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Par : le 12/08/16
LA JUSTE PAROLE est mon deuxième roman, sorti en 2013. C'est l'histoire revisitée de la société humaine sur plusieurs siècles, à travers une autre religion que celles que notre humanité a connues dans notre réalité. Sous forme de conte uchronique pour adultes ou d'épopée, illustré par AlxiA, ce roman de théo-fiction s'attaque sans ménagement au concept de religion, s'inspirant de certain monothéisme. Le mot "dieu" n'y est pourtant pas mentionné une seule fois. Dans un monde qui pourrait être le nôtre (entre la dystopie et l'uchronie), une religion artificielle devient, de l'antiquité à l'ère moderne, le courant spirituel dominant, façonnant la société humaine avec ses préceptes, ses lois, ses jeux de pouvoir, ses guides charismatiques, ses opposants, son inquisition et ses guerres. Mais la foi, quelle que soit la validité de sa nature d'origine, engendre autant le bien que le mal, et gouverne pour le meilleur et pour le pire le destin des hommes, consciemment ou inconsciemment, à travers des siècles de générations. Le prophète a annoncé qu'à la fin du septième âge, la Comète de Mand repassera et marquera la venue du rédempteur, le Juste d'entre les Justes. À l'ère moderne, Dhorès, un journaliste désabusé, va enfin découvrir celui-ci, et aura à choisir entre le chaos immédiat et une longue agonie du monde perverti. Épopée d'une société humaine, sur dix-sept siècles, en plusieurs époques clefs, à travers l'histoire de sa religion, de ses fondements jusqu'au chaos final, La Juste Parole nous délivre un message d'humanité, teinté d'écologie, de socio-philosophie, de politique, mais aussi d'amour. Broché - 15x21 cm - 338 p -illustré couleur - ISBN 978-2-918566-29-8 - 22 € (disponible sur Amazon ou commandable en librairie, mais il vaut mieux me le commander directement par ici, en com ou MP) J'ai composé et enregistré également la B.O. du livre, un CD musical de 50 mn, comme une musique de film. Pour l'écouter en ligne : https://soundcloud.com/la-juste-parole Voici un extrait, tiré de la deuxième époque : Le Prince était dans un bon jour, il était impatient de revoir la mystérieuse étrangère, de l’admirer danser. Peut-être allait-elle, comme à la foire aux esclaves, le choisir de son regard. Les musiciens commencèrent dès qu’ils furent prêts. Un rythme lent mais enjoué, d’attente contenue, en sept temps, sur lequel s’installait peu à peu un mode très ouvert. Un thème de milieu de journée, particulièrement adapté à l’état d’esprit du Prince, joué par un des meilleurs flûtistes de l’empire sur une flûte en or. L’étrangère ne devait pas être loin derrière. Elle déciderait elle seule du moment où elle ferait son entrée, lorsque la musique l’inspirerait. Le Prince souhaitait que cette attente ne durât pas. Il arrivait que la danseuse reste en coulisse et ne sorte jamais, si la musique ne lui convenait pas. Dans ce cas les musiciens étaient châtiés. À sa grande surprise, elle fit son entrée dès la première pièce de musique, après seulement cinq minutes d’introduction. Décidément, elle n’avait pas froid aux yeux ! À moins qu’elle ignorât l’usage. Il vit d’abord sa silhouette s’avancer lentement entre deux tentures. Entièrement cachée sous un voile qui la recouvrait de la tête aux pieds. Elle joue le mystère ! se dit-il. Le vieux flûtiste s’accorda sur cette entrée subreptice. Volutes de mains sous le voile, de plus en plus haut. Volutes de notes, en spirales sur la gamme ascendante. Mouvements circulaires des hanches, de plus en plus larges. Microtons balançant avant et après les notes. Le voile se lève et tombe, comme à regret. Montée à l’octave aigu et retour pentatonique au grave. À la chute du voile, le Prince put enfin voir les yeux, seulement les yeux ocre-orange, car un autre voile cachait le visage en dessous. Un maquillage qu’il n’avait jamais vu entourait les yeux, des arabesques noires serpentant jusqu’aux tempes. Le flûtiste traduisait chacun des mouvements de la danseuse, et celle-ci, inspirée par la musique, réagissait en harmonie avec elle, de sorte qu’une émotion homogène s’empara de l’atmosphère de la pièce. Un homme vint déposer des bougies à l’avant de la piste, devant les hommes assis, car le jour déclinait. La danseuse s’approcha des frêles lueurs, fléchissant ses jambes, écartant les bras, puis elle avança la tête, les yeux grands ouverts pour mieux regarder l’assistance. Les jeux d’ombres, les mouvements de ses seins sous les voiles, et ce regard illuminé par les chandelles, tout cela acheva d’envoûter le cœur du Prince et de ses invités. La percussion s’intensifia, et le voile s’écarta du visage, libérant la bouche entrouverte, souriante, coquine. Mais en un tournoiement harmonieux et léger, la danseuse regagna le fond de la piste dans l’ombre, et commença à raconter une histoire. Un conte sans mots, que peut être chacun pouvait interpréter à sa manière ; pour le Prince il était vaguement question de naissance, de printemps, d’astres, de lumière, d’adoration, de détresse, d’amour, de mort... Les cheveux furent libérés, puis le dos. Le temps n’existait plus. Le Prince, définitivement séduit, sentait une émotion tangible à chaque fois que le regard de la danseuse croisait le sien. Elle l’avait élu. Il en était désarmé, fier et honoré à la fois, même s’il s’y attendait. Depuis combien de temps, dansait-elle à la lumière de ces chandelles, il n’en avait plus aucune idée. Cela pouvait faire des heures. Il faisait nuit dehors lorsqu’elle enleva enfin le dernier bout d’étoffe, un turban qu’elle déroula autour de ses seins fermes et fièrement pointés vers le ciel, le turban couvrait encore le ventre, passait entre les jambes et remontait entre les fesses pour se nouer autour de la taille. C’est par là qu’elle acheva de le dégager, qu’elle le fit glisser de toute sa longueur sur son sexe glabre, puis après quelques arabesques dans l’air, elle le fit tournoyer et se poser devant le Prince. Elle était complètement nue, le rythme progressif de ses pas avait considérablement accéléré et approchait un paroxysme soutenu par le percussionniste. Tout le monde était fasciné par les décharges d’énergie et d’émotions qu’irradiaient cet être vivant habité par le divin, en proie à sa transe communicative. Elle tournait, tournait sur elle-même, criait même à présent, une note que la flûte s’empressa d’harmoniser, puis elle s’effondra enfin à genoux devant le Prince, tête baissée et mains jointes devant. C’était fini. Silence. Quelque chose de si intense venait de se passer qu’un temps d’expiration et de réajustement avec la réalité fut nécessaire. Puis une ovation. Des cris, des larmes de joie. Les hommes se levèrent tous en l’acclamant. CRITIQUES DE LECTEURS Les commentaires suivants proviennent de littéraires et intellectuels parmi les premiers à lire mon roman, avant que celui-ci ne soit publié sous la forme d'un livre, avant ma collaboration avec Alexia qui l'a illustré, avant l'écriture de l'époque médiévale qui est la plus longue du récit, et avant la composition et l'enregistrement du CD qui l'accompagne. Autant dire à l'état de base non finalisée. Mais ces critiques plutôt positives de "bêta-lecteurs" m'ont encouragé à améliorer ce livre. Emporté par la lame de fond de ton talent, ça se lit comme on déguste un bon vin, une femme ou son plat préféré. Comme je te disais, la chronologie est séduisante par son approche, et la fin... La boucle est bouclée ! Pessimiste à l'occasion, mais ça donne justement plus de vigueur au message. Message spirituel indéniable (quoique basé sur nos acquis judéo-chrétiens et musulmans (hindouistes ?)). Bref, une bouffée d'air frais et un avertissement tout en finesse. Les personnages sont bien étoffés même si nombreux... Bref peu de critiques si ce n'est parfois quelques mots "modernes" dans la première époque. Le chapitre du viol de la première période est un peu hard mais enfin, c'est la "Passion". Donc, bon et puissant... La fin de l'Humanité ? Et pourquoi pas ! (Zarfo) J'ai vraiment trouvé ce texte très bon. Et comme toi, je suis une lectrice "difficile", je n'ai pas le compliment facile et n'ai ni le mépris ni la condescendance de l'hypocrisie ou de la complaisance. D'abord, cette écriture sur le fil, savant équilibre entre synthèse - comme celle qu'on trouve dans le trait efficace d'un bon coup de crayon - et analyse - cette acuité de regard aussi bien intellectuel qu'émotionnel. Pas une maladresse de style, pas la moindre trace d'une négligence. Mais surtout, ce qui m'a frappée, c'est l'ambition du projet et sa portée philosophique. Le monde recréé aussi bien dans son espace que dans le temps. L'épaisseur historique, la réalité géographique que tu as su lui donner grâce aux cartes, à ces noms de pays, de régions, d'océans, à ces citations, à ces références précises à des textes imaginaires. La profondeur de ta réflexion sur la religion, sur sa place dans notre monde moderne, surtout sur les formes qu'en prendrait une encore vivante, encore en train d'écrire son histoire - entre internet, l'ultra-médiatisation et ses dérives, l'appétit de gloire notamment. Cette histoire religieuse créée de toute pièce, d'un "genre" renouvelé si je puis dire, est débarrassée des tabous et misogynies que nous lui connaissons, mais enrichie des problématiques de notre époque. Primo, l'identité sexuelle et ses ambigüités à travers le mythe de la métamorphose que l'on retrouve autrement, de l'homme en femme, question d'autant plus centrale qu'elle concerne la figure sacrée du prophète et qui renouvelle totalement le statut de la femme dans la religion. Les amours sacrifiées du prophète à sa condition aussi, qui l'humanisent autant qu'elles le grandissent. Le rapport de la religion au mensonge et à la vérité ; la mise en question de la croyance tout autant que la remise en question de la valeur vérité, double questionnement, inscrit dans l'histoire elle-même, que j'ai trouvé très fort, relancé encore par la mise en abîme créé par le parallèle évident entre le propos de ton texte et le projet littéraire lui-même : on y croit, à la "Juste Parole" - à sa sagesse comme à son histoire ! Cette religion "fictive" (s'il en est d'autres...) gagne, à travers ton texte, la même réalité d'existence, dans l'esprit du lecteur, que les religions établies dans le monde réel ! C'est génial ! Et puis, le jeu sur la temporalité, la surprise de réaliser que le mythe fondateur se situe dans l'avenir (à moins que je n'ai laissé échapper une date au début...?) ; le mélange des genres, entre conte fondateur et un réalisme (Je suis encore traumatisée par la scène du viol !...) qui effleure la science-fiction à la fin... Parfois seulement, j'ai trouvé le ton un peu trop ostensiblement didactique. Mais on n'a pas tous la même sensibilité à cela, et - ça va sans doute paraître prétentieux, ce que je vais dire, mais - si l'explication peut sembler inutile à certains, d'autres en ont davantage besoin. Il en faut pour tous les lecteurs. Mais c'est vraiment pour ne rien te cacher, car ce n'est pas là une impression dominante. (Alexandra Plays) J'admire la fertilité de ton imagination : le nombre et la variété des personnages, des lieux, le souci du détail dans ton récit, tes descriptions, et j'en passe... On se laisse porter par l'histoire, par les histoires, car tu te plais à juxtaposer des scènes, des périodes... Un talent qui augmente à mon sens le plaisir de te lire et que l'on retrouve dans certains de tes autres écrits. L'ensemble se tient et offre un superbe moment de rêve et de réflexion sur la spiritualité et la responsabilité de l'homme sur sa propre existence et celle du monde. De très belles aquarelles. Je note également que le sexe est omniprésent dans tes récits (obsédé !) et que tu exprimes avec une aisance évidente des ressentis féminins. Quant à ta dualité, on la retrouve partout : homme/femme, enfant/adulte, douceur/violence, naïveté/dureté, spiritualité/sexualité, passion/liberté... Complexe complétude qui font de ces paradoxes une riche personnalité dont je me sens très proche. (Sylvie Jonq) Ce n'est pas seulement l'intelligence de la construction, l'élaboration patiente et passionnante d'un univers, d'une cosmogonie. Ni seulement l'utilisation d'une langue fluide et précise qui me ravit. C'est la simple humanité des personnages, leur doutes et leurs certitudes, leurs souffrances et leurs joies, qui m'a liée à eux et tenue éveillée tard dans la nuit pour achever de lire ce roman. Je reste dans le bonheur et la lumière de cette lecture. (C. Constance) Mes impressions ? Très impressionnée, surprise de ton savoir sur l’histoire des religions qui est la base de ton écriture. Je ne pensais pas avoir envie de tout lire au début, car au premier ressenti je me suis trompée sur la direction que pouvait prendre ton texte, en le prenant pour de la fantasy. Bref, …j’ai dévoré. Déjà le langage qui coule malgré le poids des informations ; la narration ne freine pas par sa difficulté. Peut être quelques problèmes au début pour se souvenir de qui est qui et de retenir les noms des lieux. Merci de joindre la carte – j’ai ma mémoire visuelle – ça m’a aidé beaucoup. Ce qui m’a plu, c’est cet assez intéressant passage d’une partie à l’autre, la transition. Apparemment chaque chapitre surgit d’un nouveau sujet comme une coupure, on commence à lire, pas de lien, et tout de suite un fil qui mène vers le reste : c’était superbe. Je n’ai pas senti la lourdeur des descriptions, et les illustrations y sont pour quelque chose. Le rythme – assez intense - éveillait ma curiosité à tel point que parfois mes pauvres yeux pleuraient et négociaient l’effort de lire plus. Agréable surprise que tu ne te sois pas arrêté sur une seule époque… très adroit passage dans l’anticipation. Et les associations avec notre réalité sont discrètes mais bien lisibles (j’ai adoré). Tu sais tout ça, mais ça me donne envie de lire tes nouvelles. Merci aussi pour ça. (Solweig Irena Barbier) Ce roman a la rare qualité d'emmener le lecteur dans un monde qu'il ne veux pas quitter, de le passionner jusqu'à son expiration, en apothéose, pour le laisser haletant mais serein, conscient d'avoir effleuré l'espace de quelques jours une vérité, ou du moins un morceau de la Vérité. Je partage beaucoup des théories que tu abordes ici, et si seulement une infime portion de l'humanité faisait de même, le monde serait moins sale, moins terne. (Tanid) J'ai lu hier le manuscrit. Son registre ne m'est pas très familier et je t'avoue ne pas avoir un goût prononcé pour les romans couvrant de longues périodes, à l'exception des textes sud-américains. La première bonne surprise a été pour moi de ne pas me perdre dans le dédale des noms de personnages et de pays. La relative brièveté du texte et l'efficacité des descriptions doivent y être pour beaucoup. Tes personnages prennent d'ailleurs rapidement consistance malgré le peu d'attention romanesque qui leur est consacrée (constat sans portée critique : j'ai simplement été étonnée par le format que tu as choisi, entre conte et épopée, et je te dirai que c'est d'ailleurs ce qui m'intrigue probablement le plus dans ce que tu as fait (je ne parviens d'ailleurs pas à savoir si cela m'a plu). Par ailleurs, ton rapport à certains de tes personnages est touchant. Je trouve la construction du récit excellente, les derniers chapitres évitant l'écueil de la fin apocalyptique, sans surprise puisque tout la prépare et qu'en bon citoyen du XXIème siècle, on la pressent, on la veut même. Il me semble que cette fin permet d'alléger un peu le didactisme (compte tenu de ton propos, ça ne doit pas trop te faire plaisir, mais il est là, tout aimable et bienveillant soit-il) qui se dégage de l'ensemble. Ta lecture du phénomène religieux, ceci dit, est très intéressante et intelligemment déployée (avec le mérite d'une clarté incontestable). J'aime beaucoup la juxtaposition d'écrits "sacrés" et profanes, ainsi que le ton d'ensemble de l'"enquête". À plusieurs égards, cela m'a fait penser à Michel Tournier (La goutte d'or), Shan Sa (La joueuse de go, Impératrice) et Flaubert (Salammbô) mais les passages que j'ai préférés sont ceux où la plume se libère : la danse, par exemple, est superbe. Sinon, les thèmes que tu abordes trouvent en moi un écho certain. Cette question du masculin, du féminin, de l'humain, d'une transcendance... du silence. (Laurence Mornand) J'ai dévoré le roman La Juste parole en 5 parties, soit les 4 époques ainsi que l'épilogue. Chacune de ses parties ont mérité selon moi une attention particulière, singulière, comme si chacune était un roman à part entière. Tu m'as fait voyager, en moi comme en ce monde que tu as créé de toutes pièces avec tant de talent. Au fil de ma lecture, dont mes yeux avaient du mal à s'arracher, chaque personnage, chaque paysage, chaque émotion et chemin emprunté devenaient peu à peu les miens. J'ai ressenti le déchirement, la douleur, la joie, l'illumination et, surtout, la passion en une foi incommensurable. Tout y était. Ne crois pas que ce commentaire soit fait pour te faire plaisir. Si quelque chose en ce texte m'avait déplu tu l'aurais su. Mais voilà, j'ai aimé... et bien plus encore. Je n'ai qu'un seul reproche : J'aurais voulu te lire encore. J'ai ressenti ce vide du lecteur à la dernière page d'un roman. Sachant qu'il laissait à jamais des amis proches. Certes il pourra toujours se relire... encore et encore... Mais une première fois est incomparable. Un dernier mot : Merci. (Véronique Fracas) Je viens tout juste de terminer la lecture... c'est magnifique ! Bien écrit, et surtout bien construit ! J'ai eu l'impression que cette religion aurait pu être réelle, que les personnages aussi, et même le récit. Ce roman est empreint d'un souffle de sagesse et vaut la peine d'être lu. Magnifique dans tous ses détails, très captivant, il sort un peu de l'ordinaire de ce que l'on peut lire. Félicitations ! (Sylphide) Voilà, je suis arrivé au bout, à l'heure du commentaire. Epoustouflé, c'est le 1er mot qui me vient à l'esprit. Tu as recréé tout un monde, une Histoire et une religion sur lesquels nous pouvons faire des parallèles permanents avec la réalité. Une œuvre très philosophique, à laquelle tu ajoutes une petite touche poétique finale, pour ne pas rester sur une note trop pessimiste. Encore qu'une vision où la nature survivrait à l'homme ne soit pas si pessimiste que ça... Je reste persuadé qu'il y a matière à 3 tomes minimum, en développant un peu les époques : 1 pour chaque époque, en regroupant les 2 premières, qui sont véritablement une continuité l'une de l'autre. Je vais maintenant essayer de faire lire ta Juste Parole à ma femme. Je pense et j'espère qu'une fois qu'elle l'aura lue elle comprendra un peu mieux pourquoi je passe du temps sur ce genre de lecture. Elle comprendra aussi sans doute pourquoi j'ai envie de dépasser le monde virtuel pour rencontrer un auteur. (Christophe "Mémère" Rossi) Filo, je viens de finir la Juste Parole. Je n'ai qu'une chose à dire : clap clap ! Très bon travail, très intéressant. L'idée de la progression dans le temps est géniale, notamment lorsqu'on suit comment les 4 Apôtres vivent leur foi et comment elle s'accorde avec l'évolution des sociétés c'est excellent. Petit bémol sur cette époque : on aurait pu s'attendre, et on aurait souhaité, une étude plus approfondie de la façon dont chacun vivait sa foi (que ce soit Mila et la politique ou Salya auprès du peuple...). L'époque de la Révolution est une superbe vue de l'alliance politico-religieuse. Là encore, on aurait voulu un peu plus d'approfondissement. Quant à la dernière époque : ENORME. As-tu lu "La Mort de la Terre" de Rosny-Ainé ? Car on s'y croirait mais en moins ennuyeux. Une excellente idée. Le flashback final est ma partie préférée du conte. La fin est SUPERBE. Elle est écrite de façon géniale. Bref, je me suis régalé. Bravo Filo : clap clap clap ! Un très beau conte, inspiré de nombreuses références à des mythes et légendes du monde entier. Tout le conte en est imprégné mais pas de façon grossière, ce qui n'est pas évident. Une belle histoire que je vais faire lire à certains de mes potes et peut-être même à mes parents. (Guillaume Herpe)
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Par : le 08/08/16
planter mes doigts puissants dans ta chair et te marquer... Inscrire mon désir, te sentir frémir. Être à l'écoute de ton souffle, de tes soupirs. Poursuivre ma quête de plaisir et t'inviter à me rejoindre, à exulter...T'offrir l'ultime jouissance libératrice, ta récompense... J'aime quand ton corps se cambre pour mieux recevoir le fouet, lorsque tu t'offres avec malice et confiance à mon imagination dévergondée et totalement perverse... Tu m'as choisi en Maître et tu m'as offert ta vie, ton corps, ton âme et ton cœur... Tant de présents déposer à mes pieds, tant de responsabilités... Je mets tout en œuvre pour te satisfaire et pour te sublimer A toi Venus, ma soumise, mon alter-ego
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Par : le 04/08/16
Flash zébré de lumière, hallucinatoire... La jeune fille gracile, des larmes dans les yeux, se laisse prendre comme à contre-coeur, elle regarde tomber à ses pieds ses cheveux d'enfance qui s'éparpillent en blondes brindilles. Elle a beau savoir sa destinée, elle pleure sa jeunesse et son insouciance désormais perdues. Elle est maintenant dans les mains du Pontifex Maximus. Elle n'ose lever ses yeux innocents de vierge vers ce visage sévère, ses yeux noirs qui la fixent et lui font baisser le visage. Elle a peur mais elle rougit doucement tandis que ses vêtements glissent à terre et qu'on lui enfile la tunique, la stolla et la toge d'une blancheur immaculée. Seule la ceinture de pourpre lui marque la taille d'une empreinte magique. Elle redresse alors la tête, fière de cette distinction. Eclat blanc, nouvelle image... A la source pure du bois de la nymphe Egérie, la jeune femme puise l'eau qui l'alourdit. De retour au temple avec ses sœurs, elle lave le sol à grand seau, s'en arrose par jeu. Son front humide et sa tresse dont s'échappent quelques mèches lui donnent un charme particulier. L'on aimerait la voir tête nue, cheveux défaits et visage trempé... Quelle indécence! Elle reprend sa tâche, car demain, c'est Lupercales. Pourquoi aime-t-elle tant cette fête? Elle songe en frottant les pierres du temple, et son esprit vagabonde vers ces Romaines que l'on fustige à coups de branche de figuier ou de lanières à l'odeur forte et musquée de bouc, elle les imagine aux prises des hommes qui les saisissent, les emprisonnent et les frappent. A cette pensée, elle se sent fondre et monter soudain le pourpre aux joues... Nouveau flash, visions extatiques... Au pied de la statue monumentale, la jeune femme reste courbée, la bouche serrée, les yeux plissés, les narines frémissantes. Chaque coup de lanière secoue son échine et elle se sent glisser dans un tourbillon étrange, des papillons dans son ventre, des étoiles dans sa tête. Son corps s'affaisse au coup suivant. Elle sent le rictus de son bourreau, le grand Prêtre ne prend assurément pas de gant avec elle. Son dos et ses hanches la cuisent, mais son sexe plus encore, qui se met à couler d'abondance. Est-elle en état de péché, doublement? Avoir négligé l'entretien du feu par une rêverie qui l'avait mise en émoi, et éprouver un même émoi sous la flagellation. Une tâche pourpre s'agrandit sous la tunique, quand la jeune femme se cambre sous le plaisir, étouffant un gémissement. Comme dans un rêve éveillé, je regarde avec curiosité ce murex dentelé, aux aiguilles fines; il ressemble à celui que l'on nomme «peigne de Vénus». Je me sens sous le charme du coquillage qui semble m'appeler, me happer. Irrépressible pulsion, je glisse mon index dans l'interstice qui semble une bouche, d'où s'échappe un murmure doux et féminin. Sur le bout du doigt, une tâche pourpre dont je peins mes lèvres. Fulgurance! Je suis Tuccia l'espace d'un instant, flagellée à tort ou à raison, et je sens sourdre en moi les plaisirs de la vestale. Un souffle brûlant d'antiques passions m'étreint, je ferme les yeux. Les yeux de Tuccia.
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Par : le 04/08/16
Maîtresse, Votre douceur a touché mon cœur, votre plaisir à touché mon âme. Votre présence est un baume apaisant. Vous avez sur venir me chercher et me guider. A vos côtés je ne crains plus rien car vous êtes mon guide. Je ne suis plus timide, je ne suis plus maladroit. Je suis moi mais en mieux. J'admire cette petite flamme qui danse dans vos yeux quand vous portez votre regard sur moi. Votre bouche qui forme un léger sourire plein de tendresse et de vice Entre nous les mots sont de moins en moins utile et mon corps répond naturellement à vos demandes avant qu'elles ai franchies vos lèvres. Je sens nos âmes liés par des fils invisibles qui font de nous une seule et même entité. Une entité pleine et entière qui n'a rien à cacher et dans laquelle chaque sentiment est partagé
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Par : le 26/07/16
Envie de vous revoir Envie de vous retrouver Vous m'apprendrez des pratiques osées Doucement pour ne pas m'effrayer Je me ferais douceur le soir Conservant cette lueur d'espoir Sur mon corps, vous tracerez votre sceau Avec hâte, je viendrais vers vous A vos pieds, debout ou à genoux Vous serez Le Maître aimé D'une bourrique passionnée Sur mon corps vous graverez votre sceau Puis l'heure viendra, ou je me soumettrai A vos désirs, même si une larme je verserai Je serais alors votre soumise dévouée Pour que vos plaisirs soient comblés Vous possédez les clés de ma soumission le 25 juillet 2016
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Par : le 26/07/16
Sophie, nue devant moi, me fait profiter de sa croupe charnue. Sa démarche lente et chaloupée, m'hypnotise et me fait sourire de ravissement. Je songe que derrière elle, un lourd plateau dans les mains, ma propre démarche ne doit pas être aussi gracieuse. Lorsqu'elle s'immobilise, je relève enfin les yeux. La musique est mise en fond sonore, douce, rythmée. Je découvre Mathieu debout les mains sur la tête. Il me tourne le dos. Sa maîtresse Madame M est, elle aussi, debout et lui tourne autour comme si elle était en train de vérifier quelque chose, que je ne parviens pas à voir. Monsieur S s'approche de nous et retire des mains de Sophie la ceinture qui me tient en respect et l’entraîne vers la table. Je reste plantée là, en observant tous ces mouvements qui se font devant moi comme une pièce de théâtre qui se déroule. Madame M s'approche de moi, abandonnant son soumis dans sa position. Mon attention se pose sur elle qui me toise, me regarde fixement et sourit, lorsque mes yeux se baissent. Je lui propose alors d'une voix chuchotée avec un sourire timide : - Voulez -vous goûter quelque chose? - Elle me tourne autour, ses mains se posent sur mes fesses, qu'elle effleure puis repart sans me répondre. Je ne bouge pas, un frisson monte le long de mon échine. Mon regard retourne alors vers Monsieur S. Je découvre Sophie à plat ventre sur la table. Les jambes écartées, les pieds au sol. De l'autre coté de la table, Madame M fait courber le dos à son soumis qui à son tour se retrouve plaqué le ventre sur la table. Ainsi placé, je découvre que ses bourses et son sexe dressé sont liés pour des cordelettes. Les deux soumis se font face et d'un mouvement presque synchronisé, leurs mains se lient l'une à l'autre comme pour que leurs corps se prolongent l'un vers l'autre. C'est alors que commence un spectacle qui me fascine et m'emmène dans un autre univers. Au rythme de la musique Madame M et Monsieur S une baguette en main, chacun leur tour frappent les fessiers de leur soumis en cadence et sans pause, dans un concert de gémissement et de bruit de choc sur la peau criante du supplice. Les deux soumis ne bougent pas, solidaires dans l'épreuve, leurs regards se confondent, leur visages s'encouragent, malgré la crispation, les grimaces à chaque coup. Coups qui s'accélèrent, plus forts, plus rapides, je regarde ces soumis haletants, fascinée par leur résistance. La musique s'arrête soudain. Le temps est suspendu. Les soumis sont au bout de leur résistance. Les mains de leur Maître et Maîtresse viennent caresser avec soin leurs fesses rougies et leur dos transpirant. Je les entends les féliciter, les consoler. Un souffle dans mon dos me fait sursauter, le plateau dans mes mains bascule mais je parviens à le retenir. Monsieur est derrière moi et vient de me sortir de ma torpeur. - Viens, c'est ton tour, m'annonce t-il sans détour. Il me pousse vers la table, puis me retire mon fardeau des mains qu'il dépose au milieu de nous sur la table. Sans plus de résistance, je me retrouve moi aussi à plat ventre sur cette table. Mon esprit emplit du spectacle auquel je viens d'assister ne commande plus mon corps qui se laisse guider. Je me retrouve entre Mathieu et Sophie qui me tendent leur main. Je les pensais au bout de leur résistance mais leur visage reste souriant et réconfortant, rassurant. Monsieur écarte mes jambes et se penche sur moi pour me murmurer dans l'oreille. -Prête ? La musique redémarre, plus lente, que la précédente. (https://www.youtube.com/watch?v=uDx8gFJnYLc) Je regarde tour à tour Mathieu et Sophie et dans un élan de bravoure je réponds : -Oui, Monsieur . Je ne vois pas l'instrument que Monsieur prend dans ses mains. Un premier coup, résonne dans mes oreilles. Mathieu sursaute et émet un grognement de plaisir. La musique continue et clac un second coup je sursaute tellement le bruit sec me surprend. Sophie a redressé son buste sous la violence du choc. Sa main dans la mienne s'est crispée. Son Maître l'apaise de sa main réconfortante. Je sers les fesses dans l'attente du prochain claquement qui devrait m'atteindre. Je ferme les yeux, mes mains se referment sur celles de Sophie et Mathieu. Puis le choc, fort, sec me vrille les fesses. Par fierté je ne bronche pas, mon visage grimace mais je sers les dents. Une pause, puis les claquements des baguettes s’enchaînent, le rythme s’accélère Mathieu Sophie, moi. Mon esprit s'élève, la musique m’ensorcelle. Nos mains se fondent en un trio étoilé. Combien de fois , je ne sais pas. Mon corps tout entier se tend. Les larmes coulent mais mes fesses se présentent au prochain claquement, Mon dos se cambre. La musique ralentit, les coups aussi. Mes fesses me brûlent. Ma respiration est courte et saccadée. Mathieu et Sophie sont complètement relâchés sur la table. Ils émettent des soupirs, des râles. Ils ont fermés les yeux, nos mains se sont séparées, ils sont partis dans un autre monde au delà du plaisir charnel. C'est fini. Les mains de Monsieur se posent sur mon dos, montent et descendent dans une caresse de douceur, je grogne de plaisir, une chaleur m'envahit, les larmes coulent de plus belle, mais je souris, j'ai tenu bon. Nos Dom s'écartent de nous. Un instant de pause. Je m'affale de tout mon long sur la table humide de ma transpiration. Je reprend mon souffle. La musique est toujours là, douce, apaisante. Ils reviennent derrière nous, Je tressaille, je sens une crème froide sur mes fesses. Tout en œuvrant, Monsieur m'explique que c'est pour soigner les plaies. Son geste est doux, il effleure ma peau meurtrie sans appuyer, Tendre massage. Je ronronne de bien-être malgré les brûlures qui me déchirent la peau. Mathieu et Sophie ont tous deux droit au même soin. Ils ont rouverts les yeux. Nous échangeons des sourires. Mathieu commence à redresser son buste. Mais Madame M dans un geste d'autorité le plaque de nouveau sur la table en lui ordonnant de ne pas bouger le temps de se remettre. Les soins terminés, Monsieur m'empoigne le buste, de toute sa force il me redresse. Son corps serré contre le mien, m’empêche de vaciller. Ses bras m'enlacent et son étreinte se resserre, contre moi. Sa respiration rapide dans mon oreille trahi son excitation et son effort. Mes fesses sensibles, contre lui sentent son sexe dur et tendu à travers le tissu de son pantalon. Il sourit je l'entend sans le voir. -Bravo, petit chose courageuse et forte. Je suis fier de toi. Tu as tenu bon. Dans un mouvement de ses bras, il me retourne et mon visage se retrouve face au sien et sa bouche vient plaquer sur la mienne un baiser passionné et tendre. Sa langue part à la recherche de la mienne. Et soudain mes larmes se remettent à couler. Toutes mes forces m'abandonnent, ma résistance coule dans ce baiser de réconfort. Je lui rend tout son amour. Ma bouche voudrait le goûter encore et encore, le dévorer. Je voudrais le sentir toujours aussi près, solide, me porter jusqu'au néant. Il resserre encore son étreinte, je frissonne. Ma tête sur son épaule, mes derniers sanglots s'envolent. Sa respiration m'apaise. Mon esprit se concentre sur son rythme. Un long soupir s'échappe de ma bouche. Monsieur m'aide à marcher. Il me dépose à genou sur un coussin à même le sol. Il me couvre d'un châle. -Reste là et ne bouge pas. Prends ton temps. -Oui Monsieur, je vais bien. -Je sais, tu es courageuse. Me dit-il en posant un baiser sur mes lèvres humides et salées de mes larmes. Je renifle un peu. Il sourit puis s'éloigne. Il revient en accompagnant Mathieu qui s'installe sur le coussin d'à coté, et Monsieur me tend un mouchoir. Je me mouche dans un bruit de trompette sans plus de réserve, ce qui surprend tout le monde. Et nous partons tous dans un grand éclat de rire communicatif. Mes larmes et nos rires se confondent dans un plaisir partagé. Sophie arrive à son tour soutenue par Monsieur S. Elle semble éprouvée. Son visage se crispe quand elle se met à genoux sur le coussin. Nous voilà tous les trois attablés sur la table du salon. Incapable de poser nos fesses. Récompense bien méritée, nous avons le droit à une petite collation servie par nos Maîtres et Maîtresse, qui s'installent derrière nous. Comble du bonheur.
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Par : le 24/07/16
Si mon sexe savait parler, il en aurait des choses à raconter! Il revendiquerait et s'exclamerait, exigerait et exulterait, il râlerait de trop peu, et parfois de trop aussi... Il raconterait des histoires, encore et encore. Il serait bavard et saurait aussi se taire, transporté d'émotion, puis murmurer des choses douces à l'oreille et au cœur ; il réciterait de la poésie, disserterait parfois, badinerait volontiers. Il chanterait des hymnes au plaisir, il aurait un lyrisme vibrant, tressaillant, roucoulant. Il entonnerait des opéras d'une voix de gorge, profonde! Il aurait des sanglots longs de violon, des trémolos à pleurer des larmes de cyprine, des vibratos flûtés et des longs cris retentissants. Il s'époumonerait à perdre haleine puis comme agonisant, se perdrait en arpèges fluides, accords diatoniques, notes d'Ô. Si...
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Par : le 21/07/16
Sonia.. Depuis quelques jours, j’avais quitté mon Bordelais pour m’installer dans notre petit pied-à-terre de Meudon. J’avais besoin d’un peu d’air et c’est avec un certain soulagement que j’abandonnais mon épouse Dany, à ses amours avec sa nouvelle conquête ! Mais ceci est une autre histoire ! Je m’installais donc dans le petit appartement du second étage. Je flânais beaucoup, traînant mes guêtres, jusqu’au centre de la Capitale, vaquant nonchalamment à mes affaires, très calmes en ce mois d’août. Le quartier où j’habitais était ce que l’on appelle un quartier résidentiel, dont le "résidentiel" résidait surtout dans les prix exorbitants du moindre mètre carré ! Au cours de mes promenades, je remarquais assez rapidement une femme encore jeune, à l’allure un peu bizarre, mais toujours habillée avec soin, souvent en bottes malgré les fortes chaleurs de l’été. Elle ne regardait toujours droit devant elle, n’accordant apparemment aucune attention aux regards appuyés que je lui lançais. Je me rendis rapidement compte qu’elle occupait un appartement dans le même immeuble. Je ne pouvais m’empêcher de tenter de la surveiller. Pourquoi ? Vraiment je ne saurais dire. Elle n’était pas particulièrement jolie, mais sa lourde chevelure brune, entortillée en un chignon compliqué, son maquillage un peu trop forcé à mon goût, sa poitrine généreuse… Bref, elle avait des arguments qui ne pouvaient laisser un homme de mon âge indifférent ! Je lui lançais chaque fois que possible de retentissants bonjours. Au début elle ne répondait même pas. Puis un peu comme un animal en cours d’apprivoisement elle commença à répondre d’un mot bref à mon salut. J’accentuais la pression de quelques mots courtois. J’en obtins le droit de croiser son regard Yeux noirs cernés de noir. Vraiment cette femme se maquillait trop. J’avais noté qu’elle sortait régulièrement dès que la nuit arrivait, et que son retour ne s’effectuait qu’une fois le jour bien levé ! Je pensais donc que son activité était essentiellement nocturne ! J’avais des besoins de mâle. Une péripatéticienne serait la bienvenue pour me soulager ! Je pensais naïvement qu’il me serait fort agréable d’être servi à domicile plutôt que d’avoir à me rendre dans des mieux spécialisés. Aussi, au bout de quelques jours de notre petit manège, je l’abordais au sortir de la cage d’escalier, lui bloquant quasiment le passage, comme par inadvertance. " Bonjour ! Belle inconnue du second… Vous rentrez au moment ou je sors… Ne pourrions-nous pas trouver un moment pour faire quelques pas dans le même sens ?" Elle leva les yeux sur moi, et pour la première fois, me regarda en face… Je vis une infinie tristesse dans son regard, cela me fit un peu froid dans le dos… "C’est vrai, Monsieur, que nos chemins n’auraient jamais dû se croiser… Nous ne sommes pas ni du même monde, ni du même milieu… - Mais, vous savez, pour moi il ne s’agit pas de milieu, juste du plaisir de converser avec vous ! Moi c’est Dan, seriez-vous disponible pour une coupe de champagne, chez moi ce soir vers 19 heures ? Je crois que vous n’allez travailler que bien plus tard ! Elle me regarda longuement dans les yeux avant de répondre. Un léger frémissement agitait le coin de ses lèvres. Elle posa une main bien manucurée sur mon avant-bras. " Je suis Sonia, vous faites erreur sur ma personne. Pas sur tout, mais sur le principal… Mais j’accepte votre invitation. Je vous raconterai qui je suis, et après, si vous en avez envie, vous me sauterez. Pour ça vous avez raison ! Je suis une pute, mais pas forcément au sens ou vous l’entendez, Dan !" Sur ce, elle força le passage. Elle ne prit pas l’ascenseur et j’entendis le bruit de ses bottes résonner dans l’escalier.
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Par : le 16/07/16
- non. - non ? - non. - bien, hé ben je vais me débrouiller seule alors dit elle tt en ce levant et me faisant un clin d’œil - tu vas ou ? - me débrouiller. je souris - bah va. sauf que....je ne m'attendais pas a la voir redescendre...son god a la main sans un mot, sans même un regard pour moi, elle pose une serviette sur le fauteuil puis allume son god, cherchant la "fréquence" adapté a son envie, je reconnais bien la son coté provocatrice, à prendre son temps planté debout face au fauteuil ignorant avec arrogance ma présence... elle pose son jouet, a plat, allumé, sur la serviette et s'assoie dessus, tt simplement j'entend les vibrations malgré le son de la télé et me dit oh bah ca va c'est pas une grosse envie... elle prend sa boite et se roule une cigarette, tranquillement, comme si le jouet n’était pas là... l'allume et tire quelques tafs, sa petite robe d’été me cache la vue, enfin des quelques coups d'oeil que je pose sur elle, je la connais, non, je ne rentrerai pas dans son jeu ! 5min...10 min...à fumer sa clope sans réactions, j'en souris intérieurement, visiblement ça ne lui fait aucun effet, visiblement....seulement... elle pose sa clope et là...son souffle se raccourci, elle respire calmement, son bassin commençant de très légers va et vient sur le jouet il me devient difficile d'ignorer à mon tour ce qu'elle fait, surtout quand sa main se glisse entre ses jambes et que la frequence change...plus puissante... elle commence à gémir, ses jambes écartés sur le fauteuil, ses bras tendu sur le bord du fauteuil lui ecrasent les seins l'un contre l'autre, renforcant encore plus le decolleté de sa robe. elle s'emballe..son plaisir est bien là...ses va et vient du bassin s’accélèrent, s'accentuent, quelques gémissements se font entendre entre les murmures de sa respiration...jusqu'a ce qu'ils prennent une place entière, se mêlant au son de la tele qui devient de trop je commence a me sentir à l’étroit, elle me fais chier !!!! elle m'excites !!! il y a pourtant quelques choses de pas normal, pas habituel dans son plaisir, il est plus.... ........... *tilt* ........... la Salope !!! elle s'est enfilé son rosebud en plus !!!! mon esprit se torture, bien conscient à présent de la force de ce qu'elle ressent, par les vibrations sur le rosebud, par ses va et vient qui l'encule, j'ai compris son manège et repère dorénavant quand le rosebud agit... elle s’éclate, elle prend plaisir, beaucoup de plaisir, elle casse ses reins, avance et recule sur son jouet...elle jouit....... ...et tjrs en m'ignorant la garce ! .... elle reprend son souffle puis sa clope, elle la rallume, laissant encore un peu le jouet vibrer entre ses cuisses... elle se lève, va nettoyer son jouet et le ranger a l’étage, redescend...tjs sans un regard pour moi, se rassoie sur la serviette tjrs presente, regarde la télé... - tu mets un peu plus fort s'il te plait ? -_-" ....je crois que je viens de me faire baiser la gueule en beauté, elle m'a puni de ce "non"....Conasse.
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Par : le 16/07/16
. De passage en ville pour quelques jours, elle visitait le quartier médiéval et atterrit par hasard à mon atelier, par curiosité. Elle avait bu un thé et, après une heure de discussions philosophiques, m’avait complimenté sur mes activités mais aussi sur mon “charisme“, et l’impression de sérénité et de douceur qui se dégageait de moi et de mon univers. En souriant, je lui avais rétorqué que, contrairement aux apparences, la douceur n’était pas toujours de mise avec moi, et même que j’aimais parfois attacher des femmes, et les malmener quelque peu. Je lui montrai la chaîne qui descendait du plafond haut de quatre mètres, qu’on ne remarquait pas forcément car elle était rabattue le long du mur dans un coin. Sa curiosité fut assez attisée, je le vis aussitôt. Je remarquai également qu’elle ne portait rien en dessous de son chemisier écru à pois noir, alors qu’elle devait à vue de nez faire un bon bonnet C presque D. La trentaine, plutôt grande et bien foutue, les cheveux longs châtains clairs, des lunettes assagissaient son joli visage illuminé par de grands yeux bleu-gris. J’étais séduit et n’avais aucun doute sur la réciproque. Je lui expliquai ce qu’était le shibari et le kinbaku, et lui proposai dans la foulée de tenter l’expérience si elle l’osait. Dans un rire nerveux, elle déclina en me remerciant, même si, me dit-elle, elle était du genre à aimer relever les défis. «Mais là on ne se connaît pas assez». «Hé bien faisons connaissance» dis-je du tac au tac, en l’invitant à repasser le lendemain à l’heure du thé. Elle fit mine d’hésiter, puis accepta. Voilà donc cette jeune femme séduisante et mystérieuse qui revint le lendemain après-midi, me complimentant sur mon dernier roman qu’elle avait acheté la veille et dévoré le soir même. Nous discutâmes encore une bonne heure, de littérature, de psychologie et de spiritualité, sujets sur lesquels nous étions en gros en assez bonne résonance. Puis je lui fis remarquer que cette fois elle avait mis un soutien-gorge, dommage. Elle rougit et me reprocha d’être assez cavalier, qu’on ne se connaissait pas assez pour ce genre de remarque, etc. Je lui répondis qu’avant la fin de la journée je l’aurais attachée, nue, et que son corps aurait peu de secrets pour moi. Là elle fit mine d’être vexée par tant d’assurance déplacée, et estima qu’il était temps pour elle de repartir, car elle avait horreur d’être réduite à un objet de perversion. Nous entamâmes alors un débat sur le concept de perversion, qui était assez subjectif, et je lui rappelai qu’elle avait prétendu aimer les défis, et que là je lui en lançais un. C’est ainsi qu’elle accepta finalement, après quelques tergiversations et atermoiements de mise pour garder sauf un minimum de dignité, de se faire attacher, pour voir, en m’avertissant qu’elle n’était pas soumise, mais juste pour l’expérience. Après l’avoir convaincue que je préférais l’attacher nue, que le contact des cordes directement sur la peau est plus sensuel et efficace, qu’esthétiquement aussi c’est préférable, je commençai par un bondage simple du tronc et des bras rassemblés à l’arrière. Elle trouva cela “intéressant“ au niveau des sensations et de la contrainte. Je passai alors aux jambes, attachées pliées, les cuisses écartées en grenouille, en prenant soin d’aménager dans le dos une triple boucle de suspension reliée à la taille, à la poitrine et aux cuisses. Une fois la fille attachée entièrement, je commençai à la fesser. Au début elle trouvait ça plutôt excitant, riait nerveusement, et accepta de s’offrir plus encore. Je lui signifiai un safeword, mais elle rétorqua qu’elle préférait prendre ça comme un défi et qu’utiliser ce safeword serait pour elle un aveu de reddition et d’échec. Je la hissai saucissonnée en suspension à un mètre du sol, face et ventre vers le bas. Ensuite la flagellation au martinet remplaça la fessée, et là elle n’était plus d’accord, et l’exprima avec force et même agressivité. Jusqu’à l’ajout d’un vibro, qui a remplacé ses vindictes par des râles de plaisir. La flagellation s’est intensifiée, jusqu’à un point où, à nouveau, une limite était franchie, et les râles se sont à nouveau mêlés de plus en plus à des sommations de la descendre, de la détacher, de tout arrêter ; et même d’insultes. J’avais la main, mais un choix à faire : je savais que si elle ne prononçait pas le safeword c’était par défi, et je savais aussi qu’elle était novice et qu’elle prétendait ne pas être d’accord du tout avec ce qu’elle subissait. Je devais me décider vite : continuer à repousser ses limites, tenter de la faire jouir et donc plier, ou tout arrêter comme elle l’exigeait à présent instamment ? Ma décision prise, et constatant à quel point elle mouillait, je pénétrai alors violemment la furie (qui tentait encore de se débattre), tout en maintenant le vibro sur son clitoris. À nouveau ses vindictes se mêlèrent de gémissements explicites, mais toujours entrecoupés d’insultes et même de menaces (incluant notamment le fait de porter plainte pour viol, ou de trouver des hommes costauds qui viendraient la venger, etc). Les fesses écarlates, les seins dansant au rythme des coups de butoir, les cheveux à présent empoignés et tirés en arrière, le vibro toujours calé sur son clitoris, elle ne pouvait plus que gémir, crier, et peinait à trouver encore des insultes adéquates. Elle jouit alors, en hurlant et en urinant, prise de spasmes violents. Je ne relâchai pourtant pas le rythme, ni le vibro, ce qui prolongea son orgasme, la propulsant dans un abandon désormais total, ne réagissant même plus aux coups que je lui donnais sur sa croupe, de la main qui avait relâché sa chevelure. Le deuxième orgasme la cueillit très vite après, encore plus intense que le premier, il faut dire que j’avais gardé un rythme effréné sans fléchir. Je me retirai alors, donnai une impulsion latérale qui fit pivoter la femme et la fit se retrouver le visage face à mon sexe impitoyablement dressé, dur, gonflé à bloc, trempé de mouille et de pisse. Je lui attrapai à nouveau les cheveux pour lui redresser la tête, et lui giclai au visage. Alors elle me dit «T’es qu’un gros salaud !» … et prononça enfin le safeword, dans un sourire espiègle. Filo
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Par : le 16/07/16
Création d'un fantasme comme une pièce de théâtre à succès... Je ne t'ai jamais vu, toi non plus. Invisibles regards qui percent les écrits, devinent les émois, nous savons nos désirs, nous les provoquons. Tu utilises un subterfuge bien connu et pas seulement sur scène. Retentissent les trois coups, le rideau peut se lever... Un rendez-vous parisien est fixé, en sortie de métro. Un sms me guide tant bien que mal vers toi. Je devine le jeu, le sourire, l'appétence, tout en arpentant les pavés qui me mènent à toi. Mais tu multiplies les pistes, les brouillant, t'en amusant à coup sûr. Je parviens à une cour privée, encadrée de fleurs en pots et d'arbustes qui parfument cette atmosphère d'été. Là, un sms me demande d'attacher mon foulard sur mes yeux. J'entends un bruit de pas se rapprocher, une main caresser mes cheveux, une bouche qui prend la mienne. Je me laisse faire, frissonnante. J'ai souvent rêvé ce moment, te découvrir, te humer, te goûter. Les mains qui se posent prennent des libertés bienvenues, soulèvent ma jupe, parcourent mon entrecuisse, s'immiscent dans ma chair humide qui s'ouvre à ces doigts, tandis qu'une langue parcourt ma nuque. Mes gémissements montent en sourdine dans cette cour fermée. Il m'attire à lui, je sens son désir, tendu contre mon ventre, il pose ses mains sur mes fesses, les pétrit, les pince. Il prend son temps avec une impatience toute contenue. Il me tourne autour comme un animal, littéralement. Il respire mes cheveux, pose ses mains sur mes hanches, derrière moi et me fait avancer. Une porte s'ouvre, j'entre dans un vestibule, il pose ma main sur une rampe d'escalier, m'y fait grimper quelques marches; je frôle quelque chose, on dirait qu'une autre personne est là, devant moi. Je suis un peu inquiète mais j'ai confiance. Il soulève ma jupe, me caresse, me fouille devant cet inconnu. Je me mords les lèvres, je tais mon plaisir, intimidée. L'homme face à moi tend la main, la pose sur ma gorge, glisse ses doigts dans ma bouche. Personne encore n'a parlé. Pas un mot échangé, juste des respirations courtes, des souffles, des plaintes. Et brusquement, j'entends ta voix, je la reconnais, profonde, sensuelle, basse, un peu rauque de désir. C'est toi qui te trouves devant moi et donnes des indications à cet autre qui n'est pas toi. Cet autre qui m'a cueillie à l'entrée de mon fantasme rêvé de toi. Tu lui donnes tes ordres et à moi, me parles doucement à mon oreille, comme tu l'as fait en maintes reprises auparavant. Je me radoucis, j'accepte ce jeu un brin candauliste d'un Cyrano moderne. Lui me caresse et toi continues de me parler, de m'envoûter, dire tes mots, ceux qui me font vibrer. Mes sens ne savent plus où donner de la tête, je me laisse porter par ta voix, tandis que l'autre n'est plus que mains et doigts obéissant à tes indications. Il est ton bras armé par qui la jouissance va arriver mais c'est à toi que je l'offre. Quand je me laisse aller à ce chant que tu aimes entendre, tu t'approches, m'ôtes le foulard de mes yeux, et me regardes avec un plaisir scintillant, puis tu me souris, attrapes mon menton et m'embrasses avec gourmandise. "T'es un beau salaud !" avec de la tendresse dans la voix et un sourire sur les lèvres. L'autre n'est plus là. Je n'ai même pas su qui c'était et ne le saurai sans doute jamais...
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Par : le 11/07/16
Voici en quelques traits rapides mon orientation : * je suis avant tout masochiste, depuis la plus tendre enfance (l'école maternelle) : la douleur - presque toute douleur - m'est érogène. * je suis libre et affirmée dans la vraie vie, insoumise et agitée plutôt que dominante ou leader. * on me prend souvent en soirée pour une maîtresse, et j'aime assez manier le fouet, surtout en public, quoique je sois loin à ce jour de la maîtrise que je vise. J'aime aussi attacher, à mon niveau de débutante encore entaché de bien des maladresses. * mais en fait, j'aime surtout faire plaisir à ceux qui apprécient de danser et gémir sous le fouet. * je n'assume pas du tout mon agressivité. * je suis fétichiste des fouets, des corsets, des lames. Des cicatrices, des bas, de la dentelle... * Je suis sex-addict. * je suis straight, et peu intéressée par le sexe, quoiqu'en disent d'aucuns. * je n'ai pas peur de la contradiction, et ça vaut mieux pour moi. * je voue une passion à la virilité, j'aime l'homme, les hommes, je les trouve dignes d'amour et de respect. (oui c'est un fantasme) * je suis attirée violemment par les hommes sombres, profonds, manipulateurs, sadiques et un peu destructeurs. Dangereux et fiers. * je suis extrêmement émue par le masochisme masculin, la souffrance et l'auto-destructivité... sublimée. * je suis exhibitionniste, et j'ai mes moments passablement fréquents d'exubérance. * j'aime l'emprise, et pourtant, je me sens libre, irréductiblement. * j'apprécie de me confronter, de défier, de lutter, de me battre. J'aime la violence et l'excès. * j'ai besoin de faire face à quelqu'un qui, dans cette lutte, saura me mettre la joue à terre, les lèvres sur son soulier, et me bottera durement les fesses en me morigénant jusqu'à ce que je capitule, humiliée dans ma fierté, honteusement vaincue à chaque combat. * j'aime me soumettre totalement, corps et esprit, à celui qui a triomphé de moi, et le suivre loin dans ses folies, ses idéaux, ses fantasmes, ses exigences et sa fantasy. * j'aime la sodomie. J'aime la frustration. J'aime l'humiliation. * je fonds lorsque d'un regard, l'homme que je désire et qui s'en amuse obtient sans plus d'effort que me jette on all fours, quémandant la sanction ou la caresse, le droit de le toucher, d'embrasser sa main, de le servir, rendue docile comme jamais je ne l'ai été envers quiconque, respectueuse comme jamais je ne le serais face à un gentleman. * Lorsque, rarement, je trouve mon partenaire dominant, alors je deviens dévouée, sexuelle, loyale, soumise infiniment : femme-lige inféodée à son prince charmeur. * nota bene : je suis passionnée, et être mon amant n'est pas sans danger. Et quelques autres contradictions qui ne resteront certainement pas bien longtemps cachées...
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