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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Justement, à propos de boire…
J’en ai peu dormi, cette nuit…, ma Maîtresse m’a demandé d’écrire sur la boisson. Pourquoi donc ce nom m’a-t-il empêché de m’endormir? Oh, tout simplement parce que venant d’elle, toute une série d’idées sont venues se bousculer dans ma tête. Sa présence, ses possibles idées…
Tout d’abord, la boisson fait penser à l’eau et évidemment à son histoire. Je veux parler d’histoire d’O, ce roman écrit et surtout réalisé sous la forme d’un film qui a illuminé mes fantasmes et m’a préparé, il y a longtemps, à vivre ce que je suis devenu maintenant. Un soumis sensible à la théâtralisation, à l’adoration d’une Maîtresse, à l’accomplissement d’un être inférieur par rapport à la femme qui plus est, est soumis à une Maîtresse. Le parcours de Corinne Cléry, je l’avais pris pour moi et encore plus en y repensant justement cette dernière nuit.
Histoire d’O met en lumière le parcours d’une soumise (évidemment la soumise peut aussi être un soumis) qui suit un parcours initiatique pimenté de flagellations, d’emprisonnement, de prêt, de bisexualité, d’épreuves couronnées par le débarquement de cette esclave fière d’appartenir. Cette esclave qui, à la fin, montre le chemin à une soumise suivante. Peut être que mon présent écrit a cette vertu, je l’espère, de guider les lecteurs qu’ils soient dominants ou soumis, sur ces parcours merveilleux de sensualité, de sensibilité, d’émotion aussi.
De cette histoire découle évidemment la présence des liquides dans les pratiques, us et coutumes qui prévalent dans le monde BDSM. Etant donné que l’eau est la première boisson à laquelle on pense, évoquons ici, quelques chemins et expériences. L’eau que l’on boit dans un verre et qui souvent se révèle nécessaire au cours d’une épreuve un peu « hot ». L’eau que l’on donne dans un verre mais qu’une Maîtresse peut aussi cracher sur le visage du soumis ou gicler depuis sa bouche dans celle, ouverte de celui qui subit ses envies sadiques. L’eau qui peut passer d’une bouche à l’autre quand, dans le cadre d’un enfermement dans une cellule ou un cachot, l’un des deux soumis est incapable, à cause de son carcan, par exemple, de se désaltérer: une belle situation d’entraide. L’eau que l’on peut placer en dehors de la cage et dans laquelle se tient un soumis qui justement est en cours d’assoiffement, que l’on titille en lui montrant une écuelle d’eau qu’il ne peut atteindre. Petit moment de sadisme que je vais encore évoquer plus bas.
Les jeux avec l’eau sont multiples et variés car si, à l’évidence, on peut faire couler la boisson dans la bouche, il est aussi possible de la faire couler au travers d’une canule fixée dans l’anus. Un lavement qui, en règle générale, selon la constitution des personne, peut ingurgiter 1 à 2 litres d’eau (notons ici que certains font des lavements avec des produits savonneux, voire même avec du vin ou du champagne, c’est dangereux et à proscrire!). L’eau donc que l’on peut garder malgré des contractions et des crampes qu’un bon bouchon peut retenir durablement. Ce lavement qui peut s’éjecter sur une cuvette des toilettes ou, par exemple, si le sujet est suspendu par les pieds, sortir par saccades… (Pour ceux qui n’aiment pas, et j’en suis, un petit prélavage est requis de telle façon que l’eau circule facilement dans les entrailles et que rien de trop sale vienne troubler une session).
Après l’eau, les boissons peuvent être évidemment multiples et variées. J’ai souvent fait de mauvaises expériences quand, dans le donjon coulait le champagne ou d’autres boissons alcoolisées. Les sessions dérapent en général car l’alcool ne fait pas du tout bon ménage avec les bonnes pratiques BDSM.
On parle champagne? venons-en alors, maintenant, à la boisson qui établit entre la dominatrice et le soumis une relations particulière et étroite, je veux parler de l’urolagnie, ou autrement dit celle de boire l’urine. Bien sûr que l’eau mentionnée ci-dessus et les descriptions de pratiques, peut avantageusement être remplacée par l’urine. Importée des USA, la technique fort sadique qui consiste à ficeler le soumis bien serré et de lui recouvrir le visage avec un linge sur lequel la dominatrice fait gicler sa petite fontaine dorée. L’effet de suffocation ne tarde pas à faire son effet que le soulèvement de ce bout de tissus permet de stopper. Pour le soumis c’est une délicieuse façon d’être entre les mains de sa domina, l’effet physique est doublé par une excitation cérébrale intense.
La boisson « naturelle », chaude, est agréable et a un goût parfois assez sympa. Je me souviens de ce stage, écourté, à cause justement de l’alcool et la drogue (!!!). Je fus reçu, juste après le déjeuner. « On va te laver » me dit la dame. Nu, complètement ligoté, elle me fit subir le supplice de la baignoire. Je bus quelques mémorables tasses… entre deux étouffements, puis, en fin d’après-midi, alors que je commençais à avoir envie de boire quelque chose d’agréable, la dame me dit « hein, t’as soif? » elle baissa son leggings noir et pissa dans un verre qu’elle me tendit, la boisson avait un très bon goût de whisky!
Je me souviens aussi de cette soirée en donjon où la dominatrice me tendant l’écuelle avec le repas du soir, la repris, écarta son slip pour pisser dans l’écuelle. « Comme ça tu aura ta boisson en même temps que ta pitance » me dit-elle, en riant.
Il m’est aussi arrivé de boire l’urine froide du matin qui a elle un goût plus prononcé et parfois âcre. Mais quand on aime on ne chipote pas. Lors d’une préparation à une session uro, je me souviens de cet ami, propriétaire et gardien de prison, tatoué de partout d’ailleurs (avec une queue « insuçable » tellement elle était percée et gonflée par des implants sous la peau) qui avait pissé dans un verre avec l’intention de me le faire boire. En voyant, dans le verre, des « épaisseurs » comme de l’albumine, pas très catholiques; je lui dis que son urine devait contenir des éléments plutôt pathologiques et nous avions donc renoncé à la boisson. (Par contre l’arrosage, sans ingestion, ne me posa pas de soucis autre que celui de trembler de froid avant que l’urine n’ait séché alors que j’étais enfermé dans une cravate dans un sous-sol poussiéreux et assez frais).
Il va sans dire donc que cette pratique suppose que les participants soient en bonne santé (pas de diabète, de cystite, d’infection).
Il m’est aussi arrivé de boire des liquides (du lait en l’espèce) qui avaient été préalablement injectés dans le vagin d’une soumise, petit exercice souvent drôle, car il était toujours difficile de garder l’étanchéité de la « bouteille » improvisée… chose qui arrive notamment avec des pseudo-boissons du genre crème vanille, à la fraise ou au chocolat… (je ne parle pas ici, mais j’y pense quand même, des possibles petits « mélanges périodiques »…) on s’en met partout, souvent sous les rires et commentaires des spectateurs et des opérateurs avec pour finir le léchage de la soumise pour bien finir le « travail ».
Les beaux moments sont aussi ceux de recevoir la boisson en étant enfermé dans un cachot, la « fontaine » coulant au travers de la grille du dessus. Ces nuits passées dans des cages superposées où celles, occupées au dessus, « alimentent » le ou les soumis placé en-dessous. Après une telle nuit dans ces conditions, il règne une petite odeur bien sui-generis qu’en bon soumis maso on apprécie toujours un peu, surtout quand les opérateurs viennent laver ça à grande eau bien froide.
Evoqué et réalisé aussi, la boisson en circuit fermé. Oui, je l’avoue, ce fut une session un peu spéciale (mais bon ça peut se faire…). Insertion d’une sonde urinaire avec un tuyau qui va de la sortie de cette sonde à une sonde gastrique insérée dans le nez pour descendre jusqu’à l’estomac… le soumis s’hydrate tout seul sans rien faire notamment quand il est complètement momifié avec un tuyau dans la bouche pour respirer.
Il va sans dire que venir se désaltérer à la source reste un privilège précédant ou suivant un délicieux cuni ou une belle pipe. En fonction de la situation, après, sous forme d’une délicieuse liqueur que l’on sert après un repas, les humeurs féminines ou le sperme viennent vous remplir la bouche que probablement, une dominatrice un peu perverse, viendra boucher avec un bâillon. Ce goût de liqueur et d’urine embaumera les papilles gustatives pendant une longue période pour le plus grand bonheur du soumis ou de la soumise d’ailleurs.
Une façon possible de précéder la mise en sevrage qui pourrait durer, par exemple 24 heures, d’un soumis portant une bride-bavarde, enfermé dans une cage, exposé, titillé par des invités se promenant le verre à la main, crachant sur l’envieux en commentant et riant de sa soif. L’antithèse de l’action de boire en quelque sorte.
A ma Maîtresse Gabrielle! Maîtresse, je suis la bouche ouverte pour recevoir votre divin liquide!
Kaji (esclave SLNR: n° 386-312-138)
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Aujourd'hui, je vous apporte un sujet peu commun: le soi-disant Geisha mâle ou Taikomochi ou h?kan , qui était la façon courante de les appeler.
Son origine remonte au Japon féodal du s. XIII. Ils faisaient partie de l'assistance personnelle du Seigneur féodal en matière de connaissance de la musique, de la poésie et du rituel du thé. Ils devinrent plutôt des bouffons (daimyo) encouragés à divertir les banquets majestueux.
Plus tard, avec l'arrivée des Samouraïs, ces "geishos" ont été rebaptisés Otogishu , des conteurs de style jongleurs, plutôt humoristiques, bien qu'ils se soient concentrés davantage sur des conversations confidentielles avec le Seigneur, même de nature militaire. qui étaient de vrais conseillers et une partie importante dans les décisions finales sur les stratégies, allant même jusqu'à se battre au coude à coude dans les batailles dans lesquelles leur Seigneur était impliqué. Leur niveau était de haute confidentialité étant considéré comme des camarades, c'est-à-dire doboshu.
Avec l'unification du pouvoir politique et militaire sous la domination du dernier Shogun (Tokugawa Ieyasu), ils ont acquis de nouveaux pouvoirs et un nouveau statut, devenant des courtisans d'une éducation délicate et d'une connaissance approfondie des divers arts, en particulier des histoires érotiques.
C'est quand on leur a donné le nom de Taikomochi.
C'était dès l'apparition de la première geisha (onna geisha), Kikuya, de retour dans l'art. XVIII, lorsque les Taikomochi ont commencé à jouer un rôle encore plus secondaire. Certains étaient de simples compagnons ou assistants de la geisha lors de réunions importantes. D'autres ont profité de l'occasion qui s'est présentée à la suite de l'expulsion de femmes des arts du spectacle pendant le shogunat de Tokugawa. Ainsi, aujourd'hui, seuls les artistes du théâtre Kabuki sont des hommes.
Ils peuvent trouver une infinité d'informations sur le net. Je n'ai fait qu'un bref examen, de nombreux détails ont donc été omis.
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Le lendemain de cette nuit où fut suppliciée la jeune soumise, Xavier avait été
absent une partie de la journée. Charlotte était restée seule avec Juliette à
s'ennuyer, mais après dîner, elle était montée dans la chambre de sa Maîtresse
qui faisait sa toilette; la nudité aidant, d'attouchements en attouchements, elle
avait dû s'avouer vaincue et cèder à son désir de soumission. Bénéficiant des
ardeurs de Juliette, elle se remémora la soirée et seulement toute l'horreur de
son abandon lui apparut. Elle frémit à l'idée qu'elle avait pu s'offrir et se laisser
ainsi sodomiser par des inconnus dans des poses d'une lubricité atroce. puis
peu à peu, le souvenir de certaines émotions charnelles supplanta la vague de
pudeur qui déferlait en elle; elle repensa à l'ardente virilité de Xavier et trouva
la vie plus belle que jamais. Elle se caressa dans la douce lumière du jour
tamisée par les volets.
L'après-midi, elle retrouva Juliette et l'emmena chez Xavier; vêtues toutes les deux de blanc, elles avaient
l'air de deux sœurs et le miroir éclairé renvoya bientôt aux yeux de l'homme leurs intimités lisses et moites.
Bientôt, les deux corps dénudés se roulèrent sur le lit en une étreinte sauvage où Juliette exhala non sans
passion sa volupté toujours puissante. Alors Charlotte abandonna son corps aux désirs sadiques de Xavier.
Il l'entraîna sur une table haute en bois et l'allongea à plat-ventre, jambes et bras écartés en lui liant les
chevilles et les poignets fermement avec des cordes en prenant soin d'étirer ses membres en position
d'écartèlement extrême. Xavier se saisit d'un martinet aux lanières en cuir et commença avec art à
flageller les reins qui s'offraient à lui; il commença doucement, visant le sommet des fesses tendues.
Charlotte n'avait pas très mal; chaque cinglement amenait seulement un sursaut, une contraction de ses
muscles fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irridia sa croupe, se propageant à son vagin. Une
torsion légère des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la
soumise contrainte sortirent de longs soupirs. Xavier, excité, commença à frapper plus fort par le travers
et les gémissements de Charlotte furent plus profonds et la danse de la croupe s'accentua.
En même temps qu'elle entendait un sifflement, elle sentit une atroce brûlure dans les reins et hurla; l'homme la
flagellait à toute volée. Il n'attendit pas qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque
fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent nettes. Charlotte crispa ses
poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à la tête. Alors Juliette s'accroupit près des
épaules de Charlotte et lui caressa la tête, penchée sur elle, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise
éplorée. Xavier frappa encore plus fort et les fines lanières claquèrent dans un bruit mat les fesses musclées.
La suppliciée se mit à gémir en hoquetant et en tordant son buste que sa Maîtresse maintenait tout en le
caressant; elle lui promit toutes les joies charnelles qu'elle voudrait sur son propre corps, mais lui demanda de
résister encore; parfois Charlotte se tournait vers Xavier dénudé, qui, tel un démon, les yeux fous de luxure, le
ventre tendu, la verge en érection, la flagellait avec une force inouïe. Alors les lanières léchèrent le sexe entre
les cuisses écartées et un long cri s'échappa des lèvres de la soumise douloureusement atteinte; elle voulut
fermer les jambes mais des cinglements plus vifs l'atteignirent sur leur coté. Mais la douleur devint trop vive.
Charlotte laissa couler quelques larmes sur la main de Juliette qui fit signe à Xavier de cesser la flagellation.
On la détacha de façon à lui permettre de pouvoir prendre du repos, mais cet intermède ne dura que peu de
temps; penchée sur le ventre ouvert de la soumise, Juliette posa ses lèvres frémissantes sur le sexe humide
et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité; mais elle même, sentit monter en elle la plus violente
des jouissances sous la caresse précise de Vincent qui, glissant sa langue entre ses reins, lapait la peau
satinée de sa voie étroite, tandis que des lèvres de Charlotte s'échappait la plainte d'amour, s'éleva le
gémissement étouffé de la chair humide et palpitante de Juliette, jouissant de toutes ses forces. Xavier dut
maintenir les hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et inintérrompus.
Quand Charlotte eut repris ses sens, tous trois revinrent sur le lit; Xavier fit prendre à la jeune soumise les
positions les plus indécentes, puis à son tour, il lui tendit sa verge en érection. Elle s'agenouilla et le masturba
lentement, en roulant sa paume tout autour du cylindre de chair avant de le prendre en bouche; avec violence le
phallus se contracta, manquant de ressortir de ses lèvres qui l'aspiraient pour le retenir. Il éjacula brusquement,
innondant sa gorge de sperme qu'elle avala mystiquement jusqu'à la dernière goutte.
Juliette posa son index sur l'anus de Charlotte, et lentement l'enfonça dans les entrailles chaudes, jusqu'au bout.
Les yeux fermés, elle cherchait à imaginer, en sentant les contractions des sphincters intimes, la volupté ressentie
par un homme dont le membre était pris dans cette voie exiguë; doucement, elle agita son doigt dans l'orifice offert,
tandis que sa soumise redonnait de la vigueur à Xavier, par le mouvement de sa bouche refermée et resserrée sur
le membre gonflé; elle comprit simplement qu'à son tour, il souhaitait frayer un chemin au plus étroit.
Il se dégagea, se leva et, attirant par les reins Charlotte, laissa son sexe se caresser au sillon des reins, que Juliette
avait laissé à regret; alors avec force, sans préliminaire, il enfonça son phallus, remontant et allant frapper au fond de la
cavité de l'orifice naturellement étroit. Dans un long gémissement, elle accepta cette chair qui distendait ses reins non
sans se débattre et sans être comblée de honte, mais à laquelle, elle ne se déroberait pas, même si cela lui semblait
sacrilège; elle gémit encore plus fort, quand elle sentit le membre caché, buter au fond de ses entrailles offensées.
Vincent sodomisa profondément ce jeune corps soumis, se regardant glisser hors de l'étui intime, se contracter et
distendre les bords plissés de l'anneau anal. Bientôt, l'excitation fut trop forte et il accentua la cadence, secouant la
croupe empalée. Charlotte, elle même avivée par ce frottement intense dans ses entrailles forcées, s'abandonna
à son tour, tandis que l'homme lançait en elle, par saccades quatre jets de sperme visqueux et âcre. Elle se tordit de
jouissance et, dans une longue plainte, soupira, s'écroula, vaincue par un orgasme dont l'intensité la bouleversa.
Xavier se retira, la libérant; Charlotte voulut le prendre dans sa bouche pour le laver, mais dédaigneusement, il refusa.
Semi-consciente, elle pensa seulement qu'aucun orifice de son corps ne serait épargné, qu'elle devrait aussi accepter
d'être prise au plus étroit et savait que cette humiliation lui serait infligée par la volonté de la maîtresse qu'elle aimait.
Elle était là pour que Juliette assouvisse ses plus bas instincts, ses plus vils fantasmes; au fond d'elle même, elle était
décidée à ne pas la décevoir. En fut-elle délivrée ? Chaque jour et pour ainsi dire rituellement salie de sueur, de salive,
et de sperme, elle se sentait comme un réceptacle d'impureté. Cependant les parties de son corps les plus souvent
offensées lui paraissaient, malgré elle, plus belles, comme anoblies. Sa liberté serait pire que n'importe quelle chaîne.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Ca ne se voit pas souvent mais il est vrai que les séjours prolongés montrent toujours les petits soucis de la vie... Satisfaire des besoins naturels, manger, s'abreuver font partie de ces détentions qui dépassent largement les soirées en donjon tout comme d'ailleurs le rasage, la prise éventuelle de médicaments et autres petits problèmes analogues.
Toutes ces choses là sont en main de la dominatrice (ou du dominateur) qui règle les choses selon sa convenance d'abord. Nous aurons l'occasion, probablement de revenir sur la plupart de ces sujets, je veux maintenant, à l'invitation de ma Maîtresse Gabrielle, vous exposer le sujet "manger".
Tout d'abord vous dire que j'espère une prochaine fois être mis à l'épreuve en ce qui concerne la subsistance et la boisson: être enfermé ou du moins contraint (car l'enfermement peut très bien connaître des interruptions consacrées à des supplices et épreuves) et être affamé et assoiffé. Au besoin, de temps à autre, lécher un queue, un doigt enduit d'humeurs féminines, que sais-je, mais pendant 24 heures au moins ne plus être nourri. J'ai connu pas mal d'épreuves mais celle-là, encore jamais.... peut être que selon le bon vouloir de ma dominatrice... qui sait...
En période de subsistance, l'écuelle paraît être l'un des récipients que l'on met à disposition du soumis qui, les mains attachées, le plus souvent dans le dos, vient laper sa pitance. Je dis écuelle car parfois on peut jeter la nourriture sur le sol, peut être piétinée au auparavant pour étaler ou attendrir les morceaux. Evidemment le nettoyage soigneux du pied ou de la chaussure étant requis juste après.
Dans les genres de nourriture que l'on peut placer, il y a bien sûr toutes sortes de choses comestibles parmi lesquelles les pâtes avec de la sauce tomate par exemple, de la soupe, que sais-je encore qui tache bien. Toujours sympathique, l'écrasement de la figure du soumis dans l’écuelle, par un pied sadique qui provoque la souillure de tout le visage. Après l’exercice, il est ainsi possible d'ordonner à l’autre soumis de « laver » le visage de l’autre, petit exercice qui peut s’accompagner d’une séance de crachats qui prolonge ainsi ce tableau de soumission et d’humiliation. Une façon aussi de mettre les soumis ensemble dans leur épreuve.
Parfois, quand on voit qu’il manque de fluidité dans le menu, un arrosage de « champagne » du « Château de la Maîtresse » permet d’améliorer le plat.
On peut évidemment aussi prévoir que le dessert consiste en la prise d’une banane glissée dans la vagin d’une soumise qui, probablement n’en demanderait pas tant de faire partie du menu de fête (pour autant évidemment que la sujette soit disposée à cela. Et justement si, par pur hasard, elle est indisposée et que les participants acquiescent à cette pratique, teinter le dessert… enfin vous voyez ce que je veux dire? sinon contactez-moi, je vous expliquerai dans le détail).
Une autre variante de ces moments de repas, et en relation avec un rationnement choisi, il y a celle du soumis, emprisonné ou enfermé dans un carcan, placé à côté de la table où se restaurent les dominants, qui reçoit, de temps à autre une bouchée recrachée par la Maîtresse. Un délice à n’en pas douter pour le soumis qui est très intimement lié à la bonne volonté de sa dominatrice. Un don aussi fort précieux que celui d’être directement nourri par sa propriétaire. Un tableau qui pourrait avantageusement faire partie d’un de ces repas protocolaire pendant lequel le plaisir se partage entre dominants avec bonne humeur, joies, rires et petits commentaires sadiques.
Comme vous pouvez le voir sur la photo sous lequel s’abrite ce texte, boire avec les mains attachées dans le dos est un exercice pas très facile d’autant plus qu’il faut se tortiller pour atteindre le bol et de ce fait se salir le corps, ce qui n’est bien entendu pas bien du tout… (comme vous pourrez, assurément bien comprendre).
Et encore vous dire que dans le domaine de la nourriture, je peux témoigner une session où, nu bien sûr, on balance le soumis entravé, dans un container rempli de déchets de repas de restaurant (attention pour la profondeur du container et surtout de la façon dont vous le retirez…). Transporté dans un espace ouvert, l’exposer, les 4 membres attachés à 4 pieux, sur une prairie pour que les insectes, mouches, guêpes et abeilles, viennent butiner pendant quelques heures. Pendant ce temps vous pouvez pique-niquer non loin, profitant de ce fait du spectacle du soumis qui se débat et chasse par ses mouvements les petites bêtes trop heureuses de ce gâteau inespéré…
Ne manquons pas d’évoquer les concours qui voient le soumis ou la soumise suspendu sous un arbre et servir de cible avec des pommes bien mûres, des tomates, des oeufs…
On le voit, tellement de possibilités de se faire plaisir avec finalement pas trop d’instruments ou de moyens.
Au plaisir de vous servir Maîtresse. C’est le destin d’un soumis, objet de plaisir qui s’offre, humblement et très volontairement à toutes vos idées et pratiques.
Kaji
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À l'heure dite, Juliette retrouva Charlotte, qui avait revêtu une jupe blanche un peu courte
pour son âge et un chemisier blanc sous lequel elle était nue; ses jambes étaient bronzées.
Sa Maîtresse portait également une jupe et un corsage blancs et avait aussi les jambes
nues et des chaussures à talons hauts. Xavier les attendait dans le salon plongé dans
l'ombre. Le grand miroir était posé à terre, près d'un canapé. Il les salua aimablement,
ferma la porte et vint s'asseoir dans le canapé, laissant les jeunes femmes debout sur
le miroir. Alors que Juliette, cuisses ouvertes, câlinait Charlotte dont les seins pointaient
sous le chemisier, Xavier admira dans le miroir les reflets des dessous de ces deux êtres
exquis. Charlotte, cuisses serrées, encore pleine de pudeur, s'abandonnait aux caresses
de Juliette; ses fesses musclées galbaient sous sa jupe et son ventre lisse proéminait,
très prometteur. Juliette laissa Charlotte dégrafer son corsage et faire jaillir ses seins.
Charlotte tournait le dos à Xavier légèrement penché en avant, et ainsi dans le miroir, il voyait les prémices
de ses intimités. Il ne l'avait pas encore touchée. Peu à peu, cèdant à l'ordre de Juliette, Charlotte écarta les
pieds et, dans ce compas de chair, apparut le sexe déjà à demi ouvert et frémissant de désir. Longuement,
Xavier se reput de ce spectacle rare, comparant les deux intimités, celle de la femme épanouie, celle de la
jeune fille prometteuse. Juliette se libéra de la succion voluptueuse et obligea la soumise à regarder dans le
miroir. La honte empourpra le visage de Charlotte qui voulut fermer les jambes, mais bientôt sa Maîtresse l'en
dissuada sous des caresses. Juliette ôta son corsage et en fit autant à Charlotte, dont la jeune poitrine darda
ses deux seins durs aux pointes érectiles et aux larges aréoles brunes.
Xavier admira, soupesa les deux poitrines, en les pétrissant, puis à son tour, leur prodigua d'intenses succions
et de nombreuses caresses. Juliette se dénuda et lentement fit tomber la jupe de Charlotte dont le corps gracile
et musclé se colla au sien. Xavier frôla du doigt le pubis de la jeune soumise qui tendait sa vulve au-dessus des
cuisses écartées dans un gémissment de honte. Alors, Juliette l'entraîna vers le divan, se renversa sur le dos,
cuisses béantes, et laissa Charlotte s'allonger sur elle entre ses cuisses, lui suçoter les seins. Xavier, à genoux,
baisait les fesses offertes, enfouissant son visage entre les globes encore serrés. Puis il se dénuda et son corps
athlétique apparut avec son membre raide et long, saillant au dessus du pubis recouvert d'un léger duvet brun.
Juliette redressa Charlotte, lui fit admirer la beauté du sexe mâle dans sa vigueur, en lui donnant elle-même de
longs baisers, lui montra ce qu'elle désirait la voir accomplir. La soumise se pencha sur le ventre tendu de Xavier;
dans un soupir de contentement, il sentit la jeune bouche s'ouvrir et sa verge glisser entre les lèvres, sur la langue,
jusqu'à la gorge. Alors, Charlotte prodigua à cette colonne de chair la succion tant désirée; dans le silence, s'éleva
le bruissement humide de la fellation voluptueuse. Juliette se leva et, près de Xavier, lui offrit ses seins pour qu'il
les pétrisse entre ses mains nerveuses. Mais le désir de Xavier était violent. Elle le sentit et caressa la tête de sa
soumise pour qu'elle accentue la succion ardente. Bientôt, Xavier posa ses mains sur la tête de Charlotte.
Interrogateur, son regard se posa sur celui de Juliette qui vit son trouble; elle fit signe que oui et Xavier s'abandonna.
Des soupirs profonds, un frémissement de corps et un hoquet de Charlotte qui sentit dans sa gorge jaillir la semence
chaude et âcre. Le sperme coulait de ses lèvres, en filaments visqueux qui se balançaient sous son menton; elle se
redressa et se coucha, honteuse, sur le divan, la tête entre les mains. Juliette s'allongea près d'elle, lui écartant les
cuisses, et Xavier, à genoux, se glissa entre les jeunes cuisses béantes et sa bouche se riva au sexe moite pour une
succion onctueuse des chairs juvéniles et prometteuses. Juliette baisa doucement les seins arrogants de la soumise
et, quand elle sentit la jouissance qui montait dans ce corps gracile, elle colla ses lèvres à celles de Charlotte, lui
insufflant son propre désir et dans un spasme, elle exhala dans un soupir, dans sa bouche, sa volupté contentée.
Ils laissèrent Charlotte se reprendre, et Juliette, étendue sur le dos, s'offrit à elle qui plongea entre les cuisses hâlées,
colla sa bouche sur le clitoris dardant entre les lèvres humides, et brûlantes de désir. Xavier, penché sur Juliette, lui
caressait les seins puis, quand il la sentit dans les transes de la volupté, se leva dans l'ombre et enduisit sa virilité de
vaseline. Il redressa Charlotte agenouillée qui, comprenant l'intention impérieuse de l'homme, écarta les jambes,
tendit ses reins sans cesser de lécher la fente de sa Maîtresse. Elle sentit la verge de Xavier qui se glissait entre ses
fesses, la fraîcheur du gland sur la voie étroite et contractée par l'anxiété et la lubricité. Juliette serra les cuisses sur
les joues de Charlotte et lui prit les mains. Ses yeux voyaient le visage de Xavier penché sur le dos de sa soumise.
Le membre lui sembla colossal. Elle frémit à l'idée de cette virilité qui s'enfonçait dans ses entrailles et une volupté
nouvelle vint s'ajouter à celle qui montait en elle. Xavier, les mains aux hanches, poussa bientôt des reins, et le gland
amolli par la précédente jouissance se prêta aux replis de l'exiguë bouche; l'anus plissé s'ouvrit sous la poussée
continue, lente, inexorable, se distendit suivant le cône de chair qui s'infiltrait en lui comme l'épée dans son fourreau.
De la bouche de Charlotte s'échappa un sourd gémissement, perdu dans la moiteur du sexe de sa Maîtresse. Ce cri
excita Juliette qui, les yeux embués de désir, regardait le ventre tendu de l'homme derrière les reins de sa soumise.
Charlotte cessa de la sucer, sa bouche ouverte déformée par la souffrance, sentant glisser en elle le phallus épais.
Xavier poussa doucement, mais avec vigueur, et sa chair peu à peu, s'enfonça dans les entrailles. Bientôt, le gland
disparut dans l'étroit orifice qui se referma derrière ses rebords saillants. Il s'arrêta de pousser, laissant Charlotte
s'habituer à sa virilité, palpant les flancs frémissants et chauds. Juliette plaqua la tête de la jeune soumise sur son sexe
béant et celle-ci recommença à la sucer; mais bientôt, des gémissements, dans un souffle lourd, frolèrent ses chairs
exacerbées. Xavier continua la lente pénétration et peu à peu, le renflement de la verge disparut dans le mystère des
reins. Charlotte tendant ses fesses, riva ses lèvres soupirantes au sexe humide, suça voracement le clitoris érectile,
sentit les cuisses musclées serrer ses joues. Une chaleur intense irradia sa tête enfoncée dans le désir chaud et doux,
tandis qu'elle sentait le ventre de l'homme se plaquer à ses fesses distendues et les mains qui lui pétrissaient les seins.
Xavier s'arrêta, fébrile, frémissant tout entier par le membre dans les entrailles étroites et souples; alors, il sodomisa la
jeune soumise, faisant attention à ne pas lui faire mal, prévoyant de l'avenir. L'épais phallus allait et venait dans la gaine
qui se pliait, s'habituait à sa grosseur. Charlotte ne ressentait plus de souffrance vive. Il lui semblait seulement qu'une
colonne monstrueuse distendait son anus, battait dans son ventre, frôlait sa grande voie; la chaleur montait à sa tête déjà
chavirée; ses mains libérées s'aggripèrent aux cuisses de Juliette, sa bouche aspira avec plus de violence la vulve offerte
et sa Maîtresse, surprise, ne put freiner sa volupté. Xavier eut devant les yeux le corps de la jeune fille secoué de frissons
de jouissance, arqué dans un spasme délirant, et il entendit ce grand cri, terrible de bonheur orgasmique que seules les
femmes satisfaites savent faire entendre. Les cuisses s'élargirent, tandis que Charlotte s'emplissait la bouche de cyprine.
Xavier sentit la jouissance monter dans son corps, dans cette sodomie lubrique, une chaleur voluptueuse irrésistible. Il
accéléra le coït dans les reins offerts; de la bouche de Charlotte sortirent alors de doux soupirs tant attendus; elle sombra
dans la jouissance la plus effrénée. La sodomisation s'accéléra, transportant les corps dans une irréelle jouissance. Son
ventre frémit sous les secousses, alors dans un sursaut, elle écarta les cuisses, souleva ses fesses, laissa éclater un
orgasme et savoura dans son ventre heureux, gicler les saccades de sperme de l'homme, profondément empalé en elle.
Hommage à Charlotte
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Le duc observe sa femme avec une expression de profonde satisfaction. "C'est vraiment une adorable petite chienne bien obéissante. Elle a un beau physique mais surtout une tête bien faite . Sa façon de traiter les conflits latents m'aide beaucoup. Et puis ce corps, qu'il réagit donc bien aux sévices ! Quel plaisir de contrôler sa jouissance ! De la faire monter jusqu'au ciel pour la ramener brutalement plus bas que terre !De caresser sa blanche peau si fine ! De la strier de coups de badine pour la faire rougir !De palper si fort ses seins et son ventre que des traces de doigt apparaissent ! De l'empêcher d'exprimer son plaisir puis de le lui autoriser ! De l'entendre hurler à la lune comme une louve en chaleur !Et quand je le veux, la laisser se tordre de plaisir sous mes doigt ! Que de satisfaction elle m'apporte !Babette la prépare bien et elles y trouvent toutes deux du plaisir. Il faudrait que je la récompense cette petite esclave. Je ne lui dois rien, c'est certain, mais son dévouement n'en sera que plus sincère. Qui travaille mieux qu'une esclave comblée? Puis sa p'tite chatte est douce à ma queue. Et sa longue langue pénètre bien mon anus quand je ramone mon épouse. Mon plaisir en est amplifié grandement. Elle est avec mon valet qui va la punir un peu et elle ne s'attend sûrement pas à jouir dans l'écurie. Puis il sera plus tendre.
J'ai senti l'attirance qu'il n'ose lui déclarer. Il me sert bien et s'il se marie avec elle je les aurais encore plus près de moi. Il n'ira pas chercher une autre calèche à conduire. Babette sait bien obéir. Elle devrait lui convenir. Bon fini de rêver. Que fait ma duchesse aux pieds nus? Son repas est presque fini . Je vais la laisser dormir un peu . Holà Martin. Viens donc par ici! »
L'aubergiste approche, un pichet de vin à la main. "Oui Monseigneur?
---Trouve une couche moelleuse pour mon épouse. La matinée a été difficile pour elle au château. Elle a besoin de dormir au calme et au chaud. Fais la marcher en laisse compris?
---Oui Monseigneur. Nous avons une nouvelle couche dans l'alcôve de l'autre côté du mur. Elle jouxte la cheminée et la chaleur se diffuse doucement. Je pense que Madame y sera bien.
---Parfait. Et je compte sur toi pour t'assurer qu' elle ne soit pas dérangée. Elle est très fatiguée.
---Oui Monseigneur, je veillerai sur elle. "
Martin s'approche de Dame Blanche qui somnole près de sa gamelle, il saisit doucement la poignée de la laisse et fait cliqueter celle-ci. Entendant ce signal bien connu Blanche se redresse promptement sur ses genoux. Elle se laisse guider après un petit regard inquiet vers le duc. D'un geste désinvolte de la main et d'un sourire il la rassure. Confiante, la jolie petite chienne suit Martin jusqu'à l'alcôve cachée derrière le mur. Elle grimpe sur la couche et s'installe en chien de fusil. Avec tendresse Martin étale sur son corps une douce fourrure. Épuisée, Dame Blanche s'endort.
Dans l'écurie Babette craignait d'être violentée , mais c'est avec douceur que le domestique l'a prise sur la paille. Il a même étalé une couverture ramassée sur la demie-porte d'une stalle vide. Elle s'est laissée faire puis son corps s'est éveillé au plaisir. De doux frissons ont commencé à la parcourir . Son sexe s’est ouvert sous des doigts agiles, les pointes de ses seins se sont dressées sous une bouche gourmande et son moulin à miel a inondé sa chatte de cyprine. L'homme à défait sa ceinture de toile et a pénétré d'un coup sec la femme offerte. Les mouvements des bassins se sont très vite accordés et une jouissance rapide a explosé en eux. Les regards se sont croisés, les bouches ont souri et ils ont partagé un vrai et long baiser. Se tenant par la main, les deux nouveaux amants ont quitté l'écurie pour se rendre au verger, certains d'entendre les appels du duc .
Les autres invités ont fini de manger et s éloignent en marchant un moment. C'est un instant de détente et de repos pour tous. Les deux soumises sont attachées sous un banc, à l'ombre. L'homme quant à lui a été installé au piloris extérieur .
Son sexe piqué par un crochet présente un angle curieux avec son corps. Des cordes dessinent des formes sur son dos. La position tire sur ses muscles mais il peut bouger un peu. C’est un moment de détente pour tous, ce temps de la sieste de la duchesse. Les deux dominants et la maîtresse discutent taxes et récoltes. Le duc s'est levé, appuyé au chambranle de la porte arrière de l'auberge , son corps chauffé par le soleil de ce radieux début d'après-midi de printemps, il observe tel un félin son petit monde complice de ces moments de débauche. Ils se connaissent depuis longtemps et leur amitié a grandi en même temps qu'eux. Malgré les sermons des prêtres et de l'évêque d'Etampes, ils n'ont jamais arrêté leurs jeux sexuels. Ils ont tous tentés de mener une vie plus ordinaire, sans ses pratiques particulières, mais ils n'étaient pas heureux. Les soumis les provoquaient trop souvent car eux aussi connaissent les affres du manque et de la chasteté relative. Alors le Duc avait instauré ces rencontres certains dimanches. Cela n'avait provoqué ni intempéries ni maladies ni catastrophes comme il l'appréhendait un peu au tout début. Et il ressentait un vrai bien-être après. Sa première épouse était morte en mettant au monde un bébé difforme qui n'avait pas vécu. Il s'était demandé s'il existait un lien avec ses activités sexuelles. Mais il l'avait traitée avec respect et douceur, pas en soumise ni chienne. Ceci était une autre partie de sa vie, une partie secrète . Cette année-là il y avait eu plusieurs décès de femmes en couches dans toute la région. La rebouteuse n'avait rien pu faire. Les familles avaient pleuré les mortes et payé des messes. Mais le duc ne croyait pas à l'efficacité de cette protection . Il avait commencé à rechercher une nouvelle épouse très vite. La petite Damoiselle Blanche avait présenté de nombreuses qualités qui avait amplifié avec le temps. Il ne regrettait pas son choix. La dot avait été chiche mais la belle était vraiment à son goût. Il avait ressenti son désir de plaire et son goût de la soumission dès les premières rencontres. Il avait patienté plusieurs années afin qu'elle ait grandi un peu. La loi l'aurait autorisé à l'épouser à quatorze ans à peine mais il avait préféré la laisser mûrir un peu. Il n'était pas certain que sa jeunesse ait été très heureuse d'après les rares confidences reçues. Bien sûr il était ravi de sa soumission mais il se demande encore si son "père" et dame Gertrude n'avait pas forcé un peu. Son épouse parle peu . Elle aime son collier d'une manière surprenante pour une aussi jeune femme. Il doit l'accepter telle qu'elle est. Son plaisir est extraordinaire, comme beaucoup plus intense que les autres soumises qu'il a éduquées. Son esprit est d'une grande finesse. Elle est brillante dans ses raisonnements et curieuse de tout pour une femme. Son habileté à broder montre une grande concentration et un vrai goût artistique. Elle aime les moments calmes, comme si un grand feu éclairait son cerveau ou si un grand vent l'agitait. Elle peut rester assise à écouter le vent comme s'il lui parlait.
----"C'est une jeune femme un peu étrange mais elle semble se plaire au château, même attachée sur le lit, le gode de bois bien enfoncé dans l'attente de ma venue. J'aime jouer avec son corps. Il est si réceptif.
Bon fini de rêvasser, je lui ai promis une promenade en forêt. Allons la réveiller. "
Et le duc siffle un grand coup les deux doigts dans la bouche. Babette et le valet arrivent en courant main dans la main. Le duc retourne dans l'auberge et regarde tendrement son épouse encore à moitié endormie. Il caresse sa tête doucement, se penche et murmure :" Prête pour une promenade en forêt petite chienne?" Blanche ouvre vivement ses yeux et se positionne puis frotte sa tête sur l'entrejambe et provoque une rapide érection. "Tourne toi donc." À peine le demi-tour effectué et après quelques claques assenées sur la croupe tendue il la prend rapidement en levrette et jouit très vite. "Ta chatte n'attendait que cela Jolie puterrelle." Blanche gémit « Oui Maître »
Le duc caresse ma tête, je sens sa main descendre le long de mon cou, masser mes épaules puis mes côtes. Je gémis de plaisir. Puis je me mords les lèvres et mes yeux cherchent son regard. Ses sourcils froncés me montrent son déplaisir face à mon gémissement. Aussitôt je m'aplatis et noue mes mains sur ma nuque. Il caresse ma tête et murmure : « Ne recommence pas. Tu sais que tu dois être la reine de silence. Tu pourras hurler ton plaisir de louve en forêt tout à l'heure. Enfin peut-être. Si tu es sage et silencieuse..... » Cette demi-promesse me comble de plaisir anticipé. J'aime tellement communier avec la nature quand mon plaisir est si intense que je ne sais plus si je suis femme ou louve, terre ou feu, plante ou air. Toute ma peau ressent l'air autour de moi, tout mon intérieur vibre au contact des mains de mon seigneur, mes genoux et la paume de mes mains ne font plus qu'un avec ma mère la Terre, mon nez aspire tous les parfums du monde et quand la virilité de mon homme entre en moi je meurs et revis plusieurs fois. Mon hurlement de louve vient du fond des âges. À travers moi s'exprime la jouissance des femmes du passé. Je ne suis plus moi. Je me demande parfois si les autres femmes ressentent la même chose? Le peu que j'ai perçu de leurs discussions ne le montrent pas. Mais elles ne savent pas être chiennes et retourner à l'état primitif et animal.
« Stop Blanche! Silence la tête de chienne! Ton maître est là. Profite de ces instants. »
Et Blanche relève un peu sa tête. Le duc lui sourit : « Viens, allons en forêt jolie petite chienne »
Blanche descend souplement de la couche et s'assoit près de son maître. Il saisit la poignée de la laisse, glisse sa main dedans et avance doucement. Dans l'arrière-cour ses amis l'attendent , les soumises à leurs pieds. Le soumis à été détaché après plusieurs coups de baguette sur ses parties viriles et ses cuisses. Il attend au sol, sa maitresse debout sur le dos. Celle-ci écarte bien ses jambes et d'un coup de martinet sur les fesses lui ordonne de se mettre à quatre pattes, puis elle l'enfourche et se fait porter. La compagnie avance de concert vers le portail du fond qui ouvre sur un sentier de la forêt. Derrière sa fenêtre l'aubergiste les suit des yeux. Il trouve ses couples curieux mais qui est-il pour juger? Puis il finit de ranger avant d'aller s'étendre sur la couche où Dame Blanche a dormi et il s'endort très vite en pensant à elle.
La compagnie se dirige vers le fond du jardin. Blanche et les deux autres soumises marchent au pied de leurs maîtres et la troisième jeune femme se fait porter sur le dos de son soumis à quatre pattes. Au bout de quelques pas elle descend gracieusement et prend le duc par le bras. « Savez-vous mon frère, que je me délecte de ces dimanches dans cet endroit si agréable ? Mon cher et tendre Guillaume en revient ravi et le plus attentionné des époux dont on peut rêver. » Avec une légère tape sur les fesses nues de son époux elle lui provoque une légère érection. L’odeur de l’herbe fraîchement coupée et ce léger contact lui rappelle sa première rencontre avec Dame Isabelle, la sœur du duc. Âgé d’environ huit ans il venait d’être placé comme page au château ducal et avait rejoint les autres enfants dans la prairie pour une des premières leçons de sa formation. Le duc et sa sœur étaient là, un franc sourire éclaira leurs visages en le voyant arriver. Une amitié étroite s’installa rapidement dans le trio. Ils devinrent vite inséparables et grandirent ensemble. Guillaume était en admiration pour la jeune Isabelle qui manifesta dès le plus jeune âge une grande force de caractère. Elle était l’égale des garçons dans bien des épreuves, sa force physique légèrement inférieure était compensée par une grande persévérance et une intelligence hors du commun. Petit à petit Guillaume se fit son chevalier servant, devançant ses souhaits pour la satisfaire. Et ce fût tout naturellement qu’elle devint sa maîtresse exigeante lorsqu’à l’adolescence ils découvrirent ensemble les jeux interdits. Sous le regard complice du duc une belle histoire commune commença. Deux autres écuyers avec leurs servantes ont complété le groupe. Les différents rôles se mirent très vite en place et chacun y trouvant un épanouissement personnel, se retrouvaient-ils dans cette auberge de manière régulière depuis de longues années. Quand ils furent en âge des épousailles c’est sans se poser la moindre question qu’Isabelle et son galant convolèrent en justes noces et s’établirent non loin du château dans une belle demeure appartenant au duc.
Ils arrivèrent au bout de quelques minutes à la clairière sommairement aménagée pour leurs ébats. Au centre une grande table et ses deux bancs, à côté un piloris et des chaines, et de l’autre côté un cheval d’arçon, puis un vaisselier rustique, qui permet de poser les sacs, complète le mobilier de bois. Jeanne, une des servantes est installée sur le chevalet de bois. Les jambes bien écartées mettent ses orifices à hauteur de l’entrejambe des hommes. Babette ceint son front d’une large bande de cuir pour lui retenir la tête bien droite et sa bouche est maintenue ouverte par des mors de cheval adaptés à son anatomie de femelle humaine. Mariette, la deuxième, est déjà en position d’attente, à genoux, cuisses écartées, tête baissée, elle fixe l’herbe tendre, les doigts croisés derrière sa nuque penchée. Dame Blanche à genoux elle aussi frotte sa tête sur la cuisse du duc. Celui-ci la caresse d’un air distrait. Son beau-frère s’installe de lui-même au pilori et Jannot, le nouvel amant de Babette, resserre les sangles qui le maintiendront en place. Dame Isabelle sort un fouet d’un sac et caresse le dos de son époux silencieux. Puis elle lève un bras et le fouet claque. Guillaume sursaute et laisse un léger cri lui échapper. D’un claquement de doigts Dame Isabelle donne l’ordre à Jannot de bâillonner son soumis puis elle lui montre ses parties viriles que le serviteur s’empresse de comprimer avec une corde de chanvre. Son érection devient impossible et ses yeux se mouillent de frustration et de plaisir mêlés. De nouveaux coups de fouet claquent sur son dos vite marqué. Une pause lui est généreusement octroyée par son épouse qui vient l’embrasser puis le mordre avec tendresse. Jean et Marcelin ,les complices du duc depuis l’adolescence, arrachent des orties qui poussent au pied de la table. Ils ne se piquent pas car une longue expérience leur a appris à tenir ces plantes par les feuilles. Ils les posent sur la table et Babette s’empresse de les assembler avec un ruban en un petit fouet vert tendre.
Jehan se place devant Mariette qui relève un peu la tête pour saisir la virilité de son maitre qui sort de son pantalon ouvert sur le devant. Il avait soigneusement choisi ce vêtement pour être bien à l’aise sans devoir se dévêtir. Il sort son sexe tendu et l’enfonce dans la gorge de la jeune femme qui s’étouffe un peu. Puis leurs mouvements s’accordent en un rythme sauvage. Jehan empoigne les cheveux de Mariette et lui impose sa volonté. Elle lève les yeux vers lui et lit dans son regard sa satisfaction. Malgré l’inconfort de la terre dure qui meurtrit ses genoux nus, la bave qui coule de sa bouche, ses yeux qui pleurent et son nez qui commence à couler, son crâne qui lui donne l’impression de se faire scalper, et le sexe de son amant qui pilonne sa glotte, elle retient ses haut-le-cœur et sent un frisson de plaisir rayonner de sa bouche malmenée. La main de Jehan se fait moins brutale, ferme mais plus tendre et Mariette sent son plaire jaillir en même temps que celui de son amant quelle avale goulûment.
Derrière Fanchon écartelée sur le chevalet Marcelin tend la main et lui enfonce délicatement deux doigts dans la fente puis les agite tranquillement d’un air distrait. Il échange un sourire complice avec le duc lorsqu’il voit Dame Blanche frémir de plaisir en regardant sa servante se faire doigter ainsi. Il y a un certain temps déjà que les amis ont compris l’empathie de la jeune duchesse et qu’ils savent lui donner un plaisir rare sans la toucher. La petite chienne se tortille aux pieds du duc qui tire un peu sur la laisse pour l’immobiliser. Le plaisir ressenti fait pointer ses tétons en avant et la fait se redresser un peu, une petites tape sur la tête lui fait comprendre qu’elle doit se rabaisser très vite. Elle obtempère car elle ne veut pas indisposer le duc.
Aux pieds de mon époux, les yeux fixés sur l’arrière-train de Fanchon je sens ma grotte commencer à s’humidifier et je ne peux m’empêcher de gémir. Sur un claquement de doigts Babette s’approche et me bâillonne avec un grand foulard de soie douce. Je bouge tout doucement pour frotter mon entrejambe et ainsi mon didi me procure de doux frissons. Je tente de rester discrète mais mon sourire me trahit. Mon Maître tire sur mon collier et je me redresse à genoux. « Cesse donc petite chienne ou tu vas être punie. Je suis maître de ton plaisir, ne l’oublie pas ! » Je baisse les yeux mais sous mes paupières mon regard se glisse vers les fesses tendues de Fanchon et je frémis encore. Marcelin sourit de plus en plus et claque vivement sa servante qui pousse un cri de surprise. Je ne peux contrôler mon corps qu’un spasme parcourt. Le visage de mon époux est rayonnant et il me caresse tendrement le crâne. Marcelin continue de fesser Fanchon qui crie de plaisir en se mordant les lèvres. Moi je me balance au rythme du son dans un mouvement hypnotique. Le duc me soulève et dans ses bras je me sens fondre. Ses doigts glissent sur mon dos et je peux compter mes os du dos, un courant de chaleur me traverse, j’ai envie de crier mais me retiens : je n’en ai pas l’autorisation et ne souhaite surtout pas interrompre ce moment parfait, surtout que je sais que le duc mon époux va me donner beaucoup de plaisir si je suis une petite chienne bien obéissante. Toujours debout il positionne mes mains sur la table et m’écarte doucement les cuisses. J’entends le froissement des vêtements de Babette qu’elle enlève et lance sur le vaisselier à côté des sacs. Puis elle se glisse sous la table pour me lécher. Marcelin passe devant Fanchon et introduit son sexe turgescent dans la bouche de sa soumise qui bave en souriant. Jannot saisit le bouquet d’orties et lui caresse les cuisses puis il sort une badine du sac pour la frapper de quelques coups secs sur la vulve gonflée. Mon corps se cambre par solidarité, et la langue de Babette s’active pour me donner encore plus de plaisir. Mon époux pose la laisse sur la table à côté de moi et vient s’asseoir en face. Il soulève mon menton, descend le bâillon et m’embrasse langoureusement les lèvres. Sa langue écarte avec douceur mes dents et touche la mienne. Tels deux rubans dans le vent elles s’enroulent et j’ai l’impression que nous ne sommes plus qu’un seul être, comme dans les légendes des dieux romains dont les baisers et les ébats déclenchaient tremblements de terre et éruptions de volcans. Mes yeux dans ses yeux couleur du ciel d’été j’ai l’impression de me noyer, tout mon corps frémit. Babette enroule mon didi de sa langue puis celle-ci se crée un chemin dans mon sexe . Je ne peux rien exprimer mais mes narines soufflent comme celles du taureau sous le plaisir diffusé de partout. Les mains du duc avancent vers mes mamelles si lourdes de désir. Il en saisit les pointes et tire délicatement en tournant. Le plaisir et la douleur mêlés font mouiller mes yeux et mon souffle s’accélère. Ses lèvres quittent les miennes et dans un sourire moqueur il murmure : « Exprime-toi belle louve Blanche , tu peux faire du bruit, dans ma grande bonté je t'y autorise ». Et un son rauque jaillit, au rythme du plaisir provoqué par la langue de Babeth. Le duc se déplace pour venir derrière moi. Babeth s’empresse de se baisser et je sens les doigts du duc si habiles à tailler des flèches s’agiter dans mes orifices. Puis son membre tendu pénétré mon petit trou arrière et je gémis de plaisir et douleur mélangés. Il en est ainsi à chaque fois, comme si c’était une première fois. Pourtant il y a longtemps que j’ai découvert le plaisir de ce côté-là ! Les vas-et-vient du duc dans mon fondement et ses mains qui massent mon dos, la langue de Babette qui s’agite, la rudesse du bois de la table sur lequel frotte la peau si fine de mon ventre me procurent un tel mélange de sensations que je me sens partir, je gémis, je crie, je grince comme une vieille porte mal fermée, et dans un son rauque mon hurlement de louve jaillit et se répand dans la clairière et au-delà. »
Dame Isabelle avait détaché son époux et blotti sous sa jupe, sa langue habile et ses doigts si fins la font jouir. Marcelin pilonne sa belle Fanchon dont les cris moindres accompagnent ceux de Dame Blanche et Mariette offerte à Jehan qui lui tient le corps cambré en tirant sur ses cheveux a un plaisir plus discret mais tout aussi intense. Le pauvre Jannot debout contre la table ne peut que contenir son envie. Un serviteur ne prend pas son plaisir sans autorisation et le regard du Maître est sans appel. La tête baissée, le regard vers Babette il serre les dents de frustration.
Ses besoins de plaisir assouvis, le duc claque des doigts et les dominants ajustent leurs vêtements. Puis il indique à Babette de libérer Fanchon et de prendre sa place. Il fait ensuite signe à ses amis qu’ils peuvent aller se faire toiletter par son esclave. Celle-ci lèche les sécrétions avec applications. Et Jannot agenouillé voit défiler devant lui les chattes des servantes qu’il s’empresse de nettoyer. Puis le duc l’autorise à se soulager sur le dos de Babette qu’il léchera ensuite pour la nettoyer.
Ce dernier acte terminé, les soumis à quatre pattes, les Maitres et la Maîtresse devant, Jannot et Babette portant les sacs, toute la compagnie reprend le chemin de l’auberge pour aller partager un en-cas bien mérité. Le soleil se cache derrière la forêt, la fraîcheur tombe et les peaux nues frissonnent. L’aubergiste a préparé du vin chaud et de la viande grillée qu’ils vont partager autour de la grande table de chêne.
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Les hommes en face de Charlotte regardaient les jambes gainées de soie, et de chaque
coté des cuisses, sous la jupe, le reflet voluptueux des jarretelles. Insensiblement, elle
écarta les genoux, leur laissant voir leur face intime et leur reflet. Elle suivait derrière les
cils baissés leur impatience, attendant que le compas de ses cuisses soit assez ouvert pour
dévoiler le pubis et, au-dessous, son sexe dans toute sa splendeur, bouche fermée et rose,
au fond du sillon ombré du mont de Vénus. À peine dans l'escalier, elle sentit deux mains
se plaquer sur ses reins, la presser, soulever sa jupe et des lèvres se coller à sa chair, tandis
que deux autres caressaient ses seins avec ardeur, érigeant leurs pointes douloureusement.
À nouveau, sa jupe fut troussée, ses fesses subirent l'ardeur caresse de mains nerveuses, son anus fut
frôlé par un doigt inquisiteur, son sexe fut caressé par un index pénétrant. Soudain, sous sa main qui pendait
le long de ses cuisses, elle sentit un phallus raidi et palpitant. Elle le prit et, tandis que l'homme caressait son
sexe avec passion, elle lui prodigua quelques douces caresses de ses doigts effilés. Le désir s'empara de lui.
Il se plaqua contre son ventre et chercha, debout contre le mur, à glisser sa verge entre ses cuisses ouvertes.
Subitement, elle se dégagea, se tourna; il la plaqua face au mur, affolée, elle sentit le membre glisser entre ses
reins, comme une épée dans son fourreau; elle goûta la sensation de cette chair palpitante et mafflue; lui, la
bouche à son oreille, lui ordonna de s'ouvrir, en lui prenant un sein d'une main, l'autre fouillant les fesses et son
ventre. Brûlante, un désir tenace la tenaillait d'être sodomisée par cet inconnu qui semblait si maître de lui. Mais
il se redressa et lui glissa son sexe entre les doigts tandis qu'il lui pinçait les mamelons. Charlotte se complut
à caresser le membre au gland turgescent, la verge nerveuse et renflée dont elle sentait les veines saillantes.
Puis, il lui ordonna de s'agenouiller et de le prendre dans sa bouche; elle suça avec ferveur la verge enflammée
qui se cabrait sous sa langue. Le phallus était long et épais. Elle ouvrit la bouche et engloutit le sexe jusqu'à la
gorge; elle eut un hoquet tant il avait été enfoncé loin. Alors, dans la pièce silencieuse, s'éleva le bruit de la
succion. Charlotte n'était pas très experte, elle préférait sucer les femmes, mais c'était peut-être un charme de
plus. Avec effroi, elle pensa soudain à la déchéance de se retrouver ainsi agenouillée devant ce ventre nu, à
sucer cette virilité inconnue. Elle releva la tête, mais il la saisit par les cheveux et la força à engloutir le phallus
entre ses lèvre sensuelles, sous le regard lascif des invités.
Alors, au contact de cette main dominatrice, elle oublia tout, et ce fut une profusion de caresses instinctives qui
enveloppèrent la colonne de chair; les lèvres sucèrent les moindres recoins de ce vit. Le phallus devint si
volumineux qu'elle eut des difficultés à le conduire au terme de sa jouissance. Avec violence, il se contracta,
manquant de ressortir de ses lèvres. Il éjacula brusquement, innondant sa gorge d'un liquide qu'elle prit à coeur
à boire mystiquement, jusqu'à la dernière goutte. Elle vit la pièce tourner autour d'elle et se retrouva à plat ventre
sur un lit de fer. On la déshabilla totalement. On lui lia les chevilles avec des lanières de cuir, puis ses poignets
que l'on écarta en croix, comme ses cuisses. Ainsi écartelée, elle était offerte à des inconnus. Charlotte allait être
fouettée dans cette position humiliante, bras et cuisses écartés, sous la lumière qui rendait son corps impudique.
On la cingla brusquement avec une cravache. L'homme ne voulait pas lui faire mal, il voulait l'amener à ce degré
d'excitation qu'il savait procurer, pour en faire après son esclave et celle de ses invités. Il savait que cette croupe
consentirait à se laisser forcer par des verges inconnues, mais il voulait que tous profitassent cérébralement de
cette Vénus callipyge. Et les cinglements résonnèrent dans le silence, couvrant les soupirs de désir des hommes
penchés sur ce corps dans l'étreinte puissante du cuir. Les reins furent vite rouges et une chaleur intense irradia la
chair de Charlotte, amenant une intense excitation à ses intimités déjà exacerbées.
Sa tête était en feu, tenaillée de douleur, elle gémissait de douces souffrances. Elle résista longuement à son
ordre quand il voulut qu'elle écartât davantage les cuisses, et quand elle ne put plus résister, elle céda; tel un
pantin désarticulé, elle offrit le spectacle du sillon sombre de ses reins qui allait être forcé. Le silence retomba
et Charlotte, les yeux clos, goûtait la sensation de ces regards sur ses intimités secrètes, comme une caresse
imperceptible frôlant ses chairs, béantes. Elle ne sentit que la caresse du phallus qui s'insinua soudainement.
Il fut violent, poussant de ses reins, il força sous son gland compressible et humide, l'étroite bouche à s'ouvrir.
Et ce fut l'acte délicieux tant espéré de Sodome. Un long cri strident; elle s'y attendait pourtant, haletante, les
tempes battantes. Elle réalisait lentement la pénétration forcée de ce membre en elle. D'un seul coup, il s'était
enfoncé; sa voie étroite dilatée, distendue, lui faisait mal, mais en elle, était le priape enflammé, elle le devinait
fouiller ses reins. L'inconnu avait poussé dur. Oubliant la souffrance du viol, et fermant les yeux, elle laissa
échapper un cri, mais au fur et à mesure que l'homme sentait venir la volupté, le bruit de son intimité exigüe
déchirée par le membre, s'amplifia, devint plus précipité; il y eut quelques râles chez l'homme auxquels se
mêlèrent les plaintes de la jeune fille, puis ce fut le spasme exquis et le silence, coupé de soupirs exténués.
Elle reçut la semence saccadée puis l'homme se retira, libérant Charlotte. Il venait de jeter dans ses entrailles
sa sève gluante et chaude. Son anus, tout empreint de sperme accepta sans peine un second membre qui la
pénétra profondément entre ses reins; le membre lui sembla colossal mais elle se laissa sodomiser par cet
inconnu car tel était son devoir. Un troisième voulant se frayer également un chemin au plus étroit la fit hurler.
Elle cria, comme sous le fouet. Quand il la lâcha, gémissante, dans un éclair, elle se vit délivrée, anéantie,
maudite. Elle avait crié sous le choc du phallus de l'homme comme jamais elle avait crié. Elle était profanée et
coupable. Sous les regards, sous les mains, sous les sexes qui l'outrageaient, sous les fouets qui la déchiraient,
elle se perdait dans une délirante absence d'elle-même qui la rendait à la soumission mais aussi à la délivrance.
Lorsque tous les invités furent assouvis, on la conduisit dans sa chambre et on l’étendit sur un lit.
Souillée de sperme et de sueur, chancelante et presque évanouie, seule dans le noir, elle s'endormit.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Juliette m'avait préparée à vivre des évènements importants au cours de ce week-end.
J'étais terriblement anxieuse de me retrouver face à un couple de dominateurs chevronnés,
qui pratiquaient les rites du sadomasochisme depuis plus d'années que j'en avais moi-même
vécu. Une fois encore, ma principale crainte était de ne pas avoir la force et la volonté de me
montrer à la hauteur des épreuves sur lesquelles on allait me juger, et à travers moi, ma
Maîtresse. En tout état de cause, je devais donner le meilleur de moi-même, et considérer,
dans les pires situations auxquelles je serais peut-être confrontée, la chance qui m'était offerte.
Lorsque la porte d'entrée se referma sur moi, ma déception fut vive. Mes yeux s'équarquillèrent et je passai
en revue l'espace des pièces où l'on me conduisait sans y déceler la moindre trace de matériel, d'accessoires,
ni même l'ombre d'une ambiance SM. Cette première soirée dura environ trois heures. Selon le rite cher aux
initiés, c'est la Maîtresse qui présente son esclave, afin que ses hôtes puissent se rendre compte de ses
limites réelles et ainsi l'utiliser au mieux par la suite.
Selon le désir de Juliette, je relevai ma robe puis j'écartai mes jambes en me cambrant. Cela accentue la courbe
de mes reins et met en valeur le galbe de mes fesses musclées. Se présenter ainsi oblige l'esclave mise à nu à
mettre son corps en offrande quels que soient ses défauts, à mieux se connaître et à mieux s'assumer. Par cette
mise à nu, le corps livré, déshabillé, disséqué, est comme bafoué, humilié sans concession. L'être ainsi exhibé
apprend le pouvoir de son corps et l'esclave tire sa force de la fascination qu'il exerce sur la Maîtresse.
Ma peau subit assitôt le contact de mains froides posées au creux de mes reins puis entre mes fesses. Ces mains
inconnues, redoutées et tant attendues, me palpèrent, me flattèrent, comme si elles voulaient à la fois découvrir mes
formes et mes pensées; j'ouvris davantage mes cuisses afin que les doigts attentifs puissent m'explorer en totalité.
Lorsque ma Maîtresse qui me testait fut parfaitement convaincue de mon absolue docilité, les Maîtres entreprirent
d'autres jeux. Une cravache noire me cingla brusquement avec une telle violence que je poussai un rugissement.
Il est connu que l'alternance de la douceur et de la violence contribue à dresser les esclaves réticents: mais moi,
pauvre débutante désireuse de bien faire pour le bonheur de ma Maîtresse, je ne savais rien de tout cela et crus être
punie pour une faute commise à mon insu. Aurais-je déplu par ma position ? Mon regard, malgré moi, se serait-il
montré insolent ? La rigidité de la cravache enflammait mes reins et mon dos. Les coups lacéraient ma chair, me
procurant de lancinantes sensations de brûlure. J'avais perdu l'habitude du fouet, dont j'avais été privée depuis un
bon mois. Juliette me promettait parfois de me fouetter, comme s'il s'agissait d'une récompense.
Insensiblement, la douleur parut s'atténuer pour laisser place à une sensation de plaisir diffus. Les coups devenant
plus légers, plus dirigés, je compris soudain que j'allais jouir. Lorsque la tige de la cravache m'atteignit exactement
entre les cuisses, sur le renflement du pubis, j'éprouvais la délicieuse honte de me laisser aller à gémir, en fléchissant
légèrement les jambes pour serrer mes cuisses, et je connus un orgasme qui enchanta ma Maîtresse et ses hôtes.
Une fois la fulgurante jouissance dissipée, je sentis revenir la douleur me tenailler et, avec une inconscience rare,
j'osai imporer leur pitié. Les invités se regardèrent, déçus et interloqués. Ils décidèrent de me faire payer ma faiblesse.
Ce fut ma Maitresse qui me conduisit. Je fus placée face à un mur comportant un trou en son milieu de telle façon que
ma tête dépassait d'un coté et mes reins de l'autre. J'allais être prise par l'arrière et contrainte par la bouche en même
temps. Juliette m'installa. J'étais en position, jambes écartées, la croupe exagérément offerte, la bouche déjà ouverte,
prête à être investie selon le bon vouloir des invités. À me voir ainsi soumise, leur colère s'apaisa. Qu'importait dès lors
qu'un homme se servît de ma bouche comme celle d'un esclave docile. Qu'il me malmenât et m'abreuvât de son plaisir.
Impatient de se satisfaire à son tour, un autre homme prit la place du précédent. Il me baisa la bouche, ma langue lui
servant d'écrin. J'accomplis cette fellation avec un recueillement mystique. Pendant ce temps, un troisième utilisait mon
vagin sans ménagement. Excité par le spectacle de la fellation que je pratiquais, il décida brusquement d'utiliser mes
reins, qui, comme la totalité de mon corps, étaient à sa merci. Il s'enfonça sans préliminaire pour me faire mal et je
trouvai le courage de ne pas gémir dans le regard de ma maîtresse qui m'observait intensément; je comprimai sa verge
avec mes deux mains au même rythme que les coups qui me projetaient en avant.
Je croyais l'épreuve terminée, mais un troisième sexe plus épais que le précédent força les lèvres de mon vagin. Je ne
comprenais plus. Le silence soudain m'exaspéra, car je ne pouvais rien voir de ce qu'il se passait autour de moi. J'étais
prise, on me pénétrait, j'étais aveugle, je ne reconnaissais aucun des invités. Je compris enfin que le membre qui me
pénétrait était un olisbos à ceinture dont ma Maîtresse s'était ceint la taille. Cette audace m'excita. Je me sentis fondre,
mon ventre se liquéfia. Avec un vocabulaire outragieusement vicieux, elle exigea de moi que je me cambre davantage,
que je m'offre afin qu'elle puisse me remplir jusqu'au fond. Je cédai à l'impétuosité d'un ogasme que j'aurais voulu
pouvoir contrôler, tout simplement parce que c'était la première fois qu'une femme me pénétrait ainsi.
Je jouis avec la certitude que ma Maîtresse connaissait elle-même le plaisir en m'empalant comme si elle avait été un
mâle, un de ces mâles qu'elle aime dresser pour les humilier dans leur machisme. Epuisée, quelques gouttes de sueur
étaient venues éclater sur mes épaules, Juliette se décolla de moi comme l'animal après l'accouplement et m'aida à
sortir de mon carcan. Après m'avoir conduite à la salle de bain, où elle me doucha, elle m'ordonna d'aller rejoindre les
hommes. Ainsi, j'étais l'objet de plaisir de ces trois hommes et de cette femme. Juliette parut subitement échauffée: elle
s'approcha de moi, me coucha sur le sol, écarta ses jambes et exigea avec humeur que je la lèche comme une chienne.
Je lapai son intimité avec une docilité absolue. Elle était douce, et ce contact nouveau me transporta.
Ses cuisses musclées s'écartaient sous la pression de ma langue et de mes dents. Elle ouvrit davantage son sexe et se
libéra violemment dans ma bouche; surprise par cette véritable éjaculation, je connus un nouvel orgasme qui me tétanisa,
lorsque je pris brutalement conscience que je jouissais sous l'autorisation de ma Maîtresse. Un homme plaqua mon ventre
contre la table et m'ordonna d'écarter les cuisses. D'un coup de rein brusque, après avoir observé le spectacle impudique
que je lui offrais malgré moi, il pénétra mes reins en criant avec fureur. Je me laissai sodomiser par cet homme auquel
Juliette m'avait prêtée, car tel était mon devoir. Une jeune femme, intégralement nue, soumise également, me rejoignit.
Elle prit le sexe de l'homme qui venait de me sodomiser entre ses doigts effilés. Elle le masturbait lentement, en roulant
sa paume tout autour du cylindre de chair. La verge était maintenant massive et congestionnée, d'une parfaite obscénité.
Après lui avoir ordonné sèchement de cesser de le masturber, il lui demanda de s'allonger sur le sol et après avoir écarté
et levé bien haut ses jambes, sans qu'elle soit préparée, il la pénétra sans le moindre égard. Ensuite, il me demanda de
me mettre en position et me reprit tout aussi brutalement. Il demanda d'une voix autoritaire:
- Laquelle veut me recevoir ?
Je répondis spontanément que je le désirais. Il m'ordonna de le prendre dans sa bouche pendant qu'elle caressait la
partie de son sexe qu'elle pouvait atteindre. Je suçai avec ferveur la verge enflammée qui se cabrait sous ma langue.
Le membre devint si volumineux que j'eus quelques difficultés à le conduire au terme de sa jouissance. Avec violence, il
se contracta, manquant de ressortir de mes lèvres. Il éjacula brusquement, inondant ma gorge d'un liquide que je pris à
coeur de boire mystiquement, jusqu'à la dernière goutte.
Il nous envoya nous laver. La salle de bain était vaste et claire. Avant que nous ayons eu le temps de nous mettre sous la
douche, il urina sur nous en nous éclaboussant d'un jet dru et tiède. Nous tournions sur nous même afin que chaque
parcelle de notre peau reçoive son ondée. L'excitation qui en résulta me donna l'envie de lui offrir une scène d'amour
entre la jeune femme et moi. Nous fîmes l'amour presque tendrement.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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(Réédition du 17/04/2020 -> 26/05/2024 - 1646 Vues)
.
Aussi bien synonyme de chaos dans une société s'évertuant à prôner des valeurs morales, que symbolisant un acte de libération de l'être et d'un retour à sa véritable nature, l'exhibition ne cesse de faire parler d'elle.
Loin de décrier l'existence de multiples approches et ferveur à traiter cette thématique, l'exhibition physique comme virtuelle consentie, reste un élément et une pratique incontournable du BDSM.
Et de par cet article, je vous propose d'en découvrir ses principaux tenants et aboutissants.
01 - Mais en fait, l'exhibition virtuelle, qu'est-ce que c'est ?
L'exhibition n'est pas liée directement à un plaisir qu'il soit cérébral ou physique, mais une volonté par intérêt ou un bien être à devenir visible au yeux de tous, ou dans un contexte en particulier (Personne et/ou environnement).
c'est pourquoi l'on peut s'exhiber sans même s'en rendre compte.
Ceci dit, l'acte d'exhibition se fait principalement ressentir lorsque le sujet est mis sur le devant de la scène, dans une satisfaction de son égo, ou à contrario sa perdition.
A une époque pas si éloignée que cela, un mollet apparent pouvait soulever les foules.
La perception que l'on a de l'exhibition exacerbe nos pulsions, et c'est pour cela qu'il est difficile de pouvoir s'exprimer des plus objectivement sur le sujet.
Elle reflète une connotation d'influence, de gêne face à ses rapports à sa propre libido.
02 - Pourquoi n'est ton jamais insensible à l'exhibition quelle qu'elle soit ?
La perception de l’ostentatoire :
Le tabou ; Les règles générées par un comportement de masse, et l'excitation de ne pas s'y plier.
L'expérimentation ; La définition de son identité dans le regard de l'autre.
L'affranchissement ; D'exister dans sa simplicité ou dans ses potentiels atouts.
03 - Quelles joies, comportements et émotions, je procure à m'exhiber ?
La fascination, la provocation, l'accessibilité, l'excitation, l'ivresse, l'addiction, le plaisir, le confort, l’opulence, la vénération, l'imagination, l'aveuglement..
Savoir pourquoi l'on s'exhibe et s'y plier, est la réponse et le plaisir en soi :
1 - J’éprouve le désir d'être désiré(e), exploité(e) ou dirigé(e).
2 - J’éprouve le désir d'être visible, d'être reconnu(e) dans une pratique ou dans mon expérience.
3 - J’éprouve le désir d'exhiber pour un intérêt personnel et précis, de manipulation, pour en retirer des informations qui me soient utiles, ou simplement par égocentrisme.
4 - J’éprouve le désir d'expérimenter, me donner à l'inconnu dans la parfaite insouciance pour une sensation intense.
5 - J’éprouve le désir de montrer mon visage, de dévoiler mon identité, de me compléter dans mes pulsions.
6 - J’éprouve le désir de me donner corps et âme sans y réfléchir.
Le plaisir et le bien être que l'on retire de séances d'exhibition sont propices à des excitations profondes, pour des jouissances stimulantes.
Littéralement : "Une joie de l'impensable à s'exhiber il y a quelques minutes auparavant, et un corps qui réagit au quart de tour".
C'est idéalement un regain de libido à se trouver désirable, convoité(e) par le regard de l'autre, et se rassurer à que tout fonctionne dans son corps et dans sa tête.
Pour beaucoup, "l'autorisation de" et "la liberté de" ne suffisent pas à s'abandonner dans leurs pulsions.
Adopter le dirigisme pour s'exhiber à la satisfaction de l'autre, c'est s'acquitter de sa responsabilité, de ses principes ou de sa vertu pour déverrouiller son obsession BDSM et son éveil sexuel hors norme.
04 - Qu'en est il de l'exhibition virtuelle dans le BDSM ?
Elle se traduit par l'image (Photos et vidéos), par l'oral (Les conversations vocales étroitement liées au numérique ou au téléphonique), les textes (Articles, écrits et commentaires).
Elle se caractérise dans un but d'aller à l'essentiel :
- De visibilité (Désir de légitimité dans le "milieu" onirique du BDSM).
- D'excitation (Voyeurisme, défouloir, évasion).
- De bien être (Thérapie,comparatif, identitaire).
- Dans un contexte commercial (Vouloir vendre ses charmes dans une prostitution virtuelle, ou indirectement pour rendre visible des produits ou services).
- Et enfin dans des centres d'intérêt purement BDSM (Créer un auditoire nécessaire à une bonne pratique particulière).
Loin des politiques de confidentialité, de protection, et de moral, il se révèle que se livrer à un autre en restant chez soi, procure excitation, plaisir et bien être.
Alors pourquoi a t'elle une connotation "négative" même sur un site de BDSM ?
Et bien il se trouve que celles ou ceux qui la pratiquent font fi de certaines convenances pour un plaisir et une libération totale de leurs corps et de leurs pulsions, et que ceux/celles qui sont imposés par leurs visions, perdent leur objectivité dans une morale ou dans un désir de protection mal placé.
Le fait de s'exhiber génère assurément une joie et une répercussion dans le même temps, pour ceux/celles qui n'ont aucune connaissance de cette pratique :
Le but étant de profiter d'un public pour se permettre de s'exciter dessus, et non par une docilité mal avisée.
Il est légitime que tous le monde se sente concerné à la vue d'un cul bien exposé, et la morale est en ce cas nécessaire, sinon l'excitation de l'exhibition serait inexistante ou se rapprocherait plus de la pratique du naturisme.
05 - A quoi suis-je exposé(e) à m'exhiber ?
Considérez que toutes données que vous diffusez sur le net peuvent être interceptées, sauvegardées, et utilisées.
Encore faut il que celles-ci soient intéressantes, et se démarquent dans le flot continu d'images/textes à connotation sexuelle sur la toile... Ce qui n'est pas du tout aisé.
Également, il est important à considérer que celles ou ceux vous informant et vous incitant à vous rediriger vers un plaisir autre que l'exhibition, ne sont pas pour autant légitime dans leurs intentions.
En effet, la protection informatique est un marché commercial en soi, mais elle ne doit pas servir comme argument à réorienter votre libido, pour le compte d'autrui dans un élan "de générosité et d'altruisme" (Manipulation 1 vérité, pour deux mensonges).
Le meilleur exemple étant la visibilité sur les propositions en commentaires de "Munchs"/"Soirées", qui ne sont pas adaptés à tous arrivant(e)s, et propice justement à un plus fort embrigadement.
Réunions se voulant de bouches à oreilles comme "sympathoche", limite réunions "Tupperware".
Mais cette information se transmettant allégrement parce que personne n'y voit d'objection, et que l'on pourrait y voir une expérience BDSM à citer ce genre d'événements... Alors qu'en fait, ceux qui dévoilent cette information n'y vont jamais ou au contraire ont tous intérêts à vous pousser dedans, voulant vous accaparer en bonne et due forme :b
Les sites liés au BDSM sont les parfaits endroits à s'exprimer à cette pratique qu'est l'exhibition virtuelle, et il est indispensable à comprendre que tous jugements à votre encontre évoque une étroitesse d'esprit ou une peur liée à la maitrise consciente de cette pratique (Le fait de ne pouvoir s'exhiber soi même, provoquant un rejet du à la frustration ou la méconnaissance).
06 - L'exhibition virtuelle ; Synonyme de relations qu'à distance ?
L'exhibition virtuelle peut être un apport de rapprochement, un outil au service d'une libido (Rituels, scénarios...) , mais n'est pas ancrée dans une durée.
C'est un moyen de communication différent des relations physiques, elle sollicite d'autant plus le "langage non verbal" et la capacité à s'exprimer.
On ne connaitra jamais aussi bien Son/Sa Dominant/Domina de par sa posture et ses actes face à l’accessibilité et la satisfaction de ses pulsions.
L'exhibition virtuelle est d'ailleurs le moyen le plus efficace à savoir à qui l'on a à faire ; Un(e) Dominant/Domina se délectant simplement à vous diriger OU un/une homme/femme enfant avide à vous dire que vous aimez cela, parce qu'il/elle ne sait pas quoi dire d'autre quand son plaisir à "mater" survient.
07 - Quelles sont les pratiques courantes de l’exhibition virtuelle, d'un point de vue Domination, sur un site de BDSM ?
Il est très difficile d'être et de se sentir original sur un site BDSM, c'est pour cela que la formule "pratiques courantes" est bien ancrée en ces lieux.
A trop vouloir s'exposer, on se complet dans Une Soumission de visibilité (Donc Dominants/Dominas compris), ce qui trahit également votre niveau d'expérience en terme de BDSM.
En voici quelques exemples :
1 - Si vous montrez votre cul ou votre torse (Un bout de chair dans vos photos/avatar) dès l'arrivée en ces lieux, c'est que votre joie est à plaire, pas à faire du BDSM.
Car il n'y a aucun intérêt à vouloir se faire posséder/chasser par une femme ou un homme qui se donne déjà à tout le monde. Vous devenez le produit de consommation générique et jetable que vous méritez.
2 - Vous exposez votre Soumise/Soumis dans des postures de Soumission, ou dans leur actes infligés. Vous avez la joie de générer une excitation à un auditoire, pour que l'on voit en vous un individu expérimenté.
Alors qu'au final, vous vous faite passer pour un(e) Dominant/Domina "Leader Price" puisque le jour véritable ou vous gagnerez en respectabilité et notoriété, est lorsque vous vous investirez à l'habiller en terme BDSM (Ce qui n'est pas du tout le même budget et investissement moral).
3 - Vous avez la joie d'avoir plus de 200 membres dans votre liste "d'ami(e)s", une performance qui vous donne des ailes à vous sentir exister et avoir du poids dans vos propos, votre profil étant de notoriété publique. Vous vous ramasserez du jour au lendemain d'avoir accumulé(e) simplement un cheptel, après avoir ouvert votre bouche malta-propos, dans un manque avéré d'exigence qui vous fait cruellement défaut.
4 - Vous avez la joie de vous mettre en avant en écrivant directement sur le profil des Soumis(e)s/Switchs de votre attrait envers elles/lui et pour leurs charmes. Vous polluez systématiquement les lieux dans des actes qui se révèlent vains, puisque si la/le dite Soumis(e)/Switch ne lave pas son mur de vos impuretés, ce n'est pas dans son objectif de se Soumettre.
La Soumission exigeant du travail, une personne ne balayant pas devant sa porte ne sera pas en capacité de s'investir de quelques manières que ce soient. Révélant finalement votre manque de discernement et de compréhension face à la gente féminine/masculine dite "vanille".
5 - Vous aimez et avez la joie de mener votre nez partout, sur chaque commentaires, sur chaque photos, et adorez poster à votre tour. Pour rivaliser à dénicher les images les plus provocantes, bordées d'émotions, ou de phrasés valorisant une harmonie BDSM.
Vous n’appréhendez jamais que les photos BDSM d'artistes photographes ou de récits grand public existent parce cela leurs offres de la visibilité et une légitimité dans leurs milieux, à sublimer des scéniques et des modèles. Alors qu'ils n'y comprennent strictement rien en terme de BDSM puisqu'ils/elles ont simplement autre chose à faire (S'y intéresser, ce n'est ni comprendre, ni pratiquer. Une belle image peut faire juste oublier le fait que l'on retranscrit un domaine que l'on ne connait pas).
Reprendre ces images/récits, c'est faire perdurer un idéalisme baignée d'utopie, qui sert de marchandises ou de monnaies d'échanges dans d'autres domaines d'activités.
Il n'y a pas d'avenir "harmonieux" dans le BDSM, il n'y a qu'un présent se révélant peut être cru, mais non porté par les illusions. La science amène plus à vivre une relation saine dite BDSM, et vous dira que vos jours sont comptés d'un point de vue plaisir physique, et plus court encore d'un point de vue cérébral, si vous ne travaillez pas vos méninges ! :b
Il est bien clair que l'exhibition est liée à la sensation grisante ou déroutante de pouvoir posséder sans travailler pour.
De ce fait, tous les articles romancés vous berçant d'espérance, les photos vous prenant aux tripes, les belles paroles idéalistes emplis du respect que vous ne méritez en rien, les échanges ou rencontres vous permettant d'exister dans un plaisir fugace, ne sont présentes que pour faire contraste avec votre oisiveté à vous rendre libre d'entreprendre, d'imaginer, de créer, d'évoluer, de transmettre..
Quand ceux/celles pratiquant le BDSM y voit une pratique concrète à s'exprimer dans leurs pulsions parce que c'est dans leurs natures, le "reste" y voit une occasion de s'évader de plus, loin de leurs vies qu'ils/elles jugent routinières.
En conclusion :
L'exhibition virtuelle est un moyen de communication et d'éveil BDSM.
A trop s'exhiber vous n'êtes rien, à ne jamais le faire vous êtes déconnecté(e).
L'excitation intense à pouvoir être démasqué(e) dans ses pulsions ou dans ses intérêts propres à l'exercer, en donne toute sa valeur.
Sa principale alliée est la frustration, sa principale contrainte son égo.
Elle éprouve votre vulnérabilité et votre désir à vous dépasser.
Et si je ne devais vous donner qu'un seul conseil avisé, cela serait celui-ci : Si vous vous exhibez, faites le bien !
Spéciale Dédicace : Pour Daphné.
Article du même auteur :
https://www.bdsm.fr/blog/4291/%C2%AB%C3%AAtre%C2%BB-ou-%C2%ABavoir%C2%BB -> "être" ou avoir
https://www.bdsm.fr/blog/2669/ma-premi%C3%A8re-correction -> Ma première correction.
https://www.bdsm.fr/blog/4723/un-ma%C3%AEtre-des-soumises -> Un Maître, Des Soumises.
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Le soleil qui brille à travers les fenêtres fermées vient chauffer le ventre nue de Dame Blanche. Son mari le Duc lui a fait tendrement l'amour hier au soir. Babette l'avait bien apprêtée en début de soirée : une longue toilette où ses doigts si fins avaient pénétré ses orifices afin de bien les assouplir, un onguent acheté chez l'apothicaire de la grande ville d'Etampes pour assouplir sa peau et le si doux parfum aux pétales de rose . Le seul moment désagréable avait été lorsqu'elle avait introduit dans sa croupe toute cette eau. L'anus maintenu écarté de sa main gauche, Babette avait vidé trois carafes d'eau tiède. Dame Blanche avait senti son ventre gonfler sur le tabouret de bois près de la cheminée . Entièrement nue des frissons parcouraient son corps.
Mes mains au sol, bras pliés et jambes tendues,je sens les doigts de Babette s introduire dans mon petit trou arrière. Elle agit avec délicatesse et un frisson de plaisir anticipé parcourt mon ventre. Je suis entièrement nue, mes cheveux tirés sur le sommet de mon crâne me font un peu mal. Je m'attends à des coups de badine mais ne sens que les doigts de ma servante. Puis l'eau pénètre mon corps. Mon mari et Maître aime cet endroit pour y fourrer son membre rigide que souvent je suce bien au préalable. Mais il me veut propre et donne des consignes que Babette suit avec délectation. Je sais qu'elle aime me remplir puis m'empêcher de laisser couler l'eau trop vite. Elle jubile de fermer mon trou de son poing serré. Et la pression me fait gémir de douleur. Mais je ne crie pas sinon je serais muselée avec cette boule de chiffons au fond de la gorge qui me fait toujours pleurer tellement j'ai du mal à respirer. Et cette douleur n'est point si terrible. Je l'ai apprivoisée depuis le temps, mais ne le montre pas. Je ne sais combien de temps dure ce supplice, mais mon ventre gargouille et j'ai honte. Enfin elle enlève son poing et l'eau puante jaillit par à coups vers le grand bol creux dédié à cette opération. Mon didi se frotte au bois rugueux, ma chatte s'écrase contre le tabouret et un frisson de plaisir se déroule du creux de mon ventre vers le haut de mon dos. Involontairement je me tortille mais une grande claque sur ma croupe tendue interrompt vite mon plaisir. Je sens le poing de Babette boucher de nouveau violemment mon anus et je pousse un cri de plaisir pur. Elle recommence une deuxième fois et mon cri jaillit. Heureusement que les murs sont épais et absorbent les sons, ce cri reste enfermé dans la chambre . Mon corps arc-bouté se détend et s'affaisse, un doigt joue avec mon didi. Je me sens bien.
Madame a encore joui. Monsieur sera content. Je finis de la laver et vais la laisser. J'ai des frissons moi aussi et mon majeur joue avec mon sexe pendant que je titille Madame. J'espère que Monsieur le Duc prendra un peu de temps pour moi.
Dame Blanche se relève lentement et sa main appuie tendrement sur l'épaule de Babette. Il faut peu de temps pour finir les préparatifs de la nuit tant elles sont habituées à ce rituel. Avec un tissu doux et humide les sanies de madame sont essuyées. Le parfum est tapoté sur tout son corps avec brutalité. La peau sera déjà un peu rouge comme le maître aime. Les cheveux rapidement fixés de quelques épingles pourront couler librement en cascades dès que le maître tirera dessus. Il aime les caresser mais aussi saisir violemment cette tignasse pour guider Dame Blanche quand elle aspire sa pine tout au fond de sa gorge et qu'elle se délecte de son jus.
Dame Blanche s'est offerte à son seigneur dès la porte ouverte : à peine recouvert d'un voile léger , en position au bord du lit telle la chienne en chaleur qu'elle est, son corps tendu vers le maître, Messire le Duc peut disposer de moi selon son bon vouloir. Hier j'ai attendu longtemps, je l'entendais marcher dans la pièce, de la fenêtre à la cheminée, puis sa main frôlait mon arrière-train ou le bruit d'une claque me surprenait. Puis il s'est assis près de ma tête et l'a caressée en défaisant ma coiffure. Il a tiré sur une mèche et l'a fourrée dans ma bouche pour me baillonner.
Sa main m'a caressée longtemps, il connaît les parcours à suivre pour faire monter mon plaisir. Deux de ses doigts parcourent tous les os de mon dos un par un, puis ils dessinent des spirales sur mes épaules détendues et redescendent vers mon cou. Je ne dois rien exprimer. Le silence doit régner. Je ne dois pas bouger non plus et je suis très concentrée pour rester immobile. Les premières fois je ne savais pas répondre à son souhait . Mais quelques coups de fouet m'ont vite fait comprendre : Pas bouger la chienne! Pas bouger! Dame Gertrude avait omis cette leçon. J'ai appris vite et je crois que le Duc est satisfait maintenant. Puis un claquement de doigts fait sortir Babette de son coffre déjà ouvert. À quatre pattes et nue aussi, elle vient sous mon ventre me lécher. Me retenir de manifester mon plaisir est un vrai supplice. Puis il repousse son esclave, me dispose doucement sur le dos,écarte mes jambes frémissantes et les relève. Babette suce son sexe tendu puis le guide dans ma chatte. Elle se faufile derrière lui pour prendre en bouche ses boules. Il se penche vers moi, sa langue force mes lèvres qui ne demandent que ça et s'enroule autour de la mienne. Nos salives se mélangent , son sexe entre et sort doucement du mien , ses grandes mains rugueuses d'archer palpent mes seins fermement. Le plaisir monte de mon ventre en feu ,je sens les doigts de Babette jouer avec mon didi qui se redresse le plus qu'il peut. Je ne dois pas bouger ni gémir. Seul un halètement sourd me trahit. Mon seigneur mord mes lèvres pour stopper cette manifestation. Ses yeux dans les miens il se soulève et me sourit. Ses dents si blanches brillent de salive. "Vas-y crie ton plaisir petite louve sauvage. Je t'y autorise! " murmure-t-il tendrement près de mon oreille. Et telle la louve dans la forêt montée par le mâle dominant de la meute, un hurlement jaillit du plus profond de ma gorge. " Oui jouis belle louve sauvage, demain nous irons en forêt. .." Un torrent de lave parcourt mon corps, je ne sais plus qui je suis. Mon cri s'arrête un instant et reprend plus fort encore. Mon Maître bouge à l'entrée de mon sexe puis il senfonce et se heurte au fond de ma grotte. Après de puissants va-et-vient qui me font glisser vers le haut du lit. je sens jaillir ce liquide doux et chaud de mon corps au même instant où mon aimé lâche son foutre. Il s'écrase sur moi dans le spasme de cette petite mort si appréciée mais ses bras tendus l'empêchent de m'écraser. Il souffle dans mon cou et laisse échapper : " Merci ma jolie petite louve sauvage de partager mon plaisir. Tu seras récompensée. "Puis il se relève, fourre son sexe ramolli dans la bouche de son esclave. Le moment parfait est terminé : " Toilette esclave!" Celle-ci s'empresse d'obéir et le maître satisfait s'éloigne pour rejoindre ses hommes. Il reviendra dans la nuit. ..ou pas. Il n'a pas usé de ma croupe pourtant il sait que j'aime ça et qu'elle est prête pour son plaisir. Cela me laisse bon espoir qu'il me rejoigne dans la nuit. J'aime être réveillée par ses doigts qui me fouillent et m'écartent pour préparer le chemin à son sexe dressé. Le plaisir me saisit très vite et il s'en aperçoit. Ce soir il visitera sûrement l'arrière et me comblera.
Au milieu de la nuit le léger grincement de la porte me réveille mais je ne dois pas le montrer. Mon Maître soulève la couverture en laine si douce qui me couvre. Ses mains me mettent dans la position qu'il préfère, sur le ventre,les fesses redressées. Je me laisse faire comme poupée de chiffon. Il me pénètre d'un coup lent et je sens des doigts pincer mon didi. Je gémis, plaisir et douleur mélangés en écartant encore plus les cuisses. Ses bras vigoureux me retiennent et nous jouissons rapidement ensemble. Il se laisse tomber sur le côté, sa main caresse mes seins. Épuisée, comblée, je me rendors.
Le soleil qui brille à travers les fenêtres fermées vient réchauffer le corps nu de Dame Blanche. Elle s'étire et tape de joie dans ses mains. Des sécrétions coulent de son sexe ouvert par sa position. Babette s'empresse de venir toiletter sa maîtresse.
Nous sommes dimanche. C'est le jour convenu lors des fiançailles où Dame Blanche enlève son collier de servitude que Babette lui met tous les lundis. C'est le jour où Babette lui obéit. C'est le jour où son mari la traite en duchesse. C'est le jour qu'elle trouve parfois long car ce rôle lui pèse. Elle préfère être chienne. C'est inscrit dans le fond de son âme depuis sa plus tendre enfance. Elle s'arrange même parfois pour contrarier son époux afin que la trêve soit rompue et qu'elle retrouve sa place préférée, à quatre pattes à ses pieds, loin des regards.
Son corps quasi parfait habillé d'une robe sobre de laine bordeaux, elle descend royalement le grand escalier pour aller se sustanter dans la salle à manger. La cour du Duc l'admire pour son esprit. Les dames lui demandent parfois de régler certains petits litiges qui leur empoisonnent la vie. Malgré son jeune âge, Dame Blanche analyse très vite la situation. Elle ressent fortement les jeux de pouvoir qui règlent la vie de toutes ces personnes à qui l'hérédité, la chance,ou les qualités personnelles avérées ont donné fortune et pouvoir. Avec son intuition elle saisit les non-dits et les allusions. Elle perçoit dans les attitudes beaucoup d'informations qui contredisent les mots entendus.
Alors tous les dimanches elle se prête à la comédie que joue la société. Mais cela l'épuise, toute son énergie est aspirée par trop de personnes cotoyées dans un espace restreint et un si court laps de temps. Au bout d'un moment elle aspire à retrouver sa solitude et les bras énergiques de son maître qui savent si bien lui redonner de la force. Mais c'est important pour lui, et elle joue son rôle à la perfection. Si cela n'était pas aussi fatigant elle prolongerait cette activité. D'autant plus qu'elle sait si bien dénouer des situations et des relations toxiques et complexes. Son mari perçoit la fatigue qu'elle ressent et qui ternit son regard si bleu. Alors pour le repas qui suit la messe de onze heure il l'emmène se ressourcer dans une auberge en forêt où ils passeront ensemble l'après-midi. Le tavernier est un véritable ami du couple. Il connaît et sait garder le secret de son seigneur. Son auberge est réservée tous les dimanches pour le Duc et un petit groupe d'invités triés parmi le premier cercle de la cour. Dame Blanche y retrouve celui qu'elle a longtemps tenu pour son père.
Pour aller à la chapelle du château en partant des appartements privés, on doit traverser un petit salon. Seuls le Duc et son épouse passent par là. L'aménagement est particulier et ressemble plus à celui d'une salle de torture qu'à celui d'un boudoir pour nobles dames. Babette seule s'occupe de son entretien. Le Duc apprécie le côté provocateur de la situation de ce donjon dans le château. Cette pièce dédiée à son plaisir que certains qualifiraient de pervers est située derrière la porte de la loge privée de la chapelle. Il aime franchir cette lourde porte de chêne ornée des armoiries de ses ancêtres qui sépare matériellement les deux aspects de sa vie, comme si elle représentait dans le mode matériel la frontière de son monde onirique. Une fois cette porte franchie de la maison de Dieu vers le château, il quitte mentalement son vêtement de noble français pour dévoiler cette personnalité un peu sombre d'homme dominateur qui prend son plaisir à humilier sa femelle réduite à son animalité. Il lui fait révéler son potentiel de soumission volontaire qui la conduit dans un état second qui comble son corps et son âme. Il avait demandé sa main après leur première rencontre au cours de la grande messe de Pâques à Etampes. Son regard perdu au milieu de la foule, collée à son beau-père et à sa servante lui avait révélé ce potentiel. Obtenir sa main fut un jeu d'enfant. La promesse de rejoindre son premier cercle avait suffi à séduire le petit noble désargenté. Quelques explications sur le prédressage et une invitation à l'auberge avait éclairé le petit comte et sa Dame Gertrude sur l'éducation qu'il souhaitait pour sa fiancée. Il était satisfait du résultat obtenu.La jeune Dame Blanche s'était révélée une soumise de premier choix. Son esprit différent l'aidait aussi beaucoup dans de nombreux domaines. Il avait vite compris que ces moments de soumission nourrissaient son âme d'un très grand plaisir cérébral et qu'il partageait avec elle des moments parfaits de communion physique et intellectuelle. Il lui confiait de nombreux détails de sa vie de Duc, responsable de nombreuses âmes et terres. Sa façon rafraîchissante de voir les choses le comblait. Aussi mesurait-il la force de ses coups et la durée des sévices qu'il lui infligeait. Il avait appris à lire son corps pour diriger et maitriser son plaisir. Son sourire radieux et ses yeux bleus si brillants dans la jouissance, parfois dans la souffrance, lui montraient qu'il ne se trompait pas. Elle rayonnait telle la sainte vierge Marie des vitraux quand le soleil couchant la traversait .
Ainsi ce dimanche matin avait été usant pour son épouse. Il avait vu sa tête se redresser plusieurs fois, et sa bouche se pincer de fatigue. Il était conscient de lui en demander beaucoup. Il ne devait pas oublier qu'elle n'avait pas encore vingt ans. Ils iraient à l'auberge de la forêt très vite après la messe pour y manger le repas spécialement préparé pour eux par son ami Martin. Mais il fallait suivre la messe d'abord.
La matinée a été éprouvante pour Dame Blanche. Elle est épuisée de ces jeux de pouvoir qu'elle doit réguler. Elle cherche le regard de son époux qui lui sourit. Il s'approche, pose sa grande main sur sa taille, et murmure à son oreille :"Nous irons en forêt si tu es d'accord pour rompre la trêve " Il sent son corps se redresser, il aperçoit du coin de l'oeil son sourire radieux revitaliser son visage et chasser la fatigue. Elle se tourne vers lui rayonnante et donne son accord dans un murmure :"Qu'il en soit ainsi doux seigneur. Votre servante vous remercie de cette belle proposition. " Il a gagné, elle a accepté. Elle a gagné, il lui a proposé de remettre son collier. Et tendrement enlacés, le Duc annonce que la messe va commencer. La noble compagnie se dirige vers les grandes portes qui donnent sur la cour d'honneur du Château pendant que le duc entraîne sa douce vers le petit salon. Il prend sa main et la guide. Ils traversent le grand hall d'entrée puis la bibliothèque. Le duc est instruit. Il aime les livres et permet à Dame Blanche de se réfugier dans cette grande pièce quand elle a besoin de solitude. Puis ils franchissent la porte du petit salon. Dame Blanche sourit aux souvenirs de sa première séance dans cette pièce. Le duc sourit de la voir ainsi. Il caresse la badine et le fouet accrochés à portée de main dès la porte franchie. Il fait cliqueter les chaînes négligemment suspendues au plafond. Il entraîne sa soumise vers le piloris et ouvre celui-ci d'un air gourmand. Dame Blanche le caresse, un petit bout de langue rose pointe entre ses lèvres closes. Mais non, une autre fois, aujourd'hui nous allons en forêt. À cette idée elle ressent un plaisir anticipé, sa grotte commence à mouiller, son clitoris se redresse, ses lèvres inférieures semblent vouloir s'ouvrir, la point de ses seins défient la gravité, ses yeux brillants croisent ceux de son maître et tout son corps se tend vers lui dans un soupir. Il la serre dans ses bras musclés, sa main appuie la tête de Dame Blanche sur son torse viril et caresse ses cheveux. Il sent ce petit corps si féminin frémir et se détendre , au contraire de son sexe qui se tend à ce contact. Sa main monte et descend le long de ce doux corps confiant qui se laisse aller. Il entend un petit gémissement de plaisir et sourit. D'une légère tape sur les fesses de sa dame le seigneur obtient le silence complet. Elle n'ose plus bouger. Mais elle ne maitrise pas les mouvements involontaires que le plaisir provoque. Et telle une chatte heureuse on dirait qu'elle va ronronner. Cet instant parfait est interrompu par les cloches de la chapelle. Le seigneur éloigne sa dame de lui en murmurant :" Plus tard, plus tard je vous le promets. "Je souris de cette promesse qui sera tenue. Je connais mon seigneur.
La messe est enfin terminée. Je me suis levée et assise quand il le fallait. J'ai chanté les psaumes en latin sans comprendre un seul mot. Je dois penser à demander au duc l'autorisation d'apprendre le latin avec ce jeune moine chargé des enluminures des livres anciens et sacrés. Je suis certaine que cela me permettra de lire tous ces si beaux livres de la bibliothèque du château. Ah! voici le moment de la communion. Comment mon époux peut-il ne pas rougir en acceptant l'ostie des mains du prêtre? Je ne suis pas sûre que son âme sera sauvée vu ce qu'il me fait subir. Non je ne dois pas penser cela . J'aime cette soumission que je vis avec ce si bel homme puissant et noble. Cet amour qu'il me porte est sincère et me donne grande satisfaction. Je peux vivre en réel tous ces rêves sulfureux que les coups de badine de Dame Gertrude m'ont appris à aimer. Mon cerveau s'arrête enfin et je retourne à cet état primitif, animal même durant lequel mon corps toujours affamé de sensations exulte de jouissance. Il croit m'humilier en me traitant comme une chienne mais c'est un état de béatitude totale auquel j'aspire en permanence.
Nous allons sortir dignement. Je ne dois pas oublier de saluer les amis de mon maître et ces péronnelles qui les accompagnent. Non ce n'est pas bien de penser ainsi. Heureusement que mes pensées ne se voient pas, sinon je serais très fort punie, même si certaines ne verraient pas un cheval dans un troupeau de vaches. On ne le leur demande pas d'ailleurs.
Un sourire étire la bouche de Dame Blanche à la sortie de la chapelle. Sa main dans celle de son seigneur et maître elle se dirige vers la calèche ducale tirée par quatre beaux chevaux à la robe brune. Un vallet maintient la porte ouvert, Dame Blanche monte dignement, et Babette se faufile à ses pieds. Monsieur le duc lui sourit et monte sur son alezan qu'un de ses compagnons lui présente avec déférence.
La calèche démarre lentement puis accélère un peu une fois les grilles du parc franchies. Babette s'est glissée sous les jupons de la duchesse. Ses doigts fébriles dénouent les lacets qui maintiennent les deux jupons à la robe. D'une main agile elle dévêt Dame Blanche. Celle-ci se retrouve en calicot blanc à dentelle et ses cheveux dénoués remplacent joliment le grand châle rouge qui a glissé sur la banquette. Un frisson de froid la parcourt. Ou est-ce de l'anticipation de ce qui va se passer après le déjeuner? Babette ramasse le châle et le replace sur les épaules dénudées de sa maîtresse. Puis elle reprend sa position à quatre pattes, la tête sur les petits pieds de Dame Blanche, ses genoux vite rougis par le sol rugueux de la calèche. Celle-ci s'arrête brusquement. Les deux femmes surprises se regardent. Le duc ouvre la portière et pose un collier de cuir et une laisse métallique sur la banquette. " Babette tu as oublié ceci! Attends toi à une punition! Et prépare bien ma chienne! " dit-il en souriant d'un air mi-cruel mi-tendre à Dame Blanche. Celle-ci baisse les yeux devant son seigneur mais un petit sourire relève les coins de sa bouche parfaite et ses lèvres qui savent s'écarter suffisamment pour que le membre de son maître entre jusqu'au fond de sa gorge quand elle se tient à genoux devant lui s'étirent. Elle craint de s'étouffer à chaque fois. Mais monsieur le duc maitrise parfaitement la situation comme toujours et le plaisir, tant donné que reçu, est très intense pour le couple. Les yeux dans les yeux, elle à ses pieds et lui si droit, sa domination avérée procure frissons et jouissance à son esclave consentante. S'il tire sur sa tignasse décoiffée en appuyant sur le front tendu vers lui, la jeune duchesse Blanche ne sait plus où elle est tant le plaisir ressenti est intense, ses gémissements étouffés et ses yeux brillant de larmes contenues montrent au duc sa force et sa puissance et celui-ci apprécie ce grand pouvoir à lui accordé.
Babette ramasse le collier et s'empresse de le disposer sur le long cou gracile de sa maîtresse qui soulève un peu sa chevelure pour lui faciliter la tâche.
Babette se glisse sous le jupon blanc de fine toile brodée et écarte brutalement les cuisses de Blanche qui pousse un petit cri de surprise. "Allons Madame, vous avez le collier! Je sais ce que je dois faire. "Babette relève le jupon et expose ainsi le bas-ventre de Blanche à l'air. Les cuisses fortement écartées ouvrent la chatte de Blanche. Son clitoris se dresse et ses lèvres tremblent un peu au rythme des cahots du chemin empierré qui traverse la forêt et conduit à l'auberge de Martin. Babette crache sur ce sexe offert et laisse couler de sa bouche un long filet de salive tiède. Puis elle lèche doucement et mordille presqu'avec tendresse cette chair si tendre. Elle tire sur son propre jupon de coton épais et en fourre un morceau dans la bouche de Blanche. Celle-ci le mouille de sa salive abondante car elle connaît l'usage de ce bout de tissu. Il va servir à nettoyer son petit trou arrière et être forcé dedans pour que le maître daigne l'honorer. L'opération est renouvelée encore deux fois avant que le doigt enfoncé ne ressorte propre. Puis Babette monte sur la banquette et, à quatre pattes sur les genoux de Blanche , présente ses fesses. Elle sait qu'elle doit être punie et compte sur l'indulgence de la duchesse qui est moins sévère que son époux. La duchesse fesse sa croupe de plus en plus fort afin que sa rougeur prouve la réalité de la punition. Les doigts de l'esclave glissent sous le jupon et s'introduisent en douceur dans la chatte trempée de la soumise. C'est ainsi que le duc les trouve lorsque la calèche stoppe devant l'auberge. Son visage sévère et digne ne trahit aucun sentiment mais ses yeux brillent et les rides au coin des paupières s'étirent un peu, signe révélateur de sa satisfaction que peu de personnes savent décoder. Dame Blanche a les yeux baissés mais elle a surpris ce petit signal et un sourire heureux trahit son bonheur d'avoir déjà donné satisfaction à son seigneur.
Elle repousse Babette et présente la laisse au Duc. D'un mouvement souple elle descend de la calèche et se positionne la tête sur les bottes de son maître, les jambes et les bras repliés, blottie le plus possible au sol, seule sa brassiere fine l'habille. Le duc satisfait tire le bras de son esclave et la jette au sol sans trop de rudesse. Le jupon retroussé, la croupe est offerte. Il claque des doigts et le vallet approche. "Tu peux t'amuser avec elle mais n'oublie pas qu'elle m'appartient. Et nourris la convenablement. " Le domestique saisit la tresse de Babette et la tire jusqu'à l'écurie.
Blanche sent la botte seigneuriale appuyer sur son dos. Elle retient un gémissement de plaisir à se sentir ainsi traitée. Son dos se cambre et se baisse, ses cuisses s'écartent encore et son sexe humide s'offre à la vue de tous. Les amis du duc le complimentent de son obéissance mais personne ne se permet le moindre geste familier. D'une simple traction il dirige sa chienne consentante vers la porte de l'auberge. Les pavés de la cour sont douloureux aussi avance-t-il avec lenteur et noblesse pour qu'elle n'écorche pas sa peau si tendre. La porte franchie, le duc va s'asseoir à la table dressée et déjà servie. Il confie la laisse à Martin l'aubergiste qui a préparé une jolie gamelle en aulne, bois noble et de robe claire seul digne d'être léché par la petite duchesse. Il ne comprend pas très bien le comportement animal de celle-ci, mais il sait reconnaitre le rayonnement de bonheur qui émane de son visage lorsqu'elle admire son époux. Il la voit savourer avec volupté le moindre petit morceau d'aliments qu'elle a saisi avec ses dents dans la belle écuelle qu'il lui réserve tous les dimanches. Son attitude de chienne obéissante le choquait au début : "Une si jolie petite demoiselle ainsi réduite à ce rôle, devant Marie mère de notre seigneur, comment cela est-il possible? " mais il a senti le consentement réel, l'adhésion totale de la jeune femme et cela lui suffit. Le duc est juste, loyal envers ses administrés, il sait les récompenser de leur fidélité et Martin est heureux d'être celui qui abrite ses amusements dominicaux.
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Un week-end tout en douceur
En ce samedi matin pluvieux, il est temps de jouer un peu avec ma soumise, me souvenant du retard que j’ai pris sur quelques punitions. Comme une bonne soumise, elle monte se préparer. Elle doit être parfaite. Obéissante, mon petit fourreau à bite porte son collier auquel j’accrocherai sa laisse. Un corset en cuir couvre son ventre et son dos mais ne cache aucunement ses seins. Ses bracelets de contraintes sont déjà sur ses chevilles et ses poignets. Je lui demande poliment et fermement de se mettre en position d’inspection. Debout, les jambes tendues mais écartées, les mains derrière la tête. Je tourne autour d’elle, elle m’est complètement offerte. Mes mains la caressent de temps en temps. Je pince légèrement le bout de ses seins. Elle garde bien ses mains derrière la tête, le regard parfois inquiet, parfois trahissant son désir d’obéissance et son excitation. J’obstrue sa vue d’un masque rouge. « Allez, mets-toi en position offerte » sur un ton ferme et autoritaire. Elle s’agenouille sur le sol et ses bras se tendent loin devant elle, le front posé sur le sol. Je prends le temps de la regarder, l’attente est aussi un doux châtiment. Je lui demande d’écarter un peu plus les cuisses pour que je puisse voir sa vulve et son cul… ou plutôt ma vulve et mon cul, devrais-je dire ! Le temps s’écoule pendant que je sors lentement des accessoires de la valise dédiée. Elle entend les bruits, les craquements, le son des douceurs et des douleurs que je sors lentement avant de les poser sur la table. Elle ne bouge pas d’un pouce, concentrée sur sa condition de femme offerte.
Je saisis ma cravache que je laisse traîner sur son dos, quelques coups partent en direction de ses fesses mais tout en douceur. Je chauffe un peu ses fesses en martelant doucement ce cul pour la préparer à recevoir sa punition. Je sens son excitation augmenter. Ma petite putain est prête ! j’intervertis ma cravache par un martinet avec lequel je fouette un peu ses fesses. Puis mon bras prend un peu plus d’élan et j’entends le son des lanières de cuir heurter ce cul. Elle a oublié de compter, ce sera donc un coup pour rien. Mon excitation perverse monte dans ma verge tandis que je l’entends compter chaque punition, m’en remerciant par un « merci Maître » à chacun des coups. Tandis que la douleur monte un peu plus à chaque fois, le ton de sa voix change, monte d’un cran et le « merci » se raccourcit en se perdant dans la douleur. Son cul est marqué de ce rouge qui est l’apanage des femmes bien éduquées.
Je m’assois sur le canapé. Elle est encore dans la même position, mes pieds entourent sa tête toujours posée sur le sol. Je la rassure en lui murmurant qu’elle a été une bonne petite chienne. Mes mains caressent également ses cheveux coiffés d’un chignon. Je vois et admire sa nuque que je trouve réellement magnifique. Le tintement du métal contre métal résonne à ses oreilles quand je lui fixe sa laisse. Je la caresse encore tel que je le ferai avec un chien.
Je prends le temps de penser un peu, m’apercevant qu’en très peu de séances et à mon grand étonnement, elle apprécie ou supporte de mieux en mieux la douleur. Le mot magique convenu entre nous pour arrêter l’action en cours, ne sort plus du tout de sa bouche.
Sous mes ordres, elle tient la position qu’on appelle « Tenir » et qui s’avère éreintante pour les cuisses. Cette position est certainement l’une de mes favorites. Accroupie, sur la pointe des pieds, bras derrière la tête, je claque des doigts. Elle s’exécute comprenant que ce son lui intime l’ordre d’ouvrir la bouche et de tirer la langue. Je me lève, elle entend le zip de ma braguette descendre. Je sors ma queue, la place dans sa bouche béante, tout en plaçant mes mains derrière sa nuque. Je commence doucement à pénétrer sa bouche, lui intimant l’ordre de lécher mon gland. Puis je l’enfonce entièrement jusqu’à entendre ce râle qui indique que je suis au fond de sa gorge. Je ressors pour mieux recommencer. Elle a gardé précieusement la position.
Lorsque je lui demande de se relever, je lis des tremblements musculaires involontaires sur ses cuisses. La position est rude quand elle est tenue un long moment.
Elle est debout, face à moi, les jambes écartées et les bras derrière la nuque. Je tire sur ses lèvres, les écarte, elle suinte de bonheur. Mes doigts pincent ses tétons, les tirant vers moi, puis de haut en bas. Je fixe sur ses tendres excroissances mammaires, ces tasses qui en tournant une vis, les aspirent et les font grossir, jusqu’à entendre de légers cris de douleurs sortir de la bouche de mon élève. Je me saisis de 2 pinces reliées par 2 élastiques à un seau, j’accroche ces pinces à ses lèvres que je vois se tendre vers le sol. Je pose dans le seau quelques éléments avant de le faire se balancer d’avant en arrière. Elle pince ses lèvres entre ses dents. Ses tétons sont tendus et la douleur a disparu et il est temps de les aspirer de nouveau, tant et si bien que je les vois toucher la paroi transparente de ces objets de torture.
Sublime, j’en fais le tour et ma main claque ses fesses rouges à plusieurs reprises faisant se balancer le seau, accentuant l’étirement sur ses lèvres. Je tourne toujours et mes doigts s’introduisent à mon bon vouloir dans le vagin, le cul et la bouche de ma petite chienne qui se régale de les laver. Ma petite soumise adore les odeurs, elle est très sensible aux phéromones.
J’inverse finalement les pinces que je vais clipser sur ses tétons qui ont triplé de volume. Ils sont devenus hypersensibles. Le seau pend maintenant et caresse son ventre. Je lui donne l’ordre de se remettre en position « Offerte » qu’elle prend immédiatement mais sans trop d’empressement. Le seau touche le sol et je lui demande de se poser sur ses mains pour qu’il puisse se balancer librement et voir ses seins attirés par la gravité. Je n’oublie pas de lui parler et chaque parole irrespectueuse lui procure un plaisir immense. Je finis souvent par une question à laquelle elle n’oublie jamais de répondre et de finir pas un « oui Maître » de respect qui m’indique que sa volonté est respectée.
Je tapote fermement sa chatte pour faire monter le sang avant de sortir de l’huile de pépin de raisin que j’ai pris soin de faire chauffer. La bouteille prend de la hauteur avant de laisser couler ce liquide chaud presque brûlant entre ses fesses ce qui lui extirpe quelques cris. Mes mains glissent sur son cul et sa chatte, j’adore la sensation que l’huile procure à mes caresses. Ma petite chienne est d’ouverture facile, ses orifices se dilatent rapidement, en quelques instants, ma main pénètre complètement son vagin. Une fois à l’intérieur, mon poing se ferme et je tourne lentement ou énergiquement en fonction de ses râles de bonheur. A chaque mouvement, je la sens apprécier cette main qui lui caresse les organes internes.Ma main ressort, blanchie. Elle se tait. Elle attend. Je prends la cravache pour finir mes punitions. Elle frappe de plus en plus rapidement et fortement sa croupe. Le dernier « merci Maître » sort en même temps que le son de douleur ce qui donne de charmantes vibrations à sa voix.
Je me place derrière elle, place mon sexe à l’entrée de son anus. Je m’y enfonce aisément, prenant plaisir à défoncer ce joli cul pour l’instant un peu étroit. Je ressors et la félicite pour son cul toujours bien propre.
Je m’assois tranquillement sur le canapé caressant sa vulve avec mon pied, le rentrant dans son vagin. Elle ne bouge pas et me laisse exécuter mes fantaisies. Quel pied de posséder ma belle petite putain ! je prends le temps de quelques caresses sur son dos et ses fesses pour la remercier d’être bien obéissante. Puis ma main comme souvent se dirige vers son cul que je dilate petit à petit. Un doigt, puis deux, trois et enfin quatre enfoncés jusqu’à la garde que représente le creux de mon pouce. De plaisir, elle gémit, jure, apprécie de sentir ma main s’enfoncer en va-et-vient rapides. Elle jouit parfois ainsi mais ce n’est pas encore le moment que j’ai choisi.
La position d’exposition est prise sous mon ordre. Genoux au sol, mains derrière la tête, l’allure fière, je lui demande de se caresser d’une main tandis que l’autre gardera la position. J’enlève son masque qui la rendait aveugle aux supplices. Je lui murmure que je vais bientôt la recouvrir de mon urine et je pars chercher quelques serviettes pour ne pas souiller le tapis. Quand je reviens, elle se caresse toujours, se donnant du plaisir tout en sachant qu’elle n’a pas le droit de jouir sans ma permission. Je place mon sexe au niveau de sa gorge et lui demande si elle veut recevoir mon urine. Elle me répond du fameux « oui Maître ». Son regard part en tous sens, cela va complétement à l’encontre de son éducation, de la morale mais je lis dans ses yeux qu’elle en a envie. Son regard est à la fois inquiet et suppliant. Mon jet commence à sortir de ma queue, lui chauffant le torse et le colorant d’un ton jaune. Elle bouge légèrement pour sentir le liquide couler sur ses seins, avant d’atteindre sa main caressante et enfin le sentir passer sur sa chatte, son sexe. Je m’arrête un instant pour lui demander de nettoyer ma queue avec sa langue. Je sens que c’est plus difficile pour elle mais elle me lèche le gland. Je reprends mon jet d’urine sur son corps offert. Elle se laisse aller à apprécier la chaleur et je lui laisse sans lui dire la liberté de choisir l’endroit où s’écoulera mon urine. Je la regarde, bougeant comme si elle prenait une douche, choisissant le chemin à emprunter.
Elle est sous excitation depuis plus de 2 heures et je décide de lui donner l’autorisation de se libérer par sa propre masturbation. Elle me dit « c’est vrai Maître ? j’ai le droit de jouir ? ». Je lui réponds affirmativement. Je me place derrière elle, assis. Elle se caresse dans la même position, le corps souillé, de plus en plus vite. Mes pieds se perdent sur ses reins, l’arrière de ses cuisses et je lui murmure qu’elle est une belle chienne, qu’elle est prête à être bien obéissante et que bientôt je l’emmènerai pour l’offrir à d ’autres hommes, peut-être confier la laisse qui lui passe entre les fesses, à un autre dominateur. Enfin sa libération arrive, elle crie, elle jouit longuement. La délivrance est belle comme un déchirement, les sons qui sortent sont puissants et je suis de mon regard, les tressautements musculaires de son bassin. Elle est belle ainsi, belle comme une fleur de printemps qui vient d’éclore.
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"Elle ne vit jamais les hommes qui entraient, parce qu'un valet entrait chaque fois avant eux
pour lui bander les yeux, et détachaient le bandeau seulement quand ils étaient partis. Elle
perdit aussi leur compte, et ses douces mains ni ses lèvres caressant à l'aveugle ne surent
jamais reconnaître qui elles touchaient. Parfois ils étaient plusieurs, et le plus souvent seuls,
mais chaque fois, avant qu'on s'approchât d'elle, elle était mise à genoux et fouettée."
Histoire d'O
Douleur et plaisir sont des sensations. Elles s'incarnent et permettent très tôt dans l'enfance de donner un espace
au corps. Celui-ci se construit comme espace sensible traversé de perceptions tantôt déplaisantes, tantôt plaisantes.
Le corps est initialement délimité par ces expériences. Le plaisir est tiré de la satisfaction des besoins tandis que le
déplaisir provient de leur frustration. Au départ, le plaisir est lié à la survie tandis que le déplaisir indique une situation
de danger vital. Il précède une possible disparition du sujet. Il se rattache donc à la mort. Plaisir et déplaisir sont donc
respectivement articulés autour des notions de pulsions de vie et pulsions de mort. L'analyste décrit ainsi cette dualité.
On considère habituellement le masochisme comme étant le fait de trouver du plaisir dans la souffrance, qu'elle soit
physique ou morale. Ce n'est pas exactement cela, car le plaisir provient aussi des conséquences de la douleur, après
la douleur ressentie. Le masochiste, lorsque son corps ou son âme est agressé, il souffre, il a mal, ce qui à l'instar
de chacun génère une excitation psychique. De cette excitation, il trouvera dans certaines conditions sa jouissance.
Le terme masochisme fut élaboré par le psychiatre austro-hongrois Richard Freiherr von Krafft-Ebing (1840 - 1902)
à partir du nom de Leopold Ritter von Sacher-Masoch (1836 - 1895) qui décrivit ses fantasmes désormais masochistes
dans un roman intitulé "La Vénus à la fourrure". D'ailleurs, Sacher-Masoch ne fut pas très heureux de cet honneur que
lui fit Krafft-Ebing de désigner à partir de son nom ce que l'on considèrerait dorénavant comme une perversion sexuelle.
Ne percevons-nous pas derrière l'appellation masochiste un jugement de valeur, une connotation morale qui, comme
l'homosexualité, se voit qualifiée de perversion, alors qu'il s'agit de trouver son plaisir différemment du commun. La
question est par conséquent de savoir s'il y a du mal à se faire du bien en se faisant mal ? Cela étant, comme dans le
roman de Sacher-Masoch, cette question n'a d'intérêt que dans le cadre d'un masochisme sexuel assumé, ce qui est
bien loin d'être toujours le cas, tant sur le versant sexuel qu'assumé, notamment pour ce qui est du masochisme moral.
Le sadisme, terme développé à partir du nom du Marquis de Sade consiste, pour une personne, à infliger des souffrances
à l’objet de son désir en vue d’accéder au plaisir. Le masochisme à l’inverse, consiste à recevoir, et à avoir besoin, de cette
souffrance pour atteindre ce même plaisir. Les partenaires vont donc établir une relation de dominant/dominé, où la mise en
œuvre de violences verbales, de sévices corporels va leur procurer une satisfaction intense pour le plaisir intense des deux.
Mais dans cette pratique longtemps considérée comme déviante et répréhensible, il faut faire une distinction entre violence
et agressivité. La violence est une pression que l’on exerce sur l’autre, une contrainte. Elle blesse et détruit. La violence
n’entraîne pas d’excitation, parce qu’elle nie l’existence de l’autre, elle ne lui accorde pas de liberté. Mais les personnes
adeptes de pratiques sadomasochistes encadrent, balisent, contrôlent leur violence qui, finalement, se résume à une
agressivité consentie. De nos jours, le sadomasochisme, longtemps condamné par la société, est beaucoup mieux toléré.
La médecine porte toujours au contraire un regard plutôt méfiant sur ce type de comportement, estimant que le sadisme
relève d’une pathologie psychiatrique sévère; toutefois, le risque de rencontrer un réel sadique est rare, car les règles du
jeu doivent être au départ définies par les partenaires. Il s’agit plus d’un comportement dominateur temporaire consenti,
que d’un réel penchant pervers qui n’aurait pas de limites. Des limites doivent être fixées pour éviter les dérapages.
Certaines pratiques sont dangereuses, car qui dit violence, dit blessures. Les partenaires auront donc établi un code
(safeword) qui, lorsque utilisé par la personne qui se soumet, commande l’arrêt immédiat, sans discussion de l’action en
cours. La sécurité est ici une condition non négociable, de la même manière qu’il faut bien mesurer l’impact de ces
pratiques sur l’équilibre psychologique de chacun, en particulier sur celui de la dominée ou de la soumise.
Dans les pays européens, le sadomasochisme n’est pas interdit par la loi tant qu’il se pratique entre deux adultes
consentants. Et c’est là que se situe la limite. Même si le sadomasochisme repose sur une relation dominant/dominé,
les sévices ne peuvent être infligés à l’autre sans son consentement. Sinon il s’agirait d’une agression caractérisée,
et la victime serait ainsi en droit de porter plainte pour atteinte à son intégrité physique et/ou agression sexuelle.
Les violences et humiliations que les partenaires s’autorisent ne sont pas indissociables du lien affectif qui les unit.
Au contraire. Les rituels sadomasochistes reposent d'abord sur la confiance mutuelle de chacun envers l’autre, c’est
pourquoi le sadomasochisme se pratique le plus souvent dans le cadre d’une relation de couple stable. S’adonner au
sadomasochisme se décide à deux, et comme tout comportement sexuel, il n’est pas indépendant des sentiments qui
existent entre les deux personnes. La dimension affective ou amoureuse est essentielle. Se retrouver sans préparation
dans l’une ou l’autre des situations peut conduire à un échec voire au pire à un traumatisme; le dialogue est nécessaire.
Le plaisir lorsqu'il survient recouvre la sensation désagréable précédente; c'est l'expérience d'une tension déplaisante qui
indique quel est le besoin à satisfaire (la faim, la soif,..). Leur résolution procure du plaisir. L'expérience désagréable est
donc nécessaire à l'avènement du plaisir. Il est donc possible d'érotiser la douleur en prévision du plaisir qui viendra lors
de son apaisement. De plus, le sentiment d'indignité dans le masochisme rend possible l'émergence d'un partenaire qui
viendra le contredire. Le masochiste appelle donc un objet qui, en l'avalisant dans cette position, lui permet de prendre du
plaisir; c'est le masochiste qui crée le sadique; en attirant sur lui ses foudres, le masochiste est en situation d'être porté
et secouru; ce secours peut prendre la forme d'une punition. L'autre, même s'il punit, répond à une tension à contrôler.
Lors des actions SM, nous percevons un passage à l'acte sexuel des tendances psychiques. La sexualité confronte à des
représentations du corps qui touchent aux couples propre/sale, bien/mal; certaines parties du corps sont ainsi honteuses et
attirantes (sexe, anus, …); toutes pratiques sexuelles oscillent alors entre attirance et dégoût, douleur et plaisir. Dans le SM,
cette alternance devient l'objet visé par la pulsion. La mise en œuvre sexuelle du masochisme réalise le fonctionnement
psychique inconscient. Cette tendance est universelle. Posséder la douleur, c'est s'autoriser à la transformer, à la renverser
en jouissance. Me concernant, de nature profondément masochiste, la douleur me grise et me plonge dans un état second.
Le sadisme a une connotation négative dans nos sociétés. Il réfère à un acte délictueux, là où le masochisme correspond
à une position de victime; hors des situations pénalement condamnables, le couple sadomasochiste est pourtant solidaire.
Le sadique est convoqué par le masochiste qui détient le pouvoir. Il est maître de l'acte; c'est lui ou elle qui fixe le début et
la fin des hostilités; le sadique n'est alors qu'un outil du masochiste. Il se plie au besoin de soumission et le rend possible.
Les rapports fondés sur le pouvoir voire la violence sont courants dans la vie quotidienne; nous les retrouvons dans de
nombreux systèmes hiérarchisés (entreprise, famille, …). Certains individus y sont dominés tandis que d'autres y sont
dominants. La position adoptée dépend de la structure névrotique des êtres. Celle-ci est toujours liée au pouvoir,
c'est-à-dire au rapport au phallus: le détenir, l'envier, le vouloir, le perdre, ou de la matrice pour une femme dominatrice.
Le SM n'est donc pas une perversion mais l'expression dans la vie sexuelle de mouvements inconscients ordinaires.
Dans une certaine mesure, en mettant en jeu les désirs les plus profonds, ces pratiques pimentant la sexualité, ne posent
généralement aucun souci puisqu'elles sont fondées sur un profond respect et une écoute soutenue de l'autre.
Le sadomasochisme actualise et réalise de façon positive une part des désirs inconscients informulés des partenaires.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Il a reçu un nouveau message de Maîtresse Julie. Il doit aller dans le parc du Château de Versailles et la retrouver près du loueur de barques vendredi à 16h. Il fait chaud en ce mois de mai qui débute. Maîtresse Julie a demandé s'il faisait le pont du premier. C'est le cas et elle lui a proposé de passer le week-end avec elle. Sa verge s'est tendue d'anticipation à la lecture du sms. Heureusement sa collègue n'a rien vu bien qu'un afflux de sang l'ait fait rougir de honte. Il a plongé sous son bureau pour dissimuler ce curieux changement de teint que rien dans son travail ne pouvait justifier. Il n'a pas de relations suffisamment intimes avec ses collègues pour parler de sa sexualité marginale. Il est un homme soumis à une magnifique jeune versaillaise du Chesnay qui représente pour lui le summum de l'élégance. Il se souvient de son regard et de ses mains si fines qui l'ont branlé à quatre pattes comme le chien qu'il devient à ses pieds. Il n'a pas oublié le goût de sa mouille quand elle a joui dans sa bouche. Son visage rougit encore de la crainte d'être surpris quand il a pénétré à genoux mains sur la tête dans ce luxueux appartement de l'avenue de Paris au Chesnay. Son aine est resté irritée par la dentelle de la culotte rouge qu'il portait sur son ordre.
Il va la rejoindre au parc du Château. Il porte de nouveau cette culotte en dentelle à laquelle sa peau est sensible. Sous son short de coton blanc elle se devine au soleil. Sa chemise rayée bien glissée dans la ceinture ne la cache pas entièrement. Il craint les regards moqueurs des nombreux touristes qu'il croisera. Comble du ridicule il porte des sandales avec des chaussettes. C'est par obéissance qu'il s'est ainsi attifé car cette tenue n'est guère seyante. Sa grande taille le fait souvent remarquer et ses yeux clairs sous ses cheveux bruns attirent l'attention des femmes en général, mais aujourd'hui c'est son ridicule qui jouera ce rôle d'aimant et en sortant de son meublé la honte lui fait déjà baisser la tête. Il va devoir prendre le bus 171 et remonter l'avenue de Paris jusqu'au terminus. Il est préférable qu'il ne marche pas trop car il a le sentiment que le week-end va être fatigant. Deux jeunes filles le regardent et rigolent derrière leurs mains. Une vieille dame aux cheveux bleutés pousse un soupir et tourne la tête. Il surprend le sourire en coin du grand black qui conduit le bus. Le trajet va sembler long! Et il devra encore traverser la place d'armes remplie de cars de tourisme, puis emprunter le passage où les visiteurs attendent pour acheter les billets. Une fois de l'autre coté il n'empruntera pas les majestueux escaliers qui conduisent au canal, mais se faufilera plutôt entre les haies et les statues. Avec un peu d'imagination il les entend aussi se moquer, elles qui ont vu tant d'élégants se promener dans ces lieux historiques.
Ça y est , j'aperçois enfin la cabane du loueur de barques. Quelques-unes naviguent au loin mais la plupart sont attachées au ponton. Je n'ai que rarement ramé. Pourvu que je réussisse à mener Maîtresse Julie où elle le souhaite. Si je la fais chavirer elle ne voudra plus de moi. Si je l'arrose elle sera fâchée. Si je...non stop. Tout va bien se passer. Je vais obéir promptement à ses ordres et être un bon soumis. J'aimerais tant revoir son si beau visage lorsqu'un sourire éclatant illumine son regard. Ou quand elle jouit. Oh je dois arrêter de penser. Lâche prise Baptiste! Lâche prise! Tu vas bander et ça va se voir.Ce nest vraiment pas le moment. Concentre toi et trouve la. Elle est sûrement arrivée.
Tiens,tiens cette silhouette déguingandée ressemble à mon soumis. J'ai bien choisi sa tenue. Un bon point pour lui, il a respecté les consignes. Je me demande s'il a conscience de son ridicule? Allons Julie, ne sois pas si méchante. C'est un provincial, d'accord, mais il n'est pas idiot pour autant. Et ces bécasses qui ont ricané en le croisant ne savent pas combien il réussit les cuni. Oh zut, je dois me calmer, je mouille déjà à l'imaginer au fond de la barque à me donner du plaisir. ..
Julie attend assise à siroter un café crème à la terrasse devant le ponton où les barques sont attachées. Le cliquetis des chaînes la rend songeuse. Aurait-elle dû mettre une culotte? Sa robe est longue, le petit vent de printemps qui remonte de la plaine ne risque pas de la trahir. Mais il ne faudrait pas qu'il devienne plus fort car l'ampleur de la jupe pourrait se soulever et dévoiler son impudeur aux touristes. Cette tenue est adaptée : elle pourra cacher son soumis dessous dans le parc. Y penser déclenche déjà son moulin à miel. Belle image qu'elle a retenue d'un poème érotique de cet ami photographe. Moulin à miel....
"Bon assez rêvé. Je vais me manifester et dans ma grande générosité offrir un diabolo menthe à ce grand dadais".
Maîtresse Julie fait un geste du bras et Baptiste l'aperçoit . Il avance vers elle et se tient debout derrière la chaise de bistrot. Sur la table verte assortie la crème du café lui fait de l'oeil . C'est sa boisson préférée. Osera-t-il commander la même boisson que Maîtresse Julie? Ne serait-ce pas lui manquer de respect? Le serveur approche. D'un geste négligeant Maîtresse Julie fait signe à son soumis de s'asseoir. "Ce sera un diabolo menthe pour le jeune homme s'il vous plaît et soyez gentil d'apporter l'addition " Le serveur sourit d'une manière obséquieuse . Ce n'est pas la première fois que cette élégante femme vient louer une barque avec un jeune homme. Et ce n'est jamais le même. Il l'a repérée car il a un sixième sens pour deviner les relations qui sortent de l'ordinaire. " Et je suis sûr que c'est encore un nouveau gigolo. Il est beau gosse celui-ci. Il faudrait que j'ose lui parler à cette versaillaise. Bon ,et un diabolo un!. J'espère qu'il aime ça. "
Une fois servi, les deux mains sur ses genoux, peut-il ou non commencer à boire? Un petit regard vers Maîtresse Julie impassible ne lui donne aucune information. Le mieux est sûrement de baisser les yeux et d'attendre. Elle ne le regarde pas et sa main fine saisit l'anse de la tasse. La mousse glisse vers le bord. Et juste avant de boire un ordre claque. " Bois ! Et ne traine pas! Il est déjà tard!" En rougissant il attrape son verre d'une main que l'anxiété fait trembler. "Contrôle! Ne renverse pas! " Le verre est vidé sans incident. Un soupir lui échappe. Un sourire étire les lèvres de Maîtresse Julie et elle tourne la tête vers lui. "La classe ta tenue le chien ,murmure-t-elle dans un souffle, il ne te manque que le collier. Cela va attendre. Mais tu dois imaginer qu'il encercle déjà ton cou. Compris? " En rougissant il acquiesce. "Oui Maîtresse Julie " et ces trois mots, que seule une autre personne en dehors du couple devine, scelle le début d'une longue séance de dressage. Baptiste baisse humblement la tête alors que Julie relève la sienne avec un sourire triomphant . Le serveur aux abois garde un visage professionnel impassible mais un éclair brille dans ses yeux. Il a bien compris la relation qui existe dans ce couple qui sort de l'ordinaire. Il n'oubliera pas ces deux visages.
Julie se lève et de son pas dansant approche l'employé préposé aux barques. Elle lui tend le jeton et regarde l'heure . "Bien il est seize heure quinze, allons-y. Aide moi. Donne ta main. " Elle enjambe le rebord de la barque et va s'assoir à l'avant, les jambes écartées pour garder l'équilibre. Baptiste pose ses fesses sur le banc et sous le regard ironique des deux employés commence à ramer. Il se débrouille plutôt bien et la barque s'éloigne sur l'eau calme du canal. Julie remonte un peu sa jupe, et de plus en plus. Elle montre ses jambes parfaites à son soumis en récompense de sa bonne tenue. La barque avance vite et est déjà au milieu . " nous allons tourner dans ce bras et tu nous rapprocheras du bord" . Malgré la douleur qui commence à irradier ses mains, il répond de ces mots si doux à sa langue" oui Maîtresse Julie,il en sera comme vous le désirez . " Elle ferme les yeux de plaisir et remonte encore son ample jupe.
D'un claquement de doigts suivi d'un geste impérieux, elle lui montre son sexe dévoilé par l'absence de sous-vêtement.
Baptiste tire sur les rames pour les remonter afin qu'elles ne glissent pas dans l'eau. Il ne doit pas passer pour un idiot aux yeux de sa domina. Il a déjà peur de son mépris par rapport à sa méconnaissance du milieu bdsm. Il craint d'être repoussé et se concentre pour bien se comporter. La règle est simple : obéir, obéir, faire jouir et jouir après y avoir été autorisé. Ce contrôle est si doux à son âme. Pourtant il est plutôt meneur et autonome dans la vie. Il prend des décisions et des responsabilités, trop parfois peut-être. Mais obéir et ne plus réfléchir et lâcher prise dans la jouissance, quel bonheur si profond! Seuls les autres soumis rencontrés au hasard de discussions sur les sites spécifiques le comprennent . Et c'est ainsi qu'il baisse les yeux devant cette jolie femme et qu'il exécute ses ordres avec diligence. Le voici à genoux sur les planches du fond de la barque. Il se penche encore, pose ses mains au sol et sa tête sur des chaussures noires qui bougent lentement, dans une danse silencieuse. " N'as-tu pas oublié? Mains sur la tête bâtard! Et lèche mes chaussures! " il sursaute sous l'insulte criée à ses oreilles et s'empresse de mieux se positionner. Un pied frappe sa joue et le pousse un peu. De surprise un cri lui échappe. "Décidément, tu ne sais pas te taire. Tu me déçois beaucoup. Comment faire pour que tu comprennes que tu n'as pas le droit d'émettre le moindre son? Je ne peux pas te museler à l'extérieur, même si l'envie me démange. Tu vas être puni. Ça commence fort!" Elle agrippe ses cheveux et soulève la tête de ce chien desobeissant. Elle mord son oreille. Un gémissement lui échappe. Elle relâche ses dents et le regarde avec un gros soupir. Puis elle mord l'autre oreille. Il arrive à se contrôler. Elle caresse sa tête gentiment :" tu vois que tu peux te contrôler petit chien. " Elle l'attire vers lui et caresse sa queue qui se gonfle de plaisir. Mais l'élastique de la culotte coince le gland et des larmes perlent au coin de ses yeux. Honte et douleur, peur et envie, sentiments mêlés, cerveau perturbé. Baptiste ne sait plus où il en est et lève la tête vers Julie . Elle le serre dans ses bras et caresse encore sa tignasse brutalement. Douceur et brutalité, plaisir encore. Elle murmure :"tu es un bon chien, tu apprendras tu verras. Lèche moi bien et fais moi jouir, tu seras récompensé à l'appartement. " Elle pousse sa tête vers son sexe poilu et légèrement odorant. Sa cyprine le rend tout humide. Il saisit délicatement la petite excroissance de chair si sensible entre ses lèvres et suçotte en aspirant doucement. Les jambes de Julie s'écartent encore plus. Elle le pousse en gémissant. Il donne des petits coups de langue et souffle avec son nez. Puis il mordille délicatement et sent le plaisir de Maîtresse Julie couler sur son menton.
"Ohoh ne pas trop montrer sinon il va s'y croire ...ohoh wahou. Ça c'est un p'tit cuni! Il faudra le féliciter. Oui mais pas trop. Ohoh .allez je le repousse. L'heure tourne." Et dans un dernier soupir Maîtresse Julie repousse Baptiste tout doucement afin qu'il retourne ramer. Et sans un mot , dans un claquement de doigts, elle lui montre les rames. Puis elle défait sa chaussure et étire tout son corps pour poser son pied nu sur l'entrejambe de son rameur. Ses orteils entament de petits mouvements de rotation, son talon appuie sur ses testicules, la verge se gonfle et les rames s'immobilisent sous la puissance du ressenti. Il mord sa lèvre inférieure pour ne pas exprimer son bien-être. Elle le fixe dans les yeux d'un air sévère. Et appuie de plus en plus. Une douleur lancinante commence à irradier son bas-ventre. Il mord encore plus sa lèvre. Elle sourit, commence à relâcher la pression, et une caresse de son pied allégé parcourt toute cette verge gonflée. D'un lent va-et-vient elle monte et descend son pied. Il cesse de se mordre et la fixe dun air béat. Elle le regarde baver et son sourire s'élargit. Ses orteils pianotent doucement sur le short. Puis elle replie sa jambe et remet sa chaussure.
"Dépêche toi! Nous allons avoir du retard. Tu traines! Tu traines! Je n'ai pas envie de payer encore à cause de toi!." La barque avance vite. Il sent que c'est une fausse colère mais s'applique à bien ramer. Il ne veut pas décevoir sa domina. Ils rejoignent le ponton et il lui offre sa main pour descendre. Elle s'éloigne très vite. Il se sent abandonné et la suit des yeux . Les employés sourient mais un lui claque le dos:" Ne traîne pas mon canard. Ou tu la perdras. Le parc est grand. " Il accélère le pas dans la grande allée si droite. Ce n'est pas celle qu'il connaît et il craint de se perdre. Il aperçoit Maîtresse Julie qui l'attend impatiemment à un embranchement. Elle s'éloigne dès qu'il s approche et se dirige vers un bosquet. Bien caché par les arbustes, un banc de pierre moussue sur lequel Julie est assise apparaît. D'un air narquois elle tient un collier relié à une laisse métallique en anneaux .Baptiste rougit, envie et honte, peur et désir, inquiétude et plaisir mêlés, cerveau perturbé. "À genoux devant ta Domina le chien, mains sur la tête " À entendre cet ordre tant attendu, il sent son coeur accélérer, ses paupières cacher son regard, son cou plier vers l'avant , ses genoux ployer vers le sol , ses bras partir vers l'arrière et ses doigts se croiser. Il sent un collier de cuir encercler son cou et un doigt griffer sa peau. Un léger cliquetis accompagne un mouvement qui tire sa tête vers le bas. Elle se retrouve sur les pieds de Julie. Il se sent bien. Cette position si souvent rêvée est devenue réalité. Une petite brise caresse ses jambes nues. La laisse dirige sa tête vers l'entrejambe de Julie dont les cuisses se resserrent. La jupe relevée retombe sur le soumis agenouillé et le dissimulera entièrement aux regards indiscrets de visiteurs qui se seraient égarés. Plus un mouvement ne perturbe cette scène irréelle. Julie prend son téléphone dans son sac , appuie sur une touche et écrit un message à son amant : Vous aviez raison Maître. Il est prêt". Puis elle range son téléphone et sourit d'un air mi-rêveur,mi-inquiet. " Tout va bien se passer. Tout va bien se passer. Je vais le récompenser et j'aurais ma récompense aussi. Le Maître n'a qu'une parole ".
Elle appuie sur la tête de Baptiste et ,exprimant son anxiété d'une voix forte elle crie:" Chien! Lèche ta maîtresse! Fais moi jouir! Et utilise tes doigts! Je veux te sentir partout! Devant et derrière! Je veux savoir si tu es un bon chien qui lèche comme il faut! " elle sent des doigts fébriles explorer ses orifices. Elle sent une langue agile s agiter sur et dans son sexe. Elle sent un souffle animal sur son intimité. Elle perçoit des grognements mais décide de ne pas les réprimer. Ses jambes s'écartent à lui faire mal. Son bassin bascule vers l'arrière et glisse jusqu'au bord du banc si froid à sa peau. Elle s'agrippe au dossier du banc et rejette sa tête en arrière. La jouissance se diffuse de son bas-ventre à tout son corps. Des vagues de plaisir irradient son corps. Des doigts longs et souples explorent son vagin et son arrière-train. Cette double pénétration la fait gémir, puis grincer, puis se taire en apnée. Enfin le hurlement d'une louve comblée perturbe le silence du parc. Près des barques les employés lèvent le pouce de la victoire. Le gardien à la grille sursaute puis sourit, une jeune femme sourit à son bébé dans sa poussette. Le parc du Château tout entier sent un courant de plaisir le traverser. Les branches s'agitent, les oiseaux se posent, les chiens s'assoient et frottent la base de leur queue au sol. La marchande de glace sourit aux anges. Et les énormes poissons du canal pointent leurs têtes à la surface. Un moment parfait hors de la réalité , le ciel semble plus bleu.
Dans le petit bosquet, Julie, en complet lâcher prise , sent qu'elle a communié avec la Terre. Baptiste à ses pieds commence à souffrir de son sexe gonflé. A travers l'épaisseur de tissu sur sa tête il sent la main de sa domina le caresser tendrement. " Je vais te donner ton plaisir petit chien, tu le mérites. "
Julie se penche en avant et ,repoussant doucement son soumis, elle défait sa ceinture et glisse sa main pour saisir le pénis tendu de Baptiste. Ses doigts forment un anneau qui monte et descend plus ou moins serré. De l'autre main elle remonte sa jupe et dénude ses fesses. La robe sur le banc elle se penche encore et ordonne dans un souffle :" À genoux chien, mains sur la tête! " D'un mouvement souple elle s'éloigne juste un peu et continue de branler cette pine gonflée. Le short a glissé jusqu'aux genoux et seule la petite culotte de dentelle rouge protège encore si peu les fesses de Baptiste. Julie la fait glisser à mi-cuisses. Les jambes tremblantes , le soumis retient un gémissement et se penche vers le banc. La domina attrape les mains sur la tête et tire les bras vers l'arrière. La tête vient heurter le banc sur la robe et sans bruit car la chute maîtrisée se fait en douceur. Puis l'anneau des doigts sur la verge accélère son mouvement et la semence se répand dans un râle contenu. L'extase du lâcher prise se lit dans le sourire béat et dans les yeux brillants de Baptiste. Julie caresse son front tendrement et le laisse récupérer. Son majeur mouillé de sperme va masser l'anus de son soumis et le pénètre delicatement . Il laisse échapper un petit cri de souris et rougit. Son plaisir prolongé provoque une légère érection. Le doigt se fait plus intrusif, un deuxième puis un troisième le rejoignent. Ils entrent et sortent. Une vague de plaisir sauvage parcourt tout le corps de l'homme agenouillé . Il retient son cri mais s'écroule en avant. Maîtresse Julie se rajuste et pose son pied sur la tête de Baptiste. Celui-ci est en extase devant la prestance de sa domina. Malgré l'inconfort de sa position, le risque d'être surpris et le vent qui fraichit , il vit un moment parfait qui restera pour toujours dans sa mémoire. Sa domina est satisfaite, il semble être un bon soumis. Son coeur se gonfle de joie.
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Elle lui avait téléphoné la veille :" Demain 16h au xx Avenue de Paris au Chesnay appartement 42" puis il avait reçu un message précisant " Tu porteras une culotte en dentelle rouge et un corset assorti bien serré et tu monteras rapidement par l'escalier "
Ansi vêtu sous sa veste et son pantalon en jean,il craignait le regard des passants, et surtout celui de ces belles versaillaises si élégantes avec leurs petites jupes écossaises et leurs chemises blanches. Allaient-elles imaginer qu'il avait rendez-vous avec l'une d'entre elles pour sa première séance de dressage? Oui il était un homme soumis. Cela avait été long pour l accepter, mais depuis que c'était chose faite, il se sentait mieux. Il se souvenait des sensations si agréables quand ses potes de karaté lui touchaient le sexe à plusieurs, impressionnés par sa taille . Il se souvenait la première fois qu'une amie l'avait obligé à se mettre à genoux sous sa jupe pour un cuni rapide
après un pari stupide. Son sexe avait gonflé de plaisir de cette humiliation. Alors il s'était inscrit là, sur ce site de rencontres un peu particulières. Oh cela ne s'était pas fait sans hésitation. Mais ce déménagement en Île de France lui avait fait perdre sa partenaire. Et ces moments de soumission lui manquaient, c'était un réel besoin viscéral. Alors quand Maitresse Julie l'avait contacté pour lui proposer un rendez-vous chez elle, il avait de suite accepté avec enthousiasme....
Et me voilà tout intimidé devant ce bel immeuble de type Mansart à la grande porte en chaîne sculptée aux armes d'un quelconque noble disparu. Je tape le numéro 42 sur le digicode et j'entends le déclenchement de l'ouverture de la porte. Mon coeur rate un battement d émotion et je sens un frémissement dans mon ventre. Je cherche l escalier des yeux. Où est-il? Derrière cette porte? Non! Ah , suis-je nerveux, une flèche cuivrée dans un cadre de chêne indique sa direction.
Je me précipite et monte deux par deux les marches en faux marbre de cet escalier majestueux. Une corde rouge court sur le mur tout du long, glissée régulièrement dans des anneaux de cuivre. Au troisième palier mon allure ralentit un peu. J'arrive tremblant et troublé au quatrième étage. Un carrelage blanc très chic s'éloigne des deux côtés. Mes yeux cherchent et trouvent rapidement la bonne porte. Elle s'ouvre devant moi et ma Maitresse apparaît. La silhouette de sa longue robe du soir se profile à contrejour, encadrée du montant de la porte et j aperçois derrière elle un couloir recouvert de moquette qui semble filer jusqu'à l'horizon. Le bras gauche tendu, une longue main fine couverte de bagues brillantes se pose sur mon sternum. Je suis pétrifié et ose à peine respirer. Son autre main vient se poser sur ma tête et appuie fermement. Mon cou se courbe,mon menton vient s'appuyer sur mon col . Instinctivement mes yeux se baissent sur la poitrine opulente de Maitresse Julie. Je rougis. La pression s'accentue et les deux mains s'emparent de mes épaules. Un murmure parvient à mes oreilles : " À genoux le chien! Devant moi."
Mes jambes se plient sans que ma volonté intervienne.
"Mains sur la tête! " . Heureux d'obéir, mes bras se plient et mes mains se croisent sur ma nuque. " Mmmm bien . Gentil chien " . Elle se penche vers moi et je sens son souffle dans mes cheveux. Malgré le plaisir éprouvé, j'ai très peur qu'un de ses voisins n'ouvre sa porte et ne me surprenne dans cette position humiliante. En même temps, le risque décuple les sensations, ma respiration accélère et je sens mon sexe gonfler.
Elle saisit mon menton entre son pouce et son index et je sens son majeur forcer ma bouche. Mes dents s'écartent et son doigt se replie sur mes incisives inférieures. Elle tire sur ma mâchoire et murmure "Avance... ". Mes genoux progressent chacun leur tour sur le paillasson. La barre de seuil appuie fortement et je gémis. Une claque me fait retenir le gémissement suivant. J'entre dans cet appartement luxueux dans une position très humiliante et mon âme de soumis se réjouit.
Après avoir passé la porte je vois sur ma gauche un fauteuil Voltaire habillé de toile de Jouy. Le doigt sort très lentement de ma bouche et je comprends que la porte se referme. Maîtresse Julie relève légèrement sa robe et s'assoit dignement sur le fauteuil. Elle saisit une badine accrochée au bras du fauteuil et soulève mon menton : " As-tu bien suivi mes consignes? " Je hoche la tête et murmure :" Oui Maitresse Julie" je savoure ces mots enfin prononcés à haute voix. Ma tête penchée en arrière je m'efforce de garder les yeux baissés. Elle sort sa langue et lèche ma joue. " Mmm tu transpires. Voyons voir. Ôte ta veste que je vérifie " . Mes doigts fébriles déboutonnent les fausses pressions de ma veste difficilement. Pourquoi les boutonnières sont-elles donc si petites? La crainte de faire attendre ma domina rendent mes mouvements encore plus maladroits. Elle ressent mon anxiété et caresse doucement ma tête. " Cool. On a le temps. Calme toi donc sale petit chien. " Ce mélange d'insultes et de douceur me perturbent encore plus. Mes yeux s' humidifient d'angoisse. Elle prend mes mains entre les siennes , les écarte et je me retrouve les bras ballants, la tête basse, les yeux humides de honte . Elle finit en murmurant :" Petit chien, il va falloir apprendre à mieux obéir. Tu vas être puni. " Et d'un coup sec elle m'arrache ma veste. Je perds un peu l'équilibre et me retrouve le front au sol. " Joli déshabillé, il te va très bien. L'as-tu volé à ton ancienne domina? Ou est-ce un cadeau? "Elle rit "Non tu l'as acheté exprès sur internet? Ou dans une boutique en disant que c'était pour ta petite amie? " Je murmure :" Sur Internet Maîtresse Julie " un franc sourire éclaire son visage " Au moins tu as du goût , même sur toi c'est très mignon " Heureux je frotte ma tête à ses chevilles et les entoure de mes mains.
Elle se penche et caresse mon crâne . Mes cheveux ne sont pas si courts et elle tire un peu dessus pour relever ma tête ." Bien. Reste à terre et ôte ton pantalon et tes chaussures " Et pour être certaine que je ne me relève pas ,sa botte se pose sur ma joue et appuie de plus en plus. Je me contorsionne en tous sens et arrive à me dévêtir . " Mignonne petite culotte" s esclaffe-t-elle! Je rougis. La dentelle m'irrite . Des rougeurs sont apparues au creux de l'aine. Mon sexe est compressé, le gland coincé sous l'élastique me fait un peu mal. L'excitation tente de le redresser . Douleur et plaisir, honte et fierté, que de sentiments mélangés.
"Bien, dit-elle en se relevant, nous n'allons pas passer la journée dans l'entrée! " Elle me tire les cheveux pour me faire avancer à quatre pattes sur la moquette qui brûle mes genoux nus.
Nous arrivons dans un grand salon. Je ne vois que les bas des meubles mais il respire le luxe pour mes yeux de prolétaire provincial. L'assortiment des matières nobles indiquent un goût certain. Ma domina me dirige vers un canapé en peau de vachette et je vois une lirette qui dénote avec la décoration. "Vois ce petit tapis. Ce sera là ta place le chien quand tu m'entendras t'y envoyer . À genoux! Mains sur la tête! Et baisse les yeux! Tu vas te punir. Tu vas te fesser, compter, alterner les deux côtés, et dire après chaque : Merci Maîtresse . As-tu compris? Ou dois-je répéter? " Ces deux questions à la suite dont les réponses sont contraires me perturbent. Je me mets à bafouiller :" oui Maîtresse, non Maîtresse , heu....." Ma confusion la fait rire et je perds encore plus mes moyens. " Qu'attends-tu ? Commence " Rouge de honte je me penche un peu, me donne une claque sur la fesse droite et murmure :" Un Merci Maîtresse " Un coup de badine sur mes cuisses me déséquilibre et je l'entends me sussurer en se penchant sur moi : "Bien petit chien, mais je ne t'entends pas assez . Un peu plus fort s'il te plait. " Je me redresse et me fesse à gauche : "Deux, Merci Maîtresse " je perds de nouveau l'équilibre. Honteux de mon échec je tente de me relever. " Il va falloir t'entraîner chez toi d'ici la prochaine fois! Bon pour cette fois, allonge-toi sur le dos. "
Allongé sur le dos,je serre mes genoux relevés et claque à droite en criant presque "Trois! Merci Maîtresse! " Elle approuve de la tête et je continue jusqu'à huit. La paume de mes mains est douloureuse, mon sexe se dresse un peu plus à chaque coup malgré la culotte qui le comprime, mes fesses commencent à me faire mal. "Stop! À quatre pattes! Tête au sol! Mains sur la tête! Pieds croisés! "Les ordres retentissent dans la pièce. Je m' efforce d'obéir rapidement. Une caresse me réconforte. Ma Maitresse est satisfaite. Je laisse échapper un petit soupir de satisfaction. Je sens un doigt se glisser sous l'élastique de la culotte et la glisser à mi-cuisses. Il me griffe l intérieur de la raie et vient appuyer sur mon anus . Malgré moi je me redresse un peu mais mon mouvement est vite interrompu quand je reçois un coup de badine sur mes fesses dressées. " Pas bouger le chien! Au sol!" Je replie mes jambes et mes fesses s'écartent un peu. Je sens un doigt s'immiscer dans mon orifice et je gémis, honte et plaisir, douleur et fierté, tout se mélange. Elle me masse doucement. Le plaisir monte en moi. Je commence à baver par terre. De l'autre main elle redresse ma tête pour savourer mon plaisir. D'un petit coup de langue elle remonte ma bave dans la bouche, lèche mes lèvres et mon menton,puis me mordille l'oreille. Son doigt s'agite de plus en plus et un deuxième le rejoint. Elle tire sur mon sphincter qui se dilate. Mon corps se souvient des doigtés de mon amie de province et un peu de sperme coule au sol. Les yeux de Maitresse Julie brillent de plaisir mais elle fronce les sourcils. Ses doigts quittent mon trou et je gémis de frustration." À genoux! Mains sur la tête " Elle s'assoit devant moi, remonte sa robe sur ses cuisses, écarte des jambes parfaites et j'aperçois son sexe délicatement poilu bien ouvert. " C'est bien petit chien, je t'autorise à te masturber, Mais Interdit De Jouir!! Une seule main! Et regarde moi! "
Ma main s'agite, mon sexe grandit. Maîtresse Julie me regarde et je ne sais interpréter son expression. Ma deuxième main descend vers mon sexe et un coup de pied me fait rouler sur le côté. " Tu vas devoir apprendre à obéir! Une seule main! Qu'est ce que tu n'as pas compris? Allez sur le dos et tu te fesses comme tout à l'heure! Compris? " Frustré, honteux, je murmure :" Oui Maîtresse Julie " je me repositionne sur le dos et me fesse de nouveau. Mes mains et mes fesses me brûlent et je pleure. Mon nez coule et je bave. Mon décompte ne s'entend pas. Un pied bloque mon bras dès la deuxième claque assenée. Ma domina se baisse à croupeton sur mon visage, sa robe du soir est relevée et coincée dans son soutien gorge de dentelle rouge. Je comprends son exigence de couleur. Sa chatte s'écarte devant mes yeux éblouis. Elle suinte de mouille et vient se positionner sur ma bouche qui s'ouvre . Je tends ma langue et suçotte son clitoris.
Enfin! Ça y est! J'ai enfin un soumis obéissant! Un peu maladroit certes, mais c'est notre première séance, je dois le ménager. Sinon il ne reviendra pas et ce serait fort dommage. Je lui pressens un fort potentiel à ce gars. Il n'en est même pas conscient. Il n'a sûrement jamais vu un tel logement dans sa province miteuse. Et bon sang, ce corps, wahou, je ne suis pas déçue. Beau cul belle gueule comme on dit. Langue agile en plus. Ma kundalini libérée s'enroule le long de ma colonne. Oh la vache! Plusieurs orgasmes d affilée. Trop bon. Allons, je dois être raisonnable, mais ce courant partout! Il a eu une bonne domina! Je vais me le mijoter aux petits oignons celui-ci. Mmmm
Je sens le plaisir de Maitresse Julie couler dans ma bouche. Mon sexe se tend à me faire mal. Elle se redresse , se met à genoux à côté de moi et griffe doucement ma verge en pleine érection. Son regard capture le mien. Un sourire étire ses lèvres. Elle s'assoit à nouveau sur le canapé. Je trouve que son plaisir visible lui fait perdre un peu de dignité. Mais cela m'excite encore plus. " À genoux, branle toi et je t'autorise à jouir sur mes bottes gentil petit chien !"
Ma main s'agite tout du long de mon sexe. Elle monte et descend, serre et se relâche. C'est si bon. Mais je crains que Maîtresse Julie ne m'interrompe et cela freine mon plaisir. " Stop! " Je lâche ma verge tendue en gémissant. Je mords ma lèvre d'angoisse. Une main relève ma tête. Maitresse Julie avance au bord du canapé, les cuisses écartées. Elle attire ma tête vers son sexe ouvert et glisse une jambe entre mes cuisses. " Tu vas lécher ma chatte petit chien. Tu as le droit de te branler mais donne moi du plaisir sinon gare à toi. " Son pied se dresse et remonte mes testicules vers mon scrotum. Je bande si fort que j'ai presque mal. Ce plaisir mélangé à la douleur et à l humiliation me réjouit. Je suis si bien là, aux pieds de ma Maitresse." Pourvu qu'elle accepte de me recevoir de nouveau. Pourvu que cette séance lui ait plu...Pourvu...Non , arrête de penser! Tu dois bien la faire jouir! ..." Je glisse ma tête vers ce moulin à miel offert. Ma langue titille le clitoris dressé. Mon nez souffle doucement sur sa vulve. Puis ma langue pénètre son intimité et je sens son plaisir jaillir. J'éjacule au même instant sur les bottes de cuir. Une boucle griffe ma fesse et un dernier courant de plaisir me parcourt. Je me tends et pousse un petit cri retenu. Ma tête est fermement maintenue et je continue à lécher ma Maitresse. Elle me pousse vers son anus et ma langue agile le pénètre délicatement. Ses cris sont indignes d'une domina mais je suis certain qu'elle ne simule pas. Elle crie:" je veux sentir tes doigts! " Je m'exécute fébrilement. Je n'ai jamais rencontré une femme qui réagisse de manière si intense, pourtant j'ai une certaine expérience. Je doigte m'a maîtresse tout en agitant ma langue. Ses mains tirent mes cheveux. Elle a lâché prise. Je suis si heureux.
Puis brutalement elle me repousse d'un coup de pied au sternum, tire sa robe sur ses genoux et étend ses jambes. "Nettoie mes bottes! Lèche! Chien! " Le moment est passé, elle reprend un air sévère. À ses pieds je lèche ma semence répandue sur ses bottes. Mon hésitation me vaut des coups de badine : " Les femmes le font! C'est ton jus! Te crois-tu supérieur à une femme? Nettoie et plus vite! Ta langue est agile! Prouve le encore! " J obéis et sens une érection tendre mon sexe. Le cuir des bottes brillent de ma salive. Maîtresse Julie se penche en avant ,saisit mes couilles et leur inflige une violente torsion. La douleur parcourt tout mon corps en un instant. Je pleure et tremble, douleur et plaisir, je ne sais plus où j'en suis. De douces mains enserrent mon torse, je m'étire légèrement vers le haut. Ma Maitresse me caresse, m'embrasse doucement, et murmure tout bas, ma tête blottie entre ses seins généreux :" je suis contente de toi petit chien. Ta domina t'a bien éduqué. Je vais te faire dépasser tes limites. " Puis elle me fait asseoir sur mon tapis , me caresse gentiment, et m'autorise à me branler en la regardant. Elle se lève et revient vite, un bol plein d'eau à la main posé sur un plateau métallique . Sa main interrompt de nouveau mon plaisir. "As-tu soif petit chien? " Je lève un regard douloureux vers elle et hoche la tête. Elle désigne le bol d'un claquement de doigts. Je me remets à quatre pattes et commence à laper. Une caresse sur mes reins m'assure que j'ai bien interprété son souhait. L'eau coule le long de mon menton sur mon torse. Un frisson me parcourt. Maîtresse va ranger le bol mais laisse le plateau. Puis d'un geste moqueur elle m'ordonne de reprendre ma masturbation. Son regard glacial limite mon érection. Je gémis de douleur et reçoit plusieurs coups de badine. " À quatre pattes le chien! " je m'exécute vivement et elle commence à me branler violemment. Je serre les dents de honte et de douleur. Mais le plaisir monte, il irradie de mon bas-ventre, parcourt tout mon corps. Et au moment où son majeur me pénètre j'éjacule royalement dans le plateau avec un râle d'agonie. Je reste tremblant sur mes bras tendus. Mon bassin s'affaisse. Je sens des bras m'enserrer la taille, des lèvres lécher mon oreille gauche et j'entends dans un murmure .
" C'est bien petit chien, je crois que nous nous reverrons ". Elle me laisse ainsi reprendre mon souffle puis revient avec des fruits secs dans une gamelle pour chien. Elle fait couler mon sperme dessus, attrape mes cheveux, pousse ma tête vers l'assiette. Sans rien dire j'attrape les fruits du bout des dents, lève les yeux vers Maîtresse Julie et croque le mélange. Je recommence jusqu'à vider l'assiette . Un froncement de sourcils me fait comprendre que je dois nettoyer l'assiette avec ma langue. Honteux du plaisir ressenti, je lèche jusqu'à la disparition de toute trace. Maîtresse Julie s'est redressée. Elle tapote l'intérieur de mes cuisses de sa badine de plus en plus fort. Un mélange de douleur et de plaisir électrise mon corps. Elle pousse la gamelle du pied et l'envoie rouler loin de moi. Puis avec un petit sourire en coin elle m'ordonne dans un claquement de doigts d'aller la chercher. Toujours à quatre pattes je me dirige vers le fauteuil sous lequel la gamelle a glissé. Je tends la main pour l'attraper mais un coup de badine brutal sur mes fesses stoppe de suite mon geste. "Un chien n'a pas de mains voyons. Aurais-tu oublié que tu n'es qu'un chien? " Je rougis, me colle au sol et rampe sous le fauteuil. Mon arrière-train dépasse . Une main appuie dessus et je me retrouve à plat ventre." Pas bouger le chien " Je me transforme en statue . Mes jambes sont violemment écartées, mon bassin soulevé, et je sens qu'un rouleau de plastique décoré de pointe est glissé sous mon ventre. La peur contracte mes muscles et me tétanise. Je ne vois rien. Le silence devient oppressant. Le bas de mon corps est à la merci de Maitresse Julie. Elle introduit alors un embout dans mon anus et de la vaseline en jaillit. Rassuré je me détends. Je sens des doigts me pénétrer. Je relache mon corps puis un gode les remplace. Le plaisir m'envahit. Il irradie. Je crie mon plaisir et le gode est ôté brutalement. Une tape me rappelle que je n'ai pas eu d'autorisation pour jouir. Mon sexe se replie. Maîtresse Julie pousse le fauteuil, se baisse et me muselle avec un torchon. Elle pose la gamelle sur ma tête. Puis elle me gode à fond en griffant mon dos. Penchée sur moi elle susurre: branle toi et jouis chien. Mes mains s'emparent fébrilement de mon sexe et leurs mouvements s'adaptent à celui de ma Maitresse. Je jouis de nouveau malgré l'inconfort de la situation . Mon ventre me brûle, mon fondement me brûle, mon sexe me brûle, mais je lâche prise et connais un moment d'extase. Des caresses sur mon dos permettent un retour en douceur dans mon corps. Mon sexe coule, mon nez coule, de la bave coule sur mon menton. Je plane encore. Maîtresse se lève et une douce couverture recouvre mon corps. Mes yeux se ferment de plénitude, je suis comblé et m'assoupit.
Il est beau au repos ce bougre, je vais améliorer ses cuni et il sera prêt pour le concours. Sa bandaison est belle, il récupère vite. J'ai bien fait de le contacter. Cela va être un vrai plaisir je pense.
Allongé au milieu du salon, le soumis rêve puis s'éveille. Une belle femme en robe du soir l observe. D'un claquement de doigts elle lui montre le couloir. Il tente de se relever mais le poids d'un pied sur son dos lui fait vite comprendre qu'il doit ramper. Il se déplace ainsi jusqu'à l'entrée. De la badine sa maitresse lui montre ses vêtements. Il se rhabille au sol. Un geste pour le mettre à genoux. La porte s'ouvre. Le couloir est vide. Il sort comme il est entré, il y a une éternité, à genoux les mains sur la tête.
La lourde porte sécurisée se referme sans un bruit. Il se relève et se dirige vers l'escalier. Les quatre étages lui offre le laps de temps nécessaire pour qu'il quitte son personnage . La brûlure à l'aine lui rappellera cette soirée pendant un moment. Il sort de l'immeuble et sourit à la vie. Un bus passe . Il décide de marcher,libre et heureux. Cette belle séance lui a permis d'évacuer le stress. Sa nouvelle vie en région parisienne commence sous d'heureux auspices. La lune qui brille entre deux bâtiments lui adresse un clin d'oeil complice.
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Aujourd'hui j'ai besoin de me confier, ce n'est même pas le mot adequat. J'ai envie de me vider d'expulser, de pleurer. Ici depuis longtemps mais je participe peu, au gré de mes expériences, mes relations, mes envies. La fuite du bdsm parfois par déception, pour y revenir au pas de charge par besoin.
Aujourd'hui je ne vais pas vous raconter ma vie entière et ce qui m'a emmené à tout cela et qui me pousse à l'instant à demander conseils, ou juste mots rassurants à des inconnus, qui pourtant me comprendrons plus que n'importe qui autour de moi. Mes frères et sœurs de bdsm.
Il y a 6 mois de cela j'ai rencontre via internet, sur un site tout à fait connoté bdsm mon compagnon actuel. Coup de foudre, coup de cœur je ne sais pas, mais coup de tête, à peine 2 mois après il me demandait de venir habiter chez lui, à 600 km de chez moi, dans sa demeure pour une relation '' bdsm '', il m'a demandé et sans trop réfléchir j'ai foncé. Qu'une hâte être prêt de lui chaque nuit, chaque matin, toute ma vie. L'homme que je cherchais tant était à première vue enfin à ma portée après milles déceptions sentimentales, bdsm ou vanille peu importe. Beau, intelligent, il me promettait une vie de famille stable car nous avons tout deux des enfants, une figure paternelle pour ma progeniture, la création d'une ferme, le rêve de ma vie. Tout y était. Surtout une chose etait sur, j'étais follement tombé amoureuse de lui. L'homme de ma vie.
Il est venu m'enlever chez moi peu avant Noël, nous sommes partis en voyage pour fêter cette période dans nos familles respectives, nous avons tout fait en grand, présentation et tutti quanti. Le rêve.
Il avait des le départ décidé que je le vouvouerais, même dans notre quotidien, réticente j'ai beaucoup résisté mais cela c'est fait naturellement le vous c'est installé, même devant notre entourage en choisissant mes mots parfois pour ne pas trop choquer. Encore une fois malgré mon peu d'envie de cela ça fonctionnait.
Mais... Arrivés enfin chez lui après notre périple tout à dérapé, habitant depuis 8 ans seul sa grande maison il n'a pas su m'accueillir comme il se doit. Étant de plus une femme de caractère mais émotionnellement très compliqué, peu de confiance en moi, et un passé difficile dont j'ai besoin de me soigner et que j'essaye de faire au quotidien mais la route est longue. J'ai besoin de quelqu'un de paternelle, un peu trop même. Me retrouver à être rouspèté à chaque action que je faisais est devenu si pesant que cela m'a eteind totalement, ne me donnant plus rien envie de faire pour la maison, pour lui faire plaisir, en off totalement. Me sentant imcomprise, méprisé, ne trouvant pas ma place, mes affaires étant au bout de 4 mois encore dans des valises. Je ne me sens pas chez moi. Sachant que j'ai quitté une vie confortable pour cela.
Tout ceci s'ajoutant au fait que maintenant il m'explique qu'avec des enfants nous ne pouvons pas accéder à notre envie d'une relation bdsm, ma vie s'écroule totalement. J'ai tout perdu pour du néant. Je suis en demande constante de '' sexe un peu plus hard '', de séances, mais toujours rien.. Je dois supplier pour avoir quelques moments où je fais boire mon côté maso, tout ceci toujours à ma demande.
J'aurais mille choses à dire mais je n'ai même plus la force d'écrire tout cela.
Toujours pas de collier, toujours pas de séances et tout ceci m'a fait devenir tres mauvaise, parano, triste, je m'en prend constamment à lui même quand il n'a rien fait. Car je me sens berné, frustrée totalement d'être ici, sans pouvoir en plus trouver une relation qui me comble réellement. Tout ceci est un peu meli mélo. Mais j'aimerais vos avis, c'est un vanille qui s'est menti ? que me conseillez vous pour recréer notre lien, m'apaiser. Je suis transparente avec lui donc je peux discuter de presque tout. Je ne sais pas comment nous emmener à enfin créer ce lien Maître soumise dont j'ai besoin.
Sachant qu'en plus j'ai perdu toute confiance en lui et qu'avec tout ce qui s'est passé j'ai dû mal à me soumettre à ses désirs maintenant. Alors qu'à mon arrivée j'étais toute apte à être une esclave rêvée.
Merci d'avance. Je sais qu'il n'y a pas de recette miracle, mais en vous lisant je trouverais peut être des solutions. Ou trouver des dominants avec qui il pourrait discuter. Que sais je. Je suis désespéré.
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On lui rappela, mais il lui paraissait peu probable qu’elle sût, en toute connaissance de cause, à quoi elle s'était engagée;
lorsqu’elle l’aurait compris, il serait trop tard pour qu’elle échappât; après une route interminable, Juliette arrêta la voiture
devant un portail austère où un homme nous attendait; le temps de reprimer son angoisse, Charlotte se retrouva les yeux
bandés; elle portait une robe droite noire, avec une fente arrière arrivant jusqu'à mi-cuisse; en dessous, un corset rigide
rehaussait ses seins, révélant les aréoles, et la naissance des pointes, en faisant saillir le ventre, des bas fins et noirs
tenus par un porte-jarretelles; elle était chaussée de talons hauts; sa Maîtresse lui attacha les mains derrière le dos.
Le temps de réprimer son angoisse, une poigne énergique et brutale enserra ses bras frêles et la conduisit dans une pièce
qu'elle imagina minuscule, sorte d'antichambre où elle attendit un long moment; nous fûmes conduites dans un petit salon;
je me glissai derrière elle, et soulevai sa chevelure, en faisant glisser la fermeture éclair de sa robe, de la nuque, jusqu'au
bas du dos, le vêtement tombait à ses pieds, tandis que je dégraffai ses bas en les faisant glisser le long de ses jambes.
Le serre-taille rejoignit le reste de sa parure à ses chevilles, dénudant totalement Charlotte; elle conservait, fixée au centre
de ses reins par trois chaînettes d'or tendues à une ceinture de cuir autour de ses hanches, un bijou imitant un sexe dressé,
destiné à distendre le cercle de chair, et à rendre encore plus aisé l'usage de cette voie; jugée trop étroite, pour la prêter, sa
Maîtresse avait cru bon de l'élargir afin qu'elle fut doublement ouverte; ainsi forcée, elle en portait un chaque jour plus épais.
Une présence se manifesta soudain l'arrachant de sa torpeur; on la poussa pour descendre les marches d'un escalier
tortueux; l'odeur de la terre humide emplissait ses narines; au bas de l'escalier, se trouvait une cave avec son odeur
caractéristique de moisissure; une véritable cave comme une esclave doit l'aimer; on retira la ceinture de cuir et on la fit
asseoir sur une chaise en bois hérissée d'un volumineux godemichet de sorte qu'il la pénétre profondément entre ses reins.
Empalée dans la cave déserte, où les effluves d'humidité évoquaient l'odeur des anciennes prisons, on glissa sur sa
tête une cagoule emprisonnant la nuque et aveuglant ses yeux, ne laissant passer l'air que par une ouverture pratiquée
au niveau de la bouche; elle ne fut pas fouettée tout de suite; les seins et la bouche offerts, dans cette froide pénombre
où ne pénétrait aucun bruit, tremblant de froid, elle ne vit jamais les deux hommes qui entraient ni la jeune fille soumise.
Quelqu'un l'appela "Numéro 2" et s'adressa à elle en la traitant de "sac à foutre"; Charlotte apprit qu'elle était là pour
servir de réceptacle à la semence des Maîtres, qu'elle devait recevoir par tous les orifices prévus par la nature, sans
jamais protester ni même trahir une quelconque émotion; c'était une femme ravalée au rang d'objet muet et servile;
un homme s'approcha de la chaise; Charlotte devina qu'il tenait à la main deux longues et fines aiguilles.
On la porta sur une table où elle fut allongée sur le dos et solidement ligotée; elle attendit quelques minutes dans la
position infamante de l'esclave offerte et consentante; les hommes s'approchèrent d'elle et brusquement elle sentit
des dizaines de doigts la palper, la fouiller, la dilater avant que les sexes inconnus ne commencèrent à la pénétrer;
elle fut malmenée, saccagée, sodomisée; mais un Maître interrompit brutalement la séance qui lui parut trop douce.
Il s'empara d'un sein qu'il se mit à pétrir, à caresser, puis à pincer pour en faire jaillir la pointe granuleuse; lorsque le
mamelon fut bien excité, il y planta la première aiguille, puis presque aussitôt, la seconde dans le mamelon du sein
qui n'avait pas été caressé et qui réagit par conséquent de toute autre façon; d'autres aiguilles furent plantées, tout
autour des aréoles, faisant perler quelques gouttes de sang, puis il transperça la peau endolorie des grandes lèvres.
L'homme força sa bouche alors que les lèvres osaient à peine effleurer la pointe du sexe, protégé encore par sa gaine
de douce chair; Juliette admirait les mouvement de la bouche refermée et resserrée sur le membre qu'elle avait saisi,
et le long duquel elle montait et descendait, le visage défait de larmes chaque fois que le sexe gonflé la frappait jusqu'au
fond de la gorge, repoussant la langue et lui arrachant une nausée; elle le reçut avec soulagement comme une offrande.
L'homme, penché au dessus d'elle, tenait à la main une bougie; d'un geste lent, le bougeoir doré s'inclina, la cire brûlante
perla sur sa peau en cloques blanchâtres; l'idée d'être brulée vive la terrorisait; son martyre devenait malgré elle délicieux;
elle perdait la notion du temps et de la douleur; soudain des coups de fouet la cinglèrent avec une violence terrifiante; elle
compris que les cinglements étaient destinés à faire éclater les croûtes de cire qui constellaient son ventre et ses seins.
On détacha Charlotte de façon à lui permettre de pouvoir prendre du repos, mais cet intermède ne dura que le temps de
préparer l'épreuve suivante; on lui lia les chevilles avec des lanières de cuir reliées par des chaînes au murs de pierre et
on emprisonna ses poignets dans des bracelets d'argent pendus que l'on écarta en croix, comme les cuisses; elle était
ainsi offerte dans cette position humiliante, que la lumière ne parvenait pas à rendre impudique.
Les seins et le ventre offerts, et le lugubre silence; rien qui lui était d'autant de secours que le silence et les chaînes; se
lassait-elle ? Non; à force d'être outragée, il semble qu'elle aurait dû s'habituer aux outrages, sinon au fouet à force d'être
fouettée; on lui ôta la cagoule; Charlotte parut fascinée par la noblesse des lieux; c'était une cave voûtée splendide, aux
murs de pierres apparentes; des cierges ornaient chacun des angles dont les flammes tremblaient sur l'or des pierres.
Lorsqu'elle reçut le premier coup de fouet, elle comprit qu'il s'agissait d'un martinet souple utilisé de façon à lui chauffer le
corps avant d'autres cinglements plus agressifs; l'homme passa rapidement à la cravache; elle en reconnut la morsure
particulière; on la flagella avec une rigueur impitoyable, si bien que le ventre et le devant des cuisses avaient leur part
autant que les seins; l'homme voulait entendre Charlotte hurler au plus vite; il écouta ses gémissements devenir des cris.
Pendue aux bracelets qui lui sciaient les poignets, écartelée à en sentir les jointures de ses cuisses endolories, elle ne
pouvait faire un mouvement, ni tourner la tête pour voir la jeune soumise; "Numéro 2" s'approcha de Charlotte; après un
moment, on retira la cagoule qui l'aveuglait; elle aperçu la jeune fille, à peine plus âgée qu'elle; elle avait un corps parfait
et un visage délicat; un homme lui murmura à l'oreille qu'elle devait se servir d'elle comme bon lui semblerait.
Flattée, "Numéro 2" entendait amener Charlotte à merci; elle commença par lui caresser l'intérieur des cuisses; la jeune
soumise semblait sûre d'elle, faisant preuve d'une tranquille détermination; elle ne ressemblait plus en rien à une esclave
sinon sa nudité; au contraire, elle avait le port du visage fier; aux premiers coups qui la brûlèrent au ventre, Charlotte gémit.
"Numéro 2" passait de la droite à la gauche, s'arrêtait, reprenait; la suppliciée se débattait de toutes ses forces.
Charlotte crut que les liens la déchireraient; elle ne voulait pas supplier; qu'une femme fût aussi cruelle, et plus implacable
qu'un homme, elle n'en avait jamais douté, mais elle pensait que la jeune soumise cherchait moins à manifester son autorité
qu'à établir une complicité; de fait,"Numéro 2" arrêta la flagellation pour s'amuser avec son sexe, écarter les chairs, agacer
le clitoris, et la pénétrer avec le manche de la cravache; enfin, elle fit le tour du corps écartelé et détacha Charlotte épuisée.
Souillée de sperme et de sueur, Juliette décida qu'elle devait être reconduite au premier étage pour qu'elle fût douchée;
après une minutieuse toilette, elle lui ordonna d'uriner à même le sol dans une coupelle, de renifler son urine et de la boire;
bouleversée par cette épreuve, au bord des larmes, mais n'osant se rebeller, elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait pas,
elle se mit à laper le liquide tiède et clair et à l'avaler, prenant soin de ne laisser aucune goutte, sans être comblée de honte.
Elle fut conduite dans la chambre qu'elle devait occuper, où nue et attachée, elle s'endormit.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Amazone. Ce mot n'évoque pas seulement une cavalière de la belle époque ou le costume qu'elle portait. C'est le
souvenir d'antiques peuples de femmes guerrières. Filles d'Arès et de la naîade Harmonie, selon la légende, elles
vivaient en Cappadoce, sur les rives du Thermodon, au Nord-Est de la Turquie, et conquirent de vastes étendues
jusqu'en Asie Mineure; elles avaient l'habitude de se comprimer un sein dès l'enfance, afin de faciliter le tir à l'arc.
Portant casque et armure, arcs de bronze et boucliers en demi-lune, ce furent les premières femmes à utiliser la
cavalerie. Sans foi ni loi, vivant de pillage, elles constituaient des tribus matriarcales qui se perpétuaient par de brèves
relations, une fois l'an, avec des hommes des régions voisines auxquels elles renvoyaient les enfants mâles, ne gardant
que les filles qui étaient très tôt entraînées à la chasse et à la guerre. Leur pays était gouverné par une reine.
Les récits les plus connus sur des Amazones viennent de l'antiquité grecque. Les Amazones apparaissent dans les textes
au VIII ème siècle av. J.-C. chez Homère. Cependant, il est pratiquement certain que le mythe était transmis oralement bien
avant son évocation dans l’Iliade. Cette apparition au VIIIe siècle lui donne une nouvelle impulsion et les guerrières font leur
apparition sur des boucliers et des vases. Les plus anciennes représentations mises au jour datent de 700 av. J.-C.
Elles se disaient filles de Mars, le dieu de la guerre; sous la conduite de reines énergiques: Orythie, Marpésia, Lam-pedo,
Antiope, Hippolyte, Penthesilée, elles firent de vastes conquêtes en Asie; mais des expéditions conduites par les grands
héros grecs, Hercule et Thésée défirent les Amazones sur leur territoire d'origine; Achille aurait tué Penthesilée en combat
singulier pendant la guerre de Troie. Ainsi, disent les anciens, s'éteignit la nation des Amazones du Thermodon.
Des historiens d'Alexandre le Grand relatent qu'il rencontra au Sud-Est du Caucase certaines de leurs descendantes.
Accompagnée d'une escorte de trois cents guerrières, leur reine Thalestris vint au camp d'Alexandre et lui demanda de lui
faire un enfant, afin d'allier les sangs de la plus forte des femmes et du plus puissant des hommes; selon la légende, moins
ardent que Thalestris, Alexandre partagea son lit pendant treize nuits, au bout desquelles la reine rentra chez elle.
L'historien grec Diodore de Sicile conte aussi les exploits des Amazones de Libye, des guerrières d'Afrique du Nord vivant
avec des hommes et exerçant le pouvoir. On dit aussi qu'elles édifèrent le temple d'Ephèse qui fut l'une des sept merveilles
du monde, qu'elles s'emparèrent de Troie mais que pourchassées par des tribus barbares, elles perdirent au combat leur
reine Marpésia. Leur pays, gouverné par une reine, avait pour capitale, Themiscrya. Elles fondèrent Smyrne et Paphos.
Enfin plusieurs historiens grecs et latins parlent d'Amazones qui auraient vécu en Scythie, dans le Sud de l'actuelle Ukraine
près de l'embouchure du Don. Mais, ce ne sont pas à proprement parler des Amazones, car vivant avec des hommes, elles
jouissaient d'une certaine égalité avec eux. On retrouve des Amazones en Bohème vers 730. Des voyageurs portugais du
XVI ème siècle signalent des Amazones en Ethiopie; elles vivaient avec des hommes et avaient le pouvoir sur eux.
Les Amazones sur lesquelles nous avons les informations les plus directes sont celles que rencontra et combattit en
1542, sur les rives du fleuve brésilien, portant maintenant leur nom, l'expédition de l'explorateur espagnol Orellana.
Elles faisaient payer tribut aux peuplades voisines, et ramenaient de force de leurs expéditions, des prisonniers par
qui, elles se faisaient féconder; elles gardaient leurs filles avec elles et renvoyaient les fils à leurs pères.
Les Amazones du Dahomey étaient des guerrières de grande valeur qui disparurent lors de la colonisation française.
Elles se distinguaient par leur mépris des dangers et par leur férocité. Au sommet des montagnes bordant la Guyane,
un autre peuple d'Amazones n'obéissait qu'aux reines qu'il se donnait. Peu combatives, ces Amazones vivaient en
parfait voisinage avec les autres tribus. Ainsi chaque continent connut ses propres Amazones aux mœurs différentes.
Si certains historiens contemporains ont, dans leurs études, nié leur existence réelle, il parait difficile aujourd'hui de
se rallier à leur opinion alors que tant d'écrivains et d'artistes ont fait figurer certaines d'entre elles dans leurs œuvres:
Homère, Plutarque, Polyen, Pline, Isocrate, Lysias, Ptolémée, Hippocrate et que par ailleurs des fouilles archéologiques
ont permis de mettre au jour des tombes de femmes guerrières, enterrées avec leurs armes entre 600 et 200 av. J.-C.
Dans l'Antiquité gréco-romaine, Les Amazones formaient un groupe généralement indifférencié ou le collectif primait sur
l’individuel. Dans la céramique, elles sont ainsi rarement identifiées par des inscriptions. Cependant trois Amazones se
détachent du collectif et connurent des destins singuliers, abondamment contés par les auteurs anciens. Ces guerrières
jouissant d’une place privilégiée dans la mythologie amazonienne sont Penthésilée, Hippolyté et Antiopé.
Penthésilée, fille d'Arès et d'Otrera participe avec une dizaine d’autres amazones à la guerre de Troie afin de venir en
aide à Priam, roi de Troie, suite à la mort d’Hector. Elle prouve sa valeur en tuant de nombreux Grecs et grâce à elle
les Troyens reprennent le dessus. Mais Achille apparait, défie la reine des Amazones et la tue en combat singulier.
Après sa mort, il tombe amoureux d’elle et pleure sa mort. Il recueille son corps et l'enterre avec tous les honneurs.
Hippolyté, quant à elle, est la reine des Amazones et son père, Arès, lui a transmis une ceinture en reconnaissance de
ses aptitudes guerrières. Lors de son IX ème travail, Héraclès doit récupérer cette ceinture pour la fille d’Eurysthée qui lui
a commandé les travaux. Héraclès accoste à Thémiscyra, la capitale amazonienne, et combat les Amazones pour obtenir
la ceinture. Il tue finalement la reine pour la lui soutirer. On raconte aussi qu'Hippolyté s'éprit du héros et lui offrit.
Antiopé fut vaincue et enlevée par Thésée, qu'elle épousa et auquel elle donna un fils, Hippolyte qui fut aimé de Phèdre.
son rapt amena les Amazones à marcher sur Athènes en représailles, afin de délivrer leur sœur. Siphione vint féliciter
Jason après la capture de la Toison d'Or. Lysippé brisait les membres des garçons afin de les obliger à s'occuper des
corvées domestiques pendant que les femmes gouvernaient et faisaient la guerre. Elle institua le culte d'Artémis.
Les Amazones qui survécurent au massacre attribué à Héraklès se réfugièrent dans les montagnes d'Albanie, près
de Colchis; certaines s'établirent au pied du mont Caucase, tandis que leurs voisins, les Gargarensiens, montaient
vers le Nord; tous les ans, au printemps, les deux groupes se rencontraient sur la montagne, séparant leurs territoires,
pour une cohabitation de deux mois, et s'unissaient après un sacrifice rituel; dès qu'une Amazone se trouvait enceinte,
elle rentrait dans son pays; les garçons étaient confiés aux Gargarensiens.
Les Amazones du Thermodon qui vivaient en Asie Mineure accompagnèrent leurs maris à la conquête de la Sarmatie
asiatique. Impuissantes, elles assistèrent au massacre de leurs compagnons et durent, pour survivre, se revêtir des
armes des morts et se battre. Elles vainquirent. Encouragées par ce premier succès, elles rentrèrent en traînant dans
leur sillage des prisonniers. Elles constituèrent alors le premier royaume des Amazones et instituèrent des lois.
Marpésia reçut le commandement des armées et Lampetho la direction de l'État avec le titre de reine. Les Amazones
firent le serment solennel de renoncer au mariage mais, comme une présence mâle était indispensable à la reproduction,
elles établirent la paix avec les Etats voisins. Une clause scellait cette apparente générosité. Les hommes devaient se
trouver, chaque année, à époque fixe, sur la frontière du territoire.
Les Amazones de la mer Caspienne ne doivent pas être confondues avec les Amazones libyennes vêtues de peau de
serpent, qui vivaient sur une île du lac Tritonis qui s'allièrent à Dionysos. Leur reine Myrina, à la tête d'une puissante armée,
envahit le territoire des Atlantes, s'empara de la cité de Cerné, extermina les hommes, emporta les enfants comme esclaves
et rasa les murs de la ville. Lorsque le reste des habitants se rendirent, elle construisit la nouvelle cité de Myrina.
Après la bataille, alors que les Amazones et les habitants célébraient leur victoire, leurs ennemis les surprirent désarmés
et massacrèrent les troupes de la reine. Celle-ci s'échappa, traversa la Libye, se constitua une nouvelle armée, entra en
Egypte où elle rencontra le fils d'Isis, Horus, puis envahit l'Arabie, créant des villes: Cycmé, Pitané, Priène. Elle soumit
plusieurs îles égéennes, notamment Lesbos, y bâtit la cité de Mitylène. Elle fut enfin vaincue et tuée par le roi de Thrace.
Ces femmes guerrières ne sont pas uniquement des produits de l'imagination des mythographes; certaines traditions
confirment l'existence de femmes-soldats en Asie, en Afrique et en Amérique, voire en Europe. Au VIII ème siècle, il
existait en Bohème, des femmes formant une corporation militaire sous les ordres de Vlasta; après avoir construit des
fortifications, résisté au duc Przémyslas, elles exterminèrent tous les hommes ou les réduisirent en esclavage.
Leur dureté est surtout une dureté guerrière, comparable à celle de bien des peuples belliqueux, et les preuves d'autorité
qu'elles montrent sont comparables à celles de la plupart des groupes dominants. Si certains auteurs vantent leur virginité,
d'autres les dépeignent comme des amoureuses sensuelles et actives lors de leurs contacts annuels avec les hommes.
L'hypothétique ablation des seins est une mutilation volontaire que les Amazones, se seraient imposées à elles-mêmes.
En littérature, la reine des Amazones Hippolyte apparaît dans la comédie de Shakespeare "Le Songe d'une nuit d'été",
puis au siècle suivant, Houdar de la Motte met en scène Marpésia dans "Marthésie, première reine des Amazones."
L'allégorie des Amazones continue d’être questionné par les époques postérieures jusqu’à aujourd’hui où leur mythe a
été enrichi de nombreux nouveaux symboles. Les années 1970 marquent un tournant dans cette réception en raison
du développement des luttes sociales et particulièrement des mouvements féministes. Les Amazones connaissent un
écho particulièrement fort dans ces mouvements sociaux, en quête d’une légitimité. Source d'inspiration et de courage
ou abomination et désolation ? Entre féminisme et sexisme, priorité à la réalité historique.
En général, les Amazones sont très mal desservies par le cinéma, de Wonder Woman à Supernatural en passant par Xena,
en véhiculant l'image stéréotypée de la femme guerrière, indépendante et agressive. Ce nouveau personnage féminin
sert-elle un fantasme masculin de domination, ou introduit-elle une nouvelle liberté dans la conception du genre féminin ?
En tout état de cause, ces femmes-soldats méritent pour le moins une plus grande considération.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"J’ai résisté aux prières du séducteur, son épée et ses menaces n'ont rien pu
sur mon cœur, mais mon corps a souffert violence ; et je veux par mon trépas
laver cet outrage fait à ma pudeur." Sénèque, tragédie "Phaedra."
Symbole de l’amour inavouable et de la difficulté d'aimer, Phèdre est une figure mythique qui n'a cessé d'inspirer à travers
les siècles. Fille du roi de Crète, Minos, et de sa femme Pasiphaé, sœur d'Ariane, elle épousa Thésée, père d'Hippolyte
par l'Amazone Antiope. Elle rencontra son beau-fils aux mystères d'Eleusis, conçut pour lui une folle passion et le suivit à
Trézène. Elle y érigea le temple d'Aphrodite Catascopia d'où elle pouvait apercevoir le jeune homme s'exercer au gymnase.
Phèdre, qui dépérissait à vue d'œil, finit par avouer son amour à Hippolyte qui, horrifié, l'accabla de reproches; l'amoureuse
bafouée déchira aussitôt ses vêtements et se mit à crier: "Au secours, on me viole !". Puis elle se pendit après avoir écrit
une lettre à Thésée accusant Hippolyte; ce dernier fut banni d'Athènes par son père, qui demanda à Poséidon de le punir.
À peine Hippolyte était-il sorti de la ville dans son char, qui roulait sur l'isthme, qu'il fut secoué par une gigantesque vague
sumontée d'un monstrueux chien de mer. Terrorisés, ses chevaux firent un brusque écart, son char fut projeté contre un
rocher, et son corps fut déchiqueté. Artémis le transporta, mourant à Trézène, où son père eut le temps de se réconcilier
avec lui; on dit que les dieux transportèrent son corps dans les cieux, où il est devenu la Constellation du charriot.
L’histoire d’Hippolyte et de Phèdre appartient au cycle mythologique de la fondation de la cité d’Athènes: elle est intimement
liée aux luttes livrées par les premiers rois légendaires, Érechtée, Cécrops, Pandion, Égée et Thésée pour asseoir leur
pouvoir et le transmettre à leur fils. Le grand-père d’Hippolyte, Égée, roi d’Athènes, avait eu deux femmes, dont aucune ne
lui donna d’enfants; la légende raconte que ce serait Aphrodite en colère qui pour se venger lui infligea cette peine.
Inquiet de mourir sans descendance mâle, Égée s’adresse à l’oracle de Delphes. En guise de réponse, celui-ci lui donne
une indication sur sa propre mort, à savoir qu’il risque de mourir de chagrin s’il délie le col de son outre de vin avant son
retour à Athènes. N’ayant pas réussi à déchiffrer l’oracle, Égée passe au retour par Corinthe pour rencontrer Médée, la
sorcière venue de la mer Noire. la sorcière s’arrange pour lui donner un fils en utilisant ses pouvoirs magiques.
Égée se rend enfin à Trézène, ville du Péloponnèse proche de Corinthe, pour saluer son ancien camarade Pitthée,
devenu roi de cette cité et partage la couche de la fille de son ami, Æthra, qui, la même nuit, s’unit également, de force,
avec Poséidon. C’est de cette union, de ces unions d’une même nuit, que naîtra Thésée, le père d’Hippolyte. Qui est le
père de l'enfant ? Tout au long de sa vie, Thésée saura tirer parti de cette double filiation paternelle, humaine et divine.
Entre-temps, Thésée aura d’autres aventures et connaîtra plusieurs amours, et ce n’est certainement pas contre lui
qu’Aphrodite risquerait de se mettre en colère, car il saura aussi bien aimer les femmes que les utiliser dans ses plans.
On se souvient qu’il a su s’attirer les grâces de la fille de Minos, Ariane, pour combattre contre le Minotaure, avant de
l’abandonner, endormie, sur l’île de Naxos.
Devenu roi, il s’oppose aux Amazones, et en sort vainqueur grâce à l’aide de leur reine, Antiopé, qui s’éprend de lui;
ils auront un enfant, qui est appelé Hippolyte, "celui qui délie les chevaux." Hippolyte grandit en futur roi de Trézène:
sa mère, l’amazone, meurt de la main de Thésée, selon certains récits; quant à son père, il cesse de penser à lui.
Car Thésée est déjà remarié, et la jeune épouse, Phèdre, n'est autre que la seconde fille du roi Minos de Crète.
Pallas, frère et prédécesseur d’Egée, avait de nombreux fils, les Pallantides. Neveux d'Egée et cousins de Thésée,
les Pallantides crurent que le pouvoir leur reviendrait puisque Egée ne semblait pas avoir de descendants. Ils furent
cruellement déçus lorsque Thésée fut reconnu par son père. A la mort d’Egée, ils revendiquèrent le trône mais les
Athéniens leur préférèrent Thésée.
Alors ils l’attaquèrent ouvertement. Thésée déjoua leur embuscade et les anéantit tous, y compris Pallas. Afin de se
purifier de leur mort sans doute politiquement justifiable, Thésée et son épouse Phèdre durent s’exiler pendant un an,
à Trézène. C’est ainsi que se déroula le drame de Phèdre: elle tombe amoureuse de son beau-fils, Hippolyte. C'est
est un bel athlète qui méprise les femmes et préfère ses compagnons de chasse.
Il refuse les faveurs de la déesse Aphrodite. Sa belle-mère Phèdre connaît une vive passion pour lui, se déclare.
Hippolyte refuse et affirme son dégoût des femmes. Il honore Artémis tandis qu'il méprise Aphrodite; cette dernière,
pour se venger, suscite chez Phèdre cette passion coupable. Elle n'osa pas révéler cette passion à son beau-fils
mais se confia à sa nourrice qui la conseilla d'envoyer une lettre à Hippolyte, dans laquelle elle lui avouait son amour.
Phèdre s'offrit à Hippolyte. Hippolyte, horrifié, repoussa les avances de Phèdre et vint l'accabler de reproches dans ses
appartements. Alors Phèdre, se voyant délaissée, accusa son beau-fils d'avoir cherché à la violer et se pendit, en prenant
soin de laisser une lettre dénonciatrice pour son époux. Par vengeance et craignant qu'Hippolyte ne révèle tout à son père,
elle accusa le jeune homme d'avoir cherché à la violenter. Furieux, Thésée appella sur son fils la malédiction de Poséidon.
Le mythe de Phèdre est une constante source d'inspiration pour les écrivains depuis l’Antiquité.
Pour Euripide, le personnage tragique de la pièce, c'est Hippolyte, mourant victime des mensonges de sa marâtre.
Phèdre se réduit chez lui à un pur moyen de vengeance utilisé par Aphrodite contre Hippolyte, qui s'est voué tout
entier au culte d'Artémis, la déesse vierge. Dès lors, chez Euripide, il n'est guère question de la faute de Phèdre:
elle n'est qu'un jouet des dieux. Elle n'a aucune indépendance, volonté propre. On ne saurait donc lui en vouloir.
Sénèque, dans "Phaedra", concentre en revanche l'action sur le personnage féminin. La pièce de Sénèque annonce
une nouvelle interprétation du mythe; ce n'est plus Hippolyte qui est au centre de la tragédie, mais bien le personnage
de Phèdre. Elle n'est guère ménagée. Elle déclare à son beau-fils sa passion: horrifié, il a la tentation de tuer Phèdre,
mais se ravise; son épée jetée au sol l'accuse lors du retour de son père; Thésée le maudit puis le jeune homme meurt.
Racine écrit sa tragédie, "Phèdre", en 1677. Sa pièce est une analyse et une dénonciation de la passion amoureuse
à travers le personnage de Phèdre. Phèdre avoue son amour "incestueux" qui la brûle et la déchire mais qui est plus
fort qu'elle. Face au rejet du jeune homme et découvrant l'amour d'Hippolyte pour Aricie, elle accuse Hippolyte à tort
devant son père, entraînant une double mort, celle de Phèdre et celle d'Hippolyte, suivie des tourments de Thésée.
Phèdre illustre la conception pessimiste de l'homme de Racine, une conception nourrie par le Jansénisme, conception
religieuse, selon laquelle seuls quelques élus choisis par Dieu seront sauvés. Chaque homme est prédestiné et aucune
bonne action ou comportement exemplaire ne saurait changer le fait initial d'avoir ou pas la grâce divine. Ainsi Phèdre met
en avant la croyance de Racine en la théorie de la prédestination, ainsi que la misère de l'homme sans la grâce divine.
Racine tend à nier la responsabilité de la faute de Phèdre. Mais il la rend coupable dans une autre partie de la pièce pour
rendre son œuvre plus intéressante sous tous les angles. Racine sous-entend que Phèdre est une personne destinée à
mourir. C’est pourquoi il dit qu'elle n’est pas coupable. Il est probable que Racine essaie d’innocenter Phèdre, mais d'une
manière péjorative. La malédiction familiale qui suit Phèdre montre comment l’homme n’a pas de choix face à son destin.
Euripide peint le personnage de Phèdre comme une personne malheureuse, affaiblie par les sentiments incontrôlés envers
le fils de son mari. La Phèdre d’Euripide lutte contre le mal qui la tue lentement car elle ne peut pas avouer qu’elle aime le
fils de son mari. C’est pourquoi elle garde un silence au fond de son cœur pour ne pas exposer ses sentiments honteux.
Même si elle n’est pas responsable de ces sentiments, elle se voit elle-même comme l’auteur de cette faute.
Chez Sénèque, Phèdre est une personne consciente de sa faute. Elle sait que l’inceste est défendu mais elle se laisse
emporter par cette passion. Elle profite de l’absence de son mari pour aborder son beau-fils et lui avouer les sentiments
qu’elle a pour lui. Le courage de Phèdre d’affronter Hippolyte pour lui faire part de ce qu’elle ressent pour lui prouve que
sa faute était préméditée. Donc, Phèdre a des remords à cause de la mort tragique de son beau-fils.
Il y a des ressemblances dans le personnage de Phèdre de Sénèque avec celui de Racine en ce qui concerne le remords.
Phèdre se qualifie elle-même de traitre et confesse à son mari toute la vérité avant de se suicider: "tes remords te suivront
comme autant de furies; tu croiras les calmer par d’autres barbaries." (Racine, Britannicus, acte V, scène VI, v .12-13).
La faute de Phèdre est plus lourde du fait qu’elle confirme indirectement les mensonges de sa nourrice envers son beau-fils.
Euripide innocente Phèdre et justifie la cause de tout ce qu’elle a fait. Mais Sénèque la culpabilise en mettant en évidence
sa volonté de commettre ses fautes. Pour Racine, le personnage de Phèdre est responsable de sa passion meutrière,
mais finalement, il l'innocente. L’homme a le libre choix d’accepter ou de refuser de faire une chose. Chaque personne
possède la capacité de poser le pour et le contre avant de commettre un acte afin d’éviter les conséquences néfastes.
Zola, dans son roman "La Curée", dans la série des Rougon-Macquard, imagine une histoire d'amour entre une jeune
femme, Renée Saccard, et son beau-fils Maxime; contrairement à Hippolyte, Maxime aime les femmes. Il épouse Louise.
Renée, issue de la noblesse, connaît la mésalliance en épousant Aristide Saccard. Elle est violentée par un homme plus
âgé, le jour même du coup d'état de Napoléon III: elle est déshonorée, symbolisant la France profanée par un usurpateur.
La mésalliance concrétise le matérialisme d'une société qui ignore la pureté des relations : l'amour entre Renée et son mari
n'existe pas, il est remplacé par l'argent. Renée connaît un destin tragique: elle est prise d'une passion frénétique pour
Maxime qui l'abandonne pour épouser la jeune fille qu'a choisie son père. Elle meurt dans la solitude alors que le roman se
termine sur le triomphe cynique de Saccard.
Le mythe de Phèdre continue à inspirer des écrivains contemporains, notamment le grand poète grec Yannis Ritsos.
La passion de Phèdre pour Hippolyte n’a peut-être jamais été chantée avec autant d’intensité que dans cette version
du mythe par le poète grec Yannis Ritsos. La Phèdre de Yannis Ritsos est une femme accomplie. Elle est touchée par
un amour soudain, sans préavis, amour qui changera sa vie de façon définitive.
Malgré la différence d’âge, malgré le lien presque filial qui les unit, cet amour pourrait être beau. La réponse est brutale.
Cette passion est coupable, impure, sale. Dans la bouche d’Hippolyte, les femmes sont en elles-mêmes coupables
d’impureté, bien avant d’avoir commis le moindre crime. Au-delà de la question de la féminité, se pose, simplement, celle
de la "pureté." Seule la mort peut résoudre la situation, mais, comme le dit Ritsos, elle survient toujours trop tard.
Phèdre serait victime de son hérédité: elle doit à sa mère Pasiphaé le dérèglement de ses sens, et sa passion "dépravée"
pour un taureau et la naissance d’un monstre, le Minotaure. Aphrodite poursuit Phèdre et sa famille de sa haine et œuvre
sans relâche à leur perte. Il y aurait sur Phèdre une malédiction divine, sous le signe des amours défendus et maudits.
La passion que Phèdre éprouve pour Hippolyte déclenche chez elle un dérèglement sensoriel.
Phèdre se sent coupable des sentiments incestueux qui l’habitent. Passionnée, c'est un personnage ambigu et complexe.
Racine disait que "Phèdre n’est ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente". La tragédie raconte la déchéance d’un être
souffrant d’un mal qui le ronge et sans lequel il ne peut vivre. Elle serait le symbole incarné du drame d’une humanité
écartelée par le combat de la chair et de l’esprit.
Peut-on faire du mythe de Phèdre un modèle d’inceste ? Chez Euripide, la réponse est négative. La "marâtre" amoureuse
pose problème et fait scandale. Le problème est celui du fonctionnement patriarcal de la société grecque. Elle perturbe la
domination paternelle sur les fils en risquant de dresser les enfants du premier lit contre le père. La femme adultère remet
en cause la domination masculine sur les femmes; l’ensemble du pouvoir patriarcal est ébranlé par la "marâtre" adultère.
Le scandale est celui de l’existence d’une femme amoureuse. Sans aller jusqu’à parler, comme Paul Valéry, à propos de la
Phèdre racinienne, de sa "rage de sexe", Euripide a choqué en mettant en scène le désir sexuel féminin. Avec Phèdre, la
femme cesse d’être un objet de plaisir pour devenir un sujet désirant. Par sa passion, Phèdre fait entrevoir au spectateur
grec un monde nouveau, où l’union du fils avec l’épouse du père renverserait l’ordre patriarcal en permettant l’alliance de
ses deux victimes, et une forme nouvelle d’amour dans lequel le don remplacerait la possession.
Phèdre incestueuse ? Non, Phèdre scandaleuse.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Charlotte fut préparée dans l'attente de la soirée: elle avait été avertie que Béatrice serait accompagnée de plusieurs couples à qui elle s'offrirait, quoi qu'on pût exiger d'elle ou lui infliger; il fut décidé qu'elle ne les verrait pas et que les mains attachées derrière le dos, on la conduirait dans une cave. On fixerait à son cou un collier et à ses poignets des bracelets. Juliette avait choisi sa tenue: une jupe courte en taffetas noire, dévoilant ses cuisses, et un chemisier clair marquant un corset en cuir resserré de façon à faire saillir ses seins; elle s'assura que son ventre ainsi que le sillon de ses reins étaient parfaitement lisses afin que ses deux orifices soient ouverts à ses besoins, ou à ceux des des inconnus à qui elle la destinait. Pendant que je lui nouai les cheveux en queue de cheval, pour lui bander les yeux, un cri indubitablement féminin retentit, elle se mit à trembler. À force d'être humiliée, il me semblait qu'elle aurait dû être habituée aux outrages, sinon au fouet, à force d'être fouettée; une affreuse satiété de la douleur et de la volupté devrait la résigner, comme le supplice d'une fille offerte comme elle, et même lorsqu'elle n'était pas livrée, de son corps toujours accessible. Un long silence suivit, troublé seulement par des chuchotements. Je reconnus Béatrice. Sa mince silhouette était entièrement vêtue de noir, du col officier de son chemisier, jusqu'à ses bottes en cuir. Elle déganta sa main droite et posa doucement son majeur et son index près de l'oreille gauche de Charlotte; la maîtresse de lieux, qui semblait particulièrement l'apprécier, l'entraîna au bout d'une laisse dans la cave, au beau milieu d'une réception où des couples contemplaient le spectacle d'une jeune femme nue se faisant prendre sauvagement par des esclaves mâles. Des hommes et des femmes en tenues de soirée, tous masqués, étaient éparpillés çà et là une coupe à la main; au centre de la salle, sur un grand lit en fer forgé noir, érigé en estrade, la femme que j’imaginais se faire torturer, était possédée par deux hommes aux corps d’athlètes qui la pénètraient frénétiquement dans la lueur des torches. Elle avait de petits seins fermes et des hanches à peine formées. L’assemblée se tourna vers nous et nous salua en s’inclinant en silence. Ses doigts glissèrent le long de ma machoire, puis de mon cou, contournèrent mon sein gauche, carressant ma taille, et s’arrêtèrent sur ma vulve, en appuyant légèrement sur la chair fragile; saisissant la dragonne de la laisse reliée aux anneaux d'or fixés sur mes lèvres intimes, elle ouvrit les deux battants du grand salon et me guida vers l'autel de mon sacrifice; au fond de la salle, éclairée par des projecteurs diffusant une lumière pâle, m'attendait la croix de saint André; j'avançai vers ma crucifixion, tenue par mes anneaux; Béatrice me tendit la main pour m'aider à gravir les deux marches qui me menait à mon calvaire; elle me plaqua le dos contre le bois, me laissant ainsi exposée de longs instants. Elle me présenta comme étant son esclave; tout me serait infligé sans pitié pour juger de l'efficacité du fouet. En elle, je devinais une volonté ferme et glacée, que le désir ne ferait pas fléchir, je devais obéir docilement; les yeux bandés, je ne pouvais apercevoir les derniers invités qui descendaient dans la cave, grossissant l'assistance silencieuse; ainsi exposée et écartelée sur cette croix, seule dans le noir et le silence, je me demandais pourquoi tant de douceur se mêlait à tant de terreur, ou pourquoi tant la terreur me paraissait aussi douce. On me détacha enfin pour m'exhiber. À peine libérée, quelqu'un me demanda de me tourner et on me délia les mains en m'ôtant le bandeau des yeux. On me fit avancer, trébuchant un peu, vers un homme qui voulait me toucher. Il m'ordonna de me déshabiller, et de me présenter, ce que je fis instantanément: debout les bras coudés derrière la tête en écartant les cuisses, comme on me l'avait signifié, afin de livrer avec le plus d'indécence possible le spectacle de mon intimité. Se présenter de telle façon oblige l'esclave à s'abandonner, quels que soient ses réticences, à mieux se donner. Par cette mise à nu, le corps livré, déshabillé, disséqué, est comme bafoué, humilié, sans concession; la soumise ainsi exhibée apprend à se surpasser dans l'épreuve, poussée parfois au paroxysme de l'épuisement et de la souffrance physique; c'est ainsi qu'elle peut s'épanouir et accepter les châtiments les plus cruels. Béatrice apparut avec un esclave à demi-nu harnaché de cuir au bout d’une laisse. L’homme à l’allure athlétique était doté d’une musculature impressionnante et d’un sexe épais dont on osait à peine imaginer la taille en érection. Elle fit allonger l'homme sur le dos, puis me tira par les cheveux et me força à m’agenouiller entre ses jambes, la croupe en l’air et le visage écrasé contre son pénis. J’entendis des ricanements dans l’assemblée. Ce n'était pas la caresse de mes lèvres le long de lui qu'il cherchait, mais le fond de ma gorge. Il me fouilla longtemps, et je sentais gonfler et durcir en moi le baillon de chair qui m'étouffait, et dont le choc lent et répété me tirait des larmes. Debout sur l'estrade, Béatrice faisait voler sa cravache sur mes reins. Elle m'ordonna de lui lècher les testicules et le pourtour de son anus; je m’exécutai, faisant glisser ma langue de la hampe jusqu'à l'entrée de sa cavité anale. L'esclave semblait apprécier et s'enfonçait dans ma bouche pendant que je le couvrais de salive; elle se plaça derrière moi et plongea ses doigts dans mon vagin déjà humide de désir. Elle explora longuement ma vulve, remonta sur mon anus, le caressa du bout des doigts, puis se redressa: “Enfile-toi un doigt dans le cul!”; sa cravache siffla dans les airs et s’abattit sur ma croupe: “Allez chienne, doigte-toi le cul!”. Les lèvres forcées par le glaive charnel, je dus me cambrer pour atteindre la raie de mes fesses. J’introduisis tant bien que mal un doigt dans la moiteur de ma voie la plus étroite pendant que Béatrice continuait de me fouetter: “Tu aimes ça, chienne, te doigter l'anus devant des inconnus"; je répondis d'un “oui” chevrotant en écho aux coups de cravache mordant maintenant l'intérieur de mes cuisses, espérant ainsi mettre fin à mon supplice. Elle laissa tomber sa cravache et s’agenouilla derrière moi: “Enfile tes autres doigts, chienne !”. Je m’exécutais docilement alors qu’elle forçait mon anus en écartant mes fesses de ses doigts pour faciliter mon intoduction. Les invités semblaient goûter à la scène, se regroupant pour regarder. La situation était des plus humiliantes; j'étais partagée entre le sentiment de honte et l’étrange plaisir d’être utilisée comme un vulgaire objet sexuel, humilié et gémissant. Mais ce ne furent que les préliminaires. Béatrice me relèva en tirant sur mon collier comme on le ferait pour rappeler un chien à l’ordre: “Ça ira comme ça, salope. Maintenant assieds-toi sur sa queue!”; encouragée par ses coups de cravache, j’enjambai maladroitement l'esclave et m’accroupis dos à lui, tout en me demandant comment accueillir un sexe aussi monstrueux. Impatiente, Béatrice maintint le sexe à la verticale et me força à descendre dessus en tirant sur mon collier. Ma croupe s’écrasa sur la pointe saillante; tous les invités se regroupèrent autour de la scène et je pus voir distinctement leurs regards lubriques et cruels briller derrière leurs masques dans la lueur des torches; alors que je m'efforçai de garder l’équilibre, l'esclave me força à m’empaler sur son sexe; je tentai de résister, mais en vain; son membre surdimensionné défonça mes reins, distendant lentement mon anus. Une bouffée de chaleur m’envahit, tout mon corps était perlé de sueur. Béatrice exultant, ordonna l'esclave mâle à me pénétrer tout en caressant ses testicules: “Allez, chien, défonce-lui son cul de salope!”; l’homme obéit sans sourciller et m’attira contre son sexe brutalement pour me faire mal; mes deux sphincters anaux se dilatèrent sous la pression et il me pénétra d'un seul coup. Je manquai de m'évanouir. L’assemblée poussa un “Oooh” d’étonnement mêlé d’admiration; Béatrice demeura un instant interdite à la vue de ce membre à moitié emprisonné. Partagé comme moi entre douleur et plaisir, l'esclave mâle relâcha son étreinte, en me maintenant dans cette position grotesque; accroupie, empalée au sommet de son sexe, Béatrice, agenouillée face à moi, me meurtrissait les seins en me pinçant les pointes tout en m’observant avec un regard pervers qui m'effraya; elle quitta mes yeux, plongea sa tête entre mes cuisses, posa délicatement sa bouche sur ma vulve rougie par ses coups de cravache puis aspira mon clitoris entre ses lèvres. La bouche de Béatrice estompa peu à peu la douleur de la colonne de chair qui saccageait mes reins. Je luttais pour ne pas jouir; les invités nous regardaient dans un silence quasi religieux; le spectacle que j'offrais, haletante, empalée sur ce sexe monstrueux agissait sur l’assemblée comme un puissant aphrodisiaque. Béatrice se dénuda alors et commença à se caresser tout en me fixant, les yeux brillants de désir. Non loin de moi, une femme s’était accroupie aux pieds de son compagnon et le gratifiait d’une fellation des plus passionnées; juste à côté, deux hommes encerclaient une ravissante brune aux cheveux courts qui s'abandonnait, basculée à la renverse, à leurs doigts qui la fouillaient. Une boule de chaleur explosa dans mon ventre et irradia tout mon corps; parcourue de spasmes, je jouis en silence tout en éjaculant au visage de Béatrice; mes jambes vacillèrent mais l'esclave me tenait toujours fermement embrochée au sommet de son sexe. Il ne s'était pas encore libéré mais mon anus qui se contractait nerveusement le mettait au supplice. L’assemblée demeurait silencieuse; on entendait juste les sons de gorge profonds de la femme accroupie, étouffée par le sexe de son son compagnon qui lui tenait la tête des deux mains et déversait son sperme en elle. Les deux hommes qui étaient masqués, s'immobilisèrent pour me regarder, délaissant pour un instant la jeune femme brune, maintenant nue à leur merci, pour mieux l'envahir; plus loin un homme qui se masturbait en m'observant n’arriva plus à se retenir et éjacula. Béatrice, s’essuya le visage du revers de la main et lècha ma cyprine sur ses doigts en m’adressant un sourire narquois. Elle se pencha à nouveau entre mes cuisses mais cette fois pour s’occuper de l'esclave. Elle commença par effleurer ses testicules du bout des doigts puis elle remonta sur sa hampe qu'elle caressa comme un objet sacré; elle semblait s'amuser de façon perverse avec ce sexe surdéveloppé pour faire souffrir l'homme. Elle glissa une main sous ses fesses musclées et stimula son anus en le masturbant de plus en plus fort; c'était excitant d'assister à son érection: il grossit et se déploya. L’effet ne se fit pas attendre; dans un ultime effort pour retarder l’inévitable, il se cambra sous moi et rompit le silence de la salle par un long râle bestial; je sentis son sexe tressaillir, me remplissant d’un flot de sperme saccadé. La sensation fut divine et l’instant si intense que je fus à nouveau sur le point de jouir. Visiblement satisfaite, Béatrice se redressa, posa ses mains sur mes épaules et se pencha sur moi pour m’embrasser. Elle goûta à mes lèvres, les aspira, les mordilla puis pénètra ma bouche de sa langue mouillée. Fermant les yeux et vaincue, je me laissai emporter par un nouvel orgasme. Alors que je m’abandonnai à son étreinte, elle appuya de tout son poids sur mes épaules et me força à m’empaler de nouveau sur le sexe redevenu raide. Le pieu de chair dégoulinant me pénétra facilement et m’envahit sans plus aucune résistance. Distendue, la sensation d’être remplie totalement dépassa tout ce que j’avais enduré auparavant. Mon orgasme redoubla d’intensité et semblait ne plus vouloir s’arrêter. Béatrice relèva mon menton du bout des doigts et me regarda jouir avec le sourire de la victoire; l'esclave mâle qui était resté passif jusque-là recommença à s'ébranler lentement dans son foutre tout en m’agrippant fermement par la taille, n'ayant rien perdu de son ardeur, bien au contraire. Béatrice m’abandonna à mon sort. Elle s’accroupit juste derrière moi et écrasa sa croupe sur le visage de l'homme. Ce dernier sembla apprécier cette douce humiliation et continua de me fouiller les reins en redoublant d'acharnement. Dans un bruissement gras et humide, rompant le silence, mon corps se balançait au rythme de ce va-et-vient féroce. Je faisais maintenant face à l’assemblée qui se pressait autour de moi pour me regarder jouir. Ne prenant même plus la peine de se cacher, plusieurs hommes se masturbaient sans retenue, juste devant moi. Du haut de son estrade, une jambe sur l’accoudoir de son fauteuil, la maîtresse des lieux se caressait tout en se délectant du spectacle de ma sodomie. Des mains glacées se posèrent alors sur ma peau et me firent tressaillir. Je m'offris avec docilité aux caresses de plus en plus insidieuses. Un long silence suivit, troublé par quelques chuchotements dont j'essayai vainement de percevoir le sens. Subitement, je me sentis soulevée de terre, mes poings et mes chevilles furent liés par force de nouveau à la croix. Dans cette position qui favorisait l'examen de mon corps, un doigt força brusquement mes reins et me pénétra avec douleur. Celui qui me violait ainsi, sans préparation, me menaçait durement. Soudain, on me cingla. Je reconnus immédiatement les coups appliqués par Juliette: elle a une méthode particulière, à la fois cruelle et raffinée se traduisant par une caresse de la cravache avant le claquement sec, imprévisible et toujours judicieusement dosé. Après le dernier coup, elle caressa furtivement mon ventre enflammé et cette simple marque de tendresse me donna le désir d'endurer encore davantage; quand le cuir s'attaqua à mes seins, je compris que je serais fouettée intégralement sauf le visage; comme une confirmation, les lanières atteignirent le bas de mon ventre, en cinglant mes lèvres intimes; je laissa échapper un cri de douleur, comme un écho au hurlement entendu dans le couloir. On m'ordonna de me mettre à quatre pattes, dans la position la plus humiliante pour l'esclave; je reconnus à la douceur des mains de femmes qui commencèrent à palper mon corps. Elles ouvrirent mon sexe. Peu après, mon ventre fut investi par un objet rond et froid que Béatrice mania longtemps avec lubricité. On décida alors de me reconduire au premier étage pour me placer dans un trou aménagé dans le mur. Alors que l'on usait de tous mes orifices, un homme exhiba son membre que je tentai de frôler avec mes lèvres puis avec ma langue, mais avec cruauté, il se dérobait à chaque fois que j'allais atteindre sa verge. Prise d'un besoin naturel, on me refusa de me rendre aux toilettes. Confuse, je vis qu'on apportait une cuvette et je reçus l'ordre de me soulager devant les invités rassemblés. L'humiliation était là: me montrer dans cette position si dégradante, alors qu'exhibée ou fouettée, prise ou sodomisée, ma vanité pouvait se satisfaire de susciter le désir. L'impatience que je lus dans le regard attentif de Juliette parut agir sur ma vessie qui se libèra instinctivement. Lorsque j'eus fini de me soulager, Béatrice m'ordonna de renifler mon urine, puis de la boire. Au bord des larmes mais n'osant pas me rebeller, je me mis à laper et à avaler le liquide clair et encore tiède. Après avoir subi les moqueries des invités, je fus amenée devant Béatrice dont je dus lécher les bottes vernies du bout de ma langue. On m'ordonna ensuite de me coucher sur le sol et de relever mes jambes afin que chacun puisse me prendre facilement. Je fus possédée par l'ensemble des invités qui se succédaient à la chaîne sur mon corps. Puis on me releva pour me placer sur un tabouret hérissé d'un volumineux olisbos. Dans cette nouvelle position, mon ventre devenait douloureux, mais ce fut pire lorsqu'on m'ordonna de m'asseoir sur le cylindre massif et de le faire pénétrer entre mes reins profondément. Je sentais mon anus s'écarteler au fur et à mesure que je m'empalais sur le cylindre de latex. Longtemps, on me força à me pénétrer l'un et l'autre de mes orifices. " - Je suis fière de toi, tu te comportes comme je l'espèrais, tu dois continuer". Juliette venait de me signifier que mon dressage n'était pas achevé. Ma peau subit aussitôt le contact de mains posées au creux de mes reins puis entre mes fesses. Une cravache noir me cingla brusquement avec une telle violence que je poussai un véritable rugissement; la rigidité du cuir enflammait mes reins et mon dos; les coups lacéraient ma chair, me procurant de lancinantes sensations de brûlure. Lorsque la tige m'atteignit exactement entre les cuisses, sur le renflement du pubis, je compris soudain que j'allais jouir; une fois la fulgurante jouissance dissipée, j'osai implorer leur pitié; je venais de rompre le charme. Ils décidèrent de me faire payer chèrement cette inqualifiable faiblesse. Je fus à nouveau placée dans le mur comportant un trou en son milieu, de façon à ce que ma tête dépasse d'un coté et mes reins de l'autre. J'allais être prise par l'arrière et contrainte par la bouche. Ce fut Béatrice qui m'installa. J'étais en position, jambes docilement écartées, la bouche déjà ouverte, la croupe exagérément offerte, prête à être investie. Ce fut l'abattage. Impatient de se satisfaire, un homme prit la place de l'autre, ma bouche servant d'écrin; au même moment, un autre utilisait mon vagin sans ménagement, avant de forcer brusquement mes reins, qui comme la totalité de mon corps étaient à sa merci. Il s'enfonça sans préliminaire pour me faire mal. Le silence soudain m'exaspéra, car je ne pouvais rien voir de ce qui se passait autour de moi. Espérant le fouet comme une délivrance, un troisième sexe plus dur encore pénétra ma croupe; mon ventre se liquéfia. J'étais prise, on ravageait mes reins meurtris; je compris enfin que le membre qui me pénétrait était un olisbos à ceinture dont Béatrice s'était ceint à la taille. Elle exigea de moi que je me cambre davantage, pour qu'elle puisse "me remplir jusqu'au fond." Je cédai à l'impétuosité d'un orgasme que j'aurais voulu pouvoir contrôler. Béatrice se détacha de Charlotte qui glissa au sol. Elle récupéra ses appuis et réussit à se tenir debout, mais on la rattacha fermement sur la croix de Saint André face à la salle plongée dans la pénombre. Elle demeura ainsi le reste de la soirée, souillée de sperme et de sueur, les chevilles et les poignets entravés. Hommage à Charlotte. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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M'ayant entraînée au fond de la cave, là où la pénombre était la plus dense, Juliette fit pivoter mon corps
contre la paroi humide. Je sentis le salpêtre se dissoudre sous mes doigts qui s'accrochaient. Pour me
racheter, j'aurais voulu être attachée, là, dans cette position, le ventre nu contre ce mur poisseux, le dos,
les reins, offerts aux hommes qui auraient eu la libre disposition de moi, sans conditions. Sentir mes mains
prises dans la pierre pour ne plus pouvoir bouger et tout endurer, pour prouver que je pouvais devenir un
jour une parfaite esclave.
Juliette commença par me caresser. Elle savait qu'en faisant cela, elle me donnait une chance de me faire
oublier ma faute. Elle s'empara d'un martinet et commença à me travailler le corps en l'échauffant lentement,
alternant les caresses des lanières avec des coups cruels et violents. Plus elle frappait fort et plus je m'offrais.
Je n'éprouvais qu'un pincement aigu au moment où mes seins furent brutalement saisis par des pinces, puis je
sentis les pointes broyées par l'étau de métal qui les tirait vers le sol en s'y suspendant. Chacun des mouvements
que je faisais alors amplifiait le balancement des pinces, provoquant une sensation effrayante d'arrachement.
Je me souviens de ce moment précis où je fus mise à quatre pattes sur le sol au milieu de la cave. Juliette dont
j'étais désormais l'esclave d'un soir fixa d'autres pinces sur les lèvres de mon sexe, en dessous de mon clitoris.
Tout mon corps se balançait de façon obscène, tenaillé entre deux douleurs, partagée entre le désir de faire cesser
mes souffrances et celui d'en augmenter l'intensité par mes balancements, pour satisfaire Juliette et mériter son
pardon. J'observais avec orgueil la rotation des poids suspendus aux pinces attachées à mes seins, de droite à
gauche et de gauche à droite. La douleur devenait intolérable, mais je devenais la spectatrice de cette douleur.
Je souffrais, mais je dominais cette souffrance: le plaisir qui naissait en moi la dépassait, la stigmatisait.
Pour marquer sa satisfaction, Juliette me désigna la croix de saint André où je fus attachée dans une position
d'extrême écartèlement. Un inconnu s'approcha de moi, comme si je devenais digne de son intérêt. Ils saisirent
chacun un long fouet et commencèrent à me flageller avec une vigueur et un rythme qui me firent écarquiller les
yeux. Pour étouffer mes hurlements, je mordis violemment mes lèvres, jusqu'à ce que le goût de mon propre sang
m'eût empli la bouche. Je me livrai au châtiment avec une joie quasi mystique, avec la foi de l'être consacré.
Juliette me dit soudainement:
- J'aimerais te fouetter jusqu'au sang.
Je lui répondis que je lui appartenais. Dans la cave déserte, où les effluves d'humidité évoquaient celles d'une tombe,
l'inconnu me contemplait silencieusement et je m'aperçus qu'il tenait à la main deux longues et fines aiguilles.
Il s'empara d'un sein qu'il se mit à pétrir, à caresser, puis à pincer pour en faire jaillir la pointe granuleuse. Lorsque la
pointe fut excitée, il y planta la première aiguille, puis presque aussitôt après, la seconde dans le mamelon du sein qui
n'avait pas été caressé. D'autres aiguilles furent plantées tout autour des aréoles, quelques gouttes de sang vinrent ternir
le métal que la lueur d'une ampoule faisait jusque-là scintiller. Mon martyre devint délicieux.
Ainsi, j'étais devenue l'objet de plaisir de cette femme et de cet homme. Juliette parut subitement échauffée:
elle s'approcha de moi et de me libéra de la croix de saint André. Avant même que je puisse savourer ce répit, on me
porta sur une table où je fus allongée et solidement attachée. Je fus alors fouillée, saccagée, malmenée, sodomisée
comme une chose muette et ouverte. L'inconnu qui violentait mes reins se retira brusquement. Juliette effleura de
ses lèvres la dure pointe de mes seins, et de sa main le creux de mon ventre.
Dans un éclair, je me sentis délivrée, anéantie mais comblée.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"L’enchaînement et la confusion des étreintes et des coïts étaient tels que, si je distinguais les corps, ou plutôt
leurs attributs, je ne distinguais pas toujours les personnes; certains contacts étaient très éphémères et, si je
pouvais les yeux fermés reconnaître une femme à la douceur de ses lèvres, je ne la reconnaissais pas forcément
à des attouchements qui pouvaient être violents, il m’est arrivé de ne réaliser qu’après-coup que j’avais échangé
des caresses avec plusieurs femmes en même temps; j’étais livrée à une hydre."
Catherine Millet. "La vie sexuelle."
L’exploration du domaine du sexuel est revendiquée par des auteurs féminins comme un instrument d’émancipation
majeur avec, souvent, une visée sociale, voire même des effets purificateurs d’autothérapie; pour plusieurs de ces
femmes écrivains, le thème de la sexualité, constituant la matière des récits, touche l’essence même de la littérature dans
son ambition de cerner la vérité d’un réel au-delà des apparences; il s’agit d’écrire un texte destiné à établir une vérité,
la vérité d’un être singulier bien sûr.
Cette érotique féminine s’exprime évidemment dans des tonalités très singulières: intellectuelle et distancée avec Catherine
Millet; cérébrale avec Anne F. Garréta; passionnelle, mais résolument sans lyrisme avec Annie Ernaux; hyperlibérée avec
Catherine Cusset; sensuelle avec Alina Reyes; dépressive avec Catherine Breillat ; exaltée avec Christine Angot.
Qu’ont en commun, ces textes qui définissent un érotisme nouveau ? Foncièrement d’exposer, sans états d’âme et sans
fioritures, ce qui relève du plus intime de l’univers sexuel: un vif antiromantisme, un antisentimentalisme s’imposent comme
traits dominants; si, pour Bataille, l’interdit et la transgression sont la condition même de l’érotisme, la recherche du plaisir
s’affiche ici dans un univers mental et social où les limites tendent à être abolies.
Une sexualité affranchie des tabous, c’est le moins à quoi on puisse s’attendre venant d’une littérature érotique; il n’est pas
surprenant que toute la panoplie des pratiques inventées depuis la nuit des temps et soutenues par des fantasmes éternels
se trouve convoquée; avec, certes, des configurations dominantes et exposées au grand jour, compte tenu de l’évolution
structurale que connaît notre univers plus pervers que névrotique.
Mais, encore une fois, ce qui sollicite le questionnement est d’abord le traitement collectif de ces discours; la médiatisation
de l’éros, phénomène jusqu’ici jamais rencontré, s’accompagne d’une certaine désaffectivation, comme si le même sillon
que creusaient tous ces écrits consistait à faire une littérature démystifiant le sexe, en le banalisant, en le désacralisant,
en le naturalisant ou en le simplifiant.
D'autant plus que l’érotisme apparaît désormais comme un terme marchand et consumériste; la sexualité se réduit à une
simple gymnastique, alors que le cerveau demeure le principal organe érotique et orgasmique; cette évolution le prive
de sa force originelle, de son histoire culturelle, de sa capacité à rendre compte de la richesse imaginative de l’être humain,
enfin de son inventivité concernant ses désirs, ses plaisirs, son rapport au corps.
L’obsession du nombre pour Catherine Millet est en soi un indicateur de la logique propre à la société de consommation:
multiplicité des partenaires et enchaînement des étreintes; la rationalité appliquée à l’éros conduit à mettre sur le même
plan, plaisir et travail bien fait; tandis qu’A. Garréta, qui s’impose d’écrire ses souvenirs comme un exercice, par ordre
alphabétique, se définit elle-même comme un fonctionnaire du désir conceptualisé en douze "nuits."
Dans le contexte d’une relation où l’on est "palpée et retournée comme une marchandise de choix", la dénonciation
féministe de l’éternelle aliénation des femmes à être objet paraît bien déplacée, car cet érotisme neutre et rationnel ne fait
que dégager la pure logique de l’objet pulsionnel indépendante de la différence des sexes; on peut voir en filigrane dans
les variantes de l’usage mercantile du sexe et du plaisir qu’il produit.
L’intérêt de ces écrits n’est pas tant en effet de montrer comment l’érotisme triomphe de la répression sociale que
de suggérer une illustration du fonctionnement de l’être-objet pour chacun des partenaires, ce qui suppose une véritable
subversion de la conception de l’objet; Catherine Millet décrit là, l’expérience intérieure de l’érotisme selon Bataille, où la
dimension d’abjection de la jouissance est saisie sans récupération romantique, sans la moindre idéalisation.
C’est un fond déshumanisé, opaque et angoissant, où s’articulent le non-sens et le sexuel dans certains écrits féminins
contemporains dans la filiation de Sade et de Bataille; leur vérité cynique permet de dépasser tout moralisme, y compris
un certain préjugé humaniste qui voudrait maintenir une réserve de subjectivité en ce point ultime où le sexe n’est plus
qu'une matière aveuglante; c'est là le cœur de la dénonciation de la pornographie.
L’érotisme doit se distinguer de la pornographie qui recherche davantage l’excitation immédiate; l’érotisme comporte une
dimension poétique, artistique, mais aussi affective et psychologique; l’érotisme littéraire féminin devrait s’attacher à relier
le plaisir et les sentiments amoureux avec leur pouvoir aphrodisiaque.
La jouissance et l’imaginaire érotique des femmes semblent occultés; l’évocation de la sexualité féminine provoque
le scandale. "Le Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir ouvrit une brèche, suivie par Pauline Réage; Histoire d’O narre
le parcours d’une femme consentant à la soumission et au masochisme avec torture, esclavage; O devint un modèle
repoussoir qui incarna la servitude volontaire à travers la soumission amoureuse.
Catherine Robe-Grillet, femme du célèbre écrivain, écrit également sous pseudonymes le récit de passions mortifères.
Elle valorise le sado-masochisme et l’esclavage amoureux volontaire; la dimension sentimentale semble moins mise
en avant; une littérature érotique brise également l’image angélique de la féminité, supposée douce et gentille; des récits
mettent en scène des femmes sadiques, dominatrices et cruelles.
Cet érotisme noir insiste sur la soumission amoureuse; la littérature érotique plus classique valorise également la femme
à la sexualité passive qui se contente d’attendre les initiatives de son amant; cette littérature s’oppose à l’émancipation des
femmes. Beauvoir désire au contraire l'avènement d'une femme indépendante s’émancipant de la tutelle masculine,
maîtrisant sa sexualité et ses désirs pour sa plus grande jouissance.
L’érotisme féminin s’attaque au mythe de l’amour passionnel, à celui de la femme objet; l’amour doit être délivré de
sa pesanteur tragique et de sa valeur sacré; le mythe de Grisélidis symbolise la soumission féminine au sein du mariage.
l’épanouissement érotique devient un enjeu central; c’est sous les draps que les femmes doivent s’émanciper, conquérir
leur dignité de sujet, acquérir une maîtrise de leurs désirs; un rapport de réciprocité doit s’instaurer dans la sensualité.
La littérature érotique présente progressivement des femmes qui assument leurs désirs en dehors de tout attachement
amoureux; le langage des auteures se libère contre les précautions chastes et leurs illusions; on est loin de Casanova
pour qui "le seul homme est susceptible du vrai plaisir, car doué de la faculté de raisonner, il le prévoit, il le cherche, il le
compose, et il raisonne dessus après en avoir joui."
L'érotisme se focalise maintenant vers des modalités de satisfaction prévalentes comme la sodomisation ou la fellation.
La pure pulsionnalité se trouve absolutisée dans le sens des pratiques qui visent une satisfaction de comblement sur le
mode compulsif de la drogue; elles répondraient à un érotisme rudimentaire, marqué par une dégradation de la sensualité.
On ne parle même plus de pulsion, mais d’instinct sexuel, négligeant tout ce qu’implique la sexualité de vie représentative,
imaginative, fantasmatique, ou relationnelle; Catherine Millet parvient à choquer; sa description semble froide et clinique,
sans la moindre sensualité; la réalité prime sur l’obscénité; en revanche, elle valorise la sexualité multiple et ouverte à tous
les possibles, avec le plus grand nombre de partenaires; le faire l’emporte sur le dire, le descriptif sur le narratif; le sexe
constitue le ressort de l’action, son principe et sa finalité; le récit se rapproche alors de la pornographie.
L’appel à la jouissance n’attaque pas toujours l’ordre existant; un hédonisme consumériste incite surtout à acheter
de nouvelles marchandises pour satisfaire des désirs qui ne font que renforcer la logique capitaliste; dans les magazines,
la jouissance devient même une injonction; pourtant, notre époque se caractérise surtout par une grande misère sexuelle
et affective; la pornographie réduit la sexualité à une froide mécanique sans inventivité, répétitive et bestiale.
La volupté, les caresses, la sensualité permettent de réinventer le plaisir sexuel en dehors des normes sexistes,
pornographiques dominantes, une littérature érotique féminine insiste sur l’imagination et le désir pour créer un climat
sensuel, contre le plaisir immédiate; cette conception de la sexualité semble aussi plus réaliste que les scénarios
érotiques qui occultent les relations humaines, avec leurs frustrations et leurs contrariétés; dans la pornographie
traditionnelle, les individus se livrent au plaisir sexuel sans même se rencontrer et se connaître.
Que l’amour soit un chef-d’œuvre, que l’éros soit poésie, nul n’en disconviendra; non pas au prix toutefois du rejet de
la négativité, ce noyau de réel au cœur de l’expérience érotique; pourtant, cette part maudite, tous ces auteurs l’affirment
diversement est inséparable du travail littéraire dont elle est la source.
Ce n’est plus la digue de la pudeur qui est abattue, mais celle de la répulsion, voire de l’insoutenable; il semble bien loin
le temps des risques de poursuite pour "outrage aux bonnes mœurs"; daté le temps des obscurités fascinantes de l’univers
libertin clandestin aux relents de soufre, avec ses mises en scène sophistiquées marquant la proximité du plaisir, du secret
et du danger dans les orgies où corps souillés et orgasmes mystiques exigeaient pseudonymes et autres masques.
L’emploi du terme érotisme n’est-il pas inadapté, face à un tel contexte socioculturel à bien des égards inédit ? L’érotisme
a une histoire spécifique dans notre culture et dans notre littérature; des choses ont bougé dans le paysage de l’érotisme
classique, que ce soit sous l’angle du libertinage du XVIIIe siècle, ou sous celui de la créativité dans ses expressions
picturales et littéraires les plus accomplies, par exemple dans le surréalisme, et jusqu’à Histoire d’O.
La pornographie a dépouillé l’érotisme de contenu artistique, en privilégiant l’organique sur le mental, comme si le désir
et le plaisir avaient pour protagonistes des phallus et des vulves et que ces appendices n’étaient que de purs serviteurs
des fantasmes qui gouvernaient notre âme, séparant l’amour physique des autres expériences humaines.
Un voile de pudeur, sa transgression, une aura de secret, un frisson de beauté, est à la frange du dénudement sentimental,
liant amour et sexe pour accéder à l’érotisme. Eros, fils de Mars et Vénus, ou de Poros et Pénia paraît être définitivement
castré par son frère, l’obscène Priape. S’agit-il d’éros, s’il ne reste qu’une viande proche du trash ou du gore ?
Sans que nous nous en rendions compte, la fin du XX° siècle coïncide avec de grands changements dans les mentalités:
peut-on parler de la fin de l'érotisme ? Á force d'être obligatoires dans tous les récits, les écritures érotiques ont perdu leur
grâce littéraire, pour n'être plus que des répétitions anatomiques vulgaires; l'écriture féminine saura-t-elle relever le défi ?
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Mi-janvier, une partenaire me titille et s'amuse à m'exciter. Elle se demande combien de temps je pourrais tenir en chasteté, sachant que quelques jours avait toujours été le maximum que j'avais dû faire. En rigolant un peu elle suggère tout un mois. De fil en aiguille, je me demande si j'en serais effectivement capable. Elle continue à me donner des idées, des suggestions pour rendre la chose encore plus dure, me faire me sentir plus sale, et enfin j'en parle à Maîtresse, qui approuve l'idée et l'impose. Durant la totalité de février, j'ai dû: Porter ma cage de chasteté cadenassée Ne porter qu'une seule et unique culotte en satin nuit et jour Porter mes bracelets en acier aux poignets et aux chevilles Faire un rapport quotidien de mon expérience à Maîtresse Bien sûr, elle a ricané en remarquant qu'étant compatissante, elle imposerait cela sur le mois le plus court de l'année (tout en passant sous silence le fait que ce soit une année bissextile, bien sûr). Et en bonne petite soumise obéissante, je me suis bien sûr exécutée. Il s'agit d'une cage de chasteté en acier que j'avais assez peu portée, car lors du premier port, au bout de 24h le cadenas en bronze avait causé une vilaine réaction avec la peau de mon pubis, créant littéralement un trou dans ma chair, à un endroit particulièrement sensible. (Je vous rassure, nous avons bien nettoyé et il n'en reste aucune trace, je guéris heureusement très bien) De fait, j'avais acheté des cadenas en plastique pour ce dispositif, avec toujours la crainte qu'il y ait malgré tout un souci avec. C'était l'occasion de tester si je pouvais effectivement porter cette cage longtemps sans risque. Egalement, j'avais fait l'acquisition avant cela d'une cage de chasteté en silicone, et celle-ci venait avec un inconvénient de taille: je parvenais à jouir en la portant, tuant un petit peu l'intérêt de la chose... Avec cette nouvelle cage, impossible de jouir. Et pourtant, croyez-moi, j'ai longuement essayé... Au point d'avoir mes parties génitales gonflées à force de frotter à l'acier (rien de grave, encore une fois), et d'être tentée de supplier Maîtresse aussi basse que je puisse être pour qu'elle me libère (ce à quoi elle prenait bien sûr un malin plaisir à refuser d'un "Non." laconique, comme il se doit). Les 10 premiers jours furent particulièrement durs, étant habituée à me caresser pour m'endormir, je me retrouvais excitée dans mon lit, incapable d'aller jusqu'au bout, et de finir par m'endormir, assommée par ma propre excitation. Par malchance, le mois de février n'a pas été des plus reposants moralement parlant, et plusieurs sales coups nous sont tombés dessus ce mois-ci. Mais je tenais bon malgré tout, et m'accrochais à l'excitation excessive que me procurait la chasteté forcée pour continuer. Vers mi-février, je me sentais globalement moins excitée au quotidien, mais un rien suffisait à me rendre très tendue, le moindre effleurement à mes tétons, la moindre pensée perverse fonctionnait pour me rendre toute chose de façon très vive. Et la puanteur naissant de mon entrejambe captive entre l'acier et le satin ne faisait qu'aggraver la chose. J'ai même dû aller subir un examen médical pas du tout sexy ni BDSM durant lequel j'ai tenu bon et gardé les ordres qui m'étaient donnés (avec succès). J'ai également été agréablement surprise de la vitesse à laquelle mon corps s'est habitué à cette présence incongrue à l'entrejambe, et je suis complètement à l'aise à avoir mon intimité pourtant torturée dans une telle prison. J'avais peur que la sordide bosse ne m'eût dérangée, mais heureusement celle-ci resta discrète, quelque soit ma tenue. Les avantages à être grosse, je suppose. Et nous voici enfin le 29 février. Peut-être mon corps devine ce que mon esprit sait, et que la libération est enfin toute proche, mais cela fait quelques jours que l'excitation revient fortement. Les deux dernières nuits notamment ont été très difficiles, mais je tiens bon. En parallèle, Maîtresse m'a autorisée à m'offrir une nouvelle nuisette (la mienne tombant en ruines), et un collier en acier (qui est très explicite) qui sont arrivés. Je porterai la nuisette pour la première fois cette nuit, une fois débarrassée de la cage et de la culotte. Pas mal de personnes m'ont salué dans ce challenge, et me disaient ne pas être capables d'en faire autant. C'est amusant car je ne me suis jamais vraiment posée cette question pendant que j'obéissais. Et cela m'a permis aussi de rester concentrée sur ce que je faisais. Je suis fière d'avoir tenu bon, et j'ai aussi un peu peur de ce qui peut suivre, car Maîtresse semble avoir pris goût à m'avoir ainsi en chasteté, et facilement excitable. Comme d'habitude je préfère juste ne pas y penser, et me laisser guider.
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Aux dernières heures de la nuit, quand elle est encore noire; avant l'aube, Juliette reparut.
Rares étaient les soirées où elle n'éprouvait pas l'irrésistible plaisir de maltraiter ou d'user
de sa jeune soumise. Elle alluma la lumière de la salle de bains, en laissant la porte ouverte,
faisant un halo de lumière sur le milieu du lit, à l'endroit où le corps de Charlotte, nu et attaché,
déformait les draps de soie, recroquevillé et contrainte; comme elle était couchée sur la droite,
le visage vers la fenêtre, les genoux un peu remontés, elle offrait à son regard sa croupe pâle
sur la soie rose.
Il lui parut naturel de la préparer ainsi dans sa condition d'esclave marquée et fouettée afin qu'elle fut prête.
Juliette eut soin à plusieurs reprises de lui renverser les jambes en les lui maintenant en pleine lumière pour
qu'elle pût la voir en détail; sur son ventre lisse, le tatouage portait en toutes lettres qu'elle était sa propriété.
Charlotte gémit plus d'une heure sous les caresses de sa maîtresse; enfin les seins dressés, elle commença
à crier lorsque Juliette se mit à mordre lentement la crête de chair où se rejoignaient, entre les cuisses, les
fines et souples petites lèvres.
Elle la sentait brûlante et raidie sous ses dents, et la fit crier sans relâche, jusqu'à ce qu'elle se détendît d'un seul
coup, moite de plaisir; Juliette était aussi attirante et hautaine dans le plaisir qu'elle recevait, qu'inlassable dans ses
exigences. Ni le plaisir qu'elle avait pu prendre la nuit ni le choix qu'elle avait fait la veille n'influaient sur la décision.
Charlotte serait offerte, dans les pires conditions auxquelles elle serait confrontée.
Qu'à être offerte elle dût gagner en dignité l'étonnait; c'est pourtant de dignité qu'il s'agissait; sa bouche refermée sur
des sexes anonymes, les pointes de ses seins que des doigts constamment maltraitaient, et entre ses reins écartés
le chemin le plus étroit, sentier commun labouré à plaisir, elle en était éclairée comme par le dedans; se soumettre,
désobéir, endurer, alternances délicates auxquelles elle ne voulait plus se dérober; l'abnégation d'elle même qu'elle
conservait constamment présente.
Le lendemain, elle fut mise à l'abattage. On lui banda les yeux avant de la lier à une table, jambes et bras écartés.
Juliette expliqua seulement aux hôtes invisibles que sa bouche, ses seins et particulièrement les orifices de son corps
pouvaient être fouillés à leur gré; des hommes s'approchèrent d'elle; brusquement des dizaines de doigts commencèrent
à s'insinuer en elle, à la palper, à la dilater. Juliette interrompit la séance qui lui parut trop douce.
Elle fut détachée pour être placée sur un chevalet; dans cette position infammante, elle attendit quelques minutes avant
que des sexes inconnus ne commencèrent à la pénétrer.
Elle fut fouillée, saccagée, malmenée, sodomisée. Elle était devenue une chose muette et ouverte. Puis elle fut ramenée
dans le salon où les hommes attendaient déjà son retour. Les yeux de nouveau bandés, nue droite et fière, Juliette la
guida vers le cercle d'hommes excités et ce fut elle qui s'agenouilla pour prendre leur verge dans sa bouche, l'une après
l'autre, jusqu'à ce qu'ils soient tous parvenus à la jouissance et se soient déversés sur son visage ou sa poitrine offerte.
Souillée de sperme et de sueur, on l'envoya se laver; la salle de bain était vaste et claire. Juliette la rejoignit pour assister
à sa toilette intime; elle était accompagnée de deux hommes; avant qu'elle ait eu le temps de se doucher, ils urinèrent sur
elle en l'éclaboussant chacun d'un jet dru et tiède; elle tourna sur elle-même afin que chaque parcelle de son corps reçoive
leur ondée.
Après un minutieux nettoyage, sa maîtresse lui ordonna de s'habiller pour aller dîner; nous allâmes dans un club échangiste
pour achever la soirée; outre son harnais et une ceinture de chasteté, Charlotte portait un bustier en cuir, des bas noirs et
une veste en soie de la même couleur laissant entrevoir son intimité; un collier de chien ciselé de métal argent serti d'un
petit anneau destiné au mousqueton de la laisse donnait à sa tenue un bel effet; Juliette l'amena en laisse jusqu'au bar.
Elle la fit monter sur une table haute où lui fût administrée une violente fessée qui empourpra ses reins; un esclave mâle fut
requis pour lécher et apaiser sa croupe; on glissa sur sa tête une cagoule emprisonnant la nuque et aveuglant ses yeux, ne
laissant passer l'air que par une ouverture pratiquée au niveau de la bouche de façon à ce qu'elle soit offerte; un homme lui
baisa la bouche, sa gorge lui servant d'écrin; excité par le spectacle de la fellation, un autre décida brusquement d'utiliser
ses reins; il s'enfonça en elle sans préliminaire pour faire mal. Comment éprouver la satisfaction insane d'offrir son corps ?
Le souhait de Charlotte est d'aller toujours jusqu'au bout de ses fantasmes, au-delà des désirs de Juliette.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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La voix du maître des lieux soudain retentit: "Je vous présente Charlotte, la soumise de Juliette. Elle est ici pour
se faire dresser et devenir une esclave obéissante." On me banda les yeux de façon que je ne puisse voir les
invités qui descendaient dans la cave. Quelqu'un me demanda de me tourner et de monter mon cul, ce que je
fis avec complaisance. On m'ordonna de m'approcher d'un invité qui voulait me toucher et, en aveugle, je fis
quelque pas dans la direction qu'on m'avait indiquée. Des mains glacées se posèrent sur ma peau et me firent
tressaillir. Ce premier contact m'avait surprise mais je m'offris avec docilité aux caresses qui devinrent tès vite
agréables. On me fit savoir que plusieurs personnes étaient venues assister à mon dressage.
Chacune d'entre elles allait me donner dix coups de fouet. Je me préparai à cette épreuve en me concentrant
sur la volonté dont j'allais devoir témoigner, l'entraînement à la douleur n'est après tout qu'un entraînement
sportif comme un autre: on parvient aisément à reculer les limites et à endurer à chaque expérience un peu plus
longtemps la sensation de souffrance à laquelle on finit par s'habituer, d'autant plus lorsque comme moi, on en
tire une vive excitation et un plaisir incomparable.
Je reconnus immédiatement les coups de fouet appliqués par ma Maîtresse: elle a une méthode particulière, à la
fois cruelle et raffinée, qui se traduit par une sorte de caresse de la cravache ou du martinet avant le claquement
sec, toujours imprévisible et judicieusement dosé. Juliette sait mieux que quiconque me dresser. Après le dernier
coup, elle caressa furtivement mes fesses enflammées et cette simple marque de tendresse me donna le désir
d'endurer encore davantage pour la satisfaire.
On m'ordonna de me mettre à quatre pattes, dans la position sans doute la plus humiliante pour l'esclave, mais
aussi la plus excitante pour l'exhibitionniste que ma Maîtresse m'a appris à être, en toutes circonstances et en tous
lieux. Je reconnus à leur douceur des mains de femme qui commencèrent à palper mon corps. Avec un certain
doigté, elles ouvrirent mon sexe. Peu après, mon ventre fut investi par un objet rond et froid que Béatrice mania
longtemps et avec lubricité. Les Maîtres décidèrent alors que je devais être reconduite au premier étage.
On me débanda les yeux et je pus connaître le visage des autres invités de cette soirée mémorable. Je découvris
ainsi que Béatrice était une superbe jeune femme brune aux yeux clairs, avec un visage d'une étonnante douceur
dégageant une impression rassurante de jovialité. Je me fis la réflexion qu'elle était physiquement l'inverse d'une
dominatrice telle que je l'imaginais; je fus mise à nouveau dans le trou aménagé dans le mur, où j'avais été contrainte
la veille. Pendant que l'on usait de mes orifices ouverts, Vincent exhibait sous mes yeux son sexe congestionné que
je tentai de frôler avec mes lèvres puis avec la pointe de ma langue dardée au maximum.
Mais Vincent, avec un raffinement de cruauté qui acheva de m'exciter, se dérobait à chaque fois que j'allais atteindre
sa verge, m'obligeant à tendre le cou, la langue comme une véritable chienne. J'entendis quelques commentaires
humiliants sur mon entêtement à vouloir lécher la verge de l'inconnu; ces injures, ajoutées aux coups qui ébranlaient
mon ventre et aux doigts qui s'insinuaient partout en moi, me firent atteindre un orgasme dont la soudaineté me sidéra.
J'avais joui, comme fauchée par une rafale de plaisir que rien n'aurait pu retarder.
Ayant été prise d'un besoin pressant et ayant demandé avec humilité à ma Maîtresse l'autorisation de me rendre aux
toilettes, je me vis opposer un refus bref et sévère. Confuse, je vis qu'on apportait au milieu du salon une cuvette et
je reçus de Juliette l'ordre de satisfaire mon besoin devant les invités rassemblés. Une panique irrépressible me
submergea. Autant j'étais prête à exhiber mon corps et à l'offrir au bon plaisir de Juliette ou à apprivoiser la douleur
pour être digne d'elle, autant la perspective de me livrer à un besoin aussi intime me parut inacceptable.
La véritable humiliation était là: me montrer dans cette position dégradante, alors qu'exhibée ou fouettée, prise ou
sodomisée, ma vanité pouvait se satisfaire de susciter le désir. En urinant devant les invités rassemblés, je ne
suscitais le désir de personne. C'est à cette occasion que je pris conscience de l'orgueil réel de l'esclave, qui motive,
et par conséquent explique et excuse tout. En fait, les rites du sadomasochisme reposent sur l'orgueil: l'orgueil de la
Maîtresse de posséder une belle et docile esclave, mais aussi orgueil sans limite de l'esclave, convaincue d'éveiller
les désirs les moins avouables, et donc les plus rares à éprouver, chez ces êtres supérieures que sont les maîtres.
La légère impatience que je lus dans le regard attentif de Juliette parut agir sur ma vessie qui se libéra instinctivement.
Je réussissais à faire abstraction de tous les témoins dont les yeux étaient fixés à la jointure de mes cuisses. Lorsque
j'eus finis d'uriner, ma Maîtresse m'ordonna de renifler mon urine, puis de la boire. Bouleversée par cette nouvelle
épreuve, je me sentis au bord des larmes, mais n'osant pas me rebeller, je me mis à laper sans l'avaler le liquide encore
tiède et à ma vive surprise, j'éprouvai une indéniable délectation à ce jeu inattendu.
Après avoir subi les regards des invités, je fus amenée devant Béatrice dont je dus lécher les bottes vernies du bout de
ma langue. La jeune femme séduisante me récompensa par une caresse très douce, qui ressemblait au geste que l'on
fait pour flatter le col d'un animal soumis. Le dîner fut annoncé à mon grand soulagement.
Juliette sut gré à Vincent d'avoir trouvé Charlotte à la hauteur de ses espérances.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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