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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Désolée pour les fautes éventuelles, je suis partie en vacances :).
Chacun a sa vision de son univers sexuel. Jeune je me sentais perdue dans mes ressentis. Un homme un jour a mis des mots sur mes envies et mes désirs. IL me parlait de BDSM. Toutefois Je n'aime pas les cases, je suis libertaire. Pour moi, es sentiments sont vitaux.
Photo personnelle.
J'ai écrit sur différentes musiques, mais j'ai commencé avec Diana Panton, Fly me to the moon... pour vous mettre dans l'ambiance.
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Nous étions sur ce bateau qui nous conduisait au paradis.
Le bleu est ma couleur favorite et ici le camaïeu en était sublime et transparent. J’étais b ercé. J’ai toujours aimé être sur un bateau. Ce sentiment d’être bercée.
Au loin je devinais l’île où nous allions être durant une semaine.
Un petit coin de paradis sur terre. Nous arrivions au ponton.
La chose qui me saisit tout de suite à mon arrivée, c’est l’odeur de l’île. Je n’ai jamais senti à ce point un parfum naturel de fleurs. Une lumière, une atmosphère et l’odeur du bonheur. Je me sentais légère dans cette bulle. Il était là à mes cotés. Il aimait observer mon regard enfantin qui appréciait les choses simples, ce moment présent. J’étais si sensible à mon environnement.
Nous nous dirigions vers la réception de l’hôtel. Il était parfaitement intégré dans la nature. C’était une première pour moi. Passer une semaine sur une île. Nous avions fait le choix de ce lieu car nous sommes passionnés tous les deux de plongées sous-marine. Simplicité, un minimum de confort et surtout pas de télévision ni de piscine. Juste la nature et la mer. Le club de plongée était superbe. A son entrée une immense volière avec deux perroquets. Je n’ai jamais aimé voir des animaux en cage mais ceux là semblait ne pas être malheureux.
C’était notre premier voyage où nous partions si longtemps loin de tout. Je me sentais libre et protéger à ses côtés. Sa bienveillance m’avait appris à prendre confiance en moi.
Il me savait exigeante sur mes attentes, mes envies. J’étais déterminée. Le plus compliquée est l’idéal qu’on se fabrique. Plus on avance en âge et plus il est complexe de rester totalement ouvert. Les sites et les applications de rencontres font que nous avons à notre disposition un vaste catalogue. On regarde, on coche des cases. C’est concurrentiel. Mais si on prenait juste le temps. Le temps d’apprendre à savoir si nos attentes coïncident, à respecter l’autre. Nos choix, notre manière d’être, notre égoïsme a toujours un impact sur l’autre. Lui avait su me donner cette confiance.
J’étais devenue si craintive, presque inaccessible car je n’en pouvais plus de cet empressement, de cet emballement où plus personne de donne réellement de soi. J’avais besoin de sentir cette considération. J’étais à la fois forte et fragile. Forte car la vie nous oblige à ne dépendre de personne. Fragile car j’avais besoin de ces bras qui me disait. Je suis là, tu ne crains rien.
La soumission m’apporte cela. Ce sentiment où je sais que je ne crains rien, où je peux enfin de détacher de ce qui me fait peur. C’est bien plus que des pratiques sexuelles. Celui ou celle qui pensent qu’il suffit juste d’être attachée ou d’obéir. C’est tellement bien plus profond. C’est avoir le choix de se remettre à une confiance ultime, animale, protectrice. C’est en moi, depuis ma plus tendre adolescence. Je n’ai jamais pu mettre de mots sur ce que je ressentais. Je pensai que tout était mal de mes ressentis. A l’époque, internet n’existait pas. Il aura fallu une rencontre pour que je puisse mettre des mots sur mes désirs. Jeune, spontanée et surtout amoureuse, j’ai appris beaucoup de cet homme. La rupture fût brutale et traite. Les sentiments sont une chose qu’ils ne faut pas piétiner. Lui s’en fichait. Avec le temps j’ai compris la différence dans les sentiments. Ce que je prenais pour de l’amour était en fait de l’addiction à lui. Il me rendait folle. J’ai compris plus tard que ce n’était pas de l’amour mais de l’appartenance.
Le temps fît son œuvre. Je décidais de faire ce que l’on attendait de la jeune femme que j’étais. Ce poids sociétal où je devais trouver un petit ami, avoir une vie stable, de rêver à la vie à deux, au mariage, la maison et les enfants. Quelle prison ! Je veux dire par là que rien ne nous empêche tout cela si c’est notre envie, mais combien de personnes restent ensemble car cela est confortable.
J’ai toujours voulu ma liberté d’être avec quelqu’un pour ce qu’il est et de pouvoir partir si nous n’allions plus dans la même direction. Ma vision du couple n’est pas celle de majorité mais j’ai besoin de ressentir que je suis unique à ses yeux. Je désire sa franchise sans concession. Mes choix, ses choix, nos choix. Avec le temps il m’avait apprivoisé.
Certains hommes tentaient de s’intéresser à moi juste pour me posséder comme un trophée sans avoir aucune imagination, ni aucune créativité. J’avais besoin d’être surprise autant que j’aime surprendre mon partenaire. Mais la vie est aussi faite de routine, de besoin d’être seule. Et j’étais mure pour cela aujourd’hui. Le bonheur est le jardin que l’on doit entretenir.
Et là, nous étions là à profiter de cette parenthèse enchantée. Nous avions un petit bungalow en bois qui donnait sur la place sublime de sable blanc. La végétation était si luxuriante, et toujours ce parfum. J’adorais humer les fleurs de tiare.
A peine dans le bungalow, il m’enlaçait la taille en m’embrassant tendrement puis plus fortement. Parfois le loup prenait le dessus quand il m’empoignait par les cheveux pour me saisir ma gorge avec sa bouche, sa langue, ses dents. Je râlais de plaisir. Il aimait jouer de moi car il me laissait là avec ce désir naissant pour aller admirer la plage.
- Viens me dit-il
Il tendait la main vers moi pour que je la saisisse.
Pas besoin de mot, nous nous comprenions.
La nuit commençait à tomber. En sortant de la douche il m’observait.
- Enlève ta serviette.
IL était assis dans ce fauteuil en rotin.
Les cheveux trempés, je le regardais droit dans les yeux. Je dénouais ma serviette.
Il était en train de se caresser.
-Mets toi sur le lit.
J’obeissais.
- Ecarte tes jambes et caresse toi.
Je détestais me caresser devant un homme, et il le savait. Cela me renvoyait à ces histoires banales où les hommes qui avaient pris leur plaisir, pensait qu’une pénétration faisait jouir une femme. Ces hommes qui vous laissent là et qui vous disent… « Caresse toi ».
C’était pour moi le pire. Je me suis souvent caressée, surtout après l’écriture de mes nouvelles où j’étais dans un tel état. Mais certaines femmes comprendront ce que je veux dire.
Je mettais un point d’honneur à voir les aptitudes de l’homme avec qui je serai à prendre réellement le temps de connaître tout ce qui me rendrait folle, à savoir comment me donner du plaisir. Et cela va dans les deux sens.
Tout en le regardant, j’ouvrais mes jambes. Ma chatte était complètement épilée. Je commençais à descendre mes doigts sur mon petit mont de Vénus.
Ma main droite, toujours la main droite. Mon majeur commença d’abord à dessiner le contour de mes lèvres. Je commençais à mouiller. Son regard était pénétrant. J’imaginais que c’était ses doigts.
Imprégnés de mouille, je remontais doucement sur mon clitoris. Il était petit et si sensible. Je faisais des petits cercles circulaires. Je tourbillonnais.
- Pénètre toi avec tes doigts.
Gourmande comme j’étais, je mis trois doigts dans ma chatte qui s’ouvraient naturellement au désir d’être comblée, remplie. Je faisais des va et vient. Cela ne me suffisait pas. J’en rajoutais un quatrième, sans sa permission.
- Petite salope me dit-il.
Je mouillais de plus en plus. Tout mes doigts rentraient comme dans du beurre. J’étais assez étroite.
Il se leva d’un seul coup. Tout en me toisant du regard il mis ses doigts dans ma bouche.
- Ta bouche est aussi faite pour être remplie.
Je baissais les yeux.
- Regarde moi et réponds.
- Oui… Monsieur, ma bouche est faite aussi pour être remplie.
- Descend mon short.
Je descendais son short. Pas besoin de comprendre que son sexe était en érection.
- Branle -moi, tu ne la mérites pas pour le moment.
Je saisis son sexe dans ma main. J’avais tellement envie de le sentir dans ma bouche. J’aimais le lécher, le caresser, le servir, le voir prendre du plaisir.
Il était debout sur le coté du lit. Pendant que je le caressais, il commença à s’intéresser à ma poitrine.
Doucement il saisit mon sein gauche. Des caresses, douces puis plus insistantes, puis il le gifla. Il prit mon téton dans sa main. Je commençais à gémir. Il le pinça de plus en plus fort.
- Il ne pointe pas beaucoup à mon goût.
Il tira alors fortement vers l’avant pour le rendre droit, fier et parfaitement dressé.
Cette douce douleur me rendait folle. Je le regardais dans les yeux.
- Qui t’a dit d’arrêter !
J’avais toujours du mal à me concentrer quand il s’occupait de moi et qu’il me donnait l’ordre de m’occuper de lui.
- Je vais t’éduquer à faire plusieurs choses à la fois, sois en certaine.
Je rougissais. Je me demandais ce qu’il avait en tête. Sa perversité comme la mienne n’avait pas de limite. On pouvait tout se dire sans jugement. L’art d’une véritable relation.
- Ouvre ta bouche et sors ta langue.
- Voilà qui est mieux, petite chienne.
Il repris son sexe en main. Il monta alors sur le lit.
Face à moi, son sexe à ma hauteur, il passait son sexe sur ma langue.
- Lèche ! juste lécher.
Je me délectais de son gland. J’aimais le lécher, l’honorer. C’était si bon. Un pouvoir immense que ma langue a sur lui, au plutôt ma bouche.
Il remonta alors mes cheveux par l’arrière de ma tête . Il s’engouffrait en moi. Il bloqua ainsi ma tête contre sa queue qu’il avait enfoncé profondément en moi. Je voulais déglutir, mais cela ne faisait que le prendre davantage dans ma gorge. C’est là qu’il mis sa main sur ma gorge comme pour m’accompagner à prendre plus, bien au fond.
- Voilà, tout doux petite chienne. C’est bon de te voir t’étouffer avec ma queue.
Puis il ressortit presque sauvagement. Je repris alors ma respiration. Il la replongea à nouveau, puis la ressortit. Il prenait ma bouche comme il aimait prendre ma chatte.
Il tenait ma tête pour qu’elle ne bouge pas. Je sentais la dureté de son membre dans ma bouche. J’aimais quand il était doux et aussi quand il se transformait avec ce animalité qui me consumait.
Je salivais tellement, je mouillais aussi tellement. Je bavais. Il se servait de sa queue pour ramasser la mouille sur mon visage et me caresser avec.
Je voulais prendre sa queue avec mes mains. Il me saisit avec les poignets. Il les plaçait au dessus de ma tête.
- Qui t’a permis? Suce.
Quand il prenait mes poignets ainsi, je me livrais encore plus à lui, ses désirs, les miens. Sa fougue était sans limite. Aucun jugement.
Il appuya sur ma tête pour me faire descendre.
- Allonge toi.
Il s’assit alors sur moi au niveau de la poitrine.
Il m’embrassa sauvagement sur la bouche. Nos langues se mélangeaient d’une passion vorace. Puis il me claqua la joue droite sans que ce soit une gifle. Je me débattais légèrement.
Il bloqua alors mes mains sous ses jambes. J’étais ainsi impuissante.
Il pris alors sa main pour me tenir la bouche. Il serrait.
- Tu vas me laver le sexe .
- Ouvre ta bouche.
Il recommençait alors à prendre l’assaut de ma bouche. Cette fois je me sentais réellement utilisée pour le satisfaire. J’aimais ce sentiment d’abandon.
Il avait placé ses mains sur le mur. J’étais littéralement remplie par son membre.
Quand il s’arrêtait il me regardait pour me faire comprendre que j’étais son esclave sexuel.
Il aimait me mettre sa queue en bouche . A ne plus me faire bouger. Je sentais qu’il aimait cette façon dont je pouvais me débattre pour me défaire de cette étreinte étouffante.
J’étais possédée. Naturellement j’ouvrais ma bouche, je sortais ma langue, comme pour le supplier d’avoir plus. Il s’assit alors sur ma bouche pour que je lui lèche ses couilles. Je les aspirais, les prenais en bouche. Il prenait en main sa queue pendant que je le léchais. Il ondulait son bassin pour que ma langue passe partout. Surtout sur cette partie lisse entre ses couilles et son anus. Cette partie su douce qui le rendait complètement fou. Je le sentais. Je savais qu’il se contenait pour ne pas me montrer l’effet que cela lui faisait. J’adorais justement le faire défaillir. C’était un jeu auquel nous aimions jouer.
Il appuyait alors complètement son anus sur ma bouche. J’avais un goût certain pour la sodomie et j’aimais cette délicate attention alors pourquoi ne le ferai je pas à mon partenaire. Et j’avouais que j’adorais ça, car il aimait ça. Il aimait que ma petite langue aille partout.
- Bonne petite bouche nettoyeuse.
Il jouait encore et encore. Ma langue toujours dehors. Son bassin ondulait. JE me sentais chienne, salope mais au fond, j’assumais juste celle que je suis. J’ai toujours trouvé fou le fait qu’on traite une femme qui s’assume de salope, de chienne.. alors que pour un homme au fond on trouverait cela presque normal.
Une fois qu’il estima que je l’avais bien nettoyé, il se leva. Face à moi au bout du lit, il me regardait. Mon visage était mouillé.
- Allez lève toi, petite paresseuse.
Son regard était presque tendre. J’étais si excitée.
- Tu es en chaleur ! Tu vas te calmer.
Il voulait me frustrer comme il savait si bien le faire.
Il prit alors mes bras pour les maintenir dans mon dos. Il se mit ensuite derrière moi et me poussa contre le bureau de la chambre. Il posa alors mon vendre contre.
- Ecarte ton cul.
J’obtempérai. Je plaçais mes mains de part et d’autres pour exhiber alors mon petit anus. J’avais tellement envie de le sentir en moi. Qu’il me prenne là.
Il mis sa main sur ma tête. Il s’approcha de moi pour me murmurer à l’oreille.
- T’es une bonne petite chienne. Dis le !
- Je suis une bonne petite chienne.
Il me fessa l’entrejambe.
- Je suis une bonne petite chienne.. Monsieur.
- Pardon.. je suis une bonne petite chienne, Monsieur dis-je dans un murmure presque honteux.
Il lécha alors ma joue.
- J’aime te déguster, te sentir, te ressentir.
Il mis alors à hauteur de mon visage un plug
- Regarde ce que j’ai pour ton petit cul. Je veux que tu sois moins étroite. Je veux pouvoir te prendre comme bon me semble sans aucun ménagement.
I- Suce le comme si c’était mon sexe.
Il s’amusait à le mettre dans ma bouche. Et à le ressortir.
Il me redressa.
- Pose le bien droit devant toi. Montre moi comment tu fais bien tes fellations.
Il le tenait avec sa main. Il maintenant parfois ma tête pour que je le prenne bien comme il le faut dans ma bouche.
Puis une fois qu’il estima que j’avais eu assez d’entrainement pour se voir, il le prit dans sa main.
- Regarde toi dans le miroir. Je veux que tu vois ton visage quand tu vas prendre ton plug dans ton petit fion.
Je m’observais. J’étais avec ce regard félin, joueur. Je le regardais.
Lui se concentrait sur mon cul. J’avais mis mes deux mains sur le bureau.
Il mit un doigt dans mon cul, comme pour prendre la température.
Il humidifia à nouveau le plug en le passant sur mes lèvres et mon clitoris.
Il plaça alors le bout à l’orée de mon antre.
- Empale toi dessus, avale le avec ton cul.
Doucement je sentais la largeur du plug me saisir. Il était assez gros. Je sentais mon auréole céder. J’allais à mon rythme.
- Hum j’ai hâte de te baiser après la chatte sachant que ton cul est bourré par ce plug.
Me dit il en me regardant dans le miroir. Je me redressais avec fierté. Je lui souriais, avec cette envie et cette défiance.
- Habile toi maintenant !
Je revêtis alors une robe longue faite de plein de couleurs. Elle avait se décolleté. Je ne portais rien d’autre que cette robe.
Lui portait ce short bleu marine avec son polo blanc. Il avait cette élégance naturelle sans jamais être classique.
Nous nous promenions alors sur le chemin sablonneux de l’ile, pieds nus. Je sentais le plug dans mes fesses. Je me sentais excitée et honteuse de mouiller honteux. Je la sentais couler à travers mon entrejambe.
Notre bungalow était légèrement éloigné du restaurant mais c’était plaisant. Aucune voiture.
En marchant je m’amusais à le narguer. Vu qu’il me rendait folle, je me devais de lui rendre la pareille. Je m’amusais à relever ma robe pour qu’il admire mes fesses tout en marchant. Je voyais son sourire. Il était si bon de ne pas se prendre au sérieux.
La nuit était tombée relativement tôt. Il avait réservé une attention délicate pour moi ce soir. Un repas les pieds dans l’eau.
La lune était pleine, l’océan se parait du reflet scintillent qu’elle provoquait. C’était un spectacle magique. Le repas était à la bougie. Juste le bruit des vagues qui allaient et venaient. L’eau était chaude, c’était si agréable. Je vivais un rêve.
Le repas était divin. Du poisson, quoi de plus frais. Un peu de vin. J’étais frustrée car je voulais lui faire la surprise d’apporter une bouteille de champagne ainsi que mes coupes . Malheureusement aux Maldives il était interdit d’importer de l’alcool. Une grande frustration.
Nous aimions rendre chaque moment unique et magique.
On se dévorait du regard, nous pouvions parler de tous les sujets et surtout de notre passion commune pour la plongée. Nous allions commencer dès le lendemain. Notre première plongée ensemble. Je trépignais d’impatience.
Une fois le repas terminé, il demanda à ce qu’on qu’on nous dérange plus. La table était débarrassée.
C’est à ce moment qu’il se leva. Son regard était brulant. Il me leva de ma chaise. Il m’enlaça fermement.
- Te souviens tu que ce que je t’ai dit tout à l’heure ?
- Humm.. oui…
- Que t’ai-je dit ?
- Que vous vouliez me prendre avec le plug dans mon cul.. Monsieur.
Je souriais.
- Relève ta robe sur ton cul.
- Si tu voyais comme je te vois. La lune laisse deviner l’accès au fruit défendu que tu es. Une posture qui montre que tu es prête à être cueillie.
Je n’en pouvais plus depuis tout à l’heure.
Il me poussa alors le vendre contre la table. J’étais sur la pointe des pieds. Le sable était des plus agréables. Sentir l’eau aller et venir sur mes pieds était terriblement apaisant.
Je sentais son sexe doucement s’introduire dans ma chatte. L’accès était plus difficile. Puis une fois installé dans ma chatte, il voulu rester profondément ancré.
C’était si érotique. Puis il me retourna sur le dos. Cette position était tout aussi érotique. J’avais envie de crier mon plaisir, mais il me baîllonnait avec sa main. Chaque butée provoquait un cri qui partait dans le silence de sa main ferme.
- Tu aimes ça hein ? le cul rempli, la chatte comblée.
- Allez réponds ma belle.
Je hochais la tête par l’affirmative. Il était frénétique. J’avais l’impression que la table allait partir dans le décor. C’est alors qu’il saisit poignets et s’en servit pour bien me prendre, me prendre intensément. Son membre était gonflé par son désir.
- Tu es ma petite chienne.
J’aimais quand il me disait cela. Je devinais son regard dans cette pénombre. Quand il relâchait la pression au niveau de mes poignets, il agrippait mes seins fermement pour ne pas qu’il bouge. Il aimait s’en occuper particulièrement. Juste avant que sa jouissance n’arrive il mettait sa main sur ma gorge pour m’étrangler légèrement. Je sentais ses coups se faire féroces. Ces coups de reins qui font que nous ne sommes plus qu’un.
Je gémissais.
Il me gifla de plus belle. Je mordais mes lèvres pour me taire. Il me baisait fortement autant qu’il me désirait et que je le désirais.
Quand il se redressa au moment de jouir, je le regardais. On aurait dit un kouros. Vigoureux, conquérant.
Nous ne disions plus aucun mot mais il n’y avait rien à dire. Nous étions juste bien.
- Reste ainsi les jambes écartées. J’aime te voir souillée ainsi exposée à la lumière de cette lune.
Il s’approchait son visage de mon sexe. Il regardait son sperme sortir de ma petite chatte.
- Caresse toi.
Je mis mes mains sur mon sexe, doucement sur mon clitoris. Je n’aimais pas le sperme. Il savait pourquoi, mais au fil du temps avec lui je me sentais de plus en plus confiante. Il ne me forçait jamais à faire quelque chose que je ne voulais pas. Il connaissait mes limites.
Il saisit le plug et commença à jouer avec pendant que je me caressais. La chaleur du sperme se mélait à ma mouille. J’inondais.
- Allez écartèle bien ta chatte avec tes doigts.
Lui s’amusait à me pénétrer avec le plug. Ça me rendait folle d’excitation.
- Humm, regarde comme ça rentre, comment ça sort… Bientôt tu resteras avec un petit trou bien ouvert. Regarde ça comme t’es ouverte.
Il aimait observer mon petit trou s’agrandir, se refermer. Puis il remplaçait le plus par ses doigts.
Maintenant, il me pénétrait avec. Il me fouillait pour m’élargir. Je mettais mes doigts dans ma chatte. Je sentais les siens qui étaient dans mon cul de petite chienne.
C’était si intense. Quand je sortis mes doigts de mon con, je les mis sur mon clitoris qui était si gonflé, tout comme mes lèvres. C’est là qu’il profita pour entrer quatre doigts à l’exception de son pouce. IL tournait son main, encore et encore pour que mon cul accepte d’être à disposition autant que ma chatte.
Je fermais les yeux, il me parlait comme je l’aimais.
- Allez petite pute, regarde tu as quatre doigts dans ton petit cul. Dis moi que tu aimes ça.
- Ohhh oui.. j’adore ça, murmurai je.
- Tu es ma petite chienne, abandonne toi. Je veux que tu jouisses pendant que je te baise de mes doigts.
Plus il me parlait plus j’étais folle. Je sentais les contractures se faire intense. Ses doigts qui me prenaient le cul était si intense. Il tenait ma gorge, continuait à me parler à l’oreille comme pour préserver notre jardin secret.
Quand cette vague arriva je commençai à hurler. Il me bâillonnait fermement.
- Allez jouis ma chérie, tu es si belle…
Plusieurs vagues me submergeait. La plus forte a été celle où je sentis mes larmes perler de mes yeux.
Il caressait alors mon visage.
Il m’aidait à me relever. Il saisit ma main.
Il se dirigea dans l’eau. Nous prenions ce bain de minuit.
Nous étions seul, la mer nous berçait. Il me prit alors dans ses bras, l’eau me faisait légère comme une plume. Je me blottissais contre lui. Le temps s’arrêtait…
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Désolée pour les éventuelles fautes, je suis vilaine, je ne me relis pas.. J'écris instantanément.
J'ai écris sur cette musique, donc je vous invite à lire en l'écoutant
NINE INCH NAILS - "CLOSER"
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A peine arrivée chez lui après une longue journée, je n’avais qu’une envie. Me poser. Juste avant de toquer, je me regardais encore dans le miroir afin de paraitre à mon avantage. Mes traits étaient un peu tirés.
Je portais une chemise blanche avec une jupe crayon. J’affectionne particulièrement ce style. J’avais pris soin de mettre des bas couture. J’avais échangé mes chaussures à petits talons contre mes vertigineux Nina Ricci, d’un vernis rouge hypnotisant.
Je sonnais, il ouvrit la porte. Il était encore habillé de son costume bleu marine. Il était si sexy. Je sentais son regard me dévorer tout en étant froid. En voyant la cravache dans sa main, je baissais naturellement les yeux. Nous allions pénétrer dans notre jardin secret où nous sommes complètement à nu.
Le bruit de pas se frayait le chemin dans son antre. Je prenais soin d’avoir la démarche la plus provocante qu’il soit. Je voulais le rendre fou comme il me rendait folle. La sensualité est un art. Je me postais au milieu du salon, les jambes entreouvertes avec mon appui sur la jambe droite, me faisant me déhancher.
C’est là que je sentis la cravache sur ma hanche droite m’indiquant que je devais me tenir droite.
- Voilà qui est mieux ! me dit il.
Il était derrière moi, je sentais son torse contre moi. Mon cœur palpitait, mon souffle l’appelait. Ma tête se glissa en arrière, recherchant son contact. Il passa la cravache alors sur ma gorge. Cela m’électrisait. Mes mains commençaient alors à chercher son contact au niveau de son entrejambe.
J’avais du mal à me contenir. Je me frottais contre lui telle une petite chatte en chaleur. Il plaça alors la cravache dans ma bouche. Il remonta d’un coup brutal ma jupe sur mon fessier.
- Hum ce cul.. une peau si blanche. Je sais que vous aimez rougir.
Je sentis cette vague en moi monter, j’avais envie de serrer fortement mes jambes, de contracter mon sexe. J’avais envie qu’il me prenne là et maintenant.
Il caressa doucement mon fessier. Il écartait ses doigts pour mieux mesurer le galbe de chacune de mes fesses. Il me fessa à travers ma petite culotte. Je sursautais. Il appuya sur ma tête pour la baisser. Il tournait tout autours de moi comme si j’étais sa proie qu’il allait dévorer ou plutôt avec laquelle il allait se délecter.
Il parlait peu. Mes sens étaient complètement en éveil. Le bruit de ses pas. J’aimais fermer mes yeux juste pour ressentir. La privation de la vue a toujours été si excitant me donnant ce sentiment de vivre la liberté de qui je suis.
Je restais ainsi en attente. Je mouillais complètement. Il tira alors sur mes cheveux pour ensuite redresser ma tête.
- Votre collier ma petite chienne.
Il relacha son emprise au niveau de mes cheveux.
- Relevez vos cheveux.
Il passa entre mes bras et ma nuque pour me faire comprendre son statut de petite chienne, et j’adorais ça. Il aimait que je me tienne fière en le portant. Il le serra fortement. Je sentais un léger étranglement si érotique. Je sentais l’odeur du cuir et cette fois ci il le verrouilla un cadenas. Il m’excitant tant. Cette envie qu’il me possède. Ce désir si animal et à la fois si beau.
Il était là en train de me respirer. J’avais toujours la cravache en bouche. Il déposa un baiser si sauvage dans mon cou à la limite de la morsure. Il me léchait. Sa langue était inquisitrice, puissante. Ses dents voulait marquer son désir. Je me contenais. Garder cette frustration. Il m’avait demandé de ne pas me caresser durant une semaine. J’étais dans un tel état.
Alors que je ne m’y attendais pas il claqua mes fesses avec une telle force que j’ai failli en faire tomber la cravache. Il abattit une seconde fessée sur mon postérieur. Il saisit alors ma culotte pour qu’elle se fraye un chemin dans la douce raie de mon cul. Il tira vers le haut. Je sentais la pression du tissu sur mon clitoris. Il s’amusait ainsi à jouer en tenant ma culotte ainsi avec des va et vient.
Mon sexe se consumait, ma mouille devait couler entre mes lèvres.
Tout en tenant ma culotte fermement vers le haut, j’avais la sensation que ce string éphémère était e train de me faire perdre pied. Je me cambrais naturellement. Il passa sa main sur ma chatte.
- Hum ma petite salope, vous êtes si trempée.
IL passa sa main a hauteur de mes yeux.. Ses doigts étaient en effet trempés. Il était devant moi. Son regard plonger dans le mien. C’est là qu’il saisit la cravache de ma bouche.
- Bonne petite gardienne.
Je le regardais fixement, avec cette fierté, cette envie de le provoquer pour qu’il me punisse. J’adorais cela.
Avec le bout de la cravache, il tapotait de chaque coté de mes cuisses pour m’indiquer de les ouvrir davantage. Il glissa alors la cravache sur la culotte au niveau de mon sexe. J’avais envie de me déhancher dessus pour me caresser avec. Totalement impudique, voulant me satisfaire et me libérer de ce désir. Soudainement il me cravacha le sexe. Naturellement j’eusse envie de serrer mes jambes.
- Ecarte !
Je le regardais droit dans les yeux avec cette défiance et ce sourire provoquant.
- E…car…te..
Je m’exécutais et je savais que j’allais me faire punir pour cette audace qu’il aimait tant. Je sentis alors la cravache s’abattre sur mes cuisses. Il jouait alors encore avec ma chatte pour ensuite la punir.
Il alla chercher la laisse qui gisait sur la table.
Naturellement je m’accroupis Il était là à mes côtés. Il me caressait la tête. Je plaquais ma tête contre sa cuisse. Il était d’une telle douceur. Je pouvais me laisser complètement aller. J’étais en confiance car je savais qu’il me considérait et il savait me rassurer. Il posa alors son pouce sur ma bouche pour en dessiner le contour. Il inséra doucement son pouce dans ma bouche. Je le suçais, je m’en délectais. Je voulais aussi lui apporter toute ma dévotion, ma reconnaissance et les sentiments que j’avais à son égard. Je lui offrais ma soumission pour me sentir libre.
Combien il était bon d’être avec un homme qui partageait les mêmes envies que les miennes. Mes envies peuvent s’apparenter à l’univers du BDSM, mais pour autant je déteste les cases. Cet univers peut être peuplé de fantasmeurs, de manipulateurs ou de personnes qui réduisent la domination à de la violence, ou encore à pouvoir faire ce qu’ils veulent d’une femme ou d’un homme, ayant trop regardé peut être des pornos. La soumission se mérite et chacun en a sa définition. Cette mise à nu à tout se dire est la relation la plus intense que je connaisse. Avez-vous déjà vécu une relation où vous êtes simplement vous. Soumise ne veut pas dire qui n’a pas de personnalité, qui ne se respecte pas, bien au contraire, c’est une femme qui s’amuse. Je sais je parle au féminin. Elle demande à l’autre de faire des efforts, de vous connaître. Messieurs, vous pensez réellement que sans savoir prendre le temps de s’intéresser à l’autre vous pouvez tout obtenir de lui ?.
Et là à ce moment ici où il attache la laisse, je suis libre. Je n’ai plus besoin de penser. Il prend les rennes. Quelle libération pour moi. Quel plaisir de marcher à quatre pattes à ses côtés. Il connait tout de moi, ma personnalité, cette femme-enfant, cette femme indépendante et celle qui a envie aussi de se laisser aller à sa perversité.
Il me promenait ainsi jusqu’à sa chambre. Félinement je le suivais et parfois j’aimais résister pour que la laisse se tende.
Arrivés à la chambre, il me plaça devant son lit sur son tapis. Il avait pris soin de mettre une musique des plus excitantes. Nous avions cette passion pour la musique, elle nous met parfois dans un tel état. Certaines musiques sont si sexuelles. Celle-ci me rendait folle.
J'étais là à quatre pattes. Il descendit alors ma culotte sur mes cuisses. Il avait appuyé sur ma tête pour la baisser vers le sol. Il s’était placé au- dessus de moi. Il avait ses jambes de pare et d’autres de ma taille. Il redressa ma jupe complètement sur ma taille. Avec la cravache il appuya sur mon dos afin que je me cambre. Je devinais qu’il regardait mon cul offert à sa vue. Je ne sentais pas le temps passé. Que faisait- il ? que me réservait il ? C’est la que je devinais un paddle long caresser mon fessier..
Il le passait d’une fesse à l’autre. Quand le premier s’abattit, je sentis force et détermination. Le ton était donné. Je savais que je ne devais pas bouger, ni rien dire. J’aimais la fessée mais parfois ses coups étaient si forts que je n’en voulais pas davantage. Parfois je faisais taire la provocation. Il me donnait des coups ferme que j’avais presque envie de me dérober. Il savait me canaliser par des gestes tendres entre pour me soulager pour mieux me punir comme je le méritais.
Quand il s’arrêta, je restais statique. Mon fessier devait être écarlate. La fin donnait place à cette endorphine qui me faisait me sentir bien. Il tournait autours de moi, me laissant ainsi. Puis avec sa main, il m’appuya la tête pour que je la mette au sol.
- Reste ainsi.
Il me fit attendre, comme une bonne chienne attend son maitre. Quand il me laissait ainsi, je savais qu’il pensait à moi et il savait que je pensai à lui. Cette tension était palpable, mon sexe était totalement en attente. Il était en train de défaire ses boutons de manchettes, tout en ôtant sa cravate. Il sortit de la pièce et revint avec un verre de Whisky à la main. Il consultait alors son portable. Je devinais qu’il gardait un œil sur moi. Mon cul surélevé lui donnait le meilleur angle d’observation.
- Tu es divine ainsi. Quelle belles chaussures ! elle te vont à ravir. Je vais prendre un plaisir à m’occuper de toi.
Il prenait son temps, je commençais à être impatiente. Ce n’était pas ma meilleure qualité. Il appuya sa chaussure sur ma tête…
- Prête à être baiser come une petite pute ?
- Je…
Un long soupir s’échappa, oui j’avais envie de cela ! qu’il me libère de cette tension animale.
Il saisit alors la laisse et me redressa. Il était face à moi, il me jeta alors sur le lit. Je tombais sur son bord. Ce sentiment de vulnérabilité me donnait envie de reculer. Je commençais doucement avec mes mains à me mettre vers le milieu de celui-ci. Il plongeait son regard dans le mien. C’était électrique Je le sentais sauvage, possédé, tout comme moi. J’étais panthère.
D’un seul coup il me stoppa dans mon recul. Il écarta mes jambes brutalement. Il me saisit alors sous le genou et me tira violemment à lui. Je me sentais conquise, prête à être possédée avec cette fougue qui l’animait. Mon dos tomba sur le lit soudainement. Lui était au bord du lit entre mes jambes qu’il tenait fermement de ses mains dominantes. Nous nous regardions avec une telle intensité.
Naturellement je lui appartenais, naturellement il me donnait envie de me soumettre. C’était d’une évidence. Cette passion.
Il se pencha alors vers moi Je sentais à travers son pantalon son sexe dressé. Il mis alors sa main sur mon visage pour le caresser puis il passa son pouce sur ma bouche. Elle était complètement asséchée. Il força ma bouche à céder sous sa pression pour qu’elle s’entrouve. Il l’enfonça dans ma bouche. Naturellement je l’ouvrais davantage, je le désirai. Je commençais à me délecter de son pouce. Il saisit alors ma gorge pour maintenir plus de pression. Il s’approcha davantage pour passer sa langue sur ma bouche. Il plongea ses yeux dans mon regard. Je le regardais droit dans les yeux. Il me gifla. Ma tête était partie sur le côté gauche. IL mis sa main sur mon cou, il serra, tout en me léchant la joue, tel un loup qui s’apprête à dévorer le pauvre petit chaperon rouge.
Il se redressa. Il saisit ma chemise et fit sauter les boutons pour me l’arracher. C’était si intense, si excitant. Il voulait libérer mes seins. Il me fixa encore. Il libéra mes seins en les sortant du soutien gorge.
Il les pris alors de ses pleines mains pour les malaxer. Je sentais ses doigts marqués ma peau. Il saisit d’un coup net mes tétons pour les tirer à lui comme il aimait tirer sur ma laisse. Je me redressai alors. Il me gifla pour me faire comprendre que je ne devais pas bouger.
Il avait pris soin de préparer les pinces à tétons que je redoutais tant. J’avais une sensibilité certaine. Il aimait me parer ainsi pour me rendre des plus dociles, sentir la douleur m’exciter.
Il me para également de bracelets en cuir noir à mes chevilles ainsi qu’à mes poignets. Et les attacha ensemble pour avoir un accès total à mon sexe et à mon cul. J’étais là exposée, soumise à ses moindres envies. Il mis sur mes yeux un bandeau également tout en cuir.
Ma poitrine se soulevait. Je ne tenais plus jusqu’au moment où je sentis ses doigts toucher mon clitoris.
- Que tu es trempée, je vais me délecter de ce doux nectar.
Quand sa langue s’abattit sur mon sexe, je soupirais. C’était si bon. Il titillait doucement mon clitoris. Mon sexe était lisse, sans poil, j’aimais sentir ses doigts recouvrir tout mon sexe de ma mouille. Il écartait mes lèvres pour l’aspirer c’était tellement intense. J’avais envie qu’il me possède sur le chant, qu’il me baise comme jamais.
Il savait me rendre folle. Il m’acheva quand il enfonça ses doigts dans ma petite chatte. Il aimait s’y aventurer, me l’écarteler. J’adorais ça. Il y allait en profondeur avec des vas et viens puissants, tout en continuant à me lécher. Je me dandinais comme une bonne petite chienne qui n’attend que d’être prise. Je suffoque de ce désir. Il me fait monter à la limite de la jouissance. Je me contracte, voulant de cette jouissance, mais il arrive à me mettre au bord. Il m’a interdit de jouir.
Pour me faire redescendre il aime continuer à me lécher tout en tirant sur la chaine de mes pinces. Des petits cris de douleurs, de plaisirs s’échappent alors de ma bouche.
J’ai senti qu’il se redressait quand il plaqua sa main sur ma bouche. Il me détacha. Il saisit à nouveau mes jambes pour bien les ramener au bord.
Tout en me regardant il prit la mouille de ma chatte, il se délecta les doigts puis les posa à nouveau à l’orée de mon trou. Il défit son pantalon et sortit son sexe en érection. Il me pénétra ainsi sauvagement.
D’un coup sec. Il me tenait par les cuisses, il était debout. Il prenait ce qui était à lui. De bons coups de queue me transperçaient. Mes seins volaient dans tous les sens. Il me baisait comme une bonne petite putain. Il soulevait soudainement mes jambes pour les mettre contre lui. Je le sentais intensément. Ses coups étaient si fort. Il prenait aussi son temps pour me la mettre dans profond. Quand il saisit mes poignets pour me rapprocher de lui, c’était pour mieux me transpercer.
- Petite putain !
J’aimais quand il m’insultait. Je n’ai jamais compris pourquoi cela me faisait tant d’effet. Mais j’aimais être sa putain. Il faut être femme, amante, maîtresse et putain.
D’un seul coup il me retourna sur le ventre. Il saisit mes poignets et les attacha fermement dans le bain. En me tenant par les coudes, il me prit à nouveau sauvagement. Je le sentais bien au fond de ma chatte. Parfois une douleur venait. Mon utérus rétroversé parfois me donnait quelques douleurs. Mais que j’aimais être possédée ainsi.
Je sentais alors son poids sur moi et il me tenait par la gorge. Je ne pouvais pas me cambrer comme je voulais au niveau de mon dos. Sentir son souffle était si bon. Il m’embrassait l’épaule gauche, il la mordait puis dans une frénésie il appuyait ma tête contre le lit. Et il entamait de me labourer comme il se devait.
C’était si fort que j’en étais arrivée, je le devinais au milieu du lit. J’étais alors allongée sur le ventre. Il se relevait et écarter mes fesses.
- Reste les jambes bien fermées.
- J’ai tellement envie de rendre béante ta petite rondelle ma
chienne. Laisser l’empreinte de ma bite.
Il commença par insérer un premier doigt.. il s’amusait avec son jouet. Il faisait des va et vient. Il aimait ensuite passer sa main sur ma chatte pour s’assurer de bien me lubrifier de partout.
J’étais si trempée.
- Hum j’ai du travail à faire avec ton petit fion pour bien l’écarteler.
Tu es si serré.
Il plaça un doigt de chacune de ses mains pour l’ouvrir. Il voulait l’inspecter, voir ce qu’il pouvait en faire. Puis il remit deux doigts bien fermement. Il commença à nouveau des vas et bien puis à l’élargir.
- Humm tu t’ouvres doucement. J’aurai tant aimé t’enculer comme ça à sec comme une vraie salope.. mais tu n’es pas encore prête.
Cela me vexait mais m’excitait à la fois.
- Je vais te faire porter un rosebud pour ton entrainement anal.
Il me tenait le cou, et il me baisait de ses doigts.
- Tu aimes avoue !
- Oui j’adore… encore…
- Regarde moi comme tu te dandines…
Je voulais davantage. Puis il écarta si fortement mes fesses que j’en eu presque mal. Je sentis alors sa queue au niveau de mon anus.
-Hum si tu voyais comment ton petit orifice cède.. tu sais que tu vas prendre cher. Je ne veux rien entendre. Compris.
- oui…
- Oui qui ?
- Oui.. Monsieur.
Tout en douceur je sentais mon fion cédé. Quand il fut bien en moi, il prit son temps. Puis tout doucement commença à me chevaucher. Il me claquait les fesses. Un son s’échappa de ma bouche. Quand soudainement Il s’allongea sur moi, et mit sa main sur ma bouche pour me faire taire.
Sa frénésie commença, je me débattais pour limiter son assaut. Mes mains dans le dos tentaient de le repousser pour le calmer. Il continuer de me baiser. Quand je sentais ses coups de rein de plus en plus fort, je compris que sa jouissance était proche. Il éjacula. Je n’entendais que son souffle. Ce silence qui parle.
Je sentis alors son poids sur moi. Il s’était complètement relâché.
- Ne bouge pas !
Il resta quelques minutes sur moi. Je sentais son cœur battre. Il était à nu sur moi. Je sentais sa chaleur, il transpirait. Il me caressait doucement les cheveux.
Je sentais sa semence au fond de mon petit cul. J’ai toujours eu un rapport au sperme particulier.
Au bout de quelques minutes il se releva. Il s’absenta. Il était allé se nettoyer. Quand il revint, il caressa mes fesses. Je sentais qu’il m’observait. Peut être regarder il le spectacle du sperme s’écouler de mon petit trou ?.
Soudain, je sentis la chaleur d’un gant de toilettes me laver. C’était si érotique, intime. Quand il eu finit, il me retourna. J’avais toujours mon masque sur les yeux.
C’est là que je lui dis.
- Je ne tiens plus il faut que j’aille faire pipi.
Tout en m’aidant il me releva.
Il me conduisit aux toilettes. Il rabaissa alors la cuvette comme un réel gentleman.
- Détachez moi, s’il vous plait
C’est là qu’il me dit.
- Allez fais tes besoins ma petite chienne, dit il .
Je sentis dans son regard une forme de taquinerie.
Je le regardais un peu gênée mais nous aimions jouer. Nous avions un tel degré d’intimité qu’au fond cela était presque naturel.
Je m’assis alors sur les toilettes pour me soulager.
Quand j’eusse fini il s’approcha de moi. Il saisit le papier toilettes et m’essuya et tira la chasse d’eau. Puis soigneusement il lava ma petite chatte
Il me tira à lui et m’embrasser avec tant de passion.
- Mademoiselle mouille encore..
Nous sortîmes de la salle de bain. Il me poussa alors sur le fauteuil. Il noua mes chevilles à l’assise pour que mes cuisses restent bien ouvertes. C’est là qu’il ôta mon bandeau. Il me regardait avec une telle passion, une telle détermination.
Il mit ses doigts dans ma bouche pour que je les mouille. Puis tout en me regardant, il les mis dans ma chatte. Il le fit avec une telle intensité. IL me tenait bien dressée par le collier.
- Allez ..
- Non… non…
Je voyais qu’il avait mis une serviette au sol, il aimait me rendre fontaine. Ca l’excitait.
- Regarde tout ce que tu mets partout petite chienne
- Tiens ma petite catin.
Fontaine, je l’étais. J’en avais presque honte. Il recommençait, je perdais complètement pied. Il tapait ensuite sur ma petite chatte pour engouffrer à nouveaux ses doigts, il aimait me remplir.
Puis une fois mûre il déposa sa langue sur mon clitoris. Il prenait ma chatte mais aussi mon petit fion.
- Oh oui c’est bon des doigts dans la chatte et dans le cul.. hein ?
- Oui.. c’est… c’est .. si bon.
- Allez jouis ma belle….
Je me sentais au bord du précipice voulant que cela dure et à la fois être soulagée. IL m’acheva. Mon corps tremblait de partout. Je sentis les secousses m’envahir et ce plaisir me faire monter dans les étoiles.
Les larmes commençaient à monter. Tout en me regardant il me détacha les jambes. Il me leva, pris ma place. IL me fit m’asseoir sur lui. Je me lovais contre lui. Tremblante de mon désir, de ma jouissance, d’avoir atteint ce bonheur, ce plaisir. Je me sentais à la fois vulnérable et à la fois protéger contre lui. Je sentais ses bras me tenir fermement et ses mains me caresser.
Au bout de quelques minutes il me releva.
- Viens, viens au chaud.
IL m’invita alors à me mettre sous les draps. J’étais frigorifiée. Il me déshabilla complètement, je me laissais faire, j'en avais envie. C’est là que je me rendis compte que la pluie s’abattait dehors. Complètement heureuse d’être ici. Je m’endormais.
Quand je me réveillais, il m’avait alors enchaînée au lit avec des cadenas…
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Josiane me dit :
— Quelqu'un pourrait arriver, on sera mieux à la maison.
Oui, elle a raison. D'ailleurs, on peut attendre ce soir pour faire monter le désir, qu'ils aient vraiment envie. Je réponds à Josiane :
— Tu as raison. D'ailleurs, j'ai faim... On va manger??
— Oui, j'ai faim aussi.
N° 1 gémit :
— Vous avez promis...
— Ben oui, on fera ça ce soir.
Ils ont un peu le menton qui tremble, comme un bébé juste avant qu'il ne pleure. J'aime bien l'idée de les tenir un tout petit peu par les couilles. Mais, pas de quoi, les faire pleurer?! Je les rassure :
— Ce soir, juré craché.
Les jumeaux sortent de la piscine. Ils ont leurs maillots en forme de tente d'Indien... Josiane se tourne vers les maris en disant :
— Arrêtez de jouer, on s'en va.
On devrait leur acheter des joujoux et un parc?! D'ailleurs, même moi j'imagine parfois des choses... spéciales. Par exemple, Djibril en sultan et moi en esclave, mais moi, c'est normal : je suis une femme et je suis victime de mes hormones... par moment. On se balade dans le village, à la recherche d'un resto sympa. Les jumeaux sont légèrement collants, N° 1 m'a prise par la taille et N° 2 est scotché à Josiane. Vous savez qu'ils sont devenus presque normaux, ces petits?? Cette histoire de syndrome d'Asperger, j'y crois pas des masses. Ils sont bizarres, c'est tout, mais qui ne l'est pas?? Tenez, les maris qui marchent derrière nous : Robert regarde sa femme se faire peloter par son fils, tandis que Julien sucerait ce vieux type qui vient de nous saluer, si je lui disais de le faire. C'est pas bizarre, ça, comme comportement??
On arrive devant un petit restaurant. On s'installe et on commande des tajines de mouton. Je dis au patron qu'on loge chez Djibril, il est aussitôt aux petits soins pour nous. Il est même d'accord pour nous donner du vin, du Boulaouane rosé. C'est Byzance?! Nous laissons même les maris boire. Les jumeaux ne sont pas très à l'aise. D'abord, ils ont peur qu'on change d'avis, genre, avec les femmes, on ne sait jamais... Ensuite, j'ai mis mon pied nu entre les cuisses de mon chouchou N° 1 et je caresse son sexe. J'aime l'idée qu'un homme bande pour moi.
On mange, on boit, les jumeaux bandent... Les maris mangent proprement et en silence, trop contents d’avoir reçu du vin.
Je prends mon dessert préféré : des cornes de gazelles. C'est une pâtisserie qui contient 200 % de miel, c'est délicieux, si on aime ce qui est... sucré.
Robert paie... et on rentre. Deux couples d'amoureux : N° 1 et moi, Josiane et N° 2 et puis deux maris cocus qui suivent... les pauvres?! D'autant qu'au plus ils acceptent d'humiliations, au plus on a envie de leur en faire voir?!
Dès qu'on est à la maison, Josiane me dit :
— Viens dans le jardin, je voudrais te parler.
Allons, bon?! Elle a enfin réalisé que ce qu'elle projetait : se faire baiser pas ses beaux-enfants sous les yeux de leur père qui est aussi son mari, ce n'est vraiment pas convenable. M'en fous, je me ferai sauter par les deux?! N'empêche, j'aurais bien voulu voir ça. En nous voyant aller dans le jardin, les jumeaux font la même tête qu'un tigre à qui on enlève son fourrage... Je veux dire son antilope pubère (elles sont plus tendres).
Dehors, Josiane me prend contre elle pour me dire :
— Ce que je vais te dire va peut-être te choquer, Samia.
Ah ben ça, tu peux y aller ma grande, faudra te lever tôt pour me choquer?! Elle m'explique... et ce qu'elle me dit, ça me troue littéralement le cul, comme on dit à la Cour d'Angleterre. Je vais vous décrire ça. Quoique... je dois quand même vous dire le but que poursuit Josiane. Elle a envie d'un enfant. Donner le sein et changer des couches, ça la branche. Robert en voudrait aussi, mais il est impuissant, ce qui se soigne, et stérile, ce qui ne se soigne pas... Elle n'a pas envie de se faire inséminer par le sperme d'un inconnu qui est peut-être un serial killer, elle aimerait que ça reste dans la famille. En clair, elle voudrait un enfant de ses beaux enfants?! Alors, là, c'est pas le genre de plan qui troue le cul?? Il y a encore un petit plus, elle veut qu'ils l'inséminent tous les deux?! Elle m'explique son plan. Vous allez voir....
On retourne dans la maison et on se déshabille. Le visage des jumeaux s'illumine, ils enlèvent vite leurs pantalons. On a aussitôt chacun le sien à nous embrasser partout. Josiane leur explique :
— Samia et moi, on a envie de se faire baiser à 4 pattes comme des petites chamelles (c'est moins joli, si on dit des dromadaires femelles) alors faites les chameaux, mes chéris.
On se met à 4 pattes et aussitôt, ils nous montent, les chéris. Je dois avouer que ça se fait sans difficulté, parce que Josiane et moi, on est tout sauf des oies blanches (des chamelles, on a dit) et puis on a très envie et nos chattes (décidément, c'est un zoo) s'offriraient aux premiers chacals venus, tellement on est excitées.
Il y a des voyeurs, bien sûr les : les maris. Mais, bon, ils ont été sages, donc on ne les envoie pas se coucher.
Josiane et moi, on s'est dit que les jumeaux n'allaient pas baiser longtemps, en bons puceaux surexcités... Ils le font à toute vitesse... et franchement, c'est très agréable. J'aime me faire enfiler par N° 1. Quand je sens qu'il est prêt de jouir, je lui dis :
— Je veux que tu jouisses dans ma bouche, mon chéri.
Il est surpris, mais du moment qu'il peut jouir, il est d'accord. Je le désarçonne d'un coup de reins. Puis, je me retourne et prends son sexe en bouche. Il aime... Je jette un coup d'œil à N° 2, qui couine un peu. Il va bientôt lâcher un nuage de lait dans le café de sa belle-mère (jolie image, non??). C'est maintenant qu'on va devoir bien s'accorder. Je caresse fermement le sexe de N° 1 tout en le suçant. Voilà, en plusieurs fois, le nuage de lait m'emplit la bouche. J'avale le moins possible, mes joues se gonflent.
Ressemblant à un hamster qui vient de trouver une mine de noisettes, je vais devant Josiane... Vite?! N° 2 ne tient pas plus longtemps que son frère. Dès, qu'elle est remplie, Josiane se dégage et la main en conque sur sa chatte, replie bien ses jambes, les fesses en l'air. Sa chatte est comme un verre qui attend une boisson. À moi de jouer : je colle ma bouche à sa chatte et j'envoie tout le sperme que j'ai.
Je fais un enfant à une femme?! Enfin, peut-être... Le sperme des deux frères se mélange dans sa vulve et ils seront tous les deux le père. C'est dingue, non?? Un jour, je devrai écrire tout ça, je suis sûre que je me ferai des couilles en or avec des poils en platine... ou alors des petits ovaires plaqués cuivre avec 2 poils en fer?! Est-ce que c'est le fait de cracher du sperme dans le vagin de Josiane qui me fait penser à ce genre de conneries?? Non, c'est normal chez moi.
Je regarde Robert en me demandant ce qu'il pense. Il me regarde aussi, justement... intensément. Son regard me met mal à l'aise. Robert, je le sens moyen. Je sais que ce rôle lui plaît, mais j'ai l'impression qu'il pourrait vite en changer. Les jumeaux sont surpris par ce qui se passe. On va leur remettre les idées dans le bon sens c'est-à-dire celui du cul. Mais, d'abord, Josiane, qui est toujours les fesses en l'air, avec le bas ventre plein du cocktail des jumeaux, me fait signe d'approcher. Elle me murmure :
— Merci Samia... Je suis pleine de sperme et en pleine ovulation. Il y a un truc qui va se passer, je le sens. Tu crois que je dois rester longtemps comme ça??
Le truc, c'est un enfant des jumeaux?! Je réponds :
— Je l'ai fait avec plaisir. Reste 10 minutes dans cette position, je vais jouer avec eux.
Eux, ils reprennent du poil de la bête et reviennent me coller. Je leur annonce :
— Je vais vous montrer quelque chose de mignon à faire avec deux frères.
Ils sont partants. Je les fais mettre face à face, légèrement tournés. Ils sont bite à bite. Comme si quelqu'un se mettait face à un miroir. Je me mets à genoux et je prends leurs sexes en main. Je teste d'abord leur degré de tolérance, en frottant les glands l'un contre l'autre. Ils aiment... Je les lèche pour pouvoir ensuite les frotter l'un contre l'autre, puis je les suce en passant de l'un à l'autre, un peu comme si vous achetiez deux cornets de glace à votre femme et qu'elle les lèche ensemble. L'exemple avec votre femme et vos deux meilleurs amis, ça marche aussi.
Josiane descend de son fauteuil pour voir ce qui se passe de plus près. Robert et Julien aussi. On est prêt à passer à d'autres jeux. Comme quoi?? Je sais pas, un truc banal, comme les faire enculer leur père?! Non, N° 1 me dit :
— On voudrait faire quelque chose de spécial avec vous deux.
— D'accord, et toi Josiane, d'accord, aussi??
— ... Euh... pareil.
N° 2 a descendu leur petite radio et il met de la musique douce. N° 1 vient devant moi et se plie en deux en disant :
— Puis-je vous inviter à danser, ravissante demoiselle??
— ...Oui...
J'ai un peu de mal à suivre, là. N° 2 invite Josiane, sa belle-mère, à danser. C'est ça qu'ils appellent "spécial"?? Dans le fond, c'est vrai. Par rapport à notre façon de nous conduire jusqu'à présent, c'est spécial. On danse comme des lycéens dans un bal de province. À part qu'on est nus et que la peau douce de N ° 1 contre la mienne me donne des frissons. Il m'embrasse dans le cou en me disant... des bêtises :
— Tu es belle, Samia. Tu sens bon et j'ai envie de toi....
— Moi aussi... euh... (c'est quoi son prénom, putain?!)
Il sait que je ne le retiens pas, car il me dit :
— C'est Jack, mais tu peux dire N° 1, surtout si je suis le N° 1 dans ton cœur.
Hé, où on va, là?? Est-ce qu'on est soudain dans un de ces romans-photos avec un titre idiot, genre "Le pompier m'a mis le feu au cul." ? Enfin, un titre du genre, mais avec plus de guimauve et de fleurettes. Heureusement, on retourne fissa dans notre univers de chattes humides et de maris cocus, quand N° 1 me dit :
— On aimerait vous sodo... miser?!
Ouf?! Sauvées. Je demande à Josiane :
— Qu'en penses-tu, ma chérie??
— Une bite dans le cul, j'dis pas non. Et toi??
— Pareil.
Vous voyez, on n'est vraiment plus dans les romans-photos qui font mouiller les jeunes filles. On se met à quatre pattes, l'une contre l'autre dans la position que vous connaissez bien ou alors demandez à votre femme comment elle a obtenu son augmentation. D'abord à genoux, puis les deux mains l'une sur l'autre, par terre, avec le front posé dessus. Dans cette position, les fesses se trouvent dans la position idéale. Nos hanches se touchent et en tournant la tête, on se fait un bisou. Josiane leur dit :
— Oubliez pas de cracher sur nos trous du cul, mes chéris.
Encore un super titre pour un roman-photo. Les jumeaux nous crachent effectivement dessus. Comme je suis un peu joueuse, je dis :
— Les maris, sucez la queue de ces jeunes gens pour que ça glisse mieux.
Julien le fait aussitôt et Robert?? Oh oui, il suce la queue de son fils pour que celui-ci puisse plus facilement enculer sa femme. Fini la romance, on est dans le sexe bien trash. Mon vagin et mon cul se relâchent de soulagement. Ça y est, le gland de N° 1 recouvert de la salive de Julien vient me flairer le cul. Faut te décider, bonhomme. Je lui dis :
— Prends-moi par les hanches et encule-moi à fond, mon trésor.
Ouch?! Je le sens bien, là. J'entends Josiane gémir. Ça y est, on les a profondément dans le cul, les jumeaux, et ils nous liment à un bon rythme. Je sens mes seins qui se balancent en cadence... Josiane murmure :
— Samia.
— Oui ma chérie??
— Embrasse-moi.
On mélange nos langues et nos salives. Quand nos lèvres se séparent, elle me murmure :
— Je ferai... nettoyer les... bites par les... maris?!
Oh, putain?! L'image de Robert nettoyant la bite de son fils, c'est la goutte qui me fait jouir... Josiane aussi... Ouch?! Mon vagin se serre, mon cul aussi, emprisonnant la bite de N° 1 dans mon cul. Je le tiens prisonnier, comme un chien dont le nœud distend complètement la vulve de la chienne. Il aime et le dit à son frère :
— Elle me serre trop bien dans son cul, je vais tout lâcher?!
— Moi aussi...
Des jumeaux, quoi. On est performants tous les quatre, on pourrait faire un numéro de music-hall. Josiane lance :
— Les maris, nettoyage?!
Julien, ça ne lui pose pas de problème et il lèche soigneusement le sexe de N° 1 qui vient de sortir du cul de sa femme chérie. Et Robert?? Je regarde : il suce N° 2 et je vois une bosse dans son pantalon. Il bande?! D'après Josiane, ça n'arrive presque jamais. Je dis à Julien :
— OK, c'est propre, maintenant va sucer Robert. Si t'es d'accord, Josiane??
— Bien sûr, ma chérie.
Robert a déjà sorti son sexe de son pantalon et Julien le suce comme la salope qu'elle est devenue, grâce à moi... Ça ne dure pas longtemps et je vois Julien déglutir à plusieurs reprises. Il est bien dressé.
Quel beau dépucelage pour les jumeaux, non??
On est tous fatigués. Les jumeaux veulent dormir avec nous et les maris sur leurs couvertures par terre.
À suivre.
Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 de "Mia sans dessous" sont ici :
https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search
Mes livres non illustrés, ici :
https://www.amazon.fr/Mia-Michael/e/B01MRVYT44/ref=ntt_dp_epwbk_0 …
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Désolée pour les éventuelles fautes, j'étais en train de prendre la pose.
Après de longs mois de silence, je reprends timidement la plume avec cette envie de douceur.
L'excitation aura eu raison de moi, en prenant une autre direction.. mais reprendre l'écriture après ces épreuves me font du bien.
Pour information : photo personnelle.
Voici les musiques sur lesquelles j'ai écrit :
Levon Minassian - Bab'aziz
The Cinematic Orchestra - Arrival of The Birds & Transformation
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L’automne commençait à s’installer. Le brouillard r endait le paysage comme les toiles impressionnistes où l’on distingue à peine les formes dans le flou des rayons du soleil le transperçant.
La température était fraiche, les couleurs chaudes. Les paysages de la forêt noire sont si sublimes à cette période. Il m’avait convié à une promenade près de Baden Baden où Brahms avait ses habitudes. A l’aube du printemps, les rhododindrons flamboient mais là, en arrivant c’est le feu que je vis.
Il était là devant moi. Son élégance naturelle et ce sourire qu’il avait eu en me voyant arrivé.
- Vous êtes en retard ma chère.
Je souris..
- Oui en effet je le suis mais il parait que c’est ainsi qu’on se fait désirer. Je vous prie tout de même de me pardonner.
- Vous n’êtes pas pardonné me dit il, mais vous êtes resplendissante. J’avais envie de vous faire découvrir ce lieu que j’affectionne particulièrement.
Le parc donnait sur une vieille maison, nous marchions à travers des arbres sublimes. Je m’amusais à jouer des feuilles tout en marchant à ses côtés. J’aimais sentir son bras autours de mes épaules. C’était d’un si doux réconfort, une forme de protection. Nos pas étaient lent. J’aimais poser ma tete contre lui. Me laisser porter tout simplement, me laisser guider.
Ce parc était comme un labyrinthe avec ses terrasses. On devinait les statues qui nous accompagnaient, immobiles tout le long de cette escapade. Je voyais qu’il les regardait avec attention.
Il s’agissait de statues de femmes. Elles représentaient pour moi la femme dans toute sa splendeur et ses imperfections. Une peau lisse mais des formes généreuses. La nudité est presque voilée par la beauté de la pierre.
Je l’observais, son regard était plongé sur cette statue. J’en étais presque jalouse. Il la caressait tant de ses yeux.
- Regardez combien elle est magnifique. Ses seins qui se tiennent ainsi, cette peau blanche qui ne demande qu’à vivre. On dirait qu’elle va presque bouger.
Je l’observais lui puis je vis sa main commencée à caresser la statue. Il commença par toucher sa cuisse avec sa main gantée. Puis d’un geste si sensuel il ôta son gant en me regardant droit dans les yeux. Il lâcha ma main et se rapprocha davantage de cette femme au cœur de pierre.
Il la toucha avec tant de désir pour ôter doucement les feuilles qui avaient décidées de l’habiller.
- Regardez comme elle est belle, douce.. ses seins sont si beaux. Ils tiennent dans ma main, ils pointent.
Je le voyais la déshabiller avec ce regard perçant le mien. J’avais la sensation qu’il me caressait moi…
Je me sentais si désirée à cet instant précis. Je voulais qu’il me caresse moi. Il me torturait délicieusement. Ma poitrine se soulevait d’envie, mes lèvres s’entre-ouvraient. Ma gorge se séchait assoiffée par ce désir brulant, qui faisait mettre la rivière entre mes jambes. Je respirais fortement. Il me regardait et il la caressait avec une telle intensité. Il ne disait plus un seul mot. Je voyais ses doigts, sa main en prendre totalement possession.
Il revint à mes côtés. Plus aucun son sortait de ma bouche si ce n’est des gémissements incontrôlés.
Il me tenait avec fermeté par le cou pour me diriger. Il se montrait quelque peu froid et moi si suppliante qu’il s’occupe de moi comme il l’avait fait avec cette statue. Je me sentais si frustée. Et il le savait. Je devinais son sourire et son regard bienveillant. Pendant le reste de la promenade, nous parlions peu. Nous profitions juste du moment présent.
Doucement nous nous retrouvions à la voiture.
- Vous allez me suivre.
Je hochais la tête pour lui signifier que je l’écoutais. Il empruntait des petites routes non loin de Baden Baden pour se retrouver dans une maison toute cosy dans un style des années 1900. J’étais saisi par la beauté des lieux mais à la fois la simplicité qu’il y régnait.
Pour accepter à cette maison il fallait monter un escalier de pierre dont les marches sont arrondies sur les cotés. Je levais la tête pour l’admirer. Je me tenais par la rambarde en pierre si rugueuse. On devinait l’histoire ici.
Il saisit ma main et m’attira à lui. J’aimais juste sentir le doux parfum qu’il dégageait. Je me sentais si bien à ce moment. Je m’en remettais à lui.
Il ouvrit la porte en fer forgé. Je restais impressionnée par la surprise qu’il me préparait.
Dans cette maison tout était cosy. Le sol avec ce carrelage ancien qui me rappelait celui de chez ma grand-mère. Je retombais presque en enfance. Les souvenirs défilaient. Je le regardais avec intensité.
Il s’aventura devant moi dans une pièce où la cheminée ancienne imposait sa lumière. Le crépitement du feu était une si belle surprise.
Depuis la promenade il avait cette distance, il me touchait très peu.
- Otez moi tous vos vêtements.
- Là ? comme ça ?
- Est-ce un souci pour vous ?
- Non.. je..
- Obéissez.
Doucement je laissais tomber mes vêtements un à un. Je frémissais, je tremblais. Je me réchauffais en frottant mes mains contre mes bras.
- Venez par ici.
Il me conduisait alors dans la salle de bain.
- Douchez vous je vous prie. Je vous inspecterai après.
Il s’était assis sur le fauteuil bergère de la salle de bain. Elle était sublime, tout en noir et blanc.
Il m’observait en train de me laver.
- Lavez vous aussi les cheveux, je vous veux humide.
Je terminais ma douche. Il vint vers moi avec une serviette. Il commença à sécher chacun des parties de mon corps sans aucun ménagement.
- Ecartez vos jambes.
Il passait la serviette sur mon cul et mon sexe.
- Bien. Maintenant, montrez moi vos mains.
Je lui tendais mes mains. Il les pris dans ses mains.
- Otez moi ce vernis ! vous avez tout à votre disposition ici.
JE cherchais alors dans la trousse de toilette le dissolvant ainsi que le coton. Je me demandais où il voulait en venir.
- Faites également la même chose à vos orteils.
J’obtempérai.
- Maintenant mettez ce vernis blanc sur vos ongles. Vous avez 10 min.
Il me laissa ainsi dans la salle de bain à me demander cet hideux vernis blanc. Que lui arrivait il ?
- Avez-vous terminé me dit il ?
- Oui. Monsieur. J’ai terminé.
Il s’était assis à nouveau.
- Montrez moi cela.
- Parfait, vous l’avez très bien posé.
- Tournez vous je vous prie et montrez moi votre cul .
Je sentais le sang monter à mes joues. Je me tournais tout en me penchant. Je sentais alors sa main caresser mes fesses, ses doigts s’arrêter sur mon auréole puis passer sur ma petite chatte.
- Déjà toute trempée…
Il le savait parfaitement
- J’apprécie, vous êtes totalement épilée de partout comme demandé.
- Oui.. Monsieur..
- Suivez moi.
Je m’apprêtais à me saisir du peignoir quand il m’ordonné
- Non laissez ça là.
Je suivais ses pas. La température n’était pas la même. La chair de poule me saisit.
Juste à coté de la cheminée il y avait déposé au sol des draps sur lesquels il y avait une colonne de pierre blanche. C’est alors que je réalisais quel était son dessein.
- Asseyez vous.
Il avait disposé sur la table du maquillage blanc. De la peinture pour le corps.
Il commença d’abord par saisir mon bras. Je sentais la fraicheur de la peinture sur mon corps. J’avais froid. Je tremblais. C’était mes nerfs, mon désir. Chaque fois il me surprenait par son imagination débordante
Il tenait mon bras, je le vis doucement se faire blanc, puis se fut au tour de l’autre bras. Il ne manquait aucun détail. Le sculpteur éphémère.
Doucement je me sentais comme cette statue au parc. Dans l’impossibilité de bouger.
- Mettez vous à quatre pattes et écartez moi bien vos fesses.
Je m’exécutais, à la fois pudique et provocatrice. Je sentais le pinceau passé sur mon cul.
- Vous êtes le plus beau des marbres.. froide et si facile à travailler.
J’aurai pu dire qu’il savait être aussi froid en apparence et si envoutant par son regard.
Une fois qu’il avait peint toute les parties de mon corps, il commença son travail sur mon visage. Mon regard plongea un court instant dans le sien, puis naturellement je le baissais. C’est là qu’il peignit mes paupières, puis mes lèvres, les courbes de mon nez, mes oreilles…
Il posa ses pinceaux et commença a me coiffer négligemment les cheveux en une sorte de queue de cheval. Et mes cheveux noirs se blanchissaient…
Une fois son œuvre réaliser il me talqua tout le corps.
- Levez vous.
Voilà vous allez être la plus belle pièce sculptée. Des mains il me montra alors où je devais être exposée à sa vue.
- Je ne veux plus que vous parliez, vous garderez les yeux fermés. Si je vous vois bouger, je le noterai, ne vous inquiétez pas.
- Maintenant il faut que ma sculpture sache se tenir sur son piédestal. Vous allez vous empaler la - dessus. Je ne veux rien entendre, ni vous voir tressaillir compris.
- Un long soupir s’échappa tout comme un oui à peine audible.
Je sentais le gode froid s’humidifier au contact de ma nouille. Je plaçais mon auréole afin de pouvoir l’installer convenablement. J’y allais avec une certaine douceur. Il était si serré.
Il m’observait en il n’en ratait pas une seule miette.
- Maintenant, mettez vous dans la pose de votre choix. Toutefois je vous veux droite pour mettre en valeur vos magnifiques seins.
Je m’inspirais alors d’une sculpture que j’avais vu au musée du Bargello à Florence, une statue de Giambologna, l’architecture.
Cette position était soutenable, simple et noble.
Je sentais dans mon dos la chaleur de l’être me réconforter. Je sentais aussi le vent de son passage. Je sais qu’il me regardait, m’observait. Je ne bougeais aucunement. Je sentais son souffle s’aventurer près de mon cou.
- Ce qui vous rend trahie belle muse est le sang. Toutefois vous êtes terriblement envoutante, intemporelle. On pourrait vous exhiber à la vue de tous, comme ces statues au Louvre. Vous êtes mon œuvre d’art que je souhaite tant montrer mais que je garde cacher rien que pour moi.
J’avais tant de mal à retenir mon souffle pour garder cette pose. J’étais sous son emprise ou plutôt l’emprise de mon désir. Il me rendait folle tellement tout était simple avec lui et à la fois si unique.
Certain ou certaines ne pourraient pas comprendre, mais chaque moment passé ainsi nous lient davantage l’un à l’autre. Nous nous écoutons, nous sommes nous-mêmes complètement à nu. Pas de jugement, juste l’esthétisme, la beauté, le désir, le partage de l’ivresse de nos sens. Peu importe les jugements, l’essentiel est de vivre ce qui nous fait du bien. Et là, à ce moment là, je suis dans cette bulle enivrante.
Le temps semble si long quand on ne bouge pas, mais il a a cœur de ne pas me laisser m’ennuyer. La musique. Son pouvoir apaisant, relaxant, exitant.. tout est une question d’humeur.
Je sens alors sa main gantée de cuir commencer à me caresser.
- Savez vous combien de fois j’ai eu envie de toucher une sculpture au musée de Louvre, de la posséder rien que pou moi, de la caresser.
Il me survolait de ses mains, je le sentais à peine. Cela me faisait frissonner. Mon cœur palpitait.
- Ne bougez pas ! vous êtes sur le point de succomber. Je vous interdis de succomber. Résister.
- Sentez combien ma main vous désire. Elle effleure chaque parcelle de votre blanche peau.
Il ota son gant comme il l’avait fait au parc. C’est alors que je ressentis l’érotisme poussé à son art. J’avais presque envie de pleurer par tant de sensualité. Il me caressait comme il l’avait caressé. Quand je sentis sa main passée sur mes seins, j’avais tellement envie d’hurler mon désir mais il battait dans mon cœur, intérieurement. Cette frustration terrible me rendait folle.
Quand j’étais prête à être cueillie, je sentis alors ce courant d’air. Il me laissa ainsi. Je ne savais pas où il était, ce qu’il faisait. M’observait il ? s’amusait il de moi ? Je savais qu’il était toujours si bienveillant à mon égard et il savait comment me rendre pleine de désir.
Le feu crépitait toujours, sa chaleur mêler à celle de mon désir rendait ma pose de plus en plus complexe. Je sentais mes muscles s’endolorirent.
Le temps paraissait long. J’entendis alors un peu loin
- Vous savoir empaler sur ce gode me ravit. Ne bougez pas, je ne vous l’ai pas permis.
Je pestai intérieurement.
- Je ne sais pas encore si je vais faire une exposition éphémère. Un nouveau concept. Qu’on vienne vous admirer, vous touchez. Vous seriez l’intriguante de cette soirée. C’est à méditer ne pensez vous pas ?
- A c’est vrai, une statue ne parle pas. Je vous aime bien ainsi.
Le temps ne s’écoulait plus. Je le comptais pour être libérée, qu’il revienne. Son ignorance était feinte et nous le savions tous les deux. Je le maudissais intérieurement. J’allais lui rendre la pareil dès que je pourrais. Lui rendre le désir qu’il me procure. Il est ma drogue.
Je sentis alors ses lèvres se déposer sur mes lèvres. Je compris qu’il était temps d’ouvrir les yeux.
Il les plongea dans les miens. J’étais presque aveuglé, sans repère. La tête qui tournait.
- Ouvrez votre bouche. Restez ainsi.
Ma bouche était si asséchée. Sentir la fraicheur de l’eau se frayer un chemin pour étancher ma soif. Je n’ai jamais été aussi heureuse que de boire de l’eau. Je buvais si fortement que je laissais l’eau perler sur le coté et tomber sur ma cuisse.
- Je vous vous aider à vous relever.
Tout était endolori. L’exercice imposé était si érotique mais si contraignant. Doucement je me levai, le dos douloureux. Le gode se retirait doucement de son antre. J’étais entre le désir, le plaisir et la douleur. Un sentiment si étrange. Il pouvait faire ce qu’il voulait. Je tombais alors dans ses bras telle une poupée. Il m’étreigna fortement.
- Vous avez été sublime. Venez.
Il avait pavé le sol de bougie qui m’indiquait le chemin. Il me guida aussi par ses bras protecteurs. J’étais fatiguée, ma tête se baladait presque. C’est là que je vis alors ce bain qu’il m’avait préparé. Je devinait alors la vapeur qui me faisait penser au brouillard du matin.
Délicatement, il m’aida à entrer dans le bain. Nous ne disions mots. J’étais lasse.
- Détendez-vous maintenant. Je vais m’occuper de vous.
Doucement il mettait de l’eau sur ma peau avec cette petite cruche. C’était si bon . J’étais assise dans la baignoire. La tête sur les genoux. Je savourai ce moment de détente ultime. Je sentais la pulpe de ses doigts insister sur mon corps, il me massa, il me délassait, il me lavait. Quel moment d’abandon.
Je voyais l’eau du bain devenir laiteuse, comme ma peau l’était.
- Profite bien de ton bain. Je ne fais que commencer à m’occuper de toi.
Je fermais les yeux et je sentais alors mes muscles se détendre. Quand l’eau commençait à se faire froide, il rajoutait un peu d’eau chaude. Il nous avait apporté un bon verre de vin. J’étais enivrée.
Il commença par se déshabiller. J’aimais son corps avec ses cicatrices. A mon tour de l’observer.
Il tendit alors sa main et me dit
- Viens.
Je sortis alors du bain. Il prit alors ma main et me poussa vers la douche à l’italienne faite de pierre noire.
Il prit mes mains et les bloqua de pare et d’autre de ma tête contre la pierre.
Je sentis alors la douche d’abattre sur mon dos. Il saisit alors mes seins et les malaxait. Il pris alors mes tétons et les pinça jusqu’à me faire crier.
- Chut… tais toi ma belle statue.
Il tira alors sur ma queue de cheval et ôta l’élastique.
Il me retourna sauvagement pour s’emparer de ma bouche. Je répondais de plus belle à son assaut.
J’aimais sentir sa main sur mon cou, prendre totalement possession de moi. J’aimais qu’il fasse de moi sa chose. Je l’autorisais à faire cela car nous en avions envie tous les deux.
Je sentais son sexe se frayer un chemin pour atteindre mon cul. Je me cambrai. J’étais juste prête à être cueillie. Mon désir était si intense.
- Baisez moi je vous en supplie.. baisez moi.
Il me pris avec tant de vigueur. C’était passionnel. J’avais aussi envie de le mordre, de le griffer. Il me savait panthère. J’aimais qu’il me traite ainsi, tout comme j’aimais le fait qu’il soit aussi doux avec moi après. Il me sodomisait si fortement tout en me tenant bien dressé par le cou. Cet étranglement me faisait ressentir le fait que je lui appartenais et qu’il me possédait.
Les coups de queue qu’il me donnait me rendait folle. Quand il s’arrêta il écarta mes jambes avec ses cuisses. Il fourra alors sa langue sur mon sexe. Il était accroupi. Il écartait bien mes fesses pour se délecter de ma mouille.
J’avais tant de mal à me contenir.
Sa langue me rendait folle surtout quand il me fouillait de plus belle.
Puis il se releva. Ses doigts étaient insérés en moi. Il me doigta avec vigueur. Des vas et vient qui se faisait de plus en plus inquisiteurs.
Je hurlais, mes jambes commençaient à trembler
- Tais toi !
Je pincais alors mes lèvres. Je giclais. Cela se mélangeait à l’eau de la douche qui ruisselaient contre ma peau.
Il me tenait fermement il n’en avait pas fini de me doigter. J’étais transie. Folle. C’est alors qu’il me tenait par les tétons et les pinça fermement.
Il plongea son regard dans le mien. J’avais retrouvé ma peau diaphane. Il me prit alors dans ses bras. Nous sortions de la douche. Cette fois ci il me sécha avec une telle douceur et une telle tendresse.
- Mets toi du rouge à lèvre rouge.
Je m’exécutais.
Emmitouflée dans mon peignoir blanc, je pris alors mon rouge à lèvre. Il me pris à nouveau la main et me dirigea vers une autre pièce.
Je découvris alors une chambre avec un grand lit et à nouveau une cheminée. Quel bonheur. Comment avait il fait pour dénicher cette adresse.
J’étais alors intriguée par l’instrument qu’il avait juste devant le lit. Des barres métalliques.
- Va te reposer maintenant, tu en as besoin. Tu n’as pas fini d’être immobilisée.
Il me laissa seule dans la chambre. Il l’avait fermé à clé. Que me réservait il ?
Je décidai de profiter de ce moment de sérénité et de plénitude.
Je m’endormais d’un sommeil profond. Quand je me réveillais doucement, il était là allongé à coté de moi. Il me regardait, je le regardais on se souriait. J’étais heureuse.
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Charlotte fouilla dans son sac, sans trop savoir ce qu'elle cherchait, sans rien chercher de précis, à vrai dire,
simplement pour s'occuper jusqu'à l'arrivée de Juliette. Elle ne pouvait pas se contenter de rester, là assise,
le regard perdu dans le vide, et elle ne voulait pas non plus jouer à la fille courbée sur elle-même qui pianote
frénétiquement sur son portable. Il y avait bien ces cent premiers feuillets d'un manuscrit que son assistante
lui avait tendu au moment où elle quittait le bureau, mais non, sortir un manuscrit de la maison Gallimard chez
Berthillon à l'heure de prendre une glace, c'était comme lire un scénario chez Miocque à Deauville. Le truc à
ne pas faire. La seule chose dont elle aurait vraiment eu envie, ç'aurait été de poser sur ses oreilles son casque
pour écouter de la musique, afin de ne plus entendre la voix grinçante et aiguë de l'homme, qui, derrière elle,
hurlait dans son téléphone. Si elle avait été seule, ou avec des amies, elle aurait tout simplement demandé à
changer de table, mais Juliette allait arriver d'une minute à l'autre, elle ne voulait pas qu'elle la surprenne à faire
des histoires. Elle connaissait trop ses sautes d'humeur et respectait par dessus-tout la relation SM qui les
unissait. Charlotte avait accepté sans restriction de se soumettre totalement à Juliette. L'anxiété générée par
la perspective de ce déjeuner, combinée au brouhaha incessant de la soirée organisée à l'étage au-dessus
qui s'était prolongée jusque tard dans la nuit, s'était soldée par un manque à gagner sérieux de sommeil.
La séance que lui avait imposée Juliette lui revenait en mémoire par flashes. Elle revivait surtout le moment où
elle avait dû retrousser sa jupe. Dès cet instant, elle avait commencé à éprouver du plaisir. Un plaisir que la
punition face au coin, la culotte baissée, les poses obscènes, et jusqu'à la tentative de viol de Juliette n'avaient
fait qu'accroître. Bien sûr, elle avait eu peur. Bien sûr, elle avait eu honte. Bien sûr, elle avait pleuré. Et pourtant,
le désir l'avait toujours emporté. Elle avait passé plus d'une heure à trouver une tenue sans arriver à se décider.
Toutes celles qu'elle portait d'habitude lui semblaient si classiques. Juliette aimait la provocation jusqu'à oser ce
qu'il y avait de plus sexy ou d'aguicheur. Elle possédait l'art de la composition et savait assortir avec goût les
éléments les plus disparates. Elle osait, au moins elle osait. Elle arriva finalement sans retard à leur rendez-vous.
Elle avait décidé de faire quelques courses en centre ville. Charlotte dévala quatre à quatre les escaliers du glacier.
Raide au volant de sa voiture allemande, Juliette ne lui jeta même pas un regard. Elles roulèrent sans se parler.
Elle conduisait sa voiture à travers la circulation avec son autorité naturelle. À coté d'elle, Charlotte ne savait pas
comment se tenir et gardait le visage tourné vers la vitre. Où allaient-elles ? Juliette n'avait même pas répondu à la
question. Elle flottait entre inquiétude et excitation, ivresse et émoi. À l'extérieur ne défilaient que des silhouettes
floues, échappées d'un mirage. Cette fois, elle savait que l'univers parallèle qu'elle s'était tant de fois décrit en secret
était tout proche, enfin accessible. La réalité peu à peu s'effaçait. À tout moment, elle s'attendait à ce que la main de
Juliette se pose sur sa cuisse. Une main douce glissant sa caresse sur le satin de sa peau. Ou une main dure au
contraire, agrippée à son corps. N'importe quel contact lui aurait plu, mais rien ne passait. Indifférente à la tension
de Charlotte, aux imperceptibles mouvements que faisaient celle-ci pour l'inviter à violer son territoire, à ces cuisses
bronzées que découvraient hardiment une minijupe soigneusement choisie, Juliette ne semblait absorbée que par
les embarras du trafic. Enfin, elle gara sa voiture devant la plus célèbre bijouterie de la ville et fit signe à Charlotte
de descendre. Toujours sans dire un mot, elle la prit par le bras et lui ouvrit la porte du magasin. Comme si on
l'attendait, une vendeuse s'avança vers elle, un plateau de velours noir à la main et leur adressa un sourire un peu
forcé. Sur le plateau étaient alignés deux anneaux d'or qui étincelaient dans la lumière diffuse de la boutique.
- "Ces anneaux d'or sont pour toi, chuchota Juliette à son oreille. Tu seras infibulée. Je veux que tu portes ces
anneaux aux lèvres de ton sexe, aussi longtemps que je le souhaiterai."
Charlotte accueillit cette déclaration avec émotion. Elle savait que dans les coutumes du sadomasochisme, la pose
des anneaux était une sorte de consécration réservée aux esclaves et aux soumises aimées. C'était une sorte de
mariage civil réservé à l'élite d'une religion qui professait l'amour d'une façon peut-être insolite, mais intense. Il lui
tardait à présent d'être infibulée, mais sa Maîtresse décida que la cérémonie n'aurait lieu que deux semaines plus
tard. Cela illustrait parfaitement la personnalité complexe de Juliette. Quand elle accordait un bonheur, elle le lui
faisait longtemps désirer. Le jour tant attendu arriva. On la fit allonger sur une table recouverte d'un tissu en coton
rouge. Dans la situation où elle se trouvait, la couleur donnait une évidente solennité au sacrifice qui allait être
célébré sur cet autel. On lui expliqua que le plus long était de poser les agrafes pour suturer l'épiderme du dessus
et la muqueuse du dessous. Un des lobes de ses lèvres serait percé, dans le milieu de sa longueur et à sa base.
Elle ne serait pas endormie, cela ne durerait pas longtemps, et serait beaucoup moins dur que le fouet. Elle serait
attachée seulement un peu plus que d'habitude. Et puis tout alla très vite, on lui écarta les cuisses, ses poignets
et ses chevilles furent liées aux pieds de la table. On transperça l'un après l'autre le coté gauche et le coté droit de
ses nymphes. Les deux anneaux coulissèrent sans difficulté et la brûlure s'estompa. Charlotte se sentit libérée,
alors même qu'elle venait d'être marquée pour signifier qu'elle appartenait à une seule femme, sa Maîtresse. Alors
Juliette lui prit la main droite et l'embrassa. Elle ferma les yeux pour apprécier plus intensément encore cet instant
de complicité. Ses yeux s'embuèrent de larmes, d'émotion, de joie et de fierté. Personne ne pouvait comprendre
l'authenticité de son bonheur. Elles allèrent à La Coupole fêter la cérémonie. Leur entrée dans la brasserie fit
sensation. Juliette la tenait en laisse le plus naturellement du monde. Un serveur apporta une bouteille de Ruinart.
Charlotte sortit de son body transparent les billets qu'elle tendit au garçon littéralement fasciné par le décolleté
qui ne cachait rien de ses seins. Les voisins de table les épiaient plus ou moins discrètement. Ils n'avaient sans
doute jamais vu auparavant une jeune fille tenue en laisse par une femme, attachée au pied de la table, payant
le champagne à ses amis. Elles sortirent d'une façon encore plus spectaculaire. Aussitôt passé le seuil, Juliette
l'obligea à rejoindre, à quatre pattes, la voiture laissée en stationnement juste devant la porte de la brasserie.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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il est 9h00, ce matin là je me connecte comme chaque jour depuis une semaine sur ce site de tchatche avec mon pseudo « x » , je suis devenu accro à ces discussions mème si malgré quelques discussions qui tournent bien souvent autour du sexe , rien de concret .ce jour la je commence à discuter avec une femme dont je ne me souviens plus le pseudo. mais peu importe , le contact est établie et le feeling passait bien .
Cela fait déjà 2 heures que nous discutons par intermittence entre son travail et moi douche etc.
La discussion commence à devenir plus orienté sexe et deviens excitante :
Moi : tu as déjà fait des rencontres ?
V: non mais ça me tente
Moi :que recherches tu ?
V: une excitation nouvelle
Moi acceptes tu que je te pose des questions plus indiscrète ?
V:oui
Moi: mes questions seront très indiscrète !
V: ça ne me gêne pas
Nous démarrons une discussion dans laquelle j’apprend qu’elle n’est pas épanouie sexuellement , et que moi je suis à ce moment là triste dans ma vie sexuelle , quitté depuis quelques moi par une femme dont j’étais fou amoureux m’a fait énormément souffrir , et je souhaite désormais vivre ma vie comme je l’entend sexuellement .
Nous commençons à être excité tous les 2 à discuter comme cela avec nos envies , nos préférences bref , je suis toujours en peignoir , il est presque midi et j’ai une forte érection , tout en discutant je commence à me masturber , et pris dans un jeu d’excitation , je lui demande dans quelle coin de la ville , elle travaille , coïncidence ou Hazard , elle bosse à mois de 2 kilomètres de ou j’habite .
Moi:je te lance un défi , si tu viens me voir , je t’accueille nu en peignoir ce midi
V: j’adore l’idée mais si je viens je pourrais toucher ta queue
Moi : viens et tu le sauras
Quelques minutes s’écoulent , je me dis qu’elle va se déconnecter et que c’était juste un délire virtuel , comme bien souvent sur ces sites ou des hommes se cachent sous des pseudos de femmes .
V: j’arrive
Moi :ok
Entre excitation et méfiance je sais qu’il ne faut pas longtemps pour qu’elle arrive , je regarde à travers ma fenêtre si une voiture arrive , soudain effectivement une voiture tourne dans le parking de ma résidence .c’est elle
Une jeune Femme cheveux court et avec des formes , de jolies seins qui sur le moment je ne remarque pas trop tant la situation est irréel et excitante .
Elle frappe à ma porte , j’ouvre , on se met à rigoler de la situation et elle rentre
Moi : tu as vu j’ai relevé le défi
V:oui je vois et j’ai l’impression que tu es en forme !!!
Moi : oui
Nous bavardons de banalités , comme si chacun n’osait pas franchir le cap ,
V : tu sais j’ai peu de temps ce midi
Je m’approche et je commence à l’embrasser et mes mains caresser sa poitrine à travers son chemisier , belle et généreuse poitrine , j’ouvre le chemisier pour mieux la caresser , mes mains passent sous le soutien gorge et je sens sous mes doigts ces tétons qui sont dures et sa poitrine bien ferme est un délice et réclament ma langue et ma bouche , chaque fois que je mordille ces tétons elle se cabre , elle gémit et la complicité que vous avions eu en discutant se vérifie en réel .
Je suis excité , ma queue bien raide , j’ai qu’un souhait sentir ces mains sur ma queue et sa bouche ,mais je savais suite à notre dialogue qu’elle n’aimait pas faire de fellation , mais elle bascule la tête en arrière et me tient la tête pour que lèche bien ces seins
V: oui vas y suce moi les tétons , j’adore
Moi: hummm j’adore ça aussi coquine tu va être gâté
Bien vite la température monte entre nous et je glisse ma main entre ces jambes , elle n’oppose aucune résistance , bien au contraire elle écarte ces cuisses , j’introduis un doigt dans sa ptite chatte et , elle mouille , ondule ,
Et gémit à chaque mouvement de mes doigts , plus je la caresse plus elle mouille , gémit , serre desserre les cuisses , son sexe est tout lisse , après quelques temps à la caresser , il faut se rendre à l’évidence que nous avions perdu trop de temps à discuter ensemble , et qu’il fallait qu’elle reparte travailler , mais à ma grande surprise , alors que je la raccompagne à ma porte elle ouvre mon peignoir
V: hummm belle queue !!!et en grande forme
Elle la prend dans ces mains et de manière frénétique et rapide elle me masturbe , je sent l’explosion au plus proche , je retire ces mains et je lui dit de manière taquine
Moi : connecte toi à ton boulot et je te lancerais un défi si tu as envie !
V: ok dit elle en me caressant les couilles , m’embrasse et me dit avec un petit sourire
V: j’ai adoré et tu est très doué avec tes doigts , j’imagine qu’avec ta langue ...
Après un baiser rapide et discret , elle remonte dans sa voiture et repart .
A peine la porte refermé , j’ai une envie folle de me faire jouir en me masturbant mais , j’ai une idée en tête et , pour me calmer , je referme mon peignoir et me dirige pour faire la vaisselle(lol) , mais l’excitation a du mal à redescendre jusqu’à me faire mal à la queue à être en erection depuis quelques heures .
Après un repas rapidement avalé , je me reconnecte en espérant bien sûr revoir V connectée
A mon grand plaisir elle est présente
Moi : tu as aimé ?
V: oh que oui mais suis grave excité et je me suis caressé dans les toilettes de mon travail
Moi : ah oui coquine ,et moi mon réception ne retombe pas
V: ah ok , tu sais je me suis dit je tu allais te masturber après mon départ mais je vois que tu résistes
Moi : j’ai failli ...
V : tu aurais dû et me raconter si je t’avais bien excité et si ta jouissance était belle
Moi: oui l’idée est intéressante mais je te propose plutôt de venir le faire ?
V: quand ?
Moi : après ton taf , tu repasses , je laisse la porte ouverte , je serais allongé dans mon canapé nue , tu me masturbe à la vitesse que tu veux , tu me fais jouir et tu repars
Qu’en penses tu?
V :idée est excitante mais j’ai pas trop le temps et j’ai rien en retour ?
Et voilà nous sommes reparties à discuter et nous exciter de plus belle pendant toute l’après midi , bientôt 16h
V: je vais devoir partir
Moi : tu passes ?
V: je sais pas j’ai pas trop le temps
Moi : je t’attends , c’est toi qui voit
V: ok à tout à l’heure ou demain sur le site je file
Je me déconnecte à mon tour , je suis excité mais je suis convaincu qu’elle ne passera pas mais malgré tout je regarde quand même à la fenêtre , je bande encore plus fort et derrière ma fenêtre je me caresse en espérant la voir arrivée .
Le temps semble suspendu , et puis soudain sa voiture rentre dans la résidence .
Je déverrouille ma porte , je m’allonge sur le canapé et je tiens mon sexe entre mes mains en érection
Je l’entend arriver , elle ouvre la porte comme nous avions discuté
V: hummm tu es prêt pour moi mon coquin , montre moi ta queue. , tu es excité à ce que je vois
Moi: elle t’attend masturbe moi joue avec elle est à toi !!
V: oui mais avant lèche moi fais moi voir ce que tu sais faire avec ta langue , fais moi jouir j’ai peu de temps
Elle place son sexe sur ma bouche , ma langue n’attendais que ça , l’odeur de son sexe m’enivre ,ces petites lèvres gonflées pleins d’envie m’excite , elle s’allonge sur moi pour me masturber. Elle sert fort mon membre , chaque coup de langue que je lui fait , elle sert plus fort ma queue e me masturbe plus vite .elle mouille de plus belle , encore mieux et plus que le matin , je joue de ma langue , de mes doigts , j’introduis dans sa fente humide ,un puis deux puis trois doigts mes va et vient rapide l’excite de plus en plus ces gémissements sont continu , de nouveau je titille son clitoridien avec ma langue , elle gémit encore plus fort et son odeur , son goût m’excite de plus en plus , elle me l’avait confier dans nos dialogues qu’elle pouvait jouir très vite si l’excitation était haute, effectivement je l’entend gémir de plaisir rapidement et je la ressent au bord de la jouissance intense ce qui m’excite encore plus je multiplie mes coup de langue Mes doigts s’agitent en elle
V:humm c’est bon je joui mon cochon , a toi vas y crache ta semence .
dans une énergie débordante elle entreprend et imprime une masturbation rapide sur ma queue dure et dressé gorgé de sang , qui ne laisse pas le temps de me retenir , très vite un jet énorme jailli de ma queue et s’étale sur mon torse puis un deuxième , elle reprend de plus belle la masturbation et un dernier jet jailli ,
V: ah oui quelle jouissance effectivement , j’adore mon obsédé préféré.
Nous restons quelques minutes à sourire et récupérer de cette intensité sexuel .
Le calme revient doucement et après quelques banalités , elle doit vite partir
Notre complicité coquine venait de débuter .
Quelques jours passèrent sans aucun contact car j’avais repris le travail , un midi je trouve le temps de me connecter , je la voit , j’entame la discussion et comme si de rien n’était nous repartons à papoter , nous reparlons notre première rencontre sexe .c’etait la première pour chacun de nous .
On établissait des règles de rencontre
Chacun était libre , aucun compte à rendre
On se racontait tout , nos envies , nos vidéos x qui nous excitait, nos caresses.
Pas de rdv précis ça devait se faire selon les envies et excitation de chacun .
Au fur à mesure de nos rdv je l’initiais a l’art de la fellation et plus nous avancions dans le temps plus elle prenait du plaisir et puis un jour , elle me dit :
V: je vais venir à ma coupure de midi , je veux que tu sois debout dans le salon , je vais arriver me mettre à tes pieds et te sucer jusqu’à la jouissance mon pti cochon
Moi :chiche
Autant dire que dès midi je filais rapidement chez moi .qui était à 10min de mon travail de l’époque
Déjà en voiture je bandais , j’étais excité , je me garais rapidement et montait me préparer ou du moins me mettre à poil
J’étais tout juste déshabillé que j’entendis frapper à ma porte.
C’était elle ou pas ?
Par mesure de sécurité et pour éviter de recevoir un inconnue à poil , je regardais par l’œilleton.
V: c’est moi
Moi :entre c’est ouvert
A peine la porte refermé je pensais qu’elle se jetterais comme prévu entre mes cuisses pour me prendre en bouche mais qu’elle ne fut pas ma surprise
Elle ouvrit son manteau et je l’a découvre totalement nue , et elle me glisse à l’oreille
V:mets toi entre mes jambes , lèche moi mon cochon
Elle me pris la queue dans ces mains et nous sommes allez dans le salon
Je la plaçais dos au mur et je me mis à genoux et je commençais mes caresses , ces mains impliquait de forte pression sur ma tête pour enfoncer ma langue encore plus dans son sexe , lèvres prête à m’accueillir bien humide , elle prenait du plaisir que j’entendais , et qui ne faisait que m’excité encore plus , et je mettais encore plus d’intensité dans mes caresses !!du bout de ma langue je titillais son clitoridien gonflé , je dégustais son nectar de plaisir
Elle jouissait une première fois debout jambes écartées
V: allonge toi sur le canapé je veux sentir ta queue dans ma bouche !
Elle se mit dans une énergie et intensité à me procurer une fellation de haute voltige ,bouche serré elle faisait des allé retour , elle léchait mon gland , caressait avec ces doigts mes couilles, depuis ces débuts a maintenant , tout avait changer , désormais elle prenait beaucoup de plaisir à sucer ma queue lécher mes couilles , je voulais a mon tour de nouveau la lécher , caresser les seins ,
Ils étaient très réceptifs à ma langue , je les mordillait mordillait , malaxait , suçait bref , un plaisir énorme m’enivrait
Ne voulant pas avoir un plaisir égoïste , je lui demandais de se retourner. En 69 chacun de nous s’occupait de l’autre , je la léchait de nouveau , elle mouillait toujours autant , son goût était divin , son nectar m’excitait ,
Elle mettait beaucoup d’intensité et je dû me rendre à l’évidence que j’allais éjaculer d’ici peu
Moi: je vais jouir retire ta bouche , je veux jouir sur tes seins
V: non !! vas y mon cochon crache moi dessus , vas y jouis comme moi ton jus salop !!!
Une éjaculation intense parti de mon sexe qui atteint son visages à bouche ces cheveux et une deuxième suivi sur ces seins , elle se caressa avec mon jus .
Nous étions comme évanouie tellement l’intensité était grande .
Après une petite douche rapide , elle repartie nue sous son manteau comme elle était arrivé .
Notre histoire dura quelques années et s’arrêta d’un commun accord mais chaque rdv ensemble fut un plaisir partagé
Bien plus tard , je repris contact avec elle par un réseau professionnel , mais ça , c’est une autre histoire .
Lord Vian
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Le Maître, m'attends cette fois-ci dans la chambre d'hôtel. Il m'intime l'ordre de me déshabiller, et d'aller dans la douche, de m'accroupir et d'uriner devant lui pendant qu'il bande mes yeux..
Je suis maintenant dans le noir total, je sens quelque chose couler sur moi, quelque chose de froid, c'est l'eau froide qui coule sur mon corps afin de faire durcir mes tétons, et qu'il puisse mettre les pinces tétons sans que je m'en rends compte...le froid et la douleur, me fait réagir violemment en l'insultant, ce qui me vaut une belle correction, il me gifle encore et encore...afin de me montrer qui est le Maître... et qui est l'esclave....
Je lui demande pardon pour cette réaction vive de ma part, et lui promet de ne plus recommencer. De ce fait, il me pose le collier et la laisse, me fait marcher à quatre pattes en me guidant et en utilisant le fouet qu'il a dans les mains, pour que j'obéisse le plus à ses ordres.
Je me cambre sous les coups, et il adore cela, car il se sent Maître de mon corps, de mon esprit, et de faire ce qu'il veut de moi, car il sait que je lui obéirai sinon c'est la correction.
Il m'intime l'ordre de rester à 4 pattes, je sens qu'il inspecte mes orifices afin de voir si ces derniers sont propres, vides et accessibles à souhait.. ce qui est le cas
Je l'entends changer d'objet mais je ne sais pas lequel il compte prendre vu que j'ai les yeux bandés...Il me demande si je connais la badine, je lui réponds : "Non Maître", très bien donc tu vas découvrir et je suis sûr que tu vas y prendre plaisir...le 1er coup tombe, c'est supportable, puis 2, 3 et il me demande de compter jusqu'à ce que je lui dise Rouge, safe code, entre nous....J'ai supporté la douleur jusque 10 car c'était la 1ère fois pour moi.
Il fut comptant mais il me dit qu'en bonne esclave, j'aurai dû supporter encore plus la douleur, car c'est ce qui lui fait prendre plaisir et jouissance.
Il décide de me traîner jusqu'au lit pour m'y allonger sur le dos, je sens du froid sur mes tétons et ma chatte, je me cambre sous l'effet, je m'interroge sur ce que c'est....puis je ressens que c'est un glaçon, il parcourt mon corps avec afin de me faire frissonner et de prendre plaisir, puis voyant que je commençais à aimer cela, il décide de prendre le câble en sa possession et de me fouetter légèrement, puis de me retourner brusquement pour pouvoir fouetter mon corps et me laisser des traces d'appartenance...
La douleur est extrême, insupportable que j'en crie de douleur, et les marques sont là, pour me faire oublier tout ceci, mon Maître décide de s'amuser avec mon clitoris puis mon vagin en introduisant un gode, puis des boules de geisha, et voyant que j'aimais cela, il continua et me donna l'ordre de continuer seule, pendant que lui se branler jusqu'à ce que sa semence m'éclabousse le visage, puis l'étaler et finir par m'y faire goûter...il m'a tellement excité que la femme fontaine que je suis c'est lâchée complètement au moment où mon Maître étaler sa semence et me faisait goûter délicatement avec ses doigts
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On ne peut pas mesurer nos vies à nos dernières années. De cela, j'en étais certaine. J'aurais dû deviner ce
qui m'attendait. Avec le recul, il me semble que c'était évident, mais les premiers temps, je trouvais que ces
incohérences étaient compréhensibles et n'avaient rien d'unique. Elle oubliait où elle posait ses clés, mais à
qui n'est-ce jamais arrivé ? Elle ne se rappelait pas non plus le nom d'un voisin, mais pas quand il s'agissait
de quelqu'un que nous connaissions bien. Elle réprima un certain sentiment de tristesse, espèrant un jour,
qu'elle changerait. Sarah l'avait souvent promis et y parvenait en général quelques semaines avant de retomber
dans la routine. Patricia n'aimait pas en discuter avec elle, essentiellement parce qu'elle savait qu'elle lui disait la
vérité. Son travail était très prenant, aussi bien avant son agrégation de lettres. Elle longea une galerie d'art
sans presque la remarquer tant elle était préoccupée, puis elle tourna les talons et revint sur ses pas. Elle
s'arrêta une seconde devant la porte, étonnée en constatant qu'elle n'avait jamais mis les pieds dans une galerie
d'art depuis une éternité. Au moins trois ans, peut-être plus. Pourquoi les avait-elle évitées ? Elle pénétra dans
la boutique et déambula parmi les tableaux. Nombre des artistes étaient du pays, et on retrouvait la force présence
de la mer dans leurs toiles. Des marines, des plages de sable, des pélicans, des vieux voiliers, des remorqueurs,
des jetées et des mouettes. Et surtout des vagues. De toutes les formes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs
inimaginables. Au bout d'un moment, elle avait le sentiment qu'elles se ressemblaient toutes. Les artistes devaient
manquer d'inspiration ou être paresseux. Sur un mur étaient accrochées quelques toiles qui lui plaisaient davantage.
Elles étaient l'œuvre d'un artiste dont elle n'avait jamais entendu parler. La plupart semblait avoir été inspirées par
l'architecture des îles grecques. Dans le tableau qu'elle préférait, l'artiste avait délibérément exagéré la scène avec
des personnages à une petite échelle, de larges traits et de grands coups de pinceaux, comme si sa vision était un
peu floue. Les couleurs étaient vives et fortes. Plus elle y pensait, plus elle l'aimait. Elle songeait à l'acheter quand
elle se rendit compte que la toile lui plaisait parce qu'elle lui rappelait ses propres œuvres. Nous nous étions connues
en khâgne au lycée Louis-le-Grand puis rencontrées par hasard sur la plage de Donnant à Belle île en Mer un soir d'été.
Elle n'avait pas changé: elle avait à présent vingt-trois ans, elle venait de réussir comme moi l'agrégation de lettres
classiques. Elle avait également conservé un air juvénile, perpétuant son adolescence. Les visages en disent autant
que les masques. Les yeux noisette, des cheveux noirs, coupés très courts, presque à ras, et la peau hâlée au soleil,
épanouie, à moins de détecter quelques signes d'angoisse dans ce léger gonflement de veines sur les tempes, mais
pourrait être aussi bien un signe de fatigue. Je l'ai appelée, le soir. Nous avions convenu d'un rendez-vous chez elle.
Elle m'a ouvert. "Tu es en retard" a-t-elle dit, j'ai rougi, je m'en rappelle d'autant mieux que ce n'est pas une habitude.
Je ne comprenais pas pourquoi ses moindres propos me gênaient ainsi. Elle m'avait aidée à ôter mon imperméable.
Il pleuvait; mes cheveux étaient mouillés; elle les a ébourriffés comme pour les sécher, et elle les a pris à pleine main,
m'a attirée à elle, je me suis sentie soumise, sans volonté. elle ne m'a pas embrassée, ellle ne m'a jamais embrassée,
depuis quatre ans. Ce serait hors propos. elle me tenait par les cheveux, elle m'a fait agenouiller. Elle a retiré ma jupe,
mon chemisier et mon soutien gorge. J'étais à genoux, nue, ne portant qu'une paire de bas et des talons hauts, j'avais
froid. Quand je pense à nos rapports, depuis, il y a toujours eu cette sensation de froid, elle a le chic pour m'amener
dans des endroits humides, peu chauffés. Elle m'a ordonné de ne pas la regarder, de garder le visage baissé. Elle est
revenue vers moi une fine cravache à la main. Ce jour-là, elle s'est contentée de me frapper sur les fesses et les cuisses,
en stries parallèles bien nettes en m'ordonnant de compter un à un les coups. Ce fut tout ce qu'elle dit. À dix, j'ai pensé
que ça devait s'arrêter, qu'elle faisait cela juste pour dessiner des lignes droites, et que je n'allais plus pouvoir me retenir
longtemps de hurler. À trente, je me suis dit qu'elle allait se lasser, que les lignes devaient se chevaucher, constituer
un maillage, et que ça ne présentait plus d'intérêt, sur le plan esthétique. J'ai failli essayer de me relever mais elle m'avait
couchée sur le bois, et m'avait ligotée les poignets et les chevilles aux pieds de la table. Elle s'est arrêté à soixante, et je
n'étais plus que douleur, j'avais dépassé la douleur. J'avais crié bien sûr, supplié, pleuré et toujours le cuir s'abattait.
Je ne sais pas à quel moment j'ai pensé, très fort, que je méritais ce qui m'arrivait. C'était une cravache longue et fine,
d'une souplesse trompeuse et d'un aspect presque rassurant. La douleur qui me tenaillait se mua lentement en plaisir.
Il est peu probable que si j'avais su qu'un jour je devrais figurer nue dans un roman, j'aurais refusé de me déshabiller.
J'aurais tout fait pour qu'on mentionne plutôt mon goût pour le théâtre de Tchekhov ou pour la peinture de Bonnard. Mais
je ne le savais pas. J'allais absolument nue, avec mes fesses hautes, mes seins menus, mon sexe épilé, avec les pieds
un peu grands comme si je n'avais pas terminé ma croissance et une jeune femme qui s'était entiché de mes jambes. À
cet instant, elle a les doigts serrés autour de ma nuque et la bouche collée sur mes lèvres. Comme si après une longue
absence, je retrouvais enfin le fil de mon désir. De crainte que je le perde à nouveau. Nous restâmes toutes les deux aux
aguets, tendues, haletantes, tandis que l'obscurité se répandait jusqu'au fond de la chambre. Elle voulut me dire autre
chose à propos de la fidélité, mais ce ne fut pas le moment alors elle me prit la main et nous demeurâmes silencieuses.
C'était ridicule et merveilleux. Nous pleurâmes un peu ensemble. Sarah se sentit l'âme noble et généreuse. Nous nous
pardonnâmes mutuellement et nous serions heureuses. Patricia se jeta contre elle et continua à pleurer. En vérité, elle
avait le cœur brisé par les larmes. Mais ce fut une douleur exquise, non plus cette douleur absurde de l'absence. Un
inextriquable mélange de bonheur et de douleur, touchant de sincérité et débordant de tendresse. Les jeux de l'amour
voilent d'autant plus aisément sous la facilité et l'agrément sous les plus cruelles douleurs que la victime s'acharne à ne
pas les laisser paraître surtout quand la coquetterie du bourreau raffine la cruauté naturelle des attitudes et des preuves.
La passion impose de privilégier l'être aimé et les réels bienfaits ne sont agréables que tant que l'on peut s'en acquitter.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Au risque de choquer, de m’inscrire à nouveau à contre-courant de l’idéologie dominante, j’aime me sentir femme objet.
L’objet de ton désir,
l’objet de ton plaisir,
un objet utilitaire,
un objet que tu possèdes.
Parce que ce n’est pas nier la femme que de « l’objectifier » parfois (dieu que ce mot est laid).
D’en faire simplement un instrument de plaisir,
De ton plaisir et du mien.
D’être utilisée pour assouvir tes fantasmes,
et de réaliser ainsi les miens.
Il n'y a rien de mal à aimer les objets.
Et tu aimes les beaux objets.
Belle, je ne sais pas si je le suis,
ailleurs que dans tes yeux.
Mais j’aime quand tu m’aimes et me traite comme telle.
Je serais toujours femme, laisse moi être "objet" chaque fois que tu le voudras.
A la manière de cette nuit encore.
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Le 15 avril 1719, Madame de Maintenon s’éteint, seule et insatisfaite, quatre ans après Louis XIV.
À Saint-Cyr, institution créée par ses soins pour protéger et éduquer les jeunes filles nobles et pauvres,
et leur éviter les désarrois et les humiliations qu’elle a elle-même supportés, elle achève un destin tumultueux,
audacieux et hautement romanesque. Toute de passions contrariées, celle qui a œuvré pour le bonheur de
ses proches, l’avenir de ses neveux et nièces, l’instruction des enfants illégitimes du roi, la gloire de son
époux, part sans jamais avoir vraiment rencontré le Dieu qu’elle cherche depuis sa jeunesse. La figure et l’œuvre
de Françoise d’Aubigné, veuve Scarron et marquise de Maintenon, se sont trouvées longtemps prisonnières
des mythes qu’ont inspirés dès le XVII ème siècle la vie romanesque et le destin exceptionnel de l’épouse
morganatique du Roi-Soleil. La Palatine, Saint-Simon, Michelet ont bâti la légende noire, les Dames de
Saint-Louis, Mme de Caylus et Mlle d’Aumale en ont édifié l’hagiographie, Voltaire et Sainte-Beuve tracé
des portraits plus nuancés, mais insuffisants à faire sortir Madame de Maintenon de son statut de conseillère
de l’ombre et de fondatrice de l'institution de Saint-Cyr, ou à dégager l’épistolière de grand talent qu’elle fut.
L’enfance de Françoise, née d’Aubigné, offre trop peu de souvenirs heureux. Elle doit sa naissance en novembre
1635, dans la prison de Niort, à un père coutumier des cachots, faux-monnayeur, tricheur, renégat et assassin de
sa première femme. Déshérité par le poète Agrippa, grand-père de Françoise, compagnon d’Henri IV, pourfendeur
de catholiques et homme de convictions, le mal nommé Constant laisse à son épouse Jeanne le soin d’élever seule
leurs enfants. Celle-ci parvient mal à assumer la survie des siens. Surtout, Françoise manque de tendresse: "Je ne
me souviens d’avoir été embrassée de ma mère que deux fois, et seulement au front, après une grande séparation."
La jeunesse de "Bignette", son surnom, s’embourbe dans la nécessité, dans la grande pauvreté et parfois même
dans la misère, hormis six ans au cours desquels elle savoure le bonheur, l’amour et les rires chez sa tante
Louise-Arthémise. Avec son cousin chéri, elle découvre les travaux des champs, les semailles et les récoltes,
les marchés aux bestiaux. Personne ne l’oblige à rallier la foi protestante, personne ne l’intimide, personne ne
la blesse. Mais son bonheur butte sur les retrouvailles inopinées de sa famille, un temps reconstituée, partie à
la conquête de chimériques richesses aux Antilles. Le retour à La Rochelle, trois ans plus tard, accuse la défaite
et la honte. Françoise mendie parfois aux portes des couvents et du collège des jésuites. Elle s’endurcit, forge
son tempérament, consolide son assurance et assoit sa volonté ; bientôt placée entre les mains d’une parente
catholique, riche et pingre, arrogante et ennuyeuse, elle apprend à dissimuler et à faire bonne figure. Elle s’initie
aussi à l’art de la conversation, une nécessité pour qui veut appartenir à la bonne société. Avec ses immenses
yeux noirs, sa chevelure brune, quand la mode est aux blondes, sa taille élancée, son goût prononcé pour la
répartie et la science des précieuses, elle affirme une personnalité originale. Du haut de ses seize ans, elle fait
déjà seule, face au destin. Sa marraine l'introduit dans les salons, elle y acquiert le surnom de "belle indienne."
Faute de dot, elle préfère au couvent se marier à un paralytique de quarante-et un-ans, bel esprit au corps atrophié.
Pour autant, le poète Scarron, ce "raccourci de la misère humaine", lui apporte bienveillance, carnet d’adresses,
renommée, gentillesse. Il conforte son intelligence, lui permet de briller en société, de goûter aux jeux de l’esprit,
de la séduction et de l’amour chaste. En échange, elle lui offre sa jeunesse, son éclat, son indéfectible fidélité.
Le couple tient bon face au mépris et aux mauvaises langues, et à "l’hôtel de l’Impécuniosité" esprits fins, élégants,
libertins, lettrés, frondeurs, aristocrates critiques, peintres et musiciens se pressent au chevet de l’écrivain tordu.
L'auteur à l'esprit mordant est au sommet de sa gloire. Il dispose d'une confortable pension et fréquente une foule
d'esprits distingués et de personnalités influentes. Françoise sait qu'il lui est impossible de trouver meilleur parti.
Veuve à vingt-quatre ans, Françoise reçoit des dettes pour tout héritage. Mais, pendant huit ans, elle a placé
ses pions, tissé un étroit réseau de relations, cultivé un comportement exemplaire et rassurant, consolidé une
réputation sans faille. Pragmatique, sensible, consciente de sa précarité, elle a déjà entrepris son irrésistible
ascension sociale. "Comptez que jamais personne n’a établi sa réputation en se divertissant. C’est un grand bien
mais il coûte cher. La première chose qu’il faut sacrifier pour sa réputation, c’est le plaisir", analyse-t-elle. Et cet
adroit calcul la propulse sans peine auprès d’épouses dévotes et puissantes, qui assoient sa notoriété.
Installée dans une chambre au couvent de la Petite-Charité, elle cultive son image de femme respectable, dévouée
et charitable, entre sincérité et nécessité. Le soir, auprès des d’Albret, Richelieu, Montchevreuil, elle parfait son
masque de chrétienne accomplie. Lors d’un dîner, elle croise la piquante Madame de Montespan, de cinq ans sa
cadette. La rencontre, décisive, dicte son avenir. Françoise devient bientôt, dans la plus grande clandestinité,
la gouvernante des enfants naturels de la favorite de Louis XIV, l’éblouissante et mordante Athénaïs. Ainsi, durant
quatre années, dans une maison discrète de Vaugirard, dans l'actuel XV ème arrondissement de Paris, la future
marquise de Maintenon s'occupe des quatre enfants cachés de Madame de Montespan et de Louis XIV: le duc
du Maine, le comte de Vexin, Mademoiselle de Nantes et Mademoiselle de Tours. Tout en organisant la vie de
ses petits protégés, Françoise Scarron continue de remplir ses obligations mondaines et de se montrer dans les
salons. Malgré cette double vie exténuante, elle se prend d'affection pour les petits bâtards royaux, s'attachant
particulièrement à l'aîné, le duc du Maine, enfant boiteux et à la santé fragile. Doté d'une vraie fibre paternelle,
Louis XIV rend régulièrement visite à sa progéniture, et s'attarde pour bavarder avec leur charmante nourrice.
Elle remplit son rôle à merveille auprès des bâtards du roi. Les questions de pédagogie et d’éducation la
passionnent, et elle défend avec ardeur l’intérêt et l’éveil des enfants. Louis XIV découvre la dévote sous un autre
jour. Elle le touche, le séduit. "Elle sait bien aimer, il y aurait tant de plaisir à être aimé d’elle." Pour conquérir le
cœur du roi, Françoise use de toute son intelligence. La tête froide, l’habile gouvernante se lance avec le Roi-Soleil
dans une relation amicale, intellectuelle, amoureuse qui perdure de 1673 à 1715, année de la mort du souverain.
Bien que discrète, elle vit dans l'intimité du roi et se révèle une conseillère de taille. En raison de son austérité et
de son intransigeance, l'épouse secrète de Louis XIV est détestée par la famille royale. Son influence pèsera
surtout sur les mariages des bâtards royaux et sur la nomination de certains ministres. Très hostile au marquis de
Louvois, elle prend parti pour le clan de Colbert et favorise les carrières du maréchal de Villars et de Chamillart.
Au long de leurs trente-deux ans de vie commune, elle apprend à connaître, à respecter et à craindre un homme
égoïste, tyrannique, autoritaire, rigide. Déçue par cet amour qui ne correspond pas à un absolu tant espéré, elle
s’adonne avec passion, sincérité et efficacité aux œuvres charitables et utiles. Loin de la mystique et de la
contemplation qui, dans le fond, ne l’intéressent pas vraiment, elle pense à son grand dessein, Saint-Cyr, son cadeau
de mariage, son salut et sa dernière demeure, qui doit la réconforter. Il n’en sera rien. À quatre-vingt-deux ans,
l’ambitieuse généreuse achève un destin exceptionnel dans la peine et la lassitude. "Ma lassitude m’avertit que
je suis mortelle mais j’aperçois un miroir qui me dit que je suis morte." Toute de complexité et de paradoxe, elle n’a
pourtant rien abdiqué, elle n’a jamais renié sa liberté de penser ou encore entaché son orgueilleuse constance.
Bibliographie et références:
- Arthur Conan Doyle, "Les Réfugiés de Madame de Maintenon"
- Marguerite Teilhard-Chambon, "Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon"
- Christine Mongenot, "Madame de Maintenon, une femme de lettres"
- Éric Le Nabour, "La Marquise de Maintenon, l'épouse secrète de Louis XIV"
- Jean-Paul Desprat, "Madame de Maintenon, le prix de la réputation"
- Éric Le Nabour, "La Porteuse d'ombre. Madame de Maintenon et le Roi Soleil"
- Simone Bertière, "Les Femmes du Roi-Soleil"
- André Castelot, "Madame de Maintenon, La reine secrète"
- Françoise Chandernagor, "L’Allée du roi, souvenirs de Françoise d’Aubigné"
- Louis Mermaz, "Madame de Maintenon"
- Alexandre Maral, "Madame de Maintenon, la presque reine"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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On a beaucoup écrit sur ce personnage à la fois sulfureux, intrigant mais passionnant et attachant. Il
s'agit bien sûr d'Alberto Girolamo, le poète phénicien, à la fois écrivain, magicien et surtout escroc.
Il passa sa vie, à errer de cour en cour, afin d'assurer son train de vie fastueux. Ses besoins d'argent
étaient colossaux, alors il ne recula devant rien pour parvenir à ses fins. Entre immoralité et débauche.
On croit connaître Casanova. Souvent, on se trompe. On a pas voulu admettre qu'il soit un grand écrivain.
Il hante les imaginations, mais il les inquiète. On veut bien raconter ses exploits galants mais à condition
de priver leur héros de sa profondeur. On le traite trop souvent avec un ressentiment diffus et pincé. C'est
oublier que l'aventurier Vénitien était surtout un homme cultivé, séduisant, complexe et un fin mémorialiste.
Depuis plus de deux siècles, Giacomo Casanova, est un des plus grands aventuriers du XVIIIème siècle.
Il est l'objet de tous les fantasmes. De ses innombrables conquêtes et de ses frasques amoureuses émane
encore aujourd'hui un parfum de soufre et de scandale. Sa vie est pourtant mal connue, à tel point que
certains se demandent si cet homme n'est pas un personnage de fiction. Mais Casanova a bel et bien existé.
Et de la façon la plus intense qui soit. Le Vénitien, qui a parcouru l'Europe, ses cours impériales et ses tripots,
l'a clairement dit: "J'ai aimé les femmes à la folie, mais je leur ai toujours préféré ma liberté. Lorsque je me
suis trouvé dans le danger de la sacrifier, je ne me suis sauvé que par hasard." En quelques mots, celui que
Barbey d'Aurevilly appelait le "faune en bas de soie" fut, en vrac, jeune abbé, charlatan patenté, alchimiste
et ésotériste, grand trousseur de jupons, suborneur, écornifleur de cœurs, escroc, espion, mythomane,
délateur, bretteur à la fine lame, guérisseur, violoniste à l'opéra, parieur insensé, prisonnier plus d'un an,
mais aussi poète, dramaturge, admirateur d'Horace et de Rousseau, traducteur lettré et conteur hors pair.
Alberto voyage de vile, passant frontière après frontière, à la recherche de l'amour et des aventure érotiques.
Il avait une libido phénoménale. Sans cesse de nouvelles victimes, des femmes de plus en plus jeunes.
Casanova se jette dans la vie sans rien attendre d'autre en retour que le plaisir. Pour l'obtenir, le Vénitien est
doté de quelques qualités indispensables. C'est un très bel homme d'un mètre quatre-vingt-sept, il a de
l'allure, s'exprime merveilleusement bien et sait faire des femmes ses complices. On connaît les dimensions
intéressantes de son membre viril, entre vingt-deux et vingt-trois centimètres, car il nous a donné la taille de
ses préservatifs qui, à l'époque, sont de petits étuis de soie. Ainsi avantagé, ce libertin s'adonne sans compter,
et ne trouve son plaisir que si celui-ci est partagé. Pour les femmes, Casanova est un homme disponible, à
l'écoute de leurs requêtes et de leurs moindres désirs. Ses conquêtes, estimées par ses soins à plus de cent
vingt, sont issues de tous les milieux, de toutes les classes sociales: soubrettes et aristocrates, comédiennes
et religieuses. Cette vie incroyablement libre et dissolue n'est possible que dans le contexte du XVIIIème siècle,
siècle des Lumières et du libertinage, durant lequel règne dans certains milieux une grande liberté des mœurs.
L'aventurier aigrefin ne reculera devant rien pour accomplir son destin fait de découvertes érotiques et de vol,
pour hélas, terminer sa vie dans de très tristes conditions, seul et abandonné de toutes et de tous, à Rome.
Sa vie tourna vite au cauchemar malgré ses très nombreux appuis politiques et ses relations aristocratiques.
Alberto Giacomo Girolamo est né à Venise, le 2 février 1725. Son père, Gaetano Casanova, un comédien,
a épousé la fille d'un cordonnier, Zanetta Farussi, elle aussi comédienne. Premier enfant de cette famille roturière,
il aura trois frères, dont deux, Francesco et Giovanni, seront peintres, et une sœur qui épousera un maître de
clavecin à Dresde. Giacomo Casanova est d'abord élevé par sa grand-mère maternelle, Marsia Farusso, qu'il
adore. Son père meurt en 1733. Sa mère, enceinte de son cinquième enfant, continue sa carrière de comédienne
hors de Venise. De 1735 à 1742, il suit des études de théologie à l'université de Padoue. Remarquablement doué,
s'intéressant à tout, grammaire, prosodie, mathématiques, droit, théologie, cosmographie, musique, il dévore les
auteurs anciens et modernes: savants et philosophes et poètes. Comme on le destine à l'état ecclésiastique, on
le place dans un séminaire de Venise où il reçoit la tonsure et les ordres mineurs, mais sa carrière de prédicateur
tourne court après un sermon catastrophique. Ses mœurs déjà libertines ne tardent pas à le faire renvoyer du
Séminaire. Il effectue des stages dans des cabinets d'avocat et passe son Doctorat de droit. Une liaison avec
la favorite du sénateur Malipiero lui fournit l'occasion de faire connaissance avec les prisons de la République,
au fort San Andrea. Relâché, il erre alors pendant plusieurs mois à travers l'Italie profitant de sa chère liberté.
Il ne reculera devant rien pour se faire un nom dans toutes les cours européennes, et même au sein du Vatican,
où dit-on, il converti même le Pape au jeu de cartes et de l'amour. Grand séducteur, aucune limite pour lui.
On ne compte alors plus le nombre de ses victimes, de plus en plus nombreuses. Alla-t-il alors en prison ?
Cherchant toujours à se faire admettre dans le clergé, il réussit à obtenir chez le cardinal Acquaviva, à Rome,
une place de secrétaire qui le met en relations avec le pape Benoît XIV. Il rejoint en Calabre l'évêque Bernardo de
Bernardis mais il est rapidement congédié à la suite d'une étourderie, emprisonné quelque temps à Ancône, et
regagne Venise où il prend du service dans l'armée. Après une escale à Naples, Casanova s'installe à Rome au
mois de juin 1744. Il y trouve un travail auprès de l'ambassadeur d'Espagne, le cardinal Acquaviva. Mais l'année
suivante, à la suite d'une affaire de rapt dont il a été complice, il doit quitter quitter Rome et abandonne tout espoir
de carrière dans l'Église. Il gagne la Turquie puis revient à Venise en 1746. Il doit alors se contenter d'un emploi
de violoniste dans l'orchestre du théâtre San Samuele, et mène une vie médiocre jusqu'au jour où le sénateur
Bagradino, ayant été frappé devant lui d'apoplexie, il parvient à le ranimer et à le ramener chez lui où il opère
en quelques jours une guérison d'allure miraculeuse. Il achève de gagner la confiance absolue du rescapé en
faisant mine d'être initié aux sciences occultes en lui promettant rien de plus que la fameuse pierre philosophale.
De voyage en voyage, il brisera les cœurs et videra les bourses et les coffres de ses victimes, alors séduites.
Sa férocité et sa vénalité ne connut aucune limite. Mais à sa décharge, le XVIIIème siècle est au libertinage.
Alberto peut alors commencer à tenir le train fastueux d'un grand seigneur accaparé par les soupers fins,
le jeu, les intrigues et surtout les femmes. Il fait la connaissance du sénateur Bragadin qui devient son protecteur.
Il est mêlé à des affaires de jeu et se fait rapidement une réputation sulfureuse dans la Sérénissime. Au début de
l'année 1749, il voyage dans le Nord de l'Italie et en Suisse. Vérone, Milan, Crémone, Genève. À l'automne, il
rencontre et enlève la Provençale Henriette dont il est très amoureux. Le couple s'installe à Parme, mais Henriette
est contrainte de le quitter au début de l'année suivante. La grande aventure ne commence qu'en 1750, avec le
départ de Casanova pour la France. À Lyon il est reçu dans la franc-maçonnerie, puis séjourne deux ans à Paris
dans les coulisses de la Comédie Italienne, en particulier de la famille Balletti, faisant lui-même du théâtre.
Cherchant le plaisir auprès de femmes mariées de la haute société, de jeunes filles sortant à peine du couvent,
mais aussi bien auprès de servantes et de souillons, accumulant les scandales galants et les dettes de jeu, il est
bientôt contraint de fuir la colère des dupes et des jaloux, passant alors en Allemagne, recommençant les mêmes
fredaines et les mêmes indélicatesses à chacune de ses étapes. En 1754 arrive le nouvel ambassadeur de Louis
XV, l'abbé de Bernis, futur cardinal et académicien. Casanova devient son ami, et les deux hommes se partagent
pendant plusieurs mois les faveurs d'une religieuse libertine. Alors, autour de lui le scandale redouble d'intensité.
Mais on ne prête qu'aux riches dit-on, et sa légende fut renforcée par de nombreuses études universitaires dont
les sources paraissent peu fiables et sujettes à contradiction. Entre la réalité et la littérature, la frontière est tenue.
L’aventure avec Bellino, jeune castrat rencontré durant un voyage, est tout à fait significative. Alberto en devient
amoureux et s’en étonne, lui qui n’eut, semble-t-il, que peu d’expériences homosexuelles et qui n’éprouvait guère
de sympathie pour "les chevaliers de la manchette." Amoureux jusqu’au délire, Casanova se fit pressant et finit
par découvrir, malgré la résistance de Bellino, qu’il s’agissait d’une femme, appelée Thérèse, travestie et appareillée
pour donner le change, Il fallait un tel retournement pour que Casanova conserve son statut d’homme à femmes et
pour montrer que la nature finit toujours par réclamer son dû. Fervent pratiquant du sexe, Giacomo Casanova le
mêle à presque toutes ses activités. Le sexe est un moyen dont il use pour duper en satisfaisant son goût du plaisir,
encore qu’il s’en défende, en prétendant qu’il lui faut aimer pour jouir. Ce que contredisent nombre de ses conquêtes
et sa fréquentation des prostituées. Il présente certains de ses excès sexuels comme autant de curiosités naturelles.
Girolamo avait de nombreux protecteurs. On comprend mieux alors pourquoi, il échappa longtemps à la justice
et à la prison. Heureusement pour notre héros, car il tenait par dessus-tout à sa liberté et à l'amour du jeu.
Il est arrêté et condamné à cinq ans de prison pour impiété, libertinage, exercice de la magie et appartenance
maçonnique. Incarcéré aux "Plombs" du Palais ducal, dans une cellule étouffante située sous un toit composé
de lamelles de plomb, il réussit à s'évader le 1er novembre 1756 et quitte Venise, où il ne reviendra que dix-huit
ans plus tard. Il reprend sa course à travers l'Europe qui lui sert désormais de patrie. De nouveau à Paris, il trouve
le moyen de s'introduire dans la meilleure société, devient un familier du duc de Choiseul. Il fait la connaissance
de la Marquise d'Urfé, passionnée d'occultisme, qu'il escroque sans scrupule, pendant qu'il vit un amour platonique
avec Manon Balletti. Il effectue des missions pour le compte du gouvernement français, fonde une manufacture
d'étoffes et, ayant séduit plusieurs financiers, organise une loterie dont les produits considérables permettent
à l'État d'achever la construction des bâtiments de l'École militaire. Cette loterie fonctionnera jusqu'en 1836.
Sa vie est un roman. François Mauriac, plus que tout le monde, a su, avec talent, décrire sa vie. Plus près de
nous, Philippe Sollers, également, a écrit une excellente biographie. C'est à chacun de se faire une opinion.
Tour à tour financier, diplomate, magicien, charlatan, il n'est pas une grande ville d'Europe que Casanova ne
traverse, de Madrid à Moscou, de Londres à Constantinople. De sa propre autorité, il se décerne le titre de "Chevalier
de Seingalt". Toujours homme à bonnes fortunes, car ce séduisant garçon plaît aux dames et par elles il s'introduit
auprès des gens en place et même des souverains, il passe de la cour de Georges II à Londres à celle de Frédéric
le Grand à Berlin ou de celle de Catherine II à Saint-Pétersbourg à la prison. De discussions avec Voltaire et
Jean-Jacques Rousseau à la promiscuité avec des ruffians et des prostituées. De l'amitié de Souvaroff à celle de
Cagliostro. D'un duel avec le général polonais Braniski à une rixe de cabaret. À Paris il se fait présenter à Mme
de Pompadour et réussit à paraître à la Cour de France. À Dresde, le théâtre royal donne sa traduction du
"Zoroastre" de Cahuzac avec la musique de Rameau. À Rome, le pape le décore, tout comme Gluck ou Mozart,
de l'ordre de l'Eperon d'or. En Espagne, il intéresse les ministres, comme le fera un peu plus tard Beaumarchais,
à de grands projets de mise en valeur des territoires déshérités. Bientôt, le voilà devenu, chef d'entreprise.
Il exerça tous les métier afin de subvenir à ses moyens, et surtout à son somptueux train de vie, toujours plus
dispendieux. Il fallait alors que l'argent coule à flot dans sa bourse, ou comme d'habitude, celles des autres.
Les moyens d'existence de cet infatigable aventurier ne sont pas toujours avouables. Il use cyniquement de ses
charmes auprès des dames vieillissantes, sait fort bien, quand il le faut, corriger au jeu la fortune, paie ses
créanciers au moyen de chèques sans provision, et utilise auprès des naïfs et des esprits faibles les secrets
de la Kabale. Il est connu de toutes les polices de l'Europe, mais sa séduction personnelle, ses talents d'homme
à projets, d'homme d'esprit et de causeur emportent tout. "Dans tout ce que Casanova produit, dit de lui le prince
de Ligne, il y a du trait, du neuf, du piquant et du profond." Aussi est-il en commerce d'amitié et de correspondance
avec quantité de savants et de littérateurs des deux sexes. Lui-même fait partout figure d'homme de lettres et
aborde en des livres, brochures, articles de journaux les sujets les plus divers. À la fin de l'année 1758, lors d'un
séjour de quelques mois aux Pays-Bas, il fait la connaissance de la belle Esther. En août 1759, il est incarcéré
pendant deux jours au For-l'Evêque pour de fausses lettres de change. En 1763, il effectue un séjour désatreux à
Londres, puis se prend d'une passion suicidaire pour la Charpillon, épisode qui inspirera le récit de Pierre Louÿs,
"La Femme et le pantin." En 1765, il se soigne à Wesel d'une maladie vénérienne. Toute l'histoire de sa vie est
ponctuée par des maladies vénériennes, qui se soignent alors très mal. La plus grave est la syphilis, dite "mal
de Naples", ou "mal français". On la traite par le mercure et des fumigations enrichies en soufre et en arsenic.
Une vie de vagabond et d'errance, sans aucune attache, ni vie familiale établie. Ainsi vécu Girolamo. Mais
sa plus grande richesse était à ses yeux sa liberté. La difficulté est d'établir la réalité et la part de légende.
En 1767, chassé de Paris par une lettre de cachet, il se rend à Munich, puis passe en Espagne où il échoue
dans une prison de Barcelone. C'est là qu'en 1769, pour se concilier les bonnes grâces des autorités de la
Sérénissime République, il rédige sa "Réfutation de l'Histoire du gouvernement de Venise d'Amelot de la
Houssaye." En octobre 1772, il s'installe à Trieste, aux portes de la Vénétie, attendant son retour en grâce.
En septembre 1774, il est autorisé à rentrer dans sa ville natale. C'est, dans sa vie aventureuse, une de ces
pauses pendant lesquelles Casanova, qui n'a rien d'un philosophe ni d'un esthète, qui se garde bien d'autre
part de hausser son cynisme jusqu'à une critique générale de l'état social, mais qui, cependant, a touché
un peu à tout dans les arts, les lettres et les sciences, se délasse en se consacrant à des tentatives littéraires.
Baroudeur, écrivain, escroc, musicien, courtisan et amant, joueur de cartes international, tricheur et voleur.
Où se trouve la réalité de sa vie ? Sans doute, comme toujours, entre les deux. C'est la richesse du héros.
Déjà il a composé une cantate à trois voix, "Le Bonheur de Trieste", il s'est essayé au roman historique avec
ses "Anecdotes vénitiennes d'amour et de guerre du XIVème siècle, sous le gouvernement des doges Giovanni
Gradenigo et Giovanni Dolfin." En 1775, il rapporte à Venise son "Histoire des troubles de Pologne." Il rencontre
Lorenzo Da Ponte, traduit "L'Iliade d'Homère", publie des "Éloges de M. de Voltaire par différents auteurs" et un
"Opuscoli miscellanei" qui contient notamment la récit intitulé "Le Duel." En 1780, il s'improvise imprésario
d'une troupe de comédiens français et lance une revue de critique dramatique, "Le Messager de Thalie."
Mais approche peu à peu, la fin de sa vie. De la chance et de la joie, il passe au malheur et à la tristesse. Il
tentera de gagner la sympathie d'un grand seigneur fortuné, afin d'assurer des moyens d'existence décents.
De 1783 à 1784, nouvelle période d'errance. On voit Casanova à Francfort, Aix-la-Chapelle, Spa, Amsterdam,
Anvers, Bruxelles, Paris, Berlin, Dresde, Vienne, où il est secrétaire de l'ambassadeur de Venise Foscarini et se
lie d'amitié avec le comte de Waldstein-Wartenberg, neveu du prince de Ligne, qui, par charité, le recueille en 1785
dans son château de Dux, en bohême, comme bibliothécaire. C'est pendant ces dernières années assez humiliantes,
en l'absence de son hôte, qui d'ailleurs l'exhibe comme une curiosité devant ses invités, il est obligé, par exemple,
de prendre ses repas à l'office, en compagnie des valets, que l'extraordinaire aventurier entretient une dernière
correspondance tendre avec une jeune fille, Cécile de Ruggendorf, qu'il ne rencontrera jamais. C'est surtout là
qu'il écrit son roman fantastique "Icosameron ou Histoire d'Édouard et d'Élisabeth" (1788), un travail sur les
mathématiques," Solution du problème déliaque", et surtout ses deux livres autobiographiques, "Histoire de ma
fuite des Plombs de Venise" et "Histoire de ma vie." Une œuvre majeure qui le fait entrer à jamais au panthéon
des mémorialistes. Sur plus de trois mille pages, Casanova nous livre son incroyable vie, sans complaisance.
Il se mettra en tête alors de tenter d'écrire ses mémoires. Intéressantes, elles demeurent néanmoins sujettes à
caution, car de nombreuses contradictions, d'innombrables contre vérités apparaissent. Où se trouve la réalité ?
Ces Mémoires, dans lesquels le vrai et le moins vrai sont habilement dosés, feront alors les délices d'un Musset,
d'un Stendhal, d'un Delacroix et de tous ceux enfin qui veulent y retrouver, sous les récits trop souvent érotiques
de Casanova, les prestiges libertins du XVIIIème siècle. Témoin de la fin d'une époque, l'aventurier Vénitien, par
sa liberté d'être et de pensée, demeure une figure emblématique des Lumières. Il meurt au château de Dux, le
quatre juin 1798, à l'âge de soixante-treize ans. Seule une plaque dans la chapelle du château évoque son souvenir.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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— Toi aussi, dis-moi, ça t’excite ! Tu aimes ça, hein ! Tu ne vas pas être déçu !
Sa main droite descendit et attrapa mon sexe pour commencer à me branler doucement. Sa main gauche quant à elle, était posée sur mes fesses. Ses doigts commencèrent à fouiller ma raie. Bientôt, elle découvrit mon anus et se mit à caresser doucement avec son index les bords de mon orifice. Puis, je sentis son doigt pénétrer doucement mon anus. La sensation était bizarre mais pas désagréable. Elle faisait doucement sans me brusquer. Bientôt ses deux phalanges m'avaient complètement envahi et le va-et-vient commença. Tout mon corps frissonnait, elle était en train de me préparer à la sodomie…
J’essayai d’en faire de même avec mes deux mains, mais sa réaction me fit comprendre que je devais la laissant faire. sa main n’avait pas quitté mon sexe et continuait à le branler ; son autre main me dilatait petit à petit l’anus. Quand son majeur vint se rajouter à son index, mon corps réagit un peu.
— Tu peux encore choisir, mon coquin, ou tu t’en vas et je ne veux plus jamais te revoir, ou tu te laisses faire sans dire un mot et tu me laisses tout organiser du début à la fin. Si tu acceptes de rester, tu devras être mon esclave encore plus qu’avant et tu devras tout accepter ! Quelle est ta réponse ?
je veux rester, dis-je sans hésiter, mon corps vous appartient ! J’étais peut être allé un peu loin, j’étais quand même puceau avec les hommes et avec les trans.
— Bonne réaction mon chéri, tu es donc à moi maintenant. Mets-toi à quatre pattes et montre moi ta croupe.
Je m’exécutais lui laissant admirer mon cul qu’elle n’allait pas tarder à maltraiter pour mon bonheur et sûrement aussi pour le sien. Je lui offrais mes fesses et elle ne tarda pas à renfourner son index, puis elle rajouta son majeur. La douleur laissait peu à peu place à une sorte de plaisir. Elle le sentait, et elle accéléra progressivement le mouvement. Sa main gauche me donnait des fessées de plus en plus forte et les doigts de sa main droite se frayaient un passage dans mon anus tout serré.
— Accompagne mes doigts, bouge tes fesses pour me montrer que tu aimes ça ! Je m’exécutai et je reculai mes fesses pour mieux me faire pénétrer. La jouissance avait dépassé la douleur et l’appréhension.
— Oh tu m’excites à bouger comme une petite salope ! Tu es fin prêt à recevoir ma bite ! Je vais me régaler avec ton petit cul !
Elle retira ses doigts, s ouvrit un tiroir et en retira une capote
— Tourne-toi vers moi, Allez maintenant, lubrifie mon sexe avec ta salive !
Elle me présenta son sexe devant ma bouche et en un coup de rein, elle le mit au fond de ma gorge. C’est elle qui imprimait la cadence, son gland sortait et rentrait dans ma bouche comme des coups de boutoir. Elle diminua le rythme pour laisser son gland toujours en contact avec ma langue. Je pris sa bite dans ma main pour la branler tout en la suçant, elle apprécia. Je la branlais d’une main et de l’autre je caressais ses boules. Au bout d’un petit moment, elle retira son sexe et me donna le préservatif.
— Allez mon joli, enfile-le-moi, mais rien qu’avec ta bouche, je ne veux pas voir tes mains et tu as intérêt à y arriver sinon la sanction sera lourde pour toi !
Les difficultés commençaient ; déjà que je n’avais jamais mis de capote sur quelqu’un (à part sur moi) avec les mains, en plus, il fallait que je ne me serve que de ma bouche ! Je mis le préservatif sur son gland, et commençai une habile pipe en essayant de le dérouler. Je la pipai quelques secondes puis appréciant mon travail elle m’interrompit :
— C’est bien mon chéri, tu es un brave garçon, je vais finir moi-même, retourne-toi à quatre pattes et écarte bien ton cul ! Je me retournai et je sentis son gland à l’entrée de mon anus. Je sentais que celui-ci s’avançait, la douleur était de plus en plus présente au fur et à mesure que sa bite s’engouffrait. Les deux premiers aller-retours furent très difficiles puis la vitesse de ses va-et-vient commença à s’emballer.
— Oh oui c’est bon mon chou, je sens que tu commences à aimer ça, bientôt tu me supplieras de ne plus arrêter ! Je sentais que la sodomie me donnait des frissons presque du plaisir, et plus on avançait et plus je sentais que sa bite rentrait bien dans mon cul : le plaisir commençait à se faire ressentir !
— Ça y est, tu te régales, tu es une petite salope en fait, tu aimes ça te faire enculer, je veux t’entendre dire que tu aimes ça, je veux t’entendre crier que tu aimes être soumis comme une petite pute !
Il est vrai que j’adorais ça mais l’avouer était difficile ! Le plaisir montait tellement :
— Oh oui, j’adore ça ! Vas-y, continue, défonce moi le cul, j’aime ça, quand tu me prends le cul, fais ce que tu veux, mon trou est pour toi ! — Tu vas me faire jouir, toi, continue à crier comme une petite chienne !
ses coups de bite étaient de plus en plus forts. Ils étaient accentués par mes mouvements de hanche qui permettaient à son sexe d’aller plus profond que jamais. La sodomie sembla durer une éternité. Mon dépucelage était assez violent mais je dois être un peu maso… Elle me mit sur le dos et, en me tenant par les jambes, elle me pénétra d’une autre façon. son sexe entrait et sortait de mon anus. Je sentis sa bite grossir dans mon cul.
— J’ai bien apprécié mon chéri pour une première c’était plutôt pas mal. Mes fesses et mon anus étaient assez douloureux. Mais je pense que j'aime ça.
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Juliette était fière, aussi farouche que les chevaux qu'elle dressait avec passion dans sa propriété
de l'Orne, près d'Argentan. Elle préférait ne pas s'interroger sur le moment de folie qui, contre
tous ses principes, l'avait jetée dans mes bras. Cela lui semblait un phénomène aussi bizarre
que la foudre ou un tremblement de terre. Elle ne pensait pas qu'une telle catastrophe pût
jamais lui arriver. Elle avait construit un mur autour d'elle pour se protéger et se croyait à
l'abri. Elle se sentait imprenable autant par dégoût de l'aventure que par un sentiment de
fierté qui lui faisait juger les choses de l'amour saphique soit comme un idéal impossible, soit
comme un abandon bestial. Elle n'imaginait pas l'entre-deux. Son intransigeance ne lui faisait
jamais envisager les moyens termes ou les compromis. La vie devait être ainsi: droite, sans
écart, maintenue dans son parcours par une main inflexible, la rigueur était sa religion. Mais
l'amour meurt d'exister. La nature offre d'autres exemples de cette simultanéité de la naissance
et de la mort. Les femmes lointaines échappent à ce destin. Leur immatérialité même les préserve
des atteintes du temps. Quand je retrouvais Juliette, que j'aille à Rome ou qu'elle vînt me rejoindre
à Paris, à Sauzon ou dans tout autre lieu, nous conservions intact cet élan que nous avions connu
dans la chambre mauresque. Son caractère pudique, réservé, ajoutait une distance supplémentaire.
La combustion de l'amour était sans cesse ravivée par l'attente, le doute, l'incertitude. Comment
face à tant d'adversité et de menaces, n'aurions-nous pas connu l'angoisse. Chaque retrouvaille
représentait une conquête. Nous gardions de notre rencontre, fruit de tant de hasards, une pure
confiance dans la prédestination qui y avait présidé, mais en même temps ce destin qui avait
instruit les conditions de ce rendez-vous mystérieux place Saint-Sulpice pouvait avoir décidé de
façon brutale, l'instant de notre rupture. Nous sentions que notre volonté n'y pourrait rien. C'était
ce lien avec l'angoisse qui donnait tant d'intensité et de force à nos étreintes. Elles avaient un goût
de première et de dernière fois. Nous savions que l'instant serait bref. Cette perspective de la
séparation jetait sur nous son ombre mais aussi elle exacerbait notre désir inépuisable de profiter
du présent. Une exaltation inconnue aux couples établis qui n'ont pas d'obstacles à affronter.
Juliette ne me disait presque rien de sa vie. Elle ne me posait aucune question sur la mienne. Sans
doute par crainte d'apprendre des choses qui auraient pu lui déplaire. Aimer écrire, c'est coucher
des mots sur le papier, et non pas partager le lit de Madame de Staël. Mon existence en dehors
de la littérature ne méritait pas que je la fisse souffrir avec des passades sans importance. Elle ne
pouvait être jalouse de ma méridienne. Je ne vivais que dans l'attente d'un prochain rendez-vous,
de baisers volés, d'étreintes usurpées. Où aurait-il lieu ? En réalité je passais plus de temps à
imaginer Juliette qu'à la voir. Et quand je la retrouvais, c'était à travers la brume de ce songe que
j'avais construit autour d'elle. Elle m'écrivait des lettres brèves, quelques phrases denses comme
des aphorismes, datées avec précision. Elle indiquait toujours l'heure et le temps qu'il faisait.
J'appris un jour qu'elle avait épousé un éleveur de chevaux. Elle était fière, aussi farouche que
les pur-sang que son mari dressait dans sa propriété de l'Orne. Elle préférait ne pas s'interroger
sur le moment de folie qui, contre tous ses principes l'avait jetée dans ses bras. Cela lui semblait un
phénomène aussi bizarre que la foudre ou un tremblement de terre. Elle avait construit autour d'elle
un mur pour se protéger et se croyait à l'abri. Elle se sentait imprenable autant par dégoût des autres
que par un sentiment de fierté qui lui faisait juger les choses de l'amour soit comme un idéal impossible
soit comme un abandon bestial. Elle n'imaginait pas l'entre-deux. La vie devint pour elle, droite, sans
écart, maintenue dans son parcours par une main inflexible, faisant de la doctrine du cadre noir de
Saumur sa ligne de conduite. " En avant, calme et droit ", la citation du général L'Hotte l'inspira.
Avait-elle lu le beau roman de François Nourissier ? Au milieu de la vie, elle voyait venir l'hiver. Elle
acceptait avec courage la solitude qui de plus en plus l'envelopperait dans ses voiles glacés. Juliette
échappait à cette angoisse en demandant à la nature de lui offrir les plaisirs, les joies, les émotions
qui lui manquaient. Cette liberté de l'instinct débridé, l'ardeur des saillies, les montées de la sève et
l'allégresse reproductrice du monde végétal la fascinaient. Elle ne vivait plus que pour les chevaux,
les arbres et les fleurs. Elle habillait sa sauvagerie nouvelle d'un masque de mondanité provincial.
Bientôt elle m'invita chez elle et me présenta à son mari qui m'accueillit avec une diplomatique et
rigoureuse politesse. Nous étions dans un monde où tout se joue sur les apparences, où le soupçon,
les arrière-pensées étaient bannis. Un monde de civilité absolue où ce qui n'est pas montré pas plus
que ce qui n'est pas dit n'avaient droit à l'existence. Il m'emmena faire le tour du parc ainsi que de
manière immuable, il procédait avec ses hôtes et me tint les mêmes propos qu'il leur avait tenus à
tous pendant leur visite, propos qui certainement devaient être à quelques nuances près, ceux de
son père et de ses aïeux. Des chevaux gambadaient dans une prairie, d'autres travaillaient dans une
carrière. Tout était dans un ordre parfait. La maison du jardinier rutilait. La serre semblait aussi propre
et rangée qu'une salle d'opération. Un hommage digne à Monsieur de Buffon. Seul le cœur semblait
ne pas avoir de place. On le considérait comme un intrus. J'allais monter à cheval avec Juliette. Nous
nous promenions dans les bois. Parfois nous rentrions avec le crépuscule, et cette demi-obscurité
jetait sur nous des ombres coupables. Son mari nous attendait impavide sur le perron. Sa distance,
son indifférence vis-à-vis d'une liaison qu'il ne voulait pas voir, étaient presque plus lourdes à supporter
que s'il nous avait attendues un fusil chargé à la main. Ce silence du non-dit pesait sur nous comme une
faute. Je regagnai ma chambre et dans cette atmosphère de crime, Juliette se glissait contre moi. Elle
repartait à l'aube. Alors, souvent, en m'éveillant dans le lit vide, je me demandais si je n'avais pas rêvé.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Le lendemain, je me réveille en forme. Julien me fait un peu de bouche-à-bouche. Entendons nous, ses lèvres horizontales sur mes lèvres verticales, un peu collantes le matin, surtout quand j'ai fait des rêves érotiques... Ensuite, il va aider l'autre domestique. Mais si, vous savez bien, l'autre mari.
Je me lève un quart d'heure plus tard et je vais embrasser Josiane et les jumeaux. Tous sur la bouche, ce matin. Il faut dire qu'on est devenus intimes. Ils vont de mieux en mieux, ces petits, ils sont même de très bonne humeur. Même d'humeur à faire des farces, vous voyez. Au moment où leur père arrive avec une théière, un des deux lui fait un "croche-patte" ! Résultat, ce maladroit de Robert trébuche et renverse la théière sur la table. Et "presque" sur les cuisses de Josiane, qui se met à gueuler comme un putois femelle à qui on vient de marcher sur la queue?! Elle le traite de connard, d'enculé, de grosse larve et j'en passe des moins classes.
Ce qui est amusant, c'est que Josiane m'a dit que Robert n'est pas un petit employé de banque comme je le pensais, mais le PDG d'une grosse société de vins et spiritueux. Josiane me dit :
— Samia, tu me prêtes ton truc à punir les maladroits??
— Oui, avec plaisir. Julien, va chercher?!
Robert bredouille :
— Excuse-moi ma chérie... on m'a fait trébucher.
— C'est ça, accuse les autres?!
Julien revient avec la grande cuiller en bois que j'emploie régulièrement pour lui donner des corrections. Quand il a fait une connerie ou simplement parce que quelque chose m’a énervée... Hé oui, ça me calme. Pas de chance pour ses fesses...
Comme il est excessivement douillet, Julien piaille délicieusement quand je le corrige.
Josiane crie à son mari :
— En position !
Oh?! Je vois qu’il est également bien dressé puisque, sans discuter, il baisse son short et se penche en avant, les coudes posés sur l’assise de la chaise. Son gros derrière tout blanc est une cible parfaite. Il va avoir des couleurs dans pas longtemps. J'adore voir ce PDG, tout penaud, les fesses en l'air et en plus devant ses fils. Justement, un des jumeaux demande à Josiane :
— On peut le faire aussi?? Steupléééé...
Alors ça, c'est limite pas convenable. J'adore?! Josiane tend la cuiller au Jumeau N° 1, qui en envoie un grand coup sur les fesses de son père. Oh qu'il n'aime pas. Il crie :
— Aïe... ça fait mal?!
Ben évidemment, banane, c'est une punition. Jumeau N° 1 y va de bon cœur et donne une douzaine de coups de cuiller tandis que son père crie comme un bébé qui fait ses dents. Il passe la cuiller à Jumeau N° 2 qui frappe à son tour. Le gros derrière du PDG est constellé de grosses marques rouges en forme de cuiller... Jumeau N° 2 me demande :
— Tu ne veux pas le punir, toi aussi??
On ne refuse pas quelque chose qui est offert de bon cœur... Je prends la cuiller en disant :
— Volontiers... Je vais vous montrer un petit mouvement du poignet qui rend le coup encore plus douloureux.
Je frappe et, bizarrement, Robert n'aime pas du tout mon petit mouvement du poignet. D’ailleurs, il le crie bien fort.
Je suis là, la cuiller levée prête à corriger, quand Djibril arrive en disant :
— Mais qu'est-ce que tu fais encore?? On entend ce pauvre homme crier à l'autre bout du village.
Je bredouille :
— Mais... euh... c'est pas moi, c'est...
— Comment ça, c'est pas toi?? Je t'ai vue. On ne traite pas un homme comme ça?!
Non mais, de quoi il se mêle?!? Qu'il nous laisse nous amuser. Sans réfléchir, je réponds :
— C'est pas vos affaires et d'ailleurs...
Je regrette aussitôt d'avoir dit ça, car Djibril répond sur un ton furieux :
— Si, c'est mes affaires?! Maintenant, je vais te montrer comment moi, je traite les gamines insolentes?!
L'instant d'après, il saisit mon poignet, s'assied sur une chaise et me couche en travers de ses cuisses, les fesses en l'air. Je crie aux autres :
— Ne le laissez pas faire?!
Personne ne bouge... Alors, j'essaie autre chose :
— Pardon Monsieur Djibril, je...
Trop tard : il a déjà descendu ma culotte de maillot sur mes talons. Je crie :
— Je vous donnerai... Aïïïe?!!
Il vient de me balancer un grand coup de cuiller en bois sur les fesses?! Ça fait un mal de chien?! Et ça repart :
— Aïe... aïïe... nnooonnn... aïe, aïe... pardon, noonnn... ça fait trop mal?!
Il s'arrête pour me demander :
— Et à lui, tu crois que ça ne faisait pas mal??
— Siiii, mais c'est pas moi qui.... Aïe?! Noooonnn?!!! Aïe...
— Si c'est toi?! Et je vais te filer quelques coups sur le haut des cuisses, tu te souviendras que ça fait mal chaque fois que tu t'assiéras?!
— Noooonnn?!!! Aïe, aïe, aïe...
Enfin, il s'arrête. J'ai terriblement mal aux fesses et aux cuisses. Il pose sa main sur mon derrière en disant :
— Tu n'as rien à me dire??
— Pardon Monsieur Djibril.
— Que ça te serve de leçon. Moi, on ne me parle pas mal. OK??
Tout en frottant mes fesses, je réponds :
— Oui, j'ai compris Monsieur Djibril.
D'accord, je m'aplatis, mais elle fait vraiment mal, cette cuiller?! Je me défoulerai sur les fesses de Julien, chacun son tour?! Djibril annonce à tout le monde :
— Je n'étais pas venu pour fesser Samia, mais pour vous inviter à une soirée aux cascades, demain en fin d'après midi, en l'honneur d'investisseurs étrangers. Il y aura le chef du village et des gens importants.
Il continue pour moi et Josiane :
— Comme vous êtes belles toutes les deux...
Je devine la suite "belles et pas farouches"... Mais en fait, il dit :
— On a prévu des cadeaux qui vont vous plaire et...
Je le coupe en disant :
— Je suis désolée, j'ai un projet pour demain soir. De toute façon, je ne compte pas montrer mes fesses et mes cuisses couvertes de traces rouges.
Les jumeaux disent :
— On restera avec toi.
Merci, les frérots?! Djibril paie ce qu'il m'a fait. Je me demande comment il va rattraper la situation... Il prend les deux jumeaux par les épaules et va dehors avec eux. Josiane essaie de me raisonner :
— Ce n'est jamais qu'une fessée.
— Tu as vu mes fesses??
— Oui, mais une fessée, c’est quand même pas si terrible et...
Et je ne sais pas quoi, car Djibril revient avec les jumeaux en disant :
— Voilà, ils viennent. Toi aussi, Samia.
— Non?! D'ailleurs, je vais aller m'allonger sur mon lit, je ne me sens pas très bien.
Djibril insiste :
— Ce sera une super fête.
Je me frotte à nouveau les fesses en disant :
— Je n'en doute pas. Amusez-vous bien.
Alors, il me prend et me met sur son épaule comme si j'étais un sac à patates?! Je crie :
— Au secours?!
Personne ne bouge, évidemment. Il sort de la maison et on traverse une partie du village, moi sur son dos, en train de crier. Ça fait rire les gens qu'on croise. Je lui donne des coups de poing dans le dos, mais en guise de réponse, il me claque chaque fois les fesses... donc j'arrête tout de suite.
On arrive devant la maison de ses parents. Je crie :
— Qu'est-ce que vous allez me faire??!!!
On monte une volée d'escaliers. Au premier, il me remet sur mes pieds mais en me tenant fermement. Il me dit :
— J'ai une surprise pour toi.
Je m'en fous de sa surprise?! Il me pousse dans une chambre... et là, sur le lit, il y a une apparition : la reine de Saba nue... ou Cléopâtre avec un petit nez... ou Shéhérazade... C'est Malha, ce qui veut dire "charmante" en Berbère. Comme elle dormait, notre arrivée l’a réveillée. Elle se redresse et dit en bâillant :
— Kes' tu veux encore Djibril??
— Tu te souviens de Samia??
— Bien sûr.
— Je compte sur toi pour la convaincre de venir à la soirée de demain.
Mes hormones se mettent à crier : "Ouais, super?! Elle est belle, elle sent bon la fille qui a eu chaud, va vite mettre ton nez dans ses poils."
Je leur réponds (en pensée) : "Cette brute m'a fait trop mal, j'en veux pas de sa surprise, il peut se la remballer?!"
Ouh là?! Mes hormones deviennent enragées, puisqu’en guise de réponse, elles me gueulent : "Tu mens, tu as fait beaucoup de cinéma pour qu'il ne frappe pas trop fort, mais tes fesses en ont vu d'autres?!"
Tout ce dialogue en une fraction de seconde... Malha me tend la main, m'attire à elle et m'embrasse sur la bouche.
Mes hormones roucoulent : "Trop bonne, sa salive?!"
C'est pas faux. Je dis quand même a Malha :
— Ton frère est une brute?!
— Je sais, mais, moi, je vais être très gentille avec toi...
Dans mon dos, Djibril me dit :
— Alors, tu viens?? Malha sera là...
Je crève d'envie de lui dire d'aller se faire foutre, mais je suis prudente et puis, elle est trop belle et elle sent trop bon... La forêt, la mer, le cuir humide... De plus, j'ai toujours eu l'intention d'aller à cette fête, mais je voulais le faire chier un peu, pour appeler un chat, un chat. Je réponds :
— Oui....
— Reconnais que tu la méritais, cette fessée.
NON?! Malha me caresse la hanche, alors le non se transforme en :
— Oui.
Ma grand-mère disait "Un petit moment de honte est vite passé". Mais ici, c'est un grand moment de honte. Il est satisfait, il m'a retourné le cerveau avec les odeurs de sa soeur. Justement, elle me dit :
— Tu veux que je te console??
— Je voudrais plutôt m'occuper de toi.
— D’accord.
Je l'embrasse à nouveau sur la bouche. De là, je mets mon nez dans le buisson humide de son aisselle gauche. J'adore... Je lèche la sueur de ses poils, mes hormones surexcitées me disent : "Tu avales sa sueur, trop bon?!"
Je lèche et je suce ses poils de ses aisselles. Elle rit et dit :
— Tu chatouilles. Embrasse mes seins.
Oh oui?! Elle a des superbes seins en poire. Je la tète comme un gros bébé affamé, je retrouve le goût de sa sueur... Après m’être occupée de ses beaux seins, je file à l'étage en dessous en faisant une incursion par son nombril. J'arrive aux abords d'une forêt tropicale humide et odorante. Je sens l'odeur musquée de ses aines... Dans le sillon, entre l’aine et les grandes lèvres, ses sécrétions ont formé un léger dépôt blanchâtre que je lèche?! Ouch?! Deux ou trois hormones manquent de faire une crise cardiaque. Pour les ranimer, j'embrasse le clito et le méat de Malha. Odeur beaucoup plus acidulée, marine, de crustacé, aussi... Mes hormones font une "hola" en criant "lèche?!"
Bon, d'accord. Je lèche comme un petit chat qui lape son lait, ma petite langue va et vient très vite. J'ai appris à Julien à me lécher comme ça, alors je sais l'effet que ça fait. Malha se tortille sous ma langue. Mes hormones sont aux anges : elles ont le goût, l'odeur et la douceur du clito de ma Princesse du désert. Je ne veux pas que ça aille trop vite, alors je ne mets pas mes doigts. J'évite surtout de faire un truc genre la pince de crabe (le majeur dans le cul, l'index dans la chatte et le pouce sur le clito)... Je veux tout faire avec ma petite langue de chatte, genre "lap, lap, lap, lap, lap, lap, lap, lap, lap..." Elle me caresse le dos de son pied nu... Bientôt, je sens qu'elle va décoller. Surtout ne pas changer de rythme. Elle pousse un cri tandis que ses cuisses serrent mon visage et que ses glandes le mouillent.
Championnat du meilleur Cunni d'Afrique du Nord... And the winner is... Miss Samia ! Mes hormones entonnent "on est les meilleures, on est les meilleures..." Quelles petites cabotines?!
A suivre.
Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 de "Mia sans dessous" sont ici :
http://www.lamusardine.com/P31501-mia-sans-dessous-4-morgan-bruce-michael-mia.html … …
Mes livres non illustrés, ici :
https://www.amazon.fr/Mia-Michael/e/B01MRVYT44/ref=ntt_dp_epwbk_0 …
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Une voix qui répète qu'elle vous aime et, derrière cette voix, imaginez ce qu'il vous plaira,
car elle dira rien d'autre. Les silences tendres, les mots échappés, tout cela vous importe
peu. Cette voix vous accable. Vous voudriez la chasser. Hélas, Patricia, avec ses belles
mains fines, était là, toujours là. Elle se multipliait au long des semaines, monotone et
identique. On ne se sauve que par l'excès, se disait-elle. Elle ne précisait pas devant quoi
elle se sauvait. Elle avait entre les reins une terrible dureté, dont on abusait trop souvent.
Elle n'avait pas besoin de bonheur. La souffrance, qu'elle savait parfaitement se procurer,
l'avait rendue presque sensible à l'existence des autres filles qui comme elle étaient livrées.
Dire que dès la seconde où sa Maîtresse l'eût quittée, elle commença de l'attendre, est peu
dire. Elle ne fut plus qu'attente et que nuit dans l'abstinence de ses supplices. Tout le temps
qu'elle demeura dans la salle de bain, elle se regarda dans le miroir, incapable de retenir
l'eau qui s'échappait de son corps. Il faisait plus chaud que d'habitude. Le soleil et la mer
l'avaient déjà dorée davantage, ses cheveux, ses sourcils et la très fine toison de son ventre.
Il y aurait beaucoup de choses à lui dire, mais d'abord, celle-ci, que je crains de deviner en elle de la légèreté.
Elle aimait la légèreté des choses, des actes, de la vie. Elle n'aimait pas la légèreté des êtres, tout ce qui était
un peu au-dessus du niveau semblait heurter Patricia. Elle ne recherchait pas à s'attribuer beaucoup de mérites
en ce monde ni dans l'autre, celui de l'abandon. Un sentiment d'insécurité pour son corps sans cesse meurtri. Elle
était bien jeune et ne savait même pas si elle possédait un peu de lumière. Sarah était arrivée quand elle était
dans l'ombre, et maintenant, il fallait arranger les choses. Tant pis pour elle. Les souvenirs qui ont su être poètes
de sa vie, c'est à dire dans le désordre, plaisir et enivrement de l'imagination. Mais dans la moindre de ses paroles,
raisonnable douce-amère, ce cadeau imprérieux du ciel, le lot avait oublié sa jeunesse, l'allégresse avec laquelle
elle devait accepter l'insistance, la mauvaise grâce, et la maladresse. Comme le fouet et les doubles fenêtres pour
que l'on ne l'entende pas hurler. Ses mains s'agrippaient aux colonnes du lit, où Sarah les assujettissait à l'aide de
fines cordelettes qui lui sciaient les poignets. Des sangles passaient dans les bracelets de ses chevilles. Elle était
allongée sur le dos, de telle façon que ses jambes surélevées et écartelées laisse à Sarah toute la fantaisie de la
fouetter. Elle était debout à coté d'elle, un martinet à la main. Aux premières cinglades qui la brûlèrent aux cuisses,
Patricia gémit. Mais elle ne voulait pas demander grâce, même quand sa Maîtresse passa de la droite à la gauche.
Elle crut seulement que les cordelettes déchireraient sa chair, tant elle se débattait. Mais Sarah entendait marquer
sa peau de traces nobles et régulières et surtout qu'elles fussent nettes. Il fallut subir sans souffle, sans troubler
l'attention de Sarah qui se porta bientôt sur ses seins. Elle allait retrouver sa considèration en s'accomodant de son
statut d'esclave et non pas de soumise. Et il n'était pour elle de plus grand bonheur que de se savoir appréciée.
L'amour mais avec un arc-en-ciel d'émotions vertigineuses en plus rayonnait toujours chaque parcelle de son corps.
Patricia n'avait pas très mal; chaque cinglement amenait seulement un sursaut, une contraction de ses muscles
fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irridia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion des cuisses
et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la suppliciée sortirent de longs soupirs,
entrecoupés de sanglots. Sarah, excitée, commença à frapper plus fort par le travers et les gémissements furent
plus profonds. En même temps qu'elle entendait un sifflement, elle sentit une atroce brûlure sur les cuisses et hurla.
Elle la flagella à toute volée sans attendre qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque
fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent quadrillées. Patricia crispa ses
poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à sa tête. Alors Sarah s'accroupit près des épaules
de Patricia et lui caressa le visage, penchée sur elle, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée.
Mais elle recommença, frappant plus fort, les fines lanières s'écrasèrent dans un bruit mat sur la pointe des seins.
Patricia laissa couler quelques larmes. Alors Sarah arrêta de la flageller. Elle ne la détacha pas de ses liens,
mais la laissa ainsi exposée, le reste de la soirée, deux longues heures, cuisses ouvertes et relevées sur le lit.
Elle ne cessa de souhaiter refermer ses jambes. Penchée sur le ventre offert de sa soumise, Sarah posa ses
lèvres frémissantes sur le sexe humide et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité, tandis que de
sa bouche s'échappait la plainte d'amour, des gémissements étouffés de la chair humide et palpitante, elle céda
à la jouissance. Sarah dut maintenir ses hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et
ininterrompus. Elle se consuma; sans doute, ce ne fut pas là seulement la sensation du plaisir mais la réalité
même. Penchée au-dessus d'elle, Sarah tenait à la main une bougie. D'un geste lent, le bougeoir doré s'inclina sur
sa peau, la cire brûlante perla ses seins en cloques blanchâtres et incandescentes. Son martyre devint délicieux.
Le fantasme d'être brûler vive augmenta son excitation. Elle perdit la notion du temps et de la douleur. Elle aimait
l'idée du supplice, lorsqu'elle le subissait elle aurait trahi le lien qui l'unissait à Sarah pour y échapper, quand il était
terminé elle était heureuse de l'avoir subi d'autant plus épanouie qu'il avait été plus long et plus cruel. Sa Maîtresse
ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à sa révolte, et savait parfaitement que son merci n'était pas dérisoire.
Patricia ne se lassait de sentir le satin de ses caresses, de haut en bas et de bas en haut. C'était toujours comme
pour la première fois qu'elle éprouvait le bonheur dans la forme la plus belle de la soumission, celle de l'abnégation.
De la souffrance qu'elle aimait subir, elle n'en éprouvait aucune honte. Se laisser fouetter, s'offrir à des inconnues,
être toujours accessible, aimable et nue. Elle ne se plaignait jamais. Pour l'amour qui faisait battre son cœur, on ne
la forçait jamais. On était fâché contre elle parce qu'on ne lui connaissait pas de rébellion. C'était de la discrétion.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Avant propos :
Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Des écrits de mon passé, qui m'ont vus devenir ce que je deviens. Je ne trouve pas de meilleur endroit qu'un site de BDSM pour se mettre à nu, et ces textes touchent à ce qu'il y a de plus intime en moi : ma pensée.
Alors plutôt que de découvrir mon corps, je vous propose de découvrir mon âme. Il ne m'importe pas tant que vous lisiez. Il m'importe que si quelqu'un veut me lire, il y trouve du plaisir et de la curiosité.
C'est donc le premier texte d'une série que j'ai nommée chemin de vie. Il a été écrit il y a de cela deux ans.
---
Nuits couleurs de leds. Les lueurs de l’écran et la veille rouge de la prise pour compagnie. Un silence complet, si ce n’est la musique douceâtre tournant en boucle dans le casque : Imaginary Folklore de Nujabes accompagne mes pensées.
La fenêtre ouverte laisse parvenir un peu d’air. Il ne fait ni froid, ni chaud. Bientôt je ne pourrais plus fuir la moiteur de l’été. La chaleur implacable. Pour l’instant je profite de mon répit.
Autours de moi, le peu de lumière qu’émet l’écran de l’ordinateur joue avec les formes de l’appartement. Des lignes blanches et noires se dessinent, géométrie immobile qui quadrille mon petit quotidien nocturne. Une étagère sans livres. Un étendoir sans linge. Et un chauffage éteint.
Je devine la forme de quelques autres objets, méconnaissables, mais que je reconnais par habitude. Ici un casque de vélo. Là mon Dictionnaire Historique de la Langue Française d’Alain Rey, en trois volumes, mon petit bijou. Derrière lui se cache une pile de mangas. Je les ai lus récemment. Dévorés pour être plus précis. Et cela me rappelle le temps où je lisais beaucoup. Je passais des journées allongé, plongé dans mes livres. Et quand je ne lisais pas, j’allais dehors, courir aux bois et inventer mes propres aventures avec un groupe d’amis.
Je devine aussi ma pochette bleue, celle ou je mets mes dessins. Elle est posée sur l’étendoir à linge, devant l’entrée. Et si je ne me trompe pas, non loin d’elle, à la même hauteur, sur l’un des étages de ma bibliothèque, reposent sagement mes papiers en retard.
La cuisine elle aussi attend l’attention de son propriétaire. Un mini four, qui jusqu’ici n’a servi que deux fois, patiente sur sa table, à côté de la vaisselle salle, des paquets de brioche tranchée, et des pots de nutella vide. Dans le frigo, quelques aliments que j’ai eut l’espoir de cuisiner s’apprêtent à pourrir.
Si l’on revient près du lit, il y a un appareil photo argentique, celui de ma mère, ainsi que trois pellicules qu’il faut que je fasse développer. Sur le mur sont accrochées les photos que j’ai tirés. Une petite vingtaine je crois…
Encore un peu plus près, une machine à écrire. Cela fait des lustres qu’elle n’a pas servi. J’ai pris l’habitude d’écrire sur l’ordinateur les textes qui me passent par la tête. Des textes pleins de sens, mais vides d’ambition. Cela m’attriste un peu. C’est peut être cela qui manque, l’ambition ?
C’est finalement un tableau assez grotesque… C’est le signe d’une vie mise à l’arrêt, qui dort patiemment autours de moi, qui m’attends. Il m’arrive de m’imaginer l’avoir rejoint. Mais jamais de la rejoindre. C’est un chemin qui me semble à mille lieux de ce que je suis capable de réaliser.
Je regarde à nouveau autours de moi, et me demande depuis quand cela est arrivé. Et, pour la première fois, il me vient un ensemble d’évènements précis. La répétition inlassable d’une mésaventure que j’ai trop vécue. Il y avait avant cela une fille que j’aimais…
Est-ce là la réponse. L’amour est peut être le sentiment que j’ai le plus enfoui. Pour ne pas en souffrir. Il repose en silence, non loin de l’amour propre. Blessé par une solitude que l’amitié ne comble pas. Rien n’a de sens si je suis seul. Rien n’a de valeur si je suis seul. Alors j’attends. Et si je ne fais qu’attendre, c’est parce que j’ai peur.
Parce que jusqu’ici chaque mésaventure ne m’a apporté qu’une blessure de plus. Dire que l’on est blessé lorsque l’on demande à être aimé…
Et dire que je n’ai jamais su aimer ceux qui m’ont aimés… Étrange coup du sort.
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Entre le second Empire et la troisième République, elles ont mérité le titre de "demi-mondaine", de "cocotte",
ou d’"horizontale" en épinglant à leur corsage le coeur des hommes les plus influents de leur temps, princes,
ducs ou présidents. Aujourd’hui, leurs héritières ont tout autant de piquant et d’aplomb. La Païva gravit chacune
des marches du perron de l’Élysée en prenant son temps. En ce soir de printemps de l’année 1848, l’ancienne
prostituée savoure sa revanche sur le destin. À son bras, son époux, le comte Guido Henckel von Donnersmarck,
plus riche et mieux né que les trois précédents. Le couple est reçu pour un dîner officiel, par Adolphe Thiers, le
premier président de la III ème République. Quelques années auparavant, la Païva avait été vertement renvoyée
du palais des Tuileries par le chambellan du roi LouisPhilippe. La monarchie ne voulait pas d’une femme de
mauvaise vie dans ses murs. Mais aujourd’hui, le Tout-Paris est témoin de sa réussite, et continue de la jalouser
autant que de la haïr. Qu’importe. Comme des trottoirs de Notre-Dame-de-Lorette au somptueux hôtel particulier
du 25, avenue des Champs-Élysées, l’ascension de cette célèbre courtisane du XIX ème siècle passe par quatre
mariages et autant de prénoms sans oublier, ses amis proches, Franz Liszt, Richard Wagner, Théophile Gautier.
Elle est née Esther Pauline Blanche Lachmann le 7 mai 1819 dans le ghetto de Moscou, au foyer de Martin, tisserand
devenu revendeur de lainage et de vieux draps. La petite regarde avec envie les équipages des beautés moscovites,
un désir irrépressible de richesse s’impatiente en elle. Une nuit glaciale de décembre, elle descend les Champs-Elysées,
le ventre vide, en robe bien trop légère. Elle s’affale sur un banc, en face du Jardin d’Hiver, et pleure à chaudes larmes
sur son sort. Elle ne sait pas encore qu’en moins d’un bail, un somptueux palais s’élèvera là, le sien. À dix-sept ans,
elle épouse Antoine Villoing (1810-1849), un tailleur français émigré, pauvre et maladif, client de son père. Un fils,
Antoine, naît de cette malheureuse "union" en 1837. Sans scrupule, la jeune Esther abandonne son foyer pour courir
sa chance, d’homme en homme, en une haletante traversée du continent, en passant par Vienne et Constantinople.
Arrivée à Paris, elle s’installe dans la prostitution à l’ombre de Notre-Dame de Lorette en se rebaptisant Thérèse.
Elle n’a que sa jeune beauté, et entend l’exercer sur tous les hommes bien nés et surtout extrêmement fortunés.
Dans la capitale française, elle fait ses classes en offrant ses charmes aux passants autour de l’église Notre-Dame-de
Lorette. Rapidement, elle prend ses quartiers chez "La Farcy", maison de plaisir et de tolérance de la rue Joubert, où
défilent "les grands hommes." Les rencontres se multiplient. Fonder une famille n’a jamais été son ambition.
En 1840, elle séduit le riche pianiste Henri Hertz (1803-1888). Elle est au premier rang de tous ses concerts. Il la
présente à ses amis de la bonne société, Frantz Liszt, Richard Wagner, Théophile Gautier ou le patron de presse Emile
Girardin. Quoique déjà mariée "ailleurs", elle épouse Hertz et "lui donne" une fille, Henriette (1847-1859). Elle lui dévore
sa fortune et il s’en va aux Etats-Unis pour une tournée de concerts. La famille du pianiste la déloge de leur appartement.
Seule, sans appui, Blanche vend ses derniers bijoux avant de se faire expulser du domicile conjugal. Elle finit dans une
chambre en sous-pente. Humiliée, Blanche décide de se refaire à Londres. Avant de traverser la Manche, elle demande
à son fidèle ami, Théophile Gautier, un flacon de laudanum. "De quoi m’endormir pour toujours en cas d’échec." En
dehors de son poison, elle emporte un trousseau, dernier cadeau de Camille, une modiste, qui croit en sa résurrection.
Dans la capitale anglaise, Blanche loue une loge bien en vue au Théâtre Royal. Parée de ses plus beaux atours, elle
espère attirer le regard des hommes. Riches. Rien ne se passe. Pas de mots doux, même pas un seul regard intéressé.
Mais la chance tourne enfin. Elle rencontre lord Edouard Stanley qui fait sa fortune. À la fin de leur première nuit, Lord
Derby lui laisse l’équivalent de 320 000 euros. Retournée à Paris, elle a une liaison avec le marquis de Liocourt puis
avec le duc de Gramont, très proche du prince Napoléon, qui complète sa richesse. Elle repousse son premier mari,
venu pour tenter de la reconquérir. Bientôt, il en meurt de désespoir, mais accepte de pourvoir à l’éducation de leur fils.
Le 6 juin 1851, elle épouse Albio Francisco, marquis de Païva Aranjo, pour la belle sonorité de la particule. La marquise
de Païva, quel magnifique octosyllabe remarque Théophile Gautier. Il lui offre aussi un hôtel particulier place St-Georges
qu’elle occupe le temps de quatre saisons de félicité. Elle aura la couleur de l’or, des diamants et des saphirs. Alors, les
invitations se succèdent, Blanche fait tourner les têtes et entasse pierres et billets dans ses bagages. Le lendemain de
la nuit de noce, le nez dans sa tasse de porcelaine, elle lui dit: "Vous avez voulu coucher avec moi. Vous y êtes parvenu
en m’épousant. Vous m’avez donné votre nom, et cette nuit j’ai rempli ma part du marché. Je voulais un nom et je l’ai.
Mais vous, vous n’avez qu’une putain. Le mieux est que nous nous séparions. Je resterai une putain à Paris avec votre
nom. Vous pouvez rentrer au Portugal." Le pauvre homme repart chez sa mère. Quelques années plus tard, il se tire
une balle dans la tête et agonise douze heures durant avant de mourir. Le mari était replet et niais mais bien titré.
"Tous mes désirs sont venus à mes pieds comme des chiens couchants." Au plus haut de son art et de sa gloire, la
Païva voit poindre le sommet de sa carrière en la personne du comte Guido Henckel von Donnersmarck, issu d’une
ancienne et influente famille prussienne. Elle a trente-six ans, et lui vingt-cinq. Non content d’être beau, il est le parti le
plus riche d’Europe. Elle soudoie les domestiques pour organiser des rencontres soi-disant fortuites dans toute l’Europe.
Le jeune comte, timide héritier de la fortune de son aîné, est fasciné par cette femme de tête et de corps. Il ne résiste pas
à cette entreprise de séduction qui confine au grand art. Le 28 octobre 1871, Blanche l’épouse dans un temple luthérien.
C’est la troisième fois qu’elle change de religion. La noce est fêtée dans le somptueux palais des Champs-Élysées,
construit à la gloire de la prostituée la plus riche et la plus célèbre d’Europe. L’escalier de marbre veiné de jaune mène
aux chambres et à la salle de bain. La richesse et le luxe s’étalent du sol au plafond. La Païva possède tout, la gloire,
un titre et la richesse, et des montagnes de bijoux. Chez Frédéric Boucheron, le joaillier de la rue de Valois, la liste de
ses acquisitions est vertigineuse: une collerette de diamants, deux saphirs, montés en boucle d’oreille, un brillant jaune.
En 1857, le comte Henckel von Donnersmarck lui offre aussi le château de Pontchartrain, où elle séjourne en villégiature.
De quoi rendre jalouses ses rivales. Et toutes la détestent, les horizontales comme les bien nées. Elle est maintenant
invitée dans le monde, et même par le président de la République. Au bras de Guido qui a l’oreille de Bismarck son cousin,
la Païva attise haine et jalousie. En cette immédiate après-guerre franco-prussienne, on jase. "N’a-t-elle pas couché avec
tous les hommes influents? Quelles confidences ont été divulguées sur l’oreiller ? Elle espionne, c’est certain." Rien
n’interdit de penser qu’elle a joué les intermédiaires. Mais peu de temps. À l’apogée de sa gloire, la Païva n’a plus de désir.
L’envie s’est éteinte. Elle sombre dans l’ennui. L’ancienne courtisane n’a plus même le pouvoir d’ensorceler les hommes.
Rien ne l’amuse en dehors de la contemplation de ses bijoux, la nuit tombée. Bientôt une faiblesse cardiaque rend ses
déplacements difficiles. Et puis, ces rumeurs qui perdurent. Paris n’a décidément plus rien à lui offrir.
Elle remarque un jeune politicien promis à un grand avenir, Jules Gambetta (1838-1882), le meneur de la Défense nationale
en 1870 et entend le convaincre de traiter avec Bismarck. Hélas, l’ultime tentative échoue en avril 1878 et l’occasion ne se
représente plus, celle qui avait gagné toutes les parties perd la dernière. Son mari négocie l’indemnité de guerre que la
France doit payer, une somme exorbitante: cinq milliards de francs-or. À la mort de Gambetta, en 1882, le couple est prié
de quitter Paris. Cristallisant les critiques, elle est obligée de s’exiler en Silésie dans le château de Neudeck de son mari.
La Païva le sent bien, elle qui, d’un coup d’œil ou de rein renversait une situation ou un ministère n’a plus assez d'allant.
Dorénavant, elle a juste de l’argent. Elle ne survivra pas longtemps à cet éloignement forcé, à cette déchéance sociale.
Elle meurt le 21 janvier 1884 dans son château de Silésie, avant sa soixante-cinquième année, copie des Tuileries, que
lui a offerte Guido. Le comte Henckel von Donnersmarck se remarie avec une jeune aristocrate russe, Katharina Slepzow.
Mais le veuf éploré disparaît parfois, et s’enferme dans les appartements de sa première épouse. Il semble rongé par le
manque. Profitant d’une de ses absences, sa seconde épouse, intriguée, décide de percer le secret, et pénètre dans ces
chambres interdites. Elle ne se remettra jamais de ce qu’elle y découvre. Au milieu d’un salon, plongé dans un bassin
d’alcool, Guido conserve le corps inerte de Blanche. Fascinante jusque dans la mort. Fabuleux destin de cette femme
polyglotte, jouant du piano avec un certain talent pour ses hôtes, qui montait à cheval qu'elle lançait au galop, habillée
en homme, dans les terres de ses propriétés allemandes, ou à Pontchartrain où elle donnait également des réceptions
splendides les soirées d’été. Animée d’une volonté de fer, elle fit preuve d’une ténacité qui surprend, et force l’admiration.
Bibliographie et références:
- Marcel Boulenger, "La Païva"
- Alfred Colling, "La Prodigieuse Histoire de la Bourse"
- Paul Gordeaux, "La Païva"
- Janine Alexandre-Debray, "La Païva"
- Gabrielle Houbre, "Courtisanes sous surveillance"
- Les Frères Goncourt, "Mémoires de la vie littéraire"
- Joëlle Chevé, "Les grandes courtisanes"
- Odile Nouvel-Kammerer, "L'Extraordinaire hôtel Païva"
- Horace de Viel-Castel, "Mémoires sur le règne de Napoléon III"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Albert Londres, c’est l’histoire d’un homme engagé qui, poète par vocation, s'affirma comme écrivain de valeur,
et surtout, de façon indiscutable, comme le premier tout grand reporter de l'entre-deux-guerres. Dans son indolence
et soucieuse de la défense de ses privilèges, une certaine presse a tendance à s’enfermer dans l’anecdotique,
le sensationnel, à se soucier moins de la qualité littéraire, à se cantonner dans une fonction morne, souvent répétitive,
d’enregistrement et de restitution des faits. Tout cela, à l’exact opposé de ce qui fait la noblesse du métier d’informer,
telle que le concevait Albert Londres, à savoir le réveil des consciences, la pédagogie, le militantisme et la recherche
de la vérité. Pour lui, un journaliste n’est pas un enfant de chœur, son rôle ne consiste pas à précéder les processions,
la main plongée dans la corbeille de pétales de roses. "Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort,
il est de porter la plume dans la plaie", dit le reporter dans son ouvrage "Terre d’ébène". Albert Londres est engagé au
service des nobles causes. Il considère qu’il existe "une plaie", c’est l’indifférence devant les problèmes à résoudre.
Albert Londres est né le 1er novembre 1884 à Vichy. Il est issu d’un milieu modeste. L’un de ses grands-pères est
chaudronnier, l’autre est colporteur et ses parents vont tenir une pension de famille, "la Villa Italienne." Très vite,
l’enfant témoigne d’un goût prononcé pour les lettres. Fervent lecteur des grands auteurs du XIX ème siècle, il a
notamment un penchant pour les oeuvres de Victor Hugo et Charles Baudelaire. Le patronyme de Londres aurait
d'abord été Loundrès, terme gascon désignant des zones humides ou marécages. Après des études secondaires
au lycée de Moulins, en 1901, il quitte l’Allier pour Lyon où il occupe un emploi de commis aux écritures au service
comptabilité de la Compagnie Asturienne des Mines. Consacrant le plus clair de son temps libre à l’écriture, il rédige
à cette époque quelques poèmes de facture classique, ainsi qu’un chant tout en vers à la gloire de Léon Gambetta.
Rien qui puisse le faire passer à la postérité. Pour gagner sa vie, il exerce la fonction de journaliste parlementaire
au "Matin", et couvre pendant la première guerre mondiale les fronts européens. Ce journal refuse de l’envoyer
aux Dardanelles, mais il s’y rend pour le compte du "Petit journal." Grand reporter, il collabore avec "l’Excelsior",
le "Quotidien" et le "Petit parisien." Ouvert sur le monde et aux autres, notamment aux marginalisés comme les
bagnards, les prostituées, les Juifs persécutés, les colonisés, les malades mentaux, Albert Londres va choisir
de dénoncer la misère et l’injustice au quotidien, érigeant en parti pris journalistique son militantisme social.
En 1903, Albert Londres "monte" à la capitale. Il y fréquente les milieux littéraires, en compagnie de ses deux
amis venus de Lyon avec lui: Henri Béraud, futur journaliste et Charles Dullin qui se destine à une carrière de
comédien. François Coppée, notamment, exerce une influence notable sur le jeune homme. Mais après la
publication de quelques textes poétiques dont "La Marche aux Étoiles", une oeuvre en vers consacrée aux
pionniers de l’aviation, celui-ci abandonne vite ses ambitions lyriques. Un nouvel emploi lui donne l’occasion de
mettre à profit plus utilement son penchant pour l’écriture. En 1904, il devient correspondant à Paris du journal
lyonnais "Le Salut Public". Cette première expérience du journalisme éveille en lui une véritable vocation.
Après deux ans, il est embauché par le grand quotidien "Le Matin", pour lequel il rédige des chroniques politiques.
Réformé du service militaire, il n’est pas mobilisé lorsque éclate la guerre en 1914. Il travaille alors comme reporter
à la Chambre des députés. La première guerre mondiale constitue pour Albert Londres une aubaine inestimable,
un véritable coup de pouce du destin. Mais le journaliste sait la saisir au moment opportun. En septembre 1914,
quittant Paris, il se rend de sa propre initiative dans la ville de Reims, qui vient juste d’être libérée à l’issue de la
bataille de la Marne. Il y assiste au bombardement allemand sur la cathédrale. De cette expérience, il tire un article
qui aura un énorme retentissement. "Ils bombardent Reims", paru dans Le Matin du 21 septembre 1914. Son style
nouveau, alerte, vivant et enflammé, au service de l’un des grands symboles du patriotisme français lui vaut,
contrairement aux usages du "Matin", de signer l’article de son propre nom. C’est le début de la célébrité et Albert
Londres devient ainsi le premier correspondant de guerre français.
"La Victoire, quel alcool !", écrit Londres après l’armistice de novembre 1918. Mais une fois dégrisé des joies de la
paix recouvrée, le reporter doit se trouver de nouveaux terrains d’investigation. En septembre 1919, il couvre pour
le magazine "Excelsior" le coup de force de Gabriele d’Annunzio sur Fiume. Il ne cache pas dans ses articles la
sympathie que lui inspire le mouvement romantico-politique du poète italien, ce qui lui vaut l’inimitié de Georges
Clemenceau, tenant des traités de paix, qui voyait d’un mauvais oeil de telles initiatives. Quittant l’Europe pour le
Moyen-Orient, Albert Londres se rend ensuite en Syrie et au Liban, où le mandat français se met en place, non
sans mal ni combats. Les articles qu’il y rédige tiennent à la fois de l’analyse de la domination franco-britannique
sur les anciennes provinces ottomanes que du roman d’aventure.
Mais le coup de Fiume comme les mandats orientaux ne sont que des sujets périphériques pour le grand reporter.
La Russie, qui a basculé dans la révolution depuis 1917 lui offre d’autres espaces, à la mesure de ses ambitions.
Les Bolcheviks ont quasiment coupé le pays du reste du monde et la guerre civile n’arrange rien. Albert Londres
sait qu’il y a là un magnifique sujet d’investigation. Mais pour rendre compte à ses lecteurs de l’état de la Russie,
encore faut-il pouvoir y entrer. Après plusieurs démarches auprès du ministère des Affaires étrangères, l’aide
financière dont il a besoin lui est refusée. Il avait bien proposé aux autorités françaises de jumeler son travail de
journaliste à une activité clandestine de déstabilisation du régime bolchevique, mais rien n’y a fait. Lorsqu’il quitte
Paris pour les pays baltes, il n’a pas un sou vaillant. Ce handicap matériel ne le freine pourtant pas.
Passé d’Estonie en Finlande, il arrive à Petrograd après cinquante deux jours de périple. Le voici à pied d’œuvre.
Ce qu’il voit le révolte et ses comptes rendus sont dénués de toute nuance. L’ancienne capitale des Tsars n’est plus
"qu’une sinistre cour des miracles" peuplée de mendiants affamés, le régime bolchevique est une monarchie absolue.
Le tableau que brosse Albert Londres de la Russie bolchevique est sans appel. Après la Russie, Londres parcourt
l’Europe orientale, puis il part pour l’Asie en 1922. L’année 1922-23 est également celle d’un reportage qui fera
grand bruit, celui sur le bagne de Cayenne. Avec l’aide du gouverneur général de la Guyane Canteau, Albert Londres
fait découvrir aux lecteurs du "Petit Parisien" les rudes conditions de vie des bagnards dans cette "usine à malheur.
Prenant fait et cause pour Eugène Dieudonné, un bagnard évadé qui clame son innocence, il plaide en sa faveur
dans ses articles, avec une telle éloquence que l’opinion publique s’en émeut. Le dossier est rouvert. Un second
procès a lieu, qui aboutit à la grâce de Dieudonné. Mais ce succès ne doit pas cacher la teneur réelle des écrits
de Londres. Car au-delà des conditions carcérales, il dénonce le retard économique et social de la Guyane.
À partir de 1923 et sous la direction de son ami Henri Béraud, les articles de Londres commencent à être publiés
en livres, sous forme de recueils. Le journaliste sort alors du cadre strict de la presse et de la relation de l’instant
présent. Ses textes rassemblés constituent dès lors de véritables études sur son époque. En même temps que son
style, Albert Londres s’est forgé un personnage tout à fait particulier. Coiffé d’un chapeau de feutre taupé à larges
bords, barbu, il affecte une allure de poète rêveur et bohème. Le type même du globe-trotter a désormais un visage:
le sien. Il a également une ligne de conduite: la sienne. En 1924, dans la foulée de son reportage sur Cayenne,
Albert Londres se rend en Algérie, où il visite le bagne militaire de Biribi. Une fois encore, le journaliste dénonce
en décrivant et ses écrits obtiennent un large écho. Sous sa plume, les Français découvrent les sévices corporels,
les punitions humiliantes, les gradés sadiques ou les mutilations volontaires des condamnés désespérés.
Entre deux reportages sur le Tour de France, ce voyageur insatiable ne cesse de parcourir le monde, au détriment
de sa vie privée. Sa fille unique, Florise, née en 1904 de son union avec Marcelle, sa compagne morte à 23 ans
avant même d’avoir eu le temps de se marier avec lui. En 1928-29, Albert Londres est en Afrique Noire. Il y visite
notamment le chantier de la voie ferrée qui doit relier Brazzaville à Pointe-Noire. Le tableau qu’il en brosse est
épouvantable. Les ouvriers meurent par milliers et des populations entières sont décimées en servant de vivier de
main d’œuvre à cette entreprise meurtrière. Ses reportages pour le "Petit Parisien" sont rassemblés dans "Terre
d’Ebène", un livre-réquisitoire paru en 1929, qui obtient un grand succès, mais qui attire à son auteur les foudres
des autorités coloniales. En 1929, il enquête sur la communauté juive en Europe de l’Est. Il découvre alors les
vexations quotidiennes d’un peuple qui souffre. De fil en aiguille, il suit la route des émigrants et se rend en
Palestine, pour savoir si l’idée d’un "foyer national" juif est valide ou non. Ses conclusions sont mitigées.
Le dernier grand reportage d’Albert Londres est publié dans Le Petit Parisien en 1931. Il concerne les Balkans,
et plus précisément la lutte des Comitadjis macédoniens contre le dépeçage de la Macédoine entre la Bulgarie,
la Yougoslavie et la Grèce. L’année suivante, le cinquante-troisième périple du journaliste doit le conduire en Chine.
Le sujet de cette nouvelle enquête est à sa mesure. Depuis l’agression japonaise de 1931, la Chine est en guerre.
Le pays est en proie au chaos et aux "éclats de rire devant les droits de l’homme." Ce qu’il découvre à Hong-Kong
et à Shanghaï est terrifiant: trafic d’armes et d’opium, viols, tyrans locaux, pillages, exactions en tous genres
perpétrées par les communistes chinois. Lorsqu’il s’embarque sur le "Georges Philippar" pour revenir en France,
début mai 1932, il possède la matière d’une série d’articles exceptionnelle. Mais Albert Londres ne pourra jamais
livrer ses révélations à ses lecteurs. Le 16 mai 1932, le "Georges Philippar" est détruit par un incendie alors qu’il
s’apprêtait à entrer en mer Rouge. Le journaliste fait partie de la quarantaine de personnes tuées dans le sinistre.
On a beaucoup écrit sur les origines de cet incendie. Peut-être était-il criminel ? Peut-être même était-il destiné à
empêcher Albert Londres de publier certaines des informations sulfureuses glanées en Chine ? Quoi qu’il en soit,
cette disparition brutale met un terme à une existence hors du commun, alors même que Londres songeait à faire
une pause, pour fonder un foyer et se rapprocher de sa fille. Le destin ne lui en aura pas laissé le temps. On ne sait,
en relisant Londres, s’il reste encore des plumes aussi acérées. On se doute que subsistent encore des scandales.
S’ils ont moins d’ampleur, leur dénonciation en est rendue plus difficile, tout aussi exigeante, pas moins nécessaire.
Quelques mois après la disparition du journaliste, Florise Londres (1904-1975) et d’anciens compagnons de route
de son père créent le prix Albert-Londres, décerné encore aujourd’hui à des reporters travaillant dans la presse écrite
et dans l’audiovisuel. Il leur faut pour cela se montrer fidèles à la devise d’Albert Londres.
"Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie."
Bibliographie et références:
- Jean Débordes, "Vichy au fil de ses rues"
- Pierre Assouline, "Albert Londres"
- Gérard Berthelot, "Albert Londres aux Dardanelles"
- Léon-Marc Levy, Albert Londres"
- Philippe Ramona, "Paquebots vers l'Orient"
- Sophie Desmoulin, "Albert Londres par lui-même"
- Régis Debray, "La mort d'Albert Londres"
- Didier Folléas, "Albert Londres en terre d’ébène"
- Jean Lacouture, "Les Impatients de l’histoire"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Le retour à une situation normale, c'est à dire une Maîtresse et ses deux soumis, a pris encore un mois.
Les deux dernières semaines de juin et les deux premières de juillet. Ennia va bien. Je dirais même qu'elle va très bien, du moins en apparence. Plus de séquelles physiques. Reste l'empreinte psychologique de cette terrible épreuve.
Nous n'avons toujours pas fait l'amour. Elle ne supporte pas encore l'idée d'être prise par la queue d'un homme. Elle a cependant retrouvé le goût du sexe entre les mains de Maîtresse Caroline. Offerte sous mes yeux à son gode-ceinture. Maîtresse se montre douce et attentionnée avec elle et c'est un sublime spectacle que de les voir faire l'amour, gémir, jouir. Ma queue a retrouvé sa cage depuis une semaine déjà, et j'avoue avoir du mal à le supporter. Maîtresse l'a remarqué, plusieurs fois, et s'est contentée de sourire sans un mot.
Si elle se montre douce avec Ennia, elle compense en se montrant plus dure avec moi, souvent avec l'aide d'Ennia qui la seconde. Je suis cravaché régulièrement et Maîtresse a entrepris d'allonger mes tétons. J'ai droit à une séance quotidienne d'élongation, soit à l'aide de pinces lestées soit à l'aide d'une pompe à vide. Je suis de plus en plus sensible et mes Maîtresses s'amusent à me faire gémir de douleur en jouant avec.
Nous ne voyons plus les complices de Maîtresse Caroline, je ne sais pas pourquoi. Sans doute juge-t-elle qu'Ennia a besoin d'un certain calme pour retrouver une vie "normale", si notre trio peut être considéré ainsi.
L'annonce qui va bouleverser notre vie arrive quelques semaines plus tard. Ennia a peu à peu retrouvé sa joie de vivre et elle se montre plus entreprenante avec moi. Plus douce. Plus amoureuse aussi. Comme si rien ne s'était passé. Maîtresse Caroline lui laisse un peu plus de liberté et mon amour en joue délicieusement. Notre déesse a décidé de nous préparer pour quelque chose de spécial. Elle se montre très mystérieuse et le laisse filtrer aucune information, tout juste de quoi nous rendre fous d'impatience.
"Il est temps, je crois. Sachez que j'y pense depuis un certain temps. Ma décision a été longuement mûrie. Ce soir, vous saurez mes petites chiennes, ce soir... En attendant, je vais vous mettre en condition".
Maîtresse Caroline nous ordonne ne nous préparer, respectivement. Epilation parfaite, lavement, tenues imposées. Nous passons deux longues heures dans la salle de bains, sans surveillance. Sauf pendant le laps de temps où je suis débarrassé de ma cage pour me rendre parfaitement lisse. Maîtresse surveille Ennia qui s'amuse à m'agacer. Je bande instantanément bien sur, et mon amour est d'une douceur qui me rend fou.
"Je t'ai dit de le préparer, pas de le branler ! Il a toujours interdiction de jouir je te rappelle. A moins que tu ne cherches ma cravache peut-être, ma petite pute ? "
Sa cravache, elle l'utilise justement.... mais pas sur Ennia.
"Maintiens ses cuisses écartées, cette queue dressée va retourner dans sa cage. Et je connais un bon moyen de la calmer ! Mon soumis, je ne veux aucun bruit. Tu encaisses et tu débandes, sinon je double la mise... compris ?"
Je ne puis que laisser échapper un faible et résigné "Oui Maîtresse Caroline".
Le premier coup s'abat sur mon gland offert. Je m'y attends mais la douleur est trop forte et je laisse échapper un cri. Le regard de Maîtresse se durcit, et les suivants s'enchaînent, sans aucune pitié. Gland, hampe et pour finir, mes couilles gonflées. Je m'écroule sur le carrelage. Maîtresse me laisse une minute pour récupérer et ordonne à Ennia de m'aider à me relever. Elle a atteint son but, je ne bande plus...
"Voilà qui est mieux. Remets lui sa cage maintenant... j'en ai marre qu'il bande sans autorisation. Il va falloir que je le fasse travailler là dessus. Je veux un esclave qui bande sur demande, et qui sache se retenir. Je crois que je ne vais jamais y arriver avec toi... tu es une cause perdue. Tu es bien trop obsédé par le cul."
Ennia et moi finissons de nous préparer. J'ai mal. Ma queue, de nouveau emprisonnée, me fait terriblement souffrir et la frustration me maintient au bord des larmes. Ennia le sent, et se montre particulièrement tendre. Nous nous enlaçons et nous nous embrassons comme au premier jour. Elle laisse échapper un "je t'aime" qui me fait rendre les armes. Je pleure dans ses bras et je lui dis mon amour pour elle, mon besoin d'elle.... je ne veux plus jamais être séparé d'Ennia. Je ne le supporterai pas.
Nous enfilons les tenues préparées par Maîtresse Caroline. Latex noir pour moi, bas et serre-taille à jarretelles, longs gants, cagoule et large collier de cuir. Des anneaux fixés à mes poignets et mes chevilles, pour des entraves à venir. Tenue identique pour Ennia, mais de latex blanc. Elle est sublime ainsi recouverte de cette peau si spéciale. Maîtresse Caroline m'a révélé mon fétichisme pour cette matière. Je crois que je pourrais vivre ainsi habillé chaque jour. Nous rejoignons notre déesse dans le salon. Elle est assise dans un fauteuil et nous ordonne de nous agenouiller face à elle...
"Mes petites chiennes.... vous savez que j'ai une grande annonce à vous faire. Je le ferai ce soir. Dans 3 heures exactement. Et croyez-moi, l'attente va être terrible !"
Maîtresse nous attache, debout, bras au dessus de nos têtes, face à face. Assez éloignés pour que nos corps ne puissent se toucher. Puis elle nous bande les yeux.
"Maintenant, la touche finale mes petites chiennes. Je vous veux en feu !"
Elle pose un casque sur nos oreilles. Et lance la bande-son. Des cris, le claquement des fouets, des soupirs, une femme qui jouit... je ne sais pas où Maîtresse a trouvé cet enregistrement mais il est d'une efficacité redoutable. Je sens ses mains retirer ma cage et ma queue se dresse instantanément. L'effet de la privation sensorielle, de ces cris de jouissance et de douleur, me plonge dans un état d'excitation terrible. L'attente va être longue. Très longue en effet. Je perds rapidement la notion du temps. Les femelles torturées et jouissant sous la cravache ou je ne sais quel instrument de plaisir se succèdent. Il n'y a aucune parole, juste des soumises travaillées, hurlant ou haletant, une jouissance sonore qui semble sans fin. Je n'entends absolument rien de ce qui se passe dans le salon. Il me semble que quelqu'un bouge autour de nous. Maîtresse Caroline sans doute, qui prépare je-ne-sais-quoi. Nous n'allons pas tarder à le savoir.... Et cela va bouleverser nos vies, à jamais.
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Les mots de ma Maîtresse me glacent.... je resserre mon étreinte et le corps de Caroline épouse le mien. Ce que je ressens à l'écoute de son récit est un mélange d'effroi, de tristesse, de colère... J'aime cette femme, si fragile en cet instant. Je l'aime de tout mon être. Maîtresse Caroline me raconte tout. Comment, maintenue à genoux par les deux monstres gardes-du corps, le bourreau a d'abord violé sa bouche, sans aucun ménagement. Comment il s'est répandu sur son visage, lui interdisant ensuite de s'essuyer. Comment dans la foulée elle a du se déshabiller et s'offrir à ses sbires, réclamer à voix haute leur queues, réclamer d'être "baisée comme une pute, comme une truie" selon les mots dictés par son nouveau Maître.
Comment, pendant 5 jours, elle a subi viols à la chaîne, cravache et fouet, humiliations diverses et perverses pour la briser. Elle me raconte ce qui lui a permis de tenir, son amour pour Ennia, son désir de la sauver. Elle a enduré, pleuré, souffert... mais elle n'a pas flanché. Je l'entoure de ma chaleur, lui caresse les cheveux, l'embrasse tendrement en pleurant. Son récit me bouleverse. Elle arrive au final, baisée par des dizaines de queues devant une foule d'invités. Un viol collectif sous les rires et les moqueries, les coups de cravaches assénés par les Maîtresses présentes, la séance d'uro avec les soumises de la soirée, qui ont toutes uriné sur elle sous l'oeil d'une caméra.
Elle me parle de ce film, épée de Damoclès, miroir de son avilissement entre les mains de ce monstre. Elle me parle de sa peur maintenant. Elle me dit son départ, Ennia dans ses bras, presque inerte. La voiture qui les laissent sur le bord d'une route de campagne, à moitiés nues... Elle me parle aussi de ses sentiments, la honte, l'humiliation, la douleur physique, la douleur psychologique. Je la sais forte, si forte et pourtant je mesure, à l'aune de ses paroles, combien elle a souffert et combien cet épisode l'a marquée.
Je l'aime et je l'admire. Nous restons ainsi, enlacés, durant un temps qui me paraît infini. Plus de parole, juste le silence et nos corps serrés l'un contre l'autre. Puis Maîtresse Caroline échappe lentement à mon étreinte. Elle me regarde longuement et m'embrasse. Entre tendresse et amour. Un long baiser, pour sceller un pacte. Celui de l'oubli. Effacer, ne plus en parler et se tourner vers l'avenir, notre avenir. Maîtresse Caroline, Ennia et moi.
"Il est temps mon soumis, va, elle t'attend. Je sais que tu trouveras les mots maintenant. Et puis.... merci. Je t'aime".
Ces dernières paroles me font fondre en larmes immédiatement. Impossible de contenir la boule d'émotion qui me submerge. Maîtresse me prend la main et me guide, pas à pas, vers le seuil de la chambre. Ennia dort profondément lorsque je pénètre dans la pièce. Doucement, je viens m'asseoir sur le lit. Et je découvre mon amour.... et je pleure en silence. Elle est encore méconnaissable. Si amaigrie, si marquée.
Dans son sommeil, elle a repoussé la couette et je vois son corps, les marques violacées, profondes, les cicatrices, la trace des fers qu'elles portait en permanence aux poignets et aux chevilles. Et je sens une vague de haine m'envahir. Je pose délicatement ma main sur ma sienne, et ma belle s'éveille en sursaut, apeurée, levant ses bras comme une protection dérisoire.
Elle met quelques secondes à comprendre, à me découvrir. Aucun mot. Je ne sais où elle trouve cette force qui la projette dans mes bras. Elle me serre, si fort. Sa bouche trouve la mienne et nous nous embrassons, passionnément, longtemps, très longtemps. Je retrouve le goût de sa langue, le contact de sa peau, l'alchimie de nos corps, faits pour se comprendre. Je n'ose la toucher, la serrer, de peur de lui faire mal. Ennia a de la force pour deux et son étreinte ne se relâche pas. Nos bouches se détachent et nous nous regardons. Tout passe par nos yeux, nul besoin de mots. Elle me dit tout, pleure et sourie en même temps, caresse mon visage comme je caresse le sien. Il est des instants qui font de la musique et celle que j'entends est à mes oreilles la plus sublime du monde. Je romps le silence, en murmurant : " Je ne veux plus être séparé de toi. Jamais plus. Mon amour, jamais plus".
Ennia se blottit contre moi et nous restons allongés l'un contre l'autre. Nous perdons tous deux la notion du temps et nous finissons par nous endormir. Nous nous réveillons avec la lumière du jour qui filtre à travers la fenêtre. Maîtresse Caroline vient de tirer les rideaux. Elle semble heureuse, apaisée. Je sursaute, réalisant que je ne me suis pas levé, comme à mon habitude, pour préparer son petit-déjeuner et être à son service dès son réveil.
"Pardon Maîtresse, je suis sincèrement désolé, je vous demande de bien vouloir me pardonner, j'ai manqué à mon devoir, je..."
Elle m'interrompt : "Chuttt. Aujourd'hui, et pour les quelques jours qui viennent, il n'y a plus de Maîtresse Caroline. Plus de soumis, ni de soumise dit-elle en faisant un clin d'oeil à Ennia. Je vous aime, et je sais qu'Ennia a besoin de toi. Bientôt, très bientôt, nous reprendrons notre vie. Notre ménage à trois, et toi, ma belle petite chienne, tu reprendras ton service à mes pieds et aux pieds d'Ennia. Et toi Ennia, tu me serviras à nouveau, pour notre plaisir commun. Mais nous avons le temps. Rien ne presse. Restez au lit si vous voulez. Pour ma part, je vais aller voir mes amies. J'ai besoin de leur insouciance. A tout à l'heure ! "
Elle quitte la pièce et nous nous regardons, Ennia et moi, comme si nous venions de rêver. Mon amour semble elle aussi apaisée. Elle porte encore, et pour de longs jours voire de longues semaines, les stigmates de sa détention, de son calvaire, mais ses yeux brillent à nouveau de cette flamme qui m'a brûlé le coeur dès le premier jour. Elle me sourie et vient m'embrasser tendrement. Je la prends dans mes bras et nous nous retrouvons de nouveau allongés.
"Mon amour.... je suis là pour toi. Dis moi, et je fais. Tout et n'importe quoi. Ce que tu veux, ce qui te plaît, ce qui te fera du bien. Demande moi s'il te plaît. Je t'aime Ennia, je t'ai aimée dès que je t'ai vue. Dès la fin de mon premier cours avec toi, Je t'aime, je t'aime, je t'aime".
Maîtresse Caroline fait irruption dans la chambre un seconde fois, alors qu'Ennia et moi nous nous embrassons de plus belle, lentement, tendrement. Un baiser qui n'a rien de sexuel, un baiser totalement amoureux, fou.
"Les amoureux, pour quelques jours, je vous confie ceci..."
Et elle lance la clé du cadenas de ma cage de chasteté. Je l'attrape au vol. Maitresse Caroline est déjà repartie et nous entendons la porte de l'appartement claquer. Je pose la clé au creux de la paume d'Ennia...
"Je suis à toi, uniquement et absolument à toi".
Son visage s'assombrit et un voile de tristesse vient obscurcir ses yeux...
"Je... je ne peux pas tu sais... pas maintenant... c'est... trop tôt, trop dur.. je ne sais pas si je pourrai.." Elle éclate en sanglots... "Je ne sais pas... peut-être que je n'y arriverai plus...."
Elle pleure de plus belle et se presse contre moi...
"Pardon, pardon mon amour... je t'en supplie... pardonne moi".
Elle s'active fébrilement et libère ma queue. Plusieurs jours déjà, sans jouir, sans bander si ce n'est en pensée. Je me dresse immédiatement, dur, ultra sensible...
"Je t'en supplie, moi je ne peux pas, mais toi.... s'il te plaît, donne toi du plaisir, jouis pour moi".
Je m'allonge sur le dos et la bouche d'Ennia vient trouver la mienne. Je me caresse au rythme de ses baisers... elle pleure et murmure des mots sans suite, comme possédée. Je comprends qu'elle me raconte, à sa manière. Elle se libère, laisse aller ses émotions alors que ma respiration s'accélère. Sa main rejoint la mienne et je jouis avec une rare violence. Mon amour porte ses doigts maculés de mon sperme à ma bouche. Je suce, lèche... et sa langue vient à nouveau trouver la mienne. Un baiser au goût de foutre. Je l'aime, et j'aime ne pas, ne plus avoir de tabou avec elle. Une certitude... je vais être heureux, totalement, si elle l'est elle aussi. Et je ne la quitterai plus.
Nous passons presque toute la journée au lit. Je n'en sors que pour faire couler un bain, qu'Ennia partage avec moi. Et pour nous préparer une repas froid, que nous mangeons également au lit. Je la masse longuement et doucement, par peur de réveiller les douleurs de ses cicatrices encore bien visibles. Ce corps torturé, sous mes doigts, me hante. Comment peut-on vouloir détruire à ce point une femme ? Pourquoi ? Pourquoi détruire cette beauté ? Je prends soin d'elle de la même façon les jours suivants. Les cours sont terminés et je peux me consacrer totalement à sa guérison. Ennia aime me voir jouir et elle me le demande, plusieurs fois par jour. Petit à petit, elle s'enhardie et joue avec mon plaisir. Sa bouche se fait plus exploratrice et elle aime me contrôler, m'arrêter aux portes de la jouissance, puis m'ordonner de reprendre mes caresses. Elle joue avec moi mais je ne peux toujours pas la toucher. Elle a parfois de mouvement de recul, s'excuse aussitôt et vient se serrer contre moi. Je lui répète qu'elle a le temps pour elle, qu'elle ne doit se forcer à rien, que je suis là uniquement pour son bien-être, pour elle, que je comprends, accepte totalement... mais rien n'y fait, Ennia me demande souvent de la pardonner.
Maîtresse Caroline passe beaucoup de temps avec ses amies. Elles viennent parfois à l'appartement, mais je suppose que Maîtresse les a prévenues car aucune ne se comporte en Maîtresse avec moi. Caroline semble aller de mieux en mieux elle aussi. Elle redevient parfois la Maîtresse qu'elle est naturellement. Un ordre fuse, un geste lui échappe... Mais elle n'insiste pas. J'avoue attendre de reprendre ma place à ses pieds. A leurs pieds. Je me comporte en soumis, assurant le ménage, les repas, les courses. J'aime m'occuper d'elles, de leur confort.
Ennia a repris quelques kilos et elle redevient lentement la beauté rayonnante qu'elle était avant ce monstre. Les marques s'effacent, seules 4 ou 5 cicatrices, sur ses reins et ses seins, restent encore bien visibles. Moi, je suis heureux. Heureux de les voir aller mieux, heureux d'être avec elles, heureux de les servir, heureux d'être entouré de ses deux magnifiques femmes, profondément humaines, entières, si fortes et si fragiles. Nous avons trouvé un équilibre qui frise la perfection et je sens Maîtresse Caroline redevenir Domina, de plus en plus.
Il n'y a qu'une chose que j'appréhende.... le retour en cage. Je jouis plusieurs fois par jour avec Ennia. Et Maîtresse Caroline utilise ma langue, autant qu'elle en a envie. Elle le sait, je suis une chienne assoiffée de sexe et la cage est pour moi la plus dure des règles qu'elle puisse m'imposer. Pourtant, en mon for intérieur, je sais que ce contrôle m'est indispensable dans la durée. Pour ne pas céder à mes pulsions. L'animal s'impose toujours sur l'homme d'esprit et de coeur. J'aime intensément, mais mon désir profond de jouissance peut être bien plus fort que ma volonté. Je le sais pour l'avoir vécu, maintes et maintes fois. Pour avoir perdu cette bataille, sacrifié et perdu tant pour cet instinct primaire venu du fond des âges.
Mais perdre m'a fait trouvé ce que je vis aujourd'hui, ce que je redoute le plus au monde de perdre: Elles.
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La vie reprend et avec, mes habitudes de professeur soumis, aux pieds de Maîtresse Caroline. Plusieurs jours déjà, depuis son retour. Plusieurs jours qu’Ennia se repose. Et moi je deviens fou. Fou d’angoisse, fou d’amour… une angoisse permanente et tant d’interrogations. Je n’ose questionner Maîtresse Caroline. Elle aussi est marquée, silencieuse, et je surprends parfois de la tristesse lorsqu’elle sort de la chambre d’Ennia. Un calme certain s’est abattu sur nos vies, et j’avoue que cela n’est pas pour me déplaire. Maîtresse Caroline, Ennia et moi-même en avons besoin je crois.
Moins de visite des amies de ma Maîtresse, de mes autres Maîtresses devrais-je dire, une certaine routine qui se révèle salvatrice. Déjà une semaine et la soirée s’annonce paisible, presque rituelle. Bain de ma Déesse, préparation du repas qu’elle prendra avec moi à ses pieds puis ensuite une longue séance de massage. Maîtresse Caroline n’a pas enlevé ma cage depuis que Maîtresse Chloé l’a remise en place, scellant ainsi la fin de notre parenthèse amoureuse.
Je mesure ma chance d’être entouré de toutes ces femmes que j’aime profondément, chacune d’un amour particulier. Elles sont si belles, si grandes, si sublimes à mes yeux. J’en pleure de bonheur et je n’ai qu’un désir, les voir s’épanouir et être heureuses. J’ai trouvé ma place et ne n’en désire aucune autre. Les humiliations, les douleurs infligées, les frustrations ne sont rien comparées à l’honneur de les servir, de faire partie de leur intimité, de leur vie. Et puis j’aime souffrir… ma jouissance, lorsque l’on me l’accorde, n’en est que plus intense dans la douleur.
Maîtresse Caroline a raison: je ne suis qu’une chienne assoiffée de sexe et je le resterai à jamais. Un jour, peut-être, je prendrai le temps de réfléchir sur ces désirs hors du commun, sur ce plaisir désormais associé à la douleur, l’humiliation et une certaine transgression. Désormais, mais peut-être que non.
Entre les bras de Maîtresse Chloé, de Chloé simplement, lorsque je suis redevenu un homme amoureux dans les bras d’une femme amoureuse, sans rapport hiérarchique, sans soumission ni domination, mon plaisir fut tout aussi intense quoique différent. Un plaisir bien plus absolu, comme j’ai pu le connaître, avec une intensité inégalée, dans les bras d’Ennia. Lutte éternelle entre le plaisir physique trouvant ses racines dans les plus inavouables de mes désirs et le plaisir physique puisant sa force et son absolu dans l’amour le plus pur. Suis-je seul à m’interroger ? Mes pensées divaguent alors que je sers de repose pieds à ma Déesse pour sa cigarette du soir. Alanguie dans le canapé, Maîtresse Caroline garde le silence de longues minutes puis m’ordonne de m’agenouiller, face à elle.
-Tu dois savoir ce qui est arrivé. Je pensais d’abord ne rien te dire, mais il est temps que tu la vois. Elle a besoin de toi. Tu ne pourras pas comprendre si tu ne sais rien. Et si tu ne comprends pas, ton amour seul ne suffira pas à l’aider. Je vais tout te dire… et ensuite, tu la rejoindras.
Je ne dis pas un mot, mais l’intensité de mon regard soudé au sien vaut pour toute parole. J’ai le souffle court, j’attends, je tremble, j’ai peur.
-Tu n’as certainement pas oublié la raison de son départ. Ce Maître qui me l’a achetée. J’ai abandonné tous droits sur elle, à sa demande. Je veux dire à la demande d’Ennia elle-même. Elle était comme envoûtée, attirée inexorablement par cet homme que je croyais respectable, que je croyais un bon Maître. Mais je l’avais juste cédée à un bourreau, un tortionnaire qui aurait pu la détruire, qui l’a presque détruite. C’est une autre soumise qui m’a alertée, en secret. Selon elle, Ennia risquait tout simplement sa peau, elle avait atteint les limites de sa résistance. Elle avait l’air vraiment inquiète c’est pour cela que je suis partie précipitamment. Je croyais que j’allais pouvoir la ramener avec moi, comme ça… la reprendre… mais…
Les derniers mots refusent de franchir la barrière de ses lèvres et Maîtresse Caroline explose en sanglots. J’oublie une fois de plus ma condition d’esclave et je la prends dans mes bras, je la serre contre moi et ma sublime Déesse se laisse aller.
-Si tu savais…. putain… si tu savais….. je…
-Chutttt vous n’êtes en rien obligée de me le dire Maîtresse.. laissez-vous aller, vous êtes protégée ici. Vous l’avez ramenée, vous l’avez sauvée et je suis là, je suis là pour vous Maîtresse Caroline.
Son corps se presse contre le mien, et Maîtresse Caroline continue son récit, entrecoupé de sanglots qu’elle ne peut maîtriser:
-Comme je te l’ai dit, c’était un monstre, un bourreau. Elle était retenue dans les caves de sa maison bourgeoise. En fait, elle était réduite à l’état d’objet sexuel, servant à tous ses amis, aux amis de ses amis… battue tous les jours, fouettée, cravachée, mal nourrie… Elle ne réagissait même plus, ne hurlait plus, elle subissait, juste. Les séances de baise à la chaîne, la douleur des coups,… je ne comprends pas pourquoi.. pourquoi choisir une soumise, l’acheter et en faire cela… La première fois que je l’ai vue, je me suis précipitée vers elle. Mais ses deux sbires m’en ont empêché. Je me suis mise à hurler, à le menacer…
Mais je n’étais pas de taille. Il m’a retourné une gifle qui m’a presque assommée alors que ses gros bras me tenaient. Puis il m’a parlé, sans crier, mais c’était glacial et à ce moment là j’ai eu peur, vraiment peur tu sais: Petite conne, tu te prends pour qui ??!!! Si tu la veux, je te la rends. Elle n’est plus bonne à rien de toute façon. Mais il va falloir que tu la gagnes sale petite pute bourgeoise qui se croit Maîtresse… tu la veux vraiment ? Je te donne 10 secondes pour répondre. Oui, on continue à discuter. Non, mes hommes te ramènent à la gare et je n’entends plus jamais parler de toi. Ni toi de cette salope que tu m’as vendue. Alors ? »
10, 9, 8, 7, 6, 5….4, 3….2….1…..
-Oui
-Oui quoi connasse ? Parle plus fort !
-Oui, je veux la reprendre !
Un autre gifle…
-Répète après moi jeune idiote: oui Maître, je veux la reprendre et je ferai ce que vous voudrez pour cela…
Maîtresse Caroline éclate d’un sanglot plus profond encore…
-Et j’ai répété tu sais… mot pour mot…
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Combien de fois, Sarah, la pointe de mes seins s'était-elle dressée à l'approche de tes mains ? Combien de fois à la
sortie de la douche ? Le bus arrive déjà, la belle monte et s'assied juste derrière le chauffeur. Le siège de derrière est
occupé. Pascal s'installe sur la banquette opposée. Il observe le profil racé, les traits de la jeune femme sont crispés, le
froncement du sourcil trahit l'inquiètude et il s'en réjouit. Il la dévisage longuement, admire le galbe de ses seins semblable
aux contours d'un joli pamplemousse et rêve de se désaltérer au fruit défendu. La jeune femme lui paraît de plus en plus
nerveuse. Ils descendent à la même station devant le musée des automates. Elle prend un ticket et dépasse le portillon.
Pascal est frustré, il ne peut payer l'entrée. Tant pis, il attendra dehors, il fait beau et il doit se calmer mais elle se retourne.
Je posais le livre sur la couverture. La ligne du 43, c'est celle que nous empruntions le dimanche pour aller promener le
chien. Même le chien, tu l'avais oublié. "- Vous ne me suivez plus ! Vous n'aimez pas les automates, peut-être ?" Quelle
prétention dans la voix. Pascal va la faire plier cette pimpêche, elle ne perd rien pour attendre. Il la suivra jusqu'au moment
propice où il pourra se l'approprier, même si cela doit lui prendre des jours et des nuits. Il achète un ticket pour le musée.
Pascal a soudain peur. Jamais il n'a connu ce sentiment. Il suit la croupe légère qui s'enfonce dans la salle des automates.
L'obscurité est quasi complète, seuls des spots blafards éclairent les drôles de pantins qui répètent dans un mouvement
saccadé des gestes identiques. Une voix suave conte l'histoire des curieux personnages. Le jeune homme n'a jamais vu
un tel spectacle et s'approche du cordon qui barre l'accès aux créatures magiques. La fraîcheur de la pièce contraste avec
la chaleur du dehors. La jeune femme vient se coller à lui, ses cheveux effleurent la joue rasée. Elle le prend par la main.
Une main chaude et douce, rassurante. " - Venez plutôt par là, c'est mon préféré!." Pascal ne s'intéresse plus au jouet de
fer mais à cette main qui pour la première fois s'est tendue à lui. Ils sont seuls dans la pièce. La main le guide habilement
d'un personnage à l'autre, les doigts graciles pressent les siens. Elle les arrête devant un duo. Il regarde. Une petite tête de
fer avance et recule la bouche ouverte sur un pénis rouillé, la nuque du propriétaire balance de droite à gauche dans un
imperceptible grincement. L'image de ce pénis rouillé, Sarah ... Quel souvenir ! Je reprenais hâtivement ma lecture.
"- Il manque d'huile, vous ne trouvez pas ?" Mais elle le provoque ! Le jeune homme sent monter en lui une sève brûlante,
son gland le tiraille, sa violence originelle le tenaille, il ne peut plus se retenir et tant pis s'il fait mal à cette main tendue. Il
se dégage et soulève la jupe. Il s'attend à un cri. La jeune femme ne dit rien, elle accélère seulement soudain le rythme de
sa respiration. Pascal ne comprend rien. Il s'en moque. Pressé par son désir, il fourre sa main sous le tissu et plonge ses
doigts à l'intérieur du sexe humide de sa proie. Nul besoin de dégraffer son jean, une main habile vient à sa rencontre qui
se faufile et aggripe sa verge. Elle le masturbe frénétiquement. La jeune femme se plie en deux, enfonce le gland gonflé
au fond de sa gorge et mime avec application la scène des deux pantins. La béance boulimique l'avale littéralement,
tentant d'atteindre la luette. Prêt à décharger, possédé par l'étrange créature, il la relève. Ses bras costauds soulèvent ses
cuisses légères, seule la pointe des pieds résiste à cette élévation. Il l'empale sur son jonc tendu. Malgré les ongles qui
éclatent la peau, la jeune femme se laisse glisser avec volupté sur cette gaillarde virile. Le rythme fort de leur respiration
s'accorde, laissant à la traîne le grincement de l'automate. L'instant d'après, l'extase les submerge, vertigineuse et folle.
Jamais personne ne s'est offert à lui avec tant de générosité. La jeune femme desserre l'étreinte, elle agite le pied gauche,
son bénard en soie bordé de dentelle coulisse le long de sa cheville. Dans un geste rapide, sa main froisse l'étoffe soyeuse
et la fourre dans son sac à main. La déculottée trémousse son arrière-train, rajuste la jupe et quitte les lieux, assouvie d'un
plaisir charnel. Le jeune homme la regarde s'éloigner, déjà elle ne le connaît plus. Pourtant, elle se retourne, pédante:
- Il vous reste beaucoup de choses à apprendre.
Et toi, Sarah, que te restait-il à apprendre ? Tu croyais tout savoir en matière d'amour. J'aurais tant aimé, à cet instant de
la lecture, que tu sois près de moi. J'aurais pu alors t'embarquer pour de nouveaux voyages. Pourquoi m'as-tu quittée,
espèce de garce. Je soupirais et je reprenais, j'étais là pour te haïr, pas pour te regretter. Quel beau roman.
Pascal n'a plus qu'une obsession, retrouver cette offrande, ce don divin balancé de la voûte céleste. Lui qui n'est pas
croyant se surprend même à prier, à supplier, mais le ciel n'est jamais clément à son égard. Les jours, les mois défilent.
Le miracle ne daigne pas s'opérer. Chaque jour, le jeune homme emprunte le même chemin, celui qui l'a mené à ce sexe
offert. Fébrile, il l'attend. Errant dans les bouches de métro, les gares, les cafés, tous ces lieux où se croisent les âmes
non aimées, il cherche les jambes de gazelle qui lui ont échappé. Un après-midi d'hiver, alors que les flocons de neige
mêlés au vent du Nord flagellent les visages, Il remarque deux chevilles montées sur des talons aiguilles qui abandonnent
les marches du 43. Le bus et le blizzard l'empêchent de distinguer la silhouette. Emmitouflée dans un long manteau de
fourrure, la créature est là en personne. Elle lui passe devant sans un regard et d'un pas lourd et rosse enfonce son talon
pointu dans l'extrémité du godillot. La douleur aiguë qui le transperce, soudain se transforme en une érection subite.
- Encore vous ! Suivez-moi !
Le ton péremptoire ne supporte aucune discussion. Rien n'a changé dans la salle obscure, si ce n'est la chaleur, contraste
des saisons. Tant d'attente ! Pascal brûle d'impatience. Il peut encore et il pourrait des milliards de fois s'il le fallait. Un
regard rapide atteste de leur heureuse solitude. Le jeune homme se jette sur la fourrure, il va lui montrer ce que c'est que
de faire trop patienter un tronc assoiffé. Saisissant la chevelure, il fait plier le genou gracile et guide la tête vers son sexe.
Il veut l'humilier. Brusquement, un mouvement de recul et les perles de porcelaine incisent cruellement son derme.
- Pas tout de suite, suivez-moi d'abord.
Pascal, blessé, obéit. Les talons pressés dépassent le couple d'automates où l'huile fait toujours défaut, mais n'y prêtent
aucune attention.
- Fermez les yeux !
Le jeune homme se laisse conduire par cette main qui, une fois encore, se tend à lui.
- Ouvrez maintenant. Là, regardez. N'est-ce pas extraordinaire ce travail de précision ?
Pascal découvre deux automates. L'un tient un manche à balai qu'il introduit chirurgicalement dans le trou du derrière
de l'autre figurine. Face à ce mécanisme parfait, l'homme sent poindre les foudres du désir, résiste tant qu'il peut à la
lave incandescente. La belle se met à quatre pattes sur le sol glacial, relève la pelisse. Le balancement de sa croupe
se met à l'unisson de celui de la pantomime. La chute des reins de fer aspire le bois rugueux. La bande sonore, très
généreuse en détails impudiques, crache de façon nasillarde, l'histoire de Sodome et Gomorrhe. Le jeune homme
n'en a cure. Seuls les mots suggèrent à son membre contrarié, nourri d'une sève prospère, le chemin à suivre pour
atteindre la voie promise. À genoux derrière elle, il presse son pouce tout contre l'ovale brûlant, la fente muqueuse.
Le nid douillet gazouillant semble suinter de tous ses becs. Et d'un geste puriste, la jeune femme désigne le bout de
bois. Pinocchio ravale son désir et se met à fouiller partout en quête d'un balai. Essouflé, le dard raide, il revient du
pont d'Arcole, victorieux. À la pointe de son bras jubile l'objet du caprice. L'aide de camp Muiron dormira ce soir sur
ses deux oreilles. Enfin, le jeune homme va pouvoir se mettre à l'attaque, la tenir au bout de cette étrange queue.
S'enfoncer loin dans le noir, l'entendre le supplier de ne pas s'arrêter. Mais lui, Pascal, n'est pas un automate que l'on
remonte à l'aide d'une clef. Fait de chair et de sang, comme les grognards de l'Empereur, ses sens aiguisés, le cerveau
vomira tous ses fantasmes, peut-être même juqu'à la dernière charge. Ce sera son Austerlitz à lui. Le jeune homme
prend son élan, ferme les yeux et plante sa baïonnette. Le manche à balai lui revient en pleine figure, lui arrachant la
moitié du menton. Le bois a cogné le carrelage et a ripé. Hurlant de douleur, il se penche, une main appuyée sur sa
mâchoire endolorie, l'autre prête à saisr son arme. La belle a disparue. Stupéfait, notre hussard bleu tourne en tout sens,
agité comme un pantin désarticulé. Plus de pelisse, plus de petit cul offert, plus rien. Seule une voix impertinente:
- Décidemment, Pascal, vous n'êtes pas un artiste, jamais vous ne comprendrez le mécanisme automatique.
À cet instant précis du récit, je jubilais. Je te voyais toi, Sarah, et je répétais à voix haute, la phrase machiavélique qui te
réduisait en cendres. J'étais si contente de te voir humiliée de la sorte que je n'ai rien entendu. Soudain, le livre m'échappa
des mains, un corps gracile s'était abattu sur moi, entraînant dans sa chute la lampe de chevet. Mon cœur s'arrêta net de
battre dans le noir. Je laissai des mains inconnues cambrioler mon corps paralysé de terreur, voguant sur mes seins, mes
reins, à l'intérieur de mes cuisses, comme une carte du Tendre.
Les méandres de mes courbes, ces doigts agiles les connaissaient par cœur. C'est alors que je te reconnus. Moi qui
désirais tant te détester, je ne pus résister au supplice de tes caresses. Innondée de plaisirs, je m'offris à toi, assoiffée,
je t'avais dans la peau, et bien sûr, tu le savais, tu étais une artiste, Sarah, à l'encre de ma rage. Je te remercie d'exister.
Hommage à Roger Nimier.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Difficile de retrouver la trace de Samuel Rosenstock, né le 16 avril 1896 à Moinesti dans la province de Bacau en
Roumanie. Entretenant un certain mystère sur ses années de jeunesse, le futur Tristan Tzara a voulu se construire
une autre vie très loin de ces premiers contreforts des Carpates. "À quel moment commence ma jeunesse, s'interroge-t-il
bien plus tard, je ne le sus jamais. Quoique j'eusse des données exactes sur le sentiment que ce changement d'âges
mineurs déterminera en moi et que je fusse si accessible à son style coulant et délicieux. Des lueurs myopes seulement,
par instants, se creusent dans le passé déjà lointain, avec des mélodies rudimentaires de vers et de reptiles insignifiants
embrouillés, elles continuent à nager dans le sommeil des veines." La mémoire est défaillante et le passé très embrumé.
Tzara a déjà fait le tri pour nous. Il reste pourtant quelques photos jaunies retrouvées dans la bibliothèque familiale. ?Le
jeune Samuel y est toujours très sérieux et bien habillé, comme un gamin de cette bourgeoisie fin de siècle qui raffole
des portraits sépia. Ses parents Philippe et Emilie font partie de ces quelques privilégiés qui ont réussi dans l'exploitation
pétrolière et le commerce du bois. ?Ils ont su habilement profiter de la timide modernisation d'un pays encore très archaïque.
Faute de capitaux, l'industrialisation ne fait guère de progrès. L'aventure pétrolière a commencé en 1870 avec des moyens
dérisoires. Très vite, ce sont les Allemands qui ont pris les choses en main. Ils ont l'argent, le savoir-faire et ne dédaignent
pas utiliser la main-d'œuvre locale. Son père est devenu au fil des années cadre, puis directeur d'une société pétrolière.
Mais la fièvre de l'or noir ne doit pas faire illusion. Le reste du pays n'a pas suivi le mouvement. Les classes dirigeantes
ultraconservatrices maintiennent la population hors du jeu politique. Le roi Carol a bien du mal à cacher le désastre d'une
économie arriérée. Il tente d'imposer son pays dans le concert des nations, au milieu d'une Europe orientale en proie au
vertige nationaliste. C'est d'ailleurs grâce à la guerre russo-turque de 1876 que la Roumanie a définitivement acquis son
indépendance. Encouragés par les autorités les mouvements nationalistes se développent. Les Rosenstock font partie
de cette communauté juive forte de huit cent mille personnes qui devient une cible toute trouvée. Ils sont fréquemment
montrés du doigt comme les pires représentants du capitalisme sauvage. Ils se font donc discrets. D'ailleurs les origines
juives du jeune Samuel n'ont pas directement influencé sa formation. Cette filiation n'en a pas moins pesé sur son
attitude face à l'antisémitisme et au nationalisme roumains. Samuel sait, par exemple, que son grand-père qui gère
une exploitation forestière ne pourra jamais devenir propriétaire. Les juifs n'ont aucun droit sur les terres roumaines.
Pendant les vacances scolaires, il aime retrouver la maison familiale perdue au fond des bois. Il regarde ce grand-père
entouré de son armée de bûcherons. La vie n'est pas toujours facile pour ces hommes, mais Samuel, lui, ne manque de
rien. Il évolue dans un monde de sentiers, de ruisseaux et de soleil, une enfance champêtre et bucolique. Les vacances
finies, il retourne à Moinesti, un autre monde. Sur la place ou aux terrasses des guinguettes on rêve de modernisme.
Dans ce petit bourg de province bien tranquille, le pétrole a entraîné une petite révolution. Dans le pavillon familial un peu
austère, où la vie semble un rituel immuable, Samuel découvre les premiers tourments de l'enfance, l'ennui des journées
trop longues, les bonheurs de la tendresse d'une mère qu'il adore mais surtout la peur d'un père qu'il juge trop distant et
trop intransigeant. Après l'école primaire de Moinesti, il a droit aux rigueurs de la capitale Bucarest. ?Un univers qu'il voit
de loin. Comme toutes les familles bourgeoises, ses parents l'ont placé en internat à l'institut privé Schemitz-Tierin, une
grande caserne où la seule ouverture sur le monde est sans doute ce cours sur la culture française. Quand il rentre au
lycée Saint-Sava, Samuel est déjà un bon élève. C'est là, au milieu de ces couloirs interminables et dans ces salles de
classe tristes à mourir qu'il se passionne pour la littérature. Il commence à éprouver ses talents d’entraîneur en créant
une revue de poésie avec l’appui financier de son ami Marcel Janco, et l’aval des représentants de la nouvelle poésie
roumaine. Les premiers textes qui y sont publiés sont dans la veine romantique et seront très vite reniés par leur auteur.
Mais il est encore loin d'avoir choisi sa voie. Quand il s'inscrit au certificat de fin d'études au lycée Milhaiu-Viteazul, on le
retrouve en section scientifique. Dans son dossier scolaire, ses enseignants notent son ouverture d'esprit et sa curiosité
infatigable. Quand il a une autorisation de sortie, Samuel en profite pour découvrir tous les plaisirs de la capitale. ??Sur ses
années de formation, le futur Tzara se fera le plus discret possible. Lorsque Samuel va commencer à écrire, la littérature
roumaine est sous l'emprise du symbolisme, mouvement importé de France par l'écrivain Alexandre Macedonski. Dès
1892, ce dernier a violemment attaqué la tradition romantique et a présenté, dans la revue Literatorul, les principaux
écrivains français et belges du moment, de Baudelaire à Joseph Péladan, de Mallarmé à Maeterlinck. Emporté par la
fièvre symboliste, il a créé son propre cénacle fin de siècle pour cultiver un certain dandysme avec quelques disciples
triés sur le volet. Avec ses copains de lycée, Samuel se rêve en ange noir du symbolisme triomphant. Cultivant son
"snobisme de la mélancolie", il se réfugie dans cet univers de légendes, de donjons moyenâgeux ou de palais orientaux.
Tout de noir vêtu, il marque sa différence en organisant son petit groupe à l'intérieur même du lycée. Mais Samuel, comme
le futur Tzara, a l'esprit pratique. Pas question de s'en tenir à des réunions de chambrée qui ne débouchent sur rien. Il faut
créer une revue. Avec son ami Marcel Janco, qui a la chance d'avoir des parents plutôt aisés, il imagine "Simbolul". Pour
cela, il prend contact avec tous les représentants de la nouvelle poésie roumaine. Même Macedonski donne son accord,
et dès 1912 le numéro 1 de la revue paraît. Dès 1913, Samuel prend un virage radical sous le pseudonyme de Tristan
Tzara et commence à écrire des textes plus personnels qui préfigurent ceux qui seront publiés plus tard par les dadaïstes.
Le prénom Tristan, non usité en roumain, a du prestige auprès des symbolistes, à cause de l'opéra de Wagner. Le nom de
Tzara correspond au mot roumain terre (ou pays) mais écrit en orthographe occidentalisée. ?En fait, le jeune Tzara, dès
1913, semble s'affirmer en écrivant des textes audacieux, voire plus insolents. C'en est fini de la sagesse et de l'imitation.
En 1914, son certificat de fin d’études en poche, il s’inscrit à l’université de Bucarest, commence à trouver ennuyeuse cette
vie provinciale sans fantaisie, et se décide à couper les ponts avec sa famille pour rejoindre son ami Janco qui a déjà tenté
sa chance à Zurich. C'est alors un jeune homme, sérieux et appliqué se passionnant pour Rimbaud portant costume croisé,
cravate, manchette et lorgnon. À cette époque de début de conflit mondial, Zurich est devenu le refuge de jeunes proscrits,
aventuriers de tous acabits, objecteurs de conscience et bolcheviques russes. Parmi eux, Hugo Ball, allemand déserteur, et
agitateur professionnel. Il fonde un cabaret littéraire, qui se fera connaître sous le nom de cabaret Voltaire. Très vite, le
succès est là, avec des soirées débridées, où se succèdent chansons, poésies, danses endiablées. Et comme le note
Hugo Ball: "Une ivresse indéfinissable s’est emparée de tout le monde. Le petit cabaret risque d’éclater de devenir le
terrain de jeu d’émotions folles. Nous sommes tellement pris de vitesse par les attentes du public que toutes nos forces
créatives et intellectuelles sont mobilisées." L'aventure Dada a commencé par une fête, avec une formidable envie de
danser, de hurler, et de ne plus dormir . Les jeunes gens finissent épuisés, mais grisés sur la scène du Cabaret. Et comme
un tel tapage ne peut jamais s’arrêter, ils terminent souvent en petit comité dans la chambre de l’un d’entre eux.
Et au milieu de ce joyeux charivari se dessine un mouvement littéraire radical qui va au fil du temps essaimer un peu
partout, en Europe et même aux États-Unis et dont Tzara sera le promoteur. En 1916, sous l’impulsion de Tzara, une
revue intitulée Dada 1 sort des presses. On y trouve des articles littéraires et poétiques. Cependant, dès son troisième
numéro, Tzara y donne libre cours à ses convictions anarchistes en publiant son manifeste Dada 1918, qui prône le
nettoyage par le vide, la destruction complète des valeurs officielles politiques et artistiques et leurs remplacement par
un art nouveau, ouvert à la véritable utopie. Avec ce manifeste, qui a un énorme retentissement, Tazra a réussi ce qu’il
souhaitait: devenir le maître d’œuvre du mouvement Dada. Zurich est une fête permanente et la police helvétique
surveille attentivement ce peuple de déserteurs et de comploteurs. Comme beaucoup d'autres, Tzara est ainsi arrêté en
septembre 1919, à la terrasse du café Splendid. Emmené au commissariat, il doit s'expliquer sur les raisons exactes de
son séjour et sur ses fréquentations. Le jeune auteur est un nihiliste sans calcul qui a largué les amarres vers des rivages
dont il ne sait rien encore. L'ensemble paraît bien sage et s'inspire fortement de l'esthétique cubiste ou expressionniste.
En 1920, la paix revenue, Tzara débarque à Paris, trouve refuge chez Picabia et commence à montrer toute l’étendue de
son savoir-faire en matière d’organisation. Ses liens avec le surréalisme et Breton vont n’être, le temps passant, qu’une
suite de scènes d’amour et de ruptures, entre ces deux personnalités antagonistes, l’une autoritaire et dictatoriale, et la
seconde, jalouse de son individualisme et se voulant toujours au premier rang. Et finalement, c’est Tzara, le temporisateur,
qui va prendre la tête du surréalisme après la fin du mouvement Dada et il continuera d’être un rouage essentiel du
parisianisme de l’époque. C'est un tout jeune homme de petite taille, très myope, arborant monocle fréquentant le "Bœuf sur
le Toit" et Montparnasse en compagnie d’allemandes androgynes et d’étrangères excentriques comme Nancy Cunard.
La poésie restera toute sa vie sa passion première, dans les années 1930, il continuera de prôner en matière de poésie
pratiquement les mêmes règles qu’au temps du Cabaret Voltaire: "La poésie ne pourra devenir uniquement une activité
de l’esprit qu’en se dégageant du langage et de sa forme." Il a d’autres passions, comme la mythologie et surtout les arts
primitifs africains, océaniens et amérindiens. Collectionneur, il se constitue un riche ensemble de statuettes et de masques.
Pendant la seconde guerre mondiale, il est poursuivi par le régime de Vichy et la Gestapo, et doit être maintenu dans la
clandestinité pendant deux années, où il collabore avec la résistance. En 1947, il obtient la nationalité française. En 1960,
il signe la déclaration sur le droit à l'insoumission lors de la guerre d'Algérie. Et il restera fidèle jusqu’à la fin de son
existence à ses convictions politiques, toutes proches du parti communiste, malgré les soubresauts doctrinaux imposés,
un temps par les soviétiques à l’encontre du surréalisme. Tristan Tzara épousa l'artiste et poète suédoise Greta Knutson.
Il s’éteignit le 24 décembre 1963 dans son appartement parisien, rue de Lille et repose au cimetière du Montparnasse.
"De tes yeux aux miens le soleil s’effeuille
sur le seuil du rêve sous chaque feuille il y a un pendu,
de tes rêves aux miens la parole est brève,
le long de tes plis printemps l’arbre pleure sa résine,
et dans la paume de la feuille je lis les lignes de sa vie"
Bibliographie et références:
- René Lacôte, "Tristan Tzara"
- Cristian Anatole, "Le dadaïsme et Tzara"
- Marc Dachy, "Tzara, dompteur des acrobates"
- Henri Béhar, "Dada est tatou"
- François Buot, "Tristan Tzara"
- Christian Nicaise, "Tristan Tzara"
- Laurent Lebon, "Dada"
- Núria López Lupiáñez, "La pensée de Tristan Tzara"
- Petre R?ileanu, "Les avant-gardes en Roumanie"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Il est 4h30. Le silence. Apaisant mentalement. Pour la douleur physique, il faudra plus de temps. Je viens d’achever une grosse partie du ménage. Débarrasser les cadavres de bouteilles de champagne, les verres, la vaisselle, vider les cendriers, nettoyer et ranger les accessoires de tortures dont mes Maîtresses, de jeunes étudiantes dominatrices, ont usé sur moi durant des heures. Il ne me reste que l’aspirateur, impossible à passer à cette heure. Mes Dominas d’une nuit sont parties vers 3h. Maîtresse Chloé dort, j’ai ordre de ne pas la déranger. Elle n’a pas cours aujourd’hui. Journée pédagogique. La plupart des professeurs sont en formation. J’y échappe miraculeusement, et je dispose moi aussi d’une journée off. Elle ne sera pas de trop pour récupérer de cette nuit folle.
Le dernier gage, celui non limité dans le temps, m’a laissé des marques. Pour plusieurs jours sans aucun doute. Je porte les stigmates de ma soumission, pour le plus grand plaisir de Maîtresse Chloé. C’est elle qui a utilisé la canne. Et mes fesses en portent les stries violacées. Toutes mes Maîtresses ont abusé de moi. Le dernier gage, sans limite de temps, consistait à m’utiliser pour leur jouissance, sans aucune restriction. Autrement dit, à me faire subir tout ce qui leur passait par la tête. J’ai léché, sucé, j’ai été utilisé comme god vivant, mes reins ont été violés sans ménagement, j’ai bu leur champagne, nettoyé leur liqueur, j’ai reçu la cravache, le martinet, la fessée, encore et encore lorsqu’elles ne me jugeaient pas assez performant.
Et pour finir, j’ai du me masturber, face à elles, et jouir sur le string noir de Maîtresse Christelle qui avait eu la chance d’être tirée au sort. String que j’ai ensuite léché longuement pour le nettoyer. La fin de soirée n’a été que cris de plaisirs et d’excitation, gémissements, cris de douleur pour moi, humiliations, coups, utilisation sexuelle et jouissance finale tout en éclatant en sanglots.
Je reste dans ce silence, dans le noir. en fumant une cigarette retrouvée sur une table. En fait, je sais que je n’ai pas ce droit, mais Maîtresse Chloé n’est pas prête de se réveiller, aussi je prends ce risque. Je n’ai aucune consigne pour la réveiller à une heure précise, aussi je dois me tenir prêt. Mais je suis certain d’avoir quelques heures devant moi, pour plonger dans un sommeil réparateur. Je suis à bout, épuisé physiquement et mentalement. Je sens le cul, la jouissance, je me sens sale, imprégné des parfums de mes Maîtresses. Mais j’aime cela. Je sais que cette nuit marquera un tournant dans ma condition de soumis, d’esclave. Je ne saurais l’expliquer mais je le sens. Tout à l’heure, en me réveillant, je ne serai plus le même.
Je programme mon réveil à 10h. En espérant que Maîtresse Chloé ne se réveille pas avant moi, mais j’estime les chances assez faibles au regard de la quantité de champagne ingurgitée cette nuit. 5 heures 30 plus tard, douché, épilé, je suis en dessous sexy, bas et serre-taille en vinyle noir à jarretelles en train de passer l’aspirateur. Je n’ai pas entendu Maîtresse Chloé se lever. Elle m’observe sur le pas de la chambre lorsque je croise son regard.
D’un geste elle m’ordonne de cesser. Elle s’approche sans un mot et tourne autour de moi en laissant aller ses doigts sur ma taille emprisonnée dans le vinyle.
-Hmmmmm mais tu t’es faite belle ma petite soumise…. j’adore te voir travailler dans cette tenue… Viens, suis-moi, tu vas me laver. Je sens la baise et j’ai horreur de ça au réveil. Ensuite tu me prépareras un café. Allez…
Maîtresse Chloé prend tout son temps son la douche. Je la lave, la masse longuement sous l’eau chaude puis la sèche le plus doucement possible. Nous sommes tous les deux dans un état de fatigue avancée. Et quelque chose de très spécial flotte dans l’air. Une certaine tendresse j’ai l’impression. Je sens son trouble et cela renforce le mien. Je ressens cette sensation étrange depuis que je l’ai surprise à m’observer.
-Hmm merci ma petite chatte… j’aime quand tu es doux avec ta Maîtresse. Viens, à genoux, j’ai envie !
Je colle ma bouche à son sexe et boit son champagne. Cela me dégoutte de moins en moins et je suis presque fier que Maîtresse Chloé m’accorde ce privilège.
-Lave toi gourmande…. et rejoins moi dans la cuisine. Vite !
Je rejoins ma Maîtresse et lui fait couler son café. Elle me regarde sans dire un mot. Presque amoureusement je trouve. Maîtresse Chloé déguste son nectar noir lentement, debout face à moi. Je garde le regard baissé, comme Maîtresse Caroline m’a appris à le faire. Maîtresse Chloé se rapproche, et tout en buvant, commence à caresser ma queue. Je porte encore quelques marques de cravache, bien rouges. Je suis très sensible et je gémis de douleur lorsque ses doigts, bien que très doux, me font bander très dur. Elle m’effleure à peine, s’amuse avec ses ongles sur mon gland, prend ma hampe à pleine mains pour quelques allers et retours lents.
-C’est notre dernière journée, seuls tous les deux ma petite soumise. Maîtresse Caroline, TA Maîtresse, rentre demain. Elle ne sera pas seule. Je ne t’en dis pas plus. J’ai envie de profiter de cette journée, de vraiment en profiter tu sais. Je ne sais pas quand tu seras de nouveau à moi pour plusieurs jours. Aujourd’hui, je veux que tu sois totalement à moi. Ton corps et ton âme. Aujourd’hui je veux que tu m’aimes. Regarde moi petite soumise…!
Je lève mes yeux et plonge mon regard dans celui de Maîtresse Chloé. J’y lis beaucoup de douceur, de tendresse… et cela me bouleverse. Sans doute l’effet de la fatigue. Je me sens à fleur de peau, rempli d’émotions incontrôlables. Son visage se rapproche et ses lèvres viennent se poser sur les miennes. Un baiser infiniment doux. Nos langues se trouvent et nous nous embrassons passionnément. Je n’ose prendre ma Maîtresse dans mes bras, c’est elle qui attrape mes mains et les poses sur ses fesses. Je me laisse aller, redevient « homme ». Sans un mot, en nous embrassant, nous caressant, en riant aussi, Maîtresse Chloé m’entraîne vers la chambre.
Je porte toujours mes bas et mon serre-taille, ainsi que mes longs gants de vinyle. Je suis allongé sur le dos, Maîtresse à mon côté, en appui sur un coude. Elle caresse mon corps lentement. Mon torse, mon ventre luisant et noir, ma queue dure. Nous nous embrassons encore et sa bouche quitte la mienne, descend, lèche, embrasse, effleure, agace…. je manque de jouir lorsque ses lèvres se posent sur mon gland, tant la sensation est intense. Je râle, gémis de plaisir sous la fellation douce, lente, de ma Maîtresse.
-Chuuutttt doucement… résiste… aujourd’hui je veux faire l’amour… toute la journée…. retiens toi… !
Maîtresse Chloé replonge sur sa proie et l’engloutit. J’arrive à ne pas céder. Elle abandonne ma hampe et vient s’allonger sur moi. Sa main me saisie et me dirige, et lentement je sens la chaleur de son ventre m’absorber. Baisers lents et profonds, au rythme de ses va-et-vient sur moi. Je me laisse aller, et les larmes coulent sans que je puisse rien y faire. Je lui souris, je gémis de plaisir, de bonheur instantané, je l’embrasse, caresse ses fesses, les attrape pour mieux l’attirer sur moi. Nous faisons l’amour longuement, lentement. Maîtresse Chloé jouit la première. Je n’ose pas, pas sans son accord. Maîtresse reste empalée sur moi. Elle m’embrasse doucement, en retrouvant son souffle et me murmure…
-Viens, jouis en moi… tu as le droit…!
Elle recommence, très très lentement, à me chevaucher. Quelques va-et-vient suffisent tant je suis au bord de l’explosion et ultra sensible. Je jouis en elle, longuement. En cet instant précis, nous nous aimons, intensément.
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