La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 05/10/25
Les chroniques(ta mère) du Doc. Fiches pratiques. Puisqu’une certaine amie m’appelle toujours « le Doc » (« Salut Doc », « ça va Doc » ) allons-y pour le Doc… puisque j’ai les diplômes : Docteur de la Faculté d’Eschatologie, avec une thèse sur Les Fondements du Fion. Certificat d’Aptitude Pratique au dépucelage. Brevet de Dressage (7e degré). Membre de la Société des Fesseurs-Fouetteurs Membre Eminent de la Confrérie des Suceurs de Substantifique Moelle Etc. (je vous fais grâce de tout l’CV !) Oui, je suis qualifié. (1) Le fist ! Le fist, c’est l’invasive évasion. Certaines en rêvent. D’autres le craignent. Et à lire les forums BDSM, le fist paraît un passage (ah ! ah !), une étape, une épreuve (initiatique) obligatoire sur le chemin vers le Graaal (sic et private joke). Le fist est un must. « Mets-moi toute la main, la lumière est au bout du chemin ». Variante pour un fist anal : « Mets-moi toute la main, la lumière est au bout du tunnel ». Fist du con : révélation. Fist du fion : élévation. Oui, car la soumise, fistée du fion, peut être ainsi portée : à bout de bras ! Olé ! Et on applaudit bien fort l’exploit ! Bel effort ! Mais attention : On évitera la : con-sternation. L’échec ! Le redoutable échec ! A deux, trois, ou pire : à quatre doigts ! On était si près… Et le fist se transforme alors en une banale et vulgaire : branlette ! Matériel : beaucoup de mouille et un peu de gel. Une belle main, bien sûr. Pas trop velue (ça évitera le fantasme de l’araignée… ah ! vous ne connaissez pas le fantasme de l’araignée ? celle qui grouille et qui rentre partout… vous me suivez ?...). Une belle main aux ongles courts et soignés. Une belle main et une jolie chatte (La Fontaine est passée par là). Mais le choix d’la chatte est important. Délicat. Demande observation et réflexion. Ne pas choisir une chatte trop étroite. Et de préférence, une qui a enfanté. Si ça sort, ça rentre. Un peu d’obstétrique ne nuit pas au fist. On évitera de fister une pucelle. Evidemment. Et on ne mettra pas de gants ! Le fist n’est pas une opération chirurgicale ! Si vous prenez vo’t gonzesse avec des gants, vous n’êtes pas un vrai Dom ! Et pourquoi pas avec des pincettes, alors ?! – Oh oui ! Les pincettes ! Prenez-nous avec des pincettes ! – Silence ! Ça suffit les filles ! Allez vous exciter et mouiller ailleurs ! Et laissez-moi finir cette fiche ô combien pratique ! Allez ! C’est parti ! On y va ! On l’allonge, on la dispose, bien ouverte, bien écartée… « Détends-toi… Ça va bien s’passer »… On y va d’un doigt, deux doigts, trois doigts… On branle doucement… On caresse sa « paroi râpeuse » (chercher : et vous trouverez…) On l’excite… On la fait mouiller ! Faut être pratique dans la vie ! Trois doigts, c’est facile ! Mais après : c’est plus compliqué… Allez ! En piste pour un quatrième ! Allez ! En piste pour le fist ! On serre ses doigts… Eh hop ! Une noisette de gel ! Faut pas qu’elle se plaigne la gonzesse ! Faut surtout pas qu’elle geigne… ni qu’elle saigne ! On y va doucement. Inexorablement. Impitoyablement ! Les mots sont longs : parce que cela dure… Tout en douceur. Sans forcer. Quatre doigts… Il reste le pouce ! Le pouce ! Le pouce, bordel ! C’est le pouce qui fait le fist ! Et toute cette largeur de la main ! Vive les petites pognes ! Les mains d’intellectuels, c’est les mieux … (ah ! faut savoir choisir son Dom… un intellectuel, plutôt qu’un qui manie la truelle…) Mais il vient un moment : où il faut replier les doigts. Fermer sa main, son poing. Le moment est délicat. Ne pas griffer. Mais grouiller… L’habiter…. La caresser… Bouger les doigts… Tâter les parois… Eviter les adhérences… Louvoyer autour du col… Crapahuter… Repter… Allez ! Encore un effort ! Respire ! Et une noisette de gel ! Il faut la rassurer, la caresser, la détendre, lui faire comprendre, à la meuf, à la gonzesse, à cette putain de soumise chaudasse femelle lubrique … lui faire comprendre : qu’on est là ! Là ! Bien là ! Au chaud ! dans son dedans ! Ça va passer, rogntudju ! Prunelle est au fond du con ! Son œil guette… l’arrivée… des doigts… Allons-y Franquin… heu… allons-y franchement… Tout en douceur et profondeur. Ça va passer ! Il faut qu’ça passe ! Et certainement pas qu’ça casse ! Ça va passer ! Il faut qu’ça passe ! Et certainement pas qu’ça saigne ! Et tant pis pour Boris Vian-dard ! Et soudain… Miracle ! Alléluia ! Ça passe ! C’est passé ! La main, le poing fermé : tout est rentré ! Plus de main ! La main a disparu ! Et le poignet serré par sa chatte… si étroite… Moment de grande émotion… Alors d’autres jeux peuvent commencer… Je vous laisse les improviser… Matériel à prévoir 2 : du fil, une aiguille, éventuellement une agrafeuse murale. (en cas de rupture, de déchirure… ça peut toujours servir…)  
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Par : le 03/10/25
Ici, la fin d'une relation assez étrange car très brève. Je ne publie pas les autres passages, c'est un format bien trop long pour ici. Je précise que j'ai expurgé certains endroits du texte. Pour le contexte : nous sommes au bout de nos trois jours, c'est à dire au milieu du troisième jour. Le lendemain, nous devrons nous séparer pour diverses raisons personnelles à chacun. Elle est à deux doigts de commencer une relation vanille, engagée avant qu'on se rencontre. Parmi nos règles, il y avait que nous n'avions ni l'un ni l'autre le droit de donner de l'attention à d'autres personnes durant ces trois jours. Problème : son "futur" n'arrête pas d'appeler...                                              PROMESSE NON TENUE                                                       dernier chapitre   Je commence à débarrasser la table. Lentement, comme si de rien était. Elle est toujours à quatre pattes, culotte déchirée d’un côté, et avec deux bougies dans les orifices. « Je peux me relever, Maître ? », et je sens toute la provocante ironie dont Mélissa est capable dans ce terme de « Maître » dont elle m’affuble pour la toute première fois, et que je n’ai jamais réclamé. « Tu fais ce que tu veux. Tant que tu ne cèdes pas à l’orgasme. — Ce que je veux ? — Oui.  — Je peux retirer les bougies ? » J’ai très bien compris son petit manège idiot. Elle joue à la conne. Pour le coup, elle a un vrai maître en face d’elle : pour jouer au con, je frôle l’Olympe et j’y mets du génie. Elle va tenter, après, de me faire croire qu’en lui disant de faire ce qu’elle voulait, je l’ai implicitement autorisée à appeler son crétin. Certes, j’ai bien voulu qu’elle le croie, mais ce n’est pas moi qui lui ai dit de me demander l’autorisation de se lever, et jusqu’à maintenant, on ne fonctionnait pas comme ça. Elle veut jouer à la plus fine. Comme disait ma grand-mère « Le jeu ne demande que faute ». Je règle le CD de Mozart sur le Dies Irae. Clairement, son temps va venir. Je vais faire la vaisselle. Je prends du temps. Beaucoup. Je vais ensuite sur la terrasse. Elle me rejoint. Elle semble… Libérée ? Je ne sais pas si c’est le mot. « Ça va ? je demande. — Oui, pourquoi ? — Tu l’as appelé ? — Oui, pourquoi ? — Putain prévaricatrice. — Hein ? — Un prévaricateur manque aux dignités de sa tâche ou de sa fonction, par intérêt et volontairement. Tu es donc une prévaricatrice en plus d’être à demi illettrée. — Attends, tu m’as dit de faire ce que je voulais ! » Je lui souris en penchant la tête légèrement de côté. « Je ne vais pas entrer avec toi, pute à foutre, dans un débat dialectique. Soit, tu m’obéis, soit, tu dégages. Tu vas donc aller contre la jardinière, tes phalanges délicatement agrippées à elle, et tu vas hurler de toutes tes forces : « Je suis une grosse chienne. Je suis une sale putain ! J’ai envie de sperme et de bites !», et j’ajoute « Tu le crieras trois fois ».                                                                 * Le salon. Le Requiem. Dies Irae : c’est un jour de colère, que ce jour-là. Elle est agenouillée sur la grande table, jambes repliées sous elle. Un manche à balai sur la nuque et les épaules, à l’horizontale, les bras enroulés autour. Cette posture un peu moyenâgeuse de condamné impose une cambrure qui fait bien ressortir son cul. Elle est nue avec un chignon. C’est un jour de colère que ce jour-là. Ma ceinture fouette l’air, virevolte, elle décrit des huits autour de moi et de temps en temps, profitant de l’inertie du mouvement, s’abat sur son dos, sur ses épaules ou ses reins. Dies irae, dies illa ! Combien grand sera l’effroi quand le juge apparaîtra et tranchera de se rigueur ! Elle a interdiction de gémir ou de crier sa douleur. La pénitence doit être sobre et emprunte de dignité. Dies irae, dies illa ! C’est la piste numéro quatre, elle est en boucle dans la chaîne pour que nous ayons le temps d’accomplir ce qui doit être accompli. Je crois qu’il est joué quatre fois, ce qui ne fait pas un supplice si long. Son dos redevient beau : il saigne presque, beaucoup de sang affleure sous la chair gonflée, bleue par endroits. Je bande. Elle pleure. Je lance la piste cinq : Tuba Mirum. « Tu aimes ta pénitence, putain ? » Pas de réponse. Je claque l’air, sa chair, et, surtout, toujours, je prends beaucoup de temps entre deux coups de ceinture : je laisse son imaginaire faire le boulot. Et parfois, au contraire, je lacère deux voire trois fois de suite, et j’essaie de contenir la puissance de la morsure du cuir : les coups enchaînés ne sont pas là pour faire beaucoup plus mal physiquement, mais pour faire céder son esprit. Je laisse la ceinture reposer sur son épaule, son extrémité de son côté à elle, sur son sein pendant. « Tu aimes ta pénitence, putain ? — Je… Je crois, oui… Mais s’il te plaît… pas trop de marques… — Tu es trempée ou non ? — Non… — Constate : tâte ton con du doigt. — En fait, si…  Continue, s’il te plaît… » Je vais souffler sur son dos. Elle frémit. « Le texte suivant est très intéressant aussi. À un moment, ils vont dire : ‘Lorsque le juge siégera, tous les secrets seront dévoilés, et rien ne demeurera impuni. Malheureux que je suis, que dirai-je alors ?’ Tu ne trouves pas que c’est une vraie bonne question ? » Et, en disant cela, je place le cuir de ma ceinture sur son entrejambe, que je n’effleure même pas d’un doigt. Je l’astique avec mon serpent de cuir qui comprime ses lèvres et pénètre un peu sa vulve tellement cette dernière est molle et béante. Je vois la mouille luire à la lumière. Je répète : « Lorsque le juge siégera, tous les secrets seront dévoilés, et rien ne demeurera impuni. Malheureux que je suis, que dirai-je alors ? — Tu siégeras en moi ? Dans ma chatte ou mon cul de pute ? » Je stoppe la malaxation. Je passe devant elle. Une gifle aussi cinglante que surprenante tombe sur sa joue gauche. Sa gueule vire et le balai manque de tomber. Ce qui aurait été pire pour elle. Ses yeux sont perdus, noyés de doutes : « Mais qu’est-ce que j’ai dit ? — Tu es en pénitence, sale putain désobéissante. Tu n’as absolument pas le droit d’ouvrir ta bouche à sperme pour dire ce qui passe dans ta tête de chienne. Tu peux répondre à une question, ça oui, ou, à la rigueur, me regarder fixement pour me faire comprendre que tu aimerais dire quelque chose. » Elle me regarde fixement. « Quoi, chienne ? — J’aimerai… ta queue… dans ma bouche de chienne… » Quand c’est demandé comme ça… Je la fais descendre de la table, mais je lui explique qu’elle conservera le balai sur les épaules car il symbolise sa pénitence et que cette dernière n’est pas encore terminée. Je lui intime d’ouvrir grand sa bouche, j’attrape ses cheveux en chignon et je lui baise la bouche comme un taré baiserait une morte. Aucune envie de jouir ne monte en moi, ce qui est pratique, car il aurait été hors de question de lui donner ce plaisir. S’en suivent le Rex tremendea, et le Recordare, qui tous deux sont parfaits pour une fellation de salvation. Et c’est vrai que rien chez elle n’est plus digne et à même d’obtenir un pardon que lorsque de tout son être elle suce une queue. Je le lui dis, dans un moment de faiblesse sans doute : « Peut-être deviendras-tu un ange à force de sucer des queues ». *******************************************************  
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Par : le 02/10/25
  Hier, j’ai consommé du sucre. Et du porno. J’ai bien identifié mon ennemi, une version actualisée du M. Moustache de Kurt Cobain, le mâle dominant oppressant, mais j’ai eu du mal à comprendre que la pornographie est son domaine réservé, que je ne suis pour ainsi dire nulle part à l’abri de lui sur un site porno. Je n’avais pas saisi cette nuance jusqu’à maintenant, le porno mainstream est contaminé jusqu’à la moelle par ce putain de M. Moustache, il se peut aussi que d’autres domaines, d’autres sous-genres du porno le soit. Je dois prendre mes distances, je le sais mais je suis addict, c’est à dire aliéné, esclave de M. Moustache à travers son système de prédation surpuissant aujourd’hui généralisé et ayant accès aux cerveaux de mâles et de femelles de plus en plus jeunes. Alors même que la voix de ceux qui veulent déconstruire la masculinité toxique se fait de plus en plus audible, M. Moustache se fait de plus en plus pressant pour distribuer gratuitement des doses de porno qui contiennent de la domination masculine perverse, de la graine de manipulation malsaine, du mépris et de la haine pour tout ce qui pourrait menacer son statut d’homme supérieur. Ces doses sont très concentrées de nos jours, et elles sont refilées sous le manteau à de très jeunes gens, dont l’esprit va finir par croître parasité de toutes parts par les fantasmes de toute puissance de M. Moustache. M. Moustache a planté dans nos cerveau des fantasmes avant même que l’on soit en âge de savoir ce que c’est, il nous a dépossédé de notre sexualité naissante pour poser sa grosse bite sur la table, il cherche à faire en sorte que l’univers entier gravite autour de sa queue. Et il faut bien admettre que sa stratégie est très efficace. Et son activisme souterrain, ciblant seulement la partie animale du cerveau, est largement assez intense pour contrer les effets de l’argumentation la mieux ficelée. M. Moustache a de belles années devant lui, c’est certain. Tant pis pour les femmes, les gays, les minorités raciales ou autres : M. Moustache est blanc, même s’il utilise parfois des sous-fifres noirs pour servir sa cause, il est profondément, férocement raciste. M. Moustache cherche à enrôler une armée de mâles qui suivront son enseignement, dans l’espoir d’entrevoir un jour la lumière divine de la toute-puissance qui jaillit du pénis de M. Moustache sous la forme d’un flot de sperme ininterrompu, un objet sacralisé lui aussi. Ceux qui ne marchent pas dans ses pas, parce qu’ils sont indignes, pas à son image ou récalcitrants, il les humilie, il les brise, il en fait des proies pour lui et son armée de fidèles fanatiques. M. Moustache utilise ensuite ces êtres humains chosifiés par sa manipulation élaborée comme des trophées mais aussi comme des biens de consommation à sa merci. Il arrive parfois que ses victimes se convertissent tardivement au culte de M. Moustache, alors il s’amuse à voir ces pédales chercher à l’imiter, même si tout le monde sait que M. Moustache n’aura jamais de respect pour eux ; de toute façon, M. Moustache n’a de respect que pour sa propre grosse bite. En fait, le genre de ses proies importe peu, la mécanique reste la même : identifier les inférieurs, les nuisibles, les briser en prenant une bonne dose de plaisir sadique au passage, et les transformer en esclaves à ses ordres, soit pour répandre la bonne parole, le sperme divin de M. Moustache, soit pour nourrir l’armée de soldats de la lumière séminale divine en leur offrant leur corps d’abord, mais aussi leur esprit (plat raffiné destiné uniquement à ses plus sadiques lieutenants). M. Moustache est trop puissant, trop bien organisé pour être vaincu sur son propre terrain. Et tout ce que font les hommes pour essayer de le dépasser ne fait que renforcer son pouvoir. Tous les jours, je me dis que je dois fuir, que je ne pourrai jamais vaincre cet ennemi, mais je reste pétrifié par son aura surnaturelle. Je reste piégé dans son royaume pornographique, tout en sachant pertinemment que je n’ai rien à gagner ici, que je ne suis qu’un esclave, que je ne jouis pas réellement, je me contente de renforcer son pouvoir, le nourrir de mon sperme. Et je finis par accepter l’idée que sans lui, je ne suis rien.   Je ne suis rien, je ne suis pas à la hauteur, je suis un tocard, un branleur, un pédé. Voilà ce qui se passe, voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête quand je m’éloigne de M. Moustache. J’ai beau me concentrer, apprendre et m’épanouir dans une activité artistique, ludique ou professionnelle : le sentiment d’être à ma place, d’être une personne de valeur ne dure que trop peu de temps, vite rattrapé par la chaîne invisible attachée au collier étrangleur que M. Moustache a placé autour de mon cou il y a déjà très longtemps, trop longtemps. Le seul moment où j’oublie ma captivité, et je me demande si à ce moment mon collier n’est pas réellement enlevé, c’est quand je suis avec toi, comme si j’entrais dans une bulle protectrice qui lui est interdite. Il essaie souvent d’entrer, il enrage de ne pouvoir se frayer un chemin, alors dès que je pointe le nez hors de ce refuge, je me fais agresser, plus fort à chaque fois. En fait, j’ai le sentiment de m’agresser moi-même, de remettre bien sagement mon collier étrangleur tout seul comme un grand, avant de rentrer à la niche comme un bon toutou. Je n’attends pas de toi que tu me sauves, je sais bien que quoi que peuvent faire les gens autour de moi, je suis celui qui décide de retourner dans ma cage. En fait, si je partais pour de bon, M. Moustache ne remarquerait même pas que je ne suis plus là tant il a de monde à son service. Ça me fait penser à cette réplique dans le film Django Unchained, au cours de laquelle le propriétaire d’esclaves incarné par Leonardo DiCaprio, Monsieur Candy (en français dans le texte) estime que le cerveau de ses esclaves est structurellement fait pour être dominé, pour être servile, autrement comment expliquer que des esclaves noirs dix fois plus nombreux que leurs maîtres (et leurs collaborateurs) blancs ne se rebellent pour ainsi dire jamais et ne massacrent jamais ces blancs alors qu’eux même sont régulièrement soumis aux pires sévices ?   Je sais que je peux partir, mais pour ça, je dois accepter l’idée de laisser M. Moustache gagner, être un dieu tout-puissant et incontesté. J’ai encore du mal avec ça, mais je sais que ma liberté vaut plus que son auto-proclamée toute puissance. Je vais lui tourner le dos, je penserai encore à lui, de moins en moins souvent j’espère. Je vais marcher vers ma liberté en tenant ta main, je vais me laisser porter par notre bulle d’amour dans laquelle M. Moustache ne peut rien. Je sais qu’elle est là tout le temps cette bulle, mais parfois je suis obligé d’en sortir pour diverses raisons, et c’est là qu’il faut que je me rappelle que ma liberté a plus de valeur que le reste, et que M. Moustache n’est pas un dieu, juste un gourou malsain toléré et financé par la société. Une fausse idole, un totem à brûler, sans haine, juste pour faire un beau feu histoire de danser autour sous les étoiles. On pourra faire de cette nuit, de ce feu de joie un moment qui dure une éternité, et qui s’achèvera par une belle aurore boréale. Et alors là, au lever du jour, nous nous endormirons main dans la main jusqu’à la nuit des temps. Tout ça, L, ça veut surtout dire que je t’aime.   Mon cerveau est couvert de cicatrices mais mes yeux sont intacts et regardent à présent dans la bonne direction. Et à tes côtés, je n’ai plus peur de rien.     * (le dessin est signé Kurt Cobain, issu de son journal intime (dont le contenu a été assez largement diffusé, notamment à travers l'excellent documentaire "Kurt Cobain : Montage of Heck" réalisé par Brett Morgen en 2015)   ** j'avais dit que j'allais entrer en sommeil, ne plus venir ici mais il faut croire que parfois, quand des mots alimentent le chemin, le cours d'eau artificiel, le canal que j'avais commencé à creuser ici, il semble logique de venir les y déposer, comme un témoignage de mon cheminement qui pourrait, j'espère, aider d'autres personnes en souffrance
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Par : le 01/10/25
Bonjour, je vous présente Inga, jeune mannequin de mode professionnel de 26 ans qui, depuis bien quelques années, fantasme de découvrir les ressentis, les sensations, les plaisirs des cordes sur son corps, son esprit, son âme.   Celle-ci m'a contacté par mail, étant tombée sur mon blog.   Elle m'a fait part de ce besoin d'expérience, que les photos et vidéos de ces femmes sur le net l'attirent de plus en plus, mais elle avait peur de faire le premier pas, avait besoin de trouver une personne de confiance, expérimentée pour l'initier à cet art, qui fusionne avec l'intimité des sens, physiquement et mentalement.   Elle me fait part également qu'elle recherche la confiance et le respect de son corps qui est son outil de travail, qu'il faut être délicat avec elle. Pas de marque indélébile, pas de rougeurs ou alors éphémères....   Une demande plus précise, lui passer une huile sur le corps pour éviter de marquer sa peau. Comment résister à une demande si personnelle ? Quel homme, quelle femme pourrait résister ?   Le rendez-vous est pris, je prépare mes cordes, les dépose dans mon sac à malice, glisse un collier si le cœur lui en dit.   Après trois heures de route, me voici sur le parking de son immeuble, je sonne, elle me répond à l'interphone avec une petite voix féminine et ce soupçon d'accents.   Je prends l’ascenseur, arrive à son étage, frappe à la porte, là devant moi, en peignoir de soie croisé, elle est devant moi magnifique, féminine, une présence, une façon de se tenir, je suis subjugué.   Elle me regarde de haut en bas, son regard s'arrête sur mon sac, elle le regarde avec une expression d'inquiétude et d'excitation, doux mélange entre l'appréhension et l'envie de vivre enfin ses fantasmes de contraintes, de cordes.   Dans un anglais parfait, cela change du tout au tout avec le mien .... elle m'invite à entrer avec un sourire qui illumine son visage.   Nous nous asseyons sur son canapé, ainsi en toute décontraction, commençons à échanger sur mon voyage, son état d'esprit, si elle a des questions.   Avec un petit sourire gêné, des rougeurs sur les joues, elle me demande si elle peut voir, toucher les cordes.   J'ouvre mon sac, prends une longueur de corde rouge bien rangée comme il se doit. Là je vois son regard subjugué par le contenu de mon sac, elle ne regarde même pas la corde, comme scotchée, un arrêt sur image.   Elle reprend ses esprits et me regarde avec les joues encore plus rouges que tout à l'heure. D'une voix hésitante, elle me demande si elle peut voir ce magnifique collier en acier.   Je prends le collier, celui-ci est lourd, froid et impressionnant. Je lui tends, elle le prend, le touche, le caresse du bout des doigts. Après l'avoir regardé avec une attention toute particulière, elle me demande comment il s'ouvre. Je prends la clé, lui montre où insérer celle-ci, tourne doucement la serrure, ouvre le collier. Je lis dans son regard une certaine envie, alors sans perdre ce moment des plus fusionnel, lui demande si elle voudrait le porter pendant sa séance ?   Elle se mord la lèvre, baisse la tête, un peu gênée, me répond yes please.   Je m'approche d'elle, ouvre le collier en grand, pose celui-ci autour de son cou, elle sursaute par le contact du métal froid sur sa peau si fragile. Je referme le collier, prends la clé, tourne la serrure, ajuste le collier sur ses omoplates, aligné l'anneau pour que celui-ci soit bien à l'aplomb de sa poitrine.   J'ai remarqué sont tressaillement au moment où j'ai verrouillé la serrure, celle-ci prend conscience que le collier est bien refermé et qu'elle est, en toute conscience, en position de soumission par cet objet qui reflète habituellement le statu d'une soumise.   Elle le touche, je lis dans ses yeux ce doux mélanine d'appréhension comme d'excitation.   Son regard change, elle me regarde, me sourit et d'un geste précis, défait le nœud du peignoir et laisse tomber celui-ci sur ses fines chevilles.   Là devant moi, totalement nu, pour seul vêtement mon collier, je reste comme figé devant ce corps d'une beauté sans pareille. Ce frêle corps de jeune femme, aux petits seins, à la chute de reins superbement dessinée, je reste en émerveillement, malgré l'habitude, c'est toujours émouvant et beau.   Un petit sourire satisfait de l'effet escompté, elle me regarde dans les yeux et me dis, I'm ready, oil me.   Je prends la petite bouteille d'huile, cela sent comme les huiles essentielles, c'est agréable. Je prends sa main droite pour tendre son bras, applique avec beaucoup d'attention l'huile sur son bras, fais de même avec le bras gauche, les épaules, son buste, ses seins, son dos, elle me regarde avec une dose de provocation et de gêne. Je m'agenouille et commence au niveau de sa cheville droite, pose avec beaucoup d'attention l'huile de ses chevilles à ses mollets, ses cuisses, fais de même avec la jambe gauche.   Je vois bien son regard, ce n'est pas pour lui déplaire et cela l'encourage à continuer et aller jusqu'au bout de ce qui nous unit aujourd'hui.   Je reprends la bouteille, mets de l'huile sur mes mains, pose délicatement cette huile sur ses jolies fesses, bien cambrées. Là je vois une chair de poule ce dessiner, serait-elle toute chose, elle qui est touchée, photographiée à longueur d'année par des photographes, des publicitaires, des metteurs en scènes , allez savoir....   Il est temps de passer à quelque chose de plus intime, de plus rare, huiler son triangle d'or. Très délicatement, je passe un doigt pour huiler cette partie des plus sensible où, Inga, m'avait bien demandé par mail d'y passer une corde.   J'ai terminé, j'avale ma salive, oui, malgré le fait que je touche intimement bien des femmes dans mon donjon, c'est toujours pour moi un moment unique. Pas pour le côté sexuel non, mais par la confiance que ces femmes m'offrent, c'est pour moi le plus beau cadeau, cela ne s'achète pas.   Elle est magnifique ainsi huilée, cela la rends brillante comme une pierre précieuse   elle me dis d'une voix franche est sûr d'elle, Are you tying me up, sir? I'm ready.     Comme une professionnelle de l'image, elle me regarde bien en face que je puisse capturer toute la synergie, le regard de ses pensées, de ses ressenties et sensations et, je le souhaite, des plaisirs qui inonde son esprit, son âme.   Je désire effectuer un Shibari totalement contraignent, que les cordes possèdent son corps, son esprit, son âme et qu'à travers elles, c’est moi qui la possède en toute complicité et ainsi lui offrir les plaisirs de la soumissions, cette soumissions que bon nombre de femmes fantasmes de découvrir.   Je commence à poser mes cordes sur son magnifique petit corps et, passent de gauche à droite, dernière et devant elle, contraint ses bras, sa poitrine, tournant autour de ses seins, cherchant à fusionner contrainte, plaisirs et esthétique, utilisant l'anneau du collier pour exercer une pression sur son cou pour marquer psychologiquement et physiquement cette contrainte naissante et, pour que les cordes sublimes son corps de femme, sa soumission.   Je fais de multiple passage pour créer un cordage façon corde de marine et ainsi différencier le nombre de passage de la corde, pour créer des reliefs et ainsi mettre ses courbes en valeurs, la finesse de son corps, accentuer l'effet poignées des cordes et inconsciemment, révéler la soumission du modèle, l'offrande de celle-ci.   A la façon d'une araignée, je tisse ma toile sur son corps, son esprit, son âme et fait d'elle une œuvre d’arts vivants pour, sublimer sa beauté.   Après de multiple passage, je trouve mon travail très esthétique, quand pensez-vous, n'est-elle pas magnifique ainsi contrainte par mes cordes rouge ?   Je prends une nouvelle corde et entour sa taille pour me permettre de créer un point fixe et ainsi, pouvoir encoder ses jambes.   Ses cuisses, avec cinq passages successifs de façon à bien contraindre celles-ci et que Inga puisse bien ressentir l'emprise de mes cordes sur la totalité de son être.   Une nouvelle corde qui, prends sont départ sur la cordes qui contraint ses cuisses et, ses autour de ses mollets, ses chevilles, la totalité de son corps.   Elle se sent offerte, soumise, dominée et c'est à ce moment que bien des femmes qui vivent cette expérience comprennent, prennent conscience des plaisirs qu'engendre le fait d'être à ce point contraintes par des cordes, offerte à cette Homme, ce Dominant, ce Maître qui les possèdent sans les pénétrer.   Je prends une nouvelle corde et fait en sorte d'accentuer les contraintes et qu'elle se sente encore plus soumise en relient ses jambe à son buste de façon à ce que la corde soit très épaisse et devienne rigide par l'action de multiple passage et de l'avoir torsadée.   De ce fait, elle ne peut plus n'y tendre, n'y d'étendre ses jambes accentuent l'effet perverse des cordes placées de façon à ne plus pouvoir se mouvoir.   Je la regarde ainsi contrainte, offerte à ses fantasmes, soumise, la photographie pour nous permettre à l'un et à l'autre d'avoir l'image figée de ce moment magique.   Au bout d'un moment, je l'a prends dans mes bras, la dépose délicatement sur la couverture posé sur le sol.   Ainsi elle prend conscience de sa détresse, de sa fragilité, du fait que je peux faire d'elle ce que bon me semble.   Impuissante et subissant ses plaisirs d'être à ce point soumise pour la première fois et, comprends mieux ces femmes qui cherchent à être ainsi encordées, contraintes très fermement et en toute confiance, attendre par jeux que ce Mal les libèrent.   Ainsi offerte sur le sol, condamnée à vivre ses fantasmes, elle attend la suite avec un sourire complice et diabolique.   Je la fait glisser délicatement sur le sol, prends une autre corde, relie celle-ci de façon à contrainte fortement ses chevilles à ses poignets, tire fortement sur la corde pour que celle-ci soit le plus tendue possible, fait demi-tour, retourne vers ses chevilles, fait de nouveau demi-tour, repart vers ses poignets, tire de nouveau sur cette corde, ce qui a pour effet de multiplier les ressenties de contrainte, de bloquer son corps, de l'empêcher de pouvoir bouger et ainsi, m'appartenir plus fortement et, pour elle, se sentir soumise, offerte, dominée et vivre enfin ce sentiment, ces sentiments de lâcher prise.   Inga bouge, tire sur son corps et donc, sur mes cordes, pends conscience qu’à chaque fois qu’elle bouge ainsi, les cordes lui procure des sensations à ce jour inconnue, multipliées par les contraintes physiques et psychologiques, c’est le but inavoué du Shibari, du Bondage, être ainsi ‘attachée’ contrainte, offerte, elle jouit de ce moment d’être à ce point offerte à ses envies d’être soumise à elle-même en fait, mais initié par cette inconnu qui réalise et lui fait découvrir toute ces sensations si désirés, fantasmés.   Voulant aller plus loin, pour elle, pour nous, je fais de nouveau un passage et au lieu d'aller vers ses chevilles, je décide de lier ses petits pieds et d'accentuer encore plus la pression psychologique de mes cordes sur son esprit, son âme.   Je repars avec ma corde du bout de ses pieds et créer un nouveau passage et ainsi provoquer une contrainte supplémentaire pour qu'elle se sente encore plus prisonnière de ses envies, de ses fantasmes de soumissions, prisonnière pour se sentir encore plus libre d'être elle même.   Ainsi contrainte fermement, dans l'impossibilité de bouger plus qu'un cil, elle est d'une beauté sans mon.   Quoi de plus beau qu'une femme contrainte, offerte, 'attachée ' ?   Une fois libérée de mes cordes et de ces contraintes, je prends chaque membre de son corps et commence un massage circulatoire, effectue ce massage pour gommer les marques des cordes, et permettre une bonne circulation sanguine. Elle me regarde faire, me sourit avec un regard complice et satisfait, des yeux qui brillent.   Elle reprends son peignoir, croise les liens, fait un nœud, s'assoie prêt de moi, croise les jambes, pose une de ses mains sur la mienne, me regarde dans les yeux et me dis : Thank you very much for this experience, I enjoyed it a lot, much more than I had imagined. It's strange that to feel free, to let go, constraints are the key.     Voilà, la séance est terminée, j'espère que celle-ci vous a plu.   J'espère que grâce à elle, vous allez mieux me connaître et ainsi, peut-être, vivre comme Inga vos fantasmes de soumissions. Vous pouvez retrouver mes séances en textes, images, vidéos sur mon blog, n'hésitez-pas à me contacter pour que je vous donne l'adresse de celui-ci et lire les autres récits et ainsi les découvrir comme me découvrir. A vous lire, cordialement. Me Bernard.
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Par : le 01/10/25
J’aime passionnément écrire, et j’ai toujours de nouvelles idées qui me traversent l’esprit, souvent farfelues, presque toujours érotiques, ou du moins en lien plus ou moins direct avec des expériences charnelles étranges ou un peu barrées. Il y a quelque temps, une histoire fantastique et érotique s’est imposée à mon esprit, avec un fond de déjà-vu. L’idée était clairement piquée de « Didier », le film où Alain Chabat joue le rôle d’un chien devenu humain par la grâce d’un mystérieux sortilège. Sous le prétexte des enchaînements de gags et de la bonne grosse comédie familiale, on y voit « Didier », le néo humain toujours très chien dans sa tête, évoluer aux côtés de son maître, Jean-Pierre Bacri. Un duo improbable, où Bacri continue de traiter Didier comme un chien, son ami canin qu’il « voit » toujours sous la carapace lunaire de cet humain un peu encombrant. Et donc, pourquoi parler de ça ? Car je suis auteur érotique, mais aussi maître d’animaux domestique, dont une jeune chatte, Crystal, qui m’adore follement (très collante, à toujours vouloir me faire des bisous sur la bouche où me lécher la barbe, comme s’il s’agissait de son propre pelage). Et cette chatte, au comportement étrange, m’a fait penser à « Didier ». Une version féline, qui serait titrée « Crystal », me trotte dans la tête. Une nouvelle histoire d’enchantement et de « thérianthropie » (oui, oui, il existe un terme pour cela, et même un article dans Wikipédia). J’ai déjà pas mal d’idées ; pas forcément lubriques (ce ne serait plus de la bestialité, si Crystal devenait humaine, certes, mais ça me mettrait mal à l’aise de la voir comme ça). Non, je pense plus à un « pet-play » doux et affectueux, où je serais le maître de Crystal et la laisserait vivre sa vie de chat dans mon appartement, sous mon regard attentif et bienveillant. Mais ce qui rendrait « extraordinaire » cette simple – mais plutôt étrange - idée d’écriture, ce serait de la concrétiser avec quelqu’un sur le site ayant ce fétish, une femme qui se voit plus animale qu’humaine… J’aimerai construire à deux un scénario complexe, divertissant, excitant à lire, ouvert et tolérant dans son déroulement. Je vois un début. Un écrivain a cette idée bizarre de scénario, il en parle à une amie à lui, timide et plutôt réservée. Et cette amie profite de cette confidence pour lui révéler son kink secret : un goût immodéré pour le pet-play. Elle lui propose de se mettre à sa disposition pour tout un week-end, afin de jouer à être Crystal… comme dans son scénario.   Voilà, je me doute que la plupart de celles et ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu’ici doivent se dire que je suis décidemment bien barré ! Mais peut-être, via un infime hasard, un regard s’est posé sur cet article et une lueur d’intérêt l’a illuminé, à cette idée de scénario et des échanges pouvant en découler. Alors, si vous êtes partante pour jouer avec moi, n’hésitez plus ! Pourquoi ne pas vous lancer, et entamer un dialogue sur vos envies en tant que félin précieux et mystérieux ?
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Par : le 01/10/25
Chapitre 3 – Le grand jour Au lycée, ma meilleure amie me demandait ce qui m’arrivait tant j’étais radieuse et souvent dans la lune. Je brûlais de partager mon secret avec Céline, mais Philippe m’avait mis en garde et j’avais promis. Le mercredi, après les cours, en fin de matinée, je rentrais chez moi en hâte. Je pris une douche et me préparais, traversé par un sentiment d’appréhension et d’excitation. Je choisissais dans mon dressing une petite robe d’été d’un vert clair printanier. Je renonçais à mettre un soutien-gorge et j’enfilais un joli string blanc immaculé, comme une jeune mariée avant sa nuit de noces. Fallait-il raser les poils de mon pubis ? Je réfléchissais longuement à la question, puis j’abandonnais cette idée en me disant que ce serait à lui de décider. Je ne déjeunais pas, il m’aurait été impossible d’avaler quoi que ce soit tant j’avais l’estomac noué. A l’approche de sa maison, je ralentissais le pas. J’avais le tract, mon cœur battait très fort, mes jambes se dérobaient sous moi, mon ventre gargouillait. Arrivée devant sa porte, j’appuyais sur la sonnette d’une main hésitante. Il ouvrit presque aussitôt, il m’attendait. Tout à coup, je me sentais intimidée devant cet homme mature, mais son sourire et son compliment en me disant que j’étais très jolie me redonna confiance. Je m’avançais pour l’embrasser, mais il me prit le bras pour me faire rentrer et ferma la porte. Ludivine, nous devons rester discret, ne l’oublie pas. Pardon, c’est l’émotion. Pour cette fois-ci tu es pardonnée. Il m’attira alors vers lui et m’embrassa dans la pénombre de son entrée dans un long baiser. Je me blottis dans ses bras, totalement offerte à sa bouche. Je sentais ses mains sur moi, sur ma taille, puis mes hanches et enfin mes fesses qu’il se mit à caresser avec de plus en plus d’insistance, passant sa main sous ma robe. Ensuite, il m’entraîna dans le salon, me fit assoir sur le canapé, m’offrit un verre de coca et alla mettre un CD de musique classique dans le lecteur de la chaîne Hi-Fi. Je l’observais émue, je ressentais de la fierté de l’avoir conquis, moi une gamine de seize ans et en même temps une certaine crainte face à l’épreuve qui m’attendait.  Il revint s’asseoir près de moi. Je sentais ses yeux sur moi, son envie de moi alors que nous discutions de tout et de rien. Puis, il se pencha pour m’embrasser une nouvelle fois. Ses mains se promènent partout sur mon corps. Sa bouche alla ensuite explorer mon cou, puis mes épaules pour finir par mes seins après avoir dégrafé ma robe. C’était la première fois qu’un homme me déshabillait, me léchait, me tétait les seins. J’adorais ces sensations nouvelles. Il s’interrompit pour me demander pour la dernière fois si j’étais bien sûr de moi. Je lui répondis par l’affirmative même si je n’en menais pas large. Alors il se leva, me prit la main et m’emmena dans sa chambre. Au pied du lit, il m’embrassa de nouveau, fit tomber ma robe au sol, contempla mon corps, puis s’agenouilla pour venir embrasser mon sexe à travers mon string, plaqua sa bouche sur le tissu puis souffla de l’air chaud avant de prononcer ces paroles. Aujourd’hui est un grand jour, tu vas découvrir le plaisir et j’espère ton premier orgasme, prépare-toi ma jolie petite chatte à avoir de la visite. J’étais debout, mi-interloquée, mi-amusée. Son souffle chaud me fit de l’effet, j’avais les pointes de seins dressées. Il se releva, m’embrassa de nouveau, suça mes tétons. Je fermais les yeux me concentrant sur ces sensations nouvelles, si agréables. J’entendais la musique dans le salon, je reconnus Prélude à l’après-midi d’un faune. Je ne pus m’empêcher de sourire à ce choix facétieux. Lorsque je les ouvrais il avait enlevé sa chemise et son short. Il me poussa alors doucement sur le lit et s’allongea à mes côtés. Tout d’abord, il me caressa, m’embrassa partout. Je me laissais faire, appréciant ses gestes doux. Je ne quittais pas des yeux son caleçon dont le tissu était très tendu. Grâce à la fellation dans sa voiture, je me n’avais pas peur de saisir son sexe. Je prenais l’initiative de le libérer et de le caresser pendant qu’il promenait sa bouche sur mon corps. Il descendit progressivement sur mon ventre, puis sur mon string qu’il m’enleva et reprit son exploration avec sa bouche jusqu’à mes pieds, puis remonta jusqu’à mon entre jambes. A ce moment-là, je ressentis un sentiment de honte mêlé au désir d’être pénétré. Je le laissais faire, il m’avait dit de lui faire confiance. Il commença à me lécher très lentement avec le bout de sa langue, puis avec ses mains il m’écarta les cuisses afin que je lui offre ma vulve. Je sentais mon plaisir monter de plus en plus alors qu’il me léchait en faisant pénétrer sa langue dans mon sexe, puis descendre vers mon anus. Ses caresses buccales devenaient de plus en plus rapides et se concentraient maintenant autour et sur mon clitoris. C’est alors que je ressentis, à ma grande surprise, mon premier orgasme. Je découvrais cette sensation si forte prenant naissance dans mon bas ventre, les spasmes et le lâcher prise. Il me laissa redescendre doucement tout en continuant ses caresses, puis il présenta son pénis devant ma bouche. Le message était clair, il voulait que je le suce. Je m’appliquais alors en léchant et suçant avec amour, beaucoup mieux que dans la voiture. Au bout d’un moment, il s’est retiré de ma bouche, pour venir sur moi. Il m’embrassa avec fougue alors que je sentais son sexe tendu se présenter à l’entrée de mon vagin. Je relevais mes jambes pour faciliter l’introduction de son pénis avec une certaine appréhension. Je le sentais entré doucement en moi, tout en commençant des mouvements de va et vient. Plus il pénétrait, plus j’avais mal, mais je me taisais sachant que c’était un passage obligé. Je le laissais faire jusqu’à ce qu’il me pénètre entièrement. La douleur s’est alors atténuée. Il m’a fait l’amour ainsi, lentement au début, puis de plus en plus vite, avant de jouir en moi, profondément. J’ai eu très mal quand il a joui, car il m’avait pénétré entièrement. Mais cette douleur ne représentait rien comparée au fait que j’étais devenu femme dans ses bras. Nous sommes restés un long moment côte à côte, tout en discutant.  Il m’a beaucoup parlé de sexe, de ce qu’il aimait, ce qu’il attendait de moi. Je me laissais bercer par ses paroles comme par une douce mélopée. Je ne me représentais pas vraiment tout ce que cela pouvait impliquer. Je baignais encore dans un sentiment d’euphorie après avoir éprouvée cette volupté suite au premier orgasme de ma vie.  Je l’ai fait éclater de rire lorsque, lorsqu’à ma grande surprise, j’ai senti son sperme s’écouler sur ma cuisse. Je pensais naïvement que tout ce liquide resterait à l’intérieur de mon vagin après l’éjaculation. Philippe m’essuya avec le drap sur lequel quelques gouttes de sang s’étaient répandues. Alléluia, je n’étais plus vierge ! Cette première fois par un bel après-midi de printemps est un magnifique souvenir que j’ai chéri longtemps, tant ce moment m’avait apporté de bonheur et de plénitude. Par la suite, je suis allée de surprise en surprise en découvrant ses goûts insolites en matière sexuelle.
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Par : le 28/09/25
Le premier rendez-vous. Place de la collégiale. Il est assis. Elle le distingue au loin, sûre que c'est lui. Elle s'approche. La démarche incertaine, vacillante où du moins, c'est l'impression qu'elle en a. Il la regarde venir. Chaque pas semblable à une épreuve d'équilibre. Elle manque d'assurance. L'enjeu est là. Tout repose sur ce moment. Elle joue sa vie. Va-t-elle lui plaire ? Va-t-elle trouver en lui cet autre, celui qui saura la révéler, l'accompagner ? Parviendra-t-il à sceller le moment présent, le prolonger, pour qu'il ne s'arrête pas, parce qu'il est unique, précieux, magique, là où il doit être, comme toucher l'infini dans une danse à deux, un rituel sacré? Saura-t-il faire émerger sa part d'ombre, celle qui sommeille et qui attend, tapie sous des airs de petite fille ? Elle a tant d'espoir. Elle en rêve. Ce n'est plus un désir, c'est un besoin, un morceau de son être qu'elle pensait définitivement endormi. Une existence quasi monacale s'en était suivie. La flamme s'était éteinte, faisant place à la disponibilité. Des priorités différentes. Des ateliers artistiques. L'envie de créer. Des amitiés partagées.   Puis un jour, le corps a parlé. Le feu s'est rallumé, plus ardent que jamais.    Il se lève. - Bonjour  Elle s'avance. Une bise sur les joues. Elle s'assied en face de lui. Il prend un café. Elle préfère un coca, ce goût familier qu'elle connait bien et qui la rassure, et pour sentir le pétillant dans sa bouche, une substance qui bouge, un mouvement qui contraste avec sa propre immobilité, parce qu'elle est assise, vulnérable, à sa merci. Déjà. Elle le regarde et dans ses yeux elle voit ce que personne d'autre ne peut voir. Tout. Elle comprend. Elle devine ce que lui-même ignore encore, avec une marge d'erreur bien-sûr. Il lui est arrivée de se tromper, de ne pas percevoir le subterfuge en face, l'imposture, le piège. Aujourd'hui quel est son regard, celui d'une petite fille ou d'une femme ?   Il n'a pas peur, elle est anxieuse. Il n'est pas inquiet, elle s'interroge. Il est détendu, elle tremble. Il est calme et posé, elle est troublée et bouillonne. Il laisse venir les choses, elle a tellement d'attentes. Il l'observe, elle le sent. Ça la brûle. Elle ne peut pas soutenir son regard, trop dur, trop vrai. Il est ancré dans l'instant, de la première rencontre, du début où l'on jauge, on évalue, dans cette légèreté qui n'engage à rien. Pour elle, le temps n'existe pas. L'heure est grave. Aujourd'hui c'est dans un mois. Aujourd'hui c'est dans un an. Ici commence l'éternité.   Les premiers messages téléphoniques. Ceux qui ont suivi la rencontre. - S'il vous plaît Monsieur, est-ce-que je peux être votre soumise ? Il est prudent. Il hésite. Elle connait la raison. Il devra s'adapter à elle, s'ajuster. Et surtout, il est surpris par la rapidité de la demande. Il ne s'y attendait pas. Pas si vite. Alors il modère sa réponse : - Tu as certaines aptitudes. Éventuellement.  Elle devine son dialogue intérieur. Ce qu'il mesure, plus ou moins consciemment, la responsabilité immense de l'engagement. Là où d'autres s'éloignent, par manque de courage, de réflexion ou d'envie, parce qu'une relation comme celle-ci,  avec ses non-dits qui hurlent si fort, est trop difficile à porter, lui reste. A l'endroit où la pratique seule importe, lui voit le subtil, l'intime, le fragile, le lien, l'animal. Sa limite n'est pas palpable. Elle ne la connait pas. Il devra la trouver lui-même, être patient, attentif, concentré. Elle attend qu'il la protège et la rattrape, qu'il la soutienne lorsqu'elle tombe, juste avant le vide. Elle veut pouvoir plonger, traverser tout, avec une confiance absolue. Qu'il soit le garant de sa sécurité au-delà de ce qu'elle désire.    Elle veut pouvoir se mettre à genoux, devant lui, qu'il devienne cet autre qu'elle porte dans son cœur, qu'elle admire, estime et place sur un piédestal. Un peu comme autrefois, lorsqu'elle priait, agenouillée devant celui qui avait tout donné. Elle avait allumé les bougies, s'était recueillie dans le lieu béni. Elle avait respecté ce qui était demandé, obéi aux directives transcrits depuis des milliers d'années. Et si on attendait d'elle autre chose ? Si, dans un état de grâce, la prière devait imprégner tout son corps, comme une vibration intense, hurlante, et habiter la moindre cellule ? Celui qu'elle prie, n'a-t-il pas lui-même éprouvé tout cela ?  
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Par : le 27/09/25
Bonjour, Notre 6eme Locktober a débuté lundi , plus tôt que prévu ! Ma Dame est en enregistrement ( pianiste classique) en Suisse jusqu'au 10 Octobre....boulot d'abord ! Lundi en soirée, les deux Dames de ma vie m'ont convoqué pour " faire ce qu'on aime faire : t'encager pour ce jeu !" Douché, nu devant elles, mon épouse m'a passé l'anneau, la toute petite cage à barreaux, l'entretoise.... érection dûe à la situation, on a attendu quelques dizaines de secondes, puis mon épouse a passé le cadenas , et fermé le tout . " Un mois !....si soucis, tu as la clé dans une enveloppe que je vais signer, et scotcher devant toi ... mais, si ouverture.....on repart à zéro !....Ok ? " Bien sûr que Oui ! J'aime ce jeu autant qu'elles deux . Nous sommes Samedi : mon épouse est partie Mardi , notre amie est avec moi.... très partiellement...... Pour l'instant, ça va ! 😊 
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Par : le 26/09/25
CONTRAT DE DOMINATION-SOUMISSION Entre : Maîtresse Elie, ci-après dénommée « La Maîtresse », et Sabine, homme dans la vie civile, ci-après dénommé « La Soumise ». Préambule – Transformation Dans le cadre de leur relation intime, domestique et consentie, les parties conviennent par le présent contrat que Sabine, homme dans la vie civile, endosse volontairement et pleinement le rôle de Soumise sous l’autorité de Maîtresse Elie. Par cet acte symbolique et contractuel, Sabine abandonne son statut d’homme autonome dans l’intimité et la vie quotidienne définies par ce contrat et se transforme en Soumise, destinée à servir et vénérer La Maîtresse, selon les termes énoncés ci-dessous. Cette transformation est volontaire et librement consentie.   Article 1 – Objet Le présent contrat définit les rôles, engagements, limites et règles de la relation de domination-soumission entre La Maîtresse et La Soumise, y compris dans le cadre de leur vie commune quotidienne. Il établit un cadre permanent d’organisation, de rituels et de comportements pour structurer et sécuriser cette relation.   Article 2 – Consentement Les parties déclarent agir librement et volontairement, sans contrainte extérieure. La sécurité physique et psychologique de chacune reste prioritaire. Le présent contrat est conclu pour une durée permanente mais reste, par nature, réversible à tout moment par consentement mutuel.   Article 3 – Rôles La Maîtresse détient l’autorité dans le cadre défini par le présent contrat. La Soumise, homme dans la vie civile et placé sous l’identité féminisée de « Sabine », accepte de se soumettre à l’autorité de La Maîtresse et d’exécuter ses instructions, dans le cadre des limites établies. Cette dynamique s’applique tant dans l’intimité que dans l’organisation quotidienne de leur vie commune.   Article 4 – Limites et Sécurité 1. Un mot de sécurité (« safe word ») choisi d’un commun accord est obligatoire. 2. En cas d’utilisation du mot de sécurité, toute action doit cesser immédiatement. 3. Les pratiques interdites sont listées à l’article 8.   Article 5 – Engagements de La Maîtresse La Maîtresse s’engage à : Respecter les limites fixées par la Soumise. Assurer la sécurité physique et psychologique de la Soumise. Garantir un espace d’expression pour que la Soumise puisse communiquer ses besoins, limites ou inconforts.   Article 6 – Engagements de La Soumise La Soumise, en tant qu’homme acceptant sa position féminisée et soumise, s’engage à : Respecter et exécuter les instructions de La Maîtresse dans le cadre défini par ce contrat. Signaler immédiatement tout inconfort ou problème lié à une pratique. Se préparer et se présenter selon les règles établies par La Maîtresse. Respecter un monogamisme absolu vis-à-vis des relations intimes et de soumission, sauf décision expresse de La Maîtresse. Étendre son rôle de soumise aux aspects de la vie commune définis par La Maîtresse, dans le cadre permanent de ce contrat.   Article 7 – Pratiques autorisées 1. Féminisation et transformation Port de vêtements, maquillage ou accessoires féminins. Adoption d’un nom, d’un rôle ou d’une identité féminisée sous l’autorité de La Maîtresse. 2. Contrainte et contrôle Utilisation de liens, cordes ou entraves. Usage d’une cage de chasteté ou de dispositifs de contrôle de la sexualité. 3. Pénétration et discipline corporelle Pratiques de sodomie (dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité). 4. Rituels symboliques et purification Pratiques incluant l’utilisation d’urine à des fins de purification ou de rituel, sous la supervision et avec le consentement de La Maîtresse.   Article 8 – Pratiques interdites Les pratiques suivantes sont strictement interdites et ne pourront en aucun cas être imposées à la Soumise : Scatologie. Douleurs extrêmes. Marques persistantes ou atteintes permanentes à l’intégrité physique.   Article 9 – Règles de comportement de La Soumise La Soumise s’engage à : Se conformer aux règles de présentation, de langage et de tenue définies par La Maîtresse. Adopter une attitude respectueuse, obéissante et sincère envers La Maîtresse. Tenir à jour un journal ou tout autre rituel demandé par La Maîtresse. Ne jamais cacher des informations importantes concernant son état de santé, son consentement ou son ressenti.   Article 10 – Punitions En cas de manquement aux règles définies dans ce contrat ou aux instructions de La Maîtresse, la Soumise reconnaît que La Maîtresse peut appliquer des punitions proportionnées et non dangereuses, préalablement définies. Les types de punitions et leur gradation sont listés dans l’annexe I.   Article 11 – Monogamisme et « prêt » La Soumise reconnaît un engagement de monogamisme absolu dans le cadre de la présente relation et ne peut avoir de relations de soumission avec d’autres personnes, sauf autorisation expresse de La Maîtresse. La Maîtresse se réserve le droit de « prêter » ou présenter la Soumise à d’autres partenaires, dans un cadre défini et sûr.   Article 12 – Dévotion et Vénération La Soumise reconnaît et accepte que, dans le cadre du présent contrat et dans l’intimité définie par celui-ci : Elle voue une adoration et une vénération totales à La Maîtresse, la considérant comme son autorité suprême. Elle abandonne volontairement ses désirs personnels pour se mettre au service des désirs et volontés de La Maîtresse, dans les limites et la sécurité définies par ce contrat. Elle accepte que son plaisir et son épanouissement découlent de l’obéissance et du service rendus à La Maîtresse. Cette vénération reste un choix consenti et peut être suspendue ou retirée par la Soumise en dehors du cadre du contrat.   Article 13 – Caractère permanent Le présent contrat est conclu pour une durée permanente et encadre la vie commune de La Maîtresse et de La Soumise. Il ne peut être suspendu ou révoqué que par décision expresse et mutuelle des deux parties.   Article 14 – Signature Fait en deux exemplaires originaux.   Annexe I – Punitions graduelles Niveau 1 – Punitions légères (symboliques) Posture de soumission prolongée. Obligation de tenir une position spécifique (agenouillé, mains derrière le dos…). Rappel écrit des règles et excuses formelles. Privation d’un privilège léger. Niveau 2 – Punitions modérées (discipline) Tâches supplémentaires (ménage, écriture de lignes, services précis). Réduction des privilèges accordés (temps de détente, accessoires…). Mise en cage symbolique (cage de chasteté, espace restreint). Niveau 3 – Punitions fortes Intensification temporaire des règles de contrôle (plus stricte posture, privation prolongée). Exercices imposés de renforcement de l’obéissance (rituels plus longs, tenue renforcée). Humiliation (verbale ou symbolique) dans le cadre privé. Niveau 4 – Punitions extrêmes Prolongation sévère d’un état de contrainte ou d’une posture, toujours sous surveillance. Toute mesure d’humiliation ou de contrôle intensif définie d’avance dans une liste validée par les deux parties.   Par décision unilatérale et sans préavis, La Maîtresse peut décider de bannir la soumise pour tout manquement qu'elle jugera inacceptable. La soumise reconnait expressément qu'aucun recours ni réclamation ne seront possibles.
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Par : le 26/09/25
La dame en rouge s’était levée, son verre de cristal élevé à la hauteur de son sourire. D’une voix suave et impériale, elle annonça la suite attendue : le donjon nous attendait. Aussitôt, un frisson parcourut l’assemblée. Dans un silence presque religieux, les convives, repus de luxure et de curiosité, se levèrent à leur tour. La maîtresse de cérémonie tenait toujours la laisse de ma soumise et, d’un geste lent de la main, invita quatre esclaves à encadrer notre procession solennelle. Ma soumise, nue et frissonnante, peinait à reprendre son souffle. Sur sa peau luisante de sueur et de vin, on devinait une mosaïque de rougeurs et de coulures qui témoignaient des épreuves déjà subies. Malgré la fatigue et la honte qui empourpraient ses joues, elle restait digne dans son abandon : son dos demeurait droit autant que possible, ses épaules ouvertes, comme si une force intime la tenait encore fièrement. Je voyais sa poitrine se soulever rapidement, ses lèvres trembler d’anticipation et d’angoisse mêlées, mais aucune résistance ne vint ternir son obéissance parfaite. Les quatre esclaves nus s’avancèrent pour l’encercler. Leurs visages étaient baissés, anonymes et dévoués, et chacun d’eux portait autour de la taille la cage de chasteté métallique qui enfermait sa virilité captive. L’un exhibait sur ses cuisses et ses fesses les stries écarlates de la correction reçue plus tôt dans la soirée – souvenir cuisant de l’indiscipline châtiée devant tous. Ils prirent place autour de ma soumise : deux devant pour ouvrir la marche, et deux derrière pour la soutenir ou la corriger au besoin. Lorsque la dame en rouge s’élança d’un pas lent hors de la salle, tirant légèrement sur la laisse, ma soumise lui emboîta le pas. Je la vis vaciller un instant au moment d’entamer la descente, ses cuisses encore tremblantes peinant à obéir, mais un esclave posa fermement une main sur le creux de ses reins pour l’aider à retrouver son équilibre. Un autre lui saisit doucement le bras pour la guider. Ainsi encadrée, soutenue et surveillée, elle avança docilement. Nous quittâmes l’éclat chaleureux de la salle de banquet pour nous engager dans un couloir de pierre beaucoup plus sombre. Les murs épais renvoyaient l’écho feutré de nos pas. Quelques torches étaient fixées çà et là, leurs flammes vacillantes projetant sur les voûtes de lourdes ombres mouvantes. La température chuta légèrement tandis que nous descendions, pas à pas, vers les entrailles de la demeure. Je marchais à quelques pas derrière ma soumise, mon regard rivé sur sa silhouette frêle et fière tout à la fois. La flamme des torches faisait danser des reflets orangés sur sa peau nue maculée de cire et de vin, sur les marques rouges qui constellaient ses cuisses et sa poitrine. Elle avançait du mieux qu’elle pouvait, chaque pas un effort offert à mon honneur, et je lisais dans la tension de ses muscles la volonté de ne pas faillir. Autour de nous, les convives suivaient en file silencieuse. J’entendais à peine leurs murmures excités : l’expectative bridait leurs voix. Seul le cliquetis occasionnel d’une chaîne de chasteté ou le froissement discret d’une robe troublait de temps à autre la procession liturgique. La dame en rouge ouvrait la marche en grande prêtresse du vice, nous guidant toujours plus bas. Finalement, un lourd vantail de bois apparut, encadré de deux torches flamboyantes. Elle s’arrêta devant la porte massive bardée de fer et sortit d’un pli de sa robe une clé ancienne. Dans un grincement sourd, la serrure céda, et la porte s’ouvrit sur une obscurité épaisse. Nous pénétrâmes dans le donjon. La pièce s’illumina peu à peu à la lueur des torches que plusieurs esclaves allumèrent sur un signe de la maîtresse de maison. C’était une vaste salle voûtée aux murs de pierre brute. Des chaînes pendaient ici ou là aux murailles, et divers instruments de bois et de cuir – bancs de supplice, croix de Saint-André, anneaux d’attache – attestaient que cette cave servait de sanctuaire aux plaisirs les plus noirs. Au centre, dégagée de tout meuble, s’étalait une large surface circulaire délimitée par des chandelles disposées en cercle. Le sol de pierre y était lisse, comme usé par les genoux de générations de suppliciés consentants. C’est là, dans ce cercle de flamme et d’ombre, que la dame en rouge conduisit ma soumise. Ma soumise fut amenée au milieu du cercle, face à un petit autel de bois noir placé à l’une des extrémités. Sur ce meuble bas recouvert de velours pourpre étaient posés les objets du rituel à venir : j’aperçus, alignés avec soin, une rose blanche aux pétales diaphanes, une rose rouge d’un carmin profond, presque noir dans la pénombre, et un collier de cuir orné d’un anneau argenté, entrouvert et prêt à être refermé. À côté, une fine chaîne d’acier luisait en serpentant, terminée par un mousqueton. Mon cœur s’accéléra légèrement à la vue de ces symboles : c’était donc ici que tout se jouerait, que le lien final serait scellé. Mais avant cela, l’épreuve devait s’accomplir entièrement. La cérémonie n’atteindrait sa consécration qu’après le passage par la douleur et l’humiliation totales, comme un baptême impie préparant l’offrande suprême. La dame en rouge fit un signe bref. Aussitôt, les esclaves entourant ma soumise la placèrent exactement où il le fallait, au centre du cercle. Deux d’entre eux écartèrent doucement ses bras à l’horizontale, la forçant à offrir sa silhouette en croix à l’assemblée. Les deux autres se postèrent derrière elle, prêts à la maintenir si ses jambes flanchaient. Ma soumise, épuisée, vacilla un instant lorsque les esclaves la lâchèrent pour se mettre en position, mais elle se força à demeurer debout, la nuque courbée en une humble soumission. Ses cheveux collés de sueur retombaient en mèches folles autour de son visage rougi. Sa poitrine haletait, les pointes de ses seins durcies autant par la peur que par le froid humide du donjon. Les convives formèrent un large arc de cercle autour de la scène, à une distance respectueuse. Leurs visages s’animaient d’un éclat avide dans la pénombre, les flammes vacillantes dessinant sur leurs traits des masques d’ombre et de lumière. Je me tins parmi eux, légèrement en retrait pour mieux tout contempler. Mon cœur battait plus fort, mais mon visage restait de marbre. J’étais le Maître, l’observateur souverain de ce rituel, et rien ne devait troubler le calme fier que j’affichais. Dans le silence épais de la cave, on n’entendait plus que le crépitement discret des torches et le souffle court de ma soumise. Ses yeux restaient baissés, fixés sur la pierre à ses pieds. Ainsi exposée, offerte en spectacle au centre du cercle, elle ressemblait à un agneau sacrificiel, tremblante d’appréhension mais résignée par la foi profonde qu’elle avait en moi. J’aperçus un léger tressaillement parcourir ses cuisses lorsqu’un convive s’avança d’un pas. Il était temps de plonger ma soumise dans la dernière phase de son supplice – celle qui la briserait et la consacrerait tout à la fois. D’un regard, la dame en rouge invita les convives à s’approcher. Deux d’entre eux s’avancèrent immédiatement dans le halo de lumière vacillante, comme attirés irrésistiblement vers le corps offert. Le premier était un homme au sourire carnassier que je reconnaissais : c’était le jeune convive à l’air narquois qui, plus tôt, avait éprouvé la souplesse de la bouche de ma soumise. Le second était une femme grande, aux yeux brillants d’une cruauté raffinée ; ses lèvres rouges s’étirèrent en un rictus de plaisir anticipé. L’homme fit le tour de ma soumise, lentement, effleurant du bout des doigts sa peau déjà marquée. Il passa une main dans ses cheveux humides et les empoigna soudain, tirant sa tête en arrière. D’un geste brusque, il força son menton vers le haut, contraignant ma soumise à ouvrir la bouche. Dans un murmure qui claqua dans le silence, il ordonna : « Ouvre. » Elle obéit, lèvres tremblantes, dévoilant l’intérieur humide de sa bouche. L’homme y plongea alors deux de ses doigts sans ménagement. Je le vis s’enfoncer jusqu’au fond de sa gorge, testant ses réflexes. Ma soumise eut un haut-le-cœur ; un spasme la secoua tandis qu’il la tenait ainsi, impitoyable, les doigts enfoncés profondément qui la réduisaient au silence. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux sous l’effet de l’étouffement, et son corps chercha instinctivement à reculer. La convive aux lèvres rouges, postée dans son dos, la rattrapa aussitôt. Glissant un bras autour de la taille de ma soumise, elle l’immobilisa contre elle. « Tiens-toi tranquille… » susurra-t-elle à son oreille d’un ton faussement doux. Ma soumise, étranglée, toussa autour des doigts qui bâillonnaient sa gorge, un filet de salive coulant le long de son menton. L’homme retira alors vivement sa main, la libérant de son étau. Ma soumise haleta, suffoquant et cherchant son air. Son répit fut bref : la femme qui la maintenait en profita pour lui fourrer aussitôt deux doigts entre les lèvres avant qu’elle ne referme la bouche. Elle les força à nouveau dans cette cavité déjà souillée, frotta ses doigts contre la langue offerte, puis les retira pour les glisser sans vergogne le long de son menton et sur sa poitrine luisante. « Quel goût a ta honte ? » siffla-t-elle en riant doucement, essuyant ses doigts humides contre le téton dressé de ma soumise. Ma soumise rougissait de plus belle, humiliée d’être ainsi manipulée comme une poupée par ces inconnus sous mon regard. Son souffle, heurté, formait de petits nuages blanchâtres dans l’air froid du donjon. Elle voulut articuler un mot – peut-être un réflexe d’excuse ou de remerciement – mais l’homme ne lui en laissa pas le temps. Il s’était emparé d’une coupe de vin qu’un autre convive lui tendait depuis le bord du cercle. Sans un mot, il approcha le bord du verre des lèvres de ma soumise. Elle eut le réflexe d’entrouvrir la bouche, assoiffée et docile. « Bois », ordonna-t-il sèchement. Il renversa d’un coup la coupe. Le vin pourpre s’engouffra entre les lèvres de ma soumise, puis déborda volontairement sur son menton et sa gorge. Elle avala une partie du liquide en suffoquant, le reste ruisselant sur sa poitrine et plus bas sur son ventre. Le breuvage écarlate traça des sillons sur sa peau, se mêlant à la sueur et aux traces de cire séchée. Un rire feutré circula parmi les convives en la voyant ainsi maculée de rouge. « Comme c’est joli… » murmura quelqu’un, fasciné par l’image de ce corps ruisselant de vin, telle une statue antique consacrée dans le sang de Bacchus. Ma soumise frissonnait, collante de vin, les yeux clos sous l’humiliation. Le liquide, légèrement acide, piquait les lésions sur sa peau où les ongles avaient laissé leur empreinte. Elle ne tenta pas d’en essuyer la moindre goutte : ses poignets restaient tenus en croix par les esclaves vigilants. Ses seins, souillés de rouge, se soulevaient au rythme de ses sanglots silencieux qu’elle s’efforçait d’étouffer. La convive derrière elle la maintenait toujours fermement. Je la vis faire un signe à un troisième larron : un autre invité s’approcha, une fine bougie allumée à la main, récupérée sans doute sur l’un des chandeliers du cercle. Avec un sourire complice, il tendit la bougie à la femme, qui la prit sans lâcher sa prise sur ma soumise. Un filet de cire coulait déjà le long du cierge, dégageant une odeur de paraffine chaude. La femme inclina la bougie au-dessus du sein gauche de ma soumise. « Ne bouge pas… » souffla-t-elle d’un ton moqueur. Ma soumise, de toute façon, n’aurait pu s’échapper de l’étreinte de fer qui l’enserrait. Une première goutte de cire brûlante tomba sur l’aréole rougie de sa poitrine. Ma soumise émit un cri étranglé, son corps se contorsionnant dans un sursaut incontrôlé. Aussitôt, la femme resserra son étreinte autour de sa taille pour la tenir immobile. D’autres gouttes suivirent, lentes et impitoyables, venant parsemer la courbe tendre de son sein de points blanchâtres qui séchèrent presque aussitôt en emprisonnant la douleur dans la chair. Chaque perle de cire arrachait à ma soumise un gémissement aigu malgré elle. Je la vis mordre sa lèvre jusqu’au sang pour tenter de retenir ses cris, et ses yeux se remplir de larmes qu’elle refusait de laisser couler. Quand la bougie fut consumée au point de menacer les doigts de la convive, celle-ci s’écarta enfin, jetant le mégot fumant au sol. Ma soumise haletait, secouée de sanglots muets. Son sein gauche était constellé de gouttes de cire figées, autant de stigmates d’un étrange sacre. Ses jambes flageolaient ; elle ne tenait debout que grâce aux esclaves qui encadraient encore sa frêle carcasse soumise. Mais déjà, d’autres convives prenaient le relais pour la pousser plus loin encore dans l’abandon d’elle-même. Un homme surgit sur sa droite et, sans crier gare, lui asséna une gifle retentissante. La paume claqua violemment sur sa joue détrempée de larmes et de vin, faisant tourner sa tête sous l’impact. Je vis une éclaboussure pourpre voler dans l’air alors qu’une partie du vin sur ses lèvres fut projetée par le coup. « Regarde-nous quand on t’honore, chienne », siffla-t-il entre ses dents. Ma soumise rouvrit les yeux, son regard embué se perdant devant elle. Elle chercha un point d’ancrage, mais tout vacillait. L’homme agrippa sa mâchoire d’une main brutale pour la stabiliser. Je reconnus en lui le convive flegmatique qui plus tôt avait testé l’offrande de ses poignets. Son masque d’indifférence avait fondu, révélant une ardeur cruelle. Il planta son regard dans les yeux noyés de larmes de ma soumise. « Tu es notre jouet ce soir, comprends-tu ? » articula-t-il froidement. Elle hocha faiblement la tête, incapable de parler tant sa gorge était nouée de sanglots retenus. Pour toute réponse, il cracha sur son visage – un crachat méprisant qui vint souiller sa joue déjà en feu. Un murmure d’excitation parcourut l’assistance. Je sentis mon sang bouillir dans mes veines à cette vision. Pourtant, je ne bronchais pas. Mon rôle était d’assister à sa dégradation totale, d’en être le témoin souverain. Ma soumise, humiliée au-delà de toute mesure, me cherchait confusément du regard, mais je restai immobile, dissimulant les flammes de possessivité et de désir féroce qui menaçaient de trahir mon calme. L’homme lâcha le visage de ma soumise, qui retomba mollement en avant, le menton trempé de larmes, de bave et de vin. Un autre convive s’approcha aussitôt, se plaçant à genoux devant elle. Profitant de ce qu’elle était chancelante, il explora sans vergogne son intimité offerte. Ses mains écartèrent rudement les cuisses tremblantes de ma soumise, exposant son sexe humide et vulnérable. Sans cérémonie, il y enfonça deux doigts, puis trois, jusqu’à la dernière phalange. Ma soumise laissa échapper un râle rauque, son corps se cambrant sous la pénétration brutale malgré les bras fermes qui la tenaient. L’homme commença à la fouiller de ses doigts épais, les mouvant en elle avec une détermination obscène. Son autre main vint claquer contre le bouton sensible de ma soumise, non pour lui donner du plaisir, mais pour intensifier le choc de l’humiliation. « Voyez comme elle se cambre ! » ricana-t-il en se tournant vers ses comparses. « On dirait que son corps en redemande… même maintenant. » Un éclat de rire général lui répondit. Autour du cercle, je voyais des sourires féroces et des regards brillants de lubricité. Certains convives se caressaient distraitement devant le spectacle, une main glissée sur un sexe tendu ou un téton durci sous un corsage. L’atmosphère s’était chargée d’un érotisme cru et sans pitié. Ma soumise, elle, semblait au bord de l’évanouissement. Ses gémissements rauques résonnaient sous la voûte, et son corps n’était plus qu’un pantin qui frémissait à chaque nouvelle agression. Quand enfin l’homme retira ses doigts de son sexe, ce fut pour les faire glisser sur les lèvres de ma soumise. Elle sentit le goût de sa propre moiteur mêlée au vin et à la poussière du donjon. Sa langue effleura mécaniquement ces doigts souillés, par pur réflexe d’obéissance. « Bonne fille… » murmura-t-il avec un sourire mauvais en se relevant. La dame en rouge, jusqu’alors silencieuse spectatrice, leva soudain la main. Instantanément, les convives reculèrent d’un pas et le silence retomba comme un couperet. Seul le sanglot étouffé de ma soumise, brisée, subsistait encore dans l’air stagnant. Je parcourus du regard le corps de ma soumise. Elle n’était plus qu’un sublime désastre : son maquillage avait coulé en traînées sombres sur ses joues, son visage était maculé de larmes, de salive, de crachats et de vin. Sa poitrine et son ventre dégoulinaient de vin et portaient les taches blanches de la cire figée. Ses seins étaient zébrés de stries rouges, ses tétons meurtris par les pincements et la chaleur. Sur son cou et ses épaules, on devinait la marque violette de morsures et de baisers brutaux. Son ventre et ses cuisses luisaient de sueur et d’intimité forcée. Partout sur son épiderme se lisaient les empreintes des mains, des fouets invisibles et des griffes : elle était marquée, souillée, anéantie par le rituel… et, dans cette destruction magnifique, elle resplendissait d’une étrange beauté sacrée. La dame en rouge s’approcha d’elle, régnant à nouveau sur l’assemblée domptée. Du bout des doigts, elle releva le menton tremblant de ma soumise. Celle-ci ouvrit difficilement les yeux. Son regard, brouillé de larmes, chercha confusément celui de la dame en rouge puis, au-delà, le mien. J’étais sorti légèrement de l’ombre, avançant d’un pas instinctif lorsque la maîtresse de cérémonie avait arrêté le supplice. Nos yeux se croisèrent un instant. Je lui envoyai en silence toute ma fierté et tout mon soutien dans ce regard muet. Elle n’y répondit qu’avec une faiblesse adorable : ses paupières palpitaient, ses lèvres bleuies frémirent autour d’un sanglot, mais je vis au fond de ses prunelles vacillantes une flamme intacte. Fierté. Amour. Elle tenait bon, pour moi. — À genoux, ma chère, ordonna doucement la dame en rouge. Les esclaves desserrèrent leur étreinte et accompagnèrent ma soumise vers le sol. Son corps supplicié se plia avec soulagement. Elle tomba à genoux sur la pierre froide, ses cuisses nues se posant dans une flaque de vin renversé. Ses mains cherchèrent un appui, puis retombèrent le long de son corps frissonnant. La dame en rouge l’aida à redresser le buste pour qu’elle se tienne aussi dignement que possible malgré l’épuisement. Ainsi présentée, nue, à genoux, ruisselante de souillures et de honte, ma soumise paraissait offerte en sacrifice devant l’assemblée recueillie. La maîtresse de cérémonie se tourna vers l’autel où reposaient les roses et le collier. Elle prit d’abord la rose blanche entre ses doigts délicats. Sa voix s’éleva, claire dans le silence : « Approchez, mes chers. Le moment est venu. » Les convives s’avancèrent en demi-cercle, retenant leur souffle. J’avançai moi aussi, jusqu’à me tenir à quelques pas seulement de ma soumise agenouillée. Son visage était au niveau de mon bassin, ses yeux toujours baissés fixés sur mes chaussures comme une dernière ancre. Je sentis mon cœur se serrer devant sa docilité absolue : jamais elle ne m’avait paru aussi belle que couverte ainsi d’ignominie et de gloire mêlées. La dame en rouge leva la rose blanche bien en vue. Sa main libre vint caresser la joue de ma soumise, effleurant sa peau souillée avec une tendresse solennelle. « Tu as été digne, ma belle, » murmura-t-elle avec douceur, comme on féliciterait un enfant méritant. Ma soumise ferma les yeux et laissa échapper un sanglot de reconnaissance ; de nouvelles larmes roulèrent sur ses joues meurtries. D’un geste lent, la dame en rouge fit glisser la tige de la rose le long du cou de ma soumise. Les épines caressèrent la peau frissonnante, traçant un chemin de velours cruel. Arrivée à la naissance de sa poitrine, la maîtresse de cérémonie appuya légèrement, suffisamment pour qu’une épine plus acérée perce la chair tendre du haut de son sein gauche. Ma soumise sursauta au moment de la piqûre, mais elle ne bougea pas. Une perle de sang rouge sombre perla sur sa peau pâle. La dame en rouge redressa la rose et, délicatement, inclina un pétale immaculé pour recueillir la goutte de sang. Le blanc immaculé se teinta de carmin. Un murmure admiratif parcourut l’assemblée : on aurait dit qu’une goutte de vie venait d’éclore sur la fleur. La dame en rouge tendit ensuite la rose ensanglantée à ma soumise. « Prends-la, offre-la. » Ma soumise, les mains tremblantes, saisit la tige de la rose blanche et la serra contre son cœur, sans craindre les épines qui s’y enfoncèrent. Quelques gouttelettes de sang supplémentaires perlèrent sur ses paumes abîmées. Ainsi agenouillée, tenant la rose marquée de son propre sang contre sa poitrine nue, elle semblait une martyre extatique, offerte corps et âme. La dame en rouge se tourna alors vers moi. Son regard croisa le mien, et elle m’adressa un imperceptible signe de tête – à la fois salut et invitation. Il était temps que je prenne ma place au centre du rite. Je m’avançai d’un pas sûr vers ma soumise. Mon cœur battait furieusement dans ma poitrine, mais je conservai un masque serein. Plus rien n’existait hormis la femme anéantie et magnifique qui s’offrait à mes pieds. La dame en rouge laissa la rose blanche serrée contre le cœur de ma soumise, puis prit sur l’autel le collier de cuir noir orné de métal. Elle me le présenta avec respect sur ses deux paumes ouvertes, comme on offrirait une couronne au roi du jour. Je saisis le collier. Le cuir en était souple mais solide, lourd du poids des symboles qu’il portait. Je fis un pas de plus et me tins juste devant ma soumise. Doucement, je passai le collier autour de son cou gracile, par-dessus celui qu’elle portait déjà depuis le début de la soirée. Je serrai les lanières jusqu’à ce que le cuir épouse parfaitement la peau marquée de son cou. Un anneau d’acier froid vint se placer au creux de sa gorge. La dame en rouge tendit alors la petite clé du fermoir. J’enclenchai le verrou et un déclic sec résonna dans le silence : le collier était refermé, irrévocablement scellé à son cou. Ma soumise expira longuement, comme si ce bruit venait de sceller son destin et de la délivrer à la fois. Ses épaules s’affaissèrent légèrement, dans un abandon total. Elle releva alors ses yeux vers moi pour la première fois sans y être invitée, et je ne vis dans ses prunelles qu’une infinie adoration. Je pris la fine chaîne d’acier posée sur l’autel. Avec un calme cérémonieux, je fixai le mousqueton à l’anneau du collier tout juste fermé. Désormais, un lien tangible me rattachait à elle. Je sentis un très léger tremblement la parcourir lorsque le métal froid effleura sa peau brûlante. C’était l’instant que j’attendais, celui que toute cette nuit avait préparé. Je tirai doucement sur la chaîne, forçant ma soumise à avancer de quelques pas à quatre pattes, jusqu’à ce que sa tête frôle mes genoux. Puis je prononçai mes premiers mots de la cérémonie, d’une voix basse mais parfaitement audible dans le silence total : — Par le sang versé ce soir et par ce collier qui te marque, je te prends comme mienne à jamais. Ma voix, calme et posée, vibrait d’une intensité contenue. Chaque mot résonnait contre les pierres, s’insinuait dans chaque cœur présent. Ma soumise, pantelante, retenait son souffle en m’entendant parler. J’appuyai la main sur le sommet de son crâne, dans une caresse possessive presque bienveillante. Puis j’ajoutai, mon regard ancré au sien : — Ton corps, ton cœur et ton âme m’appartiennent dorénavant. Devant ces témoins réunis, notre lien est scellé. À ces mots, ma soumise ferma les yeux et laissa deux larmes lourdes rouler sur ses joues ravagées. Un sourire faible, extatique, glissa sur ses lèvres tuméfiées. Elle s’inclina davantage, posant son front contre mes genoux en un geste d’allégeance absolue. Je lâchai la chaîne et me redressai pour faire face à l’assemblée. Les convives nous observaient, suspendus à l’instant comme à une vision mystique. La dame en rouge, debout près de nous, rayonnait d’un triomphe serein. — Mes chers amis, proclama-t-elle alors d’une voix vibrante, l’offrande a été acceptée et le pacte est conclu. Elle leva le verre qu’elle avait conservé en main, et les convives l’imitèrent aussitôt. Dans un murmure fervent, tous répondirent : « À la soumise, à son Maître. » Puis, en silence, ils burent à l’unisson. Je baissai les yeux vers ma soumise toujours prosternée à mes pieds. D’une main, j’ôtai doucement la rose blanche qu’elle tenait encore contre sa poitrine et la remis à la dame en rouge. Celle-ci, en échange, me tendit la rose rouge qui restait sur l’autel. Je savais ce qu’il convenait d’en faire : c’était l’ultime symbole. Je glissai deux doigts sous le menton de ma soumise, relevant son visage vers moi. Ses paupières s’ouvrirent, dévoilant un regard brumeux d’adoration. Entre ses lèvres entrouvertes, je plaçai délicatement la tige de la rose rouge. « Mords », murmurai-je. Elle obéit. Ses dents se refermèrent sur la tige, et la fleur écarlate orna sa bouche comme un baillon fleuri. Une ultime larme roula sur son visage tandis qu’elle soutenait mon regard quelques secondes. Cette larme n’était plus de la douleur ni de la honte ; elle était l’exutoire d’une joie profonde, celle d’avoir été jusqu’au bout d’elle-même pour moi. La dame en rouge, après avoir observé la scène avec un sourire satisfait, claqua doucement dans ses mains. Comprenant le signal, les convives s’inclinèrent respectueusement. À pas feutrés, encore saisis par la solennité de l’instant, ils commencèrent à se retirer du donjon. Les esclaves les guidèrent vers la sortie, s’éclipsant un à un dans l’ombre du couloir. Nul ne rompit le silence sacré qui baignait la cave. Bientôt, il ne resta plus que nous trois : ma soumise agenouillée, la dame en rouge et moi-même. La maîtresse de cérémonie me fit face, s’inclina légèrement avec une grâce infinie. « Maître », dit-elle simplement en guise d’adieu, son regard étincelant à la lueur des torches. Je lui rendis son salut d’un hochement de tête empreint d’une gratitude muette. Alors, sans un bruit de plus, elle se fondit dans l’ombre de la sortie, refermant le lourd vantail derrière elle. Le silence retomba, absolu, seulement troublé par le crépitement de quelques torches et le souffle encore tremblant de ma soumise. Je m’approchai d’elle. Elle était toujours à genoux, tenant fièrement sa posture malgré l’épuisement extrême qui devait ankyloser chacun de ses membres. Son dos restait droit, sa tête haute, la rose rouge bien serrée entre ses lèvres en un mutisme volontaire. Ses mains reposaient sagement sur ses cuisses souillées. Elle était splendide : couverte d’ecchymoses, de cire et de vin séché, collante de sueur, de larmes et de sang, marquée par les coups et les morsures – et pourtant rayonnante d’un éclat nouveau, comme transfigurée. Le collier noir scellé à son cou attrapait la lumière vacillante, symbole indéniable de son allégeance accomplie. Je m’agenouillai lentement devant elle, de sorte que nos yeux se trouvent au même niveau. Elle osa alors planter son regard dans le mien sans crainte. Ce que j’y lus me bouleversa : une tendresse infinie, une gratitude qui conférait à ses prunelles un éclat de joyau, et une sérénité presque religieuse. Je tendis la main et dégageai délicatement une mèche de cheveux collée sur sa joue. Du pouce, j’essuyai une traînée de fard mêlé de larmes séchées sous son œil. Elle ferma un instant les paupières à ce contact, frissonnante. Je retirai doucement la rose d’entre ses lèvres pour lui permettre de parler. Elle inspira difficilement, sa voix brisée n’étant plus qu’un souffle rauque. — Merci, Maître… Ce murmure à peine audible résonna en moi comme un coup de tonnerre. Je posai deux doigts sur ses lèvres tuméfiées pour la faire taire doucement. Il n’y avait plus besoin de mots. Je passai un bras autour de ses épaules pour la soutenir. Son corps s’abandonna contre le mien dans un tremblement extatique. Je la serrai contre moi, effleurant de mes lèvres son front brûlant. L’odeur de son sacrifice – mélange âcre de sueur, de vin et de cire – monta à mes narines comme un parfum enivrant. Un long moment, je la tins ainsi, agenouillé avec elle sur la pierre froide, entourés du halo vacillant des torches. C’était notre apothéose silencieuse : au-delà du plaisir, au-delà de la douleur, nous venions de sceller un pacte plus fort que tout. Elle m’avait tout donné, je l’avais acceptée en entier. Je reculai légèrement pour croiser une dernière fois son regard. J’y vis briller la dévotion la plus pure. Dans le calme solennel du donjon, alors que les dernières flammes dansaient sur les murs, j’eus le sentiment d’éprouver quelque chose de raréfié et d’immortel. Ma soumise était mienne, à présent, à jamais. Dans la pénombre sacrée de ce sous-sol, nos âmes liées s’appartenaient pour l’éternité.
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Par : le 26/09/25
Un petit texte dédié à toutes les « Milena » du site, qui peut-être s’y reconnaîtront … (Nouvelle érotique #langagecru)   C’est elle qui m’a contacté en premier, sur ma page Facebook. Milena, une vraie bombe – du moins sur les photos qu’elle a bien voulu m’envoyer. Charmante brune aux cheveux courts, un visage parsemé de taches de rousseurs, un nez mutin, des yeux magnifiques, du même vert que les miens. Et ses mensurations ! 95C au minimum (poitrine non retouchée apparemment), des attaches fines, des jambes fuselées… Bref, un corps de déesse. On a passé pas mal de temps à chatter (c’est resté très soft), elle voulait tout savoir sur moi, mon enfance, mes parents, si j’avais des frères et sœurs. Qu’est-ce qu’on en avait à foutre, de tout ça ! Pour ne pas effaroucher ma sirène, j’ai quand même répondu à ses questions, lui racontant les détails de ma vie en version « arrangée ». Je n’ai pas pu lui parler de mon père, vu que cette enflure s’était tiré avant ma naissance et n’avait plus jamais donné signe de vie. De mon côté, j’essayais d’en apprendre le plus possible sur elle, à savoir si elle avait un mec, une vie de famille, des gosses. Elle est restée longtemps évasive, mais outre son âge (34 ans – plus vieille que moi, mais j’avais rien contre !), j’ai quand même réussi à savoir qu’elle bossait dans la pub, habitait Paris elle aussi, était mariée et mère d’un petit Mathias. Un plan sexe avec une maman qui cherche à se décoincer du cul, ça me dérangeait pas plus que ça. Sauf que j’avais tout faux. Milena était plus délurée encore que dans mes rêves les plus fous… Bizarrement, son visage me semblait familier, comme si je l’avais déjà rencontrée quelque part. C’est elle-même qui a fini par vendre la mèche. Elle m’a confié avoir été mannequin, avant de faire quelques passages dans des films confidentiels… qu’elle n’a pas voulu citer. Le genre d’info qui vous fait tout de suite carburer la boîte à fantasmes ! J’ai balancé les photos de Milena à mes potes, et on s’est tous mis à essayer de la retracer. C’est Farid, un fan de hardcore, qui a flairé sa piste en premier. Un matin, en ouvrant mes mails, je suis tombé sur un message qui disait : — Regarde ce que j’ai trouvé ! Juste en dessous, il y avait un lien. J’ai cliqué. C’était une vidéo tout ce qu’il y a de plus salée. Une nana se faisait prendre par deux malabars, tandis qu’un troisième lui enfilait sa queue dans la bouche, jusqu’aux couilles. Quand le mec s’est retiré pour gicler sur la face de l’actrice, je l’ai tout de suite reconnue. Elle avait les cheveux longs à l’époque, et devait tout juste être majeure, mais c’était elle, indiscutablement. Milena, le visage plein de sperme, figé sur un sourire de commande, pendant qu’un gras du bide lui saccageait le cul à grands coups de bite… Tu m’étonnes, qu’elle ne veuille pas que ça se sache ! Ça m’a fait délirer grave. En plus d’être hyper bien foutue, elle avait joué dans des pornos ! J’en revenais pas, qu’une fille pareille me tombe toute cuite dans les bras. Comment j’allais te la défoncer, la Milena ! Je m’imaginais déjà au pieu avec elle, en train de lui renifler la chatte, lui écarter les lèvres du con, avant de la sodomiser comme un taré, sa mouille plein la gueule, pendant qu’elle beuglerait des inepties… Petit à petit, j’ai réussi à mettre au grand jour toute sa « filmographie ». Son nom de scène, c’était Kylie Minette. Elle apparaissait dans trois longs métrages amateurs et quelques productions à petit budget. J’ai commandé vite fait tous les DVD que j’ai pu trouver, et là, je me suis branlé à mort devant l’ordi, la matant en boucle se faire mettre par tous les trous. Pendant que j’admirais ses prestations les plus hard, passant mes doigts sur l’écran pour la toucher à distance, on continuait allègrement nos conversations, comme si de rien n’était… Je n’avais plus qu’une seule idée, l’amadouer pour qu’elle accepte une rencontre IRL, la séduire en douceur, puis la ramener chez moi pour enfin la foutre comme elle le méritait. Quand je me suis lancé, lui proposant de faire connaissance pour de vrai, j’ai halluciné. Elle m’a tout de suite répondu, chaude comme la braise : — Bien sûr ! Moi aussi, j’ai très envie qu’on se voie. Et puis… — Oui ? — J’ai quelque chose sur le cœur, mais je ne pourrais te le dire qu’en tête-à-tête. On a finalement convenu de se retrouver dès le lendemain, dans un bar place du Tertre. Je bandais comme un malade, riant tout seul devant mon clavier. La vache ! Elle comptait me confier son petit secret, sans savoir que je l’avais déjà deviné ! Après toutes ces nuits à la regarder se faire du bien avec des mâles super membrés et des filles aussi salopes qu’elle, j’allais la baiser à mon tour. Fini de se masturber en solo ; dans quelles heures, ce serait sa bouche que j’aurais autour de la queue. Un instant, j’imaginais même inviter Farid, pour se la faire à deux, bien soumise, les mains attachées dans le dos… Il aurait trop kiffé ! Non, peut-être pas dès la première fois. À la place, j’ai imprimé une douzaine de clichés tirés de ses meilleures scènes, et je les ai glissés dans un emballage cadeau. Allez hop ! Ça la mettrait tout de suite dans le mood. À l’heure dite, j’étais attablé à la terrasse de mon troquet préféré, ému comme pour un premier rendez-vous. Posé à côté de mon café, un bouquet de violettes. Fallait pas être mufle, non plus. Un quart d’heure plus tard, Milena est arrivée. Très classe dans son tailleur Armani, bien pomponnée et tout, elle faisait plutôt bourge. Mais sous le fond de teint, on devinait la rougeur caractéristique des idées pleines de stupre… On s’est embrassé – pas sur la bouche, bien sûr (ça, ce serait pour « après »). Ça m’a fait un choc, quand sa joue a touché la mienne, comme si j’avais douté jusqu’à présent que cette fille soit réellement réelle. La douceur de sa peau, la fragrance de son parfum, son souffle dans mes cheveux… Un vrai coup au ventre ! J’ai commandé deux cafés avant de lui offrir mes présents. — C’est super gentil, fallait pas… Elle n’a pas ouvert tout de suite son paquet, trop occupée à me dévorer des yeux… Tout comme moi, d’ailleurs ! Lorsqu’elle a posé sa petite main fraîche sur la mienne, j’ai bien failli jouir dans mon froc. — Oh ! Si tu savais, depuis le temps que j’attends ça… Et moi donc ! Puis elle m’a parlé de son vieux, décédé l’an dernier (rien à foutre) , qui sur son lit de mort avait avoué à sa femme l’avoir trompée, (qu’est-ce qu’on s’en branle !) et être devenu, à l’occasion de cette relation adultérine, le père d’un certain Nicolas… — La ressemblance est frappante… a chuchoté Milena. Désolée de n’avoir rien dit, mais avant de t’annoncer un truc pareil, je voulais être certaine. — M’annoncer… quoi ? — Mais que je suis ta sœur, Nico ! Enfin ta demi-sœur, pour être exacte. Je suis sûr qu’on a du entendre le « Clonk ! » de ma mâchoire, quand elle est tombée sur la table. Le temps que je retrouve mes esprits, Milena avait commencé à déballer son « cadeau ». — NOOON ! ! ! J’ai essayé de lui arracher les photos des mains, mais c’était déjà trop tard. Milena a eu un rire étrange, qui s’est achevé en sanglot. Puis elle s’est levée, m’a tourné le dos et est sortie de ma vie. Aussi brusquement qu’elle y était entrée. Je ne l’ai plus jamais revue…  
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Par : le 25/09/25
Un registre cru, presque BDSM : le passage du pouvoir à la soumission, l’éclatement des illusions, le politique forcé d’expérimenter la perte de maîtrise sur son corps et sur sa vie, pendant que son épouse goûte d’autres plaisirs. Le Politique (dans sa cellule, serrant les poings) : Socrate, c’est l’humiliation totale. J’étais puissant, entouré, respecté. Demain, je serai soumis. Ici, ce ne sera plus moi qui commande, mais d’autres hommes, plus durs, plus cruels. Ma femme… elle prendra des amants. Moi, je ne pourrai que me masturber dans l’ombre de ma cellule. C’est ça, ma chute. Socrate (assis calmement sur le lit de fer) : Et pourquoi appelles-tu cela une chute ? Parce que ton corps sera contraint ? Parce que ton désir sera frustré ? Crois-tu donc que réussir sa vie, c’est conserver toujours le pouvoir sur les autres et sur ta femme ? Le Politique (avec amertume) : Bien sûr ! C’est posséder, diriger, jouir. Sinon, à quoi bon ? Socrate : Alors tu ne fais que confirmer ce que j’ai toujours vu : celui qui se croit maître est en vérité l’esclave de ses désirs. Quand tu ordonnais, quand tu possédais, tu étais déjà prisonnier — prisonnier de l’avidité, du regard des autres, du besoin d’être reconnu. Le Politique (silencieux, la tête baissée) : Et maintenant je vais devenir l’objet, le soumis. Socrate : Peut-être. Mais c’est une occasion. Tu vas découvrir que ton corps n’est pas toi. Même si tu es humilié, même si tu n’as pour toi que ta main et ta honte, l’âme peut rester libre. Et si ta femme jouit ailleurs, cela ne détruit que l’illusion de possession que tu entretenais. Le Politique (murmurant) : Tu voudrais dire… que ma vraie liberté commence dans la soumission ? Socrate : Exactement. Car la soumission t’arrache tes masques. Quand on t’ôtera tes titres, tes privilèges, ta virilité politique, il ne restera que toi. Et c’est alors que tu pourras savoir si tu as réussi ta vie : non pas en dominant, mais en découvrant qui tu es sans rien à dominer. Le Politique (long silence, puis un rire nerveux) : Alors peut-être que la prison est mon premier maître véritable. Socrate (avec un léger sourire) : Et si tu l’acceptes, tu seras moins prisonnier que bien des hommes libres dehors.  
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