La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 08/07/24
Louise n'aime pas les hommes. Inutile de dire pourquoi, ce serait trop long. Louise n'aime pas les femmes. Là aussi, inutile de chercher les raisons de cette aversion sexuelle. Non, Louise n'aime que les animaux, les plantes et son joli jardin fleuri. Lorsqu'elle veut prendre son plaisir, elle s'allonge nue dans l'herbe sous son grand chêne et se caresse en regardant le ciel. A quoi bon attendre d'un autre la jouissance que l'on peut, bien mieux, se donner soi même.  Un jars bien  coquin a l'habitude d'observer Louise lorsqu'elle vient se masturber sous son grand chêne. Ce jars téméraire s'approche de plus en plus et se laisse caresser.  Un jour, ce jars lubrique décide de violer sa Maitresse. Il ne sait faire l'amour que comme font les oiseaux, de façon rapide et dominante en volant dans les plumes des oies bien dociles de son harem . Là, à défaut d'un beau ramage blanc ce sera dans la douce toison dorée de Louise. Le jars habile sait arracher un merveilleux et puissant orgasme à sa Maîtresse.  Se faire violer par un jars, qui aurait pu croire cela possible ! Et pire encore, se mettre en couple avec ce mâle dominant bien macho et canaille ! Pourtant les choses furent ainsi.  Chaque fois que Louise allait sous le grand chêne,  son jars venait la tête haute pour s'accoupler et lui procurer d'incroyables plaisirs entre ses cuisses.  Il ne m'est possible d'écrire aucune morale à cette histoire ou une jolie jeune femme devint la favorite dans un harem de blanches oies soumises. 
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Par : le 07/07/24
Je refuse de suivre ceux Qui foulent les ruelles pavées de bonnes intentions Sous leurs paupières se diluent leurs psaumes amers Et les rumeurs gangrénées Je me réfugie dans l’euphorie de nos dunes phrases Aux acclamations abêties de leur bienséance Sous la croute vernie de leur conformisme bien-pensant Je respire l’odeur de nos chairs dépravées Au bucher de leurs idées puritaines de ce qu’il faut faire Curés enrubannés dans leur morale orthodoxe Juges infondés de leur petit pouvoir Sécrétant la culpabilité Je bats l’immesure de nos corps haletants Ouvre grand la brèche Que je m’élève dans notre ilot lubrique Loin des poncifs pyromanes d’encre acide Garder la soif de nos ventre affamés Préserver nos entractes Des mœurs boursouflées de certitude Ce matin j’ai pleuré en voyant la haine La violence et la bêtise humaine Des larmes qui suintent sur ma peau dorée Voyage moi Vivons l’instant béant Une bulle d’air frais Une vie simple Sans égrener le temps Qu'il reste à nos pas Car il est urgent De s’aimer maintenant
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Par : le 07/07/24
Encouragée par vos commentaires, je poursuis le récit autobiographique de mon exploration de ma personnalité intime et de mes fantasmes. Soutenue par un mari qui voyait là le moyen de sauver notre couple en reconstruisant notre relation sur des bases plus saines, plus sincères, plus complices, j'ai petit à petit entrepris de concilier ma soif d'érotisme et mes obligations sociales et familiales. Ce ne fut pas facile tous les jours, car la tentation de me replier et de retourner dans mon jardin secret revient parfois. Mais je suis motivée et je m'efforce de m'assumer de plus en plus. J'ai donc augmenté ma garde-robe de pièces audacieuses que j'aurais considéré il y a quelques années comme des accoutrements de "poufiasse". Les dentelles, les soies transparentes,  les cuirs, les strass, les couleurs vives ont peu à peu côtoyé puis évincé les mailles ternes, les tweeds et les flanelles grises.  Si je me suis fait un peu violence au début,  je me suis surprise à aimer sortir habillée de manière provocante et à jouir intérieurement des réactions que je suscitais. Les regards parfois suspicieux ou jaloux sont finalement rares et les étincelles de désir que j'allume régulièrement, tant chez les hommes de tout âge que chez d'autres femmes, sont souvent flatteuses. Certaines fois,  je pousse jusqu'à porter les atours de ce qu'il convient d'appeler une "belle salope" : jupe minimaliste, chemisier transparent largement ouvert sur ma poitrine rehaussée par un soutien gorge pigeonnant, talons hauts, queue de cheval semblant dire "dressez-moi!" ... Passé les premières hésitations,  la fièvre de m'exhiber en tenue raccoleuse l'emporte et m'excite au plus haut point! Ma cheville droite s'est ornée d'une chaîne afin d'ajouter encore au trouble. Ainsi, faire les courses ou flâner en ville devient un moment palpitant, où je suis tour à tour chasseresse ou proie, selon que mes interlocuteurs réagissent en étant intimidés ou sur un mode conquérant! J'ai renoué avec ce plaisir que j'avais trop longtemps renié d'être une allumeuse. Mais je ne me contente pas d'allumer. Le fait de m'être réconciliée avec mes appétits sexuels les plus secrets a décuplé ma libido! Jadis timorée voire un peu éteinte sous la couette, je me lâche et explore des pratiques de plus en plus débridées: toys en tout genre, bondage, pénétration sauvage de tous mes orifices... je suis devenue paraît-il une suceuse hors pair, léchant, suçant, gobant, avalant gland, hampe, couilles, avec une frénésie non feinte! A force d'entraînement, je prends jusqu'à la garde en gorge profonde, puis je me régale de sperme que je bois goulument...  J'aime aussi les pratiques plus extrêmes: fist vaginal et anal (mes petits trous n'acceptent pas encore un poing complet mais je n'ai pas dit mon dernier mot....), sodomie violente, douche dorée (comme donneuse exclusivement)... Mais j'ai surtout découvert le vertige de la soumission. Étroitement ligotée,  je me laisse malmener pendant des heures jusqu'à perdre tout contrôle et à implorer tout en les redoutant des sévices toujours plus terribles. Contrainte à laisser mon partenaire disposer à sa guise de chaque parcelle de mon corps, je m'abandonne aux coups de cravache, de martinet, aux fessées, aux pinces, aux griffures, au viol de tous mes orifices privés de défense,  privés même de la volonté de se défendre!   Cette exploration du sado-masochisme me permet de m'accepter comme je suis, d'assumer les aspects de ma personnalité que la morale m'imposait d'étouffer, de redonner vie à la femelle instinctive que chaque femme porte en elle et que l'on a socialement bannie. Petit à petit, je n'ai plus peur d'être traitée de pute ou de salope au prétexte que j'ai un corps programmé génétiquement pour jouir avant de procréer!  Par un juste retour des choses,  m'étant bien acquittée de ce "devoir de reproduction", je commence enfin à jouir! Et m'entendre traiter de pute, de salope, de traînée m'excite énormément! Désormais en quête de sensations,  je me livre avec mon compagnon à des jeux tantôt innocents, tantôt pervers, afin d'explorer sans cesse de nouvelles pistes. Titillant mon côté voyeur et exhibitionniste, je m'adonne au visionnage de pornos en tout genre, les plus scabreux déclenchant chez moi les plus fortes réactions physiologiques. Les gangbangs, pénétrations multiples, les dilatations, les douches de sperme, les bites surdimensionnées, les gouinages les plus crades... me transforment en petite chienne en chaleur qu'il faut baiser jusqu'à l'épuisement pour qu'elle se calme! A présent,  nous nous aventurons sur des terres plus sauvages encore: me laissant branler jusqu'à l'orgasme sur une plage surpeuplée,  m'exhibant quasi-nue en voiture, portant plugs et boules de geisha pour sortir, omettant régulièrement d'enfiler une culotte. Je repousse les limites de l'impudeur afin d'échauffer mes sens et de mettre mes hormones en ébullition! Après avoir goûté à différents massages qui m'ont permis de confirmer que j'aimais être touchée par des mains inconnues, je m'apprête à présent à assouvir un vieux fantasme... 
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Par : le 06/07/24
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. » – Marcel Proust 40... Ce silence qui précède la tempête, riche de cette émotion que vous me transmettez, amplifie chaque sensation. 39... Votre intention, armée de votre force tranquille, guide cette laisse autour de mon cou que vous serrez contre vous, rendant vivant notre lien. 38... Vos mots murmurent vos envies dans le creux de mon oreille, faisant naître des frissons le long de ma colonne vertébrale. 37... Mon esprit se relie au vôtre, laissant diffuser cette chaleur qui se propage dans tout mon être. 36... Mes genoux sont posés sur ce sol, ma croupe dans votre main, en attente de vous. 35... J'ondule pour mieux vous inviter à ce voyage, en exprimant mon désir de possession. 34... Mon visage enfoui dans cette immensité ouatée se laisse envahir par toutes mes émotions, créant l'instant parfait. 33... Ce décompte, implacable et envoûtant, rythme nos désirs à l'unisson, unissant nos besoins et envies partagée. 32... Merci Monsieur, chaque seconde écoulée amplifie l'intensité, faisant monter la tension entre nous. 31... La sensation de votre salive sur ma peau, une marque, la vôtre, est un rappel constant de votre possession. 30... Nos esprits entraînent une conversation silencieuse, intime, où chaque pensée est ressentie profondément. 29... Ma respiration s'accélère, vous me parlez, je n'entends plus. 28... J'entame ce voyage de vos mains, je pars loin, je suis bien, plongée dans mes recoins les plus secrets, 27... Le monde extérieur disparaît, nous pénétrons ce club créé, le nôtre, où seules nos volontés existent. 26... La tension est électrique, notre connexion palpable, à chaque instant est une promesse de plus. 25... Mes yeux se ferment plongeant dans un abandon total, me livrant entièrement à vous. 24... Vos mains caressent mes fesses, en apesanteur, entre deux mondes, renforçant cette dualité de douceur et de contrôle. 23... Mes cheveux dans votre main, me tirant en arrière, intensifient cette sensation brutale et d'abandon. 22... Votre salive a laissé sa trace dans ma bouche, traçant des lignes invisibles de désir et de possession. 21... Votre souffle, régulier et profond, m'apaise et m'excite à la fois, créant l'instant hors du temps et ce ressenti si présent. 20... Vous prenez votre temps, savourant chaque réaction, chaque gémissement étouffé, chaque mouvement involontaire. 19... Vos doigts effleurent mes lèvres, les traçant avec une délicatesse infinie avant de plonger dans ma bouche, éveillent chaque fibre de mon être. 18... Je goûte votre salive mêlée à la mienne, un symbole silencieux de votre emprise, renforçant cette connexion profonde. 17... La douceur de votre toucher sur ma peau est un contraste saisissant avec l'intensité de l'instant, 16... Je réponds instinctivement à vos mouvements, ondulant doucement sous votre toucher, guidé par votre volonté. 15...Chaque fibre de mon être réagit à votre toucher, se tendant légèrement avant de se détendre encore et encore. 14... Ma peau devient hypersensible, résonnant plus profondément à chaque caresse, à chaque contact. 13... Vos mots, ces mots que vous prononcez toujours dans le creux de mon oreille, 12... distillent puissamment ma libération, me transportant dans un état de sérénité absolue. 11... Le monde rétrécit de plus en plus, ne laissant que l'essentiel : vous et moi. 10... Les murmures de la cravache parlent une langue ancienne, résonnant en moi avec une profondeur inattendue. 9... Mes pensées deviennent brumeuses, mes sensations prennent le dessus, chaque sensation est amplifiée. 8... Le temps semble s'arrêter, suspendu dans un équilibre précaire, chaque instant est une éternité. 7... ce temps a une saveur particulière entremêlé au vôtre, 6... Je sens cette vague de chaleur, montée d'adrénaline, envahir mon être. 5... Vous marquez ma peau, racontant notre histoire, votre territoire, inscrivant vos maux sur ma peau. 4... Ma tempête intérieure gronde, prête à déferler sous votre contrôle. 3... Je me perds dans ce moment de calme, de douceur et de tension, savourant chaque seconde. 2... Le moment se cristallise, atteignant son apogée. 1... Et puis ce silence, une quiétude après la tempête... Merci Monsieur LifeisLife  
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Par : le 03/07/24
La cage est propre. Tu as bien travaillé. J'inspecte les barreaux et je ne trouve rien à redire. Le sol n'est pas nickel mais, si je devais être honnête, c'était mission impossible. - Ok, c'est acceptable. Tu as mérité une douche avant  extinction des feux - Merci Maître ! Je ne suis pas complètement convaincu que tu doives me remercier mais je reste silencieux. J'ouvre la porte de la cage, je reprends la laisse et je te regarde marcher à 4 pattes. Je réalise que je n'ai qu'une envie. - Arrête toi là ! Offre-moi ton cul tout de suite. Tu sais ce que tu as à faire. Tu places la joue contre le sol. Tu surélèves ton cul, jambes ouvertes pour qu'il soit à parfaite hauteur. J'enlève le plug qui s'y trouve, je baisse jean et boxer. Je regarde ton cul bien dilaté. Je crache plusieurs fois dedans et je te pénètre avec impatience. Je ne m'étais pas rendu compte que j'étais à ce point excité. En même temps que je t'encule sans ménagement, mes fessées font rougir ton cul. J'attrape tes hanches, je m'y accroche fort et je commence à exploser sans m'arrêter de te prendre, vite et fort. J'explose longtemps et mon sperme commence à couler le long de tes cuisses. Je me retire et j'essuie ma queue sur le bas de ton dos. Je regarde tes cuisses qui ruissellent. - En avant chienne, tu as vraiment besoin d'une douche ! Tu remercies ton Maître en te mettant en avant. Je t'installe dans le réceptacle de la douche. À genoux. Je commence à faire couler la douche. - Ne bouge pas ! Regarde vers le bas, esclave ! Je me déshabille et me dirige vers toi. - Tu n'as pas demandé quel était le prix pour la douche. Et, en même temps, tu sens ce jet chaud qui se dirige vers tes seins puis ton ventre. - Tu peux exploser maintenant chienne ! Aussitôt tes mains se dirigent vers ton sexe et commencent à jouer frénétiquement. Il te faut seulement quelques instants et, alors que le jet de la douche efface urine, faux et vrai sperme, tu exploses bruyamment et ton corps réagit en convulsant. - Allez, tu te sèches, tu passeras un coup de serpillère dans ta cage et tu t'enfermeras dedans pour la nuit. À demain, esclave. - À demain Maître. Merci pour ce début de week-end ! Si vous n'avez pas détesté ou baillé, je suis vraiment preneur d'un like. C'est bon pour ma motivation et mon ego (est-ce que mon ego en a besoin, c'est une autre question mais je pense que oui) ! Cette série concerne à la fois le dressage de mon esclave et l'aménagement, en parallèle, d'une pièce spéciale (vous pourriez l'appeler un donjon, mais je n'aime pas trop ce terme). Il faut imaginer une pièce complètement vide, et, chaque récit verra apparaître un nouvel objet. Partie 1: Un sofa Partie 2: Grande table en bois Partie 3: Liens d'attache Partie 4 : Un set de godes Partie 5 : une cage Partie 6: Un set de plugs Partie 7: Bol en inox
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Par : le 03/07/24
Tetiana Cherevan est une artiste ukrainienne née à Cherkasy, ayant élu domicile entre l'Espagne, l'Ukraine et la Thaïlande. Diplômée du Collège des Arts de Cherkasy et de l'Université Nationale de Cherkasy, elle a exploré etdéveloppé diverses techniques artistiques telles que l'acrylique, l'huile, l'encre et le crayon. Le travail de Tetiana Cherevan questionne les limites du corps humain, la subversion et l'interdit. Elle explore de multiples thèmes tels que la sexualité et les tabous. Inspirée par les traditions orientales et l'approche de la sexualité dans les cultures japonaise et thaïlandaise, elle confronte également l'attitude parfois puritaine des Ukrainiens à ces égards du fait des carcans de l'époque soviétique qui perdure en filigrane d'une société qui pourtant s'occidentalise.. Cette artiste s'efforce de briser les barrières et d'élargir les horizons concernant l'expression de cette sexualité. Particulièrement reconnue pour son intégration du shibari et du bondage dans ses œuvres, Tetiana intègre souvent des figures animales, qui en ce qui me concerne, et c'est tout à fait individuel, me rappelent les illustrations de l'Égypte antique. Cette fusion crée un dialogue visuel captivant entre contrainte et libération, animalité et humanité, et donne à voir la complexité des émotions humaines et la lutte contre les contraintes sociétales. Tetiana Cherevan accorde une place centrale aux figures féminines dans son art, explorant leur existence et leur rôle dans la société. Elle voit la femme comme un symbole de vie et de foi, évoquant une perception plus esthétique du monde. Ses œuvres sont des invitations à réfléchir sur des sujets souvent considérés comme tabous, tels que l'orientation sexuelle, le bondage et l'homosexualité. Par son art, elle encourage les observateurs à s'émouvoir, à s'interroger et à débrider leur imagination, et à s'interroger sur notre compréhension des conventions sociales qui limitent notre perception du "normal". À travers ses peintures, dessins et sculptures, Tetiana cherche à inspirer et à provoquer, visant à encourager les femmes à se voir avec fierté et à reconnaître leur propre individualité et à explorer leur monde intérieur pour en faire resurgir la richesse de l'humain. Son art ne se contente pas de retranscrire des rêves et des illusions, mais il dépeint parfois (certes pas dans les oeuvres illustrant cet article) des sujets de société tels que l'injustice, la discrimination et la violence, illustrant la complexité et la résilience des femmes à travers le monde. Découvrir toutes ses oeuvres sur son site internet : www.cherevan.art She is free Blue Horse Tenderless Shibari Wolf Envelopped in darkness Shibari Bronze Shibari Movement Red Fox Green Eyes
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Par : le 02/07/24
À la fois délicieuse et cruelle, l'attente fait partie intégrante d’une relation D/s. Avant que mon corps ne s'offre mon âme doit se sentir happée, domptée, possédée. Et quoi de plus puissant que ces moments où le temps reste suspendu à Sa seule volonté. où mes pensées divaguent, s'imaginant mille scénario possible. Où silencieuse et offerte j'attends Son bon vouloir, Ses décisions, Son attention. Sa force s'imprègne en moi. Celle qui fait que je ne peux Lui résister, que je ne veux lui résister. Celle qui fait que j'ai déposé à Ses pieds ma liberté ma volonté, ma dévotion, mon orgueil. .  C'est de l'admiration du charisme, de l'intelligence, de l'intransigeance de Cette Âme que sont nés ce désir, ce besoin qu'Elle me dessine à Son image, qu'Elle me possède sans limite. Alors je supporte cette attente, moi qui d'ordinaire n'ai pas une once de parience je me surprends à rester calme. Bien sûr c'est une épreuve, les noeuds que je me fais à la tête sont à deux doigts de me rendre folle, de me faire sombrer mais je résiste m'attachant à ce besoin de tout Lui céder, bien plus que mon corps c'est mon Âme que je souhaite Lui abandonner. Je résiste oui mais à l'intérieur c'est un combat, tant de fois mon cerveau s'est mis en alerte, me ramenant à mes nombreux écueils, à ces larmes, alors qu'une nouvelle fois je m'étais brûlé les ailes. Mais à chaque fois l'espoir d'avoir enfin trouvée Celle qui saura me faire m' abandonner à Sa Domination prend le dessus, tant pis si une nouvelle fois j'en finissais anéantie. Je prends chaque attention, chaque remarque, même la plus acerbe, chaque mot comme une volonté de Sa part de faire de moi Sa propriété. Je savoure au cœur de cette attente chaque instant, même quand ça me ronge le ventre, car je sais que ça m'en rendra que plus fort l'instant où elle m'affirmera avec force que oui  je suis totalement Sienne. En m'imaginant cet instant mon corps tout entier est parcouru d'un frisson, d'une vive émotion. Alors j'attends, je sais que cette attente fera partie de mon quotidien, qu'un jour c’est attachée, enfermée que j'attendrai Son bon vouloir, de longues minutes, voire de longues heures. Parfois sous Son regard,  mais également seule face à mes choix d'avoir abandonné à Ses pieds ma totale dévotion, ma totale confiance, mon obéissance absolue. Cette attente est incontournable, indispensable et je sais qu’il est inutile que je m’en plaigne, que je tente une manœuvre pour l’abréger car plus je le ferai, plus elle me fera attendre pour que je comprenne qu’Elle seule tient les rênes, j’ai ressenti Son intransigeance dés le départ, loin de me faire fuir, ça m’a au contraire donné envie de plonger dedans, de la ressentir avec force. Je ne m’imagine pas vivre ce genre de relation autrement que dans l’absolu. Alors j’attends, me laissant glisser et m’accrochant à l’espoir qu’Elle choisisse de me faire Sienne. Oui l’attente est à la fois délicieuse et cruelle, mais c’est la voie indispensable pour que je ne touche cet absolu, recherché, espéré, cet abandon total. Alors j’attends… 
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Par : le 01/07/24
  Chapitre 1 : Réveil Stérile   Ses sens émergèrent lentement, comme s'ils se déployaient à travers un brouillard épais et insidieux. Ses paupières s'ouvrirent lourdement, révélant un environnement aseptisé, baigné dans une lumière crue émanant des néons au plafond. Il cligna des yeux pour s'adapter à l'éclat impitoyable, prenant lentement conscience de sa situation. Une odeur chimique et pénétrante envahissait ses narines, émanant du masque fixé à son visage par des sangles élastiques passant derrière sa tête. Ces dernières pressaient légèrement contre sa peau, confortablement. Seul le nez et la bouche étaient capturés par le masque. Des joints en silicone doux entouraient les bords, assurant une étanchéité parfaite. Deux gros tubes en caoutchouc noir, flexibles, étaient reliés à une machine respiratoire à l'avant du masque. Deux bouteilles chromées, étaient positionnées côte à côte parfaitement alignées sur un chariot, chacune ornée de valves et de manomètres argentés. Chaque inspiration profonde l'enfonçait davantage dans un état de somnolence contrôlée, entre éveil et inconscience. Le bruit des machines dans la pièce créait un fond sonore presque hypnotique, ponctué par le sifflement doux et régulier de la valve s'ouvrant à chaque cycle respiratoire. Au milieu du ballet mécanique, le bip régulier du moniteur de tension artérielle et de pouls résonnait, ponctuant l'atmosphère de sa cadence méticuleuse. Le rythme des machines et le son apaisant de sa propre respiration dans le masque formaient un contraste étrange avec l'incertitude de la situation. Le carrelage blanc, immaculé, réfléchissait chaque étincelle de lumière, créant une atmosphère glaciale. Les vitrines en verre alignées le long des murs exposaient une vaste collection d'instruments médicaux, chacun soigneusement disposé. Les clamps en acier chirurgical, brillants, occupaient une place centrale. À côté, des embouts de lavement et des sondes d'urètre attendaient leur utilisation, disposés avec précision. Des plugs en verre et en acier, de différentes tailles. Les proctoscopes en verre, transparents, côtoyaient les roulettes de Wartenberg aux pointes acérées, prêtes à l'emploi. Les baillons écarteurs et les seringues de diverses tailles complétaient cet arsenal, tandis que des spéculums et des écarteurs anaux étaient également à portée de main. Les meubles en métal chromé comportaient des tiroirs soigneusement étiquetés, et sur les étagères étaient disposés des solutions antiseptiques, analgésiques, salines et différents lubrifiants stériles à base d’eau ou de silicone, eux aussi étiquetés méticuleusement. Son corps nu reposait sur une table d'examen gynécologique, dont le matelas en latex noir, froid et légèrement collant, épousait ses courbes. Ses jambes étaient maintenues écartée et levée par des jambières en acier. Chaque partie de la table semblait avoir été conçue pour l'immobiliser complètement, avec des sangles qui serraient ses poignets, ses chevilles et son torse. Les attaches, ajustées avec précision, épousaient parfaitement les contours de ses membres. Il tenta de se débattre. Il tira et se contorsionna, ses efforts désespérés faisant crisser le latex contre sa peau. Malgré toute sa force et sa détermination, il ne parvint pas à se libérer. Les attaches, solidement ajustées, ne cédèrent pas d'un millimètre, renforçant l'impression d'une situation inéluctable à son égard. Chaque mouvement amplifiait l'odeur du gaz chimique qu'il inhalait, exacerbant sa panique. Sa respiration s'accélérait, chaque bouffée d'air devenant plus difficile à gérer, tandis que l'air humide se condensait à l'intérieur du masque, ajoutant à son inconfort. Sa peau devenait moite de transpiration, chaque goutte se mêlant à la sensation collante du latex contre sa peau. Son cœur battait de plus en plus vite, martelant sa poitrine comme un tambour furieux, amplifiant la sensation d'étouffement et d'impuissance. Ses muscles tendus et ses tentatives désespérées de se libérer ne faisaient qu'exacerber sa détresse. Soudain, un bruit de porte coupa sa respiration instinctivement, ses yeux grands ouverts, emplis de terreur. Chaque fibre de son être était tendue, à l'écoute du moindre son. Il entendit une paire de talons résonner sur le sol carrelé, le bruit se rapprochant inexorablement derrière lui.   Chapitre 2 :  Préparation Clinique https://www.bdsm.fr/blog/9805/La-Clinique---Chapitre-2-Préparation-Clinique/
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Par : le 27/06/24
Elle ne redoutait pas, comme autrefois, les nouvelles rencontres de son amie. Ces courts enthousiasmes ressemblent trop à des allumettes qui crépitent, l'enfer, la jalousie, et ne laissent entre les doigts qu'un souvenir ridicule. Au contraire, il était peut-être excellent que la jeune fille abandonnât sa liberté pour sa nouvelle Maîtresse et rien ne semblait pouvoir troubler son sommeil. Mais quelle Juliette observait-elle dans la pénombre de leur chambre. L'amante  ou la soumise ? Juliette les aimait toutes à travers ce qu'elle était devenue. Mais comment prétendre aimer quelqu'un à qui l'on ment sur l'essentiel ? S'intaller dans cette contradiction, c'était déjà y répondre. Tant de choses avaient eu lieu et tant de paroles avaient été échangées, souvent si regrettables mais jamais regrettées. Elles avaient déjà éprouvé de la haine mais jamais encore de l'indifférence, qui est son stade ultime. L'oubli étant essentiel à la survie, elles étaient capables d'oublier, non de pardonner. Charlotte, semblait perdue dans une étrange rêverie. Comme cela lui arrivait parfois. Elle s'absentait alors, loin, très loin. Elle ne savait pas encore elle-même, si elle était heureuse. Désespérée d'avoir un corps sans réaction devant la vie, dévorée par quelque chose d'inconnu, qui, qu'elle le veuille ou non, lui prenait tout. Elle me regarda longuement, puis eut un vrai sourire, dans lequel en faisant un effort, on pouvait retrouver ce qui avait été sa féminité flatteuse mais qu'un nouvel élément transformait en une sorte de féminité crispée, mais tout de même empreint de sérénité. Juliette avait eu raison bien à l'avance. Elle paraissait manquer, non pas de loyauté, mais de confiance en elle. Alors, sa Maîtresse, mue par cette force qui habite les cœurs encore jeunes, pensa que sa vie sentimentale ne pouvait abriter deux intrigues à la fois. Elle était poussée, en outre, par je ne sais quelle intime impossibilité de lui mentir. Elles ne possédaient rien ensemble. Rien d'autre qu'un engagement mutuel, un collier, un lit. Rien, aucune activité sociale, aucun contact avec d'autres êtres humains, les lumières du ciel ou de la ville. Il n'était rentré dans leur relation que la vérité, crue et nue, de leur sexualité. Elles n'avaient pas eu besoin de donner le change, pas plus à elles-mêmes, qu'aux autres, et les subtils aménagements ou glissements successifs vers le mensonge et l'omission qui s'opèrent entre amantes, n'avaient pas pu amorcer le chemin qui mène très souvent, vers l'hypocrisie, le compromis et le malentendu librement consenti. Elles n'étaient pas des animaux sociaux. Le mensonge, dès lors, ne servait à rien et elles n'y recoururent jamais. Aussi, Juliette se sentait tenue de tout dire à Charlotte, sans même l'embrasser ou la caresser, mais elle n'avait pas assez compté sur l'appétit qu'elles avaient l'une de l'autre. La jeune feme avait une sorte de charme, au moins l'avantage de son jeune êge, de son calme et de sa froide considération. Elle n'était inspirée que par le désir de possession. Elle lui fit d'abord l'amour, et le mal après. Sous le fouet, elle ne réagit pas. Elle eut un bref pincement aux commissures des lèvres si promptes à la douleur, et elle baissa la tête, puis elle la releva à peine troublée. Elle tenait à la main la mince ceinture de cuir qu'elle mettait sur sa robe, elle recula d'un pas et fouetta le visage de Charlotte. Cela lui ouvrit la lèvre, et elle sentit le goût du sang.    Elle était terriblement effrayée. Son bras repartit pour frapper encore. Mais elle ne fit rien. Elle laissa retomber son bras, lâcha la ceinture et se mit à sourire, sans parler. Elle possédait ce talent, qui est si rare de savoir donner une présence au silence. Charlotte regarda Juliette sans pouvoir prononcer une parole. Elle prit une douche, et se brossa les cheveux. Elle finit de se sécher et passa seulement un peignoir. Et tout en s'essuyant avec une serviette de bain, elle se regarda dans le miroir, en contemplant les lettres JM, ornant son pubis lisse, signe de son appartenance, et surtout les cicatrices, vifs souvenirs des sanglades de cravaches. Sa Maîtresse la fouettait généralement elle-même, mais il lui arrivait de la faire fouetter par une autre jeune femme. Charlotte était très mate de peau, élancée et fine, les yeux bleus dévorant le visage, des cheveux noirs coupés droits au-dessus des sourcils, en frange à la garçonne, Elle avait de petits seins fermes et haut placés, des hanches enfantines à peine formées. À force de la battre, Juliette s'était rapprochée de Charlotte, qui obtint le droit de demeurer près d'elle. Mais elle lui interdisait de la caresser, de l'embrasser fût-ce sur la joue, ou de se laisser embrasser par une autre. Elle voulait qu'elle parvienne à se donner après avoir été touchée par les mains ou les lèvres de qui que ce fût. En revanche, elle exigeait, car elle ne la quittait que très rarement, qu'elle regarde toujours Juliette caresser une autre femme mais uniquement en sa présence et pour son seul plaisir. Sans doute, Juliette avait trop compté à la fois sur l'indifférence et la sensualité de Charlotte par rapport aux jeunes filles. Jamais, elle n'avait eu avec elle l'attitude d'une amante amoureuse. Elle la regardait froidement, et quand elle lui souriait, le sourire n'allait pas jusqu'aux yeux. Mais, elle ne voulait pas se séparer d'elle. Elle tenait d'autant plus à elle, qu'elle la livrait davantage. Le seul fait qu'elle l'offrait chaque jour davantage lui donnait une preuve, qu'elle lui appartenait. Elle lisait son visage, son cou. Ainsi, lorsque Charlotte se sentait traitée injustement, elle roulait les épaules vers l'avant, son cou se gonflait, faisant saillir les muscles, et régulièrement ses épaules retombaient. Elle se tenait comme gelée. Elle n'a que vingt ans et la robe noire échancrée dans le dos jusqu'aux reins et très serrée à la taille lui donne un sérieux excessivement sensuel. C'est beaucoup d'élégance pour ce jeune chat qu'on voudrait prendre dans ses bras, poser sur un coussin, caresser, abandonner. La jeune femme ignorait le non-dit, les mots entre les mots, les secrets murmurés, les silences éoquents. Dans son monde, on parlait ou on se taisait. On était régi par la tyrannie des convenances. Souvent, elle portait une robe assez décolletée pour qu'on voie le grain de beauté sur son sein. Mais quel repos, quel délice le fouet qui balafre la chair et marque pour toujours, la main d'une Maîtresse qui vous couche sur un lit de fer, l'amour d'une Maîtresse qui sait s'approprier sans pitié ce qu'on aime. Et Charlotte se disait que finalement elle n'avait jamais aimé Juliette que pour apprendre l'amour, mieux se donner, esclave et comblée, à elle. Comme si elle avait deviné l'intensité de son plaisir, qu'elle dissimulait de son mieux sous les râles et les spasmes. Elle apprit à aimer porter des pinces aux seins. Mais Juliette disait qu'elle en profitait trop, que le plaisir effaçait la douleur et que cela était scandaleux. Les lèvres de son sexe étaient en revanche très sensibles, quels que soient ses efforts.    Mais cette farouche volonté de ne jamais la décevoir lui permettait alors d'assumer bien des sévices. Elle se concentrait de toutes ses forces pour oublier ses souffrances. Parfois, elle parvenait à oublier la douleur lorsque brisant ses chaînes et la tension nerveuse qui la faisait trembler, Juliette la fouettait et qu'elle se débattait entre ses mains, le visage durci par la peur et le désir. Elle cessait de se raidir, pressée contre le mur, saisie au ventre et aux seins, la bouche entrouverte par la langue de sa Maîtresse, pour gémir de bonheur et de délivrance. La pointe de ses seins se raidissait sous les doigts et parfois même les dents de Juliette. Elle fouillait si rudement son ventre qu'elle croyait s'évanouir. Oserait-elle jamais lui dire qu'aucun désir, aucune joie, aucune imagination n'approchait le bonheur qu'elle ressentait à la liberté avec laquelle elle usait d'elle, à l'idée que Juliette n'avait aucun ménagement à garder, aucune limite à la façon dont, sur son corps, elle pouvait chercher son plaisir. La certitude que lorsqu'elle la touchait, ce fût pour la caresser ou pour la battre. Il arrive que la force du désir se nourrisse dans la chair, d'une succession de faits, de contretemps microscopiques, lesquels finissent par tisser un dessein occulte qui prend alors la forme d'un enchaînement logique et implacable. Comme elle était là, plaquée contre le mur, les yeux fermés, les mains de sa Maîtresse montaient et descendaient le long d'elle la faisant brûler chaque fois davantage. Cette nuit, Charlotte passa une nuit agitée, maintes fois la jeune fille se réveilla en sursaut. L'aube fraîche apaisa son énervement. Elle en conclut qu'elle n'avait plus l'habitude d'être fouettée et quelques traces douloureuses sur ses reins la confirmèrent dans cette idée. Étendue nue sur son lit, elle se remémora la soirée et seulement toute l'horreur de son abandon lui apparut. Elle savait assez bien admirer et mépriser en même temps: ce sont là deux mouvements de crainte, différemment orchestrés. Plus la jeune femme se rassurait en faisant le plein, plus sa Maîtresse se dépouillait et s'épanouissait dans l'immatériel. Elle frémit à l'idée qu'elle avait pu s'offrir, se laisser ainsi sodomiser dans des poses d'une lubricité atroce par des inconnus. Puis, peu à peu, le souvenir de certaines émotions charnelles supplanta la vague de pudeur qui déferlait en elle. Elle repensa à l'ardente virilité de l'homme et trouva la vie plus belle que jamais. Elle se caressa dans la douce lumière du jour tamisée par les volets. L'après-midi, elle retrouva Juliette qui l'emmena chez Paul. Vêtues toutes deux de blanc, on aurait dit des sœurs, et le miroir éclairé renvoya bientôt aux yeux de l'homme leurs intimités lisses et moites. Bientôt, les deux corps dénudés se roulèrent sur le lit en une étreinte sauvage où Charlotte exhala non sans passion sa volupté toujours puissante. Alors Charlotte abandonna son corps aux désirs sadiques de Paul. Il l'entraîna sur une table haute et l'allongea à plat-ventre, jambes et bras écartés en lui liant les chevilles et les poignets fermement avec des cordes en prenant soin d'étirer ses membres en position d'écartèlement extrême. Paul se saisit d'un martinet aux lanières en cuir et commença avec art à fouetter les reins qui s'offraient à lui. Il débuta doucement, visant le sommet des fesses tendues. Elle n'avait pas très mal. Chaque coup amenait seulement un sursaut, une contraction des muscles, mais peu à peu, une douce chaleur irradia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion légère des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la soumise contrainte sortirent de longs soupirs. Paul, excité, frappa alors plus fort par le travers et les gémissements de Charlotte furent plus profonds et la danse de la croupe s'accentua bientôt. Le plaisir qu'elle prenait, à offrir à sa Maîtresse, autant moite et brûlante, lui était témoin et garant de son plaisir. En même temps qu'elle entendait un sifflement, elle sentit une atroce brûlure dans les reins et hurla. L'homme la flagellait à toute volée. Il n'attendit pas qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent nettes. Charlotte crispa alors ses poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à la tête. Alors sa Juliette s'accroupit près des épaules de Charlotte et lui caressa la tête, penchée sur elle, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée.   La jeune femme aimait le plaisir, et trouvait agréable et pratique de le recevoir d'une autre femme, entre les mains de qui, elle explorait ses fantasmes. Quelqu'un a baptisé "talismans" certains vers de Racine qui irradient magiquement, toute question de sens logique mise à part. L'optique amoureuse relève du même phénomène: des imperfections, des vulgarités de détail se confondent dans la vision globale d'un ensemble qui, magiquement resplendit. Ses yeux, ses mains, sa bouche s'adressaient à son amante, aux mains, à la bouche, au sexe de Juliette. En quelques instants, elle avait obtenu d'elle plus qu'elle n'avait acquise depuis des mois. Sa Maîtresse devait être comblée puisque Charlotte participait à cette fête, puisque elle aussi aimait sa jeune soumise, sa chair et tout ce que contenait de fou et de feu la calme apparence de ce corps sur lequel le temps n'avait pas encore fait ses griffes. Elle n'aimait que les poètes abandonnés dans les mansardes, les jeunes peintres tuberculeux. Elle vivait à la diable. Il y aurait chez Charlotte toujours les deux tendances en elle, l'une l'emportant sur l'autre au gré des vicissitudes. Tout en elle faisait double allégeance. Paul frappa encore plus fort et les fines lanières cinglèrent alors dans un bruit mat les fesses musclées. La suppliciée se mit à gémir en hoquetant et en tordant son frêle buste que sa Maîtresse maintenait tout en le caressant. Elle lui promit toutes les joies charnelles qu'elle voudrait sur son propre corps, mais lui demanda de résister encore. Parfois Charlotte se tournait vers Paul dénudé, qui, tel un démon, les yeux fous de luxure, le ventre tendu, la verge en érection, la flagellait avec une force inouïe. Alors les lanières léchèrent le sexe entre les cuisses écartées et un long cri s'échappa des lèvres de la soumise douloureusement atteinte. Elle voulut fermer les jambes mais des cinglements plus vifs l'atteignirent sur leur coté. Alors, la douleur devint trop vive. Elle ne voulait pas supplier, elle ne voulait pas demander grâce mais Paul entendait l'amener à merci. Charlotte laissa couler quelques larmes sur la main de Juliette qui fit signe à Paul de cesser la flagellation. On la détacha de façon à lui permettre de pouvoir prendre du repos, mais cet intermède ne dura que peu de temps. Penchée sur le ventre ouvert de la soumise, Juliette posa ses lèvres frémissantes sur le sexe humide et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité. Mais elle même, sentit monter en elle la plus violente des jouissances sous la caresse précise de Paul qui, glissant sa langue entre ses reins, lapait la peau satinée de sa voie étroite, tandis que des lèvres de Charlotte s'échappait la plainte d'amour, s'éleva le bruissement étouffé de la chair humide et palpitante de Juliette, jouissant de toutes ses forces. Paul dut maintenir les hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et ininterrompus. Quand Charlotte eut repris ses sens, tous trois revinrent alors sur le lit. Paul fit prendre à la jeune soumise les positions les plus indécentes, puis à son tour, il lui tendit sa verge en érection. Elle s'agenouilla et le masturba lentement, en roulant sa paume tout autour du cylindre de chair avant de le prendre en bouche. Avec violence le phallus se contracta, manquant de ressortir de ses lèvres qui l'aspiraient pour le retenir. Il éjacula brusquement, innondant sa gorge de sperme qu'elle avala religieusement jusqu'à la dernière goutte. Juliette posa son index sur l'anus de Charlotte, et lentement l'enfonça dans les entrailles chaudes, jusqu'au bout. Les yeux fermés, elle cherchait à imaginer, en sentant les contractions des sphincters intimes, la volupté ressentie par un homme dont le membre était pris dans cette voie exiguë. Doucement, elle agita son doigt dans l'orifice offert, tandis que sa soumise redonnait de la vigueur à Paul, par le mouvement de sa bouche refermée et resserrée sur le membre gonflé. Elle comprit qu'à son tour, il souhaitait frayer un chemin au plus étroit. Il ne la laisserait qu'à la nuit tombée, après lui avoir labouré les reins, qu'il lui meurtrirait tant il était épais. Alors, bientôt, il se dégagea, se leva et, attirant par les reins Charlotte, laissa son sexe se caresser au sillon des reins, que Juliette avait laissé à regret. Alors sans préliminaire, il enfonça son phallus, remontant et allant frapper au fond de la cavité de l'orifice naturellement étroit.    La jeune femme se prêtait à ce que son amante lui demandait avec ce qu'il faut bien appeler de la gratitude, plus grande encore lorsque l'invitation prenait la forme d'un ordre. Elle se laissa embrasser et caresser, les yeux fermés, sans répondre par une seule caresse, gémit à peine, puis plus fort, puis encore plus fort, et enfin cria. On voyait briller la sueur entre ses seins. Dans un long gémissement, elle accepta cette chair qui distendait ses reins non sans se débattre, sans être comblée de honte, mais à laquelle, elle ne se déroberait pas, même si cela lui semblait sacrilège. Elle gémit encore plus fort, quand elle sentit le membre caché, buter au fond de ses entrailles. Le membre lui sembla colossal. Elle frémit à l'idée de cette virilité qui s'enfonçait dans ses entrailles et une volupté nouvelle vint s'ajouter à celle qui montait en elle. Paul, les mains aux hanches, poussa bientôt des reins, et le gland amolli par la précédente jouissance se prêta aux replis de l'exiguë bouche. L'anus plissé s'ouvrit sous la poussée continue, lente, inexorable, se distendit suivant le cône de chair qui s'infiltrait en lui comme l'épée dans son fourreau. Paul sodomisa profondément ce jeune corps soumis, se regardant glisser hors de l'étui intime, se contracter, distendre les bords plissés de l'anneau anal. Bientôt, l'excitation fut trop forte et il accentua la cadence, secouant la croupe empalée. Les situations mal définies sont mille fois plus périlleuses: impossible d'y entrer par des calculs, impossible d'en sortir sans aise. L'indomptable volonté de perpétuer la race dans ce qu'elle a d'immuable. Une femme qui ne s'accomplissait que dans le stupre et l'abnégation. Charlotte, elle même avivée par ce frottement intense dans ses entrailles forcées, s'abandonna à son tour, tandis que l'homme lançait en elle, par saccades quatre jets de sperme visqueux et âcre. Elle se tordit de jouissance et, dans une longue plainte, soupira, s'écroula, vaincue par un orgasme dont l'intensité la bouleversa. Paul se retira, la libérant. Charlotte voulut le prendre dans sa bouche pour le laver, mais dédaigneusement, il refusa. Semi-consciente, elle pensa alors seulement qu'aucun orifice de son corps ne serait épargné, qu'elle devrait aussi accepter d'être prise au plus étroit et savait que cette humiliation lui serait infligée par la volonté de la maîtresse qu'elle aimait. Elle était là pour que Juliette assouvisse ses bas instincts, ses plus vils fantasmes. Au fond d'elle même, elle était décidée à ne pas la décevoir. En fut-elle délivrée ? Chaque jour et pour ainsi dire rituellement salie de sueur, de salive, et de sperme, elle se sentait comme un réceptacle d'impureté. Cependant les parties de son corps les plus offensées lui paraissaient, malgré elle, plus belles, comme anoblies. Sa liberté serait bien pire que n'importe quelle chaîne.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 27/06/24
"Dans mon univers BDSM, où la vulnérabilité et la puissance se rencontrent, le doute peut se manifester à chaque instant, pour autant, il s'évapore pour laisser place à l'abandon. Ne plus se combattre, juste être." LiL Le doute... Qu'est-ce que le doute ? N'est-il pas cette ombre subtile qui se glisse dans les interstices de notre esprit, un murmure à peine perceptible mais persistant ? N'est-il pas cette incertitude qui ébranle nos convictions, bouscule nos pensées ? Le doute intensifie, exacerbe, transforme la clarté en brouillard, et chaque pas potentiel devient lourd. Devant cette porte entrouverte, se pose la question brûlante : faut-il l'ouvrir ? Accueillir cette lumière qui se trouve juste derrière le seuil ? Cette lumière, promesse de nouvelles expériences et de connexions profondes ? Cette lumière aveuglée par le doute ne peut-elle pas être simplement scintillante, avec juste ce qu'il faut d'intensité attirante ? Doit-on toujours regarder le côté effrayant du doute ? Tout ce que nous trimballons dans cette grosse malle émotionnelle nous paralyse parfois, nous plonge souvent dans un tourbillon d'appréhensions. Chaque rencontre semble porter en elle le risque de l'inconnu, et dans ce labyrinthe mental, nous devenons nos propres ennemis. Le doute n'est-il pas ce phare en pleine mer qui protège et se protège contre les éléments extérieurs ? Ne devient il pas ce refuge, une excuse pour ne pas avancer ? Comme un funambule sur son fil, nous hésitons, oscillant entre la sécurité de l'habitude et l'appel de l'inconnu. Le doute possède une face cachée, une vertue insoupçonnée. Il est celui qui nous pousse à l’introspection, à nous questionner sur nos véritables désirs et motivations. Dans cette peur irraisonnée face à cette incertitude, il y a une invitation à la découverte de nos forces et de nos faiblesses. Le doute, en nous confrontant à nous-mêmes, nous offre la possibilité de grandir et de nous affranchir de nos peurs irrationnelles. Le doute nous enseigne l'humilité, nous rappelle que la perfection n'est qu'une illusion, et que chaque rencontre avec soi, avec l'autre, même hésitante, est un progrès. Le doute nous rappelle que la beauté de la vie réside dans la quête et non dans la certitude. En ouvrant cette porte, en accueillant la lumière qui se trouve juste derrière le seuil, nous nous permettons de découvrir des horizons insoupçonnés, des émotions inédites. Le doute s'efface devant l'éclat de cette lumière qui en émane. Elle éclaire nos pas, nous guide vers un avenir riche de multiples possibilités. LifeisLife
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Par : le 24/06/24
"Elle qui avait été nue pendant la plus grande partie de la nuit, il semblait que le geste qu’elle allait fairepour se dévêtir, debout, dans ce par cette obscurité transparente, la livrait plus que la nudité même. Une pudeur barbare engourdissait ses doigts. Puis l’idée que ses compagnons attendaient d’elle, justement,qu’elle leur fît présent de sa métamorphose lui rendit courage. Se découvrir prenait alors un sens, réalisait un acte érotique, avec son protocole, ses préliminaires solennels. Elle se réjouit de n’être pas nue encore, de sorte qu’elle pouvait faire œuvre de beauté en le devant et donner forme ainsi à plus qu’une beauté immobile: une beauté naissante, le moment ailé où l’argile devient seins, ventre, jambes, figure." L'aventure, on la connaît. Elle est radieuse, indécente, charnelle et surtout inimitable même par l'artisan des dieux qu'est la perfection de ses seins de femme. Elle a à peine vingt ans, part pour Bangkok rejoindre Jean, son mari, un diplomate français. Dans l'avion, elle découvre le désir, son secret, sa puissance, le frisson et la jouissance. Arrivée en Asie, Emmanuelle s'ennuie un peu, jusqu'au jour où elle rencontre des petites amies bienveillantes, attirantes, coquines et délicieuses, et puis Mario, bien sûr, le centaure, le mentor, le matamore, qui aime bien les taxis thaïlandais et les prostituées, mais Emmanuelle aussi. Au zénith de l'extase, la jeune biche traverse tous les tableaux érotiques que sa féconde imagination lui soumet, elle s'y adonne et abandonne avec grâce et délice, elle franchit toutes les barrières, lèche, suce, caresse, frôle, bise, baise, embrasse, étreint, boit, goûte, dévore, aspire, effleure, glisse, saisit, empoigne, palpe, palpite, frémit, vibre, transpire, tressaille, touche et se mêle et, par une sorte de miracle cosmique qui n'existe peut-être pas que dans les livres, elle et sa bande jouissent ensemble dans la joie et d'une même voix, et c'est beau comme du saint Augustin sous le pinceau de Manara. Pourquoi lire Emmanuelle ? Parce qu'avant d'être un phénomène social, un film culte, cinquante millions d'entrées, dont neuf en France sur les Champs-Élysées, le film est projeté cinq cent cinquante-trois semaines de suite, le temps, pour beaucoup, d'atteindre la majorité requise et beaucoup trop de mauvais téléfilms, Emmanuelle, c'est un livre. Une œuvre en chef. Plus large encore que le mythe et le fantasme interplanétaire qu'elle a fait naître, plus ample, plus épaisse que le fauteuil en osier, les deux seins invitants, le regard qui frise et le long collier de perles. Parce que Emmanuelle, ce n'est pas du sexe, c'est de l'érotisme onirique, utopique et tendre, un érotisme optimiste, un érotisme radieux. Parce que l'exercice de l'écriture érotique est si exigeant, trop souvent substitué à celui, plus aisé, plus relâché, de la pornographie. Parce qu'à l'heure du sexe mercantile et vulgaire, Emmanuelle raconte une histoire plus exaltante, une sexualité intelligente, heureuse, qui donne envie. Parce que si l'érotisme a le vent en poupe, peut-être est-il devenu moins libre, moins révolutionnaire, et surtout enfin moins littéraire. Et surtout, parce qu'après Emmanuelle, rien n'est plus pareil. "Finalement, si vous voulez tromper votre mari, ce n'est pas pour vous venger, mais c'est, au contraire, parce qu'il vous rend heureuse. C'est parce qu'il vous a appris a aimer ce qui est beau".   "Bientôt, Il se déshabilla et la rejoignit, au milieu des antigones et des jasmins tombés qui embaumaient la vasque. Ils se laissèrent flotter, pris parfois aux rets de longues tiges aquatiques, ou jouant à plonger sous les feuilles natantes, géantes et plates, de ces nénuphars que l’on dit capables de porter le poids d’un homme. Le prince était parti. Ils se serrèrent l’un contre l’autre. Les sens d’Emmanuelle s’émurent à effleurer la verge longue et dure comme une flûte qui disait le désir de l’homme." Ode solaire à la plénitude sexuelle, portée par une œuvre littéraire intemporelle, invitant à la jouissance d'un érotisme radieux, dans un esthétisme raffiné, attaché à l'expression naturelle des sens. Comme le souhaitait l’auteur, "Il faudrait que chaque femme se mette, ne serait-ce que dix minutes, une fois dans sa vie dans la peau d’Emmanuelle". Emmanuelle, dix-neuf ans, part à Bangkok pour rejoindre son époux, Jean. Elle retrouve son mari, mais surtout des confidentes très attirantes qui lui font découvrir tous les secrets du corps féminin, complétant ainsi son éducation sexuelle. Les sommets de son initiation et des jouissances, tant transgressives qu'évoluées, sont atteints auprès de Mario, son véritable mentor, rompu aux désirs multiformes et aux plaisirs de la bisexualité. Sous sa tutelle, elle traverse de multiples tableaux libertins subtilement charnels. Ce parcours la conduit aux confins d'un érotisme débridé, libre de toute considération morale. Lors de son voyage vers la Thaïlande dans un avion étrange et futuriste, "La Licorne envolée", Emmanuelle se laisse peu à peu gagner par une langueur lascive l'amenant à s’abandonner successivement à deux inconnus. L'avion constitue le premier lieu initiatique du roman, décor de son épanchement physique inaugural. Les cloisons de l'engin sont en soie et insonorisées, les cabines spacieuses. Le luxe et le confort, présents partout, ajoutent au sentiment d'étrangeté, hors des normes courantes. C'est d'abord une contemplation narcissique qui naît du regard que pose sur ses jambes et ses genoux dénudés son compagnon de voyage. "Elle détacha d’abord sa ceinture, et sa tunique s’enfla de vent, puis glissa sur sa taille, découvrant son dos fléchi, creusé d’un long sillon qui le divisait de son ombre. Un instant, l’étoffe s’accrocha aux hanches, tordant autour des cuisses et des chevilles ces plis dont les sculpteurs ont tant aimé parer l’effigie de Vénus. Et elle semblait, en effet, comme surgie d’un songe antique, si conforme à l'image préservée au long des siècles dans le cœur des hommes que son apparition laissait totalement incrédule. Emmanuelle ferma les yeux et se mit à sourire."   "Le jour approche où, aussi sûrement que les valeurs artistiques ont séparé l’homme de la bête, les valeurs d’érotisme sépareront l’homme glorieux de l’homme honteux qui se terre dans les réduits de la société actuelle en cachant sa nudité et en châtiant son sexe". Les mots sont empreints d'une rare poésie, ne fuyant toutefois jamais aucune description organique, mais évitent toujours l'écueil de la vulgarité. "Elle le caressa de sa langue et de ses doigts, de son ventre et de ses cuisses, et entre ses seins,qu’elle pressa l’un contre l’autre afin que le pénis fût serré entre eux, comme dans un vagin de vierge. Elle tira, à la fin, de longs jaillissements de semence épaisse, si abondants qu’ils emplissaient presque la double coupe de ses mains. Elle la porta à ses lèvres, puis la tendit à son amant. - En veux-tu ?" Ce qui n'est qu'imagination devient réalité quand ils secaressent mutuellement. Emmanuelle reçoit sur son visage, sur sa bouche, dans ses cheveux, les longs jets blancs et odorants que dégorgent enfin le membre satisfait. Ils paraissent ne devoir jamais se tarir, elle croit les sentir couler dans sa gorge. Elle doit éponger le sperme dont elle a été éclaboussée avec sa couverture et les sécrétions sexuelles qui ont taché son chemisier la conduisent à se rafraîchir. C'est dans un cabinet de toilette, "tout en glaces, en poufs, en garnitures de cuir blanc, en tablettes chargées de cristaux et de lotions" qu'Emmanuelle se donne à son second amant. Arrivée à destination, s'instaurent les conditions d’un nouvel érotisme délivré des contraintes de la vie ordinaire, où elle est peu à peu initiée à un nouveau mode de vie, en compagnie de jeunes françaises séduisantes et lascives dont la seule raison de vivre est de séduire ou d'être séduites. Après avoir dévoilé sa vie intime, au cours d'un véritable questionnaire sexuel, faisant honteusement état de l’insuffisance de son passé érotique, Emmanuelle entreprend de nouvelles expériences, du spectacle de la luxure, aux amours homosexuelles. "Elle finit par s’abolir sans retour et le nuage de sa chevelure surnagea seul."   "Pauvres essais humains que nous sommes, ébauches encore tout enrobées de la boue des marécages pléistocènes! Épris de nos inhibitions, amoureux de nos frustes souffrances, luttant de tout notre aveuglement et de toutes nos forces de brutes évangéliques contre les courants d’espérance qui tentent de nous tirer de l’enfance !" De la tendre initiation, elle passe pour son plus grand bonheur à la luxure au cours de nuits d'orgies sans fin. Sa sensualité s'épanouit auprès de l'adolescente Marie-Anne, jeune adolescente de treize ans, à "l'œil d'elfe." Une des choses les plus délectables qui résultent de la lecture du roman, c'est la façon dont, sous nos yeux, la philosophie prend peu à peu corps dans la chair de l'héroïne. Au début du récit, Emmanuelle agit avec une lascivité certes constante, mais très peu consciente d'elle-même. Elle a l'intuition que quelque chose comme une philosophie peut être tirée de la sexualité, mais sa pratique est globalement irréfléchie. Apparaît alors le personnage de Mario. Outre Emmanuelle, ce personnage semble être le plus important du livre. Tout simplement car sans Mario, Emmanuelle ne serait pas capable de faire les découvertes auxquelles le lecteur a tant de plaisir à assister. Pygmalion et guide spirituel, c'est lui qui va mettre en action la philosophie latente dans la communauté. Il fait de l'érotisme la voie d'accès au bonheur humain, comme une victoire de la raison sur le mythe. Ce n’est pas un mouvement des sens, c’est un exercice de l’esprit. Ce n’est pas l’excès du plaisir, mais le plaisir de l’excès, ce n’est pas une licence, plus qu'une règle, une morale. Érigée en système transgressif, elle repose alors sur trois règles élémentaires, prenant le contre-pied du schéma amoureux conventionnel du couple. Emmanuelle est conviée à les mettre en pratique au nom de la grande loi d’Éros: l’insolite, l’asymétrie et le nombre. Dans un décor lunaire, Emmanuelle est confrontée à des situations inédites, ne se donne qu'en détail à des siamois et connaît l’asymétrie. Au sein de ce nouvel univers parallèle, celle-ci découvre successivement la cérémonie de l’opium, un endroit de culte phallique où les olisbos accrochés dans des arbres sont vénérés par des fidèles puis le triolisme débridé avec Mario et un inconnu. On ne peut pas me prendre ce qui n’est pas à moi, dit Jean. Elle n’est pas mon bien. Elle n’est pas ma beauté. ce don qu’elle a, tous peuvent le deviner. Chercher à profiter d’elle. Vouloir te la prendre".   "Ce qui est beau n’est pas ce qui est nu, mais ce qui se dénude". La constellation Orion les éclaire avec la lumière étincelante de son glaive éclaboussé de nébuleuses et les gemmes de sa ceinture. Le seuil de tolérance érotique se voit sans cesse repoussé, toute rechute de la pudeur d’Emmanuelle étant exclue. Il ne cesse d'encourager sa disciple à se diriger vers les autres, faisant fi de ses a priori, de ses appréhensions,de ses idées reçues pour apprendre l'altérité en multipliant les partenaires. Dans l'ivresse sensuelle, l’ego n'existe pas, du moins pas de la même manière dont il existe au quotidien. "L'art de jouir est ce qui importe et que ce n’est pas assez encore de ne jamais se refuser, qu’il faut constamment s’offrir, se donner, unir son corps à toujours plus de corps et tenir pour perdues les heures passées hors de leurs bras." Emmanuelle multiplie donc les expériences, de l’exhibitionnisme masturbatoire, au "festival de la volupté", comprendre une orgie, en passant par la prostitution volontaire au sein d’une "maison de verre" futuriste, domaine d'une utopie érotique. Tout comme l'avion, la Maison de verre est un lieu clos où Emmanuelle se livre à de nouvelles expériences amoureuses, afin d'achever son initiation. Elle était jeune novice avant. Elle est maintenant une amante experte, ayant connu toutes les formes de plaisir, avec des hommes comme avec des femmes. Elle découvre ici l'amour tarifé où la clientèle masculine vient s'offrir des femmes consentantes ou contraintes. "Elle n’osait s’allonger, bien qu’elle s’attendît à ce qu’on la possédât à plusieurs." Les mains qui s’affairent entre ses jambes et ses reins lui font mal, mais elle accepte qu’on l’ouvre sans ménagements et qu’on l’explore profondément. "Car ce n’est pas vous prendre que je veux, mais vous donner. Je vous prodiguerai, vous dilapiderai comme un trésor trouvé, qu’un chanceux honnête ne songe pas à garder pour lui seul".   "Il est peu d’expériences qui soient plus parfaites et plus harmonieuses, et l’on comprend que ce soit le régal préféré de toute femme de goût". Elle demande grâce pour lui permettre de recouvrer, juste un instant ses esprits, mais préfère s'abandonner à tous. Ses fesses saillent lorsque les doigts de l'homme forcent leurs défenses et sondent impitoyablement leur puits étroit. Alors, elle se tord, tentant d’échapper. Mais il la contraint aussi longtemps qu’elle n’a pas appris à se détendre, à se laisser fouiller, élargir, et finalement contenter. Les attouchements qu’on lui fait subir durent assez longtemps pour imaginer la succession régulière et implacable des membres durs, les uns après les autres, d’abord forçant sa vulve, puis s’enfonçant sans précaution entre les parois des muqueuses, serrées et douloureuses à la longue, mais ointes, par tous ceux qui passeront avant en elle. Elle se montre impatiente qu’on la possède, de pouvoir accueillir toutes les verges et de recevoir autant de sperme. Elle ne connaît désormais, pour tout repos, que celui procuré par la jouissance pure, quel que soit le chemin qui y mène. Cependant, l’essentiel réside moins en un renouvellement de situations toujours plus insolites qu’en la conversion érotique progressive d’une jeune femme croyante, vierge et récalcitrante. la jeune et sage Anna Maria Serguine qui sera gagnée, à son tour, par l'ardeur érotique, concluant au triomphe du "trio heureux." L'univers d'Emmanuelle devient un monde sans obstacle, timidité ou pudeur, dans lequel nul ne tend à l'exclusive sexuelle, et pas davantage à la domination. Le sentiment de culpabilité n'existe pas. Il n'y a ni dégoût, ni refus, ni lassitude. L'utopie a une part profonde dans l'aventure d'Emmanuelle. Mais l'auteur ne propose pas une rêverie plus ou moins vague autour de l'érotisme. Le roman traduit son désir d'agir sur le monde et de le transformer, en offrant l'exemple d'une autre compréhension des êtres et des rapports qui peuvent finalement établir entre eux. Les seins du rocher de l’Aphrodite, s’ils vivaient de vie, qui leur accorderait un regard, auprès des seins de l'esclave ? L'illusion n'est pas ici dans le camp de la littérature et la réalité dans celui de la vie quotidienne, prosaïque et médiocre. L'oeuvre engage à dépasser le schéma ordinaire et simpliste pour aller, comme l'héroïne qu'elle met en scène, au plus loin de son désir et de sa volonté. Le roman n’est donc pas un simple récit érotique destiné au plaisir libidinal du lecteur, mais porte l'ambition d'une dynamique érotique optimiste et décomplexée. En nous incitant à faire de la vie une recherche de plaisir toujours renouvelé, l'ouvrage est une ode à l'hédonisme. La quête d'Emmanuelle n'est donc pas terminée. Le cœur se brise à la séparation des songes, tant il y a peu de réalité dans la femme qui s'offre aux hommes.   Hommages à Marayat Bibidh (Emmanuelle Arsan), son mari Louis-Jacques Rollet-Andriane, et enfin, l'inoubliable Sylvia Kristel.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 21/06/24
"Le désir est l’essence de l’âme, une force qui révèle les vérités cachées de notre existence." - Platon Dans la pénombre de la pièce, doucement éclairée, je me tiens debout, le cœur battant à tout rompre. Nos regards se croisent, se parlent en silence, complices de nos désirs. Tu t'approches lentement, ton regard intense posé sur le mien. Tes mains se posent et m'entourent, tu m'embrasses avec  passion, une intensité dévorante née de la patience et de l'attente. Tes lèvres sont chaudesmélées de brises et d'embruns,  je peux sentir ton désir se mêler au mien. Un... Je te respire, une combinaison enivrante de musc et de chaleur. Chaque inspiration me rapproche de toi, ce lien invisible puissant éclaire de son aura. Tes mains descendent lentement le long de mon dos, caressent ma peau. Sans un mot,tu intensifies ton étreinte. Chaque contact, chaque caresse est une promesse de ce qui va venir.  Tu me pousses contre le mur. Mon souffle se coupe un instant sous l'impact, cette urgence. L'excitation monte en moi. Deux.... Je peux sentir la chaleur de ton corps, ton souffle chaud caressant ma peau. Tu murmures à mon oreille, tes mots pénètrent profondément en moi, déclenchant une onde de frissons qui parcourt tout mon corps. tu me préviens de l'intensité à venir, mes fesses, mes seins...mon esprit. Tes paroles sont une promesse, un avertissement. Un frisson d'excitation et d'appréhension parcourt mon corps à l'annonce de cette sanction. Je vais te marquer, ta voix, un murmure rauque à mon oreille. Chaque mot insolent, chaque fois où ta langue a dépassé les bornes. Tes morsures se font plus intenses, tes gestes amples claquent dans cet air brulant. Trois.... Tu m'attaches avec soin les poignets et les chevilles, tu sais que je peux me détacher. Je suis immobilisée, mon corps entièrement à ta merci. Tes mains s'abattent fermement sur mes fesses, les coups résonnent dans la pièce. Je ne peux bouger, chaque mouvement restreint par tes liens. Tu me maintiens en haleine, jouant avec ton pouvoir, Tu me rappeles à chaque instant que je suis à ta merci, ta chienne et cela m'excite. Tu alternes entre caresses et punitions, chaque geste savamment dosé pour intensifier mon désir et ma soumission. Tu enfonces ton sexe en moi avec une force déterminée, chaque mouvement une affirmation de prendre possession. La sensation est intense. Mon corps répond à chaque geste, chaque poussée, se pliant à ta volonté. Tes mains explorent ma peau, me marquant de tes morsures possessives et de tes caresses brûlantes. Lorsque tu pénètres mes reins, je suis entièrement à Toi. Quatre.... D'un geste brutal tes mains s'emparent de mes cheveux, qui accentue mon plaisir. Ta main ferme sur ma nuque me tient en place,  La chaleur de la cire coule sur ma peau, pénètre mon esprit ajoute une dimension supplémentaire, chaque goutte est une caresse brûlante La douleur se mélange au plaisir m'emportant loi. Cinq...Tu installes ta main entière en moi. Je me sens totalement possédée, chaque fibre de mon être vibrante de plaisir continu, Mon corps entier frémit sous ton contrôle, chaque caresse, chaque coup, une réaffirmation de notre lien. En cette nuit, chaque mouvement, chaque murmure, raconte l'histoire de notre union intense et passionnée. Une histoire où la possession et la liberté se rejoignent, où chaque geste ferme devient une promesse silencieuse de dévotion et de désir partagés. LifeisLife
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