La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 27/05/15
JOUR 4 (suite) La surprise Tu te relèves, et je reprends quelques grandes respirations salvatrices, tes mains passent derrière ma tête et dénouent le bandeau. «Je te présente Olivier» Je mets quelques secondes avant de revenir dans un état où je me sens en mesure de répondre à ces présentations soudaines. Je redresse la tête et ouvre les yeux Me surplombe, toujours calé entre mes cuisses, cet homme qui m'observe de ses yeux rieurs. Un regard qui se transmet dans mon sourire. «Enchantée», dis-je en riant, car la situation m'amuse assez, sa grosse barbe m'attendrit, son corps large et tatoué me plaît. Tu es sur le côté, un peu consterné de voir que tu débandes. «Alors il te baises bien le barbu?», me demandes-tu, avec un clin d’œil à celui qui a changé depuis vos dernières entrevues. La sonnette retentit alors, c'est l'ampli que tu attendais tant, tu descends et me laisse seule avec ton pote, ravi de s'amuser encore avec mes lubricités. On descend boire un thé, je nous roule un gros pétard, il faut que je décompresse. Je reste en retrait des nouvelles que vous vous échangez, quoi qu'attentive et un peu impressionnée par la teneur des discussions. «Et maintenant tu vas te caresser devant nous», me dis-tu après un silence qui clôt cette petite trêve. Excite-nous». Je sens le sang qui me monte au visage j'ouvre des cuisses timides j'y faufile une main discrète je vous jette quelques regards furtifs Franche ta main d'un geste vient écarter mes genoux «Ouverte, offerte» Vous vous branlez en m'observant, en voyant mon corps nu se tendre pour vous. La situation me dépasse je ne sais pas quel spectacle j'offre, j'ai peur d'être ridicule face aux exigences de vos regards de vos vices, peur de ne pas savoir vous alanguir, novice. Tu me demandes alors de venir sur toi, et de m’empaler sur ton sexe dressé. «Que je t'ouvres bien le cul». Je t'enjambe, j'appréhende, je descends dos à toi tout doucement sur ton membre, impassible et patient. Je respire profondément pour parvenir à me détendre, mais la douleur dans mes fesses est vive, car je me contracte instinctivement. Tu me menaces. «Vas-y maintenant, car dans pas longtemps c'est moi qui prend le relais, et tu sais ce que ça veut dire.» Prise de panique de frissons d'urgence je descend encore un peu je gémis j'ai mal je souffle je descends encore m'agrippe à tes cuisses. Olivier s'avance et se pose, debout face à moi. Je lève les yeux vers lui. Il se caresse la queue, qu'il tend à ma bouche qui se trouve là, et s'entrouvre frémissante. Ses mains me poussent vers son sexe et me tiennent par les cheveux pendant que je le suce. Je m'applique, tout en jouant de mon bassin au dessus de toi, me laissant doucement apprivoiser. Je m'encule sur toi longtemps, et puis tes mains s'excitent sur mes fesses, tu palpes tapes griffes mes chairs, tu induis ton rythme ta vigueur et grognes ton contentement pendant que ton ami me presse sans vergogne la tête contre lui, ma gorge toute entière investie de son sexe, il prend plaisir à me voir ainsi suffoquer me rebeller en vain, et il profite, encore, de son ascendant. Je ne tiens plus mes muscles me lâchent mes cuisses ne sont plus qu'une immense tétanie je me relève flanche tu me soutiens Je tremble de tout mon corps je ne tiens vraiment plus sur mes jambes c'est du sérieux. Je suis invitée à monter à nouveau dans le plumard. J'avance à petits pas bredouillants, mais au fond de moi je jubile de me trouver si bien encadrée, et que le festin ne soit pas encore terminé. «Tu peux l'enculer si tu veux, mais vas-y tranquille elle en a pris plein le cul ces jours-ci» Ma tête pudiquement baissée vient confirmer tes dires. Mais je me dérobe sous ses tentatives de me pénétrer, j'ai trop peur, je le sens impatient et peut-être pas aussi indulgent que toi, trop pressé. Je ne me laisse pas faire Olivier s'allonge je le caresse et viens lui lécher les tétons sous ses encouragements. Je te sens venir derrière moi. «Alors j'y retourne» Et d'un coup tu viens te loger entre mes fesses. Surprise j'échappe un cri je me tords mais ton emprise est ferme, tu vas et viens déjà sans modération, mon corps sous tes impulsions bouge sur Olivier, que je lèche caresse suce Je le regarde et m'agrippe férocement à lui y plante mes griffes désespérées comme pour lui transmettre la violence de tes assauts en moi. «Elle m'a fait jouir juste en me regardant», dit-il soudain à ton attention. Mes cris suivent ton rythme fou tu t'emballes tu t'acharnes, insatiable, j'ai l'impression que tu veux montrer à ton ami à quel point tu te joues de moi avec quelle hargne tu te permets de me bousculer à quelle intensité tu m'as habituée ; les cris que tu m'arraches ressemblent à des plaintes qui se cramponnent Tu t'arrêtes, et regardes ton compère «On dirait que tu tiens la chandelle» «Ça va, j'ai joui quatre fois. Et puis je la tiens elle, ce n'est pas une chandelle». Je me redresse, vacillante, et lui souris. «Ça dépend...» Rires, échanges de paroles, il complimente mes seins, tu complimentes tout le reste, ma mouille autant que mes airs de sainte-nitouche. Et moi je suis là, face à vos corps détendus et vos regards sur moi avec ce sourire en coin que jamais je ne sais réprimer et c'est ça qui est bon. Ton ami se penche sur moi et m'embrasse. «Il faut que j'y aille» Je lui fais part de ma joie d'avoir vécu ce moment, et lui dis à la prochaine. Tu te tournes vers lui et confirmes : «C'est une invitation» Accolades, remerciements. Je t'entends parler avec lui, au seuil de la porte «Je voulais vraiment que ce soit toi». J'aime bien votre complicité. Elle berce ma confiance. *** On laisse aller nos pas repus parmi ces rues noires où résonnent les cloches du soir tombé sur nos ombres guidés par des étoiles qui ouvrent au dessus de nos têtes minuscules un ciel sans fond un froid qui perce nos peaux défient nos sueurs cet air qui nous passe au travers des os. Fin du 4ème jour (à suivre)
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Par : le 26/05/15
JOUR 4 La surprise Un réveil tout en caresses. Doux. soyeux, chantant s'insinuant presque partout, un réveil qui sent bon la languissance que tu orchestres de mes frémissements des tensions qui s'arrachent aux lambeaux de mes somnolences et qui m'étreignent sans mal sans armes autre que ta patience infinie à faire gonfler et s'épanouir cette petite montgolfière en moi comme une naissance qui n'en finit pas de fleurir tu m'emmènes jusqu'au bord du gouffre des vertiges qui me prennent et Et là, contre toute attente, tu enlèves ta main, te relèves, en disant gentiment: «ça suffit pour ce matin» J'y crois pas tout mon corps se rebelle à l'intérieur, refuse une si vaste cruauté, de voir d'un coup se dissiper tous mes enchantements, chaque pore de ma peau t'en veut terriblement mais seules mes dents se serrent en laissant échapper tout bas «Ah l'enfoiré...» Tu me sautes dessus «C'est comme ça que tu me remercies? Une insulte?» Je blêmis, tout de suite honteuse de ce que je viens de dire. Tu m'observes un instant. «Si tu veux que je te prennes, il faudra que tu me le demandes avec des mots crus». Je relève les yeux vers toi, commence alors à cerner ton jeu, mais ne pipe mot encore. Poussée une fois de plus dans les retranchements de ma pudeur. Que dire quand tout mon être se débat pour vivre l'indicible? Je bredouille «Euh... prends-moi?» A m'entendre, je me sens soudain si timide, ridicule, naïve, tandis que mon désir lui, rugit, furieux en moi. «Alors je l’ai prise, devant le regard déchiré et hagard des badauds», te moques-tu. Indulgent, impatient, bouillonnant, tu me pénètres aussitôt, et j'éclate d'un soulagement sans borne. «Tu croyais vraiment que j'allais te laisser ainsi?», me demandes-tu en t'en donnant à cœur-joie. Je ris d'avoir cru, bien sûr, à ce que tu sois bien capable de me faire ça, et je ris de comprendre que tu n'y résistes pas plus que moi, d'ailleurs. L'entrain qui t'habites m'emmène loin et vite, je jouis, je jubile, c'est bon et fluide, et puis tu continues de plus belle alors là, je sens une boule énorme monter en moi, surpuissante, et qui sur son passage défonce toutes les pauvres frêles et misérables barricades de ma forteresse, je me sens prise au beau milieu d'une fulgurance que rien n'arrête, et je hurle soudain c'est bien moi qui hurle ainsi, emportée au cœur de cette vague qui déferle immense, victorieuse, sur les rivages dévastés de mon abandon. Une clope. Un orgasme. Un précepte. *** «Comme tu as crié tout à l'heure», me dis-tu alors que nous finissons notre repas, assis sagement l'un à côté de l'autre. Je te souris, mais ne sais trop quoi répondre. Mes mots échouent à dire, craignent de ternir la force de ce qu'échappent mes cris. Tu embrayes. «Tout-à-l'heure, après ton café, tu vas aller prendre un bon bain, et puis tu vas attendre mon autorisation avant d'en sortir, ok?» Je suis prévenue depuis hier déjà que quelque chose était prévu cet après midi. Je hoche la tête sans sourciller, curieuse, amusée, ravie toujours de me plier aux jeux que tu concoctes à nos égards. Je lampe un café Fume un dernier pétard Tente vainement d'envoyer un mail qui s'envole obstinément, je réitère, en toute innocence de ce qui m'attend. Trépignant derrière moi, tu observes ces manipulations informatiques qui s'éternisent. Tu me parais pressé. Plus que d'habitude. Je finis pas lâcher ces commandes récalcitrantes sous la pression de ton regard et des insistances que tu émets pour que je file sous la douche, enfin. Ok, J'y vais, j'y fonds, ça fait du bien, c'est agréable, chaud, doux sur la peau et un peu angoissant quand même car tandis que je me sèche, je me demande en sourdine les raisons de ton si soudain empressement. Je m'assoie sur le bord de la baignoire. J'écoute. «Ça y est, je suis prête.», dis-je dans l’entrebâillement de la porte. Je ne sais pas si tu m'as entendue. Je patiente, j'écoute. Tu arrives. Attendri de me voir attendre sans mot. Tu m'embrasses, puis me noues un bandeau sur les yeux. M'attaches les mains dans le dos. Je laisse ma confiance entre tes mains, qui me guident à présent, m'invitent à revenir jusqu'au centre de la pièce. «Attends-moi je ferme la porte» Tu ouvres puis fermes la porte, j'attends, et j'écoute ce qui se passe autour de moi. Des bruits de tissus froissés, de métal on dirait, je me demande bien ce que tu es en train de préparer. Je te sens revenir face à moi, poser tes mains sur mes épaules. «Tu as compris?» Qu'ai-je à comprendre? D'un coup je pressens quelque chose mais je n'ose pas y croire. Je secoue la tête et murmure «Non, je ne sais pas» C'est comme si à cet instant j'entends ton sourire se dessiner largement sur tes lèvres qui m'observent. Et là, une sensation derrière moi me fait tressaillir. Une tout petite sensation m'envahit soudain, me happe toute entière, immédiatement. Il y a quelqu'un d'autre. C'est son ventre nu et poilu que je sens s'avancer doucement dans mon dos. C'est comme une immense panique qui s'empare de moi, soudain, d'une ampleur semblable à celle qui m'habitait quand je suis arrivée chez toi, la première fois, tu te souviens? Tout mon corps tremble, je ne peux rien y faire je m'avance vers toi subrepticement au fur et à mesure que ton invité se rapproche, celui qu'à ce moment je ressens comme ton double, son souffle chaud est déjà dans mon cou, ma tête en déroute vient se loger contre toi, comme à la recherche éperdue d'une rassurance, tu es ce pilier, solide, qui me connais quand je flanche, quand mes respirations sont courtes saccadées ravalées coupées et s'affolent, et là elles t'implorent à présent de saisir le summum de mes fébrilités en ces secondes interminables. J'ai le sentiment que tu souris encore, ravi de la situation. Vos mains jumelles se mêlent alors sur moi, je les sens complices, rieuses mais en proie à une avidité cannibale qui n'en finit pas de nourrir ces tumultes qui m'envahissent, et me laissent saisie tremblante effervescente Entre vos 1000 désirs naissants sur ma peau, cette surface entièrement érectile à cet instant-là, dans cette danse sauvage où mes pensées se distordent, autant que mes réjouissances se déploient, explosives sur les terres assoiffées de mes démissions. Ses doigts me visitent à présent le sexe, comme happés furieusement au détour d'un frisson d'impatience à venir s'humecter à la source de ma petite mort qui s'ouvre en moi comme un gouffre. Tes mains s'approprient mes seins mon cou mon souffle arythmé Vos bras m'encerclent et me pressent contre vos corps tendus, je sens l'épaisseur de chacun de vos êtres s'électriser au contact de mes défenses qui s'amenuisent. Je reçois une petite claque sur la joue. Nette. Inattendue. De la part de ton hôte, comme en signe de salutations distinguées. Puis deux autres, plus fortes, dans un mouvement un peu frénétique et curieux de rencontrer mes réactions face à l'adversité, face à son irrépressible besoin de s'assurer de ses droits sur moi, et de m'en rappeler le goût contrasté. Je suis palpée pincée modelée embrassée émoussée caressée frappée titillée provoquée surprise éprise prisonnière plaintive implorante aphone implosive parcourue ouverte investie éperdue d'une fièvre insatiable de vivre encore de tels états d'âmes et de corps corps multiples qui bruissent et froissent les polices de mes chaleurs en dérive sérieuse. «On va monter», dis-tu. Ta main sur mes épaules me poussent et me guident vers l'escalier que je gravis lentement, inassurée, chancelante, comme privée de mes moyens locomoteurs les plus élémentaires. Je m'arrête. «Encore une marche» Je sais oui, je le sens bien sous mes pieds qu'il y a encore une marche, je sais une marche ce n'est rien mais c'est la dernière c'est son unique et infernal attribut en ces secondes d'impuissance, mes forces me quittent, je ne parviens pas, je vais mourir d'abord après on verra, mes genoux plient, mes cuisses ploient, mon cerveau fait des bulles. Dysfonctions. Chaos. «Allez, insistes-tu, peut-être un peu amusé derrière moi, et très impatient sûrement. Monte cette dernière marche». Je rassemble ce qu'il me reste de folies pour me hisser enfin, et m'avancer doucement plus près encore, de ma douce perdition. Poussée en avant je tombe sur le lit. Et tout de suite vous êtes sur moi, je ne sais plus qui est où, une main force mon sexe, un sexe force ma bouche. Mon sexe qui hurle ma voix qu'on sexionne, la violence de vos face-à-face m'envahit entière et m'offre à vos élans qui se rejoignent frères en mon centre dont la boussole ivre s’emballe le Nord est partout le Sud est vertige Ton sexe impitoyable dans ma gorge qui fait des bonds j'ai le visage enfoui entre tes cuisses plus le temps de prendre mes respirations chaque seconde je crois que je vais crever pour ton bon plaisir étouffée sous mes cris interdits et gestes avortés mes cuisses investies de ses hanches sans remords mon sexe ouvert à ses embuscades de bienvenue mes mains toujours nouées mes yeux toujours aveugles Je ne suis plus que ce corps qu'on perfore qu'on dévore Je suis cette chair qu'on consume cette lune qu'on domine ces excès permis ces frayeurs lumineuses et puis je suis surtout et seulement une femme qui se libère ainsi du poids de ses années nubiles. De ce monstre, cette épouvante. Mon sexe. (à suivre)
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Par : le 25/05/15
JOUR 3 (suite) littérature J'ouvre un autre livre. Tu m'ouvres les cuisses. « Je lui décris la beauté de sombrer avec un homme, Tu y glisses ta langue de voyager avec lui tes doigts très loin, très profond, Tu joues jusqu'à ce qu'on appelle la petite mort, Je tressaille qui m'a toujours semblée, à moi, mes paroles entrecoupées très grande, de tes habilités bien plus grande que l'autre qui viendra un jour à me faire fondre sournoisement ployer par-delà ce vide et laissera mon corps rigide. vaincue. Dans la petite mort j'abandonne je flotte tu t'infiltres comme dans une eau très pure, au sein de ma bulle folle très légère, qui s'envole et se trouverait à des milliers de mètres si loin de la surface.» du monde. J'aime ce moment où je reviens doucement à moi, vers ta joie de me voir ainsi inondée, répandue, acquise. *** A ton tour tu tends le bras pour attraper un livre. Un tout petit livre dont tu caresses la tranche, en attendant que mon oreille se prête aux paroles qu'il renferme encore dans la patience de ses pages. Je rassemble mes attentions, recolle les fragments épars de ma conscience, concentre tout ce qui s'est violemment dispersé en moi, recoiffe mes sauvageries, réincarne ce corps tenu, sage et disposé à recevoir le flot des mots dont tes lèvres se mouillent déjà de lire. «J'écoute ton amour me retenir de mourir mes mots graves contre tes mots rieurs tu fais de mon corps lourd ton grand jouet tardif nous mêlons nos âges dans la coupe lubrique le temps s'immobilise entre nos corps conjoints je te soulève légère je te repose brûlante entre mes livres et tes lèvres mystère sans mot qui donne à nos élans le visage du désordre germes d'une poésie sauvage c'est comme un livre que je vois s'écrire immense et ivre vertige frère et sœur hérésie furtive fiancée je crois au génie qui te dévore l'esprit pendant tes insomnies aux cris que tu retiens et aux soupirs que tu leur prends pour en faire des murmures je crois en ton ventre petitement renflé et sa toute grande avidité je crois en tes sens jusqu'à tes non-sens de ton corps tu écris ton premier livre vrai viens que d'un baiser je t'étende et te vainque délicieusement viens régner sur le dernier empire que je puisse fonder et que je t'abandonne chaque mot tu le mouilles sur ta langue le fait fondre c'est ainsi parfois que je te fais taire alors que je t'écoute encore et que ta parole coule jusqu'en mes veines saoules j'aime ta paresse ton indolence moite tes volutes équivoques les feintes restrictions de ta chair alléchée j'aime ton imperfection volant en éclat je ramasse les éclats les rapproche les rassemblent un amour qui fou ne veut pas mourir de l'amour des fous tant pis si mon bonheur réussit à m'anéantir je guette l'accélération du temps qui nous sépare encore singulière percée des paroles de tes nuits ce monstre est là je le sens il palpite sous ta peau je le vois dans ton regard entre tes gouttes d'encre il grandit de ton art de faire chanter les cris en dépit de leur stridente origine folie fécondée dite et sans fin à dire vertigineuse utopie d'être pleinement soi-même son propre gisement retourné de fond en comble de néant en naissance je salue sans mot l'instant béni de notre mélodie relire ce bonheur à défaut de n'avoir su le garder cela obsède cela fait que parfois une paupière trop lourde écrase une larme imprudente loué soit le verbe de nous laisser seuls avec nos corps avec nos cœurs nos humains tremblements tout bouge tout cherche tout s'anime et imagine le petit monde de ma ferveur de toi mon bonheur est une présence titubante demeure la douceur du soir dans celle maintenant de tes matins je t'aime avec des sens des émotions du sexe du rêve de la gravité de l'humour des mots de la percussion et des cordes mais je ne pourrais t'aimer avec de la raison nous avons besoin de la folie pour savoir ce qu'aimer veut dire on s'accroche à nos corps à nos esprits on s'échange nos substances des richesses intérieures des horreurs aussi on se fouille on se transfère s'accapare on s'envahit on se fait des prélèvements l'un dans l'autre des offrandes farfelues ou bien définitives danse extrême et brève celle qui fait de deux vies une seule tornade laquelle en brûlant pend dans le vide advienne que pourra c'est un poète paraît-il mais non c'est un rythme avec de la carne autour mon rythme t'aime écoutes-le tirer sa contrebasse vers le haut du désir écoutes mes oraisons les crues qui trouvent de la piété à croire en l'impudeur viens ma mignonne débraillée t'asseoir sur mes genoux ils sont encore farceurs si tu savais combien je t'aime ainsi tombée de ta balançoire sur mon talus rêveur ce n'est que mon sang d'encore reprenant sa couleur au mensuel du tien dans mon paquet de nerfs une alvéole à miel renouer avec la naïveté des appétences premières j'écris sur la douceur comme si c'était une violence un assaut je t'écris sur un fleuve les sentiments mais j'écris sur une poudrière le verbe accords secrets imprévisible correspondance du soufre et des larmes je t'aime d'un cœur tantôt de troubadour quand la lumière m'égaie et tantôt de trouvère quand j'ai l'âme brumeuse je prend le bonheur au moment où il vient là où il se pose dans la rêveuse discrétion d'un charme qui sait qu'il va mourir ne pas rater une occasion d'aller à l'essentiel du périssable une histoire enchantée plus belle que mon histoire écrite vous serez vouvoyée pour terminer ce livre doux empressements à vous toucher à vous baiser vous entendre réciter de cannibales cantiques et quelle révélation que d'écrire l'amour tandis que se rapprochent de moi vos bruits de pécheresse vos silences coupables l'innocence de vos lèvres instruites par les vampires l'heureux scandale de nos accouplements a quelque chose de la douceur du temps quand le temps temporise une soie de mot plus chaude que la poésie plus orientale que la prose habille de vos printemps mon automne débraillé nous n'y pouvons rien après tout si nous nous sommes perdus ceux qui nous retrouverons ne trouverons que nous-mêmes.» Le livre est refermé, et sous ta main posée il murmure encore, soupire, se rendort. Tu te retournes vers moi. «Il y a dans ce texte beaucoup de choses que je voulais te dire». Je plane, bercée par le rythme de tous ces mots tendus vers moi, animée de cette musique qui cherche sans cesse à composer, à dire de sa plume la justesse de celle qui se joue dans nos corps, celle que nos frissons murmurent, celle qui cadence nos élans et nos doutes, comme celle aussi dont mes folies voudraient tant en éclater la portée pour s'accorder de la beauté jusque-là où l'existence dissone, grince et meurt. «Merci, c'est un beau texte», te dis-je seulement. *** Tu caresses ton sexe en me regardant. Le sang me monte au visage, des flux en tous genre me parcourent le corps. «Mets-toi à genoux» Tu viens derrière moi, pose une main sur mon dos, tu me cambres, m'ajustes, m'arrondis les fesses, en m'expliquant posément qu'il te prend à présent une sérieuse envie de m'enculer. Ta main se fait plus pressante, mon anus s'exclame et sursaute quand ton doigt s'y immisce, ma colonne vertébrale se tortille, tu te branles et me prépares savamment à ton intromission. Mes mains au sol sont celles d'un animal qui attend, cloué par sa docilité. Tu viens en moi un peu brusquement, je te sens nerveux et très excité, tu me tapes sur les fesses et puis agrippes mes hanches ; tout mon corps est un immense écho aux élancements qui t'emportent hors de toi et pilonnent féroces mes dispositions à t'apaiser mais tu ne t'apaises pas, je me cramponne et puis je ne tiens plus sur mes genoux je rampe presque, secouée transpercée éparpillée sur le sol j'ai l'impression que je vais m'ouvrir en deux tu t'acharnes de plus en plus fort mes hanches frottent au sol je ne crie plus je ne peux plus on dirait, je ne suis qu'un spasme sans queue ni tête sans début ni fin, et cette odeur de poussière et cette chaussette qui est là je m'y agrippe comme si comme si Tu t'arrêtes soudain, je ne sais pas si tu as joui, mais tu estimes sûrement qu'à présent, j'ai eu mon compte. Et je ne dirai pas l'inverse. Je ne me relève pas. Mon corps n'est plus que poussière. «Et maintenant tu vas te laver de ta merde». Je me hisse sur ce qui doit être mes jambes, et titube jusqu'à la salle de bain. Une fois que je suis dans la baignoire, tu poses un pied sur le bord et pisses sur moi. C'est chaud et humiliant. Tu passes ta main dans mes cheveux, je te lave le sexe. Et puis je lave mon corps, comme si ce n'était plus mon corps à ce moment-là, cachée dans la nuit tombante je fais couler l'eau sur mon silence. Fin du 3ème jour (à suivre)
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Par : le 24/05/15
JOUR 3 Littérature «Caresses-moi la queue», me dis-tu, alors que nos paroles échangent leurs premiers battements de paupières. Que tu n'hésites pas à me dire ce que tu attends de moi, en toute franchise, me rassure et m'encourage, quelque part. J'aime que tu profites de ma présence à tes côtés pour ne te refuser aucun des plaisirs qui te prennent. Je laisse courir mes mains sur ton torse, sur ton ventre, en joie d'être investie d'une mission qui m'honore, dès ce petit matin. Je prend le temps de te faire languir, mes doigts t'effleurent la peau et remontent doucement l'intérieur de tes cuisses, qui s'ouvrent imperceptiblement, comme les ailes d'un papillon. Mes mains s'insinuent sous ton sexe qui se tend, glissent au creux de tes hanches, reviennent, repartent, mes lèvres embrassent ton ventre, tes tétons, puis ton gland qui cherche sa mise à nu. Et là je te branle, délicatement, à l'affût des gestes magiques qui te saisissent soudain, et que tu savoures, sans équivoque possible. Je te branle et mes lèvres viennent baiser ton sexe, qui s'échaude et s'impatiente. «J'espère que tu mouilles bien, parce que dans trois minutes je te prends». Merci pour ta prévenance, mais je sens qu'il n'y a pas de souci à se faire de ce côté-là, et te caresser m'éveille à la conscience que ce désir que j'attise en toi sera à la mesure de la véhémence avec laquelle je serai prise, dans trois minutes. Si courtes et tellement longues. Je te branle de plus belle, et tu craques, soudain, me retournes sur le lit, attires vers toi d'un geste franc mes cuisses ouvertes, et me pénètres, impétueux. J'atteins un orgasme réellement libérateur, car je sens qu'enfin il y a quelque chose qui se débloque en moi. Toute mon appréhension de la veille s'est évaporée ce matin, mon étoile est là à présent, pour m'accompagner, sereine et bien au dessus de toutes mes déraisons. Tu jouis à ton tour, et éjacules sur mon ventre tendu vers toi, tu hurles le cri de ce loup, et je jubile à te voir t'abandonner à ce plaisir, défaillir d'une si tendre et violente conquête. Cette fois, il n'est pas trop tard pour les croissants, que tu ramènes en nombre sur la petite table. *** «Tu avais des lectures à me faire?», me demandes-tu, alors que mes mains caressent très innocemment la couverture des livres aux travers desquels je voyage loin, en ce moment. Alors oui, je lis. Pendant que ta langue s'immisce entre mes cuisses. «Des mots qui effleurent à la conscience et qui nous disent ce que l'on est alors qu'on ne le sait pas toujours coupable toujours vacillante on le fait quand même les yeux fermés juste avec le courage stupide de faire ce qu'on attend de moi une fille qui «cède» à leurs avances une femme qu'ils «sautent» est une «pute» le dégoût rend lucide la seule manière de se tirer du machisme c'est de s'en faire un plaisir on projette nos transgressions et nos rêves non pas ce que l'on est mais ce que l'on est en puissance âme pure et orgueilleuse prouver que cette image de dégoût ne correspond pas à l'âme et elles se regardent dans la glace lorsqu'elles ont du dégoût c'est comme un masque démoniaque mais c'est un masque elles veulent s'y confronter encore plus pour passer au travers irregardable et inconcevable se conformer dans ce plaisir honteux matérialité très prégnante de la chair passage vers l'immatériel vertige on s'évanouit dans ce corps-là c'est bien le corps qui jouit mais c'est un corps céleste j'étais morte de timidité et d'orgueil ce qui va souvent ensemble on n'est pas dupe de cette vulgarité et c'est tout de même mortifiant d'y succomber deux êtres exemplaires miraculeux incandescents et presque métaphoriques vivre son amour le temps qu'il prenne feu le temps qu'il vous embrase nous propulse hors du temps humain qu'est-ce que le sommeil c'est la démission de soi-même il n'y a pas de vie en dehors de l'éternité ou alors une vie très contingente très pauvre et étroite la vie humaine elle n'est pas mythique mais misérable c'est comme ça on revient dans le temps de tous les jours dans les contingences matérielles il peut y avoir une quiétude mais ce n'est plus une révélation de l'ordre de la transcendance tout est toujours à conquérir c'est toujours la première fois et quand ça cesse d'être la première fois ça cesse d'être tout court.» Je reprends mon souffle. «La sexualité humaine n'est pas faite pour se reproduire mais pour se produire c'est-à-dire être une conscience unique un regard merveilleux qui rend tout d'un coup visible celui qui le porte c'est désirer la personne pas seulement son cul même si évidemment ça passe aussi par là c'est un attrait irréversible vers une personne en entier vers un être corps et âme et alors que je n'étais pas une proie je peux tout-à-fait le devenir très vite me projeter dans l'illusion mais parfaitement lucide volontairement naïve évidemment fragile je déteste le discours sentimental quand c'est pour coucher avec quelqu'un balivernes sentimentales au rabais et stupides simplement pour que la pauvre crétine se croit aimée et que Monsieur se sente autorisé à rentrer sa bite dans sa petite caverne l'amour est une exaltation les deux corps qui s'étreignent c'est l'âge de pierre de la lumière c'est ça qui va faire jaillir l'étincelle ensuite ça n'existe plus c'est ça la jouissance c'est le corps glorieux qu'on peut avoir impossibilité qu'on a quand il s'agit d'aller vers ce qui est magnifique et beau de l'accepter et de le dire la timidité ça s'abat sur vous le masochisme c'est la désespérance de s'adapter à ce qui ne va pas reflet du romantisme ce qui ne peux pas être blanc on le rend noir on peut trouver un extrême plaisir dans la déchéance et la noirceur et on voit combien ça lui fait peur c'est presque une pure provocation faite à soi-même elle le fait pour s'obliger à l'admettre c'est une horreur inculquée une horreur acquise qui la diminue la religion c'est la vierge ou la putain il n'y a pas de milieu viol par exorcisme le viol ne me violera pas je suis un être peut-être pénétrable mais en réalité un et indivisible un être qu'on ne peut pas atteindre pour vaincre sa peur il faut faire ce dont on a peur il faut s'y exercer funambule armé d'un orgueil absolu». Résonne un silence teinté de ces paroles dispersées partout entre ces murs qui se taisent encore, et mon cœur qui cogne. (à suivre)
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Par : le 22/05/15
JOUR 1 (suite) Je lève les yeux vers toi: «Ça ne peut pas être trop fort?» Je me vois en reflet dans cette théière, elle qui nous a attendu, en bas, fidèle, patiente, toujours chaude et gonflée, exhalant une suave odeur de fleur, toute prête à être bue, encore, jusqu'à la dernière larme. « C'est meilleur quand ça infuse longtemps », J'esquisse un sourire métaphorique et porte le bol à mes lèvres. C'est alors avec un visage blême que je reviens des chiottes, et m'assoie, comme soudainement embarrassée, paniquée, honteuse, désolée et en rage, un peu tout cela à la fois, rampant sournoisement sous le vernis de ma pudeur. «Je crois que mes règles arrivent» Avec une semaine d'avance, elles me font l'effet d'une sentence qui me tombe sur la tête, un coup du sort. Injuste, dégueulasse. Une catastrophe, un monde qui s'écroule, que pourrait-on faire de moi, saignante? Je ne vais qu'inspirer une distance réglementaire, peut-être un dégoût un peu ravalé, d'ailleurs je me sens déjà presque coupable de cette indisponibilité de circonstances, puisque je vais avoir tôt fait d'y trouver une cause psychopathosexologique. Tu me parais peut-être un peu amusé par la vaine panique qui a pris possession de mes légèretés. «Détends-toi, prends les choses tranquillement, rien n'est grave.» Des encouragements et un état d'esprit qui m'aident à dédramatiser l'affaire, mais parallèlement je me catapulte au plus profond de mon utérus, histoire de lui faire entendre raison: «Ça n'est pas à toi de jouer, boucle-là encore quelques jours, je te revaudrai ça ». «Tu finis ton bol et t'es prête à jouer?» Tu es debout, tu m'attends. J'aquiesce, et termine mon thé à toutes petites gorgées, celles qui savourent. Tu as allumé des petites bougies qui donnent à la pièces des lueurs contrastées. Je t'ai entendu préparer des choses, choisies parmi les bruits insolites dont regorgent tes malles. Alors je me lève, et m'avance, nue vers toi. Tu me saisis un poignet, l'attaches à une menotte de cuir. Je regarde tes gestes, je vois mon poignet, docile, confiant, qui se laisse mettre hors d'état de nuire. Tu me rabats l'autre bras dans le dos, et lies mes deux poignets ensemble. Ma respiration se fait plus courte, attentive, en latence. Tu m'observes ainsi. Tes mains s'approchent de moi et je sursaute dès qu'elles effleurent mes tétons, dressés et sans défense. Tu me les pinces et ta voix murmure un plaisir naissant. Sur mes lèvres, un petit sourire trahit mon regard, fuyant, en proie. Je détourne la tête, tes mains remontent, et entourent mon cou. A ce moment ma nuque n'est plus qu'un frisson. Ma gorge se voit nouée d'un collier de cuir, et d'un cœur qui bat, qui se bat contre lui-même. Et puis une corde autour de mon visage, qui passe devant, derrière, vient enserrer ma tête. Ça dérape, tu insistes. Je n'aime pas trop cette sensation de ne plus pouvoir ouvrir la bouche, de ne plus rien pouvoir transmettre par l'expression de mon visage. Seuls mes yeux peuvent encore s'affoler. Tu m'allonges au sol, replies mes jambes et lies chacune d'elles, cuisse contre mollet, par de nombreux tours de corde. Je regarde ton grand tambour suspendu au plafond, flotter au dessus de ma tête, en sentant les liens se tisser contre ma peau. En sentant cette emprise qui s'élabore, méticuleuse. Cette immobilité me saisir, toute entière. Tu t'éloignes un temps. J'en profite pour tester mes marges de manœuvre. Réduites. Il fallait s'en douter. Je tressaille au contact d'une sensation froide sur mon sexe, qui va et vient, et puis qui s'applique par petites tapes sur l'intérieur de mes cuisses, mon ventre, et qui vient se frotter à ma fente. Ta cravache indienne. Je me tords comme je peux. Tu montes en intensité, ça claque de plus en plus fort sur ma peau, et je fais des bonds quand ça atteint mon clitoris. La douleur est vive et soudain je voudrais te supplier de ne pas insister plus. Mais je n'ai pas besoin, car tu te lèves. Un répit D'une seconde. Je te regarde et tu me surplombes. Tu saisis une bougie et la penches au dessus de moi. Je sens la cire chaude couler sur ma poitrine, mon cou, au creux de mon aisselle. Puis tu en prends une autre et verse d'un peu plus bas. Les coulées atterrissent sur mon ventre, suivent l'aine, et viennent irradier mon sexe. J'émets un cri, j'ai l'impression que la brûlure va me ronger la peau, mais déjà elle s'estompe peu à peu, la cire tiédit et se rétracte, emprisonnant mes poils. Tu me laisses ainsi, t'éloignes, et reviens prendre quelques photos. Ta main vient ensuite se lover au creux de mes cuisses qui tremblent, et il te faut ouvrir ce cachet de cire pour t'introduire en moi, d'un coup. Tes coups de reins se répercutent jusque au sommet de mon crâne, tes mains s'agrippent à mes seins, je sens une boule qui monte en pression à l'intérieur de mon ventre. «Je peux jouir?» Tu marques un long et cruel silence avant de dire : «Oui, vas-y.» Ça implose en moi, d'une manière violente et diffuse à la fois. Tu craches et m'enfiles un doigt dans le cul. Je blêmis. L'appréhension est toujours proche de la panique quand je sais que tu vas vouloir m'enculer. Ton sexe cherche le passage, force un peu. Je me tortille, tente de me redresser, comme pour implorer toute ta délicatesse. Elle est de mise, mais avec la fermeté que tu estimes pour déjouer mes dérobades. Ça me fait mal. Toujours au début, je n'arrive pas à me détendre, d'autant plus quand ton intromission n'est pas complète, et m'attend. Je souffle, je me concentre, et soudain tu forces la dernière barrière. Ce qui s'échappe de moi ressemble un peu à un sanglot... de soulagement. Là encore tu t'amuses longtemps de me voir me tordre, traversée par des sensations si fortes qu'elles refusent encore à présent de se laisser coucher sur le papier. Je jouis une nouvelle fois, différemment, avec quelque chose de plus sauvage dans mon cri. Mais je sens qu'il y a encore un endroit où je retiens, comme si je ne pouvais pas me laisser aller totalement. J'ai l'impression que ces jouissances me sont arrachées, elles éclatent comme des ballons de baudruche, dont il ne reste ensuite plus que des lambeaux... Tu me défais le bondage du visage. Je me sens libérée, tout de suite. Et puis tu m'embrasses, m'aides à me redresser, dénoues une à une les boucles qui m'enserrent les jambes, ça fait des dessins rouges incrustés sur ma peau, j'aime bien. Je caresse ces empreintes, qui bientôt disparaîtront, elles. Je vois s'approcher une lame brillante dans ta main. Doucement, très doucement, elle vient gratter les écailles de cire qui perlent sur ma peau. Je retiens mon souffle, frissonnante sous la caresse de ton couteau. «Ça va?», me demandes-tu, alors que mon corps est assis sur le canapé, et que ma tête semble sûrement partie loin. «Oui, oui, je redescends». *** Rhum, Sushi. Échanges, réconfort. J'ai l'impression de m'être retrouvée catapultée à cette nuit tombante. Tout ce que je viens de vivre me paraît former un grand tourbillon au sein duquel je me suis tant laissée égarer, que je crains déjà ne plus être en mesure de me le remémorer fidèlement. Ensemble, on retrace quelques grandes lignes, ma plume court, succincte, sur le papier que tu me tends, le temps n'est pas encore à l'étoffe de ces quelques mots griffonés. On opte pour le film "L'art de la pensée négative". En grand écran sous la couette. N’a-t-on pas mauvaise conscience, avant de s'escrimer, de se mélanger encore férocement ? Jusqu'au milieu de la nuit... Tu te retournes, sur le dos, à bout de souffle. Je reprends le mien et t'adresse un regard, furtif et un peu désolé: «Coriace, hein?» Puis je reste un moment à fixer mes mains qui tripotent un peu méthodiquement les plis de la couette, comme s'ils pouvaient m'aider à formuler des pensées de plus en plus obsédantes. Tu te tournes vers moi, et je te sens m'observer. Sans mal, tu décryptes évidemment mon silence: «Tu as quelque chose à me dire?» Oui. Je pense à l'empreinte que va laisser ce tatouage sur moi. En moi. Irrémédiablement. Demain. Alors je t'explique les peurs qui conspirent, louvoient, à l'ombre de mes élans. Je te parle de ces distances qui se creusent avec mes amours, de mon effroi à leur dire ce qui m'émoustille tant. Je te fais visiter le cœur du désir qui me prend, en traître qui détrône mes prudences, me laissant là, face à ce vent fou qui tourne les pages noircies de mes nuits blanches. Et j'imagine le dessin de mon étoile, mon futur tatouage, offerte, qui s'étire comme je me livre, toute crue, comme je me jette, dans la gueule d'un loup. L'aube sera rouge. Fin du premier jour (à suivre)
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Par : le 21/05/15
Ce qui suit est le récit du vécu de ma soumise sur cinq jours de l'hiver dernier. Chaque mois elle vient passer quelques jours chez moi. Cette fois, exceptionnellement, je lui avais demandé de mettre par écrit les faits marquants de son séjour. Tout ce qu'elle y relate s'est déroulé comme elle le raconte. JOUR 1 A peine me suis-je assise dans le bus, je mouille déjà. “Bon courage", m'a dit mon ami, "Et amuse-toi bien“ avait-il ensuite ajouté. Je regarde défiler les rues mornes sous la lumière éteinte de ce petit jour pluvieux, en pensant au récit que j'allais te faire de mon séjour chez toi, et à ce qu'il allait falloir que je garde comme lucidité pour y parvenir. Je pensais à ce que j'avais pu oublier d'important, et sentais monter les premières effluves de mon excitation, cette petite odeur pourtant si puissante, si rassurante, qui m'enveloppe et m'entête. Le temps de l'attente est délicieux et atroce. Mon regard ressemble à ce brouillard où l'on se perd, dans le flou des silhouettes qui s'estompent. Mais ma pupille perce et brille par delà son égarement. Même si les fantômes de mes peurs que je fusille m'attendent au tournant. Le bus fait sa routine parmi les flaques et les maisons. La radio du conducteur grésille quelques nouvelles du monde, macabres, que je ne reçois que par bribes inaudibles. Je ne cherche pas à écouter, ma conscience se perd dans un univers sonore lointain, à l'image de cette brume opaque dans laquelle je me réfugie. Le bus arrive, se range, j'entre dans la gare ferroviaire, et j'arrive sur le quai en même tant que mon train, comme si c'était moi que ce train venait chercher. Comme si mon voyage glissait sur des roulettes. Pas d'accrocs, pas d'histoires. C'est un nuage qui me déposera devant chez toi. Et c'est seulement là, quand je passerai derrière la vitrine, que soudain les tumultes me réveilleront à ces quelques heures volées à mon sommeil, à cette nuit passée comme tombe un éclair. Gorgé d'attente, mon sexe remue en moi, se tourne, se retourne, gronde et soupire. Montpellier. J'arpente les rues pavées sous une bruine glacée, devantures fermées, regards de quelques errants enfermés dans leur triste dimanche matin. Je trouve un bar ouvert, m'assoie en terrasse abritée, froide et déserte, et commande un café. Je lis, j'écris, je grelotte mais brûle à l'intérieur. Mes yeux se dirigent régulièrement vers l'heure qui tourne, lentement quand on l'attend, impitoyable quand on la redoute. Tu m'as dit de venir saoûle cette fois, et la vessie pleine. Alors ce sera un pastis s'il vous plaît. Et une grande carafe d'eau. J'aime regarder les gens qui passent, les réalités qui se croisent, furtives, fugitives, qui s'ignorent. Une cigarette. Un pastis. Encore un autre. Peut-être tu dors encore. Peut-être tu fonds dans ton bain, tu savoures aussi la consistance que prend le temps, dans ces moments-là, où la circonstance ne peut être qu'elle. Je ris soudain de sentir ma conscience s'émousser, mon écriture commencer à se tordre. Des bébés sous plastique, des talons qui claquent, des secondes qui s'étirent et disparaissent les unes après les autres, des baguettes de pain à la main, des téléphones à l'oreille, des pas qui savent où ils vont, des gouttes qui mouillent mon carnet. Un autre pastis. Une voiture qui démarre, un parapluie qui s'ouvre. Quoi de plus normal tout autour de moi, mais tant de pensées sulfureuses qui courent vers toi, titubent, éprises, en proie, trépidantes. Allez, une dernière cigarette. L'heure se fait pressante, mes frissons m'envahissent. L'aiguille s'emballe sur le cadran. “Je peux vous régler ?” Je dois encore passer aux chiottes pour enfiler une jupe, m'insérer un objet dans le cul, comme tu me l'as demandé. Et la culotte en boule au fond du sac. Il est midi, tu m'attends, je me presse, même si ce n'est pas facile quand l'alcool s’ajoute à mes fébrilités. J'arrive, ne t'en fais pas. En vrai, je n'en finis pas d'arriver. *** Je sonne. Tu m'ouvres immédiatement. Comme la première fois où je suis venue chez toi. Pour moi le message est clair, cela trahit quelques impatiences bouillonnantes contenues derrière cette porte. Tu refermes, tournes la clé et me regardes, et puis le temps s'arrête un instant. “Tu es en retard”. Tu t'approches et m'attires contre toi. Je sens ton corps qui me presse, le mien qui fond déjà. J'aime. Je jubile de ce moment-là où le contact s'établit soudain, électrique. Je suis là, debout, et tes mains me parcourent, galopantes, avides, elles lisent toute mon appréhension, elles surfent sur mes frissons, provoquent mes seins, et soudain passent sous ma jupe d'un geste franc pour venir se coller à mon sexe. Je sens ton souffle qui s'intensifie, tandis que je retiens le mien, dans une écoute tétanisée de ce qui se passe, là, en bas. Mon ventre est explosif. Tes doigts glissent sur ma mouille, ton excitation s'emballe et ta main me pénètre d'un coup, sans préavis. Un petit cri s'échappe de ma gorge, de surprise et d'exaltation. Tes gestes sont sans détour, ils savent ce qu'ils cherchent, et ne s'en cachent pas, c'est un plaisir pour moi de ressentir ça. Tu saisis ce qui dépasse de mon anus. 'Qu'est ce que c'est ?” “Un genre de maracas” “Ça me plaît. Tu as envie de pisser ?” Moi, honnête : “C'est pas encore irrésistible.” “Alors on va boire un thé. Et après on sortira. Des questions fusent dans ma tête. On sortira ? Où ? Que va-t-il me demander de faire cette fois ? Je n'ai pas trop le temps de m'attarder à y chercher des réponses que je me retrouve face à un grand bol de thé fumant. J'ai presque regretté d'avoir dit ça, car mon envie de pisser gonfle en moi plus rapidement que je ne l'aurai imaginé. Tu t'assoies et me dis de venir plus près. Je lève les yeux vers toi, tout en sentant mon palpitant s'emballer, et je fouille ton regard pour y lire quelque intention machiavélique. Je m'approche de toi, prudente. Tu me saisis brusquement et je me retrouve cul nu sur tes genoux, livrée à des mains qui ne pardonnent aucun retard, aucun manquement aux exigences. Je sens qu'elles savent laisser présager de leur virulence à venir, en s'appliquant d'abord d'une force mesurée, vive, mais supportable. Une force qui contient en latence toute l'intensité rageuse, imprévisible de ton rapport à moi, catalysée par la vue soudaine de mes fesses, envieuses et terrorisées à l'idée d'absorber les secousses de ta punition, de tes humeurs. Tu me fesses, me frappes de plus en plus fort, je me tords, mon esprit s'affole, la douleur qui se transmet dans ma chair me pousse dans un état où la peur et la confiance que j'ai en toi s'affrontent férocement. Jusqu'où pourrai-je ? Jusqu'où ira-t-il ? Mais tu t'arrêtes en disant : “Ça ira” Et moi je suis là, à peine arrivée que déjà toute secouée, mes sensations mises à vif. Je me redresse le corps traversé de milliers de tremblements, le cerveau s'évertuant à reprendre le contrôle de la petite bicoque que je suis devenue dès ta première tempête. *** “Buvons le thé”. Tu me demandes quelques nouvelles, tu me fais part de ta satisfaction quant à la photo de moi que je t'ai faite parvenir pour ton défi, on discute, ça nous détend et nous attendrit un peu. Mais mon ventre gonfle et se tend, et arrive le moment où je t'exprime que là, j'ai VRAIMENT envie d'aller pisser. Que c'est du sérieux. “Ok, alors allons-y.” On se lève. Moi je me dandine, les mains sur mon ventre, légèrement pliée vers l'avant, ça presse, ça presse. On met les vestes, écharpes et parapluie pour sortir et traverser ce temps dégoulinant qu'il fait dehors. Sous le parapluie et contre toi tu m'emmènes parmi les rues, entre les gouttes. Je m'en remets à tes pas, à tes intentions, je ne sais pas où nous allons, mais pour l'heure, je n'arrive pas à me concentrer sur autre chose que sur la contraction que je dois faire pour retenir ma vessie de son besoin plus qu'urgent de se relâcher. Ça devient insupportable. Je m'arrête et je souffle, pliée, mes mains retenant mon ventre comme si j'allais accoucher. On arrive dans des rues plus passantes, on rejoint la place de la Comédie, et là tu me demandes si je suis déjà allée manger chez McDo. Un peu interloquée, je réponds qu'une fois a suffi pour ne plus me donner l'envie d'y retourner. “Eh bien allons-y”. On entre. Il y a pas mal de gens, à table, debout, mais moi je ne les regarde pas, je n'ose lever les yeux du sol, de ce carrelage mouillé et un peu sale de ces jours de pluie et je me presse contre toi comme pour m'y cacher, dans l'attente craintive de ce que tu projettes de faire ici. Tu m'invites à monter les escaliers. Des gens qu'on croise, des voix, du brouhaha, ta main dans mon dos. Arrivés en haut, tu marques une pause, et tu me dis : “Maintenant, tu vas pisser ici, tout en redescendant l'escalier, et en te dirigeant tranquillement vers la sortie. T'inquiète pour la jupe on fera une machine. Vas-y, lâche tout”. Je ne me suis pas dandinée plus longtemps, mon corps ne m'aurait de toute façon pas laissé le choix. Alors ok, j'ouvre les vannes. Je sens que ça me coule le long des cuisses, que ça imbibe ma jupe, je ne regarde pas les gens mais je les entends tout autour, et toi à côté qui me regarde, amusé, et qui dis: “Ça y est ?” La honte et la détente se sont unies en un seul flot que je vois jaillir de sous ma jupe et qui s'abat à mes pieds. Je n'y crois pas, c'est un Canadair que j'ai entre les jambes. On redescend l'escalier. Ça continue de couler, j'en fous partout jusqu'en bas, ma jupe me colle aux cuisses, je presse le pas, et ça y est je crois que c'est fini. Je pousse la porte, et nous voilà dehors. Tu caches une certaine hilarité, et moi... je ne sais pas trop ce que je cache. Les regards ne m'ont pas humilié, je les ai scrupuleusement évité, mais c'est la première chose dont je me suis inquiétée. “Oui, il y a des gens qui t’ont vu, ça c'est sûr”. Nous rentrons chez toi, d'un pas plus léger qu'à l'aller. Juste avant d'arriver, tu me passes la main sous la jupe, malgré les passants qui arrivent à notre hauteur et tu te mets à agiter mon maracas, qui est toujours là, lui, et qui attend qu'on en joue. Ça va très vite. Tu le remues à l'intérieur de moi, en tirant un peu, et tu me dis: “Pousses!” J'obtempère, et tu tires d'un coup sec. Là, une vive douleur me fais vaciller et m'épauler au mur, à ma droite, salutaire. Peut-être pendant ce temps tu considères l'objet, et je t'entends me dire : “Oh, excuse-moi, j'avais sous-estimé sa taille...” Tes bras m'encouragent à te suivre. Nous y sommes. Tu tournes la clé, et nous passons nous réfugier derrière les quatrièmes de couverture. *** Mon regard tombe sur mes chaussures. De la merde. “Je crois bien que c'est la tienne.” Morte de honte, je m'empresse d'aller nettoyer ça, puis me débarrasse de mes vêtements mouillés de ma pisse et les fourre dans la machine à laver. Tu fais couler un bain. Je m'assieds dans le salon, me roule une clope, et je m'évade dans les volutes de fumée qui dansent au ralenti dans la pénombre. Un calme revient en moi. Tu m'invites à venir dans le bain, mais avant tout... “Tu vas avoir droit à un lavement. Assieds toi sur le bord de la baignoire.” Tu me penches, m'insères le tuyau dans l'anus, et envoies de l'eau. Je sens mon rectum se gonfler. Se gonfler. SE GONFLER. “Tu le sens quand c'est assez” Tu enlèves le tuyau, me dis d'aller aux chiottes, puis tu recommences l'opération une deuxième fois. Voilà, j'ai passé mon baptême du lavement, ça va, c'est pas si méchant. Enfin, je me glisse dans l'eau fumante qui m'attend, avec l'impression que je vais m'y dissoudre entièrement. Je me prélasse. Le son de mon cœur s'amplifie dans l'eau, mon souffle en ondule la surface, mes pensées se dilatent, s'évaporent, j'ai tant besoin de ces moments-là, où je me retrouve, moi et mon corps dans une communication de l'indicible. Je regarde mes mains sortir de l'eau, aller et venir sur ma peau, caresser mes genoux, glisser sur mon ventre. Je me réconforte, je m'apaise. Et petit à petit, se rassemblent les fragments de moi-même éparpillés, apeurés, tremblants, voraces, honteux, délirants et raisonnés. Je me frictionne avec tout ça en me rendant à l'évidence : c’est bien moi, dans ce corps, fendue de ces multitudes, et c'est avec tous ces visages que je m'apprête à te rejoindre. Tu as préparé une salade, c'est là que je me rends compte de ma faim. Un sushi. Un autre. On parle, ça fait du bien, tu m'interroges sur les instabilités de mon domicile, je te réponds par ma détermination à ne rien lâcher, malgré les pressions, malgré les coups de blues. Nos échanges sont simples, doux, attentifs. Une touche d'hydromel en fin de repas. Et bien sûr, une grande théière. Ces réjouissances culinaires en cours de digestion, tu m'invites alors à te suivre à l'étage: « On va dans mon lit? » Ce n'est pas un ordre, mais je n'y résiste pas mieux. Mon cœur fait des bons, et je t'emboîte le pas, ravie. Et je sens monter en moi le colimaçon de mon désir, à mesure que je grimpe ces marches, qui s'effondrent une à une après mon passage. Derrière moi, plus rien n'existe. J'avance, je ne peux rien faire d'autre. C'est si bon. Le moelleux nous accueille, nous enveloppe, nous attendrit. Je sens tes mains qui se promènent, qui cherchent en moi là où c'est doux, là d'où mon souffle prend sa source, j'ose à peine te caresser tant tes gestes sonnent juste et m'éveillent, partout, ou presque. Tu me fais languir. Je me tends, me tortille, mes effleurements t'agrippent à présent, mes caresses te grifferaient presque le dos. Et puis tu me regardes. « Dis-moi des mots » Je m'inquiète, et répète, comme si je n'avais pas bien entendu : « Des mots? » « Oui, parles-moi comme tu sais si bien m'écrire ». Prise au piège. « Des mots, quels mots, des mots pour décrire l'impossible, des mots pour...» Tu me pénètres. « ...dire tout ce qui me traverse... » Je parle entrecoupée de mes cris « ... des mots qui ne savent plus rien... qui s'exaltent et meurent... » Je m'emballe. Je ne sais plus ce que je dis, emportée par tes élans, mais quelque chose en moi ne cède pas. C'est si fort, mais c'est trop fort. On cesse. Tendresses. Mon corps est toujours sous tension. « J'ai mes résistances... peut-être elles t'embarrassent...? » Tu ne réponds pas, il se peut que ma voix n'aie été qu'un murmure inaudible, comme un frisson qui se cache, une peur qui somnole. *** (à suivre)
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Par : le 19/05/15
"Toi qui entre ici abandonne toute espérance... - Ah ben sympa ! Mais je suis ou exactement ? - EN DORDOGNE PARDI ! MOUAHAHAHAHA ! " Bienvenu dans le no kink's land que nous partageons avec la Corrèze, le Lot et la Creuse. Mon dieu pauvres Creusois ! Je compatis... A moins d'avoir un gout prononcé pour le sexe avec les anatidés (coin!), vous ne viendrez pas dans ce département merveilleux pour vivre vos fétiches ou goûter aux joies du BDSM avec des partenaires élevés aux pommes de terre Sarladaises. Ici tout pousse, sauf les aspirations SM et si l'on trouve pléthore de truffes sous les chênes il sera bien difficile d'enfouir la votre sous des chaines. Sans internet point de salut ! Il n’était pas rare dans certains coins retirés que des gens sacrifient des vierges en offrande au Dieu ADSL; celles-ci étant en voie d'extinction, les gens se contentent maintenant de menacer de mort le service client de leurs fournisseurs d’accès à la moindre défaillance de la ligne. Il va vous en falloir de la patience et de la pugnacité si vous avec l'espoir de faire des rencontres et on frôle la science fiction si vous visez des rencontres de qualité. Mais ! MAIS ! MAIS ! Tout arrive ! Ce serait mentir que de dire le contraire, car même moi, petit soumis coincé entre une meule de foin et une tranche de magret, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables. Si parfois ce n'etait que des rencontres fugaces ou si pour X raisons les chemins se sont séparés, ces instants magiques valaient bien toutes les traversées du desert ! Si, si, j'vous jure ! Mais enfin puisque je vous le dis... Alors vous, amis isolés, gardez espoir ! Discutons, ouvrons nous aux autres, osons ! Si nous sommes loin de remplir un abri-bus pour faire un Munch, il ne faut pas baisser les bras pour autant (sauf celui du fond avec les auréoles) car la persévérance finit toujours par payer ! Encore faut il y croire .
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Par : le 17/05/15
Il est à son travail depuis ce matin, quand elle se lève. Il ne devrait plus tarder, ayant pris son après-midi. Tout en se réveillant, elle se dirige vers la cuisine. Elle s'arrête. Par terre, un papier, écrit, l'attend.... Ce n'est pas ainsi qu'elle avait prévu sa journée... Enfin sur la piste cyclable, Il envoie à toute allure son vélo sans risque de faire une mauvaise rencontre avec une voiture. Il y a toujours les autres cyclistes ou des lapins qui peuvent traverser, mais Il peut rouler à sa guise. Dans une heure, Il saura …. Dans l'appartement, le cœur battant par son cyclisme de retour de bureau, Il écoute. Pas un bruit … Aurait-elle...? Peut-être … Cette fois, c'est l'excitation qui Lui fait battre le cœur … Aurait-elle…..? Peut-être … Après avoir jeté un œil dans tout l'appartement, Il la trouve, couchée sur le lit. L'éclat de sa peau est resplendissant sous ce soleil d'été qui passe par la fenêtre. Elle est chaude.... la caresse de Sa main la fait tressaillir, mais seul le tintement de ses menottes perce ce silence si étrange, paradoxal.... Sa main remonte vers son cou, entravé par son collier et la lanière en cuir du bâillon qu'Il lui avait ordonné de mettre pour L'attendre. Il termine sa caresse sur sa tête, serrée par un bandeau au doux tissus. Fixant la laisse à son collier, Il la fait descendre du lit et mettre à genoux sur un coussin au sol. Puis, Il s'assied face à elle. «N'es-tu pas fière de M'appartenir? « Un signe de le tête Lui répond. «Alors, redresse-toi» fait-Il en faisant remonter ses seins avec Sa cravache. «Je te félicite, tu as respecté mes consignes.» dit-Il en contemplant sa soumise. «J'espère que tu as passé un bon moment à te préparer, m'attendre ainsi....» Elle fait à nouveau signe de tête, tout en bombant d'avantage sa poitrine, exigé par une claque de la cravache. «J'ai prévu une surprise pour ce soir, récompense de ta journée. Mais pour le moment, je vais te donner celle de m'avoir fait cette agréable surprise.» A ces mots, Il s'approche de la bouche de sa soumise, membre tendu. C'était une première. La première fois qu'elle L'attendait ainsi et qu'Il assouvissant ce fantasme. Il n'attendait pas mieux que sa soumise s'offre à Lui, en se faisant désirer. Sans attendre, elle prit sa queue juste après avoir perdu son bâillon. «Doucement... déguste». Il la regarde faire, faire des va-et-vient, doucement.... «L'attente n'a pas été trop longue?… Pas trop vite, j'ai dit.... Ne sois pas pressée, tu vas avoir toute l'après-midi...» Il prend sa tête entre ses mains pour la forcer à ralentir. Elle en voulait plus, le jeu de la frustration bat son plein. «Suffit!»Il se retire, la bâillonne et empoigne la laisse. Se dirigeant vers le salon, Il la fait asseoir sur le divan et lui met ses talons. «Ma soumise va me servir, et mangera aussi à Mes côtés.» Sur ces mots, Il l'abandonne pour la cuisine. Il aime cuisiner; le temps passe. Aveuglée par le bandeau, seul le tintement de casseroles lui dit que son Maître ne sera pas la tout de suite... Peut-être prend-Il tout son temps … Les menottes sont défaites et le bandeau retiré. «Tout est dans la cuisine. Sois fière de me servir, et Je serai peut-être plus rapide pour la suite».Acquiesçant de la tête, elle ne manque pas le petit sourire qu'Il a au coin de la bouche. Tout était prêt dans la cuisine; son Maître avait disposé tout le menu dans les assiettes, il ne restait plus qu'à servir. Elle dépose l'assiette devant son Homme, qui lui indique aussitôt de s'asseoir à côte de Lui. «Pas toujours facile, la patience, n'est-ce-pas? Non, Maître, vous avez pris votre temps en plus. Je ne t'ai pas réveillé ce matin, et tu savais à quelle heure j'allais arriver. Je ne parlais pas de ce moment, Maître Ha? A vous attendre sur le divan, c'était très long... Il n'a pas à m'attendre, tu t'offres à Moi. Cette après-midi, je fais ce que je veux de toi et la seule chose que j'attends de toi, c'est que tu me sois constamment offerte – et disponible, évidemment. Je le suis, Maître Je sais, ma Fierté, je sais. Et c'est bien pour cela que j'avais décidé de consacrer cette journée exclusivement à nous 2. A présent, mange et maintiens le bon niveau de Service». A ces mots, elle s'exécute et ne tarde pas à rapporter la suite du repas. Ils ne parlent presque pas, mais des regards sont échangés, Il la caresse à différents endroits du corps, du bout des seins jusqu'à son sexe, bien humide. Elle lui dépose un baiser dans son cou, Il frissonne. Brutalement, Il la saisit par la nuque, colle sa bouche à la sienne et la remplit de sa langue. Emporté par la fougue, se lève, la plaque contre le mur, soulève sa jambe tandis que l'autre main fouille son intimité. «Tu sais ce que ça peut te coûter cela? Oui, Maître Tu serais trop contente que je continue cette punition ... Oui, Maître! Ce n'est pas le dessert Je suis votre dessert C'est trop simple» La relâchant, Il lui remet les menottes et la fait rasseoir. «Je veux un dessert à point, tu comprends ce que Je veux dire?» C'est sur ce clin d’œil qu'Il revient avec 2 religieuses au chocolat, son dessert favori. Elle l'apprécie de la Main de son Maître, qui prend plaisir à lui offrir ces choux fourrés. Quand elle eut fini, Il lui remet le bandeau sur les yeux et la prend par son collier. Il l'installe sur la table basse, à genoux, face au divan. Prenant son temps, Il menotte ses mains dans son dos et l'embrasse, avant de la bâillonner avec une boule. «Tiens-toi droite et fière», dit-il en entamant son dessert, assis face à elle. «Je t'aime, ma soumise». <Fin de la première partie>
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Par : le 12/05/15
L'appréhension avant ce shooting. .. plus osé, plus intime. .. je me sens seule, trop seule, vais je pouvoir? Pourquoi faire cela? Exprimer une émotion? Voir ce que je suis. .. cette femme sexy, offerte, obscène, vissieuse? Je me maquille, en Domina. .. maquillage sombre, noir, prune... cheveux attachés, strict... string résille, pantalon noir moulant, débardeur en résille, seins nus ou soutif noir? Les accessoires. .. cravache, gode ceinture noir, plug rose, rosebud... la pression monte... le miroir. ..tailleur, robe moulante? La séance se termine... l'esprit un peu ailleurs je réalise doucement ce que j'ai fait. .. On a commencé doucement, moi vêtu de noir... cravache. .. puis avec le gode ceinture, main sur mon sexe dur. .. Je retire mon pantalon. .. à travers la résille on aperçoit mon rubis. .. Je troque le debardeur pour une guêpière, enfilele tailleur... strict, sexy... Domina... je joue devant l'objectif, allumeuse... sévère tentatrice. .. Je me penche pour enfiler mes bas, retire string... mon cul joliment décoré est ainsi photographié... la séance se poursuis... je me dévêtis. ...une fois nue j'étalle langoureusement de l'huile sur ma peau... sur mes seins, les fait pointer. .. à genoux... cuisses ouvertent, offerte telle une bonne soumise, reins cambrés, je me caresse... mords délicatement ma lèvre, suggérant le plaisir, ma tête renversé. .. mes tétons entre mes doigts.... Puis ma main descend doucement sur mon sexe... s' y love... je simule ... un peu... Viens le miroir que je pose au sol, le plug qui trône. ... je joue avec, le suce, le léche...l indécence. .. j'ai honte un peu ... beaucoup.... rien que d' écrire cela, d'y repenser. .. Ma main rejoint mon sexe, besoin de me vider... mes doigts retrouvent cette zone si sensible... la titille. .. le plaisir m'envahit, je m'y abandonne, me laisse submerger... un premier petit jet...je poursuis encore, plus... encore oui... mon corps cède. ..se laisse envahir, .... j'ejacule, dans ma main, le liquide coule... encore... c'est fort...intense.... les images du shooting défilent. .. le plug...le miroir.... les va et viens....
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Par : le 11/05/15
Pendant six mois, tu as su toi mon dos, me rappeler que notre santé est avant tout celle qui nous permet de vivre. Après mettre fait rafistoler et sagement avoir attendu que cela se remette en place, je piaffais d'impatience de savoir si j'avais encore en moi cet instinct et cette envie de m'incliner devant l'autre. Oh bien sûr, la crainte de ne pas être à la hauteur, la peur de devoir redémarrer et cette léthargie forçée m'avait endormie l'esprit. A mes côtés, un Tigre savait attendre, patient que la petite étincelle revienne et de laisser nos routes se croiser de nouveau, m'a permis après quelques hésitations de laisser la place que j'occupe depuis 10ans se mettre en place. Une soumise est soumise de par son esprit avant tout et si cet esprit reconnaît ce statut là, il ne reste plus qu'à laisser le corps répondre à ses envies et ses désirs. Alors Monsieur le Tigre, à vous de m'entraîner dans votre sillage et à vous la lourde tache de faire revivre, celle que vous savez et percevez au fond de moi. Vous savez que je ne peux encore subir certaines choses et je sais que votre patience arrivera à ses fins. Sans rire, c'est instinctif chez moi, mais vous savez aussi que je sais exprimer quand cela ne va pas ... Alors laissons la route se construire, suivant notre chemin et tout cela dans la confiance et le respect.
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Par : le 11/05/15
Jeudi la sonnerie de la messagerie me fait sursauter. «Frédéric comme prévu nous nous verrons ce week-end! Toutefois ne prévoyez rien en nourriture nous n'irons pas chez vous, prenez avec vous un nécessaire de toilette, serviette, et des affaires de rechange. Vous porterez un slip. Et vous serez à 15heures 30 vendredi à notre rendez vous. J'ai une surprise pour vous!» «bien Madame» ____________ Je suis à genoux. Nu. La salle voûtée est chaude, mais je frissonne, les murs de pierres sont parfois vides, parfois couvert d'ustensiles. Fouets, cravaches, chaînes et menottes pendouillent en ordre. Je dois attendre ici, à genoux et nu. je dois garder mes yeux au sol, si quelqu'un se trouve dans la pièce. J'entends des pas dans l'escalier. Je baisse les yeux. Une paire de chaussures d'homme arrive devant moi, elles tournent autour de moi, un frisson me parcourt quand une main ferme se pose sur ma tête. -en tant que soumis tu doit apprendre à être disponible pour quiconque entrera dans cette pièce. homme ou femme tu te dois d'être performant dans ce que l'on te demandera. Aujourd'hui je vais voir si tu peux satisfaire un homme. Tu vas me sucer et me donner du plaisir. -Oui Monsieur. Déclarais je d'une voix mal assurée. Monsieur se met devant moi. Je me redresse légèrement, je défais la ceinture de cuir, déboutonne le pantalon, mes doigts fébriles descendent la fermeture éclair. Le pantalon glisse sur deux jambes musclées,et découvre un boxer noir tendu d'une belle bosse. Je glisse mes doigts entre l'élastique et la peau. En tirant doucement apparaît le pubis légèrement poilu, puis une verge énorme se présente devant mon visage, les testicules de belles tailles sont rasée ainsi que la base de la verge. Monsieur est excité mais ne bande pas, son sexe est lourd, j'approche mes lèvres, avec deux doigts je décalotte doucement le gland et ma bouche épouse la peau douce. Ma langue repousse le prépuce. J'humecte ma bouche pour glisser au mieux autour du membre épais qui grossi à m'emplir. Il est énorme et j'ai du mal à passer après le gland je vais et je viens avec mes lèvres et de la langue je caresse la peau douce du gland. La main puissante de Monsieur plaque ma tête et me force a ne plus reculer mais à avancer sur sa bite. Je salive énormément, j'étouffe et j’essaye de me concentrer sur ma tache, pour ne pas vomir, mais des hoquets me prennent, la main relâche la pression, je recule un peu et puis je revient à fond je touche presque les testicules de mes lèvres, ma glotte caresse le gland. Je suce maintenant sur tout la longueur ce sexe d'homme qui plonge dans la moiteur de ma bouche, quand le sexe est pris de soubresauts. Monsieur recule ma tête d'un coup sec. J'ai juste le temps de fermer la bouche que le sperme atteint mon visage et m’inonde... _______________ au rendez vous de vendredi 15h30, je viens vers vous, je m'agenouille devant vous et vous baise les mains. Les passants froncent les sourcils, en secouant la tête. Vos affaires installés au coté des miennes nous prenons la route, vous me pilotez sur un itinéraire que je ne connais pas. J'inspire et me vide doucement pour me calmer. La nationale se déroule devant nous, le paysage se fait agricole. La lumière est intense, nous roulons vers le sud. Vous m'annoncez soudain qu'il ne reste que deux kilomètres pour notre destination. _________ je réajuste Monsieur dans ses vêtements. Un doigt passe sur mon visage maculé, étale la semence. -C'est très bien. -Merci Monsieur. -Tu ne t'essuie pas tu reste ainsi. C'est ta condition de soumis ne l'oublie pas. -Oui Monsieur. Monsieur s'en va me laissant là. Ses pas résonnent dans l'escalier. Autour de moi le silence se fait. Je sens couler sur mon visage l'intimité de Monsieur, le temps passe, mes genoux commence à me faire souffrir. des pas résonnent dans l'escalier. Une paire de talon aiguille arrive devant moi. Les chevilles et les mollets de la dame sont recouvert de nylon noir. -Frédéric? -Oui Madame. -Monsieur est satisfait vous sucez très bien parait-il. -Merci Madame. Vous vous accroupissez devant moi, votre jupe très courte remonte sur vos cuisses. Je respire très fort. Vous prenez ma tête entre vos mains. Vous étalez un peu plus ce liquide qui s'écoule. -Vous êtes souillé Frédéric! Vous riez. Comme une souillon! … -Frédéric? -Oui Madame. -Allongez vous sur le ventre et fermez les yeux. Je m'exécute. Vos talons résonnent dans la pièce vous vous éloignez. Doucement. Je ne sais pas ce que vous faîtes. Je vous entend, vous, Madame. Je sais que vous êtes là. Cela me réconforte. Vos pas reviennent en claquant. J'ai une érection. Vous disposez des choses autour de mon corps. Un foulard vient bander mes yeux. Je les ouvres, mais je suis aveugle. Vous mettez mes bras en croix. Écartez mes jambes au maximum. Vous glissez votre main sous mon ventre et tirez mon sexe dur en arrière. Je gémis. -voyons Frédéric, ce n'est rien, cela ne fait que commencer. Vous vous pencher à mon oreille et murmurez. -Frédéric? Désirez vous m'appartenir? Vous savez cela me fait tellement plaisir, d'entendre votre souffrance. -Je suis à vous Madame. Je murmure. Je vous appartient. -Hum! Hou! Vos doigts trempés de votre intimité viole ma bouche. Je les sucent à chaque fois que vous les remettez. Vous vous relevez. Votre escarpin joue avec mes testicules, écrase un peu le gland. J'étouffe mes petits couinements. Puis soudain la première goutte tombe. Je sursaute. Puis une autre et encore et encore. J'endure ce plaisir en essayant de faire le moins de bruit possible. Le dos me semble t il se couvre de taches de cire. D'abord les épaules, puis cela descend inexorablement. Vous faîtes des pauses de temps à autre. Ou vous me caressez la tête, ou bien vos doigts effleurent cette queue gonflée pour vous. ____________ Vous me demandez d’arrêter la voiture sur le bas coté. -Frédéric? -Oui Madame. -Portez vous un slip comme je vous l'ai demandé? -Oui Madame. Déjà je défais la ceinture de mon pantalon et déboutonne mon jeans. Vous passez votre main sur le tissu qui enfle à vue d’œil. -Hum! Très bien Frédéric! Votre main ouvre ma chemise, vos doigts glissent sur ma peau jusqu'au premier téton que vous titillez doucement. Une onde de plaisir me parcourt. À votre souffle je sent qu'il en est de même pour vous. Le pantalon baissé à mi cuisses, vous tirez l'étoffe de la culotte, que vous coincez derrière les bourses. Celles ci remontent tendant la peau que vous pincez légèrement. -Allez Frédéric. Vous murmurez à mon oreille. donnez vous du plaisir, je vous veut détendu. Là ou nous allons, c'est moi, qui prendrait du plaisir. Je vais jouer avec votre corps. Et votre esprit sera mien! Êtes vous d'accord Frédéric? -Oui Madame. Ma bouche est sèche. Mon ventre se noue. Mais oui Madame je vous suivrais. -Nous allons découvrir ensemble jusqu’où vous me suivrez. Masturbez vous, hélas vous ne pouvez pas me faire jouir avec votre queue. Donc il me faut un homme. Pas un qui éjacule au bout de trois va et vient comme vous le faîtes. Pendant que je glisse mes doigts le long de la verge, vous pincez mes seins violemment. Au bout de très peu de temps, je vous déclare dans un souffle. -Je vais jouir Madame. -Stop. Vous tirez l'étoffe qui recouvre le pénis brûlant d'envie. Vous me considérez d'un regard étrange, oui Madame, je suis heureux de vous appartenir. Vous me souriez, la tension baisse d'un cran. -Avez vous envie de jouir vraiment pour moi Frédéric? - … -bien sur! Vous êtes gêné de me le dire. Vous avez honte de dire à une femme, toute la jouissance que vous voulez lui donnez? -Oui Madame, un peu honte. Vous caressez ma joue. -Pauvre petite chose. Je vais vous aider. Vous caressez mon sexe au travers du tissu. Dites moi que vous avez envie d'être masturbé. -Madame pouvez vous me masturber s'il vous plaît... -hum! Avec joie. ______________ Vous tournez autour de mon corps en croix allongé sur le sol, les gouttes de cire pleuvent sur mes fesses, sur mon dos les myriades de gouttes figent en tirant ma peau. Le fessier est bientôt recouvert de cire, je ne peut plus retenir mes gémissements. Vous m'encouragez. Tandis qu'une pluie chaude s'écoule inlassablement, vous me parlez, tour à tour, moqueuse, tendre, dure ce qui à pour effet de me déconcentrer et de m'arracher de petits cris. De longues traînées de cire coule soudainement sur mes cuisses. Je hurle. -Criez Frédéric mais ne bougez pas! Oui Frédéric hurlez tant que vous le voulez, cela m'excite... je me retiens au maximum de ne pas bouger. Je sens la chaleur mordre la peau, de ses petits crochets elle tire dessus à n'en plus finir. Après une courte pause, vous passez au parties génitales. Vous vérifiez, mais vous le saviez déjà! je pleure à chaude larmes. Vous ne me prenez pas dans vos bras comme d'habitude. Vous continuez, je dois tenir, je veux que vous soyez fière de votre soumis. Quand le supplice s'arrête enfin, je respire fortement, j'aspire l'air saturé d'odeur de cire à grande goulée. Des pas résonnent dans l'escalier, Je sens Monsieur venir à nos cotés. -Frédéric levez vous? Monsieur me soutient et m'aide à marcher, toujours aveugle je ne sais ou je vais. Des morceaux de cire se détache de ma peau, J'ai l'impression de me perdre. Vous êtes tous les deux à mes cotés, deux bracelets viennent enserrer mes poignets. Je me retrouve les bras en l'air immobilisés, face a un mur. La pierre fraîche contraste avec mon derrière brûlant. Mais déjà un claquement se fait entendre. Deux bracelets maintiennent mes chevilles maintenant. -Frédéric? Murmurez vous à mes cotés. -Oui Madame! Je réponds avec une voix blanche morte de trouille. -Je sais que vous avez peur! Mais tout se passera bien. La surprise c'est que je vais apprendre le fouet avec Monsieur, écoutez sa voix... ____________ mon sexe tend le slip, le frisson des doigts est infernal, les ongles se mettent dans la danse. L'excitation est à son comble, vos ongles s'enfoncent à travers le lycra, les bourses, la verge, le gland, rien n'est épargné. Câlins tout doux, pincements, frottements, ultime sévices un ongle voudrait trouer la culotte pour rentrer dans le méat. L'éjaculation est violente elle me surprend moi même. Du sperme s'écoule, abondant. Je me souille, me répand, dans mon boxer. Vous me laisser respirer quelques minutes. -Frédéric restez comme ceci et reprenez la route. -Je remonte mon pantalon Madame? -Non, vous ne fermez pas votre chemise non plus. Je démarre la voiture, et continue à rouler sur les indication de Madame. Nous arrivons dans la cour du vieille ferme, très bien retapé, sur un vaste terrain, perdue au milieu de cultures. Un homme nous attends sur un perron, quand nous rentrons dans la cour fermée. Il m'indique ou me garer. Sur le coté gauche du corps de ferme. Je n'ai pas le temps de me poser de questions sur ma tenue, l'homme est déjà entrain d'ouvrir la portière de Madame. Et la salue par son prénom. Oups! Ce n'est pas un soumis. Je ne bouge pas, et souri bêtement, je ne vais pas sortir comme ça tout de même. Après quelques civilités avec Madame. L'homme se penche à l'intérieur du véhicule et déclare à mon attention. -Bonjour Frédéric vous ne sortez pas? -Eh bien... c'est à dire que... -Voyez vous Monsieur. Frédéric, mon soumis avait tellement envie de jouir en route que je l'ai aidé. Et je trouvais plus amusant qu'il prenne du plaisir dans son slip. -Et après tout vous avez bien fait! Répond Monsieur. Quand pensez vous Frédéric? - … Monsieur secoua la tête. -Et oui comme d'habitude. Dit il. Dès que l'on pose une question claire LE soumis, ne répond plus. Puisque il faut tout vous dire sortez donc de cette voiture. Je sors. Honteux. Monsieur vient vers moi et se présente, dit être le maître des lieux, et avoir invité Madame et son soumis pour un petit stage en cette ferme. Que pendant ce week-end, je suis invité à être ce que je suis, un soumis! de l’appeler Monsieur et d'obéir en toutes choses qui me sera demandé. -avez vous compris Frédéric? -Oui Monsieur. -Désirez vous être soumis ici dans cette ferme! Et n'avoir plus aucun droit? -Oui Monsieur. Ma voix tremble, je tremble, je suis ridicule. -Alors déshabillez vous. Vous vivrez nu ici. Et lavez vous à la fontaine et lavez le slip aussi. Je me déshabille devant vous deux, je met mon pantalon dans l'auto ainsi que la chemise. Je traverse la cour nu. Je me baigne au bassin dans le jour finissant. Une serviette est là propre pendue qui m'attend. Et bien pour un surprise c'est une surpris
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Par : le 07/05/15
L’homme est assis bien droit sur sa chaise, l’air attentif. Il a convaincu sa compagne qu’une soirée par mois, ils laisseraient libre cours à la fantaisie sexuelle de leur choix ; sa compagne mènera la danse en premier ce soir. Il se demande ce qu’elle a bien pu préparer pour eux deux et l’idée qu’elle lui redonne les clés de son intimité le temps d’une nuit est loin de le laisser indifférent. Elle qui est devenue si secrète… Depuis quelques semaines, la libido de sa femme semble s’être endormie ; elle se refuse systématiquement à toute forme de sensualité avec lui. Il n’est plus question qu’ils s’embrassent, et encore moins qu’ils fassent l’amour… Il espère que cette première soirée sera la solution à ce problème qu’il peine à résoudre et qui le frustre énormément. Sa femme étant habituellement plutôt soumise et se laissant faire (pour son plus grand plaisir), l’homme se questionne à nouveau : que fera-t’elle ? Un show de lap-dance ? Un strip-tease ? Une démonstration de massage érotique.. ? Ses réflexions sont soudainement interrompues par l’extinction des lumières de la pièce. Une mélodie langoureuse s’échappe alors de la chaîne hi-fi qui a été placée non-loin de lui : c’est « Glory Box » du groupe Portishead… Un projecteur s’allume. L’ombre de sa femme souriante apparaît en face de lui. Elle s’est assise sur un tabouret et reste de profil, immobile. Lorsqu’il tend sa main pour tenter de la toucher, elle le repousse délicatement et recule, en rythme avec la musique. (à écouter en même temps : Portishead - Glory Box : https://www.youtube.com/watch?v=4qQyUi4zfDs ) Sa compagne s’est éloignée afin d'être hors de sa portée, mais il la voit tout de même assez pour pouvoir l'admirer à loisir. Il plisse les yeux et détaille sa tenue. Chloé ne lui avait jamais montré cette partie de sa garde robe ; son corps ondule encore lentement sur le son de la musique. Elle prend son temps… Le regard de l’homme se pose en premier sur ses chaussures, de hauts escarpins noirs qui mettent davantage en valeur le galbe et la longueur de ses jambes. Chloé est cambrée, Chloé est indécente et Chloé est outrageusement désirable. Dans la pénombre, elle se retourne et se met dos à lui : l’homme aperçoit la fine couture noire qui court le long de ses mollets, s’épanouit sur ses jambes pour aller se perdre sur le haut de ses cuisses. Un bustier en mousseline dévoile à peine ses fesses, ornées par un porte-jarretelles noir du plus bel effet. Elle ne porte pas de culotte. Le contraste entre l’obscurité de la pièce et la blancheur de sa peau le saisit ; il a plus que jamais envie d’elle et d’effeuiller son corps qui n’attend que ça. Son contact, la douceur de sa peau, son odeur, sa chevelure et tout son corps entier lui manquent… Il veut la serrer dans ses bras à l’étouffer, veut goûter à sa peau, l’embrasser, la retrouver et la posséder. Il se lève d’un coup et se dirige vers elle avec cette idée en tête : « assez pour ce soir, tu es à moi, je n’en peux plus de te désirer sans rien en retour ». L’homme se jette sur elle, l’embrasse à pleine bouche en pétrissant ses fesses à pleine main. Chloé lui rend son baiser mais se saisit rapidement des cheveux du bas de son crâne et d’un coup ferme, tire vers l’arrière. Il grogne, stoppé net à cause de la douleur capillaire infligée par sa compagne. Elle réprime un petit sourire moqueur et lui murmure qu’il a l’air malin, comme ça… Il lui avoue en gémissant qu’il a envie d’elle depuis des semaines et qu’il n’en peut plus de gérer sa frustration sexuelle. Le sourire de Chloé s’adoucit et elle lui dit qu’elle le sait, et qu’elle avait tout fait pour que cela arrive. Elle se colle à son sexe dressé sous le tissu du pantalon. Sa cuisse se frotte lentement à lui, et ça l’amuse de titiller le sexe de son compagnon qu’elle sait très sensible à cause de la frustration qu'elle lui a fait subir. Chloé est elle aussi très excitée : cela fait des semaines qu’elle manigance toute l’opération et elle est sur le point de réaliser son fantasme : soumettre son homme qu’elle savait très réfractaire à l’idée. Elle approche à nouveau son visage au sien et se met à l’embrasser du bout des lèvres, comme si elle goûtait à un plat sans trop savoir si il lui convenait. Là aussi, elle prend son temps, elle le déguste, et le goûte. L’homme va exploser : il veut la posséder là, tout de suite, maintenant. Il veut de la force, des empoignades, des baisers enflammés et des choses qui claquent. Il se défait de l’emprise de Chloé et passe brusquement ses mains avides sous son bustier. « Chloéééééé », lui gémit-il à l'oreille… « Pas de Chloé… Mademoiselle… » Elle se saisit à nouveau de ses cheveux, et le force à se mettre à genoux devant elle. Elle porte son visage à son sexe. Elle est trempée. « Regarde comme tu m’excites, quand tu es comme ça... ». Elle pose délicatement son intimité sur sur sa langue qu’elle lui a ordonné de sortir, et se frotte à lui, de haut en bas. L'homme a fermé ses yeux et la lèche avec une expression presque extatique, l'air complètement vaincu. Elle se sent bien... « Es-tu disposé à m’obéir…? »
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