La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 4 heure(s)
Dépendance  Au-delà des défauts, au-delà des imperfections, au-delà de mes tempêtes intérieures nourries par les doutes et les incertitudes, de mes silences trop lourds et de mes débordements trop vifs… quelle plus troublante preuve d’amour que de rester, malgré tout…   Qu’y a-t-il de plus vertigineux que de se battre pour l’être aimé, quitte à le façonner, à le sculpter, prêt à tout pour l’éveiller…   Un amour envoûtant, vibrant, enivrant, qui nous submerge et nous entraîne comme la mer, à des kilomètres de profondeur.   Aimer avec le cœur, avec une intensité telle que la moindre ombre d’absence devient une nuit sans fin. Une distance, un silence, et tout vacille. Les fondations se brisent, réveillant nos blessures les plus anciennes, celles qu’on croyait enfouies.   Tendre douleur, qu’on redoute autant qu’on désire. On tremble à l’idée de décevoir, d’être abandonné, de ne plus être aimé… comme si cet amour était un miracle trop fragile pour durer…   Et pourtant, on espère… une réciprocité, un écho, un regard qui confirme que l’on existe dans les yeux de l’autre… cruel espoir suspendu entre ciel et chute.   Alors le temps se déforme.   Chaque seconde s’étire comme une éternité.   Le cœur se serre, se comprime sous un poids invisible. Respirer devient difficile, comme si l’air lui-même dépendait de sa présence.   Sans lui, tout semble vide. Sans lui, un monde se perd, emportant sa raison d’être.   Il devient le centre, le point de gravité, l’astre autour duquel tout s’organise…   Dépendant de sa chaleur pour exister…   Le cœur se plie sous le poids de cette intensité.   Démunie de pensée, d’action, la supplication comme seule branche à laquelle se rattraper.   Un jeu dangereux qui nous entraîne, où le plus difficile est de garder l’équilibre.   Voici ce que peut procurer une telle relation entre un Maître et un esclave : une dépendance sans faille, où l’oubli de soi devient un combat.   Un paradoxe aussi intense que cruel, qui laisse des marques physiques et mentales.   Le cœur vacille sans que l’âme ne se brise.   L’amour profond, sans se perdre au milieu des papillons.   Cependant, la seule personne qui peut nous faire virevolter sans nous faire perdre pied, c’est bien notre danseur qui prend soin de nous emporter, nous guider, et nous apprendre à rester concentré, ancré, pour profiter de cette belle danse sans trébucher.   Esclave Marie.   
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