Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Ces fantasmes et ces images sont revenus me titiller. Je me caressais en y pensant, confirmant la faillite de mon couple dans le domaine amoureux.
Après avoir longtemps hésité, je me suis inscrite sur un site BDSM.
Plus par curiosité que pour trouver un Maître.
Toutes les femmes qui se créent un profil de soumise, ont très rapidement cette impression d’être une biche lâchée au milieu de la forêt. Poursuivie et traquée par des chasseurs avides de trophées.
J’ai donc rapidement arrêté de tchatter, ne tombant que sur des hommes, pour qui la soumise n’était qu’un vulgaire objet sexuel. J’ai privilégié la lecture des récits, des témoignages, des forums.
J’ai ainsi découvert par hasard une pratique que je ne connaissais pas.
Un Daddy Dominant alliant douceur et domination pour une little girl: (DDlg)
Évidement les littles sont majeures et parfois proches de mon âge.
Mais elles ont ce fantasme de régression. Cela m’a troublée. Je me suis imaginée, moi en little (pré) adolescente dans ce rôle.
Un récit m’a particulièrement captivé, bien écrit sans vulgarité, avec une approche toute en douceur. Ce Daddy savait récompenser, punir et l’approche cérébrale était privilégiée.
J’écrivis un bref commentaire, complimentant l’auteur pour la qualité de son texte.
Il me remercia.
Nous avons alors conversé et petit à petit un lien s’est créé. Je guettais ses messages. On peut se confier facilement, cachée derrière un écran.
Et doucement mais sûrement, il m’a apprivoisée.
Un soir nous échangeâmes nos numéros de téléphone.
Il avait la voix grave d’un homme mûr, mais parlait avec douceur et s’exprimait avec aisance. Il était respectueux et compréhensif. Je lui ait confié des choses très intimes et il ne portait aucun jugement.
Nous avions pris l’habitude de nous téléphoner, nous échangions des SMS de plus en plus passionnés.
Physiquement, je me trouvais plutôt mignonne. Mes cheveux châtains, encadraient un visage lumineux, où laissaient transparaître la malice d’un regard vif et la chaleur d’un sourire pétillant. On me complimentait souvent en me disant que je ne faisais pas mon âge.
Mon corps était mince, ma silhouette harmonieuse et élancée.
J’aimais ma peau douce, la courbe de mes hanches, mes petites fesses rebondies. Ma poitrine, délicate, se devinait. J’aimais laisser mes petits seins libres sous un chemisier légèrement transparent. Une sensualité calme, assumée, sans artifice.
Je ne cherchais pas à séduire, mais je savais que ma présence soulignée par des courbes discrètes et féminines, pouvait attirer les regards.
Peu maquillée, d’une élégance naturelle, je ne suivais pas la mode et j’avais mon propre style. J’adorais les matières douces, les vêtements qui mettaient ma féminité en valeur.
Dotée d’un caractère agréable, on me décrivait souvent comme une femme douce, souriante, pétillante, sincère mais ayant des convictions. Je possédais paraît il cette qualité rare, des personnes qui savaient être à l’écoute, et dont l’amitié est sincère sans faux semblant.
Daddy était devenu mon confident secret.
Se rencontrer est devenu une évidence, mais cela me faisait un peu peur.
Pas la peur de la rencontre, juste la peur d’être déçue par l’homme.
Habitant à moins de 50 km l’un de l’autre, la rencontre devait se faire en public, dans un lieu permettant de se parler librement.
Il me laissa le choix de l’endroit et ne m’imposa pas de tenue, devinant que je saurais comment m’habiller pour lui plaire.
Je lui proposais un rendez-vous dans un café au centre ville.
Il y avait une salle à l’étage où peu de gens montaient, préférant s’installer en terrasse.
On était en juillet. Il faisait chaud. Je choisis une robe d’été à fleurs, bras nus, légèrement décolletée, descendant jusqu’aux genoux. Une robe de petite fille sage.
Des espadrilles tropéziennes, assorties à la couleur de ma robe et des dessous en coton blanc. Pas de maquillage, mes cheveux mi longs libres et quelques bracelets de couleur au poignet.
J’étais ravissante et cette tenue me rajeunissait.
J’arrivais la première et m’installais sur une banquette, dans un petit recoin discret. La salle était vide, j’étais un peu nerveuse. Pudiquement, je tirais sur ma robe pour éviter qu’elle remonte au dessus du genou.
Il vint 5 minutes après l’heure et je le regardais pendant qu’il s’approchait.
La cinquantaine, de la prestance, habillé décontracté mais avec goût.
Son regard était franc et s’attarda sur moi, en me détaillant de la tête aux pieds .
Il parut satisfait car il me fit un grand sourire, me complimenta sur ma robe qu’il trouva très jolie, me souhaita la bienvenue.
Curieux, il posait des questions et surtout il écoutait les réponses.
Charmant oui, charmeur non, il ne jouait pas un rôle, j’étais sous le charme. Rapidement, il proposa que l’on se tutoie et je fus d’accord.
Nous avons beaucoup parlé, je n’ai pas vu le temps passer. Je savais que je lui plaisais. Je me sentais bien avec lui et en se quittant une petite voix me disait que j’avais, peut être trouvé mon Daddy.
Pour moi être une little n’est pas un signe de faiblesse.
J’ai besoin de tendresse, d’affection, de savoir que Daddy sera là pour moi.
Pour cela Daddy doit être capable de me protéger et dans ses bras je veux me sentir en sécurité, qu’il sache me rassurer, me consoler et m’aider si je souffre.
Je dois ressentir son amour dans les paroles et dans les actes. En échange, il recevra de moi le don de ma personne. Un cadeau inestimable, car je serai dévouée et soumise. Je lui appartiendrai entièrement corps et âme. Là c’était un peu idéalisé, mais j’étais une grande romantique.
J’avais rendez-vous chez lui la semaine suivante, pour un après midi découverte.
Le but étant de voir s’il y avait un réel feeling entre nous, permettant d’envisager une relation DDlg.
Le jour choisi, il m’accueillit comme un père accueille sa fille, en m’embrassant sur les deux joues. Je portais une robe plus courte, des chaussettes blanches et des petits souliers vernis, une vraie tenue de little.
Il habitait seul, dans une élégante maison de maître du XIXe siècle, dans le pur style des hôtels particuliers nîmois. Façade en pierre blonde, hautes fenêtres à petits carreaux, persiennes anciennes… La demeure imposait sa présence avec grâce, entre raffinement classique et douceur du Sud.
Derrière une porte cochère en bois clouté, s’ouvrait la cour de son hôtel particulier baigné de soleil. L’entrée, fraîche et minérale, était pavée de pommettes de Montpellier, pierre locale aux tons miel et sable, patinée par les ans.
Il me fit visiter sa demeure, j’étais impressionnée.
Un escalier en pierre blonde aux courbes douces montait avec grâce, sous un lustre suspendu, vers les étages silencieux.
Le salon, vaste et lumineux, s’ouvrait sur le parc arboré par de hautes fenêtres. Sous un plafond mouluré, un fauteuil Le Corbusier, une table basse en verre, une cheminée en pierre, des œuvres modernes et du mobilier ancien cohabitaient avec justesse. Les murs à la chaux, sobres et lumineux, accueillaient un dialogue discret entre l’ancien et le contemporain : un tableau de Matisse, d’autres dont certains représentaient des femmes nues. Des touches de décoration contemporaine, un clin d’œil de street art, quelques éléments de pop art, du design italien.
Tout cela reflétait un goût certain pour l’art et la beauté.
A l’étage il devait y avoir plusieurs pièces, mais il ne m’en montra qu’une.
Elle était ravissante. Il me dit que ce serait la mienne et que je pourrai la décorer, pour qu’elle devienne une vraie chambre d’adolescente. Je le remerciais en lui faisant un bisou.
Il me parla d’une pièce située juste au dessus, dans le grenier. Une pièce interdite, aménagée pour les petites filles désobéissantes. Je baissais les yeux et perdis mon sourire.
- Allons n’ai pas peur, je suis sûr que tu seras très sage, me dit il sur le ton de l’humour. Cela ne me rassura qu’à moitié, il devait avoir un donjon SM caché là haut.
On redescendit et il me fit visiter le jardin, situé autour de la maison aux volets patinés par le soleil.
Un jardin méditerranéen au charme à la fois authentique et un brin sauvage.
Le temps y semblait suspendu. Les senteurs puissantes de la garrigue, lavande, romarin, thym, flottaient dans l’air tiède et j’étais émerveillée.
De grands oliviers aux troncs noueux semblaient veiller sur des allées, bordées de fleurs qui s’épanouissaient librement. J’étais redevenue une petite fille et je me mis à cueillir un bouquet de fleurs en courant et en riant. Daddy souriait.
On arriva près d’un endroit peuplé de statues de pierre, des silhouettes féminines effacées par le temps qui surgissaient parmi les herbes hautes.
Je décidais que l’on allait jouer à cache cache et je courus me cacher parmi les statues. Daddy mit un moment avant de me trouver, tapie derrière une statue représentant une Venus nue. Je lui fis un léger bisou sur la bouche lorsqu’il me rejoignit.
J’étais heureuse, on s’amusait innocemment en faisant plein de bêtises.
On joua à Collin Maillard, il me mit un bandeau sur les yeux. Je tendais les bras et agitais mes mains essayant de l’attraper.
Il virevoltait autour de moi et s’amusait à frôler ma cuisse, à caresser mine de rien, mes petits seins d’un doigt agile.
Il me complimenta sur mon visage, mon sourire, mes fines jambes, ma taille mince et mes petites fesses qu’il avait envie de croquer.
Il me dit que j’étais belle comme un cœur et je le crus. Je voulais le saisir, le serrer tout contre moi.
Soudain, il se laissa attraper et me tira contre lui, nos corps se touchèrent.
Mon souffle s’accéléra et je ressentis un émoi naissant. Il m'enlaça et m’embrassa et ce fut un doux baiser, auquel je répondis tendrement.
Il caressa mes petits seins et titilla les mamelons, les mordilla par dessus ma robe. Mes tétons durcirent et mon minou réclamait de douces caresses.
Puis je sentis qu’il s’agenouillait à mes pieds et me remontait ma robe. Sa main se posa sur ma culotte en coton, il constata qu’elle était humide.
Il me la descendit à mi cuisse et j’eus la chair de poule, lorsque sa langue vint lécher le sillon de mon minou. J’écartais légèrement mes cuisses faisant glisser ma culotte pour lui faciliter l’accès. J’étais toute frissonnante et exaltée, mon coeur battant la chamade.
Sa langue glissa entre les lèvres de mon sexe, atteignit mon petit bouton et je gémis de plaisir. Il me fouillait la chatte alternant avec mon clitoris, d’une langue douce, habile et rapide. Je mouillais comme une petite little délurée. Une vague de chaleur m’envahit et m’emporta dans un tourbillon, lorsque son doigt se glissa dans mes moiteurs.
J’ai joui en criant oh Daddy, oui Daddy et ma cyprine s’est mélangée à sa salive.
Les yeux toujours bandés, je tenais sa tête entre mes mains et je voulais que ce moment ne finisse jamais.
Il m’emmena à l’arrière de la maison, oū dissimulée dans un écrin végétal de lauriers, d’arbousiers et de figuiers, une piscine invitait à la fraîcheur.
Son eau calme reflétait le ciel bleu et des branches d’un grand pin parasol qui veillait sur elle. Il promit de m’y ramener me baigner nue, un soir de pleine lune et de m’y faire l’amour. Je rougis, mais la proposition m’avait excitée et ma culotte s’humidifia rien qu’à cette idée.
Après cette visite du jardin, il proposa que l’on prenne le goûter sous la tonnelle.
J’eus droit à un verre de grenadine et plein de desserts, des tartelettes aux fruits, des gâteaux au chocolat.
Puis on remonta et il me proposa de jouer avec des poupées barbie.
- Non Daddy, j ai passé l’âge de jouer à la poupée, mais si tu veux je peux te faire un dessin, j’adore dessiner.
Il chercha du papier et des crayons de couleur, m’invitant à m’asseoir sur ses genoux pour le réaliser. Je m’installais et commençais une esquisse de la vue du jardin par la fenêtre.
Il trouva que je me débrouillais bien et posa doucement sa main sur ma cuisse.
Je fis comme si je n’avais rien remarqué, mais le rythme de mon cœur c’était accéléré. Puis il remonta ma robe lentement, pendant que je me concentrais sur mon image.
D’une main douce il caressa ma cuisse. Je gémis tout en l’écartant et il continua son exploration et se rapprocha de mon sexe.
Puis soulevant ma culotte, il toucha le minou et y glissa un doigt. Un deuxième effleura le clitoris et l’agaçait doucement.
Quand il les sortit ses doigts étaient humides et il me les fit sucer. On s’embrassa tendrement puis beaucoup plus fougueusement.
Il embrassait bien, sa langue trouvait la mienne et la sensation était agréable.
Sa main sur ma nuque caressait mes cheveux, doucement je m’abandonnais dans ses bras.
J’étais troublée. Sa main se glissa sous mon t-shirt et découvrit mes petits seins, les cajola et agaça les tétons qui durcirent. Il pinça légèrement les pointes de mes mamelons pour voir ma réaction.
En étant sur ses genoux son membre était en contact avec mes fesses, et il bandait, j’en étais certaine. Je gigotais, pour mieux le sentir à travers son pantalon.
Petite ingénue perverse, je m’évertuais à accentuer le frottement contre son sexe.
Je n’avais qu’un but, qu’il libère sa queue et me prenne. Là, de suite, dans cette position. Je mourrais d’envie de lui demander. Je n’osais pas.
L’heure tournait et je devais partir et on se quitta sur un dernier baiser.
J’aurais souhaité un peu plus, pour ne pas dire beaucoup plus. Mais j’avais joui sous sa langue dans le jardin. La prochaine fois je me promis de passer une nuit avec lui.
53 vues
6 aime
Je m’appelle Lucie, j’ai un mari deux enfants, une vie en apparence bien rangée. Mais mon histoire, la vraie, celle qui a tout fait basculer a commencé à l’aube de mes 40 ans. Puisque je vais tout vous raconter, commençons par le début.
Fille unique d’un couple bourgeois, j’ai grandi dans un cocon feutré. On m’a élevée avec des valeurs, de la rigueur et le souci des apparences. Dans cette maison où le moindre écart était mal vu, ma solitude était ma complice la plus fidèle. J’apprenais très tôt à me faire discrète, à lisser mes émotions. A leur manière, mes parents m’aimaient.
Tandis que mes camarades de l’école catholique, sages en apparence, s’adonnaient aux petites trahisons de l’enfance, alliances fragiles et jalousies feutrées, je me réfugiais dans les livres, ces compagnons muets mais puissants.
On m’avait inscrite à des cours de piano, non par passion de la musique, mais parce qu’il convenait à une jeune fille bien née de savoir jouer du Chopin dans un salon bourgeois. Mes parents voulaient pour moi un avenir serein, où après de bonnes études, un mariage avec un homme du même monde, des enfants, j’aurais toutes les cartes en main pour vivre une vie harmonieuse.
À l’adolescence, la petite fille modèle a cessé d’obéir aux partitions écrites par d’autres. Elle a commencé à s’affirmer. A lire en cachette Sade, Anaïs Nin, Stephen King… À écouter Noir Désir, U2, INXS, Sting, Madonna, Bob Marley, … dans le noir, à rêver de films, Pulp Fiction, Pretty Woman, Basic Instinct, Titanic, le Patient Anglais, Matrix, Star Wars, Durty Dancing… d’acteurs, Johnny Deep, Julia Roberts, Brad Pitt…
Ma révolte ne fut pas bruyante, mais elle fut réelle, une déchirure lente et silencieuse dans la toile parfaite que mes parents avaient tissée. Le monde grondait à ma porte. Le Net s’ouvrait comme une nouvelle Babel, les corps se dévoilaient sur des écrans où la pudeur s’effaçait.
Je devais avoir 14 ans, j’étais une adolescente curieuse. Il y avait dans la bibliothèque parentale sur l’étagère la plus haute, cachés derrière une série de livres de la Pléiade, des ouvrages sulfureux. J’y avais découvert le livre
« Justine ou les malheurs de la vertu » du Marquis de Sade.
La pauvre Justine douce ingénue était l’innocente victime de personnages tous plus vicieux et sadiques les uns que les autres. J’étais totalement innocente des choses de la vie et de l’amour. Ce fut un choc et un rejet devant tant de vices, de sévices infligés à Justine. Mais je ne pus m’empêcher de lire jusqu’à la dernière ligne. Et j’oubliais cette histoire pour vivre des amours d’adolescente. Pourtant une petite graine avait été semée.
Lors d’un stage de voile, au bord de la Méditerranée, à l’été de mes 16 ans,
j’ai perdu mon pucelage entre les bras d’un garçon. Il était à peine plus âgé que moi et puceau lui aussi. Ce ne fut pas le nirvâna que mes lectures romanesques décrivaient, mais j’avais découvert les jeux subtils de la séduction et de l’amour et je comptais bien en profiter.
De 16 à 23 ans j’ai eu plusieurs aventures amoureuses. J’apprenais vite, et certains amants m’ont permis d’exprimer toute la sensualité de mon corps.
Ils m’ont offerts mes premiers orgasmes. A 20 ans, j’étais une femme enfant, mutine et câline, espiègle et avide d’aventures.
En découvrant ma sexualité, je me suis surprise à fantasmer en m’imaginant soumise. Cette idée, éveillait en moi un désir nouveau, profond.
J’ai trouvé ces sensations dans des livres et des films qui abordaient ce thème. Comme si leurs histoires mettaient des mots et des images sur ce que je rêvais en silence. Je vais partager avec vous certains moments intimes et marquants.
Le premier Histoire d’O est un roman écrit par une femme amoureuse pour son amant dans les années 1950. Il date du temps où la femme était cantonnée au rôle de femme au foyer.
A l’époque ce livre fit scandale. J’avais 20 ans quand je l’ai lu et j’ai trouvé cette preuve d’amour d’O amenée par son amant à Roissy, d’une beauté singulière. Malgré la dureté de certaines scènes, j’ai été troublée et je l’avoue, j’ai fantasmé sur des moments clés du récit.
Un de mes amants me plaisait bien. Il était légèrement dominateur et m’a fait découvrir des jeux de domination, de soumission, d’une manière douce et sensuelle. J’étais à cette époque amoureuse. J’adorais jouer à être sa petite soumise. Une année de bonheur partagé.
Avec lui, j’ai vu le film « 9 semaines et demies », avec Mickey Rourke et Kim Basinger. J’ai aimé la belle Kim et le beau Myckey .
Oui, ce couple passionné se perdant dans des jeux sexuels BDSM m’a intriguée et fascinée.
Malheureusement mon amant dominateur a déménagé à Paris. J’ai relégué cette part de moi-même dans les replis silencieux de l’oubli.
Quelques mois après, je rencontrais mon futur mari et nous sommes tombés amoureux.
Nous aimions faire l’amour et les premiers mois furent merveilleux. Deux enfants naquirent à un an d’intervalle et occupèrent mes journées. Et au fil du temps notre relation amoureuse fut moins intense et passionnée.
Je fis bien quelques allusions à des pratiques plus épicées pour pimenter nos ébats, mais cela ne l’intéressait guère. Mon mari était cadre supérieur dans une multinationale, qui nécessitait de fréquents déplacements à Paris et à Londres.
Nous habitions une jolie maison dans un quartier calme et boisé d’une ville du sud, non loin de la mer.
J’aurais pu exercer le métier pour lequel j’avais étudié et obtenu les diplômes,
mais mon mari gagnait bien sa vie, et j’avais deux ravissants bambins à élever.
Vu de l’extérieur, nous étions le couple parfait et un exemple de réussite.
Mais derrière la façade, après plusieurs années de mariage, la routine c’est installée. Inutile de vous faire un dessin côté sexe, c’était le calme plat.
Je n’avais jamais trompé mon mari, mais je suis certaine que lui a plusieurs fois succombé à la tentation. Une femme sent ces choses là.
Pourtant, il n’a jamais voulu mettre notre couple en péril. Alors j’ai feint de ne rien voir. Le mariage m’a métamorphosée en mère et épouse fidèle.
Ma famille était ma priorité et je lui ait tout donné, tout sacrifié pour qu’elle soit la plus heureuse, la plus merveilleuse et parfaite possible.
Mais aujourd’hui, le jour de mon trente neuvième anniversaire, je le passais seule. Mon mari était en voyage d’affaires. Mes enfants devenus de jeunes adolescents avaient d’autres priorités.
Et là, je m’interrogeais sur le sens de ma vie. Bien sûr, j’avais des amies,
une vie sociale bien remplie. J’étais sportive. Mais je voulais encore aimer et être aimée, être possédée et jouir, car j’aimais l’amour passionné et pimenté.
Ce côté sombre m’inquiétait autant qu’il m’attirait et me manquait.
83 vues
9 aime
Musique recommandée pour cette lecture :
https://youtu.be/dLzFdcNewKU
La traque symétrique
Les règles avaient été assez faciles à trouver. L’idée était si bonne que nous sommes immédiatement tombés d’accord. Sur Google Map, le bois ne faisait guère plus de 4 km², soit environ 2 km de côtés. Nous avions 3h. Si personne ne parvenait à débusquer l’autre sans se faire voir, le match était nul. Au contraire, si l’un arrivait à approcher l’autre à moins de 10 mètres, alors il lui suffisait de dire « La traque s’achève », pour passer à la phase suivante, et ce, pour le reste de la journée. Primal. Comme moi, et dans une certaine mesure, comme elle.
À ma grande surprise, alors qu’elle n’avait pas de voiture, Sarah avait tenu à venir par ses propres moyens. Je ne saurais donc pas comment elle est habillée, et réciproquement. C’était clairement mieux ainsi, elle avait raison. Heureusement, il fait beau. C’est un début de printemps, relativement frais, et par chance, sans aucun vent : le pâle soleil d’avril allait rapidement réchauffer ce petit bois gardois. Je descends de ma voiture, vérifie l’heure : 10 h 48. Parfait. Le départ théorique est pour 11 h. Chacun doit envoyer un message : « La traque commence ».
11 heures.
« La traque commence ».
« La traque commence ».
Je me demande si Sara s’est vêtue en camouflage. Je pense qu’elle en est tout à fait capable et qu’elle a tout mis de son côté pour parvenir à la victoire. La question que je me pose est « osera-t elle tricher ? ». Utiliser une appli de géolocalisation tuerait le jeu. J’aime trop la compétition et cette situation pour tricher… Mais, elle ?
« J’ai besoin de savoir que c’est possible » avait-elle affirmé, comme pour justifier sa demande, assez étrange au fond, d’être celle qui mènerait la danse au cas où elle me trouvait en premier. Mais que ferais-je si c’était le cas ? En accepterais-je la conséquence ? J’avais répondu franchement que j’aimais respecter les règles car elles donnaient leur forme au jeu, mais que je n’avais vraiment rien de soumis en moi. Ça lui avait suffit, et heureusement.
Cette espèce de bois est légèrement vallonnée : il y a des butes, des sentiers et des zones qui semblent inaccessibles à cause de grands bosquets de ronces. Il se trouve que j’y avais une fois cherché des champignons, sans succès, quelques années plus tôt.
J’imagine que nous avons tous les deux la même stratégie : s’approcher précautionneusement du centre et ensuite louvoyer pour ne pas se faire repérer. C’est assez proche d’une ouverture aux échecs : se déployer rapidement pour prendre possession du centre. Il va évidemment falloir que j’en profite. Un de mes contres favoris face à une ouverture rapide vers le centre, c’est la « Sicilienne », qui déploie une aile bien structurée et une défense forte pour contre-attaquer dès la première erreur de position.
Je suppose probable qu’elle avance plus en moins en diagonale vers sa droite en direction du centre et qu’arrivée à mi chemin, elle veuille contourner le centre afin de me prendre à revers. J’opte pour une stratégie très offensive. Comme j’ai une assez bonne condition physique, je vais me décaler sur ma gauche et courir en longeant le bord du bois afin justement d’arriver sur sa droite, vers son côté « fermé », qu’elle surveillera moins car tout le bois s’étendra sur sa gauche. Sur le plan, j’avais remarqué une petite route qui frôlait le côté est à peu près au milieu de notre terrain de jeu. J’y arrive en 8 min environ. 4 minutes de course modérée plus tard (j’ai bien ralenti ma vitesse car je considère être déjà dans une zone de rencontre possible), j’estime être passé derrière elle. J’entre plus profondément entre les arbres. Si jamais elle a opté pour une stratégie d’attente, façon guérilla, alors elle m’observe peut-être de l’intérieur d’un buisson, si ça se trouve avec des jumelles. Je n’avais pas pensé à cette éventualité, je la trouve excellente et la redoute.
Je me fige. Un truc a bougé dans un bruissement de feuilles et de branches. Vraiment pas loin, à une soixantaine de mètres maximum. Je me tapis au sol, les cuisses bien écartées, comme en squat large et très bas. Pour la provenance, j’hésite entre un fourré de buissons ou des arbres autour de lui.
Si elle est vraiment camouflée dans le décor, à m’attendre, je n’ai aucune chance de la trouver. Putain ! J’aurais dû y penser et interdire cette possibilité qui a tout de l’anti-jeu. Et si elle est déjà en train de me mater et de se marrer en silence, de jubiler en songeant comment elle m’utilisera pour son bon plaisir ?
Je prends une pierre au sol de la taille d’un petit poing. Je projette de la lancer loin en direction du centre de la forêt pour faire diversion. Mais j’abandonne vite cette mauvaise idée : la probabilité que je l’atteigne par inadvertance est non nulle. Je ne peux pas prendre ce risque.
Quelque chose s’échappe d’un genre de cèdre dans la zone que je surveillais. Un oiseau. Ce devait être lui, la cause du bruit.
Ok. Pour moi les données sont celles-ci : soit j’ai déjà perdu, mais elle me l’aurait signifié, soit mon plan a fonctionné, et je suis derrière elle. Les chances que je sois en position favorable sont de 80 %.
Je décide d’utiliser la fonction zoom de mon téléphone, qui est très efficace. Ça pourrait ainsi me permettre de repérer une couleur textile au milieu de la végétation.
Assez rapidement, après une dizaine de minutes seulement de progression, exactement comme imaginé, dans une broussaille entourée de genévriers aux fleurs jaunes, je distingue au zoom un vert pas naturel. Un vert trop pétant, et je suis quasi certain de distinguer une mèche de cheveux bruns. Je suis dans son dos, comme prévu. Mais je suis encore trop loin pour proclamer la victoire. Il faut être à dix mètres maximum. Le meilleur, le plus risqué, c’est maintenant.
Je me mets à bander. Je sais qu’elle a un potentiel trash très fort. Toute la phase de séduction, de haute volée, puis catastrophique, me revient. C’était elle, ses déviances, ses pulsions, répondaient aux miennes comme dans une symphonie dégénérée. Puis tout était parti en couille. Et voici que des mois plus tard, après de nombreux rebondissements, elle était à ma merci. Et diaboliquement belle. Je sentais son parfum, celui d’un festin. J’étais Hannibal Lecter et Clarice Starling n’avait plus aucune protection. Mais les agneaux devaient se taire encore un peu. Avant de hurler. Ce Jardin serait celui de nos délices.
« La traque... »
« S’achève. »
Elle termine ma phrase avec un ton… Résigné ?Je ne suis plus qu’à 5 ou 6 mètres de son corps, lorsqu’elle se redresse et se tourne lentement vers moi. Son subtil sourire de satisfaction semble dire « J’avais besoin de savoir que c’était possible ».
J’avance.
Elle ne bouge pas.
J’avance.
Son sourire augmente perceptiblement à chacun de mes pas. Elle ne bouge pas. Elle est à porté de main.
« Bravo, papi. »
Je tends lentement mon bras vers son cou. J’ouvre et referme mes doigts dessus. Il est fin. Délicat, doux. Il convient parfaitement à l’écartement entre mon pouce et mon index. Son sourire s’efface.
« Si tu te débats, je te ferai mal. »
Mon rapport à la beauté a toujours été étrange : c’est elle qui anime les fibres de mon corps, mais ce n’est pas ce que je regarde et qui m’obsède chez une proie. Pourtant, la sienne me touche. C’est un additif rare et puissant qui irrigue mon sang, comme le nitrométhane dans le carburant. Mon index, comme un scalpel, découpe et délimite les traits et arrêtes de son visage.
« Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dors l’hermaphrodite, sur le gazon noyé de ses pleurs.
- Tout ça pour réciter des poèmes ? J’aurais dû m’y attendre avec un vieux. Impuissance ? »
Ma main gauche chope son petit abricot mou protégé par le jean. À la réponse complaisante de ses hanches, de son bassin qui pousse vers moi, je sais qu’elle est trempée. Le chat ronronne.
« Tourne-toi. Accroupis-toi. Mets-toi en Nadu. Je sais que tu as besoin de sexe, de te faire remplir la bouche, la chatte et ton trou du cul de putain. Tu mouilles comme une ado ».
Moi, je bande comme un puceau devant la porte d’un bordel.
« Écoute-moi bien, outre à sperme. Je ne te baiserai pas. Ou plutôt, je te baiserai peut-être, si tu l’as mérité. Si tu as été la bonne victime obéissante que j’attends de toi. »
Sara s’exécute.
« À chaque douleur, morale, physique, je veux entendre distinctement sortir de ta bouche de chienne ‘Merci’ ».
Sans attendre aucune réaction je lui attrape les cheveux et les tire fort vers le bas, derrière elle. Son visage se révèle, à l’envers, juste sous le mien. Même inversée, elle est jolie. C’est en général la preuve d’une symétrie inhabituelle des traits. Elle sourit. Je lui alors crache dessus. Trois fois. Sur les yeux, le nez et la joue.
« Ouvre ta bouche, sale pute.
- … Merci.- Oh, je suis fier de toi, bravo. »
Ses yeux brillent et ses lèvres se descellent. Elle ouvre une bouche plus grande que la nuit. Elle espère peut-être ma queue… J’aimerai l’y enfoncer, mais je ne peux pas, pas déjà. Ça emplirait son cœur de bien trop d’orgueil. La salive roule dans ma bouche tandis que je la fixe. Je la baise du regard, au sol, comme une truie, contre un arbre, les poignets maintenus dans le dos. Je vois son regard se transformer, comme si elle lisait en moi, cette chienne. Ma bave, pleine de bulles, descend sur sa face et coule en elle. Je la crois heureuse.
Et moi, je bande.
« Baise-moi, papi. Étouffe-moi avec ta queue. Baise mon cul. Je suis ta pute. »
Je la gifle. Elle ne le saura pas, mais je ressens une fierté à réussir à la claquer sans retenue alors que je la trouve si belle. Trois fois. Mais j’y suis allé un peu fort. Je le sens. Sa joue est très rouge et son regard mue encore. Son excitation se gorge de peur et de rancœur.
« Tu vas pleurer et me supplier pour que j’accepte de fourrer ma queue en toi. »
Comme elle marmonne un truc incompréhensible, je me penche légèrement pour l’inciter à répéter. Je prends l’air le plus tendre et détaché dont je suis capable. Elle me crache dessus.
« Espèce de truie. Tu vas en avoir pour ton argent. »
Je serre son cou de la main droite et tire sec sur le petit pull vert aux mailles lâches qui lui servait de camouflage. Il n’oppose aucune résistance. Un tee-shirt, vert clair, apparaît au-dessous. Ses tétons pointent diaboliquement. Je tire également sur le col du tee-shirt, encore plus fort. Son craquement me provoque une érection tellement soudaine et violente qu’elle me fait mal. Je serre un téton, le meurtris et l’écrase en tirant dessus jusqu’à la limite.
Au même moment, son téléphone émet une alarme.
Le mien bip d’un message.
« Regarde ton tel, papi » Mon élan est stoppé net. Je le sens : c’est un piège, il ne faut absolument pas regarder ce message.
« Je le ferai, une fois que tu m’auras satisfait, sale pute à foutre. »
Elle sourit. Accord scellé.
Nous ne sommes plus comme avant. Couverts de terre, puants, lessivés. Je démarre la voiture pour la raccompagner. De quoi allons-nous parler ? Elle me tend l’écran de son téléphone. Je me vois, en train de courir à l’orée du bois, avec le message : « La traque s’achève ». La photo a été prise 23 min avant que je la trouve et envoyé, apparemment et au vu du bip de mon téléphone, en différé.
82 vues
4 aime
En rentrant dans la chambre, Anne trouva poser sur le lit un joli paquet cadeau et une enveloppe imposante. Elle commença par ouvrir le paquet cadeau…. Elle découvrit une parure d’un genre très particulier ! UN collier et des bracelets pour poignets et chevilles en acier….
Ce sont tes ornements d’esclave, Anne. C’est toi qui décidera quand tu voudras les porter. Je saurai qu’à partir de ce moment là, tu te sens prête à apprendre à devenir mon esclave ! Et dans l’enveloppe, tu trouveras la liste dont nous avons parlé tout à l’heure…
Je peux vous demander quelque chose, Monsieur ?
Bien sûr, Anne, ce soir tu peux poser toutes les questions que tu veux
Pouvons nous lire ensemble cette liste ?
Oui bien sûr
J’ai peur de ne pas connaître tous les termes et je souhaite comprendre ce à quoi je m’engage avant d’accepter.
Viens à côté de moi, ans le lit, nous allons étudier cela ensemble
Ils passèrent un long moment à passer en revue toutes les pratiques proposées. Anne cochait ce qu’elle acceptait et rayait celles qu’elles ne pouvaient pas pratiquer ou qu’elle refusait comme tout ce qui avait rapport à la scatologie ou aux tortures physiques entraînant ou risquant d’entraîner de graves problèmes.
Vous ne m’en voulez pas Monsieur ? Ce sont vraiment les points que je me refus à aborder au moins aujourd’hui !
Le but de cette liste, c’est justement de rester dans ce qui est supportable pour toi ! Si je veux que tu deviennes une belle et une bonne esclave je dois aussi savoir te protéger !
Mais j’ai vu que la prostitution ne te faisait pas particulièrement peur ! Tu serais prête à rencontrer des hommes ou des femmes pour de l’argent ?
Oui, Monsieur, je vous le redis j’ai beaucoup aimé l’expérience de Nantes…
Tu sais que si tu te présentes avec un collier en acier et des bracelets aux poignets et aux chevilles tu seras traitée comme une esclave aimant obéir et pouvant être punie ?
Oui Monsieur je m’en doute bien !
Très bien, j’en prends note, nous en reparlerons demain, Anne ! En attendant occupe toi de ton Maître ….J’ai envie de toi !
Hummm moi aussi Maître, j’ai envie de vous !
Ils refirent l’amour longuement, Paul était toujours aussi patient et à l’écoute des sensations de sa soumise...cette dernière eu plusieurs orgasmes avant de jouir en même temps que son Maître !
Oh Monsieur ….Monsieur…. Je suis tellement bien à vos côtés !
Merci ma petite esclave...J’ai adoré notre soirée et tu es déjà une amante expérimentée….Tu m’as rendu très heureux ! Très, très heureux devrais-je dire ! Mais dormons maintenant, demain tu te lèves tôt. J’ai réglé le réveil sur 5h45 pour que tu ais le temps d’aller courir dans le parc, prendre ta douche et m’amener mon petit déjeuner pour 7h30.
Reposez-vous bien Monsieur….puis tout bas...Merci Monsieur pour cette belle journée...Je suis toute à vous !
Dors bien ma belle esclave
Le lendemain matin, Anne se leva sans faire de bruit à 5h30, elle éteignit le réveil et fila courir nue dans le parc . Elle profita de l’air frais sur son corps, Les piercings vivraient à chaque foulée et la maintenait dans un léger état d’excitation, petit à petit elle allongea sa foulée pour reprendre un rythme soutenu qui la fit transpirer ! Une heure plus tard, elle remonta prendre sa douche. D’avoir couru pendant une heure lui avait permis de s’éclaircir les idées. Elle savait ce qu’elle voulait faire maintenant ! Après sa douche, elle descendit à la cuisine chercher le plateau qu’Odile avait préparé à l’attention de Monsieur Paul. Elle salua la cuisinière et la remercia encore pour le dîner de la veille.
A 7h30 précise, elle déposa sur la table de nuit le plateau, regarda son Maître dormir quelques instants, puis se mit à prendre son sexe en bouche pour le réveiller en douceur...Paul fit semblant de dormir encore quelques minutes mais son érection matinale le trahit….En souriant, Anne continua de la sucer jusqu’à le faire jouir et boire sa semence avec plaisir et dévotion !
Il est 7h30 Maître, avez-vous bien dormi ?
Très bien ma petite esclave et toi ?
Aussi Maître
Tu as été courir ?
Oui Maître j’ai couru une heure dans le parc entre 5h45 et 6h45. Puis je suis revenue prendre ma douche.
Très bien, après mon petit déjeuner je te remettrai la pommade cicatrisante
Bon appétit Maître dit elle en se mettant à genoux à côté du lit.
Elle le regarda prendre son petit-déjeuner avec un mélange de plaisir et d’envie….Elle avait faim, mais son Maître ne lui avait pas encore donner l’ordre d’aller manger quoique ce soit !
Paul prit son temps pour déguster son plateau, voyant la pomme restée sur le plateau, il se douta qu’Anne n’avait rien mangé ce matin, mais ne dit rien et laissa le fruit à sa place !
Je vais prendre ma douche, viens me sécher dès que je t’appellerai !
Oui Maître.
Sitôt, son Maître parti dans la salle de bain, elle alla chercher l’ensemble collier et bracelets, elle les passa et les ferma tant bien que mal. Laissant à son Maître le plaisir de les fermer totalement pour le temps de son apprentissage.
Anne, sèche moi !
Elle se précipita dans la salle de bain pour sécher son Maître, prenant soin de rester dan s son dos, hors de sa vue…. Elle le massa plus qu’elle ne le sécha, en prenant toutes les précautions pour bien sécher son sexe si doux et si agréable…..
Viens , suis moi que je te mette la pommade…..
Quand il se retourna il marqua un long temps de silence : Tu es magnifique ma petite esclave ce collier et ces bracelets te vont à ravir ! Tu vas faire des jaloux et des jalouses !!!
Merci Maître mais ils ne sont que posés, je vous laisse le soin de les fermer pour le temps de mon apprentissage ! Voici les clés et les serrures Maître !
A genoux esclave si tu veux être mon apprentie tu dois le demander !
Maître, Mon Maître vénéré, que je souhaite apprendre à servir pour le reste de ma vie, acceptez-vous de prendre en charge la très modeste personne qui se trouve à vos pieds, pour lui enseigner l’art d’être votre esclave dévouée, obéissante et qui vous offre tout le reste de sa vie ?
Oui esclave j’accepte de prendre en formation pour devenir mon esclave dévouée ou obéissante pour le reste de ta vie.
Merci, oh merci Maître !
Paul régla le collier pour qu’il s’adapte parfaitement au cou de son esclave, sans la blesser puis le ferma, il fit la même chose pour chaque bracelet.
Marche devant moi Anne….Cela ne te fait pas mal ?
Juste un peu la cheville droite Maître …
Paul refit le réglage du bracelet, puis fit remarcher Anne.
Il ne me fait plus mal Maître !
Viens que je te mette ta pommade !
Anne se plaça devant son Maître, les jambes écartées, les bras dans le dos, la poitrine présentée fièrement.
Très bien….Baisse les yeux…. Une esclave ne doit pas regarder son Maître dans les yeux…. Tu regardes pas plus haut que la taille…
Bien Maître !
Paul passa longuement la crème cicatrisante, étira petit à petit les piercings pour accentuer les trous...Anne gémit mais ne bougea pas….
La douleur déclenchait chez elle une douce chaleur qui se propageait dans son ventre, ses seins ….
Mais cela t’excite…..
Oui Maître, dès que vos mains me touchent cela me fait des choses….
Hummmm c’est très bien Anne ! …………… Je veux qu’aujourd’hui tu te connectes sur ton compte Telegram et que tu répondes à tous tes messages...tu feras cela dans mon bureau et tu me feras lire chaque réponse avant de l’envoyer….
Bien Maître, mais que dois-je dire ?
Tu m’as dit que tu voulais être ma petite pute, n’est-ce pas ?
O….Oui Maître
Très bien dans ce cas tu leur réponds que tu es prête à les rencontrer….
Mais pas de rencontres avant d’avoir vu mon médecin et avant le dîner de jeudi soir….
Bien Maître
Habilles-toi, j’ai des rendez-vous ce matin mais je vais te déposer chez une esthéticienne. Elle sait ce qu’elle a à faire. André passera te prendre pour t’emmener essayer une robe et un tailleur. Nous nous retrouverons ici à l’heure du déjeuner.
Bien Maître
Anne alla s’habiller de sa robe noire très classique, nue dessous comme l’exigeait son maître. Puis descendit attendre Paul dans l’entrée, elle se mit à genoux, les mains posées sur les cuisses, les épaules bien rejetées en arrière, les yeux au sol et elle attendit . Paul descendit quelques minutes plus tard, passa s’en s’arrêter devant elle. IL lui dit simplement
Suis-moi, vite !
Anne se redressa le plus vite qu’elle pût et le rejoignit avant qu’il n’ait pu atteindre la voiture.
Très bien Anne, tu es vraiment une très bonne élève. Je suis fier de toi !
Merci Maître !
Désormais j’attends de toi que quand tu m’attends tes mains soient posées sur tes cuisses les paumes tournées vers le haut. Tu me jetteras cette robe quand tu seras de retour, elle ne mets pas assez ton corps en valeur !
Bien Maître.
Paul appela quelqu’un il donna des ordres concernant une robe qu’il voulait faire modifier. Cela dura quelques minutes. Puis il raccrocha.
Nous voila arrivé, descends elle t’attend. Dis simplement que tu viens de ma part.
Bien Maître. A ce midi Maître
Aussitôt dans la boutique Anne fut prise en main par une femme d’une quarantaine d’années.
Anne, c’est bien cela ?
Oui madame
Bien viens avec moi dans le salon au fond du couloir s’il te plait.
Anne suivit l’esthéticienne, se demandant toujours ce qu’elle était censé subir dans ce salon….
Paul m’a demandé de vérifier ton épilation et de faire une épilation définitive.
Ah très bien, je me demandais ce que vous deviez me faire…
Il ne t’a rien dit ?
Non
Tu as commencé une épilation définitive à Nantes je crois…
En effet Madame et je devais y retourner encore deux fois
C’est cela ...Et bien nous allons finir cela aujourd’hui….Une seule séance sera nécessaire…. Cela va sans doute piquer un peu, je préfère te prévenir….
Ne vous inquiétez pas Madame je supporterai
Déshabille totalement
Ce sera vite fait, Monsieur ne veut pas que je porte de sous-vêtements autre que mon corset que je ne peux pas retirer !
Nous allons faire avec ne t’inquiète pas ! Si cela devient trop douloureux dis le moi, on fera une petite pause.
Bien Madame
Hummm tu es déjà infibulée cela te va très bien !
Merci
Allez allonge toi, détends toi cela te fera moins mal….
Anne supporta sans trop de problème l’épilation pratiquée par l’esthéticienne… Le seul point vraiment douloureux fût autour de son anus… Mais elle serra les dents et cela ne dura pas trop longtemps
tu vas faire un peu écrevisse aujourd’hui mais demain il ne paraîtra plus rien !
Si Paul le veut on pourra faire le reste du corps dans quelques jours, bras, aisselle, jambes...tu serais ainsi toujours parfaitement lisse !
Je vais le lui dire….il verra ce qu’il veut faire
Tu n’as pas ton mot à dire ???
Non Madame, c’est Monsieur Paul qui décide
Ahhhh !!! André vous attend au coin de la rue…. Vous savez c’est la première fois que je vois une amie de Paul, venir seule, d’habitude elles sont accompagnées d’André…. IL doit avoir vraiment confiance en vous, Mademoiselle
Je l’espère, je lui suis infiniment reconnaissante de m’avoir dévoilée ma véritable nature
Belle fin journée à vous Mademoiselle
Merci à vous aussi Madame
Anne trouva facilement André qui l’attendait. Elle s’assit à l’arrière, faisant bien attention a remonter sa jupe avant de s’asseoir, comme le voulait son Maître !
Bonjour André vous allez bien ?
Très bien Merci, Mademoiselle, vous aussi ?
Oui très bien également
Monsieur Paul sera content quand je vais lui dire que vous avez remonté votre jupe sans que j’ai besoin de vous le rappeler….
Merci André !
Le trajet ne dura pas bien longtemps. André se stationnât tant bien que mal…
La boutique fait l’angle, vous ne pouvez-pas la rater...elle ne paye pas de mine mais Monsieur dit que ce sont les meilleures couturières de Paris….
Si Monsieur dit cela alors je lui fais entièrement confiance….A tout à l’heure André !
La boutique ne payait vraiment pas de mine….une façade défraîchie, de vieux mannequins en osier, pas de robes ou de vêtements en vitrines, que des babioles sans intérêts….. Anne entra, curieuse de découvrir cette boutique si peu attirante...
Bonjour Mademoiselle, que puis-je pour vous ? La voix qui venait du fond de la boutique était jeune et avenante. Anne se dirigea vers elle…
Bonjour Madame, je viens de la part de Monsieur Paul…
Excusez-moi, j’aurai dû m’en douter mais c’est tellement rare de voire une amie de Paul seule…. Veuillez me suivre …
Volontiers …. Vous voyez beaucoup de gens de la part de Monsieur Paul ?
Pendant une période oui c’était très fréquent...Il nous envoyait des clientes pour une robe ou une jupe bien précise… Mais depuis deux mois nous ne voyions plus personne…. Vous êtes la bien venue ! Paul nous a commandé plusieurs tenues pour vous….
Hummm
D’abord cette robe très classique…. Essayez-là….Il n’y a pas de cabine mais personne ne rentrera dans cette pièce, ne vous inquiétez pas !
Anne se déshabilla et enfila la robe….Le vêtement glissa sur elle comme une deuxième peau...elle la moulait littéralement, même se piercings aux tétons étaient discernables…. Anne bougeât et la robe suivit ses mouvements sans jamais la serrer ou la gêner….
Parfait elle vous va très comme un gant. Paul est un expert pour prendre les mesures, grâce à ses indications créer un vêtement est un jeu d’enfant….. Vous avez un corps de sportive mademoiselle !
Merci c’est gentil… Mais c’est un compliment que vous devez dire à toutes vos clientes…..
Hélas non, ce ne sont la majorité des femmes que nous habillons a qui nous pouvons qu’elles sont superbes et parfaitement prportionnée comme vous l’êtes !
C’est gentil, Merci !
Voici le tailleur, jupe droite boutonnée et veste droite, fermée par une chainette…
Anne l’essaya et dut reconnaître que cela lui allait merveilleusement. La jupe droite pouvait s’ouvrir très haut, jusqu’à la taille ou presque….Anne se dit que cela sans doute souvent comme cela qu’elle le porterait ce tailleur… La veste était très stricte, mais portée à même la peau elle devenait très coquine…. LA chaînette permettant à la veste de s’ouvrir juste assez pour dévoiler une grande partie de sa petite poitrine !
Hummm vous avez fait quelque chose de magnifique… Un tailleur à la fois stricte et terriblement coquin !
C’était les ordres reçus de Paul
Cela ne m’étonne pas de lui ! Dit Anne en souriant…
Voici la troisième pièce, la voici
Anne essaya cette robe dentelle noire….
Vous pourrez la porter tel que…. Ou avec ce jupon noir….Les ouvertures se font par ce boutonnage presque invisible….. Vous pouvez ouvrir le coté droit jusqu’à la poitrine…. Comme ceci… et/ou faire un décolleté beaucoup plus profond, jusqu’au pubis comme cela… Anne se retrouva avec une robe presque entièrement ouverte terriblement indécente mais magnifique !
Monsieur va être très content de votre travail !
Merci Mademoiselle
Anne ressortit avec ses trois sacs et retourna directement à la voiture…
J’espère ne pas avoir été trop longue André
Ne vous inquiétez pas Mademoiselle, nous serons de retour au palais pour le déjeuner !
Au palais ????
C’est comme cela que nous appelons la maison de Monsieur Paul !
C’est vrai que c’est presque un palais avec son parc…. Dit Anne en souriant !
Pourrez-vous redonner cette enveloppe à Monsieur Paul, Mademoiselle ?
Bien sûr, André je vais la lui remettre tout de suite !
127 vues
11 aime
La dark romance, ce frisson qui colle aux doigts
BDSM et dark romance, deux mondes qui se croisent sans se confondre
Pourquoi la dark romance emprunte autant aux imaginaires BDSM
Quand le BDSM est bien écrit, et quand il sert juste de décor noir
Ce que la dark romance dit de notre époque
Lire dans le noir sans perdre la lumière
La dark romance, ce frisson qui colle aux doigts
La dark romance a un parfum de stupre, trop lourd, dans une chambre mal aérée. On sait qu'il faudrait ouvrir la fenêtre, prendre l'air, retrouver un peu de raison. Et pourtant on reste. On tourne la page. Encore une. Puis une autre.
Depuis quelques années, ce genre littéraire s'est imposé avec une force remarquable dans les rayons, sur les plateformes de lecture et dans les communautés en ligne. En France, des séries comme Captive ou Lakestone ont participé à sa diffusion massive, notamment auprès d'un lectorat jeune adulte. Les éditeurs eux-mêmes reconnaissent que la dark romance joue avec des intrigues d'emprise, de violence psychologique, de captivité, de masculinité menaçante, tout en restant structurée comme une romance.
Ce qui m'intéresse ici, ce n'est pas de distribuer les bons et les mauvais points depuis un fauteuil bien sec. Je ne suis pas une maîtresse d'école ! C'est, par contre, de regarder ce que ces livres activent. Pourquoi tant de lectrices et de lecteurs aiment-ils à ce point pénétrer dans ces zones troubles, là où le désir se mêle au danger, où la tension narrative se nourrit d'un inconfort presque délicieux ?
La dark romance n'est pas seulement 'une romance avec des gens méchants'. Elle est un laboratoire de l'intensité. Elle pousse les émotions au bord du meuble, elle fait glisser le fantasme vers l'interdit, elle demande parfois au lectorat de rester dans une scène plus longtemps qu'il ne le voudrait tout à fait. C'est précisément là qu'elle devient intéressante.
BDSM et dark romance, deux mondes qui se croisent sans se confondre
Il faut le dire nettement, parce que la confusion est tenace, la dark romance n'est pas du BDSM. Et le BDSM n'est pas, par essence, dark.
Le BDSM réel repose sur des pratiques, des protocoles, des langages partagés autour du pouvoir, de la sensation, de la contrainte choisie, de l'érotisation de certains déséquilibres. La littérature scientifique récente insiste sur l'importance de la négociation, du consentement explicite et de la communication directe dans les interactions BDSM. Plusieurs travaux rappellent même que les cadres BDSM peuvent offrir des modèles particulièrement riches pour penser le consentement comme processus actif et non comme simple case à cocher.
La dark romance, elle, travaille souvent tout autrement. Elle met en scène l'absence de maîtrise, l'ambiguïté, la peur, la capture, parfois la coercition ou le consentement incertain. Elle peut emprunter des signes visuels au BDSM, menottes, domination, soumission, humiliations verbales, ritualisation du pouvoir, mais leur fonction narrative n'est pas toujours la même.
Dans une scène BDSM bien construite, le trouble vient souvent d'un paradoxe exquis, je me donne, donc je décide. Dans certaines dark romances, le trouble vient au contraire de l'impossibilité de décider, ou de la lente reconfiguration d'un rapport de force initialement brutal. Ce n'est pas une nuance de broderie, c'est l'armature du texte.
Trois confusions fréquentes
Domination n'est pas abus. Une dynamique D/s choisie n'est pas une relation toxique déguisée.
Violence sexuelle représentée n'est pas automatiquement BDSM. Le BDSM suppose un cadre relationnel et symbolique qui manque souvent aux scènes purement coercitives.
Une lectrice qui aime un fantasme de capture ne souhaite pas nécessairement le vivre. La fiction est précisément l'espace où l'on peut regarder le monstre à travers une vitre.
Pourquoi la dark romance emprunte autant aux imaginaires BDSM
Parce que le BDSM possède une puissance symbolique rare. Il parle de pouvoir. De contrôle. D'abandon. De limites. De corps qui obéissent, résistent, cèdent, se dressent. C'est une langue narrative presque trop séduisante pour la dark romance.
Un collier peut devenir, selon le texte, une marque d'appartenance choisie ou une laisse imposée. Une injonction de s'agenouiller peut relever d'un rituel négocié ou d'une scène d'assujettissement. Le geste est parfois identique, mais son sens moral, émotionnel, érotique, change radicalement.
Les autrices et auteurs de dark romance le savent. C'est pourquoi le genre récupère volontiers les codes de la domination et de la soumission. Il y trouve une intensité visuelle immédiate, un vocabulaire de tension, un théâtre du déséquilibre. Certaines sorties de 2026 continuent d'ailleurs d'afficher très frontalement cette alliance commerciale entre 'dark romance', BDSM, obsession, sociétés secrètes et rapports de possession.
Mais ce recyclage est tout sauf neutre. Lorsqu'un texte plaque des accessoires BDSM sur une dynamique d'emprise sans jamais distinguer l'un de l'autre, il peut entretenir une vision paresseuse du kink, comme si désir de pouvoir et violence étaient naturellement cousins. Ils ne le sont pas forcément. Et pour beaucoup de personnes pratiquantes, cette réduction finit par agacer, franchement.
Le fantasme de l'emprise n'est pas l'éloge de l'abus
Je crois qu'une partie du débat public autour de la dark romance devient stérile parce qu'il refuse la complexité du fantasme. On demande parfois aux lectrices de rendre des comptes sur ce qu'elles aiment lire, comme si l'imaginaire devait toujours déposer ses papiers à la frontière du politiquement impeccable.
Or le fantasme n'est pas un programme électoral. Il n'est pas non plus une recommandation de vie. Il est souvent contradictoire, enfoui, excessif, et parfois même délicieux précisément parce qu'il serait intolérable dans la réalité.
La dark romance permet d'explorer des scénarios de perte de contrôle, d'obsession, de transgression, avec une distance matérielle, celle du livre. Des chercheuses et chercheurs qui travaillent sur ces textes montrent que la question du consentement y est centrale, qu'il soit brouillé, différé, conflictuel ou explicitement mis à l'épreuve. Ce n'est pas un détail secondaire, c'est l'un des noyaux du genre.
Cela ne veut pas dire que toutes les oeuvres sont fines, loin de là. Certaines confondent intensité et répétition de la cruauté. Certaines font de l'héroïne une pâte à modeler narrative. Certaines s'abritent derrière le mot 'dark' pour éviter d'écrire réellement la complexité psychique de leurs personnages.
Mais d'autres textes comprennent parfaitement ce qu'ils manipulent. Ils savent que le lecteur vient chercher une brûlure contrôlée. Pas un cours de morale, certes. Mais pas non plus une mécanique bâclée où la brutalité remplace le désir.
Quand le BDSM est bien écrit, et quand il sert juste de trame de fond .... noir
Je reconnais un BDSM convaincant en fiction à sa densité intérieure. Pas au nombre de menottes sur la couverture.
Un bon texte BDSM, même inséré dans une romance sombre, prend au sérieux le rapport de pouvoir. Il montre ce qui se négocie, ce qui se ressent, ce qui déborde parfois. Il comprend que la soumission peut être un acte d'affirmation, que la domination n'est pas une simple agressivité virilisée, que le contrôle peut être tendre, presque minutieux. Les travaux sur les échanges de pouvoir BDSM rappellent que ces relations peuvent être émotionnellement complexes, recherchées pour des raisons affectives autant que sexuelles.
À l'inverse, le BDSM décoratif m'ennuie vite. Il aligne quelques mots-clés, 'maître', 'obéis', 'punition', sans architecture relationnelle. Il transforme la domination en grimace de mâle alpha et la soumission en sidération permanente. C'est pauvre. Et surtout, ce n'est pas très érotique. L'érotisme a besoin d'intelligence, sinon il sèche sur pied.
Dans une dark romance, le BDSM me semble mieux employé quand :
les pratiques ne servent pas seulement à 'faire plus choquant',
le pouvoir a une logique psychologique lisible,
le texte sait distinguer ce qui est fantasmé, manipulé, consenti ou imposé,
les personnages conservent une intériorité, même dans l'ombre,
l'auteur ou l'autrice ne prend pas son lectorat pour un meuble.
C'est aussi pour cela que certaines lectrices cherchent aujourd'hui des récits sombres avec un consentement plus explicite, ou du moins avec des balises émotionnelles plus nettes. Cette demande existe bel et bien dans les communautés de romance, où l'on voit se développer des discussions très précises sur les limites, le 'dub-con', le CNC fictionnel ou les formes de noirceur acceptables selon les goûts de chacune.
Ce que la dark romance dit de notre époque
La progression de la dark romance ne tombe pas du ciel. Elle arrive dans une époque saturée de discours sur la toxicité, le trauma, les rapports de genre, le désir féminin, la vulnérabilité et la reconstruction. Elle s'inscrit aussi dans une industrie éditoriale qui sait très bien repérer les communautés passionnées, les codes viraux, les tropes facilement identifiables et les dynamiques de recommandation issues des réseaux sociaux.
Je ne pense pas que la dark romance signifie un 'retour vers l'archaisme' du désir féminin. Ce serait trop simple. Je crois plutôt qu'elle révèle une faim d'intensité dans un monde où le rapport amoureux est souvent décrit en termes de gestion, de vigilance, d'équilibre, parfois jusqu'à l'asepsie. Or le désir n'est pas toujours raisonnable. Il veut parfois être déraisonnable dans un espace sans conséquence réelle.
Le BDSM, de son côté, se démocratise davantage dans l'espace public, dans les ateliers, les médias, les boutiques spécialisées, avec une insistance croissante sur la distinction entre pratique consensuelle et violence conjugale. Cette visibilité nouvelle contribue probablement à banaliser certains signes, tout en renforçant la nécessité de mieux nommer les différences.
C'est peut-être là que dark romance et BDSM se rencontrent vraiment, non pas parce qu'ils diraient la même chose, mais parce qu'ils obligent tous deux à parler du pouvoir dans l'intime. Qui le détient ? Qui le cède ? Qui le met en scène ? Qui en sort transformé ?
Question splendide. Question inflammable aussi.
Lire dans le noir sans perdre la lumière
La dark romance n'est pas un manuel de relations saines. Elle n'a pas à l'être. C'est une littérature de l'excès, du trouble, de la tension émotionnelle portée très haut. Lorsqu'elle frôle le BDSM, elle gagne une matière symbolique considérable, le pouvoir, l'abandon, la contrainte, le corps comme territoire de fiction.
Mais précisément parce que cette matière est riche, elle mérite mieux que des raccourcis. Le BDSM n'est pas la caution chic de la brutalité. La dark romance n'est pas forcément une apologie de l'abus. Entre les deux, il existe un espace complexe, voluptueux parfois, irritant souvent, mais terriblement vivant.
Moi, j'aime les textes qui osent l'ombre tout en sachant ce qu'ils font. Ceux qui ne confondent pas profondeur et surenchère. Ceux qui comprennent qu'un fantasme peut mordre sans devenir bête. Ceux qui me laissent refermer le livre avec le coeur un peu plus rapide, et l'esprit encore bien allumé.
C'est là, pour moi, que la dark romance devient vraiment intéressante. Pas quand elle copie le BDSM. Quand elle accepte d'être regardée par lui, franchement, sans détour, presque nue.
5 vues
2 aime
Top rédacteurs
Sujets tendances
Tendance depuis 24/03/26









