La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 22/11/24
Comment exprimer l’émotion qui m’a traversée quand je L’ai découverte. Son aura était tellement puissante. Son intransigeance, Son charisme. Son goût pour les mots, Son sens du détail. tout en Elle m’appelait comme si mon âme l’avait reconnue.  Je me suis laissée glisser, une envie irrépressible de tout Lui céder s’est imposée à moi, mon naturel anxieux aurait pu (du?) se mettre en alerte, mais mon âme a mis mon cerveau en pause, car elle savait… elle savait que c’était Elle. Et puis il y a eut ce silence, je restais accrochée à mon téléphone, attendant le moindre signe… le temps passait, rien ne venait, j’ai eut le temps de me torturer l’esprit à trouver une raison qui puisse expliquer ce silence… puis pour ne pas sombrer dans la folie j’ai tenté d’oublier. J’ai naïvement pensé que je pouvais me projeter ailleurs. Mais la vérité c’est que c’est impossible, mon âme l’a reconnue et plus jamais je ne pourrais ressentir ce besoin irrépressible de m’abandonner a quelqu’un… c’est Elle et personne d’autre. Alors quand Son mail est arrivé rompant ce silence j’ai vraiment senti mon âme s’apaiser, elle dansait du bonheur de La retrouver. Non, même si pour ne pas sombrer dans la folie j’avais tenté de L’oublier, il paraissait évident que je mettais leurrée, mon Âme L’ayant reconnue jamais je ne pourrai ressentir aussi intensément les émotions qu’Elle a fait naître en moi, jamais je ne pourrai les oublier.  Tout me semble tellement naturel à Ses côtés, comme si c’était écrit. J’aime sentir Sa présence, j’aime Ses demandes, j’aime quand Elle joue avec mes émotions, j’aime m’abandonner à Sa volonté, j’aime sentir Son emprise grandir en moi, j’aime anticiper Ses demandes, j’aime tout donner pour La satisfaire… et au delà d’aimer, j’en ai le besoin. Oui j’ai ce besoin  de me sentir suspendue à Sa volonté, de me perdre en Elle. Comment décrire le bonheur qui m’a envahi quand j’ai reçu l’ordre de modifier mon statut en précisant que j’étais engagée dans une relation. Bien sûr je reste consciente que chaque jour je devrai prouver que je mérite cette place, mais je donnerai tout pour garder ce bonheur, pour voir dans Son regard la satisfaction. Je dépose à Ses pieds, ma volonté, ma pudeur, ma fierté, et tout ce qu’Elle exigera. Pour vivre heureux il faut vivre caché, alors je tairais son nom, cette histoire nous appartient et la seule chose qui m’importe c’est Elle. Mais les émotions sont tellement fortes que j’avais besoin de les exprimer.                                 
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Par : le 22/11/24
369 kilomètres de manque me séparent de lui. « Il me manque », mon Monsieur. Sa chevelure dense, sa barbe poivre et sel, ses yeux tissés d’or et de métal, sa voix sel et miel…. Son sourire qui creuse deux fossettes criminelles, ses mains faites de caresses, sa bouche faite d’amour, à m’embrasser et me dire des mots doux…. Son humour parfois enfant espiègle, souvent pince-sans-rire, ses chemins de réflexions complexes qu’il me laisse entrevoir de temps en temps, sa culture musicale qu’il partage avec une passion contagieuse, son regard désabusé sur toute chose qui ne parvient pas à masquer son émerveillement en alerte. Sa cuisine me manque… elle est à son image, précise, exaltée, épicée, colorée, riche et savoureuse. Elle me nourrit, elle m’apaise, elle m’élève, à l’image de ce que sa présence m’apporte. En hommage à sa cuisine, j’ai mis au point pour lui la position n°78, celle de la soumise affamée. Soyons d’accord, pour garder une soumise satisfaite, il faut qu’elle ait le ventre repu ! Ses mouvements fluides et ses gestes mesurés qui signent le contrôle permanent qu’il a de lui-même. Son regard vif qui sait toujours où je suis, et sa façon de me prendre la main ou de m’orienter, pour me protéger des obstacles quand on se balade. Sa lumière…. Cet être fait de nuances a une palette de lumière chromatique qui fait danser mon ombre avec la sienne, éclaire sans concession mes désirs, illumine de clair-obscur notre histoire.. C’est mon roc, c’est mon phare, c’est mon homme… Il me manque tellement…. Ce qu’il me manque… 369 kilomètres de pensées que je traîne quand je suis en manque de lui. Et comme je suis « en manque »…. ! Ma pudeur prend la porte, emportant ma gêne et ma raison quand, dans le creux de la nuit, mon corps tressaille de manque. Ce putain de manque qui me prend à la gorge, à défaut de sa main implacable. Sa main…. Oh je suis en manque de sa main… sa main dans mes cheveux, sa main faite de gifles, sa main qui me claque les seins, sa main qui fouille ma chatte, sa main qui écarte mes fesses, et profane mon cul, sa main qui force ma tête vers son membre érigé et menaçant, sa main qui fait s’ouvrir ma bouche.. Et quand j’ose poser ma main sur la sienne pour l’implorer…. « Retire ta main. » Sa voix dans ces moments, oh je suis manque de sa voix… sa voix râpeuse, rauque, humiliante, chacun de ses murmures viole mon esprit. Et mon esprit est en manque de ses insultes, je suis en manque de ses insultes qui sont toujours signées de son « déterminant possessif »… « tu aimes me satisfaire, hein », « tes trous sont à moi », « c’est bien ma chienne », « montre-moi que t’es mon vide-couilles », « oh oui, ma salope », « t’es ma petite pute à moi ». Je suis en manque de sa possession, je suis en manque d’être sa pute. Je suis en manque de son regard. Son regard où il n’y a plus que du vice, ses yeux mi-clos qui continuent de me scruter et de m’observer, son regard froid qui efface tout ce que je suis, qui met mon cerveau en pause, qui me dépossède de mon humanité pour faire de moi un puit sans fond de sensations. Je suis en manque de jouissance.. Je suis en manque de l’éclat sombre dans ses yeux, qui se nourrit de chacun de mes sanglots, que je vois luire quand je m’étouffe avec son sexe impitoyable au fond de ma gorge, que mon mascara coule, et que je ne suis plus que son réceptacle favori. Je suis en manque de sa violence, je suis en manque de sa brutalité, je suis en manque de sa perversité…. Quand le saccage de ma bouche et de ma chatte ne lui suffit pas, et qu’il veut encore me posséder de la façon la plus humiliante qui soit… Je suis en manque de ses coups de reins qui me ravagent, je suis en manque de sa bite épaisse qui jouit de ma douleur, je suis en manque de cette veine dont je sens les battements jusque dans les tréfonds de mon cul. Je suis en manque de lui, et il me manque.
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Par : le 21/11/24
Le BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadisme, masochisme) repose sur un principe fondamental : le consentement mutuel éclairé. Chaque pratique, chaque geste, chaque échange dans cette dynamique se construit sur une base solide d'accord entre les parties impliquées. Contrairement aux idées reçues véhiculées par une société qui juge parfois sévèrement ce qu’elle ne comprend pas, les pratiquants du BDSM ne s'engagent jamais dans des activités sans discussions préalables, sans limites définies, et sans consentement explicite. Le BDSM, loin d'être un espace de violence ou de domination unilatérale, est une forme d'exploration consensuelle de plaisirs, de limites, et de confiance. Le respect de la volonté de chacun est au cœur de cette pratique. C'est pourquoi les notions de safewords, de négociations claires, et de communication constante sont fondamentales. Dans un monde où de nombreux comportements abusifs se produisent sans consentement, le BDSM offre un modèle de respect et de transparence qui dépasse souvent les normes relationnelles traditionnelles. Alors que la société dite "bien-pensante" tend à bannir ou à stigmatiser ces pratiques, elle passe parfois à côté d'une leçon essentielle : le consentement n'est pas seulement un pilier du BDSM, mais une valeur universelle que toute relation humaine devrait cultiver.
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Par : le 20/11/24
Cette question ne me serait jamais venue en tête si des dominants (bien intentionnés, je le précise) n'avaient pas tenté de me dissuader à plusieurs reprises de devenir soumise sans avoir jamais connu d'expérience vanille auparavant.    Le fait est que pour plusieurs raisons, la plupart indépendantes de ma volonté, je n'ai jamais désiré avoir de relations vanilles dès l'instant où j'ai eu connaissance du type de relation qui m'intéressait vraiment. J'exagère un peu, ça a dû prendre deux ans en tout pour que j'en prenne conscience.    Tout ça signifie que je n'ai jamais eu le plaisir, l'honneur et l'avantage, de voir un mec de 20 ans poser ses jeunes pattes sur moi maladroitement. Je n'ai jamais eu ces premières caresses maladroites (pourtant les premières que j'ai reçues étaient tout aussi maladroites, un mauvais calcul) ou ces échanges de regard pendant les soirées. J'en serais probablement pour toujours privée, étant donné que les multiples sollicitations de ces dominants n'ont pas fonctionné.    J'ai tout à fait conscience du fait que quelque chose a débloqué chez moi pour que je sois conduite à désirer autant ce genre de fonctionnement. D'autant que ça n'a jamais pris l'allure d'un jeu. Je n'ai pas besoin d'être rassurée ou confortée là-dessus. C'est comme ça et j'ai accepté cet état de fait depuis pas mal de temps.    En revanche, je me retrouve à une étape clef de ma vie. Je viens de rompre d'une relation D/s très intense mais à distance. J'ai le choix d'abandonner ce monde pour faire ce que tout le monde croit bon pour moi. De me trouver un mari, de faire des enfants et d'être rattrapée au vol par la crise de la quarantaine et de me trouver en catastrophe un dominant pour calmer des pulsions qui se réveilleront soudain. Que personne ne m'en veuille si je décris sa situation, c'est plus commun que ça en a l'air, aucune honte à avoir. Ou alors, je pourrais persévérer dans l'erreur. Me trouver un autre dominant, qui ne sera sans doute pas un "bon" dominant parce qu'apparemment mon inexpérience fait fuir ceux qui auraient peur que la relation devienne abusive. Mais que faire, alors ? Troisième option : devenir domina et me créer un harem de soumis. J'envisagerai cette option en cas de dernier recours.   Je me demande si au fond toutes ces bonnes intentions ne sont pas des excuses. J'ai peur de ce que je renvoie, de ce que je pourrais créer en m'abandonnant. Personne n'a envie d'être désigné responsable pour avoir brisé la cruche. 
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Par : le 20/11/24
  Beaucoup d'outils matériels servant à l'éducation de la personne soumise sont l'apanage, la plupart du temps, de la personne Dominante. Mais il en est un qui appartient exclusivement à la personne soumise, même s'il est utilisé par les deux. C'est le carnet dit de la personne soumise. Cet outil était systématique quand je suis entrée dans le BDSM. Il l'est beaucoup moins maintenant. Pourtant, à mon sens, il est vraiment dommage de s'en priver.  Mais c'est quoi, en fait, ce carnet ? Qui y écrit et quand ? C'est un carnet de punition ? Un livre de bord ? Un journal intime ? Ce sont souvent les questions que l'on me pose et auxquelles je vais essayer de vous répondre dans cet article. Voyons ce qu'est ce carnet. Mais avant tout ce qu'il n'est pas. Le carnet de la soumise est différent du cahier de punition. Même si parfois, les deux peuvent ne faire qu'un. Si les punitions y figurent, elles doivent être bien identifiées par rapport au reste des écrits et bien séparées.  Ce n'est pas non plus un journal de bord, où serait consignés les faits et gestes de la personne soumise. Cela peut y être reporté. Mais ce n'est pas une obligation. Ce n'est pas non plus un journal intime comme on peut le voir parfois chez certains ados, et qui a vocation à ne surtout pas être lu par qui que ce soit d'autre. En fait, si on veut faire un parallèle avec le journal intime pour schématiser, on peut dire que c'est celui de votre relation BDSM. Le/la Maître(sse) peut y avoir accès en permanence et le consulter à sa guise. Il s'agit d'un vrai outil de communication entre la personne soumise et son/sa Maître(sse).  La personne soumise est totalement libre de ce qu'elle y consigne. Ce peut être des textes, des poèmes, y coller des photos (de ses marques, de ses défis, etc...) . Elle peut n'y parler que de BDSM, ou également de sa vie vanille si celle-ci interfère dans sa relation BDSM. Elle peux donc aussi, comme je le disais plus haut, y consigner les punitions, les rituels, les objectifs, etc... Ça, c'est au couple BDSM de se mettre d'accord au départ, si le/la Maître(sse) ne veut pas faire d'autres cahiers à part (ce qui peut avoir l'utilité d'avoir une vision globale de la progression de la relation) Mais le cœur de son contenu sera constitué par les ressentis de la personne soumise. Ça permet de mettre à plat ce que l'on a en tête.  Ses joies, ses peines également. Ce peut être sur sa journée de travail, le manque qu'elle a de sa/son Maître(sse) s'ils ne vivent pas ensemble. Ses ressentis avant, pendant, après une séance, même si cela ne remplace pas le débriefing, écrit ou oral, de la séance que la soumise fait à son/sa Maître(sse).  Elle peut y consigner aussi ses envies. Une personne soumise peut avoir peur de dire ses envies de découverte sur tel ou tel point, même si elle a une totale confiance dans son/sa Maître(sse). Souvent, de peur d'avoir l'impression de « réclamer ». Surtout si cette personne est novice, ou si le lien est jeune. Elle peut donc sans problème exprimer ses envies et fantasmes dans son carnet. A charge du/de la Maître(sse) de les mettre en œuvre.  Mais également (surtout?) ses ressentis négatifs. Tout ce qui la tourmente, ses colères, ses griefs, frustrations, reproches, etc... Tout ce qu'elle ne peut exprimer à son/sa Maître(sse) sans risquer de lui manquer de respect ou de sortir de son "rôle" de personne soumise. On dit plus de choses à l'écrit, car on est face à soi-même, et on peut prendre le temps de formuler. On peut y écrire ses réactions à chaud, mais ce n'est pas forcement sa vocation première. C'est toute fois quand même intéressant, le fait d'écrire étant plus long que parler, on est obligé de déjà prendre du recul. Et dans ce cas, il importe d'y revenir après pour en avoir une analyse plus réfléchie. Il ne s'agit pas non plus d'y coucher de vague état d'âmes. Cela demande un vrai travail d'introspection et de réflexion Bien sûr, on n'est pas obligé d'y écrire chaque jour (même si l'exercice d'introspection systématique est toujours intéressant).  L'important, c'est d'y être d'une honnêteté intellectuelle totale. On n'a pas à chercher à plaire à sa/son Maître(sse). On doit chercher à être soi. C'est un espace de liberté totale.  Car une personne soumise ne peut absolument pas être punie pour ce qu'elle écrit dans son carnet. Même si elle y transgresse les règles habituelles de communication du couple BDSM (abandon du « Vous », reproches ouverts, par exemple).  Le/la Maître(sse) doit le lire régulièrement. Il peut y écrire aussi en réponse, y mettre des annotations. Il peut demander de revenir sur tel ou tel point pour en discuter, mais encore une fois, il ne peut punir pour ce qui y est écrit. Si des reproches y sont notés, ils doivent être débattus. Un(e) Maître(sse) ne doit pas, à mon sens, laisser ce genre de ressenti sans explication ni échange. Même s'il estime que ces reproches son injustes. Mais il faut "crever l’abcès", le décalage entre le temps de l'écriture et le temps de la lecture avec son/sa Maître(sse) permettant de dépassionner le débat, d'ailleurs. Mais quelle forme va prendre ce carnet ? Traditionnellement, c'est un carnet « réel ». Écrire de façon manuscrite demandant plus de concentration que la frappe informatique. Et il est très agréable des années après, de les reprendre et de les feuilleter comme le livre de votre histoire. Pour ma part, je ne voudrais pas écrire sur autre chose qu'un carnet réel.  Pour répondre à la question en forme de boutade d'une de mes lectrice, on y écrit avec le stylo que l'on veut. Cependant je trouve, mais c'est vraiment très personnel, que le choix du stylo et de l'encre utilisée est important. Pour ma part, j'y écrit avec un stylo plume de la marque Plumix, qui donne une écriture que je trouve très élégante, avec des pleins et des déliés... Même si ça fait râler un peu Maître qui a du mal parfois à me relire...  Mais à l'heure d'internet, de plus en plus de couples BDSM vivent séparés, parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Et il est fastidieux au Maître ou à la Maîtresse d'avoir un suivi régulier du carnet. L'informatique vient donc à leur secours, et on peut très bien ouvrir un carnet virtuel en ligne. Carnet privé, qui va fonctionner de la même manière que le carnet réel.  Ce peut être un blog, un tumblr, un groupe facebook secret, un google doc partagé, etc... Chacun trouvera la forme idéal à son couple.  J'insiste sur le côté confidentiel du carnet. C'est un outil pour et par le couple BDSM. Il parle de choses qui ne regardent absolument pas les extérieurs. Bien sûr, c'est ma vision des choses, mais ce qui va y figurer est la partie la plus intime de la personne soumise. Je trouve donc dommage de la donner à voir à des personnes étrangère au couple BDSM.  Qui achète le carnet ?  Normalement, c'est le/la Maître(sse) qui offre le carnet. Normalement le jour où il/elle accepte le don de sa personne soumise.  Il/elle lui remet en même temps que son collier de travail, ou toute autre marque de son appartenance. Même s'il/elle ne donne le collier définitif que plus tard, surtout dans le cas d'un noviciat, le carnet doit commencer le jour où se noue le lien.  Il/elle va choisir un carnet qui va ressembler à sa personne soumise, ou selon son goût à lui... Mais je conseille de prendre un carnet qui va durer dans le temps. Car une fois fini, il se garde. Et on doit pouvoir y revenir des années après. Donc un carnet beau, solide, avec un papier agréable à l'écriture (le carnet sur la photo est un carnet Moleskine. Leurs carnets sont magnifiques. Élégants, raffinés et solides. Maître n'aurait pu mieux choisir ! ) Et après ? On a vu que lorsque le carnet est fini, on le garde précieusement. Le relire régulièrement permet également de montrer à la personne soumise sa progression au fil du temps. Parce qu'on a tendance à voir ses échecs, et non ses réussites. Mais que faire de ce témoin de la relation BDSM quand celle-ci elle même prend fin ? Et bien là encore, c'est à chacun de voir. Mais normalement, c'est à la soumise de le garder. Après tout, il lui appartient et c'est son ressenti qui y est couché. Ensuite, à elle de voir ce qu'elle veut en faire. Certaines le brûle, le détruise. D'autres, ce fût mon cas avec mon premier Maître, l'offrent à leur ancien Maître. Je l'ai fait car c'était moi qui avait cassé le lien, et c'était une façon de lui laisser une partie de moi, sachant que nous étions resté en très bon termes.  En conclusion, je dirais que, encore et toujours, la communication est la base d'une relation BDSM saine, sûre et consensuelle. Et il ne faut pas se priver d'utiliser tous les biais possibles de cette communication. Orale, écrite, verbale, non verbale, etc... Le carnet sera donc une pierre supplémentaire dans la construction de cette communication. J'espère avoir fait le tour de cet outil parfois mal connu des adeptes du BDSM 2.0, mais qui, je l'espère, redeviendra un standard du BDSM 3.0.
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Par : le 19/11/24
Le MILKING, la recette des Maitresses. LE MILKING.(=Traire)..Une recette de Grand-mère ? (ou EDGING, çà se discute...)  C'est peut être une pratique d'un autre siècle que le notre où tout va très vite, la satisfaction rapide du plaisir, le fast-food du sexe et puis on Zappe...Mais elle fait partie des pratiques , rare, utilisée dans le SM, mais aussi dans le sexe tout simplement...!!! C'est une masturbation spéciale qui en aucun cas ne doit mener à l'orgasme…. Il est nécessaire de disposer de temps, de nombreuses heures.. le minimum se situe entre 90 minutes/2 heures.. le maximum, 6 heures.. Mais il est conseillé, pour plus de frustration de recommencer le lendemain et les jours suivants.. Certains soumis témoignent avoir été privés de jouissance durant trois mois.. Prenez un "soumis" ni trop jeune, ni trop mur mais ferme et résistant, si vous n'en avez pas , vous avez le choix en faisant votre marché, sur le net ou ailleurs et comme le melon, pour vérifier que la queue ne tombe pas..Tâtez-le, Testez-le...!!! Sinon proposez-le à votre partenaire, car même si vous  n'êtes pas une dominante ni lui un soumis, vous serez assez coquine, perverse et dissuasive , pour le convaincre de jouer ce rôle et expérimenter cette recette, pour ensuite, la perfectionner et l'accomoder  selon vos talents de   MAITRE-QUEUE... Bref, lorsque qu'il est à vous...Vous l'effeuilez ou l'épluchez afin de le dénuder.  Vous l'allongez complètement nu, dans le calme et la pénombre, dans un environnement érotique, sans bruit avec des petites bougies, des parfums d'huiles essentielles, une musique douce et envoûtante...Soyez désirable, douce, ferme et précise, dans votre rôle de Maitresse, pour attendrir votre soumis afin de mieux le cuisiner.. Je conseille aussi de lier pieds et mains du soumis , pour lui éviter des gestes quelconques dés que vous aurez le dos tourné..(sourire), et puis n'est-ce pas plus frustrant aussi ?  Au début pour éviter un petit accident -si vite arrivé- Mais ne vous découragez pas si celà arrive, car comme toute nouvelle recette parfois le résultat n'est pas celui escompté, alors recommencez.... Il est préférable de ne pas caresser le corps offert. Il s'agit de se concentrer uniquement sur le pénis.. Très important : LUI BANDER LES YEUX.. La vue reste l’un des moteurs de l'orgasme.. Si plus tard, vous le sentez assez fort pour supporter ce délicieux tourment, vous pouvez retirer le bandeau..  A chaque fois, il faut surveiller ses moindres mouvements.. Aller jusqu'au bord de l'orgasme, mais s'arrêter à temps. Comme danser sur un fil.. Il s'agit de pratiquer une masturbation normale, pas trop rapide, quelques minutes seulement..à feu doux.. Puis, Vous le laissez , le temps pour vous d'allez boire un verre, (une cigarette pour celles qui fument), ou feuilletez un catalogue en le surveillant du coin de l'œil. Vous reprenez la masturbation, un peu plus longtemps cette fois .. S'il ne bande plus c'est encore mieux ! mais rassurez-vous, ce phénomène physiologique se déclenche dés votre main posée sur son corps .. Vous le laissez à nouveau..  Vous reprenez après une petite pause.. etc.. etc.. Jusqu’à vous attardez longuement pour le porter presque à ébullition, juste aux premiers frémissements... Il arrivera qu'il vous supplie d'aller plus loin de lui accorder l'orgasme, car il est prêt à déborder et à gicler hors de son récipient .. N'en faites rien ! Coupez le feu..!! C'est à ce moment là qu'il faut retirer votre main !  Si vous avez réussi à passer ce cap de quatre ou cinq masturbations, il arrivera un moment ou votre soumis EJACULERA sans orgasme, c'est à dire sans plaisir.. Une véritable éjaculation ! sans manifestation extérieure !. Ca surprend, mais comme nous savons bien qu'après l'orgasme l'homme est intouchable, il a mal au pénis.. Il suffit de vérifier.. Et là...!!! Miracle...!!! Il reste en érection ! Pour lui prouver qu'il s'est répandu, alors qu'il restait dubitatif,  retirez lui le bandeau afin qu'il voit lui même sa semence, et même qu'il y goûte.. Sa première réaction sera peut être de vous dire qu'il se sentait frustré de ne pas avoir exprimé ce qui n'était pas un plaisir , mais uniquement le plaisir de la masturbation.. Il suffit de le laisser se reposer, en lui bandant les yeux à nouveau, ou le laisser faire son petit pipi s'il en éprouve le besoin.. Vous reposer aussi, et recommencer une heure après..  Il peut éjaculer plusieurs fois en quelques heures ... Et si vous êtes très gourmande..!!!  Vous pourrez  savourer son jus, sa moelle, son lait, en utilisant votre bouche, vos seins, vos pieds et  votre corps entier, car il sera à point...!!! BONNE DEGUSTATION...!!!  
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Par : le 18/11/24
Certains aiment s’adonner avec leurs partenaires au BDSM, qui regroupe les pratiques sexuelles telles que le bondage, les punitions, le sadisme et le masochisme, mais aussi la domination et la soumission. Plusieurs sous-catégories existent. Parmi elles, la forniphilie. D’où vient la forniphilie ? Être forniphile, c’est transformer son partenaire en meuble dans le but de s’exciter. Inventé par un ingénieur anglais dans les années 1980, le terme est la compression de trois mots : furniture (meuble en anglais), fornification et philie (suffixe qui désigne l’amour ou l’attirance vers quelque chose). Qu’est-ce qu’être forniphile ? La forniphilie peut être pratiquée dans les relations hétérosexuels ou homosexuels. La pratique s'inclut dans un rapport de dominé et de dominant. Le premier est réduit en objet, il n’est plus un être, mais un élément neutre. Le dominant peut faire ce qu’il veut de son partenaire. Si celui-ci doit être une table, libre à son maître de lui déposer une nappe dessus et d'y poser des pieds. “Pour bien jouer son rôle, l’être doit s’effacer derrière la fonction de meuble. C'est muter en chose aveugle et inconsciente, se faire invisible et silencieux jusqu’à jouir de n’être qu’utilisé, manipulé, transformé en support de gestes sans affects. La forniphilie, c’est la tentation du non-être.”
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Par : le 18/11/24
Ah ! Non, c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… bien des choses en somme, En variant le ton, par exemple, tenez : Érotique : « Cette chair, palpitante comme un fruit mûr sous les doigts, Ouvre un abîme moite où les plaisirs se noient. » Obsédante : « Ce pli obscur, luisant sous la lumière, Respire des promesses de plaisirs singuliers. » Vulgaire : « Une fente large comme un gouffre, prête à engloutir Le moindre désir, jusqu’à en rugir. » Visuelle : « Ces lèvres gonflées, ourlées d’un rouge carmin, S’ouvrent comme une corolle trempée de matin. » Hédoniste : « Un calice suintant, offert à la langue gourmande, Où chaque goutte de vie s’abandonne et s’épanche. » Cynique : « C’est un trou, oui, rien de plus, et pourtant tout commence là : Les cris, le chaos, et souvent même l’embarras. » Cruelle : « Une crevasse profonde, humide comme une terre gorgée, Prête à boire l’homme jusqu’à le laisser brisé. » Amoureuse : « Une source de vie où l’on dépose son cœur, Et qui parfois répond par un spasme de ferveur. » Lascive : « Ce repli odorant, aux contours presque féroces, Aspire les âmes perdues dans un râle fécond. » Dramatique : « Sous ces plis de chair, le destin se forge, Mélange de jouissance et de douleur qui dévore. » Réaliste : « Une odeur qui s’impose, un goût qui enivre ou dégoûte, Mais qui ne laisse jamais l’homme tout à fait intact. »
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Par : le 18/11/24
Tu vas parler d’Elle , la décrire , je veux que tu fasses bander les hommes en l’évoquant ...... Parler d’Elle ? La chose pourrait sembler facile tant il y a dire et pourtant ......... Pourtant je crois que c’est le mystère dont elle s’est enveloppée qui sied le mieux à sa personne , mystère que j’ai savamment entretenu chaque fois que l’on m’en demandait plus à son sujet . Dieu sait si les sollicitations ont été nombreuses pour en savoir plus , ne serait ce que pouvoir l’approcher, avoir un message de sa part ou une réponse . Certains hommes avaient eu vent que nous étions proches l’une de l’autre. Lorsqu’elle apparaissait , je suspendais la séance et toutes mes conversations de l'instant , en évoquant Son arrivée . Véhicule prioritaire , on s’écarte , laissez passer , tout le monde sur bas côté . Ne pas déranger . Son mystère devait demeurer , ............. qui est Elle ? Que fait Elle ? Comment est son corps ? Le simple fait de ne rien dire m'a permis de la vêtir pour que chacun puisse mieux l’imaginer nue . Chacun a ainsi pu , selon sa convenance , lui offrir les courbes de son choix , lui prêter les regards et les moues qu’il voulait . Pour ceux et celles qui m’ont demandé , c’est une être mythique tout simplement , sorte de chimère qui file aussi vite qu’Aile les déploie et s'envole.. Bien sûr, j’aurais pu décrire l’infinie beauté de son corps, dire combien l’édifice pouvait être fragile derrière cette carapace. Il suffit de la voir pour la contempler . Je me contentais de dire lorsque l’on me posait la question pour la décrire , qu’elle était la Beauté faite Flamme . Elle et moi avons vécu des moments intenses , denses , torrides , je ne pourrais , pardonnez moi , décrire les scènes tant certaines sont tabous . A chaque jour suffisait sa peine . Elle , s’est un parfum , un élixir , il suffit de quelques gouttes de son âme déposées délicatement , du bout des doigts sur la nuque pour être énivrée jusque tard dans la vie Bien sûr , on va me demander plus de mots, de matière, de chair pour faire sensation , pardi on est sur un site de sexe , il faut émouvoir le quidam , vanter les mérites de la dame . Alors , Oyez oyez, messieurs mesdames, je vous présente Le Miracle. Incroyable en effet d’avoir créé des fesses aussi somptueuse sans en déposer le brevet à des faims commerciales , idem pour sa poitrine que je peux contrairement à beaucoup qui liront ces lignes téter du regard jusqu’à plus soif . Combien de fois me suis je attardée sur certaines photos , il y en a quatre qui selon moi sont des pépites , de purs diamants . Je passais parfois de longues minutes à y laisser errer mes pensées , lorsque je devais préparer nos jeux , pour m’imprégner d’Elle , parvenir à passer derrière le rideau et dans la coulisse de son âme préparer le décor , faire aller et venir les acteurs du jour . Son corps a été usé et éprouvé et j’avoue avoir été surprise par sa rudesse , à toujours en vouloir plus , réclamer parfois en cuisine d’avantage de sauce , une cuisson plus intense sans se priver sur les desserts et trouver la force de reprendre une pleine poignées d'amuses gueules . Insatiable , inaltérable mais ébranlable plusieurs fois de suite , infatigable , remettant toujours sur le métier , l’ouvrage de son corps . Toujours prête de passer d’une chambre à une autre, mettant une nuit à feu et à un hôtel entier . Impossible d’oublier les premiers abandonnés à l’aube de notre complicité , l’accompagnant dans un bus culotte ôtée sur le parfum de ses cuisses ouvertes pour capturer le chaland , oui elle a vite fait de capter l’animal , le vieux idéal pour l'afficher à son tableau de chasse , pour mettre sa beauté sous la lumière des projecteurs rien de mieux que son opposé . Qui pourrait croire qu’un tel bijou de femme puisse offrir ses charmes et le reste à de tels hommes , toujours plus gros plus gras plus laid , il en fallait encore et en corps . Lui dire de reprendre le même bus, dans les mêmes heures , pour peut être le revoir , ce qui ne manqua pas . Bien sûr cet homme ne pouvait faire autrement que revenir , il n’avait pu échapper au venin , une fois mordu par elle , s’en est fini de vous . J’en suis la vivante preuve. Elle m’écouta , disciplinée . Plus studieuse qu’Elle en matière de sexualité ? J’ai rarement trouvé, elle n’a jamais raté un cours, quand elle était en retard elle n’avait qu’à ouvrir la bouche couverte de sperme pour être de suite excusée et même lorsqu’il fallait la punir c’était difficile tant je la soupçonnais d’avoir provoqué mon ire . Ils se sont revus , je me suis présentée à lui , avons parlé ensemble, pour mieux comprendre à qui je l’offrais , se sont aimés, oui je crois qu’elle l’a aimé . Elle M toujours majuscul . Et puis il y a eu les autres , de pas sages pour certains de résidence pour d’autres . Nombreux , trouvés sur notre chemin , comme celui croisé dans un sex shop , il faut dire qu’elle avait bien mangé quelques quelques quelques minutes auparavant avec moi mais son insatiable ventre en voulait encore , pantagruélique vulve toujours à réclamer plus de viande et de liant , oui elle est ressortie de la boutique au bras de ce vieux avec en prime un string offert . Il faut dire que je lui avais fait écrire un mot sans équivoque au pépère venu faire ses courses " J’ai envie de vous sucer là " . Elle le suça jusqu’à plus soif son contenu et le reste aussi . Parce qu’Elle est comme ça , me fait penser à quelqu’un , Elle doute , et comme moi le doute ma . Nos chattes sont ainsi faites , comme la nature , elles ont horreur du vide . Rassurer, toujours ce besoin , ce manque de confiance en nous , ce désir de se sentir aimées , adulées, pilonnées à grands renforts d’orgasmes , se casser le cul pour plaire aux truies . Quand je lui disais de glisser des punaises dans son soutien gorge avant de se branler les seins comprimés au sol elle n’hésitait pas , remplissant les bonnets pour y mettre la boîte entière . Je suis bien trop fière pour lui avouer un jour que celle posée sur le bureau , à coté du clavier était entièrement vide . Combien de fois ai je fini en larmes après nos joutes , d'avoir dû fait souffrir la beauté de son corps . J’en passe et des horreurs . Je l’ai souvent comparée à un Stradivarius, ce genre d’instrument à la sonorité parfaite Unique qu’il est difficile ensuite de jouer avec un autre . A force j’en connaissais tous les arpèges , je savais presque ses réponses avant de poser les questions et pouvait déjà anticiper sur la suite . Devrais je parler de ces courses où elle se présenta à la caissière avec pour seuls achats un concombre et une boîte de capotes . Mais les souvenirs ne cessent de remonter à ma surface , je dois passer pour une pochtronne accoudée à un bar , beuglant au garçon de me servir encore un verre les , bas filés, le rimmel coulant jusqu'à la pellicule de foutre déposés la veille par je ne sais quel clochard , donnant à mon visage un caractère blafard , en échange de quoi je lui raconterais une fois de plus comment cette femme aux pieds desquels je suis vautrée maintenant , s’adressait à moi , chaque jour en me disant " bonjour Maitresse " . Je ne vais pas vous sa oû ler davantage , J’ai oublié de vous parler de ces séances costumées où la Belle devint Sherazade pour mille et une nuit . Elle est protéiforme mais jamais laide , c’est incroyable comme il fallait chercher toujours plus de laideur , pour couvrir son insolente beauté de pelisses et de corps adipeux . Je la préfère , je profite de cette tribune pour le dire , la voir avec la chevelure bouclée nature ...... Toute médaille à son revers cependant comme le ruban de Moebius Pour ceux qui l’auront comme moi approchée , il est difficile d’en voir la faim. Post Coitum ....j'ai totalement oublié de parler de ses yeux , sa nuque , ses sourires et le goût de toutes les larmes de son corps , son nombril , sa face et son revers , sa plastique sinueuse qui donne le vertige comme les montagnes russes , ses pieds , cuisses et mollets sans omettre sa main enfoncée en moi jusqu'à l'avant bras. Et dedans !!!!!!! Dieu sait que vous aimeriez y plonger , voir ses palais intérieurs , des salles aussi vastes que des coeurs , des couloirs à n'en plus finir et là au détour de l'un deux , un boudoir pour les moments où parfois il faut se recueillir à bas mots comme culottes aux pieds , savoir ouvrir ses oreilles pour entendre ruisseler les tourments de son âme. ....Mais il est tard . Me voilà, sur le trottoir, trainée par le patron qui déjà baisse le rideau de métal . Il fait un froid glacial ..... Trouver un carton ou un vieux chien contre lequel me prostrer . Chercher la chaleur et attendre Morphée. M'accrocher à sa barge , avec lui le fleuve remonter pour aller boire un dernier verre à la source de jouvence. Si tu te reconnais .... Je t'.....    
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Par : le 18/11/24
Elle se tenait là, debout, devant Lui, entièrement nue... L'espace d'une fraction de seconde, elle vit défiler dans sa tête la succession d'événements qui l'avait conduite là. Son mariage, toute jeune fille d'à peine ving ans, innocente et sans expérience, davantage pour fuir sa famille et son environnement de vie que par amour véritable. Ses deux enfants, désormais majeurs et indépendants. Le constat d'échec de sa vie sentimentale, avec son mari absent même quand il était là. Et surtout, la prise de conscience toute récente du désastre de sa vie sexuelle, quand sa jouissance avait été plus forte que lorsqu'elle se faisait prendre en levrette par son mari qui jouissait en elle en quelques minutes... Cela était survenu lorsqu'elle s'était masturbée après avoir visionné par hasard (étais-ce vraiment un hasard ? se demandait-elle rétrospectivement !) le film "A dangerous method", et en se remémorant la scène où Keira Kinghtly (dans le rôle de Sabina Spielrein) se fait fouetter par Michael Fassbender (dans le rôle de Carl Jung). Puis cette soirée chez des amis où elle avait rencontré cet homme. Elle, presque dépressive, n'osant s'avouer le désastre de son mariage, peu encline à s'impliquer dans les conversations futiles de cette soirée. Lui, élégant, souriant, à l'aise avec tout le monde... Vers la fin de la soirée, Il était venu vers elle, et lui avait juste dit "Claire - c'est bien ainsi que vous vous prénommez, je crois - je vous ai observée depuis le début de la soirée, vous avez un air triste, quelque chose ne va pas dans votre vie, je voudrais pouvoir faire quelque chose pour vous." Et maintenant, elle se trouvait là, debout, devant Lui, nue comme une chrysalide sortie de son cocon. Les yeux baissés. Les mains croisées devant sa vulve, dans un dernier geste de pudeur, de honte et de peur mêlées... Il était assis dans son fauteuil, vêtu d'un costume sombre à la coupe moderne, d'une chemise d'un blanc immaculé, de chaussures vernies, et d'une cravate de la même couleur et du même tissu que le costume. Un ensemble qui lui conférait un air suranné mais élégant et sûr de lui. Il ne disait rien, il se contentait de l'observer, attentivement... Elle restait là, debout, nue, n'osant interrompre le silence, ni lever ses yeux sur Lui, dont elle sentait pourtant l'intensité du regard sur son corps... Dans une fulgurance, elle se rappela à nouveau le frémissement qui avait saisi tout son corps et échauffé son esprit losqu'il avait proconcé ces paroles "Je voudrais pouvoir faire quelque chose pour vous"... Elle l'avait regardé, interloquée, ne sachant quoi répondre. Son mari était à quelques pas d'elle, mais semblait indifférent à ce qui se passait, en conversation avec un autre homme inconnu d'elle. Pendant quelques secondes, le temps avait été comme suspendu. Elle avait l'impression qu'il avait lu en elle, qu'il avait deviné tout son désarroi, qu'il avait compris tout son désespoir... Et désormais, elle se retrouvait là, entièrement dénudée, debout, à attendre ce qui allait se passer, n'osant prendre la moindre initiative. Quand elle avait sonné à sa porte, et qu'Il lui avait ouvert, il s'était contenté de lui dire : "Je vous remercie d'être venue, et je suis très heureux que vous soyez là. Si vous ne voulez pas poursuivre, il est encore temps de tourner vos pas, et de m'oublier. Dans le cas contraire, je vais vous attendre dans la pièce à côté. Vous resterez ici, et vous enlèverez tous vos vêtements. Je dis bien : tous ! Vous devez abandonner tous les oripeaux de votre ancienne vie, et vous présenter à moi dans votre nudité originelle, telle un nouveau-né. Car il s'agit bien d'une nouvelle vie. Si vous me faites confiance, c'est une re-naissance que je vous propose. Prenez le temps de réfléchir. Je serai de l'autre côté de cette porte." Et il n'avait pas attendu sa réponse, lui avait tourné le dos, et franchi une grande double porte en bois mouluré qu'il avait refermée derrière lui. Elle s'était retrouvé seule dans ce grand hall d'entrée... Et à présent, elle se retrouvait de l'autre côté, debout, nue, yeux baissés, mains croisées devant son sexe, en face de cet homme assis dans son fauteuil. Elle avait remarqué en entrant le grand miroir devant lequel il lui avait indiqué d'un geste de se positionner. Elle comprenait qu'il pouvait ainsi la contempler de face, directement, et aussi l'observer de dos, indirectement et simultanément, par le truchement de ce miroir. Et donc, qu'elle ne pouvait plus rien dissimuler au regard de cet homme. Rien, sauf sa fente vaginale, dissimulée par ses mains croisées... Mais justement, il venait de briser le silence, en disant "Il est temps de t'ouvrir à la vie, et à moi, belle Claire. Mets tes mains croisées dans ton dos. Tu ne ne dois plus rien me cacher. Ce sera la première règle de vie dans notre relation : tu seras une bourgeoise raffinée en public, mais une putain nue dans notre intimité."  
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Par : le 18/11/24
    Il suffit d'un rien, parfois, pour déclencher des torrents... Il a suffi que le hasard me fasse tourner les pages d'un livre pour que Lady Godiva apparaisse nue sur son cheval et déclenche en moi une irrépressible envie de chevaucher moi-même. Automne, déjà tombent les feuilles, qui jonchent le sol, déroulant un tapis flamboyant. Mon sac est prêt, depuis trois jours que j'attends cet instant. Il faut que je dissuade ma tante de m’accompagner. Seule, il me faut être seule. Yppie fidèle est là il m’attend. Je monte, fébrile, avec au ventre cette peur, cette honte dans la tenaille de mes lèvres, qui déjà doucement s'humectent. Je traverse le bois pour passer à travers champs, puis bifurque soudain en m’éloignant du chemin habituel, évitant prudemment de me retrouver avec des promeneurs ou d'autres cavaliers. La peur rend le danger plus excitant. Une fois arrivée dans un endroit protégé par quelques feuillages, je descends de ma monture et l'attache à un arbre. Regard à gauche, regard à droite… Tout semble si calme, trop calme… Le soleil est au zénith. J’ouvre mon sac à dos, pour en extraire la jupe choisie et cachée là, la plus large et la plus longue de toutes. Regard à gauche, regard à droite... Je dépose à mes pieds une serviette puis retire mes bottes. Droite, gauche, je les ôte… Puis glisse mon pantalon… puis ma culotte… que je dépose à leur tour. Ne regarde nulle part, surtout pas, pas le temps… vite, revêtir l'écran et remettre mes bottes. Et me voilà prête à enfourcher mon étalon, cuisses ouvertes, toute lisse... Quatre jours, quatre nuits d'abstinence, garder à feu doux, surveiller la bonne température, me mettre au chevet de mon envie de jouissance. Quatre jours à ne plus penser qu’à ça. En saisissant le pommeau de la selle, après avoir introduit mon pied dans l'étrier, je savoure les quelques secondes avant d’atteindre les portes du nirvana. Puis je lance ma jambe pour enfin tomber là où je rêvais d'être. Sensation chaude des cuirs se frottant l'un à l'autre, douceur d'épouser cette paume ouverte sur mes rondeurs. Trouver la position idéale, me caler de la meilleure façon pour sentir la moindre turbulence, le plus petit mouvement. J'étale la corole de ma jupe, pour faire bonne figure, si jamais ma route vient à croiser celle de promeneurs. Puis, calmement, je lance un regard alentour pour chercher par où nous pourrons cheminer pour le plus grand plaisir de mon périnée. Doucement d'abord, comme on berce un enfant pour le tirer de son sommeil, l'animal semble savoir ce que mon corps attend. Les pointes de mes seins sont les premières de la chambrée à se lever. A peine avons-nous quitté la lisière du bois que déjà à l'orée de mes fesses, je sens les émotions poindre le bout de leur nez. Liberté, Liberté chérie, ne plus avoir besoin de porter mon corps à l'extase, laisser à un tiers le choix du tempo. Je ne cesse de fondre, cherchant la meilleure position pour évaser mes lèvres, tortillant ma croupe à chaque soubresaut. Difficile de tenir les sangles, de rester droite et sereine, alors que Yppie, voyant la prairie, comprend qu’il est grand temps d’accélérer la cadence pour battre ma chair telle la peau d' un tambour, faire résonner l'intégralité de mon corps, tétines toutes voiles dehors, à réclamer l' extase. Mon bourgeon au bout soufré se frotte, se frotte sur le grattoir de la selle pour que l'incendie me prenne et m’emporte à jamais.     Il est là, à quelques millimètres, je le sens venir, et je risque par deux fois, de lâcher prise et toute retenue. Mais la topographie décide de me faire bouillir un peu plus, Yppie se remettant au trot en voyant la forêt à quelques encablures. Comme s'il a senti qu’il est trop tôt, qu’il me faut attendre, un orgasme se mérite, je profite de l'accalmie pour reculer ma croupe vers le troussequin, et enduire le cuir de mes sucs fondants. Je saisis à deux mains le pommeau et me frotte sur le cuir pour y laisser choir mon mont de Vénus. Je veux jouir quatre, cinq, douze fois tant mon corps réclame sa pitance. Sans même réfléchir, je laisse la bête errer comme bon lui semble. Je dezipe la fermeture éclair du sweat sous lequel, nue, ma poitrine attend, elle aussi impatiente, de sentir la brise caresser mes mamelons et les inviter au bal démasqué. Quelle serait la surprise pour quiconque nous observerait, de découvrir cet étrange assemblage, ce Centaure Femelle prolongeant l'animal. Yppie a dû comprendre, il n’y a pas de secret plus intime qu’entre une monture et son cavalier. Il s'arrête, pressentant le danger de continuer à me cadencer de la sorte sur son dos, au risque de me perdre et me faire chuter. C'est à cet instant que mes mains lâchent les sangles pour m’atteler et finir l'ouvrage si bien commencé. Jamais, non jamais de ma courte vie onaniste, je n’ai été si humide. Juchée sur la selle, mes doigts filent au galop pour traquer hors de moi les tensions de mon volcan intérieur. Je suis si emportée par la vague que ma main gauche, sans même me prévenir, inflige à mon mamelon une torsion comme rarement il en a connu. Ma voix toujours habituée à taire mon plaisir pour ne pas me faire remarquer, peut enfin enfreindre les règles de la pudeur : je jouis sans restriction aucune, gémissant à qui veut l'entendre mon bonheur d'être là, presque nue, communiant avec la Nature qui m'a faite femme. Cela ne suffit pas, mon corps a tant attendu qu’il réclame déjà du rab dans son assiette. C’est ainsi que je remets le couvert, que la fourchette de mes doigts se remet à l'ouvrage. Mon sein, à peine remis de l'assaut précédent, doit se rompre à un nouveau martyr. De nouveau une marée montante me submerge. Je mets un certain temps pour retrouver corps et esprit, et mettre les deux au pas, tant j'ai perdu pied. Je me demande même par où je vais rentrer, tellement j’ai perdu la notion des distances et chevauché des terres jusqu’alors inconnues. Impossible de rentrer ainsi, il faut que je retrouve un semblant de pudeur. Je descends, jambes flageolantes. Je ne peux m’empêcher de venir vers lui, de poser mon visage contre le sien, mariant nos crinières dans une vague de tendresse comme deux amants l'auraient fait après avoir connu l'extase. A regret je quitte ma jupe, extrais de mon sac le pantalon pudique, en y laissant au fond ma culotte inutile, et met fin au bruissement de l’air sur la pointe de mes seins. Je rentre au haras où ma tante m’attend. Je suis si heureuse d'avoir pu oser m’offrir cette nouvelle liberté, qu’au moment de quitter mon fidèle animal, libre dans son box, je ne peux m’empêcher.....jetant un regard fébrile, à droite, à gauche…. de lécher furtivement la selle d'une langue gourmande.
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Par : le 17/11/24
Voilà. Prête pour le grand voyage. Le saut dans le vide. J'ai assez de plumes, je pense, pour glisser hors du nid et prendre mon envol . Il ne me reste plus qu'à assembler les pièces du puzzle savamment accumulées au fil des semaines. Difficile de me souvenir quand cette idée a germé . A bien y réfléchir, depuis toujours... Mais si je devais retenir un instant-clef, alors, peut-être... Oui peut-être cet après-midi où, en visite chez ma tante, j'étais montée dans le grenier chercher dans l'armoire magique une bande dessinée... Tout aurait pu se passer comme toujours, ayant trouvé de quoi rassasier le besoin de peupler ma solitude... Je me serais assise là sur le vieux canapé pour... Sauf que ce jour-là, la vieille malle en osier, à coté de laquelle je passais régulièrement sans y prêter attention sembla se mettre en travers de ma route... Cette fois-là, elle m'interpellait. J'étais passée tellement de fois devant cette vieille malle en osier que j'avais fini par ne plus la remarquer. Ce jour-là, elle me frôla et éveilla l'irrépressible envie de l'ouvrir et d’y découvrir, posé au-dessus d'une pile de vêtements, ce magnifique gilet noir extrêmement ajouré : il fut pour moi un déclic. Il m'attendait, me supplia même de venir recouvrir ma peau pour dévoiler mon âme. Demander à ma tante de pouvoir l'emprunter ? Impossible !!! Elle aurait volontiers accepté, là n'est pas la question, mais en le dérobant, il prit une dimension nouvelle. Dès lors, je fus happée dans une spirale infernale. A commencer par le plaisir mêlé à la peur de voler, oui, l'un ne va pas sans l'autre. La liste serait longue à énumérer de tous mes petits larcins commis ici et là. Toujours de façon impulsive, ne pouvoir refreiner l'envie... Dans les rayons cosmétiques, crayons, mascaras, liner, tubes de rouge, en veux-tu en voilà, tout était bon. Un jour, emportée par mes fièvres, j'ai profité d'être avec ma grand-mère pour en voler plus que de raison. Qui aurait imaginé une fille d'allure si innocente et si sage, accompagnant une vieille dame respectable, se gaver les poches de rimmel et de fards à joues. Je sortais le cœur palpitant à chaque fois, la peur au ventre de me faire alpaguer par un surveillant mais à aucun moment je ne fus inquiétée. Mon invisibilité endurée depuis si longtemps était devenue une arme redoutable. De retour dans ma chambre, je ne pouvais me retenir d'étaler l'ensemble de mon butin sur le lit : autant de pièces alignées sur l'échiquier de mon plaisir. Ensuite ranger le tout dans le sac et le cacher en haut de mon placard. Voleuse, menteuse, vicieuse... tous ces adjectifs pour me mettre bientôt sur un socle et tenir à bout de bras le flambeau des allumeuses. Ca y est, nous y sommes....Enfin. Elle vient de quitter l'appartement. Ses pas résonnent dans l'escalier. Quelques secondes encore, du haut de la fenêtre, je vois le véhicule partir. Elle ne reviendra pas avant la fin de l'après-midi. Cette fois, j'ai bien veillé à ce qu'elle n'oublie rien. Je file à la porte et ferme la serrure, y maintiens la clef pour ralentir tout retour inopiné, éviter ce qui, la dernière fois, aurait pu devenir un drame. Je vais pouvoir jouer à la poupée; retour dans ma chambre, je monte sur la chaise, retrouve en haut mon sac puis, avec précaution, le dépose sur le lit. Voici le moment tant attendu. Religieusement, je sors ma tenue de scène et tous les artifices. Un vertige s'empare de moi... Comment ai-je pu dérober tant de choses sans me faire prendre la main dans le sac par les surveillants? Palettes de couleurs, faux cils longs comme des doigts, tubes divers... on se croirait à Carnaval. J'imagine revenir à la maison, honteuse, encadrée par deux molosses à l'air sévère, pour une perquisition dans mon poulailler sous les yeux effarés de ma mère tombant des nues de découvrir que sous son toit vivait une poularde affamée. Des tenues qui n'en sont pas pour une fille de mon âge, ni pour aucune autre qui se respecte; un rayon entier de cosmétiques, des images obscènes et surtout les photos édifiantes de ma nudité offerte dans cette Villa, pratiquant nue ma séance de gymnastique sans avoir à douter sur l'auteur des clichés. Cette envie de colorer mes joues à sa manière, plus naturelle et immédiate en décochant de monumentales gifles devant les surveillants qui, sans le moindre doute, en rêveraient eux-mêmes à moins qu'ils ne se mettent à bander et ne m'obligent à passer l'éponge en....... Mais voilà, la truie est passée entre les mailles du filet et il est grand temps pour elle d'aller couvrir le grand miroir qui fait face à la porte d'entrée, me délectant par avance de l'instant, quand, dans le roulement de tambour de mon ventre tendu, je tendrai la main vers le pan du tissu pour dévoiler la bête à la face du monde. Retour dans mon barnum: ayant à peine franchi le seuil, ma robe est à mes pieds... Me voici nue, prête à grimer, modeler, pâte tendre à tartiner, me pétrir à ma guise. Emporte-moi le plus loin possible, défais-moi d'elle. Je n’en peux plus de vivre à son crochet. Je sors crayons, tubes et pinceaux... oh ! Si j'avais pu, je serais allée au rayon outillage dérober de larges rouleaux ainsi que des truelles pour dégrader ma façade d'innocence. Je fais virevolter les poudres sur ce visage blafard, force le trait, ne lésine pas sur la matière, écrase plus que de raison les mines sur la mienne, couvre pour mieux révéler ce qui était caché. Inaccoutumée de me mettre sous la lumière, je fais comme je peux, à la manière des autres mais de manière outrageante. J'applique une épaisse couche de fond de teint, trop certainement. Mais trop ne sera jamais assez pour ensevelir l'innocence. Je rehausse généreusement mes joues d'un blush rose bonbon. Ensuite, ce ne fut qu'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, mélangeant allègrement bleu électrique et rose fluo jusqu'au dégoût. J'ose tout, ne souhaite plus me reconnaître: renaître. Je suis si colorée qu'on croirait que je viens de courir un marathon. Et le mascara... ah le mascara ! Comme si de folles araignées avaient tissé des toiles sur mes yeux. J'embaume mon visage blafard sous les linceuls d'Eros. La Louve sort du bois, appâtée par ma chair fraîche, cinq jours à attendre, se morfondre à l'étroit, l'abdomen ankylosé à force de réclamer son dû sans assouvir sa faim. Pas une seule caresse, pas le moindre orgasme... Voici cinq jours que j'épargne clito’ et doigts. J'ai le bassin en vrille, ça me démange. Il faut faire vite maintenant, ma mouflette se morfond depuis trop longtemps au fond de son terrier. Méthodiquement, je brosse ma chevelure, isole deux grosses mèches de chaque côté que je ceins d'un élastique, offrant ainsi un contraste saisissant à mon visage outragé. J'ai renoncé à rembourrer ce corps sans volumes. Trop complexe de vouloir les cacher. Mon corps n'a plus besoin d'être masqué, lui... Au contraire même, il doit apparaître aussi imparfait qu’il est, la honte doit être palpable, quantifiable, outrancière. Je veux que mes côtes soient à fleur de peau. Traquer mes hontes dans leurs moindres recoins. Cendrillon famélique enguenillée qui bientôt poussera les portes d'un ball-trap pour se faire tirer de son morne quotidien. Je m'exhibe telle que je suis, me défais de ces flétrissures quotidiennes, m'obligeant à calfeutrer mon corps pour ne pas l'exposer aux quolibets. Sans être tenue par la main, de moi-même, me dirige vers l'étal offrir aux camelots mes arêtes, le saillant de mes hanches, la fermeté de mes citrons, mon chlo .rotique teint. Il ne reste plus qu'à vêtir la poupée, afin qu'elle puisse, volatile, arpenter les trottoirs de l'éther. Me voici enfin badigeonnée, fagotée; je jette un dernier regard dans le petit miroir, y vois la gamine me faire un dernier signe de la main. Elle est à quai, je peux m'éloigner sans envie ni besoin de lui répondre maintenant; j'ai mis les voiles sur ma peau, il ne me reste plus qu'à me laisser porter par les vents mauvais. Chassez le naturel, je reviens au tripot. Nous y sommes presque, maintenant que la messe est sur le point d'être dite. J'enfile difficilement cette culotte bien trop petite pour mes hanches mais suffisante pour épouser mes renflements intimes. J'ai passé du temps, usant de chlore et d'eau oxygénée pour lui donner encore plus de transparence... là où je vais. On ne doit pas me deviner. J'ai hâte de m'alanguir dans les torrents de lave du miroir, jusqu'à la fonte des grâces. J'approche de mon bureau, extrais de la chemise l'enveloppe au contenu sulfureux. Mes vacances en Espagne, ma coquille d'innocence qui se fend sous les coups de becs de la perversion. La luxure glissant le long de mes cuisses, mon poitrail ouvrant à peine ses paupières. Tous les souvenirs remontent à la surface, s'entrechoquent, ses yeux posés sur moi, les miens timidement clos de peur que soudain le rêve n'éclate comme une bulle. Et puis les autres images, glanées ça et là, copiées pour certaines, découpées pour d'autres, gravures, photos, tableaux qui n'ont jamais manqué d'atteindre leur but... Activer le roulis de mes doigts sur le bulbe de la félicité. Le souffle court, je franchis le seuil de ma chambre, me dirige vers celle de maman, ouvre le coffret à bijoux, choisis son beau collier de perles. Imaginant qu'il m'a été offert par un vieux bourgeois qui l'autre nuit, enivré par l'envie, a voulu réserver sa place pour être le premier à franchir l'un de mes portillons. Il tombe de mon cou, finit à l'exact milieu de mon torse. L'heure de me présenter est venue, d'un pas solennel, j'avance; que balancent mes fesses, tanguent mes hanches, j'entre dans l'arène des putes. Mes yeux mi-clos et ma bouche entre-ouverte, je me dirige vers cette maison ouverte. Vingt-sept enjambées pour arriver jusqu'au meuble à chaussures, en extrais les trop hautes aiguilles de maman dans lesquelles m'escarper, jusqu'au vertige de la chute de mes reins. Dos collé à la porte d'entrée, je fais face au grand miroir, prête à retirer l'hymen immaculé qui le voile. Je me baisse doucement, dépose au sol les images, les plus précieuses sur le meuble à chaussures. Je les regarde passant de l'une à l'autre comme on changerait de cavalier dans un quadrille enfiévré, mes yeux dansants virevoltent, enivrée je chavire déjà. Trois pas en avant, l'équilibre est précaire, il me tarde de sombrer corps et âme. Je tends ma main sur le pan du tissu, d'un coup sec tire la grande voile et retourne sans regarder vers la passerelle pour pouvoir me jeter. ‌Le miroir est là qui me tend les yeux, je ne cède pas à ses avances, encore me tendre, me liquéfier, plonger. Sentir la suppliciée, les orteils attirés par le vide, prête au moindre souffle à basculer. Alors je regarde les images, les fais tournoyer, mélange acteurs et décors dans un même tableau, agglomère les scènes... Me fixe quelques secondes puis replonge de nouveau vers... J'aime ces moments-là, lorsqu'avec furie les hormones tambourinent des quatre fers à la porte, sachant que bientôt de l'écurie sera lâchée la jument. Je me suis souvent imaginée, dépenaillée devant le chevalet d'un Balthus ou d’un Degas, dans une arrière salle de l'Opéra, face un parterre de bourgeois venus admirer les balbutiements de mon corps. Mais aujourd'hui je me destine à une ambiance plus particulière. Aujourd'hui,........on disait...... que j'allais au bar. Tu sais, celui de l'impasse qui longe le quai. Là où déambulent dans la brume les filles de mauvaises vie, on les entend tels des fantômes faisant résonner les aiguilles de leurs talons sur les pavés glissants. Ce vieux troquet aux vitres bien moins sales que les âmes damnées qui le fréquentent et n'ouvre qu'à la nuit tombée. Je suis tenaillée par la peur d'en pousser la porte mais l'envie de venir me griller les ailes sous les projecteurs est bien trop forte. J'entends le piano enroué, les verres qui cognent sur des tables crasseuses, les cris d'ivresses. Ne reste plus qu'à trouver l'inconscience de pousser cette porte et apparaître dans l'encadrement. Rester figée de terreur attendant qu'une main me tire vers l'intérieur et... qu'il en soit fini de moi. Respirer fort, prête à briser le carcan de mes paupières, voir l'infâme qui me ronge la moelle. Fini de jouer à cache-cache, il est temps que ma chatte dévore la souris. Remonter au plus haut cette jupe trop courte afin que les regards se ruent et pillent ce que j'ai de précieux. Enfin je la vois, poupée chiffon et de chair, incandescente fille, mon dieu qu'ai-je fais de moi !!!!!!!! Déjà j'entends leurs commentaires graveleux, les insultes qui fusent le long de mes cuisses, leurs yeux gorgés de morves, leurs mains pleines de graisse et de doigts. Comment une fille si jeune ose-t-elle s'échouer ici-bas ? Pour me donner contenance, jouer les grandes, je saisis alors une cigarette, la porte à mes lèvres que doucement j’insère entre mes ourlets roses pour l'humecter de mes humeurs intimes. Puis avec le filtre, je joue à la surface de mes mamelons afin qu'ils durcissent. Ma culotte moulante et cristalline, révèle plus que ne masque le dodu de mon ventre, poussin de femme aux flancs sinueux aux cuisses trop fines, n'ayant pas de duvet, on voit parfaitement mes deux ourlets et le pli discret, juste une estafilade. J'ai envie de moi, d'essuyer la semelle de mes doigts enduite de vermine sur le paillasson de mes illusions perdues. Mon dos glisse doucement le long de la porte, une main presse mon citron de sein gorgé de sa ng tandis que l'autre est déjà en branle. Je m'imagine ingénue gamine passant sur les genoux de tous, me laissant palpée. Tous ces vieux obligés de noyer la honte de tripoter une enfant sous des torrents d'insultes. Trainée, catin, petite pouffiasse, roulure de bas étage, tu devrais avoir honte d'exciter ainsi des vieux à l'agonie devant ton corps de pucelle La culotte tombe devenue inutile encombrante et la cigarette maintenant est au centre de ma fente comme un point d'exclamation, il serait inutile et vain de vouloir l'allumer tant le papier s'imbibe. Je tourne sur moi même, dévoile mon cul à l'assemblée plénière, tout le monde doit savoir de quoi je retourne et puisse apprécier la marchandise. Ma langue trop courte pourlèche mes babines, ils ne tiennent plus, sifflent, hurlent maintenant, me veulent, désirent palper la marchandise, que toute la surface de ma peau ne m'appartienne plus. Je saisis une cigarette, plutôt que l'offrir à la flamme d'un briquet je la porte à celle de mon corps et joue avec, le bout orange glisse sur mes mamelons jusqu'à ce que durcissent et bandent mes tétines, je les vois tous, langues au sol comme des tapis offerts, pour que je me déhanche et vienne me noyer au fond de leurs glottes. Objet, chose, bibelot, catin peu importe comment ils m'appellent pourvu que je n’aie plus d'humanité qu'un lointain souvenir. La cigarette maintenant est au centre de ma fente, il serait inutile et vain de vouloir l'allumer tant le papier s'imbibe. Regardez messieurs les graveleux comment je tends mon ventre, matez-moi au sol maintenant et admirez mes fesses !!! Plus ? Que je les écarte pour qu'apparaissent mon néant dans lequel vous viendrez vous perdre. Oui matez, mettez vous en appétit avec mes amuses gueules. Entendez vous le crissement de ma poitrine sur le carrelage froid qui dér ape sans cesse, et mon visage qui ne cesse de faire la moue de tête à queue. Je me glisse deux doigts entre mes bourrelets envie de me lécher et de les tendre en l'air. Ma liqueur en bouche m'envire soudain. Certains sortent leurs bites et bavent déjà à l'idée de me déflorer. De ma bouche d'arômes tous les chemins entre mes cuisses l'hymen. Qui sera le premier à me désosser, battez vous messieurs, ruez vous sur moi pour que le mâle dominant emporte la mise et ne laisse que des quartiers encore chauds et sa nglant au reste de la meute. Je suis dos à la porte d'entrée, cuisses largement ouverte face à l'assemblée, fouraillant ce qui reste de ma vertu avec mes petits doigts. Je vais bientôt me perdre, noyée par les orgasmes si longtemps retenus. Il me tarde de jouir, vite, fort, haut et de suite remettre des doigts pleins mon assiette pour de nouveau grimper. Jouir comme une boulimique, quitte à tout vomir pour de nouveau me mettre la gueule dans le frigo, sans prendre soin d'en fermer la porte, remettre le couvert aussitôt. Alors que toute tremblante au porte de la jouissance, sourde de trop me masturber, je suis surprise par deux coups brefs et un long. C'est ainsi que sonne mon ours mal léchant de père, qui n'ayant plus les clés, passe parfois prendre des affaires restantes profitant de l'absence de ma mère. La peur soudain m'étreint mais s'y mêle l'orgasme à portée de mes doigts, je n'en puis plus, je m'abandonne, excitée comme rarement de le savoir juste derrière la porte, prêt à me surprendre la main dans mon sac. Je frotte, je lustre mon starter, devient écarlate, je vais exploser dans un torrent de pisse et me répandre. Peu importe maintenant ce qu'il adviendra, même si ma source traverse le pas et enduit ses semelles. Je jouis en me mordant les lèvres jusqu'au sa ng, une première fois puis la honte me pousse à couvrir cet orgasme d'un second. Je suis allongée maintenant, totalement désarticulée, pantelante. Il sonne de nouveau, insiste encore mais rien n'y fait, mon égoïsme ne cédera pas,. Je m'en fiche pa pa que tu veuilles rentrer m'entends tu, je m'en branle, j'ai d'autres chattes à fouetter. ........... Entends le grondement sourd de ta putain de fille. Las, il est parti pendant que je retrouve mes esprits, me relève et vois dans le miroir un visage méconnaissable, dégoulinante de fard et rimmel. Je ressemble à une pute passée dans une essoreuse à salade. Vite, nettoyer, doucher, des aiguilles de jet tièdes dirigées vers le bas, encore une fois, j'ai dû faire trémousser mon bassin, pour éteindre le brasier de ma honte. A-t-il entendu glissements et gémissements, mes odeurs femelles sont elles restées cloitrées derrière la porte ou alors volatiles sont parvenues à ses narines aguerries ? Après avoir fait le tour de l'appartement pour vérifier qu'il ne reste aucune trace de l'ouragan, je me suis affalée dans mon lit, un livre de cours sagement posé à mes cotés, pour de nouveau mentir sur qui je suis vraiment.
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