La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 16/05/16
Comment atteindre le sommet, si loin, si exigeant. Franchir la première marche si haute, ce vertige effrayant, Ce premier pas, finalement si exquis, Que le monde applaudi le corps tremble, la volonté fond, Dans ces moments de confusion et d'abandon. Se lancer dans ce tourbillon avec un guide, Pour un échange de plaisirs qui empli le vide. Merci Monsieur
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Par : le 16/05/16
Ose Offre moi ta folie le sel de ta vie Une rose Une épine et je plie Ton odeur, j'en frémis Ecchymose l'âme blême et la peau bleuie j'en crève de ta main qui fuit Osmose toi et moi, inaccompli Que crois-tu ? Solution de repli ? Glose Des adieux, j'ai compris C'est fini
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Par : le 10/05/16
Inconditionnel des massages et ayant eu l'occasion de vivre en Espagne une expérience en la matière au goût prononcé de soumission consentie, Paulo roule maintenant vers une adresse inconnue, située au coeur du Pays Nantais. Vaillante dans les côtes, intrépide lors de la traversée de la profonde forêt du Gâvre, la petite Fiat 500 avale les kms et approche de sa destination. Sur le siège du passager se trouve un petit sac noir contenant une longue laisse de chanvre et aussi quelques autres petits accessoires utiles. A son cou, à peine dissimulé par le col de ma chemise, Paulo porte son collier de soumis en cuir noir, solide, confortable et orné d'un bel anneau de bronze. Comment est-elle cette masseuse aux mains d'or vers qui l'envoie Jana ? Il se surprend à l'imaginer grande, à forte poitrine, avec des battoirs de masseurs turcs. Et puis il se dit qu'au contraire, elle a peut-être des points communs avec sa masseuse espagnole à l'oeil noir et aux seins minuscules. Sa Maitresse s'est bien gardée de lui donner le moindre indice. Il sait seulement qu'elle a le goût des corps et aime masser hommes et femmes, sans distinction. Il a cru comprendre aussi que la domination ne lui est pas étrangère. Les consignes que Paulo doit transmettre sont simples et claires: liberté totale de conduire le massage à sa guise en ayant à l'esprit que tétons, testicules et anus sont régulièrement souvent à des jeux qui peuvent être sévères et qu'il convient donc de les manipuler avec toute la vigueur nécessaire, tout en assurant détente et assouplissements. Et Jana avait aussi ajouté, en saisissant sa bite de façon autoritaire: - il s'agit d'un massage, mon ami, donc pas question de réclamer une quelconque «finition». Je t'impose une abstinence complète et j'entends bien qu'elle soit respectée. Puis elle l'avait repoussé d'une tape bien placée, alors que son sexe commençait à exprimer une raideur prometteuse. Les derniers kilomètres dans la campagne bretonne furent un véritable enchantement: symphonie de verts tendres dans les bois traversés, rivières gorgées d'eau par la pluie des derniers jours, scintillant maintenant sous un soleil printanier retrouvé. Un bruit de verrou et la lourde porte verte s'ouvre sur un visage avenant et souriant. Vêtue d'une élégante robe orientale de soie rouge boutonnée jusqu'au cou, Pandora s'écarte pour laisser entrer son visiteur. La pièce baigne dans une agréable pénombre agrémentée de quelques bougies à la lumière douce où flotte aussi la lenteur apaisante d'une musique zen. Au fond, près de la fenêtre au volet clos, se trouve une grande table de massage. Y déposant le petit sac noir préparé par sa Maitresse, il s'assied sur le siège que lui désigne son hôte. Quelques échanges de politesse, la découverte amusante de quelques ami(e)s commun(e)s, un jus de fruit frais pour oublier la longueur du trajet, puis Pandora lui montre où déposer ses vêtements. Mis en confiance par cet accueil paisible et serein, Paulo ne fut pas long à se retrouver totalement nu devant sa masseuse. Celle-ci sourit en découvrant le bijou qu'il porte au sexe mais ne dit mot et se tourne vers la table de massage qui l'attend. S'allongeant sur le ventre comme elle le lui demanda, il se détendit, ferma les yeux, tout attentif à la suite des événements. Réchauffant l'huile entre ses mains, Pandora regarder l'homme étendu là. Un corps plutôt massif lesté de quelques kilos de trop, sans grâce particulière mis à part de belles épaules musclées, il dégage cependant une sérénité tranquille, un calme qui lui semble à toute épreuve. La découverte d'un nouveau client est toujours un moment important et fort pour elle. Saura t'il la respecter, la considérer comme une femme qui aime les hommes et sait parler à leur corps, mais qui n'est ni à prendre ni à importuner seulement à découvrir et écouter. Saura t'elle trouver la bonne distance, déceler les tensions, procurer détente et bien être sans pour autant éveiller concupiscence et folle excitation. La limite est ténue, elle le sait et s'en amuse aussi, car elle peut aussi être directive et cassante, dominatrice et autoritaire. Le fouet qui dort dans la pièce voisine, et qu'elle manie avec dextérité pour le plus grand bonheur de son esclave personnel, pourrait éventuellement servir, si nécessaire. Mais cet homme là parait doux, sociable et obéissant aussi lui semble t'il. Qu'attend t'il exactement d'elle, jusqu'où est il prêt à aller dans l'abandon dont elle devine l'envie à sa pose alanguie devant elle. Posant ses mains chaudes sur ses chevilles, lui écartant doucement les jambes, elle remonte ensuite avec lenteur jusqu'à les poser sur ses fesses. - avez vous des consignes particulières à me transmettre ? lui chuchote t'elle à l'oreille. Et Paulo de lui indiquer les instructions reçues en omettant, acte manqué probablement, d'évoquer la question des «finitions». - combien de doigts lui demande Pandora le plus naturellement du monde? - trois s'entend répondre Paulo en se redressant, avant de rougir de confusion - très bien, nous ferons en sorte que vous puissiez en accueillir bientôt quatre sans difficulté répondit elle. - et côté tétons, j'ai vu qu'ils étaient déjà fort développés chez vous? - oui… et ma Maitresse souhaite qu'ils puissent grossir encore et atteindre la taille d'une framboise répondit Paulo. - mon cher ami, il faudra à l'avenir veiller à me transmettre la totalité des consignes qui vont été données et pas seulement celles qui vous conviennent dit elle en crochant sa fesse tendre de ses ongles acérés. - j'ajoute que vous êtes ici chez une masseuse qui prend un grand soin des corps qui lui sont confiés, les préparant à leurs activités futures suivant les indications données. Mais chez moi, ne comptez pas bénéficier d'un quelconque service sexuel ni d'aucune «finition» ou autre gâterie de ce genre, que ce soit bien clair!. Un peu penaud, Paulo se retint de dire que c'était justement pour cela que sa Maitresse l'avait choisie et reposa la tête sur la table de massage. La pièce retrouva son silence et le calme, uniquement troublés par le son sophistiqué d'une cithare indienne au rythme hypnotique et envoûtant. A SUIVRE…
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Par : le 10/05/16
Emotion n'est pas raison, Ni fille de volition. Mais fille de l'air. Héraut de nos pères, Tu vis en âme conquise. Tourbillon, chute exquise, Altière et brute essence, Carburant de l'existence. Vêtue de mille façons, Tu submerges, si à foison ; Mets au pas, au diapason. Epouse de nos peurs, Mère de nos erreurs ; Pierre de nos prisons, Affidé en nos évasions, Tu irradies mes peines, Ô poison de mes déveines. Dragon en mes entrailles, Faisant Raison, fétu de paille. Voir l'indomptable apprivoisé ! Allié féal, à mes côtés... Lait nourricier de mes vices, Je t'embrasse Reine matrice. Suzeraine, d'un Moi-rien. Si mienne, Je-...souverain !
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Par : le 09/05/16
Sois et le reste suit Car lorsqu'on suit On n'est plus soi Perçois la soie Essuies la suie Qui te poursuit Je suis Je m'assois Sur le sursit que je surseois Je suis dans la soie Depuis que la suie Me déçoit. Ainsi soit-il, et le reste s'ensuit Entre la soie et la suie. Sois et le reste suit Filo
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Par : le 09/05/16
Petit exercice : Comme l'habit ne fait pas le moine, les mots ne font pas le sens Je bande mon arc monarque je touche la récompense un doigt de plénitude au cul de la bouteille Vicieux le cercle de l'addiction la diction se désamarre, elle en a marre le noeud de ses amarres s'est défait la bitte devait être humide La chatte reste sereine sa queue enlace sa culasse lasse elle m'enseigne le détachement car je mens je saigne je fus concupiscent j'ai vaincu, convaincu Ma conscience science des cons suce ma force de vie troue mes fondements ambitieux pénètre mon esprit gorgé de pulsions et de règles alors comme ma fidèle bête à poils je me délasse Une pipe au bec pour le look je débite les mots concurrents acculés j'écarte l'animal de ma couche je m'étale de tout mon long je me répends je jouis du temps qu'il me reste avant que la nuit ne capote et ne m'use, âgé. Filo * L'exercice consiste en un choix des mots, et à leur usage trompeur dans leur agencement. Si on ne prend que les mots-clefs, on est sûr que le propos est sexuel ou grossier, alors qu'en fait à aucun moment il ne l'est dans le fond.
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Par : le 09/05/16
Un fantasme occupe mes pensées. Depuis longtemps, sans que je me rende vraiment compte qu'il est bien présent, bien ancré en moi. Ça a commencé par des pensées, à l'adolescence, quand je matais les filles au lycée, quand mes sens étaient tout retournés en les imaginant nues, avec moi dans un lit, les caressant et les excitant. En grandissant c'est devenu plus qu'un fantasme, c'est devenu une chose que je voulais absolument réaliser, comme un besoin de franchir un cap dans ma sexualité, une expérience à tester. J'ai eu l'occasion de pratiquer avec un couple il y a quelques années, juste du sexe, mais ça ne m'a pas plus tant que ça, le fait que je ne sois pas seule avec la fille me bloquait, je ne la voulais que pour moi, je voulais être la seule à la caresser, à l'exciter, à la faire jouir, et lui faire mal, éventuellement. Donc à ce moment-là j'en ai eu la certitude, j'étais bisexuelle. Ou plutôt bisexuelle curieuse je dirais, car il n'y a que le sexe qui m'intéresse dans cette situation. Je n'ai toujours eu que des relations sérieuses avec des hommes, je n'ai jamais donc pu tenter l'expérience, déjà par fidélité, car je ne conçois pas de coucher avec une autre personne que l'homme que j'aime, et par peur, puisque je n'ai jamais osé parler de ce fantasme à mes ex compagnons. Mais j'ai rencontré un homme formidable il y a quelques temps, un homme ouvert d'esprit, qui ne pense qu'à mon bonheur, qui veut que je m'épanouisse dans tous les domaines, qui souhaite que je sois heureuse, tout simplement. Je lui ai donc parlé en toute franchise de ce fantasme, et il a été très compréhensif, il ne m'a pas jugée. Bien au contraire, il pense que je devrais le faire, au moins une fois, pour voir si cela me plaît vraiment, si cela peut me permettre de trouver un autre genre de bonheur, une satisfaction, ou de combler un manque. Sa façon de penser m'a trouée le cul (au sens figuré bien sûr), j'étais déboussolée, je ne savais pas si je devais m'inquiéter qu'il accepte que je couche avec une autre personne (même si c'est une femme), ou si je devais sauter de joie qu'il soit si compréhensif et si ouvert d'esprit. Maintenant je suis heureuse de savoir que je peux réaliser ce fantasme, avec son accord, Depuis cette annonce de sa part, mes pensées sont de plus en plus concrètes, je m'imagine enfin des moments très intenses avec une femme, sans me sentir coupable de quoi que ce soit (ou presque), car je reste une personne normale, “malgré tout”. J'ai discuté avec une femme récemment, une femme que je connais à peine, mais qui me fait de l'effet, qui est sexy, gentille, et qui a également ce fantasme. Elle m'a raconté une scène, un scénario, qui m'a d'ailleurs procurée des tas de frissons. Je vais donc me servir de ce qu'elle a dit, sans la plagier ou lui piquer toutes ses idées, et de mes pensées, pour raconter une histoire, l'histoire de deux femmes (moi y comprise), unies par des envies similaires, qui ont une expérience unique, intense, et pleine de sensualité et de complicité. J'arrive chez elle, avec le cœur qui bat la chamade, le stress monte. Je sais que je vais vivre quelque chose de particulier, je ne sais pas si j'y arriverai, si je serai à la hauteur, si je regretterai ou non de l'avoir fait. Elle m'ouvre la porte, me sourit et m'invite à entrer. Elle n'est vêtue que d'un peignoir, qui laisse apparaître ses jambes douces et fines, ce qui me donne déjà chaud, alors que rien n'est commencé. Elle m'emmène jusque la chambre en me prenant la main. La chambre est tamisée, de la musique douce se fait entendre, l'ambiance est idyllique et idéale. Elle retire son peignoir, et apparaît devant moi en sous-vêtements, elle est vraiment très sexy, l'envie de lui sauter dessus me prend déjà. Elle me demande de me mettre également en sous-vêtements, je m'exécute. Elle me prend ensuite la main, m'emmène au centre de la pièce, près du lit, et m'attache les bras en hauteur. La pression monte, les frissons m'envahissent, l'excitation se fait ressentir de plus en plus. Je suis désormais à sa merci, je ne peux rien contrôler, elle a le pouvoir. Elle saisit une cravache. Mais que va-t-elle me faire ? Me frapper ? Me torturer ? Je ne le pense pas, c'est une personne douce, elle ne ferait de mal à personne. Elle commence à me caresser avec, tout d'abord le visage, les lèvres, et descend tout doucement vers mon cou, mes seins, en insistant sur cette zone, en passant de façon provocante sur mes tétons qui pointent déjà à travers mon soutien gorge. Elle me regarde, je la regarde, nous savons que l'envie d'aller plus loin et plus vite se fait sentir, mais nous voulons profiter de ce moment, car il est unique et exceptionnel. Elle continue donc de passer la cravache sur mon corps, puis elle atteint mes fesses, et me donne un coup assez violent. Je pousse un cri, un cri de douleur, qui se transforme en essoufflement d'excitation. Elle aime me titiller, me chauffer, me frustrer, ça se voit dans son regard, dans son sourire plein de satisfaction. Elle me donne un autre coup, encore plus fort, qui me fait encore plus mouiller. Elle décide enfin à me caresser le vagin, à travers ma culotte déjà bien trempée. Je n'ai qu'une envie, réussir à me détacher, l'empoigner par les seins, et l'embrasser langoureusement. Mais elle a le contrôle, c'est elle qui décide pour le moment, et ça me plaît encore plus. Elle pose la cravache, retire mon soutien gorge et ma culotte. J'ai tellement de frissons, elle sait s'y prendre pour me faire perdre la raison. Elle saisit mes seins, et les dévore avec ses lèvres douces. Je suis si bien, si excitée, si satisfaite. Elle glisse une main sur mon vagin, et me caresse délicatement le clitoris avec un doigt, jusqu'à ce que je jouisse. C'est un orgasme peu ordinaire, spécial, qui m'envahit, et que j'exprime en poussant des cris de plaisir. Elle me détache, et là je me sens forte, je ressens l'envie de lui donner du plaisir à mon tour, et de la faire souffrir paradoxalement pour la frustration qu'elle m'a procurée. Je la pousse violemment sur le lit, lui enlève son soutien gorge , et lui prend les seins à pleine bouche, en les mordant et en aspirant les tétons. Elle en avait envie depuis le début, et elle se rend compte à quel point ça lui fait du bien. Je lui enlève sa culotte et lui fais un cunnilingus qui la fait jouir. Puis nous nous embrassons, langoureusement, nous caressant mutuellement, et nous faisant jouir à tour de rôle de différentes façons, que ce soit avec les doigts, la langue, un vibromasseur, peu importe, le moment nous le vivons, et nous en profitons, jusqu'à épuisement. Puis nous nous endormons, tout bêtement je l'avoue, dans les bras l'une de l'autre, en étant satisfaites de ce qu'on vient de faire, et surtout de vivre. Nous sommes désormais libérées, notre fantasme est maintenant devenu réalité.
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Par : le 07/05/16
Les voyages forment la jeunesse et c'est maintenant près des contreforts de la Sierra Nevada espagnole que se situe l'intrigue vécue par notre Paulo préféré. Pour fêter les 20 ans de leur rencontre, il a choisi d'emmener là la Maitresse de ses jours et de ses nuits et de lui faire découvrir les raffinements de la culture arabo-andalouse. La nuit est tombée maintenant sur l'Alhambra et nous hâtons le pas. Les ruelles d'Albaicín, le vieux quartier arabe de Grenade, sont très pentues et le pavé est vraiment dur sous le pied, mais nous avançons sans faiblir car nous sommes attendus. Plus de 700 ans d'occupation arabe ont donné à l'Andalousie le goût des hammams et c'est vers l'un d'eux, récemment remis en état, que nous nous dirigeons. Ma Maitresse n'est pas familière des mains qui s'invitent, vous parcourent, vous envahissent et vous bousculent aussi parfois, car je la traite avec infiniment d'égards. Moi, j'adore la rudesse dont savent parfois faire preuve les femmes et c'est avec une petite chaleur qui monte entre mes jambes que j'essaie de ne pas nous égarer dans ce dédale charmant de petites ruelles désertes et silencieuses. La lourde porte cloutée en arc outrepassé (en forme de fer à cheval) est maintenant devant nous et il faudra une forte poussée pour l'ouvrir sur un patio intérieur où nous attend une jolie brune aux chevaux de jais. Elégante dans sa tenue noire, mais d'une amabilité distante, elle nous désigne la porte derrière laquelle nous allons nous déshabiller, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre. Elle nous donne aussi une fouta (serviette en coton) que nous devrons utiliser pour nous asseoir durant notre séjour ici. La douche est bien chaude et c'est également un plaisir de voir l'eau courir en petites rigoles vives sur le tadelakt d'une belle couleur brune dont sont couverts les murs. J'aurai beaucoup aimé pouvoir vivre totalement nu cette immersion dans l'univers des bains maures mais il n'en est pas question ici, aujourd'hui. Comme hier d'ailleurs, où on ne plaisantait pas du tout avec la pudeur et les règles de bienséance en vigueur. Pourtant, je perçois cette ambiance chaude, humide et capiteuse comme très sensuelle et propice à vivre nu de beaux moments de liberté. Accueillis par un homme aux pectoraux puissants qui déclencha une petit lueur d'intérêt dans les yeux verts de ma Maitresse, nous voilà tout de suite dirigés vers les tables de massage. Le hammam et les bains seront pour tout à l'heure, il s'agit d'abord d'être propre et net. Ma masseuse est grande et fine avec une poitrine toute menue haut placée sous sa blouse et un regard qui tout de suite me frappa. Noir, profond, perçant, il dégageait une autorité naturelle, presque un peu inquiétante. Le premier contact de ses mains sur mon corps me le confirmera, j'avais affaire à une femme autoritaire qui allait prendre totalement possession de mon corps pendant près d'une heure. D'abord un peu surpris du traitement un peu rude qu'elle m'inflige, je décidais finalement de me laisser faire et d'écouter la petite musique intérieure que ses mains vigoureuses déclenchaient chez moi. Le gommage au savon noir n'épargnera pas la peau sensible de mon entrejambe et son poignet vif chahuta à plusieurs reprises mes gros testicules bagués, soulignés de façon flatteuse par mon maillot de bain serré. Le gant kessa fera quant à lui quelques allers retour vigoureux sur mes tétons sensibles, déclenchant immédiatement une érection difficile à cacher. J'aurai juste le temps d'entrevoir un léger sourire sur son visage avant qu'une main aux ongles longs et tranchants passe là de façon fort opportune pour calmer illico mes ardeurs. Lorsqu'un peu plus tard, je racontai cela à ma Maitresse dans le confort ouaté et délicieux du grand bassin d'eau tiède bordé de fines colonnades ouvragées, celle-ci aura la curieuse réaction de me dire qu'elle avait eu bien raison de me traiter ainsi. Et d'ajouter qu'elle chercherait à trouver près de chez nous un endroit où je puisse subir là aussi un massage spécialement adapté à ma condition de soumis à la sexualité contrôlée. La nuit d'amour qui suivit fut d'ailleurs assez symbolique de ce point de vue et il me fallut lui procurer maintes douceurs et de multiples plaisirs avant d'être enfin autorisé à connaître moi-même la jouissance. En rentrant, notre recherche s'avéra finalement moins difficile qu'imaginé et le hasard de la rencontre d'une amie, elle aussi adepte de massages sensuels, nous permis de trouver une adresse de qualité située en pays nantais. A SUIVRE…
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Par : le 06/05/16
Si je vous parle d'elle c'est qu'elle était ma sœur soumise, mon amie ma confidente et bien plus encore, une attirance commune; combien de fou rire j'ai eu avec elle, la première fois que je l'ai vue , c'est la première fois que je voyais une soumise, j'imaginais les soumises autrement, avec des collier des chaînes, comme si on pouvait les repérer dans la rue.. Ne riez pas ,je ne connaissais rien au monde du BDSM Se qui était évident pour moi c’était de la protéger cette voix si douce ,que je me penchais pour l’écouter, Nous avons bu un café ; on est allée dans un magasin D ,on a rit de nos bêtises de nos envies . Elle avait essayer son premier corset avec moi , elle voulait absolument mon avis On c'est tout confier , nos doutes , parfois , nos questions secrètes que l'on peux se poser entre soumises même si le Maître c'est tout, on a besoin de se rassurer pour se dire que nous sommes normales.... Nous lisions peut les forums , Je connaissais d'autres amies soumises , c'était la seule à qui j'arrivais à me libérer ,jusqu'à présent. Nous nous étions jamais jugées l'une et l'autre , on c'était confié tant de choses.... Que pourrais je encore dire d’elle , elle avait été aussi mon coup de cœur , Nos envies l'une de l'autre a été forte, nous avions sus passer outre, même si nous avons été réunies plus d'une fois.. Se que je n'avais pas vue à cette époque la , c'est que j'aurais pu être sa Domina , elle me demandait dans qu'elle habits venir , je lui disais mes tes bas pas de culotte, je ne pensais même pas à vérifier , j'étais si sur qu'elle viendrait comme je lui avais dit d'être. je n'avais rien vue de cette attirance commune , c'est si bête de sentir cela bien trop tard .......... C'était une merveilleuse amie, c'était une personne douce, qui était aussi taquine parfois.. Je pouvais lui posée mille questions , elle avait toujours une réponse, dans notre amitié , je fus plus l'amie posée qui la calmait parfois la rassurait sur ses doutes...... Elle était toujours présente parfois dans mes rencontres avec mon Maître, je lui disais parfois mes tenues, mes doutes ou j’étais , mille textos échangé avec elle. que de fou rire et d’idioties dites...... Nous avons été ensemble une fois cadeau de mon Maître , elle fut sa complice pour une séance ou elle fut mienne , merveilleux souvenir ou ses fesses ont rougit sous mes mains ......... Si vous la croiser parfois, vous la reconnaîtrez au pied de son Maître qu’elle vénère plus que tout, vous verrez son visage s'éclairer,........... La vie nous a séparé, pour mille raisons futiles. Il m'arrive encore de la croisé dans un déjeuner rencontre, je la regarde de loin au bras de son Maître , la magie est partie , nous avons chacune évoluée à notre façon , son évolution est si grande , je ne peut m'empêcher parfois de la regardée, et si j'avais osée franchir se pas que je ne voyais pas..... je sais que je n'aurais jamais pu lui apporter tout se qu'elle désirait......... Elle fut ma première amie soumise Lady H qui fut sa Dame de l'ombre
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Par : le 02/05/16
Le bonheur, bonheur de voir mon couple grandir, éclore. .. doucement à notre rythme, nous cheminons ensemble. .. Tu as accepté de me suivre.... accepté que je t attache, accepté que je joue avec ton cul.... un gode-ceinture pour te prendre totalement. ... Tout comme j'ai évolué, ma sexualité était triste sans saveur.... et sans envie. .. Je suis devenue catin, ta salope gourmande. Mon cul je te l'ai offert... ce cul que tu pouvais à peine caresser à nos débuts... aujourd'hui, il est tien... ma chatte réclame tes doigts, se liquifie, s'ouvre et t'attend... mon cul aime être à toi... te sentir venir en moi... ici ou ailleurs. Pluguée et baisée... ou sodomisée avec mon vagin rempli.... pleine, oui pleine de ton amour... ton foutre... qu importe les mots... baise-moi, encule-moi, doigte-moi, lèche-moi... fiste-moi... Car je t'aime... mon AmOur
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Par : le 01/05/16
(Réédition du 01/05/2016 -> 23/03/2024 - 309 Vues) . L'Homme est amoureux de la femme... La Femme est amoureuse de la vie... Nous condamnant à exprimer la véracité de notre amour, en mordant cette vie de nos crocs vengeur. Nous apportant la douleur, la justesse et l'empathie. Et du haut de notre colline, difficilement accessible, L'élévation de notre rugissement, n'aura d'égal que la profondeur de notre émoi, se refusant que notre Eve, soit à l'intérieur de notre coeur, car telle est sa place. Faisant de nous, les plus grands de tous les hommes.   Article du même auteur : https://www.bdsm.fr/blog/2703/Les-trois-chemins/ -> Les 3 chemins. https://www.bdsm.fr/blog/4723/Un-Ma%C3%AEtre,-Des-Soumises/ -> Un Maître, Des Soumises. https://www.bdsm.fr/blog/3754/L'Homme-Enfant/ -> L'Homme Enfant.
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Par : le 29/04/16
J'erre en mon désert de Gobi. Hère en cet erg. La tarentule au plafond de l'ergastule. Je quête le grain de sable. Le responsable. Chimène a accouché chimères. Un djinn dessine patiemment mes cernes. A leur ombre, je me repose ; à défaut d'être en paix. Les bras en croix, les yeux rougis d'un carmin incandescent. Les pigments pimentés d'une bouche incendiaire. L'arachnide fait son oeuvre, en toile de fond. Un grain de peau, un grain de beauté, mus en grains de folie. Un brin d'or, le brun d'un corps, devenus mon brin de folie. Je guette l'orangé de mes cieux, le blanc d'un os. Ce squelette rongé de souvenirs jaunis, dorés, adorés. Le spleen est un pissenlit. Il ne se mange, que par la racine. Etre loin de sa "Elle". Séparés à jamais. Tels Gobi et Sahel.
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Par : le 25/04/16
Bonjour à tous et toutes... Sortant d'une relation qui tendait vers l'idée de féminisation, alors que ça ne me plaisait pas du tout, j'ai retrouvé depuis juin ma liberté. Peu à peu, une envie m'est venue, bien qu'elle s'était déjà esquissé auparavant. repartir dans le rapport à l'animal, mais plus au chien, ce que j'avais déjà testé, mais à la vache. pourquoi vache ? pour le plaisir humiliant du mot, pour les références à la traite par exemple, pourquoi ne pourrais je pas me traire au lieu de me masturber ? Il y avait aussi l'évocation du pis, et je pense que mon sexe peut prendre ce nom. Donc sur un autre forum où je suis inscrit, j'ai demandé à être nommé désormais "vache vavient". J'apprécie ce pseudonyme qui me ravit à chaque fois que je le lis. Pour finir sur une anecdote, un jour ou je saluais virtuellement un Maître, celui ci me dit qu'en tant que vache, je ne devais pas dire "bonjour" mais meugler. Summum de l'humiliation, mais c'était ce que je cherchais, je pense. J'ai donc meuglé à l'écrit. un souvenir fort. Voila pour ce court témoignage sur mon évolution. Humbles salutations. vavient.
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Par : le 24/04/16
J'envie ton visage j'envisage la quinte du Tout la tierce paire sonne mon glas de mes gammes impolies de polygame alors mon regard se brûle sacrificiel pénètre l'éclipse comme un phallus irraisonné se perd au sein d'une matrice inconnue allégorie du Néant ma mystérieuse altérité Qui sectionnera tous mes nerfs ces cordons ombilicaux de la matière ? qui m'affranchira de mes derniers sens ? Lourd dessein l'introspection totale dans un ultime détachement égocide Fin de moi difficile Filo
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Par : le 23/04/16
. . Etant donné l'affichage minuscule ici, voici l'image en plus grand ici : http://i86.servimg.com/u/f86/17/25/70/62/sabbat10.jpg (photo perso)
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Par : le 23/04/16
Les sites vanilles de rencontres sexuelles foisonnent, et comme j'avais réalisé une petite enquête sur ce sujet précis, allons-y… Les sites de rencontre ont un succès phénoménal depuis pratiquement les débuts d'internet au milieu des années 90. Il faut dire qu'avant c'était les petites annonces, les magazines spécialisés, ou les appels téléphoniques sur réseaux payants (passons sur la période minitel avec son "minitel rose" comme le fameux et emblématique 3615 ULLA). Internet, en inaugurant l'ère cyber en même temps que le passage au 21e siècle et au 3e millénaire, a ouvert une boîte de Pandore inespérée pour l'industrie du sexe et ses usagers. Comme pour l'homosexualité, le fetish, les sextoys, et plus récemment la bisexualité, les cyber-rencontres sont en train de passer du tabou à une reconnaissance avérée, voire à un certain prestige. Meetic est le site de rencontre pour adultes le plus célèbre, mais parce qu'il joue la carte de l'amour, passant hypocritement en arrière-plan le côté sexuel, qui pourtant fait une grande partie de son gagne-pain. Une jeune fille tout à fait respectable pourra dire sans honte qu'elle y est inscrite. Mais comme tout le monde le sait, ce site abrite une grande partie cachée de l'iceberg de gens cherchant des plans cul sans lendemain, des rencontres purement sexuelles, NSA comme disent les américains (Not Strings Attached : sans engagement). Cette hypocrisie est d'autant plus fâcheuse qu'elle implique aussi malgré eux la minorité de ceux qui innocemment recherchent vraiment le grand amour (surtout des femmes), et tombent de haut en recevant des tonnes de messages de queutards assoiffés de stupre, qui sont en fait la majorité des inscrits. Il y a une multitude de sites de ce genre, et c'est toujours pareil. Même si moi aussi je connais des couples formés sur des rencontres virtuelles, et même si je ne m'y suis jamais inscrit, j’ai toujours eu une réaction personnelle de rejet envers Meetic. Les sites annonçant clairement la couleur rencontre sexuelle, en revanche, ne s'encombrent pas du politiquement correct et vont à l'essentiel directement : "inscrivez-vous dès maintenant et (commu)niquez avec une foule de partenaires sexuels potentiels dans votre région." De plus en plus ils proposent également un tchat et la possibilité de diffuser son image par webcam, encourageant donc le cyber-sex, ainsi que la possibilité (en plus de présenter une page profil classique), d'éditer son propre blog sexuel, avec galerie de photos, vidéos et entrées de texte illimitées. Les autres membres peuvent laisser des commentaires ou témoignages lisibles par tous, et on peut faire une requête d'amitié, comme sur Facebook. Il existe une multitude de salons de tchat, et chaque membre peut créer son propre salon. Les plus fréquentés sont bien entendu ceux visités par des femmes. Évidemment, pour avoir toutes les options, il faut payer. L'inscription est gratuite, mais, selon les sites, au bout de quelques consultations de profils et de quelques messages, on a atteint un quota où le membre standard se retrouve dans l'impossibilité de donner suite à quoi que ce soit s'il ne paye pas un minimum. Une tactique classique de teasing qui fonctionne bien. Sur le plus fréquenté au monde de ces sites (entre 30 et 40 millions de membres), Adult Friend Finder, comme sur d'autres sites qui y ressemblent (plusieurs rien qu’en France, assez connus, affichent un autre titre mais sont des dérivés de AFF qui ont ainsi étendu un monopole mondial en terme de record d'inscriptions), on peut rester membre standard et donc ne faire que recevoir des messages, en ne pouvant répondre qu'à quelques-uns par semaine ; beaucoup de femmes le font car le mode opératoire est toujours le même : une femme sera sollicitée par des centaines d'hommes (ou des couples ou des femmes bi ou homo), et les hommes ne le sont pratiquement jamais, ce sont donc eux qui ont le plus intérêt à payer, et à proposer... Les femmes disposent toujours. Dans le cadre de ce genre de site, il est évidemment interdit de donner ses coordonnées téléphoniques, adresse, mail ou Skype, en tout cas pas avant d'avoir échangé au moins deux messages chacun, sous peine de censure systématique et d'annulation du compte. Sinon évidemment le site perdrait vite de l'intérêt et des consultations. Il existe aussi le fameux (beaucoup de pub) Adopte-un-mec qui propose une formule originale faisant son succès : les hommes s'inscrivent, et les femmes choisissent de leur ouvrir la possibilité de communiquer ou non. Les hommes ne peuvent qu'envoyer un signal par un clik (mais s'ils ne payent pas ils ne pourront rien faire, même pas lire un message). Ce site a eu l'intelligence de laisser l'utilisation gratuite pendant une période bêta de deux ans, le paiement n'étant obligatoire que depuis 2012. La vogue de l'échangisme et de la bi-sexualité Dans les sites libertins & échangistes, les femmes croulent également sous les messages de couples qui cherchent une femme pour un trio. Et là, l'offre et la demande est assez équilibrée. En effet, la bi-sexualité n'étant plus du tout taboue mais au contraire un plus depuis une ou deux générations, les femmes n'hésitent plus à se laisser convaincre par leur mec de s'inscrire sur ce genre de site, parfois pour essayer de réaliser ce fantasme, plus souvent pour l'assumer totalement. Parmi les femmes, seules ou en couple, les bi-sexuelles sont d'ailleurs aujourd'hui majoritaires sur les hétéros ou les lesbiennes. Les couples cherchant des couples sont aussi très nombreux et font énormément fonctionner ce genre de site, dont certains ont été gratuits quelques temps mais désormais payants (comme Place libertine). Net Echangisme est celui qui a le plus de succès. Les fakes Les faux profils ne sont pas légions, mais il y en a, forcément. Le plus souvent ce sont des hommes seuls qui s'inscrivent en tant que couple, pour solliciter ou être sollicités par des femmes. Ils pourront toujours prétendre au moment fatidique que leur compagne s'est désistée, ou qu'elle va arriver ; ou alors ils s'en tiennent à une cam to cam, c'est à dire au cyber-sex par webcam & tchat. Il y a aussi des faux profils accrocheurs qui incitent certains inscrits gratuits à devenir membres payeurs (pour pouvoir répondre, ou au moins consulter un profil). Il y a enfin les professionnelles des visio-tchats payants qui ratissent sur les sites de rencontres et se débrouillent pour renvoyer ceux qui mordent à l'hameçon sur leur propre adresse de cyber-sex. Le BDSM Cet article ne concerne que l’univers vanille, mais un petit paragraphe sur le BDSM quand même… Avant qu’il ne devienne un peu à la mode avec la montée de prestige du fetish dans la photo et la pub, puis le succès de 50 nuances de Grey et consorts, le BDSM était déjà inclus mine de rien dans ce genre de sites vanille. Hitoire d’O n’avait pas autant réussi à lancer une vogue, et cela restait relativement confidentiel et marginal, voire secret. Mais depuis, sur les sites libertins j’ai vu passer des profils hallucinants (dans le sens où ils choquent des vanilles) de couples SM ou de sub ou de dom cherchant leur alter-ego, ou juste à jouer sur le plan sexuel, y compris des prestataires à peine déguisés (car interdits évidemment). Je crois que l’atout de Fetlife ou du présent BDSM.fr et d’autres moins connus, c’est une gratuité et une spécificité respectées par des passionnés. Le danger réside dans le galvaudage et assimilation aux sites libertins, amenés par le public attiré par l’effet mode et ne connaissant rien à cet univers qui débarque comme sur un autre site de rencontres, alors que la plupart des utilisateurs ne sont pas là forcément tous pour consulter une série d’annonces à fins de rencontre, mais aussi et surtout pour partager un esprit, via des débats et des échanges qui débouchent parfois sur des amitiés autres que sexuelles, ce qui sort totalement du créneau des sites vanille suscités, puisque non-spécifiques. Alors une question se pose à présent : est-ce que ça marche ? Je rappelle que parle ici des sites de rencontres sexuelles, pas de la recherche d'amour. Pour une femme, un site de rencontres marchera presque dans tous les cas. Une femme, même sans photo, même avec une photo très très moche, et quel que soit ce qu’elle propose ou recherche, recevra des dizaines de messages par jour, donc du choix, et aurait la possibilité de se faire des mecs à n'en plus pouvoir (après il faut voir lesquels…). Et pour les hommes ? Je dirais : oui et non, ça dépend. La plupart des hommes sont assez bourrins, mettent fièrement en avatar la photo de leurs organes génitaux en gros plan (sur sites libertins, où c’est permis), sans réaliser à quel point c'est à l'antipode du fonctionnement féminin en général, et rédigent un message qu'ils copient/collent et envoient à toutes les femmes de leur secteur, du genre »Sava ? T tro bonne sa te diré que je viene bourez ta chate et ton trou2bal avec ma grosse queu?" ; d'autres, à l'opposé, jouent la carte du poète en envoyant quelques vers, maladroits ou plagiés quelque part, en vouvoyant et flattant leur correspondante ; d'autres encore, très pragmatiques, exposent leur performances et possibilités, multiplient les propositions et s'empêtrent dans une gamme de choix quelque peu mythomane et technique. Beaucoup envoient systématiquement des requêtes d'amitié à un maximum de femmes, pour se faire déjà un "score" et attirer l'attention. Quelques-uns, plus subtils, tirent leur épingle du jeu en évitant ces écueils avec une fiche plus simple et efficace, ou par le biais de l’humour, avec photo plus mystérieuse ou artistique. Les femmes en général préfèrent un message personnalisé, qui montre que leur profil a été lu et compris, et que l'homme est à l'aise, sûr de lui mais surtout pas trop, et naturel. Lorsqu'elles consultent le profil d'un homme, certaines privilégient les atouts physiques (le haut du panier étant le fameux cliché du "black bien monté" ), d'autres le niveau intellectuel et le potentiel de sensibilité et de sensualité. L'humour et l'originalité est toujours un plus évidemment. Par exemple il faut éviter le fameux "sans prise de tête", ou le ringard "prêt à tout pour vous mesdames". En effet, il est préférable de toujours garder une fraîcheur, une spontanéité et un goût pour la découverte, pour la rencontre dans toute l'acception du terme, au lieu d'enchaîner les coups comme au marché aux bestiaux. La saturation ou à l'inverse l'addiction s'atteignent très facilement. À mon avis, il faut donc rester très très sélectif et vivre chaque expérience pleinement, sans se priver de conversation, d'humour et de tendresse, le tout entre personnes consentantes et adultes. Chaque rencontre est comme la découverte d’une nouvelle contrée, chacune est particulière et ne saurait se placer comme un nombre dans une liste ou série. C’est une des conditions (avec l’honnêteté par exemple) qui font que le libertinage peut rester une façon cool et libre de vivre sa sexualité, et non un enjeu routinier de performance et de collectionnite.
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Par : le 23/04/16
Depuis quelques temps me trottait une envie en tête, depuis que mon adorable salope m'en avait soufflée l'idée. Ainsi donc hier soir, apres lui avoir fait la surprise d'aller la chercher chez elle un jour plus tot que prevu, nous voila direction Bordeaux. L'heure étant un peu avancée, je fais un detour par la pizzéria pret de chez moi. <un groupe de jeunes sur le parking devant perturbe mon projet et je decides d'aller me garer un vingtaine de metres plus loin. Grand seigneur, je descend et contourne la voiture pour lui ouvrir la porte.Elle sort de la voiture et soudain , je prends son sac et le jete sur le fauteuil par la porte encore ouverte. Je lui glisse avec ce sourire carnassier qui la fait fondre : - Enleves ce que tu portes sous ta jupe. Et prends ton temps. Je detecte un moment de panique dans son regard quand elle tourne la tête vers les jeunes dont les voix portent jusqu'à nous. Cachée par la voiture, elle remonte lentement sa jupe et fais glisser encore plus lentement son string sur ses chevilles. Soulevant ses escarpins un à un, elle finit par l'attraper et me le temps. Je le glisse dans ma poche d'une main, et de l'autre, je sors une bride en cuir qui je noues à son poignet. La tenant ainsi "en laisse" nous nous dirigeons vers la pizzeria. Un couple sort quand nous y arrivons et je crois détecter un moment de surprise dans leur regards. Tenant la bride solidement, je saisis le menu et apres un cours instant passe rapidement commande. On nous previens qu'il faudra patienter 10 mn. Je règles et nous retournons vers la voiture. Une fois assis je me tourne vers elle et lui glisse: -Remonte ta jupe jusque sur ta taille. Elle s'exécute. Ma main glisse entre ses cuisses et je la découvre humide à souhait. En me garant dans la rue , une nouvelle fois je contourne la voiture et viens lui ouvrir, je la fais descendre sa jupe toujours sur la taille.Je la retourne soudainement et la plaquant contre la portière, ma main s'élève et vient frapper à plusieurs reprises son adorable cul qui se tends et la fais se cambrer plus encore. -Je vais te rhabiller, on doit rentrer maintenant. Je saisis à nouveaula bride et la guide vers mon appartement. C'était notre premiere balade en laisse, et bien sur pas la dernière car cela nous àplus énormement à tous les deux.
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Par : le 21/04/16
Lâcher prise Abandonner la lutte Se rendre corps et âme Abandonner mon corps, lui laisser l’emprise Sur mon âme et sur mon corps offerts, Entrer en moi, en ma coquille, lâcher mes membres, pendante … Elle devait penser cela sous le martinet, Qui inondait ses fesses d’une rougeur écarlate, Coup après coup, geste après geste, Ses halètements saccadés le laissait entendre, Son souffle rauque en redemandait, Sa respiration comme une supplique … Cette douleur qui s’instille doucereusement Langoureusement, Coup après coup, Je sens ses gestes amples, Coup après coup, une douleur amoureuse Sifflement et cinglement Violence cinglée et douleur de l’attention une douceur violente et aimée Immobilisée, toute entière sans geste Et sans voix, bâillonnée Pieds maintenus, nul mouvement Nulle voix possible Juste le geste de ses reins, pour trahir ses impressions Et la rougeur gonflante de ses traces, Comme une trahison de ses sentiments Mes cris étouffés Derrière le bâillon qui m’entrave Me donnent davantage encore, Corps et âme entièrement dévouée à mon maître et ami Celui qui me comprend et m’obsède Celui qui me fouettera de sa passion, M’inondera plus tard de jouissance Un don, une générosité, Un aveu, un amour à genoux Bras tendus par ses chaînes qui la portent, Tendre et offerte Une candeur donnée et réclamant protection… L’or est caché dans les combles https://www.youtube.com/watch?v=6yCIDkFI7ew&list=RDh2cB5Vkyuv4 Enjoy
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Par : le 21/04/16
Morgane m'a décerné son bonnet d'âne. Elle a coupé le cordon, d'un coup de fil, sans âme. M'a asséné ce coup de grâce, ce coup dans la face, d'une voix sereine. Je n'ai pas tenté de rallumer la flamme. J'ai consenti, épousé la trame. Son amour qui décline, elle le déclinera désormais au passé. Je respire. Je ne suis pas vivant. Prenez mon âme. Torturez-la, comme elle me torture. Piétinez-la ; faîtes qu'il n'en reste rien. Mais ne la damnez pas. L'Enfer ne survivrait pas au mien. Prenez aussi ma peau. Ecorchez-la, brûlez-la ; faîtes qu'il n'en reste rien. Mon amour s'est compté à rebours. Je ne veux plus être touché. Je ne veux plus toucher. Je souffre. Je n'en meurs pas. Un amour, sans coeurs battants, tape, cogne dur. Alors, souffrez tous, brûlez tous. Qu'il ne reste rien. Le temps s'est arrêté. Pourtant du temps est passé. La vie est passée. Je ne l'ai pas vécue. Mon âme soeur fraternise ailleurs. Elle suit sa ligne de vie. Sa remembrance me démembre. Je ne pense pas avoir jamais versé une larme. Je ne pense pas avoir jamais pensé verser une larme. Il est peut-être là, le drame. L'adage se trompe ; on peut être seul, et mal accompagné.
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Par : le 21/04/16
Vu l'utilisation récente de quelques mots littéraires "compliqués", et à la demande de quelques membres, voici mon lexique abordant la littérature, la poésie et le théâtre. À toutes fins utiles... J'espère que ce travail pourra être utile à quelques-uns. A acception : le sens particulier d’un mot. acronyme : sigle prononcé comme un mot ordinaire. exemples : ovni, sida, Fiat, drac... acrostiche : poème ou strophe où les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un mot (auteur du texte, dédicataire...). action : suite des événements dans une œuvre littéraire (ou un film). adage : formule qui énonce une vérité générale ou une règle d’action. Elle fait souvent référence à un proverbe ancien. exemple : « mens sana in corpore sano.» alexandrin : vers de douze syllabes (et non pas "pied" ). allégorie : figure de style qui consiste à personnifier une idée. exemple : Cupidon est une allégorie de l’amour. alliance de mots : il s’agit de la figure de style nommée aussi « oxymore » qui consiste à associer deux termes de sens opposés. exemple : « l’obscure clarté » (Corneille). allitération : répétition de plusieurs consonnes identiques. exemple : « Pour qui sont ces serpent qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine) amplification : figure de style qui consiste à faire progresser l’idée par une énumération de termes de plus en plus forts et souvent de longueur croissante. ampoulé : fait référence à un style plein d’emphase, sans simplicité. anacoluthe : rupture de construction syntaxique. exemple de Baudelaire (L’Albatros) : « Exilé sur le sol au milieu des huées Ses ailes de géant l’empêchent de marcher » anacrouse : demi-syllabe de temps faible initial d'un vers, précédant la première syllabe accentuée dont il est le prélude, ou syllabe accentuée servant de prélude à la cadence métrique. La syllabe en anacrouse est le plus souvent constituée d'une exclamation ou d'une conjonction de coordination ; elle est comme détachée de la trame rythmique. anagramme : création d’un mot en disposant différemment les lettres d’un mot initial exemple : aimer est un anagramme de Marie. analogie : relation de ressemblance établie entre des réalités ou des notions qui, en tant que telles, sont de nature différente. exemple : pour parler d’une « couleur criarde », j’ai dû créer une analogie entre une réalité visuelle et le domaine sonore en me basant sur une comparaison entre une couleur et une sonorité désagréables. anaphore : figure de style qui consiste à commencer une série de phrases ou de vers par le même mot ou expression. exemple : « Avec la mer... Avec le vent... Avec des cathédrales... Avec un ciel... etc ». antihéros : personnage qui ne possède aucune des qualités attribuées généralement au héros (courage, moralité...). antinomie : contradiction entre deux notions, idées, thèses. exemple : Pour Sartre la liberté humaine et l’existence de Dieu sont antinomiques. antiphrase : figure de style qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. Elle est le procédé essentiel de l’ironie. exemple : dire à un enfant qui a fait pipi au lit : « C’est du propre ! » antithèse : 1) Figure de style qui consiste à opposer deux termes ou deux expressions dans une même phrase. 2) Point de vue opposé à une thèse précédemment exposée. antonomase : figure qui consiste à remplacer, en vue d'une expression plus spécifiante ou plus suggestive, un nom propre par un nom commun (le Sauveur pour Jésus-Christ) ou un nom commun par un nom propre (un Tartuffe pour un hypocrite). Et par extension : Substitution d'une expression suggestive à une expression banale. antonyme : mot de sens opposé à celui d’un autre exemple : « richesse » et « pauvreté ». aparté : courte réplique que le personnage s’adresse à lui-même sans être entendu de ses partenaires, mais perçue par le public. aphérèse : chute du début d’un mot. exemples : « bus » pour « autobus », « pitaine » pour « capitaine »... aphorisme : formule courte qui exprime une idée ou un principe moral. apocope : suppression à la fin d’un mot d’une ou plusieurs syllabes. exemples : « ciné » pour « cinéma », « pub » pour « publicité »... apologie : éloge ou défense d’une personne, d’une théorie, d’une institution... apophtegme : sentence morale (voir le mot « adage »). apostrophe : figure de style qui consiste à s’adresser solennellement à une personne présente ou absente, ou à une réalité qu’on personnifie. exemples : • « Sois sage, ô ma Douleur (Baudelaire).» • « C’est à Toi que je m’adresse, ô Dieu Tout-Puissant !» archaïsme : figure de style qui consiste à employer dans un texte des mots vieillis ou démodés. Il est parfois choisi par un écrivain qui aime la langue du passé. exemple : dire « partant » pour « par conséquent ». argument : désigne une preuve que l’on avance pour défendre une idée ou réfuter une théorie adverse. assonance : 1) Répétition de la même voyelle accentuée à la fin de deux vers : exemple : file/rime ; lobe/pomme ; nu/cru (celle-ci est aussi une rime). 2) Répétition de voyelles : exemple : « Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire.» (Corneille) asyndète : absence volontaire d’éléments de liaison entre des mots ou des groupes de mots (des conjonctions de coordination ou de subordination manquent). L’asyndète permet de donner plus de rapidité et d’énergie à une phrase. exemples : • « Les parents boivent, les enfants trinquent.» (slogan contre l’alcoolisme) • « Coup de fil, rasoir, voiture ; je monte ; la voici dans mes bras.» autobiographie : récit que fait une personne de sa propre vie. axiome : idée admise par tout le monde comme une évidence. B ballade : au Moyen Âge, poème lyrique à forme fixe (composé de trois strophes et d’un « envoi » en conclusion) : voir les ballades de François Villon. barbarisme : grave incorrection de langage qui consiste à déformer un mot ou à créer malencontreusement un mot inexistant. Un barbarisme peut parfois provoquer une image qui ne manque pas de charme. exemple : • « détériorisation » pour « détérioration », « visualité ». • « Une brise délicieuse, transportatrice d’une bonne odeur de tourbe, vint rafraîchir mon front.» (Queneau) baroque (en littérature française) : mouvement littéraire qui se développe entre 1580 et 1665. Ses thèmes de prédilection sont : l’illusion, la métamorphose, le mouvement, l’instabilité, l’apparence. Tendance qui s’opposera au Classicisme épris de raison et de mesure. binaire (rythme) : rythme qui se compose de deux éléments. biographie : récit de la vie d’une personne ayant existé. blog (anglicisme) : forme récente de récit autobiographique, sous forme de chroniques datées, et publiées sur internet périodiquement. À l’origine il s’agissait de rapports sur l’évolution d’un régime alimentaire ou d’un état de santé, pour témoigner de l’évolution et l’efficacité de la cure. boulevard (pièce de —) : pièce de théâtre d’un comique léger, populaire et traditionnel. bovarysme : trait psychologique qui consiste, à l’instar de Madame Bovary (Flaubert), à n’être jamais satisfait de la vie quotidienne, à se bercer d’illusions et à rechercher une vie romanesque. burlesque : a) Historiquement le burlesque est une forme de comique parodique, bouffon, en vogue au milieu du XVIIème siècle. Il ridiculise les modèles de la littérature épique et du style précieux (cf. Le Virgile travesti ou Le Roman Comique de Scarron). b) En général, on qualifie de burlesque toute situation dont le comique se fonde sur le ridicule, l’extravagance, la bouffonnerie (voir certaines séquences des films de Laurel et Hardy). Le mot se rapproche fortement de grotesque, loufoque, clownesque. C cacophonie : rencontre de sonorités semblables et déplaisantes. Elles sont parfois volontaires : celles-ci créent alors un effet humoristique. exemple : « Il peut, mais peut peu ». calembour : jeu de mots qui repose sur une différence de sens entre des mots dont les sonorités sont semblables ou assez proches. exemple : « merveilleuse » et « mère veilleuse ». calligramme : poésie dont la graphie des vers forme un dessin illustrant son sujet (Les Calligrammes d’Apollinaire). catachrèse : métaphore banalisée, entrée dans l’usage. exemples : les ailes d’un moulin, le pied d’une montagne... césure : dans l’alexandrin classique, la césure désigne la coupe centrale du vers. Elle sépare le vers en deux moitiés égales ou hémistiches. champ lexical : ensemble des mots utilisés pour désigner une notion. exemple : « pneu, carrosserie, volant, coffre... » appartiennent au champ lexical de la voiture. champ sémantique : ensemble des sens qu’un mot prend dans un énoncé donné. exemple : le champ sémantique du mot «aimer» recouvre l’amour entre les hommes, l’amour paternel ou maternel, l’amour conjugal... cheville : en versification, mot ou expression qui ne sert qu’à remplir un vers, pour obtenir un compte de syllabes correct. exemple : Les adverbes en -ment du poème de Trissotin dans Les Femmes savantes de Molière « Votre prudence est endormie De traiter magnifiquement Et de loger superbement Votre plus cruelle ennemie...» chiasme : figure de style qui consiste à inverser l’ordre des termes qui s’opposent (on a toujours une disposition croisée). exemple : - « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » (Molière) - « Valse mélancolique et langoureux vertige ! » (Baudelaire) chronique : a) récit d’événements (fictifs ou historiques) qui suit l’ordre dans lequel ils se sont déroulés (Les chroniques de l’historien Jean Froissart). b) événements d’actualité, nouvelles concernant tel ou tel milieu, ou encore rubrique journalistique qui en rend compte régulièrement (chronique sportive, gastronomique...). chute : en littérature, effet de surprise inattendu produit par la fin d’un texte. La chute est aussi un terme de versification qui désigne le dernier vers d’un sonnet. En général elle est particulièrement soignée. classicisme : mouvement intellectuel et artistique de la seconde moitié du 17 ème siècle, caractérisé par la recherche de l’ordre, de la clarté, de la mesure, du naturel, du vraisemblable et par la prédominance de la raison (Pascal, Racine, Corneille, Boileau...). clausule : dernier membre particulièrement travaillé d’une strophe, d’un vers ou d’une période oratoire. cliché : idée toute faite, conventionnelle, banale. Le cliché désigne souvent une idée tellement vue, lue ou entendue qu’elle n’est plus originale. comédie : pièce de théâtre qui provoque le rire. comparaison : figure de style qui consiste à établir un rapport entre un terme et un autre terme (terme comparatif, comparé et comparant obligatoires). exemple : Paul est gai comme un pinson. confident : dans la tragédie classique, personnage auquel le héros se confie. connotation : sens second d’un mot. contrepèterie : interversion des lettres ou des syllabes d’un ensemble de mots spécialement choisis, afin d’en obtenir d’autres dont l’assemblage ait également un sens, de préférence burlesque ou grivois. exemple : «femme folle à la messe» (Rabelais) pour «femme molle à la fesse». coq-à-l’âne : texte dans lequel on saute sans transition d’une idée à une autre idée sans rapport avec la précédente. couleur locale : expression mise à l’honneur par les écrivains romantiques pour désigner tout ce qui, dans une oeuvre, rappelle l’époque ou le lieu où elle se déroule, ou en donner l’impression : langue, coutumes, décor, vêtements, arts («couleur» signifie ici «aspect caractéristique»). La couleur locale rend un texte plus véridique. coup de théâtre : au théâtre, brusque revirement de situation. On dit aussi «Deus ex Machina» (voir ce terme) coupe : dans un vers, pause après une syllabe accentuée. La principale coupe est la césure. exemple : «Le long /d’un clair ruisseau// buvait/ une colombe» (La Fontaine) critique : a) domaine de l’activité intellectuelle et artistique qui étudie les oeuvres artistiques. b) ensemble des écrivains ou journalistes dont le métier est de faire la critique des oeuvres artistiques. D Dada : mouvement intellectuel et artistique qui voulut détruire les valeurs traditionnelles et les conventions esthétiques. Il précéda le Surréalisme. décasyllabe : vers de dix syllabes. deus ex machina (un dieu qui sort de la machine du décor) : expression latine employée au théâtre pour désigner une personne ou un événement qui intervient de façon invraisemblable, un coup de théâtre, souvent à la fin d’une pièce, pour en permettre le dénouement. diachronie : en linguistique, ensemble des faits de langue étudiés dans leur évolution historique (par opposition à synchronie : voir ce mot). diatribe : texte, discours ou propos violent et injurieux à l’encontre de personnes, de groupes, de comportements... exemple : «des diatribes contre les moeurs modernes». didascalies : ensemble des indications scéniques (généralement représentées en italique) qu’un auteur ajoute à son texte pour signifier aux interprètes le ton à prendre, le geste à faire, la place à adopter, au cours de la représentation. dénotation : sens premier d’un mot. exemple : la dénotation du mot «araignée» est arachnide. dichotomie : division nette entre deux réalités qu’on sépare nettement et qu’on oppose . didactique (ouvrage) : qui vise à instruire. diégèse : terme de la nouvelle critique qui désigne la fiction ou l’histoire. diérèse : en versification, la diérèse est le fait de prononcer en deux syllabes deux voyelles qui se suivent. Le but de la diérèse est de souligner un mot (procédé de mise en valeur). exemple : Et se réfugi-ant dans l’opi-um immense (Baudelaire). digression : développement qui s’écarte du sujet. direct (style) : expression directe des paroles et des pensées des personnages. exemple : Elle lui dit : «Je t’aime.» disjonction : voir asyndète. distanciation : La théorie de la distanciation vient de Brecht (auteur très important du théâtre nouveau en Allemagne). Brecht souhaitait que l’acteur refuse de s’identifier au personnage qu’il joue et que le spectateur ait un recul critique par rapport au personnage. La théorie de la distanciation détruit donc l’illusion du réel. distique : strophe composée de deux vers. dithyrambique : qui est très élogieux, d’un enthousiasme excessif (fait référence au dithyrambe qui est un poème antique très élogieux). exemple : «Il parle de ses parents en des termes dithyrambiques.» divertissement : terme pascalien pour désigner les activités qui nous détournent de l’essentiel. dramaturge : auteur de pièces de théâtre. drame : pièce de théâtre, développée à partir du 18 ème siècle, qui n’est ni une comédie ni une tragédie (le drame offre une action généralement tragique et pathétique : il comprend des éléments à la fois réalistes, familiers et parfois comiques). Voir par exemple le drame bourgeois de Diderot ou le drame romantique de Hugo ou de Musset. E école : au sens artistique et littéraire, rassemblement d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels qui partagent les mêmes préoccupations esthétiques (l’école romantique, l’école naturaliste...). écriture : le style. éditorial : article de fond, dans la presse, situé en général en première page, qui reflète la position prise par la rédaction sur un sujet donné. L’éditorialiste est souvent le rédacteur en chef. élégiaque : ton plaintif et mélancolique qui est propre aux élégies poétiques, et qu’on peut retrouver ailleurs, dans la musique par exemple. ellipse : figure de style qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci. L’ellipse nous oblige toujours à rétablir mentalement ce que l’auteur passe sous silence. Des ellipses peuvent également apparaître dans des récits ou des films, dans la mesure où certains événements ne sont pas évoqués. exemple : « Pris ou non, exécuté ou non, peu importait.» (Malraux) emphase : exagération verbale. Un style emphatique est ampoulé, grandiloquent, pompeux. engagement : en littérature ou dans l’art en général, attitude qui consiste à mettre son œuvre au service d’une cause sociale ou politique. L’écrivain engagé met son œuvre au service d’une cause qui, selon lui, doit être défendue : il combattra ainsi les injustices, toutes les formes d’oppression... La littérature engagée sera défendue essentiellement par Sartre et critiquée par le Nouveau Roman qui estime que l’art ne doit pas défendre une cause qui lui serait supérieure. enjambement : en versification l’enjambement est un procédé qui consiste à faire «déborder» une phrase d’un vers sur le vers suivant ; la compréhension du premier vers est impossible sans la lecture de la partie de la phrase rejetée dans le second. entrefilet : court article inséré dans un journal de manière à attirer l’attention. énumération : procédé qui consiste à énoncer successivement les différentes partie d’un tout. épigone : en littérature, successeur, imitateur d’un auteur ou d’une école qui précèdent. Le terme a souvent un sens péjoratif. épigramme : poème se terminant par un trait de satire. épigraphe : courte citation placée en tête d’un livre, d’un article ou d’un chapitre d’ouvrage. L’épigraphe donne le ton du texte ou éclaire sur son intention. épilogue : texte qui clôt une oeuvre pour en achever l’histoire ou mettre en valeur son sens. épique (style) : a) qui se rapporte à l’épopée ou à des oeuvres littéraires qui offrent les caractéristiques de l’épopée (actions du héros magnifiées, noblesse des sentiments, faits exagérés...). b) qui, en dehors des œuvres littéraires proprement dites, présente des caractères dignes de figurer dans une épopée. exemple : un film épique, un débat épique... épistolaire : qui se rapporte aux lettres, à la correspondance écrite (voir, par exemple, le roman épistolaire, constitué uniquement d’une série de lettres : Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ou Les Lettres persanes de Montesquieu). épitaphe : inscription gravée sur une tombe. épître : lettre en vers (voir les épîtres de Marot, Voltaire...). équivoque : mot ou phrase pouvant avoir un double sens. essai : ouvrage de réflexion en prose, qui propose une étude sur un sujet donné. étymologie : étude de l’origine et de l’histoire des mots. euphémisme : figure de style qui consiste à atténuer la réalité dont on parle, par l’emploi d’une expression indirecte qui l’adoucit (disparu pour mort, petit coin pour cabinet, maladie de longue durée pour cancer. Il atténue une réalité afin de ne pas choquer l’interlocuteur (un professeur qui écrit sur une copie médiocre : «Il y a des progrès possibles»). euphonie : agencement agréable de sonorités dans un mot (certains poètes y sont très attentifs). exégèse : science qui consiste à établir, aussi scientifiquement que possible, le sens précis d’un texte (une analyse minutieuse du sens des mots est parfois réalisée). Par extension ce terme désigne l’étude trèsapprofondie d’un texte. exergue : ce qui présente, explique. L’expression « mettre en exergue » signifie « mettre en évidence ». exemple : « Mettre un proverbe en exergue à un texte ». exorde : première partie d’un discours. Elle est l’introduction qui a pour but de créer un lien avec l’auditeur, de lui annoncer le sujet du discours et d’en exposer le plan. explicite : qui est dit clairement. exposition : début d’une œuvre (théâtrale essentiellement) où sont exposés les éléments indispensables à la compréhension de l’intrigue ou du récit. F fable : court récit en vers ou en prose contenant un enseignement moral très souvent explicité (Les Fables de La Fontaine). fabliau : petit conte en vers du Moyen Âge, au ton satirique. fac-similé : reproduction exacte d’un document. fantastique : désigne une littérature qui se caractérise par l’intrusion de l’insolite, de l’extraordinaire, du mystère dans le cadre de la vie réelle. À notre époque, l’atmosphère y est souvent dominée par l’épouvante (ou l’angoisse) et l’horreur. fantasy (anglicisme) : genre mineur du fantastique, souvent épique (voir ce mot), se déroulant dans un monde parallèle inspiré de notre moyen-âge et incluant la magie et des créatures récurrentes (mages, dragons, fées, trolls, guerriers mutants, etc). L’œuvre amblématique de ce genre, et pratiquement la référence à tous les autres, étant sans conteste «le Seigneur des Anneaux» de Tolkien. farce : pièce comique, au Moyen Âge, qui fut d’abord intercalée dans les représentations de mystères : elle était caractérisée par un comique bouffon, satirique (son comique, parfois grossier, était fondé sur des jeux de scène, des calembours, des quiproquos...) : La farce de Maître Pathelin au XV ème siècle, Le médecin malgré lui de Molière... fiction : succession d’événements, histoire, non inspirées de la réalité mais nées de l’imagination de l’auteur. figure de style : procédé d’expression particulier. Utiliser des figures de style, c’est vouloir dépasser le simple désir de transmettre une information en utilisant un langage original. figuré (sens) : sens second de certains mots. figure de rhétorique : figure de style et procédé qui concernent plus particulièrement l’art du discours. filée (métaphore) : On appelle une métaphore filée une métaphore qui se développe longuement (sur une ou plusieurs phrases) en poursuivant l’analogie sur laquelle elle se fonde. exemple : «Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage, Traversé ça et là par de brillants soleils ; Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage...» (Baudelaire) focalisation : point de vue qui permet de préciser d’où et comment, dans une oeuvre littéraire, les faits, les personnages, les objets... sont perçus (le narrateur peut être extérieur au récit et en même temps analyser le caractère des personnages comme un Dieu qui voit tout et sait tout ; il peut être lui-même un personnage qui découvre petit à petit les choses ; il peut être un témoin extérieur au récit qui se contente de décrire ce qu’il voit sans rien analyser). G galimatias : langage ou écrit embrouillé, inintelligible. gargantuesque : digne du héros de Rabelais, Gargantua (énorme et pittoresque). genèse (d’une œuvre) : ensemble des éléments qui ont contribué à produire une œuvre, manière dont l’œuvre s’est formée. genre (littéraire) : catégorie d’œuvres que l’on rassemble à partir de critères divers. Si l’on tient compte de la structure formelle de l’œuvre, on distingue le roman (ou récit d’une manière générale), la poésie, le théâtre, l’essai, l’autobiographie. Geste (Chanson de —) : nom donné au moyen-âge à des épopées, en vers, qui étaient récitées avec un accompagnement musical (gesta en latin signifiait actions). Ces chansons racontaient les exploits de héros ou desgrands faits (voir La Chanson de Roland). gradation : succession de mots dont les significations ont une intensité croissante ou décroissante exemple : « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré.» (Molière) grandiloquence : éloquence pompeuse, constituée de grands mots creux et de tournures emphatiques. H hagiographie : récit de la vie d’un saint. harmonie imitative : effet de style par lequel un texte, en combinant diverses sonorités, tend à reproduire ou à suggérer le son produit par la réalité qu’il décrit, dans le principe de l’allitération (voir ce mot). exemple (voir, dans ces deux vers, certaines sonorités qui évoquent l’écoulement de l’eau) : « La respiration de Booz qui dormait Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.» (Hugo) hémistiche : la moitié d’un vers. hendécasyllabe : vers de onze syllabes. heptasyllabe : vers de sept syllabes. hermétique (style) : difficile à comprendre (on parle de l’hermétisme de certains poèmes de Mallarmé). hexasyllabe : vers de six syllabes. hiatus : heurt de deux voyelles dont l’une finit un mot et dont l’autre commence le mot suivant. Quelques hiatus existent à l’intérieur des mots. L’hiatus produit la plupart du temps un effet désagréable. Néanmoins certains auteurs l’utilisent dans un but expressif. exemple : «Après bien du travail le coche arriva au haut.» (La Fontaine) historiographe : écrivain chargé d’écrire l’histoire officielle de son temps ou de son souverain. Il présente l’histoire en flattant le pouvoir qui l’emploie (ce n’est donc pas un historien !). holorimes : se dit de vers aux rimes homophones, c'est à dire qui oralement résonnent à l'identique sur l'ensemble du vers. exemple fameux de Marc Monnier : «Gall, amant de la Reine, alla, tour magnanime, Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes ». homéotéleute : L’homéotéleute désigne le retour, à la finale d’un mot, d’un même son à l’intérieur de la même phrase ou du même vers. exemple : « Que pour nous battre, et de nous battre un contre quatre...» (Edmond Rostand) homonyme : se dit des mots qui se prononcent de la même façon mais qui ont des sens différents exemple : « saint », « ceint », « sain ». homophone : deux mots ou groupes de mots sont homophones lorsqu’ils comportent les mêmes sons. exemple : « Naturiste : corps sage sans corsage.» (Alain Finkielkraut) honnête homme : expression qui désigne au XVII ème siècle, une personne cultivée, modérée, ayant le sens des convenances sociales et le goût de la vie mondaine de l’époque. Ses sentiments étaient nobles. Son honnêteté intellectuelle et morale étaient exemplaires. Ainsi l’honnête homme était bien plus que l’homme honnête d’aujourd’hui ! hymne : poème lyrique célébrant un personnage, une idée ou une réalité morale, un grand sentiment, une patrie... hypallage : figure de style qui consiste à attribuer à un mot d’une phrase ce qu’il conviendrait normalement d’attribuer à un autre mot de celle-ci. exemples : • « l’odeur neuve de ma robe » (Valéry Larbaud) : c’est, en fait, la robe qui est neuve. • « une île paresseuse » (Baudelaire) : ce sont, en fait, les habitants de l’île qui vivent paresseusement. hyperbole : figure de style qui consiste à exagérer l’expression de sa pensée. exemples : • « Peuple qui, de ton sang, écrivit la légende » (Edmond Rostand) • « J’étais mort de peur ! » hypotypose : procédé stylistique qui comprend l’harmonie imitative (voir ce mot), mais aussi tout ce qui est mise en scène, mouvement descriptif, découpage des phases d’une action. L’objectif est que le lecteur « ait l’impression d’y être ». exemple : «...je cours à toutes jambes ; j’arrive essoufflé, tout en nage ; le cœur me bat ; je vois de loin les soldats à leur poste, j’accours, je crie d’une voix étouffée. Il était trop tard.» (Rousseau) I iconographie : ensemble des illustrations contenues dans un ouvrage. impair (vers) : vers dont le nombre de syllabes est impair. impromptu (sens littéraire) : petit poème ou petite pièce de théâtre improvisés par l’auteur. incise : proposition insérée à l’intérieur d’un phrase et qui a pour but de rapporter les paroles ou la pensée de quelqu’un. exemple : « Je ne veux pas, lui disait-il, que tu m’oublies ». index : liste alphabétique, en fin d’ouvrage, des sujets traités ou des noms cités, avec les références correspondantes. indirect (style) : procédé qui consiste à rapporter les paroles de quelqu’un sous la forme d’une proposition subordonnée. exemple : « Elle lui dit qu’elle l’aimait ». indirect libre (style) : procédé qui consiste à rapporter d’une manière indirecte les paroles de quelqu’un en supprimant la subordination exemple : « Rieux répondit qu’il n’avait pas décrit un syndrome, il avait décrit ce qu’il avait vu.» (Camus) induction : en logique, opération de l’esprit par laquelle on énonce une idée générale à partir d’un ou plusieurs faits particuliers. injonction : commandement, ordre. Un texte injonctif est un texte qui ordonne d’obéir ou qui pousse simplement à agir. Le mode impératif a une valeur injonctive. intransitif : se dit d’un verbe qui n’a pas de complément d’objet direct ou indirect. exemples : dormir, voyager... ironie : figure de style, fondée le plus souvent sur l’antiphrase, qui consiste à exprimer le contraire de ce que l’on pense pour mieux faire comprendre qu’en réalité, on pense le contraire de ce que l’on dit. exemple : dire à un enfant turbulent : « Quel gentil pinson ! » irréguliers (vers) : se dit des vers qui n’offrent pas le même nombre de syllabes. isométrique : désigne les rimes qui ont le même nombre de syllabes, des vers qui ont la même métrique accentuelle, des strophes composées de vers de même longueur. J jargon : a) langage particulier à une profession (jargon juridique, médical...). b) langue compliquée, peu compréhensible en dehors du clan qui la pratique. juxtaposition : on dit que deux propositions sont juxtaposées lorsqu’elles n’ont aucun mot de liaison entre elles. K kafkaïen : se dit d’une situation ou d’une atmosphère qui rappelle l’univers oppressant, absurde et cauchemardesque des romans de Kafka. exemple : « L’administration est parfois kafkaïenne ». L lapalissade : vérité évidente. Le terme vient du personnage de La Palice, dont une chanson dit précisément : « Un quart d’heure avant sa mort, il vivait encore ». langue de bois : langue lourde et stéréotypée qui élude les problèmes (on est à l’opposé d’un “parler vrai“). lapsus : erreur consistant à déformer un mot ou à employer un mot pour un autre, en parlant ou en écrivant. Le lapsus est involontaire et traduit, selon Freud, une pensée inconsciente. exemple : Le jeune mariée qui écrit à sa belle-mère : « Vous êtes évitée à mon anniversaire !» lieu commun : voir le mot « cliché ». leitmotiv : image (ou thème) qui se répète dans une œuvre artistique. lexique : a) Dictionnaire restreint, consacré au vocabulaire particulier d’une science ou d’une technique (lexique de la philosophie, des termes musicaux...). b) Ensemble des mots qui constituent la langue d’une communauté. libelle : petit texte attaquant violemment une personne ou une institution. On emploie plus couramment le mot pamphlet. libre (vers) : terme qui s’applique à la poésie moderne. Il désigne des vers dont la structure (longueur, césure, coupe), les rimes et le groupement (strophe...) sont libres, donc non soumis aux règles de versification. lipogramme : texte dans lequel une ou plusieurs lettres de l’alphabet sont volontairement absentes. exemple : le récit de Perec «La disparition», qui ne contient aucune voyelle "e" ! litote : figure de style qui consiste à dire le moins pour, en réalité, faire entendre le plus. Son but est souvent de modérer les éloges ou les aveux. Elle procède fréquemment par la négation du contraire. exemples : • « Ce n’est pas la grande forme » pour « je suis au plus mal ». • « Pas génial » pour « franchement nul ». • « Pas mauvais » pour « très bon ». • « Va, je ne te hais point » (Corneille), pour « Je t’aime beaucoup ». • Un professeur qui écrit sur une copie médiocre : « Ce n’est pas génial ». logorrhée : trouble du langage caractérisé par un abondant flot de paroles débitées rapidement sur de longues périodes. Par extension : verbalisation ou écrit (en tchat par exemple) rapides et parfois désadaptés. Lumières (philosophie des —) : Les Lumières désignent un mouvement intellectuel européen qui a dominé le XVIIIème siècle, se développant sous l’impulsion des philosophes. Les Lumières désignent les facultés humaines (raison, intelligence...) et les idées nouvelles (tolérance, foi dans le progrès...) qui doivent éclairer l’époque. M mal du siècle : état d’âme caractéristique de la jeunesse romantique au XIXème siècle (un sentiment fait de mélancolie et d’inquiétude). manifeste : écrit théorique par lequel une école ou un mouvement (littéraire, artistique) fait connaître au public ses convictions esthétiques ou politiques. marivaudage : style propre au théâtre de Marivaux (langage raffiné et complexe de personnages qui jouent avec les sentiments amoureux). mélodrame : au XIXème siècle, le mélodrame se caractérise par l’invraisemblable complexité de l’intrigue, la simplification des caractères (les bons et les traîtres) et des émotions (violence, amour, bons sentiments). Le public recherchait la pitié, l’horreur et les pleurs à bon marché. Aujourd’hui, par extension, le terme désigne des situations caricaturalement pathétiques. mémoires : récit d’événements historiques dont l’auteur a été témoin ou auxquels il a participé. L’auteur de mémoires est un mémorialiste. merveilleux : désigne tout ce qui, dans un texte, est du domaine du surnaturel (réalités surnaturelles, éléments féeriques, magie...). On le retrouve dans les contes de fée où les données du monde surnaturel sont acceptées comme allant de soi par le lecteur ou le spectateur. métaphore : figure de style qui consiste à remplacer un mot (ou un un groupe de mots) par un autre mot en vertu d’un rapport de sens entre les deux termes. exemple : la phrase «tes yeux sont bleus comme l’océan» devient «l’océan de tes yeux» (le sème commun entre le mot «océan» et le mot «yeux» est la couleur). métonymie : figure de style qui consiste à remplacer un terme par un autre terme qui est dans un rapport de contiguïté ou de liaison avec le premier (une relation étroite unit ces deux termes). On observe les cas suivants : • La cause pour l’effet : « boire la mort » pour « boire le poison » qui entraîne la mort. • Le lieu d’origine pour la chose : « fumer un havane » (un cigare originaire de La Havane). • Le contenant pour le contenu (ou vice versa) : « boire un verre » (boire le contenu d’un verre). • Le symbole pour le symbolisé : « J’ai quitté la robe pour l’épée » pour «J’ai abandonné la magistrature pour le métier des armes ». miracle : spectacle, centré sur un thème religieux, qui se jouait, au Moyen Âge, sur le parvis des églises. monographie : étude détaillée écrite sur un seul sujet précis. monologue : mot qui appartient au vocabulaire théâtral pour désigner une scène dans laquelle un personnage parle seul, pour lui-même ou pour les spectateurs. monologue intérieur : procédé qui nous dévoile la pensée d’un personnage au moment même de sa formation (pensée livrée telle quelle dans un désordre apparent). Les pensées, qui se déroulent dans la conscience du personnage, sont, bien entendu, exprimées à la première personne du singulier. monosémie : fait, pour un mot ou une expression, de n’avoir qu’une seule signification. Les mots scientifiques sont souvent monosémiques. mot-valise : mot nouveau qui est le résultat de la rencontre de deux mots. exemple : « camembour : style de blague que l’on aime bien faire entre la poire et le fromage.» (Alain Finkielkraut) mystère : au Moyen Âge, le mystère est une représentation dramatique d’inspiration religieuse. Les acteurs y jouaient divers épisodes de la vie du Christ ou de scènes tirées de la vie des saints. Ces spectacles offraient des scènes, à la fois surnaturelles, mystiques, réalistes et comiques,qui plaisaient au public populaire (celui-ci participait souvent au spectacle). N narrateur : voix qui raconte la fiction. narration : manière de raconter les événements. naturalisme : réalisme poussé à l’extrême, principalement illustré par Zola qui souhaitait que le roman rende compte de la vie naturelle et sociale de façon scientifique et exhaustive. niveau de langue : niveau de langage auquel choisit de s’exprimer un auteur. On distingue trois niveaux ou registres de langue : a) le niveau familier (termes et images argotiques et populaires, syntaxe du langage parlé...). b) le niveau courant (style correct). c) le niveau soutenu (style littéraire : vocabulaire recherché, soin des figures de style...). néologisme : mot nouveau, souvent inventé par un auteur à partir de mots existants ou d’une étymologie plus ou moins plausible. Nouveau Roman : nom donné par la critique à des romanciers français qui, à partir de 1950, ont décidé de détruire les conventions du roman traditionnel (le Nouveau Roman est une catégorie du roman nouveau). nouvelle : court récit en prose, généralement centré sur un seul évènement, avec des personnages peu nombreux. Les personnages sont vraisemblables à la différence de ceux que l’on rencontre dans les contes. En général une nouvelle se termine par une chute inattendue. L’auteur de nouvelles est un nouvelliste ou novelliste. O octosyllabe : vers de huit syllabes. ode : a) Dans la Grèce antique, poème lyrique destiné à être chanté ou dit avec un accompagnement musical (qu’on appelle improprement aujourd’hui «slam»). b) Du XVIème siècle à la poésie romantique, l’ode désigne un poème solennel et majestueux qui évoque la divinité, un héros ou la destinée humaine. onomastique : science des noms propres, spécialement des noms de personnes. onomatopée : création d’un mot dont les sonorités sont censées reproduire le bruit qu’il désigne ou évoquer la chose qui produit ce bruit. exemple : « boum », « crac », « roucoulement »... opuscule : petit livre. oraison funèbre : sermon prononcé à l’occasion des funérailles d’une personne illustre. oratoire : qui concerne l’art de parler en public, l’éloquence des orateurs. oxymore (ou oxymoron) : voir alliance de mots. P palindrome : texte que l’on peut lire de gauche à droite et inversement. exemple : « élu par cette crapule ». pamphlet : écrit satirique en général court et violent, qui attaque une personne connue, une institution, la religion, le gouvernement... panégyrique : discours public célébrant les louanges d’une personne illustre. Éloge de quelqu’un ou quelque chose. Apologie excessive à la gloire de quelqu’un. parabole : petit récit allégorique qui propose un enseignement moral ou un message religieux. Le Nouveau Testament est riche en paraboles. paradoxe : énoncé qui présente des arguments allant à l’encontre des opinions généralement admises. exemple: « Il avait le don de paresse et donc d’organisation.» (certains paresseux simplifient leur travail en l’organisant mieux) paralittérature : terme qui désigne, à tort, toute littérature qui n’entrerait pas dans le cadre d’une vraie littérature (bande dessinée, roman policier, fantasy, chanson...). paralogisme : raisonnement qui semble approximativement logique, mais qui en réalité est faux. Le paralogisme est en général fait de bonne foi, ce qui n’est pas le cas du sophisme (voir ce mot). paraphrase : opération de reformulation qui consiste à redire d’une autre manière ce qui a déjà été dit. La paraphrase peut avoir un sens péjoratif, dans la mesure où de nombreux étudiants, par exemple, répètent les phrases d’un auteur sans les expliquer ou les analyser. parataxe : voir asyndète. Parnasse : mouvement littéraire du XIX ème siècle qui, sous l’égide de Leconte de Lisle, critiqua le romantisme et notamment l’expression des sentiments personnels. parodie : imitation caricaturale, burlesque, d’une œuvre connue (sérieuse). paronomase : figure de style qui consiste à rapprocher deux paronymes, c’est-à-dire deux mots très proches sur le plan de la sonorité, d’où le risque de confusion. Elle est fréquemment utilisée dans le langage publicitaire. exemple : « collision/collusion » ; « abjurer/adjurer » , « L’amour à mort » (titre d’un film d’Alain Resnais). paronyme : mot très proche d’un autre par la sonorité (voir paronomase). pastiche : imitation d’une œuvre en s’en approchant le plus possible, au point de tromper sur l’origine. pastoral : œuvre ou genre littéraire mettant en scène des bergers. Qui dépeint ou évoque les mœurs champêtres. pathétique : qui émeut profondément et douloureusement. pathos : le pathos est du pathétique facile, mélodramatique, exagéré. Il se rencontre fréquemment dans la presse à sensation, les discours, les romans populaires. Le pathos cherche à provoquer des émotions fortes par des moyens assez grossiers. pentasyllabe : vers de cinq syllabes. période (oratoire) : phrase longue et complexe utilisée dans le style oratoire. péripétie : tout événement qui modifie le cours de l’action dans une oeuvre de fiction. périphrase : figure de style qui consiste à remplacer un terme usuel par un groupe de mots qui possède un sens équivalent. Les Précieux du XVIIème siècle en abusaient. Elle a parfois une fonction poétique. exemples : « la capitale du royaume » pour Bruxelles, la « messagère du printemps » pour l’hirondelle. péroraison : conclusion d’un discours (elle présente l’essentiel de l’argumentation et cherche à émouvoir l’auditeur). personnification : procédé stylistique qui consiste à présenter comme un être animé une notion, une abstraction, une chose ou toute forme de réalité inanimée. exemple : « Il appelle la Mort. Elle vient sans tarder, Lui demande ce qu’il faut faire» (La Fontaine) pied : s’emploie de façon erronée en prosodie pour désigner les syllabes comptées des vers. Seul le mot «syllabe»est juste. pittoresque (style) : qui offre de nombreux détails visuels, colorés, imagés. plagiat : action qui consiste à copier une œuvre (ou une partie de cette œuvre) en la présentant comme sienne. Pléiade : groupe de poètes du XVIème siècle, admirateurs de l’Antiquité grecque et latine, qui voulurent promouvoir la langue française. pléonasme : expression qui consiste à donner deux fois la même information. Redondance fautive sauf si elle est créée dans un but volontaire (ex : applaudir des deux mains, penser dans sa tête, …). Par extension : juxtaposition de deux mots de même signification (ex : au jour d’aujourd’hui, bien évidemment, …). polémique (style) : qui, par son ton combatif, cherche à susciter des réactions vives chez le lecteur. polysémie : propriété d’un terme qui a plusieurs sens selon les contextes. exemple : le mot « amour ». poncif : voir le mot « cliché ». Préciosité : mouvement littéraire et intellectuel du XVIIème siècle qui se traduit par un grand raffinement du langage, par l’importance accordée à la vie mondaine et aux manières recherchées. La préciosité fut surtout développée, dans les salons, par des femmes de la haute société (Molière les a ridiculisées dans « Les Précieuses ridicules »). prétérition : figure de rhétorique par laquelle on dit que l’on ne va pas dire ce que l’on dit, pour mieux attirer l’attention sur l’élément passé sous silence. exemple : « Je n’ai pas besoin de vous dire que je suis scandalisé par votre attitude ». prolepse : figure de rhétorique qui consiste à réfuter d’avance l’objection que pourrait faire un interlocuteur. exemple : « Vous me direz que l’accumulation des têtes nucléaires est l’unique façon d’empêcher la guerre atomique, mais...» prologue : a) dans l’Antiquité, partie d’un spectacle théâtral qui précède la pièce proprement dite, dans laquelle, souvent, un personnage vient présenter le sujet avant l’entrée du chœur. b) dans les ouvrages modernes, texte introductif ou préface. Partie assez courte qui relate des événements antérieurs à l’action proprement dite de l’oeuvre (dans ce sens l’antonyme est « épilogue »). prosaïque : qui manque de poésie, qui est banal, plat commun. Ce mot issu de « prose » (qui s’oppose à la poésie) laisse supposer à tort qu’une prose ne peut pas être poétique... Les poèmes en prose (ou prose poétique) ont démontré le contraire. prosodie : ensemble des règles de la versification régissant le compte syllabique ; et en linguistique, étude précise des sonorités. prosopopée : figure de rhétorique par laquelle un orateur ou un écrivain fait parler fictivement un individu mort ou absent, un animal ou une réalité personnifiée. Souvent proche de la personnification (voir ce mot). exemple : « Ébloui de l’éclat de la splendeur mondaine, Je me flattai toujours d’une espérance vive, Faisant le chien couchant auprès d’un grand seigneur...» (Tristan l’Hermite) protagoniste (sens littéraire) : désigne un personnage principal dans une œuvre de fiction. proverbe : énoncé court d’une vérité d’expérience ou d’un conseil de sagesse populaire, dont le contenu est supposé partagé par l’ensemble du groupe social. psychocritique : méthode d’étude des textes littéraires mise au point par Charles Mauron (1899-1966) qui s’appuie sur la psychanalyse pour aborder les œuvres sous un angle psychologique très approfondi. psychodrame : méthode thérapeutique qui consiste à faire jouer par des patients des scènes réelles ou imaginaires qui représentent des situations traumatisantes, des moments conflictuels de leur passé ou de leur avenir. Ils jouent théâtralement des rôles où ils « revivent » ces moments difficiles, ce qui leur permet de se libérer de leurs angoisses. Q quiproquo : malentendu, erreur, méprise qui fait prendre quelqu’un pour quelqu’un d’autre, ou une chose pour une autre. R rabelaisien : qui évoque l’oeuvre de Rabelais, caractérisée par la gaieté, la liberté d’expression, la truculence et parfois la grossièreté. rap : pamphlet moderne scandé ou parlé sur un rythme sans obligation de mélodie. Le flux de syllabes doit coller parfaitement au rythme. Assimilé à un genre musical à part entière, le rap s’est développé par des jeunes des banlieues, marqué par une poésie privilégiant la forme (rimes) plus que le fond, et une révolte antisociale souvent agressive. réalisme : courant littéraire français qui a dominé entre 1850 et 1885 (Balzac, Flaubert, Maupassant, Zola...). récit : relation orale ou écrite de faits vrais ou imaginaires. La relation des faits correspond à la narration du récit et les faits correspondent à la fiction du récit. redondance : fait de donner plusieurs fois la même information, de répéter sous diverses formes la même idée. Elle est un procédé d’insistance en ajoutant parfois une nuance à une idée. exemple : « Il ne se souciait guère de ces plaintes et doléances ». régionalisme : utilisation d’une expression qui ne s’emploie que dans une ou quelques régions. rejet : le rejet désigne la partie de la phrase rejetée dans le second vers. Le contre-rejet désigne la partie de la phrase qui précède l’enjambement (voir ce mot). rhétorique : art de bien parler (ensemble des procédés oratoires employés pour produire un discours convaincant). La rhétorique comprend notamment les figures de rhétorique et les figures de style. Par extension moderne : talent de bien répondre au bon moment dans les débats ou discussions, de trouver ses mots tout en s’exprimant bien. Rhétoriqueurs : groupe de poètes français de la fin du XVème siècle, remarquables par leur virtuosité formelle et leur habileté rythmique (mais leur poésie était quelque peu artificielle). rime : homophonie (identité de sons) à la fin de deux ou plusieurs vers de la dernière voyelle sonore et de tout ce qui peut la suivre. exemples : - ravi et midi, patrie et servie, village et branchage, terre et mystère sont des rimes. - mène et règne, ramure et solitude sont des assonances (voir le mot). Si la rime est limitée à une seule voyelle, elle est PAUVRE (ravi et midi, patrie et servie). La rime est SUFFISANTE si elle porte sur la dernière voyelle sonore et la consonne qui suit (village et branchage, tours et velours). La rime est RICHE quand l’homophonie s’étend à la consonne qui précède la dernière voyelle sonore (acier et coursier, terre et mystère). Les rimes sont FÉMININES si elles se terminent par un e muet (pleurent et meurent, père et amère) ; elles sont MASCULINES dans le cas contraire. Les rimes peuvent être : - SUIVIES : elles se succèdent par groupe de deux (deux masculines, deux féminines ou vice versa). - CROISÉES : les vers se répondent de deux en deux (à un vers masculin succède toujours un vers féminin). - EMBRASSÉES : deux vers d’une espèce sont encadrés par deux vers de l’autre espèce. - REDOUBLÉES : il y trois vers ou plus sur la même rime. - MÊLÉES : les vers se suivent sans ordre précis. roman-feuilleton (sens littéraire) : roman qui paraît dans la presse par fragments (le but est de tenir le lecteur en haleine). romantisme : mouvement intellectuel et artistique au XIXème siècle en France (Lamartine, Hugo, Vigny, Musset, Nerval, Chateaubriand, Stendhal...). rondeau : poème à forme fixe du Moyen Âge (il comprend six quatrains dont le dernier s’appelle «l’envoi») : les rondeaux de Charles d’Orléans. rousseauisme : caricature de la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Elle exprime une attitude de confiance naïve en la bonté de la nature humaine qui s’accompagne d’une vision idéaliste de l’existence de l’homme primitif, proche de la nature. rythme (en versification) : le rythme du vers est marqué par le retour à intervalles déterminés d’un certain nombre de syllabes accentuées. S saga : récit héroïque de la littérature scandinave du Moyen Âge. Ces récits racontent les aventures légendaires de familles entières. D’où l’application du mot aux longs romans qui racontent, de génération en génération, l’histoire d’une famille ainsi qu’aux films qui en sont tirés. satire : écrit ou discours qui s’attaque à quelqu’un ou à quelque chose en s’en moquant. science-fiction : littérature dont l’action se déroule dans le futur et dans un monde fort différent du monde contemporain du fait de progrès scientifiques complètement imaginaires. À ne pas confondre avec l’anticipation, qui imagine une évolution plausible du monde contemporain selon nos bases actuelles. sémantique : partie de la linguistique qui étudie le sens des mots et les variations de leurs significations. sémiotique (sémiologie) : science qui s’intéresse à tous les systèmes de signes (signes linguistiques et extralinguistiques comme le code de la route, les symboles chimiques...). sentence : pensée ou morale exprimée dans une formule courte et littérairement soignée. La vérité morale est affirmée d’une manière souvent dogmatique. sigle : lettre initiale ou suite d’initiales qui sert d’abréviation. exemple : la lettre B sur une voiture est un sigle qui renvoie au mot Belgique, la SNCF... signe (linguistique) : désigne le mot qui lui-même comprend un signifié (signification du mot) et un signifiant (marque graphique et phonique du mot). Nous devons ce concept à Saussure. exemple : le mot « arbre » est un signe qui comprend : - un signifié : définition du mot « arbre » dans le dictionnaire. - un signifiant : la réalité acoustique du mot (les sonorités du mot « arbre ») et sa réalité graphique (la forme écrite du mot « arbre »). Slam : joutes poétiques et rhétoriques sur fond musical en réunion. Un style de poésie improvisée né à New York et ensuite happé par le mouvement hip hop, qui l’a hélas vidé de son sens premier spontané et inspiré. solécisme : faute de syntaxe. exemple : « l’homme auquel j’ai épousé sa fille ». soliloque : discours d’une personne qui se parle à elle-même (dans la solitude). Ce mot désigne parfois le discours de quelqu’un qui est seul à parler dans une compagnie, comme s’il ne s’adressait qu’à lui-même. sophisme : raisonnement incorrect bien qu’apparemment logique. Ce raisonnement est souvent fait avec l’intention de tromper l’interlocuteur. Socrate s’est insurgé contre les sophistes. spleen : mot venu d’Angleterre et passé dans la langue française, surtout grâce à Baudelaire (ce mot désigne un état de mélancolie et d’angoisse). stéréotype : voir le mot « cliché ». strophe : groupe de vers organisés de la même façon, que l’on retrouve à plusieurs reprises dans un poème. structuralisme (en linguistique ou en littérature ) : étude de la langue ou d’un récit comme un système constitué de plusieurs parties ayant des rapports entre elles (relation de ressemblance, opposition...). stylistique : étude des procédés de style. surréalisme (en littérature) : mouvement littéraire qui, sous l’impulsion d’André Breton au début du XXème siècle, se caractérise par une révolte contre l’ordre établi, par une liberté de pensée, par un rejet de toutes les contraintes rationnelles et morales, par l’invention d’un nouveau langage créant des associations surprenantes de mots et ce en accordant de l’importance au rêve et à l’inconscient. syllogisme : en logique, argument qui se compose de trois propositions (majeure, mineure et conclusion) dont la troisième se déduit parfaitement des deux autres. Il faut noter que certains syllogismes sont erronés parce qu’ils contiennent une erreur de raisonnement (ils s’apparentent alors aux sophismes). D’ autres syllogismes sont corrects. Voici un exemple de syllogisme correct et incorrect : a) Majeure : « Tous les hommes sont mortels ». Mineure: « Socrate est un homme ». Conclusion : « Socrate est mortel ». b) Majeure : « Le lion est un animal ». Mineure : « Le tigre est un animal ». Conclusion : « Le lion est un tigre ! ». symbole : représentation concrète d’une idée abstraite exemple : la colombe est le symbole de la paix (ou la paix est symbolisée par la colombe). symbolisme : mouvement littéraire de la fin du XIX ème siècle en France (Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, Lautréamont...). synchronie : étude du système d’une langue tel qu’il fonctionne à un moment donné (par opposition à diachronie : voir ce mot). synecdoque : figure de style qui est une variante de la métonymie. Les objets de la synecdoque forment un tout (rapport d’inclusion ou d’appartenance). Plusieurs cas possibles : • La partie pour le tout (ou vice-versa) : « une voile à l’horizon » pour « un bateau à l’horizon ». « J’aime le bordeaux » (un « bordeaux » pour « un vin bordelais »). • La matière pour l’objet : « la toile » pour « la peinture représentée sur la toile d’un tableau ». • Le singulier pour le pluriel (ou inversement) : « Le riche doit aider le pauvre ». synérèse : en versification, fusion de deux syllabes vocaliques en une seule. Elle permet d’accentuer le rythme. exemple : Ces deux octosyllabes : « Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris ». (Guillaume Apollinaire) synesthésie : association de sensations diverses. exemples : une couleur criarde, un parfum savoureux... synonyme : mot dont le sens est identique à celui d’un autre mot. syntagme : (de suntagma, constitution) groupe d'éléments formant une unité dans une organisation hiérarchisée : syntagme nominal, verbal, prépositionnel, adjectival. syntaxe : ensemble des règles de grammaire régissant les unités linguistiques se combinant en phrases. Par extension : caractéristiques d'une langue ou d'un moyen d'expression T tartufferie : terme qui fait référence à Tartuffe, pièce de Molière (hypocrisie). tautologie : répétition inutile de la même idée sous une forme différente. On dit souvent qu’un dictionnaire est tautologique. À mettre en rapport avec la redondance. exemple : l’amour est l’art d’aimer ! ternaire (rythme) : rythme qui se compose de trois éléments. exemple : Un grand cri s’éleva, domina la Marseillaise : « Du pain ! Du pain ! Du pain ! » (Émile Zola) tétrasyllabe : vers de quatre syllabes. tic langagier : mot ou expression répétés abusivement par un locuteur ou un auteur. exemples : «n’est-ce pas», «en fait», «hé bien»… Par extension : expression ou mot dont l’utilisation devient une mode langagière répandue par l’usage, même s’ils sont erronés (ex : «rajouter» au lieu d’ «ajouter», ou le pléonasme «bien évidemment») tirade : au théâtre, long discours ininterrompu et adressé à des interlocuteurs. tragédie : La tragédie classique (XVIIème siècle) est une œuvre dramatique dont les éléments constitutifs sont les suivants : sujet grave, dénouement malheureux, lutte vaine du héros contre le destin, mise en scène des passions humaines, style relevé, respect des trois unités (voir le mot « unités »). tragi-comédie : au XVIIème siècle, pièce de théâtre sérieuse dont le dénouement est heureux (voir Le Cid de Corneille). Dans l’Antiquité la tragi-comédie comportait des éléments comiques. trilogie : groupe de trois œuvres (La trilogie new-yorkaise de Paul Auster). trimètre : vers qui présente trois mesures. exemple : « Il vit un œil /tout grand ouvert /dans les ténèbres » (Hugo) trisyllabe :vers de trois syllabes. trope : terme classique pour désigner les figures de style ou de rhétorique. troubadour : poète lyrique du Moyen Âge qui récitait ses oeuvres ou celles d’autrui de château en château (dans le nord de la France on lui donnait plutôt le nom de trouvère). U ubuesque : d’un comique et d’une absurdité énormes (allusion à Ubu, personnage d’Alfred Jarry). uchronie : récit de l’Histoire telle qu’elle se serait déroulée si ses évènements déclencheurs étaient différents (par exemple si les Nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale, le récit des évènements postérieurs serait uchronique). unités (règle des —) : désignent les trois unités du théâtre classique français au XVIIème siècle : • Unité de temps : tout doit se passer en vingt-quatre heures. • Unité de lieu : l’action doit se dérouler en un seul endroit. • Unité d’action : un seul événement central doit nourrir l’intrigue. univoque : qui n’a qu’un seul sens (monosémique). V vaudeville : comédie au rythme rapide, fondée sur l’intrigue, les quiproquos, les rebondissements et les situations cocasses (voir les pièces de Labiche et Feydeau). verbalisme : défaut qui consiste à masquer le manque d’idées par l’abondance verbale. vérisme : a) mouvement littéraire italien (fin XIXème siècle) qui, à l’instar du naturalisme français, cherche à représenter très exactement la vérité concrète de la vie quotidienne et de la réalité sociale. b) terme qui s’applique à toute œuvre éprise de réalisme social (on parlera d’un cinéma vériste, d’un roman vériste). vers libres : vers ne respectant pas les contraintes caractéristiques de prosologie traditionnelle (la liberté des vers peut aller jusqu’à l’absence de rimes). Par extension : poésie non soumise aux règles de versification. Z zeugma (ou zeugme) : figure de style qui consiste, pour éviter de répéter un terme, à lui donner plusieurs compléments de nature différente. exemples : « Je lui ai porté une lettre et un coup de pied » ; « Il sauta la barrière et son repas ». (D’après Jean-Pierre Leclercq, revu, corrigé et augmenté par Filo)
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