La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 7 heure(s)
Chapitre 8: "L'évidence silencieuse" Elle ne chercha pas à analyser. C’était la première fois. Depuis le moment où elle avait franchi cette porte, tout en elle avait tenté de suivre, de comprendre, d’anticiper. De bien faire. De ne pas se tromper. Même dans l’abandon, il y avait encore eu une forme d’attention. Une vigilance. Quelque chose qui restait en retrait. Là… plus rien de tout ça. Pas parce qu’elle avait décidé d’arrêter. Parce que cela n’avait plus lieu d’être. Ce qui venait de se passer ne demandait plus à être interprété. Ni justifié. Ni même retenu. C’était intégré. Entièrement. Elle n’avait pas besoin de se retourner. Pas besoin de vérifier. Il était là. Non pas comme une présence à chercher… mais comme une donnée qui ne se discutait plus. Elle ne se posait plus la question de ce qu’il allait faire. Ni de ce qu’elle devait faire. Ces questions n’existaient plus. Elles avaient disparu avec le reste. Ce qui s’était installé n’était pas du calme. Pas vraiment. C’était autre chose. Quelque chose de plus dense. De plus stable. Un état dans lequel elle n’avait plus besoin de se situer. Parce que sa place ne dépendait plus de son effort. Elle était là. Simplement. Dans un espace tenu. Sans qu’elle ait à le maintenir elle-même. Elle ne ressentait plus le besoin de vérifier si elle faisait “bien”. Ni si elle était “comme il fallait”. Ce regard-là s’était éteint. Et dans cet espace libéré, quelque chose de nouveau apparaissait. Pas une émotion. Pas une réaction. Une forme de lucidité. Tranquille. Sans tension. Elle comprenait. Pas avec des mots. Pas avec des pensées construites. Mais avec une évidence qui ne cherchait pas à se formuler. Ce qu’elle était venue chercher ici… N’était pas ce qu’elle avait imaginé. Ce n’était pas dans l’intensité. Ni dans ce qu’elle pouvait offrir. Ni même dans ce qu’elle pouvait supporter. C’était dans cet endroit précis où elle cessait de se mesurer. Où elle cessait d’exister face à quelque chose. Pour simplement être… à l’intérieur de ce qui se passait. Et ce qui se passait ne dépendait plus d’elle seule. Elle ne se sentait pas diminuée. Elle ne se sentait pas dominée. Elle ne se sentait même plus en position de répondre à quoi que ce soit. Elle était alignée. Sans effort. Sans volonté. Et c’était cela, le plus troublant. Rien ne la forçait à rester là. Rien ne la retenait. Et pourtant… Elle n’aurait pas bougé. Parce que partir n’avait plus de sens. Pas tant qu’il était là. Pas tant que ce cadre existait. Derrière elle, le silence persistait. Mais il n’avait plus la même nature. Il n’était plus chargé. Il n’était plus une attente. Il était devenu un accord. Quelque chose de partagé, sans avoir besoin d’être échangé. Elle comprit alors que ce qui venait de se passer ne s’arrêtait pas. Que cela ne se terminait pas avec les gestes. Ni avec les mots. Elle comprit que ce qu’il avait posé en elle… restait. Pas comme une trace. Comme une structure. Invisible. Mais indiscutable. Et dans cette évidence, dans cette absence totale de doute… Elle n’eut plus besoin de chercher sa place. Parce qu’elle y était déjà. Pleinement. Indiscutablement. A suivre...  
47 vues 3 aime