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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Dans les dynamiques de domination et de soumission, le dominant se confronte souvent à une question délicate : quelle intensité de douleur infliger pour atteindre un équilibre entre la souffrance et le plaisir ressenti par le partenaire soumis ? Cette tension entre excès et maîtrise constitue le cœur même de l'expérience SM, où la douleur n'est pas seulement punitive, mais peut devenir source d'une jouissance paradoxale.
Afin de mieux comprendre cette transformation sensorielle et psychologique, nous proposons ici un modèle théorique cherchant à formaliser la relation entre la douleur et le plaisir. En quantifiant les variables impliquées, intensité, seuil de tolérance, réponse endorphinique, et adaptation psychique , nous tentons de décrire mathématiquement la manière dont la douleur peut se métamorphoser en plaisir dans un contexte de contrôle mutuellement consenti.
Pour décrire la manière dont la douleur se manifeste et évolue au cours d'une expérience contrôlée, il convient de relier la stimulation physique initiale à la dynamique psychophysiologique qui s'ensuit. La douleur initiale, notée P0, dépend de plusieurs facteurs : le nombre d'actes infligés N, leur intensité F, et la sensibilité propre de l'individu, représentée par un coefficient k.
Ces variables se combinent selon une loi non linéaire :
où :
P0 : intensité initiale de la douleur perçue (unité arbitraire de sensation).
N : nombre d'actes appliqués.
F : intensité moyenne de chaque acte, mesurée par exemple en newtons si l'on considère une force mécanique.
k : coefficient individuel de sensibilité à la douleur, traduisant la réactivité physiologique et émotionnelle propre à chaque individu.
m : exposant de croissance représentant la non-linéarité du cumul sensoriel.
La valeur de m est déterminante pour caractériser la manière dont la douleur s'accumule.
Lorsque m≈ 1, la douleur croît presque proportionnellement au nombre d'actes : chaque stimulation ajoute une quantité similaire de sensation, typique d'une réponse stable et prévisible.
Si m > 1, la douleur s'amplifie de façon supra linéaire : chaque acte successif provoque une réaction plus intense que le précédent, traduisant un effet cumulatif de tension physique et mentale. Ce comportement est souvent observé chez les individus à forte sensibilité émotionnelle ou faible tolérance à la douleur.
Inversement, pour 0 < m < 1, la douleur croît sous-linéairement : le système nerveux s'adapte rapidement, la perception marginale de chaque nouveau stimulus diminue. Ce cas correspond à une tolérance élevée ou à un effet d'habituation marqué.
Ainsi, m constitue un indicateur de la dynamique individuelle de perception. Il traduit la manière dont la douleur s'intègre dans le vécu global, entre sensibilité, adaptation et anticipation.
Une fois la douleur initiale produite, elle suit une évolution temporelle sous l'effet des processus biologiques et psychologiques d'atténuation, libération d'endorphines, régulation neuronale, et contrôle cognitif. Cette décroissance peut être représentée par l'équation différentielle suivante :
où A > 0 est le taux global d'adaptation, décrivant la vitesse à laquelle la douleur diminue au cours du temps. La solution de cette équation est donnée par :
où t est le temps écoulé (en secondes) depuis l'application des stimuli.
Cette formulation met en évidence un double processus. La génération instantanée de la douleur, issue de l'interaction mécanique et psychique (), suivie d'une décroissance exponentielle gouvernée par les mécanismes internes (A).
Au creux de la confiance, la douleur se fond en douceur, et se faisant le corps s'adapte à ses propres limites. Il apprend à les aimer.
Textes : Sakura / Illustrations : YBUR
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Une séance d'été :
Comme tous les mois d'été, je suis en sommeil,
mes vacances de juillet et celles de mes soumises régulières, de passages, également en août où les soumises et couples sont en congés.
Cette période est pour moi une période de repos physique et intellectuel.
Mais je ne m'inquiète pas, je sais que ces dames vont me contacter une fois leurs congés terminés, le manque d'être entre les mains d'un Maître, le manque d'obéir, de subir ces plaisirs d'être chose, jouet, objet pour quelles heures est bien trop fort comme les plaisirs, jouissances et orgasmes qui l'accompagnent.
C'est le cas de Béa, ma plus fidèle soumise qui sans être mienne serait pour elle une torture.
Celle-ci m'a contacté et de ça voix humble et respectueuse ma demandé si j'avais un instant pour faire d'elle mon esclave pour quelques heures où, celle-ci, serait à moi totalement, corps et âme, me suppliant de la dominer, de l'utiliser.
Devant autant d'insistance, comment résister.
L'appel désespéré d'une soumise en manque d'être aux pieds de son Maître, de lui obéir, de le servir est toujours pour moi ma drogue.
J'ai donc préparé mon sac à malice où, j'ai placé des sangles de cuir sachant, que Béa se présenterait à moi avec son collier et son bandeau.
Me voici devant sa porte, je sonne, elle ouvre et devant moi, complètement nue, avec son collier de chienne autour du cou, conformément à mes ordres, je prends mon temps, la regarde de haut en bas.
Elle rougit de honte ainsi nue sur le pas de la porte, baisse les yeux et me dit : je vous en conjure Maitre, les voisins, s'il vous plaît mon Maître.
Je la regarde avec un sourire diabolique et lui indique d'une voix ferme, mais tu n'appliques pas le protocole que je t'ai inculqué donc, j'attends.
Elle se retourne, se positionne à quatre pattes, la joue droite collée sur le sol, les bras bien tendus vers l'avant, les mains jointes, relève son croupion, écarte bien ses jambes, exposant bien ses orifices.
Je rentre, ferme la porte, approche mon pied de sa tête et lui dis : j'attends.
Là, obéissante, elle lèche ma chaussure et dit d'une voie claire : je suis votre soumise, votre chienne Maître, faites de moi ce que bon vous semble.
Je prends la laisse posée sur le meuble de l'entrée, la verrouille à l’anneau de son collier, lui ordonne de me suivre en direction de la chambre à coucher où, elle aime être humiliée, utilisée, ne plus être femme mais mon objet de plaisir.
Elle me suit à quatre pattes tout le long de ce couloir.
Ses seins qui ballottent, son postérieur bien en évidence, ses hanches, ses grandes lèvres déjà ouvertes, mouillées et ses tétons bien en avant et durcis.
Je lui ai ordonné de rester ainsi, à quatre pattes, m'asseoir sur le lit et me servir d'elle comme meuble pour poser mes jambes.
Au bout d'un moment, je prends ma cravache et commence à lui donner des petits coups sur les fesses.
Les petits cris d'étonnement se transforment très vite en gémissements, oui Maître je suis votre soumise, votre chienne, je vous appartient, utilisez-moi, faites de moi ce que bon vous semble, je vous appartient.
Je glisse ma cravache entre ses grandes lèvres et commence des va-et-viens, elle tressaille, tremble, gémit, se courbe plus fortement pour bien m'offrir sa croupe.
Je lui ordonne de s'agenouiller face au lit et de bien serrer ses chevilles l'une contre l'autre, de mettre ses bras dans le dos, et de joindre les mains.
Je prends dans mon sac quatre lanières, une pour contraindre ses chevilles bien serrées l'une contre l'autre, une deuxième pour contraindre ses poignets, une pour contraindre ses bras et la quatrième pour réunir et bloquer ses poignets aux chevilles.
La devant moi, nue, contrainte, offerte, je la prends par les cheveux et l'oblige à courber la tête en arrière vers moi.
À ce moment je commence par caresser ses seins en alternant le pincement de ses tétons.
Je descends lentement le long de son ventre et glisse ma main entre ses cuisses, tout en continuant de m'occuper d'un sein.
Ma main, mes doigts glissant sur son clitoris, excitant celui-ci et avec un autre doigt, commence une pénétration vaginale.
Mouillée, excitée, ouverte comme une chienne en chaleur, je continue mon exploration comme ma domination sur son corps, son esprit, son âme de soumise comblée d'être enfin à son Maître.
Je lui pose son bandeau sur les yeux, attends un instant et commence à pénétrer sa bouche avec un doigt, un des doigts que j'ai utilisé pour pénétrer son vagin.
Pour l'humilier verbalement, je lui dis : regarde comme tu mouilles chienne, goûte ta mouille.
Deux, puis trois doigts je continue à faire des va-et-viens entre ses lèvres rouges laissant des traces de rouge à lèvres sur mes doigts.
Je la saisis par les cheveux et introduis sans ménagement ma verge dans sa bouche, tout en lui infligeant des claques sur une joue plus symbolique que frappante, en lui indiquant, avec un ton ferme : effectue ton devoir soumise, les plaisirs de ton Maître sont ta principale priorité.
Elle avance et commence à me sucer avec dévotion autant qu'avec soumission.
Elle ne tarde pas à gémir, sentir ce sexe grandir en elle l'excite et le va-et-vient de ses lèvres sur l'attribut de son Maître là fait mouiller encore plus.
Pendant qu'elle effectue son devoir, j'alterne entre caresser ses tétons et tirer dessous, caresser ses seins et les maltraiter, les gémissements sont de plus en plus forts.
Je saisis sa queue de cheval et l'utilise comme une poignée pour contrôler mon jouet et ainsi choisir le rythme de la fellation comme la profondeur de la pénétration.
Je me sers d'elle, l'utilise pour mes plaisirs qui sont, de ce fait, les siens.
Mon sexe en bouche, régulant la vitesse de pénétration ainsi que la longueur de celle-ci, je décide de lui infliger une gorge profonde.
Mon sexe entièrement dans sa bouche, dans sa gorge, elle bave, se débat mais je la tiens fermement et elle est bien obligée d'entendre que je me décide à me retirer quand bon me semble.
Au bout d'un moment, je me retire et la laisse reprendre son souffle.
Elle est rouge, bave et c'est à ce moment que je lui ordonne de reprendre son devoir et de me vider.
Je lui retire le bandeau, elle s'exécute et prend mon sexe en bouche avec fougue et me pompe jusqu'à l'éjaculation dans sa bouche.
J'avais fait exprès de boire beaucoup d'eau ces trois derniers jours pour avoir beaucoup de sperme et ainsi pouvoir remplir sa bouche, lui ordonné d'avaler et aussitôt me retirer pour que le reste de ma semence soit sur son visage pour un doux mélange de plaisir et d'humiliation.
Mon sperme sur ses yeux, son front, ses joues qui dégoulinent fait que la soumise utilisée comme vide-couille a bien ressenti ce moment orgasmique pour elle d'être utilisée et humiliée , donc une soumise digne de ce nom.
Je la détache et ainsi lui ordonne de ne pas perdre une goutte de mon nectar.
Consciencieusement avec un doigt, elle racle bien son visage et avale chaque quantité de sperme récupéré.
Pour la récompenser, je m'allonge le dos, mon sexe en érection vers le plafond et lui dis : aller il est à toi.
Elle se précipite sur moi et commence une fellation vigoureuse, buveuse, récupérant quelques goûtes de sperme en alternant sucer et masturbation.
Là je lui dit : pour fêter la reprise de la saison des soumises, tu peux t'empaler sur mon sexe et profiter de lui pour avoir un orgasme, je t'y autorise.
Elles se positionne à califourchon sur moi et d'un coup, s'empaler sur mon pénis.
Elle va et vient sur tout son corps, gémissant, criant et soudainement, se couche sur moi, met ses bras dans le dos et me dit : bloquez-moi les bras dans le dos fermement Maître s'il vous plaît.
Je prends ses poignets fermement dans son dos et bloque ceux-ci et ainsi couchée sur moi, ne lui autorise plus de mouvement, la pénétrant très vivement en tapant très fort dans le fond de son intimité.
Le résultat ne se fait pas attendre, un orgasme fort et sonore se fait entendre, elle est heureuse, son Maitre en elle qui la bloque et ne lui autorise que d'être ce qu'elle est, une chienne soumise aux services des hommes.
Cette séance est terminée, essoufflée, le sperme sur son visage qui en séchant lui tire la peau, ses seins et ses fesses encore rouges des plaisirs reçu, elle se mets à genoux à mes pieds, colle sa joue sur ma cuisse, entoure avec ses bras autour de mes mollets, et comme une chienne obéissante, attend que son Maître lui caresse la tête en signe de satisfaction de sa dévotion.
Me Bernard
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Chapitre 31
La Cérémonie de la Soif
Elle m'attendait à genoux, exactement comme ordonné. Le silence de la chambre de jeu était plus assourdissant que n'importe quel cri. L'air y était différent, saturé de cuir et de mon désir retrouvé, purifié de toute bienséance de semaine.
Je suis entré. La lumière était douce, ciblée uniquement sur le Cheval d'Exercice en bois sombre, drapé de velours noir. Elle était au centre, le corps nu rayonnant sous l'unique source d'éclairage. L'attente avait fait son œuvre. Elle ne tremblait pas de peur, mais d'une faim viscérale pour l'autorité.
Je me suis approché d'elle. Elle n'a pas bougé, la tête baissée dans une attitude de dévotion totale.
"Lève la tête, Novice. Regarde le Maître."
Elle a obéi, ses yeux brillants, la pupille dilatée par l'anticipation. J'ai vu l'instrument, prêt à être joué.
J'ai posé ma main sur sa nuque, mes doigts glissant sous sa mâchoire pour l'incliner légèrement. La peau était chaude, tendue.
"Ton corps a passé la semaine à se souvenir de l'interdit. Tes nerfs ont crié mon nom à chaque réunion ennuyeuse. Aujourd'hui, tu vas te vider de cette frustration. Tu vas te vider dans l'abandon."
Je me suis redressé. J'ai pris le martinet de cuir souple sur la table.
"Tu t'es retenue toute la semaine. Maintenant, je te libère."
J'ai haussé le rythme. Le martinet n'est pas fait pour la douleur aiguë, mais pour le remplissage sensoriel. Les lanières frappaient en une cadence rapide et rythmique, couvrant une large surface, faisant monter la température de sa peau, transformant la chair blanche en un rose vif. J'ai vu ses muscles se tendre et se relâcher avec chaque frappe, un mouvement primal et incontrôlé.
"Tu appartiens ici, Novice. À cette sensation. Dis-le."
J-je suis ici, Maître !"
J'ai continué jusqu'à ce que ses fesses ne soient plus qu'une surface ardente, sensibilisée. J'ai jeté le martinet de côté. La chair était chaude, palpitante.
Je me suis mis à genoux derrière elle. J'ai sorti le plug anal en acier poli que j'avais préparé, froid et lubrifié.
"L'intérieur aussi est à moi."
Elle a gémi, un son bas et urgent. J'ai inséré le plug d'un mouvement lent et délibéré. Le froid de l'acier contre la chaleur interne a arraché un long soupir de sa gorge.
"Lève-toi, mais pas trop. Tu vas te mettre à quatre pattes."
J'ai pris la laisse en cuir tressé et l'ai attachée à son collier.
"La séance commence à la minute où tu entres dans cette pièce. Je veux que tu te bouges comme la chienne que je possède."
J'ai tiré doucement sur la laisse, l'obligeant à ramper lentement, le plug anal lui rappelant à chaque mouvement la contrainte et la dégradation volontaire. Elle rampait avec une dignité étrange, nue et marquée, son regard levé vers moi. Je l'ai promenée ainsi autour du meuble central, affirmant ma propriété.
J'ai finalement relâché la laisse.
"Ici. À genoux devant moi."
Elle s'est exécutée instantanément, son corps glissant à mes pieds. Je me suis déshabillé d'un geste sec, mon sexe, dur d'attente, jaillissant.
"Tu as faim de discipline. Maintenant, tu vas te nourrir."
Je lui ai tendu ma verge. Ses mains, agiles, l'ont prise doucement. Le service oral fut sans contrainte BDSM explicite ; c'était un acte de gratitude et d'abandon intime, mais exécuté avec la diligence d'une Soumise. Elle a pris son temps, utilisant sa bouche et sa langue avec une précision qui frôlait la dévotion.
Je l'ai laissée monter en intensité, jusqu'à ce que mon propre corps commence à trembler de plaisir. Je l'ai tirée par les cheveux pour rompre le contact juste avant la limite.
"C'est assez," ai-je dit, le souffle court, la tirant contre moi.
Je l'ai soulevée et l'ai jetée sur le lit de repos. Mon corps s'est abattu au-dessus du sien, l'odeur du cuir et de sa sueur emplissant l'air. Je n'avais plus de patience pour le jeu. Je devais la prendre.
J'ai écarté ses jambes d'un mouvement de genou, m'assurant que le plug restait bien en place, sa présence étant une contrainte permanente à son excitation. Ses fesses, encore chaudes et sensibles du martinet, étaient le seul point d'appui que je lui laissais.
Je n'ai pas cherché l'entrée. Ma verge, dure et impatiente, l'a trouvée seul.
La pénétration fut un acte de force pure, une seule poussée profonde et violente qui lui arracha un cri de surprise. J'ai senti son vagin, serré et lubrifié par la séance, se contracter autour de moi. La douleur résiduelle du martinet et le choc du plug qu'elle ressentait à chaque coup de butoir ont transformé le plaisir en une vague électrique de soumission.
J'ai fixé mes yeux dans les siens. J'ai vu l'ombre d'elle vaciller, submergée par le chaos que j'imposais.
"Regarde-moi !" ai-je ordonné, mon corps pompant un rythme féroce. "Je suis ton Maître. Ta douleur est ma possession ! Ton plaisir est ma propriété !"
Elle ne pouvait rien dire, les gémissements courts et saccadés. Je l'ai soulevée par les hanches, martelant son corps avec une puissance qui ne laissait aucune place à la tendresse. Elle s'est agrippée à mes épaules, ses ongles s'enfonçant dans ma peau, trouvant sa seule ancre dans l'intensité que j'imposais. Je l'ai chevauchée jusqu'à la limite, jusqu'à ce qu'un spasme violent, d'une force que seule la frustration d'une semaine pouvait engendrer, la secoue.
Le corps d'elle s'est convulsé sous le mien. J'ai terminé dans une série de coups de reins primitifs, libérant mon sperme en elle, mon grognement se mêlant à son halètement vaincu.
Lorsque je me suis retiré, le silence est revenu, lourd, absolu.
Je suis resté au-dessus d'elle un instant, observant les marques du martinet, le brillant du plug qui témoignait de l'interlude terminé. La trêve vanille était finie. Elle était rentrée à la maison.
Chapitre 32
La Consolidation de l'Abandon
Le silence n'était pas le calme, mais l'épuisement. Mon corps était lourd sur le sien, la respiration sifflante, mais satisfaite. Je suis resté ainsi quelques instants, utilisant le poids de ma présence pour ancrer la fin de la séance dans sa mémoire sensorielle. J’avais mis un terme à la trêve. J’avais repris mon dû.
J'ai ensuite rompu le contact, me retirant lentement d'elle et me relevant. La première étape de l'Aftercare est toujours la reprise du contrôle mental. Je me suis redressé, puis je l'ai regardée, nue et offerte sur le lit de repos.
Elle gisait, marquée par le martinet, humide de nos fluides, son corps portant encore la constriction du plug. Elle avait les yeux fermés.
"Ouvre les yeux, Novice. Et respire."
Sa respiration était courte et superficielle. J'ai attendu, impassible, jusqu'à ce que ses paupières s'ouvrent avec difficulté. Ses yeux, embués, cherchaient une direction, une instruction.
"Debout," ordonnai-je, ma voix maintenant douce, mais sans appel.
Elle a obéi, ses mouvements raides et lents, chaque muscle protestant. Je l'ai forcée à se tenir face à moi, corps à corps.
J'ai pris le temps de retirer le plug anal. Le geste, lent et délicat, fut le premier signe physique de réconfort, bien que le soulagement qu'il lui apportait ne fût qu'une autre forme de gratification que j'avais orchestrée. Elle a fermé les yeux, le visage extatique.
"La séance est finie," ai-je murmuré, tenant le plug dans ma main. "Maintenant, le débriefing. Assieds-toi. Et raconte-moi ce que tu as appris ce soir."
Elle s'est assise sur le bord du lit, les mains croisées sur son ventre, le regard toujours fixé sur moi. Le changement de ton et de contexte était un ordre en soi : passer de la bête à la femme, du corps à l'esprit.
"Maître... Je... J'ai appris que l'attente est une douleur plus forte que la cravache," a-t-elle commencé, sa voix encore rauque. "J'ai joué mon rôle toute la semaine, mais mon esprit n'était pas libre. Chaque contact "vanille" était une taquinerie, un rappel de ce qui était refusé. "
Je hochai la tête, l'incitant à continuer.
"La sensation du martinet... C'était une libération. Le bruit du fouet, le rose qui montait... Cela a vidé mon esprit. Je n'avais plus la place pour les dossiers ou les réunions."
Elle a fait une pause, ses yeux brillant d'une intelligence que j'appréciais. Sa capacité d'analyse, sa volonté d'intégrer chaque facette de son éducation, était remarquable.
"Le plug," a-t-elle continué, chuchotant presque. "C'était une propriété constante, même quand je rampais. Et la laisse... m'a ramenée à la vérité de ma nature. J'étais une créature pour votre plaisir. C'était... si intense."
"Très bien," dis-je, me penchant légèrement vers elle. "Cette séance a été un succès. Tu as dépassé mes attentes. Chaque sensation, chaque émotion que tu as décrite, est une étape vers la soumission totale que nous cherchons."
Un sourire épanoui éclaira son visage. Le débriefing n'était pas seulement une évaluation, mais aussi une validation, une reconnaissance de ses efforts et de ses progrès.
"Tu as géré la frustration et tu as embrassé l'abandon. C'est la marque d'une Novice qui comprend la valeur de la discipline," ai-je conclu. "Maintenant, la phase suivante."
Je me suis approché d'elle. Mon geste, cette fois, n'était pas un ordre, mais un soin. Je l'ai tirée contre moi, enveloppant son corps nu de la douceur d'une couverture de laine chaude. Ce contact, doux et protecteur, était tout aussi puissant que la cravache.
"Tu es en sécurité, Novice. Tu as bien servi. Tu es revenue de l'autre côté."
J'ai caressé son dos, évitant les zones les plus sensibles, lui donnant le poids de ma présence, non plus comme un bourreau, mais comme son ancre. Elle a enfoui son visage dans ma poitrine, ses bras m'encerclant avec une intensité désespérée. Elle s'accrochait à l'homme qui avait été son Maître, un paradoxe essentiel à la dynamique.
J'ai attendu qu'elle retrouve une respiration calme et régulière.
"Prends une douche. L'eau chaude enlèvera les traces de cette chambre. Mais n'oublie jamais la leçon qu'elles t'ont laissée."
Elle a hoché la tête contre moi.
"Maître," murmura-t-elle, ses mots mouillés contre ma chemise. "Pourriez-vous me rejoindre sous la douche ?"
Ce n'était pas une demande d'ordre, mais une quête de réconfort et de proximité, une supplique de sa Novice. La discipline était finie, mais le besoin de ma présence était absolu.
"Bien sûr," ai-je répondu, ma voix ne perdant rien de sa gravité, mais se teintant d'une douceur réservée à ces moments de vulnérabilité. "Je te rejoins."
Je l'ai soulevée et l'ai portée hors de la chambre, le corps toujours sous mon contrôle, mais maintenant enveloppé de tendresse.
Le week-end n'était pas terminé.
Je l'ai déposée doucement sur le carrelage frais de la salle de bain. J'ai allumé l'eau, réglant la température pour qu'elle soit brûlante, presque inconfortable. Une dernière dose de sensation pour chasser la fatigue.
Elle est entrée sous la colonne d'eau, fermant les yeux, laissant la chaleur détendre ses muscles endoloris. J'ai retiré mes propres vêtements, le silence n'étant brisé que par le bruit de la pluie artificielle.
Je l'ai rejointe. Sous l'eau, il n'y avait plus de Maître ni de Novice, seulement deux corps, mais le contrôle restait mon privilège.
J'ai pris le savon et j'ai commencé la toilette. C'était un acte de soin, mais aussi une réappropriation minutieuse de chaque parcelle de sa peau. J'ai commencé par son dos et ses fesses, massant doucement les zones rougies par le martinet. Mes doigts pressaient, ne cherchant pas la douleur, mais le soulagement et le rappel que même la tendresse venait de ma main.
Elle a gémi, un son de pur contentement cette fois. Elle s'est penchée en avant, offrant son corps à mon toucher.
Je me suis concentré sur les détails : le cou, où le collier avait laissé une légère marque ; l'intérieur de ses cuisses, où la tension du plug et de la pénétration persistait. Je l'ai lavée comme on lave un objet précieux après usage, avec une dévotion calme et totale.
"Tu as donné tout ce que j'attendais," ai-je murmuré, mon souffle se mêlant à la vapeur. "Tu t'es abandonnée complètement."
"Je vous appartiens, Maître," a-t-elle répondu, son corps mou et détendu sous mes mains. La phrase était l'équivalent de l'orgasme : la reconnaissance et la validation finales.
J'ai glissé mes mains vers l'avant, lavant son sexe avec une intimité qui n'était pas sexuelle, mais réparatrice. L'eau emportait le reste de mon sperme, lavant les preuves de la discipline pour ne laisser que la sensation.
Une fois la toilette terminée, je l'ai enlacée fermement sous le jet, sa tête reposant sur mon épaule. Nous sommes restés là, le temps qu'il fallait, jusqu'à ce que la chaleur de l'eau soit moins thérapeutique et plus réconfortante.
Je l'ai sortie de la douche, l'enveloppant dans une serviette chaude, puis dans mes bras.
"Tu es mienne," lui ai-je soufflé en essuyant l'eau de son visage. "Entièrement. Pour cette nuit et pour la semaine à venir. N'oublie jamais cela."
Le week-end n'était pas terminé, mais cette première session l'avait été. Je l'ai portée, enveloppée et apaisée, hors de la salle de bain. La discipline était finie. La consolidation de l'abandon commençait.
Suite prochainement ....
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C'était une de ces règles entre lesquelles on peut se décider, une règle qui n'est certes pas très honorable, mais elle nous donne un certain calme pour passer la vie et pour nous résigner à la passion. Elle laissait filer la chaîne des jours passés pour mieux jouir des rencontres à venir, et pas seulement la nuit. C'était elle, une amante très en beauté, au maquillage discret, moulée dans un adorable jean. La jeune femme fut médusée comme à la vue d'un spectre. Elle l'attendait alors, sagement assise derrière le volant. Leurs bouches se rejoignirent bientôt à l'intersection des deux sièges selon un rituel tacitement établi depuis qu'elles se retrouvaient dans la clandestinité. Mais, en deux ans, elles avaient appris à le bousculer à tour de rôle, afin que jamais l'habitude n'entamât la passion. Elles échangèrent un long baiser, si imaginatif qu'il pouvait à lui seul dresser l'inventaire exact de tout ce qui peut advenir de poétique et de prosaïque entre deux êtres soumis à leur seul instinct, du doux effleurement à la morsure, de la tendresse à la sauvagerie. Toutes les figures de l'amour s'inscrivaient dans cette étreinte. Elle avait la mémoire de celles qui l'avaient précédée. Quand leurs bouches se reprirent enfin, elles n'étaient qu'un seul et même souffle. Anticipant sur son premier mot, Juliette posa son doigt à la verticale sur ses lèvres et, dans un sourire de connivence, entraîna Charlotte hors de la voiture. Après qu'elles eurent tout doucement refermé les portes et fait les premiers pas sur la pointe des pieds, comme si l'extrême discrétion leur était devenue une seconde nature, elle la prit par la main et l'engagea à sa suite dans une des rares stalles encore vides. À l'ardeur incommensurable qu'elle y mettait, la douce Charlotte comprit que ce jour-là, encore une fois de plus, elle dirigerait toutes les opérations, du moins dans un premier temps. Alors une sensation inédite l'envahit, la douce volupté de se laisser mener et emmener par celle qui la traiterait à l'égal d'un objet. En s'abandonnant sous la douce pression de ses doigts, elle n'était déjà plus qu'un corps sans âme, qu'une soumission charnelle en répit. L'endroit était humide et gris. Il en aurait fallut de peu pour qu'il paraisse sordide.
Certains parkings peuvent être aussi borgnes que des hôtels. Un rai de lumière, provenant d'un des plafonniers de l'allée centrale, formait une diagonale au mur, à l'entrée du box. Il n'était pas question de descendre le lourd rideau de fer, elles se seraient retrouvées enfermées. Charlotte s'appuya le dos contre le mur, exactement au point où le halo venait mourir, de manière à réagir à temps au cas où quelqu'un viendrait. Avant même que Juliette pût l'enlacer, elle lui glissa entre les bras tout en tournant le dos, avec cette grâce aérienne qui n'appartient qu'aux danseuses, puis posa ses mains contre la paroi, un peu au-dessus de sa tête, et cambra ses reins tandis qu'elle s'agenouillait. Depuis tant de mois qu'elles s'exploraient, pas un grain de leur peau n'avait échappé à la caresse du bout de la langue. Du nord au sud et d'est en ouest, elles en avaient investi plis et replis, ourlets et cavités. Le moindre sillon portait l'empreinte d'un souvenir. La chair déclinait leur véritable identité. Elles se reconnaissaient à leur odeur, se retrouvaient en se flairant. Tout avait valeur d'indice, sueur, salive, sang. Parfois un méli-mélo de sécrétions, parfois le sexe et les larmes. Des fusées dans la nuit pour ceux qui savent les voir, messages invisibles à ceux qui ne sauront jamais les lire. Si les humeurs du corps n'avaient plus de secret, la subtile mécanique des fluides conservait son mystère. Mais cette imprégnation mutuelle allait bien au-delà depuis qu'elles s'étaient conté leurs rêves. Tant que l'on ne connaît pas intimement les fantasmes de l'autre, on ne sait rien ou presque de lui. C'est comme si on ne l'avait jamais vraiment aimé. Charlotte savait exactement ce que Juliette désirait. Se laisser prendre avant de s'entreprendre. Un geste juste, qui serait juste un geste, pouvait apparaître comme une grâce, même dans de telles circonstances, car leur silence chargeait de paroles le moindre de leurs mouvements. Elles n'avaient rien à dire. Demander aurait tout gâché, répondre tout autant. Charlotte n'avait rien perçu, rien respiré de cette métamorphose suscitée par de nouveaux appétits pour des jeux et des assouvissements inédits, plus sauvages, empreints d'une licence sexuelle.
Elle me regardait si gentiment que j'étais convaincue de récolter bientôt les fruits de ma patience. Sa poitine ferme était délicieusement posée sur mon buste, ses cheveux effleuraient mes joues, elle frottait ses lèvres contre les miennes avec un sourire d'une tendre sensualité. Tout n'était que grâce, délice, surprise venant de cette fille admirable: même la sueur qui perlait sur sa nuque était parfumée. Elles pouvaient juste surenchérir par la crudité de leur langage, un lexique de l'intimité dont les prolongements tactiles étaient infinis, le plus indéchiffrable de tous les codes en vigueur dans la clandestinité. Tandis que Charlotte ondulait encore tout en s'arc-boutant un peu plus, Juliette lui déboutonna son jean, le baissa d'un geste sec, fit glisser son string, se saisit de chacune de ses fesses comme s'il se fût agi de deux fruits murs, les écarta avec fermeté dans le fol espoir de les scinder, songeant qu'il n'était rien au monde de mieux partagé que ce cul qui pour relever du haut et non du bas du corps, était marqué du sceau de la grâce absolue. Puis elle rapprocha ses doigts du sexe, écarta les béances de la vulve et plongea ses doigts dans l'intimité moite, si brutalement que sa tête faillit heurter le mur contre lequel elle s'appuyait. Ses mains ne quittaient plus ses hanches que pour mouler ses seins. Le corps à corps dura. Là où elles étaient, le temps se trouva aboli. Toute à son ivresse, elle ne songeait même plus à étouffer ses cris. Fébrilement, au plus fort de leur bataille, Juliette tenta de la bâillonner de ses doigts. Après un spasme, elle la mordit au sang. De la pointe de la langue, elle effleura délicatement son territoire à la frontière des deux mondes, avant de s'attarder vigoureusement sur son rosebud. Un instant, elle crut qu'elle enfoncerait ses ongles dans la pierre du mur. Elle se retourna enfin et la caressa à son tour sans cesser de la fixer des yeux. L'air humide se chargeait autour d'elles, épaissi de l'écho de leur bestialité.
Toute l'intensité de leur lien s'était réfugiée dans la puissance muette du regard. Car si Juliette l'aimait peut-être, l'aimait sans doute, Charlotte sentait que le moment n'était pas éloigné où elle allait non plus le laisser entendre, mais le lui dire, mais dans la mesure même où son amour pour elle, et son désir d'elle, allaient croissant, elle était avec elle plus longuement, plus lentement, plus minutieusement exigeante. Ainsi gardée auprès d'elle les nuits entières, où parfois elle la touchait à peine, voulant seulement être caressée d'elle, elle se prêtait à ce qu'elle lui demandait avec ce qu'il faut bien appeler de la reconnaissance, plus encore lorsque la demande prenait la forme d'un ordre. Chaque abandon lui était le gage qu'un autre abandon serait exigé d'elle, de chacun elle s'acquittait comme d'un dû. Il était étrange que Charlotte en fût comblée. Cependant, elle l'était. La voiture était vraiment le territoire inviolable de leur clandestinité, le lieu de toutes les transgressions. Un lieu privé en public, ouvert et clos à la fois, où elles avaient l'habitude de s'exhiber en cachette. Chacune y reprit naturellement sa place. Elle se tourna pour bavarder comme elles l'aimaient le faire, s'abandonnant aux délices de la futilité et de la médisance avec d'autant de cruauté que l'exercice était gratuit et sans danger. Elles ne pouvaient que se sentir en confiance. Scellées plutôt que liées. Charlotte était le reste de Juliette, et elle le reste d'elle. Inutile d'être dénudé pour être à nu. Tout dire à qui peut tout entendre. On ne renonce pas sans raison profonde à une telle liberté. Au delà d'une frénésie sexuelle sans entrave, d'un bonheur sensuel sans égal, d'une connivence intellectuelle sans pareille, et même au-delà de ce léger sourire qui emmène plus loin que le désir partagé, cette liberté était le sel de leur vie. Elle la prit dans ses bras et lui caressa le visage tandis qu'elle se blottissait contre sa poitrine. À l'extérieur, l'autre vie pouvait bien attendre.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Chapitre 29
Les Non-Dits de l'Attente
Le bruit du café qui coule dans la cuisine est le premier signal du retour au monde. Le seul son qui a le droit d’être mécanique et prévisible dans mon existence. Le silence qui règne sur mon appartement, ce lundi matin, n’est pas le vide total, mais l’absence de la discipline explicite, une trêve que j’impose.
Je la regardais discrètement, accoudé au plan de travail en marbre. Elle était vêtue de son uniforme de camouflage : un tailleur impeccable, le genre de vêtement qui crie " compétence " et " inaccessibilité ". Elle était la parfaite femme d'affaires. Une performance d'acteur qu’elle jouait à la perfection.
Pourtant, je voyais les détails, ceux qui déchiraient la façade " vanille ".
Je voyais la légère lenteur avec laquelle elle ramenait sa tasse à ses lèvres, une fatigue sous-jacente qui n'était pas celle du sommeil, mais celle de l'épuisement sensoriel. La façon dont sa nuque, hier soir encore courbée sous ma main, se tenait droite, peut-être même un peu raide, portant le souvenir invisible du collier.
Et surtout, je voyais le rouge invisible. Elle avait opté pour des matières plus douces, des coupes moins serrées – un choix dicté par une sensibilité que je lui avais imposée. Elle était marquée, même si personne, à part moi, ne pouvait le déceler sous le tissu.
Le Maître en moi prenait note. Le contrôle était là, non pas par une laisse visible, mais par la douleur résiduelle, une connexion secrète que seuls nous partagions. L’attente était le nouveau jeu.
" Je serai au bureau vers neuf heures. Réunion trimestrielle en début d’après-midi. "
Sa voix était professionnelle, son débit parfaitement maîtrisé. Elle cherchait ma validation sans la demander.
" Concentre-toi sur tes obligations. Cette semaine appartient au monde extérieur. "
Je pris ma veste. Le passage de la possession intime à la distance professionnelle est toujours abrupt, mais nécessaire.
" Je ne te rappellerai pas les règles de nos jours de " vanille ", " ai-je continué, mon ton neutre. " Tu es mon actif. La discipline de la semaine, c’est l’excellence professionnelle. N’oublie pas que tout manquement rejaillit sur nous deux. "
Elle a hoché la tête. " Oui, Maître. " Le murmure, prononcé dans la zone de sécurité entre ma table de nuit et la porte d'entrée, était un aveu.
Les jours suivants ont été une lente torture, une longue, délicieuse taquinerie. La " vanille " était notre test de self-control, l'érotisme de la retenue.
Le Mardi, nous avons fait l'amour, mais c'était un sexe civil, sans aucune de nos règles. J'ai pris soin de ne pas utiliser d'objet, de ne pas donner d'ordre, de ne pas la forcer à la position de soumission. Mais mon corps, lui, savait. J'ai lu dans ses gémissements la faim de l'interdit, le désir de me voir reprendre le contrôle. Elle s'est accrochée à moi comme à son partenaire, mais j'ai senti le frisson de l'obéissance dans la tension de ses muscles. Elle me respectait dans le désir, un plaisir pur qui n’était pas le mien, mais notre connexion. Elle cherchait les traces du Maître, je lui donnais l'homme.
Le Mercredi fut le jour où j'ai testé les limites. Dans le silence de l'ascenseur privé menant à nos étages, j’ai posé ma main sur sa taille. Un geste anodin, mais pour elle, cela fut un choc. J’ai senti son souffle se bloquer, son corps se raidir. Je l'ai poussée contre le mur, notre baiser était profond, mais strictement vanille – aucune contrainte, aucune parole. Pourtant, mon baiser était une revendication. Je me suis retiré, mon regard lui signifiant que ce plaisir intime était permis, mais le vrai abandon était réservé. La jouissance n'est rien sans la frustration qui la précède.
Le Jeudi, la discipline commençait à peser. Elle était fatiguée, mais plus concentrée. Nous lisions, chacun notre livre, dans le salon. Une scène banale, domestique. J’ai laissé ma main reposer sur sa cuisse. Pas un effleurement. Un poids constant, inamovible, anodin pour le monde, mais un rappel permanent de mon droit de propriété. La main ne bougeait pas. Mais à travers le tissu, je sentais la chaleur monter, son corps attendant une caresse, un pincement, une punition qui ne venait pas. Le contrôle n'était pas l'action, mais l'attente de l'action.
Le Vendredi soir, l'attente a atteint son paroxysme. Elle avait tenu bon, elle avait brillé, elle avait obéi à ma règle de distance BDSM. Maintenant, je devais lui offrir la récompense.
J’étais dans le cadre de la porte de la salle de bain, observant la façon dont elle se déplaçait, plus hésitante. Elle avait rempli sa part du contrat.
" Elle a été parfaite cette semaine, " ai-je dit, mon ton se transformant, abandonnant l'ennui professionnel pour l'autorité pure du Maître. Elle s’est retourné brusquement, ses yeux, enfin, sans défense.
" Et le week-end, Novice… " J'ai fait un pas vers elle. " Le week-end, nous continuerons ton éducation là où nous l’avons laissée. Tu as eu le temps de penser à la suite. "
J'ai tendu la main. J'ai touché la peau exposée de son épaule.
" Je veux que tu portes la soie rouge demain soir. Et rien d'autre. "
Ce furent les premiers mots qui ont officiellement rompu la trêve. Son corps a frissonné sous ma main. Ce n'était pas un ordre pour le monde extérieur. C'était un ordre pour le sanctuaire que nous allions créer.
Elle a fermé les yeux, le visage extatique. Elle savait ce que la soie rouge et le ton de ma voix signifiaient : l'abandon imminent.
" Oui, Maître. " Le murmure était un soupir de soulagement.
Le jeu ne s'arrête jamais. Il prend juste des formes différentes. Et cette attente, ce contrôle exercé à distance, avait rendu la promesse du week-end infiniment plus douce.
Chapitre 30
L'Heure de l'Abandon
Le silence du Vendredi soir n'avait rien à voir avec le calme imposé de la semaine. Il était lourd de promesses et d’une tension que nous avions tous deux alimentée pendant cinq jours. Je l'avais vue accomplir ses tâches, son esprit ligoté par la discipline professionnelle, son corps luttant contre les souvenirs. Maintenant, la trêve était rompue.
J'étais assis dans le salon, un verre de cognac à la main, le feuillage de la ville s'étendant sous la baie vitrée. Je n'avais pas besoin de la regarder pour savoir ce qu'elle faisait. Chaque bruit émanant de la chambre était une note dans ma symphonie de contrôle.
Le bruissement du peignoir tombant sur le parquet. Le silence qui suivit. Elle ne s'était pas précipitée. Elle prolongeait l'attente, savourant le moment où elle se dépouillait de sa carapace "vanille". C'était une forme de soumission silencieuse, une offrande retardée.
Puis, elle est apparue.
Elle portait la soie rouge que j'avais commandée. Non pas une robe, mais une parure intime, simple, qui ne masquait rien. La couleur, brute, criarde, contrastait avec le blanc de sa peau encore pâle des traces du début de semaine. Elle marchait lentement, non pas avec arrogance, mais avec la solennité de celle qui entre dans un temple.
Je n'ai pas bougé, ne lui offrant qu'un regard intense qui balayait son corps, l'évaluant, le réclamant. L'excitation était si dense qu'elle était presque palpable. La soie rouge était l'uniforme de son abandon.
Elle s'est arrêtée à distance, le respect de l'autorité ancré même avant le premier ordre formel. Le léger mouvement de sa respiration était visible sous le tissu fin.
" Vous avez obéi à mon ordre, " ai-je dit, ma voix grave et posée.
" Oui, Maître. " Sa voix était un souffle, déjà brisée par l'anticipation.
" Approche. "
Elle a fait les quelques pas restants. Le parfum de sa peau, son odeur naturelle, mêlée à une faible note de lavande, a atteint mes sens. J’ai posé mon verre, le bruit cristallin du cognac sur la table de verre tranchant le silence. Ce bruit était le signal du basculement.
Je l'ai prise par le menton, forçant ses yeux à s'ancrer dans les miens. Je cherchais à y lire la dernière once de résistance, mais il n'y avait que la faim et le désir de la discipline.
" Durant cinq jours, tu as porté le poids de la bienséance. Tu as joué ton rôle d'associée, d'égale. Je t'ai autorisé un plaisir d'homme et de femme, sans contrainte. C'était un test de ta capacité à te retenir. "
Je me suis penché, murmurant contre sa bouche sans la toucher : " Tu as été parfaite. Et maintenant, cette attente va payer. "
Mon baiser n'était pas tendre. Il était une possession instantanée, une reprise brutale de ce qui m'appartenait. Ma main s'est glissée sous la soie, agrippant fermement sa fesse, la compressant. J'ai senti son corps entier se dénouer de la tension accumulée. Le son étouffé qu'elle a émis dans ma bouche n'était pas de l'amour, mais la libération de la soumission.
J'ai rompu le baiser. Ses yeux étaient fermés, son corps tremblant, cherchant déjà ma main.
" La soie rouge est une promesse, " ai-je continué, ma voix retrouvant le ton de l'autorité absolue. " Tu vas te déshabiller. Et tu vas m'attendre dans la chambre de jeu. À genoux. "
C'était le premier ordre BDSM explicite depuis la semaine. Il claqua comme un fouet invisible.
Elle n'a pas répondu. Elle s'est simplement inclinée, une flexion rapide et totale de la nuque. Puis, lentement, sans hâte, ses doigts se sont glissés sur sa poitrine et ont tiré le tissu de soie rouge. Le tissu a glissé, s'accumulant sur le tapis autour de ses chevilles.
Elle était ma toile. Je regardais sa peau nue, mes yeux traçant les endroits exacts où les outils allaient laisser leur marque. Le week-end commençait. Et cette fois, il n'y aurait aucune retenue.
" Maintenant, va. Et sois impatiente, petite. Ta patience a été récompensée, mais l'attente est terminée. "
Elle s'est dirigée vers la porte de la chambre de jeu, son corps nu portant la seule tenue qu'elle devait porter : l'anticipation.
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Laura (Chapitre 1 Suite)
Au jour dit, elle avait demandé à arriver avant lui pour se préparer. Il avait accepté, mais avait précisé qu'il la voulait soit assise sur un fauteuil si elle avait peur, soit agenouillée si elle se sentait prête à plus. En attendant dans la rue, elle l'avait vu passé, mais il ne s'était pas arrêté. Elle était entrée, s'était changée. Une jupe, un chemisier, des bas et des escarpins, mais nue dessous. Elle tremblait de peur, mais se sentait très exictée. Elle avait répondu à son coup de sonnette pour lui ouvrir et le temps qu'il monte les 3 étages, elle s'était agenouillée dos à la porte. Elle avait entendu la porte s'ouvrir, elle avait baissé la tête, elle ne voulait pas le voir, ni qu'il voit ses yeux. Il avait posé son manteau, s'était approché, et à genoux derrière elle, il l'avait caressée. Elle s'était appuyée contre lui, le laissant découvrir son corps. Et puis le reste était devenu flou. Elle se rappelait qu'il l'avait mise face à la croix, sans l'attacher d'abord, qu'il avait joué de son corps, qu'elle s'etait senti mouillée et qu'il l'avait remarqué. Elle avait passé elle même ses poignets dans les bracelets pendant qu'il lui attachait les jambes, l'obligeant à s'ouvrir à ses caresses.
Au bout d'un moment elle lui avait demandé de l'emmener sur le lit, ce qu'il avait accepté, Il faisait vraiment tout pour l'apprivoiser, elle avait apprécié. Elle s'était retrouvée les poignets attachés, à sa merci. Et elle avait laché prise, le laissant jouer de son corps, explorer son intimité, la pénétrer. Alors qu'elle le sentait en elle, elle avait dit "Giflez moi" et il l'avait fait, à la fois doucement mais fermement. Elle avait demandé plus et il l'avait suivie, guidée vers de nouveaux sommets. Il s'était montré exigeant, forçant sa bouche de son sexe. Elle avait failli résister, mais il avait eu le dessus et elle en avait presque joui. Puis il avait poursuivi ses envies, se faisant sucer, la pénétrant, la manipulant à sa guise, comme un jouet de plaisir mais toujours en prenant soin d'elle et de son plaisir. Juste ce qu'elle avait envie en fait.
Trop rapidement le temps avait passé, ils avaient fait une pause, pour s'apercevoir qu'ils allaient bientot devoir se séparer. Alors sans lui demander son aivs, il l'avait à nouveau pénétrée, et avait pris son plaisir, éjaculant en elle alors qu'il lui avait dit que c'était très rare que cela lui arrive. Ils avaient fini sous la douche, s'étaient rhabillés, il avait volé un baiser de plus sur ses lèvres alors que l'intimé de ce geste la bloquait un peu et étaient repartis chacun de son coté.
Elle lui avait avoué le soir même être repartie à son bureau les fesses rouges et les joues en feu, la tête un peu ailleurs. Lui-même avait dit être détendu, apaisé, ravi de cette rencontre.
Elle était partie ensuite en vacances en famille, mais il avait posé un défi. Une photo d'elle chaque jour de son absence. Elle avait multiplié les poses, ses seins, son corps, son sexe, prenant plaisir à lui obéir.
A son retour de vacances, il avait proposé de la revoir, elle en avait envie, mais leurs agendas ne coïncidaient pas. Ils s'étaient croisés de nombreuses fois sur ce carnet de punitions, elle montrant ses photos, lui écrivant de longs messages sur ses rêves ou ses envies. Elle appréciant sa manière d'écrire, les scènes qu'il décrivait étaient toujours très érotiques, elle à moitié nue pour qui savait voir, offerte, désirable, lui exigeant, la guidant.
Un soir qu'elle était en voyage d'affaire, elle avait contacté son mari, ils avaient discuté, parlé de leurs envies, de leurs fantasmes. Il lui avait proposé qu'elle cherche un dominant pour la guider. Difficile de lui dire qu'elle l'avait déjà trouvé et qu'elle avait succombé.
Elle s'était lancé dans des achats très sexy, ce joli harnais de dentelle qu'elle portait ce jour, un collier et une laisse en cuir, un bandeau, un martinet ; son mari avait joué avec elle, il avait pris des photos qu'elle avait envoyé à son dominant pour l'exciter. Elle n'arrivait toujours pas à trouver un créneau dans son agenda, avait raté un rendez vous avec lui pour des raison professionnelles avant de repartir à l'étranger.
La suite avait été un peu chaotique, mais ils avaient tenus bons. Elle avait trouvé le moyen de parler à son mari de ce contact qu'elle avait. Ils avaient fini par trouver un moment pour se voir tous les 3, avaient sympathisé. Le jeu avait continué, ponctué de rares rencontres, jusqu'à cette proposition insolite : vivre sa soumission sans savoir ce qui allait lui arriver. Ne rien décider, lâcher totalement prise et laisser son dominant tout gérer. Elle avait pensé à quelques heures vu qu'il ne pouvait pas se libérer plus, mais il avait fixé les limites, une soirée et une nuit. Il avait même proposé de le renouveler plusieurs fois si elle avait apprécié. Et quand elle lui avait demandé comment il pensait faire, il lui avait annoncé que sa femme serait absente quelques semaines, qu'il pourrait ainsi lui consacrer du temps en dehors des journées de travail. Grosse poussée d'adrénaline, oser ainsi se remettre entre ses mains longuement. Elle en avait parlé à son mari, qui avait donné son accord. Elle avait reçu les consignes sur sa tenue, sur la date et l'heure du rendez vous, sur ce qu'elle devait et pouvait amener, ce qui serait interdit.
Et elle se trouvait donc ce soir dans sa voiture, sur la banquette arrière, alors qu'il conduisait, avec ce requiem qui s'élevait.
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Autrefois capitale du royaume d'Écosse, place forte disputée au XIVème siècle, entre les anglais et les écossais, la nature a bâti, au pied des Monts Grampians, un gigantesque cirque de près de trois cents mètres de diamètre bordé par une paroi rocheuse, comme tranchée dans le massif, atteignant par endroits la hauteur de quatre cents mètres. La passe menant à ces paysages, baptisée la vallée magique n'est large que d'une vingtaine de mètres. Depuis la nuit des temps, ce fier caprice de la nature appartient à la famille noble Lauderdale qui a édifié là, vers la fin du XVIIème siècle, un château majestueux et inquiétant, au milieu d'une forêt assez dense. Les Lauderdale devaient leur immense richesse à l'élevage bovin, à la culture des céréales et à l'exploitation, tout à fait de mise à l'époque, des miséreux agriculteurs du comté. À l'aube du XXème siècle, les descendants du clan s'étaient contentés de cette fortune amassée durant des décennies. Mais, aucune mine d'or n'étant inépuisable, après la Seconde Guerre mondiale, à deux doigts de la ruine, Robert Lauderdale avait eu l'idée de reconvertir son château en prison dorée pour jeunes gens délinquants, où les les plus grandes familles britanniques pouvaient cacher le fruit de leur honte pour un loyer annuel très substantiel, prix justifié de leur tranquillité. Personne ne rendait jamais visite aux pensionnaires. À la mort de Robert, veuf depuis six ans, Sean Lauderdale, son fils unique et également ultime représentant mâle de la lignée, continua l'entreprise familiale en la modifiant partiellement : le centre devint un havre de paix pour les victimes du stress contemporain. En 2020, après un long séjour aux USA, la dernière des Lauderdale ajouta alors à son château, la vocation de clinique sexuelle. Comme certains sexologues américains, elle se proposait d'épanouir la libido de ses patients ou de guérir les déficients, en se gardant bien de préciser sa dévorante passion pour l'univers du BDSM. Rapidement, elle était devenue une dominatrice célèbre et réputée pour le raffinement des traitements qu'elle réservait aux esclaves en devenir, venus la rencontrer depuis l'autre bout du monde. Juliet Lauderdale était la figure emblématique du sadomasochisme. Sans être lesbienne, elle avait une préférence marquée pour les femmes, surtout les plus jeunes, qu'elle pouvait modeler à sa guise, au cours d'un long et éprouvant apprentissage. Les plus douées apprenaient à se muer rapidement en chiennes soumises et dociles capables de supporter les pires tortures et humiliations, enchaînées la nuit, nues dans des cellules, et subissant le jour des séances de flagellation ou de supplices sexuels. Parmi les favorites, Charlotte était devenue son esclave attitré, allant toujours au-delà des fantasmes de sa Maîtresse, voire même les plus abjects. Sa chevelure chatain clair conférait à son visage un air juvénile et paradoxalement timide. En vérité, c'était une jeune fille mystique, ayant appris toute la grâce de l'esclavage, et surtout, qui ne s'ingéniait jamais à opposer à la cruauté un refus.
Le carillon de la vieille pendule sonne minuit. La nuit est noire, longue, interminable. La dernière des Lauderdale baisse les yeux et contemple le feu dans la cheminée. Deux énormes bûches se consument doucement et dispensent une chaleur qui emplit la pièce. Dans le vaste salon décoré somptueusement trônent sur les murs des tableaux d'ancêtres de la famille. Aux quatre coins du salon, de gigantesques chandeliers blancs projettent leurs ombres dorées sur des corps féminins dénudés et à moitié endormis, attachés robustement à des croix de Saint-André. Au centre de la salle, sur un massif guéridon en chêne repose un impressionnant assortiment de fouets, de martinets aux manches de cuir, de métal et d'ivoire aux lanières tressées, plombées, garnies de pointes, ainsi qu'une collection exhaustive de vibromasseurs et autres olisbos. La maîtresse des lieux est assise dans un confortable fauteuil en cuir et contemple le spectacle de la nudité entravée de Charlotte sur une croix. Son corps semble comme engourdi par la douleur de la crucifixion qui entaille cruellement ses poignets et ses chevilles. En les détaillant, Juliet se prit un instant à les imaginer scandaleusement ensanglantés, cloués dans le bois des poutres. Elle eut du mal à chasser de son esprit cette pensée criminelle et blasphématoire mais combien exaltante, tandis que les flammes des bougies vacillaient sur l'or des pierres centenaires en faisant surgir des ombres sinueuses et menaçantes. Les invités semblent fascinés par la noblesse et la prédestination évidente de ce lieu. Le salon paraît avoir été conçu depuis la nuit des temps pour la souffrance et tous les désirs, pour les rites les plus secrets et autres cérémonies sataniques. Ils étaient tous masqués. Ils tirèrent au sort la victime qui allait être suppliciée. Ce fut Charlotte qui fut désignée. Quand Juliet décida de la descendre de la croix, aux premières heures de la nuit, frigorifiée et à demi endormie, Charlotte, glissant dans les bras d'une femme vêtue d'une cape et d'un masque sur les yeux, eut le temps, avant que tout eût tourné autour d'elle, d'entendre la voix cruelle de la maîtresse des lieux, briser le silence régnant dans l'assemblée des couples venus assister à son dressage, prononcer froidement la sentence : "- Qu'on l'harnache fermement. Quand elle aura été fouettée, elle sera toute à vous." Charlotte sentit qu'on la tirait en avant, et marcha. Le contact de ses pieds nus qui se glaçaient sur le sol de pierre finit par la réveiller. Juliet, entièrement vêtue de cuir, traversa la salle en la tirant par une laisse puis monta sur une estrade surmontée d’un majestueux fauteuil. Là, elle la fit s’asseoir à ses pieds sur le sol, s’assit à son tour et fit signe à l’assemblée de reprendre les festivités. Il devait bien avoir une vingtaine d’invités, habillés en tenue de soirée, regroupés autour d'un grand lit en fer forgé noir, érigé en autel au centre de la salle. Il parut naturel à Juliet de la présenter dans sa condition d'esclave femelle, marquée et annelée afin qu'elle fut prête à être offerte. La Maîtresse des lieux prit grand soin, rituellement de lui renverser les jambes pour qu'elle pût la voir en détail. Sur le bas-ventre de Charlotte, le monogramme J témoignait de son appartenance de soumission. Intégralement lisse, offerte, toujours ouverte aux désirs de Juliet ou à ceux des inconnus à qui elle la destinait, ses grandes lèvres portaient deux anneaux d'or. Une jeune soumise nue, à la tête rasée, déploya à ses pieds un harnais en cuir noir, faisant luire l'acier des anneaux qui maintenaient les sangles entre elles. Elle se glissa enfin derrière elle et entoura le buste des bras pour l'enrouler autour des seins de Charlotte.
Elle cercla chaque sein par les plus gros anneaux. Ensuite, elle fixa une première boucle sur la nuque, vérifia le centrage des seins dans leur bonnet métallique et attacha fermement la seconde sur les reins. Il ne lui resta plus qu'à se baisser, à passer les doigts entre ses cuisses et à saisir la dernière sangle qui pendait à l'avant. Elle la fit alors venir vers elle pour la remonter entre les fesses jusqu’à la boucle fixée sur l’anneau dorsal. La sangle se plaça ainsi d'elle-même dans l'axe du sexe, et le cuir, écartant les chairs, creusa un sillon sombre entre les grandes lèvres. On glissa profondément entre ses reins un rosebud anal afin d'élargir et de rendre ultérieurement cette voie plus commode. Jamais son sexe ne fut autant mis en valeur. La sangle verticale, qui écartait douloureusement ses chairs intimes, accentuait la ligne de ses grandes lèvres, de sorte que l’ensemble de la vulve semblait avoir doublé de volume tant elle était comprimée. Elle demeura interdite devant l’image que lui renvoyait le miroir. Jamais elle n'accueillit avec tant de joie, les bracelets qui joignaient ses poignets et le collier trop serré à son cou, annonçant son supplice. Sans qu'on l'interrogeât, on entendit des gémissements autour de l'autel, où maintenant des corps s'entremêlaient. Une grande femme brune, aux seins fermes, à peine dissimulés sous un chemisier transparent, chaussée de talons hauts, aux jambes interminables, galbées dans des bas à couture noirs, s'offrait à trois hommes qui la prenaient, allant et venant, dans les trois voies qui leur étaient offertes, pour finalement se répandre dans sa bouche. Plus loin, l'esclave à la tête rasée, les cuisses renversées, gémissait sous les caresses fougueuses d'une invitée déchaînée. Dans une alcôve plongée dans la pénombre, une ravissante blonde aux cheveux courts, commençait à se déshabiller. Sa robe flottait au gré de ses mouvements. Par moments, elle s’ouvrait sur le côté laissant apparaître la blancheur d’une cuisse nue jusqu’au niveau de l'aine. Elle attrapa le bas de la robe et la fit voler, découvrant volontairement ses jambes au regard de l’assistance. Elle défit les boutons de son chemisier dévoilant son ventre en ondulant des hanches dans un balancement lascif. Un homme s'enhardissant lui ôta. Le soutien-gorge descendu fit apparaître l'aréoles de ses seins. Elle s’exhibait sans retenue. Deux autres invités s’approchèrent. Le premier dégrafa le soutien-gorge, libérant les seins dont les pointes étaient déjà fièrement dressées. Il les caressa et les malaxa sans douceur. Le second attoucha ses fesses. Elle était maintenant totalement nue. De nombreuses mains prirent alors possession de son corps offert, aucune partie ne fut oubliée. Les doigts fouillèrent son vagin et son anus. Elle demanda alors à être prise. Un homme s’allongea sur elle, la pénétra tout aussi rapidement et commença des mouvements de va-et-vient, tandis qu'un autre sexe s’approcha de sa bouche, elle happa le membre viril qui s'enfonça durement dans sa gorge. Elle exigea bruyamment des hommes d'être "remplie jusqu'au fond".
Un cercle se forma bientôt autour de l'alcôve, avec autant de verges tendues que de participants, n’attendant plus que sa langue et sa bouche pour les satisfaire. Elle voletait de l’un à l’autre, au gré de leur ardeur. Le premier à se libérer maintint fortement sa tête, jusqu’à ce que la source ne fut tarie. Elle avala la précieuse semence qui inondait sa gorge. L’un après l’autre se délivrèrent. Le sperme s'écoulait de ses lèvres, en filaments visqueux qui se balançaient sous son menton. Bientôt, l'un des invités se coucha sur le dos et la fit l’allonger sur lui, il la bloqua aux épaules et la pénétra dans son sexe, en la forçant à se cambrer. Pendant qu’il la prenait, un autre s’intéressa à son orifice le plus étroit et y introduisit alors un doigt. Approchant sa virilité de ses reins offerts, il la sodomisa brutalement avant de se retirer repu et rassasié. Un autre, stimulé par la facilité à laquelle elle se prêtait à cette double pénétration, prit rapidement la place et éjacula bientôt en longues saccades. Ils furent quatre à choisir cette voie exiguë, à mêler leur foutre dans les entrailles de la jeune femme masquée qui n'était plus qu'un réceptacle béant. Du plafond pendaient des cordes. Le seul objet qui fût au plafond, outre le lustre à la même hauteur que la croix était un gros anneau brillant, où passait une longue chaîne d'acier. On attacha Charlotte par ses poignets, debout les bras écartés, face à l'assemblée, offrant son corps nu, au reflet d'or des flambeaux qui ornaient chaque angle de la cave. Juliet s'approcha, contempla les seins arrogants qui s'offraient à elle et étonnamment avec des gestes plein de délicatesse, dégrafa le harnais, après avoir passé la main sur le ventre, s'assura que son anus était forcé par l'épais rosebud. Un peu de rougeur monta au visage de la jeune femme, tandis qu'une douce chaleur envahissait son intimité. Les yeux de Charlotte regardaient la croix, mais ne virent pas la jeune esclave qui retirait un carré du tapis, libérant un miroir dans lequel étaient creusées, à une distance convenable, de chaque coté, deux encoches en forme de pied. La maîtresse des lieux attira Charlotte au dessus du large miroir que rien n'illuminait. Alors du plafond descendirent les deux cordes sur lesquelles étaient reliées deux bracelets en cuir. Juliet en fixa un à chaque poignet de Charlotte et les cordes s'élevèrent, entraînant les mains de la jeune femme anxieuse. Ses bras formaient un angle ouvert au dessus de ses épaules. Les longes s'arrêtèrent de monter, une lueur douce et dorée s'éleva du miroir, illuminant les cuisses de la soumise, ainsi exhibée, face à l'assistance. L'ordre pour elle, était de se montrer obéissante tout au long de la soirée. Juliet examina longuement les seins insolents et posa ses mains sur les globes fermes et de douces caresses les parcoururent. Charlotte ferma les yeux, se laissant griser par le reflet du miroir de l'intimité qu'elle offrait impudiquement aux invités. Ainsi mise à nu, elle était prête.
La bouche et les paupières légèrement maquillées, la pointe et l'aréole des seins brunies, de l'onguent appliqué sur le pubis, dans le sillon entre les reins et les cuisses, Charlotte entendit des murmures de satisfaction dans l'assemblée. Alors la maîtresse des lieux se saisit d'une longue cravache et, doucement, effleura un mamelon d'une lente caresse sur la pointe extrême. Bientôt une sensation de chaleur envahit le corps de Charlotte, déjà parcouru de frissons. Cuisses serrées, la jeune femme tordait doucement son bas-ventre que gagnait peu à peu la moiteur du désir refoulé. Juliet suivait, penchée sur le miroir, la danse lascive de la croupe soumise. Des soupirs saccadés et hoquetants s'échappaient de sa bouche. Elle comprit que loin de vouloir l'épargner, Juliet échauffait son corps pour mieux le rudoyer ensuite. Elle regarda son bourreau, mais déjà le visage s'était revêtu d'un masque impassible et les fines lanières en cuir meurtrissaient ses seins. On éloigna alors ses chevilles de sorte que ses pieds se placèrent dans les encoches du miroir au sol. Ainsi dans une position d'écartèlement extrême, les cordes tendues semblaient la démembrer, Charlotte ne se possédait déjà plus. Juliet s'écria soudainement :
"Écoute bien, tu as reçu du sperme dans la bouche, tu as reçu du sperme dans le sexe, tu as reçu du sperme dans l'anus, tu es désormais une femme, tu es physiquement dépucelée, mais mentalement vierge. Nous allons te bander les yeux et nous allons te fouetter et tu devras compter jusqu'à cent, sans la moindre hésitation. Ce n'est pas tant pour notre agrément que pour ton dressage, que de te faire comprendre par le moyen de la douleur que tu es contrainte à l'esclavage et de te signifier que tu n'es vouée qu'à cela. Tu pourras répandre des larmes, implorer mais nous voulons t'entendre hurler et au plus vite. Ensuite, et pour notre seul plaisir, tu seras prise par tous les orifices que, comme tous les animaux, la nature t'a dotée."
La jeune femme écoutait et tremblait de bonheur, si Juliet daignait l'outrager, c'est qu'elle l'aimait. Charlotte allait répondre qu'elle était son esclave mais elle se tut. Au premier coup de fouet qui atteignit ses seins, ses cuisses se contractèrent, son ventre se tendit, se recula et les contractions nerveuses, ouvrirent sa vulve au dessus du miroir. Magré elle, Charlotte râla de plaisir. Dans un sursaut animal, elle referma ses jambes instinctivement, mais Juliet la saisit et la remit dans les encoches. Elle s'abandonna et ne refusa pas le spasme qui montait en elle. On emprisonna fermement ses chevilles dans deux bracelets scellés au sol pour tenir ses jambes immobiles. De nouveau, Juliet levait le bras, une méthodique flagellation commença. Les coups étaient dosés, mesurés pour ne pas blesser Charlotte qui, les yeux clos, sentait monter en elle une chaleur intense. Sa poitrine était martyrisée par des coups de plus en plus secs et cinglants, comme une caresse de feu qui irradiait sa chair. Les seins devenaient de plus en plus marqués. Soudain, Juliet frappa de bas en haut les globes, qui musclés et durs, frémirent à peine et parfois, sous un coup de coté, ils se choquaient entre eux. Puis on la cingla en tout sens de façon à l'entendre hurler et au plus vite. L'orgueil qu'elle mettait à résister ne dura pas longtemps. On l'entendit même supplier qu'on arrêtât juste un seul instant et qu'on la détachât. Elle se tordait avec une telle frénésie pour échapper aux morsures des lanières qu'elle tournoyait presque sur elle même, les bracelets enfermant ses chevilles devenant lâches. Tel un pantin désarticulé, elle s'agitait dans ses entraves. Son ventre se tendait, son sexe contorsionné s'ouvrait puis se fermait. Le reflet dans le miroir de son pauvre corps supllicié attirait le regard lubrique des invités. Alors la maîtresse des lieux la frappa encore plus fort et dès cet instant, les coups ne s'égarèrent plus, sinon délibérément. Une chaleur intense inonda la poitrine de Charlotte comme une boule de feu volcanique. Ses seins, violemment fouettés, se choquèrent dans un bruit mat, les lanières de cuir s'entouraient autour d'eux, giflaient la chair, lacéraient les pointes, cinglant les aréoles brunies.
La Maîtresse de Charlotte, après trois derniers coups, cessa de la flageller pour écarter ses cuisses. Elle plongea ses doigts humides dans l'intimité moite, constatant non sans fierté, que la soumise avait réellement joui. Les portant à sa bouche après, elle les lècha longtemps entre ses lèvres, se délectant de l'éjaculat mêlé à la cyprine. Les invités l'observaient attentivement et commentaient chaque fois que la main qui la tenait, la fouillait, revenait, de plus en plus profondément, à la fois dans son ventre et dans ses reins qui s'enflammèrent. Le silence tomba : seuls s'élevaient de l'assemblée, les soupirs profonds de la suppliciée, et les gémissements des femmes masquées se donnant aux hommes. On la détacha pour la conduire sur le lit en fer forgé qui trônait en autel au centre de la salle. La maîtresse des lieux fit alors venir un esclave mâle endurant et bien bâti, dont elle s'était assurée par une longue privation à toute satisfaction, de sa capacité à se raidir, avant d'être forcé à répandre son foutre là où elle exigerait qu'il le fut, avec la préférence qu'elle lui connaissait à toujours choisir l'orifice le plus étroit, commun aux hommes. Elle lui ordonna de rejoindre Charlotte. Elle trouva un coussin, y appuyait ses mains les bras tendus, les reins offerts. Alors, avec une angoisse folle, elle sentit derrière elle, un autre homme qui quitta l'assemblée pour rejoindre l'estrade. En quelques secondes, il lui lia les mains derrière le dos. Nue et écartelée, son sexe et ses intimités béants s'offraient à la vue des deux autres dont elle sentait le souffle chaud frôler son dos. Elle voulut crier, mais la peur la paralysait. L'invité lui malaxait les seins, pressant les pointes avec force. Des doigts s'infiltrèrent entre ses fesses puis forcèrent l'ouverture de son étroit pertuis. Le sexe de l'esclave, nu et harnaché, était encagé dans une poche faite de lanières cloutées. Un trouble mélangé de honte, de volupté, de rébellion et d'impuissance à la fois la saisit. Cherchant le regard de l'invité, mais celui-ci, les yeux fixés sur l'anus, ne relevait pas les paupières jusqu'au visage de Charlotte. Il força brusquement ses reins avec son doigt en la pénétrant avec violence. Surprise par la douleur, elle tenta d'échapper à l'index qui continuait à vouloir s'insinuer en elle. Elle se cambra de toutes ses forces. Le doigt se retira aussi brutalement qu'il était entré et vint se promener sur ses lèvres, qui furent écartées et ouvertes pour que sa bouche fût imprégnée du goût âcre et musqué de sa cavité anale. Obéissant à la maîtresse des lieux, l'esclave mâle ôta le rosebud anal qui dilatait déjà l'anneau de chair de Charlotte pour le substituer par de plus épais afin de l'évaser davantage. Un sourd gémissement marqua l'écartèlement de l'étroite voie, souillée par un braquement oblong. Fesses tendues, bouche tordue par la jouissance impérieuse, elle râlait doucement, goûtant avec ferveur le cruel supplice raffiné. Mais le gode, plus gros encore, distendit l'anneau de chair, tandis que la main de l'homme appuyait à peine pour faire pénétrer le phallus en elle.
Et un autre prit la place dans la gaine gluante et chaude, distendue mais docile et souple. L'anus plissé disparaissait derrière le renflement émergeant au milieu de l'olisbos. Mais le gode saillant était énorme et noueux, zébré de veines saillantes. L'homme poussa avec force, avec un intense bruit de succion, tandis que les sphincters s'ouvraient et se fermaient aspirant l'olisbos sous les regards lubriques des invités. Sa croupe s'infléchit, l'anus résista un peu tandis que Charlotte sentait une souffrance sourde monter dans ses reins, puis la voie céda. Il lui sembla que ses muscles se déchiraient, que son cul s'emplissait totalement. La bouche ouverte, un râle s'arrêta au fond de sa gorge, les yeux hagards, elle demeura tendue, haletante, puis il y eut un cri, suivi d'un sursaut de mouvements convulsifs, le gode énorme fut aspiré. Elle s'affaissa sur le coté, les doigts crispés sur le matelas. Pour la maîtresse des lieux, le jeu avait assez duré. Elle ordonna à l'esclave mâle d'ôter la cage de cuir qui emprisonnait son sexe. Libéré, le membre monstrueux se tendit aussitôt. Non sans impatience, il lâcha le factice. Sur un signe, tous les invités se levèrent en silence et vinrent en demi-cercle, autour du lit érigé en autel, pour contempler le spectacle. Le gland affleura, puis le membre tout entier s'enfonça, et l'étalon sodomisa Charlotte. Un bruissement gras s'éleva, silencieuse, elle se laissa enculer et nul ne songea dans l'assemblée à faire cesser son sacrifice. Il se retint une dizaine de minutes avant de se libérer en longues saccades dans les entrailles de la suppliciée. L'homme qui les avait rejoint ne tarda pas à le remplacer. Il la plaqua sur le dos et écarta ses reins afin qu'un autre puisse s'introduire simultanément en elle, glissant dans le sperme. Ce fut une dizaine d'hommes qui se succédèrent, remontant et frappant au fond de la gaine de ses reins. Pour Charlotte, la douleur ressentie lors de la double pénétration se transforma en jouissance. Le corps marqué par de longues estafilades, elle avait gémi sous les coups de Juliet comme jamais sa Maîtresse ne l'avait fait gémir, crié sous les membres des invités, comme jamais elle avait crié. Elle devait être soumise et les accueillir avec le même respect avec lequel elle vénérait Juliet. Elle était là dans la soirée pour servir de réceptacle à la semence des hommes, qu'elle devait recevoir par tous les orifices prévus par la nature, sans jamais protester ni trahir un quelconque sentiment, comme un objet muet. Lorsque tous les invités furent repus, on la conduisit dans sa cellule et on l’étendit sur un lit de fer. Viciée de sperme et de sueur, le corps lacéré, l'orifice le plus intime endolori, elle s'endormit profondément.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Laura se tourna une fois de plus dans son miroir. Elle s'y regardait de plus en plus souvent alors que le temps passait. Elle vérifia une nouvelle fois sa tenue. Un joli collier de satin noir enserrait son cou et elle en sentait le contact à chaque fois qu'elle avalait sa salive. Dans l'échancrure de sa veste de tailleur, un cordon de broderie noir lui aussi disparaissait, laissant deviner une lingerie coquine mais très chic. Le haut de sa veste se tendait à chacune de ses inspirations, et le contact direct du tissu pourtant doux sur sa peau agaçait ses mamelons déjà très tendus. Son regard continua vers le bas, sa jupe blanche et noire, droite et courte mettait en valeur deux jambes fines gainées de bas noirs unis. Une jolie paire d'escarpins complétait le tout. Elle se savait chic et désirable, mais ne s'était-elle pas trompée ?
En relevant les yeux, elle croisa le regard de son mari dans le miroir. Lui en tout cas appréciait de la voir habillée ainsi, mais ce n'était pas pour lui ni à sa demande qu'elle s'était ainsi préparée. Il s'approcha d'elle par derrière, ses mains enserrèrent sa taille et il déposa un baiser sur sa joue :
"Profites-en, c'est ton jour. Laisses_toi aller, découvres tout ce que tu as envie. Je suis fier de toi. Je t'aime. "
Elle se laissa aller contre lui, mais la pendule égrena sept coups discrets, c'était l'heure. Elle se retourna, déposa un baiser sur ses lèvres en lui disant "Merci. Je t'aime moi aussi."
Elle passa juste un châle sur ses épaules et sortit de la maison. Une voiture attendait devant le portail tel que prévu. Elle ouvrit la portière sans un mot et s'assit. Le conducteur lui lança un regard dans le rétroviseur et elle se rappela qu'elle devait s'asseoir au milieu de la banquette. Elle se déplaça un peu. Le conducteur démarra, et la musique s'éleva doucement. Elle ne connaissait pas, mais cela ressemblait à de la musique sacrée, un requiem ou une messe. Les notes la bercèrent doucement, le moteur de la voiture électrique ne venant pas perturber le chant.
Les yeux fermés, elle se remémora ce qui l'avait amenée à cette soirée. Son mari et elle avait toujours eu une sexualité assez libérée et ils avaient partagé le plaisir de rencontrer d'autres couples. Mais elle avait toujours eu envie d'explorer plus loin. Sa curiosité la poussait à vouloir découvrir, à connaitre des jeux plus insolites. Son mari ne pouvait la guider dans ses recherches, ce n'était pas dans son caractère.
Il y a quelques semaines, alors qu'elle surfait sur plusieurs sites en cachette de son mari, elle avait reçu un message. Pas de grande description, de message ronflant, ou nauséabond comme trop souvent, mais juste une invitation à regarder un profil. Elle avait cliqué et ce qu'elle avait lu avait attiré son attention. Un homme un peu plus agé qu'elle, qui semblait expérimenté, et dont la fiche parlait de découverte, d'épanouissement, de complicité mais de soumission et d'exigence aussi. Des phrases bien construites, on devinait un homme instruit, qui avait réfléchi à sa recherche, à la fois sûr de lui mais aussi d'une certaine humilité, proposant mais laissant à ses lectrices la liberté d'aller plus loin. Elle avait répondu, demandant à en savoir plus, il avait expliqué en retour ses expériences et son passé, lui avait demandé ce qu'elle attendait de cette conversation. Elle avait été séduite, mais restait prudente, même si leurs recherches semblaient coïncider. Elle avait parlé d'une rencontre en terrain neutre, autour d'un café avant toute chose. Il était d'accord.
Soir après soir, la conversation s'était poursuivie. Il était lui aussi marié, cherchait la discrétion, mais voulait une relation si possible suivie. Leur travail et leur situation à tous deux ne facilitaient pas les choses, mais ils avaient persévéré.
Elle lui avait demandé de la guider pour ses débuts. Il avait créé pour elle un carnet dit de punitions sur internet. Elle s'y était découverte apprentie, avait poursuivi les échanges. Il avait posé la première règle, toujours le vouvoyer et l'appeler Monsieur, alors qu'il la tutoyait. Il avait posé des défis, demandé des photos d'elle, coquines mais la laissait choisir les poses la plupart du temps. Elle s'était découverte des envies de le satisfaire, troublée de lui obéir. Elle lui avait demandé l'autorisation de se donner du plaisir, ce qu'il avait accepté, mais elle ne l'en avait pas remerciée. Ce fut sa première faute. Il y avait eu punition, à sa portée, surtout qu'ils ne s'étaient pas encore rencontrés. Il avait envie de plus, de la voir, de la toucher, de la soumettre physiquement. Elle en avait aussi envie, mais elle avait peur. Pas question d'en parler à son mari, elle devait affronter cela seule. Elle avait fini par dire oui, avait trouvé un créneau dans son agenda professionnel chargé. Il ne pouvait pas recevoir, alors elle lui avait proposé de trouver un hotel où elle se sentirait à l'aise. Et en fouillant sur internet, elle avait donné libre cours à ses envies, le premier contact en terrain neutre était oublié, elle avait trouvé un lieu de plaisir, une partie aménagée en donjon, une autre en chambre. Il avait surement souri en parcourant les photos sur internet, en découvrant la croix, la cage, mais avait dit que si cela lui convenait à elle, c'était parfait.
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La punition dans le BDSM est une expérience ambivalente, mêlant à la fois peur et fascination, douleur et plaisir, autorité et abandon. Elle dépasse largement la simple idée d’une correction ou d’une sanction : elle s’élève à un art subtil, un langage codé entre dominant et soumis, un échange intime et chargé de sens. Cet article explore cette dimension symbolique, émotionnelle et sensuelle où la douleur devient un moyen d’expression unique, renforçant la complicité et l'intensité du lien.
La punition au-delà de la simple sanction
Dans nos jeux, la punition n’est jamais une vengeance ni une forme d’abus. Elle est encadrée, consentie, réfléchie. Elle s’inscrit dans un contrat tacite ou explicite, dans des règles établies et acceptées. La punition devient alors un outil, une forme de dialogue au sein d’un cadre sûr, où la confiance est reine. C’est un acte volontaire, chargé d’intentions précises, bien loin de la simple réaction punitive du quotidien.
La douleur comme langage corporel et émotionnel
La douleur ressentie n’est pas un simple stimulus à subir ; elle est une expression. Chaque cri, chaque halètement, chaque tremblement devient un message. C’est un corps qui parle à travers ses sensations, livrant ses émotions brutes. Le dominant lit ces signaux avec attention et respect, transformant chaque coup ou chaque fessée en une phrase d’un langage secret où se mêlent pouvoir, soumission et plaisir. Dans cette communication non verbale, le consentement et la capacité de lire les signes sont essentiels.
Les codes et rituels de la punition
La punition est aussi une mise en scène faite de gestes, de mots, d’attitudes. L’atmosphère, la préparation et le choix des accessoires (fouet, cravache, main...) instaurent une tension unique, sensuelle et prenante. Chaque mouvement est dosé, chaque instant rythmé pour construire une expérience qui va bien au-delà de la douleur physique. Ces rituels, empreints de symbolique, renforcent la profondeur du jeu et lui donnent son intensité particulière.
Le lien émotionnel renforcé par la punition
Punir, c’est aussi aimer. C’est offrir une preuve de confiance et de dévotion mutuelle. Les moments qui suivent la punition, le aftercare, sont tout aussi essentiels : ils permettent de réparer, d’apaiser, de reprendre pied et de renforcer le lien. Ces instants de vulnérabilité partagée créent une intimité rare, où la soumission n’est plus un acte de faiblesse, mais une force partagée.
Quand la douleur devient extase
À la frontière entre souffrance et plaisir, la punition invite au lâcher-prise et à la transcendance. Dans cet espace singulier, le contrôle s’efface pour laisser place à une forme de connaissance de soi et de libération. La douleur cesse d’être une simple contrainte pour devenir une source d’extase, un voyage sensuel et spirituel qui transforme profondément.
Conclusion : L’art du geste juste
La punition dans le BDSM est bien plus qu’un acte punitif : c’est un langage, une danse complexe faite de confiance, d’émotions et de sensations. Sa justesse réside dans cette capacité à communiquer avec le corps et l’âme, à créer une complicité où la douleur partagée devient douceur. Et si, derrière chaque coup, chaque ordre, résidait la véritable tendresse du BDSM ?
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La voiture quitta la route pour s'arrêter en contrebas d'un bouquet d'arbres jouxtant une grange délabrée. Hormis quelques chants d'oiseaux et le bruissement du vent entre les feuilles, l'endroit était parfaitement silencieux. Le soleil était chaud, et l'endroit désert. Pourquoi, ne pas se laisser aller ? D'un geste, Charlotte dégrafa sa minijupe et la fit glisser le long de ses jambes en même temps que son string. Puis elle ôta son chemisier, son soutien gorge, et jeta le tout sur la banquette arrière. "- Est-ce que je plais comme ça ?", minauda-t-elle. Juliette ne répondit pas, comme si elle n'avait même pas remarqué le rapide effeuillage de son amie. Pourtant, Charlotte la vit serrer les dents et presser un peu plus fort le volant entre ses poings. Enhardie par cette réaction, elle se pencha un peu et déboutonna le short de Juliette, juste assez pour que sa main puisse se frayer un passage jusqu'en bas de son ventre. Elle découvrit à tâtons un pubis parfaitement lisse, un peu plus bas encore, le léger relief intime des lèvres moites. Juliette se laissa faire quelques instants sans réagir. Brusquement, elle aggripa les cheveux de Charlotte et lui colla violemment la joue contre sa cuisse. "- Écoute-moi bien Charlotte, gronda-t-elle sur un ton abrupt, Il faut que tu saches que je n'aime pas beaucoup que l'on prenne les initiatives à ma place, tu as compris ?." Charlotte acquiesça sans mot dire. Elle qui, quelques instants plus tôt, était persuadée d'avoir gagné le cœur de son amie, subissait à nouveau sa violence. Elle se sentait anéantie, ridicule ainsi vulnérable et nue, mais en même temps, elle éprouvait un étrange plaisir qui l'empêchait de tenter de se dégager ou de fondre en larmes. Le sexe de Juliette était là, tout près de son visage. Elle en devinait le parfum intime. Elle l'avait touché du doigt. Elle l'avait senti humide et cela ne pouvait pas la tromper. Une femme ne se trompe jamais à ce sujet. L'amour, c'est quand on dépend, dans le désir de plaire.
On réagit alors à mille choses baroques : un décolleté pigeonnant, une bouche prometteuse, un parfum suave et musqué, une épaule nue et la façon qu'elle a de monter et de descendre, un regard un peu plus humide et un corps étranger, avec l'esprit, qui peut devenir à chaque instant plus éblouissant que le soleil. Juliette était excitée elle aussi. Son amie relâcha sa pression qui devint caresse. Elle releva jusqu'à sa bouche les lèvres de Charlotte et l'embrassa à nouveau, plus tendrement cette fois. "- Xavier ne t'a jamais emmenée ici ?", demanda-t-elle d'une voix de miel. Cet endroit appartient à l'un de mes cousins. Tu ne trouves pas cet endroit magique ?" Elle demeura songeuse, appuyée contre le volant à observer les alentours. La grange, dont une partie de la toiture s'était effondrée depuis longtemps était dévorée de lierre et de chèvrefeuille. Un doux parfum de liberté et de sensualité flolttait dans l'air, enveloppant les deux jeunes corps d'un irrépréssible désir. Seul, un chemin serpentait entre les coquelicots et les fougères jusqu'aux ventaux vermoulus du portail. On le distinguait à peine derrière un groupe de jeunes sureaux indisciplinés qui en gardaient l'entrée. "- Sors de la voiture, Charlotte, j'ai envie de te voir nue." La jeune femme obéit alors à nouveau. Dehors, sous les arbres, le sol moussu dégageait une odeur puissante d'humus. Elle demeura quelques instants immobile à sentir le parfum du vent tiède glissant sur sa peau. Être nue sous le feuillage, au bord d'une route de campagne, ne lui semblait en rien extravagant à cause du regard de son amie posé sur elle. Elle s'aventura de quelques pas dans la futaie. Sous la plante de ses pieds, les brindilles sèches craquelaient, tandis qu'à l'odeur fraîche de l'humus se mêlaient celles, plus entêtantes encore, des herbes chaudes et des fleurs gorgées de soleil. Tout éveillait en elle son animalité. Elle se retourna. Juliette avançait vers la grange d'un pas lent, à l'élasticité féline. Charlotte eut tout à coup le désir de posséder son amie. La prendre par les hanches et l'attirer brutalement vers elle. Caresser ses fesses, embrasser ses seins fermes, en mordiller les aréoles brunes. Humer son ventre chaud et lisse.
N'être que désir pour elle. Elle marcha à son tour vers la grange. Dans le fond du bâtiment, une échelle en bois menait à l'étage, une sorte de mezzanine sombre. Charlotte adora aussitôt cet endroit. Elle aimait le bruissement tranquille des arbres, la lumière dorée du soleil filtrant à travers le toit éventré, et le suave parfum d'été qui se dégageait de la paille. "- J'aime bien te voir nue dans ce lieu." Elle roulèrent sans un mot sur le sol paillé. Leur envie réciproque de se posséder les transforma en lutteuses. Elles s'encastrèrent l'une contre l'autre en s'embrassant, se mordant et se griffant, seins contre seins, ventre contre ventre, en un jaillissement furieux. "- Raconte-moi ce que tu ressens quand Xavier commence à nouer des cordes autour de toi", demanda Juliette. Quelle sensation cela procure de se retrouver nue et vulnérable ?" "- J'ai peur, et en même temps, je suis impatiente." "- Il te caresse en t'attachant ?" "- Non, il est comme absent, on dirait un peintre occupé à préparer ses pinceaux." - Il t'a déjà fouettée ?" "- Non, jamais". Juliette marqua une légère pause avant de reprendre : "- Et tu le regrettes ?" "- Peut-être, oui." Charlotte fut surprise de sa propre réponse, comme si ce n'était pas elle qui avait répondu mais une autre. Sans attendre, Juliette dit à Charlotte de se lever pour lui lier les poignets d'une épaisse corde de chanvre qu'elle attacha à une poutre, bien tendue pour l'obliger à se tenir bras levés et sur la pointe des pieds. Elle entendit le cliquetis de la boucle de la ceinture tandis que Juliette l'ôtait de son short. "- Qu'est-ce que tu fais ?" "- Je répare un oubli", répondit Juliette. "- Tu veux que je te bâillonne ?" Charlotte secoua la tête. Non, elle ne voulait pas être bâillonnée. Elle voulait sentir la douleur pour exploser de bonheur. Cela devait faire partie du rituel. Il fallait que quelque chose sorte d'elle.
Si ses seins, son ventre et ses reins cessaient de lui appartenir, elle ne serait qu'amour pour Juliette. Elle osa un regard par dessus son épaule. Indifférente, bien campée sur ses jambes fuselées, ses seins dressés tressautant au rythme de ses larges mouvements. Juliette éprouvait la souplesse du ceinturon en fouettant l'air. Ainsi nue et armée, elle ressemblait à une déesse antique. Charlotte ferma les yeux. Elle désirait être fouettée et Juliette seule pouvait lui faire subir cette épreuve. Ce serait non seulement s'offrir en captive à l'amour, mais mieux encore, se donner en esclave, à une autre femme de surcroît. Accepter ses coups, encaisser à travers elle, la fureur de toutes les femmes du monde, devenir leur proie et se griser à l'idée de payer par le fouet, le fait dêtre leur plus dangereuse concurrente. Le premier coup claqua séchement contre ses fesses. Juliette n'était pas du style à y aller progressivement. Elle avait frappé fort avec l'assurance qui lui était coutumière et Charlotte sentit sa peau d'abord insensible, réagir rapidement à la brûlure du cuir. Le deuxième coup tomba, plus assuré encore et elle gémit de douleur en contractant les muscles de ses fesses. Sa réaction sembla plaire à Juliette. Elle leva le bras encore plus haut, abbatit le ceinturon avec plus de force et cette fois, Charlotte poussa un cri bref en se cramponnant à la corde. Juliette la fouetta avec application. Ses coups précis, parfaitement cadencés, atteignirent alternativement une fesse, puis l'autre, parfois le haut des cuisses, parfois le creux des reins. Trente, quarante, cinquante coups, Charlotte ne comptait plus. Aux brûlures locales d'abord éprouvées s'était substituée une sensation d'intense chaleur, comme si elle avait exposé son dos à un âtre crépitant. Le supplice était le prix à payer pour que sa Maîtresse continuât à l'aimer, elle souhaitait seulement qu'elle fût contente qu'elle l'eût subi et attendait muette. "- Retourne-toi", dit Juliette d'une voix calme. Aggripée à sa corde, ruisselante de sueur, Charlotte était épuisée. "- Non, pas devant Juliette", haleta-t-elle, "Pas devant. " " -Tu dois aller jusqu'au bout de ton désir, Charlotte, Allons retourne-toi vers moi." La jeune femme pivota alors lentement sur elle-même.
Elle avait gardé les yeux baissés mais elle aperçut quand même le ceinturon s'élever dans l'air et s'abattre sur elle, au sommet de ses cuisses. Elle hurla à nouveau et releva la jambe pour se protéger du coup suivant qui atteignit ses seins. Elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait pas et se vit perdue. Juliette ne refrappa pas immédiatement. Elle attendit que Charlotte ne puisse plus se tenir ainsi sur la pointe du pied et qu'épuisée, elle s'offre à nouveau au fouet. Au coup suivant, elle ne tenta plus d'esquiver. N'avait-elle pas désiré cette correction ?Juliette avait raison. Elle devait savoir ce qu'il y avait au-delà de cette douleur qui lui arrachait des cris et des larmes. Par dépit, elle plongea son regard dans celui de son amie et elles ne se lachèrent plus des yeux tout le temps que dura la flagellation. Elle se voyait onduler au bout de sa corde, en sentant ses seins frétiller, ses cuisses tendues, son ventre creusé. Elle se voyait brûler sous les coups, s'enflammer toute entière. Juliette continuait à la fouetter méthodiquement sur les hanches et sur les seins. Quand le cuir atteignit le renflement de sa vulve, subitement son corps fut traversé de part en part par une fulgurante flamme de couleur rouge orangé. Elle en sentit la chaleur l'irradier et plonger dans son ventre comme une boule de feu. La douleur et le plaisir fusionnèrent ensemble. Elle hurla à nouveau mais de plaisir cette fois. Juliette cessa aussitôt de la frapper et tomba à genoux devant elle. Posant avec une infinie délicatesse les doigts sur ses reins meurtris, elle attira jusqu'à sa bouche la peau empourprée des cuisses et du ventre qu'elle couvrit de baisers. Elle aspira entre ses lèvres, les lèvres de son sexe, les lécha avec douceur. Se suspendant à sa corde, Charlotte jeta le bassin en avant, enroula ses jambes autour du cou de son amie pour emprisonner son visage contre son sexe ouvert. Juliette réagit en dardant une langue aussi droite et rigide qu'un membre d'homme sur son clitoris. À ce seul contact, Charlotte jouit aussitôt. Enfin Juliette se détacha d'elle. La corde à laquelle elle était suspendue fut coupée et se laissa tomber sur le sol, savourant l'étrange bonheur de sa soumission. Les parties de son corps offensées, devenues douloureuses, lui apparaissèrent plus belles, comme anoblies par les marques fraîches, stigmates de la flagellation. Elle se perdit alors dans une absence d'elle-même qui la rendait à un amour défendu.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Elle était à nouveau devant moi. Depuis combien d'années avions-nous cessé de nous voir ? Le malentendu qui nous avait séparés semblait soudain absurde. Tant de petites choses nous égarent. Maintenant je renouais le fil enchanté que j'avais perdu. Elle parlait, je l'écoutais, la vie avait repris sa magie. Sur son visage d'alors sont venus se poser, dans la mémoire de leur amour, son visage ultérieur. Front haut, pommettes hautes, yeux bleu clair, lèvres sensuelles aux courbes régulières. Un beau visage déssiné à traits fins, délicat et féminin. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait. "-Juliette, donne-moi deux ans de bonheur. Donne-les-moi, si tu m'aimes". Si tu m'aimes ! Mais le pire n'est pas dans la cruauté des mots, il est dans les images qui font haleter de douleur. Il lui arrivait d'aller jusqu'à la fenêtre et de l'ouvrir pour tenter de respirer mieux. Une sorte de bref répit de l'air, un sauvetage miraculeux. Sa jalousie ne la trompait pas. Il est vrai qu'elle était heureuse et mille fois vivante. Elle ne pouvait pourtant faire que ce bonheur ne se retourne aussitôt contre elle. La pierre aussi chante plus fort quand le sang est à l'aise et le corps enfin reposé. Ce n'est qu'aux moments où elle souffrait qu'elle se sentait sans danger. Il ne lui restait qu'à prendre goût aux larmes. Aussi longtemps et fort qu'elle la flagellait, elle n'était qu'amour pour Juliette. Elle en était là, à cette simple mais ferme conviction. Une femme comme elle ne pouvait pas la faire endurer volontairement. Pas après avoir déjà pris la mesure de cette douleur. Elle ne pouvait y trouver ni plaisir ni intérêt. C'est donc qu'il y avait autre chose. Ce ne pouvait être que l'ultime scénario envisagé, celui qui aurait dû s'imposer en tout premier, n'eût été ce délire qui pousse tout amoureux à se croire le centre du monde de l'autre. Depuis, de Juliette, elle attendait tout mais n'espérait rien, du moins le croyait-elle. Le sujet avait été évacué. Il y aurait toujours cela entre elles. Puisqu'elle l'avait fait une fois, pourquoi n'en serait-elle pas capable à nouveau ? Son esprit et son corps la comblaient, mais elle nourrissait des doutes sur la qualité de son âme. Rien ne démentait en elle une mentalité de froide amante dominatrice. Après tout, leurs deux années de vie commune dans la clandestinité la plus opaque qui soit, non pour cacher mais pour protéger, les avaient fait passer maîtres dans l'art de la dissimulation. Charlotte était bien placée pour savoir que Juliette mentait avec aplomb, et vice versa. Elles s'adaptaient différemment à la déloyauté, et cloisonnaient leur existence avec plus ou moins de réussite. Mais jamais elles n'auraient songé à élever la trahison au rang des beaux arts. Puisqu'elle lui mentait, et par conséquent au reste du monde, Charlotte pouvait supposer qu'elle lui mentait aussi. Juliette avait-elle échafaudé ce scénario pour s'évader de tout et de tous avec une autre. L'amour impose le sacrifice et le privilège de l'être aimé. Il leur fallait se reconquérir, alors tous les matins seraient beaux, les lèvres dessinées en forme de baisers, frémir de la nuque, jusqu'au creux des reins, sentir le désir s'échapper de chaque pore de la peau, la tanner comme un soleil chaud de fin d'après-midi, et la blanchir fraîchement comme un halo de lune, que les draps deviennent dunes, que chaque nuit devienne tempête. L'indifférence prépare admirablement à la passion. Dans l'indifférence, rien ne compte. L'écriture donne une satisfaction, celle de l'amour partagé.
Comme la vie passait vite ! Elle me trouvait jeune, je me sentais vieillir. Comme le temps avait le pouvoir de tout transformer ! La vérité était aussi insaisissable et fragile à détenir que ce rayon de soleil qui folâtrait au milieu des arbres et donnait une lumière si belle, à cette promenade. Dans la passion, rien ne compte non plus, sauf un seul être qui donne son sens à tout. Seul est pur l'élan qui jette alors les corps l'un contre l'autre, les peaux désireuses d'un irrésistible plaisir. Un lit où l'on s'engouffre sous les cieux, un rêve où l'on s'enfouit à deux, des doigts soyeux, un arpège harmonieux. Avait-elle pensé à l'intensité de ces visions d'elles ensemble, à leur féroce précision ? Elle connaissait si bien son corps, Juliette le voyait comme personne ne pouvait le voir. Elle l'avait baigné, séché, frotté, passé au gant de crin. Il arrivait à Charlotte d'hurler comme une bête, quand elle entendait un sifflement dans la pénombre, et ressentait une atroce brûlure par le travers des reins. Juliette la cravachait parfois à toute volée. Elle n'attendait jamais qu'elle se taise et recommençait, en prenant soin de cingler chaque fois ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces soient distingues. Elle criait et ses larmes coulaient dans sa bouche ouverte. Refaire sa vie ailleurs, là où on est rien pour personne. Sans aller jusqu'à s'installer à Sydney, combien de fois n'avait-elle pas rêvé à voix haute de vivre dans un quartier de Paris ou une ville de France où elle ne connaîtrait absolument personne. Un lieu au cœur de la cité mais hors du monde. Un de ces Finistères ou Morbihans où elle ne représenterait rien socialement, n'aurait de sens pour personne, ni d'intérêt pour quiconque. Où elle ne serait pas précédée d'aucun de ces signes qui préméditent le jugement, vêtements, coiffure, langage, chat. Une parfaite étrangère jouissant de son anonymat. Ni passé, ni futur, sérénité de l'amnésique sans projet. N'était-ce pas une manière comme une autre de changer de contemporain ? Une fuite hors du monde qui la ferait échapper seule à la clandestinité. À tout ce qu'une double vie peut avoir de pesant, de contraignant, d'irrespirable. Vivre enfin à cœur ouvert. Ce devait être quelque chose comme cela le bonheur. Un lieu commun probablement, tout comme l'aventure intérieure qu'elle avait vécue avec elle. Mais souvent hélas, la vie ressemble à des lieux communs. Les bracelets, les gaines et le silence qui auraient dû l'enchaîner au fond d'elle-même, l'oppresser, l'effrayer, tout au contraire la délivraient d'elle-même. Que serait-il advenu de Charlotte, si la parole lui avait été accordée. Une mécanique perverse fait que le corps s'use durant la brève période d'une maturité dont nul n'ignore qu'elle est un état instable. Rien de plus menacé qu'un fruit mûr. Des mois précèdent cet instant de grâce. Des semaines accomplissent l'épanouissement. Entre ces deux évolutions lentes, le fruit se tient, l'espace d'un jour, à son point de perfection. C'est pourquoi la rencontre de deux corps accomplis est bouleversante. Juliette en était là. Charlotte aimait la retrouver parce que, en elle, elle se retrouvait. De ce qui n'était qu'un grand appartement sans âme, elle en avait fait un refuge à semblance: lumineux, paisible, harmonieux. Les chambres qu'habitèrent des générations de gens sans goût dont la vie morne avait déteint sur les murs, Juliette les avaient meublées de couleurs exactes et de formes harmonieuses. Le baroque engendre souvent la tristesse et le confort l'ennui lorsqu'il se résume à une accumulation de commodité. Chez elle, rien n'offensait ou n'agaçait. C'était un endroit pour états d'âme et étreintes joyeuses.
Elle avait crée chez elle un microclimat privilégié fait d'un confort invisible qui se haussait à la dignité de bien-être et de cette forme supérieure du silence, le calme. Les yeux de Charlotte la voyaient telle qu'elle était. Juliette la dominait mais en réalité, c'est Charlotte qui devait veiller sur elle et la protéger sans cesse de ses frasques, de ses infidélités. Elle ne supportait mal d'être tenue à l'écart. Avec une patience d'entomologiste, elle avait fait l'inventaire du corps de Juliette et souhaitait chaque nuit s'en régaler. Elle s'arrêtait pas sur ce qui, dans le corps, atteignait la perfection. La ligne souple du contour de son visage, du cou très long et de l'attache de ses épaules, cette flexibilité qui fascinait tant Modigliani en peignant sa tendre compagne, Jeanne Hébuterne. Elle regardait naître une lente aurore pâle, qui traînait ses brumes, envahissant les arbres dehors au pied de la grande fenêtre. Les feuilles jaunies tombaient de temps en temps, en tourbillonnant, bien qu'il n'y eût aucun vent. Charlotte avait connu la révélation en pénétrant pour la première fois dans l'appartement de celle qui allait devenir sa Maîtresse et l'amour de sa vie. Elle n'avait ressenti aucune peur, elle si farouche, en découvrant dans une pièce aménagée les martinets pendus aux poutres, les photos en évidence sur la commode de sycomore, comme une provocation défiant son innocence et sa naïveté. Juliette était attentionnée, d'une courtoisie qu'elle n'avait jamais connue avec les jeunes femmes de son âge. Elle était très impressionnée à la vue de tous ces objets initiatiques dont elle ignorait, pour la plupart l'usage, mais desquels elle ne pouvait détacher son regard. Son imagination la transportait soudain dans un univers qu'elle appréhendait sans pouvoir cependant en cerner les subtilités. Ces nobles accessoires de cuir, d'acier ou de latex parlaient d'eux-mêmes. Ce n'était pas sans intention que Juliette lui faisait découvrir ses objets rituels. Eût-elle voulu jouer les instigatrices d'un monde inconnu ? Elle eût pu y trouver une satisfaction.
Assurément, elle ne serait pas déçue et les conséquences iraient bien au-delà de ses espérances. Elle savait qu'elle fuyait plus que tout la banalité. Elle avait pressenti en elle son sauvage et intime masochisme. Les accessoires de la domination peuvent paraître, quand on en ignore les dangers et les douceurs d'un goût douteux. Comment une femme agrégée en lettres classiques, aussi classique d'allure pouvait-elle oser ainsi décorer son cadre de vie d'objets de supplices ? L'exposition de ce matériel chirurgical, pinces, spéculums, anneaux auraient pu la terroriser et l'inciter à fuir. Mais bien au contraire, cet étalage la rassura et provoqua en elle un trouble profond. Juliette agissait telle qu'elle était dans la réalité, directement et sans détours. Elle devrait obéir que Juliette soit présente ou absente car c'était d'elle, et d'elle seule qu'elle dépendrait désormais. Juliette la donnerait pour la reprendre aussitôt, enrichie à ses yeux, comme un objet ordinaire, corps servile et muet. Instinctivement, Charlotte lui faisait confiance, cédant à la curiosité, recommandant son âme à elle. Elle ne marchait plus seule dans la nuit éprouvant un véritable soulagement d'avoir enfin trouver la maîtresse qui la guiderait. Malgré le cuir, l'acier et le latex, elle est restée avec elle ce soir-là. Elle n'a plus quitté l'appartement et elle devenue l'attentive compagne de Juliette. Car, en vérité, si elle avait le goût de l'aventure, si elle recherchait l'inattendu, elle aimait avant tout se faire peur. Le jeu des situations insolites l'excitait et la séduisait. Le danger la grisait, la plongeait dans un état second où tout son être se dédoublait, oubliant ainsi toutes les contraintes dressées par une éducation trop sévère. Ce double jeu lui permettait de libérer certaines pulsions refoulées. De nature réservée, elle n'aurait jamais osé jouer le rôle de l'esclave jusqu'à sa rencontre avec Juliette. La fierté dans sa soumission lui procurait une exaltation proche de la jouissance. Était-ce seulement de ressentir la satisfaction de la femme aimée ? Ou de se livrer sans condition à un tabou social et de le transgresser, avec l'alibi de plaire à son amante, d'agir sur son ordre. Elle apprit à crier haut et fort qu'elle était devenue une putain quand un inconnu la prenait sous les yeux de Juliette. Agir en phase avec son instinct de soumise la faisait infiniment jouir. Étant donné la manière dont sa Maîtresse l'avait livrée, elle aurait pu songer que faire appel à sa pitié, était le meilleur moyen pour qu'elle redoublât de cruauté tant elle prenait plaisir à lui arracher ou à lui faire arracher ces indubitables témoignages de son pouvoir. Ce fut elle qui remarqua la première que le fouet de cuir, sous lequel elle avait d'abord gémi, la marquait beaucoup moins et donc permettait de faire durer la peine et de recommencer parfois presque aussitôt. Elle ne souhaitait pas partir, mais si le supplice était le prix à payer pour que sa Maîtresse continuât à l'aimer, elle espéra seulement qu'elle fût contente qu'elle l'eût subi, et attendit, toute douce et muette, qu'on la ramenât vers elle. Sous le fouet qui la déchirait, elle se perdait dans une délirante absence d'elle-même qui la rendait à l'amour. On s'étonna que Charlotte fût si changée. Elle se tenait plus droite, elle avait le regard plus clair, mais surtout, ce qui frappait était la perfection de son immobilité, et la mesure de ses gestes. Elle se sentait désormais, au cœur d'un rêve que l'on reconnaît et qui recommence.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Bonjour, je vous présente Inga, jeune mannequin de mode professionnel de 26 ans qui, depuis bien quelques années, fantasme de découvrir les ressentis, les sensations, les plaisirs des cordes sur son corps, son esprit, son âme.
Celle-ci m'a contacté par mail, étant tombée sur mon blog.
Elle m'a fait part de ce besoin d'expérience, que les photos et vidéos de ces femmes sur le net l'attirent de plus en plus, mais elle avait peur de faire le premier pas, avait besoin de trouver une personne de confiance, expérimentée pour l'initier à cet art, qui fusionne avec l'intimité des sens, physiquement et mentalement.
Elle me fait part également qu'elle recherche la confiance et le respect de son corps qui est son outil de travail, qu'il faut être délicat avec elle.
Pas de marque indélébile, pas de rougeurs ou alors éphémères....
Une demande plus précise, lui passer une huile sur le corps pour éviter de marquer sa peau.
Comment résister à une demande si personnelle ? Quel homme, quelle femme pourrait résister ?
Le rendez-vous est pris, je prépare mes cordes, les dépose dans mon sac à malice, glisse un collier si le cœur lui en dit.
Après trois heures de route, me voici sur le parking de son immeuble, je sonne, elle me répond à l'interphone avec une petite voix féminine et ce soupçon d'accents.
Je prends l’ascenseur, arrive à son étage, frappe à la porte, là devant moi, en peignoir de soie croisé, elle est devant moi magnifique, féminine, une présence, une façon de se tenir, je suis subjugué.
Elle me regarde de haut en bas, son regard s'arrête sur mon sac, elle le regarde avec une expression d'inquiétude et d'excitation, doux mélange entre l'appréhension et l'envie de vivre enfin ses fantasmes de contraintes, de cordes.
Dans un anglais parfait, cela change du tout au tout avec le mien .... elle m'invite à entrer avec un sourire qui illumine son visage.
Nous nous asseyons sur son canapé, ainsi en toute décontraction, commençons à échanger sur mon voyage, son état d'esprit, si elle a des questions.
Avec un petit sourire gêné, des rougeurs sur les joues, elle me demande si elle peut voir, toucher les cordes.
J'ouvre mon sac, prends une longueur de corde rouge bien rangée comme il se doit.
Là je vois son regard subjugué par le contenu de mon sac, elle ne regarde même pas la corde, comme scotchée, un arrêt sur image.
Elle reprend ses esprits et me regarde avec les joues encore plus rouges que tout à l'heure. D'une voix hésitante, elle me demande si elle peut voir ce magnifique collier en acier.
Je prends le collier, celui-ci est lourd, froid et impressionnant.
Je lui tends, elle le prend, le touche, le caresse du bout des doigts.
Après l'avoir regardé avec une attention toute particulière, elle me demande comment il s'ouvre.
Je prends la clé, lui montre où insérer celle-ci, tourne doucement la serrure, ouvre le collier.
Je lis dans son regard une certaine envie, alors sans perdre ce moment des plus fusionnel, lui demande si elle voudrait le porter pendant sa séance ?
Elle se mord la lèvre, baisse la tête, un peu gênée, me répond yes please.
Je m'approche d'elle, ouvre le collier en grand, pose celui-ci autour de son cou, elle sursaute par le contact du métal froid sur sa peau si fragile.
Je referme le collier, prends la clé, tourne la serrure, ajuste le collier sur ses omoplates, aligné l'anneau pour que celui-ci soit bien à l'aplomb de sa poitrine.
J'ai remarqué sont tressaillement au moment où j'ai verrouillé la serrure, celle-ci prend conscience que le collier est bien refermé et qu'elle est, en toute conscience, en position de soumission par cet objet qui reflète habituellement le statu d'une soumise.
Elle le touche, je lis dans ses yeux ce doux mélanine d'appréhension comme d'excitation.
Son regard change, elle me regarde, me sourit et d'un geste précis, défait le nœud du peignoir et laisse tomber celui-ci sur ses fines chevilles.
Là devant moi, totalement nu, pour seul vêtement mon collier, je reste comme figé devant ce corps d'une beauté sans pareille. Ce frêle corps de jeune femme, aux petits seins, à la chute de reins superbement dessinée, je reste en émerveillement, malgré l'habitude, c'est toujours émouvant et beau.
Un petit sourire satisfait de l'effet escompté, elle me regarde dans les yeux et me dis, I'm ready, oil me.
Je prends la petite bouteille d'huile, cela sent comme les huiles essentielles, c'est agréable.
Je prends sa main droite pour tendre son bras, applique avec beaucoup d'attention l'huile sur son bras, fais de même avec le bras gauche, les épaules, son buste, ses seins, son dos, elle me regarde avec une dose de provocation et de gêne.
Je m'agenouille et commence au niveau de sa cheville droite, pose avec beaucoup d'attention l'huile de ses chevilles à ses mollets, ses cuisses, fais de même avec la jambe gauche.
Je vois bien son regard, ce n'est pas pour lui déplaire et cela l'encourage à continuer et aller jusqu'au bout de ce qui nous unit aujourd'hui.
Je reprends la bouteille, mets de l'huile sur mes mains, pose délicatement cette huile sur ses jolies fesses, bien cambrées.
Là je vois une chair de poule ce dessiner, serait-elle toute chose, elle qui est touchée, photographiée à longueur d'année par des photographes, des publicitaires, des metteurs en scènes , allez savoir....
Il est temps de passer à quelque chose de plus intime, de plus rare, huiler son triangle d'or.
Très délicatement, je passe un doigt pour huiler cette partie des plus sensible où, Inga, m'avait bien demandé par mail d'y passer une corde.
J'ai terminé, j'avale ma salive, oui, malgré le fait que je touche intimement bien des femmes dans mon donjon, c'est toujours pour moi un moment unique.
Pas pour le côté sexuel non, mais par la confiance que ces femmes m'offrent, c'est pour moi le plus beau cadeau, cela ne s'achète pas.
Elle est magnifique ainsi huilée, cela la rends brillante comme une pierre précieuse
elle me dis d'une voix franche est sûr d'elle, Are you tying me up, sir? I'm ready.
Comme une professionnelle de l'image, elle me regarde bien en face que je puisse capturer toute la synergie, le regard de ses pensées, de ses ressenties et sensations et, je le souhaite, des plaisirs qui inonde son esprit, son âme.
Je désire effectuer un Shibari totalement contraignent, que les cordes possèdent son corps, son esprit, son âme et qu'à travers elles, c’est moi qui la possède en toute complicité et ainsi lui offrir les plaisirs de la soumissions, cette soumissions que bon nombre de femmes fantasmes de découvrir.
Je commence à poser mes cordes sur son magnifique petit corps et, passent de gauche à droite, dernière et devant elle, contraint ses bras, sa poitrine, tournant autour de ses seins, cherchant à fusionner contrainte, plaisirs et esthétique, utilisant l'anneau du collier pour exercer une pression sur son cou pour marquer psychologiquement et physiquement cette contrainte naissante et, pour que les cordes sublimes son corps de femme, sa soumission.
Je fais de multiple passage pour créer un cordage façon corde de marine et ainsi différencier le nombre de passage de la corde, pour créer des reliefs et ainsi mettre ses courbes en valeurs, la finesse de son corps, accentuer l'effet poignées des cordes et inconsciemment, révéler la soumission du modèle, l'offrande de celle-ci.
A la façon d'une araignée, je tisse ma toile sur son corps, son esprit, son âme et fait d'elle une œuvre d’arts vivants pour, sublimer sa beauté.
Après de multiple passage, je trouve mon travail très esthétique, quand pensez-vous, n'est-elle pas magnifique ainsi contrainte par mes cordes rouge ?
Je prends une nouvelle corde et entour sa taille pour me permettre de créer un point fixe et ainsi, pouvoir encoder ses jambes.
Ses cuisses, avec cinq passages successifs de façon à bien contraindre celles-ci et que Inga puisse bien ressentir l'emprise de mes cordes sur la totalité de son être.
Une nouvelle corde qui, prends sont départ sur la cordes qui contraint ses cuisses et, ses autour de ses mollets, ses chevilles, la totalité de son corps.
Elle se sent offerte, soumise, dominée et c'est à ce moment que bien des femmes qui vivent cette expérience comprennent, prennent conscience des plaisirs qu'engendre le fait d'être à ce point contraintes par des cordes, offerte à cette Homme, ce Dominant, ce Maître qui les possèdent sans les pénétrer.
Je prends une nouvelle corde et fait en sorte d'accentuer les contraintes et qu'elle se sente encore plus soumise en relient ses jambe à son buste de façon à ce que la corde soit très épaisse et devienne rigide par l'action de multiple passage et de l'avoir torsadée.
De ce fait, elle ne peut plus n'y tendre, n'y d'étendre ses jambes accentuent l'effet perverse des cordes placées de façon à ne plus pouvoir se mouvoir.
Je la regarde ainsi contrainte, offerte à ses fantasmes, soumise, la photographie pour nous permettre à l'un et à l'autre d'avoir l'image figée de ce moment magique.
Au bout d'un moment, je l'a prends dans mes bras, la dépose délicatement sur la couverture posé sur le sol.
Ainsi elle prend conscience de sa détresse, de sa fragilité, du fait que je peux faire d'elle ce que bon me semble.
Impuissante et subissant ses plaisirs d'être à ce point soumise pour la première fois et, comprends mieux ces femmes qui cherchent à être ainsi encordées, contraintes très fermement et en toute confiance, attendre par jeux que ce Mal les libèrent.
Ainsi offerte sur le sol, condamnée à vivre ses fantasmes, elle attend la suite avec un sourire complice et diabolique.
Je la fait glisser délicatement sur le sol, prends une autre corde, relie celle-ci de façon à contrainte fortement ses chevilles à ses poignets, tire fortement sur la corde pour que celle-ci soit le plus tendue possible, fait demi-tour, retourne vers ses chevilles, fait de nouveau demi-tour, repart vers ses poignets, tire de nouveau sur cette corde, ce qui a pour effet de multiplier les ressenties de contrainte, de bloquer son corps, de l'empêcher de pouvoir bouger et ainsi, m'appartenir plus fortement et, pour elle, se sentir soumise, offerte, dominée et vivre enfin ce sentiment, ces sentiments de lâcher prise.
Inga bouge, tire sur son corps et donc, sur mes cordes, pends conscience qu’à chaque fois qu’elle bouge ainsi, les cordes lui procure des sensations à ce jour inconnue, multipliées par les contraintes physiques et psychologiques, c’est le but inavoué du Shibari, du Bondage, être ainsi ‘attachée’ contrainte, offerte, elle jouit de ce moment d’être à ce point offerte à ses envies d’être soumise à elle-même en fait, mais initié par cette inconnu qui réalise et lui fait découvrir toute ces sensations si désirés, fantasmés.
Voulant aller plus loin, pour elle, pour nous, je fais de nouveau un passage et au lieu d'aller vers ses chevilles, je décide de lier ses petits pieds et d'accentuer encore plus la pression psychologique de mes cordes sur son esprit, son âme.
Je repars avec ma corde du bout de ses pieds et créer un nouveau passage et ainsi provoquer une contrainte supplémentaire pour qu'elle se sente encore plus prisonnière de ses envies, de ses fantasmes de soumissions, prisonnière pour se sentir encore plus libre d'être elle même.
Ainsi contrainte fermement, dans l'impossibilité de bouger plus qu'un cil, elle est d'une beauté sans mon.
Quoi de plus beau qu'une femme contrainte, offerte, 'attachée ' ?
Une fois libérée de mes cordes et de ces contraintes, je prends chaque membre de son corps et commence un massage circulatoire, effectue ce massage pour gommer les marques des cordes, et permettre une bonne circulation sanguine.
Elle me regarde faire, me sourit avec un regard complice et satisfait, des yeux qui brillent.
Elle reprends son peignoir, croise les liens, fait un nœud, s'assoie prêt de moi, croise les jambes, pose une de ses mains sur la mienne, me regarde dans les yeux et me dis : Thank you very much for this experience, I enjoyed it a lot, much more than I had imagined.
It's strange that to feel free, to let go, constraints are the key.
Voilà, la séance est terminée, j'espère que celle-ci vous a plu.
J'espère que grâce à elle, vous allez mieux me connaître et ainsi, peut-être, vivre comme Inga vos fantasmes de soumissions.
Vous pouvez retrouver mes séances en textes, images, vidéos sur mon blog, n'hésitez-pas à me contacter pour que je vous donne l'adresse de celui-ci et lire les autres récits et ainsi les découvrir comme me découvrir.
A vous lire, cordialement.
Me Bernard.
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Parfois, les nuits étaient très longues. La jeune fille réduite à la servilité avait découvert l'insomnie avec son cortège d'idées noires. Avant d'accepter cette soumission lui apportant paradoxalement un apaisement devenu indispensable, elle était si fatiguée en se couchant qu'elle sombra aussitôt. Elle était submergée par le grondement de ses sens dans lesquels il y avait du bien-être, étranger aux objets qui l'entouraient, comme un œil fermé sur le monde. Charlotte goûtait d'un bonheur tout amendé d'incertitudes, mais paradoxalement chargé de volupté. Juliette sembla se réjouir en pénétrant dans la salle. La porte refermée qui donnait sur le corridor, débouchait sur une antichambre, déserte et éclairée par une seule fenêtre. Sur la même paroi ouvrait de la chambre, une autre porte, sur la salle de bain. Les traits très particuliers à la pièce d'eau étaient un large fauteuil de massage, accolé au mur du fond, et le fait que le plafond et les parois étaient entièrement revêtues de glace. Le plancher était noblement recouvert de bois, au motif blanchi de point de Hongrie. Elle était vaste et comprenait outre une douche, une baignoire et deux vasques en marbre blanc, une coiffeuse, ce qui n’empêchait pas deux femmes de disposer de ces commodités sans se gêner. Juliette se déshabilla et invita Charlotte à faire de même. À la réserve du collier et des bracelets de cuir, que l'eau avait durcis quand elle s'était baignée, et qui la serraient davantage, la jeune soumise était presque nue. Juliette, avant de l'imiter lui caressa la pointe de ses seins. En se dénudant lentement, Charlotte, qui restait debout au milieu de la pièce, interdite, se fit alors la réflexion qu’elle n’avait jamais vue Juliette nue. Sans ses talons hauts, elle paraissait toujours aussi grande. Sa poitrine parfaite faisait oublier sa sihouette un peu androgyne, accentuée par sa coupe de cheveux à la garçonne. Sa peau parsemée de taches de rousseur accentuait le hâle de son corps élancé. Elle avait les cuisses et des fesses musclées, les reins cambrés et le pubis imberbe, intégralement rasé, aussi lisse qu'à sa naissance. Elle était désirable et tenait toujours à le faire savoir, mais sans ostentation. Elle avait conscience qu'avant tout, son pouvoir d'asservissement provenait de son autorité spontanée, savant mélange de l'aura qu'elle dégageait naturellement et de la maîtrise dont elle faisait toujours preuve. Juliette prit un flacon d’huile qui reposait dans un des lavabos rempli d’eau chaude et versa un peu de liquide au creux de sa main. L’huile coulait par petites touches le long de la colonne vertébrale de sa soumise. Les deux mains se posèrent sur les épaules et commencèrent à masser. Charlotte ferma les yeux, ce n’était pas la première fois qu’elle se faisait masser par une femme, mais elle devinait qu’à partir de maintenant, à un moment ou à un autre, la séance allait basculer pour son plus grand plaisir. Elle s'abandonna sensuellement à cette idée. "- Assieds-toi, je vais te masser". Charlotte s'installa dans le fauteuil, la tête calée dans l’appuie-tête et attendit. Après avoir fixé ses chevilles aux repose-jambes par des cordelettes, Juliette lui passa la mains entre les cuisses. Charlotte la regarda amoureusement un temps qui lui parut interminable, et brusquement glacée se souvint qu'il était interdit de regarder sa Maîtresse au dessus des hanches. Elle ferma les yeux, mais trop tard et l'entendit rire. Juliette abandonna bientôt les cuisses et descendit jusqu’aux reins en massant également les flancs puis abaissa encore et posa ses mains sur les deux globes charnus mais fermes. Malgré elle, Juliette résistait pour ne pas brûler les étapes. Elle voulait que ce massage soit lent et progressif pour que sa partenaire ait le temps de s’abandonner complètement à ses doigts à la fois doux et audacieux. Elle s’aventura dans le sillon des reins de Charlotte en passant son pouce à l'entrée de son anus. Tout ne lui serait pas infligé à la fois, son cœur battait très fort. Elle frissonna retrouvant ainsi les quelques sensations ressenties le jour de leur première rencontre.
Et tandis qu'elle sombrait dans la volupté, quoiqu'un tel plaisir ne donne pas plus de valeur à l'être auquel il se rattache, il lui semblait pourtant que l'amour ressenti pour son amante était quelque chose de puissant, presque irrésistible. La jeune fille accueillit la chaleur avec reconnaissance, car elle s'était mise à grelotter. Elle n'essaya même pas de retenir ses larmes sans se soucier qu'on puisse l'entendre ou se moquer d'elle. Plus rien ne lui importait. Le cœur qui bat un peu plus vite, les fourmillements dans le triangle du ventre, le délicieux frisson parcourant l’épine dorsale, et surtout l'humectation de son sexe. Juliette massait les fesses de Charlotte avec application, faisait glisser ses doigts sur les lèvres intimes, la fouillait, revenait, et s'emparait à la fois, de plus en plus profondément, de son ventre et de ses reins qui s'ouvraient davantage, lui arrachant un gémissement qu'elle ne pouvait retenir. Quand elle s'arrêta, elle se saisit d'une petite seringue à bout arrondi remplie d'huile. Juliette présenta le bout du tube à l’évasure de l'anneau de chair de ses reins et appuya, plusieurs fois, chaque fois davantage, s'assurant de son intrusion. La seringue pénétra de trois ou quatre centimètres. Charlotte, hébétée, écarquilla les yeux, mais céda. Juliette vida la moitié du contenu de la canule dans l'anus de sa soumise qui lui offrait sa croupe en se cambrant, accentuant la courbe de ses reins. "- Ça va t’aider, et dis-moi si je te fais mal. Elle fit un geste de la main en guise d’approbation. Elle enfonça son pouce dans l’anus bien lubrifié, elle le sentait à la fois récalcitrant et souple, et elle savait que Charlotte, pas encore tout à fait détendue, luttait inconsciemment contre cette intromission inattendue. Dès lors, Charlotte abritait profondément, au centre de ses reins, un clystère fin à l'imitation d'un sexe dressé. Elle commença à avoir le souffle saccadé et sourd, la bouche sèche et semi-ouverte, dans un état second où l’appréhension des gestes de Juliette conjuguée au désir de l’interdit la laissaient totalement passive mais nullement insensible. Bientôt, l'autre main alla s’aventurer dans l'autre voie déjà abandonnante, les lèvres acceptèrent la double caresse forçant délicatement le périnée, les doigts s'attardant sur le clitoris impatient. Charlotte se laissa aller à ces doubles caresses en retenant son désir de jouissance, en s'interdisant des mouvements du bassin qui l'auraient trop rapidement extasiée. Juliette le devina et s'arrêta, puis s'éloigna. Charlotte s'accouda et la chercha du regard. Elle était dos à elle, face à sa table. Elle n'avait aucun droit de se sentir trahie. Peut-être qu'elle le méritait même. Peut-être qu'elle recevait là sa punition pour sa faiblesse et sa trop grande docilité. Lorsqu'elle se retourna, elle lui sourit et dans ses yeux, Juliette devina qu'elle était prête à rendre les armes en acceptant de se livrer. C'était la première fois mais de toutes leurs forces, son corps et ses reins l'imploraient. Juliette fit courir une main sur ses fesses et lui caressa les seins. Elle avait posé les bras le long de son corps et avait l’impression d’entendre tous les bruits amplifiés de la pièce, jusqu’au moindre petit froissement de tissu. Lorsque trois doigts forcèrent son anus, elle serra les dents avec un faible gémissement de douleur. Elle n'avait jamais accepté de pénétration dans sa partie secrète, jusqu’à ce jour. Bientôt, ce furent quatre doigts délicats qui pénétrèrent son anus. La chair autour des phalanges s’épousait parfaitement, l'anneau acceptait l'intrusion. Juliette admirait Charlotte qui acceptait sa sujétion, en se détendant. Elle se saisit d'une paire de gants et en passa un à sa main droite, puis ses doigts furent remplacés par un large olisbos en verre transparent avec une nervure qui s’enroulait autour. Elle enfonça l’olisbos dans l'anneau de chair puis arrêta la progression de la tige pour l'envahir de nouveau. Charlotte se laissait sodomiser en douceur et sentait toujours la vibration tapie au plus profond d’elle-même, grandissant inéluctablement. Qu'il était doux de s'abandonner. Juliette avait à sa disposition un assortiment d'olisbos, dont les tiges allaient des plus minces aux plus épaisses. Elle décida que la grosseur du phallus de verre suffisait, au risque contraire de relâcher immodérément l'anneau. Elle pouvait retirer totalement le sextoy pour mieux le réintroduire encore un peu plus loin à chaque fois. Charlotte avait l’anus bien dilaté. Juliette écarta alors ses fesses pour mieux évaluer l’élargissement, son rectum avait la forme d’un cercle souple. Le godemichet était entièrement entré, ne laissant que le rebord évasé, pour éviter que même au fond de ses entrailles, il ne se rehausse pas à l'intérieur du corps bafoué et outragé. Il reflétait la lumière dorée du plafonnier dévoilant la nudité des jeunes femmes.
La jeune fille ne savait plus si elle aurait préféré se laisser attendrir, ou si elle aimait mieux la suave indifférence qu'elle ressentait. Avec douceur et détermination, Juliette continua sa progression. Le corps de Charlotte réclamait toujours davantage. Le devinant, Juliette ôta l'olisbos de son fourreau charnel, pour le remplacer doucement par ses doigts gantés. Deux, trois, quatre et enfin cinq, les sphincters anaux se dilatèrent, le pertuis lubrifié s'élargit, acceptant l'introduction jusqu'au fin poignet de Juliette. Alors Charlotte se laissa aller à des va-et-vient lascifs de son bassin en se cambrant. La décharge fut intense, l'orgasme violent. Charlotte mis ses bras autour du cou de Juliette, la serrant fermement et elle hurla, sa jouissance fut si intense que son cœur sembla exploser, le ventre ruisselant. Elle crut un instant que de la cyprine coulait le long de ses cuisses. Juliette ôta soudain son poignet. Sa Maîtresse la délia de ses liens, Charlotte s'affaissa dans le fauteuil. Il lui sembla que son amour pour Juliette n'était plus quelque chose de scandaleux et dont on pouvait sourire.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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CONTRAT DE DOMINATION-SOUMISSION
Entre :
Maîtresse Elie, ci-après dénommée « La Maîtresse »,
et
Sabine, homme dans la vie civile, ci-après dénommé « La Soumise ».
Préambule – Transformation
Dans le cadre de leur relation intime, domestique et consentie, les parties conviennent par le présent contrat que Sabine, homme dans la vie civile, endosse volontairement et pleinement le rôle de Soumise sous l’autorité de Maîtresse Elie.
Par cet acte symbolique et contractuel, Sabine abandonne son statut d’homme autonome dans l’intimité et la vie quotidienne définies par ce contrat et se transforme en Soumise, destinée à servir et vénérer La Maîtresse, selon les termes énoncés ci-dessous.
Cette transformation est volontaire et librement consentie.
Article 1 – Objet
Le présent contrat définit les rôles, engagements, limites et règles de la relation de domination-soumission entre La Maîtresse et La Soumise, y compris dans le cadre de leur vie commune quotidienne.
Il établit un cadre permanent d’organisation, de rituels et de comportements pour structurer et sécuriser cette relation.
Article 2 – Consentement
Les parties déclarent agir librement et volontairement, sans contrainte extérieure.
La sécurité physique et psychologique de chacune reste prioritaire.
Le présent contrat est conclu pour une durée permanente mais reste, par nature, réversible à tout moment par consentement mutuel.
Article 3 – Rôles
La Maîtresse détient l’autorité dans le cadre défini par le présent contrat.
La Soumise, homme dans la vie civile et placé sous l’identité féminisée de « Sabine », accepte de se soumettre à l’autorité de La Maîtresse et d’exécuter ses instructions, dans le cadre des limites établies.
Cette dynamique s’applique tant dans l’intimité que dans l’organisation quotidienne de leur vie commune.
Article 4 – Limites et Sécurité
1. Un mot de sécurité (« safe word ») choisi d’un commun accord est obligatoire.
2. En cas d’utilisation du mot de sécurité, toute action doit cesser immédiatement.
3. Les pratiques interdites sont listées à l’article 8.
Article 5 – Engagements de La Maîtresse
La Maîtresse s’engage à :
Respecter les limites fixées par la Soumise.
Assurer la sécurité physique et psychologique de la Soumise.
Garantir un espace d’expression pour que la Soumise puisse communiquer ses besoins, limites ou inconforts.
Article 6 – Engagements de La Soumise
La Soumise, en tant qu’homme acceptant sa position féminisée et soumise, s’engage à :
Respecter et exécuter les instructions de La Maîtresse dans le cadre défini par ce contrat.
Signaler immédiatement tout inconfort ou problème lié à une pratique.
Se préparer et se présenter selon les règles établies par La Maîtresse.
Respecter un monogamisme absolu vis-à-vis des relations intimes et de soumission, sauf décision expresse de La Maîtresse.
Étendre son rôle de soumise aux aspects de la vie commune définis par La Maîtresse, dans le cadre permanent de ce contrat.
Article 7 – Pratiques autorisées
1. Féminisation et transformation
Port de vêtements, maquillage ou accessoires féminins.
Adoption d’un nom, d’un rôle ou d’une identité féminisée sous l’autorité de La Maîtresse.
2. Contrainte et contrôle
Utilisation de liens, cordes ou entraves.
Usage d’une cage de chasteté ou de dispositifs de contrôle de la sexualité.
3. Pénétration et discipline corporelle
Pratiques de sodomie (dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité).
4. Rituels symboliques et purification
Pratiques incluant l’utilisation d’urine à des fins de purification ou de rituel, sous la supervision et avec le consentement de La Maîtresse.
Article 8 – Pratiques interdites
Les pratiques suivantes sont strictement interdites et ne pourront en aucun cas être imposées à la Soumise :
Scatologie.
Douleurs extrêmes.
Marques persistantes ou atteintes permanentes à l’intégrité physique.
Article 9 – Règles de comportement de La Soumise
La Soumise s’engage à :
Se conformer aux règles de présentation, de langage et de tenue définies par La Maîtresse.
Adopter une attitude respectueuse, obéissante et sincère envers La Maîtresse.
Tenir à jour un journal ou tout autre rituel demandé par La Maîtresse.
Ne jamais cacher des informations importantes concernant son état de santé, son consentement ou son ressenti.
Article 10 – Punitions
En cas de manquement aux règles définies dans ce contrat ou aux instructions de La Maîtresse, la Soumise reconnaît que La Maîtresse peut appliquer des punitions proportionnées et non dangereuses, préalablement définies.
Les types de punitions et leur gradation sont listés dans l’annexe I.
Article 11 – Monogamisme et « prêt »
La Soumise reconnaît un engagement de monogamisme absolu dans le cadre de la présente relation et ne peut avoir de relations de soumission avec d’autres personnes, sauf autorisation expresse de La Maîtresse.
La Maîtresse se réserve le droit de « prêter » ou présenter la Soumise à d’autres partenaires, dans un cadre défini et sûr.
Article 12 – Dévotion et Vénération
La Soumise reconnaît et accepte que, dans le cadre du présent contrat et dans l’intimité définie par celui-ci :
Elle voue une adoration et une vénération totales à La Maîtresse, la considérant comme son autorité suprême.
Elle abandonne volontairement ses désirs personnels pour se mettre au service des désirs et volontés de La Maîtresse, dans les limites et la sécurité définies par ce contrat.
Elle accepte que son plaisir et son épanouissement découlent de l’obéissance et du service rendus à La Maîtresse.
Cette vénération reste un choix consenti et peut être suspendue ou retirée par la Soumise en dehors du cadre du contrat.
Article 13 – Caractère permanent
Le présent contrat est conclu pour une durée permanente et encadre la vie commune de La Maîtresse et de La Soumise.
Il ne peut être suspendu ou révoqué que par décision expresse et mutuelle des deux parties.
Article 14 – Signature
Fait en deux exemplaires originaux.
Annexe I – Punitions graduelles
Niveau 1 – Punitions légères (symboliques)
Posture de soumission prolongée.
Obligation de tenir une position spécifique (agenouillé, mains derrière le dos…).
Rappel écrit des règles et excuses formelles.
Privation d’un privilège léger.
Niveau 2 – Punitions modérées (discipline)
Tâches supplémentaires (ménage, écriture de lignes, services précis).
Réduction des privilèges accordés (temps de détente, accessoires…).
Mise en cage symbolique (cage de chasteté, espace restreint).
Niveau 3 – Punitions fortes
Intensification temporaire des règles de contrôle (plus stricte posture, privation prolongée).
Exercices imposés de renforcement de l’obéissance (rituels plus longs, tenue renforcée).
Humiliation (verbale ou symbolique) dans le cadre privé.
Niveau 4 – Punitions extrêmes
Prolongation sévère d’un état de contrainte ou d’une posture, toujours sous surveillance.
Toute mesure d’humiliation ou de contrôle intensif définie d’avance dans une liste validée par les deux parties.
Par décision unilatérale et sans préavis, La Maîtresse peut décider de bannir la soumise pour tout manquement qu'elle jugera inacceptable.
La soumise reconnait expressément qu'aucun recours ni réclamation ne seront possibles.
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La dame en rouge s’était levée, son verre de cristal élevé à la hauteur de son sourire. D’une voix suave et impériale, elle annonça la suite attendue : le donjon nous attendait. Aussitôt, un frisson parcourut l’assemblée. Dans un silence presque religieux, les convives, repus de luxure et de curiosité, se levèrent à leur tour. La maîtresse de cérémonie tenait toujours la laisse de ma soumise et, d’un geste lent de la main, invita quatre esclaves à encadrer notre procession solennelle.
Ma soumise, nue et frissonnante, peinait à reprendre son souffle. Sur sa peau luisante de sueur et de vin, on devinait une mosaïque de rougeurs et de coulures qui témoignaient des épreuves déjà subies. Malgré la fatigue et la honte qui empourpraient ses joues, elle restait digne dans son abandon : son dos demeurait droit autant que possible, ses épaules ouvertes, comme si une force intime la tenait encore fièrement. Je voyais sa poitrine se soulever rapidement, ses lèvres trembler d’anticipation et d’angoisse mêlées, mais aucune résistance ne vint ternir son obéissance parfaite.
Les quatre esclaves nus s’avancèrent pour l’encercler. Leurs visages étaient baissés, anonymes et dévoués, et chacun d’eux portait autour de la taille la cage de chasteté métallique qui enfermait sa virilité captive. L’un exhibait sur ses cuisses et ses fesses les stries écarlates de la correction reçue plus tôt dans la soirée – souvenir cuisant de l’indiscipline châtiée devant tous. Ils prirent place autour de ma soumise : deux devant pour ouvrir la marche, et deux derrière pour la soutenir ou la corriger au besoin. Lorsque la dame en rouge s’élança d’un pas lent hors de la salle, tirant légèrement sur la laisse, ma soumise lui emboîta le pas. Je la vis vaciller un instant au moment d’entamer la descente, ses cuisses encore tremblantes peinant à obéir, mais un esclave posa fermement une main sur le creux de ses reins pour l’aider à retrouver son équilibre. Un autre lui saisit doucement le bras pour la guider. Ainsi encadrée, soutenue et surveillée, elle avança docilement.
Nous quittâmes l’éclat chaleureux de la salle de banquet pour nous engager dans un couloir de pierre beaucoup plus sombre. Les murs épais renvoyaient l’écho feutré de nos pas. Quelques torches étaient fixées çà et là, leurs flammes vacillantes projetant sur les voûtes de lourdes ombres mouvantes. La température chuta légèrement tandis que nous descendions, pas à pas, vers les entrailles de la demeure. Je marchais à quelques pas derrière ma soumise, mon regard rivé sur sa silhouette frêle et fière tout à la fois. La flamme des torches faisait danser des reflets orangés sur sa peau nue maculée de cire et de vin, sur les marques rouges qui constellaient ses cuisses et sa poitrine. Elle avançait du mieux qu’elle pouvait, chaque pas un effort offert à mon honneur, et je lisais dans la tension de ses muscles la volonté de ne pas faillir. Autour de nous, les convives suivaient en file silencieuse. J’entendais à peine leurs murmures excités : l’expectative bridait leurs voix. Seul le cliquetis occasionnel d’une chaîne de chasteté ou le froissement discret d’une robe troublait de temps à autre la procession liturgique.
La dame en rouge ouvrait la marche en grande prêtresse du vice, nous guidant toujours plus bas. Finalement, un lourd vantail de bois apparut, encadré de deux torches flamboyantes. Elle s’arrêta devant la porte massive bardée de fer et sortit d’un pli de sa robe une clé ancienne. Dans un grincement sourd, la serrure céda, et la porte s’ouvrit sur une obscurité épaisse.
Nous pénétrâmes dans le donjon.
La pièce s’illumina peu à peu à la lueur des torches que plusieurs esclaves allumèrent sur un signe de la maîtresse de maison. C’était une vaste salle voûtée aux murs de pierre brute. Des chaînes pendaient ici ou là aux murailles, et divers instruments de bois et de cuir – bancs de supplice, croix de Saint-André, anneaux d’attache – attestaient que cette cave servait de sanctuaire aux plaisirs les plus noirs. Au centre, dégagée de tout meuble, s’étalait une large surface circulaire délimitée par des chandelles disposées en cercle. Le sol de pierre y était lisse, comme usé par les genoux de générations de suppliciés consentants. C’est là, dans ce cercle de flamme et d’ombre, que la dame en rouge conduisit ma soumise.
Ma soumise fut amenée au milieu du cercle, face à un petit autel de bois noir placé à l’une des extrémités. Sur ce meuble bas recouvert de velours pourpre étaient posés les objets du rituel à venir : j’aperçus, alignés avec soin, une rose blanche aux pétales diaphanes, une rose rouge d’un carmin profond, presque noir dans la pénombre, et un collier de cuir orné d’un anneau argenté, entrouvert et prêt à être refermé. À côté, une fine chaîne d’acier luisait en serpentant, terminée par un mousqueton. Mon cœur s’accéléra légèrement à la vue de ces symboles : c’était donc ici que tout se jouerait, que le lien final serait scellé.
Mais avant cela, l’épreuve devait s’accomplir entièrement. La cérémonie n’atteindrait sa consécration qu’après le passage par la douleur et l’humiliation totales, comme un baptême impie préparant l’offrande suprême.
La dame en rouge fit un signe bref. Aussitôt, les esclaves entourant ma soumise la placèrent exactement où il le fallait, au centre du cercle. Deux d’entre eux écartèrent doucement ses bras à l’horizontale, la forçant à offrir sa silhouette en croix à l’assemblée. Les deux autres se postèrent derrière elle, prêts à la maintenir si ses jambes flanchaient. Ma soumise, épuisée, vacilla un instant lorsque les esclaves la lâchèrent pour se mettre en position, mais elle se força à demeurer debout, la nuque courbée en une humble soumission. Ses cheveux collés de sueur retombaient en mèches folles autour de son visage rougi. Sa poitrine haletait, les pointes de ses seins durcies autant par la peur que par le froid humide du donjon.
Les convives formèrent un large arc de cercle autour de la scène, à une distance respectueuse. Leurs visages s’animaient d’un éclat avide dans la pénombre, les flammes vacillantes dessinant sur leurs traits des masques d’ombre et de lumière. Je me tins parmi eux, légèrement en retrait pour mieux tout contempler. Mon cœur battait plus fort, mais mon visage restait de marbre. J’étais le Maître, l’observateur souverain de ce rituel, et rien ne devait troubler le calme fier que j’affichais.
Dans le silence épais de la cave, on n’entendait plus que le crépitement discret des torches et le souffle court de ma soumise. Ses yeux restaient baissés, fixés sur la pierre à ses pieds. Ainsi exposée, offerte en spectacle au centre du cercle, elle ressemblait à un agneau sacrificiel, tremblante d’appréhension mais résignée par la foi profonde qu’elle avait en moi. J’aperçus un léger tressaillement parcourir ses cuisses lorsqu’un convive s’avança d’un pas.
Il était temps de plonger ma soumise dans la dernière phase de son supplice – celle qui la briserait et la consacrerait tout à la fois.
D’un regard, la dame en rouge invita les convives à s’approcher. Deux d’entre eux s’avancèrent immédiatement dans le halo de lumière vacillante, comme attirés irrésistiblement vers le corps offert. Le premier était un homme au sourire carnassier que je reconnaissais : c’était le jeune convive à l’air narquois qui, plus tôt, avait éprouvé la souplesse de la bouche de ma soumise. Le second était une femme grande, aux yeux brillants d’une cruauté raffinée ; ses lèvres rouges s’étirèrent en un rictus de plaisir anticipé.
L’homme fit le tour de ma soumise, lentement, effleurant du bout des doigts sa peau déjà marquée. Il passa une main dans ses cheveux humides et les empoigna soudain, tirant sa tête en arrière. D’un geste brusque, il força son menton vers le haut, contraignant ma soumise à ouvrir la bouche. Dans un murmure qui claqua dans le silence, il ordonna : « Ouvre. »
Elle obéit, lèvres tremblantes, dévoilant l’intérieur humide de sa bouche. L’homme y plongea alors deux de ses doigts sans ménagement. Je le vis s’enfoncer jusqu’au fond de sa gorge, testant ses réflexes. Ma soumise eut un haut-le-cœur ; un spasme la secoua tandis qu’il la tenait ainsi, impitoyable, les doigts enfoncés profondément qui la réduisaient au silence. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux sous l’effet de l’étouffement, et son corps chercha instinctivement à reculer.
La convive aux lèvres rouges, postée dans son dos, la rattrapa aussitôt. Glissant un bras autour de la taille de ma soumise, elle l’immobilisa contre elle. « Tiens-toi tranquille… » susurra-t-elle à son oreille d’un ton faussement doux.
Ma soumise, étranglée, toussa autour des doigts qui bâillonnaient sa gorge, un filet de salive coulant le long de son menton. L’homme retira alors vivement sa main, la libérant de son étau. Ma soumise haleta, suffoquant et cherchant son air. Son répit fut bref : la femme qui la maintenait en profita pour lui fourrer aussitôt deux doigts entre les lèvres avant qu’elle ne referme la bouche. Elle les força à nouveau dans cette cavité déjà souillée, frotta ses doigts contre la langue offerte, puis les retira pour les glisser sans vergogne le long de son menton et sur sa poitrine luisante. « Quel goût a ta honte ? » siffla-t-elle en riant doucement, essuyant ses doigts humides contre le téton dressé de ma soumise.
Ma soumise rougissait de plus belle, humiliée d’être ainsi manipulée comme une poupée par ces inconnus sous mon regard. Son souffle, heurté, formait de petits nuages blanchâtres dans l’air froid du donjon. Elle voulut articuler un mot – peut-être un réflexe d’excuse ou de remerciement – mais l’homme ne lui en laissa pas le temps. Il s’était emparé d’une coupe de vin qu’un autre convive lui tendait depuis le bord du cercle. Sans un mot, il approcha le bord du verre des lèvres de ma soumise. Elle eut le réflexe d’entrouvrir la bouche, assoiffée et docile.
« Bois », ordonna-t-il sèchement.
Il renversa d’un coup la coupe. Le vin pourpre s’engouffra entre les lèvres de ma soumise, puis déborda volontairement sur son menton et sa gorge. Elle avala une partie du liquide en suffoquant, le reste ruisselant sur sa poitrine et plus bas sur son ventre. Le breuvage écarlate traça des sillons sur sa peau, se mêlant à la sueur et aux traces de cire séchée. Un rire feutré circula parmi les convives en la voyant ainsi maculée de rouge. « Comme c’est joli… » murmura quelqu’un, fasciné par l’image de ce corps ruisselant de vin, telle une statue antique consacrée dans le sang de Bacchus.
Ma soumise frissonnait, collante de vin, les yeux clos sous l’humiliation. Le liquide, légèrement acide, piquait les lésions sur sa peau où les ongles avaient laissé leur empreinte. Elle ne tenta pas d’en essuyer la moindre goutte : ses poignets restaient tenus en croix par les esclaves vigilants. Ses seins, souillés de rouge, se soulevaient au rythme de ses sanglots silencieux qu’elle s’efforçait d’étouffer.
La convive derrière elle la maintenait toujours fermement. Je la vis faire un signe à un troisième larron : un autre invité s’approcha, une fine bougie allumée à la main, récupérée sans doute sur l’un des chandeliers du cercle. Avec un sourire complice, il tendit la bougie à la femme, qui la prit sans lâcher sa prise sur ma soumise. Un filet de cire coulait déjà le long du cierge, dégageant une odeur de paraffine chaude.
La femme inclina la bougie au-dessus du sein gauche de ma soumise. « Ne bouge pas… » souffla-t-elle d’un ton moqueur. Ma soumise, de toute façon, n’aurait pu s’échapper de l’étreinte de fer qui l’enserrait.
Une première goutte de cire brûlante tomba sur l’aréole rougie de sa poitrine. Ma soumise émit un cri étranglé, son corps se contorsionnant dans un sursaut incontrôlé. Aussitôt, la femme resserra son étreinte autour de sa taille pour la tenir immobile. D’autres gouttes suivirent, lentes et impitoyables, venant parsemer la courbe tendre de son sein de points blanchâtres qui séchèrent presque aussitôt en emprisonnant la douleur dans la chair. Chaque perle de cire arrachait à ma soumise un gémissement aigu malgré elle. Je la vis mordre sa lèvre jusqu’au sang pour tenter de retenir ses cris, et ses yeux se remplir de larmes qu’elle refusait de laisser couler.
Quand la bougie fut consumée au point de menacer les doigts de la convive, celle-ci s’écarta enfin, jetant le mégot fumant au sol. Ma soumise haletait, secouée de sanglots muets. Son sein gauche était constellé de gouttes de cire figées, autant de stigmates d’un étrange sacre. Ses jambes flageolaient ; elle ne tenait debout que grâce aux esclaves qui encadraient encore sa frêle carcasse soumise.
Mais déjà, d’autres convives prenaient le relais pour la pousser plus loin encore dans l’abandon d’elle-même. Un homme surgit sur sa droite et, sans crier gare, lui asséna une gifle retentissante. La paume claqua violemment sur sa joue détrempée de larmes et de vin, faisant tourner sa tête sous l’impact. Je vis une éclaboussure pourpre voler dans l’air alors qu’une partie du vin sur ses lèvres fut projetée par le coup. « Regarde-nous quand on t’honore, chienne », siffla-t-il entre ses dents.
Ma soumise rouvrit les yeux, son regard embué se perdant devant elle. Elle chercha un point d’ancrage, mais tout vacillait. L’homme agrippa sa mâchoire d’une main brutale pour la stabiliser. Je reconnus en lui le convive flegmatique qui plus tôt avait testé l’offrande de ses poignets. Son masque d’indifférence avait fondu, révélant une ardeur cruelle. Il planta son regard dans les yeux noyés de larmes de ma soumise. « Tu es notre jouet ce soir, comprends-tu ? » articula-t-il froidement. Elle hocha faiblement la tête, incapable de parler tant sa gorge était nouée de sanglots retenus. Pour toute réponse, il cracha sur son visage – un crachat méprisant qui vint souiller sa joue déjà en feu.
Un murmure d’excitation parcourut l’assistance. Je sentis mon sang bouillir dans mes veines à cette vision. Pourtant, je ne bronchais pas. Mon rôle était d’assister à sa dégradation totale, d’en être le témoin souverain. Ma soumise, humiliée au-delà de toute mesure, me cherchait confusément du regard, mais je restai immobile, dissimulant les flammes de possessivité et de désir féroce qui menaçaient de trahir mon calme.
L’homme lâcha le visage de ma soumise, qui retomba mollement en avant, le menton trempé de larmes, de bave et de vin. Un autre convive s’approcha aussitôt, se plaçant à genoux devant elle. Profitant de ce qu’elle était chancelante, il explora sans vergogne son intimité offerte. Ses mains écartèrent rudement les cuisses tremblantes de ma soumise, exposant son sexe humide et vulnérable. Sans cérémonie, il y enfonça deux doigts, puis trois, jusqu’à la dernière phalange. Ma soumise laissa échapper un râle rauque, son corps se cambrant sous la pénétration brutale malgré les bras fermes qui la tenaient. L’homme commença à la fouiller de ses doigts épais, les mouvant en elle avec une détermination obscène. Son autre main vint claquer contre le bouton sensible de ma soumise, non pour lui donner du plaisir, mais pour intensifier le choc de l’humiliation. « Voyez comme elle se cambre ! » ricana-t-il en se tournant vers ses comparses. « On dirait que son corps en redemande… même maintenant. »
Un éclat de rire général lui répondit. Autour du cercle, je voyais des sourires féroces et des regards brillants de lubricité. Certains convives se caressaient distraitement devant le spectacle, une main glissée sur un sexe tendu ou un téton durci sous un corsage. L’atmosphère s’était chargée d’un érotisme cru et sans pitié.
Ma soumise, elle, semblait au bord de l’évanouissement. Ses gémissements rauques résonnaient sous la voûte, et son corps n’était plus qu’un pantin qui frémissait à chaque nouvelle agression. Quand enfin l’homme retira ses doigts de son sexe, ce fut pour les faire glisser sur les lèvres de ma soumise. Elle sentit le goût de sa propre moiteur mêlée au vin et à la poussière du donjon. Sa langue effleura mécaniquement ces doigts souillés, par pur réflexe d’obéissance. « Bonne fille… » murmura-t-il avec un sourire mauvais en se relevant.
La dame en rouge, jusqu’alors silencieuse spectatrice, leva soudain la main. Instantanément, les convives reculèrent d’un pas et le silence retomba comme un couperet. Seul le sanglot étouffé de ma soumise, brisée, subsistait encore dans l’air stagnant.
Je parcourus du regard le corps de ma soumise. Elle n’était plus qu’un sublime désastre : son maquillage avait coulé en traînées sombres sur ses joues, son visage était maculé de larmes, de salive, de crachats et de vin. Sa poitrine et son ventre dégoulinaient de vin et portaient les taches blanches de la cire figée. Ses seins étaient zébrés de stries rouges, ses tétons meurtris par les pincements et la chaleur. Sur son cou et ses épaules, on devinait la marque violette de morsures et de baisers brutaux. Son ventre et ses cuisses luisaient de sueur et d’intimité forcée. Partout sur son épiderme se lisaient les empreintes des mains, des fouets invisibles et des griffes : elle était marquée, souillée, anéantie par le rituel… et, dans cette destruction magnifique, elle resplendissait d’une étrange beauté sacrée.
La dame en rouge s’approcha d’elle, régnant à nouveau sur l’assemblée domptée. Du bout des doigts, elle releva le menton tremblant de ma soumise. Celle-ci ouvrit difficilement les yeux. Son regard, brouillé de larmes, chercha confusément celui de la dame en rouge puis, au-delà, le mien. J’étais sorti légèrement de l’ombre, avançant d’un pas instinctif lorsque la maîtresse de cérémonie avait arrêté le supplice. Nos yeux se croisèrent un instant. Je lui envoyai en silence toute ma fierté et tout mon soutien dans ce regard muet. Elle n’y répondit qu’avec une faiblesse adorable : ses paupières palpitaient, ses lèvres bleuies frémirent autour d’un sanglot, mais je vis au fond de ses prunelles vacillantes une flamme intacte. Fierté. Amour. Elle tenait bon, pour moi.
— À genoux, ma chère, ordonna doucement la dame en rouge.
Les esclaves desserrèrent leur étreinte et accompagnèrent ma soumise vers le sol. Son corps supplicié se plia avec soulagement. Elle tomba à genoux sur la pierre froide, ses cuisses nues se posant dans une flaque de vin renversé. Ses mains cherchèrent un appui, puis retombèrent le long de son corps frissonnant. La dame en rouge l’aida à redresser le buste pour qu’elle se tienne aussi dignement que possible malgré l’épuisement. Ainsi présentée, nue, à genoux, ruisselante de souillures et de honte, ma soumise paraissait offerte en sacrifice devant l’assemblée recueillie.
La maîtresse de cérémonie se tourna vers l’autel où reposaient les roses et le collier. Elle prit d’abord la rose blanche entre ses doigts délicats. Sa voix s’éleva, claire dans le silence : « Approchez, mes chers. Le moment est venu. »
Les convives s’avancèrent en demi-cercle, retenant leur souffle. J’avançai moi aussi, jusqu’à me tenir à quelques pas seulement de ma soumise agenouillée. Son visage était au niveau de mon bassin, ses yeux toujours baissés fixés sur mes chaussures comme une dernière ancre. Je sentis mon cœur se serrer devant sa docilité absolue : jamais elle ne m’avait paru aussi belle que couverte ainsi d’ignominie et de gloire mêlées.
La dame en rouge leva la rose blanche bien en vue. Sa main libre vint caresser la joue de ma soumise, effleurant sa peau souillée avec une tendresse solennelle. « Tu as été digne, ma belle, » murmura-t-elle avec douceur, comme on féliciterait un enfant méritant. Ma soumise ferma les yeux et laissa échapper un sanglot de reconnaissance ; de nouvelles larmes roulèrent sur ses joues meurtries.
D’un geste lent, la dame en rouge fit glisser la tige de la rose le long du cou de ma soumise. Les épines caressèrent la peau frissonnante, traçant un chemin de velours cruel. Arrivée à la naissance de sa poitrine, la maîtresse de cérémonie appuya légèrement, suffisamment pour qu’une épine plus acérée perce la chair tendre du haut de son sein gauche. Ma soumise sursauta au moment de la piqûre, mais elle ne bougea pas. Une perle de sang rouge sombre perla sur sa peau pâle.
La dame en rouge redressa la rose et, délicatement, inclina un pétale immaculé pour recueillir la goutte de sang. Le blanc immaculé se teinta de carmin. Un murmure admiratif parcourut l’assemblée : on aurait dit qu’une goutte de vie venait d’éclore sur la fleur. La dame en rouge tendit ensuite la rose ensanglantée à ma soumise. « Prends-la, offre-la. »
Ma soumise, les mains tremblantes, saisit la tige de la rose blanche et la serra contre son cœur, sans craindre les épines qui s’y enfoncèrent. Quelques gouttelettes de sang supplémentaires perlèrent sur ses paumes abîmées. Ainsi agenouillée, tenant la rose marquée de son propre sang contre sa poitrine nue, elle semblait une martyre extatique, offerte corps et âme.
La dame en rouge se tourna alors vers moi. Son regard croisa le mien, et elle m’adressa un imperceptible signe de tête – à la fois salut et invitation. Il était temps que je prenne ma place au centre du rite.
Je m’avançai d’un pas sûr vers ma soumise. Mon cœur battait furieusement dans ma poitrine, mais je conservai un masque serein. Plus rien n’existait hormis la femme anéantie et magnifique qui s’offrait à mes pieds. La dame en rouge laissa la rose blanche serrée contre le cœur de ma soumise, puis prit sur l’autel le collier de cuir noir orné de métal. Elle me le présenta avec respect sur ses deux paumes ouvertes, comme on offrirait une couronne au roi du jour.
Je saisis le collier. Le cuir en était souple mais solide, lourd du poids des symboles qu’il portait. Je fis un pas de plus et me tins juste devant ma soumise. Doucement, je passai le collier autour de son cou gracile, par-dessus celui qu’elle portait déjà depuis le début de la soirée. Je serrai les lanières jusqu’à ce que le cuir épouse parfaitement la peau marquée de son cou. Un anneau d’acier froid vint se placer au creux de sa gorge. La dame en rouge tendit alors la petite clé du fermoir. J’enclenchai le verrou et un déclic sec résonna dans le silence : le collier était refermé, irrévocablement scellé à son cou.
Ma soumise expira longuement, comme si ce bruit venait de sceller son destin et de la délivrer à la fois. Ses épaules s’affaissèrent légèrement, dans un abandon total. Elle releva alors ses yeux vers moi pour la première fois sans y être invitée, et je ne vis dans ses prunelles qu’une infinie adoration.
Je pris la fine chaîne d’acier posée sur l’autel. Avec un calme cérémonieux, je fixai le mousqueton à l’anneau du collier tout juste fermé. Désormais, un lien tangible me rattachait à elle. Je sentis un très léger tremblement la parcourir lorsque le métal froid effleura sa peau brûlante.
C’était l’instant que j’attendais, celui que toute cette nuit avait préparé. Je tirai doucement sur la chaîne, forçant ma soumise à avancer de quelques pas à quatre pattes, jusqu’à ce que sa tête frôle mes genoux. Puis je prononçai mes premiers mots de la cérémonie, d’une voix basse mais parfaitement audible dans le silence total :
— Par le sang versé ce soir et par ce collier qui te marque, je te prends comme mienne à jamais.
Ma voix, calme et posée, vibrait d’une intensité contenue. Chaque mot résonnait contre les pierres, s’insinuait dans chaque cœur présent. Ma soumise, pantelante, retenait son souffle en m’entendant parler. J’appuyai la main sur le sommet de son crâne, dans une caresse possessive presque bienveillante. Puis j’ajoutai, mon regard ancré au sien :
— Ton corps, ton cœur et ton âme m’appartiennent dorénavant. Devant ces témoins réunis, notre lien est scellé.
À ces mots, ma soumise ferma les yeux et laissa deux larmes lourdes rouler sur ses joues ravagées. Un sourire faible, extatique, glissa sur ses lèvres tuméfiées. Elle s’inclina davantage, posant son front contre mes genoux en un geste d’allégeance absolue.
Je lâchai la chaîne et me redressai pour faire face à l’assemblée. Les convives nous observaient, suspendus à l’instant comme à une vision mystique. La dame en rouge, debout près de nous, rayonnait d’un triomphe serein.
— Mes chers amis, proclama-t-elle alors d’une voix vibrante, l’offrande a été acceptée et le pacte est conclu.
Elle leva le verre qu’elle avait conservé en main, et les convives l’imitèrent aussitôt. Dans un murmure fervent, tous répondirent : « À la soumise, à son Maître. » Puis, en silence, ils burent à l’unisson.
Je baissai les yeux vers ma soumise toujours prosternée à mes pieds. D’une main, j’ôtai doucement la rose blanche qu’elle tenait encore contre sa poitrine et la remis à la dame en rouge. Celle-ci, en échange, me tendit la rose rouge qui restait sur l’autel. Je savais ce qu’il convenait d’en faire : c’était l’ultime symbole.
Je glissai deux doigts sous le menton de ma soumise, relevant son visage vers moi. Ses paupières s’ouvrirent, dévoilant un regard brumeux d’adoration. Entre ses lèvres entrouvertes, je plaçai délicatement la tige de la rose rouge. « Mords », murmurai-je.
Elle obéit. Ses dents se refermèrent sur la tige, et la fleur écarlate orna sa bouche comme un baillon fleuri. Une ultime larme roula sur son visage tandis qu’elle soutenait mon regard quelques secondes. Cette larme n’était plus de la douleur ni de la honte ; elle était l’exutoire d’une joie profonde, celle d’avoir été jusqu’au bout d’elle-même pour moi.
La dame en rouge, après avoir observé la scène avec un sourire satisfait, claqua doucement dans ses mains. Comprenant le signal, les convives s’inclinèrent respectueusement. À pas feutrés, encore saisis par la solennité de l’instant, ils commencèrent à se retirer du donjon. Les esclaves les guidèrent vers la sortie, s’éclipsant un à un dans l’ombre du couloir. Nul ne rompit le silence sacré qui baignait la cave.
Bientôt, il ne resta plus que nous trois : ma soumise agenouillée, la dame en rouge et moi-même. La maîtresse de cérémonie me fit face, s’inclina légèrement avec une grâce infinie. « Maître », dit-elle simplement en guise d’adieu, son regard étincelant à la lueur des torches. Je lui rendis son salut d’un hochement de tête empreint d’une gratitude muette. Alors, sans un bruit de plus, elle se fondit dans l’ombre de la sortie, refermant le lourd vantail derrière elle.
Le silence retomba, absolu, seulement troublé par le crépitement de quelques torches et le souffle encore tremblant de ma soumise.
Je m’approchai d’elle. Elle était toujours à genoux, tenant fièrement sa posture malgré l’épuisement extrême qui devait ankyloser chacun de ses membres. Son dos restait droit, sa tête haute, la rose rouge bien serrée entre ses lèvres en un mutisme volontaire. Ses mains reposaient sagement sur ses cuisses souillées. Elle était splendide : couverte d’ecchymoses, de cire et de vin séché, collante de sueur, de larmes et de sang, marquée par les coups et les morsures – et pourtant rayonnante d’un éclat nouveau, comme transfigurée. Le collier noir scellé à son cou attrapait la lumière vacillante, symbole indéniable de son allégeance accomplie.
Je m’agenouillai lentement devant elle, de sorte que nos yeux se trouvent au même niveau. Elle osa alors planter son regard dans le mien sans crainte. Ce que j’y lus me bouleversa : une tendresse infinie, une gratitude qui conférait à ses prunelles un éclat de joyau, et une sérénité presque religieuse. Je tendis la main et dégageai délicatement une mèche de cheveux collée sur sa joue. Du pouce, j’essuyai une traînée de fard mêlé de larmes séchées sous son œil. Elle ferma un instant les paupières à ce contact, frissonnante.
Je retirai doucement la rose d’entre ses lèvres pour lui permettre de parler. Elle inspira difficilement, sa voix brisée n’étant plus qu’un souffle rauque.
— Merci, Maître…
Ce murmure à peine audible résonna en moi comme un coup de tonnerre. Je posai deux doigts sur ses lèvres tuméfiées pour la faire taire doucement. Il n’y avait plus besoin de mots.
Je passai un bras autour de ses épaules pour la soutenir. Son corps s’abandonna contre le mien dans un tremblement extatique. Je la serrai contre moi, effleurant de mes lèvres son front brûlant. L’odeur de son sacrifice – mélange âcre de sueur, de vin et de cire – monta à mes narines comme un parfum enivrant.
Un long moment, je la tins ainsi, agenouillé avec elle sur la pierre froide, entourés du halo vacillant des torches. C’était notre apothéose silencieuse : au-delà du plaisir, au-delà de la douleur, nous venions de sceller un pacte plus fort que tout. Elle m’avait tout donné, je l’avais acceptée en entier.
Je reculai légèrement pour croiser une dernière fois son regard. J’y vis briller la dévotion la plus pure.
Dans le calme solennel du donjon, alors que les dernières flammes dansaient sur les murs, j’eus le sentiment d’éprouver quelque chose de raréfié et d’immortel.
Ma soumise était mienne, à présent, à jamais. Dans la pénombre sacrée de ce sous-sol, nos âmes liées s’appartenaient pour l’éternité.
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Se livrer lui paraissait inconvenant et désuet et pourtant comme une contradiction absurde, force est de reconnaître que l'expression n'était pas contradictoire. Je ne savais pas encore ce jour-là que j'allais l'aimer. Roméo, dans la tragédie de Shakespeare, est très amoureux de Rosaline lorsqu'il rencontre Juliette. Ce sont souvent des cœurs déjà occupés d'un autre être que l'amour frappe le plus fort. Les ciels du Berry servaient de paysage à une campagne sauvage. Le relief des nuages dessinait des vallées bleues et les soirs d'été teintaient l'horizon de toutes les couleurs qui manquaient à la plaine couverte de chaumes gris, brûlés par le soleil. Elles descendirent le long du lac. Quelques fiancés se promenaient sur le sentier qui le longeait. Elles les croisaient et s'embrassaient quand elles étaient seules. Une fine brume froide et blanche les enveloppait. Partout, le calme et l'absence, un paysage lunaire, une vie désertique, des branches mortes, des lumières glacées dans la nuit qui commençait à venir. Juliette tournait son visage vers le sien. D'elle, elle voulait savoir quelque chose et n'apprenait rien. Charlotte demeurait silencieuse. Quelle peur des êtres ou quel ennui l'enfermait à l'intérieur de cette armure. Qu'avait-elle fait ? Elle serra les lèvres, demeura une seconde immobile. Elle ne voyait rien, mais elle souriait. Quand elle avait le courage, ou plutôt le cœur, d'accepter cette insensibilité, elle lui parlait tendrement, comme on parle à un fantôme. Elle avait toujours envie de lui demander: "Pourquoi acceptes-tu de souffrir ? Pourquoi aimes-tu être fouettée ?" Elle disait seulement: "Cela n'a pas d'importance, je t'aime." Charlotte avouait son amour dans la soumission et la douleur. Juliette la croyait. La brume l'aidait alors à supporter cette idée. Dans la brume, parfois tout parait étonnament vrai. Il y avait des reflets brouillés sur le lac. Le plus frappant était l'air de bonheur qui illuminait leur visage. Elles regardaient tout autour d'elles, très loin, comme si elles eussent douté d'être bien rentrées dans leur terroir. Il n'y avait plus de trace en elles des tumultes que produisent les désirs inassouvis ou les ambitions perdues. Un privilège qui n'était assurément pas donné à tout le monde.
De toutes les choses au monde qui sont admirables et belles, ces premières rencontres sont les plus belles. L'instant où s'établissent entre deux corps et deux âmes, par des signaux dérisoires de détresse et d'espoir, le langage, le regard, un sourire, les liens fragiles et précieux qui deviendront si solides, éveille toujours toute la douleur, toute l'admiration du monde. On sentait que la plénitude de leurs vie, y compris la chute qu'elles avaient subie, libérait l'instant présent de toute inquiétude et de toute frustration. Les yeux extasiés de Charlotte, sa voix douce, chavirée, son air de marcher sur les nuages, en apesanteur, son succès, tout montrait la vérité. Comme les traces nettes que laissait le fouet sur son corps de bronze. Elle n'avait pas le droit de se plaindre, elle avait parfois l'autorisation de jouir. Sur un lit blanc, elle avait alors rencontré sa maîtresse. Juliette avait pris ce visage entre les mains, elle l'avait regardé de toutes ses forces. Elle s'était allongée sur elle. Quel plaisir nouveau ce fut quand Charlotte la remercia de l'avoir fouettée. Sa bouche refermée sur son sexe, les pointes de ses seins constamment froissées, les cuisses écartelées sur le chemin de son ventre, labouré à plaisir quand à sa fantaisie, Juliette imitait l'homme, ceinte d'un olisbos, chaque jour, de plus en plus épais, la déchirait. Le spectacle constant de son corps toujours offert, mais aussi la conscience de son propre corps. Charlotte en était éclairée comme par le dedans, et l'on contemplait en sa démarche le calme, et sur son visage l'impalpable sourire intérieur que l'on devine dans les yeux des soumises. Tu as commencé à te taire. Tu as voulu m'aimer. Sans doute la vie n'est-elle pas faite pour les adolescentes. Elles lui demandent la lune, elle ne peut offrir que la juste densité de la terre. La vie, elle la supporte à peine. Les outrages et les châtiments corporels, aussi. Elle les aime tant, que parfois, elle ne se reconnaît plus, elle s'invente pour se rendre semblable à l'autre, mais l'illusion est brève. Charlotte rêvait. Des êtres juvéniles étaient partis et c'étaient des adolescentes qui revenaient. Quelque chose d'apaisé, de doux, d'accompli émanait d'elles. Pendant ces trois semaines, elles purent prendre conscience de cette transformation. Mais lorsque elle s'apercevra que sa vie rêvée est en rupture de réalité, pour la plupart des dons qu'elle réclame d'elle, elle sombrera dans la mélancolie. Il n'est ni plaisant de changer de peau, d'autant moins que la mue des femmes s'accomplit à contresens, du papillon à la chenille, et que la perspective de perdre ses ailes et d'apprendre à ramper sous le fouet n'est pas exaltante. Alors on refuse, on se cogne contre les barreaux de sa cellule.
Quand le désir vous prend, tout se qui se rattache à lui devient motif de rêverie et d'émotion. Le spectacle de ces solitudes se rompant tout à coup, se ruant dans l'espor, dans le bonheur fou, et souvent dans le malheur, semble plus beau que tout. Tu te heurtes depuis trop longtemps aux contours aigus de la réalité, il fallait qu'enfin, tu te résignes car rien n'est plus triste que le regard d'une recluse. Ah, comment l'aurait-elle oublié ? Elle était la main qui lui bandait les yeux, le cuir qui lui tannait la peau, la chaîne au-dessus de son lit, et parfois des inconnues qui lui mordaient les seins au sang, et toutes les voix qui lui donnaient des ordres étaient sa voix. Se lassa t-elle ? Non, à force d'être offensée, elle aurait dû s'accoutumer aux outrages, à force d'être caressée, aux caresses, sinon au martinet à force d'être flagellée. En même temps, il y avait en elle la passion pour Juliette, sa sauvage origine, la force et la gravité qu'elle mettait. Une ignoble satiété de la douleur et de la volupté dût la rejeter peu à peu dans un monde irréel. Mais au contraire, le harnais qui la tenait droite, les liens qui la gardaient soumise, le bijou anal qu'elle portait, le silence, son refuge y étaient peut-être pour quelque chose, comme le spectacle fréquent des très jeunes femmes livrées comme elle. S'y ajoutaient bien d'autres griefs liés à ses souvenirs d'enfance. Avec le temps, elle avait fini par la comprendre et lui pardonner. Elle avait été roulée par un destin terrible, comme un nageur dans une vague, et elle avait fait de son mieux pour ne pas couler, accomplir ce à quoi sa nature l'avait préparée, en épargnant ainsi ses proches. Je t'approuve d'avoir voulu rester de l'autre côté de cette muraille mais c'était une mauvaise idée de tenter de m'entraîner avec toi. cela s'appelle de la désobéissance. La soumission heureuse est une invention d'intellectuels. Aucune soumise adolescente n'a exprimé autre chose que l'incertitude, la difficulté d'être, le trouble et le désespoir et c'est seulement à partir d'un certain niveau d'abnégation, qu'elles se font les poétesses du fouet, comme du charme du blé en herbe. La même réflexion vaut pour les amours passées. C'est vrai qu'elle était si belle et sans doute bouleversante avec son corps inachevé et la simplicité peureuse qui donne tant de velouté aux âmes à fleur de peau des adolescentes. C'est vrai que le premier soupir arraché l'une à l'autre est inoubliable. La passion la plus absolue pour un être est toujours la passion d'autre chose. Tu l'as oubliée. Le lac, au loin, était comme un bouclier d'argent sur lequel le soleil plaquait le dessin des nuages et d'aveuglantes flaques de lumières. Et sur chaque ondulation de l'eau une lueur d'or reflétait le coucher du soleil.
C'est un grand charme ajouté à la vie de savoir s'abandonner sans retenue. On se délecte de douleur comme d'une fleur. Les maximes sur l'amour semblent souvent si justes et si profondes: tout est possible, tout est vrai dès que l'on parle de ces bouleversements qui illuminent les cœurs. Elle comprenait mieux qu'en en un tel endroit la joie la plus éclatante pouvait succéder à la mortelle nostalgie que provoquait la tempête. Derrière ses faiblesses perçait un respect un peu naïf et au-delà, une sensibilité extrême qu'elle cherchait à faire partager, sans avoir les moyens pour y parvenir. Alors, tu veux ça, tu veux vraiment ce que je t'ai promis ? Ton visage se retourne vers mon sourire. Te taire, tu dois te taire. Nous en avons convenu ainsi. Tu devras t'efforcer de ne pas crier quand je te fouetterai jusqu'au sang. C'est la règle du jeu. Si tu désobéis, ce sera l'arrêt irréversible du jeu. Tes longs cils recourbés de siamoise, la fente de tes pupilles. Tes yeux rieurs. Juliette sait ce qu'elle veut. La fouetter, oui mais plus pour son plaisir. Elle va y prendre goût. Comme la semence des hommes. Elle s'en délecte maintenant. Déjà par dessus la nuque glisse le harnais en cuir. Ton corps supplie. Toujours de dos, nue à mes genoux. Bientôt, mes doigts simultanément, à gauche, et à droite, ont glissé, les lanières de cuir sur tes épaules et dans la fente de ton sexe. Les épaules de papillon, tes omoplates, ont frissonné. Les reins soudain cambrés par un flux de désir. Mon souffle effleurant le profil de tes seins érigés avec cette envie de toi qui tangue, cette envie de tout arrêter, cette envie de suspendre les gestes. Je t'attrape par le cou. Je te renverse sur le grand lit. Je te mords. Tu te rebelles. Tu me supplies. Charlotte n'a pas de honte à exposer son corps asséché de plaisirs. Tout était évident. Tu es allongée. Au-dessus de toi, la caresse est légère presque rêvée, précisant l'ondoiement sur l'entrejambe à peine ouvert. Ton désir est envahissant. Tu écoutes les lèvres de ton sexe. Tu cèdes enfin, je ranime les flammes. Tes mains renversées, abandonnées, la paume en l'air, haletante de bonheur. Elle se rappelait que, dans le long calvaire que fut sa vie, elle n'avait jamais exprimé ni plaintes, ni désespoir. Au plus noir des jours, elle cueillait des fleurs pour en faire un bouquet et elle respirait son parfum, les yeux fermés. Il n'y avait plus ni cabales à affronter, ni critiques à redouter. L'écho de ce bonheur passé se répandait bientôt en elle. Le feu envahit tes reins. Tu es foudroyée. Tu me fuses au visage les vagues de ton plaisir. L'orgasme est à nouveau proche d'enfler ton ventre. Il te pénètre. Mes doigts profondément en toi pour t'avoir encore de plus près, pour te fouiller encore plus loin, pour t'empêcher de te dérober à l'extase qui nous unit. Nos cris meurent en un baiser sauvage et cannibale, brutal comme la secousse qui nous bascule. Un baiser fou qui exacerba chaque gouttelette de jouissance. Bienheureuse soirée pareille à nulle autre, jamais Charlotte ne l'accueillit avec autant de joie. Elle avait joui sans le fouet. Le temps cessa d'être immobile. Juliette lui défit les bracelets et le collier qui la tenaient captive. La nuit tomba sur elles. Charlotte craignit de subir une nouvelle colère. Mais Juliette reprit sa marche, les yeux fixés loin devant elle. Le plaisir se changea en chagrin.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Un registre cru, presque BDSM : le passage du pouvoir à la soumission, l’éclatement des illusions, le politique forcé d’expérimenter la perte de maîtrise sur son corps et sur sa vie, pendant que son épouse goûte d’autres plaisirs.
Le Politique (dans sa cellule, serrant les poings) :
Socrate, c’est l’humiliation totale. J’étais puissant, entouré, respecté. Demain, je serai soumis. Ici, ce ne sera plus moi qui commande, mais d’autres hommes, plus durs, plus cruels. Ma femme… elle prendra des amants. Moi, je ne pourrai que me masturber dans l’ombre de ma cellule. C’est ça, ma chute.
Socrate (assis calmement sur le lit de fer) :
Et pourquoi appelles-tu cela une chute ? Parce que ton corps sera contraint ? Parce que ton désir sera frustré ? Crois-tu donc que réussir sa vie, c’est conserver toujours le pouvoir sur les autres et sur ta femme ?
Le Politique (avec amertume) :
Bien sûr ! C’est posséder, diriger, jouir. Sinon, à quoi bon ?
Socrate :
Alors tu ne fais que confirmer ce que j’ai toujours vu : celui qui se croit maître est en vérité l’esclave de ses désirs. Quand tu ordonnais, quand tu possédais, tu étais déjà prisonnier — prisonnier de l’avidité, du regard des autres, du besoin d’être reconnu.
Le Politique (silencieux, la tête baissée) :
Et maintenant je vais devenir l’objet, le soumis.
Socrate :
Peut-être. Mais c’est une occasion. Tu vas découvrir que ton corps n’est pas toi. Même si tu es humilié, même si tu n’as pour toi que ta main et ta honte, l’âme peut rester libre. Et si ta femme jouit ailleurs, cela ne détruit que l’illusion de possession que tu entretenais.
Le Politique (murmurant) :
Tu voudrais dire… que ma vraie liberté commence dans la soumission ?
Socrate :
Exactement. Car la soumission t’arrache tes masques. Quand on t’ôtera tes titres, tes privilèges, ta virilité politique, il ne restera que toi. Et c’est alors que tu pourras savoir si tu as réussi ta vie : non pas en dominant, mais en découvrant qui tu es sans rien à dominer.
Le Politique (long silence, puis un rire nerveux) :
Alors peut-être que la prison est mon premier maître véritable.
Socrate (avec un léger sourire) :
Et si tu l’acceptes, tu seras moins prisonnier que bien des hommes libres dehors.
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Elle se rendait compte depuis, qu'en étant amoureuse de sa Maîtresse, qu'elle projetait seulement en elle un état de son âme et que par conséquent, ce qui était admirable n'était pas sa propre vaillance, mais bien la profondeur de son état. Si en ce goût de la soumission, Charlotte avait quelque chose de Juliette, c'est qu'une certaine ressemblance existait entre les deux femmes qui s'aimaient, ressemblance qui tenait à la fixité de leur tempérament parce que c'est lui qui les choisissait, c'est à dire propre à satisfaire leurs sens, à la fois opposés et contraires. Au fil des ans, la jeune femme s'était découvert une envie d'audace dans la façon d'être prise et fouettée, de rupture dans les rythmes de leur érotisme érodé, le besoin même d'être forcée et vaincue, emmenée très loin de ses balises ordinaires par la Maîtresse qu'elle aimait, conduite par elle seule jusqu'au cœur de ses peurs les plus tentantes. Elle lui en voulait qu'elle n'eût pas deviné qu'elle souhaitait désormais être sa chienne, et regardée comme telle. Charlotte passa enfin dans la salle de bain, se fit couler un bain, vérifia la température. Tout en traversant nue la chambre en direction de la coiffeuse, elle ôta ses boucles d'oreilles en or. Dans sa trousse à maquillage, elle prit un rasoir et une savonnette, puis se déshabilla devant la commode. Depuis qu'elle était jeune fille, on lui disait qu'elle était ravissante et qu'elle possédait un charme ravageur. Elle s'observa dans la glace: un corps ferme et bien proportionné, des seins hauts placés et doucement arrondis, le ventre plat et les jambes fines. De sa mère, elle avait hérité les pommettes saillantes, la peau toujours hâlée et les cheveux bruns. Mais ce qu'elle avait de mieux était bien à elle, ses yeux, des yeux comme les vagues de l'océan ou le ciel, d'un bleu azur, se plaisait à dire sa Maîtresse, Juliette. Dans la salle de bain, elle posa une serviette à portée de main et entra avec plaisir dans la baignoire. Prendre un bain la détentait. Elle se laissa glisser dans l'eau. Quelle agréable journée. Elle avait le dos crispé, mais elle était contente d'avoir enfin terminé ses courses. Elle se couvrit les jambes de mousse et entreprit de les raser, songeant à Juliette, à ce qu'elle penserait de son comportement. Elle le désapprouverait sans aucun doute. Elle resta encore un moment allongée dans le bain, avant d'en sortir. Elle se dirigea vers la penderie pour se chercher une robe. La noire avec un décolleté un peu plongeur ? Le genre de toilette qu'elle portait pour des soirées privées. Elle la passa et se regarda dans le miroir, se tournant d'un coté, puis de l'autre. Elle lui allait bien, la faisait paraître féminine. Mais non, elle ne la porterait pas. Elle se voulait rien que chienne.
Dans l'eau chaude, elle était parvenue à se rejoindre, à faire de sa propre personne, sa plus attentive confidente. Elle considéra cette impression d'intimité avec elle comme une manière de tendresse, un réconfort offert. Elle en choisit une moins habillée, moins décolletée, bleu clair, boutonnée devant. Pas tout à fait aussi jolie que la première, mais mieux adaptée aux circonstances. Un peu de maquillage, maintenant un soupçon d'ombre à paupière et de mascara pour faire ressortir ses yeux. Une goutte de parfum, pas trop. Une paire de boucles d'oreilles, des petits anneaux. Elle chaussa des talons hauts que sa Maîtresse exigeait, comme elle exigeait qu'elle soit nue sous sa robe, d'autant plus nue qu'elle était toujours intégralement rasée, lisse, offerte, ouverte à ses désirs ou à ceux des inconnues auxquelles elle la destinait. Depuis son infibulation, elle ne portait plus aucun sous-vêtement, la culotte la plus légère irritait sa chair et lui faisait endurer de véritables tourments. Juliette l'obligeait à en porter lorsqu'elle n'avait pas été assez docile pour la punir. Elle portait deux anneaux d'or sur ses petites lèvres, signe de son appartenance à sa Maîtresse. Les marques imprimées sur son pubis, étaient creusées dans la chair. Rien que de les effleurer, on pouvait les percevoir sous le doigt. De ces marques et de ces fers, Charlotte éprouvait une fierté insensée presque irraisonnée. Elle subissait toujours les supplices jusqu'au bout, faisant preuve en toutes circonstances d'une abnégation totale. Qu'une femme fût aussi cruelle, et plus implacable qu'un homme, elle n'en avait jamais douté. Mais elle pensait que sa Maîtresse cherchait moins à manifester son pouvoir qu'à établir une tendre complicité, de l'amour avec les sensations vertigineuses en plus. Charlotte n'avait jamais compris, mais avait fini par admettre, pour une vérité indéniable, l'enchevêtrement contradictoire de ses sentiments. Toujours docile, elle aimait le supplice, allant jusqu'à regretter parfois qu'il ne soit pas plus long et plus féroce, voire inhumain. Mais sa nature masochiste ne suffisait pas à expliquer sa passion. Elle prenait tous les prétextes pour faire monter à sa conscience des parties intimes d'elle-même, plus essentielles, que le plaisir lui-même. Peut-être les deux sont-ils inséparables de l'amour réel, dès lors s'opéraient déjà en elle ces attirances qui se renouvellent au cours d'amours successives, pouvant du reste se reproduire, mais alors plus personnelles et plus lointaines, à travers les périodes périodiques de sa vie, de sorte à leur donner un caractère général. Ainsi, elle dut finir par obéir à ses instincts les plus vils, non pas qu'elle fut médiocre, bien au contraire.
Combien de fougues impatientes et non sereines, lui fallait-elle recueillir de ces mondes inconnus avant de pouvoir être certaine qu'elle ne se laissait pas abuser par des coïncidences, mais de dégager les lois, certes certaines acquises au prix d'expériences cruelles, de son âme asservie ? Elle aimait cette partie obscure qui faisait partie d'elle et que sa Maîtresse nourrissait. Juliette la hissait, la projetait en révélant les abysses de son âme, en les magnifiant, la sublimant en tant qu'esclave, en lui faisant accepter son rôle d'objet. Elle avait créer entre elles un lien indestructible. Elle ne pourrait jamais oublier le jour de ses vingt ans. Ce jour-là, Juliette quitta tôt les cours qu'elle donnait à la Sorbonne pour venir la chercher à la sortie de la faculté. La soirée s'annonçait douce et agréable. Charlotte écoutait le bruissement des feuilles, en songeant à la beauté naturelle du jour. La nature vous rend plus qu'elle ne vous prend et ses bruits obligent à penser à son destin. Le grand amour vous fait cet effet-là. Les nuages traversaient lentement le ciel du soir. Ils s'épaissirent un peu. Désormais, la réalité de la nuit et la réalité du jour seraient la même réalité. Chez elle, Juliette lui demanda de se mettre nue, la regarda sans un mot lui obéir. N'avait-elle pas l'habitude d'être nue sous son regard, comme elle avait l'habitude de ses silences. Elle l'attacha et lui demanda pour la première fois, son accord. Elle voulait la fouetter jusqu'au sang. Elle lui dit seulement qu'elle l'aimait. Alors elle la battit si fort qu'elle suffoqua. Au petit matin, Charlotte était allongée près d'elle et elle ne pouvait penser à meilleure occupation que de la dévorer des yeux. Le soleil du matin qui entrait par raies obliques entre les lamelles du store rehaussait le brun luisant de son corps. Elle était assoupie sur le ventre. Le haut de ses bras étirés au dessus de sa tête était bronzé et ses aisselles blanches. Juliette glissa un doigt sur la courbe sinueuse de son dos et sa peau satinée se couvrit d'un frisson. Elle était grande et très blonde. Une femme idéalement belle. Bientôt, son regard s'attarda sur ses cuisses écartées et une tension sourde s'empara d'elle. De ses lèvres, elle lècha sa peau tout en dessinant ses omoplates avant de laisser glisser le majeur jusqu'au creux de ses reins. Elle frôla l'œillet secret qui déjà cédait aux effleurements. Les chairs se distendirent, pour se raffermir aussitôt comme déjà brusquées. Ses doigts, objets de l'irréparable, contournaient les formes plissées qui sertissaient l'anus. Ils lissèrent bientôt les veinules, les unes après les autres, consciencieusement.
Elle la vit approuver d'un mouvement de reins, une cambrure pour l'instant étudiée, maîtrisée. Rien du domaine de l'abandon. Ils se confinaient encore dans la séduction. Ou en tout cas, le crut-elle. L'amante ne trichait pas. Elle était sexuelle. Mais Charlotte se l'imaginait t-elle, bien trop impatiente pour le savoir et cette caresse qu'elle n'acceptait jamais sans résister et sans être comblée de honte, elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait pas. Bientôt l'anus ne se défendit plus. Il rougit en acceptant, s'humidifia, larmoya une liqueur d'acquiescement, frémit au moindre toucher et enfin sursauta. Elle ressentit la naissance d'une jouissance s'inscrire dans les va-et-vient de ce ce trou qui appelait. La sève s'écoula et lubrifia l'orifice pour permettre le passage. Voilà, elle ne joue plus, elle le sait; elle peut maintenant tout imposer, froidement, à ce corps qui ordonnait l'intromission. Elle supposa qu'elle aimerait être capable de hurler les mots et les actes qu'elle attendait. Elle se rembrunit, chercha à dégager son visage d'entre les draps. L'amante s'irritait parce qu'elle ne supportait pas l'affront d'un quelconque échec. Elle devait la soumettre. La douleur vive s'était évanouie alors Juliette la vit qui hésitait: devait-elle reprendre le fil de ses paroles susurrées ? Allait-t-elle l'accepter ? Elle désirait la faire oser pour elle, pour qu'elle puisse dérouler le fantasme d'une femme. Une femme objet. Bien sûr, il est à craindre que pour une autre, cela ne se passerait pas comme cela. Elle se tairait. Mais sa Maîtresse la voulait obscène, pour mieux la prêter. Elle la sentait brûlante, raidie sous ses doigts. Il courtisait ses hôtes, il les choyait, savoureusement. Le giclement séminal accompagna les mots venus se fracasser comme une éclaboussure. Le cœur s'était déplacé au fondement du corps. Il battit, se contracta et se rétracta comme l'aorte qui donne vie. Son âme n'était plus qu'un organe, une machine qui répondait à des mécanismes vitaux. Juliette sentait la jouissance envahir Charlotte peu à peu. Le désir brûlait, et retombait, suspendu à la prochaine salve en la dévorant. L'amante fut animale. Elle exigea tout, tout de suite. Elle écarta les doigts et en introduisit subrepticement un troisième. Là, la femme soumise s'attendit à ce qu'elle eut exigé un quatrième puis un cinquième. Mais elle se trompait.
Alanguie dans la douce conscience d'exister dans son abandon, elle s'écouta et entendit clairement son plaisir. Reconnaître ce doux sentiment ne l'en délivra certes pas mais cette disposition lui permit de ne plus se laisser dominer par son émotion qui, accueillie, ne cessa d'infecter tout son être. Charlotte songea que seule sa Maîtresse, pouvait abuser d'elle avec une telle luxure, forcer ses reins et pénétrer avec son poing, sans auncune hésitation, l'étroit pertuis. Mesurait-t-elle seulement combien, elle se trompait ? L'amante est toujours dans la force. La prouesse n'est bien souvent qu'un détail. Elle l'empala d'un mouvement violent pour se caler en terrain conquis, profondément. Le cri résonna en écho venant lécher les parois d'une chambre que l'on imaginait forcément sombre. Les murs étaient d'un blanc clinique; un matelas flanqué à même le sol pliait sous les corps nus, brunis par le soleil, soudés et parfaitement imberbes. Maintenant, Charlotte allait supplier. Il fallait qu'elle se livre totalement. Les chairs résistèrent, se plaignirent, s'insurgèrent puis craquèrent, obéissantes. Elle desserra les dents de son index meurtri, bleui par la morsure. La jouissance sourde venait de loin, d'un tréfonds dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Elle hurla. Qu'elle voulait le poignet. Qu'elle voulait plus encore. Qu'elle irait le chercher, elle même si sa Maîtresse ne cédait pas. Elle vit la fureur s'emparer du corps, et le vriller, l'hystérie libérer toute l'énergie de l'organisme. D'un mouvement brusque, le poignet venait d'écarteler ses reins, elle avait joui. La nuit tombée, jamais Charlotte fut alors plus heureuse d'être nue et enchaînée, après avoir été honorée par sa Maîtresse, songeant seulement que l'évasure de ses reins se devait d'être toujours accueillante, puisque Juliette daignait s'y enfoncer. Pas un instant, elle se sentit sale ou souillée car ce plaisir n'était pas un plaisir subjectif et que ce plaisir, Juliette ferait tout pour l'entretenir, sans ignorer qu'elle le souhaita.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Y a des jours où je tombe sur une vieille série de mon et, sans prévenir, le regard de la pratiquante que je suis devenue depuis en fait une gifle en pleine face. dernier exemple en date ? Legend of the Seeker ! Un programme gentiment ringard en deux saisons, diffusé à la fin des années 2000, qui passionnait mon fils et que que je regardais d’un œil distrait pour ses jolies forêts, ses ralentis grotesques et ses torses huilés. Sauf que maintenant, après avoir fait mon chemin dans le BDSM, en retombant sur un épisode sur je ne sais plus quelle chaine en zappant machinalement (Edit : en regardant la fiche Wikipedia, je découvre que ca devait etre sur TF6!), je ne vois plus que ça : du cuir, du contrôle, de la soumission consentie (ou pas), des femmes en dominatrices rouges, des hommes entravés... Bref, un délire BDSM qui ne dit pas son nom, mais qui transpire à chaque épisode. Alors, j'ai redemandé à mon fiston son coffret DVD (et j'ai ressorti le pc portable qui est le seul ordinateur ici à disposer encore d'un lecteur DVD !).
Et franchement, pour le coup, ce n’est pas juste un délire de spectatrice lubrique. C’est une structure narrative entière qui repose sur des dynamiques de pouvoir érotisées. Le tout sous prétexte de fantasy pseudo-morale. Un refoulé érotique d’autant plus saisissant qu’il vient d’un univers calibré pour les familles. Oui, oui.
Commençons par ce qui saute aux yeux. Les Mord-Sith. Ce nom seul sonne comme une promesse fétichiste. Guerrières d’élite vêtues de cuir rouge moulant, leur rôle est simple : briser la volonté des hommes. Littéralement. À coup de trucs qui font mal, de dressage, d’humiliation.
Elles utilisent une arme appelée Agiel, qui inflige une douleur extrême par simple contact. Une extension de leur pouvoir, mais aussi une métaphore limpide : ce n’est pas une bagarre, c’est un rite initiatique. Richard, le héros, passe d’ailleurs tout un arc narratif sous la coupe de Denna, une Mord-Sith qui le ligote, le soumet, le torture... jusqu’à le transformer en compagnon docile et soumis, et sans doute un brin amoureux.
Et soyons honnêtes : à l’écran, ça ne ressemble pas à une scène de guerre. Ça ressemble à une séance de domination bien rodée, en latex et high fantasy.
Mais ce n’est pas tout. L’autre héroïne, Kahlan Amnell, est une Inquisitrice. Une sorte de prêtresse-magicienne capable de forcer quiconque elle touche à dire la vérité… puis à lui obéir. Avouez que, présenté comme ça, on est à mi-chemin entre le mind control kink et l’hypnose érotique.
Ce pouvoir, dans l’univers de la série, est à la fois sacré et dangereux. Kahlan pleure chaque fois qu’elle l’utilise… mais l’utilise quand même. C’est tragique, bien sûr, mais surtout très fetish-coded. Cette image d’une femme toute-puissante, dont le contact réduit les hommes à l’état de pantins dévoués, ça ne vous rappelle rien ? Le lasso de Wonder Woman, par exemple ? (Spoiler : son créateur était un grand amateur de bondage. Oui oui, vraiment.).
Ce qui me frappe dans ce Legend of the Seeker, c’est ce double discours constant entre l’esthétique et le récit. Ces deux degrés de lectures. Les combats chorégraphiés sont presque sensuels, les plans insistants sur les abdos de Richard frôlent l’indécence, les costumes féminins sont taillés comme pour une soirée Démonia: robes fendues, bustiers serrés, capes dramatiques.
Et le méchant ? Darken Rahl. Mi-sorcier, mi-stripper. Il passe de longues scènes à chuchoter des menaces en regardant la caméra, vêtu de gilets ouverts sur un torse lustré comme pour une pub Axe édition Donjon. Son charisme repose sur une sensualité trouble, dangereuse, dominatrice.
Mais alors, pourquoi ces sous entendus riches ne deviennet-ils jamais explicites ? Pourquoi ne pas assumer ce fantasme cuir-latex au grand jour ?
Parce que Legend of the Seeker, comme beaucoup d’œuvres américaines calibrées pour le prime time, a peur de son propre désir. On y frôle l’interdit sans jamais l’embrasser. On filme des scènes de torture mais sentimentale, de domination mais symbolique, de consentement arraché… sans jamais nommer ces pratiques. Parce que le mot "BDSM" ferait peur aux sponsors, aux parents (tu m'etonnes !), aux chaînes du cable.
Et pourtant, tout est là. Sous vos yeux décillés. Et ça n’est pas un accident.
Ce qui me fascine, ce n’est pas juste le fétichisme involontaire d’une série fantasy oubliée. C’est ce que ça révèle d’une époque, d’une culture. Legend of the Seeker a tenté de gommer les aspérités sexuelles des romans de Goodkind (lui-même ultra controversé à ce que j'en ai lu). Mais elle n’a pas pu effacer ce qui, dans le fond, structure tout : une obsession pour la douleur comme rite de passage, la vérité comme domination, l’amour comme soumission.
Des dynamiques puissantes, ambivalentes, profondément BDSM mais honteuses. Camouflées. Travesties en combat du Bien contre le Mal.
Mais c’est surtout une belle excuse pour attacher un garçon torse nu à une pierre et le faire supplier une dominatrice en cuir. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne.
Je ne dis pas qu’il faut ériger Legend of the Seeker en chef-d’œuvre BDSM. Mais peut-être qu’on peut le regarder avec d’autres lunettes. Pas celles de la nostalgie naïve (si vous avez l'âge, moi j'avais suivi ca de loin, par procuration à l'époque), mais de l’analyse perverse et curieuse. Peut-être qu’on peut s’amuser de ce refoulé collectif, de ces récits qui hurlent leur désir tout en jouant les vierges effarouchées.
Et surtout, peut-être qu’on peut arrêter de croire que le BDSM n’a sa place qu’en huis clos ou dans des œuvres "adulte". Parce que, franchement, il est déjà partout.
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Je croyais savoir qui j'étais. Une silhouette familière dans le miroir : mâle, assuré, maître de mes choix — même de mes désirs. Puis elle est arrivée. Maîtresse Élie. D'emblée, il y eut une distance polie et précise : le vouvoiement, la tenue, le silence qui dit plus que mille mots. Et, derrière cette ordonnance, une promesse : si vous me le permettez, je vais vous révéler.
Dire « révéler » n'est pas un grand mot pour ce qu'elle a fait. C'est presque trop pauvre. Elle n'a pas seulement montré une facette cachée ; elle a ouvert une porte que je n'avais jamais su voir. Ce qui m'attendait derrière n'était pas humiliation pure ni domination gratuite. C'était un paysage interiorisé de laisser-aller et de confiance, où ma vulnérabilité trouvait enfin un langage et une forme.
Je l'ai vouée, elle m'a appris à m'abandonner. À genoux, ce n'était plus l'abdication d'un être mais un rite de renaissance. Le monde autour rétrécissait jusqu'à n'être plus que l'instant présent, la respiration, le regard de Maîtresse Élie. Là où j'avais cru perdre toute dignité, j'ai découvert la liberté la plus limpide : être vu dans ma vérité la plus nue — non pour être brisé, mais pour être accueilli.
Elle m'a appris des règles qui, paradoxalement, m'ont libéré. Des mots précis, des signes, des rituels qui encadraient l'abandon. Dans ce cadre, j'ai pu tomber sans crainte et, à chaque fois, me relever un peu plus entier. Elle exigeait le respect, l'obéissance, le silence parfois ; mais jamais sans consentement clair, jamais sans cette attention extrême aux limites et au bien-être. Maître et guide, oui — mais aussi gardienne d'un espace sacré.
Je me suis longtemps identifié au rôle du dominant. Position confortable, masque social. Pourtant, à son contact, j'ai découvert une autre posture — non inférieure, simplement différente : celle de la chose consacrée, dédiée et nommée. Elle m'a nommé Sabine la Putain, sa salope — des mots forts, des mots choisis. Dans leur usage rituel, ils n'étaient pas des injures annonciatrices de violence, mais des appellations de rôle, des clés d'identité que j'endossais avec dévotion. Porter ce nom m'a permis d'entrer dans une vérité que l'ancien moi ne soupçonnait pas.
Le bonheur que j'éprouve aujourd'hui n'est pas l'euphorie bruyante d'une conquête ; c'est une joie profonde, continue, faite de confiance, d'émerveillement et d'apaisement. Elle m'a montré qu'abandonner le contrôle pouvait être une forme de puissance — la puissance de choisir de se confier entièrement. Dans cet abandon, j'ai découvert des couleurs émotionnelles inconnues : la sérénité d'être guidé, l'extase de la reconnaissance, l'humilité heureuse d'appartenir.
Maîtresse Élie n'est pas une figure abstraite : elle est la personne qui écoute quand je tremble, qui implique des limites claires, qui célèbre mes progrès et ma fragilité. Son regard me sculpte. Sa parole me corrige. Son silence m'enseigne le respect. Elle est déesse et guide, austère et tendre, exigeante et attentive. Le vouvoiement reste, comme un rappel précieux que notre relation existe dans un espace ritualisé, choisi, sacré.
Il y a aussi, dans cette dynamique, un enrichissement qui déborde le cadre du jeu : ma vie quotidienne s'est transformée. La confiance que je lui donne et qu'elle me rend irrigue mes relations, mon travail, mon rapport à moi-même. Là où régnait hâte et contrôle, il y a maintenant rythme et présence. Là où j'anticipais la honte, j'accueille la transparence. La soumission n'a pas effacé mon identité ; elle l'a élargie.
Écrire « Je n'étais rien » peut sonner fort. Ce « rien » n'est pas un effacement honteux, mais la reconnaissance d'un vide avant la révélation — un espace prêt à être habité autrement. Elle m'a pris tel que j'étais et m'a rendu plus riche, plus vrai. Aujourd'hui, je suis Sabine la Putain, sa salope — étiquette assumée, ancrée dans le plaisir de me savoir désirée, dirigée, aimée. Mais je suis aussi l'homme qui a appris à tenir son consentement avec fermeté, à poser des limites et à remercier.
Cet article n'est ni une ode à la domination ni une confession scandaleuse ; c'est le récit d'une transformation humaine. Maîtresse Élie m'a offert un miroir dans lequel j'ai vu, pour la première fois, des parts de moi que je n'aurais jamais osé habiter. Elle m'a révélé non pour me diminuer, mais pour me permettre d'exister autrement — plus libre, paradoxalement, dans ma servitude choisie.
À ceux qui lisent et qui cherchent : ce chemin n'est pas pour tout le monde. Il demande honnêteté, communication, sécurité et consentement. Mais pour qui entre dans cet espace avec clarté et respect, il peut y avoir la découverte d'un bonheur intime et durable — un bonheur qui, pour moi, n'a d'autre nom que celui de Maîtresse Élie.
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Cette histoire se situe dans un futur proche, où un scientifique pervers et voyeur a mis au point l’antigravité. Laura, belle journaliste en recherche de scoop, devient la première personne à « jouir de cette expérience », en compagnie de Paul, bras droit du Pr. Milton. Au moment où la jouissance la traverse, elle perd soudain connaissance, et tombe dans un coma étrange de près de trente heures.
Ce résumé rapide n’est qu’un bref rappel de l’histoire. Je vous encourage vivement à découvrir ce récit depuis son premier épisode : https://www.bdsm.fr/blog/11321/Antigravit%C3%A9---1/
Les 4 premiers épisodes ont été écrit il y a assez longtemps. À partir de celui-ci, l’histoire originale suit une branche parallèle, plus BDSM, spécialement rédigée pour ce site…
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Laura observe la pièce où elle a repris connaissance. Hormis le lit, il n’y a pas grand-chose qui rappelle une chambre d’hôpital. Elle ne perçoit aucun bruit autour d’elle, donc elle n’est pas dans un service d’urgence. Détail troublant, la pièce ne possède ni fenêtres, ni meubles de rangement, pas même un vulgaire placard.
— Vous ne m’avez pas répondu, Paul. Où est-ce qu’on est, exactement ? lui demande-t-elle en plantant son regard dans le sien.
— Non… Nous sommes toujours dans le centre de recherche, au bloc santé. C’est là que vous avez été prise en charge, lui avoue-t’il, un brin de nervosité dans la voix.
Sonnée par sa réponse, Laura reste silencieuse quelques secondes avant d’exploser.
— Mais vous êtes tous complètement malades, ici ! Et en cas d’hémorragie cérébrale, c’est votre bande de boy-scouts qui m’aurait tiré d’affaire ? À moins que vous n’ayez déjà eu d’autres « cobayes », qui ont subi la même chose que moi… et que vous sachiez déjà à quoi vous en tenir ! lui lance-t-elle, avec un regard mauvais.
— Calmez-vous, Laura ! C’est la première fois qu’un incident pareil se produit ! Et je vous assure, vous allez parfaitement bien, lui répond-il d’un ton qui se voudrait apaisant.
— Ça n’excuse absolument pas que…
— On ne pouvait pas courir le risque de vous placer dans un hôpital, la coupe Paul. Si on nous avait questionnés sur les circonstances de votre… mésaventure, nous aurions été dans l’obligation de dévoiler des secrets industriels. Une possibilité tout simplement inenvisageable pour la firme.
Ce contraste entre le calme de Paul Tournier et l’énormité de ce qu’il vient de lui asséner, c’est presque comique. Laura reste sans voix, outrée par l’attitude de ces soi-disant scientifiques, faisant passer leurs petits secrets avant tout le reste ! L’assistant de Milton profite de son silence choqué pour entamer un repli stratégique.
— Je vais vous laisser vous reposer un peu. Quand vous aurez récupéré, vous n’aurez qu’à faire signe à la caméra. Les vigiles me préviendront et je vous ramènerai chez vous, lui dit-il en s’éclipsant.
Elle se retrouve seule dans la petite pièce rectangulaire, l’œil de la vidéosurveillance braquée sur son lit. Elle repense à son réveil dans cette pièce inconnue, et cette sensation d’être « différente » - de façon à la fois subtile et radicale. Au moins ce sentiment d’étrangeté s’est-il un peu atténué. Elle met cette impression déstabilisante sur le compte des saloperies qu’ils ont dû lui administrer pendant son espèce de coma.
Dans son esprit, des interrogations angoissantes sur ce qui lui est vraiment arrivé continuent de virevolter. Après quelques instants à retourner sans succès les données du problème, Laura, prête à quitter le centre au plus tôt, tente de se lever — sans tenir compte de la perfusion à son poignet, ni des cuisantes morsures qu’elle lui inflige à chaque mouvement. Mais à peine a-t-elle pivoté sur le lit pour se redresser que des vertiges violents l’assaillent. Elle doit s’allonger à nouveau, secouée par la nausée.
Les minutes passent, la houle démente qui ballotte son corps se calme peu à peu. Retrouvant une respiration normale, elle finit par se laisser gagner par une certaine somnolence, qui, lentement, se transforme en profond sommeil.
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Laura est à bord d’un paquebot de luxe, en partance pour la croisière de ses rêves. Elle a pris ses quartiers dans une suite spacieuse, où chaque détail de la décoration respire l'opulence. Tandis que le navire s'éloigne du port, un léger tangage se fait sentir, provoquant chez elle une pointe de mal de mer. À travers l'immense baie vitrée, la côte s'estompe peu à peu, disparaissant au loin…
Interrompant sa contemplation oisive, elle s’approche de la petite coiffeuse en teck rehaussée de verroteries pour rafraîchir son maquillage ; elle est sur le point de sortir pour participer à une soirée animée prévue sur le pont supérieur, soirée qui doit débuter dans quelques instants. Une pensée alarmée s’immisce en elle : « Ça va pas du tout… qu’est ce que je fous ici ? »
Son reflet dans la psyché ovale lui renvoie l’image d’une belle jeune femme, une blonde aux traits réguliers, rendus un peu trop durs par son expression tendue et angoissée. Elle se regarde avec plus d’intensité. « Y’a vraiment quelque chose qui cloche… »
Elle sent une présence dans son dos, un souffle sur sa nuque ! Figée par la peur, Laura scrute le miroir sans oser se retourner. Juste derrière elle se tient un homme élégant, penché sur son épaule, qui la fixe droit dans les yeux avec un sourire amical. Poussant un cri de surprise, elle se retourne pour lui faire face.
— Ne t’inquiète pas, Laura, tout va bien.
Il est grand, brun, avec un bouc bien taillé et un air de supériorité calme. Sa voix est douce, caressante, presque envoutante. Rien qu’à l’entendre susurrer à son oreille, elle se détend. Sentant qu’elle commence aussitôt à mouiller, elle frémit. C’est comme si ce type parlait directement à son sexe. Et que celui-ci réagissait en entendant la voix… de son Maître ? Pourquoi utilise-t-elle ce mot-là ? Et pourquoi le visage de ce parfait inconnu lui semble aussi familier ?
— Je… je vous connais. Mais je n’arrive pas à me rappeler qui vous êtes.
Ses cuisses se contractent involontairement, une pulsation chaude et humide s’éveillant au creux de son ventre, comme si son corps répondait à un appel primal qu’elle ne peut ignorer.
— Je m’appelle Xôolh. Nous sommes intimement liés, tous les deux.
À ces mots, une onde de chaleur se propage de sa poitrine à ses reins, comme si une main invisible pressait doucement contre son bas-ventre, attisant un feu latent.
— Comment ça ? s’étonne Laura.
— Je sais, tu as beaucoup de questions. Mais rassure-toi, la mémoire va te revenir…
Cet homme lui tend une main gantée de cuir. Un anachronisme qui va parfaitement bien avec le look daté de sa robe de bal en crinoline. Lui porte un costume trois-pièces sur mesure, en velours noir profond, avec une cravate fine comme une lanière de fouet, nouée avec une précision chirurgicale. Laura dépose une paume moite et un peu tremblante sur son bras, comme si elle prenait appui sur sa force tranquille pour trouver le courage de quitter sa cabine et le suivre, où qu’il décide de l’emmener.
Ils déambulent au milieu des fêtards et des rires, mais personne ne semble les remarquer, comme s’ils n’étaient tout simplement pas là, comme effacés du monde. La corne du paquebot hurle soudain, la faisant tressaillir. Elle crispe ses doigts dans la main gantée de son mentor, se presse contre lui, sentant la chaleur de ses muscles saillant pulser sous la manche impeccable du costume.
Un long couloir impersonnel à présent, le bruit de la fête s’amenuise. Laura pensait qu’ils rejoignaient le pont supérieur pour profiter du feu d’artifice, mais non, ils s’en éloignent. Xôolh stoppe soudain son avancée, serrant impérieusement le poing sur son poignet. Sans prêter attention à son petit cri étranglé, il désigne alors à Laura la porte d’une cabine, d’apparence semblable à toutes les autres.
— C’est ici.
— Quoi donc ? interroge Laura, sans oser lever les yeux sur lui.
— Que tout commence pour toi. Entre…
Interdite, Laura pose la main sur la lourde poignée en métal.
— Dépêche‑toi ! s’impatiente Xôolh devant son indécision.
Elle entrouvre la porte, puis la pousse jusqu’à ce que son regard embrasse une pièce bien plus grande que ne pourrait jamais l’être une cabine de paquebot. Même une suite présidentielle. Et dans cette immense salle… une vision qui la fait soudain frémir.
Des hommes tirés à quatre épingles. Mais aussi des femmes, dévêtues, pour certaines à quatre pattes et tenues en laisse. D’autres sont agenouillées, cuisses largement écartées, intimité révélée, les mains croisées dans le dos ou sur la tête. Qui sont-elles ? Pourquoi acceptent‑elles de s’humilier en s’exhibant ainsi ? Et pourquoi ce spectacle dégradant lui fait-il à ce point de l’effet ?
— Allez ! Fais pas ta timide, tu sais très bien que tu en meurs d’envie, lui lance son compagnon.
Secouant cette langueur étrange qui s’est emparée d’elle, Laura fait un pas en avant, puis un autre. Xôolh lui colle au train, avec un sourire sardonique tandis qu’il détaille sa gêne et les couleurs qui empourprent son visage. Laura, elle, n’ose rien regarder d’autre que ses pieds.
Elle ne sait même pas mettre des mots sur ce qu’elle voit. Mais aucun doute possible : ce qui se passe ici se rapproche de façon troublante de ce livre interdit, tombé sous ses yeux d’ado par hasard – des photos gravées dans son cerveau, après les centaines de masturbations fiévreuses où elle s’imaginait à la place de ces femmes, ses cuisses tremblantes, son sexe pulsant d'un désir coupable, humide et insatisfait. Oui, ce qui se passe ici la ramène bien à cette faim de soumission qu'elle a toujours enterrée sous ses principes.
« Détends-toi et profite. Tu es en train de rêver, ça pourrait être agréable de te laisser faire, non ? De ne pas toujours être cette femme forte et indépendante, qui trace sa route en se foutant de tout et de tout le monde… »
On dirait que ce sont ses pensées les plus intimes, murmurées à son oreille par une voix intangible. Pourtant, personne au monde ne la connaît assez bien pour lui tenir un tel discours. Serait-ce son subconscient, qui s'adresse ainsi à elle ? Un frisson durcit ses tétons contre le tissu, une chaleur sournoise monte dans son ventre tandis qu’une humidité traîtresse sourd entre ses cuisses. Ce rêve d’orgie et de soumission, c’est une façon de la ramener à ce qu'elle est vraiment, au fond ? Juste une…
— … salope ?
— Pardon, s’excuse Laura. Je crois que j’étais perdue dans mes pensées. Qu’avez-vous dit ?
— Je te demandais : « Tu apprécies la vue, salope ? » Ça te fait quoi, d’être ici ?
En temps normal, Laura aurait bondi toutes griffes dehors. Mais dans cet endroit étrange, c’est comme si son sens moral devenait élastique, et le temps une guimauve qui amortirait tout, un cocon où ses envies, enfin libres, pulsent sans déni, où chaque insulte semble faire vibrer son corps d'un désir cru, ancré dans sa chair qui s'éveille. Et c’est avec ce même désir qu’elle observe un des hommes présenter sa verge en érection à une soumise, qui se met à le sucer séance tenante, sans aucune hésitation.
— Est-ce que vous m’avez droguée ? murmure Laura, incapable de lâcher du regard la scène hallucinante.
— Au contraire. Tu n’as jamais été aussi lucide sur qui tu es vraiment, au fond de toi. Sur ce que tu rêves depuis toujours de pouvoir assumer pleinement…
Xôolh la prend par la main et la conduit vers un large fauteuil en osier de style Peacock, dans un recoin plus sombre de la pièce. Un trône en vannerie qui lui rappelle l’affiche d’un vieux film érotique Français, dans lequel la jeune épouse désœuvrée d’un diplomate se laisse aller à toute sorte de débauches.
Si elle le voulait vraiment, Laura pourrait bander sa volonté pour sortir de ce songe. Mais pour quoi faire ? Se réveiller dans cette lugubre chambre médicalisée, où repose son corps ? Cette réalité-là peut attendre… Elle se laisse donc guider par cet étranger si familier, qui, finalement, lui intime de s’assoir sur ce siège en rotin taillé pour la luxure.
— Retire ton string, lui glisse-t-il à l’oreille, d’une voix suave qui la fait couler de plus belle.
L’envie de protester ne lui vient même pas à l’esprit. Comme un automate fragile mais obéissant, Laura glisse ses mains sous sa robe de bal remontée sur ses cuisses et, le plus discrètement possible, entreprend d’ôter le sous-vêtement déjà moite. Xôolh lui tend une main impérieuse. Rougissante, Laura y glisse sa dentelle odorante. Sans un mot, son mentor porte à ses narines le tissu noir et chiffonné pour le humer longuement.
— C’est bien ce que je pensais… Une vraie salope.
L’injure lui fouette le sang comme une lanière perfide, la faisant se cabrer physiquement et mentalement, le rouge aux joues.
— Vous êtes content, non ? C’est ce que vous vouliez…
— Oh non, Laura ! Je veux bien plus que ça… et toi aussi.
Xôolh se penche sur elle pour lui glisser à l’oreille quelques phrases sèches et impérieuses. Un vertige la prend, à l’idée de mettre à exécution ce qu’il lui ordonne. Elle devrait se lever à l’instant et le gifler, puis quitter sans regrets cette pièce infernale. Alors, pourquoi diable son bas-ventre crie soudain famine ? Pourquoi sent-elle une mouille que plus rien n’arrête suinter de sa moule entrouverte par l’excitation ?
Laura ferme les yeux. Elle n’arrive pas à le croire, mais elle s’apprête bel et bien à faire ce qu’il lui demande, là, dans cette pièce pleine de monde où, même dans ce coin sombre, elle va être totalement exposée.
Elle se déchausse lentement et remonte ses pieds nus sur les larges accoudoirs du siège, ce qui la place dans une position si ouverte que même un gynéco pervers n’oserait la suggérer à une patiente. Puis, dans une reptation d’étoffes qui caressent sa peau mise à nu, elle remonte sa robe sur son ventre, se dévoilant peu à peu aux regards de tous. Tête rejetée en arrière, le souffle court et le con à l’air, Laura crispe les paupières, perdue dans son monde de vices, n’osant pas affronter les yeux qui fouillent sa vulve en éruption continue.
Une honte carabinée la submerge et attise le plaisir de cette transgression inédite, qui à son tour aiguillonne son embarras… Un cercle vicieux alimentant tout à la fois la source dégoulinante qui perle à la jonction de ses cuisses et son sentiment de délicieuse déchéance. Il lui a suffi de quelques instructions simples soufflées à l’oreille pour qu’elle s’autorise à faire ce qu’elle a si longtemps fantasmé sans jamais oser le tenter. S’exhiber avec une impudeur totale, exposer à tous son abricot largement fendu, gonflé par l’excitation et dégorgeant de sucs, au vu et au su de toute l’assemblée.
— Est-ce que tu as envie de te branler ? questionne Xôolh dans un souffle.
— Ouh… oui…
— Oui, quoi ? Explique-toi mieux ! la presse son mentor, inflexible.
— Oui… j’ai envie… de me branler. Devant tout le monde…
— Pourquoi ?
— Parce que… je suis une… une salope. Et que ça m’excite…
Une pulsation irrépressible émane de son clitoris bandé, scruté par les faisceaux lasers de tous ces regards inconnus, concentrés sur son intimité offerte et impudique. C’est comme une démangeaison géante qui ferait se tordre son sexe trempé, une démangeaison qui se mue en brûlure incandescente à l’idée de se masturber en public.
Depuis la lointaine découverte de ce plaisir ineffable, Laura a toujours été une branleuse compulsive. Et ce soir plus que jamais, elle sait qu’elle ne pourra pas résister longtemps au plaisir que vont lui procurer ses doigts. Un plaisir si intense qu’il pourrait même se mettre – horreur suprême ! - à gicler de son con, en longs jets translucides et odorants ! Ce serait si humiliant, tous ces gens bien habillés pensant qu’elle se vide devant eux comme une gamine, incapable de retenir son urine…
Pendant que ces pensées boueuses envahissent son esprit enfiévré, la main droite de Laura a rampé de son propre chef vers la source de tous ses tourments. Comme des lianes envahissantes qui savent exactement où s’immiscer, ses doigts rassemblés en cône ont pénétré son sexe dans un élan puissant, maltraitant ses nymphes sous leur pression tandis que son pouce s’agite désespérément sur son clito. Laura sent – de première main – à quel point ses intérieurs sont bouillants. La lave ne va pas tarder à jaillir !
— Retiens-toi ! aboie Xôolh, comme s’il lisait dans son esprit.
— Pourquoi ? proteste Laura, qui accélère le rythme, au contraire, électrisée par son exhibition.
Elle n’est plus très loin ; en fait, elle entame même le galop final vers la jouissance libératrice… quand son mentor, se saisissant à pleine main des frisottis trempés couvrant son mont de Vénus, tire sur ses poils de façon sadique.
Laura hurle de douleur, les larmes aux yeux, choquée par la violence de Xôolh… et en même temps, comme amollie de l’intérieur, éprouvant une soudaine lascivité à l’idée que la volonté de cet homme étrange puisse s’imposer à la sienne. La souffrance qui pulse dans son con le dispute à l’envie de jouir — tenue fermement en laisse, canalisée par la maitrise dont fait preuve son mentor. Laura halète, cherchant à tenir à distance la sensation désagréable, se concentrant sur le plaisir qui pulse juste en dessous. Et pendant qu’elle lutte pour ne pas laisser couler ses larmes, elle pense à tous ces gens qui l’observent, en train de se faire durement empoigner par la chatte… Flambée d’humiliation et de désir.
— Parce que ma chienne ne peut jouir que lorsque je l’y autorise ! répond froidement Xôolh, relâchant enfin sa motte martyrisée.
Pour la première fois, la belle journaliste fait l’expérience de cette relation intime entre plaisir et douleur, que son cerveau mélange en un cocktail détonnant. Une véritable découverte... et le premier shoot d’une drogue dure, offerte sur un plateau.
A suivre…
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Ce petit article sans prétention m’a été inspiré par des commentaires et réflexions que j’ai lues ici, au fil de mes pérégrinations. Je suis là pour découvrir d’autres « vérités » que les miennes et je vais être honnête, je n’ai (encore) jamais eu d’esclave à mes pieds, ou même tenu un fouet. Je parle donc, forcément, avec ce décalage, ce manque d’expérience directe qui me rend étranger à certains codes, mais pas sourd au vertige de la question. Parce que ce qui m’intrigue, au fond, c’est ce qu’on recherche derrière l’idée d’« esclave ». Et ce qu’on risque de perdre à vouloir une appartenance parfaite.
Imaginez un instant – on y vient, à grands pas – qu’un jour, les plus riches d’entre nous pourront s’offrir des esclaves mécaniques. Des machines programmées pour vous plaire, deviner vos humeurs, obéir sans jamais broncher. Des robots sexuels sans une once de libre arbitre, et pourtant capables de tout faire. Une sorte de « fantasme » poussé à son comble : l’objet qui s’anime, s’offre, sans jamais dire non.
Mais, transposé à une recherche parfaite d’obéissance, à quoi ressemblerait ce pouvoir, vraiment ? Et surtout, qu’est-ce qu’il resterait du jeu du trouble, du rapport vivant ?
Je crois que dans cette soumission extrême, il y a une donnée fondamentale et existentielle : le choix. La possibilité pour l’autre de rester ou de s’en aller. De dire non, même en tremblant, ou de dire oui parce que « c’est Vous, Maître, et pas un autre ». Ce battement fragile, ce risque, c’est ce qui distingue l’humain de la machine, l’érotisme de la pure consommation.
On dit parfois que l’abnégation est totale, que l’esclave n’est rien d’autre que ce que veut son maître. Mais même dans le jeu, même dans les rituels, il y a toujours, derrière le rideau, cette liberté qui gronde. Le maître le sait : l’autre peut partir. Peut-être un jour, peut-être jamais. Mais ce possible-là fait tout tenir, même quand on joue à l’abolir.
Je ne sais pas si j’ai raison. Je n’affirme rien, je me pose juste la question : à quoi bon un esclave sans âme, sans révolte, et un maître sans peur de perdre ou d’être perdu ? Qu’est-ce qu’il viendrait chercher dans cette relation et qu’il n’aurait pas avec un cyborg, sinon la possibilité d’être choisi, aimé, défié ?
C’est juste ma petite pierre dans la mare. Peut-être à côté, sûrement incomplète. Mais je crois que je préfèrerai toujours la faille, l’accident, l’incertitude, à la perfection mécanique.
J’aimerais bien savoir ce que vous en pensez, vous. Parce que ce sujet-là, on ne l’épuise pas tout seul.
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Vous êtes un homme. Vous fantasmez sur la soumission, le contrôle, la punition, la perte de pouvoir entre les mains d’une femme forte, cruelle ou simplement exigeante. Peut-être que vous vivez déjà cette réalité. Peut-être que vous n’en avez encore jamais parlé à voix haute.
Nous avons écrit ce livre pour vous.
Pas pour les voyeurs. Pas pour les curieux qui surfent sur les clichés. Pas pour ceux qui pensent que la soumission masculine est une régression ou une faiblesse.
Mais pour ceux qui savent. Ceux qui sentent, au creux du ventre, que leur désir d’obéir, de servir, d’être à genoux n’est pas une lubie passagère mais une vérité intérieure. Une vérité qui a besoin de guide, de repères, de mots justes.
Pourquoi un guide de la soumission masculine ?
Parce que trop d’hommes se perdent entre la honte et la confusion. Entre les scénarios pornographiques absurdes et les discours édulcorés des romans à deux balles. Parce que personne ne leur explique comment faire concrètement. Comment incarner cette soumission, dans la chair, dans le réel, dans la relation.
Nous avons voulu un manuel clair, direct, sans fioritures. Un outil. Une carte. Un miroir aussi.
Pas pour normer. Mais pour montrer les chemins possibles.
Ce que vous trouverez dans ce livre
Nous avons abordé tous les sujets qui nous semblent fondamentaux :
Déconstruire la honte : Parce qu’il faut du courage pour dire "je veux être humilié". Parce que c’est là que commence le vrai pouvoir de l’homme soumis : dans la lucidité.
Préparer son corps et son mental : Une bonne fessée, une cage de chasteté, un gode-ceinture... Ça ne s’improvise pas. Ni dans le corps, ni dans la tête.
Comprendre ses fantasmes : Latex, bas, talons, cravache, jeux d’orgasme... D’où vient ce désir ? Que dit-il ? Jusqu’où peut-on l’emmener ?
Rencontrer une Dominatrice réelle : Et pas une arnaqueuse. Pas une performeuse qui joue un rôle stéréotypé. Une vraie femme. Dominante. Avec ses codes, ses exigences, sa puissance.
Vivre une soumission durable, profonde, incarnée : Parce que la docilité ne s’achète pas. Elle se construit. Elle s’éprouve. Elle se vit, parfois, à la sueur du front et dans la nudité de l’âme.
S’auto-discipliner avant de rencontrer quelqu’un : Oui, même ça. Parce que l’entraînement à l’obéissance commence seul. Et que l’IA, les rituels, les jeux d’auto-humiliation peuvent être de vrais tremplins ... quand on sait les manier.
Notre démarche : sans fétichisation ni censure
Ce guide, nous l’avons voulu exigeant, mais accessible. Érotique, oui. Mais surtout, ancré dans le réel.
Nous n’avons pas peur des mots : soumission, humiliation, punition, docilité, chasteté, obéissance. Ce sont nos mots. Ce sont vos mots. Et ils méritent d’être écrits sans guillemets, sans excuses, sans ironie.
Notre ton est direct. Parfois cru. Mais jamais vulgaire. Car la soumission n’est pas une farce. C’est une posture, un engagement, une voie de connaissance de soi et de l’autre. Et nous la respectons profondément.
À qui s’adresse ce livre ?
À ceux qui rêvent d’être à genoux, mais ne savent pas par où commencer.
À ceux qui veulent aller plus loin, plus profond, plus vrai dans leur chemin de soumis.
À ceux qui veulent comprendre comment séduire une Femme Dominante sans tomber dans les clichés.
À ceux qui sont prêts à se regarder en face et à transformer leurs fantasmes en expériences incarnées.
Et, pourquoi pas, à certaines Dominantes qui souhaitent comprendre l’univers intérieur de leurs soumis. C’est aussi une porte ouverte vers l’autre.
Non aux dogmes !
Vous ne trouverez pas dans ce livre de dogmes. Pas de "vous devez". Mais des pistes, des conseils, des exercices. De la matière. De quoi construire votre chemin de soumission, avec sincérité, avec intelligence, avec intensité.
Et si vous n’avez jamais osé franchir le pas ? Commencez par la première page. Vous verrez : il n’y a pas de retour en arrière quand on a goûté à la liberté d’obéir.
"Tu ne choisis pas quand tu bandes. Tu ne choisis pas quand tu jouis. Tu ne choisis pas si tu peux la toucher, ou non. Tu es là pour servir, pour plaire, pour recevoir ce qu’on t’accorde. Pas pour demander. Pas pour négocier. Pour obéir. Et dans cette obéissance, tu respires enfin."
Titre : BDSM : Guide pratique de l’homme soumis
Auteurs : Kath Dewitt & Pierre Queyras
Édition brochée – Juillet 2025
Disponible sur Amazon
(Merci à BDSM.FR d'avoir accepté que nous parlions de ce livre)
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Dans une brume intemporelle, où les âmes errantes des philosophes antiques se mêlent aux ombres des vivants – et où, apparemment, même les sages grecs ont besoin d'un safe word –, Socrate apparut soudain dans une chambre obscure aux murs tapissés de cuir et de chaînes. L'air était chargé d'une tension palpable, rythmée par le claquement d'un fouet et les gémissements étouffés d'un homme attaché à une croix de Saint-André. Antoinette, une dominatrice aux cheveux noirs comme la nuit, vêtue d'une robe de latex moulante qui crissait comme un argument philosophique mal huilé, tenait fermement le manche d'un martinet. À ses pieds, Maso, son soumis, nu et entravé, tremblait d'anticipation et de douleur, son corps marqué de stries rouges qui ressemblaient vaguement à une carte routière athénienne.
Socrate, avec sa tunique usée et sa barbe grise – probablement pas lavée depuis l'Académie –, observa la scène sans jugement apparent, ses yeux pétillants de curiosité. Il s'assit sur un tabouret de fer, comme s'il était dans l'Agora d'Athènes, et commença à questionner, d'une voix calme et insistante.
Socrate : Ô noble Antoinette, toi qui commandes aux corps et aux âmes dans cet art que tu nommes BDSM, permets-moi de m'interroger avec toi. Je vois ici un homme, Maso, que tu soumets à la morsure du fouet. Dis-moi, où réside le Beau dans cette pratique ? Est-ce dans la symétrie des marques sur sa peau, ou dans l'harmonie de la souffrance consentie ?
Antoinette, sans interrompre son geste – elle abattit le martinet sur les cuisses de Maso, provoquant un cri rauque qui fit sursauter même le philosophe –, répondit avec un sourire énigmatique, ses yeux verts fixés sur Socrate. Elle ajouta une pointe d'humour fin, comme un fouet qui chatouille l'esprit.
Antoinette : Socrate, le sage qui n'a rien écrit mais qui a laissé Platon faire tout le boulot, bienvenue dans mon royaume de velours et de fer. Le Beau, dans le BDSM, n'est pas dans tes statues grecques idéalisées – celles qui ont l'air d'avoir abusé des stéroïdes divins. Il naît de l'équilibre entre domination et soumission, entre le contrôle et l'abandon. Regarde Maso : ses marques ne sont pas des blessures, mais des poèmes tracés sur la toile de sa chair, un peu comme tes dialogues, mais avec moins de pages et plus de piquant. Et toi, Maso, qu'en dis-tu ? Parle, même si ta voix tremble – ou chante, si tu préfères l'opéra tragicomique.
Maso, haletant, les poignets attachés haut au-dessus de sa tête, leva les yeux vers Socrate. Son corps ruisselait de sueur, mais son regard portait une lueur de clarté inattendue, comme s'il avait trouvé l'illumination au bout d'un martinet.
Maso : Maître Socrate... la douleur... elle est belle parce qu'elle me dépouille. Sans elle, je suis prisonnier de mes masques quotidiens. Ici, sous le fouet d'Antoinette, je me sens nu, vrai. Le Beau est dans cette nudité de l'âme – et franchement, c'est plus excitant qu'une toge mal ajustée.
Socrate hocha la tête, pensif, tandis qu'Antoinette ajustait une pince sur le torse de Maso, lui arrachant un gémissement profond. Elle ne put s'empêcher d'ajouter, avec un clin d'œil malicieux :
Antoinette : Attention, Socrate, ne te pince pas les doigts en philosophant. Ces pinces sont pour les âmes aventureuses, pas pour les barbes pensives.
Socrate : Intéressant. Mais dis-moi, Antoinette, où se trouve le Bien dans tout cela ? Le Bien, selon moi, est ce qui élève l'âme vers la vertu. Or, la souffrance n'est-elle pas un mal, un obstacle à la sagesse ? Comment le Bien peut-il naître de la chaîne et du cri ?
Antoinette, avec une grâce féline, s'approcha de Maso et caressa doucement sa joue rougie, contrastant avec la sévérité de ses actes. Elle répondit en fouettant à nouveau, précisément, comme un sculpteur taillant le marbre – ou un philosophe taillant dans le vif du sujet.
Antoinette : Le Bien, Socrate, n'est pas dans l'absence de douleur, mais dans le consentement et la confiance. Dans le BDSM, le Bien réside dans le contrat invisible entre nous : je domine, il se soumet, et ensemble nous explorons les limites de l'humain. Ce n'est pas une tyrannie, mais une dialectique, comme tes dialogues – sauf que les miens finissent souvent par un "merci, Maîtresse" au lieu d'un hemlock. Maso, n'est-ce pas le Bien que tu ressens quand je te pousse au bord du vide ? Ou préfères-tu que je te pousse littéralement ?
Maso : Oui, Maîtresse... et Socrate, le Bien est dans la catharsis. Chaque coup me purge de mes peurs, de mes doutes. C'est comme si le fouet ouvrait des portes en moi, révélant une force que j'ignorais. Sans cela, je serais faible, enchaîné par la société. Ici, je suis libre dans mes chaînes – et au moins, ces chaînes-là ne me forcent pas à boire du poison pour mes idées.
Socrate se leva, marchant lentement autour de la croix, observant les tremblements de Maso comme s'il étudiait une énigme – ou un puzzle un peu trop serré.
Socrate : Ah, la liberté dans les chaînes ! Voilà un paradoxe digne d'Athènes. Mais approfondissons : la douleur peut-elle révéler ou accoucher une âme, comme la maïeutique accouche les idées ? Dans ma méthode, je questionne pour faire naître la vérité de l'interlocuteur. Toi, Antoinette, utilises-tu la souffrance comme une sage-femme de l'âme ? Maso, sens-tu ton esprit s'éveiller sous les coups ?
Antoinette posa le martinet et attacha un collier plus serré autour du cou de Maso, le forçant à lever la tête. Elle parla avec une intensité philosophique, mais glissa une touche d'ironie subtile, comme un fouet enveloppé de soie.
Antoinette : Exactement, Socrate. La douleur est ma maïeutique moderne – version 2.0, avec des accessoires en option. Dans le BDSM, elle n'accouche pas seulement des idées, mais de l'âme elle-même. Elle brise les illusions, force l'ego à capituler, et révèle l'essence pure. Regarde Maso : avant moi, il était perdu dans le bruit du monde, comme un philosophe sans auditoire. Maintenant, chaque séance l'accouche de lui-même, plus fort, plus conscient. La souffrance, consentie, n'est pas destruction, mais renaissance – et bien moins salissante qu'un accouchement traditionnel, je t'assure.
Maso : Socrate... oui, elle accouche mon âme. La douleur me vide, puis me remplit de lumière. C'est comme plonger dans le Styx pour en ressortir invulnérable – sans le talon d'Achille, espérons-le. Sans Antoinette, je serais une ombre ; avec elle, je suis vivant, éveillé. La souffrance révèle ce qui est enfoui : le courage, l'humilité, l'amour même – et parfois, un bleu inattendu.
Socrate sourit, ses yeux brillants d'une sagesse éternelle, amusé par ces joutes verbales pimentées.
Socrate : Fascinant. Dans cet art du BDSM, je vois un écho de mes propres quêtes : la recherche du Beau dans l'harmonie des opposés, du Bien dans la vertu consentie, et de la vérité par la confrontation. Peut-être, Antoinette et Maso, êtes-vous des philosophes du corps, des accoucheurs d'âmes par le feu de la sensation. Mais dites-moi, si la douleur accouche l'âme, quel est l'enfant qui naît de cette union ?
Antoinette, libérant légèrement les entraves de Maso pour qu'il puisse s'agenouiller, répondit en le caressant tendrement, avec une dernière pointe d'humour fin comme une lame bien aiguisée.
Antoinette : L'enfant, Socrate, est la plénitude. Une âme libérée des chaînes invisibles de la peur, prête à embrasser le monde avec authenticité. Dans le BDSM, le Beau, le Bien et la Vérité se fondent en une extase philosophique – et si Platon était jaloux, il pourrait toujours venir tester une séance. Après tout, qui sait, peut-être que la caverne allégorique avait besoin d'un peu plus de latex.
Maso : Et cet enfant, c'est moi... renaissant à chaque séance – et prêt pour la prochaine, Maîtresse.
Socrate, satisfait et un brin espiègle, s'effaça dans la brume, laissant derrière lui un écho : "Connais-toi toi-même, même dans la douleur – et n'oublie pas de rire un peu." La séance continua, plus profonde, imprégnée de sagesse antique et d'un humour qui chatouillait l'âme.
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