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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Dans les relations BDSM, l'humiliation est un élément central qui, lorsqu'elle est pratiquée de manière consensuelle, devient un puissant levier pour explorer la dynamique de pouvoir et renforcer la confiance entre partenaires. En créant une intimité singulière, cette pratique soulève des questions profondes à analyser sous divers angles : à court et à long terme, en tenant compte des contextes culturels variés et des témoignages de ceux qui la vivent au quotidien.
• La soumission et l'expression de l'humiliation au quotidien
Les pratiques d'humiliation s'intègrent souvent dans des rituels quotidiens. Par exemple, le port d'une tenue spécifique ou l'adoption d'un comportement particulier en public permet d'exprimer la soumission de façon concrète. Bien que parfois perturbateurs, ces rituels redéfinissent les désirs et les limites personnelles, transformant la relation en une dynamique vivante et évolutive.
• Les micro-humiliations et leur évolution
Les gestes tels que demander à un soumis de s’agenouiller, d’utiliser un titre particulier ou de solliciter une permission pour des actions anodines jouent un rôle crucial (je vous renvoie là à cet autre écrit: https://www.bdsm.fr/blog/10566/La-Permission-et-son-Impact-Psychologique-dans-une-Relation-BDSM/) . Au fil du temps, ces micro-humiliations peuvent devenir des rituels établis, évoluant selon les désirs et les besoins mutuels.
• Sécurité émotionnelle.
Lorsque l'humiliation se déroule dans un cadre consensuel, elle offre une sécurité émotionnelle tout en permettant d'explorer des facettes méconnues de la personnalité. I
• L'humiliation, la dimension émotionnelle et la catharsis
Au-delà de la dissipation des tensions, l'humiliation peut permettre une forme de catharsis. En affrontant des sentiments de honte ou de vulnérabilité dans un environnement contrôlé, certains participants rapportent une libération émotionnelle qui favorise une meilleure compréhension d’eux-mêmes. Ce processus, mis en lumière par des recherches psychologiques, montre comment la pratique peut mener à une acceptation plus complète des désirs et à une évolution personnelle profonde.
• La perspective psychologique à long terme
Certaines recherches suggèrent que l'humiliation peut renforcer l'estime de soi et la connaissance personnelle pour certains pratiquants. Parallèlement, il existe un risque de fragilisation psychologique si les limites ne sont pas correctement respectées. Ces effets à long terme dépendent également des contextes culturels et des dynamiques sociales dans lesquels ces pratiques se développent.
• Les contextes culturels et sociétaux
La perception et la pratique de l'humiliation varient selon les normes culturelles et les dynamiques sociales. Dans des sociétés où la hiérarchie sociale est fortement ancrée, les rituels d’humiliation peuvent revêtir une signification particulière, tandis que dans des contextes plus égalitaires, ces pratiques peuvent être vécues comme une exploration identitaire.
• Retours d’expérience et témoignages
Les témoignages, recueillis par exemple via des sites spécialisés, offrent un éclairage précieux sur la réalité des pratiques d'humiliation dans le BDSM. Certains soumis expliquent comment des rituels d’humiliation verbale ont modifié leur rapport à la vulnérabilité, facilitant l’acceptation de certaines failles personnelles tout en renforçant leur relation avec le Dominant. D'autres témoignages insistent sur la nécessité d'ajustements réguliers afin d'éviter tout déséquilibre émotionnel, apportant ainsi une dimension concrète à l'analyse théorique.
• L'humiliation et l'autonomisation
Pour certains, l'acte d'humiliation représente une forme d'autonomisation. En choisissant de se soumettre, le participant revendique le contrôle sur l'expression de sa vulnérabilité et de ses désirs. Cette inversion des rôles traditionnels permet de redéfinir les notions de pouvoir et de contrôle, tant dans le cadre de la relation BDSM que dans d'autres sphères de la vie.
Conclusion:
L'humiliation dans le BDSM dépasse le simple jeu de pouvoir. Elle se révèle être un outil riche pour explorer des dynamiques psychologiques et émotionnelles complexes, tout en renforçant la confiance entre partenaires. Grâce à des rituels quotidiens, une communication ouverte et une gestion flexible des limites, les acteurs de ces pratiques ouvrent la voie à une compréhension approfondie du pouvoir, du consentement et de l'autonomisation dans le cadre intime du BDSM.
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Elle s’était réveillé très tôt, frissonnante. La bûche s’était éteinte dans l’insert, et son peignoir entrouvert depuis qu’elle s’était écroulée sur le lit ne l’avait guère protégée de la fraîcheur de la nuit. Ses rêves avaient rendu la nuit été agitée. Les images de ses fantasmes, ne l’avaient pas pour autant rendue sereine mais plutôt torturée. Encore endolorie et peinant à émerger, elle allait examiner ses seins. Elle se souvenait de l’eau trop brûlante dont elle s’était imposée la douloureuse caresse. C’est avec soulagement qu’elle constatait que les traces s’étaient estompées. Avec soulagement mais aussi avec une manière de mélancolie. Elle se souvenait de la morsure de l’eau sur ses seins mais aussi de la puissance de l’orgasme que l’expérience lui avait procuré.
Elle était torturée : son esprit oscillait entre prudence et tentation. Une part d’elle-même lui intimait de jeter cette invitation, de ne pas chercher répondre à cet invitation vaguement impérieuse et fort mystérieuse. Mais une autre, plus insidieuse, venant du creux de son ventre, la poussait à céder, à en apprendre davantage sur ce fameux Cercle. Aucune adresse ne figurait sur ce carton.
Elle se saisit de l’invitation et l’examina sous tous les angles. Son toucher était lisse et doux, d’une élégance sobre. C’est, en inclinant légèrement la carte sous la lumière tamisée de la lampe design de sa chambre qu’elle aperçut un discret filigrane au centre du bristol, presque imperceptible.
Elle approcha l’invitation de la source lumineuse pour l’observer en transparence. Une épure suggérée le cou, la nuque d’une femme ceint d’un anneau… Le Cercle ? ... “11 Rue de la Martinière - 69001 LYON”.
Elle était submergée de sensations. Pensive tandis que son souffle s’accélerait et que la chaleur s’emparait d’elle de nouveau. Elle se pencha pour saisir son Mac abandonné au pied du lit. Sa poitrine s’échappait du peignoir, ce à quoi elle ne prêta guère attention . Elle tapa nerveusement l’adresse dans la barre de recherche l’adresse découverte dans le filigrane. En quelques secondes, plusieurs résultats apparurent. Parmi eux, un article du Progrès de Lyon daté de 1999 attira immédiatement son attention.
Elle cliqua.
« Fermeture définitive d’un club libertin mythique du centre-ville ».
Un frisson remonta le long de son échine. Elle parcourut l’article. Il y était question d’un ancien club privé, fréquenté par une clientèle discrète et sélective, où se déroulaient des soirées aux règles bien particulières. L’établissement avait donc été fermé il y a presque un quart de siècle, officiellement pour des raisons administratives. L'encart annoncé que l'article était réservé aux abonnés l'empêcherait dans s'avoir plus à cet instant.
Alors, pourquoi cette adresse ?
Son pouls s’accéléra. Était-ce une coïncidence ? Ou bien ce Cercle continuait-il à opérer à l’abri des regards, dissimulé derrière les vestiges de cet ancien club ?
Poussée par une curiosité incontrôlable, Élise poursuivit ses recherches. Après plusieurs minutes, elle tomba sur une vieille discussion d’un forum BDSM. L’interface était obsolète, les images chargées lentement, certaines n’affichaient qu’un cadre et une petite croix rouge témoignant de leur effacement depuis. Mais ce qu’elle découvrit la laissa sans voix.
S’affichaient là certaines photos toujours en ligne. Celle d’une soirée privée qui s’était manifestement tenue à cette adresse. Les photos, bien qu’en petite résolution et légèrement floues, révélaient une atmosphère feutrée, un décor luxueux où chaque détail semblait étudié pour exacerber les sens.
Des hommes étaient vêtus de costumes noirs impeccablement taillés, leurs visages dissimulés derrière des masques sophistiqués qui leur donnaient une aura impénétrable. Certains étaient debout, verre de whisky à la main, d’autres assis dans de vastes fauteuils club en cuir, observant les événements d’un regard calculateur.
Les femmes, elles, apparaissaient dans des tenues infiniment plus légères. Corsets de satin, bas résille, hauts talons vertigineux, certaines était totalement nue, leurs corps étaient exposés avec une sensualité affirmée. Certaines portaient des loups finement ouvragés, d’autres avaient les yeux dissimulés sous des bandeaux de soie. Certaines étaient à genoux, les mains posées sur leurs cuisses dans une posture de soumission évidente. D’autres encore étaient attachées aux imposantes croix de Saint-André fixées aux murs, leurs poignets entravés par d’imposants bracelets de cuir noir. L’expression sur les visages de ces femmes étaient troublante et difficile à décrypter. Craintives ? Excitées ? Éprouvées ? Supplicières ? L’une d’elle avait des traces de Rimel qui parcourait ses joues, jusqu’à couler marquer son cou, sa gorge.
Les clichés montraient des scènes figées dans le temps : une femme aux cheveux noués en chignon se voyait empoigner la nuque, par une main anonyme. En face d’elle, un homme tenant une fine cravache à la main, le regard posé sur une silhouette offerte. Sur une autre photo, un couple été nu enlacés dans une cage. Chaque image respirait une sophistication troublante, une maîtrise du décor et de l’instant, comme si tout était orchestré avec une précision presque théâtrale. Ces photos sentaient le souffre, le stupre, la débauche.
Élise sentit son souffle se raccourcir. Elle fixait l’écran, partagée entre fascination, appréhension voire panique. La discussion du forum datait de 2011. L’idée que le Cercle ait existé réellement, que des personnes aient foulé son sol, aient vécu ces instants, la troublait profondément.
Ce n’était ainsi pas une simple adresse. C’était un monde à part, une enclave de désirs inavoués, un royaume de secrets.
Elle avait l’heure du rendez-vous. Avait trouvé l’adresse. Et s’était maintenant faite une idée assez précise de l’univers dans lequel on l’avait convoquée. Non, elle ne vivait plus la réception du bristol comme une invitation, mais comme une convocation. Et elle avait maintenant envie de s’y soumettre. D’obéir.
22H00. Ce soir.
Les autres épisodes : https://www.bdsm.fr/blog/tag/ombresdelob%C3%A9issance/
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Les règles de vie transcendent la simple organisation quotidienne pour devenir des principes fondamentaux qui structurent et nourrissent la relation Maître-esclave. Bien plus que de simples directives, ces règles incarnent l’engagement mutuel, la discipline consciente et l’harmonie recherchée au sein d’une dynamique fondée sur l’échange de pouvoir.
Définir des règles de vie, c’est instaurer un cadre global dans lequel chaque geste, chaque interaction et chaque moment du quotidien vient renforcer la confiance et la dévotion entre le Maître et l’esclave. Ces règles, discutées et validées par les deux partenaires avant d'entamer la relation ou lors des réajustements de celle-ci, offrent une structure rassurante et prévisible tout en laissant la place à la créativité et à l’évolution personnelle.
Tout comme les protocoles, les rituels, en effet, l'esclave devrait être en mesure de proposer celles qui ont une résonance en elle et peuvent particulièrement séduire le Maître !
Exemples de règles de vie dans une relation Maître-esclave :
• Respect absolu des consignes : Qu’il s’agisse de comportements en public ou de rituels intimes, l’esclave s’engage à respecter scrupuleusement les directives établies, renforçant ainsi la dynamique de pouvoir et la cohérence du lien.
• Communication transparente et régulière : Un point essentiel est d’établir des moments dédiés à l’échange, où chaque partenaire peut exprimer ses ressentis, ajuster les règles et veiller au bien-être commun.
• Maintien des rôles même en dehors des intimités : Les règles de vie peuvent s’étendre à des comportements symboliques dans la vie quotidienne, par exemple en adoptant un langage ou un comportement particulier qui rappelle constamment la dynamique Maître-esclave.
• Soins et attention mutuels : La discipline n’exclut pas la tendresse. Il est attendu du Maître de veiller sur l’état physique et émotionnel de son esclave, tandis que l’esclave, dans son engagement, doit faire preuve de sollicitude et de dévotion dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées.
• Adaptabilité et révision des règles : La vie est en perpétuelle évolution. Les règles doivent rester flexibles afin de s’adapter aux évolutions personnelles et aux circonstances. Une réévaluation régulière garantit que le cadre reste pertinent et consentant pour les deux partenaires.
Pourquoi ces règles de vie sont-elles si essentielles ?
Les règles de vie créent un socle stable qui permet aux deux partenaires de naviguer dans leur quotidien en gardant à l’esprit la dynamique choisie. Pour l’esclave, elles instaurent un sentiment de sécurité et de confiance : la certitude de connaître les limites et les attentes offre un refuge dans lequel elle peut s’exprimer pleinement, même dans la vulnérabilité. Pour le Maître, ces règles permettent de confirmer la progression et l’engagement de son esclave, tout en lui offrant les outils nécessaires pour guider avec justesse et bienveillance.
Imaginez, par exemple, une journée structurée autour d’un rituel matinal où l’esclave se présente selon une tenue et une posture préétablie, puis engage une courte communication sur ses objectifs de la journée. Ce cadre quotidien, bien que formel, agit comme un fil conducteur qui rappelle la dynamique établie et sert de point d’ancrage émotionnel et psychologique. Dans un autre moment, un protocole de fin de journée pourrait être instauré, lors duquel l’esclave partage ses réussites, ses difficultés et accueille l’évaluation rassurante du Maître. Ce partage, effectué dans le respect des règles, offre non seulement une opportunité de progression, mais également une fenêtre sur le lien profond qui unit les deux partenaires.
Pour instaurer des règles de vie adaptées à la relation Maître-esclave, quelques principes doivent guider le processus :
• Favoriser la simplicité et l’efficacité : Les règles doivent être claires, précises et réalisables, sans alourdir la dynamique par une complexité inutile.
• Conserver le sens symbolique et émotionnel : Au-delà de leur aspect pratique, les règles de vie doivent résonner en chacun, rappelant constamment le lien, la discipline et la dévotion partagée.
• Privilégier l’évolution continue : Le cadre établi doit être flexible ; il est essentiel de revoir et d’ajuster les règles afin qu’elles restent en adéquation avec les besoins et les aspirations des partenaires.
En somme, les règles de vie dans une relation Maître-esclave ne se limitent pas à une simple liste de comportements à suivre. Elles symbolisent l’harmonie entre la rigueur de la discipline et la profondeur de l’engagement émotionnel. En créant un environnement stable, elles permettent à chacun de s’épanouir dans son rôle, tout en consolidant jour après jour un lien d’intimité, de respect et de dévotion consentie.
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C'est étrange de me souvenir de ce moment.
C'etait il y a un an, au milieu de la nuit.
Moi, face à la mer, assise sur la dune surplombant la mer.
Une bière, du saucisson et le bruit des vagues qui s'écrasent.
La météo m'obligeant à taire cette envie de plonger dans l'eau... Certainement gelée à cette époque de l'année.
Puis votre voix et moi qui gueule à m'en arracher les cordes vocales.
Des larmes qui s'écoulent sans discontinuer.
À des kilomètres de toute vie humaine, je me laisse aller.
Pourtant c'était mon choix, par une longue tirade textuelle comme j'aime faire.
Ma première relation D/s et ce sentiment d'avoir trouvé mon âme-soeur.
Je me rappelle les morsures, les impacts, la baise sauvage, l'emprise, l'amour, la faim, toujours, encore, en public à huis-clos...
Tout ce qui se vit et ne peut se dire...
Je me rappelle notre première rencontre et ce sentiment d'être à ma place. La plénitude, la sérénité et des larmes, accompagnées de vos doigts en moi...
Fermer la porte à tout cela n'a pas été facile.
Alors on a (vous avez) decidé de ne pas "arracher le pansement".
C'est drôle avec le recul : "tu es drôle toi, tu me demande de t'aider à me quitter".
Égoïstement oui.
Et vous n'avez pas failli.
En bon Maître, vous m'avez accompagné des mois durant dans cette "fin". Nous avons retiré le pansement millimètre après millimètre.
Même quand j'essayais d'avancer dans ma vie vanille...
Je me remémore vos mots sur la réalité de notre lien et sur la chance de cette exception.
Je le sais, je le ressens et encore plus maintenant qu'avant.
Et je ne sais quoi faire de ce sentiment.
Parce que, sans prendre cette décision, je n'aurais pas pris conscience de l'ampleur de Nous et de ce que nous avons pu traverser/vécu ensemble. Malgré mes démons d'abord, puis les vôtres, la douleur, mes besoins irréalisables...
Je crois que le sparadrap restera accroché... Il pend ridiculement et je le regarde avec humour, parce que finalement, quand on a aimé à ce point, quand on a vécu si intensément sa soumission et sa domination, il me semble difficile d'y mettre un point final.
Car j'en suis certaine, quoique la vie nous réserve, une part de vous m'accompagnera toujours.
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Avant de vous proposer l'article sur la différenciation des protocoles, rituels et règles de vie (https://www.bdsm.fr/blog/10550/Protocoles,-rituels-et-règles-de-vie/) je vous avais proposé un autre sur les rituels en soumission (https://www.bdsm.fr/blog/10494/Les-rituels-dans-la-soumission/), article qui m'avais inspiré le premier cité...
Je vous propose donc de revenir et de creuser sur les protocoles en soumission, chaque articles étant le compléments des autres...
Les protocoles transcendent de simples règles ou consignes : ils incarnent une expression profonde de la dévotion, de la discipline et de l’engagement mutuel dans une relation Maître-esclave. En établissant des normes claires et des attentes précises, ces protocoles renforcent la sécurité, la confiance et la connexion entre les partenaires, tout en affirmant la dynamique de pouvoir qui caractérise la relation.
Définir un protocole signifie instaurer une série de comportements, de gestes ou d’attitudes qui, répétés loyalement, viennent structurer le quotidien. Dans le cadre d’une relation Maître-esclave, ces protocoles ne sont pas de simples formalités, mais bien des outils essentiels qui concrétisent l’échange de pouvoir et les engagements consentis par chacun.
Voici quelques exemples de protocoles typiques :
• L' esclave doit se présenter de manière cérémonieuse à l’entrée du domicile du Maître, marquant ainsi le début du rituel quotidien de soumission.
• L’usage de formules spécifiques, telles que « Bonjour, Maître », lors des échanges, renforçant l’engagement à respecter les limites établies.
• Un protocole de posture obligatoire, où l’esclave garde une posture spécifique — agenouillé ou debout — lors des moments d’obéissance ou d’attente, symbolisant la discipline et le respect.
• Des protocoles de communication qui régissent la façon dont l’esclave s’exprime, par exemple en sollicitant la permission avant de parler ou de prendre des initiatives, afin de maintenir un contrôle harmonieux des échanges.
Ces pratiques, répétées avec intention, fonctionnent comme des repères dans la vie quotidienne et permettent au Maître comme à l’esclave de rester ancrés dans leur rôle respectif. En respectant les protocoles, l’esclave affirme non seulement sa position, mais renforce également la confiance et le lien émotionnel qui unissent les deux partenaires. Pour le Maître, ces protocoles assurent une structure rigoureuse dans laquelle il peut manifester sa responsabilité et son attention aux besoins de l’esclave.
Pourquoi ces protocoles sont-ils si essentiels ?
Les protocoles agissent comme des manifolds qui orientent l’énergie et la dynamique de la relation.
Un protocole bien établi transforme un geste habituel en un acte de dévotion. Par exemple, lorsque l’esclave attend le mot d’ordre avant toute action, ce comportement n’est pas seulement une demande, c’est une affirmation silencieuse du lien qui existe entre elle et son Maître. Chaque mouvement, chaque parole traverse ainsi le filtre d’un engagement total et conscient, permettant une connexion silencieuse mais puissante.
Imaginez l’esclave qui, chaque soir, prépare minutieusement l’espace pour une séance de discipline ou d’apprentissage. Ce simple acte — remplir l’espace de respect, de calme et d’intention — devient un protocole indispensable, symbolisant la transition du monde extérieur vers un espace sacré réservé à l’intimité et au jeu de rôles. Ce protocole, en apparence anodine, revêt une signification profonde et authentique : il rappelle à l’esclave qu’il appartient à une dynamique soigneusement orchestrée, où chaque geste compte et chaque moment renforce l’engagement mutuel.
Les protocoles, en proposant une structure prévisible, offrent également une sécurité indispensable dans un contexte où la vulnérabilité joue un rôle majeur. L’esclave, conscient de la constance et du cadre proposé par le Maître, trouve dans cette discipline un refuge contre l’incertitude du quotidien. Pour le Maître, l’application rigoureuse des protocoles permet de vérifier et affirmer la loyauté et la progression de l’esclave, tout en lui rappelant l’importance de son rôle de guide et de protecteur.
Pour mettre en place des protocoles adaptés à la relation Maître-esclave, il faut considérer les points suivants :
• Dialogue ouvert : Discuter avnt de dommencer la relation en détail des protocoles qui résonnent personnellement pour chacun. L'esclave potentielle peut vous proposer ceux qui peuvent lui parler intimiment et qui peuvent séduire le propriétaire, Un point souvent ignoré mais pouvant prendre toute sa dimension dans la dynamique !
• Simplicité d’abord : Commencer par des protocoles simples et évolutifs. Une complexité excessive peut rapidement devenir source de stress ou diminuer leur portée symbolique.
• Focus sur l’intention : s'assurer que chaque protocole ait une signification émotionnelle ou symbolique claire, au-delà de sa dimension formelle.
• Adaptabilité : Comme pour tout aspect d’une relation dynamique, les protocoles doivent être flexibles. Ils peuvent être réévalués, ajustés et approfondis au fil du temps, en fonction des évolutions personnelles et relationnelles.
En somme, les protocoles dans une relation Maître-esclave vont au-delà du simple observance de règles : ils incarnent un engagement profond et quotidien, formant le socle même de la relation. Chaque protocole, qu’il s’agisse d’un geste, d’un mot ou d’une posture, vient renforcer l’échange de pouvoir, la certitude de la discipline et la beauté de la dévotion. Dans un monde aux multiples exigences, ces pratiques offrent un espace unique de stabilité, de connexion et de transcendance, rappelant à la fois la rigueur du rôle et l’intimité émotionnelle partagée.
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La soirée avait commencé bien avant que nous nous retrouvions tous les trois dans cette pièce aux lumières tamisées. Vicky, ma soumise de longue date, m’avait parlé de son amie K depuis quelque temps déjà. Une jeune femme curieuse, apparemment intriguée par le monde que nous partagions, mais encore pleine d’hésitations. L’idée de l’initier lentement et de lui faire goûter nos jeux avait surgi comme une évidence. Ce soir-là, Vicky et K étaient agenouillées côte à côte, prêtes à suivre mes directives, tout en ne sachant pas encore jusqu’où cette expérience les mènerait.
Au début, l’atmosphère était empreinte d’une douce appréhension. K observait Vicky d’un œil admiratif, sentant probablement qu’elle pouvait compter sur son soutien pour appréhender cette première immersion. De mon côté, j’avais disposé sur une table basse le martinet et la cravache, bien en vue. L’idée était simple : les deux soumises allaient participer à un petit défi, et celle qui céderait la première paierait un gage à l’autre. Déjà, je sentais les regards mêlés d’excitation et de crainte. Je me suis avancé vers elles, prenant le temps de passer une main sur l’épaule de K, juste pour l’aider à se détendre.
Le défi en lui-même était un classique dans notre univers : un jeu de pincements. Chacune agrippe délicatement les tétons de l’autre, et l’objectif est de tenir le plus longtemps possible. Vicky, qui me connaît, savait qu’il lui fallait maintenir une pression soutenue, car céder signifiait être punie. K, plus novice, avait les doigts légèrement tremblants, mais elle s’est appliquée à pincer les tétons de Vicky avec une détermination inattendue. Les secondes s’étiraient. Les sourcils de Vicky se fronçaient légèrement alors que K, les lèvres pincées, persévérait pour ne pas abandonner. Les respirations se faisaient de plus en plus sonores, chaque pincement ravivant la tension. Finalement, c’est K qui a eu un mouvement de recul, lâchant les tétons de Vicky d’un geste instinctif, comme si elle venait de franchir un seuil trop élevé.
Un sourire à peine dissimulé a éclairé le visage de Vicky. Je me suis penché vers K pour lui rappeler, d’un ton calme mais ferme, la règle du jeu : « Tu as perdu, n’est-ce pas ? » Elle a hoché la tête, encore un peu essoufflée. « Alors tu vas devoir offrir une récompense à Vicky, comme convenu. »
K a d’abord hésité, le regard fuyant, puis elle a compris qu’elle était prête à honorer ce petit rituel. Doucement, elle s’est rapprochée de Vicky, s’agenouillant tout contre elle. J’ai posé une main dans le dos de K, l’incitant à assumer pleinement la ‘gâterie’ qu’elle devait offrir. Alors, sans précipitation, elle a laissé glisser ses lèvres entre les cuisses entrouvertes de Vicky, son souffle chaud caressant la peau frémissante. Elle hésita un instant avant d’oser presser sa langue contre l’intimité humide de sa partenaire, savourant le goût de sa soumission.
Vicky a frissonné violemment, un soupir s’échappant de sa gorge tandis que K explorait avec une maladresse délicieusement excitante. Ses mains se posaient timidement sur les hanches de Vicky, s’ancrant à elle comme pour se rassurer. Peu à peu, son audace grandit, sa langue s’affairant à dessiner des cercles langoureux autour du clitoris gonflé de désir.
Les gémissements de Vicky se firent plus intenses, son corps ondulant sous les assauts de cette langue avide qui cherchait à la pousser vers l’extase. Encouragée par la réaction de sa partenaire, K approfondit ses mouvements, alternant entre légères suctions et caresses plus appuyées. Ses doigts vinrent s’ajouter à son travail, s’enfonçant lentement en elle, la faisant haleter de plaisir. Je savourais la scène, observant K se perdre dans cette initiation charnelle, absorbée par l’intensité du plaisir qu’elle procurait.
Vicky, la tête renversée en arrière, s’abandonnait entièrement, ses soupirs se transformant en supplications à peine contenues. Son corps se tendait, réclamant l’apogée qu’elle sentait poindre, tandis que K, totalement immergée dans son rôle, ne relâchait pas son emprise, cherchant à la conduire jusqu’au bord de l’orgasme avec une dévotion touchante. La tension montait inexorablement, chaque coup de langue, chaque pression intensifiant l’extase qui approchait.
Je laissai le moment s’étirer, savourant la perfection de cette scène, où désir, soumission et découverte s’entremêlaient dans une symphonie aussi brutale que sensuelle.
Une fois la ‘dette’ honorée, j’ai laissé quelques instants de répit, puis j’ai pris le martinet en main. D’un geste ferme, j’ai ordonné à K de se mettre en position d’humilité : à genoux, front contre le sol, ses bras étendus devant elle, son dos cambré accentuant la cambrure de ses hanches. Son cul, offert sans la moindre possibilité de se cacher, exposait la moindre courbe de son intimité, la moindre pulsation trahissant sa nervosité et son excitation mêlées. Ses lèvres gonflées d’envie brillaient sous la lueur tamisée, tandis que son anus, bien visible entre ses fesses écartées, semblait attendre la moindre caresse, le moindre contact imposé.
Elle savait que chaque mouvement incontrôlé lui vaudrait une correction immédiate, et cette attente la faisait frissonner. Son souffle était court, ses cuisses légèrement tremblantes sous la tension de cette posture humiliante qui la réduisait à l’état de pure offrande. Ce spectacle d’abandon total me ravissait, et je savourais chaque détail de son exposition parfaite avant d’abattre lentement le martinet sur cette chair offerte. Mais je mesurais mes impacts, veillant à ce que K ressente la morsure sans être brusquée. Ses muscles se contractaient sous chaque frappe, un frisson traversait son échine, mais elle tenait sa position, front au sol, soumise et vulnérable.
Je fis un signe à Vicky, qui s’avança avec un sourire carnassier. « Viens honorer son abandon », ordonnai-je d’un ton bas et impérieux. Sans attendre, elle se pencha vers l’anus tremblant de K, sa langue effleurant la peau sensible avant de l’embrasser avec une lenteur délicieusement cruelle. K laissa échapper un soupir étranglé, ses doigts crispés sur le sol, tentant de résister aux vagues de sensations contrastées qui l’envahissaient.
Vicky, plus expérimentée, s’appliquait avec une précision exquise, alternant suctions légères et coups de langue appuyés, chaque mouvement accentuant la soumission de K. Pendant ce temps, je reprenais le martinet, caressant d’abord sa peau avant de laisser les lanières claquer sur ses fesses rougies, réveillant chaque nerf déjà électrisé par l’attention de Vicky.
K restait figée, son souffle court, suspendue dans ce jeu de contrôle où chaque sensation s’ajoutait à l’autre. Mon regard descendit vers son entrejambe, où l’excitation se trahissait dans la moiteur de ses lèvres gonflées. Je laissai mes doigts glisser entre ses cuisses, effleurant doucement cette humidité délicieuse, savourant la preuve irréfutable de son état. « Tu es parfaite ainsi… », murmurai-je en la caressant légèrement, jouant avec sa patience, renforçant l’humiliation de sa position.
Le mélange de douleur et de plaisir la transformait peu à peu, sa respiration devenant erratique, ses gémissements étouffés se heurtant au parquet sous elle. J’aimais cette vision, cette vulnérabilité offerte sous mon contrôle, et Vicky, avec sa dévotion sensuelle, savait exactement comment la pousser à ce point de non-retour.
Quand j’ai jugé le moment opportun, j’ai fait signe à Vicky de reprendre le martinet à son tour. Je me suis saisi alors de la cravache, l’agitant lentement dans l’air pour rappeler ma présence et mon autorité. Vicky, appliquée et déterminée, s’est placée derrière K, caressant doucement sa peau avant de laisser les lanières effleurer ses hanches. K se crispait légèrement à chaque contact, ses muscles tressaillant sous l’impact, mais elle ne reculait pas, luttant pour maintenir sa posture d’abandon total.
C’était un ballet exquis où la discipline et la sensualité s’entremêlaient. Vicky, avec une lenteur délibérée, alternait entre des caresses apaisantes et des frappes plus appuyées, s’imprégnant du rôle de dominatrice que je lui confiais le temps de cet instant. K, elle, oscillait entre tension et relâchement, cherchant inconsciemment à s’adapter aux sensations contradictoires qui la traversaient.
Je me suis approché lentement, observant avec satisfaction cette scène hypnotique. Puis, je me suis penché sur K, effleurant du bout des doigts la moiteur qui s’accumulait entre ses cuisses. Un sourire satisfait s’est dessiné sur mes lèvres en constatant l’évidence de son excitation. « Reste immobile », ai-je murmuré, ma main maintenant fermement posée sur son entrejambe, absorbant chaque frémissement qu’elle tentait de contenir.
Je laissais Vicky poursuivre son œuvre, la cravache venant marquer en douceur la peau offerte, tandis que je faisais glisser mes doigts le long des lèvres trempées de K, explorant cette humidité offerte. Le jeu était parfait : douleur mesurée, plaisir exacerbé, contrôle absolu. K, dans son abandon, apprenait à goûter à la puissance de la soumission, tandis que Vicky savourait le privilège de la guider dans cette découverte intense.
L’instant crucial est arrivé quand j’ai disposé le harnais de pegging à côté de Vicky, l’invitant d’un regard à le revêtir. K, surprise, a aussitôt compris qu’elle était concernée. Il n’y avait pas besoin de longs discours : elle percevait déjà qu’elle devrait occuper une place plus ‘soumise’ dans cette scène, la nouveauté résidant cette fois dans l’échange entre elle et Vicky.
Vicky, assurée dans ses gestes, a ajusté les sangles. Sa concentration faisait presque oublier la tension résiduelle qui flottait dans l’air. J’ai pris position derrière K, la cravache en main. Vicky, désormais équipée, a commencé à s’approcher de K, d’abord par de légers frôlements, testant sa réaction. K a laissé échapper un souffle saccadé, un mélange de prudence et de désir. Puis, avec une lenteur voulue, Vicky a amorcé le mouvement caractéristique du pegging.
Le moment était délicat, et je veillais à ce que tout se passe en douceur. Je frôlais parfois la cuisse de K du bout de la cravache, comme pour rappeler que je régissais le rythme. Vicky, d’un geste contrôlé, a entamé cet échange intime, l’une guidant l’autre dans un équilibre fragile entre curiosité, abandon et respect des limites. Les premières sensations ont paru troubler K, qui s’est crispée avant de finalement lâcher prise. Je suivais chacun de ses frissons, prêt à intervenir si nécessaire, ma main prête à interrompre la scène au moindre signe d’inconfort.
Mais K, au fil des secondes, s’est laissée porter par ce tango inattendu. Les mouvements se sont faits plus assurés, plus profonds, sans pour autant tomber dans la brutalité. Mes ordres ponctuaient leurs respirations : « Ralentis, Vicky. Maintenant, un peu plus ferme. K, respire. » Les claquements de la cravache ou du martinet, parfois simplement effleurés sur les flancs de l’une ou de l’autre, venaient renforcer la sensation de contrôle et de complicité, comme si ces objets incarnaient la cadence.
La pièce résonnait de soupirs, de murmures et d’un écho nouveau : celui de deux femmes, autrefois de simples amies, apprenant ensemble une forme d’intimité qu’elles n’auraient jamais imaginée. Le visage de K exprimait tour à tour l’étonnement, l’excitation, la fierté de se prouver qu’elle pouvait oser, et la gratitude envers Vicky qui l’accompagnait dans cet acte.
Quand j’ai enfin considéré que la tension avait atteint son point culminant, j’ai posé une main sur l’épaule de Vicky et une autre sur celle de K, signifiant la fin de l’expérience. Les souffles sont restés suspendus quelques instants. Vicky a lentement retiré le harnais, et K l’a aidée, encore fébrile de ce qu’elle venait de vivre. Je les ai laissées profiter de cette complicité toute neuve, observant leurs regards qui semblaient chargés d’une forme de respect mutuel, presque bouleversant.
Le silence qui a suivi était doux, enveloppant, loin de la gêne qu’on aurait pu imaginer. Elles se sont enlacées, submergées par l’intensité du moment, tandis que je les regardais, satisfait d’avoir pu orchestrer cette découverte. Dans un souffle, K a glissé quelque chose à l’oreille de Vicky, un mot que je n’ai pas saisi, mais qui a fait naître un sourire sur les lèvres de ma soumise habituée. Un sourire qui, à lui seul, résumait la soirée : la naissance d’une nouvelle connexion, une exploration partagée, et la promesse d’autres moments à venir, où le plaisir s’allie à la confiance pour repousser ensemble les frontières du désir.
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Dans une relation BDSM, la permission ne se limite pas à un échange de règles ; elle constitue la clé d’une dynamique de pouvoir consensuelle et évolutive qui influence la psychologie des partenaires. Cet article explore comment la permission s’articule dans la vie quotidienne et comment elle renforce la confiance, tout en soulignant ses défis et son évolution au fil du temps.
1. La Permission comme Lien Psychologique
Au-delà d’un simple rituel formel, la permission crée un lien psychologique fort entre le Dominant etet l'esclave. Par exemple, lorsqu’une esclave demande la permission de modifier son comportement ou de réaliser une action, elle affirme consciemment sa position tout en renforçant la hiérarchie. Ce geste n’est pas une contrainte, mais un échange qui permet au Dominant de prendre en compte les besoins et limites de son partenaire, établissant ainsi une relation de confiance et de soutien.
2. La Soumission Consciente et l’Expression Quotidienne
En transformant la soumission en un choix éclairé, la permission permet à l'esclave de participer activement aux rituels relationnels. Un exemple peut être constaté dans des gestes quotidiens – comme demander avant de s’asseoir ou de choisir une tenue – qui renforcent l’engagement mutuel et créent une tension excitante. Ces rituels quotidiens apportent non seulement structure mais offrent également au partenaire esclave une manière de redéfinir constamment ses désirs et limites.
Au fil du temps, ces gestes, initialement symboliques, évoluent et se transforment en rituels profondément ancrés dans la relation, permettant une réévaluation des règles et une renégociation des attentes au fur et à mesure que les partenaires grandissent ensemble.
3. L’Utilisation et l’Évolution des Micro-Permissions
Les micro-permissions, ces petites demandes de la vie quotidienne, rappellent en permanence l’existence d’une dynamique de pouvoir. Par exemple, demander la permission de prendre une décision apparemment anodine, comme choisir une activité de loisir, contribue à tisser un lien constant entre les partenaires.
Avec le temps, ces micro-interactions peuvent évoluer en véritables rituels, intégrant des ajustements selon les changements des désirs personnels et des situations de vie. Cette évolution permet d’éviter que les gestes ne deviennent mécaniques et souligne la nécessité d’une communication régulière pour maintenir la dynamique vivante et authentique.
4. La Sécurité Émotionnelle et la Gestion des Enjeux
L’établissement d’un cadre clair par la permission crée une sécurité émotionnelle permettant à l'esclave d’explorer sa soumission en toute confiance. Une structure bien définie aide à prévenir les malentendus et à mieux gérer les émotions liées aux moments de tension ou d’incertitude.
Cependant, il est important de souligner que cette structure doit rester flexible. La gestion des émotions peut varier : si dans certains cas, la permission renforce l’intimité et le sentiment de protection, dans d’autres, une routine trop figée risque de générer des malentendus ou une forme de distancing émotionnel. C’est dans cette capacité d’adaptation et d’introspection que réside la réussite de la dynamique.
5. Communication et Confiance : Les Piliers de l’Évolution
Une communication ouverte et honnête représente le socle sur lequel repose toute relation BDSM saine. Qu’il s’agisse d’échanges verbaux, écrits ou symboliques, la transparence dans l’expression des besoins et des limites permet aux partenaires d’ajuster leurs interactions au fil du temps.
La confiance s’installe progressivement à travers cet échange constant et évolutif. En partageant également leurs ressentis, les partenaires peuvent identifier ensemble les moments où la dynamique doit évoluer ou être négociée, assurant ainsi un équilibre entre structure et adaptation aux nouvelles circonstances.
Conclusion: La permission dans une relation BDSM est bien plus qu’une simple formalité : elle constitue un outil puissant pour créer et maintenir une dynamique de pouvoir évolutive, renforcer la confiance et favoriser une intimité profonde. En intégrant des rituels quotidiens et en adaptant continuellement les règles aux évolutions personnelles, les partenaires peuvent naviguer en équilibre entre structure et flexibilité.
Cette approche permet non seulement d’explorer et de redéfinir les désirs, mais également de gérer de manière constructive les enjeux émotionnels, assurant ainsi une relation épanouissante, enracinée dans l’écoute et la confiance mutuelle.
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Il est possible de classer les termes et concepts BDSM selon un certain degré d'implication et de contrôle, bien que cela ne soit pas nécessairement une hiérarchie stricte et fixe. Chaque personne peut avoir une interprétation différente de ces termes et de leur signification, et il est important de communiquer clairement et ouvertement avec votre partenaire pour vous assurer que vous êtes tous les deux à l'aise avec le niveau d'implication et de contrôle dans votre relation BDSM.
Jeux sexuels occasionnels : Les jeux sexuels occasionnels sont des activités BDSM qui sont pratiquées de manière ponctuelle et qui ne dépassent pas le cadre du jeu sexuel. Ces activités peuvent inclure des jeux de rôle, du bondage ou de la douleur, mais restent confinées à la sphère intime.
Jeux de rôle avancés : Ce niveau implique des scénarios BDSM plus élaborés, avec une exploration plus poussée des dynamiques de pouvoir, sans pour autant aller jusqu'à la soumission complète. Les partenaires s'engagent dans des jeux de rôle complexes, tout en conservant une certaine autonomie.
Partenariat de pouvoir : Le partenariat de pouvoir est un niveau d'implication et de contrôle dans lequel les deux partenaires ont un certain degré de contrôle et de pouvoir dans la relation. Ils travaillent ensemble pour prendre des décisions et définir les règles et les limites de leur interaction.
Contrats de service : À ce niveau, un contrat formel est établi entre le dominant et le soumis, définissant les tâches, les responsabilités et les limites du soumis envers le dominant. Cependant, le soumis conserve une autonomie en dehors de ces moments contractuels.
Soumission partielle : La soumission partielle est un niveau d'implication et de contrôle dans lequel la soumission est limitée à certains aspects de la vie, tels que les activités sexuelles ou les décisions liées à la vie privée. Le soumis accepte de se soumettre à certaines demandes ou instructions du dominant, tout en gardant un certain degré de contrôle sur sa propre vie.
Contrats de service : Un cadre formel dans lequel un accord écrit ou tacite définit les tâches, responsabilités et limites spécifiques attribuées au soumis par le dominant, tout en assurant que l'autonomie demeure préservée en dehors de ces engagements contractuels.
Relation maître/esclave à temps partiel : À ce niveau, le soumis accepte une dynamique maître/esclave, mais seulement dans des contextes ou moments précis, conservant une autonomie en dehors de ces moments.
Soumission complète : La soumission complète est un niveau d'implication et de contrôle dans lequel le soumis accepte de se soumettre entièrement au dominant dans tous les aspects de sa vie, y compris les décisions quotidiennes, les finances, les relations et les activités. Le soumis transfère entièrement le contrôle de sa vie au dominant, tout en pouvant conserver certains droits et privilèges.
Relation maître/esclave à long terme : Ce niveau implique une dynamique maître/esclave établie sur le long terme, avec un transfert important du contrôle. Cependant, des mécanismes de sauvegarde et de négociation peuvent être mis en place.
Soumission 24/7 : La soumission 24/7 est un niveau d'implication et de contrôle dans lequel le soumis accepte de se soumettre entièrement au dominant en tout temps, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le soumis est constamment sous le contrôle du dominant, même en dehors de la maison ou en public.
Esclavage consensuel : Ce niveau met l'accent sur le consentement et la négociation, avec des droits et privilèges clairement définis pour l'esclave. Les esclaves peuvent avoir des mécanismes en place pour garantir le respect de leur consentement et de leur bien-être.
Propriété personnelle : Ce niveau extrême implique que le soumis accepte d'être la propriété personnelle du dominant, sans aucun droit ni privilège, se rapprochant de l'esclavage sans le consentement explicite.
Esclavage (Slavery) : L'esclavage est un rôle dans lequel une personne accepte d'être la propriété d'une autre personne, généralement appelée le maître ou la maîtresse. Les esclaves sont souvent considérés comme des objets ou des biens, et peuvent être utilisés pour le plaisir ou le service de leur maître ou maîtresse.
Culte de la personnalité : Ce niveau implique une forme de vénération et de soumission totale envers le dominant, allant au-delà du simple transfert de contrôle. Le soumis voue un culte à la personnalité du dominant, l'idolâtrant et se soumettant complètement à son autorité.
Total Power Exchange (TPE) : Il s'agit d'une forme extrême de domination et de soumission dans laquelle une personne transfère entièrement le contrôle de sa vie à une autre personne. Dans un TPE, le dominant prend toutes les décisions importantes et le soumis n'a aucun contrôle sur sa propre vie. Les TPE sont souvent des relations à long terme et peuvent inclure des éléments de soumission, d'esclavage ou de propriété.
Total Life Control (TLC) : Le Total Life Control (TLC) est un niveau d'implication et de contrôle dans lequel une personne accepte de se soumettre entièrement au dominant dans tous les aspects de sa vie, y compris les décisions quotidiennes, les finances, les relations et les activités. Dans une relation de TLC, le soumis transfère entièrement le contrôle de sa vie au dominant, y compris tous les aspects de son existence. Le Total Life Control (TLC) est souvent une forme extrême de soumission et de contrôle, et peut inclure des éléments d'esclavage ou de propriété
Il est donc primordiale, avant de commencer une relation d'être bien sûr d'être sur la même longueur d'onde et donc de bien définir la relation !
Pour ma part, vous l'aurez compris avec mon annonce que je ne peux que commencer à partir du 8.
Mais ce genre relation est une spirale dans laquelle nous nous enfoncons inexorablement... avec le temps, la confiance étant là, le but est d'atteindre le 16....
Voir le 17....
Oui! je sais! il n'est pas là....
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Élise Menard était un modèle de réussite aux yeux de son entourage. À trente ans, elle s’était construite une solide réputation d’avocate au sein d’un prestigieux cabinet lyonnais. Son éloquence tranchante et son sens aigu de la stratégie faisait d’elle une redoutable adversaire de prétoire qui gagnait la majorité de ses dossiers, faisant toujours preuve d'une maîtrise implacable.
Mais derrière cette façade faisant montre d'un équilibre apparent, une part d’elle la rongeait. Chaque soir, après les joutes verbales ou les négociations âpres, elle retrouvait son appartement cossu du sixième arrondissement, seule. Son appartement était spacieux, épuré, décoré avec goût, mais il lui apparaissait de plus en plus froid. Impersonnel. Glacial. Quand elle déambulait en escarpins sur le parquet de bois clair ni l’écho de ses pas solitaires, ni la lumière tamisée de ses lampes de créateurs ne parvenaient plus à chasser l’ombre grandissante de sa solitude.
Son quotidien se résumait à des repas trop rapidement avalés devant son écran d’ordinateur, quelques verres de vin pour apaiser tant la tension accumulée tant lors ses trop longues journées et que durant ses nuits trop courtes où l’insomnie s'invitait trop souvent. Elle passait des heures à fixer le plafond, une main posée sur son ventre, cherchant dans le silence une réponse à cette insatisfaction sourde qui la rongeait. Cette réponse qui ne venait pas la faisait s’enfoncer chaque jour un peu plus dans les limbes de la déprime voire de la dépression.
Parfois, elle s’autorisait à rêver d’un abandon total, d’une soumission volontaire où elle n’aurait plus à penser, à contrôler, à dominer. Elle tentait d’imaginer quelle pouvait être la sensation d’entendre un ordre murmuré à son oreille, de sentir un regard sévère la contraignant au silence, d’une main ferme contraignant ses gestes, l'empoignant parfois. Ces pensées l’effrayaient autant qu’elles l’attiraient. Elles étaient aux antipodes de l’image qu’elle renvoyait au quotidien. Avocate brillante et respectée d’un côté, femme en quête d’un mentor invisible de l’autre. Un paradoxe qu’elle taisait consciencieusement. De toute façon, à qui aurait-elle pu le confier ?
Un soir, alors qu’elle feuilletait distraitement un des nombreux ouvrages récupérés lors de la vente du chalet familial en Maurienne, ses doigts effleurèrent la couverture avec une lenteur presque rituelle. « Pouvoir et la domination » indiquait les lettres d’or défraîchies par l’épreuve du temps. Le cuir vieilli du livre dégageait une odeur qui la fit frissonner. Elle se laissa absorber dans sa lecture, chaque mot nourrissant en elle un désir secret, une envie d’explorer les limites de son propre contrôle. L’excitation se mêlait à la peur, une peur exquise, de celle que l’on ressent quand on s’apprête à franchir la frontière de ce que les psychologues nomment la « zone de confort ». Elle avalaient les pages les unes après les autres. Elle en mouillait.
Puis, léger un bruissement attira son attention. Bien que l’appartement fut plongé dans un silence absolu, elle était certaine d’avoir entendu quelque chose. Se levant doucement, elle s’approcha de la porte d’entrée. Sur le seuil, une enveloppe d’un blanc immaculé venait d'être glissé sous la porte. Anonyme. Aucune marque, aucune indication.
Fébrile, elle la ramassa du bout des doigts, son cœur battant plus fort. D’un geste mélant crainte et nervosité, elle déchira le bord de l’enveloppe et en extirpa une simple carte.
Quelques mots, écrits au style plume, firent accélérer encore les battements de son cœur :
“Madame Menard,
Nous avons entendu parler de vos discrètes envies. Ce que vous cherchez se trouve au-delà du voile des conventions.
Si vous désirez explorer, laissez votre instinct vous guider.
Demain soir, 22h, Le Cercle.
Venez seule.”
Ses mains tremblaient légèrement. Une invitation. Un appel vers l’inconnu. Elle relut la carte plusieurs fois, s’attardant sur chaque mot, comme si elle pouvait en extraire un indice supplémentaire. Qui étaient “ils” ? Comment avaient-ils su ?
Son souffle était court. Une multitude d’émotions s’entrechoquaient en elle : la peur, la curiosité, l’excitation… Une part d’elle-même lui soufflait de vite jeter ce carton dans la cheminée, de faire comme si elle ne l’avait jamais reçue. Mais une autre, plus impérieuse, plus profonde, lui intimait l’ordre de saisir ce qui pouvait être une opportunité. Elle en avait envie. Très envie.
Elle ferma les yeux un instant. Le vin participait à rendre ses idées plus que confuses. Elles s’entrechoquaient, se muant progressivement en images inavouables, indécentes, lubriques. Elle se sentait une forme de fièvre s’emparer d’elle, ses joues lui brûlaient presque. Puis son corps frissonna sous l’effet d’anticipations toujours plus vertigineuses. Ses tétons se faisaient bien indécents sous son chemisier de working girl. Son tanga était maintenant plus que moite.
C'était une évidence : le moment était venu.
Les autres épisodes : https://www.bdsm.fr/blog/tag/ombresdelob%C3%A9issance/
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Cet "article" est en réalité un faisant parti d'un ensemble qui m'a été inspiré par la question "Naît-on esclave ou le devient-on" et dont ma réponse pourrait être le premier article de cette série à venir. (Réponse que vous pouvez retrouver sur mon Mur Perso).
C'est donc une exploration de la relation que j'explorerai ici, une vision telle que je la conçois...
Le BDSM est une pratique à la fois complexe, personnelle et riche de multiples dimensions, qui peut offrir de nombreux bénéfices lorsque celle-ci est pratiquée de manière consensuelle, informée. Cette approche permet non seulement d’explorer des aspects souvent négligés de la sexualité, mais également de développer une meilleure connaissance de soi, d’enrichir la dynamique relationnelle et de repousser certains cadres sociaux traditionnels. Plusieurs axes de réflexion et de précaution doivent être pris en compte.
I. Avantages potentiels
Exploration de soi
• Le BDSM offre un espace sécurisé pour se confronter à ses fantasmes, désirs tabous et aspects cachés de sa personnalité, permettant ainsi une expression authentique et la découverte de nouvelles facettes de soi.
Renforcement de la confiance et de la sécurité
• Fondé sur un échange de confiance mutuelle, contribuant à un environnement où chacun peut explorer ses désirs sans crainte de jugement.
Évasion et lâcher-prise
• En se concentrant pleinement sur l’instant présent et en se déchargeant temporairement des responsabilités quotidiennes, le BDSM peut procurer une sensation de liberté et de détente profonde.
Plaisir physique et émotionnel
• L’exposition à des sensations intenses – qu’elles soient physiques ou psychologiques – permet de vivre des expériences uniques, où la douleur, lorsqu’elle est pratiquée de manière consensuelle, se transforme en source de plaisir et renforce les liens entre partenaires.
Exploration de la dynamique de pouvoir
• Le jeu entre domination et soumission offre la possibilité de renverser les normes établies, redéfinissant ainsi les rapports de pouvoir et offrant à chacun la chance d’explorer sa propre identité dans un cadre défini.
Dimension psychologique et émotionnelle
• La pratique permet d’aborder en profondeur ses vulnérabilités et d’explorer des besoins émotionnels enfouis. Pour certains, cette démarche peut même constituer une libération cathartique d’émotions refoulées.
Créativité et mise en scène
• L’élaboration de scénarios et le recours au jeu de rôle stimulent la créativité, rendant l’expérience sensorielle et relationnelle d’autant plus intense et personnalisée.
Recherche d’un équilibre entre contrôle et abandon
• Même dans la pratique d’un rôle soumis, l’établissement de limites précises permet de vivre chaque expérience comme un acte choisi, équilibré entre le contrôle conscient et le lâcher-prise nécessaire à l’épanouissement.
Dimension spirituelle et transcendantale
• Pour certains, le BDSM prend des connotations rituelles ou sacrées, impliquant un voyage vers des expériences qui touchent à l’aspect spirituel et transcendant de l’être.
Évolution personnelle
• La nécessité d’une communication transparente et d’un ajustement constant lors des interactions contribue au développement personnel, tout en permettant l’acquisition de compétences relationnelles applicables dans d’autres domaines de la vie.
Impact relationnel à long terme
• Le BDSM pratiqué dans un climat de confiance peut renforcer durablement la dynamique d’un couple. Une communication ouverte favorise l’instauration de liens profonds, durables et basés sur une compréhension mutuelle.
Appartenance à une communauté
• La participation à des événements, ateliers ou discussions permet de rejoindre une communauté partageant des intérêts similaires, favorisant ainsi le soutien mutuel et la formation continue.
II. Précautions essentielles
Communication claire et honnête
• Avant tout, il est essentiel d’engager une conversation approfondie afin de définir explicitement les désirs, limites et appréhensions. Le consentement éclairé et l’utilisation de mots de sécurité tout au long de l’échange sont des fondements incontournables.
S’informer et se former
• Il est impératif de se renseigner et d’acquérir des connaissances solides avant de s’engager dans une pratique BDSM inconnue. Livres spécialisés, ateliers, séminaires ou tutoriels dispensés par des experts permettent de mieux comprendre les techniques, les signaux de sécurité et le respect des limites.
Gestion des activités à risque
• Il est essentiel de pratiquer de manière progressive et d’éviter les activités potentiellement dangereuses sans avoir acquis l’expérience et les précautions indispensables afin de prévenir tout risque de blessures graves.
Pratique dans un environnement sécurisé
• Choisir un lieu adapté et sécurisé, et s'assurer de maîtriser les gestes de premiers secours en cas d’incident.
Contexte juridique et éthique
• Bien que le BDSM soit fondé sur le consentement mutuel, il est nécessaire de rappeler que les pratiques doivent impérativement se conformer au cadre légal en vigueur dans le pays.
• Les implications d’un consentement éclairé prennent une dimension juridique : il appartient à chacun d’être conscient de ses responsabilités et de veiller à ce que toutes les parties respectent la législation en matière de pratiques sexuelles.
• L’aspect éthique implique également une réflexion sur le bien-être de chacun et sur l’intégrité des interactions.
Veille sur la santé mentale et physique
• Les personnes ayant des antécédents de traumatismes ou de troubles psychologiques doivent aborder cette pratique avec la plus grande prudence, éventuellement sous accompagnement professionnel ou dans un cadre thérapeutique.
Soins post-séance (Aftercare)
• L’aftercare est une étape cruciale qui peut inclure des gestes tendres, une conversation réconfortante, sur le ressenti ou toute autre forme de réassurance, visant à restaurer l’équilibre émotionnel et physique après une session intense.
Sensibilisation aux risques émotionnels
• Restez vigilant quant aux impacts psychologiques potentiels. Si une session s’avère trop intense ou difficile à gérer émotionnellement, il est important de reconnaître les signes et de solliciter un soutien, que ce soit auprès de proches ou de professionnels.
Précisions sur le rôle de « victim »
• Certaines pratiques intègrent l’adoption d’un rôle de « victim » dans le cadre de jeux de rôle scénarisés. Il est essentiel que ce rôle, pleinement consenti par toutes les parties, soit exercé avec une attention particulière pour éviter toute interprétation pathologisante ou stigmatisante. Une discussion préalable sur les attentes et les limites liées à ce rôle est indispensable pour en faire une expérience enrichissante et respectueuse.
En résumé, le BDSM peut représenter une voie riche en découvertes et en plaisirs multiples, à condition qu’il soit pratiqué de manière responsable, informée et consensuelle. Que vous soyez débutant ou pratiquant expérimenté, il est crucial de placer l’éducation, la communication, la sécurité au cœur de chaque interaction. Intégrer un cadre juridique et éthique solide, poursuivre une formation continue et prêter une attention particulière aux soins post-séance assurera une pratique épanouissante et sécurisée, tant sur le plan personnel que relationnel.
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Cet article va tenté de clarifier la différence entre trois aspects pour offrir une vision cohérente et nuancée de la dynamique de soumission et de domination : Protocoles, rituels et règles de vie
I. Introduction à la dynamique BDSM et aux concepts clés
Dans l’univers du BDSM, les termes « protocole », « rituel » et « règles de vie » s’inscrivent dans la mise en place d’un cadre qui définit les interactions, les comportements et les attentes respectives d’un Dominant (ou Maître/Mistresse) et de l’esclave. Chaque terme joue un rôle distinct dans la structuration de cette relation intense et consentie, permettant de créer une atmosphère de confiance et d’engagement où chacun connaît ses responsabilités et ses limites.
Le BDSM requiert une communication claire et une définition précise des engagements de chacun. Le protocole, le rituel et les règles de vie ne sont pas des concepts interchangeables : ils remplissent chacun une fonction propre au sein d’un système relationnel soumis à des dynamiques de pouvoir, d’affection et de discipline. Il est donc essentiel de comprendre leurs définitions et d’en saisir les différences pour instaurer une relation équilibrée, respectueuse et enrichissante.
II. Le protocole : structure et communication formelle
A. Définition et objectifs
Le protocole désigne l’ensemble des règles et des consignes à suivre lors des interactions formelles entre le Dominant et l’esclave. Il s’agit d’un cadre souvent codifié et consenti par les deux parties avant le début de la relation. Le protocole peut concerner divers aspects de l’étiquette comportementale, comme la manière de s’adresser au maître, la posture à adopter, ou encore les gestes et les phrases à utiliser lors de rencontres ou de scènes.
B. Fonction dans la relation
Le protocole a pour but d’instaurer une atmosphère de respect et de discipline. Il sert de guide dans les interactions quotidiennes ainsi que lors des sessions BDSM. Exemples de protocoles : • L’usage obligatoire d’un titre spécifique (Madame, Maître, Seigneur, etc.) pour saluer le Dominant ou pour signifier une déférence particulière.
• La manière de s’incliner ou d’attendre le signal du Dominant pour initier une conversation ou une approche physique.
• Les règles concernant la manière de s’exprimer en présence d’autres personnes, éventuellement dans un cadre public ou lors d’événements BDSM.
C. Exemples dans la pratique
Imaginons qu’un protocole puisse demander à l’esclave de suivre les règles suivantes :
1. Toujours saluer le Dominant en l’appelant « Maître » ou « Madame ».
2. Se mettre en position d’attente dès que le Dominant entre dans la pièce, en gardant une posture respectueuse et attentive.
3. Adresser uniquement des réponses courtes et polies, sauf indication contraire, afin de maintenir l’ambiance de maîtrise et de contrôle définie par la relation.
Ces règles, bien que pouvant paraître strictes, sont le reflet d’une volonté commune d’instaurer un cadre précis pour sécuriser et renforcer la dynamique de pouvoir.
III. Le rituel : symbolisme et répétition émotionnelle
A. Définition et objectifs
Le rituel, quant à lui, est un ensemble d’actions répétitives qui, par leur symbolisme, viennent renforcer l’état d’esprit et la connexion entre les protagonistes. À différence du protocole, qui est davantage basé sur des consignes pratiques et formelles, le rituel s’inscrit dans le domaine du symbolique et du psychologique. Il représente une manière de célébrer la dynamique BDSM en lui donnant une dimension émotionnelle et spirituelle.
B. Fonction dans la relation
Les rituels créent une atmosphère de transition et de sanctification de la relation. Ils marquent le passage entre différents états ou phases (par exemple, le passage d’un état d’esprit « civil » à celui de « jeu » ou de « soumission »). Ils renforcent le lien affectif et permettent à chacun de se reconnecter à ses rôles et à ses engagements en dehors du quotidien ordinaire. Un rituel peut être instauré en début ou en fin de session, comme par exemple un salut cérémonial ou une offrande symbolique.
C. Exemples pratiques
Voici quelques exemples illustrant des rituels dans le contexte d’une relation esclave/Dominant :
• L’esclave peut être invité à exécuter un rituel de préparation avant une session, comme prendre un bain rituel en silence, se parer d’une tenue spécifique (comme un uniforme prédéfini), ou encore méditer un moment pour se préparer mentalement à l’état de soumission.
• Un rituel de déférence pourrait impliquer la présentation d’un objet symbolique, qui représente la confiance et le lien entre le maître et l’esclave, par exemple un collier ou un bracelet marqué d’un signe particulier.
• À la fin d’une session, un rituel de gratitude peut être pratiqué, où l’esclave exprime sa reconnaissance pour la guidance reçue, et le Dominant offre un mot d’appréciation ou un geste symbolique de protection.
Ces rituels, répétés régulièrement, renforcent la charge émotionnelle de la relation en inscrivant les échanges dans une dimension quasi-sacrée où chaque geste a du sens.
IV. Les règles de vie : habitudes, limites et équilibre au quotidien
A. Définition et objectifs
Les règles de vie se distinguent du protocole en ce qu’elles régissent l’ensemble de l’existence quotidienne au-delà des sessions BDSM formelles. Elles constituent un ensemble de directives destinées à encadrer la vie de l’esclave dans tous ses aspects, qu’ils soient liés à la gestion de son comportement, à la prise de décision personnelle ou à l’organisation de son environnement de vie.
B. Fonction dans la relation
Les règles de vie permettent de maintenir une continuité dans la dynamique de soumission et de domination même lors des moments qui ne font pas directement partie des sessions BDSM. Elles instaurent un cadre cohérent et structuré qui aide l’esclave à intégrer sa soumission dans son quotidien, tout en assurant un équilibre qui préserve son identité et sa vie personnelle. Ces règles sont souvent discutées en profondeur et négociées afin que chaque partie se sente respectée et en sécurité quant à ses limites et besoins.
C. Exemples concrets
Quelques exemples typiques de règles de vie dans une relation esclave/Dominant sont :
• Une règle de ponctualité stricte pour un retour à la maison ou la présentation d’un planning quotidien, de manière à ce que l’esclave puisse organiser son temps de manière à honorer ses engagements envers son Dominant.
• Des consignes relatives à la tenue vestimentaire quotidienne, par exemple le port d’un accessoire symbolique (un bijou, un tatouage temporaire, ou un autre objet) qui rappelle constamment la relation hiérarchique.
• L’obligation de tenir un journal intime ou un rapport quotidien, dans lequel l’esclave consigne ses émotions, ses pensées et ses expériences. Cette pratique permet de faire le point, d’évaluer l’évolution personnelle et d’identifier des points à améliorer en vue d’un dialogue constructif lors des moments de révision de la relation.
• Des règles de gestion de la santé et du bien-être, comme le respect d’un régime alimentaire ou la pratique régulière d’exercices physiques, afin de garantir que la discipline ne se fasse pas au détriment de la santé et de l’épanouissement personnel.
Ces règles de vie dépassent souvent l’aspect purement sexuel ou épisodique de la relation BDSM pour revêtir une dimension globale qui permet à l’esclave de structurer son existence sous la guidance bienveillante (et autoritaire) du Dominant.
V. Distinctions et interactions entre ces trois éléments
A. Complémentarité plutôt que concurrence
Bien que les termes protocole, rituel et règles de vie soient distincts, ils sont étroitement liés et se complètent dans la mesure où chacun contribue à la création d’un cadre sécurisant et symbolique. Le protocole établit la structure de communication et d’attente lors des sessions; le rituel renforce l’aspect émotionnel et symbolique [il crée des moments forts qui marquent l’âme]; tandis que les règles de vie intégrées à l’existence quotidienne veillent à ce que la dynamique BDSM reste présente de manière harmonieuse et constructive.
B. Flexibilité et négociation
Un autre point fondamental est que ces éléments doivent être négociables et ajustables au fil du temps. Une relation esclave/Dominant n’est pas figée dans le temps, et il est essentiel d’organiser des points de révision pour adapter et modifier les protocoles, les rituels et les règles de vie. Cette flexibilité permet de répondre aux évolutions des besoins émotionnels, des limites physiques et des aspirations personnelles des deux parties, tout en préservant la dynamique initiale de pouvoir.
C. Évolution dans le temps
Au fil de la relation, il est possible que le protocole se rigidifie ou se relâche en fonction des avancées et des niveaux de confiance atteints. Par exemple, un couple peut commencer avec un protocole très détaillé dès lors que la relation est nouvelle et fragile, pour ensuite simplifier certaines règles, en laissant plus de liberté à l’esclave. De même, les rituels peuvent évoluer, passant de gestes symboliques très codifiés à des pratiques plus spontanées, tout en conservant leur dimension significative. Les règles de vie, elles, évoluent souvent en réponse aux changements de situation personnelle (déménagement, changement de travail, etc.) et peuvent ainsi être réévaluées légalement dans un esprit de continuité et d’harmonie.
VI. Exemples pratiques et mises en situation
Pour illustrer la mise en œuvre concrète de ces concepts, voici deux scénarios fictifs :
Scénario 1 – Protocole et Rituels dans une session formelle
Sophie, qui joue le rôle d’esclave, et Julien, son Dominant, ont établi ensemble un protocole très clair avant toute session. Il est convenu que dès que Julien entre dans la pièce, Sophie doit s’agenouiller et l’appeler « Maître ». Ce geste est associé à un rituel qui consiste en une légère tape sur la joue par Julien, marquant ainsi l’activation de la dynamique de pouvoir pour cette session. Le protocole permet de structurer ce moment, alors que le rituel accentue l’intensité émotionnelle de l’échange en symbolisant le lien de confiance et d’abandon mutuel.
Scénario 2 – Règles de vie intégrées dans le quotidien
Emma et Thomas vivent une relation BDSM où Thomas tient une place dominante à la fois dans les sessions et dans la vie quotidienne d’Emma. Ils ont défini des règles de vie incluant : • Une heure fixe à laquelle Emma doit envoyer un message de rapport quotidien sur son état émotionnel et physique.
• Le port obligatoire d’un pendentif indiquant sa soumission, visible surtout lors des événements publics ou lorsqu’elles sont ensemble en société.
• Des moments de réflexion le week-end, où Emma rédige un compte rendu détaillé de la semaine écoulée, que Thomas lit en toute confidentialité lors de leur rendez-vous hebdomadaire.
Ces règles de vie créent une continuité à la dynamique BDSM, faisant en sorte que le rapport de pouvoir ne se limite pas aux rares instants de session, mais s’inscrit dans l’ensemble de la vie d’Emma.
VII. Bénéfices psychologiques, identitaires et relationnels
A. Renforcement de l’identité et gestion du quotidien
Pour l’esclave, le respect des protocoles, l’exécution des rituels et l’observance des règles de vie permettent souvent de renforcer son identité dans le rôle choisi. La répétition des rituels et l’observance méticuleuse des consignes procurent un sentiment de sécurité et de prévisibilité qui peut aider à gérer les moments d’angoisse ou de doute. La structuration du quotidien par des règles claires influence positivement la confiance en soi et la clarté quant aux attentes, tant personnelles que relationnelles.
B. Construction d’une intimité forte et d’un lien de confiance
Du point de vue du Dominant, ces éléments offrent également une source de contrôle et de satisfaction dans le fait de voir son/sa partenaire s’investir pleinement, au gré des rituels ou des gestes protocolaires. La mise en place de moments codifiés permet de renforcer la connexion interpersonnelle, d’instaurer une intimité forte et d’assurer un équilibre entre la discipline et l’affection. Ce cadre préétabli contribue à réduire les incertitudes et favorise une communication ouverte et honnête, essentielle à toute relation BDSM.
C. Évolutions personnelles et transformation par la discipline
L’observance régulière d’un protocole et la répétition d’un rituel créent des occasions pour l’esclave de se confronter à ses propres limites et potentiels. À travers la discipline et l’exécution d’un ensemble de règles de vie, l’individu peut expérimenter une transformation personnelle, allant parfois jusqu’à redéfinir sa carrière, ses relations sociales ou sa vision de la vie. Ceci est particulièrement vrai dans des scénarios où la dynamique de pouvoir est perçue non pas comme une contrainte, mais comme un moyen de se retrouver et de se dépasser.
VIII. Conclusion
Pour conclure, examiner les différences entre protocole, rituel et règles de vie dans une relation BDSM pour une esclave revient à analyser trois strates complémentaires de la dynamique relationnelle. Le protocole structure les interactions formelles, le rituel immerge les partenaires dans une dimension symbolique et émotionnelle, tandis que les règles de vie étendent cette dynamique au quotidien, permettant de transformer cette relation en un mode de vie harmonieux et équilibré.
Il demeure impératif de mettre en place ces éléments dans le cadre d’un dialogue constant et d’un respect mutuel. La mise en place et l’évolution de ces éléments doivent être abordées avec une grande honnêteté et une réciprocité, intelligemment modulées en fonction des besoins et aspirations des deux parties. Par cette approche, le BDSM ne se limite pas à un jeu de pouvoir, mais devient un véritable chemin de transformation personnelle et relationnelle, pour autant que la sécurité, le consentement et la communication restent les maîtres-mots.
Les exemples évoqués illustrent bien que, loin d’être de simples formalités, ces règles incarnent une philosophie qui, lorsqu’elle est bien comprise et pratiquée, peut offrir une profondeur et une cohérence surprenantes dans la vie d’une esclave BDSM.
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On monte le chemin, vers le Fort Cavaux J’ai un chemisier blanc, une petite jupe noire et un tablier blanc.
Je dis tristement à Monsieur Edgard :
— Je suis habillée en serveuse, limite servante.
Il me répond :
— Tu n’as pas l’impression d’être un peu gênée de tout ?
Je serre sa main et réponds :
— Avant j’osais tout et maintenant, je suis tout de suite gênée et peureuse et puis je rougis ! Ça ne m’arrivait jamais. Qu’est-ce que j’ai, Monsieur ?
Il répond :
— Avant, tout le monde te respectait, même ceux qui embrassaient tes fesses et même ceux qui te baisaient dans le glory hole, les deux fois où ton père t’y a mise. Ton père y allait un peu fort, étant donné qu’on y met les prostituées punies…
Je serre à nouveau sa main en me rappelant toutes les bites qui m’ont rendu visite dans la bouche et le derrière. Il poursuit :
— Même là, tu étais protégée par ton père, un homme important en politique et dans le milieu des truands, milieux qui sont très souvent très, très proches. Personne ne prenait le risque de te déplaire et de déplaire à ton père.
On arrive au Fort Cavaux, je m’arrête et je lui dis :
— S’il vous plaît, dites-moi pourquoi j’ai tellement changé.
Il soupire et répond :
— Ici, tu dépends de Monsieur Shendy. Bien sûr, il ne te ferait pas de mal, mais…
Il jette un coup d’œil autour de nous comme pour vérifier qu’il n’y a pas un minuscule drone-espion autour de nous. Je pense que non, mais il se penche vers mon oreille pour conclure à voix basse :
— Ici, tu es au plus bas de l’échelle sociale, même les servantes peuvent te donner des ordres. Tu as été vraiment punie, par exemple dans le pilori.
Il murmure encore plus bas :
— J’ai dû intercéder pour que tu n’y restes pas trop longtemps.
Il poursuit avec une voix normale :
— Ici tu es la servante de tout le monde. Inconsciemment ton ego le sait, et lui ce qu’il veut, que tu files doux et que tu obéisses à tout le monde pour éviter les problèmes. Résultat : tu as peur de tout et de tout le monde.
Il ajoute :
— Quand nous quitterons le Fort pour des endroits où tu auras un tout autre statut social, je pense que tu redeviendras une garce exhibitionniste… peut-être même avant.
— Vous êtes dur… mais grâce à vous, je comprends.
Il me prend par une oreille en disant :
— Moi dur ? Non mais dis donc, petite….
Aussitôt je balbutie des :
— Pardon, pardon...
Il rit et me prend dans ses bras en disant :
— Ici tu es ma secrétaire et ma servante, Monsieur Shendy aime ce changement de statut.
Je ne comprends pas pourquoi, mais ce que je retiens, c’est que lorsqu’on partira d’ici, je redeviendrai une garce exhibitionniste… Je me préoccuperai pourtant des gens. On arrête de penser à ça !!
On entre dans le fort et Monsieur Edgard m’amène dans une partie refaite. Première étape, « Massage ». Une jolie femme vient lui dire :
— Bonjour Monsieur Edgard, vous désirez Pearl ?
— Oui.
Elle me regarde et ajoute :
— Bienvenue Mademoiselle Fanny. Est-ce qu’une masseuse métisse vous plairait ?
Mademoiselle Fanny !! Je réponds :
— Avec plaisir.
Pas de oui Madame ou m’agenouiller ou ce genre de connerie. Elle nous dit :
— Désirez-vous boire une coupe de champagne et manger un morceau de
« Paris Brest » ? Le cuisinier vient d’en faire.
J’adore les deux et je serre la main de mon patron avec des yeux tellement suppliants qu’ils feraient craquer un Tyrannosaure Rex. Monsieur Edgard répond :
— Ce serait parfait, on fera ça avec les filles.
— Très bien Monsieur, Mademoiselle.
Je suis redevenue Mademoiselle… Peut-être que je suis soumise dans le village et normale dès que j’en sors. Non, c’est mon patron qui m’aide à y voir clair. À moins que tout ça soit « du cinéma » ? Ils font semblant que les choses vont redevenir comme avant, mais…
Une Métisse entre dans la pièce, accompagnée d’une jolie blonde. Elles sont belles et en plus je ne crois pas qu’elles soient « retouchées ». La blonde va embrasser Monsieur Edgard.
La Métisse a une peau… café au lait, de grands yeux, un petit nez et une bouche dont les lèvres dépassent le nez de profil… Ce n’est pas très clair ? Venez vous faire masser, vous verrez. Elle a aussi son odeur que j’adore. Et cette beauté parle, elle dit :
— Bonjour Monsieur Edgard, bonjour Mademoiselle Fanny, je suis Zara, votre masseuse.
Je réponds :
— J’en suis ravie.
La Miss Monde métisse se passe la main dans les cheveux, me dévoilant les poils noirs et brillants de son aisselle. Son odeur atteint mon nez pour descendre aussitôt vers mes trompes de Falope ou ailleurs dans ma chatte, mais j’aime bien ces mots. Je lui demande :
— Tu es vraie ? Je veux dire, tu es refaite ?
Elle est surprise et Monsieur Edgard aussi. Tout le monde pensait que j’allais continuer à être soumise. Elle répond :
— Juste une dent cassée en tombant, on l’a remplacée.
Peut-être que c’est arrivé en chassant comme dans la préhistoire. Elle me dit :
— Vous êtes très belle Mademoiselle Fanny et naturelle.
Je réponds :
— C’est gentil, on m’a juste blanchi les dents.
Monsieur Edgard me regarde en souriant, un peu surpris que je ne sois pas aux pieds de cette fille. Dans un coin de la pièce, il y a une petite table entourée de quatre chaises. Monsieur Edgard dit :
— Déshabillez-vous les filles.
Je commence à me déshabiller, mais Monsieur Edgard me dit :
— Pas toi, Fanny, tu es une invitée.
Moi, une invitée ? Oui, c’est vrai. Mon patron ajoute :
— Ici et maintenant, tu peux faire ce que tu veux.
Je mets la main sur la sienne et je m’apprête à le remercier quand des servantes, des vraies, entrent dans la pièce avec deux plateaux. Elles nous saluent et posent une bouteille de champagne, des coupes qu’elles remplissent et des morceaux de Paris Brest. Mon patron nous dit :
— A votre santé les filles.
On lève sa coupe de champagne. Pearl dit :
— Kampai.
On répond et on boit, avant d’attaquer les gâteaux. J’aime la culture japonaise, quand j’étais chez mon père, j’ai écrit une histoire qui se passe au Japon. Je n’ai pas pu la faire publier, hélas, pour différentes raisons. Monsieur Edgard voit que je broie du noir et il me dit :
— Bientôt il n’y aura plus de gâteaux…
Je lui souris et j’en prends un. On boit, on mange, je pense à autre chose. Quand on a mangé et bu il nous dit :
— Après ce goûter, on va jouer. Venez.
On va dans la pièce à côté où il y a un grand lit. Il me dit :
— Mets-toi nue.
J’enlève mes petits vêtements de servante. Il ajoute à Zara :
— Couche-toi sur le dos les mains dans la nuque
— Oui Monsieur.
Elle se couche dans cette position. Elle est belle, très belle. Je la regarde comme Ève fascinée regardait le serpent qui va mener les hommes à leur perte. Il y a toujours des serpents qui vont mener les hommes à leur perte, vous savez où, j’en suis sûre.
Mon patron dit à Zara :
— Fanny se demande si le fait d’aimer les odeurs ne fait pas d’elle une fille soumise et de plus en plus timide.
Je rougis… un peu. Zara me dit :
— Tu sais, j’ai du sang noir et ce n’est pas toujours facile pour nous, vu le contexte politique actuel. Donc j’adorerais que tu mettes ton joli nez dans mes poils. Il y a des clients qui sentent même mes pieds. Je serais très flattée que tu aies envie de me renifler et de m’embrasser partout.
Monsieur Edgard a tout organisé pour me sortir de ma spirale de soumission. Donc, je plonge mon nez dans les poils de son aisselle. J’imagine que je fais un bond en arrière dans le temps. Nous sommes au magdalénien final, 14.000 ans BP (before present). Zara est une chasseuse qui vient de poursuivre un troupeau de rennes avec des membres de notre tribu. Elle a eu très chaud, elle sent trop bon. Moi, je suis l’artiste de la tribu et je voudrais la dessiner, hélas, le sorcier ne veut que des animaux sur les parois de notre grotte, proche du village. L’odeur de la sueur de Zara me fait voyager dans le temps. Monsieur Edgar me demande :
— Ça t’excite, Fanny ?
— Oh oui, Patron.
Ensuite il s’adresse à Zara :
— Et toi Zara ?
— J’adore l’effet que je lui fais… si j’osais, je lui demanderais d’aller entre mes cuisses, je suis toute mouillée.
D’accord, je vais lécher sa chatte, mais c’est du sexe, ce n’est pas de la soumission. Je me glisse entre ses cuisses vers ses poils. Aimer les odeurs, ça ne veut pas dire qu’on est une esclave mais juste une femme bisexuelle. Je pénètre dans sa forêt tropicale et je lèche le sentier humide de son sexe depuis le clitoris jusqu’à l’anus… Elle aime, gémit, me caresse la tête… Elle a une odeur… sauvage. Je sais que mon patron et sa jolie Pearl me regardent. Qui est soumise : celle qui fait gémir une fille en suçant son clitoris ou celle qui gémit de plaisir sous cette bouche ?
Je reçois une petite claque sur les fesses. C’est mon patron qui me dit par geste « accélère ». « Oui Patron », je me concentre sur le clitoris de Zara tandis qu’elle gémit plus fort en caressant ma tête. Bientôt elle se tend et jouit en plusieurs fois sous ma bouche en coinçant sa tête entre mes cuisses.
Normal qu’elle jouisse dans ma bouche. Mon patron me dit :
— À ton tour, mets-toi sur le dos, Pearl va t’envoyer au 7e ciel.
Oh non, ça me gêne… mais c’est mon patron et il y a longtemps qu’il ne m’a plus donné une vraie fessée… Alors j’écarte les cuisses et j’apprécie sa langue comme une Comtesse se faisant lécher par une de ses servantes. Je ne pense pas « j’aurais dû me laver » mais « c’est bon qu’elle me lèche. » J’ai mangé, j’ai bu du champagne, je suis une Comtesse… Je suis la Comtesse Fanny. La langue de Pearl… m’envoie effectivement au 7e ciel…
Cela faisait des siècles que je n’avais pas joui. Pearl monte vers mon visage et elle m’embrasse sur la bouche. Oh ! J’ai un goût qui me plaît. Un goût de Comtesse, Fanny ? Mais pourquoi pas ? J’imagine que mon patron me dit :
— Tu es l’artiste du village et tu récompenses la chasseuse qui a abattu un renne.
Je lui ai déjà parlé de ce genre de rêveries. On était obligés de manger des bêtes à l’époque.
Mon patron nous dit :
— Venez les filles, on va se doucher et on plonge dans la piscine.
Ah, bon… J’aime les odeurs, mais le patron a raison, on sent plus fort qu’un harem chinois qui a été envahi par des guerriers mongols.
On se douche, partout, partout, et on saute dans la piscine qui est à côté. Il n’y a personne. Mon patron nous dit :
— Suivez-moi.
On nage dans un couloir et on arrive dans une grande piscine entourée de rochers et d’arbres... Il y a du vent, mais la piscine est chauffée, je veux dire que l’eau est chaude. Mon patron connaît différentes personnes qui sont dans la piscine et il me présente comme sa collaboratrice ! J’adore. Il me prend contre lui et me dit :
— Tu dois être obéissante dans le village, mais ça ne t’empêche pas d’être Fanny, n’oublie pas.
Je souris et il ajoute :
— Je dois parler à un ami, mais amusez-vous les filles
À suivre.
Merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.
Vous pouvez voir ses dessins sur notre blog gratuit :
https://mia-michael-et-bruce-morgan.blogspot.com/
Nos livres sont ici :
https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search
PS : je voudrais recommencer à publier des épisodes de ma bouvelle histoire, ici.
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