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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Les pieds écartés, tu es debout, mains croisées dans le dos, jambes tendues et cuisses ouvertes. Tu portes encore ton string et à son humidité tu sens qu’il est totalement imbibé de ta cyprine. Un objet a été placé de manière délibérée entre tes fesses ; un gros plug noir est retenu par la ficelle.
Des mains masculines te caressent un peu partout. C’est très agréable, et ces mains expertes commencent déjà à te faire planer. Toute la partie supérieure de ton corps y passe : tes seins, ton ventre, tes bras, ton cou et ton visage. C'est bon, ça te fait beaucoup de bien...
Tu te laisses aller et ferme les yeux pendant que ton amant glisse délicatement sa main sur ton pubis, sous le tissu du string. Son majeur s’insinue entre tes lèvres intimes et s’attarde sur ton clitoris qui commence à pointer le bout de son nez. Le bout de son doigt tourne lentement autour. Tu roucoules... Sa langue se glisse sur ta bouche pendant que tu ondules du bassin…
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Il est 3 heures et j’ai besoin d’un peu de répit. J’entends du couloir : « laisse la porte ouverte ! ». Profitant de ce moment de tranquillité, je m’installe confortablement pour réfléchir et penser à notre soirée bien entamée ainsi qu’à la tournure que pourrait prendre la suite de cette nuit. Pour l’instant, pas une seule goutte. Je prends mon temps, assise sur la cuvette, pensive. Je respire. Je suis bien là, au chaud et au calme.
Je ne t’entends pas arriver ; tu es là, debout, souriant jusqu’aux oreilles, appuyé contre l’encadrement de la porte. Tu t’approches et t’agenouilles entre mes cuisses qui te sont ouvertes. Ta bouche vient se nicher dans mon cou. Tu me chuchotes à l’oreille des mots doux… « Laisse-toi faire…»
Ton index et ton majeur glissent en moi et se mettent doucement en mouvement. Tu fais tout pour que je me laisse aller… C’est extrêmement intime…
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Bzzzzzzz… C’est le bruit que fait le vibromasseur maintenant placé dans ton sexe. Ses vibrations se répercutent sur le gros plug et l’effet est renversant. Tu ancres tes pieds au parquet pour ne pas que tes jambes tremblent sous l’effet du vibro, mais c’est peine perdue. Tu es évidemment encore plus trempée qu’avant et tu sens que sous le poids du sextoy, la ficelle de ton string s’écarte sur le côté, laissant ton sexe nu. Ton amant, tout en plongeant son regard dans le tien, t’ordonne de garder le jouet en toi. Tu hoches la tête fébrilement, les bras toujours croisés dans le dos.
Une dizaine de secondes plus tard, le bruit sourd d’un objet tombant au sol te fait sursauter. Le vibro est à terre. Ton amant le ramasse et le replace en souriant. Il caresse ton visage à pleines mains.
Tu ne la sens pas venir… La brûlure de la claque te surprend… Elle est dure, sans pitié, engourdissant ta mâchoire et faisant siffler ton oreille. Tu décolles…
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Je sais ce que tu veux. Que je me laisse aller et que j’inonde ta main… J’écarte davantage les cuisses et bascule la tête en arrière. C’est bon, tu es contre moi et tu me caresses de plus en plus rapidement. Mes gémissements restent coincés dans ma bouche, et ma respiration se fait haletante. Je n’y arrive pas… Pourtant, j’en ai très envie… Tu accélères le mouvement et ton débit de paroles chuchotées. Ma résistance s’effiloche… Encore quelques secondes et j’explose dans le creux de ta paume…
C’est doux, c’est chaud… J'ai envie de toi... Ta main est trempée, et à tes yeux qui sourient, ça a l’air de te plaire. D’autant plus que tu bandes…
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"Venez demain, à onze heure" les mots s'étalaient sur l'écran de son portable et son cerveau en ebulition pesait chacun d'entre eux, avant de finalement pouvoir en accepter toutes les implications. Bien sûr, elle pouvait encore refuser le rendez vous mais elle savez qu'elle avez déjà pris sa décision, et ce bien avant de recevoir ce SMS.
Depuis quelques temps, sa relation avec son compagnon se dégradait; leurs séances de BDSM, pourtant si libératrices dans les premiers temps de leur vie de couple, s'étaient peu à peu transformées en une source d'enjeux dont elle ne parvenait pas à demêler l'echevau. Certes, depuis l'echec de sa relation avec son précédent amant, elle s'était un peu refermée sur elle même, mais cela n'expliquait pas pourquoi Guillaume était devenu si amer, et malgré sa bonne volonté, il semblait que rien ne puisse le satisfaire. Lors de leur dernière séance, il s'était carrément arrêté en plein milieu et lui avait dit qu'il vallait mieux arrêter là et que peut être qu'elle n'avait pas les qualités requises pour être une bonne soumise.
Sur le coup, elle s'était sentie mortifiée: ne pas avoir les qualités requises, elle l'avait un peu trop entendu ces derniers temps, au cours des différents entretiens d'embauche qui s'étaient tous soldés par un échec, et encore avant lors des oraux qu'elle avait passée pour les concours. Mais le pire, c'était de voir la déception dans son regard; elle ne le supportait pas. Elle avait l'impression d'avoir déçu tout le monde et que c'est pour ça qu'elle ne parvenait pas à garder une relation stable.
11h, c'était parfait; Guillaume allait rentrer du boulot épuisé et elle était plutôt du matin. Elle pretexterait un entretien d'embauche pour justifier son départ si matinal. Elle passa la soirée à choisir une tenue suffisament habillée pour garder une contenance mais pas trop formelle au vu du lieu où elle se rendait. Elle n'avait reçu que deux consignes à suivre: talons et jupe. Elle s'endormit tard, le chat sur le ventre et Douglas Kennedy en livre de chevet.
Evidemment, à 6h du matin, elle se precipita aux toilettes pour vomir, les boyaux contractés par l'angoisse qui ne l'avait pas quittée depuis hier soir. Le Domperidon fit son effet et après un thé léger, elle pu quand même avaler un café et s'habiller. Guillaume arriva à 9h30 comme prévu et après un bref petit dejeuner en amoureux, il plongea dans les bras de Morphée. Elle l'embrassa sur le front et sortit, prête à affronter ses démons.
Elle avait contacté Maitre V. deux semaines plus tôt, décidée à tordre le cou à ce serpent de mer qui s'était installé dans leur vie de couple: primo, elle ne voulait pas perdre son mec. Secundo, elle ne voulait pas perdre la face. L'echec lui avait toujours était pénible mais depuis sa mésaventure avec son amant, le domaine de la sexualité était devenu très sensible pour elle. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi, alors qu'il s'envoyait en l'air avec toutes les filles qui passaient à sa portée, leur relation, soit disant si importante pour lui, s'était résumé à deux étreintes plus ou moins assumées qui lui avaient laissé un immense sentiment de frustration. Bien sûr, l'idée qu'elle puisse perdre son compagnon lui était pénible mais c'etait aussi une blessure narcissique: Si sa vie sociale n'avait pas toujours été à la hauteur de ses espérances, elle avait au moins le sentiment que sur le plan sexuel, elle avait réussi à s'épanouir malgré les casseroles qu'elle se trimbalait depuis l'enfance. Sentir que ce domaine puisse aussi être remis en cause la touchait profondemment.
Maître V. était un dominateur professionnel et il avait accepté de la rencontrer après de multiples échanges de mails qui l'avait mise sur les nerfs; Il semblait en effet très sollicité ou bien très selectif dans sa clientèle car elle avait dû attendre 10 jours avant qu'il se décide à lui donner un rendez vous. Il habitait dans le centre ville, un immeuble sensiblement identique à celui qu'elle habitait, à quelques pâtés de maisons. Ses consignes étaient très claires: sonnez 3 fois très rapprochées et attendre son appel. Son téléphone sonna mais il s'agissait d'un SMS: "entrez dans le couloir, enlevez votre culotte et sonnez au premier étage, à gauche." Sidérée, elle relut le message deux fois avant de se rendre compte que la porte était ouverte. Elle hésita un bref instant, puis s'engouffra dans le couloir sombre et referma la porte derrière elle. Personne. Soulagée, elle retira sa culotte le plus rapidement possible, le dos collé à la porte d'entrée et monta les escaliers, le visage trempé de sueur et le souffle court.
La porte de Maître V. était ouverte, ne lui laissant pas la possibilité de se remettre de la brusque montée d'adrénaline qui l'avait traversée quelques secondes plus tôt. Elle entra dans un salon qui aurait pu être le cabinet d'un psychanalyste avec un divan en cuir, une table basse et un bureau. Maitre V. portait le masque du héros de V comme Vendetta et un costume noir assez élegant. Il lui demanda très poliment si elle voulait quelque chose à boire, avec l'air de ne pas comprendre le ton courroucé qu'elle employait pour lui répondre. Quelques verres de punch plus tard, l'atmosphère s'était un peu détendue. Maître V. lui avait demandé en quoi consistait sa demande et souhaitait qu'elle lui raconte par le menu quels étaient les tenants et les aboutissants de l'affaire qui l'amenait à le solliciter.
Elle trouvait assez pénible de ressasser encore toute son histoire mais Maître V. semblait boire ses paroles et malgré le masque qui dissimulait son visage, il semblait sensible à son histoire.
Lorsqu'elle arriva au bout de son exposé, Maître V. semblait plongé dans une reflexion profonde et elle restait pendu à ses lèvres, attendant on ne sait quelle parole liberatrice qui viendrait éclairer son propos d'une lumière nouvelle. Mais Valmont restait silencieux, l'observant avec une acuité de faucon guettant sa proie. Sa bouche s'ouvrit enfin, mais la voix suave qu'il avait utilisé jusque là pour la faire parler avait pris des consonnances métalliques et froides qui la pétrifièrent.
"Bien, Mademoiselle... si je comprends bien, vous souhaiteriez être éduquée, pour devenir une meilleure soumise. Je ne vous cache pas que le débourrage, c'est un peu fastidieux... je sens un potentiel, mais je pressens qu'il va falloir beaucoup de travail. Bon, ne serait-ce que pour le challenge, je veux bien faire un essai. Suivez-moi."
Interdite, elle le regardait, incapable de répondre tant elle se sentait mise à nue devant ce type suffisant. Elle le regarda s'éloigner sans un regard pour elle, sûr de son fait, et eut quelques secondes la tentation de claquer la porte. Mais elle n'avait pas fait tout ça pour rien, et une sorte de curiosité malsaine (selon elle) la poussait à le suivre. Il l'emmenait dans son donjon. Une pièce blanche occupée par une mezzanine metallique ou pendaient divers accessoires BDSM. Un matelas par terre recouvert d'un tissu noir semblait l'attendre. Maître V. lui tendit un cintre.
"Déshabillez-vous"
Le ton était sans appel. Elle se déshabillait, ou elle sortait. Pour elle, la deuxième option n'était déjà plus envisageable et elle s'exécuta, dans un état second. Maître V. lui tendit deux bracelets en cuir qu'elle mit à ses poignets pendant qu'il accrochait une barre d'écartement à ses chevilles. Le contact du cuir sur ses bras, la barre qui l'obligeait à ouvrir les jambes, la tension qui s'était installée entre eux, et la terrible alchimie était en marche. A sa grande honte, elle ne pouvait que sentir son sexe s'humidifier et son pouls s'accélérer alors que Maître V. s'activait autour d'elle. Elle finit debout bras tendus vers l'avant et jambes écartées, le cul tendu vers son bourreau.
La séance commença par un très long questionnaire sur ses préférences sexuelles. Elle n'avait le droit de parler que si le Maître l'interrogeait et ne devait faire que des phrases courtes à moins que le Maître ne le lui demande. Chaque manquement se soldait par un coup de cravache bien appliqué qui lui arrachait un gémissement. Les questions sur ses pratiques sexuelles étaient de plus en plus précises, et le Maître voulait tous savoir: si elle l'avait deja fait, avec qui, si ça lui plaisait, si elle souhaitait le faire dans le cadre de leur séance, à quelle fréquence... Les hésitations étaient également punies, le Maître n'hésitant pas à lui tirer les cheveux vers l'arrière quand elle ne répondait pas suffisament rapidement à son gout, l'accusant de chercher à lui mentir. Mais le pire, ce n'etait pas les coups, somme toute supportables, c'était que chaque coup s'accompagnait d'une caresse ou d'un petit surnom affectueux qui la faisait frémir de fureur et de désir.
Il l'appelait "sa petite pouliche", la félicitait sur son poil soyeux, ses belles jambes, sa croupe, lui passait la main entre les cuisses et venait titiller son mont de Venus, s'attardant juste assez pour la faire haleter avant de retirer ses doigts et de les lui faire lécher. Elle buvait sa honte, les larmes aux yeux, mais refusait de prononcer le mot d'urgence qui pouvait faire cesser son supplice à tout instant. Dans son dernier mail, il lui avait dit que ça ne servait à rien, qu'elle ne tiendrait pas une seule séance. Elle ne voulait pas lui donner raison, et surtout, tout au fond d'elle, elle devait admettre que ça l'excitait. Sa consience lui criait que c'était dégradant, humiliant et pervers mais son corps s'embrasait sous les doigts du Maître. Elle n'en pouvait plus.
Le questionnaire était terminé. Le Maître lui apporta un verre d'eau qu'il porta à ses lèvres avec une attention qui semblait bien réelle.
"Et bien ma petite pouliche a bien travaillé aujoud'hui, elle va donc avoir droit à une récompense. Qu'est ce qui ferait plaisir à ma petite pouliche?"
Le ton était enjoué, presque enfantin, et tout son corps le reclamait. Elle n'avait pas eut d'autre amant que son compagnon depuis longtemps et son corps était déjà tendu de désir. Elle murmura dans un soupir à peine audible: "Que vous me baisiez, Maître".
"Aaaaaaah mais nous n'avions pas parlé de ça... C'est tout à fait imprévu!" Le ton avait imperceptiblement changé, et elle sentit que le piège se refermait sur elle. "Si j'avais su que vous étiez si dévergondée... j'aurais prévu des preservatifs mais là vous me prenez de court."
"Vous me prenez vraiment pour une conne!" Les mots avaient jailli de sa bouche, avec une violence que seule sa frustration pouvait expliquer.
"Mais non ma belle pouliche, je sais ce qu'il te faut". Elle s'apprêtait à hurler le mot d'urgence quand elle le sentit derrière elle mais ce n'est pas sa queue mais c'est sa langue qui vint se nicher entre ses cuisses et glisser en elle. Elle se laissa enfin aller en gémissant, le corps secoué de frissons de plaisir trop longtemps contenu, partagée entre la honte et le soulagement. Les mains du Maître prirent la relève, un doigt explorant son sexe alors que l'autre s'enfoncait dans son anus. Une double pénétration qui lui soutira un nouvel orgasme.
Le maître la décrocha et la mit à genoux sur le ventre, le cul en l'air et les jambes écartées. "Il ne vous manque qu'un accessoire pour être une parfaite pouliche". La main cruelle, armé d'un vibro se glissa entre ses jambes ouvertes et vint exciter son clitoris. Implacablement, elle sentit le désir remonter à la surface et le supplia de continuer. Il s'exécuta, mais lui ordonna fermement d'écarter les fesses, ce qu'elle fit. Elle sentit d'abord le lubrifiant couler dans la raie de son cul et quelque chose lui froler les fesses alors que le métal froid se frayait un passage jusqu'à son anus. Le plug était très petit mais efficace et elle jouit encore, et cette fois, il la laissa se reposer.
Ce n'est qu'en se relevant qu'elle vit dans le miroir la queue attachée au plug et devant elle Maître V. qui venait de la prendre en photo. Elle voulu l'enlever mais le Maître la retint par le bras.
"Non! pas maintenant. Je vais retirer la partie queue que vous remettrez à votre prochaine séance mais vous garderez le plug et ne l'enleverez qu'à votre retour chez vous. Si votre anus se referme, votre esprit se referme aussi c'est la devise de la maison." Il lui tendit un cintre, où pendaient ses vetêments, impeccablement pliés, et sortit la laissant seule.
Sur le chemin du retour; elle trouva une note dans la poche de sa jupe: "A la semaine prochaine; même jour, même heure; soyez ponctuelle."
C'est un essai. Vos avis positifs et/ou négatifs sont les bienvenus. Bonne lecture
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Pour vous présenter cette composition, il faut que je vous raconte son histoire, car elle en vaut le coup :
Lors d'une visite à Paris en 2011, une amie m'a présenté à la fameuse poétesse américaine Margo BERDESHEVSKY, dont j'apprécie les œuvres. Elle est assez réputée outre-Atlantique, a publié de nombreux ouvrages, fait régulièrement des conférences, est invitée à de prestigieux festivals littéraires, et a remporté plusieurs awards de poésie. C'était donc un honneur de la rencontrer, de discuter et boire le thé avec elle, et notamment de constater qu'elle appréciait également mes travaux. Nous nous sommes également trouvé d'intéressants points communs.
Je lui ai alors proposé une sorte de défi : qu'elle écrive un poème pour que j'en fasse une chanson. Elle accepta aussitôt ce projet de collaboration.
Trois semaines plus tard, je recevais un premier texte intitulé "For A Harder Love That’s Coming In" (Pour la venue d'un amour plus fort), qui m'inspira aussitôt une musique que je mis quelques temps à mettre au point, étant donné le caractère peu adapté des paroles pour être chantées. Le mois suivant, elle m'envoya une version différente, titrée cette fois "There is a River for Revolution", qu'on peut traduire par "Il y a une rivière pour la révolution".
Deux semaines après, elle m'envoya enfin la version définitivement mise à jour.
Son souhait était d'en faire une chanson pop, ce qui me va très bien. Etant donné la longueur du texte et ses changements constants de rythme, j'ai décidé d'en faire un morceau dans la veine progressive, comme cela se faisait dans les plus grands moments des seventies. J'en vins bien vite à une version alambiquée et planante dans le style Pink Floyd, et je pris donc le parti d'aller en plein dans ce genre de son.
Ce fut donc le premier morceau que je fis en hommage aux artistes des 70's, une série que j'ai continuée par Led Zeppelin, Genesis, Zappa, Jethro Tull, etc.
Comme je voulais une guitare digne du guitariste de Pink Floyd (David Gilmour), j'ai sans hésiter demandé à mon complice Vava d'assurer la partie lead guitare et ses envolées psychédéliques. Pour ça il est est bien plus talentueux que moi. Il a contribué aussi à quelques parties de basse. Je me suis occupé du chant et de tout le reste seul, et même pris le temps de placer des chœurs et de l'orgue en arrière plan.
Voici donc ce morceau de 11 minutes en plusieurs mouvements, que j'intitule simplement "River for Revolution". Le poème de Margo est entièrement respecté, à part quelques libertés dans l'ordre des strophes. Elle est satisfaite de la chanson, et a seulement trouvé que mon accent est trop "frenchy", et je plaide hélas coupable.
Etant donné que j'aime aussi tâter de la caméra, j'ai fini par tourner un clip vidéo. Vous avez donc des images en même temps.
Ci-dessous le texte, suivi de sa traduction en français par l'auteur Jean Migrenne :
THERE IS A RIVER FOR REVOLUTION
At the end of the beginnings,
we dress in long light—
a hybrid body of stars—
Caress in a broken moon’s lost veils,
undress, where the white owls sail.
River, where the parched heart drinks her fill,
hill where mourning can’t hide,
water, where the hungering hearts call,
hill, where the unborn owlets. . . climb . . .
There is a river for revolution,
and revolution is coming in . . .
Winds of a sun-blind sky, call me . . .
shadows of the streets or kisses, find me . . .
muses with no name, un-name me,
ghosts with no name, un-tame me,
. . . where the unborn owlets climb . . .
All pulses . . . praying . . .
there’s a river where
the wing tears . . . and there is a day
when the owl sails . . . and there is a river—for
revolution : the hardest love that’s coming in.
Waters, where hungering hearts fall,
hills, where the broken wings climb . . .
seas, where the parched heart finds her fill,
hills, where the old owls climb . . .
to hills where the peace cannot hide . . .
There is a river for revolution,
and revolution is coming in . . .
Bring me to the river where lives begin,
where a revolution is coming in . . .
At the end of beginnings, souls without name,
un-name me.
revolution without name—un-tame me . . .
dressed in the river’s open hands:
for the hard love that’s coming in.
And bring me to the river where lives begin, where
our nakedness needs no skin, bring me to the river
where it begins and begins and a revolution is coming in . . .
(Margo Berdeshevsky, 2011)
LA REVOLUTION A SON FLEUVE
Quand cessent les commencements,
revêtus de longue lumière––
corps hybrides d’étoiles––
caressons sous les voiles perdus d’une lune brisée,
soyons sans voiles au milieu des effraies.
Fleuve, où le cœur étanche la soif qui le brûle,
mont où le deuil ne peut se terrer,
eau, escale des cœurs affamés
mont, que l’effraie gravit… avant d’être…
La révolution a son fleuve,
et voici venir la révolution…
Vents d’un ciel de soleil aveuglé, appelez-moi…
ombres des rues ou baisers, trouvez-moi…
muses sans nom, débaptisez-moi,
spectres sans nom, décivilisez-moi,
… là où monte l’effraie avant de naître…
Tout palpite… en prières…
un fleuve est là où
l’aile se déchire… et vient le jour
où s’envole l’effraie… et vient le fleuve––pour
la révolution : la montée d’un amour plus brutal.
Des eaux, où sombrent les cœurs morts de faim,
des monts, où grimpent les ailes brisées…
des mers, où le cœur étanche la soif qui le brûle,
des monts, que gravissent les effraies caduques…
vers des monts où la paix ne peut se terrer…
La révolution a son fleuve,
et voici venir la révolution…
Menez-moi au fleuve où commencent les vies,
où s’avance une révolution…
Quand cessent les commencements, âmes sans nom,
débaptisez-moi
révolution sans nom––décivilise-moi…
revêtue des mains ouvertes du fleuve
pour la venue de cet amour plus brutal.
Et menez-moi au fleuve où commencent les vies, où
notre nudité n’a nul besoin de peau, menez-moi au fleuve
du commencement, des commencements alors que monte une révolution.
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J'ai composé quelques morceaux hommages à certains artistes pop des années 70 qui ont bercé mon adolescence, que j'ai rassemblés dans un album intitulé "Psychedelics".
LAST CHILD est dans l'esprit de Led Zeppelin, du moins leur côté rock.
Voici la traduction des paroles :
LE DERNIER ENFANT
Enfant,
viens ici
écoute bien
ces mots de sagesse
(C'est à) toi (maintenant)
tu dois savoir
que la souffrance et le chagrin
risquent d'accompagner
ton long périple
Pars
va vers l'ouest
où subsiste la dernière forêt
de notre monde naufragé
Cherche
Recherche-la,
la créature
la sybille
celle que nous avons vue dans les signes
Dis-lui
que tu es le dernier enfant
la dernière chance
le dernier espoir
de refonder à nouveau l'humanité
C'est toi, le dernier enfant.
Paroles & musique, voix & tous instruments : Filo
Guitare solo : Vava
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Chère Christine Boutin,
Merci de tant faire pour éduquer le peuple concernant la Loi de Dieu. J’ai beaucoup appris de vos interventions, et j’essaye de partager mes connaissances avec autant de monde que possible. Lorsque quelqu’un cherche à défendre le style de vie homosexuel, par exemple, je lui rappelle simplement que le Lévitique 18:22 établit clairement qu’il s’agit d’une abomination. Fin du débat. En revanche, j’aurais besoin de vos conseils concernant certaines lois particulières et la meilleure façon de les observer :
Lorsque je brûle un taureau sur l’autel en sacrifice, je sais que cela produit une odeur plaisante au Seigneur - Lev.1:9. Le problème, c’est mes voisins. Ils prétendent que l’odeur ne leur est pas plaisante. Dois-je les châtier ?
Je voudrais vendre ma fille en esclavage, comme cautionné dans l’Exode 21:7. De nos jours, quel tarif vous semblerait approprié ?
Je sais que je n’ai pas le droit de toucher une femme durant sa période d’impureté menstruelle - Lév. 15:19-24. Le souci, c’est comment savoir ? J’ai essayé de poser la question, mais la plupart des femmes s’en offusquent.
Lév. 25:44 stipule que je peux posséder des esclaves, tant mâles que femelles, pour peu qu’ils aient été achetés auprès d’une nation voisine. Un de mes amis prétend que ça s’applique aux Espagnols, mais pas aux Italiens. Pourriez-vous clarifier la situation ? Pourquoi ne pourrais-je pas obtenir un Italien ?
J’ai un voisin qui s’entête à travailler durant le Jour du Seigneur. L’Exode 35:2 stipule clairement qu’il devrait être mis à mort. Suis-je moralement obligé de l’abattre moi-même ?
Un de mes amis pense que, bien que manger des crustacés soit une abomination - Lév. 11:10, c’est une abomination moindre à celle de l’homosexualité. Je ne suis pas d’accord. Pourriez-vous nous départager ?
Lév. 21:20 indique que je ne peux pas approcher l’autel de Dieu si j’ai un défaut dans mon œil. Je dois avouer que je porte des lunettes de vue. Est-ce que ma vue doit être de 20/20, ou bénéficions-nous d’une petite marge de manœuvre ?
La plupart de mes amis masculins se font couper les cheveux, y compris sur les tempes, bien que ce soit clairement proscrit par le Lév. 19:27. De quelle façon doivent-ils mourir ?
J’ai vu dans le Lév. 11:6-8 que toucher la peau d’un cochon mort me rend impur, mais puis-je toujours jouer au volley-ball si je porte des gants ?
Mon oncle a une ferme. Il viole la règle du Lév. 19:19 en plantant deux types de récoltes dans le même champ, tout comme sa femme en portant des vêtements faits de deux types de fils différents (coton/mélange polyester). Il a également tendance à beaucoup jurer et blasphémer. Est-il vraiment nécessaire de réunir toute la ville pour les lapider ? - Lév. 24:10-16. Ne pourrions-nous pas simplement les brûler à mort en famille comme on le fait pour les gens qui dorment avec leurs beaux-parents ? (Lév. 20:14).
Je sais que vous avez étudié en profondeur ces questions, j’ai donc confiance dans vos réponses. Merci encore de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable.
librement adapté de http://www.humanistsofutah.org/2002/WhyCantIOwnACanadian_10-02.html
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C'est la fin de ma semaine et comme à mon habitude, le vendredi de midi à 14h, c'est piscine. Il y a 2 semaine, j'ai revu une amie, cela faisait des années qu'on ne s'était pas pris de nouvelles.A chaque longueur, on s'arretait pour discuter 5min. Au bout d'une bonne heure, je lui propose d'aller au sauna, il y en a 3, et le troisième se trouve derrière les 2 autres, le seul acces est un petit couloir bloqué par un panneau "sens interdit" et une banderole, tout les vendredi midi, il est fermé pour faute de monde mais fonctionne quand meme.C'est vrai, c'est calme. Je connais un des maitre nageur, il m'a proposer une fois pour etre plus tranquille et maintenant j'y vais tout le temps. Elle, qui plutot sainte nitouche, la première de la classe et quand c'est interdit "c'est interdit!!", pris peur de rentrer et à la fois toute excitée, comme si elle avait fait un délit.On s'installa et repris nos discussions, on parla de nous, maintenant.Elle n'avait pas changé, toujours aussi precieuse et bien foutu, tout les mecs craquait pour elle et personne ne l'avait, car trop immature à l'époque (on avait 18ans) et maintenant casé avec nos conjoints, sa vie sexuelle ne se resume pas à de grande decouverte mais plutot monotone.Je lui conseille de se procurer un vibromasseur et s'éclater un peu avec, tout rougissante soit du sauna ou de la gene, mais je pense les 2, elle me dit "non" avec un sourire gené et que pour son mec ca ne se faisait pas.Apres cette séance nous repartons chacun de notre coté.La semaine dernière, de retour à la piscine, elle n'était pas là. Je fis mes longueurs et à 13h 30, je rentra dans mon sauna privé. Seul avec ma serviette autour de la taille et calcon retirer dés que je suis rentré. Je m'assis et me relaxe. 30 seconde à peine la porte s'ouvre et mon amie etait là."-Salut matt, j'ai vu que tu n'étais pas dans la piscine, j'esperais te trouver dans le sauna-salut cindy, tu viens d'arriver?-oui, je voulais te voir et j'ai essayé ce que tu m'as dit, je crois que tu as reveillé quelque chose en moi avec tes idé... qu'est ce que c'est?"Tout en s'asseyant elle prend mon calecon du bout des doigts."-Ca c'est a moi, pose le à coté.-mais qu'est ce que tu portes alors?-rien, je croyais etre seul, donc je me met à poil. Dis je en retirans ma serviette-mais tu ... euh... enfin là... euh... ta pas de poil-reprend tes esprits tu as l'air choqué, c'est qu'une bite et ton mec en a une aussi-oui mais pas epilée, c'est comme les films porno que j'ai vu -tu as vu des films porno?! Wouha tu t'es vite devergonder - je sais et je dois t'avouer que j'ai trouver ca excitant"Toujours le sexe à l'air , elle n'arretais pas de le fixer. Je lui pris la main et la posa sur mon sexe.Elle le retira puis me regarda avec un sourire pour ensuite revernir poser sa main sur mon membre.De ses mains, elle commenca à le masturber, mon sexe gonflait entre ses doigts et elle aimait la sensation, je me leva et la deshabilla, elle regardait la porte de peur que quelqu'un rentre mais ne m'arreta pas. Je lui ordonna de se mettre à 4 pattes et commenca un long cunni sa sueur se melangeait à sa mouille, mais très vite le gout de sueur se dissipa je vis son anus ouvert par l'excitation et introduit mes doigts dans son vagin, tout en crachant sur son anus, puis de mon autre main je joua avec son petit trou, qu'elle me dit d'arreter. Je glissa à son oreille "tais toi, tu dois apprendre".Ma langue et mes doigts jouaient avec son minou acceuillant et mon pouce titillait son anus.Apres un moment je me leva et commenca à mettre mon penis dans son vagin, quand elle se retira subitement en me disant que je n'avais pas de capote."-Alors ce sera ton anus- non plus-dommage pour toi, mais je reste pas comme ca. Assis toi et masturbe toi, tout de suite"Elle se mis a se masturber puis je monta sur le banc, sexe face a son visage. Elle me fit de grand yeux et me dit:"-non je veux pas te sucer- tu n'as pas le choix, il ne fallait pas refuser les 2 autres option et maintenant ouvre la bouche"elle refusa et je lui boucha le nez, une fois la bouche ouverte pour quelle respire, ma bite s'enfonca lentement dans sa bouche .Elle le prenna jusqu'a la gorge en va et vient, c'était si bon qu'elle continua d'elle meme et senti quelque spasme dans ma verge qu'elle n'eu le temps de se retirer attend, 2 grosses giclées alla da s sa bouche et et ses levres, puis le reste de sperme se gicla sur son visage.Suprise d'aimer le gout, avala ce qu'elle put et suca mon gland pour y retirer les dernière gouttes.Vivement demain, je lui apprendrais la sodomie.
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12 : 30 : Réveil tête dans le guidon. Heureuse. Encore toute retournée… Pleine, remplie, épanouie… J’émerge tout doucement, mes membres s’animent d’eux-mêmes et je m’extirpe tant bien que mal du lit, avec la grâce et l’élégance d’un pachyderme. Mes membres tirent. J’ai des courbatures absolument partout, des bras jusqu’aux jambes ! Je crois que c’est le signe d’une nuit bien remplie et surtout, réussie…
Il y a quelques heures tu étais dans mon lit, il y a quelques heures j’ai fermé les yeux avec tes caresses, avec tes mains dans mes cheveux, sur mes seins, sur mes joues, sur mon ventre et partout ailleurs. Il y a quelques heures, je me suis endormie avec nos regards entrelacés, bercée par ton aura douce et bienveillante…
Le temps d’un chocolat chaud à la cuisine et je me souviens… Le commencement, la genèse de notre nuit. C’est dans cette pièce que tu m’as déshabillée, d’abord du regard, ensuite de tes mains. Tout un début, les préliminaires du plaisir. Il y a toujours ton sachet de thé vert, nos deux tasses, le souvenir du mug brûlant entre mes mains qui tremblaient de désir.
Je sors de la cuisine et m’arrête un instant dans l’entrée. C’est ici d’où tu es parti ce matin, c’est à cet endroit où nous nous sommes serrés l’un contre l’autre, pour notre dernière étreinte, dans la pénombre avec le son des oiseaux qui commençaient déjà à gazouiller. C’est dans cette pièce où, en entrant à la maison, tu as demandé où était ma chambre…
Mon regard s’arrête sur le salon qui est ouvert. Si la cuisine est l’incipit, le salon est pour sûr l’intrigue principale. Il y a encore quelques vestiges de ta présence : la bouteille et nos verres, les traces, le cendrier… Tellement de choses auxquelles penser ! Tellement de gestes, de paroles et d’actes… Tes petits mots chuchotés sans détour, ton regard tantôt doux, tantôt sévère… Le contact rugueux du tapis, celui du canapé… Tes cordes… Ta peau douce, ta queue dure comme du bois sur mes lèvres, la brûlure de ta tige de bambou… Tes claques sur mes fesses, tes mains agrippant mes hanches… Pffiou…
En me dirigeant vers ma chambre, je passe devant la salle de bain qui a elle aussi été un élément significatif de nos ébats. J’ai croisé ton regard dans cette glace, pendant que j’appliquais mon rouge « rouge pétasse » en arrondissant les lèvres. A cet endroit, tu t’es approché de moi, toujours devant la glace, tes mains se sont accrochées à mon corps et m’as enculée sans préambule. Les yeux dans les yeux...
Enfin, ma chambre. Là où nous avons fait l’amour pour la dernière fois de la nuit (ou du petit matin), collés l’un à l’autre, doucement, dans un océan de tendresse… Combien de fois d’ailleurs ? Beaucoup, c’est sûr. Là où tu m’as offert ta jouissance. Je connaissais déjà ton incroyable douceur, mais à cet endroit si particulier, c’était encore plus puissant… Tu étais là il y a quelques heures, allongé tout contre moi…
Dans cet appartement j’ai découvert beaucoup de choses avec toi. J'ai passé un moment merveilleux, magique et teeellement agréable ! Heureusement que tu es venu. L’occasion était trop belle…
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James Franco propose un documentaire sur l'un des principaux site de vidéo BDSM : KINK.
Si vous ne connaissez pas ce site vous pouvez le visiter en cliquant ici
James Franco, célèbre acteur américain a pu accéder aux coulisses des tournages du mythique site Kink, qui est spécialisé dans le contenu SM, le shibari et les fétichismes divers, autant hétérosexuels qu'homosexuels. Mettre en place ce documentaire n'a pas été chose facile : les promoteurs du site Kink était d'abord plutôt rétissant à donner accès à leurs studios.
Ce film dont la réalisation a été confiée à Christina Voros, donne la parole aux réalisateurs et aux acteurs et actrices de films orienté BDSM. On y découvre l'intensité de ce que vive les acteurs et les actrices et leur accès au "subspace". Non, ils ne font pas semblants.
Le site KINK : cliquez ici
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Il n’était pas de ma région, je ne le connaissais pas … pourtant depuis plusieurs jours nous dialoguions sur internet et il m’avait entrainée dans un fantasme érotique que nous écrivions à quatre mains. Celui-ci se déroulait ainsi …
Je devais le rejoindre dans une petite ruelle où il m’avait fixé rendez-vous. Et oui, à force d’arguments, il avait fini par me convaincre de le rencontrer. Approchant du lieu du rendez-vous, je l’ai aperçu au loin assis sur sa Harley. Il était vêtu de cuir comme le sont souvent les motards, et avait conservé à dessein son casque sur la tête de sorte que je ne pouvais distinguer ses traits. Comme il me l’avait demandé je me suis approchée, non sans une certaine appréhension, et timidement je me suis adressé à lui pour m’assurer qu’il était bien celui qui m’avait convaincu de le rejoindre ; il a acquiescé d’un hochement de tête.
Suivant ses instructions, pour cette rencontre j’avais passé une courte robe d'été, très féminine, qui épousait littéralement les contours de mon corps. Le port d’un string m’avait aussi été autorisé.
Sans plus de préambule, il m’a ordonné de me retourner et de m’appuyer au mur de la façade, tout en sortant un plug de sa poche. Il a glissé doucement ses mains sous ma robe, parcourant mes jambes de bas en haut et m’a ordonné de les ouvrir. Son exploration est douce mais précise et rapidement il est remonté jusqu’à mes fesses qu’il a écartées sensuellement avant d'y introduire le plug en douceur ... La peur d’être surprise, la honte d’être ainsi explorée par un inconnu et le plaisir d’être exhibée et fouillée s’entrechoquent alors dans ma tête.
Sans plus de paroles inutiles, Il m’a tendu un casque intégral, m’a enjoint d’enfourcher la moto derrière lui et nous avons commencé à rouler dans la ville.
Ne pouvant ni la tenir, ni la coincer le vent de la course faisait flotter ma robe autour de mes anches, découvrant largement mes cuisses et parfois bien plus. A chaque feu rouge, il se portait malicieusement à hauteur des conducteurs de sorte que quelques uns nous ont klaxonnés et parfois nous ont interpellés vertement, agrémentant leurs discours de quelques propos obscènes et de propositions sans équivoque.
Nous avons roulé ainsi quelques minutes, ne négligeant aucun des endroits les plus fréquentés. Je n’avais pas l’autorisation de tirer sur ma robe et j’offrais ainsi mes jambes et parfois fugitivement mon dos à la vue de tous. Heureusement pour moi, dissimulée par le casque intégral, nul ne pouvait me reconnaître ni deviner la honte qui colorait de pourpre mes joues.
Après plusieurs minutes de ce petit jeu d’exhibition, il a décidé de sortir de la ville.
Manifestement il savait où il allait, car, après quelques km, il emprunta une route secondaire puis un chemin qui longeait un petit bois et pénétra dans une clairière au centre de laquelle trônait un arbre majestueux aux racines émergeantes du sol et aux branches basses.
Toujours silencieux, il a coupé le moteur et m’a invité d’un geste à descendre de la moto, puis il m’a attirée près du vieil arbre. Pour la première fois j’ai pu l’entendre parler et d’une voix male il me dit :
- Madame, constatez vous-même ! vous avez laissé une trace humide sur la selle de ma moto ! c’est indigne d’une femme telle que vous, vous méritez d’être punie … enlevez votre robe !
Puis sortant une paire de menotte, une corde et un collier de cuir des sacoches de l’engin, il enchaina (si je puis dire) …
- Et mettez ce collier de cuir autour de votre cou !
Docilement et en silence, je mis le collier et enlevais ma robe qui tomba a terre … Puis il m’ordonna de me retourner et saisissant mes poignet il me posa les menottes si bien que les mains attachées dans le dos je me retrouvais a présent a sa disposition et sans la moindre possibilité de me soustraire.
D’autres auraient profité de la situation pour caresser, voire explorer la proie que j’étais, lui non, il semblait n’avoir pas encore terminé sa mise en scène, et très concentré il commença par faire passer la corde au dessus d’une branche basse, puis il en fixa le mousqueton aux menottes. Doucement, mais fermement il tira sur la corde si bien que pour suivre le mouvement sans douleur je du me pencher en avant.
Lorsque mes bras furent, à son gout, suffisamment dressés vers le ciel ; il passa la corde sous une racine et fixa l’autre extrémité à l’anneau de mon collier.
La position de contrainte, l’humiliation de l’exposition devant cet homme presqu’inconnu m’excitait au plus haut point si bien que je sentais ma petite chatte ruisseler et tout mon être réclamer la caresse de ses mains et de son corps.
Insensible à mes pulsions érotiques, mon jeune motard s’était éloigné de quelques pas et je l’entendis qui téléphonait sans toutefois comprendre ce qu’il disait. Ce n’est que lorsqu’il revint près de moi que je fus instruite de ses perverses pensées :
- Madame, vous êtes une chienne, c’est pourquoi j’ai décidé de vous traiter comme une chienne et de vous offrir ainsi présentée, à quelques-uns de mes amis motards ! Préparez vous à les accueillir et a leur donner le meilleur de vous même … naturellement il vous est interdit de prendre du plaisir … et si vous désobéissez vous serez punie à la hauteur de vos fautes !!
- Monsieur, non, je vous en prie …
- Taisez-vous !
Puis il s’approcha de moi, et descendit mon string plus qu’humide à la hauteur de mes genoux. C’est dans cette posture humiliante, la culotte baissée et le plug au creux des reins que me découvrir les trois motards qui nous rejoignirent dans la clairière.
- Messieurs, elle est à votre disposition, faites en bon usage, et hésitez pas à l’humilier un peu !
- Avec plaisirs, nous allons déjà tester son degré d’humidité !
Je sentis les trois hommes s’approcher. Deux d’entre eux m’encadrèrent ; d’une main ils saisirent mes tétons qu’ils commencèrent à étirer et de l’autre ils m’écartèrent les fesses sans ménagement. Constatant qu’en plus ils avaient conservé leur gants de moto, je laissais échapper un cri de surprise et d’effroi ; peine perdue, mes bourreaux n’étaient pas décider à tenir compte de mes objections. Le troisième s’était placé derrière moi et il m’arracha le plug de mon petit trou ce qui me fit sursauter ; puis il commença à enfiler ses doigts gantés dans ma chatte ruisselante. Durant quelques secondes il fit des mouvements de va et vient. Enfin j’étais remplie après tant d’attente, aussi j’accompagnais de mes reins son mouvement afin de m’empaler autant qu’il m’était possible. Toujours tenue par mes deux cerbères, et fouillée par le troisième je ne mis pas longtemps à lui jouir sur les doigts dans un long gémissement de plaisir.
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Il est de ces êtres indélicats que l’on croise furtivement dans une vie et qui ont le chic malvenu de vous heurter dans votre sensibilité, mettant en péril, le temps d’un instant la confiance placée en votre être cher, Maître de votre cœur, de surcroît…
Une allusion, une attitude, et vous voilà, le cœur serré d’une contrariété idiote dont vous ne réussissez à gérer la progression. Les autres voient le trouble en tentant de l’interpréter, parfois faussement, parfois dans une véracité qui pose des mots inquiétants sur votre anxiété du moment.
Masterlau a beaucoup hésité avant de me dire oui pour que l’on se rende ensemble à cette soirée de Pelissanne. J’ai très envie d’y aller car j’aime retrouver nos amis et faire de nouvelles rencontres.
Je ne regrette pas d’arriver et de saluer les têtes connues et aimées.
Mon Maître est rayonnant et papillonne volontiers d’un groupe à l’autre, pour se présenter aux nouveaux ou échanger avec ceux que l’on connaît. Je le regarde évoluer, de son sourire avenant, de sa poignée de main franche, dans son humilité affirmée et virile. Il est beau dans son assurance, il inspire confiance, il est convoité et je crois que sincèrement c’est de ça dont je suis la plus fière, lorsque l’on sort ensemble ! Je me fais discrète et aimable, à ses côtés ou pas, j’attends avec envie ce moment où, d’un mouvement de la main, il m’invitera à rejoindre son groupe de paroles.
Je fais la connaissance avec plaisir et curiosité des « petits nouveaux » pour qui, première soirée BDSM oblige, gardent bien au fond d’eux toute la perversité dont ils sont capables.
Elle arrive de nulle part. Elle porte un pseudo de Domina. Sa tenue est composée d’une vulgaire robe de plastoc, de bas de supermarché vaguement maintenus par un porte-jarretelles sans goût, le « tout » perché sur des chaussures à talons d’une banalité déprimante.
Elle tente une première approche, sans même se présenter au groupe de quatre que nous formons pour demander du feu à Masterlau. Elle le remercie discrètement et lui en accuse réception poliment.
Nous dînons dans la bonne humeur. La conversation bat son plein et mon Maître contribue volontiers aux débats. Elle revient…
Elle me marche presque sur les escarpins pour me passer devant sans égards et accéder à Masterlau. Elle lui chuchote un « je ne sais quoi » à l’oreille. Il se lève et ils partent ensemble s’isoler à l’écart.
Le café qu’il a commandé arrive devant moi. Comme à mon habitude, j’y mets les deux sucres qu’il souhaite et je le lui tourne, pensant qu’il va revenir le boire. Il ne revient pas…
Je reste là, le regard perdu dans le jus du marc de café, comme à la recherche d’une vérité. Je n’ose même pas le regarder, je ne veux pas qu’il lise l’incompréhension ou une forme de détresse dans mes yeux. J’attends…
Je vois Mira. Elle me regarde. Elle a vu le « manège ». Elle désapprouve du regard sans pour cela ne faire aucun commentaire. Elle a de la classe, Mira, elle voit tout, comprend tout mais garde pour elle ce qu’elle pense.
J’ai puisé de la force dans cet échange furtif de nos regards. Je me lève et m’immisce dans ce « couple » afin de poser avec discrétion et déférence, la tasse de café devant mon Maître.
Il semble brutalement prendre conscience de ma présence et se sent « contraint » de me présenter à l’intruse. Je fais vite, je ne fais que passer, leurs échanges ne m’intéressent pas, je le sens !
Je rejoins Philgard et Mira. Amis et complices, ils sont intéressants, sages et se montreront réconfortants pour moi dans ce malaise qui m’angoisse.
Mira me caresse amicalement l’épaule. J’aime sentir le contact de sa main, maternelle, chaude et parfumée sur moi. Je sais que c’est un signe d’apaisement mais aussi un élan d’amour de sa part. Je le reçois ainsi, savourant ce moment langoureux, comme lorsque quelqu’un vous frotte la main alors que vous souffrez ailleurs dans votre corps.
Toute sa générosité passe par ce petit geste amical et anodin. Elle sait qu’il me fait du bien. Elle me connaît, elle sait bien que même si je ne me plains jamais, je ne suis pas insensible…
Masterlau et la « dinde » s’approchent de nous. Il m’informe que cette soumise novice l’a élu pour lui faire découvrir les joies du BDSM et qu’ils vont donc jouer ensemble.
L’autre me toise sans autre forme de remerciement. Philgard ne comprend pas pourquoi il n’a pas été retenu pour cet apprentissage alors qu’il est seul et disponible. Mira dit froidement à Master qu’il a tort de laisser sa belle soumise seule... Je ne dis rien. Je le regarde. Je lui souris. J’ai confiance. Je lui demande l’autorisation de jouer avec Mira et il me l’accorde volontiers d’un sourire et d’un baiser.
Mira semble surprise de ma demande mais elle est honorée ! Cela fait longtemps qu’elle avait envie de m’attacher et je rêve d’une suspension avec elle depuis que j’ai vu le confortable hamac qu’elle a « tricoté » pour Jennyfer, lors d’une soirée.
Dans sa vivacité mais sans nervosité, elle bondit sur ses jolis souliers, déjà en quête de ses cordes, comme si elle s’attendait à ce que je change d’avis ! Cela me fait sourire intérieurement. Je suis comme elle, je vois et je ressens tout…
Nous nous rendons ensemble sur l’esplanade de jeux. Je cherche mon Maître du regard et je le vois qui œuvre sur la fille encordée, d’une caresse langoureuse avec ce plumeau qui lui a été offert à notre cérémonie de la rose par Morgane et dont je n’ai pas encore eu les honneurs.
Une voix gronde au fond de moi qui me rappelle que mon Maître n’est pas ma propriété, que le BDSM est avant tout un échange, que je n’ai pas forcément la primeur du matériel neuf de Masterlau, que je ne suis que sa soumise et qu’ayant accepté cette condition, je n’ai pas le droit de revendiquer quoi que ce soit.
Cela n’empêche que j’ai mal…que je connais la fougue et l’amour avec lesquels mon Maître pratique ses arts et que là, c’est une autre qui en profite, parce qu’il m’a mise à l’écart…
Le mot « jalousie » arrive brutalement à mon esprit ! Il toque effrontément à mon cerveau comme un facteur pressé apportant un colis trop lourd.
Je le regarde ce mot sorti de nulle part. Il ne me parle pas. Non, vraiment, je ne vois pas ! J’ai toujours pris plaisir à partager Masterlau. Je me dis que ce serait un crime contre l’humanité BDSM que de vouloir garder son savoir-faire pour moi seule. Je suis généreuse et partageuse de nature. Alors quoi ? La méthode utilisée, je crois que c’est ça qui me dérange profondément. Et j’analyse…
Elle ne s’est pas présentée. Elle me marche quasiment sur les pieds et s’interpose entre mon Maître et moi alors que nous sommes ensemble. Elle chuchote à son oreille une proposition de quémandeuse qui la destitue de fait de ce qui pourrait faire d’elle une future soumise. Elle enfreint avec démesure plusieurs règles de notre monde, d’entrée !
Lui me « déçoit » aussi dans son comportement. Il a bondi comme un diable de sa boîte pour s’isoler avec elle sans même m’adresser la parole. Je l’ai visiblement « dérangé » avec ma satanée tasse à café. Il s’est empressé d’accéder à sa demande, flatté comme un marin à l’appel des sirènes…
Je les vois tous les deux, partis comme dans un même lit avec un gros polochon entre leurs deux corps, à tenter de jouer au BDSM de rue. Lui est sincère et participe activement à ses envies de découverte, mais, elle, en libertine frustrée, ne subit que dans l’attente du moment où il posera ses mains sur elle pour la gratifier. Elle couine et se plaint. Elle parle trop. Elle m’agace, je « m’enfuis »…
Mira a encore ce regard empli de bienveillance, elle a posé l’anneau qui va me suspendre. Elle m’invite du regard et de sa voix douce et m’explique ses plans. Je n’arrive pas à me concentrer sur ce qu’elle me dit. Là, j’ai juste envie qu’elle se taise et me laisse gamberger !
Elle n’en fait rien, elle s’impose, elle est Maîtresse et je deviens sa chose ! Elle me rembarre et continue ses explications. Son ton ne mérite aucune objection et c’est avec attention que j’écoute et approuve ses recommandations. Elle ne veut pas être exutoire de ma colère, elle veut que je vienne, volontaire et soumise, avec elle dans cet espace dénué de tout. Elle a raison, j’y vais !
Elle me tourne dos aux démonstrations de Masterlau, elle stoppe ce qui nourrit mon angoisse et déjà me caresse de ses cordes pour me les faire aimer et m’y soumettre… J’arrive !
Mira a dû naître dans un flacon de parfum ! Tout sur elle, avec elle, autour d’elle, respire une odeur agréable, légèrement fleurie. C’est enivrant sans être entêtant. C’est subtil sans puer la cocotte de basse manufacture. C’est apaisant et rassurant aussi. C’est comme l’odeur du lait maternel pour un bébé. L’espace d’un instant, elle sent comme ma maman…
Elle ne commence pas par les mains, c’est étonnant mais Masterlau procède ainsi, donc, je ne suis pas déstabilisée. J’impose à mon esprit de détacher cette dernière image de mon Maître caressant « l’autre », je vais chercher la quiétude dans les cordes.
Je me livre à Mira sans retenue et participe activement à l’œuvre qu’elle tente de créer avec mon corps. J’ai confiance en elle. Elle est belle et méthodique, rassurante et caressante aussi. J’ai besoin de sa bonté pour m’apaiser, je me laisse faire.
Les premiers passages de cordes me calment d’emblée et m’emmènent aux portes de ce « no man’s land ». C’est la première fois que je vais faire ce chemin avec quelqu’un d’autre que mon Maître. C’est étonnant comme si, brutalement, j’étais devenue assez « grande » pour y aller seule !
J’ai un peu peur. Je lutte. J’ai l’impression d’être sur le chemin de l’école et ne plus me souvenir où est le passage clouté pour traverser en sécurité…
Bêtement, je tente de rappeler la dernière image que j’ai de mon Maître à mon esprit comme lorsque l’on s’interroge sur une plaie récente et que l’on touche pour savoir si on a encore mal ! Bingo, j’ai mal…mais plus de colère, juste du chagrin, une profonde tristesse de celle qui donne envie de sangloter ! Il faut que j’arrête de penser à ce duo machiavélique qui cherche à me nuire sans en avoir la réelle intention. Je renvoie ma maligne sinistrose d’un revers de main, je veux rester avec Mira et puiser dans sa chaleur tout le réconfort qu’elle m’offre généreusement.
Je la regarde. Elle est concentrée, calculatrice. Elle est forte aussi car elle me soulève aisément ; je me sens plume entre ses mains.
Bon Dieu qu’elle est belle La Dame ! De ses traits fins transpirent toujours un sourire empli de bienveillance, de ses yeux tendres une générosité débordante. Elle respire l’humilité et la sagesse. Elle est un empire de bonté dans une carcasse élégante et subtile. J’ai beaucoup d’admiration pour elle. Elle est ce mythe du BDSM qui m’a accompagnée dans mon noviciat ; son blog a été référence dans mes premiers pas. Elle m’a toujours inspiré sagesse et curiosité. Elle est comme faisant partie de mes « chanteurs préférés » d’adolescente qui m’auraient invitée dans leur carré VIP… Je crois que je l’aime, tout simplement ! D’une forme d’amour maternel, sans aucune connotation sexuelle ni passionnelle. Je l’aime comme par évidence, c’est tout !
Je ne m’en suis pas aperçue mais je suis partie… En fait, je ne me souviens plus de rien depuis que mon premier pied a été levé. Je n’ai plus conscience de mon corps. Je tente de savoir si mes mains sont liées ou de deviner l’attache qu’elle m’a faite mais finalement ça n’a pas d’importance et ça m’épuise d’y réfléchir. Je plane ! Je regarde à « l’intérieur de moi ». « Dehors », tout est sourd et parfois un éclat de voix ou une lumière me parvient de loin, comme un coup de klaxon qui résonne brutalement durant un profond sommeil.
Je ne suis pas sur une route sur laquelle j’aurais besoin de marcher. Je me sens libre d’aller et venir sans respecter aucun code. J’ai la sensation d’avoir un après-midi de liberté, libérée de toutes obligations et sans culpabilité ! J’ai envie d’aller là puis là, sans respecter aucun itinéraire, d’errer sans but, ni surveillance. C’est bien, c’est bon ! Je poursuis sur ce terrain vague, j’ai laissé mon corps trop lourd à Mira. Elle en prendra soin, je le sais, elle me l’a dit.
Parfois je la « vois » qui me sourit, me caresse, m’embrasse. Elle me rappelle ce moment de mon enfance où mon père, rentrant tard de son travail, croyait venir m’embrasser endormie alors que je faisais semblant pour pouvoir le sentir. Je ne trouvais le sommeil qu’après son baiser.
C’est dingue comme des souvenirs disparates apparaissent à mon esprit. Ces bribes de mon enfance sans vraiment d’importance, je me sens infantilisée et j’y trouve une forme de bien-être.
J’ai soudain envie de pleurer mais c’est comme un éternuement qui n’arriverait pas à sortir ! Mira me surveille. Elle me bande les yeux. Elle ne veut pas que je sois perturbée car elle sent bien que je suis comme morte, totalement immobile.
J’ai presque envie de la rassurer en bougeant pour lui dire que je suis encore vivante mais aucun de mes membres ne répond aux commandements que mon cerveau envoie. Tant pis, je sais qu’elle comprendra que tout va bien.
Je rêve ou mon corps tremble ? Pourtant je n’ai pas froid, pas peur…c’est déjà l’adrénaline qui arrive, je sens le moment imminent du retour qui s’impose. Je réintègre doucement ma dépouille mais je n’ai pas envie de « rentrer » maintenant. Je reste encore dans un état extatique alors que je suis désencordée et debout. Mira me parle doucement, avec une pointe d’inquiétude. Elle veut que personne ne me touche, pas même mon Maître. Elle me tient d’une main ferme et quête de l’aide. Je m’en veux de l’inquiéter bêtement mais rien n’y fait, le retour de ma conscience est difficile et à contre-coeur…
Et pourtant, Il est là, mon Maître, mon amour, tout souriant car lui n’est pas inquiet. Il sait combien je suis sereine dans les cordes. Il me prend dans ses bras car c’est le moment « d’aller au soleil ». Il me couvre de ma cape en fourrure, mon inséparable « peuillon », complice de mes fins de séance. Il m’entoure de sa tendresse et de son humour. Il me « revient » sans culpabilité aucune, comme on vient rechercher son enfant à la crèche après une dure journée de travail.
Mira paraît presque soulagée de se débarrasser de cet « âne mort » mais elle est surtout ravie de m’avoir fait vivre un tel voyage. Elle dit, à plusieurs reprises, combien elle aurait aimé être à ma place et comment elle m’a trouvée belle dans cet apaisement quasi-mortuaire.
La sensation de toute puissance de l’encordeur se voit récompensé par l’abandon de l’encordé, proie sans défense et prisonnier de son art divin…
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- Voir la réalité en face, les yeux dans les yeux, voilà ce qu'il me faudrait.
- Dis-moi : cela fait combien de temps que tu as replongé ? Avoue : cela allait plutôt pas mal tant que tu tenais loin de lui. Alors tu attends quoi pour te barrer en courant ?... En fait tu es subjuguée, fascinée. Mais par quoi au juste ? Pourquoi cette obsession ?
- Je crois que je sais le pourquoi : le séisme a eu lieu à distance. Je n'ai pas pu le vivre réellement. J'ai déjà laissé des hommes derrière moi, sans la moindre envie d'y revenir. Pour d'autre cela a été plus dur, il est vrai. Mais ça a toujours fini par passer. Là, rien à faire, ce fantôme est ancré en moi. Pire : je veux le garder. Souvenir, une parole de mon dernier «amour» : «En fait, il t'a tatoué : pas sur la peau, mais dans la tête. Il est là.». En entendant cette parole, j'étais persuadée que c'était faux... Je n'imaginais pas laisser sans regret cet «amour» et me replonger dans l'ancien, avec une sorte de délectation morbide.
- D'accord, je vois le pourquoi. C'est sûrement une partie de la vérité. Trouve les autres morceaux maintenant.
- A quoi cela me servirait-il ?
- A comprendre.
- Mais est-ce que comprendre me libérerait ?
- Je l'ignore, c'est vrai. Cependant, tu n'as pas répondu : qu'est-ce qui te fascine ainsi ?
- Je crois que je veux encore croire en lui. Je n'ai probablement pas vu la réalité d'assez près.
- Mais pourtant, la vérité, tu la connais.
- Je n'arrive pas à y croire... Tu crois que c'est de l'amour ? On raconte que l'amour rend aveugle.
- Je crois surtout que c'est de la bêtise. Et encore, je suis gentille. Rappelle-moi un truc : tu m'as bien dit que tu savais comment faire pour ne pas t'enfermer dans ton délire ? Alors, qu'est-ce que tu attends pour te secouer ?
- Eh bien, c'est dur. Je sais le faire mais c'est un effort constant. Ce n'est pas normal. Je sais faire, oui. Je sais faire semblant d'avoir réglé le problème. Je sais, au prix d'un effort, me tenir à distance, faire comme si, m'occuper de ce qui doit être fait, de ce qui est plus important pour moi, de ce qui m'intéresse... Mais lorsque je me pause, lorsque je me repose, lorsque je relâche mon attention : ça revient, la détresse en moins, mais c'est là ; obsédant.
Ce n'est pas normal : si le problème était vraiment réglé, je n'y penserais même plus.
Quelque chose m'échappe.
Oui, bien sûr je connais la solution. Enfin, j'ai un semblant de remède et je vais de nouveau l'appliquer. Sauf qu'en fait, il ne règle rien.
Et en ce moment je fais tout, tout sauf ce qu'il conviendrait de faire.
J'accumule les conneries. Je finirai bien par me lasser.
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Le monde s'est effondré. Incompréhension, stupeur, sidération. Souviens-toi, ce désespoir immense.
Jetée dans les sables émouvants, à te débattre, à t'enfoncer, toujours plus.
Souviens-toi, cette branche attrapée, tendue par la main de... que tenait la main Divine,
Te renvoyant vers le néant. La châtiment céleste, s'abattant. Souviens-toi, lorsque tu implorais,
lorsque tu priais Sa clémence. Rappelle-toi encore Sa colère, impitoyable, lorsqu'Il était,
le centre de ton monde.
Rappelle-toi aussi : tu t'es relevée et tu as fait front, courageusement.
N'oublie pas : c'était injuste.
N'oublie pas : tu l'as regardé et tu Lui as dit.
N'oublie pas : Tu avais Ton avis, et Tu l'as fait valoir.
Souviens-toi : Une seule chose tu Lui aurais refusé.
Souviens-toi : Il le savait, l'humiliation réelle Tu refusais.
Et il T'a fait ramper. Et il jubilait. Et il a appuyé là où ça faisait mal, affirmant que c'était Ta faute et que tu l'y obligeais.
Souviens-toi : ne parvenant à Te briser, Il a utilisé : et ta détresse et ta solitude et les difficultés que tu traversais.
Souviens-toi qu'Il savait combien tu avais besoin de Lui. Souviens-toi qu'il n'a pas hésité à Te lâcher, avec brutalité.
Souviens-toi aussi, surtout, d'une soirée, où, derrière ton ordinateur, alors que ton enfant était près de Toi, Alors qu'il était nécessaire que tu passe ce temps auprès de Ton enfant, alors qu'Il le savait - souviens-Toi bien - alors que tu Lui avais demandé, que tu Lui avais dit et répété, que Tu devais y aller, souviens-toi qu'Il t'a refusé cette simple parole : «Vas-y, nous réglerons cela plus tard.»
Et tu es restée, aussi longtemps qu'Il l'a voulu.
Tout cela pour te faire jeter comme une merde...
Ce soir là ? Un autre ?
Le soir de ce plan «virtuel» qu'il a fait, pour te démonter. A deux il s'y sont mis... C'était juste immonde et dégueulasse. Alors que tu l'aimais et n'a cessé de Lui dire. Quand bien même sa colère eut été justifiée, Rien, rien, ne Lui permettait d'agir de la sorte.
Où sont donc passés son Amour et Sa bienveillance ? Il t'a manipulée, il t'a poussé à agir de façon incohérente, Il t'a fait passer pour folle.
Et Jamais, Jamais, Il n'est venu Te demander pardon. Est-ce là, l'Homme que tu aimes ?
Oublie-le.
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