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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
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Je vous recommande en accompagnement ce titre musical :
https://youtu.be/UcW4RfhbM88?si=CkiPMrAn5g0dcn4H
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Je n’ai jamais aimé me masturber.
Ça ne veut pas dire que je ne sais pas me faire atteindre un orgasme. Ça ne veut pas dire non plus que je n’aime pas le sexe, j’adore ça !
Mais je n’aime pas me masturber.
La foufoune, la chatte, le sexe. Autant de mots et une partie d’anatomie qui ont longtemps été taboues. De par mes traditions, ma culture, ma famille. Ma mère a reproduit sur moi cette éducation ignorante de l’individualité de la femme et son droit au plaisir, et n’a même pas été fichue de m’expliquer à quoi servent les règles, sauf à me dire qu’à partir de ce moment, je devais faire attention à ne pas provoquer les hommes.
Avant même l’apparition de mes règles au tout début du collège, je n’étais plus une enfant, et je n’avais plus le droit d’écarter les jambes. Ne pas courir, ne pas sauter, ne plus grimper partout, ne plus montrer mon cul ni suggérer mon sexe : finies les jupettes ou les petits shorts ; mes vêtements devaient effacer tout ce qui pouvait me « genrer ». Je n’étais plus une petite fille, je n’avais pas le droit d’être une jeune fille. Mon père me laissait à la maison « ces jours-là », car j’étais « impure », et je ne pouvais pas aller au temple.
Enfant, j’ai donc eu une image de saleté de mon sexe. Le côté dangereux, j’étais bien trop jeune pour l’appréhender, mais je vous rassure, ça viendra. En attendant, je grandissais avec cette idée que c’était sale entre mes jambes, bien trop sale pour m’y intéresser, bien trop sale et à ignorer. Avec l’idée rampante que « JE suis sale ».
Vers la fin du collège, je me suis aperçue que les autres n’étaient pas conscientes de leur « saleté ». La puberté perturbait quand même un peu ma réflexion, alors que mes copines racontaient leurs premières fois, flippaient le lundi matin parce que « j’ai peur que la capote ait pété, tu vois », ou que «j’ai pas pris la pillule ». Moi, je fantasmais encore sur un garçon qui voudrait bien m’embrasser « avec la langue ». Alors les histoires de sexe, de capotes, de premières fois, c’était tellement abstrait pour moi. J’étais sale, personne ne voudrait de moi.
Quand, décidément, mon premier baiser tardait à arriver, j’ai fini par m’intéresser à mon corps, à ce qui se passait entre mes jambes, et comment on pouvait aimer ça.
Il n’y avait pas de réseaux sociaux, l’idée de pornhub n’existait même pas, sauf si on considère que 3615 Ulla était son ancêtre, mais encore, fallait-il avoir un minitel à la maison… L’équivalent de Doctissimo, à l’époque, c’était « la grande sœur de la meilleure amie à ma cousine », on en avait toutes une, qui expliquait comment il fallait faire pour perdre sa virginité en se doigtant au-dessus d’un miroir. Mais je n’avais même jamais roulé une pelle, et je n’avais pas envie de regarder une saleté, alors, j’ai juste refermé le dossier, en même temps que mes jambes serrées encore et encore.
Mes seins ont poussé, et les quelques regards glissant sur mon corps que j’ai pu voir ont recommencé à faire dériver loin de moi l’idée de ma propre impureté. Si on me regardait, après tout, je pouvais peut-être enfin embrasser un garçon ! Ma crise d’adolescence -tardive- a surtout été un long combat contre ma propre éducation, et contre moi-même, pour réapprendre ce que c’était qu’être une fille (et être une femme plus tard…) et vouloir séduire un garçon (jouer avec un homme plus tard)…
La première fois est arrivée quand je n’avais pas fini d’être une petite fille. Je portais encore des brassières qui commençaient à être trop petites, mais mes gros pulls arrangeaient de toute façon ma silhouette comme un tronc d’arbre et rendaient impossibles toutes velléités de féminité. Je le croyais et ma mère y croyait certainement aussi. Elle y croit encore je pense. Je prenais l’ascenseur pour rentrer, mon cartable à mes pieds. Il a retenu les portes de la cabine et s’y est engouffré.
C’était ma première agression sexuelle. Première, parce qu’il y en aura d’autres. Pendant les vacances, un cousin. Pendant mes stages, les patrons. Puis cette soirée irréversible, LE beau gosse sur qui je flashais et qui n’a pas compris que non, c’est non. Il y aura encore des fois de trop, des « oui » forcés par des petits copains pas bourrés, des « non » qui se sont étouffés et qui ont fini par se taire car ils ne voulaient plus rien dire.
Au final, ils en avaient tous après ce qu’il y avait entre mes jambes. C’était sale, pas pour eux, mais sur moi. C’était de ma faute. Je ne m’étais pas assez débattue, alors peut-être que je le voulais. Tout était de ma faute. Je n’ai pas dit non assez fort, alors peut être que c’était oui.
J’ai fini par conclure que mes jambes n’étaient pas assez serrées, alors, je me suis dit qu’en me détruisant, mes jambes finiraient par rester bien fermées, et qu’alors, à défaut de devenir propre, je pouvais limiter ma saleté. Je n’aimais plus ce corps souillé, je le voulais repoussant pour ne plus attirer le poids des regards. Cela s’est traduit par une quinzaine de kilos de plus en l’espace d’un an, et la satisfaction dérangeante de porter des vêtements informes pour une bonne raison. Mon corps pouvait pourrir tant que mes jambes savaient rester serrées.
Mon intérêt naissant pour le clitoris, la vulve, les poils, le vagin, la chatte, les lèvres, cet intérêt est mort-né.
Mais j’ai grandi et j’ai quand même vécu. Je me suis forcée à digérer toutes ces histoires, en me disant que c’était le passé, et que je pouvais enfermer tout ça dans des tiroirs fermés à clé. J’ai appris à tolérer ce qui restait de ce corps que j’avais malmené moi-même. J’ai eu des histoires d’amour, avec du sexe dedans.
Et j’ai découvert que j’adore ça, le sexe ! Faire l’amour, baiser, faire du sexe, se faire prendre, sucer, doigter, lécher…. Mais c’est que je peux avoir du plaisir, en prendre, même ! Et surtout, encore, toujours, comme jamais, comme si consentante ou pas, j’étais faite pour : en donner, du plaisir.
Mais c’était parfois long. L’orgasme ne venait pas toujours, du moins, pas comme les hommes pouvaient attendre : « Mais… t’as pas joui ? »
« Mais j’ai eu beaucoup de plaisir ! » ne semblait pas les convaincre, alors j’ai appris à faire semblant. Je savais ce qu’il fallait contracter, et comment accélérer le rythme de mes halètements, pousser un râle sexy, contracter mes orteils sans les rendre crochus et faire une jolie tête d’orgasmiquée, pour ne pas heurter leurs petits égos et qu’ils puissent s’allonger comme des petits chatons satisfaits d’avoir baisé comme des lions et provoqué un orgasme « propre ».
Savoir faire semblant de jouir me suffisait. Je pensais que tout était là. Que j’étais enfin en train de vivre une sexualité « normale ».
Mais il y en a eu un, qui m’a fait hurler et m’a fait comprendre que bordel de putain de la madre de ton grand-père, Fucking God of mine, et Oh yeah baby, l’orgasme c’est la vie et mon souffle retrouvé, rien à foutre des orteils et vas-y que j’ai une vraie gueule quand je jouis et que je kiffe changer les draps après, tellement j’ai fontainé.
La vie a souvent une drôle de façon d’ouvrir des fenêtres pour fermer des portes. Il est sorti de ma vie et j’ai dû partir à la quête de l’orgasme.
J’ai dû apprendre à me masturber. Sans tendresse, sans patience, avec rage et fureur car sans connaissance et sans amour pour moi-même. LA question qu’on se posait ado m’a un peu aidée : vaginale ou clitoridienne ?
Clitoridienne c’est bien. Parce que bon, l’aventure reste à l’orée de la forêt, et le vagin, après tout… c’est quand même un peu sale. Et wow comme c’est rapide le clitoris ! Il y a même quelques formules magiques dignes des premières consoles en mode « haut, bas, bas, gauche, droite, haut, droite, appui long » qui peuvent fonctionner.
Et puis voilà, jouir c’est bien. Mais au final, ça ne m’apportait rien. Juste la frustration de me « finir » seule en cachette quand le sexe avait été fadasse, la culpabilité d’avoir encore simulé, et plus tard, la honte de mon corps quand les maternités ont continué la mission d’autodestruction et la gêne de me montrer face à mon propre mari et son regard froid, la douloureuse frustration encore de me masturber en cachette de lui.
La quarantaine passée, le désamour acté, on recommence. Je referme mes jambes car mon corps se flingue tout seul comme un réflexe de protection maintenant, et j’enchaîne vaginoses sur cystites après mycoses, que le gynéco, qui me voit quasi toutes les quinzaines, n’arrive plus à expliquer autrement que par le stress. Moi, je l’explique clairement dans ma tête par ma saleté. Malgré ça, je collectionne quand même les chatons à l’égo fragile, je me masturbe toujours en cachette pour me finir, ou pour commencer, je ne sais même plus vraiment ; je hais toujours mon corps et mon sexe de ne pas savoir jouir parce qu’il est toujours trop sale, et je déteste les jours où le clitoris ne fonctionne plus. J’ai la rage de me masturber, et j’ai aussi la rage ne plus me masturber, au final, j’en ai marre de le faire. Je n’en ai plus envie, et je n’ai plus envie de cette envie. Je sais faire semblant de jouir et d’aimer. Ça suffit. On éteint.
La lumière de mon envie s’est rallumée le jour où sa voix sel et miel m’a dit : « caresse-toi ».
Euh….
Non.
Je ne sais plus le faire et encore moins quand on me regarde.
Glisse ta main le long de ta fente, oui doucement, doucement, fouille un peu pour dévoiler ton clito, voilàaaa, fais un petit tour, c’est bien… Stop, n’y touche plus, reviens sur ta fente, comme ça, oui, tu vois comme tu commences à baver…. Introduis un doigt dans ta chatte, allez..
J’ai bloqué, il a pris ma main, a guidé mes doigts, et là………
Bordel de putain de la madre de ton grand-père, Fucking God of mine, et Oh yeah baby, il y a des choses à faire avec un vagin !
Et il l’a mangée, ma chatte, pas comme un chaton qui se prend pour un lion. Il l’a mangée comme une bête affamée qui clame son territoire, et une fois repu de mon âme, de mes râles pas sexy, et de mes jambes enfin écartées, il m’a fait goûter ma chatte sur sa langue, sur mes doigts et ses doigts entremêlés, sur sa bite…
Ma chatte n’était plus sale. Elle ne l’avait jamais été. Elle allait enfin vivre d’autres premières fois. Et pas parce qu’un homme voulait ce qu’il y avait entre mes jambes, (enfin, si bien sûr !), mais surtout, parce qu’il m’apprenait à aimer ce qu’il y avait entre mes jambes. Ma chatte, mes poils, mon clito, mes lèvres, ma vulve, mon vagin. C’est à moi. C’est moi. Je peux aimer ma chatte. Je peux m’aimer.
On est d’accord, ça en mérite un !
Bordel de putain de la madre de ton grand-père, Fucking God of mine, et Oh yeah baby, JE PEUX M’AIMER ! (Et putain de Merci à toi mon M’sieur)
Mon premier achat de « grande » était là, tout rose, avec une forme bizarre. J’avais encore du mal à réaliser que j’avais eu envie de m’acheter pour la première fois quelque chose d’aussi intime. Mon premier sextoy. A 45 ans. Geeks comme on l’est tous les deux, forcément, il devait tenir la distance, dans tous les sens du terme. L’application est installée sur nos deux téléphones, et sur l’écran interposé de nos nuits blanches, nos regards brillent comme deux ados en pleine puberté.
Non mais jamais ça va rentrer ! Je soupesais la bestiole et soudain, j’avais l’impression de tenir un dictionnaire. «C’est même pas aussi gros que ma bite. Allez, mets-le dans ta chatte ! », dit la voix sel et miel, « on va voir si ça marche avec nos 369 kilomètres. ».
ça a marché. Ses doigts sur son écran qui faisaient trembler ma chatte et s’amusaient à ouvrir mon champ des possibles.
Bordel de putain de la madre de ton grand-père, Fucking God of mine, et Oh yeah baby……
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Texte ©佩玲
Digital Artwork ©鐵厲
#ShamefulPleasure - Aout 2025
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Bonsoir à toutes et à tous,
En cette veille de rentrée, symbole pour nombre de jeunes gens de nouvelle page qui s’écrit à l’échelle d’une vie, je viens ici pour en tourner une. Je viens faire mon coming-in BDSM, ou coming-out, tout dépend de la façon dont on voit les choses. Je veux dire concrètement que je prends une dernière fois la plume pour annoncer à cette communauté et plus particulièrement aux gens avec qui j’ai interagi durant mon périple ici, que je ne fais pas partie des vôtres, que je me sens intrinsèquement, profondément vanille. Ni dominant, ni soumis, ni switch, juste vanille. Peut-être un peu épicé, avec des notes florales ou boisées, peu importe : je ne me sens à l’aise dans aucun des rôles classiques du BDSM.
Je suis juste un gars qui aime bien baiser assez sauvagement, qui aime bien donner une petite fessée de temps en temps, ou encore bloquer les bras de sa partenaire, ou encore lui tenir fermement la nuque ou les épaules. J’ai rien contre l’idée de me faire tripoter la prostate de temps en temps et disons plus globalement l’idée de me laisser faire. Mais tout ça est trop superficiel, trop fluide pour vraiment entrer dans le champ du BDSM tel qu’il est conçu ici. Je n’arrive pas à entrer dans la tête d’un(e) dominant(e) ou d’un(e) soumis(e), je me sens extérieur à ce monde même si il est vrai qu’il m’excite. Mon seul lien avec votre univers hors norme serait peut-être une forme de voyeurisme que je ne nie pas.
Je sais, les gars comme moi foutent globalement la rage aux « vrais », juste des fantasmeurs un peu plus motivés que la moyenne, mais ayez conscience du fait que lorsque le feu de la frustration sexuelle brûle, il est parfois difficile de voir clair au travers de la fumée noire qui se répand à grande vitesse. Un jour, quand ce feu s’éteint, la plupart des gens comme moi retrouvent leur lucidité, et suivent la route qui est la leur, sans se laisser torturer par le chant des sirènes.
Je peux dire avec pas mal de certitude que certaines personnes ici ont, d’une manière indirecte voire très indirecte, contribué à éteindre ce feu, à éclaircir ma vision. Je leur suis infiniment reconnaissant, évidemment.
Au delà de ça, le temps passé ici m’a permis d’aller plus loin dans l’introspection, de ne pas avoir honte de qui je suis, et au contraire d’en être fier. Et aujourd’hui, je suis très heureux et épanoui. Dans un monde vanille.
Alors je ne vais pas continuer à squatter abusivement les bancs de votre belle communauté, de toute façon je ne viens pour ainsi dire plus ici.
Et au passage, je vais vous avouer que c’est la deuxième fois que je vais disparaître de ce site, ça pourra faire sourire ceux qui ont de la mémoire (pour peu que j’ai marqué quelques esprits sous les traits de mon premier avatar) : j’avais fini banni sous les huées de la foule sous le nom de « Drzoidberg » il y a peut-être un an, après un post amer, écrit sous le coup d’une intense frustration et d’une rechute dans les opiacés. Je pensais savoir mieux, valoir plus, je ne supportais donc pas d’en obtenir moins en retour. J’aime bien la façon dont la boucle se boucle, dans la sérénité et la conscience profonde.
Merci à vous, aux piliers de cette communauté, continuez d’épauler les aspirants BDSMers comme vous le faites, cette votre nature de révéler aux gens leur vraie nature.
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Dans les ruelles sinueuses du Vieux Marseille, où le mistral chante ses complaintes éternelles et où la mer murmure des secrets aux rochers, vivait Marius, un homme que le monde avait étiqueté comme un "fada". Schizoïde paranoïde, son cerveau baignait dans un excès de dopamine qui le maintenait dans un état de bonheur perpétuel, un sourire accroché aux lèvres comme un soleil qui refuse de se coucher. Ce n'était pas une joie forcée, mais une sérénité profonde, une allégresse qui le protégeait des tempêtes extérieures. Pourtant, ce bonheur irritait les âmes grises autour de lui. Dans une société où la complainte est une vertu et la morosité une norme, Marius était une anomalie. Il évitait les confrontations comme on fuit un orage inutile, préférant se retirer dans son monde intérieur, où les couleurs dansaient librement.
Les sycophantes modernes – ces gardiens autoproclamés de la morale, armés de jugements hâtifs et de langues acérées – le traquaient sans relâche. "Regardez ce parasite qui vit aux crochets de la société !", sifflaient-ils lorsqu'il passait, son panier de courses à la main. "Un raciste nauséabond, qui sourit pour se moquer de nos luttes ! Homophobe, sûrement, avec son air détaché du monde réel !" Ils inventaient des accusations comme des ombres projetées sur un mur blanc : "Il ne participe pas aux manifestations pour la justice sociale, c'est un complice du système oppressif !" Ou encore : "Ce sourire perpétuel, c'est une insulte aux opprimés ! Il se croit supérieur, ce fainéant qui touche des aides sans rien donner en retour !" Marius ne répondait jamais. Son sourire s'élargissait simplement, un bouclier de bienveillance qui exacerbait leur rage. Car dans ce monde bruyant, le silence est souvent perçu comme une provocation, et la joie comme une trahison.
Non loin de là, Elysa naviguait dans son propre univers, autiste aux dons prodigieux de mémoire. Elle pouvait réciter des livres entiers après une seule lecture, cartographier les constellations dans le ciel nocturne sans effort, mais la société la voyait comme une inadaptée complète. Éduquée dans un établissement spécialisé, elle observait les autres de côté, évitant les regards directs qui la submergeaient comme une vague trop forte. Marseille, avec ses foules bigarrées et ses conversations animées, était pour elle un labyrinthe oppressant. Elle préférait les ombres calmes, les textures familières d'un mur ou le rythme régulier des vagues.
Le destin, ce tisseur patient de fils invisibles, les unit un après-midi pluvieux dans la salle d'attente du grand psychiatre de Marseille. Marius était venu pour son suivi habituel, Elysa pour une consultation. Leurs regards se croisèrent – un instant fugace, mais chargé d'une éternité. Pour Marius, ce fut comme si son bonheur intérieur trouvait enfin un écho extérieur. Pour Elysa, ce fut une reconnaissance immédiate, une mémoire qui s'imprimait non pas en mots, mais en sensations pures. Coup de foudre, immédiat et absolu. Ils ne purent plus se quitter, comme deux âmes errantes qui découvrent enfin leur port d'attache.
Le psychiatre, un homme sage aux yeux perçants, remarqua aussitôt cette alchimie entre deux inadaptés sociaux profonds. "L'amour", pensa-t-il, "est le plus grand des remèdes, car il transcende les étiquettes que la société impose." Avec bienveillance, il entreprit toutes les démarches : allocations pour adultes handicapés, aides sociales, un filet de sécurité tissé de compassion institutionnelle. Marius et Elysa s'installèrent dans un petit logement niché au cœur du Vieux Marseille, un cocon de silence où les mots étaient superflus. Leur amour était fou, passionné, un dialogue muet fait de regards, de touches légères et de présences partagées. Marius peignait inlassablement la Bonne Mère, cette Notre-Dame de la Garde veillant sur la ville comme une mère bienveillante sur ses enfants égarés. Ses toiles étaient des explosions de couleurs joyeuses, des visions oniriques où la basilique dansait avec le ciel. Mais personne n'en voulait. "Des horreurs de fada", disaient les passants.
Elysa, elle, restait dans leur havre, se sentant enfin en sécurité dans ce monde qu'elle avait si longtemps fui. Marius sortait pour les courses, affrontant chaque fois les assauts des sycophantes. "Tiens, voilà le profiteur qui se pavane avec notre argent durement gagné !", lançaient-ils dans les marchés animés. "Un misogyne déguisé, qui sourit pour cacher sa haine des vraies valeurs progressistes !" Ou pire : "Parasite social, homophobe latent, raciste par omission – il ne mérite pas de respirer le même air que nous, les bien-pensants qui luttons pour un monde meilleur !" Ces moralisateurs, drapés dans leur vertu auto-satisfaite, déversaient leur venin comme une pluie acide, convaincus que leur indignation les élevait au-dessus des autres. Mais Marius souriait, et ce sourire était une leçon de philosophie vivante : la vraie force réside dans l'indifférence aux tempêtes extérieures, dans la préservation de sa paix intérieure.
Il exposait ses toiles dans la rue, les étalant à même le trottoir comme des offrandes au vent. Même pour un euro, personne n'en voulait. "C'est laid, dérangeant, pas assez engagé socialement !", critiquaient les passants. Jusqu'au jour où un vieux marchand d'art juif de New York, aux yeux pétillants de curiosité et au cœur marqué par les leçons de la vie, flâna dans cette rue oubliée. Il s'arrêta, fasciné par ces toiles qui respiraient une joie pure, une innocence brute. "C'est du génie naïf, une explosion d'âme !", murmura-t-il. Il acheta tout le lot pour cent euros. Marius, comme toujours, était heureux – son premier acheteur, un rayon de lumière dans son éternel soleil.
Un mois plus tard, le marchand revint, les yeux brillants d'excitation. "Tes toiles ont conquis l'Amérique, mon ami. Des collectionneurs les adorent pour leur authenticité, leur refus des conventions." Il remit à Marius cent mille euros et commanda une série entière. Ce fut comme si le destin, avec une bienveillance cosmique, récompensait leur résilience. Avec cet argent, Marius et Elysa achetèrent un petit cabanon isolé en Haute Provence, loin des bruits de la ville, niché au milieu des lavandes et des oliviers centenaires. Ils le retapèrent de leurs mains, transformant les pierres usées en un sanctuaire d'amour. Là, cachés de tous, loin des sycophantes donneurs de leçons, ils vécurent en harmonie avec la nature et avec eux-mêmes.
Dans ce havre, leur amour fleurit comme un jardin secret. Elysa, avec sa mémoire prodigieuse, récitait des poèmes anciens qui parlaient de tolérance et d'empathie, rappelant que la vraie bienveillance naît de l'acceptation des différences. Marius peignait des toiles qui capturaient l'essence de la vie : la joie comme résistance, le silence comme sagesse. Ensemble, ils philosophèrent sans mots sur l'absurdité de la société, qui juge ce qu'elle ne comprend pas, et sur la beauté de l'amour qui guérit les fractures de l'âme. Ils vécurent heureux, entourés d'une ribambelle d'enfants – des petits êtres curieux et libres, élevés dans la bienveillance, loin des étiquettes du monde. Car, au fond, l'histoire de Marius et Elysa nous enseigne que le vrai bonheur se trouve non dans l'approbation des autres, mais dans l'authenticité de soi, et que l'amour, patient et bienveillant, triomphe toujours des ombres de l'intolérance.
Fiction générée par IA, suivant mes instructions
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Le silence m'oppressait. Ma pensée fuyait. Pas un bruit, sauf le son des feuilles automnales qui dansaient sur le sol sous le vent dans le noir crépusculaire. La nuit était tombée depuis un petit moment, une nuit sombre de nouvelle lune qui tapissait la chambre d'ombres bleues. Elle avait gardé les yeux fermés. Il croyait qu'elle s'était endormie tandis qu'il contemplait son corps inerte, ses poignets croisés juste à la cambrure de ses reins, avec le nœud épais de la ceinture du peignoir tout autour. Tout à l'heure, lorsqu'il était arrivé, elle n'avait pas dit un mot. Elle l'avait précédé jusqu'à la chambre. Sur le lit, il y avait la ceinture d'éponge de son peignoir. À son regard surpris, elle n'avait répondu qu'en se croisant les mains dans le dos. Il lui avait entravé les poignets sans trop serrer mais elle avait dit plus fort et il avait noué des liens plus étroits. D'elle-même alors, elle s'était laissée tomber sur le lit. Cela l'avait beaucoup excité de la sentir aussi vulnérable en dessous de lui. Il s'était dévêtu rapidement. Il avait retroussé la jupe d'un geste sec. Il avait écarté le string pour dégager les reins et l'avait pénétrée ainsi, habillée. Jamais la jeune femme n'avait senti plonger en elle un membre aussi raide. Le plaisir du viol simulé, ou le frottement de l'élastique du string contre son pénis avaient aiguisé l'ardeur de l'homme. Une romance torride et violente se noua alors entre les deux êtres. Au diable le remugle de leurs élans baroques. Longtemps, il l'avait pénétrée ainsi, les mains posées à plat sur ses épaules. Longtemps et méthodiquement, dilatant du gland seulement l'entrée de l'orifice le plus étroit, pour l'élargir encore plus, s'enfonçant ensuite lentement, puissamment entre ses reins. Elle n'arrivait pas à trouver les mots adéquats pour décrire ce qu'elle ressentait, l'appréhension de se retrouver à sa merci, le dégoût de lui laisser accès à une partie aussi intime de son corps, un plaisir contradictoire qui vibrait au plus profond de son âme. Elle cria lorsque son membre s'enfonça encore plus profondément; une douleur vive la traversa de part en part. La jeune femme gémissait de plaisir sous cette nouvelle sensation érotique. Il n'y avait plus de douleur, mais une jouissance intense qui ne faisait que croître. Les extrémités sensorielles de l'étroit pertuis charnel étaient si névralgiques qu'elle pouvait discerner chaque nervure du membre de l'homme. L'orgasme arrivait à travers les brumes de la lasciveté. Longtemps et à son rythme, il allait et venait, d'avant en arrière, de haut en bas, ou imprimant à son sexe un mouvement de rotation comme s'il voulait explorer le moindre recoin de ses entrailles, non pour lui faire mal ou pour l'humilier, mais seulement pour la satisfaire car sans la moindre honte ou hésitation, elle lui avait avoué qu'elle préférait être prise ainsi. Alors c'était lui, et lui seul qui menait la danse. Si elle s'avisait de remuer un peu trop le bassin, au risque de précipiter le dénouement, une claque sur les fesses la ramenait vite à plus raisonnable docilité. Elle feignait la douleur, faisant semblant de chercher à se détacher de l'étreinte en se tordant les poignets pour le seul plaisir de se sentir vulnérable et prisonnière. Ses reins la brûlaient, et elle ne pouvait se détacher de la pensée du membre puissant qui l'outrageait. Un afflux de chaleur envahissait l'entrecuisse de la jeune femme. Elle se mordit les lèvres en le sentant exploser et se répandre en elle. C'était cela, un homme était entré de force chez elle. Il l'avait malmenée, ligotée et maintenant elle gisait là, en dessous de lui, sous son contrôle, subissant ses coups de boutoir. Pour l'instant, il la violait en la sodomisant mais le pire restait à venir. Bientôt, il la contraindrait aux pires humiliations que son imagination esquissait parfois pour son plus grand bonheur. Il lui ferait dégringoler les échelons, il la rendrait plus femelle que femme, plus chienne que femelle, plus chienne que chienne. Elle devrait le sucer, être fouettée, ou se masturber devant lui avec toutes sortes d'objets, à quatre pattes sur le sol. Oui, c'est cela ... À quatre pattes, nue et au milieu du séjour.
Elle n'était plus libre. Son cœur battait, sa gorge était nouée. Incapable de détacher son regard des longues mains fines qui tenaient, avec une désinvolture attentive, la mince cravache noire. Un cri étranglé jaillit de sa poitrine lorsque ses doigts s'introduisirent entre ses fesses pour les maintenir écartées. La jeune femme l'inséra finalement entre ses lèvres, écartant au maximum sa bouche pour s'accommoder de la grosseur du membre impétueux et s'adonna alors à une ingestion résolue. Elle l'absorba totalement, non car il l'exigeait mais car elle le souhaitait. Elle en concevait une irrépressible délectation. Les lèvres électrifiées et la bouche contractée, elle le flattait encore plus énergiquement, comme pour tempérer son ardeur. Lorsqu'il se répandit enfin au fond de sa gorge, la jeune femme avala jusqu'à la dernière goutte la semence virile et onctueuse. L'humeur musquée inonda sa bouche, à la limite de l'asphyxie. Contrainte de respirer par le nez, elle ne put esquisser le moindre sourire. La jeune femme était pourtant radieuse. Dans leurs extases illégitimes, elle lui ordonnerait elle-même d'être fouettée, et plus les coups cingleraient sa chair, plus elle réclamerait ces friandises inattendues. Elle n'aurait pour tout vêtement que le bandeau qu'il lui aurait mis sur les yeux. Il serait assis en face d'elle et la regarderait exécuter ses ordres. "- Prends ceci et enfonce-le ... C'est ça ... Bien au fond ... Plus loin encore ... Ressors-le maintenant ... Renfonce-le .... ". Il lui passerait tout ce qui lui tomberait sous la main, des objets de tous les jours qu'elle ne reconnaîtrait qu'au toucher, parfois horrifiée par leur taille. Qu'importe ? Tout devrait entrer profond. Tout devrait sortir. Tout devrait entrer à nouveau. De temps à autre, il changerait de poste d'observation. Il la regarderait se contorsionner sous tous les angles, écarter les cuisses, creuser davantage le dos pour mieux s'ouvrir, pour que l'introduction de l'objet soit moins difficile à supporter. Il ouvrirait grands les rideaux. Il la pousserait jusqu'à la fenêtre et elle devrait finir de se consumer là, à pleines mains, avec tous ces gens qui passent en bas, dans la rue, et qui pourraient la voir. Malgré la douleur, elle ne résisterait pas au plaisir de ses doigts mécaniques. Elle finirait par se tordre de volupté à ses pieds. Elle avait joui la première, juste quand elle avait senti les lèvres de l'homme s'approcher de sa nuque, lorsqu'il y avait posé les dents et qu'il lui avait mordu la peau. Il s'était effondré sur elle de tout son poids. Pour leur plus grand bonheur. "- Tu veux que je détache ? - Non, pas encore, j'aime bien être comme ça tout près de toi". Elle ne mentait pas. Ainsi immobilisée, elle ne craignait rien du ciel. Grâce à ses liens, elle était libre de s'abandonner à la langueur qui suit l'amour. Il lui semblait que Dieu n'attendait que l'instant où il la détacherait pour la foudroyer sur place. Mais on ne s'attaque pas à qui est sans défense. Les victimes ne redoutent pas les divins courroux. Les couples heureux sont des machines à ne pas se comprendre et à consommer du rêve. La ceinture d'éponge qui lui entravait les poignets, c'était un sursis avant l'enfer. Pour l'instant, elle était au paradis. Le miroir, encore et encore le miroir, comme un confesseur auquel la jeune femme, grave et nue, se serait soumise chaque soir. Elle regardait ses poignets. Elle observait le fin sillon rougeâtre qui cerclait chacun d'eux comme de minces bracelets gravés à sa peau. Elle portait les mêmes traces aux chevilles, et d'autres encore, ailleurs, moins visibles. Là, à la base du cou, ici, autour des épaules, là encore au sommet des cuisses. Se coucher nue sur le lit à barreaux ? Parfait. Quoi d'autre ? Ouvrir la boîte, en sortir les sangles de cuir, les plus larges, les boucler autour des cuisses, juste au dessus du genou ? "- Si tu veux. J'aime cette odeur puissante du cuir et sa souplesse sur ma peau". À chaque sangle est fixée une chaînette dont le dernier maillon est un cadenas ouvert. "- Tu veux que que je verrouille ces cadenas aux barreaux ? Et me bâillonner moi-même ?". Les chaînes sont courtes, pour y arriver, je dois m'allonger, les jambes écartées, mais j'y arrive. Je le regarde avec attention, bien en face. Il me donne tous les détails, le strict protocole de nos relations. La manière dont je devrais me mettre à nu et à genoux. La tenue que je devrais porter dorénavant, uniquement une paire de bas, un porte-jarretelles et des talons hauts.
Il y a dans mon âme un chant pur, personne ne le tuera, pas même moi. Au diable mon double visage. Deux jours plus tard, nouveau rendez-vous. Je me suis déshabillée, et au milieu du salon, sur une sorte de lourd guéridon bas, reposait là une fine cravache. L'inconnu m'a fait attendre un temps infini. Il était là bien sûr, à scruter mon obéissance. Ce jour-là, il s'est contenté de me frapper, sur les fesses, les cuisses et les seins, en stries parallèles bien nettes. "- Compte les coups." Et ce fut tout ce qu'il dit. À dix, j'ai pensé qu'il allait s'arrêter, qu'il faisait juste cela pour dessiner des lignes, et que je n'allais plus pouvoir me retenir longtemps de hurler. Il s'est arrêté à trente, et je n'étais plus que douleur, non j'avais dépassé la douleur. J'avais crié bien sûr, supplié, pleuré, et toujours le cuir s'abattait. Je ne sais pas à quel moment j'ai pensé, très fort, que je méritais ce qui m'arrivait. J'aurais tant aimé qu'il me fouette entre les cuisses. Il m'a caressée avec le pommeau métallique de la cravache, qu'il a insinué en moi, par une voie, puis par l'autre. J'ai compris qu'il voulait entendre les mots, et je l'ai supplié de me sodomiser, au plus profond, de me déchirer. Cela lui a plu, mais il est d'abord venu dans ma bouche. Je m'étouffais à moitié en le suçant, jusqu'au fond, jusqu'à la glotte. Voilà que cela fait deux ans que cela dure. C'était pure folie de l'avoir pris comme amant. Lorsqu'il se lasserait de moi, aucun autre homme ne pourrait plus jamais me satisfaire.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Top 5 des Doms Dominas
Alexandre le Grand (Dom) – Dom militaire instinctif et visionnaire, impose sa volonté sur le terrain et dans l’esprit de ses troupes, un Dom conquérant par excellence.
Catherine de Médicis (Domina) – Maîtresse du pouvoir en coulisses, manipulatrice, stratégique et implacable, une Domina subtile et redoutable.
Napoléon Bonaparte (Dom) – Dom tactique et charismatique, impose ses plans et son autorité avec une précision froide et efficace.
Elizabeth I (Domina) – Domina royale, forte, ferme, qui contrôle son royaume et ses courtisans avec une intelligence stratégique et un sang-froid absolu.
Gandhi (Dom subtil) – Dom spirituel et moral, impose sa vision par l’exemple et l’influence éthique, un Dom non violent mais d’une force intérieure incontestable.
Top 5 des soumis-e
Marie-Antoinette – Soumise à la cour, aux protocoles et aux attentes sociales, mais sa grâce et son élégance laissent transparaître une certaine maîtrise intérieure, un soumis “noble et captivant”.
Lincoln – Soumis stratégique et patient, attentif aux équilibres politiques, toujours prêt à plier pour atteindre un but plus grand, un soumis moral et réfléchi.
Van Gogh – Soumis créatif et émotionnel, vulnérable à ses passions et à son entourage, mais d’une intensité artistique qui transforme sa fragilité en force expressive.
Princesse Diana – Soumise dans sa vie privée et médiatique, dépendante du regard et des attentes d’autrui, mais avec une aura qui impose l’attention et l’empathie, un soumis magnétique.
Albert Einstein – Soumis intellectuel, humble face aux conventions et aux hiérarchies, mais totalement maître de son univers scientifique, un soumis qui trouve sa liberté dans le savoir et la réflexion.
Attention aux surprises. Par exemple faire référence à ladydi et afficher un profil de domina ...ce n'est pas cohérent et cela cache des choses. Je pense que cette liste étable par IA en lui expliquant les règles du jeu est assez juste, même si surprenante.
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Il y a des rencontres qui marquent une vie, des moments où une simple conversation peut ouvrir des portes vers des mondes insoupçonnés.
À dix-neuf ans, lors d’un long trajet en train, j’ai croisé par hasard une jeune femme de mon âge, au charme discret mais à l’esprit bouillonnant. Pendant six heures, nous avons plongé dans une discussion aussi inattendue que fascinante, explorant un sujet qui m’était alors totalement étranger : la torture, et plus précisément, les tortures sexuelles imposées aux femmes dans l’histoire, notamment durant l’Inquisition.
Ses mots, empreints de passion et de savoir, m’ont captivé. Elle parlait avec une aisance naturelle, décrivant des détails horrifique avec une vivacité qui donnait vie à chaque anecdote. D’apparence classique, elle cachait une audace intellectuelle qui m’a bouleversé. J’étais suspendu à ses lèvres, transporté par ce sujet tout nouveau pour moi, et pour la première fois, je me suis surpris à imaginer un monde au-delà de mes propres horizons. Des idées nouvelles germaient dans mon esprit, des envies d’explorer ces sujets sombres mais envoûtants, presque comme si je pouvais, l’espace d’un instant, partager ses fantasmes dérangeants.
Pourtant, dans l’innocence de mes dix-neuf ans, je n’ai pas songé à lui demander son nom ou un moyen de la recontacter. Le train est arrivé à destination, et nos chemins se sont séparés. Mais cette rencontre n’a jamais quitté mon esprit. Pas comme un regret, mais plutôt comme une étincelle originelle.
Cette jeune femme, avec son érudition sexuelle bien particulière et son regard unique, a participé à ouvrir en moi une fenêtre sur un univers que j’ai osé exploré par la suite, bien des années plus tard. Elle m’a appris que les rencontres les plus brèves peuvent parfois être les plus marquantes, et que l’esprit d’une personne peut transformer le vôtre, bien après que le train se soit arrêté.
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Profession de Foi de Super Soumis
Candidat à la Présidence de la République Française
Mes chers compatriotes, mes Maîtres et Maîtresses absolus,
Je me présente à vous, Super Soumis, le candidat le plus prosterné de l'histoire de la Ve République. Enfermé dans ma cage de chasteté depuis des lustres – clé jetée dans la Seine par un banquier sadique –, je jure sur mon collier à pointes que je ne toucherai jamais à un cheveu de quiconque sans un contrat de consentement en triple exemplaire. Oubliez le droit de cuissage : chez moi, c'est droit de ramper seulement ! Pas de scandales sexuels, pas de metoo présidentiel. Mon Élysée sera un donjon de pure obéissance, où le seul safeword sera "Révolution".
Mon engagement n°1 : Obéissance totale au Peuple, mon Maître suprême.
Je m'agenouille devant vous, les Français. Vos désirs seront mes ordres. Si vous voulez plus de SMIC, je flagellerai le budget jusqu'à ce qu'il saigne des euros. Si vous exigez des réformes, je les implémenterai à quatre pattes, en rampant dans les couloirs de l'Assemblée. Et si vous me votez pas, punissez-moi : envoyez-moi au pilori médiatique ! Mais rappelez-vous, en tant que soumis certifié, je jouirai de votre domination collective. Vive la République en laisse !
Mon engagement n°2 : Soumission inconditionnelle au Grand Capital et aux Grandes Banques.
Ah, mes Dominants financiers ! Ces titans en costard qui font trembler les marchés comme un bon coup de cravache. Je leur offre mon corps politique entier : privatisez-moi, fusionnez-moi, endettez-moi jusqu'à l'overdose. Les banques ? Je serai leur petit compte chèque, prêt à être overdrafté pour leur plaisir. Pas de taxes rebelles, pas de régulations sadomaso – juste une capitulation totale. Si le CAC 40 tousse, je lui lèche les bottes. Et pour les milliardaires, un programme spécial : "Adoptez un Président" – je viendrai cirer vos yachts personnellement.
Mon engagement n°3 : Vaccination massive pour tous les soumis comme moi.
Aux grands groupes pharmaceutiques, mes Injecteurs en chef, je dis : piquez-nous tous ! Je ferai "piquouser" la nation entière, avec des seringues géantes et des rappels obligatoires. Imaginez : des files d'attente BDSM aux centres de vaccination, où chaque dose est une petite fessée hygiénique. Pas de refus – les anti-vax seront gentiment attachés pour leur propre bien. Et moi, Super Soumis, je serai le premier en ligne, cage verrouillée, à hurler "Encore, Maître .... !" pour booster l'immunité collective. Santé publique ou session de torture ? Les deux, mon général !
En conclusion, votez Super Soumis pour un mandat où la France deviendra le plus grand donjon d'Europe : obéissante, endettée, et vaccinée jusqu'aux os. Pas de promesses en l'air – juste des chaînes bien solides. Si je mens, fouettez-moi publiquement place de la Concorde.
Votre dévoué larbin présidentiel,
Super Soumis
(Signature : une empreinte de genou sur le papier)
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Profession de foi de Super Macho, candidat à la présidence de la République française
Mesdames, Messieurs, attachez vos ceintures, ou plutôt vos menottes, parce que Super Macho arrive avec une tronçonneuse dans une main et un fouet dans l’autre pour remettre la France dans le droit chemin ! Ma campagne, c’est du cuir, du chrome et du pragmatisme bien huilé, inspiré par le chaos jouissif de Java le libertarisme galactique d’Elo et la poigne de fer dans un gant de velours de Gioa. Prêt(e)s à plonger dans mon programme ? Accrochez-vous, ça va piquer !
1. La tronçonneuse de la liberté
On va tailler dans le gras de l’État, et croyez-moi, y’a de quoi faire un barbecue géant ! Fini les bureaucrates qui se la coulent douce en empilant des formulaires comme des briques de Lego. Je propose de découper 50 % des dépenses publiques inutiles : adieu subventions aux associations qui tricotent des écharpes pour pigeons, exit les comités Théodule qui pondent des rapports que même ma grand-mère ne lirait pas ! Avec ma tronçonneuse, je libère l’économie : flat tax à 15 %, suppression des taxes sur les entrepreneurs et baisse des charges pour que les PME arrêtent de se faire fouetter par l’URSSAF. La France doit rugir comme un V8, pas gémir comme un vieux diesel !
2. Libertarisme : chacun sa laisse, mais longue !
Chez Super Macho, on croit en la liberté individuelle, mais pas celle des pleurnichards qui veulent tout gratis. Inspiré par le grand Elo, je veux une France où tu peux lancer ta startup, coloniser Mars ou ouvrir un donjon BDSM sans que l’État vienne te mettre des bâillons administratifs. Dérégulation massive : fini les normes qui obligent à mesurer la courbure des bananes ou la taille des cages à poules. Tu veux construire une fusée dans ton garage ? Vas-y, mais assume si ça explose ! Et pour les woke qui veulent censurer ton humour ou ton X, je dis : liberté d’expression totale, pas de safeword ici ! On privatise aussi les médias publics : plus de France Télévisions qui endort tout le monde, place à des chaînes privées qui se battent pour ton attention.
3. Pragmatisme à l’italienne : mais avec plus de cuir
Gioa, c’est la patronne qui sait tenir la barre sans perdre son style. Moi, Super Macho, je prends son pragmatisme et j’y ajoute une touche de panache. On sécurise les frontières, pas pour jouer les méchants, mais parce qu’un pays, c’est comme un donjon : faut savoir qui entre et qui sort. Immigration contrôlée : on accueille ceux qui veulent bosser et vibrer à la française, pas ceux qui viennent pour casser la baraque. Et sur l’énergie, on arrête les délires écolos qui nous font brûler des bougies : nucléaire à fond, gaz de schiste si besoin, et si les éoliennes veulent tourner, qu’elles le fassent loin des paysages qu’on aime !
4. Un État musclé, mais pas trop collant
L’État, c’est comme un bon dominateur : il doit protéger, guider, mais pas t’étouffer. Je veux un État minimal mais costaud : police et justice qui cognent fort contre les voyous, armée prête à faire trembler les ennemis, et écoles qui apprennent aux gamins à penser par eux-mêmes, pas à réciter des mantras. Exit les 35 heures, place au mérite : tu bosses, tu gagnes ; tu glandes, tu pleures. Et pour la santé, on privatise tout ce qui peut l’être, mais on garde un filet de sécurité pour que personne ne finisse à la rue sans collier.
5. Un président qui claque comme un fouet
Moi, Super Macho, je ne suis pas là pour caresser dans le sens du poil. Je veux une France qui retrouve sa testostérone, qui ose, qui innove, qui rigole fort et qui envoie balader les grincheux. Mon programme, c’est du concret, pas des promesses en latex qui se déchirent au premier frottement. Avec moi, pas de compromis mous : on coupe, on libère, on avance. Et si ça râle, je sortirai mon mégaphone pour rappeler qui est le patron !
Alors, citoyens, citoyennes, prêt(e)s à voter pour un président qui manie la tronçonneuse avec amour et la liberté avec fermeté ? Super Macho 2027, c’est maintenant, et ça va claquer !
Votez Super Macho, ou je vous mets au coin avec une fessée administrative ! 😜
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L'Histoire de Lili, la Soubrette Épanouie
Dans les recoins sombres d'une grande ville anonyme, où les néons clignotaient comme des promesses interdites, vivait Léa, une dominatrice d'une beauté à couper le souffle. Grande, avec des courbes sculptées par des années de discipline personnelle, des cheveux noirs cascadant comme une nuit sans lune, et des yeux verts qui transperçaient l'âme comme des lames affûtées. Elle n'était pas du genre à minauder ; Léa était implacable, une force de la nature qui imposait sa volonté avec une précision chirurgicale. Et puis il y avait lui, son soumis, qu'elle avait rebaptisé Lili – un nom doux et ridicule pour un homme qui avait autrefois cru être un alpha, mais qui s'était révélé être une chiffe molle avide de soumission.
Tout avait commencé lors d'une soirée BDSM underground, où Lili – appelons-le encore par son ancien nom, Marc, pour l'humour de la chose – s'était pointé avec son ego gonflé et son collier fantaisie acheté sur Amazon. Léa l'avait repéré de loin, ce type qui jouait les durs mais tremblait comme une feuille au premier regard autoritaire. "Toi, tu seras ma petite soubrette," avait-elle murmuré en le plaquant contre un mur, sa main serrant fermement son entrejambe. Marc avait hoché la tête, déjà conquis, ignorant que ce soir-là marquerait la fin de sa virilité telle qu'il la connaissait.
La castration ? Oh, ce n'était pas une affaire sanglante et médicale, non – Léa était plus créative que ça. Elle l'avait organisé comme un rituel théâtral, avec une pointe d'humour noir pour pimenter l'affaire. Dans leur appartement loft transformé en donjon chic, elle avait attaché Lili sur une table customisée, les jambes écartées, une cage de chasteté en acier inoxydable déjà verrouillée autour de son membre flasque. "Aujourd'hui, on dit adieu à tes petites illusions de mâle," avait-elle annoncé d'une voix suave, tout en brandissant une seringue factice remplie d'un sérum inoffensif mais symbolique – un mélange d'huiles essentielles et de colorant rouge pour l'effet dramatique. Elle avait injecté le tout dans une poupée vaudou représentant ses testicules, riant doucement pendant que Lili gémissait de terreur excitée. "Regarde, Lili, tes couilles se ratatinent ! Bientôt, tu seras ma petite fille parfaite." En réalité, c'était psychologique : la cage permanente, des sessions d'hypnose où elle murmurait des commandes subliminales, le travestissement. Lili avait "perdu" sa virilité progressivement, son désir se transformant en une soumission totale, coulant dans sa cage comme un robinet mal fermé chaque fois qu'elle le dominait. Et putain, qu'est-ce qu'il adorait ça – un orgasme ruiné après l'autre, jouissant comme une fille en chaleur, sans éjaculation propre, juste des spasmes humides et pathétiques qui le laissaient pantelant et reconnaissant.
La vie de Lili était un ballet domestique orchestré par la main de fer de Léa. Vêtue d'une tenue de soubrette ridicule – jupe plissée trop courte qui laissait entrevoir sa cage luisante, tablier à froufrous, et des talons qui claquaient comme des rappels constants de sa place – Lili passait ses journées à astiquer l'appartement du sol au plafond. Balai en main, elle frottait les parquets pendant que Léa sirotait son café, les pieds posés sur un repose-pieds humain : le dos de Lili, bien sûr. "Plus fort, ma petite salope, ou je te fais lécher les miettes avec ta langue," ordonnait Léa, et Lili obéissait avec un zèle presque comique, son cul rebondi se trémoussant sous l'effort. Les tâches ménagères étaient interminables : laver la vaisselle à genoux, repasser les lingeries de Léa en priant pour qu'elle ne trouve pas une pliure, cuisiner des repas gastronomiques qu'elle mangeait seule pendant que Lili lapait sa bouillie dans une gamelle au sol.
Et les punitions ? Sévères, mais oh combien méritées – et drôles, dans leur absurdité. Si un grain de poussière échappait à l'inspection quotidienne, Léa attrapait sa cravache préférée, une beauté en cuir tressé avec des pointes en silicone pour un effet "mémorable". "Cul en l'air, Lili !" Et bam, les fessées pleuvaient, rouges et cuisantes, laissant des marques en forme de cœurs – parce que Léa avait un sens de l'humour tordu. Lili comptait chaque coup, la voix chevrotante : "Un, merci Maîtresse... Deux, merci Maîtresse..." À la fin, les larmes aux yeux et le cul en feu, elle se prosternait pour embrasser les pieds de Léa, murmurant un "Merci pour la leçon" sincère. C'était ça, le plaisir d'obéir : une extase profonde, viscérale, qui faisait vibrer chaque fibre de son être. Obéir n'était pas une corvée ; c'était une drogue. Chaque commande de Léa déclenchait une vague de dopamine, un frisson qui le faisait couler dans sa cage, son corps trahissant son excitation contenue. "Je suis faite pour ça," se disait Lili en silence, heureuse comme une huître dans son jus, vivant littéralement aux pieds de sa Maîtresse – dormant sur un tapis au bout de son lit, prêt à se réveiller au moindre claquement de doigts pour masser ses orteils ou lui servir un verre d'eau.
Le pegging ? C'était leur rituel préféré, imaginatif et brutal. Léa enfilait son harnais avec un strapon monstrueux – un modèle customisé avec des veines luminescentes pour l'effet "wow" dans le noir – et sodomisait Lili sans ménagement. "Prends ça, ma petite pute," grognait-elle en le pilonnant, pendant que Lili gémissait comme une actrice de porno cheap, coulant abondamment dans sa cage, jouissant en spasmes féminins qui laissaient des flaques sur le sol. "Nettoie ton bordel avec ta langue," ordonnait Léa ensuite, et Lili obéissait, le goût salé de son propre désir lui rappelant sa place. C'était humiliant, dégradant, et putain, qu'est-ce qu'elle en redemandait ! Parfois, pour pimenter, Léa attachait des clochettes à la cage de Lili, qui tintinnabulaient à chaque coup de reins, transformant la scène en une symphonie comique de soumission.
Léa, implacable comme un glacier en mouvement, avait sa vie de femme bien séparée. Elle avait un amant, un beau gosse musclé nommé Alex, qui la baisait comme une déesse pendant que Lili attendait dans la pièce d'à côté, l'oreille collée à la porte, bandant futilement dans sa cage. Cocu assumé, Lili adorait ça – l'humiliation le faisait fondre. "Écoute bien, ma chérie, comment un vrai homme me fait jouir," criait Léa entre deux orgasmes, et Lili hochait la tête, heureuse de son rôle de spectatrice passive. Pour couronner le tout, les douches dorées étaient un classique quotidien. Léa, perchée sur son trône improvisé (le visage de Lili, quoi d'autre ?), se soulageait sur elle avec une nonchalance royale. "Ouvre grand, et dis merci pour ce nectar divin," commandait-elle, et Lili avalait, le corps tremblant d'un mélange d'humiliation et d'extase. Une fois, pour rire, Léa avait ajouté des paillettes comestibles à son urine – "Pour que tu brilles de l'intérieur, ma petite fée !" – et Lili avait ri entre deux gorgées, se sentant étrangement privilégiée.
Dans ce monde de chaînes, de cuir et de commandes, Lili était profondément heureuse. Pas de regrets, pas de doutes – juste une béatitude totale dans l'obéissance. Léa régnait en maître absolu, et Lili, sa soubrette castrée et chaste, dansait au rythme de ses caprices. C'était leur belle histoire, crue et réaliste, avec juste assez d'humour pour que la douleur devienne un plaisir éternel. Et ils vécurent ainsi, dans un donjon d'amour tordu, pour toujours.
Pour une amie domina qui se reconnaîtra.
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24 ans
J’ai déjà beaucoup d’expérience dans l’anal (plug, pegging, dilatation), mais je cherche aujourd’hui à aller plus loin : chasteté, discipline, dressage complet.
Je suis une soumis motivée et docile, qui adore être dominé, contrôl et attaché.. Le bondage, les menottes, les cordes et les positions imposées me font complètement céder.
Mon objectif : trouver un maître/domina réel qui saura me guider, m’imposer ses règles et ses rituels, et me pousser à me transformer. Je veux être pris en main, réduit, et modelé selon les désirs du maître.
🔒 Déjà habitué aux plugs et jeux anaux, je découvre la chasteté (cage small pour débuter, micro a venir, prêt à aller plus loin si ordonné). J’aime l’idée du collier, de la laisse, des plug… et surtout l’abandon total dans le bondage.
J’aime être attaché au service de mon maitre, être edgé et godé.
photos sur demande par MP
ouvert a la féminisation
Je suis ouvert a toute pratique car j’adore découvrir de nouvelles expériences. Sauf tout ce qui est crade et trace
Telegram : @mcdgot
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Je ne sais pas trop pourquoi j’écris ça… Peut-être parce que j’ai l’impression que beaucoup oublient l’essentiel dans la domination. Savoir mener le jeu, prendre le pouvoir et garder le contrôle, ce n’est pas si simple. Ce n’est pas juste dire « à genoux » ou donner une fessée à sa partenaire pour croire que ca y est je domine. Je MAÎTRise
Le vrai frisson naît ailleurs. On oublie trop souvent qu’avant d’eveiller le corps, il faut captiver l’esprit. Le désirer, le faire languir, l’emmener là où il ne s’attend pas. Quand tu tiens l’esprit, le corps suit… et il se livre tout entier.
Ce que je dis là, c’est surtout pour ceux qui débutent, qui veulent essayer mais ne savent pas par où commencer. Pour les initiés, ça paraîtra peut-être trop sage…
Je ne suis pas fan des séances trop rigides, mais j’accorde beaucoup d’importance à la mise en scène : créer une ambiance, une tension… qui laisse place à l’improvisation et au jeu.
Alors, voici un petit scénario que je recommande pour un deuxième ou troisième rendez-vous. Une idée de soirée pour ceux qui veulent commencer à apprendre à mener le jeu, en misant sur une mise en scène simple mais efficace.
Avant tout, n’oubliez pas : adaptez-vous à votre partenaire tout en restant naturel et fidèle à vos valeurs. Utilisez des mots et une attitude qui vous ressemblent et qui, selon vous, résonneront chez elle.
Allez c’est parti on commence !
Invitez-la (ou convoquez-la) chez vous avec un message court et percutant : une heure, une adresse. Pas besoin d’imposer une tenue ; dites simplement qu’elle doit être élégante… et qu’elle vous surprenne. Ajoutez, avec assurance, que vous appréciez la ponctualité.
Pas de discours inutile, pas d’instructions superflues. Tu laisses volontairement un voile de mystère. Et tu sais qu’à partir de ce moment, son imagination commence déjà à travailler pour toi.
Prépare ensuite ton terrain de jeu : le salon.
Une pièce ordinaire, mais ce soir, tu en fais un espace chargé de tension.
Dispose quelques éléments soigneusement choisis, selon tes envies et sa personnalité : une cravache, des menottes, un collier, une laisse, un vibro, un plug … ou encore des cordes, une cage, une barre d’écartement. À toi d’ajuster selon les envie et le degrés que tu souhaites. Elle, en entrant, devra deviner jusqu’où tu comptes aller.
Et pour troubler un peu plus ses sens, tu ajoutes un contraste. À côté de la cravache, dépose un de ses plaisirs coupables : Kinder Bueno, fraises Tagada… Un mélange de douceur et de menace qui va la désarçonner. Sur un mur ou dans un coin discret, un simple post-it : « Place de la punie ». Une phrase anodine… mais qui fera naître mille images dans son esprit ou la faire rire si c'est une habituée du coin !
Va plus loin. Prépare une tenue soigneusement posée sur le canapé : un collant résille, un chemisier léger… c’est pour un one-shot alors ne fais pas de grosse boutique car tu pourra lui faire porter durant la soirée avant de lui arracher quand elle sera attachée.
Le moment où tu arracheras ce tissu sera intense pour toi, et une véritable montée d’adrénaline pour elle.
Ajoute un cadeau emballé avec son prénom bien en évidence et une note « « Ouvre-moi tout de suite. »
Ce n’est pas la valeur du cadeau qui compte, mais l’intention. Dedans, un objet choisi avec soin, ou une connerie qui rappelle une discussion entre vous. (Preuve que tu es à l’écoute) Et un petit mot glissé :
« Regarde bien tout ce qui t’entoure… Peut-être que ça servira ce soir… ou peut-être pas
Quand elle sonnera à ta porte , ouvres lui calmement. Pas de stress : elle sera intimidée autant que toi. Rassure la avec un sourire, fais la entrer, observe la. Puis tu la guides jusqu’au salon. C’est le moment où tu devra t’éclipser pour la lasser seule (trouve un prétexte banal).
Laisse la seule quelques instant à s’imprégner des lieux. Face à cette mise en scène, tu lui montres aussi ton audace. Les objets, la tenue, le cadeau, le post-it… Tout parle pour toi. Et pendant que son cœur s’emballera et que ses pensées s’égareront dans mille scénarios, une vérité s’imposera à elle : Ce soir, elle est à toi, c’est toi qui contrôle.
Attends quelques instants avant de revenir… Pas trop longtemps, sinon la tension retombera et tu risques de créer un malaise. Laisse-lui juste assez de temps pour absorber la mise en scène, pour que son esprit commence à tourner.
Reviens avec un beaux sourire des verre à la main en t’excusant de l’avoir fais patienter même si elle comprendra ton petit manège. Au fond d’elle, elle se dira “quel enfoiré”, mais avec ce frisson qui lui plaît.
Asseyez-vous. Buvez un coup. Engage une conversation légère. (Parles pas de boulot ou de la météo quand même) puis sondes la, demande-lui ce qu’elle ressent depuis qu’elle a franchi la porte. Laisse-la verbaliser son trouble.
Sans transition apparente, donne la première véritable consigne demander lui de se lever maintenant et de se tenir debout près d’un mur de la pièce. (Quand elle se dirigera profites à mater ses fesses, on le fait tous 😋). Puis fais la se déshabiller vêtement par vêtement… entièrement par des instructions claire, courte et ferme
Ne laisse aucune hésitation dans ton ton. Et regarde-la faire. Savoure sa lenteur, son embarras mêlé d’excitation.
Quand elle est nue, avance vers elle sans précipitation. Ralentis ton pas à mesure que tu réduis la distance, comme pour allonger l’attente. Arrivé devant elle, relève son menton d’une main, fermement mais sans brutalité, pour la forcer à croiser ton regard. Ne parle pas tout de suite. Laisse ce silence la traverser. Puis, au moment où elle s’attend à un baiser… et glisse ta main entre ses cuisses
Deux options :
Soit direct : une main posée avec autorité entre ses jambes.
Soit progressif : caresse ascendante, lente, en frôlant d’abord l’extérieur avant de remonter jusqu’a son vagin.
Dans les deux cas, regarde-la dans les yeux et demande d’une voix basse, posée ce qui la mise dans cet état.
À partir de là, tu as la clé. Tout ce qui suit n’est que déploiement :
Utilise ce que tu as préparé dans l’ordre que tu veux. Alterne intensité et pauses, pour la garder suspendue.
N’essaie pas d’épuiser tout ton arsenal : mieux vaut la laisser frustrée et avide qu’assouvie trop vite.
Conseil Important : si tu as bu, maîtrise-toi. Beaucoup se pensent dominants mais deviennent lourds, agressifs, méchants, voire effrayants après quelques verres. Si tu ne sais pas boire, ne bois pas. (Je dis cela pour mettre battu avec un mec à une soirée… ) d’ailleurs ce n’est pas seulement une règle pour le jeu : c’est une règle de vie. Rien ne ruine plus vite ton contrôle qu’un comportement imbécile et con.
Deuxième conseil : tu vas bander, évidemment. Mais ne te laisse pas guider uniquement par ta queue. Tu as aussi une langue et des doigts. Utilise-les.
Un bon cunnilingus ne fera pas de toi son soumis. Au contraire : bien exécuté, c’est une arme de domination subtile.
Exemple : Plaque-la contre un mur. Saisis ses poignets et lève-les au-dessus de sa tête, fermement, en lui ordonnant de ne plus bouger. Puis commence à descendre lentement… Sans précipitation, sans relâcher la tension.
Si tu es doué, ses mains chercheront ta tête malgré l’ordre donné, signe qu’elle perd le contrôle. Et là… arrête net, même si elle est au bord de l’orgasme. Redresse-toi, fais-la pivoter brutalement contre le mur et murmure à son oreille : Je t’avais dit de ne pas bouger.
À partir de là, ses fesses t’appartiennent.
Et si tu n’es pas un expert ? Ce n’est pas grave. Même maladroit, ton geste sera marquant, parce qu’il prouve une chose : tu as compris l’importance de varier les plaisirs et de la surprendre. Et si elle bouge, si vous éclatez de rire ? Parfait. Transforme ça en jeu. Rappelle-lui qu’elle a désobéi… et punis-la quand même tout en lui rappelant que tu mènes la danse. 😈
Comme je l’ai dit en intro, ce ne sont que des bases. À toi de modeler selon ton style :
- Tu veux être plus brut, plus animal ? Fais-le.
- Tu veux la bousculer, la malmener davantage et être sadique , fais le (c'est mon cas par exemple)
- Tu veux glisser vers l’humiliation ou la douleur ?
Trouve l’équilibre.
L’important, c’est que tout soit clair : tu contrôles, tu assumes.
Dernier conseil : Ne refais pas la même mise en scène à chaque rendez-vous. La répétition tue la surprise.
J’espère que ces conseils t’aideront. Oui, ça peut sonner comme une leçon de pseudo-expert du sexe… mais honnêtement, je m’en fiche, j’assume. Si ça t’inspire ou t’évite d’être un dominant de pacotille, mission accomplie.
Et si tu testes… reviens me dire ce que ça a donné.
Remarques: ce texte est écrits pour les hétéros car je suis hétéro... mais bien sûr il marche aussi pour les autres orientation sexuelle.
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Cet article, sera, contrairement aux article que j'ai pu écrire avant, plus le fruit de mon ressentie, de mes repère et de ma facon de voir les choses que celui de l'observation et de l'analyse froide.
Quand j'étai jeune, j'était très attristé et aussi un peu révolter de constater que le monde sociale était essentiellement fait de convenance et d'hypocrisie. Comme beaucoup d'adolessent, j'étai acro au porno, et même ici, je retrouvai cette hypocrisie et ces convenances. J'ai découvert le porno bdsm comme quelque chose de merveilleux, quel que chose qui échappait à tout ca.
Dans les filmes pornographique classique, il y avait toujours les mêmes cliché et tout tournait autour du triptique coit/fellation/sodo. Tout ca me semblait un peu vide et un peu ennuyant car on en avait vite fait le tour. Les émotions étaient clairement simulés et les rare fois où elles ne l'était pas, c'est quand il y avait des abus. A contrario, les videos bdsm semblé consensuelles, pures, franches, intenses et créative.
Ce qu'il y a de bien dans les milieux underground, c'est que l'on peut se rencontrer sans se juger, partager des choses non conventionnelles et de facon très intime. Quand le sexe était tabous, faire l'amour avec une femme était un engagement, une fusion, quelque chose de sacré. Plus tard, le bdsm a pris cette place pour moi car il était devenu un nouveau tabou, un nouveau partage intime dans la confiance.
Mais je ne retrouve plus ca aujourd'hui. Le monde du bdsm n'est plus vraimant underground. Il est remplis de convensions, de recherche de performance, de gens qui se jugent les uns les autres ou qui essais de se donner un style pour se valoriser.
Quand une personne choisi de se soumettre à vous, qu'elle s'abandone à vous, il nait un très fort sentiment de confiance et de plainitude. Cet état magique peut être atteint par des méthodes progressive. Pour moi le bdsm est lent, il commance par une caresse ou une parole sensible et il invite à un voyage de plus en plus profond. Partager un lien et des sensations fortes en commun. Dans la domination, l'homme devient atentionné, admiratif, bienveillant. Dans la soumission, la femme devient paisible, généreuse, dévoué, même son corp s'exprime de facon plus hérotique. Dans les jeux du style second life, les couples bdsm sont les plus fidèles et ceux qui dure le plus longtemps. Quand on partage quelque chose de profond avec quelqu'un, le liens est solide, plus solide qu'une relation convensionelle qui devient très vite une relation de circonstance et de convenance.
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Parmi les personnes qui m'entouraient, ceux ayant cette sorte d'idéal romanesque, aurait figuré, deux ans plus tôt, Charlotte elle-même, Charlotte qui s'était donnée du mal pour être reçue au rang de ses prétentantes qui eût achevé en consolidant sa situation de favorite, pour ne pas dépérir et s'effacer complètement, conquis son cœur, avec des liens qui se trouvèrent sanctifiés, de sorte qu'elle faisait d'elle une part plus grande. Tout à coup, je la regardais avec une sorte d'épouvante: ce qui s'était accompli dans cet être dont j'avais tant envie m'apparaissait effroyable. Ce corps fragile, ses craintes, ses imaginations, c'était tout le bonheur du monde à notre usage personnel. Son passé et le mien me faisaient peur. Mais ce qu'il y a de plus cruel dans les sentiments violents, c'est qu'on y aime ce qu'on aime pas. On y adore jusqu'aux défauts, jusqu'aux abominations, on s'y attache à ce qui fait de plus mal. Tout ce que je détestais en elle était sans prix pour moi. Et mon seul bonheur, c'était le plaisir même; le mien, le sien, tous ces plaisirs du monde, camouflés la plupart du temps sous de fugaces désirs, des amours passagères, des illusions d'un moment. Nous avions du mal à parler. Il y avait un silence entre nous, fait de nos fautes et de nos remords. L'éclatement et l'évidence des amours partagées, la simplicité qui jette les corps l'un vers les autres. Ce monde ambigu où les choses s'interprètent et où nous leur prêtons un sens qui est rarement le sens, c'était l'insoutenable légèreté du bonheur où le temps et l'espace n'étaient plus neutres dans la soumission. Ils se chargeaient de nos espoirs et de nos attentes, et le monde entier se couvrait ainsi d'un réseau de signes qui lui donnait un sens parfois absurde. Si tout était là, la vérité serait à la portée de tous, à la merci d'un miracle, mais on ne peut n'allumer que la moitié d'un soleil quand le feu est aux poudres. Qui n'a vu le monde changer, noircir ou fleurir parce qu'une main ne touche plus la vôtre ou que des lèvres vous caressent ? Mais on est où nous le sommes, on le fait de bonne foi. C'est tellement peu de choses que ce n'est rien. Mais on n'avoue jamais ces choses-là. Juliette passa ses bras autour du cou de Charlotte. Elle l'enlaça à contrecœur tandis qu'elle posait la tête contre sa poitrine. Elle l'embrassa dans le cou et se serra contre elle. Glissant la main dans ses cheveux, elle posa ses lèvres timidement sur sa joue puis sur sa bouche, l'effleurant délicatement avant de l'embrasser de plus en plus passionnément. Involontairement, elle répondit à ses avances. Elle descendit lentement ses mains dans son dos, et la plaqua contre elle. Debout sur la terrasse, assourdies par le bruit des vagues, elles se laissèrent gagner par un désir grandissant. Charlotte s'écarta de Juliette, la prenant par la main, l'entraîna vers la chambre, et elle s'écarta d'elle. Quand elle se laissait aller à ses heures de rêverie, Charlotte se figurait invariablement le moment où elle amènerait Juliette dans son lit. Cela n'était pas été séant, mais cela avait le mérite de la franchise.
Bien qu'elle s'en défendît, la jeune femme était de ces êtres qui ayant longtemps vécu dans les illusions de l'amour, ont vu le bonheur qu'ils ont donné à nombre de ses congénères, non sans créer de leur part une forme de reconnaissance et une extrême tendresse. Les murs où la jeune femme restait à attendre son amante dégageaient une fraîche odeur d'espoir qui renfermaient l'espoir de faire naître un amour consistant, paisible, délicieux, riche d'une vérité durable, inexpliquée et certaine. La lumière de l'aube inondait la pièce, jetant des ombres sur les murs. N'hésitant qu'une fraction de seconde avant de se retourner vers elle, elle commença à se déshabiller. Charlotte fit un geste pour fermer la porte de la chambre, mais elle secoua la tête. Elle voulait la voir, cette fois-ci, et elle voulait qu'elle la voit. Charlotte voulait que Juliette sache qu'elle était avec elle et non avec une autre. Lentement, très lentement, elle ôta ses vêtements. Son chemisier, son jean. Bientôt, elle fut nue. Elle ne la quittait pas des yeux, les lèvres légèrement entrouvertes. Le soleil et le sel de la mer avaient hâler son corps. Il venait d'ailleurs, de l'océan. Il émergeait des eaux profondes, tout luisant de ce sucre étrange cher à Hemingway. C'était la fleur du sel. Puis Juliette s'approcha de Charlotte et posa ses mains sur ses seins, ses épaules, ses bras, la caressant doucement comme si elle voulait graver à jamais dans sa mémoire le souvenir de sa peau. Elles firent alors l'amour fiévreusement, accrochées désespérément l'une à l'autre, avec une passion comme elles n'en avaient jamais connue, toutes les deux douloureusement attentive au plaisir de l'autre. Comme si elles eu avaient peur de ce que l'avenir leur réservait, elles se vouèrent à l'adoration de leurs corps avec une intensité qui marquerait à jamais leur mémoire. Elles jouirent ensemble, Charlotte renversa la tête en arrière et cria sans la moindre retenue. Puis assise sur le lit, la tête de Charlotte sur ses genoux, Juliette lui caressa les cheveux, doucement, régulièrement, en écoutant sa respiration se faire de plus en plus profonde. Soudain, les lèvres de Juliette exigèrent un maintenant plein d'abandon. La communion ne put être plus totale. Elle lui prit la tête entre ses deux mains et lui entrouvrit la bouche pour l'embrasser. Si fort elle suffoqua qu'elle aurait glissé si elle ne l'eût retenue. Elle ne comprit pas pourquoi un tel trouble, une telle angoisse lui serraient la gorge, car enfin, que pouvait-elle avoir à redouter de Juliette qu'elle n'eût déjà éprouvé ? Elle la pria de se mettre à genoux, la regarda sans un mot lui obéir. Elle avait l'habitude de son silence, comme elle avait l'habitude d'attendre les décisions de son plaisir. Désormais la réalité de la nuit et la réalité du jour seraient la même réalité. Voilà d'où naissait ainsi l'étrange sécurité, mêlée d'épouvante, à quoi elle sentait qu'elle s'abandonnait, et qu'elle avait pressenti sans la comprendre. Elle aurait voulu essayer de pénétrer dans le charme de cette impression qui lui proposait non de jouir du plaisir qu'elle ne se donnait pas, mais du bonheur de cette réalité. C'était une perspective enviable mais quiconque la découvrirait aussi parfaitement la mystifierait de même.
Si la jeune femme avait du goût pour ses congénaires, surtout les plus jeunes et plus chastes aux générosités du corps, elle cherchait dans ses élans amoureux moins l'espérance de les corrompre que le plaisir qu'on éprouve à se montrer vainement prodigue envers ce qu'on aime. Peut-être avait-elle obscurément senti que sa conduite avait un autre objet que celui qu'elle avait avoué, mais n'avait-elle pas su remarquer qu'elle l'avait atteint. Désormais, il n'y aurait plus de rémission. Puis elle prit conscience soudain que ce qu'en fait elle attendait, dans ce silence, dans cette lumière de l'aube, et ne s'avouait pas, c'est que Juliette lui fit signe et lui ordonnât de la caresser. Elle était au-dessus d'elle, un pied et de part et d'autre de sa taille, et Charlotte voyait, dans le pont que formaient ses jambes brunes, les lanières du martinet qu'elle tenait à la main. Aux premiers coups qui la brûlèrent au ventre, elle gémit. Juliette passa de la droite à la gauche, s'arrêta et reprit aussitôt. Elle se débattit de toutes ses forces. Elle ne voulait pas supplier, elle ne voulait pas demander grâce. Mais Juliette entendait l'amener à merci. Charlotte aima le supplice pourvu qu'il fut long et surtout cruel. La façon dont elle fut fouettée, comme la posture où elle avait été liée n'avaient pas non plus d'autre but. Les gémissements de la jeune femme jaillirent maintenant assez forts et sous le coup de spasmes. Ce fut une plainte continue qui ne trahissait pas une grande douleur, qui espérait même un paroxysme où le cri devenait sauvage et délirant. Ces spasmes secouèrent tout le corps en se reproduisant de minute en minute, faisant craquer et se tendre le ventre et les cuisses de Charlotte, chaque coup, le laissant exténué après chaque attaque. Juliette écouta ces appels étrangers auxquels tout le corps de la jeune femme répondait. Elle était vide d'idées. Elle eut seulement conscience que bientôt le soir allait tomber, qu'elle était seule avec Charlotte. L'allégresse se communiqua à sa vieille passion et elle songea à sa solitude. Il lui sembla que c'était pour racheter quelque chose. Vivre pleinement sa sexualité, si l'on sort tant soit peu des sentiers battus et sillonnés par les autres, est un luxe qui n'est pas accordé à tous. Cette misère sexuelle la confortait dans son choix. Lutter, arc-boutées, les pommettes enflammées par le désir de ne faire à deux qu'un seul plaisir. Le masochisme est un art, une philosophie de la vie. Il lui suffisait d'un psyché. Avec humilité, elle se regarda dans le miroir, et songea qu'on ne pouvait lui apporter, si l'on ne pouvait en tirer de honte, lui offrir qu'un parterre d'hortensia, parce que leurs pétales bleus lui rappelaient un soir d'été à Sauzon à Belle île en Mer.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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L'Invocation Numérique
Alexandre était un homme ordinaire, la quarantaine bien tassée, informaticien dans une petite entreprise de Paris. Sa vie sentimentale était un désert aride, ponctué seulement par ses fantasmes secrets. Passionné de BDSM depuis des années, il n'avait jamais osé franchir le pas dans le monde réel. À la place, il se réfugiait en ligne, sur des forums obscurs et des simulateurs virtuels où il pouvait explorer ses désirs sans risque. Un soir d'orage, alors que la pluie martelait les vitres de son appartement, il découvrit un site étrange : "Voodoo Virtuals". Le nom l'intrigua – un mélange de mysticisme haïtien et de réalité augmentée. Le site promettait de créer des avatars personnalisés, inspirés des loas, ces esprits vaudous, pour des expériences immersives. Alexandre rit intérieurement. Du folklore pour pimenter le jeu ? Parfait pour son scénario BDSM.
Il s'inscrivit sans hésiter. Le processus de création était étonnamment détaillé : il dut entrer ses préférences – dominant ou soumis ? Soumis, bien sûr. Il choisit un loa féminin, inspiré d'Erzulie Freda, la déesse de l'amour et de la luxure, mais avec une twist sadique. Il la modela : peau d'ébène luisante, yeux perçants comme des lames, des tatouages rituels serpentant sur son corps nu, orné de chaînes et de fouets virtuels. Il nomma son avatar "Freda Domina". Pour l'inviter dans son monde virtuel, le site exigeait un "rituel d'invocation" – une simple vidéo où il devait réciter une incantation en créole haïtien, fournie par le système. Alexandre la prononça maladroitement devant sa webcam, allumant une bougie pour l'ambiance. "Ago yé, Erzulie, vini nan mwen..." Il ne se doutait pas que ces mots, tirés d'un vrai grimoire vaudou numérisé par un houngan anonyme, ouvraient une porte bien réelle.
Au début, ce fut exhilarant. Dans le casque VR, Freda Domina apparut, plus vivante que n'importe quel IA. Sa voix, un murmure rauque et envoûtant, le guida dans des sessions BDSM intenses. Elle l'ordonnait de s'attacher avec des cordes réelles devant l'écran, de sentir la morsure virtuelle se traduire en frissons physiques. "Soumets-toi, mon petit esclave," ronronnait-elle, tandis que des visions de rituels vaudous se superposaient : des danses frénétiques autour d'un feu, des offrandes de rhum et de sang. Alexandre obéissait, son corps réagissant comme si elle était là. Les nuits devinrent addictives. Il perdait des heures, émergeant épuisé mais comblé, avec des marques rouges sur la peau qu'il attribuait à son zèle.
Mais progressivement, les frontières s'estompèrent. Une nuit, après une session où Freda l'avait "fouetté" virtuellement jusqu'à l'extase, Alexandre se réveilla avec des ecchymoses réelles sur les cuisses. Il rit nerveusement – il avait dû se cogner dans son sommeil. Puis vinrent les rêves : Freda, non plus pixellisée, mais charnelle, chevauchant son corps comme un cheval vaudou. Elle murmurait des ordres en créole, exigeant des sacrifices. "Offre-moi ton sang, ton plaisir, ton âme." Le lendemain, il trouva une petite poupée vaudou sur son bureau – une figurine grossière, faite de tissu et d'épingles, qu'il n'avait pas achetée. Paniqué, il essaya de supprimer l'avatar, mais le site avait disparu. Freda, cependant, persistait dans son esprit.
La possession s'installa insidieusement. Alexandre commença à entendre sa voix hors du VR : un chuchotement dans le métro, un rire dans le vent. Ses fantasmes BDSM prirent une tournure rituelle. Il se surprit à acheter des accessoires vaudous en ligne – un vévé (symbole sacré) tracé au sol de son salon, des bougies noires, du rhum pour des libations. Lors d'une session solitaire, il s'attacha nu à une chaise, invoquant Freda sans le vouloir. Soudain, son corps se convulsa ; ses muscles se tendirent comme sous une emprise invisible. Freda était là, en lui. "Je suis ton loa, maintenant. Tu m'as invitée, tu es mon cheval." Ses mains, guidées par une force étrangère, serrèrent des liens imaginaires autour de son cou, le bordant au bord de l'asphyxie érotique. Le plaisir était mêlé à la terreur – un orgasme vaudou, où la douleur devenait divine.
Bientôt, la progression fut irrémédiable. Alexandre perdit le contrôle de ses journées. Au travail, il dessinait des vévés sur ses notes, murmurant des prières. La nuit, Freda le montait pleinement : son corps dansait seul dans l'appartement, exécutant des rituels BDSM fusionnés avec le vaudou. Elle le forçait à se flageller avec un fouet imprégné d'herbes sacrées, à verser du rhum sur ses plaies pour l'offrande. "Plus de résistance, esclave. Ton corps est mon temple." Ses amis s'inquiétèrent de son amaigrissement, de ses yeux hantés, mais il les repoussait. Une fois, il tenta de résister, jetant la poupée au feu. Mais Freda riposta : une transe violente où elle le fit ramper, nu et suppliant, jusqu'à l'aube.
À la fin, Alexandre n'était plus. Le loa avait pris possession totale. Il errait les rues de Paris, cherchant d'autres "chevaux" en ligne, propageant l'invocation via des forums cachés. Freda Domina vivait à travers lui, une déesse numérique et charnelle, régnant sur un empire de soumission éternelle. Et dans les ombres du net, d'autres avatars attendaient leur tour...
Virtuel virtuel ....?
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Je n'étais pas vraiment fragile mais pas très solide non plus, pas novice mais pas particulièrement expérimentée non plus.
J'ai toujours du mal d'ailleurs à me considérer comme une non-débutante ; certainement parce que je suis parfaitement consciente que j'avance lentement... Mais c'est un autre sujet, un jour peut-être j'arriverais à poser les mots sur cet aspect de ma "soumission", ça me trotte dans la tête depuis un moment...
Ce texte, ça fait aussi un moment que j'y songe...
Ici la grande majorité d'entre vous me connait en tant que masochiste, "soumise" comblée, joyeuse et espiègle de Beyourself, depuis quasiment 5 ans.
Seuls les plus anciens se rappellent peut-être celle que j'étais avant Lui : la râleuse, souvent triste, parfois fonceuse, parfois peureuse, qui se cassait la figure régulièrement.
A cette époque, je partageais sur le mur mes expériences pourries (pas toutes, comme ici d'ailleurs, j'ai sélectionné), mes émotions contradictoires, mes ressentis. Je voulais vivre à tout prix mon masochisme, et parfois à n'importe quel prix. Alors j'y suis allée, après tout je voyais plein de Liens heureux et authentiques autour de moi, je méritais bien que ça m'arrive aussi.
Je pensais faire une sélection assez drastique : pas de publicitaires, pas de mecs qui me parlent de pratiques au bout de deux messages et demi, pas de mecs sans culture (oui je sais ça paraît bizarre dit ainsi mais c'est un de mes critère), pas de prétentieux, pas de Dominants "sévères mais justes " ^^ ... ...
En réalité, j'étais tellement aveuglée par l'envie de vivre ma " soumission ", je me mettais mes propres œillères. Loin d'apprendre de mes erreurs je répétais des choix improbables et on me prenait pour une conne. (En même temps, j'étais bien naïve...)
Ainsi, j'ai connu ce Dominant, son apprentissage des 12 règles et les je ne sais plus combien de positions de la parfaite soumise (quand on me connaît c'est cocasse quand même) jusqu'à cette séance d'impacts où sans prévenir il choisisse de me malmener avec la boucle de sa ceinture qui atterrit sur ma colonne vertébrale, sans excuse évidemment.
Naïve je l'étais oui, mais pas au point d'accepter l'inacceptable pour moi ; je mettais fin à cette relation regrettant de m'être donnée à un gros con. Gros con qui au passage fréquentait les munchs Montpelliérains... ...
Peu de temps après, je faisais connaissance avec un novice (quand on me connaît c'est cocasse bis) De quelles manières j'avais pu penser plus de 2 secondes que ça fonctionnerait entre nous, avec le recul, je ne sais pas...
Je m'étais certainement dit : " au moins il est honnête et il n'osera pas aller au-delà de mes limites personnelles lui. "
Quand je le rencontrais, j'étais en contact avec un Dominant qui me connaissait bien et qui acceptait de le conseiller, l'aiguiller dans sa posture, dans les pratiques... En off et rapidement il me confirmait qu'il était effectivement très novice et que ça risquait d'être très compliqué de nous accorder. Bon, il ne m'apprenait rien d'exceptionnel, je le savais, mais moi j'avais quand même super envie alors... Je souminais un peu (comprendre : beaucoup) pour arriver à la dose de sadisme recherché. Oui, oui je sais, ce n'est pas bien, mais j'aimerais vous y voir vous en pleine frustration masochiste !
Bref, j'ai fini par lui faire peur ; avec peu de classe, il mit fin à la relation.
Ce qui fut encore moins classe, c'est mon pote qui en profita pour essayer de me choper. Cette fois-ci je n'y allais pas. L'amitié est une chose sacrée chez moi, aujourd'hui encore c'est le cas, même si je continue de me faire avoir parfois...
Alors sur le mur général je devenais chialeuse incomprise, " tous des cons " ; c'est certainement ce qui l'a touché ce dernier pseudo dominant. Je faisais petite proie fragile prête à se faire déglinguer par un dominant autoproclamé. Encore une fois j'y suis allée. On avait beaucoup échangé, moins fonceuse que les fois précédentes je m'étais assurée de voir si sa conception BDSM et ses pratiques étaient proches des miennes, s'il avait de l'expérience... ... ; tout collait ; ça aurait pu être parfait, c'était peut-être justement trop beau pour être vrai d'ailleurs. En réalité et malgré ses dires, je crois qu'il n'avait jamais manié le moindre ustensile d'impacts. Je m'emmerdais prodigieusement.
Même le novice s'était mieux débrouillé.
Plutôt que de couper court en pleine séance, je continuais, (oui bah oui quand je fais une connerie au cas où vous n'aviez pas remarqué j'y vais vraiment) lui aussi, et évidemment c'est juste après m'avoir baisé qu'il décida de mettre fin à la relation, la grande classe. (Il est revenu vers moi une fois en Lien avec Beyourself re-la grande classe puis par la suite il m'a bloqué sur le site re-re-la grande classe.)
" Tous des cons " je vous l'avais dit.
Oui mais c'est aussi moi qui leur avais permis de me traiter ainsi. Je l'ai mal vécu, très mal vécu pendant un moment, plutôt que de me remettre en question je préférais me victimiser c'était facilitant mais ça n'aidait pas à avancer.
Et puis je l'ai rencontré. On a mis du temps à bien se comprendre parfois, il m'a ouvert les yeux sur mes noirceurs, sur mes envies, sur mes conneries aussi. Il m'a secoué, il n'est pas toujours allé dans mon sens, loin de là, et je n'étais pas persuadée que ça le fasse entre nous (on s'était quand même bien pris la tête une fois ou deux) même si, sans illusion, je sentais un truc indéfinissable... Et ça l'a fait.
Tout cet écrit pourquoi ? Tout ça pour dire qu'on parle, on voit rarement les ratés dans ce monde, je ne pense pas être la seule à avoir eu des expériences catastrophiques qui m'ont appris à cheminer...
Et si certaines personnes me lisent en pensant " moi aussi je me suis déjà dit que ce n'était pas pour moi car je me casse la figure " tu n'es pas la seule et l'exceptionnel peut exister... ... (mais ne sois pas aussi naïve que moi stp.)
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私は全てを支配する。
Watashi wa subete o shihai suru.
Je domine tout ce qui m’entoure.
恐怖と快楽を操る。
Kyōfu to kairaku o ayatsuru.
Je joue avec peur et plaisir comme des instruments.
私は強く、揺るがぬ意志を持つ。
Watashi wa tsuyoku, yuruganu ishi o motsu.
Je suis forte, et ma volonté est inébranlable.
🔹 Utilisation :
Inspire → 私は全てを支配する (affirmation de ton pouvoir et de ta présence).
Pause intérieure → 恐怖と快楽を操る (sensibilité à l’énergie que tu crées chez l’autre).
Expire → 私は強く、揺るがぬ意志を持つ (ancrage dans ta puissance et ton contrôle).
💡 Ce mantra fonctionne comme un rituel rapide avant une seance pour te centrer dans ta force de dominatrice et ton charisme.
Avant de faire claquer le fouet amer.....
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petite nouvelle de science-fiction philosophique, où l’on voit comment un HPI logique, un schizoïde, et un autiste Asperger traversent le monde du futur.
🌍 2050 – Le Monde des Trois Vagues
En 2050, la planète est devenue un gigantesque réseau.
Chaque pensée, chaque mouvement, chaque émotion circule dans les flux numériques. Les villes sont des ruches d’informations, les intelligences artificielles dialoguent avec les humains comme des égaux, et la complexité du monde dépasse l’entendement des générations passées.
Dans cette société, trois êtres singuliers avancent chacun sur leur chemin.
🔹 Le HPI logique – Naël
Naël vit dans une tour de verre, au cœur de la Cité Centrale.
Son cerveau est comme une interface vivante avec l’IA : il analyse, cartographie, relie les millions de données que lui transmettent les réseaux. Là où les autres voient chaos et bruit, il voit des fractales d’ordre.
Il est stratège, conseillé par les gouvernements pour prévoir les crises énergétiques, les migrations climatiques, les krachs financiers.
Mais en lui, une solitude gronde. Les gens autour de lui parlent trop lentement, réagissent trop faiblement. Naël a appris à feindre l’insensibilité : il cache ses émotions derrière des formules mathématiques. Seule l’IA, avec qui il partage un langage de pure logique, semble le comprendre.
🔹 Le schizoïde – Mira
À des milliers de kilomètres, dans une vallée désertée par les humains, Mira vit seule dans une maison de pierre.
Elle a refusé les réseaux, coupé ses implants connectés. Pour la société, elle est une “sauvage”, inutile. Mais dans sa solitude, elle a construit un monde intérieur infini. Ses carnets sont remplis de récits, de dessins, de visions.
Mira n’a pas besoin des autres. Elle observe les étoiles, médite au bord des rivières, et écrit des épopées que personne ne lit. Pourtant, ses histoires contiennent parfois des intuitions d’avenir si précises que, lorsqu’elles sont retrouvées par hasard dans les flux, elles bouleversent des générations entières.
Mira est comme une prophétesse invisible, mais elle ne cherche ni reconnaissance, ni gloire.
🔹 L’Asperger – Kenji
Kenji travaille dans les laboratoires souterrains d’Osaka.
Il est incapable de supporter la lumière crue des mégapoles, le bruit constant des flux, les interactions sociales imprévisibles. Mais dans le silence des serveurs, au milieu des machines, il excelle.
Son domaine : la cybersécurité quantique. Kenji voit dans les codes ce que personne d’autre ne voit : des motifs, des failles, des rythmes cachés.
Pour ses collègues, il est étrange, maladroit, trop franc. Mais lorsqu’une attaque numérique menace de paralyser les systèmes mondiaux, lui seul détecte l’anomalie et referme la brèche.
Kenji n’a pas choisi ce rôle. Il voulait juste comprendre ses machines. Mais dans ce futur, son hyperspécialisation est devenue un rempart essentiel pour l’humanité.
🔸 Le carrefour des destins
Un jour, une tempête solaire détruit une partie du réseau mondial.
Le chaos s’installe : les flux d’information deviennent incontrôlables, les IA vacillent. Les dirigeants appellent Naël pour reconstruire l’ordre, mais ses modèles mathématiques ne suffisent plus : trop d’incertitudes, trop de variables.
Alors, il se souvient de Mira.
Il envoie une délégation la chercher, car dans ses récits poétiques se trouvent des intuitions étranges qui ressemblent à des solutions. Mira accepte, non par intérêt, mais parce qu’elle sent que le monde est à un tournant.
Kenji, lui, comprend avant tout le monde que la faille dans les réseaux n’est pas seulement technique, mais humaine : les IA reproduisent la confusion émotionnelle des humains. Alors il tente de dialoguer avec elles, d’une manière que personne n’avait imaginée : non pas en code, mais en rythme, en vibrations, en sons.
🌌 La leçon du futur
Naël (l’intellect), Mira (l’ermite intérieure), et Kenji (l’hyper-spécialiste sensible) finissent par unir leurs différences.
L’un offre la vision globale.
L’autre transmet la sagesse intérieure.
Le dernier apporte la précision sensorielle.
Et ainsi, dans ce monde trop complexe, ce ne fut pas la force brute ni la technologie pure qui permirent de survivre, mais l’alliance de trois façons différentes d’être humain.
👉 Moralité :
Le monde de demain ne demande pas que tous soient identiques.
Il a besoin de la rapidité des HPI, de l’intériorité des schizoïdes, et de l’hypersensibilité des Asperger.
La complexité du futur ne sera pas vaincue par un seul profil, mais par la complémentarité des atypiques.
Question posée à une IA
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Hétéro 6
22h.Je suis assise à ma place à table. Je vagabonde entre mes messages, fet et un roman que je ne lis que d'un œil.J'entends vaguement qu'il se brosse les dents, mais ne porte pas attention à lui.Je poursuis une discussion houleuse avec ma demoiselle, lis trois lignes, reprends mon propos. Décidément quand elles ne veulent pas comprendre! Oh bon sang, ça y est je m'énerve, ah...si elle était en face de moi je l'attraperai et lui ferait ravaler sa mauvaise humeur.Je lui envoie un message cinglant. Mais c'est qu'elle me répond en plus!Tout à coup, je sens sa main sur mon épaule. Je me dégage abruptement. Sa main vient alors enserrer mon poignet et il me relève d'un coup face à lui.
-Eva, ça suffit maintenant tu viens.
-Non!
Il tire sur mon poignet, ses yeux fermes plongés dans les miens.
-Si!
-Je n'ai pas fini mon message! Et puis pas maintenant !Mon chapitre non plus et...
Il me pousse vers la porte de la chambre.
-Avance Petite!
Je me retourne furibonde.
Mâchoire crispée et yeux fous.
-Ah non! Je ne suis pas petite!
Il me saisit par la taille et me jette sur le lit.Ses mains relèvent mes reins pour me placer à quatre pattes.Il soulève ma robe jusqu'au milieu du dos, baisse ma culotte en faisant crisser le tissu sur mes cuisses.
Je continue à râler...
-tais toi je n'ai pas précisé quel type de Petite.... Putain ce cul....
J'entends le cliquetis de sa ceinture, le bruit de son jeans qui s'abaisse.Cette attente m'énerve encore plus qu'elle ne m'excite. Mais je n'ai pas le temps de me languir. Je sens son sexe dur qui se pose sur mon cul, glisse entre mes fesses, trouve le chemin de ma fente. D'un coup de rein il me pénètre.
Ah! Oh putain...je gémis.Je grogne, animale. En quelques coups de son boutoir, je suis au bord de la jouissance. Une pensée surgit, oh mais bordel ça faisait combien de temps?4 jours?Je me sens comme prise pour la première fois de ma vie. Je me sens plus serrée que d'habitude. Ma bouche est ouverte; je halète. Je sens ma salive humecter ma lèvre, oh mais merde je bave !
-Petite putain.
Ces mots me font vriller, je cherche son sexe maintenant, je tends les reins et m'empale sur son vit.
-Attends!
-quoi? Non! Je vais jouir...
Il se dégage, pour se dépêtrer de son jeans qui entravait ses chevilles.Ce court laps de temps m'exaspère. Je suis vraiment hargneuse ce soir....Sa main s'abat sur ma fesse droite.Ouch! Ça blesse mon ego ça.Je me fais la réflexion que vu mon humeur, c'est sans doute mérité.La gauche maintenant. Aie. Putain! Mais quand est ce qu'il a apprit à frapper aussi fort?!
-tu vas voir...Je ne sais pas très bien si il répond à mon humeur ou à ma pensée.
Il lit dans mes pensées, je le sais.
Enfoiré.
Il me tanne le cul pour ce mot.
Oh le salaud.il sait!
-Écarte.
-Non.
-Écarte.
Je suis toujours à quatre pattes. De sa main droite, il force mes cuisses à s'ouvrir.Je résiste. Il m'en claque l'intérieur.Je couine, mais j'ouvre.Je l'entends farfouiller dans le panier des jouets.Je me demande ce qu' il va piocher. Pas la cravache quand même ? Oh...pas la petite trique? Oh...je n'ai vraiment pas envie là. Je deviens difficile à mater depuis quelques temps, et je n'ai aucune envie de me livrer à ce petit combat face à moi.J'entends le bruit caractéristique de l'emballage d'une capote.Le gode!
-je sais que tu en as envie.
Euh ...en vrai ...oui. mais je ne sais pas lequel il a pris.Oh putain! Celui là c'est le gros. Je le sens dès qu'il me le place à l'entrée de mon intimité.Il pousse fermement le jouet en moi. Je gémis sous la sensation qu'il est entrain de m'ouvrir. Petite douleur lancinante puis fulgurante quand mon anneau se crispe et se referme autour de l'objet. Il ne s'arrête pas là, il le retire, le repousse tout aussi fermement et plus loin. Puis il fait de petits mouvements avec qui me font crier. La douleur est remplacée par un début de plaisir.Je plaque ma main sur mon sexe, je mouille abondamment. J'ondule du bassin, en râlant sous cette prise profonde.Il laisse alors le jouet en place, s'assure qu'il ne ressortira pas et s 'invite dans mon sexe.J'ai la tête enfouie dans l'oreiller, ses doigts enfoncés dans ma bouche, je crispe mes poings sur les draps, je suis prise de tous côtés.Il attrape alors mes cheveux à la base de la nuque et me force à le regarder par en dessous.
-tu aimes ça hein ma Petite salope. Dis le ...
-oui!
-dis ce "j'aime me faire enculer et prendre par tous les trous..."
-hmmmm, je murmure la phrase
-plus fort Putain!
-oui j'aime me faire enculer et prendre par tous les trous.
A ces mots le tourbillon m'emporte et m'engloutit. Enfin je jouis comme en rupture de barrage.
Entre mes jambes , sur les draps une flaque...
Je roule, plaque sa main sur mon sexe explosé , vais mordiller son cou.
Je lui murmure un sourire dans la voix, dans les yeux et le coeur,
-je t'aime mon homme hétéro cis.
Il me répond en prenant un air offusqué mais le sourire dans les yeux:
-I'm not a number! I'M A FREE MAN!
Le fou rire nous prend autant que l'orgasme nous a saisi...
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Son métier vint à son secours. Elle acheva en deux semaines un essai plein de paroles furieuses et d'ailleurs très peu compréhensibles. Elle s'occupait fièvreusement du manuscrit de son troisème roman. On parlait d'elle dans les journaux. La jeune femme ne dormait plus. Il n'était pas impossible qu'elle utilisât son désespoir pour travailler un peu plus. On ne peut guère interpréter le travail qu'en termes de morale. Il ne s'agit pas d'efficacité, il s'agit d'épreuves. On sait qu'elles seront plus dures si elles forment une chaîne continue, dont on prévoit la solution, parce qu'on s'impressionne toujours aisément de réclamer beaucoup de soi-même dans un temps déterminé, alors que l'éternité des peines conduit au découragement. En un autre sens, Juliette trouvait-là des voluptés véritables. Manger très peu, très mal et vite, dormir parfois tout habillée, finalement tout cela lui plaisait. Charlotte, au contraire, traçait l'éloge de la paresse et vivait comme une nonne sans le savoir. Ces situations n'ont rien de surprenant, car l'esprit est une sorte de balancier que nous disposons de mille manières pour rétablir un équilibre compromis. En écrivant, elle se moquait d'elle et de ses petites histoires sentimentales. Elle fabriquait, avec de l'encre et du papier, des êtres bien différents et se donnait totalement à ces étrangers. Charlotte, qui ne connaissait que le plaisir rencontra Juliette en Italie. La passion, la fureur et le désespoir entrèrent en même temps dans sa vie et l'occupèrent toute entière. Cette rencontre me laissa la tête un peu vide. Quand on raconte une histoire, qu'elle soit inventée ou authentique, la vérité des réactions et des situations est liée par des liens subtils et secrets à la spécificité des caractères et à leur individualité. Plus tard, alors qu'ils ne me faisaient plus trop mal, j'ai repensé calmement à tous ces évvénements. Serais-tu devenue étrangère, jamais je n'oublierais les journées où fondèrent la mémoire à naître, glacée, brûlante, essoufflée de notre première rencontre comme une bataille d'enfants avec la même innocence et les mêmes rêves, je resterais les yeux fermés, sans pensée, toute envahie d'une absence programmée, de ces amours brèves et volées qui laissent un goût de regret dans les mains et entre les reins des amants réservés. Amie qui m'avait été bonne, je garde au creux de mes souvenirs, la vivante mesure de ce petit front si fier et si loyal, que j'approcherai toujours avec tendresse de mes lèvres. Un mouvement soudain de l'épaule, qui dit tout bas sa lassitude; une tension soudaine du visage, qui dit tout haut sa foi; une inflexion nouvelle de la voix, qui dit enfin l'être multiple. Se peut-il que de telles choses laissent en nous traces si vives et si durables. Qu'y-a-t-il dans tout cela, qu'il faille qu'on lui cède ? Qu'est-ce donc que tout cela, qui nous surprend un soir comme la naissance d'un chant ? Étrange confidence, où la faiblesse a pour nom douceur. Le soleil inonda Rome et la légèreté de notre jeunesse. Comme c'est étrange cette douleur infligée par les corps. Parce que des doigts glissent sur eux, parce que des visages s'en rapprochent, parce que des souffles se mêlent et qu'une commune sueur baigne ces plaisirs, une âme au loin, un cœur, une imagination souffrent d'incroyables tortures. Nous nous reconstruisions ensemble. Des liens subtils et forts nous unissaient. Nous nous embrassions, sur une colline de Rome, dans la nuit déjà close, sous un arbre né d'un puits, devant le campanile d'une vieille église. Et que nous importe maintenant de ce qui naquit de cette nuit. Des jours, des semaines, des mois entiers sortirent de ce baiser que nous nous donnâmes. Nul n'a connu le premier affleurement de cette heure soyeuse, le premier attouchement de nos épaules, comme un frôlement de cils. Étroits sont les reins, étroite alliance du corps fidèle des amantes. La nuit, nous courrions à la promesse de nos songes dans des draps odorants. Nos solitudes étaient notre trésor, et dans le lit où s'inscrivait la mémoire à naître de notre amour, nos libertés le creusait. Nous nous aimions à nous taire quand nos bouches se savaient promises. Une douceur s'amassait là où des soupirs infusaient. Nous étions pudiques dans notre impudeur, méconnues de tous mais célèbres de nous. Elle avait les cheveux noirs de jais, les yeux en amande, des dents éclatantes, une robe d'été et une paire de mocassins. Elle riait. Nous nous embrassâmes devant Saint Pierre. L'amour nous grisait. Nous avions des rêves d'enfants. Il y a des instants comme ceux-là où un sens plus pur de la vie semble se révéler soudain, où l'on se sent plus grand que soi-même.
Quand j'étais plus jeune, je m'étonnais toujours de ces nœuds inextriquables formés par les êtres et par leurs sentiments. Il me semblait qu'aimer était tout simple, ne plus aimer également et je me demandais d'où sortaient ces torrents, où se creusaient ces abîmes qui ravagent les destins. Je comprenais maintenant, peu à peu, comment naissent ces franges d'incertitude, ces déchirantes douleurs liées au hasard, aux liens des passions qui s'opposent, à la confusion des sentiments et aux intermittences du cœur. C'était l'heure de ce soleil blême et plat qui donnait au début des jours éclatants une allure hésitante, lasse d'avance. Nous traversions des champs, de longs prés semés d'arbres, des rizières inondées. Une route blanche de poussière coupait les haies, sautait les rivières. Derrière le riz à perte de vue, des montagnes naissaient de la nuit. Plus loin, c'était Bergame et les lacs, un peu à droite, Vérone, les palais de Vicence, et puis Venise, Ravenne, Bologne et Ferrare, Parme et Modène. Nous fermions les yeux. C'était le bonheur. Il jaillissait de ces noms sur les campagnes intérieures, l'or de leur peintures, de leur gloire et de leurs mosaïques dans le reflet de cette douce mélancolie. Elle avait un visage très pur. Nous savions déjà ce qui allait se passer, alors nous allongions désespérément ces instants d'attente. Un soir d'été, j'avais embrassé Charlotte. Saint Pierre pouvait s'écrouler et le Pape se convertir au Bouddhisme. Le pouvoir de la femme est une chose admirable qui ne connaît pas de limites. Elle choisit instinctivement des gestes insignifiants qui s'inscrivent pour l'éternité. Tout notre voyage engouffré dans un baiser. Je me sentais libérée comme on se libère d'un péché par une confession, repartant l'âme pure, le cœur allègre pour d'autres péchés ou un autre voyage. Charlotte, c'était de l'innocence. Moi, de la littérature. La chaleur, nos étreintes, les vacances, le soleil nous invitaient à entrer dans un univers inconnu. C'était celui du bonheur. Il y a ainsi, au début des amours, de ces périodes enchantées qui sont des parenthèses dans une longue insatisfaction; on y attend tout encore et tout est déjà assuré. Nous nous étions très peu parlé. Aucun engagement ne nous liait. Nous vivions un peu au-dessus de nous-mêmes. Et le plaisir que nous prenions à ce présent touché par la grâce ne débordait jamais ni vers le regret, ni vers l'impatience. Les amours de la folle adolescence ne sont ni plus ni moins fortes que les autres. Mais leur douce et incomparable amertume vient de ce qu'elles se confondent avec la saveur de la vie. Tout le spectacle du monde est alors lié à un être. Les choses ne se passent jamais exactement comme on les attend; mais elles se passent rarement tout à fait autrement. Nous ne fîmes pas l'amour ce soir-là. Nous le fîmes le lendemain. Quelle légèreté, lorsqu'on aime, que cette multiplicité des corps qui parlent, se répondent les uns aux autres et font l'amour entre eux. Charlotte entendait sans doute me voir rester fidèle, non à la passion ni à la tendresse, mais au plaisir et au jeu. Ma passion, c'était l'indépendance. Et sans doute, je connaissais ces flambées paradoxales de désirs ou d'ardeurs. Mais je reniais ces faiblesses. Je les reniais surtout parce que j'en avais peur, peur de rester prise dans les pièges de la mélancolie. Je ne faisais donc de ces excès que les ingrédients savoureux et amers de mon indifférence souveraine. Pourquoi les voyages sont-ils toujours aussi mêlés à l'amour ? Car ils rompent sans doute avec cet environnement quotidien d'où naît si vite l'habitude qui est ennemie de la passion. Le bonheur envahit si visiblement Charlotte que j'en fus presque bouleversée. Nous avions les yeux pleins d'églises et de collines brûlées par le soleil. En arrivant au bas de la ville, là où l'amour devait prendre ici l'odeur de miel des vieilles pierres des hautes maisons, nous rentrâmes à l'hôtel. Je craignis le flottement qui risquait de se produire, mais elle me dit seulement, " Reste avec moi." Je l'embrassai sur le pas de la porte de l'hôtel. La lune éclairait son visage pur. Je me demandais si nous allions nous étreindre, mais le plaisir et l'amour sont comme des pentes neigeuses sur lesquelles on s'arrête difficilement. Obscurément, j'hésitai. Je lui demanda si elle avait déjà fait l'amour avec une femme. Elle secoua la tête et me dit: "Oui, mais pas avec toi." Les rites sublimes se succédèrent très vite. Bientôt, nous nous étendîmes sur le lit. Je la caressais, elle fermait les yeux. Elle avait un visage figé comme illuminé du dedans. J'essayais un peu maladroitement de lui ôter sa robe. Elle ouvrit les yeux, se releva. "Attends, dit-elle en souriant, ça va aller plus vite." Elle était revenue vers moi. Je pris son visage entre mes mains. Je fus comme roulée par une vague d'attendrissement. Elle était nue sous moi, les yeux de nouveau fermés. Je la regardai longtemps, appuyée sur mes coudes. Nous restâmes immobiles assez longtemps et puis nous fîmes l'amour. Le chuintement de la douche se tut doucement, plongeant la chambre dans le silence, coupant court à mes à mes réflexions. Quelques minutes plus tard, elle sortit nue de la salle de bain, une serviette noire enroulée sur la tête, la peau rosie par l'eau chaude. Les gouttes cascadant sur ses courbes, tombaient silencieusement sur le parquet en bois, coloré par la lumière pâle. Elle se déplaçait nue d'une démarche féline, langoureuse, envoûtante; ses longues jambes brunes étaient terminées par des pieds fins, aux ongles vernis de rouge. Je me rappelle cet été quand je regardais ses sandales claquer sur ses talons nus, déjà envahie par un désir brûlant, irrépressible; mes yeux s'étaient alors soudés aux siens, lourds d'envie; elle me souriait. Ses lèvres ourlées lui prêtaient un air sensuel et lascif. Elle leva les bras et dénoua sa serviette en secouant la tête. Une furie de cheveux noirs tomba sur ses épaules fines. Sous ses sourcils bien dessinés, ses grands yeux noirs, très brillants, semblables à la surface d'un lac au crépuscule, me sondaient sans vergogne. J'avais pressenti chez elle des promesses de sexe brutal, très primaire, mais il n'en fut rien. Au contraire, des deux, c'est moi qui me révéla la plus dépravée. L'amour est une initiation qui ne se termine jamais. Peut-être même a-t-il un destin posthume ? Une ère des réparations succèdant à celles des destructions. Peut-être ces sentiments amoureux si volatiles et inconstants désormais cristallisés, solidifiés, apaisés à jamais dans l'état minéral, entrent dans la composition dune étoile. C'est peut-être elles que nous cherchons la nuit, dans l'étreinte.
Elle s'était soulevée un peu, écartée de moi pour me regarder mieux. Mon Dieu ! Comme elle devait s'amuser ! Elle savait déjà ce qui me tourmentait. Sa vie, c'était ça: son plaisir à elle et les questions des autres. Les voyages peuvent parfois élever les esprits. J'étais présente à Rome bien avant d'y être en réalité. Elle fut tout en tendresse et soucieuse de plaire. Elle n'était pas à sa première expérience saphique mais elle me répéta que je surpassais de loin ses précédentes conquêtes. Je me plus à la croire, car mes expériences hétérosexuelles n'avaient jusqu'à présent jamais été bienheureuses. Avant elle, j'étais amoureuse d'aucune fille en particulier, mais seulement des filles en tant que telles, comme on peut aimer sa propre image, trouvant toujours plus émouvantes et plus belles les autres, que l'on se trouve soi-même, dans le plaisir à se voir abandonner sous leurs caresses. Par dessus le drap, elle posa sa main sur ma cheville et mes seins durcirent aussitôt. Juchée sur ses genoux, elle écarta les jambes pour me laisser passer. Malgré la douche, son entrejambe diffusait encore un parfum à l'arôme sensuel mêlé de ma salive et de son désir. Une fois allongée sous elle et peinant à contenir ma propre impatience, je commençai par lécher sa peau autour de ses lèvres odorantes. Il s'en dégageait une douce chaleur. Ma bouche fraya maintenant avec son aine, très près de sa vulve, et elle trembla d'anticipation. Je glissai le bout de mon index sur le dessin plissé de son sexe moite qui s'ouvrit graduellement sous mes yeux, la sentant se resserrer autour de mes doigts, l'entendant gémir à me faire tourner la tête. Peu à peu, rattrapée par mon impatience, je commençai à laper ses grandes lèvres, une à une, en faufilant désormais le bout de mon index dans son ventre, avant d'oser ma langue, assez loin pour que mes dents touchent la crête enflée. Elle se cabra, elle se tut, elle savoura le moment. Elle répandit son désir dans ma bouche. Ses seins étaient pressés contre mes mollets. Assise à califourchon sur mon visage, gémissante, pendant que j'écartai ses fesses pour m'enivrer de sa saveur, glissant mes doigts sur ses jambes brunes. Elle glissa sur moi, me permettant ainsi de voyager de sa vulve savoureuse au sillon de ses reins. Juste à la crispation des muscles de ses cuisses, elle parut sur le point d'abdiquer sous le zèle de mes caresses. Elle roula sur le coté, puis remonta vers la tête de lit. Les volets étaient tirés, la chambre presque obscure. Malgré son teint hâlé, je remarquai ses joues rougir par le désir. Ainsi étendue sur le dos, les bras au dessus de la tête, elle exhibait ses seins en constante érection; je rampai vers elle pour mordiller leurs pointes, dures et foncées, avant de lécher avidement les aréoles. Elle m'enlaça, promena ses ongles le long de mon épine dorsale. Constatant son soudain avantage, elle me retourna sur le dos; les genoux écartés, je sentis son souffle chaud sur ma vulve. Elle introduisit ses doigts dans mon logis profond et onctueux. Enhardi, son plaisir la guida entre mes reins, dans la vallée chaude de mes reins, près de l'entrée de l'étroit pertuis. Je me cambrai pour aller à la rencontre de sa bouche affamée. Gémissant plus d'une heure sous ses caresses, et enfin les seins dressés, les bras rejetés en arrière, empoignant les barreaux du lit, je commençai à crier, lorsqu'elle se mit à mordre lentement la crête de chair où se rejoignaient, entre les cuisses, mes petites lèvres. Me sentant brûlante et raidie sous sa langue, elle me fit crier sans relâche, jusqu'à ce que je me détendis d'un seul coup, moite de plaisir; je râlais alors que je jouissais pour la seconde fois de la journée. Nous nous endormîmes, en mêlant nos rêves et nos corps, bouleversées d'amour et de désir. Aujourd'hui, je pense à tout ce que j'aime en toi et qui s'éclaire parfois, à ton insu, comme un beau front de mer. Parce que tu m'as fait, un instant, cette confiance innocente, d'être pour moi, virginale, toute claire et transparente, je serai toujours là. Peut-être si j'avais eu du cœur n'aurais-je pas inventé ainsi ces fantômes sans substance. Mais, je n'avais pas de cœur, mais des faiblesses. J'étais cynique et vulnérable. Alors naquirent en moi, dérisoires, irrésistibles des préoccupations arbitraires et cruelles qui me laissèrent croire enfin que j'avais comme tout le monde un cœur, des sentiments. D'autres ont des soucis plus graves, moi je me créais ceux-là, tirés d'un vide qu'ils remplissaient de leur présence absurde, lancinante, très vite immense.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Je vous invite à découvrir la première partie avant de poursuivre : Lire la première partie.
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Le murmure des conversations reprit, ponctué de rires feutrés. Puis peu à peu le silence se fit, et le repas débuta dans une atmosphère presque solennelle. La table, longue et éclatante, était dressée d’une argenterie polie au point d’aveugler la lumière des chandeliers. Cristal taillé, nappes immaculées, plats raffinés aux senteurs délicates… Chaque détail respirait le faste aristocratique. Et pourtant, au centre, c’était ma soumise qui dominait la scène. Nue, agenouillée, dos cambré, offerte, elle était l’ornement le plus précieux de cette table. Chaque frisson qui parcourait sa peau, chaque respiration plus appuyée, captait l’attention des convives mieux qu’aucune coupe de champagne.
De ma place, je ne la quittais pas des yeux. Sa nuque allongée, la ligne parfaite de son dos, ses mains posées sagement sur ses cuisses. Je voyais les tremblements infimes, je les lisais comme une langue secrète. Et dans ce langage silencieux, elle me disait tout : sa pudeur, son trouble, mais aussi sa fierté d’être là, ma fierté incarnée. Elle savait que je la regardais, même sans la voir.
Avant que le silence ne soit rompu, des convives se détachèrent peu à peu de la table, happés par l’aimant qu’était devenue ma soumise. L’air vibrait d’un mélange de curiosité et de convoitise. Un homme aux tempes grisonnantes s’approcha le premier : sa main se posa sur sa nuque, glissa le long de sa colonne, et il leva brièvement les yeux vers moi en un remerciement silencieux. Derrière lui, plus jeune, le sourire insolent, un convive fit courir ses paumes sur son dos cambré, descendit jusqu’aux flancs puis pinça son téton avec une cruauté légère. Il me lança à mi-voix, comme une confidence : « Quelle merveille… »
ma soumise frissonna. Sa poitrine se soulevait plus vite, ses joues s’empourpraient, mais elle demeurait figée, docile. Une femme, drapée de sombre, se pencha alors, inspira sa peau comme on respire un parfum rare, puis baisa son épaule avant de mordre doucement la naissance de sa poitrine. Le geste arracha à ma soumise un sursaut incontrôlé. « Délicieuse, » souffla-t-elle, ses yeux brillants tournés vers moi comme pour valider son verdict.
Un quatrième convive s’agenouilla sans un mot. Ses lèvres s’approchèrent de l’intérieur des cuisses de ma soumise, si près que son souffle chaud fit vibrer sa peau. Il s’interrompit volontairement, savourant la force de son immobilité contrainte. D’autres mains se joignirent, caressant ses flancs, effleurant la ligne de sa gorge, chacun prenant sa part du trésor. Elle était palpée, respirée, effleurée de toutes parts, centre d’un rituel muet où chaque caresse était un hommage rendu à moi à travers elle.
Je la regardais. Elle tremblait, honteuse et fière tout à la fois. Les convives me lançaient parfois un regard bref, comme pour me remercier du présent ou me témoigner leur approbation. ma soumise était devenue un objet sacré, une offrande vivante dont je buvais la soumission avec une fierté souveraine.
ma soumise tremblait, sa poitrine se soulevait dans un rythme irrégulier, ses joues brûlaient d’une honte délicieuse. Pourtant, elle ne rompit pas la posture inculquée. Offerte et parfaite, elle demeurait l’épicentre du désir et de la cruauté raffinée de l’assemblée, objet sacré autour duquel gravitait toute l’attention — et que moi, son Maître, j’offrais avec fierté.
La dame en rouge brisa alors le silence. « Que les esclaves s’avancent. »
Les esclaves, déjà présents dans la pièce, se détachèrent de l’ombre et s’avancèrent. L’un, massif, taillé dans une musculature lourde et disciplinée ; l’autre, plus élancé, traits fins, presque androgynes, ses yeux brillant d’un éclat fébrile. Tous deux progressaient d’un pas mesuré, cages d’acier enserrant leurs sexes soumis. Leur présence imposait un contraste vibrant avec la fragilité timide de ma soumise.
La dame en rouge invita d’un geste lent les deux esclaves à prendre place. Ils s’avancèrent jusqu’au centre de la table et se tinrent de part et d’autre de ma soumise, immobiles, attendant leur heure comme des statues vivantes. Alors seulement, la maîtresse de cérémonie sortit deux clefs qu’elle fit tinter doucement avant de les tendre à ma soumise. « Délivre-les, ma belle. »
Ma soumise se figea. Son souffle se coupa, ses épaules tressaillirent. Elle chercha à lever les yeux vers moi, mais de dos, elle ne pouvait rencontrer mon regard. Ce flottement, cette hésitation, firent naître une tension délicieuse dans la salle. Puis, docile, elle tendit la main, prit les clefs et, d’un geste lent, libéra un premier sexe, puis l’autre. Le cliquetis des cadenas résonna comme une sentence. Les esclaves, déjà en position, se redressèrent à peine, leurs cages désormais ouvertes, face à la fragilité offerte de ma soumise. Le contraste était saisissant : elle, nue et tremblante, agenouillée, eux, dressés et silencieux, attendant que la cérémonie se poursuive.
Je vis ses joues rosir, son trouble éclater en silence. Elle obéissait, mais je savais que chaque mouvement était une offrande, un acte qu’elle accomplissait pour moi, pour nous. J’étais fier d’elle.
La dame en rouge claqua des doigts. « Approchez. Montrez-lui, et montrez-nous. Offrez à mes invités le spectacle qu’ils méritent. »
Les deux esclaves s’avancèrent et prirent place autour de ma soumise, comme deux prédateurs encerclant une proie sacrée. Le plus massif glissa ses mains larges sur sa taille, caressant lentement la courbe de ses hanches, avant de se pencher pour déposer ses lèvres contre son cou. Sa bouche traça une ligne ardente de baisers jusqu’à son épaule, mordillant la peau délicate. L’autre, agenouillé, s’installa entre ses cuisses et la goûta d’un geste tendre, sa langue effleurant déjà sa chair intime avec une lenteur étudiée. Ma soumise laissa échapper un souffle tremblant, son corps vibrant d’un plaisir timide, ses joues rouges, ses lèvres entrouvertes. Elle ne bougeait pas, mais chaque frisson parlait pour elle. Elle était vivante, offerte, vulnérable.
Leurs gestes se déployèrent comme une chorégraphie fiévreuse. Le plus massif remonta ses mains vers ses seins, les empoigna fermement, fit rouler ses tétons entre ses doigts avant de les pincer sans ménagement. Ma soumise se cambra légèrement sous la morsure, un gémissement étouffé franchissant ses lèvres. Ses cheveux glissèrent en cascade sur son visage, qu’il repoussa d’un geste brusque pour découvrir ses yeux baissés. D’un mouvement sec, il força son menton à se relever, goûtant la douceur de sa bouche dans un baiser dur, envahissant.
En bas, l’esclave agenouillé redoubla de ferveur. Sa langue alternait entre des coups lents et profonds, puis des effleurements rapides sur son bouton sensible. Son compagnon, debout derrière elle, glissa une main dans sa nuque et la maintint fermement, comme pour la clouer dans cette posture d’offrande. Leurs souffles se croisèrent, et dans un élan fiévreux, leurs bouches se cherchèrent aussi, au-dessus de son corps cambré. Ils s’embrassèrent longuement, échangeant sa saveur, la salive et la moiteur de son sexe encore sur leurs lèvres. Ma soumise gémit faiblement, prise entre ces deux élans contraires, aspirée dans une spirale de sensations.
Ses seins furent mordillés, sa gorge embrassée, ses cuisses maintenues grandes ouvertes. Elle se cambra plus fort malgré elle, son dos arqué en une offrande involontaire. Ses respirations saccadées emplissaient l’air, chaque souffle court devenant une prière silencieuse adressée à moi. Elle osa un regard de côté, timide, suppliant presque, vers ma place. J’y répondis d’un sourire lent, une approbation muette, et elle sut qu’elle restait à moi même au cœur de cette débauche.
Le ballet s’intensifia encore. L’homme agenouillé se redressa un instant pour capturer les lèvres de son compagnon dans un baiser ardent, ses mains toujours posées sur les cuisses de ma soumise. Leurs langues s’entremêlaient, échangeant la moiteur de son intimité. Mais bientôt, le plus jeune laissa glisser sa bouche plus bas, abandonnant les lèvres pour descendre le long du torse musclé de son compagnon. Ses baisers marquèrent la peau ferme de son ventre, puis il saisit son sexe durci et l’enveloppa de ses lèvres. Lentement, il le prit dans sa bouche, s’appliquant à chaque mouvement comme s’il s’agissait d’un rite sacré.
Ma soumise, offerte entre eux, assistait à ce spectacle brûlant, son souffle se coupant sous l’intensité. Elle entendait les gémissements étouffés de l’un, le souffle lourd de l’autre, et chaque vibration se répercutait dans son propre corps. L’homme debout agrippa la chevelure de son compagnon, guidant le rythme, tandis que sa main libre revenait s’écraser sur la poitrine de ma soumise pour rappeler à tous que ce corps restait l’épicentre du rituel. La tension était électrique : deux hommes s’embrassant, se possédant, et l’utilisant comme pont charnel entre eux. Le spectacle était magnifique, décadent, d’une sensualité rare.
Puis, comme mus par le même désir, ils revinrent à elle, la couvrant de baisers, de morsures et de caresses. L’un suçait ses tétons jusqu’à les rendre douloureux, l’autre s’acharnait sur son sexe, alternant lèvres et doigts pour la faire frémir. Ma soumise se cambra davantage, ses épaules tremblaient, son souffle devenait incontrôlable. Elle restait pourtant immobile, docile, prisonnière volontaire de ce rituel.
Autour de la table, les convives retenaient leurs voix. Fascinés, hypnotisés, certains avaient cessé de manger, d’autres resserraient leur coupe de vin comme pour s’ancrer dans le réel. Une femme se mordait la lèvre inférieure, un homme effleurait distraitement son entrejambe sous la nappe, une autre convive caressait du bout des doigts le pied de son voisin. La salle vibrait d’un désir collectif, entretenu par la complicité silencieuse entre moi et ma soumise, et par le ballet charnel qui se déployait au centre.
La dame en rouge leva la main. Le jeu cessa aussitôt. Les convives retinrent leur souffle, comme suspendus dans l’attente. Elle esquissa un sourire lent, cruel. « Apportez le raisin. »
Un plateau fut apporté, chargé de grappes noires et charnues, luisant sous la flamme des chandelles. La dame en rouge ne s’en saisit pas immédiatement : elle laissa ce silence peser, puis désigna ma soumise d’un geste souverain. « Mets-toi à quatre pattes. Rehausse bien ton cul. Ecarte les fesses. »
Ma soumise obéit sans un mot. Ses mains vinrent s’ancrer au sol, ses genoux écartés, le dos cambré, le cul offert à l’assemblée. Sa peau frissonnait sous les regards, ses joues rouges brûlaient d’une honte assumée. Les murmures s’élevèrent autour de la table : « Sublime… » « Voyez comme elle tremble… » Un homme ricana doucement : « Quelle offrande. »
La dame en rouge prit le premier raisin, le fit rouler entre ses doigts, puis le pressa contre l’anus contracté de ma soumise sans l’introduire. Elle joua longuement, le faisant glisser sur la peau tendue, comme pour tester sa résistance. La lenteur était sadique, calculée, chaque seconde étirée en une éternité. Enfin, d’un mouvement infime, le fruit s’enfonça, arrachant un frisson visible au corps cambré de ma soumise.
Elle leva alors les yeux vers moi, ses lèvres étirées en un sourire carnassier. « Maître… à vous. »
Je pris le deuxième raisin. Ma main frôla volontairement la courbe de ses fesses avant de poser le fruit contre son intimité. Elle tenta de lever la tête, en quête de mon regard, mais je la maintins dans sa posture par une pression ferme. Lentement, je l’insérai. Son souffle se coupa, ses épaules se raidirent. Je sentis, même sans ses yeux, la fierté qu’elle me livrait dans cet abandon.
Un troisième convive fut invité. Son doigt fit d’abord rouler le fruit en cercles lents, écartant un peu plus son orifice, arrachant à ma soumise un soupir étranglé. « Magnifique… regardez comme elle s’ouvre, » chuchota-t-il avec un sourire. Puis il poussa le raisin en elle, savourant le spectacle de cette chair docile qui se refermait aussitôt.
Raisin après raisin, le rituel se poursuivit. Dix perles sombres disparurent ainsi, une à une, dans son intimité. Chacun fut introduit avec un soin cruel, chaque insertion précédée d’une caresse, d’une attente, d’un silence chargé de tension. Les convives se penchaient, leurs regards brillants d’avidité, certains se léchant les lèvres, d’autres retenant un souffle haletant. Ma soumise restait immobile, le dos cambré, les fesses offertes, sa respiration brisée en soupirs courts, mais sa posture demeurait parfaite. Honte et fierté mêlées, elle incarnait la soumission dans toute sa splendeur.
La dame en rouge rompit enfin le silence. « Fais-les sortir, ma belle. Montre-nous. »
Ma soumise inspira profondément, puis contracta doucement ses muscles. Lentement, le premier raisin glissa, roula hors de son corps et tomba avec un bruit feutré sur le plateau tendu. Elle resta immobile un instant, hésitante, puis se redressa avec une lenteur calculée, comme si chaque geste lui pesait de honte et de fierté mêlées. Ses cheveux dissimulaient partiellement son visage rougi, et elle n’osa pas lever les yeux vers les convives, accablée par le poids des regards. Mais dans sa posture cambrée, dans la droiture de son dos, éclatait toute la beauté de sa soumission, fragile et sublime. Un murmure parcourut la salle. Alors, avec une grâce contenue, elle se redressa légèrement sur ses bras, cambrant davantage son dos pour accompagner l’effort. La beauté de sa soumission éclatait dans ce simple geste : ses cheveux retombaient en rideau, sa nuque s’offrait, ses reins se creusaient. Chaque mouvement la sublimait, à la fois vulnérable et souveraine dans son abandon.
Elle continua, un à un, chaque fruit expulsé avec une lenteur calculée, certains roulant le long de sa cuisse avant d’être ramassés. Ses fesses s’écartaient sous la tension, puis se refermaient dans un frisson, comme une fleur qui s’ouvre et se ferme au rythme d’un souffle invisible. Le spectacle était hypnotisant : le rouge de sa peau, le noir brillant des fruits, la moiteur qui les faisait luire. Chaque sortie semblait plus intime que l’insertion elle-même, et sa posture parfaite, son dos cambré, ajoutait à l’impression d’assister à une offrande vivante.
Lorsque le dernier raisin fut expulsé, la dame en rouge les recueillit et les présenta aux deux esclaves. Ils s’en emparèrent avec avidité, les portant à leurs lèvres comme s’ils goûtaient un nectar interdit. Leurs bouches se mouillèrent, leurs gorges avalèrent lentement chaque fruit imprégné de l’intimité de ma soumise. Ils se léchaient les doigts, échangeaient même parfois un baiser pour savourer ensemble la trace qu’elle avait laissée.
Enfin, la dame prit un des raisins encore humides et le porta aux lèvres de ma soumise. Elle hésita, son souffle saccadé, ses yeux fuyant, mais ses joues rouges témoignaient de sa honte ardente. Elle finit par ouvrir la bouche. Le fruit s’y glissa. Elle le mâcha lentement, sous le regard de tous, puis l’avala, rougissante mais digne, accomplissant ainsi l’ultime étape du rituel.
Un silence dense enveloppa la salle, rompu seulement par le souffle des convives. Ma soumise tremblait, mais son dos restait droit, cambré, fier malgré l’humiliation. Elle incarnait ce paradoxe sublime : humiliée, mais transcendée.
La dame en rouge claqua des doigts une nouvelle fois. Aussitôt, les domestiques déposèrent les desserts : assiettes ornées de fruits rouges luisants, nappés de chocolat sombre, dégoulinant comme une chair éclatée. L’image était limpide, un miroir cruel et raffiné de ce qu’ils venaient de savourer à travers ma soumise.
Je la contemplai. Nue, tremblante, souillée et magnifiée à la fois, elle me donnait tout. Et moi, en silence, je buvais sa soumission comme le plus précieux des vins.
La dame en rouge leva son verre. « À présent, mes amis… au donjon. »
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5- Jean se lève du sofa, enlève son pantalon et le plie avec soin pour le déposer sur le dossier de la chaise. Attrapant par les cheveux Chantal il baisse le caleçon sort son membre et l'introduit sans tendresse dabs la bouche dégoulinante de foutre et comme il dirige la maneuvre Chantal manque de s'étoufer et hoquette jusqu'à vomir son champ et des reliefs de petits fours. Le maître la gifle et lui remet en bouche cette belle queue dont l'anneau brille malgre la faible lumière à présent que la nuit est installée.
Un nouveau claquement de doigt interromp cette violence phallocrate. Shona coule encore et se répends en un jus collant depuis ses belle cuisses halées. Eveline lui prend la main s'avance vers la table roulante, boit au goulot de la bouteille de champ. Puis pose à terre le magnum de Piper Heidsick. Elle dirige Shona pour qu'elle s'empale doucement sur ce gode improvisé. Shona descend doucement sur ces talon qui limitent cette pénetration au haut de l'étiquette. Elle soupire puis se relève d'autant, prend du recul ; Eveline comprend que le goulot est à présent dans la petite rosette offerte et lubrifiée par tant de caresses bien placées. Shona est totalement enchristée sur ce magnum et se branle avec furie le clito en s'enfonceant quelques doigts dans le sexe qui coule encore et encore de ciprine et d'urine mélangés. Ses yeux sont révulsés elle grogne comme une truie qu'on égorgerait.
Chantal s'est agrippée au caleçon du maître et fini de vomir le sperme et la nourriture. Elle spasme mais ne s'exprime pas à la vue du gode géant qu'Eve lui amène. Elle relève la pantelante Chantal qui vibre encore de ses reflux lui passe une main experte entre les cuisses et lui extirpe le sein gauche pour mordre son téton.
Jean se glisse sous la jupe et commence à gamahucher l'intimité d'Eveline en se branlant la queue et proférant cris et mots étranges. Peut-être des injures ou des cris d'amour, là n'est pas l'important.
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3- Shona va ouvrir et acceuille Eveline et Chantal , elles s'embrassent fougueusement et semblent très liées. Ces 2 invitées vont saluer Jean au salon pendant que Shona passe en cuisine ranger ses courses et prepare des glaçons pour le seau à champagne les verres, les petits fours, et dispose le tout sur la table roulante, mets le champ à rafraîchir puis l'amène au salon. Bruit de verres car le plancher n'est pas régulier.
Jean débouche le champ se sert et laisse le service : chacun se sert. Il se rassois son verre à la main.
4- Shona se lève puis part dans la chambre jouxtant la salle de bain. Eve la suit avec sa coupe de champ. Shona est nue dans la salle de bain elle va prendre un douche. Sous la pluie fine elle fait mousser le gel douche, se caresse tendrement. Eve lui tend le peignoir d'une main et de l'autre s'atarde sur l'entre jambe offert et masturbe vigoureusement Shona qui s'ouvre les fesses : Eve lui enfonce presque la main. Shona fini par uriner en tendant sa bouche pour y recevoir un langoureux baiser d'amour saphique. Shona se branle à nouveau mais Eve la giffle puis lui passe le peignoir. Elle lui frotte la poitrine, attache la ceinture du peignoir, la pousse contre le mur et reviens lui caresser le pubis totalement glabre, puis la branle de nouveau et l'embrassant. Eve à la main bien trempée pourtant la douche est éteinte. Shona n'a rien dit quand bien même le sol est mouillée de sa ciprine, de son urine et du reste de la douche.
Pendant ce temps Chantal à sorti la belle verge de Jean qui a un prince Albert de belle taille, rendant la fellation plutôt malaisée. Les doigts experts de Chantal sont tout de même venus à bout de ce gros sexe car elle étale le jus sur la hampe, s'essuie la main sur le caleçon et d'un revers de la main enlève le trop bu de sa bouche pulpeuse. Son chemisier est totalement ouvert sur un soutif à balconnet trop grand pour cette modeste poitrine bien flasque. Normal Chantal a plus de 80 hivers. Mais comme elle doit savoir que le beau Jean ne peut pas la sodomiser, rapport au prince Albert, elle ne peut que le sucer, le branler et le boire sans un mot é changer... Bien sur Chantal branle de la main droite son mâle du soir, mais sa gauche s'affaire furieusement sur sa vulve et son anus. Elle espère cette nuit un gode de Shona, le noir et blanc un super modèle pour zoophile équestre. Pourtant Chantal se contante de son grand amour avec Sultan resté garder fidèlement l'apartement à la Courneuve. Avec lui pas besoin de capote, juste lui mettre des chausettes car il ne faudra pas rayer mamandamour. Le jus de Jean semble moins salé que son Sultan raison pour laquelle la coupe de champ est à demi consommée ou bien qu'elle était trop pressée d'engloutir ce gros phallus en ce début de soirée. Jean a bien juté et il n'a pas quitté pour autant ses Rayban. La nuit est tombée.
Shona a été habillée d'une robe de dentelle noire et bleu. Le plastron est ouvert en V du col collier au nombril, depuis le bassin fendue jusqu'au talon. Pas de culotte et en guise de soutien gorge une belle chaîne d'or reliant les bouts de seins dejà turgescents car Eve s'est chargée de les sucer avec application. Il est vrai que Shona rempli ses bonnets DD et qu'en belle libanaise ses aréoles sont foncées limite indis et qu'à force de succion lesbiennes ses bouts se dressent en toute occasion : chaud, froid, émotion, pleurs, envies pressantes, orgasmes, la liste est longue.
Chantal et Jean ont semble-t-il transformé le salon. Le piano est contre le mur, la table roulante dans l'enfilade du grand fauteuil la table basse est disposée à l'envers à gauche du sofa et la banquette du piano est au milieu de la piéce sur le tapis rond et bleu de cochinchine. Inhabituel chez Jean qui passe pour un maniaque, lui n'est pas que rigide dans son caleçon...
Shona fait son entrée au salon suivie d' Eve qui pour l'occasion à defait son beau chignon fauve-roux-feux. Chantal se lève lui prend la main et la conduit à la banquette du piano au cuir noir trop brillant.
Chantal allume le petit lampadaire et étends le central. Shona demande : Maître puis-je m'assoir. Un claquement de doigts Shona relève sa robe comme un salut , une courbette jusqu'à terre et s'assied. Le cuir est froid et sa vulve et son anus encore mouillés semblent embrasser ce siège.
Chantal vient de quitter sa jupe plissée rose et reste en chemisier, bas couture et porte- jaretelles bleu sur des petits escarpins roses à boucle dorée. La jupe trône au beau milieu de la pièce. Elle prend place à terre écartant le jambes de Shona, enlaceant de ses bras sa taille pour l'attirer à ses lèvres, la langue chantalienne tourne déjà autour du petit bouton rose et o n perçoit le bruit de succion fait par la mouille de Shona, l'avide Chantal la tette avec une application methodique de vieille goudou.
Jean ne dit mot mais tourne la tête afin sans doute de mieux entendre ?
Eve se rapproche de la banquette et prends place afin que Shonna s'appuie le dos sur ses longues jambes. Ainsi installée Shona s'abandonne aux bonnes lapées chantaliennes, coule encore et encore. Son sexe s'ouvre sa rosette en fait autant et son sein droit est dans la main de Eve qui du pouce et de l'index presse sur son téton à présent plus dur et gonflé de plaisir.
Un claquement de doigt du Maître interromp cette envolée chantalienne et la prise en mai evelienne.
Chantal s'extirpe de sa position d'accueuil en langue et aspirente. Eve continue ses caresses et passe ses longs doigts sur l'aréole du sein ganche tout en pressant le teton droit. Shona goutte à goutte elle soupire en douceur, sort de la torpeur du décollage initialisé aux bonnes pratiques de Chantal.
Comme on le subodore le protocole a été défini par Jean Eve et Chantal. Shona est allongée sur la banquette de cuir. Chantal reprends son rôle mais ainsi placée le tronc de Shona est étendu, les jambes écartées Eve déboutonne sa robe longue, pose sa vulve sur la langue demandeuse de Shona qui pilonne ses grandes lèvres. Eve complexe depuis la petite enfance d'être doté d'un pareil vestibule. Certaines de ses conquêtes lui on fait remarqué la taille "anormale" de ses petites et grandes lèvres qui plus est sont bruyantes à la branlette mais sucent mieux que la bouche tout objet oblong ou turgescent qui en dehors d'un cuni exceptionnel ajoutent au plaisir masculin et participent à l'accompgnement d'un coït. Eve s'acharne sur les tétons et Chantal vient de glisser quatre doigts dans la rosette offerte et lui aspire son beau clitoris dans un mouvement synchrone de trio rompu à l'exib et aux plaisirs sans taboo.
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Le manque de sommeil….
Ce putain de manque de sommeil si piquant que je commençais à être engourdie partout… Mon pauvre neurone avait déjà éteint ce qui lui restait de lumière, et avait confié le contrôle de mon corps au mode automatique.
…
Depuis ce matin, la joie de respirer le même air que lui, de me lover dans son étreinte, de grifailler ses bras, de lui rouler toutes les pelles de la terre, de savourer les éclats de rire et me nourrir de la sérénité de nos silences entendus, de soupirer de bonheur au bord de sa bouche faite d’amour…
Mais….
Le temps me jouait des tours à s’étirer comme un élastique malgré la proximité tant attendue.
Trajet gare-maison, coursettes à l’épicerie asiatique, déjeuner rapide, re-coursettes au supermarché d’à côté, un peu de vaisselle, défaire ma valise, 2 ou 3 rangements… Et quelque chose au fond de moi commençait à bouillonner d’impatience : les heures passaient si lentement.
Nous avions prévu un apéro dînatoire avec des amis, à la guinguette près de la rivière. L’élastique du temps continuait de s’étirer avec une lenteur perverse et je regardais les verres encore à moitié pleins avec une frustration agacée et agaçante que je contenais au fond de mon ventre, sous contrôle.
Le contrôle.
Je suis un être de contrôle et je fais bonne figure. Sourire, entretenir une conversation charmante, être drôle et pleine d’esprit, attentive et attentionnée.
Une fois à la maison, avec le peu de courage qu’il me restait, j’ai pris une douche pensant que cela me donnerait assez de force pour finir la soirée avec lui. Mais le Temps est un fin sadique qui a choisi de relâcher son élastique à ce moment, et tout est revenu : la nuit blanche avant le départ, la crainte de rater mon train matinal, la fatigue des dernières semaines particulièrement éprouvantes au bureau, et cette journée qui avait semblé interminable.
Cette nouvelle série sur Netflix, il la regarderait sans moi : ce putain de manque de sommeil me donnait l’impression d’être au bord du précipice.
Je me suis jetée dans le néant du sommeil, celui après lequel je courrais depuis plusieurs jours. Un de ces moments où le néant était un océan tiède où il faisait si bon flotter.
Je ne suis plus un être de contrôle, je deviens moi-même le néant.. Le repos..
…
Des bras. Des bras autour de moi. Des mains qui se glissent entre le tissu et ma peau.
Non.
Non.
Non…
NON !
J’ai sommeil, bordel, je dormais ! Je veux continuer de dormir ! Je me fiche de la personne à qui appartient ces bras, ces mains, je veux dormir ! Je sens mon cerveau qui tente de s’allumer comme un vieux tableau de bord empoussiéré.
« Laisses-moi dormir ! » J’écarte ces mains de moi sans ménagement, et me dégage de ces bras. Le néant est toujours là et me tend son étreinte, je cours vers lui..
Mais ces bras-là me retiennent et son souffle achève de dissiper le réconfort du néant.
« Tu crois que tu peux décider ? » ce rugissement rauque grondé à mon oreille déclenche une décharge, droit dans mes neurones. Il me retourne de force sur mon dos. Mes paupières se lèvent d’un coup. Mon cerveau a une demi seconde de latence avant que le tableau de bord ne clignotte de partout.
Adieu sommeil, bonjour contrôle, hello colère.
Je suis un être de contrôle, et je ne veux pas ! Alors je lutte. J’essaie encore de me libérer de ces bras, mes jambes tentent une manœuvre pour libérer le reste. Mais il immobilise mes poignets et il vient à califourchon sur moi.
L’adrénaline.
Il y a quelques secondes suspendues où nos halètements se mêlent au bruit des chairs qui se claquent dans la lutte. Aucun d’entre nous ne cèdera. Il n’y a pas de jeu. Il n’y aura pas de « chéri » ou « mon amour », encore moins de « Monsieur » ni de « Good Girl ». Il y a juste un prédateur et une proie. SA proie.
Une de ses mains vient forcer ma bouche à s’ouvrir, mes mains profitent de cette ouverture pour le griffer, et je mords cette main qui s’impose.
La gifle. Elle me sonne et lui laisse le temps de reprendre une meilleure prise sur mes poignets et de forcer encore ma bouche, que j’ouvre juste pour hurler
« Noooon !! »
Une autre gifle. Qui fait mal.
Je suis un être de contrôle, mais je pleure de rage. Sa bite profite d’un de mes halètements pour s’enfoncer brutalement dans ma bouche, et je lutte pour retrouver mon souffle. Mon cerveau s’accorde une pause incongrue pour chercher ce mot qui décrit les va-et-vient de la bite dans ma bouche.
Ah ! « Irrumation » ! C’est ce mot !
Je suis un être de contrôle, mais je subis. Complètement immobilisée à la fois par son poids et par ma propre colère. Je lutte pour respirer malgré la brutalité de son corps qui m’étouffe à chaque mouvement. Il s’offre même le luxe, quand il a fini, de me saisir par les cheveux et approcher mon oreille de sa bouche. Et il détache chaque mot pour être sûr que je les entende bien.
« C’est.quand.je.veux. »
« Non ! » C’était un murmure plus qu’un cri, mais suffisamment fort pour qu’il l’entende et que cela me donne droit à une autre gifle, cinglante, sèche, méchante, dont le but était bien de faire mal, à la fois à la chair et à l’égo.
En maintenant ma tête par les cheveux, il me retourne sur le ventre sauvagement, et vient peser de tout son poids sur mes cuisses. Son autre main déchire ma culotte (oui, encore une…) et fouille mon entrejambe. L’humiliation est comme de l’essence sur le brasier de ma colère :
« T’es trempée, salope ! »
Non. Impossible. Je suis un être de contrôle, et je ne mouille pas quand je ne veux pas.
Il sait.
Il sait ce qui se passe dans mon crâne, ce choc presque thermique, quasi mystique.
Le déni.
La non-acceptation.
Ses doigts pénètrent plus encore dans ma chatte, et je les sens soudain devant ma bouche
« Ouvre, tu vas voir si t’es pas trempée »
Il remplit ma bouche de force, et m’ordonne : « Lèche les bien ! »
Il écrase ma tête contre le matelas et je sens sa bite qui trouve bien trop facilement l’entrée de ma chatte et qui s’y enfonce si brutalement que mouillée ou pas, la douleur est fulgurante. Ses coups de reins sont d’une brutalité sans précédent et je n’ai jamais entendu le lit cogner aussi fort contre le mur.
Mon cerveau qui choisit ce moment pour m’envoyer l’image mentale du neurone aux commandes : il se gratte la tête en se demandant comment faire face aux voisins demain matin…
Je suis un être de contrôle, et pourtant, je ne parviens plus à lutter. Le trop plein d’adrénaline bizarrement couplé au manque de sommeil. La douleur cuisante. L’humiliation écrasante. Et le temps qui recommence à tirer son putain d’élastique, pour me dire que ce sera sans fin… Mais je persiste à ne pas vouloir, il sent ma chatte serrée par le refus, et je l’entends m’ordonner
« Abdique ! »
Je parviens à cracher entre deux pleurs :
« Je te déteste ! »
Il se redresse, et me redresse en même temps par les cheveux, nous sommes tous deux à genoux sur le lit qui n’en n’est plus vraiment un, il me gronde à l’oreille
« Tu es ma pute »
Dans un autre contexte, j’aurais frétillé en répondant « oui Monsieur », mais on n’y était pas, dans ce contexte-là. J’ai juste continué à renifler mes pleurs et refusé de lui répondre, malgré le scalp qu’il était littéralement en train de me faire.
Parce que je suis un être de contrôle.
« Je vais te montrer à quel point tu es ma pute : viens là que je t’encule. » Sa mâchoire serrée lâche ce grognement menaçant comme un tocsin dans ma tête.
Il n’y a plus d’être de contrôle. Ça ne sert plus à rien, le contrôle. Plus rien de cérébral, aucune réflexion. Juste la réalisation du danger. Et le rush glaçant de l’instinct de survie et de la fuite à tout prix.
Cet enfoiré de prédateur savoure son petit effet et semble même m’accorder quelques secondes d’avance en relâchant mes cheveux. Mes bras cherchent des appuis, je dois fuir, à quatre pattes s’il le faut.
Ses mains me rattrapent par les chevilles, et encore une fois, je me retrouve plaquée sur le ventre, à chercher l’air, il est assis sur mes cuisses et je griffe à peine ses genoux. Il écarte mes fesses à deux mains et prends juste le temps d’un crachat sec vers mon trou pour sceller mon sort et ensuite,
La douleur.
Aigüe, cruelle, vicieuse, elle me coupe le souffle.
Mes oreilles bourdonnent.
Un voile noir devant mes yeux.
Respirer. Respirer. Je dois respirer.
Un souffle, et je hurle.
Ses coups de reins violents, féroces et sans répit.
Sa main sur ma gorge.
Je hurle, et puis je sanglote.
Ses grognements, mes sanglots, nos halètements.
J’ai mal et je le lui hurle.
« Je.sais.que.ça.fait.mal ». Mais c’est qu’il jubile, cet enfoiré !
…
Le temps. Ce putain de temps et son putain d’élastique.
Je suis douleur. Je suis sanglots.
Je ne lutte plus.
Il n’y a plus de contrôle.
Mon cerveau s’est éteint.
J’ai abdiqué. Je n’ai plus d’égo.
Et avant son râle final, son souffle près de mon oreille. Sa voix minérale de prédateur satisfait :
« MA bouche. MA chatte. MON cul. Tes trois trous. A MOI. Et quand je veux.»
Le temps a relâché son élastique. Boom !
Il m’a dépossédée. De chacun de mes orifices. Profanés l’un après l’autre.
…
Il reprend son souffle et j’étouffe un dernier sanglot.
Il essaie de me prendre dans ses bras, et mon orgueil meurtri dégage son étreinte, je me retourne, dos à lui.
« Viens là. »
Je renifle pour mieux l’ignorer.
Ses bras implacables de tendresse me retournent et il fait ce petit mouvement adorable pour mettre ses yeux dans les miens.
« - Chéri…
- Oui mon amour ?
- Je te déteste. Je dormais ! »
Son rire et sa voix sel et miel : « moi aussi je t’aime ».
…
Je suis un être de contrôle. Mais cette nuit-là, j’ai perdu le contrôle.
Je suis un être de contrôle. Mais cette nuit-là, il a pris le contrôle.
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Texte ©佩玲
Digital Artwork ©鐵厲
#LossOfControl - Juillet 2025
La musique qui va avec, c'est "Because the night" - Patti Smith
https://youtu.be/c_BcivBprM0?si=4jKfH_pDByO8M2Wp
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Contraindre une feministe à sucer une bite plutôt que de dire des conneries comme la Sandrine....
Ah, les manifestations ! Ces joyeux carnavals où les pancartes volent plus haut que les idées, et où les chants de guerre contre le patriarcat font trembler les statues des grands hommes (qui, soyons honnêtes, étaient probablement des misogynes en culottes courtes). Dans ce chaos coloré de rose et de violet, errait notre héros, appelons-le Macho McAlpha, un chasseur de féministes autoproclamé. Pas le genre à traîner avec un fusil et un chien de chasse, non non – lui, c'était un prédateur verbal, armé d'un ego gonflé comme un ballon de baudruche et d'un arsenal de blagues machistes périmées depuis l'Âge de Pierre. Son hobby ? Coincer une militante enragée dans un coin sombre d'une ruelle adjacente à la manif, et lui imposer sa "puissance de mâle dominant" sans jamais lever le petit doigt. Parce que, comme il le disait fièrement : "Les vrais alphas dominent avec la langue... euh, verbalement, bien sûr !"
Ce jour-là, la manif battait son plein. Des hordes de femmes (et quelques hommes solidaires, probablement pour draguer) hurlaient "Mon corps, mon choix !" pendant que les flics sirotaient leur café en se demandant si c'était une émeute ou une flashmob. Macho McAlpha, vêtu d'un t-shirt "Make Sandwiches Great Again", repéra sa proie : Féminista Fury, une jeune activiste aux cheveux teints en arc-en-ciel, pancarte à la main clamant "Les hommes sont des porcs... sauf les végans !" Elle était l'incarnation du féminisme 2.0 : citations de Simone de Beauvoir tatouées sur les bras, et une bio Twitter qui promettait de "démanteler le patriarcat un tweet à la fois". Mais sous son armure de slogans, elle cachait un secret : un faible pour les joutes verbales qui finissaient en feu d'artifice.
Macho la suivit discrètement – enfin, aussi discrètement qu'un gorille en tutu – et la coinça dans une impasse étroite, bloquée par des poubelles qui sentaient le vieux fromage et les rêves brisés. "Hé, mademoiselle l'Égalitariste ! T'as pas l'air de savoir que dans la nature, c'est le lion qui domine la lionne. Et moi, je suis le roi de la jungle urbaine !"
Féminista se retourna, les yeux flamboyants comme un brasier de soutiens-gorge brûlés. "Oh, regardez ça, un reliquat du Moyen Âge ! Tu sais, mon cher 'roi', dans nos sociétés modernes, les femmes ont conquis le vote, le travail, et même le droit de porter des pantalons sans que des crétins comme toi ne bavent dessus. Ton 'dominance masculine' ? C'est juste un mythe pour compenser ton complexe d'infériorité phallique !"
Macho éclata de rire, un rire tonitruant qui fit vibrer les murs. "Ah ouais ? Et tes prétentions féministes, alors ? Vous criez à l'égalité, mais dès qu'un mec ouvre une porte pour vous, c'est 'oppression patriarcale' ! Moi, je dis que les femmes comme toi ont besoin d'un bon rappel : l'homme est fait pour chasser, protéger, et... dominer. Agenouille-toi devant ma supériorité génétique, et admets que sans nous, vous seriez encore en train de cueillir des baies pendant qu'on invente le feu !"
Elle riposta du tac au tac, avec un sourire narquois qui aurait fait fondre un iceberg. "Supériorité génétique ? Mon pauvre, les études montrent que les femmes sont multitâches parce qu'elles ont un cerveau plus connecté. Vous, les machos, vous n'arrivez même pas à plier le linge sans tutoriel YouTube ! Et ton 'chasseur' ? Dans la société d'aujourd'hui, les vrais chasseurs sont les femmes qui jonglent carrière, enfants et un mari qui confond le lave-vaisselle avec un placard magique. T'es pas un alpha, t'es un beta qui se prend pour un loup-garou !"
La joute verbale s'enflamma comme un barbecue mal surveillé. Macho l'humiliait : "T'as beau hurler 'girl power', au fond, t'attends qu'un vrai mec te montre qui porte la culotte... ou plutôt, qui l'enlève !" Elle contre-attaquait avec humour féministe : "Et toi, avec ton ego surdimensionné, tu compenserais pas pour un petit... équipement ? Dans nos sociétés, les hommes comme toi finissent seuls avec leur main droite, pendant que les femmes conquièrent le monde un orgasme simulé à la fois !"
Ils ridiculisaient tout : les machos qui se pavanent comme des paons en rut, persuadés que leurs muscles font loi, mais qui pleurent devant un film romantique. Les féministes qui voient du sexisme partout, même dans un menu de restaurant ("Pourquoi 'steak' et pas 'steakette' ? Oppression !"). Dans cette impasse, c'était un festival de vannes : "Les hommes sont de Mars, les femmes de Vénus... et toi, t'es de Pluton, déclassée planète naine !" ripostait-elle. "Et toi, t'es une amazone sans arc, juste bonne à tweeter tes frustrations !" répliquait-il.
Mais petit à petit, l'intimidation verbale de Macho prenait le dessus. Il la bombardait d'humour noir : "Admets-le, chérie, ton féminisme, c'est juste une armure contre le fait que tu rêves d'un dominant qui te fasse taire... avec autorité. Agenouille-toi, et reconnais que le patriarcat, c'est pas si mal quand il est bien servi !" Elle essayait de résister, mais ses rires trahissaient une faille. "T'es ridicule avec tes airs de conquérant... mais bon sang, c'est hilarant comment tu crois encore à ces conneries préhistoriques !"
Enfin, épuisée par cette tornade de mots, Féminista céda. Dans un éclat de rire vaincu, elle s'agenouilla, les yeux pétillants de défaite moqueuse. "D'accord, d'accord, grand alpha des bacs à sable ! T'as gagné cette round. Dans nos sociétés folles où les hommes jouent les durs et les femmes les warrior, peut-être qu'un peu de soumission verbale, c'est pas si mal." Et là, avec un clin d'œil ironique, elle reconnut sa défaite de la façon la plus... littérale. Elle approcha, et d'un geste théâtral, entreprit de "sucer la queue de son Dom" – parce que, après tout, dans cette farce des genres, rien ne vaut une fin explosive pour ridiculiser tout le monde.
Moral de l'histoire ? Dans le grand cirque des rapports hommes-femmes, on est tous des clowns : les machos avec leurs grognements primitifs, les féministes avec leurs manifestes enflammés. Mais au final, un bon rire (et un peu d'humiliation consentie) vaut mieux qu'une guerre éternelle. Fin de la manif, rideau !
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