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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
3 – Dessine-moi un mouton.
Quand son bureau est plus propre que... la salle d'opération où on va opérer un dictateur, il murmure :
— Il y a des fautes.
— Oui, mais...
— Pourtant… c’est pas mal...
Oh merci, mon Dieu.
— Et même... amusant...
Je me risque à dire :
— Vous croyez que...
— Je ne vous ai pas dit que j'allais vous publier... Il faudrait quelque chose en plus... des dessins, par exemple. Et puis…
Je me méprends sur le sens de ces derniers mots, pensant qu’il a peut-être envie de… quelque chose de plus. Je lui dis :
— Oui ? Je ferai « tout » ce que vous voulez.
J'ai mis de l'emphase sur le « tout » !
Là, il me regarde un peu dégoûté et dit :
— Si c’est vous que vous proposez, je ne suis pas intéressé. Ce n'est pas que vous ne soyez pas assez séduisante, mais vous avez besoin d'une très longue douche !
Alors, pour réussir dans la... littérature, il faut sucer et ne pas avoir de fierté !
Et sentir bon !
— Bon... Samedi, on organise une soirée pour nos meilleurs auteurs. Vous pourriez y rencontrer des dessinateurs...
— Oh oui et...
— Vous viendrez pour faire le service avec d'autres filles... Je vous montrerai les dessinateurs que vous pourriez intéresser. Une servante qui écrit, ça pourrait éveiller la curiosité de certains. Bien sûr, vous ne serez pas payée. De plus... vous viendrez à l'adresse que je vais vous donner et vous nettoierez soigneusement.
Je me dépêche de répondre « D'accord Monsieur… » avant qu'il ne m’ordonne d'aller aussi laver sa voiture !
— Après avoir nettoyé, on vous indiquera la salle de bains. Passez-y un très long moment ! Vous voyez ce que je veux dire ?
Le rouge aux joues, je réponds :
— Oui, mais, vous savez, c'est parce que...
Il s'en fout ! Il continue :
— Ensuite une amie vous aidera à vous coiffer et à vous maquiller. Elle vous trouvera un uniforme pour faire le service. Vous ferez exactement ce qu'elle vous dira, y compris au cours de la soirée. Vous aimez obéir aux femmes, non ?
— Je serai aussi obéissante que mes héroïnes, Monsieur.
Il a un sourire de 2 cm... Ouais ! J’ajoute :
— Vous pourriez dire à Monsieur Bajram que je dois nettoyer chez vous samedi.
— Qui est Bajram ?
— Le patron de la société de nettoyage.
— Je demanderai à ma secrétaire de le faire. Ah oui, je garde votre DVD. Je ferai imprimer le début, vous pourrez le montrer plus facilement.
Il ajoute :
— Vous avez tout nettoyé soigneusement, ici ?
— Oui, Monsieur. Il me reste le couloir à faire et...
Là il ne me coupe pas la parole, il attend la suite.
— Et les toilettes...
— C'est un endroit qui doit être impeccable ! Je vérifierai ! C'est bon, vous pouvez y aller.
— Merci, Monsieur.
Il n'est pas très... chaleureux et c'est un obsédé de la propreté, mais il va m'éditer... peut-être...
Je termine le nettoyage. Le couloir et les toilettes des Éditions Millevertus étincellent.
J'ai pris pas mal de retard. Les autres filles sont parties.
Je rejoins l'entrepôt où je peux dormir avec d'autres filles dans une petite pièce.
***
Étant donné qu'on travaille la nuit, on dort tard.
Le lendemain, après avoir fait sa petite pipe à Bajram, qui trouve que je suis très douée, je lui demande s'il a reçu des nouvelles du directeur des Éditions Millevertus.
Et, oui, c'est en ordre. Il me déposera même samedi midi en camionnette, car la maison est en dehors de Paris.
Tout se goupille bien, sauf que vendredi soir, je suis de corvée. Cette fois-ci, on va nettoyer des bureaux dans le 9.4.
Tout ce qu'il ne faut pas faire ! Je suis sûre qu’Éric Emmanuel Schmidt n'a jamais dû faire du nettoyage pour être édité !
***
Samedi ! Je me lève à midi. Je suce Bajram pour la dernière fois, j'espère !
Il me dépose à Senlis, devant une belle villa.
Je sonne. Une jolie métisse vient m'ouvrir.
Elle est au courant et ne me fait pas trop de remarques sur mes vêtements.
Elle est gentille, belle et énergique. C'est ce qu'il me faut. Elle me lave, « soigneusement » et partout, comme a dit mon futur — oh, j'espère — éditeur.
Ensuite elle me masse... mmmhhhh... c'est agréable ! Elle me coupe les ongles des mains et des pieds, me coiffe, me maquille...
Ensuite, je m'habille moi-même. Une robe noire et un petit tablier blanc.
Je me regarde dans un miroir... je suis transformée... presque belle... en tout cas, séduisante. C'est ce que me dit la métisse.
Et là, je me rappelle ma corvée. Nettoyer et ranger la pièce de réception.
Je lui dis :
— Je dois nettoyer...
- Non, la bonne s'en est occupée. Il y avait trop de travail pour te transformer !
***
— MIA !
Oui la Voix
— Tout le monde s'en fout qu'une métisse te coupe les ongles des pieds, accélère ! Qu'est-ce qui se passe après !
***
Le soir, il y a des invités, un buffet et beaucoup à boire...
Ce sont tous des gens qui sont dans le domaine des livres ou de la BD. Des auteurs, des scénaristes, des dessinateurs.
On est 4 serveuses pour s'occuper d'une vingtaine d'invités.
Normalement, le petit personnel passe inaperçu dans ce genre de soirée. Si, si, je vous parle d'expérience.
Mais, pas ici... J'ai droit à quelques compliments et même à quelques mains discrètement baladeuses sur ma croupe.
On sert à manger, à boire...
Le directeur me montre 2 dessinateurs que je pourrais intéresser.
Il y en a un qui me plaît plus que l'autre. D'accord, c'est avant tout le talent qui compte... mais, je suis une fille et blonde !
J'essaie de me rapprocher de lui le plus possible.
Enfin, il me fait signe.
— Oui, Monsieur ?
— Apporte-moi un scotch, sans glaces.
— Oui, Monsieur, tout de suite.
Je lui apporte son verre.
Et maintenant, je vais lui dire... je vais lui dire...
— C'est bon, tu peux disposer.
— Dites… vous voulez bien me faire des dessins…
Il est surpris,
— Tu veux que je te dessine un mouton, petite Princesse ?
— Oui, mais... non, des dessins pour illustrer mes histoires....
D'accord, c'est un peu surréaliste comme dialogue.
Je lui tends un paquet de feuilles.
Il me laisse un moment, la main tendue... Je prends mon air « je suis une petite orpheline perdue dans un monde cruel. »
— Tu es gonflée, toi !
— Je vous en prie, Monsieur.
— Bon... Je vais jeter un coup d'œil. Si c'est des conneries, on va dans une chambre et je te donne une bonne fessée. D'accord ?
— Oui, Monsieur, d'accord !
Il commence à lire. Je reste devant lui !
Il lit quelques pages, puis il se lève et me dit :
— Suis-moi.
Je serre les fesses… avec appréhension !
On monte à l'étage. Je geins :
— Vous n'avez pas aimé ? Vous allez vraiment me donner une fessée ?
On va dans une chambre. Il s'assoit dans un fauteuil et me dit :
— C'est pas mal...
Ça y est, l'orpheline a retrouvé ses parents ! C'est une image.
— Il y a des choses autobiographiques ?
— Oui Monsieur. Le début à Lyon et puis une partie de « Mia en mousse » et...
— OK, prouve-le-moi… à genoux.
Logique… pour avoir des dessins, il faut sucer aussi.
Pendant qu'il lit, je descends la tirette de son pantalon et je sors délicatement son sexe.
Je l'embrasse avec la fougue d'un auteur qui rêve d'être publié !
Son sexe reçoit le message 5 sur 5 et se métamorphose en... machine de guerre !
***
— Toujours, le sens de la mesure, Mia !
***
Sous mes yeux le méat laisse échapper une goutte de liquide, preuve indéniable de l'intérêt que je suscite, enfin que « Mia sans dessous » suscite...
Il bouge, je vois qu'il a sorti un crayon de sa veste. Il écrit au dos d'une feuille, peut-être une liste de course, peut-être... un dessin…
Oui, il dessine !
Il me dit :
— Accélère.
Pas besoin d'en dire plus ! J'ai sa bite sous le nez et elle frôle l'apoplexie ! Il faut la faire dégorger d'urgence.
D'une main, je fais coulisser le prépuce et je prends le gland en bouche.
Pourvu qu'il ne fasse pas de raté dans « mon » dessin.
— Utilise aussi tes mains.
D'accord. Du moment qu'il utilise la sienne pour me faire des dessins !
Je caresse et branle le sexe d'une main et de l'autre, je caresse ses couilles.
Il dessine, je suce.
Au moment où je sens le membre gonfler dans ma bouche, le dessinateur, en vrai gentleman sort son sexe de ma bouche et arrose le couvre-lit en soie.
Cool !
Je le regarde... la bouche humide. Il me montre le dessin.
Oh !!! C'est moi ! Quand j'étais « en service » à Lyon. Je suis en soubrette, assise sur un lit ! Qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que je suis belle ! Belle et désemparée…
Il me tend la main, je l'embrasse.
Il rit :
— Mais non, tope-la. Je vais te faire des dessins.
Je tope... en pleurant d'émotion, bien sûr !
Je bredouille :
— Pour de vrai ?
Il hausse les épaules, genre, je t'ai dit que je le ferai, je le ferai...
— Arrête de pleurer et mouche-toi...
— Oui, Monsieur.
— Bon... Je lis encore un peu... Tu peux y aller.
— Avec le dessin, Monsieur ?
— Bien sûr, il est pour toi !
Mon premier dessin.
Je redescends et je pars à la recherche de Monsieur A.
A suivre.
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1. Une soumise ne se respecte pas. On la gifle. On la bat. On lui crache à la gueule. On la baise et on l’encule à sec.
Surtout : on ne lui demande pas si elle aime ci ou ça. Une soumise subit : les désirs, les caprices, les délires de son Maître.
Une soumise est une femelle, animale docile, qui obéit.
2. Une soumise doit être dressée. Elle doit être fière de se tenir debout pour encaisser. Fière d’être empoignée par les cheveux en plein repas pour être mise à genoux à côté de son Maître. Fière d’être jetée à terre. Fière d’être foulée aux pieds. Fière d’être niée.
La soumise (nue), dressée (sur le piédestal de ses escarpins) , est admirée par son Maître qui l’honore (quand il en a envie).
3. L’humiliation, physique et morale, est la norme de l’a-doxa.
La soumise subit les injures, le mépris, la colère de son Maître. Qui déverse sur elle sa hargne, sa violence. Elle est là pour ça : et pas seulement pour lui vider les couilles.
4. Le Maître et la soumise dialoguent, échangent.
C’est la dialectique des désirs.
Donc les désirs de l’un deviennent les désirs de l’autre.
Le Maître est au service des désirs de sa soumise comme la soumise est au service des désirs de son Maitre.
???
!!!
Nan !
La soumise n'est pas destinée à recevoir des faveurs mais à faire don de sa personne en tout temps et en toute circonstance, sans rien attendre en retour !
Nanméo !
5. La soumise se doit d’être intelligente, curieuse et cultivée. Elle doit satisfaire son Maître, et l’enrichir par sa conversation, sa réflexion, ses remarques pertinentes.
Elle doit faire preuve d’initiatives. Suggérer, proposer, inventer. Pousser son Maître à l’asservir et l’utiliser toujours davantage.
6. La soumise doit honorer la queue de son Maître.
La soumise est là pour la faire dresser. Elle doit tout faire pour que son Maître se sente puissant. Aussi la soumise sera-t-elle chatte et chienne, putain et épouse docile, esclave, servante, toujours au service de son Maître. Dans tous les rôles, en tous lieux et dans toutes les postures.
7. Tous les jeux sont permis. Tous les coups sont permis. Tricher, changer les règles sont la norme de l’a-doxa du BDSM.
Il n’y a de BDSM véritablement vivant que dans l’invention, l’improvisation permanente.
8. Les mises en scène, les jeux de rôles, les scénarios s’imposent. Ils permettent de mettre de l’ordre dans le désordre, la violence, la bestialité qui soudain surgit.
9. La soumise fait don, offrande, de son corps et de son esprit à son Maître.
Qui a le droit de la faire souffrir, de la torturer, de l’avilir, de la souiller. De la condamner à jouir ou à ne pas jouir. A subir les désirs de tous ceux et de toutes celles auxquels il lui plaît de l’offrir en pâture (ainsi le Maître peut se reposer et jouir du spectacle).
Il lui impose de lire certains livres, d’écouter certaines musiques, de voir certains films. Il la mène, enchainée et pluguée, dans des expositions. Enrichir sa soumise, pour qu’elle le nourrisse de ses réflexions, fait partie du bonheur du Maître.
Le bonheur du Maître peut être aussi de négliger sa soumise. De l’abandonner temporairement. Elle lui appartient : elle doit attendre son bon vouloir.
10. Le Maître ne mène pas sa soumise sur le chemin de l’abandon, du lâcher-prise que cherchent désespérément toutes les peines-à-jouir, les frigides, les frustrées.
Le BDSM n’est pas une quête vers un paradis orgasmique. Ni une longue et lente descente aux enfers du glauque, du pervers, du sale, du trash, de l’innommable inavoué abominable.
Il est tout cela : en pire.
11. Rien n’est obligatoire.
L’ennui est aussi une pratique de l’a-doxa.
Décevoir sa soumise est une véritable jubilation pour le Maître.
12. Le Maître a tous les droits : y compris celui de se contredire.
Puisqu’il est le Maître, il est L’a-vérité.
Ainsi que l’enseigne Julius Curtis : « La vérité est derrière toi. Alors lèvre-toi et marche ».
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Avant, quand le BDSM n’était pas entré dans nos vies, lorsque je faisais une bêtise, j’assumais ou j’ignorais, mais je restais assez détachée. On se disputait, se balançait quelques infamies, on s’excusait et la dispute était finie. Je ne me remettais pas vraiment en question parce « l’erreur est humaine, on en fait tous, allez, hop, on oublie ». Je ne considérais même pas cela comme une bêtise. Je me considérais juste comme quelqu’un de normalement imparfaite. Mon caractère fort m’a longtemps poussée à prôner le « acceptez-moi comme je suis et si vous n’êtes pas content, ben tant pis », que je continue d’ailleurs à appliquer dans ma vie quotidienne.
Les remises en question ne sont pas vraiment nécessaires quand les disputes sont rares et que le bonheur règne dans la globalité. Pourquoi donc chercher à voir les choses autrement ?
En choisissant d’être sa soumise, il n’a plus accepté que je crie. Il n’a plus accepté que je sois imparfaite. Il voulait être fier de moi en toute circonstance et je devais tout faire pour que ce soit le cas. Il a été d’accord d’apprivoiser le Maître qui était en lui, ce qui n’a pas été une épreuve facile pour lui. Il lui a fallu du temps et beaucoup d’introspection pour y parvenir. Maintenant qu’il a laissé le Maître s’extérioriser, il considère qu’ayant fait tous les efforts pour devenir un Maître le plus parfait possible, je dois maintenant tout faire pour être une soumise parfaite. C’est mon devoir et je le lui dois bien.
Je dois régulièrement lutter contre moi-même, mais surtout contre mon impulsivité, qui est ma plus grande ennemie. Apprendre à m’exprimer sans crier, ne pas essayer de rejeter la faute sur lui alors que je suis responsable, ne pas m’énerver, ne pas revendiquer mon droit de n’être qu’une femme imparfaite. Non, je ne veux plus être une femme imparfaite. Je veux être bien mieux. Je veux être bien plus.
Cet Homme m’apporte désormais tout ce dont j’ai besoin. Chaque jour, il fait tout pour me combler et me rendre heureuse. Il m’écoute, me soutien, m’encourage mais surtout il m’aide à devenir meilleure, à m’épanouir, à me dépasser. Il a même fini par m’offrir ce qui créait un profond vide dans mon âme. Comment ne pas lui donne le meilleur de moi-même ? Comment ne pas lui rendre tout ce qu’il m’a offert ? Je n’ai simplement plus le droit d’être imparfaite. Je n’ai plus le droit de me contenter de peu, de ne pas faire tous les efforts possibles pour le satisfaire. Je dois devenir la meilleure, ne plus me contenter d’imperfections. Je dois devenir parfaite, mais quelle lutte contre moi-même !
Il y a quelques jours, mon impulsivité a pris le dessus. Elle a pris le dessus en force, probablement pour toutes les fois que je l’avais retenue. J’ai explosé. Il m’a reproché d’être une mauvaise soumise qui oublie souvent son devoir alors que c’est moi qui lui réclame d’être Maître. Sur le moment, je l’ai trouvé injuste. Je me disais que c’était au Maître d’éduquer sa soumise, de lui apprendre à devenir une bonne soumise et que sans un bon Maître, c’est normal qu’une soumise soit indisciplinée. Je lui ai hurlé dessus, avec tout le pouvoir de mon impulsivité en mode furie hystéricotimbrée.
Avant, quand je gueulais, mon mari gueulait aussi. Il s’énervait, me faisait entendre raison en levant le ton plus haut que le mien, en s’imposant avec les mêmes techniques que moi. Mais en Maître, il ne se comporte pas ainsi. Le Maître, lui, sait se maîtriser. Il se contrôle et sait que c’est le meilleur moyen de me canaliser. Il m’a regardé hurler, m’a laisser vomir ce que j’avais à dire sans m’interrompre. Il est resté là, à m’écouter, droit, impassible. Dans un premier temps, ça m’a encore plus énervée. Saleté d’impulsivité. Je lui ai donc balancé tout le stock de reproches que j’avais en réserve. J’ai tout mélangé, ma tête complètement embrouillée. Mais le Maître, lui, avait compris que j’avais besoin de ça pour me vider. Le flux de mes paroles tarit, je me suis effondrée sur le sol, dans un torrent de larmes. Il était toujours debout, droit, inébranlable. Son regard était nouveau. Je n’y voyais pas de colère, pas de lassitude, pas de tristesse. Juste ce regard sombre et impressionnant, imposant, qui me regardait de haut, attendant patiemment, mais durement, que je me calme.
J’ai baissé les yeux. Je me suis naturellement rapprochée du sol et sans même m’en rendre compte, mes larmes se sont arrêtées, ma joue s’est posée sur son pied, mes bras se sont enroulés autour de sa cheville, mon corps s’est recroquevillé contre Lui et la paix intérieure a imprégné mon corps et mon âme. J’avais besoin de tout sortir pour être vraiment vidée. J’étais calmée, détendue, apaisée.
Le silence s’est installé et pour la première fois je n’ai pas trouvé ça angoissant. J’ai su apprécier ce moment pleinement, me nourrissant de ce calme. Je me sentais bien contre lui, à ses pieds. Je ne ressentais plus rien d’autre qu’une paix intérieur profonde. Mes yeux se sont fermés et j’ai attendu. Attendu que tout soit parfaitement apaisé. Attendu qu’il décide que quelque chose devait se passer. En attendant, je restais parfaitement immobile.
Au bout d’un long moment, il m’a demandé si j’étais maintenant prête à agir en soumise. J’ai répondu timidement : « Oui, pardon Maître ». Il m’a demandé de me redresser, d’être digne. Je me suis agenouillée devant lui, tête baissée. En me redressant, la sensation de paix, s’en est allé pour laisser place à la honte et à la culpabilité. Plus profondes que jamais. Jamais je n’ai eu si honte d’un comportement que j’ai eu face à lui, pourtant j’en ai eu de bien pire. Jamais je ne me suis sentie si coupable. Mais j’étais surtout très impressionnée. Impressionnée par cet Homme que je connaissais impulsif ait acquis une telle maîtrise de moi-même. Quand était-ce arrivé ? Quand avait-il pris ainsi le contrôle de lui-même ? Je n’en savais rien. Pour la première fois, j’avais l’impression d’avoir un Maître. Un vrai Maître. Pour la première fois, je n’avais pas l’impression de jouer à la soumise. J’étais soumise. Ce n’était plus un jeu sexuel. Ce n’était pas une séance. Je n’avais pas mon collier. Mais pourtant je me sentais profondément sa soumise. Je me sentais à ma place à ses pieds, à ma vraie place. Plus que jamais.
J’ai toujours pensé que c’était le fait d’avoir mon collier autour du cou qui me permettait de me sentir sienne. Je croyais que sans collier, je ne pouvais pas être soumise. Je pensais que c’était le collier qui opérait un changement en moi. Agenouillée devant lui, avec des vêtements mais sans collier, je ne sentais plus nue que jamais.
J’avais envie de me prosterner, de le remercier, de m’excuser encore et encore. Tant d’émotions se bousculaient en moi. Pour la première fois, je n’avais pas envie sexuellement de lui, enfin pas seulement. J’avais juste envie de le satisfaire, de tout faire pour son plaisir et son bien-être. De tout faire pour le rendre fier. Je ne pensais plus à moi, mon égo partit avec ma dignité (enfin, ce que j’appelais dignité avant).
Quand il m’a demandé de le sucer, je n’ai pas pu. Quelques jours, voire quelques heures auparavant, j’aurai sauté sur sa bite, je me serais réjouie qu’il ne soit pas fâché, je me serais délectée de ce plaisir qu’il m’offrait. Mais là, je ne pouvais pas. Je ne le méritais pas. Je ne pouvais pas faire quelque chose que j’aimais tant, qui me faisait tant plaisir, alors que je ne me sentais pas digne de Lui. Je n'avais pas le droit de faire ça. A ce moment-là, je me suis rendu compte, brutalement, que c'était ça le vrai besoin de punition. Avant, quand je disais que j'avais besoin d'être punie, c'était surtout que j'avais envie d'être fessée et qu'une erreur est une parfaite occasion de quémander quelques délicieux coups de cravaches bien placés.
Cette fois-ci tout était différent, j'avais besoin qu'il me punisse. Non pas parce que j'avais envie d'une fessée, non pas parce que j'aimais les punitions-jeux. Je voulais être vraiment punie, je voulais avoir mal, je voulais souffrir pour lui, je voulais qu'il évacue sur moi la colère que j'ai forcément du provoquer en lui en faisant ma crise. Je voulais qu'il me fasse payer d'avoir agi ainsi. Je voulais qu'il nous nettoie tous les deux de ce qu'il s'était passé pour que ce soit derrière nous et que nous puissions avancer sans que je me sente coupable, sans que je me sente indigne. Pour retrouver le droit de prendre du plaisir, je devais d'abord être punie.
Je me suis excusée, lui ai dit que je n'étais pas digne d'une telle faveur. Je ne voulais pas lui demander de me punir, comme je fais pourtant tout le temps. Je ne voulais pas en non plus en être l'instigatrice directe. Pour que ce soit une punition ça devait venir de lui, et surtout lui seul savait ce que je méritais ou ne méritait pas, ce n'était pas à moi de choisir ce qu'il devait advenir de moi et c'était bien là la première fois que je pensais ainsi. Je lui ai simplement dit alors que j’aimais beaucoup trop l'avoir dans ma bouche et qu'après une telle crise je me sentais trop honteuse et indigne pour mériter un tel honneur. Je lui ai encore demandé pardon. Il m'a demandé si je voulais réellement son pardon. J'ai répondu que oui, en souriant. Un sourire de soulagement qu'il a interprété comme un sourire de réjouissance.
— Ne te réjouis pas petite chienne, un pardon ne s'obtient pas par un orgasme.
Je crois que c'est à ce moment-là que ma chatte à commencer à vraiment dégouliner. Il m’a demandé de me prosterner et d’embrasser ses pieds. Puis, il est allé chercher une cravache. Après quelques coups, il a affirmé que ce n’était pas une punition appropriée. Que ce n’est pas ainsi que j’allais expier mes fautes. Quand il a commencé à frapper avec sa baguette, il a dû pour la première fois m’attacher pour que mon corps arrête de fuir mécaniquement les coups, reflexe naturel du corps. Les coups assénés avec peu de retenue étaient durs à encaisser. Je serrais les dents pour ne pas hurler. A chaque coup une phrase que j’avais dite lors de ma crise me revenait en mémoire. Petit à petit, je sentais littéralement mes mots et mes phrases quitter mon corps et mon âme. A chaque coup, je sentais un peu moins la douleur, j’entrais dans un état second, dans une transe, dans une bulle. Un cocon dans lequel la douleur n’existe pas et dans lequel je me lavais de mes erreurs, pour en ressortir nouvelle et prête à avancer.
Il m’a demandé si je pouvais encore. J’ai hoché la tête, les dents serrées. Il a changé d’instrument, jouant sa partition avec du cuir. Mes larmes ont commencé à ruisseler, tout comme ma chatte, avec la même intensité. Je coulais de partout, ma chatte en rythme avec mes yeux, la salive suivant de prêt. Quand les coups se sont arrêtés, je suis restée longtemps sans bouger. Le temps s’est arrêté. Tout était figé.
Je me sentais soumise. Je me sentais digne. Digne de Lui.
— Suce maintenant.
Je me suis appliquée, plus que jamais, à lui donner le plus de plaisir que j’étais capable de lui procurer. Maintenant que j'avais vraiment un Maître, il était temps de devenir une bonne soumise...
Une nouvelle page se tourne...
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Petite histoire à lire au chaud... de votre serviteur.
+++
Noémie ne comprit pas, tout d'abord, ce qui lui arriva.
Elle avait à peine ouvert la porte de sa maison sur cet inconnu, et n'eut pas le temps de lui dire bonjour : la main de l'homme s'était plaquée sur sa bouche.
Elle fut saisie, et se retrouva couchée au sol, fermement maintenue sur son ventre par les mains de l'intrus tenant ses bras, et par le poids de son corps assis sur son fessier... incapable d'appeller à l'aide : une bande adhésive était maintenant fixée sur ses lévres.
Comme elle se tortillait dans sa panique, son assaillant rit, et accompagna ses mouvements frénétiques ; elle luttait avec l'énergie du désespoir, mais l'homme lui ne faisait que jouer avec sa proie... il la laissa donc lutter, tout en appréciant de la voir gesticuler ainsi. Cela dura un certain temps, jusqu'à ce que Noémie ne s'épuise.
Entre sa peur, sa respiration limitée à son nez et l'effort physique, elle ne pût continuer longtemps sa vaine lutte, et s'effondra sur elle-même, le souffle court.
Bien qu'il fut amusé, l'homme avait vu venir cet abandon, et ses mains toujours serrées sur ses avants-bras, l'accompagna doucement pour qu'elle ne se fit pas mal au crâne. Puis il sortit comme de nulle part deux paires de menottes ; il commença par refermer la première paire sur les poignets frêles de sa proie, avant d'en faire de même pour la deuxième sur les chevilles... tout en appréciant le gémissement désespéré de cette dernière.
Puis il se retira de sur Noémie, s'assit au sol non loin d'elle, et admira sa prise. La pauvrette pour sa part roula sur le flanc, n'osant point essayer de se relever.
Noémie, prise par surprise, n'avait guère eu le temps de maintenir sa tenue. Uniquement vêtue d'un short court et d'un débardeur, maintenant couverte de sueur du fait de la peur et de l'effort, elle offrait une vision tout à fait exquise, et ses jolis yeux lançaient des appels à l'aide, emplis de frayeur, tandis que ses lèvres tremblotaient sous le scotch.
L'homme sourit à cette vision, et poussa plus loin son examen... il voyait tout le corps de sa proie en état de choc frémir et frissonner dans l'expectative, et cela fit se dresser sa queue.
Il se releva soudain, faisant sursauter Noémie, et se coula au-dessus d'elle, comme un scorpion sur le point de frapper... mais son dard attendrait pourtant.
Il promena une main ferme sur les courbes de la fille couchée sur son flanc, flattant sa hanche, appréciant la chair. Puis sans prévenir il la fit de nouveau basculer sur le ventre, dans un cri étouffé.
Là, il se porta son visage juste au-dessus du sien, et elle put voir son cruel rictus. Soudain, il avança une main...
Noémie ferma les yeux et se crispa, mais il ne fit que gentiment bouger une méche de cheveux détrempée derrière son oreille, frôlant sa joue. Le geste fut doux, presque aimant... et Noémie, en dépit de sa situation, se prit à rougir.
Cela n'échappa pas non plus à son assaillant, et le fit rire. Comme en récompense, il pinça son oreille.
Noémie gémit encore, mais cette fois laissa faire ; qu'aurait-elle pu, de toutes façons ?
Alors l'homme placa cette même main sur la fesse droite de sa proie.
Ce geste non plus fut sans violence, mais Noémie cria, à travers son baillon sommaire. Une claque ferme sur cette chair tendre la fit taire immédiatement ; la surprise l'avait fait réagir, mais ce dernier acte n'avait rien d'ambigu : l'homme lui intimait le silence. Elle se tint donc coite, ne voulant pas l'énerver, bien que cette claque fut moins un coup qu'un simple avertissement.
L'homme hocha la tête. "brave fille", lui dit-il, et elle réalisa que c'était là les premiers mots qu'elle entendait de lui.
Il replaca donc sa main sur la courbe de cette fesse qui, désormais, lui appartenait comme son bien propre. Un geste d'appréciation, de propriétaire, sans excès, mais sans retenue.
Il la tâta, la palpa comme un écuyer flatte la croupe d'un cheval. Puis il la fit vibrer un peu de petites claques, tout en pinçant de son autre main la fesse gauche... Noémie, de tout ce temps-là, tenta vainement de faire croire qu'elle ne ressentait rien ; il pouvait la voir frémir, battre des paupières, et virer au rouge.
Ce fut lorsqu'elle s'y attendait le moins qu'il la releva brusquement, la soulevant par les avants-bras et le ventre l'ayant enlacée... il la fit glisser d'à plat ventre jusqu'à genoux, restant lui-même dans son dos et légérement au-dessus d'elle car posté sur un genou, l'autre jambe en arc, afin de mieux la maintenir, eut-elle tenté quoi que ce soit.
Mais la malheureuse n'en était déjà plus là ; terrifiée autant que résignée, elle commençait aussi à ressentir comme une étrange sensation, d'être ainsi contrainte et maniée contre son gré...
Son ravisseur le vit bien, lui qui n'avait pas choisi sa victime au hasard. Il esquissa un bref sourire, et se mit en devoir d'apprécier plus avant la qualité de sa proie.
Le bras gauche toujours maintenant ceux de la fille dans son dos en dépit des menottes, il glissa le droit sur la taille de cette dernière.
Noémie cria de nouveau lorsque la main scélérate empoigna la chair de son ventre, palpant et pinçant son nombril. Cette fois l'intrus la laissa aller, et se sentant libre de toute menace de représailles immédiates, elle se tortilla furieusement ! Mais lui n'en avait pas fini avec elle...
Il lui saisit un sein, laissant échapper un soupir rauque et satisfait. Même à travers le tissu pouvait-il sentir la chair douce, et un détail le fit rire de nouveau.
Bien que Noémie tentât de le cacher, ses larmes inondant maintenant ses joues furieusement rougies, l'homme put sentir sous ses doigts un petit point raffermi... il l'agaça, elle gémit, et son téton durcit encore.
Ce ne fut rien comparé au véritable coup de foudre qui saisit tout son corps, lorsque délaissant son dos le bras gauche de son assaillant plongea par la taille, et que sa main s'empara de son entrecuisse.
Désormais conquise, Noémie rua vainement une dernière fois, mais un bref quoique rude pincement dudit téton la mit en garde, et elle s'abandonna, arquée contre le corps qui à présent possédait le sien.
L'intrus poursuivit son examen, palpant d'ici un muscle au ventre, tâtant de-là une cuisse dénudée... il laissa pour l'instant sauves les chairs les plus intimes de sa captive - car elle était désormais sa captive - et se mit en devoir de pétrir sous ses mains chaque autre part de son corps, pour lui signifier que rien de ses charmes ne lui était privé... et qu'il ne s'en prendrait à ses plus douces parts qu'en temps et en heure, bien qu'elle n'y pourrait rien le moment venu.
Elle gémit, pleura doucement, mais en son for intérieur elle se surprit à apprécier son terrible péril, car privée de toute volonté la voici maintenant sans plus guère de faux-semblants. Et parce qu'il l'aimait déjà, lui la laissa glisser sur ses cuisses, lovée contre son poitrail et les jambes repliées sous elle, afin que sa position ne lui blesse point les genoux.
Lorsqu'il en eut fini, l'homme se releva, et elle crut - et elle... craint ? - qu'il ne la quitte pour de bon, ayant eu son soûl. Mais cela bien sûr ne devait pas être.
Il sortit une lame, et elle cria de frayeur.
Une claque en pleine joue, plus ferme que douloureuse, lui intima le calme.
Elle se raidit, et vit que ladite lame n'était qu'une grande paire de ciseaux. Pour cependant la rassurer, l'homme passa tendrement une main sur sa joue meurtrie, puis la fit glisser sur sa tempe pour lui caresser la tête, et finalement retomber au versant de sa nuque. Son regard fit comprendre à sa prisonnière qu'il ne la blesserait pas, et sa ferme caresse lui assura l'obéissance. Elle baissa les yeux, puis la tête, sous une dernière caresse réconfortante, et laissa faire.
Il commença par son short, ouvrant le tissu et libérant son aine de ce carcan, ne lui laissant qu'une culotte de ficelle pour orner ses jambes à présent totalement nues. Puis son débardeur y passa, et il vit avec amusement que son soutien-gorge avait d'ores et déjà quelque peu glissé. Il en disposa.
Ses jolis seins à l'air, il fit une pose pour admirer l'ouvrage. Flambée de honte, sa captive n'osait le regarder, désormais étendue sur le sol afin qu'il puisse tout voir d'elle. Entre sa chair et son ravisseur ne se dressaient plus que deux paires de menottes, un bâillon de scotch... et un string au demeurant charmant.
Si elle s'attendait à ce qu'il lui ôte également ce dernier, elle en fut pour ses frais. L'homme, qui n'avait toujours pas pipé mot, produisit deux pans de soie, puis encore deux autres.
Il se pencha sur elle, et la fit frémir. Mais il n'avait pas l'air de vouloir lui faire du mal, car il passa une main douce sur son petit ventre.
Il parla : "tiens-toi tranquille, compris ?" mais ce n'était une question que pour la forme, car elle n'oserait plus le défier, du moins pas dans le but d'une évasion. Elle n'en hocha pas moins la tête, et osa le regarder, tandis qu'il déployait la soie. Puis il se mit en devoir de la lier de plus belle et confortable manière, selon un ordre minutieux qui, soupçonna-t'elle, ne devait rien au hasard.
Il la fit se rassoir sur ses fesses, afin d'accéder à ses mains. Ôtant les menottes, il lia ses poignets d'un nœud de ce doux tissu, et elle lui en fut reconnaissante, tant les menottes dures et anguleuses pouvaient faire mal.
Il la laissa se maintenir le buste droit, en appui sur ses mains, puis il fit de même avec ses pieds, ne résistant pas à la tentation de glisser ses doigts sur leur plante. A son petit sursaut, à la crispation soudaine des orteils, il sut qu'elle était chatouilleuse... et s'en réjouit cruellement.
Elle fut effectivement plus belle ainsi, mais il n'en avait pas terminé. Arrachant le scotch de sa bouche, il la laissa reprendre un peu de souffle, bien qu'elle n'osât pas fixer ses yeux, ni émettre le moindre mot.
Ainsi assuré de sa docilité, il lui sourit, puis noua le grand pan de soie tel un bâillon, et lui clôt la bouche avant que de la couvrir d'un deuxième tour, qu'un dernier nœud fixa sur sa nuque.
Comme récompense, il y déposa un baiser qui la fit frissonner de tout son corps ; elle lui appartenait.
Elle se demandait naïvement à quoi servirait l'ultime pan de soie, et le vit bientôt... ou plutôt ne le vit point, lorsqu'il serra le bandeau sur ses yeux.
Ainsi ligotée, elle n'avait plus aucune liberté de mouvement, ni plus aucun sens actif ; privée de ses bras comme de ses jambes, de sa vue jusqu'à sa parole, elle ne pouvait qu'entendre, entendre et ressentir plus fort qu'à l'ordinaire ce qui l'entourait, pour le peu qu'elle en recevait.
Le froid du sol sous ses pieds, ses fesses et ses mains... les pas de son ravisseur, et son odeur... et sa propre odeur, mélange de sueur, de peur et... et d'excitation - et à cette pensée elle manqua de mourir de honte !
Mais c'était pourtant bien ainsi : elle était désormais la captive d'un inconnu, bon gré mal gré, et en retirait bien moins d'angoisse qu'elle ne l'aurait cru.
Elle n'eut cependant pas le temps de s'étendre sur la question, car l'homme était revenu. Elle le sentit se pencher sur elle, puis ses doigts frôler sa gorge...
Doucement - délicieusement ? - effrayée, elle résolut de bien se conduire, et lova son corps, pencha subtilement sa tête pour lui présenter son cou, telle une proie vaincue s'offre aux crocs du prédateur ! Mais bien sûr elle ne le faisait là encore que pour échapper à sa colère, n'est-ce pas... ce n'était pas, voulut-elle se convaincre, comme si elle appréciait d'être ainsi traitée !
Alors l'homme, sans doute un peu surpris, marqua un temps d'arrêt, puis rit gentiment et lui pinça l'oreille une fois de plus, la massa aimablement entre ses doigts jusqu'à ce qu'elle gémisse et devienne plus rouge encore.
Puis il acheva son œuvre : elle sentit glisser autour de son cou une chose à la fois rude et douce, souple et ferme... ce ne fut que lorsqu'il le referma qu'elle comprit : telle une bête, le chasseur venait de coiffer sa proie d'un collier !
Tous deux restèrent ainsi un moment, pour qu'elle sache ce qui venait d'être accompli, et qu'elle en prenne la pleine mesure. S'il n'avait, en toute connaissance de cause, demeuré juste là à son côté, admirant ses formes et son port, elle aurait sans doute versé dans mille bouleversements, ou quelque panique soudaine... mais de le sentir juste là, et de savoir son regard sur elle, focalisait son esprit et l'obligeait à admettre la réalite : il n'y aurait nul sauvetage pour elle, ni déni de sa part : elle était captive... et elle adorait ça.
Il se releva, et la laissa glisser de nouveau au sol, étendue sur le dos, dans un étrange état de plénitude. Nul choix, nulle voix au chapitre ne lui était plus autorisée, et bien qu'elle fut toujours apeurée, elle ne put que reconnaître que ce terrible sort ne lui déplaisait pas... serait-elle devenue folle ?
Toute considération psychologique fut cependant chassée un instant plus tard, lorsqu'elle entendit revenir son ravisseur qu'elle n'avait pas entendu s'éloigner, trop concentrée sur elle-même pour prêter attention à ce qui l'entourait.
Ce fut donc une surprise totale, et un certain choc, lorsqu'il déversa sur elle le contenu d'une bouteille d'eau glacée.
Elle rua, cria sous la frayeur subite, mais cela ne dura qu'un instant.
Elle se retrouva trempée des pieds à la tête, baignant dans l'eau sur le sol même, respirant à grandes goulées d'air par le nez, revenue de sa frayeur... et incroyablement excitée par la pure adrénaline de ce moment.
"bien" l'entendit-t'elle le dire. "ces liens sont donc solides... parfait"
Elle frissonnait, tremblait, sous le choc autant que sous l'effet de l'excitation. Mais il lui sembla confusément qu'elle avait aimé ça...
Une main se posa sur son front, y chassa quelques mèches en bataille, et la caressa gentiment. L'eau et sa peau tendue accroissaient la sensation, et elle se prit à vouloir que cette même main descende le long de son corps ; plus bas bien plus bas dans sa chair offerte...
Mais il n'en fit rien, car il savait la force d'un plaisir refusé. Tout au plus promena-t'il ses doigts sur le visage captif, lié par ses soins. Il testa le bandeau, chatouilla doucement sa joue et l'arête de son nez en y passant ses ongles, et les fit reposer à l'endroit de ces lèvres sous le bâillon...
Abandonnée, elle y porta un baiser, qu'il fut satisfait de sentir malgré le tissu.
"as-tu froid, petite femelle ?"
Dans son état de transe, il lui fallut un petit moment pour comprendre qu'il s'adressait à elle.
Elle hocha timidement la tête, et ne put voir son sourire.
"tâchons donc de te réchauffer..."
Elle se sentit saisie, portée telle une princesse captive dans les mains d'un rude geôlier, et emportée vers ce qu'elle savait être sa chambre.
Plus jamais, ni maintenant ni plus tard, ne devait-elle protester.
Jegesh
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Je continue cette petite série (qui comptera 5 chapitres en tout) par Sade (1740-1814), le plus sulfureux des Marquis, et Sacher-Masoch (1836-1895), le premier esclave sexuel par choix et par contrat de l'histoire humaine ! Je sais par expérience que je ne vais pas me faire que des amis en exposant mon point de vue sur Sade ici...
Disons le tout net : Sade n'a rien de "divin" ! Et encore de nos jours, sa moralité le conduirait directement à La Bastille (si celle-ci existait encore...). Songez : viols, pédophilie, mutilations, incestes, meurtres, excusez du peu ! Sans parler des actes de sodomie (crime passible du bûcher à cette époque !) et de blasphèmes !...
Et pourtant, c'est un vrai révolutionnaire, au moins sur deux plans : en premier lieu, en tant qu'anti-clérical radical, il a sans nul doute contribué à faire évoluer les esprits vers un État moderne laïque tel que celui que nous connaissons aujourd'hui en France, ce qui reste une exception de par le monde. En second lieu, ses penchants érotiques et sexuels débridés préfigurent la libération des mœurs des années 1960 !
Sade s'est d'abord fait connaître par les scandales religieux et sexuels qu'il a suscités, mais c'est son œuvre, rédigée pendant les longues années d'emprisonnement, qui le fera passer à la postérité, dont en particulier Les Cent Vingt Journées de Sodome et surtout Justine ou les Malheurs de la vertu, son écrit le plus emblématique.
Cette œuvre sera censurée pendant plus de deux siècles, avant d'être petit à petit réhabilitée par des écrivains, poètes et psychanalystes tels qu'Apollinaire, Robert Desnos (qui ose écrire dès 1923 dans 'De l'érotisme' « Toutes nos aspirations actuelles ont été essentiellement formulées par Sade quand, le premier, il donna la vie sexuelle intégrale comme base à la vie sensible et intelligente »), Sainte-Beuve, Flaubert, Baudelaire, Michel Foucault, Jacques Lacan ou Roland Barthes, jusqu'à voir son œuvre intégrale publiée dans la prestigieuse collection de La Pléïade en 1990 !
Donatien Alphonse François de Sade laissera aux générations futures le substantif de sadisme, qui lui a été attribué en 1886 par un médecin allemand, Krafft-Ebing, et qui désigne alors une perversion sexuelle dans laquelle "la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui". Ceux qui ont vraiment lu Sade savent qu'on a souvent l'estomac au bord des lèvres, tant la morbidité et la sauvagerie barbare y sont présentes ! Et en aucun cas il ne parle du plaisir de souffrir, seul lui importe le plaisir égoïste de faire souffrir ! Il faut admettre toutefois qu'il développe dans Justine à ce propos une philosophie du "bonheur de l'autre" dans le cadre d'un érotisme de groupe qui exclut l'amour, qui est à ses yeux une perversion et une "maladie de l'âme" enfermant la relation dans un cadre réduit à deux personnes... On retrouve parfois ce principe chez certains pratiquants BDSM qui considèrent qu'amour et BDSM doivent être exclusifs l'un de l'autre...
Enfin, il m'apparaît tout aussi clairement, tant sous l'éclairage de sa vie réelle que de ses écrits, que Sade n'est pas réellement libertaire : il ne défend pas la liberté de tous, mais surtout la sienne, celle de prendre du plaisir dans la souffrance des autres... Une phrase extraite de La Nouvelle Justine est très révélatrice à cet égard : « Se rendre heureux aux dépens de n’importe qui »
Sade se positionne ainsi comme un philosophe matérialiste (c'est-à-dire où la fin justifie les moyens), qui préfigure des penseurs tels que Helvétius ou La Mettrie, tous deux adeptes d'un sensualisme matérialiste radical : mais ils n'ont jamais à ma connaissance prôné le meurtre ou le viol comme moyen de parvenir à la jouissance, au plaisir ou au bonheur dont La Mettrie faisait l'objectif essentiel d'une vie (concept révolutionnaire à l'époque) !
A l'opposé de Sade, Leopold Ritter von Sacher-Masoch, d'origine autrichienne, fils d'un préfet de police (ceci expliquerait-il cela ?!), va adopter un comportement de soumis sexuel.
Après une déception amoureuse, il fait en 1869 la connaissance d'une certaine Fanny Pistor dont il s'engage par écrit à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois ! Il concrétisera ensuite cet engagement avec celle qui deviendra son épouse en 1873, Aurora Rûmelin, avec qui il signe un contrat dans lequel il stipule, entre autres : « Je m'oblige, sur ma parole d'honneur, à être l'esclave de Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera. » Il y exprime en particulier les désirs d'être battu, cocufié, maltraité, humilié et traité en esclave.
Il confessera cet engagement dans un ouvrage aussi emblématique que peut l'être Justine pour Sade, à savoir La Venus à la fourrure.
Bien que le même docteur Krafft-Ebing ait qualifié ce comportement de perversion sexuelle miroir du sadisme, sous le nom de masochisme, l'attitude de Sacher-Masoch a moins suscité de scandale que celle de Sade, ne serait-ce que parce qu'elle est basée sur une volonté consentie et formalisée par un contrat.
On retrouve encore aujourd'hui dans nombre de relations BDSM cette tradition du contrat, qui est la marque d'une relation agréée par les deux parties, plutôt que celle d'une souffrance imposée comme dans le cas de Sade.
En conclusion, on peut dire que Sade et Sacher-Masoch constituent les deux faces d'une nouvelle philosophie du plaisir, qui admet que la douleur, infligée ou subie, peut être source de plaisir !
Peut-on prendre du plaisir à faire souffrir ? Peut-on prendre du plaisir à souffrir ? Les deux faces d'une même question, initiée par Sade et Sacher-Masoch, au coeur des relations SM. D'ailleurs, à y regarder de près, il n'y a en effet qu'une seule lettre qui différencie le mot douleur du mot douceur ! Mais il est clair aussi, si l'on y regarde de près, que Sade ne mérite pas d'être glorifié comme il peut l'être parfois, car ses actes relevaient davantage du meurtrier tortionnaire que de la recherche de plaisirs extrêmes partagés : il n'y avait en particulier chez lui aucune recherche de consentement mutuel, et il ne pouvait jouir que dans la souffrance d'autrui !... Tout le contraire de Sacher-Masoch, qui est donc de mon point de vue le vrai père et le vrai inspirateur des pratiques BDSM que nous connaissons aujourd'hui.
Pour continuer cette série, j'aborderai la prochaine fois le plaisir sous l'angle de la psychanalyse, en particulier dans ses origines avec Sigmund Freud, Carl Jung, Sabina Spielrein et Otto Gross.
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Le groupe Genesis, mené par Peter Gabriel de 1967 à 1975 en tant que leader, fondateur, chanteur, flûtiste et auteur, connut son apogée artistique en 1972 avec son album "Foxtrot". La suite "Supper's Ready" en constituait toute la face B, en 23 minutes.
Gabriel quitta le groupe en 75 après le génial double album "The Lamb Lies Down on Broadway" et s'engagea dans une carrière solo, et fut remplacé au chant par Phil Collins le batteur, qui assurait déjà auparavant les chœurs. Le guitariste Steve Hackett partit également deux ans plus tard, ce qui marqua vraiment la fin du son et de "l'esprit Genesis" apprécié par les fans, pour laisser place à une musique beaucoup plus commerciale et radiophonique, qui eut plus de succès auprès d'un public plus large et moins "intellectuel". Aujourd'hui le groupe est ainsi plus connu pour sa période commerciale avec Phil Collins au chant, alors qu'à mon avis les meilleurs albums sont tous ceux qui l'ont précédée, notamment "Trespass", "Foxtrot" et "The Lamb Lies Down on Broadway".
Voici la traduction des paroles de la suite "Supper's Ready", dont le lien ci-dessous montre une interprétation live alors que le groupe était encore plus ou moins soudé et au complet.
Ce texte est absolument délirant et surréaliste, voire épique, mais évoque de façon sous-jacente une lutte entre le bien et le mal. La musique, riche et variée (principalement composée par Tony Banks, clavier, comme la plupart des plus beaux morceaux du groupe) est devenue emblématique du rock progressif parmi les connaisseurs.
SUPPER'S READY (album: Foxtrot)
https://www.youtube.com/watch?v=QVyfj7-mHqs
LE SOUPER EST PRÊT
I. LE SAUT DE L'AMANT
Je traverse le salon, et j'éteins la télévision
Je m'assieds à côté de toi, je te regarde dans les yeux
Alors que le bruit des voitures s'évanouit dans la nuit
Je jure avoir vu ton visage se transformer, il ne m'a pas semblé vraiment bien...
Et alors : "bonjour ma belle aux yeux protecteurs si bleus
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai ?"
Alors que nos regards se rapprochent, une distance empreint nos deux corps
Dehors dans le jardin, la lune semble très lumineuse
Six hommes en saint-suaire traversent lentement la pelouse
Le septième marche devant et brandit bien haut une croix
Et alors : "Eh ma belle, ton dîner t'attend
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai ?"
J'ai été si loin d'ici
Si loin de tes bras chaleureux
C'est bon de te sentir à nouveau
Ça faisait bien longtemps, n'est-ce pas ?
Aaaaah aaaah
II. LE CONCESSIONNAIRE A PERPETUITE
Je connais un fermier qui s'occupe de la ferme
Avec une eau limpide, il s'occupe de toute sa moisson
Je connais un pompier qui s'occupe du feu
Vous, ne voyez-vous pas qu'il vous a tous trompés ?
Oui, il est encore là, ne voyez-vous pas qu'il vous trompe tous ?
Partagez sa paix
Signez le bail
C'est un savant supersonique
C'est le concessionnaire à perpétuité
Regarde, regarde dans ma bouche, implore-t-il
Et tous les enfants perdus sur tant de chemins
Je parie sur ma vie que tu vas y entrer
Main dans la main,
glande dans la glande
Avec une cuillerée de miracle
C'est l'homme du sanctuaire éternel garanti
(On va te bercer, te bercer petit serpent
On va te garder à l'abri et au chaud)
III. IKHNATON ET ITSACON ET LEUR BANDE DE JOYEUX DRILLES
Nous portons nos sentiments sur nos visages alors que nos visages se reposent
Nous traversons les champs pour voir les enfants de l'Ouest
Mais nous avons vu une horde de guerriers à la peau sombre
se tenant encore debout sous la terre
En attendant la bataille !
Le combat a commencé, ils sont été dispersés
Ils tuent l'ennemi au nom de la paix... Bang bang bang
Bang bang bang...
Et ils m'ont donné une merveilleuse potion
Parce que je ne parviens pas à contrôler mes émotions
Et même si je me sens bien
Quelque chose me dit que je ferai mieux d'activer ma capsule de prière
Aujourd'hui c'est un jour de fête, l'ennemi a connu son destin.
L'ordre nous a été donné par notre seigneur de nous réjouir et de danser.
IV. COMMENT OSE-JE ETRE AUSSI BEAU ?
Errant dans le chaos que la bataille a laissé
Nous escaladons une montagne de chair humaine
Pour aller vers un plateau d'herbe verte et d'arbres verts luxuriants
Une silhouette jeune est assise tranquillement près d'une piscine
On lui a estampillé "Lard humain" avec un tampon de boucherie
(Il est toi)
Sécurité sociale, prend soin de ce gamin
Nous observons avec respect, lorsque Narcisse se transforme en fleur
En fleur ?
V. LA FERME DU SAULE PLEUREUR
Si tu descends à la Ferme du Saule Pleureur,
pour chercher des papillons, des pipallions, des papaillons
Ouvre les yeux, c'est bourré de surprises, tout le monde ment
Comme le renard sur les rochers,
et la boîte à musique.
Oh, il y a Papa et maman, et le bien et le mal
Et tout le monde est ravi d'être là
Il y a Winston Churchill habillé en travesti
Avant c'était un drapeau britannique, un sac en plastique, trop nul !
La grenouille était un prince, le prince était une brique
La brique était un œuf
L'oeuf était un oiseau.
(envole-toi, délicate petite chose, ils sont à tes trousses)
N'as-tu rien entendu ?
(ils vont te changer en être humain ! )
Oui, nous sommes aussi heureux que des poissons et aussi dodus que des oies,
Et superbement propres ce matin.
Nous avons tout, nous faisons tout pousser
Nous en avons dedans
Nous en avons dehors
Nous avons des trucs sauvages qui flottent tout autour !
Tout le monde, nous transformons tout le monde
Vous pouvez tous les nommer
Nous les aurons ici
Et les véritables étoiles doivent encore apparaître !
TOUT SE TRANSFORME !
Tu as senti ton corps se dissoudre
Maman en boue en gaga en Papa,
Papa bureau magique Papa bureau magique
Ça va pas bien chez vous.
Papa en digue en dingo en Maman
Maman lessive magique, Maman lessive magique
Ça va pas bien chez vous.
Laisse moi entendre tes mensonges, nous les réaliserons avec les yeux
Ohé ohé ohé ahhh Na-na-na
Môman je te veux maintenant !
Et alors que tu écoutes ma voix
A la recherche des portes dérobées, des sols propres, de plus d'applaudissements.
Tu étais là tout ce temps
Que ça te plaise ou non, aime ce que tu as
Tu es sous terre
(sous terre, sous terre)
Oui, profondément sous terre
(sous terre, sous terre, sous terre, sous terre)
Et donc nous allons terminer par un coup de sifflet et terminer par une détonation
et chacun de nous reviendra à sa place.
VI. APOCALYPSE EN 9/8
(AVEC LA PARTICIPATION DES TALENTS DELICIEUX DE GABBLE RATCHET)
Avec les gardes de Magog en formation tel un essaim
Le joueur de flûte emmène ses enfants sous terre
Un dragon surgit de la mer
Sa tête sage aux reflets argentés me regarde
Il fait descendre le feu des cieux
Tu peux être sûr qu'il sait y faire sur les humains avec son regard.
Il est préférable de ne pas faire de compromis.
Ce ne sera pas facile.
666 ne sera plus seul longtemps
Il retire la moëlle de ta colonne vertébrale.
Et les sept trompettes jouent du doux rock and roll
Qui va traverser directement ton âme.
Pythagore avec son miroir, qui reflète la pleine lune
Il écrit en lettres de sang les paroles du tout dernier tube.
Et c'est : "Eh ma belle, aux yeux protecteurs si bleus
Eh ma belle, ne sais-tu pas que notre amour est vrai"
J'ai été si loin d'ici
Si loin de tes bras aimants
Maintenant je suis de retour, et ma belle, tout va aller mieux.
VII. AUSSI SUREMENT QUE LES OEUFS SONT DES OEUFS
(QUI FONT SOUFFRIR LES PIEDS DES HOMMES)
Ne sens-tu pas nos âmes se consumer
Et porter des couleurs toujours changeantes dans les ténèbres de la nuit qui s'évanouit
Comme la rivière qui rejoint l'océan, comme le germe qui pousse dans la graine
Nous avons enfin été libérés pour retourner chez nous !
Un ange se tient debout dans la lumière du soleil, et crie d'une voix forte
"C'est le dîner du puissant"
Le Seigneur des Seigneurs
Le Roi des Rois
Est revenu pour guider ses enfants à la maison
Pour les mener vers la nouvelle Jérusalem !"
Texte : Peter Gabriel, 1972
Traduction : Filo
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Suite au bon accueil de mon article l'automne dernier proposant des traductions de chansons de Pink Floyd : http://www.bdsm.fr/blog/2449/traduction-de-chansons-de-pink-floyd-du-sens-et-de-la-po%C3%A9sie j'ai décidé de continuer en passant à LED ZEPPELIN qui profite bien aussi de la plume talentueuse du chanteur Robert Plant. Voici quatre chansons, dont la première est emblématique pour tout le monde. En connaissiez-vous les paroles ?
STAIRWAY TO HEAVEN
https://www.youtube.com/watch?v=oW_7XBrDBAA
UN ESCALIER VERS LE PARADIS
Il est une Princesse qui est certaine
que tout ce qui brille est d'or.
Et elle s'offre un escalier jusqu'au paradis.
Et lorsqu'elle l'atteint, elle sait
que même si tous les guichets sont fermés,
Un mot suffit pour obtenir ce qu'elle est venue y chercher.
Il y a un signe sur le mur,
mais elle veut être sûre
Car vous savez, les mots ont parfois un double sens.
Dans un arbre, près du ruisseau,
il y a un oiseau qui chante.
Parfois toutes nos pensées sont remplies de doutes.
Je suis ému lorsque je regarde vers l'ouest
Et mon esprit cherche désespérément à s'évader.
Dans mes songes j'ai vu
des volutes de fumée à travers les arbres,
Et les voix de ceux qui restent là à regarder.
Et on murmure que bientôt,
si nous chantons tous le même air,
Alors le joueur de flûte nous guidera vers la raison,
Et une nouvelle aube se lèvera pour ceux qui ont tenu,
Et les forêts résonneront à nouveau d'éclats de rire.
Et je me demande...
Si ton jardin est chamboulé, ne t'affole pas,
Ce n'est que le nettoyage de printemps pour la Reine de Mai.
Oui il y a deux chemins possibles, mais en fin de compte,
Il est toujours temps de changer de route.
Ta tête bourdonne et ça ne cessera pas, au cas où tu l'ignorerais.
Le joueur de flûte t'invite à le rejoindre.
Chère Princesse peux-tu entendre le vent qui souffle,
et le savais-tu,
Ton escalier repose sur les murmures du vent.
Et alors que nous serpentons la route,
Nos ombres plus grandes que notre âme,
Y marche une Princesse que nous connaissons tous,
Qui brille d'une lumière blanche et qui veut montrer
Comment tout se transforme toujours en or.
Et si tu écoutes très attentivement,
Finalement l'air te parviendra,
Quand tous ne feront qu'un et qu'un sera tous,
Pour être un roc et ne pas rouler.
Et elle s'offre un escalier jusqu'au paradis.
THE BATTLE OF EVERMORE
https://www.youtube.com/watch?v=DJik3FPyoQE
LA BATAILLE DE L'ÉTERNITÉ
La Reine de la Lumière prit son arc, puis se retourna pour partir.
Le Prince de la Paix embrassa les ténèbres, et marcha seul dans la nuit.
Dansez dans la pénombre de la nuit, chantez jusqu'à l'aube.
Le Seigneur Ténébreux chevauche en force cette nuit, et le temps nous dira tout.
Jetez vos charrues et fourches, n'ayez de cesse afin de ne pas verrouiller vos maisons.
Côte à côte nous attendons de pied ferme la puissance du plus Sombre d'entre tous.
J'entends le fracas des chevaux dans la vallée en contre-bas.
J'attends les anges d'Avalon, j'attends la lueur à l'est.
Les pommes de la vallée recèlent les germes du bonheur,
Le sol est riche de soins délicats, rendez grâce, n'oubliez pas, non.
Dansez dans la pénombre de la nuit, chantez jusqu'à l'aube.
Les pommes deviennent brunes et noires, le visage du tyran est rouge.
La guerre est une banale plainte, prenez vos épées et volez.
Le ciel est rempli du Bien et du Mal, tels que les mortels n'ont jamais connu.
Oui, la nuit est longue, les grains du temps s'écoulent lentement.
Les yeux fatigués sur le lever du soleil, attendant la lueur à l'est.
La souffrance de la guerre ne peut excéder le malheur des séquelles.
Les tambours secoueront le mur du château, les Esprits Servants de l'Anneau chevauchent en noir.
Chantez en levant vos arcs, tirez plus juste que jamais.
Sans réconfort est le feu dans la nuit, éclairant le visage froid ô combien.
Dansez dans la pénombre de la nuit, chantez jusqu'à l'aube.
Les runes magiques sont écrites d'or pour rétablir l'équilibre. Rétablissez-le!
Le soleil brille enfin, les nuages chagrins sont chassés.
Avec les flammes du dragon des ténèbres, l'éclat du soleil aveugle ses yeux..
THE RAIN SONG
https://www.youtube.com/watch?v=zDVnjCwCYCs
LA CHANSON DE LA PLUIE
Voici donc le printemps de mon amour
la deuxième saison que je connaisse.
Tu es le soleil de ma croissance
une chaleur telle que ne n'en ai ressenti.
Comme je me sens aisément rougir
j'observais le feu qui montait, si lent.
Voici l'été de mes sourires
éloignez-vous de moi, Gardiens des Ténèbres.
Parle-moi seulement avec tes yeux.
C'est à toi que je dédie cet air.
Pas si dur de s'en rendre compte
ces choses sont claires pour tous depuis la nuit des temps.
Parle, parle moi!
j'ai senti la froidure de mon hiver.
Jamais je n'ai pensé que ça finirait un jour.
J'ai maudit l'obscurité qui s'était jetée sur nous.
Mais je sais que je t'aime, tant...
Ce sont les saisons de l'émotion et
comme les vents elles se lèvent puis retombent.
C'est la merveille du dévouement
Voici le flambeau que nous devons tous porter.
C'est le mystère du quotient
une petite pluie doit tomber sur nous.
Juste une petite pluie...
ALL MY LOVE
https://www.youtube.com/watch?v=YMPU52txRIQ
TOUT MON AMOUR
Devrais-je me laisser tomber du haut de cet amour,
ma flamme dans la lumière
Pour chasser une plume dans le vent,
Dans la lueur qui tisse les manteaux de plaisir
Tressaille encore un fil sans fin.
Pour toutes ces heures et ces jours qui passent bientôt
Le cours du temps a fait s’estomper la flamme
Finalement le bras est droit, la main sur le manche
Est-ce pour en finir ou à peine pour entreprendre ?
Tout mon amour, tout mon amour pour toi
La tasse est levée, le toast est déjà prêt
Une voix claire s’élève au dessus du vacarme
Fier aryen, un mot, ma volonté pour supporter
Pour moi, le drap à enrouler encore une fois
Tout mon amour, tout mon amour pour toi
Le drap est tien, mienne est la main qui coud le temps
Sienne est la force qui se trouve à l’intérieur
Nôtre est le feu, toute la chaleur que nous trouverons.
Il est une plume dans le vent
Textes par Robert Plant
Traduction Filo
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LA JUSTE PAROLE est mon deuxième roman, sorti en 2013.
C'est l'histoire revisitée de la société humaine sur plusieurs siècles, à travers une autre religion que celles que notre humanité a connues dans notre réalité.
Sous forme de conte uchronique pour adultes ou d'épopée, illustré par AlxiA, ce roman de théo-fiction s'attaque sans ménagement au concept de religion, s'inspirant de certain monothéisme. Le mot "dieu" n'y est pourtant pas mentionné une seule fois.
Dans un monde qui pourrait être le nôtre (entre la dystopie et l'uchronie), une religion artificielle devient, de l'antiquité à l'ère moderne, le courant spirituel dominant, façonnant la société humaine avec ses préceptes, ses lois, ses jeux de pouvoir, ses guides charismatiques, ses opposants, son inquisition et ses guerres.
Mais la foi, quelle que soit la validité de sa nature d'origine, engendre autant le bien que le mal, et gouverne pour le meilleur et pour le pire le destin des hommes, consciemment ou inconsciemment, à travers des siècles de générations.
Le prophète a annoncé qu'à la fin du septième âge, la Comète de Mand repassera et marquera la venue du rédempteur, le Juste d'entre les Justes.
À l'ère moderne, Dhorès, un journaliste désabusé, va enfin découvrir celui-ci, et aura à choisir entre le chaos immédiat et une longue agonie du monde perverti.
Épopée d'une société humaine, sur dix-sept siècles, en plusieurs époques clefs, à travers l'histoire de sa religion, de ses fondements jusqu'au chaos final, La Juste Parole nous délivre un message d'humanité, teinté d'écologie, de socio-philosophie, de politique, mais aussi d'amour.
Broché - 15x21 cm - 338 p -illustré couleur - ISBN 978-2-918566-29-8 - 22 €
(disponible sur Amazon ou commandable en librairie,
mais il vaut mieux me le commander directement par ici, en com ou MP)
J'ai composé et enregistré également la B.O. du livre, un CD musical de 50 mn, comme une musique de film.
Pour l'écouter en ligne : https://soundcloud.com/la-juste-parole
Voici un extrait, tiré de la deuxième époque :
Le Prince était dans un bon jour, il était impatient de revoir la mystérieuse étrangère, de l’admirer danser. Peut-être allait-elle, comme à la foire aux esclaves, le choisir de son regard.
Les musiciens commencèrent dès qu’ils furent prêts. Un rythme lent mais enjoué, d’attente contenue, en sept temps, sur lequel s’installait peu à peu un mode très ouvert. Un thème de milieu de journée, particulièrement adapté à l’état d’esprit du Prince, joué par un des meilleurs flûtistes de l’empire sur une flûte en or. L’étrangère ne devait pas être loin derrière. Elle déciderait elle seule du moment où elle ferait son entrée, lorsque la musique l’inspirerait. Le Prince souhaitait que cette attente ne durât pas. Il arrivait que la danseuse reste en coulisse et ne sorte jamais, si la musique ne lui convenait pas.
Dans ce cas les musiciens étaient châtiés.
À sa grande surprise, elle fit son entrée dès la première pièce de musique, après seulement cinq minutes d’introduction. Décidément, elle n’avait pas froid aux yeux !
À moins qu’elle ignorât l’usage. Il vit d’abord sa silhouette s’avancer lentement entre deux tentures. Entièrement cachée sous un voile qui la recouvrait de la tête aux pieds. Elle joue le mystère ! se dit-il. Le vieux flûtiste s’accorda sur cette entrée subreptice.
Volutes de mains sous le voile, de plus en plus haut.
Volutes de notes, en spirales sur la gamme ascendante.
Mouvements circulaires des hanches, de plus en plus larges.
Microtons balançant avant et après les notes.
Le voile se lève et tombe, comme à regret.
Montée à l’octave aigu et retour pentatonique au grave.
À la chute du voile, le Prince put enfin voir les yeux, seulement les yeux ocre-orange, car un autre voile cachait le visage en dessous. Un maquillage qu’il n’avait jamais vu entourait les yeux, des arabesques noires serpentant jusqu’aux tempes.
Le flûtiste traduisait chacun des mouvements de la danseuse, et celle-ci, inspirée par la musique, réagissait en harmonie avec elle, de sorte qu’une émotion homogène s’empara de l’atmosphère de la pièce.
Un homme vint déposer des bougies à l’avant de la piste, devant les hommes assis, car le jour déclinait. La danseuse s’approcha des frêles lueurs, fléchissant ses jambes, écartant les bras, puis elle avança la tête, les yeux grands ouverts pour mieux regarder l’assistance. Les jeux d’ombres, les mouvements de ses seins sous les voiles, et ce regard illuminé par les chandelles, tout cela acheva d’envoûter le cœur du Prince et de ses invités. La percussion s’intensifia, et le voile s’écarta du visage, libérant la bouche entrouverte, souriante, coquine. Mais en un tournoiement harmonieux et léger, la danseuse regagna le fond de la piste dans l’ombre, et commença à raconter une histoire.
Un conte sans mots, que peut être chacun pouvait interpréter à sa manière ; pour le Prince il était vaguement question de naissance, de printemps, d’astres, de lumière, d’adoration, de détresse, d’amour, de mort... Les cheveux furent libérés, puis le dos. Le temps n’existait plus. Le Prince, définitivement séduit, sentait une émotion tangible à chaque fois que le regard de la danseuse croisait le sien. Elle l’avait élu. Il en était désarmé, fier et honoré à la fois, même s’il s’y attendait.
Depuis combien de temps, dansait-elle à la lumière de ces chandelles, il n’en avait plus aucune idée. Cela pouvait faire des heures. Il faisait nuit dehors lorsqu’elle enleva enfin le dernier bout d’étoffe, un turban qu’elle déroula autour de ses seins fermes et fièrement pointés vers le ciel, le turban couvrait encore le ventre, passait entre les jambes et remontait entre les fesses pour se nouer autour de la taille. C’est par là qu’elle acheva de le dégager, qu’elle le fit glisser de toute sa longueur sur son sexe glabre, puis après quelques arabesques dans l’air, elle le fit tournoyer et se poser devant le Prince.
Elle était complètement nue, le rythme progressif de ses pas avait considérablement accéléré et approchait un paroxysme soutenu par le percussionniste. Tout le monde était fasciné par les décharges d’énergie et d’émotions qu’irradiaient cet être vivant habité par le divin, en proie à sa transe communicative. Elle tournait, tournait sur elle-même, criait même à présent, une note que la flûte s’empressa d’harmoniser, puis elle s’effondra enfin à genoux devant le Prince, tête baissée et mains jointes devant. C’était fini. Silence.
Quelque chose de si intense venait de se passer qu’un temps d’expiration et de réajustement avec la réalité fut nécessaire. Puis une ovation. Des cris, des larmes de joie. Les hommes se levèrent tous en l’acclamant.
CRITIQUES DE LECTEURS
Les commentaires suivants proviennent de littéraires et intellectuels parmi les premiers à lire mon roman, avant que celui-ci ne soit publié sous la forme d'un livre, avant ma collaboration avec Alexia qui l'a illustré, avant l'écriture de l'époque médiévale qui est la plus longue du récit, et avant la composition et l'enregistrement du CD qui l'accompagne. Autant dire à l'état de base non finalisée. Mais ces critiques plutôt positives de "bêta-lecteurs" m'ont encouragé à améliorer ce livre.
Emporté par la lame de fond de ton talent, ça se lit comme on déguste un bon vin, une femme ou son plat préféré.
Comme je te disais, la chronologie est séduisante par son approche, et la fin... La boucle est bouclée !
Pessimiste à l'occasion, mais ça donne justement plus de vigueur au message.
Message spirituel indéniable (quoique basé sur nos acquis judéo-chrétiens et musulmans (hindouistes ?)).
Bref, une bouffée d'air frais et un avertissement tout en finesse.
Les personnages sont bien étoffés même si nombreux... Bref peu de critiques si ce n'est parfois quelques mots "modernes" dans la première époque.
Le chapitre du viol de la première période est un peu hard mais enfin, c'est la "Passion".
Donc, bon et puissant... La fin de l'Humanité ? Et pourquoi pas !
(Zarfo)
J'ai vraiment trouvé ce texte très bon. Et comme toi, je suis une lectrice "difficile", je n'ai pas le compliment facile et n'ai ni le mépris ni la condescendance de l'hypocrisie ou de la complaisance.
D'abord, cette écriture sur le fil, savant équilibre entre synthèse - comme celle qu'on trouve dans le trait efficace d'un bon coup de crayon - et analyse - cette acuité de regard aussi bien intellectuel qu'émotionnel. Pas une maladresse de style, pas la moindre trace d'une négligence.
Mais surtout, ce qui m'a frappée, c'est l'ambition du projet et sa portée philosophique. Le monde recréé aussi bien dans son espace que dans le temps. L'épaisseur historique, la réalité géographique que tu as su lui donner grâce aux cartes, à ces noms de pays, de régions, d'océans, à ces citations, à ces références précises à des textes imaginaires. La profondeur de ta réflexion sur la religion, sur sa place dans notre monde moderne, surtout sur les formes qu'en prendrait une encore vivante, encore en train d'écrire son histoire - entre internet, l'ultra-médiatisation et ses dérives, l'appétit de gloire notamment.
Cette histoire religieuse créée de toute pièce, d'un "genre" renouvelé si je puis dire, est débarrassée des tabous et misogynies que nous lui connaissons, mais enrichie des problématiques de notre époque.
Primo, l'identité sexuelle et ses ambigüités à travers le mythe de la métamorphose que l'on retrouve autrement, de l'homme en femme, question d'autant plus centrale qu'elle concerne la figure sacrée du prophète et qui renouvelle totalement le statut de la femme dans la religion. Les amours sacrifiées du prophète à sa condition aussi, qui l'humanisent autant qu'elles le grandissent. Le rapport de la religion au mensonge et à la vérité ; la mise en question de la croyance tout autant que la remise en question de la valeur vérité, double questionnement, inscrit dans l'histoire elle-même, que j'ai trouvé très fort, relancé encore par la mise en abîme créé par le parallèle évident entre le propos de ton texte et le projet littéraire lui-même : on y croit, à la "Juste Parole" - à sa sagesse comme à son histoire ! Cette religion "fictive" (s'il en est d'autres...) gagne, à travers ton texte, la même réalité d'existence, dans l'esprit du lecteur, que les religions établies dans le monde réel ! C'est génial !
Et puis, le jeu sur la temporalité, la surprise de réaliser que le mythe fondateur se situe dans l'avenir (à moins que je n'ai laissé échapper une date au début...?) ; le mélange des genres, entre conte fondateur et un réalisme (Je suis encore traumatisée par la scène du viol !...) qui effleure la science-fiction à la fin...
Parfois seulement, j'ai trouvé le ton un peu trop ostensiblement didactique. Mais on n'a pas tous la même sensibilité à cela, et - ça va sans doute paraître prétentieux, ce que je vais dire, mais - si l'explication peut sembler inutile à certains, d'autres en ont davantage besoin. Il en faut pour tous les lecteurs. Mais c'est vraiment pour ne rien te cacher, car ce n'est pas là une impression dominante.
(Alexandra Plays)
J'admire la fertilité de ton imagination : le nombre et la variété des personnages, des lieux, le souci du détail dans ton récit, tes descriptions, et j'en passe... On se laisse porter par l'histoire, par les histoires, car tu te plais à juxtaposer des scènes, des périodes... Un talent qui augmente à mon sens le plaisir de te lire et que l'on retrouve dans certains de tes autres écrits.
L'ensemble se tient et offre un superbe moment de rêve et de réflexion sur la spiritualité et la responsabilité de l'homme sur sa propre existence et celle du monde.
De très belles aquarelles.
Je note également que le sexe est omniprésent dans tes récits (obsédé !) et que tu exprimes avec une aisance évidente des ressentis féminins.
Quant à ta dualité, on la retrouve partout : homme/femme, enfant/adulte, douceur/violence, naïveté/dureté, spiritualité/sexualité, passion/liberté... Complexe complétude qui font de ces paradoxes une riche personnalité dont je me sens très proche.
(Sylvie Jonq)
Ce n'est pas seulement l'intelligence de la construction, l'élaboration patiente et passionnante d'un univers, d'une cosmogonie. Ni seulement l'utilisation d'une langue fluide et précise qui me ravit. C'est la simple humanité des personnages, leur doutes et leurs certitudes, leurs souffrances et leurs joies, qui m'a liée à eux et tenue éveillée tard dans la nuit pour achever de lire ce roman. Je reste dans le bonheur et la lumière de cette lecture.
(C. Constance)
Mes impressions ? Très impressionnée, surprise de ton savoir sur l’histoire des religions qui est la base de ton écriture. Je ne pensais pas avoir envie de tout lire au début, car au premier ressenti je me suis trompée sur la direction que pouvait prendre ton texte, en le prenant pour de la fantasy. Bref, …j’ai dévoré.
Déjà le langage qui coule malgré le poids des informations ; la narration ne freine pas par sa difficulté. Peut être quelques problèmes au début pour se souvenir de qui est qui et de retenir les noms des lieux. Merci de joindre la carte – j’ai ma mémoire visuelle – ça m’a aidé beaucoup.
Ce qui m’a plu, c’est cet assez intéressant passage d’une partie à l’autre, la transition. Apparemment chaque chapitre surgit d’un nouveau sujet comme une coupure, on commence à lire, pas de lien, et tout de suite un fil qui mène vers le reste : c’était superbe. Je n’ai pas senti la lourdeur des descriptions, et les illustrations y sont pour quelque chose.
Le rythme – assez intense - éveillait ma curiosité à tel point que parfois mes pauvres yeux pleuraient et négociaient l’effort de lire plus.
Agréable surprise que tu ne te sois pas arrêté sur une seule époque… très adroit passage dans l’anticipation. Et les associations avec notre réalité sont discrètes mais bien lisibles (j’ai adoré). Tu sais tout ça, mais ça me donne envie de lire tes nouvelles. Merci aussi pour ça.
(Solweig Irena Barbier)
Ce roman a la rare qualité d'emmener le lecteur dans un monde qu'il ne veux pas quitter, de le passionner jusqu'à son expiration, en apothéose, pour le laisser haletant mais serein, conscient d'avoir effleuré l'espace de quelques jours une vérité, ou du moins un morceau de la Vérité. Je partage beaucoup des théories que tu abordes ici, et si seulement une infime portion de l'humanité faisait de même, le monde serait moins sale, moins terne.
(Tanid)
J'ai lu hier le manuscrit. Son registre ne m'est pas très familier et je t'avoue ne pas avoir un goût prononcé pour les romans couvrant de longues périodes, à l'exception des textes sud-américains.
La première bonne surprise a été pour moi de ne pas me perdre dans le dédale des noms de personnages et de pays.
La relative brièveté du texte et l'efficacité des descriptions doivent y être pour beaucoup. Tes personnages prennent d'ailleurs rapidement consistance malgré le peu d'attention romanesque qui leur est consacrée (constat sans portée critique : j'ai simplement été étonnée par le format que tu as choisi, entre conte et épopée, et je te dirai que c'est d'ailleurs ce qui m'intrigue probablement le plus dans ce que tu as fait (je ne parviens d'ailleurs pas à savoir si cela m'a plu).
Par ailleurs, ton rapport à certains de tes personnages est touchant.
Je trouve la construction du récit excellente, les derniers chapitres évitant l'écueil de la fin apocalyptique, sans surprise puisque tout la prépare et qu'en bon citoyen du XXIème siècle, on la pressent, on la veut même. Il me semble que cette fin permet d'alléger un peu le didactisme (compte tenu de ton propos, ça ne doit pas trop te faire plaisir, mais il est là, tout aimable et bienveillant soit-il) qui se dégage de l'ensemble.
Ta lecture du phénomène religieux, ceci dit, est très intéressante et intelligemment déployée (avec le mérite d'une clarté incontestable). J'aime beaucoup la juxtaposition d'écrits "sacrés" et profanes, ainsi que le ton d'ensemble de l'"enquête".
À plusieurs égards, cela m'a fait penser à Michel Tournier (La goutte d'or), Shan Sa (La joueuse de go, Impératrice) et Flaubert (Salammbô) mais les passages que j'ai préférés sont ceux où la plume se libère : la danse, par exemple, est superbe.
Sinon, les thèmes que tu abordes trouvent en moi un écho certain. Cette question du masculin, du féminin, de l'humain, d'une transcendance... du silence.
(Laurence Mornand)
J'ai dévoré le roman La Juste parole en 5 parties, soit les 4 époques ainsi que l'épilogue. Chacune de ses parties ont mérité selon moi une attention particulière, singulière, comme si chacune était un roman à part entière.
Tu m'as fait voyager, en moi comme en ce monde que tu as créé de toutes pièces avec tant de talent. Au fil de ma lecture, dont mes yeux avaient du mal à s'arracher, chaque personnage, chaque paysage, chaque émotion et chemin emprunté devenaient peu à peu les miens. J'ai ressenti le déchirement, la douleur, la joie, l'illumination et, surtout, la passion en une foi incommensurable. Tout y était.
Ne crois pas que ce commentaire soit fait pour te faire plaisir. Si quelque chose en ce texte m'avait déplu tu l'aurais su.
Mais voilà, j'ai aimé... et bien plus encore.
Je n'ai qu'un seul reproche : J'aurais voulu te lire encore.
J'ai ressenti ce vide du lecteur à la dernière page d'un roman. Sachant qu'il laissait à jamais des amis proches. Certes il pourra toujours se relire... encore et encore... Mais une première fois est incomparable. Un dernier mot : Merci.
(Véronique Fracas)
Je viens tout juste de terminer la lecture... c'est magnifique ! Bien écrit, et surtout bien construit ! J'ai eu l'impression que cette religion aurait pu être réelle, que les personnages aussi, et même le récit. Ce roman est empreint d'un souffle de sagesse et vaut la peine d'être lu. Magnifique dans tous ses détails, très captivant, il sort un peu de l'ordinaire de ce que l'on peut lire. Félicitations !
(Sylphide)
Voilà, je suis arrivé au bout, à l'heure du commentaire.
Epoustouflé, c'est le 1er mot qui me vient à l'esprit.
Tu as recréé tout un monde, une Histoire et une religion sur lesquels nous pouvons faire des parallèles permanents avec la réalité.
Une œuvre très philosophique, à laquelle tu ajoutes une petite touche poétique finale, pour ne pas rester sur une note trop pessimiste. Encore qu'une vision où la nature survivrait à l'homme ne soit pas si pessimiste que ça...
Je reste persuadé qu'il y a matière à 3 tomes minimum, en développant un peu les époques : 1 pour chaque
époque, en regroupant les 2 premières, qui sont véritablement une continuité l'une de l'autre.
Je vais maintenant essayer de faire lire ta Juste Parole à ma femme. Je pense et j'espère qu'une fois qu'elle l'aura lue elle comprendra un peu mieux pourquoi je passe du temps sur ce genre de lecture. Elle comprendra aussi sans doute pourquoi j'ai envie de dépasser le monde virtuel pour rencontrer un auteur.
(Christophe "Mémère" Rossi)
Filo, je viens de finir la Juste Parole. Je n'ai qu'une chose à dire : clap clap ! Très bon travail, très intéressant.
L'idée de la progression dans le temps est géniale, notamment lorsqu'on suit comment les 4 Apôtres vivent leur foi et comment elle s'accorde avec l'évolution des sociétés c'est excellent. Petit bémol sur cette époque : on aurait pu s'attendre, et on aurait souhaité, une étude plus approfondie de la façon dont chacun vivait sa foi (que ce soit Mila et la politique ou Salya auprès du peuple...).
L'époque de la Révolution est une superbe vue de l'alliance politico-religieuse. Là encore, on aurait voulu un peu plus d'approfondissement.
Quant à la dernière époque : ENORME. As-tu lu "La Mort de la Terre" de Rosny-Ainé ? Car on s'y croirait mais en moins ennuyeux. Une excellente idée.
Le flashback final est ma partie préférée du conte. La fin est SUPERBE. Elle est écrite de façon géniale.
Bref, je me suis régalé. Bravo Filo : clap clap clap !
Un très beau conte, inspiré de nombreuses références à des mythes et légendes du monde entier. Tout le conte en est imprégné mais pas de façon grossière, ce qui n'est pas évident. Une belle histoire que je vais faire lire à certains de mes potes et peut-être même à mes parents.
(Guillaume Herpe)
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50 vérités que MademoiselleLilith va payer.
1 ) – Je n’ai jamais voulu faire ce jeu, j’ai simplement liké les aveux d’une personne qui m’est chère parce que j’ai aimé son partage, je n’avais pas réfléchis au fait que cela impliquait que je devait y participer… j’en ai pris pour 50 réponses… Ma soumise est une sadique…
2 ) – Je me suis fais bouffer ma carte bleue par un DAB il y a peu en tapant le code d’entrée de chez moi au lieu de celui de ma CB. Je ne l’avais pas oublié, je n’ai juste pas la tête sur les épaules depuis 10 jours… J’aime cet état.
3 ) – Il y a quelques années, j’ai passé une soirée dans un pub avec un ami, j’étais assis a coté de Claude Nougaro, au bout de deux heures de conversation passionnée, je lui ai demandé s’il s’y connaissait en musique… J’étais le seul, à la table, à ne l’avoir pas reconnu… Vous avez dit gaffeur ?
4 ) – Entre mes 20 et 21 ans j’ai été un homme battu, par une femme, quand je suis allé chercher de l’aide dans une association de « femmes battues » on m’a « gentiment » demandé de quitter les lieux, parce que ma présence, celle d’un homme, dans les locaux, indisposait les dames qui étaient là.
5 ) – A 22 ans, je suis tombé fou amoureux d’une femme de 1m50 qui devait peser 22 kilos, anorexique, elle a mit sa main dans la mienne pendant les 6 derniers mois de sa vie, une des plus belle âme que j’ai croisé.
6 ) – En 1990 j’ai découvert Thomas Harris avec 2 de ses romans « Dragon rouge » et « Le silence des agneaux », complètement subjugué par le personnage d’Hannibal Lecter, j’ai eu pendant des années le fantasme de goûter de la chair humaine… Fantasme assouvi un jour de manière spontanée et involontaire de ma part.
7 ) – Je n’ai jamais su aimer de manière conventionnelle, je verse toujours dans les extrêmes ou la passion… Malgré moi.
8 ) – En 2006 un abrutit m’a diagnostiqué bipolaire et m’a foutu sous traitement pendant 6 mois… Il s’averre que je ne l’ai jamais été, j’ai juste une hypersensibilité extrême qui me fait connaître des phases euphoriques et à l’inverse des phases mélancoliques extrêmes, proches et ressemblantes à des phases hystériques et dépressives que peuvent connaître les bipolaires.
9 ) – Je suis capable de basculer dans mes rêves ou pensées en une fraction de seconde en pleine journée, alors que je suis occupée, de manière si intense que je ne vois plus, ni n’entend plus ce qu’il se passe autour de moi.
10 ) – J’aime l’art sous toutes ses formes, pas forcément les oeuvres… Les artistes, ou ceux qui se prétendent l’être, beaucoup moins… Et leur discours sur l’art me répugne généralement.
11 ) – J’ai découvert le BDSM à l’âge de 17 ans, avec une femme de 30 ans… A vrai dire elle m’a tout apprit ou presque, le libertinage, l’amour, le lâché-prise, le triolisme, etc…
12 ) – A 23 ans, j’ai été confronté à un chien, type berger malinois, non dressé, agressif, babines retroussées, qui montrait les dents en grognant. Sur un claquement de doigts, un geste de la main et un « Ho » l’animal s’est couché au sol, oreilles rabattues. J’ai avancé dessus, il a roulé sur le dos. Son propriétaire m’a demandé comment j’avais fait… 22 ans plus tard je n,’ai toujours pas de réponse satisfaisante à cette question. C’est sans doute ce jour là que j’ai réalisé mon coté dominant.
13 ) – Un de mes plus grand regret est d’avoir hésité avant d’intervenir un jour où un homme a agressé une femme à quelques mètres de moi, je suis intervenu une seconde trop tard, ce n’est JAMAIS plus arrivé.
14 ) – Il y a quelques années une amie a perdu sa fille de 13 ans dans un accident, j’ai pris le train dans la nuit pour être présent à ses cotés dans cette épreuve… Il y a quelques mois elle ma avoué que cette gamine était peut-être bien la mienne… ET MERDE !!!
15 ) – J’ai vécu une très belle histoire d’amour vanille à 4, deux hommes, deux femmes, tous les 4 bisexuels, nous vivions ensemble, un superbe souvenir qui a durée un an.
16 ) - J’ai eu une peur panique de la mort jusqu’à la naissance de ma fille, au point de s’en réveiller la nuit. Depuis cette peur m’a quitté, mais j’aime ma vie, je transcende tous les petits moments, mais ça me fait vraiment chier que cela doive s’arrêter un jour.
17 ) – Je suis exigeant envers les gens que j’aime et intransigeant envers moi-même… Conclusion je dois m’aimer encore plus…
18 ) -. Ma confiance et mon assurance en moi m’ont apporté beaucoup de plaisirs, mais aucun n’est au dessus de la confiance que m’ont accordé les gens que j’aime et de leurs confidences les plus intimes.
19 ) - Un jour en regardant une mappemonde je me suis aperçu que de frontières en frontières j’ai fais le tour du monde… Dans mon lit.
20 ) – Mon premier souvenir de masturbation date de l’âge de 6 ans. Je me disais qu’il n’était pas normal de ressentir un tel plaisir. Du coup je suis allé voir mon père, quequette toute raide, pour lui montrer que « ce geste » faisait beaucoup de bien, il a éclaté de rire en me disant que c’était normal mais de faire ça en privé… J’étais déçu, je me croyais exceptionnel.
21 ) – J’ai connu une vraie nymphomane, six fois par jour minimum, les premiers jours c’est normal, au bout de 6 mois ça l’est moins, au bout d’un an c’est usant, quand elle est partit j’avais perdu 10 kilos, je n’ai pas eu envie de sexe pendant presque un an. Comme dirait Serge Lama : « Quand je pense qu’il y a des cinglés qui paient pour voir ça au ciné… »
22 ) – Véritable sapiosexuel, je peux bander devant un homme ou une femme qui me toise intellectuellement, même si je les trouve repoussant physiquement. J’aime bien cela, mais c’est rare et ça n’arrive jamais devant ceux qui se veulent et/ou se réclament intellos, même et surtout dans le cadre d’aveux, l’intelligence va de pair avec la modestie et l’humilité.
23 ) – Je suis bisexuel à forte tendance hétérosexuel, comme disait William, un de mes amants homo.
24 ) – J’aime beaucoup la part de féminité qui est en moi. Je l’exprime, beaucoup d’hommes me prennent pour un homo et se moque de moi… Jusqu’à ce que je couche avec leurs femmes… Bizarrement ça les fait beaucoup moins rigoler… Moi, beaucoup plus.
25 ) – J’aime beaucoup les machos… Leurs femmes viennent se consoler dans mes bras.
26 ) – J’aime beaucoup le foot, la coupe du monde et tous les tournois possible… Les messieurs sont devant leur télés et leur femmes dehors, bien souvent seules.
27 ) – Le plus beau compliment qu’une femme m’ai fait est : « Je regrette de t’avoir connu car depuis tous les hommes me semble bien fades ». … C’était 15 ans après notre rupture.
29 ) – J’ai le loup dans la peau, un véritable totem, au propre comme au figuré.
30 ) – Vers mes 24 ans j’ai couché avec une prostitué sans le savoir. Au matin quand nous avons pris un café, elle m’a avoué sa profession, gêné, je ne savais pas si je devais ou pas lui proposer une rétribution. Elle a rigolé et m’a dit que « non », elle me voulait. Puis elle m’a dit qu’elle avait adoré la manière dont je l’avais sodomisée et m’a demandé si j’étais bi et si j’avais déjà subit une sodomie, je lui ai dis que « oui », elle a ajouté « ha… C’est pour ça alors. »
Depuis c’est une règle d’or, chaque fois que j’apprends ou me teste à une nouvelle « technique », je passe d’abord « à la casserole »… Merci Christine de m’avoir fait réaliser cela.
31 ) – J’ai « épousé » la pensée zététique il y a presque 20 ans.
32 ) – Le mensonge m’est insupportable, c’est la pire torture que l’on puisse m’infliger.
33 ) – J’ai perdu ma virginité à 13 ans avec une fille de mon âge qui était vierge aussi, c’était comique, catastrophique et pataud au possible. Lorsque cela fut « fait », elle s’est allongée à plat ventre sur le lit et a écarté ses fesses en disant « Autant tout faire d’un coup »… Ca par contre je ne m’y attendais pas.
34 ) – En 1993 une femme a appelé chez moi en pleur, suite à une erreur de numéro,elle cherchait à joindre son « amant » qui l’avait largué parce qu’elle était frigide. Nous avons passé la nuit à parler au téléphone, pour la rassurer et la calmer. Quelques jours plus tard nous avons fini dans le même lit, je ne sais pas si je suis un bon amant ou pas, mais une chose est certaine… Elle n’était pas frigide du tout…. Quand je vous dis que j’aime les machos.
35 ) – J’ai plus d’amies que d’amis, j’ai couché avec toutes sauf une, je ne sais pas qui a dit que coucher avec un(e) ami(e) brisait l’amitié mais dans mon cas c’est absolument faux.
36 ) – J’ai pleuré il y a peu pour une des plus belles déclaration d’amour que l’ont m’ai faite. La dernière fois ce fut pour la naissance de ma fille.
37 ) – Une femme m’a fait une fellation dans un pub bourré de monde, une fois la chose faite, en essuyant ses lèvres, elle m’a dit : « Je m’appelle Stéphanie, ravie de faire ta connaissance »… Et moi donc !!!
38 ) – En 3eme j’ai obtenu le 2eme record d’heure de colle d’un lycée, 365 heures en une année, le recordman est mon meilleur ami, forcément on était toujours ensemble en colle, 366 heures… Je le surnomme « Bissextile ».
39 ) – Les blagues nulles me font rire aux éclats, car elles n’ont aucune prétention, même pas celle de faire rire.
40 ) – J’aime les gens humbles, ils ne peuvent que surprendre alors que les prétentieux ne peuvent que décevoir.
41 ) – J’aime me lever tôt, voir le soleil se lever au calme en silence en sirotant un thé, pendant de très longues minutes ou des heures.
42 ) – J’aime m’endormir extrêmement fatigué, éreinté, les sensations sur la peau sont merveilleuses et cela me provoque des secousses hypniques, sensations que j’adore.
43 ) – J’ai eu un serpent, un boa arc-en-ciel, j’ignorais que c’était une espèces protégée à l’époque, que j’avais baptisé « Saphir ». Un animal tout à fait fascinant quand on étudie son mode de vie.
44 ) – J’aime les livres, les films, les œuvres d’art qui soulèvent des questions, pas ceux qui apportent, ou tentent d’apporter, des réponses.
45 ) – La première fois que j’ai joué avec de vraies menottes, nous nous sommes endormis avec l’un attaché au poignet de l’autre. Au petit matin nous n’avons jamais retrouvé les clés. Nous étions nus et dans une chambre d’hôtel.
46 ) – J’ai touché à un peu toutes les drogues possibles, des plus douces au plus dure, la plus insidieuse de toute est réellement l’alcool.
47 ) – C’est la 8eme fois de la journée qu’elle m’appelle pour me faire entendre ses orgasmes, il n’est que 15h30… La journée va être longue.
48 ) – Le dormeur du val.
49 ) – Smoke get in your eyes.
50 ) – J’aime une femme comme il y en a peu.
51 ) – J’ai triché il n’y a pas de N° 28…Donc ce 51 est le 50eme.
RAPPEL DES REGLES DU JEU :
Ceci est le jeu du portrait Québécois qui fait fureur sur Fetlife.
Si vous cliquez sur "j'aime", je vous donnerai un nombre entre 1 et 50. Vous devrez alors
1) écrire autant de choses sur vous que le nombre que je vous ai donné
2) me dédicacer le titre de la manière suivante " x choses sur moi pour Ombre"
3) le publier dans la section " articles"
4) me le faire savoir
Vous devez indiquer la même règle du jeu avec le texte et agir de même avec celles et ceux qui cliqueront sur "j'aime" pour votre texte. À vos Liiiiike... Prêt... Feu... CliquezzZ!
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Le jeu est simple ; je commence l'histoire , vous suivez !
Petites et légères contraintes . Ben oui , tout de même ! Vous le savez bien , la facilité est source d'ennui et l'ennui est source de lassitude . Quand à la lassitude ............ enfin bref , continuons !
Je vous demande de ne pas écrire plus de 5 lignes et bien évidement de respecter les temps , la chronologie et la personnalité des personnages que vous allez vous même créer ! Vous l'avez compris , ce sera plus simple au début ^^
Allez , allons y !
Le titre : Un curé pas si brave ( si je veux , c'est mon idée ! )
" Le vice mes bien chers frères , n'est jamais loin de vos vies ! Ne l'oubliez jamais ! "
C'est ainsi que l'homme d'église finit son sermon en ce dimanche de juin . Oh un sermon comme tant d'autres me direz vous ; encore et toujours rabâcher les mêmes bonnes paroles , les mêmes leçons de vie , les mêmes contraintes spirituelles ......... Peut importe , les fidèles étaient là , attentifs , rassurés pour ne pas dire apaisés .
Ils quittèrent dans le silence l'église , sans pour autant oublier de saluer le père Namo , et quelques huiles de la petite ville . Il est toujours bon de s'afficher à la messe ; de plus , une absence serait bien mal perçue par le curé . Et que dire de ce que penseraient les quelques bigotes toujours accrochés au sandales de leur curé adoré ! Quand aux ragots ; alors là ; ce serait la foire à la rumeur !
Bref , il était midi , le soleil était haut , et l'après midi s'annonçait tranquille sur Castelnau-le-mirail . Certains trouvèrent une excuse pour se faufiler et se retrouver aux café , surement plus pour refaire le monde que pour parler religion . Ah mes ami(e)s ; à certaines heures , dans certaines circonstances , la politique locale , les résultats sportifs et la météo ont bien plus de poids que l'amour de Dieu !
A vous !
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Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi mon amour
Je suis allé aux marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
et j'ai acheté des chaînes
Pour toi mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée mon amour.
Jacques Prévert; "Paroles"
(Saine lecture pour un lundi matin...)
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Elle a minaudé auprès de mon Maître pour que l’on vienne à la soirée des Windsors alors que j’avais un programme avec mon pote Cauet et mes copines pour des bœufs improvisés.
On arrive avant elle et je me demande, si cette fois encore, elle ne fera pas faux bond à l’invitation.
Je guette l’entrée, ma coupe à la main et elle arrive. Elle est accompagnée d’un beau dominant, ils rient ensemble. Ça me fait du bien de la voir rire car cela fait des mois que je l’entends pleurer…
Ils se tiennent par la main et je les pense plus proches que je ne croyais. Je me garde de faire quelques remarques que ce soient même si des questions curieuses me brûlent les lèvres.
Elégante et souriante, je la retrouve comme à la belle époque, servant son partenaire avec dévotion.
Ça me fait bizarre de la voir dévouée à un autre que Oxy. Oxy et Cindy, c’est aussi mythique que Masterlau et Bergamote. Egoïstement, je les souhaiterais toujours ensemble mais la vie, et surtout Oxy, en ont décidé autrement et ça ne me regarde pas. Mais ça me renvoie à ma propre histoire et contre cela, je ne peux pas lutter. Je ne peux pas m’empêcher d’en vouloir à Oxy même si j’ai beaucoup de respect et d’affection pour lui.
Elle me rejoint sur la banquette et on babille comme deux collégiennes. C’est toujours un grand moment de plaisir que de se retrouver, elle et moi. On s’est découvertes par hasard, il y a quelques années déjà et la similitude de nos parcours (et accessoirement le partage du même dominant) nous a liées d’une amitié sincère.
J’ai vécu son abandon et ai écouté sa peine, tellement elle réveillait de douloureux souvenirs pour moi. Je connaissais le chemin qu’il lui faudrait parcourir. Je savais que cette phase de deuil lui paraîtrait interminable et qu’elle passerait par tellement d’états d’âme… Je savais et elle savait que je savais. Je devenais sa boule de cristal, lui expliquant avec patience, l’épreuve suivante.
Je lui servais des phrases toutes faites qu’on m’avait dites et dont je me nourrissais, à l’époque, pour survivre à mon chagrin. Remplacer Oxy, c’est comme remplacer Masterlau, c’est du domaine de l’impossible !
Pourtant, je savais combien il était important de ne pas renoncer à sa soumission à cause de la mort d’une histoire dans laquelle on n’avait pas vraiment de responsabilités. C’était le choix de l’autre que de dire stop à la relation, au nom de tout un tas de mauvaises raisons. Mais était-ce suffisant pour, à notre tour, dire stop au BDSM ?
Similitude de notre parcours, Cindy, tout comme moi, avions fait notre temps « vanille », mené notre carrière professionnelle, élevé nos enfants pour qu’à un moment, on décide de s’occuper de notre libido devenue morte.
Après le libertinage vite jugé fade, le BDSM nous avait ouvert des portes menant à des chemins lubriques insoupçonnés qui nous dévergondaient avec tellement de plaisir à la clé, qu’il aurait été criminel d’y renoncer. J’insistais pour qu’elle m’écoute et surtout qu’elle m’entende. Je la connaissais battante et tout à fait capable de surpasser sa peine pour se concentrer sur son futur bonheur.
J’aiguisais sa curiosité en lui parlant des rencontres que j’avais faites et qui, pour certaines, m’avaient fait vibrer le temps d’un instant.
Mais ce soir, on ne parle plus du passé. On regarde vers son avenir BDSM et elle en tisse la trame durant cette première sortie parée de son collier de pacotille. Elle est sollicitée par les membres du groupe qui l’apprécient tous. Elle sourit. Elle rit. Elle parade. Je l’aime ainsi.
Elle suit son dominant et je suis curieuse de la voir jouer mais ils se sont isolés et la porte est fermée ; je connais ce code et je respecte leur intimité. Je me réjouis pour elle de ce qu’elle peut être en train de vivre, à vibrer sous les caresses d’un autre. Cela fait partie de son « apprentissage » du retour à sa vie.
Elle revient le feu aux joues, alors que mon Maître me fouette en enroulant le fouet autour de mon corps. On se prend dans les bras et on partage ce moment, on virevolte afin de changer l’angle de l’impact.
Elle a envie de fouet et s’adresse à Masterlau. En deux clics, elle a ôté son joli corset de cuir et exhibe avec indécence ses moelleux melons qui composent sa poitrine opulente et blanche. Elle garde sa jupette de dentelle et son string. C’est déjà beaucoup pour elle de s’effeuiller ainsi en public. Je le sais, je la connais !
Elle décide tout ce soir et elle instrumentalise les autres à son propre plaisir. Elle est toujours soumise mais désormais c’est à elle-même. Elle donne que ce qu’elle veut donner. Elle se donne si elle veut. C’est une femme libérée même si elle ne se sent pas si libre que ça. Elle veut jouer les Houdini pour fourguer ses chaînes devenues rouillées, inutiles voire dangereuses.
Elle ne sera pas attachée. Elle veut garder le contrôle de ses bras en l’air. Elle s’impose une contrainte supplémentaire en s’agrippant aux chaînes qui pendent. Elle gigote comme si elle cherchait de la stabilité sur des sables mouvants, puis, soudain je la sens inspirer à fond et s’immobiliser. Elle est prête.
Masterlau œuvre sur elle. Il vit sa disposition comme un grand honneur qu’elle lui fait. Secrètement, il a espéré ce moment et c’est sans doute pour cela qu’elle n’a pas eu de mal à le convaincre de venir ce soir, au détriment de ma soirée « nanas ».
Je les regarde jouer ensemble. Le rythme est soutenu. Ça monte crescendo et c’est elle qui mène la danse. Elle ahane, elle crie comme si elle avait besoin de s’exorciser d’un mal qui l’asphyxie. Elle rit aussi et chaque fois, je pense qu’elle va dire stop. Elle se « punit » d’une abstinence qui n’a que trop duré. Elle en veut encore, mon Maître transpire. Ils sont ensemble dans cette bulle de complicité et d’admiration réciproque. C’est comme une lutte où le matériel est mis à rude épreuve, où le corps de la soumise encaisse et où les muscles des bras du fouetteur sont bandés à outrance.
Je constate que mon Maître ne fait quasiment pas de pause, qu’à aucun moment, il ne vient la caresser comme pour effacer les traces du passage de son engin et je m’approche d’elle pour la prendre dans mes bras. Je ne crains pas le fouet et l’affronte en regardant mon Maitre. Je sais qu’il fera particulièrement attention de ne pas m’atteindre au visage. Je veux m’assurer que ma topine va bien.
Je caresse le corps meurtri de Cindy. Elle est brûlante et l’espace d’un instant, je me demande si elle n’est pas allée trop loin. Mais les propos qu’elle chuchote à mon oreille me rassurent et je fais signe à mon Maître que tout va bien, qu’elle en veut encore, qu’elle peut encore.
Ils joueront longtemps ce soir-là et leur air hagard respectif lorsqu’enfin ils se poseront face à face m’en dira long sur leur satisfaction personnelle.
Le reste de la soirée sera plus léger pour Cindy, elle est venue chercher sa jouissance à elle, celle qui la fait vibrer et la confirme dans son statut de demandeuse de pratiques SM.
Je sais combien son retour, seule, à la maison lui sera pénible. J’ai connu, moi aussi, ces retours de soirée où l’on décide de rentrer seule, quand bien même on a envie de baiser et même si on a été sollicitée, voire tentée parfois.
Bizarrement, on est emplie d’une forme de culpabilité idiote, comme une adolescente qui aurait fait le mur pour se rendre au bal qu’on lui refuse depuis trop longtemps.
Cindy, tu es une pétroleuse et je sais que tu sauras puiser la force dans ta passion du BDSM pour envisager un avenir à deux. Tu ne trouveras pas le « remplaçant » de ton Maître Oxy, mais tu vivras autre chose, quelque chose de différent qui te rendra plus forte et plus sereine.
Moi aussi, lorsque j’ai perdu CKristo, j’ai pensé que je ne pourrais plus jamais rencontrer quelqu’un d’autre qui me fasse autant vibrer. D’ailleurs, lorsque Masterlau est entré dans ma vie, je ne lui ai accordé aucun crédit mais il a su me faire rêver et m’emmener dans son univers, où, avec confiance et amour, je l’ai suivi et où je me pavane dans le bonheur depuis trois ans.
Je vais continuer à te suivre, avec bienveillance, de loin ou de près (comme tu voudras), mais « je sais » d’ores et déjà, quelle soumise épanouie tu seras dans trois ans.
N’oublie jamais que si le pare-brise est plus grand que le rétroviseur, c’est pour pouvoir regarder DEVANT.
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