La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 19 heure(s)
Est-ce l'instinct du plaisir ou du bonheur qui guida la jeune femme vers ses pulsions les plus animales ? Ce n'en fut pas encore la vue, et il avait fallu toute la verve des poètes et la mystique animée de l'amour lesbien de Sapphṓ, le souvenir des jardins à la nuit tombante de Pétrarque, du Roman de la Rose et des soirées dorées de Bysance, pour parvenir à tout cela. Charlotte secouait un joug et tentait de se débarrasser d'un code des bienséances draconien qui prétendait réduire sa nature primitive, la passion vulgaire de soi-même, les attitudes commodes, voire trop franches, puisqu'il était interdit de laisser deviner ses sentiments et les choses qui vous touchent personnellement, comme la mélancolie et même l'esprit de contradiction, quand on blesse vos désirs. Au sortir de l'adolescence, elle commença à jouir d'un peu de liberté, et préféra au strict respect de l'homme, la délicatesse des femmes. On ne lui avait rien appris tant les sujets touchant l'existence étaient articles scabreux et tabous. Même si elle lisait beaucoup, elle avait appris les bonheurs de la vie sur les corps de ses amantes. Jean-jacques Rousseau n'était-t-il pas d'avis qu'il ne fallait rien apprendre aux filles parce qu'elles savent tout par nature et instinct. L'abbé de Saint-Pierre avait lui, d'autres vues. L'odieuse Révolution française décréta doctement, en faisant couler le sang bleu, qu'elle n'avait pas à s'occuper de leur éducation. Fénelon, quand à lui, conseillait "de ne verser dans un réservoir si petit et si précieux que des choses exquises". Cette lumière dorée qui tombait du plafond pour s'aviver aux flammes aiguës des cierges, c'était la blondeur de Charlotte se mêlant à celle de Juliette. C'était l'éclat d'un même corps de femme en course par le monde, d'une femme qui n'avait fait que traverser l'amour pour resurgir. La fidélité n'est jamais ridicule, et si sensible qu'elle soit à certains prestiges du temps, elle la plaçait très haut. Elle s'écartait de Juliette en plongeant son regard dans le sien avec une avidité qui laissait supposer que si, à ce moment-là elle s'était détournait d'elle, elle l'aurait tuée. Mais, au contraire, avec la même convoitise, elle répondait silencieusement à son désir. Il ne lui parut pas moins que ce comportement avait quelque chose de faux, d'un peu anormal. Quoi ? Une exaspération, une exaltation excessive, comme une ivresse provoquée, c'est à dire n'ayant rien à voir avec le délire des sens. N'était-il pas dans l'ordre des choses que de jeunes amantes, en pleine lune de miel, se lutinent, se caressent et, affamées l'une de l'autre se trouvent surexcitées par la solitude dans un décor moite et exotique ? Allongée sur le dos, elle resta immobile et Juliette en profita pour couvrir de baisers rapides tous les espaces de chair claire que le drap ne couvrait pas. Ce fut très rapide, mais ensuite, elles restèrent ainsi longtemps sans bouger, comme si Dieu jaloux les eût pétrifiées. De ce qui n'était qu'une canfouine sous les toits d'un quartier parisien chic, la jeune femme avait fait un réel refuge à sa semblance : lumineux, paisible, harmonieux. Les pièces qu'habitèrent des générations de grands bourgeois dont la vie grise avait déteint sur les murs, elle les avait meublés de couleurs exactes et de formes nécessaires. Le baroque engendre souvent la tristesse et le confort l'ennui lorsqu'il se résume à une accumulation de commodités. Ici rien n'offensait ou n'agaçait. Seul l'amour semblait régner en maître, comme l'air du temps, l'eau de la mer ou les rayons du soleil, un soir d'été, sur les parquets en point de Hongrie.    C'était un appartement pour états d'âme, un micro-climat privilégié fait d'un confort invisible qui se haussait à la dignité de bien-être et de cette forme supérieure du silence: le calme. En apparence, rien de moins remarquable que les rapports des deux amantes, rien de plus rationnel. La courte nuit d'été s'éclaircit lentement, et vers cinq heures du matin, le jour noyait les dernières étoiles. Charlotte qui dormait fut tirée du sommeil par la main de Juliette entre ses cuisses. Mais Juliette voulait seulement la réveiller, pour que Charlotte la caressât. Ses yeux brillaient dans la pénombre. Charlotte effleura de ses lèvres la dure pointe des seins, de sa main le creux du ventre, Juliette fut prompte à se rendre, mais ce n'était pas à Charlotte. Le plaisir sur lequel elle ouvrait grand les yeux face au jour était un plaisir impersonnel et anonyme, dont Charlotte n'était que l'instrument. Il était indifférent à Juliette que Charlotte admirât son visage bruni et rajeuni, sa bouche haletante, indifférent que Charlotte l'entendît gémir quand elle saisit entre ses dents et ses lèvres la crête de chair cachée dans le sillon de son ventre. Simplement, elle prit Charlotte par les cheveux pour l'appuyer plus fort contre elle, et ne la laissa aller que pour lui dire: "Recommence". Juliette avait pareillement aimé Charlotte. Elle lui avait enlevé ses fers. Charlotte osa adresser un regard complice et elles se comprirent. Juliette la poussa vers la table en verre occupant un des coins de la chambre et la força à se pencher dessus. Elle retroussa le chemisier de Charlotte, caressa du bout des doigts la culotte de dentelle noire de sa soumise. C'était de la soie. Sur l'ordre de l'homme d'affaires, la jeune esclave avait confisqué tous ses anciens dessous, les jugeant indignes d'elle. Juliette se fâcha. Charlotte ne portait pas le string La Perla qu'elle lui avait ordonné de porter pour la nuit. Elle lui ôta brutalement et se saisit de la cravache posée sur la table basse Knoll. Sans plus de préambule, elle exigea d'elle qu'elle enlève son soutien-gorge, découvrant ainsi une poitrine menue mais ferme. Elle cingla alors à toute volée ses seins, en visant les mamelons, au centre des aréoles, pour les taillader avec le cuir. Juliette semblait vouloir la dépecer. Charlotte se déhancha, comme prise par une danse de Saint-Guy. Juliette, réalisant alors que Charlotte ne conserverait pas de traces, se saisit d'un martinet, qui était rangé dans le tiroir de la table de nuit, et travailla les épaules et les fesses de Charlotte en l'échauffant lentement, alternant les caresses des lanières de cuir avec des coups cruels et violents. Plus Juliette frappait fort et plus Charlotte s'offrait. La douleur devenait intolérable, elle se rendait spectatrice de sa douleur. Elle souffrait, mais semblait heureuse. Le plaisir qui naissait insidieusement en elle la stigmatisait en la glorifiant. Juliette ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à la révolte de Charlotte, et savait bien que son merci était dérisoire. Il y avait bien une raison qu'elle lui expliqua. Elle tenait à faire éprouver à toute fille qui entrait dans sa maison, qui se soumettait à elle, que sa condition de femme ne serait pas déconsidérée, du seul fait qu'elle n'aurait de contact qu'avec d'autres femmes, sauf pour la punir à être offerte à des hommes. Et que pour cette raison, elle exigerait à l'avenir qu'elle soit constamment nue, de nuit comme de jour. La façon dont elle avait été fouettée, comme la posture où elle serait désormais entravée n'avaient pas d'autre but. Charlotte avait ressenti une jouissance cérébrale de femme soumise à une femme qui l'obligeait à souffrir. Mais pour Juliette, la certitude que Charlotte ne tenait compte égoïstement que de son propre plaisir la révulsait, chaque séance de flagellation semblant l'éprouver de moins en moins. Quant à elle, même si elle n'avait pas aimé que son seul souffre-douleur, ses fautes n'étaient que le résultat insensé de cet amour poussé au désespoir, qui la conduisait à laisser Charlotte, folle de jouissance, attachée et nue, sanglante et couverte de traces dont elle était fière, toute à son délire présentant un tableau si honteux et obscène que valait mieux en éteindre jusqu'au moindre souvenir.   Éros, qui différencie ou unit les sexes, l'érotisme naît de cela. La loi d'Empédocle est vraie : le couple idéal est composé de deux moitiés d'un tout attirées l'une vers l'autre, mais qui se cherchent, tentent de se retrouver et qui s'étant rejointes se fondent l'une dans l'autre : c'est alors l'unité. On ne doit pas être prisonnier de ce qu'on est, mais on ne doit pas, on ne peut pas non plus le récuser. Elle avait cédé par faiblesse et parce que les manœuvres préliminaires lui avaient procuré un amusement pervers. Elles avaient d'instinct les mêmes désirs, les mêmes besoins, les mêmes rêves, le même esprit, la même âme. On ne pouvait imaginer ni terme ni limites à leur connivence. Quelque chose d'indéfinissable semblait avoir pris le contrôle de son cerveau et commandait à son corps de cette souffrance fulgurante magnifiée par son obéissance servile. Ce fut alors une révélation pour elle. Après lui avoir fait demi-tour, elle s'agenouilla aux pieds de sa soumise: "- Si tu te voyais, sale chienne!" Une vraie fontaine ! J'ai connu plus d'une fille chaude, mais j'ai l'impression que tu les surpasses toutes !" Sa nuisette était à terre, Charlotte n'apercevait pas le visage de Juliette, mais elle sentit sa langue quand elle lui lécha les lèvres de son sexe. Elle se cambra, écartant les jambes autant que le lui permettait la culotte qui la bloquait aux genoux. En lesbienne raffinée, Juliette prenait son temps. D'abord elle lécha d'une extrémité à l'autre les bords de la vulve, avant de descendre plus bas entre les cuisses puis de remonter enfin dans la fente béante. Charlotte ne put retenir un long gémissement. En un éclair, elle se demanda s'il y avait quelqu'un dans la chambre voisine. Si c'était le cas, il ne pouvait les voir. La lourde porte en bois à double serrure en fer entre les deux pièces était close. Cependant, on pouvait l'entendre crier. Elle oublia vite ce détail. La langue de Juliette faisait des ravages dans son sexe, elle allait et venait à une cadence diabolique. Le résultat ne tarda pas. Charlotte jouit de nouveau, sans se soucier si le voisinage pouvait être alerté par ses cris. Juliette se délecta du spectacle offert par sa soumise. Après lui avoir demandé de la remercier, elle dit seulement: "C'est curieux, j'ai trouvé que ton sexe avait moins de goût aujourd'hui." Charlotte alors feignant une déception évidente eut un sourire contraint. Charlotte leva la tête. Juliette ne l'eût pas regardée, comme elle faisait toujours. Elle n'eût pas autrement bougé. Mais cette fois, il était clair que Juliette voulait rencontrer le regard de Charlotte. Ces yeux noirs brillants et durs fixés sur les siens, dont on ne savait s'ils étaient ou non indifférents, dans un visage fermé. "-Maintenant, je vais te faire couler un bain", annonça-t-elle en ouvrant la porte de la salle de bain contiguë à la chambre. Elle enfila une courte blouse de coton blanche qui dévoilait ses longues jambes bronzées. Charlotte se déshabilla lentement. Juliette lui sourit et lui caressa les pointes de ses seins qui durcirent. On n'épuisera jamais Charlotte mais il est bon pour Juliette de le tenter.   La même haine et la même fureur de vengeance braquaient son cœur jaloux, contre les autres amantes mais la jeune femme avait toujours eu de la facilité à tout accepter. C'était une véritable grâce qu'elle avait reçue. La malheureuse n'avait rien compris à cette sauvagerie soudaine. Comme atteinte de nystagmus, son regard vacilla avant que jaillissent des larmes provoquées plus par la surprise que par la honte. La première fois que la jeune esclave l'avait aidée à se laver, elle avait ressentie de la gêne, mais peu à peu, elle s'y habituait. Ce soir-là, comme les autres fois précédentes, Juliette évita, en lui faisant sa toilette, de donner un tour érotique à ses attouchements. Cependant, après avoir séché sa soumise, elle invita celle-ci à prendre place sur la table de massage toute neuve installée dans un coin de la pièce. L'homme d'affaires, précisa-t-elle, veut que ce dîner soit une fête. Alors, il faut soigner de près ta préparation. Suivant les indications de la jeune esclave, Charlotte s'allongea à plat ventre sur la table rembourrée. Le menton calé sur ses mains croisées, elle épia, vaguement inquiète celle qu'elle n'arrivait pas encore à considérer comme une servante en dépit des exhortations de l'intéressée et des encouragements de Juliette. Mais tous ces préparatifs ne lui disaient rien de bon, mais la jeune esclave se contenta de sortir de l'armoire à toilette un grand flacon rempli d'un liquide doré. La jeune fille expliqua que c'était de l'huile d'amande douce macérée avec des herbes. "- Après avoir été massée avec cette huile, vous vous sentirez très belle. Il n'y a rien de plus relaxant." Charlotte ne demandait qu'à la croire. Pourtant elle gardait encore une certaine méfiance vis à vis de l'homme d'affaires et de sa complice. Elle eut un frisson quand la jeune fille lui versa une bonne dose d'huile au creux des reins. C'était doux et cela sentait bon. Dans un premier temps, l'esclave qui s'était déshabillée lui étala le liquide odorant de la nuque aux talons, et sur les cuisses. Charlotte était allongée sur la table où brillaient, noires et blanches, comme des flaques d'eau dans la nuit, toutes les images de Juliette. Avant, elle s'attouchait la nuit quand elle était seule. Elle se souvint des questions de sa Maîtresse. Si elle avait des amies dont elle se laissât caresser ou qu'elle caressât. Puis l'esclave entreprit le massage proprement dit, commençant par les épaules. Charlotte se laissait aller. C'était effectivement très relaxant. La jeune esclave lui pinçait la peau et les muscles sans violence, mais avec fermeté. C'était strictement fonctionnel. Mais bientôt, une douce chaleur envahit son corps, surtout son ventre. Une pensée, alors, la traversa sous forme de question. Si les doigts de la jeune fille ne cherchaient pas à l'exciter, qu'en était-il de l'huile de massage ? Les herbes qui avaient macéré dedans ne possédaient-ils pas des effets aphrodisiaques ? Ce soupçon se précisa quand elle sentit les lèvres de son sexe se séparer. Le trouble qu'elle ressentait n'était pas très fort, mais il persistait. Elle remua nerveusement sur la table. Les pointes de ses seins devenues dures, frottaient sur le rembourrage, entretenant son émoi et la laissant frustrée. L'idée que tout cela était fait exprès pour la maintenir alors excitée sans qu'elle puisse se soulager s'imposait à son esprit. Charlotte réprima l'envie de se masturber en se massant le ventre contre la table. Elle obéissait aux ordres de Juliette comme à des ordres en tant que tels, et lui était reconnaissante qu'elle les lui donnât. Qu'on la tutoyât ou lui dît vous, elle ne l'appelait jamais que Maîtresse, comme une servante. Tout cela était presque religieux. Un oiseau qui passe tous les cent ans et qui, tous les cent ans, du bord de son aile effleure la terre et l'éternité c'est le temps qu'il faut pour que la vie disparaisse.    L'éternité n'est pas du tout allongé, c'est l'absence du temps. "O mon âme, n'aspire pas à la vie éternelle, mais épuise le champ du possible". Le mur d'air, de race, d'espace, de vide qui existait entre les deux jeunes femmes, elle brûlait de l'abîmer, et l'autre goûtait en même temps l'attente où elle était contrainte. Impassible, la jeune esclave poursuivait son travail sans paraître remarquer les réactions de Charlotte. Elle avait fini par atteindre ses fesses. Elle les massa longuement et très langoureusement. Quand ses doigts s'attardèrent sur le pourtour de l'anus, Charlotte se cabra. "- Pas là! - Il faut détendre ça comme le reste." La jeune fille ajouta que l'orifice avait besoin d'être élargi pour rendre ce passage plus commode si on décidait un jour de la prostituer. Charlotte serrait volontairement les fesses. Cependant, bon gré mal gré, sous les doigts habiles, elle se relâcha. L'esclave en profita pour lui masser de nouveau les bords de l'anus. Ce fut un soulagement pour Charlotte quand elle descendit enfin sur les cuisses. Son émoi était tel que le moindre attouchement sur une zone sensible l'excitait, la rendait malade de frustration. La trêve fut de courte durée. Car l'esclave, non sans plaisir, avait reçu des instructions strictes. Elle était trop étroite, il fallait l'élargir. Il lui faudrait s'habituer à porter au creux de ses reins, un olisbos à l'imitation d'un sexe dressé, attaché à une ceinture de cuir autour de ses hanches fixée par trois chaînettes de façon que le mouvement de ses muscles ne pût jamais le rejeter. La jeune esclave lui dit seulement qu'il ne fallait pas qu'elle se crût libre désormais. Charlotte l'écoutait sans dire un mot, songeant qu'elle était heureuse que Juliette voulût se prouver, peu importe comment, qu'elle lui appartenait, qu'il n'était pas sans naïveté, de réaliser que cette appartenance était au-delà de toute épreuve. Ainsi écartelée, et chaque jour davantage, on veillerait à ce que l'olisbos, qui s'élargissait à la base, pour qu'on fût certain qu'il ne remonterait pas à l'intérieur du corps, ce qui aurait risqué de laisser se resserrer l'anneau de chair qu'il devait forcer et distendre, soit toujours plus épais. La jeune esclave versa de l'huile dans le rectum de Charlotte, qui bien malgré elle, lui présentait sa croupe en se cambrant, accentuant la courbe de ses reins. Elle enfonça son pouce dans l’anus bien lubrifié, elle le sentait à la fois récalcitrant et souple et elle savait que Charlotte n’était pas encore tout à fait détendue et luttait inconsciemment contre cette intrusion humiliante. De son côté, Charlotte avait la respiration saccadée et rauque, la bouche sèche, elle était dans cet état second où l’appréhension des gestes de l'esclave conjuguée au désir de l’interdit la laissaient totalement passive mais nullement insensible. Bientôt, l'autre main alla s’aventurer dans l'autre voie déjà abandonnante, les lèvres acceptèrent la double caresse forçant délicatement le périnée, les doigts s'attardant sur le clitoris impatient. Lorsque trois doigts forcèrent son anus, elle serra les dents avec un faible gémissement de douleur. Elle n'avait jamais accepté de pénétration dans sa partie secrète, jusqu’à ce jour. Bientôt, ce furent quatre doigts délicats qui pénétrèrent son anus. La chair autour des phalanges s’épousait parfaitement, l'anneau acceptait l'intrusion. Disposant également des seins et du sexe de Charlotte, la jeune esclave ne se priva pas de les exploiter. Après lui avoir pétri la poitrine, elle descendit vers le bas-ventre. L'essentiel n'était pas de jouir mais de mobiliser son énergie vitale. Pour y parvenir, la meilleure façon était de la retenir afin de la concentrer avant de la libérer. Quand enfin, la jeune fille la fit descendre de la table de massage, Charlotte tenait à peine sur ses jambes. Passive, elle se laissa habiller et coiffer. Elle portait une robe échancrée au milieu du dos libérant les reins. Elle comprit du même coup que sans doute Juliette avait décidé de la prêter. Ce fut encore pour elle un grand émoi de s'imaginer, nue et en position d'écartèlement extrême, attachée durement à une croix de Saint André, à la libre disposition de femmes qui ne souhaitaient rien d'autre que de la fouetter jusqu'au sang.     Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir. 
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Par : le 18/05/26
La dark romance, ce frisson qui colle aux doigts BDSM et dark romance, deux mondes qui se croisent sans se confondre Pourquoi la dark romance emprunte autant aux imaginaires BDSM Quand le BDSM est bien écrit, et quand il sert juste de décor noir Ce que la dark romance dit de notre époque Lire dans le noir sans perdre la lumière La dark romance, ce frisson qui colle aux doigts La dark romance a un parfum de stupre, trop lourd, dans une chambre mal aérée. On sait qu'il faudrait ouvrir la fenêtre, prendre l'air, retrouver un peu de raison. Et pourtant on reste. On tourne la page. Encore une. Puis une autre. Depuis quelques années, ce genre littéraire s'est imposé avec une force remarquable dans les rayons, sur les plateformes de lecture et dans les communautés en ligne. En France, des séries comme Captive ou Lakestone ont participé à sa diffusion massive, notamment auprès d'un lectorat jeune adulte. Les éditeurs eux-mêmes reconnaissent que la dark romance joue avec des intrigues d'emprise, de violence psychologique, de captivité, de masculinité menaçante, tout en restant structurée comme une romance. Ce qui m'intéresse ici, ce n'est pas de distribuer les bons et les mauvais points depuis un fauteuil bien sec. Je ne suis pas une maîtresse d'école ! C'est, par contre, de regarder ce que ces livres activent. Pourquoi tant de lectrices et de lecteurs aiment-ils à ce point pénétrer dans ces zones troubles, là où le désir se mêle au danger, où la tension narrative se nourrit d'un inconfort presque délicieux ? La dark romance n'est pas seulement 'une romance avec des gens méchants'. Elle est un laboratoire de l'intensité. Elle pousse les émotions au bord du meuble, elle fait glisser le fantasme vers l'interdit, elle demande parfois au lectorat de rester dans une scène plus longtemps qu'il ne le voudrait tout à fait. C'est précisément là qu'elle devient intéressante. BDSM et dark romance, deux mondes qui se croisent sans se confondre Il faut le dire nettement, parce que la confusion est tenace, la dark romance n'est pas du BDSM. Et le BDSM n'est pas, par essence, dark. Le BDSM réel repose sur des pratiques, des protocoles, des langages partagés autour du pouvoir, de la sensation, de la contrainte choisie, de l'érotisation de certains déséquilibres. La littérature scientifique récente insiste sur l'importance de la négociation, du consentement explicite et de la communication directe dans les interactions BDSM. Plusieurs travaux rappellent même que les cadres BDSM peuvent offrir des modèles particulièrement riches pour penser le consentement comme processus actif et non comme simple case à cocher. La dark romance, elle, travaille souvent tout autrement. Elle met en scène l'absence de maîtrise, l'ambiguïté, la peur, la capture, parfois la coercition ou le consentement incertain. Elle peut emprunter des signes visuels au BDSM, menottes, domination, soumission, humiliations verbales, ritualisation du pouvoir, mais leur fonction narrative n'est pas toujours la même. Dans une scène BDSM bien construite, le trouble vient souvent d'un paradoxe exquis, je me donne, donc je décide. Dans certaines dark romances, le trouble vient au contraire de l'impossibilité de décider, ou de la lente reconfiguration d'un rapport de force initialement brutal. Ce n'est pas une nuance de broderie, c'est l'armature du texte. Trois confusions fréquentes Domination n'est pas abus. Une dynamique D/s choisie n'est pas une relation toxique déguisée. Violence sexuelle représentée n'est pas automatiquement BDSM. Le BDSM suppose un cadre relationnel et symbolique qui manque souvent aux scènes purement coercitives. Une lectrice qui aime un fantasme de capture ne souhaite pas nécessairement le vivre. La fiction est précisément l'espace où l'on peut regarder le monstre à travers une vitre. Pourquoi la dark romance emprunte autant aux imaginaires BDSM Parce que le BDSM possède une puissance symbolique rare. Il parle de pouvoir. De contrôle. D'abandon. De limites. De corps qui obéissent, résistent, cèdent, se dressent. C'est une langue narrative presque trop séduisante pour la dark romance. Un collier peut devenir, selon le texte, une marque d'appartenance choisie ou une laisse imposée. Une injonction de s'agenouiller peut relever d'un rituel négocié ou d'une scène d'assujettissement. Le geste est parfois identique, mais son sens moral, émotionnel, érotique, change radicalement. Les autrices et auteurs de dark romance le savent. C'est pourquoi le genre récupère volontiers les codes de la domination et de la soumission. Il y trouve une intensité visuelle immédiate, un vocabulaire de tension, un théâtre du déséquilibre. Certaines sorties de 2026 continuent d'ailleurs d'afficher très frontalement cette alliance commerciale entre 'dark romance', BDSM, obsession, sociétés secrètes et rapports de possession. Mais ce recyclage est tout sauf neutre. Lorsqu'un texte plaque des accessoires BDSM sur une dynamique d'emprise sans jamais distinguer l'un de l'autre, il peut entretenir une vision paresseuse du kink, comme si désir de pouvoir et violence étaient naturellement cousins. Ils ne le sont pas forcément. Et pour beaucoup de personnes pratiquantes, cette réduction finit par agacer, franchement. Le fantasme de l'emprise n'est pas l'éloge de l'abus Je crois qu'une partie du débat public autour de la dark romance devient stérile parce qu'il refuse la complexité du fantasme. On demande parfois aux lectrices de rendre des comptes sur ce qu'elles aiment lire, comme si l'imaginaire devait toujours déposer ses papiers à la frontière du politiquement impeccable. Or le fantasme n'est pas un programme électoral. Il n'est pas non plus une recommandation de vie. Il est souvent contradictoire, enfoui, excessif, et parfois même délicieux précisément parce qu'il serait intolérable dans la réalité. La dark romance permet d'explorer des scénarios de perte de contrôle, d'obsession, de transgression, avec une distance matérielle, celle du livre. Des chercheuses et chercheurs qui travaillent sur ces textes montrent que la question du consentement y est centrale, qu'il soit brouillé, différé, conflictuel ou explicitement mis à l'épreuve. Ce n'est pas un détail secondaire, c'est l'un des noyaux du genre. Cela ne veut pas dire que toutes les oeuvres sont fines, loin de là. Certaines confondent intensité et répétition de la cruauté. Certaines font de l'héroïne une pâte à modeler narrative. Certaines s'abritent derrière le mot 'dark' pour éviter d'écrire réellement la complexité psychique de leurs personnages. Mais d'autres textes comprennent parfaitement ce qu'ils manipulent. Ils savent que le lecteur vient chercher une brûlure contrôlée. Pas un cours de morale, certes. Mais pas non plus une mécanique bâclée où la brutalité remplace le désir. Quand le BDSM est bien écrit, et quand il sert juste de trame de fond .... noir Je reconnais un BDSM convaincant en fiction à sa densité intérieure. Pas au nombre de menottes sur la couverture. Un bon texte BDSM, même inséré dans une romance sombre, prend au sérieux le rapport de pouvoir. Il montre ce qui se négocie, ce qui se ressent, ce qui déborde parfois. Il comprend que la soumission peut être un acte d'affirmation, que la domination n'est pas une simple agressivité virilisée, que le contrôle peut être tendre, presque minutieux. Les travaux sur les échanges de pouvoir BDSM rappellent que ces relations peuvent être émotionnellement complexes, recherchées pour des raisons affectives autant que sexuelles. À l'inverse, le BDSM décoratif m'ennuie vite. Il aligne quelques mots-clés, 'maître', 'obéis', 'punition', sans architecture relationnelle. Il transforme la domination en grimace de mâle alpha et la soumission en sidération permanente. C'est pauvre. Et surtout, ce n'est pas très érotique. L'érotisme a besoin d'intelligence, sinon il sèche sur pied. Dans une dark romance, le BDSM me semble mieux employé quand : les pratiques ne servent pas seulement à 'faire plus choquant', le pouvoir a une logique psychologique lisible, le texte sait distinguer ce qui est fantasmé, manipulé, consenti ou imposé, les personnages conservent une intériorité, même dans l'ombre, l'auteur ou l'autrice ne prend pas son lectorat pour un meuble. C'est aussi pour cela que certaines lectrices cherchent aujourd'hui des récits sombres avec un consentement plus explicite, ou du moins avec des balises émotionnelles plus nettes. Cette demande existe bel et bien dans les communautés de romance, où l'on voit se développer des discussions très précises sur les limites, le 'dub-con', le CNC fictionnel ou les formes de noirceur acceptables selon les goûts de chacune. Ce que la dark romance dit de notre époque La progression de la dark romance ne tombe pas du ciel. Elle arrive dans une époque saturée de discours sur la toxicité, le trauma, les rapports de genre, le désir féminin, la vulnérabilité et la reconstruction. Elle s'inscrit aussi dans une industrie éditoriale qui sait très bien repérer les communautés passionnées, les codes viraux, les tropes facilement identifiables et les dynamiques de recommandation issues des réseaux sociaux. Je ne pense pas que la dark romance signifie un 'retour vers l'archaisme' du désir féminin. Ce serait trop simple. Je crois plutôt qu'elle révèle une faim d'intensité dans un monde où le rapport amoureux est souvent décrit en termes de gestion, de vigilance, d'équilibre, parfois jusqu'à l'asepsie. Or le désir n'est pas toujours raisonnable. Il veut parfois être déraisonnable dans un espace sans conséquence réelle. Le BDSM, de son côté, se démocratise davantage dans l'espace public, dans les ateliers, les médias, les boutiques spécialisées, avec une insistance croissante sur la distinction entre pratique consensuelle et violence conjugale. Cette visibilité nouvelle contribue probablement à banaliser certains signes, tout en renforçant la nécessité de mieux nommer les différences. C'est peut-être là que dark romance et BDSM se rencontrent vraiment, non pas parce qu'ils diraient la même chose, mais parce qu'ils obligent tous deux à parler du pouvoir dans l'intime. Qui le détient ? Qui le cède ? Qui le met en scène ? Qui en sort transformé ? Question splendide. Question inflammable aussi. Lire dans le noir sans perdre la lumière La dark romance n'est pas un manuel de relations saines. Elle n'a pas à l'être. C'est une littérature de l'excès, du trouble, de la tension émotionnelle portée très haut. Lorsqu'elle frôle le BDSM, elle gagne une matière symbolique considérable, le pouvoir, l'abandon, la contrainte, le corps comme territoire de fiction. Mais précisément parce que cette matière est riche, elle mérite mieux que des raccourcis. Le BDSM n'est pas la caution chic de la brutalité. La dark romance n'est pas forcément une apologie de l'abus. Entre les deux, il existe un espace complexe, voluptueux parfois, irritant souvent, mais terriblement vivant. Moi, j'aime les textes qui osent l'ombre tout en sachant ce qu'ils font. Ceux qui ne confondent pas profondeur et surenchère. Ceux qui comprennent qu'un fantasme peut mordre sans devenir bête. Ceux qui me laissent refermer le livre avec le coeur un peu plus rapide, et l'esprit encore bien allumé. C'est là, pour moi, que la dark romance devient vraiment intéressante. Pas quand elle copie le BDSM. Quand elle accepte d'être regardée par lui, franchement, sans détour, presque nue.
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Par : le 18/05/26
Comme elle avait grandi dans les milieux les plus libres, avec sous les yeux, chaque jour, libertinage débridé, chaque nuit, soirée orgiaque , elle ne s'étonnait plus de rien, ne jugeant jamais, et prenait plaisir à ne pas rester témoin de la soumission extrême à l'avilissement bestiale de son corps, de la façon, la plus méprisable et abjecte. Et pourtant, elle ne perdait rien d'une forte noblesse de sentiments qui faisait défaut à son entourage, et à la dissipation de laquelle elle ne résistait plus. Si une réputation de vertu orne de rares créatures, c'est aussi leur attirer attention ou respect, mais moquerie au contraire. Elle pouvait onduler, se tordre, pleurer sous le fouet, sa Maîtresse arrachait toujours de sa chair, le bonheur le plus aigu, quand elle s'introduisait brutalement aux tréfonds de ses reins et qu'elle s'abandonnait lascivement au plaisir le plus vil. Il était clair qu'on avait décidé de violer le rythme intime de son être, de briser cette pulsation volontaire qui régulait tous ses plaisirs. La lanière de cuir passant entre ses cuisses persécutait atrocement son clitoris, à croire que le modèle de ceinture de chasteté qui lui avait été imposé semblait être inspiré d'une scène de l'Inquisition espagnole. Mais elle craignait seulement que l'on devine la fierté et surtout le plaisir à la porter. Lorsqu'elle s'éveilla, le silence dans la cave était total. Ne pas ouvrir les yeux. Ne pas s'éveiller tout à fait encore. Pas maintenant. Profiter du demi-sommeil pour continuer à croire que tout cela n'était qu'un rêve, un fantasme trop fort, trop présent, qui raisonnait encore en bas de son ventre. Pourquoi m'avait-elle contrainte à une telle séance ? Avait-elle voulu me faire souffrir ? Rien dans son attitude n'avait pourtant trahi un quelconque plaisir à m'imposer un tel jeu. Cela ressemblait plutôt à un passage obligé, une sorte de rituel auquel elle-même n'aurait pu échapper. Elle tendit l'oreille, à l'affût d'un signe de Juliette. Charlotte secoua la tête. Elle était folle de remuer de telles pensées. Elle ne devait pas avoir peur. Et si sa Maîtresse avait encore eu l'envie de l'offrir à une amie ? Elle avait beau tenter de rejeter de toutes ses forces cette idée, celle-ci la taraudait, ne la lâchait plus. Juliette voulait l'offrir à une amie. Elle lui a donné l'adresse. Elle lui avait dit qu'elle trouverait là une femme qui n'atteignait le plaisir qu'en donnant vie à ses divagations, amener à la jouissance de jeunes oies blanches, consentantes et résignées en les flagellant, parfois jusqu'au sang, pour mieux révéler en elles leurs fantasmes de servitude et pour lesquelles la terreur semblait alors si douce. Elle mime la résistance mais c'est pour mieux en profiter. N'a-t-elle pas elle-même avoué qu'elle affectionnait particulièrement les fantasmes de viol ? Des pas dans le couloir. Les voilà qui approchent. Elle cessa de respirer. Elle les entendit s'arrêter devant la porte de la cave. Une clé tourna dans la serrure. Bientôt la porte s'entrouvrit. Charlotte distingua dans l'embrasure une silhouette. La lumière l'aveugla. C'était Juliette mais elle n'était pas seule. Celle qui l'accompagnait la considérait d'un œil narquois. Elle se coucha en travers du lit, les mains derrière la nuque. Tout en elle dégageait une étrange impression de sauvage énergie mais mêlée d'une extrême élégance. L'inconnue la vit poser les mains bien tendues de part et d'autre de sa vulve avec une douceur inattendue. Elle sollicita les grandes lèvres pour les écarter peu à peu, du bout des doigts. Leur contact, même s'il demeurait ferme, n'avait plus du tout la violence d'auparavant. Elle ouvrit son sexe comme on ouvre une orange, avec soin, en faisant attention de ne pas en perdre le nectar. Charlotte ferma les yeux. Elle cherchait à se concentrer sur le plaisir que l'inconnue exigeait d'elle. Il devait venir. Elle se surprit à espérer qu'on la fouetterait jusqu'au sang et surtout qu'on forcerait ses reins. Rien ne pouvait lui apporter plus de plénitude que d'être ainsi possédée par son étroit pertuis.   Il est bien établi que Charlotte, après avoir connu initialement un sentiment de frustration physique en découvrant les affres de la soumission, éprouvait pour elle, une curiosité mêlée à de l'addiction, comme si son corps nu et dépossédé, de séances de flagellation, sans pitié et interminables, en pénétrations sexuelles, profondes et sans tabou, à l'encontre de la moralité, se révélait à elle-même. Tout était dit dans cet épisode cruel où, d'une difficulté assez courante imposée par son sort, on avait fait un drame aggravé en niant sa sensibilité, en lui refusant le droit d'avoir mal, aussi longtemps qu'elle en éprouverait l'affreuse nécessité. Elle ravalait ses sanglots, car elle n'avait pas droit de douter. Tout ce qui lui était imposé était voulu par elle. S'il convient de toujours conserver une certaine distance dans les relations amoureuses pour entretenir une part de mystère, elle devait réussir à jouir pour la satisfaire et pour qu'elle lui fiche la paix. Peut-être que, comme avec sa Maîtresse, si elle parvenait à se mettre en situation de spectatrice, parviendrait-elle à exciter ses sens. L'inconnue passa plusieurs fois sa langue sur le sexe de Charlotte, de l'entrée du vagin jusqu'au clitoris, aspirant la chair tendre des petites lèvres, les frôlant parfois des dents, puis les abandonnant pour recommencer ailleurs, un peu plus haut, un peu plus bas. À l'instant même où l'inconnue mordilla son clitoris, la jeune fille se convulsa longuement dans ses chaînes et tremblait encore lorsque la jeune femme, s'étant tout à fait rhabillée, lui détacha les mains et lui donna des consignes pour leur prochaine rencontre. Ce soir-là, le sommeil ne vint pas. Bien sûr, elle avait eu peur, bien sûr elle avait eu honte. Elle m'attendait sur un canapé. Un bras étendu sur l'accoudoir en velours grenat. Jambes croisées, pieds nus, ongles lissés d'un vernis rouge. En dessous noirs. Autour de vingt heures, Charlotte en retard sonna à la porte. Trop facile, pas de punition, l'inconnue ne fut pas dupe. Anxieuse, elle poussa la porte entrouverte. À double tour, la referma. La voici introduite dans la pénombre fraîche du salon, par une jeune fille nue, complice des jeux. En fond sonore, le "Boléro" de de Ravel. Doucement le piano pour entendre le bruit de ses pas quand sur le parquet point de Hongrie, elle se déshabilla lentement, une épaule après l'autre, sa robe glissa sur le sol doucement pour écouter le clapotis du sexe entre ses doigts. L'inconnue décroisa ses jambes, les paumes claquant sur ses cuisses, la pria d'avancer. La flamme des bougies lançant des lueurs dansantes sur leurs visages, semblait réveiller des ombres dans le haut plafond. Elle eut les caresses et la bouche de l'inconnue. Cette bouche alla jusqu'au secret de son corps, au plus secret de son être émotif dans la chaleur humide que le désir enfiévrait. Tout d'un coup, elles ressentirent enfin, cette étrange douceur, cette paix heureuse des amantes. Mes yeux se retournent alors vers ton sourire mutin.   Tout cela ne suffisait pas à expliquer ces aberrations physiques qui pouvaient aller jusqu'à la terreur, rien qu'à la pensée de ces nombreux sexes étrangers dont le rôle était de l'outrageait. Ainsi, longtemps, l'usage de la bouche, comme des yeux lui fut interdit. Pour elle, le recours fréquent, de jour comme de nuit à son orifice anal ne la dégoûtait pas, et bien au contraire, cette aversion primitive et condamnable, mue non pas par le seul plaisir physique, mais par sa symbolique amorale, lui procurait chaque fois davantage, plus de jouissance. À nouveau, son irrespect aveugle éclatait, cinglant. Son orgueil était en vérité plus fort que son amour. Elle nourrit d'amers regrets et de sombres repentirs. Le silence, nous l'avions décidé ainsi. Tu devras t'efforcer de ne pas hurler quand quand je te flagellerai jusqu'au sang. Tu n'as pas le choix. Si tu désobéis, ce sera l'arrêt irréversible de la séance. Charlotte ne sait plus ce qu'elle veut, le fouet, oui mais pas pour son plaisir. De l'amour des femmes, elle ne connaissait rien d'autres que quelques privautés, quelques complaisances accordées avec des camarades de classe, à la limite du jeu mais bientôt par dessus la nuque passe le harnais en cuir. Son corps supplie. Toujours nue, de dos sur mes genoux. Bientôt mes doigts, à gauche, et à droite, ont glissé, les lanières de cuir sur tes épaules et dans la fente de tes lèvres. Alors, les omoplates ont frissonné. Les reins soudain cambrés par un flux de désir. Le grain de ta peau sur ma langue; les lèvres de ton sexe sur la pulpe de mes doigts. Ta joue sur mon épaule, mes mains à l'envers ont fermé les crochets; mon souffle effleurant le profil de tes seins dressés avec cette envie de toi qui tangue, cette envie de tout arrêter, cette envie de suspendre les gestes; je t'attrape par la nuque, te renverse sur le canapé, je te dévore; tu te débats, tu me supplies. Charlotte n'a pas de honte à exposer son corps asséché de solitude; tout est évident. Tu es allongée, au-dessus de toi, la caresse est légère presque rêvée, précisant l'ondoiement sur l'entrecuisse à peine ouverte. Le désir est prégnant, ton sexe est brûlant, l'émergence de sa pointe, la moiteur de ses plis, les battements de sa matrice. Elle lui apprit et lui révéla son corps, par des caresses d'une insidieuse lenteur, par des baisers qui n'en finissaient plus d'éveiller en elle des ondes de plaisir presque intolérable. De la bouche venait alors calmer la fièvre qu'elle avait fait naître, s'abreuvant à la source même d'où jaillirait la jouissance. Tu te tais. Fouettée, tu es éclairée comme par le dedans, et l'on voit sur ton visage le bonheur et l'imperceptible sourire intérieur que l'on devine aux yeux des esclaves. Tu le sais bien, Charlotte, tu es une salope sublime.   Au fil des ans, elle s'était découvert une envie d'audace dans la façon d'être prise, de rupture dans les rythmes d'un érotisme fatigué, le besoin même d'être forcée, emmenée loin de ses balises ordinaires par la femme qu'elle aimait, conduite par elle seule jusqu'au cœur de ses peurs les plus tentantes. Elle lui en voulait qu'elle n'eût pas deviné qu'elle souhaitait désormais être sa chienne. Tout ce que tu imaginais correspond à tes fantasmes, sans doute inconscients. Quand bien même le voudrais-tu que tu ne pourrais parler. Tes soupirs, les plaintes d'extase, les gémissements de volupté ont pris toute la place dans ta poitrine et dans ta gorge. Tu deviens muette d'un incomparable bonheur charnel. Nos cris meurent en un baiser brutal, comme la secousse qui bascule. La fleur sanguine laisse sourdre son suc aux mille parfums dans un mouvement de bacchanale déchaînée, sanglot de l'extériorisation extrême de ta sensualité fouaillée. Tu es ouverte, béante, les lèvres palpitantes, la vulve agitée de pulsions enflammées et suintante de son miel blanc et blond. Nous basculons, enroulées l'une à l'autre dans un enlacement tortueux qui nous emplit de joie enfantine. Cessant de lutter, désespérée, retrouvant la joie de vivre, honteuse, fière, tu t'abandonnes alors aux bras qui te meurtrissaient hier. Aucune nuit pareille à nulle autre, jamais Charlotte ne l'accueillit avec autant de joie. Elle avait joui sans être battue. Elle semblait appartenir à un autre monde. Quelque chose d'indissoluble et de fatal, une puissance invisible les liait bien plus que dans le bonheur et l'euphorie, errant dans le pur illogisme de la réalité, ne rendant de comptes à personne, forme suprême de la liberté dont elles usaient dans le bien comme dans le mal. Leur idéal avait changé d'objet. Leur frénésie était un peu glacée. Se laisser toucher, se laisser fouetter, être docile et nue. Pour l'amour qui fait battre le cœur, on ne forçait personne. Charlotte était éblouissante de félicité. L'envol étourdi d'un oiseau nocturne dans un jardin endormi, distrait par la bouleversante incantation sacrée qu'elle portait au rite célébré de leurs chairs amoureuses confondues. Bientôt, le fouet ne fut pas de trop pour la calmer mais Juliette entendrait, encore une fois bientôt Charlotte, attachée nue au pied du lit mais heureuse, respirer dans la nuit.    Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 18/05/26
"C’était son premier départ pour le front. Malgré les récits qu’il avait entendus au camp d’entraînement, malgré un sens aigu des réalités, sa jeunesse n’acceptait pas la guerre sans l’habiller d’une héroïque parure. Herbillon nourrissait pour les livres cette rare et sensible tendresse qui peuplé la vie de compagnons éternels. On attendait de lui des récits, arrangés à la manière des livres et comme son imagination s'en forgeait elle-même avant qu'il partît pour le front. Il s'irritait obscurément de céder à cet espoir de merveilleux qui agitait ses auditeurs et de fausser, malgré lui, la peinture de sa vie d'escadrille. Et tous deux, âmes jumelles d’une cellule unique, liaient leur savoir et leur divination pour mener à bien la même tâche. Ils avaient beau souffrir l’un par l’autre, se haïr même, leurs sens, leurs nerfs, emmêlés aussi étroitement que les commandes de l’appareil, travaillaient à l’unisson. Rouages intelligents de la frêle et puissante machine qui les emportait, le même fluide circulait entre eux". Sa vie était plus importante que son œuvre, aimait-il à répéter. Quatre-vingt années de voyages, de reportages et d'amitié fidèle. "Avant d'écrire, il faut vivre" disait Saint-Exupéry. L'académicien bourlingueur en a fait son credo. Joseph Kessel, mais on dit "Jef" a vécu ses enquêtes comme des romans et donné à ses reportages la vie qui anime la fiction. Ses avions ont quelque chose des navires de la poésie épique. Les pays qu'il a traversés, de l'Irlande désunie à l'Afghanistan déchiré, sont des théâtres d'opérations. Mais ce qui le captive, derrière l'aventure, c'est l'aventure intérieure, le roman intime de chaque homme. Reporter, romancier, chez lui c'est tout, même faculté d'émerveillement, même compréhension sans jugement, même quête de fraternité. Quant à son propre roman intime, il fut en partie masqué par la légende. Ce qui manque le moins, ce sont les portraits du romancier en héros de roman, en russe de cabaret pleurant d'émotion aux chants tziganes ou brisant son verre d'un coup de dents. L'essentiel est que les clichés ne fassent pas oublier la réalité plus contrastée de l'homme, que des témoins laissent entrevoir. Ainsi de René Guetta qui évoque en 1938 son vieux copain Jef, "silhouette d'armoire à glace" et "regard plein de désespérance". Désespéré, Kessel ? Hanté par une forme de culpabilité, en tout cas, et à coup sûr marqué par les drames familiaux. S'il reste un des auteurs les plus lus du siècle dernier grâce à son "Lion", le romancier eut aussi un destin hors du commun. Engagé volontaire comme aviateur pendant la première guerre mondiale, il tire de cette expérience humaine son premier grand succès littéraire, "L'Équipage", publié à vingt-cinq ans. Dès lors, son œuvre romanesque se nourrit de l'aventure humaine dans laquelle il s'immerge, à la recherche d'hommes exceptionnels. Après la guerre, il se consacre en parallèle au journalisme et à l'écriture romanesque. Il participe à la création de "Gringoire", un hebdomadaire politique et littéraire qui devient l'un des plus importants de l'entre-deux-guerres, et signe des grands reportages à succès pour Paris-Soir que dirige alors Pierre Lazareff. Il publie notamment "Belle de jour", qui fait scandale et reste entouré d'une réputation sulfureuse jusqu'à son adaptation cinématographique en 1967 par Luis Buñuel, et "Fortune carrée", roman inspiré d'un périple en mer rouge lors duquel, il fait la rencontre d'Henry de Monfreid. Quand éclate la seconde guerre mondiale, il est correspondant de guerre, puis rejoint la Résistance et rallie le général de Gaulle à Londres. Il y compose et co-écrit avec son neveu Maurice Druon les paroles du "Chant des partisans", qui devient l'hymne de la Résistance. Il est élu à l'Académie française en 1962. "Comme ces réserves secrètes avaient soutenu jusqu’alors des penchants que sa raison tenait pour droits, ses désirs avaient toujours une vigueur à laquelle elle cédait d’un impatient, d’un invincible mouvement. De nouveau le sentiment qu'elle avait cru ne plus jamais connaître, l'égarement de la bête forcée, fondit sur Séverine. De nouveau, et pour son plus grand plaisir, elle se voyait poursuivie, acculée, à merci".   "La nuit fut longue et cruelle pour Séverine. Malgré sa fatigue infinie, de corps et d’âme, elle ne put dormir ; elle redoutait le retour de Pierre. Il n’avait rien remarqué encore, mais il était impossible que, lorsqu’il viendrait dans sa chambre (il le faisait toujours), le miracle durât. Il était impossible que sur elle, en elle, autour d’elle ne subsistât pas une trace de cette journée monstrueuse. Plus d’une fois, Séverine sauta brusquement de son lit pour voir dans une glace s’il ne s’était pas formé sur ses traits une ride spéciale, un stigmate. Les heures passaient dans cette persécution maniaque. La frayeur portée à son extrême possède ceci de commun avec la jalousie que le moindre possible devient certitude pour celui qui en souffre. Il ne fallut que quelques secondes à Séverine pour partager le sentiment de ses compagnes. Hippolyte était une sorte de bloc barbare, plus vaste et plus haut que les autres hommes. Sans doute il n'y avait rien de particulièrement cruel sur son visage qu'une graisse puissante élargissait au-delà des mesures communes. Mais était-ce le contraste entre son immobilité majestueuse, presque mortelle, et la farouche vie animale qui colorait d'un sang sombre ses lèvres, coinçait ses mâchoires pareilles à un piège à fauves, faisait de ses poings des massues de chair et d'os ? Était-ce sa façon de rouler, de coller sa cigarette ? Ou encore le minuscule anneau d'or qu'il portait à l'oreille droite ? Pas plus que Charlotte, Séverine n'aurait su le dire, mais la peur se glissa lentement dans ses veines. Fascinée, elle ne pouvait détacher son regard de cet homme bronzé qui avait les proportions et la couleur d'une idole". Déjà enfant, sa vie est marquée par le goût du voyage et de l'aventure. Adulte, il n'aura de cesse de découvrir de nouveaux horizons et de sceller de nouvelles amitiés. Parce qu'il n'a jamais rien fait comme tout le monde, il est né le trente-et-un janvier 1898 dans un endroit improbable, Villa Clara, province d'Entre Rios, Argentine. Mais que sont donc allés faire dans cette pampa ses parents, juifs originaires de Lituanie pour lui, de Russie pour elle ? Il reçut une valise comme berceau. Tout est affaire de hasard. Son père Samuel, après avoir quitté sa famille sans un sou pour devenir médecin, était parvenu à poursuivre ses études à Montpellier où il avait rencontré la jeune Raïssa. Celle-ci n'hésita pas une seconde à le suivre pour son premier poste de l'autre côté de l'atlantique où s'était installée une colonie juive. Deux ans plus tard, tout ce beau monde avait pris le chemin du retour, direction Orenbourg, à la frontière du Kazakhstan, d'où était originaire Raïssa. À sept ans, le jeune Joseph, ou Popotchka ("Petites fesses adorées") pour les intimes, a déjà fait autant de kilomètres qu'un tour du monde. Mais le climat des steppes n'est guère favorable à son père qui décide en 1908 de repartir dans l'autre sens pour offrir du côté de la côte d'azur un avenir meilleur à ses trois garçons, Joseph, Lazare et Georges. C'est logiquement Nice, terre d'adoption de la grande bourgeoisie russe, qui les accueille et qui fait découvrir à "Yossia" les œuvres de Dumas et Tolstoï qu'il dévore alors au lycée Masséna. Quelques coups de poings dans la cour de récréation, un léger accent provençal, et le voilà intégré. C’est aussi à Nice, notons-le, que s’établissent un autre aventurier des lettres, Romain Gary, et sa mère. Joseph sera donc un littéraire, aucun doute là-dessus. Et pour l'aider à viser l'excellence, toute la famille part s'installer à Paris après son Ier bac. Louis-le-Grand puis la Sorbonne et le Conservatoire, rien n'effraie "Jef" qui veut mordre alors la vie à pleines dents."Le secret de son corps vivait seul alors comme ces fleurs singulières qui s'ouvrent pour quelques instants et reviennent ensuite à leur repos virginal".   "Pour l'instant on va vous nommer Belle de jour. Ça vous conviendra-t-il ?Oui ? Vous êtes de bonne composition. Encore un peu timide, mais c'est naturel. Pourvu que vous partiez à cinq heures, pas vrai, tout va bien. Vous l'aimez ? (Séverine eut un mouvement de recul ) Oh, je n'insiste pas, je ne force pas les confidences. Vous m'en ferez bientôt toute seule. Je ne suis pas une patronne, mais une camarade, une vraie. Je comprends la vie. Bien sûr, j'aime mieux ma place que la vôtre, mais ça, ce n'est ni vous ni moi qui avons fait la société. Embrassez-moi ma petite Belle de jour. La figure froide et comme coincée dans un moule invisible, presque incapable de respirer, les membres lourds, lourds à laisser croire qu'ils ne pourraient plus jamais remuer, Séverine se sentait mourir. Elle ne savait point ce qui se passait en elle, mais elle ne devait jamais oublier cet état cadavérique ni cette angoisse indicible qui lui arrêtait le cœur. Devant elle passaient tour à tour des flammes et des nuées à travers lesquelles elle devinait des nudités tordues. Elle aurait voulu fermer ses yeux de ses mains, car ses paupières étaient aussi rigides que le reste de sa chair, mais ses mains reposaient sans force à côté d'elle". Le futur académicien entre en littérature par la petite porte, disait-il. Il fait ses débuts dans le journalisme en rejoignant en 1915 le service de politique étrangère du "Journal des Débats", dans lequel il est chargé de traduire des articles russes. En 1916, il découvre les débuts de l'aviation de guerre en tant qu'observateur. Après la guerre, sa vie à Paris est très tumultueuse, toujours à la recherche d'émotions fortes. Il voyage aux États-Unis, fait des reportages sur la Chine, l'Indochine, l'Inde et Ceylan. De ses expériences, il tire la matière de ses premiers romans : "L'Équipage" (1923), roman quasi autobiographique où il raconte son expérience de pilote pendant la première guerre mondiale et des récits et des reportages : "Mémoires d'un commissaire du peuple" (1925) et "Les Rois aveugles" (1925) qui lui vaudront le grand prix du roman de l'Académie française en 1927. À dix-huit ans, il se précipite pour s'engager et se retrouve tout d'abord infirmier-brancardier avant de s'enrôler dans l'aviation. Pour le jeune homme, c'est le rêve : entouré par les gaillards de l'escadrille S. 39, il découvre l'ivresse de la peur mais surtout la fraternité et le courage, incarné par le capitaine Thélis Vachon qui deviendra un des héros de son roman : "L'Équipage" (1923). En dix-huit mois, il enchaîne cent cinquante missions de reconnaissance, succombe au démon du jeu et de l'alcool et y gagne au passage une première croix de guerre, à vingt ans. Cela ne lui suffit pas. Le dix novembre 1918, le fougueux jeune homme s'embarque comme volontaire pour aller prêter main forte aux russes blancs, aux confins de la Sibérie. La première étape du voyage est loin d'être désagréable puisque c'est en héros qu'il est accueilli à New York avant d'enchaîner avec une traversée des États-Unis qui ressemble à une longue ivresse. Enfin, il s'embarque pour Vladivostok et retrouve avec nostalgie la terre de ses ancêtres. Il y croise l'aventurier Grogori Semenoff, seigneur de la guerre cosaque ou chef du crime organisé, suivant les points de vue. Après avoir écumé les fumeries d'opium à Shanghai, il prend enfin le paquebot du retour où il fait une nouvelle rencontre, Sandi, une jeune roumaine. Elle devient sa femme en 1921 mais décédera en 1928 de tuberculose. L'amitié est un exercice de l'âme que les femmes ne pratiquent pas." Un châtiment écrasant allait l’atteindre pour une faute qu'elle avait commise sans doute mais à la façon dont glisse lorsque le vertige ébranle une tête fragile. Mais l'aurore surgit d'un seul coup, prompte et glorieuse".   "Le lendemain il s'était repris et entra chez Séverine avec son habituel ricanement. Mais quand il la prit dans ses bras, elle sentit, à une imperceptible vigilance de ses muscles, qu'il avait peur de lui faire du mal et prenait souci de son plaisir. Elle en eut moins qu'à l'ordinaire. Et il diminua sans cesse à mesure que Séverine prenait conscience d'un pouvoir qui n'était plus seulement sensuel. Comment expliquer un tel mouvement ? Par la seule impuissance à montrer une vertu maquillée à celui qu'elle aimait d'un amour infini ? Par le besoin, moins noble, de la confession? Par l'espoir souterrain d'être pardonnée malgré tout et de vivre ensuite sans le fardeau d'un horrible secret ? Qui pourrait compter les éléments qui, après des traverses aussi affreuses, s'agitent, se fondent dans un cœur humain et le précipitent sur des lèvres tremblantes ? De son côté, Séverine obéissait à la loi fatale du plaisir sans spiritualité qui, s'émoussant, pousse toujours plus avant à sa recherche par des moyens fac-tices. Pour ranimer le goût qu'elle avait eu de Marcel, elle avait de plus en plus souvent recours à l'évocation du mystère dangereux dont la vie du jeune homme était enveloppée. Mais son imagination usa vite cette ressource. Alors l'insistance de Marcel pour sortir avec elle la trouva plus favorable. Elle pensa qu'à le surprendre dans son existence louche, elle retrouve-rait, fût-ce pour un temps, cette crainte qui avait formé le plus profond de sa volupté. Elle se plut d'autant mieux à se peindre une soirée pareille qu'elle la croyait impossible. Comment admettre qu'elle pût sortir, tard dans la nuit ?". Pour l'aventurier écrivain ou l'écrivain aventurier, la littérature se veut la représentation de moments de vie, d'expériences vécues dont il rend de façon réaliste le foisonnement et le mouvement dramatique. L'auteur était là, il dit ce qu'il a vu, et c'est son tempérament qui impose à l'œuvre sa force persuasive. Tout naturellement, l'ensemble des ouvrages de Joseph Kessel, plus de quatre-vingts volumes, suit les phases essentielles de son existence. On y trouve toute une imagerie violente évoquant la Russie d'après la révolution d'Octobre, "La Steppe rouge" (1922), "Le Journal d'une petite fille sous le bolchevisme" (1926), ou les émigrés russes venus se réfugier à Paris, "Nuits de princes" (1927). Il y a l'évocation de la fraternité qu'engendrent la guerre ou les dangers, soit qu'un homme seul les ait courus ("Mermoz", 1938, témoignage sur l'essor de l'Aéropostale) ou qu'ils aient été partagés : "L'Équipage", "Vent de sable" (1929), "Fortune carrée" (1930). Il y a les reportages rapportés de pays plus ou moins lointains ("En Syrie", 1927, "Dames de Californie,1928) ou puisés dans la faune de la nuit ("Bas-Fonds", 1932, "Nuits de Montmartre", 1932). Joseph Kessel appartient à la grande équipe réunie par Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fait l’âge d’or des grands reporters. Il fait pour le journal de nombreux voyages dont il rapporte reportages qui font monter le tirage du journal de plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, et dont il tire la matière de romans. Il est correspondant de guerre pendant la guerre d'Espagne, puis durant la drôle de guerre. Après la défaite, Joseph Kessel rejoint la résistance au sein du réseau : "Carte", avec son neveu et ami Maurice Druon. C’est avec ce dernier qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle. C'est à cette époque qu'il rencontre à Londres Michèle O'Brien, une Irlandaise avec qui il se marie en 1949. Elle sombra dans une dépendance à l'alcool qui incitera Kessel à s'intéresser aux alcooliques et aux méthodes de traitement, à publier "Avec les Alcooliques Anonymes", en 1960. "La neige du Kilimandjaro devint un doux brasier. La brume se déchira en écharpes de fées, en poudre de diamant. L'eau étincela au fond de l'herbe. Les bêtes commencèrent à composer leur tapisserie vivante au pied de la grande montagne. Alors cette beauté fut de nouveau toute fraîche".     "La lune était haut dans le ciel quand nous atteignîmes, au centre de Parc Royal, une immense plage circulaire, brillante et lisse, qui avait été autrefois recouverte par les eaux d'un lac. La clarté nocturne faisait courir à sa surface un scintillement d'ondes argentées. Et dans ce mirage lunaire, qui s'étendait jusqu'à la muraille du Kilimandjaro, on voyait jouer les troupeaux sauvages attirés par la liberté de l'espace, la fraicheur de l'air et l'éclat du ciel. Les bêtes les plus lourdes et les plus puissantes, gnous, girafes et buffles, se déplaçaient calmement le long du cirque enchanté. Mais les zèbres, les gazelles de Grant, les impalas, les bushbucks se mêlaient au milieu du lac desséché dans une ronde sans fin, ni pesanteur, ni matière. Ces silhouettes désincarnées et inscrites sur l'argent de la nuit ainsi qu'à l'encre de Chine, glissaient à la surface d'un liquide astral, filaient, s'élançaient, se cabraient, s'élevaient, s'envolaient avec une légèreté, une vitesse, une aisance et une grâce que leurs mouvements, mêmes les plus nobles et les plus charmants, ne connaissaient pas dans les heures du jour. C'était, imprégnée, menée par le clair de lune, une danse folle et sacrée". Très marqué par la disparition de son ami de toujours, l'aviateur Jean Mermoz , il se noie dans la littérature et les voyages. Il se veut, comme l'indique un de ses titres, "Témoin parmi les hommes" (1956). Dans cette œuvre, où la psychologie de la perversion ("Belle de jour", 1928, adapté à l'écran par Luis Buñuel) a occupé une certaine place, se fait jour une fraîcheur toute poétique avec "Le Lion" (1958), son plus grand succès de librairie, écrit à la suite d'un voyage au Kenya, qui raconte l'amour que porte une fillette à un superbe lion du Kilimandjaro. Le livre de Kessel, écrit bien souvent dans une langue extrêmement poétique, à la fois syncopée et lyrique, n’a pas pour vocation de divertir ou d’informer mais d’intriguer et d’interroger. Ce n’est pas un conte, mais un récit tragique, qui ne se cantonne nullement aux frontières d’un univers idyllique mais induit, par sa construction dramatique même, un questionnement sur la mort et s’écarte donc d’emblée de tout projet"naïf", au sens noble du terme, dont on a pu qualifier certains moments de l’histoire de la peinture. Un vrai roman initiatique donc, et sur lequel la critique jusqu’ici ne s’est guère attardée. "Le Lion" s’avère à l’examen d’une belle complexité : toute une réflexion sur la violence, les rapports Europe/Afrique, nature/civilisation, la colonisation, la quête du père et même le fait religieux s’y déroulent en filigrane, ce qui trouve ainsi des échos dans les débats politiques et philosophiques actuels. D’un point de vue plus spécifiquement narratologique, la réflexion sur le romanesque se révèle ici centrale, plus particulièrement, la question de l’insertion, étroite en l’occurrence, du théâtral dans le narratif. Ce qui frappe, c’est l’extraordinaire complicité de Patricia et de John Bullit. Ils communiquent à l’évidence en langage codé, par des clignements d’yeux, des regards,des contacts secrets. À travers ce lion éminemment symbolique donc, Patricia cherche à s’approprier non pas seulement l’époux, mais aussi l’être même de son père, à le réduire dans sa conjugalité puis dans son altérité même. Le dénouement et l’épilogue du livre le confirmeront. Si Patricia a convaincu son père de renoncer à la chasse, aux massacres d’animaux, ce n’est pas tant par amour de la vie, pour le triomphe d’aspirations pacifiques que mue par des mobiles moins avouables. "Plus que jamais, au fond, elle adore en lui la violence dont il semble être le dépositaire. Le récit de Kessel nous laisseentendre, avec Pascal, que si la Belle faisait à ce point la Bête, c’est qu’elle faisait l’ange nécessairement, autrement ditqu’elle était adoratrice de la Bête, et donnait libre cours à un orgueil démesuré. La scène de la jeune fille tenant la dépouillede son lion illustre magnifiquement ce que la psychanalyse sous-entend par le recours au thème du parricide œdipien."Les bêtes, ici, ont tous les droits".   "Il n'y avait plus de brume de chaleur. Le ciel n'était que pureté, légèreté. Les lumières et les ombres avaient repris leurs jeux à la surface du sol et contre la paroi immense de la montagne. Sur le sommet en forme de table, fantastique dalle plate et blanche comme un autel dressé pour ses sacrifices à la mesure des mondes, la neige immobile, la neige éternelle commençait à vivre d'un bouillonnement mystérieux et devenait une écume tantôt creusée, tantôt crêtée de vermeil, d'orange, de nacre et d'or. Alors, avec une stupeur émerveillée, où, instant pas instant, se dissipait ma crainte, je vis dans le regard que le grand lion du Kilimandjaro tenait fixé sur moi des expressions qui m'étaient lisibles, qui appartenaient à mon espèce, que je pouvais nommer une à une : la curiosité, la bonhomie, la bienveillance, la générosité du puissant". On mesure là tout le talent du romancier qui n'a eu de cesse toute sa vie de porter un regard objectif sur la cruauté du monde. Ses voyages alimentant son imagination et sa créativité littéraire. En 1950 paraît "Le Tour du malheur", livre comportant quatre volumes. Cette fresque épique, que l'auteur mit vingt ans à mûrir, contient de nombreux éléments de sa vie personnelle et occupe une place au sein de son œuvre. En s'attachant à des personnages sans commune mesure dans leurs excès, elle dépeint les tourments d'une époque et recèle une analyse profonde des relations humaines. On peut y lire sous les relations entre le personnage principal et son jeune frère, Daniel, celles qui liaient Joseph Kessel et son petit frère Lazare, qui se suicida en 1920, à vingt-et-un ans. Il se sent coupable de la descente aux enfers de sa femme Michèle, toujours une flasque de whisky dans son sac à main, capable des pires débordements. Aller au restaurant si elle avait déjà bu promettait à coup sûr un esclandre. C'est en partie pour mettre de la distance avec les cafés parisiens que les Kessel achètent, à leur retour d'Afghanistan, une maison de campagne dans le Vexin, à Avernes, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. C'est une longue bâtisse appelée le "Four à chaux de Marie Godard", entourée d'un hectare et demi de prairies et de bois. C'est là que l'écrivain-voyageur se retirera souvent et où il écrira les "Cavaliers et les Temps sauvages", son ultime roman. Consécration ultime pour ce fils d’immigrés russes juifs, l’Académie française lui ouvre ses portes. Joseph Kessel y est élu le vingt-deux novembre 1962, au fauteuil du duc de La Force. Parlant devant l'Académie française, il revendique hautement son appartenance au judaïsme, de même qu'il en avait témoigné dans Terre de feu (1948), publié au moment de la création d'Israël où il sera le premier visiteur à obtenir un visa du nouvel état. Joseph Kessel meurt d'une rupture d'anévrisme le vingt-trois juillet 1979, à l'âge de quatre-vingt-un ans, dans le fauteuil de dentiste du XIXème siècle tendu de velours grenat avec des accoudoirs dorés que terminaient deux têtes de lion, sous les yeux de Georges Walter. François Mauriac lui rend hommage dans son Bloc-notes : "Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et d’abord dans la témérité du résistant, et qui aura gagné l’univers sans avoir perdu son âme." Kessel a vécu au quinze boulevard Lannes dans le seizième arrondissement de Paris. Aujourd'hui, l'écrivain-aventurier ou l'aventurier"écrivain, repose au cimetière du Montparnasse.   Bibliographie et références :   - Marc Alaux, "Joseph Kessel, la vie jusqu'au bout" - André Asséo, "Rêver Kessel" - Jean-Marie Baron, "Ami, entends-tu" - Denise Bourdet, "Joseph Kessel" - Alexandre Boussageon, "Joseph Kessel" - Graham Daniels, "L'Équipage de Joseph Kessel" - Michel Lefebvre, "Joseph Kessel" - Silvain Reiner, "Mes saisons avec Joseph Kessel" - Alain Tassel, "Le lion Kessel" - Georges Walter, "Le livre interdit" - Olivier Weber, "Dictionnaire amoureux de Joseph Kessel"   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 17/05/26
La nuit enveloppait le domaine d’un voile chaud et parfumé. Les lanternes suspendues aux branches des oliviers diffusaient une lumière dorée qui dansait sur la peau d’Alexandra. À genoux près de Gabriel, elle sentait chaque battement de son cœur résonner jusque dans le creux de son ventre. Il prit son menton entre ses doigts, lentement. - Regarde-moi ! Elle obéit aussitôt. Son regard à lui était calme, assuré, presque dangereux dans cette douceur parfaitement contrôlée. Gabriel aimait prendre son temps. Il sait que le désir naît souvent dans l’attente plus que dans le geste lui-même. Sa main glissa le long de sa gorge, effleura sa clavicule, puis descendit jusqu’au décolleté de sa robe légère. Alexandra inspira brusquement lorsqu’il écarta à peine le tissu du bout des doigts, découvrant sa peau chauffée par l’air d’été.     ⁃    Tu frissonnes déjà, murmura-t-il. Elle hocha légèrement la tête, incapable de parler. Autour d’eux, les champs de lavande semblaient infinis sous la lune. Le chant discret des cigales se mêlait au tintement des verres sur la table dressée derrière eux. Tout était beau, élégant… et chargé d’une tension presque insupportable. Gabriel se leva et contourna lentement sa soumise.     ⁃    Debout ! Alexandra se redressa aussitôt. Il vint se placer derrière elle, tout contre son dos. Ses doigts remontèrent dans ses cheveux pour dégager sa nuque, puis ses lèvres y déposèrent un baiser lent, possessif. Elle ferma les yeux dans un soupir tremblant.     ⁃    Tu sais ce que j’aime chez toi ? demanda-t-il à voix basse. Cette façon que tu as de vouloir être sage… alors que ton corps réclame exactement l’inverse ! Alexandra sentit ses joues brûler. Il fit glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules, juste assez pour la faire vaciller entre pudeur et abandon. Le tissu menaçait de tomber davantage, mais il s’arrêta là volontairement. Toujours cette maîtrise. Toujours cette frustration délicieuse.     ⁃    Maître… souffla-t-elle. Ce simple mot changea quelque chose dans l’air. Gabriel posa une main ferme sur sa taille et l’attira contre lui. Elle sentit la chaleur de son corps, sa respiration plus lourde désormais. Lui aussi brûlait de désir, mais il le cachait derrière ce contrôle impeccable qui la faisait fondre.     ⁃    Pas encore, murmura-t-il contre son oreille. Ce soir, je veux te voir perdre patience… Puis il la guida lentement à travers le jardin jusqu’à une vieille balançoire suspendue à un grand chêne. Les roses blanches grimpaient autour des cordes épaisses, et la scène semblait presque irréelle sous la lune. Il la fit asseoir, puis s’agenouilla devant elle cette fois. Le contraste troubla immédiatement Alexandra. Gabriel leva les yeux vers elle avec un sourire discret.     ⁃    La soumission n’est pas une faiblesse. C’est une offrande. Et crois-moi… je compte savourer chaque seconde de celle-ci ! Ses doigts remontèrent lentement le long de ses jambes nues, avec une lenteur exquise, pendant qu’Alexandra mordait sa lèvre pour retenir un frisson trop évident. Dans le silence parfumé de la nuit, elle comprit qu’elle était déjà entièrement à lui.
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Par : le 17/05/26
Tout petite voix… Tu parles d’un Maître que tu n’as jamais réellement su lire. Tu prends le départ pour une victoire, et la distance pour une preuve de lucidité. Mais quitter une dynamique ne transforme pas une blessure en vérité. Tu dénonces le contrôle parce qu’il t’a échappé, tu accuses le désert là où tu n’as simplement pas su avancer. Une relation D/s ne se mesure pas aux cendres laissées derrière soi, mais à ce que chacun était capable d’y apporter avec sincérité. Tu évoques des masques et des armures, pourtant chacun voit surtout le voile de ton amertume. Car un homme de paille ne ferait naître ni loyauté, ni attachement, ni feu. On ne brûle pas pour le vide. Alors la demoiselle aux allumettes peut reprendre son chemin, emporter ses regrets déguisés en leçons, et raconter aux vents que le royaume était faux. Cela n’effacera ni les serments murmurés hier, ni les instants où elle s’y croyait pleinement à sa place. Et à vous qui pensez qu’un Maître se résume à vos frustrations personnelles : un Maître n’est pas parfait, mais il n’est pas non plus le monstre que l’orgueil blessé invente après la chute. Car une soumise digne de ce nom connaît aussi la responsabilité de ses propres choix, et la différence entre une domination imparfaite… et une simple rancœur qui cherche un trône pour se justifier. À bon entendeur 😉...
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Par : le 17/05/26
« La blonde de l’immeuble rose. » C’est ainsi qu’il avait commencé à la nommer, du temps où il ne s’agissait encore que d’une ombre parmi d’autres dans son petit théâtre à portée de jumelles. À première vue, cette jeune-femme dans la vingtaine n’avait pas des caractéristiques corporelles vertigineuses. Pas de chute de reins particulièrement provocante, pas de poitrine à tomber par terre, pas non plus la silhouette élancée et racée d’une Estelle. Non, cette nouvelle était plutôt taillée à l’économie : petit gabarit, vraiment très fine, des membres déliés, des seins haut placés, pour l’instant toujours pudiquement recouverts. Un visage doux, plaisant mais qui ne s’illuminait vraiment que lorsqu’elle souriait. Trop rarement. Une Elfe blonde, habitant seule un appartement assez grand pour y loger toute une famille. Mais il y avait malgré tout chez elle une grâce, un charme, une promesse secrète qui lui intimait de l’observer. De découvrir l’instant suspendu où elle s’offrirait à lui, dans sa glorieuse nudité. Cette femme-là n’était pas de celles qui vous explosent la rétine. Non, mais elle retenait son attention, l’intriguait, lui donner envie de la connaître en détail. Et, assez rapidement, il fut récompensé de sa patience. Le deuxième soir, à demi allongée plus qu’assise dans son fauteuil, elle se masturba. Elle avait remonté sa courte jupe à la taille, descendu sa culotte à ses pieds, s’était caressé les cuisses, le ventre… avant de laisser converger peu à peu ses doigts vers le théâtre des opérations. Paul ne distinguait pas clairement sa zone du plaisir : le fauteuil mal orienté et une cuisse relevée sur ses seins lui en bloquait l’accès. De plus, la luminosité assez faible donnait à l’image un grain grossier.  Peut-être est-ce pour cela que ce fut une expérience érotique marquante. Suffisamment pour que Paul inclut dorénavant « la blonde de l’immeuble rose » dans sa tournée d’inspection, avec des observations nombreuses et à toute heure pour mieux déterminer le rythme de ses parades sexuelles.    --<0>-- En ce dimanche 31 août, le temps était radieux. Après avoir hésité à partir à pied pour une balade en centre-ville, Paul avait finalement opté pour une visite, trop longtemps repoussée, à un vieil ami. Ancien collègue et chaud lapin, en retraite depuis quelques années, Bernard était toujours très actif en matière de relations sociales.  Après un court trajet, Paul s’extirpa de son véhicule et se dirigea d’un pas incertain vers la coquette villa du retraité. A l’issue d’une longue pause devant sa porte, à préparer quelques mots d’explication, il finit par se signaler. Ce fut une jeune femme brune et court vêtue qui vint lui ouvrir. De grands yeux verts, un visage angélique, la vingtaine à peine entamée. La petite‑fille de Bernard, en visite chez son grand-père ? Vêtue drôlement court et sexy, la gamine, quand-même… ! Il serra avec retenue la petite main manucurée qu’elle lui tendait, essayant de garder le contrôle sur son regard affamé et certainement un brin inquisiteur. Oui, c’était confirmé, malgré sa poitrine rebondie, avenante et ferme, elle ne portait aucun soutif. — Hum… Bernard est là ? Je suis Paul, un vieux copain, et comme je passais dans le quartier… — Melissandre, enchantée. Merci d’attendre ici, je vous annonce, dit la jeune femme, poliment et avec un accent chantant du sud. Quand elle se tourna pour aller « annoncer » sa présence au maître des lieux, Paul en eut le souffle coupé. Son brusque mouvement avait fait voleter sa mini-jupe… dévoilant un somptueux fessier, doré, bien dessiné et sans l’ombre d’une petite culotte. La peau nue était exposée depuis la chute de rein jusqu’à ses escarpins à très hauts talons, qui lui cambraient magnifiquement le cul. Non, Melissandre n’était pas la petite fille de son pote Bernard ! Ou alors, ces deux-là avaient des relations plus qu’étranges… Il n’eut pas à attendre bien longtemps. Un géant barbu et hirsute, à la silhouette de rugbyman amateur de houblon, fit soudain irruption dans l’entrée et, ne s’embarrassant pas de sa main tendue, le hissa du sol dans ses bras musculeux. — Putain ! Monsieur Paul qui nous fait l’honneur d’une visite… Enfin, c’est pas trop tôt ! — Ouf ! Tu … tu peux me reposer, s’il te plait ? Avant de me broyer la cage thoracique, si possible… — Oh, toujours aussi chochotte, toi ! Tandis que Bernard conduisait son visiteur du jour au salon, la mystérieuse jeune femme qui lui avait ouvert se mit en devoir de rassembler un petit plateau apéro, qu’elle déposa ensuite sur la table basse du salon, se penchant ostensiblement pour se faire. Elle l’aurait fait exprès qu’il n’aurait pas eu un meilleur aperçu sur ses nibards, à travers la large échancrure de sa blouse semi-transparente. Son coup d’œil appuyé n’échappa pas au colosse jovial. — On dirait que ma nouvelle copine te plait bien, hein ? Paul laissa échapper un gloussement gêné. Cette fille était effectivement somptueuse, il ne pouvait le nier… mais imaginer son pote Bernard avec elle, ça lui provoquait comme un bug dans le cerveau. — Et si tu te mettais à l’aise, Miel ? Ça permettrait à Monsieur Paul de t’admirer sans passer pour un pervers… À peine avait-il fini de suggérer l’impensable que la belle brune, le plus naturellement du monde, déboutonnait son haut puis faisait glisser sa courte jupe, se retrouvant nue en quelques instants. Elle s’agenouilla, cuisses largement écartées, buste bien droit et tendu en avant, bras croisés dans le dos. Seuls ses yeux baissés et la soudaine rougeur de ses joues trahissaient son trouble. Paul n’avait jamais rien vu de tel… Cette obéissance extrême était à la fois dérangeante et puissamment érotique. Puisque Bernard l’autorisait de façon implicite à se rincer l’œil, il ne se priva pas d’admirer le corps sculptural, ferme et superbement proportionné de la … « copine » de son vieil ami. Décidemment, il n’arrivait pas à les imaginer ensemble. Et pourtant ! C’est bien à sa demande, que la jeune femme exhibait son entrejambe totalement lisse, à un inconnu. Quelle étrange relation ces deux-là vivaient, quand même… Faisant comme si « Miel » n’était pas là, ou pas plus importante qu’un simple objet déco à qui on ne demande pas son avis, Bernard lança la conversation sur ses habituelles marottes. Ce qui se passait dans la vie de ses anciens collègues et les derniers potins croustillants se colportant chez Fôhlbert S.A.  Peu à peu, absorbé par le ronron des échanges et les questions récurrentes de son ancien complice, Paul prêtait moins attention à Melissandre, comme s’il était normal d’avoir une jeune femme nue et offerte agenouillée en face de soi pour prendre l’apéro. On s’habitue vraiment très vite à ce qui est agréable. D’autant qu’en conversant de tout et de rien avec Bernard, s’ajoutait à ce sentiment habituel de bien-être la douce chaleur des deux verres de porto déjà éclusés.  Un bien-être qui reflua soudain, quand Bernard finit par poser, sans le vouloir, la question qui fâche… (À suivre…)
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Par : le 17/05/26
C'était une de ces règles entre lesquelles on peut se décider, une règle qui n'est certes pas très honorable, mais elle nous donne un certain calme pour passer la vie et pour nous résigner à la passion. Elle laissait filer la chaîne des jours passés pour mieux jouir des rencontres  à venir, et pas seulement la nuit. C'était elle, une amante très en beauté, au maquillage discret, moulée dans un adorable jean. La jeune femme fut médusée comme à la vue d'un spectre. Elle l'attendait alors, sagement assise derrière le volant. Leurs bouches se rejoignirent bientôt à l'intersection des deux sièges selon un rituel tacitement établi depuis qu'elles se retrouvaient dans la clandestinité. Mais, en deux ans, elles avaient appris à le bousculer à tour de rôle, afin que jamais l'habitude n'entamât la passion. Elles échangèrent un long baiser, si imaginatif qu'il pouvait à lui seul dresser l'inventaire exact de tout ce qui peut advenir de poétique et de prosaïque entre deux êtres soumis à leur seul instinct, du doux effleurement à la morsure, de la tendresse à la sauvagerie. Toutes les figures de l'amour s'inscrivaient dans cette étreinte. Elle avait la mémoire de celles qui l'avaient précédée. Quand leurs bouches se reprirent enfin, elles n'étaient qu'un seul et même souffle. Anticipant sur son premier mot, Juliette posa son doigt à la verticale sur ses lèvres et, dans un sourire de connivence, entraîna Charlotte hors de la voiture. Après qu'elles eurent tout doucement refermé les portes et fait les premiers pas sur la pointe des pieds, comme si l'extrême discrétion leur était devenue une seconde nature, elle la prit par la main et l'engagea à sa suite dans une des rares stalles encore vides. À l'ardeur incommensurable qu'elle y mettait, la douce Charlotte comprit que ce jour-là, encore une fois de plus, elle dirigerait toutes les opérations, du moins dans un premier temps. Alors une sensation inédite l'envahit, la douce volupté de se laisser mener et emmener par celle qui la traiterait à l'égal d'un objet. En s'abandonnant sous la douce pression de ses doigts, elle n'était déjà plus qu'un corps sans âme, qu'une soumission charnelle en répit. L'endroit était humide et gris. Il en aurait fallut de peu pour qu'il paraisse sordide.    Certains parkings peuvent être aussi borgnes que des hôtels. Un rai de lumière, provenant d'un des plafonniers de l'allée centrale, formait une diagonale au mur, à l'entrée du box. Il n'était pas question de descendre le lourd rideau de fer, elles se seraient retrouvées enfermées. Charlotte s'appuya le dos contre le mur, exactement au point où le halo venait mourir, de manière à réagir à temps au cas où quelqu'un viendrait. Avant même que Juliette pût l'enlacer, elle lui glissa entre les bras tout en tournant le dos, avec cette grâce aérienne qui n'appartient qu'aux danseuses, puis posa ses mains contre la paroi, un peu au-dessus de sa tête, et cambra ses reins tandis qu'elle s'agenouillait. Depuis tant de mois qu'elles s'exploraient, pas un grain de leur peau n'avait échappé à la caresse du bout de la langue. Du nord au sud et d'est en ouest, elles en avaient investi plis et replis, ourlets et cavités. Le moindre sillon portait l'empreinte d'un souvenir. La chair déclinait leur véritable identité. Elles se reconnaissaient à leur odeur, se retrouvaient en se flairant. Tout avait valeur d'indice, sueur, salive, sang. Parfois un méli-mélo de sécrétions, parfois le sexe et les larmes. Des fusées dans la nuit pour ceux qui savent les voir, messages invisibles à ceux qui ne sauront jamais les lire. Si les humeurs du corps n'avaient plus de secret, la subtile mécanique des fluides conservait son mystère. Mais cette imprégnation mutuelle allait bien au-delà depuis qu'elles s'étaient conté leurs rêves. Tant que l'on ne connaît pas intimement les fantasmes de l'autre, on ne sait rien ou presque de lui. C'est comme si on ne l'avait jamais vraiment aimé. Charlotte savait exactement ce que Juliette désirait. Se laisser prendre avant de s'entreprendre. Un geste juste, qui serait juste un geste, pouvait apparaître comme une grâce, même dans de telles circonstances, car leur silence chargeait de paroles le moindre de leurs mouvements. Elles n'avaient rien à dire. Demander aurait tout gâché, répondre tout autant. Charlotte n'avait rien perçu, rien respiré de cette métamorphose suscitée par de nouveaux appétits pour des jeux et des assouvissements inédits, plus sauvages, empreints d'une licence sexuelle.    Elle me regardait si gentiment que j'étais convaincue de récolter bientôt les fruits de ma patience. Sa poitine ferme était délicieusement posée sur mon buste, ses cheveux effleuraient mes joues, elle frottait ses lèvres contre les miennes avec un sourire d'une tendre sensualité. Tout n'était que grâce, délice, surprise venant de cette fille admirable: même la sueur qui perlait sur sa nuque était parfumée. Elles pouvaient juste surenchérir par la crudité de leur langage, un lexique de l'intimité dont les prolongements tactiles étaient infinis, le plus indéchiffrable de tous les codes en vigueur dans la clandestinité. Tandis que Charlotte ondulait encore tout en s'arc-boutant un peu plus, Juliette lui déboutonna son jean, le baissa d'un geste sec, fit glisser son string, se saisit de chacune de ses fesses comme s'il se fût agi de deux fruits murs, les écarta avec fermeté dans le fol espoir de les scinder, songeant qu'il n'était rien au monde de mieux partagé que ce cul qui pour relever du haut et non du bas du corps, était marqué du sceau de la grâce absolue. Puis elle rapprocha ses doigts du sexe, écarta les béances de la vulve et plongea ses doigts dans l'intimité moite, si brutalement que sa tête faillit heurter le mur contre lequel elle s'appuyait. Ses mains ne quittaient plus ses hanches que pour mouler ses seins. Le corps à corps dura. Là où elles étaient, le temps se trouva aboli. Toute à son ivresse, elle ne songeait même plus à étouffer ses cris. Fébrilement, au plus fort de leur bataille, Juliette tenta de la bâillonner de ses doigts. Après un spasme, elle la mordit au sang. De la pointe de la langue, elle effleura délicatement son territoire à la frontière des deux mondes, avant de s'attarder vigoureusement sur son rosebud. Un instant, elle crut qu'elle enfoncerait ses ongles dans la pierre du mur. Elle se retourna enfin et la caressa à son tour sans cesser de la fixer des yeux. L'air humide se chargeait autour d'elles, épaissi de l'écho de leur bestialité.    Toute l'intensité de leur lien s'était réfugiée dans la puissance muette du regard. Car si Juliette l'aimait peut-être, l'aimait sans doute, Charlotte sentait que le moment n'était pas éloigné où elle allait non plus le laisser entendre, mais le lui dire, mais dans la mesure même où son amour pour elle, et son désir d'elle, allaient croissant, elle était avec elle plus longuement, plus lentement, plus minutieusement exigeante. Ainsi gardée auprès d'elle les nuits entières, où parfois elle la touchait à peine, voulant seulement être caressée d'elle, elle se prêtait à ce qu'elle lui demandait avec ce qu'il faut bien appeler de la reconnaissance, plus encore lorsque la demande prenait la forme d'un ordre. Chaque abandon lui était le gage qu'un autre abandon serait exigé d'elle, de chacun elle s'acquittait comme d'un dû. Il était étrange que Charlotte en fût comblée. Cependant, elle l'était. La voiture était vraiment le territoire inviolable de leur clandestinité, le lieu de toutes les transgressions. Un lieu privé en public, ouvert et clos à la fois, où elles avaient l'habitude de s'exhiber en cachette. Chacune y reprit naturellement sa place. Elle se tourna pour bavarder comme elles l'aimaient le faire, s'abandonnant aux délices de la futilité et de la médisance avec d'autant de cruauté que l'exercice était gratuit et sans danger. Elles ne pouvaient que se sentir en confiance. Scellées plutôt que liées. Charlotte était le reste de Juliette, et elle le reste d'elle. Inutile d'être dénudé pour être à nu. Tout dire à qui peut tout entendre. On ne renonce pas sans raison profonde à une telle liberté. Au delà d'une frénésie sexuelle sans entrave, d'un bonheur sensuel sans égal, d'une connivence intellectuelle sans pareille, et même au-delà de ce léger sourire qui emmène plus loin que le désir partagé, cette liberté était le sel de leur vie. Elle la prit dans ses bras et lui caressa le visage tandis qu'elle se blottissait contre sa poitrine. À l'extérieur, l'autre vie pouvait bien attendre.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 16/05/26
Toutes les compensations qui dans sa relation, la prolongeaient, se trouvaient là devenues invisibles, de sorte, qu'elle se rendait plus aisément que des inconnues et à partir de ce jour-là, ces craintes prissent une inquiétante exagération. La jeune femme ne pensait déjà plus à ce que son amante venait de lui vriller dans l'esprit, à son insu. Il est vrai que cette dernière avait parfois des pratiques de prestidigatrice, de voleuse d'attention; mais de son chapeau, elle ne faisait surgir le plus souvent qu'un avenir souillé de souffrances furieuses. Elle savait quelle demeurait transparente aux yeux de sa Maîtresse. Il est vrai qu'elle ne faisait rien pour attirer son regard. Elle n'était pas du tout le genre de femmes à débarquer dans une soirée cheveux au vent, les seins débordant d'un haut trop petit, moulée dans une jupe très sexy et arborant des chaussures à talons vertigineux. Instruite du résultat habituel de ces cérémonies, Charlotte s'y rendit pourtant de bonne grâce. Elle continuait à espérer, tout en se moquant d'elle-même, que viendrait un jour où sa Maîtresse cesserait de l'offrir au cours de ces soirées éprouvantes, les seins relevés par un corset de cuir, aux mains, aux bouches et aux sexes à qui tout était permis, et au terrible silence. Ce soir-là, figurait un homme masqué qui retint immédiatement son attention. Il posa sur elle un de ces regards mais sans s'attarder, comme s'il prenait note de son existence avec celle du mobilier, un miroir dans lequel se reflétait au fond de la salle, dans l'obscurité, l'ombre d'une croix de Saint André et un tabouret. Elle n'aurait pas aimé qu'il s'attarde, comme le faisaient les autres. Pourtant, elle souffrit de le voir détourner les yeux d'elle. Elle ne s'arrêta pas à considérer si c'était seulement l'effroi. On halerait son corps pour la crucifier, les poignets et les chevilles enchaînés, et on la fouetterait nue, le ventre promis à tous les supplices. L'inconnu, qu'elle n'osait toujours pas regarder, demanda alors, après avoir passé la main sur ses seins et le long de ses reins, qu'elle écartât les jambes. Juliette la poussa en avant, pour qu'elle fût mieux à portée. Cette caresse, qu'elle n'acceptait jamais sans se débattre et sans être comblée de honte, et à laquelle elle se dérobait aussi vite qu'elle pouvait, si vite qu'elle avait à peine le temps d'en être contrainte. Il lui semblait sacrilège que sa Maîtresse fût à ses genoux, alors qu'elle devait être aux siens, elle sentit qu'elle n'y échapperait pas. Elle gémit quand des lèvres étrangères, qui appuyaient sur le renflement de chair d'où part la fine corolle inférieure, l'enflammèrent brusquement, le quittèrent pour laisser la pointe chaude l'enflammer davantage. Elle gémit plus fort quand les lèvres la reprirent. Elle sentit durcir et se dresser un membre qui l'étouffait, qu'entre les dents et les lèvres, une onde aspirait, sous laquelle elle haletait. L'inconnu s'enfonça plus profondément et se dégorgea. Dans un éclair, Charlotte se vit délivrée, anéantie, maudite. Elle avait accomplit la fellation avec un recueillement mystique. Le silence soudain l'exaspéra.   Sa docilité un peu frustre et presque animale, elle l'adoucissait dès qu'elle souriait, de sorte qu'elle semblait ne pas vouloir commettre une faute, afin de ne pas rompre le charme et de répondre à l'attente de ceux qui la convoitaient. Elle eut l'envie, qu'elle crut naturelle, d'apaiser elle-même ses désirs toujours vivaces. Elle résolut alors d'avoir raison de son incomplétude. Elle était prise. Le visage dégoulinant de sperme, elle comprit enfin que le membre qui la pénétrait était un olisbos dont Juliette s'était ceint la taille. Avec un vocabulaire outrageusement vicieux, elle exigea d'elle qu'elle se cambre davantage, qu'elle s'offre totalement pour qu'elle puisse être remplie à fond. Elle céda à l'impétuosité d'un orgasme qu'elle aurait voulu pourvoir contrôler. C'était la première fois qu'une femme la possédait par la seule voie qui soit commune avec un homme. Juliette parut subitement échauffée. Elle s'approcha d'elle, la coucha sur le sol, écarta ses jambes jusqu'au dessus de son visage et exigea qu'elle la lèche. Ses cuisses musclées s'écartèrent alors sous la pression de sa langue. Elle s'ouvrit davantage et se libéra dans sa bouche. Charlotte ne ressentait plus que le collier, les bracelets et la chaîne. Elle se rendait compte également que sa façon de tout prendre en charge effrayait la plupart des femmes, même si Juliette ne s'en plaignait pas, bien au contraire, de son efficacité pendant les heures de bureau ou dans un lit. On l'avait délivrée de ses mains, le corps souillé par l'humus du sol et sa propre sueur. Juliette tira sur la taille fine de Charlotte, strangulée par le corset très serré, pour la faire encore plus mince. Si durement baleinée et si étroite, qu'on aurait dit un busc de cuir destiné à la priver de toute liberté, pire à l'étrangler comme une garrotte médiévale. Des mains glacées se posèrent sur sa peau et la firent tressaillir. Ce premier contact l'avait surprise mais elle s'offrit avec docilité aux caresses qui devinrent très vite agréables. On lui fit savoir que plusieurs personnes étaient venues assister à son dressage. Chacune d'entre elles allait lui donner dix coups de fouet. Elle se préparait à cette épreuve en se concentrant sur la volonté dont elle allait devoir faire preuve. On lui ôta son corset afin de la mettre à nu et on l'attacha sans ménagement sur la croix de Saint André dans une position d'écartèlement extrême de sorte qu'elle crut un instant être démembrée, tant les liens qui entravaient ses poignets et ses chevilles meurtrissaient sa chair. Elle reconnut alors immédiatement les coups de fouet appliqués par sa Maîtresse. Elle a une méthode particulière, à la fois cruelle et raffinée, qui se traduit par une sorte de caresse de la cravache ou du martinet avant le claquement sec, toujours imprévisible et judicieusement dosé. Juliette sait mieux que quiconque la dresser. Après le dernier coup, elle caressa furtivement ses fesses enflammées et cette simple marque de tendresse lui donna le désir d'endurer encore davantage pour la satisfaire. On la libéra et on lui ordonna de se mettre à quatre pattes, dans la position sans doute la plus humiliante pour l'esclave, mais aussi la plus excitante pour l'exhibitionniste que sa Maîtresse lui avait appris à être, en toutes circonstances et en tous lieux. Elle reconnut à leur grande douceur des mains de femme qui commencèrent à palper son corps. Avec un certain doigté, elles ouvrirent son sexe. Peu après, son ventre fut investi par un objet rond et froid que Juliette mania longtemps et avec lubricité. À sa grande honte, Charlotte se surprit à redouter la fin de la séance. La victoir appartient à celui des deux adversaires qui sait souffrir un moment de plus que l'autre.   Charlotte, toute à ses démons, lâche comme comme l'est une pécheresse, fut la première à demander son immolation, et avec un regard de farouche qu'elle cessa un instant, pour baisser les yeux et juger de l'effet fait sur les invités. Brusquement, la jeune femme saisit toute la réalité de son naturel désespéré, ce vieux fonds qu'elle s'était toujours ingénié à combattre, et les effets calamiteux de ce mensonge entretenu sur ceux qu'elle aimait. Les Maîtres décidèrent alors qu'elle devait être reconduite au premier étage. On lui débanda les yeux et elle put alors apercevoir le visage des autres invités. Juliette prit tout son temps, étalant longuement l'huile sur sa peau frémissante, glissant le long de ses reins, sur ses hanches, ses fesses, qu'elle massa doucement, puis entre ses jambes. Longuement. Partout. Elle s'aventura bientôt vers son sexe ouvert, écarta doucement la sa chair et introduisit alors deux doigts glissants d'huile en elle. Pourtant, il ne lui sembla pas reconnaître le visage des hommes dont elle avait été l'esclave, à l'exception de songes fugitifs, comme si aussitôt après le rite, son esprit voulait en évacuer tous les anonymes pour ne conserver de cet étrange et subversif bonheur, que l'image d'une complicité extrême et sans égale à ce jour entre sa Maîtresse et elle. Elle découvrit que Béatrice était une superbe jeune femme brune aux yeux bleus, avec un visage d'une étonnante douceur dégageant une impression rassurante de jovialité. Elle se fit la réflexion qu'elle était physiquement l'inverse d'une dominatrice telle qu'elle l'imaginait. Elle fut bientôt soumise dans le trou aménagé dans le mur, où elle avait été contrainte la veille. Pendant que l'on usait de ses autres orifices, un homme exhibait devant elle son sexe mafflu qu'elle tentait de frôler avec ses lèvres, puis avec la pointe de sa langue dardée au maximum. Mais l'inconnu, avec un raffinement de cruauté qui acheva de l'exciter, se dérobait à chaque fois qu'elle allait atteindre sa verge, l'obligeant à tendre le cou, la langue comme une véritable chienne. Elle entendit alors quelques commentaires humiliants sur son entêtement à vouloir lécher la verge de l'inconnu. Ces injures, ajoutées aux coups qui ébranlaient son ventre et aux doigts qui s'insinuaient partout en elle, lui firent atteindre un orgasme dont la soudaineté la sidéra. Elle avait joui, comme fauchée par une rafale de plaisir que rien n'aurait pu retarder. Ayant été prise d'un besoin pressant et ayant demandé avec humilité à sa Maîtresse l'autorisation de se rendre aux toilettes, on lui opposa un refus bref et sévère. Confuse, elle vit qu'on apportait au milieu du salon une cuvette et elle reçut de Juliette l'ordre de satisfaire son besoin devant les invités rassemblés. Une panique irrépressible la submergea. Autant elle était prête à exhiber son corps et à l'offrir au bon plaisir de Juliette ou à apprivoiser la douleur pour être digne d'elle, autant la perspective de se livrer à un besoin aussi intime lui parut inacceptable. La légère impatience qu'elle lut dans le regard attentif de Juliette parut agir sur sa vessie qui se libéra instinctivement. Elle réussit à faire abstraction de tous les témoins dont les yeux étaient fixés à la jointure de ses cuisses. Lorsque elle eut fini d'uriner, sa Maîtresse lui ordonna de renifler son urine, puis de la boire. Bouleversée par cette nouvelle épreuve, elle se sentit au bord des larmes, mais n'osant pas se rebeller, elle se mit à laper en avalant le liquide encore tiède et à sa vive surprise, elle éprouva une indéniable délectation à ce jeu inattendu. Après avoir subi les regards des invités, elle fut amenée devant Béatrice dont elle dut lécher les bottes vernies du bout de sa langue. La jeune femme séduisante la récompensa par une caresse très douce, qui ressemblait au geste que l'on fait pour flatter le col d'un animal soumis, d'une chienne docile, d'une femelle servile. Le dîner fut alors annoncé à son grand soulagement.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 15/05/26
Le rôle des règles, du consentement et de la communication dans les pratiques BDSM Dans un univers où les dynamiques peuvent inverser les rôles et intensifier les expériences, la clarté du cadre devient un repère essentiel. Introduction Le BDSM regroupe un ensemble de pratiques relationnelles fondées sur des jeux de pouvoir, de sensations ou de contrôle, toujours encadrées par le consentement. Contrairement à certaines idées reçues, ces pratiques reposent sur des règles précises. Un cadre clair n’est pas une contrainte supplémentaire, mais une condition nécessaire pour garantir la sécurité, la confiance et le respect mutuel entre les partenaires. Chapitre 1 : Comprendre la notion de cadre 1.1 Définition du cadre Dans le contexte du BDSM, le cadre désigne l’ensemble des règles, limites et accords établis entre les partenaires avant toute interaction. Il inclut notamment : Les pratiques acceptées ou refusées. Les limites physiques et émotionnelles. Les mots de sécurité (safe words). Les conditions d’arrêt ou de modification de l’activité. 1.2 Une base structurante Un cadre clair permet de structurer l’expérience. Il offre une référence commune qui évite les malentendus et favorise un environnement prévisible. Cette structuration est essentielle dans des pratiques où les rôles peuvent impliquer une asymétrie de pouvoir. Chapitre 2 : Le cadre comme garantie de sécurité 2.1 Sécurité physique Certaines pratiques BDSM peuvent comporter des risques physiques. Un cadre bien défini permet de : Réduire les dangers liés à l’improvisation. Adapter les pratiques aux capacités et à la santé des partenaires. Mettre en place des protocoles d’intervention en cas de problème. 2.2 Sécurité émotionnelle Le cadre joue également un rôle clé dans la protection psychologique. Il permet : D’éviter les situations de détresse ou de dépassement des limites personnelles. De renforcer le sentiment de contrôle, même dans des jeux de soumission. D’assurer un espace où chacun peut exprimer ses besoins sans jugement. Chapitre 3 : Le rôle central du consentement 3.1 Consentement éclairé Le consentement dans le BDSM doit être explicite, informé et réversible. Cela signifie que chaque partenaire : Comprend les implications des pratiques. Accepte librement sans pression. Peut retirer son consentement à tout moment. 3.2 Négociation préalable Avant toute interaction, une phase de discussion est nécessaire pour établir le cadre. Cette négociation permet de : Clarifier les attentes. Identifier les limites. Construire une relation basée sur la confiance. Chapitre 4 : Communication et ajustement 4.1 Une communication continue Le cadre n’est pas figé. Il évolue avec l’expérience et les besoins des partenaires. Une communication régulière permet de : Ajuster les pratiques. Revoir certaines limites. Améliorer la qualité de l’interaction. 4.2 Le rôle du retour d’expérience Après une séance, un temps d’échange (souvent appelé “aftercare”) est recommandé. Il permet : D’exprimer les ressentis. D’identifier ce qui a fonctionné ou non. De renforcer le lien entre les partenaires. Conclusion Le besoin d’un cadre clair dans le BDSM ne relève pas d’une contrainte, mais d’une nécessité fonctionnelle. Il garantit la sécurité, soutient le consentement et facilite la communication. En structurant les interactions, il permet aux partenaires d’explorer leurs pratiques dans un environnement maîtrisé et respectueux. Sources American Psychological Association (APA) : recherches sur les pratiques BDSM et le consentement. National Coalition for Sexual Freedom (NCSF) : guides sur la sécurité et les bonnes pratiques. Wiseman, Jay. SM 101: A Realistic Introduction (ouvrage de référence sur les pratiques BDSM). Royal College of Psychiatrists : analyses sur les comportements sexuels consensuels. Wismeijer & van Assen (2013), Journal of Sexual Medicine : étude sur le bien-être psychologique des pratiquants BDSM. __________   Dominant Old School | Accompagnement | Discrétion | Rigueur | Présence | Respect strict du cadre SSC (Sûr, Sain, Consenti) | © droit d’auteur, Munimen | https://munimen-discipline-bordeaux.carrd.co/ __________   #munimen #Bordeaux #BordeauxMetropole #CUBordeaux #SudOuestFrance #bassinarcachon #Gironde #Paris #Lyon #bdsm #bdsmBordeaux #bdsmoldschoolBordeaux #Bordeauxconfidential #Bordeauxdomination #Bordeauxdiscipline #bdsmParis #bdsmLyon #bdsmoldschool #femme #femmesoumiseBordeaux #femmeBordeaux #sub#subBordeaux #soumise #soumiseBordeaux #esclave #esclaveBordeaux #femmesoumiseParis #femmesoumiseLyon #dominant #dominance #domination #leadership #accompagnementsensorielBordeaux #autoritenaturelle #lacherprise #dominanceoldschool #discipline #disciplinementale #cadreclair #presenceferme #reposprofond #developpementpersonnel #bienetremental #presence #maîtrise #elegancemasculine #coachingpersonnel #accompagnementhautdegamme #serviceexclusif #discrétionabsolue
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Par : le 15/05/26
Il répondait à ses larmes ou aux rares supplications avec l'imperturbable tranquillité du danna qu'une geisha flatte. Elle lui parlait de sa solitude, il ne l'entendait pas. Il souriait avec condescendance. Il ignorait la tendresse. Il ne se doutait pas du pouvoir des banalités lorsqu'elles viennent d'un homme qu'on admire. Il ne la regardait jamais lorsqu'on la dénudait pour la contraindre. Il y avait un sujet d'étonnement plus réel dans la personne de la jeune fille. Il fallut très tôt cacher ses succès. Au début, on pouvait parler en riant des premiers prix de grec, des parties de tennis enlevées en quelques jeux, du piano dont elle jouait mieux que Saint-Saëns. Puis on dut modérer ces transports et même s'inquiéter, tant il devint évident qu'il ne s'agissait pas seulement d'une adolescente bien douée. À vingt ans, Charlotte était une jeune fille frêle, d'une vitalité extrême, avec un regard pétillant et une bouche remuante sous des cheveux bruns coiffés à la garçonne. Les femmes disaient qu'elle n'était pas jolie, parce qu'elle ne sourait jamais. Mais sa froideur attirait. Elle ouvrait la bouche et le silence régnait. Des yeux noirs brillants comme des cassis mouillés, un air de malice en accord avec son comportement fantasque, on sentait sous la désinvolture de sa jeunesse le nerf tenace des résolutions. En révolte contre les siens, mais sans aller jusqu'à casser de la vaisselle, elle transgressait les tabous de son milieu autant qu'il était convenable de le faire et même souhaitable pour prouver un fier tempérament. Elle s'amusait avec pas mal d'espièglerie d'un statut qui ne lui valait rien, sauf des égards et la faveur des snobs dont elle se fichait également. C'était romanesque d'être son chevalier servant. La domination mêlée à l'amour créait une atmosphère stendhalienne qui me plaisait. Nous nous étions connus en khâgne au lycée Louis-le-Grand, me dit-elle. Je la regarde. Elle n'a pas dû beaucoup changer : elle a à présent vingt-trois ans, elle vient de réussir l'agrégation, sans doute enseignera-t-elle l'année prochaine. Mais elle a gardé un air très juvénile, ce n'est sans doute pas un hasard, elle perpétue son adolescence, les visages en disent autant que les masques. Les yeux noisette, des cheveux noirs, coupés très courts, presque à ras, et une peau mate: Juliette a beaucoup de charme. Elle parait épanouie, à moins de détecter quelques signes d'angoisse dans ce léger gonflement des veines sur les tempes, mais ce pourrait être aussi bien un signe de fatigue. Nous habitions Rouen, à l'époque. Sa cathédrale, ses cent clochers, Flaubert, et le ciel de Normandie. Même quand il fait beau, sauf pour Monet, quelque chose de gris traîne toujours dans l'air, tel des draps humides et froissés, au matin. Un charme bourgeois. Je l'ai appelé, le soir. Nous avions convenu d'un rendez-vous chez lui. Il m'a ouvert. "Tu es en retard" a-t-il dit. J'ai rougi comme la veille, je m'en rappelle d'autant mieux que je n'en fais pas une habitude, et que je ne comprenais pas pourquoi ses moindres propos me gênaient ainsi. Il m'a aidée à ôter mon imperméable. Il pleuvait pour changer, mes cheveux étaient mouillés. Il les a ébouriffés comme pour les sécher, et il les a pris à pleine main, il m'a attirée à lui, et je me suis sentie soumise, sans volonté. Il ne m'a pas embrassée, d'ailleurs, il ne m'a jamais embrassée, depuis quatre ans. Ce serait hors propos. Il me tenait par les cheveux, j'avais les jambes qui flageolaient, il m'a fait agenouiller. Puis, il a retiré mon chemisier et mon soutien gorge. J'étais à genoux, en jean, torse nu, j'avais un peu froid. Quand je pense à nos rapports, depuis, il y a toujours cette sensation de froid, il a le chic pour m'amener dans des endroits humides, peu chauffés. Il m'a ordonné de ne pas le regarder, de garder le visage baissé. D'ouvrir mon jean, de ne pas le descendre. Il est revenu vers moi. Il a défait sa ceinture, il m'a caressé la joue avec le cuir. Ce n'est qu'à ce moment-là que j'ai réalisé que j'étais littéralement trempée. Je dégoulinais, j'avais le ventre en fusion et j'étais terrorisée. Il a fini de défaire son pantalon, et il m'a giflé, plusieurs fois, avec sa queue, avant de me l'enfoncer dans sa bouche. Il était si loin, du premier coup, que j'en ai eu une nausée. Il avait un sexe robuste, rectiligne, large à la base, plus grosse que mon poignet. J'ai commencé à aller et venir de mon mieux. Je me suis dit que j'avais bien mérité de sucer ce membre épais. C'était comme un viol désiré. J'étouffais un peu. C'était la première fois. Charlotte avait trop souffert en secret pour ne pas accepter cet outrage en respirant très fort. Elle haïssait la méthode, mais elle succombait, en demeurant silencieuse et immobile.   Elle avait découvert tristement qu'un homme peut remplacer un idéal. Il remplace tout. Les autres femmes ne mettent pas tant de religion dans leur amour. Mais, à défaut d'une union spirituelle, un breuvage physique les retient. Un corps les nourrit de sa substance blanche. Pour Charlotte, le corps de l'homme avait un rôle différent. Dans ses bras, elle pensait d'abord qu'il était là, certainement là, et que pour une heure ou deux il n'allait pas disparaître, tomber dans le désespoir. Enfin, il était solide, comme la vérité, les tables, les chaises et non cet être mobile, douloureux qu'elle connaissait. Elle voulait bien que son amant fût une idée ou un objet, pas un vivant, elle savait qu'on doit atttendre le pire, surtout au début. Pour tout d'ailleurs, c'était la première fois. Quand il est passé derrière moi et qu'il m'a descendu le jean à mi-cuisse. Qu'il m'a ordonné de me pencher, la tête dans les mains, les fesses offertes. Quand il m'a pénétrée du bout des doigts, essayant la solidité de mon hymen, avant d'enfoncer ses doigts dans mon anus, trois doigts, d'un coup, c'était juste avant qu'il me sodomise. Pas un instant, à ce moment-là, je n'ai pensé qu'il pourrait me prendre autrement. Il est revenu dans ma bouche, sa verge avait un goût acre que j'ai appris à connaître et à aimer, mais là encore, il n'a pas joui. Il le faisait exprès, bien sûr. Il a achevé de me déshabiller, il m'a fait marcher à quatre pattes, de long en large. Nous sommes allés dans la cave, où il m'a fait allonger sur une table en bois, très froide. Il y avait une seule lampe au plafond et il m'a ordonné de me caresser, devant lui, en écartant bien les cuisses. La seule idée qu'il regardait mes doigts m'a fait jouir presque tout de suite. Il me l'a reproché bien sur, c'était le but du jeu. J'étais pantelante, j'avais joui si fort que j'en avais les cuisses inondées, bientôt, il s'est inséré entre mes jambes, les a soulevées pour poser mes talons sur ses épaules, j'ai voulu le regarder mais j'ai refermé les yeux, à cause de la lumière qui m'aveuglait, et il m'a dépucelée. J'ai eu très mal, très brièvement, j'ai senti le sang couler, du moins j'ai cru que c'était du sang, il a pincé la pointe de mes seins, durement, et j'ai rejoui aussitôt. Quand il est ressorti de moi, après avoir enfin éjaculé, il m'a dit que j'étais une incapable, une bonne à rien. Il a dégagé sa ceinture de son pantalon, et il m'a frappée, plusieurs fois, sur le ventre et sur les seins. J'ai glissé à genoux, et je l'ai repris dans ma bouche, il n'a pas arrêté de me frapper, le dos, les fesses, de plus en plus fort, et j'ai arrêté de le sucer parce que j'ai joui à nouveau. C'était inacceptable pour lui. Il a saisi une tondeuse à cheveux et il m'a rasé la tête. Sanglotante, il m'a dit de me rhabiller, tout de suite, sans me laver, le jean taché du sang qui coulait encore, le slip poisseux, souillé par son sperme. Je m'abandonnais à cette suave torture. Je lui ai demandé où étaient les toilettes. Il m'y a amenée, il a laissé la porte ouverte, me regardant avec intérêt, sans trop le monter, ravi de ma confusion quand le jet de pisse frappa l'eau de la cuvette comme une fontaine drue. Il m'a donné en détail, le protocole de nos rencontres. Les heures exactes, mes positions de soumission, le collier et la lingerie que je devrais porter et ne pas porter surtout. Il m'a ordonné d'aller tout de suite chez un sellier acheter une cravache de dressage en précisant que le manche devait être métallique. J'allais franchir un nouvel échelon. "- Qu'est-ce que tu es ?", m'a-t-il demandé . "- Je ne suis rien. - Non, a-t-il précisé, tu es moins que rien, tu es mon esclave. - Je suis ton esclave, oui". Cinq jours plus tard, nouveau rendez-vous, juste après les cours. J'ai apporté la cravache. La porte était entrouverte, je suis entrée et je l'ai cherchée des yeux. Il ne paraissait pas être là. Je me suis déshabillée, et je me suis agenouillée, au milieu du salon, les mains à plat sur les genoux en cambrant les reins, devant un lourd guéridon bas où j'avais posé la cravache. Il m'a fait attendre un temps infini. Il était là, bien sûr, à scruter mon obéissance. Je consommais trop d'enthousiasme dans le désir.   Je l'avais longtemps supplié de m'aimer. Je l'avais laissé faire: ces mots abominables justifiaient ma punition. À présent, je tenais à lui, solidement, par tous les liens de l'habitude, de l'instinct et du dégoût de moi-même. Ce jour-là, il s'est contenté de me frapper sur les reins, les fesses et les cuisses, en stries parallèles bien nettes en m'ordonnant de compter un à un les coups. Ce fut tout ce qu'il dit. J'étais devenue ce que je voulais être, un simple objet au bon plaisir de son Maître. À dix, j'ai pensé que ça devait s'arrêter, qu'il faisait cela juste pour dessiner des lignes, et que je n'allais plus pouvoir me retenir longtemps de hurler. À trente, je me suis dit qu'il allait se lasser, que les lignes devaient se chevaucher, constituer un maillage, et que ça ne présentait plus d'intérêt, sur le plan esthétique. J'ai failli essayer de me relever mais il m'avait couchée sur le bois, et m'avait ligoté les poignets et les chevilles aux pieds de la table. Il s'est arrêté à soixante, et je n'étais plus que douleur, j'avais dépassé la douleur. J'avais crié bien sûr, supplié, pleuré et toujours le cuir s'abattait. Je ne sais pas à quel moment j'ai pensé, très fort, que je méritais ce qui m'arrivait. Ainsi, je ne m'appartenais déjà plus. Il s'est arrêté, il m'a caressée avec le pommeau métallique de la cravache, qu'il a insinué en moi, par une voie puis l'autre. J'ai compris qu'il voulait entendre les mots, et je l'ai supplié de me sodomiser au plus profond, de me déchirer. Mais il est d'abord venu dans ma bouche. J'avais les yeux brouillés de larmes, et je m'étouffais à moitié en le suçant. Me libérant la bouche, il s'est décidé à m'enculer, sans préparation, pour me faire mal. Il se retira pour me frapper encore cinq ou six fois sur les seins en me meurtrissant les pointes. Je me mordais les lèvres au sang pour ne pas hurler. Il m'a donné un coup juste à la pliure des genoux, et je me suis affalée sur le sol glacé. Il m'a traînée dans un coin, et il m'a attachée avec des menottes à une conduite d'eau qui suintait. En urinant sur ma tête rasé, il me promit de me marquer au fer lors de la prochaine séance. J'avais de longues traînées d'urines sur le visage et sur les seins. Au fond, c'était un pâle voyou qui avait fait des études supérieures. Et qui m'avait devinée dès le début. Il avait su lire en moi ce qu'aucun autre n'avait lu. J'ai fréquenté, un temps, certains cercles spécialisés, ou qui se prétendent tels. Des Maîtres, jouisseurs, toujours si affolés à l'idée que l'on puisse aimer la souffrance et les humiliations, capables d'élaborer un scénario d'obéissance, où toutes les infractions sont codifiées et punies mais sans s'interroger jamais sur la raison ou la déraison qui me pousse à accepter ces jeux. Car c'est alors que mon corps peut s'épanouir, en se donnant à part entière. C'est l'extase, la jouissance exacerbée par des rites inattendus, l'abnégation de soi.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 15/05/26
photo prise lors d'un cours de photo sous le thème de nu masculin Quelques dames ont eu un petit sourir en voyant mon petit bout entre les jambes...;
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Par : le 15/05/26
Je rentre du bureau. Ma femme me dit, je doit te parler! Ca fait des année que je te ments ....;En faite , tu ne m'a jamais fais jouir..Je t'ai déjà dit que ta crevette que tu as entre les jambes est beaucoup trop petite. J'ai des amants qui eux ,on vrais bite... Une que je sent vraiment me penetrer.Toi , je ne sais jamais si tu es dedans ou à coté et de toute facon, ca ne change pas grand choses...; A partir d'aujourdhui , tu sera mon cocu officiel et je veux que tu me regarde me faire baiser par de vrais hommes avec une bonne bite.. Mais ,ma chérie, je ne comprends pas .Dis je et elle me répond directement . Il n'y a plus de chérie, tu m'appelera Madame ou tu t'en vas . C'est claire?  Je répond , bien oui... oui  qui? Oui madame Ok, j'ai un diner avec de nouvelles copines et  tu feras le service à poile . Tu sera l'attraction avec ta petite nouille..... Aller, donne moi tout tes vetements et vite. Je vai les mettres dans l'armoir avec tous tes autres vêtement qui sont sous clefs; Donc , tu sera nu  en permanance  Elle m'epile le peut de poile que j'ai et rigole après l'épilation en me dit ( un  homme avec un sexe de bébé) Les copines arrive et j'en profite por me cacher dans la chambre... Honteux... Je les entend derrrière la porte  et je suis teroriser. ma femme m'appelle ! Alors poule moullier , tu viens te montrer ou je dois venir te chercher? Et elle ouvre la porte en grand , me prend par le zizi entre deux doigts et me tire vers ces copines qui  éclate de rire en me voyant rouge de honte et regarde mon micro pénis en le comparant avec leurs petits doigts Ma femme prend une règle et  me donne deux coup -sur les fesses et deux coup sur le zizi et prend la mesure en m'écartant les jambes pour que tout le monde puisse voir. Et encore plus d'éclat de rire Elle demande à ces copines , savez vou comment on branle une mini bite? Et bien entre deux orteils . Elle s'execute et place mon vers de terre  entre deux orteils et me branle devant toutes ces copines qui éclete de rire à nouveau et j'éjacule en moin de 20 secondes Vous comprenez les filles? Evidement repondent elles. Tu ne sais rien faire avec cette toute petite chose à part rire..... Donc ce soir il va nous servir nu ( il n'y a quand même rien à voir) et il s'occupera de nos pieds à toute . Et si ce n'est pas bien fait, j'ai une baguette de décharge électrique à lui placer sur son mini gland décaloté... Vous verrez , après une punition comme ca, il s'apliquera..   Mais je ne vais pas y échaper, elles ont trop envie de jouer avec ca , d'autent plus que mon zizi devient encore plus petitt aprés une décharge élèctrique... Suite dans le prochain article
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Par : le 14/05/26
Bonjour, Rosina est , depuis trois ans , notre aide de vie .  Trois à quatre jours par semaine, elle s'occupe de tout : la maison, les courses , nos repas souvent pré préparés, le linge , le reste...etc...une fée ! Otoctone d'une cinquantaine d'années, elle connaît ( presque) tout de notre vie, nos agendas " bizzares" et nos goûts culinaires , nos enfants et petits enfants : elle doit nous trouver un peu étranges, mais nous respecte comme nous la respectons . Line, la semaine précédente, a été " incorrecte" envers elle ,à nos yeux : son panier de linge repassé avec un stricte mot : " A refaire ! " Rosina n'est pas notre boniche....ma Dame n'a pas validé : punition ! " Ça, Non !...pas d'accord !...TU sera notre boniche Dimanche !" J'acquiesce. Donc , vers 15 h , Dimanche  dernier , ma Dame enmene son amie pour la préparer au service du goûter....un bon quart d'heure... puis revient dans le patio avec une clochette de service et un martinet qu'elle pose sur la table. Sur l'entre fait arrivent leurs deux copines Belges tenniswomen avec une superbe tarte aux fraises : Miam ! Discussion à quatre , puis appel à la clochette... Arrive alors notre servante : ne portant qu'une large ceinture cloutée vissée aux hanches , chaussures très hautes assorties , toute menottée par un ensemble poignets-chevilles avec une chaîne, bâillonnée , deux clochettes fixées aux anneaux de ses tétons ( Merci Angèle62 pour l'idée....) , elle est obligée de marcher à petits pas...et est plutôt surprise de nous voir tous . Je crois que c'est la première fois qu'elle se présente ainsi . Alexandra : " je m'offrirais bien une servante pareil !" Reprise de ma Dame : " Line ne s'achète pas... elle se gagne ! "... clair ! " De toute façon , tu n'en ferai rien : elle est fermée de partout !... fait nous voir ! " Notre servante se penche , nous fait voir son plug anal à tête noire , doit écarter les cuisses pour nous montrer son cadenas fermé aux anneaux de ses petites lèvres, et est toujours bâillonnée.... " Vous voyez : toute fermée ! "   " Deux thés verts , deux cafés, quatre assiettes et couverts à dessert !.... Maintenant ! "....ma Dame est ferme . Line part donc à la cuisine, non sans mal , et revient pour servir, en marmonant un " Attends ton tour ! " que nous entendons... Un aller-retour de martinet la fait sursauter...ma Dame ne l'a pas raté ! Notre servante, bâillon baissé, est autorisée à goûter une part de tarte , debout derrière nous, et toujours menottée. Causeries diverses , les copines s'en vont, notre servante peut se rhabiller. De part sa naissance et son statut professionnel, Line est une femme " de pouvoir"....la recadrer de temps en temps ne lui fait que du bien ! Elle s'est, depuis , excusée auprès de Rosina .      
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Par : le 13/05/26
Certaines pratiques BDSM peuvent, avec le temps, évoluer d’un cadre ludique et limité vers une organisation plus profonde de la relation. Ce glissement ne se produit généralement pas de manière brutale, mais progressive, à travers une série d’ajustements qui, pris isolément, peuvent sembler anodins. À l’origine, la relation repose sur un équilibre clair : les rôles sont définis, les limites connues, et le soumis ou la Dame conserve une capacité réelle à mettre fin au jeu. Cependant, lorsque certaines pratiques s’inscrivent dans la durée, elles peuvent commencer à structurer leur style de vie et s’ancrer dans les aspects concrets du quotidien. Le contrôle de la sexualité comme premier point d’ancrage L’introduction de la chasteté du soumis constitue souvent une première étape. Introduit comme un jeu ponctuel, limité dans le temps, il est progressivement étendu. La répétition des périodes de contrôle, puis leur allongement, la suppression de l’accès aux clés de secours modifient peu à peu l’équilibre initial. Ce qui relevait d’un contrôle temporaire devient une norme implicite. Le soumis perd l’initiative, perd l’accès à son sexe, jusqu’à voir sa sexualité entièrement dans les mains de sa Dame. Lorsque cette dynamique s’installe en permanence, la distinction entre fantasme et réalité devient impossible à maintenir. Cette perte d’initiative du soumis marque alors un premier déplacement de pouvoir, une première dépendance. La dépendance financière Le contrôle s’étend ensuite aux ressources. D’abord limité à une surveillance des dépenses — justificatifs, suivi des achats — il peut évoluer vers l’imposition de budgets, puis vers le contrôle complet de l’accès à l’argent. Plus le contrôle se ressert, plus la perte d’autonomie financière devient totale : impossibilité pour le soumis d’accéder à son argent, transfert de tout son argent à la Dame. Le point culminant sera que la Dame demande l’abandon de toute activité professionnelle. Le soumis s’enfonce dans l’esclavage. Il ne dispose plus les moyens matériels pour quitter la relation. Le contrôle de l’apparence et du quotidien Dans la poursuite de contrôle, la maîtrise de l’apparence et des habits s’inscrit dans la même logique. La Dame choisit la coupe de cheveux, l’épilation temporaire ou définitive. Le choix des vêtements est progressivement retiré jusqu’à la gestion totale. Les habits sont mis sous clé. Elle choisit de ce qui peut être porté en privé et en public. Ce contrôle touche directement à l’identité de l’esclave et à sa capacité à interagir avec l’extérieur de manière autonome. Il renforce l’acceptation de la transition de soumis à esclave et réduit encore ses marges de liberté. La dépendance matérielle et la restriction des libertés La suite est la mise en place d’un contrôle du corps et des mouvements. L’imposition d’entraves — collier, menottes aux poignets et aux chevilles — sans possibilité pour l’esclave de s’en libérer, sera justifié comme symbol de l’appartenance. L’accumulation de ces contraintes physiques renforce la limitation des déplacements. L’enfermement, la mise en cage, constitue la rupture nette avec une simple relation de dépendance. Dans ce contexte, il ne s’agit plus uniquement de dépendance, mais bien d’une restriction effective de la liberté. Certains évoquent le concept de « CNC » (consensuel non-consensuel) pour tenter de cadrer ou de justifier ce type de dynamique. Mais dans les faits l’esclave a perdu le contrôle de son environnement et de sa capacité d’action. Sa capacité à agir, à se déplacer ou à disposer de lui-même est conditionnée par sa Dame. Vers le contrôle total, la dépendance affective et psychologique Lorsque ces différentes dépendances — sexuelle, financière, matérielle, sociale — se combinent, elles forment un système cohérent de dépendances matérielles. Chacune renforce les autres : la dépendance financière empêche le départ, la dépendance matérielle limite l’action, le contrôle du quotidien réduit l’autonomie psychologique, l’attachement émotionnel rend la situation difficile à remettre en question. Au cœur de ce système se trouve la dépendance affective et psychologique. C’est elle qui permet aux autres formes de contrôle de s’installer et de se renforcer dans la durée. La relation va s’organiser autour du besoin de validation : prouver son attachement, démontrer son engagement, répondre à des attentes implicites. L’affection de la Dame, sa considération deviennent conditionnelles. Alors la peur de décevoir ou de perdre la relation prend le pas sur le choix initial. Dans ce contexte, l’humiliation et la dévalorisation sont introduites. Présentées comme faisant partie du jeu, elles seront, à force de répétition, intériorisées. Remettre en question la valeur, l’identité ou l’adéquation de l’esclave fragilise son estime de lui. Cette fragilisation renforce la dépendance : plus sa confiance en lui diminue, plus la relation avec sa Dame devient centrale, voire indispensable. C’est un paradoxe : La Dame est à la fois source de validation et de déstabilisation, créant une forme d’emprise difficile à percevoir et à remettre en question. L’idée de “protéger” peut renforcer l’acceptation de l’esclavage. Elle introduit une justification qui atténue la perception de contrainte : le contrôle n’est plus seulement imposé, il est présenté comme bienveillant. il renforce l’adhésion, tout en rendant la remise en question plus difficile. Les dépendances sont alors intégrées non comme une perte, mais comme une forme de cadre rassurant. À ce stade, les dynamiques imposées n’ont même plus besoin d’une intervention constante pour perdurer. Le contrôle devient autonome, intégré, presque invisible. Lorsque la capacité d’agir ou de revenir en arrière ne dépend plus de soi, mais d’un cadre extérieur — même présenté comme protecteur — la dépendance atteint un point particulier. Elle ne repose plus uniquement sur des règles imposées, mais sur leur acceptation intériorisée. C’est précisément dans ces situations que la frontière entre choix et contrainte devient la plus difficile à percevoir. La personne peut continuer à adhérer à la dynamique, tout en ayant perdu les moyens concrets de s’en extraire. La rupture finale : la négation de l’autonomie En résumé, ce qui caractérise cette évolution, c’est la convergence de plusieurs formes de dépendance — sexuelle, financière, matérielle, psychologique. Chacune renforce les autres et réduit progressivement les marges d’autonomie de l’esclave. Le point majeur réside dans la perte de réversibilité. Tant que l’esclave conserve les moyens concrets de refuser ou de partir, la dynamique reste encadrée. Lorsque ces moyens disparaissent, la relation bascule vers une structure asymétrique durable. Ce passage du symbolique au réel constitue le cœur de la dérive. Les pratiques ne sont plus seulement des mises en scène, mais deviennent des mécanismes concrets d’organisation de la vie. Ainsi, ce n’est pas l’intensité des pratiques qui définit la dérive, mais la disparition progressive de la liberté effective. Le moment où tout tient sans effort À un certain stade, il n’est même plus nécessaire de donner des ordres à l’esclave. Il s’adapte de lui-même. Il anticipe les attentes. Il corrige spontanément son comportement. Il accepte les règles sans qu’elles aient besoin d’être rappelées. Le contrôle ne repose plus sur la contrainte visible. Il repose sur l’intégration complète de la domination dans le fonctionnement quotidien. Ce qui relevait au départ d’un cadre de jeu devient un mode de fonctionnement normal et permanent. L’esclave finit par organiser lui-même sa propre restriction de liberté. Il surveille ses actes, ses paroles, ses réactions. Il n’agit pas selon sa volonté que selon ce qu’il pense être attendu de lui. C’est à ce moment que la dépendance atteint son niveau le plus efficace. Le pouvoir n’a plus besoin d’être démontré. Il n’a plus besoin d’être imposé. Il est devenu normal. Et lorsqu’un système de contrôle devient normal pour l’esclave qui le subit, il devient extrêmement difficile à remettre en question. Le point final Puis apparaît une étape qui révèle la nouvelle relation. L’esclave peut être confié, prêté, loué ou “remis” à quelqu’un d’autre. l’esclave peut être informé ou non, voir consulté en apparence, mais il n’est plus au centre du choix. La décision est prise par la Dame. À ce stade, il ne s’agit plus d’une asymétrie consentie entre deux individus. Il s’agit d’une relation dans laquelle l’un exerce un pouvoir de disposition sur l’autre. Le glissement est alors complet. L’esclave n’est plus autonome, capable de déterminer librement ses propres limites. Il devient un élément intégré au système de domination de la Dame. Ce n’est plus seulement son comportement qui est contrôlé. C’est sa place dans la relation, sa capacité à décider pour lui-même, et son statut même comme individu autonome qui est effacé. Le point de rupture est là : il ne s’agit même plus de mesurer l’intensité du rapport de domination. L’autonomie restante est devenue insuffisante pour que cette domination puisse encore relever du consentement.  
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Par : le 13/05/26
Paul prit Anne dans ses bras et l’emmena jusque dans le canapé du salon, il la déposa délicatement et la recouvrit d’un plaid posé sur un fauteuil. Il la regarda dormir, posa ses lèvres sur les siennes et sortit de la pièce. Pendant qu’Anne dormait il appela Véronique pour convenir d’une date avec elle, il voulait également lui proposer d’inviter le même soir, Béatrice, la cousine d’Anne. Bonsoir Véronique, comme promis je te rappelle pour que nous fixions une date pour que tu viennes dîner à la maison…...Anne sera là bien entendu…. Je me demandais si tu serais intéressé pour que j’invite Béatrice la cousine d’Anne à ce dîner. D’après Anne elle n’a aucune expérience de la soumission mais cela peut être un challenge intéressant pour toi comme pour moi !….. Bon je te confirme la date quand j’aurai eu la réponse de Béatrice…...Bonne soirée à toi aussi ! Puis il descendit à la cuisine demander à Odile de leur préparer pour deux un dîner léger mais très fin Il regarda le compte Telegram d’Anne, il y avait une vingtaine de personnes désirant la rencontrer...presque autant d’hommes que de femmes...voilà qui était intéressant !!! deux retinrent plus particulièrement son attention. Ils avaient flashé sur son côté soumise et proposaient des rencontres « spéciales »….. Paul se dit qu’il y avait là quelque chose à creuser et que c’était bien ce qu’il présentait pour sa soumise chérie. Mais en attendant, après avoir sauvegardé ces messages, il ferma son ordi et décida de retrouver Anne. Anne était réveillée et attendait son Maître à genoux au pied de son fauteuil. Excusez-moi, Monsieur, de m’être endormie comme cela… Ne t’inquiète pas, Anne, je sais que pour toi la journée a été chargée en émotion. C’est normal que tu aies eu besoin de repos après tout cela. Comment te sens-tu ? Pas trop mal ? Non Monsieur je n’ai pas du tout mal. Je sens juste une certaine gêne, une douce chaleur là où sont les piercings, mais c’est tout ! Très bien, je suis content que cela ne te fasse pas mal, je te remettrai de la pommade cicatrisante tout à l’heure, pour que cela continue à bien cicatriser. Il faudra continuer à le faire pendant 10 jours 3 fois par jour. Allonges toi sur le canapé je vais te mettre la préparation que mon médecin t’a prescrite… Mais avant, toi, allonge-toi sur le ventre, je vais te masser pour te décontracter encore plus…. Anne s’allongea comme le lui demandait son Maître. Paul pris de l’huile d’amande douce et commença à masser doucement le dos d’Anne, la libérant petit à petit de ses tensions accumulées tout au long de la journée...sous ses doigts le corps de sa soumise se détendait, ses caresses se firent plus sensuelles, plus câlines, prenant possession petit à petit de ses fesses, de ses cuisses…. Volontairement ou non, Anne entrouvrit ces dernières et les mains de son Maître purent s’insinuer entre elles, remontant petit à petit sur sa source de plaisir...Paul fit très attention de ne pas faire mal à sa protégée….Anne s’offrit totalement aux caresses de son Maître et se retourna pour lui offrir le reste de son corps….Paul l’embrassa amoureusement, prenant possession de sa bouche dans un long baiser langoureux partagé par sa compagne…. Quand ses doigts touchèrent ses tétons Anne émit un petit gémissement, mais sa main maintient celle de son Maître sur sa poitrine….Paul quitta la bouche de son esclave pour descendre ses lèvres sur les tétons érigés, d’une langue délicate il joua avec les piercings, et s’attarda sur la pointe des tétons jusqu’à ce qu’Anne émette un long gémissement de plaisir…. Il descendit alors vers son sexe ou jouant avec son clitoris turgescent il lui procura un long orgasme….Il se déshabilla rapidement pour venir se blottir à côté d’elle et se glissa entre ses jambes pour la prendre avec tendresse …. Anne eut plusieurs orgasme coup sur coup tant son Maître savait jouer de son corps et la prendre à la fois intensément et délicatement…. Elle se mit à 4 pattes pour que son Maître puisse se répandre dans sa bouche et avaler cette semence qu’elle aimait tant. Ils restèrent ainsi enlacer un long moment puis Anne fila prendre une douche avant de revenir se blottir contre son Maître… Vous ne deviez pas me mettre la préparation de votre médecin, Monsieur, lui demanda-t-elle en souriant ? En effet Anne, tu as raison ….dit il en riant également… Allez mets toi sur le dos ...Cela va sans doute piquer un peu, c’est normal et cela passe rapidement ! Anne se positionna comme il faut les jambes repliées et largement ouvertes pour que son Maître soit à son aise pour la « soigner » comme il faut…. Un Petit gémissement de douleur confirma que le produit piquait bien…. Mais Anne ne bougea pas, laissant son Maître travailler en toute tranquillité…. Voilà, cela n’a pas été trop douloureux ? Non Monsieur, cela pique un peu mais rien d’insupportable...merci Monsieur Nous n’avons jamais vraiment pris le temps de parler tous les deux, depuis Nantes. Comment te sens-tu ? Ce soir tu peux me parler sans craindre quoi que ce soit…. Tu peux me dire tout ce que tu as sur le cœur ou tes envies…. Merci Monsieur As-tu déjà appartenu à un Maître, Anne ? Non Monsieur, Et je n’avais jamais eu l’idée que j’accepterai ni que je rencontrerai un jour un tel homme. C’était si loin de ma recherche d’indépendance, de liberté que je mettais au-dessus de tout ! Qu’est-ce qui t’as fait changer d’avis alors ? Il y a quelques années j’ai eu un accident de la route important, je suis restée dans le coma plusieurs semaines et j’ai dû réapprendre beaucoup de choses Monsieur. Ma liberté était totalement anéantie, ma vie aussi d’ailleurs. Tu as admirablement remonté la pente Anne. Cela n’a pas dû être facile ! En effet Monsieur, mais j’ai eu de la chance de rencontrer des personnes qui m’ont tiré vers le haut. D’abord le personnel hospitalier, surtout une infirmière qui m’a portée à bout de bras pendant des semaines. Elle était très douce, toujours positive, très souriante, mais elle ne lâchait jamais et me poussait à faire chaque jour un pas de plus…. Puis ma coach de danse, qui est venue me voir presque tous les jours et qui m’a, à la sortie de ma convalescence, beaucoup aidé à ne pas abandonner. Je ne garde comme séquelles de cet accident, que l’impossibilité d’avoir des enfants…. Quand je dis « que », Monsieur, ce n’est qu’une forme polie pour cacher ma tristesse de ne pouvoir être mère un jour… Je comprends Anne, cela doit être terrible pour toi de n’avoir aucun espoir de mettre au monde un enfant...Tu n’as jamais pensé adopter ? Non Monsieur, pour le moment, je me suis totalement plongée dans mes études et ma rééducation. J’ai profité de cet arrêt pour passer un Bac C, puis me lancer dans des études de commerce international et apprendre plusieurs langues. J’ai eu la chance d’avoir toujours été assez bonne en langues étrangères...J’ai donc appris, en plus de l’Anglais, le chinois et l’espagnol. Tu devais te noyer dans le travail...ta rééducation te prenait beaucoup de temps ? Les premiers temps j’étais en centre de rééducation, je faisais entre 4 et 5 heures de rééducation par jour, le reste du temps je travaillais. Je ne voyais pratiquement personne en dehors de ma coach et de ma cousine Béatrice. Celle avec qui tu dialoguais à Nantes ? Oui c’est cela Monsieur Ta coach n’était que ta coach sportive ? C’est devenue une amie à force Ta convalescence a duré longtemps ? Un an et demi Monsieur. Cela m’a permis de finir mon cursus scolaire et de passer mes concours de fin d’études de commerce international. J’ai ensuite trouvé du travail rapidement comme commerciale export….. Ta coach est venue pendant un an et demie te voir presque tous les jours ? Oui pratiquement Monsieur elle était plus beaucoup plus âgée que toi ? Elle avait pas loin de cinquante ans Monsieur, elle me prenait un peu comme sa fille…. Elle devait beaucoup t’aimer …. Oui je crois, qu’elle était amoureusement de moi et qu’elle espérait peut être un peu plus de moi…. Mais je n’étais pas prête à ce moment là…. Que veux-tu dire par là Anne ? Une ou deux fois, elle a été plus tactile et a cherché à me caresser tendrement, c’était très agréable mais je n’ai pas donné suite ! Tu as déjà eu des relations avec une femme, je veux dire avant de connaître Patricia ? Oui Monsieur, en pension, j’avais une amie qui m’a initiée Très bien Anne Tu me disais que tu étais commerciale export…. Oui je l’ai été pendant trois ans, puis je me suis mise à me poser plein de questions….C’est à cette période que j’ai rencontré Bruno et vous connaissez la suite….Bruno, Patricia, Pierre et Vous….. et avec Patricia tu as aimé ? Oui beaucoup Monsieur plus qu’avec monsieur Pierre mais pas autant que d’être à vous ! Que veux-tu dire Anne ? J’aime ce que vous m’obligez à faire Monsieur ! J’aime m’abandonner à vos désirs...J’ai souvent honte de ce que vous exigez de moi mais, en même-temps, cette honte décuple mon plaisir….comme la fois où vous m’avez « forcée » à me prostituer avec ce client de l’hôtel de Nantes...Avec lui, les premières minutes passées cela a été très bon, mais après quand vous m’avez prise, cela a été exceptionnel Monsieur…. Je n’avais jamais connu cela avant vous. Et cela se reproduit à chaque fois que nous faisons l’amour Monsieur ! Je vais te donner une liste Anne, tu vas indiquer dessus tout ce que tu es prête à faire pour moi, d’accord ? Oui Monsieur, mais vous savez je veux tout apprendre, tout découvrir , savoir jusqu’où je peux allez dans ma soumission ou mon esclavage. Je veux être à vous, votre chienne soumise, votre pute préférée, votre esclave qui ne vit que pour le plaisir de son Maître ! Celle qui lui ramène fièrement ce qu’elle peut gagner pour lui ! Tu serais prête à être dressée pour devenir mon esclave ? Oui Monsieur je suis prête à cela ! J’en prends note Anne, mais peut être qu’avec ton accident tu as des postures qu’il ne faut pas chercher à pratiquer…. Je te laisse regarder cette liste, tu me l’a redonnera demain remplie d’accord ? Oui Monsieur Vient nous allons passer à table, nous continuerons notre conversation pendant le dîner. Ce soir tu es mon invitée, viens t’asseoir en face de moi. Mais avant passe ta robe, on ne vient pas nue à ma table dit Paul en souriant…. En effet Monsieur, cela ne se fait pas ! Dit elle en souriant Pendant le dîner ils parlèrent de différentes choses, Paul suggéra à Anne de rappeler sa cousine et l’inviter à dîner. Vois avec elle quand elle peut ou veut venir, sa date sera la nôtre. Je vais l’appeler tout de suite, on pourra définir la date immédiatement tous les trois ! Les deux cousines parlèrent un long moment toutes les deux, et elle finirent par fixer le rendez-vous au jeudi suivant. Béatrice ne travaillant pas le vendredi, elle pourrait même rester coucher si elle le désirait. Cela lui éviterait de reprendre la voiture après le repas ! ….. C’est parfait, je suis très heureux de faire la connaissance de la dernière famille qui te reste. Serais-tu d’accord que nous invitions Véronique en même temps ? Pourquoi pas Monsieur...Mais seul homme au milieu de trois femmes, je vous plains Monsieur, dit Anne en riant ! C’est vrai je vais inviter un ami pour me sentir moins seul alors ! C’est une excellente idée Monsieur… Le dîner était excellent, Odile est vraiment une cuisinière exceptionnelle ! Tu lui diras toi-même, Anne, elle sera très contente. Elle est encore là ? Oui bien sûr ! Je peux descendre la remercier tout de suite ? Vas-y et rejoins moi dans ma chambre d’accord ? Hummmm je vais passer la nuit avec vous ? Bien sûr, ce soir tu n’es pas mon esclave...tu es ma compagne ! Je descends la remercier et je vous rejoins tout de suite Monsieur !
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Par : le 12/05/26
Plus d’une année s’écoula, c’était l’été 2022, quand ce « je ne sais quoi » se fit ressentir à nouveau. Je repensais à ce film bdsm lesbien, puis l’épisode de Lyon resurgit. Je me reconnectais sur ce site. J’avais indiqué etre hétero et chercher une femme, mais des hommes venaient me parler. J’avais mis comme géolocalisation le dept 04 car j’allais passer 2 semaines de vacances du coté de Manosque en aout. Le mois d’aout arriva, les vacances se déroulaient bien. Je me connectais un peu sur le site car j’étais en contact avec 2 femmes, indécises et il y avait aussi 2 hommes insistants. Une après-midi où ma femme et les enfants étaient partis au centre nautique (moi je déteste me mettre en maillot de bain), je me connecte sur le site. Un des 2 hommes me contacte aussitôt, son pseudo « poursuceuse » et me dit : alors ma petite cochonne, ça y est tu es tout proche de chez moi, suis sûr que tu en meurs d’envie. Cet homme me faisait rire, il était complètement dans son délire. On discutait souvent, même s’il avait une mauvaise orthographe, il avait un langage fleuri et m’écrivait beaucoup, moi je lui répondais peu. Mais comme je lui répondais, il pensait que je l’intéressais, pourtant je lui rappelai à chaque fois, que je n’étais pas bi, et que je recherchais une femme. Il me dit moi aussi je recherche ma petite femelle docile, j’en suis sûr que tu en es une à dresser, ça t’excite c’est pour ça que tu me parles. Tu meurs d’envie de baver sur mon sexe et te faire dresser par un male mur. Je souriais en le lisant, je me disais il est barge ce type, et je lui répondis sur un ton ironique : mais bien sûr, heureusement que tu es là, je n’attendais que toi. Enfin tu l’avoues petite chienne, depuis le temps que je te le dis, tu vas être ma vide couilles. Je suis dispo là et toi ? Moi aussi lui dis-je. Tu es où, j’arrive me dit-il. Je réponds : lol pourquoi faire ? Lui : tu vas bien me sucer Moi : non merci, je ne veux pas attraper de maladies Lui : j’ai capote, on se retrouve où, je viens. Moi : nulle part, je t’ai dit je suis en vacances avec ma famille Lui : je sais, on se fait plan extérieur, je connais plein de coins tranquilles. Si tu ne m’as pas menti sur là où tu es, je suis tout proche. On se retrouve à la sortie de ton bled, là où il y a les poubelles de tris. Je voyais très bien, l’endroit qu’il disait, j’avais eu du mal à trouver ce lieu car il n’est pas visible depuis la route. Comme je ne disais plus rien, il me relance un message. Tu viens, on se retrouve dans 10mn ? Je ne sais pas pourquoi j’ai dit OK. J’ai une volvo break grise me dit-il. Je me déconnecte…. Et je regarde dans le vague mon écran… je me ressaisis et je ne comprends pas pourquoi j’ai dit ok, il va vraiment venir ? Surement oui… mais je ne vais pas y aller… je regarde ma montre, je sais qu’elles ne vont pas revenir avant au moins 3h… Je sors…. Et je me dirige vers l’extérieur du village, je marche environ 150mètres et m’engage dans le chemin à gauche, je marche environ 30m et j’arrive aux collecteurs de déchets. Je pense que mon cœur bat à la chamade, je ne me sens pas très bien. Et là, sourire, je me sens rassuré, il n’y a personne. Je suis tout guilleret. Je peux retourner chez moi, l’esprit tranquille, l’heure du rdv est dépassée de 3minutes. J’entends un véhicule, je me fige. Ouf, une camionnette blanche. Je réalise que je ne savais rien sur le physique de cet homme, juste qu’il avait +60ans. Où tu vas petite salope !! Je me retourne, je vois un homme qui me regarde à coté de sa camionnette. Je n’avais pas prêté attention à cette camionnette…. Ce n’était pas une volvo break… Oui toi la suceuse de bites, viens là, dépêche-toi ! Je restais immobile, j’étais comme vidé de volonté, ni partir ni y aller…… là sans être là… Dépêche-toi, si tu es là c’est que tu meurs d’envie que je te la mette dans la bouche, magnes toi, tu veux que j’appelle des copains ? Ses mots me réveillèrent, appeler du monde ?? surtout pas !! je me dépêchais de le rejoindre. Il ouvrit l’arrière de sa camionnette, et me dit de grimper, qu’on allait un peu plus loin, pour ne pas être entendu des personnes qui viendraient jeter leurs bouteilles en verre. Je passais la tête à l’intérieur, c’était propre, il y avait une banquette. Il me claqua les fesses en disant allez monte. Il referma la porte derrière moi, et dit humm tu as un bon cul tu m’excites. Je m’assis sur la banquette, il démarra. Un court instant, je me suis dit, et s’il partait, s’il me kidnappait ? A peine une minute après, il s’arrête, coupe le moteur, descend et ouvre la porte coulissante, il monte et referme derrière lui. Un méditerranéen d’un certain âge, plutôt sec, pas très grand, pas l’air sympathique. (Mais qu’est ce que je fais là….) Il sort 2 oreillers carrés qu’il met parterre et dit : ça fait des mois que je te dis que je vais te la mettre dans la bouche et que tu me réponds non, et tu es là ! a genoux ! (mais pourquoi je suis venu ?) je prends conscience de la gravité de la situation, je suis enfermé dans une camionnette avec un gars… j’y suis venu tout seul, comme un con. à quoi je joue ? CLAC je me prends une claque, il passe sa main derrière ma nuque et me presse vers le bas… mon sang bouillonne, pour qui se prend t’il ? j’ai envie de me lever et le frapper… Sa pression est forte sur ma nuque, j’accepte d’accompagner son geste, et me retrouve à genoux. (accepte ce jeu me dis-je) Te voila à ta place forte tête ! j’en ai dressé des comme toi. Il m’énerve, je baisse la tête pour ne pas le voir. C’est bien, tu baisses les yeux, tu sais qui est le patron ici ! tu vas être bien gentille avec moi. J’ai l’air d’être une femme pour que tu me dises gentille ??? dis-je énervé Mais c’est qu’elle parle ?? qui t’a donné l’autorisation ? il me donne une tape sur la tête. Oui je vois une petite salope à utiliser, et je vais te remplir la bouche pour que tu arrêtes de parler. Je vois ses pieds bouger, et je vois son short et son slip parterre. Redresse-toi ! je relève la tête, et je le vois nu devant moi, il avait retiré aussi son teeshirt. Je vois son sexe… circoncis en érection. Allez redresse toi !! il me donne un petit coup de pied sur un genoux. Je me retrouve à genoux devant lui, il s’avance le sexe à la main, et le dirige vers mon visage, je recule. CLAC, tu veux que je te frappe encore dit ‘il en me tenant la tête ? Non dis-je. Regarde-moi ! et ne bouge plus ta tete ! Il joue avec son sexe sur mes joues… embrasse le dit-il, fais-lui des bisous. Je ne faisais rien. Décidément ! tu as décidé de m’énerver. Très bien, ta bouche de suceuse m’excite, on va passer aux choses sérieuses. Il recule, alla fouiller dans un tiroir, en sorti une capote, qu’il s’enfila. Il revint devant moi, et mis son sexe sur ma bouche. Il tapotait mes lèvres avec son gland, ouvre la bouche dit-il. Je gardais la bouche fermée, CLAC ! ouvre la bouche !! il me pinça le nez en disant, si tu ne veux pas m’obéir, je vais appeler des potos, tu vas regretter. Je manquais d’air, j’ouvris la bouche pour respirer, il força le passage avec son sexe. J’ai dû ouvrir grand la bouche pour chercher de l’air, il gardait mon nez pincé et avait rentré entièrement son sexe dans ma bouche. Une chance, il n’était pas très long, mais assez gros pour remplir ma bouche, j’avais du mal à faire passer l’air, j’essayais d’arrondir au mieux ma bouche afin d’accéder à un peu d’air… D’une main il tenait mon nez, de l’autre il maintenait ma tête contre son corps. J’avais mon front contre son ventre, j’avais difficilement de l’air, de la bave sortait de ma bouche. Il finit par me lâcher le nez, et constata que je bavais beaucoup. Hum ma salope, mon sexe te fais baver, tu aimes cela. Je sentais son sexe se contracter, bien dur, il appréciait la situation. Il relâcha la pression sur ma nuque, j’en profitais pour reculer, aussitôt avec ses 2 mains il me plaqua la tête contre son ventre, puis relâcha la pression, je reculais et hop me plaquait à nouveau la tête, relâchait, je reculais, et hop me plaquait la tête. J’ai compris qu’il s’amusait ainsi à faire coulisser son sexe dans ma bouche. Alors j’ai arrêté de reculer, je ne bougeais plus. Hummm tu savoures ma bite dit il et il fit des mouvements de va et vient avec son bassin, tout en me maintenant la tête avec ses 2 mains. Je fermais les yeux, j’essayais de ne pas penser à la situation (j’étais à genoux devant un homme, avec son sexe qui coulissait en va et vient dans ma bouche) J’avais juste un objet en plastique dans la bouche, le préservatif avait ce gout. Je réalisais qu’il s’arrêtait souvent, surement se retenait il pour ne pas jouir. Oui c’était cela, je me concentrais sur ce qu’il faisait, il s’arrêtait et je sentais les contractions de son sexe, il se contrôlait. Je ne voulais pas que ça dure ! j’en avais assez, il faisait chaud dans sa camionnette, je transpirais. Je refermais ma bouche sur son sexe, pour bien l’encercler, pour augmenter la pression sur son gland. Il l’a ressenti, car aussitôt il dit : mais oui, c’est bien ça, tu t’appliques petite salope. Et il arrêta les mouvements. Aussitôt, je me mis à aspirer, à faire un effet de succion et j’entamais des mouvements courts et rapides avec ma tête, et je m’étais agrippé à ses fesses pour qu’il ne puisse pas reculer pour se retirer. Il cria NON ! arhhh et râla de plaisir, je sentais son sexe palpiter et ses mains se crisper sur ma tête. J’ai arrêté tout mouvement, c’est lui qui les a repris en me tenant la tête de ses 2 mains. Quand il eu finit de jouir, il se retira et s’assit sur la banquette, il me tapota la joue en disant que j’étais une bonne salope, qu’il voulait me revoir tous les jours tant que j’étais là. Je me relève, et lui demande de m’ouvrir la porte. Il me demande si cela m’a plu. Je n’ai qu’une envie, c’est de partir, je n’ai pas envie de rester plus longtemps ici avec lui, je réponds ce qu’il avait envie d’entendre : oui. Il sourit, tu vois je te l’avais dit que tu allais aimer cela. Je te revois demain ? oui lui dis-je. Il m’ouvrit la portière, je descendis aussitôt, soulagé de pouvoir partir. Je marchais vivement, arrivé au niveau des containers, je vis une voiture, une femme vidait ses déchets. La camionnette arriva aussi, quand il fut à ma hauteur, il cria : tu es une bonne suceuse, on se revoit demain petite salope. J’étais rouge de honte, je jetais un coup d’œil rapide à la femme, elle semblait interloquée. Heureusement la camionnette poursuivie sa route, et moi je rentrais au plus vite chez moi. Je regarde l’heure, je m’étais absenté à peine une heure, cela m’a semblé des heures !! Je me sentais mal, j’avais comme une envie de vomir… mais pourquoi j’ai fait cela ?? Evidement, je n’ai pas donné suite, je ne me suis plus reconnecté.   Voila, prélude 1 et 2, mais 2 uniques rencontres/expériences avant de rencontrer LUI en 2026
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Par : le 12/05/26
Je vais vous raconter une petite histoire qui aurait pu mal se terminer... Paris, un mois avant le drame. Les allées d’un salon à Paris bruissaient de conversations et de rires étouffés. J’y étais pour mon projet, l’esprit concentré, sans me douter que quelqu’un, quelque part, me cherchait. Elle le savait. Je lui avais dit que j’y serais. Le dernier jour, celui où les stands se vidaient et où les opportunités se faisaient plus rares. « Je serai au salon X, à Paris, ce jour-là. » Un détail anodin, partagé parmi tant d’autres dans nos échanges en ligne. Mais pour elle, ce fut une opportunité. Quelques jours plus tard, sur un réseau social, elle me lâcha la bombe, comme si c’était une confidence amusante : « En fait… j’y étais aussi, Monsieur. Je Vous es chercher. Mais je ne Vous ai pas trouvé. » Le sang me monta à la tête. Elle avait osé. Elle avait fait le déplacement, arpenté les allées, scruté les visages, dans l’espoir de me surprendre, de me forcer à une rencontre que je refusais depuis le début. « Tu vas trop loin. » Ma colère était froide, contenue. « Tu sais très bien que je ne veux pas te voir. Que ça reste virtuel. Nous étions d’accord. » Elle ne répondit pas. Ou peut-être que si, mais je n’écoutais plus. Elle avait franchi une ligne. Un mois plus tard, Paris à nouveau. Cette fois, ce n’était pas un salon, mais un dîner d’affaires. Les lumières de la ville dansaient sur les pavés humides, et l’air était chargé de cette tension particulière, celle qui précède les tempêtes. Et puis elle apparut. Comme une ombre sortait de nulle part. « Bonjour, Monsieur. » Le choc fut violent. Une colère sourde, presque physique, m’envahit. Je ne m’y attendais pas. Pas du tout. Je sortis, l’entraînant un peu plus loin, hors de vue. « Qu’est-ce que tu fais ici ?! » Ma voix était basse, tendue, chargée de cette fureur que je retenais depuis des semaines. « Je devais Vous voir, Monsieur. C’était plus fort que moi. » « C’est hors de question. Je ne suis pas là pour ça. Tu le savais. Et maintenant, tu me suis ? Tu viens me chercher ?! » Elle ne comprit pas. Ou ne voulut pas comprendre. Elle avait déjà trop investi. Elle le prit mal. Mais resta à sa place de soumise. Les jours qui suivirent furent un tourbillon de mensonges et de trahisons. Ma femme, observatrice, sentit que quelque chose clochait. Elle la contacta — cette fille. Et celle-ci lui raconta tout. Ou plutôt, n’importe quoi. « On s’est vus deux fois à Paris. C’est moi qui ai tout payé… Il m’a dit que vous étiez au courant pour nos échanges. » Ma femme lui expliqua que oui, mais qu’elle et son mari avaient fixé les règles et que tout avait changé quand elle avait compris que ce n’était plus juste des échanges de messages. Des mensonges. Des demi-vérités tordues. Elle s’inventa un rôle de victime, alors qu’elle savait pertinemment que je n’avais jamais voulu la rencontrer, que je n’avais jamais promis quoi que ce soit. Ma femme, blessée, me confronta. « Alors, c’est vrai ? Tu l’as vue ? » Je lui expliquai tout. Les échanges, les limites, les refus. Et ces tentatives de rencontre forcée : le salon, le restaurant, cette obsession qui n’avait plus rien de sain. Elle m’écouta. Et elle me crut. Parce qu’elle me connaissait. Parce qu’elle savait qui j’étais. Parce que notre relation était plus forte que les mensonges d’une inconnue. Aujourd’hui, notre couple va mieux que jamais. Cette épreuve nous a rappelé une chose essentielle : le virtuel doit rester virtuel. Dans une dynamique D/s (Dominant/soumise), la confiance et le respect des limites sont sacrés. Une soumise qui ignore les ordres, qui force les rencontres, qui ment et manipule pour obtenir ce qu’elle veut… n’est plus une soumise. Elle devient une menace, non seulement pour le Dominant, mais aussi pour elle-même, car elle brise le fondement même de cette relation : le consentement et le respect mutuel. Les jeux en ligne, les échanges, les fantasmes… Tout cela a sa place. Mais quand les rôles ne sont pas respectés, quand l’obsession prend le pas sur la discipline, les conséquences peuvent être lourdes. Alors, à tous ceux qui explorent ces dynamiques, que ce soit en ligne ou dans la réalité : Fixez vos limites. Respectez-les. Et surtout, protégez ce qui compte vraiment. *Parce que dans le BDSM, comme ailleurs, la vraie force réside dans le respect des règles et des rôles.
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Par : le 12/05/26
Le tatouage.       (ci-dessus)   J’ai longtemps été intéressée par la soumission sans oser me lancer. Je pensais en connaître les contours, les limites, les règles implicites. Dans la soumission, je pouvais dire oui… mais aussi non. Je pouvais me donner, mais je gardais une part de moi intacte, préservée. Et cela me rassurait. Quand je me remémore ce que j’ai vécu jusqu’ici, je vois la soumission comme un équilibre fragile, mais réel. Je me laissais guider. Il y avait une forme de contrôle, un cadre, une sécurité. Je pouvais revenir en arrière. Je pouvais reprendre ma place, mon autonomie. Je définissais mes limites, ce que je pouvais faire ou ne pas faire. Puis j’ai accepté de me faire tatouer afin de porter sur ma peau une marque symbolisant mon appartenance. Rien que d’y penser me faisait monter une profonde angoisse. Ce n’était pas une décision prise à la légère. Je savais que ce tatouage resterait sur moi, visible dans mon intimité, comme une trace durable de ce lien que j’avais choisi d’accepter. Mon Maître m’avait laissé le choix de l’endroit où je serais marquée. Après de longues hésitations, avec son accord, j’avais choisi le dessus de mon sein gauche. Cet endroit me semblait à la fois intime et chargé de sens. Le simple fait d’imaginer cette marque à cet endroit faisait battre mon cœur plus vite. Pour le symbole, j’avais choisi le triskel. Il représentait pour moi quelque chose de profond, comme un engagement silencieux gravé directement dans ma chair. Malgré cela, j’étais extrêmement angoissée. J’ai toujours eu peur des aiguilles. Plus le rendez-vous approchait, plus je sentais une boule se former dans mon ventre. Mes mains devenaient moites rien qu’en imaginant le bruit de la machine et la sensation de l’aiguille sur ma peau. Je me demandais si j’allais réussir à rester immobile, si la douleur serait supportable, si je n’allais pas céder à la panique au dernier moment. Lorsque je me suis installée pour le tatouage, mon cœur battait très fort. Je sentais la tension dans tout mon corps. J’avais la gorge serrée et je devais me concentrer pour respirer calmement. Au moment où l’aiguille a touché ma peau pour la première fois, j’ai eu un mouvement de crispation. La sensation était plus vive que je ne l’avais imaginé : une douleur fine, brûlante, répétitive, qui traversait ma poitrine par vagues. Pourtant, peu à peu, chaque trait du tatouage me donnait l’impression de rendre cet engagement plus réel, plus concret. J’étais tendue, impressionnée, parfois tremblante, mais également profondément émue de porter cette marque choisie et acceptée. Après le tatouage cela a été les anneaux. Je glissais ainsi petit à petit vers l’esclavage. Rien que le mot me serre la poitrine. Dans cet état, je ne serai plus seulement dans l’abandon ponctuel. Je serai dans une forme de continuité avec la  présence constante de mon Maître dans ma vie, dans mes gestes, dans mes pensées. Et là, la peur devient plus concrète. Cela signifie être marquée, porter un signe visible, permanent. C’est une inscription dans la durée. Puis il y a le quotidien. Une vie simplifiée, dépouillée, moins de barrières, moins de protections. Cela signifie passer mes journée nue chez mon Maître, lui préparer ses repas, faire le ménage à quatre pattes,ne rien faire d’autre qu’attendre ses ordres. Cela signifie également élargir mon anus, le préparer à le recevoir, saluer mon Maître dès son réveil et l’honorer quand il va dormir, rester à ses pieds la nuit s’il a des envies de me prendre. Et là encore, je ressens une tension. Et pourtant malgré cette peur, quelque chose en moi est attiré, par la contrainte, pas par la douleur mais par l’idée d’absolu. Une vie qui serait sans hésitation, sans ce besoin constant de tout contrôler. Il y a une forme de repos dans cette idée. S’abandonner totalement peut être une autre manière d’exister plus simple et plus directe. La soumission, c’est un choix, un oui que je peux retirer. L’esclavage, c’est un choix qui s’inscrit, qui s’ancre. Dans la soumission, je donne. Dans l’esclavage, je deviens. Pour aller vers l’esclavage, ce ne peut être que dans une conscience totale. C’est un choix profond, réfléchi et assumé . Cette décision ne peut pas se prendre à la légère. Il s’agit de moi, de ce que je suis et de ce que je pourrais devenir. Ce moment entre soumission et esclavage est peut-être le plus important. Il me permet de ne pas me précipiter, de ne pas prendre de décision à la légère.  
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Par : le 11/05/26
« Voudrais-tu reprendre ta liberté, Ysideulte ? » Sur le chemin tortueux qui nous conduit à la ferme de Monsieur d’Ambert, cette question inattendue de mon Maître m’a frappée comme la foudre un jour sans nuage. Je suis restée interdite face à cette demande, continuant à marcher comme un robot, incapable de répondre. Il n’a pas insisté et notre longue marche s’est poursuivie en silence. La colère que je sens monter en moi me fait presque oublier la fatigue. Ce chemin escarpé coupe vraiment les jambes, qui plus est pour une personne à la musculature déjà affaiblie par des semaines et des semaines de captivité. La végétation s’éclaircit peu à peu, comme si un démon maléfique s’amusait à soulever lentement le voile opaque qui nous apportait sa protection. Il va falloir parcourir plusieurs centaines de mètres en terrain découvert. Mon Maître s’arrête et m’ordonne d’en faire autant. Dans le silence absolu, nous guettons le moindre murmure d’hélice qui trahirait la présence lointaine d’un drone de surveillance de la Suprême Alliance Démocratique. Rien… C’est le moment ou jamais de piquer un sprint pour traverser le plus vite possible cette clairière dangereuse. Arrivée en zone de sécurité, je reprends péniblement mon souffle autour d’un pique-nique improvisé. La ferme est encore loin – espérons y arriver avant la nuit. La colère gronde toujours en moi. Je saisis une brindille et grave à même le sol « NON, NON et NON !!! » C’est ma réponse. J’espère qu’il a compris le message. « Tu es en colère, n’est-ce pas ? » Je fais oui de la tête. Il n’y aura pas d’autres paroles. Dans une relation de cette nature, communiquer est essentiel. Je le sais et pourtant je me mure dans mon silence. Lui aussi. Reprendre ma liberté ? Mais pour faire quoi ? Quel sens aurait ma vie dans un monde où je suis invisible. Il est le seul à voir mon âme. Et pourtant, puis-je réellement lui reprocher cette question ? J’ai changé. J’ai pris de l’assurance – grâce à lui. La séparation imposée n’a pas arrangé les choses. Comment retrouver mes repères ? J’ai l’impression que tout mon dressage est à refaire. J’aimerais redevenir celle que j’étais quand je l’ai rencontré. Mais c’est impossible. La pente se transforme en un interminable faux plat. Maintenant il faut courir de bosquet en bosquet, reprendre notre souffle, et faire le saut de puce suivant. Même si mon Maître porte le sac à dos, je suis à bout de forces. La ferme se profile enfin à l’horizon. Il était temps. Le soleil est déjà bas et le vent glacial du haut plateau brûle mon corps entièrement nu.  « Pourquoi as-tu demandé un accès au fil d’Ariane ? » s’enquiert mon Maître, en rompant le silence. « Aucune idée. » « Tu aurais donc agi sans raison ? Cela ne te ressemble pas. » « Je ne sais pas, Maître. J’ai senti que c’était important. Le pangolin fou m’a conseillé de suivre mon intuition. » « Ah oui… L’attracteur étrange, aussi étrange que son nom. As-tu envisagé qu’il soit tout simplement cinglé ? » « J’ai envisagé beaucoup d’hypothèses, Maître, mais aucune n’explique totalement son comportement. » « Ceci étant, il faut être fou pour oser braver le camp du bien. » Le ton semi-ironique de mon Maître me laisse penser qu’il a peut-être des informations que je n’ai pas. A moins que ce soit mon imagination. « Pourquoi faites-vous confiance à Charlotte, Maître ? » « Je ne sais pas. J’ai senti que je pouvais lui faire confiance, c’est tout » « Vous voyez, vous non plus vous ne savez pas expliquer… » Et toc ! Match nul. Une bonne gifle me remet à ma place. Je l’avais bien cherchée celle-là… En moins de deux je me retrouve les bras en l’air, reliés à une branche. Ces foutus bracelets de poignets sont bien pratiques pour attacher rapidement une femelle insolente. Il sort son fouet pour une bonne correction. Les zébralyvox gémellaires ne font rien pour me protéger de la douleur, comme s’ils avaient compris la nature de notre relation. En peu de temps, me voilà en larmes. Et pourtant, je ne suis pas une pleurnicheuse, mais ça fait si mal. Les derniers mètres sont les plus durs, mais nous y arrivons enfin à cette fichue ferme, ironiquement baptisée « Aux vaches qui pètent » par son propriétaire.  « Oh ! Quel plaisir de vous revoir ! » « Bonjour Fourme. Tout le plaisir est pour nous. » Sa tignasse crasseuse contraste toujours si joliment avec ses yeux d’un bleu perçant. La séduction se niche parfois là où on s’y attend le moins. Il a l’air à peine étonné de me voir débarquer comme cela, à poil, le dos et les fesses marquées par le fouet, vêtue seulement de mon collier d’esclave et de mes bracelets métalliques. Depuis notre dernière rencontre il a visiblement intégré le fait que nous sommes un couple un peu bizarre. J’imagine qu’il se délecte déjà de la monnaie d’échange que nous apportons pour ses précieux fromages. « Ysideulte a besoin d’être remise sur pied. Est-ce que vous pourriez nous aider ? » « Je suis au courant de ce qui vous est arrivé. Même ici j’ai la télévision, vous savez. » Il allume la télévision pour nous montrer. Archi Phi, le philosophe à la télé, a invité Luke GreenWalker, l’écolo-Jedi, pour un débat de haute volée, dans les plus purs standards de la Suprême Alliance Démocratique. « La notion de faits objectifs est une construction archaïque qui vise à invalider les savoirs ressentis des communautés marginalisées. Etes-vous d’accord avec mon analyse selon laquelle le refus d'une participation active à la reconfiguration de l'espace sémantique est une complicité avec l'oppression ? » « Tout-à-fait. J’irai même plus loin en observant que la sphère privée n'est qu'un refuge pour les micro-agressions. C’est pourquoi je préconise une transparence radicale pour garantir que chaque interaction soit conforme aux standards de notre grande démocratie. » Sur ces paroles qu'il qualifie de visionnaires, Archi Phi se charge de conclure. « L'expression de doutes sur la politique de nos élites éclairées est le symptôme d'une fragilité structurelle qui nécessite un processus obligatoire de rééducation à l'empathie sociale. Rappelez-vous, chers auditeurs : douter, c'est déjà opprimer. Nous nous retrouverons la semaine prochaine pour apprendre à purger nos pensées des derniers vestiges de l’humanisme archaïque. » L’émission se termine par des images de propagande. De magnifiques images du Liberty-Freedom, le Vaisseau Amiral flambant neuf de la 7ème flotte démocratique. Deux cent mille tonnes de « diplomatie », chargées de propager les valeurs de la Suprême Alliance à travers le monde, de gré ou de force. Trop c’est trop. Cette télévision est un engin diabolique, un outil pour hacker directement notre cerveau, pour faire de nous de parfaits abrutis. Je n’en peux plus. « Par pitié, Monsieur d'Ambert, arrêtez-ça ! » Clic ! Fourme profite de notre visite pour nous faire visiter ses nouvelles installations. Les vaches qu’il a miraculeusement sauvées de l’abattage en règle des cheptels sont déjà rentrées à l’étable. Dès qu’elles me voient elles se figent. Toutes les paires d’yeux sont fixées sur moi. « Vous voyez, Ysideulte, elles vous reconnaissent après tout ce temps. Elles sont moins bêtes que ce qu’on croit. Elles ont une âme, vous savez. » Une âme je ne sais pas, mais une conscience, à ce moment-là je n’en ai aucun doute. Ces regards profonds fixés sur moi, comme si elles voulaient me dire quelque chose, ça me déstabilise. Fourme nous offre le gîte et le couvert. Cette proposition n’est pas de refus, tant il aurait été imprudent de redescendre dans la vallée en pleine nuit.  « Euh… Elle dormira avec vous dans le lit ou en cage ? », s’enquiert-il timidement à la fin du repas. Cette question d’apparence incongrue, mais pourtant si pertinente, fait sourire mon Maître. « Elle est à votre disposition, et ensuite nous la mettrons en cage. » Je ressens dans mes tripes le plaisir qu’éprouve mon Maître à montrer que je suis sa propriété. Une esclave qu’il offre à qui il veut, sans qu’elle ait son mot à dire. Et, paradoxe dont la psychologie humaine a le secret, cela me fait un bien fou. Je sens que je vais avoir le droit à la trayeuse, une fois de plus. Mais la sévérité retrouvée de mon Maître m’a revigorée. Oubliée la perspective de me rendre ma liberté, perspective qui a déclenché une colère sourde en moi. Colère ou panique ? Anxiété de voir celui qui est mon phare dans la vie disparaître. N’y pensons plus. Passer à la trayeuse est une expérience toujours aussi pénible. Le bruit de la trayeuse est très particulier car il est à la fois mécanique, répétitif et organique. Il ressemble à un souffle mécanique, un soupir pneumatique, qui cisèle le silence de l'étable. Mes tétons souffrent le martyre pendant que Fourme me baise sans ménagement. Lorsqu’il coupe enfin l’aspiration, après avoir explosé de plaisir, les embouts tiennent encore un bon moment, sous l’effet d’un résidu de dépression, avant de se détacher brutalement, m’arrachant un cri de douleur. Une cage à chien sera donc ma chambre pour la nuit. Très bien. Je suis presque fière de cette humiliation. Avec le temps j’ai appris à accepter cette part de moi, ô combien paradoxale, et surtout à comprendre que je ne suis pas folle. Tout cela a du sens, même si rares sont ceux qui peuvent le comprendre. *** Le jour est déjà levé depuis un bon moment quand je me réveille. J’ai très bien dormi. Étrangement, l’espace confiné et la restriction des mouvements a un effet apaisant. Et puis, j’étais épuisée. Ils sont sortis. Perdue dans mes pensées, j’attends sans bruit qu’ils veuillent bien venir me libérer. Une question me traverse l’esprit : ais-je la capacité de faire fondre ces barreaux ? Si je me concentre suffisamment, jusqu’à entrer en fusion mentale avec les zébralyvox gémellaires, peut-être que nous pourrions accumuler suffisamment d’énergie électrique pour vaporiser le métal ? Ou bien faut-il que je sois en danger imminent, comme sur le pylône des suppliciés, pour que cela fonctionne ? Ma curiosité maladive me pousse à tenter l’expérience, mais ça ne serait pas convenable. Mon Maître n’apprécierait pas du tout je crois, alors je me retiens. Mes deux compagnons sont de retour. Fourme me présente un plateau de fromages dont il est visiblement très fier. Quatre fromages. « Depuis votre visite, j’ai travaillé sur la liste de pénicilliums que vous m’aviez fournie. J’ai conçu un nouveau processus d’affinage spécialement dédié. C’est un cocktail extraordinaire. Très ingénieux. Comment avez-vous élaboré cette liste ? » « C’est un Professeur Japonais, Satoshi, qui nous l’avait fournie » répond mon Maître. « Ah, oui, je vois, le prix Nobel déchu. Il est toujours en vie ? » « Il avait l’air en pleine forme quand nous l’avions rencontré, malgré son âge avancé. Nous avons tiré la langue pour suivre son rythme infernal dans la montagne.» Quatre fromages rares, uniques au monde, qui vont doper Streptomyces Avermitilis Inari, le symbiote du symbiote. Et après ? Que vais-je faire de mes capacités décuplées ? Pour l’instant je navigue dans le flou le plus total, et ce n’est pas le pangolin fou, avec ses réponses énigmatiques, qui risque de m’aider à y voir plus clair. Pourtant, de ces quatre fromages émane un indescriptible espoir, qui sonne comme une prophétie. Enfin, on me libère ! J’ai la larme à l’œil à l’idée de devoir bientôt quitter Fourme, auquel je me suis attachée. Je suis une grande sentimentale. Dans quelques jours nous déménagerons pour Davos, le centre nerveux idéologique de la Suprême Alliance Démocratique, où je prendrai mes fonctions dans les étages supérieurs de la Lune rouge, au pôle de contrôle des bites. Je serai accueillie par le chef du département d’ingénierie sociale,  Panagiótis Crapoulós, en personne. Une raclure de première, d’après Charlotte, qui m’a conseillé de me tenir sur mes gardes. A suivre.   Image d'illustration générée par IA. Texte généré par mon réseau neuronal personnel. L'histoire d'Ysideulte se situe dans un futur proche, au sein d'une société qui est une extrapolation d'évolutions sociétales récentes. Si cet article a éveillé votre curiosité vous pourrez découvrir le monde d'Ysideulte à travers mes articles précédents, dont la liste est ici: https://www.bdsm.fr/sylvie35/blog/ (pour bien comprendre l'histoire il est préférable de lire les épisodes dans l'ordre chronologique de leur publication).  
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