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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Voici le texte Maître.
Il y a deux ans, si une diseuse de bonne aventure m’avait regardée dans les yeux pour me dire que je deviendrais un jour la soumise d’un Maître, j’aurais probablement souri avec une certaine incrédulité. Peut-être même aurais-je ri, persuadée qu’elle se trompait complètement de personne. J’aurais pensé à une perte de liberté, à une forme d’abandon de soi, quelque chose de loin de ce que j’imaginais être mon identité.
À cette époque, je me voyais plutôt comme quelqu’un d’indépendant, attaché à son autonomie. J’aurais associé la notion de soumission à une faiblesse, à une dépendance affective ou à une forme de renoncement. Je n’aurais pas compris que cela pouvait être autre chose, quelque chose de choisi, de réfléchi, de profondément intime et personnel.
Si cette femme m’avait décrit plus précisément ce que je vivrais, j’aurais peut-être été encore plus perplexe. Elle m’aurait parlé de confiance, de cadre, de lien, d’écoute. Elle m’aurait dit que ce ne serait pas une contrainte mais une démarche intérieure, un cheminement vers une meilleure compréhension de moi-même. J’aurais eu du mal à y croire. Comment quelque chose que je percevais comme une perte de contrôle pouvait-il en réalité m’aider à me sentir plus apaisée ?
Je crois que ce qui m’aurait le plus surprise, c’est l’idée du choix.
Aujourd’hui, si je regarde en arrière, je comprends que rien ne m’a été imposé. C’est une décision qui s’est construite, progressivement, à travers des échanges, des questionnements, des découvertes. J’ai appris à redéfinir ce que signifiaient pour moi les mots “soumission” et “autorité”. J’ai compris que la relation à un Maître pouvait être basée sur le respect mutuel, sur des limites claires, sur une communication constante.
Il y a deux ans, je n’aurais jamais imaginé que la soumission pourrait m’apporter une forme de sérénité. Et pourtant, c’est peut-être ce qui m’aurait le plus touchée si on me l’avait expliqué ainsi. Non pas comme une contrainte, mais comme un espace dans lequel je me laisser guider, tout en restant pleinement consciente de ce que je vis.
Bien sûr, je pense que j’aurais eu peur. Peur de me tromper, peur de perdre pied, peur du regard des autres aussi. Parce que ce type de relation reste souvent mal compris, parfois jugé. J’aurais eu besoin de temps pour accepter que ce choix ne définit pas ma force, mais qu’il fait simplement partie de mon parcours.
Aujourd’hui, avec le recul, je crois que j’aurais aimé que cette diseuse de bonne aventure me dise aussi ceci : que je ne deviendrais pas quelqu’un d’autre, mais que je découvrirais une part de moi que j’ignorais encore. Une part qui ne contredit pas qui je suis, mais qui vient s’y ajouter, enrichir mon équilibre, me faire évoluer.
Et peut-être que, finalement, je n’aurais pas ri. Peut-être que j’aurais simplement été intriguée.
Aujourd’hui, quand je pense au fait d’être une soumise, mon regard a profondément changé par rapport à ce que j’aurais imaginé autrefois. Ce n’est plus un mot qui me fait peur ni qui évoque une perte de liberté. Au contraire, c’est devenu pour moi un espace de confiance, de compréhension de soi et d’équilibre intérieur.
Être une soumise, dans ce que je vis, n’a rien d’une contrainte imposée. C’est un choix conscient, réfléchi, qui repose avant tout sur une relation construite avec respect et communication. Il y a un cadre, des limites claires, et paradoxalement, c’est ce cadre qui me permet de me sentir plus libre dans certaines parts de moi.
Je me rends compte que la soumission m’aide à mieux me connaître. Elle me pousse à être plus à l’écoute de mes émotions, de mes besoins, mais aussi de mes limites. Rien n’est laissé au hasard, tout se construit dans l’échange. Ce n’est pas une disparition de moi-même, mais plutôt une autre manière d’exister, d’exprimer une facette que je n’avais pas explorée auparavant.
Il y a aussi une dimension de lâcher-prise qui m’apaise. Dans un quotidien souvent chargé, cela me permet de déposer certaines tensions, de me sentir guidée, accompagnée. Ce n’est pas une faiblesse, comme je l’aurais pensé avant, mais une forme de force différente : celle d’accepter de faire confiance.
Aujourd’hui, je vois cela comme une partie de mon parcours personnel. Ce n’est pas ce qui me définit entièrement, mais c’est quelque chose qui m’enrichit, qui m’a fait évoluer, et qui m’a permis de porter un regard plus nuancé et plus ouvert sur moi-même.
Je me présente humblement à vous, yeux baissés et me place à quatre pattes devant votre anus Maître.
Je le lèche bien largement et profondément de ma langue de chienne afin de bien le lécher Maître.
Et je vous suce de ma bouche de chienne Maître.
Puis quand votre anus est bien propre, je vous suce les testicules une par une puis je m’occupe de votre sexe, le léchant longuement, et vous suçant de ma bouche jusqu’à vous faire jouir Maître.
Je vous souhaite une bonne nuit Maître.
Votre bonne petite enculée essou
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Je n’ai pas toujours eu une vision claire de ce que je faisais. Au début, comme beaucoup, j’ai exploré. Avec de l’intuition, de l’envie… et parfois des maladresses. J’ai cru, un temps, que le BDSM reposait surtout sur l’intensité. Sur la capacité à pousser, à tester, à prendre.
Puis j’ai compris que ce n’était qu’une surface, avec le temps, ma vision a changé., aujourd’hui, le BDSM, tel que je le vis, n’est pas une question de domination au sens brut, ce n’est pas un jeu de pouvoir simpliste.
Ni un rôle que l’on enfile pour combler quelque chose, c’est une structure relationnelle, un cadre conscient, construit, où chacun sait où il se place, pas par contrainte, mais par choix.
Ce qui m’importe, ce n’est pas de “prendre l’ascendant”, c’est de créer quelque chose de cohérent, de stable, et de juste. Un espace où la dynamique a du sens. Le contrôle, dans cette vision, n’est pas une finalité, c’est un outil et comme tout outil, il peut construire… ou abîmer.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas son intensité, c’est la manière dont il est utilisé. J’ai appris à ne plus confondre profondeur et pression. À ne plus chercher à provoquer des réactions, mais à comprendre ce qui les crée. Parce que le vrai "travail" ne se situe pas dans ce qui se voit mais dans ce qui se joue en dessous...
Les mécanismes, les résistances, les besoins réels derrière les envies exprimées.Pour moi, une relation BDSM saine repose sur trois choses essentielles :
La clarté, être clair, ce n’est pas tout dire en permanence. C’est savoir poser des bases compréhensibles, sans zones floues qui finissent par créer du déséquilibre. Chacun doit savoir où il se situe, ce qui est attendu, et ce qui ne l’est pas. Sans clarté, on projette, on interprète… et on finit par se tromper.
La responsabilité. Prendre une place dans une dynamique implique d’en assumer les conséquences. Guider quelqu’un, ce n’est pas seulement orienter, c’est aussi répondre de ce que l’on crée. De l’impact de ses choix, de ses mots, de ses silences. La responsabilité, c’est ce qui empêche la dynamique de devenir arbitraire.
La cohérence dans le temps. Rien de solide ne se construit dans l’inconstance. Ce qui compte, ce n’est pas ce qui est dit ou fait sur le moment, mais ce qui se répète, ce qui tient, ce qui ne change pas au gré des humeurs. La cohérence crée la confiance. Et sans confiance, il n’y a pas de structure qui dure.
Sans ça, tout devient instable et je ne m’intéresse plus à l’instable. Je ne crois pas aux dynamiques construites uniquement sur l’émotion ou l’impulsion. Ni à celles qui reposent sur des déséquilibres mal compris. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui tient, ce qui évolue sans se détruire, ce qui permet aux deux personnes de rester alignées, même quand ça bouge.
Parce que le BDSM, contrairement à ce que beaucoup imaginent, n’est pas une fuite, c’est une confrontation à soi, à ses limites, a ses contradictions... Et dans ce cadre, le rôle de celui qui guide n’est pas d’imposer, c’est de maintenir un équilibre, de savoir quand avancer, quand ralentir et quand poser une limite.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à correspondre à une image, je construis quelque chose qui me ressemble, quelque chose de réfléchi, assumé, et stable, le reste n’a plus vraiment d’intérêt.
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