La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 01/09/16
Bonjour , Je me souviens il y a un peut plus de deux ans de sa ... Un soir la porte sonne , j'ouvre , et je voie un homme bien charpenté , me demandant si ..... ( ma maîtresse ) était la ? J'appelle donc ...... ( ma maîtresse ) lui disant qu'il y avait un homme qui la demandais . La elle vient à la porte et me présente à cette homme comme son soumis . Elle le fesa entré et ils sont allé dans le salon , ma maîtresse ma demandé de leur servir l'apéritif . Je m'y suis mis avec beaucoup de soin et d'attention ! Une fois l'apéritif fini elle m'a dit de préparé la chambre car ........ ( cette homme ) Allé lui donné du plaisir et de la jouissance car j'en était plus que incapable ... ( se n'ai pas faut ) Jetait d'accord qu'elle est des amants , elle m'avais demander au bout des six premier moi de notre relation car jetait incapable de lui donné quoi que se soit comme plaisir sexuel ... La ils mon rejoint dans la chambre , ma maîtresse ma demander de mettre mes vêtements féminin devant cetre homme et ensuite elle m'a fait un lavement ... Je l'ai regardais faire l'amour comme des bettes ... Ma maîtresse prenais à tel plaisir avec lui !! Je lui est ensuite fait la toilette comme dabitude pour lui enlever se sperme et ses souillure de fluide vaginale . De la elle ma ordonnée de lui faire une felation à cette homme ! J'avais jamais sucer un peins jusqu'à la ... Je mis suis mis avec retissance et un peut de dégoûté car un homme quand même ... Mais j'y est pris finalement du plaisir !! Jais beaucoup aimé !! ( c'était donc la première fois que je faisait une felation à un homme ) A un moment donné elle m'ordona de me mètre à 4 pattes les fesse en l'air que c'était mon tour ! vu que j'avais était très sage !! Enfin je vais avoir droit à la sodomi !! Cette homme très bien équipé ma pénétré du plus profond de moi même ... J'adore la sodomi !!! Et dire que avant de connaître ma maîtresse jetait ethero , un peut match sur les bord , et un très mauvais Amant pour ces dames ... A se jours je c'est que je suis une lopette au micro penis impuissant qui porte des vetement feminin et qui se doit de se soumettre à une maîtresse ! Jais trouvé ma voie sexuel grâce à mon ancienne maîtresse . Elle a su me montré que les hommes comme moi on est né avec des petit penis et ejaculateur précoce , sans avoir de virilité , ni de muscle , et peut poilus , qu'on était pas des vrai mal ! Mais des hommes fait pour être soumis et devenir des lopettes . Je suis tout à fait d'accord avec elle , chaquun sa place les vrai mal son des amants et les semblant de petit mal comme moi on est tout à fait à notre place en t'en que soumis ! Qu'en pensé vous ? Êtes vous d'accord avec mes façon de pensé ?
831 vues 0 aime
Par : le 30/08/16
Il m’avait demandé de le rejoindre dans la salle de bain, à quatre pattes, nue avec mon collier. — Entre dans la baignoire. — Oui Maître. J’obéis avec le plus de grâce possible. Monter dans une baignoire à quatre pattes en restant sexy n’est pas tâche facile, mais je commençais à y parvenir gentiment à force de refaire l’exercice. Une fois en position, à quatre pattes, dans la baignoire, le dos cambré, la croupe offerte, il lia la laisse à mon collier et tira d’un coup dessus pour me faire le regarder. — Je me demande bien ce que tu fais dans cette baignoire alors que tu sembles si propre. On ne va pas gaspiller de l’eau pour une petite chienne qui n’est même pas souillée n’est-ce pas ? — Effectivement Maître. Vous avez raison, ce n’est pas bien de gaspiller de l’eau. — Alors, commence déjà pas sucer. Je me penchais en avant, agenouillée dans la baignoire, pour le prendre dans ma couche. Dès que de la salive coulait sur mon menton, il se retirait pour m’étaler ma salive sur mon visage avec son sexe. Je le suçai, le léchai, le caressant, lui donnant du plaisir du mieux que je pouvais. — Ça suffit maintenant. Il se retira pour se masturber, couvrant mon visage et mes seins de sperme. Il s’appliqua ensuite à l’étaler sur le plus de surface de peau possible. Il se recula, me regardant, m’observant comme on observe un objet d’art. Je me sentais belle, je me sentais bien. Après m’avoir suffisamment admirée, il décréta que je n’étais pas suffisamment sale, qu’il manquait de cyprine sur ce corps déjà pleins de salive et de sperme. Il me demanda alors de mettre debout, les jambes suffisamment serrées pour que la cyprine coule le long de mes jambes jusqu’à atteindre mes pieds. Il savait à quel point ça me mettais mal à l’aise et il en souriait d’avance, se délectant de mon expression oscillant entre l’appréhension, l’excitation, la honte, et bien d’autres émotions encore. Il aimait me regarder, se délecter de tout ce qu’il pouvait provoquer en moi, ne se privant pas de profitant de toutes les émotions qu’il générait, jouant avec mon âme comme il jouait avec mon corps. — Aujourd’hui, j’ai envie que tu te souviennes que tu m’appartiens, que tu sois mienne jusqu’au bout. A genoux petite chienne. J’obéis, m’agenouillant rapidement dans la baignoire, baissant la tête. Il tira la laisse qui redressa d’un coup mon menton et plongea son regard dans le mien. Son regard complice et joueur m’indiqua que je n’avais pas fini d’être souillée. — Tu es ma chienne, n’est-ce pas ? — Oui, Maître. — Tu es ma chienne, ma chose, ma soumise, ma propriété. — Oui, Maître. Je suis tout à Vous. Il tira un peu plus sur la laisse, ce qui fit plonger mes seins en avant lorsque le jet chaud atteignait mon épaule. Le liquide coulait sur mes seins, ruisselait sur mon ventre, mes cuisses, se rependant sur mon corps comme une caresse inédite. Une vague de tendresse m’envahi. J’étais fière d’être sienne. Fière de lui appartenir. Nos regards connectés l’un à l’autre dans une intense communication silencieuse, exprimaient tant de choses qui ne pouvaient pas être dites avec des mots tant le moment était intense. — Maintenant, on peut utiliser de l’eau sans que ce soit du gaspillage. Je sortis subitement de cette sorte de transe, la honte prenant le dessus. Couverte de cyprine, de salive, de sperme et d’urine, je me sentis sale et humiliée. La cyprine se remit alors à couler, ce qui me fit encore plus honte. Je sentis mes joues rougir. Il semblait voir dans mon regard tout ce qu’il se passait dans ma tête. Je me sentais plus nue que jamais. Il sourit et m’embrassa sur le front. Son regard amusé ne fit qu’amplifier ma gêne, ainsi que le flux de cyprine qui s’écoulait doucement de mon entre-jambes. — Tu es adorables petite salope. Je vais te laver maintenant. Son sourire était émouvant, respirant l’amour et la fierté. Je commençais à me mettre debout quand il tira violemment la laisse vers le bas. Je trébuchais, me retrouvant à genoux. — Ce n’est pas debout qu’on lave une chienne ! J’aimais tant ce ton ferme et autoritaire. Qu’il ordonne doucement, en restant toujours calme. J’aimais tant être sa chienne. Il alluma l’eau et me lava le corps fermement, comme on lave une chienne. C’était à la fois délicieux et humiliant… délicieusement humiliant… — Il est temps de retourner te salir, petite chienne. Il tira sur la laisse et je sortis de la salle de bain nue à et quatre pattes, prête à être salie, encore et encore… souillée de nos fluides… autant qu’il le voudra…
449 vues 3 aime
Par : le 30/08/16
Avant, quand le BDSM n’était pas entré dans nos vies, lorsque je faisais une bêtise, j’assumais ou j’ignorais, mais je restais assez détachée. On se disputait, se balançait quelques infamies, on s’excusait et la dispute était finie. Je ne me remettais pas vraiment en question parce « l’erreur est humaine, on en fait tous, allez, hop, on oublie ». Je ne considérais même pas cela comme une bêtise. Je me considérais juste comme quelqu’un de normalement imparfaite. Mon caractère fort m’a longtemps poussée à prôner le « acceptez-moi comme je suis et si vous n’êtes pas content, ben tant pis », que je continue d’ailleurs à appliquer dans ma vie quotidienne. Les remises en question ne sont pas vraiment nécessaires quand les disputes sont rares et que le bonheur règne dans la globalité. Pourquoi donc chercher à voir les choses autrement ? En choisissant d’être sa soumise, il n’a plus accepté que je crie. Il n’a plus accepté que je sois imparfaite. Il voulait être fier de moi en toute circonstance et je devais tout faire pour que ce soit le cas. Il a été d’accord d’apprivoiser le Maître qui était en lui, ce qui n’a pas été une épreuve facile pour lui. Il lui a fallu du temps et beaucoup d’introspection pour y parvenir. Maintenant qu’il a laissé le Maître s’extérioriser, il considère qu’ayant fait tous les efforts pour devenir un Maître le plus parfait possible, je dois maintenant tout faire pour être une soumise parfaite. C’est mon devoir et je le lui dois bien. Je dois régulièrement lutter contre moi-même, mais surtout contre mon impulsivité, qui est ma plus grande ennemie. Apprendre à m’exprimer sans crier, ne pas essayer de rejeter la faute sur lui alors que je suis responsable, ne pas m’énerver, ne pas revendiquer mon droit de n’être qu’une femme imparfaite. Non, je ne veux plus être une femme imparfaite. Je veux être bien mieux. Je veux être bien plus. Cet Homme m’apporte désormais tout ce dont j’ai besoin. Chaque jour, il fait tout pour me combler et me rendre heureuse. Il m’écoute, me soutien, m’encourage mais surtout il m’aide à devenir meilleure, à m’épanouir, à me dépasser. Il a même fini par m’offrir ce qui créait un profond vide dans mon âme. Comment ne pas lui donne le meilleur de moi-même ? Comment ne pas lui rendre tout ce qu’il m’a offert ? Je n’ai simplement plus le droit d’être imparfaite. Je n’ai plus le droit de me contenter de peu, de ne pas faire tous les efforts possibles pour le satisfaire. Je dois devenir la meilleure, ne plus me contenter d’imperfections. Je dois devenir parfaite, mais quelle lutte contre moi-même ! Il y a quelques jours, mon impulsivité a pris le dessus. Elle a pris le dessus en force, probablement pour toutes les fois que je l’avais retenue. J’ai explosé. Il m’a reproché d’être une mauvaise soumise qui oublie souvent son devoir alors que c’est moi qui lui réclame d’être Maître. Sur le moment, je l’ai trouvé injuste. Je me disais que c’était au Maître d’éduquer sa soumise, de lui apprendre à devenir une bonne soumise et que sans un bon Maître, c’est normal qu’une soumise soit indisciplinée. Je lui ai hurlé dessus, avec tout le pouvoir de mon impulsivité en mode furie hystéricotimbrée. Avant, quand je gueulais, mon mari gueulait aussi. Il s’énervait, me faisait entendre raison en levant le ton plus haut que le mien, en s’imposant avec les mêmes techniques que moi. Mais en Maître, il ne se comporte pas ainsi. Le Maître, lui, sait se maîtriser. Il se contrôle et sait que c’est le meilleur moyen de me canaliser. Il m’a regardé hurler, m’a laisser vomir ce que j’avais à dire sans m’interrompre. Il est resté là, à m’écouter, droit, impassible. Dans un premier temps, ça m’a encore plus énervée. Saleté d’impulsivité. Je lui ai donc balancé tout le stock de reproches que j’avais en réserve. J’ai tout mélangé, ma tête complètement embrouillée. Mais le Maître, lui, avait compris que j’avais besoin de ça pour me vider. Le flux de mes paroles tarit, je me suis effondrée sur le sol, dans un torrent de larmes. Il était toujours debout, droit, inébranlable. Son regard était nouveau. Je n’y voyais pas de colère, pas de lassitude, pas de tristesse. Juste ce regard sombre et impressionnant, imposant, qui me regardait de haut, attendant patiemment, mais durement, que je me calme. J’ai baissé les yeux. Je me suis naturellement rapprochée du sol et sans même m’en rendre compte, mes larmes se sont arrêtées, ma joue s’est posée sur son pied, mes bras se sont enroulés autour de sa cheville, mon corps s’est recroquevillé contre Lui et la paix intérieure a imprégné mon corps et mon âme. J’avais besoin de tout sortir pour être vraiment vidée. J’étais calmée, détendue, apaisée. Le silence s’est installé et pour la première fois je n’ai pas trouvé ça angoissant. J’ai su apprécier ce moment pleinement, me nourrissant de ce calme. Je me sentais bien contre lui, à ses pieds. Je ne ressentais plus rien d’autre qu’une paix intérieur profonde. Mes yeux se sont fermés et j’ai attendu. Attendu que tout soit parfaitement apaisé. Attendu qu’il décide que quelque chose devait se passer. En attendant, je restais parfaitement immobile. Au bout d’un long moment, il m’a demandé si j’étais maintenant prête à agir en soumise. J’ai répondu timidement : « Oui, pardon Maître ». Il m’a demandé de me redresser, d’être digne. Je me suis agenouillée devant lui, tête baissée. En me redressant, la sensation de paix, s’en est allé pour laisser place à la honte et à la culpabilité. Plus profondes que jamais. Jamais je n’ai eu si honte d’un comportement que j’ai eu face à lui, pourtant j’en ai eu de bien pire. Jamais je ne me suis sentie si coupable. Mais j’étais surtout très impressionnée. Impressionnée par cet Homme que je connaissais impulsif ait acquis une telle maîtrise de moi-même. Quand était-ce arrivé ? Quand avait-il pris ainsi le contrôle de lui-même ? Je n’en savais rien. Pour la première fois, j’avais l’impression d’avoir un Maître. Un vrai Maître. Pour la première fois, je n’avais pas l’impression de jouer à la soumise. J’étais soumise. Ce n’était plus un jeu sexuel. Ce n’était pas une séance. Je n’avais pas mon collier. Mais pourtant je me sentais profondément sa soumise. Je me sentais à ma place à ses pieds, à ma vraie place. Plus que jamais. J’ai toujours pensé que c’était le fait d’avoir mon collier autour du cou qui me permettait de me sentir sienne. Je croyais que sans collier, je ne pouvais pas être soumise. Je pensais que c’était le collier qui opérait un changement en moi. Agenouillée devant lui, avec des vêtements mais sans collier, je ne sentais plus nue que jamais. J’avais envie de me prosterner, de le remercier, de m’excuser encore et encore. Tant d’émotions se bousculaient en moi. Pour la première fois, je n’avais pas envie sexuellement de lui, enfin pas seulement. J’avais juste envie de le satisfaire, de tout faire pour son plaisir et son bien-être. De tout faire pour le rendre fier. Je ne pensais plus à moi, mon égo partit avec ma dignité (enfin, ce que j’appelais dignité avant). Quand il m’a demandé de le sucer, je n’ai pas pu. Quelques jours, voire quelques heures auparavant, j’aurai sauté sur sa bite, je me serais réjouie qu’il ne soit pas fâché, je me serais délectée de ce plaisir qu’il m’offrait. Mais là, je ne pouvais pas. Je ne le méritais pas. Je ne pouvais pas faire quelque chose que j’aimais tant, qui me faisait tant plaisir, alors que je ne me sentais pas digne de Lui. Je n'avais pas le droit de faire ça. A ce moment-là, je me suis rendu compte, brutalement, que c'était ça le vrai besoin de punition. Avant, quand je disais que j'avais besoin d'être punie, c'était surtout que j'avais envie d'être fessée et qu'une erreur est une parfaite occasion de quémander quelques délicieux coups de cravaches bien placés. Cette fois-ci tout était différent, j'avais besoin qu'il me punisse. Non pas parce que j'avais envie d'une fessée, non pas parce que j'aimais les punitions-jeux. Je voulais être vraiment punie, je voulais avoir mal, je voulais souffrir pour lui, je voulais qu'il évacue sur moi la colère que j'ai forcément du provoquer en lui en faisant ma crise. Je voulais qu'il me fasse payer d'avoir agi ainsi. Je voulais qu'il nous nettoie tous les deux de ce qu'il s'était passé pour que ce soit derrière nous et que nous puissions avancer sans que je me sente coupable, sans que je me sente indigne. Pour retrouver le droit de prendre du plaisir, je devais d'abord être punie. Je me suis excusée, lui ai dit que je n'étais pas digne d'une telle faveur. Je ne voulais pas lui demander de me punir, comme je fais pourtant tout le temps. Je ne voulais pas en non plus en être l'instigatrice directe. Pour que ce soit une punition ça devait venir de lui, et surtout lui seul savait ce que je méritais ou ne méritait pas, ce n'était pas à moi de choisir ce qu'il devait advenir de moi et c'était bien là la première fois que je pensais ainsi. Je lui ai simplement dit alors que j’aimais beaucoup trop l'avoir dans ma bouche et qu'après une telle crise je me sentais trop honteuse et indigne pour mériter un tel honneur. Je lui ai encore demandé pardon. Il m'a demandé si je voulais réellement son pardon. J'ai répondu que oui, en souriant. Un sourire de soulagement qu'il a interprété comme un sourire de réjouissance. — Ne te réjouis pas petite chienne, un pardon ne s'obtient pas par un orgasme. Je crois que c'est à ce moment-là que ma chatte à commencer à vraiment dégouliner. Il m’a demandé de me prosterner et d’embrasser ses pieds. Puis, il est allé chercher une cravache. Après quelques coups, il a affirmé que ce n’était pas une punition appropriée. Que ce n’est pas ainsi que j’allais expier mes fautes. Quand il a commencé à frapper avec sa baguette, il a dû pour la première fois m’attacher pour que mon corps arrête de fuir mécaniquement les coups, reflexe naturel du corps. Les coups assénés avec peu de retenue étaient durs à encaisser. Je serrais les dents pour ne pas hurler. A chaque coup une phrase que j’avais dite lors de ma crise me revenait en mémoire. Petit à petit, je sentais littéralement mes mots et mes phrases quitter mon corps et mon âme. A chaque coup, je sentais un peu moins la douleur, j’entrais dans un état second, dans une transe, dans une bulle. Un cocon dans lequel la douleur n’existe pas et dans lequel je me lavais de mes erreurs, pour en ressortir nouvelle et prête à avancer. Il m’a demandé si je pouvais encore. J’ai hoché la tête, les dents serrées. Il a changé d’instrument, jouant sa partition avec du cuir. Mes larmes ont commencé à ruisseler, tout comme ma chatte, avec la même intensité. Je coulais de partout, ma chatte en rythme avec mes yeux, la salive suivant de prêt. Quand les coups se sont arrêtés, je suis restée longtemps sans bouger. Le temps s’est arrêté. Tout était figé. Je me sentais soumise. Je me sentais digne. Digne de Lui. — Suce maintenant. Je me suis appliquée, plus que jamais, à lui donner le plus de plaisir que j’étais capable de lui procurer. Maintenant que j'avais vraiment un Maître, il était temps de devenir une bonne soumise... Une nouvelle page se tourne...
951 vues 4 aime
Par : le 29/08/16
Je vais finir cette petite série (qui ne prétend pas à l'exhaustivité !) par une question difficile : y a-t-il des différences de perception ou de niveau dans le plaisir entre les hommes et les femmes ? Et en question subsidiaire : le plaisir féminin est-il plus intense que le plaisir masculin, ou bien inversement ? En préambule de ce thème, je vous conterais volontiers le mythe de Tirésias (dans la version d'Ovide) : un jour que le jeune Tirésias se promenait en forêt, il dérange de son bâton l'accouplement de deux serpents et ceux-ci, pour se venger, le transforment en femme. Sept ans plus tard, se promenant dans la même forêt, il revoit les mêmes serpents accouplés, et les frappe de son bâton une seconde fois, afin de susciter leur colère : le stratagème fonctionne, et ceux-ci de colère le retransforment en homme ! Un peu plus tard, une querelle éclate entre Zeus et son épouse Héra : celui-ci prétend que la femme prend plus de plaisir que l'homme dans l'acte sexuel, tandis qu'elle affirme le contraire ! Ils consultent alors Tirésias, seul humain à avoir l'expérience des deux sexes, et celui-ci confirme l'opinion de Zeus, affirmant même que "si le plaisir de l'acte sexuel était divisé en dix parts, la femme en prendrait neuf alors que l'homme n'en prendrait qu'une" ! Il serait intéressant d'entendre ici l'avis des transgenres, plusieurs siècles après Tirésias et Ovide ! Alors, avant d'aborder ce sujet sous l'angle philosophique et cérébral, je pense utile de le considérer sous l'angle purement physiologique pour commencer. Quelles sont les différences physiologiques et biologiques entre la femelle et le mâle humains qui pourraient être à l'origine de différences dans la perception et le ressenti du plaisir ? Eh bien, en réalité, il y en a beaucoup ! Pour commencer, le schéma ci-dessous résume deux études conduites l'une dans le monde anglo-saxon, et l'autre dans le monde francophone, où l'on demandait aux personnes des deux sexes d'évaluer l'intensité (sur une échelle de 0 à 10) des sensations érotiques provoquées par la stimulation de zones spécifiques du corps : en particulier, en rouge, intensité supérieure à 8, en orange, à 7, et en jaune, à 6. On voit que la femme dispose d'un avantage conséquent ! Ainsi : - la femme dispose de 2 zones rouges (le clitoris et le vagin) contre une seule pour l'homme (le pénis) ; - elle dispose de 4 zones oranges (les lèvres, la langue, les seins et les mamelons) contre une seule encore pour l'homme (les lèvres) ; - et enfin elle dispose d'une zone jaune (l'intérieur des cuisses) pour une également pour l'homme (le scrotum) ; soit un avantage sans appel de 7 à 3 ! En fait, on peut véritablement dire que le corps féminin est une gigantesque zone érogène ! (pour ceux qui veulent l'étude complète avec toutes les zones érogènes des deux sexes, c'est ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_érogène) Seconde constatation importante : la femme est capable d'orgasmes multiples au cours d'une même relation sexuelle (jusqu'à 20 successifs, qui peuvent se succéder toutes les trois minutes !), tandis que l'homme en aura le plus souvent un seul, et dépassera rarement trois ! De plus, la durée moyenne de l'orgasme féminin est de 20 secondes, tandis que celle de l'homme n'excède pas 6 secondes ! On le voit, là encore, avantage écrasant à la femme ! Il faut toutefois nuancer cela par la capacité qu'a l'homme d'atteindre des orgasmes sans éjaculation répétitifs et nombreux, voire même un "plateau orgasmique continu", par des exercices de type taoïsme et tantrisme (à base de musculation pelvienne, respiration ventrale et contrôle mental de l'éjaculation). Enfin, bien entendu, il faut rappeler que la fonction sexuelle a pour rôle originel la reproduction de l'espèce, et là encore, quelques différences majeures : - la femme est sujette à des cycles menstruels, qui font varier sa libido, tandis que celle de l'homme est active en permanence ! - chaque éjaculat masculin contient 300 à 400 millions de spermatozoïdes, et l'homme peut donc en disséminer des milliards dans sa vie sexuelle, tandis que la femme produit environ 400 ovules au cours de sa vie seulement ! Ce point a une importance majeure dans le comportement sexué de l'espèce humaine : dans sa stratégie de survie, de reproduction et d'adaptation aux évolutions de l'environnement, on peut dire que le rôle de l'homme est de disséminer sa semence à tous vents pour assurer une biodiversité maximale, tandis que le rôle de la femme est de choisir les plus beaux specimens mâles, en tout petit nombre, voire un seul d'entre eux, et de s'accoupler pour produire les enfants les plus beaux, les plus forts et les plus intelligents ! Ce qui explique sans doute en grande partie l'infidélité chronique du mâle humain, opposée à la recherche de stabilité affective de la femelle humaine ! Enfin, je terminerai cette courte et incomplète introduction aux différences physiologiques qui influent la capacité au plaisir des hommes et des femmes par un élément contextuel important : il aura fallu de nombreuses étapes difficiles pour faire admettre la liberté sexuelle et l'émancipation des femmes sous l'influence des mouvements féministes. La révolution scientifique des méthodes de contraception (préservatifs, traitement des MST, pilule contraceptive, IVG, ...) ont permis l'épanouissement d'une vie sexuelle où le plaisir prime sur la reproduction. Cela a une importance fondamentale en particulier dans le rapport des femmes au plaisir, mais bien des pesanteurs et conservatismes subsistent encore contre lesquels il faut lutter sans cesse ! Pour conclure donc sur l'aspect physiologique, je dirais que la femme dispose a priori d'un potentiel érogène très supérieur à celui de l'homme. Et pourtant, la réalité est souvent toute autre !... Et en particulier : - un grand nombre de femmes ne connaissent leur premier orgasme qu'après 60 ans, après leur ménopause, comme s'il leur fallait attendre de ne plus pouvoir être mère pour accepter l'acte sexuel comme source de plaisir ! - en sens inverse, à partir de 50 ans, les hommes peuvent avoir des maladies cardio-vasculaires ou prostatiques qui peuvent altérer leur capacité érectile... - beaucoup de blocages mentaux ou au contraire de pulsions cérébrales peuvent influencer fortement la capacité au plaisir, car le cerveau reste évidemment le cœur et le siège de toutes nos émotions ! C'est donc par là que je terminerai cette série dans le dernier article à paraître qui portera sur le thème : masculin / féminin cérébral !
781 vues 0 aime
Par : le 29/08/16
bonsoir a tous est a vos cordes cliqué sur le lien pour voir les photos de chaque étape qui ce situe en dessous de l'explication Dans cette leçon, nous allons commencer par réaliser une base consistant à immobiliser indépendamment chaque membre, puis nous procéderons à l'immobilisation du corps en position recroquevillée. Afin d'illustrer les variations qu'il est possible de faire autour de cette base, nous verrons dans une prochaine leçon comment la réutiliser pour confectionner un bondage fort différent. Nous aurons besoin en tout de 4 cordes d'environ 8 mètres, une par membre. Commençons donc par la base, à savoir l'immobilisation de chaque membre et débutons par une jambe. Faites asseoir votre partenaire sur le sol et pliez une jambe. Prenez une première corde et pliez-la en 2. Faites un tour de la cuisse et du bas du tibia, puis passez la corde dans la pliure du milieu et repartez en sens inverse afin de faire un second tour ( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_00.jpg Continuez avec un troisième tour complet puis passez la corde dans la boucle du milieu. ( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_01.jpg Faites passez la corde entre la cuisse et le mollet et faites le tour par au-dessus des cordes qui enserrent la jambe puis refaites passer la corde entre la cuisse et le mollet, cette fois-ci par en-dessous.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_02.jpg Faites maintenant une boucle assez longue avec votre corde et passez cette boucle entre la cuisse et le mollet, de façon à faire le tour par au-dessus des cordes qui enserrent la jambe puis refaites passer la boucle entre la cuisse et le mollet, cette fois-ci par en-dessous.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_03.jpg Récupérer la boucle et nouez-la avec le bout libre de votre corde. La première jambe est maintenant immobilisée.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_04.jpg Prenez une deuxième corde et refaites les mêmes opérations avec la seconde jambe. Vous allez maintenant attacher chaque bras de la même façon en ramenant le poignet vers l'épaule. Prenez une troisième corde et pliez-la en 2. Faites un tour du bras et de l'avant-bras, puis passez la corde dans la pliure du milieu et repartez en sens inverse afin de faire un second tour.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_05.jpg Faites à nouveau plusieurs passages autour des bras et avant-bras.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_06.jpg ... puis, comme pour les jambes, terminez par des passages entre les bras et avant-bras de façon à bloquer la corde. Faites de même avec le second bras( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_07.jpg Mettez maintenant votre partenaire à 4 pattes et utilisez les cordes qui enserrent les jambes pour faire le tour de la taille.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_08.jpg Faites autant de tours que vous avez de longueur de corde et terminez en nouant les cordes entre elles au moyen d'un noeud plat, si possible au niveau du ventre (mais l'accès est assez malaisé ...). ( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_09.jpg Ramenez maintenant les bras en arrière en vous plaçant derrière votre partenaire et en tirant sur les cordes. Faites passer les cordes sous les fesses en les croisant ..( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_10.jpg ... puis remontez le long du corps en vous déplaçant à l'avant du corps de votre partenaire. Vérifiez que les cordes passent bien contre celles qui immobilisent les jambes entre les cuisses et les mollets de façon à ce qu'aucun jeu ne vienne par la suite détendre l'ensemble du bondage. En remontant, veillez à passer au-dessus des bras pour les bloquer le long du corps.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_11.jpg Faites à nouveau se croiser les cordes au milieu du dos et redescendez par dessus les épaules de part et d'autre du cou. ( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_12.jpg Faites le tour des épaules et remontez le long du corps en repassant au-dessus des bras. Placez-vous derrière votre partenaire et amenez les cordes entre les fesses.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_13.jpg Cette photo illustre sous un angle différent le passage décrit précédemment. Les cordes des bras se croisent tout d'abord sous les fesses, entre les cuisses et les mollets, puis remontent sur les cotés en serrant les bras le long du corps. Elles viennent ensuite se croiser dans le dos, puis font le tour des épaules, remontent le long des bras et enfin se croisent à nouveau au niveau des fesses.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_14.jpg Les cordes font ensuite chacune le tour d'une fesse et elles remontent ..( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_15.jpg .. afin d'être nouées avec les cordes qui viennent des jambes et qui enserrent la taille.) Le bondage est maintenant terminé et votre partenaire bien immobilisé.( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_16.jpg Le résultat vu de l'arrière. A vous de prolonger le jeu selon votre plaisir : caresses, fessée, cire sur le dos et les fesses, pinces ou poids sur les lèvres du sexe, ... Et si votre partenaire est un homme, vous pouvez aussi fixer une cordelette autour du sexe puis la faire passer sous les pieds. Bref, faites jouer votre imagination ( voir photo si dessous ) https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_17.jpg
1.5000 vues 1 like
Par : le 28/08/16
Je ne sais plus comment, ni quand... je la vois étendu devant moi, ne sachant pas ma volonté profonde.Ne voulant seulement prendre du plaisir a la voir en prendre elle même.Je m'approche lentement et commence a l'embrasser tendrement, la caresse et joue de mes doigts sur sa douce peau d'ignorante frêle.Laissant petit a petit son plaisir gravir un a un les etages de notre ascenseur sensoriel.Je marque une courte pause afin de me saisir de mes menottes et d'un foulard épais ; je m'empresse de lui bander les yeux et de la menotter les bras en l'air.Elle est a ma merci, je peux lui faire tout ce dont mon imagination m'autorise.Mais rien ne me viens, juste l'envie de la pousser dans ses derniers retranchements.Viens alors un jeu de touché sensuel et timide, me dirigeant peu a peu vers le coeur de mes intentions.Son souffle s'intensifie petit à petit, et je patiente en attendant le moment opportun.Un moment un râle plus fort me donna le départ! Je précipite mes doigts forts en elle, démarrant un va et viens de plus en plus intense.La jeune nymphe s'emporte peu a peu vers un plaisir toujours plus fort, toujours plus haut dans les étages.Je pose mon autre main sur sa bouche humide et ouverte pour l'empecher de pousser ses gémissement qui la rassure tant.Elle perd de plus en plus pied, le manque de vision lui donne des vertiges, les mains attachés l'empêche de se débattre et la voix bloqué l'empêche de me dire stop, de me supplier.Je continu mon jeu pervers, toujours plus fort, toujours plus profond ; mes doigts sont trempés et fatigués, mais je me dois de tenir!J'entend des râles du fond de la gorge de ma tendre victime, mon excitation monte de plus en plus ; plus ses limites approche, plus ma satisfaction est complète!Je vois des perles de sueur qui se forme sur tout son corps, cette entrevue est si humide et chaude!Son corps se met a se debattre gentiment, et ma nymphe se transforme en furie.Je la sent jouir intensément sur mes doigts mais je me dois de continuer mes aller retour encore plus fort!Minutes après minutes la jouissance laisse place a la confusion chez elle, le plaisir est si fort que l'esprit ne sais plus si c'est bon ou mal et son corps demande à se proteger de cet état qu'il ne connait pas.Les jambes commencent alors a se débattre violemment et son corps a trembler ; dans cet état de transe je n'ai pas d'autre choix que d'enlever ma main couvrant sa bouche afin de retenir ses jambes pendant que mon autre main continu sa douce entreprise.A peine ma main sorti de sa bouche que les cri de plaisir mélangé a ceux d'une sorte de douleur mentale me submerge!Il ne faut pas que je lache! Car je sais ce qui se trouve après cet état instable.Mon plaisir de la voir dépasser des limites qu'elle n'imaginait pas est immense, Intense et jouissif!Ça coule encore et encore! Ça cri toujours plus fort! Elle m'est complètement soumise.Et tout d'un coup elle hurle! Un jet continu sort de son sexe et m'arrose le corps et le visage.Je suis trempé de ce pur liquide divin qui continu de m'inonder abondamment, et complètement excité.Je retire alors ma main de son sexe car il ne sert plus a rien de continuer.Le cri s'arrêta et le jet aussi.Et étendu devant moi, cette fontaine vivante, épuisé mais orgasmiquement satisfaite, a atteint notre dernier étage du plaisir.Ma frêle nymphe ingnorante est devenu la plus belle des sirènes des temps modernes...Suite dans une prochaine histoire...
508 vues 1 like
Par : le 28/08/16
La danse de l'épée et du collier Je t'ai dit 20 minutes pour ta douche ainsi que ta préparation, et quelques secondes avant que ton compte à rebours ne sonne, j'entraperçois ta silhouette derrière le carreau flou de la porte du salon. Tu es grosse et je te désire aussi pour ça! Pour l'imposante présence de tes courbes épanouies, pour l'opulence de ton corps glabre et pour l'épaisseur de cette chair où je veux pétrir tant de golems érotiques… Tout cela tu aimerais me l'entendre prononcer, mais je te dis: «Entre jeune fille», et de ma place minutieusement choisie, je te regarde faire ta première entrée. Tu es timide. Effarouchée. Languide aussi par un sursaut d'orgueilleux défi: timide ne veut pas dire sans caractère, oulà! Tu profites de la gravité pour tanguer des hanches comme un Paquebot Ivre digne d'un Arthur Rainbow (Warrior ^^)! Tes yeux n'osant pas se fixer, tu navigues vers moi jusqu'à ce que je t'intime de stopper. Nous sommes à un mètre l'un de l'autre, moi assis dans mon fauteuil, je me suis redressé pour mieux planter mon regard dans le tien… Je te vois presque penser «vite vite, fuyons» tant tu les baisses vite en inclinant la tête! Jeune débutante, j'en ai à t'apprendre! Ta robe est rouge, le décolleté généreux et c'est à peine si elle t'arrive en plis flottants jusqu'à mi-cuisses. Comme je te l'avais signifié, tu as choisis tes dessous... Oui, autant j'aime l'idée que tu aies voyagé jusqu'à moi sans culotte, la chatte non couverte par ce sceau symbolique de civilisation qu'est la culotte, autant pour notre première découverte, j'ai formellement exigé cette tenture à l'entrée de ta grotte! Maintenant je me lève. Caché dans mon dos sur le siège, mais tu ne le vois pas encore, un collier de cuir noir. Simple, d'1 cm de large, avec un anneau métalique… Non, ce qui préoccupe ta vue depuis pratiquement ton entrée, c'est cette épée de bois que j'avais en travers des cuisses et que j'ai saisie par le pommeau en me levant. Une épée d'entrainement, d'une teinte de bois foncé, avec une petite garde et un seul tranchant taillé. Elle doit fait un mètre de long et après m'être levé face à toi, je l'ai piquée au sol, entre mes jambes bien campées, les deux mains croisées appuyées sur le pommeau. Bien sûr je souris, conscient de l'aspect théâtral de la scène, et tu oses un sourire timide quand j'attaque par un: «Jeune fille! Je souhaite que tu portes ce collier (je me décale d'un pivôt et te désigne du menton ce lacet de cuir que tu n'avais pu remarquer sur le fond également noir de mon fauteuil). C'est ta première fois, nous ne nous connaissons pas encore, aussi je te précise tout de suite qu'il s'agit d'un collier d'entrainement, mais que je souhaite que tu le portes tout le temps où tu seras avec moi et chez moi.» Tu déglutis. Je te coupe avant que tu répondes je ne sais quoi: «Mais pour qu'il vienne jusqu'à ton cou, si telle est bien ta décision – mais dans ce cas, que fais-tu ici ma belle? - il va falloir que tu l'enchantes.» Cette fois, j'attends ton inévitable question. Tu croises mon regard, te détournes rapidement, tu l'observes, cercle noir si ridiculement anodin, je sens ton agitation intérieure. Sûrement que derrière cette poitrine généreuse la grosse caisse accélère son tempo! «D'accord». C'est tout ce que tu dis! C'est tout? Oui. Tu recules légèrement une jambe tout en rentrant les épaules, cela ne m'échappe pas! Prête à quoi? A fuir, à résister? Que t'imagines-tu? Quels desseins me prêtes-tu? Je laisse exprès quelques secondes te tourmenter d'incertitudes, puis je souris, chaleureusement, paternellement: «Ok, alors voici comment nous allons procéder...» Je marche sur toi et tu décides courageusement de me regarder dans les yeux. Une seconde suffit à te rassurer: mon sourire n'était pas que de façade, et tu lis une bienveillance sereine te le confirmer dans mon regard. Sans te toucher, je te contourne (j'ai oublié: j'ai pris le collier dans une main, et je traine l'épée comme si je la portais au côté). Puis, comme au jeu du facteur quand on était petits, je laisse tomber le collier derrière tes pieds. Tu as le réflexe de me suivre dans mon déplacement mais de mon poing qui tient toujours l'épée je t'ai arrêtée dans ton mouvement… Je finis de faire le tour de toi pour revenir face à toi. «Le principe est simple: poses ta main sur le côté non tranchant de l'épée (je la tiens à présent à l'horizontale à la hauteur de ta poitrine).. Voilà, juste posée, sans pEser. Parfait. Maintenant, suis le mouvement que je te suggère..» Je fais décrire lentement à la fausse lame de bois un demi-cercle qui téloigne et de moi et du collier par terre. En effet le principe est simple: j'improvise dès lors, en te tenant par l'intermédiaire du bâton, une danse dont je suis évidemment le meneur. Rapidement, je me suis campé juste au-dessus du cercle de cuir sur le sol, comme si j'en étais le gardien. Et toi, je te fais tourner au bout de l'épée, complétant ma guidance par de brefs mots d'ordre: changer de sens – changer de main – tourner sur toi-même...etc Combien cela dure-t-il? Difficile à évaluer, nous sommes l'un comme l'autre à tel point dans l'instantanné que le temps lui-même s'oublie de passer au milieu de notre intime éternité! A un moment, je te stoppe dans ta révolution autour de ma personne. Mon épée s'abaisse un peu, remonte avec précision et délicatesse en accrochant ta robe. Je la retrousse ainsi au dessus de ton sexe, et j'aperçois entre les colonnes massives de tes cuisses le triangle blanc surmonté d'un liseré de dentelles de ta culotte en satin. Car pour présenter un tel effet soyeux et brillant, ce ne peut-être que du satin, n'est-ce pas coquine? Puis d'un coup je laisse retomber le tissu pourpre tandis qu'à voix haute je réclame autoritairement le baisser de rideau! «Doucement jeune fille… dououcement...» Tu t'exécutes, retirant chaque bretelle pour la faire glisser le long de te bras nus, découvrant par saccades un peu plus de cette chair mammère qui promet ses kilos de fruits doux et moëlleux. Ton soutient-gorge se révèle entièrement, d'un blanc en dentelles assorti à ta culotte. Avec ta peau cuivrée de l'été finissant et le rouge profond de ta robe, le tout dans la croisée des différentes sources lumineuses, tu m'évoques la déesse luxure tandis que je te vois te tortiller comme une couleuvre faisant sa mue. Tu es sensuelle sans le savoir dans le contrôle de ta maladresse à laisser choir le tissu à présent désincarné, inutile et inerte sur le sol. En te relevant, mon sourire d'encouragement te donne la contenance de redresser instinctivement le buste en tirant tes épaules… Tes épaules: douces rondeurs que je m'appliquerai à aboucher tout à l'heure, tant depuis ces crètes ma langue et mes lèvres n'auront plus que l'embarras des chemins vers ton Tendre... Tout à l'heure… Pour l'instant, je ne te dévale et dévore que du regard. L'épée se ranime dans ma main et de sa pointe je te fais comprendre en poussant l'un de tes creux d'épaule de te tourner pour me présenter ton dos. Tu t'exécutes, parfaitement connectée, et alors que tes jambes et ton séant sont sur le point de se stabiliser, je ne résiste pas à la pulsion de te claquer du plat de l'épée ta fesse droite. Le coup est maitrisé, mais remplit son but en claquant suffisamment pour que tout ton corps tressaute. Tu as même ce petit cri qui me séduit d'emblée, ton premier.. Un tout petit cri, mi-amusé, mi-choqué, mi-ravalé. Pas un mot cependant, et je décide de continuer. De te voir de dos, avec ta culotte, il me prend une nouvelle envie. Pas question de la frustrer, elle me fait grogner d'amusement. Une évidence!: je me rapproche de toi, me collant presque à tes fesses…. Je saisis des deux mains l'épée, que je fais ensuite glisser le long de ta courbures dorsale. Puis je l'imisce en passant sous l'élastique de ceinture de la culotte, jusqu'à butter dans le fond de l'étoffe en le déformant. Arrivé là, sans insister plus, je te commande d'assister ma manœuvre en aidant le satin à crisser le long de tes cuisses. Moi je tiens le levier qu'est l'épée, et je fais en sorte tout le temps de cette descente que le «tranchant» de bois coulisse le long du sillon de ton cul. La chute aux chevilles achevée, je m'accorde quelques instants de contemplation. Le tableau est excitant, et je sens qu'une autre épée, faite de chair, salive à l'avance face à l'ampleur de l'accueil et des promesses de rebonds réjouissants!! Mais là, tout doux! mon bon cyclope, là aussi mes mains, qui ne demandent qu'à lâcher cette épée pour des saisies plus organiques et palpitantes! Tout à l'heure… Mais tiens: lâcher cette épée… Hum… Essayons ceci: je pique la pointe par terre et, inclinant le pommeau vers l'avant, je l'enfonce au plus près de ton anus en t'écartant les fesses des pouces et en t'incitant à t'y assoir légèrement. J'ai l'impression de l'arrimage d'une navette spatiale et la manipulation m'a naturellement amené à rapprocher mon visage à hauteur de tes hanches. Je résiste à l'envie de te mordre en pleine fesse, me contentant du planté de drapeau dans le cratère de la face cachée de ta lune! Puis, l'opération stabilisée, j'anticipe le délicat mouvement suivant en prenant l'initiative de dégrapher ton corsage. Corps sage? Plus pour longtemps car c'est en même temps notre premier effleurement peau à peau, et nous sentons tout 2 le crépitement explicite de la mise en phase… «A présent tourne-toi lentement vers moi, en pivotant sur l'épée… Oups, mets une main oui, vas-y, s'il le faut pour la retenir ! Ok...» De nouveau face à moi, une bretelle (celle de la main qui a évité la chute de l'épée) commence à glisser. Je t'arrête alors que tu t'apprêtes machinalement à la remonter. Nous sourions. Le pommeau toujours pesant à l'entrée de ton anus, nous nous regardons, visages proches, et mes doigts viennent se poser légèrement sur chacune de tes épaules. En même temps qu'ils carressent ta peau électrisée (des frissons te parcourent), ils aggrippent mine de rien de leurs griffes pourtant rentrées l'une puis l'autre bretelle. Jusqu'au coude. Du coude au poignet. Ton soutient-gorge est tombé. Nous profitons tous deux de la plénitude de ce moment de flottement entre nous... Ce vide n'est pas vide: il est plein, infini de promesses, surchargé de potentiels d'actions, visions d'intenses plaisirs… Je me recule enfin, sans te quitter des yeux, restant de face, jusqu'à faire le pont de mes jambes au-dessus du collier. Mon épée se plante dans son cercle fermé et le pousse de quelques centimètres vers l'avant. La signification est implicite, mais j'ajoute: «C'est nue que mes soumises réclament leur premier collier. Détache tes cheveux.» Tu obéis. Ceci fait, tu me jettes une oeillade, que je guettais de mon côté: «A genoux!» Les yeux levés vers moi, nous avons cet échange unique de regards comme seule la D/s peut en procurer, tandis que gracieusement, tu t'agenouilles devant moi. C'est sous mes jambes, humble et nue, que tu es venue recevoir ton premier collier ma grosse et néanmoins petite souris soumise ^^. Tu ne l'oublieras jamais, notre «Danse de l'épée et du collier»... Dédicace à sarah P.
755 vues 2 aime
Par : le 24/08/16
Petite histoire à lire au chaud... de votre serviteur. +++ Noémie ne comprit pas, tout d'abord, ce qui lui arriva. Elle avait à peine ouvert la porte de sa maison sur cet inconnu, et n'eut pas le temps de lui dire bonjour : la main de l'homme s'était plaquée sur sa bouche. Elle fut saisie, et se retrouva couchée au sol, fermement maintenue sur son ventre par les mains de l'intrus tenant ses bras, et par le poids de son corps assis sur son fessier... incapable d'appeller à l'aide : une bande adhésive était maintenant fixée sur ses lévres. Comme elle se tortillait dans sa panique, son assaillant rit, et accompagna ses mouvements frénétiques ; elle luttait avec l'énergie du désespoir, mais l'homme lui ne faisait que jouer avec sa proie... il la laissa donc lutter, tout en appréciant de la voir gesticuler ainsi. Cela dura un certain temps, jusqu'à ce que Noémie ne s'épuise. Entre sa peur, sa respiration limitée à son nez et l'effort physique, elle ne pût continuer longtemps sa vaine lutte, et s'effondra sur elle-même, le souffle court. Bien qu'il fut amusé, l'homme avait vu venir cet abandon, et ses mains toujours serrées sur ses avants-bras, l'accompagna doucement pour qu'elle ne se fit pas mal au crâne. Puis il sortit comme de nulle part deux paires de menottes ; il commença par refermer la première paire sur les poignets frêles de sa proie, avant d'en faire de même pour la deuxième sur les chevilles... tout en appréciant le gémissement désespéré de cette dernière. Puis il se retira de sur Noémie, s'assit au sol non loin d'elle, et admira sa prise. La pauvrette pour sa part roula sur le flanc, n'osant point essayer de se relever. Noémie, prise par surprise, n'avait guère eu le temps de maintenir sa tenue. Uniquement vêtue d'un short court et d'un débardeur, maintenant couverte de sueur du fait de la peur et de l'effort, elle offrait une vision tout à fait exquise, et ses jolis yeux lançaient des appels à l'aide, emplis de frayeur, tandis que ses lèvres tremblotaient sous le scotch. L'homme sourit à cette vision, et poussa plus loin son examen... il voyait tout le corps de sa proie en état de choc frémir et frissonner dans l'expectative, et cela fit se dresser sa queue. Il se releva soudain, faisant sursauter Noémie, et se coula au-dessus d'elle, comme un scorpion sur le point de frapper... mais son dard attendrait pourtant. Il promena une main ferme sur les courbes de la fille couchée sur son flanc, flattant sa hanche, appréciant la chair. Puis sans prévenir il la fit de nouveau basculer sur le ventre, dans un cri étouffé. Là, il se porta son visage juste au-dessus du sien, et elle put voir son cruel rictus. Soudain, il avança une main... Noémie ferma les yeux et se crispa, mais il ne fit que gentiment bouger une méche de cheveux détrempée derrière son oreille, frôlant sa joue. Le geste fut doux, presque aimant... et Noémie, en dépit de sa situation, se prit à rougir. Cela n'échappa pas non plus à son assaillant, et le fit rire. Comme en récompense, il pinça son oreille. Noémie gémit encore, mais cette fois laissa faire ; qu'aurait-elle pu, de toutes façons ? Alors l'homme placa cette même main sur la fesse droite de sa proie. Ce geste non plus fut sans violence, mais Noémie cria, à travers son baillon sommaire. Une claque ferme sur cette chair tendre la fit taire immédiatement ; la surprise l'avait fait réagir, mais ce dernier acte n'avait rien d'ambigu : l'homme lui intimait le silence. Elle se tint donc coite, ne voulant pas l'énerver, bien que cette claque fut moins un coup qu'un simple avertissement. L'homme hocha la tête. "brave fille", lui dit-il, et elle réalisa que c'était là les premiers mots qu'elle entendait de lui. Il replaca donc sa main sur la courbe de cette fesse qui, désormais, lui appartenait comme son bien propre. Un geste d'appréciation, de propriétaire, sans excès, mais sans retenue. Il la tâta, la palpa comme un écuyer flatte la croupe d'un cheval. Puis il la fit vibrer un peu de petites claques, tout en pinçant de son autre main la fesse gauche... Noémie, de tout ce temps-là, tenta vainement de faire croire qu'elle ne ressentait rien ; il pouvait la voir frémir, battre des paupières, et virer au rouge. Ce fut lorsqu'elle s'y attendait le moins qu'il la releva brusquement, la soulevant par les avants-bras et le ventre l'ayant enlacée... il la fit glisser d'à plat ventre jusqu'à genoux, restant lui-même dans son dos et légérement au-dessus d'elle car posté sur un genou, l'autre jambe en arc, afin de mieux la maintenir, eut-elle tenté quoi que ce soit. Mais la malheureuse n'en était déjà plus là ; terrifiée autant que résignée, elle commençait aussi à ressentir comme une étrange sensation, d'être ainsi contrainte et maniée contre son gré... Son ravisseur le vit bien, lui qui n'avait pas choisi sa victime au hasard. Il esquissa un bref sourire, et se mit en devoir d'apprécier plus avant la qualité de sa proie. Le bras gauche toujours maintenant ceux de la fille dans son dos en dépit des menottes, il glissa le droit sur la taille de cette dernière. Noémie cria de nouveau lorsque la main scélérate empoigna la chair de son ventre, palpant et pinçant son nombril. Cette fois l'intrus la laissa aller, et se sentant libre de toute menace de représailles immédiates, elle se tortilla furieusement ! Mais lui n'en avait pas fini avec elle... Il lui saisit un sein, laissant échapper un soupir rauque et satisfait. Même à travers le tissu pouvait-il sentir la chair douce, et un détail le fit rire de nouveau. Bien que Noémie tentât de le cacher, ses larmes inondant maintenant ses joues furieusement rougies, l'homme put sentir sous ses doigts un petit point raffermi... il l'agaça, elle gémit, et son téton durcit encore. Ce ne fut rien comparé au véritable coup de foudre qui saisit tout son corps, lorsque délaissant son dos le bras gauche de son assaillant plongea par la taille, et que sa main s'empara de son entrecuisse. Désormais conquise, Noémie rua vainement une dernière fois, mais un bref quoique rude pincement dudit téton la mit en garde, et elle s'abandonna, arquée contre le corps qui à présent possédait le sien. L'intrus poursuivit son examen, palpant d'ici un muscle au ventre, tâtant de-là une cuisse dénudée... il laissa pour l'instant sauves les chairs les plus intimes de sa captive - car elle était désormais sa captive - et se mit en devoir de pétrir sous ses mains chaque autre part de son corps, pour lui signifier que rien de ses charmes ne lui était privé... et qu'il ne s'en prendrait à ses plus douces parts qu'en temps et en heure, bien qu'elle n'y pourrait rien le moment venu. Elle gémit, pleura doucement, mais en son for intérieur elle se surprit à apprécier son terrible péril, car privée de toute volonté la voici maintenant sans plus guère de faux-semblants. Et parce qu'il l'aimait déjà, lui la laissa glisser sur ses cuisses, lovée contre son poitrail et les jambes repliées sous elle, afin que sa position ne lui blesse point les genoux. Lorsqu'il en eut fini, l'homme se releva, et elle crut - et elle... craint ? - qu'il ne la quitte pour de bon, ayant eu son soûl. Mais cela bien sûr ne devait pas être. Il sortit une lame, et elle cria de frayeur. Une claque en pleine joue, plus ferme que douloureuse, lui intima le calme. Elle se raidit, et vit que ladite lame n'était qu'une grande paire de ciseaux. Pour cependant la rassurer, l'homme passa tendrement une main sur sa joue meurtrie, puis la fit glisser sur sa tempe pour lui caresser la tête, et finalement retomber au versant de sa nuque. Son regard fit comprendre à sa prisonnière qu'il ne la blesserait pas, et sa ferme caresse lui assura l'obéissance. Elle baissa les yeux, puis la tête, sous une dernière caresse réconfortante, et laissa faire. Il commença par son short, ouvrant le tissu et libérant son aine de ce carcan, ne lui laissant qu'une culotte de ficelle pour orner ses jambes à présent totalement nues. Puis son débardeur y passa, et il vit avec amusement que son soutien-gorge avait d'ores et déjà quelque peu glissé. Il en disposa. Ses jolis seins à l'air, il fit une pose pour admirer l'ouvrage. Flambée de honte, sa captive n'osait le regarder, désormais étendue sur le sol afin qu'il puisse tout voir d'elle. Entre sa chair et son ravisseur ne se dressaient plus que deux paires de menottes, un bâillon de scotch... et un string au demeurant charmant. Si elle s'attendait à ce qu'il lui ôte également ce dernier, elle en fut pour ses frais. L'homme, qui n'avait toujours pas pipé mot, produisit deux pans de soie, puis encore deux autres. Il se pencha sur elle, et la fit frémir. Mais il n'avait pas l'air de vouloir lui faire du mal, car il passa une main douce sur son petit ventre. Il parla : "tiens-toi tranquille, compris ?" mais ce n'était une question que pour la forme, car elle n'oserait plus le défier, du moins pas dans le but d'une évasion. Elle n'en hocha pas moins la tête, et osa le regarder, tandis qu'il déployait la soie. Puis il se mit en devoir de la lier de plus belle et confortable manière, selon un ordre minutieux qui, soupçonna-t'elle, ne devait rien au hasard. Il la fit se rassoir sur ses fesses, afin d'accéder à ses mains. Ôtant les menottes, il lia ses poignets d'un nœud de ce doux tissu, et elle lui en fut reconnaissante, tant les menottes dures et anguleuses pouvaient faire mal. Il la laissa se maintenir le buste droit, en appui sur ses mains, puis il fit de même avec ses pieds, ne résistant pas à la tentation de glisser ses doigts sur leur plante. A son petit sursaut, à la crispation soudaine des orteils, il sut qu'elle était chatouilleuse... et s'en réjouit cruellement. Elle fut effectivement plus belle ainsi, mais il n'en avait pas terminé. Arrachant le scotch de sa bouche, il la laissa reprendre un peu de souffle, bien qu'elle n'osât pas fixer ses yeux, ni émettre le moindre mot. Ainsi assuré de sa docilité, il lui sourit, puis noua le grand pan de soie tel un bâillon, et lui clôt la bouche avant que de la couvrir d'un deuxième tour, qu'un dernier nœud fixa sur sa nuque. Comme récompense, il y déposa un baiser qui la fit frissonner de tout son corps ; elle lui appartenait. Elle se demandait naïvement à quoi servirait l'ultime pan de soie, et le vit bientôt... ou plutôt ne le vit point, lorsqu'il serra le bandeau sur ses yeux. Ainsi ligotée, elle n'avait plus aucune liberté de mouvement, ni plus aucun sens actif ; privée de ses bras comme de ses jambes, de sa vue jusqu'à sa parole, elle ne pouvait qu'entendre, entendre et ressentir plus fort qu'à l'ordinaire ce qui l'entourait, pour le peu qu'elle en recevait. Le froid du sol sous ses pieds, ses fesses et ses mains... les pas de son ravisseur, et son odeur... et sa propre odeur, mélange de sueur, de peur et... et d'excitation - et à cette pensée elle manqua de mourir de honte ! Mais c'était pourtant bien ainsi : elle était désormais la captive d'un inconnu, bon gré mal gré, et en retirait bien moins d'angoisse qu'elle ne l'aurait cru. Elle n'eut cependant pas le temps de s'étendre sur la question, car l'homme était revenu. Elle le sentit se pencher sur elle, puis ses doigts frôler sa gorge... Doucement - délicieusement ? - effrayée, elle résolut de bien se conduire, et lova son corps, pencha subtilement sa tête pour lui présenter son cou, telle une proie vaincue s'offre aux crocs du prédateur ! Mais bien sûr elle ne le faisait là encore que pour échapper à sa colère, n'est-ce pas... ce n'était pas, voulut-elle se convaincre, comme si elle appréciait d'être ainsi traitée ! Alors l'homme, sans doute un peu surpris, marqua un temps d'arrêt, puis rit gentiment et lui pinça l'oreille une fois de plus, la massa aimablement entre ses doigts jusqu'à ce qu'elle gémisse et devienne plus rouge encore. Puis il acheva son œuvre : elle sentit glisser autour de son cou une chose à la fois rude et douce, souple et ferme... ce ne fut que lorsqu'il le referma qu'elle comprit : telle une bête, le chasseur venait de coiffer sa proie d'un collier ! Tous deux restèrent ainsi un moment, pour qu'elle sache ce qui venait d'être accompli, et qu'elle en prenne la pleine mesure. S'il n'avait, en toute connaissance de cause, demeuré juste là à son côté, admirant ses formes et son port, elle aurait sans doute versé dans mille bouleversements, ou quelque panique soudaine... mais de le sentir juste là, et de savoir son regard sur elle, focalisait son esprit et l'obligeait à admettre la réalite : il n'y aurait nul sauvetage pour elle, ni déni de sa part : elle était captive... et elle adorait ça. Il se releva, et la laissa glisser de nouveau au sol, étendue sur le dos, dans un étrange état de plénitude. Nul choix, nulle voix au chapitre ne lui était plus autorisée, et bien qu'elle fut toujours apeurée, elle ne put que reconnaître que ce terrible sort ne lui déplaisait pas... serait-elle devenue folle ? Toute considération psychologique fut cependant chassée un instant plus tard, lorsqu'elle entendit revenir son ravisseur qu'elle n'avait pas entendu s'éloigner, trop concentrée sur elle-même pour prêter attention à ce qui l'entourait. Ce fut donc une surprise totale, et un certain choc, lorsqu'il déversa sur elle le contenu d'une bouteille d'eau glacée. Elle rua, cria sous la frayeur subite, mais cela ne dura qu'un instant. Elle se retrouva trempée des pieds à la tête, baignant dans l'eau sur le sol même, respirant à grandes goulées d'air par le nez, revenue de sa frayeur... et incroyablement excitée par la pure adrénaline de ce moment. "bien" l'entendit-t'elle le dire. "ces liens sont donc solides... parfait" Elle frissonnait, tremblait, sous le choc autant que sous l'effet de l'excitation. Mais il lui sembla confusément qu'elle avait aimé ça... Une main se posa sur son front, y chassa quelques mèches en bataille, et la caressa gentiment. L'eau et sa peau tendue accroissaient la sensation, et elle se prit à vouloir que cette même main descende le long de son corps ; plus bas bien plus bas dans sa chair offerte... Mais il n'en fit rien, car il savait la force d'un plaisir refusé. Tout au plus promena-t'il ses doigts sur le visage captif, lié par ses soins. Il testa le bandeau, chatouilla doucement sa joue et l'arête de son nez en y passant ses ongles, et les fit reposer à l'endroit de ces lèvres sous le bâillon... Abandonnée, elle y porta un baiser, qu'il fut satisfait de sentir malgré le tissu. "as-tu froid, petite femelle ?" Dans son état de transe, il lui fallut un petit moment pour comprendre qu'il s'adressait à elle. Elle hocha timidement la tête, et ne put voir son sourire. "tâchons donc de te réchauffer..." Elle se sentit saisie, portée telle une princesse captive dans les mains d'un rude geôlier, et emportée vers ce qu'elle savait être sa chambre. Plus jamais, ni maintenant ni plus tard, ne devait-elle protester. Jegesh
2.4000 vues 5 aime
Par : le 23/08/16
Je continue cette petite série par l'angle psychanalytique, en abordant en particulier les travaux de son Père Fondateur, Sigmund Freud (1856-1939), ainsi que de trois de ses disciples : Carl Jung (1875-1961), Otto Gross (1877-1920) et Sabina Spielrein (1885-1942), qui ont apporté une contribution majeure à la libération sexuelle ainsi qu'à la compréhension des pulsions sadiques ou masochistes, et des relations de domination-soumission. A tout seigneur tout honneur : il faut reconnaître à Freud son rôle de pionnier dans la reconnaissance des pulsions sexuelles comme moteur de nombre de nos actes conscients et inconscients, et dans la formalisation de deux éléments clé du psychisme humain : - le principe de plaisir, basé sur le concept d'activation et transmission neuronale d'un état d'excitation qui préside au besoin de recherche permanente du plaisir ; - le principe de réalité, qui s'oppose à l'immédiateté de ce besoin de plaisir, en intégrant les contingences du monde réel et conséquences futures de ses actes, mais qui crée simultanément des déceptions, frustrations et refoulements plus ou moins conscients, qui peuvent donc dégénérer en névroses ; Sous l'influence de Sabina Spielrein, il y ajoutera deux pulsions : - la pulsion de vie, ou l'Eros, sorte d'instinct de vie et d'autoconservation, ainsi que force vitale et libido, qui engendre le désir, source d'action pour assouvir ce désir ; - la pulsion de mort, ou Thanatos, qui s'oppose à la précédente et tend à la déliaison , c'est-à-dire au non désir, caractéristique d'un état dépressif, voire d'auto-destruction. Ces quatre principes et pulsions s'organisent et interagissent dans les théories freudiennes aux trois niveaux de l'appareil psychique : le Moi (qui est régi par le principe de réalité et permet la vie en société), le Ça (qui obéit au principe de plaisir et recherche la satisfaction immédiate du désir) et le Surmoi (qui intériorise au niveau inconscient, une fois le complexe d'Oedipe résolu, les règles de vie sociale et les restitue sous forme de remords ou de culpabilité lorsqu'elle sont enfreintes, tel une tour de contrôle de notre trafic émotionnel). La dynamique des interactions entre ces quatre principes et pulsions aux trois étages du psychisme engendre alors des conflits et des tensions qui peuvent simplement s'évacuer par les rêves nocturnes, mais peuvent aussi se développer en névroses visibles (paranoïa, schizophrénie, mélancolie, ...) ou en pulsions libidinales incontrôlées (sadisme, masochisme, fétichisme, ...). On le comprend : Freud a été précurseur dans la reconnaissance du rôle central de la sexualité dans le psychisme humain. Il considérait que ses dérives constituaient des maladies ou névroses qu'il fallait soigner. Carl Jung a été, pour sa part, l'un des principaux disciples de Freud. Ses contributions au développement de la psychanalyse ont été prolifiques. Pour notre sujet du jour, je retiendrai notamment le concept d'anima et d'animus, c'est-à-dire de part de masculinité et de féminité chez l'homme et la femme : c'est donc, d'un certaine façon, grâce à lui que certains membres de ce site peuvent aujourd'hui se déclarer "bi" ou "trans", et assumer leur bi- ou trans-sexualité ! J'y reviendrai dans la 5ème et dernière partie... Mais un autre aspect de la personnalité de Jung était son penchant pour les femmes. En dehors de son épouse officielle, il eut plusieurs relations adultérines, essentiellement avec certaines de ses patientes, dont l'une occupera une place de premier plan dans sa vie et sa carrière : Sabina Spielrein. D'abord sa patiente, atteinte d'une grave névrose de type hystérie, elle devint son élève, jusqu'à devenir l'une des premières femmes psychanalystes, et enfin son amante. C'est elle qui formalisa le concept de « pulsion destructive et sadique », et eut avec Carl Jung une relation passionnée, que l'on qualifierait sans doute aujourd'hui de BDSM. Ces deux précurseurs de l'étude du psychisme humain furent donc aussi deux pionniers de l'art des plaisirs extrêmes et des relations de domination/soumission et de sado-masochisme ! Un autre patient eut cependant également une influence décisive sur Carl Jung : Otto Gross. Ce médecin fantasque s'oriente très tôt vers la psychanalyse. Mais il est aussi anarchiste, toxicomane, et, comme Carl Jung, amateur de femmes … Ce qui lui vaudra de nombreux séjours en prison et en hôpital psychiatrique (comme patient, et non comme médecin !). Il est apprécié par Freud pendant quelques années, mais face à ses positions anarchistes, celui-ci finit par le renier, le jugeant hérétique et dangereux. Mais surtout, Otto Gross s'opposa à Freud sur un point essentiel : il fût un fervent défenseur de la liberté sexuelle, alors que Freud considérait au contraire la sexualité comme la cause essentielle de la formation des névroses. Otto Gross eut sur ce point une influence considérable sur Carl Jung pour l'aider à libérer ses propres pulsions sadiques, et les mettre en pratique avec Sabina Spielrein (cette histoire est assez bien racontée dans l'excellent film "Dangerous methods", d'ailleurs). Il fut donc un théoricien fondateur de la libération sexuelle qui aboutit aux révolutions des mœurs des mouvements hippies aux Etats-Unis et de mai 68 en France presque cent ans plus tard ! Ce quadrumvirat de psychanalystes a donc joué un rôle essentiel dans la reconnaissance d'une sexualité débridée et ouverte à des pratiques « hors normes » telles que le BDSM. On peut donc dire sans exagération que sans eux, tous les membres de ce site seraient encore aujourd'hui condamnés au bûcher social ! Pour conclure cette partie 4, je dirais juste que la philosophie et la psychanalyse ont été déterminantes pour briser le carcan de la morale religieuse. Il aura cependant fallu encore d'autres étapes difficiles pour faire admettre la liberté sexuelle, et en particulier celle des femmes : ce sera l'objet de ma 5ème et dernière partie !
823 vues 1 like
Par : le 23/08/16
Se faire plaisir ... quoi de plus naturel ? Et pourtant, tout n'est pas si simple ... Je vais tâcher de délier quelques fils conducteurs de la pensée philosophique sur ce sujet si controversé du plaisir et de son supposé opposé : la douleur. La plupart des morales religieuses ont condamné pendant des siècles le plaisir (pas seulement sexuel), au motif principal que la recherche du plaisir conduit au vice et détourne de la spiritualité et de la quête de Dieu. D'autre part, encore aujourd'hui et au moins dans l’Église catholique, le rôle unique de la sexualité est la procréation, et non le plaisir. Certains philosophes définissent le plaisir comme l'absence de douleur : le plaisir n'existe que comme état contraire de la douleur, et ces deux sensations sont indissolublement liées comme contraires, à la façon du Bien et du Mal, ou des pôles opposés d'un aimant. C'est ainsi en tout cas que le concevait Platon en son temps. Shopenhauer va même plus loin, en définissant le plaisir comme la simple absence de douleur, ou la cessation de la douleur. Ainsi, pour éprouver le plaisir de posséder quelque chose, faut-il avoir commencé par le désirer, et ce désir préalable est un état de manque douloureux : c'est là tout le principe du capitalisme, d'ailleurs ! L'acte d'achat assouvit le plaisir en faisant cesser la douleur du manque ... Dans un registre différent, Spencer observe que dans tout le règne animal, la recherche se sensations agréables et l'évitement des situations désagréables est un principe essentiel de survie. Cependant, Spencer le reconnaît, l'utile et l'agréable ne sont pas toujours liés : ainsi un champignon ou une plante d'un aspect ou d'un goût agréable pourra contenir un violent poison conduisant à d'atroces souffrances voire à la mort ! Mais ce peut aussi être le contraire : un médicament au goût amer aura le pouvoir de guérir une maladie grave, ou bien un chemin escarpé pourra conduire au plus beau des paysages ! Les Spartiates, quant à eux, pratiquaient un enseignement obligatoire et une discipline de fer alliée à un sens élevé du devoir et de la soumission à l'intérêt supérieur de la collectivité. Les enfants étaient élevés à la dure, et des concours (combats rituels, flagellation) visaient à sélectionner les plus vigoureux et les plus endurants à la douleur. Enfin, selon Aristote, le plaisir prend sa source dans la liberté (d'agir et de penser, en variant ses choix au gré de ses humeurs et de ses envies), tandis que la douleur surgit de la privation de ces libertés. Ainsi donc, douleur et plaisir, un inséparable duo ?... Les sportifs qui pratiquent des sports extrêmes comme le marathon ou certains sports de combat savent bien que non, et qu'il faut souvent dépasser une phase de douleur intense pour atteindre une plénitude et sensation de bien-être total, qui se compare à l'état de "subconscience" dans le domaine du BDSM, quand les endorphines agissent pour transformer la douleur en bien-être extrême ! Bien sûr, le plaisir ou la douleur doivent se vivre, plutôt que de se théoriser ainsi que je le fais ici. Mais pour ceux que cela intéresse, je reviendrai néanmoins dans une prochaine partie sur les philosophies du plaisir telles que l'hédonisme, et celles d'Epicure, Aristippe, Freud et bien sûr Sade et Sacher-Masoch !
1000 vues 2 aime
Par : le 22/08/16
Je continue cette petite série (qui comptera 5 chapitres en tout) par Sade (1740-1814), le plus sulfureux des Marquis, et Sacher-Masoch (1836-1895), le premier esclave sexuel par choix et par contrat de l'histoire humaine ! Je sais par expérience que je ne vais pas me faire que des amis en exposant mon point de vue sur Sade ici... Disons le tout net : Sade n'a rien de "divin" ! Et encore de nos jours, sa moralité le conduirait directement à La Bastille (si celle-ci existait encore...). Songez : viols, pédophilie, mutilations, incestes, meurtres, excusez du peu ! Sans parler des actes de sodomie (crime passible du bûcher à cette époque !) et de blasphèmes !... Et pourtant, c'est un vrai révolutionnaire, au moins sur deux plans : en premier lieu, en tant qu'anti-clérical radical, il a sans nul doute contribué à faire évoluer les esprits vers un État moderne laïque tel que celui que nous connaissons aujourd'hui en France, ce qui reste une exception de par le monde. En second lieu, ses penchants érotiques et sexuels débridés préfigurent la libération des mœurs des années 1960 ! Sade s'est d'abord fait connaître par les scandales religieux et sexuels qu'il a suscités, mais c'est son œuvre, rédigée pendant les longues années d'emprisonnement, qui le fera passer à la postérité, dont en particulier Les Cent Vingt Journées de Sodome et surtout Justine ou les Malheurs de la vertu, son écrit le plus emblématique. Cette œuvre sera censurée pendant plus de deux siècles, avant d'être petit à petit réhabilitée par des écrivains, poètes et psychanalystes tels qu'Apollinaire, Robert Desnos (qui ose écrire dès 1923 dans 'De l'érotisme' « Toutes nos aspirations actuelles ont été essentiellement formulées par Sade quand, le premier, il donna la vie sexuelle intégrale comme base à la vie sensible et intelligente »), Sainte-Beuve, Flaubert, Baudelaire, Michel Foucault, Jacques Lacan ou Roland Barthes, jusqu'à voir son œuvre intégrale publiée dans la prestigieuse collection de La Pléïade en 1990 ! Donatien Alphonse François de Sade laissera aux générations futures le substantif de sadisme, qui lui a été attribué en 1886 par un médecin allemand, Krafft-Ebing, et qui désigne alors une perversion sexuelle dans laquelle "la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui". Ceux qui ont vraiment lu Sade savent qu'on a souvent l'estomac au bord des lèvres, tant la morbidité et la sauvagerie barbare y sont présentes ! Et en aucun cas il ne parle du plaisir de souffrir, seul lui importe le plaisir égoïste de faire souffrir ! Il faut admettre toutefois qu'il développe dans Justine à ce propos une philosophie du "bonheur de l'autre" dans le cadre d'un érotisme de groupe qui exclut l'amour, qui est à ses yeux une perversion et une "maladie de l'âme" enfermant la relation dans un cadre réduit à deux personnes... On retrouve parfois ce principe chez certains pratiquants BDSM qui considèrent qu'amour et BDSM doivent être exclusifs l'un de l'autre... Enfin, il m'apparaît tout aussi clairement, tant sous l'éclairage de sa vie réelle que de ses écrits, que Sade n'est pas réellement libertaire : il ne défend pas la liberté de tous, mais surtout la sienne, celle de prendre du plaisir dans la souffrance des autres... Une phrase extraite de La Nouvelle Justine est très révélatrice à cet égard : « Se rendre heureux aux dépens de n’importe qui » Sade se positionne ainsi comme un philosophe matérialiste (c'est-à-dire où la fin justifie les moyens), qui préfigure des penseurs tels que Helvétius ou La Mettrie, tous deux adeptes d'un sensualisme matérialiste radical : mais ils n'ont jamais à ma connaissance prôné le meurtre ou le viol comme moyen de parvenir à la jouissance, au plaisir ou au bonheur dont La Mettrie faisait l'objectif essentiel d'une vie (concept révolutionnaire à l'époque) ! A l'opposé de Sade, Leopold Ritter von Sacher-Masoch, d'origine autrichienne, fils d'un préfet de police (ceci expliquerait-il cela ?!), va adopter un comportement de soumis sexuel. Après une déception amoureuse, il fait en 1869 la connaissance d'une certaine Fanny Pistor dont il s'engage par écrit à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois ! Il concrétisera ensuite cet engagement avec celle qui deviendra son épouse en 1873, Aurora Rûmelin, avec qui il signe un contrat dans lequel il stipule, entre autres : « Je m'oblige, sur ma parole d'honneur, à être l'esclave de Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera. » Il y exprime en particulier les désirs d'être battu, cocufié, maltraité, humilié et traité en esclave. Il confessera cet engagement dans un ouvrage aussi emblématique que peut l'être Justine pour Sade, à savoir La Venus à la fourrure. Bien que le même docteur Krafft-Ebing ait qualifié ce comportement de perversion sexuelle miroir du sadisme, sous le nom de masochisme, l'attitude de Sacher-Masoch a moins suscité de scandale que celle de Sade, ne serait-ce que parce qu'elle est basée sur une volonté consentie et formalisée par un contrat. On retrouve encore aujourd'hui dans nombre de relations BDSM cette tradition du contrat, qui est la marque d'une relation agréée par les deux parties, plutôt que celle d'une souffrance imposée comme dans le cas de Sade. En conclusion, on peut dire que Sade et Sacher-Masoch constituent les deux faces d'une nouvelle philosophie du plaisir, qui admet que la douleur, infligée ou subie, peut être source de plaisir ! Peut-on prendre du plaisir à faire souffrir ? Peut-on prendre du plaisir à souffrir ? Les deux faces d'une même question, initiée par Sade et Sacher-Masoch, au coeur des relations SM. D'ailleurs, à y regarder de près, il n'y a en effet qu'une seule lettre qui différencie le mot douleur du mot douceur ! Mais il est clair aussi, si l'on y regarde de près, que Sade ne mérite pas d'être glorifié comme il peut l'être parfois, car ses actes relevaient davantage du meurtrier tortionnaire que de la recherche de plaisirs extrêmes partagés : il n'y avait en particulier chez lui aucune recherche de consentement mutuel, et il ne pouvait jouir que dans la souffrance d'autrui !... Tout le contraire de Sacher-Masoch, qui est donc de mon point de vue le vrai père et le vrai inspirateur des pratiques BDSM que nous connaissons aujourd'hui. Pour continuer cette série, j'aborderai la prochaine fois le plaisir sous l'angle de la psychanalyse, en particulier dans ses origines avec Sigmund Freud, Carl Jung, Sabina Spielrein et Otto Gross.
719 vues 3 aime
Par : le 22/08/16
Après un petit tour d'horizon allant de Platon à Aristote en faisant un détour par Shopenhauer, Spencer et les Spartiates, nous pouvons en venir au principal courant philosophique basé sur une morale du plaisir : l'hédonisme, issu principalement de la pensée de deux philosophes grecs, Epicure et Aristippe, mais aussi, dans une certaine mesure, de Platon et Démocrite et revendiqué aujourd'hui par un philosophe tel que de Michel Onfray. Il a pu émerger et s'établir grâce à l'individualisme prôné par des penseurs tels que Descartes ("Cogito ergo sum"), Rousseau ("Personne ne doit rien à quiconque prétend ne rien devoir à personne") ou Friedrich Hayek... Selon ce courant de pensée, chaque individu devrait pouvoir exercer des choix tendant à maximiser les plaisirs de l'existence, et à en minimiser les inconvénients. Bien entendu, ces plaisirs ne sont pas nécessairement purement physiques ou sexuels, mais peuvent inclure selon les propensions et inclinations de chacun des valeurs telles que l'amitié, la gourmandise, la bonne santé, le savoir et la culture, la pratique des arts, etc. Tandis que l'on tentera d'éviter la douleur, les conflits, l'humiliation et la soumission à un ordre imposé, la violence et les privations de liberté. L'hédonisme a été condamné irrévocablement par les principales religions monothéistes parce qu'il suppose une indépendance d'esprit opposée à la croyance et à la foi, ainsi qu'un goût du savoir et de l'expérience réelle contraire aux dogmes et lois imposés. La sexualité libre prônée par cette philosophie s'est donc naturellement retrouvée sous le couperet des moralisateurs et manipulateurs religieux avides d'imposer leurs fois et croyances, ouvrant ainsi la voie à des siècles d'obscurantisme sensuel ! En sens inverse, et en toute logique, la plupart des philosophes hédonistes se sont affirmés athées ou agnostiques, et parfois matérialistes ou même anarchistes. La synthèse moderne de cette pensée se trouve sans doute dans les écrits et discours de Michel Onfray, créateur de l'Université Libre de Caen au nord de la France, et revendiquant une dimension politique de l'hédonisme devant conduire à une société libertaire. Pour les amateurs, le traité qui l'a rendu célèbre est son "Traité d'Athéologie", mais je recommanderais ici plutôt la lecture de "L'Art de jouir", de "Pour un matérialisme hédoniste", de "La Théorie du corps amoureux", et de "Pour une érotique solaire". D'après Onfray, l'hédonisme se résume par cette maxime de Chamfort : « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale ». Ainsi, l'hédonisme exclut la douleur et la soumission comme sources de plaisir : nous sommes donc aux antipodes de la philosophie BDSM ! Et pourtant, les membres de ce site le savent bien, ces sensations ne sont pas incompatibles entre elles, et peuvent même se renforcer mutuellement, par un curieux effet miroir. C'est le sulfureux Marquis de Sade qui, le premier, osera revendiquer le fait d'infliger la douleur pour atteindre son plaisir, et deviendra ainsi le chef de file du "sadisme", aux connotations si controversées. Pourtant, il est selon moi aux antipodes des valeurs BDSM, et en particulier de l'un de ses principes essentiels : le consentement mutuel. En sens inverse, c'est Leopold von Sacher-Masoch qui popularisera le concept de "masochisme" et de "contrat de soumission" au travers de son roman La Venus à la fourrure. Ce sera le sujet de mon prochain article ici !
644 vues 2 aime