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UNE JOURNEE A TYBURN TREE
Nous sommes en 1450, à Londres, sous le règne d’Henry 6. La perte de la Normandie et la peste ont rendu le pays instable, en proie à la violence. Le nombre d’exécutions est devenu énorme. On compte près de soixante-dix mille pendaisons en Angleterre pendant le siècle. Dix fois plus qu’en France à la même époque. Pendant tout le Moyen Age et jusqu’au dix-huitième siècle, on pratiquait peu les peines de prison, la plupart des délits et crimes conduisant plutôt à des peines corporelles, en particulier la potence qui était facile à administrer, pour peu qu’on disposât d’une corde et d’une branche d’orme ou une poutre assez haut placée. Les gestes étaient simples et l’issue presqu’assurée.
A Londres, les exécutions peuvent avoir lieu partout car il est d’usage de pendre les malfaiteurs sur les lieux de leurs crimes. Mais, environ huit fois par an, ont lieu de grandes pendaisons au gibet de Tyburn, un grand édifice de bois sombre situé à l’angle de ce qui sera Hyde Park, dans ce qui est encore en dehors de la ville.
Le gibet est constitué de trois poteaux hauts de plus de sept mètres, reliés par trois traverses de bois sombre, longue, elles aussi de plus de sept mètres et formant ainsi un triangle placé en haut d’une butte en pente douce et entourée de maisons à colombages. Parmi elles, une auberge avec un grand balcon que le tenancier loue à prix d’or lors des exécutions. Chaque traverse du gibet pouvait porter jusqu’à huit pendus, attachés les uns contre les autres, formant un cortège de cadavres convulsés, la tête renversée par la corde de chanvre. La butte sur laquelle le gibet était dressé était remplie des corps des suicidés et des suppliciés condamnés à être enterrés là, anonymes et sans sépulture. Il en émanait l’odeur doucereuse de la mort et de la pourriture. C’est pour cette raison que peu de gens voulaient habiter là. L’auberge faisait exception car elle vivait sur les profits qu’elle tirait des pendaisons et des supplices exécutés près du gibet. Le gibet de Tyburn était souvent reconstruit, parfois plus grand, parfois plus rudimentaire. Ce n’était pas un monument, mais une machine à étrangler qu’on usait jusqu’à la remplacer. C’est pour cela qu’il apparaît sous divers aspects selon les époques où on le dessinait, toujours avec ses trois piliers plus ou moins hauts.
Dans la cour de l’auberge se dresse un magnifique orme noueux avec de solides branches. Avant que ne fut érigé le gibet, c’est cet orme qui servait de potence depuis des dizaines d’années. Elm street, la rue des ormes signifiait pour les Anglais du Moyen Age que c’était une rue de pendus. L’orme, avec son tronc noueux et ses branches qui s’élançaient comme des bras peu feuillus semblait être une sorte de bourreau de bois portant haut les pendus qui y étaient attachés. Aucun autre arbre ne produisait la même impression de participer au supplice des pendus qui y étaient attachés.
Dans l’Angleterre le monde des vivant se mélangeait au monde des pendus. On ne craignait pas de subir la pendaison car il ne se passait pas un jour sans qu’on ne voie, en divers endroits, des malheureux pendus et étranglés. Des hommes, des femmes, des enfants, les mains liées dans le dos, leurs chausses de laine descendues le long de leurs jambes, le sexe raidi gonflant les braies. Même les enfants s’amusaient près des nombreuses potences qui ponctuaient les rues et les carrefours, jouant avec les jambes gainées de laine et ligotées comme on se cache derrière un arbre. Il arrivait même que certains, trop faibles et peu aimés, se fassent pendre ou étrangler par des garnements sans scrupules et amusés par leurs grimaces au bout des cordes qui ne manquaient jamais dans cette ville pleine d’artisans et de remises obscures.
Même les suicidés choisissaient de préférence de se pendre. Trouver une corde et une poutre était chose facile et la pendaison était si familière qu’elle semblait évidente avec sa promesse de mort certaine et de plaisir ultime. Cela valait bien mieux que la défenestration ou la noyade, bien moins certaines. C’est ainsi qu’on retrouvait souvent des hommes ruinés, des femmes trompées au bout d’une corde attachée à une poutre de leurs galetas, leurs chausses de laine effleurant le sol. On enterrait leur corps sous le gibet. Et, si par extraordinaire, ils survivaient à leur suicide par pendaison, ils finiraient étranglés au gibet au prochain jour de pendaison.
Les jours de pendaison étaient annoncés par des affiches et par des crieurs qui annonçaient qui serait exécuté et comment, sachant que ce jour-là, on pourrait pendre jusqu’à vingt-quatre condamnés. Tout commençait toujours par une pendaison. Les plus coupables, tels que les traitres, les félons et les hérétiques, étaient dépendus, à moitié morts, au bout de dix à quinze minutes pour être étripés, découpés à la hache, décapités ou brûlés.
Comme le voulait l’usage, au matin du jour de pendaison, des carrioles se présentaient devant la prison de Newgate. Dans chacune, on faisait monter quatre malfaiteurs que l’on attachait à moitié debout aux ridelles du véhicule. Ils avaient les mains liées devant et on leur mettait autour du cou une grosse corde avec un lourd nœud coulant prolongé de plusieurs mètres de chanvre qu’ils devraient porter tout au long de leur parcours vers le gibet. On couvrait leur tête d’un épais bonnet de laine leur retombant sur l’épaule.
Les hommes portaient une longue veste ou encore une chemise de drap qui leur descendait jusqu’à mi-cuisse. On leur avait ôté toute ceinture ou marque personnelle. Ils portaient des chausses de laine épaisse et grise. Désormais, les chausses étaient tricotées dans la laine que produisait en abondance l’Angleterre, le Pays de Galle et l’Irlande. Les bas étaient attachés aux braies de toile qui couvraient les parties intimes, sorte de pagne plus ou moins cousu.
Les femmes portaient aussi des chausses grosse laine grise et des braies. Leurs seins étaient bandés de toile aussi et par-dessus elle portaient une robe serrée en haut et large vers le bas, serrée à la taille par un cordon.
Dans ce monde de misère, les vêtements étaient souvent usés et sales. Leurs couleurs bistres hésitaient entre le gris, le brun et le beige écru. Mais les vêtements étaient rares et chers. Presque toujours en laine grossière, mille fois reprisés, presque toujours souillés de crasse et de boue. Une paire de chausses en gros tricots devait durer de longues années car ce vêtement essentiel était très coûteux.
Contrairement à la France où il était courant de pendre les condamnés pieds nus et seulement vêtus d’une longue chemise de toile, manière de leur ôter toute personnalité, toute identité, les Anglais les pendait avec tous leurs vêtements, tous les signes de leur forfait. Et comme il faisait froid à Londres et que l’Angleterre produisait beaucoup de laine, il était normal que les pendus soient vêtus de grosse laine.
Si en été, on pouvait être légèrement vêtu, Londres était, avant tout, une ville froide, humide et pluvieuse où l’on devait le plus souvent se vêtir de plusieurs couches de laine pour ne pas trop trembler de froid. Cette laine peu dessuintée qui protégeait aussi des averses et de la bruine les condamnés, les bourreaux et le public. Tant et si bien que dans la gadoue permanente des ruelles sombres, on finissait par ne plus très bien savoir qui allait finir au bout de la corde et qui allait supplicier les condamnés.
Ce jour-là, on se contenterait de simples pendaisons car nul traitre n’avait été condamné durant le mois. Cela n’empêchait pas une foule nombreuse d’être là à voir les condamnés monter dans les charrettes, en portant leurs grosses cordes. Dans chacune des carrioles, montait aussi un garde prêt à occire quiconque voudrait s’enfuir ou se rebeller.
Le cortège était accompagné de shérifs, des sortes de policiers travaillant au nom du roi, et de watchmen, souvent des malfaiteurs qui, se fondant dans la foule surveillaient les événements et, à l’occasion rattrapaient les condamnés qui avaient tenté de s’échapper des carrioles.
C’est ainsi que le long cortège, accompagné d’une populace curieuse, se mettait en branle pour parcourir les trois kilomètres qui le séparait du lieu des pendaisons. On avançait lentement dans les rues étroites et encombrées, pataugeant dans la gadoue de la ville sale dont les toits en encorbellement se touchaient, plongeant la ville dans une perpétuelle pénombre fétide.
Un premier arrêt avait lieu à Old Bailey, la cour de justice où, dans une interminable litanie, un greffier faisait la lecture de la condamnation de chacun des condamnés. Il énumérait d’abord ses crimes, souvent dérisoires car le vol d’un seul shilling conduisait à la potence. Puis il concluait par la condamnation qui était ce jour-là, d’être pendu et étranglé jusqu’à ce que mort s’ensuive.
A Londres, en ce temps-là, on finissait au bout d’une corde, qu’on soit un homme, une femme ou un enfant d’au moins onze ans. Le crime était si répandu et la pendaison si familière qu’on ne s’embarrassait pas de pitié ou d’humanité.
Une fois les condamnations lues, parfois sous les huées ou les frémissements de la foule, le cortège se remettait en route, toujours très lentement, pour atteindre un premier estaminet où tout le monde buvait de l’ale et plaisantait sur le spectacle à venir. Les pickpockets étaient à l’œuvre et accompagnaient les futurs pendus en faisant leurs affaires avant de remplacer les condamnés dans un avenir incertain.
L’atmosphère était, curieusement, animée, presque joyeuse, malgré le glas résonnant aux églises près desquelles le convoi passait. Les badauds parlaient aux condamnés, tout un commerce se faisait entre les vivants et ceux qui allaient mourir. On échangeait des victuailles, de l’alcool et même de l’argent. Les aides du bourreau, à côté des condamnés dans la carriole, participaient activement à ces échanges.
Être pendu était une forme courante de la destinée, pour beaucoup, la frontière entre une vie misérable et finir, étranglé, au bout d’une corde, était mince et souvent au bénéfice de la potence. Il était inconvenant de montrer de la peur ou du désespoir. Donc, les futurs suppliciés se montraient joviaux et reprenait en cœur les chansons de pendus qui étaient chantées par le public. Seuls, parfois, les plus jeunes enfants, qu’on allait pendre pour un menu larcin, pleuraient, assis sur le banc de la carriole.
Au bout de deux ou trois heures, toute cette compagnie bruyante et ivre pavanait au pied du gibet où s’amassait déjà une foule de près de vingt mille spectateurs. Au pied de la potence attendaient les bourreaux principaux tandis que leurs aides s’étaient installés à califourchon sur les traverses, attendant d’y attacher les cordes.
Pour de telles occasions, il ne fallait pas moins de six bourreaux et de leurs aides pour venir à bout de la pendaison de vingt-quatre condamnés. Mais le bourreau principal de Londres, celui qui avait le titre d’exécuteur, de pendeur, était un homme de haute stature, encore jeune qui avait hérité le titre à la mort de son prédécesseur. Lui-même était devenu aide bourreau en acceptant la charge plutôt que d’être pendu. Désormais, il était veuf car sa femme était morte de la peste. Il œuvrait avec l’aide de sa fille, une garce d’à peine vingt ans qui adorait les exécutions et se plaisait à tirer sur les jambes des pendus en riant aux éclats.
Le bourreau était reconnaissable à ses chausses de laine rouge sang en épais tricot. Il portait aussi une cagoule de la même laine. Son pourpoint de cuir recouvrait une chemise blanche et s’ajoutait à un tablier de cuir, lui aussi. Il portait d’élégants souliers de cuir fauve, preuve que sa fonction était bien payée. Sa fille portait les mêmes vêtements, à l’exception de sa robe de toile brune, un peu trop courte pour lui permettre d’être agile sur la potence, qui remplaçait le pourpoint et le tablier. Bien des hommes rêvaient de mourir étranglés entre ses jambes habillées de laine rouge.
Une première carriole s’arrêta sous un des bras. Le bourreau grimpa à bord. C’était toute une famille de bistrotiers qui droguait ses clients pour les détrousser. Il y avait l’homme un gaillard au regard fourbe gueulait des insultes à la foule hilare. Près de lui, sa femme en robe grise avait la trentaine et gardait les yeux dans le vague. En face d’eux, une jeune fille aux longs cheveux blonds et sales sanglotait dans une robe semblable à celle de sa mère. Enfin, un gamin de douze ou treize ans, vêtu seulement d’une chemise grise et de bas de laine, regardait avec terreur le bras de la potence au-dessus de lui.
Le bourreau détacha les mains de l’homme pour les réattacher dans le dos avec une corde de chanvre. Puis il saisit la grosse corde pour la lancer en l’air pour que sa fille, qui était grimpée là-haut comme une chatte, l’attrape pour la nouer à la traverse avec plusieurs solides nœuds. Le bourreau avait pris la précaution de bien serrer le nœud coulant pour que l’aide puisse bien tendre, si bien que l’homme devait se tenir bien droit pour ne pas s’étrangler. Le bourreau se baissa et, avec une autre corde, ligota les jambes de l’homme par-dessus ses gros bas de laine.
On liait les jambes de suppliciés car, quand ils étaient huit, accrochés à une seule traverse, les jambes libres, il n’était pas rare qu’ils tentent d’enlacer de leurs jambes le pendu voisin et de retarder leur strangulation. Cela plaisait énormément au public qui riait de ces tentatives désespérées. Au bout d’un moment, le pendu qui en avait enlacé un autre, se fatiguait et se laissait retomber, pour finir de s’étrangler dans les spasmes et les convulsions. Mais cela retardait considérablement l’exécution qui devait impérativement s’achever à la nuit tombante. Donc, on liait les jambes des pendus.
Puis il passa à la femme, la déliant et la ligotant à nouveau, les mains derrière le dos, lançant sa corde à son aide, la tendant autant que possible. Cette fois-ci, il attacha les jambes par-dessus la robe pour la décence. Il fit de même avec la jeune fille épouvantée. Il finit avec le garçon qui se laissa faire avec docilité. Tout en les préparant au supplice, il palpait les seins des jeunes femmes et caressait l’entrejambe de l’homme et du garçon, excité qu’il était d’avoir à les pendre. Il ne dédaignait pas, à l’occasion, de violer une jolie fille qu’il avait pendue et qui reposait encore chaude sur la table de l’auberge. Personne n’eut osé l’en empêcher, d’autant qu’il payait l’aubergiste grassement pour ce petit plaisir. Il était même arrivé qu’une pendue revive alors qu’il la besognait et qu’ils finissent l’affaire dans un orgasme violent. Le plus souvent, la femme ressuscitée mourrait à nouveau après ce viol, ses dernières réserves de vie s’échappant de son sexe.
Comme personne ne semblait vouloir faire de discours d’avant la mort, usage très répandu à cette époque, le bourreau tira le bonnet de laine sur le visage de chacun des condamnés, commençant ainsi à les étouffer.
La foule était silencieuse, captivée par les préparatifs de la pendaison. Puis le juge présent pour une telle occasion, donna l’ordre et la charrette s’ébranla, un à un les suppliciés tombèrent dans le vide, de quelques centimètres seulement pour que leur strangulation soit la plus lente possible. Cela fit un bruit sourd se répétant dans le silence, suivi du crissement des cordes qui se tendaient et des nœuds qui se resserraient. Après quelques instants de sidération, les corps liés commençaient à se tordre, d’avant en arrière, les jambes ligotées ne permettant pas d’autre mouvement. Les corps tournoyaient, se heurtaient, les jambes s’agitaient de plus en plus, les mains liées dans le dos remontaient désespérément vers la corde sans pouvoir l’atteindre. Des grognements et des gargouillis d’étranglés se mêlaient aux pets et aux grincements des cordes sur le bois du gibet.
En Angleterre, contrairement à la France, on utilisait de grosses cordes de chanvre longuement assouplies pour avoir servi à de nombreuses pendaisons. Les cordes étaient terminées par de gros nœuds coulants à sept torons qui rendaient leur coulissage difficile et qu’il était très ardu de desserrer. Ces grosses cordes rendaient le supplice plus spectaculaire et, en répartissant la pression, ralentissaient l’agonie. Selon l’emplacement du nœud autour du cou du pendu, le supplice était différent. Placé à l’arrière, la langue du supplicié gonflait et sortait de la bouche, provoquant aussi, en pressant sur les nerfs et les vaisseaux sanguins, l’orgasme du pendu, le fameux plaisir des anges. Mise sur le côté la corde provoquait, tantôt l’asphyxie cérébrale, le pendu blanc, tantôt la cyanose et la congestion, le pendu noir et violacé. Placée sous le menton, elle ne pressait sur aucun organe clé, le pendu pouvait ainsi agoniser pendant près d’une heure avant de mourir de la dislocation lente de sa colonne vertébrale. Les bourreaux connaissaient toutes ces subtilités pour mener leurs exécutions pour le plus grand bonheur de la foule. Bien entendu, on n’eût pas donné cher d’un bourreau qui ne permettait pas aux pendus de se débattre longuement au bout de leurs cordes. Il existait des cas de bourreaux qui avaient fini au bout de leurs propres cordes pour n’avoir pas laisser leurs pendus se débattre assez longtemps.
Un grand soupir de pitié et de plaisir quand les pendus commencèrent à se convulser au bout de leurs cordes. Comme personne ne se manifestait, le bourreau s’approcha du garçon qui se débattait au bout de son nœud coulant et lui attrapant les jambes ligotées par-dessus les chausses de laine, il lui donna plusieurs secousses et se suspendit à lui pendant un moment. Le petit pendu finit par mourir, la tête penchée sur le côté, un de ses bas était descendu sous son genou.
Près de la famille étranglée, quatre autres malfaiteurs furent pendus de la même manière. A cette époque de misère et de troubles, on ne vivait pas longtemps. Vivre plus de quarante ans était un privilège. On devenait gibier de potence à l’adolescence et la plupart des délinquants n’étaient encore que des adolescents quand on les condamnait à la potence. Ces quatre là étaient donc des jeunes qui n’avaient pas vingt ans ; trois garçons, une fille qui regardaient le gibet en riant et dont les visages disparurent sous les cagoules tandis qu’on finissait de leur ligoter les pieds. Ils basculèrent de la carriole pour tournoyer dans le vide, les cordes se serrant lentement autour de leurs cous fins.
Ils formaient ainsi une ligne de huit pendus en train de se débattre comme un rideau soufflé par le vent de la mort. Les galoches de bois tombaient des pieds et, du bas de la potence, les enfants qu’on avait amené là pour leur faire la leçon, contemplaient les pieds ligotés et gainés de grosse laine s’agiter dans les liens dans des spasmes qui les impressionnaient tout en les faisant rire avec une cruauté juvénile. Le lendemain, ils joueraient à se pendre et quelques garnements malheureux seraient retrouvés au bout d’une corde, leurs braies et leurs chausses descendues sur leurs pieds pour qu’on vit bien ce que la strangulation faisait à leur sexe.
Pendant ce temps-là les autres pendus se tordaient sous les deux autres traverses, se balançaient d’avant en arrière en grognant et gargouillant. Les galoches tombées formaient une ligne qui suivait celle des pendus, les bas de laine descendaient souvent le long des jambes des suppliciés. La femme pissa sa bière devant la foule hilare. Leurs mains liées dans le dos tentaient désespérément de remonter vers la corde, sans jamais y parvenir. Puis leur gigue se ralentit peu à peu, les spasmes s’espacèrent et devinrent moins violents. Les trois corps se laissèrent aller pour, peu à peu, se replier lentement, les genoux remontant lentement, les pieds vêtus de laine tremblant convulsivement. De grosses gouttes de sperme tombèrent sous l’homme dont les braies avaient glissé avec ses chausses et qui éjaculait longuement en finissant de s’étrangler.
Pendant ce spectacle, la foule murmurait, écoutait, observait intensément. Les putains qui étaient venues nombreuses branlaient les hommes pour quelques pennies tout en les détroussant pendant qu’ils jouissaient avec leur autre main.
Depuis le balcon des gens de la haute société se délectaient du spectacle en mangeant des friandises et buvant du vin fin.
La pendaison dura tout l’après-midi, les carrioles venant se placer sous les poutres et chaque groupe de pendus se faisant attacher, cagouler et pendre avec une lenteur convenue. Parfois, des proches se précipitaient pour attraper les jambes des pendus et les tirer de toutes leurs forces pour les faire mourir plus vite. Mais beaucoup ne bénéficiaient pas de cette aide et se débattaient interminablement provoquant l’admiration du public de leurs convulsions spectaculaires.
De temps à autres, le bourreau relevait la cagoule d’un pendu pour que le public pût admirer le visage congestionné, le regard absent et la langue énorme et pleine de bave gonflée au point de sortir toute noire de la bouche.
Beaucoup de sperme et d’urine était tombé sur le sol du gibet, ce qui ferait le bonheur des sorcières qui attendaient la nuit pour surgir.
Quand les vingt-quatre condamnés furent tous pendus, étranglés et vidés de leur semence, des mères entraînèrent leurs enfants pour toucher les pieds et les mains des suppliciés pour qu’ils bénéficient de la chance que procure le fait de toucher un pendu. Plus tard, on ferait commerce des cordes, on volerait les chausses de laine et les cagoules pour mieux se vêtir et s’imprégner de la chance des pendus.
La méthode de pendaison anglaise consistait à faire tomber le condamné de la charrette qui se dérobait sous ses pieds. Si personne ne songeait à venir l’aider à mourir, le pendu se débattait un long moment, parfois un quart d’heure, voire une demi-heure au bout de sa corde. C’était très différent de ce qui se passait à Paris où le condamné était mené, les mains liées en haut d’une longue échelle. Il portait trois cordes au cou, dont deux avec des nœuds coulants et une troisième servant à le traîner, puis à le faire tomber sous l’échelle. A ce moment, le bourreau se mettait à califourchon sur son cou ou montait sur ses mains liées et donnait de vigoureuses secousses pour hâter la strangulation. Les suppliciés n’étaient pas cagoulés et étaient nus sous leur chemise, ce qui permettait de mieux voir leurs grimaces et leur langue qui se gonflait toute noir dans leur bouche. Cela permettait de voir le sperme tomber au pied de la potence. Ces différences notables montrent que la pendaison pouvait revêtir de nombreuses formes pour parvenir aux mêmes effets.
C’est ainsi que, dans les Balkans, on enfermait les condamnés ligotés dans un grand sac de grosse toile que l’on recousait pour le fermer. Dedans, le pendu portait ses vêtements traditionnels, notamment de grosses chaussettes tricotées. On le hissait, dans son sac, le long d’un poteau, puis on lui passait un nœud coulant avant de le laisser retomber au bout de sa corde. L’aide du bourreau lui tenait les jambes avec une corde pour qu’il ne se débatte pas. La mort venait lentement dans l’obscurité du sac que le public voyait s’agiter de spasmes jusqu’à ne plus bouger. Cette pratique se retrouve encore, aujourd’hui, au Proche Orient où les condamnés sont ligotés dans des couvertures les couvrant des pieds à la tête et dans lesquelles ils agonisent, meurent et sont enterrés après leur supplice. Une manière de leur ôter leur humanité, leur identité. Ce ne sont plus que des sacs de laine qui se balance au bout d’une corde et qu’on ne reverra jamais.
A la nuit tombante, les bourreaux et leurs aides commencèrent de détacher les pendus pour les porter dans l’auberge qui avait une salle pour les étendre sur de grands tréteaux. Le lendemain, on pourrait vendre les corps non réclamés aux chirurgiens qui les payaient fort bien. La pendaison avait l’avantage de ne pas léser les organes. Vingt-quatre corps encore ligotés, leurs jambes en chausses de laine sous les chemises et les robes relevées, s’alignaient ainsi. Les hommes arborant sous leurs braies des sexes humides dressés tout raides vers le ciel.
Soudain, la jeune fille se redressa en poussant un cri aigu. Puis ce fut le cas d’un jeune homme vigoureux. Les deux rescapés se tordaient dans leurs liens au milieu des cadavres étranglés. En ces temps où l’on était plus petit et souvent plus maigres, la pendaison n’était pas toujours mortelle car les pendus ne pesaient pas bien lourd.
L’aubergiste et quelques bourreaux bien ivres, détachèrent les deux survivants et on les coucha dans des lits bien chauds pour qu’ils revinssent pleinement à la vie. On les couvrit de plusieurs couches d’épaisses couvertures de laine pour les libérer du froid de la mort. Au bout de deux jours, tous deux avaient recouvré leur santé. La fille de quinze ans n’était pas très maligne avant d’être pendue, désormais elle était complètement idiote, mais elle se laissait violer sans jamais se rebiffer. L’aubergiste décida de la garder comme putain pour s’enrichir encore mieux. Faire l’amour à une pendue était une véritable attraction. Beaucoup d’hommes rêvaient de l’érection des pendus et se laissaient étrangler entre ses jambes pour mieux jouir.
Elle devint l’égérie du gibet, se promenant dans la foule des spectateurs elle savait repérer ceux qui s’excitaient à la vue des pendus en train de se débattre au bout de leur corde et, en échange de quelque pennies, elle les masturbait de ses doigts fins, laissant entrevoir sous le col de sa longue robe de laine, la marque indélébile de la corde qui l’avait pendue. Elle devint même l’amie de la fille du bourreau qui la prit en affection, partageant en toute innocence leur goût pour les pendus. La fille du bourreau l’entrainait dans son galetas et toutes deux jouaient à se donner du plaisir en s’étranglant mutuellement avec leurs bas en laine. La jeune fille adorait la fille du bourreau, oubliant en toute innocence que c’était elle qui l’avait pendue. Elles vécurent longtemps dans une relation lesbienne où elles se plaisaient à jouir en se murmurant des histoires de pendaisons tout en se donnant du plaisir. Et pour encore augmenter leur jouissance elles se serraient des bas de laine autour du cou, des bas de laine qu’elles venaient d’ôter à quelque pendu qu’elles avaient trouvé à leur goût.
Le jeune homme, quoique vigoureux, était aussi devenu stupide incapable de coordonner ses mouvements. On aurait pu le renvoyer à la prison de Newgate, mais il était bien plus pratique de le pendre à l’orme de la cour. Alors, on lui lia les mains dans le dos, on attacha ses jambes en chausses de laine, puis on le hissa dans un gros nœud coulant qui se balançait à la branche de l’orme, puis on le laissa retomber. Il s’agita dans d’horribles convulsions, alors la femme de l’aubergiste se suspendit à ses jambes et resta ainsi jusqu’à voir le sperme tomber sur sa joue. Elle aussi ne dédaignait pas les plaisirs du gibet. Un pendu à l’orme de la cour lui fait l’effet d’un fruit délicieux murissent à son arbre. Alors, quand elle sentit le sperme tomber chaud sur ses joues, elle cessa de tirer sur les jambes et, au lieu de cela, se retourna et mit les jambes couvertes d’épaisses chausses de laine sur ses épaules et prit le sexe écumant dans sa bouche pour avaler la semence magique, la graine de mandragore. Puis, n’y tenant plus, le sexe devenant énorme et raide, elle grimpa à l’échelle qui avait servi à hisser le jeune homme à la branche de l’orme, elle releva sa robe et s’empala en tournoyant avec lui au bout de la corde, contemplant de tout près son visage bouffi par la strangulation et la langue énorme, bloquée par les dents mais encore en train de baver abondamment. Le jeune homme finit par mourir complètement, son corps devenu flasque pendouillant, au nœud coulant atrocement serré autour de son cou par l’effet de cette dernière danse.
Le lendemain, on abandonnerait le corps dans une rue borgne après l’avoir dépouillé de ses chausses et de sa chemise qui pouvaient encore être vendues. Chaque nuit, dans l’obscurité des ruelles de Londres, des hommes se faisaient assassiner et dépouiller par des bandes de rodeurs. Personne ne serait surpris de le trouver là. Il n’y aurait pas d’enquête non plus car personne ne porterait plainte. A Londres, pour finir au bout d’une corde, il fallait quelqu’un pour vous accuser. Et c’était déjà suffisant pour garnir les trois bras du gibet de vingt-quatre pendus.
Il ne resterait plus qu’à attendre le mois suivant pour qu’une vingtaine de pendus ne viennent regarnir les bras de Tyburn Tree.
Neuf mois plus tard, elle donna naissance à un ravissant bébé aussi blond que l’aubergiste était brun. Ce dernier le surnomma ironiquement de « graine de pendu » et l’éleva comme le fils qu’il n’avait jamais eu. L’enfant grandit près de Tyburn et il développa un goût prononcé pour les pendaisons. A quinze ans, sa mère lui offrit une belle paire de chausses en laine presque neuves, pas même reprisées, celles qu’elle avait retirées au jeune homme accroché à l’orme. Elle les avait gardées toutes ses années et les embrassait régulièrement en souvenir de son amant d’un jour. Mais elle ne lui dit jamais qu’il était né de l’éjaculation d’un pendu. Un jour, lors de la visite du bourreau, il obtint la charge de devenir son aide.
Quelques années plus tard, le bourreau vieillissant devint moins habile et moins honnête. Il pendit mal quelques condamnés dont la corde glissa ou se serra mal, ou encore se détacha du bras de la potence. Il accepta de plus en plus de pots de vin pour laisser mourir des scélérats au bout de leur corde, avant qu’ils ne fussent étripés et qu’ils vissent brûler leurs entrailles. Il finit au bout d’une bonne corde que lui avait passé avec art celui qu’on surnommait « graine de pendu ».
Et, ainsi, le cycle des pendaisons à Tyburn perdura, pour le plus grand plaisir de la foule et celui de la justice du roi.
Et cela durerait encore trois siècles avant que le gibet ne soit transféré à Newgate et que la pendaison ne devint un supplice discret, rapide, sans plaisir où les suppliciés tombaient dans une trappe sordide pour s’y rompre le cou et mourir dans l’instant, ignorés de tous. Le public découvrit, furieux, ce nouveau supplice qui le privait de tout ce qui faisait le charme macabre de Tyburn. Les pendus de Newgate, qu’on ne voyait que de loin, tombaient dans la trappe et demeuraient immobile, la nuque brisée, privant le public de la gigue des pendus, des bruits d’agonie, du réconfort de se suspendre aux jambes de suppliciés, de découvrir, après leur supplice, leur visage où saillait une grosse langue noire, des avantages propitiatoires de toucher les pendus, de faire caresser de leurs pieds ou de leurs mains des bambins à qui l’on souhait bonheur et fortune. La pendaison cessait de faire partie de la vie.
Il faut désormais aller en Iran pour voir des pendaisons qui ressemblent à celles de Tyburn, des grappes de pendus, hissés par des grues, un gros nœud coulant au cou et qui se tordent dans d’interminables convulsions devant un public abondant qui en redemande. Il n’est pas question de pendre trop vite. Il faut que les pendus se débattent longuement au bout de leurs cordes sous le regard d’une foule experte qui vient nombreuse les voire agoniser. Malgré les pantalons bouffants des hommes et le tchador des femmes, on voit bien l’effet sexuel de la pendaison sur les suppliciés. Avec la pendaison, le plaisir n’est jamais loin de la mort. C’est la civilisation en marche.
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NAÏSSE & LOLA
Depuis mon enfance j’avais toujours éprouvé un sentiment étrange quand on me parlait de pendus. J’avais mis un long temps à comprendre que ce supplice était lié au sexe et au plaisir autant qu’à la mort et à la souffrance. Une de mes tantes m’avait décrit en détails ce qu’éprouvait un pendu, la strangulation, la langue qui sortait, l’urine et la salive qui coulaient, et autre chose dont elle ne voulait pas me parler, ce qui avait éveillé en moi une curiosité insatiable. Quelle était cette mystérieuse sensation qu’éprouvaient les pendus et dont on ne pouvait pas parler ?
Ma tante était une jeune femme au regard doux et à la voix chantante. On aurait juré qu’elle était la tendresse même, malgré ses idées un peu folles et son goût pour l’horreur. D’une voix d’adolescente elle se déclarait partisane de la peine de mort et parlait souvent de pendus. Je ne sais pas si elle éprouvait une attirance sexuelle pour la pendaison, mais c’était un sujet dont elle ne se lassait pas. Un jour elle me déclara qu’elle était allée voir le voisin qui s’était pendu. À cette époque, la pendaison était le moyen le plus courant de se suicider car les cordes se trouvaient partout, surtout dans les milieux populaires et artisans où elles servaient à toutes sortes de manutentions. Elle me décrivit son visage noirci, sa langue sortie et me montra un gros bout de corde grise un peu effilochée : « Tu vois, il s’est pendu avec ça, une corde de chanvre, grosse en plus, il ne pouvait pas se rater. Il faut garder ce bout de corde car ça porte bonheur. Elle rangea le morceau de chanvre dans un tiroir dans lequel j’entrevis qu’e ce n’était pas le premier bout de corde de pendu qu’elle possédait. Certains collectionnent les fèves, d’autres des capsules de bière. Elle collectionnait les morceaux de cordes de pendus. Ma jolie tante au visage d’ange … L’instant d’après, elle me faisait enfiler une paire de mi-bas en laine à grosses cotes beige en me disant que c’était bien meilleur pour la santé. Cette nuit-là je me couchai avec mes belles chaussettes de laine et je rêvai d’un artisan en train de se pendre et d’éprouver la sensation mystérieuse dont avait parlé ma tante. Au matin j’eus terriblement honte car un liquide gluant souillait mon pantalon de pyjama en grosse flanelle. Elle m’avait aussi raconté comment, dans son enfance, à la campagne dans le Jura, elle avait découvert son petit cousin pendu dans la grange, avec une vieille longe, à une haute poutre. Là aussi, l’abondance des cordes augmentait le nombre des pendaisons. Elle se demandait seulement comment il avait pu attacher la corde et parvenir à se la passer autour du cou, n’exprimant ni horreur ni pitié pour ce petit corps étranglé. Elle se trouvait juste en face de ses pieds. Ses sabots étaient tombés et il était en chaussettes de laine grise comme on en portait quand on vivait là et qu’on était un gosse. En l’écoutant, je m’imaginais être ce petit cousin. Elle était toujours vêtue d’une blouse de toile grise d’ouvrière par-dessus une robe de gros tricot qu’elle s’était fabriquée elle-même et qau’elle serrait à sa taille par une vieille ceinture. Et, invariablement, elle portait de grosses chaussettes de laine écrue qu’elle tirait jusqu’au-dessus de ses genoux et qu’elle portait avec de vieilles chaussures lacées. Les chaussettes redescendaient toujours sur ses chevilles et j’aimais bien regarder cela, rêvant d’y enfouir mon visage. Elle n’était pas élégante, mais elle me faisait éprouver une sorte de douceur douillette qui me rassurait. Il émanait d’elle un parfum de laine et de vanille.
J’appris, plus tard que, lorsqu’elle était adolescente, pendant la guerre, elle était tombée amoureuse d’un jeune gestapiste blond, charmant et cruel. Ils se voyaient en secret jusqu’au jour où il la fit venir à la kommandantur de cette petite ville du Jura. Un gros village bien froid, perdu dans une vallée obscure, le long d’un torrent ombrageux. On avait arrêté deux jeunes partisans et le jeune gestapiste comptait bien montrer tout son art à ma jeune tante. Il avait congédié les autres gestapistes, se réservant le plaisir exclusif de ce qui allait se passer. Elle arriva et découvrit les deux résistants debout sur une table, les mains liées dans le dos avec des cordelettes et une grosse corde de pendu nouée autour du cou. La fille qui devait avoir dans les quinze ans était vêtue d’un pantalon fermé par une ficelle qui s’enfonçait dans de grosses chaussettes grises sans chaussures. En haut elle portait un pull boutonné sur l’épaule et tout effiloché. Son visage était souillé de larmes et de colère désespérée. Le garçon, peut-être un peu plus âgé était en tenue d’ouvrier, grise, tachée. Il n’avait sous sa veste qu’un tricot de corps sale. Ses pieds, avec les mêmes chaussettes de grosse laine que la fille étaient chaussés de galoches sans lacets. Le jeune Allemand n’était pas peu fier de son exploit. Il proposa à ma tante de lier les pieds des condamnés. Elle le fit avec un plaisir évident, remontant les chaussettes de la fille jusqu’aux genoux avant de les lier avec une bonne corde. Elle fit de même avec les pieds du garçon, tout en prenant son temps et en serrant de toutes ses forces.
En dehors des deux condamnés, ils n’étaient que tous les deux pour exécuter le supplice qui les excitait visiblement. Ma tante attrapa les jambes de la fille et la soulevant à pleins bras, elle la fit redescendre de la table, jusqu’à ce que ses pieds soient à quelques centimètres du sol et que la corde se soit tendue, serrée et déplacée sous son menton. La gamine grognait, le nœud ne pressant pas sa gorge la laissait respirer juste assez pour la maintenir en vie. Les chaussettes de la fille effleuraient le sol. La pendaison allongeait son corps et, peu à peu, ses pieds reposaient sur le parquet de la pièce servant aux interrogatoires et aux exécutions. La jeune fille repliait convulsivement les jambes, puis les reposaient sur le sol, luttant de toutes ses forces contre la lente strangulation. Le garçon, lui, fut poussé sans ménagement par l’Allemand et le nœud se serra d’un coup derrière sa nuque. Son visage devint gris puis violacé, pendant que sa langue énorme gonflait et lui ouvrait grand la bouche comme une masse noirâtre. Ses galoches lui tombèrent des pieds et on pouvait bien voir ses jambes liées trembler au-dessus du sol. La corde était plus courte, ses grosses chaussettes ne touchaient pas le sol. Le jeune Allemand attrapa son pantalon et, d’un geste brusque, le fit descendre, avec son caleçon long, sur ses chevilles, révélant le sexe durci du jeune homme d’où jaillissaient de longs jets de sperme, tandis que son visage grimaçant agonisait dans un étrange rictus de mort et de plaisir.
Ma tante se glissa sous la fille, la laissant reposer ses grosses chaussettes sur son visage et prolongeant indéfiniment son supplice. C’est ainsi que le jeune Allemand la pris, lui faisant l’amour sous les pieds de la fille pendue. Ma tante garda de l’événement un goût prononcé pour les pendus et aussi pour les grosses chaussettes de laine montant bien haut sur les jambes. Ce qu’elle ne manquait pas de me faire porter dès que j’allais chez elle. Et lorsque je montrais les signes d’une bronchite, elle ne manquait pas de me serrer autour du cou une de ses grandes chaussettes de laine dont elle possédait d’innombrables paires dans ses tiroirs. Elle échappa à la potence parce qu’elle était trop jeune pour avoir commis des crimes et que ses jeux avec les pendus s’étaient passés sans autre témoin que son jeune gestapiste qui eut le bon goût de mourir à la Libération. Elle s’était réfugiée en Croatie où elle croyait échapper à la vengeance des résistants. Mais, ce qu’elle y vit, fut l’exécution de filles à peine plus âgées qu’elles que l’on pendait à l’autrichienne. Elles étaient amenées dans une cour où se dressaient de hauts poteaux de bois bordés d’escabeaux. Au sommet des poteaux était planté un crochet puissant auquel était attaché un nœud coulant. Les filles étaient alignées le long de chaque poteau et on leur liait les mains. Une grosse corde était passée sous leurs bras pour qu’elles soient hissées en haut du poteau. Là, un bourreau monté sur l’escabeau leur passait le nœud coulant autour du cou. Au pied du poteau, un autre bourreau ôtait leurs chaussures, puis faisait passer une corde par un trou percé à la base du poteau et ligotait les pieds des condamnées par-dessus leurs grosses chaussettes. C’est alors que l’on détachait la grosse corde et que les malheureuses glissaient le long du poteau, soudain étranglées par le nœud coulant. Mais aussi, on tirait sur la corde qui leur liait les pieds, réduisant ainsi considérablement l’effet de la strangulation. C’est ainsi qu’elles demeuraient, secouées de soubresauts, grognant et bavant, la langue sortie de la bouche, se cramponnant au poteau avec leurs mains liées dans le dos, pendant près d’une heure avant de s’affaisser dans l’inconscience, mortes comme des sacs de viande molle. Alors, seulement, on jetait sur leur corps des grandes couvertures grises pour dissimuler leur supplice à la vue du public pourtant avide de leur souffrance. Elle vit ainsi des alignements de ces potences à l’autrichienne avec leurs lots de filles pendues et cela, plutôt que de l’épouvanter, lui fit éprouver un plaisir intense où elle s’imaginait en train de lentement jouir en s’étranglant. Elle ne me parlait que rarement de ses aventures, mais elle m’en parlait quand-même, cultivant sournoisement mon intérêt pour les pendus. C’était en général pour me dire que la pendaison n’était plaisante que si elle durait longtemps, ponctuée de convulsions et de jouissance. « Tu vois, les Anglais, ils n’ont rien compris, ils brisent la nuque des pendus, et ils meurent sur le coup. C’est vraiment triste, alors que quand on les pend bien, ils se sentent mourir peu à peu et on peut prendre du plaisir à les regarder ».
Très vite, je m’étais mis en quête d’images de pendus, éprouvant une sourde jouissance en regardant des pendaisons au cinéma. Je découvris d’abord les pendaisons que les nazis firent dans les pays occupés, puis celles qui devinrent monnaie courante en Iran, devant des foules hurlantes, sans la moindre hésitation à faire lentement s’étrangler les suppliciés.
De la même manière, j’avais toujours éprouvé une attirance pour les chaussettes en laine, surtout quand elles montaient, très épaisses jusqu’aux genoux, voire au-dessus. Cette même tante qui m’avait parlé des pendus, insistait pour m’offrir de grosses chaussettes de laine beige qu’elle me faisait porter quand nous allions à la campagne. Et quand j’attrapais froid, elle me serrait le cou avec une de ces grosses chaussettes et me faisait dormir avec et parfois même avec une deuxième pour être sûre que mon cou était bien cerné de laine. Je ressentais un plaisir certain à ces pratiques, mais, de retour chez-moi, cela me semblait comme cette sensation des pendus dont elle ne voulait pas me parler.
Je n’osais pas porter mes grandes chaussettes de laine que j’aimais tant, et j’enviais les filles et les garçons que je voyais en arborer d’épaisses, redescendant sur leurs chevilles en épaisses piles de laine. C’était la mode et je me repaissais de les contempler, rêvant de palper les collants et les maxi-chaussettes de grosse laine. Puis, un jour, je décidai qu’il n’y avait rien de mauvais à les enfiler et à s’en servir pour se bâillonner et s’étrangler. Dès lors, je devins vigilant à toutes les offres et choisis d’aller dans les pays où on en vendait. La mode des maxi-chaussettes fut, pour moi, une des portes du paradis. C’est ainsi que j’écumais les catalogues comme les magasins vendant les plus énormes chaussettes, ainsi que les vêtements et les couvertures qui m’aidaient à satisfaire mon fétichisme envahissant. Je me croyais seul au monde avant de découvrir que ce fantasme était partagé en secret par bien d’autres que moi.
Mon épiphanie s’était produite un jour où, faisant une allusion salace à un de mes camarades de collège, si joli qu’il me rendait fou, blond au visage d’ange innocent, il m’avait saisi le cou entre ses jambes. Il portait de grandes chaussettes en laine bordeaux dans des tennis qui lui tombèrent des pieds tandis qu’il m’étranglait de toutes ses forces. Je fis semblant de me débattre toute en me laissant étrangler au point d’en presque perdre conscience. Quand, enfin, il me libéra, j’avais éjaculé. Je venais de prendre conscience que j’aimais, par-dessus tout, les chaussettes en laine, seulement si elles étaient longues et épaisses et que mon plaisir venait d’être étranglé, en particulier au bout d’une corde de pendu, mais aussi entre de jolies jambes habillées de grosse laine.
Lorsque j’avais dix à douze ans, mes parents, forts catholiques, m’envoyaient régulièrement dans des colonies de vacances tenues par les prêtres. Ces derniers avaient inventé une sorte de scoutisme bigot où leurs tendances pédophiles et sadiques prenaient toute leur ampleur. Je retrouvais, dans un village perdu du centre de la France, une horde de gamins, souvent plus de vingt, sous les ordres de jeunes curés largement incapables de faire régner l’ordre. Nous étions invariablement vêtus de culottes courtes en velours marron, de longues chaussettes de laine beiges doublées d’une seconde paire plus foncée, roulée au-dessus des brodequins, en haut nous portions des pulls en V en tricot rêche sur des chemises de toile blanches ouvertes sur des foulards de laine. C’était un uniforme sur lequel on épinglait des décorations lors des jeux brutaux organisés par les curés, des rubans, des macarons, des insignes, des croix. Le soir, on nous faisait dormir dans une chapelle désaffectée où s’alignaient nos petits lits couverts de grosses couvertures grises et rêches issues de l’armée. Nous devions nous mettre en pyjamas de flanelle épaisse et garder nos chaussettes contre le froid. Il arrivait que l’on enfile trois ou quatre paires de ces gros bas de laine que tricotaient des religieuses à l’air revêche, mais produisant en quantité d’épaisses chaussettes, tantôt beige, tantôt écrues ou bleu marine. Après la prière, à genoux près de nos lits, nous nous glissions sous les couvertures. En hiver, on pouvait s’en procurer plusieurs car elles étaient rangées en piles au fond de la salle qui n’était pas chauffée. Certaines étaient plus épaisses, plus poilues, plus grandes et nous nous les disputions pour avoir plus chaud. C’était aussi une occasion de jouer à s’enrouler dedans. On trouvait aussi des rouleaux de corde de chanvre qui servaient à nos activités de grimper, de lutte et de toutes sortes de jeux troubles inventés par les prêtres nostalgiques des années de guerre et troublés par la pédophilie.
Dès que les prêtres avaient disparus, toute une activité nocturne se réalisait. Des ombres se réunissaient et se glissaient sous les couvertures des uns et des autres. Pour se tenir chaud, se caresser ou se torturer. J’avais très vite su me faire traiter en victime, ayant un goût grandissant pour les supplices. Deux de mes camarades étaient devenus mes tortionnaires attitrés et je me retrouvais, presque tous les soirs, ligoté de cordes et bâillonné de chaussettes de laine. Les chaussettes de laine ne manquaient pas, il était naturel qu’on s’en serve pour autre chose que de se les mettre aux pieds. Elles devenaient donc des liens, des baillons, des moufles, des cordes pour étrangler. J’adorais particulièrement que le plus mignon des deux camarades m’étrangle entre ses jambes et que nous dormions ainsi en se murmurant des histoires de gibets. Je sens encore le parfum de ses pieds dans leurs grosses chaussettes chaudes. Je leur expliquai l’art du nœud de pendu et nous jouions, sous les couvertures à en confectionner que nous faisions coulisser autour de nos cous en tirant la langue et roulant des yeux dans des caricatures d’agonie. Nous avions, bien entendu, bien compris que les pendus jouissaient au bout de leur corde et cela nous fascinait particulièrement.
Une nuit, nous lançâmes une grosse corde par-dessus la poutre qui traversait la chapelle et nous organisâmes ma pendaison. J’’étais debout sur un lit, les mains liées dans le dos, mes pieds ligotés par-dessus les grosses chaussettes. Plusieurs gamins me tenaient les jambes, tandis que d’autres, en grappe, se mirent à tirer sur l’autre extrémité de la corde, me soulevant au-dessus des couvertures et les pieds retenus par plein de mains empressées. Cela ne m’étranglait pas vraiment car on me tenait les jambes et que je n’étais pas bien lourd, mais cela provoqua chez moi un formidable orgasme, le sperme jaillissant dans mon pyjama de flanelle.
Nous jouâmes ainsi deux ou trois soirs avant qu’un curé ne fît irruption et découvre la scène. Le scandale fut intense. Je passai pour le diable en personne. Pour un peu on m’aurait pendu ou brûlé vif … Je fus immédiatement exclu de la colonie, à la fois content d’échapper aux curés et nostalgique de mes jeux de pendaisons.
Savoir qu’à la fin de Notre Dame de Paris, Esmeralda finissait pendue et étranglée dans une description minutieuse de Victor Hugo, fit de ce roman un de mes favoris. Je découvris que la littérature ne serait jamais avare de ce type de situation. En revanche, je ne trouvai rien sur la laine. Heureusement, pendant des années, les longs bas de laine furent une mode qui m’enchanta en secret, même quand mes petites amies s’exhibaient en grandes chaussettes, ou en tricotaient elles-mêmes.
J’éprouvais une honte sourde et paralysante à avouer que mon plaisir exigeait des bas en laine et des pendaisons. Mes rares expériences où j’étais parvenu à me faire étrangler en faisant l’amour s’étaient soldées par de lugubres échecs. Je n’osais pas avouer mon fantasme, même à celles qui se montraient les plus disposées à les partager en portant beaucoup de laine ou en évoquant les pendus sur un ton sans équivoque. J’en étais réduit à me masturber en jouant à me pendre moi-même en me hissant à la grosse corde que j’avais passée par-dessus la rampe de ma mezzanine.
J’achetai des cordes, des couvertures, de longues chaussettes en laine, des cagoules, de longues écharpes et toutes sortes de vêtements et d’accessoires me permettant de jouir seul de mon fantasme. De la même manière j’emplissais ma bibliothèque et ma vidéothèque de tout ce évoquait ma passion des pendus et de la laine. Tout cela pour une jouissance solitaire et honteuse.
C’est alors que j’avais rencontré Naïsse dans un grand magasin de soldes et de dégriffés qui, à ma grande surprise, vendait des montagnes de chaussettes de laine longues et épaisses dans des bacs immenses où, pour quelques euros, on pouvait acheter des produits valant ordinairement dix fois plus cher. Je n’ai jamais pu résister à l’achat d’une paire de gros bas de laine, alors, je commençai de remplir mon panier des plus longs et des plus épais, sans compter. En face de moi, j’avisai qu’une jeune femme en faisait autant et s’empressait de saisir les plus belles chaussettes avant que je ne mette la main dessus. Nous échangeâmes un regard et nous nous sourîmes, déjà complices. Elle était blonde et avait un visage délicat orné d’yeux verts et de quelques taches de rousseur. Mais surtout, elle portait un ensemble de laine couleur Camel, fait d’une longue robe à col roulé à côtes plates, d’un manteau, d’une écharpe et d’un bonnet de la même laine. Et pour compléter le tout de longues chaussettes, toujours du même tricot, qui disparaissaient sous la robe et plongeaient dans de jolis mocassins marrons. Une vision enchanteresse, et elle sut que, déjà je rêvais de la caresser dans toute cette laine. Nous convînmes que je prendrais les grandes pointures et elle, les plus petites. C’est ainsi que nous nous retrouvâmes aux caisses, nos paniers débordants de chaussettes en laine.
Elle me proposa, une fois sortis du magasin, de passer chez elle pour que nous parlions de notre passion des bas de laine. Ce que j’acceptai sans hésiter. Vous pensez !
Elle habitait à deux pas de chez moi et, dans son petit deux pièces, je découvris qu’elle vivait avec une amie qui était venue nous ouvrir la porte. Elle portait un épais jogging en molleton gris et, elle aussi d’épaisses chaussettes de laine bleu marine qui montaient, par-dessus le pantalon, jusqu’aux genoux, toute en tire-bouchonnant sur ses chevilles dans des tennis de toile blanche sans lacets. Elle avait les cheveux bruns et courts et un visage juvénile de garçon manqué. Elle s’appelait Lola et avait aussi une voix rauque de garçon.
Elle contempla nos sacs débordant en riant et nous fit entrer.
Dans le petit appartement, je découvris que d’innombrables vêtements de laine étaient jetés çà et là, prêts à être endossés. De grandes chaussettes séchaient sur un fil qui traversait la pièce, montrant que ces deux filles les portaient aussi souvent qu’elles le pouvaient.
Nous nous assîmes au bord du grand lit qui occupait une grande partie de la pièce et qui était couvert de plusieurs grandes couvertures de grosse laine. Les deux filles me parlèrent sans réserve de leur homosexualité tout en m’acceptant dans leur monde. Elles me trouvaient assez féminin, surtout dans la laine. Elles considéraient que la grosse laine les libérait des fantasmes masculins et les emmenaient dans une sensualité douillette qui créait de véritables liens.
Nous fîmes donc vite connaissance et, ayant ôté nos chaussures, elles purent constater que je portais aussi de grosses chaussettes, bien épaisses et bien longues. Naïsse ne put résister de les toucher pendant que Lola palpait mon pull irlandais en déclarant qu’il faudrait m’attacher pour que je ne fasse pas n’importe quoi.
Il ne fallut que quelques minutes pour que je sois couché sur le ventre, les mains liées dans le dos par un grand base laine. Naïsse me tenait les pieds pendant que Lola me bâillonnait avec un immense bas de tricot gris. Quand elles me retournèrent, je ne portais plus que des bas en laine et des liens faits de bas en gros tricot. Lola me jeta sur la tête une des grosses couvertures tandis que Naïsse caressait mon sexe qui avait beaucoup durci pendant qu’elles me ligotaient. Je jouis longuement et, soulevant la couverture, Lola me prit le cou entre ses jambes, ses grosses chaussettes bleues commencèrent de serrer mon cou de plus en plus intensément. Naïsse tenait mes pieds pour m’empêcher de convulser. Lola couchée le long de moi, m’étranglait avec ses jambes tout en léchant mon sexe à nouveau dressé. Elle me dit, dans un souffle qu’elle aimerait bien me pendre si elle avait une corde pour le faire.
Je lui répondis que, moi, je disposais de belles cordes et de poutres dans mon appartement dans les combles d’un immeuble voisin. Les deux filles me délièrent aussitôt et nous partîmes, en emportant nos sacs de chaussettes. En chemin, elles me parlèrent de pendus et de potences, évoquant sans ambages la jouissance des pendus et leur goût pour les supplices. À leurs yeux, seule la potence avait quelques vertus car elle n’occasionnait ni blessures, ni sang, seulement une lente strangulation aussi sensuelle que cruelle.
Je n’avais pas menti. Dans mon salon, une grosse corde de chanvre était passé par-dessus la rampe de ma mezzanine et était, à un bout, ornée d’un énorme nœud coulant. Par terre, plusieurs cordes attendaient sagement de lier le condamné que j’étais. J’avais l’habitude de me lier les pieds, par-dessus de grandes chaussettes et de me hisser avec la grosse corde de pendu.
Lola attrapa le nœud coulant, respirant le parfum du chanvre. Elle fit coulisser le nœud et se le passa autour du cou pour éprouver la sensation du condamné sur le point de s’étrangler. Puis, nous ôtâmes nos vêtements, choisîmes des bas en laine et des longs pulls dans mes tiroirs. Naïsse descendit de ma mezzanine en apportant une de mes couvertures épaisses en laine un peu rêche et lourde.
Elles me lièrent les mains dans le dos, puis jetèrent la couverture sur ma tête avant d’enrouler une longue corde en la serrant bien fort sur la couverture, de mes épaules jusqu’à mes chevilles. Et comme je chancelais, Naïsse me passa le gros nœud coulant et se mit à grimper à l’autre bout de la corde, m’étranglant peu à peu à travers la laine épaisse de la couverture. Lola me lia les pieds jusqu’à la plante. Leurs voix étaient étouffées par l’épaisseur de la couverture. Elles se mirent à deux pour me hisser et, soudain, je me sentis ne plus toucher le sol. La corde crissa et le nœud se serra peu à peu. Je ne pouvais presque plus respirer. Elles me redescendirent et l’une d’elle, je ne savais pas laquelle, serra une grande chaussette par-dessus mon visage pour que la couverture m’étouffe encore plus. Puis elles me hissèrent à nouveau. Je m’étranglais de plus en plus, saisi par l’angoisse du pendu, tentant dans mes liens et sous la grosse laine, de me débattre contre la mort qui rôdait.
Puis l’angoisse céda la place à une grande sensation de douceur, ressemblant un peu ce qu’on ressent quand on se noie par hydrocution. Mes convulsions cessèrent et, à la place, je me senti peu à peu jouir immensément dans le vide, entre ciel et terre, mon sperme jaillissant dans la laine pendant que j’embrassai mon destin de pendu. C’était une sorte de rêve où l’on venait me voir au bout de ma corde. Je me voyais moi-même me débattant au gibet dans une danse désespérée et extatique.
Quand je me réveillai, j’étais allongé dans plein de couvertures, serré entre les deux filles habillées de mes combinaisons de grosse laine et portant mes plus grandes chaussettes. J’avais encore les pieds et les mains liées par-dessus de grandes chaussettes aux pieds comme aux mains. Naïsse s’était mise tête bêche, et promenait ses jolis pieds en grosses chaussettes sur mon visage. Lola hésitait entre me bâillonner et m’étrangler avec un gros bas. Naïsse la masturbait en évoquant ma pendaison, la manière dont je m’étais débattu dans mes cordes et les couvertures. C’est ainsi que nous finîmes par nous endormir, par terre sous la corde de pendu qui menaçait au-dessus de nous.
Nous nous réveillâmes le lendemain et Lola exigea d’être pendue à son tour.
Elle portait son épais jogging, un vêtement trop grand, trop gros, et ses grosses chaussettes bleues remontaient au-dessus de ses genoux. Elle m’avait dit qu’elle portait surtout ces vêtements pour plaire à Naïsse. Mais elle avait fini par y prendre goût, découvrant le plaisir des cordes par-dessus la laine. Elle n’imaginait pas qu’un homme eût de tels goûts, alors ma venue lui fit une bien belle surprise.
Je lui passai une épaisse cagoule qui descendait jusqu’à ses petits seins cachés par l’épaisseur de son jogging. Puis je lui liai les mains avant de serrer la corde autour de sa poitrine. Elle poussa un gémissement quand je serrai le nœud coulant autour de son cou. Naïsse la maintenait debout tout en me caressant le sexe à travers mon épais collant de tricot vert foncé. Je liai les pieds et les jambes de Lola et caressai son sexe à travers l’étoffe de son jogging. Puis je la hissai. Elle était légère, elle s’envola, se débattant furieusement dans ses liens et poussant des cris rauques. Naïsse lui saisit les pieds, la soutenant pour empêcher qu’elle ne s’étranglât trop vite. Puis elle l’abandonna pour venir me masturber d’une main tendit qu’elle se caressait de l’autre. Au bout de deux ou trois minutes, je jouis et laissai Lola redescendre et gésir sur le sol. Elle se réveilla au bout de quelques minutes, offrant quand je lui retirai la cagoule un visage d’extase.
Naïsse préférait me pendre plutôt que d’être la suppliciée. Cette petite blonde ne trouvait son plaisir que dans son rôle de bourrelle qu’elle jouait avec un plaisir énorme.
Nous nous quittâmes pour la journée, nous promettant de nous retrouver le soir même sous la poutre de mon gibet. Tandis que Lola palpait mon sexe à travers mon épais collant, Naïsse me caressa le cou, suivant du doigt la marque du nœud coulant.
Le soir, elles revinrent, Naïsse dans son ensemble de laine, Lola dans son épais jogging. Sans hésiter, elles entreprirent de visiter mes placards et découvrirent les quantités da laine que je possédais. Surtout les grosses chaussettes qui provenaient de Sibérie, de Norvège, d’Écosse, des territoires indiens du Nord du Canada, d’Allemagne, de Bulgarie et de tous ces pays où l’on tricote des bas en laine pendant les soirées d’hiver. Elles s’extasièrent aussi sur les montagnes de couvertures, sur les pulls énormes et les combinaisons de gros tricot. Elles essayèrent à peu près tout ce qui leur plaisait, jouant de temps en temps à m’étrangler entre leurs jambes vêtues des bas les plus épais. Nous prîmes beaucoup de temps à essayer toutes ces chaussettes et ces vêtements de laine, jouant, de-ci de-là à nous étrangler ou nous bâillonner avec les plus longues et les plus épaisses. Puis nous en vînmes à la grosse corde de chanvre qui pendait à la rampe de ma mezzanine. C’était une grosse corde de chantier, lourde, grise et usée par un long usage. Le nœud coulant, énorme avec plus de huit torons, glissait à souhait parce que l’avais amoureusement savonné pour qu’il coulisse parfaitement lors du supplice et vienne frapper le cou comme un poing de géant.
Et bien entendu, elles se mirent à deux pour me pendre, puis m’étouffer, puis encore pour me momifier au cœur de plein de couvertures.
Je leur montrai des films pleins d’exécutions où des pendus luttaient contre l’inéluctable mort qui suivait la strangulation, devant des foules hurlantes brandissant leurs gosses pour qu’ils imaginent leur destin. Et nous nous masturbions copieusement les uns les autres en regardant ces agonies, vêtus de toute la laine possible et ligotés par une Naïsse en extase.
Et c’est ainsi que nous commençâmes une vie étrange de pendaisons et de chaussettes en laine. Un secret que nous ne partageâmes avec personne tant nous étions heureux de notre trio de pendus.
Elles avaient conservé leur petit deux pièces, mais elles venaient presque chaque soir jouer dans la laine et les cordes à nous pendre et nous étrangler avec le plus grand des plaisirs. Nous retournâmes plusieurs fois dans la boutique, pour vider les grands bacs de chaussettes en laine qui semblaient inépuisables. Mes placards en débordaient. Nous commandions aussi de plus en plus de grosses couvertures pour pouvoir nous écraser ensemble sous dix ou douze épaisseurs de ces grandes surfaces pleines de chaleur rêche mais laineuse. C’est ainsi que, la nuit venue, agglutinés dans nos chaussettes, nos joggings épais et nos couvertures, nous regardions ensemble des films de vraies pendaisons où de jeunes victimes se débattaient au bout de leurs cordes, les jambes gesticulantes, le visage congestionné et la langue gonflée saillant de la bouche. Nous savions reconnaître quand ils jouissaient en les voyant trembler, crispés, une bosse apparaissant dans leurs pantalons bouffants. Naïsse voulait parfois nous pendre, Lola ou moi, sans cagoulef, pour nous voir aussi tirer la langue au bout de la corde et il est vrai que j’éprouvais un certain plaisir à regarder Lola devenir comme ces pendus étranglés au visage noirci et à la langue gonflée.
Naïsse s’était mise à tricoter et, par sa passion et son savoir-faire, elle sur nous confectionner des bas, puis des combinaisons complètes, épaisses et couvrant la tête, les mains et les pieds pour nous transformer, Lola et moi en pantins de laine, juste bons à être pendus et étranglés. Elle s’était tricotée toutes sortes de tenues de laine qu’elle portait sans vergogne tous les jours. Sous ses robes chaussettes, elle portait d’épais collants sous de longues paires de bas de laine. Elle vivait dans la laine et les cordes, mais jamais elle ne consentait à être pendue, ni même ligotée. Son plaisir était de nous lier et de nous pendre dans la laine et les cordes, de s’emplir du plaisir d’embrasser nos pieds vêtus de chaussettes énormes et de contempler des pendaisons en observant bien le moment où la vie quittait les pendus et les signes de leur érection souvent bien visibles.
Le soir, quand elles dormaient chez moi, elles me faisaient porter des grands bas de grosse laine aux mains et aux pieds, puis me liaient les mains et les pieds. Puis elles m’enroulaient dans une grande couverture, puis une autre et une autre encore et parfois une quatrième. Elles n’étaient alors pas trop de deux pour serrer des cordes autour de moi, de la tête aux pieds, perdu dans un étouffant silence pendant qu’elles passaient le reste de la nuit à faire l’amour en m’entendant suffoquer et me voir tenter de me tordre dans mon cocon de laine. Elles se couchaient alors sur moi pour m’immobiliser et augmenter l’étouffement. Elles adoraient jouir ainsi par-dessus mon corps momifié et je m’endormais ainsi en éjaculant.
Nous retournâmes une dernière fois à la solderie pour acheter ce qui restait de grosses chaussettes, mais il ne restait plus que quelques paires qui ne nous avaient jamais plu. Alors que nous nous apprêtions à quitter le magasin, une femme sans âge nous aborda.
« Non, il n’y en a plus, vous ne trouverez plus votre bonheur ici. Mais, chez moi, j’ai peut-être de quoi combler vos besoins ».
Nous la suivîmes jusqu’à un immeuble décrépi où elle vivait dans un minuscule appartement sombre et froid. Des fils étaient tendus à travers le salon. Des dizaines de fils à quelques centimètres du plafond. Et sur chacun des fils, attachées par un brin de laine, des dizaines de paires de longues chaussettes de grosse laine écrue étaient suspendues. Toutes étaient neuves, épaisses, follement attirantes. Lola et Naïsse caressaient le pied de ces chaussettes avec des regards brillant de désir. La femme nous expliqua qu’elle tricotait pour un ensemble de folklore de montagnards basque. Ces villageois, des bergers, tricotaient et portaient ces bas de grosse laine depuis des siècles. Lola et Naïsse lui dirent que cela leur rappelait quelque chose, un vague souvenir perdu dans la brume du passé. Mais, reprit la femme, ce groupe avait été dissout. Il faut dire que le village d’où il venait était surnommé « le village des pendus » en raison des nombreuses pendaisons qui avaient eu lieu dans le passé, à l’époque de la guerre de trente ans. La seule curiosité de ce village était qu’il possédait la seule potence authentique de France. Elle se retrouvait donc avec ces innombrables paires de bas de laine dont elle ne savait que faire. Alors, si nous pouvions l’en débarrasser en lui payant sa peine, elle serait ravie. Elle ne s’étonna guère de nos regards gourmands quand elle venait d’évoquer les caractères particuliers de ce village qui devaient forcément transparaître dans les montagnes de chaussettes de laine que nous venions d’acheter.
Nous n’hésitâmes pas et, lui demandant son prix, nous achetâmes tout le lot, même celles qui étaient trop petites, tant nous les trouvions désirables. Nous payâmes la somme à la femme ravie et repartîmes avec plein de sacs en plastique bourrés de ces grosses chaussettes.
De retour dans mon appartement, nous en essayâmes chacun plusieurs paires en les tirant jusqu’au-dessus de nos genoux.
Nous étions sur mon grand lit, allongés sur les épaisseurs de grosses couvertures et parmi les autres couvertures en désordre, les cordes et les toutes ces chaussettes de laine. Nous ne résistâmes pas à l’envie de nous masturber mutuellement tout en appuyant nos pieds couverts de laine sur nos visages et à nous étrangler entre nos jambes. C’était notre seule manière de faire l’amour, nous étouffer, nous étrangler, nous pendre dans un océan de chaussettes en laine. Nous jouâmes en portant le plus de chaussettes possible, à nos pieds, bien-sûr, mais aussi à nos mains, comme baillons et encore comme liens et corde pour nous étrangler. Une marée de chaussettes de laine écrues échauffant nos sens et notre perversité. Naïsse, rassasiée de plaisir nous lança : « j’adore porter et jouer avec des chaussettes de pendus ! ». Lola lui répliqua : « c’est vrai que les pendus n’usent pas leurs chaussettes ! ».
Nous vérifiâmes ses propos en la pendant durant plus d’une minute, ses pieds en chaussettes battant dans le vide et, visiblement ne s’usant pas. Cela nous fit beaucoup rire tandis qu’elle tirait une grosse langue. Elle m’enlaça le cou avec ses jambes et cela m’excita énormément pendant que je m’étranglais sous la pression de la laine des chaussettes de pendu.
Ce fut une bonne raison de nous faire jouir encore plus et nous endormir épuisés en rêvant de gibets, le nez dans ces chaussettes sublimes. Dans mes rêves, je crus entrevoir une haute potence se dressant au milieu des montagnes.
Un soir, nous nous installâmes comme nous aimions le faire, les deux filles assises sur le canapé recouvert de couvertures, et moi par terre, en combinaison de grosse laine, les jambes de Lola, gainées de grosse laine bordeaux chiné, serrées autour de mon cou, croisant les pieds afin de m’étrangler doucement, avec, parfois des à-coups pour me rappeler mon rôle de victime. Nous regardions un de nos films favoris où une femme en tchador était menée à la potence pour être pendue entre deux hommes. Au moment où la grue hissait la poutre à laquelle étaient attachées les cordes, un homme venait déplacer le nœud coulant de la femme pour qu’il soit sous son menton. Ainsi, alors qu’elle était hissée pour être vue de loin par la foule, elle se débattait furieusement, tentant désespérément d’atteindre la corde avec ses mains liées dans le dos et donnant des ruades pour essayer de se libérer. Peu à peu, elle se crispa, ses genoux remontant en avant, puis elle abandonna la lutte et resta pendue oscillant au gré du vent. Nous nous masturbions mutuellement en regardant cette scène.
C’est alors que Naïsse entreprit de nous expliquer que nous étions tous les trois des réincarnations. Nous venions d’une époque reculée où l’on portait sûrement de grosses chausses de laine, un pays froid où elles étaient indispensables. Lola et moi avions certainement été pendus et étranglés dans notre communauté et nous en avions gardé une mémoire traversant les âges et les réincarnations, au point d’adorer encore les sensations de ce supplice. Quant à elle, qui ne voulait pas être pendue, mais qui adorait infliger ce supplice pour son plus grand plaisir, nul doute qu’elle avait été bourrelle, fille de bourreau, femme de bourreau, habituée à prendre du plaisir à pendre ou aider à pendre d’innombrables suppliciés. L’idée qu’elle se servit des jambes des condamnés en chausse de laine pour se balancer tandis qu’ils s’étranglaient la fit beaucoup rire.
Nous vécûmes ainsi pendant plus de deux ans, puis elles disparurent sans laisser d’adresse, pas même un petit mot d’adieu. Je surveillai les sites de rencontre et les faits divers à leur recherche, mais rien n’apparut. Je me retrouvai seul avec ma laine et mes cordes rêvant en me masturbant à toutes les scènes que nous avions vécues.
Puis, une nuit, je fis un rêve si proche de la réalité que je fus certain d’y avoir vécu. Nous étions dans un village de la fin du seizième siècle, à l’aube d’un matin d’hiver. Des maisons à colombages et pignons pointus entouraient une place pavée. Des montagnes noires cernaient l’horizon. Le ciel de plomb du petit matin pesait sur le village, des flocons d’une neige glacée tournoyaient dans le vent dur et froid, il fallait qu’un événement exceptionnel fit sortir cette population méfiante de ses maisons durement chauffées.
Dans ce pays de montagnes et de vent, on élevait des moutons et on se vêtait avec leur laine. Les gilets protégeaient le corps tandis que de hautes chaussettes épaisses protégeaient les jambes et les pieds des hommes, comme des femmes et des enfants. C’était un pays froid et sans cœur où l’on vivait dans la laine pour ne pas s’engourdir dans les bourrasques du froid.
Une foule de marauds s’était massée autour d’un échafaud surmonté d’une haute potence à laquelle était adossée une échelle. La foule grondait, impatiente d’assister au spectacle. C’était un pays de bergers où la laine était à la base de la plupart des vêtements, un pays de rudes paysans pour qui la pendaison était le rare spectacle qu’ils pussent contempler. Alors on y venait en famille, espérant une exécution à la hauteur de ses attentes. Les enfants, en sabots de bois, avaient été mis devant la foule pour qu’ils vissent mieux le châtiment. Ils étaient là, avec leurs gilets et leurs grosses chaussettes retenues aux genoux par des lacets de cuir et qui remontaient par-dessus leurs pantalons de grosse toile. Ils s’agitaient, impatients de regarder le supplice. Quelques garçons, plus grands, jouaient de leurs écharpes d’épais tricot pour étrangler leurs cadets et les filles qui se débattaient sous le regard malveillant de leurs parents. On faisait beaucoup d’enfant dans ces hivers glacés, en perdre quelques-uns dans ces jeux n’était pas un grand malheur. Dès leur plus jeune âge, les jeunes savaient que la pendaison avait des liens avec le sexe. On allait pendre une fille qui devait avoir abusé de cette liaison mortelle. Il se disait qu’elle avait étranglé son amant pendant qu’il la violait. Ils se retrouveraient en enfer.
C’était une période propice aux exécutions. Trois jours avant, on avait pendu cinq gamins, à peine plus âgés qu’eux, pour avoir volés et violés plus qu’il n’était permis. On les avait amenés dans une charrette, les mains liées dans le dos, une grosse corde au cou avec un nœud presque aussi gros que leur tête. Trois garçons et deux filles qui portaient, qui des chemises de grosse toile descendant à mi-cuisse, qui des robes descendant aux chevilles. Tous les cinq portaient des sabots et les grandes chaussettes de grosse laine blanc écru typique de la région. Chacun portait un gros bonnet de la même laine que les chaussettes, assez profond pour couvrit tout le visage.
Le bourreau ne perdit pas de temps et il entraîna chaque condamné en haut de l’échelle, lia la corde au bras de la potence, rabattit le bonnet sur le visage et poussa, d’une bourrade et d’un coup de genou, chaque jeune victime dans le vide où elle tournoya a au bout de sa tortouse qui se serra aussitôt. Quand il eut pendu les cinq gamin, le bourreau retira l’échelle et contempla son œuvre. Les jeunes pendus étaient minces et menus, ils pesaient peu et leur corde ne les étranglait qu’à moitié. Ils avaient été pendus si près les uns des autres qu’il se bousculaient en se débattant. Leurs mains liées dans le dos agrippaient celles des autres, les manches de leurs chemises. Leurs jambes qu’on n’avait pas attachées se pliaient pour enserrer le corps des autres petits pendus. Si bien que l’agonie devint une longue sarabande de corps en train de se s’enlacer en s’étranglant lentement. Puis les plus robustes finirent par s’épuiser et leurs corps devinrent flasque, s’abandonnant à la strangulation. Au bout d’un moment où le silence s’installait, on vit de grosses gouttes de liquide blanchâtre tomber des corps et s’étaler sur le plancher de l’échafaud, le plaisir des anges. Les gosses qui contemplaient cela prenaient la leçon, certains avaient peurs, d’autres y voyaient un destin enviable.
Au bout d’une heure, alors que la foule s’était dispersée, on redescendit les corps devenus flasques des jeunes pendus pour les allonger sur des couvertures de laine grise dans lesquelles on les enroula avant de les mener à la fosse commune. C’est alors que, déjà empaqueté dans sa couverture un des garçons grogna et se mit à convulser, reprenant soudain vie malgré le supplice. On déroula la couverture et on le vit haleter sous sa cagoule. Le bourreau en leva une des grandes chaussettes du pendu voisin et, sans un mot, l’étrangla avec, pesant de tout son poids sur le corps agité de soubresauts désespérés. Cela valait mieux que de le rependre, puisqu’il avait survécu une heure au bout du nœud coulant.
C’est alors que la charrette arriva, tirée par un âne que menait un homme en cagoule de laine noire. Dans la charrette je vis Lola, les mains liées dans le dos et vêtue d’une robe de bure et de chausse de laine brune. à côté d’elle se tenait Naïsse portant une robe courte et de long bas de laine bordeaux. Naïsse tenait une longue corde de chanvre qui se terminait autour du cou de Lola par un gros nœud coulant. Arrivés à l’échafaud, l’homme aida Naïsse à descendre et, attrapant la corde, il entreprit de grimper à l’échelle en la tirant derrière lui, l’obligeant à monter à reculons. Naïsse les suivait, tenant Lola par les genoux pour qu’elle ne trébuche pas. Arrivé sous le bras de la potence, le bourreau y enroula la corde et la noua solidement en s’assurant qu’elle était bien tendue, obligeant la jeune fille à se soulever pour ne pas s’étrangler. Naïsse brandit une autre corde et commença à lui lier les pieds, puis, par-dessus la robe, les genoux. Le bourreau sortit un sac de jute épais de sa ceinture et en recouvrit la tête de Lola. La foule hurlait.
C’est alors que le bourreau, de sa jambe gainée de grosse laine grise, poussa Lola dans le dos, la faisant chuter de l’échelle et tournoyer dans le vide. On l’entendit grogner, gargouiller, se tordre et donner des secousses avec ses jambes liées. Ses mains ligotées tentaient de remonter vers la corde, comme l’avait fait la femme en tchador de mon film. Naïsse lui attrapa les jambes et se suspendit à elle pour empêcher ses convulsions. En riant, elle ricanait en regardant le public. Le bourreau s’installa à califourchon sur ses épaules, entourant son visage de ses grosses chausses de laine.
La foule gronda, on entendit des rires et des gémissements. Les enfants, sur le devant de la foule, levaient la tête en criant pour ne rien manquer du spectacle. Certains jouaient à être des bourreaux et c’est à ce moment qu’ils étranglaient leurs cadets, pour jouer, pour vivre mieux la mort de Lola.
Puis la scène s’acheva. La foule s’égaya, le bourreau redescendit de l’échelle et Naïsse sauta à terre pendant que Lola, pendue se balançait lentement au gré du vent au milieu des flocons de la neige qui commençait à tomber. Elle devrait demeurer là pendant des jours entiers. Naïsse, lui délia les pieds et, tirant sur ses bas de laine, les lui ôta. C’était son butin.
Lorsque je me réveillai de ce rêve, je ne vis que la corde qui pendait à ma mezzanine, une belle corde épaisse et souple dont l’odeur de chanvre m’enchantait. Le nœud coulant qui la terminait glissait merveilleusement dans un léger crissement qui évoquait irrésistiblement la strangulation.
Je découvris que mon bas ventre était souillé du sperme de plusieurs éjaculations. J’éprouvai un sentiment ambigu d’avoir joui de ce cauchemar. Enfoncé dans l’épaisseur des couvertures et des vêtements de laine dans lesquels je m’étais emmitouflé pour dormir, je me masturbai encore en songeant au supplice de Lola et à la perversité de Naïsse.
J’enfilai ma plus belle paire de gros bas en laine montant jusqu’en haut des cuisses. Puis j’en enfilait une seconde paire, plus épaisse, qui formait un rempart entre mes pieds et le sol. J’attrapai une longue corde et une de mes plus grosses couvertures avant de grimper sur ma chaise. Je me liai les jambes, enroulant la corde jusqu’à mes cuisses et serrant le nœud de toutes mes forces. Puis je tirai la grande couverture blanche sur mon visage. La couverture était très épaisse et très lourde. Je fis cela en tentant de demeurer en équilibre tout en parvenant à me lier les pieds et à sentir la corde se serrer sur mes grosses chaussettes. À tâtons, je trouvai le nœud coulant et le serrai par-dessus la couverture en chancelant. J’étouffai sous la laine et, d’un geste involontaire, je fis basculer la chaise, me retrouvant pendu les mains errant dans le vide à travers l’épaisseur de la couverture, les jambes liées se balançant d’avant en arrière et ne trouvant que le vide. Puis je sentis le plaisir grandir et je me mis à éjaculer en m’enfonçant dans le néant en route pour le paradis des pendus, pour y retrouver enfin Naïsse et Lola. Dans mon interminable agonie où Nais et Lola tournaient autour de mon gibet, contemplant en souriant mes convulsions dans la laine et les cordes, je vis reparaître ma jolie tante au regard si doux qui m’enlaçait en murmurant des mots doux sur le destin des pendus. Elle tenait dans ses mains de longs bas de laine écrue qu’elle enroulait autour de mon cou et de mon visage, elle caressait la grosse corde de chanvre qui m’étranglait en la rendant souple et sensuelle, elle palpait mon sexe à travers les couvertures pour lui faire exprimer le sommet du plaisir en de longs jets de sperme tandis qu’elle se masturbait en songeant à ces jeunes partisans qu’elle avait vu pendus et qui revivaient leur supplice dans mes convulsions, tandis qu’elle y retrouvait le plaisir atroce qu’elle avait ressenti sous les pieds de la jeune fille pendue. Le cycle de la laine et de la potence trouvait enfin sa raison d’être avec mon corps étranglé se balançant dans la douceur du néant.
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Avertissement
Derrière les bancs de l’université et les discours sur l’égalité des chances, de nombreuses étudiantes font face à une précarité profonde et persistante. Entre le coût des études, du logement, de l’alimentation et des transports, certaines se retrouvent rapidement dans des situations financières intenables, malgré leur volonté de réussir par des moyens légaux et dignes.
Pour certaines, l’absence de soutien familial, les aides insuffisantes ou l’impossibilité de cumuler études et emploi stable les place devant des choix qu’elles n’auraient jamais envisagés autrement. Il ne s’agit pas d’un manque de volonté ou de responsabilité, mais bien d’un système où les filets de sécurité sont parfois défaillants. Dans ces conditions, survivre au quotidien peut devenir un combat permanent, où chaque décision est dictée par l’urgence.
Parler de ces réalités ne revient pas à les justifier, mais à les comprendre. Mettre en lumière ces parcours permet de rappeler que la précarité étudiante n’est pas abstraite : elle a des visages, des histoires et des conséquences humaines réelles. Reconnaître cette complexité est une première étape essentielle pour penser des solutions plus justes et plus adaptées............................
Lettre 4 Hubert :
Bonjour Mademoiselle 1578408,
C’est ainsi que je te nommerais, jusqu’à connaître ton vrai prénom. Il me semble lire entre les lignes que tu aimes assez être « dégradée », rapetissée moralement (comme si, déjà, tu ne l’étais pas assez physiquement…). En prélude, merci pour ta très longue lettre, que j’ai relue plusieurs fois, en soulignant des passages. Elle m’a apporté un grand plaisir, car m’ouvrant de belles perspectives d’interactions à venir avec toi…
Je suis de ceux qui pensent que les traumas d’une femme peuvent lui ouvrir les portes d’une sexualité différente, plus intense. Une façon de revivre en les neutralisant, via le plaisir qu’elle va trouver à être traitée en objet, les humiliations et agressions vécues dans l’enfance ou l’adolescence. C’est très certainement ton cas, toi qui parle de « soumission CONSENTIE ». Et je suis assez partant pour aider les femmes ayant, comme toi, cette nécessité de vivre ces besoins, mais de façon « positive » (être dûr, inflexible, mais aussi bienveillant et profondément respectueux de leur bien être global).
Bien sûr, l’esprit de certaines, qui n’ont pas accès à ces subterfuges de la pensée, n’arrivera pas à lutter, et elles tomberont dans la neurasthénie, la mélancolie et la grave dépression. J’espère sincèrement qu’en ce qui te concerne, tu ne subis pas de tels effets, même si j’imagine que les harcèlements incessants de ce groupe de fille, qui semble avoir duré des années, t’a très profondément marquée et changée (dans le sens où un milieu plus propice aurait pu te permettre de déployer plus facilement tes ailes pour briller… ce qui semble te faire horreur, à te lire – et on comprend pourquoi…)
En parlant de milieu (peu) propice, je constate que la mésentente entre tes parents, et le désengagement très marqué de ton père, ont fortement influé tes capacités à t’affirmer par la réussite scolaire et ont rendu ton parcours universitaire financièrement délicat. En tant qu’ancien enseignant, je suis vraiment accablé à l’idée que tes dons naturels pour l’écrit aient pu être l’occasion de plus de harcèlement encore… ! Mais surtout, que ton misérable père n’ait pas été présent pour t’aider à financer tes études ! Quelle horreur, que de devoir se laisser entraîner dans des chambres d’hôtels par des poivrots et supporter des accouplements aussi froids et sans âme que des viols… par nécessité impérieuse, pour financer études, logement et repas. C’est – et je n’utilise pas ce vocabulaire à la légère – franchement dégueulasse de la part de ton géniteur (si, à titre de « désensibilisation » tu voulais me décrire par le menu une de ces sordides transactions, tu peux – une curiosité pour ce que certaines de mes étudiantes ont dû vivre sans jamais oser en parler…)
Un père qui de plus, par son profond désengagement dans ta vie affective, t’a amené à cette curiosité - y compris sexuelle – pour les hommes mûrs. Que tu dois voir comme des protecteurs, comme ce Joachim (qui, je le note, a au minimum l’âge de ton géniteur… ). Peut-être que dans ton esprit tout juste pubère – mais déjà exceptionnellement mature ! - t’es-tu imaginée que pour avoir un intérêt aux yeux des hommes qui t’attiraient, il fallait compenser tes « déficiences physiques » par des qualités de docilité et de complaisance exceptionnelles…
Tu écris : « Pour passer de l'ombre comme citée par vous à la lumière, il va me falloir dévoiler un pan de ma sexualité secret. J'ai cependant peur de vous choquer et je préfère attendre un peu car ces choses là sont aussi difficiles à expliquer qu'à comprendre sans doute ».
C’est sans doute là un des tous premiers « dossiers » que j’aimerai ouvrir avec toi, et compulser en détail en particulier au niveau de tes fantasmes… même si tu penses que je pourrais être choqué (mais non, je t’assure, de toi rien ne me choquera) Il y’en a tant à parcourir, je présume ! Je me délecte, comme tu le comprends sans doute, à t’effeuiller bien au-delà de ta nudité physique, pour atteindre le plus innocent et pervers à la fois de ton âme…
A te lire, ton dévoué Hubert…
Lettre 4 Freya
Monsieur Hubert. Peut être un jour vous connaîtrez mon véritable prénom, pour le moment je reste 1578408 à vos yeux. Je vous remercie comme toujours pour votre attention.
Si je n'avais pas été harcelée et rabaissée sans que ma famille me protège, je serai peut être devenue prétentieuse et imbue de ma personne. Aussi parfois, je préfère mon cheminement actuel et ma condition nouvelle sous le toit de Joachim car je découvre tout un univers que jamais je n'aurais imaginé.
Je vais malgré mes réticences vous décrire de quelle façon une fois parmi plusieurs j'ai suivi un homme dans un hôtel contre de l'argent. Ça se passait toujours un peu suivant les mêmes modes opératoires. En fin de service le vendredi ou samedi soir, lorsque les hommes ont trop où pas assez bu pour soudain après avoir reluquer la serveuse, ils estiment pouvoir l'embarquer à des fins sexuelles. C'était déjà arrivé plusieurs fois sans que je cède aux avances lourdes de dragueurs éméchés. Certains oui m'avaient laissée sous entendre que je pouvais gagner plus que le pourboire qu'ils me tendaient.. A condition d'être gentille, comme si toute la soirée, parfois après avoir été en cours et révisé, le fait d'avoir été souriante avec les clients n'avait pas suffît à faire comprendre ma gentillesse, même forcée. Je devais l'être pour toujours obtenir un petit plus, un billet ou une pièce, chaque euro était un sursis pour moi et l'opportunité de remplir mon frigo ou payer mes factures.
Et parfois, quand j'ai été au bord du gouffre, avec des échéances de paiement à venir proches et sans solutions, j'ai cédé aux sirènes. La première fois il s'agissait d'un homme particulièrement odieux qui toute la soirée avait commandé afin de me frôler d'abord puis à mesure de son taux d'alcoolémie me peloter les fesses ou retenir mon bras. Il avait fini par attendre que le bar ferme pour me tendre à la sortie deux billets de 20 euros me faisant comprendre qu'en échange d'une fellation ils seraient pour moi, j'ai décliné, jusqu'à ce qu'il sorte la dizaine supérieure et que presque malgré moi, je lui prenne l'argent et le mette aussitôt dans mon portefeuille.
Pour lui c'était signé il m'entraîna par la main, j'étais devenue sa marchandise, celle qui allait lui éviter de se branler bêtement et seul dans sa chambre d'hôtel qui heureusement n'était pas loin. J'ai prié le ciel pour que nous ne croisions personne tellement j'avais honte d'affronter un regard. Je n'étais absolument pas excitée et n'avais qu'une envie qu'il gicle rapidement et m'enfuir. Sommes arrivés dans sa chambre, il a baissé son pantalon, à essayer de me peloter mais heureusement s'est contenté de ma fellation. J'étais vraiment maladroite pour sucer étant encore très novice dans cet art. J'avais recouvert son sexe d'une capote ayant trop peur d'attraper une saleté. Je n'avais à ce jour pas connu beaucoup de partenaires et il n'y avait vraiment dans mon acte aucune sexualité. C'était juste un caractère hygiénique pour lui et de sauvegarde pour moi.
Il a joui, me suis nettoyée la bouche au lavabo et suis partie sans aucune autre forme de discours. J'avais fait le job, comme parfois j'avais dû en cuisine laver des gamelles grasses ou nettoyer des chiottes
. Suis rentrée à la maison écoeurée par mon attitude et celle des hommes. Ne me suis à aucun moment masturbée pour soulager une tension quelconque.
D'autres fois j'ai dû cette fois me dénuder et me faire pénétrer, j'avais un avantage, celui d'être étroite et pouvoir me contracter afin d'abréger le coït rapidement et vite quitter les lieux. Jamais je n'ai dormi avec eux et toujours j'ai passé un temps fou sous la douche après, j'avais besoin de m'épurer pour effacer toute trace de ces cauchemars.
Je me suis souvent projetée plus jeune, je l'avoue dans la peau d'une fille de mauvaise fortune mais rien à voir avec ce que j'ai vécu lors de ces moments. Non j'étais loin de tout cela et imaginer qu'un jour j'en arrive à suivre des hommes dans des chambres d'hôtel pour m'y allonger et le corps flasque attendre qu'ils aient fini leur affaire. Les seules parties de mon corps en tension étaient là où ils avaient désiré faire leurs besoins. Je précise que jamais aucun n'est passé par la plus petite porte. Je me suis contractée à chaque fois par réflexe, pour me défendre de leurs intrusions et abréger les rapports également. Non, nous étions loin, très loin même des scénarii que j'avais imaginé, me grimant et vêtue comme une catin alors que j'étais seule à la maison jusqu'à finir par orgasmer devant le miroir familial. Je ne garde de ces types quasiment aucun souvenir, j'ai effacé de ma mémoire jusqu'à leurs visages et leurs corps. Juste ces secondes avant de passer les portes où je n'avais qu'une envie, m'enfuir et mes douches salvatrices des heures durant à rester sous le jet. Le lendemain, j'avais honte mais pas cette honte au goût que j'aime tant, non âcre et amère celle là. De celle qui fait éviter de croiser miroirs et regards. J'avais surtout peur que ces types reviennent au bar, aussi je me suis arrangée pour éviter d'y retourner travailler les jours d'après prétextant mes études et d'autres emplois ou obligations familiales.
Voilà ce que je peux dire de ce vécu. Juste pour arrondir mes fins de mois. Je sais pertinemment que d'autres filles le faisaient également avec pour certaines plus de facilités et de fréquences et certainement bcp moins de réticences que moi à assumer ce type de relations.
Pour répondre à votre seconde interrogation j'ai vécu plusieurs faits dans d'autres circonstances dont certains fondateurs de ma libido actuelle au cours desquelles j'ai pu comprendre que parfois, la petite femme que j'étais en devenir pouvait aux regards de certains hommes, éveiller un intérêt physique. Peut être également moral aussi. Car au delà de mon corps, j'ai constaté que des hommes pouvaient également me voir comme une personne à part entière.
Signé .....1578408
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Tout juste sexagénaire, Paul avait consacré plus de la moitié de sa vie à cette boite. Entré comme apprenti chez Fôhlbert S.A. en 1994, il avait gravi un à un les échelons jusqu’à devenir responsable du service administratif et proche collaborateur du patron. Au fil des années, la société était devenue une référence dans sa branche. Cette entreprise familiale s’était considérablement étendue, tant en termes de bureaux que de collaborateurs, mais Paul s’enorgueillissait de tous les connaître – au moins de vue. Travailleur, droit, fidèle en amitié, il avait gagné sa place à la loyale, « Monsieur Paul » - une appellation dont usaient la plupart des salariés, pour parler de ce grand type toujours bien mis, aux fines lunettes cerclées d’acier et à la chevelure poivre et sel.
Paul n’avait qu’un seul défaut : il aimait beaucoup – mais beaucoup trop ! les femmes. C’était un talon d’Achille qu’il dissimulait férocement. Hors de question que ses obsessions pour le « beau sexe » ne viennent interférer avec le sérieux de son travail. Ou pire, mettent mal à l’aise les nombreuses jeunes femmes avec qui il interagissait quotidiennement.
Jusqu’à l’an dernier, rester de marbre au travail n’avait pas été si difficile, du moins en apparence. Il vivait alors une vie de couple tranquille avec Sabine, une quadra draguée vingt ans plus tôt, alors qu’elle n’était encore qu’en première année de fac. Une rousse assez mignonne, réservée, voire même un peu effacée, aimant le sexe, l’humour, et aussi la vie facile que lui promettait Paul. Quand ce type protecteur, tendre et déjà bien inséré dans la vie, lui avait proposé de l’installer chez lui, à domicile, la petite étudiante avait dit « oui ».
Ils n’avaient jamais eu d’enfants. Un regret pour Paul, mais ce n’était pas faute d’avoir prié tous deux avec ferveur la déesse Aphrodite, durant une bonne vingtaine d’années. En plus d’être assez « demandeuse », Sabine avait parfaitement intégré l’obsession de son compagnon pour ses formes… mais aussi celles des autres femmes.
Par jeu d’abord, elle l’avait sciemment provoqué, lui demandant de lui décrire les plus belles filles qu’il côtoyait chez Fôhlbert. Elle voulait tout savoir, l’ampleur de leurs courbes, ce que celles-ci lui inspiraient, les fantasmes qu’il pouvait peut être nourrir à leur égard. Très vite, Paul avait compris que ces mises en scène stimulaient fortement Sabine. Quand il lui glissait à l’oreille de chaudes confidences, à la fin de ses longues journées de travail, elle devenait nettement plus entreprenante. Et en général, cela se terminait par une baise brutale où sa compagne semblait jouir plus fort que d’habitude.
Lentement mais sûrement, le jeu s’était transformé en addiction. Sabine le pressait pour avoir des détails toujours plus croustillants… Comme si l’attrait de Paul pour des femmes nettement plus sensuelles qu’elle, avec des décolletés profonds, des croupes rebondies, venait titiller en elle une profonde blessure narcissique. Ce qui, de façon assez paradoxale, lui procurait une forte excitation. Elle lui demanda même s’il pouvait prendre ces potentielles rivales en photo, pour qu’elle s’imprègne d’elles tandis qu’il la baiserait sans tendresse. Dans ces moments-là, elle voulait qu’il la rabaisse, qu’il la moque, et qu’il porte au contraire ces femmes aux nues.
Pas question pour Paul de photographier à tout va collègues ou collaboratrices, bien sûr. Il proposa alors à son épouse de les « croquer » sur papier Canson. Depuis l’adolescence et sa fixation croissante sur la sensualité féminine, Paul avait cultivé avec assiduité un don inné pour le dessin. Il avait un certain talent pour composer des scènes imaginaires, tout en restituant avec fidélité les traits des intéressées, grâce à un honnête coup de crayon. Ce sens subtil de l’observation, « Monsieur Paul » le devait sans doute à ses obsessions perverses.
Et pendant un temps, cela sembla suffire à Sabine. Toutefois, elle lui demanda assez vite des croquis plus évocateurs, voire même des esquisses carrément porno. Amusé, mais aussi émoustillé par l’effet aphrodisiaque que cela semblait avoir sur sa compagne, Paul emboita volontiers le pas à ses attentes, illustrant pour elle dans des exhibitions très graphiques des collègues croisées tous les jours. Heureusement, aucun de ses modèles involontaires ne tomberait jamais sur ses ébauches ! Qu’auraient pensé de lui toutes ces jeunes femmes « propres sur elles », à se voir ainsi mises en scène de façon crue, dans des poses suggestives ?
Puis un jour Sabine lui avait proposé l’impensable :
— J’aimerais que… que tu baises une de ces femmes. Ici, chez nous, devant moi…
— Quoi !?
— T’as très bien entendu… Ça me plairait vraiment.
— T’es pas dingue, non ?
— Non. Juste très excitée par l’idée… d’être votre servante. À tous les deux.
Il l’avait longuement regardé, une expression neutre sur le visage. Sabine ne souriait pas, ne jouait pas la comédie. Au contraire, elle avait l’air super sérieuse.
— Tu voudrais quoi … que je te trompe ?
— Ce serait pas une infidélité, si c’est moi qui te le demande, avait-elle lâché avec un rire nerveux.
— C’est vraiment n’importe quoi. T’imagines ce que tu…
— Aurélie, la chef comptable. J’aimerais que ce soit elle. Que tu m’humilie devant ta collègue, tout en la baisant. Et ensuite… que tu m’obliges à lécher ton foutre à même sa chatte, avait dit Sabine, hors d’haleine. Tu me forcerais à me mettre à quatre pattes entre ses jambes, à la nettoyer entièrement avec la langue. Jusqu’à la faire jouir. Et toi… tu m’insulterais, tu me claquerais le cul, très fort. Tu…
— Tu es folle !
Elle l’avait fixé avec une drôle d’expression. Comme une sorte de colère rentrée, et aussi une étrange détresse dans le regard. Sabine était rouge, échevelée, un peu hagarde. Elle lui livrait une envie très profonde, et ça, ça devait lui en coûter. Il se força à considérer sérieusement ce qu’elle venait de lui dire. Une interrogation lui vint soudain.
— Pourquoi Aurélie ?
Sabine avait détourné la tête, écarlate. Lui attrapant le menton, il avait répété sa question en la forçant à le regarder.
— Tu te souviens du repas de fin d’année, chez Fôhlbert ? avait-elle finalement lâché.
Oui, il se souvenait. Le patron avait invité les principaux cadres de la boite avec leurs conjoints. Aurélie y était aussi. Grande, brune, très belle et… seule. Une célibataire magnifique, mais absolument inabordable. Derrière son dos, certains l’appelaient « le glaçon ».
— Elle m’a draguée toute la soirée. Sous ton nez. Et toi… t’as rien vu.
— Tu délires !
— Oh non. T’étais tellement occupé à mater toutes ces belles nanas bien pomponnées que tu t’es rendu compte de rien. J’étais hyper mal à l’aise… et en même temps…
— Quoi ?
— Quand elle m’a entraînée dans la cuisine et qu’elle m’a embrassée, j’ai pas résisté…
— Tu… tu t’es laissée faire ? Dans mon dos… et avec une femme en plus ?
— Son regard était d’une telle intensité ! Elle savait exactement comment me parler, au point de me faire mouiller. Avec une seule envie : m’agenouiller devant elle. J’étais comme hypnotisée…
Fermant les yeux, Paul avait pris une longue inspiration.
— Je sais, tu peux pas comprendre, renifla sa compagne.
— En fait, ce que tu veux, c’est pas que moi, je la baise. Ce que tu veux vraiment, c’est te faire baiser par elle ! avait-il tonné.
— Je… Tu m’as souvent dit que t’aimerais qu’on fasse un truc à trois, avec une autre fille. Alors je suis d’accord, mais seulement si c’est avec elle. J’ai… des fantasmes… très forts… dont je ne t’ai jamais parlé. Et je sais qu’elle me traiterait comme j’ai besoin qu’on me traite.
— Comment tu veux qu’on te traite ? gronda Paul. Comme une pute de bas étage, à disposition de tous et sur laquelle n’importe qui peut cracher ?!
— Non ! Enfin, oui, peut-être… J’en sais rien ! Cette fille a quelque chose de spécial, un truc qui me file des frissons. J’aimerais que… tu sois plus directif avec moi… un peu comme elle l’a été, ce soir-là.
Bizarrement, les aveux de Sabine plongeaient Paul dans une excitation étrange, mêlée de crainte. Oui, il avait souvent parlé de ses envies de triolisme à sa compagne. Avec une partenaire occasionnelle qui souvent dans ses fantasmes était une des nombreuses amies de Sabine. Que sa femme aurait pour mission de séduire, afin de la convaincre de se joindre au couple pour une soirée débridée et sans lendemain. Ils avaient d’ailleurs régulièrement utilisé cette fantaisie épicée comme piment de leurs copulations les plus lascives.
Mais là, on n’était plus dans l’imaginaire. Aurélie avait embrassé sa femme, l’avait peut-être même touchée intimement, avant qu’on ne les dérange et que ça coupe court à cette séance de drague poussée. Il ne saurait sans doute jamais jusqu’où cela avait été …
Il ne se rappelait plus très bien cette soirée – il avait beaucoup bu – mais un détail précis surnageait. Sabine conduisait au retour. Elle avait garé la voiture en bas de chez eux, puis, sans prévenir, s’était penchée sur lui pour déboutonner son jean. Elle avait sorti sa verge, l’avait branlé jusqu’à ce qu’il soit dur, puis elle l’avait pris au fond de sa gorge… l’enfournant en elle jusqu’à la garde, d’un coup. Surpris par l’intensité de son désir, il avait posé les mains sur sa tête, la poussant bien à fond sur lui pour lui baiser la bouche avec violence. Jusqu’à ce que deux minutes plus tard il gicle en elle, les lèvres de Sabine enserrant toujours la base de son sexe. Ça avait été un des sommets érotiques de ces derniers mois.
Et là, sa femme lui faisait comprendre qu’il ne devait en réalité ce moment de pure extase qu’à sa collègue Aurélie ? Mais quelle pute ! Sous ses faux airs de princesse frigide, cette chiennasse méritait bien de passer à la casserole, pour avoir tenté de séduire sa compagne ! Et si cette gouine pouvait au passage lui apprendre un truc ou deux pour exciter encore plus Sabine, peut-être même l’aider à en faire son esclave sexuelle dévouée, et bien, qu’il en soit ainsi…
— Ok, on va le faire, lâcha-t-il soudain.
— Faire quoi ? demanda Sabine, comme si elle sortait d’un rêve éveillé.
— Ce dont tu as tant envie, voyons ! On va te dresser à être une bonne petite pute pour nous deux, Aurélie et moi. Mais seulement à mes conditions…
(À suivre…)
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Lettre n° 3 Hubert
Bonjour Mademoiselle 1578408,
Si je puis te faire un compliment, en plus de tes qualités de rédaction et de ta maturité (très étonnante - t’es sûre de n’avoir “que” 18 ans ?), c’est celui de ta franchise. Qui, plus que rafraichissante, me semble extrême à plus d’un titre.
D’abord sur ton identité : tu ne cherches pas à nier l’utilisation d’un prénom d’emprunt… même si cela me frustre de ne pas connaître le vrai, je conçois bien qu’il en va de ta sécurité. Un furieux que tu aurais éconduit dans ses propos relâchés sur toi pourrait avoir des projets violents. J’espère qu’au fil de nos échanges, nous tisserons une relation suffisamment confiante pour que je puisse enfin te saluer autrement que par “Mademoiselle 1578408”.
Puis, sur tes difficultés avec ton image corporelle, que tu m’exposes sans fioriture… Sache que ça me touche. Tu n’en es pas moins bandante, pour moi, bien au contraire, dans cette exposition crue de tes difficultés (des complexes ? de mon côté, je ne comprends pas lesquels… sauf peut-être ton “look” de jeune-fille un peu trop sous-nutrie, mais bon, le tout est assez excitant, quand même - tiens, tu aurais sans doute plus de poitrine, avec un poids normal).
Et aussi ton souhait d’augmenter ta libido et de te “décoincer”. Je pense que là, je peux contribuer, quand nous nous connaîtrons mieux… d’autant que j’ai compris que cela excitait ton compagnon, de te savoir en train de te faire lutiner par courriers interposés, et par des hommes mûrs - ta situation de soumise m’ouvre à ce titre de belles perspectives… au contraire de me choquer.
Enfin, sur ton historique scolaire et tes difficultés à joindre les deux bouts en tant qu’étudiante… Je sais, pour être retraité de l’enseignement supérieur - confidence à garder pour toi ! - que nombre d’étudiantes en sont réduites à… on va dire, vendre leurs charmes. Car elles n’ont pas le choix, plus que par désir ou plaisir de se faire baiser pour de l’argent. Je ne dis pas que ce fut ton cas, même si tu te trouves dans ce magazine d’annonces sexuelles… et que ma méfiance initiale me faisait craindre d’avoir affaire à une “professionnelle” déguisée en jouvencelle.
Toutefois, il y a des éléments que tu gardes un peu trop dans l’ombre. Et si ton compagnon attend, lui aussi, des réponses par l’intermédiaire de tes retours aux courriers de tes “admirateurs”, alors cela m’aiguise l’appétit pour te cuisiner un peu plus :
tu dis être excitée depuis “longtemps” par les hommes mûrs. Je ne veux pas de cette généralité ; je veux savoir depuis quand, dans ton passé sexuel de jeune-fille, tu éprouves ce genre de fantasmes. Quels ont été les éléments déclencheurs de cette préférence ?! Les pensées un peu “sales” que tu as pu avoir à ce sujet ? (je veux connaître tes fantasmes les plus honteux)
sur le sujet de l’exhibition, tu ne veux pas “te mouiller”, on dirait… Si tu ne peux “y répondre de façon simple”, alors je te demande de plonger en toi pour me donner une réponse aussi détaillée que possible, même si elle est alambiquée. J’aime ce qui est “tordu”, sache-le !
L’argent se trouve dans l’enveloppe comme d’habitude. Si tu le prends, alors tu te dois de satisfaire ma curiosité, même si elle te dérange… et mon intérêt pour ton histoire personnelle.
Ton dévoué Hubert...
Lettre 3, Freya
Cher Monsieur Hubert.
C'est toujours un plaisir de recevoir vos courriers. Je dois vous retourner le compliment, rédigés de si belle façon. Je ne suis pas étonnée de votre ancienne profession. Vous avez l'art et la manière de distiller vos questions.
Je vais donc tenter d'honorer le contrat qui me lie à vous en y répondant. Je vous remercie au passage pour votre contribution. Joachim, c'est le nom de mon compagnon, salue par mon intermédiaire votre personne et votre contribution à ma mise à nue d'un autre type.
D'abord ma maturité, déjà, c'est important à mes yeux, je suis âgée de 19 ans. Ensuite oui je rédige moi même mes courriers comme je vous l'avais dit dans le précédent. J'ai toujours eu ce souci avec ce soi disant décalage entre mon âge physique et mental, ce depuis très longtemps. A tel point que déjà au collège, mon travail en français, lorsqu'il s'agissait d'expression libre était mis en doute par mes professeurs, pensant que j'avais reçu une aide parentale extérieure. Mes notes en ont souffert et j'ai dû adapter mon style en lui donnant un caractère plus immature pour ne pas avoir à me justifier. Seulement en quatrième, une prof plus ouverte et pédagogue que les autres, me fit changer d'attitude et écrire de nouveau comme bon me semblait.
Malheureusement, lorsque j'ai rendu mon premier devoir, non seulement elle me donna la note maximale mais en plus fit la lecture à voix haute devant l'ensemble de la classe, n'ayant aucune idée des conséquences que cela entraîna. En effet j'étais souvent sujette au harcèlement d'un groupe de filles qui depuis longtemps prenait plaisir à se défouler sur celles qui étaient en marge ou différentes de leurs codes. Elle comprit en voyant chuter la qualité de mon travail par la suite qu'il y avait un problème sans en identifier la vraie raison et s'arrangea pour ne plus lire, commenter ou diffuser mes résultats. Ce fut pour moi une sorte d'âge d'or car enfin je pouvais écrire librement sans pression aucune, positive comme négative.
Dès que j'ai su écrire, ce moyen d'expression ne m'a plus jamais quitté. C'était une façon pour moi de m'évader. D'oublier un mon quotidien trop terne et solitaire pour vivre des aventures riches pleine de rebondissements. Ou simplement exprimer ce que je ne pouvais dire que rarement.
Je vais anticiper votre prochaine question en vous avouant être fille unique dans un couple qui bât de l'aile depuis ma naissance. Peu de présence et d'expression paternelle, ce qui certainement a entraîné une forme de fascination jusqu'à sexuelle envers les hommes plus âgés. Concernant l'amour maternel, sans entrer dans les détails, l'abandon du foyer par mon père lorsque j'étais au seuil de l'adolescence entraîna des bouleversements financiers et moraux chez ma mère qui l'obligèrent à trouver des boulots fatigants et peu rémunérateurs avec en supplément un moral souvent dépressif.
Je relis votre lettre Monsieur Hubert et j'ai le sentiment, même si je suis totalement nue actuellement, d'ôter encore des voiles pour être plus impudique encore en que je le suis avec les autres hommes qui pourtant pour certains n'ignorent rien de mon anatomie, réclamant au fur et a mesure des envois plus de chair. Même si cela me met mal à l'aise, ce qui n'est pas votre dessein je pense l'avoir compris, j'en ressens aussi une forme de reconnaissance de celle que je suis profondément. Venons en à mon physique que vous avez qualifié de " chétif"..... souvent j'ai eu droit à des sobriquets évoluant au fil de ma croissance, parfois sans arrière pensée comme " la puce ou l'elfe" dans d'autres bouches et circonstances je suis devenue " la naine, l'ano ( plus court encore et tranchant qu'anorexique) le squelette ou sac d'os,, Barbie également en raison de ma longue chevelure blonde que je me suis rapidement gardée de laisser détacher pour éviter ses quolibets et aussi que l'on tire dessus en classe, évidemment ce dernier titre était décliné avec du fiel plein la bouche. Je pense Monsieur Hubert, qu'étant donné votre profession, vous êtes sensibilisé à ce type de dérives souvent cachées et tues. Je reconnais avoir des complexes concernant mon physique, ma taille, mon absence de rondeurs mais le fait de m'exposer comme je le fais à travers ces annonces et plus encore dans mes courriers m'oblige justement selon Joachim à revaloriser ma propre image grâce aux regards des autres hommes. Je peux vous avouer que les hommes mûrs sont bien plus indulgents et même friands pour certains de ma morphologie.
Je vais maintenant répondre à l'un des points soulevés dans votre courrier à propos de la précarité financière de certaines étudiantes, obligées, j'insiste sur ce terme, d'avoir parfois recours à certaines pratiques illicites pour payer des loyers élevés ou simplement pouvoir manger. Je peux vous dire que j'ai toujours travaillé de façon honnête en faisant du babysitting jusqu'à des heures tardives, donné des cours de soutien à des élèves de lycée, jusqu'à faire la plonge dans des restaurants,ceci en l'absence de bourses d'études étant donné que mon père pouvait subvenir à mes besoins, ce qu'il ne fit quasiment jamais. Voilà pourquoi lorsque j'ai travaillé également en qualité de serveuse dans un bar, il m'est arrivée, sollicitée par des clients éméchés souvent laissant traîner leurs mains, de les suivre dans des chambres d'hôtel pour faire ce que vous devinez. Je tiens à vous dire que jamais au grand jamais ces quelques expériences furent pour moi source de plaisir et qu'à aucun moment je n'ai jouis ou été excitée par cela. Je ne faisais que m'allonger et avec les précautions d'usage laisser à ces hommes prendre ce qu'ils avaient voulu. Pour aussitôt ensuite m'enfuir chez moi, placer cet argent nécessaire pour subvenir à mes besoins et passer une heure sous la douche pour tenter d'oublier ce que j'avais laissé faire. Je n'en tire aucune gloire et ne demande non plus pas à devoir me justifier, c'est du passé et je préfère oublier ce qui n'était pour moi qu'une dérive alimentaire.
Évidemment, vous risquez de me mettre devant mes contradictions au sujet de votre suspicion sur le caractère de mon annonce et je le comprendrais MAIS sachez que je n'ai fait cela qu'à de RARES occasions et que TOUJOURS dans des circonstances où cet argent m'était vital pour pouvoir poursuivre " correctement" mes études.
Je n'ai jamais cédé à la tentation de réitérer ce type de comportement, chaque fois que j'ai pû l'éviter sachez que je l'ai fait. Vous étendre sur ce sujet, sachez le par avance sera pour moi douloureux et réduira mes confidences à des aspects purement mécaniques sans la moindre trace d'érotisme.
Maintenant concernant mes complexes ils sont évidemment nombreux, a commencer par le plus profond ma hauteur qui toujours a été un marqueur de différence avec les autres enfants et adolescents de mon âge. Toujours la plus petite, peu importait la classe où je me trouvais, sachant maintenant que j'étais très solitaire et peu protégée affectivement dans ma bien nommée cellule familiale, j'ai toujours pris soin de passer inaperçue tant dans mes attitudes que tenues vestimentaires. Au second plan, contrairement à certaines autres filles arborant des formes plus harmonieuses et expressives j'ai passé pour éviter regards et réflexions le peu d'atouts que j'avais à offrir. Je sais maintenant grâce aux réactions des hommes pour qui je me dévoile que justement mon corps menu et fin est capable d'exciter certains regards. Je vous remercie d'ailleurs d'abonder dans ce sens en recevant avec plaisir vos compliments à la seule vue des photos de mon annonce. Les hommes mûrs à ce titre sont bcp plus indulgents et intéressés par ma plastique que ceux de mon âge préférant l'abondance.
Je sais parfaitement maintenant ce que peut signifier une morphologie telle que la mienne dans l'esprit et le sexe des hommes mûrs. Je l'assume pleinement et j'avoue que cela m'aide bcp dans ma propre acception. Ne pas avoir de fesses, de poitrine opulente offre à vous messieurs, des fantasmes et des projections que je ne juge pas. J'ai ce corps, vous ses yeux, l'essentiel est que chacun y trouve son gain.
Pour passer de l'ombre comme citée par vous à la lumière, il va me falloir dévoiler un pan de ma sexualité secret. J'ai cependant peur de vous choquer et je préfère attendre un peu car ces choses là sont aussi difficiles à expliquer qu'à comprendre sans doute. Je n'ai nullement envie en prenant des raccourcis de biaiser mes propos et mon ressenti. Avant de vous quitter, j'espère avoir répondu à nombre de vos interrogations et je me tiens à votre entière disposition pour développer les questions suivantes si bien entendu ma petite personne parvenait encore à capter votre attention. J'aime être prénommée par mon numéro d'annonce plutôt que Freya, cela me donne un caractère plus anonyme et m'invite à oser déballer ma vie intime. Je vous embrasse et suis impatiente de recevoir prochainement votre courrier. PS....oui j'aime savoir des hommes mûrs se caresser en songeant à moi et en imaginant des choses obscènes sur l'usage qu'ils feraient de mon corps. Sachez aussi que souvent oui mon compagnon profite de mon état d'excitation pour m'offrir des moments intimes profonds et parfois outrageant. Bien à vous. ...1578408
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AVERTISSEMENT
Les textes qui vont suivre sont des confessions de ma vie érotique. Je vais à travers une correspondance fictive, évoquer les fondements de ma sexualité Je n’ai pas l’intention de rendre publique ma vie érotique adolescente, ni d’exposer des expériences relevant de cette période. Certains écrits existent, mais ils ne seront pas diffusés. Leur contenu, trop intime et soumis à des considérations morales et éthiques évidentes, restera volontairement hors publication.
Ce choix est assumé. Il ne s’agit ni d’un oubli ni d’un évitement, mais d’une limite que je pose clairement. Ce qui concerne l’adolescence appartient à une sphère que je refuse de livrer au regard public.
En revanche, tout ce qui relève de ma vie adulte sera partagé. Les expériences, les questionnements et les choix qui ont marqué cette période feront l’objet des publications à venir. Ils constituent un récit conscient, assumé, et destiné à être lu. La narration commence là où j’ai choisi de parler, et s’arrête là où j’ai décidé de me taire.
La correspondance qui sert de fil rouge à ce récit est fictive. Elle relève d’un procédé d’écriture volontaire, pensé comme un cadre narratif me permettant de structurer le texte, de faciliter l’écriture et d’autoriser certaines formes de confidences. Elle n’a pas vocation à être lue comme un échange réel, mais comme un support littéraire.
Cela étant dit, ce dispositif s’ancre dans une réalité passée. J’ai effectivement entretenu, jadis, des correspondances avec des hommes, à la suite de publications d’annonces. Cette expérience a existé, elle a nourri mon rapport à l’écriture, à l’adresse et à la parole intime..........
Bonjour Mademoiselle 1578408,
Je me présente : Hubert, retraité, 67 ans. Il y a 6 mois, j’ai découvert une première annonce de ta part dans ce magazine – assez divertissant, je dois l’avouer - que me prête parfois un ancien collègue. Ton annonce, où déjà tu t’exhibais, m’avait interpellé, je dois le dire. Notamment car tu disais être étudiante… et que ce que tu proposais était déjà assez choquant, je trouve : « échange de correspondance osée avec Hommes mûrs 55 ans, voyeurs, vicieux et sans tabous. Gros, gras, laids bienvenus ».
Bon, si vraiment tu es majeure, j’imagine que tu fais légalement ce que tu veux. Mais vu les formes que tu exhibe dans ce magazine – je pense surtout à une photo où tu es allongée, avec des bras et des cuisses assez maigres, quand même - j’ai comme un doute. Mais passons...
Ce qui m’a décidé à t’écrire, c’est une nouvelle annonce de ta part, que je viens juste de découvrir en ce tout début juillet… Et là, vraiment, tu es passée à un autre stade… On est carrément dans le registre pornographique !
Tu écris : « Je suis un objet sexuel offert par mon Maître, timide mais j’ai le vice dans la peau ». Est-ce vraiment toi qui a rédigé ça ? Je me dis que ce n’est pas possible, que tu n’es pas étudiante, mais sans doute une petite putain, comme la plupart de ces femmes sur les annonces. Ce serait assez hypocrite, non ? Ou alors, que ce n’est pas toi qui écris des « accroches » pareilles. C’est surement ton « copain » qui prend la plume et rédige ces textes, de plus en plus crades…
L’autre truc qui me dépasse, c’est comment tu peux t’exhiber comme ça sans avoir honte ? Imagine que des gens de ton entourage te reconnaissent ! Ton père, un grand frère, un camarade de classe ou un professeur… Ou pire, comme bien des hommes qui lisent ces magazines, qu’ils se branlent sur toi sans savoir !!!
Je ne sais pas qui est cet homme qui peut être assez pervers pour te pousser à vendre ton intimité et ta « correspondance sans tabous » (tu parles de ton « Maître »), mais sincèrement, ça me fait un peu peur pour toi. Car, vois-tu, je me dis qu’il s’agit d’un profiteur, qui t’as mis le grappin dessus. Et oui, pour le moment, sans doute que tout est rose avec lui… Mais qui te dit que dans 6 mois de ça, il ne va pas te demander de faire des passes ? Ou te faire tourner des scènes de « gang bang » dans des pornos amateurs… ?
S’il touche une part, ça a un nom, du point de vue criminel : c’est un souteneur (aussi appelé « maquereau » ou mac, si tu ne connaissais pas le terme).
Voilà, je t’avoue que je suis un peu choqué que tu persistes à te présenter ainsi, au milieu de toutes ces femmes mûres, dont la plupart sont réellement des prostituées. Ton annonce est sans équivoque, avec des propos vraiment très crus (sais-tu ce que c’est, une « Lolita » ? Une fille de moins de 15 ans, voilà – tu veux aussi attirer les pédophiles, en sus ?)
Tu sais, j’ai une petite fille qui a à peu près ton âge et qui est étudiante. Très sérieuse dans ses études, elle a parfois des difficultés en Maths – c’est d’ailleurs moi qui la suis pour ses devoirs de Sciences. Et je t’assure que si c’était ma petite fille qui posait nue dans ce magazine et tenait des propos aussi obscènes, j’aimerai savoir pourquoi elle fait ça ! (quelle jeune fille censée voudrait correspondre « UNIQUEMENT avec des vieux minimum 60 ans, pervers, voyeurs et vicelards, pour se branler mutuellement dans une correspondance sans aucun tabou » ?)
Voilà, j’ai vraiment envie d’en savoir plus pour t’aider – mais pour ça, évidement, il faudrait que nous nous engagions dans des échanges suivis. Dans un premier temps, c’est de comprendre ta situation. Bien sûr, si tu es réellement majeure et que tu fais ça sans contrainte, ça change un peu la donne.
Ton dévoué Hubert,
P.S. : Tu trouveras avec ma lettre un billet de 50 euros, pour couvrir tes frais.
(s’il n’y sont pas, c’est que quelqu’un les a pris avant de te donner mon courrier)
Lettre n° 1 Freya
Cher Monsieur Hubert. Je tiens d'abord à vous remercier et vous rassurer, votre billet et votre courrier sont bien arrivés jusqu'à moi. Même si cela peut vous sembler étrange, je suis ce qui est écrit dans l'annonce, avec toutes les invraisemblances et contradictions. Je n'ai pas décidé de moi même de passer ces annonces mais mon compagnon, a voulu me mettre au défi de franchir mes réticences pour faire de moi une femme différente de celle que je suis habituellement. Je suis étudiante, en histoire de l'art et parallèlement je mène grâce à lui une quête pour révéler l'autre facette qui sommeille en moi. J'ai évidemment pris sur moi avec les risques que cela comporte de laisser exposer ma nudité dans ce magazine. Au risque que l'on me reconnaisse mais j'ai pris soin contrairement à d'autres filles de ne pas dévoiler mon visage.
Je ne suis pas une professionnelle je tiens à le dire. Je sais que ma présence au milieu de nombreuses filles qui marchandent leurs corps peut vous choquer, d'autant que vous êtes vous même père de famille. Et je reconnais qu'avoir employé le terme de " Lolita" peut évidemment prêter à confusion mais je suis majeure sachez le malgré la fraîcheur et l'aspect menu de mon physique. Avouez que si j'avais écrit femme expérimentée avec des formes, vous auriez été sans doute autrement surpris de découvrir mon annonce. J'ai moi même dû les écrire, sous contrôle de mon compagnon. Expliquer son rôle serait difficile à comprendre étant donné qu'il n'a nullement besoin de cet argent compte tenu de sa situation professionnelle. S'il fait cela et m'a entraînée dans cet univers, c'est pour que je me " décoince" que je gagne également de l'argent par mes propres moyens et de façon bien moins fatiguante que jusqu'à ce que je le rencontre. Sachez que l'intégralité de mes " recettes" ira directement sur mon compte. Pour lui il y a trois raisons pour que je fasse cela, la première, je viens de le dire, constituer une forme de rémunération, la seconde que je prenne conscience d'être sexuellement attractive et sorte de ma timidité, la troisième son excitation de me savoir offerte d'une certaine façon à d'autres hommes sans pour autant coucher avec eux.
Monsieur Hubert. .... sachez que mon compagnon me laisse décacheter chaque enveloppe que je reçois, il me laisse libre et sans censure répondre aux envois. Les seules exigences qu'il impose sont que je réponde totalement nue et qu'il lise chacune de mes lettres. C'est la règle que je respecte. C'est une façon à ses yeux pour que je prenne confiance en moi et m'épanouisse sexuellement en acceptant mon corps et ce qu'il provoque chez mes correspondants. Votre courrier est différent de ceux que je reçois habituellement, le fait que vous ne réclamiez pas la même chose que les autres, certainement en raison de vos questionnements sur ma réelle majorité et mon statut d'étudiante. Également aussi que vous ayez glissé comme une forme de contrat un billet à mon attention. Je me mets en lumière et en danger dans les publications récentes de mes annonces et jusqu'à présent, je suis toujours restée à la surface de mon corps. C'est étrange et nouveau pour moi, de trouver un correspondant qui veuille aller ailleurs. Je ne sais pas jusqu'où je suis prête à me confier mais j'accepte néanmoins votre proposition. Je vous embrasse. Freya.
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Partie 3 Incandescente
"Ça t'excite petite pute de savoir que tu vas assiter à ma punition ma jolie salope?" "Non madame! " Je passe deux doigt, dans sa chatte trempee, puis trois puis 4 et je la baise fort de mes doigts, elle gémit elle gicle... J'étale son jus sur son visage "Tu mens sale pute! Le mensonge est il autorisé Ella?" "Non madame. " "As tu menti Ella? " "Oui madame" Mes yeux se voilent, un sourire sadique m'eclaire leçaisage, ma soumise n'est donc pas si parfaite que ça. J'attrape ses jolies cheveux roux tire d'un coup sec et lui glisse à l'oreille "tu connais donc les conséquences ma douce... " Tout en lui caressant le clitoris je lui demande si elle a envie de jouir, je n'ai pas besoin de réponse je sais qu'elle est au bord de l'explosion "Je te l'interdis ma jolie!"Je la laisse haletante se tortilla n'y et me leve pour aller chercher les bougies rouges et noires que j'ai prévu. J'aime tant la chaleur de la cire, l'excitation qu'elle procure, une seconde peau sur celle d'Ella qui est si douce un melange de rouge et de noire couleur de mes âmes profondes... Je croise le regard de mon maître instinctivement je baisse les yeux, l'ombre de mon humiliation de mon abnégation pése, je sais que la punition sera à la hauteur de la faute mais je le remercie d'un furtif regarde de me laisser mon jouet. J'allume les bougies et verfie qu'Ella se souvient du safe word, orchidée ma fleur préférée celle qui incarne une sensualite mystérieuse plutôt symbolique pour ce moment aux portes des abysses... Je laisse flotter l'odeur des bougies quelques minutes et j'effleure tout le corps d'Ella de mon souffle sans jamais la toucher jamais l'embrasser. Je saisis la première bougie et commence à y verser quelques gouttes sur son ventre, les soubresauts de son corps me grise et j'emplis ses seins son ventre ses cuisses, par 3 fois j'ai stoppé l'orgasme d'Ella cette petite chienne n'en peut plus, je saisis le martinet et caresse son corps. Je n'y tiens, plus j'arrache le bandeau, je veux voir ses yeux, j'enlève sa culotte et lui fourre dans la bouche. Je donne les premiers coups de martinet qui font voler les premiers morceuax de cire "répétes à chaque coup sale pute on ne ment pas à sa maitresse!" Les coups pleuvent sa peau rougit elle gémit se tort, mon excitation est à son comble je suis ennivrée de cette cire qui vole de cette peau qui rougit, des cris de ma jolie pute ses larmes coulent, je m'arrete haletante et j'admire quelques secondes mon oeuvre. Je sens le souffle de mon maître derrière moi, d'un coup sec il retire mon plug "Lèche la ma chienne!" Je suis le cul ouvert en train de lécher Ella, mon maître me pénètre d'un coup sec profondement, je lèche avidement ma soumise pendant que mon maître me prend violement, nous explosons toutes les deux d'une jouissance puissante. Mon maître détache Ella, je sais que le moment est venue, je la vois un air désolé dans les yeux, je lui caresse la joue et lui glisse un "tu as été parfaite, je lui fais confiance... "
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Mes ailes...
Elle tient depuis de longues minutes à genoux, je lui ordonne de se lever, elle grimace sans doute à cause de ses jambes engourdies, sans se plaindre parceque je lui avais demandé elle est restée immobile dans cette putin de position, digne, belle, à moi... Je la dirige vers le lit, à léger coup de cravache sur les fesses, juste pour que sa jolie couleur porcelaine rougisse légèrement comme sur les joues des poupees. Je lui ordonne de s'asseoir sur le lit, mes mains s'attardent sur ses seins, je pince ses tetons de plus en plus fort, de plus en plus longuement. "Je t'interdis de gémir ou de crier, tu es muette petit jouet!" Je vois les grimaces sur son visage, le plaisir de la voir souffrir et offerte me brûle, un pincement plus fort lui arrache un gémissement, si elle pouvait voir mes yeux elle y verrait la noirceur de mon sadisme et mes ailes déployées. Je le regarde victorieuse, il a son sourire sadique accroché au visage parcequ'il sait, l'ange veut s'envoler, le danger plane au dessus de ma tête... "Que t'avais je interdit ?" "De crier madame mais..." "Pas de mais tu as désobéis petite salope ! Mains derrière le dos tu vas recevoir 3 coups sur chaque seins fort, cette fois tu pourras crier" "oui madame" Je ne lui ai pas dit que j'allais utilisé ma main et je prend un malin plaisir à faire aller la cravache dans l'air et à la voir sursauter... Je lui assène trois coups rapides, forts à la suite sur chaque seins, la coloration de ses seins me fait mouiller... Je luis glisse à l'oreille "ce n'est que le début ma belle" Je glisse mes doigts sous son tanga elle est trempée, j'etale sa mouille sur ses petites lèvres rouges... "Qu'es tu Ella?" "Je..." "Dis le !" "Une salope en chaleur Madame" elle a dit ça d'une voix basse presque honteuse et dieu que j'aime ça. J'attache les mains et chevilles d'Ella en croix sur le lit, je suis à 4 pattes, mes fesses offertes face à mon maître j'en joue, je me sens puissante. Je le regarde défiante, impétueuse, un regard de lui me fait comprendre qu'il veut que je le rejoigne pour le sucer... Putin d'ailes d'ange... Sourire narquois je me retourne vers Ella pour reprendre mes jeux sadiques... Une douleur m'irradie le crane, je me retrouve par terre tenue par les cheveux, il me force à le regarder, il tire tellement fort que les larmes me montent, son regard est noir. "Qui suis je sale pute ?" "Mon maître" ma voix est basse presque inaudible mes yeux baissés "Je n'ai rien entendu plus fort et affronte mon regard" "Vous êtres mon maître" "Qui décide ?" "C'est vous maître" "Où es ta place ?" "À vos pieds Maître" "Quand je siffle tu obéis ma pute" "Je vous demande pardon maître" "Stop tu vas payer mais plus tard quand Ella pourra voir... En attendant recommence et je te reprends tout, je finirais cette soirée à montrer comment on dresse une chienne dans ton genre, est ce clair ?" "Oui maître" "À 4 pattes" Ses doigts remonte de ma chatte trempée vers mon cul, d'un coup sec je sens un plug me remplir. "Cela t'aidera à ne pas oublier qui te possèdes, reprends ma chienne !" J'observe Ella sa respiration s'est accelerée, ses seins sont gonflés et sa chatte est luisante... Cette pute s'est excitée de m'entendre remise en place! Tu vas payer jolie Ella...
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Elle...
Je me suis longuement préparée, je voulais être parfaite, sous vêtements noir en dentelle, porte jarretelle, bas en soie et talons aiguilles noires vernies. Maquillée simplement, juste faire ressortir mon atout, qu'elle lise mon sadisme, mon excitation... Mes yeux ont un pouvoir, j'en suis consciente et je compte bien l'utiliser sur le jouet qu'il m'offre sur un plateau d'argent. Il a décidé de l'endroit, il reste le maître mais aujourd'hui j'ai le pouvoir... Elle a reçu mes instructions, je lui ai transmise par écrit manuscrit, j'aime l'encre, les correspondances et la cire qui coule sur l'enveloppe, les fioritures le romanesque... J'entre dans le petit hôtel de charme il m'attend au bar, j'avance en le fixant droit dans les yeux, sure de moi, il s'approche glisse un doigt sur ma fente humide et me glisse à l'oreille "plus que jamais ce soir n'oublies pas qui est le maître" rappel nécessaire de ma condition... Devant la porte de la chambre un instant d'hésitation quelques mots suffisent "tu seras parfaite". Elle est là comme je l'avais imaginé, à génoux, en tanga noir, les yeux bandés de soie rouge que j'avais fait posé sur le lit Lise brodé sur le ruban. Le souffle saccadé, elle semble si fragile... Il s'installe dans le fauteuil, je sors ma cravache comme si elle m'assurerai ma position de dominante... J'avance vers elle je l'observe quelques minutes pour qu'elle ressente ma présence et le sadisme qui me brûle le ventre... Je laisse glisser le bout de la cravache de sa chatte vers son menton, une légère pression pour qu'elle comprenne qu'elle a le droit de parler "bonjour Madame" comme un souffle... "Rappelle moi les règles" "Je ne prends aucune initiatives, j'obeis simplement à vos ordres" "le safe word?" "Orchidée madame" Elle est parfaite dans sa soumission si parfaite que je veux l'aneantir. Un coup de cravache sur l'intérieur des cuisses lui fait comprendre qu'elle doit ecarter les jambes, la position n'était pas tout à fait la bonne... Je croise son regard sadique à ce moment... Elle sait que peut être elle ne me verra pas ni lui ni moi... Ce cadeau sera le prix de son abnégation... Ce soir il m'offre le pouvoir....
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« Salut, chéri.
- Heu… ça va ? Tu m’as jamais appelé 'chéri'.
- T’es quand même mon chéri ».
Il avait gardé les yeux collés à sa tablette, comme tous les soirs. Océane s’approcha de lui, assez excitée. Elle portait une jupe crème très courte, des bas de même couleur et une veste en cuir marron achetée récemment. Elle avait changé de parfum. Océane lui déposa un doux baiser sur la joue, un peu collant, ce qui aurait dû être causé par son gloss.
« Je te plais toujours ?
- ...
- Je te plais toujours ?
- Hein ? Mais bien sûr, pourquoi ?
- Un jour, j’aimerai que tu me prennes d’un coup quand je rentre...
- Coquine !
- J’ai un drôle de goût dans la bouche...
- Tu veux me sucer ? »
Océane se mit à genoux doucement, puis défit le pantalon de Max et le prit en bouche sans le quitter des yeux. Elle s’appliqua à le sucer du mieux qu’elle ne l’avait jamais fait. Il jouit en quelques minutes seulement. Elle avala tout le sperme, se leva, puis fila dans la douche. Max se trouva bien chanceux.
*
Cette fois-ci, Océane avait du sperme dans sa culotte et qui coulait de sa vulve. Max était sur sa tablette. Elle avait terriblement envie de se mettre en face de lui et de se toucher comme la grosse pute en chaleur qu’elle était. Mais elle n’osa pas.
« Coucou, chéri.
- ... »
Elle s’adossa contre le mur du couloir, écarta ses cuisses et plaque la paume de sa main contre son mont de Vénus, à travers son jean, pressant bien la couture contre le petit abri de son clitoris. Elle avait encore tellement envie de se faire remplir d’un bonne queue… Celle de Max n’était pas si mal.
Son téléphone vibra. Océane comprit immédiatement de qui ça venait. Il n’avait pourtant pas le droit de lui écrire à cette heure-là. L’excitation retomba nette. Elle prit son téléphone. C’était bien Lui.
« Sale truie. Tu dois t’afficher, pas te branler aux chiottes ».
Comment avait-il deviné aussi facilement ? Océane sentit le désir monter de ses pieds à son ventre comme une langue infernale. Sa volonté s’effaça et elle se dirigea dans le salon, talons cliquetants contre le carrelage. Ses doigts fins glissèrent sur les épaules et la nuque de Max, qui avait le visage planté dans sa tablette.
« Mon chéri, j’ai trop envie de toi…
- Ah mais attends je suis à une super table là ! »
Elle enleva son jean sans le quitter des yeux, puis se mit à ses genoux, une main dans sa culotte, trempée de mouille et de foutre. Elle défit la braguette de Max et enroula sa langue autour du sexe encore flaccide de son chéri. Le jus de son amant dégorgeait de sa petite chatte. Elle changea de main pour que leurs deux spermes se mélangent et qu’elle puisse lécher les deux en même temps. Dire qu’il ne se doutait d’absolument rien…
*
Primal y était allé fort sur ses fesses. À coups de badine, il lui avait laissé une espèce de quadrillage étrange sans lignes parallèles. Le retour dans le bus avait été douloureux pour Océane. Ces marques allaient tenir plusieurs jours. Elle en avait le ventre noué rien que d’y penser. Sucer Max avec du sperme en bouche, c’était une chose, mais se traîner dans l’appartement avec un cul au brasero, c’était d’un autre niveau. Une étape venait d’être franchie. Et elle en trempait son string.
Un homme d’une cinquantaine d’années, plutôt pas mal, la reluquait avec insistance. Il était brun avec un pardessus bleu canard, et relevait le nez de son smartphone régulièrement vers Océane, de plus en plus excitée par la situation : elle sortait d’une séance d’impacts à coups de badine, de domination mentale, se trouvait sous le regard gorgé de désir d’un homme mûr et allait rentrer chez elle, exposer son corps de putain infidèle à son « chéri ».
Elle était si trempée, si chienne, qu’elle se fit la réflexion que si le quinqua lui adressait la parole… Elle se débrouillerait pour lui faire comprendre qu’elle était prête à tout pour une queue. En avait-il une belle ? Elle regarda son entre-jambe. Impossible de savoir. Dommage qu’il ne se livre pas à du manspreading… Elle crevait de glisser une main dans son short…
L’homme lui avait jeté un ultime regard au moment de descendre du bus, un arrêt avant le sien. « Minable, bite molle », avait-elle pensé. Sur le trajet jusqu’à son appartement, elle regardait les hommes en se posant cette question : « Si j’étais forcée de coucher avec deux d’entre eux, lesquels je choisirais ? ». En vérité, elle les aurait tous pris. Chaque pas qu’elle faisait était une marche montant la tour d’un désir qui devenait une torture. Dans son short pourtant serré, ses lèvres béaient de désir insatisfait. Primal avait refusé de la baiser, ce salaud. Elle craignit à ce moment-là qu’il envisageât de reproduire ce schéma souvent.
*
Max ne s’était rendu compte de rien, comme à son habitude. Il ne remarquait même pas quand elle se faisait couper les cheveux, ni quand elle changeait de parfum. Cette quatrième semaine du « projet », elle était rentrée chez elle avec des écrits sur le corps : « Pute à jus, trou à sperme » et des flèches dirigées vers sa chatte son trou du cul. Primal lui avait craché au visage, l’avait doigtée, pénétrée avec sa queue, mais sans la laisser jouir. Il lui avait ensuite ordonné de ne pas se laver pendant 24h.
Le retour à la maison avait été encore plus cuisant que la semaine d’avant. Juste avant d’arriver chez elle, un sms avait fait vibrer son téléphone : « Tu vas te branler comme une putain contre ta porte d’entrée, côté cage d’escalier. Je veux une photo pour preuve. Interdiction de jouir ». La photo envoyée, avec ses doigts plein de mouille à l’image, son téléphone vibra encore : « Tu vas entrer et si Max joue au poker, tu vas lui dire que t’as envie de sa queue ».
La cervelle d’Océane vrilla. Son ventre était à deux doigts d’exploser. Il n’y avait que peu de chances que Max acceptât de la baiser s’il jouait effectivement au poker, mais savait-on jamais ? Les risques devenaient gigantesques.
C’était trop. Elle prit la décision de mentir à Primal. Il ne le saurait jamais de toute façon…
Océane poussa la porte de chez elle lentement. Un éclair d’angoisse la traversa : et si Max avait décidé, pour la satisfaire, de l’attendre derrière pour la baiser à peine entrée ? Il verrait alors à coup sûr les mots au marqueur sur son cul ! Elle se sentit piégée. Mais… n’était-ce pas ce qu’elle cherchait, finalement ?
Il était bien sur sa tablette, sur le canapé. En pleine partie de poker. Océane l’embrassa sur la joue avec le double soulagement de constater qu’il ne l’attendait pas pour la baiser, et par la décision qu’elle avait prise de ne pas céder à la demande de Primal.
« Bonne journée, mon chéri ?
- Excellente, j’en suis à 230€ en seulement 2h !
- T’es trop fort. Tu sais… c’est excitant de savoir que t’es un prédateur !
- Ah oui ?
- J’ai… envie de ta queue ».
Elle l’avait dit ! Elle ne l’avait même pas voulu, c’était sorti comme ça, tout seul. La honte et l’embarras s’emparèrent de son visage.
« Oui, promis mais après, moi aussi j’ai envie de toi. Surtout après avoir tondu cinq pigeons ! ».
Océane fila dans le couloir en tentant de garder sa contenance. Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Elle se laissa choir en arrière contre le mur en voyant dans son esprit ce qu’il se serait passé si Max avait posé sa tablette et l’avait dévêtue… Elle était habillée comme une femelle en chasse : mini jupe volant grise ornée de dentelle, bas noirs, petit haut blanc au travers duquel elle voyait ses tétons pointer. L’envie de se toucher se fit trop forte. Elle écarta ses jambes et passa sa main dans sa culotte. Ses lèvres tièdes et molles aspirèrent sa doigts. L’excitation monta à un tel niveau qu’elle s’entendit gémir.
« Ça va ? Tu t’es fait mal ?
- Non, non t’inquiète, je me suis cogné le pied sur le meuble du couloir ».
Le besoin de jouir la conduisit dans la salle de bain. Pour jouer le jeu, elle laissa la porte ouverte. Les inscriptions « Pute à jus » et « Trou à sperme » ainsi que les flèches dirigées vers ses orifices, la firent monter encore un peu plus. Elle se surprit à prononcer distinctement « Je suis qu’une chienne à foutre » juste avant de jouir.
Dans la douche, Océane se rappela qu’elle ne devait pas effacer les marques et les mots. Ou bien ne devait-elle pas se doucher ? Elle ne savait plus bien ce que Primal avait ordonné… Finalement, prise par le plaisir du savonnage, elle effaça tout, et se rassura en se disant qu’elle avait osé dire à Max « J’ai envie de ta queue ».
Par curiosité, elle voulu vérifier l’ordre de Primal, bien qu’au fond, elle était presque certaine que c’était la douche qui lui avait été interdite. Mais il lui avait signifié oralement. Il y avait par contre un autre message. Sa voûte plantaire lui brûla en le lisant : « Ce soir tu me feras une photo des inscriptions depuis tes toilettes, avant de te coucher, puis demain à midi ».
*
On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. Les mots raisonnaient dans son esprit et dans son corps. Et d’autres, que Primal lui avait dit avant de lui ordonner de sortir de chez lui : « Tu vois, tu avais peur que je ne te baise plus. Je t’ai bien utilisée ».
Il lui avait pris chacun ses orifices après avoir écrit sur tout son corps ces deux phrases, sur chaque membre ainsi que PUTE sur son front. Primal avait éjaculé sur son visage et barbouillé consciencieusement son foutre sur ses cheveux. Puis il l’avait assise sur les toilettes, mains attachées dans le dos et chevilles liées, pour lui uriner dessus : visage bouche ouverte, et vêtements. Mais tout avait commencé par des gifles sans retenue au visage.
« La prochaine fois que tu me mens, ou me trompes, je marquerai ton corps de moins que rien au couteau, et plus seulement avec un gentil marqueur. C’est compris ?
- Oui, Maître.
- Tu es quoi ?
- Une pute indigne, Maître.
- Je te détache et tu vas te branler sous mes yeux pendant que je te filme.
- Bien, Maître.
- J’aime entendre la majuscule à « Maître » quand tu t’adresses à moi, sale trou à pisse.
- Je sais, Maître. J’ai mérité tout ça. J’ai envie de jouir… mmmmmm...
- Tu en as le droit, sale truie ».
Ça allait bien trop loin. Mais Océane ne voyait pas comment arrêter. Elle était tellement excitée que… son téléphone vibra. C’était Lui. « Branle toi dans le bus, débrouille toi. Je veux une preuve ». Il était fou… Mais… elle aussi. Malgré son orgasme d’il y a 30 min, malgré l’odeur d’urine qui émanait d’elle, ou plutôt grâce à cette odeur et au sentiment d’humiliation extrême qu’elle éprouvait, son désir n’avait jamais été aussi fort. Elle aurait voulu se mettre à quatre pattes au milieu du bus et servir d’horodatrice pour les queues des usagers. Elle sentait le foutre. Et elle mouillait comme jamais de sa vie entière.
Par contre, Océane ne voyait pas comment se toucher discrètement sans être vue des autres passagers. Elle eut une idée, folle. Elle se leva et se positionna face à la porte vitrée qui donnait sur la route, de trois-quart, offrant son dos et son cul aux gens du bus. Personne ne voyait son visage, ni sa main entrer dans son jean trempé de pisse et de foutre. Enfin, si, les automobilistes qui passaient et qui aurait pu regarder, mais ils ne seraient sans doute pas nombreux. Avec sa main droite, elle parvint à faire la photo exigée par Primal.
L’arrivée chez elle fut une bataille. Elle pensa cent fois s’arrêter dans un hôtel juste pour prendre une douche et se retirer toutes les marques. Mais il aurait fallu acheter de nouveaux vêtements, et jeter les anciens. Il n’y avait pas de bonne solution. Enfin, si… Rentrer chez soi en assumant de vivre ce qu’elle avait exactement voulu vivre et infliger à son fiancé. Ils devaient se marier dans trois mois. Cela semblait moins évident désormais.
La plupart du temps, ses cheveux longs masquaient le « PUTE » à son front, mais Océane eut quand même l’impression que si plusieurs hommes et femmes l’avaient dévisagée après sa descente du bus, c’était sans doute que quelques lettres étaient apparues lors de sa marche. Ou alors, c’était à cause de son maquillage détruit, bien qu’elle en eût un peu effacé les coulures avec un mouchoir. Inexplicablement, elle se sentait fière.
Sur les derniers mètres qui la séparaient de la porte de la porte de son immeuble, les rayons du Soleil frappaient directement sa peau. Elle releva la tête et sourit à l’astre du jour. Le sperme sur son visage, séché, craqua à divers endroits. Sa culotte se gorgea de mouille. Et si Max l’attendait, enfin, derrière la porte pour la baiser ?
Ce ne fut pas le cas. Il lui sembla que ça ne serait d’ailleurs jamais le cas. Il était trop nul pour ça.
« Chéri, je vais direct me laver, je pue trop.
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Je sais pas, les hormones ?
-Ah... »
En retirant ses vêtements, Océane ne put s’empêcher de se regarder dans le miroir, comme si elle était au cinéma. L’odeur d’urine empestait dans la salle de bain, sur ses fringues. Elle lança une machine direct, avec sa peau encore toute souillée par le foutre, la pisse et les écritures. Elle luttait contre la pulsion d’ouvrir la porte et de courir se montrer comme ça à Max.
Son con et son anus étaient pareillement ouverts. Son majeur entra sans aucune résistance dans son sphincter qui se contractait en ronronnant presque. Elle se pencha en avant et parvint à se pénétrer du pouce dans le vagin et du majeur dans son anus. Son poignet, quasiment cassé dans cette position, lui faisait mal, mais ça n’était rien par rapport au plaisir qu’elle se donnait.
ON NE MENT PAS À SON DOMINANT
PUTE INDIGNE
ON NE MENT PAS À SON DOMINANT
PUTE INDIGNE
Océane se demandait pourquoi il ne l’avait pas frappée avec sa badine, ni avec sa cravache. Elle aurait tant aimé… L’orgasme qui la saisit lui fit perdre toute force et elle se laissa choir au sol.
Dans le courant de la soirée, Max lui « fit l’amour ». Ça la dégoûta. Un peu plus.
*
Océane se réveilla au milieu de la nuit : il était 3h16 à son téléphone. Le ventre pétri d’angoisses. Max dormait comme un bébé. Elle se sentait s’échapper à elle-même et ce sentiment était aussi grisant qu’effrayant. Que voulait-elle ? Primal l’avait séduite avec cette histoire de dépravation exhibitionniste et elle aimait exercer un genre de punition sur Max. Punition ? C’était pas le mot. Rien ne clochait vraiment avec Max, juste… Il était trop planplan, pas assez passionné. Rien de méchant. Mais… elle, Océane, avait envie d’être méchante avec lui.
« Je suis une grosse pute, tu le sais ça ? Mon chéri, je me fais ouvrir les trous par un mec, il me remplit de sperme et des fois je t’embrasse et tu as son foutre dans ta bouche, mon chéri. Ta future femme est une sale truie... »
Océane avait parlé à voix haute, avec un volume de conversation normale. Max s’était tourné, et, maintenant sur le dos il dormait toujours.
« Là, je prendrais la queue de n’importe qui dans mon cul et j’aimerai me tartiner la peau de sperme.
- Hmm ?
- Rien, bébé, je t’aime ».
Elle se branla aussi durement qu’elle put.
*
Océane sentait que c’était pour aujourd’hui. Le « final » dont Primal lui parlait depuis le départ. C’était les consignes qui lui avaient mis la puce à l’oreille, il y en avait plus que d’ordinaire : il fallait qu’elle fût allée chez le coiffeur le matin et que Max ait remarqué sa nouvelle coupe (lui qui était si peu apte à ce genre d’observations). Primal avait décidé de la coiffure, du salon, et tout était réglé d’avance. Elle devait être entièrement épilée et manucurée. Océane ne put s’empêcher d’estimer la dépense de son Dominant : il y en avait au moins pour 300€, voire beaucoup plus, et juste pour les soins.
Elle avait l’impression de sentir sa présence, son regard pesant et scrutateur posé sur elle en permanence. Qu’avait-il prévu ?
C’était angoissant. Mais tout aussi grisant.
Elle sursauta juste après s’être assise sur le siège de la shampouineuse : un chanson que Primal mettait à chaque fois qu’elle entrait chez lui passait à la radio ou dans la play-list du salon de coiffure : FKA Twigs, 24h dogs. Un hasard ? Pratiquement impossible.
Pendant que les doigts de la coiffeuse lui massaient le cuir chevelu, elle repensait au contraste entre Max qui, depuis que le mariage avait été décidé, semblait partir du principe qu’il n’y avait plus aucun effort à produire, que leur petite vie était réglée, tout étant à sa place, et qu’il n’avait ainsi qu’à sortir sa bite quand il le voulait, et Primal, qui utilisait une grande partie de ses pensées pour faire d’elle sa chose, son « objet sexuel », comme il l’avait promis.
L’eau chaude coula jusque sur la nuque d’Océane. Elle se détendit totalement, écartant ses jambes sans même y penser. Elle se surprit à souhaiter qu’une des coiffeuses s’agenouillât entre ses cuisses pour lui lécher la vulve. Elle s’en mordait la lèvre inférieure.
« Ah, le monsieur qui a payé les soins a laissé un petit paquet pour vous avec un petit mot. Il a l’air de vous gâter, vous avez de la chance !
- C’est vrai… Il me gâte beaucoup ».
Le mot plié était collé sur le paquet, pas plus grand qu’un poing. Cela semblait indiquer qu’il fallait le lire avant. Océane rosit légèrement en en prenant connaissance.
« Me dîtes pas que c’est une bague de mariage ? S’il entre maintenant faire sa demande, je crois que je pleure moi aussi !
- Rassurez-vous, ça n’est pas son genre. Heu, rien à voir, mais je peux aller aux toilettes deux minutes ?
- Bien sûr, j’ai terminé de toute manière. Ma collègue vous attend. Prenez le temps qu’il faut ».
C’était un sextoy, un genre d’œuf vibrant avec extension clitoridienne. L’appareil se contrôlait à distance et Océane dut faire une manipulation pour autoriser un certain « MrP01 » à avoir accès à son contrôle. Elle comprit pourquoi il avait exigé qu’elle mît une jupe.
Primal joua finalement assez peu avec le sextoy. Suffisamment pour la faire serrer des cuisses quelques fois, déglutir et craindre le pire, mais, au soulagement ou à la déception d’Océane, il ne poussa pas le bouchon si loin qu’elle put le craindre et le souhaiter en même temps. En fait, son jeu consistait à la faire monter doucement avant de stopper net. Chaque fois il l’amenait un peu plus haut, elle se disait que c’était là, qu’il allait tout envoyer, et puis plus rien pendant 2 min.
Elle était quand même tremblante de désir et sans doute que le tissu de sa jupe n’était pas trempé que par la sueur de ses fesses. Ce qui était terrible, c’est qu’Océane ne pouvait guère remuer les hanches pour accompagner les vibrations de l’intrus dans son vagin : elle aurait pris le risque de se faire capter par la coiffeuse, ou pire, de provoquer un faux mouvement de cette dernière dans ses cheveux ou sur ses oreilles…
La manucure se passait juste à côté, à trois boutiques de là. Primal s’amusa un peu plus fort avec le sextoy. Ça devenait très dur à supporter. Océane était à deux doigts d’avouer la manipulation aux deux employées qui s’occupaient d’elle. Elles étaient jeunes et semblaient bien coquines, ça les aurait sans doute amusées.
Puis elle se rendit au rendez-vous en bus, comme toujours. Cela faisait partie des exigences de Primal. Mais cette fois-ci le lieu avait changé. Ce n’était pas à l’appartement habituel. Elle dut marcher 3 min avec ses hauts talons dans un quartier résidentiel où elle se sentit scrutée encore une fois. Elle trouva la maison. Il y avait trois voitures devant, mais cela ne voulait pas forcément dire que trois personnes l’y attendaient…
*
Chose promise
Primal l’avait ramenée chez elle, juste devant la porte, jusqu’à son étage. Ce qui n’était jamais arrivé. Elle prenait un risque terrible d’ailleurs, mais n’était-elle pas déjà très au-delà ?
Il la plaqua contre le mur entre les deux portes d’entrée, les doigts de sa main gauche autour de son cou tandis que ceux de sa main droite allèrent la pénétrer tout en frottant la partie antérieure de sa muqueuse vaginale, toute rugueuse, dure et gonflée. Il pressa un peu du bout des doigts, puis effectua des va-et-vient brutaux tout en lui serrant fort le cou. Océane n’en pouvait plus, tenir debout était déjà une épreuve. Elle squirta une grande quantité de liquide sur les doigts de Primal et au sol. Elle n’avait toujours pas joui… C’était la première fois de l’après-midi que Primal la touchait.
« Tu veux ma queue, sale truie en manque de ton Maître ?
- J’en peux plus, Maître, je pourrai crier dans la rue que je veux que vous me preniez.
- Peut-être que tu devras le faire. Tourne-toi et lève ta robe ».
Elle avait été vêtue en robe de mariée et souillée et baisée par une dizaine d’hommes pendant trois heures. Toujours par trois à la fois, un par orifice. Primal surveillait les expressions d’Océane pour qu’elle ne succombe jamais à l’orgasme. Aussi incroyable que ça l’était, aucun des hommes n’avait désobéi : tous s’arrêtaient de la baiser au signal. Elle avait donc le foutre de dix hommes sur chaque partie de son corps, c’était presque une second peau.
« Voilà, tu es dans ta chrysalide de foutre » avait dit Primal peu avant de la ramener chez elle.
Personne ne lui avait pissé sur le corps, seulement dans la bouche et sur la robe, alors étendue au sol, lorsqu’elle même était nue afin de se faire justement recouvrir de sperme.
Elle souffrait de la gorge, à cause des gorges profondes, elle souffrait de la chatte et elle souffrait de l’anus. Les yeux lui piquaient également, à cause du sperme. Sa coiffure, pourtant si magnifique quelques heures plus tôt, ressemblait à celle d’une punk des années 80 qui aurait servi de boule de flipper.
Et pourtant… Elle voulait la queue de son Maître, dans son cul, n’importe où, partout. Elle avait besoin de jouir. Océane écarte ses fesses et le supplia :
« Maître… Je vous en prie… Enculez votre pute à jus, faites-moi ce plaisir et… laissez-moi jouir sur vous, sur votre queue et je… raconterai tout à Max dans les moindres détails. ENCULEZ-MOI ! »
Primal accéda à la requête d’Océane. Mais quelques instants seulement. Il sentait qu’elle allait jouir facilement, peut-être au bout d’une minute de pénétration. Il s’arrêta, se rhabilla, la gifla deux fois sur chaque joue et la dirigea par les cheveux devant sa porte.
Il descendit d’un demi étage et attendit qu’elle ouvre. Elle le fit.
Sur sa peau, sous sa robe blanche qu’elle retira, comme convenu, sous le regard absolument sidéré de Max, était écrit « Putain pour dix hommes », « Pute à dix foutres », « Trou pour 10 queues », et se trouvaient également dix signatures, sur ses seins, son cul, ses cuisses, son ventre, ses bras et son dos. Sur son front comme à d’autres endroits, on pouvait lire « CHOSE PROMISE ».
Océane était également lacérée de coups de badine, de cravache, de fouet et d’étranges marques parallèles effectuées avec des griffes prévues pour les barbecues.
« Putain… Mais… !
- Non, mon chéri… J’ai pas été violée… C’est bien moi la putain… Baise-moi, je t’en prie, baise-moi... »
Elle déposa un préservatif sur la table basse du canapé, entre elle et lui.
« Baise-moi, comme la pute que je suis, s’il te plaît…
- Quoi ?? T’as été défoncée par dix hommes et t’as encore envie ?
- J’ai pas joui, ils l’ont fait exprès… J’ai mal partout… Dehors, dedans… J’ai besoin, je t’en prie, utilise-moi, prends-moi le plus fort possible : je vais jouir en 1 min… »
Il la fixa quelques instants, sans bouger. Ce qui le fascinait le plus était son maquillage complètement détruit par les larmes, les crachats et le sperme. Le noir et le blanc s’y mêlaient en une apocalypse indescriptible. Son visage se ferma. Océane crut voir comme un éclair rouge dans son regard. Il posa sa main sur le préservatif.
« T’es vraiment… la dernière des putes.
- Merci, mon chéri ».
FIN
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Chapitre 52
La Façade Sociale
Je lui ai offert mon bras, ma main venant se poser sur son avant-bras, une prise publique, douce et protectrice.
"Quelle que soit la soirée," ai-je ajouté doucement, sans la regarder, tandis que nous franchissions le seuil, "pense à ce que tu portes sous cette robe, et à ce que tu portes en toi."
Elle a inspiré lentement. Puis elle a souri, son visage prenant l'expression sociale parfaite. Nous avons avancé dans la foule, couple élégant et sans histoire, elle portant notre secret dans son corps.
Thomas et Éléonore nous attendaient près du bar. Thomas, impeccable, nous a salués avec une poignée de main chaleureuse.
"Je suis ravi que vous soyez là. Votre présence est un excellent signal pour l'équipe," a dit Thomas. "Éléonore et moi allons vous présenter à quelques personnes clés. La clé est la discrétion et le charme."
La soirée s'est déroulée dans un murmure d'échanges polis et de flatteries professionnelles. Ma soumise a été impeccable. Elle se tenait à ma droite, son sourire était radieux, ses réponses intelligentes, son attention sans faille. Elle était la compagne idéale pour ce genre de mascarade sociale.
À travers chaque poignée de main, chaque rire échangé avec un associé, elle portait le poids de notre secret. Je l'ai observée pendant qu'elle conversait avec l'épouse d'un directeur. Ses yeux restaient vifs, mais si j'avais approché ma main de sa nuque – là où mes doigts s'étaient accrochés contre le pilier – je savais que son corps trahirait un tremblement.
J'ai pris un verre de champagne. Mon regard a croisé le sien. Je n'ai eu besoin de rien commander. Par pure habitude, par dévotion absolue, et par le souvenir frais du parking, elle a attendu mon regard, prête.
Quand un serveur est passé, je lui ai simplement souri, le temps de prendre une flûte propre. Je n'ai eu besoin de rien lui demander. C'était sa soumission de rester absolument parfaite, sans faillir, pendant que la semence de son Maître résidait en elle.
De temps en temps, Thomas se rapprochait. "Elles sont magnifiques. Absolument impeccables," murmurait-il. "L'éducation porte ses fruits. C'est presque dommage que cette soirée soit si..."
"... Vanille ?" ai-je complété avec un sourire.
"Exactement. Mais le contrôle n'est pas moins palpable. Regarde Éléonore. Elle sourit au PDG, mais je sais qu'elle attend juste la fin de cette mascarade pour me servir à nouveau, loin des regards," a dit Thomas, sans jamais rompre le contact visuel avec son interlocuteur.
Thomas nous a ensuite discrètement guidés à travers la foule, nous orientant vers un recoin plus calme près d'une grande baie vitrée. Là, deux autres couples se tenaient en retrait de la foule principale.
"Je vous présente Marc et Amélie," a chuchoté Thomas, "et voici Jean-Christophe et Isabelle. Des associés très importants et surtout, des amis de longue date."
Les hommes étaient des figures d'autorité. Leurs compagnes, Amélie et Isabelle, étaient tout aussi élégantes que nos soumises, mais elles partageaient une certaine quiétude, une immobilité vigilante.
J'ai observé les femmes. Amélie se tenait à la droite de Marc, exactement la même position que la mienne. Isabelle, elle, se tenait délibérément en face de Jean-Christophe, un angle qui la laissait perpétuellement exposée à son regard.
Thomas a lancé la conversation sur un sujet anodin—l'architecture du nouveau bâtiment—puis a doucement glissé vers la "discipline nécessaire pour la réussite".
"L'excellence exige de la rigueur et une obéissance sans faille aux structures. N'est-ce pas ?" a demandé Marc, regardant sa femme Amélie avec une intensité qui transcendait le simple échange professionnel.
Amélie a répondu à Marc par un sourire discret. Elle a pris l'initiative d'ajuster imperceptiblement le nœud de cravate de Marc, un geste d'épouse attentionnée, mais dont la précision et la rapidité trahissaient un entraînement.
Jean-Christophe a pris le relais : "La véritable difficulté, c'est de maintenir cette discipline dans l'intimité, sous le regard des autres. C'est là que la confiance et l'éducation se révèlent vraiment." Il a fait un geste vers Isabelle, qui n'a pas bougé, mais dont le regard a brillé de compréhension.
À cet instant, la conviction est devenue certitude : nous n'étions pas les seuls à jouer ce soir. Cette soirée "vanille" était un rassemblement d'initiés. Nous y étions en tant que couple pleinement reconnu, participant au jeu subtil du service discret sous les regards.
La tension a monté d'un cran. Les conversations restaient "vanille" en surface, mais le sous-texte était lourd d'enjeux. Ma soumise, toujours impeccable à ma droite, sentait l'œil des autres sur elle.
J'ai pris une flûte propre sur le plateau d'un serveur. L'échange était une pure formalité. Je l'ai vidée d'un trait, puis, au lieu de la donner à un serveur, je l'ai tendue à ma soumise.
Elle n'a pas bronché. Avec une grâce fluide, elle a pris mon verre vide, l'a tenu dans sa main gauche, puis s'est repositionnée. C'était un simple service, mais je savais que pour elle, chaque seconde était un combat pour maintenir le masque. La présence de la semence à l'intérieur de son corps, le souvenir de la brutalité du parking, et maintenant, la pression d'être observée par d'autres Dominants, la submergeaient.
Thomas, qui observait, a adressé une requête à Isabelle. "Isabelle, seriez-vous si aimable de vérifier si Jean-Christophe n'a pas un peu de poussière sur son épaule ? Il vient d'un voyage."
Isabelle s'est penchée pour examiner l'épaule de son compagnon, utilisant un minuscule geste de brossage pour effectuer un contact intime et humiliant en public. C'était le même jeu : devoir déguisé en affection.
J'ai regardé ma soumise. Mon ordre silencieux était clair : Tu es la meilleure. Ta perfection est ta soumission la plus grande. Elle a soutenu mon regard, son visage exprimant une soumission absolue sous son sourire social.
L'horloge a avancé. Après les discours de rigueur et les applaudissements polis, l'ambiance a commencé à se détendre. Thomas est venu nous rejoindre, signalant la fin de notre participation obligatoire.
"Mission accomplie. Nos compagnes ont été des modèles. Un succès diplomatique," a déclaré Thomas.
Nous avons quitté la réception avec le même air de noblesse discrète qu'à notre arrivée. Ma soumise, toujours à mon bras, m'a accompagné jusqu'à l'ascenseur. Cette fois, Éléonore et Thomas étaient avec nous.
Dans l'habitacle de métal brossé, le silence n'était pas une bulle d'intimité sexuelle comme à la montée, mais un soulagement. Le silence du devoir accompli.
"Maintenant, le jeu peut vraiment commencer," a chuchoté Thomas, rompant le silence, ses yeux brillants.
Les portes se sont ouvertes, et nous sommes retournés vers nos voitures. L'heure n'était plus à la dissimulation. L'heure était à la récompense et à l'éducation.
Chapitre 53
L'éducation en Chambre
L'atmosphère était lourde et statique, seulement bercée par le léger sifflement du chauffage et le cliquetis d'un mousqueton. Le Donjon, plongé dans une lumière rougeoyante et minimale, était une forteresse de l'intimité. Ici, elle était purement ma propriété, sans la nécessité d'une façade.
Elle était à genoux sur la moquette épaisse et sombre, les bras levés, ses poignets enserrés par le cuir robuste d'une paire de menottes attachées au plafond par une chaîne courte. Cette position, élégante et douloureusement prolongée, l'obligeait à maintenir son dos cambré et son corps tendu. Elle portait juste un collier d'argent poli, la seule marque visible de son statut.
J'étais assis sur le fauteuil de cuir noir, la dominant sans effort. Je ne m'étais pas encore levé, le simple poids de mon regard suffisait à maintenir sa posture. Le silence se prolongeait, chaque minute dans cette position exigeant une concentration et une force de volonté croissantes de sa part. C'était la première leçon : l'endurance de l'abandon.
"Jusqu'à ce que j'ordonne autrement, ton corps est une offrande. La douleur est une simple distraction," avais-je murmuré, ma voix grave brisant enfin le silence.
Une fine couche de sueur brillait sur son front et son décolleté. La tension dans ses épaules devait être insoutenable, mais son visage restait impassible, son regard fixé sur mes chaussures.
Je me suis levé. Le crissement du cuir a été son unique signal.
Je me suis approché d'elle, lentement. Mes doigts se sont posés sur sa peau nue, traçant la ligne de ses côtes, puis ses hanches. J'ai testé ses muscles, trouvés durs, tremblants de l'effort pour ne pas se relâcher. J'ai utilisé l'huile chaude que j'avais préparée, massant brutalement ses épaules et ses bras, forçant les muscles à se détendre momentanément pour mieux les retendre ensuite.
Le reste de la séance était dédié à la correction de l'esprit par la sensation. Pour cette leçon, j'avais choisi le cuir. J'ai détaché le long fouet à queue de rat d'un crochet mural.
J'ai commencé sur ses cuisses, le cuir claquant bruyamment dans le silence ouaté du Donjon. Le bruit était sec, précis, visant moins la douleur que le choc sensoriel et la rupture du contrôle. Elle a retenu ses cris, transformant chaque frappe en un grognement étouffé.
Je me suis concentré sur la symétrie, créant des lignes nettes de rouge sur sa peau déjà sensible. Il fallait qu'elle comprenne que même dans le chaos de la sensation, l'ordre et la perfection devaient régner.
Je m'étais ensuite concentré sur le bas de son dos, là où la cambrure était la plus exposée, chaque coup visant l'intensité.
Je n'ai pas relâché la pression. Je suis resté silencieux un long moment, la laissant seule avec la réverbération de la douleur. Puis, j'ai reposé le fouet.
Je me suis approché de son corps cambré, posant ma main sur sa nuque. Sa peau était brûlante là où le cuir l'avait frappée, mais glacée ailleurs. J'ai utilisé ma voix comme un nouveau fouet, une lame fine entrant dans son esprit.
"Regarde-moi, tu es toujours ma soumise. Même ici, tu t'abandonnes à la confusion. Tu confonds la douleur et la résistance. Où est ta focalisation ?"
Elle a tremblé, la tête baissée. "Je... je suis à vous. Maître." La voix n'était qu'un filet.
"Tu es à moi. Mais tu es encore trop dans le présent. Je veux l'anticipation. Dis-moi ce que tu ferais pour que je cesse cette attente, maintenant. Et sois utile."
L'effort de la concentration était presque pire que les coups. Elle a mis un temps terrible à répondre, ses pensées se bousculant.
"J'accepterais... n'importe quoi. Je veux que vous me remplissiez. Je serai votre vase."
Un léger sourire a courbé mes lèvres. La réponse était parfaite, l'humiliation mentale était complète.
Je me suis écarté pour prendre l'huile chauffante. J'ai versé un filet du liquide brûlant sur ses marques. Un sifflement étouffé, un nouveau choc. J'ai ensuite massé avec des mouvements puissants et rapides, non pas pour la soulager, mais pour faire pénétrer la sensation et accentuer le rouge.
Je l'ai tenue ainsi, entre la contrainte des liens, l'agonie de l'effort, et le feu du cuir, jusqu'à ce que je sente le point de rupture.
J'ai cessé. J'ai raccroché le fouet. L'air vibrait encore.
J'ai relâché les menottes, mais je l'ai forcée à rester à genoux. Son corps a glissé, mais n'a pas cédé. Elle était exténuée, mais l'esprit était alerte, fixé sur moi.
Je me suis agenouillé devant elle. J'ai pris son visage dans mes mains, l'obligeant à me regarder.
"Tu es magnifique dans ton obéissance, mon trésor."
J'ai utilisé ma bouche pour prendre le plaisir qu'elle ne pouvait pas se donner. Ce n'était pas une récompense, mais une validation, un rappel de la source de son abandon. Son corps, déjà surchargé, a explosé presque immédiatement. Elle s'est effondrée, les mains sur la moquette, le souffle court.
C'est à ce moment, alors qu'elle était totalement vidée et vulnérable, que j'ai murmuré la conclusion de la leçon...
"Sublime… " avais-je murmuré contre sa peau.
Elle frissonna, totalement abandonnée, attendant la suite, prête à me laisser décider de chaque instant. Je m’étais redressé lentement, retirant ma main de sa nuque.
Le temps était venu d'honorer sa demande. Elle était là, à genoux, son corps vibrant encore de l'orgasme, ses cuisses écartées. J'ai ajusté sa position d'un simple mouvement, la cambrant légèrement pour l'accès. Je l'ai pénétrée profonde, remplissant le vase qu'elle avait offert. Mon rythme n'avait rien de brutal ; il était lent et méthodiquement construit. Je cherchais à la ramener vers le plaisir, mais cette fois-ci, sous la domination totale de l'acte de possession. Chaque poussée était une déclaration silencieuse, l'essence même de l'achèvement de la leçon. Ses gémissements étaient faibles, presque des soupirs, alors que je la poussais, méthodiquement, vers un nouvel abandon. La moquette épaisse était son seul support. Le moment était long, intime, centré sur la construction de son plaisir et la mienne. Quand elle a atteint le bord, son corps s'est de nouveau tendu contre la moquette. J'ai ralenti, lui permettant de se noyer dans la sensation, avant de me décharger lourdement en elle, la sienne suivant la mienne en une dernière convulsion silencieuse.
J'ai retiré mon corps, marquant la fin absolue de l'acte. Le sperme, chaud et dense, coulait lentement le long de ses cuisses, une trace visible de la possession.
Son corps est resté cambré un instant de plus, suspendu au bord du plaisir.
Je l’ai vue prendre une inspiration lente, son corps vibrant encore de l’intensité du moment. Les leçons données ici, dans l’intimité de mon appartement, étaient nécessaires, mais limitées. Je devais la tester, jauger sa soumission non pas face à ma seule autorité, mais face à l’énergie partagée d’un espace de jeu plus vaste.
Je me suis reculé d’un pas, la laissant se redresser lentement. Elle s'est tournée vers moi, son regard brûlant d'une anticipation mêlée d'une interrogation silencieuse. La marque rouge et chaude sur sa peau était ma signature. Le véritable marquage devait se faire dans son esprit, dans son âme.
"Lève-toi," ordonnai-je, ma voix retrouvant une tonalité plus ferme. "La leçon d’aujourd’hui est terminée. Mais l’éducation se poursuit."
Elle se redressa avec une grâce parfaite.
"Demain, nous sortirons d’ici."
Son expression n'a pas bougé, mais la lueur dans ses yeux m’a dit qu’elle avait compris. Un nouveau seuil, public, s’ouvrait devant elle.
"Je veux voir ta soumission dans un environnement où tu n’es pas seulement ma soumise, mais une œuvre d’art. Une offrande."
Je me suis avancé, reprenant sa laisse d’une main, et lui caressant la joue de l’autre.
"Prépare-toi. Ce sera un test. Et les outils de l’éducation seront plus variés."
Un léger sourire effleura ses lèvres. Elle était plus que prête.
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Dernière Swann
Célia avait voulu se faire très belle aujourd’hui pour aller voir son « plan cul quasi régulier ». Elle avait mis un caban en velours rose, un décolleté serré sur sa volumineuse poitrine et un jean qui recouvrait une belle culotte en dentelle violette.
Elle l’avait rencontré sur un chat « coquin » quelques mois plus tôt, et son ton à la fois direct, voire brutal et néanmoins courtois, l’avait séduite. Elle s’y appelait Mademoiselle Swann et avait envie de sexe un peu limite, un peu trash, de se sentir « femelle », et il avait su imposer cette hiérarchie ainsi qu’un fort désir en quelques mots. Ils s’étaient vus très vite. Sa manière de la traiter, d’abord comme une vraie femme, elle qui avait 22 ans, puis comme un véritable objet sexuel, la mettait dans un état d’excitation assez dingue. Il était très dominant et elle très soumise.
Chaque rencontre fut un peu plus hard, et un peu plus mouillante. La dernière fois, il l’avait accueillie très aimablement, comme toujours. Ils avaient d’abord fumé une cigarette en écoutant Small blue thing, de Suzanne Vega. Puis après l’avoir dévisagée et fixée, il avait entr’ouvert les lèvres et sa voix s’était faite plus basse pour lui ordonner :
« Debout ».
Mademoiselle Swann sentit immédiatement une chaleur moite envahir son ventre et ses cuisses. Sa culotte commença à lui coller aux grandes lèvres. Elle adorait ce moment là, précisément. Le point de bascule entre le dominant courtois, gentleman, prévenant, et le Dominant implacable. Elle sentait qu’il allait se passer quelque chose de différent, et elle voulait se jeter dans ce quelque chose.
Il se leva également et lui faisait maintenant face.
Les doigts de sa main gauche allèrent bâillonner Swann d’un geste lent, sans exercer une grande pression sur sa bouche. Swann écarquilla soudain les yeux. Elle venait de recevoir une gifle totalement inattendue. Main droite / joue gauche. Puis une deuxième. Plus forte. Il empoigna ensuite l’entrejambe de Swann.
Trempé.
Il nota combien sa vulve étaient ouverte et à quel point sa culotte glissait sur sa mouille.
Swann remarqua le vide sur la table du salon, débarrassée de tout objet. Ce qui ne ressemblait guère aux habitudes ménagères de son hôte, qui, sans être trop débonnaire n’était pas non plus un maniaque patenté.
Il était clair qu’il avait prévu quelque chose avec cette table de bureau aux pieds coupés, disposée au beau milieu de son petit salon, de son petit appartement.
Ses mains se posèrent sur les seins tendus et gonflés de Swann qui s’en mordit la lèvre. Elle n’en pouvait plus de désir et coulait maintenant sans aucune mesure. Il avait volontairement laissé le fond de sa culotte sur le coté de la vulve, ce qui la serrait et l’excitait encore un peu plus.
Ses doigts tirèrent délicatement sur le décolleté pour révéler la poitrine de Célia encore emprisonnée dans leurs bonnets. Il tira sans délicatesse sur ces derniers pour libérer les seins volumineux aux tétons dressés.
« Allonge-toi là, petite pute à jus ».
Elle était restée comme ça, jupe relevée, chemisier ouvert, seins sortis du soutien-gorge pendant presque tout le temps. Sa ceinture en cuir était d’abord venu la caresser doucement, lentement. Lui avait dit la lécher. Puis l’avait cinglée avec, sur les seins, et sur le dos, le cul et les cuisses.
Une fois qu’elle pleurait presque de douleur et de désir, il avait pris son cul, sans jamais avoir évoqué la sodomie auparavant. Célia se souvint que lorsque son gland commença à écarter les chairs de son cul, elle se dit que c’était bien son genre de prendre sans demander.
Elle avait joui quelques minutes plus tard après qu’il fût sorti de son cul pour lui rentrer trois doigts dans le vagin.
Swann y avait beaucoup repensé à cette dernière fois, y compris dans le bus. Elle sonna à sa porte. Quasiment immédiatement son téléphone l’informa d’un sms : « Je t’ouvre. Tu montes. Tu te branles devant ma porte en me montrant bien ton entre jambes. Puis tu te mettras à quatre pattes sur les escaliers pour me montrer ton cul pendant que tu te paluches. Je t’ouvrirai quand tu seras trempée ».
Elle poussa la porte du bas. Elle mouillait déjà comme une adolescente devant sa première queue. Swann monta les deux étages, puis s’exécuta. Il avait là encore prévu quelque chose…
La porte s’ouvrit.
« Lève-toi. Viens ».
Sa main lui saisit la gorge et l’engouffra dans son couloir, refermant la porte derrière elle. Son couloir était minuscule et sombre. C’était un vieil appartement. Sa main gauche alla directement attraper sa vulve, imbibée de mouille. Il entra deux doigts en elle, qu’il ressortit pour lui barbouiller le visage avec.
Il se recula un peu en lui souriant. Deux gifles tombèrent sur sa joue gauche. Célia commença d’avoir un peu peur. Il n’avait jamais été si froid jusqu’à maintenant. C’était terriblement excitant.
Il attrapa ses cheveux et la tira comme ça sur un mètre jusqu’à l’amener dans une section légèrement plus large, devant ses toilettes.
« À genoux, trou à sperme. Tu n’as pas le droit de me sucer ».
Sa queue à la main, il vint effleurer ses lèvres, ses joues, ses cheveux… Le cœur de Célia battait très fort. Elle avait terriblement envie de se jeter sur son sexe et qu’il la baise là, à quatre pattes devant les toilettes, dans ce minuscule couloir moche et froid.
« Ouvre très grand ta bouche de pompe à foutre ».
Il lui baisa la bouche. Célia eut même plutôt l’impression de se faire enculer la bouche.
Mais ça ne dura pas : il s’en extrayait au bout d’une ou deux minutes. Il se mit à se branler devant elle. Puis tout alla très, très vite.
Il éjacula sur son visage, sur ses cheveux, sur son joli caban en velours rose. De grands traits de sperme, une quantité vraiment peu commune. Elle en avait partout.
« Lève-toi. Rentre chez toi ».
Elle ne comprit d’abord pas et resta une ou deux secondes par terre, puis se leva et sortit. La porte se referma.
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