Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
J'ai sentie la corde de coco sur ma peau nue, caresse irritante... frottement troublant... les cordes m'enserrent.. glisse sur ma poitrine, la fait ressortir... la corde frotte mes tétons qui s'érigent... tu y places les aimants... je mords ma lèvre avant de m'habituer à leur présence...
La corde passe au creux de ma taille, avant de descendre sur mon sexe... tu t'amuses, la fait glisser... un va et vient troublant.. une douce torture... le noeud de la corde frotte sur mon bouton... un supplice...
Mes cuisses ouvertes, tu t'amuses de mon indécence... de mes réactions... mon sexe qui palpite... se rebelle et réclame en même temps..
Ma main caresse ton sexe, à ta demande... il grossit sous mes doigts... effet du plaisir que tu me procures, ou du va et vient de ma main... Nos regards se croisent...
215 vues
2 aime
Je livre ici un extrait de correspondance que ma soumise m'a écrit :
(je précise qu'elle est consentante à la publication de cette correspondance)
F,
J'ai besoin de t'écrire, sans comprendre à première vue la texture de mes attentes envers toi.
Il me semble que j'aime forcer mes limites, et que c'est ce lieu de dépassement qui anime mes élans à vivre. Je suis capable d'encaisser pas mal de violence, car j'y oppose une résistance acharnée, orgueilleuse, ce qui m'emmène vers des contrées où se fracture la confiance que j'ai en mes propres forces. Je me pousse à aller loin, et j'ignore souvent le moment où je ne respecte pas mes fragilités, parce qu'en vrai, je me refuse fragile. Tu l'as entrevu par toi-même lors de notre dernière discussion, en m'envoyant cette belle gifle à travers la figure, pour provoquer les larmes que je me suis une nouvelle fois évertuée à contenir: «Tu dois tout me donner, même tes larmes, surtout tes larmes», m'as-tu dis à ce moment-là. Tu me questionnes sur cette gifle: en effet, je ne l'ai pas vu venir, elle m'a pour ainsi dire assez surprise, et dans l'instant, je n'ai pas su à quoi m'en tenir. Sortais-tu de tes gonds, sérieusement? Quoi qu'il en soit je ressens à présent qu'elle vient marquer en moi le désir qui t'anime de me voir baisser la garde jusqu'au bout, mais j'espère seulement que tu maîtrises la source et la portée de tes emportements.
Je me demande avec une certaine frayeur ce qui me grise dans l'accueil de ta main sévère, et quel rapport entretenir avec ma propre soumission pour m'aider à expurger les douleurs et les peurs en moi. D'une part j'ai besoin de subir les fantasmes masculins parce qu'ils me hantent, et que, comme beaucoup de femmes, j'ai appris le désir au travers du regard des hommes. Exister dans un rapport de pouvoir, c'est correspondre à ce que les dominants valorisent, et aussi d'ailleurs à ce qui leur permet de garder leur ascendance: une femme rendue vulnérable et dépendante permet à l'homme de se renforcer dans un rôle où il se doit d'être puissant, autant protecteur que bourreau. Je ressens la nécessité de vivre cela, et de jouir de ce qui relève quelquefois d'une brutalité vulgaire, crue, sans détour ni ambiguïté, qui ne s'embarrasse pas de dentelles.
Je cherche à affiner la compréhension que j'ai de mes propres désirs pour que les dominations auxquelles tu me confrontes continuent de me nourrir, et nous permettent de décupler la jubilation que l'on partage.
Je te rassure: je jubile déjà, si tu savais à quel point (je crois que tu le sais), tellement que ma conscience se désintègre quand je prends du recul sur tout ça et tente d'y mettre de l'ordre. Je joue à être ta soumise et ce jeu m'entraîne plus loin que ce que j'aurais imaginé, et pourtant c'est avec une pâle délectation que je me dévoile chaque fois un peu plus pour te permettre de m'appréhender au plus près de mes douces terreurs, jusqu'aux plus imperceptibles frissons.
Me voilà confinée dans le creux spiralé de ces quelques journées grises, recouvertes d'un ciel placide, lourd d'une latence qui se donne pour horizon.
Je suis alitée, la gorge nouée d'avoir tant couru, bercée par le clapotis des livres à mon chevet qui fredonnent à mi-voix quelques incantations pour me remettre sur pied. J'espère revenir d'aplomb et j'ai hâte d'entendre le bruit discret d'une clé se fermant derrière moi, je fonds à l'idée de sentir ton regard parcourir mes stupeurs, ton sourire ébaucher la fierté qui ta-bite de me sur-prendre encore, de me surpasser sur le corps dément-ibulé de toutes droitures d'esprit.
Envie d'être investie entière
enfermée vivante
et laissée là,
sur le carrelage blanc et froid
vibrante
emmurée dans un bal aux pensées
folles sans fond
d'où perce
une source
assoiffée
de se frotter,
ivre et prétentieuse,
à la ténacité de tes possessions.
Mon sexe se déploie
et prend toute la place en moi,
tant il était contenu et timoré jusque-là.
Mon dos se hérisse de ta main qui furtivement passe
et s'empare, nerveuse de ce qui crépite en sourdine
et me lézarde tant j'enrage à présent
de n'être pas déjà là,
étreinte.
Silva
670 vues
1 like
Le corset est un objet sans gravité, objet de désir, de contrainte, il enjolive le corps des femmes. En latex, en satin, en cuir, il se transforme en tableau pour mieux créer le contraste du corps. L'objet est comme la gaité au théâtre, il échelonne le message du corps , depuis la grossièreté jusqu'au raffinement le plus exquis.
Tout le monde sera d'accord pour dire que le corset est une affaire de matière, de corps, de séduction, de désir, de sensualité. Le corset est le "délicat "au second degrés, le plaisir, une affaire de toucher qui raconte des histoires, Si on écoutait son ventre serré dans l'objet, on dirait aiii, stop, par pitié, quant la tête dit encore, je veux, serrez encore Maître........
Lili
615 vues
1 like
Article original de Gaëlle-Marie Zimmermann : http://www.hellocoton.fr/to/16J4g#http://autourdusujet.free.fr/index.php/2013/11/21/le-romantique-de-la-bite-un-vrai-prince-charmant-pour-les-sentimentales-de-la-chatte
"Aujourd’hui, Ô Lectrice à la fesse rieuse (donc les culs tristes peuvent aller jouer ailleurs), j’ai envie de te parler de romantisme… Car le romantisme, c’est un peu une valeur phare, sur ZoneZeroGene.
(Un ange passe)
J’aimerais par conséquent rendre hommage à une catégorie d’hommes particulièrement chère à notre chatte notre coeur… Ces hommes qui, tout en délicatesse et en subtiles attentions, savent nous combler, nous les femmes. Nous gratifier, nous émouvoir jusqu’au plus profond de nous-même (c’est-à-dire loin derrière le clitoris et juste avant les amygdales).
Ces hommes, plus nombreux qu’on ne le croit et tout entiers dévoués, ce sont les romantiques.
De la bite.
Oui.
Parce que le romantisme classique (restau feutré, porte de la bagnole tenue ouverte, regards languissants et déclarations enflammées), c’est adorable et on ne va cracher dans la soupe, hein, mais à côté du romantisme de la bite, c’est un peu le hard-discount du dévouement amoureux.
Et je vais même aller plus loin et te donner un bon conseil, chérie : si tu as la chance de croiser le chemin d’un romantique de la bite, SURTOUT ne le laisse pas filer. Accroche-le sans scrupules à la touffe de ton ticket de métro, suspends-le à ta bouche grande ouverte, adore-le de tous tes nichons et savoure ta chance. Parce que ces mecs-là, ce sont des joyaux.
Alors attention, le romantique de la bite n’est ni un goujat, ni un rustre, ni un ours des bois handicapé de la communication. Non, c’est juste un mec logique, qui s’évite bien des malentendus relationnels.
Saint-Exupéry a écrit : « On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux« . Et il avait raison. Mais je peux t’affirmer une chose : si on ne voit bien qu’avec le coeur, et que les émotions se cachent au-delà du visible, on ne ressent bien qu’avec son corps ; car les sensations ne mentent jamais. Sauf quand on leur enjoint de fermer leur gueule ou qu’on refuse de les écouter, auquel cas le sentiment amoureux peut sublimer de la baise très médiocre et te rendre aveugle du cul : tu te retrouves alors à te mentir avec adresse, te racontant des histoires comme quoi tu es merveilleusement heureuse, que ce sentiment magique embellit tout le reste et que l’orgasme n’est pas tout dans la vie, que ce que tu éprouves va bien au-delà. Ouais, c’est ça. Seulement j’ai envie de te dire que pour aller bien au-delà de quelque chose, il faut déjà l’avoir atteint, sans vouloir faire ma chieuse.
Alors le romantique de la bite, ton corps, il l’apprécie à mort. Il aime tellement te baiser qu’il prend soin de toi comme si tu étais le plus précieux des diamants ; et son dévouement va bien au-delà de sa dextérité (dextérité incontestable, au demeurant, mais ce n’est même pas ça qui compte le plus). Grâce à lui, le romantisme devient tout à coup une notion… revisitée.
Tout d’abord, le romantique de la bite est un généreux du cul. Un vrai gourmand, à l’avidité voluptueuse. Et sa gourmandise se nourrit de ton propre plaisir. Ton désir l’émerveille, et chacun de tes frémissements le mène au bord de l’extase. Tout ça sans aucune lourdeur : il ne te fera pas de grands discours, ne se répandra pas en compliments fleuris (donc pour celles qui ont besoin de s’entendre psalmodier qu’elles sont des déesses vivantes, faudra repasser) et ne fondra pas en larmes de gratitude devant ton orgasme.
Non, le romantique de la bite, il sait que le sexe, c’est une fête charnelle, une réjouissance de tout le corps. Il t’appréciera parce que tu ne penses pas nécessaire de lui faire mériter sa première pipe au prix de trois dîners aux chandelles ; car si tu as envie de sa queue dans ta bouche, tu fonces, et dans le cas contraire, tu t’abstiens ; mais tu ne te demandes pas si une fille qui suce d’emblée peut être respectée, et tu ne fais pas du sexe une monnaie d’échange relationnelle. Et il t’adorera parce que tu auras cédé sans chichis à tes propres désirs (en gros, tu as pigé qu’ouvrir grand tes cuisses pour y attirer sa tête n’est pas une faveur que tu lui fais mais un orgasme que tu t’offres). Il savourera que tu t’en paies une bonne tranche en tortillant tes fesses sous ses coups de langue, sans te préoccuper de l’impression que tu donnes à ce moment-là : oui, tu as l’air d’une chaudasse en combustion spontanée et pas d’une lady. C’est comme ça).
Il te fera jouir avec délectation, non pas pour te montrer à quel point il est le meilleur, mais parce que contempler ton orgasme le met en joie. Une joie totale, pure, sans arrière-pensée, aussi débridée que celle de la première gorgée de bière fraîche.
Le romantique de la bite sait que Clitoris n’est pas un nom de divinité antique, mais le point d’ancrage très actuel d’un plaisir à ramifications multiples. Du coup, il a très bien compris qu’une fête sans lui n’est jamais vraiment réussie, et qu’une partie de cul sans le clito, ce serait un peu comme une boum sans la boule à facettes (qui te donne une mine scintillante et sublime ta jupe en lycra), ou une soirée chez l’ambassadeur sans Ferrero Rocher (inutile de te rappeler comment c’est bon quand ta langue touche enfin la noisette).
Le romantique de la bite tutoie également tes nichons avec une infaillible élégance. Leur prodiguant des soins soutenus sans jamais se lasser, il peut même, dans un élan d’enthousiasme, constater avec un scepticisme ravi que ses mains, pourtant king size, ne parviennent pas à les contenir totalement. [A ce stade, je sais bien que la Lectrice à petits nichons est à deux doigts de s’agacer (je ne vous jette pas la pierre, Pierre), et je la comprends mais ne peux rien pour elle (enfin je rigole, mais je dis pas de mal, promis).]
Par ailleurs, le romantique de la bite voue un culte à ton cul, et lui rend hommage avec passion. Mais ton dos, tes hanches, ta bouche, donc grosso modo l’ensemble de ton corps, bas-morceaux et abats compris, sont autant de motifs de palper, caresser, étreindre, tout ça en s’en mettant plein les mirettes. Ah oui, parce qu’il ne faut pas escompter que tes complexes merdiques vont empêcher le romantique de se rincer l’oeil. Tu n’es plus de première fraîcheur (ou tu ne fais pas du 36 / tes cuisses t’évoquent un flan pâtissier / ton ventre n’est pas concave) et tu crains les spotlights ? Prends sur toi si tu y arrives : tu ne voudrais pas le priver, non ? De toute façon, il ne voit rien, il a la gaule (= cerveau vachement moins irrigué, les quelques gouttes de sang encore accrochées à son hémisphère gauche n’étant là que pour lui assurer une parfaite coordination motrice). Et puis mets-toi bien ça dans le crâne : quand cet homme-là te regarde, il te rend belle.
Le romantique de la bite n’est pas forcément un grand bavard. Ce n’est pas qu’il n’en veut qu’à ton cul, loin de là : ce que tu as dans le crâne l’intéresse également (dans le cas, évidemment, où tu aurais quelque chose dans le crâne) ! Mais il n’éprouve pas le besoin de mettre un mot sur chaque chose, et c’est dans l’intimité érotique qu’il va construire avec toi que tu décèleras les preuves tangibles de son attachement. A cet homme-là, tu finis par te donner totalement, sans jamais le regretter d’ailleurs. Et comme il ne considère pas tes faveurs comme acquises, il se trouvera bien veinard de faire du sexe avec toi. Si tu lui dis que c’est toi qui as de la chance, il s’en défendra avec conviction, pour finir par décréter avec le sourire que vous êtes tous deux exceptionnels et uniques (il a raison). Et au final, il se donnera également, en toute confiance, et se remettra entre tes mains avec une ferveur bien plus authentique que celle des déclarations enflammées.
Donc, le romantique de la bite te baise et te choie, ce qui peut être fatiguant (les orgasmes, comme ça, tout plein d’orgasmes en quelques heures, ça crève). Il voudra te requinquer, du coup, et cuisinera pour toi. Non, laisse, ça lui fait super plaisir. Et si après une partie de cul échevelée tu traînes au pieu comme une feignasse, il t’apportera un plateau chargé de clapiotes et te mettra un verre dans la main. Te lever en protestant ? N’y pense même pas, princesse : c’est pas plus cool de prendre l’apéro au pieu ? Euh, si, mais… Mais rien, te rétorquera-t-il. Profite, pendant qu’il prépare le repas.
Il sera également à l’écoute de tes moindres envies, dans le cas (plutôt rare) où il ne les aurait pas devancées : que tu souhaites, là tout de suite, un cunni, une petite levrette en vitesse, un long et tendre missionnaire avec galochage intensif ou encore un câlin la tête dans son cou et ses mains qui te frottent le dos, tu n’as qu’une phrase à prononcer et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, tu te retrouveras les cuisses autour de ses épaules / à quatre pattes / sur le dos / dans ses bras.
Il n’aura pas forcément l’idée de t’offrir des fleurs ni de te décorer de trucs brillants comme un sapin de Noël, mais si après une journée passer à cavaler tu lâches que tu as les jambes en compote, il s’abstiendra du vomitif « ôôôôô ma pauvre chérie », et optera pour l’efficacité. Il t’apportera donc à boire, des coussins pour caler confortablement tes reins, prendra en main les poteaux qui te servent de guiboles, et te les massera longuement en t’écoutant bavarder. Pendant plus d’une heure. Jusqu’à ce que tu sois parfaitement détendue.
Si tu passes la nuit entière avec le romantique de la bite, sache que tu seras éventuellement réveillée par un délicat massage. Massage qui se conclura par ton embrochage en règle, à moins que l’embrochage ne soit simultané, option très probable également, vu que le romantique de la bite est sexuellement multifonctions, comme un four à chaleur tournante. D’ailleur, c’EST un four à chaleur tournante. Ou alors, il te caressera avec une charmante inventivité, assortie de fervents pétrissages. Mais c’est toi qui vois en fait… Ce sont tes envies qui comptent avant tout… Et si ton envie du moment c’est juste un café bien sucré, c’est faisable aussi.
Le romantique de la bite est avare de mots sirupeux, et c’est bien. Comme il sait ce qu’aimer veut dire, il ne galvaudera pas dans n’importe quel oreille des phrases sucrées et vides de sens. Mais pendant qu’il te baise, il est entièrement là, présent, impliqué. Et quand il ne te baise pas, il est présent aussi : tu sais toujours où le trouver et seule une indisponibilité peut l’empêcher de t’accorder du temps. En cas de pépin, de moral en berne ou d’états d’âme (si tu as une âme, bien sûr, supposition audacieuse contredisant les doutes de Desproges à ce sujet), il est là, toujours. Attentionné et à l’écoute.
Le romantique de la bite est le genre de mec qui ne s’abandonne qu’une fois apprivoisé, sans pour autant faire son mystérieux ni sa pétasse. Et pour apprivoiser le bestiau, la paire de bas, le porte-jaja et le croupion joyeux ne suffiront pas, même si c’est une bonne base de discussion. Non, pour l’apprivoiser, ce qu’il faut, c’est de la simplicité et du temps. Le temps que l’intimité et la confiance s’installent. Le temps qu’il constate que ses sens et son flair lui envoient de très bons signaux, et que tu es exactement ce qu’il désire : une femme à la fesse chaleureuse, à l’esprit sain, et qui n’a précisément pas pour objectif de l’apprivoiser.
En gros, avec lui, tout est simple : tu peux lui faire confiance, et tu ne t’en prives pas. C’est comme si le sexe cimentait tout le reste. De son côté, il te fait confiance également, et t’affirme sans emphase que vraiment, tu le cernes bien. Comme ce n’est pas le genre de type à faire des déclarations d’intentions juste pour la beauté du geste, tu le crois.
Parfois, tu as de tendres échanges verbaux avec le romantique de la bite. Tu lui dis des mots doux, des phrases touchantes, comme « Ta queue, c’est une pure merveille », ou « Quand je pense à ta langue, la moquette de mon salon prend feu ». C’est beau comme du Ronsard.
Un jour, le romantique de la bite te dit tranquillement, en sirotant son café : « Personne ne m’a jamais baisé comme toi » . Bon Dieu de merde. Tu en es toute émue dis-donc, d’autant plus que tu sais que ce n’est pas ton ego qu’il vise. Il l’a juste dit parce qu’il le pense (sinon, il n’aurait rien dit).
Mais toujours est-il que là, tu sens bien que tu es en face d’un prince charmant, un vrai."
1.1000 vues
4 aime
Symptômes relevés : vomissements, névralgies, disphorie, asthénie, tachycardie (à force d'être griffé, il a fini par s'ouvrir ce con ! Il reste à le refermer)
Il me faut ma dose, mais le revendeur a fermé boutique. Volets clos. Caféine en attendant. Ventre et bouche vide. Quant au griffé-ouvert...
Soigner une addiction. Soigner le mal par le mâle ?
296 vues
7 aime
Tu m'as bandé les yeux avant de me faire rentrer dans une pièce. .. ton torse dans mon dos, tes mains sur mes épaules, tu m as poussé dans cette pièce, le noir m'entourant... "ne bouge pas, je reviens vite". J attends sans bouger, je t entends bouger.... je sursaute lorsque, je réalise que tu es face à moi.. "chut, je suis là. .." Tu prends mes mains et les posent sur ton torse... je sens ton coeur battre...tu caresses l'encolure de mon décolleté du bout des doigts, puis fais glisser les bretelles de mes épaules. ... un murmure au creux de mon oreille. "j ai hate de déballer mon paquet" je n ai pas bougé, mais j'ai souris. .. ses doigts sont descendu le long de mes bras puis sur ma taille, sur mes cuisses.... pour remonter ma jupe et s'emparer de mes fesses. Me plaquant tout contre toi, "ton cul est divin"... j aime sentir la chaleur de ton corps, ton odeur......", j'ai envie de te mordre, de lécher ta peau... je me retiens. . Rester docile. ... te laisser faire.... "prête pour le grand saut?" pas le temps de répondre, tu as déjà glissé tes doigts en moi, et commence à me caresser.... "on va réveiller ça. ..", dans un souffle je te réponds oui.... Ma tête s est posée sur ton épaule. ... je savoure cet instant. ..
Tu retires tes doigts. .. t'éloignes de moi..."déshabille toi"... les yeux bandés je me dévêtis, je t'imagine m'observant...je tente de m'appliquer... d'être sexy...
Une fois le dernier vêtement tombé, j'attends, étrangement je me sens pudique. .. je ne t'entends plus, je t'appelle... rien, je vais pour retirer mon bandeau... "non!" Je m'immobilise aussitôt et retire mes mains. .. "fais 3 pas et agenouille toi" , j avance à tâtons et me mets à genou. Tu positionnes mes mains dans le dos, une corde les emprisonne, remonte le long de mes bras, entoure le haut de ma poitrine, puis en dessous. .. les sensations sont différentes dans le noir. ..le contact chaud de tes mains comparé à la corde.... ta main se pose sur ma nuque et m'attire vers le sol... ton autre main caresse mes fesses, un doigt glisse entre ...puis ta main vient claquer et réchauffer mon cul, tu alternes avec des caresses....j attends docile, te laisse marquer mes fesses...
264 vues
1 like
Mon centre de gravité se déplace, mes appuis changent... une impulsion et je m'envole, mes pieds glissent au sol. Je m'enroule, deviens toupie, mes doigts effleurent le sol, mon corps se tend, je me laisse balancer. ..une jambe longe la corde, vise le plafond. Je me cambre, pour caresser le sol.
Cette sensation si particulière, une forme de liberté... de légèreté. ..
119 vues
2 aime
Eclaboussée de sang
Tordu est mon métal
Ma garde est ébréchée
Frappé contre la pierre
Mon acier est pleurant
Ma lame brisée éparse
Gît de tous côtés
Mais
Le feu, le défunt
Ruisselant, rougeoyant
Mon espoir calciné
Refond dans le brasier
De ma rage aveuglée
Les métaux composites
De mon âme damnée
Au milieu des lueurs
D’une noirceur violente
Un grondement continu
Martèle et galvanise
Je
Transformée, reforgée
Surgit
Une épée.
739 vues
7 aime
Subspace & After Care
by Sue Rozen ( http://femdommag.com/?p=32 )
(pour un soucis de pratique dû à la traduction du neutre en anglais et pour ne pas répéter les termes au féminin puis au masculin,
je garderai le terme "Doms" (regroupant dominateurs et dominatrices) et "Sub" pour les soumis et soumises. J'utiliserai ensuite un masculin général mais ceci s'adresse autant aux femmes qu'aux hommes)
Pendant mes cours avec des doms nouveaux ou peu expérimentés, quand je mentionne le subspace la réponse que j'entends le plus souvent c'est "qu'est ce que c'est?"
Le Subspace et l'aftercare sont deux sujets dont certains sont complètement ignorant. Pour s'assurer que tout le monde soit heureux et en sécurité cependant, les Dommes ont besoin d'une connaissance active de ce qu'est le subspace, ce qui le provoque, comment identifier si un sub entre en subspace pendant la session et comment en repérer les signes.
Le D/s est universel dans le sens ou il ne concerne pas que le jeu de rôles, la jouissance, le plaisir, la joie, le contrôle et toutes les choses excitantes que nous faisons. Il concerne des personnes réelles, leurs envies et leurs besoins. Un Dom consciencieux saura qu'il est responsable du bien être de son sub. Une part de cette responsabilité implique de savoir ce qui peut arriver à son Sub quand il interagit avec lui. En tant que scientifique qui a personnellement l'expérience du D/s et le bénéfice de recherches en physiologie humaine et en biochimique, je vais essayer de partager des conseils tout en expliquant le côté scientifique de notre sujet.
D'abord, qu'est ce que le subspace?
Le subspace [littérallement traduit "état/espace de soumission"], aussi appelé le headspace, est le nom donné à un état mental et physique du sub lorsqu'il est profondément pris dans un jeu ou une scène. C'est un état second insaisissable et recherché qui est le saint Graal de beaucoup de subs. Certaines pratiques du BDSM provoquent des réponses physiques fortes. L'aspect physiologique du BDSM cause aussi à beaucoup de subs une séparation mentale entre eux et leur environnement quand il font l'expérience du subspace. Un subspace profond est souvent caractérisé par un état de récession profonde et d'incohérence.
Un Subspace profond peut éventuellement mettre en danger des subs inexpérimentés qui ne sont pas familier avec ses effets. Cet état requiers que le Dom soit particulièrement vigilant à ce que son sub ne se mette pas lui-même en danger.
Comment cela arrive-t-il? (Accrochez vous à vos sièges, c'est la partie scientifique)
Pendant la session, l'expérience intense de douleur et de plaisir déclenche une réaction du système nerveux, celle ci cause la libération d'adrénaline dans le corps du sub. D'autres substances sont alors libérées, comme les endorphines et enképhalines (qui sont des anti douleurs naturels), et ces agents naturels vont alors combattre le stress imposé à l'organisme et produire effet comparable à celui d'une prise de morphine.
Ces réactions chimiques de l'organisme ont cet effet sur le cerveau qu'ils accroissent sa résistance à la douleur, plus le jeu s'intensifie, plus cet effet s'approfondit. Sous l'influence ce ces réactions chimiques, le sujet entre alors dans un genre de transe. Le sub commence à se sentir détaché de son corps, de la réalité, comme s'il flottait ou planait. Beaucoup de sub, atteignant ce point, perdent la sensation de douleur et n'importe quel stimulus prolonge cet état. Une fois que le système nerveux parasympathique reviens en force pour contrer les effets du surplus des réactions sus-nommées, une profonde fatigue et une incohérence peuvent parfois se faire sentir. C'est à ce moment que la notion d'aftercare devient importante pour le bien-être du sub.
Ok, c'est très bien tout ça, mais qu'est ce que ça implique en réalité?
Les Subs qui tombent profondément dans le subspace peuvent souvent être incapacités dans leur communication. Ça veut dire qu'ils ne sont plus capable d'utiliser leur safeword ou safesignals quand les choses tournent mal! En fait ils ne seront même pas conscients que le choses tournent mal!
Cette capacité réduite ou absente à communiquer avec leur Dom, combiné avec le fait qu'ils sont moins ou plus capables de ressentir la douleur à cause du trop haut niveau d'endorphines présentes dans leurs corps, peuvent amener la scène à aller trop loin. Si par exemple, un Dom peu expérimenté doit gérer un sub qui est est tombé dans un subspace profond, et qu'il ne sait pas comment en reconnaitre les symptômes, ce Dom peut passer la limite de la résistance physique et aller trop loin en attendant sincèrement un safeword qui ne viendra pas parce que son sub est incapable de le lui donner.
Du coup qu'est ce que je cherche? Quels sont les signes que mon sub est parti en subspace?
C'est exactement comme le reste, ça varie d'un individue à l'autre. Le temps qu'il faut pour atteindre le subspace, le genre d'activité qui le déclenchent sont souvent spécifiques à chaque individu. Pour certainil faut de longues séances de stimulation physique, pour d'autres ce peut être simplement la voix de leur dom ou être touché qui les envoie dans cet état particulier.
Mais il y a quand même quelques signes révélateurs: Le soumis va devenir moins communicatif verbalement lorsqu'il entre dans une phase intense du subspace. Le Dom va certainement noter une difficulté à utiliser des mots pour communiquer ou décrire les ressentis, remplacé par des gémissements ou des grognements (qui sont, admettons le, difficile à interpréter). Il y a des changement de couleurs de peau, les yeux peuvent se révulser. Le corps peut devenir complètement amorphe (ce qui est étonnant car une stimulation physique devrait induire une tension des muscles en réaction logique d'une punition) En apprenant à connaitre son Sub, le Dom identifiera ses signes particuliers d'atteinte du subspace.
Le "trip" que provoque les endorphines mixées à l'adrénaline est souvent comparé par les subs à un "trip" induit par une drogue et peut être adictif. Exactement comme peut l'être la libération des mêmes hormones pendant la pratique d'un sport. Un sub peut supplier pour plus de stimulation physique pour se garder en subspace sans se rendre compte que cela peut finir en une véritable blessure. C'est là que le rôle revient au dominant de garder le contrôle de la situation, et d'organiser le "retour sur terre" de son sub.
Maintenant que je sais ce que je cherche, qu'est ce que je dois faire?
Il peut être très dangereux pour un sub d'être abandonné là à décrocher tout seul, sans être ramené en sécurité dans sa "redescente".
Un Dom qui n'aurait pas conscience des effets physiques et mentaux du subspace sur son sub pourrait juste se lever et s'en aller, avec la possibilité que son soumis soit toujours en subspace. Ce n'est pas suffisant de juste défaire les liens et de s'en aller. C'est la responsabilité du Dom de prendre le temps d'accompagner son sub dans son retour à la réalité, graduellement, en réduisant les stimulations, en lui parlant pour le faire revenir à lui, de lui donner l'affection et de le rassurer, de lui dire qu'il a fait du bon travail et de lui donner beaucoup de contact physique pour l'accompagner, par exemple.
L'épuisement accompagne souvent le sub dans sa redescente du subspace. Donc le Dom peut avoir prévu un environnement sécurisé où le sub puisse dormir et récupérer des forces. Laisser un sub dans un état de subspace, où il est grisé et peut se sentir en dehors de son corps, peut être dangereux. Imaginez un sub, toujours en subspace, essayer de rentrer chez lui en voiture. Les subs n'ont pas la concentration et les capacités nécessaires pour des taches complexes lorsqu'ils sont en subspace, et en ne les rattachant pas à la réalité avant de les laisser partir, le Dom peut mettre son soumis en danger.
Maintenant vous vous dîtes "Bien, je n’interagis qu'avec des subs en ligne, je n'ai pas besoin de m'inquiéter pour ça"
Ce n'est pas nécessairement vrai. Les subs en cyber-relations entre en subspace juste aussi facilement et complètement que dans les situations réelles. Et en tant que Dom dans une cyber-relation D/s ne peuvent pas souvent voir leur sub ils doivent s'appuyer sur d'autres méthodes pour determiner si le sub est revenu après la session. Dans ce cas, la voix est encore les meilleur moyen disponible pour le Dom -il doit bien connaitre les intonations de voix de son sub et la manière dont elles changent quand il est en subspace donc il peut définir quand le sub est revenu à lui. Quand la scene se réduit uniquement à du texte, la communication pendant la scène et après la scène, pendant l'aftercare, entre le sub et le Dom est toute aussi critique pour le bien-être du sub.
Bon j'ai compris.... Mais c'est quoi le Subdrop?
Même après le meilleur des aftercare, il y a des effets résiduels de l'expérience du subspace qui peuvent rester présent chez le sub. Le phénomène de "subdrop" est le nom donné aux épisodes qui surviennent dans les heures voir les jours qui suivent une session de BDSM intense. Le terme "Subdrop" est généralement utilisé pour les effets "negatif" ou l'état dépressif qu'un sub peut vivre après la scène. Les causes peuvent être multiples mais cela peut être causé par les endorphines et de l'adrénaline qui quittent le corps. Pour ceux qui ont été élevés dans un milieu très traditionnel il peut en résulter que ces "drops" soit associé avec un sentiment de culpabilité ou de honte.
Le subdrop peut se manifester de bien des manières -larmes, peurs irrationnelles exprimées par le sub, il peut se sentir triste, ou seul dans les heures ou les jours qui suivent la séparation d'avec le dom. Le subdrop peut être comparé à un état de choc en quelque sorte et le traitement est le même. Le dominant devrait fournir un espace pour son sub où il puisse exprimer ses sentiments et recevoir son attention. (après tout le dom est en partie responsable de son état). Le Dom devrait également chercher les signes de détresse et essayer de comprendre ce dont son sub a besoin- sachant que ce peut être très différent selon le sub.
Le point important dans l'aftercare, c'est de faire en sorte que le sub se sente accepté, désiré, sain, sauf et à l'aise. Avec une application systématique, un bon aftercare aidera les liens entre un sub et son Dom , et aidera la relation à s'épanouir et à atteindre des somments, puisque le sub saura que son dom n'a que son intérêt en tête, comprends ce qui lui arrive et soulagera les situations négatives qui pourraient se développer.
Un Dom bon et attentionné aura toujours le soin de son sub comme soucis principal. Mais surtout faîtes cous plaisir, c'est le point essentiel du D/s -mais ne faîtes pas que prendre sans donner en retour. L'expérience du D/s devrait être gratifiant et plaisant pour à la fois le Dom et le Sub. Les Doms et les subs se complètent et cet équilibre ne peut pas être ignoré ou oublié. Le BDSM est tou à propos de confiance mutuelle et de compréhension, et les deux paries se chargent de comprendre l'autre, dans ce cas beaucoup de responsabilités pèsent sur le Dom d'apporter le contrôle et la cohérence que le sub désire tellement dans sa vie. Le sub n'est cependant pas exempt de toute responsabilité en relation avec le subdrop et l'aftercare, le sub doit communiquer ses besoins et ses sentiments au Dom ouvertement et honnêtement pour donner au dominant l'occasion d'y répondre.
En prodiguant un aftercare satisfaisant, le sub saura que son dom lui procure un environnement sécurisant qui lui permettent de discuter sans peur et avec honnêteté. Un Dom qui comprends le subspace - ses frissons comme ses écueils- peut tirer le meilleur de son Sib et donc le meilleur de l'expérience pour lui-même et tout le monde est gagnant.
9.2000 vues
2 aime
[Un texte que je viens de retrouver, écrit il y a bien longtemps dans le cadre d'un atelier d'écriture.
Le but était d'écrire en improvisant, sans plan ni idée préalable, en jouant sur les mots, les expressions, et leur sens, pour un texte le plus délirant possible]
Le réveil, fidèle et ponctualissime traître, m'extirpa brutalement d'une cauchemardesque expédition aux macro-contrées inhumaines d'un tapis persan percé. Un rêve quadrichromique où j'affrontais de terribles acariens cariés aux hurlements solides et avariés, qui me cernaient de toutes parts et de parts et d'autres.
Et d'autre part une femme les commandait, et il fallu que je la supprime à coup de culotte souillée (je sais mais c'est un rêve).
Son hurlement se joignit à ceux des monstres avant mon retour à la réalité. J'errai alité un moment avec au fond des oreilles ce cri terrible qui me collait encore aux tympans tel un vieux bout de scotch non-repositionnable, puis je m'éjectai du lit comme d'un vaisseau jetable en perdition avec un élan de force 5 sur l'échelle riche de l'éther qui en comprend 7.
Je me traînai à la force des entrailles jusqu'aux toilettes, cet atelier secret de création éphémère et honteuse, déjà ouvertes à cette heure industrielle sans dettes.
J'y lâchai du lest pour aller l'esprit léger à l'assaut de cette journée intense où je ne croiserais aucun Serbe, bref exacerbée.
Après un café brûlant comme le désir et noir comme le regard d'un cocu transi, je rengainai ma nonchalance et m'immisçai dans ma tenue blême de passant, sans avoir oublié de tailler trois fois en une l'ombre de ma barbe bien née, et me projetai à l'extérieur comme un homme pressé ayant subi l'ablation de la rate.
Dans le coupe-gorge desservi par sa réputation et par une ligne de bus sans impérialité, je slalomai entre les merdes (hétéroclites par leur formes et homoclites par leur odeur) des meilleurs amis de l'homme. Je m'appliquai à cet exercice sans le corrigé, jusqu'au rond-point dont la rondeur mensongère tirait plutôt sur une fourbe quadrature.
J'arrivai à mon rendez-vous pile à l'heure et face à l'employée de banque, dont les atouts majeurs n'étaient pas dans la manche. Son affabilité nonchalante, affabulant peu le chaland certes, mais follement achalandée, acheva de m'affaiblir par son chant obnubilé.
"Avez-vous eu les résultats de vos examens ? me dit-elle avec une sincérité à faire voter un suicidaire.
- Oui, j'ai réussi aux deux, répondis-je avec une fierté bassement hautaine.
- Hé bien donnez-moi les attestations, je vous prie, Monsieur".
Je pris sur moi -et ce fut au prix d'un lourd parti-pris- pour ne pas relever le "Monsieur", titre appropriatif et obsolète dont le sale caractère formel m'insupporte depuis exactement trois ans, sept mois et onze jours.
Mais sa propre ignorance, loin d'être crasse, était compréhensible, puisqu'elle me connaissait peu et elle n'avait pas encore recueilli ma semence, ce qui en théorie n'allait d'ailleurs pas tarder.
Je lui tendis donc les papiers en question avec une impatience incongrue (enfin il ne me semble pas qu'elle fut congrue).
- Bon les examens de sang, c'est bon, ceux d'urine aussi... Parfait Monsieur, suivez-moi je vous prie."
A nouveau, je ne relevai pas le "Monsieur“ (il n'en avait pas besoin, il était déjà trop bas), mais je retins tout de même une crise, en réponse à sa prière qui me toucha à un point nommé dont j'ai pourtant oublié le nom.
Elle m'invita à entrer dans une petite et sombre salle sale où trônait, monarchique, un gigantesque écran vidéo. Face à lui un fauteuil en skaï rouge, à sa gauche un distributeur de mouchoirs en papier et une poubelle de sanitaire, à sa droite une table basse couverte de magazines de cul où était posée une télécommande. Sur le magazine le plus visible, une blonde arborait une poitrine siliconée à outrance et un string de 3 centimètres carrés au bas mot, comme en cent.
La fille ressemblait fortement à l'employée, qui m'apparut soudain bandante lorsqu'elle me tendit un petit pot en verre.
"Vous n'êtes pas obligé de remplir ce flacon, une goutte suffit. Voilà, je vous laisse !
Elle me tourna le dos et se dirigea vers la porte aussi entrouverte que sa jupe. J'eus alors le loisir d'observer le plus beau cul qu'il m'ait été donné de voir de toute ma vie de mateur de culs.
- Attendez, Mademoiselle !
Elle se retourna et m'asséna un "Monsieur ?" de plus, mais vu le contexte hautement érectile, je décidai de l'ignorer.
- Si vous voulez mon sperme, il faudra l'obtenir à la force du poignet, au minimum, le maximum étant large.
- J'espère que vous n'insinuez pas ce que je crois comprendre ? Car il faudrait me passer d'abord sur le corps !
- Je ne me branlerai pas devant des images à deux dimensions, ça ne marchera pas, vous pourriez y mettre un peu du vôtre !
Elle sourit comme à un enfant décérébré addict au doom-like face à une panne de secteur, sans se démonter.
- Si vous n'y arrivez pas tout seul, tant pis, nous nous passerons de votre sperme. Vos gênes ne nous sont pas indispensables, et votre sans-gène est relativement génant. De plus sachez que mes fonctions ici s'arrêtent à l'accueil."
Elle prit alors la tangente, le menton haut et le Dim-up bas, en reniflant à s'en déchirer les cosinus, et me laissa seul avec mon érection qui, si brutalement laissée pour compte, perdit aussitôt de son répondant, à une question jamais posée.
Constatant alors la mollusque condition de mon cinquième membre, je décidai de prendre les choses en main.
J'avisai à quatre heures la télécommande, outil abhorré car du consommateur moyen, ici cantonnée à des choix limités :
- films hétéro: 1, 2, 3 et 4
- films homo: 1, 2
- marche/arrêt.
Un bref mais violent coup d'oeil sur chaque programme me jeta dans une frustration sans nom, ou alors je l'ai oublié.
"Diantre, peste, bisque !" fis-je, profitant habilement de mon isolement pour essayer l'efficacité de nouveaux jurons glânés ça et là à la bibliothèque associative de Saint Jean de Cuculles, “…pas de zoophilie, de scatophilie, d'urophilie, spasmophilie, agraphilie, aérocolophilie (ou carminophilie), herpétophilie, asymétriphilie, halitophilie, emetophilie, pectophilie, cystophilie, phasmophilie, cartagelophilie, cruciverbophilie, tomophilie, ménophilie, arachnophilie, claustrophilie, homophilie, filophilie, écépaencorphilie…“
Par un suprême et héroïque effort de civilité, je réussis à ne pas me mettre dans tous mes états, surtout en même temps car ils auraient été unis. Je me redressai (moi, pas mon membre) soudain sans réfléchir, l'esprit vide et la coupe pleine, pris la porte d'une main et surgis en trombe dans la salle d'accueil, rejoignant le cul d'accueil et l'employée qui allait autour, exigeant céans sa culotte, pour me permettre de combler mon fantasme impérieux et ainsi remplir ma mission.
"Ma culotte, maintenant ? Rien que ça ? dit-elle l'air subjugué.
Cette subjugation manifeste me redonnant aussitôt de l'ardeur opéra alors un mécanisme fréquent chez l'homme (c'est prouvé scientifiquement) : le transfert immédiat du volume de ma matière grise dans celui de mon corps caverneux.
- Oui ! Rien que ça !"
Et je me mis en devoir de l'aider à retirer l'instrument de mon fantasme sur le champ et sur la moquette.
S'ensuivit alors un affrontement de points de vue... Nous en vînmes bêtement aux mains, et j'eus la main lourde et le bras long.
Dans un brouillard imprécis j'eus la vague impression d'être pris à (et aux) partie(s) par de gros bras et de me faire réexpédier dans mon monde onirique du matin.
Voilà comment je me suis retrouvé dans cette cellule, accusé du crime d'une employée dont je ne voulais que la culotte.
Filo
1000 vues
1 like
Joan fut réveillée par une douleur à la tempe.
Elle était encore assise et tout son profil droit était maculé de coulis visqueux qu'elle essuya avec sa serviette.
Ward !
Elle l'avait vu par la fenêtre : il semblait écouter la conversation avec un regard de fou.
"Alix ! Alix ?"
La porte était ouverte.
Alix avait dû le voir aussi, cette fois, et il était sorti. Peut-être le poursuivait-il en ce moment même.
Elle émergea tout à fait de son engourdissement et sortit sur le seuil, l'angoisse au ventre.
"Alix ! Alix !"
C'était une soirée étrangement calme, malgré le vent et le ciel couvert, sans étoile. Le parc était savamment éclairé par des des projecteurs indirects, comme pour les monuments de la ville.
Beau temps pour une balade.
Elle secoua la tête, se réprimandant d'avoir une pensée aussi déplacée en cet instant où son futur époux pourchassait le fantôme de son prédécesseur.
Si on me le racontait j'en rirais, songea-t-elle en sentant venir les larmes.
"ALIX ! Mais où es-tu ?"
A présent elle était si inquiète qu'elle ne se sentait plus capable de réfléchir. Ce n'était pas normal, il n'avait pas pu s'éloigner autant la sachant ici seule et sans défense, à la merci de...
Son cœur s'emportait, des tremblements et des sanglots irrépressibles agitaient son corps tout entier. L'inquiétude avait fait place au sombre pressentiment, à la sensation de danger instinctive de l'animal.
...de la proie.
Elle vit le corbeau mort au début de l'allée, et frissonna.
Que faisait-elle là dehors, plantée sur le seuil, alors qu'elle aurait dû s'enfermer à double tour et attendre le retour d'Alix ?
Elle n'eut pas le temps de réfléchir à la question ni de se retourner : deux mains puissantes, puantes et glacées lui étreignirent soudain le cou, et serrèrent, serrèrent de plus en plus fort.
Elle ne pouvait même pas crier, elle dut tirer la langue pour essayer de respirer, en vain. Sa langue rencontra l'herbe humide et la terre. Elle était au sol. Ses membres battirent l'air et frappèrent le corps qui pesait à présent sur elle.
Le corps de Ward sans aucun doute. Elle en avait la certitude. Elle allait mourir comme ça, c'était certain, et Alix devait être mort aussi.
Tout cela était de sa faute, elle l'avait bien cherché, après tout...
Elle aurait voulu lui dire qu'elle regrettait, car oui elle regrettait... trop tard...
Ce fut sa dernière pensée.
*
Le surlendemain, la nouvelle du double meurtre fut couverte dans un grand nombre de journaux. Le Arkham's Tribune notamment commençait son article ainsi :
ETRANGE DOUBLE CRIME DANS LE NEW CANTONMENT
L'architecte Alix D. George et sa fiancée Joan E. Spring ont été assassinés dimanche soir vers 21h dans le parc de la résidence de Mr George, au 197, Crane Street. C'est un voisin qui, s'étonnant de voir le portail d'entrée ouvert toute la journée, est entré dans la propriété et a fait la macabre découverte : Mr George gisait près d'un fourré de l'allée centrale et Mrs Spring au pied du perron de l'entrée, dans l'ombre.
Trois corbeaux morts gisaient dans le parc, vraisemblablement écrasés.
Les conclusions de la police précisent qu'il s'agit pour chacune des victimes d'une mort par strangulation, l'assassin ne s'étant servi que de ses mains. D'après le rapport du médecin légiste, le meurtrier doit avoir une force hors du commun.
On ignore encore le mobile de ce double meurtre : rien n'a été touché dans la maison qui est pourtant richement meublée. A.D. George menait une vie mondaine mais n'avait aucun ennemi, d'après tous ses collègues. Architecte respecté et influent, il avait réalisé l'intégralité de l'aile ouest de l'Académie de Miskatonic pour son bicentenaire. Il était également vice-président du fameux Cercle des Lions d'Arkham, qui a tant œuvré pour l'élection de notre sénateur l'année dernière.
Une enquête est actuellement en cours dans les milieux politiques adverses, mais la police privilégie à ce jour la thèse du rôdeur.
De son côté, Mrs Spring, sans profession, avait perdu son mari le mois dernier dans un accident domestique, à Kingsport. Un appel à témoin est lancé pour la soirée de dimanche.
Mr H. Jameson, gérant de la salle des ventes d'Arkham et secrétaire du Cercle des Lions, prétend que l'après-midi même Mrs Spring s'était évanouie dans la rue en sortant d'une réception au Cercle en voyant un mendiant qui ressemblait à quelqu'un qu'elle avait connu, semble-t-il. Aucun des mendiants interpelés ne correspond à la description de l'homme en question. Les habitants du New Cantonment sont invités à la vigilance tant que cette enquête restera ouverte. Nous tiendrons bien sûr nos lecteurs informés de toute nouvelle concernant cette affaire.
Voilà de quoi relancer la polémique sur l'auto-défense dans les quartiers résidentiels...
*
Mais de nos jours encore, à Innsmouth, à Kingsport et sur toute la côte de la Baie d'Arkham, on peut distinguer, certaines nuits où la lune éclaire bien les falaises accidentées, un vagabond perdu qui se prend pour un fantôme, qui pourchasse les corbeaux, et qui erre de cimetière en cimetière, à la recherche d'une tombe et d'un repos éternel.
FIN
Filo
766 vues
0 aime
Fictionnelle genèse - Titre dissuasif mensonger homophonique - Récit non érotique
______________________________________________
Enfances
(Récit pathétique)
Nous nous faisons face, yeux dans les yeux, sans ciller, d'acier de chaque côté. Une fois de plus. – Tu bois trop, me dit-elle, titubante, en me giflant à toute volée, et je serre mes poings au bout de mes bras menus, pour éviter de lui rendre la pareille, sans percevoir que j’inhibe pour longtemps toute capacité à me défendre. – Tu t'habilles comme une traînée. Mouais. Je porte une tunique mauve sur de vieux jeans élimés ; des fringues baba qu'on me donne ou que je récupère aux fripes. Que je chipe parfois dans les magasins mal surveillés ; il faut bien se vêtir. – Regarde tes seins. Je suis sûre que tu as mis du coton dans ton soutif. Tu es laide, tu es vulgaire. Mes seins en fleur, ma féminité naissante, ça l'a immédiatement dérangée. Une esquisse de sourire redessine mes lèvres à la pensée de la chair qui gonfle et s'éveille. Voilà un flot de vie que rien ne pourra endiguer. – Tu es méchante, m'assène-t-elle hors d'elle, une fois de plus. Elle me gifle à nouveau. Je fugue ou je ne fugue pas. Cette nuit ou demain. Ou je me flingue. J'hésite.
J'avais cessé de l'écouter. Elle hurlait devant moi, gesticulant avec de grands mouvements de bras qui m'affolaient, son visage dans le mien. Elle va me dévorer avec ses yeux si elle le peut. – Ne me regarde pas avec cette haine, me dit-elle en me poussant en arrière. Derrière moi, la cage de l'escalier s’ouvre : un long colimaçon en bois de chêne imprégné d’huile de lin par mes soins – je tente éternellement de lui plaire, oh avec quelle maladresse, en me chargeant de toutes les tâches. Je ne cherche pas à me rattraper. Je ne sais pas si je veux la culpabiliser, qu'elle me blesse et soit obligée de regarder en face sa propre haine. Ou bien si, déjà masochiste, je me satisfais étrangement de cet échange et de son apogée. Je dévale les marches sur le dos, tête la première sans me protéger. J'arrive presque en bas, déçue de n'avoir que des ecchymoses. Je me redresse quand j'entends la porte de sa chambre claquer.
Je me roule un pét' en écoutant Thiéfaine à fond au casque dans la salle commune de la Communauté. Avec son shit mais je sais que j'aurai l'occasion de remplir sa boîte avant qu'elle ne s'en rende compte. Il n'y a que nous deux à la Com' aujourd'hui. Je leste mes poches de munitions et je pars dans la neige. Je remonte un sentier pour aller passer la nuit dans la chaleur de l'appart' de mon voisin : faire l'amour sur sa banquette, fumer, regarder le feu et les étoiles. Il a quinze ans de plus et du haut de sa trentaine me paraît très expérimenté. On baise dans les bois, sous le clair de lune, adossés aux contreforts des cathédrales, ou le long des sentiers cathares, dans des châteaux en ruine où l'on s'introduit les nuits trop étouffantes d'été. Je rêve secrètement qu'au cours d’une de nos escapades, soudain colère, il casse un rameau et m’en fustige le corps, mais je n'ai jamais osé le lui avouer.
Avec lui ou avec d’autres, l’amour est plein de douceur et de légèreté ; le sexe joyeusement subversif ; la baise sans tabou et sans entrave. Nous voyons dans nos chairs magnétiques qui s’apprivoisent et s'agrippent, nos corps hagards aux bouches naïves et avides, aux sexes inépuisablement en quête, et qui trop hâtivement s’enchâssent, une expression de la vie, de l’amitié, ou d’autres choses, innocentes et généreuses. Nous en parlons des heures. Nous l’affichons agressivement en riant des mines consternées et de la réprobation que nous faisons tout pour susciter. En jubilant sous l’opprobre comme sous les caresses. C’est l’Amour libertaire, insoumis, entre égaux. L’Amour anarchiste. Idéaliste et politisé.
Pourtant, quand je somnole, lorsque mon esprit, devenu libre, tapine à la frontière du sommeil et des créations de l’inconscient, lutinant mes fantasmes secrets, je me métamorphose du tout au tout, devenant l'anti-héroïne recevant en rétribution de ses mineurs méfaits maltraitance, humiliation, abus, et copieusement. L’amant trahi que je moquais, décompte sa vengeance fouet à la main, coup après coup. Le professeur redouté me corrige jusqu’à ce que je pleure d’humiliation devant lui, le regard enfin respectueux. Un homme inconnu qui me séquestre invente de créatifs sévices sexuels, pour bien punir mes désirs et mon comportement follet. Un époux machiste m’inflige la fessée lorsque je lui tiens tête et la sodomie lorsque je lui désobéis. Une mère m’oblige à baisser moi-même ma culotte et à me courber soumise sur ses genoux.
Invariablement, l’autre est hostile.
Invariablement, l’autre est puissant. Invariablement...
...dans ce jeu confus d’illusions, je me projette en enfant pure à l’âme diaphane, dénuée de malice… Pourtant, au plus profond de moi, je suis dévorée par un besoin absolu d’expier, comme s’il me fallait monnayer d’un lourd écot de douleur le droit de vivre. Je veux être violentée, rejetée, encore et encore, sans fin, sans frein. En m’offrant l’ultime fierté : être une victime qui jubile, une victime qui jouit.
Les flocons tourbillonnants piquent mes yeux, qui clignent et s’embuent. Je cueille en marchant quelques branches de bouleau argenté, fines, griffantes. Puis une longue badine souple et sans nœud de coudrier. Mon offrande du soir. Saurai-je lui expliquer quelle indigne jeune fille je me sens être ? Et l’étendue de mon besoin de sanction et d’autorité ? Acceptera-t-il, saura-t-il, aimera-t-il, sévir et me diriger ?
Ô amant, corrige-moi, que je devienne moins mauvaise…
Plus tard dans la nuit, je m’endors bien à l’abri dans son étreinte fauve de mâle, son sexe encore en moi. Sa paume rugueuse pèse sur mon sein dur de nymphette. Mon fagot de bois vert a brûlé dans la cheminée. Ça sent bon la fumée et le sperme frais. Les bouquets d’herbe qui sèchent un peu partout. Je me sens désirée. Voulue. Voulue en vie. Ou presque. Je glisse dans un songe heureux, les yeux clos, la peau à vif.
________
1.2000 vues
17 aime
On dit qu'à la mort de son mari Madame Ward Spring, alias Joan, fut très éprouvée. Pourtant elle commença très tôt à rendre visite à Alix D. George qui habitait le New Cantonment au sud d'Arkham, lieu de résidence favori de l'élite fortunée de la ville. George y possédait une maison à l'architecture cubique surprenante, moderne, ceinte d'un parc et d'un mur d'enceinte.
Joan raffolait justement de moderne, et la perte récente de son mari ne la traumatisait pas au point d'ignorer Alix, qui se conduisait en parfait gentleman, de l'avis de tous ses éminents collègues du Cercle des Lions d'Arkham.
De plus, vivre seule et recluse dans sa maison de Kingsport lui aurait été insupportable. Elle n'était pas du genre à se morfondre.
Le dernier jour de septembre, Alix était venu passer la chercher chez elle. Ils firent un détour au bord de la mer, et il partirent pour Arkham avant que la nuit ne tombe.
Alix avait eu la charmante idée de prendre la nouvelle décapotable noire dont il venait de faire l'acquisition. Le bolide était splendide et il promit à Joan de lui apprendre à la conduire un jour.
Il prirent la route d'Innsmouth qui rejoint Arkham par le bord de mer.
Joan était incontestablement très fière de traverser Kingsport à bord de cette voiture rutilante et aux côtés de son illustre chauffeur, même s'ils ne croisèrent finalement personne de connu.
Alix, la mèche au vent, avait une fossette particulière lorsqu'il conduisait, qui encadrait sa fine moustache noire comme une parenthèse. Joan avait remarqué également que ce fieffé dandy s'était épilé les sourcils ! Mais ce trait de coquetterie n'était pas fait pour lui déplaire. Feu son mari se fichait bien de son apparence et du coup de celle des autres, elle comprise, enfin presque.
Dans cette décapotable aux côtés d'Alix, bel homme musclé et raffiné, elle se sentait des ailes, comme à sa place.
Elle défit sa longue chevelure blonde, pour la sentir emportée par la vitesse, et ferma les yeux, alors que sur leur gauche le soleil déclinait lentement, comme pour les accompagner le long de la route.
Juste avant de passer Innsmouth, elle vit une silhouette sur la route par ailleurs déserte, et elle eut un cri.
"Ward ! Là !
Alix ralentit, surpris.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Non, je... l'homme que nous venons de croiser, je l'ai pris pour Ward !
- Si tu commences à avoir des visions maintenant... Tu te tortures trop l'esprit avec tes scrupules.
- C'était si ressemblant, la barbe en moins... j'ai eu une frayeur. Tu sais cette nuit j'ai rêvé qu'il revenait et...
- Bon, tu as vu quelqu'un qui lui ressemble, c'est tout. C'est ta conscience que tu n'arrives pas à mettre en veille. Je te l'ai déjà dit : c'est un peu trop tard pour avoir des remords maintenant, tu ne croies pas ?
- Et si quelqu'un savait tout et voulait nous faire peur ?
- Comment veux-tu qu'on nous soupçonne ? Je me suis arrangé pour que cela ait l'air d'un accident, tu le sais, et ton témoignage a produit son petit effet. Ne te torture plus l'esprit avec cette histoire, c'est du passé et nous ne serons jamais inquiétés. Alors chérie, tu sors Ward de ta tête et tu te consacres un peu plus à moi, OK ?"
Mais cette nuit-là, après une étreinte faussée par son angoisse qui transformait en général son vagin en étau douloureux, Joan ne dormait pas. Elle laissa Alix à ses ronflements repus et sortit du lit immense dernier cri. La nuit était exceptionnellement douce pour la saison, et elle descendit sur la terrasse.
Le mal était fait maintenant. Ward était mort, bel et bien mort et enterré, personne ne découvrirait la terrible vérité.
Elle était enfin libre d'être heureuse et une nouvelle vie commençait. Elle la voulait différente de cette relation monotone qu'elle avait vécu avec Ward. Ward le mou, Ward-pas-de-vague, Ward le lymphatique sur qui elle ne pouvait jamais compter pour être sécurisée et étonnée...
Elle allait vendre la maison de Kingsport et l'ensemble de la propriété, elle trouverait facilement un acheteur pour cet horrible bateau que Ward avait payé une fortune (alors qu'elle rêvait d'un voyage exotique) quand leur budget ne l'avait pas permis à l'époque.
Elle le revoyait lui annoncer la nouvelle, il était excité comme un enfant de dix ans devant le jouet de ses rêves, il avait contracté des dettes, ils durent vendre des meubles de leurs parents qui n'étaient plus là pour s'y opposer, ils se disputèrent régulièrement, puis chaque soir... Pourtant ils s'aimaient, à leur façon.
Elle pleura enfin, au clair de lune, avant de regagner le lit immense. Trop grand pour elle.
***
Deux semaines après la mort de son mari, Joan Spring était présentée à la "haute" d'Arkham par Alix D. George.
L'annonce de leur mariage prochain fut faite à cette occasion lors d'une réception mondaine donnée au Cercle des Lions d'Arkham, dont George était le vice-président.
En fin d'après-midi de ce dimanche au ciel gris, seuls les membres du Cercle étaient encore présents quand George clôtura la journée.
A la sortie du Cercle, dans le vent froid, un mendiant barbu tendait son chapeau aux gens, un chapeau sale et élimé qui ne fut pas honoré de plus de trois pièces.
En le voyant, Joan hurla et s'évanouit aussitôt, retenue à temps par son fiancé. Le mendiant tremblant — mais était-ce de froid ? — s'enfuit dans l'ombre du parc attenant, sans demander son reste.
"Hé attendez !" cria George, en vain, tout en tapotant les joues de Joan, qui revenait doucement à elle.
- Ward ! C'était Ward !
- Mais voyons ma chérie, c'est impossible... Décidément c'est une obsession !
- Je te dis que c'était lui ! Son regard est plus hagard et plus dur à la fois, mais je l'ai reconnu !
- Je crois que je n'ai pas assez tenu compte du choc que cette histoire a représenté pour toi, tu as besoin de voir quelqu'un.
Le secrétaire du cercle accourut, un gros homme à barbiche :
- Qu'y a-t-il ? Madame ne se sent pas bien ?
- Un simple malaise, dit George rassurant, Joan est encore très perturbée par la récente perte de son mari... Ces fiançailles sont peut-être un peu prématurées, c'est de ma faute. Elle croit parfois voir son fantôme, mais ça lui passera avec du temps et du repos. N'est-ce pas, chérie ?
Joan secouait la tête.
- Ce n'est pas possible... excusez-moi... pourtant...
- La journée a été fatigante pour vous, Madame, vous étiez le centre de toutes les attentions aujourd'hui. Voulez-vous un dernier remontant, avant de rentrer ? dit le secrétaire.
- Je crois plutôt que je vais la ramener sur le champ, mon vieux, de plus le temps se gâte ; je vous laisse le soin de tout fermer. Tu viens Joan ?"
Le repas du soir fut entièrement consacré à Ward. George récapitulait les raisons pour lesquelles il eut été impossible qu'il fut encore en vie.
"De plus, souviens-toi, j'ai vérifié moi-même le corps : il était bel et bien mort, ça j'en suis sûr." Il la noyait d'arguments.
"Et le rapport du coroner ? ... Et l'enterrement ? Réfléchis, une telle électrocution, ça ne pardonne pas, surtout lorsqu'on est cardiaque. Tu as dû voir quelqu'un qui lui ressemblait, et ta conscience, ta culpabilité a fait le reste... mais un fantôme ! Je t'assure chérie, ôte-toi toutes ces... Mais qu'y a-t-il encore ?"
Joan s'était raidie sur son fauteuil en fixant la fenêtre en ouvrant la bouche comme pour crier, mais aucun son ne sortait.
George se tourna vivement et eut à peine le temps d'apercevoir à travers les carreaux une silhouette, un profil, barbu semblait-il, qui se détourna rapidement pour disparaître.
Vision d'une seconde qui accéléra soudain son rythme cardiaque.
Un léger doute s'installa en lui, en même temps qu'un frisson qui lui parcourut toute la moelle épinière.
Joan s'était à nouveau évanouie, sans un cri. Il la laissa affalée sur la table du salon, la joue dans un excellent coulis de framboises, et se précipita dehors.
En se ruant sur la porte, il se dit que l'homme, un rôdeur sans doute, n'avait certainement pas eu le temps de traverser le parc pour atteindre la rue.
Il resta interdit sur le seuil : pas un bruit, rien ne bougeait, hormis le feuillage des érables balancé par le vent.
Allons bon, je n'ai pourtant pas d'hallucinations, moi !
Un corbeau croassa soudain dans le silence et le fit sursauter plus que de raison.
Des corbeaux ici, maintenant ?
Il s'engagea sur l'allée centrale, et son pied buta sur une petite masse noire au sol : un corbeau mort.
(à suivre)
Filo
525 vues
4 aime
Cette nouvelle, écrite en hommage à Lovecraft (pour le thème et la trame) et Edgar Poe (pour l'ambiance et le style), a été publiée dans mon recueil de nouvelles "Le Monde de Juyen" paru en 2010 ( https://www.amazon.fr/monde-Juyen-autres-nouvelles-étranges/dp/2918566039/ref=sr_1_5?s=books&ie=UTF8&qid=1474035944&sr=1-5&keywords=filo+filosphere )
D'abord, la fraîcheur humide, et le silence.
Un silence étrange, anormal. Un silence impossible, surnaturel, oppressant.
Juste la respiration, de l'intérieur, et ce rythme lancinant, une sourde percussion.
Il ouvre les yeux, et ne voit rien.
Le noir total.
Sourd et aveugle ?
Un sourd entend-il sa respiration ? Un aveugle voit-il du noir ?
La panique l'envahit insidieusement, le rythme s'accélère, on dirait quelqu'un qui marche lourdement dans des feuilles.
Il comprend qu'il s'agit du sang qui circule dans ses artères, pompé par son coeur de plus en plus vite.
Il a du mal à respirer.
Il faut que je me calme, se dit-il.
Il essaye de bouger, mais son corps a du mal à répondre. Ses doigts puis ses mains finissent laborieusement par frémir, s'animer. Il les lève, se touche le visage, sent une barbe de plusieurs jours, explore plus bas le cou puis la poitrine : il porte un costume étrangement coupé avec une lavallière au cou.
Allongé sur le dos, il étend un peu plus ses bras et heurte quelque chose de dur. Le choc produit un bruit mat qu'il entend parfaitement. Ses oreilles fonctionnent donc.
Il agite ses pieds peu à peu. La panique monte encore d'un cran lorsqu'il s'aperçoit qu'il est dans une sorte de boîte fermée. Impossible de se lever.
Comment a-t-il pu arriver ici ? Et d'abord où est-il ? Que s'est-il passé ?
Il a beau sonder ses souvenirs, rien ne vient.
Quelle est la dernière chose dont il se souvient ?
Enfant sur un grand amandier.
Il avait grimpé aux plus hautes branches pour cueillir les dernières amandes.
Il entendit comme un cri horrible ou un ricanement inhumain derrière lui.
En se retournant il fut figé d'effroi par la vision de ce corbeau immense qui fondait sur lui. Son envergure était exceptionnelle, son plumage plus noir que la nuit, sa tête s'inclinait sur le côté pour le fixer d'un oeil terrible, comme une perle de soufre.
Il l'attaquait et, plus par terreur et instinct de survie que par habileté stratégique, il se laissa tomber au bas de l'arbre où l'herbe amortit sa chute, puis il courut, courut... sans se retourner.
Son émoi est tel qu'il revit ce souvenir d'enfance pleinement, plus intensément encore qu'un rêve, au point de douter de la réalité de sa position oppressante.
Est-il l'enfant qui court, qui ne s'arrête plus, ou bien l'homme adulte enfermé étroitement dans le noir ?
Dans les deux cas la peur et l'essoufflement sont les mêmes.
Je dois absolument me calmer se répète-t-il, je n'ai pas assez d'air pour me permettre une panique.
Aucun autre souvenir ne lui vient en aide. Pas moyen de se rappeler les derniers jours, ni aucun autre, ni d'où il vient, ni sa vie entière.
Il ignore jusqu'à son nom.
Le manque d'air l'incite à se reprendre.
Méthodiquement, il sonde son étroite prison en tapant sur toute la surface de chacune des parois capitonnées.
La forme caractéristique de la boîte confirme son horrible doute: un cercueil.
Pas besoin de résister encore à l'évidence: on le croit mort et il se trouve dans sa tombe.
Enfin, il hurle.
***
Si on demande à n'importe qui comment il est possible de sortir de sa tombe, la réponse la plus commune risque de ressembler au cliché créé par le cinéma de zombies: aller vers la surface en creusant et émerger de la terre la main tendue.
Mais dans son opération de sondage du cercueil, c'est le fond qui a capté toute son attention. Au niveau de ses épaules et de sa tête, le fond sonne incontestablement creux.
Il se contorsionne tant bien que mal et arrache le capitonnage. Une chance, il est mal collé, la personne qui a payé les funérailles a dû prendre le premier prix, ce qui est une bonne chose pour la suite, à savoir les planches.
Il détecte facilement les clous et cherche un moyen de les démettre. Il trouve la solution dans sa boucle de ceinture dont les arêtes sont suffisamment fines et solides.
Patiemment il arrive à extraire ou casser les quatre clous fixant le fond du côté de sa tête, ce qui lui coûte trente précieuses minutes et une bonne partie de sa réserve d'air et donc d'énergie.
Encore autant de temps d'effort et les quatre planches qui constituaient le plancher du cercueil sont soulevées et arrachées, révélant une terre fraîche, humide, odorante et extrêmement meuble.
Il comprend la raison pour laquelle le fond sonnait creux: un réseau de galeries a été fraîchement creusé juste à cet endroit par un animal fouisseur, probablement une taupe.
Bénie soit cette taupe ! se dit-il.
Bien que l'espoir de creuser jusqu'à l'air libre avant d'étouffer se présente assez mince, il décide de s'y atteler patiemment, s'aidant d'un morceau de planche en guise de pelle. D'abord horizontalement pour contourner sa tombe.
Il rejette la terre dans le fond du cercueil, et finit par se retrouver entièrement à l'extérieur en dessous de celui-ci, cerné de terre. Il enlève ses chaussettes et s'en sert pour se protéger les voies respiratoires.
En voulant creuser horizontalement, il dévie sans le vouloir vers le bas, sans doute entraîné par son propre poids qui écrase la terre meuble à mesure qu'il progresse. Il comprend alors que cette terre est mêlé de sable (proximité de l'eau ? ).
Un autre réseau de galeries apparaît en dessous, ce qui le fait descendre encore plus bas.
Après une heure étouffante d'efforts supplémentaires, il sent que l'effet de gravité s'accentue fortement: à chacune de ses avancées il s'enfonce plus profondément loin de la surface.
Je suis perdu.
Soudain son coude s'enfonce jusqu'au poignet, la terre cède sous son genou, il n'a plus besoin de l'expulser derrière lui, elle s'écroule sur elle-même.
Il creuse encore, mais sciemment vers le bas cette fois, puisque la terre va bien quelque part. Bientôt ses jambes s'enfoncent, son poids l'entraîne jusqu'à quelques chose de dur, un réseau de racines, en dessous desquelles il sent enfin de l'air frais !
Il est désormais debout sur un filet de racines entre lesquelles le sable continue de s'écrouler à mesure qu'il s'agite. Il entend alors le bruit lointain d'un écoulement d'eau qui lui arrive en même temps que l'air.
Ce n'est que lorsqu'il peut enfin respirer qu'il s'aperçoit combien il ne le pouvait plus juste avant. Son instinct et sa pugnacité l'ont donc récompensé, pour le moment.
Il s'agit à présent de savoir où il se trouve. Doit-il détruire les racines qui le soutiennent pour passer ?
Il n'y voit toujours rien, mais à l'oreille il comprend que coule une rivière souterraine dans une sorte de caverne.
Voie de salut, ou mince répit ?
***
"J'ai gagné! il se réveille, regardez !"
Le gros Luis claque des mains et hurle à l'adresse des autres pêcheurs rassemblés sur le pont.
Ils forment un cercle autour du noyé qu'ils ont repêché un quart d'heure plus tôt et qui se met à présent péniblement à quatre pattes pour vomir de l'eau salée.
Il a de la peine à rassembler ses esprits, il ne se souvient de rien, à part la terre dans le noir, cette impression d'étouffement humide... et l'enfant qui court éperdument, fou de peur, fuyant les ricanements grinçants d'un corbeau de cauchemar.
"Que s'est-il passé ?
- Ha ça on peut pas vous l'dire, M'sieur, répond un barbu qui a l'air d'être le capitaine, tout ce qu'on sait c'est qu'on vous a trouvé en train de flotter entre deux eaux à un mille de la côte, et que vous nous devez une fière chandelle, m'est avis... il s'en est fallu de peu pour qu'on vous repêche trop tard. D'ailleurs c'est ce que je croyais quand mes gars vous ont déposé à bord.
Le gros Luis jubilait :
- Moi aussi je vous dois une fière chandelle, j'avais parié à dix contre un que vous vous en sortiriez !"
Réprimant une dernière nausée, il se redresse et hume l'air iodé. Les pêcheurs s'activent sur une poulie à remonter un immense filet. Ils crient, ils peinent et grimacent.
La vie éclatante est en marche, et cette certitude lui donne un dernier frisson de soulagement, et ce qui ressemble à de la reconnaissance, sans la certitude de sa destination.
L'odeur de poisson est forte, au gré des rafales d'un vent léger, quelques embruns se soulèvent et distillent cette magie propre à la mer, qu'il connaît pourtant. Il en est sûr.
Il est vivant !
Il lève la tête et contemple le ciel, et cela semble lui caresser l'âme.
"Que c'est beau le ciel !
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Rien. Quelles sont ces côtes, là-bas ?
- La baie d'Innsmouth, et au sud Kingsport.
- Cela ne me dit rien... mais dans quel pays ?
- La Nouvelle Angleterre, entre New York et Boston. Vous êtes pas d'ici alors, mais d'où vous sortez ?
- Ces noms me disent pourtant quelque chose, mais...
- Hé, pourtant il porte une des tenues folkloriques de la région, intervient un gringalet qui vient de donner des billets au gros Luis.
- Justement, dit un autre, y'a qu'un étranger, moi j'dis, pour s'amuser à les mettre (il éclate de rire).
- Ou un mort, dit sans sourire le plus vieux du groupe.
- Un mort ? Comment ça un mort ? Dites-moi !
- A Kingsport et alentour, les gens ne revêtent cette tenue qu'à deux occasions : une fête locale, le Festival, et à leur mort : ils sont vêtus ainsi avant d'être enterrés.
- Ou des étrangers qui espèrent participer au Festival alors qu'ils y comprennent rien, dit le gringalet.
- Vous dites à Kingsport ? Intéressant."
***
Débarqué pas loin de Kingsport par les pêcheurs qui lui ont généreusement offert un repas et des vêtements trop petits et élimés mais plus sobres, il quitte maintenant un chemin caillouteux et atteint la route qui relie Kingsport à la grande ville de la région, Arkham.
D'après ce qu'on lui a dit, Kingsport est à deux heures à pied et Arkham à une heure, il opte pourtant pour la première solution en raison de cette histoire de vêtements funéraires, et tourne à gauche.
Cette marche ne lui fait pas peur, d'une part parce qu'il a la motivation impérieuse de comprendre, de se souvenir, d'être reconnu, mais aussi parce qu'il prend un grand plaisir à arpenter librement cette terre-ferme sous laquelle il a failli périr étouffé.
A sa gauche, les mouettes ponctuent de leur cris la rumeur de la mer. Le vent souffle de plus belle et emporte parfois ces sons qu'il connaît parfaitement.
Je suis sûr de connaître la mer et la navigation, je sais que ces oiseaux s'appellent des mouettes, et pourtant j'ignore tout de moi, sauf...
Un groupe de corbeaux s'envole lourdement des champs de maïs qui bordent la route du côté droit, dérangés par le bruit tonitruant d'une voiture grise et poussiéreuse dont le pot d'échappement mériterait un sérieux colmatage et qui le croise en pétaradant.
Oiseaux de malheur!
L'enfant court toujours dans sa tête. Pourquoi ce souvenir précis et pas d'autres ?
Il réalise alors que c'est la première auto qu'il voit circuler sur la route depuis un quart d'heure de marche. La chaussée est en mauvais état et il suppose que c'est une route secondaire, où les véhicules sont obligés de rouler à faible vitesse.
Pourtant, une seconde voiture approche au lointain, il distingue peu à peu qu'elle est noire et décapotable. Puis il commence à distinguer les détails: un homme est au volant, il porte des lunettes noires, et une femme aux longs cheveux blonds tirés en arrière par le vent est assise à côté.
Et là se produit un phénomène étrange.
En le croisant, en le voyant, la femme change d'expression. Elle écarquille les yeux et grimace exactement comme si elle voyait un fantôme, il suppose aussitôt qu'elle le connaît et le croyait mort et enterré.
La voiture passe, puis ralentit au bout de trente mètres, puis repart vers Arkham.
Il s'arrête et fixe le véhicule noir jusqu'à ce qu'il disparaisse dans un virage. Il a le temps d'apercevoir un autocollant à l'arrière, représentant une sorte de tête de lion avec l'inscription "C.L Arkham".
Il reste planté là, sur le bord de la route, son coeur a accéléré ses battements.
Les corbeaux reviennent s'installer dans le champ de maïs, comme un mauvais présage.
Ce couple devait me connaître. La femme en tout cas. Et ils allaient à Arkham...
Je dois la retrouver.
Une énergie nouvelle lui fait reprendre la route, dans l'autre sens.
***
(à suivre)
Filo
718 vues
0 aime
Fils de saltimbanques phtisiques et alcooliques, Edgar Poe voit le jour, commence à parler et à marcher dans les roulottes les troupes théâtrales et les jupes de sa mère Elizabeth Arnold, londonnienne émigrée en Amérique.
Réalité et illusion, voyage et bohème, sont constamment pour lui aux limites du rêve. Son père, David Poe Jr, tuberculeux et ivrogne, meurt quelques mois après la naissance d'Edgar. Elizabeth fuit Boston et meurt à son tour à Richmond, Virginie, en 1811, à l'âge de 24 ans.
Edgar a presque 3 ans, il est adopté par Frances Keeling Valentine, épouse du riche négociant John Allan, peu enchanté de cette initiative. À six ans, Edgar sait lire, dessiner et chanter.
Allan s'installera en Angleterre pour 5 ans, où Edgar sera confié à un collège religieux. Il y apprendra quelques éléments de français, de latin, d'histoire et de littérature. C'est peu, en revanche son imagination fiévreuse sera impressionnée par les vieux châteaux écossais, les caves humides, d'où découlera certainement son attrait du macabre et du mystère.
De retour à Richmond, Edgar fréquente l'English Classical School, où il s'amourachera de plusieurs jeunes filles en vain, jusqu'en 1826, où il sera inscrit par Allan à la Faculté de langues de l'université de de Virginie, et où il accumulera des frasques et des dettes qui le fâcheront définitivement avec son père adoptif. C'est là qu'il commence à écrire.
Un an plus tard, finie la vie bourgeoise, Edgar se retrouve seul et part pour Boston. Il se déclare alors "irrémédiablement poète".
Il y fait éditer un recueil de poésie : Tamerlan et autres poèmes, écrits par un Bostonien.
Aucun succès. Il s'engage comme simple soldat dans l'administration sous le nom d'Edgar Perry et compose le poème Al Aaraaf.
Mais ce travail lui déplaît, il part à Baltimore, voir son frère Henry, et s'installe chez une sœur de John Allan : Maria Clemm. Il passe son temps à écrire et à jouer avec sa toute jeune cousine Virginia. C'est une des rares périodes heureuses de sa vie. Ses poèmes seront même publiés chez Hatch & Dunning.
Il entre à West Point, y contracte des dettes, manque des cours et se fait jeter. Il part alors à New York où il publiera un nouveau livre, Poèmes, mais revient bien vite à Baltimore, chez sa tante Clemm qui devient un peu son "bon ange", voire sa nouvelle mère adoptive.
En 1833, premier succès concret : il remporte le prix de 50$ (grosse somme à l'époque) à un concours avec son récit Manuscrit trouvé dans une bouteille, ce qui lui permet d'être embauché un an plus tard comme rédacteur à tout faire au Southern Literary Messenger, à Richmond (où John Allan vient de mourir sans rien lui laisser). Il commence à boire.
En 1835, il y rapatrie Maria Clemm et Virginia qu'il épouse secrètement, elle est âgée de 13 ans !
Edgar se met à travailler dur, et devient rédacteur en chef du journal, pour un salaire annuel de 800$.
Il devient le critique littéraire le plus en vue, le plus redouté, chasseur de plagiaires. Mais il n'arrive pas hélas à se passer d'alcool et de drogue. Il est alors licencié.
La petite famille va s'installer à New York, où le poète publie un roman : Les aventures d'Arthur Gordon Pym de Nantucket, mais ne parvient pas à trouver un emploi, puis à Philadelphie, où il collabore au Gentleman's, jusqu'en juin 1840.
Commence alors la misère noire, une période sombre. De plus Virginia tombe malade. Il retourne à New York et collabore au New York Sun et à l'Evening Mirror qui publie en 1845 son fameux poème Le Corbeau.
C'est un triomphe : succès littéraire, succès mondain. Il courtise ici et là, mais s'enfonce pourtant dans les dettes et une pauvreté extrêmes, et toujours l'alcool.
En 47, Virginia meurt. Il écrit alors le douloureux Ulalume.
Il va désormais s'enfoncer, draguer des femmes dont l'une (une ex) va répondre à ses avances, la Veuve Shelton, à Richmond. Le mariage est décidé. Il cesse de boire et de se droguer.
C'est en tentant d'aller chercher "maman" Clemm à New York, pour le mariage, qu'il s'enivre une fois de trop à Baltimore.
Le 3 octobre, on le découvrira dans le ruisseau, sale, dépenaillé, inconscient.
Transporté au Washington Hospital, il y meurt le 7 octobre 1849.
À l'instar de plusieurs célébrités (Marilyn Monroe ou Jim Morrison par exemple), des polémiques et interprétations diverses coururent sur les causes exactes de sa mort.
L’ŒUVRE
Baudelaire, qui fit connaître Poe en Europe, estimait son oeuvre à environ 70 récits, 50 poèmes, 800 pages d'articles critiques, et un ouvrage philosophique, Eurêka.
Hormis les poèmes, ses contes sont incontestablement la part la plus connue de son œuvre, traduit par Baudelaire et regroupés en deux recueils : Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires, auxquels il convient d'ajouter les Contes grotesques et fantastiques (ce dernier fut publié sous ce titre de son vivant, en 1840).
Les aventures d'Arthur Gordon Pym est son seul roman, écrit pour raisons alimentaires, où alternent des scènes émouvantes et des passages ennuyeux et bâclés.
Il en avait commencé un second (paru en feuilleton dans la presse), le Journal de Julius Rodman, qui resta inachevé. À noter que c'est l'un des tout-premiers westerns de la littérature américaine.
Il fut également le précurseur de l'enquête à énigme à la Sherlock Holmes avec son héros Dupin (Double assassinat dans la rue Morgue, Le mystère de Marie Roget et La lettre volée). Conan Doyle avait reconnu s’en être inspiré pour créer le personnage de Sherlock Holmes.
Mais la mort reste le thème favori des récits fantastiques de Poe. Il faut dire qu'il l'a approchée tant de fois, sous la forme de la tuberculose, qui tua toutes les femmes de sa vie.
"La mort triomphait dans cette voix étrange" a écrit dans Le tombeau d'Edgar Poe, Stéphane Mallarmé, deuxième grand poète français à lui avoir voué un culte et des traductions.
Le compositeur Eric Woolfson, passionné par Poe, eut l'idée de composer un projet musical sur Edgar Poe et son œuvre, et le proposa à l'ingénieur du son de Pink Floyd : Alan Parsons. Un groupe est alors formé au milieu des années 70 : The Alan Parsons Project, et l'album sort sous le titre "Tales of Mysteries and imagination". Ce groupe sortira plus tard quelques albums remarqués (le meilleur étant "Pyramid" ), et même un tube : “Eye in the Sky". Mais Woolfson le quittera car il composait pratiquement tout alors que les honneurs revenaient à Parsons, piètre musicien.
- Connaissiez-vous Edgar Poe ?
- Si oui, quel récit de lui vous a le plus marqué ?
- Le considérez-vous comme un auteur majeur de la littérature américaine ?
- Si je vous dis "Quoth the Raven...", que répondez-vous ?
432 vues
0 aime
J'ai encordé pour la première fois. Un homme. Une femme. Pas encore deux personnes à la fois mais cela viendra...
J'ai fumé le cigare. Avec un Islay fumé plus que iodé. Me rappelle plus quoi, trop bourrée. Enfin pas tant que ça. Et puis le verre m'avait été offert...
J'ai dominé un homme, contrôle, sensation de pouvoir extrême, frustration, baise dominante.
J'ai peint sur un corps. J'ai écrit sur le mien des mots crus. On a écrit sur le mien des mots poétiques.
J'ai été suspendue, en apesanteur, un peu trop court à mon goût.
J'ai lâché prise dans les cordes.
J'ai été couverte de lait, de salive, cachetée de cire.
J'ai été fistée et j'ai fisté.
J'ai failli vomir en gorge profonde. Mais paraît que j'ai fait des progrès ^^
J'ai été caressée par une lame. Du couteau de cuisine à la lame d'un sabre.
J'ai fait une séance photo, ambiance médiévale dans une abbaye
J'ai appris l'immobilité et la patience.
718 vues
17 aime
Monsieur derrière moi, se lève et commence à débarrasser nos assiettes.
Bravant la douleur de mes fesses endolories, je me lève à sa suite et prend dans mes mains les restes de notre repas. Nos regards se croisent dans un silence. Son visage est sérieux et figé, je lui souris pour tenter d'obtenir son sourire en réponse.
Ai-je fait une bêtise de me lever sans son autorisation? un torrent de doutes m’envahit et j'en rougis.
Il se retourne et se dirige dans la cuisine. Je reste là sans savoir quoi faire. Tous les convives m'observent dans l'attente de ma réaction. Voyant mon embarras, Madame M m'ordonne.
- Et bien ne reste pas là sans bouger maintenant que tu es debout, ramène tout dans la cuisine.
- Oui Madame, vous avez raison.
A petit pas je m'élance dans la cuisine. Il est là en train de ranger. Ses gestes sont brutaux, il fait du bruit en claquant les portes de placard sans ménagement. Il est nerveux. Il évite clairement de me regarder. Je m'active à mon tour sans un mot.
Alors que je lui tourne le dos, Je sens sa main saisir la mienne brusquement. La vivacité et la force de sa prise me laisse à peine le temps de me retourner qu'il m'entraine déjà hors de la cuisine.
- Viens, suis moi, me lance t'il dans un souffle à peine contenu
Nous passons vivement devant nos convives, dont les regards d'étonnement nous suivent dans notre précipitation.
Nous montons les marches de l'escalier à toute volée. J'essaie de ne pas tomber. Sa main tenant la mienne si fermement que j'ai l'impression qu'il peut m'arracher le bras.
La porte de la chambre, devant le lit, soudain il se fige et je trébuche. Je me retrouve à genou à ses pieds haletante de cette course en avant.
Je lève les yeux, vers son visage et j'y découvre enfin son sourire. Sa tension, son envie, son excitation il ne peut plus les contenir, tout son être me dit son intention. Je lui répond par mes gestes, en silence.
Je m'incline et lui retire ses chaussures. Mes mains défont sa ceinture et son pantalon ne tarde pas à tomber. Je libère son sexe tendu et dresser de plaisir trop longtemps contenu.
Je le caresse, mes yeux se tournent vers lui pour avoir son approbation.
Son sourire encore et ses mots qui me donnent son ordre.
- Vas-y, donnes-moi tout ton corps, appartiens-moi.
Et dans un mouvement de douceur ma bouche avale son sexe brulant de désir. Ses mains se glissent dans ma chevelure pour m'imposer le rythme qui lui convient. Son râle et ses soupirs me confirment l'urgence de son plaisirs enfin libéré. Mes sens sont en éveil, pour ressentir tout son être, ses mouvements, la puissance de ses mains qui s'apaise au fur et à mesure de la satisfaction de son désir. Je goute à son sexe avec délectation, ma bouche est son écrin.
- Merci, ma petite chienne soumise.
Il se retire et me relève. Ses yeux me transpercent, sa bouche vient prendre la mienne et nos langues se cherchent dans une danse d'amour et de complicité, de désir sexuel violent et immédiat.
Ma tête bascule en arrière dans un mouvement impérieux imposé par sa poigne dans mes cheveux malmenés. De son autre main, il vient caresser mon entrejambe et l'humidité qu'il y trouve réactive son désir fougueux. Ses doigts humides entrent dans ma bouche et ma langue gourmande se met à lécher cette substance intime et personnelle preuve indiscutable de mon propre désir.
- Lèche, lèche, ma petite chienne, tu es mienne, je te veux maintenant.
Il me pousse en arrière et je me retrouve sur le lit. Sa chemise vole à travers la pièce et sans plus de cérémonie, il entre en moi.
Son corps puissant et musclé impose sur moi toute la nature d'un mâle dominant sûr de son pouvoir et de son bon droit. Mes mains courent sur son dos larges et ses épaules si solides. Mes jambes autour de ses hanches viennent l'encercler comme pour ne plus jamais le lâcher. Ses coups de boutoir au fond de mes entrailles m'arrachent des gémissements et des cris que je ne peux retenir. Nous sommes deux corps en un, dans le plaisir brutal et bestial. Le monde autour n'existe plus. je ne retiens plus mon plaisir. La jouissance monte d'entre mes cuisses. Son rythme ralenti. Il s'est redressé, quittant mon emprise. Un coup, puis un autre au plus profond de mon être, pour toucher la cible de notre jouissance. Il s'arrête, se retire.
Il me laisse là allongée sur le lit et sans rien dire, il ramasse ses affaires et quitte la chambre.
Je me retrouve abandonnée sur le lit, sans comprendre.
Décidée à ne pas le décevoir, cette fois-ci, je ne bouge pas et j'attends, de cette attente pleine de fantasmes et de rêveries, d'envies et de questions...
301 vues
4 aime
Monsieur le baron de La Queue
Tenait soubrette par le con
Quand sortit ses armes et piqueux,
S'élança sur le rubicond
Visage suffoqué, violé,
Et sanglotant de tout ce foutre,
Sur la pauvrette auréolée
Rivée à la plus haute poutre.
La bête du blason sortie
Dessina dans les bruns cheveux
Un nimbe de perles serti,
Un délice, une onction, un voeu...
188 vues
14 aime
Lettre à ma future soumise,
Je suis sur ce site pour y trouver une soumise. J’en ai trouvées quelques unes, rencontrées quelques unes, mais le processus de sélection n’est pas encore terminé et je n’ai pas encore MA soumise.
Je voudrais m’adresser à toutes les candidates et leur raconteur un souvenir : ma première fois. La première expérience BDSM, lors de laquelle j’ai découvert que j’étais un home dominant. Alors que je ne m’en doutais absolument pas.
J’espère que j’aurai beaucoup de retours pour cet article.
Un soir, il y a des années, au moins 15 ans, dans une soirée libertine chez des amis, j'ai flashé sur une femme qui était là. Je l'ai draguée et elle a consenti à se faire baiser par moi. On s'est isolés dans une pièce. Je voulais la baiser seul. C'était une femme pas belle mais qui m'attirait beaucoup, avec des gros seins, vraiment ce qu'on appelle des seins lourds. Tout son physique était lourd, lourdes cuisses, lourdes fesses. Pas une beauté mais je la désirais violemment. Je l'ai caressée, puis pénétrée en levrette. Elle était plutôt du genre passive. Elle mouillait, acceptait d'être pénétrée mais n'avait pas l'air très excitée. Elle ne disait rien. C'était une femme silencieuse. Ca aussi, ce côté animal me plaisait. Tout en la limant, je lui ai donné des claques sur les fesses pour la réveiller un peu. Parce que je trouvais qu'elle dormait. D'un seul coup ça l'a réveillée en effet. Elle m'a dit (elle parlait mal le français) ouiiii, j'aime ça. Plus fort! Plus fort! J'ai giflé son fessier plus fort, très fort même. Elle semblait reprendre vie. Elle en voulait toujours plus. Moi, je n'avais aucune expérience du BDSM, ni savoir faire. Je me contentais de lui donner la fessée avec les mains, tout en la pénétrant. Visiblement elle restait sur sa faim. Elle me disait: tape moi, tape moi, plus fort, plus fort, plus fort. Elle me suppliait vraiment. Je faisais de mon mieux mais je ne savais pas comment la satisfaire, n'ayant ni fouet ni cravache ni rien de ce genre. Finalement j'ai vu une sorte de bouquet de fleurs artificielles très moches qui étaient là. Ca n'était pas un appartement de luxe avec du mobilier classe. C'étaient des grands tournesols en plastique, dont les tiges avaient un plus d'un mètre de long, en plastique également avec à l'intérieur une tige en métal, le genre de faux tournesols à 5 francs pièces sans doute achetés au garden center du coin. Ca pouvait servir de cravache, faute de mieux. Bon, je commence à lui cravacher les fesses, ses grosses fesses tellement bandantes, avec cette tige, mais j'avais peur de la blesser car c'était vraiment un instrument cinglant, contondant, avec en plus les fausses feuillolles en plastique vert qui devaient faire encore plus mal. Si j'y allais trop fort elle allait être blessée, peut-être saigner. Donc je tapais, mais doucement, en prenant soin de ne pas lui faire trop mal. Elle gémissait, elle me suppliait, d'une manière toujours plus lamentable: Plus fort, plus fort, plus fort. Moi je me retenais toujours parce que je me disais que ça allait mal finir. A la fin elle a tellement supplié, gémi, que d'un seul coup ça m'a pris et je me suis mis à la fouetter sans aucun égard. Vlan, vlan, vlan. Ca devait lui faire un mal de chien. Mais là, moi j'avais franchi un seuil. Je n'étais plus le garçon gentil, poli, civilisé que je suis normalement. J'étais devenu une vraie bête fauve et n'avais plus aucune inhibition. Donc je la fouettais comme un sourd avec cette affreuse tige cruelle. Pire qu'un nerf de boeuf. Et pendant ce temps je continuais à la limer et j'étais de plus en plus excité, je bandais comme un taureau et moi aussi je prenais mon pied. Elle a commencé à crier, mais c'était de jouissance. Elle a joui avec une violence incroyable, en beuglant. Et son vagin se contractait d'une manière terrible. C'était excitant à un point... Je ne vous dis pas. Je sens encore les spasmes de son vagin. Je pense que c'est une de mes expériences de baise et de jouissance les plus intenses de toute ma vie. Peut-être la plus intense. Elle a joui comme ça longuement, moi aussi. Plusieurs fois. Ca la reprenait, elle suppliait à nouveau d'être fouettée. Là je n'hésitais plus. Je lui donnais ce qu'elle voulait, sans ménagement. Et elle jouissait de nouveau, et moi aussi, etc., etc.
Bon, je ne sais pas ce que les lecteurs vont penser de ce récit. Mais moi je dois avouer que cet épisode m'a excité à un point indescriptible. Je pense que c'est à moment là que j'ai pris conscience de mon caractère de dominant, dont je n'étais absolument pas conscient auparavant.
Quand je dis que je suis un dominant, ça ne veut pas dire que j'éprouve le besoin de laisser pour morte toute partenaire sexuelle après lui avoir asséné des coups de fouet ou de cravache à assommer un boeuf. Ca veut juste dire que je sais que la relation dominant dominé me donne une satisfaction intense. Je précise aussi, pour rassurer les soumises potentielles, que je suis incapable de faire subir des abus de ce genre à quiconque, sauf si c'est la personne elle-même qui me le demande. D'autre part, je suis encore quelqu'un de gentil, poli, courtois, même assez réservé, bien élevé, même plutôt doux. Mais cette histoire m'a changé en me révélant à moi-même une part de ma personnalité inconnue, et probablement, ça ne se voit pas de l'extérieur que je suis comme ça.
Je n'ai plus jamais revu cette femme et je l'ai amèrement regretté. J'aurais tant désiré une relation SM durable. Mais elle n'habitait pas la Suisse. Elle est repartie le lendemain et je ne l'ai plus jamais revue.
J'ai eu quand-même le temps de bavarder un moment avec elle après l'amour, alors que tous les deux nous récupérions de nos orgasmes à répétition. J'ai compris que son père la battait comme plâtre quand elle était petite fille. Son mari la battait. Elle avait un blocage émotionnel, impossible de s'épanouir en tant que femme, impossible de jouir sans être battue très violemment.
Pendant très longtemps j'ai cherché une soumise sexuelle maso hard comme cette femme. Elle m’a beaucoup manqué. J’aurais voulu avoir avec elle une relation de longue durée. J’étais très frustré de son absence. Je voulais une maso grave comme elle. J’en ai rencontrées quelques unes, mais qui n’étaient pas comme elle. J’ai en revanche rencontré d’autres femmes soumises, certaines masos et d’autre pas. Je suis devenu ce qu’on appelle un “maître expérimenté”.
Avec le temps j’ai beaucoup appris et compris que chaque femme, et donc chaque femme soumise est différente. Il faut savoir tirer le meilleur de chacune.
Au cours de ces diverses rencontres avec des soumises de toutes sortes, j'ai un peu mis de l’eau dans mon vin. Je m'adapte au désir de l'autre, comme j'espère que l'autre va s'adapter à mon désir à moi. Mais ce que je recherche c’est quand même la femme maso qui veut être cravachée comme une jument, battue, rabaissée, traitée plus bas que terre comme une catin, et qui a besoin de ça pour son plaisir. Elle ressent ça comme le summum de l’attention qu’on puisse donner à une femme, et elle en a besoin.
C'est ce que je voulais dire. Je cherche une servante sexuelle et je désire qu'elle me server.
C'est ça qui est si grisant. C'est ce qui m'enivre comme du champagne. A un moment donné je demanderai à ma soumise de me donner le même genre d'amour que cette femme aux gros seins. Si je sens que ça ne lui convient pas, je n'irai pas plus loin. Mais entre nous, la soumise et moi, tout pourra être tenté, en toute confiance. C'est ça qui compte.
Est-ce qu'on est bien d'accord ?
Ton Maître si tu veux
P. S. J'espère que ce récit suscitera des vocations et que je recevrai beucoup de lettres
510 vues
1 like
Loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 sur la pénalisation des clients apporte son lot de nécessaires précisions et de nombreuses interrogations.
L’article 611-1 de la nouvelle loi dispose que «le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir des relations de nature sexuelle d’une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d’une rémunération, d’une promesse de rémunération, de la fourniture d’un avantage en nature ou de la promesse d’un tel avantage est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.»Des amendes de1500euros pour l’achat d’actes sexuels et de 3750euros pour récidive sont prévues.
On punit le fait de «solliciter, d'accepter ou d'obtenir». Cela signifie-t-il que dans les deux premiers cas, c'est la tentative (par exemple une promesse de rémunération suffit ) qui est visée, alors que dans le dernier, c'est l'infraction consommée. Dans le cas d'une sollicitation ou d'une acceptation, en pratique, l'intervention des forces de police agissant en flagrant délit est donc possible dès lors qu'il apparaît qu'un accord a été conclu entre le client et la Maitresse (vénale), sans qu'il soit nécessaire d'attendre le commencement d'un attouchement ou d'un rapprochement sexuel pour intervenir. (source justice.gouv.fr)
Puis se pose la question de «relations de nature sexuelle» Que cela signifie-t-il? Tout d'abord, il est étonnant que cela soit au pluriel. Une seule relation de nature sexuelle sollicitée, acceptée ou obtenue ne saurait donc être sanctionnée. Que signifie en droit «relation de nature sexuelle» ?
On peut, d'ors et déjà, affirmer qu'une exhibition n'est pas une relation sexuelle car l’article 227-22 du Code Pénal fait une distinction «...comportant des exhibitions ou relations sexuelle ...».
Cette loi ne sanctionne pas toute relation de nature sexuelle, seuls étant réprimés les comportements qui interviennent dans le cadre d'une relation de prostitution.
Mais qu'est-ce que la prostitution ou qu'est-ce qu'une personne prostituée? En droit, le régime de cette dernière avait été défini par le décret du 5 novembre 1947. Désormais, la seule définition juridique de la prostitution est jurisprudentielle : l’arrêt de la Cour de Cassation a considéré en 1996 que la prostitution consiste « à se prêter, moyennant rémunération, à des contacts physiques de quelques natures qu’ils soient, afin de satisfaire les besoins sexuels d’autrui ». C’est ainsi que l’arrêt de principe de la Chambre criminelle du 27 mars 1996 pourvoi n° 95-82016 donne de la prostitution une définition qui comporte deux éléments: d’une part, la vénalité du comportement, et d’autre part, des contacts physiques de «quelque nature qu’ils soient». Le terme de "rémunération" peut être pris au sens large: argent mais également objets à valeur marchande ou même services.
Les investigations
Les ordinateurs sont surveillés et les mobiles écoutés. Pas tous, bien entendu, les traces numériques seront des indicateurs. Cette cyberinvestigation se traduit par le fait que les mouvements sur Internet des clients présumés seront traqués sans qu’ils en sachent rien et ceci est d'autant plus aisé, à présent, avec l'utilisation IMSI-catcher(International Mobile Subscriber Identity) autorisé par la loi relative aux renseignements de 2015. Matériel pas plus gros qu'un attaché case qui intercepte tout trafic numérique et téléphonique
En DSM (Domination ou sado-masochisme)
Dès lors qu'il y a «contacts physiques de quelques natures qu’ils soient», c'est assimilé à de la prostitution s'il y a offrande ou autre échange ou même «promesse» d'un tel avantage, alors le client tombe sous les fourches caudines du code pénal .
Cependant, la CEDH, dans un arrêt très important, souvent cité, du 11septembre 2007, «Tremblay contre France», dans son considérant25, souligne, en des termes très forts et assez rares , que «la prostitution, en général, n'est incompatible avec la dignité de la personne humaine» - «que lorsqu'elle est contrainte» ou, comme elle l'indique dans l'arrêt du 17/02/2005 «K.A. et A.D. contre Belgique» allant jusqu'à des mutilations effrayantes
Nonobstant les cas de mutilations effrayantes, l'interdiction apparaît lorsqu'il y a contrainte, quand il n'y a plus acceptation, que le consentement s'est volatilisé sous la pression.
En définitif la jurisprudence de la CEDH, à laquelle nous sommes soumis: chacun est maître de disposer de son corps, pourvu qu'il soit adulte, dans le respect de l'intimité de la vie privée, et à condition qu'il n'y soit pas contraint. » (Badinter commission Sénat du 14 mai 2014)
Donc se pose, aussi avec acuité la question du consentement
Le consentement est au coeur de toutes relations: vanille, sm ou D/s .
La présomption de consentement des époux à l'acte sexuel ne vaut que jusqu'à preuve du contraire. La loi du 4 avril 2006 reconnaît le viol entre époux.
Le consentement peut être considéré comme vicié, tant au civil (par ex art 1109) qu’au pénal, par exemple lorsqu’une personne tait sa séropositivité, falsifie ses résultats de tests VIH ou allègue une allergie au latex, pour entretenir des relations sexuelles non protégées. L'auteur trompe la victime sur la réalité de la situation. Trompée, elle acceptera les relations sexuelles mais son consentement sera inopérant parce que non éclairé.
Le consentement est vicié dès lors qu’il est établi que la victime a accepté de participer à des relations par peur ou par quelque moyen ou subterfuge que ce soit, à obtenir le consentement de la victime qui l'aurait refusé si elle avait été mieux éclairée. C’est une atteinte à la liberté sexuelle.
L'indifférence du droit pénal au consentement de la victime est un principe établi. «La violence […] à caractère sadomasochiste ne pourrait être légitimée par le consentement de la victime» (Cass. crim., 2 déc. 2009, n° 09-82.447) Il en résulte que le consentement de la victime est écarté par le juge répressif et permet de condamner l’auteur, y compris dans le cadre de relation sadomasochiste.
La Cour européenne des droits de l’homme a une position contraire, d'autant qu'il y eut un revirement jurisprudentielle par son arrêt précité K.A et A.D c/ Belgique du 17 février 2005. Après avoir rappelé que la vie sexuelle est une composante de la vie privée, elle indique qu'un Etat ne peut porter atteinte au droit à la vie privée, que si « les juridictions nationales ont soulevé la question du « consentement de la victime ». Pour la CEDH, le sadomasochisme ne peut-être condamné que pour « des raisons particulièrement graves » et que si la victime n'est pas en mesure de faire cesser les actes (par un safeword par exemple) ou que sa volonté n'est pas respectée.
Il est résulte qu'il est de bon conseil, après avoir épuisé tous les recours de droit interne, de saisir la CEDH.
2000 vues
0 aime
Depuis quelques années, je constate avec grande circonspection la montée de cette mode du développement personnel où tout est galvaudé à qui mieux-mieux, pour le plus grand plaisir de quelques charlatans sachant bien cibler et attirer les gogos crédules.
J'ai un bon nombre de connaissances dans mon entourage qui se proclament pseudo-thérapeutes ou qui proposent d'on ne sait où des ateliers ou stages de yoga de ceci-cela ou "découverte du soi sacré", etc... et ça marche !
Certains m'ont convaincu en 2010 de m'inscrire à un forum, ou plutôt un petit réseau social de gens "cools" détenteurs d'une "zénitude" positive...
J'y suis allé, mais j’ai vite constaté qu’on y trouvait tout et n’importe quoi, notamment des ateliers proposés par des inititateurs autoproclamés, payants bien sûr, et souvent les repas non-fournis, ni le couchage (camping), bref tout bénef pour l’organisateur.
En voici un exemple (copié/collé, je n’ai rien modifié) :
__________________________
ÉVEIL DE L’ÊTRE
L’ÊTRE SACRÉ...
Rassemblement
8-14 AOÛT
Le Sacré...
Accepter, accueillir, respecter... Tout sur Terre ;
Honorer le Vivant ;
Célébrer chaque instant.
Le Sacré se regarde, se respire, s'écoute, se touche,
se goûte, se partage, se parle, se vit consciemment.
Le Sacré EST LE TOUT : Ciel et Terre réunis.
« Il est temps que le rassemblement des Êtres ait lieu sur la Terre.
Ensemble, acceptez votre rôle, vivez et pratiquez le Sacré dans votre quotidien. »
Pierre ****
Invitation à s'incarner pleinement ;
Invitation à la réalisation, à la concrétisation ;
Invitation à savourer la Vie
Invitation à Vivre le Sacré...
Lieu du stage
Domaine des *****
(15 mn d'Orléans)
Stage
Prix exceptionnel 300€ (collations non comprises)
__________________________
Deuxième exemple :
__________________________
Week- end d’exploration corporelle de notre être intérieur……….
pour les hommes comme pour les femmes...
Je suis un Homme, je désire aller vers plus d’intériorité, oser des instants de vulnérabilité, en déposant le masque de l’homme tout puissant pour mieux vitaliser mon énergie de vie.
Je suis une Femme, je désire relier mon intériorité à mon expression créatrice pour danser en pleine lumière ma vie de femme.
OBJECTIFS :
Prendre conscience de sa dualité féminin –masculin, les mettre en relation, pour vivre l’HARMONIE & l’EQUILIBRE de leur UNION
Apprendre à déplacer nos rôles figés d’homme et de femme
Sentir la diversité et la richesse de notre nature en parcourant ses forces opposées
Explorer la rencontre et l’union de ses forces dans la nature environnante
Les outils mis en place :
Marche consciente
Pratique corporelle d’intérieur et d’extérieur
Souffle de l’arbre
Mise en situation d’éveil sensoriel
Programme :
Vendredi 13 août :
-accueil au **** entre 18H et 19H : rencontre et mise en place de la synergie du groupe,
Samedi 14 et dimanche 15 août: ateliers de 10H à 17H30 avec pause pique-nique
Dimanche : fin du week-end à 18H.
Renseignements pratiques :
Le prix de notre week-end de ressourcement (150 €) comprend :
Les ateliers de Isabelle ***** soit 100€ pour les deux jours,
La pension complète (petit déjeuner, repas pique-nique et repas du soir) soit 49€ pour les deux jours,
Ne comprend pas :
Le logement :
En camping : 12€ par personne pour les deux nuits,
En dortoir de 12 personnes : 22€ par personne pour les deux nuits,
En dortoir de 6 personnes : 31€ par personne pour les deux nuits,
En chambre double : 34€ par personne pour les deux nuits,
Le transport : co-voiturage organisé en fonction des inscriptions.
Matériel nécessaire :
Chaussures souples, tenue décontractée, sac à dos, gourde.
Conditions :
Nombre de participants limité à 12 personnes. Inscription avant le 15 juillet. Bulletin à remplir ici :
Participation garantie dès réception de l’acompte de 80€ sur le compte de *****
__________________________
J’avais commenté cette dernière annonce ainsi :
Je suis en train de me demander si je ne vais pas organiser un stage de jeûne et méditation en pleine nature. "Rencontrez votre être intérieur sacré par le jeûne et la méditation"
150 € par personne me paraîtrait honnête, et ça ne me coûterait rien en bouffe (hé hé), ni en hébergement. Juste avoir l'air un peu "gentil" et béat pendant un week-end, et me retenir de ne pas me foutre des gogos présents, je pense y arriver.
Je me tâte...
[je me tâte tellement, que je me demande si je ne vais pas proposer aussi un atelier de tâtonnements (sacrés, bien sûr), 50€/h]
Je suis aussi intervenu dans quelques débats, j’ai posté un coup de gueule, sur l’abus qui est fait des termes "yoga" par exemple (le rire, le son, la voix, ...et on peut en inventer encore plein, le mot "yoga" se chargera toujours apparemment de séduire un certain public). j'étais même intervenu avec humour sur une annonce de "yoga du rire", pour proposer d'inventer le "yoga du vélo", le "yoga de la cuisine", du massage, et autres yogâteries diverses et variées.
Je me suis fait modérer et tous mes posts et coms ont été supprimés.
Pourtant je proposais également des références utiles pour comprendre ce qu'est réellement le yoga, le vrai, tel que défini par la Bhagavad Gita, et qui est en premier lieu une voie de dévotion aux dieux hindous (Bhakti yoga).
Ce n'était pas un commentaire méchant ; sur le ton de l'humour, j'invitais à réaliser ce qu'est le vrai yoga, et à quel point l'utilisation de ce terme est fausse, galvaudée, et limite insultante à la BV.
Ainsi que d'autres termes à la mode, dont les utilisations interchangeables dans différents "ateliers" porteraient à rire si ce n'était pas aussi pathétique (et commercial, car n'oublions pas que ces soi-disant ateliers sont pour la plupart payants) ; des termes comme "sacré", "karma", "énergies", "être intérieur", "shamanisme", "méditation", "shakra", "ressourcement", "lumière intérieure", etc...
D'ailleurs, ce n'est pas compliqué à imaginer : on pourrait faire un petit jeu qui consisterait à créer un atelier ou stage, pseudo-thérapeutique ou non, contenant certains de ces termes à la mode, ou d'autres assimilés, voire inventés, par exemple "Atelier de thérapie par la méditation shamanique", ou "Découvrez votre lumière intérieure sacrée par le massage des énergies", ou encore "Stage d'ouverture des shakras et de prise de conscience du karma", etc.
Une fois qu'on a le truc,avec les bons mots-clefs, tout est possible : il y aura toujours des gens branchés, du moment qu'on cible dans les sphères adéquates, comme sur la plateforme en question.
D'ailleurs je vous propose ci-dessous de vous prêter au jeu et de proposer des faux stages de développement personnel selon ce principe, avec les bons mots-clefs !
Bref, je me suis amusé à surfer là-dessus à la limite de la provoc, tout en étant bien conscient que je risquais encore la censure, en leur proposant un atelier fictif intitulé "Yoga du sexe".
Son énoncé était assez crédible, les activités proposées et l'argumentaire tenaient debout, sans marcher sur les platebandes de la sexologie ou des yogas kundalini ou tantra.
L'événement est resté affiché pendant plus de deux semaines, a été abondamment consulté. Beaucoup de gens étaient intéressés. Faut dire qu'en plus le critère sexe était un atout ! Quelques jours avant l'échéance, j'ai mis un commentaire pour expliquer ma démarche, par souci d'honnêteté, et pour révéler qu'il s'agissait d'un gentil canular, destiné à éveiller un peu les consciences, à montrer à tous ces gens crédules, béats et avides d’expériences pseudo-mystico-exotico-ésotérico-bio-énergético-spirituelles qu’il ne faut pas se faire aussi facilement avoir.
Aussitôt, l'événement a été supprimé, avec mon commentaire.
Je ne l'ai pas ramené, me disant que c'était probablement de bonne guerre, mais j'y vois là tout de même une attitude relativement obscurantiste visant à entretenir à tout prix un certain esprit reposant sur cette béatitude crédule, un pseudo-mysticisme et autres spiritualités de pacotille à la mode.
Enfin, voici le texte de mon atelier-canular :
Après le yoga de la voix, le yoga du son, le yoga du rire, le yoga du visage, le yoga du cœur, le yoga de la nutrition, yoga du soleil, yoga du rêve éveillé, et autres yogâteries dont la liste n'arrête pas d'augmenter grâce à la bienveillante vogue du développement personnel new age, voici un nouveau yoga qui, lui, ne se prend pas au sérieux : le yoga du sexe.
À ne pas confondre avec le tantra yoga, le kundalini yoga, ou les consultations de sexologie.
Le sexe a trop longtemps souffert de diabolisation, tabous, morale, ignorance, traditions, routines, complexes, etc, alors qu'il est désormais communément admis que faire l'amour est bon pour la santé, l'énergie, l'assurance de soi, bref pour le corps et l'esprit.
Or, le sexe peut être un medium vers une conscience et une connaissance de soi et de l'autre, un moyen de ré-unification du corps et de l'esprit (comme le yoga, justement) et de transcendance, trop méconnu et qu'il est temps de faire connaître. Oser en parler honnêtement, au delà des tabous sociaux et religieux.
Côté observation scientifique, grâce au sexe, l'espérance de vie est augmentée, certains problèmes cardiaques peuvent être repoussés, voire même certaines formes du cancer.
Les chercheurs de l'Epidemiol Communitty Ealth ont démontré en 2002 que les risques cardiaques diminuent à mesure que la fréquence des relations sexuelles augmente. Le coït permet en effet d'éliminer des toxines, d'activer la circulation veineuse, de muscler le cœur.
Pour les hommes, le risque de développer le cancer de la prostate par exemple pourrait être réduit de 15% en faisant l'amour au moins trois fois par semaine (JAMA, 2004).
Pour les femmes la stimulation des mamelons et l'orgasme libèrent une hormone appelée ocytocine, bénéfique aux seins (Breast Cancer Res Treat, 1995).
Le désir lui-même produit une amphétamine naturelle : la phényléthylamine (que l'on trouve aussi dans le chocolat). Elle active les neurones, efface toute trace de fatigue et anesthésie la faim.
Par ailleurs, faire l'amour permet au cerveau de produire de la sérotonine, de la dopamine, et surtout libère des endorphines, bref tout ce qui est bon pour les insomnies, les angoisses et le stress.
De manière générale, le sexe renforce également les défenses immunitaires.
En fait, tout l'organisme et le psychisme profitent des effets bénéfiques de l'acte sexuel.
Le yoga du sexe apprend tout d'abord à oser, à vaincre les inhibitions. Les séances sont plutôt naturistes, mais pas obligatoirement, l'atelier est chaleureux et invite au bien-être, dans un cadre à la fois feutré et confortable.
Chacun est invité au lâcher-prise sans aucun tabou, d'abord en s'exprimant oralement face aux autres sur ses atouts et ses faiblesses, ses refoulements et ses obsessions. Selon ceux-ci, des complémentarités sont vite définies : on s'aide soi-même en aidant les autres.
La honte, les complexes, les limites, les hésitations sont vite surmontés par un effet d'émulation et de disponibilité inévitable, les barrières tombent, et chacun peut s'exprimer à sa manière.
Le sujet du libertinage est abordé, de façon à redéfinir son authentique acception.
Une initiation anatomique est également comprise au programme, car peu de gens connaissent véritablement leur corps et à fortiori celui de leur partenaire, ainsi que certaines mises au point utiles (à titre d'exemples, sont abordés : le point G, les glandes de Skene, l'éjaculation féminine, l'importance de l'odorat, le contrôle du périnée, celui du shakra-racine, la prostate, l'intellectualisation lors d'un rapport, le problème de la taille, la peur de la sodomie, la recherche obsessionnelle de l'orgasme, les pratiques extrêmes, la domination, le BDSM, les frontières entre hétérosexualité, homosexualité et bisexualité, les réels risques de MST et les manières de se protéger, etc).
Une initiation aux massages érotiques et à l'art de la caresse est également proposée.
Pourront être abordés à la demande les problèmes de traumatismes, de frigidité, d'impuissance, d'insensibilité post épisiotomie, etc.
Un accompagnement psycho-thérapeutique et/ou pratique peut alors être induit au besoin, même en dehors des séances, après en avoir défini préalablement et mutuellement les limites et la portée.
La détente, l'humour et la bonne humeur sont encouragés tout au long de la séance.
Chaque participant est libre de partir quand il le veut.
Les séances sont proposées aux couples et aux femmes seules, mais les hommes seuls ne sont hélas plus acceptés en raison d'abus récurrents (des exceptions sélectives peuvent être faites après argumentation).
Les places sont limitées, les séances ne pouvant pas accueillir plus de 8 personnes.
Interdits aux mineurs, sinon pas de limitation d'âge.
La discrétion et l'anonymat peuvent être respectés à la demande.
Durée de la séance : 2 à 3 heures
Tarifs : 60€ par personne, 100€ pour un couple.
Filo
999 vues
1 like
Bonjour ,
Je me souviens il y a un peut plus de deux ans de sa ...
Un soir la porte sonne , j'ouvre , et je voie un homme bien charpenté , me demandant si ..... ( ma maîtresse ) était la ?
J'appelle donc ...... ( ma maîtresse ) lui disant qu'il y avait un homme qui la demandais .
La elle vient à la porte et me présente à cette homme comme son soumis .
Elle le fesa entré et ils sont allé dans le salon , ma maîtresse ma demandé de leur servir l'apéritif .
Je m'y suis mis avec beaucoup de soin et d'attention !
Une fois l'apéritif fini elle m'a dit de préparé la chambre car ........ ( cette homme )
Allé lui donné du plaisir et de la jouissance car j'en était plus que incapable ... ( se n'ai pas faut )
Jetait d'accord qu'elle est des amants , elle m'avais demander au bout des six premier moi de notre relation car jetait incapable de lui donné quoi que se soit comme plaisir sexuel ...
La ils mon rejoint dans la chambre , ma maîtresse ma demander de mettre mes vêtements féminin devant cetre homme et ensuite elle m'a fait un lavement ...
Je l'ai regardais faire l'amour comme des bettes ...
Ma maîtresse prenais à tel plaisir avec lui !!
Je lui est ensuite fait la toilette comme dabitude pour lui enlever se sperme et ses souillure de fluide vaginale .
De la elle ma ordonnée de lui faire une felation à cette homme !
J'avais jamais sucer un peins jusqu'à la ...
Je mis suis mis avec retissance et un peut de dégoûté car un homme quand même ...
Mais j'y est pris finalement du plaisir !!
Jais beaucoup aimé !!
( c'était donc la première fois que je faisait une felation à un homme )
A un moment donné elle m'ordona de me mètre à 4 pattes les fesse en l'air que c'était mon tour !
vu que j'avais était très sage !!
Enfin je vais avoir droit à la sodomi !!
Cette homme très bien équipé ma pénétré du plus profond de moi même ...
J'adore la sodomi !!!
Et dire que avant de connaître ma maîtresse jetait ethero , un peut match sur les bord , et un très mauvais Amant pour ces dames ...
A se jours je c'est que je suis une lopette au micro penis impuissant qui porte des vetement feminin et qui se doit de se soumettre à une maîtresse !
Jais trouvé ma voie sexuel grâce à mon ancienne maîtresse .
Elle a su me montré que les hommes comme moi on est né avec des petit penis et ejaculateur précoce , sans avoir de virilité , ni de muscle , et peut poilus , qu'on était pas des vrai mal !
Mais des hommes fait pour être soumis et devenir des lopettes .
Je suis tout à fait d'accord avec elle , chaquun sa place les vrai mal son des amants et les semblant de petit mal comme moi on est tout à fait à notre place en t'en que soumis !
Qu'en pensé vous ?
Êtes vous d'accord avec mes façon de pensé ?
810 vues
0 aime
Il m’avait demandé de le rejoindre dans la salle de bain, à quatre pattes, nue avec mon collier.
— Entre dans la baignoire.
— Oui Maître.
J’obéis avec le plus de grâce possible. Monter dans une baignoire à quatre pattes en restant sexy n’est pas tâche facile, mais je commençais à y parvenir gentiment à force de refaire l’exercice.
Une fois en position, à quatre pattes, dans la baignoire, le dos cambré, la croupe offerte, il lia la laisse à mon collier et tira d’un coup dessus pour me faire le regarder.
— Je me demande bien ce que tu fais dans cette baignoire alors que tu sembles si propre. On ne va pas gaspiller de l’eau pour une petite chienne qui n’est même pas souillée n’est-ce pas ?
— Effectivement Maître. Vous avez raison, ce n’est pas bien de gaspiller de l’eau.
— Alors, commence déjà pas sucer.
Je me penchais en avant, agenouillée dans la baignoire, pour le prendre dans ma couche. Dès que de la salive coulait sur mon menton, il se retirait pour m’étaler ma salive sur mon visage avec son sexe. Je le suçai, le léchai, le caressant, lui donnant du plaisir du mieux que je pouvais.
— Ça suffit maintenant.
Il se retira pour se masturber, couvrant mon visage et mes seins de sperme. Il s’appliqua ensuite à l’étaler sur le plus de surface de peau possible.
Il se recula, me regardant, m’observant comme on observe un objet d’art. Je me sentais belle, je me sentais bien. Après m’avoir suffisamment admirée, il décréta que je n’étais pas suffisamment sale, qu’il manquait de cyprine sur ce corps déjà pleins de salive et de sperme. Il me demanda alors de mettre debout, les jambes suffisamment serrées pour que la cyprine coule le long de mes jambes jusqu’à atteindre mes pieds. Il savait à quel point ça me mettais mal à l’aise et il en souriait d’avance, se délectant de mon expression oscillant entre l’appréhension, l’excitation, la honte, et bien d’autres émotions encore.
Il aimait me regarder, se délecter de tout ce qu’il pouvait provoquer en moi, ne se privant pas de profitant de toutes les émotions qu’il générait, jouant avec mon âme comme il jouait avec mon corps.
— Aujourd’hui, j’ai envie que tu te souviennes que tu m’appartiens, que tu sois mienne jusqu’au bout. A genoux petite chienne.
J’obéis, m’agenouillant rapidement dans la baignoire, baissant la tête. Il tira la laisse qui redressa d’un coup mon menton et plongea son regard dans le mien. Son regard complice et joueur m’indiqua que je n’avais pas fini d’être souillée.
— Tu es ma chienne, n’est-ce pas ?
— Oui, Maître.
— Tu es ma chienne, ma chose, ma soumise, ma propriété.
— Oui, Maître. Je suis tout à Vous.
Il tira un peu plus sur la laisse, ce qui fit plonger mes seins en avant lorsque le jet chaud atteignait mon épaule. Le liquide coulait sur mes seins, ruisselait sur mon ventre, mes cuisses, se rependant sur mon corps comme une caresse inédite. Une vague de tendresse m’envahi. J’étais fière d’être sienne. Fière de lui appartenir.
Nos regards connectés l’un à l’autre dans une intense communication silencieuse, exprimaient tant de choses qui ne pouvaient pas être dites avec des mots tant le moment était intense.
— Maintenant, on peut utiliser de l’eau sans que ce soit du gaspillage.
Je sortis subitement de cette sorte de transe, la honte prenant le dessus. Couverte de cyprine, de salive, de sperme et d’urine, je me sentis sale et humiliée. La cyprine se remit alors à couler, ce qui me fit encore plus honte. Je sentis mes joues rougir. Il semblait voir dans mon regard tout ce qu’il se passait dans ma tête. Je me sentais plus nue que jamais.
Il sourit et m’embrassa sur le front. Son regard amusé ne fit qu’amplifier ma gêne, ainsi que le flux de cyprine qui s’écoulait doucement de mon entre-jambes.
— Tu es adorables petite salope. Je vais te laver maintenant.
Son sourire était émouvant, respirant l’amour et la fierté.
Je commençais à me mettre debout quand il tira violemment la laisse vers le bas. Je trébuchais, me retrouvant à genoux.
— Ce n’est pas debout qu’on lave une chienne !
J’aimais tant ce ton ferme et autoritaire. Qu’il ordonne doucement, en restant toujours calme. J’aimais tant être sa chienne.
Il alluma l’eau et me lava le corps fermement, comme on lave une chienne. C’était à la fois délicieux et humiliant… délicieusement humiliant…
— Il est temps de retourner te salir, petite chienne.
Il tira sur la laisse et je sortis de la salle de bain nue à et quatre pattes, prête à être salie, encore et encore… souillée de nos fluides… autant qu’il le voudra…
434 vues
3 aime
1. Une soumise ne se respecte pas. On la gifle. On la bat. On lui crache à la gueule. On la baise et on l’encule à sec.
Surtout : on ne lui demande pas si elle aime ci ou ça. Une soumise subit : les désirs, les caprices, les délires de son Maître.
Une soumise est une femelle, animale docile, qui obéit.
2. Une soumise doit être dressée. Elle doit être fière de se tenir debout pour encaisser. Fière d’être empoignée par les cheveux en plein repas pour être mise à genoux à côté de son Maître. Fière d’être jetée à terre. Fière d’être foulée aux pieds. Fière d’être niée.
La soumise (nue), dressée (sur le piédestal de ses escarpins) , est admirée par son Maître qui l’honore (quand il en a envie).
3. L’humiliation, physique et morale, est la norme de l’a-doxa.
La soumise subit les injures, le mépris, la colère de son Maître. Qui déverse sur elle sa hargne, sa violence. Elle est là pour ça : et pas seulement pour lui vider les couilles.
4. Le Maître et la soumise dialoguent, échangent.
C’est la dialectique des désirs.
Donc les désirs de l’un deviennent les désirs de l’autre.
Le Maître est au service des désirs de sa soumise comme la soumise est au service des désirs de son Maitre.
???
!!!
Nan !
La soumise n'est pas destinée à recevoir des faveurs mais à faire don de sa personne en tout temps et en toute circonstance, sans rien attendre en retour !
Nanméo !
5. La soumise se doit d’être intelligente, curieuse et cultivée. Elle doit satisfaire son Maître, et l’enrichir par sa conversation, sa réflexion, ses remarques pertinentes.
Elle doit faire preuve d’initiatives. Suggérer, proposer, inventer. Pousser son Maître à l’asservir et l’utiliser toujours davantage.
6. La soumise doit honorer la queue de son Maître.
La soumise est là pour la faire dresser. Elle doit tout faire pour que son Maître se sente puissant. Aussi la soumise sera-t-elle chatte et chienne, putain et épouse docile, esclave, servante, toujours au service de son Maître. Dans tous les rôles, en tous lieux et dans toutes les postures.
7. Tous les jeux sont permis. Tous les coups sont permis. Tricher, changer les règles sont la norme de l’a-doxa du BDSM.
Il n’y a de BDSM véritablement vivant que dans l’invention, l’improvisation permanente.
8. Les mises en scène, les jeux de rôles, les scénarios s’imposent. Ils permettent de mettre de l’ordre dans le désordre, la violence, la bestialité qui soudain surgit.
9. La soumise fait don, offrande, de son corps et de son esprit à son Maître.
Qui a le droit de la faire souffrir, de la torturer, de l’avilir, de la souiller. De la condamner à jouir ou à ne pas jouir. A subir les désirs de tous ceux et de toutes celles auxquels il lui plaît de l’offrir en pâture (ainsi le Maître peut se reposer et jouir du spectacle).
Il lui impose de lire certains livres, d’écouter certaines musiques, de voir certains films. Il la mène, enchainée et pluguée, dans des expositions. Enrichir sa soumise, pour qu’elle le nourrisse de ses réflexions, fait partie du bonheur du Maître.
Le bonheur du Maître peut être aussi de négliger sa soumise. De l’abandonner temporairement. Elle lui appartient : elle doit attendre son bon vouloir.
10. Le Maître ne mène pas sa soumise sur le chemin de l’abandon, du lâcher-prise que cherchent désespérément toutes les peines-à-jouir, les frigides, les frustrées.
Le BDSM n’est pas une quête vers un paradis orgasmique. Ni une longue et lente descente aux enfers du glauque, du pervers, du sale, du trash, de l’innommable inavoué abominable.
Il est tout cela : en pire.
11. Rien n’est obligatoire.
L’ennui est aussi une pratique de l’a-doxa.
Décevoir sa soumise est une véritable jubilation pour le Maître.
12. Le Maître a tous les droits : y compris celui de se contredire.
Puisqu’il est le Maître, il est L’a-vérité.
Ainsi que l’enseigne Julius Curtis : « La vérité est derrière toi. Alors lèvre-toi et marche ».
1.6000 vues
1 like
Avant, quand le BDSM n’était pas entré dans nos vies, lorsque je faisais une bêtise, j’assumais ou j’ignorais, mais je restais assez détachée. On se disputait, se balançait quelques infamies, on s’excusait et la dispute était finie. Je ne me remettais pas vraiment en question parce « l’erreur est humaine, on en fait tous, allez, hop, on oublie ». Je ne considérais même pas cela comme une bêtise. Je me considérais juste comme quelqu’un de normalement imparfaite. Mon caractère fort m’a longtemps poussée à prôner le « acceptez-moi comme je suis et si vous n’êtes pas content, ben tant pis », que je continue d’ailleurs à appliquer dans ma vie quotidienne.
Les remises en question ne sont pas vraiment nécessaires quand les disputes sont rares et que le bonheur règne dans la globalité. Pourquoi donc chercher à voir les choses autrement ?
En choisissant d’être sa soumise, il n’a plus accepté que je crie. Il n’a plus accepté que je sois imparfaite. Il voulait être fier de moi en toute circonstance et je devais tout faire pour que ce soit le cas. Il a été d’accord d’apprivoiser le Maître qui était en lui, ce qui n’a pas été une épreuve facile pour lui. Il lui a fallu du temps et beaucoup d’introspection pour y parvenir. Maintenant qu’il a laissé le Maître s’extérioriser, il considère qu’ayant fait tous les efforts pour devenir un Maître le plus parfait possible, je dois maintenant tout faire pour être une soumise parfaite. C’est mon devoir et je le lui dois bien.
Je dois régulièrement lutter contre moi-même, mais surtout contre mon impulsivité, qui est ma plus grande ennemie. Apprendre à m’exprimer sans crier, ne pas essayer de rejeter la faute sur lui alors que je suis responsable, ne pas m’énerver, ne pas revendiquer mon droit de n’être qu’une femme imparfaite. Non, je ne veux plus être une femme imparfaite. Je veux être bien mieux. Je veux être bien plus.
Cet Homme m’apporte désormais tout ce dont j’ai besoin. Chaque jour, il fait tout pour me combler et me rendre heureuse. Il m’écoute, me soutien, m’encourage mais surtout il m’aide à devenir meilleure, à m’épanouir, à me dépasser. Il a même fini par m’offrir ce qui créait un profond vide dans mon âme. Comment ne pas lui donne le meilleur de moi-même ? Comment ne pas lui rendre tout ce qu’il m’a offert ? Je n’ai simplement plus le droit d’être imparfaite. Je n’ai plus le droit de me contenter de peu, de ne pas faire tous les efforts possibles pour le satisfaire. Je dois devenir la meilleure, ne plus me contenter d’imperfections. Je dois devenir parfaite, mais quelle lutte contre moi-même !
Il y a quelques jours, mon impulsivité a pris le dessus. Elle a pris le dessus en force, probablement pour toutes les fois que je l’avais retenue. J’ai explosé. Il m’a reproché d’être une mauvaise soumise qui oublie souvent son devoir alors que c’est moi qui lui réclame d’être Maître. Sur le moment, je l’ai trouvé injuste. Je me disais que c’était au Maître d’éduquer sa soumise, de lui apprendre à devenir une bonne soumise et que sans un bon Maître, c’est normal qu’une soumise soit indisciplinée. Je lui ai hurlé dessus, avec tout le pouvoir de mon impulsivité en mode furie hystéricotimbrée.
Avant, quand je gueulais, mon mari gueulait aussi. Il s’énervait, me faisait entendre raison en levant le ton plus haut que le mien, en s’imposant avec les mêmes techniques que moi. Mais en Maître, il ne se comporte pas ainsi. Le Maître, lui, sait se maîtriser. Il se contrôle et sait que c’est le meilleur moyen de me canaliser. Il m’a regardé hurler, m’a laisser vomir ce que j’avais à dire sans m’interrompre. Il est resté là, à m’écouter, droit, impassible. Dans un premier temps, ça m’a encore plus énervée. Saleté d’impulsivité. Je lui ai donc balancé tout le stock de reproches que j’avais en réserve. J’ai tout mélangé, ma tête complètement embrouillée. Mais le Maître, lui, avait compris que j’avais besoin de ça pour me vider. Le flux de mes paroles tarit, je me suis effondrée sur le sol, dans un torrent de larmes. Il était toujours debout, droit, inébranlable. Son regard était nouveau. Je n’y voyais pas de colère, pas de lassitude, pas de tristesse. Juste ce regard sombre et impressionnant, imposant, qui me regardait de haut, attendant patiemment, mais durement, que je me calme.
J’ai baissé les yeux. Je me suis naturellement rapprochée du sol et sans même m’en rendre compte, mes larmes se sont arrêtées, ma joue s’est posée sur son pied, mes bras se sont enroulés autour de sa cheville, mon corps s’est recroquevillé contre Lui et la paix intérieure a imprégné mon corps et mon âme. J’avais besoin de tout sortir pour être vraiment vidée. J’étais calmée, détendue, apaisée.
Le silence s’est installé et pour la première fois je n’ai pas trouvé ça angoissant. J’ai su apprécier ce moment pleinement, me nourrissant de ce calme. Je me sentais bien contre lui, à ses pieds. Je ne ressentais plus rien d’autre qu’une paix intérieur profonde. Mes yeux se sont fermés et j’ai attendu. Attendu que tout soit parfaitement apaisé. Attendu qu’il décide que quelque chose devait se passer. En attendant, je restais parfaitement immobile.
Au bout d’un long moment, il m’a demandé si j’étais maintenant prête à agir en soumise. J’ai répondu timidement : « Oui, pardon Maître ». Il m’a demandé de me redresser, d’être digne. Je me suis agenouillée devant lui, tête baissée. En me redressant, la sensation de paix, s’en est allé pour laisser place à la honte et à la culpabilité. Plus profondes que jamais. Jamais je n’ai eu si honte d’un comportement que j’ai eu face à lui, pourtant j’en ai eu de bien pire. Jamais je ne me suis sentie si coupable. Mais j’étais surtout très impressionnée. Impressionnée par cet Homme que je connaissais impulsif ait acquis une telle maîtrise de moi-même. Quand était-ce arrivé ? Quand avait-il pris ainsi le contrôle de lui-même ? Je n’en savais rien. Pour la première fois, j’avais l’impression d’avoir un Maître. Un vrai Maître. Pour la première fois, je n’avais pas l’impression de jouer à la soumise. J’étais soumise. Ce n’était plus un jeu sexuel. Ce n’était pas une séance. Je n’avais pas mon collier. Mais pourtant je me sentais profondément sa soumise. Je me sentais à ma place à ses pieds, à ma vraie place. Plus que jamais.
J’ai toujours pensé que c’était le fait d’avoir mon collier autour du cou qui me permettait de me sentir sienne. Je croyais que sans collier, je ne pouvais pas être soumise. Je pensais que c’était le collier qui opérait un changement en moi. Agenouillée devant lui, avec des vêtements mais sans collier, je ne sentais plus nue que jamais.
J’avais envie de me prosterner, de le remercier, de m’excuser encore et encore. Tant d’émotions se bousculaient en moi. Pour la première fois, je n’avais pas envie sexuellement de lui, enfin pas seulement. J’avais juste envie de le satisfaire, de tout faire pour son plaisir et son bien-être. De tout faire pour le rendre fier. Je ne pensais plus à moi, mon égo partit avec ma dignité (enfin, ce que j’appelais dignité avant).
Quand il m’a demandé de le sucer, je n’ai pas pu. Quelques jours, voire quelques heures auparavant, j’aurai sauté sur sa bite, je me serais réjouie qu’il ne soit pas fâché, je me serais délectée de ce plaisir qu’il m’offrait. Mais là, je ne pouvais pas. Je ne le méritais pas. Je ne pouvais pas faire quelque chose que j’aimais tant, qui me faisait tant plaisir, alors que je ne me sentais pas digne de Lui. Je n'avais pas le droit de faire ça. A ce moment-là, je me suis rendu compte, brutalement, que c'était ça le vrai besoin de punition. Avant, quand je disais que j'avais besoin d'être punie, c'était surtout que j'avais envie d'être fessée et qu'une erreur est une parfaite occasion de quémander quelques délicieux coups de cravaches bien placés.
Cette fois-ci tout était différent, j'avais besoin qu'il me punisse. Non pas parce que j'avais envie d'une fessée, non pas parce que j'aimais les punitions-jeux. Je voulais être vraiment punie, je voulais avoir mal, je voulais souffrir pour lui, je voulais qu'il évacue sur moi la colère que j'ai forcément du provoquer en lui en faisant ma crise. Je voulais qu'il me fasse payer d'avoir agi ainsi. Je voulais qu'il nous nettoie tous les deux de ce qu'il s'était passé pour que ce soit derrière nous et que nous puissions avancer sans que je me sente coupable, sans que je me sente indigne. Pour retrouver le droit de prendre du plaisir, je devais d'abord être punie.
Je me suis excusée, lui ai dit que je n'étais pas digne d'une telle faveur. Je ne voulais pas lui demander de me punir, comme je fais pourtant tout le temps. Je ne voulais pas en non plus en être l'instigatrice directe. Pour que ce soit une punition ça devait venir de lui, et surtout lui seul savait ce que je méritais ou ne méritait pas, ce n'était pas à moi de choisir ce qu'il devait advenir de moi et c'était bien là la première fois que je pensais ainsi. Je lui ai simplement dit alors que j’aimais beaucoup trop l'avoir dans ma bouche et qu'après une telle crise je me sentais trop honteuse et indigne pour mériter un tel honneur. Je lui ai encore demandé pardon. Il m'a demandé si je voulais réellement son pardon. J'ai répondu que oui, en souriant. Un sourire de soulagement qu'il a interprété comme un sourire de réjouissance.
— Ne te réjouis pas petite chienne, un pardon ne s'obtient pas par un orgasme.
Je crois que c'est à ce moment-là que ma chatte à commencer à vraiment dégouliner. Il m’a demandé de me prosterner et d’embrasser ses pieds. Puis, il est allé chercher une cravache. Après quelques coups, il a affirmé que ce n’était pas une punition appropriée. Que ce n’est pas ainsi que j’allais expier mes fautes. Quand il a commencé à frapper avec sa baguette, il a dû pour la première fois m’attacher pour que mon corps arrête de fuir mécaniquement les coups, reflexe naturel du corps. Les coups assénés avec peu de retenue étaient durs à encaisser. Je serrais les dents pour ne pas hurler. A chaque coup une phrase que j’avais dite lors de ma crise me revenait en mémoire. Petit à petit, je sentais littéralement mes mots et mes phrases quitter mon corps et mon âme. A chaque coup, je sentais un peu moins la douleur, j’entrais dans un état second, dans une transe, dans une bulle. Un cocon dans lequel la douleur n’existe pas et dans lequel je me lavais de mes erreurs, pour en ressortir nouvelle et prête à avancer.
Il m’a demandé si je pouvais encore. J’ai hoché la tête, les dents serrées. Il a changé d’instrument, jouant sa partition avec du cuir. Mes larmes ont commencé à ruisseler, tout comme ma chatte, avec la même intensité. Je coulais de partout, ma chatte en rythme avec mes yeux, la salive suivant de prêt. Quand les coups se sont arrêtés, je suis restée longtemps sans bouger. Le temps s’est arrêté. Tout était figé.
Je me sentais soumise. Je me sentais digne. Digne de Lui.
— Suce maintenant.
Je me suis appliquée, plus que jamais, à lui donner le plus de plaisir que j’étais capable de lui procurer. Maintenant que j'avais vraiment un Maître, il était temps de devenir une bonne soumise...
Une nouvelle page se tourne...
935 vues
4 aime
Je vais finir cette petite série (qui ne prétend pas à l'exhaustivité !) par une question difficile : y a-t-il des différences de perception ou de niveau dans le plaisir entre les hommes et les femmes ? Et en question subsidiaire : le plaisir féminin est-il plus intense que le plaisir masculin, ou bien inversement ?
En préambule de ce thème, je vous conterais volontiers le mythe de Tirésias (dans la version d'Ovide) : un jour que le jeune Tirésias se promenait en forêt, il dérange de son bâton l'accouplement de deux serpents et ceux-ci, pour se venger, le transforment en femme. Sept ans plus tard, se promenant dans la même forêt, il revoit les mêmes serpents accouplés, et les frappe de son bâton une seconde fois, afin de susciter leur colère : le stratagème fonctionne, et ceux-ci de colère le retransforment en homme ! Un peu plus tard, une querelle éclate entre Zeus et son épouse Héra : celui-ci prétend que la femme prend plus de plaisir que l'homme dans l'acte sexuel, tandis qu'elle affirme le contraire ! Ils consultent alors Tirésias, seul humain à avoir l'expérience des deux sexes, et celui-ci confirme l'opinion de Zeus, affirmant même que "si le plaisir de l'acte sexuel était divisé en dix parts, la femme en prendrait neuf alors que l'homme n'en prendrait qu'une" ! Il serait intéressant d'entendre ici l'avis des transgenres, plusieurs siècles après Tirésias et Ovide !
Alors, avant d'aborder ce sujet sous l'angle philosophique et cérébral, je pense utile de le considérer sous l'angle purement physiologique pour commencer. Quelles sont les différences physiologiques et biologiques entre la femelle et le mâle humains qui pourraient être à l'origine de différences dans la perception et le ressenti du plaisir ? Eh bien, en réalité, il y en a beaucoup !
Pour commencer, le schéma ci-dessous résume deux études conduites l'une dans le monde anglo-saxon, et l'autre dans le monde francophone, où l'on demandait aux personnes des deux sexes d'évaluer l'intensité (sur une échelle de 0 à 10) des sensations érotiques provoquées par la stimulation de zones spécifiques du corps : en particulier, en rouge, intensité supérieure à 8, en orange, à 7, et en jaune, à 6.
On voit que la femme dispose d'un avantage conséquent ! Ainsi :
- la femme dispose de 2 zones rouges (le clitoris et le vagin) contre une seule pour l'homme (le pénis) ;
- elle dispose de 4 zones oranges (les lèvres, la langue, les seins et les mamelons) contre une seule encore pour l'homme (les lèvres) ;
- et enfin elle dispose d'une zone jaune (l'intérieur des cuisses) pour une également pour l'homme (le scrotum) ;
soit un avantage sans appel de 7 à 3 !
En fait, on peut véritablement dire que le corps féminin est une gigantesque zone érogène !
(pour ceux qui veulent l'étude complète avec toutes les zones érogènes des deux sexes, c'est ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_érogène)
Seconde constatation importante : la femme est capable d'orgasmes multiples au cours d'une même relation sexuelle (jusqu'à 20 successifs, qui peuvent se succéder toutes les trois minutes !), tandis que l'homme en aura le plus souvent un seul, et dépassera rarement trois ! De plus, la durée moyenne de l'orgasme féminin est de 20 secondes, tandis que celle de l'homme n'excède pas 6 secondes ! On le voit, là encore, avantage écrasant à la femme ! Il faut toutefois nuancer cela par la capacité qu'a l'homme d'atteindre des orgasmes sans éjaculation répétitifs et nombreux, voire même un "plateau orgasmique continu", par des exercices de type taoïsme et tantrisme (à base de musculation pelvienne, respiration ventrale et contrôle mental de l'éjaculation).
Enfin, bien entendu, il faut rappeler que la fonction sexuelle a pour rôle originel la reproduction de l'espèce, et là encore, quelques différences majeures :
- la femme est sujette à des cycles menstruels, qui font varier sa libido, tandis que celle de l'homme est active en permanence !
- chaque éjaculat masculin contient 300 à 400 millions de spermatozoïdes, et l'homme peut donc en disséminer des milliards dans sa vie sexuelle, tandis que la femme produit environ 400 ovules au cours de sa vie seulement !
Ce point a une importance majeure dans le comportement sexué de l'espèce humaine : dans sa stratégie de survie, de reproduction et d'adaptation aux évolutions de l'environnement, on peut dire que le rôle de l'homme est de disséminer sa semence à tous vents pour assurer une biodiversité maximale, tandis que le rôle de la femme est de choisir les plus beaux specimens mâles, en tout petit nombre, voire un seul d'entre eux, et de s'accoupler pour produire les enfants les plus beaux, les plus forts et les plus intelligents ! Ce qui explique sans doute en grande partie l'infidélité chronique du mâle humain, opposée à la recherche de stabilité affective de la femelle humaine !
Enfin, je terminerai cette courte et incomplète introduction aux différences physiologiques qui influent la capacité au plaisir des hommes et des femmes par un élément contextuel important : il aura fallu de nombreuses étapes difficiles pour faire admettre la liberté sexuelle et l'émancipation des femmes sous l'influence des mouvements féministes. La révolution scientifique des méthodes de contraception (préservatifs, traitement des MST, pilule contraceptive, IVG, ...) ont permis l'épanouissement d'une vie sexuelle où le plaisir prime sur la reproduction. Cela a une importance fondamentale en particulier dans le rapport des femmes au plaisir, mais bien des pesanteurs et conservatismes subsistent encore contre lesquels il faut lutter sans cesse !
Pour conclure donc sur l'aspect physiologique, je dirais que la femme dispose a priori d'un potentiel érogène très supérieur à celui de l'homme. Et pourtant, la réalité est souvent toute autre !... Et en particulier :
- un grand nombre de femmes ne connaissent leur premier orgasme qu'après 60 ans, après leur ménopause, comme s'il leur fallait attendre de ne plus pouvoir être mère pour accepter l'acte sexuel comme source de plaisir !
- en sens inverse, à partir de 50 ans, les hommes peuvent avoir des maladies cardio-vasculaires ou prostatiques qui peuvent altérer leur capacité érectile...
- beaucoup de blocages mentaux ou au contraire de pulsions cérébrales peuvent influencer fortement la capacité au plaisir, car le cerveau reste évidemment le cœur et le siège de toutes nos émotions ! C'est donc par là que je terminerai cette série dans le dernier article à paraître qui portera sur le thème : masculin / féminin cérébral !
772 vues
0 aime
bonsoir a tous est a vos cordes cliqué sur le lien pour voir les photos de chaque étape qui ce situe en dessous de l'explication
Dans cette leçon, nous allons commencer par réaliser une base consistant à immobiliser indépendamment chaque membre, puis nous procéderons à l'immobilisation du corps en position recroquevillée.
Afin d'illustrer les variations qu'il est possible de faire autour de cette base, nous verrons dans une prochaine leçon comment la réutiliser pour confectionner un bondage fort différent.
Nous aurons besoin en tout de 4 cordes d'environ 8 mètres, une par membre.
Commençons donc par la base, à savoir l'immobilisation de chaque membre et débutons par une jambe. Faites asseoir votre partenaire sur le sol et pliez une jambe.
Prenez une première corde et pliez-la en 2. Faites un tour de la cuisse et du bas du tibia, puis passez la corde dans la pliure du milieu et repartez en sens inverse afin de faire un second tour ( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_00.jpg
Continuez avec un troisième tour complet puis passez la corde dans la boucle du milieu. ( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_01.jpg
Faites passez la corde entre la cuisse et le mollet et faites le tour par au-dessus des cordes qui enserrent la jambe puis refaites passer la corde entre la cuisse et le mollet, cette fois-ci par en-dessous.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_02.jpg
Faites maintenant une boucle assez longue avec votre corde et passez cette boucle entre la cuisse et le mollet, de façon à faire le tour par au-dessus des cordes qui enserrent la jambe puis refaites passer la boucle entre la cuisse et le mollet, cette fois-ci par en-dessous.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_03.jpg
Récupérer la boucle et nouez-la avec le bout libre de votre corde.
La première jambe est maintenant immobilisée.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_04.jpg
Prenez une deuxième corde et refaites les mêmes opérations avec la seconde jambe.
Vous allez maintenant attacher chaque bras de la même façon en ramenant le poignet vers l'épaule.
Prenez une troisième corde et pliez-la en 2. Faites un tour du bras et de l'avant-bras, puis passez la corde dans la pliure du milieu et repartez en sens inverse afin de faire un second tour.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_05.jpg
Faites à nouveau plusieurs passages autour des bras et avant-bras.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_06.jpg
... puis, comme pour les jambes, terminez par des passages entre les bras et avant-bras de façon à bloquer la corde.
Faites de même avec le second bras( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_07.jpg
Mettez maintenant votre partenaire à 4 pattes et utilisez les cordes qui enserrent les jambes pour faire le tour de la taille.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_08.jpg
Faites autant de tours que vous avez de longueur de corde et terminez en nouant les cordes entre elles au moyen d'un noeud plat, si possible au niveau du ventre (mais l'accès est assez malaisé ...). ( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_09.jpg
Ramenez maintenant les bras en arrière en vous plaçant derrière votre partenaire et en tirant sur les cordes.
Faites passer les cordes sous les fesses en les croisant ..( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_10.jpg
... puis remontez le long du corps en vous déplaçant à l'avant du corps de votre partenaire.
Vérifiez que les cordes passent bien contre celles qui immobilisent les jambes entre les cuisses et les mollets de façon à ce qu'aucun jeu ne vienne par la suite détendre l'ensemble du bondage.
En remontant, veillez à passer au-dessus des bras pour les bloquer le long du corps.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_11.jpg
Faites à nouveau se croiser les cordes au milieu du dos et redescendez par dessus les épaules de part et d'autre du cou. ( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_12.jpg
Faites le tour des épaules et remontez le long du corps en repassant au-dessus des bras.
Placez-vous derrière votre partenaire et amenez les cordes entre les fesses.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_13.jpg
Cette photo illustre sous un angle différent le passage décrit précédemment.
Les cordes des bras se croisent tout d'abord sous les fesses, entre les cuisses et les mollets, puis remontent sur les cotés en serrant les bras le long du corps. Elles viennent ensuite se croiser dans le dos, puis font le tour des épaules, remontent le long des bras et enfin se croisent à nouveau au niveau des fesses.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_14.jpg
Les cordes font ensuite chacune le tour d'une fesse et elles remontent ..( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_15.jpg
.. afin d'être nouées avec les cordes qui viennent des jambes et qui enserrent la taille.)
Le bondage est maintenant terminé et votre partenaire bien immobilisé.( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_16.jpg
Le résultat vu de l'arrière.
A vous de prolonger le jeu selon votre plaisir : caresses, fessée, cire sur le dos et les fesses, pinces ou poids sur les lèvres du sexe, ... Et si votre partenaire est un homme, vous pouvez aussi fixer une cordelette autour du sexe puis la faire passer sous les pieds.
Bref, faites jouer votre imagination ( voir photo si dessous )
https://www.encordees.com/galerie/Pas_13/recroquevillee_17.jpg
1.5000 vues
1 like
Je ne sais plus comment, ni quand... je la vois étendu devant moi, ne sachant pas ma volonté profonde.Ne voulant seulement prendre du plaisir a la voir en prendre elle même.Je m'approche lentement et commence a l'embrasser tendrement, la caresse et joue de mes doigts sur sa douce peau d'ignorante frêle.Laissant petit a petit son plaisir gravir un a un les etages de notre ascenseur sensoriel.Je marque une courte pause afin de me saisir de mes menottes et d'un foulard épais ; je m'empresse de lui bander les yeux et de la menotter les bras en l'air.Elle est a ma merci, je peux lui faire tout ce dont mon imagination m'autorise.Mais rien ne me viens, juste l'envie de la pousser dans ses derniers retranchements.Viens alors un jeu de touché sensuel et timide, me dirigeant peu a peu vers le coeur de mes intentions.Son souffle s'intensifie petit à petit, et je patiente en attendant le moment opportun.Un moment un râle plus fort me donna le départ! Je précipite mes doigts forts en elle, démarrant un va et viens de plus en plus intense.La jeune nymphe s'emporte peu a peu vers un plaisir toujours plus fort, toujours plus haut dans les étages.Je pose mon autre main sur sa bouche humide et ouverte pour l'empecher de pousser ses gémissement qui la rassure tant.Elle perd de plus en plus pied, le manque de vision lui donne des vertiges, les mains attachés l'empêche de se débattre et la voix bloqué l'empêche de me dire stop, de me supplier.Je continu mon jeu pervers, toujours plus fort, toujours plus profond ; mes doigts sont trempés et fatigués, mais je me dois de tenir!J'entend des râles du fond de la gorge de ma tendre victime, mon excitation monte de plus en plus ; plus ses limites approche, plus ma satisfaction est complète!Je vois des perles de sueur qui se forme sur tout son corps, cette entrevue est si humide et chaude!Son corps se met a se debattre gentiment, et ma nymphe se transforme en furie.Je la sent jouir intensément sur mes doigts mais je me dois de continuer mes aller retour encore plus fort!Minutes après minutes la jouissance laisse place a la confusion chez elle, le plaisir est si fort que l'esprit ne sais plus si c'est bon ou mal et son corps demande à se proteger de cet état qu'il ne connait pas.Les jambes commencent alors a se débattre violemment et son corps a trembler ; dans cet état de transe je n'ai pas d'autre choix que d'enlever ma main couvrant sa bouche afin de retenir ses jambes pendant que mon autre main continu sa douce entreprise.A peine ma main sorti de sa bouche que les cri de plaisir mélangé a ceux d'une sorte de douleur mentale me submerge!Il ne faut pas que je lache! Car je sais ce qui se trouve après cet état instable.Mon plaisir de la voir dépasser des limites qu'elle n'imaginait pas est immense, Intense et jouissif!Ça coule encore et encore! Ça cri toujours plus fort! Elle m'est complètement soumise.Et tout d'un coup elle hurle! Un jet continu sort de son sexe et m'arrose le corps et le visage.Je suis trempé de ce pur liquide divin qui continu de m'inonder abondamment, et complètement excité.Je retire alors ma main de son sexe car il ne sert plus a rien de continuer.Le cri s'arrêta et le jet aussi.Et étendu devant moi, cette fontaine vivante, épuisé mais orgasmiquement satisfaite, a atteint notre dernier étage du plaisir.Ma frêle nymphe ingnorante est devenu la plus belle des sirènes des temps modernes...Suite dans une prochaine histoire...
503 vues
1 like
Brûler de désir.
Durant toute notre enfance l’on nous répète de ne pas jouer avec le feu…
J’avançais les yeux bandés, mes poignets étaient liés dans le dos. Il me guidait. Le bruit sourd d’une lourde porte se fît entendre, c’est alors que l’ordre de ne plus bouger me fût donné.
Il m’avait maintenant ôté mon bandeau, et me déliait les mains. Il fît glisser lentement ma longue nuisette satinée sur mon corps, j’étais maintenant nue face à lui, ma nuisette gisait à mes pieds.
Je découvrais alors une grande pièce sombre, la seule chose qui était éclairé par une lumière orange tamisée était une espèce d’autel recouvert d’un grand drap de satin bleu trônant au centre de cette pièce. L’ambiance était angoissante. Soudain un chœur de voix féminines et masculines se fît entendre, elles semblaient venir de toutes parts. C’était de l’Opéra, une musique douce, des voix chaudes mais qui ne faisaient qu’amplifier cette ambiance angoissante.
Me prenant par la main, il m’entrainait vers l’autel. D’un geste, il me fît signe de m’allonger sur ce drap, ce contact doux et froid me fît frissonner. Ses gestes étaient lents, il ne parlait pas, lentement, avec d’infinies douceurs, il rassembla mes poignets au dessus de ma tête, puis, après les avoirs croisés, les immobilisa à l’aide d’une corde. Mes bras furent tirés en arrière fermement, et la corde qui m’emprisonnait les poignets fut certainement liée au pied de l’autel.
Sa main glissait le long de mon corps, lentement, pour s’arrêter au niveau de mes pieds. Délicatement, mais fermement, il se saisit de mes chevilles, et à l’aide d’une autre corde, les lias fermement. Tirant ensuite mes chevilles, mon corps fût alors tendu, la corde retenant mes poignets se tendait tout comme mes bras que je ne pouvais plus beaucoup bouger. A nouveau, il lia la corde qui retenait mes chevilles au pied de l’autel.
Tout aussi doucement, il plaçait de petites bougies le long de mon corps, posées à même l’autel. Il finit par les allumer tout aussi lentement. Jamais il ne me regardait, il semblait concentré.
Une fois les bougies allumées, il disparu me laissant seule, liée sur cet autel au beau milieu de ces bougies. Je pouvais ressentir la douce chaleur des bougies me réchauffer le corps. Tournant la tête de droite à gauche, je le recherchais du regard, mais en vain.
Soudain, il fît son apparition au niveau de mes poignets, et d’un geste rapide, me plaça un bandeau sur les yeux qu’il noua derrière ma nuque. Je restais silencieuse, j’essayais de deviner sa présence, j’attendais avec angoisse qu’il se fasse entendre.
Mais soudain, une brûlure vive mais supportable me fît pousser un gémissement, de la cire de bougie venait de couler sur mes pieds! Petit à petit, il versait de la cire de bougie sur mon corps, remontant lentement vers ma poitrine! Je poussais de petits cris, gémissais et tirais sur mes liens dans le secret espoir d’esquiver ces brulures!
La torture devait durer depuis plusieurs minutes, je ne saurais le dire exactement, cela semblait interminable, je secouais la tête, en gémissant quand soudain je ne ressentais plus rien…
Il m’ôtait mon bandeau, je relevais la tête difficilement découvrant des goutes sèches de bougies éparpillées ici et là sur mon corps. Il apparut à ma droite, sortant de l’ombre. Tout doucement il prit une bougie, et la porta au dessus de ma poitrine. Secouant alors la tête de droite à gauche, je le suppliais de ne pas faire ça, il ne bougeait plus, gardant la bougie à quelques centimètres au dessus de ma poitrine. Mais il semblait impassible, sans même me regarder, tout doucement, je pouvais alors distinguer sa main renversant la bougie… J’attendais avec angoisse le moment ou la cire allait couler, cela ne se fît pas attendre très longtemps, à nouveau ces brulures, plus intenses cette fois-ci! Redoutant l’instant, je me tendais au maximum, augmentant alors la sensation de brulure.
Une fois de plus, il continua son petit jeu de longues minutes avant d’arrêter enfin cette torture. Toujours sans rien dire, il disparu!
Mon souffle était rapide, je pouvais voir ma poitrine recouverte à certains endroits par ces gouttelettes de cire. Je transpirais, mais j’avais froid.
Il sortit à nouveau de l’ombre, apparaissant cette fois-ci un martinet à la main. Je ne pouvais détacher mon regard de cet objet à fines lanières, j’imaginais alors ce qu’il s’apprêtait à faire! Une nouvelle angoisse, mélangée à de la peur montait en moi, et à nouveau je le suppliais de ne rien faire. Mais il ne m’écoutait pas! Le safe-word, j’aurais voulu l’utiliser à ce moment là, mais une curiosité, l’envie de me surpasser était trop forte, je le laissais faire malgré tout!
Les lanières de cuirs claquaient ci et là sur mon corps, battant ma poitrine, mes cuisses, mon ventre, mes pieds, mes bras, je criais, secouais la tête, me cambrais, j’ondulais mon corps tentant d’échapper à cette torture, mais rien n’y faisait! Je voyais les gouttelettes de cire gicler à droite puis à gauche, petit à petit mon corps en était débarrassé. Il n’en restait quasiment plus.
Les coups avaient cessés, j’avais réussi à les supporter, j’étais fier de moi… Il me caressait les cheveux, la joue, m’embrassait doucement la tempe. Il venait masser différente partie de mon corps endolori.
Cette explosion de douceur après cette pluie de brulure était d’un réconfort immense. Je jouissais de l’instant, les yeux clos, je laissais échapper une larme d’émotion.
L’ambiance me parût d’un coup paisible, chaude, et cette musique rassurante…
Durant toute notre enfance l’on nous répète de ne pas jouer avec le feu… Et pourtant…
© Le √icomte
672 vues
1 like
La danse de l'épée et du collier
Je t'ai dit 20 minutes pour ta douche ainsi que ta préparation, et quelques secondes avant que ton compte à rebours ne sonne, j'entraperçois ta silhouette derrière le carreau flou de la porte du salon.
Tu es grosse et je te désire aussi pour ça! Pour l'imposante présence de tes courbes épanouies, pour l'opulence de ton corps glabre et pour l'épaisseur de cette chair où je veux pétrir tant de golems érotiques…
Tout cela tu aimerais me l'entendre prononcer, mais je te dis: «Entre jeune fille», et de ma place minutieusement choisie, je te regarde faire ta première entrée.
Tu es timide. Effarouchée. Languide aussi par un sursaut d'orgueilleux défi: timide ne veut pas dire sans caractère, oulà! Tu profites de la gravité pour tanguer des hanches comme un Paquebot Ivre digne d'un Arthur Rainbow (Warrior ^^)!
Tes yeux n'osant pas se fixer, tu navigues vers moi jusqu'à ce que je t'intime de stopper.
Nous sommes à un mètre l'un de l'autre, moi assis dans mon fauteuil, je me suis redressé pour mieux planter mon regard dans le tien… Je te vois presque penser «vite vite, fuyons» tant tu les baisses vite en inclinant la tête!
Jeune débutante, j'en ai à t'apprendre!
Ta robe est rouge, le décolleté généreux et c'est à peine si elle t'arrive en plis flottants jusqu'à mi-cuisses. Comme je te l'avais signifié, tu as choisis tes dessous...
Oui, autant j'aime l'idée que tu aies voyagé jusqu'à moi sans culotte, la chatte non couverte par ce sceau symbolique de civilisation qu'est la culotte, autant pour notre première découverte, j'ai formellement exigé cette tenture à l'entrée de ta grotte!
Maintenant je me lève.
Caché dans mon dos sur le siège, mais tu ne le vois pas encore, un collier de cuir noir. Simple, d'1 cm de large, avec un anneau métalique…
Non, ce qui préoccupe ta vue depuis pratiquement ton entrée, c'est cette épée de bois que j'avais en travers des cuisses et que j'ai saisie par le pommeau en me levant.
Une épée d'entrainement, d'une teinte de bois foncé, avec une petite garde et un seul tranchant taillé.
Elle doit fait un mètre de long et après m'être levé face à toi, je l'ai piquée au sol, entre mes jambes bien campées, les deux mains croisées appuyées sur le pommeau.
Bien sûr je souris, conscient de l'aspect théâtral de la scène, et tu oses un sourire timide quand j'attaque par un:
«Jeune fille! Je souhaite que tu portes ce collier (je me décale d'un pivôt et te désigne du menton ce lacet de cuir que tu n'avais pu remarquer sur le fond également noir de mon fauteuil). C'est ta première fois, nous ne nous connaissons pas encore, aussi je te précise tout de suite qu'il s'agit d'un collier d'entrainement, mais que je souhaite que tu le portes tout le temps où tu seras avec moi et chez moi.»
Tu déglutis. Je te coupe avant que tu répondes je ne sais quoi: «Mais pour qu'il vienne jusqu'à ton cou, si telle est bien ta décision – mais dans ce cas, que fais-tu ici ma belle? - il va falloir que tu l'enchantes.»
Cette fois, j'attends ton inévitable question. Tu croises mon regard, te détournes rapidement, tu l'observes, cercle noir si ridiculement anodin, je sens ton agitation intérieure. Sûrement que derrière cette poitrine généreuse la grosse caisse accélère son tempo!
«D'accord».
C'est tout ce que tu dis! C'est tout?
Oui. Tu recules légèrement une jambe tout en rentrant les épaules, cela ne m'échappe pas!
Prête à quoi? A fuir, à résister? Que t'imagines-tu? Quels desseins me prêtes-tu?
Je laisse exprès quelques secondes te tourmenter d'incertitudes, puis je souris, chaleureusement, paternellement: «Ok, alors voici comment nous allons procéder...»
Je marche sur toi et tu décides courageusement de me regarder dans les yeux. Une seconde suffit à te rassurer: mon sourire n'était pas que de façade, et tu lis une bienveillance sereine te le confirmer dans mon regard.
Sans te toucher, je te contourne (j'ai oublié: j'ai pris le collier dans une main, et je traine l'épée comme si je la portais au côté). Puis, comme au jeu du facteur quand on était petits, je laisse tomber le collier derrière tes pieds. Tu as le réflexe de me suivre dans mon déplacement mais de mon poing qui tient toujours l'épée je t'ai arrêtée dans ton mouvement…
Je finis de faire le tour de toi pour revenir face à toi.
«Le principe est simple: poses ta main sur le côté non tranchant de l'épée (je la tiens à présent à l'horizontale à la hauteur de ta poitrine).. Voilà, juste posée, sans pEser.
Parfait. Maintenant, suis le mouvement que je te suggère..»
Je fais décrire lentement à la fausse lame de bois un demi-cercle qui téloigne et de moi et du collier par terre.
En effet le principe est simple: j'improvise dès lors, en te tenant par l'intermédiaire du bâton, une danse dont je suis évidemment le meneur. Rapidement, je me suis campé juste au-dessus du cercle de cuir sur le sol, comme si j'en étais le gardien. Et toi, je te fais tourner au bout de l'épée, complétant ma guidance par de brefs mots d'ordre: changer de sens – changer de main – tourner sur toi-même...etc
Combien cela dure-t-il? Difficile à évaluer, nous sommes l'un comme l'autre à tel point dans l'instantanné que le temps lui-même s'oublie de passer au milieu de notre intime éternité!
A un moment, je te stoppe dans ta révolution autour de ma personne. Mon épée s'abaisse un peu, remonte avec précision et délicatesse en accrochant ta robe. Je la retrousse ainsi au dessus de ton sexe, et j'aperçois entre les colonnes massives de tes cuisses le triangle blanc surmonté d'un liseré de dentelles de ta culotte en satin. Car pour présenter un tel effet soyeux et brillant, ce ne peut-être que du satin, n'est-ce pas coquine?
Puis d'un coup je laisse retomber le tissu pourpre tandis qu'à voix haute je réclame autoritairement le baisser de rideau!
«Doucement jeune fille… dououcement...»
Tu t'exécutes, retirant chaque bretelle pour la faire glisser le long de te bras nus, découvrant par saccades un peu plus de cette chair mammère qui promet ses kilos de fruits doux et moëlleux. Ton soutient-gorge se révèle entièrement, d'un blanc en dentelles assorti à ta culotte. Avec ta peau cuivrée de l'été finissant et le rouge profond de ta robe, le tout dans la croisée des différentes sources lumineuses, tu m'évoques la déesse luxure tandis que je te vois te tortiller comme une couleuvre faisant sa mue.
Tu es sensuelle sans le savoir dans le contrôle de ta maladresse à laisser choir le tissu à présent désincarné, inutile et inerte sur le sol.
En te relevant, mon sourire d'encouragement te donne la contenance de redresser instinctivement le buste en tirant tes épaules… Tes épaules: douces rondeurs que je m'appliquerai à aboucher tout à l'heure, tant depuis ces crètes ma langue et mes lèvres n'auront plus que l'embarras des chemins vers ton Tendre...
Tout à l'heure…
Pour l'instant, je ne te dévale et dévore que du regard.
L'épée se ranime dans ma main et de sa pointe je te fais comprendre en poussant l'un de tes creux d'épaule de te tourner pour me présenter ton dos.
Tu t'exécutes, parfaitement connectée, et alors que tes jambes et ton séant sont sur le point de se stabiliser, je ne résiste pas à la pulsion de te claquer du plat de l'épée ta fesse droite.
Le coup est maitrisé, mais remplit son but en claquant suffisamment pour que tout ton corps tressaute. Tu as même ce petit cri qui me séduit d'emblée, ton premier.. Un tout petit cri, mi-amusé, mi-choqué, mi-ravalé. Pas un mot cependant, et je décide de continuer.
De te voir de dos, avec ta culotte, il me prend une nouvelle envie. Pas question de la frustrer, elle me fait grogner d'amusement.
Une évidence!: je me rapproche de toi, me collant presque à tes fesses…. Je saisis des deux mains l'épée, que je fais ensuite glisser le long de ta courbures dorsale.
Puis je l'imisce en passant sous l'élastique de ceinture de la culotte, jusqu'à butter dans le fond de l'étoffe en le déformant.
Arrivé là, sans insister plus, je te commande d'assister ma manœuvre en aidant le satin à crisser le long de tes cuisses. Moi je tiens le levier qu'est l'épée, et je fais en sorte tout le temps de cette descente que le «tranchant» de bois coulisse le long du sillon de ton cul.
La chute aux chevilles achevée, je m'accorde quelques instants de contemplation. Le tableau est excitant, et je sens qu'une autre épée, faite de chair, salive à l'avance face à l'ampleur de l'accueil et des promesses de rebonds réjouissants!!
Mais là, tout doux! mon bon cyclope, là aussi mes mains, qui ne demandent qu'à lâcher cette épée pour des saisies plus organiques et palpitantes! Tout à l'heure…
Mais tiens: lâcher cette épée… Hum… Essayons ceci: je pique la pointe par terre et, inclinant le pommeau vers l'avant, je l'enfonce au plus près de ton anus en t'écartant les fesses des pouces et en t'incitant à t'y assoir légèrement.
J'ai l'impression de l'arrimage d'une navette spatiale et la manipulation m'a naturellement amené à rapprocher mon visage à hauteur de tes hanches. Je résiste à l'envie de te mordre en pleine fesse, me contentant du planté de drapeau dans le cratère de la face cachée de ta lune!
Puis, l'opération stabilisée, j'anticipe le délicat mouvement suivant en prenant l'initiative de dégrapher ton corsage.
Corps sage? Plus pour longtemps car c'est en même temps notre premier effleurement peau à peau, et nous sentons tout 2 le crépitement explicite de la mise en phase…
«A présent tourne-toi lentement vers moi, en pivotant sur l'épée… Oups, mets une main oui, vas-y, s'il le faut pour la retenir ! Ok...»
De nouveau face à moi, une bretelle (celle de la main qui a évité la chute de l'épée) commence à glisser. Je t'arrête alors que tu t'apprêtes machinalement à la remonter.
Nous sourions.
Le pommeau toujours pesant à l'entrée de ton anus, nous nous regardons, visages proches, et mes doigts viennent se poser légèrement sur chacune de tes épaules. En même temps qu'ils carressent ta peau électrisée (des frissons te parcourent), ils aggrippent mine de rien de leurs griffes pourtant rentrées l'une puis l'autre bretelle.
Jusqu'au coude. Du coude au poignet. Ton soutient-gorge est tombé.
Nous profitons tous deux de la plénitude de ce moment de flottement entre nous... Ce vide n'est pas vide: il est plein, infini de promesses, surchargé de potentiels d'actions, visions d'intenses plaisirs…
Je me recule enfin, sans te quitter des yeux, restant de face, jusqu'à faire le pont de mes jambes au-dessus du collier. Mon épée se plante dans son cercle fermé et le pousse de quelques centimètres vers l'avant. La signification est implicite, mais j'ajoute:
«C'est nue que mes soumises réclament leur premier collier. Détache tes cheveux.»
Tu obéis. Ceci fait, tu me jettes une oeillade, que je guettais de mon côté: «A genoux!»
Les yeux levés vers moi, nous avons cet échange unique de regards comme seule la D/s peut en procurer, tandis que gracieusement, tu t'agenouilles devant moi.
C'est sous mes jambes, humble et nue, que tu es venue recevoir ton premier collier ma grosse et néanmoins petite souris soumise ^^. Tu ne l'oublieras jamais, notre «Danse de l'épée et du collier»...
Dédicace à sarah P.
746 vues
2 aime
Petite histoire à lire au chaud... de votre serviteur.
+++
Noémie ne comprit pas, tout d'abord, ce qui lui arriva.
Elle avait à peine ouvert la porte de sa maison sur cet inconnu, et n'eut pas le temps de lui dire bonjour : la main de l'homme s'était plaquée sur sa bouche.
Elle fut saisie, et se retrouva couchée au sol, fermement maintenue sur son ventre par les mains de l'intrus tenant ses bras, et par le poids de son corps assis sur son fessier... incapable d'appeller à l'aide : une bande adhésive était maintenant fixée sur ses lévres.
Comme elle se tortillait dans sa panique, son assaillant rit, et accompagna ses mouvements frénétiques ; elle luttait avec l'énergie du désespoir, mais l'homme lui ne faisait que jouer avec sa proie... il la laissa donc lutter, tout en appréciant de la voir gesticuler ainsi. Cela dura un certain temps, jusqu'à ce que Noémie ne s'épuise.
Entre sa peur, sa respiration limitée à son nez et l'effort physique, elle ne pût continuer longtemps sa vaine lutte, et s'effondra sur elle-même, le souffle court.
Bien qu'il fut amusé, l'homme avait vu venir cet abandon, et ses mains toujours serrées sur ses avants-bras, l'accompagna doucement pour qu'elle ne se fit pas mal au crâne. Puis il sortit comme de nulle part deux paires de menottes ; il commença par refermer la première paire sur les poignets frêles de sa proie, avant d'en faire de même pour la deuxième sur les chevilles... tout en appréciant le gémissement désespéré de cette dernière.
Puis il se retira de sur Noémie, s'assit au sol non loin d'elle, et admira sa prise. La pauvrette pour sa part roula sur le flanc, n'osant point essayer de se relever.
Noémie, prise par surprise, n'avait guère eu le temps de maintenir sa tenue. Uniquement vêtue d'un short court et d'un débardeur, maintenant couverte de sueur du fait de la peur et de l'effort, elle offrait une vision tout à fait exquise, et ses jolis yeux lançaient des appels à l'aide, emplis de frayeur, tandis que ses lèvres tremblotaient sous le scotch.
L'homme sourit à cette vision, et poussa plus loin son examen... il voyait tout le corps de sa proie en état de choc frémir et frissonner dans l'expectative, et cela fit se dresser sa queue.
Il se releva soudain, faisant sursauter Noémie, et se coula au-dessus d'elle, comme un scorpion sur le point de frapper... mais son dard attendrait pourtant.
Il promena une main ferme sur les courbes de la fille couchée sur son flanc, flattant sa hanche, appréciant la chair. Puis sans prévenir il la fit de nouveau basculer sur le ventre, dans un cri étouffé.
Là, il se porta son visage juste au-dessus du sien, et elle put voir son cruel rictus. Soudain, il avança une main...
Noémie ferma les yeux et se crispa, mais il ne fit que gentiment bouger une méche de cheveux détrempée derrière son oreille, frôlant sa joue. Le geste fut doux, presque aimant... et Noémie, en dépit de sa situation, se prit à rougir.
Cela n'échappa pas non plus à son assaillant, et le fit rire. Comme en récompense, il pinça son oreille.
Noémie gémit encore, mais cette fois laissa faire ; qu'aurait-elle pu, de toutes façons ?
Alors l'homme placa cette même main sur la fesse droite de sa proie.
Ce geste non plus fut sans violence, mais Noémie cria, à travers son baillon sommaire. Une claque ferme sur cette chair tendre la fit taire immédiatement ; la surprise l'avait fait réagir, mais ce dernier acte n'avait rien d'ambigu : l'homme lui intimait le silence. Elle se tint donc coite, ne voulant pas l'énerver, bien que cette claque fut moins un coup qu'un simple avertissement.
L'homme hocha la tête. "brave fille", lui dit-il, et elle réalisa que c'était là les premiers mots qu'elle entendait de lui.
Il replaca donc sa main sur la courbe de cette fesse qui, désormais, lui appartenait comme son bien propre. Un geste d'appréciation, de propriétaire, sans excès, mais sans retenue.
Il la tâta, la palpa comme un écuyer flatte la croupe d'un cheval. Puis il la fit vibrer un peu de petites claques, tout en pinçant de son autre main la fesse gauche... Noémie, de tout ce temps-là, tenta vainement de faire croire qu'elle ne ressentait rien ; il pouvait la voir frémir, battre des paupières, et virer au rouge.
Ce fut lorsqu'elle s'y attendait le moins qu'il la releva brusquement, la soulevant par les avants-bras et le ventre l'ayant enlacée... il la fit glisser d'à plat ventre jusqu'à genoux, restant lui-même dans son dos et légérement au-dessus d'elle car posté sur un genou, l'autre jambe en arc, afin de mieux la maintenir, eut-elle tenté quoi que ce soit.
Mais la malheureuse n'en était déjà plus là ; terrifiée autant que résignée, elle commençait aussi à ressentir comme une étrange sensation, d'être ainsi contrainte et maniée contre son gré...
Son ravisseur le vit bien, lui qui n'avait pas choisi sa victime au hasard. Il esquissa un bref sourire, et se mit en devoir d'apprécier plus avant la qualité de sa proie.
Le bras gauche toujours maintenant ceux de la fille dans son dos en dépit des menottes, il glissa le droit sur la taille de cette dernière.
Noémie cria de nouveau lorsque la main scélérate empoigna la chair de son ventre, palpant et pinçant son nombril. Cette fois l'intrus la laissa aller, et se sentant libre de toute menace de représailles immédiates, elle se tortilla furieusement ! Mais lui n'en avait pas fini avec elle...
Il lui saisit un sein, laissant échapper un soupir rauque et satisfait. Même à travers le tissu pouvait-il sentir la chair douce, et un détail le fit rire de nouveau.
Bien que Noémie tentât de le cacher, ses larmes inondant maintenant ses joues furieusement rougies, l'homme put sentir sous ses doigts un petit point raffermi... il l'agaça, elle gémit, et son téton durcit encore.
Ce ne fut rien comparé au véritable coup de foudre qui saisit tout son corps, lorsque délaissant son dos le bras gauche de son assaillant plongea par la taille, et que sa main s'empara de son entrecuisse.
Désormais conquise, Noémie rua vainement une dernière fois, mais un bref quoique rude pincement dudit téton la mit en garde, et elle s'abandonna, arquée contre le corps qui à présent possédait le sien.
L'intrus poursuivit son examen, palpant d'ici un muscle au ventre, tâtant de-là une cuisse dénudée... il laissa pour l'instant sauves les chairs les plus intimes de sa captive - car elle était désormais sa captive - et se mit en devoir de pétrir sous ses mains chaque autre part de son corps, pour lui signifier que rien de ses charmes ne lui était privé... et qu'il ne s'en prendrait à ses plus douces parts qu'en temps et en heure, bien qu'elle n'y pourrait rien le moment venu.
Elle gémit, pleura doucement, mais en son for intérieur elle se surprit à apprécier son terrible péril, car privée de toute volonté la voici maintenant sans plus guère de faux-semblants. Et parce qu'il l'aimait déjà, lui la laissa glisser sur ses cuisses, lovée contre son poitrail et les jambes repliées sous elle, afin que sa position ne lui blesse point les genoux.
Lorsqu'il en eut fini, l'homme se releva, et elle crut - et elle... craint ? - qu'il ne la quitte pour de bon, ayant eu son soûl. Mais cela bien sûr ne devait pas être.
Il sortit une lame, et elle cria de frayeur.
Une claque en pleine joue, plus ferme que douloureuse, lui intima le calme.
Elle se raidit, et vit que ladite lame n'était qu'une grande paire de ciseaux. Pour cependant la rassurer, l'homme passa tendrement une main sur sa joue meurtrie, puis la fit glisser sur sa tempe pour lui caresser la tête, et finalement retomber au versant de sa nuque. Son regard fit comprendre à sa prisonnière qu'il ne la blesserait pas, et sa ferme caresse lui assura l'obéissance. Elle baissa les yeux, puis la tête, sous une dernière caresse réconfortante, et laissa faire.
Il commença par son short, ouvrant le tissu et libérant son aine de ce carcan, ne lui laissant qu'une culotte de ficelle pour orner ses jambes à présent totalement nues. Puis son débardeur y passa, et il vit avec amusement que son soutien-gorge avait d'ores et déjà quelque peu glissé. Il en disposa.
Ses jolis seins à l'air, il fit une pose pour admirer l'ouvrage. Flambée de honte, sa captive n'osait le regarder, désormais étendue sur le sol afin qu'il puisse tout voir d'elle. Entre sa chair et son ravisseur ne se dressaient plus que deux paires de menottes, un bâillon de scotch... et un string au demeurant charmant.
Si elle s'attendait à ce qu'il lui ôte également ce dernier, elle en fut pour ses frais. L'homme, qui n'avait toujours pas pipé mot, produisit deux pans de soie, puis encore deux autres.
Il se pencha sur elle, et la fit frémir. Mais il n'avait pas l'air de vouloir lui faire du mal, car il passa une main douce sur son petit ventre.
Il parla : "tiens-toi tranquille, compris ?" mais ce n'était une question que pour la forme, car elle n'oserait plus le défier, du moins pas dans le but d'une évasion. Elle n'en hocha pas moins la tête, et osa le regarder, tandis qu'il déployait la soie. Puis il se mit en devoir de la lier de plus belle et confortable manière, selon un ordre minutieux qui, soupçonna-t'elle, ne devait rien au hasard.
Il la fit se rassoir sur ses fesses, afin d'accéder à ses mains. Ôtant les menottes, il lia ses poignets d'un nœud de ce doux tissu, et elle lui en fut reconnaissante, tant les menottes dures et anguleuses pouvaient faire mal.
Il la laissa se maintenir le buste droit, en appui sur ses mains, puis il fit de même avec ses pieds, ne résistant pas à la tentation de glisser ses doigts sur leur plante. A son petit sursaut, à la crispation soudaine des orteils, il sut qu'elle était chatouilleuse... et s'en réjouit cruellement.
Elle fut effectivement plus belle ainsi, mais il n'en avait pas terminé. Arrachant le scotch de sa bouche, il la laissa reprendre un peu de souffle, bien qu'elle n'osât pas fixer ses yeux, ni émettre le moindre mot.
Ainsi assuré de sa docilité, il lui sourit, puis noua le grand pan de soie tel un bâillon, et lui clôt la bouche avant que de la couvrir d'un deuxième tour, qu'un dernier nœud fixa sur sa nuque.
Comme récompense, il y déposa un baiser qui la fit frissonner de tout son corps ; elle lui appartenait.
Elle se demandait naïvement à quoi servirait l'ultime pan de soie, et le vit bientôt... ou plutôt ne le vit point, lorsqu'il serra le bandeau sur ses yeux.
Ainsi ligotée, elle n'avait plus aucune liberté de mouvement, ni plus aucun sens actif ; privée de ses bras comme de ses jambes, de sa vue jusqu'à sa parole, elle ne pouvait qu'entendre, entendre et ressentir plus fort qu'à l'ordinaire ce qui l'entourait, pour le peu qu'elle en recevait.
Le froid du sol sous ses pieds, ses fesses et ses mains... les pas de son ravisseur, et son odeur... et sa propre odeur, mélange de sueur, de peur et... et d'excitation - et à cette pensée elle manqua de mourir de honte !
Mais c'était pourtant bien ainsi : elle était désormais la captive d'un inconnu, bon gré mal gré, et en retirait bien moins d'angoisse qu'elle ne l'aurait cru.
Elle n'eut cependant pas le temps de s'étendre sur la question, car l'homme était revenu. Elle le sentit se pencher sur elle, puis ses doigts frôler sa gorge...
Doucement - délicieusement ? - effrayée, elle résolut de bien se conduire, et lova son corps, pencha subtilement sa tête pour lui présenter son cou, telle une proie vaincue s'offre aux crocs du prédateur ! Mais bien sûr elle ne le faisait là encore que pour échapper à sa colère, n'est-ce pas... ce n'était pas, voulut-elle se convaincre, comme si elle appréciait d'être ainsi traitée !
Alors l'homme, sans doute un peu surpris, marqua un temps d'arrêt, puis rit gentiment et lui pinça l'oreille une fois de plus, la massa aimablement entre ses doigts jusqu'à ce qu'elle gémisse et devienne plus rouge encore.
Puis il acheva son œuvre : elle sentit glisser autour de son cou une chose à la fois rude et douce, souple et ferme... ce ne fut que lorsqu'il le referma qu'elle comprit : telle une bête, le chasseur venait de coiffer sa proie d'un collier !
Tous deux restèrent ainsi un moment, pour qu'elle sache ce qui venait d'être accompli, et qu'elle en prenne la pleine mesure. S'il n'avait, en toute connaissance de cause, demeuré juste là à son côté, admirant ses formes et son port, elle aurait sans doute versé dans mille bouleversements, ou quelque panique soudaine... mais de le sentir juste là, et de savoir son regard sur elle, focalisait son esprit et l'obligeait à admettre la réalite : il n'y aurait nul sauvetage pour elle, ni déni de sa part : elle était captive... et elle adorait ça.
Il se releva, et la laissa glisser de nouveau au sol, étendue sur le dos, dans un étrange état de plénitude. Nul choix, nulle voix au chapitre ne lui était plus autorisée, et bien qu'elle fut toujours apeurée, elle ne put que reconnaître que ce terrible sort ne lui déplaisait pas... serait-elle devenue folle ?
Toute considération psychologique fut cependant chassée un instant plus tard, lorsqu'elle entendit revenir son ravisseur qu'elle n'avait pas entendu s'éloigner, trop concentrée sur elle-même pour prêter attention à ce qui l'entourait.
Ce fut donc une surprise totale, et un certain choc, lorsqu'il déversa sur elle le contenu d'une bouteille d'eau glacée.
Elle rua, cria sous la frayeur subite, mais cela ne dura qu'un instant.
Elle se retrouva trempée des pieds à la tête, baignant dans l'eau sur le sol même, respirant à grandes goulées d'air par le nez, revenue de sa frayeur... et incroyablement excitée par la pure adrénaline de ce moment.
"bien" l'entendit-t'elle le dire. "ces liens sont donc solides... parfait"
Elle frissonnait, tremblait, sous le choc autant que sous l'effet de l'excitation. Mais il lui sembla confusément qu'elle avait aimé ça...
Une main se posa sur son front, y chassa quelques mèches en bataille, et la caressa gentiment. L'eau et sa peau tendue accroissaient la sensation, et elle se prit à vouloir que cette même main descende le long de son corps ; plus bas bien plus bas dans sa chair offerte...
Mais il n'en fit rien, car il savait la force d'un plaisir refusé. Tout au plus promena-t'il ses doigts sur le visage captif, lié par ses soins. Il testa le bandeau, chatouilla doucement sa joue et l'arête de son nez en y passant ses ongles, et les fit reposer à l'endroit de ces lèvres sous le bâillon...
Abandonnée, elle y porta un baiser, qu'il fut satisfait de sentir malgré le tissu.
"as-tu froid, petite femelle ?"
Dans son état de transe, il lui fallut un petit moment pour comprendre qu'il s'adressait à elle.
Elle hocha timidement la tête, et ne put voir son sourire.
"tâchons donc de te réchauffer..."
Elle se sentit saisie, portée telle une princesse captive dans les mains d'un rude geôlier, et emportée vers ce qu'elle savait être sa chambre.
Plus jamais, ni maintenant ni plus tard, ne devait-elle protester.
Jegesh
2.2000 vues
5 aime
J'ai oublié quand et où. Vers la fin des années 90, une retransmission du festival de Montreux jazz à la télé.
Nina simone était là, avec son gros chignon attaché par un tissu et son habituelle humilité, son visage reflétant celui qu'elle avait dû avoir lorsqu'elle était enfant, devant son piano, et elle semblait avoir quelque chose à dire.
Elle dit au public qu'elle allait lui raconter une histoire.
Elle étant en train d'improviser, c'était évident, et je voyais bien qu'elle était très touchée.
Mon magnétoscope était branché, alors j'ai eu l'impulsion d'appuyer sur record.
Depuis j'ai perdu l'enregistrement et impossible de le retrouver, mais j'avais traduit ce qu'elle a dit alors en s'accompagnant d'une impro au piano, et je viens de retrouver mes notes :
Les étoiles (stars),
Elles arrivent, elles repartent,
elles arrivent vite et s'en vont doucement.
elles s'en vont tel le dernier rayon de soleil.
Tout ce que vous voyez c'est la gloire,
mais on se sent seul là-haut
quand il n'y a personne avec qui partager.
Tu peux t'en soulager si tu écoutes cette histoire :
Les gens ont soif de gloire comme des athlètes dans l'arène.
Ils se brisent la nuque et rebondissent sur leurs pieds.
Certains sont couronnés, d'autres sont jetés à terre. Certains sont perdus et jamais retrouvés.
Mais la plupart ont tout vu : ils ont passé leur vie dans des cafés et des salles de concert sinistres...
Et ils ont tous une histoire.
Certains réussissent quand ils sont jeunes, avant que le monde n'ait fait son sale boulot.
Plus tard quelqu'un dira que tu as fait ton temps et qu'il faut céder la place maintenant.
C'est ce qu'ils disent.
Mais tu ne connaîtras jamais la douleur d'avoir un nom qui ne t'appartient pas.
Toutes ces années passées à oublier ce que tu sais trop bien.
Toi qui a donné ta couronne, on t'a laissé tomber.
Tu essaies de faire amende honorable sans te défendre,
peut-être en faisant semblant de n'avoir jamais vu les yeux de ces jeunes hommes
qui te suivaient pas à pas, demandaient des autographes, t'embrassaient sur la joue...
Tu n'as jamais pu croire à leur amour.
Jamais.
Certains réussissent quand ils sont vieux.
Peut-être ont-ils une âme qu'ils n'ont pas peur de mouiller,
Peut-être qu'il n'y a rien du tout...
(chanté, au bord des larmes : )
Je ne voulais pas raconter ça
je voulais raconter une histoire
comme nous en avons tous
mais je l'ai oubliée
alors je vais vous parler de l'atmosphère
qui règne au Etats Unis aujourd'hui
et qui gagne même la France
Mais je continue quand même
jusqu'à ce que je me ressaisisse...
Certaines femmes ont un corps que les hommes veulent regarder,
Alors elles l'exposent.
Des gens jouent de la guitare
Je pourrais les écouter jouer tout le temps.
Mais j'essaye quand même de raconter mon histoire
Janis Jan l'a très bien racontée
Janis Joplin l'a racontée encore mieux
et Billie Holliday encore beaucoup mieux.
Nous avons tous une histoire.
La dernière que j'apprendrai, c'est avec celle-là que je suis censée mourir.
Nina Simone nous a quitté peu après, il y a 13 ans, le 21 avril 2003, à l'âge de 70 ans. Une belle âme.
1.1000 vues
6 aime
Je continue cette petite série par l'angle psychanalytique, en abordant en particulier les travaux de son Père Fondateur, Sigmund Freud (1856-1939), ainsi que de trois de ses disciples : Carl Jung (1875-1961), Otto Gross (1877-1920) et Sabina Spielrein (1885-1942), qui ont apporté une contribution majeure à la libération sexuelle ainsi qu'à la compréhension des pulsions sadiques ou masochistes, et des relations de domination-soumission.
A tout seigneur tout honneur : il faut reconnaître à Freud son rôle de pionnier dans la reconnaissance des pulsions sexuelles comme moteur de nombre de nos actes conscients et inconscients, et dans la formalisation de deux éléments clé du psychisme humain :
- le principe de plaisir, basé sur le concept d'activation et transmission neuronale d'un état d'excitation qui préside au besoin de recherche permanente du plaisir ;
- le principe de réalité, qui s'oppose à l'immédiateté de ce besoin de plaisir, en intégrant les contingences du monde réel et conséquences futures de ses actes, mais qui crée simultanément des déceptions, frustrations et refoulements plus ou moins conscients, qui peuvent donc dégénérer en névroses ;
Sous l'influence de Sabina Spielrein, il y ajoutera deux pulsions :
- la pulsion de vie, ou l'Eros, sorte d'instinct de vie et d'autoconservation, ainsi que force vitale et libido, qui engendre le désir, source d'action pour assouvir ce désir ;
- la pulsion de mort, ou Thanatos, qui s'oppose à la précédente et tend à la déliaison , c'est-à-dire au non désir, caractéristique d'un état dépressif, voire d'auto-destruction.
Ces quatre principes et pulsions s'organisent et interagissent dans les théories freudiennes aux trois niveaux de l'appareil psychique : le Moi (qui est régi par le principe de réalité et permet la vie en société), le Ça (qui obéit au principe de plaisir et recherche la satisfaction immédiate du désir) et le Surmoi (qui intériorise au niveau inconscient, une fois le complexe d'Oedipe résolu, les règles de vie sociale et les restitue sous forme de remords ou de culpabilité lorsqu'elle sont enfreintes, tel une tour de contrôle de notre trafic émotionnel).
La dynamique des interactions entre ces quatre principes et pulsions aux trois étages du psychisme engendre alors des conflits et des tensions qui peuvent simplement s'évacuer par les rêves nocturnes, mais peuvent aussi se développer en névroses visibles (paranoïa, schizophrénie, mélancolie, ...) ou en pulsions libidinales incontrôlées (sadisme, masochisme, fétichisme, ...).
On le comprend : Freud a été précurseur dans la reconnaissance du rôle central de la sexualité dans le psychisme humain. Il considérait que ses dérives constituaient des maladies ou névroses qu'il fallait soigner.
Carl Jung a été, pour sa part, l'un des principaux disciples de Freud. Ses contributions au développement de la psychanalyse ont été prolifiques. Pour notre sujet du jour, je retiendrai notamment le concept d'anima et d'animus, c'est-à-dire de part de masculinité et de féminité chez l'homme et la femme : c'est donc, d'un certaine façon, grâce à lui que certains membres de ce site peuvent aujourd'hui se déclarer "bi" ou "trans", et assumer leur bi- ou trans-sexualité ! J'y reviendrai dans la 5ème et dernière partie...
Mais un autre aspect de la personnalité de Jung était son penchant pour les femmes. En dehors de son épouse officielle, il eut plusieurs relations adultérines, essentiellement avec certaines de ses patientes, dont l'une occupera une place de premier plan dans sa vie et sa carrière : Sabina Spielrein. D'abord sa patiente, atteinte d'une grave névrose de type hystérie, elle devint son élève, jusqu'à devenir l'une des premières femmes psychanalystes, et enfin son amante. C'est elle qui formalisa le concept de « pulsion destructive et sadique », et eut avec Carl Jung une relation passionnée, que l'on qualifierait sans doute aujourd'hui de BDSM. Ces deux précurseurs de l'étude du psychisme humain furent donc aussi deux pionniers de l'art des plaisirs extrêmes et des relations de domination/soumission et de sado-masochisme !
Un autre patient eut cependant également une influence décisive sur Carl Jung : Otto Gross. Ce médecin fantasque s'oriente très tôt vers la psychanalyse. Mais il est aussi anarchiste, toxicomane, et, comme Carl Jung, amateur de femmes … Ce qui lui vaudra de nombreux séjours en prison et en hôpital psychiatrique (comme patient, et non comme médecin !). Il est apprécié par Freud pendant quelques années, mais face à ses positions anarchistes, celui-ci finit par le renier, le jugeant hérétique et dangereux.
Mais surtout, Otto Gross s'opposa à Freud sur un point essentiel : il fût un fervent défenseur de la liberté sexuelle, alors que Freud considérait au contraire la sexualité comme la cause essentielle de la formation des névroses. Otto Gross eut sur ce point une influence considérable sur Carl Jung pour l'aider à libérer ses propres pulsions sadiques, et les mettre en pratique avec Sabina Spielrein (cette histoire est assez bien racontée dans l'excellent film "Dangerous methods", d'ailleurs). Il fut donc un théoricien fondateur de la libération sexuelle qui aboutit aux révolutions des mœurs des mouvements hippies aux Etats-Unis et de mai 68 en France presque cent ans plus tard !
Ce quadrumvirat de psychanalystes a donc joué un rôle essentiel dans la reconnaissance d'une sexualité débridée et ouverte à des pratiques « hors normes » telles que le BDSM. On peut donc dire sans exagération que sans eux, tous les membres de ce site seraient encore aujourd'hui condamnés au bûcher social !
Pour conclure cette partie 4, je dirais juste que la philosophie et la psychanalyse ont été déterminantes pour briser le carcan de la morale religieuse. Il aura cependant fallu encore d'autres étapes difficiles pour faire admettre la liberté sexuelle, et en particulier celle des femmes : ce sera l'objet de ma 5ème et dernière partie !
814 vues
1 like
Se faire plaisir ... quoi de plus naturel ?
Et pourtant, tout n'est pas si simple ... Je vais tâcher de délier quelques fils conducteurs de la pensée philosophique sur ce sujet si controversé du plaisir et de son supposé opposé : la douleur.
La plupart des morales religieuses ont condamné pendant des siècles le plaisir (pas seulement sexuel), au motif principal que la recherche du plaisir conduit au vice et détourne de la spiritualité et de la quête de Dieu. D'autre part, encore aujourd'hui et au moins dans l’Église catholique, le rôle unique de la sexualité est la procréation, et non le plaisir.
Certains philosophes définissent le plaisir comme l'absence de douleur : le plaisir n'existe que comme état contraire de la douleur, et ces deux sensations sont indissolublement liées comme contraires, à la façon du Bien et du Mal, ou des pôles opposés d'un aimant. C'est ainsi en tout cas que le concevait Platon en son temps. Shopenhauer va même plus loin, en définissant le plaisir comme la simple absence de douleur, ou la cessation de la douleur. Ainsi, pour éprouver le plaisir de posséder quelque chose, faut-il avoir commencé par le désirer, et ce désir préalable est un état de manque douloureux : c'est là tout le principe du capitalisme, d'ailleurs ! L'acte d'achat assouvit le plaisir en faisant cesser la douleur du manque ...
Dans un registre différent, Spencer observe que dans tout le règne animal, la recherche se sensations agréables et l'évitement des situations désagréables est un principe essentiel de survie. Cependant, Spencer le reconnaît, l'utile et l'agréable ne sont pas toujours liés : ainsi un champignon ou une plante d'un aspect ou d'un goût agréable pourra contenir un violent poison conduisant à d'atroces souffrances voire à la mort ! Mais ce peut aussi être le contraire : un médicament au goût amer aura le pouvoir de guérir une maladie grave, ou bien un chemin escarpé pourra conduire au plus beau des paysages !
Les Spartiates, quant à eux, pratiquaient un enseignement obligatoire et une discipline de fer alliée à un sens élevé du devoir et de la soumission à l'intérêt supérieur de la collectivité. Les enfants étaient élevés à la dure, et des concours (combats rituels, flagellation) visaient à sélectionner les plus vigoureux et les plus endurants à la douleur.
Enfin, selon Aristote, le plaisir prend sa source dans la liberté (d'agir et de penser, en variant ses choix au gré de ses humeurs et de ses envies), tandis que la douleur surgit de la privation de ces libertés.
Ainsi donc, douleur et plaisir, un inséparable duo ?...
Les sportifs qui pratiquent des sports extrêmes comme le marathon ou certains sports de combat savent bien que non, et qu'il faut souvent dépasser une phase de douleur intense pour atteindre une plénitude et sensation de bien-être total, qui se compare à l'état de "subconscience" dans le domaine du BDSM, quand les endorphines agissent pour transformer la douleur en bien-être extrême !
Bien sûr, le plaisir ou la douleur doivent se vivre, plutôt que de se théoriser ainsi que je le fais ici. Mais pour ceux que cela intéresse, je reviendrai néanmoins dans une prochaine partie sur les philosophies du plaisir telles que l'hédonisme, et celles d'Epicure, Aristippe, Freud et bien sûr Sade et Sacher-Masoch !
1000 vues
2 aime
Je continue cette petite série (qui comptera 5 chapitres en tout) par Sade (1740-1814), le plus sulfureux des Marquis, et Sacher-Masoch (1836-1895), le premier esclave sexuel par choix et par contrat de l'histoire humaine ! Je sais par expérience que je ne vais pas me faire que des amis en exposant mon point de vue sur Sade ici...
Disons le tout net : Sade n'a rien de "divin" ! Et encore de nos jours, sa moralité le conduirait directement à La Bastille (si celle-ci existait encore...). Songez : viols, pédophilie, mutilations, incestes, meurtres, excusez du peu ! Sans parler des actes de sodomie (crime passible du bûcher à cette époque !) et de blasphèmes !...
Et pourtant, c'est un vrai révolutionnaire, au moins sur deux plans : en premier lieu, en tant qu'anti-clérical radical, il a sans nul doute contribué à faire évoluer les esprits vers un État moderne laïque tel que celui que nous connaissons aujourd'hui en France, ce qui reste une exception de par le monde. En second lieu, ses penchants érotiques et sexuels débridés préfigurent la libération des mœurs des années 1960 !
Sade s'est d'abord fait connaître par les scandales religieux et sexuels qu'il a suscités, mais c'est son œuvre, rédigée pendant les longues années d'emprisonnement, qui le fera passer à la postérité, dont en particulier Les Cent Vingt Journées de Sodome et surtout Justine ou les Malheurs de la vertu, son écrit le plus emblématique.
Cette œuvre sera censurée pendant plus de deux siècles, avant d'être petit à petit réhabilitée par des écrivains, poètes et psychanalystes tels qu'Apollinaire, Robert Desnos (qui ose écrire dès 1923 dans 'De l'érotisme' « Toutes nos aspirations actuelles ont été essentiellement formulées par Sade quand, le premier, il donna la vie sexuelle intégrale comme base à la vie sensible et intelligente »), Sainte-Beuve, Flaubert, Baudelaire, Michel Foucault, Jacques Lacan ou Roland Barthes, jusqu'à voir son œuvre intégrale publiée dans la prestigieuse collection de La Pléïade en 1990 !
Donatien Alphonse François de Sade laissera aux générations futures le substantif de sadisme, qui lui a été attribué en 1886 par un médecin allemand, Krafft-Ebing, et qui désigne alors une perversion sexuelle dans laquelle "la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui". Ceux qui ont vraiment lu Sade savent qu'on a souvent l'estomac au bord des lèvres, tant la morbidité et la sauvagerie barbare y sont présentes ! Et en aucun cas il ne parle du plaisir de souffrir, seul lui importe le plaisir égoïste de faire souffrir ! Il faut admettre toutefois qu'il développe dans Justine à ce propos une philosophie du "bonheur de l'autre" dans le cadre d'un érotisme de groupe qui exclut l'amour, qui est à ses yeux une perversion et une "maladie de l'âme" enfermant la relation dans un cadre réduit à deux personnes... On retrouve parfois ce principe chez certains pratiquants BDSM qui considèrent qu'amour et BDSM doivent être exclusifs l'un de l'autre...
Enfin, il m'apparaît tout aussi clairement, tant sous l'éclairage de sa vie réelle que de ses écrits, que Sade n'est pas réellement libertaire : il ne défend pas la liberté de tous, mais surtout la sienne, celle de prendre du plaisir dans la souffrance des autres... Une phrase extraite de La Nouvelle Justine est très révélatrice à cet égard : « Se rendre heureux aux dépens de n’importe qui »
Sade se positionne ainsi comme un philosophe matérialiste (c'est-à-dire où la fin justifie les moyens), qui préfigure des penseurs tels que Helvétius ou La Mettrie, tous deux adeptes d'un sensualisme matérialiste radical : mais ils n'ont jamais à ma connaissance prôné le meurtre ou le viol comme moyen de parvenir à la jouissance, au plaisir ou au bonheur dont La Mettrie faisait l'objectif essentiel d'une vie (concept révolutionnaire à l'époque) !
A l'opposé de Sade, Leopold Ritter von Sacher-Masoch, d'origine autrichienne, fils d'un préfet de police (ceci expliquerait-il cela ?!), va adopter un comportement de soumis sexuel.
Après une déception amoureuse, il fait en 1869 la connaissance d'une certaine Fanny Pistor dont il s'engage par écrit à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois ! Il concrétisera ensuite cet engagement avec celle qui deviendra son épouse en 1873, Aurora Rûmelin, avec qui il signe un contrat dans lequel il stipule, entre autres : « Je m'oblige, sur ma parole d'honneur, à être l'esclave de Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera. » Il y exprime en particulier les désirs d'être battu, cocufié, maltraité, humilié et traité en esclave.
Il confessera cet engagement dans un ouvrage aussi emblématique que peut l'être Justine pour Sade, à savoir La Venus à la fourrure.
Bien que le même docteur Krafft-Ebing ait qualifié ce comportement de perversion sexuelle miroir du sadisme, sous le nom de masochisme, l'attitude de Sacher-Masoch a moins suscité de scandale que celle de Sade, ne serait-ce que parce qu'elle est basée sur une volonté consentie et formalisée par un contrat.
On retrouve encore aujourd'hui dans nombre de relations BDSM cette tradition du contrat, qui est la marque d'une relation agréée par les deux parties, plutôt que celle d'une souffrance imposée comme dans le cas de Sade.
En conclusion, on peut dire que Sade et Sacher-Masoch constituent les deux faces d'une nouvelle philosophie du plaisir, qui admet que la douleur, infligée ou subie, peut être source de plaisir !
Peut-on prendre du plaisir à faire souffrir ? Peut-on prendre du plaisir à souffrir ? Les deux faces d'une même question, initiée par Sade et Sacher-Masoch, au coeur des relations SM. D'ailleurs, à y regarder de près, il n'y a en effet qu'une seule lettre qui différencie le mot douleur du mot douceur ! Mais il est clair aussi, si l'on y regarde de près, que Sade ne mérite pas d'être glorifié comme il peut l'être parfois, car ses actes relevaient davantage du meurtrier tortionnaire que de la recherche de plaisirs extrêmes partagés : il n'y avait en particulier chez lui aucune recherche de consentement mutuel, et il ne pouvait jouir que dans la souffrance d'autrui !... Tout le contraire de Sacher-Masoch, qui est donc de mon point de vue le vrai père et le vrai inspirateur des pratiques BDSM que nous connaissons aujourd'hui.
Pour continuer cette série, j'aborderai la prochaine fois le plaisir sous l'angle de la psychanalyse, en particulier dans ses origines avec Sigmund Freud, Carl Jung, Sabina Spielrein et Otto Gross.
713 vues
3 aime
Sujets tendances









