La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 15/03/24
Esclave financier, comment on tombe dans le piège ! Suite à différentes discussions que j'ai eues sur le site dernièrement, je vois que ce sujet revient sur le devant de l'actualité. Je me permets de (re)publier ce texte autobiographique que j'avais écrit il y a quelques années. En fait, il n'y a pas que moi en tant qu'idiot à avoir donné à sa Dame des moyens de pressions. Il y a aussi les esclaves financiers. Ces hommes (rarement des femmes) qui offrent à une Maîtresse du matériel à révéler publiquement s’ils ne remplissent plus leurs obligations de paiement. - Chantage dans le SM et le BDSM - un esclavage peut-être à vie ! Si vous cherchez une Maîtresse qui va, disons le clairement, vous faire chanter, vous trouverez généralement une Maîtresse, enfin je suppose, à qui vous allez envoyer, transférer régulièrement une somme d'argent prédéterminée. En retour, vous obtiendrez de l’humiliation verbale, des insultes, des remarques méprisantes et désobligeantes sur le fait de n’être qu’un porte-monnaie stupide qui n’est là que pour son argent. Un esclave financier peut être rapidement amener à signer un contrat qui induit un aspect juridique. Par exemple un contrat de prêt avec intérêts. Il ne touchera évidemment pas le montant du prêt. Mais Oui, juridique, rien à voir ici avec le BDSM. Ce contrat détermine combien d'argent est dû et à quels intervalles. Une fois conclu, la Dame peut toujours augmenter le taux jusqu'au maximum légal... Ainsi, il est facile d'imaginer quelles seront les conséquences si l'esclave financier est en retard dans un ou plusieurs paiements ou cesse de faire des paiements. Comment le chantage se met en place. Il existe plusieurs possibilités. Un site Web spécialement conçu, comme une sorte de pilori public où le contenu personnel collecté par la Maitresse est publié d'abord en privé. La Maitresse augmente au fur et à mesure la pression en donnant accès à ce site à l'esclave financier. Si l'esclave financier ne paie pas à nouveau, alors du contenu personnel sera rendu visible pour tous sur Internet. Évidemment, tout ce fait par étape. Il est clair que pour éviter une augmentation de la somme due, l'esclave financier pris dans l’engrenage devra remettre de plus en plus de documents pertinents à sa Maîtresse. Il creuse son propre trou. Selon le type et la portée du chantage, diverses formes de sorties publiques peuvent avoir lieu. Des photos qui le montrent clairement, de grandes photos faciales, des photos du corps entier nu, des photos de sa femme et des photos nues de sa femme etc… A un moment, sa Maîtresse peut lui demander de lui remettre une copie de sa carte d'identité ou les adresses électroniques de sa femme et de ses supérieurs, ses collègues et des membres de sa famille. - Promesse de séance SM, BDSM et l'avidité de vouloir tout remettre - le repentir s'installe rapidement. Il y a des Maîtresses qui offrent les premières séances. Ainsi, Elles peuvent, par exemple, prendre des photos, faire un film plus ou moins secrètement dans lequel l'esclave financier doit se présenter puis s'humilier verbalement en disant quelle misérable créature il est. La Maitresse continuera à le filmer et le photographier alors qu'il est soumis à des pratiques sexuelles dégradantes. Ensuite tout s’accélère. Les vidéos sont de plus en plus sales et violentes. Pisse, gode ceinture, utilisation par un autre homme, anal et oral etc… Pour certains esclaves financiers, le chantage les dépasse ; ils doivent humilier leurs femmes devant la caméra de la Maitresse en disant qu'elles ont trop peu à offrir sexuellement et donc qu’elles forcent leur mari à chercher une amante. D'autres ont dû prétendre avoir trompé leur femme avec des prostituées à plusieurs reprises et avoir eu plusieurs rapports sexuels non protégés dans leur voiture dans la rue. Tout ça très bien orchestré et filmé. Tout ça peut très bien rester dans le placard à poison si l'esclave financier remplit ses obligations financières. Mais ce que j'ai vu a été conçu que pour être complètement divulgué et publié. A un moment donné, les montants mensuels sont tout simplement trop élevés pour pouvoir continuer plus longtemps. Il y a des pratiques où, dès le premier versement manquant, la divulgation publique commence. Les pauvres gars retrouvent sur Internet leurs photos, leurs adresses, parfois des photos nues de leurs femmes, sous-titrées d'insultes humiliantes. Et il y a parfois pire. Il est absolument insensé de s'impliquer dans le SM et le BDSM en payant de l’argent chaque mois afin d'être soumis à un chantage qui pourrait publiquement révélé que vous êtes un "pervers" devant votre famille, votre travail, vos amis. Vous payez pour ne pas être publié sur Internet comme un idiot naïf. Tôt ou tard vous serez sur internet et reconnu. - Mon expérience Pourquoi ces pensées flottent en moi. Je ne savais rien de tout ça avant que ma première Dame entre dans ma vie. Pendant un certain temps j'ai poursuivi l'intention de devenir son esclave. Ne rien recevoir, ou en fait si peu, mais donner tout pour cette Dame. Devoir lui prouver que je l’aimais et que j’étais prêt à tout faire pour la mériter, m'excitait beaucoup. A mes débuts, j’ai été un esclave financier des années sans l'avoir appelé ainsi. Ma première Dame non plus ne l'a pas appelé ainsi. Elle a juste contribué à sortir l'argent de ma poche. Être contrôlé financièrement par cette Dame m'excitait beaucoup. Au final, cette forme existentielle de domination et de soumission nous a rapidement conduits à la surveillance et au contrôle de mes finances et jusqu’à me priver de mon propre argent. Voilà le résultat d’années avec une dominatrice qui n’a voulu que m’humilier, me détruire. Un soumis averti a autant de valeur que deux !
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Par : le 15/03/24
“His body was urgent against her, and she didn't have the heart anymore to fight. She saw his eyes, tense andbrilliant, fierce, not loving. But her will had left her. A strange weight was on her limbs. She was giving way. Shewas giving up. She had to lie down there under the boughs of the tree, like an animal, while he waited, standingthere in his shirt and breeches, watching her with haunted eyes. He too had bared the front part of his body andshe felt his naked flesh against her as he came into her. For a moment he was still inside her, turgid there andquivering. Then as he began to move, in the sudden helpless orgasm, there awoke in her new strange thrillsrippling inside her. Rippling, rippling, rippling, like a flapping overlapping of soft flames, soft as feathers, runningto points of brilliance, exquisite and melting her all molten inside. "   "Un délicieux jour de soleil, de larges touffes de primevères fleurissant sous les buissons, d'innombrables violettes tachant les sentiers, des bourgeons à demi épanouis, des fleurs entrouvertes. Des bouquets de noisetiers, un lavis de renoncules. Une clairière tapissée d'anémones, la caresse du soleil sur le buste des premières jonquilles."    "Des anémones jaunes fleurissaient de toutes parts, grandes ouvertes, dans le nouvel éclat de leur lustre jaune; c’était le jaune, le jaune puissant de l’été qui commence. Et les primevères s’épanouissaient largement, en un pâle abandon, d’épaisses touffes de primevères qui avaient perdu leur timidité. Le vert luxuriant et sombre des jacinthes était comme une mer d’où s’élevait le bleu pâle des boutons". L'harmonie de l'écriture imaginative est le miroir de l'âme de l'auteur et l'expression artistique de sa personnalité projetée dans l'univers sacré de la littérature, perfection de la nomination. Les mots sont l’achèvement linguistique de toute création. Constance Chatterley s'adosse contre le tronc d'un jeune chêne palpitant sous sa paume, se laissant envahir par le silence, au plus profond des bois, cède au désir de rejoindre Mellors, le garde-chasse au charme sauvage, qui l'attend alors dans la pénombre de sa cabane, un "taudis d'objets hétéroclites" dont elle fait pourtant son sanctuaire, car c'est là qu'elle renaît, en brisant les tabous de la vieille Angleterre puritaine pour offrir son corps aux assauts les plus voluptueux, d'un "homme des bois", la pire des infamies, pour cette femme mariée qui se meurt d'ennui dans le manoir de Wragby, au cœur des houillères, dans les Midlands. Cette histoire, histoire d'une double transgression, conjugale et sociale, c'est bien sûr, celle de "L'Amant de Lady Chatterley", récit d'une passion foudroyante dans le plus exquis des empires, celui des sens. Réduire ce roman à un simple récit érotique serait lui faire offense car, en double lecture, David Herbert Lawrence nous livre, avec une sensibilité lucide, une sensuelle intelligence de la féminité, sa vision désabusée de l'humanité. Alors que l'ère industriel d'après-guerre transforme les paysans en ouvriers et les terres en mines, les Chatterley, retranchés dans le cossu domaine familial surplombant les bois de Sherwood, près de Sheffield, dans le Nottinghamshire au cœur de l’Angleterre, mènent l'existence oisive des privilégiés de la classe supérieure post-victorienne. Derrière les apparences, la demeure se révèle pourtant une cage dorée pour le couple, en proie à une grande frustration. Revenu du front paralysé jusqu'au bassin, Sir Chatterley, aristocrate grand teint, est désormais contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Cet homme réduit dans sa virilité, partageant son temps entre l’amertume des conversations entre anciens combattants, et la gestion rigide de l’usine qu’il dirige, demeure dépendant des soins de son épouse et de l'infirmière, Ivy Bolton. N'ayant plus guère que leur entente intellectuelle à lui offrir, il écrit des romans. Mais Constance refuse de glisser dans un apitoiement solitaire. En bonne épouse, elle soutient l'épanouissement de son mari romancier, plus populaire que talentueux. Leur domaine appartient à cette morne campagne anglaise marquée du sceau noir de l'industrie minière. La pluie tâchant les sols comme les cœurs.   "Lentement, lentement, la blessure de l'âme commence à se manifester, comme une meurtrissure d'abord légère, mais qui, à la longue, enfonce toujours plus profondément sa douleur, jusqu'à remplir l'âme entière. Et, quand nous croyons que nous sommes guéris et que nous avons oublié, c'est alors que le terrible contrecoup se fait le plus cruellement sentir". Constance menace de sombrer dans la neurasthénie, étouffée par cette chape de plomb qui pétrifie sa morne existence et la vie mélancolique du manoir familial. Décidant d'abandonner sa carrière littéraire pour prendre en main ses affaires, Lord Chatterley parachève inexorablement l'éloignement de sa femme. Dans ce huis clos déliquescent, Constance ressent alors sa vie auprès de Clifford comme un sacrifice. Elle a l'impression de dépérir à Wragby Hall, son corps endormi ne demande qu'à s'éveiller. Sir Chatterley a épousé Constance, jeune et belle écossaise, un mariage arrangé entre gens de la bonne société. Constance Reid fut élevée entourée d'intellectuels, dans "un milieu esthétique, libre de conventions." Adolescente heureuse, jeune fille élevée dans la liberté, elle a vécu sa première expérience sexuelle comme une dépréciation, à laquelle elle devait se soumettre, sans en tirer aucune émotion, plus attirée par des rencontres riches en réflexion. Son quotidien lui apparaît morne jusqu'au jour où elle se donne à un premier amant. En autorisant tacitement son épouse à des étreintes charnelles, Lord Clifford Chatterley juge froidement la situation. Désormais, seule une liaison peut assurer le lignage de son nom, Il reconnaîtra l'enfant à l'unique condition d'ignorer l'identité du père. Confinée dans le vaste domaine, elle s’évade de plus en plus souvent en forêt, dernier refuge de beauté et de sauvagerie face aux lugubres paysages des houillères.    "Cette promenade avec Clifford ne réussissait guère. Entre lui et Constance il y avait une tension que chacun d’eux faisait semblant de ne pas remarquer mais qui était là tout de même. Soudain, de toute la force de son instinct de femme, elle le repoussait. Elle voulait se libérer de lui et surtout de son "moi", de ses mots, de cette obsession qu’il avait de lui-même, cette obsession infinie, monotone, mécanique, qu’il avait de lui-même". Le romancier privilégiait la réécriture à la correction. Alors, le roman livre au lecteur une richesse incomparable de décorset de descriptions sentimentales, de passions comme de déchirements. La vie de Constance bascule le jour où, au détour d'une clairière, offerte comme une brèche dans la tranquillité du bois, elle fait la connaissance du garde-chasse du domaine. C'est la rencontre avec un homme qui fait sa toilette, offrant son torse nu, au regard troublé de Constance. Oliver Mellors, fils de mineur, devenu soldat de l’armée des Indes, volontairement retiré, lettré mais taiseux, est la voix nouvelle qui s'élève, pleine d'humilité et de bon sens. Ainsi surgit l'homme des bois, avec l'odeur des arbres, de l'humus et du désir. Constance se laisse pénétrer par l'odeur des fleurs. Le corps de la jeune femme veut ressusciter et s'embraser au soleil du printemps. Elle succombe à cet homme dans ce monde silencieux en cueillant chaque instant de cette nature préservée. Tout est vérité dans cette forêt de Sherwood, sa vérité, leurs vérités. La légèreté de la lumière qui les enveloppe, les courbes de leur corps se faisant écho, entre l'odeur des jacinthes, le cri des geais, vertige clandestin d'un amour sans interdit dans un écrin de verdure. La mutuelle attirance de la belle fiévreuse et de la brute suspicieuse, l'insensible rapprochement, entre leurs corps, leurs désirs qui s'apprivoisent et fusionnent, leurs âmes convergeant l'une vers l'autre. Deux êtres se libérant de leur passé, alliance des contraires laissant entrevoir la possibilité d'un autre monde. Le roman résonne comme une renaissance, celle de Lady Chatterley. Elle qui ne connaissait que le plaisir intellectuel. En découvrant la sensualité, devient une "femme nouvelle" dans une résurrection, à la fois spirituelle et charnelle. Comme un éloge de l'absolu, une quête éperdue de l'innocence aux antipodes de toute obscénité. La recherche du plaisir, de la jouissance, et de la découverte des corps sont analysées avec pudeur. L'évocation des étreintes charnelles est décrite avec une extrême précision organique, sans crainte de nommer les choses, dans un style direct et cru, poétique et sensuel, bestial mais jamais vulgaire. D.H. Lawrence va jusqu'aux confins de l'intimité, en évitant la surenchère du fantasme. C'est l'intimité nue, vibrant d'une irrésistible sensualité.    "Elle s'irritait contre cette manie de tout mettre en mots. Les violettes étaient les paupières de Junon et les anémones des épouses inviolées. Comme elle détestait les mots qui se mettaient toujours entre elle et la vie. C'étaient eux les violateurs, ces mots tout faits qui suçaient la sève des choses vivantes". Le romancier écrivit pas moins de trois versions complètes sur une période s'étalant sur tois ans, de 1926 à 1929. Nous devons ce chef-d'oeuvre à l'obstination d'un auteur préférant sa liberté d'expression à une carrière lucrative. Lorsque David Herbert Lawrence en débute l'écriture, en octobre 1926, il a quarante et un ans. Retiré dans les collines de Toscane, il se remémore les paysages verdoyants de son enfance, de la forêt de Sherwood, parcourue par d'innombrables ruisseaux. Il écrivit une première version, puis une seconde, "Lady Chatterley et l'homme des bois" ayant inspiré la cinéaste Pascale Ferran, enfin, entre janvier et avril 1928, la version définitive, qu'on lit aujourd'hui. David Herbert Lawrence, décida de faire imprimer son roman alors à Florence, à mille exemplaires, à compte d'auteur. Condamné pour obscénité et pornographie, subissant de multiples censures, une édition expurgée ne sortira qu'en 1932. Ce n'est qu'en 1960, que la version originale du roman paraîtra en Angleterre. La maison d'édition britannique Penguin Books fut acquittée à la suite d'un procès. Dans l'opposition de deux univers, intellectuel et sensoriel, l’éloge de la nature est l'attrait majeur du roman. La forêt devient le rempart de leur amour, celui-ci naît et grandit de l’hiver au printemps, érotisant fleurs et fruits. "Les anémones jaunes étaient en foule maintenant, largement ouvertes, se chevauchant les unes les autres, d’un jaune éclatant." Le désir alors empourpre le roman d'une beauté primitive et sensuelle, le frémissement des feuilles, comme le lent apprivoisement des amants. Le récit initiatique à l'écriture somptueuse, empreint d’un naturalisme mystique, est d’une indéniable richesse. Entre"Tess d'Urberville" de Thomas Hardy, "Howards End" d' E.M. Forster, et "Madame Bovary" de Flaubert. "L'Amant de Lady Chatterley" conjuguant à la fois, les nuances du plaisir féminin et le portrait saisissant d'une société en mutation, est bien ce roman "sain et nécessaire" que Lawrence s’enorgueillissait d’avoir écrit, l'amour d’une châtelaine pour son garde-chasse. Réflexion de l'auteur sur la répression de la sexualité, et ses effets dévastateurs sur la jeunesse, que l’enfant, au lieu de combler besoin narcissique et désir d’immortalité, ne ferait que décupler la rage irrépressible du père au point d’empêcher son fils d’accéder à la pleine jouissance de soi. Le roman illustre cette hypothèse à travers le personnage du jeune mari revenu du front mutilé au point de ne pouvoir engendrer une descendance. Frappé d’interdit jusqu’en 1960 et l’auteur contraint à l’exil, Il est étrange que l’on n’ait retenu que la deuxième partie du livre relatant la quête érotique scandaleuse de la femme. Il est plus étrange encore que l’on ait nié la première partie, deux cents pages, figurant la mutilation physique et psychique de l’homme par suite des décisions mortifères de ses "pères." Ce double déni, dans son silence tonitruant, nous invite à l’interroger. Le couvert de la gloire et de l’honneur à défendre la patrie masquerait-il plaisir de la soumission etpassion romantique de la mort, préférables à l’amour de la vie et à son expression ? C’était la thèse de l’auteur britannique.    Bibliographie et références:   - Mark Adshild, "Magic words of D.H Lawrence" - Patricia Cornwell, "L'univers de D.H Lawrence" - Henry Miller, "Le monde de D.H. Lawrence" - Frédéric Monneyron, "Bisexualité et littérature" - Catherine Millet, "Aimer D.H. Lawrence" - Jean-Paul Pichardie, "D.H. Lawrence" - Anaïs Nin, "D.H. Lawrence" - Ginette Katz Roy, "Cahiers D.H Lawrence" - Anton Francesco Grazzini, "D.H Lawrence" - C. Bourgois, "Éros et les Chiens" - Pascale Ferran, "Lady Chatterley"   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 14/03/24
La Belle et la Bête (fin)   Le Maître lui intime l’ordre de s’asseoir. Nahéma tente de s’exécuter. Tout son corps est douloureux. Alors s’asseoir quand ses fesses sont en feu! Elle y parvient difficilement en serrant les dents. Le Maître lui ôte son bandeau. Elle revient enfin à la lumière, c’est un soulagement. Elle espère que son calvaire va prendre fin. Elle va vite déchanter. Le maître saisit une corde de chanvre qui traînait négligemment sur la table de chevet. Nahéma frémit. Jamais son maître ne s’en est servi, et pour quoi faire d’ailleurs. Elle n’a pas le temps de se poser toutes les questions qui l’assaillent. La corde fait plusieurs mètres de long et passe rapidement autour de son cou. Puis le maître descend sur son sein gauche et le ficelle en faisant deux tours. Il passe ensuite sur le second qui subit le même sort. La corde remonte sur son cou. Encore deux tours et il attache les deux extrémités dans son dos. Nahéma voit ses deux seins légèrement bleuis qui pointent comme des obus. Ses tétons sont encore plus dressés. Nahéma a mal, la douleur est difficilement supportable. Quel est ce nouveau jeu, cette nouvelle torture? Elle a entendu parlé de bondage et elle espérait bien pouvoir y échapper. Elle constate avec effroi qu’il n’en est rien. Alors ne pas réagir et supporter stoïquement cette épreuve. Son Maître est vraiment impitoyable et ne lui épargne rien. Elle n’est plus qu’un jouet manipulable à souhait au gré des plaisirs sadiques d’un homme qui la soumet au pires souffrances. - Tu es parfaite en bonne petite salope assoiffée de sexe et d’émotions. La corde te va à ravir, c’est très excitant de te voir avec tes mammelles bien tendues et gonflées comme celles d’une grosse vache à lait. Qu’en penses-tu? Tu ne te trouves pas belle ainsi? - Je le fais pour votre plaisir, Maître. Mais c’est douloureux. - Aucune importance. Mais tu as raison, c’est uniquement pour mon plaisir. Tu me fais bander. N’est ce pas ce que tu veux? - Si mon maître, je me languis de votre queue. J’ai trop envie de la goûter. - Alors prends la dans ta bouche, petite pute, tu l’as bien méritée. Et il s’enfourne dans sa gueule de chienne grande ouverte. Nahéma ne ressent plus sa douleur, elle ne sent plus que cette queue qui lui défonce la gorge. Elle aimerait se repaître de sa semence et malgré ses liens elle arrive à le branler énergiquement pour enfin pouvoir conclure cette laborieuse séance. Mais après une longue irrumation, il se dégage pour envisager d’autres jeux qui lui conviendront mieux. - Mets-toi en levrette, petite catin. Je veux profiter et user de tous tes orifices. Ils m’appartiennent, je veux en jouir aussi. Il s’empare alors de ses fesses qu’il frappe de ses mains puissantes à la manière d’une correction en introduisant sauvagement sa queue dans son petit trou. Elle pousse alors un cri de surprise. Elle l’attendait avec impatience dans sa chatte mais qu’importe ! Elle adore se faire enculer malgré son crochet qui est toujours à poste. Son clitoris gonflé appelle ses doigts habiles de leur savoir faire. - Maître, m’autorisez-vous à satisfaire ma chatte ? - Tu l’as mérité, catin que tu es, mais tu ne dois pas aller jusqu’à la jouissance sous peine de sanctions. - Merci Maître. Je vais faire attention de ne pas aller trop loin. Elle entreprend immédiatement avec sa main de se satisfaire. Quel délice avec le va et vient de sa queue qui la pilonne. Il va être difficile de ne pas se laisser aller jusqu’à l’ultime orgasme, mais elle le sait intransigeant et ne doit pas déroger à ses exigences. Pourtant elle aime friser la désobéissance voire se rebeller pour le plaisir, mais elle ne s’y hasarde pas car elle connait les conséquences qui en découlent. Il l’entend haleter et gémir de plaisir. Il se retire parfois pour contempler son trou bien dilaté et qui refuse de se refermer. Cette vision l’enchante et il y retourne puisque l’accès est si facile. Mais cette sodomie ne sera pas un point final, il veut s’octroyer d’autres plaisirs. Lui défoncer la chatte? Elle est verrouillée. Il n’a pas le courage d’ôter le cadenas, la fatigue commence à se faire sentir. Alors, il se retire, se couche sur le dos, entraînant Nahéma par la crinière et la guidant vers sa queue: - Suce moi, petite salope. Il est sur le dos, le membre fièrement dressé, - Oui Maître, avec un immense plaisir ! Enfin la récompense tant espérée. Elle va y consacrer toutes ses forces et le reste de son énergie. Et d’abord s’appliquer et prodiguer un service parfait. Et puis ne pas divaguer comme elle en a l’habitude. Son imagination l’entraine parfois sur des chemins de traverse où elle n’a rien à y faire. Un court instant, elle ferme les yeux et imagine s’empaler sur ce sexe majestueux, mais ce n’est pas au programme, ce n’est pas elle qui décide. De toute façon, son cadenas l’en empêche, alors, aucun regret. “Reprends tes esprits, ma petite, et cesse de gamberger, ressaisis-toi vite”. Elle s’installe à quatre pattes, se trémoussant le derrière pour s’offrir en spectacle. Elle sait qu’il aime la regarder opérer. Elle agite sa langue avide de cette queue tel un serpent qui sent sa proie, car c’est avant tout une suceuse ! Sucer des queues, elle adore, c’est une jouissance suprême. Elle en a une longue expérience. Et celle de son Maître, c’est sa préférée. Elle bave un peu. Elle commence par promener sa langue au pli de l’aine en descendant sur l’une des jumelles jusqu’au périnée et remontant sur ce membre puis redescend, visant l’autre jumelle decrivant ainsi un W. Puis elle lèche délicatement cette queue, jouant avec la force de ses lèvres et avec sa langue elle effectue des mouvements descendants, ascendants pour mieux l’humidifier et finit par l’emboucher goulûment jusqu’au fond de la gorge accélérant la cadence au rythme des gémissements de son Maître qui semble savourer ses douceurs tactiles et visuels. C’est qu’elle est belle dans cet exercice. Ce dernier s’abandonne à cette bouche gourmande. Nahéma se laisse glisser à plat ventre, pour mieux se saisir de ses couilles, ses deux petites chéries, ses jumelles. Elles ne sont pas en reste et se font pétrir avec délicatesse par sa main d’experte, avant de les saisir à leur tour en bouche les faire rouler sous sa langue pendant que ses doigts se referment sur sa queue et la branle énergiquement. Elle remonte sur son pal le reprend en bouche puis se caresse les joues, c’est sa petite récompense, elle apprécie cette douceur et de nouveau l’avale, comme une mangue dont elle voudrait extraire le jus, elle la tète, l’aspire, la mordille et se l’enfonce jusqu’à la gorge avec vigueur car elle sent la jouissance de son Maître imminente. Elle aime cet instant suprême où il va lui déverser tout sa semence dans la bouche et qu’elle avalera avec gourmandise, l’ultime récompense de la putain qui a satisfait cette bonne queue avec sa bouche. Son allégeance est une victoire, un savoir-faire qui a honoré son Maître. Mais aussi une certaine dominance pour Nahéma. Enfin le Maître se délivre, il décharge sa purée et Nahéma la reçoit sans perdre une seule goutte de cette savoureuse offrande. - Ne l’avale pas tout de suite. Elle fait tourner dans sa bouche le précieux liquide et en savoure la sapidité. - Avale, maintenant. Ce qu’elle fait avec délectation. - Tourne-toi à présent. Je vais te défaire de ton bondage. Ce qu’il fait en un tour de mains. Elle retrouve ses jumeaux avec leur forme et leurs couleur habituelles. Ils n’ont pas trop souffert du traitement. Pourtant elle regrette déjà l’oppression de la corde sur sa poitrine. - Tu vas dormir avec ton cadenas, tes liens de poignets et ton crochet. J’aurai peut être envie de t’enculer plus tard. Au moins ton cul sera ouvert et je n’aurai pas besoin de le préparer. A présent, tu vas évacuer ta pierre de jade. Je sais que tu te l’es enfilée, grosse salope. Et montre-moi bien comment tu t’y prends, je ne veux rien manquer. Ensuite tu la suces pour bien la nettoyer. Grosse, elle ne l’est pas, mais salope, c’est certain. Les consignes sont précises. Elle s’agenouille, les cuisses bien écartées. Après quelques spasmes internes, elle pond son oeuf qui tinte en sortant contre son cadenas. Pour cela elle a dû tirer un peu sur ses lèvres en grimaçant un peu, pour finir de l’extraire. Elle le récupère promptement et l’embouche. Voilà qui est fait. - Demain matin, tu me réveilleras en me suçant. Et branle-moi énergiquement je veux bander dur avant de faire gicler ma sauce sur ton visage. Tu l’étaleras bien et laisseras sécher mon jus. Il te fera comme un masque de beauté, c’est excellent pour la peau. La séance est terminée, elle l’a accomplie avec le brio qu’on attendait d’elle. Elle va pouvoir à présent se réfugier dans son domaine de prédilection: un sommeil peuplé de rêves inattendus et qu’elle voudrait érotiques. Elle espère bien se faire prendre dans son sommeil et ressentir dans une semi conscience des sensations inespérées. Elle rêve déjà du réveil de son maître et s’en pourlèche les babines. Avant de s’éteindre elle parcourt les boursouflures laissées par la cravache, sur ses fesses, ses cuisses et ses seins. Elle est très fière de ces marques et les montrera à son Maître demain après sa fellation. Enfin, Nahéma s’endort pour voguer vers des horizons encore inconnus.
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Par : le 14/03/24
/!\ C'est une histoire fictive avec des protagonistes majeurs /!\ Mon Papa m’emmène en forêt aujourd'hui, je suis trop contente. Allez Leïla, on va t’habiller pour sortir en forêt. Je suit Mon Papa dans ma chambre. Je vais m’asseoir sur mon lit le temps qu’il choisisse ma tenue.    Avec Papa tout semble simple. Mon Papa choisit tout et décide tout. Et puis moi je peux toujours être sa fille.   Il fait beau alors il prend une de mes robes roses avec des petits lapins dessus. Il me retire mon body, me met ma petite culotte, il frôle mon minou innocemment, ce qui me donne des frissons. Il met ma robe, puis des chaussettes qui montent jusqu'au genoux. Elles sont violettes avec un petit nœud.  Je me lève tout en regardant Papa.  Voilà ma petite chérie toute belle. On va aller mettre tes bottes et ton blouson car il a plut.  D’acco Papa   Il me prend la main pour aller devant la porte d’entrée.  Je m’assois sur le petit banc à l’entrée. Il met alors mes bottes avec les cœurs.  Je me lève toute contente.  Voilà Papa, on peut partir.    Il me prend la main et nous voilà en route pour la forêt.  Pendant  le trajet je remarque le regard des passants qui s’interrogent mais pour moi peu importe car je suis avec Papa.   On arrive enfin en forêt avec Papa.  Ici on croisera personne qui nous embêtera. Je sautille pendant la promenade.  Je m’arrête pour sentir chaque fleur.  Papa, Papa regarde, elle est trop zoli la fleur.  Ho c'est jolie ma chérie, et si tu me ramasses plein de fleurs comme celle-ci, on pourra en faire un bouquet.  Oh oui d’acco, vais faire ça.   Maintenant pendant la promenade je prends toutes les fleurs que je trouve jolie. En voyant une jolie fleur de l’autre côté d’une grosse flaque.  Leïla!!! Trop tard, j'ai sauté à deux pieds joints dans la flaque.  Je me tourne et je vois que Papa est très fâché.  Il a plein de traces de boue sur son pantalon.  En baissant la tête je vois que mes jambes et ma robe en sont aussi couvertes. Je fais ma tête toute mignonne à Papa mais rien y fait, il est fâché. Il vient brusquement vers moi, je vois à son visage qu’il n’est pas content. Il me prend violemment par le bras pour me conduire à la voiture. Papaaaaaaa, tu me fais mal. Me plaint-je. Je m’en fiche Leïla. Tu sais très bien que tu n’as pas le droit de sauter dans les flaques. Je traine des pieds, je gesticule dans tous les sens, je vais tapé Papa pour me défaire de lui. Je sens soudainement une douleur à ma joue. Papa m'a mis une gifle, ce qui me calme instantanément. Je caresse ma joue pour calmer la douleur.  Papa me jette dans la voiture.  Tu sera puni en rentrant. Ton comportement est intolérable.    Le trajet se passe dans le silence. Papa est toujours en colère contre moi. Je baisse la tête sachant que je suis allez trop loin.    Arrivée à la maison, je reste dans le halle à attendre ce que Papa va faire. Je suis inquiète. C’est pas la première fois que je fais une bêtise mais c'est la première fois que Papa est autant en colère.  Papa me prend la main. Ma chérie tu t’es comportée comme un bébé. Alors je vais te traiter comme tel.  Mais Papa suis désolée. Voulais pas te faire du mal. Je sais bien mais je dois quand même te punir. Je vais te mettre une couche pour le reste de la journée.  Mais suis trop grande pour en emporter. Ronchonnait-je Une grande ne se serait pas comportée ainsi. Tu a sauté dans la flaque , tu t’es sali et en plus tu as fait une crise. Alors maintenant rend moi fière et accepte la sanction.  D’acco Papa, me resignai-je en baissant la tête.    Je le suis dans ma salle de bain.  Je vais te faire prendre ton bain car tu es toute sale.  Papa enlève ma robe. Je suis en culotte devant lui. Je lève la tête et je vois dans ses yeux plein d’envie.  Il allume le robinet du bain.  Papa caresse de sa main ma poitrine.  Tu es magnifique ma fille. J’ai de la chance de t’avoir à mes côtés.  Mici Papa, ai aussi de la chance.  Dis je en rougissant Il me caresse la joue puis se met à genoux. Il fait glisser ses mains sur mon corps.  Un frisson me parcourt.  Quand il arrive sur mes hanches, il prend ma culotte et ma baisse. Je sens le souffle de Papa sur mon minou.  Je suis entièrement nue à présent.    Papa nous sort de cet état d’envie quand il remarque  que le bain est prêt.  Alors il m’aide à monter dans le bain. J’y suis trop bien. Il y a de la mousse, des petits bateaux.  Je joue avec tous pendant que Papa me regarde avec ses yeux d’amour.    Au bout d’une dizaine de minutes, il arrête le jeu. Allez mon bébé, il est temps de te laver.  Papa frotta doucement tout mon corps avec un gant. Que c’est agréable de sentir les mains de Papa me parcourir innocemment.  Il est sur mes cuisses, il monte vers mon pubis ce qui augmente ma respiration. Mais ce n’est plus le gant mais les doigts de Papa. Il les dépose sur mon Pubis.  Chéri, je vais te nettoyer entièrement. Es ce que tu es prête?  me dit-il en me regardant dans les yeux.  Je réponds d’une petite voix Vi, Papa.  Les mots de Papa m'excitent car je sais ce qu'il va faire.    Papa vient alors glissé ses doigts sur mon minou.  Il le frotte bien pour qu’il soit nettoyé.  Ses doigts frôlent mon bouton magique ce qui me fait pousser un léger crie. Papa lève la tête et me regarde interloqué. Qu’est-ce qui t’arrive ma puce. je rougis alors instantanément. Oui, a va.  J’évite au maximum son regard. Hé Leïla, tu ne dois pas avoir honte. Qu'est ce que ça te fait quand je fais ça? En le disant, Papa caresse plus mon petit bouton. Je gémit alors plus fort. Je ne contrôle plus mon corps qui se cambre.  Papa a son petit sourire satisfait.  Tu as l’air d’aimer ça.  Soudainement Papa s’arrête. Grrrrrr, Aiiie Papa me pince les tétons. Mais heeeeuuu, papaaaa! Fallait pas grogner sur Papa. Tu es une petite fille et non un animal.  Je baisse alors la tête en guise de pardon.  Voilà ce qui est mieux. Il faut que je continue ton bain toi. Alors Papa met ses doigts à l’intérieur de moi pour bien me nettoyer.  Il bouge ses doigts ce qui me provoque du plaisir. Mais il retire rapidement.  Je me retiens de grogner.    Il glisse sur mon petit trou. Il s’ouvre doucement, il en profite pour s’y glisser. Ce qui me fait grimacer de douleur.  D’un ton rassurant, il me dit, C’est bientôt fini ma chérie  Il fait quelques va et vient quand je commence à gémir, il retire son doigt avec un sourire sadique.  Te voilà toute propre.    Papa tend sa main que j’attrape. Il me sort du bain et m'enveloppe d’une serviette.    On va te mettre une couche et t’habiller. En entendant ses mots j’arrête de sourire sadique. Je veux sortir mais Papa bloque la porte.    Il me porte pour me mettre sur ma table. La couche était déjà là.  Je me laisse faire Mmmmh j’ai bien envie de goûter à ma fille toute propre.  Papa vient alors glisser sa langue sur mon minou. Il me fait alors gémir.  Il glisse sur mon clitoris et même à l'intérieur. Mes cris s'intensifient. Papa a une langue agile. Je sens le plaisir monter. Après le bain il me faut pas longtemps pour avoir un orgasme.  Papa … vais… avoir … un orgasme.  Vas-y lâche toi. A ces mot, j’ai un orgasme violent qui fait avoir des spasmes.   Quand je reprends mes esprits. Je me retrouve avec une couche. La sensation est bizarre.    Papa me retire de la table et me met mon body, je suis encore un peu dans le vape.  Une dernière chose. Tu n’iras pas aux toilettes sans mon autorisation.   Je sais qu’il va alors me forcer a faire pipi dans ma couche.   Le reste de la soirée, je suis à côté de Papa  à colorier.  Je me suis habitué à ma couche.  Mais soudainement, je sens une évie de pipi.  Je regarde  alors Papa.  Papaaaaaaa! J’ai envi de pipi. Peux aller aux toilettes ??? Bha  chérie, ça tombe bien. Tu as une couche. Ma peur c’est avéré vrai.  Je fais alors non de la tête à papa.  Et bien c’est que tu n’as pas tant envie. Allez je vais nous faire à manger.    Papa me laisse sur le canapé. J’essaye de m’occuper pour oublier mon envie. Mais plus le temps passe et plus ma vessie me fait mal. Je tente à nouveau de lui demander.  Papa, je veux aller au toilette, ti teu plaît, dis-je avec une petite voix.  Ma puce je t’ai déjà dit non Mais a fait mal Papa s’arrête  pour venir me voir.  Chérie, si ça te fait mal, j’ai pas le choix. Je souris de victoire. Pour moi j’ai gagné. Mais non, il met sa main sur mon ventre et appuie dessus. Je ne peux plus me retenir. Honteuse, je me lâche.  Voilà ça ira mieux maintenant. Par contre c’est pas bien de t’être retenue. Le repas est fini donc il faut qu’on mange. Je te changerai après manger.    Pendant tout le repas, je me sentais salé et peu à l’aise. Papa lui avait l’air d’en rire. Le repas se finit enfin.  Suis moi, on va dans la salle de bain. J’ai hâte de ne plus avoir cette couche. Je me presse dans ma salle de bain. Je grimpe sur la table et attends Papa. Il retire mon body puis enfin la couche. Bha chérie, tu n’as pas su te retenir ? J'ai bien fait de te mettre une couche. Je le déteste en cet instant. Il s’amuse à m'humilier. Pour toute réponse moi je rougis de honte. Il prend une lingette et essuie mon sexe.  Il s’amuse à me stimuler alors que je suis morte de honte. Le pire c'est que ça marche.  Bah alors ma puce tu es toute trempée. Tu aimes quand Papa prend soin de toi. On va retirer ce body pour aller au lit    Toute nue, je vais au lit. Avant de me border, Papa me caresse le corps.  Ma puce toi tu es toute propre mais Papa non. J’ai besoin de ton aide. Ouvre la bouche. J’obéis, je passe ma langue sur le sexe de Papa. Puis rentre la bague de Papa dans ma bouche. Papa tient ma tête en faisant des va et vient. Petit à petit il va de plus en plus vite et de plus en plus fort sans faire attention à moi. Mmmh j’en peux plus je te veux.  Il se retire. Sans que j’ai le temps de réagir, il est sur moi.  Il m’embrasse dans le coup. Soudain, il me mord et rentre en moi en même temps.  Je ne peux m’empêcher de crier de douleur.  Il commence à faire des va et vient fort et violent.  Tu es une vilaine  coquine vu comment tu es mouillé Moi je gémit  de plaisir. Les insultes mais aussi la violence de Papa me montre que je lui appartiens ce qui m’excite.   J’en ai marre de t’entendre. il me met  sa main sur ma bouche.  Il met un violent coup puis râle de plaisir.    Papa m’embrasse sur la bouche et vient me chuchoter  Tu es  à Papa.  Il se retire, ouvre la table basse et prend mon jouet préféré.  J’ai pas le temps d’atterrir qu’il me dépose sur mon bouton magique et l’allume au début je bouge dans tous mes sens. Il me bloque les jambes. Très vite, je sens l’orgasme monter.  Pa.. pa a monté. Peux ?  Vas y, ma Puce. Tu le mérites.  Dans un spasme de plaisir, je crie.  Papa fait un bisou sur le front, prend une serviette et m’essuie.  Je tombe de sommeil, heureuse juste après.
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Par : le 14/03/24
"La disparition de cette flamme qui était sa vie le laissait séparé d'elle, et complètement étranger à elle. Elle comprenait à présent combien ils étaient éloignés. Dans son sein montait une épouvante glacée, à cause de cet étranger avec qui elle avait vécu comme une seule chair. Était-ce vraiment cela que masquait la chaleur de la vie: l'isolement complet, absolu ? Elle était comme une forêt, comme le sombre entrelacs du bois de chênes et le bruissement silencieux de ses milliers de bourgeons éclatés. En même temps les oiseaux du désir dormaient dans le vaste et complexe dédale de son corps. Elle se leva, et se mit vivement à retirer ses bas, puis sa robe et ses dessous. II retint son souffle. Ses seins effilés et aigus d'animal bougeaient à chacun de ses mouvements. Elle avait une couleur d'ivoire dans la lumière un peu verte."    "Il éveillait chez la femme une compassion et une tendresse incontrôlables, et un désir physique tout aussi incontrôlable. Ce désir, il ne le satisfaisait pas. Il jouissait toujours si vite, avant de s'abandonner sur la poitrine de la femme, recouvrant un peu de son insolence, tandis qu'elle demeurait effarée, déçue, désorientée. Mais elle apprit bientôt à le retenir, à le garder en elle après l'orgasme. Alors, il se montrait généreux, étrangement puissant". Un style incomparable, un rythme sensuel et une luxuriance végétale, on ne peut lire l'œuvre de D.H Lawrence sans apprécier la singularité d'une écriture à l'harmonie novatrice basée sur des anaphores et une syntaxe symbolique et abstraite. L'homme de lettres travaille avec précision et un grand art poétique l'éclosion de la nature et l'éveil amoureux. Lawrence chantait la nature dans le réel. Entre 1926 et 1928, il produisit trois versions complètes de son célèbre roman, assez différentes les unes des autres pour être considérées comme œuvres à part entière. Seule la troisième version fut publiée du vivant de l’écrivain. Vu les menaces de censure, Lawrence fit imprimer son livre à compte d’auteur à Florence et à Paris et le fit distribuer clandestinement. Ce n’est qu’après le fameux procès de 1960 que les éditions Penguin purent diffuser le roman dans sa version intégrale en Angleterre. Plutôt que de l’expurger comme on le lui demandait avec insistance, Lawrence envisagea même un instant de proposer la première version, beaucoup plus sage, à son éditeur anglais. Nombreux furent les malentendus qui entourent un des plus grands écrivains britanniques du XXème siècle. Aux uns, il paraît un érotomane, aux autres, le prophète d'une renaissance à partir de l'harmonie sexuelle. Alors que d'autres encore interprètent sa nostalgie d'une force virile intacte comme étant la marque d'une sympathie pour l'idéologie fasciste. En fait, Lawrence avait autant de répugnance pour la licence que pour l'oppression, autant peur du viol de la personnalité que d'une dépendance quasi féminine dont il sentait en lui l'attrait. Toute son œuvre vise à trouver un impossible équilibre entre ces forces contraires, quête qui suppose mais transcende la sexualité. Les mots d'un de ses personnages qui "hait le sexe et ses limites" s'appliquent admirablement, quoi qu'on en pense, à Lawrence lui-même.C'est bien sans limites d'ailleurs qu'il se voulait, fasciné par le cosmos comme par l'individu, créateur d'une œuvre profondément diverse où son talent éclate dans tous les genres: poèmes pareils à des cris, romans dont l'autobiographie et l'auto-analyse ne sont jamais absentes, nouvelles qui illustrent de façon cruelle et incisive la guerre des sexes, essais critiques et philosophiques où le moraliste s'interroge sur lui-même par le biais des autres, récits de voyages, où le lecteur trouvera, réunis en une étonnante symbiose, le génie du lieu et le reflet d'une personnalité puritaine et déchirée. Le nom de l’écrivain D.H Lawrence semble à jamais associé à celui de son héroïne, la sulfureuse Lady Chatterley. Publié en Angleterre plus d’une trentaine d’années après sa mort, "L'Amant de Lady Chatterley" suscita, des deux côtés de la Manche, également dans la plupart des pays, où il fut publié, de vives polémiques de littérature, de morale et surtout de censure. Le roman ne fut pas interdit en France et fit la gloire posthume de l'auteur mais les critiques furent sévères. L'ouvrage tient-il de l'érotisme ? Un auteur classique peut-il tout se permettre ? Portrait d'un écrivain, complexe et profond, libre et fécond, esprit rebelle dont l’oeuvre reflète son inadaptation au monde. Né le onze septembre 1885, dans une ville du sombre pays minier du Nottinghamshire, au centre de l’Angleterre, David Herbert était l’avant-dernier d'une famille très modeste de cinq enfants. Son père, Arthur John Lawrence, mineur frustre et violent, presque analphabète, avait séduit sa mère, par sa prestance, Lydia Beardsall, une institutrice issue de la bourgeoisie. Possédant une éducation supérieure à son mari, elle transmit à son fils, l'ambition et la passion des livres. L'adolescent de santé fragile, fut tendrement choyé par sa mère. Profondément attaché à elle, il éprouvait au contraire, révulsion et honte pour son père, brutal et alcoolique.    "Dans sa beauté et sa pureté, la liberté d'une femme était infiniment plus merveilleuse qu'aucun amour sexuel. Le seul ennui, c'est que sur ce point, les hommes avaient tant de retard sur les femmes. Comme des chiens, ils tenaient absolument à ce sexe". Dans tous ses écrits, "Femmes amoureuses", "Amants et fils", ou "Kangourou", l'auteur cherchera à expulser le malheur des premières années de sa vie en réhabilitant le charnel, l’état de nature de l’homme qui serait, selon lui, détruit, perverti par une approche trop cérébrale et trop civilisée de la sexualité. Son œuvre prône un retour au " sacré primitif." Ainsi, son enfance fut marquée par les conflits incessants entre ses parents. En 1910, au poète Rachel Annand Taylor, il écrivit:"Leur mariage fut un combat charnel, sanglant. Je suis né en haïssant mon père: d’aussi loin que je puisse m’en souvenir, je frissonnais d’horreur quand il me touchait." Il étudia au Nottingham High School, mais en sortit à l’âge de seize ans pour gagner sa vie comme apprenti. Raillé par les ouvrières de la manufacture, il démissionna peu après de cet emploi pour raison de santé. Une bourse lui permit d'étudier durant deux années à l’université de Nottingham. Sortant diplômé en 1905, il devint instituteur à la Davidson Road School à Croydon, faubourg du sud de Londres. David Herbert, jeune homme rêveur et sensuel, écrivit ses premiers poèmes. Ils furent présentés par une amie d'enfance, Jessie Chambers, à F. Madox Ford, écrivain et critique littéraire, qui décida de les éditer, en 1909, dans sa revue: " The English review." Jessie Chambers, fille d’un fermier de la campagne environnante, habitait à Haggs Farm. Au cours de longues promenades, les deux jeunes gens évoquaient leurs lectures communes. Ces souvenirs heureux servirent de décor à son premier roman, "Le Paon Blanc", publié en 1911. La disparition de sa mère en 1910, le plongea dans une immense tristesse. L'année suivante, une grave pneumonie contraint Lawrence à abandonner l’enseignement. Il décida alors de se consacrer pleinement à l'écriture. Il trouva un substitut à la figure maternelle, rencontrant une femme mariée à l'un de ses anciens professeurs, voyant en elle, une "nouvelle mère dévorante." De six ans son aînée, née baronne Frieda von Richthofen, férue de psychanalyse, elle l'initia aux plaisirs charnels, alors qu'il lui fit découvrir la poésie. Il l'épousa deux années plus tard, le treize juillet 1914, après un périple, riche en péripéties, en Autriche et en Italie. L'origine allemande de Frieda et son antimilitarisme lui causèrent de très nombreuses tracasseries. La guerre faisant rage, soupçonné d'espionnage, les autorités britanniques lui refusèrent la délivrance d'un passeport. En 1915, il publia son roman "L’arc-en-ciel." Le premier volet romanesque de trois générations d'une même famille d'épouses amoureuses. Lydia, Anna et Ursula, dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle, en pleine mutation, passant d’un monde rural à une société industrielle. Ursula Brangwen, jeune femme moderne, réalise enfin les aspirations de sa mère et de sa grand-mère, accédant à l'indépendance et à la pleine conscience d’elle-même. Le roman fut immédiatement censuré et interdit en raison "d’outrances", paraissant aujourd’hui timides. Lawrence n’eut de cesse de "proclamer que les mystères de la chair étaient aussi sacrés que les mystères de l’esprit." Sa rencontre avec Frieda, voua D.H. Lawrence à une errance à laquelle ce fils de mineur du Nottinghamshire, jeune romancier n'était nullement promis.    "Elle trouvait quand même que les plus belles parties de son corps étaient cette longue chute de hanches, à partir de la naissance du dos, et la rondeur endormie et paisible des fesses. Pareilles à des dunes de sable, disent les Arabes, avec leurs longues pentes douces. Elisabeth le regarda. La bouche pendait un peu, légèrement ouverte sous la moustache. Les yeux mi-clos ne semblaient pas vitreux dans la demi-obscurité". Lawrence préférait réécrire que corriger. Plaidoyer contre l'argent et le monde industriel ? Roman de la lutte des classes ? Poésie pastorale ? La création de Lawrence est un mélange de tout cela. L'Italie accueillant le couple, l'auteur en conserva une tendresse particulière, ne cessant d'y revenir pour célébrer "l'indicible beauté ", de Capri à Taormina en Sicile, au Lac de Garde en Lombardie. Lawrence termina son roman "La verge d’Aaron", abordant les thèmes de l’amitié, de l’art, et dela vanité du monde. En quête de sensations, il rayonna depuis la Sicile en Sardaigne, à Malte puis dans le nord de l'Italie. Il rédigea également "Sardaigne et Méditerranée", relatant son voyage en Sardaigne, décrivant une île indomptée aux paysages s'étalant à l’infini. Puis vinrent les "Etudes sur la littérature classique américaine", suivies de deux ouvrages philosophiques: "Etude de l'Inconscient" et "Fantaisie de l’inconscient", et bon nombre de poèmes composant le recueil "Oiseaux et Fleurs." Autre lieu-clé pour l'écrivain nomade, le Nouveau Mexique, où ulcéré par ses déboires avec la censure anglaise, il crut trouver un monde neuf, idéalisé, libéré de l'homme et de ses lois, envisageant de fonder une communauté. Vinrent ensuite, l'Australie, Mexico, la Californie. De chaque lieu nouveau, Lawrence saisit immédiatement la singularité. Entre 1923 et 1925, le couple séjourna à Taos, au Nouveau-Mexique dans le ranch de la romancière new yorkaise, MabelDodge Luhan, donné en échange du manuscrit original "Amants et fils." L’écrivain, inspiré par les croyances ancestrales des Indiens, chercha à explorer la régénération de l’homme, par un retour au sacré primitif, dans la fusion du Christ et du Dieu Quetzalcoat, s'approchant de l'harmonie naturelle du corps et de l’âme. La vivacité des perceptions et la grâce de l'écriture livrant toute la fraîcheur, avec en écho les thèmes structurant l'œuvre. En 1925, Lawrence et Frieda rentrèrent en Angleterre. La même année, l'auteur écrivit "St Mawr", "L’Étalon." Il devint alors le centre d’une cour d’admiratrices se considérant comme ses disciples, dont les querelles juvéniles pour retenir son attention devinrent légendaires. Lors d'un court séjour à New York, apprenant alors qu’il était condamné par la tuberculose, Lawrence décida de regagner l’Europe.    "Why don’t men marry the women who would really adore them ? The women start adoring too late. Elle appréciait l'intériorité de ce reste de forêt, le mutisme réticent de ces vieux arbres. Ils incarnaient en même temps la puissance du silence et la vitalité d'une présence. Eux aussi patientaient, avec obstination, avec stoïcisme, dans la puissance de leur silence". Dès lors, le couple mena dès lors une vie errante, en Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Suisse et surtout en Italie. En 1926, Lawrence publia "The Plumed Serpent", effectuant son dernier séjour en Angleterre. Les époux Lawrence se lièrent d’amitié avec Aldous Huxley. "L'amant de Lady Chatterley" fut publié en 1928 à Florence. David Herbert passa les derniers mois de savie à la Villa Beau Soleil, à Bandol dans le Var. Sa tuberculose s’aggravant, il fut admis au sanatorium de Vence où il mourut le deux mars 1930 à l’âge de quarante-cinq ans. Lors de ses obsèques, Frieda et ses amis lui dirent: " Good bye, Lorenzo", sa tombe fut recouverte de mimosas. Le treize mars 1935, ses cendres furent déposées dans la chapelle funéraire édifiée par Frieda dans leur ranch à Taos. David Herbert Lawrence, au cours de son errance, ne cessa d’explorer les profondeurs de l'âme, abordant la thématique de l’inceste, de l'Œdipe, de l’ambivalence et de la bisexualité. Vouant un véritable culte pour le phallocentrisme de Dionysos, supplantant dans sa réflexion, l’asexualité chrétienne conventionnelle. Certains esprits critiques virent à tort en cela, un penchant misogynique. L'écrivain voyageur, "pèlerin sauvage", suscita incompréhension, controverse et censure. L’influent T. Eliot répandit l’idée pernicieuse d'une amoralité dans "After strange gods." Passant volontairement la seconde partie de sa vie en exil, il décrivit les effets déshumanisants de l’industrialisation. Prolifique, plus de quarante ouvrages, près de mille poèmes, de nombreux récits de voyages, et une correspondance réunie par Aldous Huxley qui la tenait pour exceptionnelle. Sa réputation d'écrivain érotique masqua son authentique talent. Edward Morgan Forster, succédant à Aldous Huxley dans une nécrologie, contesta cette perception, le décrivant comme "le plus imaginatif des romanciers de la génération." La réhabilitation débuta dans les années 1950, notamment grâce au critique littéraire de Cambridge, F. R. Leavis, démontrant l'intégrité artistique et l'éthique profonde de l'écrivain, le situant dans la tradition romanesque britannique. D. H. Lawrence fut un écrivain anglais du XXème siècle, controversé et original, éternel voyageur, exilé perpétuel, en quête d'un "primitif sacré", rénovateur profond de l'expression romanesque contemporaine.    Bibliographie et références:   - Henry Miller, "Le monde de D.H. Lawrence" - Simon Leys, "L'ange et le cachalot" - Frédéric Monneyron, "Bisexualité et littérature" - Catherine Millet, "Aimer D.H. Lawrence" - Jean-Paul Pichardie, "D.H. Lawrence" - Anaïs Nin, "D.H. Lawrence" - Ginette Katz Roy, "Cahiers D.H Lawrence" - Ivan Bounine, "D.H Lawrence" - Anton Francesco Grazzini, "D.H Lawrence" - C. Bourgois, "Éros et les Chiens" - Pascale Ferran, "Lady Chatterley"   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 12/03/24
Namio Harukawa est un illustrateur japonais, bien connu pour ses œuvres érotiques mettant en scène des femmes dominantes hors normes. Né en 1947 à Osaka, Namio Harukawa a commencé à dessiner dès son plus jeune âge, développant très tôt un intérêt particulier pour des thèmes tels que la domination féminine et le facesitting, qui deviendront plus tard les sujets principaux de son œuvre. Il a laissé une empreinte indélébile dans le monde de l'art érotique, non seulement au Japon mais aussi dans le monde entier, grâce à son style unique et à ses sujets de prédilections si sulfureux. Début de carrière et influences Namio Harukawa a débuté sa carrière dans les années 1960, époque à laquelle le Japon connaissait un bouillonnement culturel et un renouveau quand aux traitements des thèmes érotiques dans l'art (qui avait connu un autre age d’or des "shunga" à l’époque d’Edo (1603-1868). Ces œuvres d'art étaient des estampes sur bois, représentant des scènes sexuelles explicites entre hommes et femmes, mais aussi entre personnes du même sexe ou avec des personnages fantastiques. Le shunga, littéralement "images du printemps" (ici métaphore de l'acte sexuel), était considéré comme une forme d'expression artistique et était largement répandu parmi différentes classes sociales au Japon, des samouraïs à la bourgeoisie. Bien que parfois critiqué et soumis à la censure, surtout à l'époque moderne, le shunga a joué un rôle important dans la culture et l'histoire de l'art japonais, influençant de nombreux artistes, y compris des figures modernes et contemporaines. On peut donc voir en Namio Harukawa un héritier de cette culture à bien des égards. Influencé par cette culture érotique, comme par le travail d'autres artistes japonais, étant richement ancré dans culture populaire de l'époque, il a su développer un style bien à lui qui met en avant la puissance et l'autorité de la Femme. Ses dessins, leur attention méticuleuse aux détails et leur représentation exagérée des formes, lui sont caractéristiques et font toute l’originalité de ses créations. Thèmes et style Ainsi, les œuvres de Harukawa sont reconnaissables à leurs représentations de femmes voluptueuses et dominantes, souvent en position de contrôle sur des hommes plus petits et soumis. Cette dynamique de pouvoir est centrale dans son travail, où il explore thèmes de la domination, de la soumission et certains fétichismes de manière à la fois érotique et artistique. Son approche unique du BDSM et du fétichisme place les femmes en position de force, inversant les rôles traditionnels de genre et mettant en lumière des désirs souvent marginalisés. Influence et postérité Au-delà de son apport à l'art érotique, Namio Harukawa a joué un rôle important dans la popularisation (certes relative) des pratiques BDSM dans la culture populaire. Ses dessins ont inspiré de nombreux artistes et amateurs d'art érotique, contribuant à la démocratisation des discussions autour du BDSM et des fétichismes. Namio Harukawa est décédé en avril 2020, mais son héritage perdure à travers ses œuvres, qui continuent d'inspirer , à fasciner. Son approche inimitable de l'art érotique et son exploration sans compromis des dynamiques de pouvoir entre les genres ont marqué un tournant dans la perception du BDSM et du fétichisme. Harukawa restera dans les mémoires comme un pionnier, dont les dessins continuent de résonner avec un public large et varié par le biais d’internet et des réseaux sociaux, bien au-delà des frontières de son pays natal et du microcosme fétichiste et BDSM. Les livres regroupant ses oeuvres sont souvent épuisés ou très chers. Voir tout de même ce livre hommage par un editeur spécialisé    
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Par : le 12/03/24
"Les écrivains créent ce qu'ils créent à partir de leur souffrance pleine d'effroi, de leur sang, de leurs tripes en bouillie, du magma horrible de leurs entrailles. Plus ils sont en contact avec leurs entrailles, plus ils créent. Nous n'avons pas de clé pour affirmer ce qui est masculin ou féminin, ou s'il y a des genres intermédiaires. Masculin et féminin pourraient être des champs qui recouvriraient des genres androgynes ou différents types de désirs sexuels. Mais parce que nous vivons dans un monde occidental et patriarcal, nous avons une chance très mince d'explorer ces possibilités de genre". Cheveux ras, tatouages, réputation sulfureuse, entorse aux bonnes mœurs, motos, Manhattan malfamée des années 1970, affiliation artistique avec les plumes les plus libres du XXème siècle, de Jean Genet à William S. Burroughs. Kathy Acker intrigue, impressionne, fascine, ou fait simplement peur. Derrière l’apparence, il y a les textes dont le fond et la forme déroutent. Elle naît le dix-huit avril 1947 et grandit à New York dans une riche famille juive allemande. Son père quitte sa mère avant qu’elle naisse, d'où une relation maternelle difficile. Elle se sent toujours marginalisée dans un foyer bourgeois. À dix-huit, sa famille lui coupe les vivres. Au début des années soixante, elle suit des cours de littérature à l’université de Boston et en Californie. Elle retourne ensuite à New York et travaille un temps comme strip-teaseuse pour subvenir à ses besoins. Parallèlement, elle fréquente assidûment la scène littéraire et poétique de St. Mark’s Place. Cette combinaison impossible entraine un déchirement perpétuel entre deux existences, une double vie mortelle et deux Moi différents. A good bad girl. À cette époque, elle ne trouve pas sa place dans la culture hippy émergeante qui déteste tout ce qui ressemble de près ou de loin aux homosexuels, dealers, travestis, prostituées et autres déviants. Elle écoute le Velvet Underground, travaille sur la quarante-deuxième rue, n’est jamais très loin du milieu d’Andy Warhol et de la faune de la Factory en général. Sa mère, qui s’est remariée tardivement, se suicide au milieu des années soixante-dix. Ce drame assombrit sa vie et noircit son écriture. Elle demeure en marge de l'institution littéraire, étant publiée seulement par de petites maisons d’éditions jusqu'au milieu des années 1980, gagnant alors ainsi l'étiquette de "terroriste littéraire". L'année 1984 voit sa première publication britannique, un roman nommé "Blood and Guts in High School". À partir de cette date, elle produit un corpus remarquable de romans, presque tous imprimés chez "Grove Press". Elle écrit des pièces pour nombre de magazines et d'anthologies, également des textes notables publiés dans les revues "RE/Search", "Angel Exhaust" et "Rapid Eye". Un scandale éclate lorsqu’on l’accuse de plagiat pour un essai sur Toulouse-Lautrec dans "Young Lust", dans laquelle est incluse une infime partie extraite du "Pirate" de Harold Robins. C'est enfin la gloire assurée. Elle en conservera le surnom de "poète pirate".   "Comme elle ignorait totalement comment on écrivait des poèmes, elle recopia la moindre bribe "dégueu" écrite par le poète latin Properce qu'elle avait été forcée de traduire quand elle était au lycée". En 1986, son roman "Sang et stupre au lycée" est interdit en Allemagne sous couvert de protection de l’enfance. Mis à part les thèmes de l’inceste et du sadomasochisme, le fait que ce roman n’ait prétendument pas de sens a beaucoup ulcéré et déconcerté les censeurs qui, alors choqués, lui reprochaient ses incorrections grammaticales, dessins, calligraphie, extraits en persan, confusion entre rêve et réalité et l’incohérence du récit. Ses influences premières sont des écrivains et poètes américains, "Black Mountain", Jackson MacLow et William S. Burroughs, le mouvement Fluxus, ainsi que la théorie philosophique, notamment Gilles Deleuze. Dans son écriture, elle combine tout à la fois, le plagiat, les techniques du cut-up, la pornographie, l'autobiographie, le trouble identitaire personne et personnage, afin de confondre les attentes de ce que devrait être la fiction. Elle reconnaît ainsi une fonction performative à la langue en dénonçant violemment l'instabilité de l'identité féminine dans l'histoire de la littérature masculine."Don Quixotte: which was a Dream", en créant un parallélisme identitaire entre autobiographie et personnification, ainsi qu’en se jouant des pronoms et de la syntaxe conventionnelle. Dans "In Memoriam to Identity", Acker attire l'attention par des récits populaires sur la vie d'Arthur Rimbaud, et de William Faulkner, qui construisent ou révèlent une identité sociale et littéraire. Bien qu'elle soit reconnue dans le monde de l'édition pour son style de prose féminine tout à fait nouveau et pour ses fictions transgressives, elle est également une icône punk et féministe en raison de ses engagement dévoués aux cultures minoritaires, aux femmes de caractère et à la violence. Le corpus des œuvres d'Acker emprunte fortement aux styles expérimentaux de William S. Burroughs et de Marguerite Duras. Elle utilise souvent des formes extrêmes de pastiche et même la technique de cut-up de Burroughs, laquelle consiste à couper des passages ou des phrases et à les réagencer de façon aléatoire pour un résultat autre. Elle-même situe son écriture à l'intérieur de la tradition européenne du nouveau roman. Dans ses textes, elle combine des éléments biographiques, pouvoir, sexe et violence en un cocktail explosif. Les critiques comparent souvent son écriture à celle d'Alain Robbe-Grillet et de Jean Genet et ont noté des liens avec Gertrude Stein et les photographes Cindy Sherman et Sherrie Levine. Les romans d'Acker montrent également une fascination pour l’art du tatouage. Ses héroïnes alternant scènes de sexe écrues à des réflexions intimes quasi mystiques.   "L'érudit définit les routes que les gens empruntent pour ne pas avoir d'ennui. Les enseignants remplacent les créations dangereuses et vivantes par des idées mortes. De nos jours, la plupart des femmes baisent à droite et à gauche parce que baiser, ça ne veut rien dire. Tout ce qui intéresse les gens aujourd’hui c’est le fric". L’étiquette de pseudo plagiaire que l’on attribue à Kathy Acker vient d’une technique narrative par laquelle elle s’approprie des textes, partant de différentes sources, et procède à leur déconstruction en jouant avec eux, modifiant, coupant, recomposant, réécrivant et éclatant les originaux. Elle sépare, coupe et insère les textes dans des contextes différents, changeant les sexes et chamboulant l’ordre. Mais là encore cette tentative n’est pas le seul fait de Acker, "Nova Express" de William Burrouhs utilise des cut-ups de Shakespeare, Rimbaud et Jack Kerouac. Sa poésie en est largement influencée tant du point de vue du style que des sources d’inspiration. Elle se caractérise par l’utilisation de formes extrêmement libres, le recours à une syntaxe propre, à un vocabulaire et à des sujets crus, relevant parfois volontairement de l'obscénité ou du trivial, ainsi que par un rythme fondé sur le punk rock. Quoi qu’associés avec des artistes généralement respectés, ses romans les plus connus, "Blood and Guts in High School", "Great Expectations"et "Don Quixote" reçoivent une critique mitigée. La plupart des critiques reconnaissent ainsi la manipulation talentueuse de la romancière en ce qui concerne les textes plagiés d'auteurs aussi variés que Charles Dickens, Marcel Proust, ou du marquis de Sade. Un peu à la façon d'un Rimbaud qui aurait été de surcroît femme, elle crie à la face blafarde du monde: "je suis une bête, une négresse, mais je puis être sauvée". Elle est même en position, convulsivement, de nous révéler l'origine la plus vraisemblable de cet invraisemblable, mythique rétrovirus. À quelle boîte de Pandore de quels malins, vilains enchanteurs nous devons sa glaciale épiphanie. Démasquer et restituer ceux-ci à leur première vérité de sous-hommes, ou humains-canins, avec quel courage d'horrible travailleuse, est même l'obsession la plus magnifique de Kathy-Cassandre, Acker-Antigone, ou plutôt son but le plus explicite, celui de la quête de la jeune-vieille knight-night, chevalier-chevalière de la Nuit, en sa nouvelle, très nominaliste incarnation, Don Quichotte. Pour réussir une aussi impressionnante entreprise, Kathy Acker n'a cru bon que d'avoir recours à the "Ancient Art of Madness", ou Littérature. Ainsi, elle a dû inventer une écriture nouvelle, apparemment "antilittéraire". Une écriture quantique, hooligan, plus rusée, plus insaisissable qu'un quark, plus sioux ou zen qu'un neutrino traversant le soleil. Rimbaud tatoué en jupe façon punk.   "La littérature est ce qui dénonce et taille en pièces la machine de répression au niveau du signifié. Car le fait est que nous vivons tous sous enchantement, dans un monde où de ce fait même l'amour est devenu impossible. L'opération de notre réveil, de notre exorcisme en cette heure extrême ne peut être que complexe, abrupte, déroutante". Elle ne peut en aucun cas procéder de la plénitude d'un dialogue narcissique avec ce bel objet culturel clos et flatteur qu'on appelle communément littérature. Autrement dit, Kathy Acker a une par trop haute conception de la littérature, de son importance et de son rôle, pour ne pas la malmener un peu: "J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai injuriée". Qu'elle prend trop à la lettre et au sérieux le problème de l'efficace de ses formes, pour se réfugier dans un fétichisme de l'œuvre. Elle a donc inventé une écriture menée comme une danse de possession sans filets aux bords de la signifiance, une écriture "inculte" désinvolte ordurière qui contraint néanmoins à la philosophie, voire à la métaphysique. Une écriture véhémente, transgressive de toutes les règles, de toutes les convenances bien tempérées, "désécrite", mais qui est aussi celle de la mise-à-nu, du tremblement. Et du chant le plus exigeant. Une écriture parabolique, dérisoire, intenable. Une écriture qui déconstruit la syntaxe de nos récits, comme le cubisme avait déconstruit l'espace de nos regards. Une sorte de Guernica de l'écriture, pour notre temps. Une écriture de l'errance dans les déserts nucléaires retransmis par satellite d'un monde post-humain, post-libéral, qui est déjà virtuellement le nôtre. Un combat de l'écriture mené par un irrépressible héros-héroïne, sorte de Tom Poucet équivoque de la littérature, défaillante et indomptée comme tout ce qui est femme. Une écriture allègre, post-féministe, dédiée à tous les mutants, qui s'en prend vaillamment aux monstres froids du monde, c'est-à-dire à ceux perpétuellement renaissants du terrorisme moral, de la violence suicidaire, du mensonge infantilisant du fonctionnement historique des pouvoirs (Thomas Hobbes, ou l'"Ange de la Mort" oblige !).Une écriture perverse, insurgée, dont la visée est éthique, le plus profond désir, l'intime réveil, notre redressement.   "Chère Susan Sontag, voudriez-vous être assez gentille pour lire mon livre et me rendre célèbre ? La société dans laquelle je vis est complètement pourrie. Je ne sais pas quoi faire. Je ne suis qu'une simple personne et je ne suis pas bonne à grand-chose. Je n’ai pas envie de passer toute ma vie en enfer." Car si Kathy Acker est bel et bien héritière de William Burroughs et de la Beat Generation, voire du Henry Miller de la "Crucifixion en rose", elle introduit un axe déstabilisant à l'intérieur même de ces credo de la contestation, une violence à l'intérieur de leur violence. L'arme virulente du sexe, poussé au-delà de la pornographie, n'est plus une célébration, discours vibrant de la libération. Par sa minutie, sa crudité, hyper réelle, cette virulence devient alors une arme implacable contre le libéralisme lui-même, sa conception platement sexologique et économiste de la possession-jouissance, usage rationnelet interchangeable des corps, des habitats, devenu depuis enfer de la privatisation. C'est ce qui nous fait comprendre que Kathy Acker a bien lu Sade, mais aussi, à l'intérieur même d'une écriture de la plus grande violence contestataire, qu'elle est femme. D'autres noms, et non des moindres, pourraient être convoqués autour du berceau de cette enfant terrible de la littérature. Arthur Rimbaud, nous l'avons ressenti, pour la perverse candeur. Mais aussi, et peut-être davantage, Jonathan Swift, pour l'ironie, la vision stercorale. Franz Kafka, pour les distorsions de l'infrahumain. Dante Alighieri et Ezra Pound, pour la haine, l'urgence et le sérieux de la haine politique, de la conscience aiguë du mal qui la sous-tend. Car si le desengaño de Cervantès donne le ton fondamental, et permet divagations humoristiques et aventures néo-picaresques, c'est bien en réalité à une descente aux enfers que nous assistons. Descente tout autant subjective, comme chez Rimbaud, que plus proprement politique, comme chez Dante. L'utilisation de l'armature de la convention picaresque, d'un cervantisme volontairement approximatif, permet un tour supplémentaire à l'ironie, un détournement désinvolte de la parodie. En écrivant les improbables aventures, improbables dans leur sur-banalité, de son défaillant chevalier punk, Kathy Acker a écrit un livre moral, profondément politique, contre notre décadence.   "N'ayant jamais su ce qu'était une mère, la sienne étant morte lorsqu'elle avait un an, Janey dépendait de son père en toutes choses et le considérait comme un petit ami, un frère, une sœur, des revenus, une distraction et un père. Si je savais comment cette société a fini par être aussi pourrie, peut-être aurions-nous un moyen de détruire l'enfer." C'est ce qui explique, et justifie si besoin était, qu'elle s'en prenne à certains hauts personnages de ce monde, sans respect et sans ménagements, les reléguant aux gémonies de l'infra-humain. Le président des États-Unis est ainsi quelquefois, et même souvent, un président chien, un humain canin qui "ordonnaboie" des instructions à ses inférieurs couineurs. Mais Dante n'en faisait-il pas autant, et plus, lorsqu'il plantait cardinaux, princes et autres ennemis le cul en l'air dans l'enfer ? Ce faisant, il nous rappellent tous les deux à l'auguste tradition qui veut que la littérature ait une voix et un rôle, publiques, que la poésie se doive de prendre des responsabilités. Mais l'enfer de Kathy Acker, où elle se trouve d'ailleurs confinée elle-même, en tout premier lieu, à la première personne, et où elle erre inlassablement en non-dupe jusqu'à la Fin de la Nuit, n'est pas celui de Dante. Encore moins celui d'une quelconque moral majority, néo-puritaine. Son enfer, dont elle réussit à faire une arme politique redoutable, c'est l'enfer de l'amour. Malgré tous les discours de la libération, malgré tout l'agit-prop du droit à la différence, malgré Internet, et malgré le jogging, semble-t-elle dire, l'amour n'est pas possible dans cette société. C'est là un fait politique, ajoute-t-elle alors en en assumant tout le pathétique et le dérisoire. Nous pouvons nous payer du semblant, ou d'un retour nostalgique aux havres bénis de classe et de pouvoir, mais nous ne pouvons taire la voix de notre indigence. C'est ce que, par excellence, Kathy Acker ne fait point. Dévoiler les fers et les enfers privés du capitalisme-dans-l'âme, pour retrouver quelques indices pouvant conduire à la croyance dans la possible existence d'une éclosion du paradis de la joie d'amour, voilà tout le ressort, où le thème de sa quête. Andy Warhol ne faisait-il pas de la publicité un art.   "Janey Smith avait dix ans et vivait avec son père à Mérida, la principale ville du Yucatan. Janey et M. Smith avaient prévu que Janey fasse un long séjour à New York, en Amérique du Nord. Quand elle eut fini de rédiger ces enseignements profonds, étant vieille et épuisée, elle réaffirma sa croyance en l'inexistence de l'amour humain et mourut". Mais y a-t-il lieu de parler de thème, ou même lieu à proprement dire, dans l'écriture Kathy-Acker ? En fait, ce qui rend particulièrement difficile toute analyse, thématique ou structurelle, est son refus très efficace qu'il y ait le moindre lieu privilégié à partir duquel produire un discours ou du sens. Son seul lieu est celui de l'absence de lieu, de l'illocalisable, pourrait-on dire. Ou mieux encore. De la dépossession du regard en surplomb de la domination. C'est ainsi que, dans une perspective assurément quantique cette écriture terrorise la logique, terrorise la narration et le personnage. Nous sommes dans une sorte de continuum non-duel, où règne la loi de la non-séparation. Tout bouge, rien ne subsiste, rien ne résiste, tout se retrouve ailleurs sous un autre nom, autre et même. Tout lieu peut devenir un autre lieu, tout texte un autre texte et ainsi de suite. Sa grande vitesse, sa non-fixité, ses registres multiples, son refus de l'univocité du signifiant, ne s'expliquent pas autrement. Si toute chose est à la fois elle-même et autre chose, il ne peut y avoir de thème, de code, de récit nets arrêtés. Si l'on transcende allègrement le principe de la non-contradiction, c'est que, pour la post-féministe qu'est Kathy Acker, il y a sans doute encore bien une guerre à mener, non pas celle-là contre l'homme, la différence fait jouir ! Mais celle contre tous les Léviathans de la raison raisonnante, de la morale moralisatrice et de la logique logicienne très scientifiquement blindée, d'un monde qui est tout de même l'œuvre du mâle, d'un homme à l'entendement blessé par les reniements de l'amour et les avilissements du pouvoir. En ce sens, pour Kathy Acker, si nous polluons, si nous menaçons l'avenir du monde avec nos armes de mort, c'est que nous sommes déjà tous déchus et déchets nous-mêmes dans notre corps-âme. Post-punk, post-féministe, post-moderne. Le mot se profile, la constellation de questions qu'il véhicule aussi. Au delà de la mort du narrateur, du récit, du personnage, il y a la mort du texte, du corpus de la littérature comme ensemble clos, sacralisé. Chez Kathy Acker, c'est un déplacement de la tension critique depuis l'œuvre en soi, vers la problématique de sa réception. L'écriture, le texte, sont un media, c'est-à-dire un medium, un moyen parmi d'autres, contre d'autres.   "En fait, M. Smith essayait de se débarrasser de Janey pour pouvoir alors passer tout son temps avec Sally, une starlette de vingt et un ans qui refusait obstinément de baiser avec lui. Ce n’est pas comme moi quand je couche avec tous ces queutards des beaux-arts. Lorsqu'on couche avec sa meilleure amie, c’est franchement grave". Post-moderne, Kathy Acker l'est non moins parce qu'elle laisse son texte être constamment traversé d'autres médias (le rock, le vidéo-clip, la bande dessinée), d'autres cultures (le vaudou, le culte d'Ogun), d'autres voix, d'autres flux, d'autres références (la physique quantique, l'anarcho-syndicalisme catalan), d'autres époques (la Sicile du XIXème siècle, le Yorkshire des Brontë, le Londres de Wedekind), d'autres devenirs (on peut penser au devenir-animal de Deleuze et Guattari, à propos des chiens). Post-moderne aussi, par son épistémologie non-duelle, son refus catégorique de l'univocité des ismes (capitalisme, nationalisme, impérialisme, socialisme, etc.). Par l'ambiguïté sexuelle de ses personnages, et son annonce d'une hétérosexualité à élaborer dans l'indécidable. Également par son mixage non-hiérarchique de plusieurs registres et époques de la langue (archaïsmes, pidgin, mélo, volapük international, etc.), ainsi que de styles d'écritures. Pour son rejet libérateur de l'originalité, aussi. Post-moderne, enfin, par une écriture qui, malgré une grande violence destructive, ne reste pas uniquement sur le versant de la déconstruction, mais s'autorise à l'occasion l'affirmation sans faiblesse du chant. À cette non-fixité du sens, correspondent aussi le tremblement des genres, des catégories, des sexes. Ainsi les paradoxes érotiques, les anamorphoses qui rappellent le Kōan zen. Il s'agit en fait d'une déconstruction très audacieuse de ce qui est désigné, comme un perspectivisme syntaxique et grammatical, où le sujet blanc masculin assoirait sa domination du monde. En face, quelque chose de proche à la fois du langage enfantin, et de celui de la folie, idiome analphabète, entre punk, pidgin et roman de chevalerie, une espèce de "very bad-writing", comme on dit "bad-painting", qu'il est particulièrement difficile de faire passer d'une langue à une autre, mais qui correspond aux habitudes mentales des générations du vidéo-clip et des mass-médias.   "Un soir, M. Smith et Sally sortirent, et Janey sut que son père et cette femme allaient baiser. Janey elle aussi était très jolie, mais elle avait une drôle d'expression car un de ses yeux était de travers. Elle avait un regard perdu dans le vide". Ainsi l'écriture de Kathy Acker tend également à bouleverser, ou à repositionner le problème de la traduction. Ses effets de sens, leurs jeux et enjeux ne peuvent pas toujours être rendus par des équivalences symétriques ? Lorsque celles-ci existent. La traduction elle-même devient alors une sorte de "saut quantique". Les archaïsmes, les élisions, les "fautes"caractérisées demandent à être repensés, à rebondir ailleurs dans la langue de réception. Les effets et les registres aussi, en termes notamment d'une stratégie adaptée à un contexte littéraire nouveau, différent. Ceci, précisément pour ne pas trahir les intentions de l'auteur, ou courir le risque de ne pas les rendre perceptibles. Les critiques féministes répondent également fortement à ses œuvres, à la fois pour et contre son écriture. Pendant que certains font l'éloge de l'exposition d'une société capitaliste misogyne qui utilise la domination sexuelle comme une forme clé d'oppression, d'autres argumentent que l’utilisation extrême et fréquente d'images sexuellement violentes anesthésie rapidement et génère une objectification dégradante pour la femme. En dépit de critiques répétées, Kathy Acker maintient qu'afin de mettre au défi la structure du pouvoir phallocentrique du langage, la littérature doit non seulement expérimenter avec la syntaxe et le style, mais également donner alors une voix aux sujets tus qui marginalisent les tabous communs. L'inclusion de sujets controversés comme l'avortement, le viol, l'inceste, le terrorisme, la pornographie, la violence graphique et le féminisme vont dans ce sens. Elle publie "Empire of the Senseless" en 1988 et considère l'œuvre comme un tournant dans son écriture. Quoiqu'elle effectue toujours des emprunts à d'autres textes, dont "Les aventures de Huckleberry Finn" de Mark Twain, le plagiat est moins évident. Le roman tient aux voix de deux terroristes, Abhor, à moitié humain et à moitié robot, et son amant Thivai. L'histoire a lieu dans les restes délabrés d'un Paris post-révolutionnaire. Comme ses autres œuvres, "Empire of the Senseless" inclut violence graphique et sexualité. Cependant, ce roman se préoccupe beaucoup plus de la langue que ses œuvres précédentes. En 1988, elle publie également "Literal Madness: Three Novels" qui inclut les travaux précédemment édités "Kathy Goes to Haiti", "My Death My Life" by Pier Paolo Pasolini, et "Florida". Ouvertement bisexuelle durant toute sa vie, elle se marie et divorce deux fois. En avril 1996, un cancer du sein lui est diagnostiqué, elle entame un traitement. Elle décrit sa perte de foi en la médecine conventionnelle. Après avoir tenté plusieurs formes de médecines alternatives au Royaume-Uni et aux États-Unis, elle s'éteint le trente novembre 1997 à Tijuana au Mexique dans une clinique alternative spécialisée en cancérologie.   Bibliographie et références:   - Avital Ronell, "On the writings of Kathy Acker" - Amy Scholder, "Kathy Acker, the novelist" - Bob Scheider, "Life of Kathy Acker" - Marck Ford, "Life of Kathy Acker" - Rose Streisand, "A new way of writing, Kathy Acker" - Kate Clausewitz, "On the writings of Kathy Acker" - Winston Lenning, "Life of Kathy Acker" - Alexander Trocchi, "Kathy Acker, the novelist" - Charles Whibley, "Between art and life, Kathy Acker" - Charles Kingston, "Life of Kathy Acker" - Jane Yining, "Kathy Acker, the novelist"   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/03/24
La Belle et la Bête (vécu)       En ce début de soirée, Tara, s’apprête à jouer un rôle face à son Maître qui va la dresser à sa convenance afin d’en faire une parfaite soumise pour son unique plaisir; avec un mélange d’excitation et d’appréhension. Ne sachant pas ce que ce dernier va lui infliger, elle va endosser son rôle.   Elle pense bien le connaître; avec sa longue silhouette, sa carrure imposante, ses mains aux longs doigts fins mais d’une force redoutable, son regard tendre qui peut se transformer en froideur glaciale, son intonation douce et virile qui peut être grave et autoritaire, et aussi son intrangigeance. Elle sait qu’il a tout loisir de tester ses trois orifices, longuement, profondément, dans toutes les positions, de pétrir ses mamelles et de juger de son comportement sexuel. Il ne devrait avoir aucune difficulté à l'évaluer en détail, aussi sincèrement que possible, avec bienveillance mais néanmoins sans complaisance.   Elle s’apprête ; enfile son porte jarretelles, son seul dessous chic, ses bas, son collier de seins finement doré qui emprisonne ses tétons, sa robe gainante noire transparente faite de dentelle qui s’arrête juste au dessous des fesses, le cul et la chatte à l’air, elle enfile un oeuf de jade dans sa chatte qu’elle pourrait pondre en dansant pour amadouer son Maître et s’enfilera plus tard un plug (afin de réveiller tous ses sens provenant de son cul), un accessoire doré avec une pierre rouge brillante.   Le maquillage, très important; des yeux de biche et un rouge à lèvres ostentatoire, sans oublier d’embellir ses tétons à l’aide de crayons de maquillage de couleurs rosées afin de les sublimer. Elle se munit d’un sac à main contenant quelques accessoires indispensables à un dressage parfait : son collier avec sa laisse, ses liens en cuir rouge, son bandeau de soie sauvage, son plug, son gode, son crochet d’anus et son cadenas qui se prend dans les anneaux pour verouiller son sexe (et dont lui seul posséde la clé).   Tara est prête. Elle enroule un boa en fourrure autour de son cou. Une ultime vérification, puis elle descend l’escalier, la démarche chaloupée, en faisant claquer ses escarpins sur les marches et se présente à son Maître, les yeux déjà pleins de désir. - Fais-moi ton état des lieux. Elle connait bien cet exercice, c’est une exhibition sans complaisance et devant témoin de ses appas féminins. Elle hésite néanmoins, sa prestation doit être parfaite. Son corps ondule de façon provocante. Elle porte deux doigts à ses lèvres et les lèches langoureusement puis elle les enfourne dans sa bouche, les yeux fermés. Elle imagine le sexe dressé de son Maître, pourtant ce n’est pas aussi doux. Ses deux doigts font des va-et-vient, elle savoure ce moment dans son fantasme. Elle prend son temps mais pas trop tout de même pour ne pas le lasser. D’une main elle fait tournoyer son boa, et de l’autre elle découvre son cou laissant apparaître sa poitrine libérée de sa cage de dentelle. Ses deux globes pointent fièrement. Elle les malaxe longuement et maltraite rageusement ses tétons, puis les lèche d’une langue experte. Mais il l’interrompt brutalement, péremptoire. - Ce maquillage n’est pas à ma convenance, je veux un rouge vermillon, - Oui Maître, comme il vous plaira. Il est vrai que le maquillage est trop discret. Face à son insatisfaction, elle descend sur son ventre et lève sa robe qui ne cachait pas grand chose. Elle dévoile une chatte bien taillée et de deux doigts elle titille son clitoris déjà gonflé. Rapidement elle sent la cyprine l’inonder, son sexe prêt à recevoir plus d’attentions. Mais ce n’est pas suffisant, elle lève une jambe et pose son pied sur le canapé pour offrir une meilleure vision de son entrecuisse et exhiber sa chatte sans aucune pudeur. Elle se saisit de son gode et se l’enfile jusqu’à la garde, suivi de va et vient, elle se déhanche et se cambre, elle sait qu’elle pourrait jouir mais ne peut se le permettre, elle n‘est là que pour offrir un spectacle et prouver à son Maître ses aptitudes de parfaite putain. Elle cesse donc, à contrecoeur, son petit manège et se retourne. Elle offre à présent ses fesses rebondies bien en vue. Elle les écarte et va fureter à la recherche de son anus. Comme il est sec, elle va puiser à la source de son sexe pour l’humidifier. Elle s’encule d’un doigt puis un second. Maintenant il est bien ouvert et prêt à recevoir son plug. Ce qu’elle fait et voici son petit trou du cul paré d’un rubis. Elle le ressort puis le réintroduit pour plus de sensations. Un vrai délice. Elle continue et ne voudrait pas s’arrêter. Mais il l’interrompt brutalement - Remonte dans la chambre, pense à te remaquiller comme je le désire, prends ta posture de soumission et attends-moi. Est-il satisfait de sa démonstration? Elle n’en saura rien et sort du salon un peu frustrée.  
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Par : le 07/03/24
Comme une noyade d'excitation, je déverserai votre âme aussi près que possible des chutes d'Olympe, amenant votre souffle à la limite de l'étouffement, en prenant soin de revenir à la lumière pour mieux partir dans l'obscurité, l'heure ou les heures sont les minutes, le ou le temps s'arrête. Un si joli sous-marin pris sous les bombes ou seulement celui qui retient votre souffle de vie a choisi le moment pour mieux vous remettre en place. Petite chose qui donne l'impression d'être fragile, si instable que vous semblez l'être. Vous seriez un beau petit jouet dans mes mains avec impatience sadique pour vous apporter les plaisirs que vous méritez. 
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Par : le 04/03/24
Apollonia Saintclair, est une illustratrice autodidacte au passé tortueux qui a fait irruption sur la scène du Web en 2012 avec des dessins qui ont captivé immédiatement un large public. Son inspiration oscile entre plaisir personnel et satisfaction de son public, Apollonia collabore avec des maisons d'édition comme La Musardine. Son imagination, alimentée par la culture pop autant que par les canons académiques, puise ses influences graphiques chez des figures emblématiques telles que Leonardo da Vinci, Moebius et Milo Manara, pour ne citer qu'eux. L'ouvrage "The Silver Spoon" compte aussi parmi ses grandes sources d'inspiration. Apollonia partage son temps entre la cuisine et l'atelier, créant des œuvres qui transcendent le quotidien pour révéler à travers le trait et le sang notre essence véritable. Sa popularité repose sur son regard unique, capable de capturer l'essence de la sexualité de chacun à travers des scènes d'une imagination débordante et d'un érotisme libérateur. dans le cadre d'une exploration créative de la sexualité et de l'érotisme à travers des perspectives féminines. Elle défie les représentations traditionnelles et sexistes de la sexualité, souvent dictées par le patriarcat. Apollonia Saintclair fait de son stylo une arme pour s'attaquer à la notion de "regard masculin", concept exploré par Laura Mulvey, en offrant une vision alternatif qui explore la diversité et la complexité des désirs et fantasmes humains. Ses œuvres invitent à une exploration personnelle de la sexualité, libréré de tout jugement et ouvert à l'interprétation de l'observateur.   Le travail d'Apollonia Saintclair, à la fois envoûtant et stimulant, invite à plonger dans des mondes fascinants où la sexualité explorée dans toute sa complexité et diversité, défiant les clichés et ouvrant la voie à une compréhension plus nuancée et libératrice de l'expression sexuelle. Ses ouvrages : https://bdsm.fr/l.php?x=3V6Ekp5 Son site : https://apolloniasaintclair.com/  
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Par : le 21/02/24
Dans l'ouvrage "Jouir d'avoir mal" d'Olivia Benhamou, le lecteur/ la lectrice est invité(e) à plonger au cœur d'une exploration du masochisme sexuel. À travers une enquête psychologique et sexologique menée de main de maître(sse), Benhamou, psychologue clinicienne et sexologue, déconstruit les tabous et les stéréotypes entourant cette pratique sexuelle sulfureuse. Ce livre, écrit à la première personne, se distingue par son approche introspective et empathique, offrant une perspective inédite sur le masochisme. Le point de départ de cette quête de compréhension est la rencontre de l'auteure avec un patient dont le besoin impérieux d'éprouver de la douleur pour atteindre le plaisir sexuel suscite sa curiosité et son intérêt professionnel. Ce cas catalyse une exploration plus large, à laquelle Olivia Benhamou nous convie, naviguant entre réflexion théorique, analyses des représentations culturelles du masochisme, et témoignages intimes de personnes pratiquant le BDSM. Olivia Benhamou propose un decryptage du masochisme sexuel loin des clichés, envisageant cette pratique comme une quête de sensations extrêmes, un moyen de lâcher prise totalement, ou encore comme une manière de forger une connexion amoureuse unique. Elle souligne également comment le masochisme peut servir d'échappatoire aux contraintes quotidiennes ou répondre à des difficultés sexuelles spécifiques. Le livre prend la forme d'une série de portraits intimes, où les individus partagent ouvertement leurs expériences sexuelles et la signification profonde de ces dernières dans leur parcours de vie. Ces histoires personnelles sont mises en perspective avec une analyse rigoureuse des enjeux psychiques du BDSM, dans un contexte où ces pratiques gagnent en visibilité et semblent de plus en plus acceptées socialement. "Jouir d'avoir mal" se révèle être une œuvre à la fois pédagogique et émouvante par certains côtés, qui brise les idées reçues et invite à la réflexion. L'auteure accompagne le lecteur à travers son processus de découverte, partageant ses questionnements, ses surprises, et ses conclusions. Ce faisant, elle offre un éclairage précieux sur les dynamiques complexes du plaisir et de la douleur, enrichissant la conversation sur la sexualité humaine dans sa diversité. Au-delà de son sujet qui sent le souffre, ce livre est une ode à la complexité des désirs humains, mettant en lumière la capacité de l'individu à trouver du plaisir dans l'atypique. Olivia Benhamou réussit le tour de force de traiter un sujet controversé avec respect, sensibilité, et une profonde humanité, faisant de "Jouir d'avoir mal" un livre essentiel pour quiconque s'intéresse aux intrications de la psyché humaine et à la richesse de ses expressions sexuelles. Si vous avez lu ce livre, n'hésitez pas à laisser votre avis en commentaires ci dessous.
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Par : le 18/02/24
Heinrich Lossow, artiste allemand du XIXe siècle, est reconnu pour son talent exceptionnel dans le domaine de la peinture et de l'illustration. Né dans une famille d'artistes, Lossow a hérité d'un sens aigu de l'art et a suivi une formation qui l'a préparé à devenir l'un des peintres les plus provocateurs de son époque. Sa capacité à explorer des sujets controversés avec un réalisme frappant et une sensibilité artistique a marqué les esprits et continue de susciter l'intérêt. Parmi ses œuvres, "Die Versündigung/Le Péché", peinte vers 1880, occupe une place particulière et est souvent considérée comme sa création la plus transgressive. Ce tableau à l'huile s'inspire librement du thème du Banquet des Châtaignes, un événement entouré de légendes et associé à une orgie présumée organisée par le Pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia) et son fils César Borgia à la fin du XVe siècle. Cependant, Heinrich Lossow transpose ce contexte historique dans une scène à la fois intime et provocante, illustrant un moine et une nonne engagés dans un acte sexuel à travers la grille d'une église. Dans "Le Péché", Heinrich Lossow ne se contente pas de représenter une scène de désir charnel; il interroge également les notions de moralité, de péché et de culpabilité au sein d'institutions censées incarner les valeurs spirituelles et éthiques. La grille qui sépare le moine de la nonne symbolise les barrières physiques et morales que leurs vœux religieux sont censés imposer. Cependant, leur transgression souligne la lutte intérieure entre les désirs humains et les obligations spirituelles, un thème récurrent dans l'art et la littérature de l'époque. La technique d' Heinrich Lossow, caractérisée par une attention méticuleuse aux détails et un réalisme saisissant, renforce l'impact de la scène. L'utilisation de la lumière et de l'ombre, ainsi que la précision avec laquelle sont rendus les expressions et les textures, contribuent à l'atmosphère chargée et à la tension émotionnelle de l'œuvre. À sa présentation, "Le Péché" a provoqué une vive controverse, reflétant les tensions entre les valeurs traditionnelles et les courants plus libéraux de la société de l'époque. L'œuvre a été à la fois critiquée pour son audace et sa provocation, et admirée pour son audace artistique et sa capacité à défier les normes sociales et religieuses. L'œuvre de Heinrich Lossow, en particulier "Le Péché", demeure un témoignage puissant de la complexité des relations humaines et de la perpétuelle confrontation entre les désirs individuels et les contraintes sociales ou religieuses. En choisissant de représenter une scène d'une telle intimité et transgression dans un contexte religieux, Lossow a non seulement mis en lumière les hypocrisies et les dilemmes moraux de son temps, mais a aussi ouvert la voie à une exploration plus libre et plus audacieuse des thèmes érotiques dans l'art.  
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