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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Avertissement
Derrière les bancs de l’université et les discours sur l’égalité des chances, de nombreuses étudiantes font face à une précarité profonde et persistante. Entre le coût des études, du logement, de l’alimentation et des transports, certaines se retrouvent rapidement dans des situations financières intenables, malgré leur volonté de réussir par des moyens légaux et dignes.
Pour certaines, l’absence de soutien familial, les aides insuffisantes ou l’impossibilité de cumuler études et emploi stable les place devant des choix qu’elles n’auraient jamais envisagés autrement. Il ne s’agit pas d’un manque de volonté ou de responsabilité, mais bien d’un système où les filets de sécurité sont parfois défaillants. Dans ces conditions, survivre au quotidien peut devenir un combat permanent, où chaque décision est dictée par l’urgence.
Parler de ces réalités ne revient pas à les justifier, mais à les comprendre. Mettre en lumière ces parcours permet de rappeler que la précarité étudiante n’est pas abstraite : elle a des visages, des histoires et des conséquences humaines réelles. Reconnaître cette complexité est une première étape essentielle pour penser des solutions plus justes et plus adaptées............................
Lettre 4 Hubert :
Bonjour Mademoiselle 1578408,
C’est ainsi que je te nommerais, jusqu’à connaître ton vrai prénom. Il me semble lire entre les lignes que tu aimes assez être « dégradée », rapetissée moralement (comme si, déjà, tu ne l’étais pas assez physiquement…). En prélude, merci pour ta très longue lettre, que j’ai relue plusieurs fois, en soulignant des passages. Elle m’a apporté un grand plaisir, car m’ouvrant de belles perspectives d’interactions à venir avec toi…
Je suis de ceux qui pensent que les traumas d’une femme peuvent lui ouvrir les portes d’une sexualité différente, plus intense. Une façon de revivre en les neutralisant, via le plaisir qu’elle va trouver à être traitée en objet, les humiliations et agressions vécues dans l’enfance ou l’adolescence. C’est très certainement ton cas, toi qui parle de « soumission CONSENTIE ». Et je suis assez partant pour aider les femmes ayant, comme toi, cette nécessité de vivre ces besoins, mais de façon « positive » (être dûr, inflexible, mais aussi bienveillant et profondément respectueux de leur bien être global).
Bien sûr, l’esprit de certaines, qui n’ont pas accès à ces subterfuges de la pensée, n’arrivera pas à lutter, et elles tomberont dans la neurasthénie, la mélancolie et la grave dépression. J’espère sincèrement qu’en ce qui te concerne, tu ne subis pas de tels effets, même si j’imagine que les harcèlements incessants de ce groupe de fille, qui semble avoir duré des années, t’a très profondément marquée et changée (dans le sens où un milieu plus propice aurait pu te permettre de déployer plus facilement tes ailes pour briller… ce qui semble te faire horreur, à te lire – et on comprend pourquoi…)
En parlant de milieu (peu) propice, je constate que la mésentente entre tes parents, et le désengagement très marqué de ton père, ont fortement influé tes capacités à t’affirmer par la réussite scolaire et ont rendu ton parcours universitaire financièrement délicat. En tant qu’ancien enseignant, je suis vraiment accablé à l’idée que tes dons naturels pour l’écrit aient pu être l’occasion de plus de harcèlement encore… ! Mais surtout, que ton misérable père n’ait pas été présent pour t’aider à financer tes études ! Quelle horreur, que de devoir se laisser entraîner dans des chambres d’hôtels par des poivrots et supporter des accouplements aussi froids et sans âme que des viols… par nécessité impérieuse, pour financer études, logement et repas. C’est – et je n’utilise pas ce vocabulaire à la légère – franchement dégueulasse de la part de ton géniteur (si, à titre de « désensibilisation » tu voulais me décrire par le menu une de ces sordides transactions, tu peux – une curiosité pour ce que certaines de mes étudiantes ont dû vivre sans jamais oser en parler…)
Un père qui de plus, par son profond désengagement dans ta vie affective, t’a amené à cette curiosité - y compris sexuelle – pour les hommes mûrs. Que tu dois voir comme des protecteurs, comme ce Joachim (qui, je le note, a au minimum l’âge de ton géniteur… ). Peut-être que dans ton esprit tout juste pubère – mais déjà exceptionnellement mature ! - t’es-tu imaginée que pour avoir un intérêt aux yeux des hommes qui t’attiraient, il fallait compenser tes « déficiences physiques » par des qualités de docilité et de complaisance exceptionnelles…
Tu écris : « Pour passer de l'ombre comme citée par vous à la lumière, il va me falloir dévoiler un pan de ma sexualité secret. J'ai cependant peur de vous choquer et je préfère attendre un peu car ces choses là sont aussi difficiles à expliquer qu'à comprendre sans doute ».
C’est sans doute là un des tous premiers « dossiers » que j’aimerai ouvrir avec toi, et compulser en détail en particulier au niveau de tes fantasmes… même si tu penses que je pourrais être choqué (mais non, je t’assure, de toi rien ne me choquera) Il y’en a tant à parcourir, je présume ! Je me délecte, comme tu le comprends sans doute, à t’effeuiller bien au-delà de ta nudité physique, pour atteindre le plus innocent et pervers à la fois de ton âme…
A te lire, ton dévoué Hubert…
Lettre 4 Freya
Monsieur Hubert. Peut être un jour vous connaîtrez mon véritable prénom, pour le moment je reste 1578408 à vos yeux. Je vous remercie comme toujours pour votre attention.
Si je n'avais pas été harcelée et rabaissée sans que ma famille me protège, je serai peut être devenue prétentieuse et imbue de ma personne. Aussi parfois, je préfère mon cheminement actuel et ma condition nouvelle sous le toit de Joachim car je découvre tout un univers que jamais je n'aurais imaginé.
Je vais malgré mes réticences vous décrire de quelle façon une fois parmi plusieurs j'ai suivi un homme dans un hôtel contre de l'argent. Ça se passait toujours un peu suivant les mêmes modes opératoires. En fin de service le vendredi ou samedi soir, lorsque les hommes ont trop où pas assez bu pour soudain après avoir reluquer la serveuse, ils estiment pouvoir l'embarquer à des fins sexuelles. C'était déjà arrivé plusieurs fois sans que je cède aux avances lourdes de dragueurs éméchés. Certains oui m'avaient laissée sous entendre que je pouvais gagner plus que le pourboire qu'ils me tendaient.. A condition d'être gentille, comme si toute la soirée, parfois après avoir été en cours et révisé, le fait d'avoir été souriante avec les clients n'avait pas suffît à faire comprendre ma gentillesse, même forcée. Je devais l'être pour toujours obtenir un petit plus, un billet ou une pièce, chaque euro était un sursis pour moi et l'opportunité de remplir mon frigo ou payer mes factures.
Et parfois, quand j'ai été au bord du gouffre, avec des échéances de paiement à venir proches et sans solutions, j'ai cédé aux sirènes. La première fois il s'agissait d'un homme particulièrement odieux qui toute la soirée avait commandé afin de me frôler d'abord puis à mesure de son taux d'alcoolémie me peloter les fesses ou retenir mon bras. Il avait fini par attendre que le bar ferme pour me tendre à la sortie deux billets de 20 euros me faisant comprendre qu'en échange d'une fellation ils seraient pour moi, j'ai décliné, jusqu'à ce qu'il sorte la dizaine supérieure et que presque malgré moi, je lui prenne l'argent et le mette aussitôt dans mon portefeuille.
Pour lui c'était signé il m'entraîna par la main, j'étais devenue sa marchandise, celle qui allait lui éviter de se branler bêtement et seul dans sa chambre d'hôtel qui heureusement n'était pas loin. J'ai prié le ciel pour que nous ne croisions personne tellement j'avais honte d'affronter un regard. Je n'étais absolument pas excitée et n'avais qu'une envie qu'il gicle rapidement et m'enfuir. Sommes arrivés dans sa chambre, il a baissé son pantalon, à essayer de me peloter mais heureusement s'est contenté de ma fellation. J'étais vraiment maladroite pour sucer étant encore très novice dans cet art. J'avais recouvert son sexe d'une capote ayant trop peur d'attraper une saleté. Je n'avais à ce jour pas connu beaucoup de partenaires et il n'y avait vraiment dans mon acte aucune sexualité. C'était juste un caractère hygiénique pour lui et de sauvegarde pour moi.
Il a joui, me suis nettoyée la bouche au lavabo et suis partie sans aucune autre forme de discours. J'avais fait le job, comme parfois j'avais dû en cuisine laver des gamelles grasses ou nettoyer des chiottes
. Suis rentrée à la maison écoeurée par mon attitude et celle des hommes. Ne me suis à aucun moment masturbée pour soulager une tension quelconque.
D'autres fois j'ai dû cette fois me dénuder et me faire pénétrer, j'avais un avantage, celui d'être étroite et pouvoir me contracter afin d'abréger le coït rapidement et vite quitter les lieux. Jamais je n'ai dormi avec eux et toujours j'ai passé un temps fou sous la douche après, j'avais besoin de m'épurer pour effacer toute trace de ces cauchemars.
Je me suis souvent projetée plus jeune, je l'avoue dans la peau d'une fille de mauvaise fortune mais rien à voir avec ce que j'ai vécu lors de ces moments. Non j'étais loin de tout cela et imaginer qu'un jour j'en arrive à suivre des hommes dans des chambres d'hôtel pour m'y allonger et le corps flasque attendre qu'ils aient fini leur affaire. Les seules parties de mon corps en tension étaient là où ils avaient désiré faire leurs besoins. Je précise que jamais aucun n'est passé par la plus petite porte. Je me suis contractée à chaque fois par réflexe, pour me défendre de leurs intrusions et abréger les rapports également. Non, nous étions loin, très loin même des scénarii que j'avais imaginé, me grimant et vêtue comme une catin alors que j'étais seule à la maison jusqu'à finir par orgasmer devant le miroir familial. Je ne garde de ces types quasiment aucun souvenir, j'ai effacé de ma mémoire jusqu'à leurs visages et leurs corps. Juste ces secondes avant de passer les portes où je n'avais qu'une envie, m'enfuir et mes douches salvatrices des heures durant à rester sous le jet. Le lendemain, j'avais honte mais pas cette honte au goût que j'aime tant, non âcre et amère celle là. De celle qui fait éviter de croiser miroirs et regards. J'avais surtout peur que ces types reviennent au bar, aussi je me suis arrangée pour éviter d'y retourner travailler les jours d'après prétextant mes études et d'autres emplois ou obligations familiales.
Voilà ce que je peux dire de ce vécu. Juste pour arrondir mes fins de mois. Je sais pertinemment que d'autres filles le faisaient également avec pour certaines plus de facilités et de fréquences et certainement bcp moins de réticences que moi à assumer ce type de relations.
Pour répondre à votre seconde interrogation j'ai vécu plusieurs faits dans d'autres circonstances dont certains fondateurs de ma libido actuelle au cours desquelles j'ai pu comprendre que parfois, la petite femme que j'étais en devenir pouvait aux regards de certains hommes, éveiller un intérêt physique. Peut être également moral aussi. Car au delà de mon corps, j'ai constaté que des hommes pouvaient également me voir comme une personne à part entière.
Signé .....1578408
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Tout juste sexagénaire, Paul avait consacré plus de la moitié de sa vie à cette boite. Entré comme apprenti chez Fôhlbert S.A. en 1994, il avait gravi un à un les échelons jusqu’à devenir responsable du service administratif et proche collaborateur du patron. Au fil des années, la société était devenue une référence dans sa branche. Cette entreprise familiale s’était considérablement étendue, tant en termes de bureaux que de collaborateurs, mais Paul s’enorgueillissait de tous les connaître – au moins de vue. Travailleur, droit, fidèle en amitié, il avait gagné sa place à la loyale, « Monsieur Paul » - une appellation dont usaient la plupart des salariés, pour parler de ce grand type toujours bien mis, aux fines lunettes cerclées d’acier et à la chevelure poivre et sel.
Paul n’avait qu’un seul défaut : il aimait beaucoup – mais beaucoup trop ! les femmes. C’était un talon d’Achille qu’il dissimulait férocement. Hors de question que ses obsessions pour le « beau sexe » ne viennent interférer avec le sérieux de son travail. Ou pire, mettent mal à l’aise les nombreuses jeunes femmes avec qui il interagissait quotidiennement.
Jusqu’à l’an dernier, rester de marbre au travail n’avait pas été si difficile, du moins en apparence. Il vivait alors une vie de couple tranquille avec Sabine, une quadra draguée vingt ans plus tôt, alors qu’elle n’était encore qu’en première année de fac. Une rousse assez mignonne, réservée, voire même un peu effacée, aimant le sexe, l’humour, et aussi la vie facile que lui promettait Paul. Quand ce type protecteur, tendre et déjà bien inséré dans la vie, lui avait proposé de l’installer chez lui, à domicile, la petite étudiante avait dit « oui ».
Ils n’avaient jamais eu d’enfants. Un regret pour Paul, mais ce n’était pas faute d’avoir prié tous deux avec ferveur la déesse Aphrodite, durant une bonne vingtaine d’années. En plus d’être assez « demandeuse », Sabine avait parfaitement intégré l’obsession de son compagnon pour ses formes… mais aussi celles des autres femmes.
Par jeu d’abord, elle l’avait sciemment provoqué, lui demandant de lui décrire les plus belles filles qu’il côtoyait chez Fôhlbert. Elle voulait tout savoir, l’ampleur de leurs courbes, ce que celles-ci lui inspiraient, les fantasmes qu’il pouvait peut être nourrir à leur égard. Très vite, Paul avait compris que ces mises en scène stimulaient fortement Sabine. Quand il lui glissait à l’oreille de chaudes confidences, à la fin de ses longues journées de travail, elle devenait nettement plus entreprenante. Et en général, cela se terminait par une baise brutale où sa compagne semblait jouir plus fort que d’habitude.
Lentement mais sûrement, le jeu s’était transformé en addiction. Sabine le pressait pour avoir des détails toujours plus croustillants… Comme si l’attrait de Paul pour des femmes nettement plus sensuelles qu’elle, avec des décolletés profonds, des croupes rebondies, venait titiller en elle une profonde blessure narcissique. Ce qui, de façon assez paradoxale, lui procurait une forte excitation. Elle lui demanda même s’il pouvait prendre ces potentielles rivales en photo, pour qu’elle s’imprègne d’elles tandis qu’il la baiserait sans tendresse. Dans ces moments-là, elle voulait qu’il la rabaisse, qu’il la moque, et qu’il porte au contraire ces femmes aux nues.
Pas question pour Paul de photographier à tout va collègues ou collaboratrices, bien sûr. Il proposa alors à son épouse de les « croquer » sur papier Canson. Depuis l’adolescence et sa fixation croissante sur la sensualité féminine, Paul avait cultivé avec assiduité un don inné pour le dessin. Il avait un certain talent pour composer des scènes imaginaires, tout en restituant avec fidélité les traits des intéressées, grâce à un honnête coup de crayon. Ce sens subtil de l’observation, « Monsieur Paul » le devait sans doute à ses obsessions perverses.
Et pendant un temps, cela sembla suffire à Sabine. Toutefois, elle lui demanda assez vite des croquis plus évocateurs, voire même des esquisses carrément porno. Amusé, mais aussi émoustillé par l’effet aphrodisiaque que cela semblait avoir sur sa compagne, Paul emboita volontiers le pas à ses attentes, illustrant pour elle dans des exhibitions très graphiques des collègues croisées tous les jours. Heureusement, aucun de ses modèles involontaires ne tomberait jamais sur ses ébauches ! Qu’auraient pensé de lui toutes ces jeunes femmes « propres sur elles », à se voir ainsi mises en scène de façon crue, dans des poses suggestives ?
Puis un jour Sabine lui avait proposé l’impensable :
— J’aimerais que… que tu baises une de ces femmes. Ici, chez nous, devant moi…
— Quoi !?
— T’as très bien entendu… Ça me plairait vraiment.
— T’es pas dingue, non ?
— Non. Juste très excitée par l’idée… d’être votre servante. À tous les deux.
Il l’avait longuement regardé, une expression neutre sur le visage. Sabine ne souriait pas, ne jouait pas la comédie. Au contraire, elle avait l’air super sérieuse.
— Tu voudrais quoi … que je te trompe ?
— Ce serait pas une infidélité, si c’est moi qui te le demande, avait-elle lâché avec un rire nerveux.
— C’est vraiment n’importe quoi. T’imagines ce que tu…
— Aurélie, la chef comptable. J’aimerais que ce soit elle. Que tu m’humilie devant ta collègue, tout en la baisant. Et ensuite… que tu m’obliges à lécher ton foutre à même sa chatte, avait dit Sabine, hors d’haleine. Tu me forcerais à me mettre à quatre pattes entre ses jambes, à la nettoyer entièrement avec la langue. Jusqu’à la faire jouir. Et toi… tu m’insulterais, tu me claquerais le cul, très fort. Tu…
— Tu es folle !
Elle l’avait fixé avec une drôle d’expression. Comme une sorte de colère rentrée, et aussi une étrange détresse dans le regard. Sabine était rouge, échevelée, un peu hagarde. Elle lui livrait une envie très profonde, et ça, ça devait lui en coûter. Il se força à considérer sérieusement ce qu’elle venait de lui dire. Une interrogation lui vint soudain.
— Pourquoi Aurélie ?
Sabine avait détourné la tête, écarlate. Lui attrapant le menton, il avait répété sa question en la forçant à le regarder.
— Tu te souviens du repas de fin d’année, chez Fôhlbert ? avait-elle finalement lâché.
Oui, il se souvenait. Le patron avait invité les principaux cadres de la boite avec leurs conjoints. Aurélie y était aussi. Grande, brune, très belle et… seule. Une célibataire magnifique, mais absolument inabordable. Derrière son dos, certains l’appelaient « le glaçon ».
— Elle m’a draguée toute la soirée. Sous ton nez. Et toi… t’as rien vu.
— Tu délires !
— Oh non. T’étais tellement occupé à mater toutes ces belles nanas bien pomponnées que tu t’es rendu compte de rien. J’étais hyper mal à l’aise… et en même temps…
— Quoi ?
— Quand elle m’a entraînée dans la cuisine et qu’elle m’a embrassée, j’ai pas résisté…
— Tu… tu t’es laissée faire ? Dans mon dos… et avec une femme en plus ?
— Son regard était d’une telle intensité ! Elle savait exactement comment me parler, au point de me faire mouiller. Avec une seule envie : m’agenouiller devant elle. J’étais comme hypnotisée…
Fermant les yeux, Paul avait pris une longue inspiration.
— Je sais, tu peux pas comprendre, renifla sa compagne.
— En fait, ce que tu veux, c’est pas que moi, je la baise. Ce que tu veux vraiment, c’est te faire baiser par elle ! avait-il tonné.
— Je… Tu m’as souvent dit que t’aimerais qu’on fasse un truc à trois, avec une autre fille. Alors je suis d’accord, mais seulement si c’est avec elle. J’ai… des fantasmes… très forts… dont je ne t’ai jamais parlé. Et je sais qu’elle me traiterait comme j’ai besoin qu’on me traite.
— Comment tu veux qu’on te traite ? gronda Paul. Comme une pute de bas étage, à disposition de tous et sur laquelle n’importe qui peut cracher ?!
— Non ! Enfin, oui, peut-être… J’en sais rien ! Cette fille a quelque chose de spécial, un truc qui me file des frissons. J’aimerais que… tu sois plus directif avec moi… un peu comme elle l’a été, ce soir-là.
Bizarrement, les aveux de Sabine plongeaient Paul dans une excitation étrange, mêlée de crainte. Oui, il avait souvent parlé de ses envies de triolisme à sa compagne. Avec une partenaire occasionnelle qui souvent dans ses fantasmes était une des nombreuses amies de Sabine. Que sa femme aurait pour mission de séduire, afin de la convaincre de se joindre au couple pour une soirée débridée et sans lendemain. Ils avaient d’ailleurs régulièrement utilisé cette fantaisie épicée comme piment de leurs copulations les plus lascives.
Mais là, on n’était plus dans l’imaginaire. Aurélie avait embrassé sa femme, l’avait peut-être même touchée intimement, avant qu’on ne les dérange et que ça coupe court à cette séance de drague poussée. Il ne saurait sans doute jamais jusqu’où cela avait été …
Il ne se rappelait plus très bien cette soirée – il avait beaucoup bu – mais un détail précis surnageait. Sabine conduisait au retour. Elle avait garé la voiture en bas de chez eux, puis, sans prévenir, s’était penchée sur lui pour déboutonner son jean. Elle avait sorti sa verge, l’avait branlé jusqu’à ce qu’il soit dur, puis elle l’avait pris au fond de sa gorge… l’enfournant en elle jusqu’à la garde, d’un coup. Surpris par l’intensité de son désir, il avait posé les mains sur sa tête, la poussant bien à fond sur lui pour lui baiser la bouche avec violence. Jusqu’à ce que deux minutes plus tard il gicle en elle, les lèvres de Sabine enserrant toujours la base de son sexe. Ça avait été un des sommets érotiques de ces derniers mois.
Et là, sa femme lui faisait comprendre qu’il ne devait en réalité ce moment de pure extase qu’à sa collègue Aurélie ? Mais quelle pute ! Sous ses faux airs de princesse frigide, cette chiennasse méritait bien de passer à la casserole, pour avoir tenté de séduire sa compagne ! Et si cette gouine pouvait au passage lui apprendre un truc ou deux pour exciter encore plus Sabine, peut-être même l’aider à en faire son esclave sexuelle dévouée, et bien, qu’il en soit ainsi…
— Ok, on va le faire, lâcha-t-il soudain.
— Faire quoi ? demanda Sabine, comme si elle sortait d’un rêve éveillé.
— Ce dont tu as tant envie, voyons ! On va te dresser à être une bonne petite pute pour nous deux, Aurélie et moi. Mais seulement à mes conditions…
(À suivre…)
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Lettre n° 3 Hubert
Bonjour Mademoiselle 1578408,
Si je puis te faire un compliment, en plus de tes qualités de rédaction et de ta maturité (très étonnante - t’es sûre de n’avoir “que” 18 ans ?), c’est celui de ta franchise. Qui, plus que rafraichissante, me semble extrême à plus d’un titre.
D’abord sur ton identité : tu ne cherches pas à nier l’utilisation d’un prénom d’emprunt… même si cela me frustre de ne pas connaître le vrai, je conçois bien qu’il en va de ta sécurité. Un furieux que tu aurais éconduit dans ses propos relâchés sur toi pourrait avoir des projets violents. J’espère qu’au fil de nos échanges, nous tisserons une relation suffisamment confiante pour que je puisse enfin te saluer autrement que par “Mademoiselle 1578408”.
Puis, sur tes difficultés avec ton image corporelle, que tu m’exposes sans fioriture… Sache que ça me touche. Tu n’en es pas moins bandante, pour moi, bien au contraire, dans cette exposition crue de tes difficultés (des complexes ? de mon côté, je ne comprends pas lesquels… sauf peut-être ton “look” de jeune-fille un peu trop sous-nutrie, mais bon, le tout est assez excitant, quand même - tiens, tu aurais sans doute plus de poitrine, avec un poids normal).
Et aussi ton souhait d’augmenter ta libido et de te “décoincer”. Je pense que là, je peux contribuer, quand nous nous connaîtrons mieux… d’autant que j’ai compris que cela excitait ton compagnon, de te savoir en train de te faire lutiner par courriers interposés, et par des hommes mûrs - ta situation de soumise m’ouvre à ce titre de belles perspectives… au contraire de me choquer.
Enfin, sur ton historique scolaire et tes difficultés à joindre les deux bouts en tant qu’étudiante… Je sais, pour être retraité de l’enseignement supérieur - confidence à garder pour toi ! - que nombre d’étudiantes en sont réduites à… on va dire, vendre leurs charmes. Car elles n’ont pas le choix, plus que par désir ou plaisir de se faire baiser pour de l’argent. Je ne dis pas que ce fut ton cas, même si tu te trouves dans ce magazine d’annonces sexuelles… et que ma méfiance initiale me faisait craindre d’avoir affaire à une “professionnelle” déguisée en jouvencelle.
Toutefois, il y a des éléments que tu gardes un peu trop dans l’ombre. Et si ton compagnon attend, lui aussi, des réponses par l’intermédiaire de tes retours aux courriers de tes “admirateurs”, alors cela m’aiguise l’appétit pour te cuisiner un peu plus :
tu dis être excitée depuis “longtemps” par les hommes mûrs. Je ne veux pas de cette généralité ; je veux savoir depuis quand, dans ton passé sexuel de jeune-fille, tu éprouves ce genre de fantasmes. Quels ont été les éléments déclencheurs de cette préférence ?! Les pensées un peu “sales” que tu as pu avoir à ce sujet ? (je veux connaître tes fantasmes les plus honteux)
sur le sujet de l’exhibition, tu ne veux pas “te mouiller”, on dirait… Si tu ne peux “y répondre de façon simple”, alors je te demande de plonger en toi pour me donner une réponse aussi détaillée que possible, même si elle est alambiquée. J’aime ce qui est “tordu”, sache-le !
L’argent se trouve dans l’enveloppe comme d’habitude. Si tu le prends, alors tu te dois de satisfaire ma curiosité, même si elle te dérange… et mon intérêt pour ton histoire personnelle.
Ton dévoué Hubert...
Lettre 3, Freya
Cher Monsieur Hubert.
C'est toujours un plaisir de recevoir vos courriers. Je dois vous retourner le compliment, rédigés de si belle façon. Je ne suis pas étonnée de votre ancienne profession. Vous avez l'art et la manière de distiller vos questions.
Je vais donc tenter d'honorer le contrat qui me lie à vous en y répondant. Je vous remercie au passage pour votre contribution. Joachim, c'est le nom de mon compagnon, salue par mon intermédiaire votre personne et votre contribution à ma mise à nue d'un autre type.
D'abord ma maturité, déjà, c'est important à mes yeux, je suis âgée de 19 ans. Ensuite oui je rédige moi même mes courriers comme je vous l'avais dit dans le précédent. J'ai toujours eu ce souci avec ce soi disant décalage entre mon âge physique et mental, ce depuis très longtemps. A tel point que déjà au collège, mon travail en français, lorsqu'il s'agissait d'expression libre était mis en doute par mes professeurs, pensant que j'avais reçu une aide parentale extérieure. Mes notes en ont souffert et j'ai dû adapter mon style en lui donnant un caractère plus immature pour ne pas avoir à me justifier. Seulement en quatrième, une prof plus ouverte et pédagogue que les autres, me fit changer d'attitude et écrire de nouveau comme bon me semblait.
Malheureusement, lorsque j'ai rendu mon premier devoir, non seulement elle me donna la note maximale mais en plus fit la lecture à voix haute devant l'ensemble de la classe, n'ayant aucune idée des conséquences que cela entraîna. En effet j'étais souvent sujette au harcèlement d'un groupe de filles qui depuis longtemps prenait plaisir à se défouler sur celles qui étaient en marge ou différentes de leurs codes. Elle comprit en voyant chuter la qualité de mon travail par la suite qu'il y avait un problème sans en identifier la vraie raison et s'arrangea pour ne plus lire, commenter ou diffuser mes résultats. Ce fut pour moi une sorte d'âge d'or car enfin je pouvais écrire librement sans pression aucune, positive comme négative.
Dès que j'ai su écrire, ce moyen d'expression ne m'a plus jamais quitté. C'était une façon pour moi de m'évader. D'oublier un mon quotidien trop terne et solitaire pour vivre des aventures riches pleine de rebondissements. Ou simplement exprimer ce que je ne pouvais dire que rarement.
Je vais anticiper votre prochaine question en vous avouant être fille unique dans un couple qui bât de l'aile depuis ma naissance. Peu de présence et d'expression paternelle, ce qui certainement a entraîné une forme de fascination jusqu'à sexuelle envers les hommes plus âgés. Concernant l'amour maternel, sans entrer dans les détails, l'abandon du foyer par mon père lorsque j'étais au seuil de l'adolescence entraîna des bouleversements financiers et moraux chez ma mère qui l'obligèrent à trouver des boulots fatigants et peu rémunérateurs avec en supplément un moral souvent dépressif.
Je relis votre lettre Monsieur Hubert et j'ai le sentiment, même si je suis totalement nue actuellement, d'ôter encore des voiles pour être plus impudique encore en que je le suis avec les autres hommes qui pourtant pour certains n'ignorent rien de mon anatomie, réclamant au fur et a mesure des envois plus de chair. Même si cela me met mal à l'aise, ce qui n'est pas votre dessein je pense l'avoir compris, j'en ressens aussi une forme de reconnaissance de celle que je suis profondément. Venons en à mon physique que vous avez qualifié de " chétif"..... souvent j'ai eu droit à des sobriquets évoluant au fil de ma croissance, parfois sans arrière pensée comme " la puce ou l'elfe" dans d'autres bouches et circonstances je suis devenue " la naine, l'ano ( plus court encore et tranchant qu'anorexique) le squelette ou sac d'os,, Barbie également en raison de ma longue chevelure blonde que je me suis rapidement gardée de laisser détacher pour éviter ses quolibets et aussi que l'on tire dessus en classe, évidemment ce dernier titre était décliné avec du fiel plein la bouche. Je pense Monsieur Hubert, qu'étant donné votre profession, vous êtes sensibilisé à ce type de dérives souvent cachées et tues. Je reconnais avoir des complexes concernant mon physique, ma taille, mon absence de rondeurs mais le fait de m'exposer comme je le fais à travers ces annonces et plus encore dans mes courriers m'oblige justement selon Joachim à revaloriser ma propre image grâce aux regards des autres hommes. Je peux vous avouer que les hommes mûrs sont bien plus indulgents et même friands pour certains de ma morphologie.
Je vais maintenant répondre à l'un des points soulevés dans votre courrier à propos de la précarité financière de certaines étudiantes, obligées, j'insiste sur ce terme, d'avoir parfois recours à certaines pratiques illicites pour payer des loyers élevés ou simplement pouvoir manger. Je peux vous dire que j'ai toujours travaillé de façon honnête en faisant du babysitting jusqu'à des heures tardives, donné des cours de soutien à des élèves de lycée, jusqu'à faire la plonge dans des restaurants,ceci en l'absence de bourses d'études étant donné que mon père pouvait subvenir à mes besoins, ce qu'il ne fit quasiment jamais. Voilà pourquoi lorsque j'ai travaillé également en qualité de serveuse dans un bar, il m'est arrivée, sollicitée par des clients éméchés souvent laissant traîner leurs mains, de les suivre dans des chambres d'hôtel pour faire ce que vous devinez. Je tiens à vous dire que jamais au grand jamais ces quelques expériences furent pour moi source de plaisir et qu'à aucun moment je n'ai jouis ou été excitée par cela. Je ne faisais que m'allonger et avec les précautions d'usage laisser à ces hommes prendre ce qu'ils avaient voulu. Pour aussitôt ensuite m'enfuir chez moi, placer cet argent nécessaire pour subvenir à mes besoins et passer une heure sous la douche pour tenter d'oublier ce que j'avais laissé faire. Je n'en tire aucune gloire et ne demande non plus pas à devoir me justifier, c'est du passé et je préfère oublier ce qui n'était pour moi qu'une dérive alimentaire.
Évidemment, vous risquez de me mettre devant mes contradictions au sujet de votre suspicion sur le caractère de mon annonce et je le comprendrais MAIS sachez que je n'ai fait cela qu'à de RARES occasions et que TOUJOURS dans des circonstances où cet argent m'était vital pour pouvoir poursuivre " correctement" mes études.
Je n'ai jamais cédé à la tentation de réitérer ce type de comportement, chaque fois que j'ai pû l'éviter sachez que je l'ai fait. Vous étendre sur ce sujet, sachez le par avance sera pour moi douloureux et réduira mes confidences à des aspects purement mécaniques sans la moindre trace d'érotisme.
Maintenant concernant mes complexes ils sont évidemment nombreux, a commencer par le plus profond ma hauteur qui toujours a été un marqueur de différence avec les autres enfants et adolescents de mon âge. Toujours la plus petite, peu importait la classe où je me trouvais, sachant maintenant que j'étais très solitaire et peu protégée affectivement dans ma bien nommée cellule familiale, j'ai toujours pris soin de passer inaperçue tant dans mes attitudes que tenues vestimentaires. Au second plan, contrairement à certaines autres filles arborant des formes plus harmonieuses et expressives j'ai passé pour éviter regards et réflexions le peu d'atouts que j'avais à offrir. Je sais maintenant grâce aux réactions des hommes pour qui je me dévoile que justement mon corps menu et fin est capable d'exciter certains regards. Je vous remercie d'ailleurs d'abonder dans ce sens en recevant avec plaisir vos compliments à la seule vue des photos de mon annonce. Les hommes mûrs à ce titre sont bcp plus indulgents et intéressés par ma plastique que ceux de mon âge préférant l'abondance.
Je sais parfaitement maintenant ce que peut signifier une morphologie telle que la mienne dans l'esprit et le sexe des hommes mûrs. Je l'assume pleinement et j'avoue que cela m'aide bcp dans ma propre acception. Ne pas avoir de fesses, de poitrine opulente offre à vous messieurs, des fantasmes et des projections que je ne juge pas. J'ai ce corps, vous ses yeux, l'essentiel est que chacun y trouve son gain.
Pour passer de l'ombre comme citée par vous à la lumière, il va me falloir dévoiler un pan de ma sexualité secret. J'ai cependant peur de vous choquer et je préfère attendre un peu car ces choses là sont aussi difficiles à expliquer qu'à comprendre sans doute. Je n'ai nullement envie en prenant des raccourcis de biaiser mes propos et mon ressenti. Avant de vous quitter, j'espère avoir répondu à nombre de vos interrogations et je me tiens à votre entière disposition pour développer les questions suivantes si bien entendu ma petite personne parvenait encore à capter votre attention. J'aime être prénommée par mon numéro d'annonce plutôt que Freya, cela me donne un caractère plus anonyme et m'invite à oser déballer ma vie intime. Je vous embrasse et suis impatiente de recevoir prochainement votre courrier. PS....oui j'aime savoir des hommes mûrs se caresser en songeant à moi et en imaginant des choses obscènes sur l'usage qu'ils feraient de mon corps. Sachez aussi que souvent oui mon compagnon profite de mon état d'excitation pour m'offrir des moments intimes profonds et parfois outrageant. Bien à vous. ...1578408
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Lettre n° 2 Hubert
Bonjour Mademoiselle 1578408,
Tu donnes ton prénom, « Freya », mais tu masques ton visage. Si tu es réellement aussi prudente que tu le dis, alors j’imagine qu’il s’agit d’un pseudo, pour éviter de laisser trop de traces à tes « clients »… Ce prénom à consonances germaniques n’est sans doute pas le tien. Sauf à ce que tu fasses partie de ces convois de prostituées d’Europe de l’est, venues ici sucer de la bite Française… Mais tu assures ne pas être une pute. Et, aussi étrange que ça puisse paraître, je te crois.
Autant le dire de suite, je suis surpris par tes qualités à l’écrit. Ta politesse, également, qui est très appréciable. Après avoir envoyé mon premier courrier, je m’attendais au mieux à une réponse rédigée de façon approximative, bourrée de fautes et sans doute très agacée par mes questions. Et au pire, à rien du tout, une fille paumée qui prendrait l’argent et ne répondrait pas, trop honteuse d’elle-même et de sa démarche impudique.
Mais non, tu dis être ce que tu décris dans ton annonce… et, aussi incroyable que ça puisse paraître, je te crois. Au moins, jusqu’à preuve du contraire. Donc, tu expose tes motifs pour te lancer dans ce commerce de ta correspondance de chaudasse. Et là, d’autres questions me viennent : c’est finalement ton « compagnon » qui a eu l’idée de te faire turbiner sans même avoir à ouvrir les cuisses, sauf par courriers interposés. Je reconnais que c’est malin. Et même assez excitant… surtout de savoir que tu es en « service commandé » et que tu ne peux pas refuser une correspondance qui pousserait trop loin… à ce que je comprends.
Il veut que tu « te décoinces », que tu assumes ta part d’excitation à être matée, que tu te fasses de l’expérience avec d’autres hommes sans pour autant coucher avec eux. Tout ceci me fait dire qu’il est sans doute bien plus âgé et aguerri que toi… non ? Et probablement que ça l’excite, lui, de donner sa jeune compagne en pâture a de vieux pervers, pour qu’ils passent leur frustration sur toi.
Mais j’aimerai savoir ce que ça te fait, à toi, Freya, d’être à poil dans ce magazine et de te vendre comme une exhibitionniste qui veut tirer de sa plastique – bandante au demeurant, quelque argent sans se fatiguer ?! Dans quel état d’excitation es-tu, quand tu reçois toutes ces lettres, pleines de phrases lubriques sur ta petite personne ? Ça te fait mouiller ? Tu te branles direct en les lisant, un plug annal dans le cul ? C’est lui que ça excite, et il te traite de petite pute. Ou bien vous vous chauffez sans vergogne avec ces lettres, et vous baisez ensuite dans toutes les positions ?!
J’admets que de te savoir nue quand tu réponds est assez … stimulant, pour moi. Ça fait partie du protocole qu’il t’impose pour bien t’exciter avant d’écrire, c’est ça ? Ça ne doit pas toujours marcher au top, car ta première lettre, bien que très argumentée et construite, manque de cette chaleur tropicale qui est censée nous mettre la queue en émoi. Je te laisse cependant le bénéfice du doute… J’ai plein de questions te concernant (avec le petit billet qui aide à se décoincer). D’abord, sur tes propres ressentis sur le fait d’être exposée à tous… Est-ce encore le « bang » du plaisir de l’exhib, qui t’anime ? Et comment as-tu su que tu étais exhibitionniste ?! (n’hésite pas à ajouter des détails croustillants, je veux tout savoir de tes aventures passées et… présentes, avec ses autres hommes qui t’écrivent des choses obscènes !)
Enfin, pourquoi cibles tu les hommes mûrs, cela fait il partie de tes fantasmes ? J’aimerais en savoir plus, la dessus, beaucoup plus…
Ton dévoué Hubert...
Lettre n° 2 Freya
Cher Monsieur Hubert.
D'abord je tiens à vous remercier pour ce nouveau billet ainsi que l'attention que vous portez à ma personne. Je vais essayer de répondre à toutes vos questions.
Freya est en effet un prénom d'emprunt choisi par mon compagnon, qui fait référence à une déesse de la mythologie scandinave. J'ai un peu de sang danois qui coule dans mes veines.
Merci de m'accorder votre confiance et je le redis, sans pour autant dénigrer ces femmes qui certainement passent des annonces pour des raisons différentes de la mienne, ne pas me prostituer, charnellement. Concernant la politesse, elle n'est pas de façade, j'ai toujours placé le respect des autres dans mes priorités. D'autant plus dans un tel contexte où effectivement, sous contrôle, je me suis engagée, bien que timidement au début, à vendre mes charmes à des hommes mûrs.
Pourquoi ce public en particulier ? Disons que depuis " longtemps" cette catégorie d'homme m'attire plus que les jeunes de mon âge, avec lesquels je reconnais avoir vécu des expériences décevantes, égoïsme et respect de ma personne minimaliste.
Je ne suis nullement agacée par vos écrits, au contraire, vos questions s'éloignent de celle des autres correspondants et s'attardent davantage sur ma psychologie.
Je ne me sens pas, à proprement parlé, paumée, je l'étais davantage avant de connaître mon compagnon, toujours en difficulté pour joindre les deux bouts dans un parcours d'étudiante qui comme beaucoup malheureusement passe par des petits boulots et une débauche d'énergie pour joindre les deux bouts.
Il m'a apporté un réel équilibre de ce point de vue, néanmoins il m'a donné en contrepartie sans, je le répète toucher à l'argent que je gagne, d'entreprendre ce type de correspondance. Pour, son excitation personnelle certes mais également afin de me permettre de pousser les murs de complexes qui depuis fort longtemps m'écrasent.
C'est aussi pour moi une façon de me dévoiler à ses yeux puisqu'il lit chacune de mes lettres et tiens à ce que je réponde à tous mes interlocuteurs. Autant l'avouer maintenant, je vis avec lui une relation basée sur ma soumission CONSENTIE. J'espère ne pas vous heurter avec cette révélation.
Maintenant venons en à l'effet que cela produit en moi, d'apparaître dénudée et vendre par correspondance mes charmes. Exhibitionniste, je n'ai pas cette prétention puisque je le répète j'ai de moi une image à restaurer et ces échanges y contribuent.
Évidemment que je ressens une forte excitation d'exhiber mon corps aux regards d'inconnus et que cela contribue à une élévation de ma libido et par ricochet, celle de mon compagnon. Je suis actuellement totalement nue à mon bureau, lui regarde la télévision pendant que je rédige les courriers du jour. Ma relation avec lui est parfaitement harmonieuse bien qu'atypique, je l'admets.
Vos questions ne me mettent pas mal à l'aise à proprement parlé mais plutôt qu'effleurer ma personne, m'invitent à y plonger et faire émerger des sentiments bien plus ancrés.
Mon compagnon en effet est plus âgé que moi , nous avons 26 ans de différence. Vos nombreuses et légitimes questions à propos de l'exposition de mon anatomie sans voile provoquent en moi une grande confusion. Ne croyez pas que je cherche à éviter mais y répondre de façon simple m'est impossible.
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Le Cercle Ébène n’est pas un groupe de rencontres.
Il n’est pas un espace de fantasmes partagés, ni un lieu d’excitation ou de mise en scène.
Il n’est pas un refuge émotionnel, ni un endroit où venir chercher une validation, une attention ou une prise en charge personnelle.
Il n’est pas un terrain d’apprentissage rapide, ni un “BDSM clé en main”.
Il n’est pas là pour convaincre, rassurer ou séduire.
Ceux qui cherchent une réponse immédiate, une relation, un rôle à jouer ou une figure à idéaliser ne trouveront rien ici.
Le Cercle Ébène pose un cadre.
À chacun de voir s’il s’y tient.
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Le Cercle Ébène ne cherche ni à rassembler ni à séduire.
Il existe pour poser une ligne claire.
La domination n’y est pas envisagée comme un rôle, une posture ou une performance.
Elle relève d’une responsabilité : tenir un cadre, assumer une trajectoire, savoir où l’on va, et pourquoi.
La soumission n’y est pas conçue comme un abandon spontané.
Elle commence par l’autodiscipline, la constance et la capacité à se tenir soi-même avant de se remettre à une autre volonté.
Rien ici ne relève de la consommation relationnelle, du fantasme mis en scène ou de l’attente d’une validation extérieure.
Ce qui est abordé ici concerne le cadre, l’exigence et la lucidité.
Le Cercle Ébène n’appelle personne.
Il ne promet rien.
Il reste.
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Fantasme ? Réalité ?
Ou simplement expérience vécue légèrement romancée ?
Je laisserai à chacune et chacun se faire son opinion.
Il existe des lieux où le silence respire autrement.
Le nôtre, à Maîtresse Elie et à moi, n’a rien d’un décor secret : c’est un espace mental, un terrain de confiance et d’abandon, où le monde extérieur s’efface.
Quand je franchis la porte de notre donjon, je cesse d’être l’homme que les autres connaissent. Celui qui dirige, qui décide, qui prend des initiatives.
Je deviens Sabine, non par travestissement, mais par vérité : une part de moi que Maîtresse Elie a révélée, patiemment, jusqu’à ce qu’elle s’impose comme une évidence.
Ce soir-là, j'attendais à genoux.
Le sol était froid et la lumière douce.
Tout semblait immobile, suspendu.
Je croyais être prêt.
La porte s’ouvrit dans un souffle.
Maîtresse Elie entra.
Sa présence changea l’air autour de moi ; elle portait cette autorité calme qui ne réclame rien, parce qu’elle sait déjà être obéie.
Je ne vis rien d'autre que ses escarpins. Mon regard ne pouvait se lever sans y être invité.
Elle fit lentement le tour, observa, silencieuse.
Puis sa voix tomba, claire, sans colère :
— Tu as mis ton collier seule.
Je me figeai.
Un détail pour le monde ; un déséquilibre pour nous.
— Je voulais être prêt, Maîtresse, balbutiais-je.
— Prêt... répéta-t-Elle. Tu crois qu’être prêt, c’est agir sans attendre ?
— Je pensais bien faire…
— Non, Sabine. Tu as voulu décider. Et ici, ce n’est pas ta tâche.
Ses mots n’étaient pas des reproches, mais des pierres posées pour reconstruire un chemin.
Elle m’observa longuement, puis dit :
— Tu veux tout anticiper, tout contrôler. Le monde t’a appris à survivre ainsi. Mais ici, tu apprends autre chose : la confiance. Ce collier n’est pas un bijou ; c’est une promesse. Quand mes mains le ferment, tu me laisses t’accompagner. Quand tu le poses toi-même, tu romps le rituel. Ce n’est pas un ordre que je te retire, Sabine : c’est un lien.
Je sentis mes épaules s’affaisser quand le collier quitta mon cou.
Le poids de ses mots me traversait comme une marée lente.
— Les règles, continua-t-Elle, ne t’enchaînent pas. Elles te guident. Elles t’apprennent à respirer dans la contrainte, à trouver la paix dans la précision. Tu ne cherches pas la perfection : tu cherches la conscience.
Elle fit un pas vers moi et posa la main sur ma poitrine.
— Ici, tu n’as rien à prouver. Tu n’as pas à être fort. Tu as à être vrai.
Je fermai les yeux.
Je crus entendre la porte intérieure que je tenais fermée s’entrebâiller.
Maîtresse Elie m’écarta d’un geste, puis désigna le mur.
— Là.
J’y allai, sans un mot.
Elle me fit tenir debout, immobile, le front contre la surface froide du crépi.
L’attente devint méditation et douleur.
Les secondes s’allongèrent, puis se fondirent dans quelque chose de plus vaste que le temps.
Quand enfin sa voix s’éleva de nouveau, elle semblait venir de très loin :
— Qu’es-tu ici, Sabine ?
— Je ne suis rien Maîtresse.
— Quelle est ta place Sabine?
— À Vos pieds, Maîtresse.
— Et que cherches-tu ?
— À Vous faire confiance.
Un silence, puis une main sur ma nuque : chaude, ferme.
— Non Sabine, à être toi.
Elle ne m’écrasait pas ; elle m’ancrait.
— Alors respire, dit-Elle.
Je respirai.
Et tout se remit à circuler.
Elle me fit me retourner.
La lumière de la lune dessinait sur le sol un halo pâle.
D’un geste, Elle posa sur la table une tunique noire et blanche. Ce soir, cette nuit, je serai son serviteur, son esclave.
— Enfile-la.
Le tissu glissa sur ma peau comme une promesse d’apaisement.
Maîtresse Elie ajusta un pli, redressa mes épaules.
Ses gestes n’étaient pas possessifs, mais précis ; chacun d’eux me ramenait à moi-même.
Elle s’assit ensuite, silencieuse, et me regarda.
Je restai debout, face à Elle, incapable de détourner les yeux.
L’air vibrait entre nous, chargé d’un courant invisible.
Ma respiration se fit plus lente, mon regard plus flou.
Puis, sans qu’Elle ne l’ordonne, mes genoux plièrent.
Je tombai, non de faiblesse, mais d’évidence.
Les larmes vinrent, d’abord discrètes, puis franches.
Ce n’était pas la douleur ; c’était la délivrance.
Maîtresse Elie se leva et posa sa main sur ma tête.
Pas un mot.
Sa présence seule suffisait à me faire lâcher tout ce qui me restait de résistance.
Soudain le liquide chaud coula, me lava, me purifia. La pression de sa main m'empêcha de redresser ma tête. Mon visage n'aurait pas l'honneur de son Champagne Doré ce soir. J'avais fauté.
Quand Elle retira sa main, le silence était devenu doux.
Je levai les yeux : son visage baignait dans la lumière.
Elle sourit à peine.
— Respire, murmura-t-Elle.
Je respirai.
Et dans ce souffle, Sabine retrouva son centre.
— Ce soir tu vas apprendre. Sans réflexion, pas par l'esprit, mais par la chair.
— Merci Maîtresse.
— Mais avant tu vas laver à genoux ce que tu as sali.
La serpillère et le saut récupérés, je récurais le sol lentement, patiemment, précautionneusement.
Pendant ce temps Maîtresse Elie partit prendre une douche. Le temps me sembla une apaisante éternité.
Quand elle revint, silencieuse, alors que j'étais de dos, je ne sentis que la chaleur du martinet sur mes fesses.
— Tu n'es pas suffisamment lisse. Tu pensais que je ne le remarquerais pas?
— Aucun son ne sortit de ma bouche.
— Compte et remercie.
A chaque claquement je comptais et remerciait Maîtresse Elie à voix haute, de plus en plus fort, en harmonie avec la puissance des coups.
Je ne sais quand le compte s'arrêta. Je n'habitais plus mon corps, j'étais ailleurs.
D'un simple geste de la main elle me fit me mettre à 4 pattes.
— Retourne-toi.
Lentement, je me retournais puis me cambrais pensant que la sodomie viendrait.
Je sentis le froid de l'acier. Maîtresse Elie n'allait pas m'enculer, elle allait prendre possession et occuper.
Lentement la pression aumenta. Elle ne lubrifierait pas. Je devais m'ouvrir à elle.
Je respirais lentement, me détendant et doucement le rosebud entra. A la douleur ressenti je compris que c'était le plus gros.
— A genoux maintenant.
Dans cette position je reçu ma cage que j'installa. Tout érection et tout plaisir me serait interdit ce soir, mon sexe enfermé dans son carcan d'acier.
— Va me préparer à manger.
En tenue de soubrette, le cul occupé et le sexe encagé, je la servis toute la soirée. Sans un mot.
Plus tard dans la nuit Elle prépara et versa du thé.
Le parfum du jasmin emplit la pièce. Elle sait que je déteste ça. La leçon se poursuivait, longue, lente, intense.
Elle m'invita à m'assoir face à elle. Je n'osais la regarder. Elle vit mon inconfort sur le rosebud et sourit. Elle ne me libèrerait pas.
— Comment te sens-tu ? demanda-t-Elle.
— Léger, Maîtresse. Et calme.
— Tu as pleuré.
— Oui, Maîtresse. Je crois que je ne savais pas que j’en avais besoin.
— Les larmes, dit-Elle, sont le langage du corps quand les mots sont trop lourds.
Je pris une gorgée de thé, les mains encore tremblantes. Je détestais vraiment ça, réprimant des hauts le coeur de peur d'être à nouveau puni.
— Vous m’avez rappelé ce que j’oublie.
— Et qu’as-tu compris ?
— Que la règle n’est pas un carcan, mais une direction. Que l’obéissance n’est pas servitude, mais confiance. Et que, dans Vos yeux, Maîtresse, je retrouve ce que j’oublie du monde : la paix.
Elle me regarda longuement, puis répondit :
— Ce que nous faisons ici n’est pas un jeu, Sabine. C’est une école de soi. Chaque geste, chaque silence t’apprend à être présent. Quand tu doutes, tu avances. Quand tu cherches la perfection, tu t’égares.
Je hochai la tête, incapable de parler.
— Tu dois être digne de moi, ajouta-t-Elle doucement. Mais tu dois surtout être vrai! Je ne veux pas ta soumission aveugle, mais ta lucidité.
Je murmurais :
— Merci, Maîtresse.
Elle remit une mèche de mes rares cheveux en place.
Geste simple, presque banal, mais d’une tendresse immense.
— Ce soir, Sabine, tu as appris à lâcher sans fuir. C’est une victoire silencieuse. Garde-la.
Nous restâmes ainsi, un long moment, sans parler.
Le thé refroidissait.
La nuit, dehors, semblait retenir son souffle.
Et dans cet espace suspendu, je compris que ce que j’avais vécu n’était pas une soumission, mais une rencontre : celle de ma volonté et de ma confiance, réunies sous le regard bienveillant de Maîtresse Elie.
Quand je sortis de la pièce, le monde ordinaire reprit sa place.
Mais quelque chose en moi, au-delà du rosebud, demeurait : la trace d’un geste, la douceur d’un regard et la certitude que la vraie liberté se trouve parfois dans le courage d’obéir — non par faiblesse, mais par amour de la clarté.
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L’impact de Cinquante nuances de Grey sur la perception et la pratique du BDSM : quinze ans après
En 2010, la sortie de la trilogie Cinquante nuances de Grey, centrée sur des pratiques BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme), provoquait un engouement aussi fulgurant qu’inattendu.
Plus de 150 millions d’exemplaires vendus plus tard, trois adaptations cinématographiques à succès, des milliers de forums, blogs et contenus éducatifs, le phénomène Fifty Shades a laissé une empreinte durable sur la culture populaire et la perception du BDSM. Le “Soft SM” est devenu un argument marketing majeur dans la mode, la publicité et même le bien-être sexuel. Cette popularisation a offert au BDSM une visibilité sans précédent, mais aussi une simplification parfois problématique de ce qu’il signifie réellement.
De la marginalité à la curiosité sociale
Longtemps perçu comme marginal ou déviant, le BDSM a trouvé avec Fifty Shades une porte d’entrée vers le grand public. Qualifiée en 2014 de « porno pour mères de famille » par Eva Illouz, la trilogie a rendu ces pratiques visibles sans pour autant en donner une représentation authentique.
Ce succès a surtout révélé l’existence d’un désir collectif de redéfinir la sexualité, de sortir du cadre hétéro-normé et procréatif imposé par la morale du XXe siècle.
Les enquêtes sociologiques des années 2020 (notamment celles de Clarisse Fabre, 2022, ou du Rapport IFOP 2023 sur les pratiques sexuelles des Français) montrent une libération continue :
• 34% des sondés déclarent avoir déjà exploré une forme de jeu de pouvoir ou de contrainte consentie.
• 58% affirment ne plus considérer ces pratiques comme “anormales”.
• Les femmes, notamment dans les tranches 25–40 ans, citent l’univers D/s comme moteur d’imaginaire érotique et de développement personnel.
Mutation de la morale sexuelle
L’assouplissement de la morale sexuelle engagé depuis la seconde moitié du XXe siècle s’est accentué au XXIe. Les réseaux sociaux, l’accès à la pornographie en ligne et la multiplication des discours sur le consentement et la santé mentale ont transformé la perception du BDSM.
Des plateformes comme FetLife, Bdsm.fr, Le Marché aux esclaves contribuent à une meilleure distinction entre violence et érotisme ritualisé, entre domination abusive et domination consentie.
La notion essentielle de “consentement éclairé et réversible” — matérialisée par les principes SSC (Safe, Sane and Consensual) et, plus récemment, RACK (Risk Aware Consensual Kink) — s’est imposée comme étalon moral et juridique. En France, plusieurs décisions judiciaires récentes ont contribué à clarifier la limite entre jeu érotique consenti et agression sexuelle, écartant ainsi le BDSM du champ de la pathologie.
Pourquoi cet engouement persiste-t-il ?
Les films et séries continuent de stimuler la curiosité autour du BDSM, mais l’intérêt s’est affiné. Les femmes, notamment, expriment une recherche de contrôle du rythme érotique, d’excitation prolongée et de stimulation psychologique.
Les pratiques D/s se présentent désormais comme un langage du lien plutôt qu’un acte transgressif : elles permettent de renforcer la confiance, de créer un espace dédié à la vulnérabilité et au lâcher-prise.
Dans une société où la performance et l’égalité des rôles pèsent sur les relations, le BDSM offre une respiration symbolique. La soumission consentie agit comme une mise en parenthèse du quotidien. Elle ne traduit pas un retour à la domination patriarcale, mais la possibilité d’une exploration codifiée du pouvoir, où le dominant devient protecteur et gardien du cadre.
Cette dimension de contrôle, de rituels et de communication a conduit certains psychologues à parler de “développement personnel sexuel” : le BDSM devient un outil d’expression identitaire, de gestion du stress et même de renforcement du couple.
L’après Fifty Shades : éducation et responsabilité
Entre 2015 et 2025, la vulgarisation du BDSM est passée du fantasme romanesque à une pédagogie de la pratique réelle. Les littératures érotiques contemporaines cherchent à dépasser le cliché de la jeune soumise et du milliardaire dominateur.
Les festivals Kink, les podcasts éducatifs et le cinéma indépendant embrassent la diversité des identités sexuelles, des genres et des rôles dans le BDSM.
De la fiction à la reconnaissance sociale
Aujourd’hui, le BDSM est davantage compris comme un spectre identitaire qu’un simple jeu sexuel. Il traverse la psychologie, la confiance et la créativité. S’il demeure minoritaire dans la pratique, il est devenu culturellement visible, voire revendiqué.
Ainsi, la révolution Fifty Shades n’a pas tant été celle des pratiques que celle du langage : elle a donné les mots pour en parler, quitte à ce que la pratique réelle doive encore corriger les fantasmes de la fiction.
Ce qui était autrefois caché dans les marges est désormais inscrit dans le dialogue social contemporain — entre responsabilité, plaisir et consentement.
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Au départ j'ai voulu illustrer par des mots la publication de Mia Mickaël ici hier...
Mia disait : " Avant une fessée, il me met une culotte portée dans la bouche "
Au fur et à mesure j'ai eu l'impression de décrire une forme de soumission qui fait partie de mes valeurs...Ce texte n’est pas un aveu, ni une provocation.C’est un hommage à celles qui connaissent la force paradoxale de l’abandon, à celles dont le silence n’est jamais faiblesse, mais maîtrise, conscience, accord intérieur.
Se donner peut être une forme de souveraineté.
Pamphlet du Silence Imposé
Avant le geste, il y a le rite.
Avant la morsure du monde, il y a le tissu qu’on me fait taire.
On croit m’imposer le silence, mais je sais : c’est moi qui le choisis.
Le monde me parle trop fort.
Il me veut docile, raisonnable, alignée.
Alors je laisse un homme incarner le théâtre de ma mutinerie.
Qu’il place sur ma bouche un symbole, une relique, un fragment d’intimité.
Ce n’est pas une culotte, c’est un manifeste.
C’est l’étendard du consentement, renversé sur l’autel du fantasme.
On me dira soumise ? Je ris.
Car il faut une force terrible pour livrer son souffle,
pour s’abandonner sans disparaître,
pour accepter le jeu du pouvoir sans en être la victime.
Ce que le profane appelle soumission,
moi, je l’appelle conscience.
Je n’obéis pas, je consens.
Je ne subis pas, je transfigure.
Je ne suis pas réduite, je me concentre.
Chaque geste qui m’enserre me définit.
Chaque injonction devient poème,
chaque contrainte, un miroir où se réfléchit ma propre autorité.
Je suis le corps qui répond, la pensée qui demeure.
Je suis celle qui garde l’œil ouvert, même quand tout se ferme.
Que ceux qui jugent détournent le regard,
ils ne comprendront jamais le langage des initiés.
Ils ne verront qu’un affrontement,
là où il n’y a qu’un pacte secret entre deux volontés lucides.
Le silence qu’il me donne, je le fais tonner.
Le geste qu’il croit diriger, je l’oriente.
Et dans la scène qu’on croit mienne en tant que victime,
je suis l’autrice de chaque respiration.
Qu’ils gravent cela dans leurs dogmes :
aucune femme n’est soumise quand elle a choisi son maître.
Car le vrai pouvoir, c’est de savoir plier, sans jamais rompre.
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"Bonjour"
- Bonjour.
Le ton glacial ne fit aucun doute sur l'enthousiasme innée de cette mégère qui se trouvait être la voisine du dessus. Toujours à se plaindre en plus d'être antipathique.
Passé cette rencontre, Il s'engouffra dans l'ascenseur, laissant la vieille chouette quitter le hall de l'immeuble.
Lorsqu'Il se trouva devant Sa porte d'appartement, une agréable odeur vint Lui taquiner les narines et chatouiller l'estomac. Mais Il se ravisa : seul le logement adjacent étant capable de produire un tel bouqet. Dans le sien, il y avait d'autres plaisirs ; mais celui du palais n'en faisait pas partie, à Son grand damne.
Le silence L’accueillit. Aucun parfum ne flottait chez Lui. Il s'étonna d'être le premier à rentrer à une heure si tardive.
Personne, dans la cuisine ; rien d'étonnant.
Posant Ses affaires, Il se dirigea vers le salon où Il découvrit Ses 2 chats roulés en boule sur le canapé. Ses fauves se réveilleraient en moins de 2 dès lors que la boite de pâté s’ouvrirait.
Personne ici.
Personne dans la salle de bain, quoique... la douche humide et une discrète odeur de savon trahirent une récente utilisation. Rien d'aberrant en soi. Cependant, Il commença à s'inquiéter de cette étrange situation. Pas de SMS reçu, pas d'appels en absence.
Il ne restait plus qu'une pièce à inspecter avant le coup de fil : la chambre.
Il s’arrêta sur le seuil, rengaina lentement le téléphone et se détendit pendant que le cœur fit un sprint.
Elle se trouvait là, devant le lit, de manière à n'être vue qu'au dernier moment. Il s'approcha lentement, sidéré par la totale surprise qu'elle Lui avait réservée.Lui dire Bonjour aurait été vain : une large boule mauve obstruait sa bouche, fermement maintenue par un harnais de tête. Sous les lanières, un bandeau noir cachait ses yeux. Il remarqua la laisse sur le lit, négligemment posée, prête à être clipser au collier qu'elle portait. D'habitude, sa pose était de Son ressort mais exception avait été faite ce soir.Il ne toucha pas à ce Bijou mais fit le tour pour mieux admirer Sa soumise, impassible. Cette absence d'émotion avait un exquis parfum érotique. Il n’y eut aucun doute concernant son état d'esprit et ses désirs. Désirs qu'Il eût l'intention de satisfaire, obéissant étrangement à un ordre implicite, intransigeant, puissamment exprimé par la servitude qu’elle montra. Comment faire autrement ? Sa prise d'initiative L'avait délicieusement pris de court ; la récompense devint obligatoire.
Elle patienta à genoux, menottée dans le dos, droite afin d'offrir ses seins à Son Propriétaire. Assise sur ses talons, Il ne put que distinguer les escarpins noirs qu'elle portait. En revanche, les bas gris brillaient de tout leur éclat.Sa main passa tendrement dans les cheveux, rituel pour dire Bonjour. Il l’admirait ; elle, et sa dévotion. Ses yeux dégustaient le cadeau qu'elle Lui offrait : elle-même.
Sa main passa tendrement dans les cheveux, rituel pour dire Bonjour. Il l’admirait ; elle, et sa dévotion. Ses yeux dégustaient le cadeau qu'elle Lui offrait : elle-même.
Il posa sur chacun de ses seins 2 pinces reliées par une chainette. Elles serraient suffisamment pour attiser des sensations sans générer trop de douleur. Il recula et contempla.
Puis, Il fixa la laisse à ce lien et tira Sa soumise. Lentement, elle Le suivit jusqu'à ce qu'Il la prenne dans Ses bras pour la relever. Son sexe était humide quand Il posa la main dessus. Elle poussa un gémissement, Il mit un doigt. Elle se contorsionna, Il rajouta un autre doigt. La chaleur de sa chatte était très agréable, encouragent la pénétration. Les 3 phalanges rentrèrent aux doux sons de plaisir qui sortirent derrière le bâillon. Puis, ceux-ci se redressèrent, tels des crochets pour chatouiller une zone très érogène, juste derrière le pubis. Difficile de rester stoïque, railla-t-Il en la dévisageant.
Cet intense préliminaire se provoqua aussitôt des petits soubresauts. Pendant quelques minutes, Il alterna des pressions fortes rapides avec des plus douces sans négliger d'autres parties du vagin.
Enfin, Il posa Son pouce sur le clitoris pour décupler les sensations. Il la prit dans Ses bras et accéléra les mouvements de Ses doigts. Elle se débattit avec ses menottes et attaqua la boule qui semblait l'étouffer. Qu'importe. Ce qu'Il voyait Le régalait. Qu'elle se batte, gémisse de désirs davantage : Il serait encore plus satisfait. Elle était à Sa merci, Il aimait qu'elle lâche prise, au rythme du plaisir qu'Il infligeait.
Puis, Il la remit à genoux et entreprit de retirer le harnais de la tête. Elle semblait apprécier d’être libérée de cette boule et profita ainsi d'un moment calme, malgré la forte excitation qui brulait sa chatte. Soudain, une main saisit fermement le menton, l'autre l'arrière de la tête. Le message était clair : ouvrir la bouche, en grand.
Il la pénétra de Se queue durement enhardie depuis qu'Il avait découvert Son jouet à disposition. Ses mains la maintenaient toujours fermement imposant à nouveau le rythme. Il était rapide, long, presque brutal. Elle savait comment elle devait jouer avec Sa queue mais elle savait également qu'il existait des moments où cela n'était pas nécessaire. Être baisée par la bouche en était un. Elle s’appliqua à rester bien ouverte, accueillante, prenant soin de placer les lèvres correctement. Mais Il ne l’accepta pas ; Il lâcha le menton, pinça le nez, reprit la baise, bestiale. Les râles n’étaient pas sensuels, tout juste trahissaient-ils l'intensité de la fellation qu'Il s'offrait.
Les coups de butoir restaient frénétiques. Ce sexe qui emplissait sa bouche cherchait à se rendre plus loin vers la gorge, provoquant de léger haut-le-coeur. Mais sucer et accepter cette manière de faire était son travail, sa raison d'être en tant que soumise. Elle prit un double-plaisir à s'abandonner ainsi et à satisfaire les envies de son Propriétaire. Secrètement, elle espérait qu'Il en profiterait longtemps ...
Cependant, Il n'était guère résolu à satisfaire ce désir caché : Il continuait de la baiser en profondeur. Par moment, Sa queue attaqua ses joues, entrainant sa tête sans ménagement. A force d'être secouée, les pinces commençaient à piquer. La douleur se mélangeait au plaisir, les sensations s'intensifièrent.
Brutalement, Il se retira tout en forçant une pression sur la bouche pour lui ordonner de rester encore grande ouverte. L'apothéose.
Immobile, elle reçut le sperme qu'Il accordait, généreusement, de lui donner, jusqu'à la dernière goutte.
Elle resta un moment, impassible, attendant sagement la suite des événements.
Il était en train de se rhabiller. Peut-être la regardait-Il, satisfait ? Faussement "méprisant" ou alors, avec un grand sourire. Elle tressauta quand Il retira les pinces ; cet acte est toujours un peu douloureux. Mais elle s'appliqua à garder la même position, redoutant la punition qui aurait suivie.
Elle l’attendit.
Elle l’attendit, cet ordre … le final. Mais au lieu de s'en délecter, sa bouche fut à nouveau obstruée par une boule, plus petite que la précédente. L'effet fut immédiat : le sperme qui reposait au fond se dispersa partout, n'ayant nulle part où couler.
Elle était condamnée à garder le jus, sa chaleur, son goût, son odeur. Prisonnière du bâillon, elle ressentit à la fois une étrange humiliation monter en elle et la fierté d’assouvir les fantasmes pervers de son Maitre.
Cependant, Il n'en avait pas fini avec elle. Quelque chose de frais se posa sur son sexe mouillé puis se mit à vibrer. Le vibromasseur avait beau accaparer son esprit, elle entendit Ses pas s’éloigner.
Elle avait également espéré qu’elle fût utilisée via son vagin, mais Il s'était contenté d'éjaculer dans sa bouche.
A présent, elle devrait jouir, de force, seule.
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Une nouvelle séance avec Béa, celle-ci est très disponible en ce moment, contrairement à nos séances habituelles qui sont plutôt mensuelle voire plus éloignées.
Celle-ci est en télétravail, et donc je suis là pour la faire bosser différemment.
Je sonne à sa porte, elle m'ouvre, elle est en tenue avec sa nouvelle combinaison en dentelle, son collier de chienne autour du cou.
Elle respecte les protocoles que je lui ai enseignés, elle s'agenouille au sol, bras tendus vers l'avant, la joue sur le sol, la croupe écartée et relevée, une bonne soumise heureuse de s'offrir à son Maître.
Je prends la laisse, fixe celle-ci à l'anneau du collier, lui donne l'ordre de me suivre à quatre pattes vers sa chambre avec des mots crus pour l'humilier.
Une fois dans la chambre, je lui ordonne de mettre les bras dans le dos, commence par lui contraindre les bras avec mes cordes rouges.
Je continue à l'encorder, les poignets, les bras, les,épaules, la poitrine, en dessous, au-dessus des seins.
Fait en sorte qu'elle soit dans l'incapacité de bouger et que cela soit beau, esthétique et efficace, qu'elle se sente possédée, offerte, ma chose.
Je lui ordonne de s’asseoir, prends une corde et commence par lier celle-ci autour de sa taille, passe la corde entre ses cuisses pour bien resserrer celles-ci, bien les contraindre.
Fais de même avec ses cuisses au plus près de ses genoux et serre encore plus fortement.
Prendre une nouvelle corde, passe celle-ci autour du haut de ses mollets, sert fortement pour qu'elle puisse sentir cette contrainte, cet abandon, cette offrande.
Je reprends à nouveau une autre corde, lie, attache, contraint ses mollets, plus bas.
Prends une nouvelle corde et fais ce qui m'a toujours fait vibrer au point que je n'ai, à ce jour, toujours pas compris, je contrains ses chevilles, bien serrées, l'une contre l'autre, bien prisonnières de ma corde, entendent le bruit, le croisement des escarpins à talons aiguilles, frotter l'un contre l'autre.
Là, assise devant moi, entièrement encordée , dans l'impossibilité de bouger, offerte à son Maître, mais également à ses fantasmes, ses envies, elle est à moi.
Je retire ses cheveux pris dans le collier, caresse son visage, glisse mon doigt dans l'anneau de son collier de soumise, la regarde droit dans les yeux, lui dis, maintenant tu ne t’appartiens plus, tu es à moi, je peux t'utiliser comme bon me semble et faire de toi ma chienne, ma soumise, mon esclave.
Elle lève les yeux, me regarde, me dit :
Je suis à vous Maître, faites de moi ce que bon vous semble, je suis votre esclave sexuelle, abusez de moi, je ne suis qu'un objet, un objet de plaisirs que vous pouvez pour vos plaisirs prendre.
Je la regarde un instant ainsi offerte, elle est magnifique, ainsi en noir et rouge, les cordes qui la font mienne et la rendent belle d'être à ce point soumise, objet, instant magique.
Je déboutonne mon pantalon, sors mon pénis de mon caleçon, saisi avec mes deux mains sa tête, et d'un ton fort et autoritaire, ordonne à mon objet de me donner des plaisirs buccaux.
Sans se faire prier, entièrement encordée, elle avance sa tête et se débrouille pour mettre en bouche ce pénis qui manque de motivations, de douceurs entre les lèvres féminines, douces et chaudes.
Elle commence par des petits va et viens, mouille bien mon pénis pour que celui-ci glisse bien entre ses lèvres.
Elle engloutit mon pénis de plus en plus vigoureusement, celui-ci grandit, gonflant sous le zèle de cette soumise qui effectue ses devoirs, les plaisirs de son Maître.
Elle effectue des gorges profondes, elle gémit de plus en plus, excitée d'avoir le pénis de son Maître en bouche et d'être à son service.
Au bout d'un moment, je saisis ses cheveux, forme une queue de cheval, me serre de celle-ci pour commander rythme et profondeur de cette fellation gourmande.
Elle gémit encore plus fortement de se sentir à ce point utilisée, n'être qu'un objet, que j'utilise comme bon me semble, relayée au statut de videuse de couilles, heureuse de ce fait d'être humiliée et de se sentir à sa place, à son rang.
Je lâche ses cheveux, mets mes deux mains sur sa tête pour saisir celle-ci, commence par un geste viril et puissant à baiser sa bouche.
Je fais des va-et-vient puissant, à un rythme soutenu, effectue des gorges profondes, me délecte du spectacle comme des sensations visuelles et sonores de cette soumise devenue un outil pour mes plaisirs, un réceptacle pour ma semence.
A ce propos, la voilà qui monte, la sentant arrivée, je fais en sorte que mon pénis soit bien orienté pour remplir la bouche de ma chienne.
J'éjacule copieusement, du sperme inonde sa bouche et la quantité est telle, qu'elle avale un peu de ma semence.
C'est à ce moment bien précis, que je fais en sorte de bien lui remplir la bouche et de lui donner l'ordre de ne plus avaler, de garder mon sperme en bouche pour, saisir le bâillon boule que j'ai dans la poche arrière de mon pantalon.
D'un geste rapide et précis, j'introduis la boule dans sa bouche et verrouille le bâillon très fortement serré.
Surprise par cette action, elle ne comprend pas mon idée, elle tente d'avaler ma semence dans sa bouche mais, ne pouvant déglutir, elle est obligée de garder ma semence en bouche.
Je lui bande les yeux, l'allonge sur le côté, la prends par une pénétration soudaine et non progressive.
Elle est tellement mouillée que je la pénètre entièrement sans difficulté.
Elle hurle de plaisir d’être prise ainsi virilement, contrainte, attachée, bâillonnée, les yeux bandés, sans pouvoir faire quoi que ce soit, et c’est bien là, la puissance érotique, sexuelle du bondage, des contraintes et du sexe, n’est-elle pas là pour cela, n’être qu’une chose utilisée, abusée pour nos plaisirs.
Elle bouge, sursaute, spasmes de plus en plus forts, ne pouvant bouger, s’exprimer, voire, un premier orgasme se fait entendre, étouffé par le bâillon.
Elle tente de crier ses plaisirs, bave, doux mélange de salive et de sperme.
Un autre orgasme se fait entendre à travers la boule du bâillon.
Elle est vidée, sa respiration est haletante, je sens son cœur qui bat très vite.
Une fois l’avoir bien prise, je prends une nouvelle corde, relie ses chevilles aux cordes situées au milieu de son dos, tends cette corde très fortement, obligeant mon objet à plier
les jambes et empêchant de ce fait tout mouvement.
Complètement contrainte, dans l'impossibilité de bouger, d'avaler, n'étant plus que chose, la laisse ainsi profiter de ce moment et de ma semence en bouche.
Je prends mon portable, filme la scène, elle est magnifique ainsi offerte, grognant dans son bâillon, la bouche pleine, devant attendre l'ordre, d'avaler et d'être libérée salon le bon vouloir du Maître, mais le veut-elle vraiment !
Je la laisse apprécier ce moment, qu'elle prenne conscience qu'il n'y a que moi, suivant mon bon plaisir, de lui donner l'autorisation d'avaler, comme de la libérer.
Après un bon moment, je retire le bâillon et lui donne l'ordre d'avaler, lui retire le bandeau pour voir un regard excité et souriant, les joues rouge des plaisirs reçus.
Je finis par la libérer.
De tout son corps, de toute son âme de soumise, elle vient s'agenouiller entre mes jambes, entoure une de celles-ci avec ses bras, et me dit :
Merci mon Maître de m'avoir offert votre semence, c'est pour moi un privilège.
Merci mon Maître de vous occuper de moi, de m'utiliser, de faire de moi votre chose, votre objet, avec vous je ne me sens pas femme et je vous remercie pour cela.
J'espère que le récit de cette séance vous a plu, toujours heureux de partager avec vous mes avancées dans notre monde, de partager celles-ci avec celles qui désirent vivres leurs véritables nature en toutes Libertés d'être elles tous simplement.
Belle journée, Me Bernard
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Remontons dans l'histoire :
Le discours positiviste qui émerge au XIXe siècle propose une morale adossée non plus à la religion mais au juridique et à la science. En 1810, le Code pénal français entérine la laïcisation des pratiques sexuelles. Dès l’instant où elles se déroulent dans un cadre privé entre adultes consentants, elles ne peuvent plus faire l’objet d’un crime ni même d’un délit.
Aliénistes, médecins, criminologues et experts auprès des tribunaux élaborent une première sexologie scientifique, abondamment nourrie d’observations de cas.
L’aliéniste Étienne Esquirol est le premier à faire rentrer les désordres sexuels dans un traité de psychiatrie en les incorporant aux monomanies ou délires partiels.
Progressivement, la psychiatrie s’intéresse à l’étude des comportements sexuels singuliers.
On trouve le premier usage médical du mot « perversion » en 1842 dans l’Oxford English Dictionnary.
En France, il naît sous la plume du psychiatre Claude-François Michéa en 1849, à travers le récit qu’il fait du cas du sergent Bertrand, accusé d’avoir violé et mutilé des cadavres de femmes.
Dans Psychopathia Sexualis (1886), Richard von Krafft-Ebing se livre à une taxinomie aussi rigoureuse qu’édifiante des perversions sexuelles.
Albert Moll, Magnus Hirschfeld ou Henry H. Ellis et ses monumentales Études de psychologie sexuelles (1897-1928) lui emboîteront le pas.
Dans les années 1980, le terme perversion disparaît de la terminologie psychiatrique mondiale pour être remplacé par celui de « paraphilie ». Or le mot désigne aussi bien les pratiques sexuelles qualifiées autrefois de perverses que les fantasmes pervers.
De nos jours, la vie sexuelle relève désormais du "droit à la vie privée", de l’"autonomie personnelle", le "droit à disposer de son corps" et la "liberté sexuelle".
C’est précisément parce qu’elles touchent aux libertés individuelles, et qu’elles
Pour rappel: les pratiques Bdsm sont par définition consenties, elles dépendent d’un accord mutuel agréées par les parties.
La loi ne sanctionne pas toute pratique sadomasochiste, de telles pratiques ne peuvent toutefois être justifiées en droit interne que dans les limites de l'autorisation de la loi.
L'expression de «vie privée» est large et ne se prête pas à une définition exhaustive.
En principe le droit pénal ne peut intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus, sauf s'il existe des raisons particulièrement graves, pour que soit justifiée une ingérence des pouvoirs publics dans le domaine de la sexualité :
art. 222-1 (tortures et actes de barbarie) du code pénal
art. 222-19 (atteinte à l’intégrité de la personne) du code pénal
art. 222-7 à 222-9 (violences) du code pénal
art. 16 et 16.1 (respect du corps humain) du Code civil
La Convention Européenne des Droits de l'Homme protège le droit à l'épanouissement personnel, que ce soit sous la forme du développement personnel ou sous l'aspect de l'autonomie personnelle. Ce droit implique le droit d'établir et entretenir des rapports avec d'autres êtres humains et le monde extérieur, en ce compris dans le domaine des relations sexuelles, qui est l'un des plus intimes de la sphère privée et est à ce titre protégé par cette disposition. Le droit d'entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d'autonomie personnelle, à cet égard, «la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l'entend peut également inclure la possibilité de s'adonner à des activités perçues comme étant d'une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne, en d'autres termes, la notion d'autonomie personnelle peut s'entendre au sens du droit d'opérer des choix concernant son propre corps».
Mais la Cour Européenne considère que l'orientation et les comportements sexuels concernent un aspect intime de la personne, mais que malgré tout dans un pays démocratique, l'immixtion de la justice dans la vie privée peut parfois être nécessaire.
La Cour Européenne reconnaît le droit des états à se saisir de toute affaire qui entraîne des blessures physiques.
Merci à Syl DS pour son aide précieuse, l'apport de sources et de documents qui ont permis la rédaction de cet article.
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