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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
#Texteperso
#Photodunet
Il m’est arrivé un truc de dingue hier et je pense que c’est ce lâcher-prise dont on entend souvent parler.
Mon Maître et moi savons qu’une dernière barrière est bien présente, encrée en moi.
Nous l’avons vu au second IRL, il m’est impossible de le vouvoyer
Pour moi, dans ma tête, je sais que ce vouvoiement représente cette dernière étape,
Mon abandon total à Sa Domination.
Il ne me force pas,
Nous avons discuté de cela,
Impossible de savoir/comprendre d’où vient ce blocage.
Il m’a dit de rester zen, que cela viendrait le moment venu
Hier après-midi, comme souvent, je travaillais tout en étant sur le site et le G
Je ne sais pas pourquoi, à un moment, je me suis rappelée d’une conversation sur le G où quelqu’un demandait ce qu’était une flamme dans le BDSM
Je me suis retrouvé à exploré sur le net plusieurs pages parlant des flammes jumelles.
Ce qui y est décrit est tellement semblable à ce que Nous vivons Mon Maitre et moi.
Depuis le début on se le dit souvent, nous sommes de vrais aimants,
Impossible de rester loin l’un de l’autre (je comprends d’ailleurs que je n’avais aucune chance de gagner le pari fait ensemble ^^), Lui a la Maîtrise, moi nan ^^
Nous sommes comme connecté, « CONNECTE » c’est d’ailleurs le mot qui a été employé par mes proches en parlant de Mon Maître et Moi dès le premier IRL.
Plus j’en apprenais sur le sujet des flamme jumelle, plus j’avais une sensation bizarre.
A la fois cette impression que oui c’est Nous,
En même temps l’impression que nan, c’est impossible
Ça ne peut pas être ça
En regardant les représentations de ses flammes jumelles,
Je suis tombé sur une image que j’ai de suite reconnue.
Je suis allée vérifier mais je savais déjà…
Cette photo qui alimentait l’un des textes publiés par Mon Maitre
Un couple dans un cœur de feu
J’ai eu les larmes aux yeux sans comprendre pourquoi
Il est venu discuter au même moment sur whatsapp avec moi
Ma demandé comment j’allais (coïncidence ou connexion)
Je Lui ai dit que je me sentais « bizarre »
Je Lui ai expliqué et j’ai posé la question en sachant la réponse…
L’image… tu savais ? Il m’a répondu « oui, de quand date la publication ? »
15 septembre… un mois qu’Il savait déjà
Dès le premier IRL il l’avait compris
Flammes jumelles, YIN YANG, intense, inséparable
Je me suis mise à pleurer,
Pas des petites larmes, juste comme si on avait ouvert les vannes
Je n’ai pas compris ce trop-plein d’émotions,
Il a continué à me parler jusqu’à ce je me calme et même après
Plus tard dans la soirée je me suis calé tranquille sur le G
Je me sentais… bien… sereine…
Il est venu me rejoindre sur le G comme d’habitude
Je Lui ai dit bonjour en le vouvoyant, c’est un reflexe que j’ai depuis un moment,
Une envie de m’habituer à l’idée
Sauf que cette fois j’ai ressenti ce côté serein et naturel de le vouvoyer
Et j’ai continué à le faire naturellement sur le G et en PV
Et j’ai compris, après plusieurs heures, ce qui m’étais arrivée
Avoir pris conscience de ce que Nous sommes l’un pour l’autre
Avoir accepté que c’est notre « destiné »
Qu’on restera ensemble, qu’on s’est « trouvé »
Que tenté de reculer ou de fuir par peur ne sert à rien
Que l’issue est déjà scellée
Ma dernière barrière est tombée
Ces larmes étaient des larmes de libération, d’acceptation
Et depuis je me sens bien, sereine, à ma place
A Ses pieds, dans Ses bras, à Ses côtés
Je Vous Aime Mon Maître, Mon chéri, Mon Tout, Ma flamme 🔥 ❤️
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-Alors mon biquet chéri, on est toujours pour lutter contre le laxisme de la justice.
-c'est une injustice. Je suis innocent.
- et voilà que mon petit biquet continue de dérailler. Peines plancher tolérance zéro. C'est vous qui avez voulu cela.
- c'est de la haine judiciaire contre moi.
-tu sais quoi mon biquet, tu devrais faire attention si tu ne veux pas que je fasse sauter tous tes sursis.
- pardon, pardon Maîtresse Madame la juge.
- demander pardon ne suffit plus. Ton casier commence à faire lourd mon biquet. Tu en as pour des années. Et comme tu étais contre les aménagements de peines.....
- vous n'avez pas le droit!
- allons mon biquet, le jap vient bouter mon minou tous les matins en m'apportant mon café, alors tu sais, je claque des doigts et il obéis.
- ce n'est plus de la justice, c'est un viol.
- tu sais mon biquet, va vraiment falloir que tu te calmes et vite. Tu sais, on pourrait bien s'amuser tous les deux. je pourrais venir te rendre visite dans ta cellule de 9 m2. Que dirais tu si je venais avec un fouet en tenue domina.
- Madame Maîtresse, vous feriez cela?
- oui et en toute discrétion. Mais tu devras obéir en tout et pour tout. J'adore faire très mal avec mon fouet.
-Oui Madame Maîtresse, oui j'accepte. Je pourrais moi aussi brouter votre minou ?
- hummm....on verra....si tu obéis bien....on verra
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Dans les dynamiques de domination et de soumission, le dominant se confronte souvent à une question délicate : quelle intensité de douleur infliger pour atteindre un équilibre entre la souffrance et le plaisir ressenti par le partenaire soumis ? Cette tension entre excès et maîtrise constitue le cœur même de l'expérience SM, où la douleur n'est pas seulement punitive, mais peut devenir source d'une jouissance paradoxale.
Afin de mieux comprendre cette transformation sensorielle et psychologique, nous proposons ici un modèle théorique cherchant à formaliser la relation entre la douleur et le plaisir. En quantifiant les variables impliquées, intensité, seuil de tolérance, réponse endorphinique, et adaptation psychique , nous tentons de décrire mathématiquement la manière dont la douleur peut se métamorphoser en plaisir dans un contexte de contrôle mutuellement consenti.
Pour décrire la manière dont la douleur se manifeste et évolue au cours d'une expérience contrôlée, il convient de relier la stimulation physique initiale à la dynamique psychophysiologique qui s'ensuit. La douleur initiale, notée P0, dépend de plusieurs facteurs : le nombre d'actes infligés N, leur intensité F, et la sensibilité propre de l'individu, représentée par un coefficient k.
Ces variables se combinent selon une loi non linéaire :
où :
P0 : intensité initiale de la douleur perçue (unité arbitraire de sensation).
N : nombre d'actes appliqués.
F : intensité moyenne de chaque acte, mesurée par exemple en newtons si l'on considère une force mécanique.
k : coefficient individuel de sensibilité à la douleur, traduisant la réactivité physiologique et émotionnelle propre à chaque individu.
m : exposant de croissance représentant la non-linéarité du cumul sensoriel.
La valeur de m est déterminante pour caractériser la manière dont la douleur s'accumule.
Lorsque m≈ 1, la douleur croît presque proportionnellement au nombre d'actes : chaque stimulation ajoute une quantité similaire de sensation, typique d'une réponse stable et prévisible.
Si m > 1, la douleur s'amplifie de façon supra linéaire : chaque acte successif provoque une réaction plus intense que le précédent, traduisant un effet cumulatif de tension physique et mentale. Ce comportement est souvent observé chez les individus à forte sensibilité émotionnelle ou faible tolérance à la douleur.
Inversement, pour 0 < m < 1, la douleur croît sous-linéairement : le système nerveux s'adapte rapidement, la perception marginale de chaque nouveau stimulus diminue. Ce cas correspond à une tolérance élevée ou à un effet d'habituation marqué.
Ainsi, m constitue un indicateur de la dynamique individuelle de perception. Il traduit la manière dont la douleur s'intègre dans le vécu global, entre sensibilité, adaptation et anticipation.
Une fois la douleur initiale produite, elle suit une évolution temporelle sous l'effet des processus biologiques et psychologiques d'atténuation, libération d'endorphines, régulation neuronale, et contrôle cognitif. Cette décroissance peut être représentée par l'équation différentielle suivante :
où A > 0 est le taux global d'adaptation, décrivant la vitesse à laquelle la douleur diminue au cours du temps. La solution de cette équation est donnée par :
où t est le temps écoulé (en secondes) depuis l'application des stimuli.
Cette formulation met en évidence un double processus. La génération instantanée de la douleur, issue de l'interaction mécanique et psychique (), suivie d'une décroissance exponentielle gouvernée par les mécanismes internes (A).
Au creux de la confiance, la douleur se fond en douceur, et se faisant le corps s'adapte à ses propres limites. Il apprend à les aimer.
Textes : Sakura / Illustrations : YBUR
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Pierre inséra la voiture dans la circulation et leva les yeux dans le rétroviseur. Il croisa le regard de Laura, et ils restèrent ainsi un moment les yeux dans les yeux. Ce fut finalement elle qui baissa la tête. Il eut ainsi tout le temps de la contempler.
Elle avait vraiment osé venir a cet étrange rendez-vous et semblait avoir suivi ses exigences. Toujours vêtue avec goût et chic, elle avait cette fois ci relevé ses cheveux en un petit chignon qui dégageait sa nuque. Avant qu'elle baisse la tête, il avait eu le temps de voir cet élégant collier de satin noir qui enserrait son cou et il savait qu'il se prolongeait entre ses seins pour former un léger harnais de dentelle noire. En repensant à la photo qu'elle lui avait montré le jour où elle l'avait acheté, il se retrouva plongé dans les souvenirs du début de leur relation.
Marié depuis de nombreuses années, il venait de dépasser la soixantaine. Alors qu'il partageait beaucoup de choses avec son épouse, ils n'avaient jamais réussi à pleinement faire éclore leur sexualité. Il faut avouer qu'il avait des envies sortant un peu de l'ordinaire, un mélange de domination exacerbée et de respect de ses partenaires qui lui donnait un profil singulier. Ne parvenant pas à trouver un équilibre dans son couple, il avait cherché à l'extérieur des partenaires avec qui partager ses fantasmes. Et en quasiment 25 ans, il avait fait beaucoup de rencontres et des flashes remontèrent à sa mémoire.
La toute première rencontre avait été à l'initiative d'un jeune homme. Photographe, il avait envie d'immortaliser sa femme entre les mains d'un homme plus âgé. Contact pris sur minitel à l'époque, il avait pris un verre tous les deux, il lui avait montré un book qu'il avait déjà réalisé, érotique et de bon goût. Il cherchait à aller plus loin et elle était prête à le laisser organiser les futures rencontres avec des inconnus.
Pierre avait finalement écrit le scénario, le coté cérébral prenant déjà le dessus sur les autres aspects. Il les avait attendu sur le parking d'un hôtel, il avait vu arriver le jeune couple (elle avait 20 ans), et peu après, le jeune homme était venu le chercher pour le conduire dans leur chambre.
Elle était là, telle qu'il l'avait voulu, une jupe noire, un chemisier blanc, des bas et des escarpins. Ses poignets étaient attachés à un des montants du lit supérieur et surtout un bandeau noir recouvrait ses yeux. Il avait commencé à lui parler, elle s'était raidie un peu en sentant sa main la toucher, découvrant peu à peu ses seins, (elle était nue sous ses vêtements), puis elle s'était laissée allée, le chemisier était tombé, la jupe roulée à la taille, il avait joué de son corps jusqu'à la faire jouir sous les éclairs du flash de son mari. Et quand ils s'étaient séparés, il lui avait demandé si elle désirait le voir et elle avait répondu qu'elle préférait conserver juste le son de sa voix et la chaleur de ses mains comme souvenir de lui en attendant leur prochaine rencontre. Ils s'étaient revus quelque fois, toujours dans ce même hôtel, avec le même scénario et quand ils déménagèrent quelques mois après, elle ne connaissait de lui que ses mains et sa voix.
Le contact suivant avait été un peu du même style, un homme qui cherchait un dominateur pour son amie. Contact pris par minitel, ils avaient échangé leurs numéros de téléphone et elle l'avait appelée un jour pour l'inviter à déjeuner. Pierre l'avait rejoint, ils avaient mangé dans une galerie marchande, un peu gênés tous les deux du contexte, et à la fin du repas, elle lui avait murmuré "Monsieur, mon amant a demandé à ce que vous vérifiez l'intégralité de ma tenue et que vous lui en fassiez le rapport". Tétanisée par son aveu, elle n'avait plus su quoi faire ensuite. Il l'avait prise par la main, l'avait emmenée dans un grand magasin, il avait pris 2 ou 3 articles de lingerie sur un portant, l'avait conduite dans une cabine d'essayage et il avait vérifié. Nudité intégrale sous ses vêtements à nouveau, à l'instigation de son amant cette fois-ci, il avait étiré ses seins tout en la masturbant de 2 doigts jusqu'à ce qu'elle manque de s'effondrer entre ses mains sous la jouissance. Elle était repartie le rouge aux joues, il avait écrit son rapport à son amant. Ils s'étaient revus tous les 3, pour une réelle séance de domination, où il l'avait attachée avec des chaines, l'avait fait marcher à 4 pattes, collier au cou, il l'avait prise et sodomisée, avant qu'elle s'endorme d'épuisement nerveux, ayant tout de même pris le temps de lui dire qu'elle ne se souvenait de rien de ce qui s'était passé dans cette cabine d'essayage. Il y avait eu la aussi quelques rencontres, puis déménagement de sa part cette fois-ci, suivi d'une période de calme.
Il avait profité de quelques voyages d'affaires à l'époque pour des rencontres sans lendemain, un mari avait accompagné jusqu'à son hôtel, sa femme vêtue d'une longue robe en jeans, sous laquelle elle était apparue nue, et que son mari avait tenu le temps qu'il la prenne ; une femme mariée qui l'avait rejointe un soir pour se laisser attacher et sur laquelle il avait essayé le premier martinet de sa fabrication ; une femme largement plus âgée que lui qui voulait être attachée et cravachée ; quelques rencontres agréables, qui lui permettaient de se perfectionner aussi, apprenant à nouer des cordes, à manier cravache et martinet, mais finalement assez frustrante par le coté ponctuel et le manque de complicité partagée. Mais toujours cette sensation de non aboutissement, de manque qui le faisait prendre des risques parfois ...
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Une séance d'été :
Comme tous les mois d'été, je suis en sommeil,
mes vacances de juillet et celles de mes soumises régulières, de passages, également en août où les soumises et couples sont en congés.
Cette période est pour moi une période de repos physique et intellectuel.
Mais je ne m'inquiète pas, je sais que ces dames vont me contacter une fois leurs congés terminés, le manque d'être entre les mains d'un Maître, le manque d'obéir, de subir ces plaisirs d'être chose, jouet, objet pour quelles heures est bien trop fort comme les plaisirs, jouissances et orgasmes qui l'accompagnent.
C'est le cas de Béa, ma plus fidèle soumise qui sans être mienne serait pour elle une torture.
Celle-ci m'a contacté et de ça voix humble et respectueuse ma demandé si j'avais un instant pour faire d'elle mon esclave pour quelques heures où, celle-ci, serait à moi totalement, corps et âme, me suppliant de la dominer, de l'utiliser.
Devant autant d'insistance, comment résister.
L'appel désespéré d'une soumise en manque d'être aux pieds de son Maître, de lui obéir, de le servir est toujours pour moi ma drogue.
J'ai donc préparé mon sac à malice où, j'ai placé des sangles de cuir sachant, que Béa se présenterait à moi avec son collier et son bandeau.
Me voici devant sa porte, je sonne, elle ouvre et devant moi, complètement nue, avec son collier de chienne autour du cou, conformément à mes ordres, je prends mon temps, la regarde de haut en bas.
Elle rougit de honte ainsi nue sur le pas de la porte, baisse les yeux et me dit : je vous en conjure Maitre, les voisins, s'il vous plaît mon Maître.
Je la regarde avec un sourire diabolique et lui indique d'une voix ferme, mais tu n'appliques pas le protocole que je t'ai inculqué donc, j'attends.
Elle se retourne, se positionne à quatre pattes, la joue droite collée sur le sol, les bras bien tendus vers l'avant, les mains jointes, relève son croupion, écarte bien ses jambes, exposant bien ses orifices.
Je rentre, ferme la porte, approche mon pied de sa tête et lui dis : j'attends.
Là, obéissante, elle lèche ma chaussure et dit d'une voie claire : je suis votre soumise, votre chienne Maître, faites de moi ce que bon vous semble.
Je prends la laisse posée sur le meuble de l'entrée, la verrouille à l’anneau de son collier, lui ordonne de me suivre en direction de la chambre à coucher où, elle aime être humiliée, utilisée, ne plus être femme mais mon objet de plaisir.
Elle me suit à quatre pattes tout le long de ce couloir.
Ses seins qui ballottent, son postérieur bien en évidence, ses hanches, ses grandes lèvres déjà ouvertes, mouillées et ses tétons bien en avant et durcis.
Je lui ai ordonné de rester ainsi, à quatre pattes, m'asseoir sur le lit et me servir d'elle comme meuble pour poser mes jambes.
Au bout d'un moment, je prends ma cravache et commence à lui donner des petits coups sur les fesses.
Les petits cris d'étonnement se transforment très vite en gémissements, oui Maître je suis votre soumise, votre chienne, je vous appartient, utilisez-moi, faites de moi ce que bon vous semble, je vous appartient.
Je glisse ma cravache entre ses grandes lèvres et commence des va-et-viens, elle tressaille, tremble, gémit, se courbe plus fortement pour bien m'offrir sa croupe.
Je lui ordonne de s'agenouiller face au lit et de bien serrer ses chevilles l'une contre l'autre, de mettre ses bras dans le dos, et de joindre les mains.
Je prends dans mon sac quatre lanières, une pour contraindre ses chevilles bien serrées l'une contre l'autre, une deuxième pour contraindre ses poignets, une pour contraindre ses bras et la quatrième pour réunir et bloquer ses poignets aux chevilles.
La devant moi, nue, contrainte, offerte, je la prends par les cheveux et l'oblige à courber la tête en arrière vers moi.
À ce moment je commence par caresser ses seins en alternant le pincement de ses tétons.
Je descends lentement le long de son ventre et glisse ma main entre ses cuisses, tout en continuant de m'occuper d'un sein.
Ma main, mes doigts glissant sur son clitoris, excitant celui-ci et avec un autre doigt, commence une pénétration vaginale.
Mouillée, excitée, ouverte comme une chienne en chaleur, je continue mon exploration comme ma domination sur son corps, son esprit, son âme de soumise comblée d'être enfin à son Maître.
Je lui pose son bandeau sur les yeux, attends un instant et commence à pénétrer sa bouche avec un doigt, un des doigts que j'ai utilisé pour pénétrer son vagin.
Pour l'humilier verbalement, je lui dis : regarde comme tu mouilles chienne, goûte ta mouille.
Deux, puis trois doigts je continue à faire des va-et-viens entre ses lèvres rouges laissant des traces de rouge à lèvres sur mes doigts.
Je la saisis par les cheveux et introduis sans ménagement ma verge dans sa bouche, tout en lui infligeant des claques sur une joue plus symbolique que frappante, en lui indiquant, avec un ton ferme : effectue ton devoir soumise, les plaisirs de ton Maître sont ta principale priorité.
Elle avance et commence à me sucer avec dévotion autant qu'avec soumission.
Elle ne tarde pas à gémir, sentir ce sexe grandir en elle l'excite et le va-et-vient de ses lèvres sur l'attribut de son Maître là fait mouiller encore plus.
Pendant qu'elle effectue son devoir, j'alterne entre caresser ses tétons et tirer dessous, caresser ses seins et les maltraiter, les gémissements sont de plus en plus forts.
Je saisis sa queue de cheval et l'utilise comme une poignée pour contrôler mon jouet et ainsi choisir le rythme de la fellation comme la profondeur de la pénétration.
Je me sers d'elle, l'utilise pour mes plaisirs qui sont, de ce fait, les siens.
Mon sexe en bouche, régulant la vitesse de pénétration ainsi que la longueur de celle-ci, je décide de lui infliger une gorge profonde.
Mon sexe entièrement dans sa bouche, dans sa gorge, elle bave, se débat mais je la tiens fermement et elle est bien obligée d'entendre que je me décide à me retirer quand bon me semble.
Au bout d'un moment, je me retire et la laisse reprendre son souffle.
Elle est rouge, bave et c'est à ce moment que je lui ordonne de reprendre son devoir et de me vider.
Je lui retire le bandeau, elle s'exécute et prend mon sexe en bouche avec fougue et me pompe jusqu'à l'éjaculation dans sa bouche.
J'avais fait exprès de boire beaucoup d'eau ces trois derniers jours pour avoir beaucoup de sperme et ainsi pouvoir remplir sa bouche, lui ordonné d'avaler et aussitôt me retirer pour que le reste de ma semence soit sur son visage pour un doux mélange de plaisir et d'humiliation.
Mon sperme sur ses yeux, son front, ses joues qui dégoulinent fait que la soumise utilisée comme vide-couille a bien ressenti ce moment orgasmique pour elle d'être utilisée et humiliée , donc une soumise digne de ce nom.
Je la détache et ainsi lui ordonne de ne pas perdre une goutte de mon nectar.
Consciencieusement avec un doigt, elle racle bien son visage et avale chaque quantité de sperme récupéré.
Pour la récompenser, je m'allonge le dos, mon sexe en érection vers le plafond et lui dis : aller il est à toi.
Elle se précipite sur moi et commence une fellation vigoureuse, buveuse, récupérant quelques goûtes de sperme en alternant sucer et masturbation.
Là je lui dit : pour fêter la reprise de la saison des soumises, tu peux t'empaler sur mon sexe et profiter de lui pour avoir un orgasme, je t'y autorise.
Elles se positionne à califourchon sur moi et d'un coup, s'empaler sur mon pénis.
Elle va et vient sur tout son corps, gémissant, criant et soudainement, se couche sur moi, met ses bras dans le dos et me dit : bloquez-moi les bras dans le dos fermement Maître s'il vous plaît.
Je prends ses poignets fermement dans son dos et bloque ceux-ci et ainsi couchée sur moi, ne lui autorise plus de mouvement, la pénétrant très vivement en tapant très fort dans le fond de son intimité.
Le résultat ne se fait pas attendre, un orgasme fort et sonore se fait entendre, elle est heureuse, son Maitre en elle qui la bloque et ne lui autorise que d'être ce qu'elle est, une chienne soumise aux services des hommes.
Cette séance est terminée, essoufflée, le sperme sur son visage qui en séchant lui tire la peau, ses seins et ses fesses encore rouges des plaisirs reçu, elle se mets à genoux à mes pieds, colle sa joue sur ma cuisse, entoure avec ses bras autour de mes mollets, et comme une chienne obéissante, attend que son Maître lui caresse la tête en signe de satisfaction de sa dévotion.
Me Bernard
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On retrouve Julien et son encombrant "colis" au bas de son immeuble, pour une fin de soirée qu'il n'oubliera pas de sitôt. Mais pas forcément pour le meilleur... et où la notion de consentement change tout ! Anticlimatique, vous avez dit ?
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Quand je me suis retourné pour rejoindre Angélique à l’entrée de mon immeuble, j’ai failli avoir une attaque. Elle avait baissé son froc et se tenait accroupie devant la porte vitrée, en train d’uriner. Une mare jaunâtre s’écoulait sur le bitume et entre les semelles détrempées de ses chaussures. Nom de Zeusse ! Elle m’avait vraiment tout fait, ce soir !
— Oh non ! OH NON !
— Pipi… trop envie… S’cuze-moi, Juju… hic !
J’espérais pour elle qu’elle ne se rappellerait rien à son réveil. Bonjour la honte, sinon.
— Bon allez, debout maintenant ! Et remonte-moi ce falzar, tu vas pas rester le cul à l’air…
Heureusement, il n’y avait plus personne dans les rues, même si à cette heure avancée j’étais le seul à me préoccuper de pudeur, vu qu’Angélique était encore fin bourrée.
Alors que je pianotais sur le digicode, j’ai soudain entendu un grand « BOUM », accompagné du tremblement de la porte vitrée. En essayant de remettre son froc, ma collègue avait perdu l’équilibre et s’était écroulée tête la première sur la porte de l’immeuble. Et comble du comble, elle gisait dans sa propre mare d’urine… Tu parles d’une soirée !
— Ouille… Mal à la tête…
— Tu m’étonnes !
Malgré la bosse qui se formait déjà sur son front, Angélique avait l’air de survivre. Si tant est qu’une nana hagarde, à moitié à poil, avec du vomi plein les cheveux et assise dans son pipi à 2 heures du mat’ puisse aller bien.
— Allez, donne-moi la main ! On se pèle le cul, ici. Surtout toi, d’ailleurs…
J’ai dû m’arcbouter comme un beau diable pour la hisser sur ses jambes. Non seulement elle pesait une tonne, mais en plus elle ne m’aidait pas du tout ! Elle avait encore son futal aux chevilles, et c’est donc moi qui me suis baissé pour essayer tant bien que mal de la rhabiller. Le tableau était dantesque, l’odeur anti-érotique au possible. Moi, bloquant ma respiration par le nez tandis qu’Angélique, riant comme une ivrogne, s’appuyait de tout son poids sur mon dos qu’elle martelait au prétexte d’être chatouilleuse !
Je n’en pouvais plus. Aussitôt son jean remonté et reboutonné, je lui ai balancé une paire de claques. Son ricanement s’est coupé net. Elle se tenait la joue en reniflant, les yeux embués.
— Méchant… Juju…
— Oui, c’est ça. Maintenant, t’arrêtes de déconner et tu me suis !
Je la traînai par la main dans le hall de l’immeuble, appelai l’ascenseur, la persuadai de monter dans la cabine (pour une raison inconnue, elle voulait grimper les cinq étages à pied – juste pas possible), et finalement la fis rentrer dans mon studio. Ouf !
À présent, direction la salle d’eau. On puait toutes les deux, et la taille rikiki de mon studio ne nous permettrait pas de passer outre à ces ablutions obligatoires, même avec l’extrême fatigue qui me tombait sur les épaules.
— On va prendre une bonne douche, et puis au lit.
— Oui… douche… avec Juju !
Ma salle d’eau étant proportionnée à la taille de mon appart’, elle était juste minuscule. Je fis donc asseoir Angélique sur les toilettes pour la déshabiller. De toute façon, j’avais déjà vu tout ce qu’il y avait à voir, alors un peu plus, un peu moins… Comme elle n’était pas assez lucide pour prendre seule sa douche, je décidai de me dévouer et je me désapai à mon tour, me disant que j’allais de toute façon être trempé.
Après avoir entassé les chaussures et les vêtements souillés dans un coin – et oui, il allait aussi falloir lancer une machine avant de se coucher ! –, je poussai mon invitée d’un soir dans le bac à douche. Comme elle était beaucoup plus grande que moi, tenait à peine debout et que je comptais lui faire prendre un shampoing, il n’y avait pas 36 solutions :
— Bon, tu vas te tenir accroupie pendant que je vais te laver. On est d’accord ?
— Juju… me laver…
— C’est ça, et tu restes tranquille, s’il te plaît.
Hébétée, Angélique avait rapidement glissé pour se retrouver encore une fois sur le cul. J’en profitai pour l’asperger tant bien que mal avec le jet tiède du pommeau de douche, insistant sur sa luxuriante chevelure rousse parsemée de « grumeaux ». Je coupai l’eau et récupérai la savonnette avec laquelle elle s’amusait.
Récurer quelqu’un sans regarder n’étant pas possible, j’étais bien obligé de profiter du spectacle. Malgré un peu d’embonpoint, ma rouquine était plutôt bien fichue. Je lui savonnai les bras, les épaules, le buste et le ventre, les jambes, les pieds, remontai vers ses cuisses… et c’est là que ça commença à déraper. Bien tranquille jusqu’à présent, Angélique avait soudain repris ses esprits et, anticipant un savonnage en règle, elle avait écarté les jambes et se caressait à présent le sexe.
— Oui… là aussi… toute propre !
— Ça, tu peux le faire seule, lui dis-je, prenant sa main pour lui remplir la paume de gel douche.
Elle avait recouvré suffisamment de lucidité pour étaler le produit moussant sur ses seins, qui étaient plutôt agréables à regarder, puis entre ses cuisses. En réalité, elle se caressait plus qu’elle ne se lavait, se servant du savon comme d’un lubrifiant pour enfouir ses doigts en elle.
— Juju aime bien… regarder ?
— Tu vois, Juju aimerait surtout se coucher. Je dis pas qu’en temps normal je serais insensible, mais là… comment dire ? Je suis juste crevé. Et toi, t’es à moitié saoule et donc incapable de réaliser ce que tu fais.
— Gnnn ?
— Je te propose un marché : si tu fais pas l’idiote pendant que je te lave les cheveux, je te laisse dormir avec moi dans le lit. Okay ?
— Okay !
Incroyable. Elle avait l’air d’avoir pigé et de vouloir y mettre du sien.
Je rentrai donc dans la douche avec elle pour accéder plus facilement à sa chevelure détrempée, qui pour l’instant ne ressemblait plus à grand-chose. Versant une bonne dose de shampoing sur ses boucles humides, je me mis à lui frictionner vigoureusement la tête en essayant de ne pas lui en mettre plein les yeux.
Je pensais sincèrement en venir à bout sans encombre quand je sentis les mains d’Angélique remonter le long de mes cuisses, empoigner mon boxer et tirer vers le bas. Avant que je n’aie le temps de protester, elle s’était emparée de mon sexe et me branlait maladroitement.
— Ah non non non ! On avait dit « sage » !
Paradoxalement, ma bite était d’un autre avis et se déployait entre ses doigts malhabiles. Je ne me sentais pas du tout excité, mais il est certain que je bandais, et plutôt dur.
— Suis gentille ! Tu… trouves pas ?
Sans transition, elle avança sa tête vers ma queue, avec l’intention manifeste de me pomper. C’était complètement hors de question !
— Non ! Non, je veux pas que tu…
Elle avait refermé ses lèvres sur mon gland, qu’elle suçotait doucement avec des petits bruits de bouche.
Qu’allais-je faire, à présent ?
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— Ben, c’est clair, non ? me répond Louison, transportée par mon récit. J’espère qu’elle a kiffé quand tu lui as niqué la bouche à coups de bite !
— T’es vraiment une grande poétesse quand tu veux, tu sais ça ? proteste Patrice, outré.
— On n’est pas allé plus loin. Je lui ai fait lâcher mon sexe et j’ai tourné à fond le robinet d’eau froide pour qu’elle se calme une bonne fois.
— Mais t’es con ou quoi ! Cette fille insiste pour te tailler une pipe sous la douche, et toi tu la remballes !? Nan, mais j’y crois pas !
La réaction de Louise est tellement typique… Comment lui faire comprendre que la situation était glauque à souhait ? Une fille encore saoule, qui me saute dessus sous la douche, ne veut pas (ou ne peut pas) comprendre mon refus et passe outre mon consentement… J’étais tout simplement en train de faire face à une agression. Et le fait de raconter ce que j’avais subi à ma meilleure amie, une autre femme, l’excitait au plus haut point. Je me sentais doublement incompris !
— My God, t’as vraiment eu une soirée merdique ! compatit Patrice en serrant ma main entre les siennes.
— Attendez, attendez ! Vous vous foutez de ma gueule tous les deux ? Vous êtes de mèche, c’est ça ?
— Je vois pas de quoi tu parles, lui rétorqué-je un peu sèchement.
— Je pige pas, Julien. T’as l’air super vénère qu’une fille veuille à tout prix emboucher ton sexe et te faire du bien. Va pas me dire que t’apprécie pas ce genre de gâterie… pas à moi !
— Pourquoi tu dis ça !? s’étrangle Patrice. Tu lui en fais, toi aussi, des gâteries ?
Je sais que Louise n’est pas franchement sensible aux combats hoministes. En soi, c’est pas grave, j’ai d’autres personnes avec qui en parler. Et notre amitié n’est pas non plus basée sur le fait qu’elle prenne mon parti de façon systématique, ou plus généralement celui des hommes.
Mais bordel, quoi !
Est-ce que mon choix de refuser une « bonne baise sans conséquences » avec une partenaire encore à moitié bourrée, choix non respecté en plus, fait de moi un « coincé qui n’a rien compris à la vie » ?
Non, certainement pas, mais ça me ramène toujours à ce statut, indéniable car constamment rappelé par toutes ces femmes, de simple « chair fraîche » dont l’avis (ou les refus) ne comptent pas vraiment. Quelque soit notre fatigue et notre dégoût, il y a toujours cette possibilité qu’un homme qui dit « non » finisse par dire « oui », à force d’insister. Et le pire, c’est que les meufs voient ça comme une façon romantique ou sexy pour le type de se faire désirer, d’accroître l’excitation de sa potentielle partenaire avant de céder à ses avances !
Je sais, pour les nanas, tout ça est un peu compliqué à comprendre… C’est tellement ancré dans leur façon de voir et dans la culture dominante que c’est un vrai choc quand on essaie de leur faire comprendre notre ressenti.
— Non, Patou, rassure-toi : Louise et moi, on n’a jamais couché ensemble. Et c’est pas demain la veille qu’on commencera.
— Détourne pas la conversation, p’tit père… Je comprends pas pourquoi t’as repoussé cette fille. C’est pas comme si elle essayait de te violer, non plus !
— Mais qu’est-ce que t’en sais, bordel de merde, t’étais là pour voir ?
Louise semble un instant décontenancée par la véhémence de ma réponse. Ses yeux s’élargissent tandis que peu à peu l’idée s’ancre dans son esprit obtus.
— Putain, mec ! Tu veux dire que t’as VRAIMENT eu l’impression qu’Angélique voulait te violer, là ? Autant je peux comprendre pour la loubarde qui t’a agressé en pleine rue, autant là, je trouve que tu pousses un peu !
— Si tu veux parler de l’intensité de l’agression et de son intentionnalité, y a pas photo, je suis d’accord. Angélique n’était pas physiquement menaçante, et dans son état d’ivresse elle ne réalisait peut-être pas qu’elle poussait trop loin le bouchon, si on peut dire…
— Ben tu vois, j’ai raison !
— Attends, j’ai pas fini. Si on parle de mon ressenti – et tu m’accorderas que c’est quand même ce qui est primordial pour moi – eh ben j’étais mal à l’aise dans les deux cas. La craignos du bar m’aurait sûrement fait ma fête, si la situation avait dégénéré… mais la relation sexuelle qu’Angélique essayait d’initier contre ma volonté, elle était tout à fait concrète !
— Oui, mais…
— Mais QUOI, Louise ? Je l’ai juste stoppée avant qu’elle n’aille trop loin ; je suis pas non plus allé chez les fliques porter plainte ! Qu’est-ce que ça peut te foutre, qu’on n’ait pas baisé, si moi je te dis que j’ai ressenti son geste comme une putain de tentative de forçage ?
Louise plante ses coudes sur la table du bistrot et enfouis son visage dans ses mains. Non ! Elle va pas, en plus, se la jouer diva vexée ? J’y crois pas !
— Je m’excuse, Julien, finit-elle par dire de sa voix de petite fille.
Un ton qui détonne fortement avec ses manières habituelles, et surtout sa grande carcasse. Elle relève la tête, et je vois que ses yeux sont rougis.
— C’est bon, t’inquiète, Louise, on va pas se fâcher pour si peu, je lui lance en me forçant à sourire, même si je suis loin d’en avoir envie.
— Je crois que si j’insistais autant pour minimiser ce que t’as dis, c’est peut-être parce que ça me parle un peu trop, justement…
C’est à notre tour, à Patrice et moi, de la regarder les yeux ronds.
— Quand j’étais plus jeune, j’étais assez… fougueuse, comme tu sais. Et plutôt égoïste. Bref, à cette époque, je m’en foutais complètement de savoir comment le mec vivait la relation, pourvu que moi, j’ai mon plaisir. Ce qu’Angélique a fait… ben, j’ai fait bien pire, sans même l’excuse d’être bourrée !
J’ai un moment de blanc, et puis soudain je comprends pourquoi Louise tenait tant à nier ce que je ressentais sous la douche avec Angélique. Elle ne voulait pas admettre qu’il s’agissait d’une agression !
— Et tes partenaires, comment ils réagissaient ?
— C’est pas trop le truc dont je me souciais, tu vois. Comme je me lassais vite, je changeais souvent. Aussitôt ramassé, aussitôt jeté. Ce qui m’intéressait, chez un mec, c’était qu’il soit soumis… et qu’il bande bien. Tant pis pour lui, s’il n’avait pas envie au même moment. Je trouvais toujours un moyen pour me le faire. Même si, pour ça, je devais d’abord le branler de force…
— T’avais pas un peu l’impression de les forcer, justement ? demande à son tour Patrice, choqué.
— Ça me paraissait naturel, de me comporter comme ça. Mes copines faisaient pareil, de toute façon. Pour moi, je me tapais simplement un mec. Lui aussi, il trouvait ça normal, au moins au début. Même si je l’obligeais à faire des trucs qu’il n’aimait pas, ou dont il n’avait pas envie à ce moment-là…
Louise parle les yeux baissés, fuyant le contact de nos regards.
— Je me rappelle d’un copain auquel je m’étais attachée. Florent, il s’appelait. Il était nettement plus sensible que mes mecs précédents. Nous deux, ça avait duré quasiment trois mois. Un record ! Jusqu’à ce qu’il me jette. À l’époque, je ne pigeais pas pourquoi il disait que je ne le respectais pas…
— Tu n’y as jamais repensé, avant ce soir ? demandé-je posément.
— Si. Quelques fois. Sans trop savoir pourquoi, j’avais cet étrange sentiment de culpabilité. Sérieux, Julien ! J’imaginais pas qu’on puisse dire qu’une nana ait violé son copain… ! Une inconnue dans une ruelle sombre, ouais. Mais pas quelqu’un qu’on aime et avec qui on sort !
Je ne sais plus trop quoi penser des confessions de Louise. Ça devrait me rendre furieux contre elle, mais malgré toute mon indignation, j’arrive pas à chasser l’image de la Louison sympa et marrante que je connais depuis presque une décennie.
— Je savais bien que ces conneries hoministes finiraient par me culpabiliser. J’aurais pas dû regarder ta propagande sur Internet.
—Qu’est-ce que t’as dis ?
— Y’a un an, tu m’as envoyé un mail avec des liens vers des sites d’infos et des forums sur l’hominisme. J’ai voulu aller voir, pour me marrer un peu. Au lieu de ça, les témoignages de certains de ces mecs m’ont un peu pété le moral. Ça m’a fait réfléchir sur ce fameux « consentement », et ma propre façon de me comporter à cette époque. Pas si clean, finalement…
Voilà, c’était donc ça, le fin mot de l’histoire. Louise n’avait pas changé son fusil d’épaule en une soirée. Ça m’étonnait, aussi.
— Pfff ! Si je continue sur cette mauvaise pente, je vais finir par m’intéresser au sort des homos, des trans et des non-binaires…
— Tu sais, c’est pas une tare, de faire preuve d’empathie, lui dis-je en souriant.
J’appelais le garçon pour régler l’addition. Ce soir, c’était pour moi.
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Laura (Chapitre 1 Suite)
Au jour dit, elle avait demandé à arriver avant lui pour se préparer. Il avait accepté, mais avait précisé qu'il la voulait soit assise sur un fauteuil si elle avait peur, soit agenouillée si elle se sentait prête à plus. En attendant dans la rue, elle l'avait vu passé, mais il ne s'était pas arrêté. Elle était entrée, s'était changée. Une jupe, un chemisier, des bas et des escarpins, mais nue dessous. Elle tremblait de peur, mais se sentait très exictée. Elle avait répondu à son coup de sonnette pour lui ouvrir et le temps qu'il monte les 3 étages, elle s'était agenouillée dos à la porte. Elle avait entendu la porte s'ouvrir, elle avait baissé la tête, elle ne voulait pas le voir, ni qu'il voit ses yeux. Il avait posé son manteau, s'était approché, et à genoux derrière elle, il l'avait caressée. Elle s'était appuyée contre lui, le laissant découvrir son corps. Et puis le reste était devenu flou. Elle se rappelait qu'il l'avait mise face à la croix, sans l'attacher d'abord, qu'il avait joué de son corps, qu'elle s'etait senti mouillée et qu'il l'avait remarqué. Elle avait passé elle même ses poignets dans les bracelets pendant qu'il lui attachait les jambes, l'obligeant à s'ouvrir à ses caresses.
Au bout d'un moment elle lui avait demandé de l'emmener sur le lit, ce qu'il avait accepté, Il faisait vraiment tout pour l'apprivoiser, elle avait apprécié. Elle s'était retrouvée les poignets attachés, à sa merci. Et elle avait laché prise, le laissant jouer de son corps, explorer son intimité, la pénétrer. Alors qu'elle le sentait en elle, elle avait dit "Giflez moi" et il l'avait fait, à la fois doucement mais fermement. Elle avait demandé plus et il l'avait suivie, guidée vers de nouveaux sommets. Il s'était montré exigeant, forçant sa bouche de son sexe. Elle avait failli résister, mais il avait eu le dessus et elle en avait presque joui. Puis il avait poursuivi ses envies, se faisant sucer, la pénétrant, la manipulant à sa guise, comme un jouet de plaisir mais toujours en prenant soin d'elle et de son plaisir. Juste ce qu'elle avait envie en fait.
Trop rapidement le temps avait passé, ils avaient fait une pause, pour s'apercevoir qu'ils allaient bientot devoir se séparer. Alors sans lui demander son aivs, il l'avait à nouveau pénétrée, et avait pris son plaisir, éjaculant en elle alors qu'il lui avait dit que c'était très rare que cela lui arrive. Ils avaient fini sous la douche, s'étaient rhabillés, il avait volé un baiser de plus sur ses lèvres alors que l'intimé de ce geste la bloquait un peu et étaient repartis chacun de son coté.
Elle lui avait avoué le soir même être repartie à son bureau les fesses rouges et les joues en feu, la tête un peu ailleurs. Lui-même avait dit être détendu, apaisé, ravi de cette rencontre.
Elle était partie ensuite en vacances en famille, mais il avait posé un défi. Une photo d'elle chaque jour de son absence. Elle avait multiplié les poses, ses seins, son corps, son sexe, prenant plaisir à lui obéir.
A son retour de vacances, il avait proposé de la revoir, elle en avait envie, mais leurs agendas ne coïncidaient pas. Ils s'étaient croisés de nombreuses fois sur ce carnet de punitions, elle montrant ses photos, lui écrivant de longs messages sur ses rêves ou ses envies. Elle appréciant sa manière d'écrire, les scènes qu'il décrivait étaient toujours très érotiques, elle à moitié nue pour qui savait voir, offerte, désirable, lui exigeant, la guidant.
Un soir qu'elle était en voyage d'affaire, elle avait contacté son mari, ils avaient discuté, parlé de leurs envies, de leurs fantasmes. Il lui avait proposé qu'elle cherche un dominant pour la guider. Difficile de lui dire qu'elle l'avait déjà trouvé et qu'elle avait succombé.
Elle s'était lancé dans des achats très sexy, ce joli harnais de dentelle qu'elle portait ce jour, un collier et une laisse en cuir, un bandeau, un martinet ; son mari avait joué avec elle, il avait pris des photos qu'elle avait envoyé à son dominant pour l'exciter. Elle n'arrivait toujours pas à trouver un créneau dans son agenda, avait raté un rendez vous avec lui pour des raison professionnelles avant de repartir à l'étranger.
La suite avait été un peu chaotique, mais ils avaient tenus bons. Elle avait trouvé le moyen de parler à son mari de ce contact qu'elle avait. Ils avaient fini par trouver un moment pour se voir tous les 3, avaient sympathisé. Le jeu avait continué, ponctué de rares rencontres, jusqu'à cette proposition insolite : vivre sa soumission sans savoir ce qui allait lui arriver. Ne rien décider, lâcher totalement prise et laisser son dominant tout gérer. Elle avait pensé à quelques heures vu qu'il ne pouvait pas se libérer plus, mais il avait fixé les limites, une soirée et une nuit. Il avait même proposé de le renouveler plusieurs fois si elle avait apprécié. Et quand elle lui avait demandé comment il pensait faire, il lui avait annoncé que sa femme serait absente quelques semaines, qu'il pourrait ainsi lui consacrer du temps en dehors des journées de travail. Grosse poussée d'adrénaline, oser ainsi se remettre entre ses mains longuement. Elle en avait parlé à son mari, qui avait donné son accord. Elle avait reçu les consignes sur sa tenue, sur la date et l'heure du rendez vous, sur ce qu'elle devait et pouvait amener, ce qui serait interdit.
Et elle se trouvait donc ce soir dans sa voiture, sur la banquette arrière, alors qu'il conduisait, avec ce requiem qui s'élevait.
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Un petit "jeu" sur les stéréotypes de genre...
Être un homme, c’est très souvent être pris dans une culture qui indique de façon pervasive comment se comporter pour « être dans la norme ». En tant qu’auteur de SF, j’ai commis ce récit parlant d’un monde parallèle où les cultures sont inversées : les hommes étant les « proies » et les femmes les « chasseurs » !
Attention, fort risque d’humour grinçant. Toute ressemblance avec des situations vécues ou fantasmées serait purement intentionnel…
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Je lève la main pour attirer l’attention du serveur pendant que Patrice et Louison se chuchotent un truc à l’oreille. J’ai beau essayer de faire venir le gars à notre table, c’est comme s’il ne me voyait pas.
Cela dit, Louison n’est pas en reste. Faisant elle aussi comme si je n’étais pas là, elle a décidé de rouler une pelle magistrale à son mec. Oui, là, tout de suite, dans ce petit bistrot bondé, à 30 cm à peine de moi. Ces deux-là se comportent comme si elles(*) étaient seules au monde ; à force, ça en devient gênant ! Patou soupire bruyamment, j’ai l’impression que Louise a glissé sa main sous la table pour lui flatter l’entrejambe… Gros moment de solitude !
Le serveur finit par voir que je lui fais signe. Je soupire, me disant que le temps d’indiquer ce qu’elle veut, Louise va enfin se calmer. Pas de bol, le type s’est fait apostropher par une tablée de meufs déchaînées, à deux mètres de nous.
« Non, putain ! Il va pas prendre leur commande avant la nôtre ! »
— Excusez-moi, Monsieur ! dis-je en tentant de parler plus fort que les quatre filles à moitié déchirées qui braillent comme des gorets en chaleur.
— J’arrive, deux petites secondes…
— Non mais là ça fait une demi-heure qu’on attend !
— Vous voyez bien qu’y a du monde. Je viens dès que je peux.
— Ouais, on a soif ! Fais-nous pas chier, connard !
C’est la plus moche de la bande qui vient de m’adresser la parole, une grosse balèze qui doit faire deux fois mon poids. Sur son biceps musculeux, une tête de mort me lance un sourire édenté. Je n’ai pas le temps de lever les yeux au ciel qu’une de ses copines en rajoute une louche, en me lançant un regard appréciateur :
— Si tu veux te joindre à nous pour égayer la soirée, on est pas contre, ricane-t-elle avant que les autres ne gloussent en chœur.
Elles me scrutent avec une telle intensité que j’ai l’impression d’être à poil devant elles. Essayant d’ignorer ces nanas du mieux que je peux, je pousse un soupir excédé. Juste au moment où Louison se décide enfin à lâcher sa proie.
— Qu’est-ce qu’il y a, Julien, t’as pas l’air dans ton assiette ? me lance-t-elle, un bras protecteur passé autour des épaules de Patrice.
— Ça va, ça va. Je commence à avoir faim, c’est tout…
Patou se serre contre elle, des étoiles plein les yeux. Ils forment un couple bien assorti, ces deux-là, même s’il est presque aussi grand que Louison et quasiment aussi costaud qu’elle.
Pendant qu’on papote de tout et de rien, j’essaie de ne pas me retourner. Je sens que le regard des nanas de la table d’à côté ne quitte pas ma nuque. Un petit frisson me parcourt l’échine. Heureusement que je ne suis pas seul, sinon je n’en mènerais pas large !
Je suis un peu con, aussi, j’aurais dû éviter d’attirer leur attention…
— … pas encore trouvé ? m’interroge Louise.
— Humm, tu disais ?
Perdu dans mes pensées, je ne les écoutais plus.
— Louison demande si tu n’as toujours pas de copine attitrée, précise Patou.
— Non. Rien de sérieux…
— Un plan cul ? me lance Louise.
— Joker… je réponds, en rougissant.
— Allez, dis-nous tout ! On veut des détails ! T’es tellement coincé, parfois. À se demander si au fond tu serais pas homo…
— Pfff, et alors ? Ça changerait quelque chose pour toi ?
Depuis le lycée, c’est une sorte de jeu entre nous ; elle m’asticote et je joue au puceau effarouché. Ça remonte à notre rencontre, il y a presque 10 ans. Louise m’avait chambré, alors que je refusais poliment ses avances – pas vraiment les plus subtiles qui soient, mais bon. Depuis, on est devenus potes, sans qu’il y ait jamais eu de sa part de paroles équivoques ou de gestes déplacés.
Je sais que l’amitié garçon-fille donne parfois l’impression d’être une légende, mais pas entre Louise et moi. Ce qui n’a pas toujours été l’avis de mes petites amies, dont certaines voyaient cette complicité d’un mauvais œil. Les filles sont tellement possessives, à croire que dès qu’on a couché, elles pensent qu’on leur appartient !
Il y en a même une qui a cru drôle de lancer l’idée d’un plan à trois avec Louise.
— Tu sortais pas avec cette grande rousse du service compta ? Comment elle s’appelle, déjà…
— Angélique ? Oui, oh… on a juste fait une soirée ensemble le mois dernier, lui dis-je avant de vider mon verre, me donnant le temps de trouver comment changer de sujet.
— Et alors… vous avez niqué ? me lance Louison, avec un clin d’œil franchouillard.
Je recrache ma gorgée d’eau, au risque de m’étouffer ! Pas très masculin, mais cette idiote m’a fait avaler de travers.
— Allez, chuis ta pote, tu peux bien me raconter, rho-là-là !
— Je suis sûr que Patrice t’a déjà tout dit…
— Que dalle, oui. J’ai eu droit à zéro détail !
— Merci de défendre mon honneur, Louison, rigole ce vendu avant de lui faire un smack sur les lèvres.
À sa décharge, je me suis effectivement peu livré sur mes « ébats » avec Miss-Compta 2017. Et pour cause…
Sur ces entrefaites, le serveur finit par se pointer à notre table et nous passons rapidement commande. Une fois qu’il est reparti avec nos desiderata pour la soirée, Louise se penche vers moi avec son air de conspiratrice et son sourire en biais.
— Vas-y, mon petit bonbon, je veux tout savoir !
J’hésite un peu à déballer les moments passés avec Angélique. Un reste de pudeur masculine, même si pour un mec, je suis plutôt à l’aise avec le cul. Louise le sait très bien, ce n’est pas la première fois qu’on se raconte nos exploits.
Bien qu’elle n’ait jamais tenté le moindre rapprochement, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer qu’avec tout ce que je lui ai confié, elle a dû pas mal fantasmer sur moi. Elle reste très discrète, mais je l’imagine bien se masturbant au téléphone pendant que je lui raconte certains moments un peu chauds de mes nuits ou des mes journées.
Avec un soupir, je commence mon récit. Je ne sais pas comment mes potes vont réagir ; on verra bien.
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Angélique est une nana sympa. Assez grande, en effet (une bonne tête de plus que moi), un physique agréable, même si un poil trop enveloppée à mon goût. Depuis deux bonnes semaines elle me faisait du rentre-dedans. Mais de façon détournée, presque timide – ce qui me changeait des manœuvres bien lourdes de Mathilde, ma patronne, toujours persuadée que j’allais finir dans son lit un de ces quatre.
Un jour, à la sortie du bureau, Angélique avait osé me proposer une sortie ciné. Célibataire depuis peu après une rupture compliquée, je n’avais pas vraiment la tête à ça. Mais comme Angélique était de loin la nana la plus sympa de la boîte et que je l’appréciais bien, j’avais accepté son invitation. Ça tenait surtout au fait qu’elle n’affichait pas cet air de supériorité si courant chez certaines femmes et tellement bien intégré à leur façon d’être qu’il semblait l’unique façon de se comporter « normalement ».
Et puis, une sortie entre collègues, ça ne voulait pas automatiquement dire qu’elle comptait me passer à la casserole… Du moins, pas le premier soir !
Elle m’avait emmené voir un film au Grand Rex dès le lendemain soir. Le genre de mélo pleurnichard que je déteste. J’ai des goûts assez atypiques pour un mec : je préfère les films d’action. Angélique ne pouvait pas le savoir, vu qu’elle avait oublié de me demander mon avis. Elle avait choisi ce qu’elle pensait le plus me correspondre (par galanterie, je suppose), aussi je n’ai pas poussé l’impolitesse jusqu’à lui dire que le film ne me plaisait pas. Ou qu’il aurait été sympa qu’elle me consulte avant. C’était quand même elle qui payait les places…
Vers la fin de la séance, j’ai senti une main se poser sur ma cuisse. Grosse surprise… mais comme diraient la plupart des mecs, fallait s’y attendre. Deux places de cinoche, ça donne bien le droit d’espérer un petit quelque chose !
Je m’étais donc figé, retenant ma respiration comme un cerf pris dans les phares d’une voiture. Prenant mon absence de réaction pour un assentiment, ma collègue avait commencé à remonter sa main vers mon aine. Elle n’allait quand même pas… Si ! Étonnant comme une fille (pourtant timide a priori) peut se laisser emporter par « ses instincts », postulant comme acquis le consentement du garçon.
Voulait-elle s’assurer qu’elle me plaisait, évaluer mon niveau d’excitation ? (un mec, ça bande sur commande, n’est-ce pas). Toujours est-il que ses doigts n’ont rencontré qu’une absence totale de raideur au niveau de mon jean, pas même moulé sur mes boules – je ne suis pas le genre qui cherche à exciter les meufs, et surtout pas lors d’une première sortie.
J’ai fini par me pencher vers elle. Évitant sa bouche entrouverte, j’ai bifurqué vers son oreille pour lui glisser qu’il serait sympa de se connaître un peu avant de voir si on allait plus loin. Elle a aussitôt retiré sa main, se confondant en excuses. La pauvre semblait mortifiée par ma réaction ! Je l’ai rassurée, lui disant que c’était rien, que cette marque d’attention de sa part était flatteuse (un gros mensonge, évidemment, vu la non-réaction de mon entrejambe, mais Angélique était déjà assez mal comme ça). Quand la lumière s’est rallumée, elle était encore toute rouge et n’osait pas me regarder. Je trouvai cette sensibilité exacerbée assez craquante chez une fille, alors je lui ai fait un petit bisou sur la joue pour qu’elle se détende un peu.
— Ça va, lui dis-je, y a pas mort d’homme…
En sortant du ciné, elle m’a demandé si j’étais d’accord pour qu’on se prenne la main. Je n’ai pas trop su quoi répondre – est-ce qu’en acceptant je ne lui donnais pas des signes contradictoires, des espoirs que je ne pourrais pas tenir ? Avec un petit soupir, j’ai entrelacé mes doigts aux siens. Ils étaient doux et rassurants. Puis, sans plus réfléchir, je l’ai suivie dans les rues de Paris. J’étais bien, je me disais que je pouvais lui faire confiance. Après tout, c’était une collègue de boulot, pas la première venue. Et si elle devenait trop lourde ou insistante après le dîner, j’étais assez grand pour me défendre.
Elle avait choisi un restaurant chic du côté du Chatelet, à deux pas du cinéma où elle avait prévu de m’embrasser. Si je lui avais cédé, m’aurait-elle quand même amené au restau ou bien serait-on directement allé chez elle ? Je me gardai bien de lui faire part de cette réflexion. La pauvre, elle était déjà assez stressée comme ça !
Nous sommes finalement arrivées devant l’établissement qu’avait choisi Angélique. Quand j’ai vu les tarifs sur le menu à l’entrée, j’ai failli défaillir. Elle a franchi le seuil de la prestigieuse maison en riant, me tirant derrière elle.
— T’inquiète pas, j’ai les moyens… Il a juste fallu que je prenne un crédit !
— Oh, mais je compte bien payer ma part.
— C’est bon, on verra ça plus tard…
Angélique me demanda où je voulais m’asseoir, se précipitant pour me tirer la chaise. Je trouvai ça désuet, mais en même temps étrangement prévenant. Nous n’étions pas installées depuis dix secondes qu’une serveuse avec nœud-pap’ (grande classe !) nous apportait les menus ainsi que la carte des vins.
— Tu veux quoi en apéro, Julien ?
— Comme toi, je te laisse choisir.
— Ils ont un très bon Jurançon ; ça te dit ?
— Houlà ! C’est pas trop fort, j’espère ? Si tu me fais boire, je vais plus savoir me tenir !
— Humm… Alors on devrait peut-être prendre une bouteille ? plaisanta Angélique.
Elle serrait ma main dans la sienne par-dessus la nappe aussi blanche que les sommets alpins. La serveuse me lança un regard un brin ironique… et légèrement grivois, ce qui ne cadrait pas avec la classe du restau. Elle était en train de se faire son petit film sur la façon dont allait finir la soirée !
Me fiant à son expérience gastronomique, je laissai Angélique choisir mon plat. Elle m’avait recommandé le filet de saumon avec ses champignons forestiers, choisissant quant à elle la côte de bœuf avec frites à volonté. J’aurais aussi préféré une viande, mais Angélique devait certainement penser à mon régime… et peut-être aussi aux abdos bien fermes qu’elle espérait tâter sous peu.
Après le départ de la serveuse, nous sommes retombées dans un silence un peu gêné. Sur quel sujet de conversation se rabattre ? On pouvait quand même pas parler boulot ! Ce qui aurait été super bizarre, dans ce cadre magnifique, sans compter que ça aurait gâché l’instant. Soit on embrayait sur le film où on s’était emmerdées toutes les deux, soit on discutait de nos vies privées, au risque que ce soit tout aussi chiant.
Même si un homme n’est pas censé être aussi direct, je décidai de crever l’abcès et de nous faciliter la tâche.
— Tu sais, Angélique, tu peux te contenter d’être naturelle avec moi. Pas la peine de se la jouer guindée. Je suis un mec assez simple, au fond.
— Euh… ouais, bien sûr. C’est juste que je suis un peu impressionnée. T’es tellement beau !
Elle aurait pu choisir « cultivé », « intéressant », « mystérieux »… mais non : comme la plupart des meufs, c’était avant tout le physique qui la fascinait chez un mec.
— Merci du compliment. Tu n’es pas mal non plus.
— J’espère que je ne t’ai pas choqué, tout à l’heure… C’était plus fort que moi, fallait que je tente ma chance.
Ha-ha ! Super valorisant, dis donc ! Pour elle, je n’étais pas une personne singulière à découvrir ou apprécier, mais « une chance à tenter ». Je décidai de jouer franc jeu avec Angélique ; tant pis si elle me prenait pour un hoministe acharné.
— C’est bon, je ne suis pas « choqué ». C’est juste que… voilà, même si certains mecs apprécient ce genre d’approche, ben on n’est pas tous pareils. Mon truc à moi, c’est la douceur, le respect mutuel, pas les rapports de domination traditionnels.
— Les « rapports de domination » ? me demanda Angélique, incrédule.
— Je veux parler du schéma habituel de séduction dans nos sociétés « modernes ». La femme qui est censée prendre l’initiative, être dominante et montrer clairement au mâle qu’il lui plaît… au risque de se prendre un vent, si ce faible d’esprit décide de faire son difficile.
— Ouais, je vois. Bon, mais si on arrête d’être directes et de « prendre l’initiative », comme tu dis, on est censées faire quoi pour vous séduire ? Car vous l’avez quand même un peu facile, vous les mecs ! Vous vous contentez d’être là, à faire les beaux. Et ensuite, de choisir parmi les prétendantes celle avec qui vous daignerez coucher !
— Tu noteras que c’est exactement ce que je venais de dire.
— …
— Et voilà, poursuivis-je. Tu viens de mettre le doigt sur le problème, Angélique. La drague traditionnelle est un rapport de force entre une dominante, la femme, et un dominé, l’homme. La nana veut soumettre l’homme afin de s’arroger une satisfaction sexuelle, et accessoirement assurer la reproduction.
— N’importe quoi, objecta Angélique. À t’écouter, les nanas ne seraient que des brutes égoïstes à la recherche de mecs bien dociles pour les satisfaire ? Merde, alors !
— Tu as raison de trouver ça stupide, lui dis-je. Dans cette relation, il n’y a aucun gagnant ; le mec est réduit à l’état d’objet, instrument nécessaire à la satisfaction sexuelle de la nana. Et celle-ci, en imposant son désir à l’homme, prend le risque d’être rejetée et de souffrir d’une blessure d’ego. Comme le disait je ne sais plus quelle penseuse, « la dominante est dominée par sa domination »…
— Pfff, c’est vraiment n’importe quoi ! On dirait ces conneries hoministes qu’on n’arrête pas d’entendre à la télé ! Le droit de vote, la libération sexuelle, la journée de l’homme… on vous a tout DONNÉ ! Vous voulez quoi, encore ? L’égalité femme-homme ? Ça fait bien longtemps que vous l’avez !
Sans s’en rendre compte, Angélique avait parlé si fort que les conversations autour de nous s’étaient arrêtées. Toutes les clientes du restaurant semblaient nous fixer en silence, leurs couverts à la main.
— Même si dire ça peut paraître un peu con-con en 2017, ben non, Angélique, on est encore loin d’être vos égaux. Le harcèlement et les violences conjugales, les meurtres d’hommes, les inégalités salariales, la sous-représentation des hommes dans toutes les sphères du pouvoir… que tu le veuilles ou non, c’est une réalité.
— On est vraiment obligées de parler de ça, Julien ? Je croyais qu’on allait juste passer une bonne soirée, pas se prendre la tête avec ces soi-disant « luttes sexistes ».
— Tu as raison, ce n’était pas le but. Mais juste pour l’exemple, quel pouvait bien être ton but, à toi, en m’invitant ici ce soir ?
Angélique fronça les sourcils, cherchant une réponse qui allait me clouer le bec.
— Je sais pas, moi… Faire connaissance ?
— Non, Angélique. Tu sais très bien que quand une femme invite un homme à sortir, lui paye un ciné et puis un super restau, ce n’est pas « juste pour faire connaissance ».
Elle était toute rouge, et je voyais ses jointures blanchir tandis qu’elle serrait convulsivement son couteau et sa fourchette. J’étais peut-être allé trop loin en lui assénant ces vérités qu’elle n’était pas prête à entendre.
« Je suis vraiment trop con, pensai-je. On aurait pu juste baiser. » Elle comme moi, on en avait envie. Et sans cette prise de tête débile, cette soirée aurait pu se dérouler tranquillement. Qu’est-ce que j’en avais à foutre, de la convaincre que notre relation n’était pas égalitaire ?
— Je m’excuse, lui dis-je en baissant les yeux. Je suis en train de te gâcher la soirée simplement pour le plaisir d’avoir raison. C’est idiot…
— Non, Julien. En fait, tu as raison, réellement.
— Hein ?
— Oui, j’avoue. Quand je t’ai proposé cette sortie, j’avais une idée derrière la tête, bien sûr. Au début, je ne voyais en toi qu’un corps parfait et un visage attirant. Je… je sais pas, on n’imagine pas qu’un mec puisse avoir ce genre de profondeur. On a l’impression que les hommes sont tous un peu superficiels…
— En gros, que notre rôle se réduit à être des « machines à baiser » ?
— Ouais, en quelque sorte, confirma-t-elle en baissant la tête.
— Oh, my God ! Deviendrais-tu hoministe, Angélique !? Je suis contagieux, tu sais.
La grande rousse face à moi était en train de piquer un fard. L’aurais-je encore décontenancée ?
— C’est bizarre, je n’ai jamais eu ce genre de conversation avec un mec. Je veux dire, je n’avais jamais considéré un homme attirant comme mon égal… C’était juste un partenaire sexuel potentiel.
— C’est ça, ai-je confirmé, heureux de cette prise de conscience chez Angélique. Mais nous, on voudrait être vu pour ce qu’on est, des humains à part entière, pas être réduits à des stéréotypes de genre !
— J’ai regardé des bouts d’émissions sur l’hominisme ; j’ai même lu quelques articles sur Internet. Mais jusqu’à ce soir, j’imaginais que c’était juste des histoires de mecs haineux, d’homos détestant les femmes et cherchant à retourner la situation en leur faveur.
— T’es loin d’être seule à penser ça, ce qui explique que ce mouvement soit si mal compris. La plupart des nanas ont l’impression que les mecs veulent prendre leur revanche, les asservir. Mais ce n’est pas du tout ça ! On n’est plus au temps des sauvages…
— C’est vrai, on imagine parfois que vous voulez un monde où les femmes soient reléguées au rang d’inférieures, de boniches, voire d’objets sexuels. Une sorte de cauchemar qui ferait flipper n’importe quelle fille !
— Tu sais, même les plus radicaux des hoministes ne souhaitent pas une aberration pareille. Le but n’est pas d’échanger une domination contre une autre !
Cette conversation devenait de plus en plus intéressante. Je crois que j’avais mal jugé Angélique. Elle était finalement bien plus sensible et intelligente que je me l’étais imaginé.
Peut-être que j’étais moi aussi contaminé par des préjugés, comme celui de la bonne femme stupide et ignorante, incapable de vraiment comprendre les hommes. Cette soirée allait peut-être se révéler plus surprenante que prévue ?
(A suivre...)
(*) : dans mon monde parallèle, le genre neutre est EVIDEMMENT le féminin ! :)
Ce ne sont donc pas des fautes d'accord qui parsèment mon texte (un homme + une femme = elles vont au ciné).
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La punition dans le BDSM est une expérience ambivalente, mêlant à la fois peur et fascination, douleur et plaisir, autorité et abandon. Elle dépasse largement la simple idée d’une correction ou d’une sanction : elle s’élève à un art subtil, un langage codé entre dominant et soumis, un échange intime et chargé de sens. Cet article explore cette dimension symbolique, émotionnelle et sensuelle où la douleur devient un moyen d’expression unique, renforçant la complicité et l'intensité du lien.
La punition au-delà de la simple sanction
Dans nos jeux, la punition n’est jamais une vengeance ni une forme d’abus. Elle est encadrée, consentie, réfléchie. Elle s’inscrit dans un contrat tacite ou explicite, dans des règles établies et acceptées. La punition devient alors un outil, une forme de dialogue au sein d’un cadre sûr, où la confiance est reine. C’est un acte volontaire, chargé d’intentions précises, bien loin de la simple réaction punitive du quotidien.
La douleur comme langage corporel et émotionnel
La douleur ressentie n’est pas un simple stimulus à subir ; elle est une expression. Chaque cri, chaque halètement, chaque tremblement devient un message. C’est un corps qui parle à travers ses sensations, livrant ses émotions brutes. Le dominant lit ces signaux avec attention et respect, transformant chaque coup ou chaque fessée en une phrase d’un langage secret où se mêlent pouvoir, soumission et plaisir. Dans cette communication non verbale, le consentement et la capacité de lire les signes sont essentiels.
Les codes et rituels de la punition
La punition est aussi une mise en scène faite de gestes, de mots, d’attitudes. L’atmosphère, la préparation et le choix des accessoires (fouet, cravache, main...) instaurent une tension unique, sensuelle et prenante. Chaque mouvement est dosé, chaque instant rythmé pour construire une expérience qui va bien au-delà de la douleur physique. Ces rituels, empreints de symbolique, renforcent la profondeur du jeu et lui donnent son intensité particulière.
Le lien émotionnel renforcé par la punition
Punir, c’est aussi aimer. C’est offrir une preuve de confiance et de dévotion mutuelle. Les moments qui suivent la punition, le aftercare, sont tout aussi essentiels : ils permettent de réparer, d’apaiser, de reprendre pied et de renforcer le lien. Ces instants de vulnérabilité partagée créent une intimité rare, où la soumission n’est plus un acte de faiblesse, mais une force partagée.
Quand la douleur devient extase
À la frontière entre souffrance et plaisir, la punition invite au lâcher-prise et à la transcendance. Dans cet espace singulier, le contrôle s’efface pour laisser place à une forme de connaissance de soi et de libération. La douleur cesse d’être une simple contrainte pour devenir une source d’extase, un voyage sensuel et spirituel qui transforme profondément.
Conclusion : L’art du geste juste
La punition dans le BDSM est bien plus qu’un acte punitif : c’est un langage, une danse complexe faite de confiance, d’émotions et de sensations. Sa justesse réside dans cette capacité à communiquer avec le corps et l’âme, à créer une complicité où la douleur partagée devient douceur. Et si, derrière chaque coup, chaque ordre, résidait la véritable tendresse du BDSM ?
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Hier, j’ai consommé du sucre. Et du porno.
J’ai bien identifié mon ennemi, une version actualisée du M. Moustache de Kurt Cobain, le mâle dominant oppressant, mais j’ai eu du mal à comprendre que la pornographie est son domaine réservé, que je ne suis pour ainsi dire nulle part à l’abri de lui sur un site porno. Je n’avais pas saisi cette nuance jusqu’à maintenant, le porno mainstream est contaminé jusqu’à la moelle par ce putain de M. Moustache, il se peut aussi que d’autres domaines, d’autres sous-genres du porno le soit. Je dois prendre mes distances, je le sais mais je suis addict, c’est à dire aliéné, esclave de M. Moustache à travers son système de prédation surpuissant aujourd’hui généralisé et ayant accès aux cerveaux de mâles et de femelles de plus en plus jeunes. Alors même que la voix de ceux qui veulent déconstruire la masculinité toxique se fait de plus en plus audible, M. Moustache se fait de plus en plus pressant pour distribuer gratuitement des doses de porno qui contiennent de la domination masculine perverse, de la graine de manipulation malsaine, du mépris et de la haine pour tout ce qui pourrait menacer son statut d’homme supérieur. Ces doses sont très concentrées de nos jours, et elles sont refilées sous le manteau à de très jeunes gens, dont l’esprit va finir par croître parasité de toutes parts par les fantasmes de toute puissance de M. Moustache. M. Moustache a planté dans nos cerveau des fantasmes avant même que l’on soit en âge de savoir ce que c’est, il nous a dépossédé de notre sexualité naissante pour poser sa grosse bite sur la table, il cherche à faire en sorte que l’univers entier gravite autour de sa queue.
Et il faut bien admettre que sa stratégie est très efficace. Et son activisme souterrain, ciblant seulement la partie animale du cerveau, est largement assez intense pour contrer les effets de l’argumentation la mieux ficelée. M. Moustache a de belles années devant lui, c’est certain. Tant pis pour les femmes, les gays, les minorités raciales ou autres : M. Moustache est blanc, même s’il utilise parfois des sous-fifres noirs pour servir sa cause, il est profondément, férocement raciste. M. Moustache cherche à enrôler une armée de mâles qui suivront son enseignement, dans l’espoir d’entrevoir un jour la lumière divine de la toute-puissance qui jaillit du pénis de M. Moustache sous la forme d’un flot de sperme ininterrompu, un objet sacralisé lui aussi. Ceux qui ne marchent pas dans ses pas, parce qu’ils sont indignes, pas à son image ou récalcitrants, il les humilie, il les brise, il en fait des proies pour lui et son armée de fidèles fanatiques. M. Moustache utilise ensuite ces êtres humains chosifiés par sa manipulation élaborée comme des trophées mais aussi comme des biens de consommation à sa merci. Il arrive parfois que ses victimes se convertissent tardivement au culte de M. Moustache, alors il s’amuse à voir ces pédales chercher à l’imiter, même si tout le monde sait que M. Moustache n’aura jamais de respect pour eux ; de toute façon, M. Moustache n’a de respect que pour sa propre grosse bite. En fait, le genre de ses proies importe peu, la mécanique reste la même : identifier les inférieurs, les nuisibles, les briser en prenant une bonne dose de plaisir sadique au passage, et les transformer en esclaves à ses ordres, soit pour répandre la bonne parole, le sperme divin de M. Moustache, soit pour nourrir l’armée de soldats de la lumière séminale divine en leur offrant leur corps d’abord, mais aussi leur esprit (plat raffiné destiné uniquement à ses plus sadiques lieutenants).
M. Moustache est trop puissant, trop bien organisé pour être vaincu sur son propre terrain. Et tout ce que font les hommes pour essayer de le dépasser ne fait que renforcer son pouvoir. Tous les jours, je me dis que je dois fuir, que je ne pourrai jamais vaincre cet ennemi, mais je reste pétrifié par son aura surnaturelle. Je reste piégé dans son royaume pornographique, tout en sachant pertinemment que je n’ai rien à gagner ici, que je ne suis qu’un esclave, que je ne jouis pas réellement, je me contente de renforcer son pouvoir, le nourrir de mon sperme. Et je finis par accepter l’idée que sans lui, je ne suis rien.
Je ne suis rien, je ne suis pas à la hauteur, je suis un tocard, un branleur, un pédé. Voilà ce qui se passe, voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête quand je m’éloigne de M. Moustache. J’ai beau me concentrer, apprendre et m’épanouir dans une activité artistique, ludique ou professionnelle : le sentiment d’être à ma place, d’être une personne de valeur ne dure que trop peu de temps, vite rattrapé par la chaîne invisible attachée au collier étrangleur que M. Moustache a placé autour de mon cou il y a déjà très longtemps, trop longtemps.
Le seul moment où j’oublie ma captivité, et je me demande si à ce moment mon collier n’est pas réellement enlevé, c’est quand je suis avec toi, comme si j’entrais dans une bulle protectrice qui lui est interdite. Il essaie souvent d’entrer, il enrage de ne pouvoir se frayer un chemin, alors dès que je pointe le nez hors de ce refuge, je me fais agresser, plus fort à chaque fois. En fait, j’ai le sentiment de m’agresser moi-même, de remettre bien sagement mon collier étrangleur tout seul comme un grand, avant de rentrer à la niche comme un bon toutou.
Je n’attends pas de toi que tu me sauves, je sais bien que quoi que peuvent faire les gens autour de moi, je suis celui qui décide de retourner dans ma cage. En fait, si je partais pour de bon, M. Moustache ne remarquerait même pas que je ne suis plus là tant il a de monde à son service. Ça me fait penser à cette réplique dans le film Django Unchained, au cours de laquelle le propriétaire d’esclaves incarné par Leonardo DiCaprio, Monsieur Candy (en français dans le texte) estime que le cerveau de ses esclaves est structurellement fait pour être dominé, pour être servile, autrement comment expliquer que des esclaves noirs dix fois plus nombreux que leurs maîtres (et leurs collaborateurs) blancs ne se rebellent pour ainsi dire jamais et ne massacrent jamais ces blancs alors qu’eux même sont régulièrement soumis aux pires sévices ?
Je sais que je peux partir, mais pour ça, je dois accepter l’idée de laisser M. Moustache gagner, être un dieu tout-puissant et incontesté. J’ai encore du mal avec ça, mais je sais que ma liberté vaut plus que son auto-proclamée toute puissance.
Je vais lui tourner le dos, je penserai encore à lui, de moins en moins souvent j’espère. Je vais marcher vers ma liberté en tenant ta main, je vais me laisser porter par notre bulle d’amour dans laquelle M. Moustache ne peut rien. Je sais qu’elle est là tout le temps cette bulle, mais parfois je suis obligé d’en sortir pour diverses raisons, et c’est là qu’il faut que je me rappelle que ma liberté a plus de valeur que le reste, et que M. Moustache n’est pas un dieu, juste un gourou malsain toléré et financé par la société. Une fausse idole, un totem à brûler, sans haine, juste pour faire un beau feu histoire de danser autour sous les étoiles. On pourra faire de cette nuit, de ce feu de joie un moment qui dure une éternité, et qui s’achèvera par une belle aurore boréale. Et alors là, au lever du jour, nous nous endormirons main dans la main jusqu’à la nuit des temps. Tout ça, L, ça veut surtout dire que je t’aime.
Mon cerveau est couvert de cicatrices mais mes yeux sont intacts et regardent à présent dans la bonne direction. Et à tes côtés, je n’ai plus peur de rien.
* (le dessin est signé Kurt Cobain, issu de son journal intime (dont le contenu a été assez largement diffusé, notamment à travers l'excellent documentaire "Kurt Cobain : Montage of Heck" réalisé par Brett Morgen en 2015)
** j'avais dit que j'allais entrer en sommeil, ne plus venir ici mais il faut croire que parfois, quand des mots alimentent le chemin, le cours d'eau artificiel, le canal que j'avais commencé à creuser ici, il semble logique de venir les y déposer, comme un témoignage de mon cheminement qui pourrait, j'espère, aider d'autres personnes en souffrance
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Bonjour, je vous présente Inga, jeune mannequin de mode professionnel de 26 ans qui, depuis bien quelques années, fantasme de découvrir les ressentis, les sensations, les plaisirs des cordes sur son corps, son esprit, son âme.
Celle-ci m'a contacté par mail, étant tombée sur mon blog.
Elle m'a fait part de ce besoin d'expérience, que les photos et vidéos de ces femmes sur le net l'attirent de plus en plus, mais elle avait peur de faire le premier pas, avait besoin de trouver une personne de confiance, expérimentée pour l'initier à cet art, qui fusionne avec l'intimité des sens, physiquement et mentalement.
Elle me fait part également qu'elle recherche la confiance et le respect de son corps qui est son outil de travail, qu'il faut être délicat avec elle.
Pas de marque indélébile, pas de rougeurs ou alors éphémères....
Une demande plus précise, lui passer une huile sur le corps pour éviter de marquer sa peau.
Comment résister à une demande si personnelle ? Quel homme, quelle femme pourrait résister ?
Le rendez-vous est pris, je prépare mes cordes, les dépose dans mon sac à malice, glisse un collier si le cœur lui en dit.
Après trois heures de route, me voici sur le parking de son immeuble, je sonne, elle me répond à l'interphone avec une petite voix féminine et ce soupçon d'accents.
Je prends l’ascenseur, arrive à son étage, frappe à la porte, là devant moi, en peignoir de soie croisé, elle est devant moi magnifique, féminine, une présence, une façon de se tenir, je suis subjugué.
Elle me regarde de haut en bas, son regard s'arrête sur mon sac, elle le regarde avec une expression d'inquiétude et d'excitation, doux mélange entre l'appréhension et l'envie de vivre enfin ses fantasmes de contraintes, de cordes.
Dans un anglais parfait, cela change du tout au tout avec le mien .... elle m'invite à entrer avec un sourire qui illumine son visage.
Nous nous asseyons sur son canapé, ainsi en toute décontraction, commençons à échanger sur mon voyage, son état d'esprit, si elle a des questions.
Avec un petit sourire gêné, des rougeurs sur les joues, elle me demande si elle peut voir, toucher les cordes.
J'ouvre mon sac, prends une longueur de corde rouge bien rangée comme il se doit.
Là je vois son regard subjugué par le contenu de mon sac, elle ne regarde même pas la corde, comme scotchée, un arrêt sur image.
Elle reprend ses esprits et me regarde avec les joues encore plus rouges que tout à l'heure. D'une voix hésitante, elle me demande si elle peut voir ce magnifique collier en acier.
Je prends le collier, celui-ci est lourd, froid et impressionnant.
Je lui tends, elle le prend, le touche, le caresse du bout des doigts.
Après l'avoir regardé avec une attention toute particulière, elle me demande comment il s'ouvre.
Je prends la clé, lui montre où insérer celle-ci, tourne doucement la serrure, ouvre le collier.
Je lis dans son regard une certaine envie, alors sans perdre ce moment des plus fusionnel, lui demande si elle voudrait le porter pendant sa séance ?
Elle se mord la lèvre, baisse la tête, un peu gênée, me répond yes please.
Je m'approche d'elle, ouvre le collier en grand, pose celui-ci autour de son cou, elle sursaute par le contact du métal froid sur sa peau si fragile.
Je referme le collier, prends la clé, tourne la serrure, ajuste le collier sur ses omoplates, aligné l'anneau pour que celui-ci soit bien à l'aplomb de sa poitrine.
J'ai remarqué sont tressaillement au moment où j'ai verrouillé la serrure, celle-ci prend conscience que le collier est bien refermé et qu'elle est, en toute conscience, en position de soumission par cet objet qui reflète habituellement le statu d'une soumise.
Elle le touche, je lis dans ses yeux ce doux mélanine d'appréhension comme d'excitation.
Son regard change, elle me regarde, me sourit et d'un geste précis, défait le nœud du peignoir et laisse tomber celui-ci sur ses fines chevilles.
Là devant moi, totalement nu, pour seul vêtement mon collier, je reste comme figé devant ce corps d'une beauté sans pareille. Ce frêle corps de jeune femme, aux petits seins, à la chute de reins superbement dessinée, je reste en émerveillement, malgré l'habitude, c'est toujours émouvant et beau.
Un petit sourire satisfait de l'effet escompté, elle me regarde dans les yeux et me dis, I'm ready, oil me.
Je prends la petite bouteille d'huile, cela sent comme les huiles essentielles, c'est agréable.
Je prends sa main droite pour tendre son bras, applique avec beaucoup d'attention l'huile sur son bras, fais de même avec le bras gauche, les épaules, son buste, ses seins, son dos, elle me regarde avec une dose de provocation et de gêne.
Je m'agenouille et commence au niveau de sa cheville droite, pose avec beaucoup d'attention l'huile de ses chevilles à ses mollets, ses cuisses, fais de même avec la jambe gauche.
Je vois bien son regard, ce n'est pas pour lui déplaire et cela l'encourage à continuer et aller jusqu'au bout de ce qui nous unit aujourd'hui.
Je reprends la bouteille, mets de l'huile sur mes mains, pose délicatement cette huile sur ses jolies fesses, bien cambrées.
Là je vois une chair de poule ce dessiner, serait-elle toute chose, elle qui est touchée, photographiée à longueur d'année par des photographes, des publicitaires, des metteurs en scènes , allez savoir....
Il est temps de passer à quelque chose de plus intime, de plus rare, huiler son triangle d'or.
Très délicatement, je passe un doigt pour huiler cette partie des plus sensible où, Inga, m'avait bien demandé par mail d'y passer une corde.
J'ai terminé, j'avale ma salive, oui, malgré le fait que je touche intimement bien des femmes dans mon donjon, c'est toujours pour moi un moment unique.
Pas pour le côté sexuel non, mais par la confiance que ces femmes m'offrent, c'est pour moi le plus beau cadeau, cela ne s'achète pas.
Elle est magnifique ainsi huilée, cela la rends brillante comme une pierre précieuse
elle me dis d'une voix franche est sûr d'elle, Are you tying me up, sir? I'm ready.
Comme une professionnelle de l'image, elle me regarde bien en face que je puisse capturer toute la synergie, le regard de ses pensées, de ses ressenties et sensations et, je le souhaite, des plaisirs qui inonde son esprit, son âme.
Je désire effectuer un Shibari totalement contraignent, que les cordes possèdent son corps, son esprit, son âme et qu'à travers elles, c’est moi qui la possède en toute complicité et ainsi lui offrir les plaisirs de la soumissions, cette soumissions que bon nombre de femmes fantasmes de découvrir.
Je commence à poser mes cordes sur son magnifique petit corps et, passent de gauche à droite, dernière et devant elle, contraint ses bras, sa poitrine, tournant autour de ses seins, cherchant à fusionner contrainte, plaisirs et esthétique, utilisant l'anneau du collier pour exercer une pression sur son cou pour marquer psychologiquement et physiquement cette contrainte naissante et, pour que les cordes sublimes son corps de femme, sa soumission.
Je fais de multiple passage pour créer un cordage façon corde de marine et ainsi différencier le nombre de passage de la corde, pour créer des reliefs et ainsi mettre ses courbes en valeurs, la finesse de son corps, accentuer l'effet poignées des cordes et inconsciemment, révéler la soumission du modèle, l'offrande de celle-ci.
A la façon d'une araignée, je tisse ma toile sur son corps, son esprit, son âme et fait d'elle une œuvre d’arts vivants pour, sublimer sa beauté.
Après de multiple passage, je trouve mon travail très esthétique, quand pensez-vous, n'est-elle pas magnifique ainsi contrainte par mes cordes rouge ?
Je prends une nouvelle corde et entour sa taille pour me permettre de créer un point fixe et ainsi, pouvoir encoder ses jambes.
Ses cuisses, avec cinq passages successifs de façon à bien contraindre celles-ci et que Inga puisse bien ressentir l'emprise de mes cordes sur la totalité de son être.
Une nouvelle corde qui, prends sont départ sur la cordes qui contraint ses cuisses et, ses autour de ses mollets, ses chevilles, la totalité de son corps.
Elle se sent offerte, soumise, dominée et c'est à ce moment que bien des femmes qui vivent cette expérience comprennent, prennent conscience des plaisirs qu'engendre le fait d'être à ce point contraintes par des cordes, offerte à cette Homme, ce Dominant, ce Maître qui les possèdent sans les pénétrer.
Je prends une nouvelle corde et fait en sorte d'accentuer les contraintes et qu'elle se sente encore plus soumise en relient ses jambe à son buste de façon à ce que la corde soit très épaisse et devienne rigide par l'action de multiple passage et de l'avoir torsadée.
De ce fait, elle ne peut plus n'y tendre, n'y d'étendre ses jambes accentuent l'effet perverse des cordes placées de façon à ne plus pouvoir se mouvoir.
Je la regarde ainsi contrainte, offerte à ses fantasmes, soumise, la photographie pour nous permettre à l'un et à l'autre d'avoir l'image figée de ce moment magique.
Au bout d'un moment, je l'a prends dans mes bras, la dépose délicatement sur la couverture posé sur le sol.
Ainsi elle prend conscience de sa détresse, de sa fragilité, du fait que je peux faire d'elle ce que bon me semble.
Impuissante et subissant ses plaisirs d'être à ce point soumise pour la première fois et, comprends mieux ces femmes qui cherchent à être ainsi encordées, contraintes très fermement et en toute confiance, attendre par jeux que ce Mal les libèrent.
Ainsi offerte sur le sol, condamnée à vivre ses fantasmes, elle attend la suite avec un sourire complice et diabolique.
Je la fait glisser délicatement sur le sol, prends une autre corde, relie celle-ci de façon à contrainte fortement ses chevilles à ses poignets, tire fortement sur la corde pour que celle-ci soit le plus tendue possible, fait demi-tour, retourne vers ses chevilles, fait de nouveau demi-tour, repart vers ses poignets, tire de nouveau sur cette corde, ce qui a pour effet de multiplier les ressenties de contrainte, de bloquer son corps, de l'empêcher de pouvoir bouger et ainsi, m'appartenir plus fortement et, pour elle, se sentir soumise, offerte, dominée et vivre enfin ce sentiment, ces sentiments de lâcher prise.
Inga bouge, tire sur son corps et donc, sur mes cordes, pends conscience qu’à chaque fois qu’elle bouge ainsi, les cordes lui procure des sensations à ce jour inconnue, multipliées par les contraintes physiques et psychologiques, c’est le but inavoué du Shibari, du Bondage, être ainsi ‘attachée’ contrainte, offerte, elle jouit de ce moment d’être à ce point offerte à ses envies d’être soumise à elle-même en fait, mais initié par cette inconnu qui réalise et lui fait découvrir toute ces sensations si désirés, fantasmés.
Voulant aller plus loin, pour elle, pour nous, je fais de nouveau un passage et au lieu d'aller vers ses chevilles, je décide de lier ses petits pieds et d'accentuer encore plus la pression psychologique de mes cordes sur son esprit, son âme.
Je repars avec ma corde du bout de ses pieds et créer un nouveau passage et ainsi provoquer une contrainte supplémentaire pour qu'elle se sente encore plus prisonnière de ses envies, de ses fantasmes de soumissions, prisonnière pour se sentir encore plus libre d'être elle même.
Ainsi contrainte fermement, dans l'impossibilité de bouger plus qu'un cil, elle est d'une beauté sans mon.
Quoi de plus beau qu'une femme contrainte, offerte, 'attachée ' ?
Une fois libérée de mes cordes et de ces contraintes, je prends chaque membre de son corps et commence un massage circulatoire, effectue ce massage pour gommer les marques des cordes, et permettre une bonne circulation sanguine.
Elle me regarde faire, me sourit avec un regard complice et satisfait, des yeux qui brillent.
Elle reprends son peignoir, croise les liens, fait un nœud, s'assoie prêt de moi, croise les jambes, pose une de ses mains sur la mienne, me regarde dans les yeux et me dis : Thank you very much for this experience, I enjoyed it a lot, much more than I had imagined.
It's strange that to feel free, to let go, constraints are the key.
Voilà, la séance est terminée, j'espère que celle-ci vous a plu.
J'espère que grâce à elle, vous allez mieux me connaître et ainsi, peut-être, vivre comme Inga vos fantasmes de soumissions.
Vous pouvez retrouver mes séances en textes, images, vidéos sur mon blog, n'hésitez-pas à me contacter pour que je vous donne l'adresse de celui-ci et lire les autres récits et ainsi les découvrir comme me découvrir.
A vous lire, cordialement.
Me Bernard.
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CONTRAT DE DOMINATION-SOUMISSION
Entre :
Maîtresse Elie, ci-après dénommée « La Maîtresse »,
et
Sabine, homme dans la vie civile, ci-après dénommé « La Soumise ».
Préambule – Transformation
Dans le cadre de leur relation intime, domestique et consentie, les parties conviennent par le présent contrat que Sabine, homme dans la vie civile, endosse volontairement et pleinement le rôle de Soumise sous l’autorité de Maîtresse Elie.
Par cet acte symbolique et contractuel, Sabine abandonne son statut d’homme autonome dans l’intimité et la vie quotidienne définies par ce contrat et se transforme en Soumise, destinée à servir et vénérer La Maîtresse, selon les termes énoncés ci-dessous.
Cette transformation est volontaire et librement consentie.
Article 1 – Objet
Le présent contrat définit les rôles, engagements, limites et règles de la relation de domination-soumission entre La Maîtresse et La Soumise, y compris dans le cadre de leur vie commune quotidienne.
Il établit un cadre permanent d’organisation, de rituels et de comportements pour structurer et sécuriser cette relation.
Article 2 – Consentement
Les parties déclarent agir librement et volontairement, sans contrainte extérieure.
La sécurité physique et psychologique de chacune reste prioritaire.
Le présent contrat est conclu pour une durée permanente mais reste, par nature, réversible à tout moment par consentement mutuel.
Article 3 – Rôles
La Maîtresse détient l’autorité dans le cadre défini par le présent contrat.
La Soumise, homme dans la vie civile et placé sous l’identité féminisée de « Sabine », accepte de se soumettre à l’autorité de La Maîtresse et d’exécuter ses instructions, dans le cadre des limites établies.
Cette dynamique s’applique tant dans l’intimité que dans l’organisation quotidienne de leur vie commune.
Article 4 – Limites et Sécurité
1. Un mot de sécurité (« safe word ») choisi d’un commun accord est obligatoire.
2. En cas d’utilisation du mot de sécurité, toute action doit cesser immédiatement.
3. Les pratiques interdites sont listées à l’article 8.
Article 5 – Engagements de La Maîtresse
La Maîtresse s’engage à :
Respecter les limites fixées par la Soumise.
Assurer la sécurité physique et psychologique de la Soumise.
Garantir un espace d’expression pour que la Soumise puisse communiquer ses besoins, limites ou inconforts.
Article 6 – Engagements de La Soumise
La Soumise, en tant qu’homme acceptant sa position féminisée et soumise, s’engage à :
Respecter et exécuter les instructions de La Maîtresse dans le cadre défini par ce contrat.
Signaler immédiatement tout inconfort ou problème lié à une pratique.
Se préparer et se présenter selon les règles établies par La Maîtresse.
Respecter un monogamisme absolu vis-à-vis des relations intimes et de soumission, sauf décision expresse de La Maîtresse.
Étendre son rôle de soumise aux aspects de la vie commune définis par La Maîtresse, dans le cadre permanent de ce contrat.
Article 7 – Pratiques autorisées
1. Féminisation et transformation
Port de vêtements, maquillage ou accessoires féminins.
Adoption d’un nom, d’un rôle ou d’une identité féminisée sous l’autorité de La Maîtresse.
2. Contrainte et contrôle
Utilisation de liens, cordes ou entraves.
Usage d’une cage de chasteté ou de dispositifs de contrôle de la sexualité.
3. Pénétration et discipline corporelle
Pratiques de sodomie (dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité).
4. Rituels symboliques et purification
Pratiques incluant l’utilisation d’urine à des fins de purification ou de rituel, sous la supervision et avec le consentement de La Maîtresse.
Article 8 – Pratiques interdites
Les pratiques suivantes sont strictement interdites et ne pourront en aucun cas être imposées à la Soumise :
Scatologie.
Douleurs extrêmes.
Marques persistantes ou atteintes permanentes à l’intégrité physique.
Article 9 – Règles de comportement de La Soumise
La Soumise s’engage à :
Se conformer aux règles de présentation, de langage et de tenue définies par La Maîtresse.
Adopter une attitude respectueuse, obéissante et sincère envers La Maîtresse.
Tenir à jour un journal ou tout autre rituel demandé par La Maîtresse.
Ne jamais cacher des informations importantes concernant son état de santé, son consentement ou son ressenti.
Article 10 – Punitions
En cas de manquement aux règles définies dans ce contrat ou aux instructions de La Maîtresse, la Soumise reconnaît que La Maîtresse peut appliquer des punitions proportionnées et non dangereuses, préalablement définies.
Les types de punitions et leur gradation sont listés dans l’annexe I.
Article 11 – Monogamisme et « prêt »
La Soumise reconnaît un engagement de monogamisme absolu dans le cadre de la présente relation et ne peut avoir de relations de soumission avec d’autres personnes, sauf autorisation expresse de La Maîtresse.
La Maîtresse se réserve le droit de « prêter » ou présenter la Soumise à d’autres partenaires, dans un cadre défini et sûr.
Article 12 – Dévotion et Vénération
La Soumise reconnaît et accepte que, dans le cadre du présent contrat et dans l’intimité définie par celui-ci :
Elle voue une adoration et une vénération totales à La Maîtresse, la considérant comme son autorité suprême.
Elle abandonne volontairement ses désirs personnels pour se mettre au service des désirs et volontés de La Maîtresse, dans les limites et la sécurité définies par ce contrat.
Elle accepte que son plaisir et son épanouissement découlent de l’obéissance et du service rendus à La Maîtresse.
Cette vénération reste un choix consenti et peut être suspendue ou retirée par la Soumise en dehors du cadre du contrat.
Article 13 – Caractère permanent
Le présent contrat est conclu pour une durée permanente et encadre la vie commune de La Maîtresse et de La Soumise.
Il ne peut être suspendu ou révoqué que par décision expresse et mutuelle des deux parties.
Article 14 – Signature
Fait en deux exemplaires originaux.
Annexe I – Punitions graduelles
Niveau 1 – Punitions légères (symboliques)
Posture de soumission prolongée.
Obligation de tenir une position spécifique (agenouillé, mains derrière le dos…).
Rappel écrit des règles et excuses formelles.
Privation d’un privilège léger.
Niveau 2 – Punitions modérées (discipline)
Tâches supplémentaires (ménage, écriture de lignes, services précis).
Réduction des privilèges accordés (temps de détente, accessoires…).
Mise en cage symbolique (cage de chasteté, espace restreint).
Niveau 3 – Punitions fortes
Intensification temporaire des règles de contrôle (plus stricte posture, privation prolongée).
Exercices imposés de renforcement de l’obéissance (rituels plus longs, tenue renforcée).
Humiliation (verbale ou symbolique) dans le cadre privé.
Niveau 4 – Punitions extrêmes
Prolongation sévère d’un état de contrainte ou d’une posture, toujours sous surveillance.
Toute mesure d’humiliation ou de contrôle intensif définie d’avance dans une liste validée par les deux parties.
Par décision unilatérale et sans préavis, La Maîtresse peut décider de bannir la soumise pour tout manquement qu'elle jugera inacceptable.
La soumise reconnait expressément qu'aucun recours ni réclamation ne seront possibles.
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