La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 44 minutes
La nuit enveloppait le domaine d’un voile chaud et parfumé. Les lanternes suspendues aux branches des oliviers diffusaient une lumière dorée qui dansait sur la peau d’Alexandra. À genoux près de Gabriel, elle sentait chaque battement de son cœur résonner jusque dans le creux de son ventre. Il prit son menton entre ses doigts, lentement. - Regarde-moi ! Elle obéit aussitôt. Son regard à lui était calme, assuré, presque dangereux dans cette douceur parfaitement contrôlée. Gabriel aimait prendre son temps. Il sait que le désir naît souvent dans l’attente plus que dans le geste lui-même. Sa main glissa le long de sa gorge, effleura sa clavicule, puis descendit jusqu’au décolleté de sa robe légère. Alexandra inspira brusquement lorsqu’il écarta à peine le tissu du bout des doigts, découvrant sa peau chauffée par l’air d’été.     ⁃    Tu frissonnes déjà, murmura-t-il. Elle hocha légèrement la tête, incapable de parler. Autour d’eux, les champs de lavande semblaient infinis sous la lune. Le chant discret des cigales se mêlait au tintement des verres sur la table dressée derrière eux. Tout était beau, élégant… et chargé d’une tension presque insupportable. Gabriel se leva et contourna lentement sa soumise.     ⁃    Debout ! Alexandra se redressa aussitôt. Il vint se placer derrière elle, tout contre son dos. Ses doigts remontèrent dans ses cheveux pour dégager sa nuque, puis ses lèvres y déposèrent un baiser lent, possessif. Elle ferma les yeux dans un soupir tremblant.     ⁃    Tu sais ce que j’aime chez toi ? demanda-t-il à voix basse. Cette façon que tu as de vouloir être sage… alors que ton corps réclame exactement l’inverse ! Alexandra sentit ses joues brûler. Il fit glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules, juste assez pour la faire vaciller entre pudeur et abandon. Le tissu menaçait de tomber davantage, mais il s’arrêta là volontairement. Toujours cette maîtrise. Toujours cette frustration délicieuse.     ⁃    Maître… souffla-t-elle. Ce simple mot changea quelque chose dans l’air. Gabriel posa une main ferme sur sa taille et l’attira contre lui. Elle sentit la chaleur de son corps, sa respiration plus lourde désormais. Lui aussi brûlait de désir, mais il le cachait derrière ce contrôle impeccable qui la faisait fondre.     ⁃    Pas encore, murmura-t-il contre son oreille. Ce soir, je veux te voir perdre patience… Puis il la guida lentement à travers le jardin jusqu’à une vieille balançoire suspendue à un grand chêne. Les roses blanches grimpaient autour des cordes épaisses, et la scène semblait presque irréelle sous la lune. Il la fit asseoir, puis s’agenouilla devant elle cette fois. Le contraste troubla immédiatement Alexandra. Gabriel leva les yeux vers elle avec un sourire discret.     ⁃    La soumission n’est pas une faiblesse. C’est une offrande. Et crois-moi… je compte savourer chaque seconde de celle-ci ! Ses doigts remontèrent lentement le long de ses jambes nues, avec une lenteur exquise, pendant qu’Alexandra mordait sa lèvre pour retenir un frisson trop évident. Dans le silence parfumé de la nuit, elle comprit qu’elle était déjà entièrement à lui.
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Par : le Il y a 6 heure(s)
Tout petite voix… Tu parles d’un Maître que tu n’as jamais réellement su lire. Tu prends le départ pour une victoire, et la distance pour une preuve de lucidité. Mais quitter une dynamique ne transforme pas une blessure en vérité. Tu dénonces le contrôle parce qu’il t’a échappé, tu accuses le désert là où tu n’as simplement pas su avancer. Une relation D/s ne se mesure pas aux cendres laissées derrière soi, mais à ce que chacun était capable d’y apporter avec sincérité. Tu évoques des masques et des armures, pourtant chacun voit surtout le voile de ton amertume. Car un homme de paille ne ferait naître ni loyauté, ni attachement, ni feu. On ne brûle pas pour le vide. Alors la demoiselle aux allumettes peut reprendre son chemin, emporter ses regrets déguisés en leçons, et raconter aux vents que le royaume était faux. Cela n’effacera ni les serments murmurés hier, ni les instants où elle s’y croyait pleinement à sa place. Et à vous qui pensez qu’un Maître se résume à vos frustrations personnelles : un Maître n’est pas parfait, mais il n’est pas non plus le monstre que l’orgueil blessé invente après la chute. Car une soumise digne de ce nom connaît aussi la responsabilité de ses propres choix, et la différence entre une domination imparfaite… et une simple rancœur qui cherche un trône pour se justifier.
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Par : le Il y a 6 heure(s)
« La blonde de l’immeuble rose. » C’est ainsi qu’il avait commencé à la nommer, du temps où il ne s’agissait encore que d’une ombre parmi d’autres dans son petit théâtre à portée de jumelles. À première vue, cette jeune-femme dans la vingtaine n’avait pas des caractéristiques corporelles vertigineuses. Pas de chute de reins particulièrement provocante, pas de poitrine à tomber par terre, pas non plus la silhouette élancée et racée d’une Estelle. Non, cette nouvelle était plutôt taillée à l’économie : petit gabarit, vraiment très fine, des membres déliés, des seins haut placés, pour l’instant toujours pudiquement recouverts. Un visage doux, plaisant mais qui ne s’illuminait vraiment que lorsqu’elle souriait. Trop rarement. Une Elfe blonde, habitant seule un appartement assez grand pour y loger toute une famille. Mais il y avait malgré tout chez elle une grâce, un charme, une promesse secrète qui lui intimait de l’observer. De découvrir l’instant suspendu où elle s’offrirait à lui, dans sa glorieuse nudité. Cette femme-là n’était pas de celles qui vous explosent la rétine. Non, mais elle retenait son attention, l’intriguait, lui donner envie de la connaître en détail. Et, assez rapidement, il fut récompensé de sa patience. Le deuxième soir, à demi allongée plus qu’assise dans son fauteuil, elle se masturba. Elle avait remonté sa courte jupe à la taille, descendu sa culotte à ses pieds, s’était caressé les cuisses, le ventre… avant de laisser converger peu à peu ses doigts vers le théâtre des opérations. Paul ne distinguait pas clairement sa zone du plaisir : le fauteuil mal orienté et une cuisse relevée sur ses seins lui en bloquait l’accès. De plus, la luminosité assez faible donnait à l’image un grain grossier.  Peut-être est-ce pour cela que ce fut une expérience érotique marquante. Suffisamment pour que Paul inclut dorénavant « la blonde de l’immeuble rose » dans sa tournée d’inspection, avec des observations nombreuses et à toute heure pour mieux déterminer le rythme de ses parades sexuelles.    --<0>-- En ce dimanche 31 août, le temps était radieux. Après avoir hésité à partir à pied pour une balade en centre-ville, Paul avait finalement opté pour une visite, trop longtemps repoussée, à un vieil ami. Ancien collègue et chaud lapin, en retraite depuis quelques années, Bernard était toujours très actif en matière de relations sociales.  Après un court trajet, Paul s’extirpa de son véhicule et se dirigea d’un pas incertain vers la coquette villa du retraité. A l’issue d’une longue pause devant sa porte, à préparer quelques mots d’explication, il finit par se signaler. Ce fut une jeune femme brune et court vêtue qui vint lui ouvrir. De grands yeux verts, un visage angélique, la vingtaine à peine entamée. La petite‑fille de Bernard, en visite chez son grand-père ? Vêtue drôlement court et sexy, la gamine, quand-même… ! Il serra avec retenue la petite main manucurée qu’elle lui tendait, essayant de garder le contrôle sur son regard affamé et certainement un brin inquisiteur. Oui, c’était confirmé, malgré sa poitrine rebondie, avenante et ferme, elle ne portait aucun soutif. — Hum… Bernard est là ? Je suis Paul, un vieux copain, et comme je passais dans le quartier… — Melissandre, enchantée. Merci d’attendre ici, je vous annonce, dit la jeune femme, poliment et avec un accent chantant du sud. Quand elle se tourna pour aller « annoncer » sa présence au maître des lieux, Paul en eut le souffle coupé. Son brusque mouvement avait fait voleter sa mini-jupe… dévoilant un somptueux fessier, doré, bien dessiné et sans l’ombre d’une petite culotte. La peau nue était exposée depuis la chute de rein jusqu’à ses escarpins à très hauts talons, qui lui cambraient magnifiquement le cul. Non, Melissandre n’était pas la petite fille de son pote Bernard ! Ou alors, ces deux-là avaient des relations plus qu’étranges… Il n’eut pas à attendre bien longtemps. Un géant barbu et hirsute, à la silhouette de rugbyman amateur de houblon, fit soudain irruption dans l’entrée et, ne s’embarrassant pas de sa main tendue, le hissa du sol dans ses bras musculeux. — Putain ! Monsieur Paul qui nous fait l’honneur d’une visite… Enfin, c’est pas trop tôt ! — Ouf ! Tu … tu peux me reposer, s’il te plait ? Avant de me broyer la cage thoracique, si possible… — Oh, toujours aussi chochotte, toi ! Tandis que Bernard conduisait son visiteur du jour au salon, la mystérieuse jeune femme qui lui avait ouvert se mit en devoir de rassembler un petit plateau apéro, qu’elle déposa ensuite sur la table basse du salon, se penchant ostensiblement pour se faire. Elle l’aurait fait exprès qu’il n’aurait pas eu un meilleur aperçu sur ses nibards, à travers la large échancrure de sa blouse semi-transparente. Son coup d’œil appuyé n’échappa pas au colosse jovial. — On dirait que ma nouvelle copine te plait bien, hein ? Paul laissa échapper un gloussement gêné. Cette fille était effectivement somptueuse, il ne pouvait le nier… mais imaginer son pote Bernard avec elle, ça lui provoquait comme un bug dans le cerveau. — Et si tu te mettais à l’aise, Miel ? Ça permettrait à Monsieur Paul de t’admirer sans passer pour un pervers… À peine avait-il fini de suggérer l’impensable que la belle brune, le plus naturellement du monde, déboutonnait son haut puis faisait glisser sa courte jupe, se retrouvant nue en quelques instants. Elle s’agenouilla, cuisses largement écartées, buste bien droit et tendu en avant, bras croisés dans le dos. Seuls ses yeux baissés et la soudaine rougeur de ses joues trahissaient son trouble. Paul n’avait jamais rien vu de tel… Cette obéissance extrême était à la fois dérangeante et puissamment érotique. Puisque Bernard l’autorisait de façon implicite à se rincer l’œil, il ne se priva pas d’admirer le corps sculptural, ferme et superbement proportionné de la … « copine » de son vieil ami. Décidemment, il n’arrivait pas à les imaginer ensemble. Et pourtant ! C’est bien à sa demande, que la jeune femme exhibait son entrejambe totalement lisse, à un inconnu. Quelle étrange relation ces deux-là vivaient, quand même… Faisant comme si « Miel » n’était pas là, ou pas plus importante qu’un simple objet déco à qui on ne demande pas son avis, Bernard lança la conversation sur ses habituelles marottes. Ce qui se passait dans la vie de ses anciens collègues et les derniers potins croustillants se colportant chez Fôhlbert S.A.  Peu à peu, absorbé par le ronron des échanges et les questions récurrentes de son ancien complice, Paul prêtait moins attention à Melissandre, comme s’il était normal d’avoir une jeune femme nue et offerte agenouillée en face de soi pour prendre l’apéro. On s’habitue vraiment très vite à ce qui est agréable. D’autant qu’en conversant de tout et de rien avec Bernard, s’ajoutait à ce sentiment habituel de bien-être la douce chaleur des deux verres de porto déjà éclusés.  Un bien-être qui reflua soudain, quand Bernard finit par poser, sans le vouloir, la question qui fâche… (À suivre…)
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