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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
La bougie goutte à goutte, perle en larmes de cire.
La grande pièce est éclairée par un seul projecteur.
Cercle de lumière pour distiller la cire avec ferveur.
Comme une offrande, je suis votre point de mire.
Prosternée à genoux, seins écrasés au sol.
Mains écartant mes lombes, la croupe relevée.
J'offre mes orifices au feu du chandelier.
Qui petit à petit dispense son obole.
La bougie goutte...
Le 27 05 2018
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Je ne donnais pas cher de ce rendez-vous. Près de quatre mois sans rien, hormis quelques messages, quelques photos. Mais je n'avais plus le goût aux jeux à distance. Je voulais des regards, de la peau, des nerfs, des gémissements. Je voulais voir de près, toucher, sentir, goûter. Pas un succédané de plaisir on line ou on the phone. Du vrai, pas du semi caché.
De contretemps en annulations, j'étais frustrée de frustrations. J'avais décidé qu'il serait pleinement à mon service cette fois, sans savoir quelles envies naîtraient au-delà de ces petits plaisirs de femme. Cela m'amusait de le voir dans un rôle inconnu. N'avait-il pas proclamé "je suis tout à votre plaisir, Madame." ?
Une fois le thé servi, trop chaud pour être bu d'emblée, je lui tendis un flacon de vernis à ongle rose nacré. Une première naturellement. Pour débuter, il serait testé sur les ongles de pieds.
"Appliquez-vous, sans déborder."
Les orteils, trop facile. Je lui demandai donc de peindre les ongles des mains. Un peu plus délicat. Il allait falloir qu'il s'entraîne avant de poser un rouge flamboyant ou un grenat sombre !
Le thé coula en petites goulées chaudes au fond des gorges, avant que je ne lui demande de me brosser les cheveux, de les caresser. Je fermai les yeux, savourant le plaisir de ses doigts aux abords de ma nuque, frôlant les oreilles, la joue, descendant dans le haut du dos. Je me gardai bien de retenir mon souffle plus saccadé et quelques gémissements, je savais qu'il bandait dans mon dos. Je lui susurrais au passage "Savez-vous que les cheveux peuvent être une zone érogène ?". D'un regard en coin, je le vis rougir un peu. Il continua avec autant de douceur et de délicatesse que possible.
"Notre thé doit être moins chaud maintenant".
Après quelques gorgées, je lui fis face et tamponnai ma bouche, lui tendant un crayon et un rouge à lèvres. Je m'amusai de son air interdit. Il ne savait pas s'il devait commencer par l'un ou l'autre. Là encore, une première... Il suggéra le crayon de lui-même et traça le contour de ma bouche avec une grande attention et un trouble croissant, délicieux. Puis, il peignit mes lèvres du bâton de rouge, gras, tentant de ne pas déborder. Je ne regardai même pas le miroir, je savais que sa main avait tremblé, que le geste avait glissé à la commissure ou sous la lèvre inférieure.
Il s'excusa, précisant que cela s'uniformiserait si l'on tapotait ses lèvres.
"Allez-y"
Il fit un mouvement incongru, appuyant sa lèvre inférieure contre la supérieure.
"Pas comme ça ! Les vôtres sur les miennes !"
Il obtempéra alors et frotta ses lèvres sur les miennes afin d'unifier la couleur, de lisser la texture.
"Regardez-vous, vous en avez autant que moi ! Il ne vous reste plus qu'à essuyer."
Penaud, il commença à frotter ses lèvres.
"Pas vous ! Moi. Nettoyez ma bouche avec votre langue."
Il ne se fit pas prier et fondit sur ma bouche comme l'assoiffé du désert sur une oasis. Il lécha ma bouche entrouverte, la baisa. Il bandait de plus belle.
Il ôta ses vêtements à ma demande, gardant son boxer. Je restai habillée mais relevai ma jupe et tendit une pince à épiler. Encore une première. Je lui montrai donc le geste, puis resserrai les dentelles noires à l'intérieur de mon sexe afin de dégager les grandes lèvres, dans un premier temps, avant d'écarter le tissu sur le côté.
"A vous de jouer, sans pincer la peau, n'est-ce pas ?"
Il était un peu décontenancé, se mit à transpirer davantage,mais esquissa vite un sourire, il avait compris le vice de la situation. Lui mettre ma chatte ainsi sous le nez, sans préavis, juste pour me servir d'esthéticien. Je le vis sourire. La frustration attendue, la vraie était là, dans cette activité incongrue.
Il commença à arracher les poils, un à un. Je sursautais parfois, je mouillais sous ses yeux. Je lisais le désir grandir dans son regard. Il scrutait mon plaisir, l'attendait.
" Si vous me faites mal, il vous faudra me masser".
La douleur de la pince se mêla alors à ses caresses. Frôlement de chair, frottement de clitoris. Il faisait attention mais je le soupçonnais vaguement de pincer plus fort la peau fragile pour avoir le privilège de me toucher.
Il marqua un temps d'arrêt. La séance d'épilation était-elle terminée ? Etait-il satisfait de son travail ? Il le lui semblait, il argua de la douceur, joignant le geste à la parole. Son regard se fit provoquant.
"Il faut passer un baume, désinfecter et adoucir"
"Comment, Madame ?"
Cet air faussement innocent...
"Mon cher O, sachez que la salive est un très bon antiseptique"
Sa bouche soulagea de son eau fraîche le feu douloureux du sexe, l'esthéticien se transforma ainsi en masseur puis en praticien buccal.
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Beaucoup de libertins et de libertines se revendiquent d’Epicure alors même que la philosophie épicurienne considère la sexualité comme étant un désir naturel, non nécessaire. Non nécessaire ?! Vivre pleinement sa sexualité contribue pourtant à l’équilibre psychologique et favorise une certaine sérénité de l’esprit. Quel antagonisme, par méconnaissance sémantique, ces derniers au nom des plaisirs de la chair feraient-ils l’apologie de la vie monacale ou d’Eunuques ? Préférence accordée à Eschyle pour qui « il est agréable, d’être agréable à quelqu'un » ou Sophocle qui préconise « être fou de joie, dans les plaisirs, au milieu des plaisirs » .
L'hédoniste considère le plaisir comme le bien unique et suprême dans la vie, et professe la recherche du plaisir, et même des plaisirs multiples, en tant que fin idéale de toute conduite. Alors que pour Epicure, le but ultime est l'atteinte de l’ataraxie. Donc sortons de notre léthargie épicurienne pour entrer dans les folies hédonistes.
La vie est une succession de souffrances et de petits instants de bonheur. Les plaisirs y sont trop éphémères. Cueillir le plaisir du moment, sans dol ni préjudice pour autrui, est de bon conseil pour agrémenter sa vie. Mettre ses sens en exubérance et son esprit en harmonie avec les saines forfaitures des corps.
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Nous sommes un couple "normal", sans posture liée à un statut dans le quotidien. L'un comme l'autre peut être à l'initiative de moments d'intimité, sexuels ou tendres, selon nos désirs - pas de décalage. Quelques gestes ou usages ont été instaurés dans ce quotidien, mais ils ne sont que des clins d’œil, des jeux, des friandises sans implication ni commune mesure avec ce qui se passe dans l'intimité.
Le premier décalage évident apparaît après le déclenchement par l'un ou l'autre d'intimité. Elle me domine ou pas, non pas par convention mutuelle, mais parce qu'elle le peut, quand elle le veut. Dans les faits, ce que j'initie, tendresse ou sexe, reste tel quel (vanille) ou je me retrouve dominé ; ce qu’elle initie est de la tendresse ou de la domination.
Sa domination est sexuelle, sa sexualité est dominante, dans le sens où ces deux désirs sont liés, indissociables, se nourrissent l'un l'autre, se comblent l'un l'autre (plaisir).
Ma sexualité est sous contrôle, dominée. Mon désir sexuel se retrouve lié à sa domination, il est exacerbé par sa domination, utilisé par sa domination, comblé ou pas dans sa domination. Mon plaisir sous sa domination et mon plaisir sexuel sont par contre très dissociés et ne sont jamais comblés au même moment (ou frustrés).
Ces différences entraînent le deuxième décalage, le plus difficile, celui de l'après. certains appellent cela la descente mais je le ressens personnellement comme une remontée, quand elle ne me domine plus, ne me subjugue plus, ne me piétine plus, ne me soumet plus, ne m'enfonce plus (sub c'est en bas :)).
Il y a l'après immédiat, ses désirs comblés face à mon éventuelle frustration sexuelle et mon plaisir de soumission jamais rassasié (pas de phase réfractaire). Cette frustration fait encore partie de sa domination et j'ai "appris" à l'apprécier...
Et il y a l'après après. C'est de plus en plus compliqué avec le temps (7 ans) et la profondeur toujours plus grande de ma descente, de remonter complètement. Frustration, contrôle et emprise entraînent un état de désir sexuel ou de soumission quasi permanent, alors que ma compagne est légitimement "repue". Je me sens en attente, en demande, avec ce paradoxe dérangeant d'avoir envie d'imposer ma soumission, c'est à dire de faire ce qui me semble le plus artificiel dans les témoignages que je lis - deux individus se reconnaissant leur statut de soum et dom, et se mettant d'accord et respectant les désirs et besoins de chacun. Ce n'est pas ma conception de la domination mais dans ces moments là, j'aurais presque envie de brandir ma liste de courses et la charte des droits du soumis. Bref je me foutrais des baffes!
Avec le temps, ces moments difficiles sont donc de plus en plus forts. Parallèlement mon engagement progresse également, et me permet de résister tant bien que mal... avec comme conséquence de voir mon "appartenance" déborder hors du cadre intime et envahir mon esprit constamment. Troisième décalage ou emprise?
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Tout était prêt.
Elle était entièrement nue, si l'on excepte le collier d'esclave qu'elle arborait fièrement autour de son cou gracile : un bandeau de cuir naturel épais et large, muni d'un solide anneau et de rivets en forme de clous tapissiers assortis en laiton ancien.
Et bien sûr cette fine couche d'huile de massage parfumée à la fleur d'ylang-ylang dont je l'avais enduite et qui faisait luire de reflets soyeux sa peau déjà dorée par les premiers rayons de soleil de cette fin de printemps.
J'avais pour ma part mis ce pantalon de cuir noir 'wet look' que j'affectionne, surmonté d'une chemise blanche "pirate" sans boutons mais lacée aux emmanchures et au col, et avais décidé de rester pieds nus.
Je parcourais la pièce d'un dernier regard circulaire pour vérifier que je n'avais rien oublié. Les accessoires étaient disposés à leur place respective.
Au milieu, la table basse de salon en teck massif naturel cérusé de blanc aux larges pieds bombés. Tout autour de la pièce, une multitude de chandelles aux couleurs chatoyantes l'éclairaient de leur lumière vacillante et chaleureuse... Et plusieurs cônes d'encens commençaient à diffuser leur parfum ambré et musqué aussi exotique qu'érotique ...
Sur le canapé de cuir fauve à côté de la table basse, les ustensiles de plaisir qu'elle avait sélectionnés pour ce défi : un gode en verre 20x4 cms strié en spirale, un gode chapelet formé d'une succession de six sphères de diamètres successifs de 2,5 à 5 cms en silicone noir, un plug anal gonflable en silicone noir également, deux doigts chinois en TPR transparent aux nombreux picots , un double dong 45x3,5 cms en silicone transparent, un gode-phallus géant 30x4,5 cms en latex noir, un stimulateur clitoridien multi-vitesses, son vibromasseur vaginal Rabbit, et bien sûr son Magic Wand préféré ! Sans oublier bien entendu un tube de lubrifiant anal...
Sur le côté, disposés sur une étroite mais longue console haute en bois adossée au mur de pierre, les instruments de "torture" que j'avais choisis pour cette séance : une grande bougie de cire rouge, des pinces à seins à vis de serrage et chaînette de liaison, une trentaine de pinces à linge en bois, une fine cordelette de chanvre, une roulette de Wartenberg, une canne en bambou, ma cravache de cuir noir, un martinet aux multiples lanières épaisses de cuir noir, et bien sûr mon fouet arabe préféré de cuir tressé noir d'une longueur de deux mètres...
Satisfait de mon inspection, je lui dis "Je te rappelle les sept règles de notre jeu d'aujourd'hui :
- tu peux utiliser tous les accessoires que tu as choisis et disposés sur ce canapé ;
- tu ne dois pas quitter l'espace de cette table de salon, sur laquelle tu es libre de tous tes mouvements et positions, sauf si je te donne une instruction spécifique pour accéder à telle ou telle partie de ton corps ;
- tu ne dois pas chercher à esquiver mes coups ;
- tu peux gémir, crier, hurler, râler, geindre sans retenue, de douleur ou de plaisir, personne ne peut t'entendre ;
- le jeu commence à la première note de la musique, et se termine à la dernière note : cette musique pour aujourd'hui est le Boléro de Ravel, dans la version de Charles Munch avec l'Orchestre de Paris, d'une durée de 16 minutes et 54 secondes ;
- tu seras la gagnante si tu parviens à jouir avant la dernière note, et cette jouissance devra être visible sous la forme d'un jet fontaine ; dans le cas contraire, si je parviens à t'empêcher de jouir par la douleur infligée avant cette limite de temps, c'est moi qui serai déclaré vainqueur !
- et le vainqueur pourra disposer à sa guise du corps de son partenaire pendant le reste de la journée !
Sommes nous bien d'accord sur ces règles du jeu ? Une question ?"
Elle plongea vers moi son regard si profond et langoureux, et murmura de sa voix douce et sensuelle :
"Oui, bien sûr, pas de question, je suis prête".
"Bien, le jeu peut donc commencer", répliquais-je.
Et je me dirigeais vers la chaîne hi-fi, posais le disque de vinyle sur la platine tandis qu'elle s'asseyait sur la table basse, saisissait les deux doigts chinois et les enfilait prestement sur le majeur de chacune de ses deux mains. J'appuyais sur la touche 'Play', le bras de la platine se leva et vint se poser doucement sur le bord de la surface noire, et les deux enceintes Jean-Marie Reynaud Grand Opéra commencèrent à égrener les premières notes de la musique à la mélodie diatonique et au rythme à trois temps si envoûtant de Ravel...
https://youtu.be/CJRE1y5uxOM .
Croche-triolet, croche-triolet, croche-croche...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (pianissimo)
Le tambour caisse claire en pianissimo... Les altos et violoncelles en pizzicato... La flûte qui entame la ritournelle en sourdine et en solo...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam...
Elle était assise, le torse rejeté en arrière, les yeux mis-clos, et n'avait pas perdu de temps : elle se caressait les tétons de ses deux embouts aux picots caoutchoutés... Je me saisis pour ma part de la pince à seins... Ses tétons étaient déjà érigés, ce qui facilita leur pose : je les serrais sur chaque mamelon, et elle ne put retenir une grimace de douleur, mais simultanément ses deux mains s'étaient dirigées vers son entrejambe, où elle commençait à masser sa vulve et son clito en lents mouvements circulaires et de va-et-vient verticaux... Je me munis alors du petit panier de pinces à linge et de la cordelette de chanvre, et commençais à les appliquer sur son corps, tout en enserrant la fine corde dans les arrondis du bois : deux pinces sur chaque sein, puis en descendant le long de son torse, de son ventre, pour finir sur ses cuisses un peu au-dessus du genou... Elle haletait de douleur contenue, mais je pouvais observer qu'en même temps ses lèvres vaginales étaient déjà toutes humides de désir...
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Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (pianissimo)
La 2ème flûte, la 1ère clarinette, la harpe, suivies du basson entrent dans la danse... Le son est plus appuyé, en mode 'mezzo piano' et 'piano'... Les 2ème violons en pizzicato et la contrebasse en alternance avec les bassons...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (piano)
J'avais fini de poser la dernière pince. Elle venait de prendre le tube de gel anal, s'était mise à quatre pattes les fesses en l'air, et commençait à enduire sa fente anale, puis à élargir son petit orifice par des massages circulaires, avant d'y introduire un index, puis deux doigts, dont le majeur toujours encapuchonné de son doigt chinois... Je ne pouvais résister au plaisir d'administrer dans le même temps sur ce cul offert de façon si indécente à ma vue une série de claques magistrales et résonnantes au rythme de la musique : Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (piano) La petite clarinette en mi bémol fait entendre son timbre nasillard, tandis que les 2ème violons en pizzicato scandent le rythme en alternance avec la contrebasse et les bassons... Elle saisit le plug anal, l'enduit de gel, et commence à le presser contre sa rondelle déjà ouverte... Par de lents mouvements de va-et-vient, il s'enfonce doucement dans l'évasure frémissante, jusqu'à disparaître, entièrement happé par les constrictions du sphincter... Seuls le petit tuyau et la poire dépassent encore à l'extérieur, et elle commence alors sans perdre de temps à presser la poire... J'entends le suintement de l'air comprimé qui s'engouffre vers l'insert anal, et je vois sur son visage le sourire de plaisir qui l'envahit... Je me dirige alors vers la console, attrape la grande bougie et l'allume...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo piano)
Le hautbois d'amour reprend la mélodie en solo... Les 1ers violons donnent de la voix en pizzicato... Le 1er cor se fait entendre...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (piano)
Elle s'est emparé de son gode en verre spirale, et vient en caresser ses lèvres vaginales... Je verse une première goutte de cire rouge sang qui vient s'écraser entre ses deux seins, elle tressaille brusquement, et accélère le mouvement avec son gode spirale, dont l'embout ovale commence à s'insérer dans sa vulve humide... Je continue à verser le liquide chaud et rougeoyant... Sur ses tétons emprisonnés dans la gangue des pinces à seins, sur son ventre ondulant entre plaisir et douleur, sur ses cuisses aux muscles tendus par la morsure lancinante des pinces...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo piano)
La 1ère trompette avec sa sourdine et la 1ère flûte à l'octave mêlent leurs timbres harmonieux... Suivis des flûtes, de la 2ème trompette et des 2èmes violons pizzicato... Puis du majestueux saxophone ténor en vibrato... Et à nouveau la 1ère trompette, le hautbois, qui accompagnent l'entrée du cor anglais, avec les 1ers violons pizzicato en soutien...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo piano)
Le gode spirale en verre a fait son office... Il a pénétré de toute sa longueur dans l'orifice vaginal... Elle l'extirpe et se saisit maintenant du gode chapelet à six sphères, dont elle masse à nouveau sa vulve... La première des sphères, la plus petite, s'introduit sans difficulté dans son antre de plaisir, et ressort, rentre à nouveau, s'extrait et se réintroduit d'un mouvement lancinant calqué sur le rythme de la musique. Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo piano)... Puis la deuxième, un peu plus large, et la troisième, déjà d'un bon diamètre... Je continue à verser les gouttes de lave chaude qui font frémir sa peau et qui lui arrachent des gémissements plaintifs... La 4ème sphère, puis la 5ème disparaissent à leur tour... Je fais couler la cire de façon drue pour lutter contre le plaisir évident qui prend possession d'elle... Mais la sixième sphère, la plus large, de 5 cms, est maintenant entrée également, et les mouvements d'aller-retour s'amplifient sur toute la longueur du gode, sortant jusqu'à découvrir la 1ère sphère avant de s'enfoncer à nouveau jusqu'à la garde, au son du saxophone sopranino qui inaugure sa partition, avant de se faire couvrir par le saxophone ténor... La cire recouvre désormais abondamment son corps, tandis que j'étire ses tétons en tirant sur la chaînette de ses pinces à seins, générant une complainte rauque de sa part...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo forte)
Rupture d'intensité et de volume sonore avec la 1ère flûte, la clarinette basse, les bassons, le 2ème cor et la harpe qui unissent leur force pour emplir la pièce de leurs harmoniques... Puis les flûtes piccolo, le 1er cor et le celesta, cet instrument si particulier et rare au son si pur... Et voilà les 3 trompettes qui s'ajoutent à la folle farandole, ainsi que le 4ème cor avec les arpèges de cordes en fond sonore... Puis viennent s'entrelacer les 2 hautbois, le cor anglais, les 2 clarinettes et le hautbois d'amour...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo forte)
Elle s'est séparée de son gode à sphères, et a desserré la petite vis de la poire du plug anal qui se dégonfle, laissant échapper un petit 'pschitt' qui pourrait ressembler à une flatulence gâchant l'harmonie musicale du moment, mais qui en réalité s'apparente plutôt à une douce vesse en consonance avec le contrebasson... Elle s'empare alors de son double dong, dont elle introduit fébrilement l'embout le moins large dans l'orifice anal ainsi libéré et palpitant du plaisir d'accueillir ce nouvel hôte qu'elle fait coulisser au rythme de la caisse claire dont l'intensité a monté d'un cran... Pour ma part, devinant le danger d'un orgasme imminent, j'abandonne la bougie et part me saisir de la roulette de Wartenberg. Je lui demande de se mettre allongée sur le dos, les pieds dépassant de la table basse... Et je commence alors à faire rouler les griffes métalliques sur ses tétons, lentement, de façon légère d'abord, puis de plus en plus appuyée, jusqu'à ce qu'elles marquent la peau de petits points rouges espacés régulièrement... De son côté, elle courbe le double dong à 180°, et introduit le second embout, le plus large, dans sa chatte maintenant brûlante et assoiffée de plaisir... Les deux embouts sont enfoncés de 5 cms dans chacun des deux orifices auxquels ils sont destinés... Elle se saisit alors à deux mains du corps cylindrique courbé et entame des mouvements rythmés... Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (mezzo forte) La 1ère flûte, le contrebasson, les clarinettes, le 2ème cor animent et accompagnent ses manœuvres... Le double dong s'enfonce jusqu'à 10 cms de chaque côté... Je fais glisser la roulette vers son ventre, ses cuisses, ses mollets... Elle frémit... Puis je m'agenouille devant ses pieds, que je maintiens d'une main solide... Et l'applique brusquement et fermement sur la plante de ses pieds... Et, simultanément avec le suraigu sostenuto du 1er trombone qui éclate à ce moment précis, elle laisse échapper un cri de douleur et agite frénétiquement ses jambes pour échapper au diabolique instrument... Mais rien n'y fait, je continue à meurtrir la chair si tendre à cet endroit, tandis que, impuissante, pour compenser son tourment, elle engloutit le double dong de 45 cms jusqu'à la garde en des mouvements éperdus...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (forte)
Rupture d'intensité à nouveau, on entre dans le 'forte'... J'abandonne la roulette, il est temps de passer aux choses sérieuses ! La 1ère trompette, le 4ème cor et les tutti de cordes font sonner leur puissance... Les bois font entendre leur souffle... Les bassons, contrebasson, cors et timbales font éclater leur vibrations dans un joyeux tintamarre !
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (forte)
Je lui demande de se mettre de nouveau à quatre pattes maintenant. A mon regard déterminé, elle sait ce qui l'attend... Elle extirpe le double dong de ses tréfonds, et s'empare du gode-phallus géant, sur laquelle elle s'empale résolument, tandis que je saisis la badine de bambou et la fait siffler dans l'air pour en apprécier la souplesse... Un premier coup, léger, s'abat sur son joli fessier... Puis un deuxième, plus dru, vite suivi d'un troisième; qui lui arrache un mugissement rebelle... Elle active le gode géant en elle pour faire monter le plaisir, mais la badine de bambou cingle au rythme de la musique... Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (forte) Les piccolo, flûtes, hautbois, clarinettes et 1ers violons résonnent bruyamment... Ses fesses s'enrichissent de zébrures roses, puis rouges vermillon, puis rouge carmin... Elle tressaute sous les coups, tandis qu'elle ondule simultanément sous l'effet des ondes de plaisir du gode-phallus... J'échange la canne de bambou pour la cravache, je sais qu'elle déteste cet instrument, dont les percussions la font maintenant sursauter au rythme des caisses claires et au son des bois, des violons et de la 1ère trompette, puis du 1er trombone...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
On approche de la fin... Elle le sait aussi... Il nous reste trois minutes pour gagner ou perdre la partie... Nouvelle rupture d'intensité sonore... Les bois aigus, les cors, les cordes s’époumonent, et la 2ème caisse claire amplifie la cadence... Les piccolo, flûtes, saxophones, petite trompette, 3 trompettes, et 1ers violons reprennent la mélodie en l'amplifiant...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Je pars reposer la cravache et prends le martinet. Elle profite de ce court moment de répit pour abandonner le gode-phallus qu'elle laisse rouler à terre, et s'emparer simultanément de son stimulateur clitoridien multi-vitesses et de son vibromasseur vaginal Rabbit... D'une main, elle enfourne le Rabbit dans sa fournaise vaginale et actionne le bouton 'On'... De l'autre main, elle met en route le stimulateur clitoridien et l'applique résolument sur son petit bouton de plaisir... Je sens que l'orgasme peut éclater à tout moment... Je fais cingler énergiquement les lanières du martinet sur ses fesses, sur son dos... Elle crie, elle fulmine, elle glapit, elle grogne... Elle actionne le bouton d'intensité de ses deux vibros... Je dirige les lanières vers la plante de ses pieds, que je sais si sensibles, au rythme envoûtant de la musique... Elle rugit, s'égosille, vagit, vocifère ! Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (forte) Les 4 trompettes, le 1er trombone et les 1ers violons font entendre toute leur force ! L'hallali est proche, à peine plus d'une minute... Le temps est venu pour le dernier instrument, le plus puissant, le plus redouté, le plus impitoyable, le plus cinglant : le fouet !
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
On approche de la fin... Elle le sait aussi... Il nous reste trois minutes pour gagner ou perdre la partie... Nouvelle rupture d'intensité sonore... Les bois aigus, les cors, les cordes font vibrer l'air de façon presque papable, et la 2ème caisse claire amplifie la cadence... Les piccolo, flûtes, saxophones, petite trompette, 3 trompettes, et 1ers violons reprennent la mélodie en l'amplifiant... La modulation en mi majeur de tous les instruments simultanés annonce le grandiose finale...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Elle m'a vu saisir le fouet. Alors elle laisse à son tour tomber les deux vibros, et empoigne son Magic Wand, le branche et l'applique vigoureusement à deux mains sur sa vulve trempée et dégoulinante... Je devine à son regard vide aux yeux révulsés en arrière et à sa bouche grande ouverte essayant d'aspirer l'air à grandes goulées dans une respiration haletante qu'elle est au bord de la jouissance... Alors, j'administre sans tarder les coups de fouet, au rythme et avec l'intensité maintenant surpuissante de l'interprétation de Munch et de l'Orchestre de Paris... La lutte est féroce, entre l'instrument magique de plaisir, et l'instrument prodigieux de supplice !
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Ce sont les dernières dizaines de secondes... La première série des répétitions de grosse caisse, de cymbales, de tam-tam, des glissandos de trombones...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Je sais qu'il ne faut pas laisser d'espace libre ni de temps mort, que le Magic Wand est irrésistible, que le moment est venu de jouer ma dernière cartouche ! Je la fais asseoir au bord de la table... Je saisis les deux brins de la cordelette enfilée dans les 30 pinces à linge apposées sur son corps... Elle comprend immédiatement mon intention, me regarde d'un air de défi, et pousse son Magic Wand sur le cran le plus élevé de vitesse de rotation...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Le grand accord de tous les instruments simultanés résonne, celui qui précède de quelques secondes l'écroulement final...
Tam... Tatatatam... Tatatatam... Tam... Tam... Tatatatam... (fortissimo)
Je tire brutalement sur les deux cordelettes, arrachant en un éclair toutes les pinces... Les dernières notes retentissent et au même instant un hurlement strident s'exhale de sa gorge, tandis qu'un jet liquide puissant jaillit de sa vulve et se projette à plus d'un mètre, inondant au passage mon pantalon de cuir !!! Puis elle s'écroule en avant, à genoux, contre moi, enserrant mes jambes de ses bras, pantelante, tremblante de tous ses membres, agitée de soubresauts spasmodiques, le regard vitreux et le souffle court...
Et, dans un murmure à peine audible mais que le silence retrouvé rend perceptible, elle dit "Merci !"...
A mon tour, je lui réponds "Merci, aussi".
Et nos deux regards se croisent, vibrionnants de plaisir et de désir...
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Le voyage en train n'est pas franchement long, mais à force de voir le même paysage défiler, il devient lassant. Bien que la journée eut été remplie, Il a hâte de rentrer ... et le plus tôt sera le mieux.
Le paysage, comme celui de hier, continuer de défiler sous ses yeux. Non, il n'a pas changé et même si, aujourd'hui, il fait beau, le paysage est toujours le même.
En scrutant de loin sans plus d'attention une ligne à haute tension sur une montagne, Son regard la suit descendre dans ce vallon, passer ensuite la crête, remonter la pente, survoler la falaise et, au final, se cacher sur l'autre versant pour finir quelque part, tout comme elle a démarré : quelque part.
L'imagination prend le relais pour voyager ailleurs ....
Enfin, la porte s'ouvre et Il peut rentrer chez eux. Elle est déjà accaparée dans la cuisine; Il la rejoint et dépose un baiser sur sa nuque.
Un petit sourire accompagné d'un petit gémissement Lui répondent.
" Veux-tu prendre un verre avant de manger ?
- Volontiers, lui répond-il."
S'asseyant dans le divan, Il attend qu'elle vienne lui servir ce verre de Muscat qu'Il savoure de temps à autre. En cette fin de journée, ce n'est pas pour lui déplaire, au final. Pour elle, elle se choisit un jus de fruit.
Quand elle vient avec les verres, Il sort un oreiller assez large qu'Il dépose devant Ses jambes et lui débarrasse ses mains.
"Installe-toi ici, devant Moi".
Une petite hésitation mélangée à de la surprise, puis elle se met à genoux. Il lui rend son verre. Passant Sa main pour lui caresser sa nuque et la joue, chose qu'elle apprécie grandement, Il lui dépose un baiser sur le front et un autre sur la bouche.
" A la tienne, Hestia
- A la vôtre, Maitre".
Un tchine et les verres se dégustent. Mais il n'est pas encore vide qu'Il se lève, en laissant Sa main sur son épaule de manière à ce qu'elle ne bouge pas et s'éloigne.
Docile, et curieuse de cette tournure des événements, elle patiente.... pas très longtemps.
De retour, Il s'est débrouillé pour revenir en cachant ce dont il était parti prendre.
En s'asseyant à nouveau en face d'elle, Il lui dépose un nouveau baiser sur le front.
" Voulez-vous passer à table ? C'est prêt.
- Non, je préfère passer directement au dessert."
Sur ces mots, Il lui dépose un bandeau sur les yeux ainsi qu'un nouveau baiser sur la bouche. Puis, avec les 2 mains, Il lui caresse à nouveau le côté de la tête et la joue.
Le Voyage débute ...
Un tintement d'objet plus ou moins familiers et confus résonnent dans ses oreilles, mais très vite, elle devine ce qui a été sorti sur le canapé.... et fixé à ses poignets. Les attaches en cuir s'enroulent comme des prédateurs de plaisir et se lient intimement l'un avec l'autre.
A nouveau, les mains, plus fermes, passent dans ses cheveux. Mais cette fois, la réalité sous le bandeau devient volupté et celle-ci se transforme. Ce qui devait être un classique dîner entre 2 amoureux devient .... Son esprit prend son envol...
Les baisers qu'Il dépose sur ses lèvres et son front migrent vers son cou, décuplant les effets de plaisir. Ceux-ci restent de moins en moins emprisonnés et s'échappent via des petits soupirs et des rictus si particuliers et si amoureux.
Une surface fraîche sur ses lèvres, c'est son verre qu'Il dépose afin qu'elle continue son apéritif. Il est devenu dérisoire au regard de ce qui va arriver, mais boire le verre aveuglément que lui donne Son Maitre fait partie de ces gestes si intimes, et si symboliques à la fois....
Elle boit tranquillement, jusqu'à la fin. Mais à peine terminé, une Main saisit toute sa tête et la dirige vers le bas, sur Sa cuisse. Se réajustant, elle y prend position pendant que Son Maitre savoure son verre .... bien que ce ne soit pas le verre en lui-même qu'Il apprécie particulièrement.
La tête de Sa soumise sur Sa jambe. Si enfin le Lacher Prise pouvait survenir et Les Libérer ... De Sa main, des petites caresses parcourent la joue de Hestia qui répond par des petits soupirs apaisés, et gourmands pour certains.
Il prend son temps, tout comme Il lui fait prendre le sien.
Les 2 verres terminés et reposés, Il joint Ses 2 mains pour lui caresser toute la tête, comme il lui plaît. Les gémissements et les petits mouvements de plaisir ne se font pas attendre.
Puis, Il lui redresse la tête.
" Qui es-tu ?
- Je suis Votre soumise, Maitre"
Un autre tintement métallique familier résonne et une sensation de frais entoure le cou de celle qui se laisse d’avantage glisser vers la Liberté : son collier de séance.
Aussi noir que le bandeau, la suite des événements est toute autant imprévue. La soirée ne fait que commencer....
Le collier est à peine fixé que Sa main saisit sa mâchoire pour forcer son ouverture; une large boule est fourrée dans sa bouche, les lanières sont bien serrées, ses bras sont libérées et elle doit se lever.
Contrastant avec l'extrême douceur d'il y a quelques minutes, les vêtements sont retirés assez rapidement. Puis, une main ferme la fait asseoir là où Il était assis.
Cette fois, c'est pour habiller son pied d'escarpins qu'elle connaît aussi très bien. Les charmes ou les avantages d'avoir son Homme et Maitre fétichiste de ces accessoires...
Quoi qu'il en soit, elle retourne à nouveau sur son coussin, face à Lui, les yeux bandés, bâillonnée et les mains attachées.
"Ma soumise se tient droite". Ces mots sont prononcés alors que 2 mains la saisisse pour la redresser.
Posture droite, peut-être pas la plus confortable des positions, mais il y a le coussin.
Posture droite, offerte, surtout. Peut-être des cordes auraient parcouru son Corps afin d'être bien présentée. Mais Il avait décidé de faire ainsi.
Posture droite, c'est ainsi qu'Il la regarde, l'admire, la savoure. Confortablement assis dans le canapé, Il goûte à ce moment unique de Partage et d'Abandon à la fois.
Elle sait qu'Il est fier d'elle. Très fier. Alors, elle soigne sa posture autant pour satisfaire Son exigence et Plaisir que pour son propre plaisir monté en flèche.
Celui-ci grimpe d'avantage quand elle ressent des bouts de doigt titiller le bout de ses seins. Mais c'est sans commune mesure quand c'est Sa langue qui vient englober le téton et le lécher avec une envie passionnée. Là, plus question de faire attention à sa posture.
Une main lui saisit la tête la forçant à rester droite, tandis qu'une autre parcourt son Corps pour qu'il reste droit. Les gémissements augmentent au grès des torsions de son Corps qui ne parvient finalement pas à rester droit. Les tétons sont devenus durs sous l'effet de cette langue qui ne laisse aucun répit.
Si elle cesse un moment, c'est pour recommencer de plus belle sur l'un ou l'autre téton. Gauche ou droite, il est loin le moment où il fallait rester droite...
La baillon retiré lui laisse enfin la possibilité de respirer à fond. Ses seins, léchés, titillés, caressés lâchent tout un flot de sensations parcourant tout son Corps, plié et torsadé de Plaisir.
Un autre cliquetis métallique familier résonne au niveau de cou et sa tête est alors tirée vers l'avant, soutenu par une Main. Ce qui est aussi son objet de Plaisir s'enfonce dans sa bouche. Le sexe de Son Maitre est déjà bien en forme; il a eu tout le temps d'être excité par ces précédents préliminaires.
A présent, seule la laisse la retient. A genoux, elle s'affaire sur Son Membre et, à son tour, peut déguster les gémissements lâchés par Son Maitre. Plus discret qu'elle, Il n'en éprouve pas moins de Plaisir et lui fait savoir par les caresses plus ou moins contrôlées qu'Il lui fait sur la tête et par les ondulations de son Corps lui-même.
Paradoxalement, sans mains, le Plaisir est tout aussi au rendez-vous. C'est un Voyage de Partage, Echanges, chacun jouant de ce qu'il lui appartient chez l'autre en s'offrant d'avantages pour fait grimper d'avantage ce Plaisir déjà très haut.
Déjà trés haut, presque trop pour voyager encore plus longtemps.
D'un geste de main, Il arrête son va-et-vient de sa tête ce qui lui permet de reprendre son souffle.
Que fait-Il ? La regarde-t-il pour mieux la Dévorer ? La contemple-t-il ? La savoure-t-il ? Ou prend-il juste le temps avec sa soumise devenue Son Plaisir, Son Jouet.... Des 2, l'esprit est tout autant embrouillé par les vapeurs de Plaisir entrée en ébullition pendant cette fellation.
Une simple pause pour faire retomber la pression et mieux ré-attaquer après. Qu'est-ce que va suivre ....
D'un coup, 2 mains lui plaquent la tête contre Ses jambes. Il s'est relevé et la ainsi pénètre sans crier gare. Cette fois, c'est Lui. La tête est maintenue fermement, subissant les va-et-vient rapides de cette queue devenue aussi large que dure. Il ne lui laisse aucun répit. Le Plaisir est encore monté d'un cran quand Il la relâche enfin, laissant sa bouche tranquille après cette baise.
Elle reprend sa respiration, mais c'est de courte durée. Ses tétons sont pincés pour la forcer à se redresser et à libérer son sexe. Il est très mouillé quand Il loge un doigt sous les lèvres et chatouille le clitoris. Un coup de fouet de sensations parcourent son Corps devenu ainsi très sensible et elle lâche un nouveau gémissement. Il est de courte durée, une main ferme la rebaillonne à nouveau. L'autre main continue de caresser le clitoris et soudain... un des tétons reçoit l'assaut d'une langue bien connue et trés gourmande. Le chemin vers l'orgasme se réduit, la fin n'est plus bien loin.
Subir de plaisir, parce que le Voyage n'est pas terminé....
Enfin la position à genoux est terminée. Son Maître la relève et elle peut dégourdir ses genoux. Mais tout son Corps est en extase et aimerait bien ne pas rester debout....
Une pression sur sa laisse l'amène peu à côté et attend. Pas très longtemps, un autre cliquetis très familier la fait frissonner. Ses mains sont attachées devant cette fois, ne laissant plus aucun doute sur la suite du programme.
Le "claque" si caractéristique et si excitant résonne dans toute la pièce. Son sexe ne peut plus retenir toute l'humidité à ce niveau d'excitation.
Le second "claque" est plus proche. Il n'y aura pas de 3ème mais une piquante sensation zèbre ses fesses, suivie d'une autre, plus bas. Fouettée, elle reste docile, se contraignant à l'immobilité et savourant cet autre instant plus qu'unique. Elle aurait préféré être totalement attachée à une croix de St-André ou un autre support pour savourer d’avantage du Serpent, mais il n'y en a pas ici.
De toute façon, ça n'empêche pas la lanière de cuir de zébrer sa peau sur un côté puis un autre, inscrivant des marques rouges piquantes. De l'autre côté, Il prend un Plaisir tout aussi intense, différent, de diriger ce Serpent sur elle, infligeant toutes ces marques de Plaisir. Il le fait durer. Le Corps de sa soumise tressaille de douleur bénite et de Plaisir à chaque coup de fouet. Plus il rougit, plus il devient sensible et meilleur c'est. Elle est en plein voyage, Il le devine par ces petites mimiques de son Corps et ces gémissements. Il s'arrête. Il s'approche d'elle et fait serpenter le fouet sur sa poitrine, ses hanches, vers son cou... Petit à petit, il prend possession de ce Corps qui n'appartient plus à sa soumise, elle même partie en Voyage dans un monde de volupté, Liberté.
Ce spectacle, Il aime le contempler. C'est contre Lui que son corps, chauffé par ce fouet, s'abandonne, couvert de sueur et d'une multitude de marques. Après avoir joué avec ses seins, Il repart jouer à nouveau du Serpent. D'autres zébrures se rajoutent, accompagnés d'autres gémissement de Plaisir. Il n'existe plus de temps, ni d'horloge. Seul le claquement du fouet sert de repère; le Corps rougit d'avantage, devenant brillant par la sueur discrète.
Il préférerait d'avantage la voir encore plus libre de ces gestes si une structure lui permettait d'attacher sa soumise. Elle pourrait se laisser aller librement à chaque claque. Mais ce Cadeau, Sa soumise qu'Il fouette, Sa soumise qui s'offre à Lui est déjà inestimable qui n'a aucun équivalent. Tout comme un joyau sacré, Il prend soin de magner le Serpent pour apposer uniquement ces marques et douleur de Plaisir. Chose qu'elle lui rend bien par ces gémissements et ces torsions.
Nouvelle pause, Il la saisit à nouveau pour l'accroupir face à Lui. Une nouvelle fellation est imposée, plus brute. Jouant avec son propre "feu", Il est proche de l'orgasme. C'est un défi de Plaisir. Puis, à nouveau, sa langue part taquiner les tétons, à présent bien plus que sensibles. Elle manquerait de perdre l'équilibre parcourue par cet électricité de Plaisir. Malgré ces gémissements, ces frémissements, Il continue à jouer de ces seins, et encore plus.
Pourquoi s'arrêter ainsi ......
Il fait partie de ces moments uniques. Celui où le Corps est en ébullition, l'Esprit embrumé dans des vapeurs de volupté et de bien-être. Sans atteindre le « Sub-space », ils sont tous les 2 dans leur Univers, leur coquille. L'une s'abandonnant à Lui, Lui menant la danse, les 2 savourant et échangeant le moindre fait, son, le moindre contact ou odeur, le moindre …. tout pour prendre son pied et en offrir autant voir plus à l'autre.
Le Graal n'est plus bien loin.
L'Esprit n'est en mesure que de subir pour Elle. Quant à Lui, il lui reste une portion de lucidité pour la suite du programme. Enfin..... quel programme....
Tout ne s'est pas passé franchement comme prévu.
Comme Il l'avait voulu, elle s'est bien mise en position « Offerte » et Il avait pris le temps de savourer ce moment. Moment trop rare à Son goût.
Ensuite, il devait y avoir les cordes. Mais si celles-ci devaient sublimer le Corps de sa Fierté, elles allaient gêner les morsures du Serpent. Et, aujourd'hui, sur le coup, le Serpent avait gagné sa faveur.
C'est très fréquent que le programme change en cours de route. Ce n'est pas pour déplaire. Cela donne l'impression d'être devant un immense et magnifique buffet auquel on veut goûter à tout..... sachant que cela ne sera pas possible d'un coup et que le choix du meilleur est à faire.
Pratiquement rassasié « de force », Il s'offre une pause. Une pause aussi pour elle, en Voyage quelque part au 7e Ciel. Il la contemple. Quelle beauté de voir sa soumise en extase, lâchant prise de tout.
Quelle sensation étrange parcourt son Esprit... La volonté d'emmener encore plus loin sa soumise dans ce monde merveilleux, et plus longtemps en utilisant des manières, des accessoires violents, quitte à violenter son Corps. Cet extase qu'Il lui offre ne serait-il pas assez puissant comme cela ?
Ce sont pourtant ces sensations, ces envies si puissantes, paradoxales qui font ce qu'ils sont et de dont ils se sont rencontrés. Moment trop rare de séances et de sueur, le Graal est très proche, mais l'atteindre signifierait la fin de la quête, toute aussi jouissive que le décrocher.
Une pause.... qui cesse enfin.
Jetant un plaid épais par terre, Il dispose Sa soumise par terre, à 4 pattes, accompagné de quelques fessées. Les quelques zones restées encore blanches rougissent entre 2 marques de fouet. Tout est pratiquement rouge sur ce Corps à nouveau offert.
« Tu vas pouvoir crier » et s'installe derrière elle. Au comble de l'excitation, Il n'a aucun mal à s'installer en elle au son d'un fort gémissement. A Lui, elle s'offre aux coups de bassin. Son intimité déborde de Plaisir, assoiffée de ce Sexe attendu, voulu et enfin au rendez-vous. Instant magique de bouillonnement des esprits et corps déjà brûlants.
Les va-et-vient s'accentuent, accélèrent, les mains glissent sur la peau. Vite, attraper les épaules et s 'enfoncer d'avantage dans cette Chatte des Plaisirs, le Graal approche, des cris, le cœur s'emballe, les gémissements …
Le train s'est immobilisé le long du quai. Un trou du c.... heuu, passager tente de forcer le passage encombré par le vélo qu'il suffit juste de sortir pour dégager la voie...
Arriver à la maison est très rapide.
Enfin, la porte s'ouvre et Il peut rentrer chez eux. Elle est déjà accaparée dans la cuisine; Il la rejoint et dépose un baiser sur sa nuque.
Un petit sourire accompagné d'un petit gémissement Lui répondent.
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Madame ferma les yeux, s’étira langoureusement dans le fauteuil. La tête reposant sur le coussin, elle écoutait le bruit de la maison, intérieurement, elle souriait. Elle ne l’entendait pas, même couché à quelques centimètres, il ne bougeait pas, il était là, si insignifiant dans sa présence et pourtant, si absolument fondamental. Il ne le savait pas, jamais il ne le saura. Madame voulait sa présence, elle portait en elle ce besoin vital de le posséder, mais son plaisir résidait justement dans cette distanciation entre sa nécessité intérieure et l’image qu’elle dégageait d’elle. Son indépendance, sa froideur, sa déité niaient, en apparence, sa joie de le posséder jusqu’au fond de son esprit, dans les abysses de son âme. Elle ne jouait pas, elle ne s’amusait pas. Madame désirait être démiurge et ce corps, cet esprit blotti à ses pieds, étaient la quintessence de ses années de recherche, de sa quête de l’être qu’elle voulait façonner et qu’elle avait enfin pu modeler à sa guise. Madame savait que la clarté, l’obscurité, le froid, le feu, la pluie et le vent, la cage ou le grand air, la faim, la soif, la peine, la joie, les pleurs, les rires, ne voulaient plus rien dire pour lui. Madame le savait parce qu’elle l’avait éduqué pour qu’il ne puisse plus réagir qu’à une seule appréhension, qu’une seule crainte, ne plus être en sa présence, ne plus entendre sa voix, ne plus sentir son parfum, ne plus être auprès d’elle. L’abandon était sa seule crainte. Il n’était plus qu’un petit chien sans autre attache que celle qu’il portait à la maîtresse. Pour lui, le monde se résumait à la présence rassurante, bienfaisante de celle qu’il considérait comme l’âme de son existence. C’est ainsi qu’elle l’avait voulu, c’est ainsi qu’il était devenu.
Pourquoi penser par soi-même quand un être supérieur pense pour toi ? Pourquoi choisir sa vie, quand la vie ne dépend plus de toi, mais de la main qui te frappe, qui te cajole, qui te nourrit, qui te guide ? Pourquoi lutter contre soi, quand Madame t’offre d’être sa créature ? Petit à petit, Madame franchit les barrières psychologiques qu’il le retenait encore parmi les êtres libres, puis un jour, il s’agenouilla complètement, il renonça à lui totalement et ne fut plus que la pensée en chair de la volonté de la maîtresse. Il pleura. Les larmes de sa libération se répandirent sur les escarpins vernis de madame, sur les mains bénies de la maîtresse. Elle l’autorisa sans mot à lécher et embrasser les extrémités de son corps. Ses dernières paroles, ses derniers mots furent pour renoncer à dire ou être, il avoua son attachement viscéral à madame et puis il se tut pour toujours. Dorénavant, il ne parlait plus, ne pensait plus, ne mangeait, ne buvait plus que sur ordre de la maîtresse. Elle lui était devenu bien plus indispensable que l’air qu’il respirait.
Son pied taquina un peu le corps étendu sous elle. Il ne bougea pas. Seule parfois la clochette accrochée au piercing de son périnée pouvait annoncer sa présence, seule la laisse en petits maillons d’acier pouvait tintinnabuler, mais ce n’était que des bruits d’appartenances, les sons du recueillement de son entière soumission. Madame posa son pied gainé de soie sur la bouche, il baisa l’offrande sans excitation, sans précipitation, avec la componction et la douceur exigée de lui. Madame se souvint des étapes de l’apprentissage, des efforts qu’elle déploya pour le mener jusqu’au renoncement total à lui-même. Bien sûr, il portait en lui cette structure mentale prête au renoncement absolu, mais le travail d’éducation fut long et douloureux. Il n’est jamais facile de perdre l’habitude de penser par soi et pour soi. La présence d’un esprit fort, aussi intensément ancré en soi que le lierre à la pierre peut inquiéter les plus dociles, mais quand le renoncement final survient, le soulagement est d’autant plus apaisant. Car ce renoncement est une étape vers la quiétude intérieure. Le soumis ne porte plus en lui la crainte de ne pas appartenir, il n’éprouve plus que la crainte de l’abandon. Madame inculqua dès le début de sa prise en main, la crainte dans son esprit. Craindre le mépris de madame, craindre la colère froide de madame, craindre l’oubli de madame, elle le nourrit de sa propre main, le frappa de sa propre volonté, le punit avec intransigeance, le consola avec douceur, le provoqua avec orgueil, l’éloigna sans pitié, le rappela avec mansuétude, toutes ces étapes, toutes ces actions instillaient en lui la crainte de ne pas être à la hauteur des exigences de madame et surtout de ne plus pouvoir être à ses pieds, dans ses grâces, dans sa magnificence.
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Il y a du rouge et du blanc dans la pénombre.
Il y a du plaisir et de la douleur tour à tour mêlés.
Il y a des os qui tremblent, de la peau qui chante.
Il y a des des nerfs qui frissonnent, de la chair qui palpite.
Il y a des morsures dans mes baisers, des griffures dans mes caresses.
Il y a des songes dans mes cris, des mots dans mes silences.
Il y a des offrandes sous voile, des aveux bien cachés
Il y a des espoirs dans mes yeux levés, des secrets derrière mes paupières closes
Il y a des hiers ivres et des demains à boire. Encore.
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(Ecrit sur la musique : moment in love / Art of Noise)
Soleil absent d'une douce nuit aux pieds des vagues, bien après que la rage et l'amour se soient livrés en duel sur ton corps. De cette berceuse à la mélancolie des flots, tu t'éveilles... Esprits encore embrumés, les images défilent, muettes, passage furtif entre nos regards éperdus : Moment in Love.
Les nuages arrivent au loin sur la mer grise.
Allongés, les yeux perdus dans l'autre, nous les laissons venir à nous.
Voilà les gouttes qui tombent une à une, traçant les ronds sur l'écume mourante après leur chevauchée. Perles Cristallines, elles sont là, frappant notre peau. Les voir ainsi s’échouant sur toi, comme tes larmes à la fin de nos plaisirs. Apaisantes, elles effacent un instant ces brûlures nocturnes. Froides, elles te dessinent les frissons, alors que tes seins tendus au ciel en réclament encore. De mes doigts suivre la danse de ton corps, ondulations perverses aux éclaboussures sensuelles.
Renaître en ce matin.
La pluie redouble, venir sur toi abri dérisoire, pour nous réchauffer, raviver les désirs. Au rythme des vagues qui nous portent, venir en toi. T'habiller de mes mains oppressantes, rendant ton souffle impossible, ne libérant que les cris. Ranimer la chaleur de la nuit, et de ces chemins suivre les traces laissées, couleur de souffrances en nuances de jouissances. Leur donner plus de forces, plus d'éclats. Aiguiser tes sens tout autant que mon appétit. Chercher, encore plus profond, en toi l'obéissance, les peurs, gardant le défi dans ton regard. Mouvement brutaux, tendresses arides, les caresses raisonnent en claque, les baisers se mêlent aux morsures. Te sentir te débattre, sans vouloir me fuir. Appeler une dernière fois par tes suppliques, la venue de nos plaisirs.
L'averse est passée, la pluie s'est tue, se lève ce doux sourire sur ton visage...
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On attire pas les coeurs en montrant ses fesses, ses seins, son corps, tu peux alors faire venir à toi des sexes, des envies, des mouvements mais tu ne sentiras jamais le frôlement des âmes sur ta vie, celui qui ondule sur tes heures, tu pourras y prendre du plaisir, en donner aussi mais pour quelques instants seulement puis tu te réveilleras le lendemain sans rien ni personne, moi je suis comme le vent, je n'ai pas besoin de montrer quoique ce soit pour prouver ma force, avec mes mots je peux protéger, caresser, aimer, faire l'amour à toute heure, je sais embrasser d'une lettre, faire deviner dans l'invisible, poser un désir dans la distance juste avec des mots. Ton corps peut être beau il se flétrira un jour, il sera creux, ridé de tout ce rien que tu auras emmagasiné, le mien vieillira aussi mais il aura gardé l'effleurement de ces âmes, cet échange qui aura tout changé, l'encre éternelle.
Carole Riquet.
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L’orgasme masculin serait plus complexe qu’on ne le croit…
« Point culminant du plaisir sexuel, l’orgasme est une expérience subjective de quelques secondes de plaisir intense, altérant l’état de conscience »1. Cette étude française confirme qu’il fait appel à des mécanismes psychophysiologiques complexes et à un contexte psychosocial spécifique. L’orgasme et l’éjaculation ne semblent pas opposables, et l’orgasme ne serait pas comme évoqué précédemment dans la littérature la réponse physiologique à l’éjaculation.
Pourquoi est-ce important ?
Investiguer le vécu et le discours sur l’orgasme masculin peut contribuer à apporter des informations sur les troubles rencontrés, aider les patients à aborder leurs difficultés sexuelles, offrir des éléments diagnostiques et favoriser au besoin l’alliance thérapeutique. L’orgasme masculin reste peu exploré par la recherche, qui lorsqu’elle s’intéresse à la sexualité masculine focalise principalement sur l’éjaculation.
Principaux résultats
Les ressentis de l’homme ne se résument pas au processus éjaculatoire physiologique, mais intègrent le contexte relationnel de l’orgasme.
Les auteurs indiquent que l’analyse des interactions entre troubles psychologiques, sexuels et vécu orgasmique indique que les dysfonctions sexuelles et les troubles psychologiques se potentialisent pour donner sens au vécu orgasmique masculin.
Les sujets interrogés se sont inscrits dans la temporalité du processus éjaculatoire pour en distinguer deux phases : l’émission (accumulation de tension conduisant à l’irréversibilité de l’orgasme) et l’expulsion spermatique (avec une phase de contraction expulsive et une phase de passage du liquide séminal le long de l’urètre).
En plus de ce processus physiologique, l’orgasme masculin intègre le contexte relationnel de l’orgasme. Le ressenti complexe oscille entre l’amplification de la sensation de force et de puissance et l’abandon de soi par fusion avec la partenaire.
Méthodologie
Les données ont été recueillies lors d’une enquête nationale explorant la sexualité masculine à partir de 923 témoignages de sujets francophones.
Les thématiques abordées ont été croisées avec des indicateurs socio-démographiques et avec les difficultés sexuelles et psychologiques auto-rapportées.
Quelques questions de fond liées à cette étude : L’orgasme masculin se confond-il avec le mécanisme physiologique éjaculatoire ? Le vécu orgasmique masculin est-il commun à tous ou peut-on mettre en évidence des variabilités interindividuelles ? Et si elles existent, peuvent-elles être mises en relation avec les caractéristiques sociodémographiques, avec les potentiels troubles sexuels ou encore la présence de troubles psychologiques ?
Principales limitations
Les données ayant été recueillies par internet, il est peu probable que les sujets interrogés soient représentatifs de la population générale masculine.
références :
Gouvernet B et al. L’orgasme masculin est-il complexe ? Étude exploratoire des discours sur l’orgasme de 923 hommes en couple. Sexologie 2018, disponible en ligne 12 mars 2018. https://doi.org/10.1016/j.sexol.2018.02.014.
1-Alwaal A, Breyer BN, Lue TF. Normal male sexual function: emphasis on orgasm and ejaculation. Fertil Steril 2015;104(5):1051-60,http://dx.doi.org/10.1016/j.fertnstert.2015.08.033.
parution : Univadis Nathalie Barrès Lecture critique 24 avr. 2018
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Je suis nue, comme toujours dans nos tête-à-tête. Madame aime exacerber mes sens, alors un de mes bas sert de bandeau. De toute façon je ferme les yeux, concentrée sur sa voix, ses mouvements, son parfum.
Je suis contrainte par cette corde rouge que je connais si bien, la position de mes bras est inconfortable, mes jambes liées sont écartées pour me maintenir disponible. Une chaîne relie mon téton le plus sensible à mon piercing intime, un plug est planté dans mon sexe. L'amplitude de mes mouvements est très limitée. Madame joue avec moi comme un fauve avec sa proie. Elle se sert, elle m'utilise, elle dispose à sa guise. Je vis chaque sensation et chaque douleur avec cet indicible plaisir de me soumettre et de m'offrir à cette femme dont je connais aussi bien la douceur que le sadisme. Je suis en nage et inondée de désir. J'entends le petit "pop" du capuchon du feutre. Madame écrit sur ma peau.
Je m'abandonne sans réserve. Je suis sa propriété, sa chose, sa chienne. Le temps s’écoule au rythme de ses pulsions et de ses caresses, mon cerveau sécrète en alternance de la dopamine et des endorphines, mes terminaisons nerveuses sont à vif, mon ventre est en feu.
Madame finit par enlever le bandeau et délie la corde. La chaine et le plug restent en place. Je lis ses mots sur mon corps. *M's precious slut*. Le rouge de l'émotion me monte aux joues, violent.
Madame me fait face et s'allonge à moitié. "Ne bouge plus". Je suis à genoux. Immobile. Le silence envahit la pièce.
Elle me regarde. Longtemps. Il y a beaucoup, dans ce regard.
#BMOM
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