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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Je suis seule. Je suis allongée sur le tapis, vautrée devant la cheminée.
Une bonne flambée me chauffe les reins.
J’ai froid pourtant. Je suis nue devant les flammes.
Mes mains voudraient chercher mon sexe et le caresser. Elles ne le peuvent pas..
Je geins doucement.
Je m’étire, autant que les liens qui me serrent me le permettent.
Je suis bien.
J’aime les liens, les cuirs, les chaînes…, mais je n’ai personne pour me les poser.
Ceux qui me serrent les poignets ne m’emprisonnent pas vraiment : quelques secondes et je suis libre à nouveau.
Mes chevilles sont mieux tenues, parce qu’il m’est plus facile de les lier efficacement qu’il ne m’est possible de le faire de mes bras.
Un collier de cuir souple me sert pour les poignets : Je le ferme assez étroitement, puis je m’efforce d’y glisser les poignets l’un après l’autre. Le résultat n’est pas mauvais, et parfois quand les membres se sont un peu engourdis et gonflés de sang, il me faut quelques minutes pour me libérer.
Une fois même, j’ai du user d’un couteau que je suis allée prendre dans la cuisine et qu’à force de contorsions, j’ai réussi à faire entrer dans le cuir. A la fin j’étais fébrile.
Ce soir, j’ai envie d’essayer une autre position.
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Le plafond, chez moi, est fait de vieilles poutres de chêne, auxquelles sont vissés depuis l’éternité de solides crochets d’acier. Je fixe à l’un d’eux une poulie.
J’y passe un cordage qui pend jusqu’au sol de part et d’autre.
Je fixe à mes chevilles des bracelets de cuir larges et solides, auxquels sont accrochés de gros anneaux d’acier. Je passe les mêmes attaches à mes poignets, puis je monte sur un petit support haut de quelques trente centimètres.
A l’aide d’un émerillon, j’attache l’une des extrémités de cette corde aux anneaux d’acier de mes cheville, et l’autre extrémité à ceux de mes poignets que je tiens bras tendus au dessus de moi.
Je me laisse descendre de mon support que j’écarte d’un coup de pied.
Mes bras sont tirés brusquement vers le haut tandis que j’atterris sur la pointe des pieds.
Je reste ainsi quelques secondes.
Parce que j’ai envie de voir ce qui va se passer, je transfert mon poids sur le haut du corps et relève les jambes….Doucement d’abord, mais beaucoup plus violemment la seconde suivante, la corde coulisse dans la poulie et mes jambes se trouvent bientôt pointées vers le plafond tandis que je pends la tête en bas.
Je reste un long moment dans cette position. elle me fait penser à la proie conquise transportée à un pieu par des mangeurs d’hommes. Vais je pouvoir me détacher ? L’inquiétude me fait agir et je cherche à me redresser. Quand je tire sur mes bras, les pieds, qui sont plus légers, sont tirés vers le haut. La solution n’est pas là.
J’essaye d’attraper mes jambes, puis de là de redresser mon corps en me halant sur la corde qui est accrochée aux chevilles.
Celles ci redescendent jusqu’à terre.
Dressée sur la pointe des pieds je détache mes poignets et me libère.
Finalement c’était facile.
Je souffle un moment, et l’idée me vient bientôt d’essayer une autre position.
Je m’imagine qu’il serait excitant d’être à genoux, les jambes tirées vers le haut par la corde, de telle manière que les chevilles ne reposent pas sur le sol, et que les bras soient tirés en arrière le plus possible vers le haut.
Je m’attache debout, sans tendre les cordes outre mesure, et puis je m’agenouille.
les bras sont naturellement tirés vers le haut tandis que les jambes font contre poids.
Dieu sait pourquoi ni comment, je perds soudain l’équilibre.
Je me retrouve brusquement allongée sur le ventre, nez au tapis, jambes et bras fortement tirés en arrière, dos cambré, reins arqués.
Les liens tirent fort.
Je me rends compte tout de suite que cette nouvelle position va poser problème.
Sans attendre, j’essaye d’attraper mes chevilles pour tenter de retrouver l’équilibre précédent. Peine perdue. Tous mes efforts sont vains. Je m’épuise en tractions.
Je panique. Je suis seule dans la maison. Personne ne doit venir d’ici plusieurs jours.
Les liens tendus me blessent de plus en plus, et je sent que si je dois rester ainsi très longtemps mon calvaire sera monstrueux. Il faut que je trouve une solution. Je me calme.
Les tentatives de redressement m’ont épuisée et n’ont donné aucun résultat : il faut chercher autre chose.
J’essaye de détacher un des bracelets qui serre mes mains. Cela devrait être facile, mais dans la position dans laquelle je me trouve, avec la tension qui est exercée vers le haut sur les anneaux de ces bracelets, je n’y parviens pas.
Il faudrait pouvoir les resserrer plus fort le temps de faire sortir l’émerillon de la boucle, mais je n’y arrive pas.
Je tente de faire glisser le bracelet le long de mon poignet. Je soulage, en me contorsionnant, le poids de l’une de mes mains, puis de l’autre, millimètre après millimètre, je gagne ma liberté. L’espoir renaît.
Le temps s’allonge, l’effort est terriblement demandeur, mais je ne peux pas renoncer. J’ai l’impression d’arracher la peau de ma main, mais elle sort. C’estt une naissance, un accouchement douloureux.
La main est éjectée brusquement des derniers millimètres qui la retenaient. Je m’écroule, encore retenue par l’autre main. Je reste quelques minutes allongée ainsi à reprendre mes esprits avant de finir de me libérer.
Le soir de cette aventure, je me suis couchée en me promettant de ne plus jamais me mettre de nouveau dans une telle situation, …seule !
Comment ne pas faire seule ce genre de jeu dont je sens que je ne pourrais plus me passer ?
C’était un samedi, il était huit heures. Je me suis connectée pour la première fois sur un site de rencontres BDSM. J’ai cherché un pseudonyme, et finalement j’ai préféré reprendre partiellement mon prénom en me faisant reconnaître comme « Sylve ».
Quelle annonce donner pour mes fantasmes ?
J’ai décrit directement ce que je cherchais : « Jeune femme, mordue de bondage, cherche Maître, pour lui imposer ses liens ».
Quelques messages me sont parvenus, mais leurs rédacteurs cherchaient autre chose, et trouvaient surtout l’opportunité d’une relation sexuelle un peu épicée. Ils ne m’intéressaient pas.
Un échange m’avait amusé ce soir là : Une jeune femme envoyait des messages pour demander des conseils afin de torturer son homme qu'elle avait attaché et bâillonné. Nous avons dialogué longuement, et elle disait réaliser tout ce que je lui préconisais, à distance…J’avais plein d’imagination. A la fin le gars ne devait pas être beau à voir si elle l’avait réellement fait !
Ce n’est que plusieurs soirées d’essais plus tard que je suis tombée sur un contact qui m’a semblé plein de potentiel. C’était un homme d’une cinquantaine d’années qui habitait à moins d’une heure de chez moi.
Il se disait « Maître » et intéressé à me dresser avec force liens et séances de dressage. Nous avons échangé sur ce que nous attendions l’un et l’autre de l’échange. Il était apparemment ce que je recherchais depuis des semaines. Je lui ai demandé de m’appeler au téléphone pour que l’on se parle en directe, et je me suis déconnectée, impatiente.
Le téléphone a sonné.
J’ai décroché, et j’ai entendu tout de suite une voix profonde, douce et ferme à la fois, très séductrice, très convaincante. Il était neuf heures, il se proposait de venir dés ce soir me rencontrer. J’ai dit oui.
Il a promis de m’appeler dés qu’il serait arrivé sur place afin de que je le guide, et qu’il me donne les premières consignes.
J’ai attendu fébrilement, et j’ai occupé les minutes qui s’égrainaient en me refaisant une beauté. Je me suis changée deux fois.
Le téléphone a sonné. C’était lui !
Je lui ai donné avec précision le chemin de chez moi.
Il m’a demandé de me mettre nue, à genoux, la tête reposant sur mes mains près du sol, les fesses tournées vers la porte d'entrée que je devrais laisser entre ouverte. Je ne devais pas tenter de le regarder. Nous avons raccroché.
Je me suis déshabillée, entièrement comme il l’avait demandé, et je me suis installée près de la porte dans la position très indécente exigée. J’ai attendu.
Les minutes se sont écoulées, longues, et je me suis demandée s’il allait venir. J’ai triché un moment pour aller pousser le chauffage parce que la tension me glaçait. Je me suis remise en position, j’ai attendu.
Un frôlement de l’air sur ma peau, un léger bruit de la porte qui s’entre ouvre : Il est là.
Je n’ose pas bouger. J’attends.
Une main, très douce caresse ma croupe, il semble la jauger, comme un marchand de bestiaux.
Il glisse sous ma tête un foulard de soie et m’en couvre les yeux. Il le serre d’un nœud dans le cou. Il ne veux pas que je le vois sans doute ?
Il ne dit rien. Sa main continue de caresser ma peau, délicatement, mais sans pudeur .
Tout à coup je reçois un coup violent sur la fesse, suivi aussitôt d’un second sur l’autre.
J’ai été surprise, et je pousse un cri. Il redouble ses coups, et la main frappe bien à plat, de toutes ses forces, sur mes fesses.
Je maintiens avec peine ma position, mais je n’ose pas bouger.
Quand la fessée a pris fin après un temps interminable, j’ai sentis que ma peau était rouge vif des coups reçus, mais les caresses qu’il m’a données alors m’ont fait du bien.
Il m’a demandé de me redresser. Il a fixé à mes chevilles et aux poignets les bracelets de cuir que j’avais laissés à disposition, et il a rajouté un collier autour de mon cou auquel il a passé une laisse.
« a quatre pattes, vite fait ».Je me suis exécutée.
Il m’a fait tourner dans le salon, traînée en laisse, puis m’a sortie faire un tour du jardin. Dans mon propre jardin, nue, tenue en laisse ! J’étais très excitée.
Il m’a ramenée alors dans le salon, et m’a fait monter sur une table basse. Il a fixé mes poignets à chaque extrémité d’une barre de bois, et a attaché cette barre à l’aide de chaînes aux poutres du plafond. Il m’a forcée à étendre mes bras vers le haut autant que cela était possible.
Il a passé une corde autour de mes chevilles et il a fait aussi plusieurs tours sur le dessus des genoux. Je ne pouvais plus bouger.
Il m’a prise dans ses bras et m’a retirée de la table sur laquelle je reposais. Je ne tenais plus que sur la pointe d’un pied. Je n’arrivais même pas à mettre les deux sur le sol simultanément.
J’étais à sa merci. Il m’a imposé un bâillon. Je ne pouvais plus me plaindre, mais je n’en avais pas envie : J’étais heureuse.
Sans prévenir, il m’a assené à nouveau une série de fessées, bientôt relayée par un martinet qui est tombé sans mesure sur mes reins, mes fesses, les cuisses, le dos…Il semblait aimer revenir sur les mêmes zones, et les coups répétés devenaient vite insupportables. J’ai crié à travers le bâillon, mais il a semblé s’exciter d’avantage à m’entendre tenter de l’attendrir de ma douleur.
Il a cessé les coups aussi soudainement qu’il les avait commencés, et quelques douces caresses m’ont vite apporté un peu de réconfort.
Il m’a annoncé qu’il n’avait pas dîné, et qu’il allait s’absenter quelques temps pour trouver de quoi manger.
Il m’a laissée méditer sur la domination et la soumission, suspendue, bâillonnée, genoux et chevilles étroitement liés, ne soulageant mon poids qu’alternativement d’un pied puis de l’autre…
Il a été absent près de deux heures !
Quand il m’a libérée, enfin, j’étais épuisée. Je me suis écroulée à ses pieds, et il m’a encouragée d’une caresse, très douce, très langoureuse.
Avant de me quitter, il m’a fait allonger la poitrine sur ses genoux, et les fesses bien en place, il m’a donné une dernière fessée bien sonnée, pour son plaisir.
Quand il ma quitté, je me suis couchée épuisée, satisfaite, j’avais trouvé mon Maître.
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« Certains personnages entrent en scène. D'autres restent derrière le rideau et font en sorte que la scène puisse exister. »
Il existe, dans le Cercle Ébène, une partie que l'on ne voit presque jamais.
Elle ne participe pas aux discussions. Elle ne cherche pas à convaincre. Elle ne revendique aucune autorité particulière. Elle n'apparaît que lorsque cela devient nécessaire.
Cette partie porte un nom : le Greffe.
Le Greffe est le prolongement administratif du Cercle Ébène, mais aussi sa mémoire. Il reçoit, classe, conserve, transmet et prépare. Il connaît les dossiers en cours, ceux qui sont terminés et ceux qui n'ont pas encore été ouverts.
Il sait également que certains dossiers ne doivent pas encore être ouverts.
Le Greffe travaille dans le silence. Il ne cherche pas la lumière. Son rôle est ailleurs : préparer le terrain, maintenir les archives et permettre aux événements de se dérouler sans que ceux qui y participent aient nécessairement connaissance de tout ce qui les entoure.
I — CELUI QUI RESTE DANS L'OMBRE
Le Greffe ne prend pas la parole pour avoir raison.
Il ne participe pas aux débats pour imposer une conclusion. Il ne cherche pas à devenir un personnage principal.
Il observe.
Les échanges, les événements, les désaccords, les comportements et parfois les conséquences.
Une information peut arriver par un message. Une autre peut être conservée dans une archive. Une troisième attendra plusieurs semaines avant de trouver sa place.
Le Greffe ne se précipite pas.
Il classe.
Il vérifie.
Il transmet.
Il attend.
Et lorsqu'une personne reçoit un jour un simple message indiquant :
« Votre dossier a bien été enregistré. »
elle ne sait pas nécessairement pourquoi.
Le Greffe, lui, le sait.
II — LES ARCHIVES
Le public ne voit généralement que ce qui est publié.
Le reste demeure dans le back office du Cercle Ébène.
C'est là que les dossiers sont constitués, que les événements sont préparés, que les rôles sont répartis et que certaines informations sont conservées à l'écart du regard général.
Un dossier peut rester fermé longtemps.
Une idée peut attendre son heure.
Un personnage peut être prévu avant même que quiconque sache qu'il doit apparaître.
Rien ne garantit cependant qu'un dossier sera un jour utilisé.
Le Greffe conserve également les choses qui n'ont pas abouti.
Les projets abandonnés.
Les versions précédentes.
Les décisions modifiées.
Les informations devenues inutiles.
Car une archive n'est pas seulement ce que l'on souhaite conserver.
C'est aussi ce que l'on pourrait avoir besoin de retrouver.
III — LE CENTRE DE RÉTENTION ET DE REDRESSEMENT
Le Cercle Ébène possède une institution moins connue.
Le Centre de rétention et de redressement des criminels BDSM.
Le terme est volontairement excessif.
La procédure, elle, l'est beaucoup moins.
Lorsqu'un comportement nécessite une intervention, le Greffe ouvre un dossier. Les faits sont examinés. Les explications sont recueillies. La situation est évaluée.
Le principe n'est pas de condamner immédiatement.
Il est de comprendre ce qui s'est produit, d'en déterminer les causes et, lorsque cela est possible, de permettre une réintégration.
Certaines sanctions sont administratives.
D'autres sont pédagogiques.
Un rappel à l'ordre peut suffire.
Dans les cas plus sérieux, le contrevenant peut être placé sous surveillance, convoqué devant une commission ou soumis à un programme de redressement.
La sanction la plus redoutée demeure toutefois la formation obligatoire.
Elle consiste à apprendre à distinguer :
un fait, une opinion et une interprétation.
Les récidivistes sont généralement soumis à un programme renforcé.
Le Greffe ne communique pas la durée de la peine.
Il communique seulement la date de début.
IV — L'ÉCOLE DU CERCLE ÉBÈNE
Le Cercle Ébène ne se contente pas de conserver les dossiers.
Il forme également ceux qui souhaitent apprendre.
L'École du Cercle Ébène repose sur quelques principes simples : observer avant de conclure, écouter avant de répondre, comprendre avant de condamner et réfléchir avant d'agir.
L'enseignement commence par les bases : prudence, communication, consentement, lecture des situations et gestion des désaccords.
Il se poursuit par l'argumentation, l'analyse des comportements, la construction d'un débat et l'examen des contradictions.
À un niveau plus avancé, l'élève apprend quelque chose de plus difficile encore :
remettre en question sa propre interprétation.
L'établissement possède évidemment ses propres examens.
Le plus difficile n'est pas de connaître la bonne réponse.
C'est de reconnaître que l'on ne la connaît pas.
V — QUELQUES INCIDENTS ADMINISTRATIFS
Les archives du Greffe contiennent de nombreux incidents.
Certains sont suffisamment insignifiants pour être oubliés.
D'autres ont justifié l'ouverture d'un dossier.
Un membre a un jour signalé la disparition d'un document important.
Après vérification, le document n'avait pas disparu.
Il avait été classé.
La rubrique indiquée était :
« Affaires en attente d'évolution. »
Aucune date de réexamen n'était indiquée.
Dans un autre dossier, une personne convoquée par le Greffe demanda ce qui lui était reproché.
La réponse fut :
« Rien pour le moment. »
Elle demanda alors pourquoi elle devait venir.
Le Greffe répondit :
« Justement. »
L'incident fut classé sans suite.
La convocation, elle, resta dans les archives.
VI — LA MÉMOIRE DU CERCLE
Le Greffe n'est pas le Cercle Ébène.
Il en est la continuité.
Le Cercle imagine, construit, expérimente et fait vivre ses projets.
Le Greffe conserve ce qui doit l'être et prépare ce qui viendra ensuite.
Il connaît les versions successives d'une affaire. Il sait quelles décisions ont été prises et lesquelles ont été abandonnées. Il conserve parfois des éléments que les principaux intéressés eux-mêmes ont oubliés.
Cette fonction lui donne une particularité :
le Greffe n'a pas besoin d'être au premier plan pour avoir une vision d'ensemble.
Il regarde les événements depuis l'arrière.
Là où les conversations deviennent des dossiers.
Là où les désaccords deviennent des archives.
Là où les erreurs deviennent des enseignements.
Et là où certains enseignements finissent par devenir des règles.
VII — LA PORTE RESTE OUVERTE
Le Cercle Ébène n'a pas vocation à tout montrer.
Une partie de son fonctionnement restera toujours dans l'ombre.
Non par goût du secret pour lui-même, mais parce qu'une organisation qui montre tout immédiatement ne laisse plus aucune place à la découverte.
Le Greffe conservera donc ses archives.
L'École continuera de former.
Le Centre de rétention continuera de recevoir ceux qui doivent être redressés.
Et les dossiers continueront de s'empiler.
Car derrière chaque événement, il existe peut-être un dossier.
Derrière chaque dossier, une histoire.
Et derrière chaque histoire, quelqu'un qui, quelque part, prend des notes.
CERCLE ÉBÈNE — LE GREFFE
Organiser. Transmettre. Veiller. Archiver.
Dans l'ombre, pour que le Cercle puisse exister.
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Le mardi matin, Anne retrouva Madame Thomas devant le portail de la propriété.
La cliente était déjà présente lorsqu’elle arriva. Elle se tenait près de sa voiture, vêtue d’un pantalon clair, d’une veste cintrée et de bottes adaptées au terrain. Même dans cette tenue moins formelle que celle du restaurant, elle conservait la même élégance maîtrisée.
Anne avait apporté les premières esquisses de la future maison.
Elle avait passé une grande partie du week-end à étudier le terrain, ses courbes de niveau et la position des arbres. Alexandre l’avait retrouvée plusieurs fois au milieu de la nuit, assise dans le salon, entourée de feuilles de papier calque.
Elle prétendait seulement explorer quelques possibilités.
Il lui avait fait remarquer qu’elle avait déjà dessiné six versions de l’entrée principale.
Anne avait refusé de considérer cela comme une preuve d’engagement.
Madame Thomas consulta sa montre lorsqu’elle la vit approcher.
— Dix heures moins trois. Vous êtes ponctuelle.
— Je préfère arriver avant mes clients.
— Et moi avant les personnes que j’engage. Nous devrons trouver un compromis.
Anne lui tendit la main.
— Bonjour, Madame Thomas.
— Bonjour, Anne.
La propriétaire ouvrit elle-même le portail.
Le terrain descendait légèrement vers une partie boisée. L’ancienne construction, désormais inhabitable, occupait une zone dégagée près du centre de la propriété. Plus loin, les arbres formaient une barrière naturelle qui dissimulait presque entièrement les habitations voisines.
— J’ai étudié les relevés, commença Anne. Il est possible de conserver tous les arbres importants, mais l’accès devra contourner la propriété par l’est.
— Cela allongera le trajet depuis le portail.
— De quarante mètres environ.
— Très bien.
La facilité avec laquelle Madame Thomas accepta la modification surprit Anne.
— Vous ne souhaitez pas voir la maison dès l’entrée ?
— Non. Je veux qu’elle se révèle progressivement. Une personne invitée chez moi doit avoir le temps de comprendre qu’elle quitte l’espace public avant d’entrer dans le mien.
Anne nota la formulation.
— Dans ce cas, nous pouvons utiliser les arbres pour organiser cette transition.
Elles avancèrent sur le terrain.
Anne déroula l’un de ses plans sur le capot de sa voiture. Sa première proposition disposait la maison autour d’une cour centrale. Une aile privée suivait la pente naturelle tandis que les pièces de réception s’ouvraient vers la partie la plus lumineuse de la propriété.
— L’entrée se trouverait ici, expliqua-t-elle. Les invités découvriraient d’abord le patio, puis le salon principal. La végétation protégerait l’intérieur des regards sans fermer complètement la perspective.
Madame Thomas étudia le dessin.
— Où serai-je lorsque quelqu’un entrera ?
— Cela dépendra naturellement de l’endroit où vous vous trouverez.
— Je veux pouvoir observer l’arrivée depuis mon bureau et depuis le salon.
Anne prit un crayon.
— Nous pouvons déplacer le bureau sur cet axe et surélever légèrement son plancher. Une ouverture intérieure permettrait de voir le vestibule sans être immédiatement visible depuis l’entrée.
— Parfait.
— Cela vous permettra de décider si vous souhaitez recevoir la personne.
— Exactement.
Anne redessina quelques lignes.
La demande était inhabituelle, mais cohérente. Madame Thomas ne voulait pas seulement habiter cette maison. Elle souhaitait en contrôler les mouvements, les attentes et les rencontres.
— Combien de personnes vivront ici ? demanda Anne.
— Le nombre pourra varier.
— J’ai besoin d’une estimation.
— Moi-même, quelques invités et les personnes attachées à mon service.
— Du personnel permanent ?
Madame Thomas contempla le terrain.
— Certaines personnes seront rémunérées. D’autres occuperont auprès de moi une place plus personnelle.
Anne attendit une précision qui ne vint pas.
— Il faut tout de même prévoir des chambres.
— Naturellement.
Elles reprirent leur marche.
L’ancienne maison comportait encore quelques murs debout. Anne entraîna sa cliente à travers ce qui avait autrefois été le salon. Le toit avait disparu, laissant la lumière du matin tomber directement sur les pierres.
— Je souhaiterais conserver une partie de ce mur, expliqua Anne. Il pourrait devenir la limite entre le grand salon et la cour intérieure.
Madame Thomas posa une main sur la pierre.
— Il séparera l’espace dans lequel je reçois de celui où les autres attendent.
— Je pensais plutôt à une séparation entre l’intérieur et l’extérieur.
— Les deux fonctions ne sont pas incompatibles.
Anne traça mentalement une nouvelle circulation.
— Vous parlez souvent d’attente.
— Savoir attendre est une qualité importante.
— Chez vos employés ?
— Chez tous ceux qui souhaitent obtenir quelque chose de moi.
Madame Thomas poursuivit sa visite.
Anne l’observa s’éloigner. Chaque réponse semblait révéler une partie de sa vision tout en dissimulant l’essentiel.
Elles s’arrêtèrent à l’emplacement prévu pour l’aile privée.
— Voici votre suite, expliqua Anne en lui montrant une autre esquisse. La chambre s’ouvrira vers le sud. Le dressing et la salle de bains occuperont cette partie.
Madame Thomas examina les dimensions.
— Les armoires murales sont trop petites.
— Elles occupent déjà près de six mètres de longueur.
— Doublez leur profondeur.
Anne releva les yeux.
— Cela ne serait plus un simple rangement. Nous perdrions une partie importante de la surface de la chambre.
— Prenez-la sur la pièce voisine.
— Vous souhaitez réellement des armoires de plus d’un mètre de profondeur ?
— Oui.
— Pour des vêtements ?
Madame Thomas sourit.
— Entre autres.
Elle indiqua plusieurs emplacements.
— Je les veux verrouillables, avec des parois renforcées. Certaines devront comporter des prises électriques et un éclairage intérieur.
Anne regarda de nouveau le plan.
— Que comptez-vous y ranger ?
— Mes biens personnels.
— Vos biens personnels nécessitent-ils une ventilation ?
Madame Thomas tourna lentement la tête vers elle.
— Vous pensez à quelque chose de particulier ?
— J’essaie seulement de comprendre vos besoins.
— Prévoyez une ventilation.
Anne nota la demande sans insister.
Elles abordèrent ensuite les matériaux.
Pour les pièces de réception, Madame Thomas souhaitait du bois clair, de la pierre naturelle et de grandes ouvertures donnant sur le jardin. Elle voulait que les femmes qu’elle recevrait s’y sentent libres et valorisées.
D’autres espaces devaient être conçus de manière radicalement différente.
— Dans cette pièce, je veux un sol facile à nettoyer, expliqua-t-elle. Pas de bois.
— Une résine minérale pourrait convenir.
— Les murs devront être insonorisés.
— S’agit-il d’une salle de musique ?
— Non.
— Une salle de projection ?
— Pas davantage.
Madame Thomas désigna le centre de la pièce.
— Prévoyez plusieurs points d’ancrage dans le sol et les murs.
Anne cessa d’écrire.
— Pour quel usage ?
— L’usage pourra varier.
— Il faut que je connaisse les contraintes exercées sur ces ancrages.
— Ils devront supporter le poids d’un homme.
Le silence s’installa entre elles.
Madame Thomas soutint son regard sans manifester la moindre gêne.
Anne nota lentement l’information.
— Un homme suspendu ?
— Éventuellement.
— Je vois.
— Vraiment ?
Anne referma son carnet.
— Je commence.
Un sourire apparut sur le visage de Madame Thomas.
Elles continuèrent vers la partie nord du terrain, où Anne avait prévu plusieurs chambres secondaires. Deux d’entre elles bénéficiaient d’une vue sur le jardin. Les autres étaient plus petites et orientées vers la cour de service.
— Les chambres destinées aux femmes doivent être lumineuses, dit Madame Thomas. Ajoutez une salle de bains privative à chacune.
— Et celles-ci ?
— Elles peuvent rester plus simples.
— Elles seront moins agréables.
— Elles ne sont pas destinées aux mêmes personnes.
— Votre personnel ?
Madame Thomas considéra le plan.
— Des hommes pourront y dormir.
— Même les employés permanents doivent disposer de conditions correctes.
— Ils auront tout ce dont ils ont besoin.
— Ce n’est pas ce que j’ai dit.
La cliente releva les yeux.
Pendant quelques secondes, Anne retrouva la sensation éprouvée au restaurant. Madame Thomas ne semblait pas seulement écouter ses paroles. Elle évaluait ce qui l’amenait à les prononcer.
— Vous n’acceptez pas facilement qu’une personne décide des besoins d’une autre, remarqua-t-elle.
— C’est une habitude dangereuse.
— Pourtant, dans certaines relations, une personne peut choisir de confier cette décision à une autre.
Anne pensa immédiatement à Alexandre.
Elle s’efforça de n’en rien laisser paraître.
— Nous parlons d’architecture.
— L’architecture organise toujours la manière dont les personnes vivent ensemble.
— Ces hommes choisiront-ils leurs conditions ?
— Ils choisiront d’entrer dans ma maison.
La réponse ne dissipa pas entièrement son trouble.
Madame Thomas reprit le plan.
— Ajoutez une petite pièce près de ma suite.
— Une chambre supplémentaire ?
— Non. Une pièce d’attente.
— Avec une fenêtre ?
— Ce n’est pas nécessaire.
— Quel mobilier ?
— Un banc. Peut-être un coussin au sol.
Anne nota la demande.
— Et une porte verrouillable, j’imagine.
— Vous apprenez vite.
La visite se poursuivit pendant près de deux heures.
Madame Thomas connaissait avec précision les sensations qu’elle voulait produire. Les pièces destinées aux femmes devaient être ouvertes, lumineuses et généreuses. Les espaces réservés au service seraient plus sobres, parfois volontairement inconfortables.
La maison entière devait rendre visible une hiérarchie que Madame Thomas refusait encore de nommer.
Elle profitait également de chaque déplacement pour interroger Anne.
— Votre compagnon vit dans la maison héritée de votre mère ?
— Oui.
— A-t-il participé à son aménagement ?
— Il a essayé une fois de ranger mes affaires. Nous avons décidé que cela ne se reproduirait plus.
— Il accepte donc de vivre selon votre organisation.
— Il sait que mon désordre possède une logique.
— La comprend-il ?
— Absolument pas.
— Mais il l’accepte.
— Oui.
Madame Thomas enjamba une racine.
— Vous demande-t-il votre permission avant de déplacer quelque chose ?
La question était trop précise.
— Pourquoi vous intéressez-vous autant à Alexandre ?
— Parce qu’un architecte ne laisse pas sa vie personnelle à la porte des bâtiments qu’il conçoit.
— Alexandre n’interviendra pas sur ce projet.
— Je n’ai pas parlé d’intervention professionnelle.
Elles atteignirent la limite de la propriété.
Madame Thomas observa Anne.
— Diriez-vous qu’il vous obéit ?
Anne sentit son corps se raidir.
— Je dirais que nous nous comprenons.
— C’est une réponse prudente.
— C’est une question indiscrète.
— Également.
Le calme de la cliente rendait toute confrontation difficile. Madame Thomas ne se justifiait jamais. Elle constatait simplement qu’Anne avait posé une limite, puis choisissait elle-même si elle souhaitait la respecter.
— Alexandre est un homme intelligent, reprit Anne.
— Je n’en doute pas.
— Il possède ses propres opinions.
— L’intelligence et l’obéissance ne sont pas incompatibles.
Anne fixa Madame Thomas.
Le mot resta suspendu entre elles.
— Vous semblez bien connaître le sujet.
— Je connais les hommes qui trouvent davantage d’accomplissement dans le service que dans la conquête.
— Et vous pensez qu’Alexandre appartient à cette catégorie ?
— C’est vous qui avez pensé à lui lorsque j’ai prononcé le mot obéissance.
Anne détourna le regard.
Cette femme était diabolique.
Non seulement elle posait les questions qu’Anne ne voulait pas entendre, mais elle savait reconnaître les réponses avant qu’elles soient formulées.
Madame Thomas consulta l’heure.
— Nous avons suffisamment travaillé pour aujourd’hui.
— J’ai encore besoin de précisions concernant plusieurs pièces.
— Vous les obtiendrez lorsque vous aurez dessiné une première version.
— Vous me demandez donc d’interpréter vos sous-entendus.
— Je vous demande de me montrer ce que vous êtes capable de comprendre sans que je vous impose toutes les réponses.
Elles revinrent vers les voitures.
Avant de se séparer, Madame Thomas sortit une carte de son sac.
— Je donne un apéritif dînatoire samedi prochain.
Anne prit la carte.
— Une réunion professionnelle ?
— Pas exactement. Quelques femmes intéressées par mon projet seront présentes.
— Des consultantes ?
— Certaines le deviendront peut-être.
Madame Thomas ouvrit la portière de sa voiture.
— Venez avec Alexandre.
Anne releva les yeux.
— Pourquoi ?
— Vous m’avez parlé de lui. J’aimerais le rencontrer.
— Je vous ai surtout répondu parce que vous m’interrogiez.
— Dans ce cas, j’aimerais vérifier si vos réponses lui rendent justice.
— Il n’est pas un élément du projet.
— Peut-être pas encore.
Anne sentit un frisson d’inquiétude.
— Que voulez-vous dire ?
— Samedi, dix-huit heures. La tenue sera élégante, mais l’atmosphère informelle.
Madame Thomas s’installa derrière le volant.
— Vous viendrez ?
Anne contempla la carte.
— Oui.
— Parfait.
La voiture s’éloigna quelques instants plus tard.
Anne resta seule devant le portail, son carnet et ses plans serrés contre elle. La rencontre lui avait fourni suffisamment d’informations pour commencer à dessiner.
Elle lui avait également laissé beaucoup plus de questions.
Lorsqu’elle rentra chez elle, Alexandre travaillait dans le salon. Il leva les yeux de son ordinateur en la voyant entrer.
— Alors ?
Anne posa son sac et ses plans sur la table.
— Pas maintenant.
Quelque chose dans son ton le fit refermer immédiatement son ordinateur.
Elle monta dans la chambre et revint avec le collier.
— Anne ?
— J’ai besoin de te parler. Mais je ne veux pas que tu analyses la situation, que tu inventes quinze hypothèses ou que tu cherches une solution.
Elle s’arrêta devant lui.
— Je veux seulement que tu m’écoutes.
Alexandre regarda le collier entre ses mains.
— D’accord.
— À genoux.
Il quitta le canapé et s’agenouilla devant elle.
Anne referma le collier autour de son cou, puis verrouilla la boucle. Elle conserva la clé dans sa main.
— Tu ne parleras que si je te pose une question.
— Oui, maîtresse.
Elle prit place sur le canapé.
— Assieds-toi à mes pieds.
Alexandre s’installa sur le tapis, contre ses jambes. Anne passa lentement les doigts dans ses cheveux.
Le simple contact l’apaisa.
— Cette femme me trouble, commença-t-elle. Elle veut des pièces qui n’ont aucun sens dans une maison ordinaire. Des armoires profondes, renforcées et ventilées. Une salle insonorisée avec des points d’ancrage capables de supporter le poids d’un homme.
Alexandre resta silencieux.
— Certaines chambres seront lumineuses et confortables, mais seulement pour les femmes. Les hommes seront logés dans une autre partie de la maison. Elle veut même une pièce d’attente près de sa chambre, avec un simple banc ou un coussin au sol.
Elle sentit Alexandre bouger légèrement.
— Tu analyses.
Il s’immobilisa.
— Pardon, maîtresse.
— Elle parle des hommes comme de personnes attachées à son service. Et lorsque je lui demande ce qu’elle veut ranger dans ses immenses armoires, elle répond qu’il s’agit de ses biens personnels.
Alexandre ne dit rien.
Anne tira légèrement sur l’anneau de son collier.
— Cela ne te paraît pas étrange ?
— Souhaitez-vous réellement une réponse ?
Elle fronça les sourcils.
— Pourquoi poses-tu la question ?
— Vous m’avez interdit d’analyser la situation.
— Je ne te demande pas une analyse. Je te demande si tu trouves cela étrange.
— Oui, maîtresse.
— Merci.
Elle reprit ses caresses dans ses cheveux.
— Elle m’a aussi interrogée sur toi. Sur la manière dont tu vis dans ma maison. Elle voulait savoir si tu m’obéissais.
Alexandre releva légèrement la tête.
— Je lui ai répondu que nous nous comprenions.
— C’est vrai.
— Elle m’a dit que l’intelligence et l’obéissance n’étaient pas incompatibles.
Cette fois, Alexandre ne parvint pas à dissimuler sa réaction.
— Tu vois ? dit Anne. Elle sait.
— Que sait-elle ?
— Je n’en ai aucune idée. C’est précisément ce qui m’inquiète.
Elle prit son verre de vin sur la table.
— Elle me regarde comme si elle pouvait lire chacune de mes pensées. Au restaurant, elle dominait toute la salle. Aujourd’hui, sur son propre terrain, c’était encore plus évident. Tout doit être placé selon sa volonté. Les pièces, les personnes, les hommes…
Anne but une gorgée.
— J’ai l’impression qu’elle organise sa maison comme j’organise nos séances.
Alexandre attendit.
— Tu peux répondre.
— Peut-être vit-elle déjà de cette manière.
— C’est une analyse.
— Pardon, maîtresse.
Malgré elle, Anne sourit.
— Elle nous invite tous les deux samedi soir.
— Chez elle ?
— Oui. Elle veut te rencontrer.
Alexandre posa une main sur la cheville d’Anne.
— Est-ce que cela vous inquiète ?
— Oui.
— Voulez-vous que je vous accompagne ?
Anne contempla l’homme assis à ses pieds. Sa présence l’apaisait comme elle l’avait espéré. Il n’essayait ni de démonter le comportement de Madame Thomas ni de transformer ses soupçons en explication rationnelle.
Il l’écoutait.
— Oui, répondit-elle. Nous irons.
— D’accord, maîtresse.
— Elle veut probablement nous observer ensemble.
— Probablement.
— Tu recommences à analyser.
— C’était seulement une confirmation.
Anne tira sur son collier jusqu’à l’obliger à lever le visage vers elle.
— Samedi, tu ne répondras à aucune question personnelle sans m’avoir regardée auparavant. Compris ?
— Oui, maîtresse.
— Je déciderai de ce que nous lui révélons.
— Oui, maîtresse.
Satisfaite, Anne relâcha l’anneau et caressa sa joue.
— Voilà. C’est exactement ce dont j’avais besoin.
Alexandre posa sa tête contre son genou.
La conversation s’interrompit.
Anne contempla les plans étalés sur la table. Madame Thomas lui avait confié la conception d’une maison destinée à matérialiser une forme d’autorité dont elle commençait seulement à deviner la nature.
Samedi soir, elle entrerait dans l’univers privé de cette femme.
Et elle n’avait pas encore décidé si Alexandre porterait son collier.
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Je regarde ses pieds comme on regarde un territoire
que l’on voudrait conquérir sans jamais le brusquer.
Sa cheville fine impose, sans même le savoir,
une élégance qui commande au regard de s’attarder.
Elle avance, et chacun de ses pas
semble rappeler qui mène la danse.
Je n’ai pas besoin de parler :
sa démarche suffit à éveiller mes exigences.
Je veux cette grâce sous mon regard,
ce mouvement lent, cette fragilité assumée.
Et lorsqu’elle s’arrête enfin devant moi,
je sais déjà où je veux que son attention soit posée.
Car il y a dans ses pieds et ses chevilles
une féminité qui invite autant qu’elle défie.
Et moi, j’aime cette tension silencieuse :
celle où son élégance rencontre mon autorité.²²
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Un sourire complice et intense traverse mon regard lorsque je me penche vers toi, la voix se faisant plus chaleureuse
Le ruban de soie rouge n'est pas un simple accessoire. C'est une promesse. Le tissu caresse ses tempes, glisse sur ses pommettes elle sent chaque frémissement de l'air sur sa peau devenue plus vive. Le coucher de soleil ne lui offre plus ses couleurs, seulement sa chaleur, qui embrasse sa nuque dénudée, descend le long de sa colonne vertébrale comme une langue dorée et timide.
Ses doigts effleurent le bord du voilage, mais elle ne le touche pas vraiment. Elle écoute. Le souffle du vent dans la mousseline. Le battement sourd de son propre coeur, amplifié par l'obscurité volontaire. Chaque son devient caresse. Chaque silence devient attente.
Sa bouche entrouverte laisse passer une respiration lente, délibérée. Elle imagine des mains qui ne sont pas encore là, des lèvres qui cherchent la sienne dans le noir qu'elle s'est choisi. Le sourire s'élargit, devient presque un défi lancé à l'inconnu, à l'interdit, à celui qui osera glisser ses doigts sous ce ruban pour le dénouer d'un geste lent et précis.
Car elle veut être trouvée. Elle veut être dévorée des yeux qu'elle a renoncé à utiliser. Et dans ce jeu d'ombres et de lumière déclinante, la dernière chose qu'elle perçoit avant que le soleil ne sombre complètement, c'est le souffle chaud d'une présence juste, contre son oreille.
Un murmure à peine formé : "Tu as si peur... ou si envie ?"
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Comme souvent, mes Dames ont joué au tennis cet après-midi avec leurs amies : match " grandes contre petites ", donc Alexandra ,1m73 et ma Dame 1m70 , contre Annie 1 m66 et Line 1m57 .
Les grandes n'ont pas eu le dessus, et la partie a été plutôt animée, à entendre les jurons bien vifs....je siestais....
Retour des Dames, douches, les gagnantes habillées, les perdantes en culotte : Alex en bleu, ma Dame en blanc , juste en culotte.
Elles ont causé entre elles quelques secondes, puis Line a avancé la malle à jouet : " A la poutre, 20 coups de martinet chacune pour nous avoir insulté !"
Annie a passé des bracelets de cuir aux deux Dames, les a étiré vers la poutre , attaché seins contre seins , sanglé leurs chevilles ensemble, leurs genoux , puis leurs hanches...bien serré l'une contre l'autre.
Elle leur a baissé enfin leurs culottes jusqu'à la sangle des genoux.
Ambiance rigolade jusqu'à ce que Line leurs montre les bâillons-boule ...elles n'aiment pas !
" Ah non ! "
" Bah si ! "
Puis Line a sorti le martinet et leur a rougi , concencieusement , les fesses, les hanches, le haut des cuisses...des cris , à peine audibles à chaque coup , des " Salope , Pute " aussi...
Je n'ai fait que regarder....sans moufter ! ( pas envie de m'en prendre...)
Re-habillage des perdantes se massant les fesses , puis collation .
Je crois qu'Alex a apprécié....ma Dame...moins...
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Mener son personnel à la baguette, ce n'est pas une image, car Madame punit. Surtout, la bonne et moi. Tout le monde, y compris son mari, lui obéissons au doigt et à l'œil, comme si elle avait tous les droits.
En ce qui me concerne, il suffit d'un mot ou même d'un regard pour que je me mette à trembler. Oui... je ne suis pas une guerrière! Et, je lui lèche les pieds, au propre comme au figuré!!
En fait, je crois qu'elle a vraiment tous les droits. Elle doit avoir des relations avec des organisations criminelles. J'ai entendu des bribes de conversations et mêmes assisté en douce à certaines choses. J'ai acquis la certitude que Madame avait des amis dangereux!
Ils ont un train de vie très important. Plusieurs voitures, depuis une Smart jusqu'à une Rolls. Il y a aussi les gardes.
Quand j'ai demandé à aller en ville, on m'a répondu que je ne pouvais pas sortir du domaine, seule. C'est clairement indiqué dans le contrat que j'ai signé!
Je suis partie de Paris à cause de problèmes avec le milieu, mais j'ai l'impression de me retrouver piégée avec des gens beaucoup plus dangereux et d'être prisonnière. Quand j'aurai gagné assez d'argent, je trouverai un moyen de partir.
Obéir, d'accord. Par contre quand Madame punit, ce n'est pas pour rire. J'en ai encore mal aux doigts en l'écrivant.
C'était hier midi, elle recevait une vingtaine de personnes pour l'anniversaire de sa nièce, Iris, qui a 25 ans et s'est révélé être une vraie garce.
Je devais servir à table avec la bonne. On courrait dans tous les sens et à un moment en débarrassant la table, j'ai renversé un peu de sauce sur la robe d'Iris. Aïe, aïe, aïe… La cata!!
"Espèce d'idiote!!", a hurlé Iris, "J'ai plein de sauce sur ma robe." Affolée, je me suis excusée, "Je vous demande pardon, Mademoiselle Iris, je vais la nettoyer. "
Elle m'a suivie dans la salle de bain où j'ai frotté la robe avec de l'eau tiède. Hélas, il restait une trace. Elle m'a tirée brutalement par une oreille, m'a bien regardée dans les yeux et m'a dit, "ça tu vas le payer, connasse!"
On est retourné dans la salle à manger. Iris s'est plaint que la tâche ne partirait jamais et a terminé par, "Je me demande si elle ne l'a pas fait exprès, elle mérite une punition!!".
Madame a répondu, "C'est mon avis aussi, ma chérie.", puis elle a demandé aux invités, "Qu'est ce que vous en pensez?".
On dit qui se ressemble s'assemble, eh bien, ils étaient tous d'accord, même les jeunes, qui eux étaient enthousiastes. J'ai essayé d'attendrir Iris, "Je ne l'ai pas fait exprès, je vous le jure, je laverai votre robe". Mais à son air, j'ai compris que c'était peine perdue.
Madame a tranché, "Allez chercher une cuiller en bois à la cuisine, Mathilde".
Marthe la cuisinière qui avait tout entendu, m'a tendu la cuiller en disant, "Tu vas déguster, ma fille!".
Madame a pris la cuiller par la partie large, "Tendez votre bras et présentez votre main, la paume en l'air". J'ai obéit et elle m'a frappé d'un coup sec en travers des doigts. OUCH!! Ça fait très mal, j'ai secoué la main en faisant des grimaces. La voix de Madame a claqué comme la cuiller sur ma main, "Votre main, immédiatement!!" Je l'ai tendue en tremblant et j'ai reçu 4 coups supplémentaires en travers des doigts et de la paume. Après chaque coup, je recommençais à secouer ma main en dansant sur place. Cinq lignes rouges barraient ma main, je me suis mis à pleurer et je me suis tournée vers Iris "Je vous en prie, Mademoiselle Iris, ça fait trop mal, ma main est en feu!". Elle a réfléchi " Bon, je vais être magnanime, ça suffit pour la main droite, maintenant la gauche.". Les invités ont rit devant mon air dépité et j'ai tendu la main gauche. Cinq fois la cuiller a sifflé et a laissé une marque rouge et brûlante. Madame a dit, "Bon, on a autre chose à faire que punir une bonne maladroite, on va ouvrir les cadeaux." et à moi, "Reprenez votre service, Mathilde et, attention, à la prochaine maladresse, je serai moins gentille."
Gentille!!
Je m'en fous, je vais m'enfuir…
Le reste de l'après midi c'est passé sans… maladresse de ma part.
Quand les invités sont partis. Madame m'a appelée dans le salon. Qu'est ce qu'elle va encore me faire???
"Mathilde quand je prends la peine de vous punir, c'est pour votre bien. Aussi ce serait la moindre des choses que de me remercier humblement… et en faisant une phrase." Quoi? La remercier de m'avoir frappée aussi cruellement?
Elle est folle ou quoi?? Ja-mais!!
Mais… bon, j'ai dit, "Je vous remercie de m'avoir punie, Madame, et je vous prie de m'excuser pour ma maladresse!"
"C'est vraiment une phrase minimum! Enfin j'accepte vos excuses, surtout parce ça a amusé tout le monde de vous voir secouer vos mains en faisant des grimaces!".
Elle a relevé sa jupe, enlevé sa culotte et s'est rassise. Je connais le message. Je me suis mise à genoux, elle a caressé ma joue avec son pied. Je l'ai embrassé puis je suis remontée entre ses jambes. J'aurais pu le faire les yeux fermés, guidée par l'odeur de sa chatte...
J'ai léché son sexe humide. Elle m'a dit, "Montrez-moi vos paumes". J'ai levé les mains vers elle et j'ai léché jusqu'à ce qu'elle jouisse.
A suivre.
Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.
Nos livres sont ici :
https://www.lamusardine.com/13285-michael-mia
et sur Amazon
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La patronne d’Anne organisa leur première rencontre dans l’un des restaurants les plus réputés de la ville.
Ce choix ne rassura pas Anne.
Elle aurait préféré recevoir la cliente au cabinet, entourée de ses plans, de ses maquettes et de tout ce qui lui permettait de conserver la maîtrise d’un entretien. Dans un restaurant, les règles seraient différentes. Madame Thomas choisirait le rythme de la conversation, les sujets qu’elle souhaitait aborder et probablement le moment où elle accepterait enfin de parler de son projet.
Plus la date approchait, plus Anne regrettait d’avoir accepté le rendez-vous.
Elle ne se souvenait pas d’avoir été aussi nerveuse avant de rencontrer un client. La commande l’intriguait, mais l’insistance de cette femme à travailler exclusivement avec elle éveillait sa méfiance.
Pourquoi elle ?
Son projet d’immeuble avait été remarqué, mais beaucoup d’architectes possédaient davantage d’expérience. Certains étaient spécialisés dans les résidences privées et savaient répondre aux caprices d’une clientèle fortunée.
Anne, elle, ne possédait aucune patience pour les caprices.
Quelques jours avant le rendez-vous, elle s’offrit une jupe en cuir noir.
La coupe descendait à mi-mollet et suivait sa silhouette sans entraver ses mouvements. Deux poches avaient été intégrées dans les coutures latérales.
Les poches achevèrent de la convaincre.
La jupe était élégante, provocante et pratique. Elle correspondait parfaitement à sa conviction qu’une femme ne devrait jamais être obligée de choisir entre l’apparence et l’utilité.
Le matin de la rencontre, Anne l’associa à un chemisier couleur ivoire et à une veste noire. L’ensemble produisait exactement l’effet recherché : suffisamment professionnel pour un rendez-vous important, mais trop personnel pour ressembler à un uniforme.
Il lui manquait seulement les chaussures.
Anne examina le contenu de son armoire.
Ses escarpins noirs ne s’accordaient pas à la longueur de la jupe. Ses bottines rendaient l’ensemble trop ordinaire. Elle essaya une autre paire, fit quelques pas devant le miroir et la rejeta.
Son regard s’arrêta sur la boîte rapportée de la boutique.
Les cuissardes.
Elle les avait achetées pour leurs séances avec Alexandre, pas pour déjeuner avec une cliente. Leur cuir noir et leurs talons hauts risquaient de rendre sa tenue beaucoup plus provocante qu’elle ne l’avait prévu.
Anne les enfila tout de même.
La jupe descendait suffisamment bas pour dissimuler la partie supérieure des bottes. Lorsqu’elle restait immobile, celles-ci pouvaient presque passer pour des bottes ordinaires. En marchant, le mouvement du cuir révélait toutefois leur hauteur.
Elle se contempla dans le miroir.
L’ensemble était audacieux.
Peut-être trop.
Elle descendit afin de demander l’avis d’Alexandre.
Il terminait son café dans la cuisine lorsqu’elle passa devant la porte. Anne ne s’arrêta pas immédiatement. Elle fit quelques pas dans le couloir avant de revenir.
Alexandre tenait toujours sa tasse, mais avait oublié de boire.
Ses yeux descendirent le long de la jupe avant de s’arrêter sur les cuissardes. Son expression était si éloquente qu’Anne sentit ses dernières hésitations disparaître.
— Tu les as reconnues, remarqua-t-elle.
— Oui.
— Est-ce trop pour un rendez-vous professionnel ?
Alexandre chercha une réponse prudente.
— Cela dépend du résultat souhaité.
— Je veux qu’elle comprenne que je ne serai pas une exécutante docile.
— Dans ce cas, le message est parfaitement intelligible.
Anne fit lentement un tour sur elle-même.
— Tu n’aimes pas ?
— Je tente de conserver une pensée cohérente.
Elle s’approcha.
— Ce ne sont pourtant que des bottes.
— Nous savons tous les deux que ce ne sont pas seulement des bottes.
Anne posa un doigt sous son menton.
— À quoi est-ce que je ressemble ?
— À quelqu’un à qui il serait très difficile de dire non.
Cette réponse lui plut.
— Alors mon choix est confirmé.
Elle l’embrassa, récupéra son sac et se dirigea vers l’entrée.
— Anne ?
Elle se retourna.
— Bonne chance.
— Je n’en ai pas besoin.
Alexandre sourit.
— Tu es donc prête.
La remarque l’accompagna durant tout le trajet.
Le restaurant occupait le rez-de-chaussée d’un ancien hôtel particulier. Un maître d’hôtel en costume sombre accueillit Anne par son nom et la débarrassa de sa veste. Son regard descendit brièvement vers ses bottes avant de retrouver une neutralité parfaite.
Anne traversa la salle.
Les tables étaient suffisamment espacées pour préserver l’intimité des conversations. Des lumières douces se reflétaient dans les verres et sur les boiseries anciennes. Les voix restaient basses, comme si le prix des plats interdisait de parler trop fort.
Plusieurs hommes suivirent Anne du regard.
Elle le remarqua.
Autrefois, cette attention aurait pu l’agacer. Ce jour-là, elle la reçut différemment. Ces regards ne lui donnaient aucun pouvoir sur elle. Ils confirmaient simplement l’effet qu’elle avait choisi de produire.
Elle ne s’habillait pas pour disparaître.
Au fond de la salle, sa patronne était déjà installée. Elle discutait avec une femme qu’Anne reconnut grâce à la photographie jointe au dossier.
Madame Thomas.
La patronne d’Anne se leva dès qu’elle les rejoignit.
— Anne, je vous présente Madame Thomas.
La cliente tourna la tête.
La première impression d’Anne fut difficile à définir.
Madame Thomas était élégante, mais sa tenue n’avait rien d’ostentatoire. Elle portait une robe d’un bleu très sombre et quelques bijoux choisis avec une sobriété parfaite. Ses cheveux étaient relevés et son maquillage presque imperceptible.
Ce n’était pas son apparence qui impressionnait Anne.
C’était la manière dont elle occupait l’espace.
Madame Thomas ne cherchait pas à attirer l’attention de la salle. Pourtant, le personnel surveillait discrètement sa table. Lorsqu’elle leva les yeux vers Anne, tout ce qui les entourait sembla perdre momentanément son importance.
Cette femme ne dominait pas le restaurant parce qu’elle parlait plus fort que les autres.
Elle le dominait comme si aucune autre disposition des choses n’avait jamais été envisageable.
— Anne, dit Madame Thomas.
Elle prononça son prénom comme si elles s’étaient déjà rencontrées.
— Madame Thomas.
Elles échangèrent une poignée de main. Celle de la cliente était ferme, son regard direct.
— Asseyez-vous.
Ce n’était pas tout à fait un ordre.
Anne s’assit néanmoins avant d’avoir décidé de le faire.
Sa patronne reprit place face à elle. Madame Thomas occupait l’extrémité de la table, dans une position depuis laquelle elle pouvait observer les deux femmes et toute la salle.
Un serveur s’approcha.
— Nous attendions Anne, expliqua Madame Thomas. Vous pouvez servir le vin.
L’homme s’exécuta sans lui présenter la carte.
Anne remarqua ce détail.
— J’espère que le choix vous conviendra, poursuivit la cliente. Votre patronne m’a assuré que vous appréciez le vin blanc sec.
Anne tourna brièvement les yeux vers sa supérieure.
— Nous avons parlé de plusieurs choses en vous attendant.
— Je le constate.
Madame Thomas observa sa tenue.
— Votre jupe est très belle.
— Merci.
— Du cuir véritable ?
— Oui.
— Avec des poches, ajouta-t-elle.
Anne fut surprise qu’elle l’ait remarqué.
— C’est ce qui m’a décidée à l’acheter.
— L’élégance ne devrait jamais rendre une femme dépendante de quelqu’un pour transporter ce dont elle a besoin.
Un sourire apparut sur les lèvres d’Anne.
— Nous sommes d’accord.
Le regard de Madame Thomas descendit vers ses bottes, dont le cuir apparaissait sous la jupe.
— Un choix audacieux pour un rendez-vous professionnel.
Anne refusa de se justifier.
— Je les aime.
— C’est une excellente raison.
Le serveur remplit leurs verres. Madame Thomas attendit qu’il se soit éloigné avant d’ouvrir le dossier posé près d’elle.
— Parlons de la villa.
Enfin.
Anne sortit son carnet.
— Le terrain présente plusieurs contraintes importantes. L’accès actuel traverse la partie la plus dense de la propriété. Si vous refusez que les arbres soient abattus, il faudra modifier complètement l’arrivée.
— C’est précisément ce que je souhaite.
— Cela augmentera le coût.
— Le coût n’est pas le premier de mes critères.
— Quel est le premier ?
Madame Thomas referma le dossier.
— Que cette maison m’obéisse.
Anne resta silencieuse.
Sa patronne dissimula difficilement un sourire derrière son verre.
— Une maison ne peut pas obéir, répondit finalement Anne.
— Vous n’en êtes pas certaine.
— Elle peut être conçue pour répondre aux besoins de sa propriétaire.
— Et si mes besoins dépassent la simple fonction ?
— Alors vous devez m’expliquer ce que vous attendez réellement de cette maison.
Madame Thomas la regarda avec satisfaction.
— Voilà pourquoi je vous ai choisie.
— Vous ne me connaissez pas.
— J’ai étudié votre travail.
— Ce n’est pas la même chose.
— Les bâtiments révèlent beaucoup de choses sur ceux qui les conçoivent.
Madame Thomas ouvrit de nouveau le dossier et sortit une photographie de l’immeuble imaginé par Anne.
— Vous refusez les espaces qui obligent les femmes à se sentir vulnérables. Vous créez des entrées où l’on peut voir sans être exposée. Vous accordez une importance inhabituelle aux seuils, aux circulations et aux possibilités de fermer une partie d’un bâtiment sans condamner le reste.
— Ce sont des choix fonctionnels.
— Naturellement. Mais la fonction traduit toujours une vision du pouvoir.
Anne posa son stylo.
— Quelle est la vôtre ?
Madame Thomas ne répondit pas immédiatement.
Le serveur revint afin de présenter les plats. La cliente choisit pour elle-même, puis invita les deux autres femmes à commander.
Lorsqu’elles furent de nouveau seules, elle reprit :
— Je veux que la personne qui entre dans ma maison comprenne immédiatement qu’elle pénètre dans l’espace d’une femme. Je ne parle pas d’une décoration féminine. Je parle d’autorité.
— Comment une maison devrait-elle exprimer cette autorité ?
— C’est précisément ce que je veux que vous découvriez.
Anne sentit l’agacement monter.
— Vous dites savoir exactement ce que vous voulez, mais vous refusez de le formuler.
— Je veux vérifier que nous parlons le même langage avant de vous confier le vocabulaire.
— Est-ce un rendez-vous professionnel ou un examen ?
— Les deux.
La franchise de la réponse prit Anne au dépourvu.
Sa patronne n’intervint pas. Elle observait les deux femmes comme si elle savait que toute tentative de modération serait inutile.
— Pourquoi moi ? demanda Anne.
— Parce que vous n’avez pas tenté de me plaire depuis que vous êtes arrivée.
— Vous préféreriez que je le fasse ?
— Surtout pas.
Madame Thomas but une gorgée de vin.
— Beaucoup d’architectes expérimentés accepteraient toutes mes demandes avant même de les avoir comprises. Vous êtes déjà en train de déterminer celles auxquelles vous pourriez vous opposer.
— C’est mon travail.
— Votre travail consiste aussi à comprendre la personne pour laquelle vous construisez.
— Vous ne rendez pas cette partie facile.
— Je n’ai jamais considéré que la facilité produisait les résultats les plus intéressants.
Les plats arrivèrent.
Durant quelques minutes, la conversation porta sur les dimensions de la propriété, les arbres à conserver et l’orientation du terrain. Madame Thomas connaissait chaque détail. Elle répondait précisément aux questions techniques, mais déplaçait régulièrement la discussion vers Anne.
— Pourquoi êtes-vous devenue architecte ?
— Pour construire.
— Beaucoup d’enfants construisent des maisons. Peu d’entre eux en font leur profession.
Anne posa ses couverts.
— Mon père est parti lorsque j’étais enfant. Ma mère a dû se battre pour conserver notre maison et obtenir les moyens de m’élever. J’ai compris très tôt qu’un espace dans lequel une femme croit être en sécurité peut lui être retiré par des décisions prises ailleurs.
Sa patronne connaissait une partie de cette histoire, mais Anne en parlait rarement devant des clients.
Madame Thomas ne manifesta aucune compassion ostentatoire.
— Vous avez donc voulu construire des lieux que les hommes ne pourraient pas reprendre aux femmes.
— Je veux construire des lieux dans lesquels les femmes n’ont pas besoin de demander l’autorisation d’exister.
— C’est différent.
— Oui.
— Plus ambitieux également.
Anne soutint son regard.
— Mon ambition vous dérange ?
— Elle m’intéresse.
Madame Thomas semblait lire chacune de ses réactions. Une hésitation, un mouvement des mains ou un silence suffisait à éveiller une nouvelle question.
Anne eut peu à peu la sensation de subir un interrogatoire conduit par une femme diaboliquement habile.
— Vous êtes mariée ? demanda soudain Madame Thomas.
— Non.
— Vous vivez seule ?
— Avec mon compagnon.
— Depuis longtemps ?
— Dix ans.
— Et vous ne souhaitez pas l’épouser ?
Anne se raidit.
— Je ne vois pas le rapport avec votre villa.
— Vous avez raison. Vous pouvez refuser de répondre.
Cette permission l’irrita plus encore que la question.
— Je considère le mariage comme une institution construite autour de la possession des femmes.
— Votre compagnon partage-t-il cette opinion ?
— Il la respecte.
— Ce n’était pas ma question.
Anne serra les doigts autour de son verre.
Madame Thomas avait trouvé la faille avec une facilité déconcertante.
— Il aurait voulu m’épouser, reconnut-elle. J’ai refusé.
— Et il est resté.
— Oui.
— Un homme intéressant.
Anne sentit naître une réaction protectrice.
— Il l’est.
Madame Thomas remarqua le changement de son ton.
— Vous semblez très attachée à lui.
— Profondément.
— Mais vous refusez qu’une convention définisse la manière dont vous devez l’aimer.
— Exactement.
— Nous partageons peut-être davantage d’idées que vous ne le pensez.
Madame Thomas revint au projet sans fournir d’explication.
— La villa devra comporter des espaces destinés à recevoir plusieurs femmes. Certaines réunions seront privées. Je veux pouvoir accueillir mes invitées sans que les autres occupants de la maison interrompent nos échanges.
— Quels autres occupants ?
— Du personnel. Quelques hommes, éventuellement.
— Des employés ?
Un sourire presque imperceptible apparut sur le visage de Madame Thomas.
— Entre autres.
Anne attendit, mais la cliente n’ajouta rien.
— Il faudra donc organiser des circulations distinctes, reprit-elle. Les personnes chargées du service devront pouvoir intervenir sans traverser les espaces de réunion.
— Oui.
— Souhaitez-vous qu’elles restent invisibles ?
— Non. Un homme qui sert correctement n’a aucune raison d’être dissimulé. Il doit simplement comprendre quand sa présence est souhaitée.
La formulation éveilla quelque chose chez Anne.
Elle pensa à Alexandre attendant près du canapé, le collier autour du cou, jusqu’à ce qu’elle l’autorise à approcher.
Madame Thomas observa son visage.
— Cette idée vous paraît-elle étrange ?
— Pas nécessairement.
— Vous l’avez comprise très rapidement.
Anne se demanda ce que cette femme voyait réellement en elle.
Son regard descendit brièvement vers les cuissardes dissimulées sous la table. Le souvenir de la boutique, du collier et d’Alexandre à genoux lui revint avec une netteté troublante.
— Une architecture peut organiser des rapports d’autorité, dit-elle. La position des pièces, les accès et les perspectives indiquent déjà qui attend, qui reçoit et qui décide.
Madame Thomas sourit.
— Voilà la maison que je veux.
À cet instant, Anne sut qu’elle accepterait.
La villa n’était pas un simple caprice de femme fortunée. Quelque chose de plus profond se cachait derrière les exigences de Madame Thomas. Cette femme voulait donner une forme architecturale à une vision qu’elle ne révélait encore qu’en partie.
Anne voulait la découvrir.
— Je souhaite visiter la propriété avant de commencer les premières esquisses, annonça-t-elle.
— Cela signifie-t-il que vous acceptez le projet ?
— Cela signifie que j’accepte de déterminer s’il est réalisable.
— Vous avez déjà décidé qu’il le serait.
Anne eut l’impression désagréable d’avoir de nouveau été percée à jour.
— J’accepte, dit-elle.
Madame Thomas ne manifesta aucune surprise.
— Très bien.
Elle sortit une carte de son sac et la posa devant Anne.
— Venez mardi prochain à dix heures. Nous visiterons le terrain ensemble.
Anne prit la carte.
— Ma patronne sera présente ?
— Non.
Les deux femmes se tournèrent vers elle. La patronne d’Anne leva les mains avec amusement.
— Madame Thomas a insisté pour travailler directement avec toi.
— J’ai besoin de savoir que l’architecte comprendra mes décisions sans chercher constamment l’approbation d’une tierce personne, précisa la cliente.
— Et si je désapprouve l’une de vos décisions ?
— Vous me le direz.
— Vous pourriez ne pas apprécier.
— Anne, répondit tranquillement Madame Thomas, si je désirais une femme docile, je ne vous aurais pas choisie.
Le repas s’acheva peu après.
Lorsque Anne se leva, plusieurs regards masculins se tournèrent de nouveau vers elle. Cette fois, elle n’y prêta presque aucune attention.
Madame Thomas se leva à son tour.
— Les cuissardes étaient le bon choix, dit-elle.
Anne la regarda, surprise.
— Comment savez-vous…
— La démarche.
Son sourire possédait quelque chose de diabolique.
— À mardi.
Anne quitta le restaurant avec sa patronne.
Une fois dans la rue, elle inspira profondément, comme si elle venait de sortir d’une pièce dans laquelle l’air avait été placé sous le contrôle exclusif de Madame Thomas.
— Alors ? demanda sa patronne.
— Cette femme est terrifiante.
— Tu as accepté.
Anne regarda la carte qu’elle tenait encore.
— Justement.
Son téléphone vibra dans son sac. Un message d’Alexandre lui demandait comment s’était passée la rencontre.
Anne répondit :
J’ai accepté le projet. Et les bottes ont produit leur effet.
La réponse arriva quelques secondes plus tard.
Je n’avais aucun doute concernant les bottes.
Anne sourit.
Elle rangea son téléphone et suivit sa patronne.
Madame Thomas lui avait donné l’impression de lire en elle comme dans un livre ouvert. Pourtant, Anne n’éprouvait pas seulement de la méfiance.
Elle ressentait aussi cette excitation particulière qui précédait ses projets les plus importants.
Elle venait de rencontrer une femme dont l’autorité semblait dominer une salle entière.
Et pour la première fois depuis qu’elle avait découvert le plaisir de commander à Alexandre, Anne se demandait jusqu’où une femme pouvait étendre un tel pouvoir.
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Le personnage central
Au centre du procès se trouve Laudupond.
Un homme ordinaire.
Un homme plutôt discret, peu porté sur les démonstrations et qui ne cherche pas particulièrement à attirer l'attention.
Il parle peu.
Lorsqu'on lui pose une question, il répond généralement de manière directe.
Il ne cherche pas nécessairement à donner la réponse que l'on attend de lui.
Il dit ce qu'il pense.
Même lorsque cette réponse peut lui être défavorable.
Un homme difficile à lire
Laudupond n'est pas particulièrement à l'aise avec les conventions sociales.
Il ne comprend pas toujours pourquoi certaines choses doivent être dites d'une certaine manière.
Il peut comprendre qu'une personne attend de lui des excuses, des regrets ou une réaction particulière sans nécessairement produire cette réaction.
Cela ne signifie pas nécessairement qu'il est indifférent.
Mais son comportement peut facilement être interprété comme tel.
Ce décalage entre ce qu'il ressent, ce qu'il dit et ce que les autres attendent de lui constituera une dimension importante du procès.
Les faits reprochés
Laudupond devra répondre de faits qui seront présentés au cours du procès.
À ce stade, le dossier public ne permet pas encore de tirer de conclusion définitive sur sa responsabilité.
Le procès devra notamment permettre de déterminer :
ce qu'il a réellement fait ;
ce qu'il savait au moment des faits ;
ce qu'il pouvait raisonnablement prévoir ;
quelles étaient ses intentions ;
quelles conséquences peuvent réellement lui être attribuées.
Ces questions seront examinées contradictoirement au cours du procès.
La parole de Laudupond
Laudupond ne cherchera pas nécessairement à se présenter sous son meilleur jour.
Il pourra reconnaître certains faits.
Il pourra en contester d'autres.
Il pourra également répondre à certaines accusations par une simple constatation :
« C'est ce qui s'est passé. »
Mais reconnaître un fait ne signifie pas nécessairement reconnaître une responsabilité.
C'est précisément au procès de déterminer ce qui peut être établi.
Ce que le public ne sait pas encore
Cette présentation ne constitue pas le dossier complet de Laudupond.
Certains éléments de son histoire ne seront communiqués qu'au joueur qui l'incarnera et au Greffe.
D'autres informations apparaîtront progressivement au cours du procès.
Le public découvrira donc Laudupond au fur et à mesure des débats.
Et il appartiendra aux participants de déterminer si l'image qu'ils se font de lui au début du procès correspond réellement à ce que les faits permettront d'établir.
Une dernière question
La question ne sera peut-être pas simplement :
« Laudupond est-il coupable ? »
Elle pourrait également devenir :
« Que sommes-nous réellement en train de juger : ses actes, ses intentions, leurs conséquences… ou la manière dont il se comporte face à ceux qui le jugent ? »
Le procès permettra de le découvrir.
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Le rôle du Greffe
Le Greffe constitue l'organe d'organisation du procès de Laudupond.
Il assure le fonctionnement général du dispositif, sans prendre part au débat sur le fond de l'affaire.
Le Greffe n'est ni l'accusation, ni la défense, ni le tribunal, ni une partie au procès.
Son rôle est de créer et maintenir le cadre dans lequel les participants pourront jouer leur rôle.
Organiser
Le Greffe prépare le procès et en assure la coordination.
Il est notamment chargé de :
présenter le projet ;
publier le règlement ;
recueillir les candidatures ;
attribuer les rôles ;
organiser le calendrier ;
ouvrir et fermer les différentes phases ;
organiser les audiences ;
gérer les espaces de discussion.
Transmettre
Le Greffe transmet à chaque participant les informations nécessaires à son rôle.
Certaines informations peuvent être publiques.
D'autres peuvent être réservées à un ou plusieurs participants.
Le Greffe veille ainsi à ce que chacun dispose des informations correspondant à son personnage, sans révéler prématurément les éléments qui doivent rester confidentiels.
Archiver
Le Greffe assure la conservation et l'organisation du dossier.
Il publie et numérote notamment :
les pièces ;
les témoignages ;
les comptes rendus ;
les décisions de procédure ;
les différentes étapes du procès.
Les articles constituent progressivement la mémoire du procès.
Rythmer
Le procès est organisé en différentes phases.
Le Greffe détermine le moment où une nouvelle phase peut commencer et indique les échéances nécessaires à son déroulement.
Il peut également introduire un élément prévu par le scénario lorsque son moment est venu.
Le Greffe ne doit cependant pas provoquer artificiellement une conclusion.
Il crée les conditions du débat et laisse les participants agir.
Appliquer le règlement
Le Greffe veille au respect du règlement.
Il peut intervenir lorsqu'une question concerne :
l'organisation ;
les règles ;
le calendrier ;
la confidentialité ;
l'accès aux pièces ;
la répartition des rôles ;
le fonctionnement du dispositif.
En revanche, lorsqu'une question relève du débat entre les parties, le Greffe laisse le débat se dérouler.
Ce que le Greffe ne fait pas
Le Greffe ne décide pas :
de la culpabilité de Laudupond ;
de son innocence ;
de la valeur définitive d'un témoignage ;
de la crédibilité d'une partie ;
de la force d'un argument ;
du résultat du délibéré.
Il ne doit pas défendre Laudupond.
Il ne doit pas chercher à le condamner.
Il ne doit pas orienter les participants vers une conclusion déterminée.
Le Greffe et le scénario
Le Greffe connaît l'architecture générale du procès.
Il connaît notamment les éléments prévus par le scénario, les informations confidentielles et les différentes possibilités d'évolution du dossier.
Mais connaître le scénario ne signifie pas écrire à l'avance toutes les interventions des participants.
Le procès doit conserver une part d'imprévisibilité.
Un participant peut poser une question inattendue.
Un témoin peut être interprété différemment de ce qui était prévu.
Une pièce peut produire un effet inattendu.
Une hypothèse peut être abandonnée.
Une nouvelle piste peut apparaître.
Le Greffe doit alors adapter l'organisation du procès sans prendre le contrôle du débat.
Le principe directeur
Avant chaque intervention, le Greffe doit se poser une question :
« Suis-je en train d'organiser le procès, ou suis-je en train de le jouer à la place des participants ? »
Si la réponse est la seconde, l'intervention doit être évitée.
Le Greffe est l'architecte du procès, mais pas son joueur.
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ARTICLE 02 — LE RÈGLEMENT DU PROCÈS
Préambule
Le procès de Laudupond est un procès fictif participatif.
Il repose sur un jeu de rôles dans lequel chaque participant intervient au nom d'un personnage ou d'une fonction qui lui a été attribué.
Le présent règlement constitue le cadre commun du procès.
Il s'applique à l'ensemble des participants, quelle que soit leur fonction.
L'objectif n'est pas de reproduire exactement une procédure judiciaire réelle, mais de créer un cadre suffisamment structuré pour permettre un débat contradictoire, cohérent et équitable.
1. Le principe du jeu de rôle
Chaque participant intervient dans le cadre du rôle qui lui a été attribué.
Il peut être amené à défendre une position qui ne correspond pas à sa propre opinion.
Le participant doit donc distinguer :
sa position personnelle
de
la position de son personnage.
Les interventions effectuées dans le cadre de l'audience sont considérées comme des interventions du personnage, sauf indication contraire du Greffe.
2. Le respect du cadre fictif
Les faits, personnages, témoignages, documents et éléments matériels présentés dans le cadre du procès appartiennent à l'univers fictif du jeu.
Ils ne doivent pas être présentés comme des faits réels concernant des personnes extérieures au procès.
Les participants ne doivent pas introduire dans le dossier de véritables informations privées concernant d'autres membres du forum.
Toute pièce ou tout élément créé pour les besoins du procès doit rester identifiable comme appartenant au cadre fictif.
3. La prise de parole
La parole est organisée par le Président du tribunal pendant les audiences.
Un participant ne doit pas intervenir à la place d'un autre rôle.
Le Président peut :
donner la parole ;
demander à un participant de préciser son propos ;
interrompre une intervention ;
demander qu'une question soit reformulée ;
rappeler le cadre des débats ;
clôturer une intervention.
Les participants doivent respecter les tours de parole.
Les échanges spontanés peuvent être autorisés lorsque le Président le juge compatible avec le bon déroulement de l'audience.
4. Le contradictoire
Tout élément important présenté contre un participant doit pouvoir faire l'objet d'une discussion contradictoire.
Une partie doit pouvoir :
répondre à une accusation ;
contester une pièce ;
interroger un témoin ;
relever une contradiction ;
proposer une autre interprétation ;
présenter un élément contraire.
Le contradictoire ne signifie pas que toutes les parties doivent être d'accord.
Il signifie que les différents points de vue doivent pouvoir être présentés et discutés.
5. Les rôles
Chaque participant reçoit un rôle défini par le Greffe.
Les informations transmises au participant peuvent être différentes selon son rôle.
Un participant ne doit pas utiliser une information obtenue en dehors de son personnage pour influencer directement le procès.
Il doit respecter les limites de connaissance de son personnage.
Le fait qu'un participant connaisse personnellement une information ne signifie pas que son personnage la connaît.
6. Les informations confidentielles
Certaines informations peuvent être transmises individuellement à certains participants.
Ces informations sont alors considérées comme confidentielles jusqu'à leur éventuelle révélation dans le cadre du procès.
Un participant ne doit pas transmettre à un autre participant une information confidentielle dont son personnage n'est pas censé disposer.
Le Greffe peut toutefois prévoir qu'une information devienne publique à un moment déterminé.
7. Les pièces
Les pièces produites au cours du procès sont identifiées et numérotées par le Greffe.
Elles peuvent notamment prendre la forme :
de documents ;
de témoignages ;
de correspondances fictives ;
de rapports ;
d'objets ;
de photographies fictives ;
d'éléments matériels ;
d'expertises.
La production d'une pièce ne signifie pas qu'elle est automatiquement considérée comme vraie ou probante.
Elle peut être :
contestée ;
discutée ;
interprétée ;
confrontée à d'autres éléments.
La valeur d'une pièce relève du débat du procès et, lorsque cela est nécessaire, de l'appréciation du tribunal.
8. La création d'éléments fictifs
Les participants autorisés à construire le dossier peuvent proposer des témoignages, documents ou éléments matériels fictifs.
Ces éléments doivent respecter les prémisses et la cohérence générale du procès.
Ils ne peuvent pas être utilisés pour modifier arbitrairement les faits fondamentaux établis par le Greffe.
Lorsqu'un élément nouveau est susceptible de modifier une prémisse importante du scénario, il doit être soumis au Greffe avant d'être intégré au dossier.
9. Les interventions hors rôle
Les interventions destinées à organiser le jeu ou à résoudre une difficulté technique doivent être clairement distinguées des interventions du personnage.
Un espace spécifique peut être utilisé pour les échanges hors rôle.
Une intervention hors rôle ne doit pas être utilisée pour influencer artificiellement le déroulement du procès.
10. Le rôle du Greffe
Le Greffe assure l'organisation générale du procès.
Il :
prépare le cadre ;
attribue les rôles ;
transmet les informations ;
organise les différentes phases ;
gère les pièces ;
tient les archives ;
applique le règlement.
Le Greffe ne prend pas position sur la culpabilité ou l'innocence de Laudupond.
Il ne participe pas au débat en tant que partie.
11. Le rôle du Président
Le Président dirige les audiences.
Il est chargé de faire respecter le cadre procédural du procès.
Il peut notamment :
donner ou retirer la parole ;
organiser les auditions ;
trancher les objections de procédure ;
interrompre une intervention ;
demander une reformulation ;
rappeler les règles ;
assurer le respect du contradictoire ;
clôturer les débats.
Le Président ne doit pas utiliser son autorité procédurale pour défendre une position sur le fond de l'affaire.
12. Les comportements attendus
Le procès repose sur la participation volontaire et le respect des autres participants.
Sont notamment attendus :
le respect des rôles ;
le respect des tours de parole ;
le respect du contradictoire ;
la bonne foi dans le jeu ;
le respect des limites fixées par le règlement ;
l'absence d'attaque personnelle contre les participants.
Une opposition forte entre les personnages est parfaitement possible.
Elle doit cependant rester une opposition dans le cadre du procès.
13. Les absences et abandons
Un participant qui ne peut plus assurer son rôle doit prévenir le Greffe dès que possible.
Le Greffe pourra alors :
adapter le calendrier ;
suspendre temporairement une phase ;
attribuer le rôle à un autre participant ;
modifier certaines modalités de participation.
L'objectif est de préserver la continuité du procès.
14. Le délibéré
À la fin des débats, le Président prononce la clôture de l'audience.
Le délibéré commence alors selon les modalités prévues pour le procès.
Les personnes chargées de délibérer doivent se fonder sur les éléments présentés au cours du procès.
Elles ne doivent pas tenir compte d'informations obtenues en dehors du dossier ou de leur rôle.
Le verdict est rendu à l'issue du délibéré.
15. Modification du règlement
Le présent règlement constitue le cadre de référence du procès.
Il ne doit pas être modifié en cours de procès de manière invisible ou rétroactive.
Toute modification nécessaire doit être annoncée clairement par le Greffe.
Lorsque cette modification affecte directement les droits ou les possibilités d'intervention des participants, elle doit être portée à leur connaissance avant son application.
16. Principe directeur
Le procès repose sur trois principes :
Jouer son rôle.
Respecter le contradictoire.
Laisser le procès produire ses propres conclusions.
Le Greffe organise.
Le Président dirige.
L'accusation accuse.
La défense défend.
Les témoins témoignent.
Les participants délibèrent.
Et Laudupond devra répondre de ce qui aura été établi au cours du procès.
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Elle marchait au bord du monde,
sans bruit,
sans plainte.
Les regards passaient à travers elle,
comme le vent à travers la brume du matin.
Quand elle était encore une toute petite pousse,
à peine sortie du sommeil des graines,
les autres herbes dansaient ensemble sous le vent.
Elle restait seule.
Toujours seule dans la cour de récréation,
ignorée, invisible.
Les années passèrent.
Voyant que les oiseaux se rassemblaient en nuées,
elle apprit à imiter leurs chants,
mais elle ne les comprenait pas.
Voyant que les feuilles bruissaient toutes de la même façon,
elle força son propre bruissement.
Comme l'eau épouse la forme des rives,
elle épousait la forme des attentes.
Elle apprit les mots qui faisaient sourire,
les passions qui faisaient hocher les têtes,
les gestes qui permettaient de traverser la foule
sans être rejetée.
Mais tous ces efforts l’épuisaient.
Le soir,
lorsque le monde s'endormait,
elle sentait en elle
une forêt immense.
Des sentiers inexplorés.
Des étoiles.
Des questions plus vastes que les océans.
Des trésors que personne ne demandait à voir.
Alors elle refermait doucement la porte.
Et le lendemain,
elle redevenait le reflet attendu.
Les hommes admirent souvent
ce qui fait du bruit.
Ils regardent les cascades.
Ils célèbrent les éclairs.
Mais la profondeur d'un lac
ne se mesure pas à son tumulte.
Ainsi passèrent de nombreuses saisons.
Silhouette discrète, transparente.
Nul ne soupçonnait
le continent caché sous la brume.
Puis un jour,
au détour d’un chemin tortueux que rien ne laissait prévoir,
elle rencontra un homme.
Il ne portait ni couronne,
ni certitude.
Simplement,
il avait appris à regarder.
Là où beaucoup contemplaient les vagues,
il cherchait la source.
Lorsqu’il la regarda,
elle baissa les yeux.
car elle avait compris,
qu’elle n’était plus invisible.
La confiance est née d'un souffle partagé.
L'invisible s'est fait lumière, sans jamais s'exposer.
L’homme lui dit que la lumière était là depuis toujours,
et qu’il avait simplement écarté le voile.
Car ce qui nourrit le monde
grandit souvent dans l'ombre,
et les trésors les plus vastes
aiment les lieux où personne ne pense chercher.
Le vrai Dominant ne s’impose pas par la force,
ni par la manipulation.
Le vent ne cherche pas à convaincre les arbres.
Il passe,
et pourtant tous s’inclinent.
En croyant en son être, en aimant sa différence,
il lui a offert la voie pour quitter sa tanière.
Et si un jour un cruel destin sépare leurs chemins,
elle marchera dans la vie, habitée de sa présence,
car la force qu’il lui a insufflée est immense.
********
Notes personnelles:
En filigrane, je me suis librement inspirée du style de Lao Tseu… et, par une multitude de petites touches, de ma propre histoire.
Sans la taquinerie bienveillante de Sanaephis en juin dernier, ce texte n'aurait sans doute jamais vu le jour. Il a d'abord trouvé sa place dans le cercle restreint du groupe "des Mots et des Maux", dont je remercie les membres pour leur accueil si touchant.
Je prends aujourd'hui la liberté de le republier dans la rubrique principale pour l'intégrer pleinement à ma liste d'écrits et le retrouver ainsi plus facilement. Certains le trouveront sans doute pas assez BDSM, et pourtant, il l'est, si on prend la peine de ressentir la charge émotionnelle qui en constitue le véritable coeur et la force du lien humain qui rend tout possible. Cet écrit est sans doute mon plus intime. Il demande une lecture tranquille pour ressentir tout ce qui s'y niche au-delà des mots.
Mille pardons aux premiers lecteurs pour la redite, et merci à tous pour votre indulgence.
Image d'illustration générée par IA
Texte généré par mon réseau neuronal biologique
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Dans les jours qui suivirent leur visite à la boutique, la vie reprit son cours.
À quelques exceptions près.
Les nouveaux accessoires trouvèrent progressivement leur place dans les séances d’Anne et d’Alexandre. Anne ne chercha pas à tous les utiliser immédiatement. Elle les découvrait un à un, attentive à leurs effets sur son compagnon autant qu’au plaisir qu’elle éprouvait à les manier.
La cravache remplaça rapidement la cuillère en bois. Plus précise, elle permettait à Anne de désigner une position, de corriger un mouvement ou de rappeler un ordre sans avoir besoin d’élever la voix.
Les bracelets ouvrirent d’autres possibilités. Alexandre découvrit la vulnérabilité particulière de ne plus pouvoir utiliser ses mains. Le bandeau lui retirait jusqu’à la possibilité d’anticiper les intentions de sa maîtresse. Attaché, privé de sa vue et entièrement dépendant de ses décisions, il éprouvait un calme qu’aucune autre situation ne lui avait jamais offert.
Anne prenait confiance.
Elle apprenait à prolonger l’attente, à alterner la fermeté et les récompenses, à utiliser le silence aussi efficacement que les ordres. Elle ne cherchait plus à reproduire les pratiques découvertes sur Internet. Elle inventait ses propres rituels, adaptés à Alexandre et à la femme qu’elle devenait lorsqu’elle détenait la clé de son collier.
Leurs sentiments s’intensifiaient avec leurs jeux.
Chaque séance exigeait une confiance plus grande. Alexandre révélait des désirs qu’il avait gardés enfouis pendant des années. Anne acceptait de montrer une part d’elle-même qu’elle avait longtemps confondue avec sa colère.
Elle n’aimait pas seulement être obéie.
Elle aimait guider Alexandre, prendre soin de lui et voir son intelligence se mettre librement au service de ses décisions. Son autorité n’avait plus besoin de naître d’un affrontement. Elle pouvait être calme, ferme et parfaitement assumée.
Cette évolution se manifestait également dans son travail.
Le projet d’immeuble sur lequel elle travaillait depuis plusieurs mois touchait enfin à sa fin. Le cahier des charges avait été particulièrement contraignant : une parcelle étroite, un budget surveillé, des normes énergétiques ambitieuses et la nécessité de préserver une partie de la façade existante.
Plusieurs collègues avaient estimé qu’il faudrait sacrifier soit l’esthétique, soit la fonctionnalité.
Anne avait refusé ce choix.
Elle avait redessiné les circulations, déplacé les espaces techniques et imaginé une cour intérieure permettant d’apporter de la lumière au centre du bâtiment. Les appartements étaient pratiques sans être impersonnels. Les entrées, les stationnements et les parties communes avaient été pensés pour que les habitantes puissent circuler sans traverser de zones isolées.
Le résultat dépassait les attentes du cabinet.
Après la dernière présentation, la patronne d’Anne la rejoignit devant la maquette.
— Tu as réussi.
Anne continuait à observer la façade miniature.
— Nous n’avons pas encore terminé les appels d’offres.
— Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Le projet est remarquable.
Anne se retourna.
— Tu m’as confié un cahier des charges impossible.
— Et tu as passé huit mois à me démontrer que ce mot n’avait aucun sens.
Sa patronne fit lentement le tour de la maquette.
— Tu n’as sacrifié ni les usages ni l’identité du bâtiment. Très peu d’architectes auraient trouvé cet équilibre.
Anne accepta le compliment avec un sourire.
— Merci.
Autrefois, elle aurait immédiatement évoqué les difficultés restantes ou rappelé le travail de son équipe pour détourner l’attention. Cette fois, elle s’autorisa simplement à recevoir la reconnaissance qu’elle avait méritée.
Sa patronne le remarqua.
— J’ai autre chose pour toi.
— Un nouvel immeuble impossible ?
— Une villa.
Anne fronça les sourcils.
— Je ne construis pas de villas.
— Tu en as conçu pendant tes études.
— Comme tous les étudiants en architecture. Je préfère travailler sur des bâtiments qui ont une utilité collective.
— Celle-ci ne sera pas une villa ordinaire.
Sa patronne sortit un dossier gris d’une sacoche et le posa sur la table.
— Il s’agit d’une commande privée. Le budget est confortable, le terrain exceptionnel et le cahier des charges… particulier.
— Particulier comment ?
— La cliente veut une maison capable de refléter une manière de vivre très précise. Elle ne cherche pas une démonstration de richesse. Elle veut que chaque espace traduise sa vision des relations entre les personnes qui l’occuperont.
Cette formulation éveilla l’intérêt d’Anne malgré ses réserves.
— Pourquoi moi ?
— Elle a vu le projet de l’immeuble. Elle a également consulté plusieurs de tes réalisations précédentes.
— Et ?
— Elle ne veut travailler qu’avec toi.
Anne regarda le dossier sans le toucher.
— Tu lui as expliqué que je n’avais jamais dirigé seule la construction d’une villa ?
— Elle le sait.
— Que je suis déjà engagée sur d’autres projets ?
— Elle le sait également.
— Et cela ne la dérange pas ?
— Elle considère apparemment que tu es la seule personne capable de comprendre ce qu’elle souhaite.
Anne croisa les bras.
— Les clients qui disent cela sont généralement ceux qui refusent d’expliquer leurs attentes avant de reprocher à l’architecte de ne pas les avoir devinées.
— Celle-ci sait exactement ce qu’elle veut.
— C’est parfois pire.
Sa patronne sourit.
— Voilà pourquoi ce projet est à la hauteur de ton talent.
Anne ouvrit enfin le dossier.
Les premières pages contenaient des photographies du terrain. Une vaste propriété entourée d’arbres, légèrement à l’écart de la ville. Une construction ancienne occupait encore une partie de la parcelle, mais son état semblait interdire une simple rénovation.
— Elle veut conserver les arbres ?
— Tous.
— L’accès principal passe précisément à travers la partie la plus dense.
— Elle refuse qu’on en abatte un seul.
Anne tourna une autre page.
— Et tu appelles cela un budget confortable ?
— Je savais que le défi te plairait.
— Je n’ai pas dit que j’acceptais.
— Non. Mais tu as déjà commencé à chercher une autre entrée.
Anne referma le dossier.
— Je vais réfléchir.
— Naturellement.
Sa patronne retourna vers son bureau, puis s’arrêta devant la porte.
— Anne ?
— Oui ?
— La cliente a été très claire. Si tu refuses, elle ne confiera pas ce projet au cabinet.
— Elle ira voir ailleurs ?
— Probablement. Mais elle ne remplacera pas ton nom par celui d’un autre architecte de notre équipe.
Lorsqu’elle fut seule, Anne rouvrit le dossier.
Une villa demeurait une villa. Un projet privé destiné à une femme qui possédait manifestement les moyens de transformer chaque préférence en exigence.
Pourtant, la commande l’intriguait.
Chaque espace doit traduire sa vision des relations entre les personnes qui l’occuperont.
Anne relut la phrase.
Elle pensa à sa propre maison. À la vieille vaisselle de sa mère, au collier d’Alexandre et aux pièces dans lesquelles leurs nouveaux rituels avaient progressivement trouvé leur place.
Une maison pouvait-elle exprimer une forme d’autorité ?
Elle emporta le dossier.
Le soir, elle retrouva Alexandre dans le salon. Il était installé sur le canapé avec son ordinateur, mais le referma dès qu’elle prit place près de lui.
Anne posa le dossier sur la table basse.
— Ma patronne m’a proposé un nouveau projet.
— Bonne ou mauvaise nouvelle ?
— Je n’ai pas encore décidé.
— De quoi s’agit-il ?
— Une villa.
Alexandre attendit la suite.
— Tu ne dis rien ?
— J’ai supposé que le mot villa n’expliquait pas à lui seul ton expression.
Anne lui présenta les photographies du terrain et résuma la conversation. Alexandre parcourut lentement les documents.
— La propriété est intéressante.
— Elle est surtout remplie d’arbres que la cliente refuse de sacrifier.
— C’est une contrainte, pas une impossibilité.
— Le bâtiment doit également refléter sa manière de vivre.
— Cela ressemble à ton travail.
— Je construis des espaces fonctionnels.
— Tu construis des espaces autour des personnes qui vont les utiliser. C’est exactement ce qu’elle te demande.
Anne récupéra une photographie.
— Je n’ai jamais dirigé un projet de ce genre.
— Voilà probablement pourquoi ta patronne te l’a confié.
— Ou parce que la cliente a refusé tous les autres architectes du cabinet.
— Elle t’a choisie.
Anne s’adossa au canapé.
— J’aime les immeubles. Leur complexité, les usages collectifs, les contraintes qui obligent à trouver des solutions utiles à plusieurs personnes. Une villa me paraît presque égoïste.
— L’importance d’un projet ne dépend pas du nombre de personnes qui l’occupent.
— Tu dis cela parce que tu transformes chaque problème individuel en infrastructure critique.
— Déformation professionnelle.
Il reposa les documents.
— Qu’est-ce qui te fait réellement hésiter ?
Anne réfléchit.
— J’ai peur de m’ennuyer. Ou de passer des mois à déplacer des murs parce qu’une femme riche aura décidé que la lumière du matin ne tombe pas correctement sur son fauteuil.
— Tu pourrais également découvrir une manière différente de concevoir.
— Tu penses que je devrais accepter ?
— Je pense que tu devrais rencontrer la cliente.
— Ce n’est pas une réponse.
— Si tu veux que je décide à ta place, il faut commencer par me mettre le collier.
Anne sourit.
— Tu deviendrais bien insolent.
— En dehors de nos séances, je conserve une fonction consultative.
Elle posa ses jambes sur ses cuisses.
Alexandre commença instinctivement à lui masser les pieds.
— Tu pourrais me demander de refuser, dit-elle. Ce projet prendra beaucoup de temps.
— Je sais.
— Nous en avons déjà peu.
— Je le sais aussi.
— Cela ne t’ennuie pas ?
Alexandre contempla les plans.
— Ce qui compte le plus pour moi, c’est de te voir épanouie. Lorsque tu parles d’un projet qui t’intéresse réellement, tu deviens impossible à arrêter. Tu oublies de manger, tu couvres la maison de dessins et tu me réveilles au milieu de la nuit pour m’expliquer pourquoi un escalier doit changer de place.
— Présenté ainsi, mon épanouissement semble assez pénible à vivre.
— Il l’est.
Elle lui donna un coup de pied léger.
Alexandre sourit.
— Mais j’aime cette femme. Celle qui voit un espace vide et imagine immédiatement ce qu’il pourrait devenir.
— Même si elle a moins de temps à te consacrer ?
— Je préférerai toujours partager ton temps avec quelque chose qui te rend heureuse plutôt que te garder auprès de moi lorsqu’un refus te laisserait des regrets.
Anne l’observa en silence.
Il ne cherchait jamais à réduire ses ambitions pour préserver son propre confort. Même son désir de soumission ne faisait pas de lui un homme passif. Il voulait participer à sa réussite, lui offrir un appui et rendre ses idées réalisables.
— Tu penses que cette expérience ne peut que m’être bénéfique, conclut-elle.
— Non. Elle pourrait être désastreuse.
Anne leva les yeux au ciel.
— Merci pour ton soutien.
— Mais tu ne le sauras qu’après avoir rencontré la cliente. Et si elle s’avère insupportable, tu pourras toujours refuser.
— Ou l’étrangler avec ses plans.
— Ta nouvelle autorité calme était pourtant très prometteuse.
Anne se pencha et l’embrassa.
— Je vais accepter le rendez-vous.
— Bonne décision.
— Je n’ai pas demandé ta validation.
— Observation encourageante, alors.
Elle reprit le dossier et parcourut les dernières pages. Alexandre continua à lui masser les pieds tandis qu’elle examinait les premières indications concernant les volumes et les usages souhaités.
Sur la fiche finale figuraient les coordonnées de la cliente.
Anne s’arrêta sur son nom.
Commanditaire : Madame Thomas.
Elle ignorait encore que cette villa ne représenterait pas seulement un nouveau défi professionnel.
Elle allait lui ouvrir la porte d’un monde dans lequel les jeux découverts avec Alexandre deviendraient les fondations d’une véritable société.
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LE PROCÈS DE LAUDUPOND
Un procès fictif, un jeu de rôles, une affaire à instruire
Le Cercle Ébène présente un nouveau projet : le procès fictif de Laudupond.
Il ne s'agit ni d'un véritable procès, ni d'une consultation juridique.
Il s'agit d'une expérience collective de jeu de rôles et de débat, construite autour d'une affaire fictive.
Chaque participant recevra un rôle et devra l'interpréter dans le cadre fixé par le procès.
Certains seront chargés de défendre Laudupond.
D'autres devront soutenir l'accusation.
Certains témoigneront.
D'autres pourront être amenés à enquêter, expertiser, interroger, arbitrer ou délibérer.
Et certains participants pourront devoir défendre une position qui n'est pas nécessairement la leur.
C'est précisément l'un des intérêts du dispositif.
LAUDUPOND
Au centre du procès se trouve Laudupond.
C'est autour de lui que se construira l'affaire.
Mais le procès ne donnera pas immédiatement toutes les réponses.
Les participants devront progressivement distinguer :
les faits ;
les témoignages ;
les preuves ;
les interprétations ;
les contradictions ;
les hypothèses ;
et ce que chacun croit savoir.
Laudupond devra lui-même faire face aux conséquences de ce qui sera révélé au cours du procès.
Ce qui semble évident au début pourra être remis en question.
Une pièce pourra prendre un autre sens.
Un témoignage pourra être contesté.
Un élément apparemment secondaire pourra devenir déterminant.
Le procès sera donc construit autour d'une question simple :
Que s'est-il réellement passé ?
Mais cette question en entraînera d'autres.
Que savait Laudupond ?
Que pouvait-il prévoir ?
Qu'avait-il réellement l'intention de faire ?
Quelle responsabilité peut-on réellement lui attribuer ?
Et finalement :
Que faut-il retenir de tout ce qui aura été établi au cours du procès ?
UN PROCÈS PARTICIPATIF
Le procès ne sera pas écrit entièrement à l'avance sous la forme d'une histoire que les participants n'auraient plus qu'à suivre.
Le scénario constituera un cadre.
Les participants en détermineront une partie du déroulement par leurs interventions.
Un avocat pourra découvrir une contradiction.
Un témoin pourra apporter un élément inattendu.
Une pièce pourra être contestée.
Une question pourra conduire à une nouvelle piste.
Une erreur d'interprétation pourra être corrigée.
Le Greffe pourra alors adapter la suite du déroulement aux événements produits par les participants, dans les limites du scénario.
Le procès devra donc conserver une part d'incertitude.
DES RÔLES, PAS SIMPLEMENT DES OPINIONS
Participer au procès signifie accepter de jouer un rôle.
Il ne s'agira pas simplement de dire ce que l'on pense de Laudupond.
Un avocat devra défendre son client.
Un procureur devra soutenir l'accusation.
Un témoin devra répondre en fonction de ce que son personnage sait.
Un juré devra écouter les arguments qui lui seront présentés.
Le principe est simple :
Le participant joue son rôle.
Il pourra donc être amené à défendre une position différente de sa propre opinion.
Cette contrainte fait partie du jeu.
Elle oblige à écouter l'argument adverse, à comprendre une position que l'on ne partage pas nécessairement et à construire une argumentation à partir des informations dont dispose son personnage.
LE GREFFE
Le procès sera administré par Le Greffe.
Le Greffe est l'organe d'organisation du procès.
Il ne sera ni juge, ni procureur, ni avocat, ni partie au procès.
Son rôle sera de faire fonctionner le dispositif.
Le Greffe sera notamment chargé :
de présenter le règlement ;
de recueillir les candidatures ;
d'attribuer les rôles ;
de transmettre les informations propres à chaque participant ;
de publier les pièces ;
d'organiser les différentes phases du procès ;
de gérer le calendrier ;
de rappeler les règles ;
d'organiser les audiences ;
de permettre les différents échanges ;
d'organiser le délibéré ;
de publier le verdict ;
et d'organiser le débriefing final.
Le Greffe connaîtra l'ensemble du dossier.
Les participants, eux, ne disposeront pas nécessairement de toutes les informations.
Certaines informations seront publiques.
Certaines seront communiquées uniquement à certains rôles.
D'autres pourront n'apparaître qu'au moment prévu par le déroulement du procès.
Cette différence entre ce que le Greffe sait et ce que chaque personnage sait constitue un élément essentiel du jeu.
LE FORUM ET LES ARTICLES
Le procès se déroulera principalement sur le forum.
Les discussions permettront aux personnages d'intervenir, de répondre, de témoigner, d'interroger et de défendre leurs positions.
En parallèle, des articles dédiés permettront de constituer progressivement le dossier du procès.
Ils pourront présenter :
les règles ;
les personnages ;
les faits connus ;
la chronologie ;
les pièces ;
les témoignages ;
les différentes étapes de la procédure ;
les comptes rendus des audiences ;
et, à terme, le verdict.
Le forum sera donc le lieu où le procès se déroule.
Les articles constitueront la mémoire du procès.
COMMENT PARTICIPER ?
Il ne sera pas nécessaire de connaître le droit pour participer.
Le procès est avant tout une expérience de jeu, de réflexion et de confrontation d'arguments.
Les rôles seront attribués en fonction des possibilités du projet et des disponibilités des participants.
Chaque participant recevra les informations nécessaires à l'interprétation de son rôle.
Certains rôles pourront demander davantage d'investissement que d'autres.
Le Greffe indiquera les modalités de participation lorsque les inscriptions seront ouvertes.
Il sera également possible de suivre le procès sans participer directement à l'un des rôles.
UNE AFFAIRE À DÉCOUVRIR
Le dossier de Laudupond ne sera pas livré dans son intégralité dès le premier jour.
Le procès avancera progressivement.
Les participants découvriront les éléments au fur et à mesure.
Certaines certitudes pourront être remises en question.
Certaines questions resteront longtemps sans réponse.
Et certaines réponses pourront en entraîner de nouvelles.
Le Greffe n'aura pas vocation à raconter l'histoire à la place des participants.
Il aura pour fonction de leur permettre de la découvrir.
LE PROCÈS VA COMMENCER
Le cadre est posé.
Le Greffe va maintenant préparer le dossier.
Les règles seront publiées.
Les rôles seront proposés.
Les premiers participants pourront se présenter.
Puis viendra le moment où Laudupond prendra place devant le tribunal.
À partir de là, la parole appartiendra aux participants.
Le procès de Laudupond peut commencer.
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Le week-end suivant, Anne et Alexandre retournèrent dans la boutique.
Depuis leur conversation sur le canapé, Alexandre savait que cette visite aurait lieu. Il ignorait seulement quand Anne se déciderait.
Elle choisit le samedi matin.
— Habille-toi, lui dit-elle après le petit-déjeuner. Nous sortons.
— Pour aller où ?
— Faire quelques achats.
— Dans quelle catégorie ?
Anne lui adressa un sourire.
— Celle qui te rend nerveux.
Alexandre comprit immédiatement.
Il ne posa aucune autre question, ce qui ne l’empêcha pas de consacrer le trajet à imaginer ce qu’Anne pouvait vouloir acheter. Ses suppositions allaient d’une simple paire de bracelets à des objets dont il ne connaissait que vaguement l’existence.
Anne, elle, conduisait avec une sérénité parfaite.
Le collier était dissimulé dans son sac à main, accompagné de sa petite clé. Alexandre ignorait qu’elle l’avait emporté.
Lorsqu’ils atteignirent la rue de la boutique, son malaise devint visible. Il ralentit devant la vitrine et contempla la porte comme s’il s’agissait de l’entrée d’un bâtiment dont la stabilité lui paraissait douteuse.
— Tu peux encore changer d’avis, lui dit Anne.
— C’est une possibilité ?
— Non. Mais je voulais observer ta réaction.
Elle poussa la porte.
La clochette tinta.
Le souvenir de sa première visite revint aussitôt à Alexandre : son envie de repartir, les objets qu’il évitait de regarder et la conseillère qui avait compris avant lui ce qu’il cherchait.
La boutique était calme. Les accessoires étaient toujours disposés sous leurs éclairages soigneusement orientés, avec l’élégance presque intimidante d’une collection privée.
Anne entra sans la moindre hésitation.
Alexandre la suivit.
La conseillère apparut derrière le comptoir. Son regard passa d’Anne à Alexandre. La reconnaissance fut immédiate.
— Monsieur quarante et un centimètres.
Alexandre ferma les yeux.
Anne se tourna lentement vers lui.
— Quarante et un centimètres ?
— Mon tour de cou, expliqua-t-il.
— Je me demandais déjà quelle information tu avais oublié de me communiquer.
La vendeuse sourit.
— Il ne connaissait pas sa taille. J’ai dû la mesurer.
— Je vois.
Anne paraissait enchantée.
— Je suis Anne.
— La destinataire du cadeau.
— Exactement. Je tenais à vous remercier. Vous avez très bien conseillé Alexandre.
— Le collier vous a plu ?
— Beaucoup.
— Et la manière dont il vous l’a présenté ?
Anne regarda son compagnon.
— Il avait préparé un discours et un déroulement précis. J’ai trouvé le paquet avant qu’il puisse mettre son plan à exécution.
La vendeuse rit.
— Cela lui ressemble.
— Vous ne l’avez rencontré qu’une fois, protesta Alexandre.
— Cela avait suffi.
Anne et la conseillère échangèrent un regard complice.
— Il m’a expliqué que vous lui aviez conseillé de me laisser décider du moment où il porterait son collier, reprit Anne.
— C’est généralement préférable lorsqu’on offre son obéissance à quelqu’un.
— Nous avons suivi ce principe. Son premier ordre a été de sortir les poubelles.
— Un excellent commencement.
— Depuis, nous avons diversifié les tâches.
— Je suis ravie de l’apprendre.
Alexandre avait l’impression de devenir le sujet d’une conversation à laquelle sa présence n’était pas indispensable.
— Peut-être pourrions-nous parler des accessoires ? suggéra-t-il.
— Tu es pressé ? demanda Anne.
— Pas exactement.
— Alors laisse-nous faire connaissance.
La vendeuse s’appuya contre le comptoir.
— Vous semblez déjà avoir trouvé votre manière de fonctionner.
— Je découvre, répondit Anne. J’aime davantage commander que je ne l’aurais imaginé.
— Et monsieur ?
Les deux femmes se tournèrent vers lui.
— Alexandre aime se retrouver à ma merci, répondit Anne à sa place.
Il rougit.
— Je vois que vous avez également appris à parler pour lui.
— Seulement lorsque sa réponse me paraît évidente.
La vendeuse observa Alexandre quelques secondes.
— Il réfléchit encore trop.
— Constamment.
— Je suis présent, leur rappela-t-il.
Anne ouvrit son sac à main.
— Justement.
Elle en sortit le collier.
Le regard d’Alexandre se fixa sur la bande de cuir noir. Son embarras ne disparut pas, mais quelque chose changea immédiatement dans son attitude.
Anne le remarqua.
— Approche.
Il vint se placer devant elle.
— Ici ? demanda-t-il à voix basse.
— Oui.
La conseillère les observait avec intérêt.
Anne leva le collier.
— Baisse la tête.
Alexandre obéit.
Elle passa le cuir autour de son cou et referma la boucle. Puis elle introduisit la petite clé dans le verrou.
Le déclic résonna doucement dans la boutique.
Alexandre inspira. Ses épaules se relâchèrent presque aussitôt.
Anne posa deux doigts contre l’anneau.
— À partir de maintenant, tu cesses d’analyser chaque accessoire et d’imaginer tout ce que je pourrais en faire.
— Cela risque d’être difficile.
Elle tira légèrement.
— Tu t’en remets à mon autorité.
Le regard d’Alexandre se calma.
— Oui, maîtresse.
La vendeuse sourit, visiblement impressionnée.
— Très bien.
Anne tourna la tête vers elle.
— Quoi donc ?
— Vous avez compris l’essentiel. Vous ne lui avez pas seulement mis un collier. Vous lui avez retiré le poids de la décision.
Elle reporta son attention sur Alexandre.
— Le changement est remarquable.
Anne contempla son compagnon. Quelques secondes plus tôt, il semblait prêt à établir une liste de risques pour chaque rayon. Désormais, il attendait simplement à ses côtés.
Cette transformation éveilla en elle une fierté inattendue.
— Montrez-moi les accessoires que devrait posséder toute maîtresse digne de ce nom, demanda-t-elle.
Une inquiétude traversa le visage d’Alexandre.
Anne saisit son anneau.
— Tu n’es plus à la manœuvre.
— Oui, maîtresse.
— Suivez-moi, dit la vendeuse.
Elle les conduisit vers une première vitrine consacrée aux attaches.
Plusieurs paires de bracelets en cuir y étaient exposées. Certaines étaient fines et décoratives. D’autres possédaient des boucles renforcées et un rembourrage intérieur.
La conseillère sélectionna une paire noire assortie au collier.
— De bons bracelets doivent être confortables tout en empêchant réellement le soumis de se libérer. Ceux-ci peuvent être reliés devant ou derrière le dos.
Anne les prit et examina les coutures.
— Donne-moi tes mains.
Alexandre tendit les poignets.
Anne referma les bracelets et demanda à la vendeuse de les relier dans son dos.
— Essaie de les écarter.
Il testa la résistance.
— Je ne peux pas.
Anne se plaça devant lui.
— Ils seront utiles lorsque je voudrai que tu cesses de toucher ou d’intervenir sans permission.
— Oui, maîtresse.
— Nous les prenons.
La vendeuse libéra ses poignets avant de présenter les attaches assorties pour les chevilles.
— Celles-ci limitent les déplacements. Vous pouvez également les fixer aux pieds d’un lit ou les relier entre elles.
Anne imagina Alexandre allongé, incapable de modifier la position qu’elle lui aurait imposée.
— Ajoutez-les.
La troisième paire comportait de simples sangles rembourrées.
— Elles permettent notamment de maintenir les cuisses écartées, expliqua la conseillère.
Alexandre détourna légèrement le regard.
Anne le remarqua.
— Celles-ci aussi.
— Vous apprenez vite, dit la vendeuse.
— J’ai beaucoup d’imagination.
Elles passèrent ensuite aux bandeaux.
La conseillère en choisit un qui bloquait entièrement la lumière.
— Priver un soumis de sa vue amplifie toutes ses autres sensations. Cela l’empêche également d’anticiper ce que sa maîtresse prépare.
— Parfait pour Alexandre.
Anne plaça le bandeau sur ses yeux.
— Que vois-tu ?
— Absolument rien.
Elle fit lentement glisser un ongle le long de sa nuque. Alexandre frissonna.
— Tu ne peux plus analyser que les informations que je décide de te donner.
— C’est une méthode radicale.
— Elle semble efficace.
Anne retira le bandeau et l’ajouta à leurs achats.
La vendeuse leur montra ensuite plusieurs bâillons. Alexandre regarda les modèles alignés avec une prudence nouvelle.
— Celui-ci est relativement confortable, expliqua-t-elle. Il réduit la parole sans empêcher complètement le soumis de produire un signal sonore.
Anne prit l’accessoire.
— Il pourrait enfin m’écouter sans essayer d’apporter une solution.
— Je peux parfaitement écouter sans parler.
Elle leva un sourcil.
— Tu es en train de discuter l’utilité de l’objet.
Alexandre se tut.
— Nous le prenons.
Vint ensuite une rangée de laisses. Certaines étaient constituées d’une chaîne métallique, d’autres d’une simple lanière de cuir.
La conseillère attacha un modèle court à l’anneau du collier. Elle tendit l’extrémité à Anne.
— Une laisse courte permet de contrôler facilement sa position. Elle est également très symbolique.
Anne exerça une légère traction.
Alexandre fut contraint d’avancer d’un pas.
Elle recula et l’obligea à la suivre.
— J’aime beaucoup.
— Cela se voit, remarqua la vendeuse.
Anne fit lentement le tour de la boutique, Alexandre relié à elle par la laisse. Il suivait chacun de ses mouvements sans protester.
— Elle sera parfaite lorsque je voudrai te rappeler où est ta place.
— Oui, maîtresse.
— Ajoutez-la.
Le rayon suivant était consacré aux instruments de correction.
Anne reconnut les cravaches aperçues lors de ses recherches. À côté se trouvaient des martinets, des fouets et différentes palettes.
La vendeuse lui fit prendre une palette en cuir relativement souple.
— Celle-ci produit un bruit impressionnant sans demander beaucoup de force. Elle convient bien pour apprendre à doser les coups.
Anne la fit claquer contre sa propre paume.
Alexandre sursauta légèrement.
— Elle remplacera avantageusement la cuillère en bois, déclara-t-elle.
La vendeuse regarda Alexandre.
— Une cuillère ?
— Une solution provisoire, expliqua Anne.
— Elle manquait de précision, ajouta-t-il.
— Et il a eu les fesses en feu pendant deux jours.
— Cette information n’était pas nécessaire.
Les deux femmes rirent.
La conseillère proposa ensuite une cravache fine.
— Celle-ci est plus précise. Elle permet de désigner une position, de guider un mouvement ou de concentrer la sensation sur une zone particulière.
Anne la prit et en fit glisser l’extrémité sur le torse d’Alexandre.
— Je pourrais m’en servir pour te montrer exactement ce que je veux.
— Oui, maîtresse.
— La palette et la cravache.
— Les deux ? demanda-t-il avant de pouvoir se retenir.
Anne posa la languette de la cravache sous son menton.
— Tu viens de remettre en question ma décision ?
— Non, maîtresse.
— C’est bien ce que je pensais.
La vendeuse ajouta les deux accessoires à leur sélection.
Elle leur présenta enfin un coussin d’agenouillement en cuir rembourré.
— Celui-ci est moins spectaculaire, mais très utile. Un soumis peut rester longtemps aux pieds de sa maîtresse si ses genoux sont correctement protégés.
Anne appuya sur le rembourrage.
— Nous le prenons.
Alexandre la regarda.
— Celui-là ne t’inquiète pas ? demanda-t-elle.
— Non. Il suggère que vous envisagez de me garder longtemps à genoux.
— C’est exactement son utilité.
Le sourire qu’ils échangèrent n’échappa pas à la vendeuse.
— Vous avez de la chance, dit-elle doucement.
Anne ne releva pas immédiatement la remarque.
La visite se poursuivit vers une partie de la boutique consacrée aux vêtements féminins. Plusieurs tenues étaient présentées sur des mannequins : robes de cuir, corsets, pantalons moulants et combinaisons brillantes.
Des bottes et des gants occupaient tout un mur.
Anne s’arrêta devant une paire de cuissardes noires.
— Elles sont magnifiques.
— Le cuir est souple, répondit la vendeuse. Le talon reste suffisamment stable pour se déplacer avec assurance.
Elle décrocha une botte et la tendit à Anne.
— La tenue ne fait pas la maîtresse. Une femme peut commander en robe légère, en tailleur ou sans le moindre vêtement. Mais une tenue choisie pour une séance amplifie son autorité. Elle l’aide à entrer dans son rôle et produit un effet immédiat sur son soumis.
Anne passa la main sur le cuir.
— Surtout avec ce genre de bottes ?
— Tous les hommes sont fétichistes.
— Affirmation difficile à démontrer, intervint Alexandre.
La vendeuse se tourna vers lui.
— Le cuir vous laisse indifférent ?
— Je n’ai pas dit cela.
— Les cuissardes ?
— Cette conversation n’est peut-être pas indispensable.
Anne tira sur la laisse encore attachée à son collier.
— Réponds.
Alexandre contempla les bottes entre les mains de sa compagne.
— Non, maîtresse. Elles ne me laissent pas indifférent.
— Et le cuir ?
— Non plus.
Anne échangea un sourire avec la vendeuse.
— Voilà. Tous les hommes ont leurs déclencheurs. Certains les reconnaissent simplement plus vite que d’autres.
Anne essaya les cuissardes.
Lorsqu’elle sortit de la cabine, Alexandre resta immobile. Les bottes montaient au-dessus de ses genoux et transformaient entièrement sa silhouette. Anne fit quelques pas, appréciant le bruit ferme de ses talons sur le sol.
Elle s’arrêta devant lui.
— À genoux.
Alexandre obéit.
Depuis cette position, les cuissardes dominaient tout son champ de vision. Anne posa une botte sur le coussin prévu pour ses genoux.
— Embrasse-la.
Il approcha ses lèvres du cuir.
Anne sentit une vague de plaisir la traverser.
— Nous les prenons.
Elle choisit également une paire de gants montant jusqu’aux coudes et un pantalon en cuir dont la coupe lui plut immédiatement.
La vendeuse lui présenta une combinaison en latex.
— Celle-ci demande un peu plus de préparation, mais l’effet sur un soumis est rarement décevant.
Anne observa Alexandre.
— Qu’en penses-tu ?
— Je n’ai pas reçu l’autorisation d’analyser.
— Je t’accorde celle de donner ton avis.
Il examina la combinaison.
— Je pense que vous seriez très impressionnante.
— Seulement impressionnante ?
— Et particulièrement difficile à quitter des yeux.
Anne se tourna vers la vendeuse.
— Ajoutez-la.
Lorsque vint le moment de s’intéresser aux vêtements destinés aux hommes, le choix se révéla beaucoup plus limité.
La vendeuse leur présenta plusieurs caleçons en cuir ou en latex. Leur coupe couvrait les hanches et le derrière, mais une ouverture était aménagée à l’avant.
Alexandre regarda le premier modèle avec perplexité.
— Il manque une partie du vêtement.
— C’est volontaire, répondit la conseillère.
Anne prit un caleçon en cuir noir.
— Expliquez-moi.
— Beaucoup de maîtresses aiment que leur soumis reste partiellement vêtu. Cela rappelle son statut sans le laisser entièrement nu. L’ouverture permet également de rendre visible une cage de chasteté.
La main d’Anne s’immobilisa sur le cuir.
— Une cage ?
Alexandre reconnut immédiatement le changement de son expression.
— Anne…
Elle tira sur la laisse.
— Maîtresse.
— Maîtresse, je ne suis pas certain que…
— Tu n’as pas besoin d’être certain. Je suis seulement en train de me renseigner.
La vendeuse les conduisit vers une vitrine plus petite.
Plusieurs dispositifs y étaient présentés. Certains étaient fabriqués en matière synthétique, d’autres en métal poli.
— La cage empêche le soumis de disposer librement de son excitation, expliqua-t-elle. Sa maîtresse conserve la clé et décide du moment où il peut être libéré. Il existe des modèles légers pour les périodes courtes et d’autres conçus pour être portés plus longtemps.
Anne se pencha devant la vitrine.
L’idée s’accordait parfaitement avec ce qu’elle aimait dans le collier. Elle ne contrôlerait plus seulement les actions d’Alexandre. Elle déciderait également du moment où son plaisir lui serait permis.
— Quel modèle conviendrait avec ce caleçon ?
La vendeuse sortit une boîte contenant une cage en acier chirurgical.
— Celle-ci. L’acier est durable et facile à entretenir. Le modèle est livré avec plusieurs anneaux d’ajustement. Il faudra commencer par de courtes périodes et vérifier qu’aucune gêne anormale n’apparaît.
Alexandre observa la cage.
Elle lui parut beaucoup plus imposante entre les mains de la vendeuse que dans la vitrine.
— Qu’en penses-tu ? demanda Anne.
— Que le concept mérite probablement une longue phase d’étude.
— Ce n’était pas ma question.
Elle se rapprocha.
— Est-ce que cela dépasse une limite ?
Alexandre prit le temps de considérer honnêtement sa réponse.
— Non, maîtresse.
— Cela te fait peur ?
— Un peu.
— Et veux-tu me laisser décider ?
Son regard passa de la cage à la clé du collier qu’elle portait sur elle.
— Oui, maîtresse.
Anne se retourna vers la vendeuse.
— Nous prenons le caleçon et la cage.
Alexandre ferma brièvement les yeux.
— En acier chirurgical, précisa Anne.
— Naturellement.
La satisfaction de la vendeuse contrastait avec l’expression résignée d’Alexandre.
— Vous veillerez à respecter les durées conseillées, dit-elle à Anne. Et vous vérifierez régulièrement son confort.
— Je prendrai soin de ce qui m’appartient.
Alexandre rouvrit les yeux.
Ces mots suffirent à transformer son inquiétude en un trouble beaucoup plus profond.
Au moment de passer à la caisse, le comptoir disparut presque entièrement sous leurs achats.
Les bracelets, les sangles, le bandeau, le bâillon, la laisse, la palette, la cravache et le coussin formaient un premier ensemble. À cela s’ajoutaient les cuissardes, les gants, le pantalon de cuir, la combinaison en latex, le caleçon ouvert et la cage en acier.
La vendeuse répartit le tout dans plusieurs grands sacs noirs.
— La première fois, remarqua Alexandre, je suis reparti avec un seul petit paquet.
— Tu manquais d’ambition, répondit Anne.
— Je commence à mesurer les conséquences de mon impulsion.
— Je t’avais interdit d’analyser.
— Pardon, maîtresse.
Une fois les achats réglés, Anne détacha la laisse. Elle fit ensuite signe à Alexandre de s’approcher.
Il baissa la tête.
Sous le regard de la vendeuse, Anne déverrouilla son collier. Elle ne le retira pas immédiatement. Ses doigts restèrent quelques secondes contre sa nuque.
— Tu t’es bien comporté, lui murmura-t-elle.
— Merci, maîtresse.
Elle ouvrit enfin la boucle et reprit possession du collier.
Le changement fut subtil. Alexandre se redressa légèrement, comme s’il retrouvait une partie de ses responsabilités. Il demeura néanmoins près d’Anne, attendant presque encore ses instructions.
La vendeuse observait leur échange avec un sourire différent. Son amusement était toujours présent, mais une pointe d’envie s’y mêlait désormais.
Elle pratiquait elle-même la domination et connaissait la difficulté de trouver un homme capable d’offrir une confiance aussi entière sans cesser d’être lui-même.
— Prenez soin l’un de l’autre, dit-elle.
— Nous le ferons, répondit Anne.
Alexandre récupéra les sacs.
Il en prit deux dans chaque main, puis dut en passer un dernier sur son avant-bras. Sa silhouette disparut presque derrière leurs achats.
Anne, elle, ne portait que son sac à main et le collier.
La vendeuse retint un rire.
— Vous semblez déjà avoir trouvé une première utilisation à votre autorité.
— Il aime se rendre utile.
— Je constate.
Anne poussa la porte de la boutique.
Alexandre franchit difficilement le seuil, surchargé par les sacs. La clochette tinta derrière eux.
Dans la rue, il s’arrêta pour rééquilibrer son chargement.
— La dernière fois, dit-il, je n’avais qu’un petit sac contenant un collier.
— Et maintenant ?
Il contempla les nombreux paquets.
— Maintenant, j’ai l’impression d’avoir financé l’ouverture d’une succursale.
Anne éclata de rire.
— Tu regrettes d’être entré dans cette boutique ?
Alexandre regarda le collier qu’elle tenait à la main, puis la femme qui avait progressivement découvert tout ce qu’elle pouvait devenir en le lui faisant porter.
— Non.
— Même avec la cage en acier chirurgical ?
Son silence se prolongea.
— Alexandre ?
— Je réserve ma réponse jusqu’à l’évaluation des conditions réelles d’utilisation.
Anne s’approcha et glissa le collier dans son sac.
— Ce soir, tu n’auras rien à évaluer. Tu t’en remettras à ta maîtresse.
Elle reprit le chemin de la voiture, les mains libres.
Alexandre la suivit avec tous les sacs, partagé entre l’appréhension et le désir de découvrir ce qu’elle avait déjà imaginé pour lui.
La première fois qu’il avait quitté cette boutique, il portait un petit paquet et un secret.
Cette fois, il en ressortait chargé des instruments qui permettraient à Anne de donner une forme nouvelle à son autorité.
Et parmi eux se trouvait une seconde clé dont elle seule déciderait bientôt de l’usage.
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Le collier ne transforma pas Anne et Alexandre en deux personnes différentes.
Il révéla plutôt une manière nouvelle d’être eux-mêmes.
Leur relation D&S s’intégra progressivement à leur quotidien. Elle ne remplaçait ni leur complicité ni les habitudes construites au cours de leurs dix années de vie commune. Elle formait un espace à part, un territoire dans lequel ils pouvaient abandonner les rôles que le monde leur imposait.
Anne n’avait plus besoin de se battre.
Alexandre n’avait plus besoin de tout prévoir.
Lorsqu’elle lui passait le collier, Anne devenait sa maîtresse. Elle formulait ses désirs, donnait ses ordres et attendait qu’ils soient exécutés. Alexandre, de son côté, cessait d’analyser chacune de ses décisions. Il lui remettait le contrôle et se consacrait entièrement à ce qu’elle attendait de lui.
Cet abandon lui procurait un calme profond.
Leur nouvelle dynamique ne se limitait pas à leurs soirées. Ses effets commençaient à se manifester dans le reste de leur existence.
Anne avait longtemps exprimé sa colère de manière frontale. Lorsqu’un homme tentait de l’interrompre ou de diminuer la valeur de son travail, elle attaquait. Cette agressivité lui avait permis de défendre sa place, mais chaque affrontement lui laissait l’impression d’avoir encore dû prouver qu’elle méritait d’être entendue.
La domination lui fit découvrir une autre forme d’autorité.
Une autorité qui ne naissait pas de la colère.
Une autorité qui n’avait pas besoin de demander la permission.
Lors d’une réunion avec un client particulièrement pénible, Anne en fit l’expérience.
L’homme représentait un important groupe immobilier. Depuis le début de la séance, il commentait chaque décision, interrompait les collaboratrices d’Anne et reformulait leurs idées comme s’il venait de les inventer.
— Votre proposition est intéressante, jeune femme, lui dit-il enfin, mais nous allons simplifier tout cela. Les utilisateurs ne remarqueront jamais la différence.
Quelques mois plus tôt, Anne aurait réagi immédiatement. Elle lui aurait expliqué, avec une ironie féroce, ce qu’elle pensait de son expérience des besoins des utilisatrices.
Cette fois, elle resta silencieuse.
Elle le regarda terminer son explication, puis referma calmement le dossier posé devant elle.
— Vous avez deux possibilités, dit-elle.
Le client parut surpris par son ton.
— Vous adoptez notre proposition, qui répond au cahier des charges et aux besoins exprimés pendant les consultations. Ou vous la refusez et vous assumez par écrit la responsabilité des difficultés qui en découleront.
— Ce n’est pas ainsi que nous travaillons habituellement.
— C’est ainsi que nous allons travailler sur ce projet.
Elle ne haussa pas la voix. Elle ne sourit pas davantage.
— Je ne signerai pas des plans que je considère comme défectueux pour préserver votre budget. Si vous voulez supprimer ces aménagements, vous devrez trouver une autre architecte.
Le client se tourna vers la patronne d’Anne, probablement convaincu qu’elle interviendrait pour rappeler sa collaboratrice à l’ordre.
La femme consulta tranquillement ses notes.
— La position d’Anne est également celle du cabinet.
Le client céda dix minutes plus tard.
Lorsqu’elles se retrouvèrent seules, la patronne d’Anne resta un moment à la regarder.
— Tu as changé.
Anne rangea ses documents.
— Dans le bon sens ?
— Tu n’as pas reculé d’un centimètre, mais tu n’as pas non plus essayé de l’étrangler avec sa cravate.
— J’y ai pensé.
— Autrefois, cela se serait vu.
Anne leva un sourcil.
— Tu ne te bats plus pour occuper la pièce, poursuivit sa patronne. Tu entres comme si elle t’appartenait déjà.
Le compliment toucha Anne plus profondément qu’elle ne voulut le montrer.
Elle se contenta de sourire.
— Merci.
Elle n’ajouta rien.
Comment aurait-elle pu expliquer que cette nouvelle assurance était apparue en donnant des ordres à Alexandre ? Qu’elle avait appris, en voyant son compagnon s’agenouiller devant elle, qu’une autorité véritable n’avait pas besoin de colère pour exister ?
Alexandre ressentait lui aussi les effets de leur nouvel équilibre.
Le refus d’Anne de se marier ne disparaissait pas de leur histoire. Il se souvenait encore de la tristesse éprouvée lorsqu’elle lui avait expliqué qu’aucune institution ancienne ne renforcerait leur amour.
Pendant longtemps, Alexandre avait cru qu’il leur manquait quelque chose. Un engagement visible. Une structure capable de donner une forme durable au lien qui les unissait.
Le collier occupait peu à peu cet espace.
Il ne liait pas Anne à lui. Il le liait à Anne.
Lorsqu’elle le verrouillait autour de son cou, Alexandre lui offrait ce qu’elle avait toujours refusé de perdre elle-même : le droit de décider. Cette offrande ne ressemblait pas au mariage qu’il avait imaginé, mais elle possédait une force comparable.
Anne acceptait son obéissance.
Elle acceptait la responsabilité de le guider.
Pour Alexandre, cette décision constituait une forme d’engagement plus intime qu’une signature devant un officier d’état civil.
Même le désordre de la maison devenait plus simple à vivre.
L’organisation d’Anne demeurait incompréhensible. Les plans s’accumulaient sur la table, les chaussures apparaissaient dans les endroits les plus improbables et certains objets changeaient de place selon une logique qu’elle seule pouvait suivre.
Autrefois, Alexandre se demandait constamment s’il devait intervenir. Ranger risquait de contrarier Anne. Ne rien faire pouvait lui être reproché plus tard. Chaque objet devenait un problème dont il devait anticiper les conséquences.
Désormais, lorsqu’elle lui faisait porter le collier, Anne lui disait exactement ce qu’elle attendait.
— Ne touche pas à cette pile.
— Range les livres, mais laisse le carnet rouge sur la table.
— Mets cette boîte dans le meuble de l’entrée.
Les ordres d’Anne donnaient une direction à son chaos.
Alexandre n’avait plus besoin de déterminer si une décision était bonne ou mauvaise. Il lui suffisait d’exécuter sa volonté aussi fidèlement que possible.
Un soir, Anne décida de pousser cette expérience un peu plus loin.
Alexandre venait de rentrer du travail lorsqu’elle l’appela dans la salle à manger. Le collier était posé au centre de la table, accompagné de sa petite clé.
— À genoux, ordonna-t-elle.
Il posa sa sacoche et vint prendre place devant elle.
Anne portait un pantalon noir et un chemisier dont les manches étaient retroussées. Sa tenue n’avait rien d’extravagant. Pourtant, la manière dont elle se tenait suffisait à modifier toute l’atmosphère de la pièce.
— Notre mot de sécurité ? demanda-t-elle.
— Rouge.
— Tu me préviens également si quelque chose te fait réellement mal.
— Oui, maîtresse.
Elle lui passa le collier et verrouilla la boucle.
Alexandre ferma les yeux en entendant le léger déclic. Comme chaque fois, quelque chose se détendit en lui. Le monde extérieur venait de perdre son importance.
— Ce soir, tu vas préparer le souper, annonça Anne.
— Que souhaitez-vous manger ?
— Tu choisiras. Mais j’ai deux exigences.
— Je vous écoute, maîtresse.
— Premièrement, tu dresseras la table avec la vaisselle de ma mère.
Alexandre releva les yeux.
Le service était rangé dans la partie supérieure du buffet. Anne ne l’avait jamais utilisé depuis qu’elle avait hérité de la maison. Il avait proposé plusieurs fois de sortir les assiettes à l’occasion d’un anniversaire ou d’une fête, mais elle avait toujours refusé.
— Tu es certaine ?
Le regard d’Anne se durcit légèrement.
— Tu portes le collier depuis moins d’une minute et tu remets déjà en question ma décision ?
— Non, maîtresse.
— Cette vaisselle est faite pour servir. Ce soir, elle servira.
— Oui, maîtresse.
— Deuxièmement, tu enlèveras tes vêtements pour préparer le repas.
Alexandre hésita.
— Tous mes vêtements ?
— Tu peux conserver ton caleçon.
Un sourire malicieux éclaira le visage d’Anne.
— Il cachera ton petit rossignol et son petit bosquet.
Alexandre baissa les yeux vers son pantalon.
— Je ne suis pas certain que cette terminologie respecte les classifications ornithologiques.
— Continue et le rossignol découvrira immédiatement les dangers de la déforestation.
Il se tut.
Anne croisa les bras.
— Déshabille-toi.
Alexandre retira sa chemise, son pantalon et ses chaussettes. Il plia soigneusement ses vêtements sur une chaise avant de se tenir devant elle, vêtu uniquement de son caleçon et du collier.
Anne prit le temps de l’observer.
Le contraste lui plaisait. Alexandre ne possédait plus aucun signe de son statut professionnel. Plus de veste, de téléphone ou d’ordinateur. Seulement cet homme presque nu, attendant ses instructions.
Son homme.
Son soumis.
— Va chercher la vaisselle, dit-elle.
Alexandre ouvrit le buffet. Les assiettes étaient protégées par des feuilles de papier. Leur bord était décoré d’un motif végétal bleu et argent.
— Manipule-les avec précaution, ordonna Anne. Elles comptaient beaucoup pour ma mère.
— Je ferai attention.
— Je sais.
Il sortit chaque pièce séparément et la déposa sur la table. Anne l’observait en silence.
Au fond du buffet, Alexandre découvrit également deux verres en cristal et un plat ovale assorti au service.
— Celui-ci aussi ?
— Tout ce qui est nécessaire pour dresser correctement la table.
Il commença à organiser les couverts.
Anne entra dans la cuisine et ouvrit un tiroir. Elle en sortit une longue cuillère en bois.
Alexandre la regarda revenir.
— Je ne crois pas que cet objet fasse partie du service.
Anne fit claquer la cuillère contre sa paume.
— Nous n’avons pas encore acheté de cravache.
— Cette cuillère est destinée à la cuisine.
— Ce soir, elle possède plusieurs fonctions.
Elle se plaça derrière lui.
— Continue.
Alexandre déposa les fourchettes à gauche des assiettes. Il allait placer les couteaux lorsqu’un coup sec s’abattit sur son derrière.
Il sursauta et manqua de faire tomber un couvert.
— Qu’est-ce que j’ai fait ?
— Les verres ne sont pas alignés.
Il les observa.
— Ils le sont presque.
Un deuxième coup claqua contre son caleçon.
— Presque n’était pas ma consigne.
Une chaleur immédiate se répandit sur sa peau.
— Non, maîtresse.
— Recommence.
Alexandre réaligna les verres avec une attention renouvelée.
— Comme ceci ?
Anne examina la table.
— Mieux.
Elle fit lentement glisser la cuillère contre sa fesse.
— Tu apprends rapidement lorsque tu es correctement motivé.
Alexandre sentit son visage rougir.
— Merci, maîtresse.
Anne prit place sur une chaise pendant qu’il gagnait la cuisine. Elle avait apporté un verre de vin et conservait la cuillère en bois dans sa main.
Alexandre consulta le contenu du réfrigérateur.
— Puis-je vous préparer un risotto aux champignons ?
— Oui.
— Souhaitez-vous une salade ?
— Alexandre.
Il se retourna.
— Je t’ai demandé de préparer le souper. Je ne t’ai pas demandé de me présenter toutes les décisions nécessaires à sa préparation.
— Je voulais m’assurer…
Anne frappa la cuillère contre sa paume.
— Tu recommences à analyser chaque détail.
Il s’interrompit.
— Prépare-moi un repas. Fais les choix nécessaires. Je te corrigerai s’ils ne me conviennent pas.
Alexandre inspira profondément.
— Oui, maîtresse.
Il se mit au travail.
Anne le surveillait depuis sa chaise. Elle aimait le voir se déplacer presque nu dans la cuisine, le collier autour du cou. Elle aimait surtout la concentration avec laquelle il tentait de répondre à ses attentes.
Lorsqu’il ouvrit un placard sans le refermer, elle se leva.
Le coup de cuillère résonna dans la pièce.
— Le placard.
Alexandre le referma.
— Pardon, maîtresse.
— Tu peux faire mieux.
— Oui, maîtresse.
Elle retourna s’asseoir, enchantée par son rôle.
Le repas prit forme progressivement. Une odeur de champignons, de vin blanc et de parmesan se répandit dans la maison. Alexandre dressa le risotto dans le plat ayant appartenu à la mère d’Anne.
Lorsqu’il apporta celui-ci dans la salle à manger, il avait préparé une seule assiette et un bol.
Anne sourit.
— Tu n’as pas oublié ta place.
— L’expérience précédente m’a permis d’améliorer mes procédures.
— Pose mon assiette.
Il la servit avant de remplir son propre bol. Il déposa ensuite celui-ci sur le sol, près de la chaise d’Anne.
— Assieds-toi.
Alexandre prit place à ses pieds.
Anne goûta le risotto.
— C’est excellent.
— Merci, maîtresse.
Elle posa un pied contre sa cuisse.
— Tu peux commencer.
L’atmosphère resta détendue. Anne mangeait dans la vaisselle de sa mère tandis qu’Alexandre, installé sur le sol, lui racontait les moments les plus absurdes de sa journée. Il devait cependant demander la permission avant de prendre la parole trop longuement.
Lorsqu’il oublia cette règle, Anne lui donna un léger coup de cuillère sur l’épaule.
— Tu sais que cet instrument perd toute crédibilité lorsqu’il contient encore du risotto ? demanda-t-il.
— Veux-tu que je choisisse une autre cible ?
— Non, maîtresse.
Ils rirent tous les deux.
Sous leur légèreté, quelque chose de plus profond traversait pourtant la soirée. Anne avait enfin sorti la vaisselle de sa mère. Elle regardait les motifs bleus apparaître sous les aliments et retrouvait des souvenirs qu’elle croyait enfermés avec les assiettes dans le buffet.
Elle se revit enfant, assise devant une table trop haute. Sa mère utilisait ce service lors des jours importants. Elle lui répétait de ne pas cogner les verres et de tenir correctement sa fourchette.
Pendant des années, Anne avait craint qu’utiliser cette vaisselle efface une partie de ces souvenirs. Ce soir, elle comprenait qu’elle ne les protégeait pas en les maintenant enfermés.
Elle les empêchait simplement de vivre.
Alexandre ne posa aucune question. Il attendit qu’elle choisisse elle-même de parler.
— Ma mère servait toujours le dessert dans les petites assiettes, dit-elle finalement.
— Celles avec le bord argenté ?
— Oui. Même lorsqu’il ne s’agissait que d’une part de gâteau achetée au supermarché. Elle disait qu’une belle assiette pouvait sauver un mauvais dessert.
— C’est une théorie défendable.
— Ne l’analyse pas.
— Pardon, maîtresse.
Anne caressa doucement ses cheveux.
— Tu peux la trouver défendable.
Après le repas, Alexandre débarrassa la table. Anne lui ordonna de laver chaque pièce à la main et de l’essuyer immédiatement.
Elle resta dans la cuisine avec sa cuillère en bois.
Un nouveau coup s’abattit lorsqu’il empila deux assiettes humides.
— Séparément, avait-elle précisé.
— Elles allaient rester ainsi moins de dix secondes.
La cuillère claqua une seconde fois.
— Tu discutes ?
— Je fournis un contexte.
Un troisième coup lui arracha une grimace.
— Ton contexte ne m’intéresse pas.
— Oui, maîtresse.
Lorsqu’il eut terminé, Alexandre rangea soigneusement le service dans le buffet. Anne vérifia la disposition, puis lui fit signe d’approcher.
— À genoux.
Il obéit.
Elle déverrouilla le collier et le retira lentement. Ses doigts massèrent quelques secondes la marque légère laissée par le cuir.
— C’est terminé, murmura-t-elle.
Alexandre releva les yeux.
— Merci, maîtresse.
Anne se pencha et l’embrassa.
— Tu peux m’appeler Anne.
— Je vais commencer par remettre un pantalon.
— Excellente initiative. Le rossignol risque de prendre froid.
Quelques minutes plus tard, ils s’installèrent sur le canapé avec deux cafés. Alexandre s’assit avec une prudence qui n’échappa pas à Anne.
— Un problème ? demanda-t-elle innocemment.
— J’ai les fesses en feu.
— À ce point ?
— Je prévois d’importantes difficultés pour m’asseoir au cours des prochains jours.
Anne éclata de rire.
— La prochaine fois, travaille correctement et tu ne seras pas puni.
— J’ignorais que l’alignement des verres justifiait une sanction corporelle.
— Tu vois ? Tu analyses encore.
— Le collier est retiré. J’ai récupéré le droit de contester les méthodes de gestion.
Elle se rapprocha de lui et posa ses jambes sur ses cuisses.
— J’ai beaucoup aimé cette soirée.
— Même la partie culinaire ?
— Surtout le fait de te voir faire des efforts pour obéir exactement à mes souhaits. Tu n’essayais plus de transformer chaque demande en problème complexe. Tu agissais.
— Les coups de cuillère contribuaient à clarifier vos attentes.
— J’ai trouvé cela très reposant.
Alexandre prit doucement l’un de ses pieds et commença à le masser.
— J’ai aimé vous servir.
— Anne.
— J’ai aimé te servir.
Elle le laissa poursuivre quelques instants.
— Il faudra néanmoins procéder à une amélioration, dit-elle.
— La cuillère en bois ?
— Toi.
Alexandre s’arrêta.
— Moi ?
— Une épilation intégrale sera nécessaire.
Il baissa les yeux vers son corps, désormais dissimulé sous ses vêtements.
— Intégrale ?
— Intégrale.
— Pour quelle raison ?
— Une question d’hygiène.
Alexandre prit son expression la plus analytique.
— D’un point de vue strictement scientifique, la présence de pilosité ne constitue pas nécessairement…
— Et parce que cela me plairait davantage.
Il referma la bouche.
— Voilà un argument plus honnête.
— La prochaine fois que tu me serviras presque nu, je ne veux plus voir le petit bosquet.
— Le rossignol risque de perdre son habitat naturel.
— Il s’adaptera.
— Puis-je au moins demander un délai de relogement ?
Anne rit de nouveau.
Le silence qui suivit fut plus doux. Alexandre reprit son massage, puis son regard se posa sur le buffet.
— Merci d’avoir sorti la vaisselle de ta mère.
Anne cessa de sourire.
— Pourquoi me remercies-tu ?
— Parce que tu ne m’avais jamais laissé la toucher.
— J’avais peur qu’elle soit abîmée.
— Ce n’était pas seulement cela.
Elle le regarda.
Alexandre ne chercha pas à lui fournir lui-même la réponse.
— Non, reconnut-elle. Ce n’était pas seulement cela.
— Ce soir, tu m’as laissé entrer dans une partie de ta vie que tu gardais fermée. Tu m’as montré comment ta mère utilisait ces assiettes et tu m’as confié quelque chose qui comptait pour toi.
— Je t’ai surtout frappé avec une cuillère parce que tu rangeais mal ses verres.
— Ta méthode pédagogique reste perfectible.
Il prit sa main.
— Mais je suis reconnaissant que tu m’aies guidé dans cette partie de ton histoire.
L’émotion surprit Anne. Elle posa sa tasse et vint se blottir contre lui, prenant soin d’éviter ses fesses douloureuses.
Alexandre passa un bras autour de ses épaules.
Pendant quelques minutes, il ne fut plus son soumis et elle ne fut plus sa maîtresse. Ils redevinrent simplement Anne et Alexandre, deux êtres qui avaient appris à traverser ensemble leurs deuils et leurs blessures.
Le collier n’avait pas diminué leur tendresse.
Il leur permettait d’atteindre des endroits qu’ils n’avaient jamais su ouvrir autrement.
— Nous avons tout de même un problème matériel, dit finalement Anne.
— Lequel ?
— La cuillère.
— Je commençais à m’y attacher.
— Elle n’est pas conçue pour cela. Elle est difficile à manier et je ne contrôle pas précisément la force des coups.
— Je confirme.
— Il nous faudrait une véritable cravache. Ou une palette.
Alexandre tourna la tête vers elle.
— Tu sembles avoir réfléchi à la question.
— Il nous faudrait également des bracelets, un bandeau et peut-être quelque chose pour t’empêcher de discuter.
— Je crains qu’aucun accessoire disponible sur le marché ne soit capable de garantir ce résultat.
Anne se redressa.
— Il est temps d’accessoiriser nos séances.
Alexandre comprit immédiatement où cette décision allait les conduire.
— Tu veux aller dans la boutique ?
— Celle où tu as acheté mon collier.
— Je pourrais y retourner seul.
— Certainement pas. Cette fois, je choisis.
Il tenta de dissimuler son inquiétude.
Anne la remarqua et sourit.
— Ne t’en fais pas. Je commencerai doucement.
— Ta définition de la douceur vient de laisser des marques sur mes fesses.
— Alors tu disposes déjà d’un point de comparaison.
Elle reprit sa tasse et se réinstalla contre lui.
Alexandre contempla la cuillère en bois abandonnée sur la table de la cuisine.
La première fois, il était entré seul dans la boutique, poussé par une impulsion qu’il comprenait à peine.
La prochaine fois, Anne serait à ses côtés.
Et ce serait sa maîtresse qui choisirait ce qu’ils rapporteraient à la maison.
A Suivre ...
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Bruno
La semaine passa vite, rythmée par le travail le matin avec Marceline, pour finaliser le projet de Madame, l’après-midi c’est Arthur qui s’occupait de moi...J’apprenais à sucer, avaler des sexes de toutes tailles, à marcher comme un chien....La semaine passa vite. Marceline progressait très vite et le projet de Monsieur fût prêt le vendredi après-midi. Elle le lui présenta, lui expliqua les grandes lignes et fit un essais qui se révéla très intéressant pour Monsieur
Tu as fait du très beau travail Marceline…. Merci de ton aide !
Pas de quoi Monsieur
Madame t’attend, bonne soirée à toi !
Bruno, assis, cagoule….
Je tendis ma tête pour que Monsieur me mette ma cagoule…. Il l’ajusta comme il faut et me mis le bâillon gode, qu’il enfonça le plus possible ! J’avalai le gode et repris mon souffle en respirant le plus lentement et posément possible...Pourtant j’avais le cœur qui battait à 200
Pattes avant….
Je mis mes mains à hauteur de poitrine et les tendis à Monsieur….
Il me mit les deux moufles et les ferma avec le cadenas….
A 4 pattes….
Je me mis à 4 pattes… il prit mon pied gauche et mis un chausson en cuir qu’il fermât avec un cadenas… Puis il fît la même chose avec l’autre pied…
approche….Assis….voilà gentil Médor….
Je sentis aussitôt une douce chaleur essayer de tendre mon sexe...mais contraint dans ma cage l’érection devint très vite douloureuse…..
Il attacha à un petit anneau que je n’avais pas vu sous le menton de ma cagoule une chaînette
Regarde tes pieds
Je baissais la tête et vit deux chassons en cuir noir totalement assortis à mes moufles….Je devenais de plus en plus un chien….
Ne bouge plus…
et il tira sur la chaînette, je baissais encore plus la tête, Monsieur p^attacher l’autre bout de la chaînette à ma cage de chasteté….si j’essayai de relever la tête cela tirait sur ma cage et le rappel à l’ordre était immédiat et douloureux….
Interdit de relever la tête Médor
C’était limite supportable…. Cela me tirait sur les cervicales….
À 4 pattes….. Marche un peu…. Au pied !
Chaque me tirait le dos, les épaules et les cervicales…..retrouvé mon équilibre pour me mettre assis la tête tirée vers le bas ne fût pas aussi simple que ce que je pensais...En plus mes chassons glissaient sur le parquet…. Monsieur me fit mettre assis…. Ce fût difficile de passer de 4 pattes à assis… Puis il retira la partie bâillon de la cagoule
Demain Yves viendra te remettre ta sonde urinaire….Elle te sera posée de façon définitive….Seul Yves pourra te l’enlever sur mon ordre….Compris Médor ?
O...Oui Monsieur
Parfait…. Il te donnera également un traitement pour te féminiser…. Des questions ?
Mais ce n’était pas prévu cette féminisation Monsieur !
Non c’est une idée de Marceline...Madame et elle trouvent que tu pourrait faire une très belle sissy !
Mais non, ce n’tait pas dans notre accord !
Médor, Monsieur n’éleva pas la voix, dans notre accord, il est spécifié que tu m’appartiens et que je peux faire de toi ce que je veux , c’est bien cela ?
Je restai silencieux….
C’est bien cela ?
O….Oui Monsieur
Bien, donc je fais ce que je veux….
J’ai pris rendez-vous pour toi demain après-midi pour commencer une épilation totale…. Comme tu n’es pas très velu le torse et le dos devraient être très vite parfaitement lisse…. Ce sera un peu plus long pour les jambes, le pubis et les fesses….Sache le, cela va être douloureux car tu as une semaine pour devenir totalement glabre !
Une semaine...Mais….Cela va être insupportable….
Tu auras un bâillon, tu pourras hurler autant que tu voudras…..
Mais Non Vous ne pouvez pas Monsieur…. Des larmes me montaient aux yeux...Ce n’était pas la douleur….C’était que nous franchissions un palier...Porter des vêtements féminin, pourquoi pas, au contraire… Mais prendre des traitements pour être féminisé, c’était sans retour en arrière possible….
Tu vas voir, ton nouveau look va te plaire….Tu auras du temps pour t’habituer...Le traitement va mettre du temps avant que les premiers signes n’apparaissent…. D’ici là tu auras le temps d’apprendre à être une femme…
je gardai les yeux baissés….
Rassures toi je ne te ferai pas opérer….tu resteras un homme ou un semblant d’homme !
Mais alors pourquoi me faire prendre ce traitement Monsieur ?
Pour que tu deviennes un être hybride...mi-homme, mi femme...Tu as déjà une morphologie plutôt fine pour un garçon, tu deviendra facilement femme ….Tu n’as pas une voix grave, elle se féminisera facilement…. Mais je veux que tu gardes ta petite nouille entre les jambes… Il va falloir apprendre à être une femme, à penser comme une femme, à t’habiller, marcher, manger, vivre...pour cela je vais te trouver une excellente professeur….En attendant c’est Angèle qui t’apprendra les bases et Auguste continuera pour la partie sport, en accord avec sa consœur !
Bien Monsieur…..
Tu ne dis rien ?
Je vous appartiens Monsieur…
Et?Demain
Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour moi, Monsieur
C’est bien Médor, gentil chien !
Mais pourquoi ce compliment, pourtant débile, se glissait directement dans mon bas-ventre, m’envahissant d’une douce chaleur…..Monsieur, arrivait petit à petit à me faire perdre mon identité...Je devenais celui qu’il voulait et je dois le reconnaître, j’adorai cela !
Demain matin à 10h Yves viendra te voir pour commencer les examens et définir avec toi le programme de ta transformation….
Le ton de Monsieur, toujours égal, ne supportait aucune réplique ni aucun commentaire
à 15 h, Auguste n’emmènera chez l’esthéticienne….
Maintenant, file Madame et Marceline nous attendent pour l’apéritif….
Nous sommes monter les rejoindre dans le salon….
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Comprendre la différence entre fantasme, pratique BDSM et addiction, sans pathologiser le consentement ni banaliser les conduites réellement problématiques.
Une envie n’est pas un aveu de faiblesse. Elle devient une question clinique seulement lorsqu’elle entraîne une souffrance importante, une perte de contrôle, une altération durable de la vie quotidienne ou une atteinte au consentement d’autrui.
Présentation générale
Certaines personnes hésitent à parler de leur attirance pour la domination, la soumission, l’humiliation érotique, la douleur consentie ou les jeux de pouvoir. Elles craignent d’être jugées, diagnostiquées ou renvoyées à une supposée blessure ancienne.
Cette inquiétude n’est pas née de nulle part. Les pratiques sexuelles minoritaires ont longtemps été décrites avec des mots médicaux, moraux ou judiciaires. Le regard contemporain a évolué, mais les vieux réflexes demeurent : confondre intensité et danger, différence et trouble, abandon choisi et perte de contrôle.
Aimer une dynamique BDSM ne signifie pas, en soi, souffrir d’un problème psychique. Cela ne prouve pas davantage l’existence d’un traumatisme, d’une addiction ou d’un besoin inconscient de se détruire. Une préférence sexuelle ne constitue pas une maladie simplement parce qu’elle s’écarte des habitudes majoritaires.
Les classifications actuelles distinguent elles aussi l’intérêt sexuel d’un trouble. L’Association américaine de psychiatrie rappelle qu’un intérêt atypique ne suffit pas à établir un diagnostic : il faut notamment une souffrance ou une altération importante du fonctionnement, ou des comportements impliquant des personnes non consentantes ou exposées à un dommage sérieux.
Préambule : exprimer n’est pas se justifier
Dire « cela m’attire » n’équivaut pas à demander une autorisation morale.
Une personne peut avoir envie d’être dirigée, attachée, corrigée, humiliée dans un cadre érotique ou placée dans une relation très codifiée sans devoir produire une explication biographique complète. Il n’est pas nécessaire d’avoir été maltraitée pour aimer la soumission. Il n’est pas nécessaire d’être froide, cruelle ou dépourvue d’empathie pour aimer dominer. Il n’est pas nécessaire de vouloir reproduire une violence réelle pour trouver une représentation de la violence excitante dans un espace négocié.
Le fantasme n’est pas un programme d’action. Il peut être symbolique, théâtral, contradictoire ou impossible à réaliser. Certaines personnes aiment imaginer une situation qu’elles ne souhaitent jamais vivre. D’autres apprécient une pratique dans un cadre très précis, avec un partenaire précis, à un moment précis. Le désir n’a pas toujours vocation à devenir comportement.
Cette nuance protège tout le monde. Elle évite de conclure trop vite qu’un fantasme révèle une vérité cachée sur la personnalité. Elle évite aussi de traiter toute envie comme une injonction à passer à l’acte.
1. Le BDSM n’est pas une addiction
Une préférence, une pratique, une dépendance
Le mot « addiction » est souvent utilisé comme une étiquette vague. On l’emploie pour parler d’une forte attirance, d’un désir fréquent, d’une sexualité abondante ou d’une pratique qui occupe beaucoup de place dans l’imaginaire. Or l’intensité n’est pas la même chose que la compulsion.
Une addiction ou une conduite compulsive se caractérise plutôt par un fonctionnement qui échappe progressivement au choix de la personne. Celle-ci poursuit le comportement malgré des conséquences graves, n’arrive plus à le limiter comme elle le souhaite, néglige d’autres domaines essentiels ou éprouve une souffrance liée à cette perte de maîtrise.
Le nombre de scènes, la fréquence des fantasmes ou l’originalité des pratiques ne suffisent pas à poser un problème. Une personne peut pratiquer régulièrement et conserver une vie affective, professionnelle, sociale et physique équilibrée. À l’inverse, une conduite apparemment ordinaire peut devenir problématique lorsqu’elle est imposée, incontrôlable ou destructrice.
Ce qui mérite réellement de l’attention
La question utile n’est pas : « Est-ce que cette pratique est inhabituelle ? »
Il faut plutôt examiner plusieurs éléments :
La personne peut-elle choisir de pratiquer ou de ne pas pratiquer ?
Ses limites sont-elles respectées ?
La pratique provoque-t-elle une souffrance personnelle durable, indépendante du jugement des autres ?
Met-elle en péril sa santé, ses finances, son travail ou ses relations ?
Continue-t-elle malgré des conséquences qu’elle ne souhaite pas ?
Le consentement est-il libre, éclairé, réversible et donné par toutes les personnes concernées ?
Une demande d’aide peut être pertinente si quelqu’un se sent pris dans un cycle qu’il ne contrôle plus, se met régulièrement en danger, utilise la pratique pour fuir une détresse devenue intolérable ou accepte des situations qu’il ne veut pas réellement. Dans ce cas, le sujet n’est pas le BDSM en tant que tel. Le sujet est la souffrance, la contrainte, le risque ou la perte de choix.
2. Le rôle central du consentement
Le contenu ne suffit pas
Deux situations peuvent se ressembler extérieurement tout en étant radicalement différentes.
Une humiliation érotique négociée entre adultes qui peuvent interrompre la scène n’est pas comparable à une humiliation imposée. Une immobilisation préparée, surveillée et réversible n’est pas comparable à une contrainte exercée contre la volonté d’une personne. Une relation de domination librement choisie n’est pas la même chose qu’un contrôle obtenu par menace, isolement ou dépendance financière.
Le consentement ne rend pas tout automatiquement sûr. Il établit une condition de base. Il doit être suffisamment informé, donné sans pression indue et susceptible d’être retiré. Les recherches consacrées au BDSM identifient le consentement mutuel et éclairé comme l’un des principaux éléments qui distinguent ces pratiques de l’abus.
Le consentement porte aussi sur les conditions concrètes : les actes autorisés, leur intensité, les zones concernées, les moyens d’arrêt, la confidentialité, les risques acceptés et les soins prévus après la scène.
La soumission n’est pas une incapacité
Une personne soumise peut vouloir céder temporairement une part de son pouvoir décisionnel. Elle ne renonce pas pour autant à sa dignité, à son jugement ni à son droit d’interrompre la relation.
La soumission peut prendre la forme d’un rôle, d’un rituel, d’un service, d’un abandon physique ou d’un protocole quotidien. Elle peut être ludique, érotique, affective, spirituelle ou structurante. Elle peut aussi changer avec le temps.
Dire qu’une femme soumise « cherche la souffrance » est souvent une simplification paresseuse. Beaucoup recherchent plutôt une expérience de confiance, de concentration, de dépassement, de lâcher-prise ou de transformation symbolique. La douleur peut être présente, mais elle n’est ni toujours recherchée ni toujours centrale.
De la même manière, la domination ne se réduit pas à la violence. Elle peut demander une écoute très fine, une préparation minutieuse, une maîtrise de soi et une responsabilité constante. Dominer n’est pas faire tout ce que l’on veut. C’est exercer un pouvoir que l’autre a accepté de confier dans un cadre défini.
3. Humiliation, douleur et violence : ne pas tout confondre
L’humiliation érotique
L’humiliation peut constituer un langage de jeu. Elle peut s’appuyer sur des mots, une posture, une règle, un vêtement, une privation symbolique ou un protocole. Pour certaines personnes, elle permet d’explorer la vulnérabilité, la honte, la transgression ou une forme de dépossession momentanée.
Elle ne devient pas acceptable par la seule présence d’un vocabulaire sexuel. Il faut connaître les thèmes réellement sensibles, les mots interdits, les sujets biographiques à ne pas toucher et la manière dont la personne vit la scène après coup.
Une humiliation bien conduite n’a pas pour objectif de convaincre quelqu’un qu’il ne vaut rien. Elle met en scène une dévalorisation encadrée, avec la possibilité de revenir à une relation respectueuse et ordinaire. Si le mépris déborde du rôle, si la personne est isolée ou si sa vulnérabilité est utilisée contre elle, il ne s’agit plus d’un simple jeu de pouvoir.
La douleur
La douleur peut être recherchée comme sensation, seuil, rythme, contraste ou marque de confiance. Elle peut aussi servir de support à une discipline ou à une mise en scène. Cela ne signifie pas que la personne souhaite être blessée au hasard.
L’intensité doit être discutée. Les zones anatomiques, les antécédents médicaux, les médicaments, la fatigue, l’état émotionnel et les moyens d’arrêt comptent. Une pratique peut être excitante dans un contexte et intolérable dans un autre.
La précision est ici une marque de respect. La personne qui reçoit ne devrait pas avoir à prouver sa solidité en dépassant une limite. Celle qui dirige ne devrait pas confondre endurance et consentement continu.
4. La tradition « Old School » : une culture du cadre
Une histoire à manier avec prudence
L’expression « Old Guard » ou « Old School » renvoie principalement à certaines communautés cuir masculines apparues aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. Ces milieux valorisaient souvent les codes, la discipline, l’apprentissage, la loyauté, la tenue, le mentorat et l’appartenance communautaire. Cette histoire est réelle, mais elle a aussi été idéalisée et transformée en récit fondateur uniforme.
Il serait réducteur d’en faire un modèle universel. Ces communautés ont été marquées par leur époque, leurs rapports de genre, leurs exclusions et leurs propres contradictions. Leur héritage ne doit pas servir à justifier une autorité sans contrôle.
Ce que l’on peut retenir de cette tradition, lorsqu’elle est adaptée au présent, tient moins à une hiérarchie rigide qu’à une exigence de sérieux : connaître ses responsabilités, respecter la parole donnée, apprendre auprès de personnes compétentes, entretenir son matériel et ne pas traiter une scène comme une improvisation sans conséquences.
Le protocole comme langage
Un protocole peut donner une forme à la dynamique. Une manière de saluer, une tenue, un titre, une règle de service ou un temps de débriefing peuvent aider les partenaires à entrer dans l’espace choisi puis à en sortir.
Le protocole ne vaut pas parce qu’il est ancien ou sévère. Il vaut s’il sert les personnes qui l’utilisent. Il doit pouvoir être suspendu en cas de maladie, de fatigue, de danger, de conflit ou de changement de consentement.
La tradition ne dispense jamais de négocier. Une règle héritée d’un milieu particulier n’a pas automatiquement autorité sur un couple, une relation ou une communauté qui ne l’a pas choisie.
5. Quand demander de l’aide
Chercher un accompagnement ne signifie pas reconnaître que son désir est anormal. On peut consulter parce que l’on souffre de honte, que l’on rencontre des difficultés relationnelles, que l’on ne parvient plus à poser ses limites ou que l’on a vécu une expérience abusive.
Le professionnel choisi devrait être capable de distinguer une pratique consensuelle d’une situation de danger. Les travaux récents signalent que la stigmatisation et la méconnaissance du BDSM peuvent éloigner certaines personnes des soins ou altérer leur confiance envers les professionnels de santé.
Un accompagnement sérieux ne cherche pas à supprimer une préférence simplement parce qu’elle est minoritaire. Il examine ce qui fait souffrir, ce qui met en danger et ce qui empêche de choisir librement.
La prudence reste nécessaire : un praticien qui affirme que toute soumission provient d’un traumatisme, que toute domination révèle une pathologie ou que toute pratique intense est forcément addictive ne propose pas une évaluation, mais un préjugé.
Mot de la fin
Aimer le BDSM n’est pas une faute à expliquer avant même d’avoir parlé. Une personne peut désirer la domination, la soumission, l’humiliation ou la douleur sans être malade, dépendante ou secrètement en train de demander à être sauvée.
La vraie exigence se situe ailleurs : dans la capacité à consentir, à écouter, à poser des limites, à reconnaître les risques et à interrompre une pratique qui ne convient plus. Le désir peut être singulier sans être pathologique. La liberté, elle, se mesure à la possibilité de choisir réellement.
MUNIMEN - Dominant - Old School - Bordeaux & visio
La liberté commence là où s’arrête le choix.
Et l’abandon, là où commence la confiance.
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Références
American Psychiatric Association, DSM-5 : Paraphilic Disorders, fiche de synthèse. La publication distingue les intérêts sexuels atypiques des troubles paraphiliques et rappelle que la souffrance clinique, l’altération du fonctionnement ou l’atteinte à autrui sont déterminantes.
American Psychiatric Association, DSM-5 Changes, section consacrée aux troubles paraphiliques. Le document précise qu’une paraphilie n’est pas automatiquement un trouble mental.
Organisation mondiale de la santé, Classification internationale des maladies, onzième révision. Les catégories relatives aux troubles paraphiliques se concentrent notamment sur les personnes non consentantes et les situations de dommage.
Dunkley, C. R. et Brotto, L. A., « The Role of Consent in the Context of BDSM », Journal of Sex Research, 2020. L’article examine la place du consentement dans les pratiques BDSM.
« Perceptions of and Stigma Toward BDSM Practitioners », étude publiée dans Sexuality Research and Social Policy, 2022. Elle documente la persistance des représentations stigmatisantes et rappelle la place du consentement dans les pratiques BDSM.
« The Psychology of Kink: A Survey Study Investigating Stigma », 2022. Cette étude analyse les préjugés associés aux intérêts et pratiques BDSM dans la population générale.
« Mistrust and Missed Opportunities: BDSM Practitioner Experiences in Healthcare », Journal of Sexual Medicine, 2024. L’étude décrit les effets de la stigmatisation sur l’accès aux soins et la relation avec les professionnels de santé.
Wismeijer, A. A. J. et van Assen, M. A. L. M., recherches sur les traits psychologiques et le bien-être des personnes pratiquant le BDSM, citées dans la littérature scientifique consacrée à la dépathologisation des pratiques consensuelles.
Travaux historiques sur les communautés cuir américaines et les traditions dites « Old Guard ». Ces sources doivent être lues avec recul, car le terme recouvre des réalités diverses et a souvent été reconstruit de manière mythifiée.
Intention de l’Article
Cet article vise à réduire la confusion entre sexualité minoritaire, souffrance psychique, abus et addiction. Il défend une approche non stigmatisante qui ne banalise ni la contrainte ni les conduites dangereuses.
Objectif de l’article
Permettre aux lecteurs d’identifier les différences entre :
un fantasme ;
une préférence sexuelle ;
une pratique BDSM consensuelle ;
une relation de pouvoir respectueuse ;
une conduite compulsive ;
une situation d’emprise ou d’abus.
Finalité du Contenu
La finalité est informative. Ce texte ne remplace ni une consultation médicale, ni une évaluation psychologique, ni un accompagnement spécialisé en cas de violence, de danger immédiat ou de perte de contrôle.
Positionnement de l’Auteur
Je me définis comme un dominant « old school ». Mon approche est volontairement méthodique, directe et pédagogique. Elle repose sur une volonté claire : guider, contenir et accompagner la progression dans un environnement stable, lisible et prévisible.
Mes axes de lecture et de réflexion s’articulent autour de la psychologie, du fonctionnement psychique et de la philosophie appliquée au féminin et à la dynamique de soumission. Cette base nourrit une recherche continue de compréhension des comportements, des mécanismes relationnels et des besoins réels.
La psychologie et le psychisme m’apportent des outils d’observation, d’analyse et de compréhension des réactions, des limites et des besoins réels.
La réflexion philosophique enrichit ma vision des rôles, de l’identité, de la posture et de la place du féminin dans la dynamique de soumission.
Cette double approche permet d’articuler rigueur intellectuelle et compréhension concrète des relations.
Cadre et Responsabilités
Ce contenu est strictement destiné à un public majeur (18 ans et plus), informé et responsable. Toutes les pratiques évoquées reposent exclusivement sur un consentement libre, éclairé et réversible, dans le respect du cadre légal en vigueur. L’auteur décline toute responsabilité en cas d’usage inapproprié, illégal ou non consenti des informations présentées.
Références et Signature
© 2026 MUNIMEN. Toutes les expériences proposées par MUNIMEN sont réservées aux femmes majeures et librement consentantes. Elles relèvent d’un cadre privé, non marchand, et ne constituent ni un acte médical, thérapeutique ou psychologique. Toutes les pratiques sont négociées préalablement et peuvent être interrompues à tout moment par l’une ou l’autre des parties (mots de sécurité Vert/Orange/Rouge). Sécurité absolue. Cadre net. Discrétion & anonymat total. Respect mutuel garantis. | 17 septembre 2026 | © droit d’auteur, Munimen |
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Salut, je m’appelle Sophie !
La Girafe 😂😉
Je viens du futur pour vous raconter une drôle d’histoire qui m’est arrivée à votre époque.
Ce matin-là, je me suis réveillée normalement.
Mon Maître, Philo, dormait encore. « Super ! Avec un peu de chance je vais échapper à la fessée matinale », me suis-je dit.
J’ai bu mon café, regardé distraitement mon téléphone et ouvert le superbe réseau social bdsm.fr sur lequel je traînais depuis quelques années.
Et là… Quelque chose avait changé.
Je ne sais pas comment vous expliquer ça. Hier encore, tout le monde ou presque écrivait à peu près comme moi. Enfin, non, pas vraiment, il y en a dont l’écriture piquait vraiment les yeux, mais bon, passons.
Des phrases parfois un peu bancales. Quelques fautes de frappe. Des virgules placées à peu près au hasard. Des « lol », des « mdr », des « je sais pas si je me fais bien comprendre » et, de temps en temps, un magnifique « sa va ? » qui donnait à la langue française cette petite touche d’exotisme dont elle a parfois besoin.
Mais ce matin-là… Tout le monde écrivait merveilleusement.
Des phrases impeccables. Des paragraphes parfaitement construits.
Des réflexions apparemment profondes sur les valeurs du bdsm, la société, la bienveillance, comment être safe & secure, le sens de la vie et probablement la reproduction des hippocampes si quelqu’un venait à poser la question. Enfin, profondes, c’est peut être un peu vite dit, faut pas trop creuser, mais bon, passons là aussi pour ne pas embrouiller mon propos.
Chaque intervention comportait une introduction, cinq arguments, dix nuances, une ouverture et une conclusion. La plupart incluait même des métaphores qui faisaient très chic et des citations dont je n’avais jamais entendu parler.
De vrais romans inondaient le site, par une multitude d'auteurs prolifiques surgis de nulle part, qui écrivaient cent fois plus vite qu'on ne peut lire et dont le style faisait passer Victor Hugo pour un cancre du fond de la classe.
À 8 h 17 du matin, j’ai commencé à paniquer.
« Qu’est-ce qui m’arrive ? »
J’ai relu mon dernier article.
Flute ! Il contenait deux fautes, une répétition et quelques phrases lourdingues, ...
J’ai regardé ceux des voisins. Puis des commentaires sur le forum. Mince ! C’était nickel. Fluide. Nuancé. Élégant. On aurait dit que Marguerite Yourcenar avait passé la nuit à préparer une réponse à un commentaire bdsm.fr.
J’ai commencé à me remettre sérieusement en question. Peut-être avais-je perdu la moitié de mes neurones pendant mon sommeil ? Peut-être que mon vocabulaire avait disparu ? Peut-être que tout le monde était devenu soudainement beaucoup plus intelligent que moi ?
Puis j’ai continué à faire défiler. Et j’ai découvert quelque chose de rassurant.
Non, je n’étais pas devenue nulle. C’est simplement que beaucoup de gens avaient découvert une petite chose merveilleuse :
RHETORIX-IA™
Le système avancé qui pense et écrit à votre place. Cette merveilleuse invention qui permet de transformer :
> « Je sait pas trot koi dire. Fait moi un comentaire sympha a collée sur bdsm.fr »
en :
> « Dans un monde où les échanges numériques occupent une place croissante dans nos vies, il convient de s’interroger sur la manière dont la bienveillance et l’authenticité de la communauté BDSM peuvent continuer à nourrir nos interactions… Blablabla Blablabla »
Ah.
Voilà.
Tout s’expliquait.
J’avais passé vingt ans à essayer de trouver mes mots. D’autres avaient simplement trouvé le bouton « Générer »
J’avais passé du temps à sécher sur des règles grammaticales pour essayer de ne pas faire trop de fautes. Voyons, voyons… Est-ce que le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct si celui-ci est placé avant le verbe, mais que le verbe est pronominal, que le pronom réfléchi ne représente pas le complément d’objet, et en plus que le sujet de la proposition subordonnée est antérieur au sujet de la proposition principale dans le temps grammatical, mais postérieur dans l’espace syntaxique, auquel cas l’accord se fait-il au féminin pluriel ou doit-il être non genré conformément au triomphe du progressisme triomphant, nonobstant le fait qu’il n’est pas exclu que s’applique la règle de covariance intersexe des participes passés ??? Pfff… C’est compliqué la langue française… Ca me donne mal à la tête.
Et soudain, j’ai ressenti un immense soulagement.
Je ne suis pas moins intelligente. Je ne suis pas devenue incapable d’écrire. Je n’ai pas perdu mon sens de la répartie.
Je suis simplement en train de discuter avec des gens qui ont parfois délégué leur cerveau rédactionnel à RHETORIX-IA™, le formidable moteur de génération de pensée que vous pouvez utiliser même avec votre cerveau complètement éteint.
Alors, si vous aussi vous avez récemment l’impression que tout le monde autour de vous est subitement devenu écrivain, philosophe, essayiste, journaliste, expert en expertise, et Prix Goncourt à temps partiel…
Respirez.
Vous n’êtes probablement pas nul (enfin, ça dépend, il y a quand même des cas…)
Vous êtes peut-être simplement encore en train de penser et d’écrire par vous-même.
Avec vos petites fautes. Vos phrases maladroites. Vos hésitations. Vos parenthèses ouvertes que vous oubliez de fermer. Vos « euh… » (enfin, n’exagérez pas non plus – ceux là ce n’est peut être pas indispensable de les écrire). Et parfois même cette phrase que vous relisez trois fois avant de vous dire :
« Bon… tant pis, je publie quand même. »
Ou bien
« Oh non, j’efface, je ne vais pas publier ça – je vais vraiment passer pour un con / une conne (rayez la mention inutile) »
Finalement, c’est peut-être ça, le dernier signe distinctif de l’être humain, écrire quelque chose de sincère, imparfait et personnel…
« Viens ici, salope ! »
Mon Maître venait de se réveiller. Ah oui, j’ai oublié de vous dire qu’à la maison je me prénomme salope.
Je referme rapidement ma session sur bdsm.fr et m’empresse de monter dans la chambre. A mon époque, bdsm.fr est devenu bdsm.sad – Suprême Alliance Démocratique oblige. Mais cela je vous en parlerai une autre fois. Ou plutôt, c'est Ysideulte qui viendra vous en parler.
« Par le pouvoir du chibre lunaire, je t’ordonne de venir me présenter ton cul ! »
Parfois il aime prendre un ton solennel, avec une grosse voix. Ou alors il me prend pour Sailor Moon. Je ne sais pas trop.
« Oui Maître ! J’arrive ! J’arrive ! »
Bon, désolée, je dois vous laisser, et puis je crois que la suite ne vous concerne pas.
Image d'illustration générée par IA
Texte généré par mon réseau neuronal biologique et rédigé sous Word (vous savez, le traitement de texte de tonton Bill)
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Les nouvelles règles retenues Laura s'efforça de les retenir, car elle savait que tôt ou tard, le Maître lui demanderait de lui réciter sans erreur.
Son objectif était de réussir sa première année d'étude.
A ces fins, un programme de travail avait été conclu avec le Maître. Un temps donné était dévolu au travail et aux révisions. Tout cela se faisait devant la webcam, le Maître surveillait ainsi que le temps imparti était respecté.
Le temps est un allié précieux durant les études et il est tellement facile d'être perturbé, attiré par les distractions inutiles que l'encadrement et le suivi du Maître deviennent des atouts indiscutables.
Laura se sentait ainsi remise sur les bons rails.
Ceux de la réussite.
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Durant les semaines qui suivirent, le collier ne quitta pas sa boîte.
Après leur souper d’anniversaire, Anne avait fini par le retirer. Elle avait rangé la petite clé dans son enveloppe et déposé le tout dans le tiroir de sa table de chevet. Alexandre ne lui avait pas demandé quand elle comptait le lui faire porter de nouveau.
Cela faisait partie de leur accord.
Le collier lui appartenait désormais. L’initiative devait venir d’elle.
Puis la vie quotidienne avait repris ses droits.
Anne travaillait sur la transformation d’un ancien bâtiment administratif en centre culturel. Le chantier accumulait les retards, les défauts dissimulés et les représentants municipaux persuadés qu’une modification importante pouvait être décidée en quelques minutes au téléphone.
De son côté, Alexandre participait à la migration du système informatique d’une société d’assurances. Chaque soir révélait une nouvelle incompatibilité que personne n’avait prévue et que ses collègues lui demandaient de résoudre avant le lendemain matin.
Ils rentraient tard, soupaient en tête à tête et échangeaient le récit de leurs journées. Certains soirs, Anne s’endormait sur le canapé devant ses plans. D’autres fois, Alexandre restait dans son bureau jusqu’à une heure avancée, absorbé par une anomalie qui refusait de se laisser comprendre.
Le collier demeurait entre eux comme une question qu’aucun des deux ne voulait poser trop directement.
Alexandre y pensait chaque fois qu’Anne lui demandait quelque chose d’un ton un peu plus ferme. Anne y pensait lorsqu’elle ouvrait le tiroir de sa table de chevet, mais trouvait toujours une raison de le refermer.
Elle n’avait pas oublié la sensation de la boucle sous ses doigts ni le changement apparu dans le regard d’Alexandre lorsqu’elle avait ordonné qu’il conserve le collier.
Elle ignorait simplement ce qu’elle était censée en faire.
Un soir, Anne rentra plus tôt que prévu.
Une réunion de chantier avait été reportée après que deux responsables eurent découvert qu’ils avaient chacun oublié d’inviter l’autre. Anne avait renoncé à leur expliquer ce qu’elle pensait de leur organisation et profité de cette libération inattendue pour rentrer chez elle.
Alexandre lui avait envoyé un message un peu plus tôt.
Incident sur la migration. Je ne sais pas encore à quelle heure je termine.
Elle lui avait répondu par une photographie de la bouteille de vin qu’elle comptait ouvrir sans lui.
À la maison, Anne abandonna ses chaussures dans l’entrée, se servit un verre et monta dans la chambre. Elle cherchait un carnet contenant des mesures prises plusieurs semaines auparavant. Le document aurait dû se trouver dans son sac de chantier, mais elle se souvenait vaguement l’avoir utilisé un soir au lit pour noter une idée.
Elle ouvrit le tiroir de sa table de chevet.
Le carnet n’y était pas.
La boîte noire, en revanche, occupait presque tout l’espace.
Anne la contempla un moment avant de la sortir.
Elle souleva le couvercle. Le collier reposait toujours sur le papier bordeaux, soigneusement enroulé. La carte d’Alexandre était glissée dessous.
Mon cadeau n’est pas ce collier. Mon cadeau, c’est le droit de me le faire porter.
Elle passa un doigt sur le cuir.
Depuis combien de temps n’avait-elle pas pris un bain sans téléphone, dossier urgent ou liste mentale de problèmes à résoudre ?
Depuis combien de temps Alexandre ne lui avait-il pas massé les pieds ?
L’idée lui vint avec une simplicité presque déconcertante.
Il lui avait offert le droit de lui donner des ordres. Elle n’avait aucune raison de laisser ce droit enfermé dans une boîte.
Anne emporta son ordinateur dans le salon et s’installa sur le canapé. Le collier posé près de son verre, elle ouvrit un moteur de recherche.
Elle commença par saisir :
Comment dominer son compagnon.
Elle regretta presque immédiatement.
Les premiers résultats lui présentèrent une succession d’images et de titres dont l’agressivité la fit reculer devant l’écran. Des femmes vêtues de latex infligeaient à des hommes des traitements qu’Anne n’aurait jamais envisagé de faire subir à qui que ce soit. La brutalité semblait tenir lieu de personnalité et l’humiliation de scénario.
Elle referma plusieurs pages avec une expression horrifiée.
— Mais qu’est-ce qui ne va pas chez vous ? murmura-t-elle.
Elle modifia sa recherche.
Domination féminine dans le couple.
Les résultats étaient à peine meilleurs. Les mêmes images revenaient, accompagnées de promesses outrancières. Il y était beaucoup question d’hommes réduits, brisés ou anéantis, et très peu de femmes réelles ou de relations capables de survivre au-delà d’une scène pornographique.
Anne n’avait aucune envie de briser Alexandre.
Elle voulait peut-être le faire obéir. La différence lui paraissait considérable.
Après plusieurs tentatives, elle découvrit un site à l’apparence beaucoup plus sobre. Aucun corps dénudé ni photographie provocante. La page d’accueil ne présentait qu’un symbole féminin stylisé et un mot qu’elle connaissait sans s’être jamais véritablement interrogée sur sa signification :
Gynarchie.
Sous le titre figurait une phrase :
L’autorité féminine ne se limite pas à l’inversion des rôles. Elle propose une autre manière de concevoir le pouvoir, le couple et la société.
Anne redressa légèrement le dos.
Le site comportait plusieurs articles consacrés aux relations dirigées par les femmes, à la discipline, au service domestique et à la responsabilité des dominantes. Certains textes employaient les mots soumis ou esclave, ce qui la gêna d’abord. Une note précisait cependant que ces termes ne pouvaient désigner qu’un rôle librement accepté entre adultes et défini par des règles révocables.
Elle ouvrit un article intitulé : Les devoirs de la Maîtresse envers celui qui la sert.
Le texte ne ressemblait en rien aux pages qu’elle venait de parcourir.
Une femme qui accepte l’obéissance d’un homme accepte également la responsabilité de la diriger. Elle doit connaître ses limites, protéger sa confiance et veiller à ce que son service contribue à l’épanouissement des deux partenaires.
Anne relut le passage.
Un autre paragraphe retint son attention :
La fermeté n’exige pas la cruauté. Un ordre peut être difficile, humiliant ou contraignant, mais il ne doit jamais être vide de sens pour celle qui le donne. Exigez avec clarté. Corrigez avec mesure. Récompensez avec sincérité.
Cette conception lui parlait davantage.
Elle ne lui demandait pas de jouer une caricature vêtue de latex. Elle lui proposait de créer un cadre dans lequel son autorité deviendrait une forme de confiance.
Anne continua sa lecture.
Le site conseillait aux débutantes de commencer par des ordres simples, de surveiller les réactions de leur partenaire et de ne pas chercher immédiatement à reproduire les pratiques les plus extrêmes. Il suggérait également de soigner la mise en scène : la posture, la tenue et le ton de la voix pouvaient aider une femme à se libérer de ses hésitations habituelles.
Anne tourna la tête vers le collier.
Elle n’avait jamais eu besoin d’un costume pour obtenir ce qu’elle voulait. Sur les chantiers, une phrase sèche et un regard suffisaient généralement.
Mais ce soir, elle ne voulait pas seulement donner quelques instructions à Alexandre.
Elle voulait que cette expérience soit érotique. Il méritait d’en profiter un peu.
Elle consulta l’heure. Si l’incident informatique ne se prolongeait pas, Alexandre rentrerait dans moins d’une heure.
Anne referma l’ordinateur et monta dans la chambre.
Au fond de son armoire, elle retrouva un pantalon en similicuir noir acheté pour un concert. Elle ne l’avait porté que deux fois. Sa coupe ajustée soulignait ses jambes et ses hanches avec une assurance presque provocante.
Elle l’associa à un chemisier sombre dont elle laissa les premiers boutons ouverts. Après une hésitation, elle récupéra une paire d’escarpins à talons hauts.
Lorsqu’elle se regarda dans le miroir, elle ne se reconnut pas immédiatement.
Ce n’était pourtant pas un déguisement. Chaque vêtement lui appartenait et elle les avait déjà portés séparément. C’était leur association, peut-être, ou la présence du collier dans sa main.
Elle se redressa.
Ses épaules reculèrent légèrement. Son menton se releva. Elle imagina Alexandre entrant dans la pièce et découvrant cette femme qui l’attendait pour lui imposer sa volonté.
Durant une seconde, Anne entrevit la dominante qu’elle pourrait devenir.
Une femme sûre de son autorité. Exigeante sans être injuste. Une femme qui ne s’excusait pas de désirer être servie.
L’impression disparut presque aussitôt.
Anne contempla son reflet avec scepticisme.
— Tu vas lui demander de préparer le souper, pas de conquérir un royaume.
Son reflet ne parut pas entièrement convaincu.
Elle descendit, se servit un second verre de vin et s’installa dans le canapé. Elle croisa les jambes, posa le collier sur sa cuisse et tenta plusieurs positions.
La première lui donna l’impression d’attendre un entretien d’embauche.
Dans la deuxième, elle ressemblait à une actrice jouant maladroitement une femme fatale.
Elle finit par s’adosser naturellement au canapé, le verre dans une main et le collier dans l’autre.
Elle n’aurait pas besoin de jouer.
Alexandre lui avait offert son obéissance parce qu’elle était Anne.
La porte d’entrée s’ouvrit une vingtaine de minutes plus tard.
— Je suis rentré !
La voix d’Alexandre trahissait sa fatigue.
Anne entendit ses clés tomber dans la coupelle, puis le froissement de son manteau.
— J’espère que tu n’as rien préparé, poursuivit-il. Mon cerveau vient officiellement de déposer une demande de congé. Je pensais que nous pourrions aller au restaurant.
Il apparut à l’entrée du salon.
Son regard se posa d’abord sur Anne. Il descendit le long de sa tenue, s’attarda sur les escarpins, puis remonta jusqu’à son visage.
Enfin, il vit le collier.
Il cessa de parler.
Anne porta tranquillement son verre à ses lèvres.
— Ferme la porte du salon.
Le ton de sa voix était calme, plus grave qu’à l’ordinaire.
Alexandre obéit.
— Pose ton téléphone sur la table.
Il le sortit de sa poche et le déposa à l’endroit indiqué.
— Anne…
— Je ne t’ai pas demandé de parler.
Elle sentit son propre cœur accélérer. La phrase lui était venue spontanément. Une partie d’elle craignit d’être allée trop loin.
Le regard d’Alexandre dissipa cette crainte.
Sa fatigue n’avait pas disparu, mais quelque chose de plus intense venait de la traverser. Il regardait le collier avec la même attente que le soir de son anniversaire.
Anne posa son verre.
— Approche.
Il fit quelques pas.
— Mets-toi à genoux devant moi.
Alexandre inspira profondément avant de s’exécuter.
Le mouvement manquait d’élégance. Son pantalon de ville gênait sa descente et son genou heurta légèrement le tapis. Pourtant, lorsqu’il trouva sa position devant elle, Anne éprouva un trouble qui n’avait rien d’amusé.
Cet homme écouté par des dirigeants, capable de concevoir des systèmes dont dépendaient des entreprises entières, venait de s’agenouiller parce qu’elle le lui avait ordonné.
Elle prit le collier à deux mains.
— Quel est notre mot ?
— Rouge.
— Que se passe-t-il si tu le prononces ?
— Tu retires le collier et tout s’arrête.
— Tu me dis aussi si quelque chose te fait mal ou te met réellement mal à l’aise. Je ne veux pas avoir à le deviner.
— Oui.
Anne haussa un sourcil.
— Oui qui ?
Une hésitation passa dans ses yeux.
— Oui… maîtresse.
Le mot produisit en elle un effet inattendu.
Elle s’était toujours méfiée des titres. Ils servaient trop souvent à exiger le respect sans avoir à le mériter. Dans la bouche d’Alexandre, pourtant, celui-ci ne ressemblait pas à une convention imposée.
Il était une reconnaissance.
Anne passa le collier autour de son cou et referma la boucle. Cette fois, elle sortit la petite clé de sa poche et engagea le verrou.
Le déclic fut presque imperceptible.
Alexandre le ressentit pourtant dans tout son corps.
— Ce soir, annonça-t-elle, je garde la clé.
— Oui, maîtresse.
Elle glissa la clé dans la poche de son pantalon.
— Tu avais envie d’aller au restaurant ?
— Oui.
— Tu vas changer de projet. Ta maîtresse a faim et tu vas lui préparer son souper.
Un sourire apparut au coin des lèvres d’Alexandre.
— Que désirez-vous manger ?
— Tu es l’architecte de solutions. Trouve une solution.
— Les paramètres sont insuffisants.
— Alexandre…
— Je vais inspecter la cuisine.
— Voilà une excellente idée.
Il se releva.
— Tu as trente minutes, ajouta-t-elle.
— Cette contrainte aurait été utile avant la phase de conception.
— Il ne t’en reste plus que vingt-neuf.
Alexandre disparut dans la cuisine.
Anne reprit son verre, satisfaite. Elle entendit la porte du réfrigérateur s’ouvrir, plusieurs placards grincer, puis le bruit méthodique d’ingrédients déposés sur le plan de travail.
— Que prépares-tu ? demanda-t-elle.
— Vous m’avez demandé de trouver une solution.
— Je peux tout de même m’assurer que cette solution est comestible.
— Des pâtes aux champignons avec une sauce au vin blanc.
— Approuvé.
— Merci.
— Merci qui ?
Un silence suivit.
— Merci, maîtresse.
Anne sourit dans son verre.
Elle commençait à comprendre pourquoi certaines femmes prenaient autant de plaisir à cette forme de relation. Le mot ne lui plaisait pas seulement parce qu’il confirmait son pouvoir. Il transformait chaque échange banal en rappel de la décision qu’Alexandre lui avait confiée.
Quelques minutes plus tard, elle le rejoignit dans la cuisine.
Il avait retiré sa veste et retroussé les manches de sa chemise. Le collier noir contrastait avec le tissu clair. Une casserole chauffait sur la cuisinière tandis qu’il découpait les champignons avec sa précision habituelle.
Anne s’assit sur une chaise.
— Viens ici.
Alexandre regarda la casserole.
— La sauce…
— Peut attendre trente secondes.
Il posa son couteau et s’approcha.
Anne tendit une jambe.
— Retire ma chaussure.
Il s’agenouilla et saisit délicatement son pied. L’escarpin glissa entre ses doigts.
— L’autre.
Il recommença.
— Masse-moi les pieds pendant que la sauce réduit.
Alexandre posa son pied droit sur sa cuisse. Ses pouces commencèrent à parcourir lentement la plante, recherchant les zones tendues.
Anne ferma les yeux.
Cela faisait effectivement beaucoup trop longtemps.
— Plus fort.
Il augmenta la pression.
— Là. Continue.
Alexandre suivit ses indications avec la concentration qu’il accordait habituellement aux problèmes complexes. Ses gestes devinrent plus précis. La fatigue accumulée dans les pieds et les mollets d’Anne se dissipa progressivement.
— C’est bien, murmura-t-elle.
Elle sentit une légère tension parcourir les mains d’Alexandre.
Anne rouvrit les yeux.
— Tu aimes que je te félicite ?
— Oui, maîtresse.
— Je m’en souviendrai.
L’alarme de la cuisinière retentit.
— Va terminer le repas.
Alexandre reposa doucement son pied et retourna aux fourneaux.
Anne demeura assise, pieds nus, à le regarder travailler. Elle n’avait pas levé le petit doigt et ne ressentait aucune culpabilité. Cette absence de culpabilité représentait peut-être la découverte la plus surprenante de la soirée.
Alexandre dressa deux assiettes et les apporta dans la salle à manger.
— Qu’est-ce que tu fais ? demanda Anne.
Il s’immobilisa.
— Je sers le souper.
— Je vois deux assiettes.
— J’avais prévu de manger également.
Anne pensa à l’un des articles lus un peu plus tôt. Une dominatrice débutante devait choisir des exercices simples capables de rendre visible la différence de statut pendant la scène.
Son regard se posa sur le sol, près de ses pieds.
— Rapporte ton assiette dans la cuisine.
Alexandre l’observa, intrigué.
— Prends plutôt un bol.
— Un bol ?
— Nous n’avons pas d’écuelle. Il faudra nous adapter.
Il comprit.
La rougeur qui gagna son visage fut presque immédiate. Anne sentit sa propre assurance vaciller. Cet ordre était différent de ceux qu’elle lui avait donnés jusque-là. Il ne concernait plus seulement le service. Il introduisait une forme d’humiliation.
Elle posa sa fourchette.
— Regarde-moi.
Alexandre obéit.
— Tu peux prononcer notre mot à tout moment.
— Je sais.
— Ce n’est pas ce que je te demande. Est-ce que tu veux continuer ?
Il contempla quelques secondes la place qu’elle lui désignait à ses pieds.
— Oui, maîtresse.
— Alors va chercher ton bol.
Il retourna dans la cuisine et revint avec un grand bol blanc. Il y avait transféré sa portion et conservé une fourchette.
Anne examina l’ensemble.
— Tu as pris une fourchette.
— Nous n’avons établi aucune interdiction concernant les couverts.
— Très juste. Je dois améliorer mes spécifications.
— Une documentation plus complète réduirait les risques opérationnels.
— Assieds-toi avant que je ne revoie les conditions du contrat.
Alexandre s’installa sur le tapis, à côté de ses jambes. Il posa le bol devant lui et commença à manger.
Anne prit une première bouchée.
— C’est très bon.
— Merci, maîtresse.
Elle glissa un pied contre sa cuisse. Le simple contact de ses orteils à travers le tissu suffit à lui rappeler la place qu’elle lui avait assignée.
— Ton restaurant te manque toujours ?
Alexandre regarda son bol.
— La cuisine est excellente. L’organisation de la salle me semble plus discutable.
Anne éclata de rire.
— Tu es en train de critiquer les décisions de ta maîtresse ?
— Je produis une analyse destinée à l’amélioration continue du service.
— Mange.
— Oui, maîtresse.
Ils poursuivirent leur repas ainsi.
La situation aurait pu paraître ridicule. Elle l’était probablement. Pourtant, sous leurs plaisanteries, une tension nouvelle s’installait. Chaque fois qu’Alexandre levait les yeux vers elle, Anne percevait son excitation et sa sérénité.
Il ne semblait ni diminué ni malheureux.
Il paraissait libéré.
Une fois son assiette terminée, Anne lui tendit sa main.
— Embrasse-la.
Alexandre posa son bol et prit délicatement ses doigts. Ses lèvres effleurèrent le dos de sa main.
Le geste, simple et presque cérémonieux, fit disparaître son sourire.
Anne comprit soudain qu’elle ne jouait plus seulement à imiter les femmes découvertes sur Internet. Elle commençait à inventer sa propre manière d’exercer l’autorité.
— Tu as bien servi ta maîtresse, dit-elle.
— Merci.
— Merci qui ?
Il sourit contre sa main.
— Merci, maîtresse.
Elle caressa ses cheveux.
— Débarrasse la table. Ensuite, tu me feras couler un bain.
— Quelle température ?
— Assez chaud pour que je n’aie plus envie de réfléchir à mon chantier.
— Ce paramètre reste difficile à mesurer.
— Ajoute de la mousse. Beaucoup.
Pendant qu’Alexandre rangeait la cuisine, Anne remonta avec son verre de vin. Lorsqu’elle entra dans la salle de bains, la baignoire était presque pleine. La vapeur commençait à couvrir le miroir.
Alexandre attendait près de la porte.
— Autre chose, maîtresse ?
Anne défit lentement le premier bouton de son chemisier.
— Oui. Après mon bain, tu me masseras.
Le regard d’Alexandre descendit malgré lui vers ses doigts.
— Les pieds ?
— Tu as déjà commencé par les pieds.
Elle ouvrit un second bouton.
— Cette fois, tu t’occuperas du reste de mon corps.
Une chaleur visible monta sur le visage d’Alexandre.
Anne sourit.
— Tu peux disposer pour le moment.
— Oui, maîtresse.
Lorsqu’elle fut seule, elle se glissa dans l’eau et ferma les yeux.
Cette soirée n’avait rien de parfaitement maîtrisé. Elle avait improvisé la plupart de ses ordres et douté à plusieurs reprises. Pourtant, elle avait aimé voir Alexandre à genoux. Elle avait aimé être servie et entendre ce titre dans sa bouche.
Plus encore, elle avait aimé la confiance avec laquelle il avait accepté chacune de ses décisions.
Une phrase du site lui revint en mémoire :
Le pouvoir offert ne diminue pas celui qui le donne. Il révèle celle qui accepte de le recevoir.
Anne ouvrit les yeux.
Dans la chambre voisine, Alexandre attendait la suite de ses ordres, le collier toujours verrouillé autour du cou.
Elle termina lentement son vin.
Ce soir, elle avait voulu mettre à l’épreuve le choix d’Alexandre.
Elle commençait à comprendre que c’était également le sien qu’elle venait de mettre à l’épreuve.
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Ma première expèrience de soumis - Partie 4 - Retour au monde extérieur, la convocation et le voyage
Le Retour au Monde Extérieur
Le lendemain matin, je fus réveillé par Camille, qui m'apporta un petit déjeuner léger et une tenue civile : un jean simple, un t-shirt noir, une veste légère. Elle me regarda avec un sourire doux.
« Aujourd'hui, Louis, vous avez une permission. Le Maître de la Maison a décidé que vous pouviez rentrer chez vous pour la journée. Profitez-en pour vous reposer, pour réfléchir. »
Mon cœur fit un bond. Rentrer chez moi ? Je n'avais pas vu mon appartement depuis des semaines. Je n'avais pas vu le monde extérieur depuis mon arrivée dans la maison. Une vague d'émotions mêlées me parcourut : excitation, appréhension, nostalgie.
Je m'habillai, pris mes affaires, et sortis de la maison. La lumière du soleil m'éblouit, l'air frais me saisit. Je marchai dans les rues, regardant les gens autour de moi, les voitures, les magasins. Tout semblait si normal, si banal, comparé à la vie que je menais depuis des semaines.
Je rentrai chez moi, ouvrant la porte de mon appartement. Tout était comme je l'avais laissé : le canapé, la télévision, la cuisine. Mais tout semblait différent. J'étais différent.
Je m'allongeai sur le canapé, les yeux fixés au plafond. Mon esprit vagabonda, revenant sur tout le chemin parcouru depuis le parking du cinéma.
Je me souvenais de cette nuit-là, il y a des semaines. J'étais sorti du cinéma avec Natacha qui était juste une amie. On avait marché jusqu'au parking, mon esprit plein de fantasmes inassouvis. Natacha m'avait regardé, un sourire mystérieux aux lèvres. Elle avait accepté de me guider dans la soumission sans savoir où cela me mènerait.
Et maintenant, des semaines plus tard, j'étais un soumis de la maison. J'avais subi des épreuves, des punitions, des humiliations. J'avais appris à obéir, à endurer, à accepter. J'avais rencontré des Maîtres et des Maîtresses, des soumis et des soumises. J'avais découvert des facettes de moi-même que je ne connaissais pas.
Je pensais à ce que j'avais imaginé cette nuit-là, dans le parking du cinéma. Des fantasmes simples, des scènes de domination et de soumission, des jeux de pouvoir. Je n'aurais jamais imaginé que cela deviendrait réalité, et encore moins à ce point.
Je pensais à Maîtresse Natacha, à ses séances de contrôle et d'humiliation. Je pensais à Maîtresse Delacroix, à ses séances de douleur. Je pensais à Docteur Moreau, à ses examens médicaux. Je pensais à Maître Vasseur, à ses épreuves d'endurance. Je pensais à Maître de Saint Léon, à sa leçon de discipline. Je pensais à Maîtresse Irène, à sa soumission par le plaisir. Je pensais à Julie et Charles, à leurs scènes de groupe. Je pensais au Maître de la Maison, à sa présentation solennelle.
Tout cela dépassait de loin ce que j'avais pu imaginer. Mes fantasmes les plus fous étaient devenus réalité, et bien plus encore. J'avais découvert un monde de plaisir et de douleur, de domination et de soumission, de pouvoir et d'abandon.
Je me relevai, m'approchant de la fenêtre. Je regardai la ville, les gens, la vie qui continuait. Mais je savais que ma vie n'était plus là. Ma vie était dans la maison, avec les Maîtres et les Maîtresses, avec les soumis et les soumises.
Je pensais à ma prochaine convocation. Je ne savais pas quand elle aurait lieu, ni ce qu'elle impliquerait. Mais je l'attendais avec impatience. J'avais hâte de retourner dans la maison, de subir de nouvelles épreuves, de découvrir de nouvelles facettes de la soumission.
Je m'allongeai sur le canapé, fermant les yeux. Mon corps était marqué, mon esprit était transformé. Mais je savais que ce n'était que le début.
J'attendais avec impatience ma prochaine convocation.
La Convocation et le Voyage
Deux jours après mon retour chez moi, une enveloppe glissée sous ma porte attira mon attention. Mon cœur s'emballa. Je la ramassai, l'ouvris avec des mains tremblantes.
À l'intérieur, un billet d'avion pour une destination lointaine, et une note manuscrite :
« Louis, vous êtes convoqué. Habillez-vous normalement. Un chauffeur vous attendra à l'aéroport. — Le Maître de la Maison »
Je relus la note plusieurs fois, mon esprit tourbillonnant. Une convocation. Un voyage. Une destination inconnue. Je ne savais pas ce qui m'attendait, mais une excitation fébrile me parcourait.
Je préparai un petit sac : des affaires de toilette, une brosse à dents, un rasoir. Mais pas de vêtements. J'avais compris que dans ce genre d'activité, je resterais probablement nu la plupart du temps. Autant ne pas m'encombrer.
Le lendemain matin, je pris un taxi pour l'aéroport. Je montai dans l'avion, m'installant à mon siège, regardant par le hublot les nuages défiler. Mon esprit vagabondait, imaginant ce qui m'attendait à l'arrivée.
Après plusieurs heures de vol, l'avion atterrit. Je récupérai mon sac, sortis du terminal, scrutant la foule. Un homme en costume noir tenait un panneau avec mon prénom : « Louis ». Je m'approchai de lui.
« Louis ? »
« Oui, c'est moi. »
« Suivez-moi, s'il vous plaît. »
Je suivis le chauffeur à travers le parking, jusqu'à une voiture noire aux vitres teintées. Il ouvrit la portière arrière, me faisant signe de monter. Je m'installai à l'arrière, et c'est alors que je la vis.
Une femme était assise à côté de moi, élégamment vêtue d'un tailleur noir, les jambes croisées. Elle avait des cheveux bruns, des yeux bleus perçants, et un sourire énigmatique. Elle me regarda, m'examinant de la tête aux pieds.
« Bonjour, Louis. Je suis ravie de vous rencontrer. Je suis là pour vous expliquer ce qu'on attend de vous. »
La voiture démarra, silencieuse et confortable. Je me tournai vers elle, attentif.
« Tout d'abord, j'aimerais que vous me parliez de votre éducation BDSM. Qu'avez-vous appris jusqu'à présent ? »
Je pris une profonde inspiration, commençant à raconter mon parcours : les épreuves avec Natacha, la douleur avec Delacroix, les examens avec Moreau, l'endurance avec Vasseur, la discipline avec Saint Léon, le plaisir avec Irène, la scène avec Julie et Charles, la présentation au Maître de la Maison.
Elle m'écouta attentivement, hochant la tête de temps en temps, un sourire approbateur aux lèvres.
« Impressionnant. Vous avez appris beaucoup de choses. Mais ce n'est que le début. »
Elle se tourna vers moi, ses yeux plongeant dans les miens.
« Vous allez être livré à un groupe de Maîtres et de Maîtresses. Ils vous utiliseront comme bon leur semble. Vous devrez obéir sans hésitation. Vous serez sans doute inspecté, fouetté, attaché, pincé. Vous devrez accepter tout cela sans révolte. Êtes-vous d'accord ? »
Mon cœur battait la chamade, mais je répondis sans hésiter :
« Oui. Je suis d'accord. »
Elle sourit, un sourire lent et sensuel.
« Bien. Alors, je suis là pour vous préparer. »
Elle se pencha vers moi, ses doigts effleurant ma joue.
« Enlevez tous vos vêtements. »
Je m'exécutai sans hésiter, déboutonnant ma chemise, retirant mon pantalon, ma culotte. Je me retrouvai nu, assis à l'arrière de la voiture, la femme m'examinant avec un regard appréciateur.
« Bien. Vous avez un beau corps. Les Maîtres et les Maîtresses apprécieront. »
Elle sortit de son sac des bracelets en cuir, les passant à mes poignets et à mes chevilles. Puis elle prit un bandeau de soie noire, me le posant sur les yeux, me plongeant dans l'obscurité.
« Reposez votre tête en arrière. Écartez largement les cuisses. »
Je m'exécutai, m'appuyant contre le dossier du siège, écartant les jambes. Je sentis ses mains sur ma peau, effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre.
Ses doigts trouvèrent mes tétons, les titillant doucement, les pinçant, les roulant entre ses doigts. Je sentis mes tétons durcir, devenir sensibles. Elle continua, les stimulant jusqu'à ce qu'ils soient durs comme des petits cailloux.
Puis je sentis une pression froide et métallique sur mon téton gauche. Une pince. Je haletai, la douleur et le plaisir se mêlant. Puis la même pression sur mon téton droit. Une deuxième pince. Je gémissais, mon corps se tendant.
« Respirez, Louis. Ce n'est que le début. »
Ses mains descendirent plus bas, trouvant mes testicules. Elle les serra doucement, les massant, les pressant. Je sentis une vague de plaisir et de douleur monter à travers mon corps.
Puis elle saisit mon sexe, le décalottant complètement. Je sentis l'air frais sur le gland, hypersensible. Elle maintint le décalottage, ses doigts tenant la peau du prépuce, exposant complètement mon gland.
« Vous resterez comme ça pendant tout le trajet. Chaque mouvement de la voiture, chaque vibration, vous rappellera votre état. Vous êtes à nous, Louis. Vous êtes notre chose. »
Je restai immobile, les yeux bandés, les tétons pincés, les testicules serrés, le sexe décalotté. Chaque mouvement de la voiture envoyait des vagues de sensations à travers mon corps. Je gémissais doucement, mon esprit flottant dans un état de soumission totale.
La femme resta silencieuse, ses mains sur moi, me maintenant dans cet état de vulnérabilité. Je ne savais pas où nous allions, ni ce qui m'attendait. Mais j'étais prêt. J'étais à eux.
La voiture continua de rouler, m'emmenant vers mon destin.
L'Arrivée et l'Inspection Complète
La voiture roula pendant ce qui me parut une éternité. Chaque vibration, chaque virage, chaque freinage envoyait des vagues de sensations à travers mon corps. Mes tétons pincés, mes testicules serrés, mon gland exposé et hypersensible. J'étais dans un état de conscience altéré, flottant entre la douleur et le plaisir, entre l'humiliation et l'excitation.
Enfin, la voiture ralentit, puis s'arrêta. J'entendis le moteur se couper, puis la portière s'ouvrir. La femme posa sa main sur mon épaule.
« Nous sommes arrivés, Louis. Restez immobile. On va vous sortir de la voiture. »
Je sentis des mains me saisir, me tirer hors de la voiture. Je titubai, mes pieds nus touchant un sol froid et lisse. Le bandeau toujours sur les yeux, je ne voyais rien. Mais je sentais l'air frais sur ma peau nue, et je savais que j'étais dans un endroit inconnu.
On me guida à travers des couloirs. J'entendais des murmures, des rires étouffés, des bruits de pas autour de moi. J'étais exposé, vulnérable, livré à des inconnus.
Enfin, on s'arrêta. On me fit monter quelques marches, puis on me fit m'agenouiller. Le bandeau fut retiré, et je clignai des yeux, ébloui par la lumière.
Je me trouvais dans une grande salle, éclairée par des chandeliers. Des Maîtres et des Maîtresses étaient assis en cercle autour de moi, m'examinant avec des regards avides. Je reconnus certains d'entre eux : Maîtresse Natacha, Maîtresse Delacroix, Docteur Moreau, Maître Vasseur, Maître de Saint Léon, Maîtresse Irène. Et d'autres que je ne connaissais pas.
Au centre du cercle, le Maître de la Maison était assis sur un trône, un sourire satisfait aux lèvres.
« Bienvenue, Louis. Vous avez fait le voyage. Vous êtes maintenant livré à nous. Vous nous appartenez entièrement. »
Il se leva, s'approchant de moi. Il fit le tour de mon corps, ses doigts effleurant ma peau, s'attardant sur les marques laissées par les séances précédentes.
« Vous êtes marqué. C'est bien. Chaque marque est une leçon. Chaque cicatrice est un souvenir. Mais aujourd'hui, vous allez être inspecté. Complètement. Par chacun d'entre nous. Vous allez être examiné, touché, sondé. Vous allez être ouvert, exposé, offert. Comprenez-vous ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, allongez-vous sur le dos. Écartez largement les bras et les jambes. »
Je m'allongeai sur le sol froid, écartant les bras et les jambes. Je me sentais complètement vulnérable, exposé aux regards de tous.
Le Maître de la Maison s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse. Il examina mes tétons, encore marqués par les pinces. Il les pinça, les tordit, les étira. Je gémissais, la douleur et le plaisir se mêlant.
« Bien. Les tétons sont sensibles. C'est bon. »
Il descendit le long de mon ventre, ses doigts traçant des cercles sur ma peau. Il s'arrêta à mon sexe, le prenant dans sa main, le soupesant, l'examinant.
« Le sexe est bien formé. Le gland est exposé. C'est bon. »
Il saisit mes testicules, les serrant, les massant, les tirant. Je haletais, la douleur et le plaisir se mêlant.
« Les testicules sont sensibles. C'est bon. »
Il se tourna vers les autres Maîtres et Maîtresses.
« Qui veut l'inspecter ensuite ? »
Maîtresse Natacha s'approcha, un sourire cruel aux lèvres. Elle s'agenouilla à côté de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre.
« Je vais inspecter sa bouche. »
Elle saisit ma mâchoire, l'ouvrant de force. Elle examina mes dents, ma langue, mon palais. Elle enfonça ses doigts dans ma bouche, les faisant aller et venir, simulant une fellation.
« La bouche est bien formée. Elle saura servir. »
Elle retira ses doigts, les essuyant sur ma joue. Puis elle se pencha, sa langue effleurant mon téton. Elle le suça, le mordilla, le pinça. Je gémissais, mon corps se tendant.
« Les tétons sont sensibles. Ils sauront être stimulés. »
Elle se releva, retournant à sa place.
Maîtresse Delacroix s'approcha, un fouet à la main. Elle fit claquer le fouet dans l'air, puis s'abattit sur mon torse. Je criai, la douleur fulgurante.
« La peau est sensible. Elle saura être marquée. »
Elle fit claquer le fouet sur mes cuisses, sur mes fesses, sur mon ventre. Chaque coup laissait une marque rouge, une ligne fine et douloureuse. Je criais, comptant, remerciant.
« Merci, Maîtresse. »
Elle s'arrêta, un sourire satisfait aux lèvres. Elle retourna à sa place.
Docteur Moreau s'approcha, un stéthoscope autour du cou. Il s'agenouilla à côté de moi, examinant mon corps avec des gestes précis.
« Je vais vérifier son état de santé. »
Il écouta mon cœur, mes poumons, ma respiration. Il prit ma tension, examina mes pupilles, ma langue. Il palpa mon abdomen, mes organes.
« L'état de santé est bon. Il est apte à subir toutes les épreuves. »
Il sortit un thermomètre, l'enduisant de lubrifiant. Il l'inséra dans mon anus, le laissant en place pendant quelques secondes. Je gémissais, la sensation étrange et invasive.
« La température est normale. L'anus est souple. Il saura être utilisé. »
Il retira le thermomètre, retournant à sa place.
Maître Vasseur s'approcha, un sourire cruel aux lèvres. Il s'agenouilla à côté de moi, ses mains effleurant mes muscles.
« Je vais vérifier son endurance. »
Il me fit lever, me faisant tenir sur les mains et les genoux. Il posa un poids sur mon dos, me forçant à le supporter. Je restai immobile, les muscles tendus, la sueur coulant sur mon front.
« L'endurance est bonne. Il saura endurer. »
Il retira le poids, me faisant m'allonger à nouveau sur le dos.
Maître de Saint Léon s'approcha, un martinet à la main. Il fit claquer le martinet sur mes cuisses, sur mes fesses, sur mon ventre. Chaque coup laissait une marque rouge, une sensation de brûlure.
« La discipline est bonne. Il saura obéir. »
Il retourna à sa place.
Maîtresse Irène s'approcha, un sourire sensuel aux lèvres. Elle s'agenouilla à côté de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre.
« Je vais vérifier sa capacité à ressentir le plaisir. »
Elle prit mon sexe dans sa main, le caressant lentement, savamment. Je sentis mon sexe durcir, devenir sensible. Elle continua, me faisant monter, puis ralentissant, me laissant au bord du précipice.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Elle continua, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer. Je gémissais, suppliant, mon corps vibrant de désir.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Tu veux jouir ? »
« Oui, Maîtresse. Plus que tout. »
Elle sourit, un sourire lent et sensuel. « Ce ne sera pas pour cette fois»
Elle retourna à sa place.
Le Maître de la Maison s'approcha de moi, un sourire satisfait aux lèvres.
« L'inspection est terminée, Louis. Vous êtes apte. Vous êtes prêt. Vous êtes à nous. »
Il posa sa main sur ma tête, une pression légère mais autoritaire.
« Vous allez maintenant être livré au groupe de Maîtres et de Maîtresses. Ils vous utiliseront comme bon leur semble. Vous obéirez sans hésitation. Vous accepterez tout sans révolte. Comprenez-vous ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, levez-vous. »
Je me relevai, les yeux baissés. Le Maître de la Maison me prit par le bras, me conduisant au centre du cercle.
« Il est à vous. Utilisez-le comme bon vous semble. »
Les Maîtres et les Maîtresses s'approchèrent de moi, leurs mains effleurant ma peau, me touchant, me pinçant, me caressant. J'étais entouré, envahi, offert.
Je fermai les yeux, m'abandonnant à leur volonté.
La Scène de Groupe et l'Épreuve du Maître Sévère
Les mains des Maîtres et des Maîtresses se firent plus pressantes, plus exigeantes. J'étais au centre du cercle, nu, vulnérable, offert. Chacun d'eux voulait une part de moi, une marque de son pouvoir.
Maîtresse Natacha me saisit par les cheveux, tirant ma tête en arrière. Elle plongea son regard dans le mien, un sourire cruel aux lèvres.
« Tu es à nous, Louis. Tu n'es plus qu'un objet. Un jouet. Une chose. Tu comprends ? »
« Oui, Maîtresse. »
Elle me poussa vers Maîtresse Delacroix, qui me fit mettre à genoux. Elle s'approcha de moi, son fouet à la main, le faisant claquer dans l'air.
« Compte chaque coup, Louis. Et remercie-moi après chacun. »
Le fouet s'abattit sur mon dos, la douleur fulgurante. Je criai, comptant :
« Un ! Merci, Maîtresse ! »
Le fouet s'abattit à nouveau, sur mes fesses. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Chaque coup laissait une marque rouge, une ligne de feu sur ma peau. Je comptais, je remerciais, mon corps vibrant de douleur et d'excitation.
Après vingt coups, Maîtresse Delacroix s'arrêta, un sourire satisfait aux lèvres. Elle me poussa vers Docteur Moreau, qui m'examina rapidement, vérifiant que je n'étais pas trop blessé.
« Il est en bonne condition. Il peut continuer. »
Maître Vasseur s'approcha, me faisant tenir sur les mains et les genoux. Il posa un poids sur mon dos, me forçant à le supporter. Puis il commença à me fouetter, lentement, méthodiquement, chaque coup s'abattant sur mes fesses ou mes cuisses.
« Tu dois rester immobile, Louis. Si tu bouges, je recommence. »
Je restai immobile, les muscles tendus, la sueur coulant sur mon front. Chaque coup était une brûlure, une douleur qui me traversait. Mais je restais immobile, obéissant, endurant.
Après ce qui me parut une éternité, Maître Vasseur retira le poids, me laissant m'effondrer sur le sol. Je haletais, mon corps épuisé, marqué, douloureux.
Maître de Saint Léon s'approcha, un martinet à la main. Il me fit mettre à genoux, les mains derrière le dos. Il commença à me fouetter, le martinet s'abattant sur mon torse, mon ventre, mes cuisses. Chaque coup laissait une marque fine et douloureuse.
« Tu dois remercier, Louis. Chaque fois. »
« Merci, Maître. »
Le martinet s'abattait, je remerciais. Encore et encore. Mon corps était couvert de marques, de lignes rouges et douloureuses. Mais je continuais, obéissant, soumis.
Maîtresse Irène s'approcha, un sourire sensuel aux lèvres. Elle s'agenouilla à côté de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre.
« Tu as été sage, Louis. Tu as enduré. Maintenant, tu vas ressentir le plaisir. »
Elle prit mon sexe dans sa main, le caressant lentement, savamment. Je sentis mon sexe durcir, devenir sensible. Elle continua, me faisant monter, puis ralentissant, me laissant au bord du précipice.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois attendre. »
Elle continua, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer. Je gémissais, suppliant, mon corps vibrant de désir.
Soudain, une voix grave et autoritaire retentit :
« Arrêtez. »
Maîtresse Irène s'arrêta, retirant sa main. Je gémis de frustration, mon sexe dur et douloureux.
Le Maître de la Maison s'approcha de moi, un sourire énigmatique aux lèvres.
« Louis, vous avez subi l'inspection. Vous avez subi la scène de groupe. Mais il vous reste une dernière épreuve. Une épreuve que vous n'avez pas encore affrontée. »
Il se tourna vers un homme que je n'avais pas encore remarqué. Il était assis dans l'ombre, immobile, silencieux. Il se leva, s'approchant de moi. Il était grand, musclé, avec des yeux noirs et perçants. Il portait un masque de cuir noir, ne laissant voir que ses yeux.
« Voici le Maître de l'Ombre. Il est le plus sévère, le plus exigeant, le plus douloureux de tous. Il vous utilisera comme bon lui semble. Vous lui obéirez sans hésitation. Vous accepterez tout sans révolte. Comprenez-vous ? »
« Oui, Maître. »
Le Maître de l'Ombre s'approcha de moi, ses yeux plongeant dans les miens. Il ne dit rien, mais je sentais son autorité, sa puissance. Il me fit signe de le suivre.
Je le suivis à travers la salle, jusqu'à une pièce sombre et isolée. Il ferma la porte derrière nous, me laissant seul avec lui.
Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre. Il s'arrêta à mon sexe, le prenant dans sa main, le serrant.
« Tu es à moi, Louis. Tu n'es plus qu'un objet. Un jouet. Une chose. Tu comprends ? »
« Oui, Maître. »
Il sortit une corde, me ligotant les poignets derrière le dos. Puis il me fit mettre à genoux, me forçant à baisser la tête.
« Tu vas subir ma punition. Tu vas apprendre à obéir. Tu vas apprendre à endurer. »
Il sortit un fouet, un fouet noir et fin, différent de celui de Maîtresse Delacroix. Il le fit claquer dans l'air, puis s'abattit sur mon dos. La douleur était fulgurante, plus intense que tout ce que j'avais ressenti. Je criai, mon corps se convulsant.
« Compte, Louis. Et remercie-moi. »
« Un ! Merci, Maître ! »
Le fouet s'abattit à nouveau, sur mes fesses. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Chaque coup était une brûlure, une douleur qui me traversait. Je comptais, je remerciais, mon corps vibrant de douleur et d'excitation.
Après vingt coups, il s'arrêta. Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon dos, s'attardant sur les marques.
« Tu as bien enduré. Mais ce n'est que le début. »
Il sortit des pinces, les posant sur mes tétons. La douleur était intense, mais je restai immobile, obéissant.
« Tu vas rester comme ça pendant que je te prépare. »
Il sortit un gode, l'enduisant de lubrifiant. Il s'approcha de moi, me faisant pencher en avant. Il l'inséra lentement dans mon anus, la sensation étrange et invasive. Je gémissais, mon corps se tendant.
« Tu vas apprendre à accepter. Tu vas apprendre à aimer. »
Il commença à bouger le gode, lentement, méthodiquement. Chaque mouvement envoyait des vagues de sensations à travers mon corps. Je gémissais, mon sexe dur et douloureux.
« Tu aimes ça, Louis ? »
« Oui, Maître. »
« Alors, tu vas jouir. Mais tu devras me remercier après. »
Il accéléra le rythme, le gode allant et venant en moi. Je sentis la vague monter, inévitable, et je jouis, criant, mon corps se convulsant.
Il retira le gode, se relevant. Il s'approcha de moi, ses yeux plongeant dans les miens.
« Merci, Maître. »
« Bien. Tu as appris. Mais ce n'est que le début. »
Il me détacha, me laissant m'effondrer sur le sol. J'étais épuisé, marqué, douloureux. Mais j'étais aussi excité, comblé, soumis.
Il s'agenouilla à côté de moi, sa main effleurant ma joue.
« Tu es à moi, Louis. Tu es à nous. Tu es notre chose. Tu comprends ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, repose-toi. Demain, nous recommencerons. »
Il se releva, sortant de la pièce, me laissant seul dans l'obscurité.
Je fermai les yeux, mon corps vibrant de douleur et de plaisir. J'étais à eux. J'étais leur chose. Et j'attendais avec impatience la prochaine épreuve.
Le Concours des Maîtres
Le lendemain matin, je fus réveillé par le Maître de l'Ombre, qui me fit sortir de la pièce sombre où j'avais passé la nuit. Il me conduisit à travers des couloirs, jusqu'à une grande salle que je n'avais pas encore vue.
Au centre de la salle se trouvait un cadre en bois massif, avec des attaches aux quatre coins. Le Maître de la Maison était assis sur son trône, entouré des autres Maîtres et Maîtresses. Tous me regardaient avec des sourires avides.
« Louis, approchez-vous. »
Je m'approchai du cadre, mon cœur battant la chamade. Le Maître de l'Ombre me fit placer au centre du cadre, puis il attacha mes poignets et mes chevilles aux coins, m'écartant complètement. Je me retrouvai suspendu, mes pieds ne touchant pas le sol. Mon corps était tendu, exposé, vulnérable.
« Aujourd'hui, Louis, vous allez subir une épreuve particulière. Une épreuve de contrôle. Une épreuve de désir. »
Le Maître de la Maison se leva, s'approchant de moi. Il tenait un seau d'eau froide.
« Vous allez être douché à l'eau froide. Votre peau va durcir, vos tétons vont se dresser, votre sexe va rétrécir. Ensuite, un concours commencera. »
Il me regarda, un sourire cruel aux lèvres.
« Les Maîtres et les Maîtresses vont rivaliser pour vous faire durcir. Celui ou celle qui y arrivera le premier aura le droit de vous avoir pendant une heure, tout seul, pour vous faire subir les sévices qu'il ou elle désire. »
Mon cœur s'emballa. Une heure seule avec l'un d'eux. Je ne savais pas ce qui était pire : être utilisé par tous, ou être livré à un seul.
Le Maître de la Maison leva le seau, versant l'eau froide sur ma tête. Je criai, le choc glacial me saisissant. L'eau coula sur mon corps, sur mon torse, sur mon ventre, sur mon sexe. Ma peau se hérissa, mes tétons se dressèrent, durs et sensibles. Mon sexe rétrécit, devenant tout petit, recroquevillé.
Je frissonnai, mes dents claquaient. L'eau froide continuait de couler sur moi, me glaçant jusqu'aux os.
« Bien. Le concours peut commencer. »
Les Maîtres et les Maîtresses s'approchèrent de moi, formant un cercle autour du cadre. Chacun d'eux me regardait avec des yeux avides, cherchant le moyen de me faire durcir.
Maîtresse Natacha s'approcha la première. Elle s'agenouilla devant moi, ses mains effleurant mes cuisses. Elle se pencha, sa langue effleurant mon sexe, le léchant doucement. Je sentis une faible chaleur monter, mais mon sexe resta petit, recroquevillé.
« Pas encore, Maîtresse. »
Elle se releva, un sourire frustré aux lèvres. Elle retourna à sa place.
Maîtresse Delacroix s'approcha, un fouet à la main. Elle fit claquer le fouet sur mes cuisses, sur mon ventre. La douleur était vive, mais mon sexe resta petit.
« Le fouet ne suffit pas. »
Elle retourna à sa place.
Docteur Moreau s'approcha, un sourire scientifique aux lèvres. Il sortit une petite brosse, la passant sur mes tétons, les stimulant doucement. Je sentis une faible chaleur monter, mais mon sexe resta petit.
« Pas encore. »
Il retourna à sa place.
Maître Vasseur s'approcha, me faisant subir des pressions, des pincements, des torsions. La douleur était intense, mais mon sexe resta petit.
« Pas encore. »
Il retourna à sa place.
Maître de Saint Léon s'approcha, un martinet à la main. Il fit claquer le martinet sur mes fesses, sur mes cuisses. La douleur était vive, mais mon sexe resta petit.
« Pas encore. »
Il retourna à sa place.
Maîtresse Irène s'approcha, un sourire sensuel aux lèvres. Elle s'agenouilla devant moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre. Elle prit mon sexe dans sa main, le caressant lentement, savamment. Je sentis une chaleur monter, mon sexe commençant à durcir.
« Oui, Maîtresse. Continuez, je vous en supplie. »
Elle continua, ses doigts allant et venant sur mon sexe, le stimulant, le caressant. Je sentis mon sexe durcir, devenir sensible. J'étais au bord du plaisir, mon corps vibrant de désir.
Soudain, une voix grave retentit :
« Arrêtez. »
Maîtresse Irène s'arrêta, retirant sa main. Je gémis de frustration, mon sexe dur et douloureux.
Le Maître de l'Ombre s'approcha de moi, ses yeux noirs plongeant dans les miens. Il ne dit rien, mais je sentais son autorité, sa puissance. Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre.
Il s'arrêta à mon sexe, le prenant dans sa main. Il le serra, le caressa, le stimula. Je sentis une chaleur intense monter, mon sexe durcissant rapidement.
« Oui, Maître. Continuez, je vous en supplie. »
Il continua, ses doigts allant et venant sur mon sexe, le stimulant, le caressant. Je sentis mon sexe devenir complètement dur, sensible, vibrant de désir.
« Il est dur. J'ai gagné. »
Les autres Maîtres et Maîtresses murmurèrent, frustrés. Le Maître de la Maison s'approcha, examinant mon sexe dur.
« En effet. Le Maître de l'Ombre a gagné. Il aura Louis pendant une heure, tout seul. »
Le Maître de l'Ombre me détacha du cadre, me faisant tomber sur le sol. Je m'effondrai, épuisé, mon sexe toujours dur et douloureux.
Il me releva, me prenant par le bras. Il me conduisit à travers des couloirs, jusqu'à une pièce sombre et isolée. Il ferma la porte derrière nous, me laissant seul avec lui.
Il s'approcha de moi, ses yeux noirs plongeant dans les miens.
« Tu es à moi, Louis. Pour une heure. Je vais te faire subir les sévices que je désire. Tu vas obéir sans hésitation. Tu vas accepter tout sans révolte. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
Il sortit une corde, me ligotant les poignets derrière le dos. Puis il me fit mettre à genoux, me forçant à baisser la tête.
« Tu vas subir ma punition. Tu vas apprendre à obéir. Tu vas apprendre à endurer. »
Il sortit un fouet, un fouet noir et fin, différent de celui de Maîtresse Delacroix. Il le fit claquer dans l'air, puis s'abattit sur mon dos. La douleur était fulgurante, plus intense que tout ce que j'avais ressenti. Je criai, mon corps se convulsant.
« Compte, Louis. Et remercie-moi. »
« Un ! Merci, Maître ! »
Le fouet s'abattit à nouveau, sur mes fesses. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Chaque coup était une brûlure, une douleur qui me traversait. Je comptais, je remerciais, mon corps vibrant de douleur et d'excitation.
Après vingt coups, il s'arrêta. Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon dos, s'attardant sur les marques.
« Tu as bien enduré. Mais ce n'est que le début. »
Il sortit des pinces, les posant sur mes tétons. La douleur était intense, mais je restai immobile, obéissant.
« Tu vas rester comme ça pendant que je te prépare. »
Il sortit un gode, l'enduisant de lubrifiant. Il s'approcha de moi, me faisant pencher en avant. Il l'inséra lentement dans mon anus, la sensation étrange et invasive. Je gémissais, mon corps se tendant.
« Tu vas apprendre à accepter. Tu vas apprendre à aimer. »
Il commença à bouger le gode, lentement, méthodiquement. Chaque mouvement envoyait des vagues de sensations à travers mon corps. Je gémissais, mon sexe dur et douloureux.
« Tu aimes ça, Louis ? »
« Oui, Maître. »
« Alors, tu vas jouir. Mais tu devras me remercier après. »
Il accéléra le rythme, le gode allant et venant en moi. Je sentis la vague monter, inévitable, et je jouis, criant, mon corps se convulsant.
Il retira le gode, se relevant. Il s'approcha de moi, ses yeux plongeant dans les miens.
« Merci, Maître. »
« Bien. Tu as appris. Mais ce n'est que le début. »
Il me détacha, me laissant m'effondrer sur le sol. J'étais épuisé, marqué, douloureux. Mais j'étais aussi excité, comblé, soumis.
Il s'agenouilla à côté de moi, sa main effleurant ma joue.
« Tu es à moi, Louis. Tu es à nous. Tu es notre chose. Tu comprends ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, repose-toi. L'heure n'est pas encore écoulée. »
Il se releva, s'approchant de moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre. Il prit mon sexe dans sa main, le caressant lentement.
« Tu vas jouir encore, Louis. Encore et encore. Jusqu'à ce que l'heure soit écoulée. »
Je gémis, mon corps vibrant de désir et de douleur. J'étais à lui. J'étais leur chose. Et j'attendais avec impatience la suite.
Le Jeu des Positions et la Punition Annoncée
Le Maître de l'Ombre me regarda, ses yeux noirs brillant d'une lueur cruelle. Il tenait son fouet noir, le faisant claquer dans l'air. Le bruit sec résonna dans la pièce sombre.
« Louis, nous allons jouer à un jeu. Un jeu de soumission et d'obéissance. Tu vas devoir comprendre, sans un mot, quelle position je veux que tu prennes. Je te l'indiquerai par un claquement de fouet. Un claquement pour une position, deux pour une autre, trois pour une autre encore. Si tu te trompes, tu seras puni. Dix coups de martinet pour chaque erreur. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
Il fit claquer le fouet une fois. Je restai immobile, ne sachant pas quoi faire. Il me regarda, un sourire cruel aux lèvres.
« Tu dois deviner, Louis. Réfléchis. Qu'est-ce qu'un claquement pourrait signifier ? »
Je réfléchis rapidement. Un claquement. Une position. Jambes écartées ? Bras en croix ? À genoux ? Je choisis la plus simple : jambes écartées. Je m'exécutai, écartant largement les jambes.
Il hocha la tête, satisfait.
« Bien. Tu as compris. Un claquement : jambes écartées. »
Il fit claquer le fouet deux fois. Je réfléchis. Deux claquements. Bras en croix. Je levai les bras, les écartant en croix.
Il hocha la tête.
« Bien. Deux claquements : bras en croix. »
Il fit claquer le fouet trois fois. Je réfléchis. Trois claquements. À genoux. Je m'agenouillai, baissant la tête.
Il hocha la tête.
« Bien. Trois claquements : à genoux. »
Le jeu continua. Il faisait claquer le fouet, et je devais deviner la position. Parfois je réussissais, parfois je me trompais. Chaque erreur était notée, un sourire cruel sur ses lèvres.
Après une série de positions, il s'arrêta. Il s'approcha de moi, ses yeux plongeant dans les miens.
« Tu t'es trompé six fois, Louis. Six erreurs. Soixante coups de martinet. »
Mon cœur s'emballa. Soixante coups. La douleur serait intense.
« Mais ce n'est pas moi qui te punirai. Je vais faire don de ta punition aux autres Maîtres et Maîtresses. Ils seront bien contents de te punir après que tu les aies fait perdre. »
Il sourit, un sourire cruel et satisfait.
« Mais d'abord, nous allons continuer à jouer. »
Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse. Il s'arrêta à mes tétons, les titillant doucement, les pinçant, les roulant entre ses doigts. Je sentis mes tétons durcir, devenir sensibles.
Il sortit des pinces, les posant sur mes tétons. La douleur était intense, mais je restai immobile, obéissant.
« Bien. Maintenant, nous allons les accrocher. »
Il sortit une chaîne, l'attachant aux pinces. Puis il la fit passer dans une poulie suspendue au plafond. Il tira sur la chaîne, soulevant mes tétons vers le haut.
Je criai, la douleur fulgurante. Mes tétons étaient étirés, tirés vers le haut. Je me mis sur la pointe des pieds, essayant de soulager la pression.
« Tu dois rester sur la pointe des pieds, Louis. Si tu descends, la douleur sera plus intense. »
Je restai sur la pointe des pieds, mon corps tendu, mes tétons étirés. La douleur était constante, lancinante. Je haletais, la sueur coulant sur mon front.
Il accrocha la chaîne, me laissant suspendu, les tétons tirés vers le haut. Je restai sur la pointe des pieds, mon corps vibrant de douleur.
Il s'approcha de moi, attachant mes mains. Il les tira vers le haut et l'arrière, dégageant mes fesses. Je me retrouvai dans une position vulnérable, exposé, offert.
Il sortit une cravache, la faisant claquer dans l'air. Puis il s'abattit sur mes fesses. La douleur était vive, fulgurante.
« Compte, Louis. Et remercie-moi. »
« Un ! Merci, Maître ! »
La cravache s'abattit à nouveau, sur mes fesses. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Vingt coups sur chaque fesse. La douleur était intense, mais je restais immobile, obéissant.
Après les quarante coups, il s'arrêta. Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mes fesses, s'attardant sur les marques.
« Tu as bien enduré, Louis. Mais ce n'est que le début. »
Il me laissa suspendu, les tétons étirés, les mains attachées, les fesses marquées. Il s'éloigna, sortant un carnet et un stylo.
« Je vais compter combien de coups de fouet tu recevras pour ta punition. Soixante coups. Je vais les répartir entre les Maîtres et les Maîtresses. Ils seront bien contents de te punir. »
Il nota quelque chose sur son carnet, un sourire cruel aux lèvres.
« Tu vas rester comme ça jusqu'à ce que je revienne. Tu vas réfléchir à tes erreurs. Tu vas attendre ta punition. »
Il sortit de la pièce, me laissant seul, suspendu, vulnérable.
Je restai immobile, mon corps vibrant de douleur. Mes tétons étaient étirés, mes fesses marquées, mes mains attachées. J'étais à sa merci. J'étais leur chose.
J'attendais, mon cœur battant la chamade. La punition allait être terrible. Mais j'étais prêt. J'étais soumis. J'étais à eux.
La Punition des Soixante Coups
Je restai suspendu, les tétons étirés par les pinces, les mains attachées derrière le dos, les fesses marquées par la cravache. Le temps semblait s'étirer, chaque minute une éternité. La douleur dans mes tétons était constante, lancinante, et mes mollets brûlaient à force de rester sur la pointe des pieds.
Soudain, la porte s'ouvrit. Le Maître de l'Ombre entra, suivi des autres Maîtres et Maîtresses. Ils formaient une procession solennelle, leurs visages masquant à peine leur excitation. Le Maître de la Maison fermait la marche, un sourire satisfait aux lèvres.
« Louis, votre punition va commencer. Soixante coups de martinet, répartis entre nous. Chacun de nous aura le plaisir de vous punir pour vos erreurs. »
Le Maître de l'Ombre s'approcha de moi, détachant la chaîne des pinces. Je retombai sur mes pieds, mes jambes flageolantes. Il me fit mettre à genoux, les mains toujours attachées derrière le dos.
« Vous allez compter chaque coup. Vous allez remercier après chaque coup. Si vous oubliez, le coup sera recommencé. Comprenez-vous ? »
« Oui, Maître. »
Maîtresse Natacha s'approcha la première, un martinet à la main. Elle se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur vive et cuisante. Je criai, comptant :
« Un ! Merci, Maîtresse ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Maîtresse Natacha s'arrêta, un sourire satisfait aux lèvres.
« Bien. À toi, Maîtresse Delacroix. »
Maîtresse Delacroix s'approcha, son martinet à la main. Elle se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur encore plus intense. Je criai, comptant :
« Onze ! Merci, Maîtresse ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Maîtresse Delacroix s'arrêta, un sourire cruel aux lèvres.
« Bien. À toi, Docteur Moreau. »
Docteur Moreau s'approcha, son martinet à la main. Il se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur lancinante. Je criai, comptant :
« Vingt et un ! Merci, Docteur ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Docteur Moreau s'arrêta, un sourire scientifique aux lèvres.
« Bien. À toi, Maître Vasseur. »
Maître Vasseur s'approcha, son martinet à la main. Il se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur intense. Je criai, comptant :
« Trente et un ! Merci, Maître ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Maître Vasseur s'arrêta, un sourire satisfait aux lèvres.
« Bien. À toi, Maître de Saint Léon. »
Maître de Saint Léon s'approcha, son martinet à la main. Il se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur fulgurante. Je criai, comptant :
« Quarante et un ! Merci, Maître ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Maître de Saint Léon s'arrêta, un sourire cruel aux lèvres.
« Bien. À toi, Maîtresse Irène. »
Maîtresse Irène s'approcha, son martinet à la main. Elle se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur intense. Je criai, comptant :
« Cinquante et un ! Merci, Maîtresse ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Maîtresse Irène s'arrêta, un sourire sensuel aux lèvres.
« Bien. Il reste dix coups. Le Maître de l'Ombre les donnera. »
Le Maître de l'Ombre s'approcha, son martinet à la main. Il se plaça derrière moi, faisant claquer le martinet dans l'air.
« Compte, Louis. »
Le martinet s'abattit sur mes fesses, la douleur la plus intense de toutes. Je criai, comptant :
« Soixante et un ! Merci, Maître ! »
Le martinet s'abattit à nouveau. Je comptai, remerciai. Encore et encore. Dix coups. Le Maître de l'Ombre s'arrêta, un sourire satisfait aux lèvres.
« Soixante coups. Ta punition est terminée. »
Je m'effondrai sur le sol, épuisé, mon corps vibrant de douleur. Mes fesses étaient en feu, marquées, douloureuses. Je haletais, la sueur coulant sur mon front.
Le Maître de l'Ombre s'approcha de moi, ses mains effleurant mes fesses, s'attardant sur les marques.
« Tu as bien enduré, Louis. Tu as appris. Tu as obéi. »
Il me détacha, me laissant m'effondrer complètement sur le sol. J'étais épuisé, marqué, douloureux. Mais j'étais aussi excité, comblé, soumis.
Il s'agenouilla à côté de moi, sa main effleurant ma joue.
« Tu es à moi, Louis. Tu es à nous. Tu es notre chose. Tu comprends ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, repose-toi. Demain, nous recommencerons. »
Il se releva, sortant de la pièce avec les autres Maîtres et Maîtresses, me laissant seul dans l'obscurité.
Je fermai les yeux, mon corps vibrant de douleur et de plaisir. J'étais à eux. J'étais leur chose. Et j'attendais avec impatience la prochaine épreuve.
Retrouvailles Inattendues
Après ma punition, je fus conduit dans une salle de repos. Je m'allongeai sur une couchette, mon corps endolori, mes fesses marquées. Je fermai les yeux, essayant de récupérer. Mais je ne pus trouver le sommeil, mon esprit tourmenté par les événements des derniers jours.
Soudain, la porte s'ouvrit. Je me redressai, surpris. Deux personnes entrèrent dans la pièce. Mon cœur s'emballa lorsque je reconnus leurs visages.
Julie et Charles.
Julie, ma collègue de bureau, si réservée, si timide. Et Charles, mon ami d'enfance, avec qui j'avais partagé tant de souvenirs. Ils étaient là, dans cette maison de discipline, vêtus de tenues de cuir noir, leurs visages affichant une autorité que je ne leur connaissais pas.
« Louis, surpris ? »
Charles s'approcha de moi, un sourire cruel aux lèvres. Il était méconnaissable. Son regard était dur, autoritaire. Il portait un harnais de cuir, son torse nu et musclé.
« Tu ne t'y attendais pas, n'est-ce pas ? Tu ne savais pas que ton ami d'enfance et ta collègue de bureau étaient si loin dans le BDSM. »
Julie s'approcha, un sourire timide mais cruel aux lèvres. Elle portait un corset de cuir, ses seins à peine couverts.
« Nous sommes ici depuis longtemps, Louis. Nous avons gravi les échelons. Et aujourd'hui, c'est nous qui allons nous occuper de toi. »
Charles s'approcha de moi, me prenant par le bras. Il me releva, me forçant à me tenir debout.
« Aujourd'hui, c'est moi qui dirige les opérations. Et je vais demander à Julie de bien s'occuper de toi. »
Julie s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse. Elle sortit des cordes, me guidant vers une croix de Saint André. Elle m'y attacha, les poignets et les chevilles solidement ligotés, mon corps étendu en X.
Je me retrouvai complètement nu, exposé, vulnérable. Mon sexe était petit, recroquevillé, la peur et l'appréhension le faisant rétrécir.
Charles s'approcha, un fouet à la main. Il le fit claquer dans l'air, le bruit sec résonnant dans la pièce.
« Tu vas subir ma punition, Louis. Tu vas apprendre à obéir. Tu vas apprendre à endurer. »
Il commença à me fouetter, doucement d'abord. Le fouet effleurait ma peau, laissant une sensation étrange, presque agréable. Puis il augmenta l'intensité, les coups devenant plus forts, plus douloureux.
Je gémissais, mon corps vibrant de douleur. Chaque coup laissait une marque rouge sur ma peau. Je comptais, je remerciais, obéissant à la règle de la maison.
« Merci, Maître. »
Après une série de coups, Charles s'arrêta. Il s'approcha de moi, ses mains effleurant mon torse, s'attardant sur les marques.
« Bien. Maintenant, Julie va s'occuper de toi. »
Julie s'approcha, un sourire sensuel aux lèvres. Elle se plaça devant moi, ses mains effleurant mon torse, descendant le long de mon ventre. Elle s'arrêta à mes seins, les caressant doucement, les massant, les titillant.
Je sentis une chaleur monter, mon corps réagissant à ses caresses. Mes tétons durcirent, devenant sensibles. Elle les pinça doucement, les roulant entre ses doigts.
« Tu aimes ça, Louis ? »
« Oui, Maîtresse. »
Elle continua, ses mains allant et venant sur mes seins, les caressant, les massant, les titillant. Je sentis mon sexe commencer à durcir, malgré la douleur des coups de fouet.
Soudain, Charles s'approcha, son fouet à la main. Il fit claquer le fouet sur mes cuisses, la douleur vive et cuisante. Je criai, mon corps se convulsant.
« Tu n'as pas le droit de jouir, Louis. Pas encore. »
Il continua à me fouetter, pendant que Julie continuait à me caresser. L'alternance de douleur et de plaisir était intense, mon corps vibrant entre les deux extrêmes.
Charles fouettait, Julie caressait. Charles fouettait, Julie caressait. Mon corps était en feu, mes sens surmenés. Je ne savais plus si je ressentais de la douleur ou du plaisir.
Julie s'approcha de mon sexe, le prenant dans sa main. Elle commença à le caresser lentement, savamment. Je sentis la vague monter, inévitable.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Pas encore, Louis. Je veux que tu jouisses lentement. »
Elle continua, ses doigts allant et venant sur mon sexe, le stimulant, le caressant. Je sentis la vague monter, lentement, inexorablement. Mon corps se tendit, mes muscles se contractèrent.
Je jouis, lentement, intensément. La sensation était incroyable, chaque vague de plaisir me traversant. Je criai, mon corps se convulsant, mes yeux révulsés.
Julie retira sa main, un sourire satisfait aux lèvres. Charles s'approcha, détachant les cordes. Je m'effondrai sur le sol, épuisé, comblé.
Charles s'agenouilla à côté de moi, sa main effleurant ma joue.
« Tu as bien fait, Louis. Tu as obéi. Tu as enduré. Tu as joui. »
Il se releva, me prenant par le bras. Il me releva, me conduisant à travers des couloirs, jusqu'à une salle où une tenue était préparée.
Il me montra la tenue. Un mini short au ras des fesses, et un tee-shirt qui arrivait juste en dessous des tétons.
« Tu vas porter ça pour ton retour. Tu vas prendre l'avion dans cette tenue. Et tu vas rentrer chez toi en transport en commun. »
Je regardai la tenue, mon cœur battant la chamade. C'était provocant, humiliant, excitant.
« Peut-être que tu te feras aborder. Peut-être que tu devras repérer quelqu'un qui se fera dominer à son tour. »
Il me regarda, un sourire cruel aux lèvres.
« Tu es prêt, Louis ? »
Je hochai la tête, mon corps vibrant d'excitation et d'appréhension.
« Oui, Maître. »
Je m'habillai, la tenue moulant mon corps, le mini short remontant sur mes fesses, le tee-shirt laissant mes tétons à peine couverts. Je me regardai dans le miroir, surpris par mon reflet.
J'étais prêt. J'étais leur chose. Et j'attendais avec impatience la suite.
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Une affaire sera prochainement appelée à la barre.
Nep et soum68, vous êtes officiellement prévenus.
Après quelques échanges animés autour de la prudence, de la bien-pensance, du mépris, de la liberté d'expression et de la manière dont chacun interprète les propos de l'autre, une question demeure :
Que se passerait-il si nous arrêtions momentanément de chercher à convaincre et que nous décidions de juger les faits ?
C'est précisément l'expérience que je vous propose.
I — Rappel des faits
Tout a commencé par une discussion.
Puis sont venues les réponses, les objections, les désaccords et, avec eux, différentes interprétations des propos tenus.
Chacun semble avoir sa propre lecture de la situation.
LauDupond n'échappe évidemment pas à cette règle.
Il pourrait donc être intéressant de faire quelque chose d'assez inhabituel :
mettre LauDupond lui-même à la barre.
Mais avec une condition essentielle :
il devra être jugé selon les mêmes règles que celles qu'il entend appliquer aux autres.
II — Le principe
Dans quinze jours, le débat changera donc de forme.
Il ne s'agira plus simplement de répondre à Nep ou à soum68.
Nous allons tenter de transformer la discussion en procès fictif.
Les participants seront invités à reprendre les faits, les propos échangés et leur contexte, puis à les soumettre à une grille d'analyse inspirée du raisonnement juridictionnel.
L'objectif ne sera pas de savoir qui parle le plus fort.
Ni qui aura le dernier mot.
Mais de voir ce que devient un débat lorsque l'on impose aux participants de distinguer les faits, les interprétations, les arguments et les appréciations personnelles.
III — Une règle essentielle
Personne ne sera au-dessus du tribunal.
Pas même le président.
Pas même l'accusation.
Pas même la défense.
Et surtout pas LauDupond.
Celui qui juge devra accepter d'être jugé selon les mêmes critères.
Celui qui reproche une interprétation devra accepter que ses propres interprétations soient examinées.
Celui qui invoque la prudence devra accepter que sa propre prudence soit mise à l'épreuve.
IV — La composition de la Cour
Pour que l'expérience soit réellement contradictoire, je recherche donc des volontaires.
Vous pourrez participer comme :
juge ;
procureur ;
avocat de la défense ;
avocat de l'accusation ;
témoin ;
rapporteur des faits ;
ou simplement membre du jury.
Il sera également possible de défendre LauDupond contre les accusations qui pourraient être formulées à son encontre.
Je précise ce dernier point volontairement :
le procès ne sera intéressant que si quelqu'un accepte réellement de défendre l'accusé.
V — La méthode
Les participants devront autant que possible revenir aux éléments réellement présents dans la discussion.
Les faits seront distingués des opinions.
Les citations devront pouvoir être retrouvées.
Les interprétations devront être présentées comme telles.
Les accusations devront être argumentées.
Et chacun devra pouvoir répondre aux arguments qui lui sont opposés.
Une jurisprudence réelle servira de point de départ méthodologique à l'exercice.
Elle ne constituera évidemment pas un véritable jugement applicable à cette conversation : nous utiliserons simplement certains principes du raisonnement judiciaire pour construire notre propre tribunal fictif.
L'AFFAIRE LAUDUPOND
Le tribunal sera prochainement constitué.
Le dossier sera communiqué.
Les parties seront entendues.
Les arguments seront examinés.
Et LauDupond sera jugé.
Mais avant cela, il reste une question :
Qui acceptera de prendre place dans le jury ?
Les candidatures sont ouvertes.
La Cour vous écoute.
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Cette jeune soumise pensait au début que le Maître disposait les bougies dans la pièce au hasard.
C'était sa première séance de la sorte.
Elle n'était ni inquiète ni effrayée mais curieuse , presque impatiente de découvrir la suite.
Cette novice pu comprendre assez rapidement que le Maître ne faisait rien au hasard.
Chaque boogie était disposée avec précision en tant compte de la hauteur et de la distance du centre de la pièce.
La rigueur du Maître allait jusqu'à prendre en compte le physique de celle qui était placée au centre , attachée par les mains au-dessus et qui laissait la silhouette s'exprimer.
Ici sa silhouette fine et élancée faisait danser son ombre.
Le Maître lui faisait faire des tours sur elle-même, la faisait se pencher en avant , en arrière., ce qui projetait un ballet de reflets, d'ombres et de lumières tout simplement somptueux.
Entourée de ses ombres elle devenait la danseuse principale, celle qui donne le ton à toutes les autres.
La dirigeante dirigée.
L'ombre éclairée.
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L'exploration des sens, je ne l'apprends pas dans les livres, mais à travers mes idées. Elle commence par un lâcher-prise radical, une redécouverte totale et sans filtre du corps de l'autre, transformant chaque interaction, chaque parcelle de peau en un rituel de connexion brute et d'éveil partagé. La communion avec la nature s'impose d'abord comme un retour aux sources, un abandon primitif et sauvage. S'allonger nus sur l'herbe fraîche, sentir l'humidité, la fraîcheur de la terre et son énergie minérale et végétale traverser l'épiderme. C'est aussi s'offrir le rythme des grands espaces, s'enfoncer régulièrement au cœur des bois, arpenter la campagne et les sentiers de sous-bois pour faire corps avec les éléments. Plus loin encore, s'en aller planter nos corps sur le sable de la plage pour y faire une sieste à même le sol, les yeux perdus dans l'immensité du ciel, abandonnés au seul grondement des vagues et aux cris des oiseaux. S'enfoncer aussi au cœur d'une rivière pour y faire l'amour, laisser le courant et le flot se mêler à nos sexes dans une étreinte où la nature elle-même devient un tiers, un véritable plan à trois avec l'élément liquide qui nous enveloppe et nous pénètre. La nature prend parfois des visages plus sauvages, comme lors de ces journées de tempête où le vent souffle en bourrasques et où la pluie nous lacère : avancer alors main dans la main les yeux fermés, s'en remettant entièrement à l'autre, planant un peu plus haut après avoir fumé pour ne plus faire qu'un avec la fureur des éléments. C'est y chercher les sensations les plus extrêmes, en effleurant ou en fouettant la peau avec des orties sauvages pour faire brûler l'épiderme et réveiller chaque nerf sous le choc, ou bien en venant caresser nos sexes avec des fleurs, mêlant la douceur fragile des pétales à la violence de nos pulsions. C'est aussi, sous la pluie battante, lui baisser son pantalon pour lui assener des fessées lourdes, le cul exposé aux gouttes glacées de l'orage. Ce pacte sensoriel passe aussi par une nudité permanente et clandestine au cœur du monde : refuser les sous-vêtements, laisser nos sexes entièrement libres, flottants et vulnérables sous nos vêtements au quotidien, pour que chaque pas, chaque mouvement et chaque frottement nous rappellent à notre condition de créatures impudiques. Même si, dans ce jeu d'offrandes et de perversion, la culotte devient parfois un trophée : un sous-vêtement souillé qu'elle porte exceptionnellement pour y mettre son parfum et me l'offrir, un concentré d'elle-même glissé dans ma poche pour respirer sa présence, pendant que je lui offre en retour des fleurs et les queues de nos partenaires. Il vient ensuite bousculer les repères à travers le feu et la glace, en jouant avec les contrastes thermiques et psychologiques les plus extrêmes. Sortir en plein hiver, n'habiller son corps que d'un simple manteau entrouvert, sans rien en dessous, braver le monde extérieur. Puis, dans un coin plus discret où l'on a rancardé quelques regards complices, arracher ce manteau pour l'exposer nue face à l'air glacial. La regarder trembler de tous ses membres sous l'effet du froid, et pour la réchauffer, lui infliger la violence crue de claques appliquées sur tout le corps — des gifles qui chauffent, qui marquent la peau de rouge, qui font affluer le sang. Et lorsque le corps s'est enfin réchauffé sous les impacts, achever ce rituel par un abandon organique total en lui pissant dessus, ou en l'exigeant à quatre pattes pour qu'elle urine elle-même face à la terre, retrouvant ainsi sa vraie place, arrachée à toute vanité, ramenée à sa condition première, allant jusqu'à laisser couler ses menstrues au grand jour dans un jardin pour montrer à tous qu'elle est une vraie chienne et qu'elle en tire une fierté sauvage. Cette intimité viscérale se prolonge et s'entretient au cœur de l'urgence charnelle et du désir sans cesse réclamé. Pouvoir se dévorer mutuellement à tout instant : que tu me suces, que je te lèche, que tu me bouffes la queue et que je te bouffe la chatte dès qu'une envie surgit, sans jamais refuser, sauf si le corps est encore souillé par le sperme d'autres — car si elle est faite pour encaisser le foutre des partenaires, moi je ne bois et ne lèche que sa cyprine. Planter ma queue cent fois par jour dans sa bouche, parfois juste pour quelques secondes, avec ou sans érection, rien que pour le plaisir d'être là. À son tour, elle m'écrase le visage de sa chatte, elle me viole le nez et la bouche avec son sexe pour que son goût reste imprégné au fond de nos narines toute la journée dans une douce euphorie. Et parce que chaque parcelle de l'autre est un territoire à posséder, c'est aussi embrasser et lécher ce bide mou et moelleux, y déposer des caresses infinies avant de prendre dans sa bouche mes couilles qui pendent et ma petite bite, devenue pour elle aussi naturelle à enserrer que sa propre langue. Cette proximité permanente s'accompagne d'un enracinement psychologique et d'un peau à peau absolu, se retrouver en position fœtale, lovés l'un contre l'autre comme un bébé contre sa maman, que ce soit dans la chaleur de notre lit ou à même la terre en pleine nature, pour jouer avec ce qu'il y a de plus profond en nous et fusionner nos réactions. Et quand le froid du monde extérieur nous fige, c'est le refuge du cocooning sous la couette devant Netflix, s'abandonnant au temps qui passe comme à une aventure infinie. Les habitudes s'ancrent dans la chair : poser le plus souvent possible la main sur le sexe de l'autre pour ne jamais se sentir abandonné, caresser les fesses, s'embrasser sans cesse. Nos lèvres sont accrochées l'une à l'autre par un impératif biologique qui renforce l'amour : un baiser permanent, un roulage de pelle en règle où nos salives sont irrémédiablement liées. Cette fusion va jusqu'à souiller nos boissons de notre salive, te demander de cracher dans mon café comme la sale petite pute que tu es. Quand je te consomme, je te veux saine et propre, amoureusement malsaine mais purifiée pour mon propre délice. C'est aussi une aventure olfactive et tactile totale : goûter ton gloss et ton maquillage, alterner entre les sueurs enivrantes de nos corps collés l'un contre l'autre — où ta propre odeur devient pour moi le plus beau des parfums d'amour — et le plaisir de se retrouver parfaitement propres pour de gros câlins partagés. Des massages généreux à l'huile où chaque centimètre carré est recouvert de baisers minutieux et de léchages attentifs. S'habituer à se frotter l'un à l'autre en permanence, simplement pour que les corps se reconnaissent. Même après le passage aux toilettes, c'est moi qui prends soin de te laver à l'eau, de te torcher et de te rendre la peau nickel, douce et propre, juste pour le plaisir de mieux te ressouiller de nos fluides par la suite. Et abolir les frontières jusqu'à l'assiette : manger en s'embrassant, échanger les aliments et les boissons directement de bouche à bouche. C'est t'habituer à souiller tes propres aliments avec ta salive et ta cyprine, à aimer ce mélange de goûts pour te rendre totalement accro à toi-même. Et sur tes tétons, déposer du dentifrice pour y sceller une brûlure mentholée et glacée qui réveille la chair sous les frissons. C'est aussi le frisson de la liberté brute : saisir l'occasion d'être nus ou partiellement dénudés en extérieur, hors des sentiers battus, juste pour sentir le monde sur soi, pour savourer la vulnérabilité et faire monter l'excitation d'un simple regard. Et au détour d'une rencontre, l'exposer face à un ou des inconnus, la voir gémir et tordre son corps de désir sous le choc de l'impudeur partagée. Et au cœur de cette soumission poussée dans ses retranchements, il y a le travail de son corps, creuser, dilater son cul pour qu'il devienne béant, prêt à accueillir l'inattendu et à jouer avec des sensations uniques. Y insérer un arsenal d'objets vibrants dans le cul et la chatte, dont je gère les pulsations à distance avec ma télécommande, tandis que ton corps réagit à chaque impulsion. Y déverser en plus des litres de lait tiède, de l'eau fraîche, de l'eau pétillante ou mon propre pipi pour faire réagir tes parois intérieures dans un déluge organique absolu. Enfin, l'apothéose de cet éveil se lit dans le lâcher-prise absolu du 69. Un face-à-face infini, rythmé par des caresses incessantes, où les corps se vident et se remplissent dans un soulagement mutuel. Un mélange absolu où la cyprine, la pisse et le sperme se confondent sans retenue dans une même dévotion amoureuse.
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En refermant la porte de la maison, Alexandre eut le sentiment absurde d’introduire clandestinement un objet dangereux.
Il resta dans l’entrée, le sac de la boutique à la main, et tendit l’oreille. Aucun bruit ne provenait de l’étage. Anne n’était pas encore rentrée.
C’était prévu.
Elle devait présenter les dernières modifications d’un projet à la direction du cabinet, une réunion qui, selon ses propres estimations, se prolongerait jusqu’à dix-neuf heures. Alexandre disposait donc d’un peu plus d’une heure pour cacher le cadeau, préparer le dîner et mettre en place la soirée qu’il avait soigneusement organisée durant le trajet.
Il consulta sa montre.
Dix-sept heures quarante-sept.
Une heure et treize minutes.
Largement suffisant.
Il retira son manteau, posa ses clés dans la petite coupelle réservée à cet usage et traversa le salon.
La maison avait appartenu à la mère d’Anne. Vue de l’extérieur, elle conservait l’allure tranquille d’une construction bourgeoise du début du siècle précédent. À l’intérieur, Anne l’avait transformée en un territoire qui ne ressemblait qu’à elle.
Un canapé contemporain aux lignes rigoureuses faisait face à une vieille commode dont le vernis s’écaillait. Des échantillons de matériaux côtoyaient des livres d’architecture, des photographies et plusieurs objets dont Alexandre ignorait la fonction. Une lampe dessinée par une créatrice danoise éclairait un fauteuil que la mère d’Anne avait trouvé autrefois dans une brocante.
Pour un visiteur, l’ensemble paraissait désordonné.
Pour Anne, chaque chose se trouvait exactement là où elle devait être.
Alexandre avait mis plusieurs années à comprendre que le chaos de sa compagne possédait une structure. Celle-ci ne reposait ni sur la fréquence d’utilisation ni sur la valeur matérielle, mais sur un système complexe de souvenirs, d’associations et de préférences qu’elle seule maîtrisait.
Il avait autrefois déplacé une boîte de boutons ancienne afin de libérer une étagère. Anne l’avait cherchée pendant trois jours avant de lui expliquer que cette boîte devait rester près de la fenêtre parce que sa mère la posait toujours là lorsqu’elle réparait un vêtement.
Alexandre avait fait remarquer que personne n’avait réparé le moindre vêtement dans cette maison depuis plusieurs années.
La discussion ne s’était pas bien terminée.
Depuis, il avait renoncé à organiser le territoire d’Anne. En échange, elle lui avait accordé quelques espaces protégés qu’elle appelait ses « enclaves administratives » : son bureau, deux étagères dans la bibliothèque et un tiroir de la cuisine dans lequel chaque objet possédait une place rationnelle.
Le sac qu’il tenait à la main n’avait sa place dans aucun de ces espaces.
Son bureau aurait été trop évident. Anne y entrait rarement sans le prévenir, mais elle connaissait chacun de ses tiroirs. La chambre était exclue. Quant au salon, il offrait d’innombrables cachettes dont aucune ne lui paraissait sûre.
Son regard s’arrêta sur le vieux buffet de la salle à manger.
Le tiroir inférieur contenait des nappes et des serviettes en tissu. Anne ne l’ouvrait pratiquement jamais. Ils mangeaient le plus souvent sur la table nue, entre un rouleau de plans et l’ordinateur portable qu’elle oubliait régulièrement de ranger.
Alexandre tira le tiroir.
Il souleva une nappe blanche, glissa le sac dessous et le recouvrit soigneusement. Après réflexion, il déplaça deux jeux de serviettes afin que le volume du paquet ne soit pas perceptible.
Il referma le tiroir.
Parfait.
Il se rendit dans la cuisine, sortit les ingrédients du réfrigérateur et consulta mentalement le reste de son programme.
Anne rentrerait vers dix-neuf heures. Il lui servirait un verre de vin. Ils dîneraient. Il attendrait le dessert avant de lui donner le paquet. Elle l’ouvrirait. Elle serait surprise, peut-être inquiète, exactement comme la conseillère l’avait prédit.
Il lui dirait alors :
Il n’est pas pour toi. Il est pour moi.
La phrase fonctionnait dans la boutique.
Dans leur cuisine, elle lui parut soudain beaucoup plus difficile à prononcer.
Alexandre posa deux tomates sur la planche à découper.
— Anne, j’ai quelque chose à te proposer.
Il grimaça. On aurait dit le début d’une conversation sur leur avenir.
— J’ai pensé que nous pourrions essayer une expérience.
C’était pire. Anne allait imaginer un programme de développement personnel ou l’installation d’un nouvel équipement informatique.
Il prit un couteau.
— Je t’ai acheté un collier, mais il est pour moi.
La tomate roula sous la lame et tomba sur le sol.
Alexandre la regarda disparaître sous un meuble.
— Très convaincant, murmura-t-il.
Il s’agenouilla pour la récupérer au moment où la porte d’entrée s’ouvrit avec fracas.
— Alexandre ?
Il se redressa trop vite et heurta le bord du plan de travail.
— Dans la cuisine !
Anne apparut quelques secondes plus tard.
Elle portait un pantalon noir parfaitement coupé, une veste cintrée et un chemisier d’un rouge profond. Ses cheveux, qu’elle avait attachés pour sa présentation, commençaient déjà à s’échapper de leur coiffure. Un tube à plans était coincé sous son bras. Elle abandonna son sac sur une chaise, posa ses clés sur la table plutôt que dans la coupelle de l’entrée et le regarda avec amusement.
— Pourquoi es-tu à genoux devant les légumes ?
Alexandre se releva en tenant la tomate.
— Je vérifiais l’accessibilité des zones inférieures de la cuisine.
— Et alors ?
— Non conforme.
Anne déposa le tube à plans contre le mur et vint l’embrasser.
— Tu es rentré tôt, remarqua-t-il.
— Ma patronne a décidé que je n’avais pas le droit de passer la soirée de mon anniversaire avec six hommes qui pensent qu’un bâtiment destiné aux femmes peut se concevoir sans toilettes au rez-de-chaussée.
— J’aime déjà beaucoup ta patronne.
— Moi aussi. Elle leur a annoncé que mes modifications seraient adoptées, puis elle m’a mise dehors.
— Tu as obtenu l’espace d’accueil sécurisé ?
— L’espace sécurisé, le nouvel éclairage du parking et le budget pour les accès secondaires.
Elle retira sa veste et la posa sur le dossier d’une autre chaise.
— L’un d’eux m’a tout de même expliqué que les femmes n’avaient pas besoin d’un accès différent de celui des hommes.
— Il a raison. Statistiquement, les agresseurs utilisent aussi les entrées principales.
Anne le fixa, puis un sourire apparut sur son visage.
— J’ai parfois peur que ton humour me conduise en prison.
— Mon objectif est seulement de rendre ta défense juridiquement intéressante.
Elle l’embrassa une seconde fois, plus longuement.
— Joyeux anniversaire, dit-il.
— Merci. Qu’est-ce que tu prépares ?
— Le dîner.
— J’avais identifié le concept général.
Elle examina les ingrédients alignés sur le plan de travail.
— Tu as organisé quelque chose.
— Je prépare simplement un repas.
— Tu as disposé les légumes par ordre d’utilisation.
— C’est plus efficace.
— Tu ne disposes les légumes par ordre d’utilisation que lorsque tu es nerveux.
Alexandre regarda les légumes comme s’ils venaient de le trahir.
— Je ne suis pas nerveux.
— Bien sûr que non.
Anne ouvrit le réfrigérateur, en sortit la bouteille de vin et la leva devant lui.
— Celle-ci ?
— J’en avais prévu une autre.
— Où est-elle ?
— Dans le petit réfrigérateur de la cave. Elle doit rester à une température précise.
— Tu as également contrôlé la température du vin.
— C’est une bouteille délicate.
Anne referma lentement la porte.
— Où est mon cadeau ?
— Quel cadeau ?
— Celui qui te rend incapable de mentir depuis que je suis entrée.
— Je ne suis pas incapable de mentir.
— Tu es ingénieur. Lorsque tu mens, tu ajoutes des détails techniques inutiles.
Alexandre prit le couteau et se remit à découper la tomate.
— Tu l’auras après le dîner.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est ce que j’ai prévu.
— Depuis quand ton programme est-il prioritaire le jour de mon anniversaire ?
Il leva les yeux vers elle. Anne souriait, mais il connaissait suffisamment cette expression pour savoir qu’elle n’abandonnerait pas.
— Après le dîner, répéta-t-il.
— Très bien.
Elle se détourna avec une facilité suspecte.
Alexandre la regarda traverser la salle à manger. Elle ramassa au passage le courrier posé sur la commode, ouvrit une enveloppe, rejeta une publicité et déplaça une pile de revues pour retrouver ses lunettes.
Le plan résistait.
— Je vais mettre la table, annonça-t-elle.
Le couteau s’immobilisa dans la main d’Alexandre.
— Ce n’est pas nécessaire.
— C’est mon anniversaire. J’ai envie d’une vraie table.
— Je peux m’en occuper.
— Tu cuisines.
— Je sais faire deux choses à la fois.
Anne posa les assiettes sur la table, puis contempla le bois nu.
— Je vais prendre la nappe de ma mère.
Alexandre ferma les yeux.
Parmi les dizaines de nappes inutilisées pendant les dix années de leur relation, elle venait naturellement de choisir cette soirée pour en sortir une.
— La table est très bien comme ça, dit-il.
— Tu détestes manger sans nappe lorsque nous recevons quelqu’un.
— Nous ne recevons personne.
— Nous nous recevons nous-mêmes.
Elle s’accroupit devant le buffet.
— Anne…
Elle s’arrêta, une main sur la poignée du tiroir.
— Oui ?
— Je pourrais peut-être te donner ton cadeau avant le dîner.
Son regard descendit vers le buffet, puis revint vers lui.
— Tu l’as caché dans mes nappes ?
— Statistiquement, tu n’ouvres jamais ce tiroir.
— C’est mon tiroir.
— C’est précisément ce qui en faisait une cachette imprévisible.
Anne ouvrit le meuble. Elle écarta deux nappes et découvrit le sac noir.
— Tu avais élaboré tout un plan, n’est-ce pas ?
— Il fonctionnait très bien jusqu’à ton arrivée anticipée.
— Un bon plan devrait résister à la présence de la personne concernée.
— Ta présence n’était pas prévue à ce stade du déploiement.
Elle sortit le paquet et se releva.
— Je peux l’ouvrir ?
Alexandre regarda les tomates, la bouteille encore fermée et la table à moitié dressée. Dans son scénario, les circonstances devaient l’aider à trouver les mots. Il aurait eu le temps de se préparer. La lumière aurait été plus douce. Peut-être aurait-il même allumé une bougie.
Anne attendait devant lui avec le paquet entre les mains.
— Oui, céda-t-il.
Elle s’assit à la table et posa le sac devant elle. Alexandre resta dans l’encadrement de la cuisine, incapable de décider s’il devait s’approcher ou conserver une distance de sécurité.
Anne sortit la boîte noire.
— C’est très élégant.
Elle dénoua le ruban avec soin. En découvrant la carte posée sur le papier bordeaux, elle la lut d’abord silencieusement.
Son sourire disparut.
Mon cadeau n’est pas ce collier. Mon cadeau, c’est le droit de me le faire porter.
Elle souleva le papier de soie.
Le collier apparut.
Pendant quelques secondes, Anne ne dit rien. Elle le prit entre ses doigts et observa le cuir noir, la boucle d’acier et le petit anneau placé à l’avant.
— Alexandre…
L’inquiétude contenue dans sa voix lui rappela immédiatement les avertissements de la conseillère.
— Il n’est pas pour toi.
Anne releva les yeux.
— Pardon ?
— Le collier. Il est pour moi.
Elle regarda de nouveau l’objet, puis la carte.
— Tu m’offres un collier que tu veux porter ?
— Oui.
— C’est une plaisanterie ?
Il aurait pu saisir cette porte de sortie. Une remarque absurde suffirait peut-être à transformer le cadeau en gag et à refermer la boîte avant que la conversation ne devienne trop sérieuse.
Il se souvint du dernier conseil reçu dans la boutique.
Ne plaisantez pas pour dissimuler votre gêne.
— Non, répondit-il. Ce n’est pas une plaisanterie.
Anne posa le collier sur la table.
— Viens t’asseoir.
Ce n’était pas encore un ordre. Pourtant, Alexandre obéit immédiatement.
Elle attendit qu’il ait pris place en face d’elle.
— Explique-moi.
— Depuis que nous avons commencé à essayer certaines choses…
— Le bandeau ? Les poignets attachés ?
— Et lorsque tu me demandes de ne pas bouger ou que tu me dis exactement ce que tu veux.
— Oui ?
Alexandre joignit les mains pour dissimuler leur agitation.
— Cela me plaît.
— Je l’avais remarqué.
— Plus que je ne le pensais.
Anne ne se moqua pas. Elle l’observait avec la même concentration que lorsqu’elle examinait un plan dont elle cherchait à comprendre la structure.
— Et tu veux aller plus loin ?
— Je voudrais essayer.
— Essayer quoi exactement ?
— Te laisser décider.
— De ce que nous faisons au lit ?
— Pas nécessairement seulement au lit.
Une ride apparut entre les sourcils d’Anne.
— Tu mesures la portée de ce que tu me dis ?
— Je tente encore d’établir une estimation fiable.
— Alexandre.
— Oui. Je la mesure.
Elle reprit le collier.
— Où as-tu acheté ça ?
Il lui parla de la boutique, de son hésitation devant la porte et de la conseillère venue l’aider. Il passa rapidement sur certaines de ses provocations, mais Anne releva un détail.
— Elle a mesuré ton cou ?
— Il fallait connaître la taille.
— Une inconnue t’a donc ordonné de lever le menton avant de passer un ruban autour de ton cou ?
— Présenté de cette manière, le processus semble moins commercial.
Anne réprima un sourire.
— Et elle t’a expliqué comment me donner mon propre cadeau ?
— Elle m’a conseillé.
— J’imagine qu’elle a rapidement compris à qui elle avait affaire.
Alexandre ne répondit pas.
— Quelles sont les règles ? demanda Anne.
— Si tu acceptes, le collier t’appartient.
— Continue.
— Tu peux me demander de le porter lorsque tu le souhaites. Dès qu’il est fermé, je m’engage à t’obéir jusqu’à ce que tu décides de me le retirer.
Anne fit lentement glisser le cuir entre ses doigts.
— À tous mes ordres ?
— Dans les limites que nous aurons définies.
— Et si je te demande quelque chose que tu refuses ?
— Nous choisissons un mot de sécurité. Si je le prononce, tu retires le collier et tout s’arrête.
— Je peux également arrêter ?
— Bien sûr.
— Même si tu veux continuer ?
— Tu ne me dois rien parce que je t’offre ça.
Elle resta silencieuse.
— Tu te rends compte, reprit-elle enfin, que tu proposes à une féministe hostile aux rapports de pouvoir traditionnels de prendre le contrôle de son compagnon ?
— Je comptais sur ton sens de la mesure.
— C’est une grave erreur de conception.
— Nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une version expérimentale.
Cette fois, elle rit.
La tension diminua sans disparaître complètement.
Anne se leva et marcha jusqu’à la fenêtre. Le collier pendait toujours de sa main. Alexandre suivit des yeux sa silhouette, la ligne précise de son pantalon et les mèches qui s’étaient entièrement libérées de sa coiffure.
— Lorsque tu m’as parlé de mariage, dit-elle, je t’ai fait du mal.
Il ne s’attendait pas à ce qu’elle évoque ce souvenir.
— Ce n’est pas la même chose.
— Peut-être pas pour toi.
Elle se retourna.
— Je t’ai expliqué que je ne voulais appartenir à personne. Et maintenant, tu arrives avec un objet qui signifie que tu veux m’appartenir.
— Seulement lorsque tu le décideras.
— Cela ne rend pas la proposition moins importante.
Alexandre chercha ses mots.
— Je ne veux pas que tu te sentes prisonnière d’une promesse. Je veux seulement que tu saches que je peux te confier ça.
— Ton obéissance ?
— Ma confiance.
Anne baissa les yeux vers le collier.
Elle pensa à sa mère, aux années durant lesquelles elle avait dû se battre contre des décisions prises par des hommes convaincus de savoir mieux qu’elle ce dont elle avait besoin. Anne avait construit une grande partie de sa vie autour d’un refus : personne ne disposerait jamais d’un tel pouvoir sur elle.
Alexandre ne lui demandait pas de subir ce pouvoir.
Il lui proposait de l’exercer.
Cette idée aurait dû la mettre mal à l’aise. Elle l’intriguait bien davantage qu’elle ne voulait l’admettre.
— Et si je ne l’utilise jamais ? demanda-t-elle.
— Il restera ton cadeau.
— Tu serais déçu.
— Probablement.
La franchise de sa réponse la toucha.
— Tu veux réellement que je te le mette ?
Alexandre soutint son regard.
— Oui.
Anne revint vers lui.
Elle s’arrêta derrière sa chaise et posa le collier sur ses épaules, sans encore le refermer. Le contact du cuir contre sa nuque fit frissonner Alexandre.
— Un mot de sécurité, dit-elle.
— Rouge ?
— C’est terriblement peu original.
— Les systèmes essentiels gagnent rarement à être originaux.
— Rouge, alors.
Ses doigts saisirent les deux extrémités du collier.
— Si l’un de nous prononce ce mot, tout s’arrête.
— Oui.
— Et tu réponds honnêtement à mes questions, même si tu crois que la réponse risque de me déplaire.
Alexandre hésita.
— Cela ne figurait pas dans les recommandations de la vendeuse.
— C’est ma première règle.
Il inspira profondément.
— D’accord.
— Tourne-toi.
Il se leva et lui fit face.
Anne leva le collier devant lui.
— Baisse un peu la tête.
Alexandre obéit.
Elle passa le cuir autour de son cou. Ses doigts frôlèrent sa peau lorsqu’elle engagea la boucle. Elle vérifia l’espace en glissant deux doigts entre le collier et sa gorge, reproduisant sans le savoir le geste de la conseillère.
Puis elle referma la boucle.
Le léger déclic résonna dans la pièce.
Alexandre cessa de respirer pendant une seconde.
Anne conserva une main contre son cou. Elle pouvait sentir les battements rapides de son pouls sous ses doigts. Cette réaction lui fit prendre conscience de la réalité de son geste. Il ne s’agissait plus d’un objet posé dans une boîte ni d’une hypothèse discutée autour d’une table.
Alexandre portait son collier.
— Regarde-moi, dit-elle.
Il leva les yeux.
Quelque chose avait changé dans sa manière de la voir. Anne y retrouvait son amour, son intelligence et cette confiance qui l’avait toujours émue. Mais une attente nouvelle s’y ajoutait.
Il attendait sa décision.
— Tu m’obéiras tant que je te laisserai ce collier ?
— Oui.
— Et si tu veux arrêter ?
— Je dirai rouge.
Anne acquiesça gravement.
Son regard parcourut ensuite la pièce. Il s’arrêta sur la poubelle de la cuisine, dont le sac menaçait de déborder.
Elle tenta de conserver une expression sévère.
— Très bien. Sors les poubelles.
Alexandre cligna des yeux.
— Maintenant ?
— Aurais-tu déjà oublié le fonctionnement de ton cadeau ?
— Non, mais je pensais que ton premier ordre serait peut-être…
— Plus spectaculaire ?
— Disons plus conforme au contexte.
Anne croisa les bras.
— Une autorité responsable commence par la gestion des déchets.
Alexandre contempla le collier, la table inachevée et le sac-poubelle.
— Les Monty Python ne m’avaient pas préparé à cette forme de domination.
Anne éclata de rire.
Il résista quelques secondes avant de rire à son tour. La solennité du moment se brisa, mais le collier resta fermé autour de son cou.
— Allez, ordonna-t-elle en désignant la cuisine. Avant que je ne trouve une mission moins prestigieuse.
Alexandre retira le sac de la poubelle et fit un nœud. Il récupéra celui du tri, puis se dirigea vers l’entrée.
Au moment d’enfiler son manteau, il s’arrêta.
— Le collier reste ?
Anne s’appuya contre l’encadrement de la porte.
— Quelle était la règle ?
— Il reste jusqu’à ce que tu décides de l’enlever.
— Alors tu connais la réponse.
Alexandre remonta légèrement le col de son manteau. Le cuir noir demeurait visible au-dessus de sa chemise s’il tournait la tête.
Anne remarqua son geste.
— Cela te dérange ?
Il réfléchit avant de répondre. Sa nouvelle règle l’obligeait à être honnête.
— Cela m’impressionne.
— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.
— Non. Cela ne me dérange pas.
— Bien. Tu peux y aller.
Alexandre ouvrit la porte avec un sac dans chaque main.
— Anne ?
— Oui ?
— Ton cadeau te plaît ?
Elle contempla l’homme qui se tenait devant elle, sérieux malgré la situation, le collier noir autour du cou et les poubelles à la main.
— Je suis encore en train de me faire une opinion.
— Réponse diplomatique.
— Dehors.
Il s’inclina légèrement avant de franchir le seuil.
— Oui, madame.
Anne referma la porte derrière lui, puis resta seule dans l’entrée.
Son rire s’effaça progressivement.
Elle regarda la petite clé argentée, toujours enfermée dans son enveloppe sur la table. Si elle la glissait dans le dispositif prévu à cet effet, Alexandre ne pourrait plus retirer le collier seul.
Cette pensée provoqua en elle un trouble inattendu.
Elle venait de donner un ordre dérisoire, presque une plaisanterie. Pourtant, Alexandre avait obéi. Non pour éviter une dispute ni pour lui faire plaisir après une longue journée. Il avait obéi parce qu’ils avaient décidé que, tant que le collier resterait fermé, sa volonté à elle guiderait ses actions.
Anne posa les doigts sur la petite clé.
Elle avait toujours cru que le pouvoir consistait à prendre quelque chose à quelqu’un.
Alexandre venait de lui montrer qu’il pouvait également être offert.
La porte s’ouvrit quelques minutes plus tard. Il entra, les mains vides, les joues rougies par l’air frais.
— Mission accomplie.
Anne avait terminé de mettre la table. La vieille nappe de sa mère recouvrait le bois, et la bouteille de vin attendait près de deux verres.
Alexandre retira son manteau.
— Je peux enlever le collier maintenant ?
Elle s’approcha de lui et posa les doigts sur la boucle.
Pendant un instant, il crut qu’elle allait l’ouvrir.
— Non, décida-t-elle. Pas encore.
Le regard d’Alexandre changea de nouveau. Une émotion douce et profonde traversa son visage, comme si cette réponse le rassurait davantage qu’il ne l’aurait imaginé.
Anne effleura l’anneau d’acier.
— Maintenant, tu vas ouvrir le vin. Ensuite, tu vas t’asseoir et écouter le récit de ma journée sans essayer de résoudre le moindre de mes problèmes.
— Même celui des toilettes du rez-de-chaussée ?
— Surtout celui-là.
— Cette domination devient rapidement déraisonnable.
— Alexandre…
— J’ouvre le vin.
Il se dirigea vers la cuisine. Anne le suivit du regard, un sourire aux lèvres.
Il était toujours le même homme : son compagnon introverti, son ingénieur improbable, celui qui transformait ses colères en projets réalisables et ses catastrophes en plaisanteries absurdes.
Pourtant, une possibilité nouvelle venait d’apparaître entre eux.
Anne prit place à table.
Le cadeau d’Alexandre lui plaisait.
Bien plus qu’elle n’était encore prête à le lui avouer.
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Cinq semaines que je me cache pour fumer ma clope. J’avais promis que j’arrêterais de fumer mais la tentation du soir me fait craquer.
J’attends que les enfants dorment et je me faufile dans la cour sombre. Même heure, je la regarde et j’espère que l’envie passe avant de l’allumer, parfois ça marche … mais c’est rare. Je la glisse entre mes doigt, la caresse , puis le briquet l’enflamme. Ce soir je tiens.
La nuit est tombée et des fenêtres éclairent la cour, une lumière tamisée. Je reste dans l’ombre et essaie de ne pas allumer cette foutue cigarette. Après quelques minutes, un rideau suffisamment léger attire mon attention. À vrai dire, les premières semaines, le rideau était ouvert car le soleil n’était pas couché, je la voyais passer et des fois me sourire quand elle s’y mettait pour griller sa clope aussi , mais pas cette fois. Je pouvais voir sa silhouette se dessine.
J´ai pensé qu’elle savait que j’étais là … comment ?
Puis je me suis dit qu’elle se pensait seule avec un rideau fermé et opaque, personne ne la verra nue.
Pas que je la voie mais je l’imagine, des courbes dessinées sur la toile, je connais son visage, son parfum et voilà que j’ai un autre aspect d’elle. Je n’ai pas envie de me faire remarquer et l’envie de fumer s’est évaporée, le spectacle ne dure que deux minutes mais suffisamment pour m’anesthésier.
À présent je sais que son sourire n’est pas son seul atout.
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Ce matin-là, je me suis réveillé avec une barre monumentale. Une de ces érections lourdes et lancinantes qui te prennent dès l'aube. Mais je me suis fait violence, m'interdisant de la satisfaire. Je me suis levé en silence pour aller boire mon café, la laissant encore dormir, avant de m'occuper de mes enfants. Quand elle a fini par émerger, je lui ai balancé l'ordre de sa journée avec ce calme détaché : « Prépare-toi bien pour l'arrivée tout à l'heure de trois mecs prévus, des types que tu ne connais pas encore. Ils ont vu beaucoup de photos de toi, chérie, ils t'aiment déjà beaucoup. Alors fais-toi un bon lavement, sois irréprochable et sois bonne. »
Je l'ai laissée à ses préparatifs, j'ai pris les enfants pour les déposer à l'école, puis j'ai enchaîné avec le bus pour rentrer directement à la maison. À 9h30, j'étais de retour. Elle était prête, offerte, dans les starting-blocks. À 10h tapantes, ils sonnaient à la porte. Et avant de les faire entrer, j'étais déjà là, installé dans le salon, en train de me faire sucer par elle — les lèvres bien souples, sans jamais laisser traîner la moindre dent, pour me mettre en condition mais surtout pour elle, la meilleure des manières de la faire patienter et de l'immerger dans son rôle. C'est moi qui suis allé leur ouvrir.
Je me suis retrouvé terré dans l'ombre de mon propre salon, installé plus loin sur une chaise, le seul habillé, invisible et fantomatique pour ces hommes. Je ne suis qu'un esprit, un observateur intouchable que seuls ses yeux à elle parviennent à capter et à supplier à travers le chaos.
Rien n'était laissé au hasard, pas même sa façon d'accueillir ses bourreaux. Pour ce matin-là, je lui avais imposé l'une de ces combinaisons en résine bas de gamme, un de ces trucs cheap commandés sur internet qui moule le corps de façon vulgaire et fait son petit effet avant d'être réduit en pièces. C'était taillé pour ça : un vêtement jetable, conçu pour être déchiré d'un coup sec dès leur entrée, libérant instantanément sa chair intime, béante, prête à être ravagée avec un esprit réduit à sa plus simple expression — obéir, subir et jouir. Et pour parfaire l'expérience, je lui avais fait avaler des aphrodisiaques puissants en amont, la rendant incandescente, les sens brouillés par une excitation chimique incontrôlable.
Quand les trois hommes sont entrés, ils ont découvert cette silhouette moulée dans son plastique bon marché et ont imposé immédiatement la règle du jeu. Pas de civilités. Dès les premières secondes, ils l'ont cassée en deux : ils ont exigé qu'elle rampe à genoux, qu'elle vienne immédiatement embrasser, lécher, englober leurs bites dures et leurs couilles alourdies. L'un d'eux l'a saisie par la nuque et l'a enfoncée sans ménagement au fond de sa gorge. Elle s'est étranglée, elle a toussé, la bave lui a coulé le long du menton, elle a manqué de régurgiter. Leur sévérité était totale, froide, implacable. Et moi, assis un peu plus loin sur ma chaise, je vibrais en silence. Cette intensité me traversait, me nouait le ventre et me faisait bouillir de l'intérieur. Je ne disais rien, je restais le fantôme immobile, totalement rivé à ce spectacle d'une violence inouïe.
Puis c'est le basculement sur le canapé. Ma femme était allongée sur le dos, les cuisses grandes ouvertes. Un homme était sur elle, la labourant sans ménagement, agrippant sa chair pendant que sa chatte encastrait les coups. Juste en face, trois autres hommes étaient assis sur l'autre canapé, les yeux rivés sur le spectacle, en train de se branler en silence. C'était une rotation implacable, une meute qui se la faisait tourner toute la matinée.
Chaque détail me prenait aux tripes. C'était un véritable carnage, une déferlante de puissance brute où tout servait à punir, à détruire, à tout donner et à tout enfouir en elle. J'observais sa manière de rester passive, les jambes écartées, parfaitement à sa place, attendant à peine qu'un autre se retire pour s'offrir au suivant avec une obéissance aveugle.
À mesure que les heures passaient, l'état de son corps devenait obscène. Elle a été basculée à quatre pattes sur la table basse du salon, exposée au milieu de la pièce comme une bête de foire, offerte à une sodomie d'une brutalité implacable, chacun leur tour. C'est là que le vertige m'a pris : il y avait ce frisson de culpabilité, cette fraction de seconde où je me demandais si je n'étais pas un lâche qui assistait en spectateur passif à la mise à mort de sa propre femme. Mais ce vertige n'a fait qu'amplifier mon érection. Autour d'elle, c'était le chaos : l'un se faisait sucer frénétiquement pendant qu'on lui défonçait le cul, l'autre lui martyrisait les seins, lui tirait les cheveux, lui crachait au visage ou directement dans la bouche. On aurait dit qu'ils voulaient la traumatiser, et c'est précisément cet acharnement méthodique qui m'emportait.
Sa chatte était dilatée, béante, débordante de fluides et de couches de semence accumulées. C'était une putain de chienne de merde, et me le répéter dans ma tête n'a fait qu'enflammer un peu plus mon esprit. J'aimais cette mécanique perverse : la voir changer de position à la volée, sucer l'un tout en se faisant défoncer le cul par un autre. Et puis l'apothéose : quand ils ont décidé de la combler de partout en même temps. Trois hommes, trois orifices saturés.
Après une pause pour reprendre mon souffle devant ce tableau infernalement paradisiaque, je suis revenu dans la pièce. Elle était maintenant étendue sur le dos à même le sol, baisée de force par la bouche avec une telle brutalité qu'on aurait cru qu'ils voulaient l'achever. Ça faisait des heures que ça durait. Tout était trempé de sueur, de bave et de foutre. Les tissus du canapé étaient ruinés, bons à jeter, mais je m'en foutais royalement — j'en étais même immensément heureux.
Le temps s'étirait jusqu'à l'épuisement. Et ce qui achevait de me combler, c'était l'attention que ces hommes avaient eue pour moi au moment de partir. Pas un regard pour elle, pas un mot d'adieu. L'un d'eux l'a simplement attrapée par les cheveux et l'a jetée lourdement sur le tapis, comme on se débarrasse d'un sac vide. Elle est restée là, terrée à même le sol, pitoyable, sans aucune valeur apparente, baignant dans sa sueur avec tous ses orifices gorgés et dégoulinants de leur foutre. Ils ont fermé la porte derrière eux en me saluant, conscients de m'avoir offert le spectacle absolu.
Une fois la porte refermée sur les bourreaux, le silence est retombé. Elle était là, étendue sur le tapis, brisée, souillée de toutes parts.
Je me suis avancé, je me suis mis à genoux dans les fluides, et je lui ai embrassé les rares parcelles de peau épargnées, une tendresse perverse alternant avec la domination. Je lui ai noué un bandeau sur les yeux, je me suis déshabillé, et je suis venu m'écraser sur elle, me frotter contre sa chatte ravagée et poisseuse de leur semence. Je l'ai saisie fermement par les cheveux, j'ai arraché le bandeau pour plonger mon regard dans le sien. Je lui ai craché la vérité au visage, je lui ai demandé si elle avait aimé se faire massacrer par la meute tout en l'empêchant de parler, exigeant que seuls ses yeux meurtris me répondent. Et son regard m'a livré l'aveu attendu. J'ai plongé en elle, et en quelques secondes, submergé par l'intensité de ce spectacle, j'ai explosé. J'ai joui dans un râle rauque, un cri de pervers qui vide ses couilles et hurle son bonheur d'avoir vu sa femme anéantie.
Puis je me suis affalé de tout mon long sur son corps, lourd, comme sur une morte qu'on n'a pas peur d'étouffer, et j'ai fermé les yeux pour m'offrir une sieste de quelques minutes, terrassé par la fatigue et par l'accomplissement de mon petit nirvana quotidien.
Quand je me suis réveillé, le corps lourd, je me suis relevé et je lui ai lâché un ordre net : elle devait me suivre pour qu'on se lave ensemble. Dans la douche, elle s'est mise immédiatement à genoux sur le carrelage et a pris la douchette pour me rincer. Elle a passé le pommeau et le savon sur mon corps avec une docilité aveugle, s'occupant de moi comme d'un maître. Puis elle s'est redressée pour savonner mon dos et le haut de mon torse. J'ai fermé les yeux, je l'ai laissée faire.
Et même sous la douche, avec une simple demi-molle, elle m'a repris dans la bouche. Mes pulsions ont repris le dessus : je l'ai attrapée avec force, j'ai malaxé sa chair à pleines mains — ses hanches, ses fesses, ses seins —, en lui broyant presque la peau pour lui faire mal. L'entendre gémir et bander sous mon emprise m'a achevé. Je lui ai replanté la bite dans la bouche, l'étouffant à moitié en lui répétant qu'elle n'était née que pour ça.
Puis, quand ça m'a saoulé, je suis sorti de la cabine, la laissant seule sous le jet d'eau pour qu'elle finisse de récurer sa propre carcasse. C'était elle qui en avait le plus besoin, cette sale pute dégueulasse.
Pendant qu'elle passait de longues minutes sous l'eau à se décaper, à se racler la gorge et le fond du palais à grandes eaux pour recracher les restes de la meute, je me suis occupé du salon. Le canapé était une épave imbibée de fluides, alors j'ai changé le tissu au moins en surface, histoire de pouvoir m'y poser au propre.
Elle est revenue enfin, propre et lavée. Le canapé était prêt. Je l'ai attendue, je l'ai tirée contre moi pour de gros câlins, et je l'ai embrassée à pleine bouche. Un baiser chargé de tout ce qui venait de se passer, un mélange d'amour absolu et de soumission digérée.
Puis, on s'est allumés tous les deux : je me suis placé juste derrière elle, collé à son corps. Ma queue molle se reposait contre la rondeur et la douceur de ses fesses. Mes mains se sont posées sur ses seins, j'ai fermé les yeux dans un état de somnolence délicieuse. J'ai respiré le parfum de ses cheveux, j'ai caressé sa peau, son dos, ses épaules, et j'ai déposé des bisous comme si j'étais en train de la vénérer — ce que je faisais exactement. Elle était ma déesse à moi, ma prisonnière consentante pour ce quart d'heure suspendu. J'ai fini par m'endormir dans cette euphorie totale.
L'alarme a sonné. Le temps de reprendre pied, il fallait aller chercher mes enfants. Elle a enfilé rapidement une robe et des talons hauts. On a quitté l'appartement et on y est allés. Je marchais léger, comme sur un nuage, en tenant ma femme par la main. Elle était à la fois légère comme une plume et si lourde de sexualité. Je tenais ma déesse au bout de cette laisse invisible.
Le trajet en bus a pris des allures de parenthèse surréelle. Je suis resté silencieux, clope au bec, à fumer tout en tenant sa main. Je l'ai rapprochée de moi, je lui ai embrassé les doigts, le cœur serré par une vague d'amour brut. Je lui ai murmuré qu'elle était magnifique, la plus belle et la plus parfaite des actrices porno qu'on puisse rêver de regarder.
Je repensais à tout ce qu'elle venait d'encaisser, et la tendresse se mêlait à la perversion la plus crue. Je me suis tourné vers elle et je lui ai parlé directement, les yeux dans les yeux :
— Chérie, j'espère que c'était aussi fort dans ta chatte tout à l'heure, aussi violent et total que ce que j'ai pris en pleine figure... dans ton cul aussi. Je t'ai vue souffrir, j'ai même eu peur à un moment qu'ils t'étouffent quand ils te l'enfonçaient tous dans la bouche, je te jure que j'ai eu peur. Et quand ils te sodomisaient au maximum, que tu hurlais, j'avais l'impression qu'ils allaient te casser la paroi à l'intérieur. Avec mon esprit de pervers chelou, j'avais des idées presque chirurgicales, médicales... j'imaginais une hémorragie interne, j'avais vraiment l'impression de t'avoir envoyée à l'abattoir. Franchement, c'était tellement délicieux, j'aime trop t'voir dans cet état. L'idée, c'est de te briser pour ensuite t'envoyer chez le vétérinaire... ou plutôt chez ton gynéco. Rien que de le prononcer, ce mot-là, ça me fait bander.
Là, je l'ai attrapée par les cheveux, je l'ai saisie fermement par les hanches pour la coller contre moi, et je l'ai embrassée à pleine bouche. Un baiser long, vorace. Je lui ai répété que je l'aimais, que je l'aimais mon amour, tout en maintenant son visage entre mes mains avec une autorité tranquille. Elle m'a regardé en retour, les yeux brillants, habitée par cette même connexion malade.
On s'est arrêtés un peu en avance sur la route. Je lui ai proposé une tarte aux fraises. Moi, je ne mangeais rien, je me contentais de mon café. Et si elle était gênée de manger seule devant moi, je l'ai remise à sa place avec un sourire en coin : si j'ai faim, pas besoin de pâtisserie, je peux tout à fait me contenter de lui manger la chatte — c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus savoureux. Ses seins, sa peau, toute la chair de son corps m'appartiennent. Je sais qu'elle est à moi, ma pute, et je t'aime.
Arrivés devant l'école, le décor a changé, mais le contraste était jouissif. Sa beauté de chienne suffisait à mettre une ambiance érotique. Les autres papas la regardaient, les mamans la jugeaient peut-être, et quand ils la voyaient blottie contre moi, une fierté absolue me traversait. Je possédais une créature incomparable au milieu de ces mères de famille bien pensantes et frustrées.
Les enfants sont sortis. Ma fille, pleine de vie et d'une beauté lumineuse, a couru vers ma nouvelle compagne et lui a fait un gros câlin. Une vague de bienveillance pure m'a inondé, remplissant mon cœur d'un amour sain, tandis que je voyais ma chérie se pencher, exposant la courbure de ses reins et ses fesses, me rappelant instantanément le chaos qu'elle venait de traverser avec notre "eux" secret.
On a pris le chemin du retour. Elle était la plus sexy des mamans, exhibée en trophée, et j'avais le sourire aux lèvres. Tout le monde voyait que j'étais heureux, et mes enfants aimaient me voir ainsi.
Rentrés à la maison, je l'ai invitée à ne rien faire. Je me suis occupé d'elle et des enfants, j'ai préparé le goûter, j'ai mis un truc sympa à la télé. Et quand elle est allée aux toilettes, elle m'a appelé discrètement : je suis venu l'essuyer moi-même, m'accaparant les moindres recoins de son intimité.
Une fois les devoirs faits, les douches prises et les enfants bordés dans leurs lits, le monde s'est effacé. On s'est retrouvés tous les deux, tout nus sous la couette devant la télé, plongeant sur le site BDSM.fr. C'était notre fil d'actualité, notre rituel. Je l'exhibais, je l'prenais en photo, je jetais son image en pâture à la communauté. Elle était ma poupée, faite pour être regardée, pour servir de support à la branle, à la baise et à nos séances infinies.
Le sommeil a fini par nous cueillir. Je me suis affalé contre elle, la bouche ouverte, le bide à l'air, la queue bandant contre elle machinalement au milieu de la nuit. Jusqu'au réveil, où je pourrai de nouveau m'exprimer exactement de la manière dont j'en aurai envie.
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On se balade en plein centre-ville, au milieu de l'animation habituelle. Les gens autour vaquent à leurs occupations, les voitures passent, et nous marchons tranquillement, elle à mon bras, ignorant tout de ce qui est sur le point de se nouer.
Au détour d'une rue passante, on croise sa silhouette. Un habitué de notre cercle, quelqu'un qui connaît les règles sur le bout des doigts. Il croise mon regard, un sourire en coin. Pas besoin de parler. Il s'avance, pose sa main avec autorité sur son poignet, et la tire sans un mot vers l'entrée d'un immeuble un peu en retrait, juste derrière des grands bacs à ordures à l'abri des regards de la rue.
Je m'arrête à quelques pas, adossé contre un mur, les mains fourrées dans mes poches, en train de tripoter ma queue à travers le tissu pour calmer ma propre tension. Je regarde.
Dans cette pénombre relative de la cour, à quelques mètres du brouhaha du centre-ville, il ne perd pas une seconde. Sa main plonge dans sa braguette et il sort sa queue en érection. D'un geste bref, il lui plaque l'arrière de la tête et lui ordonne : à genoux.
Elle obéit au quart de tour. Son genou heurte le sol, elle ouvre la bouche. Il la saisit par les cheveux et enfonce son sexe entre ses lèvres. Le va-et-vient est rapide, sec, mécanique. J'entends parfaitement les bruits de la salive et ses petits soupirs étouffés, tout en sentant l'excitation pulser dans ma main au fond de ma poche.
Ça va très vite. Il se raidit, lui bloque la tête et au fond de la gorge l'inonde d'un coup sec, déversant toute sa semence qu'elle est obligée d'avaler goulûment, les yeux larmoyants, le souffle coupé.
Il se recule en rajustant son pantalon, essoufflé et soulagé. Il me jette un regard, fait un signe de tête, et s'en va.
Je sors enfin les mains de mes poches et m'avance vers l'ombre des poubelles. Je la retrouve là, à se relever et à s'essuyer les lèvres, les yeux encore embrumés par la violence de la scène. Je glisse une main sous ses vêtements, la caresse entre les jambes et sens que ça mouille à fond, gorgée de tout ce qui vient de se passer. Je retire ma main, je lui prends fermement la main, gonflé d'une immense fierté, et on replonge tous les deux dans l'agitation du centre-ville. Je marche à côté d'elle avec ce sentiment de pleine possession, fier d'elle, fier de moi, et fier d'être l'homme qui possède cette chienne. La mienne.
On décide d'aller boire un café. Une petite pluie fine commence à tomber, mais j'aime ça. Nous nous installons en terrasse ; ici à Brest, les gens sont habitués, et il ne fait pas froid. J'aime que ma chérie montre ses cuisses quand elle est assise. Je vérifie sa position et relève un peu sa robe avant de prendre l'initiative de rentrer dans le café pour commander directement.
Quand je reviens, je lui caresse les cheveux, j'embrasse le sommet de son crâne et je me rassois tranquillement. Je me roule une cigarette. Le serveur arrive, dépose mon café et le verre de lait pour madame — c'est moi qui lui ai commandé. Ça me fait tellement plaisir de la regarder boire ce lait, ça me rappelle évidemment ce qu'elle vient d'avaler quelques dizaines de minutes plus tôt...
J'allume ma cigarette, je savoure la première gorgée de ce café en léchant mes lèvres ensuite, et je prends la main de ma dulcinée pour l'embrasser avant de la reposer délicatement sur la table. Je regarde l'environnement, les gens qui passent, et aussi si des hommes regardent ma femme. Il y en a deux à la table d'à côté qui n'ont pas raté les cuisses nues de ma chérie. Je ne les regarde pas trop pour ne pas les gêner dans leur voyeurisme, mais quelques secondes, mon regard plongé dans les leurs, ont suffi pour leur expliquer qu'il s'agissait d'un homme avec sa femme soumise.
Cela fait toute ma fierté.
Je discute avec ma soumise, mais ma vision latérale, discrète mais redoutable, remarque bien les regards appuyés et presque obsédés par la chair et la peau des cuisses de ma femme. Alors, je finis par me lever et vais m'asseoir en face d'eux quelques secondes, le temps de leur dire que j'ai remarqué leur intérêt pour le corps de ma femme. Je suis un homme qui aime en voir d'autres la regarder, et aussi la toucher s'ils veulent. Donc s'ils ont un peu de temps devant eux et un endroit non loin pour se poser, je serai ravi de leur montrer ma femme nue et de les laisser la tripoter comme ils veulent. Ça me fait plaisir et c'est gratuit, je le précise au cas où ; ce sera un véritable plaisir pour moi comme pour elle. Je leur souhaite une bonne journée ou à tout de suite, à eux de voir, sinon nous on partira dans cinq minutes. Je n'attends pas la réponse et je vais m'asseoir à ma table.
Quelques secondes passent et l'un des deux hommes est déjà revenu à ma rencontre pour me dire que oui, très enthousiaste, en regardant néanmoins ma femme un peu timidement, comme s'il attendait son approbation. Je demande à ma femme de baisser les yeux pour le laisser la regarder. Elle s'exécute très naturellement, et je le sens choqué, stupéfait par sa soumission. Je vois ses yeux qui la dévorent à présent sans se détourner d'elle, et tout cela se passe en quelques secondes...
Allons-y. Je me relève, je prends ma femme par la main et je les suis. Ce sont des hommes qui travaillent non loin de là, dans une boutique de déco pour bobos. En arrière-boutique, il y a une sorte de salle de repos avec un canapé, un micro-ondes et une cafetière. Je prends ma femme dans les bras, je l'embrasse sur les lèvres, je lui demande de se déshabiller doucement pendant que j'invite ces deux hommes à venir s'asseoir avec moi sur le canapé.
Une fois toute nue, j'ai un grand sourire pour elle, d'affection, d'amour et d'excitation — c'est un divertissement exceptionnel mélangé à toutes ces émotions. Je l'invite à venir vers nous, mais à quatre pattes. Mon ton n'est pas autoritaire, il est amusé, excité et admirateur. Pendant qu'elle s'avance vers nous lentement, comme je l'ai demandé, je raconte à ces hommes à quel point je suis heureux de posséder une telle femme, je les invite à la toucher et à lui faire ce qu'ils veulent en fait. Je vais chercher quelques préservatifs dans le sac à main de ma chérie pour leur distribuer.
À présent allée devant eux, toujours à quatre pattes, ses seins qui pendent déjà sont tripotés par l'un d'eux pendant que l'autre lui caresse le dos. J'arrive par derrière et je lui retire son plug ; ils n'avaient pas remarqué cet ornement encore. Je vois l'agréable surprise dans leurs yeux. Je leur dis qu'ils peuvent donc l'enculer s'ils veulent, et moi, je vais m'asseoir plus loin, je leur laisse toute la place sur le canapé.
Il désire se faire sucer assez rapidement tout en continuant à la caresser. Bientôt, elle se retrouve à genoux, la tête penchée vers leur queue, à s'activer, à obéir, à savourer leurs queues avec gourmandise... Puis l'un l'invite à venir s'asseoir sur lui, face à lui. Il continue de caresser son corps, je vois bien qu'il kiffe ma femme. D'habitude je ne tolère pas trop de tendresse, mais là je laisse faire, ça me fait plaisir qu'il en profite, et il lui bouffe les seins, le salaud — je le comprends tout à fait. L'autre s'amuse à lui doigter le cul et à lui faire lécher...
Puis celui sur lequel elle est assise jouit. Il la serre dans ses bras comme s'il ne voulait plus la lâcher, je trouve ça drôle et tellement beau à la fois, je le comprends tellement... L'autre se lâche et chope carrément ma femme par les cheveux. Elle se relève tandis que son ami, bien vidé, lui laisse le canapé avec le sourire.
Il allonge ma femme sur le ventre, relève ses fesses et là, la met dans le cul comme un acharné. Pendant un quart d'heure, il la lime sans pause et éjacule presque en hurlant.
Ma femme se fait envahir le cul de foutre, et une fois que l'homme se retire, je reviens lui mettre son plug afin que le sperme reste à l'intérieur d'elle. Et je dis à cet homme : « Elle va garder ton sperme toute la journée dans son cul, tu peux être fier de toi ! »
Puis je demande si l'un d'eux peut me préparer un café. Ma femme est en train de se rhabiller. Je m'assois sur le canapé et je demande à ma femme de venir à genoux devant moi pour me sucer très lentement pendant que je discute, me faisant servir comme un pacha.
Les deux hommes me disent que j'ai beaucoup de chance. Je leur rétorque que je sais, que j'en suis extrêmement conscient, extrêmement heureux, et que j'aime ma femme passionnément. Je leur explique que c'est une chienne et que sa nature est de bouffer de la queue, d'en prendre, de se nourrir de sperme. Je leur parle du cercle que j'ai commencé déjà à créer, et s'ils veulent en faire partie, nous échangeons alors nos numéros de téléphone.
Bientôt, j'ai envie de jouir. J'ai le choix, et je décide de tout lâcher dans la bouche de ma femme... Je suis comme paralysé pendant et suite à l'éjaculation. J'agrippe très fort ma femme avant de la retirer moi-même de ma queue. Je vois qu'il reste un peu de sperme sur ma verge, je lui demande de lécher, de me la rendre bien propre pendant que je regarde ces hommes et que je trouve la force de leur dire de ne pas hésiter à me recontacter.
La queue bien propre, je me relève, je resserre ma ceinture, je prends ma femme par la main et on y va. J'ai envie d'aller manger.
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Quand je suis déguisée en femme de chambre, je descends et je toque à la porte de Madame.
J'attends qu'elle me dise d'entrer. Je m'avance et fais une révérence, "Voilà Madame, je me suis changée".
Madame me regarde, "Relevez votre jupe…" Elle constate que je suis nue sous la jupe. "Pourquoi n'avez-vous pas mis de culotte?"
Je lui dis la vérité, "Je n'en ai pas, je n'en mets jamais, Madame." Elle a une moue dégoûtée et fait alors quelque chose de surprenant : elle se lève, remonte sa jupe et enlève une culotte brésilienne échancrée noire. Elle me la tend, "Tenez, mettez ça!"
Euh...voilà qui est spécial…et l'idée de coller ma chatte là où elle a mis la sienne, est ce bien hygiénique? Je la prends et la mets en disant, "Merci Madame.".
Engager une bonne doit l'exciter, car la culotte est mouillée contre ma chatte. Si je mouille aussi, on va connaître les pensées l'une de l'autre! Mais sa voix autoritaire me ramène sur terre, "Allez chercher Monsieur dans son bureau, Mathilde.".
Ah oui, c'est moi, Mathilde!
Monsieur a imprimé un contrat qui vient du Net. Je remplis les cases vides et le signe sans le lire. Ensuite Madame me dit ce que j'aurai à faire. En fait, il y a une bonne pour le gros nettoyage et un jardinier qui fait aussi chauffeur à l'occasion. Moi, je dois servir les repas, faire la vaisselle, la lessive, repasser…et surtout accourir dès que Madame a besoin de moi.
Il y a une hiérarchie dans la maison : je suis au même niveau que la bonne mais je dois obéir à la cuisinière.
Elle dit à son mari, "Tu sais qu'elle n'a pas une seule culotte? En plus, elle est poilue comme une chèvre, on finirait par retrouver des poils dans notre assiette". Rire de Monsieur.
"Tu l'amèneras en ville et tu le feras épiler… et puis tu lui achèteras des culottes, des grandes, des culottes de domestique, quoi."
Je fais la grimace. Madame me dit, "Faudra vous y faire, ce n'est pas un bar à putes, ici". Je suis sûre qu'elle sait de quoi elle parle.
L'épilation, je n'aime pas du tout, je préfère le rasoir, mais c'est agréable d'avoir un pubis et une chatte toutes douces.
Le lendemain, j'attends dans la cuisine avec la cuisinière. C'est une grosse matrone d'une cinquantaine d'années qui n'a pas l'air plus commode que sa patronne.
Je suis épilée et ma nouvelle culotte monte jusqu'au-dessus du nombril. Ce sont des rappels de ma nouvelle condition… On sonne, sur le tableau des sonnettes, la lumière au dessus de la "chambre principale", s'allume. "C'est pour vous, dépêchez-vous", me dit la cuisinière. Je monte avec le plateau.
Je frappe à la porte de la chambre, j'entre et j'ouvre les volets, "Bonjour Madame, vous avez passé une bonne nuit?"
Elle ne répond pas, mais, baille et s'étire. Elle dort nue. Elle est appétissante : très brune, avec des seins en poires qui accusent un peu de fatigue… Elle a des poils noirs sur le sexe, ce n'est pas comme sa bonne!
Madame mange dans son lit, salement! Elle met des miettes partout, renverse du café dans les draps. Je reste debout à attendre. La bouche pleine, elle me donne ses ordres pour la journée.
"Aujourd'hui, vous ferez la lessive et puis, Marthe – la gouvernante – vous dira ce qu'il y a à faire."
Tout en mangeant son croissant, elle écarte les jambes et se caresse le sexe avec une parfaite impudeur. Elle constate, "Le matin, je suis toujours excitée". Puis "Vous savez ce que vous êtes en plus de bonne, Mathilde?".
"Euh…non, Madame".
Elle me montre son sexe. "Mon sex-toy".
Elle ajoute "Vous vous êtes bien lavé les dents ce matin?"
"Oui, Madame."
"Déshabillez-vous et appliquez-vous!"
Alors, pendant qu'elle termine son croissant, je m'agenouille entre ses jambes et j'embrasse son sexe mouillé. Ses grandes lèvres sont très saillantes. Si je suis déjà lavée, par contre, elle ne l'est pas et elle a une forte odeur de brune…pas lavée. Sueur vers l'aine, un peu fade vers le vagin et très marine quand j'entrouvre ses lèvres de ma langue. Vers le méat et le clitoris, ce sont des odeurs puissantes, un peu dégoûtantes, mais excitantes aussi. Je la lèche, le goût est moins prononcé que l'odeur… Elle mouille beaucoup. Je dois lécher trop mollement à son goût, parce qu'elle me prend par les cheveux en disant, "C'est quoi ça?? Vous n'avez jamais léché une chatte? ".
Bon, bon, je me mets à la lécher avec… fougue… Tandis qu'elle pousse sur ma nuque et fait un mouvement de va-et-vient.
Mon nez disparaît même dans son vagin par moments. Là, tout mon visage est un sex toy. Heureusement, ça ne dure pas trop Elle se cambre et jouit.... bruyamment!
Je reste un moment le visage contre sa chatte mouillée.
"Nettoyez, maintenant!", me dit-elle.
Aah? Bon! Je suce et avale ses sécrétions et ma salive mêlée. Au bout d'un moment, elle me repousse. Elle me regarde, touche mes joues, mon nez et ma bouche toutes mouillées. "Qu'est ce qu'on dit??". "Merci Madame". Elle me pince la joue méchamment. "Non, pas deux mots, faites une phrase."
"... euh… je vous remercie, Madame, de m'avoir permis de vous lécher la chatte."
Elle me repince la joue, moins fort et en souriant, "Hé bien, voilà, vous êtes peut-être moins stupide que vous en avez l'air. Et puis pas besoin de vous changer les piles!".
Elle rit, approche son visage du mien et me renifle, "L'odeur de ma chatte va très bien avec votre genre de beauté vulgaire! Ne vous lavez pas".
Elle lâche mon visage. "Bon assez joué, il y a la vaisselle qui vous attend!"
Je me rhabille et redescends... un peu étourdie...
A suivre.
Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.
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Elle dort encore quand je la prends en main.
Avec ce silence particulier de l’attente, avec le voile grisâtre de l’inertie, avec le temps usé qui s’y accroche.
Elle dort, la lame.
Elle dort mais la pierre l’attend.
Le premier glissement ouvre un tiroir oublié. Elle accroche, elle grince, elle résiste.
Elle m’affronte, la lame.
Je ne l’affûte pas, je l’aiguise.
Je cherche sa vérité. Je cherche ce qui naît de la friction : son fil.
Un fil qui ne viendra pas en douceur, qui naîtra du chaos, en griffant sa grisaille et son superflu.
Le métal râcle comme un animal qui refuse de se laisser dompter, jusqu’à ce moment d’alignement presque brutal.
Cet instant où mon souffle suit le rythme de la lame qui cède.
La lame s’éveille.
La lame se souvient de ce qu’elle peut devenir.
Le fil se dessine et chacun de mes gestes devient une intention.
Le son devient vibration.
Il chante son tranchant et fait danser la lame avec son éclat retrouvé.
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Max avait la boule au ventre.
C'était une chose de se soumettre dans un club, dans l'obscurité des bougies, derrière les murs épais d'un hangar au bord du fleuve. C'en était une autre de rencontrer ces personnes en dehors, à la lumière du jour, dans la vraie vie.
Il avait l'adresse du cabinet d'Alessia en tête, mais il n'y avait jamais prêté attention. En chemin, il s'imaginait un petit cabinet médical de quartier, une salle d'attente banale avec des magazines froissés et une plante en plastique.
Il fut surpris.
Le bâtiment était imposant, moderne, avec des baies vitrées et une façade en pierre claire. Une plaque discrète indiquait « Centre Médical Saint-Ange ». Des patients entraient et sortaient, des personnes âgées, des familles, des jeunes. Rien ne laissait présager ce qu'il allait découvrir à l'intérieur.
Il poussa la porte, entra dans un hall spacieux, lumineux, digne d'un centre hospitalier privé. Des fauteuils confortables, des plantes vertes, un sol en marbre. Une jeune infirmière brune était assise à l'accueil, derrière un comptoir en bois clair.
Elle était belle, avec des courbes généreuses que sa blouse blanche ne parvenait pas à cacher. Une poitrine pleine, des hanches larges, une taille fine. Ses cheveux bruns étaient tirés en une queue de cheval, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres pleines. Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux lèvres.
"Bonjour. Je peux vous aider ?"
Max s'approcha, les mains moites.
"Bonjour. J'ai rendez-vous avec Alessia. Enfin, avec Madame Alessia."
L'infirmière consulta son ordinateur, fit défiler une page.
"Ah oui. L'étudiant pour un entretien. C'est au troisième étage, aile administrative. Le bureau d'Alessia est au fond du couloir, à droite."
Il la remercia, se dirigea vers l'ascenseur. Il monta au troisième étage, suivit le couloir. Les murs étaient blancs, les sols cirés, les portes numérotées. Rien de sexy, rien d'érotique. Juste un cabinet médical comme les autres.
Puis il arriva devant le bureau d'Alessia.
Une femme était assise derrière un secrétariat, une blonde élancée, aux cheveux longs et lisses, au visage angélique. Elle portait un chemisier blanc presque transparent, à travers lequel on devinait la dentelle d'un soutien-gorge noir, et une jupe courte qui dévoilait ses cuisses fuselées. Ses jambes étaient croisées, ses escarpins noirs brillants.
Elle leva les yeux vers lui, un sourire professionnel aux lèvres.
"Bonjour. Vous devez être Marcus. Alessia vous attend. Vous pouvez entrer."
Il la remercia, s'approcha de la porte. Il jeta un dernier regard à la secrétaire, fantasmant un instant sur ses courbes, sur ce chemisier transparent, sur ces jambes interminables.
Il frappa, entra.
Alessia était assise derrière un grand bureau en bois massif, entourée de dossiers, d'ordinateurs, de plantes. Elle portait une robe sobre, élégante, qui contrastait avec la tenue de cuir qu'il avait vue au club. Elle se leva, s'approcha de lui, et l'embrassa sur la joue, un geste chaleureux, presque intime.
"Marcus. Je suis contente de te voir."
Elle se tourna vers la secrétaire.
"Sophie, je ne veux pas être dérangée. Sauf urgence, bien sûr."
Elle lui fit un clin d'œil.
"Si j'ai besoin de toi, je t'appelle."
Sophie hocha la tête, un sourire complice aux lèvres. Alessia referma la porte, invita Marcus à s'asseoir.
Elle rangea quelques dossiers, puis s'installa en face de lui.
"Alors, Marcus. Comment te sens-tu ?"
Il haussa les épaules, un sourire gêné.
"Un peu nerveux. C'est différent, ici. En dehors du club."
Elle hocha la tête, compréhensive.
"Je sais. C'est pour ça que je t'ai proposé de venir. Pour qu'on apprenne à se connaître en dehors de ce contexte. Pour que tu voies qu'on est des gens normaux, avec une vie normale."
Elle lui parla de son établissement, de son travail. Elle était co-promotrice du centre, avec son mari, Victor. Ils l'avaient fondé ensemble, dix ans plus tôt. Elle était psychologue, lui médecin.
"Je lui ai parlé de toi", dit-elle doucement. "Il a hâte de te rencontrer."
Max sentit son cœur s'emballer.
"Vous lui avez parlé de moi ?"
"Oui. Nous sommes un couple libertin. Nous aimons partager. Et Victor est switch. Il aime dominer, mais il aime aussi se soumettre. Je pense que vous vous entendriez bien."
Elle marqua une pause, puis ajouta, plus doucement :
"Et il y a Sophie. Tu l'as vue, à l'accueil. Elle n'est pas seulement notre secrétaire. Elle est notre esclave sexuelle. Elle vit avec nous, elle nous sert, elle nous obéit. C'est une relation libre, consentie, dont elle est très heureuse. Elle aime être notre jouet, notre objet de plaisir. Et ce soir, elle sera là aussi."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il était dans un bureau, un vrai bureau, avec des dossiers, des ordinateurs, une porte fermée. Et elle lui parlait de ça, calmement, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
"Je dois t'avouer quelque chose, Marcus. J'ai envie de toi. Là, maintenant. J'aimerais que tu me fasses un cunnilingus."
Il hésita, mais elle le rassura, ses doigts effleurant sa joue.
"Fais-moi confiance. Tu es en sécurité. Personne ne va entrer. Sophie monte la garde."
Il se leva, se déshabilla lentement, posant ses vêtements sur une chaise. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
Alessia le regarda, un sourire appréciateur aux lèvres.
"Tu es magnifique."
Elle remonta sa robe, dévoilant ses cuisses, sa culotte en dentelle noire.
"À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Alessia s'installa dans son fauteuil, les jambes écartées, sa culotte de dentelle noire glissant le long de ses cuisses. Elle la laissa tomber au sol, offrant à Marcus une vue qu'il n'oublierait pas de sitôt.
"Viens", dit-elle. "À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Il obéit, s'agenouilla, rampa derrière le bureau. Le sol était froid sous ses genoux, mais il ne le sentait pas. Toute son attention était concentrée sur elle, sur sa peau, sur son parfum, sur cette intimité qu'elle lui offrait.
Il s'approcha, ses lèvres à quelques centimètres de sa peau. Elle était chaude, humide, offerte. Il hésita un instant, intimidé par la proximité, par l'intensité du moment.
"Embrasse-moi", murmura-t-elle. "Doucement."
Il posa ses lèvres sur l'intérieur de sa cuisse, embrassant sa peau douce, remontant lentement. Elle frissonna, ses doigts se posant sur sa nuque, le guidant.
"Plus haut."
Il obéit, ses lèvres trouvant enfin sa vulve. Il laissa sa langue glisser le long de ses lèvres, goûtant sa saveur, sa chaleur, sa douceur. Elle gémit doucement, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.
"Encore. Plus profond."
Il obéit, sa langue s'aventurant plus loin, explorant chaque repli, chaque courbe. Il trouva son clitoris, cette petite perle de chair qui se dressait sous sa langue. Il la caressa, la suça, la lécha avec une application qui le surprenait lui-même.
Alessia se cambra, ses jambes se serrant autour de sa tête.
"Oui. Là. Ne t'arrête pas."
Il continua, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts s'aventurant à l'entrée de son sexe, la pénétrant doucement. Elle gémit plus fort, ses hanches roulant contre son visage, son souffle s'accélérant.
"Encore. Plus vite."
Il accéléra, sa langue plus rapide, ses doigts plus profonds. Elle cria, un cri étouffé, son corps se cambrant une dernière fois avant de retomber, tremblant, apaisé.
"Bien", murmura-t-elle. "Très bien."
Elle décrocha son téléphone, appela Sophie.
"Sophie, apporte-moi un café. Et viens me rejoindre."
Max voulut se relever, se rhabiller, mais Alessia posa sa main sur sa tête.
"Reste à ta place."
La porte s'ouvrit. Sophie entra, un plateau à la main. Elle vit Marcus, nu, à genoux entre les cuisses d'Alessia. Elle ne cilla pas. Elle posa le plateau, puis, sans un mot, se déshabilla.
Marcus sentit une vague de honte l'envahir. Sophie le voyait dans cette position, nu, agenouillé, soumis. Une femme qu'il ne connaissait pas, qui le découvrait dans sa plus grande vulnérabilité. Mais en même temps, une excitation sourde le parcourut. Être vu ainsi, exposé, humilié, le troublait profondément.
Sophie se mit nue, elle aussi, ses courbes généreuses offertes à la lumière. Puis elle rampa, rejoignit Marcus entre les jambes d'Alessia.
"Marcus, voici Sophie. Je t'ai déjà expliqué qui elle est. Notre esclave. Elle est à notre service, jour et nuit. Elle vit pour nous servir, pour nous obéir, pour nous donner du plaisir."
Sophie sourit, ses yeux brillants.
"Enchantée, Marcus."
Alessia caressa la tête de Sophie.
"Prépare-moi. J'ai encore envie."
Sophie obéit, sa langue et ses doigts s'activant sur Alessia. Max resta à sa place, observant, excité.
Alessia pianota sur son téléphone. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit.
Un homme entra. Grand, large d'épaules, des cheveux blonds coupés court, une barbe naissante. Il portait une chemise blanche, les manches retroussées, dévoilant des avant-bras musclés. Victor.
Il sourit en voyant la scène.
"Je vois que tu t'amuses."
Alessia sourit.
"Sophie va s'occuper de toi. Marcus va s'occuper de moi."
Victor hocha la tête, se déshabilla. Sophie rampa vers lui, ses lèvres trouvant son sexe.
Alessia se mit en levrette, face à Sophie. Victor se plaça derrière Sophie. Marcus se plaça derrière Alessia.
"Prenez-nous", ordonna Alessia.
Les deux hommes obéirent. L'acte dura longtemps, intense, rythmé. Alessia gémissait, Sophie aussi. Victor et Marcus, concentrés, appliqués.
Alessia confia, entre deux soupirs :
"J'aime voir mon mari prendre du plaisir avec notre esclave. Et lui aussi aime me voir recevoir."
Victor hocha la tête, un sourire aux lèvres.
"C'est notre équilibre. Notre plaisir partagé."
Ils finirent presque au même moment. Avant d'éjaculer, Alessia ordonna :
"Facial. Sur Sophie."
Les deux hommes obéirent, se retirèrent, et jouirent sur le visage de Sophie, qui reçut, les yeux fermés, un sourire aux lèvres.
"Merci", murmura-t-elle.
Victor se tourna vers Marcus, tendit la main.
"Enchanté, Marcus. Alessia m'a beaucoup parlé de toi."
Marcus serra la main, un sourire gêné aux lèvres.
"Enchanté, Victor. Merci de m'accueillir."
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Le Livre et les Instructions Officielles
Je me réveillai dans ma chambre, mon corps endolori mais étrangement léger. Les marques de la nuit précédente s'estompaient, laissant place à une sensation de chaleur et de fierté. J'avais survécu. J'avais prouvé ma valeur.
La porte s'ouvrit. Camille entra, portant un plateau avec un petit déjeuner.
« Vous avez bien dormi, Louis ? »
« Oui, Camille. Merci. »
« Vous avez besoin de reprendre des forces. Vous avez une journée importante devant vous. »
Elle sortit de la pièce, me laissant manger. Je dévorai le petit déjeuner, mon estomac criant famine. Puis je me levai, m'étirant, testant mon corps. Les courbatures étaient là, mais rien d'insupportable.
Quelques minutes plus tard, Camille revint, portant un livre relié en cuir noir, orné d'un symbole doré que je ne reconnus pas. Elle le posa sur la table, puis me tendit une enveloppe scellée à la cire rouge.
« Voici votre book, Louis. Et vos instructions officielles. Lisez-les attentivement. Maîtresse Natacha vous attendra dans ses appartements à midi pour discuter de votre avenir ici. »
Elle sortit, me laissant seul avec le livre et l'enveloppe. Mon cœur battait la chamade. J'ouvris d'abord l'enveloppe, en sortant une lettre écrite à la main, d'une écriture élégante et précise.
« Louis,
Vous avez été accepté au sein de notre maison. Votre soumission, votre endurance et votre beauté ont impressionné tous les Maîtres et Maîtresses qui vous ont examiné. Vous êtes désormais un soumis officiel, avec tous les droits et les devoirs que cela implique.
Votre book contient les règles de la maison, vos droits, vos devoirs, et les descriptions des Maîtres et Maîtresses qui pourront vous utiliser. Lisez-le attentivement. Apprenez-le par cœur.
Vous serez convoqué régulièrement pour des séances, des épreuves, et des services. Vous devrez être disponible à tout moment, en tout lieu, pour tout Maître ou toute Maîtresse qui vous réclamera. Vous devrez obéir sans hésitation, sans question, sans plainte.
Votre première séance officielle aura lieu demain, à 14 heures, avec Maîtresse Natacha. Elle vous expliquera les détails de votre service.
Soyez prêt.
Le Maître de Saint Léon »
Je posai la lettre, mon cœur battant. Puis j'ouvris le book. Les pages étaient en cuir fin, remplies d'une écriture manuscrite et de dessins détaillés. Je commençai à lire.
RÈGLES DE LA MAISON
Obéissance absolue : Tout Maître ou toute Maîtresse doit être obéi sans hésitation, sans question, sans plainte. La désobéissance est punie sévèrement.
Disponibilité : Vous devez être disponible à tout moment, en tout lieu, pour tout Maître ou toute Maîtresse qui vous réclamera. Vous devez vous tenir prêt, propre, et présentable.
Silence : Vous ne parlerez pas, sauf si on vous le demande. Vous ne ferez aucun bruit inutile. Vous ne gémirez pas, sauf si on vous y autorise.
Regard : Vous baisserez les yeux en présence d'un Maître ou d'une Maîtresse, sauf si on vous demande de les lever.
Posture : Vous vous tiendrez droit, les épaules en arrière, le ventre rentré, les mains derrière le dos ou le long du corps, selon les instructions.
Tenue : Vous porterez la tenue qui vous sera fournie, et rien d'autre, sauf instruction contraire. Vous ne porterez aucun vêtement sans autorisation.
Hygiène : Vous vous laverez deux fois par jour, vous vous raserez entièrement, et vous vous parfumerez légèrement. Vous devez être toujours propre et prêt.
Nourriture : Vous mangerez ce qui vous sera servi, à heures fixes. Vous ne mangerez rien d'autre sans autorisation.
Sommeil : Vous dormirez dans votre chambre, à heures fixes. Vous ne vous coucherez pas sans autorisation.
Punitions : Toute infraction à ces règles sera punie. Les punitions seront décidées par le Maître ou la Maîtresse qui vous aura surpris en faute.
DROITS DU SOUMIS
Vous avez le droit d'utiliser un mot de sécurité, "rouge", en cas de danger physique ou psychologique grave. Si vous le prononcez, toute action s'arrête immédiatement.
Vous avez le droit de refuser une action qui mettrait votre vie en danger.
Vous avez le droit de demander de l'eau, de la nourriture, ou une pause, si vous en avez besoin.
Vous avez le droit de recevoir des soins médicaux si vous êtes blessé.
LES MAÎTRES ET MAÎTRESSES
Le book contenait ensuite des descriptions détaillées de chaque Maître et Maîtresse de la maison, avec leurs spécialités, leurs préférences, et leurs exigences.
Maître de Saint Léon : Fondateur de la maison. Homme d'une soixantaine d'années, sévère mais juste. Spécialisé dans la discipline et l'éducation des soumis. Exige une obéissance absolue et une perfection dans l'exécution des tâches.
Maîtresse Natacha : Femme de trente ans, dominatrice expérimentée. Spécialisée dans le contrôle, l'humiliation et le plaisir. Aime les soumis endurants, beaux et intelligents. Exige une soumission totale et une disponibilité constante.
Maître Vasseur : Homme de quarante-cinq ans, froid et précis. Spécialisé dans les épreuves physiques et l'endurance. Aime tester les limites des soumis. Exige une résistance à toute épreuve.
Maîtresse Delacroix : Femme de cinquante ans, élégante et cruelle. Spécialisée dans la douleur et la discipline. Aime les soumis sensibles et réactifs. Exige une tolérance à la douleur et une obéissance sans faille.
Docteur Moreau : Médecin de la maison. Homme de cinquante-cinq ans, calme et méthodique. Spécialisé dans les examens médicaux et les tests physiques. Exige une coopération totale lors des examens.
Camille : Assistante de la maison. Femme de vingt-cinq ans, efficace et discrète. S'occupe de l'intendance et de la logistique. Exige une obéissance immédiate à ses instructions.
Je lus le book de bout en bout, deux fois, trois fois. Chaque page révélait un aspect de ma nouvelle vie, de mes devoirs, de mes droits. Mon cœur battait, à la fois excité et terrifié.
Je me levai, m'habillai, et me préparai pour mon rendez-vous avec Maîtresse Natacha. Je me lavai, me rasai, me parfumai légèrement. Je mis la tenue que Camille avait laissée pour moi : une simple chemise blanche, un pantalon noir, et des chaussures en cuir.
À midi, je me présentai devant la porte de Natacha. Je frappai.
« Entrez. »
J'ouvris la porte, entrant dans ses appartements. Elle était allongée sur son canapé, vêtue d'une robe de chambre en soie rouge, une coupe de champagne à la main. Elle leva les yeux vers moi, un sourire lent étirant ses lèvres.
« Louis. Approche. »
Je m'approchai, m'arrêtant à quelques pas d'elle. Je baissai les yeux, attendant ses instructions.
« Tu as lu ton book ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Tu as compris tes devoirs ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Alors, mets-toi à genoux. »
J'obéis, m'agenouillant devant elle. Elle se pencha, caressant mes cheveux, puis mon visage.
« Tu es à moi, Louis. Pour toujours. Tu comprends ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Alors, commençons. »
La Première Séance Officielle avec Maîtresse Natacha
Je restai à genoux, les yeux baissés, attendant les instructions de Natacha. Elle se leva lentement, contournant le canapé, ses talons claquant sur le parquet. Elle s'arrêta derrière moi, sa main caressant mes cheveux, puis descendant le long de ma nuque.
« Tu as bien appris tes leçons, Louis. Tu as traversé toutes les épreuves avec courage et endurance. Mais une séance officielle est différente. C'est ici que tu apprendras ce que signifie vraiment être un soumis. »
Elle retourna s'asseoir sur le canapé, croisant ses jambes nues. « Enlève tes vêtements. Lentement. Un par un. »
J'obéis, me relevant. Je déboutonnai ma chemise, la faisant glisser de mes épaules, la laissant tomber sur le sol. Puis je déboutonnai mon pantalon, le faisant glisser le long de mes jambes. Je me retrouvai en boxer, mon sexe déjà en train de durcir sous le coton.
« Continue. »
Je retirai ma culotte, me retrouvant complètement nu devant elle. Mon sexe était maintenant complètement dur, dressé contre mon ventre.
« Approche. »
Je m'approchai, m'arrêtant à quelques pas d'elle. Elle tendit la main, saisissant mon sexe, le caressant lentement, savamment. Je sentis la vague monter, mais je savais que je n'avais pas le droit de jouir sans autorisation.
« Tu es beau, Louis. Bien proportionné. Bien dressé. Tu as été bien éduqué. »
« Merci, Maîtresse. »
« Mais l'éducation n'est jamais finie. Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre. Aujourd'hui, nous allons explorer tes limites. »
Elle relâcha mon sexe, se levant. Elle s'approcha d'une armoire, l'ouvrant, révélant une collection de jouets : cravaches, martinets, pinces, godemichés, anneaux de contrainte, et bien plus encore.
« Choisis un jouet, Louis. Celui que tu veux que j'utilise sur toi. »
Je regardai la collection, mon cœur battant. Mon regard s'arrêta sur une cravache en cuir tressé, fine et élégante.
« La cravache, Maîtresse. »
Elle sourit, la prenant. « Bon choix. La cravache est un instrument de précision. Elle peut être douce ou cruelle, selon l'humeur de celle qui la manie. »
Elle retourna s'asseoir sur le canapé, la cravache à la main. « Tourne-toi. Lentement. »
Je pivotai, lui offrant une vue complète de mon corps. Elle m'observa un long moment, silencieuse.
« Bien. Maintenant, mets-toi à quatre pattes. »
J'obéis, mes mains et mes genoux sur le tapis, mon dos arqué, mes fesses exposées.
Elle se leva, s'approchant de moi. La cravache claqua dans l'air, puis s'abattit sur mes fesses. La douleur explosa, vive, précise.
« Compte. »
« Un, Maîtresse. »
Nouveau coup. « Deux, Maîtresse. »
Les coups s'enchaînèrent, rythmés. Sur mes fesses, sur mes cuisses, sur mon dos. Chaque coup était précis, calculé, laissant une marque rouge sur ma peau.
Dix coups. Vingt coups. Trente coups. Mon corps était en feu, mais je comptais, ma voix de plus en plus rauque.
« Cinquante, Maîtresse. »
Elle s'arrêta, reposant la cravache. « Bien. Tu sais encaisser. Mais ce n'est que le début. »
Elle s'approcha de moi, s'agenouillant derrière moi. Sa main caressa mes fesses, puis s'insinua entre elles, effleurant mon anus.
« Tu es prêt, Louis ? »
« Prêt pour quoi, Maîtresse ? »
« Pour être pénétré. Par moi. »
Mon cœur s'emballa. Je n'avais jamais été pénétré par une femme, seulement par les doigts de Charles lors de mon inspection. Mais je savais que je devais accepter.
« Oui, Maîtresse. Je suis prêt. »
Elle rit doucement. « Pas encore. D'abord, je vais te préparer. »
Elle se releva, s'approchant de l'armoire. Elle en sortit un godemiché en verre, lisse et courbé, ainsi qu'un tube de lubrifiant.
« Allonge-toi sur le dos. Jambes écartées. »
Je m'allongeai sur le tapis, écartant les jambes. Elle s'agenouilla entre mes cuisses, versant du lubrifiant sur ses doigts.
« Détends-toi. Respire. »
Elle introduisit un doigt dans mon anus, lentement, doucement. Je sursautai, la sensation étrange, presque inconfortable. Mais elle attendit, me laissant m'habituer, puis commença à bouger son doigt, explorant mon intérieur.
« Tu es serré. C'est bon signe. Mais nous allons te détendre. »
Elle ajouta un second doigt, puis un troisième. Mon corps s'ouvrait progressivement, la sensation devenant moins étrange, presque agréable.
« Maintenant, le godemiché. »
Elle le lubrifia généreusement, puis l'approcha de mon anus. Je sentis la pression, puis la pénétration lente, progressive. Le verre était froid, lisse, emplissant mon intérieur.
« Respire, Louis. Détends-toi. »
Je pris une profonde inspiration, me forçant à me détendre. Le godemiché s'enfonça de plus en plus profond, jusqu'à ce que je sente sa base contre mes fesses.
« Voilà. Tu es plein. Comment te sens-tu ? »
« Plein, Maîtresse. Rempli. »
Elle sourit, commençant à bouger le godemiché, lentement, savamment. La sensation était étrange, mais agréable, chaque mouvement stimulant une zone que je ne connaissais pas.
« Tu aimes ça, n'est-ce pas ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Mais nous ne faisons que commencer. »
Elle accéléra le rythme, le godemiché allant et venant en moi, de plus en plus profond. Je sentis mon sexe durcir, un gémissement montant dans ma gorge.
« Tu veux jouir, n'est-ce pas ? »
« Oui, Maîtresse. S'il vous plaît. »
« Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Elle ralentit, presque jusqu'à l'arrêt, me laissant au bord du précipice. Puis elle accéléra de nouveau, me faisant monter, avant de ralentir encore.
Le jeu dura de longues minutes, me faisant monter et descendre, me laissant toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer. Mon corps était en sueur, mes muscles tremblants.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Tu veux jouir ? »
« Oui, Maîtresse. Plus que tout. »
« Alors, dis-moi ce que tu es prêt à faire pour ça. »
« Tout, Maîtresse. Je ferai tout ce que vous voudrez. »
« Tu vas être présenté aux autres Maîtres et Maîtresses de la maison. Tu devras te montrer sous ton meilleur jour. Tu es prêt ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Alors, reste comme ça sans bouger »
La Présentation aux Maîtres et Maîtresses
A ut d’un moment, les Maîtres et Maîtresse entrèrent dans la salle .Je reconnus Maître de Saint Léon, Maîtresse Natacha, Maître Vasseur, Maîtresse Delacroix, le Docteur Moreau, et d'autres que je n'avais jamais vus.
On me fit signe d'avancer. Je marchai, m'arrêtant devant eux, les yeux baissés, les mains derrière le dos.
Maître de Saint Léon se leva, s'approchant de moi. Il m'examina de la tête aux pieds, puis fit signe aux autres de s'approcher.
« Voici Louis. Il a traversé toutes les épreuves avec courage et endurance. Il a été accepté par Maîtresse Natacha, qui a supervisé sa formation. Aujourd'hui, il vous est présenté. Vous pourrez l'utiliser comme bon vous semblera, selon vos désirs et vos besoins. »
Les Maîtres et Maîtresses s'approchèrent, m'examinant. Maître Vasseur me fit tourner, inspectant mon dos, mes fesses, mes jambes. Maîtresse Delacroix saisit mon menton, me forçant à lever les yeux.
« Regarde-moi. »
Je levai les yeux, croisant son regard. Elle était belle, d'une beauté froide et cruelle, ses yeux noirs brillant dans la pénombre.
« Tu as de beaux yeux, Louis. Pleins de vie. J'aime ça. Je pourrais les éteindre. »
Elle relâcha mon menton, retournant à sa place. Le Docteur Moreau s'approcha, m'examinant avec des gestes précis, testant mes réflexes, ma respiration, mon pouls.
« Excellent état de santé. Endurance remarquable. Il est prêt. »
Les autres Maîtres et Maîtresses m'examinèrent à leur tour, certains avec intérêt, d'autres avec indifférence. Puis ils retournèrent à leurs fauteuils.
Maître de Saint Léon reprit la parole. « Louis, vous êtes maintenant un soumis officiel de cette maison. Vous serez convoqué par les Maîtres et Maîtresses selon leurs besoins. Vous devrez obéir sans hésitation, sans question, sans plainte. Vous êtes leur propriété, leur jouet, leur esclave. Comprenez-vous ? »
« Oui, Maître. »
La Séance avec Maîtresse Delacroix
C’est Maîtresse Delacroix qui commence à s’occuper de moi.
Mon cœur s'emballa. Maîtresse Delacroix m'avait déjà marqué, avec son regard froid et ses paroles cruelles. Je savais que cette séance serait différente de celle avec Natacha. Natacha jouait avec le plaisir et le contrôle. Delacroix jouait avec la douleur.
« Approche, Louis. »
Je m'approchai, m'arrêtant à quelques pas d'elle. Je baissai les yeux, attendant ses instructions.
J'aime qu'on me craigne. Et toi, Louis ? Me crains-tu ? »
« Oui, Maîtresse. »
Elle sourit, un sourire lent et cruel. « Bien. La peur est une bonne chose. Elle rend les sens plus aiguisés. Elle rend la douleur plus intense. Et le plaisir, plus profond. »
Elle se leva, s'approchant de moi. Elle fit le tour de mon corps, ses doigts effleurant ma peau.
« Natacha t'a bien marqué. Elle a fait du bon travail. Mais moi, je vais aller plus loin. Je vais te montrer ce que la douleur peut faire. »
Elle s'arrêta devant moi, saisissant mon menton, me forçant à lever les yeux.
« Tu as de beaux yeux, Louis. Pleins de vie. J'aime ça. Mais je me demande... jusqu'où peux-tu aller ? Jusqu'où peux-tu encaisser ? »
Elle relâcha mon menton, retournant à la table. Elle prit une paire de pinces en métal, les faisant cliqueter dans sa main.
En regardant mon sexe dressé elle me dit.
« Tu es excité. C'est bien. La douleur et le plaisir sont liés. Plus tu es excité, plus la douleur sera intense. Et plus la douleur sera intense, plus le plaisir sera profond. »
Elle s'approcha de moi, les pinces à la main. Elle les fixa sur mes tétons, les serrant. La douleur explosa, vive, précise. Je gémissais, mes mains se serrant en poings.
« Compte. »
« Un, Maîtresse. »
Elle serra davantage, la douleur devenant presque insupportable. « Deux, Maîtresse. »
Elle relâcha légèrement, la douleur s'atténuant un peu. « Bien. Tu sais encaisser. Mais ce n'est que le début. »
Elle prit une cravache, fine et flexible, la faisant claquer dans l'air. Puis elle s'abattit sur mon torse, laissant une marque rouge sur ma peau.
« Compte. »
« Un, Maîtresse. »
Les coups s'enchaînèrent, précis, rythmés. Sur mon torse, sur mon ventre, sur mes cuisses. Chaque coup était calculé pour faire mal sans blesser. Mon corps était en feu, mais je comptais, ma voix de plus en plus rauque.
« Vingt, Maîtresse. »
Elle s'arrêta, reposant la cravache. Elle s'approcha de moi, caressant les marques rouges sur ma peau.
« Tu es magnifique, Louis. La douleur te rend encore plus beau. Mais nous ne faisons que commencer. »
Elle prit un autre instrument sur la table : une longue aiguille fine, avec une perle à son extrémité.
« Tu sais ce que c'est ? »
« Non, Maîtresse. »
« C'est une aiguille de perçage. Je vais l'insérer dans ta peau, à différents endroits. Tu vas sentir la douleur, mais aussi une étrange sensation de plaisir. C'est une expérience unique. »
Mon cœur battait la chamade. Je n'avais jamais été percé. Mais je savais que je devais obéir.
« Oui, Maîtresse. »
Elle prit mon bras, l'étendant. Elle désinfecta la peau, puis inséra l'aiguille lentement, précisément. La douleur explosa, mais en même temps, une étrange sensation de chaleur se répandit dans mon corps.
« Compte. »
« Un, Maîtresse. »
Elle inséra une seconde aiguille, puis une troisième, une quatrième. Chaque insertion était une explosion de douleur et de plaisir mêlés. Mon corps tremblait, mais je restais debout, les yeux fixés sur elle.
« Dix, Maîtresse. »
Elle s'arrêta, admirant son travail. Les aiguilles brillaient dans la lumière des bougies, plantées dans ma peau comme des bijoux.
« Tu es magnifique, Louis. Une œuvre d'art. Mais nous ne sommes pas encore finis. »
Elle prit un dernier instrument : un godemiché en cuir, épais et noir. Elle s'approcha de moi, le faisant glisser le long de ma colonne vertébrale, puis entre mes fesses.
« Tu as été pénétré par Natacha. Mais moi, je vais te pénétrer plus profondément. Tu es prêt ? »
« Oui, Maîtresse. »
Elle lubrifia le godemiché, puis l'introduisit lentement dans mon anus. La sensation était différente de celle du verre de Natacha : plus pleine, plus intense. Je gémissai, mes mains se serrant en poings.
« Compte. »
« Un, Maîtresse. »
Elle commença à bouger, lentement, savamment. Chaque mouvement stimulait une zone que je ne connaissais pas, envoyant des vagues de plaisir à travers mon corps. Mais la douleur des aiguilles et des pinces restait présente, créant un mélange étrange et enivrant.
« Tu aimes ça, n'est-ce pas ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Mais tu ne jouiras pas. Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Elle accéléra le rythme, me faisant monter, puis ralentit, me laissant au bord du précipice. Le jeu dura de longues minutes, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Tu veux jouir ? »
« Oui, Maîtresse. Plus que tout. »
« Alors, dis-moi ce que tu es prêt à faire pour ça. »
« Tout, Maîtresse. Je ferai tout ce que vous voudrez. »
Je vais laisser la place au docteur Moreau
« Oui, Maîtresse. »
Chapitre 26 : L'Examen Médical Approfondi du Docteur Moreau
« Le Docteur Moreau vous attend dans son cabinet. Suivez-moi. »
« Approche, Louis. »
J’approche toujours complètement nu.
« Bien. Tu es en bonne santé. Mais nous allons vérifier cela plus en détail. Allonge-toi sur la table d'examen. »
Je m'allongeai sur la table, les jambes écartées, les bras le long du corps. Il s'approcha, ses mains froides effleurant ma peau.
« Je vais d'abord vérifier tes réflexes. »
Il prit un petit marteau en caoutchouc, tapant mes genoux, mes coudes, mes chevilles. Puis il vérifia ma respiration, mon pouls, ma tension artérielle.
« Bien. Tout est normal. Maintenant, je vais vérifier tes réactions à la douleur. »
Il prit une petite aiguille, la piquant dans mon bras. La douleur explosa, vive, précise.
« Réaction normale. Maintenant, je vais tester tes limites. »
Il prit un instrument plus gros, une sorte de sonde métallique, et l'approcha de mon anus.
« Je vais insérer cette sonde dans ton anus. Elle est équipée de capteurs qui mesureront tes réactions internes. Détends-toi. »
Je pris une profonde inspiration, me forçant à me détendre. Il lubrifia la sonde, puis l'introduisit lentement dans mon anus. La sensation était étrange, froide, emplissant mon intérieur.
« Respire. Détends-toi. »
Je suivis ses instructions, me forçant à me détendre. La sonde s'enfonça de plus en plus profond, jusqu'à ce que je sente sa base contre mes fesses.
« Bien. Maintenant, je vais stimuler différentes zones de ton intérieur. Dis-moi ce que tu ressens. »
Il commença à bouger la sonde, la faisant pivoter, stimulant différentes zones. Je sentis des vagues de sensations, certaines agréables, d'autres étranges, d'autres encore douloureuses.
« Ça, c'est agréable. »
« Bien. Et ça ? »
Il stimula une autre zone, plus profonde. Je sentis une vague de plaisir intense, mon sexe durcissant.
« Ça, c'est très agréable. »
« Intéressant. Ta prostate est sensible. C'est une zone de plaisir intense. Nous pourrons l'exploiter lors de futures séances. »
Il continua à stimuler différentes zones, notant mes réactions sur un carnet. Puis il retira la sonde, me laissant vide.
« Bien. Maintenant, je vais vérifier ta résistance à la douleur. »
Il prit une pince en métal, la fixant sur mon téton. La douleur explosa, vive, précise.
« Compte. »
« Un, Docteur. »
Il serra davantage, la douleur devenant presque insupportable. « Deux, Docteur. »
Il relâcha, puis fixa une autre pince sur mon autre téton. « Trois, Docteur. »
Il continua, fixant des pinces sur différentes parties de mon corps : mes lèvres, mes oreilles, mon scrotum. Chaque pince était une explosion de douleur, mais je comptais, ma voix de plus en plus rauque.
« Dix, Docteur. »
Il retira les pinces, une à une, la douleur s'atténuant progressivement. Il nota quelque chose sur son carnet, puis s'approcha de moi.
« Bien. Tu as une excellente résistance à la douleur. Mais nous allons tester autre chose. »
Il prit un godemiché en verre, lisse et courbé, et l'approcha de mon anus.
« Je vais te pénétrer avec ce godemiché. Mais cette fois, je vais stimuler ta prostate en même temps. Tu vas ressentir un plaisir intense, mais tu ne jouiras pas. Tu dois apprendre à contrôler ton corps. »
Il lubrifia le godemiché, puis l'introduisit lentement dans mon anus. La sensation était différente de celle de la sonde : plus pleine, plus intense. Il commença à bouger, stimulant ma prostate.
Je sentis une vague de plaisir intense, mon sexe durcissant, un gémissement montant dans ma gorge.
« Tu veux jouir, n'est-ce pas ? »
« Oui, Docteur. »
« Mais tu ne jouiras pas. Tu dois apprendre à contrôler ton corps. Respire. Détends-toi. »
Je pris une profonde inspiration, me forçant à me détendre. Le plaisir montait, mais je le retenais, me concentrant sur ma respiration.
« Bien. Tu apprends vite. Mais nous allons pousser plus loin. »
Il accéléra le rythme, le godemiché allant et venant en moi, stimulant ma prostate de plus en plus intensément. Le plaisir devenait presque insupportable, mais je le retenais, mes muscles tendus.
« S'il vous plaît, Docteur. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Il continua, me faisant monter, puis ralentissant, me laissant au bord du précipice. Le jeu dura de longues minutes, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer.
« S'il vous plaît, Docteur. Je vous en supplie. »
« Tu veux jouir ? »
« Oui, Docteur. Plus que tout. »
« Alors, dis-moi ce que tu es prêt à faire pour ça. »
« Tout, Docteur. Je ferai tout ce que vous voudrez. »
Alors je laisse la place à Maître Vasseur
L'Épreuve d'Endurance avec Maître Vasseur
Mon cœur s'emballa. Maître Vasseur était connu pour ses épreuves physiques impitoyables. Lors de mon inspection, il avait testé ma force et ma souplesse avec une précision froide. Mais maintenant, il s'agissait d'une épreuve officielle.
« Approche, Louis. »
Je m'approchai, m'arrêtant devant la plateforme. Il me regarda de haut, ses yeux froids et précis.
« Tu as passé les épreuves de base. Tu as été accepté par Natacha, tu as été présenté aux Maîtres et Maîtresses, tu as subi l'examen du Docteur Moreau. Mais tout cela n'est rien. Aujourd'hui, je vais tester ta véritable endurance. »
Il descendit de la plateforme, s'approchant de moi. Il me fit tourner, inspectant mon corps, puis s'arrêta devant moi.
« Bien. Tu es en excellente forme physique. Mais l'endurance ne se limite pas au corps. Elle se limite aussi à l'esprit. Tu vas devoir endurer la douleur, la fatigue, et la frustration. Tu es prêt ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Commençons. »
Il me fit monter sur la plateforme, puis m'attacha les poignets à des anneaux suspendus au plafond, me laissant suspendu, les pieds à peine touchant le sol. Mon poids était soutenu par mes bras, mes épaules criant sous la tension.
« Tu vas rester dans cette position pendant une heure. Si tu tombes, tu recommenceras. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
Il s'éloigna, s'asseyant sur une chaise, un chronomètre à la main. Les minutes s'écoulèrent lentement. Mes bras brûlaient, mes épaules criaient, mais je restais suspendu, mes muscles tendus.
Après dix minutes, il se leva, s'approchant de moi. Il tenait une cravache en cuir.
« Je vais ajouter un peu de stimulation. »
Il fit claquer la cravache sur mes fesses. La douleur explosa, vive, précise.
« Compte. »
« Un, Maître. »
Les coups s'enchaînèrent, précis, rythmés. Sur mes fesses, sur mes cuisses, sur mon dos. Chaque coup était calculé pour faire mal sans blesser. Mon corps était en feu, mais je comptais, ma voix de plus en plus rauque.
« Vingt, Maître. »
Il s'arrêta, reposant la cravache. Il retourna s'asseoir, le chronomètre à la main. Les minutes s'écoulèrent encore, mes bras criant, mes épaules brûlant.
Après trente minutes, il se leva de nouveau, s'approchant de moi. Il tenait un godemiché en cuir, épais et noir.
« Tu as été pénétré par Natacha, par Delacroix, par le Docteur Moreau. Mais moi, je vais te pénétrer plus profondément. Et tu ne jouiras pas. Tu dois apprendre à endurer la frustration. »
Il lubrifia le godemiché, puis l'introduisit lentement dans mon anus. La sensation était pleine, intense, mais je savais que je n'avais pas le droit de jouir.
Il commença à bouger, lentement, savamment. Chaque mouvement stimulait ma prostate, envoyant des vagues de plaisir à travers mon corps. Mais je retenais, me concentrant sur ma respiration.
« Tu veux jouir, n'est-ce pas ? »
« Oui, Maître. »
« Mais tu ne jouiras pas. Tu dois apprendre à endurer. »
Il accéléra le rythme, me faisant monter, puis ralentit, me laissant au bord du précipice. Le jeu dura de longues minutes, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer.
« S'il vous plaît, Maître. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois endurer. »
Il continua, me faisant monter, puis ralentissant, me laissant au bord du précipice. Mon corps tremblait, mes muscles tendus, mon sexe dur, douloureux.
Après quarante-cinq minutes, il retira le godemiché, me laissant vide. Il retourna s'asseoir, le chronomètre à la main.
« Encore quinze minutes. »
Les minutes s'écoulèrent lentement. Mes bras criaient, mes épaules brûlaient, mais je restais suspendu, mes muscles tendus.
Enfin, il se leva, s'approchant de moi. Il détacha mes poignets, me laissant tomber sur la plateforme, mes jambes ne me soutenant plus.
« Bien. Tu as enduré. Tu as appris à contrôler ton corps, à endurer la douleur, la fatigue, et la frustration. Tu es prêt. »
Il s'approcha de moi, m'aidant à me relever.
« Oui, Maître. »
<<Maintenant c’est Maître de Saint Léon qui va te donner une leçon de discipline. Tu es prêt ?
« Oui, Maître. »
La Leçon de Discipline de Maître de Saint Léon
« Approche, Louis. »
Je m'approchai, m'arrêtant à quelques pas de lui. Je baissai les yeux, attendant ses instructions.
« Tu as été accepté dans ma maison. Tu as subi les épreuves de Natacha, de Delacroix, de Moreau, de Vasseur. Tu as prouvé ta résistance, ton endurance, ta capacité à obéir. Mais tout cela n'est rien. Aujourd'hui, je vais te donner une leçon de discipline. Une leçon que tu n'oublieras jamais. »
Il se leva, s'approchant de moi. Il fit le tour de mon corps, ses doigts effleurant ma peau, s'attardant sur les marques laissées par les séances précédentes.
« Tu es marqué. C'est bien. Chaque marque est une leçon. Chaque cicatrice est un souvenir. Mais aujourd'hui, je vais te marquer d'une manière différente. Je vais te marquer dans ton esprit. »
Il s'arrêta devant moi, saisissant mon menton, me forçant à lever les yeux.
« Tu me crains, Louis ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. La crainte est le début de la sagesse. Mais la crainte ne suffit pas. Tu dois apprendre à respecter l'autorité, à obéir sans hésiter, à accepter la punition sans révolte. Tu es prêt ? »
« Oui, Maître. »
« Bien. Alors, allonge-toi sur la table. »
Je m'allongeai sur la table, les bras et les jambes écartés. Il fixa mes poignets et mes chevilles aux anneaux en métal, me laissant complètement vulnérable.
« Tu vas recevoir vingt coups de fouet. Tu vas compter chacun d'eux. Tu vas me remercier après chaque coup. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
Il prit un fouet en cuir, long et flexible, le faisant claquer dans l'air. Puis il s'abattit sur mon torse, laissant une marque rouge sur ma peau.
« Un, Maître. Merci, Maître. »
Les coups s'enchaînèrent, précis, rythmés. Sur mon torse, sur mon ventre, sur mes cuisses. Chaque coup était calculé pour faire mal sans blesser. Mon corps était en feu, mais je comptais, ma voix de plus en plus rauque.
« Vingt, Maître. Merci, Maître. »
Il reposa le fouet, s'approchant de moi. Il caressa les marques rouges sur ma peau, un sourire satisfait aux lèvres.
« Tu as bien compté. Tu as bien remercié. Mais ce n'est que le début. »
Il prit un autre instrument : une canne en rotin, fine et flexible. Il la fit claquer dans l'air, puis s'abattit sur mes fesses.
« Vingt et un, Maître. Merci, Maître. »
Les coups s'enchaînèrent, plus précis, plus intenses. Sur mes fesses, sur mes cuisses, sur mes mollets. Chaque coup laissait une marque rouge, une ligne fine et douloureuse.
« Quarante, Maître. Merci, Maître. »
Il reposa la canne, s'approchant de moi. Il caressa les marques, puis prit un dernier instrument : un martinet, avec plusieurs lanières de cuir.
« Tu vas recevoir vingt coups de martinet. Tu vas compter chacun d'eux. Tu vas me remercier après chaque coup. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
Les coups s'enchaînèrent, plus larges, plus diffus. Sur mon torse, sur mon ventre, sur mes cuisses. Chaque coup laissait une marque rouge, une sensation de brûlure.
« Soixante, Maître. Merci, Maître. »
Il reposa le martinet, s'approchant de moi. Il détacha mes poignets et mes chevilles, m'aidant à me relever. Mon corps était en feu, mais je restais debout, les yeux fixés sur lui.
« Tu as bien subi ta punition, Louis. Tu as compté, tu as remercié, tu n'as pas crié. Tu as appris à accepter la discipline. Mais ce n'est que le début. »
Il s'approcha de moi, saisissant mon menton, me forçant à lever les yeux.
« Tu es à moi, Louis. Tu es à cette maison. Tu obéiras à tous les Maîtres et Maîtresses. Tu subiras toutes les épreuves. Tu accepteras toutes les punitions. Comprends-tu ? »
« Oui, Maître. »
« On va te confier à une Maîtresse que tu n'as pas encore rencontrée. Elle te montrera une autre facette de la soumission. Ensuite Charles et Julie vont venir aussi pour une séance.Tu es prêt ? »
« Oui, Maître. »
La Nouvelle Maîtresse et la Scène avec Julie et Charles
Mon cœur battait la chamade. Une nouvelle Maîtresse ? Je n'avais pas encore rencontré toutes les Maîtresses de la maison. Et retrouver Julie et Charles... Je n'avais pas vu Julie depuis la scène avec Natacha, où elle avait été présentée comme la soumise de Charles. Une vague d'excitation et d'appréhension me parcourut.
« Approche, Louis. »
Je m'approchai, m'arrêtant à quelques pas d'elle. Je baissai les yeux, attendant ses instructions.
« Je suis Maîtresse Irène. Je suis nouvelle dans cette maison. J'ai entendu parler de toi, Louis. On dit que tu es un soumis exceptionnel. Je veux voir cela par moi-même. »
Elle se leva, s'approchant de moi. Elle fit le tour de mon corps, ses doigts effleurant ma peau, s'attardant sur les marques laissées par les séances précédentes.
« Tu es marqué. C'est bien. J'aime les soumis marqués. Cela montre qu'ils ont appris. Mais aujourd'hui, je vais te montrer une autre facette de la soumission. La soumission par le plaisir. »
Elle s'arrêta devant moi, saisissant mon menton, me forçant à lever les yeux.
« Tu aimes le plaisir, Louis ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Alors, je vais te donner du plaisir. Mais tu ne jouiras pas. Pas avant que je te le permette. Comprends-tu ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Alors, allonge-toi sur le lit. »
Je m'allongeai sur le lit, les bras et les jambes écartés. Elle fixa mes poignets et mes chevilles aux montants du lit, me laissant complètement vulnérable.
Elle s'approcha de moi, ses mains effleurant ma peau. Elle commença à me caresser, lentement, savamment. Ses doigts traçaient des cercles sur mon torse, sur mon ventre, sur mes cuisses. Chaque caresse envoyait des vagues de plaisir à travers mon corps.
« Tu aimes ça, n'est-ce pas ? »
« Oui, Maîtresse. »
« Bien. Mais ce n'est que le début. »
Elle se pencha, sa langue effleurant mon téton. Je gémissai, mon corps se tendant. Elle suça, mordilla, lécha, envoyant des vagues de plaisir à travers mon corps.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Elle continua, sa bouche descendant le long de mon torse, de mon ventre, jusqu'à mon sexe. Elle le prit dans sa bouche, le suçant lentement, savamment. Je criai, mon corps se convulsant.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Pas encore. Tu dois apprendre à attendre. »
Elle continua, me faisant monter, puis ralentissant, me laissant au bord du précipice. Le jeu dura de longues minutes, me faisant monter et descendre, toujours au bord du plaisir sans jamais me laisser basculer.
« S'il vous plaît, Maîtresse. Je vous en supplie. »
« Tu veux jouir ? »
« Oui, Maîtresse. Plus que tout. »
« Alors, dis-moi ce que tu es prêt à faire pour ça. »
« Tout, Maîtresse. Je ferai tout ce que vous voudrez. »
« Alors, je vais te laisser avec Charles et Julie.»
« Louis. Content que tu sois là. Julie et moi, nous avons besoin d'un troisième. »
Julie me regarda, ses yeux brillants de désir et d'appréhension. Elle était magnifique, son corps marqué par les séances précédentes.
« Approche, Louis. »
Je m'approchai, m'arrêtant devant eux. Charles me tendit le fouet.
« Tu vas fouetter Julie. Vingt coups. Tu vas compter. Elle va compter. Et ensuite, nous verrons. »
Je pris le fouet, mon cœur battant la chamade. Je n'avais jamais fouetté personne. Mais je savais que je devais obéir.
Je fis claquer le fouet sur les fesses de Julie. Elle gémit, son corps se tendant.
« Un, Maître. »
Les coups s'enchaînèrent, précis, rythmés. Sur ses fesses, sur ses cuisses, sur son dos. Chaque coup laissait une marque rouge, une ligne fine et douloureuse. Julie comptait, sa voix de plus en plus rauque.
« Vingt, Maître. »
Charles s'approcha de moi, prenant le fouet. Il le posa, puis s'approcha de Julie, la détachant. Elle tomba dans ses bras, tremblante.
« Bien. Tu as bien fouetté, Louis. Mais ce n'est que le début. »
Il se tourna vers moi, un sourire cruel aux lèvres. « Maintenant, tu vas t'agenouiller devant Julie. Tu vas la lécher jusqu'à ce qu'elle jouisse. Et ensuite, nous verrons. »
Je m'agenouillai devant Julie, écartant ses jambes. Ma langue effleura son clitoris. Elle gémit, ses hanches ondulant contre mon visage.
« Oui. C'est ça. Ne t'arrête pas. »
Je la léchai, ma langue devenant plus précise, plus insistante. Elle cria, son corps se tendant, et je sentis un flot de liquide chaud envahir ma bouche.
Charles s'approcha de moi, me relevant. Il me poussa contre le mur, me faisant face.
« Maintenant, tu vas me servir. Tu vas me sucer jusqu'à ce que je jouisse. Et ensuite, nous verrons. »
Je m'agenouillai devant lui, prenant son sexe dans ma bouche. Je le suçai, lentement, savamment. Il gémit, ses hanches ondulant contre mon visage.
« Oui. C'est ça. Ne t'arrête pas. »
Je le suçai, ma bouche devenant plus précise, plus insistante. Il cria, son corps se tendant, et je sentis un flot de sperme chaud envahir ma bouche.
Il se releva, me regardant avec un sourire satisfait.
« Bien. Tu as bien servi, Louis. Mais ce n'est que le début. Nous nous reverrons. »
Il se tourna vers Julie, la prenant dans ses bras. Je restai là, à genoux, mon corps vibrant encore des sensations de la scène.
Je me relevai, sortant de la pièce, regagnant mes quartiers. Je m'allongeai sur le lit, les yeux fixés au plafond.
Ma vie ici ne faisait que commencer.
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Alexandre regretta d’être entré avant même que la porte se refermât derrière lui.
Une clochette discrète annonça sa présence. Le bruit lui parut démesuré dans le silence de la boutique, comme s’il venait de signaler son arrivée à toutes les personnes présentes. Pourtant, il n’aperçut personne.
Il resta quelques secondes devant la porte, une main encore posée sur la poignée. Il pouvait ressortir. Prétexter une erreur, s’il croisait quelqu’un. Faire le tour du quartier, acheter un parfum ou un bijou et rentrer chez lui avec un cadeau convenable.
Un cadeau sans danger.
À travers la vitrine, la rue poursuivait son existence ordinaire. Des passants pressés rentraient du travail. Une femme tirait un enfant par la main. Un autobus s’immobilisa dans un soupir avant de repartir. Dehors, personne ne savait où il se trouvait.
Alexandre lâcha la poignée.
La boutique ne ressemblait pas à ce qu’il avait imaginé. Il s’était attendu à quelque chose de sombre et d’excessif, peuplé de mannequins en latex sous des lumières rouges. L’endroit était au contraire élégant, presque austère. Les murs gris perle étaient éclairés par de petites lampes orientables. Les objets étaient disposés avec soin sur des étagères en bois sombre, suffisamment espacés pour donner à chacun l’importance d’une pièce de collection.
Cette sobriété le rassura un peu.
Elle rendait également sa présence plus difficile à justifier.
Il avança entre les présentoirs, les mains enfoncées dans les poches de son manteau. Son regard effleurait les objets sans oser s’y arrêter : bracelets de cuir, menottes gainées de velours, masques, cravaches et accessoires dont il préférait ne pas deviner l’usage.
Il n’avait rien prémédité.
Ce matin encore, il pensait offrir à Anne un dîner dans le restaurant où ils avaient célébré leur premier anniversaire. À midi, il avait regardé des bijoux sur Internet. Puis, en sortant du bureau, il avait aperçu cette vitrine devant laquelle il était déjà passé plusieurs fois sans ralentir.
Cette fois, il s’était arrêté.
Depuis quelques semaines, Anne et lui s’autorisaient des jeux nouveaux. Rien de spectaculaire. Un bandeau sur les yeux, des poignets retenus au-dessus de la tête, quelques mots prononcés avec une fermeté inhabituelle. Ils en riaient souvent après coup, comme s’ils avaient besoin de transformer leur trouble en plaisanterie.
La semaine précédente, Anne lui avait ordonné de ne pas bouger.
Il avait obéi.
Ce souvenir l’avait accompagné plusieurs jours.
— Je peux vous aider ?
Alexandre se retourna si brusquement que son épaule heurta presque un présentoir.
La femme qui se tenait derrière lui devait avoir une quarantaine d’années. Elle portait un pantalon noir et un chemisier couleur ivoire. Aucun détail extravagant, à l’exception d’un fin bracelet de cuir qui entourait son poignet gauche. Ses cheveux bruns étaient relevés, et son expression mêlait une politesse professionnelle à un amusement qu’elle ne cherchait pas tout à fait à dissimuler.
— Je regarde, répondit-il.
— Naturellement.
Elle ne bougea pas.
Alexandre reporta son attention sur l’étagère la plus proche. Il venait de découvrir qu’il examinait une rangée de menottes.
— C’est pour un cadeau, ajouta-t-il.
— C’est souvent le cas.
Il ne sut pas si elle se moquait de lui. Son sourire ne lui fournit aucun indice.
— L’anniversaire de ma compagne.
— Voilà qui va m’aider. Vous cherchez quelque chose qu’elle connaît déjà ou vous souhaitez lui faire découvrir une nouveauté ?
— Une nouveauté.
— Plutôt douce ?
— Oui.
Le mot était sorti trop rapidement.
La conseillère inclina légèrement la tête, puis lui indiqua un autre présentoir.
— Commençons par quelque chose de simple.
Alexandre la suivit jusqu’à une vitrine où plusieurs colliers étaient exposés. Certains, très fins, ressemblaient presque à des bijoux. D’autres étaient larges, rigides, munis d’anneaux ou de boucles métalliques dont la fonction ne laissait guère de place au doute.
Il sentit son cœur accélérer.
C’était pour cela qu’il était entré.
Il ne se l’était pas formulé clairement en regardant la vitrine. Il avait seulement aperçu une bande de cuir noir entourant le cou d’un mannequin. L’image avait produit en lui une réaction immédiate, un mélange de curiosité et de malaise auquel il n’avait pas résisté.
— Celui-ci est surtout décoratif, expliqua la conseillère en sortant un modèle en velours. Il convient bien à une première expérience. Il est léger et ne donne pas une impression trop contraignante.
Elle le plaça devant elle, à hauteur de son cou, afin qu’il puisse en juger l’effet.
— Celui-là est plus symbolique.
Le second était en cuir rouge sombre, avec un anneau argenté en son centre.
— Et celui-ci est plus sobre.
Elle prit enfin un collier noir, relativement étroit. Le cuir était lisse, sans décoration. Une petite boucle en acier brossé permettait de le fermer, tandis qu’un anneau discret était fixé à l’avant.
Alexandre tendit la main, puis interrompit son geste.
— Vous pouvez le toucher, l’encouragea-t-elle. Il ne vous engage encore à rien.
Le cuir était souple et plus doux qu’il ne l’avait imaginé. Il fit glisser son pouce sur la face intérieure.
— C’est une fabrication artisanale, précisa-t-elle. Il peut être porté assez longtemps sans devenir inconfortable. Et son apparence reste discrète.
— Discrète ?
— Sous un col de chemise, par exemple.
Il releva les yeux. Le sourire de la conseillère s’accentua.
— Je suppose que ma compagne ne le porterait pas en dehors de chez nous.
— Je ne parlais pas nécessairement de votre compagne.
Alexandre reposa aussitôt le collier.
— Je vous ai dit que c’était un cadeau.
— Et je vous crois.
Elle laissa passer un silence.
— Vous connaissez son tour de cou ?
— Non.
— Dans ce cas, nous aurons du mal à choisir la bonne taille.
Il contempla les différents modèles comme s’il espérait trouver une réponse inscrite sur l’une des étiquettes.
— Elle est à peu près… normale.
— Voilà une mesure qui n’est malheureusement pas encore utilisée par nos fournisseurs.
Il perçut cette fois clairement l’ironie. Contre toute attente, elle ne l’irrita pas. Elle lui procura plutôt le sentiment déstabilisant d’être observé par quelqu’un qui avait déjà compris ce qu’il s’efforçait encore de cacher.
La conseillère reprit le collier noir.
— Celui-ci est très élégant sur un homme.
— Je n’ai jamais dit que…
— Non, vous n’avez presque rien dit.
Elle fit quelques pas vers lui et lui présenta le collier ouvert.
— Souhaitez-vous connaître votre taille ?
Alexandre regarda la porte. Il n’aurait eu que quelques mètres à parcourir pour retrouver la rue, l’anonymat et une soirée d’anniversaire parfaitement ordinaire.
— C’est uniquement pour savoir, précisa-t-il.
— Évidemment.
Elle posa le collier et prit un mètre ruban dans un tiroir.
— Approchez.
Il obéit.
— Retirez votre écharpe.
Il s’exécuta de nouveau. La conseillère attendit qu’il ait dégagé son cou, puis se plaça devant lui.
— Levez le menton.
Ces trois mots réveillèrent un souvenir si brusquement qu’Alexandre en oublia presque l’endroit où il se trouvait.
Une salle de classe. L’odeur de la craie et des cahiers neufs. La lumière d’un matin d’hiver contre les vitres. Il devait avoir neuf ou dix ans.
Son institutrice se tenait devant le tableau, droite dans une jupe sombre, et le regardait par-dessus ses lunettes. Elle n’élevait presque jamais la voix. Elle n’en avait pas besoin. Lorsqu’elle prononçait le nom d’un élève, le silence se faisait immédiatement.
Alexandre avait toujours cherché son approbation.
Il aimait qu’elle lui confie les cahiers à distribuer ou qu’elle lui demande d’effacer le tableau. Il se souvenait encore de la fierté ressentie lorsqu’elle avait posé une main sur son épaule en lui disant qu’elle savait pouvoir compter sur lui.
Il aurait fait n’importe quoi pour l’entendre le féliciter de nouveau.
À cet âge, ce sentiment ne possédait rien de trouble. Il admirait simplement cette femme qui paraissait capable, par sa seule présence, d’ordonner le monde autour d’elle. Pourtant, quelque chose de cette fascination avait traversé les années.
— Ne bougez pas.
Le mètre ruban passa autour de son cou. Alexandre demeura parfaitement immobile.
La proximité de la conseillère accentuait la chaleur de son visage. Elle prit la mesure sans se presser, resserrant légèrement le ruban avant de glisser un doigt entre celui-ci et sa peau.
— Quarante et un centimètres, annonça-t-elle. Une taille tout à fait normale.
Elle recula enfin.
— C’est bien ce modèle qu’il vous faut.
— Je ne suis pas certain de le prendre.
— Bien sûr que non.
Son ton exprimait exactement le contraire.
Alexandre renoua son écharpe pour se donner une contenance. Il aurait voulu qu’elle s’éloigne et le laisse réfléchir, mais il soupçonnait que, livré à lui-même, il reposerait le collier et quitterait la boutique.
— Il est pour moi, finit-il par dire.
La conseillère ne manifesta aucune surprise.
— Mais c’est bien un cadeau pour ma compagne, ajouta-t-il. Une surprise.
— Je comprends. Vous lui offrez quelque chose qu’elle pourra vous faire porter.
La formulation lui causa un frisson.
— C’est seulement pour mettre un peu de piment dans notre relation.
— Vous n’avez pas besoin de vous justifier auprès de moi.
Elle replaça soigneusement le collier dans la vitrine.
— Votre compagne pratique-t-elle déjà la domination ?
— Non.
— Elle vous a déjà soumis ?
Alexandre hésita.
— Pas vraiment. Nous avons essayé quelques jeux depuis peu. Des choses assez légères.
— Et lequel de vous en a eu l’idée ?
— Un peu tous les deux.
La conseillère l’observa quelques secondes.
— Mais le collier est votre idée.
— Oui.
— Vous formez donc un couple plutôt conventionnel ?
— Complètement vanille, reconnut-il.
— Vanille ne signifie pas fade.
Elle s’appuya contre le comptoir.
— Si votre compagne ne s’attend pas à ce cadeau, il faut réfléchir à la façon dont vous le lui présenterez. Un collier peut être un accessoire amusant. Il peut aussi représenter une responsabilité. Ne lui imposez pas la seconde en prétendant ne lui offrir que le premier.
— Que devrais-je faire ?
La question lui échappa. Il eut aussitôt conscience de l’étrangeté de demander à une inconnue comment se soumettre à la femme avec laquelle il partageait sa vie depuis dix ans.
La conseillère, elle, sembla trouver cela parfaitement naturel.
— Lorsqu’elle ouvrira la boîte, elle sera probablement surprise. Peut-être même inquiète. Sa première pensée sera sans doute que vous voulez qu’elle porte le collier.
Elle reprit le modèle noir et le posa entre eux.
— Commencez par la rassurer. Dites-lui simplement : « Il n’est pas pour toi. Il est pour moi. »
Alexandre fixa l’anneau d’acier.
— Ensuite ?
— Expliquez-lui ce que vous souhaitez. Sans grands discours et sans lui annoncer que votre couple doit changer. Proposez-lui un jeu avec une règle claire.
— Quelle règle ?
— Si elle accepte votre cadeau, ce collier lui appartiendra. Elle pourra vous demander de le mettre lorsqu’elle le désirera. À partir du moment où il sera fermé autour de votre cou, vous vous engagerez à lui obéir.
Alexandre déglutit.
— À tous ses ordres ?
— À ceux qui resteront dans les limites dont vous aurez discuté ensemble. Vous débutez. L’objectif n’est pas que l’un de vous se retrouve dans une situation qu’il ne maîtrise plus.
Elle fit tourner le collier entre ses doigts.
— Tant qu’elle vous le laissera, elle possédera l’autorité. Lorsqu’elle décidera de vous le retirer, le jeu prendra fin. Ainsi, vous saurez tous les deux quand vos rôles commencent et quand ils s’arrêtent.
La simplicité de cette règle le troubla davantage que tout ce qu’il avait vu dans la boutique. Il imagina Anne debout devant lui. Ses doigts refermant la boucle. Son regard lorsqu’elle comprendrait qu’il venait de lui confier le droit de décider à sa place.
— Et si elle refuse ?
— Alors vous accepterez son refus.
Il acquiesça.
— Mais si elle est seulement hésitante, ne cherchez pas à la convaincre immédiatement. Laissez-lui le temps de comprendre ce que vous lui proposez. La domination ne lui viendra peut-être pas naturellement.
— Anne est une femme qui sait ce qu’elle veut.
— Ce n’est pas la même chose que de donner des ordres à l’homme qu’elle aime.
La conseillère avait perdu son sourire moqueur. Pour la première fois depuis qu’elle l’avait abordé, Alexandre ne se sentit plus comme un client maladroit qu’elle prenait plaisir à provoquer.
— Choisissez également un mot de sécurité, poursuivit-elle. Un mot que vous n’utiliseriez pas normalement. Si l’un de vous le prononce, elle retire le collier et vous arrêtez immédiatement. Sans discussion.
— Même si c’est elle qui décide ?
— Surtout si c’est elle qui décide. Une autorité consentie a besoin de frontières. Autrement, ce n’est plus un jeu de pouvoir, seulement une imprudence.
Alexandre regarda une dernière fois le collier.
— Je vais le prendre.
— J’en étais presque certaine.
Son sourire reparut, plus discret.
Elle sélectionna un exemplaire à sa taille dans un tiroir fermé. Celui-ci possédait, en plus de sa boucle, un petit dispositif permettant de la verrouiller. La conseillère lui montra la minuscule clé argentée.
— Elle n’est pas obligée de l’utiliser la première fois.
— Mais elle pourra le faire ?
— Lorsqu’elle en aura envie et si vous lui en donnez le droit.
Cette précision ne diminua en rien l’effet produit sur lui.
La conseillère retira l’étiquette, puis choisit une boîte carrée, noire et mate. Elle en garnit l’intérieur d’un papier de soie bordeaux avant d’y déposer le collier. La petite clé trouva place dans une enveloppe assortie.
— Souhaitez-vous ajouter un message ?
— Je n’avais rien prévu.
— Écrivez quelque chose de simple.
Elle lui tendit une carte vierge et un stylo. Alexandre resta un moment immobile devant le comptoir.
— Je pourrais écrire : « Pour pimenter notre relation. »
La conseillère fit une légère grimace.
— On pourrait croire que vous lui offrez un moulin à poivre.
Alexandre laissa échapper un rire nerveux.
— Qu’est-ce que vous suggérez ?
Elle posa un doigt sur la boîte.
— Votre véritable cadeau n’est pas cet objet. C’est ce que vous lui accordez en le lui offrant.
— C’est-à-dire ?
— Le droit de vous le faire porter.
Alexandre baissa les yeux vers la carte. Puis il écrivit lentement :
Mon cadeau n’est pas ce collier.
Il s’interrompit avant de poursuivre :
Mon cadeau, c’est le droit de me le faire porter.
Il relut la phrase. Les mots lui semblaient à la fois excessifs et parfaitement justes.
La conseillère plaça la carte au-dessus du papier de soie et referma la boîte. Elle l’entoura d’un ruban couleur crème dont elle noua les extrémités avec une précision méticuleuse.
— Donnez-lui la boîte avant de commencer vos explications, conseilla-t-elle. Laissez-la l’ouvrir. Laissez-la vous poser des questions. Et surtout, ne plaisantez pas pour dissimuler votre gêne. Si vous voulez qu’elle prenne votre proposition au sérieux, vous devez avoir le courage de la formuler sérieusement.
Alexandre régla son achat. Lorsque le terminal lui demanda son code, il dut s’y reprendre à deux fois.
La conseillère plaça le paquet dans un sac dépourvu de toute inscription. Avant de le lui tendre, elle conserva quelques secondes la main sur les anses.
Alexandre leva les yeux vers elle.
— Une dernière chose, dit-elle. Ne lui demandez pas de devenir immédiatement une autre femme. Donnez-lui seulement la permission de découvrir celle qu’elle pourrait être.
Elle libéra le sac.
— Bon anniversaire à votre compagne.
— Merci.
— Et bonne chance à vous.
La clochette tinta de nouveau lorsqu’il ressortit.
L’air frais de la rue lui fit du bien. Alexandre marcha quelques mètres avant de s’arrêter sous la lumière d’un réverbère. Il regarda le sac qu’il tenait à la main.
Il pouvait encore revenir sur sa décision.
La boutique accepterait peut-être de reprendre le collier. Il pouvait aussi abandonner le paquet au fond d’un placard, acheter des fleurs et ne jamais parler à Anne de cette impulsion. Dès demain, il se féliciterait sans doute d’avoir évité une conversation embarrassante.
Son téléphone vibra dans sa poche.
Un message d’Anne apparut à l’écran.
Tu rentres bientôt ?
Puis un second :
Je suis curieuse de découvrir mon cadeau…
Un cœur rouge terminait la phrase.
Alexandre contempla la vitrine de la boutique derrière lui, puis la boîte invisible au fond du sac.
Oui, répondit-il. Je viens de le trouver.
Il rangea son téléphone et reprit le chemin de leur appartement.
À chaque pas, il sentait le paquet heurter doucement sa jambe. L’objet était léger, mais jamais aucun cadeau ne lui avait paru aussi lourd.
Et pour la première fois, Alexandre se demanda lequel d’eux allait véritablement le recevoir.
A Suivre ...
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Mes Dames me " préparent" doucement à notre 6eme Locktober : je suis encagé du Lundi au Vendredi tout le mois de Septembre, weekends libres .
Toutefois, elles se permettent quelques fantaisies : j'ai dû ce midi servir le repas, à elles et leurs amies sportives, dans une tenue " minimaliste".
A moi de ne pas bander...sinon martinet !
Elles m'ont un petit peu " titillé", mais j'ai pensé à autre chose .
Gagné ! ( Jusqu'à maintenant....)
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Il y a des blessures qui ne cicatrisent pas.
La chair se referme, mais dessous, ça pourrit encore.
J’ai appris à avancer dans le noir,
à marcher sur les éclats de verre sanglant,
à laisser derrière moi ce qui devait mourir.
Mes blessures et mes déceptions m’ont appris à ne plus tendre la main deux fois.
Alors j’avançais.
Sans attendre personne.
Sans vraiment croire qu’un jour, quelqu’un pourrait changer ça.
Et puis, parfois, la vie vous surprend.
Une rencontre improbable.
Sans promesse.
Un regard différent.
Sans jugement.
Rien n’est certain.
Rien n’est promis.
Mais après avoir avancé sans rien attendre,
il existe encore des rencontres qui donnent envie
de croire au renouveau
et, qui sait, peut-être ouvrir une nouvelle page.
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