec amour et respect en tout temps et que tout manquement à cette règle sera puni ultérieurement.
En cas de non-respect de ce contrat par esclave
Si l’esclave ne suit pas ces règles, elle sera durement punie. A ce titre, l’esclave accepte pleinement :
– D’être liée avec des cordes, ou chaînes, de porter aux poignets, chevilles et coudes fers et ceci même sur une longue période de temps, et d’être privée de toutes libertés corporelles et ceci même sur une longue durée de temps. De la même manière, l’esclave accepte toutes formes de suspensions, momifications, plâtrage, bondage.
– l’esclave accepte de rester ainsi privée de tout mouvement même sur du long terme et en toute place et lieux choisis par le maitre, et ce même dans les lieux publics.
– l’esclave accepte d’être séquestrée, et/ou d’être enfermée dans tout espace souhaité par son maitre et ceci en tous lieux et à toute heure du jour et de la nuit, et même en public.
– l’esclave accepte de recevoir sur toutes les parties de son corps, y compris sur ses seins et son sexe de la cire liquide et chaude, d’être fouettée, cravachée ou battue au ceinturon intensément, et ceci en tous lieux et à toute heure du jour et de la nuit, et même en public.
– Plus généralement, l’esclave accepte la douleur comme étant une pratique au titre de la relation sadomasochiste qui existe entre maitre et esclave, le maitre ayant seul le libre choix de la nature, de l’intensité et de la méthode employée à ces fins de recherche de douleur.
– l’esclave accepte, sur le seul choix de son maitre, toute forme d’humiliation, exhibition, dépersonnalisation, mise à disposition d’autrui que le maitre décidera ou choisira pour son esclave.
– l’esclave accepte par avance toutes autres pratiques et punitions choisies par son maitre, et ceci en tous lieux et à toute heure du jour et de la nuit, et même en public. De la même manière, l’esclave accepte que le maitre utilise sur elle, ou lui fasse porter, tous matériels, objets, accessoires, vêtements de toutes formes, coupes ou matières que le maitre décidera ou ordonnera.
Libre déclaration approbative de l’esclave préalable à la signature de ce contrat
a) Je fais librement le don de la totalité de mon corps et de mon esprit à mon Maitre Myre de manière qu’il puisse en disposer selon son bon et unique plaisir ; par là même, j’accepte de ne vivre que pour le plaisir et la satisfaction de mon Maitre, sans rechercher mon plaisir ou ma satisfaction propre en dehors de ses souhaits.
b) J’accepte par avance d’être prêtée ou louée à d’autres Maitre, pervers sadiques dominateurs, pour une durée de temps indéfinie sur le seul choix de mon Maitre.
c) J’accepte d’être marquée, au libre choix de mon Maitre, d’une marque spécifique désignant mon statut d’esclave.
d) J’autorise mon Maitre à prendre des photographies et des vidéos de mon esclavage.
e) mon maitre aura accès à tous mes moyens de communication, pourras disposer de mon mail de mon teams et mon tel pour en faire l’usage qu’il désire en prévenant la soumise afin qu’elle puisse répondre efficacement.
f) Je déclare rechercher l’extrême à travers ces pratiques sexuelles et sadomasochistes en parfaite connaissance de cause, et ce quelles que soient les conséquences qu’une telle recherche pourrait entraîner. Conséquences et risques éventuels que, par avance, j’accepte en connaissance de cause et sous ma propre et inaliénable responsabilité décisionnelle.
g) J’autorise mon Maitre à pratiquer les violences les plus absolues sur mon corps, mon Maitre a tout pouvoir à l’utiliser, le marquer, le mutiler comme bon lui plait.
H) Je donne tout pouvoir à mon Maitre pour me vendre, et de céder mon corps SANS mon accord.
Contrat établi en deux exemplaires détenus, après approbation, par le Maitre et l’esclave.
En qualité de Maitre de l’esclave B….. Marie .
En condition d’esclave par ma signature ci-dessous, je m’oblige à accepter et à obéir à toutes les règles édictées ci-devant ainsi qu’à toutes autres que mon Maitre Myre choisira d’ajouter. Je lui confie mon corps et mon âme, avec reconnaissance, pour Son plaisir et Son usage.
La soumise, l’esclave B….. Marie ..
J’accepte le désir de Mon esclave de me servir totalement et Je me charge de la responsabilité de son bien-être, de son dressage et de la discipliner afin de me servir encore plus parfaitement.
Le Maitre
Moi B ..Marie saine de corps et d'esprit confirme mon accord sur TOUS les termes indiqués dans le contrat me liant à mon maitre MYRE
Fait pour servir de ce que de droit
Moi Maitre MYRE confirme mon accord sur TOUS les termes indiqués dans le contrat me liant a ma soumise Baillet Marie Suzanne Guilaine Isabelle.
A EN FAIRE MON BIEN LE PLUS PRECIEUX
151 vues
4 aime
Quand je convertis un adepte de mes massages à la soumission...
Sur les demandes particulières de ce client, j'avais compris qu'il était fétichiste des collants, ce qui m'a amenée à parler un peu du BDSM. Intrigué et curieux, il me demande alors s'il serait possible de tenter une expérience soft la prochaine fois. Pourquoi pas... J'accepte.
Je l'avais un peu prévenu bien sûr, et je l'ai aussi averti que ce jour-là je le tutoierai tandis qu'il devra continuer de me vouvoyer.
Le jour J...
Le voici arrivé, nous sommes montés à l'étage dans la grande pièce de massage. Il y fait très chaud, et je lui demande aussitôt :
"Qu'attends-tu pour te mettre nu ?".
Je suis moi-même dévêtue, portant juste une cape légère et transparente noire, et un collant fin noir et sans couture, laissant visible le vernis rouge de mes ongles de pieds.
Il se défait de ses vêtements, je le sens intimidé, fébrile dans ses gestes et n'osant plus me regarder. Lorsqu'il est nu, je lui ordonne de se mettre à genoux. Il s'exécute aussitôt sur le parquet et je m'approche de lui avec ma cravache à la main.
C'est un bel homme, tout en muscles et portant de multiples tatouages. Il est là à mes pieds. Je remarque un début d'érection, ce qui n'est pas pour me déplaire...
"Sais-tu ce qui arrive aux vilains garçons qui ne savent pas se tenir ?
- ??
- Est-ce que je t'ai demandé de bander sale petit vicieux?
- Pardon Madame, je suis désolé de vous avoir manqué de respect."
Je lui assène quelques coups de cravache sur le sexe, ce qui n'arrange rien... bien au contraire...
Je ressens alors le besoin de le traîner en laisse à mes pieds dans toute la pièce. Je lui passe un collier en cuir, que j'attache à une chaîne pour qu'il ressente bien le poids et la force du lien. Je lui bande les yeux et je commence à le tirer pour qu'il me suive, mes talons claquent sur le parquet et nous faisons le tour de la pièce. Il semble assez docile et facile à diriger. De temps en temps, sans faire exprès, son épaule vient toucher ma jambe, et j'imagine que ce toucher délicat avec mon collant lui est particulièrement agréable...
Mais maintenant, j'ai très envie de lui faire goûter à la fessée. Je m'assieds sur le bord du fauteuil et je lui ordonne de venir sur mes genoux pour recevoir sa première punition. Il vient se positionner sur mes cuisses, au contact direct avec mes collants. Et là, je commence à me lâcher joyeusement sur ce Joli cul bien musclé qui rougit un peu plus à chaque claque. Il commence à gémir.... Douleur... plaisir... les deux...?
"Voilà ce qui arrive quand on ne sait pas se tenir devant une Dame! Ne bouge pas, ce n'est pas fini!"
Puis, je saisis un paddle et je lui en assène quelques coups bien énergiques pour marquer un peu plus le jeu de mon autorité. Ses gémissements deviennent alors de légers râles que je me régale d'amplifier encore pendant quelques secondes avant de m'arrêter. Ses fesses ont pris une jolie coloration rouge vif et j'aime ce constat, c'est pour moi une excellente manière de m'imposer et de bien faire saisir la place de chacun.
Puis, sans que je lui demande, mon "apprenti" soumis saisit mes pieds et se met fébrilement à les embrasser et les lécher en me remerciant pour la correction qu'il venait de recevoir. Un plaisir que je n'ai certes pas envie de refuser...
Pour une première, ma foi, c'était pas mal !
Durant le massage prévu qui a suivi ensuite, sur cette musique si langoureuse de blues que j'adore et qui attise ma sensualité, je n'ai pas pu retenir quelques griffures sur son corps, son ventre, entre ses cuisses, le pincement de ses tétons au passage, mes seins au-dessus de son visage, et la douce torture de retarder à plusieurs reprises le plaisir qui viendrait mettre fin à notre rencontre...
* Quand cet homme était arrivé pour son premier rendez-vous massage, j'avais ressenti quelque chose de fort avec lui sans rien oser mentionner, car il partageait très peu ses impressions. Pourtant il avouait à chaque fois que tout était parfait et qu'il reviendrait. Et ce que je prenais pour de la froideur n'était en réalité que pure timidité. Mais je n'imaginais pas que quelques rendez-vous plus tard, je commencerais à le soumettre à mes petits caprices.
281 vues
15 aime
Depuis quelques jours je fis connaissance d'une blonde mature charmante ,très sexy ,et vendre di dernier elle me demandai de l'accompagner dans un club hétéro ,soit disant très sympa . Je lui fis confiance , il y avait une scène où quelque exibitionnstes se produisaient , mais une autre scène à droite était plus hard ,un homme se faisait fouetter par sa maitresse ,lui,nue sur une table avec son sexe long ,et gland sorti et qui prenait chère ; mon amie parraissait beaucoup joui de ce spectacle . Elle me demaanda si je serais consentant pour me posé nu sur scène et jouer à la Réligieuse Fleurie et ainsi soumette mon corps à la fémiisation forcée . Je lui avait fit part de mes goûts pervers pour la sissyfication soumise . Je lui répondi que je n'étais pas bien disposé à mon corps nu devant tout le monde . Elle m'expliqua qu'elle serait ma maitresse ,elle aussi toute nue à mes côté ,comme nous l'avions déjà réalisé chez elle dans sa salle plrivée . Et , puis qui était cette scène de relgieuse Fleurie ? elle me dit ,je t'expliquerais au fur et à mesure que je ferais ,tu comprendra mieux en faisant . elle me deshabillat lentement en caressant mon sexe , elle me muni d'un porte jaretelles et m'enfillla des bas noirs sur mes jambes fines rasées et me chaussa de belles sandales dorées à talons ; je me sentis véritablement une femme . elle demanda que l'on lui apporte 8 fleurs à petites tiges et une fleur d'Aubépine à la tige fine et longue . elle se muni d'un gros élastique dont elle fit le tour de mes bourses ,qui se retrouvèrent étranglées toutes rouges sous la strangulaton,elle me demanda de bien me tourner face au public afin qu'il puisse admirer mon corps mon sexe + mes boules étranglées le regard des femmes fixants mon sexe bandé et ainsi étranglé me fit monter mon pénis long et dur Elle me demanda si jusque là ça alliait , je lui répondis que cela m'excitait de voir le regard des femmes sur mon sexe , elle me dit c'est le but ; maintenant c'est plus délica mais j'espère très excitant pour toi et les autres . L'opération consiste à fleurir ton pénis en introdiuisant les tiges des fleurs une à une dans ton urètre ,; je commençais à comprendre la signfication du therme de la Religieuse Fleurie . Pour cela je dois maintenir ton pénis bien droit devant toi avec la corde, ,afin d'introduire les tiges lentement et doucemt dans ton trou sans perforer ton 'urètre 'si possible; elle commença a introduire la première ,qui refusait d'entrer librement dans mon trou ,Alors elle me fit marcher un peu ,avec mes jolies sandales de femme et mes bas , Je me senti de plus en plus soumis à ma fémiisation par l'initiation de la torture de mon urètre . elle réussi à glisser 8 tiges de fleurs ,le ressenti de mon urètre pleinement dilatée et le bout des tiges bien enfoncées me provoqiait une sensation de petite brûlure ,surtout qu'en je me penchais plus en avant . Claudine ,ma charmante Maitresse ,me tourna vers une immense glace ,et me demanda d'écarte les jambes ,. De contempler mon corps de femme avec mon sexe au trou dilaté par les tiges enfoncées à l'intérieur ,m'excita conidérablement . Claudine me le caressa de sa main douce ,et j'apercevait en même temps l'extrémité de ses tétons et sa chatte rasée dans la glace , Je n'oublierais jamais ce moment d'extase . elle me fixa des pinces sur mes tétons ,Whouaa!! qu'elle douleur !! le piquant ,ressemblant comme une brûlure ne fit que m'exciter d'avantage , ce qui provoqua plusieurs secousses nerveuses à mon sexe avec un picotement qui s'en suivi ,j'étais au ange , Au bout des pinces ,s'en suivait un fil et à l'extrémité pendait comme un genre de tournevis métallique , un tantinet Inquiet ,je demandais à Claudine ce que c'était ,elle me dit ,craints rien ,ma chérie ,(elle m'avait appelé ma chérie , ce mot me fit frémir) ,ce n'est que des éléctrodes fournissant une faible intensité par impulsion que tu ressentira sur tes petites noix bien rouges ,car je vais les passer derrière la corde qui les étrangle . Pendant tout ce temp ,les femmes nues de l'assistance me contemplaient avec des yeux grands ouverts ,Beaucoup d'entre elles poussaient des petits cris de plaisir ,et rigolaient entre elle , pendant que d'autre caressaient leur chatte J'étais très réjoui ,de voir toutes ces poulettes à poils ,admirer la nudité de mon corps soumis et éfféminé, et qui pour moi ,représentait mon fantasme de vivre la transformation de mon corps à sa féminisation . Mes yeux contemplaient de temps à autre une jeune femme de l'assistance ,car j'avais comme l'impression que ses petits seins pointus tremblaient par moment ,tellement elle était excité par mon corps. Cela me réjouissait énormémént . Claudine ,appuyat sur le petit bouton que comportait chaque dit tournevis ,et je ressenti immidiatement un picotement assez fort ,sur mes bourses , qui me fit pousser un cri de poule mouillée ,et tout mon corps trembla ,J'en perdi monmantanément l'équilibre et je dus me ratrapper sur mes talons . J' en vouluun peu à Claudine sur l'instant ,de m'avoir fait croire à une faible intensité ,car je considérais que cela était assez fort .. Claudine, passa derrière moi ,et entoura mon corps de ses grand bras ,en posant ses mains sur mes tétons ,et les écrasants avec ses mains, ce qui me fit très mal ,car les pinces avaient un ressenti encore plus terrible ,mais en même temps je ressentais ses seins frotter mon dos, et la avec le piquant de mais tétons ,de mes bourses ,et de mon urètre avec tout mon corps soumis au regard de ces charmantes femmes nues ,me provoqua une errection comme jamais j'avais éprouvé ,car deux admiratrices très proche de la scène ,en reçurent sur leur poitrine ,mais le sensationnel ,est que du même coup ,la puissance de mon jet ,ejecta les fleurs de mon urètre ; cette érection puissante ,me fit émettre un rasle de plaisir à chaque poussée ,car j'émettais 4 jets de sperme succéssive ; le sol était innondé de gouttes plus une plus importante. Claudine revint devant moi ,et mis son corps nu sur le miens ,pour être en contact direct avec mon sperme ejecté sur mon ventre ,elle en porta sur ses lèvres et m'embrassa avec ses lèvres humecté de mon liquide blanchatre ; Toutes les assistantes applaudirent ,très satisfaite de ma prestation ,Claudine invita celles qui le désiraient ,à venir lècher mon sperme sur mon ventre , mais deux ,s'atardèrent plus à lécher mon gland ,je crois qu'une dernière petite érection leur est parvenue dans leur bouche
118 vues
3 aime
Deleuze et Foucault : le contrat, la discipline et les pratiques de soi
Réflexion philosophique sur la relation de domination et de soumission
La lecture conjointe de Présentation de Sacher-Masoch de Gilles Deleuze et des derniers travaux de Michel Foucault permet de comprendre la relation de domination et de soumission sous un angle qui dépasse largement la simple question des pratiques.
Chez Deleuze, le masochisme n'est pas défini par la recherche de la souffrance mais par une structure symbolique. Cette structure repose sur quatre éléments fondamentaux : le contrat, le rituel, l'attente et la narration.
Il écrit :
«« Il faut que les amours soient réglées par des contrats qui les formalisent, les verbalisent ; les choses doivent être dites, promises, annoncées, soigneusement décrites avant d'être accomplies. »»
Cette phrase montre que le désir ne réside pas principalement dans l'événement mais dans sa préparation. La parole précède l'action. Le contrat crée un monde particulier où chacun accepte librement une fonction déterminée. Le temps devient une composante essentielle de l'expérience.
Michel Foucault, quant à lui, ne s'intéresse pas directement au masochisme. Dans ses derniers cours au Collège de France ainsi que dans L'Usage des plaisirs et Le Souci de soi, il développe la notion de « pratiques de soi ». Il montre que certaines disciplines librement choisies permettent à une personne de se transformer.
Pour Foucault, la liberté n'est pas l'absence de règles. Elle consiste à se donner volontairement une forme de vie. Il écrit notamment :
«« La liberté est la condition ontologique de l'éthique. »»
Cette formule signifie que la discipline n'a de valeur morale que lorsqu'elle est assumée librement. Une règle imposée de l'extérieur produit l'obéissance ; une règle acceptée produit une transformation intérieure.
À ce point, Deleuze et Foucault se rejoignent.
Chez Deleuze, le contrat inaugure une histoire où chaque attente, chaque rituel, chaque règle contribue à construire le désir.
Chez Foucault, la répétition volontaire des exercices façonne progressivement le caractère. Les Anciens parlaient d'« askêsis », terme qui désigne moins la privation que l'entraînement de soi par une pratique régulière.
Ainsi, une discipline durable ne constitue pas seulement une succession d'interdits. Elle devient une école de patience, de constance et d'attention.
Cette comparaison permet également de distinguer la discipline de la contrainte.
La contrainte agit sur le comportement.
La discipline transforme progressivement la personne.
Autrement dit, l'obéissance n'est pas une fin ; elle devient un moyen d'acquérir certaines qualités telles que la maîtrise de soi, la fidélité à la parole donnée, la patience et la capacité à différer ses désirs.
Dans cette perspective, le contrat décrit par Deleuze ne constitue pas uniquement une autorisation juridique. Il représente un engagement éthique.
Il ne dit pas seulement : « nous acceptons certaines règles ».
Il affirme également : « nous choisissons un chemin de transformation. »
Le rituel, les attentes, les périodes d'abstinence, les consignes quotidiennes ou les cérémonies trouvent alors leur véritable fonction. Ils ne servent pas uniquement à organiser une relation. Ils façonnent progressivement une manière d'être.
Foucault aurait sans doute parlé d'une « pratique de soi ».
Deleuze y voit une narration qui construit le désir.
Les deux philosophes se rencontrent finalement dans une même intuition : ce n'est pas l'intensité d'un acte qui transforme une personne, mais la cohérence d'une pratique poursuivie dans le temps.
Une relation de domination et de soumission, lorsqu'elle est librement consentie, réfléchie et durable, peut alors être comprise philosophiquement comme une discipline volontaire, fondée sur la parole donnée, les rites et la fidélité aux engagements. Sa profondeur ne réside pas dans la multiplication des actes, mais dans la manière dont ceux-ci s'inscrivent dans une histoire et participent, jour après jour, à une transformation de soi.
Bibliographie
- Gilles Deleuze, Présentation de Sacher-Masoch. Le froid et le cruel, Éditions de Minuit, 1967.
- Michel Foucault, L'Usage des plaisirs, Gallimard, 1984.
- Michel Foucault, Le Souci de soi, Gallimard, 1984.
- Michel Foucault, L'Herméneutique du sujet, Cours au Collège de France (1981-1982), Gallimard/Seuil, 2001.
98 vues
7 aime
*( un petit clin d'œil à ma fan N°1, voici enfin ce chapitre que je t'avais spoilé )
Lady_Aethel se leva.
Elle était petite, si petite, mais sa voix, quand elle parla, résonna dans toute la pièce.
"Bien. Nous pouvons commencer."
Elle marqua une pause, parcourant l'assemblée du regard, s'arrêtant un instant sur Max, sur sa tenue, sur son numéro 47 accroché à son poignet.
"Avant tout, je tiens à vous souhaiter la bienvenue à tous. Certains d'entre vous sont nouveaux, d'autres sont des habitués. Mais ce soir, nous sommes tous réunis pour la même raison : explorer, apprendre, se découvrir."
Elle sourit, un sourire doux mais qui contenait une promesse d'autorité.
"Nous allons commencer par les présentations. Je veux savoir qui vous êtes, ce que vous cherchez, et ce que vous espérez trouver ici. Rien de formel. Juste un mot, une idée. Et rappelez-vous : ici, vous n'êtes pas vos noms. Vous êtes ce que vous voulez être."
Elle tourna son regard vers Max.
"Commençons par toi, le numéro 47."
Max sentit tous les regards se poser sur lui. La blonde en cuir, avec son sourire sadique, la dame en robe conventionnelle, l'homme à la chemise hawaïenne, le jeune couple en tenue de soirée. Tous le regardaient, attendant qu'il parle.
Il déglutit, la gorge sèche. Sa main droite se posa sur sa cuisse, ses doigts s'enfonçant dans le tissu de son pantalon pour y trouver un appui.
"Je... je suis esclave", dit-il, la voix à peine audible. "Enfin, c'est mon pseudo sur le tchat. Je suis là pour... pour apprendre. Pour découvrir ce que ça fait... de s'abandonner."
Il s'arrêta, sentant le rouge lui monter aux joues. Mais il poursuivit, comme si les mots coulaient de lui sans qu'il puisse les retenir.
"Je n'ai jamais fait ça avant. Je ne sais même pas si je suis à ma place. Mais j'ai besoin de savoir. J'ai besoin de comprendre pourquoi... pourquoi tout ça me hante depuis si longtemps."
Un silence s'installa. Max baissa les yeux, honteux d'en avoir trop dit.
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire approbateur sur les lèvres.
"Esclave. Un pseudo qui promet, n'est-ce pas ? Bienvenue, mon petit. Tu es au bon endroit. Ici, tu n'as pas à avoir honte de ce que tu cherches."
Elle tourna son regard vers la blonde en cuir.
"Et toi, ma chère ?"
La blonde s'étira, un mouvement de chat, faisant craquer ses bottes en cuir. Elle croisa les jambes, dévoilant un éclair de cuisse sous sa jupe courte. Son sourire s'élargit.
"Blizzard. Domina expérimentée. Je suis venue pour me détendre et pour trouver une victime." Elle rit, un rire glacé. "J'aime voir les hommes ployer, j'aime entendre leurs gémissements, j'aime les pousser là où ils n'ont jamais osé aller."
Elle caressa distraitement le manche de son fouet, puis le humbler en bois accroché à sa ceinture. Max fixa l'objet, se demandant encore à quoi il servait.
Lady_Aethel passa à la dame en robe conventionnelle, assise à côté de Max.
"Et toi ?"
La femme était petite, discrète, presque effacée. Elle portait une robe bleu marine, un cardigan gris, des chaussures plates qui ne faisaient aucun bruit sur le tapis. Elle avait l'air de sortir d'un bureau, d'une vie ordinaire. Mais ses yeux, derrière ses lunettes sans monture, brillaient d'une intensité surprenante.
"Je suis Sophie", dit-elle d'une voix douce, presque timide. "C'est ma première fois ici. Je suis venue pour voir. Pour comprendre ce monde. Je ne sais pas encore si je veux m'y engager. Je suis juste... curieuse."
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire encourageant.
"Bienvenue, Sophie. La curiosité est une belle manière de commencer."
Puis elle se tourna vers l'homme à la chemise hawaïenne.
"Et toi ?"
L'homme se pencha en avant, son verre à la main, son sourire large et détendu.
"Jean-Pierre. Soumis professionnel." Il rit, un rire franc et chaleureux. "J'ai soixante-deux ans, je suis retraité, et je sais exactement ce que je veux. Je ne suis plus un débutant. Je viens pour le plaisir, pour la beauté du geste. Je cherche des Dommes expérimentées, des jeux sophistiqués. Et si je peux aider un débutant à se trouver, ce sera avec plaisir."
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire amusé.
"Jean-Pierre, toujours aussi précis."
Elle se tourna vers le jeune couple en tenue de soirée.
"Et vous deux ?"
L'homme en smoking était grand, élancé, les cheveux noirs suffisamment longs pour être attachés en queue de cheval. La femme en robe noire était menue, les bras croisés sur sa poitrine, le regard distant. Ils étaient assis séparément, un espace vide entre eux.
L'homme parla le premier.
"Michael. Je suis venu avec Pandore. Nous sommes ici pour nous amuser. Pour explorer de nouvelles dynamiques, de nouvelles sensations. Nous avons déjà quelques expériences, mais nous voulons approfondir."
Sa voix était posée, contrôlée.
Pandore, la femme, ouvrit la bouche. Sa voix était plus basse, plus hésitante.
"Pandore."
Max sentit un frisson le parcourir. Pandore. Comme la boîte. La boîte de tous les maux, de tous les espoirs. Il se demanda ce qu'elle cachait, ce qu'elle allait ouvrir ce soir.
Elle poursuivit, sans développer la référence mythologique : "Je suis venue pour ouvrir la mienne. Pour savoir ce qui se cache à l'intérieur. Pour comprendre si ce monde est pour moi."
Elle regarda Michael un instant, puis détourna les yeux.
Lady_Aethel observa le couple un long moment, comme si elle lisait entre les lignes.
"Bienvenue à vous deux."
Elle marqua une pause, puis posa sa main sur la tête de l'homme agenouillé derrière elle. Il releva légèrement les yeux, un regard fuyant, presque effrayé.
"Et voici mon toutou. Je l'appelle Poilu. C'est mon soumis, mon compagnon. Il est toujours avec moi, toujours à mes pieds, toujours prêt à obéir."
Elle caressa les cheveux de l'homme, qui baissa de nouveau la tête, docile.
"Poilu, dis bonjour aux invités."
L'homme articula difficilement un "Bonjour", la voix rauque, sans lever les yeux.
Lady_Aethel reprit la parole, sa voix se faisant plus grave, plus autoritaire.
"Je vais maintenant vous expliquer les règles fondamentales du club."
Elle comptait sur ses doigts, lentement.
"Première règle : le consentement éclairé. Tout geste, tout contact, toute pratique doit être accepté par les deux parties. Si vous ne savez pas, vous demandez. Si vous hésitez, vous n'allez pas plus loin. Le mot de sécurité est 'rouge'. À tout moment, si vous dites 'rouge', tout s'arrête immédiatement. Pas de questions, pas de discussions. Rouge, c'est fini."
Max hocha la tête, mémorisant chaque mot.
"Deuxième règle : le respect de l'espace. Vous êtes libres d'explorer, mais vous n'entrez pas dans une alcôve ou une salle sans y être invité. Vous regardez, mais vous ne touchez pas. Vous observez, mais vous ne jugez pas. Chacun est ici pour vivre sa propre expérience."
Elle leva un troisième doigt.
"Troisième règle : l'anonymat. Ce qui se passe ici reste ici. Vous ne parlez pas de ce que vous avez vu, de ce que vous avez fait, de ce que vous avez entendu. Vous respectez les pseudos, les noms, les secrets. La confidentialité est la base de notre confiance."
Elle baissa la main, son regard parcourant l'assemblée.
"Et un conseil important : ici, ce sont les soumis qui font le premier pas. C'est à eux de s'approcher, de se proposer, de s'offrir. Les Dominants attendent. Ils observent. Ils choisissent. Alors si vous êtes soumis et que vous voulez jouer, vous devez oser. C'est votre rôle."
Elle marqua une pause, laissant le conseil s'imprégner.
"Une dernière précision : dans ce club, les hommes ne peuvent être que soumis. Les femmes, elles, peuvent être soumises ou Dominantes, selon leur désir. C'est notre règle, notre équilibre."
Elle sourit, un sourire qui promettait des abysses.
"Des questions ?"
Silence.
"Alors, je vous libère. Explorez le club à votre rythme. La grande salle est ouverte, le bar est servi. Amusez-vous."
Le groupe se leva, se dispersant. Max suivit les autres, un peu perdu, flottant entre les murs de pierre et les tapis épais.
Ils débouchèrent dans une grande salle.
L'endroit était impressionnant. Un bar longeait un mur, éclairé par des lumières tamisées. Des tables basses, des canapés de velours rouge étaient disposés autour de l'espace. Au fond, une scène s'élevait, surmontée d'anneaux métalliques fixés au plafond, des chaînes qui pendaient, promettant des jeux à venir. Au centre de la salle, un dance floor, et deux autres anneaux suspendus au-dessus.
Dans un coin, Max aperçut un pilori en bois, ses trous pour la tête et les poignets, sombre et menaçant. À côté, une grande cage en fer forgé, et deux plus petites, aux barreaux noirs, qui attendaient leurs occupants.
Une musique gothique, lancinante, emplissait l'espace, des voix féminines qui chantaient en latin, des orgues qui résonnaient.
Sophie et Blizzard s'étaient installées au bar, discutant à voix basse. Blizzard tenait un verre, Sophie un autre, plus timide. Michael s'était assis sur un canapé en face de la scène, le regard fixé sur les anneaux. Pandore s'était installée à une table proche, un verre à la main, les yeux brillants, prenant visiblement du plaisir à observer la scène qui se préparait. Jean-Pierre s'était reculé dans un coin, un canapé isolé, d'où il observait tout avec un sourire satisfait.
Max, lui, resta debout, ne sachant où se poser.
C'est alors que Lady_Aethel s'approcha du bar. Elle commanda un verre, un liquide ambré, qu'elle fit tourner entre ses doigts. Puis elle posa son verre et se tourna vers Poilu, toujours à ses côtés.
"Viens", dit-elle simplement.
Elle l'attrapa par le collier, doucement mais fermement, et le guida vers la scène. Elle le fit monter, l'installa sous un des anneaux. Elle défit sa chemise, lentement, bouton par bouton, dévoilant un torse large, musclé, couvert d'un épais duvet. Puis elle lui enleva son pantalon, le laissant nu, exposé sous les lumières tamisées.
Sans un mot, elle sortit une corde de sa poche. Des cordes de joutes, épaisses, solides, rouge et noir. Elle commença à l'enrouler autour de son corps.
Le shibari.
Max avait vu des images, des vidéos, mais voir cela en vrai, en direct, c'était différent. Les gestes étaient précis, mesurés, presque hypnotiques. La corde s'enroulait autour de la poitrine de Poilu, autour de ses bras qu'elle relevait, autour de son cou, créant un motif géométrique qui semblait le sculpter, le transformer.
Poilu ne bougeait pas. Il respirait profondément, les yeux fermés, s'abandonnant aux mains de sa maîtresse. Il était à elle, entièrement à elle.
La musique gothique montait, les voix féminines s'enflaient, et Lady_Aethel, petite, frêle, dominait cet homme massif avec une aisance déconcertante.
Elle accrocha la corde à l'anneau suspendu au plafond, tirant doucement, soulevant légèrement Poilu, qui se retrouva suspendu, les bras au-dessus de la tête, le corps offert, vulnérable.
Max sentit sa gorge se serrer. Il n'arrivait pas à détourner les yeux.
Il regarda autour de lui. Blizzard et Sophie observaient, Blizzard avec un sourire approbateur, Sophie avec des yeux ronds, fascinée. Michael regardait intensément, comme s'il prenait des notes. Pandore sirotait son verre, un sourire aux lèvres, visiblement enchantée par le spectacle.
Jean-Pierre, dans son coin, hochait la tête, un sourire de connaisseur.
Max inspira profondément. Il se souvint du conseil de Lady_Aethel : "Ici, ce sont les soumis qui font le premier pas."
Il devait oser. Il devait s'approcher.
Il jeta un regard vers Sophie et Blizzard, installées au bar. Sophie paraissait plus accessible, plus timide, comme lui. Blizzard, avec ses bottes et son fouet, était intimidante.
Il se dirigea vers elles, le cœur battant. Il s'approcha du bar, se plaça à côté des deux femmes, et tenta de briser la glace.
"Bonsoir", dit-il, la voix hésitante. "Je... je suis le numéro 47. Enfin, esclave."
Les deux femmes tournèrent la tête vers lui. Sophie lui adressa un sourire timide. Blizzard, elle, le détailla de la tête aux pieds, son regard froid, perçant.
Max désigna le humbler accroché à la ceinture de Blizzard.
"Je peux vous poser une question ?", demanda-t-il. "Cet objet... le humbler... Je n'ai jamais vu ça. À quoi ça sert ?"
Blizzard sourit, un sourire sadique.
"Le humbler ? C'est un instrument de contrôle. On le place sous les testicules de l'homme. Il les oblige à s'agenouiller, à rester immobile. Une petite pièce de bois et de métal qui fait plier les plus fiers."
Elle rit doucement.
"Mais toi, tu es trop grand. Trop masculin. Tu n'es pas mon genre."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il balbutia : "Je... je suis désolé. Je ne voulais pas... je voulais juste comprendre."
Blizzard haussa les épaules.
"Pas de problème. Mais si tu cherches une Domina, regarde plutôt du côté de Michael." Elle désigna l'homme en smoking, assis sur le canapé, la queue de cheval noire tombant sur son épaule. "Lui, il a la souplesse, la grâce. Il est fait pour les cordes, pour les contraintes. Toi, tu es trop carré, trop rigide. Tu as besoin d'apprendre avant de prétendre à une Domina."
Max baissa les yeux, mortifié.
Il se tourna vers Sophie, qui le regardait avec une expression mitigée entre l'embarras et la compassion.
"Et vous ?", demanda-t-il doucement. "Vous êtes nouvelle aussi, n'est-ce pas ?"
Sophie hocha la tête, soulagée que l'attention se détourne d'elle.
"Oui. C'est ma première fois. Je ne sais pas trop quoi faire. Je regarde, j'observe."
Max inspira profondément. Il devait oser. C'était le moment.
"Est-ce que... est-ce que vous voudriez essayer un truc ?", demanda-t-il, la voix tremblante. "Juste pour voir. Je peux aller dans la cage, et vous... vous pouvez fermer la porte. Juste pour voir ce que ça fait. En tant que Dominante. Juste une fois."
Sophie ouvrit grand les yeux. Elle regarda la grande cage dans le coin, ses barreaux noirs, la porte ouverte comme une invitation.
"Je... je ne sais pas", hésita-t-elle. "Je n'ai jamais fait ça. Je ne sais pas si j'y arrive."
"On peut essayer ensemble", proposa Max, sentant son courage grandir. "Vous verrez. Vous pouvez juste fermer la porte, compter jusqu'à dix, et m'ouvrir. Juste pour voir."
Sophie mordit sa lèvre inférieure. Ses mains tremblaient légèrement.
"Je ne sais pas...", répéta-t-elle.
Max la regarda, les yeux brillants d'espoir.
"Je vous promets que ce sera facile. Et si vous voulez arrêter, vous dites 'rouge' et je sors. C'est tout."
Sophie regarda la cage, puis Max, puis la cage à nouveau.
Son cœur battait la chamade, mais elle secoua finalement la tête.
"Je ne peux pas. Pas ce soir. Peut-être une autre fois. Excuse-moi."
Elle se tourna vers Blizzard, cherchant un refuge dans la conversation des deux femmes.
Max sentit une déception froide l'envahir. Il avait osé. Il avait fait le premier pas. Mais ça n'avait pas marché.
Il resta là, debout, ne sachant où aller. Il aurait aimé disparaître, s'enfoncer dans le sol, devenir invisible.
Il se souvint du conseil de Lady_Aethel : "Les soumis font le premier pas."
Il l'avait fait. Il avait échoué.
Il regarda autour de lui, espérant qu'une autre personne viendrait vers lui. Mais personne ne bougea. Blizzard discutait avec Sophie. Michael était perdu dans ses pensées. Pandore regardait la scène. Jean-Pierre observait de loin.
Max se racla la gorge et s'approcha du bar, essayant de se fondre dans la conversation des deux femmes.
"Excusez-moi", dit-il poliment. "Je peux me joindre à vous ? Je ne veux pas déranger, mais... je ne sais pas trop quoi faire ici."
Blizzard haussa un sourcil, mais Sophie lui adressa un sourire gêné.
"Bien sûr", dit Sophie. "On parlait justement du BDSM, des différentes pratiques."
Max s'assit à côté d'elles, reconnaissant de ne pas être rejeté.
"Je suis nouveau dans tout ça", avoua-t-il. "J'aimerais en apprendre plus."
Les trois parlèrent pendant un moment. Sophie posait des questions timides sur les pratiques, les limites, les sensations. Blizzard répondait avec un mélange d'autorité et de provocation. Max écoutait, apprenait, s'imprégnait des mots qui résonnaient en lui comme des révélations.
Le temps passa. La musique changea, devint plus lente, plus envoûtante. Lady_Aethel avait libéré Poilu, qui s'était assis près d'elle, épuisé mais heureux. Le spectacle continuait, d'autres invités commençaient à arriver, remplissant la salle de murmures et de rires.
Max consulta sa montre. Minuit passé.
Sophie se leva, un sourire d'excuse.
"Je dois y aller. Je travaille demain matin. Merci pour cette soirée. J'espère vous revoir."
Elle serra la main de Blizzard, hésita devant Max, puis s'éloigna vers les vestiaires.
Max resta seul face à Blizzard.
Elle le regarda, un sourire énigmatique aux lèvres.
"Tu sais, je crois que Pandore s'intéresse à toi."
Max sursauta. "Pandore ?"
"Oui. Elle n'a pas cessé de te regarder depuis tout à l'heure." Blizzard désigna la table où Pandore était assise, sirotant son verre, les yeux fixés sur la scène. "Elle te trouve intrigant. Et elle a bon goût."
Max sentit son cœur s'emballer. Il regarda Pandore, sa robe noire, ses cheveux sombres, son regard perçant. Elle était belle, élégante, mystérieuse.
"Mais...", commença-t-il.
"Mais rien", coupa Blizzard. "Va lui parler. C'est elle qui décide. Pas moi."
Max prit une profonde inspiration. Il se leva, se dirigea vers la table de Pandore.
Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux lèvres.
"Bonsoir", dit-il, la voix tremblante. "Je suis le numéro 47. Enfin, esclave. Je... je me suis permis de venir vous saluer."
Pandore sourit, un sourire chaleureux, mystérieux. "Bonsoir. Je m'appelle Pandore. Tu peux t'asseoir si tu veux."
Max s'assit en face d'elle, le cœur battant. Il la regarda, ses yeux brillants, ses cheveux sombres, sa robe qui épousait ses courbes.
"Tu es étranger, n'est-ce pas ?", demanda-t-elle soudainement. "Je le sens à ta façon de parler, à tes intonations."
Max hocha la tête, surpris. "Oui. Je suis étudiant, je viens d'un pays lointain. Je suis ici pour mes études."
Pandore hocha la tête, compréhensive. "Je voyage beaucoup aussi. Je suis... enfin, je fais ce que j'aime. Je suis escorte girl. Je voyage, je rencontre des gens, je découvre des mondes. Mais là, je suis en vacances. Je me repose."
Max sentit une curiosité mêlée de surprise. Il ne s'attendait pas à une telle franchise.
"Et ce soir ? Qu'est-ce que vous cherchez ici, Pandore ?"
Elle sourit, un sourire doux mais chargé de promesses.
"Je cherche à m'amuser. À jouer. À explorer. Et toi, esclave, tu veux jouer avec moi ?"
Max sentit son cœur s'emballer. Il hocha la tête, incapable de parler.
Pandore se leva, tendit la main vers lui.
"Alors viens. Je vais te montrer quelque chose."
Elle le guida vers le dance floor, au centre de la salle, sous l'anneau suspendu. La musique gothique l'enveloppa, les voix féminines chantant en latin résonnèrent dans ses oreilles.
"Je vais te faire une séance de trampling", dit-elle. "Tu restes immobile, tu me fais confiance, et je danse autour de toi. Tu te laisses porter. D'accord ?"
Max hocha la tête, le souffle coupé.
Il resta immobile, debout au milieu du dance floor, tandis que Pandore commençait à danser autour de lui. Ses mouvements étaient lents, sensuels, presque hypnotiques. Elle tournait, virevoltait, sa robe noire tourbillonnant autour d'elle.
Ses doigts effleurèrent la chemise de Max, déboutonnant le premier bouton, puis le deuxième. Lentement, elle défit sa chemise, la faisant glisser le long de ses épaules, le laissant torse nu sous les lumières tamisées. Elle fit glisser ses doigts sur sa peau café au lait, traçant des lignes invisibles sur son torse, ses épaules, son ventre.
Elle tourna autour de lui, ses talons aiguilles claquant sur le sol, ses mains le caressant, le découvrant. Elle défit son pantalon, le faisant glisser le long de ses jambes, le laissant en boxer, offert, vulnérable.
Max ne bougeait pas. Il la regardait, envoûté par ses mouvements, par la lueur dans ses yeux, par sa beauté qui semblait illuminer la pièce.
Pandore dansait, tournait, se rapprochant parfois, puis s'éloignant, jouant avec lui comme un chat avec une souris. Puis elle s'approcha, le déséquilibra d'une poussée légère, et Max s'effondra, se retrouvant allongé sur le dos, le regard levé vers elle.
Elle se pencha, son visage à quelques centimètres du sien.
"Tu es à moi, maintenant", chuchota-t-elle.
Elle se releva, se positionna sous l'anneau, ses jambes écartées au-dessus de lui. Max vit ses dessous en dentelle noire, un détail qui lui coupa le souffle. Elle s'assit sur son visage, sans enlever ses sous-vêtements, le laissant sentir le tissu, la chaleur, le poids de son corps.
Max étouffa pendant quelques minutes, privé d'air, submergé par les sensations. Il aurait pu suffoquer, mais il ne voulait pas qu'elle s'arrête.
Puis elle se releva, laissant l'air revenir, et posa ses talons aiguilles sur lui. Elle commença à marcher sur son corps, ses pieds nus dans ses chaussures à talons, posant le talon sur son torse, ses cuisses, ses bras. Max sentit la douleur aiguë, mais il endura, pour elle, pour son plaisir, pour la flamme dans ses yeux.
Il adorait son regard. Il adorait la manière dont elle le dominait.
Pandore descendit de lui, s'allongea à côté de lui, l'enlaçant. Max sentit son corps contre le sien, sa chaleur, son souffle. Il sentit une érection naissante, pressante, qu'il ne pouvait cacher.
Pandore posa sa main sur sa poitrine, sentant son cœur battre.
"Non", dit-elle doucement. "Pas ce soir. Je sens que tu es tendu, que tu es plein de tensions accumulées. Mais à partir de maintenant, ça va aller. Tu as laissé aller. Tu t'es abandonné. C'est le plus important."
Max sentit une vague de soulagement l'envahir. Un poids qu'il portait depuis des années, depuis toujours, semblait se dissoudre. Il ferma les yeux, laissant une larme couler sur sa tempe.
Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, enlacés, la musique gothique les enveloppant.
Pandore se pencha vers son oreille, sa voix un chuchotement.
"Je te défends de tomber amoureux de moi. Crois-moi, il n'y aura rien de bon là-dedans."
Max sourit faiblement. Il ne tomberait pas amoureux. Il était trop lucide pour ça. Mais il était reconnaissant. Pour ce moment. Pour cette danse. Pour cette cage qu'il avait portée toute sa vie, et qui venait de s'ouvrir.
Ils revinrent à table, s'assirent face à face. Pandore commanda deux verres. Max regarda autour de lui. Blizzard et Michael avaient disparu.
"Où sont-ils partis ?", demanda-t-il.
Pandore haussa les épaules, un sourire mystérieux aux lèvres.
"Probablement dans une salle spéciale. Blizzard a trouvé sa victime. Michael a trouvé sa maîtresse. Ils doivent s'amuser."
Max sentit une pointe de curiosité. "On peut les retrouver ?"
Pandore le regarda, un sourire amusé. "Tu es curieux. J'aime ça. Viens."
Elle se leva, prit sa main, et le guida à travers les couloirs du club. Ils passèrent devant des alcôves fermées, des portes capitonnées, des rideaux tirés. Des bruits étouffés, des rires, des gémissements, filtraient à travers les murs.
Pandore s'arrêta devant une porte entrouverte, une lumière chaude s'en échappait.
"Regarde", chuchota-t-elle.
Max s'approcha, le cœur battant.
La pièce était petite, capitonnée de velours rouge, éclairée par des bougies. Au centre, Michael était à genoux, complètement nu. Le humbler de Blizzard était fixé sous ses testicules, ses jambes écartées, immobilisé par la contrainte de bois. Une corde reliait le humbler à sa queue de cheval, tirant sa tête vers l'arrière, le forçant à adopter une posture offerte et vulnérable.
Blizzard, debout devant lui, tenait son fouet tressé. Elle le faisait siffler dans l'air, claquer contre la peau de Michael, une fois, deux fois, trois fois. Le bruit du cuir frappant la chair était sec, précis. Michael ne bougeait pas. Ses yeux étaient fermés, son souffle profond, régulier. Il semblait ailleurs, perdu dans un état de transe.
À chaque coup, un léger tressaillement parcourait son corps, mais il ne se plaignait pas. Il accueillait la douleur comme un cadeau, s'abandonnait à chaque impact.
Pandore regardait, un sourire aux lèvres. Max sentit la chaleur lui monter au ventre. Il n'avait jamais rien vu d'aussi intime, d'aussi exposé, d'aussi beau.
Soudain, Pandore se tourna vers lui. Elle posa sa main sur sa nuque, l'attira vers elle, et posa ses lèvres sur les siennes.
Le baiser était doux, léger, presque timide. Max sentit le parfum de Pandore, la douceur de ses lèvres, la chaleur de sa peau.
Puis elle se recula, un sourire mystérieux aux lèvres.
"Pas ce soir", murmura-t-elle. "Pas encore. Mais un jour, peut-être."
Max hocha la tête, le souffle court. Il ne savait pas si elle parlait sérieusement, ou si c'était juste un jeu. Mais il était reconnaissant. Pour ce moment. Pour ce baiser.
Ils quittèrent la salle, refermant doucement la porte derrière eux, laissant Blizzard et Michael à leurs jeux.
Ils revinrent dans la salle principale. La foule s'était épaissie, des gens discutaient, riaient, dansaient. La musique avait changé, plus rythmée, plus électrique.
Sur un canapé, deux nouveaux couples étaient installés. L'un des soumis était travesti, vêtu d'une robe en dentelle noire, des bas résille, des talons hauts. Il était assis aux pieds de sa Domina, une femme grande, imposante, vêtue d'un corset de cuir. À sa ceinture pendait un gode ceinture.
La Domina se leva, attrapa son soumis par le collier, et l'entraîna au milieu de la salle, là même où Max avait été allongé quelques heures plus tôt. Elle le mit à quatre pattes, la tête baissée, les fesses offertes.
Elle sortit le gode ceinture, le fixa autour de sa taille, l'ajusta. Puis elle s'agenouilla derrière son soumis, et d'un geste lent, précis, elle s'engagea en lui. Les mouvements étaient doux, réguliers, presque dansants. Le soumis gémissait doucement, s'abandonnant à chaque ondulation, à chaque caresse intime. La Domina le tenait par les hanches, le guidait, le possédait, en un rythme lent et hypnotique.
Max regarda, fasciné. Ce n'était pas violent. C'était une danse, une communion, un échange de confiance et de plaisir. Il voyait la lueur dans les yeux du soumis, un mélange de douleur et d'extase, une acceptation totale.
Pandore le regardait, ses doigts caressant son verre.
"Tu vois ?", dit-elle doucement. "C'est ça, le BDSM. Ce n'est pas de la violence. C'est de la confiance. De l'abandon. Un don mutuel."
Max hocha la tête, incapable de parler. Il était submergé par ce qu'il voyait, par les sensations qui l'envahissaient.
Michael et Blizzard réapparurent un moment plus tard. Michael portait toujours le humbler, mais il semblait plus détendu, presque heureux. Blizzard avait un sourire satisfait. Ils s'approchèrent de Pandore et Max.
"On s'est bien amusés", dit Blizzard en s'asseyant. "Et vous ?"
Max raconta brièvement leur soirée, le trampling, le baiser.
Blizzard éclata de rire.
"Pandore est experte. Elle sait ce qu'elle fait. Si elle t'a dit 'pas ce soir', c'est qu'elle sait ce qu'elle fait."
Pandore lui adressa un sourire complice.
Le temps passa. La soirée battait son plein. Max regarda sa montre. 3 heures du matin.
Il se leva.
"Je dois y aller", dit-il. "Je suis fatigué."
Pandore le regarda, un sourire doux.
"Tu reviendras ?"
Max hocha la tête, les yeux brillants.
"Oui. Je reviendrai."
Il salua tout le monde, Blizzard, Michael, Jean-Pierre qui était toujours dans son coin, observant avec son sourire bienveillant.
Il regagna les vestiaires, ouvrit son casier, récupéra ses affaires. Son téléphone, ses papiers, son portefeuille. Le petit sac avec le gode.
Il se rhabilla, remit sa chemise, son pantalon, ses souliers.
Il quitta le club, la porte massive se refermant derrière lui dans un bruit sourd.
Dehors, l'air était froid, vivifiant. Le fleuve bruissait au loin, les lampadaires projetaient leurs halos jaunes. Le printemps était là, mais la nuit était encore fraîche.
Max prit le métro, rentra chez lui.
Dans son dortoir, il s'assit sur son lit, le cœur encore battant. Il ouvrit son sac, en sortit le gode qu'il avait acheté au sex-shop. Il le regarda un long moment, se souvenant de la honte qu'il avait ressentie en l'achetant, se souvenant du videur qui l'avait trouvé dans son sac.
Puis il s'allongea, s'offrit à lui-même ce qu'il n'avait pas eu ce soir. Ce n'était pas Pandore. Ce n'était pas une Domina. C'était lui. C'était son corps. C'était son abandon.
Il gémit doucement, s'offrant à lui-même, se remplissant, se vidant, s'apaisant.
Quand il eut terminé, il resta allongé, le regard fixé au plafond. Les ombres du printemps dansaient sur les murs. Il se sentait léger, vide, apaisé.
Il se promit qu'il reviendrait.
Il avait trouvé sa place.
242 vues
18 aime
La porte se referma derrière lui dans un bruit sourd, lourd, définitif. Max resta immobile un instant, clignant des yeux pour s'adapter à la pénombre.
L'air était chaud, chargé d'odeurs de bois ancien, de cire d'abeille et de fleurs séchées. Une lumière tamisée, orangée, baignait l'entrée. Des tapis épais étouffaient les bruits. Des tableaux aux courbes suggestives ornaient les murs de pierre. On aurait dit un salon feutré, un lieu conçu pour apaiser les sens. Une musique rock, électrique, sourde, vibrait dans les murs, ajoutant une tension palpable à l'atmosphère.
Mais devant lui, deux colosses se dressaient.
Des videurs. Pas des hommes ordinaires. Des montagnes de muscles, vêtus de costumes noirs impeccables, les bras croisés, le regard vide. Leurs crânes rasés brillaient sous la lumière tamisée. Ils ne bougeaient pas, ne parlaient pas. Ils regardaient. Ils attendaient. Comme des statues de chair.
Max sentit sa nuque se raidir. Il avait chaud, soudainement. Trop chaud.
Entre les deux colosses, un homme s'avança. Plus svelte, plus élégant, vêtu d'un veston cintré et d'une chemise noire. Des lunettes cerclées d'acier, des cheveux gris tirés en arrière, un sourire professionnel mais distant. Il tenait une tablette à la main, un stylet glissant entre ses doigts.
"Bonsoir", dit-il d'une voix neutre, presque mécanique. "Je suis l'administrateur du club. Puis-je vous aider ?"
Max déglutit. Il se sentit petit, malgré son mètre quatre-vingt-quinze. Les yeux des videurs le transperçaient, immobiles, inquisiteurs.
"Je... je suis là pour la soirée", balbutia-t-il.
L'administrateur inclina la tête, un mouvement lent et calculateur. Ses yeux parcoururent le corps de Max de haut en bas, s'attardant sur sa chemise blanche, son pantalon en tissu, ses souliers cirés. Puis il sourit, un sourire poli mais sans chaleur.
"Je vois. Mais aujourd'hui, c'est un peu particulier. Nous avons plusieurs événements ce soir. Lequel vous intéresse ?"
Max sentit une goutte de sueur perler sur sa tempe. "La... la soirée femdom. Je suis inscrit."
L'administrateur haussa un sourcil, un geste d'incrédulité à peine perceptible. Ses yeux firent une nouvelle fois le tour du corps de Max : la largeur de ses épaules, sa carrure, cette silhouette imposante qui ne correspondait pas vraiment aux stéréotypes qu'on pouvait attendre.
"La soirée femdom", répéta-t-il lentement, comme pour savourer l'incongruité. "Vous en êtes sûr ?"
Max sentit son cœur s'emballer. Pourquoi cette question ? Pourquoi ce regard suspicieux ? Il avait l'impression d'être un imposteur, comme toujours, partout.
"Oui", répondit-il, la voix plus ferme cette fois. "Je suis là pour la soirée femdom."
L'administrateur consulta sa tablette, faisant défiler une liste d'un geste las. Ses doigts glissaient sur l'écran, méthodiques, impersonnels. Il s'arrêta soudain. Un sourire, presque imperceptible, effleura ses lèvres.
"J'ai bien un 'esclave' sur la liste. C'est vous ?"
Max hocha la tête, la gorge serrée.
"Le mot de passe ?" demanda l'administrateur, sans lever les yeux.
"2468", répondit Max, le cœur battant.
Le code qu'il avait gardé précieusement, celui que Lady_Aethel lui avait envoyé avec son inscription. Une simple série de chiffres, mais qui ouvrait les portes d'un autre monde.
L'administrateur hocha la tête, satisfait. Il tapota un bouton sur sa tablette, puis leva les yeux vers Max.
"Parfait. L'entrée est de 30 euros."
Max cligna des yeux. "30 euros ? On m'a dit que je pouvais payer après l'initiation. La partie de 20h est gratuite, m'a-t-on dit. Le paiement est pour 21h, quand la soirée commence."
L'administrateur secoua la tête, son sourire s'effaçant. "Je crains qu'il y ait eu un malentendu. Les 30 euros sont exigibles à l'entrée, quel que soit le moment où vous arrivez. L'initiation fait partie de la soirée, elle est comprise dans le prix. Si vous ne payez pas, vous ne pouvez pas entrer."
Max sentit son estomac se nouer. Il avait l'argent, bien sûr. Il avait prévu, il avait économisé, il avait tout calculé. Mais ce n'était pas la question. C'était une question de confiance. On lui avait dit une chose, on lui en disait une autre.
"Je... je n'ai pas tout cet argent sur moi", mentit-il, la voix tremblante. "On m'avait promis que je pourrais payer après l'initiation."
L'administrateur haussa les épaules, un geste fataliste. "Je suis désolé, mais les règles sont les règles. Je ne peux pas faire d'exception, même pour un invité de Lady_Aethel."
Les videurs, derrière lui, bougèrent à peine. Un déplacement de poids, un regard plus insistant. Max sentit leur présence peser sur lui comme une menace silencieuse.
Il regarda la porte derrière lui. La sortie. La liberté. Le froid. Le métro. La vie ordinaire.
Il regarda le couloir devant lui, la lumière tamisée, les murmures au loin, les promesses d'un monde qu'il avait tant désiré.
Il avait le choix. Il pouvait insister, argumenter, faire valoir ce que Lady_Aethel lui avait dit. Mais il avait peur. Peur de faire une scène. Peur de paraître faible. Peur de confirmer ce que tout le monde pensait déjà de lui.
Le froid de la nuit, il le connaissait. La vie ordinaire, il la maîtrisait. Ce monde-là, derrière les videurs, devant les règles impitoyables de l'administrateur, il ne le connaissait pas. Et tout à coup, il se sentit terriblement seul, terriblement petit, terriblement impuissant.
"S'il vous plaît", tenta-t-il une dernière fois, "je peux appeler Lady_Aethel. Elle vous confirmera."
L'administrateur secoua la tête, son sourire redevenant poli, distant. "Les règles sont les règles. Je suis désolé."
Max fixa le sol un long moment. Les tapis épais, les motifs géométriques, les fils d'or qui brillaient sous la lumière. Il avait tout préparé. Il avait tout fait correctement. Pourquoi ça tournait mal ?
Il releva la tête, les yeux embués.
"Je... je comprends. Je vais sortir."
Il se retourna sans attendre la réponse. Sa main trouva la poignée de la porte massive. Le bois était froid, rugueux, solide. Il tourna la poignée.
La porte s'ouvrit sur la nuit, sur le froid, sur le vent qui s'engouffra soudainement. Max sortit, laissant l'air chaud du club derrière lui.
La porte se referma dans un bruit sourd.
Il resta un instant sur le trottoir, les mains dans les poches, le regard vide. La lune était haute, les lampadaires projetaient leurs halos jaunes, le fleuve bruissait au loin.
Il se mit en marche. Vers le métro. Vers son dortoir. Vers sa vie vide.
Le petit sac à dos pesait sur son épaule, contenant le gode qu'il avait acheté avec tant de honte, les chaussures de rechange, les promesses qu'il avait crues.
Il avançait, les pas lourds, le cœur lourd.
Il n'était pas assez bon. Pas assez fort. Pas assez tout.
Les mots de sa copine résonnèrent dans sa tête : "Tu n'en es pas capable."
Peut-être qu'elle avait raison, après tout.
Soudain, son téléphone vibra dans sa poche.
Il sursauta, s'arrêta net. Il sortit l'appareil, l'écran illuminant son visage dans la pénombre.
Un message de Lady_Aethel.
Lady_Aethel : « Alors, mon petit ? As-tu trouvé le club ? »
Max resta figé un instant, les doigts tremblants sur l'écran. Puis il tapa une réponse rapide.
esclave : « Oui, je suis devant. Enfin, j'étais devant. Je suis reparti. »
Lady_Aethel : « Reparti ? Pourquoi ? »
Max inspira profondément, les doigts se déliant sur les touches.
esclave : « L'administrateur m'a demandé de payer l'entrée tout de suite. 30 euros. Il a refusé de me laisser assister à l'initiation gratuite comme vous me l'aviez dit. »
Il attendit. Les trois petits points apparurent. Puis disparurent. Puis réapparurent. Il sentit son cœur battre plus vite, comme si elle réfléchissait à la situation.
Lady_Aethel : « Quoi ? Il a fait ça ? »
esclave : « Oui. Il m'a dit que les règles étaient les règles, que je devais payer maintenant ou sortir. Je suis sorti. »
Un long silence. Puis le message arriva, clair et incisif.
Lady_Aethel : « Reste où tu es. Je vais lui parler. »
Max s'arrêta net, le cœur battant. Il attendit. Une minute. Deux. Il regarda autour de lui, le fleuve silencieux, les lampadaires, la nuit qui tombait.
Puis son téléphone vibra de nouveau.
Lady_Aethel : « Je lui ai parlé. Il y a eu un malentendu. Il n'avait pas vu que tu étais un invité spécial, que tu étais là pour l'initiation. Il s'excuse. »
Max cligna des yeux, incrédule.
esclave : « Mais... il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire d'exception. Il était catégorique. »
Lady_Aethel : « Il ne savait pas pour qui tu étais. Je lui ai rappelé qui je suis. L'affaire est réglée. »
Max relut les mots plusieurs fois. Un mélange d'espoir et d'incrédulité l'envahit.
esclave : « Je peux revenir ? »
Lady_Aethel : « Je te le demande : reviens. Et quand tu rentreras, dis-lui que c'est Lady_Aethel qui t'envoie. Il te laissera passer. Pour l'initiation, c'est gratuit. Tu payeras seulement si tu restes pour la suite. »
Max fixa l'écran. Les mots dansaient devant ses yeux. Une seconde chance. Il avait une seconde chance.
Il ferma les yeux. Il entendit la voix de Luna dans sa tête : "Tu es plus fort que tu ne le crois." Il repensa aussi aux mots de Lady_Aethel : "Je suis bienveillante avec les débutants."
Il rouvrit les yeux. Il se retourna.
Ses pas le ramenèrent vers la porte. Plus rapides cette fois, plus décidés. Le vent fouettait son visage, mais il ne le sentait plus. Il marchait, il courait presque, les poings serrés dans les poches.
Il s'arrêta devant le lapin masqué, le regarda longuement, comme s'il cherchait une permission dans ses yeux vides. Puis il ouvrit la porte d'une main ferme, poussa la lourde porte de bois massif, et franchit le seuil.
L'air chaud l'enveloppa à nouveau. Les videurs tournèrent leurs têtes vers lui avec une lenteur calculée. Leurs regards étaient plus aigus, plus suspicieux.
L'administrateur leva les yeux de sa tablette. Il le reconnut. Un éclair de surprise, vite effacé, traversa son visage.
"Je croyais que vous étiez parti", dit-il.
Max sentit sa voix trembler, mais il parla clairement, les yeux fixés sur ceux de l'administrateur.
"Lady_Aethel m'a envoyé. Elle m'a dit de revenir. Elle a dit que vous aviez fait une erreur, que vous n'aviez pas vu que j'étais un invité spécial."
L'administrateur inclina la tête, un geste lent, presque théâtral. Il consulta sa tablette, faisant défiler les écrans avec une lenteur calculée. Puis il leva les yeux, et son sourire, cette fois, était différent. Moins distant. Presque contrit.
"En effet. Je vous prie de m'excuser. La liste est longue, votre nom est écrit en bas, je ne l'avais pas vu. Lady_Aethel me l'a signalé."
Max sentit son cœur se dénouer. Il avait gagné. Il avait tenu bon.
"Donc je peux rester ?"
"Bien sûr. Vous êtes inscrit à l'initiation. C'est gratuit. Entrez, la réunion va commencer dans quelques minutes. Si vous souhaitez rester pour la soirée, vous pourrez payer à la fin de l'initiation, avant l'ouverture du club à 21h."
Max hocha la tête. Il s'avança vers le couloir, mais l'administrateur l'arrêta.
"Un instant. Fouille de routine."
Max sentit la panique l'envahir. L'un des videurs s'approcha, ses mains massives se posant sur ses épaules. Il le palpa méthodiquement, descendit le long de ses bras, de son torse, de ses jambes. Puis il attrapa le sac à dos.
"Ouvrez-le", ordonna l'administrateur.
Max déglutit, ses doigts tremblant sur la fermeture éclair. Il tira lentement, comme s'il espérait que le temps s'arrête. Le videur plongea sa main massive à l'intérieur. Il en sortit d'abord les chaussures de rechange, puis sa main s'enfonça à nouveau. Et cette fois, elle ressortit avec le gode.
Le silence s'abattit.
Le gode pendait au bout des doigts du videur, sa couleur chair sobre, sa forme réaliste. Il se balançait doucement, comme un objet accusateur.
Max sentit le rouge lui monter au visage, une chaleur brûlante qui lui dévorait les joues, les oreilles, le cou. Il aurait voulu disparaître, s'enfoncer dans la terre, n'avoir jamais existé.
Les deux videurs échangèrent un regard, une lueur de compréhension à peine perceptible. L'administrateur examina l'objet comme s'il s'agissait d'un document administratif, le tourna entre ses doigts, puis le reposa dans le sac.
"Intéressant", dit-il simplement. "Vous êtes préparé."
Il n'y avait ni moquerie ni jugement dans sa voix. Mais pour Max, ces mots étaient un coup de poignard. Il avait été exposé. Démasqué.
"Vous pouvez récupérer vos affaires. Maintenant, veuillez monter au quatrième étage. L'ascenseur est au fond du couloir."
Max récupéra son sac d'une main tremblante, le referma sans regarder à l'intérieur. Il s'éloigna, les jambes flageolantes.
L'ascenseur l'attendait, vieillot, avec une porte grillagée. Il entra dans la cabine exiguë, enfonça le bouton marqué "4". L'ascenseur s'ébranla avec un grognement, montant lentement.
La porte s'ouvrit sur un autre couloir, plus lumineux. De la musique rock résonnait, électrique, vibrante, faisant trembler les murs. Et là, une femme l'attendait.
Elle était belle. Une beauté étrange, décalée. Des cheveux blonds tirés en arrière, un visage aux traits doux, des lunettes cerclées d'or qui lui donnaient un air innocent, presque naïf. Mais ses jambes, elles, n'avaient rien d'innocent. Elle portait des cuissardes en cuir noir, luisantes, qui montaient jusqu'en haut de ses cuisses, épousant parfaitement la courbe de ses mollets. Des talons aiguilles vertigineux qui claquaient sur le sol quand elle s'approchait.
"Bonsoir", dit-elle d'une voix douce, presque enfantine. "Je suis l'hôtesse du club. Bienvenue parmi nous."
Elle sortit de sa poche une petite bande de papier adhésif, avec un numéro inscrit dessus. Un "47". Elle le prit par le poignet, doucement, et lui fixa la bande autour de la peau, comme un bracelet d'hôpital, comme un marquage d'appartenance.
"Votre numéro pour la soirée. Vous le gardez tout le temps. Il vous identifiera."
Elle le conduisit aux vestiaires. Des casiers métalliques s'alignaient contre le mur.
"Vous pouvez vous changer si vous le souhaitez, ou simplement déposer vos affaires. Nous vous proposons une tenue de rechange pour la soirée, si vous voulez."
Elle ouvrit un casier vide, tira une clé d'un petit anneau, et la lui tendit.
"Vous mettrez vos affaires personnelles à l'intérieur. Téléphone, portefeuille, carte de crédit, papiers. Tout. Vous n'en aurez pas besoin ici."
Max regarda le casier, puis ses affaires. Il déposa son sac à dos, ses chaussures de rechange, la petite poire de lavement qu'il avait gardée au fond. Puis son téléphone, sa carte de crédit, son portefeuille, sa pièce d'identité. Un à un, il se dépouilla de sa vie d'avant.
Il ferma le casier, tourna la clé. Un petit déclic métallique. Il glissa la clé dans sa poche.
C'est alors qu'une silhouette attira son regard.
Une femme était déjà dans les vestiaires, en train de se préparer.
Elle était grande, très grande. Une blonde aux cheveux tirés en arrière, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres rouge sombre. Sa taille imposante était encore accentuée par des talons hauts, très hauts, qui la faisaient dominer la pièce. Elle portait un haut en cuir noir qui moulait sa poitrine, une jupe courte, tellement courte qu'elle faisait à peine le tour de ses hanches, dévoilant ses longues jambes fuselées. La jupe était si ajustée qu'elle épousait le galbe de ses fesses, laissant deviner chaque courbe, chaque mouvement.
À sa ceinture, deux objets pendaient.
Le premier, un fouet tressé, en cuir fin, aux lanières multiples. Le second, un objet étrange, une sorte de pièce en bois aux formes complexes, dont il ne comprenait pas l'utilité. Il découvrirait plus tard que c'était un humbler.
Max resta figé, le souffle coupé.
Une vraie Dom, pensa-t-il. Une vraie.
Il la regarda ajuster sa jupe, vérifier les attaches de ses bottes, caresser distraitement le manche de son fouet. Chaque geste était précis, assumé, autoritaire. Elle dégageait une puissance calme, une certitude absolue de sa place.
Max sentit la chaleur lui monter au ventre. Une érection naissante, soudaine, incontrôlable. Il serra les jambes, espérant que le tissu de son pantalon cacherait ce qu'il ne voulait pas montrer.
La blonde leva les yeux vers lui. Un regard bleu, froid, perçant. Elle le détailla lentement, de la tête aux pieds, s'attardant sur sa chemise blanche, son pantalon trop simple, ses souliers trop sages. Un sourire effleura ses lèvres. Un sourire sadique. Un sourire qui disait : je te vois, petit, je sais ce que tu es, et tu n'es pas encore prêt pour moi.
Elle ne lui adressa pas un mot. Rien. Juste ce sourire, ce regard qui le transperça, et elle sortit des vestiaires, ses talons claquant sur le sol, ses jambes dansant sous la jupe courte.
Max resta immobile, le cœur battant. Il regretta, soudainement, sa tenue conventionnelle. Il aurait voulu être en cuir, en latex, en quelque chose qui le ferait ressembler à eux.
L'hôtesse, qui avait tout vu, lui adressa un sourire compatissant.
"Suivez-moi", dit-elle simplement.
Elle le conduisit à travers un autre couloir, puis s'arrêta devant une double porte en bois, massive, ornée de sculptures aux motifs entrelacés.
"Lady_Aethel vous attend à l'intérieur."
La salle s'ouvrit devant lui.
Une pièce spacieuse, éclairée par des bougies disposées sur des candélabres de fer forgé. Des tapis épais couvraient le sol, des coussins de soie étaient disposés autour de canapés bas en velours rouge. L'odeur du bois, de la cire et des fleurs emplissait l'espace. La musique rock, plus sourde ici, vibrait dans les murs comme un battement de cœur.
Au centre, derrière une table en bois massif, une femme était assise.
Elle était petite, menue, presque frêle. Mais sa présence emplissait toute la pièce. Des cheveux très noirs, un noir d'encre, longs, tombant sur ses épaules, encadraient un visage pâle, d'une blancheur de porcelaine. Son maquillage était sombre, intense : des yeux charbonneux, des lèvres rouge sang, des sourcils fins et arqués. Elle semblait sortie d'un film d'épouvante gothique, d'une gravure ancienne, d'un rêve fiévreux.
Derrière elle, un homme se tenait debout. Grand, corpulent, presque aussi massif que Max. La tête baissée, le regard fixé sur le sol. Un collier de chien entourait son cou, un collier en cuir noir, avec une boucle argentée. Et dans la main de Lady_Aethel, une laisse, fine, souple, qui reliait la femme à son soumis.
Max déglutit. Il reconnut l'homme. Pas son visage, pas son nom. Mais quelque chose dans sa posture, dans son effacement, dans cette façon qu'il avait de se faire plus petit qu'il ne l'était. C'était lui. Max, dans quelques années. Max, si jamais il osait aller jusqu'au bout.
Il balaya la salle du regard. Un petit groupe était déjà installé.
Sur un canapé, la blonde en cuir, celle qu'il avait croisée aux vestiaires, était assise, les jambes croisées, son fouet posé à côté d'elle. Elle le regarda entrer avec ce même sourire sadique.
À côté d'elle, une autre femme, plus discrète, habillée de façon tout à fait conventionnelle. Une robe sobre, un cardigan, des chaussures plates. Comme lui. Une débutante, peut-être.
Il y avait aussi un homme d'un certain âge, presque chauve, les cheveux gris sur les côtés, vêtu d'une chemise hawaïenne aux couleurs criardes, des fleurs roses et jaunes qui juraient avec l'atmosphère sombre du lieu. Il se balançait sur sa chaise, un verre à la main, l'air parfaitement détendu.
Max s'avança timidement, les mains moites, et s'assit sur le canapé de velours rouge. La dame à côté de lui lui adressa un sourire timide, un sourire de connivence. Une débutante, comme lui.
Les dernières secondes s'écoulèrent dans un murmure de conversations polies. Puis la porte s'ouvrit, et un jeune couple entra. Lui en smoking, elle en robe de soirée noire, longue, élégante. Ils avaient l'air sérieux, concentrés, leurs regards tournés vers l'intérieur, vers ce qui allait venir. Ils s'assirent sur un canapé, séparés l'un de l'autre, comme deux inconnus qui partageaient un même destin.
Lady_Aethel se leva.
Elle était petite, si petite, mais sa voix, quand elle parla, résonna dans toute la pièce.
"Bien. Nous pouvons commencer."
202 vues
13 aime
La soirée se passa a aider Odile, la cuisinière, à laver, éplucher, tailler les légumes, la viande pour le dîner du lendemain.
Tu dois apprendre à faire la cuisine et Odile est une excellente cuisinière qui t’apprendra ses petits secrets. Tu pourras ainsi choyer ton Maître en toutes occasions !
J’adore cuisiner Maître, et je suis heureuse qu’Odile me fasse découvrir ses recettes et m’apprenne ce que vous aimez !
Ce qu’Odile avait prévu pour le lendemain demandait des macérations et beaucoup de préparation, elles travaillèrent jusque à une heure avancée de la soirée. Odile prépara le dîner de Paul qu’Anne lui monta dans son bureau.
Mets toi à genoux, nous avons à parler de demain.
Oui Maître dit-elle tout en se mettant à genoux !
Je veux que tu sois en forme demain, tu dormiras donc ce soir dans ma chambre sur ton matelas au pied de mon lit.
Oh Merci Maître
Tu Pourras faire ton sport avant de me monter mon petit déjeuner à 8h . Tu me prépareras mon bain et mes affaires pour mes rendez-vous de demain matin.
Avec plaisir Maître
pendant mes rendez-vous tu iras chez le coiffeur, André t’y conduira. Il sait ce qu’il a à faire. A ton retour, tu aideras Odile à mettre le couvert et à préparer le salon pour recevoir nos invités.
Bien Maître !
Tu iras ensuite te préparer pour être prête à 18h30 !
Bien Maître
Tu mettras ta robe longue portefeuille, dont tu ne fermeras pas la première lanière. Dessous tu ne porteras rien. Ce soir je te retirerai ton corset, tu n’en as plus besoin désormais !
Bien Maître, Merci de m’enlever ce corset...A force il me fait mal !
Tu aurais dû me le dire….
Non Maître, vous vouliez que je le porte… Je l’aurai gardé sans rien dire..la douleur était tout à fait supportable pour le moment !
Très bien, tu es une bonne esclave...Je suis fier de toi !
Merci, Maître, oh Merci !
Demain nous serons 8 personnes…. Plus toi. Tu feras le service et tu devras être particulièrement accueillante pour nos invités, quelque soit leurs demandes !
Bien Maître
Bien va manger dans ta niche, j’irai te chercher tout à l’heure
Oui Maître
Tard dans la soirée Paul est venu chercher Anne, il lui a retiré son corset, l’a monté dans sa chambre et l’a allongée sur son lit . Très tendrement il l’a caressé, lui a massé les zones douloureuses que le corset maintenaient enserrées ! Puis tendrement du bout de sa langue il a commencé à jouer avec ses tétons sensibilisés par les piercings…. En prenant son temps, il fit monter en Anne une tendre montée de plaisir, ses seins durcirent, ses tétons étirés grossirent et une douce chaleur envahie son sexe déjà humide… Paul s’en aperçut, et glissa lentement vers le centre du plaisir de sa soumise… Il joua tendrement avec les anneaux puis fit glisser sa langue sur le clitoris d’Anne…. Elle ne put retenir un long soupir de plaisir, Paul continua jusqu’à ce que le mouvement des hanches d’Anne lui indiqua que son orgasme n’était plus très loin...alors il la fit mettre à 4 pattes sur le lit les fesses tendues et offertes à son sexe raide. Sans ménagement il s’enfonça dans le sexe trempé d’Anne qui émit un long cri à la fois de plaisir, de surprise et de douleur…. Les amples mouvements de son Maître l’emmenèrent très vite à un orgasme ravageur, Paul en profita pour se retirer et positionner son sexe humide devant le petit trou de sa soumise….doucement il s’enfonça en elle, faisant attention de ne pas la blesser…. Anne s’ouvrit à son Maître, le laissant l’envahir pleinement...elle se concentra pour l’enserrer petit à petit , pour le maintenir en elle en l’enserrant le plus possible, elle se relâchait quand son Maître se retirait et reprenait sa caresse quand il la remplissait à nouveau...A ce petit jeu là ce fût Paul qui rendit les armes le premier….
Ils roulèrent sur le côté.
Je suis fier de toi Anne, tu es devenue une vraie soumise… Demain ce sera ta soirée d’intronisation en tant qu’esclave, tu es toujours prête à cela ?
Oui Maître je suis prête à devenir votre esclave !
Bien Anne, Mais pour cela tu vas devoir choisir qui sera le Maître qui va t’apprendre à devenir une véritable esclave ! Tu vas avoir à choisir entre deux hommes, tous les deux Maîtres expérimentés et ayant déjà permis à des soumises comme toi d’aller bien au-delà dans la soumission. Tu es toujours d’accord ?
Ce ne sera pas vous mon Maître ?
Non Anne, moi je ne suis pas capable de te former, je n’ai pas leur expérience pour t’emmener plus loin ! Je choisirai donc celui qui aura le plaisir de te dresser.
Et, si je ne vous montre personne Maître ? Que se passera-t-il ?
Si tu ne désignes personne, je choisirai seul et tu devras le suivre !
Je peux refuser…
Non Anne, tu t’es engagée à obéir à toute personne que je te désignerai…. Tu sais je te fais une faveur en te laissant choisir…
Anne ne dit rien, elle avait envie de pleurer mais se retint. Elle ne voulait pas s’effondrer devant son Maître. Elle changea de sujet.
Qui sera là demain, Maître ?
Ta cousine Béatrice, Véronique, les deux hommes qui souhaitent te prendre en main plus deux autres personnes.
Béatrice ???
Oui Béatrice a accepté notre invitation, elle semble très curieuse de découvrir la nouvelle Anne et sa vie de soumise….Elle semble même très tentée elle aussi…
Béatrice ….soumise ?
Pourquoi cela t’étonne ?
Je ne sais pas, je la vois comme une femme forte, sachant ce qu’elle veut, une battante !
Il faut croire qu’elle n’est pas que cela….dit Paul avec un sourire… Regarde toi, tu es aussi une battante, tu as mené ta vie avec force et volonté….
Oui c’est vrai Maître
Je pense que Véronique se fera un plaisir de l’initier !
Béatrice….avec Véronique ????
Tu sais elle se connaisse déjà….Véronique a rencontré par « hasard » ta cousine au cinéma...le courant est bien passé entre elles...Elles se sont vus trois ou quatre fois déjà, nous verrons demain si Véronique a réussi à créer une relation de domination avec elle…. !
Je suis curieuse de voir comment Béatrice a réagi aux avances de Véronique. Qui sont les deux Maîtres dont vous m’avez annoncé la venue, Maître ?
Le Premier est un vieil ami, il est un peu plus jeune que moi et nous nous sommes rencontrés dans un club BDSM à Londres. C’est un Maître expérimenté qui cherche son esclave permanente. Avec lui tu seras dressée à assouvir tous ses caprices et ses désirs !
Et le second ?
Le second est une relation professionnelle, et nous nous sommes trouvés des goûts communs pour le BDSM et c’est aussi un ami de Véronique ! C’est un homme d’une quarantaine d’années.
Hummmm
Attends de voir avant de te faire des films….dit en souriant Paul
Voyant que le sujet excitait son Maître, Anne le prit en bouche et commença à lui donner du plaisir en l’avalant lentement, en le gardant le plus longtemps qu’elle pouvait tou au fond de sa gorge….. puis en se reculant pour prendre sa respiration elle jouait de sa langue pour l’entendre gémir de plaisir…. Elle accéléra ses mouvements, lui offrant sa bouche pour qu’il la pénètre de plus en plus fort….Paul ne put se retenir bien longtemps et jouit dans la bouche de sa soumise. Anne le lêcg=ha avec application léchant la moindre goût de son plaisir, et le laissant tout propre reprendre sa place sur la jambe de son Maître.
Tu es devenue une experte en fellation, Anne….je n’ai jamais connu un tel bonheur dans la bouche d’une femme !
Merci Maître
Demain tu m’appelleras Monsieur devant nos invités. Tu garderas le terme de Maître a celui que tu désignera pour poursuivre ton éducation !
Bien Ma…...Monsieur
Bien allez couche toi vite sur ton matelas, mais avant je vais te passer de la pommade sur tes piercings….
Le lendemain matin Anne se levas de bonne heure….. Elle sortit courir avant de réveiller son Maître …. ses piercings tiraient sur ses seins et sur ses lèvres à chaque foulée…. Cette douleur lancinante se transforma vite en un plaisir ….Chaque foulée envoyait des ondes de bonheur partant de ses seins et de ses lèvres étirés et se répandaient partout dans son corps….Elle accéléra au fur et à mesure que le plaisir montait… Un formidable orgasme lui coupa les jambes et l’obligea à s’arrêter…. Elle eut du mal à repartir ...son sexe irradiait de plaisir….Elle rentra lentement en pensant au dîner de ce soir ! Elle avait une petite idée de qui elle allait choisir… mais elle voulait quand même en savoir plus sur son futur Maître ! Il fallait attendre et la journée allait être longue.
Anne prépara le petit déjeuner de son Maître, elle lui prépara ses affaires et son bain, puis a genoux attendit qu’il lui permette de descendre faire sa toilette et prendre un repas léger.
Elle passa le reste de la journée à préparer le repas avec Odile, à mettre le couvert, puis à se préparer pour être à la hauteur de la situation. Paul rentra vers 18h30 de ses rendez-vous.
Tu es très belle ainsi Anne, ils vont tous être fous de toi. Cette robe est parfaite elle laisse largement deviner tes courbes, mais ne laisse rien voir.
Merci Monsieur
Bien, viens dans mon bureau !
Anne suivi son Maître et se mit à genoux pendant que Monsieur rangeait ses affaires et prenait différentes choses dans ses tiroirs.
Mets-toi debout, jambes écartées !
Anne se positionna comme le désirait son Maître
Bien, tu te souviens de la pommade que Pierre utilisait ?
Oui Monsieur
Je vais t’en mettre tout de suite un peu pour t’introduire ce plug !
Le plug était de bonne taille et malgré la pommade Paul eut un peu de mal à le mettre en place dans les fesses d’Anne…. Celle-ci pourtant tendait son derrière au maximum vers la main de son Maître… La pommade faisant de l’effet petit à petit il put utiliser l’humidité croissante de sa soumise pour lubrifier son rosebud vibrant et lumineux. Une fois en place Paul vérifia le bon fonctionnement ….
Anne ne put retenir un petit cri quand le plug se mit à bouger en elle….
Hummm c’est bon Monsieur
Ce sera encore meilleur ce soir…. Ce n’est qu’un avant goût de ce qui t’attend…
Hummmm je crois que je vais aimer….
Je l’espère Anne…
Bon je dois me préparer et nos amis ne vont pas tarder à arriver !
303 vues
18 aime
Ceci est un récit écrit lors d'un échange par chat avec une soumise connue sur ce site, que je remercie pour l'avoir compilé et mis en forme.
- J'ai eu une autre vision d'ailleurs. Peut-être que tu aurais envie que je la partage...
- Oui, s'il vous plaît Monsieur, je serais ravie de l'entendre.
Nous étions en voiture sur une petite route de campagne. Tu me conduisais vers un joli coin de bois. Nous allions faire un pique-nique, tu avais préparé tout un repas dans un panier d'osier, que tu portais avec la nappe pour moi jusqu'à un coin ombragé, pendant que je flânais. Puis, pour mon meilleur confort, tu te plaçais, assise jambes écartées, en retroussant ta jupe sur le haut de tes cuisses, avec un joli porte-jarretelles mais sans culotte, pour que je puisse m'asseoir entre tes jambes et poser mon dos contre ta poitrine et ton ventre. Je mangeais tranquillement, en te nourrissant de temps en temps d'une bouchée de mes plats ou d'une amande, et en te parlant d'une idée qui m'était venue. Je te faisais me lécher les mains. Je me décalais pour être un peu de côté, je passais les jambes au-dessus d'une de tes cuisses, pour laisser ton entrejambe accessible. J'y faisais glisser une plume trouvée dans l'herbe. Gentiment, sur le haut des cuisses, le long des hanches et des fesses. Je jouais avec mes dents sur ton téton sorti, tout en chatouillant l'intérieur de tes cuisses. Puis je venais poser le doigt sur les lèvres de ta chatte, tranquillement, sans me presser, en marquant leur pourtour. Et je commençais à te faire doucement demander, puis pas à pas supplier avec de plus en plus d'urgence, pour que j'aille appuyer sur ton clitoris. J'avais tout mon temps, il faisait bon, tes gémissements et tes feulements se mêlaient au chant des oiseaux. J'avais les yeux à demi-fermés contre ton sein, à sentir l'odeur de ton corps. Je me sentais bien.
- Cette vision m'excite beaucoup Monsieur, j'aimerais m'abandonner ainsi entre vos mains et vous servir. Pourrais-je, s'il vous plaît, avoir votre accord pour me toucher en vous lisant et relisant ?
- Tu peux te toucher, petite perverse. Te toucher en pensant à ta servitude docile et aux récompenses que tu pourrais en retirer.
- Merci beaucoup Monsieur…
J'ai fini par t'accorder ce que tu voulais tant, et j'ai placé ma main pleinement contre ta chatte, comme sur un objet que je possédais. Puis je n'ai laissé qu'un doigt, mon index, que j'ai laissé tourner doucement, en effleurant à peine. Tes gémissements se sont faits plus pressants, ta respiration a commencé à devenir très intense. Depuis quand n'avais-tu pas eu le droit de jouir ainsi de mes douceurs ? C'était ce que tu attendais depuis la veille, quand, frémissante déjà, tu avais préparé le repas. La nuit avait sans doute été longue, pressée par l'attente. J'avais senti au matin le léger tremblement dans tes gestes, l'incertitude dans ta voix. Le doute peut-être aussi qui t'assaillait : aurais-tu droit à cela ? Allais-je être heureux, content de toi ? Que de questions, tu avais passé des heures, des jours peut-être, aimantée à ce moment espéré. Mais je sais mieux que toi ce dont tu as besoin.
J'ai continué à aller très doucement. Je sais qu'au fond tu veux profiter de chaque seconde. Être frustrée oui, mais avec ma main sur ton clito. Ma main est passée contre la nappe. Mouillée, une belle tache sous ta chatte. Tes jambes se repliaient d'instinct, elles venaient soulever ton pubis vers mon doigt, le seul toujours qui jouait avec toi. Je savais que tu voulais plus. Être remplie de moi, m'avoir à l'intérieur. Même un seul doigt, mais peut-être, peut-être... Qu'est-ce que ton maître te réservait ? À quel point était-il prêt à te récompenser ? Une première fois, j'ai accéléré. Il n'a pas fallu longtemps pour que les défenses tombent. Une minute à peine, et tu commençais à couiner : « Maître, s'il vous plaît, puis-je jouir ? » Tu connaissais la réponse. La première fois je ne dis jamais « oui », pas depuis que j'ai commencé à t'entraîner à retenir tes orgasmes.
- Je suis tellement heureuse de vous lire. J'aimerais pouvoir assouvir vos désirs. Je suis tout à fait trempée et je ne le dois qu'à vous, merci beaucoup Monsieur.
- Ton hommage est apprécié, soumise. Tu l'exprimes bien, cela me plaît. Tu as beaucoup de potentiel, j'aime les hommages éloquents.
Lentement, j'ai laissé mon doigt quitter ton clitoris. Je me suis relevé. J'ai défait la boucle de ma ceinture et mon pantalon. Ton
visage venait déjà de son propre élan vers mon entrejambe. Je n'ai eu qu'un petit pas à faire pour me retrouver à la verticale au-dessus de toi, toujours assise. Je t'ai laissé placer ta propre main sur ta chatte. Sans la bouger, simplement pour contenir le frémissement. Et tu t'es mise à lécher le creux des cuisses, le bas des couilles, tout l'entrejambe. Avidement. J'ai mis la main dans tes cheveux pour guider où je voulais, d'abord doucement. Puis j'ai tiré ta tête en arrière. Le signal connu : tu as ouvert grand la bouche et sorti la langue. Tu as commencé par la base de la verge, d'avant en arrière. Avec le bout sensible de ta langue. Puis j'ai abaissé mon sexe pour le porter à tes lèvres, presque de haut en bas. Je t'ai laissé suçoter le bout d'abord, longuement. Il a fini d'enfler entre tes lèvres et ta langue. Puis j'ai enfoncé, doucement d'abord, chaque fois un peu plus loin, jusqu'à ta gorge. Tu apprenais encore le skullfuck, je savais que ce n'était pas facile. Je te laissais des respirations, entre des moments de pénétration plus intenses et plus longs. Je te laissais jouer de tes lèvres et de ta langue sur mon sexe avant de revenir à ta gorge. Une longue, intense plongée encore, à t'en faire perdre le souffle. Puis je suis ressorti. J'ai caressé le visage couvert de bave où quelques cheveux épars s'étaient collés. J'ai regardé tes yeux éperdus et dévoués.
- Je semble perdre en lucidité à mesure que je découvre vos idées. Je vous remercie d'avoir de telles pensées. Je rêve d'apprendre à vos côtés à devenir ce que vous voulez que je sois. Je suis vraisemblablement très proche d'avoir un orgasme. Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'accorder le droit de vous le dédier lorsqu'il surviendra Monsieur ? Ce serait aussi un honneur de patienter pour vous, souhaitez-vous que j'attende votre permission pour jouir Monsieur ?
- Oui, pour ce soir, tu vas jouir pour moi, maintenant, en me remerciant de tout ce que j'ai fait pour toi aujourd'hui.
Je t'ai fait te relever, te placer jambes écartées dos à moi, le dos bien cambré pour t'offrir, les mains contre l'arbre qui nous prêtait son ombre. Comme tu as joui en serrant cet arbre, en dandinant du cul sur mon sexe qui te perçait et accédait aux profondeurs de ton être! En criant tes remerciements à en faire trembler les fourrés et à en faire fuir les oiseaux pendant que la jouissance te filait entre les cuisses. Mais tu es restée sans bouger, à attendre que je finisse de vider mon sperme en toi. Tes jambes parcourues de spasmes ont tenu, magnétisées à ma bite qui laissait jaillir son fluide dans tes cavités. Elles ont tenu ensuite, pendant que je pesais sur toi, relâchant toute ma tension dans ce jet qui coulait entre les plis de ton vagin. Combien de temps sommes-nous restés ainsi, moi contre toi, toi contre l'arbre ? À un moment nous nous sommes effondrés, enlacés toujours, sur la nappe. Il faisait plus frais, le soleil ne touchait plus le sol, quand nous nous sommes relevés. Tu as attendu que je sois prêt à bouger pour reprendre tes tâches de servante : plier la nappe, ranger le pique-nique, puis te préparer à me ramener, après une très douce sortie qui avait tenu ses promesses.
- Je vous remercie de m'offrir une telle jouissance Monsieur. Je peine à écrire néanmoins je vous remercie de vous être intéressé à moi, de m'avoir octroyé le droit de vous poser des questions. Je vous remercie Monsieur de faire appel à votre talent. Je vous remercie d'avoir éveillé en moi tant de désir. Je vous remercie de me laisser vous dédier cet orgasme.
- Oui, c'est très bien. Remercie-moi. Commence à comprendre à quel point ma domination est douce et éclatante. À quel point elle irradie ma soumise, par-delà toute pratique ou tout acte.
403 vues
4 aime
Sujets tendances









