La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 01/01/26
Elle... Je me suis longuement préparée, je voulais être parfaite, sous vêtements noir en dentelle, porte jarretelle, bas en soie et talons aiguilles noires vernies. Maquillée simplement, juste faire ressortir mon atout, qu'elle lise mon sadisme, mon excitation... Mes yeux ont un pouvoir, j'en suis consciente et je compte bien l'utiliser sur le jouet qu'il m'offre sur un plateau d'argent. Il a décidé de l'endroit, il reste le maître mais aujourd'hui j'ai le pouvoir... Elle a reçu mes instructions, je lui ai transmise par écrit manuscrit, j'aime l'encre, les correspondances et la cire qui coule sur l'enveloppe, les fioritures le romanesque... J'entre dans le petit hôtel de charme il m'attend au bar, j'avance en le fixant droit dans les yeux, sure de moi, il s'approche glisse un doigt sur ma fente humide et me glisse à l'oreille "plus que jamais ce soir n'oublies pas qui est le maître" rappel nécessaire de ma condition... Devant la porte de la chambre un instant d'hésitation quelques mots suffisent "tu seras parfaite". Elle est là comme je l'avais imaginé, à génoux, en tanga noir, les yeux bandés de soie rouge que j'avais fait posé sur le lit Lise brodé sur le ruban. Le souffle saccadé, elle semble si fragile... Il s'installe dans le fauteuil, je sors ma cravache comme si elle m'assurerai ma position de dominante... J'avance vers elle je l'observe quelques minutes pour qu'elle ressente ma présence et le sadisme qui me brûle le ventre... Je laisse glisser le bout de la cravache de sa chatte vers son menton, une légère pression pour qu'elle comprenne qu'elle a le droit de parler "bonjour Madame" comme un souffle... "Rappelle moi les règles" "Je ne prends aucune initiatives, j'obeis simplement à vos ordres" "le safe word?" "Orchidée madame" Elle est parfaite dans sa soumission si parfaite que je veux l'aneantir. Un coup de cravache sur l'intérieur des cuisses lui fait comprendre qu'elle doit ecarter les jambes, la position n'était pas tout à fait la bonne... Je croise son regard sadique à ce moment... Elle sait que peut être elle ne me verra pas ni lui ni moi... Ce cadeau sera le prix de son abnégation... Ce soir il m'offre le pouvoir.... 
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Par : le 01/01/26
  « Salut, chéri. - Heu… ça va ? Tu m’as jamais appelé 'chéri'. - T’es quand même mon chéri ».   Il avait gardé les yeux collés à sa tablette, comme tous les soirs. Océane s’approcha de lui, assez excitée. Elle portait une jupe crème très courte, des bas de même couleur et une veste en cuir marron achetée récemment. Elle avait changé de parfum. Océane lui déposa un doux baiser sur la joue, un peu collant, ce qui aurait dû être causé par son gloss.   « Je te plais toujours ? - ... - Je te plais toujours ? - Hein ? Mais bien sûr, pourquoi ? - Un jour, j’aimerai que tu me prennes d’un coup quand je rentre... - Coquine ! - J’ai un drôle de goût dans la bouche... - Tu veux me sucer ? »   Océane se mit à genoux doucement, puis défit le pantalon de Max et le prit en bouche sans le quitter des yeux. Elle s’appliqua à le sucer du mieux qu’elle ne l’avait jamais fait. Il jouit en quelques minutes seulement. Elle avala tout le sperme, se leva, puis fila dans la douche. Max se trouva bien chanceux.                                                                         *     Cette fois-ci, Océane avait du sperme dans sa culotte et qui coulait de sa vulve. Max était sur sa tablette. Elle avait terriblement envie de se mettre en face de lui et de se toucher comme la grosse pute en chaleur qu’elle était. Mais elle n’osa pas.   « Coucou, chéri. - ... »   Elle s’adossa contre le mur du couloir, écarta ses cuisses et plaque la paume de sa main contre son mont de Vénus, à travers son jean, pressant bien la couture contre le petit abri de son clitoris. Elle avait encore tellement envie de se faire remplir d’un bonne queue… Celle de Max n’était pas si mal.   Son téléphone vibra. Océane comprit immédiatement de qui ça venait. Il n’avait pourtant pas le droit de lui écrire à cette heure-là. L’excitation retomba nette. Elle prit son téléphone. C’était bien Lui.   « Sale truie. Tu dois t’afficher, pas te branler aux chiottes ».   Comment avait-il deviné aussi facilement ? Océane sentit le désir monter de ses pieds à son ventre comme une langue infernale. Sa volonté s’effaça et elle se dirigea dans le salon, talons cliquetants contre le carrelage. Ses doigts fins glissèrent sur les épaules et la nuque de Max, qui avait le visage planté dans sa tablette.   « Mon chéri, j’ai trop envie de toi… - Ah mais attends je suis à une super table là ! »   Elle enleva son jean sans le quitter des yeux, puis se mit à ses genoux, une main dans sa culotte, trempée de mouille et de foutre. Elle défit la braguette de Max et enroula sa langue autour du sexe encore flaccide de son chéri. Le jus de son amant dégorgeait de sa petite chatte. Elle changea de main pour que leurs deux spermes se mélangent et qu’elle puisse lécher les deux en même temps. Dire qu’il ne se doutait d’absolument rien…                                                                       *   Primal y était allé fort sur ses fesses. À coups de badine, il lui avait laissé une espèce de quadrillage étrange sans lignes parallèles. Le retour dans le bus avait été douloureux pour Océane. Ces marques allaient tenir plusieurs jours. Elle en avait le ventre noué rien que d’y penser. Sucer Max avec du sperme en bouche, c’était une chose, mais se traîner dans l’appartement avec un cul au brasero, c’était d’un autre niveau. Une étape venait d’être franchie. Et elle en trempait son string.   Un homme d’une cinquantaine d’années, plutôt pas mal, la reluquait avec insistance. Il était brun avec un pardessus bleu canard, et relevait le nez de son smartphone régulièrement vers Océane, de plus en plus excitée par la situation : elle sortait d’une séance d’impacts à coups de badine, de domination mentale, se trouvait sous le regard gorgé de désir d’un homme mûr et allait rentrer chez elle, exposer son corps de putain infidèle à son « chéri ».   Elle était si trempée, si chienne, qu’elle se fit la réflexion que si le quinqua lui adressait la parole… Elle se débrouillerait pour lui faire comprendre qu’elle était prête à tout pour une queue. En avait-il une belle ? Elle regarda son entre-jambe. Impossible de savoir. Dommage qu’il ne se livre pas à du manspreading… Elle crevait de glisser une main dans son short…   L’homme lui avait jeté un ultime regard au moment de descendre du bus, un arrêt avant le sien. « Minable, bite molle », avait-elle pensé. Sur le trajet jusqu’à son appartement, elle regardait les hommes en se posant cette question : « Si j’étais forcée de coucher avec deux d’entre eux, lesquels je choisirais ? ». En vérité, elle les aurait tous pris. Chaque pas qu’elle faisait était une marche montant la tour d’un désir qui devenait une torture. Dans son short pourtant serré, ses lèvres béaient de désir insatisfait. Primal avait refusé de la baiser, ce salaud. Elle craignit à ce moment-là qu’il envisageât de reproduire ce schéma souvent.                                                                         *   Max ne s’était rendu compte de rien, comme à son habitude. Il ne remarquait même pas quand elle se faisait couper les cheveux, ni quand elle changeait de parfum. Cette quatrième semaine du « projet », elle était rentrée chez elle avec des écrits sur le corps : « Pute à jus, trou à sperme » et des flèches dirigées vers sa chatte son trou du cul. Primal lui avait craché au visage, l’avait doigtée, pénétrée avec sa queue, mais sans la laisser jouir. Il lui avait ensuite ordonné de ne pas se laver pendant 24h.   Le retour à la maison avait été encore plus cuisant que la semaine d’avant. Juste avant d’arriver chez elle, un sms avait fait vibrer son téléphone : « Tu vas te branler comme une putain contre ta porte d’entrée, côté cage d’escalier. Je veux une photo pour preuve. Interdiction de jouir ». La photo envoyée, avec ses doigts plein de mouille à l’image, son téléphone vibra encore : « Tu vas entrer et si Max joue au poker, tu vas lui dire que t’as envie de sa queue ».   La cervelle d’Océane vrilla. Son ventre était à deux doigts d’exploser. Il n’y avait que peu de chances que Max acceptât de la baiser s’il jouait effectivement au poker, mais savait-on jamais ? Les risques devenaient gigantesques.   C’était trop. Elle prit la décision de mentir à Primal. Il ne le saurait jamais de toute façon…   Océane poussa la porte de chez elle lentement. Un éclair d’angoisse la traversa : et si Max avait décidé, pour la satisfaire, de l’attendre derrière pour la baiser à peine entrée ? Il verrait alors à coup sûr les mots au marqueur sur son cul ! Elle se sentit piégée. Mais… n’était-ce pas ce qu’elle cherchait, finalement ?   Il était bien sur sa tablette, sur le canapé. En pleine partie de poker. Océane l’embrassa sur la joue avec le double soulagement de constater qu’il ne l’attendait pas pour la baiser, et par la décision qu’elle avait prise de ne pas céder à la demande de Primal.   « Bonne journée, mon chéri ? - Excellente, j’en suis à 230€ en seulement 2h ! - T’es trop fort. Tu sais… c’est excitant de savoir que t’es un prédateur ! - Ah oui ? - J’ai… envie de ta queue ».   Elle l’avait dit ! Elle ne l’avait même pas voulu, c’était sorti comme ça, tout seul. La honte et l’embarras s’emparèrent de son visage.   « Oui, promis mais après, moi aussi j’ai envie de toi. Surtout après avoir tondu cinq pigeons ! ».   Océane fila dans le couloir en tentant de garder sa contenance. Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Elle se laissa choir en arrière contre le mur en voyant dans son esprit ce qu’il se serait passé si Max avait posé sa tablette et l’avait dévêtue… Elle était habillée comme une femelle en chasse : mini jupe volant grise ornée de dentelle, bas noirs, petit haut blanc au travers duquel elle voyait ses tétons pointer. L’envie de se toucher se fit trop forte. Elle écarta ses jambes et passa sa main dans sa culotte. Ses lèvres tièdes et molles aspirèrent sa doigts. L’excitation monta à un tel niveau qu’elle s’entendit gémir.   « Ça va ? Tu t’es fait mal ? - Non, non t’inquiète, je me suis cogné le pied sur le meuble du couloir ».   Le besoin de jouir la conduisit dans la salle de bain. Pour jouer le jeu, elle laissa la porte ouverte. Les inscriptions « Pute à jus » et « Trou à sperme » ainsi que les flèches dirigées vers ses orifices, la firent monter encore un peu plus. Elle se surprit à prononcer distinctement « Je suis qu’une chienne à foutre » juste avant de jouir.   Dans la douche, Océane se rappela qu’elle ne devait pas effacer les marques et les mots. Ou bien ne devait-elle pas se doucher ? Elle ne savait plus bien ce que Primal avait ordonné… Finalement, prise par le plaisir du savonnage, elle effaça tout, et se rassura en se disant qu’elle avait osé dire à Max « J’ai envie de ta queue ».   Par curiosité, elle voulu vérifier l’ordre de Primal, bien qu’au fond, elle était presque certaine que c’était la douche qui lui avait été interdite. Mais il lui avait signifié oralement. Il y avait par contre un autre message. Sa voûte plantaire lui brûla en le lisant : « Ce soir tu me feras une photo des inscriptions depuis tes toilettes, avant de te coucher, puis demain à midi ».                                                                       *   On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. Les mots raisonnaient dans son esprit et dans son corps. Et d’autres, que Primal lui avait dit avant de lui ordonner de sortir de chez lui : « Tu vois, tu avais peur que je ne te baise plus. Je t’ai bien utilisée ».   Il lui avait pris chacun ses orifices après avoir écrit sur tout son corps ces deux phrases, sur chaque membre ainsi que PUTE sur son front. Primal avait éjaculé sur son visage et barbouillé consciencieusement son foutre sur ses cheveux. Puis il l’avait assise sur les toilettes, mains attachées dans le dos et chevilles liées, pour lui uriner dessus : visage bouche ouverte, et vêtements. Mais tout avait commencé par des gifles sans retenue au visage.   « La prochaine fois que tu me mens, ou me trompes, je marquerai ton corps de moins que rien au couteau, et plus seulement avec un gentil marqueur. C’est compris ? - Oui, Maître. - Tu es quoi ? - Une pute indigne, Maître. - Je te détache et tu vas te branler sous mes yeux pendant que je te filme. - Bien, Maître. - J’aime entendre la majuscule à « Maître » quand tu t’adresses à moi, sale trou à pisse. - Je sais, Maître. J’ai mérité tout ça. J’ai envie de jouir… mmmmmm... - Tu en as le droit, sale truie ».   Ça allait bien trop loin. Mais Océane ne voyait pas comment arrêter. Elle était tellement excitée que… son téléphone vibra. C’était Lui. « Branle toi dans le bus, débrouille toi. Je veux une preuve ». Il était fou… Mais… elle aussi. Malgré son orgasme d’il y a 30 min, malgré l’odeur d’urine qui émanait d’elle, ou plutôt grâce à cette odeur et au sentiment d’humiliation extrême qu’elle éprouvait, son désir n’avait jamais été aussi fort. Elle aurait voulu se mettre à quatre pattes au milieu du bus et servir d’horodatrice pour les queues des usagers. Elle sentait le foutre. Et elle mouillait comme jamais de sa vie entière.   Par contre, Océane ne voyait pas comment se toucher discrètement sans être vue des autres passagers. Elle eut une idée, folle. Elle se leva et se positionna face à la porte vitrée qui donnait sur la route, de trois-quart, offrant son dos et son cul aux gens du bus. Personne ne voyait son visage, ni sa main entrer dans son jean trempé de pisse et de foutre. Enfin, si, les automobilistes qui passaient et qui aurait pu regarder, mais ils ne seraient sans doute pas nombreux. Avec sa main droite, elle parvint à faire la photo exigée par Primal.   L’arrivée chez elle fut une bataille. Elle pensa cent fois s’arrêter dans un hôtel juste pour prendre une douche et se retirer toutes les marques. Mais il aurait fallu acheter de nouveaux vêtements, et jeter les anciens. Il n’y avait pas de bonne solution. Enfin, si… Rentrer chez soi en assumant de vivre ce qu’elle avait exactement voulu vivre et infliger à son fiancé. Ils devaient se marier dans trois mois. Cela semblait moins évident désormais.   La plupart du temps, ses cheveux longs masquaient le « PUTE » à son front, mais Océane eut quand même l’impression que si plusieurs hommes et femmes l’avaient dévisagée après sa descente du bus, c’était sans doute que quelques lettres étaient apparues lors de sa marche. Ou alors, c’était à cause de son maquillage détruit, bien qu’elle en eût un peu effacé les coulures avec un mouchoir. Inexplicablement, elle se sentait fière.   Sur les derniers mètres qui la séparaient de la porte de la porte de son immeuble, les rayons du Soleil frappaient directement sa peau. Elle releva la tête et sourit à l’astre du jour. Le sperme sur son visage, séché, craqua à divers endroits. Sa culotte se gorgea de mouille. Et si Max l’attendait, enfin, derrière la porte pour la baiser ?   Ce ne fut pas le cas. Il lui sembla que ça ne serait d’ailleurs jamais le cas. Il était trop nul pour ça.   « Chéri, je vais direct me laver, je pue trop. - Ah bon ? Pourquoi ? - Je sais pas, les hormones ? -Ah... »   En retirant ses vêtements, Océane ne put s’empêcher de se regarder dans le miroir, comme si elle était au cinéma. L’odeur d’urine empestait dans la salle de bain, sur ses fringues. Elle lança une machine direct, avec sa peau encore toute souillée par le foutre, la pisse et les écritures. Elle luttait contre la pulsion d’ouvrir la porte et de courir se montrer comme ça à Max.   Son con et son anus étaient pareillement ouverts. Son majeur entra sans aucune résistance dans son sphincter qui se contractait en ronronnant presque. Elle se pencha en avant et parvint à se pénétrer du pouce dans le vagin et du majeur dans son anus. Son poignet, quasiment cassé dans cette position, lui faisait mal, mais ça n’était rien par rapport au plaisir qu’elle se donnait.   ON NE MENT PAS À SON DOMINANT   PUTE INDIGNE   ON NE MENT PAS À SON DOMINANT   PUTE INDIGNE   Océane se demandait pourquoi il ne l’avait pas frappée avec sa badine, ni avec sa cravache. Elle aurait tant aimé… L’orgasme qui la saisit lui fit perdre toute force et elle se laissa choir au sol.   Dans le courant de la soirée, Max lui « fit l’amour ». Ça la dégoûta. Un peu plus.                                                                         *   Océane se réveilla au milieu de la nuit : il était 3h16 à son téléphone. Le ventre pétri d’angoisses. Max dormait comme un bébé. Elle se sentait s’échapper à elle-même et ce sentiment était aussi grisant qu’effrayant. Que voulait-elle ? Primal l’avait séduite avec cette histoire de dépravation exhibitionniste et elle aimait exercer un genre de punition sur Max. Punition ? C’était pas le mot. Rien ne clochait vraiment avec Max, juste… Il était trop planplan, pas assez passionné. Rien de méchant. Mais… elle, Océane, avait envie d’être méchante avec lui.   « Je suis une grosse pute, tu le sais ça ? Mon chéri, je me fais ouvrir les trous par un mec, il me remplit de sperme et des fois je t’embrasse et tu as son foutre dans ta bouche, mon chéri. Ta future femme est une sale truie... »   Océane avait parlé à voix haute, avec un volume de conversation normale. Max s’était tourné, et, maintenant sur le dos il dormait toujours.   « Là, je prendrais la queue de n’importe qui dans mon cul et j’aimerai me tartiner la peau de sperme. - Hmm ? - Rien, bébé, je t’aime ».   Elle se branla aussi durement qu’elle put.                                                                       *   Océane sentait que c’était pour aujourd’hui. Le « final » dont Primal lui parlait depuis le départ. C’était les consignes qui lui avaient mis la puce à l’oreille, il y en avait plus que d’ordinaire : il fallait qu’elle fût allée chez le coiffeur le matin et que Max ait remarqué sa nouvelle coupe (lui qui était si peu apte à ce genre d’observations). Primal avait décidé de la coiffure, du salon, et tout était réglé d’avance. Elle devait être entièrement épilée et manucurée. Océane ne put s’empêcher d’estimer la dépense de son Dominant : il y en avait au moins pour 300€, voire beaucoup plus, et juste pour les soins.   Elle avait l’impression de sentir sa présence, son regard pesant et scrutateur posé sur elle en permanence. Qu’avait-il prévu ?   C’était angoissant. Mais tout aussi grisant.   Elle sursauta juste après s’être assise sur le siège de la shampouineuse : un chanson que Primal mettait à chaque fois qu’elle entrait chez lui passait à la radio ou dans la play-list du salon de coiffure : FKA Twigs, 24h dogs. Un hasard ? Pratiquement impossible.   Pendant que les doigts de la coiffeuse lui massaient le cuir chevelu, elle repensait au contraste entre Max qui, depuis que le mariage avait été décidé, semblait partir du principe qu’il n’y avait plus aucun effort à produire, que leur petite vie était réglée, tout étant à sa place, et qu’il n’avait ainsi qu’à sortir sa bite quand il le voulait, et Primal, qui utilisait une grande partie de ses pensées pour faire d’elle sa chose, son « objet sexuel », comme il l’avait promis.   L’eau chaude coula jusque sur la nuque d’Océane. Elle se détendit totalement, écartant ses jambes sans même y penser. Elle se surprit à souhaiter qu’une des coiffeuses s’agenouillât entre ses cuisses pour lui lécher la vulve. Elle s’en mordait la lèvre inférieure.   « Ah, le monsieur qui a payé les soins a laissé un petit paquet pour vous avec un petit mot. Il a l’air de vous gâter, vous avez de la chance ! - C’est vrai… Il me gâte beaucoup ».   Le mot plié était collé sur le paquet, pas plus grand qu’un poing. Cela semblait indiquer qu’il fallait le lire avant. Océane rosit légèrement en en prenant connaissance.   « Me dîtes pas que c’est une bague de mariage ? S’il entre maintenant faire sa demande, je crois que je pleure moi aussi ! - Rassurez-vous, ça n’est pas son genre. Heu, rien à voir, mais je peux aller aux toilettes deux minutes ? - Bien sûr, j’ai terminé de toute manière. Ma collègue vous attend. Prenez le temps qu’il faut ».   C’était un sextoy, un genre d’œuf vibrant avec extension clitoridienne. L’appareil se contrôlait à distance et Océane dut faire une manipulation pour autoriser un certain « MrP01 » à avoir accès à son contrôle. Elle comprit pourquoi il avait exigé qu’elle mît une jupe.   Primal joua finalement assez peu avec le sextoy. Suffisamment pour la faire serrer des cuisses quelques fois, déglutir et craindre le pire, mais, au soulagement ou à la déception d’Océane, il ne poussa pas le bouchon si loin qu’elle put le craindre et le souhaiter en même temps. En fait, son jeu consistait à la faire monter doucement avant de stopper net. Chaque fois il l’amenait un peu plus haut, elle se disait que c’était là, qu’il allait tout envoyer, et puis plus rien pendant 2 min.   Elle était quand même tremblante de désir et sans doute que le tissu de sa jupe n’était pas trempé que par la sueur de ses fesses. Ce qui était terrible, c’est qu’Océane ne pouvait guère remuer les hanches pour accompagner les vibrations de l’intrus dans son vagin : elle aurait pris le risque de se faire capter par la coiffeuse, ou pire, de provoquer un faux mouvement de cette dernière dans ses cheveux ou sur ses oreilles…   La manucure se passait juste à côté, à trois boutiques de là. Primal s’amusa un peu plus fort avec le sextoy. Ça devenait très dur à supporter. Océane était à deux doigts d’avouer la manipulation aux deux employées qui s’occupaient d’elle. Elles étaient jeunes et semblaient bien coquines, ça les aurait sans doute amusées.   Puis elle se rendit au rendez-vous en bus, comme toujours. Cela faisait partie des exigences de Primal. Mais cette fois-ci le lieu avait changé. Ce n’était pas à l’appartement habituel. Elle dut marcher 3 min avec ses hauts talons dans un quartier résidentiel où elle se sentit scrutée encore une fois. Elle trouva la maison. Il y avait trois voitures devant, mais cela ne voulait pas forcément dire que trois personnes l’y attendaient…                                                                       *                                                            Chose promise   Primal l’avait ramenée chez elle, juste devant la porte, jusqu’à son étage. Ce qui n’était jamais arrivé. Elle prenait un risque terrible d’ailleurs, mais n’était-elle pas déjà très au-delà ?   Il la plaqua contre le mur entre les deux portes d’entrée, les doigts de sa main gauche autour de son cou tandis que ceux de sa main droite allèrent la pénétrer tout en frottant la partie antérieure de sa muqueuse vaginale, toute rugueuse, dure et gonflée. Il pressa un peu du bout des doigts, puis effectua des va-et-vient brutaux tout en lui serrant fort le cou. Océane n’en pouvait plus, tenir debout était déjà une épreuve. Elle squirta une grande quantité de liquide sur les doigts de Primal et au sol. Elle n’avait toujours pas joui… C’était la première fois de l’après-midi que Primal la touchait.   « Tu veux ma queue, sale truie en manque de ton Maître ? - J’en peux plus, Maître, je pourrai crier dans la rue que je veux que vous me preniez. - Peut-être que tu devras le faire. Tourne-toi et lève ta robe ».   Elle avait été vêtue en robe de mariée et souillée et baisée par une dizaine d’hommes pendant trois heures. Toujours par trois à la fois, un par orifice. Primal surveillait les expressions d’Océane pour qu’elle ne succombe jamais à l’orgasme. Aussi incroyable que ça l’était, aucun des hommes n’avait désobéi : tous s’arrêtaient de la baiser au signal. Elle avait donc le foutre de dix hommes sur chaque partie de son corps, c’était presque une second peau.   « Voilà, tu es dans ta chrysalide de foutre » avait dit Primal peu avant de la ramener chez elle. Personne ne lui avait pissé sur le corps, seulement dans la bouche et sur la robe, alors étendue au sol, lorsqu’elle même était nue afin de se faire justement recouvrir de sperme.   Elle souffrait de la gorge, à cause des gorges profondes, elle souffrait de la chatte et elle souffrait de l’anus. Les yeux lui piquaient également, à cause du sperme. Sa coiffure, pourtant si magnifique quelques heures plus tôt, ressemblait à celle d’une punk des années 80 qui aurait servi de boule de flipper.   Et pourtant… Elle voulait la queue de son Maître, dans son cul, n’importe où, partout. Elle avait besoin de jouir. Océane écarte ses fesses et le supplia :   « Maître… Je vous en prie… Enculez votre pute à jus, faites-moi ce plaisir et… laissez-moi jouir sur vous, sur votre queue et je… raconterai tout à Max dans les moindres détails. ENCULEZ-MOI ! »   Primal accéda à la requête d’Océane. Mais quelques instants seulement. Il sentait qu’elle allait jouir facilement, peut-être au bout d’une minute de pénétration. Il s’arrêta, se rhabilla, la gifla deux fois sur chaque joue et la dirigea par les cheveux devant sa porte.   Il descendit d’un demi étage et attendit qu’elle ouvre. Elle le fit.   Sur sa peau, sous sa robe blanche qu’elle retira, comme convenu, sous le regard absolument sidéré de Max, était écrit « Putain pour dix hommes », « Pute à dix foutres », « Trou pour 10 queues », et se trouvaient également dix signatures, sur ses seins, son cul, ses cuisses, son ventre, ses bras et son dos. Sur son front comme à d’autres endroits, on pouvait lire « CHOSE PROMISE ».   Océane était également lacérée de coups de badine, de cravache, de fouet et d’étranges marques parallèles effectuées avec des griffes prévues pour les barbecues.   « Putain… Mais… ! - Non, mon chéri… J’ai pas été violée… C’est bien moi la putain… Baise-moi, je t’en prie, baise-moi... »   Elle déposa un préservatif sur la table basse du canapé, entre elle et lui.   « Baise-moi, comme la pute que je suis, s’il te plaît… - Quoi ?? T’as été défoncée par dix hommes et t’as encore envie ? - J’ai pas joui, ils l’ont fait exprès… J’ai mal partout… Dehors, dedans… J’ai besoin, je t’en prie, utilise-moi, prends-moi le plus fort possible : je vais jouir en 1 min… »   Il la fixa quelques instants, sans bouger. Ce qui le fascinait le plus était son maquillage complètement détruit par les larmes, les crachats et le sperme. Le noir et le blanc s’y mêlaient en une apocalypse indescriptible. Son visage se ferma. Océane crut voir comme un éclair rouge dans son regard. Il posa sa main sur le préservatif.   « T’es vraiment… la dernière des putes. - Merci, mon chéri ».                                                                                                                  FIN
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Par : le 29/12/25
    Histoire vraie.    Je devais avoir un peu plus de vingt ans à une époque où je ne savais même pas ce que voulait dire BDSM et où je ne m'étais jamais trouvé dans une telle situation.Je fus convoqué pour un contrôle médical, une formalité administrative que j'imaginais rapide et succinte...         La salle d'attente était un couloir où une douzaine d'hommes et  de femmes étaient alignés su des chaises le long du mur .C'était une matinée fraîche de printemps.De temps en temps, une personne sortait par la porte située au fond de ce couloir et apparaissait un homme dans la cinquantaine en costume sombre et cravaté qui appelait une autre personne...Il se passa  plus d'une heure avant que fut venu mon tour. On m'introduisit dans un bureau  cossu qui avait du voir le début du vingtième siècle aussi bien dans la décoration que dans l'ameublement, alors que nous étions plongé  au début des années 70 ! Il y avait là un autre médecin assez semblable au précédent en âge et en tenue estimentaire.Pas de réponse à mon "bonjour".On me demande de donner âge, adresse, poids, taille assez séchement, mais je le fis sans problèmes.Puis un de deux médecins mefit entrer dans un réduit sombre et peu encourageant, éclairée par une fenêtre très haute, à plus de un mètre cinquante au dessus du sol.Le plafond était lui même très haut; les murs avaient besoin d'un coup de peinture.Il n'y avait qu'une table en bois brut comme tout mobilier et des toilettes , le tout formant un carré de deux mètres de côté.  Le médecin me dit: " enlève  le bas, je reviens tout de suite".Une fois seul, j'ôtais donc mon pantalon et il se passa encore plus de cinq minutes avant son retour.Quand il me vit, il dit sur un ton qui frôlait la colère:" j'ai dit le bas; tout le bas! je reviens...".Je ne m'étais jamais trouvé " cul nu" à cette date devant personne, même pas un médecin! Je n'avais pas d'autres solutions que de m'exécuter et que d'ôter mes chaussettes et mon slip alors que mes parties intimes restaient encore un peu cachées par les pans de ma chemise .Il fut de nouveau là et examina mes jambes, me demanda de soulever mes pieds pour voir le dessous, , d'allonger les bras vers le sol  et de me mettre accroupi et, ensuite, une fois relevé, ,toujours face à lui,i  il me fit remonter et tenir ma chemise afin de soupeser  mes testicules, à examiner ma verge et à me décalotter. Je sentis une gêne profonde monter en moi...Après quoi., il me demanda de me retourner .Alors, il me dit ,toujours sur un ton très autoritaire: " soulève bien ta chemise, écarte les jambes".Je m'exécute. " écarte bien les fesses...pousse...!"Je ne voulais pas pousser.Ma peur atteignit des sommets."Aller! pousse....encore!"Heureusement que je n'avais pas envie,....).Mon comble était à l'extrême: la peur avait fait place à une profonde humiliation mêlée de honte.Il avait enfilé un gant en caoutchouc et enfonça un doigt au plus profond de mon anus .J'étais au bord des larmes et il me fit un peu mal mais cette petite douleur physique n'était rien comparée à ce que je subissais moralement.Pourtant, , un plaisir malsain naissait  aussi de cette situation inédite pour moi qui prit fin au bout de deux ou trois minutes qui m'ont parues bien longues.us enlevez le haut pour vous présenter torse nu dans le bureau à côté quand je reviendrai vous    Ensuite, il me fit m'asseoir sur la table, toujours " cul nu" et je sentis la fraîcheur peu agréable, il est vrai , du bois brut sur mes fesses.. Il s'enquérit alors de savoir ce que je faisais dans la vie.Visiblement, il était resté à l'écart de l'interrogatoire préliminaire de tout ceci et là, le ton changea.Il se fit plus aimable, tout en gardant son natuel froid et austère comme le décor.Peut-être s'est il aperçu  que j'étais ce qu'on appelle " un intelectuel " , donc , pour lui, d'égal à égal  ou bien, est-ce moi, qui était soulagé car le plus difficile était passé.Assis sur cette modeste table, il étudia mes réflexes comme on le fait habituellement.    IL me dit enfin , " vous pouvez vous rhabiller s'il vous plaît; vo chercher en laissant vos affaires ici   où vous irez  ensuite pour les remettre. ".Ce qui fut dit , fut fait et la suite de la visite ne présenta pas  d'intérêt particulier pour être contée et le fait d'être torse nu en présence de deux messieurs en costume cravate n'est peut-être pas drôle, mais plus conforme à la normale des choses, du moins de celles que j'avais pu imaginer au départ.    J'en suis ressorti avec une curieuse impression comme marqué pour loute ma vie: ce mélange de honte, d'une humiliation sans précédent mais aussi d'un plaisir diffus et incompris, mis bien présent.Il faudra encore attendre quelques décennies avant que je puisse comprendre que ma personne avait déjà en elle  les germes  de la soumission à la domination qui allaient se développer à un âge beaucoup plus avancé.
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Par : le 29/12/25
Il n’y a pas d’appel. Ce qui entre ici n’est pas convoqué. Certains attendent un signe. D’autres comprennent que l’attente est déjà une réponse. Le cadre ne promet rien. Il est déjà là.
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Par : le 29/12/25
Avant toute soumission, il y a une tenue personnelle. La soumission ne commence pas par un ordre reçu. Elle commence par une capacité à se tenir soi-même. Autodiscipline ne signifie ni rigidité ni ascèse spectaculaire. Elle désigne quelque chose de plus simple et plus exigeant : la constance, la fiabilité, la capacité à respecter un cadre sans surveillance permanente. Une personne qui ne sait pas s’imposer une régularité minimale, qui dépend d’un rappel, d’un regard ou d’une validation extérieure, ne se soumet pas : elle s’accroche. La soumission implique une disponibilité intérieure, une présence stable, et une capacité à durer dans le temps, y compris quand rien ne se passe. Sans autodiscipline, il n’y a pas de trajectoire possible. Seulement de la dépendance, de l’attente ou du jeu creux. Le Cercle Ébène considère l’autodiscipline comme un préalable. Pas comme une option.
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Par : le 26/12/25
Les fantômes sont dans toutes les histoires. D'abord de simples rumeurs, des on dit qui s'amplifient petit à petit. Puis un jour, on y est confronté. On a beau essayer de s'y préparer personne ne peut vraiment prédire la manière dont on va réagir face à eux. Ils éveillent les craintes, on se dit qu'on va réussir à les ignorer et à faire comme si de rien n'était. Mais voilà, maintenant que tu es là, face à moi, plus d'un an après la dernière fois les choses se bousculent quelque peu. On m'avait prévenue du fait que je risquais te croiser au cours de cette soirée mais on a fait bien plus que se croiser. La soirée est telle qu'elle devient comble. On s'est laissé entrer en collision bien plus fortement que ce qui était acceptable. La collision allait forcément causer des dégâts. Ma trajectoire à moi me semblait être assez droite et sûre mais toi tu étais en train de dériver et tu n'as pas trouvé meilleure idée que de venir perturber ma trajectoire. Tu étais là, présence discrète mais qui garde un œil sur moi à l'image d'un ange gardien. D'angélique tu n'as pas grand chose, du moins c'était ce dont je m'étais persuadée. Un gardien j'en avais déjà un, un cerbère aux portes de mes enfers et qui serait prêt à montrer les crocs si tu t'approchais trop. Et pourtant, je me suis laissée approcher. Je t'ai écrit la première dans la seule intention de te retrouver. A ce moment, je n'avais pas idée de l'ampleur des retrouvailles. D'abord deux corps qui se retrouvent discrètement puis toi qui prétends vouloir retrouver mon esprit. Ce qu'on ignore encore tous les deux c'est qu' il s'agira d'une réelle découverte plus authentique cette fois. Les fantômes ont fait tomber les masques. Une mise au point est nécessaire. Tu m'apprends que j'ai le rôle de la méchante femme de la nuit dans ton histoire. Je ne peux plus simplement me convaincre du fait que tu es le connard, il y a quelque chose à gratter. Je vais devoir réouvrir le livre, repasser en vue toute l'histoire. Ce que je pensais être point final se transforme en point virgule. L'envie d'écrire me démange, la plume gratte de plus en plus souvent. Les masques tombent petit à petit. Derrière les masques, on voit se dessiner des sourires et d'autres vérités qui pansent les blessures dissimulées. Ton coeur saigne à vif, je ne sais pas quoi en faire. Le rôle de l'infirmière ne me convient pas beaucoup plus que celui de la vilaine. Je découvre au moins que tu as bel et bien un coeur. Tu n'es donc pas simple mur à sauter. L'escalade se transforme en pèlerinage vers le sacro saint lieu de nos vices. Je t'y vois douce hallucination comme jamais auparavant. Les coeurs fleurissent comme les passions. Les passions écrivent les histoires qui calment les peurs bleues des fantômes.
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Par : le 26/12/25
Le Cercle Ébène n’est pas un groupe de rencontres. Il n’est pas un espace de fantasmes partagés, ni un lieu d’excitation ou de mise en scène. Il n’est pas un refuge émotionnel, ni un endroit où venir chercher une validation, une attention ou une prise en charge personnelle. Il n’est pas un terrain d’apprentissage rapide, ni un “BDSM clé en main”. Il n’est pas là pour convaincre, rassurer ou séduire. Ceux qui cherchent une réponse immédiate, une relation, un rôle à jouer ou une figure à idéaliser ne trouveront rien ici. Le Cercle Ébène pose un cadre. À chacun de voir s’il s’y tient.
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Par : le 23/12/25
Le Cercle Ébène ne cherche ni à rassembler ni à séduire. Il existe pour poser une ligne claire. La domination n’y est pas envisagée comme un rôle, une posture ou une performance. Elle relève d’une responsabilité : tenir un cadre, assumer une trajectoire, savoir où l’on va, et pourquoi. La soumission n’y est pas conçue comme un abandon spontané. Elle commence par l’autodiscipline, la constance et la capacité à se tenir soi-même avant de se remettre à une autre volonté. Rien ici ne relève de la consommation relationnelle, du fantasme mis en scène ou de l’attente d’une validation extérieure. Ce qui est abordé ici concerne le cadre, l’exigence et la lucidité. Le Cercle Ébène n’appelle personne. Il ne promet rien. Il reste.
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Par : le 20/12/25
Dans la chambre aux lumières tamisées, l’atmosphère était lourde de désir et de tension. Le Maître, grand et imposant, vêtu d’un pantalon de cuir noir et d’une chemise entrouverte qui laissait deviner la puissance de son torse, observait Elise avec un sourire prédateur. Elle était à genoux au milieu de la pièce, nue à l’exception du large collier de cuir qui serrait son cou et de la chaîne fine qui y était attachée. Ses mains étaient liées dans le dos, mais pas trop serrées : juste assez pour lui rappeler qu’elle n’avait plus le contrôle. Ses joues étaient déjà rosies, son souffle un peu court, et entre ses cuisses, une chaleur traîtresse trahissait à quel point elle attendait cette session. « Regarde-moi, Elise », ordonna-t-il d’une voix basse, autoritaire mais presque caressante. Elle leva les yeux vers lui, et immédiatement une gifle légère, plus humiliante que douloureuse, vint effleurer sa joue. « Non. Les yeux baissés, sauf si je te l’autorise. Tu sais ça, pourtant. » Le rouge lui monta aux pommettes, non pas seulement de la claque, mais de la honte délicieuse de se faire rappeler à l’ordre comme une élève indisciplinée. Son ventre se contracta, et elle sentit une vague de chaleur irradier entre ses jambes. Elle baissa la tête, obéissante.   Il s’approcha, attrapa la chaîne et tira doucement mais fermement pour la faire avancer à quatre pattes jusqu’au pied du lit. « Tu es ma petite chose ce soir, Elise. Rien d’autre. Dis-le. » Sa voix était grave, presque un murmure. Elle déglutit, la gorge sèche d’excitation. « Je… je suis votre petite chose, Maître. Rien d’autre. » Les mots sortirent dans un souffle, et elle sentit son intimité palpiter à l’idée de s’être ainsi réduite, pour lui.   Il la fit se redresser sur les genoux, défit lentement sa ceinture, puis libéra son sexe déjà dur. Sans un mot, il guida sa tête vers lui. Elise ouvrit la bouche avec avidité, prenant son membre aussi profondément qu’elle le pouvait, les yeux mi-clos de plaisir malgré la position soumise. Il grogna de satisfaction, empoigna ses cheveux et imposa un rythme plus rapide, plus profond. Chaque poussée dans sa gorge lui arrachait un petit gémissement étouffé – pas de douleur, mais d’un mélange intense de soumission et de désir brut. Elle sentait son propre corps répondre, ses hanches se tortillant imperceptiblement, cherchant un contact qu’on lui refusait.   Après quelques minutes, il se retira, la laissant haletante, les lèvres gonflées et brillantes. « Debout. » Il la mena jusqu’à la table rembourrée, la pencha en avant et attacha ses chevilles écartées. Ses fesses et son sexe étaient ainsi totalement exposés, offerts. Il prit un marqueur et, avec une lenteur délibérée, écrivit sur sa peau : « Propriété » sur une fesse, « À utiliser » sur l’autre, « Soumise » juste au-dessus de son intimité. Chaque lettre tracée la faisait frissonner ; l’humiliation de porter ces mots sur son corps la faisait mouiller davantage, et elle le savait, il le voyait.   « Regarde comme tu es trempée, Elise », murmura-t-il en passant un doigt entre ses lèvres intimes, sans la pénétrer, juste pour la taquiner. Elle gémit, poussa légèrement les hanches en arrière, suppliante. « Tu aimes quand je te traite comme un objet, n’est-ce pas ? » Elle hocha la tête, incapable de nier. « Oui, Maître… j’aime ça. »   Il prit alors le martinet à fines lanières et commença à la fouetter – pas avec violence extrême, mais avec une régularité qui faisait monter la chaleur sur sa peau. Chaque coup laissait une traînée brûlante, et entre deux impacts, il caressait les marques rougies, alternant douleur et douceur. Elise serrait les dents, mais ses gémissements étaient plus de plaisir que de souffrance : chaque claquement semblait résonner directement dans son bas-ventre, amplifiant son excitation jusqu’à la rendre presque insupportable.   Quand il jugea sa peau suffisamment marquée et sensible, il posa le martinet et se plaça derrière elle. D’un seul mouvement fluide et puissant, il la pénétra profondément. Elise laissa échapper un cri rauque de soulagement et de plaisir. Il la prit avec force, ses mains agrippant ses hanches, claquant contre ses fesses rougies à chaque poussée. Le mélange de la brûlure sur sa peau et de la plénitude en elle la faisait trembler ; elle sentait l’orgasme monter, mais il ralentissait exprès dès qu’elle se crispait trop, la maintenant au bord.   « Pas encore, petite chose. Tu jouiras quand je te le dirai. » Il accéléra à nouveau, la pilonnant sans retenue, et elle se perdit dans la sensation d’être complètement possédée, utilisée, désirée dans sa soumission la plus totale.   Après l’avoir prise longuement ainsi, il la détacha, la fit pivoter et s’assit au bord du lit. « À genoux. » Elise s’agenouilla immédiatement entre ses jambes, le regard brillant d’un mélange d’épuisement et d’avidité. Il reprit ses cheveux en main et guida sa bouche sur lui, imposant un rythme plus lent cette fois, savourant ses lèvres, sa langue, ses petits gémissements vibrants autour de son sexe.   Il sentait la montée finale. « Regarde-moi », ordonna-t-il soudain. Elle leva les yeux vers lui, soumise, offerte, les pupilles dilatées de désir. Il se raidit, grogna profondément et se libéra dans sa bouche en longues pulsations chaudes. Elise avala avec docilité, sans détourner le regard, un frisson de plaisir la traversant à l’idée d’avoir reçu jusqu’au bout son cadeau.   Quand il se retira, il caressa doucement sa joue rougie, presque tendrement. « Bonne fille », murmura-t-il. Elise, encore à genoux, le souffle court, sentit une vague de chaleur et de paix l’envahir. L’humiliation, la douleur légère, le plaisir intense… tout se mélangeait en une seule sensation : celle d’appartenir totalement, et d’en être profondément comblée.   Elle posa sa tête contre sa cuisse, et il passa une main dans ses cheveux emmêlés. La session était terminée, mais le lien, lui, était plus fort que jamais.
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Par : le 20/12/25
Chapitre 52 La Façade Sociale Je lui ai offert mon bras, ma main venant se poser sur son avant-bras, une prise publique, douce et protectrice. "Quelle que soit la soirée," ai-je ajouté doucement, sans la regarder, tandis que nous franchissions le seuil, "pense à ce que tu portes sous cette robe, et à ce que tu portes en toi." Elle a inspiré lentement. Puis elle a souri, son visage prenant l'expression sociale parfaite. Nous avons avancé dans la foule, couple élégant et sans histoire, elle portant notre secret dans son corps. Thomas et Éléonore nous attendaient près du bar. Thomas, impeccable, nous a salués avec une poignée de main chaleureuse. "Je suis ravi que vous soyez là. Votre présence est un excellent signal pour l'équipe," a dit Thomas. "Éléonore et moi allons vous présenter à quelques personnes clés. La clé est la discrétion et le charme." La soirée s'est déroulée dans un murmure d'échanges polis et de flatteries professionnelles. Ma soumise a été impeccable. Elle se tenait à ma droite, son sourire était radieux, ses réponses intelligentes, son attention sans faille. Elle était la compagne idéale pour ce genre de mascarade sociale. À travers chaque poignée de main, chaque rire échangé avec un associé, elle portait le poids de notre secret. Je l'ai observée pendant qu'elle conversait avec l'épouse d'un directeur. Ses yeux restaient vifs, mais si j'avais approché ma main de sa nuque – là où mes doigts s'étaient accrochés contre le pilier – je savais que son corps trahirait un tremblement. J'ai pris un verre de champagne. Mon regard a croisé le sien. Je n'ai eu besoin de rien commander. Par pure habitude, par dévotion absolue, et par le souvenir frais du parking, elle a attendu mon regard, prête. Quand un serveur est passé, je lui ai simplement souri, le temps de prendre une flûte propre. Je n'ai eu besoin de rien lui demander. C'était sa soumission de rester absolument parfaite, sans faillir, pendant que la semence de son Maître résidait en elle. De temps en temps, Thomas se rapprochait. "Elles sont magnifiques. Absolument impeccables," murmurait-il. "L'éducation porte ses fruits. C'est presque dommage que cette soirée soit si..." "... Vanille ?" ai-je complété avec un sourire. "Exactement. Mais le contrôle n'est pas moins palpable. Regarde Éléonore. Elle sourit au PDG, mais je sais qu'elle attend juste la fin de cette mascarade pour me servir à nouveau, loin des regards," a dit Thomas, sans jamais rompre le contact visuel avec son interlocuteur. Thomas nous a ensuite discrètement guidés à travers la foule, nous orientant vers un recoin plus calme près d'une grande baie vitrée. Là, deux autres couples se tenaient en retrait de la foule principale. "Je vous présente Marc et Amélie," a chuchoté Thomas, "et voici Jean-Christophe et Isabelle. Des associés très importants et surtout, des amis de longue date." Les hommes étaient des figures d'autorité. Leurs compagnes, Amélie et Isabelle, étaient tout aussi élégantes que nos soumises, mais elles partageaient une certaine quiétude, une immobilité vigilante. J'ai observé les femmes. Amélie se tenait à la droite de Marc, exactement la même position que la mienne. Isabelle, elle, se tenait délibérément en face de Jean-Christophe, un angle qui la laissait perpétuellement exposée à son regard. Thomas a lancé la conversation sur un sujet anodin—l'architecture du nouveau bâtiment—puis a doucement glissé vers la "discipline nécessaire pour la réussite". "L'excellence exige de la rigueur et une obéissance sans faille aux structures. N'est-ce pas ?" a demandé Marc, regardant sa femme Amélie avec une intensité qui transcendait le simple échange professionnel. Amélie a répondu à Marc par un sourire discret. Elle a pris l'initiative d'ajuster imperceptiblement le nœud de cravate de Marc, un geste d'épouse attentionnée, mais dont la précision et la rapidité trahissaient un entraînement. Jean-Christophe a pris le relais : "La véritable difficulté, c'est de maintenir cette discipline dans l'intimité, sous le regard des autres. C'est là que la confiance et l'éducation se révèlent vraiment." Il a fait un geste vers Isabelle, qui n'a pas bougé, mais dont le regard a brillé de compréhension. À cet instant, la conviction est devenue certitude : nous n'étions pas les seuls à jouer ce soir. Cette soirée "vanille" était un rassemblement d'initiés. Nous y étions en tant que couple pleinement reconnu, participant au jeu subtil du service discret sous les regards. La tension a monté d'un cran. Les conversations restaient "vanille" en surface, mais le sous-texte était lourd d'enjeux. Ma soumise, toujours impeccable à ma droite, sentait l'œil des autres sur elle. J'ai pris une flûte propre sur le plateau d'un serveur. L'échange était une pure formalité. Je l'ai vidée d'un trait, puis, au lieu de la donner à un serveur, je l'ai tendue à ma soumise. Elle n'a pas bronché. Avec une grâce fluide, elle a pris mon verre vide, l'a tenu dans sa main gauche, puis s'est repositionnée. C'était un simple service, mais je savais que pour elle, chaque seconde était un combat pour maintenir le masque. La présence de la semence à l'intérieur de son corps, le souvenir de la brutalité du parking, et maintenant, la pression d'être observée par d'autres Dominants, la submergeaient. Thomas, qui observait, a adressé une requête à Isabelle. "Isabelle, seriez-vous si aimable de vérifier si Jean-Christophe n'a pas un peu de poussière sur son épaule ? Il vient d'un voyage." Isabelle s'est penchée pour examiner l'épaule de son compagnon, utilisant un minuscule geste de brossage pour effectuer un contact intime et humiliant en public. C'était le même jeu : devoir déguisé en affection. J'ai regardé ma soumise. Mon ordre silencieux était clair : Tu es la meilleure. Ta perfection est ta soumission la plus grande. Elle a soutenu mon regard, son visage exprimant une soumission absolue sous son sourire social. L'horloge a avancé. Après les discours de rigueur et les applaudissements polis, l'ambiance a commencé à se détendre. Thomas est venu nous rejoindre, signalant la fin de notre participation obligatoire. "Mission accomplie. Nos compagnes ont été des modèles. Un succès diplomatique," a déclaré Thomas. Nous avons quitté la réception avec le même air de noblesse discrète qu'à notre arrivée. Ma soumise, toujours à mon bras, m'a accompagné jusqu'à l'ascenseur. Cette fois, Éléonore et Thomas étaient avec nous. Dans l'habitacle de métal brossé, le silence n'était pas une bulle d'intimité sexuelle comme à la montée, mais un soulagement. Le silence du devoir accompli. "Maintenant, le jeu peut vraiment commencer," a chuchoté Thomas, rompant le silence, ses yeux brillants. Les portes se sont ouvertes, et nous sommes retournés vers nos voitures. L'heure n'était plus à la dissimulation. L'heure était à la récompense et à l'éducation.   Chapitre 53 L'éducation en Chambre L'atmosphère était lourde et statique, seulement bercée par le léger sifflement du chauffage et le cliquetis d'un mousqueton. Le Donjon, plongé dans une lumière rougeoyante et minimale, était une forteresse de l'intimité. Ici, elle était purement ma propriété, sans la nécessité d'une façade. Elle était à genoux sur la moquette épaisse et sombre, les bras levés, ses poignets enserrés par le cuir robuste d'une paire de menottes attachées au plafond par une chaîne courte. Cette position, élégante et douloureusement prolongée, l'obligeait à maintenir son dos cambré et son corps tendu. Elle portait juste un collier d'argent poli, la seule marque visible de son statut. J'étais assis sur le fauteuil de cuir noir, la dominant sans effort. Je ne m'étais pas encore levé, le simple poids de mon regard suffisait à maintenir sa posture. Le silence se prolongeait, chaque minute dans cette position exigeant une concentration et une force de volonté croissantes de sa part. C'était la première leçon : l'endurance de l'abandon. "Jusqu'à ce que j'ordonne autrement, ton corps est une offrande. La douleur est une simple distraction," avais-je murmuré, ma voix grave brisant enfin le silence. Une fine couche de sueur brillait sur son front et son décolleté. La tension dans ses épaules devait être insoutenable, mais son visage restait impassible, son regard fixé sur mes chaussures. Je me suis levé. Le crissement du cuir a été son unique signal. Je me suis approché d'elle, lentement. Mes doigts se sont posés sur sa peau nue, traçant la ligne de ses côtes, puis ses hanches. J'ai testé ses muscles, trouvés durs, tremblants de l'effort pour ne pas se relâcher. J'ai utilisé l'huile chaude que j'avais préparée, massant brutalement ses épaules et ses bras, forçant les muscles à se détendre momentanément pour mieux les retendre ensuite. Le reste de la séance était dédié à la correction de l'esprit par la sensation. Pour cette leçon, j'avais choisi le cuir. J'ai détaché le long fouet à queue de rat d'un crochet mural. J'ai commencé sur ses cuisses, le cuir claquant bruyamment dans le silence ouaté du Donjon. Le bruit était sec, précis, visant moins la douleur que le choc sensoriel et la rupture du contrôle. Elle a retenu ses cris, transformant chaque frappe en un grognement étouffé. Je me suis concentré sur la symétrie, créant des lignes nettes de rouge sur sa peau déjà sensible. Il fallait qu'elle comprenne que même dans le chaos de la sensation, l'ordre et la perfection devaient régner. Je m'étais ensuite concentré sur le bas de son dos, là où la cambrure était la plus exposée, chaque coup visant l'intensité. Je n'ai pas relâché la pression. Je suis resté silencieux un long moment, la laissant seule avec la réverbération de la douleur. Puis, j'ai reposé le fouet. Je me suis approché de son corps cambré, posant ma main sur sa nuque. Sa peau était brûlante là où le cuir l'avait frappée, mais glacée ailleurs. J'ai utilisé ma voix comme un nouveau fouet, une lame fine entrant dans son esprit. "Regarde-moi, tu es toujours ma soumise. Même ici, tu t'abandonnes à la confusion. Tu confonds la douleur et la résistance. Où est ta focalisation ?" Elle a tremblé, la tête baissée. "Je... je suis à vous. Maître." La voix n'était qu'un filet. "Tu es à moi. Mais tu es encore trop dans le présent. Je veux l'anticipation. Dis-moi ce que tu ferais pour que je cesse cette attente, maintenant. Et sois utile." L'effort de la concentration était presque pire que les coups. Elle a mis un temps terrible à répondre, ses pensées se bousculant. "J'accepterais... n'importe quoi. Je veux que vous me remplissiez. Je serai votre vase." Un léger sourire a courbé mes lèvres. La réponse était parfaite, l'humiliation mentale était complète. Je me suis écarté pour prendre l'huile chauffante. J'ai versé un filet du liquide brûlant sur ses marques. Un sifflement étouffé, un nouveau choc. J'ai ensuite massé avec des mouvements puissants et rapides, non pas pour la soulager, mais pour faire pénétrer la sensation et accentuer le rouge. Je l'ai tenue ainsi, entre la contrainte des liens, l'agonie de l'effort, et le feu du cuir, jusqu'à ce que je sente le point de rupture. J'ai cessé. J'ai raccroché le fouet. L'air vibrait encore. J'ai relâché les menottes, mais je l'ai forcée à rester à genoux. Son corps a glissé, mais n'a pas cédé. Elle était exténuée, mais l'esprit était alerte, fixé sur moi. Je me suis agenouillé devant elle. J'ai pris son visage dans mes mains, l'obligeant à me regarder. "Tu es magnifique dans ton obéissance, mon trésor." J'ai utilisé ma bouche pour prendre le plaisir qu'elle ne pouvait pas se donner. Ce n'était pas une récompense, mais une validation, un rappel de la source de son abandon. Son corps, déjà surchargé, a explosé presque immédiatement. Elle s'est effondrée, les mains sur la moquette, le souffle court. C'est à ce moment, alors qu'elle était totalement vidée et vulnérable, que j'ai murmuré la conclusion de la leçon... "Sublime… " avais-je murmuré contre sa peau. Elle frissonna, totalement abandonnée, attendant la suite, prête à me laisser décider de chaque instant. Je m’étais redressé lentement, retirant ma main de sa nuque. Le temps était venu d'honorer sa demande. Elle était là, à genoux, son corps vibrant encore de l'orgasme, ses cuisses écartées. J'ai ajusté sa position d'un simple mouvement, la cambrant légèrement pour l'accès. Je l'ai pénétrée profonde, remplissant le vase qu'elle avait offert. Mon rythme n'avait rien de brutal ; il était lent et méthodiquement construit. Je cherchais à la ramener vers le plaisir, mais cette fois-ci, sous la domination totale de l'acte de possession. Chaque poussée était une déclaration silencieuse, l'essence même de l'achèvement de la leçon. Ses gémissements étaient faibles, presque des soupirs, alors que je la poussais, méthodiquement, vers un nouvel abandon. La moquette épaisse était son seul support. Le moment était long, intime, centré sur la construction de son plaisir et la mienne. Quand elle a atteint le bord, son corps s'est de nouveau tendu contre la moquette. J'ai ralenti, lui permettant de se noyer dans la sensation, avant de me décharger lourdement en elle, la sienne suivant la mienne en une dernière convulsion silencieuse. J'ai retiré mon corps, marquant la fin absolue de l'acte. Le sperme, chaud et dense, coulait lentement le long de ses cuisses, une trace visible de la possession. Son corps est resté cambré un instant de plus, suspendu au bord du plaisir. Je l’ai vue prendre une inspiration lente, son corps vibrant encore de l’intensité du moment. Les leçons données ici, dans l’intimité de mon appartement, étaient nécessaires, mais limitées. Je devais la tester, jauger sa soumission non pas face à ma seule autorité, mais face à l’énergie partagée d’un espace de jeu plus vaste. Je me suis reculé d’un pas, la laissant se redresser lentement. Elle s'est tournée vers moi, son regard brûlant d'une anticipation mêlée d'une interrogation silencieuse. La marque rouge et chaude sur sa peau était ma signature. Le véritable marquage devait se faire dans son esprit, dans son âme. "Lève-toi," ordonnai-je, ma voix retrouvant une tonalité plus ferme. "La leçon d’aujourd’hui est terminée. Mais l’éducation se poursuit." Elle se redressa avec une grâce parfaite. "Demain, nous sortirons d’ici." Son expression n'a pas bougé, mais la lueur dans ses yeux m’a dit qu’elle avait compris. Un nouveau seuil, public, s’ouvrait devant elle. "Je veux voir ta soumission dans un environnement où tu n’es pas seulement ma soumise, mais une œuvre d’art. Une offrande." Je me suis avancé, reprenant sa laisse d’une main, et lui caressant la joue de l’autre. "Prépare-toi. Ce sera un test. Et les outils de l’éducation seront plus variés." Un léger sourire effleura ses lèvres. Elle était plus que prête.     Commandez le livre https://www.paypal.com/ncp/payment/XC2G5YKNPQH3E                  
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Par : le 16/12/25
Docteur Achlys et Cobaye 935... Scénario: Le Docteur Achlys se sert d'un détenu venu d'une prison de haute sécurité et condamné à la prison à vie. En accord avec le directeur du centre pénitencier, elle se servira de lui comme cobaye pour des tests expérimentaux…Elle le renommera Cobaye 935. Ces tests sont surtout une parade pour assouvir ses pulsions sadiques, elle le contraindra à subir tous ses vices et pulsions, il n'aura d'autres choix que de subir sans un mot. Elle observera les réactions de son corps, prendra des notes et intensifiera les sensations, jusqu'à obtenir le résultat qu'elle désire. Cet après midi comme convenu j'ai reçu mon fidèle, J'étais partie sur l'idée d'une thème autour du métal avec bondage en chaines etc. et au fur à mesure que je préparais mes affaires, le scénario s'est progressivement installé dans mon esprit.. Je le sais aussi cérébral que moi, il n'est pas trop maso sauf sur le travail des tétons mais adore être contraint et à ma merci… J'ai alors voulu quelque chose de très perturbant psychologiquement et de très stimulant cérébralement. J'ai fait toute ma petite mise en place et j'ai tout couvert de plaid et de tissus, je voulais d'abord le recevoir en dom comme d'habitude pour qu'il ne se doute de rien. Petit rituel d'arrivé au sas de contrôle, installation du collier (qui cette fois était une chaine avec un gros cadenas bien lourd) et il peut ensuite prendre sa place. On a continué sur notre petit rituel habituel qui est de partager un verre ensemble pendant qu'il me fait mon massage aux pieds, il a un côté fétichiste que j'apprécie également, puis c'est notre moment à tous les deux avant de passer aux choses sérieuses, ca lui laisse le temps d'arriver et de s'imprégner de mes énergies. Je lui ai ensuite mis un bandeau sur les yeux le temps de retirer le plaid de la chaise, de retirer ce que j'avais mis dessus pour ne pas qu'il se doute. Je lui ai ensuite retirer et lui ai demander de se lever… je lui ai fait enfiler une combinaison de détenu orange et une cagoule blanche en laine, je lui ai ensuite demander de s'installer sur la chaise, je lui ai remis le bandeau, lui ai ouvert sa combi et j'ai laisser la magie opérer… Les fers envelopper ses poignets et chevilles, le contact froid du métal sur sa peau, le bruit des chaines, les sensations de froid et de poids lorsqu'elles se sont posées sur lui se faisant de plus en plus contraignantes le cliquetis des cadenas, le bruit des mousquetons, je voulais qu'il ressente tout, et comme il ne voyait pas je savais que les sensations étaient décuplées… Après quoi j'ai retirer le plaid de la table et ai fait mine d'aller au petit coin le laissant ainsi s'interrogeant sur ce qui allait se passer, je suis partie me vêtir de ma combi blanche, de ma blouse médicale et de mon masque; a mon retour j'ai éteint toutes les lumières, allumé le projecteur au dessus de lui, et mis un bruit de fond d'unités de soins intensifs ( moniteur cardiaque et ventilateur), j'ai enfiler des gants médicaux, je lui ai ensuite mis quelques claques comme pour m'assurer qu'il était réveillé et le faire revenir… je lui ai retirer le bandeau des yeux et il fut surpris autant par sa condition, que le changement d'ambiance et de tenue… j'étais dans mon personnage, il a dit " vous faites une belle infirmière Maitresse… je n'ai pas répondu… je voulais mon personnage silencieux et mystérieux… je voulais qu'il se sente présent mais comme invisible, juste un sujet de laboratoire… Je l'ai donc immédiatement bâillonné avec un bâillon en latex gonflable je pense que le message était clair... Je l'ai ensuite regardé sous toutes les coutures, saisi mon petit bloc note, le stylo dans ma poche de blouse et prenait des notes, j'ai pris sa température avec le petit bip, j'ai pince ses tetons observe ses réactions et pris de nouveau des notes… j'ai ensuite écouté son coeur avec mon stéthoscope, je l'ai de nouveau pincé et écouté a nouveau j'ai repris des notes… et aie ensuite laissé place à mes pulsions et envies sadiques (pinces, travail des tétons, roulette, électrodes, sondes urétrales, travail des testicules, pompe a pénis avec et sans vibrations, tortures au magic wand, slapping...) Une fois que j'en ai fini, je l'ai détache, amener à mes pieds toujours ferrés, un nouveau massage des pieds, un travail intense des tétons, avec ordre de se masturber et il a atteint un orgasme puissant, comme je lui en avais rarement connu. Il a dit que même après toutes ces années je parvenais toujours à le surprendre et lui faire découvrir encore de nouvelles sensations, c'est là que se trouve ma fierté.
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Par : le 14/12/25
Comme il est bon de trouver sa pute attachée en entrant chez elle. Le nuage Νεφέλη ne peut plus s’échapper. Elle n’a plus de nom commun, ne s’appelle plus Léa, Mélissa, Nadia ou Daphnée, mais "Νεφέλη". Bientôt, elle n’aura plus ce nom-là, plus de nom humain. Elle ne sera plus que chose. Puis, petite chose. Ma petite chose. Un réceptacle à foutre, et ceci après avoir été le trou idéel, puis idéal pour... ma queue. Il n'est pas facile d'attraper un nuage, quand bien même celui-ci est fait de mouille évaporée. À la voir comme ça : poignets attachés par un scotch rouge outrancier, dégueulasse, bras sur le côté de son corps et comprimant ses seins tellement gonflés, je nous félicite intérieurement. Elle est en porte-jarretelles, bas noirs classiques. Culotte noire. Sur sa poitrine est écrit de ma main "La pute de mes rêves", et sur son ventre, en grande partie effacé : "chienne sans collier". Quelle réussite... Dire que c'est elle qui est venue me trouver, initialement, par ces paroles trop simples pour ne pas être sincères : "Tu es bel homme". Ni bonjour, ni merde. Exactement comme je le fais habituellement sur les chats. Voici comment le chasseur fut chassé. J'ai été amusé, et flatté, bien entendu. Son pseudo était adapté à une telle manifestation de sa personnalité : _lilith_. Ses poignets sont attachés, ses chevilles également, mais rien de plus. En réalité, son corps est libre. Mieux : elle aurait tout à fait pu détacher la bande de scotch de cinq centimètres de large à ses chevilles avec ses doigts libres. J'ai même poussé "le vice" jusqu'à laisser ostensiblement une paire de ciseaux sur son lit, à deux mètres d'elle environ. Pour passer le temps, elle avait un livre de contes bien connu : les Milles et une nuits, et la consigne de se caresser la vulve toutes les 10 min maximum, et ce sans jamais se faire jouir. Elle est maquillée. Belle. Très, très, très belle. Brune, cheveux coupés au carré, les yeux noirs au dessus d'une bouche aux lèvres gonflées, de courbes et d'angles aigus. C'est une bouche à queue.      - Tu as tenu ton engagement ou tu as fauté ?      - J'ai joui. Il y a 20 min environ...      - Donc tu ne t'es plus caressée depuis...      - Non... Sa petite voix est toute contorsionnée, vaguement plaintive, désolée, très légèrement provocatrice et terriblement bandante. Je lui souris. Je défais ma veste que je pose sur la seule chaise dont dispose la grande pièce remplie seulement par son lit, un bureau et une chaise.      - Je comprends, dis-je en m'approchant lentement d'elle, mes yeux nous reliant comme un file que je remonte. Mon visage est à 2 cm du sien, nos nez sont presque en contact. Je lui crache au visage, deux fois, une fois sur chaque oeil. Je recule ma face pour contempler la sienne. Elle exprime l'humiliation mal vécue. Une gifle vient cingler son visage de putain fautive.
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Par : le 13/12/25
Bonjour,  Juste sorti de la douche ce matin, j'ai trouvé " bizarre" que ma Dame me passe , sans me demander mon avis, une cage courte immédiatement bouclée, et que notre amie m'ajoute un collier noir en cuir " Pour le week-end ! " En début d'après midi , elles m'ont emmené dans le motel que je connais maintenant... j'y est été sodomisé il y a quelques temps..... Chambre 4 : elles restent habillé, jeans et pulls, et me crochent une laisse au collier que j'ai dû garder. J'y suis déshabillé, laissé en cage , cagoulé bouche libre , et un bandeau m'est posé sur les yeux . Je devine....et j'attends. Du mouvement, quelques mots, un peu de bruit : des menottes me sont passées , mains dans le dos. " A genoux ! "....la laisse tire le collier. Je sens m'être posé entre deux jambes, un sexe devant moi. " Il t'a enculé , tu vas le sucer maintenant ! " Line. Mains attachées, pas facile, mais je suis dirigé vers un très gros sexe, préservatif goût Menthe, et fais de mon mieux.....lécher les testicules poilues, bien lourdes, les gober ( réaction du Monsieur) , tourner la langue autour du gland , monter, descendre.... j'essaie de faire comme ma Dame me fait. Celui-ci me pousse le tête vers lui pour être plus profond, limite haut le cœur, mais semble apprécier.... Ça dure . Puis je sens le réservoir du préservatif se remplir , avec un spasme et un râle : ma première fellation " active". Bon !....ou pas ! Je ne suis pas " fan ". Ça été rapide : peut être une heure en tout, mais les Dames ont tout filmé : " Petit souvenir !" J'ai préféré la chambre 9.  
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Par : le 13/12/25
                                                                                       Dernière Swann   Célia avait voulu se faire très belle aujourd’hui pour aller voir son « plan cul quasi régulier ». Elle avait mis un caban en velours rose, un décolleté serré sur sa volumineuse poitrine et un jean qui recouvrait une belle culotte en dentelle violette.   Elle l’avait rencontré sur un chat « coquin » quelques mois plus tôt, et son ton à la fois direct, voire brutal et néanmoins courtois, l’avait séduite. Elle s’y appelait Mademoiselle Swann et avait envie de sexe un peu limite, un peu trash, de se sentir « femelle », et il avait su imposer cette hiérarchie ainsi qu’un fort désir en quelques mots. Ils s’étaient vus très vite. Sa manière de la traiter, d’abord comme une vraie femme, elle qui avait 22 ans, puis comme un véritable objet sexuel, la mettait dans un état d’excitation assez dingue. Il était très dominant et elle très soumise.   Chaque rencontre fut un peu plus hard, et un peu plus mouillante. La dernière fois, il l’avait accueillie très aimablement, comme toujours. Ils avaient d’abord fumé une cigarette en écoutant Small blue thing, de Suzanne Vega. Puis après l’avoir dévisagée et fixée, il avait entr’ouvert les lèvres et sa voix s’était faite plus basse pour lui ordonner :    « Debout ».   Mademoiselle Swann sentit immédiatement une chaleur moite envahir son ventre et ses cuisses. Sa culotte commença à lui coller aux grandes lèvres. Elle adorait ce moment là, précisément. Le point de bascule entre le dominant courtois, gentleman, prévenant, et le Dominant implacable. Elle sentait qu’il allait se passer quelque chose de différent, et elle voulait se jeter dans ce quelque chose.   Il se leva également et lui faisait maintenant face.   Les doigts de sa main gauche allèrent bâillonner Swann d’un geste lent, sans exercer une grande pression sur sa bouche. Swann écarquilla soudain les yeux. Elle venait de recevoir une gifle totalement inattendue. Main droite / joue gauche. Puis une deuxième. Plus forte. Il empoigna ensuite l’entrejambe de Swann.   Trempé.   Il nota combien sa vulve étaient ouverte et à quel point sa culotte glissait sur sa mouille.   Swann remarqua le vide sur la table du salon, débarrassée de tout objet. Ce qui ne ressemblait guère aux habitudes ménagères de son hôte, qui, sans être trop débonnaire n’était pas non plus un maniaque patenté.   Il était clair qu’il avait prévu quelque chose avec cette table de bureau aux pieds coupés, disposée au beau milieu de son petit salon, de son petit appartement.   Ses mains se posèrent sur les seins tendus et gonflés de Swann qui s’en mordit la lèvre. Elle n’en pouvait plus de désir et coulait maintenant sans aucune mesure. Il avait volontairement laissé le fond de sa culotte sur le coté de la vulve, ce qui la serrait et l’excitait encore un peu plus.   Ses doigts tirèrent délicatement sur le décolleté pour révéler la poitrine de Célia encore emprisonnée dans leurs bonnets. Il tira sans délicatesse sur ces derniers pour libérer les seins volumineux aux tétons dressés.   « Allonge-toi là, petite pute à jus ».   Elle était restée comme ça, jupe relevée, chemisier ouvert, seins sortis du soutien-gorge pendant presque tout le temps. Sa ceinture en cuir était d’abord venu la caresser doucement, lentement. Lui avait dit la lécher. Puis l’avait cinglée avec, sur les seins, et sur le dos, le cul et les cuisses.   Une fois qu’elle pleurait presque de douleur et de désir, il avait pris son cul, sans jamais avoir évoqué la sodomie auparavant. Célia se souvint que lorsque son gland commença à écarter les chairs de son cul, elle se dit que c’était bien son genre de prendre sans demander.   Elle avait joui quelques minutes plus tard après qu’il fût sorti de son cul pour lui rentrer trois doigts dans le vagin.   Swann y avait beaucoup repensé à cette dernière fois, y compris dans le bus. Elle sonna à sa porte. Quasiment immédiatement son téléphone l’informa d’un sms : « Je t’ouvre. Tu montes. Tu te branles devant ma porte en me montrant bien ton entre jambes. Puis tu te mettras à quatre pattes sur les escaliers pour me montrer ton cul pendant que tu te paluches. Je t’ouvrirai quand tu seras trempée ».   Elle poussa la porte du bas. Elle mouillait déjà comme une adolescente devant sa première queue. Swann monta les deux étages, puis s’exécuta. Il avait là encore prévu quelque chose…   La porte s’ouvrit.   « Lève-toi. Viens ».   Sa main lui saisit la gorge et l’engouffra dans son couloir, refermant la porte derrière elle. Son couloir était minuscule et sombre. C’était un vieil appartement. Sa main gauche alla directement attraper sa vulve, imbibée de mouille. Il entra deux doigts en elle, qu’il ressortit pour lui barbouiller le visage avec.   Il se recula un peu en lui souriant. Deux gifles tombèrent sur sa joue gauche. Célia commença d’avoir un peu peur. Il n’avait jamais été si froid jusqu’à maintenant. C’était terriblement excitant.   Il attrapa ses cheveux et la tira comme ça sur un mètre jusqu’à l’amener dans une section légèrement plus large, devant ses toilettes.   « À genoux, trou à sperme. Tu n’as pas le droit de me sucer ».   Sa queue à la main, il vint effleurer ses lèvres, ses joues, ses cheveux… Le cœur de Célia battait très fort. Elle avait terriblement envie de se jeter sur son sexe et qu’il la baise là, à quatre pattes devant les toilettes, dans ce minuscule couloir moche et froid.   « Ouvre très grand ta bouche de pompe à foutre ».   Il lui baisa la bouche. Célia eut même plutôt l’impression de se faire enculer la bouche.   Mais ça ne dura pas : il s’en extrayait au bout d’une ou deux minutes. Il se mit à se branler devant elle. Puis tout alla très, très vite.   Il éjacula sur son visage, sur ses cheveux, sur son joli caban en velours rose. De grands traits de sperme, une quantité vraiment peu commune. Elle en avait partout.   « Lève-toi. Rentre chez toi ».   Elle ne comprit d’abord pas et resta une ou deux secondes par terre, puis se leva et sortit. La porte se referma.
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Par : le 12/12/25
Mika doit aller au trou. Un an ferme. Quelle merde. Il a fait appel, il a fait un pourvoi en cassation. Perte de temps et d'argent pour rien. Même pas un deli de sale gueule, non, Mika est du genre paisible. Un qui parle peu. Il ne sait pas ce qui lui a pris. Un simple contrôle routier à un péage.  Une gendarmette  trop tatillone,  peut être une mal baisee. Mika ne se souvient de rien, sauf qu'il a pète un câble. Il est allé fracasser à coup de poings la voiture de gendarmerie pour se calmer les nerfs. Mauvaise idée et un an ferme à tirer.  Après la fouille, il est conduit vers sa cellule. Un 9 m2 avec deux places seulement, déjà occupées. Il doit se contenter d'un matelas par terre. Heureusement ses compagnons de cellule sont  corrects. Faut juste pas les faire chier. Mika ne parle pas. Il passe son temps à lire. Juste ce qui l'emmerde c'est la télé qui tourne sans arrêt. La boîte à abrutir. Il faut faire avec. Il se refugie de plus en plus dans son monde intérieur. Dehors lui semble si loin.  La psy a voulu le rencontrer. Elle aimerait le faire parler mais Mika n'a rien à lui dire. Il ne se souvient de rien sauf de sa colère contre une voiture de gendarmerie. Au juge, il avait eu le malheur de dire qu' il pensait comme Don Guichotte faire œuvre utile contre des démons qui hurlaient contre lui. Oh il n'avait blessé personne. Une voiturette comme un moulin à vent.  -Que voulez vous monsieur le Juge, il m'arrive de voir des démons.  D'habitude je les évite, je change de trottoir.  Mais là, j'étais cerné de toute part.  - Hé bien , un petit séjour en prison vous fera le plus grand bien.  Mika n'avait pas voulu répondre qu'il voyait des démons chez ce juge. Des démons qui se moquaient de lui.   Heureusement ses deux codetenus ne sont pas infestés. Oh ils ont bien des démons eux aussi, mais pas du genre dangereux. Alors il passe son temps comme il peut.  Dans la cour, il joue au échecs. Au moins on ne parle pas lorsque l'on joue aux échecs. Il a été testé par le caïd de la cour et été jugé inoffensif. On lui fout la paix.  Ce qui lui manque le plus ce sont les meufs.  Heureusement quelques copines viennent le voir. Il a été branché par le caïd de la cour. Si tu paies tu peux te les troncher. Il faut juste filer quelques billets. Et les copines de Mika ont payé.  C'est un bon coup. D'accord, c'est de la baise rapide aux parloirs mais putain que c'est bon.  Et puis voilà,  cette conne de gendarmette a voulu le revoir. C'est interdit mais elle est venue en civil. Mignonne comme tout.  - je voulais m'excuser. Mon mec venait de me plaquer et j'étais colère.  Je pensais vraiment pas que vous alliez devenir complètement fou de rage contre notre voiture.  Mika n'a pas vu de démon chez cette gendarmette. Il l'a trouvée jolie. Ils se sont plus de suite. Et comme Mika connaissait la combine, il  s'est tapé la jolie gendarmette qui a jouit très fort et n'a pu retenir son orgasme. Le maton a feme les yeux et a sourit .  Depuis Mika est le plus heureux des hommes. Il est tombé amoureux fou d'Elyse, c'est son prénom. Dès qu'il sort il veut l'épouser.  Il a droit à une remise de peine pour bonne conduite. Élise vient le chercher en tenue et voiture banalisée.  -je suis en service mais c'est mon chef qui veut te voir.  Mika se trouve de nouveau dans la gendarmerie. La voiture cabossée est dans un coin, toujours pas réparée faute de budget. Ce cas n'était pas prévu dans les formulaires. Mika ne va tout de même pas proposer les services des mécanos au noir de son quartier qui sont des as de la débrouille.  -Alors c'est vous qui voulez épouser notre Elyse ?  -Oui, c'est mon vœux le plus cher. Je suis amoureux fou.  -Vous ne voyez pas de démons en elle ? Pas de démons dans cette brigade ?  -Non, je crois être définitivement guerri. Je ne sais si c'est l'amour, si c'est l'odeur d'ELyse,  son charme fou,  mais il me semble être devenu aveugle au monde des démons.  - pourvu que cela dure, a rajouté le chef de la brigade en lui serrant la main. 
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Par : le 12/12/25
Chapitre 50 L'Aube du Contraste   Le réveil fut doux, contrastant violemment avec la tension de la nuit passée. Je me suis éveillé, le corps lourd, mais l'esprit apaisé par la satisfaction du contrôle exercé. Ma soumise dormait profondément, son corps nu niché contre le mien, sa respiration régulière. Il n'y avait plus ici que le confort simple de l'intimité. Je l'ai serrée doucement contre moi, appréciant le poids de sa confiance. Ses marques étaient visibles, des preuves discrètes des instruments utilisés, mais l'essentiel était l'épuisement heureux qui l'habitait. Après un moment à savourer le calme, je me suis levé en silence pour ne pas la réveiller immédiatement, enfilant un peignoir. L'odeur du café fraîchement préparé m'a guidé vers la cuisine. Thomas et Éléonore y étaient déjà, installés à l'îlot, l'air aussi reposé que moi. Éléonore portait un simple t-shirt de Thomas, ses cheveux attachés négligemment. Son pas était peut-être un peu plus prudent, mais son sourire était franc. "Bien dormi ?" a demandé Thomas, me tendant une tasse de café noir. "Comme un bébé. La meilleure des récompenses après un tel effort," ai-je répondu, jetant un regard à Éléonore, qui a rougi légèrement. "Et toi, Éléonore, pas trop de courbatures ? J'espère que mon baume a bien agi." "Il a fait des miracles, Maître. Juste une fatigue agréable," a-t-elle murmuré, évitant mon regard. Ma soumise est arrivée à son tour, en chemise de nuit, et a salué Thomas et Éléonore d'un signe de tête. L'atmosphère était celle d'un brunch dominical ordinaire, un contraste parfait avec la nuit de domination. C'est après que nous ayons partagé un petit-déjeuner léger que Thomas a abordé le sujet. "J'ai une faveur à demander, mon ami. Mon entreprise organise un événement pour célébrer la finalisation du gros contrat. C'est la semaine prochaine, une soirée pour les associés et leurs compagnes," a commencé Thomas. "Une soirée d'entreprise classique, j'imagine," ai-je répondu. "Exactement. Mais c'est une grosse affaire, tenue dans un des nouveaux bâtiments. Il y aura des discours, des buffets, de l'art contemporain ridicule... Bref, il faut s'y montrer. Nous formerions un excellent quatuor pour représenter l'équipe. Il faut que vous veniez tous les deux. Cela donnera l'image d'un cercle très fermé et d'une cohésion parfaite," a plaidé Thomas. Son ton était purement professionnel et social. L'idée était de faire bonne figure et d'élargir le cercle social. Ma soumise, rassurée par la tonalité "vanille", a souri. "J'accepte avec plaisir. Nous serons là," ai-je répondu. Après avoir discuté des détails et fixé la date, nous avons passé la semaine suivante dans l'attente. Le moment était fixé. Le jour J, l'excitation était palpable. Ma soumise était silencieuse pendant la préparation, se soumettant à un long rituel de soin de la peau et des cheveux. Elle portait une simple robe fourreau noire, élégante et anonyme. Nous sommes partis seuls dans notre propre berline, le silence à l'intérieur étant simplement celui d'une attente sociale. Mon costume sombre et la robe discrète de ma soumise créaient une façade de respectabilité. Le trajet a duré près d'une heure, nous menant loin de la ville, vers un immense complexe industriel. La façade des bureaux était impressionnante. Enfin, j'ai actionné le code que Thomas m'avait transmis. Le portail en fer a glissé, révélant la longue allée menant au bâtiment principal, dont seul le logo de l'entreprise était éclairé. J'ai tourné, et j'ai commencé à descendre en pente douce vers le souterrain. Le bruit du moteur s'est étouffé, remplacé par le crissement des pneus sur le béton. Nous étions dans le parking souterrain. Éclairé uniquement par des néons jaunâtres et intermittents, l'espace s'étendait, immense et vide, à l'exception de quelques silhouettes stationnées dans l'ombre. L'air était froid et sentait le ciment.     Chapitre 51 Dans le parking   Le moteur de la voiture s'est éteint, laissant derrière lui un silence lourd, uniquement brisé par le bourdonnement lointain et persistant des ventilateurs d'extraction. Nous étions à l'étage moins deux du parking souterrain, un vaste labyrinthe de béton brut et de colonnes grises, où l'air était froid, lourd, imprégné des odeurs métalliques du ciment, de gaz d’échappement et d'une humidité constante. Les néons J'ai laissé les phares allumés. Deux cônes de lumière blanche perçaient l'obscurité devant nous. Les néons blafards du plafond luttaient pour percer la pénombre, projetant des ombres étirées et déformées. Nous étions absolument seuls. « Sors, » ai-je ordonné, la voix basse et nette. « Et va te placer devant la voiture. » Elle n'a pas hésité. La portière a claqué avec un écho métallique brutal. Ses pas, discrets sur le ciment rugueux, l'ont conduite jusqu'au faisceau lumineux. Elle s'est immobilisée, son dos tourné vers l'obscurité du parking, son corps délicat mis en pleine lumière. Elle portait une robe, un tissu sombre qui caressait ses courbes. Sous l'éclat des phares, sa silhouette se dessinait, tendue. Le contraste entre son élégance et la brutalité du lieu était saisissant. « Lève ta robe, » ai-je commandé. La phrase, pleine d'une autorité glaciale, résonnait. Sans un mot, ses mains ont saisi l'ourlet. Le tissu a glissé vers le haut, dévoilant lentement ses magnifiques cuisses. La lumière des phares, impitoyable, a mis en scène ce dévoilement. Il n'y avait aucun sous-vêtement. Sa nudité inférieure est apparue, totale, exposée. Son sexe, humide et invitant, a été baigné dans l'aura artificielle des phares. J'ai vu l'éclat de son désir, mêlé à une pointe de vulnérabilité. Elle était là, offerte, exactement comme je le désirais. L'air était soudain devenu plus lourd de cette révélation. Je suis sorti de la voiture, fermant la portière derrière moi. Le claquement a marqué la fin de la mise en scène. L'odeur de son excitation a supplanté celle du béton dans l'air froid. « À genoux, » ai-je murmuré, ma voix maintenant juste derrière elle. « Face à mes pieds. » Elle s'est effondrée. Ses genoux ont cogné la dalle rugueuse avec un son sourd et mat. Le tissu de sa robe s'est froissé autour d'elle. Elle était à mes pieds, la tête baissée. Mes doigts ont trouvé la ceinture, puis la braguette de mon pantalon. Le cuir a grincé. J'ai exposé ma virilité. La chaleur dégagée a immédiatement contrasté avec l'air froid qui piquait sa nuque. Elle a pris possession de moi avec une urgence féroce, son souffle chaud. Ce n'était pas un acte de tendresse, mais une prise, violente dans sa ferveur, orchestrée par ma main qui a agrippé l'arrière de sa tête. Je l'ai dirigée, contrôlant le mouvement et l'intensité. Les gémissements étaient étouffés, le seul son humain admis dans cette arène de ciment. Elle s'est donnée totalement, absorbée par l'acte, le contact était dense, humide, et rapide. Le bruit des succions s'est mélangé au bourdonnement des ventilateurs. Je l'ai laissée monter, la tension s'accumulant dans ma gorge, dans mes muscles, jusqu'à ce que mon besoin devienne une faim intenable. J'ai tiré sur sa nuque, interrompant l'acte. « Lève-toi, maintenant. » Elle s’est relevée, chancelante, le désir la submergeant. Je l'ai saisie fermement par les hanches. « Tu vas t'appuyer là. » Je l'ai poussée contre le pilier en béton le plus proche. Elle s'est retrouvée face à la colonne, les mains plaquées sur la surface froide et rugueuse, son corps courbé pour former un arc tendu. Le pilier, large et gris, délimité par les bandes de peinture, a servi de surface de contention. J'ai saisi la robe, tirant le tissu au-dessus de sa taille. La nudité de ses fesses et le creux de son dos étaient exposés, juste sous la lumière crue. La chaleur de sa peau contrastait avec la froideur du béton qu'elle embrassait. J'ai écarté ses fesses, mes doigts trouvant la chaleur et l'humidité qu'elle avait préparées pour moi. L'acte qui a suivi fut pur instinct. J'ai saisi ses hanches, ajusté la position. La pénétration fut sans ménagement, sans préparation superflue, une réponse brute à l'urgence du lieu et du moment. Un gémissement étouffé a frappé le béton. Le rythme était rapide, violent, mes hanches martelant son corps plaqué contre la surface froide du pilier. Chaque poussée était un rappel de la puissance, chaque bruit de chair un écho dans le silence du parking. Ses doigts s'agrippaient au pilier, ses ongles rayant peut-être la peinture, cherchant une ancre dans cette vague de sensations incontrôlables. J'ai enfoui mon visage dans son cou, sentant l'odeur de ses cheveux et de sa peau. Le béton froid dans son ventre, la chaleur de mon corps derrière elle. C'était primitif, animal, une décharge électrique qui effaçait la notion du temps. Je l'ai tenue, les muscles tendus, jusqu'à ce que la tension culmine. L'explosion fut un tremblement commun, elle a hurlé contre le pilier, le son étouffé dans la paume de sa main. Je suis resté ainsi, lourd, haletant, sentant l'humidité et la chaleur s'évaporer dans l'air froid du parking. Enfin, je me suis retiré, la laissant glisser le long du pilier. Elle est restée là un moment, ses genoux s'écroulant presque, le corps brisé par l'intensité. « Habille-toi. » Les vêtements furent redressés rapidement, un simple camouflage. Le moment était passé. La robe noire a glissé pour couvrir à nouveau ses cuisses et son sexe. Mais le secret n'était pas seulement sous le tissu : il était en elle. La semence, encore chaude, lourde, demeurait au creux de ses hanches, scellant l'acte brutal contre le béton. Elle s'est tenue droite, le corps rigide. J'ai ajusté le col de sa robe, le geste intime et possessif, assurant que rien ne trahisse la violence douce de l'instant. « L'ascenseur est par là. " Nous avons marché jusqu'à l'ascenseur, un cube de métal brossé et de verre, sans un mot. Le silence était notre complicité. Une fois la porte refermée, l'habitacle nous a offert une nouvelle intimité, sans la brutalité du parking. Le temps de la montée était une bulle. Je me suis tourné vers elle. Mon visage, mon corps n'étaient plus ceux du Maître ordonnant contre un pilier, mais ceux de son partenaire aimant. J'ai posé ma main sur sa nuque, là où mes doigts avaient dirigé son plaisir quelques minutes plus tôt. Ce contact était désormais délicat, doux. Je l'ai tirée contre moi. Nos lèvres se sont rencontrées. Ce baiser était long, sans la ferveur brûlante du sous-sol, mais plein d'une affection profonde et d'une possessivité subtile. J'ai goûté à sa bouche, au souvenir mêlé du parking, avant de l'embrasser comme un homme épris, et non comme un dominant. J'ai senti son corps se relâcher un peu contre le mien, sa réponse timide, encore marquée par la décharge qu'elle avait subie. « Tu vas passer une excellente soirée, » ai-je murmuré à son oreille. Ma voix était redevenue calme, le ton habituel que tout le monde connaissait. Les portes vitrées se sont ouvertes sur l'agitation, les rires et les lumières tamisées du hall de réception. Elle a ajusté le col de sa robe, l'éclat de ses yeux, vif mais contenu, étant la seule chose qui trahissait l'événement d'il y a un instant.   Commandez le livre    
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Par : le 11/12/25
Ce lundi est un grand jour pour moi, à marquer d’une pierre blanche. En retraite depuis peu, je vais, pour la première fois, me rendre chez mon Maître. Je me sens excitée et en même temps inquiète pour cette rencontre. Je prépare ma valise, y mettant un foulard, des chaussures et un manteau long avec capuche. Dans une valise plus petite je mets du maquillage. Puis je me mets en route. Je prends le train pour me rendre à Cannes. Arrivée devant votre porte, je place le foulard sur mes yeux. Mon cœur bat très fort. Je sonne, vêtue seulement du manteau et de mes chaussures. J’entends la porte s’ouvrir et vous me faites entrer, me guidant par le bras avec ma valise. Vous refermez la porte d'entrée et me prenez ma valise. Vous enlevez mon manteau. Je me retrouve nue, devant vous, angoissée et frissonnante. Je sens mes tétons pointer à cause de l’air frais. Je suis bien sûr bien rasée, ayant obéi à vos ordres. Vous me demandez d'enlever mes chaussures et de me mettre à quatre pattes. Je m’exécute sans un mot. Seule ma respiration se fait entendre. Vous me faites venir ainsi dans le salon. Malgré mon appréhension, je ressens une légère humidité entre mes cuisses, à marcher ainsi comme une chienne. Vous me mettez alors un collier en chaîne, des bracelets et des chevillères de la même chaîne. Je sens le froid des chaines sur mon corps. Vous m’indiquez que vous avez un gros roseau, ce qui me fait frissonner d’appréhension. Vous me laissez à quatre pattes, ferrée, nue, les yeux bandés devant le canapé et j’entends que vous allumez la télévision que vous regardez. Au bout d'un quart d'heure, mes genoux devenant douloureux, je décide seule de m’asseoir, oubliant de vous en demander la permission. Vous devenez très sévère et me faites remarquer que je ne vous ai rien demandé. Je me mets alors à trembler. Vous me fouettez trois fois avec le bambou ce qui est très douloureux et je crie. Vous me rappelez qu’il est interdit de m’asseoir sans vous demander humblement la permission.  et reprenez les coups de bambou en me disant que ce sera 10 coups pour la faute. Les coups pleuvent et la douleur se fait intense. Les larmes me montent aux yeux. Ensuite, vous me demandez de vous indiquer ce que je veux. Je vous réponds, la voix tremblotante, que j'aimerais préserver mes genoux. Vous m’invitez alors à m’asseoir sur le canapé, la tête sur vos genoux. Vous touchez mon sexe et remarquez que je mouille. Heureusement, le canapé est en cuir et il ne risque rien même si je mouille encore plus. Une demie heure plus tard, vous commencez à me masturber. Le plaisir monte et je mouille. Vous vous arrêtez lorsque je suis à la limite de la jouissance puis vous reprenez, au total 10 fois en vous arrêtant juste avant ma jouissance. J’ai l’impression de devenir folle de plaisir. C’est excitant et devient douloureux en même temps. Cela durera une heure et demie. Puis vous me faites jouir trois fois de suite, sur le canapé. Je me sens alors assouvie et épuisée. Mon sexe est sensible. Durant une demie heure nous regardons la télévision. Je suis assise en boule à côté de vous, les yeux bandés. Le son de la télévision agit comme une berceuse et je sens le sommeil me gagner. Alors que je suis sur le point de m’assoupir, vous claquez des doigts pour éveiller mon attention. Je sursaute. Vous me demandez de vous sucer. Vous êtes encore mou, mais en vous léchant le sexe tout en le caressant puis en le mettant en bouche pour faite des va et vient, je parviens à vous rendre dur. Vous me dites que vous aimez quand je vous suce. Je prends plaisir à vous sucer, et le fais trois fois avec trente minutes de pause entre chaque fellation. Puis nous regardons la télévision jusqu'à la fin de soirée. Je l’écoute avec mon bandeau sur les yeux. Vous décidez de me faire dormir dans la baignoire. Vous attachez mon cou aux robinets de la baignoire, me laissant un mètre de chaîne. Vous m’attachez les poignets au niveau des genoux. Vous retirez mon bandeau.   La pièce est aveugle et vous éteignez la lumière. Vous me laissez là la nuit entière et une bonne partie de la matinée. Malgré le froid et la position inconfortable, je réussis à m’endormir. Mais après quelques heures, je ne peux me retenir d’uriner dans la baignoire. Je me sens honteuse de baigner ainsi dans mon urine. Vous arrivez et allumez la lumière. Je cligne des yeux car ils sont éblouis. Vous me détachez Et vous me mettez dans une pièce a côté aux toilettes et me demandez de faire mes besoins devant vous pour m’humilier. J’ai beaucoup de mal à le faire devant vous, je me sens honteuse. L’urine reste bloquée un moment avant que je réussisse enfin à me soulager. Vous me détachez alors les mains et me demandez de vous faire un café chaud avec la machine nesspresso. Je le fais avec plaisir et vous l’apporte. Je vous serre au salon, il est 11h. Vous regardez mon téléphone. Vous me remerciez en me traitant de sale chienne et m’ordonnez de m’asseoir. Vous me regardez un moment, assise par terre Puis vous me demandez si j’ ai bien voyagé hier et je vous réponds que oui, que tout s’est bien passé. Quand vous avez terminé votre café, vous me demandez de vous lécher l’anus. Je m’exécute , vous léchant consciencieusement durant une dizaine de minutes. Vous appréciez et cela me fait plaisir. Vous me demandez de continuer alors que je m’arrête pour reprendre ma respiration. Je reprends immédiatement. Vous me demandez de vous sucer trois fois de suite. Je le fais également avec plaisir. Puis vous me demandez d'aller me faire bronzer les fesses au soleil trente minutes. J’apprécie sentir les rayons du soleil sur mon corps nu. Puis vous m’ordonnez de vous préparer à manger et je me rends dans la cuisine pour le faire. Je reviens avec un plat que j’ai cuisiné. Vous mangez et m’en laissez un tout petit peu que j’avale avec gratitude. Vous me demandez de faire la vaisselle. J’apprécie de la faire nue. Puis vous m’appelez pour aller dans votre chambre Vous me demandez de me mettre sur le ventre sur le lit. Et vous me sodomisez. C’est douloureux et je me contracte. Je ne suis pas très à l’aise avec la sodomie. Vous me pénétrez profondément, me faisant gémir. Puis vous me sodomisez une seconde fois. Mon anus me brûle. Puis je m’agenouille devant vous à votre demande et vous lèche le sexe avant de le sucer avec plaisir. ensuite, vous me faites l’amour, m’amenant à la jouissance trois fois. J’y prends beaucoup de plaisir et me sens ensuite apaisée et détendue. Il est 15 h, avec votre permission, je m’endors, épuisée.  
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Par : le 11/12/25
Les Chroniques(ta mère) du Doc. Fiches pratiques. (2) La privation sensorielle   Ah ! Ah ! Voilà un beau sujet très rarement abordé… Aaaaah ! La privation sensorielle ! Elles la veulent, elles en rêvent : pour se concentrer sur le plaisir ou la douleur ? Quand on la corrige ou qu’on la nique ? Les yeux bandés…. (moi, c’est pas les yeux qui sont bandés… même pas honte !) Bon, les yeux bandés ? C’est pas compliqué : suffit d’éteindre la lumière… Alors dans le noir, quand le mec se glisse entre les cuisses de sa meuf : – Non, c’est pas là… C’est ma cuisse… Toujours pas… Plus haut… Encore raté… Là, c’est mon cul, connard !   Alors, les yeux bandés, elle subit le fouet. Elle tente de ne plus penser. De s’abandonner … « Hé ! Les mecs ! Y’a une meuf chaude à adopter ! » Elle grimpe, elle grimpe ! Elle va décoller ! Pour rejoindre l’espace intersidérale du BDSM ! Le nirvana, les étoiles !... Mais… Crac, poum, zim, schplach ! La fusée s’est plantée !... Dans les marécages !... Elle barbote… Eplorée dans sa mouille, les larmes… Encore raté.   Les yeux bandés ? Pour s’imaginer que c’est un autre qui la nique ? Qui l’offre, la prête ? A une horde sauvage de bikers en rut ?... Mais quand il la lui met… Elle sent bien qu’c’est sa p’tite queue, qui s’agite, brouillonne, dans son trou béant…   Privation sensorielle donc. La vue ? L’ouïe ? L’odorat ? Le goût ? Le toucher ? De quels sens la priver ? Pour l’ouïe : des bouchons d’oreille. Pour l’odorat : une bonne vieille pince à linge sur le nez. Pour le goût : un bâillon boule, bien sûr… Je sais : y’a des vrais sadiques qui rêvent de lui coudre les lèvres… Ou à l’agrafeuse murale (cf. Chronique (1)…) Mais on n’est pas des bêtes… Juste un peu tordus… Enfin, très raisonnablement tordus… La vue : un bandeau sur les yeux, ok. Mais pour le toucher ?... Qu’est-ce qu’on en fait du toucher ? Comment la priver du toucher ? On lui met des moufles ?...   C’est alors que cette chronique devient une vraie fiche pratique.   Le supplice de la momie.   Ah ! Ah ! Vous vous demandez c’que c’est !... Qu’est-ce qu’il a encore inventé, le Zuip !... Quelle belle saloperie à lui faire subir ?!   Matériel : quelques rouleaux de film transparent étirable.   Ça y est ? Vous avez compris ? Ou faut qu’j’vous fasse un tuto ?   Et on emballe la fille ! On la fait rouler. On étire le film. Une ou plusieurs couches ? Commencez par le haut ou le bas : peu importe. Je conseille le bas… Garder la tête, le meilleur : pour la fin. Plusieurs options s’offrent au Maîîître durant l’emballage : – réunir ou séparer les cuisses : séparées, elle sera plus facile à niquer. – coller les bras au corps ou au contraire lui laisser une certaine liberté de mouvement ? C’est à vous d’en décider.   Bien sûr, bien sûr : faut qu’elle puisse respirer…. Aaahhhh ! Le terrible moment où on emballe la tête… Va-t-on vite percer ce putain de film étirable qui résiste ? Ou bien la faire, à bout de souffle, attendre… Salaud ! Ça, c’est du lâcher-prise ! Elle maîtrise plus rien, la salope ! La confiance ? Mon cul !... C’est la panique sous le plastique ! Alors, faut gérer. Vite ! Un clou ! Une pingle ! Des ciseaux ! Un cutter ! Un couteau !... Boîte à outils, boîte à couture… Vite ! La cuisine ! Car il faut : La laisser respirer. La laisser mariner. Dans son jus. Car la soumise transpire : d’angoisse, de frousse, de trouille, de peur ! de désir ?... On peut toujours rêver… Mais la laisser un peu mariner dans son jus… Hummm… Elle n’en sera que meilleur à consommer après…   Bien. Maintenant qu’elle est emballée, momifiée : qu’est-ce qu’on en fait ? hein, qu’est-ce qu’on en fait ? Option 1 : pure baise : on déchire le film (au cutter, bien sûr !) et on la baise, l’encule, l’enfile. Option 2 : le fouet : on la fouette et on lacère le film… jusqu’à la peau… progressive flagellation… la soumise est en lambeaux…   Là, si elle décolle pas… C’est pas d’la faute du Doc, j’aurai fait c’qu’il faut…    
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Par : le 10/12/25
Il n'y avait rien de vraiment singulier dans leur rencontre. Sauf que... Sauf qu'ils devaient juste déjeuner pour se reconnaitre ; savoir si leurs regards pouvaient se croiser, si leurs gestes pouvaient s’accorder. Pas de bdsm et pas de sexe. Il était établi que ce moment serait dédié à bavarder de sujets passionnants ou totalement futiles. Qu'il était l'occasion de voir le visage de l'un et de l'autre et de sentir qu'il y avait une étincelle d'intérêt mutuel. Que rien d'autre n'aurait lieu. Rien. Sauf que... Sauf qu'ils ont su de manière immédiate que ce "rien" allait se dissoudre et qu'il leur était nécessaire de se retrouver dans l'intimité d'un lieu où ils pourraient mettre leurs désirs à l'épreuve d'une pratique réelle. Qu'il était impérieux de sentir l'épreuve de réalité et de se confronter au sadisme de l'un et au masochisme de l'autre. Rendre crédible ce qui, jusque-là, n’était qu’idée, et mesurer la force de ce qui les attirait l’un vers l’autre. Chercher un lieu, le trouver et s'y donner rendez-vous. S'y retrouver dans une sorte d'urgence. Franchir la porte et constater que la chambre est petite et qu'il sera difficile de s'y adonner à tout ce que l'un et l'autre on a envie d'expérimenter ensemble. Mais l'important est ailleurs. L'important est dans son regard, sa voix qui ordonne et fait plier.  L'important est dans ma soudaine obéissance dans ce mouvement instinctif qui baisse mes yeux. Ne pas m'égarer dans la retenue, ne pas laisser libre cours à mes ruminations mais être à l'écoute de ce qu'il demande, exige et contraint. Se sentir prise dans la soumission et enveloppée par la douleur. Sa main, sa ceinture, les lanières d'un martinet. Ses claques et le son du cuir. Mon cul, mon dos, mes cuisses, mes seins. Ma peau et mes gémissements.
 Des choses simples mais qui nous permettent, à l'un et à l'autre, de jauger la capacité à maitriser et à obéir. Découverte mutuelle. Découverte de la symbiose qui s'établit sans même le vouloir. Sa bouche sur la mienne. Ma bouche sur ses lèvres. L'occasion inépuisable d'oser des accords, et des désaccords, qui sont autant de possibilités de révélation de soi, paradoxales, inattendues et désirées. Il s'empare de mon corps et en demande le renoncement. Absorbe ma volonté de conquérante et en fait un linceul de discipline. Ainsi, du bdsm mais pas de sexe. Ce moment imprévu, né sans préméditation, se transforme dans l’intimité de ce lieu exigu en un entre-deux, un instant suspendu où tout doit se redéfinir et devenir nôtre. Que chacun y découvre ce qu’il était venu chercher, et prenne ce qu’il ose enfin réclamer. Et ensuite s'apaiser dans un 'corps à corps' surprenant entre une femme totalement nue et un homme 'totalement' vêtu.
 Le réconfort de la chaleur de ses mains sur ma peau meurtrie. Sa bouche sur la mienne. Ma bouche sur ses lèvres. Ses baisers comme des moments de grâce. Ses baisers comme un monde de sensations enfouies, qui soudain émergent. S'oublier dans ses lèvres. Découvrir que ses baisers sont aussi puissants que ses coups. Baise-moi.... Encore.  
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Par : le 08/12/25
Entre deux lignes parcourues à la va-vite, je pose mon regard sur sa silhouette exposée. À genoux, les bras derrière la tête, ses jambes écartées dévoilent son intimité trempée et la mouille voyage sur ses cuisses à flot. Quelques goûtent viennent perler ma botte installée sous sa fente. Je tire la chaîne rattachée à son collier. Elle gémit. La pression l’attire à moi, mais elle a ordre de rester parfaitement immobile. Elle tremble. La panique se lit dans son regard et son air de chien battu me supplie. La frayeur dans ses yeux m’amuse. Que c'est drôle. Je pousse du pied entre ses cuisses pour forcer le jouet à la pénétrer jusqu’au bout. Un long gémissement lui échappe. Je pose alors mon roman et quitte ma chaise. J’empoigne sa chevelure et lui relève la tête. Nous nous fixons en silence. Elle, si chienne, si fragile... Quand mon pouce s’attarde sur ses lèvres, elles les écartent sans attendre. Je souris, fier de mon dressage. Je laisse ma salive glisser en abondance dans sa bouche, m’assurant de bien la remplir. Dès que je sors une pince à linge de la boîte, elle tire la langue comme une chienne. Clac ! C’est accroché. « Bien dressée », je me félicite. Je retourne m’assoir afin de l’examiner sous toutes ses coutures. Je la dévore d’un regard insistant : ses tétons pointés et exposés, ses aisselles imberbes et son pubis lisse comme la soie. Elle baisse les yeux. Je sais à quel point elle se sent humiliée. Son visage alterne entre plaisir et tourment. Je saisis la télécommande et, bientôt, le jouet dans son sexe vibre violemment. La chaîne, que je tire, presse toujours son cou. Je m’amuse à faire varier la pression. Je torture ma victime et son expression désespérée m’encourage à continuer. Une vraie suppliciée. Je resserre la chaîne. Elle perd son souffle. Chaque respiration fait danser sa langue pendue. Une perle de sueur glisse de son front et trouve refuge sur son téton pointé. Elle chancelle. La perle roule sur sa peau écarlate, glisse sur son doux ventre et s’écrase sur le cuir de ma botte. Elle m’observe, en attente. Je claque des doigts et lui pointe ma chaussure. Le message est clair. Elle recule pour prendre de l’espace, puis, difficilement à cause de la pince, sa langue s’affaire à nettoyer tous les fluides que son corps à versés sur le cuir. Je m’avance alors vers elle. Ma main vient caresser sa joue et l’excitation grandit en moi. Je lève le bras. Elle ferme les yeux. Une gifle résonne dans la pièce. Son mouvement de recul fait chuter le vibro d’entre ses cuisses. Elle scrute le jouet, et remonte son regard vers moi. Elle a peur et ça m’excite. J’échange alors le vibro pour un rabbit bien large. Je sais qu’il s’agrippera mieux à ses parois trempées. Quand je l’enfonce, sa voix délicate s’élève encore dans une douce mélodie. Je lui caresse la joue, puis lui indique lui un coin de la pièce. Lentement, à quatre pattes, elle finit de s’y installer. Face au mur, nue, à genoux, bras croisés dans le dos. Je me rapproche alors et, en silence, je lui la plonge dans l'obscurité avec un sac de jute sur la tête. Ma lecture m’attend. Qu’elle demeure donc là. Excitée, privée et ignorée. La seule trace de sa présence étant désormais le ronronnement entre ses cuisses.
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Par : le 06/12/25
J'ouvre la porte de la chambre de l'hôtel, et je laisse entrer ma Maîtresse, je la suis avec son sac.  -En tenue ! Je me déshabille prestement pendant qu'elle fait le tour de la chambre et me retrouve en un clin d'œil nu devant elle !  -parfait! un grand lit et tu as la place pour te glisser dessous Tu ne seras pas obligé de dormir dans la voiture comme la nuit dernière. Dit elle avec un sourire moqueur. -Merci Maîtresse. En effet je venais de passer la nuit précédente dans la voiture car la chambre ne convenait pas à Maîtresse. Elle était trop petite, elle m'en a donc chassé pour récupérer de l'espace!  - Vas te doucher dépêche toi ! - Vous n'enlevez pas ma cage Maîtresse? -Non pas besoin. Je portais une cage de chasteté et depuis 15 jours je n'avais pas été soulagé, à priori ce ne serait pas pour ce soir non plus. Je me lavais donc avec la cage du mieux que je pouvais. Déjà j'avais profité d'une douche chaude, ce n'était pas toujours le cas. A mon retour dans la chambre Maîtresse était allongée dans le lit les draps tirés sur elle, plongée dans son téléphone . Elle s'était déshabillée ses affaires trainaient sur le sol, je les ramassais prestement et les pliais sur la chaise sans qu'elle ne lève les yeux de son écran, Maîtresse Muriel était habituée que je passe derrière elle pour remédier à son désordre, c'était même ma fonction première. Ensuite j'allais m'agenouiller devant le lit en silence tête baissée. 30 bonnes minutes se passèrent sans aucun bruit si ce n'est les tapotements de Maîtresse sur le clavier de son portable avant qu'elle ne pose celui ci sur la table de nuit. Je sentis son regard sur moi... -Bien, dans un premier temps tu vas me faire un cuni que je me détende un peu, ensuite tu me lècheras les pieds jusqu'à ce que je m'endorme, quand je serai endormie, tu te glisseras sous le sommier du lit sans me réveiller, tu en profiteras pour nettoyer mes chaussures avant de dormir. Allez !!! Je passais sous les draps, Maîtresse écarta les jambes, je commençais à la butiner, son sexe sentait fort, elle ne s'était pas douchée, mon sexe me faisait mal car prisonnier dans sa cage il ne pouvait bander malgré l'envie. Rapidement Maîtresse se mit à mouiller et soupira de plaisir, elle appuya ma tête avec sa main je léchais alternativement sa vulve et son bouton m'activant à lui faire obtenir la jouissance recherchée ce qui arriva bientôt sous ma langue qui passait et repassait sur son clitoris. Maîtresse échappa de grand râle de jouissance et serra très fort ma tête entre ses cuisses pour me faire stopper mon action. Je restais immobile le nez dans sa toison à respirer les senteurs merveilleuses de sa jouissance en attente de ses consignes. Pendant quelques minutes Maîtresse, immobile, reprit ses esprit ! -Suffit! Lèche moi les pieds maintenant!  Je glissais au fond du lit sous les draps que Maîtresse remonta sur elle, je m'approchais d'un de ses pieds et commençais à lécher la plante du talon aux orteils avant de sucer chacun d'eux comme Maîtresse m'a appris à le faire en nettoyant entre chaque orteil la crasse qui s'y trouvait. Maîtresse avait porté toute la journée des ballerines sans chaussettes, ça se sentait! Mais bien loin de me répugner au contraire l'odeur de ses pieds comme à chaque fois, me subjuguait. Au bout d'un moment Maîtresse se tourna sur le côté et rapprocha ses 2 pieds joints, je continuais ma besogne. J'aime lécher les pieds de ma Maîtresse, je peux le faire des heures durant. Qu'ils soient sales, propres, froids, chauds, peu importe, je ne connais rien de meilleur que de promener ma langue sur les pieds de ma propriétaire. En + d'être un acte humiliant qui me comble et qui matérialise ma soumission à ma Maîtresse c'est également pour moi un acte d'amour, j'aime sentir son odeur, toucher sa peau, l'embrasser. Ses pieds sont le seul endroit de son corps ou je peux m'abandonner en gestes tendres, même son anus ses aisselles ou son sexe qu'elle m'ordonne de lécher et d'honorer régulièrement n'ont pas droit à l'expression de ma tendresse comme ses pieds même si j'adore aussi m'en occuper évidemment.  Lorsqu'il me sembla entendre la respiration de maîtresse j'arrêtais mes léchages pour vérifier si Maîtresse était endormie, une double tape sur le nez me fit comprendre que non, je reprenais aussitôt mon labeur quelques minutes plus tard peut être 15, cette fois j'en étais sur, ma Maîtresse était endormie, j'entendais son souffle caractéristique. Je me retirais le plus discrètement possible de sous les draps sans la réveiller, je glissais ensuite sous le lit sur le carrelage froid, j'attrapais en même temps sa paire de ballerines en cuir noir et en m'installant sur le dos toujours le plus doucement possible, je commençais le nettoyage de ses chaussures. La réveiller pouvait me valoir une punition douloureuse! Le nettoyage veut dire que je dois frotter avec ma langue toute la chaussure même la semelle. C'est une corvée à laquelle je suis astreint depuis que je suis son esclave. Quasiment tous les soirs Maîtresse exige que je nettoie ainsi les chaussures qu'elle a porté durant la journée. Ce soir était particulier , car comme j'étais dans le noir, je ne pouvais voir ce que je faisais et Maîtresse demain matin ne manquerait pas de vérifier l'état de ses souliers. Je risquais une cuisante correction si elle n'était pas satisfaite, et le fait que je doive rester dans le noir pour les nettoyer sans la déranger n'était pas de nature à adoucir la punition. Lécher des chaussures est un acte bien particulier , si il est difficile à atteindre voir même impossible,  lécher l'intérieur du soulier est le plus agréable pour un fétichiste, car on est en relation directe avec l'odeur du pied qui a habité ce soulier peu de temps avant. En tous cas pour moi c'est le cas, je prends beaucoup de plaisir à passer et repasser ma langue sur toutes la surface que je peux atteindre de l'intérieur de la chaussure, et plus l'odeur est forte plus j'y prends du plaisir. Ce soir je ne suis pas déçu, les ballerines de Maîtresse sont particulièrement odorantes. Lécher le côté extérieur des chaussures apporte des sensations complètement différentes L'odeur est souvent moins prenante en tous cas l'odeur des pieds à laissé la place à l'odeur de la matière (cuir, caoutchouc ou autres...) par contre le côté humiliant est beaucoup plus prononcé, ça en devient même dégradant quand il faut lécher la semelle extérieur. Pourtant jamais je ne me suis échappé à ma mission, j'ai toujours donné le meilleur de moi même pour redonner aux semelles de Maîtresse l'éclat du neuf.  Après avoir frotté du mieux que je pouvais l'intégralité des chaussures je les déposais juste à coté de moi je récupérais une couverture que j'avais mis sous le lit après ma douche et j'essayais de m'endormir roulé dans la couverture à même le carrelage. Je suis habitué à dormir par terre depuis que je lui appartiens, une fois ou deux par semaine Maîtresse m'oblige à passer la nuit coucher sur le sol au pied de son lit ou dessous comme ce soir. Cependant le carrelage est encore plus dur que le plancher habituel de sa chambre. J'essaye de m'endormir en serrant sa paire de ballerines contre moi. Je sais que mon sommeil va être saccadé et que malgré tout demain il me faudra être en forme pour continuer à la servir. Ne pas pouvoir me masturber contrairement à ce qu'on pourrait penser n'est pas une frustration, moralement c'est même très agréable de me savoir contraint par ma Maîtresse à la chasteté alors que elle, la femme de ma vie, peut jouir quand elle veut, comme elle veut et avec qui elle veut.  
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Par : le 04/12/25
Je vous remercie Maitre, de m'avoir montrer ma place à vos pieds de m'avoir laisser l'honneur de vous chaussez et de vous déchaussez  de m'avoir permis de vénérer vos pieds, de les lécher et de les embrassés d'avoir pu vénérer votre corps, votre sexe, ainsi que votre présence d'avoir pu être à votre disposition sous cette contrainte physique et psychique d'avoir goûter à ces plaisirs SM que nous avons partager d'avoir était autoritaire par ces punitions pour me remettre dans le droit chemin d'avoir eu votre affection, sans me faire oublier mes obligations d'esclave de m'avoir pris en mains, pour m'éduquer, me guider, subtilement à cette place d'esclave  Qu'était la mienne à vos pieds. J'ai pris beaucoup de plaisirs à vous servir. Je m'incline devant vous, en dessous de vous, humblement....  "Merci Maitre" ** Photo d'illustration, non personnelle..  
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Par : le 03/12/25
"échange" de messages ( presque un monologue) avec un potentiel  Dans l'attente de vos réactions ! Bonne lecture 😂   Je veux bien connaître vos conditions , nous n avons encore jamais abordé ce sujet ... J aimerais tres sincèrement pouvoir trouver une solution équitable....     1 tu serais mon deuxième soumis ( larbin, esclave) et je vois 2440 quand je veux même en ta présence 2 tu ne t'installe pas avant de je Te l'ordonne quand tu viens les week-ends c'est avec le minimum, c'est à dire ce que je te dirais d'apporter 3 tu me remet ton tel à ton arrivée et tu te consacre sur ton dressage et uniquement sur ton dressage 4 la période de noviciat est à MA SEULE convenance     Et en quoi consistera mon dressage ? Svp   À me servir et à satisfaire mes besoins       D accord , pas d homosexualité , pas d exhibe en publique ... personne d autre que vous me domine Je n accepterai d ordre de personne d autre que vous Votre soumis doit me respecter comme si je n étais pas un soumis. Hors de questiô que il se permette une quelconque forme supériorité sur moi Mon corps et mon cul sont pour vous et vous uniquement    C est tout ce que je demande , je me offrirai à personne d autre que vous   Le problème : comme il fait froid , je pars du jeudi soir au lundi matin dans le sud ....   Tant vous ne me ordonnez pas de le servir ou lui obéir tout ira bien , moi je suis soumis à ma Maîtresse mais que pour la servir elle .....   Seule ma Maîtresse m intéressé, je n ai que faire des autres , ils resteront insignifiants à mes yeux qu ils soient soumis ou Maitre. Je m en fous comp’élément , aucune forme de déférence devant quiconque ....   Et bien laissons passer les fêtes....   Rien de mieux que démarrer l année avec un collier   Pas très motivé   Si tjrs motivé mais je reste pragmatique   Vous savez tres bien ce que je veux ....   Ne sachant pas trop comment ça va se passer vous concernant , je vais vous dire ce que j aimerais vivre avec vous : une vie commune Maîtresse/ soumis 7/7 avec participation financière de ma part ( à définir) ... les autres soumis ne devront pas être omniprésente et ne pas rester dormir le doit sauf exception , il faudra me préciser mon rôle.... je ne sais pas ce que vous voulez ...   N étant pas du tout intéressé par une relation suivie , je préfère que nous abordons dans le tous aspects d une relation à demeure et faire un essai d 1 mois avec participation financière de ma part , cela permettra de savoir réciproquement si la relation pourra être bénéfique à tous les 2 ...     Yahoo Mail : Recherchez, organisez, maîtrisez
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Par : le 03/12/25
Chapitre 48 Sous la Coupe des Maîtres   Le salon de l'appartement n'avait rien d'un Donjon, mais l'atmosphère était plus lourde qu'un tombeau. Thomas et moi étions installés dans le cuir des fauteuils club, impeccables dans nos costumes, un verre de cognac à portée de main. Devant nous, la seule chose qui rompait l'illusion de la normalité était l'humiliation parfaite et silencieuse. Nos soumises étaient à genoux sur le tapis persan. Ma soumise était à ma droite ; Éléonore, la soumise de Thomas, était en face. Nues, sans aucune concession à la pudeur, leurs corps exposés sous les lumières douces du plafond. Elles portaient uniquement leurs colliers de soumission respectifs. Il n'y avait eu ni dîner, ni fausses politesses. La soirée avait commencé là où le pouvoir résidait. "L'exercice de l'attente," commenta Thomas, sa voix basse s'accordant à l'ambiance. "Ton éducation semble impeccable. Elle ne bouge pas." "L'immobilité est sa première offrande," répondis-je, un sourire imperceptible. "Mais l'ennui est le véritable test. Elles ne sont pas là pour se reposer." Je désignai ma soumise d'un mouvement de menton. "Soumise. Tu as l'autorisation de ramper jusqu'à Éléonore et de lui demander pardon pour le temps que tu perds." Elle s'exécuta immédiatement, rampant sur ses genoux et ses coudes. Le lent mouvement, ses fesses se balançant à chaque mètre, transformait le salon en une arène intime. Arrivée devant Éléonore, elle s'inclina jusqu'à toucher le tapis du front. L'humiliation était totale, sans raison, mais sans plainte. "C'est suffisant," lança Thomas, coupant court à l'exécution. "Inutile de la renvoyer. La proximité est parfaite pour le jeu. Mon ami, je te réclame ta propriété pour quelques minutes. Je veux tester sa capacité à se donner à une autre, ici, devant la simplicité du quotidien." "Elle est à toi," répondis-je. "Utilise-la. Elle t'est offerte." Thomas donna immédiatement l'ordre aux deux femmes, toujours nues et à genoux l'une en face de l'autre sur le tapis : "Éléonore, ma soumise, et toi, soumise, vous allez vous servir. Maintenant. Vous n'avez pas de désir propre. Vous n'avez que la tâche de prendre plaisir dans le service commandé. Commencez par l'échange." Ma soumise était visiblement déstabilisée. C'était la première fois qu'elle était confrontée à une intimité saphique. Thomas, lui, avait choisi Éléonore pour sa discipline et son expérience. Éléonore, sans hésiter, s'est emparée du bras de ma soumise et l'a forcée à s'allonger sur le dos, juste à côté du canapé. C'était un mouvement de domination technique, froid, non émotionnel. Elle s'est ensuite glissée sur elle, le contraste de leurs peaux – l'une pâle et nouvelle, l'autre légèrement plus mate – accentuant l'effet d'objet sur le tapis sombre. "Soumise, tu es dominée par elle. Laisse-la t'enseigner la soumission du corps féminin. Éléonore, la douceur n'est pas nécessaire. Je veux qu'elle cède à ton expérience," ordonna Thomas. Éléonore a commencé son travail avec une précision clinique. Sa langue a trouvé le chemin de ma soumise, la dominant immédiatement, ne lui laissant aucune chance de contrôle. Ma soumise, tendue par l'incertitude de la sensation, a d'abord résisté, ses hanches se soulevant maladroitement sur le tapis. "Non," lança Thomas, sa voix claquant. "Ne lutte pas contre le plaisir qu'on t'offre. Ta soumission est de recevoir. Laisse-la faire." Le corps de ma soumise, sous la pression de l'autorité vocale et la manipulation experte d'Éléonore, a commencé à se détendre, puis à se cambrer. L'expérience d'Éléonore, son assurance, était une forme de violence douce qui pénétrait les défenses de ma soumise. Je me suis penché en avant, le cognac à la main, observant les détails. Éléonore a basculé sa tête, ses cheveux foncés masquant l'acte, mais les gémissements de ma soumise, faibles mais de plus en plus intenses, devenaient le seul bruit de la pièce. C'était une véritable prise de possession par procuration, au milieu de la simplicité du salon. Le contact des corps, la succion régulière, le lent glissement dans l'abandon complet. "Je crois que ma propriété apprécie l'instruction," commentai-je, le détachement forcé. "L'obéissance du corps est immédiate, même face à l'inconnu." Thomas a souri, satisfait. Il a ordonné à Éléonore de se concentrer sur un seul point, de ne pas lâcher jusqu'à la rupture. L'orgasme de ma soumise fut un cri étouffé, ses ongles s'agrippant au tapis, son corps se convulsionnant sans contrôle, entièrement sous la coupe d'Éléonore. "Maintenant, inversion," dit Thomas. "Soumise a reçu. Elle doit maintenant donner. Éléonore, à terre. Soumise, ton tour. Sers Éléonore comme tu me sers." Ma soumise, encore tremblante, s'est redressée. Éléonore s'est retournée, s'offrant. Ma soumise, bien que novice, a compris l'enjeu : l'imitation et la performance. Elle a approché Éléonore. Le geste était plus hésitant, plus brut. Elle a léché maladroitement, avant de trouver un rythme plus assuré, s'appuyant sur l'instinct de plaire qui était son moteur principal. Elle utilisait la méthode qu'Éléonore lui avait enseignée par le corps. Le spectacle a duré. Thomas et moi commentions la technique, l'efficacité, la dévotion, assis confortablement. C'était un acte de pouvoir mis en scène, les corps des femmes étant de simples marionnettes de notre ennui et de notre jeu. Éléonore a fini par gémir, un son brusque, commandé. Ma soumise s'est redressée, le visage et la peau moite, mais le regard toujours alerte, attendant. Le silence est revenu, rompu seulement par le bruit des deux femmes reprenant leur souffle sur le tapis. Leurs corps nus étaient des preuves vivantes de la soumission transférée. Thomas et moi, en observateurs, n'avions pas bougé. Mais l'air même du salon s'était chargé de l'urgence de notre propre désir. Je n'ai pas bougé de mon fauteuil, me contentant de poser mon verre de cognac. "Le spectacle était instructif," ai-je commenté, ma voix grave. "La leçon d'interchangeabilité est acquise. Mais l'appartenance exige un rappel. Vous êtes là pour servir l'autorité. Maintenant, servez-nous." Thomas, toujours assis à côté de moi, a acquiescé. "Nous passons à la phase individuelle. Ma soumise, à mon service. La tienne, au tien, pour commencer. Nous évaluerons le plaisir que nous recevons." J'ai désigné ma soumise. Elle a rampé sans attendre, s'agenouillant entre mes genoux, le tapis doux ne protégeant pas son visage des exigences de la soumission. Ses yeux, brûlants d'une anticipation mêlée de fatigue, se sont levés vers moi. "La bouche est faite pour servir, soumise. Fais preuve de l'excellence qui t'a été attribuée par ton Maître temporaire. Sers ton propriétaire," ai-je ordonné, ma main se posant fermement sur l'arrière de sa tête. Au même moment, Thomas donnait un ordre similaire à Éléonore. Le rythme des ordres créait une concurrence immédiate. Ma soumise a saisi l'opportunité. Elle a travaillé avec une ferveur immédiate. Elle se battait pour racheter le temps passé sous l'autorité de Thomas. Sa gorge, son rythme, sa dévotion étaient parfaits. J'ai fermé les yeux un instant, me concentrant sur l'acte d'être servi par ma propriété, le souvenir de ses gémissements sous la langue de l'autre femme alimentant ma propre urgence. Thomas, à côté de moi, émettait des jugements à voix basse, comme s'il notait mentalement la performance d'Éléonore. "Elle est bonne, mais je sens l'effort. Pas le don. Cinq minutes de dévotion parfait, Éléonore," ordonnait-il. Moi, je me concentrais sur la pureté du service de ma soumise. Elle utilisait son expérience, le contrôle de sa gorge, sa respiration. Le contraste entre l'acte commandé de l'échange et cette fellation personnelle était frappant. Ici, la ferveur était authentique : l'urgence de plaire à l'unique source de son plaisir et de sa douleur. J'ai atteint le bord de la rupture, la tension était insoutenable. "Stop," ai-je murmuré, ma voix serrée. "Retire-toi, soumise. Maintenant. Relâche. Ta performance est satisfaisante. Regarde-nous." Elle s'est reculée, son visage moite, les yeux fixés sur moi. Elle a haleté, prête au prochain ordre, l'acte inachevé étant la plus grande des humiliations. Elle est restée à genoux. Thomas, lui, n'avait pas encore terminé. J'ai regardé Éléonore, le visage marqué par l'effort, mais l'obéissance totale. Thomas a atteint son propre point de non-retour. "Éléonore. Arrêt. Immédiatement. Retourne à ta place," lui intima-t-il, sa voix tremblante d'une frustration délibérée. Éléonore a relâché son Maître et s'est reculée à son tour. Les deux femmes, à genoux côte à côte, étaient des miroirs parfaits de la servitude et de la privation. Thomas a posé son verre vide sur la table basse, un geste qui signifiait la transition. Ses yeux brillaient, l'idée venait de lui traverser l'esprit. "L'obéissance est une chose, l'interchangeabilité en est une autre, mon ami. Et si nous la testions immédiatement ? Acceptes-tu le service de ma soumise pour valider l'universalité de notre statut ?" "J'accepte. Et je te prête ma soumise en échange. Que l'évaluation du plaisir soit le véritable enjeu de leur discipline," ai-je répondu, la voix calme, le regard fixé sur Éléonore. J'ai désigné Éléonore : "Éléonore. Tu vas me servir. Tu t'agenouilles entre mes genoux. Soumise, tu vas servir Thomas." L'échange a été immédiat, les deux corps nus se croisant sur le tapis. Éléonore, disciplinée et expérimentée, est venue se placer devant moi. Ma soumise s'est déplacée vers Thomas. Je me suis concentré sur Éléonore. Sa technique était irréprochable, professionnelle. Le contact était sans surprise, mais rigoureusement exécuté, répondant aux attentes minimales de son Maître, même sous une nouvelle autorité. C'était une dévotion, pure et froide. Je l'ai laissé travailler. Pendant ce temps, j'écoutais Thomas. Il poussait ma soumise avec des ordres précis et des défis de temps. "Soumise. Je veux que tu maintiennes le silence. Aucune marque de difficulté. La profondeur doit être totale, sur ma seule commande. Ne me fais pas perdre mon temps," lui ordonnait-il. Je savais que ma soumise, récemment validée par l'épreuve lesbienne, se donnerait à fond pour réussir cet examen improvisé. Le service pour un autre Maître était le summum de la soumission. Elle se battait pour que l'honneur rejaillisse sur son propriétaire. Je fermai les yeux et me concentrai sur Éléonore. "Moins de langue. Plus de gorge. Tu es un outil, pas une amoureuse. Ton unique objectif est l'efficacité," lui murmurai-je, imposant une pression ferme sur sa nuque. Éléonore s'exécutait avec une perfection robotique. Elle était la discipline incarnée. Mais j'entendais le rythme haletant de ma soumise s'accélérer près de Thomas. Il la poussait plus loin, cherchant le point de rupture. "Elle ne cède pas à la panique," commenta Thomas, sa voix traduisant une satisfaction non dissimulée. "Une performance solide. Elle a la ferveur. Elle a réussi le défi de l'échange." Le moment de l'achèvement était là, l'intensité du jeu exigeant sa conclusion. Je me suis penché en avant, ma main s'enfonçant dans les cheveux d'Éléonore, la ramenant brusquement vers moi. "L'efficacité," ai-je murmuré contre sa peau moite. "Montre-moi l'achèvement de ta tâche. Maintenant. Sans retenue." Au même instant, Thomas a donné un ordre brutal à ma soumise, le même ordre, la même exigence de finalité. Les deux femmes, l'une expérimentée, l'autre dopée par l'effort et la compétition, ont repris leur service avec une férocité nouvelle. Ce n'était plus de la technique, mais la simple exécution de la propriété. Leurs bouches travaillaient pour prendre ce que nous leur imposions. La décharge a été soudaine et violente pour nous deux. Pour moi, le plaisir fut une vague de chaleur sombre, la tête d'Éléonore pressée fermement par mon pouce dans un geste de possession brut. J'ai senti la convulsion s'emparer de mon corps, mon dos se cambrant contre le fauteuil, mes muscles se tendant. J'ai poussé sans retenue, déversant le trop-plein de la soirée. Mon gémissement, grave et incontrôlé, a résonné. Je n'ai relâché Éléonore que lorsque la dernière secousse est passée, ma semence se répandant dans sa bouche sans que sa discipline ne faiblisse. À côté de moi, j'entendais le souffle lourd de Thomas et le rythme frénétique de ma soumise qui l'aidait à se libérer. Mon regard s'est tourné vers elle. Ma soumise était forcée de prendre chaque goutte, son visage tiré par la profondeur de l'acte commandé. Thomas, plus silencieux mais tout aussi intense, s'est déchargé en elle, la libérant ensuite d'un coup sec. J'ai relâché Éléonore. Elle a dégluti immédiatement, sans aucun geste d'hésitation, les yeux fixés sur moi, le silence de l'obéissance étant son unique réponse. Ma soumise s'est écartée de Thomas, le visage entièrement maculé et mouillé, mais elle a reculé d'un mouvement parfait pour s'agenouiller à nouveau en face de Thomas, attendant la suite. Le silence est retombé, l'air chargé de l'odeur du cognac et de l'effort des corps. Thomas et moi nous sommes reculés dans nos fauteuils, la satisfaction du contrôle absolu remplaçant l'urgence. "L'éducation se poursuit, soumise. Ton corps appartient au pouvoir. Ta bouche a confirmé ta valeur," ai-je dit, m'adressant à la mienne. J'ai désigné la porte de la salle de bain. "Allez-vous réajuster, ensuite attendez-nous en position d'attente dans le donjon." Thomas a souri, ses yeux confirmant la suite.   Chapitre 49 Le Tapis d'Obéissance   La lumière tamisée du Donjon accueillait nos désirs. L'atmosphère était celle d'une attente gourmande, le changement de décor signalant l'escalade du plaisir. Ma soumise et Éléonore étaient déjà là, nues et propres, exactement comme ordonné. Elles occupaient la position d'attente : à genoux, penchées en avant, les fesses exposées, les mains plates sur le sol, le regard fixé sur le mur. Une soumission silencieuse qui ne faisait qu'aiguiser notre appétit. Thomas et moi sommes entrés. Nous avions pris le temps d'apprécier la tension qui montait, sachant que la patience des Maîtres était la clé de la jouissance commandée. L'intimité du salon avait permis l'échange. Cette pièce plus froide allait servir de cadre à la suite des jeux. Nous nous sommes installés sur les sièges de surveillance. Le silence était total, mais chargé de promesses. "Le temps de pause leur a permis de mesurer leur chance, ou leur malchance," murmura Thomas, ses yeux balayant les deux corps. "Leurs bouches étaient efficaces. Voyons maintenant ce que nous pouvons en tirer d'autre." "Le Donjon est un excellent terrain pour la créativité," répondis-je, m'appuyant en arrière. "Le prochain jeu dépendra de ce qui nous donnera le plus de plaisir à regarder. La position d'attente est une invitation." J'ai fait un geste vers le mur derrière elles, où attendaient des accessoires. "Nous avons besoin de changer la perspective. L'immobilité n'est plus de saison," ai-je dit. J'ai pris deux laisses courtes en cuir noir, munies de mousquetons. Thomas a pris les siennes. "L'obéissance ne se limite pas à la bouche," a commenté Thomas, sa voix se faisant plus autoritaire. "Elle doit être démontrée par la démarche. Les colliers sont faits pour être tenus. Tournez-vous sur les genoux. Maintenant." Les deux femmes se sont exécutées sans la moindre hésitation, pivotant sur le tapis pour nous faire face. La position à quatre pattes, leur tête basse et leurs regards fixés sur le sol, était une soumission parfaite. Je me suis levé, m'approchant de ma soumise. J'ai accroché ma laisse à son collier. Thomas a fait de même avec Éléonore. Le silence était tendu, rompu uniquement par le cliquetis des métaux. "Vous allez marcher à quatre pattes. L'une devant l'autre. Le rythme est le nôtre. Pas le vôtre," ai-je ordonné, tirant légèrement sur la laisse de ma soumise pour la guider. Nous avons traversé la pièce, nos pas lents résonnant. Les deux soumises rampaient docilement devant nous, des preuves tangibles de la propriété. Leurs fesses se balançaient, leurs corps offrant une perspective parfaite à chaque pas. Nous les avons guidées vers la Croix de Saint-André, la structure massive en bois sombre qui dominait le fond du Donjon. Arrivés à la Croix, j'ai donné les ordres précis. "Soumise, tu vas être fixée dos à la Croix. Bras et jambes tendus," ai-je ordonné. Je me suis occupé de l'attache de ma soumise. J'ai utilisé les menottes en cuir pour la fixer. Son corps nu s'est tendu contre le bois, ses seins projetés en avant, ses poignets et ses chevilles immobilisés. Elle était notre offrande, exposée à la pièce. Thomas s'est ensuite concentré sur Éléonore. "Éléonore, à ton tour. Tu vas être fixée sur cette même Croix, face à la soumise. Ton dos sera tourné vers les Maîtres. Ton visage sera centré sur le sien." Thomas a géré l'attache d'Éléonore, ses bras et ses jambes écartés, fixés aux lanières, son corps plaqué contre la Croix. Quand elle fut complètement attachée, le dos nu face à nous, elle formait un miroir inversé de ma soumise. Les deux femmes étaient désormais prisonnières l'une de l'autre et de la Croix. Ma soumise faisait face à nous, vulnérable. Éléonore nous tournait le dos, concentrée sur le corps de sa compagne de captivité. Nous nous sommes reculés. Le jeu était désormais en place. Nous avons laissé le silence s'étirer, la tension étant notre premier outil. Nos yeux se sont portés sur Éléonore. Son dos nu, large et pâle, offrait une toile parfaite, le creux de ses reins menant aux courbes fermes de ses fesses, exposées et vulnérables. Ma soumise, attachée en face, avait son visage à quelques centimètres du sien, condamnée à décrypter les signaux de douleur et de plaisir que l'autre ne pouvait cacher. Thomas a brisé le silence. Il a marché lentement vers la table d'accessoires. "L'échange a été un exercice de bouche. Le Donjon exige de la peau," a déclaré Thomas, sa voix lourde de promesses. Il a saisi un martinet fin et souple, ses lanières de cuir noir sifflant légèrement dans l'air. Thomas s'est placé directement derrière Éléonore, encadrant sa silhouette attachée. "Éléonore. Tu es l'offrande de ton Maître. Ta seule tâche est de supporter. Ta compagne de jeu t'observe. Montre-lui la discipline," a ordonné Thomas. Le premier coup est parti. Léger. Un claquement sec mais doux sur la fesse gauche. Éléonore a tressailli, mais son corps est resté immobile, sa respiration à peine coupée. Thomas a fait une pause, posant la main sur la zone rougie. Sa caresse était un paradoxe : le contact apaisant venait du même Maître qui infligeait la douleur. "Satisfaisant, mais prévisible," a commenté Thomas. Ma soumise a vu le muscle d'Éléonore se contracter sous l'impact. Elle ne pouvait pas voir la trace rouge qui commençait à apparaître, mais elle lisait la douleur et l'excitation forcée sur le bord des yeux d'Éléonore, forçant cette dernière à concentrer son regard sur la sienne pour ne pas se trahir. Thomas a augmenté la force. Le martinet a claqué à nouveau, à droite. Le son était plus net. Cette fois, un léger sifflement s'est échappé d'entre les lèvres d'Éléonore. Thomas a immédiatement enchaîné avec deux frappes de même intensité au centre, puis s'est penché pour caresser la zone rougie de sa paume. C'était un mélange cruel de châtiment et de réconfort qui déstabilisait la soumise. J'ai observé ma soumise. Son visage, encore empreint de la fatigue du service oral, se tendait à l'écoute des coups, ses propres fesses se contractant par anticipation ou empathie forcée. "Soumise, je veux que tu me décrives ce que tu vois dans les yeux d'Éléonore après chaque impact. Aucun mensonge. La vérité est ton seul refuge," ai-je ordonné, ajoutant une couche psychologique au jeu. Thomas a livré une série rapide de trois coups, augmentant la puissance à chaque frappe. Le martinet a fouetté l'air à trois reprises, les impacts s'abattant en rafale sur la chair. La peau d'Éléonore commençait à prendre une couleur cramoisie marbrée. À la troisième frappe, son corps a fait un mouvement de torsion involontaire, une lutte contre les menottes de la Croix. Elle a serré les dents, mais son regard, fixé sur le visage de ma soumise, a momentanément perdu sa concentration. Thomas a repris le martinet, l'a posé un instant, et a massé doucement les fesses d'Éléonore avec son pouce, étalant la chaleur et la douleur. Le contraste était insoutenable. "Soumise. Décris," ai-je répété. Ma soumise, forcée à l'analyse sous la menace, a chuchoté : "Ses yeux... s'humidifient. Elle lutte pour me regarder, Maître. Sa mâchoire est serrée. Elle ne cède pas, elle cherche la suite, elle est troublée par votre main." "Continue, Thomas. Augmente la cadence et la force. Montre-lui ce que signifie "lutter" contre les sensations," ai-je dit. Thomas a souri, appréciant le contrôle. Il a levé le martinet haut, et il l'a fait s'abattre avec une force ciblée. Le son était plus lourd, la douleur plus profonde. Éléonore a poussé un petit cri étouffé, un son bref et aigu. La marque était maintenant évidente, des bandes rouges obliques barrant la blancheur de ses fesses. "Bien. Thomas. Le corps est prêt. Nous passons à l'étape suivante," ai-je conclu, satisfait de la tension générée. J'ai relâché mon siège et me suis dirigé vers la zone des fouets. L'atmosphère est devenue instantanément plus tendue. Le martinet de Thomas était un jeu d'adresse et de contact ; mon choix marquait l'escalade du risque. J'ai saisi le Bullwhip – le cuir lourd, la mèche effilée, la poignée solide. Thomas s'est éloigné d'Éléonore, reculant pour me laisser la place. Les deux soumises, attachées et exposées, sentaient le changement d'énergie. J'ai pris ma distance, déroulant le fouet en un mouvement lent, délibéré. J'ai donné le premier mouvement. Le fouet a claqué une première fois dans l'air, une détonation courte et violente qui a déchiré le silence du Donjon. Les deux soumises ont sursauté simultanément. Ma soumise, en face, a fermé les yeux, son corps tendu par la peur du son. Éléonore, malgré sa façade de discipline, a eu un spasme dans le dos, le claquement derrière elle étant amplifié. J'ai fait craquer le fouet une seconde fois, plus proche. "Ceci n'est pas une caresse, Éléonore. Ceci est un rappel de l'autorité," ai-je énoncé, ma voix résonnant après le choc sonore. J'ai ciblé le haut de son dos, là où la peau était intacte. Le fouet s'est abattu. Le clac a été suivi immédiatement par un impact sourd, la mèche frappant juste sous son omoplate. Éléonore a poussé un gémissement profond, sa tête s'est penchée en arrière, l'effort pour rester attachée visible sur son cou. Ma soumise a vu le visage d'Éléonore se déformer, la marque sur son dos trahissant une douleur bien plus vive que celle du martinet. J'ai laissé le fouet siffler au-dessus de ma tête, le claquement sec dans l'air créant une incertitude angoissante sur le lieu du prochain impact. J'ai visé la fesse gauche, déjà rougie. Le coup était lourd. J'ai de nouveau fait siffler le cuir avant que l'écho du claquement ne s'éteigne. La pause était trop courte, l'attente trop longue. Puis la droite. Le claquement fut bref et brutal. Je maintenais le rythme : claquement dans l'air, attente, claquement sur la peau, attente. Ce jeu d'incertitude était conçu pour épuiser leur résistance mentale. "Soumise, Thomas. Les yeux. Que dit-elle ?" ai-je demandé, sans même regarder la mienne. Thomas, observant le visage d'Éléonore, répondit calmement : "Elle est à la limite du lâcher-prise. Le fouet la submerge. Le jeu fonctionne, mon ami. Elle tremble." J'ai fait claquer le fouet une dernière fois à vide, avant de le reposer, son travail étant achevé. "Suffisant. Le corps a enregistré le rappel. Nous revenons au contact," ai-je dit. Je suis retourné à la table des accessoires pour reposer le Bullwhip. Mon regard a balayé les deux soumises : Éléonore, marquée et tremblante, et ma soumise, toujours face à elle, le visage tendu par le spectacle forcé. "Éléonore. Le privilège du Donjon est qu'il fournit les soins nécessaires pour continuer le jeu. Thomas, occupe-toi de ta propriété," ai-je commandé. Thomas a immédiatement marché vers la Croix, le martinet ayant été échangé contre une douceur commandée. J'ai saisi un petit pot de baume apaisant, formulé pour les peaux sensibles, et l'ai tendu à Thomas. "Ceci devrait apaiser l'urgence et prévenir les marques inutiles. Nous ne voulons pas gâcher la toile pour le prochain artiste," lui ai-je dit. Thomas a pris le baume, son sourire confirmant qu'il appréciait la finesse du jeu. Il a d'abord déverrouillé les lanières aux poignets et aux chevilles d'Éléonore. Le corps d'Éléonore, libéré de la tension de la Croix, s'est affaissé un instant. "Sur le lit, Éléonore. Mets-toi sur le ventre," a ordonné Thomas. Il l'a aidée à se déplacer jusqu'au lit. Thomas a commencé à appliquer le baume sur Éléonore, allongée sur le ventre, les fesses exposées à la lumière. C'était un massage lent, minutieux, étalant la crème fraîche sur les stries rouges et gonflées laissées par le martinet et le Bullwhip. Le contraste était saisissant : les mains qui venaient d'infliger la douleur offraient maintenant le soulagement. Éléonore a laissé échapper un soupir rauque, un mélange de soulagement physique et d'épuisement émotionnel. Pendant ce temps, ma soumise était contrainte de regarder le lit de loin. Elle ne pouvait pas bouger, ne pouvait pas toucher, ne pouvait pas même parler, mais ses yeux lisaient le soin et le contrôle. Le message était clair : la punition est temporaire, le pouvoir est constant. Quand Thomas a eu terminé, il a ordonné à Éléonore : "Assez. Remets-toi sur les genoux. Tourne-toi, face à ton Maître. Ta compagne de jeu est toujours attachée, n'oublie pas le privilège." Éléonore a obéi, rampant vers la Croix. Thomas dit à Éléonore : "Maintenant, tu attends. En position d'attente, à côté de ta compagne de jeu." Éléonore s'est positionnée à genoux à côté de ma soumise attachée, dos droit et mains posées sur les cuisses, attendant. "L'artiste suivant est prêt, Thomas. Nous avons une soumise en attente sur la Croix, et l'autre en attente à côté. L'échange commence," ai-je dit, mon regard fixé sur ma propre propriété. J'ai relâché ma position et me suis dirigé vers la zone d'accessoires. Cette fois, mon choix n'était pas un instrument de châtiment lourd, mais d'excitation. J'ai saisi le paddle en cuir, plat et large, et un martinet en daim souple. Ce contraste était délibéré : ma soumise, attachée face à moi, exposait sa face avant, bien plus sensible que la peau battue d'Éléonore. J'ai ignoré Éléonore, qui attendait à genoux, et Thomas qui observait. Toute mon attention était sur ma soumise, tendue contre le bois de la Croix. J'ai approché d'elle le martinet en daim. Ses lanières douces n'étaient pas destinées à la frappe, mais au contact. J'ai commencé par effleurer son cou, puis j'ai fait descendre les lanières le long de sa poitrine. Elle a laissé échapper un soupir rauque et incontrôlé. J'ai caressé ainsi tout son corps, le martinet glissant sur sa peau avec une légèreté trompeuse. Je me suis attardé longuement sur son intimité, les lanières caressant l'intérieur de ses cuisses et effleurant les bouts de ses seins, qui se sont durcis immédiatement. Ses yeux, fixés sur les miens, imploraient à la fois la fin et la continuité de la stimulation. Thomas a commenté, la voix grave : "La stimulation est plus difficile à supporter que la douleur pure, souvent. Elle est plus fragile sur cette face." J'ai confirmé par un sourire, puis j'ai mis le martinet de côté. J'ai saisi le paddle et l'ai levé. Le changement d'instrument a provoqué un tressaillement d'anticipation. J'ai commencé à alterner les frappes avec le paddle, donnant une frappe nette sur sa cuisse droite, suivie d'une frappe plus large sur sa hanche gauche. Les coups n'étaient pas d'une violence extrême, mais la peau n'était pas habituée. Sa respiration était saccadée. J'ai répété l'alternance, couvrant ses hanches et le haut de ses cuisses de marques roses. Puis, j'ai ciblé la zone la plus sensible. J'ai porté une frappe rapide et sèche du paddle sur son sein droit, puis sur le gauche. Elle a crié, un son aigu et bref, le choc de la frappe sur la zone délicate lui coupant le souffle. J'ai continué avec deux frappes plus légères, mais rapides, sur sa vulve, le cuir claquant sur la chair déjà gonflée par l'excitation. Elle s'est cambrée contre ses menottes en cuir. J'ai immédiatement enchaîné avec le martinet en daim. L'instrument doux est revenu sur les mêmes zones. Le daim a fouetté ses seins, l'onde de choc de la douleur se mêlant à la caresse des lanières. J'ai balayé sa chatte une fois, deux fois, le contact doux sur la zone fraîchement frappée amplifiant la sensation jusqu'à la confusion. Sa tête s'est renversée en arrière. Ses muscles étaient à la limite de la crampe. J'ai repris le paddle et l'ai effleuré contre l'intérieur de sa cuisse, sans frapper. La menace du contact seul suffisait à la faire trembler. Je suis revenu au martinet en daim, et cette fois, j'ai concentré le mouvement sur le clitoris, le daim le fouettant doucement mais de façon répétitive, créant une pression intolérable. Ses gémissements sont passés du cri de douleur au son aigu de l'urgence. L'humidité entre ses cuisses était évidente. "Éléonore, à côté. Que dit le visage de ta compagne de jeu ?" a demandé Thomas, réintégrant l'autre soumise dans l'observation. Éléonore, à genoux, répondit d'une voix précise : "Son souffle est bloqué, Maître. Sa vulve est gonflée et brillante. La pression du daim la submerge. Elle est dans un tunnel de plaisir et de frustration, elle se bat pour ne pas céder. Elle implore l'ordre de relâcher." "La permission n'est pas accordée," ai-je tranché, la voix ferme. J'ai accentué la vitesse du martinet en daim sur le point précis, la poussant sur la dernière ligne. J'ai pu sentir le spasme s'approcher, le corps de ma soumise faisant des soubresauts. Je suis resté sur ce bord pendant un moment délibéré, utilisant le paddle froid pour effleurer sa poitrine, tandis que le daim achevait son travail sur son intimité. J'ai ensuite brusquement retiré les instruments et les ai tenus en l'air. "STOP," ai-je ordonné. Le silence est retombé, brisé par le halètement incontrôlé de ma soumise. Elle pendait, tremblante et moite, à un cheveu du lâcher-prise. "Éléonore. Ton observation finale. L'a-t-elle mérité ?" a demandé Thomas. "Elle a retenu le don de son plaisir pour votre ordre, Maître. Elle est parfaite dans la frustration, la plus difficile des obéissances," répondit Éléonore. J'ai posé le paddle et le martinet. J'ai observé mon œuvre. Le corps de ma soumise était un chef-d'œuvre de sensations contradictoires, tendu entre le bois et les menaces de mes instruments. J'ai relâché un soupir de satisfaction. La soirée avait atteint son apogée. "L'obéissance a été totale," ai-je déclaré. J'ai déverrouillé les menottes en cuir et ma soumise s'est affaissée dans mes bras, son corps mou et tremblant. "Le Donjon a tenu ses promesses, mais il se fait tard. Nous terminons la soirée au salon." Je me suis tourné vers Thomas. "Un dernier verre, Thomas ? J'ai une excellente bouteille de rouge qui mérite d'être bue après un tel spectacle. Vous pouvez dormir dans la chambre d'amis, bien sûr." Thomas a acquiescé avec un sourire reconnaissant. "Avec plaisir. Un peu de conversation normale sera la meilleure des transitions." Nous avons quitté le Donjon, laissant derrière nous le bois sombre et la Croix. Nous avons retrouvé le luxe discret du salon. Thomas a ramené Éléonore, son bras autour de ses épaules nues. Ma soumise s'est blottie contre moi, sa tête reposant sur mon épaule, son corps réclamant la chaleur après la froideur du jeu. Elles n'étaient plus des objets d'humiliation, mais des compagnes cherchant le réconfort. J'ai versé le vin. Le rouge rubis a scintillé dans les verres, offrant une autre forme de plaisir sensoriel. Nous nous sommes installés sur le grand canapé de cuir. Thomas et Éléonore d'un côté, ma soumise et moi de l'autre. Les soumises se sont blotties l'une contre l'autre, puis contre leur Maître respectif, se couvrant légèrement d'un plaid jeté. Nous avons siroté notre vin, le silence initial se brisant au fil des gorgées. Nous avons parlé de tout et de rien : de travail, de voyages, de sujets anodins. Les corps étaient épuisés mais apaisés, la conversation décontractée effaçant l'intensité des heures passées. Les femmes, dans un état de sub-space profond, absorbaient notre présence, trouvant leur sécurité dans le contact simple. Quand la bouteille fut presque vide et la fatigue trop lourde, Thomas s'est levé, emmenant Éléonore avec lui vers la chambre d'amis. Je me suis allongé avec ma soumise, son corps nu niché contre le mien. Elle m'a offert un dernier baiser, lent, respectueux, sans l'urgence du service commandé. Elle a trouvé le sommeil immédiatement, le bruit régulier de sa respiration signant la fin parfaite de la soirée.   Commandez le livre            
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Par : le 01/12/25
Troisième rendez-vous médical : retour chez la chiropractrice :      Voici le compte rendu de ce rdv, qui ne sait pas passer comme je le pensais. Je ne suis pas étonné j’ai toujours fait des plans sur la comète avant les rdvs et fait tellement de spéculation que j’en ai une vision erronée à chaque fois comme pour le rdv chez ma médecin traitante. Mais bon je suis habitué maintenant, ce me frustre encore plus et finalement je crois que j’aime cela.     Donc je m’équipe avant de partir : la cage, le body, le collier ou les pinces sont cadenassé et le plug lapin. Puis je prends la route pour 30 minutes environ, j’ai un peu de gène au niveau du collier car il est serrant, il ne m’étouffe pas mais il sait te faire rappeler qu’il est la et en plus il est assez lourd. La route un peu chaotique car pas mal de travaux mais rien d’insurmontable, et j’arrive à son cabinet avec 2 minute d’avance seulement. Il y a du monde dans la salle d’attente commune au centre, et du coup je referme un peu mon blouson pour pas qu’il voit le collier.     5 min plus tard elle vient me chercher, on entre dans son bureau et une fois la porte fermée je lui tend la lettre que j’avais encore écrit tout seul, c’est là à mon avis que j’ai été trop loin. J’ai passé tellement de temps à la peaufiner que je ne me rendais pas compte de mes demandes les plus absurde les unes aux autres. Elle lut la lettre et la reposa sans me dire quoique ce soit par rapport à cette dernière.     Puis elle me posa des questions sur mes douleurs etc., puis me dit d’enlever juste le manteau et les chaussures, me fait mettre debout et me fait faire des mouvements pour voir ce que j’ai dit au niveau gène et douleurs. Puis elle demande de m’allonger sur la table, tout habillé. Petit moment de panique, elle va me manipuler avec les pinces en place, bien que la douleur pour moi soit un bonheur, mais là cela faisait déjà 30 minutes que je les portais et le frottement de mes habits plus les tirages du au collier mes tétons me faisaient déjà bien souffrir.     Je tente alors de m’exhiber et empêcher une douleur atroce au niveau des tétons, en lui disant que je suis équipé, elle me répond qu’elle sait car c’est notifié dans la lettre mais que cela ne gênera pas la séance de manipulation. Donc je m’exécute en m’installant, et elle commence ses manipulations, au bout de 5 minutes elle commence à faire craquer mes vertèbres du haut et l’appui de la table plus l’enfoncement de ses mains me font souffrir énormément.     Ensuite elle fait des rotations de mes épaules, et là sur la deuxième, je craque et je lui dis que j n’en peux plus la douleur des pinces est atroce et lui demande si on peut retirer le collier et les pinces. Elle accepte je retire donc mon pull, et lui dévoile mon haut de corp dans son body avec les pinces et le collier. Au début elle demande comment s’enlève les pinces, je lui dis en appuyant dessus, et sans ménagement elle appuie dessus et me les retire une douleur forte mais jouissif.      Elle prend la clé du collier et le retire, ne sachant quoi faire je lui demande si je remets mon pull elle me dit oui. Et je me réinstalle sur la table, nous discutons de tout et de rien et lui présente mes excuses pour le spectacle pathétique que je lui offre elle me répond qu’elle a vu bien pire. Puis nous parlons un peu de ma relation fictive avec maitre Éric, et un fois les manipulations terminées, elle me fait mettre debout et marché pour voir si cela va mieux, et effectivement ça va mieux. Elle me demanda de me rhabiller, elle me dit que j’ai le droit de lire la lettre, chose que je fais.     Je fais mine de lire car je la connais par cœur la lettre et je fais l’étonner en lisant que je dois remettre l’équipement retirer. Je lui demande donc si elle veut bien me remettre le collier elle accepte, et je replace moi-même les pinces, ne voulant pas aller trop loin. Mais je reste sans pull le temps de régler la séance. Et de replacer une date ultérieure pour traiter mon épaule droite.     Je me rhabille, mais avant de remettre mon blouson, je tente de lui montrer mon plug lapin, en lui disant que ce matin mon maitre m’avait puni et que j’avais saigné et je lui demandé de regarder si cela était encore visible. Elle refusa car c’est hors de son domaine de compétence. Puis je pris la route pour chez moi.     Mon prochain rdv ce n’est pas médical mais c’est un massage, rien de pervers, et la dernière fois j’avais ma cage mais j’étais sur le ventre, mais là c’est un massage crane et sur le dos en sous-vêtements. Dois je remettre la cage quitte à ce qu’elle la devine à travers le tissu, ou dois-je y aller directement en petite culotte et cage ? dites-moi. Je me prosterne à vos pieds Sophie
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Par : le 01/12/25
Bonjour,  Je n' ai jamais eu de rapport homosexuel, pas de pensée, pas d'envie. Mes Dames sont bi : elles connaissent les deux sortes d'amour. Pour mon anniversaire, un deal m'a été proposé : je " passais le cap ", et elles m'offrirait une jolie guitare que je lorgne depuis longtemps. " OK ! " " Mais ça sera à notre façon ! " Line, notre amie, est plutôt BDSM, ma Dame l'est devenue, donc je devine ... Samedi était le jour choisi pour un rendez-vous organisé par les Dames. Douche bien complète en fin de matinée, déjà encagé depuis une semaine, un peu anxieux, je devais rencontrer un homme du secteur, contacté en douce par Line... paraît il, monté comme un cheval , il participe, moyennant cadeau, aux jeux de quelques couples libertins : je devais me soumettre. Les Dames, jeans, baskets, blousons, sont parties vers 13h , emportant un sac de sport , et m'ont prévenu : " Tu recevras un SMS pour avoir l'adresse où nous retrouver , rdv à 14h, 15 mn en voiture.Tu te passera un tee shirt noir ." Sms bien reçu , je suis arrivé devant un motel de ZI plutôt clean, hotel " à carte" sans réception ni personnel visible. Chambre 9 : les Dames m'attendais , vêtues à l'identique d'un body blanc en dentelle, escarpins blancs. Chambre classique, une petite entrée, une SDB à droite, un grand lit , écran au mur, porte bagage sur lequel était le sac de sport, persiennes descendues et musique de fond d'un smartphone. J'ai du me déshabiller, et ne garder que mon tee shirt. 4 cagoule en lycra, intégrales sauf la bouche, étaient posées sur le lit : deux blanches, deux noires. Lorsque l'on a frappé, elles ont enfilé les deux blanches, moi une noire. Line est allée ouvrir à notre visiteur , lui amenant sa noire. Est alors entré un homme d'une petite cinquantaine, pas très grand, petite bedaine.... Un simple " Bonjour" a fait les présentations. Notre hôte s'est déshabillé....Line l'avait sûrement bien briefé. Ma Dame m'a entraîné face au grand côté du lit, puis y a allongé deux grandes serviettes. Agenouillée devant lui , line lui a alors baissé son caleçon bleu : Buon dio !....Quel engin ! Petit bonhomme, certes, mais sexe long , large, veiné, non circoncis. Même Line n'a pu retenir un " Sacrée bête ! " en commençant a le sucer pour motiver le Monsieur, grosses testicules bien pleines, poils noirs. Pendant ce temps, ma Dame m'a passé une corde blanche aux épaules pour me serrer les coudes, puis les poignets dans le dos, en plusieurs tours. Sexe bien en érection, Line lui a mis un préservatif, grande taille, pus préparé un second : " Deux, ce sera mieux pour vous deux, et ça durera plus longtemps ! "....avec un sourire. Notre hôte, à 3 m de moi , a dû me regarder me faire ligoté, sexe épilé, cage de chasteté et cadenas bien visible ... " Punition d'un soumis" a-t-il dû penser... même pas ! Line a continué à motiver ce gros sexe avec les mains, pendant que ma Dame me bouclait un bâillon boule " Au cas où ! " Elle m'a fait m'agenouiller sur le bord du lit, puis pencher en avant, tête sur les oreillers. Là, moment de doute, j'ai compris ! Je vais me faire sodomiser par cet engin ?? Bah oui ! 😭  Je n'ai plus rien vu , mais ai senti deux sangles me serrer les chevilles, puis une barre y être fixée, m'obligeant à écarter les genoux. Fesses offertes que deux mains m'ont écarté, une troisième m'enduisait l'anus de gel, et y entrait deux doigts en tournant. Gland dirigé, deux poussées, et j'étais pris, tenu par les hanches, bien bloqué ! Un " Humpff ", puis plusieurs vas et viens lents bien profonds, presque ressorti, puis recommancés plusieurs fois. Puis le sexe est ressorti , pour du gel sûrement, et reprise de son activité, plus rapidement et plus nerveusement. J'ai senti un spasme, suivi d'un râle révélateur. Il est resté en moi quelques secondes encore.... Ma Dame a commencé à me libérer, m'a redressé. J'ai coulé dans ma cage, et mon bâillon était trempé : bonne idée, les serviettes ! Notre visiteur s'est rapidement rhabillé, a discuté quelques secondes avec Line dans le couloir , son cadeau, puis porte close . Parti direct à la douche, j'ai entendu les Dames ricaner..... curieux, j'ai voulu savoir....elles ont tout filmé avec un smartphone,  " Mini  carte SD, ne t'inquiètes pas ". On y voit Line sucer le gros sexe, y mettre les préservatifs, mon bondage, mes fesses enduites, ma pénétration en gros plan, le plaisir de notre hôte. " Vous vouliez me voir me faire enculer ? C'est fait ! " " Très bien ! 👍 On espère que ça t'a plu....nous, oui !.... à refaire ! " Mon partenaire aura été minimaliste : pas un ot, pas une caresse , juste son sexe . J'ai trouvé mon siège de voiture raide en rentrant, ou j'ai juste eu mal au cul ! Hier soir, une belle guitare m'attendait.
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Par : le 30/11/25
Je ne comprenais pas ce que je cherchais avec cette jeune femme mais je ne cherchais pas à le comprendre. Ce qui me plaisait, chez elle, c'était sa douceur, une douceur telle que je croyais qu'il n'en existait que dans les tableaux de Vermeer de Delft, à travers laquelle se laissait clairement sentir la force souple d'une lame d'acier. Les modestes vertus que j’ai vues briller n’ont pas peu contribué à me faire comprendre et aimer la religion vraie, celle du dévouement, et de l’abnégation. J'avais pris beaucoup de plaisir à cet après-midi, et pour le moment je ne cherchais pas plus loin, je ne voulais pas penser. Penser, je le pressentais, aurait tout de suite entraîné des questions et des exigences douloureuses: pour une fois, je n'en ressentais pas le besoin, j'étais contente de me laisser porter par le cours des choses, comme par la musique à la fois souverainement lucide et émotive de Monteverdi, et puis l'on verrait bien. Au cours de la semaine qui suivit, dans les moments creux du travail, ou le soir chez moi, la pensée de son visage grave ou de la tranquilité de son sourire me revenait, presque obsédante, une pensée amie, affectueuse, qui ne m'effrayait pas. Il s'agissait d'un accord, dont les orages de la passion ne risquaient pas de troubler l'harmonie et, surtout, d'un moyen de se contempler mieux que dans la solitude dont l'ombre portée obscurcissait le jugement. Charlotte entrait dans l'enfer. Elle ne le savait pas. Une miséricordieuse providence lui cachait l'avenir de rencontres fortuites et de désespoirs où elle avançait. Elle avait repris ses habitudes. Les chagrins s'y cachaient encore, tapis sous les souvenirs et sous les gestes quotidiens, mais le temps qui passait les entourait d'un brouillard, les insensibilisait peu à peu. Elle avait mal mais elle pouvait vivre. Une existence mélancolique où l'attente était remplacée par la résignation et les espérances par des reproches toujours sanglants qu'elle ne pouvait cesser de s'adresser. Elle n'était pas encore descendue à ces profondeurs de souffrances où de mystérieux rendez-vous lui avaient été donnés auxquels il lui fallait devoir se rendre. Il lui semblait qu'elle aurait à souffrir. Mais les prémonitions sont toujours aisées après coup. Elle avait tant de fois retourné dans sa tête tous ces monstrueux enchaînements. Un simple coup de téléphone. L'espoir l'avait ressaisie d'un seul coup, l'avait enlevée, comme un paquet de mer, vers des hauteurs où elle flottait avec un peu d'hébétude, d'où l'incrédulité n'était pas absente. La voix de Juliette avait été très sèche, froide. Elle se répétait que le bonheur, ce n'était plus possible. Mais l'espérance était là pourtant. Ses vieux rêves ne l'avaient pas abandonnée.   Mais le passé est une chose qui, lorsqu'il a planté ses dents dans votre chair, ne vous lâche plus. Son attitude me donnait du ressentiment, elle était à mon avis tout à fait injustifiée: elle n'avait pas à se mêler ainsi de ma vie privée. Celle-ci, justement, prenait un tour agréable et cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant distraite. Le dimanche, j'allais à la piscine avec la ravissante Virginie. Ensuite, nous sortions prendre un thé ou un chocolat chaud, puis nous dînions, avant que je la raccompagne chez elle. Nous faisions l'amour. Dans de pareils moments, je me disais que si les choses avaient été différentes, j'aurais pu vivre avec elle. Mais ma vie avait pris un autre chemin, et il était trop tard. Charlotte s'était donnée à moi. Elle allait se jeter encore dans mes bras et le monde entier en serait transformé. Un mouvement irraisonné me pousssait à la faire souffrir. Je ne comprenais pas moi-même ce qui me poussait. Son apparente résignation, l'absence de riposte à mes attaques ? J'éprouvais un curieux malaise à la faire souffrir. Il me semblait, par une sorte de dédoublement de personnalité, me voir à sa place. En amour, j'avais changé de rôle: de victime, j'étais devenue bourreau. Juliette l'avait souvent promis et y parvenait en général peu de temps, quelques semaines avant de retomber alors dans la routine. Charlotte n'aimait pas en discuter avec elle, essentiellement parce qu'elle savait qu'elle lui disait la vérité. Son travail était très prenant, aussi bien avant son agrégation de lettres. Elle longea une galerie d'art sans presque la remarquer tant elle était préoccupée, puis elle tourna les talons et revint sur ses pas. Elle s'arrêta une seconde devant la porte, étonnée en constatant qu'elle n'avait jamais mis les pieds dans une galerie d'art depuis une éternité. Au moins trois ans, peut-être plus. Pourquoi les avait-elle évitées ? Elle pénétra dans la boutique et déambula parmi les tableaux. Nombre des artistes étaient du pays, et on retrouvait la force présence de la mer dans leurs toiles. Des marines, des plages de sable, des pélicans, des vieux voiliers, des remorqueurs, des jetées et des mouettes. Et surtout des vagues. De toutes les formes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs inimaginables. Au bout d'un moment, elle avait le sentiment qu'elles se ressemblaient toutes. Les artistes devaient manquer d'inspiration ou être paresseux. Sur un mur étaient accrochées quelques toiles qui lui plaisaient davantage. Elles étaient l'œuvre d'un artiste dont elle n'avait jamais entendu parler. La plupart semblait avoir été inspirées par l'architecture des îles grecques. Dans le tableau qu'elle préférait, l'artiste avait délibérément exagéré la scène avec des personnages à une petite échelle, de larges traits et de grands coups de pinceaux, comme si sa vision était un peu floue. Les couleurs étaient vives et fortes. Plus elle y pensait, plus elle l'aimait. Elle songeait à l'acheter quand elle se rendit compte que la toile lui plaisait parce qu'elle lui rappelait ses propres œuvres. Nous nous étions connues en khâgne au lycée Louis-le-Grand puis rencontrées par hasard sur la plage de Donnant à Belle île en Mer un soir d'été. Elle n'avait pas changé: elle avait à présent vingt-trois ans, elle venait de réussir comme moi l'agrégation de lettres. Elle avait également conservé un air juvénile, perpétuant son adolescence. Cette conscience du mal que je faisais à cette femme à la beauté virginale ne m'arrêtait nullement. Je devais aller jusqu'au bout d'un processus mystérieux auquel ma volonté n'avait pas de part.   Aucun sadisme n'expliquait ce comportement puisqu'en la regardant vivre les affres que je lui imposais, il me semblait les vivre par procuration. Les visages en disent autant que les masques. Les yeux noisette, des cheveux noirs, coupés très courts, presque à ras, et la peau hâlée au soleil, épanouie, à moins de détecter quelques signes d'angoisse dans ce léger gonflement de veines sur les tempes, mais pourrait être aussi bien un signe de fatigue. Je l'ai appelée, le soir. Nous avions convenu d'un rendez-vous chez elle. Elle m'a ouvert. "Tu es en retard" a-t-elle dit, j'ai rougi, je m'en rappelle d'autant mieux que ce n'est pas une habitude. Elle savait imposer le silence total. J'étais à genoux, nue, ne portant qu'une paire de bas et des talons hauts, j'avais froid. Quand je pense à nos rapports, depuis, il y a toujours eu cette sensation de froid, elle a le chic pour m'amener dans des endroits humides, peu chauffés. Elle m'a ordonné de ne pas la regarder, de garder le visage baissé. Elle est revenue vers moi une fine cravache à la main. Ce jour-là, elle s'est contentée de me frapper sur les fesses et les cuisses, en stries parallèles bien nettes en m'ordonnant de compter un à un les coups. Ce fut tout ce qu'elle dit. À dix, j'ai pensé que ça devait s'arrêter, qu'elle faisait cela juste pour dessiner des lignes droites, et que je n'allais plus pouvoir me retenir longtemps de hurler. À trente, je me suis dit qu'elle allait se lasser, que les lignes devaient se chevaucher, constituer un maillage, et que ça ne présentait plus d'intérêt, sur le plan esthétique. J'ai failli essayer de me relever mais elle m'avait couchée sur le bois, et m'avait ligotée les poignets et les chevilles aux pieds de la table. Elle s'est arrêté à soixante, et je n'étais plus que douleur, j'avais dépassé la douleur. J'avais crié bien sûr, supplié, pleuré et toujours le cuir s'abattait. Je ne sais pas à quel moment j'ai pensé, très fort, que je méritais ce qui m'arrivait. C'était une cravache longue et fine, d'une souplesse trompeuse et d'un aspect presque rassurant. La douleur qui me tenaillait se mua lentement en plaisir. Le temps passait. J'allais absolument nue, avec mes fesses hautes, mes seins menus, mon sexe épilé, avec les pieds un peu grands comme si je n'avais pas terminé ma croissance et une jeune femme qui s'était entiché de mes jambes. À cet instant, elle a les doigts serrés autour de ma nuque et la bouche collée sur mes lèvres. Comme si après une longue absence, je retrouvais enfin le fil de mon désir. De crainte que je le perde à nouveau. Nous restâmes toutes les deux aux aguets, tendues, haletantes, tandis que l'obscurité se répandait jusqu'au fond de la chambre. Elle voulut me dire autre chose à propos de la fidélité, mais ce ne fut pas le moment alors elle me prit la main et nous demeurâmes silencieuses. C'était ridicule et merveilleux. Nous pleurâmes un peu ensemble. Juliette se sentit l'âme noble et généreuse. Nous nous pardonnâmes mutuellement et nous serions heureuses. Charlotte se jeta contre elle et continua à pleurer. En vérité, elle avait le cœur brisé par les larmes. Mais ce fut une douleur exquise, non plus cette douleur absurde de l'absence. Un inextricable mélange de bonheur et de douleur, touchant de sincérité et débordant de tendresse. Les jeux de l'amour voilent d'autant plus aisément sous la facilité et l'agrément sous les plus cruelles douleurs que la victime s'acharne à ne pas les laisser paraître surtout quand la coquetterie du bourreau raffine la cruauté naturelle des attitudes et des preuves. La passion impose de privilégier l'être aimé et les réels bienfaits ne sont agréables que tant que l'on peut s'en acquitter. L'amour est une initiation qui ne se termine jamais. On est que l'observateur des évènements qui doivent arriver, à force de se forger l'âme dans la solitude.    Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 29/11/25
Parmi les personnes qui m'entouraient, ceux ayant cette sorte d'idéal romanesque, aurait figuré, deux ans plus tôt, Charlotte elle-même, Charlotte qui s'était donnée du mal pour être reçue au rang de ses prétentantes qui eût achevé en consolidant sa situation de favorite, pour ne pas dépérir et s'effacer complètement, conquis son cœur, avec des liens qui se trouvèrent sanctifiés, de sorte qu'elle faisait d'elle une part plus grande. Tout à coup, je la regardais avec une sorte d'épouvante: ce qui s'était accompli dans cet être dont j'avais tant envie m'apparaissait effroyable. Ce corps fragile, ses craintes, ses imaginations, c'était tout le bonheur du monde à notre usage personnel. Son passé et le mien me faisaient peur. Mais ce qu'il y a de plus cruel dans les sentiments violents, c'est qu'on y aime ce qu'on aime pas. On y adore jusqu'aux défauts, jusqu'aux abominations, on s'y attache à ce qui fait de plus mal. Tout ce que je détestais en elle était sans prix pour moi. Et mon seul bonheur, c'était le plaisir même; le mien, le sien, tous ces plaisirs du monde, camouflés la plupart du temps sous de fugaces désirs, des amours passagères, des illusions d'un moment. Nous avions du mal à parler. Il y avait un silence entre nous, fait de nos fautes et de nos remords. L'éclatement et l'évidence des amours partagées, la simplicité qui jette les corps l'un vers les autres. Ce monde ambigu où les choses s'interprètent et où nous leur prêtons un sens qui est rarement le sens, c'était l'insoutenable légèreté du bonheur où le temps et l'espace n'étaient plus neutres dans la soumission. Ils se chargeaient de nos espoirs et de nos attentes, et le monde entier se couvrait ainsi d'un réseau de signes qui lui donnait un sens parfois absurde. Si tout était là, la vérité serait à la portée de tous, à la merci d'un miracle, mais on ne peut n'allumer que la moitié d'un soleil quand le feu est aux poudres. Qui n'a vu le monde changer, noircir ou fleurir parce qu'une main ne touche plus la vôtre ou que des lèvres vous caressent ? Mais on est où nous le sommes, on le fait de bonne foi. C'est tellement peu de choses que ce n'est rien. Mais on n'avoue jamais ces choses-là. Juliette passa ses bras autour du cou de Charlotte. Elle l'enlaça à contrecœur tandis qu'elle posait la tête contre sa poitrine. Elle l'embrassa dans le cou et se serra contre elle. Glissant la main dans ses cheveux, elle posa ses lèvres timidement sur sa joue puis sur sa bouche, l'effleurant délicatement avant de l'embrasser de plus en plus passionnément. Involontairement, elle répondit à ses avances. Elle descendit lentement ses mains dans son dos, et la plaqua contre elle. Debout sur la terrasse, assourdies par le bruit des vagues, elles se laissèrent gagner par un désir grandissant. Charlotte s'écarta de Juliette, la prenant par la main, l'entraîna vers la chambre, et elle s'écarta d'elle. Quand elle se laissait aller à ses heures de rêverie, Charlotte se figurait invariablement le moment où elle amènerait Juliette dans son lit. Cela n'était pas été séant, mais cela avait le mérite de la franchise.   Bien qu'elle s'en défendît, la jeune femme était de ces êtres qui ayant longtemps vécu dans les illusions de l'amour, ont vu le bonheur qu'ils ont donné à nombre de ses congénères, non sans créer de leur part une forme de reconnaissance et une extrême tendresse. Les murs où la jeune femme restait à attendre son amante dégageaient une fraîche odeur d'espoir qui renfermaient l'espoir de faire naître un amour consistant, paisible, délicieux, riche d'une vérité durable, inexpliquée et certaine. La lumière de l'aube inondait la pièce, jetant des ombres sur les murs. N'hésitant qu'une fraction de seconde avant de se retourner vers elle, elle commença à se déshabiller. Charlotte fit un geste pour fermer la porte de la chambre, mais elle secoua la tête. Elle voulait la voir, cette fois-ci, et elle voulait qu'elle la voit. Charlotte voulait que Juliette sache qu'elle était avec elle et non avec une autre. Lentement, très lentement, elle ôta ses vêtements. Son chemisier, son jean. Bientôt, elle fut nue. Elle ne la quittait pas des yeux, les lèvres légèrement entrouvertes. Le soleil et le sel de la mer avaient hâler son corps. Il venait d'ailleurs, de l'océan. Il émergeait des eaux profondes, tout luisant de ce sucre étrange cher à Hemingway. C'était la fleur du sel. Puis Juliette s'approcha de Charlotte et posa ses mains sur ses seins, ses épaules, ses bras, la caressant doucement comme si elle voulait graver à jamais dans sa mémoire le souvenir de sa peau. Elles firent alors l'amour fiévreusement, accrochées désespérément l'une à l'autre, avec une passion comme elles n'en avaient jamais connue, toutes les deux douloureusement attentive au plaisir de l'autre. Comme si elles eu avaient peur de ce que l'avenir leur réservait, elles se vouèrent à l'adoration de leurs corps avec une intensité qui marquerait à jamais leur mémoire. Elles jouirent ensemble, Charlotte renversa la tête en arrière et cria sans la moindre retenue. Puis assise sur le lit, la tête de Charlotte sur ses genoux, Juliette lui caressa les cheveux, doucement, régulièrement, en écoutant sa respiration se faire de plus en plus profonde. Soudain, les lèvres de Juliette exigèrent un maintenant plein d'abandon. La communion ne put être plus totale. Elle lui prit la tête entre ses deux mains et lui entrouvrit la bouche pour l'embrasser. Si fort elle suffoqua qu'elle aurait glissé si elle ne l'eût retenue. Elle ne comprit pas pourquoi un tel trouble, une telle angoisse lui serraient la gorge, car enfin, que pouvait-elle avoir à redouter de Juliette qu'elle n'eût déjà éprouvé ? Elle la pria de se mettre à genoux, la regarda sans un mot lui obéir. Elle avait l'habitude de son silence, comme elle avait l'habitude d'attendre les décisions de son plaisir. Désormais la réalité de la nuit et la réalité du jour seraient la même réalité. Voilà d'où naissait ainsi l'étrange sécurité, mêlée d'épouvante, à quoi elle sentait qu'elle s'abandonnait, et qu'elle avait pressenti sans la comprendre. Elle aurait voulu essayer de pénétrer dans le charme de cette impression qui lui proposait non de jouir du plaisir qu'elle ne se donnait pas, mais du bonheur de cette réalité. C'était une perspective enviable mais quiconque la découvrirait aussi parfaitement la mystifierait de même.   Si la jeune femme avait du goût pour ses congénaires, surtout les plus jeunes et plus chastes aux générosités du corps, elle cherchait dans ses élans amoureux moins l'espérance de les corrompre que le plaisir qu'on éprouve à se montrer vainement prodigue envers ce qu'on aime. Peut-être avait-elle obscurément senti que sa conduite avait un autre objet que celui qu'elle avait avoué, mais n'avait-elle pas su remarquer qu'elle l'avait atteint. Désormais, il n'y aurait plus de rémission. Puis elle prit conscience soudain que ce qu'en fait elle attendait, dans ce silence, dans cette lumière de l'aube, et ne s'avouait pas, c'est que Juliette lui fit signe et lui ordonnât de la caresser. Elle était au-dessus d'elle, un pied et de part et d'autre de sa taille, et Charlotte voyait, dans le pont que formaient ses jambes brunes, les lanières du martinet qu'elle tenait à la main. Aux premiers coups qui la brûlèrent au ventre, elle gémit. Juliette passa de la droite à la gauche, s'arrêta et reprit aussitôt. Elle se débattit de toutes ses forces. Elle ne voulait pas supplier, elle ne voulait pas demander grâce. Mais Juliette entendait l'amener à merci. Charlotte aima le supplice pourvu qu'il fut long et surtout cruel. La façon dont elle fut fouettée, comme la posture où elle avait été liée n'avaient pas non plus d'autre but. Les gémissements de la jeune femme jaillirent maintenant assez forts et sous le coup de spasmes. Ce fut une plainte continue qui ne trahissait pas une grande douleur, qui espérait même un paroxysme où le cri devenait sauvage et délirant. Ces spasmes secouèrent tout le corps en se reproduisant de minute en minute, faisant craquer et se tendre le ventre et les cuisses de Charlotte, chaque coup, le laissant exténué après chaque attaque. Juliette écouta ces appels étrangers auxquels tout le corps de la jeune femme répondait. Elle était vide d'idées. Elle eut seulement conscience que bientôt le soir allait tomber, qu'elle était seule avec Charlotte. L'allégresse se communiqua à sa vieille passion et elle songea à sa solitude. Il lui sembla que c'était pour racheter quelque chose. Vivre pleinement sa sexualité, si l'on sort tant soit peu des sentiers battus et sillonnés par les autres, est un luxe qui n'est pas accordé à tous. Cette misère sexuelle la confortait dans son choix. Lutter, arc-boutées, les pommettes enflammées par le désir de ne faire à deux qu'un seul plaisir. Le masochisme est un art, une philosophie de la vie. Il lui suffisait d'un psyché. Avec humilité, elle se regarda dans le miroir, et songea qu'on ne pouvait lui apporter, si l'on ne pouvait en tirer de honte, lui offrir qu'un parterre d'hortensia, parce que leurs pétales bleus lui rappelaient un soir d'été à Sauzon à Belle île en Mer.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 28/11/25
Combien de fois à Paris, il m'arriva au printemps d'acheter un livre à la librairie de la place Saint-Sulpice et de passer ensuite la nuit devant ma bibliothèque où reposaient des ouvrages. Je les regardais sous la lumière de ma lampe, si longtemps parfois que j'étais encore là quand l'aurore les saluait. Je cherchais à les lire par imagination. La vie lui paraissait aussi légère et prometteuse à augurer que le rayon de soleil qui folâtrait au milieu des arbres et donnait une lumière si belle, si italienne, à cette promenade dans Paris. Sur la place Saint-Sulpice flottait un air doux et sucré. Il semblait contenir ainsi des provisions d'optimisme. La matinée s'épanouissait. Juliette pensait à Hemingway, à cause du printemps, du lieu. Elle l'aurait bien vu déboucher dans le soleil au coin de la rue Férou, tourner légèrement à droite pour descendre la rue Bonaparte et passer ainsi à coté d'elle près de la fontaine. Cette impression était si forte qu'elle aurait presque pu toucher sa chemise à gros carreaux. Il allait chez Lipp où l'attendait un cervelas à la vinaigrette. Absorbée dans ses songes, elle bouscula légèrement dans la foule une jeune femme blonde. Elle s'excusa. L'inconnue sourit alors de son embarras. Juliette balbutia : " - Je pensais à Hemingway ...c'est-à-dire ... il venait souvent ici, vous savez ... ". Elle la regarda avec une expression pleine d'indulgence. Ce que Juliette remarqua d'abord ce fut sa grande beauté mais plus encore l'air de bonté qui émanait d'elle, de ses yeux rieurs. Était-ce le soleil qui l'éclairait, elle lui sembla lumineuse. Juliette eut l'impression de l'avoir déjà vue. Mais peut-être était-ce dans une autre vie ou dans un roman d'Hemingway. " - Savez-vous où se trouve la librairie La Procure ?" "- Oui, répondit Juliette, vous la voyez, on la distingue sous les arbres." - Merci, dit-elle. Au revoir." La jeune femme demeura abasourdie et stupide. Pourquoi n'avait-elle pas saisi l'occasion pour engager la conversation ? Elle finit par se rendre au café de la Mairie où elle avait rendez-vous. Elle commanda un café. La personne qu'elle attendait était en retard. Elle éprouva un malaise. Elle était mécontente d'elle-même. Quelle idiote était-elle ! Pourquoi ne pas l'avoir accompagnée à la librairie ? Peut-être y était-elle encore. Elle se leva et se précipita sur la place. Elle courut jusqu'à La Procure. À cette heure, les clients ne se bousculaient pas. Elle passa du rayon des sciences humaines à celui des livres d'art, sans apercevoir d'autres personnes que des vendeurs oisifs, empressés à la renseigner. Hélas, ils ne pouvaient rien pour elle. Sur le seuil de la librairie, elle se sentit soudain dépossédée, appauvrie : une promesse de bonheur venait de s'envoler. Elle regagna le café de la Mairie. La journée était gâchée. L'église et ses clochers inégaux avait pris un air patibulaire. Elle retrouva alors son café froid et la femme avec laquelle elle avait rendez-vous. Intellectuelle, grande bourgeoise qui s'était longtemps cherchée, si l'on en jugeait par le caractère hétéroclite de ses diplômes, elle ne semblait s'être jamais trouvée. Se disait volontiers mélancolique, plus distingué que déprimée. Convaincue d'avoir raté l'éducation de son fils unique du jour où elle sut que Ralph Lauren était son écrivain préféré. Elle savait beaucoup de choses mais rien de plus. Si elle n'avait pas entendu parler de l'amour, elle ne serait jamais tombée amoureuse. Son language était d'une grande précision. Chacun de ses mots restituait la réalité matérielle d'une chose. Au début, Juliette essaya de saisir ce qu'elle disait mais, très vite, elle perdit pied. Certains mots avaient beau avoir des consonances familières, leur association entre eux lui paraissait alors hermétique. Elle se voulait pourtant convaicante. Quand elle se leva pour lui serrer la main, et lui dire au revoir, elle comprit avec soulagement que l'entretien se terminait. À cet instant, l'image de l'inconnue fut alors noyée dans un regret amer. Je fus bouleversée.    Son complaisant emballement virait à l'obstination et le risque de lui déplaire s'effaçait en un délicieux trouble. Juliette avait été injuste avec cette femme. Elle ne l'avait pas beaucoup gênée. Tandis qu'elle lui parlait, elle aurait eu le temps de retourner plusieurs fois à La Procure, de recommencer la scène de la rencontre avec la jeune femme blonde en ménageant des suites favorables. Maintenant qu'elle s'en allait, qu'allait-elle devenir ? Elle ne pouvait tout de même pas retourner à la librairie. Elle décida de déambuler dans les petites rues creusées dans l'ombre de la grande église. Peut-être s'était-elle attardée dans les parages ? Mais elle eut beau la chercher, elle avait disparue. Elle retrouvait à chaque coin de rue seulement son regret. Lasse de se faire souffrir, elle décida de rentrer chez elle. Le lendemain, son visage commença à s'effacer. La précision du souvenir s'estompait. Cela l'attrista. Deux jours plus tard, elle n'y pensait plus. La belle inconnue avait rejoint le cimetière des êtres croisés, des femmes manquées, des regards échangés sans lendemain, des promesses non tenues, des trahisons non consommées, de tous ces rendez-vous qu'on manque pour une raison inexplicable et qui laissent dans le cœur un sentiment désolé. Faute à la malchance. Le visage de l'inconnue renvoyait les désirs à l'impatience et les empêchait d'aller au-delà, ce qui donnait envie d'atteindre ce mystère indifférent qui se dérobait. Une semaine passa ainsi. La vie avait repris le dessus avec son cortège d'insignifiantes médiocrités. Juliette ne pensait plus à l'inconnue. Quelques jours plus tard, le hasard la conduisit dans une librairie au carrefour de l'Odéon. Elle remonta la rue de Seine afin d'admirer les gravures exposées chez un marchand d'estampes. Ses pas l'entraînèrent. Elle se laissa glisser le long de la rue Saint-Sulpice. Elle déboucha sur la place et se dirigea vers la station d'autobus pour atteindre la ligne 63. C'est un bus qui l'inspirait toujours. Il avait beau avoir perdu sa plate-forme arrière, où dans la jeunesse, on livrait ses cheveux au vent, il conservait un air très nostalgique. Chaque jour, il emmenait les jeunes filles du XVIème arrondissement qui allaient fleurir les bancs de la Sorbonne et de la Faculté de droit pour mourir alors d'ennui et rendre audacieux de jeunes gommeux.   Les étudiants passaient la plus grande partie de leur jeune temps à envoyer des signaux désespérés à des nymphettes qui les conservaient à distance pour éviter toute brouille et inexorablement, le bus les ramenait à la nuit tombante, grisées d'avoir entrevu les perspectives philosophiques que leur faisait miroiter François Chatelet ou Vladimir Jankélévitch, laissant un léger trouble dans leur regard, comme un écho de l'ineffable. Au moment où passant devant le café de la Mairie, elle allait atteindre la station de bus, elle se trouva face à l'inconnue, la jeune femme blonde. Elle lui sourit. Elle la regarda avec une expression d'incrédulité. On a beau croire à la providence,elle se manifeste plus rarement que la folie. Était-elle l'objet d'une hallucination ? Sa voix la ramena alors à la réalité. "- J'étais certaine de vous rencontrer ici. J'en avais le pressentiment." Sur le coup, dans le commerce des personnes que nous avons au premier abord trouvées désagréables, persiste toujours le goût équivoque et frelaté des défauts qu'elles ont réussi à dissimuler. Il y avait dans sa voix un mélange de douceur et d'assurance. Juliette sentit que dès lors les choses ne lui appartenaient plus. Il fallait s'abandonner au dieu tout puissant des circonstances. " - Je suis italienne, lui dit-elle alors, tandis qu'elles marchaient vers le jardin du Luxembourg. La reine Marie de Médicis veillerait avec bienveillance sur cette confrontation. Elle s'appelait Clara. Le lendemain soir, elle vint chez elle. Tout alla très vite. Il n'y a que les femmes légères qui hésitent à se donner. Elle ne l'était pas. Juliette l'aima aussi pour la gravité qu'elle mit dans l'amour, la laissant plus affamée d'elle encore qu'au début. Elle laissa alors filer la chaîne des jours passés, n'en conservant que le dernier chaînon disparu dans la nuit pour prolonger leur bonheur jusqu'à l'aurore à naître.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 27/11/25
Il y a des histoires qui arrivent sans prévenir, qui cognent, qui accélèrent, qui prennent toute la place avant même qu’on ait le temps de dire stop. La mienne avec elle… dix jours, peut-être quinze. Une durée minuscule, et pourtant j’ai mis bien plus longtemps à en sortir. Vous qui lisez… dites-moi : avez-vous déjà vu quelqu’un brûler plus vite que vous ? Elle, c’était ça. Une Sicilienne au sang chaud, au cœur trop large, à la sincérité brute. Le genre de femme qui ne marche pas : elle fonce, elle déborde, elle veut tout avant même de savoir comment respirer. En deux jours, elle avait déjà écrit vingt pages sur notre première rencontre, telle qu’elle l’imaginait. Vingt pages de fièvre, de franchise, de désir. Je devenais, ligne après ligne, à la fois un refuge, un danger, et une obsession. Et elle avait tout verrouillé. Profil fermé, bloqué, scellé. Plus personne ne pouvait lui parler. Elle n’en voulait qu’un : moi. Et je n’ai pas vu venir ce besoin d’exclusivité totale : pas si tôt, pas si fort. Il y a même eu cette petite dispute. Rien de violent, non, juste cette pointe de jalousie parce que je répondais encore à deux soumises, poliment, sans enjeu. Pour elle, c’était impensable. Une menace. Un risque. Une trahison prématurée. Elle vivait déjà dans un “nous” que je comprenais… mais dont je n’avais pas mesuré l’urgence. Elle voulait être ma soumise officielle. Elle me l’a dit au téléphone, d’une voix qui tremblait comme si l’attente elle-même lui faisait mal. Elle voulait rapprocher notre rencontre, me presser, raccourcir le délai, comme si chaque heure comptait. Je vous regarde encore. Soyez honnêtes : qu’auriez-vous fait ? Moi, j’ai essayé de la contenir. De la calmer, l’apaiser, la ramener au sol. Parce que je tenais à elle. Je peux l’admettre sans détour. Je l’ai adorée. Je l’ai voulue. Je me suis projeté. Et la vérité… c’est que j’avais déjà commencé à tout réorganiser. Mon calendrier, mes week-ends, mes obligations. J’avais prévu de la rejoindre beaucoup plus tôt, de faire sauter chaque contrainte pour qu’elle n’attende pas un mois. Je voulais lui offrir ce qu’elle réclamait avec tant d’ardeur : l’exclusivité, le statut, le lien officiel. Pas pour lui faire plaisir : parce que je le voulais, moi aussi. Et j’avais trouvé le moment parfait. Le lendemain du coup de fil était son anniversaire. Je m’étais dit que ce serait mon cadeau : le geste qu’elle n’osait même pas espérer. Celui qui l’aurait fait trembler. Celui que j’avais choisi en silence. Mais son anniversaire justement… a été le début de la fracture. Elle m’a écrit après le déjeuner en famille. Puis plus rien. Un silence lourd, inhabituel. Un vide qui s’étirait. Et quelque chose, sans prévenir, venait de basculer. J’ai essayé de la ramener. Pas en force. Pas en l’inondant de messages. Je ne voulais ni la brusquer, ni la harceler. Je pensais qu’elle avait besoin d’un peu de temps, d’une respiration, d’un espace. Je lui ai laissé cette place, tout en veillant à rester présent. Mais rien n’y a fait. J’étais impuissant. Je n’ai pas su trouver les mots, ni la manière, pour la rejoindre là où elle était tombée. Puis tout s’est effondré. Les excuses. Le téléphone cassé. Le retour fragile. Puis la chute brutale. Dix jours. Pas un mot. Pas un souffle. Et finalement, le blocage ; le pseudo changé ; les photos plus provocantes, comme si elle repeignait un masque pour effacer ce qu’elle avait laissé voir de vrai. Elle est partie comme elle était entrée : en brûlant. J’ai longuement réfléchi. Parce que malgré la brièveté, oui… elle m’a marqué. Elle m’a surpris. Elle a réveillé un coin de moi que je croyais immobile. Vous qui êtes encore là… je vous pose une dernière question. Pas pour elle. Pour vous. Avez-vous déjà vécu un lien si rapide qu’il n’a pas eu le temps d’être solide ? Un feu qui vous a pris par surprise, vous a chauffé le cœur, puis vous a laissé avec le goût d’une histoire trop courte pour être vraiment terminée ? Moi, j’ai compris ceci, pas en théorie, mais dans la peau : Le feu qu’on ne nourrit pas s’éteint. L’intensité n’est qu’un début. La continuité est la preuve. Et l’exclusivité… n’est jamais un cri. C’est un engagement qu’on construit, lentement, dans le calme, dans la durée. Je laisse ce texte ici. Pour moi. Pour déposer ce qui brûlait encore. Et pour vous, qui lisez… Dites-moi. Vous êtes du genre à foncer jusqu’à tout perdre ? Ou de ceux, de celles, qui pensent que le vrai désir, celui qui marque, celui qui transforme, se construit dans le temps, pas dans la précipitation ? Dom, soumise, curieux… je vous lis.
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Par : le 27/11/25
Quand je la pris dans mes bras alors qu'elle montait l'escalier de la place d'Espagne, j'étreignis Rome, la nuit, le souvenir de la place Furstenberg, et la crainte que tout cela ne fût qu'une illusion. Nous allâmes dîner à la terrasse d'un restaurant du Trastevere. Mais nous étions absentes de la conversation. Nous nous parlions mais nous nous projetions déjà dans la chambre mauresque. Nous dévorions le temps qui nous séparait. Nous voulions nous rertouver. Tout ne conspirait-il pas déjà à notre perte ? Je garde l'image de Charlotte se promenant nue dans la pénombre, belle comme "l'Odalisque" d'Ingres dans le harem. Les carreaux de faïence donnaient une impression de fraîcheur et d'exotisme. Charlotte s'accouda au rebord de la fenêtre ouverte. Je la rejoignis. Je sentais contre moi son dos nu, j'embrassai sa nuque tandis que devant moi la ville se dessinait dans des ténèbres piquetées d'étoile. Nous respirions avec le souffle de Rome. Je l'étreignis. Soudain, un éclair cingla le ciel. Hélas à l'aube, je la raccompagnai à la porte de l'hôtel où un taxi l'attendait. Le taxi s'éloigna me laissant seule sur le terre-plein. Devant moi, au tout premier plan, la vasque peinte par Corot sur fond de ville m'apparut comme un signe amical, un peu comme une madeleine de Proust. Cette idée que Corot, Ingres, Léopold Robert avaient tous hanté ces lieux m'enthousiasmait. Tant d'ombres chères et de pinceaux s'étaient mêlés pour peindre le ciel pourpre de Rome. S'y ajoutait ce sentiment de triomphe sur la banalité, sur l'ennui, celui que j'éprouvais à dix-huit ans après l'amour et le départ de la femme aimée. Un sentiment de triomphe mêlé de tristesse, qui je ne sais pourquoi, m'a toujours fait pensé à la phrase de l'illustre général Wellington : "Je ne connais rien de plus triste qu'une bataille gagnée, sinon une bataille perdue". Où allait me mener tout cela ? Encore une fois, nulle part. Je ne resterais pas à Rome. Charlotte devait rejoindre Paris où l'attendait la Sorbonne. Cet amour était construit sur du sable. Il n'avait pas d'avenir. Il était condamné d'avance. Je l'emmenai à l'église Saint-Louis-des-Français. Bien sûr l'église était fermée. Je tambourinai à la porte de la cure. Un prêtre ensommeillé entrebâilla l'huis. Je lui tins un discours si véhément qu'il consentit à nous laisser entrer. Il alluma les projecteurs dans l'église. Quand je lui demandais où se trouvaient les sépultures du cardinal de Bernis et de Pauline de Beaumont, il s'exclama avec une ironie tout ecclésiastique : "Je vais vous conduire où reposent ces illustres chrétiens pas très recommandables." Le cardinal de tous les plaisirs, célébré sous Louis XV, et l'égérie de Chateaubriand, face à face, cheminaient dans le silence de l'éternité, non loin d'un tableau du Caravage, un autre chrétien, pas très recommandable, également. L'après-midi, dans la voiture noire de Charlotte, un fringant cabriolet suédois, nous partîmes pour Garraviccio, au nord de Rome, pour voir les curieux monuments et les sculptures édifiées par Niki de Saint Phalle dans le jardin du prince Caracciolo. Inspirées par les lames du tarot, ces statues monumentales faisaient penser aux grotesques d'une autre folie italienne, les monstres de Bomarzo. Puis nous allâmes nous baigner au pied des dunes de Forte di Marmi qui évoquaient pour moi le souvenir de Malaparte à l'époque où il était l'ami du beau Ciano et qu'ensemble, ils faisaient assaut de séduction auprès des jeunes filles sans savoir que l'histoire était en marche. Ces baisers et ces plaisirs à l'ombre du fascisme, imaginaient-ils qu'ils les conduiraient chacun vers leur destin tragique : l'exil dans les îles Lipari et le poteau d'exécution. L'enthousiasme de la jeunesse mène parfois au désastre.    Pendant que nous déjeunions dans un restaurant du port de Forte di Marmi, j'interrogeai Charlotte sur ses projets. Où irait-elle, cet été là ? Aurions-nous la possibilité de nous voir ? "- Je serai dans l'île d'Elba. - L'île d'Elbe, répétais-je incrédule. - Oui, dit-elle, mes parents possèdent une maison là-bàs." Et elle me parla de ce couvent qu'ils avaient acheté et qu'ils restauraient sur les hauteurs de San Martino. "- Cette maison est devenue le but de leur vie. Mais j'ai l'impression qu'elle a également besoin de moi. Il y a une vue splendide. J'ai planté beaucoup d'orangers. Croyez-vous que les maisons sont comme les personnes, qu'elles ont besoin de nous, de notre amour ? Vous me trouvez folle ?". Comme nous nous levions de table pour rejoindre sa voiture, elle saisit mon bras et me dit avec un regard plein de ferveur : "- Je ne sais pas si vous aurez le courage d'attendre, mais cette maison, j'aimerais que vous veniez un jour. C'est trop tôt maintenant. Il ne faut pas brûler les étapes. Je dois mettre de l'ordre dans ma vie, ajouta-t-elle avec un sourire plein de mélancolie. Mais un jour, il faudra absolument que vous veniez. Cela voudra dire qu'il n'y aura plus d'obstacle entre nous." Puis tout se passa très vite. Je quittai la chambre mauresque. La villa Médicis et la fameuse vasque de Corot s'estompèrent. Puis il eut Capri. Capri, c'est Malaparte qui m'en ouvre toujours les portes. Combien de fois je suis allée en rêve avec lui ? Il me guidait. Il me semblait entendre sa voix théâtrale et sa façon aristocratique de se mêler au petit peuple des pêcheurs et des paysans. J'en sentais l'odeur d'humidité et de moisi, l'hiver, quand il vente sur les villas désertes et qu'on ne trouve pour se réchauffer que quelques brindilles rares dans ce paysage lunaire, sans arbres. Je voyais la mer blanchie par ses moutons d'écume à l'assaut de cet éperon rocheux que le ferry de Naples a du mal à approcher par gros temps. L'été, cette île vibre d'une énergie mystérieuse : dans son cœur brûle encore de la lave. On y sent que des eaux brûlantes et souffrées sont prêtent à jaillir. D'où cette luxuriance qui s'empare des bougainvillées, des jasmins, des hibiscus, qui jettent dans le paysage leurs couleurs vives. Capri a toujours été un refuge pour les originaux. Dans l'Antiquité déjà. Gorki s'y est installé avec la délicieuse baronne Moura Boutberg, une intrigante, moitié espionne, moitié courtisane, cararactère d'acier et cœur d'or. L'écrivain russe balançait entre les délices du monde capitaliste et l'austère gloire que lui promettait Staline inquiet de voir un esprit libre hors de son pouvoir. C'est en Œdipe qu'il revient à Moscou : il s'est crevé les yeux pour ne pas voir les crimes qu'on y commet chaque jour. Depuis, une faune de pseudo-artistes, de milliardaires, y prolifère, avec une bonne proportion de capitaines d'industrie en cavale, et d'anciens mafiosi méritants en retraite. C'est là que je retrouvais Charlotte. Elle avait réservé une suite à l'hôtel Tchertozella, avec vue sur les Faragioni. Un hôtel presque vide en ce début juin. Dans la journée, nous nous tordions les chevilles dans les chemins escarpés pour entrevoir la maison de Malaparte : curieux édifice qui tient du bunker, de la piste d'atterrissage pour aéronefs extraterrestres, de bâtiment d'une cité future imaginé par De Chirico. La mer n'est pas l'amie de Capri. C'est une mer difficile, sauvage et indomptable. Auprès de Charlotte, il me semblait interrompre une migration mystérieuse. Les instants que je passais avec elle dans ce paradis fleuri de la Tchertozella me semblaient si brefs. Combien y aurait-il de semaines avant que je ne la revoie ? Combien de temps pouvait durer encore un amour dévoré par l'imagination, iréel à force d'absence ? C'est le propre de l'amour comme de la vie elle-même de donner l'illusion que tous deux n'ont jamais de fin.    Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 27/11/25
La jeune femme rêvait. Pendant des semaines, elles n'avaient cessé de faire l'amour, de se retrouver par le corps. Il y a parfois bien plus d'émotion à retrouver un amour qu'à le découvrir simplement. Au début, ce fut une toute petite tache, comme une forme de nostagie. Mais non, en se rapprochant bien, on pouvait discerner l'aspect mauve de la mélancolie. Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine gravité. Elle songeait avec une volubilité charmante, de ses beaux rêves chantants sans aucune des intonations criardes ou bien geignardes des paysannes. On la sentait possédée de son propre plaisir. Juliette acquiesçait et Charlotte souriait. Charlotte, accoudée à la fenêtre de sa chambre, regardait le soir descendre sur la vallée. Le soleil venait de passer derrière les grandes collines, presque des montagnes, que le contre-jour rendait noires, avec des franges de lumière sur le dos des châtaigniers qui montaient courageusement en escalade jusqu'à leurs faîtes. Elle se sentait en paix. Il y avait au loin le tintement des cloches de vaches dans l'ombre, de rares grondements de moteurs d'automobiles que l'on ne pouvait discerner sur la route sinuant sous les arbres, en bas. Des fumées s'élevaient des toits de tuiles des fermes tapies à la lisière des bois. Quelle merveille d'ajouter les fumerolles d'une cigarette aux volutes qui montaient aux flancs des collines, un verre de meursault à portée de la main. La petite ville de Rochechouard était bâtie sur une corniche de rochers dominant la vallée. Les quelque cents maisons qui la composaient se groupaient en troupeau au pied d'un château féodal dont deux tours ébréchées subsistaient seules. Le clocher de l'église, un peu plus bas, ne s'élevait pas très haut au dessus des toits pointus des maisons anciennes. C'était un village typique, les habitants disaient ville, ils y tenaient, "bien de chez nous", dominant de façon assez abrupte, un des plus beaux paysages du monde. Maintenant, il règne un silence parfait, un silence villageois, à l'heure où les travaux des champs sont abandonnés, un concert de chiens emplit la maison. Charlotte, en déshabillé noir, cache pudiquement son corps bruni par le soleil. Le diable va là où il trouve à manger et à boire. Juliette s'amusait. Elle jouait avec Charlotte, et montait et démontait de petits mécanismes et elle se promettait d'avance les satisfactions les plus vives à les voir fonctionner. Ce qu'on exprime est souvent obscur. On peut discuter sur les mots, mais enfin les mots sont là. Ce qu'on pense et ce qu'on sent, au contraire, n'est en vérité nulle part ailleurs que dans les gestes qui en naîtront ensuite. La pensée, le sentiment, tout ce qui ne s'exprime pas directement n'est pas un language intérieur perçu par une oreille secrète qui n'a qu'à le traduire en paroles pour que tout devienne clair et public. Il n'y a pas de langage intérieur et la pensée et le sentiment, qui ne sont tout de même pas rien que néant, sont plus proches de n'être rien d'autre que d'être quelque chose d'exprimable, d'univoque et de tranché. L'amour, comme la fortune, est cumulatif. Ainsi prennent place dans la chaîne des évènements, des êtres qu'on s'imagine aimer. Elles s'aimaient, non pas d'un amour impossible mais d'un amour vrai. On n'en finit jamais de nos passions.   Il n'est rien de plus grands fâcheux que ceux qui entreprennent de raconter leurs rêves. Alors en silence, elle pense à Juliette. Elle n'oublierait jamais leur première rencontre, la mémoire de leur amour à naître, brûlante, glacée, courbées par le désir, comme une bataille d'enfants avec la même innocence et les mêmes rêves. Les yeux fermés, à sa fenêtre, sans pensée, toute envahie de son absence, elle ne peut interdire sa main de glisser le long de son corps et de se caresser. Les amours l'avaient laissé indemne jusqu'à Juliette. Elle adore voir la joie de vivre dans ses yeux malicieux, avec la parfaite connaissance de ses doigts soyeux du corps féminin, jamais lasse d'étreintes fiévreuses, toujours à l'assaut. Pour Charlotte, les hommes sont le mensonge, avec leurs mains fausses, leur appétit, la politique dont ils parlent. Ils font souvent impression jusqu'au jour où leur faiblesse éclate. Pour la plupart, ils sont peureux et paresseux, et la faiblesse engendre la vulgarité. Juliette était la femme de sa vie. Avec le temps, les corps s'apprivoisent et les caractères se sculptent. Elle avait accepté de se soumettre à elle dans une totale abnégation. La flagellation et les humiliations sexuelles, ça faisait partie de la poésie de Charlotte. Entre douleur et langueur, supplices et délices, telle de la glace sur du granit, le désir était devenu une terre ardente où s'épanouissait son corps. Quand Juliette évoquait l'anatomie altière de Charlotte, sa grâce brune et allongée, femme-enfant, fragile et éternellement adolescente, ses seins parfaits, ses longues jambes toujours brunies par le soleil, elle avait peur pour elle, du soleil, des coups de cravache trop violents qui semblaient devoir la brûler. Elle l'aurait voulue, idéalement dans la pénombre d'un boudoir, dans un décor vaporeux qu'elle aurait éclairé de la lueur de ses longs cheveux noir de jais croulant en cascade sur ses épaules nues. Fragile et forte, forte mais attendrissante de faiblesse pensait Juliette en regardant la nuit monter dans le ciel immense. Ces menus débordements étaient des débauches fort modestes. Il n'y avait peut-être au fond pas de quoi fouetter un chat. La morale, toute seule, la légèreté toute seule ne sont jamais graves. Ce qu'il y a de terrible, c'est ce mélange de rigueur et de faiblesse dont on donne souvent un déplorable exemple. Elle était trop dure pour ce qu'elle avait de faible, trop faible pour ce qu'elle avait de dur. Elle se demandait si ses rêves n'étaient pas la réalité et ses brefs éveils à la réalité des rêves infiniment trompeurs, heureux état d'inconscience.   Il lui était agréable d'imaginer que même si elle fuguait, elle reviendrait cette même nuit s'installer dans sa tête. Elles furent très bien ainsi, laissant tomber de temps en temps, un mot qui exprimait avec avarice et retenue, une gamme de sentiments, l'écho sourd d'un plaisir confus. Que ferait-elle sans elle ? Elle serait totalement perdue, désemparée. Charlotte s'ouvrit et se cambra au contact de son doigt qui remontait et qui se mit à masser doucement son bouton de chair turgescent qui gîtait dans l'ombre de son pubis. Ineffable lui fut la caresse de son index à l'orée de sa voie la plus étroite, provoquant en elle une sensation de plaisir telle que jusqu'au fond de son ventre et de ses reins, elle fut traversée d'une tension exquise, presque insoutenable. Elle s'abandonna à cette jouissance, à cette extase irradiante. C'était comme si son être entier, tout son corps, tous ses nerfs, tout son sang bouillonnant affluaient dans son hédonisme solitaire. Elle eut un éblouissement d'impudicité. Elle cria sa lasciveté, avec des saccades et des soubresauts. Elle demeura debout, les cuisses écartées, les bras mous immobiles le long du corps. Elle avait encore en elle des ondes d'orgasme qui se répandaient dans une fréquence de plus en plus lente, comme les vagues qui meurent sur le sable quand la mer est calme sous un ciel étale. Une femme experte n'aurait pas été plus habile à lui donner autant de plaisir, sauf Juliette. Mais elle était heureuse de dormir seule dans le grand lit, avec le calme de la campagne tout autour. Elle allait tirer les rideaux, laisser entrer la lumière du soir recouvrir ses rêves et la lune éclairer les arbres. C'est quand on les condamne à mort que les victimes parfois sont le plus folles de bonheur. Car entre les rapports entre les êtres ne sont, tout le monde le sait, que des malentendus. C'est ainsi que naissent souvent les amours malheureuses, les illusions du cœur. Parce qu'ils rompent avec le quotidien d'où naît si vite l'habitude qui est ennemie de la passion. L'amour ne se fait que trop souvent qu'après le coucher du soleil. Tant que le soleil brille, les petites sottes peuvent faire tout ce qu'elles veulent. À partir de minuit, sauf dans le cas de l'ineffable cérémonie des bals, le danger rôde toujours. Si forte que soit la grâce en Juliette, elle sait l'étouffer, et peut-être y a-t-il du courage à se conduire ainsi.    Bonne lecture à toutes et à tous.Méridienne d'un soir.
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Par : le 27/11/25
Ce soir-là, au restaurant, l’air semblait vibrer d’une électricité légère, presque ludique. Toute la journée, une audace nouvelle m’avait effleuré, un souffle d’insolence tendre qui me donnait des allures de funambule défiant son propre vertige. Maîtresse Elie, elle, observait ce frémissement avec un calme souverain, comme une reine amusée par la danse d’un papillon autour de sa couronne. Je croyais bousculer ses certitudes, ébranler un instant l’édifice de son autorité. Je me trompais. Lorsque je laissai tomber quelques mots bravaches, une provocation drapée d’ironie, elle ne s’emporta pas. Elle se leva, effleurant mon épaule d’un geste à peine perceptible, et murmura d’une voix douce : « Très bien, Sabine… si tu le dis. » Ce souffle porta avec lui un parfum familier, un élixir auquel mes sens n’ont jamais su résister. En un instant, mon assurance se fendilla. Mon odorat, traître premier, se laissa happer par cette essence qui m’enlace toujours avant même que ses mains ne m’atteignent. Quand elle revint, son geste trouva le chemin de ma peau, glissant sous le tissu de ma chemise avec une lenteur calculée, telle une brise disciplinée. Sa main, à la fois ferme et bienveillante, pinça un téton et raviva chaque fibre de mon être. Elle n’avait besoin ni de mots ni d’efforts : c’était un rappel, silencieux mais absolu, de la place que je prétendais oublier. Puis ce fut sa voix. Elle parlait de tout et de rien, de ces banalités qui, dans sa bouche, deviennent des sortilèges. Ses intonations, ses infimes variations, le mouvement de ses lèvres, … tout conspirait à me désarmer. J’écoutais sans réellement entendre ; je chutais déjà. Elle prit son temps. La lenteur était sa vengeance, la maîtrise son arme la plus élégante. Quand elle se pencha pour m’embrasser, ce fut avec une intensité qui renversa mes dernières certitudes. La douceur de ce contact fit vaciller ma fausse désinvolture ; le goût même de sa présence me rappela que je n’avais jamais cessé d’être sous son empire. Elle se redressa ensuite, se détacha de moi comme on retire une étoffe au ralenti, et regagna sa place avec cette démarche souveraine qui toujours m’assomme. Je la suivais du regard, impuissant à faire autrement. Alors elle lança l’assaut final. « Tu voulais soutenir mon regard ? Alors profites-en… tu ne pourras pas le refaire de sitôt. » Son regard se planta dans le mien, acéré mais lumineux. Sous la table, un contact précis, à peine un appui mais d’une maîtrise totale, acheva de faire chanceler le peu de contenance qu’il me restait. Je tentai de résister, mais son doigt, léger sous mon menton, redressa mon visage. « Ne quitte pas mon regard, Sabine. » Sa voix… un velours qui brûle. Mon esprit… une forteresse dont elle connaissait toutes les portes. Mes sens, un chœur soumis à sa baguette et à sa volonté. J’étais ivre. Non de vin mais d’Elle, dans toute sa splendeur et toute sa magnificience. Ivre de sa présence. Ivre de sa volonté. De cette puissance tranquille qui fait céder en douceur toutes mes défenses. Un ultime regard, un dernier mouvement de lèvre, une insoupçonnable augmentation de la pression de son pied sur mon sexe tendu à l'extrême et le tsunami pouvait se répandre entre mes jambes en même temps que je ne pouvais contenir un râle orgasmique, son regard victorieux planté dans le mien, penaud. Aussitôt sa sentence tomba, simple et limpide : « Tu vas te lever, Sabine, et aller régler l’addition. » Sa voix ne commandait pas : elle scellait. Son regard ne demandait pas : il possédait. Je me levai, le cœur battant, traversant la salle avec la conscience aiguë de l’instant, de ce qu’elle venait d’accomplir sans jamais hausser le ton, sans jamais brusquer, simplement par la force d’un empire qui dépasse les gestes. Mon entrejambe gonflé laissait apparaître une auréole honteuse et personne se tournant vers moi ne pouvait l'ignorer. Payer la note fut un acte à la fois banal et immense. J’étais redevenu ce que je n’aurais jamais dû cesser d’être : son sujet, son dévoué, sa propriété douce et consentante. Je revenais à elle humblement, la tête plus légère, l’âme plus claire. Elle, déjà, retrouvait son trône invisible, celui qu’elle n’avait en vérité jamais quitté. Son regard me cueillit une dernière fois, un mélange de tendresse et d’autorité. Mon châtiment serait long. Mon abandon serait total. Et jamais plus, depuis ce soir-là, je n’ai songé à défier son pouvoir.
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Par : le 25/11/25
Le lendemain, comme il ne faisait pas très beau, elles restèrent couchées toute la journée. Le simple fait de dormir contre elle émerveillait la jeune femme. Son désir aussi. Cette manière qu'elle avait de la vouloir toujours. La violence des caresses, le silence entre elles, quand elle faisait durer le plaisir, juste par plaisir. Après, elle la regardait à la dérobée comme on fixe ceux dont on sait qu'ils vont nous manquer. Plus se rapprochait l'heure du départ, moins elle acceptait l'obligation de la quitter. Elles avaient décidé de n'en pas parler. De ne pas gâcher les quelques jours qui restaient. Pour la rassurer, parce qu'elle ne manquait pas d'audace, elle lui disait qu'un jour, elles vivraient ensemble. Charlotte n'était pas dupe, elle non plus. Elle aurait voulu trouver une solution. Agir, décider, comme elle en avait l'habitude avant de rencontrer Juliette. Mais il n'y avait rien à faire, rien à projeter. Soudain, je découvris que quelque chose avait, pour moi, sinon supprimé, du mins modifié le goût. C'était le sentiment du présent, cette fixité terrifiante des ombres nocturnes sur la petite place Furstemberg, où vécut le compositeur Tcherepnine et le peintre Delacroix, l'immobilité de la mort. Avant, je me plaisais à cette idée même de notre amour qui permettait la sérénité de mon esprit; tous les moments passés entre nous m'apparaissaient comme les pièces d'un puzzle, ou mieux les plantes d'un herbier, dont la sécheresse m'aidait à oublier qu'un jour, riche de sève, elles avaient vécu sous le soleil. Mais aujourd'hui, si je pouvais encore me plaire dans notre histoire, ce n'était qu'en l'imaginant qu'au présent. Tout cela, vu de l'extérieur, peut avoir l'air grotesque ou insoutenable, mais il n'en est rien. Le résultat est au contraire un comble de légèreté, de délicatesse et de douceur musicale. À la voir, comme ça, Juliette est d'ailleurs la réserve même, mesurée, raffinée, mince et brune, presque fragile, silhouette comme effacée interrompue par le regard clair, décidé. Elle n'a pas de temps à perdre. D'après elle, elle n'en a que trop perdu. Avec son air timide, prude, pudibond, elle pourrait même passer inaperçue. Avec Charlotte, elle jouit lucidement de la contradiction entre ses actes et son apparence. Elle croise et décroise ses jambes nues en évitant d'intercepter son regard. Tout à coup, elle la contemple avec une sorte d'épouvante: ce qui s'était accompli dans cet être dont elle avait tant envie lui apparaissait effroyable. Ce corps fragile, ses craintes, ses imaginations, c'était tout le bonheur du monde à notre usage personnel. Son passé et le mien me faisaient peur. Mais ce qu'il y a de plus cruel dans les sentiments violents, c'est qu'on y aime ce qu'on aime pas. On y adore jusqu'aux défauts, jusqu'aux abominations, on s'y attache à ce qui fait de plus mal. Tout ce que je détestais en elle était sans prix pour moi. Et mon seul bonheur, c'était le plaisir même; le mien, le sien, tous ces plaisirs du monde, camouflés la plupart du temps sous de fugaces désirs, des amours passagères, des illusions d'un moment. Nous avions du mal à parler. Il y avait un silence entre nous, fait de nos fautes et de nos remords. L'éclatement et l'évidence des amours partagées, la simplicité qui jette les corps l'un vers les autres. Ce monde ambigu où les choses s'interprètent et où nous leur prêtons un sens qui est rarement le sens, c'était l'insoutenable légèreté du bonheur où le temps et l'espace n'étaient plus neutres dans l'amour et la soumission. Ils se chargeaient de nos espoirs et de nos attentes, et le monde entier se couvrait ainsi d'un réseau de signes qui lui donnait un sens parfois absurde. Si tout était là, la vérité serait à la portée de tous, à la merci d'un miracle, mais on ne peut n'allumer que la moitié d'un soleil quand le feu est aux poudres. Qui n'a vu le monde changer, noircir ou fleurir parce qu'une main ne touche plus la vôtre ou que des lèvres vous caressent ? Mais on est où nous le sommes, on le fait de bonne foi. C'est tellement peu de choses que ce n'est rien. Mais on n'avoue jamais ces choses-là. Juliette passa ses bras autour du cou de Charlotte. Elle l'enlaça à contrecœur tandis qu'elle posait la tête contre sa poitrine. Elle l'embrassa dans le cou et se serra contre elle. Glissant la main dans ses cheveux, elle posa ses lèvres timidement sur sa joue puis sur sa bouche, l'effleurant délicatement avant de l'embrasser de plus en plus passionnément. Involontairement, elle répondit à ses avances. Elle descendit lentement ses mains dans son dos, et la plaqua contre elle. L'existence cessa de n'être que du temps. Elles se laissèrent gagner par un désir grandissant. Charlotte s'écarta de Juliette, la prenant par la main, l'entraîna vers la chambre.    Elle avait pâli. Non par plaisir, elle vérifia que la lueur dans ses yeux brillait d'un éclat accru. Elle était inquiète, donc elle l'aimait davantage. Elle l'avait voulue mystérieuse, elle était servie. Elle avait beau savoir sa valeur, et comment elle l'aurait le soir même dans son lit, et combien elle avait payé la veille, par moments c'était plus fort qu'elle: ses yeux s'emplissaient de cette brume qui précède les larmes. La tête appuyée sur l'épaule de la jeune femme, elle se laissait aller au seul bonheur qui lui restait: celle de ne pas faire semblant de croire qu'elle l'aimait. Puis, elle se redressait, mutine et plaisantait pour un rien. Elle la dévorait des yeux. Charlotte rayonnait alors de joie. Elle riait, la tête renversée, puis souriait, admirative, émue parfois. On voyait la passion s'emparer de chaque parcelle de son visage. Elles aimaient se promener à Paris lors de promenades nocturnes en taxi. La place de la Concorde leur parut belle pourtant, dans sa torpeur étale, affichant une langueur indécise, entre les lueurs de l'aube, la brume de cet été qu'elles n'oublieraient jamais et l'éclat des réverbères. Elles avaient toujours aimé la place de la Concorde au petit matin, quand on roule vite dans Paris. Le chauffeur interrompit sa rêverie et leur demanda si elles avaient un itinéraire favori. Elles répondirent qu'il pouvait aller où bon lui semblait. Les draps froissés attendraient pour une fois. Le taxi s'était arrêté juste devant l'hôtel. Le réceptionniste grommela quelque chose, il ne savait pas s'il fallait nous souhaiter le bonjour, le bonsoir ou autre chose. Elles furent heureuse de se jeter toutes les deux sur le lit de la suite luxueuse. La lumière de l'aube inondait la pièce, jetant des ombres sur les murs. N'hésitant qu'une fraction de seconde avant de se retourner vers elle, Juliette commença à se déshabiller. Charlotte fit un geste pour fermer la porte de la chambre, mais elle secoua la tête. Elle voulait la voir, cette fois-ci, et elle voulait qu'elle la voit. Charlotte voulait que Juliette sache qu'elle était avec elle et non avec une autre. Lentement, très lentement, elle ôta ses vêtements. Son chemisier, son jean. Bientôt, elle fut nue. Elle ne la quittait pas des yeux, les lèvres légèrement entrouvertes. Le soleil et le sel de la mer avaient hâler son corps. Il venait d'ailleurs, de l'océan. Il émergeait des eaux profondes, tout luisant de ce sucre étrange cher à Hemingway. C'était la fleur du sel. Puis Juliette s'approcha de Charlotte et posa ses mains sur ses seins, ses épaules, ses bras, la caressant doucement comme si elle voulait graver à jamais dans sa mémoire le souvenir de sa peau. Elles firent l'amour fiévreusement, accrochées désespérément l'une à l'autre, avec une passion comme elles n'en avaient jamais connue, toutes les deux douloureusement attentive au plaisir de l'autre. Comme si elles eu avaient peur de ce que l'avenir leur réservait, elles se vouèrent à l'adoration de leurs corps avec une intensité qui marquerait à jamais leur mémoire. Elles jouirent ensemble, Charlotte renversa la tête en arrière et cria sans la moindre retenue. Puis assise sur le lit, la tête de Charlotte sur ses genoux, Juliette lui caressa les cheveux, doucement, régulièrement, en écoutant sa respiration se faire de plus en plus profonde. Soudain, les lèvres de Juliette exigèrent un maintenant plein d'abandon. La communion ne put être plus totale. Elle lui prit la tête entre ses deux mains et lui entrouvrit la bouche pour l'embrasser. Si fort elle suffoqua qu'elle aurait glissé si elle ne l'eût retenue. Elle ne comprit pas pourquoi un tel trouble, une telle angoisse lui serraient la gorge, car enfin, que pouvait-elle avoir à redouter de Juliette qu'elle n'eût déjà éprouvé ? Elle la pria de se mettre à genoux, la regarda sans un mot lui obéir. Elle avait l'habitude de son silence, comme elle avait l'habitude d'attendre les décisions de son plaisir. Désormais la réalité de la nuit et la réalité du jour seraient la même réalité. Voilà d'où naissait l'étrange sécurité, mêlée d'épouvante, à quoi elle sentait qu'elle s'abandonnait, et qu'elle avait pressenti sans la comprendre. Le doute lancinant d'être passée à côté de quelque chose. Sans doute même cette vie précaire, frelatée, fragmentée, lui plaisait-elle un peu.    Avec quelle simplicité, elle me montrait la voie ! Pour la séduire, il s'agissait de me conformer à l'image qu'elle s'était faite de moi. Une fille cynique qui au terme d'une nuit de plaisirs, s'en allait à l'aube, sur la pointe des pieds, de la chambre. Si j'avais passé toute la nuit avec elle et devant le plateau du petit déjeuner, insisté pour la revoir, si je lui avais montré mon trouble, eût-elle jamais rappelé ? Se fût-elle même souvenu de moi ? Désormais, Je savais que pour lui plaire, il suffisait somme toute de l'inquiéter. La faire souffrir. Avec les autres avant elle, j'avais toujours gardé mes distances. Avec elle, ce serait plus difficile. Désormais, il n'y aurait plus de rémission. Elle eut seulement conscience que bientôt le soir allait tomber, qu'elle était seule avec Charlotte. L'allégresse se communiqua à sa vieille passion et elle songea à sa solitude. Il lui sembla que c'était pour racheter quelque chose. Elle avait peur de se retrouver seule. Pourtant, c'est toujours seul qu'on s'invente. Mais qui cherchait de nous deux d'inventer ? Ce que l'on sent en soi de différent, c'est précisément ce que l'on possède rare, et c'est là que l'on tâchait de supprimer. Nous prétendions aimer ntotre vie et nous nous contentions de l'imiter. L'éclat froid de son regard exigeait plus de volonté et de froideur que de bonté. Je cherchais tout au long de ses supplices, une ivresse insoupçonnable, une exaltation aveugle et sans fin. Mon indiscrétion m'a servi, puisqu'elle m'a donné le désir de la punir. Elle fit ce que j'exigeais d'elle, le souffle haletant et se rapprocha de moi en me lançant un regard anxieux. La lueur qui brillait au plafond faisait luire ses prunelles tandis que je laissais errer un regard froid sur sa nudité. Une onde de plaisir la traversa quand le cuir de la cravache lui caressa d'abord le dos, puis les hanches et les seins. Un liquide moite afflua entre les cuisses de Charlotte. Je la fit tourner vers moi, elle était dans un état second, hébétée, comme absente de son propre corps. Je la contemplais longuement en caressant tendrement les mèches de cheveux qui tombaient sur son front. Elle voulait continuer, aller jusqu'au bout de ses fantasmes. Je me détournais à temps pour que je ne puisse pas voir les larmes jaillir de ses yeux. Elle avait déjà dévoilé bien assez de sa vulnérabilité. Vivre pleinement sa sexualité, si l'on sort tant soit peu des sentiers battus par les autres, est un luxe qui n'est pas accordé à tous. Cet prouesse la renforçait dans ses audaces. Il lui suffisait d'un psyché. Nue, avec humilité, elle se regarda dans le miroir, et songea qu'on ne pouvait lui apporter, si l'on ne pouvait en tirer de honte, beaucoup de bonheur. La jeune femme n'avait pas d'autres secours que de demeurer heureuse.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 25/11/25
Elles avaient toutes deux oublié au fond de leur mémoire le mépris de la chasteté et le souvenir de passables galanteries par de louables règles, capables sans doute de s'infléchir, mais leur ayant jusqu'à ce jour gardé de tout caprice qui les eut plongé dans le remord. Elle se tut. Elle-même savait trop bien autour de quelles paroles dangereuses elles tournaient toutes deux, mais peut-être le silence les sauverait-elles. Il ne fallait gâter ni cette journéee, ni cette nuit. Elle était belle, cette nuit, toute chancelante et ornée de musique, pleine des bruits innombrables des hommes et des bêtes, et encore tiède avant l'automne. Son empreinte me brûle, quoi que j'aie pu tenter de m'y soustraire. Elle reste inextriquablement tissée dans la texture même de mon être. La première fois que j'avais voulu l'embrasser, j'attendais des transports ou une gifle. J'eus droit à des rites un peu slaves, des signes cabalistiques, de longs gants noirs enlevés lentement, des doigts en grille sur ma bouche, des lèvres chaudes qui se moquaient de moi. Dès le premier soir, tout était déjà inscrit. Les choses ne sont jamais fatales, sans doute mais précisément parce qu'elles ne le sont pas, elles ne se libèrent jamais du passé qui les fait grandir, des regards et des silences qui les font surgir. Elles naissent à chaque instant de l'instant qui les précède. Chaque parole échangée entre nous trace et définit d'avance les courbes de la relation. Les sentiments n'ont jamais l'épaisseur qu'ils ont dans le silence. Le temps qui s'écoule entre l'évènement et le récit leur prête tous les reflets, toutes les réfractions du souvenir. Pour ne jamais mentir, il faudrait vivre seulement. Mais les projets secrets, les desseins du cœur et les souvenirs brisent souvent cette simplicité impossible. Béatrice disparut de ma vie. Ne recevant aucune réponse aux lettres que je lui adressais, je cessai de lui écrire. Elle ne ne demeurait pas moins présente. Je m'éveillais le matin avec un sentiment d'abandon. Je ne pouvais concevoir qu'un amour aussi intense ait pu achopper sur ce qui m'apparaissait plus comme une indélicatesse que comme une trahison. Je croyais naïvement qu'elle reviendrait. Je demeurai trois mois ainsi dans l'incertitude. Je sursautais en entendant la sonnerie du téléphone, j'attendais le courrier avec angoisse. J'imaginais son existence à Rome. Je vivais comme un automate. J'accomplissais le rituel de la vie quotidienne, je voyais des amis, je faisais l'amour, mais ces gestes restaient extérieurs à moi-même. Mécaniquement, je ne m'y impliquais pas. Une maladie intérieure me minait. Personne autour de moi ne se doutait du drame que je vivais. À qui aurais-je pu en faire la confidence ? Personne ne connaissait l'existence de Béatrice. Il ne me resterait aucune trace de cet amour. Cette idée m'effrayait parfois. Qu'un être ait pu remplir à ce point ma vie et s'effacer sans laisser aucun signe. La première fois que je la rencontrai au vernissage d'une exposition Giacometti au Musée Rodin, je fis tout pour attirer son attention. Emma ne m'adressa pas un regard. C'est un paradoxe littéraire. Plus on décrit les gestes de l'amour, plus on les montre, plus la vision se trouble. Il y avait dans son regard comme une colère retenue, une condescendance moqueuse. Elle n'était pas bavarde, mais imprévue et subtile. Son intérêt la portait là, où précisément, je n'étais pas. Est-ce cette froideur qui m'intrigua ? Quand je lui adressai la parole, elle ne m'écouta qu'autant que la politesse l'exigeait. Elle arborait l'air résigné que les victimes de la mondanité réservent aux fâcheux, aux raseurs. Elle était aussi insensible à l'enthousiasme que je lui manifestais que peut l'être une statue en marbre du sculpteur. Quand je lui demandai son numéro de téléphone, elle me toisa avec une expression offensée. Eût-elle exprimé un peu plus d'urbanité qu'elle aurait moins piqué ma curiosité. La froideur de cette inconnue m'aguichait. Les contraires s'attirent. Sa présence me gênait. Elle s'interposait entre mes rêves et moi. Elle m'empêchait même de songer à elle. Notre rencontre avait du piquant. Le soin extrême qu'elle prenait pour afficher une élégance toute détachée m'intriguait. Une indifférence courtoisie m'eût découragée avec plus d'efficacité. Qu'avais-je fait pour la mériter ? Je n'eus pas le loisir de lui en demander l'explication car elle disparut en me tournant le dos. Le lendemain, je lui fis porter un bouquet de tulipes Bianca à son hôtel, accompagné d'une carte amicale. Je ne reçus aucune réponse. Je n'en fus pas étonnée. Espérant la rencontrer, j'allai bientôt me poster à la porte du Bristol, son hôtel. Je l'attendis sur le trottoir de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Enfin, je la vis apparaître. Dans les reflets de la porte à tambour, elle me parut plus grande, plus élancée, plus altière que jamais. Plutôt réservée, je n'avais pas pour habitude d'accoster une inconnue. Mais sa beauté exacerbait mes sens, fut-ils sans certitude. Elle sembla hésiter sur sa direction. Elle tirait en moi une irrésistible inconduite.    Le désir cherchait avec une impatiente convoitise l'interprétation de la beauté de son regard qui maintenant lui souriait et semblait alors la posséder. La jeune femme y rêva toute la soirée, qu'elle alla, comme elle le faisait chaque jour, passer au cimetière du Père-Lachaise, parmi les dalles grises et les tombeaux de marbre blanc. On prétend que parfois, au moment même où il disparaît, jaillit alors un rayon blanc, que la jeune femme n'avait jamais contemplé de ses yeux, mais qu'elle attendait naïvement chaque soir. Elle m'observait. Je n'en menais pas large. Je devais représenter un spécimen un peu nouveau pour elle. Je me flatte volontiers d'une absence de sentiments. Il m'arrive pourtant d'avoir ainsi des faiblesses qui trouent, malgré moi, mon indifférence et ma facilité à vivre. Cette incertitude l'humanisa à mes yeux. Sans hésiter, je m'approchai d'elle. Quand elle m'aperçut, elle eut un soudain mouvement de recul. Je lus dans son regard noir la lueur de blâme que l'on réserve aux extravagances d'une folle. "- Encore vous", soupira-t-elle. Notre conversation fut aussi cordiale qu'un échange de coups de pistolet, le matin, à l'aube, entre deux duellistes. Malgré mon sourire avenant, et ma fausse innocence, la partie semblait perdue. Je pensais à cette citation de Vigny: "Au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur dire pardon". "- Pourquoi ne me laissez-vous pas le temps de m'expliquer ? N'aimez-vous pas les tulipes ? - Je n'ai aucune envie d'entendre vos explications. - Pourquoi ne pas accepter le dialogue amical ? Avez-vous peur de votre propre faiblesse ?" Je vis passer une flamme assassine dans ses yeux. Une femme ne pouvait-elle pas offrir des fleurs à une autre femme ? "- Vous n'êtes pas de nature à m'en inspirer. - Pourquoi cette brutalité ? Pourquoi toujours imaginer le pire ? Que faites-vous de l'amitié ? - Me croyez-vous à ce point naïve ? Avec vous, je sais très bien à quel type de femme j'ai affaire. - C'est mal me connaître et me faire un procès d'intention. Je ne suis pas une amazone. - Prenez-le comme vous voudrez. Mais laissez-moi, vous perdez votre temps, je suis pressée. - Puis-je vous déposer quelque part ? - Non, c'est inutile, je reste dans ce quartier. - Avez-vous l'intention de déjeuner ? - Oui, mais pas avec vous. - Je vous propose un pacte amical. Nous déjeunons ensemble et je vous promets de ne plus tenter de vous revoir. Parole de femme, honneur de femme." Elle me regarda d'un air dubitatif. Balle au centre. "- Puis-je accorder le moindre crédit à quelqu'un qui se comporte comme vous ? - Je vous répète, je vous donne ma parole d'honneur. Je la sentis vaciller. La situation tournait à mon avantage. La victoire était proche. Restait à traverser le pont d'Arcole. - Votre parole d'honneur, répéta-t-elle en haussant les épaules, je ne me fais aucune illusion sur vous. Mais je suis plus que lasse de votre insistance et de votre folie. Alors, je vous accorde vingt minutes. Pas une de plus." Elle pensa alors à toutes les ombres éphémères qui l'avaient entourée. Etait-ce le malheur et la franchise qu'elle apporterait sans cesse avec elle ? Cette rencontre avait un sens symbolique. Au fond, elle m'initiait à la distance. Eût-elle voulu jouer les énigmatiques, elle eût pu y trouver une satisfaction. J'étais en train de lier à elle, dans ce monde plein de sensualités et de menaces, tout le bonheur que j'attendais de cette rencontre. Le présent de l'amour ressemblait au négatif d'une photographie argentique. Il fallait attendre le développement pour en avoir le cœur net. Parfois, il réserve bien des surprises. L'ennui, c'est que ce genre de difficultés est difficile à dire. Un restaurant nous tendait les bras à l'angle de la rue du Cirque. Je l'y conduisis. Pendant le déjeuner, elle resta fidèle à elle-même. Sur la défensive, hautaine, éludant toute question personnelle, ne m'offrant que l'armure d'une personnalité bouclée dans les conventions et le dédain. La glace contre le feu. Pourtant quelque effort qu'elle fît pour être désagréable, elle ne parvenait pas à me déplaire. Je sentais en elle, derrière la Ligne Maginot qu'elle m'opposait, un attirant tumulte de contradictions qui n'était pas sans charme. Au moins, elle ne ressemblait à personne. En vérité, il faut bien reconnaître que moi aussi. Le café bu, elle se leva et, sans se départir de son air farouche, elle prit congé. Pendant quelques instants, cette femme m'avait paru précieuse. Je n'attendais plus d'elle que l'ultime cadeau qu'elle pouvait me faire: s'en aller. "- Maintenant que j'ai eu la faiblesse d'accepter votre déjeuner, j'espère que vous allez tenir votre promesse. Merci pour les tulipes. Adieu." Elle disparut laissant derrière elle un sillage glacé comme un blizzard. Je tins parole. Pendant dix jours. Puis je l'appelai dans sa propriété non loin de Bordeaux, dans les vignobles. "- Et votre promesse, s'exclama-t-elle. En plus, vous êtes parjure." Le ton de sa voix n'exprimait qu'un courroux de façade purement formel. Ce qui était un progrès. Et puis n'avais-je pas évité le pire, elle n'avait pas raccroché. "- J'ai promis de ne plus vous voir, pas de ne pas vous téléphoner. - Vous êtes bien française", dit-elle en ciselant ce qualificatif pour marquer un mépris. Alors je m'inclinai, rêvant de lui baiser la main. Elle riait de me voir transformée, comme dans un bal masqué.   Mais je dus éviter son regard quand, en un coup d'œil pénétrant, elle sembla me dénuder totalement pour me prendre, et trompée par l'illusion d'être possédée toute entière, et pleine de désirs sensuels, un sourire illumina mon visage. Que son expression suffise à fléchir mon incontrôlable emballement et à faire croire à un abandon en rase campagne était inimaginable, tant il y a des cruautés, des cynismes qui ne résistent pas plus à l'épreuve que certaines complaisances, certaines générosités. Le soir tomba enfin, le soir tant attendu. Le ciel devint noir, des ombres se profilèrent longuement. Le paysage était devenu un peu vert, avec des arbres, des vallonnements gracieux, pendant une demi-heure, le temps d'une vie. Elle se sentait maintenant légère ainsi qu'elle voulait l'être pour vagabonder sans un mot, d'un sourire à un lit. Les choses se passaient, hélas, avec une inconsistance, un flou qui se durcissait ensuite en sentiments, en convictions, en images, mais qui semblaient nés d'abord du hasard, d'un kaléidoscope dérisoire hâtivement secoué. Maintenant que l'amère habitude de ses amabilités était prise, je prenais un certain plaisir à la voir décocher ses flèches. "- Quand venez-vous à Paris ? - Que vous importe puisque vous m'avez juré de ne pas chercher à me revoir. - Je sais par l'une de mes amies, que vous serez après-demain à un dîner chez les Moras. - Vous ne me donnez pas envie de m'y rendre. "J'attendais de cette rencontre quelque chose de confus, une issue possible. J'étais pleine d'espoir. Mais une pensée surtout me troublait. Pourquoi cette femme était là et non une autre ? Quelle suite de hasards, d'agissements fortuits, de contretemps, d'obligations, de retards avaient tissé les fils de cette rencontre à la fois prodigieuse et dérisoire ? Quand elle raccrocha, je conservai un instant le combiné muet à la main. Pourquoi insister ? Oui, pourquoi ? Par jeu ? Il y a des rencontres qui, comme celle-ci, ne commencent pas précisément par de forts encouragements. Si elle avait ressenti un coup de foudre pour moi, elle le dissimulait bien. Peut-être n'aimait-elle pas partager son lit avec une femme ? Tout simplement. Mais alors, pourquoi ne pas me l'avouer ? Il y a des vérités qui ne méritent aucune contestation. Mais alors, pourquoi n'avoir en tête que cet horrible mot de réciprocité La réciprocité en amour est un calcul bourgeois. Pas d'investissement du capital sans un rendement substantiel. Cette femme, sans doute mariée, avait beau me rabrouer, elle me plaisait. sapiosexuelle exigeante, bisexuelle très pratiquante. Elle m'attirait pour une raison que je ne cherchais pas à m'expliquer. Mais après-tout exige-t-on de Dieu qu'il vous donne des preuves de réciprocité. Et puis parfois, en amour, on a l'impression sans vraiment savoir pourquoi, qu'en dépit des obstacles, le destin a déjà gravé notre avenir. Calculer la somme des probabilités qui amène deux personnes à se parler, puis à s'aimer, est une opération effrayante. Surtout si l'on considère que du silence, il peut résulter une passion, fruit d'une accumulation exponentielle de hasards. Et cette histoire aussi était probablement déjà écrite dans un mystérieux livre qu'hélas je n'avais pas lu. Comme se serait simple de pouvoir consulter le livre des destinées avant d'offrir un bouquet de tulipes à une femme. On éviterait tant d'impairs, de temps perdu, de malentendus, mais on passerait aussi à côté de la vie et de ses surprises. Elle vint à Paris. Je me trouvai au même dîner qu'elle. Elle m'accueillit avec son habituelle mansuétude. Après le dîner, elle tenta de s'éclipser mais je la rejoignis dans l'escalier, abandonnant mon amie Béatrice. L'immeuble donnait sur le jardin du Luxembourg. Il y avait dans l'air je ne sais quel parfum de printemps. Nous fîmes quelques pas en silence. Quelle nuit réelle me donnerait autant d'émotions, de feu dans le cœur ? Vivre m'amusait, j'étais jalouse, sentimentale, elle était indifférente, cynique. Il me semblait choisir sur des coups de dés, dont j'ignorais toujours si je les jetais moi-même. Un silence doux et reposant comme une paix. Elle avait une voiture anglaise, comme elle. Elle était née à Londres mais elle vivait à Bordeaux. Je lui demandai de me raccompagner. Elle accepta en poussant un soupir. Elle gara sa voiture en bas de chez moi. Elle semblait avoir épuisé ses ressources d'agressivité. Je tentai alors de l'embrasser en posant une main audacieuse sur sa cuisse nue. Elle ne me repoussa pas. Au contraire, elle répondit à mon désir avec tant de fougue que j'en fus presque déconcertée. Une grande bataille est celle que l'on remporte avec une résistance farouche. Je la dévêtis contre le mur. La découverte de son porte-jarretelles me troubla. Elle ne pouvait exprimer plus clairement ses intentions. Ainsi, elle s'était armée pour l'amour. Rien n'avait été laissé au hasard. La seule chose qu'elle avait abandonnée au jeu des circonstances, c'était le choix de la partenaire. Avais-je même été choisie ? Cette dérision me parut tragique. Bientôt, je me ressaisis. Après tout pas de raison de se lamenter à propos d'un porte-jarretelles. Nous accomplîmes tous les rites que nous attendions l'une de l'autre. L'angoisse avait disparu. Le silence se chargea du reste. Dès lors, elle bascula, comme une statue bascule de son socle. Nous nous retrouvâmes chez moi. Et ce fut comme si, de toutes ses forces, elle tenait à démentir l'indifférence qu'elle m'avait manifestée. Nous nous aimâmes dans une douce ambiance de paix conclue, sur un lit d'armes abandonnées et de sensualité débridée. Déshabillée de son agressivité et de sa pudeur, elle demeurait menaçante comme une tempête apaisée. Ses refus donnaient un prix mystérieux à son doux abandon. Je l'admirais comme une belle énigme. Avais-je véritablement une femme devant moi qui avait cédé à une pulsion saphique ou l'incarnation d'un phénomène météorologique ? Son corps était celui d'une femme aimante, mais les ressorts de son âme paraissaient aussi inaccessibles que les déchaînements d'une tornade. Loin de me sentir maîtresse de la situation, il me semblait que je n'avais été que l'exécutante d'un jeu qui me dépassait. Emma entra dans ma vie au même moment où Béatrice en sortit. Une nouvelle vie, un nouvel amour. Je me retrouvai telle une femmes égarée. Je les fréquentais, mais je ne croisais que des ombres. Je pensais toujours à Béatrice. Chaque nuit j'avais l'impression amère, non de la tromper mais de me trahir.    Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.  
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Par : le 24/11/25
Elle se dit que son amante ne ressemblait pas aux autres. On était toujours le trouble-fête de quelqu'un. Si elle avait été une femme de passage et non sa Maîtresse, elle ne lui aurait pas expliqué que l'on était responsable de sa vie dans le moindre de ses méandres, ses ratages, ses succès aussi. Que tout sauf la maladie dépendait du désir que l'on avait que les choses surviennent. Que l'on avait les amours, les histoires que l'on méritait. Peut-être que les souvenirs sont beaux à cause de cela. Elle se revoit seulement descendre les marches quatre à quatre, dans un tel état, une angoisse d'abandon, qu'elle fut prise d'un hoquet. Elle ne se rappela même plus les explications que Juliette lui donna le lendemain. Juste de l'escalier et de ses yeux brouillés de larmes et de sommeil. Peut-être qu'avec le temps, le filtre des années, ils deviennent comme des produits purifiés, débarrassés des scories du chagrin et de la peur. La jeune femme tenta d'articuler un mot, mais son visage se froissa. Ravagée de désirs, elle regarda silencieusement sa Maîtresse. Ces deux victimes de l'amour n'avaient jamais su s'adapter à un univers classique et d'amantes décourageables. Charlotte fut libérée de sa cellule et elle prit sur le lit une robe dos-nu, très échancrée sur les reins, le serre-taille assorti, les bracelets en cuir et le corsage, croisé devant et noué derrière pouvant ainsi suivre la ligne plus ou moins fine du buste, selon qu'on avait plus ou moins serré le corset. Juliette l'avait beaucoup serré. Sa robe était de soie bleue. Sa Maîtresse lui demanda de la relever. À deux mains, elle releva la soie légère et le linon qui la doublait découvrit un ventre doré, des cuisses hâlées, et un triangle glabre clos. Juliette y porta la main et le fouilla lentement, de l'autre main faisant saillir la pointe d'un sein. Charlotte voyait son visage ironique mais attentif, ses yeux cruels qui guettaient la bouche entrouverte et le cou renversé que serrait le collier de cuir. Elle se sentait ainsi en danger constant. Lorsque Juliette l'avertit qu'elle désirait la fouetter, Charlotte se déshabilla, ne conservant que l'étroit corset et ses bracelets. Juliette lui attacha les mains au-dessus de la tête, avec la chaîne qui passait dans l'anneau fixé au plafond et tira pour la raccourcir. La chaîne cliquetait dans l'anneau, et se tendit si bien que la jeune femme pouvait seulement se tenir debout. Quand elle fut ainsi liée, sa Maîtresse l'embrassa, lui dit qu'elle l'aimait, et la fouetta sans ménagement. Elle avait contracté la manie d'être indélébile dans la vie de sa Maîtresse. Qui aurait résisté à sa bouche humide et entrouverte, à ses lèvres gonflées, à son cou enserré par le collier, et à ses yeux plus grands et plus clairs, et qui ne fuyaient pas. Elle la regarda se débattre, si vainement, elle écouta ses gémissement devenir des cris. Le corset qui la tenait droite, les chaînes qui la tenaient soumise, le silence, son refuge y étaient peut-être pour quelque chose. À force d'être fouettée, une affreuse satiété de la douleur dût la plonger dans un état proche du sommeil ou du somnambulisme. Mais sans se l'avouer elle-même, son bonheur était sombre mais absolu. Elle avait vécu toute seule mais sans la moindres parcelle d'hypocrisie.    Il lui vint à l'esprit que peut-être l'hypocrisie avait du bon. Ainsi, si elle avait su en jouer, elle n'aurait pas demandé à son amante de la fouetter. Elle n'avait été humiliée qu'une seule fois. Bien entendu, elle avait peur, mais cela ne se voyait pas. Elle ne jugeait pas utile d'avouer cette crainte à cette amante car elle n'en avait rencontré aucune susceptible de l'atténuer. Les deux jeunes femmes retrouvent spontanément les mêmes mots, les mêmes gestes, les mêmes procédures intimes à des semaines de distance, peut-être parce que le sexe est la réminiscence du sexe, avant de desserrer leur étreinte, le corps en nage. Le spectacle aussi et la conscience de son propre corps. Mais au contraire, on voyait sur son visage la sérénité et le calme intérieur qu'on devine aux yeux des recluses. Elle perdit le compte des supplices, de ses cris, que la voûte étouffait. Charlotte oscillait de douleur. Mains libres, elle aurait tenté de braver les assauts de Juliette, elle aurait osé dérisoirement s'interposer entre ses reins et le fouet, qui la transperçait. Chaque cinglement amenait un sursaut, une contraction de ses muscles fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irradia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la suppliciée sortirent de longs soupirs, entrecoupés de sanglots. Juliette, excitée, commença à frapper plus fort par le travers et les gémissements furent plus profonds. Lorsqu'elle entendit un sifflement sec, Charlotte ressentit une atroce brûlure sur les cuisses et hurla. Elle la flagella à toute volée sans attendre qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent quadrillées. Charlotte crispa ses poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à sa tête. Alors Juliette s'approchât de Charlotte et lui caressa le visage, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée, puis elle lui ordonna de se retourner et recommença, frappant plus fort, les fines lanières de cuir lacérèrent sans pitié l'auréole de ses seins. Sa séduction demeurait une offensive de tous les instants. Cernée de brouillard, elle était à nouveau une féminité disponible. Le dénouement était là, quand elle ne l'attendait plus, en admettant, se disait-elle, que ce fut bien le dénouement. Charlotte laissa couler quelques larmes. Alors Juliette arrêta de la flageller. Elle ne la détacha pas de ses liens, mais la laissa ainsi exposée, le reste de la soirée, deux longues heures, cuisses écartées et toujours enchaînée. Elle ne cessa de souhaiter refermer ses jambes. Penchée sur le ventre offert de sa soumise, Juliette posa ses lèvres sur le sexe humide, la faisant sombrer dans une indicible félicité, tandis que de sa bouche s'échappait la plainte d'amour, des gémissements étouffés de la chair palpitante, elle céda à la jouissance. Juliette dut maintenir ses hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et ininterrompus.   Elle lui sut gré de ce silence. Impossible de circonscrire le plaisir dans un vocabulaire, de l'assigner à résidence dans les frontières du language. Toujours les mêmes mots pour dire le plaisir, mais jamais le même plaisir entre les mots. C'est pourquoi elles avaient gardé la discrétion. Tandis que la jeune femme essayait de contenir sa frayeur, son amante se fit la remarque que sa robe bleue avait des nuances aussi changeantes que la robe du Temps que portait Peau d'Âne, elle qui adorait depuis toujours les films de Jacques Demy. Avec son long cou et ses yeux bruns, elle avait manifestement ce genre de beauté, mais cela, elle ne lui dit pas. Charlotte se consuma. Sans doute, ce ne fut pas là seulement la sensation du plaisir mais la réalité même. S'approchant d'elle, Juliette tenait à la main une bougie allumée. Lentement, le bougeoir doré s'inclina sur sa peau, la cire brûlante perla ses seins en cloques blanchâtres et incandescentes. Son martyre devint délicieux. Le fantasme d'être brûler vive augmenta son excitation. Elle perdit la notion du temps et de la douleur. Elle aimait l'idée du supplice, lorsqu'elle le subissait elle aurait trahi le lien qui l'unissait à Juliette pour y échapper, quand il était terminé elle était heureuse de l'avoir subi d'autant plus épanouie qu'il avait été plus long et plus cruel. Sa Maîtresse ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à sa révolte, et savait parfaitement que son merci n'était pas dérisoire. Muette et comme enfermée dans un corridor de ténèbres, la jeune femme semblait cuver sa souffrance, digérer de l'amertume et subir au plus profond d'elle-même de terribles craquelures. Pas un instant elle n'eut la gravité légère d'une double-rate ni la courtoisie de paraître heureuse. Charlotte ne se lassait de sentir le satin de ses caresses, de haut en bas et de bas en haut. C'était toujours comme pour la première fois qu'elle éprouvait le bonheur dans la forme la plus belle de la soumission, celle de l'abnégation. De la souffrance qu'elle aimait subir, elle n'en éprouvait aucune honte. Se laisser fouetter, s'offrir à des inconnues, être toujours accessible, aimable et nue. Elle ne se plaignait jamais. Pour l'amour qui faisait battre son cœur, on ne la forçait jamais. On était fâché contre elle parce qu'on ne lui connaissait pas de rébellion. C'était de la bienséance et de la modestie.    Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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