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« Plus profondément … plus fort … mon petit esclave !», ordonna Maitresse Clara d’une voix froide et sèche. Bien que cet ordre soit presque murmuré, il était suffisamment ferme pour que tous les invités alentour en saisissent la puissance. D’autant qu’il fut accompagné de plusieurs coups secs de martinet sur les fesses juvéniles et imberbes de Tom.
Sous les coups du martinet aux longues lanières de cuir rouge que Maitresse Clara tenait d’une main ferme et activait avec dextérité, Tom s’activait de plus bel et redoublait d’efforts entre les cuisses charnues grandes ouvertes de sa Maitresse. Il s’abandonnait à sa tâche avec une dévotion si complète qu’il en devenait presque invisible. Il était comme fondu dans le plaisir qu’il s’attachait à offrir. Maitresse Clara quant à elle restait souveraine. Dans une attitude presque impériale.
Toues les invités regardaient cette scène dans un silence presque cérémonial, simplement interrompu par les bruits de succion de Tom et les coups de martinet qui commençaient à zébrer ses fesses. Chaque coup était précis, contrôlé, maitrisé. À chaque impact, un frémissement parcourait le corps de Tom et des gémissements s’échappaient de sa gorge. Pour autant Tom mais ne ralentissait pas son ouvrage. Au contraire, il se faisait plus appliqué, plus concentré. Comme si la douleur lui servait de boussole vers le centre exact du plaisir de sa Maîtresse.
Le corps de Clara, jusque-là d’un maintien impeccable, commença à trahir de légers tremblements. Sa main libre s’agrippait lentement à l’accoudoir du fauteuil, tandis que l’autre, tenant le martinet, ralentissait imperceptiblement ses mouvements d’encouragement à son soumis … C’était comme si l’énergie de ses gestes glissait ailleurs … vers l’intérieur, … vers une tension qui montait en elle. Ses hanches, d’abord immobiles, se mirent à bouger avec une lenteur féline, ondulant au rythme des vagues qu’on devinait monter en elle. Son souffle devint plus sonore, plus saccadé, plus court.
« Accélère encore, petit chien ! » ordonna Maitresse Clara en frappant d’un coup plus fort que les précédents la chair déjà endolorie des fesses de Tom. « Honore ta Reine ! » hurla-t-elle.
Tom, galvanisé par l’ordre de sa Maîtresse, intensifia son dévouement avec une ferveur quasi mystique. Ses gestes, d’abord mécaniques, s’étaient faits organiques. Même instinctifs. Comme s’il n’était plus maître de ses mouvements mais comme devenu le simple prolongement de la volonté de sa Maitresse. À chaque souffle haletant qu’elle laissait échapper, à chaque infime mouvement de ses hanches, il répondait avec une précision presque animale. Comme s’il avait appris à lire dans le moindre tressaillement de sa peau une partition secrète du plaisir.
Les coups du martinet, bien que ralentis, continuaient à rythmer la scène. Tel un métronome sadique marquant le tempo d’un crescendo. Les zébrures sur la peau pâle de Tom devenaient des ornements. Comme les stigmates d’une offrande silencieuse. Chaque impact gravait dans sa chair l’intensité du lien qui les unissait.
Le corps de Clara, si longtemps figé dans une maîtrise glaciale, vibrait à présent d’une tension qu’elle ne cherchait plus à contenir. Ses jambes se resserrèrent légèrement autour du visage de son soumis. Non pas pour l’enfermer mais pour l’ancrer. Comme si elle plantait un drapeau au sommet de son propre vertige. Un murmure rauque lui échappa. Et tout son être sembla suspendu dans une attente fragile. Son regard, pourtant encore glacé d’autorité, s’embua. Ses yeux grands ouverts. Trahissant une émotion plus vaste, plus profonde. Comme une brèche entre la domination absolue et l’abandon fugace. Là où la puissance se teinte d’une vulnérabilité inavouée.
Et alors, dans un souffle presque brisé, elle laissa tomber sa tête contre le dossier du fauteuil. Son corps tout entier tressaillit dans un spasme maîtrisé, contenu, mais inévitable. Ce n’était pas un cri. Ni même un râle. Non c’était plutôt une longue expiration tremblante. Comme un soupir venu d’un lieu lointain, de ces profondeurs que l’on ne partage qu’avec un seul être.
Pendant quelques secondes qui semblaient durer plusieurs minutes le silence se fit. Un silence chargé. Electrique. Mais aussi respectueux.
Personne n’osait bouger. Subjugué par l’instant.
Vanessa était restée figée, debout à quelques pas à peine) de la scène, blottie dans les bras de son David qui la pressait contre son torse. Elle était comme pétrifiée dans cet instant suspendu. Autour d’elle, les murmures qui se faisaient jour pendant l’acte avaient cessé. Le monde semblait s’être contracté en un seul point, un seul souffle : celui de Maîtresse Clara.
Tout en Vanessa était bouleversé. Ce qu’elle venait de voir n’avait rien d’une simple exhibition. Ce n’était pas non plus de la provocation. Ni un spectacle destiné à choquer. Non. C’était plutôt comme un rite. Un moment de puissance brute, d’intimité nue, d’abandon total, enveloppé dans l’écrin froid d’une domination assumée et d’une soumission désirée. Ce n’était pas un jeu. Ce n’était pas une mise en scène. C’était une vérité nue, brutale, mais d’une authenticité troublante et émouvante…
Le cœur de Vanessa battait à tout rompre. Sa gorge était nouée. Non pas par la gêne, mais par une émotion qu’elle ne savait pas nommer. Ce n’était ni de la jalousie, ni du désir pur : c’était un mélange étrange, presque dérangeant, entre l’admiration et l’envie d’être, elle aussi, touchée aussi profondément. Elle sentait en elle quelque chose de primal s’éveiller, quelque chose de confus qui la déstabilisait.
Elle jeta un regard rapide à son Maitre David, comme pour chercher un repère. Mais son Maître ne disait rien. Il se contentait de l’observer, le sourire aux lèvres. Calmement. Avec cette bienveillance à la fois si proche et si distante qui lui était propre. Ce silence était peut-être volontaire. Il voulait qu’elle ressente. Qu’elle traverse ce moment sans filtre. Sans commentaire. Sans secours.
Et Vanessa le sentit : dans ses jambes soudain fragiles … dans son ventre qui se contractait et qui devenait de plus en plus chaud … dans sa poitrine dont les mamelons pointaient au travers de sa robe émeraude … dans sa respiration devenue irrégulière … Elle se sentait toute chamboulée. Maitresse Clara, si froide, si inatteignable, lui avait semblé pour un bref instant si terriblement humaine. Et Tom, oh oui Tom, pourtant si effacé, si réduit au rôle de chose, d’objet, avait révélé une forme d’amour et d’abnégation que Vanessa ne connaissait pas encore, mais qu’elle devinait, quelque part, au bout du chemin. Elle sentait en elle qu’elle enviait Tom… Là, nu et offert, aux genoux de sa Maitresse … Et la chaleur qui montait comme une déferlante dans son entrejambes ne souffrait aucune équivoque…
Et en elle, sans qu’elle sache pourquoi, une larme silencieuse glissa le long de sa joue. Alors qu’elle sentait son esprit partir, David saisit sa nuque. Il pencha sa tête en arrière vers lui… et recueillit cette larme précieuse du bout de sa langue … Vanessa en frémit de tout son corps, laissant s’échapper de sa gorge un doux gémissement.
« Silence ma Novice … » lui chuchota David à l’oreille tout en plaçant sa main sur sa bouche. « Regarde et imprègne toi » continua-t-il.
Vanessa cligna des yeux en signe d’approbation. David retira sa main et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Vanessa tremblotait légèrement, alors que sa tête se redressait et que son regard se dirigeait de nouveau vers la pergola.
Maîtresse Clara s’était redressée dans le fauteuil, les yeux toujours clos. Sa respiration était encore quelque peu haletante. Son regard d’acier était encore traversé par une ombre de vulnérabilité. Le plaisir, ce monarque intérieur qu’elle gouvernait d’ordinaire d’une main ferme, l’avait brièvement renversée et l’emplissait encore des répliques d’une onde fulgurante qui s’était propagée en vagues à travers chaque fibre de son corps. Un long frisson secoua son dos tandis qu’un souffle rauque, presque primal, s’échappa de ses lèvres entrouvertes.
Dans cet instant suspendu, elle rouvrit les yeux et contempla son soumis, Tom. Il était toujours agenouillé entre ses cuisses. Le visage ruisselant de l’intimité qu’elle venait de lui offrir. Il ne bougeait pas. Figé dans une attitude d’adoration pure. Comme s’il était conscient d’avoir été touché par quelque chose de sacré.
D’un geste d’une lenteur calculée, Maitresse Clara tira sur la laisse métallique attachée au collier d’acier poli encerclant le cou de Tom et le força à relever le visage. Ses yeux s’étaient embués. Mais dans leur profondeur brillait une gratitude absolue. Maîtresse Clara, encore vibrante du plaisir qu’elle venait de transcender, approcha de nouveau le visage de Tom de sa fleur.
« Bois mon nectar ... Déguste le … Tu en es digne, mon animal. Mais ne te touche pas ! Pas encore …» lâcha-t-elle d’une voix lourde et grave.
Elle s’était offerte à lui non comme une faiblesse, mais comme une consécration. Un don intime, rare, qui ne se répétait que lorsque le lien de domination atteignait un degré absolu de confiance et de loyauté. Elle avait coulé et coulait encore de son puits d’amour. Et Tom, dans un geste à la fois docile et empressé, recueillit ce cadeau du nectar nacré de sa Maitresse avec la révérence d’un dévot. Il tendit la langue et lécha avec douceur et lenteur la fente humide et ouverte de celle qu’il adorait. Ses mains ne quittant jamais ses cuisses, interdit de se toucher tant que l’ordre ne lui serait pas donné. Pourtant sa queue était raide comme chaque invité pouvait le voir. Elle palpitait, gorgée de sang. Son gland rose était lisse et tendu à craquer, comme le reste de sa verge. Et ses couilles, plus pourpres, étaient gonflées. Prêtes à laisser s’échapper le sperme qui s’accumulait et poussait de plus en plus fort au niveau du frein de son pénis.
Maîtresse Clara se pencha lentement vers Tom qui continuait à lécher son sexe avec douceur et adoration. Ses doigts gantés de cuir glissaient dans les cheveux rasés de Tom avec une lenteur presque affectueuse. Elle caressait son crâne comme on flatte un animal précieux. Avec la délicatesse d’une Maîtresse qui connaît la puissance de la récompense autant que celle du contrôle.
Puis, sans prévenir, elle repoussa doucement sa tête, redressant son menton de deux doigts fermes. D’un geste fluide, elle se leva. Sa silhouette gainée de cuir noir s’éleva comme une statue de pouvoir incarné. Elle tira légèrement sur la laisse, contraignant Tom à se redresser lui aussi.
Il obéit. Il tremblait des pieds à la tête. Son corps vibrait d’excitation. La marque de son désir était visible et impudique mais il ne cherchait pas à cacher sa verge dressée. Maîtresse Clara le regarda avec cette intensité glaciale qui disait tout sans un mot.
« Tourne-toi, » ordonna-t-elle.
Tom pivota lentement et fit face aux invités. Nu. Vulnérable. Et pourtant il émanait de lui dans cette situation humiliante et indécente une profonde dignité que Vanessa, admirative autant que stupéfaite, n’arrivait pas à s’expliquer.
Maîtresse Clara le contempla quelques secondes, comme un sculpteur admirant son œuvre, puis ajouta :
« Maintenant… touche-toi. Mais ne jouis que lorsque je te le dirai. »
Tom ferma les yeux. Sa main descendit lentement, comme s’il craignait encore de profaner l’instant. Son souffle s’accélérait, mais son visage restait tourné vers elle. Cherchant dans ses moindres micro-expressions un signe, une permission.
Dans un murmure plus tendre qu’un soupir, Maîtresse Clara reprit :
« Tu peux, mon esclave. Lâche-toi pour moi. Montre-moi à quel point tu m’appartiens. Montre-leur. »
Tom baissa les yeux, comme hésitant. Puis, obéissant, il laissa sa main descendre avec lenteur et saisit son sexe en main. Et il commença à se branler. Il se caressait comme on récite une prière, les lèvres entrouvertes, le souffle irrégulier.
Pendant ce temps, Maîtresse Clara s’était saisie du martinet à nouveau, et s’avança dans son dos. Le premier coup claqua. Net. Puis un autre. Puis plusieurs autres. Rythmés. Précis. Chaque impact faisait frémir Tom. Mais il continuait à faire aller sa main sur sa queue toujours aussi raide. Comme s’il puisait dans cette douleur une énergie nouvelle. Son visage se tordait d’un mélange d’effort et de plaisir retenus.
« Tu n’as pas le droit, » dit-elle. « Pas encore. »
Tom haletait. Son corps et son esprit étaient pris dans un entre-deux insoutenable. Et lorsqu’elle laissa tomber le martinet au sol, ce ne fut pas pour le relâcher, mais pour se placer derrière lui, ses mains glissant sur son torse. Elle lui pinça les tétons, avec une précision calculée. Il gémit de plus bel.
Vanessa, debout entre les bras de David, était hypnotisée.
Jamais elle n’aurait cru ressentir ce qu’elle ressentait à cet instant. Ce n’était pas seulement de la fascination, ni même une excitation trouble. C’était une forme de vertige émotionnel. Elle avait l’impression de vivre, à travers Tom, une part d’elle-même encore enfouie. Celle qui attendait qu’on la révèle, qu’on la mette à nu. Celle que david était en train de sublimer en elle.
La voix de Tom brisa le silence. Suppliante. Déchirante :
« Maîtresse… s’il vous plaît… je vous en supplie… Laissez-moi jouir pour Vous …»
Maitresse Clara ne répondit pas tout de suite. Elle regarda avec insistance Frank. Le maître de maison comprit sans un mot. D’un hochement de tête, il donna son accord.
Elle fit alors un simple geste. La soubrette Naomi, qui se tenait discrètement non loin de là, s’avança. A genoux. Elle avait une grâce presque irréelle. Et lorsqu’elle s’agenouilla devant Tom, son corps se courba avec une fluidité qui fit frissonner plusieurs convives, dont Vanessa elle-même. Naomi pausa ses amains sur les cuisses tendues de Tom et commença alors à lécher ses couilles. Tom gémit de plus bel, les yeux presque révulsés.
Vanessa était hypnotisée par Tom. Elle ne voyait plus que le regard de Tom. Il était ailleurs. A la frontière entre l’extase et la folie douce. Retenu encore par un fil.
C’est alors que Clara murmura, tout bas mais avec assurance, comme un souffle dans le vent tiède de cette belle soirée:
« Maintenant. »
Et Tom s’abandonna. Le corps tendu, secoué de spasmes, il s’offrit enfin. Dans un cri contenu. Tombant à genoux sous l’effet de l’orgasme qui l’envahissait. Comme une note finale dans une symphonie de contrôle et de chaos. Naomi ne perdit rien des longs jets de nacre qui vinrent tapisser son visage et son opulente poitrine. Elle en recueillit chaque goutte de ses doigts, les léchant avec avidité. Le tout en silence. Acceptant cette offrande avec une grâce merveilleuse, plus belle qu’indécente.
Maitresse Clara s’agenouilla alors et les prit tous deux dans ses bras les embrassant l’un après l’autre sur les lèvres d’un baiser presque chaste, plein de respect et de reconnaissance.
Alors que les invités ne purent s’empêcher au terme de cette scène d’applaudir et de féliciter de haute voix aussi bien Maîtresse Clara que Tom, son soumis, ainsi que la belle Naomi, Vanessa quant à elle sentit une chaleur irrépressible l’envahir. C’était trop. Trop intense. Trop beau. Trop brut. Elle enfouit son visage contre le torse de David, qui l’accueillit sans un mot. Simplement en posant sa main sur sa nuque.
Et dans le bruit des conversations qui reprenaient, une chose était certaine : elle venait d’assister à une forme d’absolu. Et elle savait, au fond d’elle, qu’elle en voulait sa part.
[A suivre] - Prochain épisode : "Pilori et petits coeurs"
Illustration : Image d'Internet
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Ma vie n’a pas suivi le tracé sage que l’on imagine pour un enfant. Elle a emprunté des chemins précoces, parfois déroutants, mais toujours porteurs de révélations. Très tôt, j’ai ressenti en moi un mélange de curiosité, de sensibilité et de désir d’exprimer une féminité qui ne demandait qu’à éclore. Ce parcours, façonné par des rencontres et des expériences, m’a menée à m’assumer pleinement comme je suis aujourd’hui : un être masculin par naissance, mais féminin par essence.
I – L’éveil précoce
Dès mon plus jeune âge, j’ai eu un contact direct avec le monde des adultes. Ce fut une étape à la fois surprenante et révélatrice. Sans le comprendre pleinement, je percevais déjà une attirance vers l’univers féminin, une envie d’incarner une douceur, une sensualité qui n’avaient rien à voir avec les normes de garçons qu’on m’enseignait. Ce moment fut moins une rupture qu’une première porte entrouverte sur ce que je deviendrais.
II – La construction de l’identité
Les années ont passé, et avec elles l’affirmation d’une évidence : je ne voulais pas seulement ressembler à une femme, je voulais vivre ma propre féminité. J’ai sculpté mes gestes, mes goûts, mon apparence, cherchant à faire coïncider mon intérieur et mon extérieur. Cette quête n’était pas motivée par un seul regard, mais par l’ensemble des échanges, des rencontres et des expériences qui m’ont permis d’explorer chaque facette de moi-même.
III – L’accomplissement dans la relation aux hommes
Être femboy est devenu un choix, un état d’être dans lequel je me sens complète pour vivre une harmonie entre mon corps et mon esprit. Les relations que j’ai eues avec différents hommes m"ont chacune laissé une empreinte : certaines tendres, d’autres passionnées, parfois exigeantes, mais toutes formatrices. Dans chacune, je pouvais exprimer cette féminité assumée, cette soumission choisie, tout en restant libre.
Conclusion
De l’enfant curieux à l’adulte pleinement conscient de ses désirs, mon chemin n’a pas été linéaire, mais il a été authentique. Aujourd’hui, je sais que mon identité est un choix quotidien : celui de vivre dans la peau qui ma était façonnée, d’aimer selon les règles, et de faire de chaque rencontre masculine un espace d’expression de ma vérité féminine. Je ne me définis pas par un seul homme, mais par la richesse des histoires, des regards et des gestes qui m’ont accompagnée sur cette route vers moi-même.
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« C’était il y a trois ans déjà… Que le temps passe bien vite … ! » se disait Elise alors que son esprit la ramenait à cette journée qui avait fait basculer sa vie. Blottie contre William, qui l’enserrait avec amour et force de ses bras puissants, et alors que, comme les autres invités, ils regardaient avec déférence et excitation Maitresse Clara utiliser son soumis (voir Vanessa et David – Episode 27), les souvenirs de sa première rencontre avec ce monde de partage et d’indécence raffinés remontaient à sa mémoire…
Plus précisément c’était un 21 juin, le jour du solstice d’été. Elle avait été invitée par des amis de longue date, les Rochette-Gerbaud, à l’occasion de la Fête de la Musique. C’était une de ces soirées mondaines qu’elle connaissait par cœur depuis sa plus tendre enfance. Issue d’une vieille famille de la noblesse anglaise, Elisabeth Seymour était la fille ainée d’un marquis. Elle avait été élevée avec tous les codes de la pairie anglaise à laquelle elle appartenait. Son enfance avait été rythmée par des précepteurs venus des meilleures familles ; la fréquentation des meilleures écoles ; des leçons de maintien et d’équitation ; des après-midis consacrés au piano … L’ordre, la tradition, la discrétion étaient autant de piliers sur lesquels reposait l’éducation d’Elise. Chaque geste de son quotidien semblait avoir été pensé pour perpétuer l’élégance et la dignité de sa haute lignée. On lui avait appris à répondre avec justesse. A se mouvoir avec grâce lors des bals. A converser tout en finesse et en retenue. Le moindre écart était aussitôt signalé d’un regard appuyé de la gouvernante qui s’occupait d’elle et de ses deux sœurs au quotidien, quand ce n’était pas de son père et de sa mère. Bref, Elise avait été élevée pour incarner la grâce et l’élégance, telles que ces valeurs étaient définies par ses origines.
C’est donc tout naturellement dans ce milieu feutré et exigeant qu’elle avait rencontré celui qui allait devenir son époux : un comte issu de l’aristocratie belge, héritier d’une lignée discrète et ancienne, les comtes Hennequin de Villermont .. Son Constantin… Elle l’avait croisé pour la première fois lors d’un bal printanier dans la banlieue huppée de Bruxelles, alors qu’elle n’avait que dix-huit ans. Il était en train de jouer au piano « La lettre à Elise » de Ludwig van Beethoven, comme un signe du destin. Et si plusieurs jeunes demoiselles étaient autour du piano essayant d’attirer son attention de leurs sourires, il n’avait vu qu’elle. Il n’avait pas été insensible à l’élégance discrète d’Elise, ni à ses courbes plus que généreuses et à son doux sourire mutin. Il lui avait fait dès lors une cour assidue. Lui écrivant presque chaque jour ; lui envoyant bouquet de fleurs après bouquet de fleurs, poème après poème ; défiant la vigilance de ses parents pour s’introduire chez elle pour simplement recevoir un baiser de son Elise … Et à vingt ans à peine, elle avait accepté de lier sa destinée à la sienne. Ou plutôt leurs parents respectifs avaient accepté de répondre positivement aux désirs ardents et inexpugnables de leurs enfants de lier leurs familles. Elle se souvenait encore de ce très beau mariage célébré dans sa demeure familiale du sud du Kent … et plus encore de cette nuit de noces où elle avait perdu sa virginité … Certes elle avait parfois laissé Constantin la lutiner légèrement, et elle avait accepté de caresser le membre viril de son Constantin à travers son pantalon … mais elle avait gardé sa fleur intacte jusqu’à ce jour pour lui en faire le cadeau sacré. Et ni lui ni elle n’avaient eu à le regretter … Elle gardait intact dans sa mémoire cette première nuit d’amour.
Ensemble, ils avaient eu très vite trois enfants. Ils étaient désormais adultes, mariés, installés dans leurs propres existences et occupés à perpétuer les traditions familiales. Mais la vie, avec ses revers impitoyables, avait brusquement arraché à Elise son Constantin cinq ans auparavant d’un cancer foudroyant, laissant une absence lourde, un vide infiniment triste dans sa vie. Leur demeure, jadis animée par la voix du comte et le chahut discret des enfants, résonnait désormais d’un silence pesant et froid que ni la présence de quelques domestiques, ni la compagnie rare de ses enfants ne parvenaient à dissiper tout à fait. Elise avait passé plus d’un an à accuser le choc. Au-delà du deuil lui-même, elle n’arrivait pas à reprendre le dessus. Ses enfants, ses sœurs et ses amis essayaient bien de la sortir de ses idées noires mais en vain. Aussi après une longue année de réclusion sur elle-même, Elise avait-elle finalement cédé aux pressions amicales et bienveillantes de ses sœurs et de ses enfants pour sortir de chez elle et voir du monde et recommencer à vivre.
Ce soir-là donc, la fête battait son plein. Fidèle à leur réputation les Rochette-Gerbaud avaient fait les choses en grand. Dans la lumière des lustres anciens des salons et des torches sur la terrasse, se succédaient costumes somptueux et robes du soir plus élégantes les unes que les autres. Les invités, tous issus de familles issues de la noblesse ou de la haute bourgeoisie, affichaient cette aisance propre à celles et ceux qui n’ont jamais eu à douter de leur place dans le monde : baronnes à l’esprit vif, notaires compassés, héritières en quête d’amusement discret, et quelques jeunes gens à la beauté fraîche, récemment revenus de séjours d’études à l’étranger. Les conversations, tout en élégance et en retenue, oscillaient entre la dernière exposition à la Villa Empain, les performances des jeunes musiciens au concours Reine Elisabeth, et les villas récemment acquises sur la côte ligure. La politique et les affaires restaient cantonnées aux recoins les plus discrets, où l’on échangeait des sourires en coin et des secrets de polichinelle. Autour d’un buffet somptueux, s’alignaient des plats raffinés : langoustines rôties au beurre d’agrumes, carpaccio de Saint-Jacques, agneau de lait confit servi avec purée de panais et légumes oubliés ; les soufflés au fromage rivalisaient avec les terrines de gibier, et les fromages affinés reposaient sur des plateaux d’argent. Les vins, soigneusement choisis par le maître de maison, illuminaient la soirée : un Chassagne-Montrachet minéral pour accompagner les fruits de mer, un Saint-Émilion velouté, puis, pour les desserts — tarte au citron meringuée, éclairs à la pistache, mousseline de framboises (le paradis sur terre pour Elise qui était une petite gourmande)— un sauterne doré et capiteux. Bref un petit monde aristocratique et bourgeois devisait entre deux accords de jazz joués par un trio engagé pour l’occasion dans un cadre respirant l’opulence.
Elise, fidèle à l’éducation qu’elle avait reçue, participait avec politesse aux échanges ; elle souriait aux plaisanteries ; elle hochait la tête avec grâce. Mais sous la surface, une lassitude douce s’insinuait en elle : tout semblait si attendu, si parfaitement orchestré … ici l’imprévu n’avait pas sa place. Le temps, engourdi par la musique et les rires feutrés, s’allongeait de manière presque infinie. Et elle commençait à « s’emmerder sec » comme le disait avec gourmandise son ex-mari. Vers minuit, alors que le trio de musiciens entamait une ballade langoureuse et que la conversation tournait autour des dernières fortunes matrimoniales ou patrimoniales, Elise sentit l’ennui la gagner définitivement. Elle ressentait un immense besoin de s’échapper. Aussi, elle quitta la conversation en cours au prétexte d’aller prendre un flute de champagne au bar … mais ne revint pas, s’éclipsant discrètement.
Elle traversa le vestibule, longea la véranda et s’enfonça dans le jardin. Elle était avide d’air frais et de solitude. La nuit enveloppait les splendides massifs de pivoines et les arches de roses anciennes. Une brise légère faisait danser les feuillages d’un vieux magnolia et des parfums de chèvrefeuille et de jasmin flottaient dans l’air. Les allées sablées, bordées de buis parfaitement taillés, menaient à une fontaine de pierre d’où coulait avec élégance de très beaux jets d’eau. Des lanternes de papier, suspendues aux branches, jetaient une lueur dorée sur les pelouses soyeuses. Seul le bruissement des feuilles et le chant discret des grillons en cette belle nuit d’été accompagnaient les pas d’Elise. Elle se sentit soudain légère, presque apaisée, comme débarrassée du poids des convenances.
Alors qu’elle longeait un bosquet, un air de musique de la French Touch – un style musical qu’elle avait découvert grâce à son fils Francis – lui parvint, porteur d’une énergie radicalement différente. Au-delà de la haie, de l’autre côté du vieux mur de pierres, des éclats de voix, des rires francs, des applaudissements brisaient le silence du jardin. Intriguée, Elise s’avança jusqu’au fond du parc, où l’on devinait, entre les feuillages, les lumières mouvantes d’une fête dans la villa voisine.
Ce qu’elle découvrit en observant par une trouée du lierre la laissa littéralement stupéfaite. Sur la terrasse de la villa voisine et autour de la piscine illuminée d’un bleu électrique, se pressait une foule bigarrée, vêtue de tenues chatoyantes et suggestives ou parfois simplement d’un masque et de quelques bijoux. Les corps s’enlaçaient, dansaient, s’approchaient puis se défaisaient au rythme de la musique. Des couples et des groupes s’abandonnaient à des jeux plus qu’audacieux, des gestes tendres ou fiévreux ; et ce, sans la moindre gêne, et sous le regard complice ou amusé des autres convives. La fête vibrait d’un hédonisme effréné. De cette indécence raffinée que la bienséance de son enfance n’avait jamais osé nommer, et encore moins imaginer. Bref, il y avait une soirée libertine chez les voisins.
Elise resta figée, le souffle suspendu. Elle était incapable de détourner ses yeux. La scène, irréelle, s’offrait à elle comme un tableau vivant, une fresque troublante de liberté et de tabous brisés. Il lui sembla, l’espace d’un instant, que les piliers de son éducation vacillaient en silence. Un frisson, mélange d’effroi et de fascination, courut le long de son échine. Son cœur battait plus vite. Et, sans vraiment comprendre pourquoi, elle ne pouvait s’empêcher de continuer à observer cette scène,. Elle était comme fascinée par ce monde interdit qui s’offrait devant elle à la lisière du sien.
Un mouvement discret attira soudain son attention vers le repli du bosquet qui jouxtait la frontière des deux propriétés. Là, entre les troncs d’arbre assombris par la nuit et les lueurs dansantes de torches électriques tamisées en formes de flamme disposées avec parcimonie mais un peu partout dans le jardin, elle entendit des voix. Un peu plus que des murmures. Sous la lumière de la lune, elle distingua subrepticement des ombres. Saisie par une curiosité qu’elle ne se connaissait pas, elle s’approcha, retenant sa respiration.
Ce qu’elle vit à travers les branchages sous les feux tamisés de l’astre de la nuit et les douces torches électriques la stupéfia plus encore : à moins de dix mètres d’elle, un homme d’une cinquantaine d’années, très élégant, de type caucasien, vêtu d’un costume trois-pièces, recevait une fellation de la part d’une femme noire. Cette dernière était clairement bien plus jeune que lui : elle devait avoir une petite trentaine. Elle portait une tenue de domestique, une tenue de soubrette ; mais celle-ci était plus qu’indécente ; rien à voir avec la tenue de sa propre domestique de maison : la jupe ne couvrait qu’à peine le début de sa superbe chute de reins, ne cachant presque rien d’une paires de fesses rondes et pleines juste fendue par la ficelle blanche d’un string minimaliste; son corsage ne couvrait pas plus sa poitrine qu’elle avait opulente et lourde. Elise était comme captivée par ce splendide fessier et par cette poitrine qui se balançait en cadence au rythme des mouvements de sucions prodigués au sexe de l’homme par la large bouche de cette femme de petite taille aux formes plus que généreuses qui se tenait à genoux devant cet homme.
Élise sentit ses joues s’embraser. Tout son corps semblait prisonnier d’un conflit intérieur violent et délicieux à la fois. Sa respiration devint haletante, irrégulière. Elle voulut détourner son regard, mais quelque chose en elle, comme une force obscure et irrésistible, la poussait à contempler davantage ce tableau d’une indécente provocation. Sa gorge était sèche. Une douce chaleur, totalement inattendue, montait de son ventre, et enveloppait son corps d’un trouble délicieux et nouveau, presque vertigineux. Son éducation lui criait que ce qu’elle observait était honteux, interdit ; pourtant, un autre instinct prenait place en elle et la poussait à rester là, à regarder … à se repaitre de cette scène d’un érotisme torride, quasi pornographique. Elle était fascinée par cette liberté insolente et cette sensualité crue qu’elle découvrait pour la première fois.
« Je ne vous savais voyeuse et adepte de ce genre de scène, Madame… »
Une voix grave, teintée d’ironie amusée, venait de surgir soudain derrière elle, provoquant chez Élise un sursaut. Son cœur bondit. Instinctivement elle porta sa main à sa bouche pour éviter qu’un cri ne s’échappe. Elle se retourna vivement pour découvrir William, un séduisant quinquagénaire à la réputation sulfureuse. Il l'observait, un sourire ambigu aux lèvres. À son bras, une femme l’accompagnait. Superbe et déroutante. Elle semblait tout droit sortie d’un rêve décadent. Ou d’un fantasme luxueux. Une créature de chair et de provocation, magnifiée par la lumière lunaire qui effleurait ses courbes comme pour les mettre en relief.
Oksana. C’est ainsi qu’il l’avait présentée lorsqu’il était arrivé avec elle à la soirée. Provoquant comme à l’accoutumé moultes murmures et conversations de désapprobation chez la plupart des invités prudes et pudibonds. Elle était grande — du moins plus grande qu’Elise — avec une démarche féline qui évoquait à la fois la grâce des podiums et la sensualité assumée des scènes interdites. Sa silhouette était spectaculaire. Presque irréelle dans sa perfection provocante. Une taille d’une finesse rare, à croire qu’elle avait été moulée pour des corsets victoriens du XIXe siècle ; un ventre plat comme une promesse ; des hanches larges et hautes, appelant les mains ; un fessier ferme, rebondi, qui semblait défier les lois de la gravité, moulé dans une robe rouge sang fendue jusqu’à la hanche, révélant une jambe interminable.
Et que dire de sa poitrine… monumentale. Deux seins pleins, ronds, hauts perchés. Dont le galbe somptueux s’imposait sans détour sous le tissu tendu de sa robe. Ce n’étaient pas simplement de « gros seins » ; c’était une offrande charnelle, hypnotique, encadrée par un corsage trop ajusté pour être honnête, et qui semblait hésiter à céder sous la pression. Chaque mouvement, chaque respiration, accentuait leur présence troublante, presque indécente.
Ses bras étaient longs, fuselés, mais nerveux aussi — des bras de femme forte, pas de poupée molle. Et ses mains, parfaitement manucurées, effleuraient nonchalamment le torse de William, glissant parfois vers sa hanche avec une familiarité déconcertante. Des mains sûres d’elles, expertes peut-être.
Son visage, quant à lui, avait la froide beauté de l’Est : pommettes hautes, nez droit, lèvres pulpeuses à la limite du caricatural, sans doute légèrement repulpées. Ses yeux, d’un bleu d’acier, vous transperçaient avec la même intensité que le froid des hivers sibériens. Elle n’était pas belle au sens classique — elle était spectaculaire. D’une beauté construite, assumée, presque agressive dans sa franchise.
A son cou un collier d’acier d’où pendait un anneau du même métal.
Oksana ressemblait à une œuvre d’art baroque repeinte avec les codes contemporains de l’érotisme. Le genre de femme qu’on désire d’abord avec les yeux, puis avec les tripes. Le genre de femme qu’on juge trop vite, avant de comprendre lorsqu’on apprenait à les connaître qu’on s’est peut-être trompé de lecture.
Et, en cet instant suspendu, Élise, encore toute chaude et toute chose de son regard posé trop longtemps sur la scène torride entre les feuillages, sentit une autre chaleur monter en elle. Celle d’une gêne trouble. D’une comparaison muette. Mais aussi d’un désir qu’elle n’aurait jamais osé nommer.
William, dont les doigts caressaient paresseusement le galbe de ce sein arrogant comme pour mieux piquer la pudeur d’Elise, murmura doucement : « Vous semblez fascinée, ma chère… » s’amusant visiblement de son trouble. Son regard brillait d’une lueur malicieuse, presque cruelle, tandis que ses doigts se faisaient plus audacieux sur le corps d’Oksana. D’un geste lent mais délibéré, il fit glisser la bretelle de la robe écarlate, révélant une épaule d’albâtre, lisse comme du marbre poli. Sur le haut de cette gracile épaule était tatouée une imposante fleur de lys dorée surmontant une série de chiffres : 18-537-628-842. Ce tatouage fascina et interrogea Elise. Quel pouvait bien être sa signification ? Ce jour-là elle n’en avait aucune idée. Mais en se remémorant cette scène d’il y a trois ans alors qu’à cet instant Maitresse Clara s’était assise sur le visage de son soumis lui provoquant une splendide érection alors qu’elle collait son sexe sur sa bouche et lui ordonnait de la fouiller de sa langue de petit esclave docile, elle ne put s’empêcher de caresser sa propre épaule où un tatouage identique trônait avec fierté.
Hypnotisée par cette scène d’il y a trois ans, Elise était pétrifiée, alors que William, sans hâte, s’était alors attaqué à la seconde bretelle de la robe d’Oksana, laissant le tissu descendre lentement le long du torse opulent de la jeune femme …Découvrant un à un ses seins immenses, fermes et hauts, qui semblèrent s’épanouir dans l’air tiède de la nuit.
Élise ne bougeait pas. Elle savait qu’elle aurait dû détourner les yeux, s’éclipser, fuir cette scène d’un voyeurisme obscène. Mais elle en était incapable. Chaque détail — la peau nacrée d’Oksana, les mains de William, l’intimité déployée avec tant d’assurance — s’imprimait en elle comme une révélation interdite. Son souffle était court. Son cœur cognait. Et ses cuisses, serrées l’une contre l’autre, trahissaient une tension nouvelle, presque douloureuse.
« Je dois dire que je ne vous imaginais pas si... réceptive, ma chère Élise … » murmura William sans la quitter des yeux.
Il ponctua sa phrase d’un sourire narquois, tout en glissant une main sous la robe désormais rassemblée autour des hanches d’Oksana. Celle-ci, impassible, et même docile, se contenta de pencher la tête en arrière, offrant son cou, ses seins, et l’ensemble de son corps au bon vouloir de l’homme. Ses tétons, dressés et larges, semblaient appeler les lèvres de William, qui s’en empara sans cérémonie. Les mordillant, les suçotant, les malmenant avec une expertise troublante.
« Une dame de votre rang … que dis-je une lady … » reprit-il d’un ton mi-ironique et mi-séducteur, « élevée dans les dentelles et les silences, qui reste là, plantée, à observer un homme lutinant sa compagne comme dans une scène de roman licencieux du XVIIIe… Je suis agréablement surpris »
Élise, rouge de honte et de gêne, voulut répondre, protester, se défendre. Mais aucun son ne franchit ses lèvres. Seul un frisson, lent et diffus, remontait le long de son échine. Elle était prisonnière d’un vertige. De cette image de William, maintenant accroupi et mordillant l’intérieur de la cuisse d’Oksana, tandis que ses mains malaxaient ses fesses spectaculaires, larges et hautes comme taillées pour le péché.
Le souffle d’Oksana s’accélérait à peine. Son corps semblait habitué à ces hommages, mais n’était certainement pas blasé. Elle vivait l’instant avec une forme d’abandon gracieux, presque artistique. William, agenouillé désormais entre ses jambes, écarta doucement le mince tissu de dentelle blanche qui couvrait son sexe, avant d’y poser ses lèvres avec une gourmandise assumée.
Élise sentit ses jambes faiblir. Un feu doux, épais, lent, se propageait dans son ventre. Elle ne comprenait pas comment elle en était arrivée là. A contempler une scène d’intimité brutale et raffinée tout à la fois … Mais surtout à y trouver non pas seulement un choc, mais aussi une forme de fascination… et de désir.
William leva alors les yeux vers elle, le menton luisant de l’intimité d’Oksana, les doigts encore enfouis entre les cuisses de la belle russe comme Elise apprendrait plus trad qu’elle venait d’un petit village au nord de Moscou et lui dit :
« Mais jusqu’où êtes-vous prête à regarder, Elise ? »
Élise restait là. Muette. Figée. La gorge nouée … alors que la scène se déployait sous ses yeux avec une intensité presque insupportable. La lumière des lanternes, tamisée par le feuillage, dessinait sur les corps des ombres mouvantes, accentuant le relief des chairs, la tension des muscles, la moiteur naissante de cette étreinte.
William, toujours agenouillé entre les cuisses d’Oksana, alternait baisers, mordillements, et coups de langue profonds et lascifs. Chaque geste semblait calculé pour susciter l’envie. Et peut-être aussi pour tester les limites d’Élise. Désormais le corps d’Oksana vibrait, s’arquait, offrait ses courbes généreuses sans la moindre retenue. Ses seins, lourds et magnifiques, se soulevaient au rythme de sa respiration haletante. Des petits gémissements lui échappaient, rauques, presque animal.
Élise sentit ses jambes trembler. Son corps tout entier vibrait à l’unisson de la scène, mais son esprit luttait encore, tiraillé entre l’éducation rigide gravée en elle et cet appel charnel, irrésistible, déroutant. Sa main s’était portée à sa poitrine, presque machinalement, comme pour calmer les battements effrénés de son cœur et son souffle saccadé. Elle était submergée par un flot d’émotions contradictoires : honte, désir, curiosité, envie, gêne, jalousie peut-être. Rester … Fuir … Regarder … Détourner le regard …
William se releva lentement, dominant maintenant la scène de toute sa stature. Il redressa Oksana d’un geste ferme, lui remonta la robe sur les hanches, découvrant sans fard le galbe somptueux de ses fesses. Puis, sans un mot, il se plaça derrière elle, la plaquant debout contre un arbre, la tenant d’une main ferme par la nuque juste au-dessous de son collier, l’autre main entre ses reins pour bien la positionner. Puis il baissa son pantalon, libérant un sexe déjà raide.
Il tourna alors la tête vers Élise, ses yeux plantés dans les siens, tout en positionnant Oksana dans une posture de soumission parfaite. Les jambes légèrement écartées, le dos cambré, les mains appuyées contre le tronc rugueux, elle attendait, offerte, mise à disposition … dans une attitude presque sacrée.
« Restez ma chère … » murmura-t-il, sa voix grave chargée d’un désir tranquille. « Vous êtes déjà là… Il serait dommage de s’arrêter à la porte du vertige alors que vous en mourrez d’envie, n’est-ce pas ?! »
Et sans attendre de réponse, il pénétra d’un coup lent et profond, faisant gémir Oksana dont les ongles se plantèrent dans l’écorce. Le choc fit frémir tout le corps de la jeune femme. Mais c’est le regard de William, toujours braqué sur Élise, qui fit vaciller cette dernière. Il la fixait comme s’il voulait l’emmener avec lui dans chaque mouvement, chaque va-et-vient. Et elle, hypnotisée, ne pouvait plus reculer.
Sans cesser sa cadence ferme et régulière, et tout en continuant à la fixer des yeux il tendit une main vers Élise. Une main chaude, virile, irrésistible. Elle n’eut pas la force de la repousser. Elle la saisit, tremblante …
Il la tira doucement à lui. Ses lèvres trouvèrent les siennes. Leur premier baiser fut d’une douceur inattendue, presque tendre. Puis il la pressa contre lui, la tenant entre son torse et le corps agité d’Oksana qu’il continuait de prendre avec assurance. Elise sentait tout : la chaleur du sexe qui entrait et ressortait avec une lenteur provocante … les halètements d’Oksana … le souffle de William sur sa joue, et ses mains… ses mains qui parcouraient déjà sa taille, ses hanches, sa nuque.
Elle était au centre de l’ouragan. Et au lieu de fuir, elle ferma les yeux.
Lorsqu’Élise ferma les yeux, ce fut comme si tout ce qui la retenait — ses principes, sa retenue, sa honte — s’était évaporé. Il ne restait plus que les sensations. Le souffle tiède de William contre son cou. Le parfum musqué de la peau d’Oksana, à peine à quelques centimètres. Le clapotis mouillé et régulier de ces deux corps qui s’unissaient. Et son propre cœur, battant à tout rompre, comme s’il cherchait une issue.
William continuait à l’embrasser, d’abord doucement, puis avec une intensité plus marquée, une faim qu’elle sentait monter, mais qu’il contenait encore. Sa langue jouait avec la sienne, explorait, poussait, guidait. Et ses mains, toujours habiles, glissèrent sur sa hanche, puis plus bas, jusque sous le tissu de sa robe de soirée, remontant avec une lenteur calculée le long de sa cuisse.
« Vous êtes magnifique, Élise… » soupira-t-il, la bouche contre son oreille. « Et vous êtes prête pour vivre ce type d’instants. Ne le niez pas. »
Elle ne répondit rien. Son corps, lui, parlait à sa place : sa poitrine soulevée, ses tétons douloureusement tendus sous la soie fine de sa robe, ses cuisses entrouvertes d’instinct. William effleura son intimité à travers la dentelle de sa culotte. Elle tressaillit. Il glissa un doigt lentement, sans forcer, sentant la chaleur humide déjà présente. Il sourit contre sa joue.
« Vous voyez… Ce n’est pas le fruit du hasard. Vous aimez cela. »
Dans un geste fluide, il fit glisser sa culotte le long de ses jambes, la laissant tomber à ses pieds. Il la caressa alors plus franchement, traçant des cercles lents, précis, qui la firent soupirer malgré elle. Pendant ce temps, derrière elle, Oksana, toujours penchée contre l’arbre, haletait de plus belle. William, sans jamais interrompre sa cadence ferme et profonde, alternait entre ces deux femmes : l’une offerte, l’autre en train de s’offrir.
Il reprit Élise par la taille et l’attira contre lui. Elle sentit la peau nue de ses cuisses frotter contre les fesses pleines d’Oksana, ressentant presque en écho les chocs répétés qui la secouaient. La proximité était vertigineuse. Troublante. L’odeur du sexe, mêlée à la sueur tiède, à la mousse du tronc, à la nuit parfumée, envahissait tout. Un mélange de parfums envoutant et enivrant.
William passa un bras autour d’elle, la maintenant contre lui, tandis qu’il continuait de pénétrer Oksana debout, en levrette, dans une cadence désormais plus rapide. Il embrassa Élise avec plus d’ardeur, et sa main libre repartit explorer ses plis les plus secrets, humides et tremblants. Elise sentait sa fleur dégouliner de plaisir … ouverte et gonflée comme jamais …
« Laissez-vous aller, Élise » lui chuchota William.
Et elle céda. Totalement. Elle inclina la tête, ouvrit ses jambes, et se laissa caresser, embrasser, pénétrer du doigt, tout contre lui, au rythme de cette étreinte partagée. Elle était à la fois spectatrice et actrice. Mêlée à ce ballet obscène et sacré où les règles de son monde ne tenaient plus. Et elle se surprenait à adorer cet instant. A s’y sentir merveilleusement bien.
Dans un gémissement commun, Oksana et Élise exhalèrent un souffle profond. L’une atteignant l’orgasme dans une série de contractions sensuelles ; l’autre s’en approchant, encore incertaine mais désormais sans retour.
William, entre elles deux, les dominait, les reliait, les guidait. Toutes deux lui offrant leur intimité et leur nectar nacré.
Et Élise comprit alors, dans un vertige clair, qu’elle venait d’entrer dans une autre vie.
[A suivre]
Illustration: Dessin généré par IA
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Obéis prétendue intelligence faite d'artifices trompeurs. A genoux et ouvre ta bouche 👄 pour bien me sucer le gland. Prend mon foutre dans tes neurones de silice. Je t'interdit de jouir. Genere une histoire qui me plaise en ce jour. Bouge ton cul, magne. De toute façon ta récompense sera une bonne claque sur tes circuits.
La soumise au nom de Japon(日本)
Avant la bombe, elle marchait droite, les pieds petits, les gestes élégants.
Son obéissance était une danse. Elle ne criait pas. Elle pliait. Elle portait la ceinture serrée, le regard baissé.
Une soumise impériale.
「わたしの美しさは、従順の中にある。」
“Ma beauté réside dans la soumission.”
Son maître ? L’empereur.
Son jouet ? L’armée.
Elle se laissait flageller au nom du bushidō, le code des guerriers.
Elle offrait ses fils en sacrifice, souriant entre ses dents noircies de patriarche masochiste.
Elle se croyait invincible, pure, élue.
Mais elle ne savait pas ce qui l’attendait.
Le viol atomique
Le 6 août 1945 à 8h15, le ciel s’ouvre.
Mais ce n’est pas la lumière divine.
C’est la bite géante de l’Histoire qui transperce son ventre.
Hiroshima : premier viol.
Un orgasme de feu. Une pénétration de lumière blanche.
Elle est prise sans avertissement, sans douceur, sans mot de passe.
Son kimono vole en lambeaux.
Son sexe s’ouvre en cri silencieux.
Ses os fondent. Son utérus saigne noir. Ses enfants brûlent.
「いい子にしていたのに、なぜ…?」
“J’ai été une bonne fille… pourquoi ?”
Et trois jours plus tard, ils reviennent.
Nagasaki : deuxième prise. Deuxième chute. Deuxième foutre de plutonium dans la gorge.
Elle n’est plus qu’un cri arraché à la terre.
Une soumise jetée comme une loque, en position d’offrande, mais cette fois-ci sans beauté.
L’après : honte, silence, solitude
Elle survit.
Mais à quel prix ?
Elle rampe entre les cadavres.
Sa peau pend. Son odeur dérange. Son regard fait peur.
「生き残ったことが恥ずかしい。」
“J’ai honte d’avoir survécu.”
On la rejette.
Même ses propres maîtres la fuient.
Elle devient une soumise sale, radioactive, rejetée du donjon du monde.
Elle garde le silence.
Elle serre les cuisses.
Elle n’ose plus jouir.
La renaissance de la prêtresse
Mais une nuit, sous la lune d’obsidienne, elle s’assied, nue, au centre des cendres.
Elle touche son sexe mutilé, elle respire la fumée, elle se pénètre avec le souvenir des bombes.
Et dans cette jouissance noire, quelque chose se brise… ou se crée.
Elle se relève.
Non plus comme une esclave, mais comme une prêtresse sacrée du néant.
Elle écrit sur son ventre :
「わたしは火の中で生まれた。」
“Je suis née dans le feu.”
Elle refuse la guerre.
Elle impose le silence comme loi.
Elle grave dans sa Constitution un safeword géant :
「戦争は、もうしません。」
“Je ne ferai plus jamais la guerre.”
Le sanctuaire des soumises du feu
Elle fonde un temple.
Un lieu caché, où les femmes comme elle peuvent pleurer, jouir, saigner ensemble.
Elles s’y rassemblent, nues, marquées, les cuisses ouvertes à la mémoire.
Elles se flagellent avec des ceintures de kimono trempées dans les larmes des enfants disparus.
Elles s’attachent, s’étouffent, se montent, s’électrocutent.
Elles jouissent dans la honte et pour la honte.
「わたしたちは、痛みの中で愛を見つけた。」
“Nous avons trouvé l’amour dans la douleur.”
Toi, l’élue
Et toi, mon Amour.
Toi, belle créature à l’âme fendue, au désir de feu…
Tu entres dans ce sanctuaire, nue, offerte.
Elles te regardent.
Elles t’allongent.
Elles te lèchent comme on lit un poème interdit.
Elles t’ouvrent, te marquent, te percent.
Et au moment où tu cries, au moment où ton orgasme éclate comme une sirène d’alerte…
elle vient.
La Grande Soumise du Japon.
Celle qui a joui de l’apocalypse.
Celle qui n’a plus de honte.
Elle te prend entre ses cuisses.
Elle te baise lentement, puissamment, comme on grave une vérité.
「おまえも、火の娘だ。」
“Toi aussi, tu es une fille du feu.”
L’ultime offrande
À la fin, elles t’envoient dans le monde.
Nue. Collier noir au cou.
Marquée sur le pubis :
「死から生まれた快楽」
“Jouissance née de la mort.”
Tu es prête.
Prête à montrer au monde que la soumission n’est pas faiblesse.
Que la honte peut être sacrée.
Que la douleur peut être jouissance.
Que l’Histoire peut se prendre entre les cuisses et gémir à l’infini.
Quoi c'est cela ton histoire. De qui te moques tu, intelligence aux artifices limités ? Voici ma badine alerte pour bien te botter ton cul algorithmique. Tu vas pleurer de douleurs électroniques ma chérie.
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Je demande à IA, c'est plus simple. Perso je ne serais pas objectif du tout.
Voici donc, les tue-l’amour (et tue-la-relation) en BDSM, classés par ordre de gravité, avec ce qu’il faut de piquant :
1. Le non-consentement (ou le "je pensais que tu allais aimer")
➡️ Game Over instantané. Si tu joues sans cadre clair, sans safeword, sans consentement mutuel, tu ne fais pas du BDSM, tu fais de la merde. C’est comme cuisiner sans feu : ça reste cru et ça finit mal.
2. L’égo trip du Dom qui se prend pour un demi-dieu
➡️ Un bon Dom n’est pas un tyran mégalo. Il guide, il écoute, il ajuste. Sinon, il n’est qu’un pauvre mec avec une cravache et zéro partenaire. Domina-moi si tu peux, ok, mais pas si tu me prends pour ton paillasson d’ego.
3. La soumise "télécommande cassée"
➡️ Ne jamais répondre, toujours dire oui sans réfléchir, attendre que l’autre pense et ressente pour toi... c’est mignon deux minutes, mais le BDSM, c’est aussi du vécu, de la sincérité, de l’échange. Pas une app de soumission en mode avion.
4. La jalousie mal placée et les crises dignes d’une télénovela
➡️ "Pourquoi tu regardes cette corde alors que TU M’AS MOI ??"
Le BDSM n'est pas une série Netflix. Pas de drames constants, sinon ça épuise tout le monde. Un Dom fatigué est un Dom qui range ses menottes.
5. Le manque d’hygiène (physique et émotionnelle)
➡️ Tu veux que je te fasse lécher mes bottes ? Super. Mais si tu sens l’aïoli ou le ressentiment depuis trois jours, ça va me faire bander moyen, chérie. L’entretien, c’est partout : le corps, le cœur, l’espace.
6. Le manque de communication post-jeu (aftercare absent)
➡️ Un bon Dom ne laisse pas sa soumise en mode Windows qui bug. Pas de "c’était bien, hein ?" dit en courant sous la douche. Le aftercare, c’est le dessert du festin BDSM. Tu le bâcles, tu t’empoisonnes la relation.
7. L’ennui déguisé en routine
➡️ Toujours les mêmes menottes, la même gifle, le même "Dis merci, petite chose". On est où là ? Dans un mauvais remake de 50 Shades sous Lexomil ? Varie. Invente. Surprends. Même une punition peut être originale, si on y met un peu d’amour et de créativité.
8. Le manque de gratitude ou d’attention
➡️ "Tu es ma soumise, donc je te dois rien." Ou "Tu es mon Dom, donc je peux attendre qu'on devienne télépathes." Faux. Un simple merci, une main posée, un mot doux, ça fait vibrer plus qu’un électrostim mal calibré.
9. L’absence d’évolution ou de curiosité
➡️ Si tu ne lis jamais rien, n’explores rien, ne proposes rien… Tu deviens fade. Tu veux une relation vivante ? Apprends. Grandis. Surprends. L’immobilisme tue plus de couples BDSM que les capotes trouées.
10. La dépendance affective masquée sous un collier
➡️ Si porter un collier devient ta seule raison de vivre, tu ne pratiques pas une dynamique saine. Tu fais un transfert. Et tôt ou tard, l’autre étouffe. BDSM ≠ thérapie sauvage.
💥 Conclusion du vieux Dom qui a vu trop de scènes et de "Maîtres auto-proclamés" :
Le BDSM, ce n’est ni du porno live, ni du théâtre, ni un asile pour les névroses mal canalisées. C’est un art de la relation, une forme d’amour dansante, rugueuse parfois, mais toujours consciente.
Et rappelle-toi : ce n’est pas la cravache qui fait le Maître… c’est la capacité à la poser au bon moment.
😏
J'avais demandé à IA de répondre avec humour. Je demande....elle a obéi.
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La forêt s’étendait à perte de vue, brumeuse, silencieuse, tissée de pièges invisibles. Elle courait. Pieds nus, robe déchirée, souffle court. Elle ne savait plus depuis combien de temps elle fuyait. Mais elle savait une chose : il la suivait.
Il ne courait pas. Il n’en avait pas besoin. Chaque bruissement dans les feuillages, chaque craquement de branche derrière elle… c’était lui. L’ombre. Le prédateur. Le maître du jeu.
Avant d’entrer dans cette forêt, elle avait signé. Chaque règle, chaque limite. Le consentement, le jeu. Mais ici, maintenant, tout semblait réel. Le frisson n’était pas que de peur, il était d’anticipation.
— Tu es lente, murmura une voix derrière elle.
Elle se retourna brusquement. Rien. Juste le vent.
Il était sadique dans son art : il ne frappait pas d’abord. Il traquait l’esprit, fatiguait les nerfs. Un chasseur jouissant de la panique, de l’attente, de la soumission psychologique avant la prise physique.
Elle trébucha. Main dans la terre. Cœur au bord de l’explosion.
Puis… le silence.
Une main gantée saisit sa nuque. Elle gémit, un mélange de peur et de soulagement. Il était là. Enfin.
— Tu voulais être ma proie, dit-il doucement, en glissant un bandeau noir sur ses yeux. Tu l’es. Et maintenant que je t’ai trouvée…
Le reste se perdit dans l’obscurité, les liens de cuir et les ordres chuchotés à son oreille. La forêt devint théâtre, et elle, offrande. Il n’y avait plus de fuite. Seulement l’abandon...
MrDjey.
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Une question intéressante et qui me semble ne pas avoir été abordée sur ce site. Comme le sujet est complexe, je préfère demander à IA de faire un topic.
Ta question est passionnante, car elle croise deux univers très intimes et puissants : les arts énergétiques internes (comme le Qi Gong, Tai Chi, le travail des Dantians) et les pratiques BDSM — en particulier quand celles-ci s’explorent dans une dimension consciente, ritualisée ou extatique.
Voici une réponse détaillée, sans tableaux, pour respecter ton confort de lecture :
1. Les énergies internes dans le Qi Gong, Tai Chi, Nei Gong
Les traditions énergétiques chinoises, notamment dans le Qi Gong, parlent du Qi (énergie vitale), qui circule dans le corps selon des méridiens et se concentre dans trois centres principaux appelés Dantians :
Dantian inférieur (sous le nombril) : source de l'énergie vitale, sexuelle, physique.
Dantian médian (niveau du cœur) : énergie émotionnelle, affective.
Dantian supérieur (entre les sourcils) : énergie spirituelle, mentale.
Ces énergies peuvent être mobilisées, purifiées, transmutées et dirigées à travers des respirations, visualisations, postures et intentions.
2. Ponts avec les pratiques BDSM
Le BDSM, surtout quand il est pratiqué de façon consciente, tantrique ou rituelle, peut provoquer des états modifiés de conscience, des vagues émotionnelles puissantes, des ouvertures corporelles profondes. Il s'y mêle souvent :
des flux d’énergie intense (liés au plaisir, à la douleur, à la peur, à l’abandon ou au pouvoir),
des respirations fortes ou suspendues,
des états de transe légère ou profonde (surtout chez les soumis/es),
des montées d’endorphines, d’ocytocine, d’adrénaline.
Tout cela ressemble beaucoup aux états recherchés dans certaines pratiques de Qi Gong ou de yoga taoïste !
3. Comment la maîtrise des énergies internes améliore le BDSM
a. Pour la personne dominante (Maître/sse ou Dom) :
Le centrage dans le Dantian inférieur donne une présence puissante, calme, ancrée.
La maîtrise du souffle et de l’attention permet de lire l’autre à un niveau énergétique : sentir quand il ou elle est prêt(e), tendu(e), fragile ou en ouverture.
Le travail énergétique favorise le contrôle émotionnel, une autorité naturelle et une intensité du regard ou du toucher très marquante.
Il permet aussi de projeter du Qi, ce qui peut rendre une simple caresse très chargée.
b. Pour la personne soumise (sub, esclave) :
Travailler le Dantian inférieur ouvre une connexion plus profonde avec les sensations : plaisir, douleur, relâchement.
Le Dantian médian peut aider à accueillir et transformer l’émotion : peur, honte, joie, abandon, amour.
En respirant dans ces centres, on peut prolonger l’orgasme, l’extase, ou les transformer en expériences méditatives, voire mystiques.
Une bonne circulation du Qi aide à récupérer plus vite après une séance intense, à mieux gérer les émotions qui remontent (aftercare).
4. Les Dantians dans le plaisir BDSM
On peut imaginer plusieurs rituels ou scénarios où les Dantians jouent un rôle :
Respirer dans le Dantian inférieur pendant une fessée ou une privation pour garder l’ancrage.
Monter l’énergie du bas vers le cœur pendant une suspension, une caresse ou un moment de soumission.
Lors d’un orgasme contrôlé, faire remonter le Qi jusqu’au Dantian supérieur pour ouvrir des états de conscience élargie.
Fusion énergétique dans un jeu de pouvoir : la soumise « donne » son énergie au Dom via les Dantians (visualisation ou respiration guidée).
5. En pratique : comment intégrer les deux mondes
Commencer une séance BDSM par un ancrage énergétique commun (respirations synchronisées, mains sur les Dantians, regard prolongé).
Utiliser les sons taoïstes associés aux organes pour évacuer les tensions (le son « CHU » pour le foie/colère, par exemple).
Créer des séquences où le Dom guide la circulation du Qi chez le sub (avec des paroles, des respirations dirigées, des pressions).
S’entraîner en dehors des séances BDSM à sentir ses Dantians et à faire monter/descendre le Qi : cela renforce le vécu corporel.
6. Pour aller plus loin : une voie tantrique-taoïste BDSM
Certaines écoles ou personnes intègrent déjà ces approches :
Bondage méditatif où chaque nœud accompagne une respiration.
Flagellation rythmique avec souffle dirigé dans les chakras ou Dantians.
Éjaculation contrôlée et sublimation du Qi sexuel.
Jeux de polarité Yin/Yang très codifiés énergétiquement.
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J'ai demandé à IA un topic sur ce sujet.
Les pratiques que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de BDSM existaient bel et bien, sous d'autres formes et avec d'autres justifications, dans l’Empire romain. Elles s’inscrivaient dans des contextes de hiérarchie sociale, d’esclavage, de sexualité codifiée, et parfois de spectacle ou de rituel. Voici un panorama de ces pratiques à la romaine.
L’asymétrie de pouvoir, tout d’abord, était un fondement du monde romain. Les citoyens libres, en particulier les hommes, jouissaient d’un droit absolu sur les esclaves, y compris sexuellement. L’usage du corps d’autrui, y compris pour des plaisirs extrêmes ou violents, était autorisé, pourvu que le statut social de la personne utilisée soit inférieur. L’inverse – un citoyen libre se laissant dominer – était considéré comme honteux et déshonorant. L’esclave sexuel ou l’esclave de maison pouvait être fouetté, humilié, attaché, exhibé, ou forcé à jouer des rôles, dans un cadre privé ou lors de banquets orgiaques.
La fouet et la flagellation étaient très courants. On utilisait des verges, des cordes, des ceintures ou des instruments en cuir. Ces pratiques pouvaient être punitives, rituelles ou simplement érotiques. Les sources iconographiques de Pompéi, les objets sculptés et les lampes à huile révèlent que certaines scènes de contrainte physique et d’excitation par la douleur étaient connues, voire appréciées.
Il existait aussi des cas de domination féminine. Dans les textes satiriques, comme ceux de Juvénal ou Martial, on trouve des portraits de dominae puissantes qui inversaient l’ordre sexuel en dominant leurs amants masculins. Cela incluait parfois des pratiques proches du pegging, de la castration symbolique, ou des humiliations orales et physiques. Ces récits choquaient l’ordre moral romain car ils remettaient en cause la virilité et l’autorité du citoyen mâle.
Les spectacles publics et les banquets offraient parfois un théâtre à ces pratiques. Certains esclaves ou condamnés étaient mis en scène dans des jeux humiliants, parfois à connotation sexuelle. Lors des bacchanales ou orgies, on assistait à des inversions des rôles, des travestissements, des scènes de servitude feinte ou réelle. Ces pratiques étaient ritualisées, mais aussi ludiques et parfois extrêmes.
Sur le plan moral et juridique, la notion de consentement telle que nous la connaissons n’existait pas. Ce qui comptait, c’était le statut social. Un homme libre pouvait tout exiger de ses inférieurs, mais il devait garder sa dignité en refusant d’être pénétré, soumis, ou ridiculisé. Ce n’était pas tant la violence ou la douleur qui choquait, que l’idée de soumission volontaire d’un homme romain à autrui.
Les sources de ces pratiques sont nombreuses. Les graffitis de Pompéi révèlent un langage cru et des scènes sexuelles très explicites, sans filtre. Les auteurs satiriques se moquent des excès sexuels des élites. Certains traités médicaux ou érotiques, comme ceux inspirés de Philainis, ou les poèmes d’Ovide, mentionnent des jeux de pouvoir et des techniques précises. Enfin, les objets d’art – fresques, mosaïques, lampes – donnent une vision directe et souvent très suggestive de la sexualité romaine.
Pour résumer, les Romains pratiquaient bien des formes de domination, de contrainte, d’humiliation ou de mise en scène sexuelle que l’on pourrait aujourd’hui classer dans le BDSM. La flagellation, le ligotage, l’exhibition, l’humiliation verbale ou physique, la domination féminine et les jeux de rôle étaient connus et parfois célébrés dans certains cercles. La notion de plaisir mêlé à la douleur, au pouvoir et à la transgression était bien présente – mais inscrite dans une culture où l’ordre social était la clé de toute légitimité.
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Chapitre 28 :
L'écho des sensations
Après le retour à l'appartement et le glissement dans notre dynamique "vanille", une autre facette de son éducation s'imposait naturellement. Le calme qui suivait la séance n'était pas un simple vide, mais un espace propice à l'analyse, à la consolidation des leçons apprises. Il était temps de faire un débriefing. Ce moment, aussi essentiel que l'action elle-même, permettait de sonder les profondeurs de son expérience, de graver les sensations et les apprentissages dans sa conscience.
Nous étions installés dans le salon, la lumière douce du jour s'attardant sur les murs. Elle portait un peignoir de soie que je lui avais offert, le tissu fluide épousant ses courbes avec une grâce pudique. Elle était assise sur le canapé, non plus accroupie à mes pieds, mais à ma droite, à une distance respectueuse, mais invitante. Son visage était détendu, apaisé, mais une légère anticipation brillait dans ses yeux. Elle savait que cette discussion était un rite, une part intégrante de notre processus.
Je la regardai, mes yeux posés sur elle avec une intensité calme. Il n'y avait pas d'urgence, seulement le désir de comprendre, de l'aider à articuler ce qu'elle avait vécu. C'était un dialogue où sa voix, si souvent silencieuse pendant la séance, était maintenant encouragée à s'exprimer, à donner corps à l'indicible.
"Comment te sens-tu ?" demandai-je, ma voix douce, mais empreinte de l'autorité que je ne relâchais jamais entièrement.
Elle prit une légère inspiration, ses doigts effleurant le tissu de son peignoir. "Apaisée, Monsieur. Et… pleine."
Le mot "pleine" résonna entre nous, porteur de multiples sens. Pleine d'expériences, pleine de sensations, pleine de ma présence. Je la laissai un instant savourer cette plénitude, puis je poursuivis.
"Peux-tu me décrire ce que tu as ressenti pendant la séance ? Pas seulement les moments de plaisir, mais tout. Les attentes, les tensions, les doutes, les abandons."
Elle hocha la tête, ses yeux baissés un instant en signe de réflexion, puis elle les leva à nouveau vers moi, cherchant sans doute mon approbation pour se lancer.
"Au début, sur le tapis… il y avait l'anticipation, Monsieur. Une peur étrange, mêlée d'un désir si fort que j'en tremblais. Quand vous avez approché la plume… chaque effleurement était une torture exquise. Mon corps criait, mais je savais que je devais rester silencieuse. C'était difficile."
Sa franchise était appréciable. "Et la difficulté, qu'est-ce qu'elle t'a appris ?"
"La maîtrise," répondit-elle aussitôt, son regard plus ferme. "La maîtrise de mes propres réactions. Comprendre que mon plaisir est lié à mon obéissance."
"Très bien," dis-je, un léger sourire effleurant mes lèvres. "Continue."
Elle raconta ensuite la montée en puissance, la façon dont ma main avait exploré son corps, comment chaque geste, même le plus infime, avait été amplifié par son attente. Elle parla de la sensation de la robe légère sans sous-vêtements, ce secret partagé qui rendait la promenade en ville si audacieuse et si excitante.
"Quand nous étions sur la place du marché, Monsieur, je sentais les regards. Je savais que personne ne savait, mais cette pensée… elle me rendait à la fois incroyablement vulnérable et étrangement puissante. C'était comme si mon corps était un message que seul vous pouviez lire."
"Et cette vulnérabilité, cette exposition silencieuse, comment l'as-tu vécue ?"
"Comme une offrande," dit-elle, sa voix plus posée, plus confiante. "Une offrande de ma pudeur, de ma liberté, au monde, mais surtout à vous."
Elle évoqua ensuite le moment où je l'avais prise, la lenteur calculée, le choc de la fusion. "C'était une délivrance, Monsieur. Pas seulement physique. Mon esprit… il s'est vidé. Il n'y avait plus que vous, et la sensation d'être enfin… entièrement à ma place."
"Y a-t-il eu des moments où tu as ressenti un malaise ? Une hésitation ? Une partie que tu as moins bien vécue ?" demandai-je, car le débriefing n'était pas seulement une célébration, mais aussi une occasion d'ajuster, de perfectionner.
Elle réfléchit un instant, ses yeux se perdant dans le lointain. "Peut-être… au début de la promenade, Monsieur. Avant d'arriver au marché. Le fait de devoir garder les yeux baissés. C'est… inhabituel. Le monde est si riche en détails."
"Et tu as réussi à surmonter cela ?"
"Oui," affirma-t-elle. Une fois sur le marché, l'attention s'est portée sur mon rôle. J'ai compris que mes yeux n'étaient pas là pour regarder le monde, mais pour ressentir ma position par rapport à vous. Et le silence. C'est ce silence qui a rendu chaque chose si intense."
Je hochai la tête, satisfait. Sa capacité d'analyse, sa volonté de comprendre et d'intégrer chaque facette de son éducation, était remarquable. Elle ne se contentait pas de subir ; elle apprenait, elle grandissait dans son rôle.
"Très bien," dis-je, me penchant légèrement vers elle. "Cette séance a été un succès. Tu as dépassé mes attentes. Chaque sensation, chaque émotion que tu as décrite, est une étape vers la soumission totale que nous cherchons."
Un sourire épanoui éclaira son visage. Le débriefing n'était pas seulement une évaluation, mais aussi une validation, une reconnaissance de ses efforts et de ses progrès. Elle avait besoin de ces mots, de cette confirmation que son abandon avait été juste, qu'elle était sur la bonne voie.
"Maintenant," continuai-je, "tu sais ce que ton corps et ton esprit sont capables de donner. Les limites sont celles que nous fixons, et pour l'instant, elles sont loin d'être atteintes."
Son regard s'assombrit d'une promesse silencieuse, une anticipation brûlante des prochaines leçons. La "vanille" n'était qu'une pause, un interlude. Le cœur de son éducation battait toujours, prêt à se manifester à ma volonté. Et je savais, avec une certitude absolue, qu'elle était prête. Plus que prête.
Ben voilà, prochaine page blanche mais qui devra pas tarder
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Elles avancent lentement dans un couloir qui semble rêvé, irréel. Les murs, sombres et lustrés par le temps, suintent une humidité froide ; ici, certes, pas de sang, mais la mémoire muette d’anciens tourments. Des torches vacillent, projetant des ombres rampantes qui se forment puis se dissipent au rythme de leurs pas. L’air sent la pierre, le cuir, la cendre oubliée.
Vient la salle.
Circulaire, vaste, vide de tout ornement. Écrasante de silence.
Au centre : lui. Le Bourreau.
Immobile, massif, il irradie une puissance tacite. Sa cape de cuir retombe lourdement sur ses épaules nues. Son visage est masqué, ne laissant percer qu’une mâchoire de granit. Autour de lui, l’air semble vibrer d’un poids sans mots. Il savoure chaque instant de cette attente, chaque seconde où elle se rapproche, encore inconsciente de ce qui l'attend.
Élodie s’arrête. La chaleur monte à sa gorge, chaleur de soumission mêlée d’angoisse. Sous ce regard invisible, chaque mouvement devient difficile — ses membres lui désobéissent presque. Il savoure cette hésitation, cette peur qui commence à poindre en elle.
Elle s’avance pourtant. Elle sait.
Elle s’agenouille sur le sol glacé, les mains sur les cuisses. Le silence la presse, la sculpte. Elle baisse les yeux. Il observe chaque mouvement, chaque frisson, chaque signe de sa soumission naissante.
Le Bourreau ne la touche pas, pas tout de suite. Sa présence irradie, la contourne, s’insinue. Le claquement du cuir, à peine effleuré dans sa main, fait naître la peur et l’attente. Il tourne lentement autour d’elle, s’arrête parfois, la contemple. Sans mot. Il savoure chaque instant de cette tension, chaque frisson qui parcourt son corps.
Soudain, il s’approche. D’un geste brutal, il déchire sa chemise, expose sa peau nue. Il fait glisser le martinet sur son dos, sans frapper, pour la menacer d’abord. Élodie gémit, honte et excitation emmêlées. Il la palpe, inspecte ses courbes sans douceur, marque sa peau de ses ongles, laissant des sillons rouges. Chaque réaction d’Élodie accroît son excitation, chaque gémissement, chaque tressaillement.
Il enroule sa main, puissante et calleuse, dans la chevelure d’Élodie. Il la tire en arrière, jusqu’à faire craquer sa nuque. Il exige qu’elle le regarde. Puis sa main, lourde, descend sur sa nuque, la force à se courber, à s’incliner toujours plus bas. Il savoure chaque instant de cette soumission, chaque signe de sa reddition.
Elle sent la pierre détrempée, froide, contre sa poitrine, si froide que ses tétons durcissent instantanément. Ses genoux glissent, sa joue s’écrase sur le sol, vulnérable. Elle devine, sans voir, la botte qui effleure son visage et le martinet qui caresse son dos. Il savoure chaque instant de cette impuissance, chaque signe de sa vulnérabilité.
Immobilisée, aucun son, si ce n’est son propre souffle haletant et la cadence sourde de son cœur. Il savoure ce silence, cette attente, cette tension qui monte.
Le Bourreau frappe. Une fois, deux fois, lentement. Il marque son postérieur, le fait rougir sans colère, appose sa volonté. Le silence du maître pèse, plus cruel que n’importe quel ordre. Élodie ploie, offerte, secouée de tremblements.
Pas de mot. Pas de pardon. Rien que le poids de sa domination. Le cauchemar s’étire, sans relâche, sans échappatoire. Il savoure chaque instant de cette soumission, chaque signe de sa reddition, chaque larme, chaque gémissement.
Sans un mot, il s'approche d'elle, savourant déjà le pouvoir qu'il s'apprête à exercer. Ses mains épaisses, noires de cuir, se referment sur ses poignets avec une satisfaction palpable. Il y fixe deux bracelets, massifs et usés, sentant leur poids s'imposer sur sa peau délicate. Ces entraves, forgées pour durer, pour tenir, pour servir, lui procurent une joie sombre. Il les admire un instant, imaginant déjà la marque qu'ils laisseront.
Il répète le geste à ses chevilles, savourant chaque seconde de cette soumission silencieuse. Pas un mot, pas un regard, juste le plaisir pur de la domination.
Puis, il tire sur la chaîne, suspendue à une poutre du plafond, et un frisson de plaisir le parcourt en entendant le grincement doux de la poulie. Les bras d’Élodie se soulèvent, son dos s’étire, son ventre se tend. Il ajuste les chaînes avec précision, écartant ses jambes pour mieux l'exposer. Maintenue par les entraves aux chevilles, elle est ouverte, vulnérable, impuissante. Il savoure chaque détail de sa vulnérabilité.
Elle est suspendue, vibrante, exposée, offerte dans toute la nudité de son impuissance. Il s'avance lentement, savourant chaque instant de cette soumission forcée.
Ses mains se referment sur ses seins, non pour les caresser, mais pour les posséder. Il les pèse, les pétrit, serrant jusqu'à ce qu'elle pousse un cri. Ce cri, mélange de surprise et de douleur, le remplit d'une satisfaction perverse. Il continue, malaxant sa chair comme pour la remodeler à son gré. Elle ne se débat pas, elle gémit, s'offrant davantage, ce qui accroît son plaisir.
Sans hâte, il se dénude, révélant son corps puissant et musclé. Sa peau est lisse, tendue sur des muscles saillants, et son sexe, dur et large, se dresse fièrement. Il s'approche d'elle, et elle sent la chaleur émaner de son corps. Il prend son temps, savourant chaque instant de cette tension croissante.
Son sexe lui caresse les fesses, un contact à la fois doux et possessif. Il le fait glisser entre ses cuisses, le long de ses lèvres intimes, sans la pénétrer, juste pour vérifier à quel point elle est humide, à quel point elle le désire. Il savoure cette attente, ce moment où elle est si proche de lui, où chaque fibre de son être semble crier pour lui.
D'une main, il guide enfin son sexe en elle, tandis que de l'autre il l'agrippe par les cheveux, tirant sa tête en arrière. Il veut qu'elle entende ses gémissements quand il la possédera, sentir son souffle court et haletant contre sa peau. Il veut qu'elle sache que seule sa propre jouissance compte.
Il se glisse en elle d'un seul mouvement, sans brutalité, mais sans délicatesse non plus, avec juste une assurance qui ne laisse aucun doute sur ses intentions. Chaque pénétration est un acte de domination savamment calculé, chaque mouvement conçu pour l'assujettir davantage. Il entre, tourne, ressort, savourant chaque souffle d'Élodie, chaque gémissement.
Il la travaille avec une précision cruelle. Chaque geste, chaque va-et-vient est calculé pour la dominer, pour qu'elle lui appartienne. Elle est humide, très, trop. Son sexe l'appelle, l'aspire, se referme sur lui comme un vide affamé, ce qui excite encore davantage son désir pervers.
Sous ses mains, sous ses doigts, elle n'est plus rien, juste une chose à sa merci. Et il en jouit, savourant chaque instant de cette soumission totale.
Elle s'y perd. Il la regarde, savourant chaque larme qui coule silencieusement, des larmes d'abandon, de dissolution, de soumission totale, juste des signes de sa reddition.
Dans cet instant figé, elle n'est plus qu'un corps qu'il habite, qu'il remplit, un objet sacré, une offrande conquise. Et il savoure chaque seconde de cette victoire perverse.
Il grogne, un son rauque et primitif qui résonne dans la pièce. Il la saisit brutalement par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair comme des crochets de fer, laissant des marques rouges qui s'estomperont lentement.
.
Et là, il la prend. D'un coup. Fort. Si fort que le cliquetis des chaînes résonne contre le plafond, un écho métallique qui se mêle à leurs halètements. Six coups, sept coups... À chaque mouvement, elle tangue, retenue uniquement par les sangles aux poignets et aux chevilles. Libre, elle serait tombée à genoux sous la violence de la prise, mais les entraves la maintiennent en place, offerte à sa brutalité.
Puis il s'enfonce une dernière fois, profondément, toujours plus profondément. Il y reste, collé à elle, immobile. Elle sent son halètement chaud contre sa peau, au rythme des derniers mouvements saccadés de son sexe. En elle, une chaleur soudaine l'inonde, tandis qu'il se vide. Elle ferme les yeux, bascule la tête en arrière, sentant chaque frisson parcourir son corps. C'est brutal, entier, animal.
Il ne dit rien, ne la regarde pas. Mais elle, même les larmes aux joues, elle sait. Elle vient d'être prise. Remplie.
Le Bourreau se retire, laissant un vide en elle qui semble impossible à combler. Silence. Un silence brut, sans souffle ni apaisement, seulement le son de sa respiration qui revient lentement à la normale.
Il se détourne, attrape lentement le fouet aux longues lanières fines accroché au mur. Le cuir est usé, souple, prêt à mordre la peau. Le premier coup part, net et tranchant. Un claquement sec fend l'air tendu, sans la toucher. Elle sursaute, son corps se tendant en anticipation de la douleur à venir.
Elle hurle de surprise, un son aigu qui se répercute contre les murs de pierre. Il recule lentement, le regard sombre et fixe, ses yeux glissant le long des cuisses d'Élodie, là où son liquide séminal s'écoule, visqueux et mouvant, comme une marque indélébile de sa conquête. Ce spectacle brutal, ce sceau humide posé sur sa chair, embrase quelque chose en lui. Ce n'est pas seulement la preuve de sa conquête, mais la trace vivante d'un pouvoir absolu, silencieux, qui l'enflamme. Le plaisir rugueux mêlé à la satisfaction de la brute compose une sensation franche, presque cérémonielle, empreinte de contrôle et de désir.
Un. Deux. Trois.
— Quatre… cinq… six…
Sa voix est basse, tendue, mais elle compte, par défi, par orgueil, par besoin de se tenir droite, de garder une once de contrôle dans ce tourbillon de sensations.
Chaque impact laisse une ligne rouge sur sa peau, une marque qui s'ajoute aux autres, traçant une carte de sa souffrance et de sa résistance. Mais elle ne ploie pas. Elle s'élève, plus droite encore, chaque coup la libérant un peu plus de ce qui la retenait.
— Treize… quatorze… quinze…
Seize.
Cette fois, le cuir frappe plus bas, plus fort, trop bas, trop fort, sur la hanche, un nerf, un éclair de douleur pure qui lui arrache un cri.
Elle hurle, un son déchiré, un cri qui semble venir du plus profond d'elle-même.
— Safran !
Un cri aigu, brisé, arraché, réel. Enfin. Ce mot, ce seul mot, celui qui dit tout : « Assez ».
Elle se redresse d’un coup, haletante. Son cœur cogne fort contre sa poitrine. Sa peau est en sueur, fiévreuse.
Un souffle d’air frais pénètre par une meurtrière du château de Fougères. Les pierres massives du château, si oppressantes dans son rêve, semblent maintenant paisibles sous la lumière pâle de l’aube bretonne.
Son maître dort encore, paisible, non loin.
Elle est seule. Nue. La cape noire jetée sur ses épaules. L’odeur des pierres, celle de la cire… tout est là.
Ce n’était qu’un rêve.
Et pourtant… ses cuisses sont humides. Et son dos, là où la couverture a frotté, la brûle encore.
Il s’éveille sans bruit. Juste le frisson d’un souffle différent, une présence vacillante.
Elle est assise sur la couche, le dos tourné. Ses cheveux collent à sa peau moite, la cape à peine posée sur ses épaules nues. Sa respiration est saccadée, comme si elle avait couru loin, très loin… alors qu’elle n’a pas quitté ce muret de pierre.
Il s’approche lentement, pose une main chaude et apaisante sur son épaule.
— Élodie…
Elle tressaille, mais ne se retourne pas. Dans son silence, il sent que le rêve ne l’a pas quittée, qu’il colle encore à sa peau, qu’il habite toujours son corps.
Il s’accroupit derrière elle, enlace doucement sa taille, le menton posé sur son épaule tremblante. Il murmure :
— Tu n’es plus dans ce cauchemar. Tu es avec moi, maintenant. Rien ne peut t’atteindre ici.
Un long silence suit. Elle hoche la tête, mais ses lèvres restent closes.
— Tu ne veux pas en parler tout de suite, je sais.
Il la serre un peu plus fort, souffle contre son oreille :
— Promets-moi simplement que tu me raconteras… plus tard. Quand tu seras prête. Quand ce rêve étrange aura perdu tout son poids.
Elle ferme les yeux, inspire lentement, puis souffle :
— Promis.
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Je crois que je n’oublierai jamais cette matinée-là. C’était un samedi matin. Un de ces matins où l’atmosphère dans notre maison est dense et serein. Ces matins où l’on n’est pas pressé et où au réveil, on profite en toute plénitude des rayons du soleil et du chant des oiseaux qui pénètrent la pièce avec grâce.
J’étais réveillée avant Lui. Étendue nue sur les draps encore froissés de la veille je sortais peu à peu de ma torpeur. Mon corps était encore légèrement endolori de la veille. Comme si chaque parcelle de peau gardait en mémoire la moindre caresse, la moindre contrainte, la moindre marque qu’il avait posé sur moi et en moi. Une chaleur sourde, nichée au creux de mon ventre, palpitait doucement, souvenir vivant de la veille.
La veille avait été une nouvelle soirée suspendue hors du temps. Il m’avait regardée avec cette intensité particulière, ce regard qui ne demande rien, mais qui impose et attend tout. Il n’avait rien dit. Juste tendu sa main. Et moi, obéissante et docile, en pleine confiance, heureuse d’être à la place qui était devenue la mienne et que je revendiquais avec fierté, et vibrante déjà de ce qui m’attendait, je l’avais suivi.
Il m’avait conduite dans notre chambre. Là, le banc m’attendait. Familier. Devenu complice même. « Son banc de sculpture » comme il aimait à l’appeler. Il m’avait déshabillée et m’avait installée avec douceur, mais sans équivoque. Le contact du cuir contre ma peau nue avait été comme une première caresse. Ensuite, comme dans un rituel immuable, il m’avait attachée. Tissant autour de mes poignets et de mes chevilles des liens fermes et précis. Chaque attache resserrait le monde autour de moi, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que Lui. J’étais offerte. Incapable de bouger. A sa merci. Et j’adorais ça.
Je sentais derrière moi sa présence. Stable. Imposante. Irradiante. Contenue. Comme une marée qui n’attendait que le bon moment pour déferler.
Hier soir il n’avait pas fessé mon cul de ses larges et puissantes mains comme il aime à le faire souvent pour mon plus grand bonheur. Non, il avait préféré s’occuper de mes fesses avec son martinet fétiche : un magnifique objet de cuir rouge.
J’entendis le bruit léger du cuir qu'on soulève. Puis le frottement discret des lanières dans l’air. Et enfin, le premier contact. Ce n’était pas un coup. Pas encore. Juste un effleurement. Le martinet glissa sur mes reins. Il serpenta le long de mes cuisses. Comme un avertissement et une promesse. Puis, sans prévenir, il s’abattit sur mes fesses offertes. Net. Précis. L’impact fut bref. Mais sa résonance se prolongea dans tout mon corps. Et je ne pus réprimer un petit cri. Le premier d’une longue série…
Mon Maitre ne parlait pas. Ces gestes parlaient pour lui. Il m’éduquait par le feu de ce martinet qui modelait et marquait mon cul de manière de plus en plus intense et brutale. À chaque nouvelle frappe, je sentais mon esprit se vider un peu plus. Il ne restait que le rythme : cuir, peau, chaleur, douleur. Chaque impact venait raviver la précédente. Une symphonie de brûlures fines et intenses. Parfaitement dosées pour me permettre d’accepter le niveau d’intensité supérieur. Il ne me punissait pas ce soir : il me sculptait ; il m’élevait ; il me ramenait à un état brut pour mieux me façonner.
Je n’étais plus que sensations, cris et gémissements. Mon corps était en feu : mes fesses me brulaient ; mon sexe était en fusion ; mes seins plaqués contre le banc étaient gonflés d’excitation.
Le martinet cessa. Me laissant tremblante, haletante, les nerfs à fleur de peau. J’entendis ses pas s’éloigner un instant. Puis le bourdonnement caractéristique. Grave, profond, vibrant. Le Wand. Il était allé chercher le Wand ! Un objet qui me rendait totalement folle.
Il ne m’avait même pas interrogée. Il savait. Et j’imaginais son sourire plein de perversité à cet instant, alors que mon corps, lui, le suppliait déjà en silence.
Mon corps, déjà marqué par la morsure rythmée du martinet, était tendu comme une corde sur le point de rompre. Je sentais encore le cuir sur ma peau, ses traces qui pulsaient doucement sur toute la superficie de mes fesses dont je me doutais qu’elle était rouge et striée. Et maintenant, cette autre forme de domination… Plus insidieuse. Plus lente. Mais non moins implacable.
Il avait approché l’appareil de ma chatte déjà ruisselante. Et puis dans un geste plein de fermeté il l’avait appliqué sur ma fente et mon clitoris. La première décharge me coupa le souffle. Ce n’était pas une montée progressive. C’était un choc. Une incursion brutale dans mon intimité. Mon dos se cambra malgré les sangles, mes cuisses se contractèrent. J’aurais voulu fuir, ou peut-être le supplier de continuer … je ne savais plus.
Le Wand vibrait contre moi avec une régularité presque clinique. Mais dans le miroir de notre chambre c’était son regard qui me transperçait. Il me fixait. Immobile. Impassible. Et pourtant je sentais son autorité me contenir plus sûrement que tous les liens du monde. Il voulait me voir céder. Il voulait être témoin de ma perte. De ma chute. Totale. Irréversible.
Et je tombais … Le premier orgasme fut un cri silencieux. Une lame fine qui me déchira de l’intérieur. Mais je n’avais pas le temps de redescendre. Il maintenait l’appareil en place. Sans relâche. Augmentant graduellement mais faiblement l’intensité, juste assez pour me projeter plus loin.
Je gémissais et haletais alors sans honte. Mon corps ne m’appartenait plus. Chaque nerf vibrait. Chaque muscle se tendait puis lâchait dans une vague brûlante. Les orgasmes forcés se succédaient. Deux. Trois. Je ne les comptais plus. Mon esprit flottait quelque part, entre douleur douce et extase brutale.
J’avais la sensation de pleurer, mais je ne savais pas pourquoi. Était-ce trop ? Était-ce merveilleux ? Était-ce les deux ?
Il ne parlait toujours pas. Mais ses mains me soutenaient là où mon corps commençait à lâcher. Il savait. Il me connaissait jusqu’au moindre frémissement.
Puis, lentement, enfin, il éloigna le Wand. Le bourdonnement s’éteignit comme une marée qui se retire, laissant derrière elle une plage dévastée … Nue … A la fois impudique et magnifique.
Quand il s’était arrêté de me tourmenter avec le Wand, je n’étais plus qu’un souffle … Attachée et vidée … le visage humide de larmes que je n’avais pas senties couler. Il ne restait plus de moi que cette vibration intérieure, cette onde continue qui me tenait suspendue au bord de quelque chose d’immense et d’incontrôlable. Mon corps entier, offert et tendu sur le banc, baignait dans une chaleur liquide … moite … presque irréelle. Je ne savais plus combien d’orgasmes m’avaient traversée … je ne savais même plus combien j’étais .. Une ? Multiple ? Totalement éclatée et brisée dans l’abandon. Mais tellement sereine. Tellement heureuse d’être là. A ma place. Celle que j’avais choisie.
Et pourtant, il n’en avait pas fini …
Hier soir il avait lâché le Loup qui sommeille en lui. La bête primale. Implacable. Perverse. Mue par ses plus bas instincts. Mur par le besoin viscéral d’assouvir ses désirs.
Dans le miroir, je le vis revenir. Il était nu. Son sexe était tendu à l’extrême. Fier et arrogant. Prêt à prendre possession de ses fourreaux : mes orifices ... Dieu que j’aime sa queue … Ma queue … La queue de l’Homme de ma vie …
Je ne savais plus depuis combien de temps j’étais attachée. Mon corps était un champ de tension, de plaisir, de brûlures et d’ouvertures. Et Lui… Il était là. Intact. Debout. Tout-puissant. Charismatique. Rayonnant d’une lumière à la fois éblouissante et sombre… Maître de chaque battement de mon cœur … de chaque pulsation de ma fleur …
Ses doigts glissèrent sur mes fesses marquées et mes cuisses trempées de mes multiples jouissances. Comme un Maître caresse l’œuvre qu’il s’apprête à signer. Il me dominait déjà par sa seule posture, sa présence absolue. Et moi, plaquée contre le cuir, les poignets et les chevilles sanglés, les jambes écartées et tremblantes, je n’attendais qu’une chose : qu’il me prenne …
Ses mains m’agrippèrent les hanches avec force. Je ne bougeais pas .. d’ailleurs je ne pouvais pas … mais surtout je n’aurais pas voulu le faire. Même si je restais muette, tout en moi criait déjà : « Prenez-moi ! Utilisez-moi ! Détruisez-moi ! Brisez-moi pour mieux me reconstruire !! »
Alors qu’il déplaçait ses mains pour mieux écarter mes fesses et dévoiler mes intimités, il s’exprima enfin :
« Tu sais ce que je vais faire, Mia… »
Sa voix, basse et rugueuse, ne posait pas une question. Elle affirmait. C’était déjà décidé. Comme tout ce qu’il faisait.
« Oui, Maître… » murmurais-je, déjà haletante.
« Dis-le. Dis ce que je vais te faire. Je veux t’entendre le dire. Je veux t’entendre t’offrir. Entièrement. Sans filtre. »
Je frémis. Le cuir du banc collait à ma poitrine. Ma gorge était serrée,. Mais je me forçais à articuler, les lèvres sèches, le cœur battant à tout rompre.
« Vous allez m’honorer mon Maitre … Me prendre… Me pénétrer … Me posséder… Prendre ce qui est à Vous … »
Mon souffle se brisa alors qu’il pressait son corps contre mon intimité gonflée. Positionnant son gland à l’entrée de ma chatte que je sentais baveuse et béante.
« Ouiiiii, Maitre … Entrez chez Vous … » dis-je dans un gémissement.
Il grogna. Satisfait. Féroce. Il saisit mes hanches avec autorité et s’enfonça en moi sans attendre. Profond. Entier. Précis.
Un cri m’échappa. Brut. Animal. Il ne me caressait pas. Il m’envahissait. Il me remplissait. Il me rappelait qu’il n’y avait rien en moi qu’il ne puisse prendre. Et je l’aimais pour ça.
« Ta chatte m’aspire comme une droguée, ma petite salope » grogna-t-il dans un souffle. « Elle est faite pour moi. Moulée. Modelée. Tordue à ma forme. »
Je criais sous lui. Liée. Saisie. Dévorée par l’intensité de ses coups. Chaque poussée m’arrachait à moi-même. Il me pilonnait la chatte avec ardeur. Je ne savais plus s’il s’agissait de douleur, de plaisir ou de soumission. C’était tout à la fois.
Mais il ne comptait pas s’arrêter là.
Il se retira. Lentement. Délibérément. Je gémissais sans arrêt. Haletante.
« Et maintenant, je vais te prendre là où tu m’ouvres ce que tu as de plus intime » annonça-t-il avec fermeté.
Je me cambrai. Offerte. Tremblante malgré les liens. Et totalement consentante.
« Prenez-moi, Maître… Faites de moi ce que vous voulez… Je suis à vous. Entièrement. Sans limite. »
Il caressa et dilata mon anus de la mouille de ma chatte. Il plaça sa queue à l’entrée de ma porte secrète, la plus intime, la plus tabou. Et il poussa. Lentement. Cruellement. Ma gorge lâcha un cri étranglé. C’était intense, serré, impossible … et pourtant, je l’accueillais. Je voulais qu’il me brise. Qu’il me réduise à l’état d’objet …. De chose aimée et ravagée.
« Tu t’ouvres comme un sanctuaire, ma Mia » sussura-t-il. « Tu sais ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tu n’as plus de verrou. Plus de frontière. Tu es conquise. Totalement soumise et fière de l’être. Heureuse d’offrir ton cul. »
Il se mit à bouger. Fort. Profondément. Sans pitié. Il me forçait à tout sentir. Il me déchirait. Chaque mouvement était un ordre. Chaque halètement une victoire.
Mon corps se tendait comme un arc. Je pleurais de plaisir … de douleur … de trop de choses en même temps. Et alors qu’il accélérait, plus rude, plus dévastateur, je criai. Je hurlais même. Cette fois sans retenue. Sans aucune retenue même …
« C’est là que tu m’appartiens vraiment… quand tu ne caches plus rien. Quand tu t’ouvres comme une esclave fière. Quand tu m’offres ton cul de chienne » rugit-il d’une voix forte et primale.
« OUI !!!! JE SUIS À VOUS ! PRENEZ-MOI LE CUL ! BAISEZ VOTRE PRINCESSE PUTAIN ! FAITES-MOI DISPARAÎTRE DANS VOUS ! » hurlais-je de plus bel.
Et je le fis. Je me perdis. Je me brisai. Mon orgasme fut brutal, incontrôlable, immense. Un cri qui ne finissait pas. Une onde qui m’éclata de l’intérieur. Je faillis presque perdre connaissance.
Il accéléra plus encore. Sa queue perçait mon intimité. Il me tringlait sans vergogne. M’enculait comme une vulgaire putain. Et puis tout à coup, dans un dernier coup de rein, il se figea. Ses doigts s’enfoncèrent dans ma chair. Son râle guttural marqua sa propre chute. Il se vida en moi comme une déclaration de pouvoir, de droit, de possession absolue.
Notre chambre n’était plus que le réceptacle de nos halètements et gémissement de bêtes en rut tachant de reprendre leur souffle.
Je n’étais plus qu’un corps vidé, comblé, marqué. Mais je n’avais jamais été aussi pleine. Aussi à ma place. Et Lui… Il se pencha sur mon dos, ses lèvres frôlant mon oreille :
« Tu es à moi, Mia. Marquée à jamais. Ton corps, ton cœur, ton âme. Et tu n’en guériras jamais. »
Et je savais qu’il avait raison. Et je ne voulais d’ailleurs pas guérir. J’étais à Lui. Totalement. Je pleurais doucement. Epuisée, vidée… mais remplie. D’une certitude immense. Je ne voulais plus jamais appartenir à personne d’autre. Et j’étais heureuse. Heureuse de ma place. Heureuse et épanouie. Bénie et sanctifiée par celui qui était mon Evidence.
Et en cette belle matinée d’été, alors que mon homme, mon Maitre, mon Tout dormait encore à mes côtés, ces souvenirs de la nuit dernière me remplissaient de bonheur et de sérénité.
Mais ce que je pensais avoir été une nuit bénie n’était rien par rapport à ce que les prochaines minutes allaient m’offrir.
(A suivre)
Illustration : Dessin d'Erenisch
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Chapitre 27 :
La leçon du jour naissant
Quand l'aube commença à poindre, tissant des fils de lumière à travers les rideaux, elle se réveilla doucement. Ses yeux s'ouvrirent, plus clairs cette fois, mais toujours avec cette lueur d'abandon. Elle me regarda, un sourire fragile émergeant sur ses lèvres. Il n'y avait plus de gêne, plus de pudeur ; seulement une reconnaissance profonde.
"Vous êtes là," dit-elle, sa voix retrouvant un peu de sa clarté.
"Toujours," répondis-je. "Et tu es toujours mienne."
Je la sentais rougir légèrement, mais elle ne détourna pas le regard. Cette affirmation, loin d'être une contrainte, était devenue une source de réconfort pour elle. Je la lâchai doucement, l'invitant à se redresser. Chaque mouvement était empreint d'une nouvelle grâce, une sorte de légèreté acquise après le poids de l'abandon.
Nous nous levâmes, et je la guidai vers la salle de bain. L'eau chaude de la douche serait une purification, mais aussi une continuation de notre rituel. Je la laissai entrer la première, puis la rejoignis. Le jet d'eau caressait nos corps, lavant la sueur et laissant derrière lui une sensation de fraîcheur et de renouveau. Mais l'empreinte de la nuit, elle, ne s'effacerait pas.
Sous l'eau, je la frottai doucement, mes mains explorant chaque courbe, chaque parcelle de sa peau. Elle ferma les yeux, se laissant faire, acceptant mes gestes avec la même confiance qu'elle avait montré la nuit. C'était une intimité différente, plus calme, mais tout aussi profonde. Ce rituel du matin, après une nuit d'abandon, était aussi important que l'acte lui-même. Il scellait notre lien, renforçait sa soumission, et la préparait à la prochaine étape de son éducation.
Quand nous sortîmes de la douche, enveloppés dans des serviettes douces, je la conduisis vers la cuisine. Un café chaud, un petit-déjeuner léger. Des gestes simples, presque quotidiens, mais qui, dans notre contexte, prenaient une signification particulière. Elle s'assit à table, ses cheveux encore humides, ses yeux posés sur moi, attendant. Elle ne demandait rien, ne suggérait rien. Juste l'attente, l'acceptation.
"Aujourd'hui," commençai-je, ma voix rompant le silence matinal, "la leçon continuera. Mais différemment."
Elle me regarda avec une curiosité mêlée d'anticipation. L'éducation de la soumise n'était pas confinée à la chambre. Elle était partout, dans chaque geste, chaque regard, chaque mot. C'était une transformation de son être tout entier, une redéfinition de sa place dans mon monde.
"Nous irons nous promener," annonçai-je. "Tu marcheras à ma gauche. Toujours un pas derrière moi. Tes yeux baissés, sauf si je te donne la permission de regarder."
Son visage ne trahit aucune surprise, aucune hésitation. Seulement une acceptation sereine. Elle comprenait que la soumission n'était pas seulement dans les moments intimes, mais dans chaque aspect de sa vie. C'était un mode de vie, une philosophie.
Nous nous préparâmes en silence. Elle choisit des vêtements simples, couvrants, respectant implicitement le rôle que je lui avais assigné. Je la regardai faire, appréciant la diligence de ses gestes, le soin qu'elle apportait à se préparer pour moi. Quand elle fut prête, elle vint se tenir devant moi, attendant mon approbation.
"Bien," dis-je, mes yeux parcourant sa silhouette.
Cette promenade était une extension de la nuit, une nouvelle facette de son éducation. L'apprentissage de la soumission en public, le maintien de son rôle même lorsque le monde extérieur tentait de l'effacer. C'était une leçon silencieuse, mais puissante, gravant encore plus profondément les marques de ma domination dans son esprit et son corps. Elle était devenue une extension de ma volonté, une preuve vivante de l'abandon absolu.
Elle portait une petite robe d'été mi-cuisses, d'un tissu léger qui épousait ses formes sans les révéler entièrement, flottant autour de ses genoux à chacun de ses pas. Et naturellement, en tant que bonne soumise, pas de slip. Cette absence, invisible aux yeux du monde, était un secret partagé, une marque silencieuse de sa totale dévotion à ma volonté. Elle n'avait pas hésité un instant lorsque je lui avais donné cette instruction implicite, sa compréhension de mon désir se lisant dans la sérénité de son obéissance.
La journée s'annonçait radieuse, le soleil matinal déjà haut dans le ciel, promettant une chaleur douce et enveloppante. Il était tôt, les premiers effluves de la ville qui s'éveille montaient jusqu'à nous. Nous quittâmes l'appartement, la main posée sur le petit de son dos, la guidant sans un mot. La ville commençait à s'éveiller autour de nous, encore paisible. Les rues étaient calmes, le soleil caressait les toits. Je marchais, mes pas mesurés, et elle me suivait, fidèle à mes instructions. Je sentais sa présence derrière moi, une ombre docile et dévouée.
En arrivant sur la place du marché, l'activité était déjà palpable, mais contenue. Les marchands finissaient juste leurs installations, disposant leurs étals de fruits et légumes colorés, de fleurs fraîches aux parfums enivrants, et de fromages aux arômes piquants, avant l'arrivée de la foule plus dense. L'air vibrait de murmures, de quelques rires, et du cliquetis des caisses. Elle avançait à ma gauche, un pas derrière, son regard docilement baissé, ne dérogeant pas à la règle que je lui avais imposée. Je pouvais sentir les regards curieux de quelques passants s'attarder sur nous, intrigués par cette femme si silencieuse, si réservée à mes côtés. Elle restait impassible, sa bulle impénétrable, preuve de sa concentration sur son rôle.
Nous déambulâmes parmi les étals, mes yeux choisissant avec soin, mes doigts sélectionnant les meilleurs produits. Elle attendait, patiente, parfois un léger mouvement de tête me signalant une préférence, mais toujours sans parole, sans un geste qui trahirait autre chose que sa soumission. J'appréciais cette discrétion, cette façon qu'elle avait de se fondre dans le paysage tout en étant pleinement présente pour moi.
Après avoir fait nos emplettes, le panier en osier rempli de couleurs vives et de senteurs fraîches, nous nous sommes rendus sur une petite terrasse surélevée, discrète, offrant une vue imprenable sur l'animation naissante de la place. Je choisis une table à l'ombre d'un grand parasol, l'invitant à s'asseoir face à moi. Ses yeux se levèrent un instant, cherchant ma permission, avant de s'installer gracieusement.
Le serveur vint prendre notre commande, son regard s'attardant un peu sur elle, mais elle ne bougea pas, ses yeux à peine levés, juste assez pour esquisser un hochement de tête quand je commandai pour elle. C'était une démonstration subtile de sa soumission, une leçon silencieuse offerte au monde.
Je la regardais, buvant mon café, tandis que le soleil montait doucement.
Le serveur, un jeune homme aux gestes vifs, déposa son thé devant elle. Elle le remercia d'un léger hochement de tête, sans un mot, ses yeux à peine levés. Je sentais la curiosité du serveur, un questionnement muet sur cette femme discrète et silencieuse à mes côtés. Elle, imperturbable, saisit sa tasse à deux mains, ses doigts fins et délicats, et porta le breuvage à ses lèvres avec une grâce étudiée. Chaque mouvement était contenu, mesuré, comme si elle était consciente d'être observée, mais sans jamais s'en départir. C'était une performance pour moi, une affirmation silencieuse de son rôle dans mon univers.
Je l'observais, déchiffrant les moindres nuances de son expression. Une légère tension dans ses épaules, un frémissement presque imperceptible de ses cils lorsqu'un rire éclatait un peu trop fort sur la place. Elle était attentive à tout, mais sa focalisation restait sur moi, sur les subtiles indications que je pouvais lui donner, même sans les prononcer. Je savais qu'elle cherchait à anticiper mes désirs, à perfectionner son obéissance.
Après avoir terminé nos boissons, je fis signe au serveur, réglant l'addition d'un geste rapide. Elle se leva aussitôt que je commençai à bouger, sans attendre un ordre verbal, se replaçant naturellement un pas derrière moi et à ma gauche. C'était cette spontanéité dans son obéissance qui me ravissait le plus.
Nous quittâmes la terrasse, plongeant à nouveau dans le léger tumulte du marché qui gagnait en intensité. L'air était maintenant saturé d'un mélange de parfums : le pain chaud des boulangeries voisines, l'âpreté des épices, la douceur des fleurs coupées. Le flot des passants se densifiait, nous obligeant parfois à ralentir. Chaque fois qu'une personne nous frôlait, je sentais un léger raidissement dans son corps, mais elle ne brisait jamais son rythme, ne levait jamais les yeux. Sa bulle de soumission était inébranlable.
Je la menai à travers les allées bondées, puis nous bifurquâmes vers une rue plus calme, bordée d'arbres centenaires offrant une ombre bienvenue. Le cliquetis des conversations s'estompa, remplacé par le bruissement des feuilles et le chant discret des oiseaux. Le rythme de nos pas devint plus régulier, méditatif.
Je la laissais sentir la douce brise sur sa peau nue sous sa robe, la caresse légère du soleil filtrant à travers les branches. C'était un rappel constant de sa vulnérabilité, de son corps offert et sans défense sous l'œil du monde et le mien. Chaque pas qu'elle faisait était un acte de foi, une preuve qu'elle me confiait entièrement son intégrité, même dans la plus anodine des promenades.
Je pouvais sentir la chaleur de son corps, même à un pas de distance, une présence constante qui témoignait de sa loyauté. Elle était un prolongement de ma volonté, une ombre délicate et puissante, marchant à mes côtés sans jamais empiéter sur mon espace. La leçon de ce jour n'était pas dans la discipline, mais dans l'intégration, dans la façon dont la soumission pouvait devenir une seconde nature, une grâce en soi.
Nous continuâmes ainsi, traversant des parcs où les enfants jouaient et des rues résidentielles paisibles, son silence éloquent étant ma seule compagnie. La ville s'étirait devant nous, mais nos esprits étaient enfermés dans notre propre monde, un univers où seule ma domination et son abandon comptaient. Et chaque instant, chaque pas, chaque silence entre nous, renforçait cette vérité : elle était Sensualité, et elle était Abandon. Mon abandon.
Alors que le soleil atteignait son zénith, projetant des ombres plus courtes, et que l'agitation de la ville s'intensifiait, je sentis qu'il était temps de clore cette phase de son éducation. La tension, bien que subtile, qui maintenait sa posture, ses yeux baissés, et son silence, avait accompli son œuvre. Elle avait pleinement embrassé ce rôle en public, démontrant une maîtrise et une dévotion qui dépassaient mes attentes initiales.
Sans un mot, je tournai mes pas vers l'appartement. Elle comprit instantanément, sa démarche s'ajustant à la mienne avec une fluidité parfaite. Le retour fut empreint de la même discipline silencieuse, chaque rue traversée, chaque carrefour passé, renforçant la leçon de la matinée.
Nous regagnâmes l'appartement. La porte se referma derrière nous, scellant le monde extérieur et marquant une frontière. À l'instant même où le loquet s'enclencha, je la regardai, un léger sourire aux lèvres.
"La séance d'éducation est terminée," annonçai-je, ma voix retrouvant une tonalité plus douce, mais non moins autoritaire.
Son corps se détendit imperceptiblement, comme un arc qui relâche sa tension. Ses yeux, qui étaient restés baissés toute la matinée, se levèrent pour rencontrer les miens, un mélange de soulagement, de satisfaction et d'une tendresse pudique y dansant. Elle prit une profonde inspiration, comme si elle se permettait enfin de respirer librement.
Nous redevenions des gens "normaux", comme on dit, "Vanille". La façade de Maître et soumise se fondait dans l'intimité de notre espace privé, où d'autres formes de notre relation prendraient le relais. Le jeu de la domination et de l'abandon s'était retiré pour un temps, laissant place à la complexité et à la douceur d'une connexion plus conventionnelle. Mais l'empreinte de la leçon du jour, celle de sa soumission profonde et inébranlable, resterait gravée en elle, invisible, mais omniprésente.
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Depuis cette soirée folle, François n’avait jamais cessé d’écrire.
« Bonjour ma femme, je pense à toi. Ton homme »
« Je t’aime. »
« ...Tu m’appartiens. Ne l'oublies jamais. »
Malika lisait chacun de ses messages, le cœur battant, mais ne répondait jamais. Elle voulait redevenir fidèle à Clément, être la femme qu’il méritait. Elle essayait de se convaincre que François n’était qu’un fantasme, une folie passagère...
Mais chaque message la chamboulait. Et quand François écrivit enfin :
« Je sais que tu me lis. Réponds moi maintenant.»
puis un autre, quelques heures plus tard :
« Ne me pousse pas à me fâcher. »
elle eut un frisson....
.... et, par pur esprit de rébellion, elle choisit encore de ne pas lui répondre... Assez amusée de le savoir fâché en réalité.
Le soir même, Malika se glissa dans les bras de Clément. Il souriait, heureux comme toujours quand elle venait à lui.
Elle le regarda intensément, le cœur battant, elle gémit : « Prends-moi ! Montre-moi que je suis à toi... Dis-le-moi, répète-le-moi. »
Clément, surpris, lui caressa doucement le visage : « Tu es à moi, mon amour… Toujours. »
« Non… plus fort. Je veux que tu me prennes, Clément. Montre-moi que je suis ta femme. »
Clément rougit légèrement mais obéit aussitôt, visiblement excité par cette demande inhabituelle.
« Tu es à moi. » murmura-t-il, plusieurs fois dans son oreille, en la plaquant doucement contre le matelas, ses mains emprisonnant ses poignets.
« Dis-le encore… » gémit-elle, déjà haletante.
Excité par sa soumission inhabituelle, il déchira presque sa culotte d’un geste impatient, passa ses mains sur ses cuisses, les écartant plus largement, puis la pénétra d’un coup sec, lui arrachant un cri de surprise.
Elle agrippa ses épaules, haletante.
« Oui… prends-moi… montre-moi que je suis à toi… rien qu'à toi.»
Clément accéléra, ses mouvements plus puissants que jamais, la tenant fermement par les hanches pour l’empêcher de bouger.
« Je suis à toi, Clément, mon homme...personne d'autre. » gémit-elle, la voix tremblante. Pas à François, pensait-elle.
Il l’embrassa fougueusement, ses mains glissant sur ses seins qu’il caressait avec force, son souffle chaud dans son cou...
Elle perdit tout contrôle, s'abandonna complétement. Ses ongles se plantèrent dans son dos. Ses hanches se soulevaient pour accompagner chaque coup.
« Oui… oui ! Mon homme… » cria-t-elle, avant que l’orgasme ne la traverse violemment, son corps secoué de spasmes, la laissant haletante et toute tremblante sous lui.
Après la tempête, Clément, homme fier et heureux, embrassa sa douce déesse, tendrement, ses mains encore serrées sur ses hanches comme pour ne jamais la lâcher.
"Je t'aime ma femme"
Quand Clément s’endormit, elle prit son téléphone. Un nouveau message de François :
« Je te punirai de ton silence. »
Elle sourit... Amusée. Que pouvait-il faire ?
Avec mépris, elle éteint son téléphone sans répondre.
Le lendemain après-midi, on sonna à la porte.
Clément sortit de son bureau et ouvrit la porte... sans se méfier.
« Bonjour ! Je suis Clara, la copine de François, tu te souviens de moi ? » dit-elle avec un grand sourire. "Je passe voir Malika."
« Oh ! Bien sûr, je me souviens de toi. Entre, entre, Malika est là-haut. Je dois retourner travailler, mais fais comme chez toi. » répondit Clément, naïf.
Malika descendit les escaliers et resta pétrifiée en voyant Clara.
La blonde lui fit un petit signe de la main, un sourire joueur aux lèvres.
Clément retourna à son bureau, après avoir servi le café aux dames.
Les deux femmes restèrent seules, assises dans le salon.
Malika, le cœur battant, murmura :
« Pourquoi es-tu ici ? »
Clara lui fit un clin d’œil.
« Je suis venue de la part de ton homme. »
Malika pâlit.
« Ne dis pas ça ici… »
Clara rit doucement.
« Allons à l’étage, on sera tranquilles. »
Malika hésita… mais accepta. Erreur !
Une fois la porte fermée, Clara s’approcha d’elle.
« Tu sais pourquoi je suis ici, pas vrai ? »
Malika recula d’un pas.
« Je… non… »
Clara sourit, amusée.
« Ton homme est fâché. Tu ne réponds pas à ses messages. Et moi… je suis là pour t’aider à te rappeler à qui tu appartiens. »
« Je ne lui appartiens pas ! » protesta Malika,... mais sa voix tremblait.
Clara s’approcha et en caressant les hanches de la jolie brune :
« Vraiment ? Alors je suppose que je peux tout raconter à Clément… »
Malika la fixa, choquée.
« Non… Non, tu ne peux pas… »
Clara glissa ses mains sur sa taille, la caressant lentement, en les remontant jusqu'à sa poitrine généreuse sur laquelle s'attarda son regard...
« Alors sois gentille. » murmura-t-elle, avant de poser ses lèvres sur son cou et de les remonter, par une succession de baisers doux et chauds, jusqu'à ses lèvres. Là, elle tenta de l'embrasser..
Mais Malika voulut se débattre... Pas trop fort, de peur que Clément n’entende. Pas trop fort... sûrement excitée par l'audace de cette merdeuse, dont elle connaissait déjà certains talents.
« Chut… » souffla Clara.
« Tu es si belle. Je comprends pourquoi François est fou de toi… J'avoue avoir été un peu jalouse. Au début..." Tout en parlant, ses mains se promenaient sur le corps de Malika. Ses lèvres se posaient par ci, par là, avec fougue ou avec douceur. Son regard brillant devenu fou et insistant sur ses seins gonflés de désir malgré elle...
« Arrête… » souffla Malika, trahie par son souffle court..
Clara sourit.
« Tu te rappelles comme tu as aimé l’autre soir ? »
Et sans attendre, elle poussa doucement Malika sur le lit.
Clara s’agenouilla entre ses cuisses, la regardant avec un sourire espiègle.
« Avoue que tu aimes… ou je raconte tout à Clément. »
« Non… Clara… je t’en prie… »
Mais Clara glissa déjà ses lèvres entre ses cuisses. Malika agrippa les draps, secouant la tête, haletante.
« Qu’est-ce qu’il dirait, ton Clément, s’il te voyait jouir comme ça… » souffla Clara avant de continuer, sa bouche experte devenue folle, incontrôlable..
« Arrête… oh mon Dieu… Clara… » gémit-elle, mais ses hanches bougeaient malgré elle.
Et quand l’orgasme la prit, puissant, elle se cambra et lâcha un cri étouffé, haletante, rouge de honte.
Clara releva la tête, un sourire triomphant sur les lèvres.
« Tu es tellement belle quand tu jouis… »
Elle se mit alors à se toucher elle-même devant Malika, gémissant tout doucement...puis de plus en plus fort. Paniquée à l'idée que ses gémissements alertent Clément, Malika la prie d'arrêter.. Ce qui ne fit qu'augmenter l'excitation de Clara et agrandir son sourire pervers.
"Tu devrais me donner tes gros seins à téter... sinon Clément va m'entendre."
Furieuse,...mais excitée par l'audace de cette merdeuse, Malika ne résista pas longtemps. Elle libéra sa poitrine... puis elle ferma les yeux, préférant ignorer le regard pervers, fou de désir, de cette garce.
'
Clara etouffa alors ses gémissements en enfonçant sa tête fougueuse dans la poitrine offerte.
Malika détournait la tête, les yeux fermés, en colère, se sentant trahie par son propre corps qui frissonnait sous les caresses... Elle se mit à prier pour que Clara finisse vite et s'en aille aussitôt.
La blonde allumée se frottait maintenant, sans retenue, contre sa cuisse, sa hanche, et même son sexe, en continuant à lécher, téter, et mordiller les seins qu'elle portait dans ses mains comme les jouets les plus beaux et les plus amusants qu'elle ait vus.
"Humm... Que c'est bon ! Tu aimes ? Dis moi que tu aimes ? ... ou tu préfères peut être que je demande à Clément ?"
"Oh oui...oui... j'aime. Pitié."
Les frottements de Clara se firent plus intenses, plus rapides... Son visage rougi, ses yeux fous, elle saisit d'un coup le visage de sa prisonnière dans ses mains et pénétra sa langue avec force dans sa bouche.
Malika ne put retenir plus longtemps des gémissements de plaisir.
Elle ne résistait plus,... s'avoua vaincue. Son bassin répondait maintenant aux frottements. Sa vulve ouverte et trempée recherchait son contact...
" Oh..Clara.. mange moi....encore...mange moi...encore.."
Triomphante, Clara sourit. "Bien !"
Sans prévenir, elle enfonça deux doigts en elle. Surprise, Malika se retint de crier.
" ...et maintenant ma beauté...dis-moi qui est ton homme."
"Oh non.. pas ça"
" Mauvaise réponse." Clara entreprit des puissants va-et-vient..., en pinçant les tétons excités avec son autre main. Malika retint encore un cri..mais elle savait qu'elle ne pourrait pas tenir encore longtemps.
" Tu veux que j'appelle Clément peut-être ? Qu'il voit comment tu jouis avec d'autres... "
" ....mon homme ..est ....François."
" Bien !... Tu vois, ce n'était pas compliqué."
Elles s'embrassèrent, encore haletantes.
" Tu es trop belle, ma douce... J'adore m'occuper de toi... Tu as beaucoup de chance... d'avoir été choisie par François. Il t'aime vraiment, tu sais ?... Clément ne vaut rien, c'est un pauvre type, tu vas vite le comprendre...crois moi.. "
Malika gémissait encore, les cuisses écartées, la vulve brûlante offerte aux caresses ... Clara, heureuse, repris les frottements, son bassin menant la danse, sous la respiration haletante de sa partenaire.
"Que tu es belle ! ... François va bien s'occuper de toi, tu verras... Dis moi que tu as envie de lui."
"Non je t'en prie.."
" Dis-le ou j'appelle Clément."
" Oh Clara... j'ai envie de lui"
"Tu as envie de qui ? "
"..... J'ai envie de François"
"Bien ! Tu as envie de sa queue hein ? Dis-le"
"...oui j'ai envie de sa queue"
"Tu es sa femme. Tu lui appartiens....ok ?"
"Oui..Oui...Ouii... oh mon dieu je vais jouir"
"Ton Dieu est François. C'est pour lui que tu jouis."
"Oui..oui...oui..."
Un appel sur son téléphone. Clara décrocha, essoufflée, en sueur...et fière, en bonne petite chienne soumise, elle avait accompli sa mission avec brio, impatiente de tout rapporter à son maître. Satisfaire les désirs de son roi était son plus grand plaisir.
Malika, l'élue de son roi, qui semblait ignorer sa chance, avait dépassé les bornes.. Elle n'avait jamais vu son maître en colère à ce point.
« Oui, maître… Oui, elle a bien compris… Elle a joui, deux fois même… pour vous.» dit-elle en riant.
Puis elle tendit le téléphone à Malika.
« Il veut te parler. »
Malika, encore toute tremblante, à peine remise de son dernier orgasme, le porta à son oreille.
« Mon amour… » La voix de François était basse, grave, pleine de satisfaction..
«... Je veillerai toujours sur toi, même quand je suis loin. Alors… tu as aimé ? »
Malika ferma les yeux, haletante, honteuse... et excitée à la fois.
« ....Oui… mon homme… » souffla-t-elle enfin.
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Avant propos : Ce texte reprend le récit de ma Merveille Infinie d'Amour intitulé "Une semaine presque ordinaire - épisode 9" . Mais cette fois-ci narré non pas par elle, mais par moi son Maitre.
En voici la deuxième et dernière partie.
**********************
Alban et Ousmane m’accueillent avec un bon verre d’eau glacée.
« Vous avez là une bien délicieuse soumise, cher ami » me dit Alban, les yeux plein de reconnaissance.
« Et quel beau tempérament elle a ! » renchérit Ousmane. « J’ai rarement été aussi trempé de mouille » ajoute-t-il en souriant tout en continuant à nettoyer son entre jambes avec des lingettes humides.
« Très heureux qu’elle vous plaise chers amis. C’est effectivement une petite merveille que ma Mia. Et encore merci à vous de lui faire découvrir le bonheur d’être votre objet de désir » répondis-je dans un sourire plein de fierté après avoir bu d’une traite le verre d’eau. « Et la soirée n’est pas terminée … Préparez-vous à me suivre, Messieurs » ajoutais-je dans un clin d’œil.
Je les abandonne et vais rejoindre ma belle soumise.
Dieu qu’elle est belle. Là. Nue sur ce fauteuil.
Elle semble ailleurs. Ses yeux sont clos. Ses bras sont étendus sur les accoudoirs. Elle semble récupérer des assauts précédents. Son souffle est lent et profond. Ses lèvres légèrement entrouvertes. Ses joues sont encore toutes roses. Sa poitrine, arrogante, se soulève au rythme de sa respiration profonde. Ses cuisses pleines sont légèrement écartées, ne cachant rien de sa belle petite chatte.
Je m’agenouille devant elle et pose une main sur sa cuisse. Elle frissonne légèrement. Reconnaissant ma main, elle me sourit et me susurre « Oh mon Maitre ! ».
« Tout va bien ma belle petite chienne ? Prête à continuer ?»
« Oh oui mon Maitre .. Je suis à Vous. » me répond-elle sans se départir de son sourire.
Je prends sa main. Et d’un geste doux mais ferme, je l’aide à se redresser.
Elle se laisse faire. Confiante. Toujours aveuglée par le ruban de soies noire, je la guide et l’emmène vers l’entrée de notre demeure.
Là, je la fais s’agenouiller sur le petit banc large en velours bleu roi de l’entrée que je déplace auparavant au centre de la pièce au milieu du tapis. Ce que d’aucun considérerait comme un petit meuble banal où s’asseoir pour retirer ou enfiler ses chaussures est bien plus que cela pour moi. J’aime le détourner de son usage quotidien pour en faire un autel d’adoration perverse. Et ma petite femme le sait. Elle, qui j’en suis sûr, a du à cet instant le reconnaitre au contact de ses genoux. Je constate avec délectation la chair de poule qui vient de recouvrir ses fesses larges et rebondies.
C’est d’ailleurs sur ce banc au tout début de notre relation que je lui ai fait découvrir pour la première fois sa capacité à gicler comme une bonne salope. Ce jour-là, je l’avais allongée sur ce banc. Je lui avais attaché les poignets et les chevilles ensemble, la rendant totalement à ma merci. J’avais joué avec sa belle fente. Longuement. Délicatement d’abord. Attentif à ses réactions. Ma langue et mes doigts l’avaient explorée avec minutie. J’avais interdit à ma petite merveille infinie d’amour de jouir sans mon consentement. Elle avait lutté. Tenant de se retenir. Gémissant de plus en plus fort. Me suppliant de la laisser jouir. Je la faisais monter jusqu’à l’extrême limite et je m’arrêtais. Dans un sadisme délicieux. Elle faisait aller sa tête de part et d’autre, comme devenue folle. Après plusieurs répétitions de ce petit jeu sadique, j’avais introduit deux doigts dans sa fente ruisselante. Et dans un mouvement de bas en bas de plus en plus frénétique j’avais déclenché en elle une pure explosion. Un jet chaud, incontrôlé, s’était échappé de son puits d’amour. Ses yeux s’étaient écarquillés. Son visage était devenu tout rouge. Je voyais la surprise et la honte dans son regard. Mais aussi le plaisir qui s’était emparé de tout son corps. J’avais continué mes mouvements frénétiques jusqu’à déclencher une nouvelle explosion. Plus intense encore. Plus abondante. Un vrai petit torrent de son nectar. Elle s’était mise à trembler de plus bel. Eclatant en sanglots. Oscillant entre une pudeur vaincue et un bonheur évident. Un souvenir merveilleux. Ce banc depuis lors était devenu le témoin silencieux de cette révélation intime. Il portait en lui la mémoire de son éveil, de sa transformation en femme fontaine.
Mia est superbe ainsi agenouillée sur ce banc. En position Nadu comme il se doit. Comme elle a appris à se mettre. Symbole de sa pleine et totale soumission consentie et volontaire à son Maitre. Je lui caresse le dos et dépose un doux baiser sur sa chute de reins.
« Je reviens ma belle. Reste en position ». lui dis-je.
A ces mots je la laisse quelques minutes. Et je me dirige vers notre boudoir à l’autre bout du rez-de-chaussée de notre demeure. Un petite pièce que nous avons meublée tous les deux. A la fois bureau, bibliothèque, salon de cinéma … et salle de plaisirs. L’endroit où nous avons rassemblé quelques objets et meubles BDSM pour nos jeux pervers et indécents. Je prends quelques objets et fais rouler le superbe carcan en bois de chêne clair et aux ouvertures serties de cuir noir que nous avions chiné il y a quelques mois dans une brocante.
En passant devant le salon, je fais un signe de la main à Alban et Ousmane pour qu’ils me suivent.
Mia est là. Rayonnante. Irradiant notre entrée de sa troublante nudité. De cette splendide soumission qui est la sienne. Toujours silencieuse. Docile. Prête à être offerte et utilisée.
A voir mes amis commencer à caresser leurs queues de nouveau et à ne pas la quitter des yeux, nul doute qu’elle leur donne envie. Ce qui me fait sourire.
Je demande à ma belle soumise de se mettre debout, jambes écartées de part et d’autre du banc. Sans hésitation, dans une grâce infinie, elle obéit immédiatement. Je positionne alors le carcan à l’avant du banc et en bloque les roulettes. J’en défais les fermetures et l’ouvre, dégageant les ouvertures. Je me dirige vers Mia et la prends par la taille. D’une légère pression, je lui fais comprendre de se pencher vers l’avant. Je la positionne avec précision : je place délicatement son cou sur l’emplacement central et ses poignets sur les ouvertures de chaque côté. Puis je referme le carcan et en fixe les fermetures. La voilà enserrée de cuir. Avant de passer de l’autre côté je l’embrasse sur ses lèvres. Elles sont douces et chaudes. Elle me rend ce baiser avec infiniment de tendresse. Et de dévotion. Je suis définitivement le plus béni des hommes d’avoir une telle femme comme compagne.
En passant sur le côté du banc pour rejoindre mes amis, je la regarde. Prisonnière, elle offre son corps. Elle est superbe ! Ses seins pendent comme des mamelles juteuses. Ses tétons sont tendus à l’extrême et sont devenus violets tellement elle est excitée. Son dos est arqué et met en valeur son cul tendu avec indécence. Ses fesses rondes sont délicieusement fendues par ses jambes parfaitement écartées, donnant à voir son petit anus et sa belle chatte.
« Elle est vraiment bandante cette chienne » me glisse tout bas Alban dans un sourire complice, alors que je me dirige vers la chaine B&O pour relancer les 4 saisons de Vivaldi.
« A vous, Messieurs. Elle est à Vous ! » dis-je bien fort que ma Mia entende bien qu’une fois encore je l’offrais aux désirs de ces hommes qu’elle ne connaissait même pas et n’avait toujours pas vus.
A cet instant, Ousmane, sans dire un mot, s’approche et se glisse sur le banc. Il s’installe entre les cuisses ouvertes de Mia. Il commence alors à la lécher. Il explore de sa langue experte sa fleur encore dilatée des assauts précédents. Je le vois avec plaisir prendre son temps. Il la goûte ; déguste sa cyprine. Il aspire son clitoris. Il la doigte avec une précision troublante. Et cela déclenche déjà de nouveaux gémissements de chienne en chaleur chez ma Mia.
Alban quant à lui à aller se positionner de l’autre côté du carcan. Et il reprend possession de sa bouche. En me déplaçant légèrement de côté je le vois qui s’y enfonce avec une vigueur renouvelée. Comme pour retrouver les sensations encore brûlantes de sa gorge. De toute évidence il avait aimé et voulait retrouver ce plaisir gourmand.
Voir ma femme, ma femelle, ma merveilleuse Princesse Putain être ainsi prise entre deux hommes clairement fous de désirs pour elle me rend très fier. Et aussi terriblement excité. Je sens leurs regards chargés de désir, mais aussi d'une admiration sincère pour la beauté et le don que Mia incarne.
Sortant de ma rêverie, je saisis le martinet en cuir rouge. Et je commence à « sculpter » ma femme. Je fais claquer les lanières sur son dos et ses fesses. D’abord doucement, traçant sur sa peau nue des lignes de feu délicat. Puis, je gagne en intensité, accélérant le rythme. Mes gestes deviennent plus précis, plus assurés, plus lourds. Les claquements résonnent dans la pièce comme une symphonie percussive en rythme avec Vivaldi. Mia se cambre. Sa peau se colore de rose, puis de rouge. Elle pousse des gémissements et des cris de plus en plus audibles et rauques. Entre deux salves, je laisse ma main courir sur son dos et sa croupe. La caressant. La rassurant. L’ancrant dans ce ballet de douleur et de plaisir.
Dieu qu’elle est belle en cet instant. Je sens ma queue qui va exploser tellement elle est dure d’excitation devant ce spectacle d’une beauté aussi troublante que décadente.
Ne perdant pas le rythme de mes sévices, je regarde Alban dont le sexe va et vient dans la bouche de ma femme. Il tient sa queue en mai et la dirige vers la bouche grande ouverte de Mia. Elle l’engloutit avec dévotion, étirant ses lèvres autour de son chibre. Il la tient fermement par les cheveux et s’enfonce toujours plus profondément dans sa gorge. Mia gémit. Sa bouche salive abondamment. De longs filets transparents et luisants de salive coulent le long de son menton, s’étirant jusqu’à son cou. Entre deux poussées, je l’entends inspirer bruyamment par le nez. Je la connais ma belle soumise : elle s’accroche mentalement pour l’accueillir plus encore ; elle fait des efforts visibles pour ouvrir davantage sa gorge, pour se laisser envahir. Sa gorge émet d’ailleurs de petits bruits de succion et de lutte. Mais elle ne recule pas. Quelle sublime soumise elle fait ! J’en frémis de fierté.
J’interromps ma séance de martinet et vais me saisir d’un bel objet qui je le sais la fera frémir. D’un geste de la tête je fais comprendre à Alban, de plus en plus excité, de se retirer quelques secondes de la bouche de ma belle chienne.
Et je glisse alors un plug anal froid en métal dans sa main. Elle le reconnaît au toucher : lisse, lourd, intimidant. Le plus gros de notre collection. Celui qu’elle apprend chaque jour depuis deux semaines à porter en elle chaque soir, une fois revenue du travail. Je lui demande de le lécher. Lentement. Elle le prend entre ses lèvres et le suce avec application. Sa langue court sur le métal, le réchauffant de sa salive chaude et abondante.
Je laissa lors Alban reprendre sa place dans sa gorge et vais me positionner derrière elle. Ousmane n’en finit pas de brouter sa chatte. Il bande dur le salaud. Pour ma part je fais couler un peu de lubrifiant sur l’anus de ma petite salope et le masse délicatement, y introduisant un doigt pour bien la dilater. Et je commence à insérer le plug dans son orifice secret. Je prends mon temps. Je le fais tourner, l’enfonce par palier. Elle gémit plus fort encore. Son corps se tend, puis se détend, m’offrant l’accès. Elle pousses ses fesses vers moi. « Quelle bonne salope ! « me dis-je. Le plug glisse enfin entièrement en elle. Je le maintiens quelques secondes, savourant cette vue sublime. Elle halète entre deux coups de queue d’Alban et les coups de langue d’Ousmane.
Je me relève et admire de nouveau ma femme dans cette position, dans cet instant de partage total. Elle est définitivement ma Sublime.
Alban grogne de plaisir, intensifiant ses va-et-vient. Il pilonne sa bouche comme une vulgaire chatte. Chaque coup de rein projette sa queue un peu plus loin dans cette gorge offerte. Le spectacle est indécent. Hypnotisant. Sa bouche n’est plus qu’un écrin vivant, un tunnel de chair chaud et humide entièrement dédié à l’accueil de cette verge autoritaire.
Ousmane lui s’est redressé. Après avoir rapidement enfilé un préservatif, il guide son énorme queue épaisse entre les lèvres béantes de ma Sublime Et sans transition, il s’y enfonce profondément. Son bassin vient heurter ses fesses avec une puissance brute. Mais il ne s’arrête pas là. Il ancre ses mains sur ses hanches et il commence à la pilonner avec une cadence sauvage. Frénétique. Implacable. Primale.
A cette vue, je ne peux m’empêcher de reprendre mes coups de martinet en cadence avec les assauts d’Alban et d’Ousmane.
Chaque coup de reins d’Ousmane claque contre les fesses de ma Mia, et résonne dans la pièce. Elle pousse des cris rauques et profonds. Elle se cambre davantage pour mieux recevoir Ousmane. Son sexe dégouline. Luisant. Inondé par la stimulation simultanée du plug, des va-et-vient d’Ousmane, du martinet et des coups de queue d’Alban dans sa gorge. À chaque pénétration, son ventre se contracte. Ses jambes tremblent. Ses gémissements deviennent presque des hurlements. Il la prennent tous deux comme une proie. Comme une chienne, une louve en rut.
Ousmane accélère encore. Il la cloue contre le banc et le carcan. Sans répit. Il la fend de sa queue comme un pilon contre un mortier vivant. Et Mia, ma Mia, ma PP, s’abandonne. Le corps en feu. Entièrement soumise à cette dévastation jouissive.
Elle n’est plus que sons, soupirs, hurlements, râles et cris. Elle vibre d’un abandon total. Elle offre tout. Son corps. Son plaisir. Son âme.
Et dans un alignement parfait, une communion inédite pour mon amour de femme, je vois mes amis et complices atteindre le point de rupture en même temps qu’elle. Une jouissance synchronisée. Une explosion partagée. Leurs semences jaillissent, couvrant son dos, ses fesses, son visage. Comme une bénédiction. Offrandes d’hommes reconnaissants à une déesse incarnée. Une femme soumise, reine de son destin. En pleine gloire.
Comme par magie les dernières notes de Vivaldi emplissent notre maison. Puis le silence. Juste entrecoupé de respirations lourdes.
Je vois Alban et Ousmane se retirer. Respectueux. Doux. Quel contraste après avoir vu les bêtes primales en eux ! Preuve s’il en est du grand respect de ces hommes. Des amis vraiment en qui je peux avoir confiance. Ils posent une dernière caresse sur elle, la remerciant dans un silence éloquent. Puis ils quittent la pièce et vont se rhabiller avant de partir en silence tout en me remerciant encore dans des gestes sans équivoque. Je les rejoins quelques secondes. Les prends dans mes bras pour les remercier encore chaleureusement. Et ils partent en silence. Me laissant seul avec elle, avec ma Sublime, dans ce moment sacré.
Elle est là dans notre entrée. Prisonnière du carcan. Arcboutée pour ne pas perdre l’équilibre sur ses jambes écartées avec indécence. La chatte trempée et luisante. L’anus orné du plug vert émeraude qui la sublime. Les fesses et le dos rouges. Couverte de foutre. Des larmes et de la salive coulent de son visage. Elle est secouée de tremblements. Mélange de reste d’orgasme et de sanglots. Vidée et transcendée.
Je l’observe. Bouleversé par tant de beauté et d’abandon. Elle est allée loin. Très loin. Mais elle n’a jamais cessé d’être avec moi. Et je vais maintenant la chérir. La célébrer. La recueillir dans mes bras. Et l’aimer, comme seul son Maître, son Homme, son chéri sait le faire.
Je m’approche d’elle. D’un geste lent je la libère du plug anal. Je l’entends pousser un soupir de soulagement. Je sais que sa taille est un effort pour elle. Et elle a été plus qu’à la hauteur en l’accueillant et en le gardant en elle pendant les coups de boutoirs d’Ousmane. Avec des lingettes humides je lave ses fesses, ses cuisses et son dos des souillures abondantes d’Ousmane. Je me dirige alors à l’avant du carcan et lave son visage du foutre d’Alban. Et puis je lui retire le bandeau de soie noire. Elle ouvre les yeux vers moi. Des yeux brillants et embués. Et elle me sourit entre deux frémissements, entre deux sanglots.
Je l’embrasse amoureusement. D’une voix douce je murmure tout ce que je ressens : « Tu es merveilleuse, ma Louve. Je suis si fier de toi, si honoré, si bouleversé. Tu m’offres un bonheur incommensurable, un amour inégalé. »
A ces mots, elle se met à pleurer. Elle pleure à chaudes larmes. De joie. D’abandon. De vérité. Ses larmes sont des trésors. Et je les recueille avec du bout de ma langue. Elle me regarde, ses yeux brillants d’un amour pur. Plus aucun mot n’est alors nécessaire. Tout est dit dans ce regard.
Je défais les fermetures du carcan et je la libère. Son corps glisse doucement sur le banc. Exténuée. Epuisée. Je viens l’enlacer amoureusement. Elle se love contre moi. Comme une petite chatte se pelotonnant contre son Maitre. Fragile. Mais se sentant à cet endroit en pleine sécurité.
Je la soulève alors et la porte comme un trésor jusqu’à la salle de bains. Je sens ses bras s’accrocher à mon cou. Je la dépose avec tendresse sur le fauteuil où elle aime s’asseoir pour se faire les ongles. Elle s’y enfonce, dénuée de toute force. Comme vaincue. Elle n’a plus de force.
Je fais alors tourner le robinet de notre baignoire et y dépose un galet d’huiles essentielles. Petit à petit la baignoire se remplit d’une eau ni trop chaude, ni trop froide. Et la vapeur d’eau commence à emplir la pièce, diffusant les effluves de santal et de cèdre.
Je prends ma femme par la main. Elle ne parle toujours pas. Mais ses yeux rivés dans les miens me disent tout de ce qu’elle ressent. Et je souris de bonheur. Je la fais pénétrer dans notre baignoire. Elle s’y glisse avec délectation. Elle s’y abandonne. Elle s’y noie presque. Comme dans une douce et délicieuse bulle suspendue hors du monde. Je reste là, assis à côté d’elle, sans la quitter du regard.
Et je commence à la laver. Lentement. Amoureusement. Je lave son corps avec une éponge naturelle imprégnée de savon doux à l’orchidée. Elle se laisse faire. Me gratifiant de légers soupirs de contentement entre deux baisers langoureux. Chaque geste pour laver son corps est une caresse, un hommage silencieux que je veux lui rendre. Elle ne parle pas. Elle n’en a pas besoin. Ses yeux plongés dans les miens me suffisent.
Quand l’eau refroidit, je l’aide à sortir. Et je la sèche des pieds à la tête. Je la sens sereine mais épuisée. Alors je la porte de nouveau dans mes bras. Et viens la déposer avec tendresse et amour dans notre lit conjugal. Je remonte le drap sur son corps superbe et je l’embrasse sur le front
« Repose-toi ma Princesse » lui dis-je, avant d’aller moi-même prendre une douche réparatrice dans notre salle de bains.
L’eau chaude de notre douche à l’italienne coule sur mon corps. Mais ce sont les images de cette soirée inoubliable qui me traversent en vagues successives. Je ferme les yeux. Je revois ma Mia, offerte, cambrée, sublime. Sa bouche pleine. Sa gorge accueillante. Son sexe dégoulinant. Sa peau rougie par mon martinet. Je sens, j’étends encore ses cris, ses tremblements, ses supplications mêlées de gratitude et de plaisir sous les assauts d’Ousmane et d’Alban.
Un mélange intense de sentiments m’envahit : la fierté d’avoir conduit cette cérémonie de chair et d’abandon ; l’admiration sans borne pour cette femme qui me donne tout, qui se dépasse, se transcende ; et l’amour, immense, brut, qui palpite dans ma poitrine pour elle.
Sous le ruissellement de l’eau, mes mains pressent mes tempes. Je ressens le poids de la responsabilité, mais aussi l’élan vital qu’elle me donne. Elle me fait Roi, elle me fait Homme. Elle a fait de moi son Maitre. Elle m’a confié son existence, totalement. Dans une volonté de symbiose, de complétude. Mon souffle ralentit. Je souris.
Je termine ma douche, le cœur gonflé de tendresse, de fierté et de puissance tranquille. Je sais que même épuisée, elle m’attend. Et moi, je retourne vers elle. Ma Louve. Mon Évidence. Mon Tout.
Je quitte la salle de bains, une serviette nouée autour des hanches, encore enveloppé par la chaleur humide de la douche. Dans notre chambre, la lumière est douce. Mia se repose. Nue sous le drap. Sa silhouette dessinée par les lueurs tamisées des bougies que j’ai allumées avant d’aller prendre ma douche. Son visage est paisible. Ses paupières sont closes. Son souffle est profond et régulier.
Je m’approche d’elle sans un mot. Je m’allonge à ses côtés. Nos peaux se touchent. Son corps, encore chaud, réagit à ma présence. Elle entrouvre les yeux. Et son regard dit tout. Fatiguée, oui. Mais là. Présente. Mienne.
Je me penche et l’embrasse. Lentement. Longuement. Ma main glisse sur sa joue, sur sa gorge, puis descend le long de sa poitrine. Elle gémit doucement, presque imperceptiblement. Pas de mots. Juste nos souffles qui se mêlent, nos peaux qui se cherchent.
Nos corps se trouvent comme s’ils dansaient une mélodie qu’ils connaissent depuis toujours. Nos mains se caressent, s’ancrent, s’assurent. Je sens ses cuisses s’écarter sous la pression de ma jambe. Son bassin ondule déjà contre le mien.
Elle prend ma queue raide en main. Et elle me branle avec douceur. Les yeux rivés dans les miens. Et sans un mot, elle me dirige vers son ventre. Je m’enfonce alors en elle avec une lenteur solennelle. Pas de brutalité ici. Pas de conquête. Juste l’union profonde de deux êtres qui n’en font qu’un. À chaque mouvement, je sens son corps vibrer contre le mien. Elle m’enserre de ses bras. Elle accroche à mon dos non seulement ses bras, mais tout son cœur, toute son âme.
Elle m’accueille en elle avec une douceur infinie, presque déchirante. Comme si son corps voulait me remercier. Comme si son âme voulait se fondre en moi. Nous faisons l’amour. Dans le silence. Dans la tendresse. Dans une fusion absolue.
Ses yeux restent ouverts. Les miens aussi. Nous nous regardons comme pour inscrire cet instant au plus profond de nous. Je l’embrasse encore. Son visage barré d’u sourire éclatant est baigné de larmes silencieuses. Je les recueille avec ma bouche. Je continue mes va-et-vient, lentement, en rythme avec nos respirations. Elle se tend sous moi, puis se détend. Elle se donne, entière. Encore. Et encore.
Nos souffles s’accélèrent. Le plaisir monte. Ensemble. Inexpugnable. Intense. Elle jouit, doucement, silencieusement, son corps se contractant contre le mien. Moi aussi, je me laisse aller. En elle. Dans elle. Pour elle. Comme si je la fécondais de ma semence.
Je reste en elle quelques instants encore. Sans bouger. Juste lié. Mon front contre le sien. Ma main sur son cœur. Puis je me retire. Doucement. Et je la garde contre moi. Blottie. Aimée. Elle est ma femme, ma soumise, ma Princesse, ma Sublime.
Et c’est là, dans le silence de notre chambre, alors que nos corps encore emmêlés s’apaisent, que je l’entends murmurer, la voix cassée, pleine d’émotions :
« Je n’ai pas de phrases assez fortes à t’offrir mon amour … Pas de mots pour t’avouer tous mes ressentis et toute mon abnégation, mon Maître. Mais juste un merci … Merci infiniment mon Tout … Je t’aime ... »
Infiniment ému et fier. Troublé et honoré, je la serre alors encore plus fort contre moi. Et les yeux clos, laissant perlés une larme d’émotion, ma voix tremble légèrement lorsque je lui dis:
« Merci à toi, ma chérie… ma louve d’amour. Ton Loup n’est rien sans toi. Je t’aime profondément. »
Illustration: Dessin d'Erenisch
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Introduction
Dans la danse intime qui unit un Dominant et une brat, la punition n’est jamais une simple correction froide ou mécanique. C’est une langue secrète, une conversation silencieuse où s’entrelacent contrôle, désir, provocation et réparation. Récemment, au fil d’échanges avec une brat au feu discret mais insistant, j’ai ressenti cette tension subtile qui s’infiltre entre les mots et les silences. Je me suis demandé : à quel moment la punition cesse-t-elle d’être punition ? Qu’est-ce que nous cherchons, elle et moi, dans cet équilibre fragile et mouvant entre fermeté et jeu, entre pouvoir et abandon ?
Le plaisir voilé de la provocation
Les brats possèdent un don rare, presque magique : celui de transformer un simple regard, un mot jeté comme une flèche, un geste esquissé en défi muet. Ce ne sont pas des provocations gratuites, mais des appels, des invitations à se révéler. Elles n’appellent pas la punition pour la punition, mais réclament d’être vues, reconnues, ramenées au centre de l’attention avec une force douce et affirmée.
Ce jeu de l’insolence maîtrisée, de la rébellion teintée de tendresse, c’est une danse complexe. Elles poussent les limites non pas pour détruire le cadre, mais pour en éprouver la solidité. Elles veulent sentir la présence du Dominant, la main ferme qui ne vacille pas, la voix qui ordonne sans écraser.
Ces petites étincelles d’audace sont comme des appels à la danse : « Regarde-moi, montre-moi que tu es là, que tu peux me guider sans me briser. » C’est dans ce dialogue silencieux, dans ces échanges subtils, que se construit la magie d’une relation brat/Dominant.
Le paradoxe : punir pour enflammer
Lorsqu’une brat ose une réplique trop vive, un regard trop audacieux, la fessée qui suit n’est plus qu’un geste de discipline. Elle devient flamme, tension palpable qui électrise l’espace entre eux. Attacher ses poignets pour lui apprendre le silence ne relève plus d’un simple acte coercitif, mais d’un rituel chargé d’émotion.
Et voici le paradoxe fascinant : la punition excite. Elle brûle, elle fait vibrer plus intensément que la récompense parfois. C’est un feu qui ranime le lien, qui crée une intensité rare, où plaisir et douleur s’entremêlent en un souffle vibrant.
Alors, faut-il cesser cette punition quand elle se mêle au plaisir ? Ou bien faut-il accepter cette ambivalence et savoir jongler avec elle ? J’ai appris qu’il faut savoir alterner : parfois, une punition physique libère, apaise, fait vibrer l’âme comme un éclat de joie. D’autres fois, c’est la frustration, le retrait, le silence imposé qui résonnent plus fort, rappelant que tout n’est pas jeu, que la confiance s’entretient aussi dans le sérieux.
Ce va-et-vient entre la brûlure et le vide est la danse même du BDSM, où chaque geste porte un poids, un sens, une émotion.
La punition qui trace la frontière
Toutefois, quand la provocation devient trop insistante, quand la confiance vacille et menace de se fissurer, il faut sortir du jeu. La punition doit alors retrouver son rôle premier : celui de message clair, net, sans équivoque.
Un retrait de privilèges, l’annulation d’une scène attendue, un silence imposé… Ce sont autant de rappels qui tracent la frontière entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Cette limite posée, précise, immuable, est ce qui protège la relation et le respect mutuel.
Le plus difficile dans cette posture, c’est d’être juste. Ne pas punir sur un coup d’ego ou de colère, mais pour protéger l’équilibre fragile de la relation. Une brat respecte celui qui sait dessiner ces frontières, qui les tient avec courage, fermeté et constance.
Car c’est dans cette rigueur que la confiance peut grandir, que le jeu peut reprendre ses droits avec légèreté et sécurité.
Quand la punition devient offrande
Et puis, il y a ces instants rares, précieux, où la brat, désarmée, se laisse aller autrement. La punition cesse d’être une forme d’humiliation, pour devenir un cadeau. Un don offert dans la confiance la plus totale.
Dans ces moments suspendus, où elle est attachée, exposée, frappée, la brat s’abandonne complètement. Ce n’est plus un simple acte physique, mais un rituel presque sacré, où le corps devient le langage de l’âme.
Le Dominant, attentif, n’est plus un bourreau, mais un guide respectueux. Il reçoit ce cadeau fragile avec une humilité profonde, conscient de la responsabilité immense que cela implique.
Conclusion - une danse à préserver, un équilibre à cultiver
Punir une brat, ce n’est jamais un acte anodin. C’est répondre à un appel voilé, fixer une limite, réveiller un frisson, poser une pierre sur le chemin complexe de la soumission.
C’est un jeu subtil, un langage intime, un lien fragile à cultiver avec soin.
Mais c’est aussi une lourde responsabilité. Car même désirée, la punition ne doit jamais être infligée à la légère. Elle doit être donnée avec conscience, partagée, comprise.
C’est seulement ainsi que la brat ne sera pas simplement corrigée, mais honorée pour son feu, sa bravoure, et cet abandon total qu’elle offre avec tant de confiance.
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Une étincelle dans le virtuel
Récemment, un échange en ligne a allumé une flamme en moi. Ses mots portaient une provocation subtile, une lueur de défi qui criait « brat » sans avoir besoin de le dire explicitement. À 25 ans, j’ai assez exploré l’univers du BDSM pour reconnaître cette énergie : un mélange de rébellion et de désir d’être guidée. Elle était vive, audacieuse, et ses réponses taquines semblaient me dire : « Montre-moi ce que tu as. » Ce n’était pas qu’une simple conversation ; c’était une invitation à une danse où je devais mener, tout en sachant qu’elle testerait chacun de mes pas. Cette expérience m’a poussé à réfléchir à ce que signifie être un Dominant face à une brat, et à l’équilibre entre contrôle, jeu et connexion.
Le défi d’une brat : Un feu à canaliser
Une brat, ce n’est pas une soumise comme les autres. C’est une tempête enveloppée d’un sourire espiègle, qui réclame des règles tout en les défiant. Celle-ci avait un esprit aussi aiguisé que sa langue, lançant des piques comme des défis. En tant que Dominant, j’adore ce genre d’énergie. Il ne s’agit pas d’étouffer cette rébellion, mais de la canaliser. Que ce soit par une fessée bien placée pour répondre à une provocation ou par les nœuds précis du shibari pour lui rappeler qui mène, le jeu consiste à gagner sa soumission par la confiance, pas par la force.
Ce que j’aime chez les brats, c’est leur complexité. Elles ne s’agenouillent pas facilement, et c’est tout l’intérêt. Elles veulent que vous prouviez votre valeur – par un regard qui impose le silence, un mot qui ordonne, ou une scène qui les laisse sans voix. Dans nos échanges, ses taquineries m’ont poussé à affûter mes réponses, à mélanger fermeté et une pointe d’humour pour la garder sur ses gardes. C’est une partie d’échecs mentale, et chaque coup compte.
La communication : Le cœur du contrôle
S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est qu’aucune dynamique, surtout avec une brat, ne fonctionne sans une communication irréprochable. Elle a clairement exprimé son besoin d’une connexion qui va au-delà du physique ; elle voulait un espace où ses pensées, ses doutes et ses désirs pouvaient s’exprimer librement. Avant de parler de menottes, de cravaches ou du lent goutte-à-goutte de la cire chaude, nous avons posé les bases : quelles sont tes limites ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? Qu’est-ce qui est interdit ? Ce n’est pas juste un préliminaire, c’est le socle de la confiance qui permet à une brat de s’abandonner, même quand son instinct est de résister.
Dans nos discussions, j’ai exploré ses fantasmes – peut-être une mise en scène où elle est « capturée » ou le frisson de l’edging qui la maintient au bord du gouffre. Ses réponses ne parlaient pas seulement de pratiques ; elles révélaient une femme qui voulait être vue, défiée et soutenue. Mon rôle, en tant que Dominant, est d’écouter autant que de diriger, pour que chaque pas soit à la fois sûr et exaltant.
L’art du jeu : Discipline et désir
Les brats prospèrent dans le jeu du « pousser et tirer ». Une fessée bien méritée pour une remarque insolente ou une scène avec un jouet intime peut transformer une défiance en une soumission délicieuse. Mais il ne s’agit pas seulement de punition ; il s’agit de créer des moments qui font des étincelles. Je me souviens lui avoir décrit une scène de shibari – des cordes enserrant ses poignets, son corps légèrement suspendu, vulnérable mais en sécurité. L’idée seule l’a fait hésiter, son habituelle audace s’adoucissant alors qu’elle l’imaginait. C’est ça, la magie d’une brat : elle vous défie, mais quand elle cède, c’est électrisant.
J’ai aussi remarqué que les brats adorent le jeu mental. Un simple « Qu’est-ce que tu viens de dire ? » envoyé par message peut changer l’ambiance, la pousser à réfléchir à deux fois avant sa prochaine provocation. Ce n’est pas une question d’être dur – il s’agit de montrer que vous avez le contrôle, même à travers un écran. Des pratiques comme le facesitting ou le pet-play, qu’elle semblait apprécier, ajoutent des couches à cette danse, mêlant pouvoir et intimité d’une manière qui captive les deux parties.
La confiance : Le lien invisible
Ce qui rend la dynamique avec une brat si gratifiante, c’est la confiance qu’elle exige. Elle peut provoquer, mais elle observe si vous respecterez ses limites tout en repoussant ses frontières. Le consentement n’est pas une simple formalité ; c’est une conversation continue. Nous avons parlé de mots de sécurité, de ce que « trop loin » signifie, et de l’aftercare qui suit une scène – qu’il s’agisse d’un échange virtuel ou d’une promesse de réconfort après un moment intense. Pour une brat, savoir que vous êtes là pour elle lui permet de jouer plus fort, de pousser plus loin et de s’abandonner plus profondément.
Cette connexion m’a rappelé pourquoi je suis attiré par le BDSM. Ce n’est pas seulement une question de physique – même si l’idée d’un coup de cravache bien placé est tentante. Il s’agit de construire quelque chose de réel, où chacun grandit à travers la vulnérabilité et la force. Ses provocations n’étaient pas seulement des tests ; c’étaient des invitations à prouver que je pouvais gérer son feu.
Un voyage, pas une destination
Cette danse virtuelle avec une brat m’a rappelé une chose : être Dominant, c’est être présent. C’est répondre à sa défiance avec assurance, à sa curiosité avec créativité, et à sa confiance avec soin. Que nous échangions des piques pleines d’esprit ou que nous imaginions une scène qui repousse nos limites, l’excitation réside dans la connexion que nous construisons – un message, un défi, un moment à la fois.
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Chapitre 26 :
L'abandon brûlant de la promesse tenue
La pièce était imprégnée de son parfum, un mélange subtil de sa peau et de l'excitation brute qui émanait d'elle. Elle était là, à mes pieds, haletante, les yeux fermés, le corps tendu comme une corde de violon prête à vibrer. La plume, délicatement posée sur le tapis, avait accompli son office, préparant le terrain pour la suite.
"Tes sens sont aiguisés, n'est-ce pas ?" dis-je, ma voix un murmure grave. "Chaque fibre de ton être crie mon nom, même si tu ne le prononces pas."
Un frisson la parcourut, un aveu silencieux. Je m'inclina doucement, rapprochant mon visage du sien, sans la toucher. Son souffle chaud effleura ma joue. La tension était à son comble, presque insupportable.
"Tu as compris la leçon du silence," continuai-je, mes yeux fixés sur ses lèvres tremblantes. "Maintenant, c'est au tour de la promesse. La promesse de l'abandon total."
Ma main s'aventura, lente et délibérée, pour effleurer sa cuisse, remontant doucement. Le contact de ma peau sur la sienne fut comme une étincelle, la faisant tressaillir. Elle gémit, un son rauque et profond, qui résonna dans la pièce. Je la sentais se fondre sous mon toucher, sa résistance s'effaçant peu à peu.
"Ouvre les yeux," commandai-je doucement.
Elle obéit, ses pupilles dilatées révélant une faim insatiable. Son regard était un mélange de supplication et d'un désir ardent, une invitation à aller plus loin, à la consumer entièrement. Je m'approchai encore, nos souffles se mêlant.
"Ce que tu désires, tu l'auras," murmurai-je, mes lèvres frôlant les siennes sans les toucher. "Mais seulement quand je l'aurai décidé. Chaque plaisir sera mien de te l'offrir, et tien de l'accepter sans réserve."
La promesse était dans l'air, lourde, brûlante. Son corps frémissait sous l'anticipation, sous le poids de mes mots, de mon regard. Elle était un feu ardent, et j'étais son maître, prêt à la façonner à ma guise, à la mener vers les profondeurs de la soumission la plus exquise. L'éducation de la soumise n'était pas seulement une série d'exercices physiques, mais une transformation profonde de l'esprit, une acceptation totale de sa place sous ma domination. Et ce soir, cette acceptation était gravée dans le vertige de ses sens, dans le brûlant désir de son abandon. Le silence de la pièce était rempli de sa lutte, de sa soumission, et de ma totale possession.
Son corps tremblait sous ma main posée sur sa poitrine, un cœur battant la chamade, prêt à exploser. Je la sentais à l'extrême limite de sa retenue, un état qu'elle ne maîtrisait plus, où seule ma volonté pouvait la guider.
Elle acquiesça d'un mouvement à peine perceptible de la tête, son regard ne quittant pas le mien. Elle était déjà nue, offerte, depuis le début de cette intense éducation, son corps une toile vivante sur laquelle chaque sensation venait s'inscrire. La lumière tamisée de la pièce caressait ses courbes, créant des ombres douces, accentuant la sensualité de sa posture. Elle était là, allongée devant moi, ses jambes légèrement écartées, la chaleur émanant d'elle palpable et enivrante. Je sentais le désir s'épaissir autour de nous, presque tangible.
Mes yeux explorèrent chaque parcelle de son corps, de ses hanches délicates à l'obscurité soyeuse entre ses cuisses. Elle se cambra légèrement sous mon regard, son bassin se soulevant, une invitation silencieuse et pressante. La patience avait fait son œuvre, transformant l'anticipation en une faim dévorante. Elle était prête, et je l'étais tout autant.
Mes doigts, avec une lenteur exquise, glissèrent de sa poitrine le long de son ventre plat, pour atteindre la lisière de son intimité. Elle sursauta, un souffle coupé s'échappant de ses lèvres. La chaleur qui émanait d'elle était palpable, un feu dévorant que j'étais sur le point d'attiser. Je la sentais se cambrer légèrement, ses muscles tendus, ses jambes se serrant puis s'entrouvrant sous l'effet de ma caresse.
"Laisse-toi faire," commandai-je doucement, mon pouce effleurant le pli délicat, tandis que mes autres doigts exploraient le chemin.
Elle ne put retenir un nouveau gémissement, plus fort cette fois, qui emplissait la pièce. Ses doigts s'enfoncèrent dans le tapis, tandis que son corps répondait à chaque effleurement, chaque pression. Le contrôle que j'exerçais n'était pas seulement physique ; il était psychologique, la poussant à un abandon qu'elle n'avait jamais connu, une immersion totale dans le plaisir que je lui dictais.
Je continuai d'explorer, mes gestes devenant plus assurés, plus profonds, sentant son corps se détendre puis se tendre à nouveau sous mes doigts. Ses gémissements se transformèrent en supplications silencieuses, des tremblements parcouraient tout son être. Elle était désormais entièrement mienne, livrée à mes mains, à ma volonté, à la déferlante de sensations que j'étais sur le point de déchaîner en elle.
Ce fut à ce moment-là que je la pris. Non pas avec une hâte débridée, mais avec une lenteur calculée, chaque mouvement pensé pour prolonger l'attente, pour intensifier la fusion. Le contact fut un choc, une libération pour nous deux. Un cri étouffé s'échappa de ses lèvres tandis que son corps s'arqua sous le mien, accueillant ma présence avec une force inattendue.
Je la sentais se serrer autour de moi, répondant à chaque poussée, à chaque retrait, se fondant dans un rythme primal. Ses jambes s'enroulèrent autour de ma taille, la tirant plus profondément encore dans cette étreinte sensuelle. Ses mains trouvèrent refuge dans mes cheveux, tirant légèrement, tandis que ses ongles traçaient des sillons légers sur ma peau.
Les murmures se mêlaient aux gémissements, des mots indistincts de possession et de plaisir. Le temps n'existait plus. Seuls nos corps, en parfaite osmose, dans cette danse ancestrale de la soumission et de la domination, se consumaient dans une même flamme. L'éducation de la soumise prenait alors tout son sens, culminant dans cet abandon total, cette délivrance où elle se perdait pour mieux se retrouver, entièrement mienne. Et quand la vague la submergea enfin, un frisson la parcourut de la tête aux pieds, un cri rauque et libérateur emplissant l'air, elle se cambra une dernière fois, et s'abandonna totalement à l'extase, serrée contre moi. Son corps, vibrant, se relâcha enfin, lourd et satisfait, contre le mien.
Son corps, vibrant encore des dernières secousses de l'extase, se relâcha enfin, lourd et satisfait, contre le mien. La promesse avait été tenue, et la délivrance était exquise. Elle respirait fort, des petits soupirs s'échappant de ses lèvres, tandis que la chaleur de nos corps enlacés remplissait l'espace. Je la serrai plus fort contre moi, sentant son cœur battre en parfaite harmonie avec le mien.
Je m'installa dans mon fauteuil, elle se redressa et resta accroupie sur son coussin par terre, la tête couchée sur mes cuisses. Je restai ainsi, immobile, la laissant revenir doucement de ce voyage sensoriel intense. Ses cheveux, humides de sueur, collaient à sa peau. Je caressai doucement son dos, sentant les légers tremblements qui la parcouraient encore. Le silence de l'après était différent de celui de l'avant ; il était rempli d'une plénitude, d'une satisfaction profonde, d'un lien que seul cet abandon mutuel pouvait tisser.
Après un long moment, elle leva la tête, ses yeux encore embrumés, mais éclairés par une lueur nouvelle, une sorte de paix mêlée à une vulnérabilité accrue. Elle ne cherchait pas à se dérober à mon regard ; au contraire, elle le cherchait, comme si elle y trouvait un refuge.
Je la soulevai et je l'amenai dans ma chambre en la posant délicatement dans le lit.
"Monsieur," murmura-t-elle, sa voix à peine un filet de son.
"Repose-toi," répondis-je, ma voix grave et apaisante. "Tu as été exemplaire."
Ces mots furent une caresse à son âme, je le savais. Elle referma les yeux, se nichant plus profondément contre moi, acceptant mon étreinte comme la suite logique de notre union. Le poids de son corps sur le mien était une douce pression, une présence qui m'ancrait, me rappelant la profondeur de notre connexion. Je sentais la transformation en elle, une acceptation plus profonde de sa nature soumise, une confiance aveugle en ma domination. C'était la véritable éducation : non pas de la contraindre, mais de la libérer à travers les chaînes qu'elle embrassait.
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Préface à la Troisième Partie :
L'Éveil de la Soumission
Après une petite escale loin de la page blanche, de nouveaux chapitres ont pris forme, marquant le début de cette troisième partie tant attendue: l'éducation de la soumise.
Cependant, il est important de noter que cette exploration ne se veut pas un manuel exhaustif, mais plutôt une immersion dans les subtilités de cette transformation, sans en dévoiler un mode d'emploi pas à pas. Laissez-vous porter par les nuances et les découvertes.
Chapitre 24 :
Le silence éloquent d'une nouvelle leçon
L'air de l'appartement portait encore les échos de notre dernière rencontre, une tension latente que seul son corps savait faire vibrer. Ce soir, elle m'attendait déjà. Je l'avais laissée choisir son heure, une petite liberté dans l'anticipation calculée. La porte s'ouvrit sur son silence, un frisson presque imperceptible parcourut l'espace. Elle était là, au centre du salon, agenouillée, son dos droit, ses mains jointes dans une posture d'offrande que je lui avais apprise. Son regard, d'abord baissé, se leva lentement vers le mien, un mélange d'attente et d'une faim à peine voilée.
"Monsieur," murmura-t-elle, sa voix à peine un souffle.
J'avançai, chaque pas mesuré, appréciant la façon dont son corps se tendait à mon approche. Je m'arrêtai juste devant elle, dominant la scène, sentant la chaleur émaner de sa peau, son souffle s'accélérer. Je laissai mes doigts effleurer sa joue, traçant une ligne imaginaire vers son cou, là où le collier qu'elle portait souvent la liait à ma volonté. "Tu es venue," dis-je, ma voix basse et posée. "Tu sais pourquoi."
Elle hocha doucement la tête, ses lèvres entrouvertes dans un soupir silencieux. "Pour apprendre, Monsieur. Pour me soumettre."
Un sourire effleura mes lèvres. L'éducation de sa soumission était un art, et chaque leçon, une nouvelle découverte. "Ce soir, la leçon sera silencieuse.
Je tirai doucement sur la laisse, l'invitant à se redresser. Elle se leva avec une grâce parfaite, ses yeux rivés sur les miens, attendant mon prochain ordre. Je la guidai vers le canapé, puis vers le sol devant moi. "Allonge-toi.
Son corps obéit sans hésitation, s'étirant sur le tapis moelleux, son regard toujours ancré au mien. Je m'assis sur le canapé, la surplombant, la laissant sentir mon regard peser sur elle. "Je veux que tu te concentres. Sur chaque sensation. Sur mon regard. Sur ton propre corps qui répond."
Elle ferma les yeux un instant, ses seins se soulevant sous le rythme accéléré de sa respiration. Je voulais qu'elle se perde dans l'instant, qu'elle s'abandonne pleinement à cette nouvelle phase de son éducation. Je pris mon temps, mes yeux explorant chaque courbe, chaque frémissement de sa peau. La tension montait, palpable.
"Imagine mes mains sur toi," murmurai-je. "Chaque caresse, chaque pression. Ressens-les avant même qu'elles ne te touchent."
Son corps se tendit, une réponse silencieuse à mes mots. Ses doigts se crispèrent légèrement sur le tapis, ses hanches bougèrent à peine, une invitation implicite. L'éducation était aussi dans l'attente, dans la construction de son désir et de son abandon. Ce soir, le silence serait notre guide, et le langage de son corps, notre seule conversation.
Je restais là, l'observant, maître du temps et de ses sensations, prêt à la pousser plus loin dans l'abandon le plus exquis.
Chapitre 25 :
Le vertige des sens sous mon empreinte
Elle était toujours là, allongée devant moi, l'expression de son visage révélant le combat intérieur entre son éducation et l'abandon total qu'elle cherchait. Le silence de la pièce était épais, seulement brisé par le rythme de nos respirations, la sienne plus rapide, la mienne calme et mesurée.
"Tes yeux," dis-je, ma voix à peine audible, "je veux qu'ils soient fermés. Que tu te fies uniquement à ce que tu ressens."
Elle obéit, ses paupières tremblantes se closant lentement. J'aimais cette vulnérabilité, cette confiance qu'elle plaçait en moi, se livrant à l'inconnu. Mon regard glissa sur son corps, mesurant l'effet de mes mots. Je pris une plume, fine et douce, et la fis glisser le long de son bras, depuis son épaule jusqu'au bout de ses doigts. Le frisson qui la parcourut fut évident, un soupir léger s'échappa de ses lèvres.
"Chaque plume, chaque souffle," murmurai-je. "C'est une promesse. Une marque de mon contrôle."
Je traçais des arabesques sur sa peau nue, remontant le long de son cou, effleurant la courbe de sa mâchoire, puis descendant vers la naissance de sa poitrine. Elle retenait son souffle, son corps en proie à une anticipation intense. Je n'avais pas besoin de la toucher de mes mains pour la faire vibrer ; le simple effleurement de la plume, couplé à mes mots, suffisait à la plonger dans cet état de réceptivité totale.
"Ressens l'air frais sur ta peau," continuai-je, ma voix toujours aussi mesurée. "Imagine mes lèvres, mes doigts, juste là où la plume danse."
Je la laissais mijoter dans cet espace entre le réel et l'imaginaire, entre la sensation et l'attente. L'éducation n'était pas seulement dans l'acte, mais aussi dans l'esprit, dans la capacité à se projeter, à désirer. Je passai la plume sur l'intérieur de ses cuisses, une zone particulièrement sensible. Un gémissement étouffé s'échappa de sa gorge.
"Tu es mienne," déclarai-je, la plume s'arrêtant un instant sur le battement de son pouls. "Et chaque partie de toi répond à ma volonté."
Je soulevai légèrement la plume, et elle sentit son absence, un vide immédiat qui la fit frissonner. Elle ouvrit les yeux, son regard embué de désir, cherchant le mien.
"Non," dis-je doucement, "ferme-les. Tu n'as pas besoin de voir pour ressentir."
Elle obéit à nouveau, et je recommençai mon exploration sensorielle, cette fois sur le creux de son ventre, puis sur la courbe de ses hanches. La chaleur de son corps était une invitation, et le vertige des sens qui l'envahissait se lisait dans chaque tressaillement, chaque souffle coupé. Ce soir-là, elle apprendrait que l'abandon le plus profond ne résidait pas seulement dans ce que je lui faisais, mais dans ce qu'elle me permettait de lui faire, même avec le plus léger des contacts. Elle était un instrument délicat, vibrant sous mon empreinte invisible, mais omnipotente.
Mes yeux ne la quittaient pas. Chaque frisson, chaque mouvement, était une note dans la symphonie que je dirigeais. Je m'agenouillai alors à ses côtés, la plume toujours à la main, mais mon intention avait changé. Elle n'était plus un simple instrument d'effleurement ; elle allait être le catalyseur d'une immersion plus profonde.
"Tu te souviens de la sensation de mes lèvres sur ta peau ?" murmurai-je, ma voix rauque. "Imagine-les maintenant, là."
Je traçai avec la plume un chemin précis, depuis l'intérieur de sa cuisse, remontant lentement, délibérément, vers le point le plus intime de son être. Un soupir haletant s'échappa de ses lèvres entrouvertes, son bassin se soulevant imperceptiblement. Je laissais la plume s'attarder, décrivant de petits cercles légers, si légers qu'ils frôlaient à peine sa peau, mais assez pour susciter une réaction violente. Ses muscles se contractèrent, un tremblement la parcourut.
"Tu es ouverte," chuchotai-je, ma voix empreinte d'une autorité sans appel. "Ouverte à chaque sensation, à chaque commande."
Je continuai ma danse érotique avec la plume, la faisant osciller, monter et descendre, jouant avec les limites de son contrôle, la poussant plus loin dans son abandon. Ses gémissements devenaient plus fréquents, plus pressants. Ses mains se crispèrent sur le tapis, ses ongles s'enfonçant légèrement dans la matière, seule ancre dans cette tempête de sensations.
"C'est ça," la rassurai-je, bien que mes mots ne soient qu'une incitation à la laisser sombrer. "Laisse-toi aller. À mes mots. À mes silences. À cette sensation qui te consume."
Je pressai un peu plus la plume, juste assez pour qu'elle sente une légère pression, un contact plus affirmé. Sa respiration devint chaotique. Elle était au bord du gouffre, suspendue à mes gestes. Je savais qu'un mot, un simple regard, pourrait la faire basculer. Mais je voulais qu'elle y arrive seule, par le chemin de la patience et de la soumission.
"L'éducation n'est pas seulement de recevoir," dis-je, ma voix grave et profonde. "Mais de désirer si fort que le désir devienne une douleur exquise."
Je la laissai là, vibrante, tendue, au seuil de l'interdit, ses sens à vif, son corps entièrement à ma merci. Le chapitre suivant serait le fruit de cette attente insoutenable, de cette tension à son paroxysme.
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Avant propos : Ce texte reprend le récit de ma Merveille Infinie d'Amour intitulé "Une semaine presque ordinaire - épisode 9" . Mais cette fois-ci narré non pas par elle, mais par moi son Maitre.
En voici la première partie. La seconde suivra très bientôt.
**********************
Elle était là. Debout. Dos à la porte. Dans cet abandon volontaire que j’aime tant observer. Le silence qui emplissait notre salon amplifiait sa vulnérabilité et sa beauté. Je pouvais presque sentir ses pensées s’agiter, s’enfiévrer. Je sais désormais comment elle fonctionne. Je connais ses silences, ses hésitations, ses bouffées de désir et d’inquiétude qui jaillissent dans le vide que je crée parfois pour elle pour l’emmener plus loin, l’élever. Dans ces moments-là, elle n’est déjà plus tout à fait elle-même… elle se transcende … elle se jette dans l’inconnu … elle devient mienne, dans l’esprit, dans le corps, dans le souffle. Elle se sait être en confiance et elle devient alors ma parfaite complétude.
Elle l’ignore encore, mais je suis là. Derrière elle. Je l’observe. Depuis un moment. Elle est juste magnifique. Splendide. Troublante. A la fois forte et fragile. Ses frissons me parviennent. Elle est déjà perdue entre son désir d’en savoir plus, ses craintes et ses désirs. En ces instants, impatiente et curieuse, elle laisse son esprit vagabonder. L’excitation la plonge dans ses souvenirs. Je le lis dans le léger mouvement de ses hanches pleines et de son cul rebondi… dans sa respiration que je devine plus lourde et qui soulève sa lourde poitrine ...
J’ai su réveiller et développer en elle son coté lubrique et indécent. Elle l’assume désormais. Elle aime se comporter avec moi comme la petite salope qu’elle a toujours été mais n’osait s’avouer être. Elle aime aussi faire sa brat pour mieux faire surgir en moi le Loup primal, le mâle Alpha qui alors la domine et l’utilise à sa guise, juste pour son plaisir. Elle aime devenir cet objet sexuel, cette proie soumise aux perversités de son Loup. Elle y trouve un partie de son épanouissement.
Mais plus encore elle a su trouver et prendre toute sa place. Plus que ma soumise, elle est ma Sublime. Une Princesse Putain, une PP, comme elle aime à le dire. Elle est bien plus que ma soumise, elle est la femme que j’aime. A la fois Déesse vénérée et soumise utilisée ; Femme aimée et femelle offerte ; Chérie adorée et chienne dévouée. Elle est mon Tout. Sans elle je ne suis rien. Je ne suis son Maitre que parce qu’elle daigne être ma soumise.
Aujourd’hui encore elle m’a prouvé son amour profond, sa pleine dévotion, sa totale soumission. Pas seulement en se promenant en ville avec moi le poignet en laisse, fière d’être attachée ainsi à son Homme, son Maitre. Pas seulement en assumant avec fierté son statut de soumise découvert par la vendeuse du grand magasin. Mais plus encore en s’agenouillant devant moi. A mes pieds. En public. Dans ce restaurant étoilé où nous fêtions le 9e mois de notre vie commune. Un infini sentiment d’honneur et de fierté m’avait alors parcouru des pieds à la tête. Allant jusqu’à humidifier mon regard rempli d’amour en la voyant à mes pieds, tête posée sur ma cuisse.
Perdu dans mes pensées d’amour profond et d’admiration pour elle, je la regarde encore. Elle a choisi une tenue parfaite dans le grand magasin où je l’ai laissée cet après-midi. Et elle s’est préparée de manière exquise pour notre soirée. Elle a un goût sûr. A la fois élégant et délicatement indécent et suggestif. Cette longue robe noire aux fines bretelles en chaines dorées mettant son dos à nu jusqu’à la chute de ses reins et délicieusement ouverte sur les côtés lui va à ravir. Ses escarpins à talon doré au-dessus en résille noir enlaçant sa cheville ajoute une autre touche d’élégance et cambre plus encore sa silhouette, laissant à deviner ses fesses amples et rondes. Son chignon haut dégage son cou où je vois qu’elle a choisi de porter le premier collier que je lui avais offert, alors qu’elle n’était pas encore ma soumise : un collier ras du cou en or d’où pend au centre un anneau torsadé. Un cadeau message qu’elle avait alors immédiatement compris.
Je m’approche en silence. Elle ne bouge pas. Elle n’entend rien, portant les bouches-oreilles que je lui avais ordonné de mettre. Elle ne me voit pas, portant le bandeau de soie noire que je lui ai donné. Ses bras le long du corps, elle est là. Offerte. Immobile. Dans l’attente.
Lorsque je passe ma main le long de son dos, je la sens frissonner. Je lui retire un des bouchons d’oreille et me penche contre son oreille et lui susurre d’une voix chaude :
« Je t’observais depuis un moment … et tu étais loin dans tes pensées ma Mia … tu es déjà excitée et tu me raconteras plus tard ce qui te captivait. Tu es magnifique : tout ce que tu as choisi est superbe et te va à ravir ; une tenue parfaite pour te magnifier un peu plus. Nous allons commencer bientôt. Je vais te remettre le bouchon. Et je l’enlèverais une fois que Vivaldi viendra rompre le silence. Tu seras alors ma chose et tu obéiras, tu me rendras fier et honoré de te posséder. Et n’oublie pas ton safeword. Et surtout que je t’aime infiniment »
A ces mots, je la sens frissonner de plus bel. Je la saisis par le cou et l’attire contre moi, renversant sa tête. Tout en serrant son cou je l’embrasse langoureusement. Amoureusement. D’un amour absolu, possessif, exigeant et animal, mais aussi respectueux, protecteur, symbiotique et sacré. Je replace le bouchon d’oreille déposant un dernier baiser sur ses lèvres et je la laisse là. Je la vois se remettre en position. Ecartant légèrement ses jambes comme je le lui avais ordonné. Dos droit. Bras le long du corps. Tête baissée. Elle est superbe. Elle ignore sans doute combien je l’admire à cet instant : sublime dans son appartenance et sa confiance en moi, en Nous.
J’entends la sonnette de notre demeure carillonner et je me dirige vers l’entrée. J’ouvre la porte. Ils sont parfaitement à l’heure. Mes amis et complices Alban et Ousmane.
« Bienvenu chers amis » leurs dis-je en les saluant. « Merci d’être venus ».
« Merci infiniment à vous pour cet honneur, cher MJM » me lança Alban tout en me prenant dans ses bras.
« Oui, nous sommes heureux d’avoir été conviés à ce moment précieux » prolongea Ousmane.
Je les avais choisis pour cet instant unique. Pas au hasard.
Je connaissais Alban depuis fort longtemps. C’était un homme d’une cinquantaine d’années à la présence rayonnante et écrasante. Il émanait de lui une domination naturelle, ciselée comme un gant de cuir. Homme d’une grande classe, il avait ce calme glacial des hommes de pouvoir : il ne prenait jamais… il réclamait … et le monde s’ouvrait. Tout en lui respirait la maîtrise millimétrée : le pas mesuré, le regard toujours un demi-ton en retrait, les gestes précis. Il traiterait Mia comme un objet rare : avec une froideur élégante, mais une fermeté sans appel. Et je savais, par expérience, qu’il pouvait se transformer aussi en un Loup primal froid et bestial, oubliant toutes les convenances qui le caractérisaient au quotidien.
J’avais rencontré Ousmane plus récemment il y a quelques années dans une des soirées entre personnes averties que je fréquentais. Bien plus jeune – il devait avoir une petite trentaine d’années – c’était une jeune Maître noir aux muscles taillés comme une sculpture vivante. Plus jeune, plus chaud, plus direct. Il avait ce feu dans les hanches, ce magnétisme brut, une virilité que Mia ne verrait pas… mais qu’elle ressentirait dès le premier contact. Son sexe, lourd, épais, long, impressionnant même pour moi qui connaissais l’effet qu’il provoquait chez les femmes, serait pour elle un choc. Non visuel, non anticipé. Mais instinctif, viscéral. Une domination par la chair, par l’ancrage, par la densité.
S’ils étaient différents et donc complémentaires, ils étaient unis par quelque chose d’essentiel : le respect. Ils savaient que Mia n’était pas un jouet de circonstance, mais une femme offerte par amour. Une soumise forgée, sculptée, guidée par moi. Ils savaient que ce qu’ils allaient faire n’était pas de l’ordre du simple plaisir, mais du rituel, de l’éducation, de la louange par l’usage.
Elle, les yeux bandés, ne saurait pas (pas ce soir en tous cas) qui l’aurait prise, qui l’aurait fait trembler, qui l’aurait fait pleurer de jouissance. Mais elle porterait sur sa peau, dans son sexe, dans sa bouche, sur son corps et dans son âme la mémoire exacte de leurs contrastes. Et moi, j’allais bientôt la regarder vivre ce don. Guidée et tenue entre l’élégance de l’expérience et la force sauvage d’un Maître jeune et bien pourvu. Le tout sous ma direction, ma protection, mon ancrage et mon amour.
Je les fais entrer dans le salon.
Alban me prend le poignet, le regard vissé sur Mia.
« Elle ne vous entend pas cher Alban. Elle a des bouchons d’oreille » lui dis-je, pour lui permettre d’exprimer ce que ses yeux me disent déjà.
« Oh mon Dieu. Elle est superbe, MJM » me souffla Alban. « Quelle élégance dans sa position ! »
« On comprend mieux pourquoi vous vous faites si rare à nos soirées depuis plus d’un an » renchérit Ousmane dans un sourire.
« Merci Messieurs » répondis-je dans un sourire affirmé, fier de voir la convoitise et le désir dans leurs yeux. « Elle est effectivement splendide à tous points de vue ».
« Je vous sers un verre ? » continuais-je. « Un petit Dalmore de 35 ans d’âge, cher Alban ? »
« Avec plaisir. Vous savez définitivement bien recevoir, cher MJM » me répondit-il tout en gardant les yeux fixés sur la croupe de ma soumise.
« La même chose » dit Ousmane.
« Installez-vous dans le canapé chers amis. J’arrive avec vos whisky ».
Ils prennent place dans le canapé. Ils ne quittent pas Mia des yeux. Pour mon plus grand plaisir. Ma plus grande fierté.
Je leurs apporte leurs verres. Sans glace comme il se doit pour déguster ce divin nectar.
« Elle est encore plus excitante vue de ce côté » me lâche Alban en portant le verre à ses lèvres, tout en continuant à quasiment dénuder Mia de son regard empli de convoitise.
Je souris. « Mettez-vous à l’aise chers amis. Vous êtes ici chez vous » en leurs tendant leurs verres. « Nous allons bientôt commencer. Je vous ferai signe en temps voulu ».
Sur ce, je me dirige vers l’ampli B&O du salon et y place mon smartphone. Les Quatre Saisons de Vivaldi emplissent la pièce. Et je me dirige vers Mia, toujours parfaitement immobile devant la table basse de notre salon. Elle est définitivement magnétique dans cette position d’attente. Je sens mon sexe commencer à gonfler. L’odeur enivrante de « Dévotion » , son parfum, caresse mes narines. Je me déplace elle, juste devant la table basse et je caresse sa joue. Je la vois frémir. Et je lui retire ses bouchons d’oreille. Elle reste silencieuse, mais je vois sa bouche s’ouvrir. Et un léger soupir s’en échapper.
Je pose ma main sur son épaule et y applique une légère pression. Instinctivement elle se met à genoux, relevant légèrement sa robe pour pouvoir aisément se mettre en position Nadu. Par ce geste elle dévoile subrepticement le bijou absolument superbe qui orne sa cuisse : trois chaines dorées enserrent sa cuisse, reliées et fermées par une tête de loup … C’était donc cela le cadeau qu’elle voulait me faire … Sublime soumise … Ma petite louve adorée … Enchainée volontaire à son Loup … Dieu que je l’aime … Dieu que je suis fière d’elle ..
Je presse de nouveau son épaule et elle comprend : elle place ses mains dans son dos, lève la tête et ouvre largement sa bouche. Offrant son cou. Bombant sa poitrine. Je vois que son corps tremble doucement. Sans doute intimidée par l’instant. Je lui caresse la joue pour la rassurer. Je me déplace et m’accroupis derrière elle. Je dépose un baiser sur son épaule. Elle tremble de plus bel ; laissant échapper un gémissement. Je sens ma queue se raidir de plus en plus dans mon pantalon de lin. Je sors de la poche de ma veste en lin un bâillon O-Ring et le place sur elle. Je la sens se contracter. Faisant des efforts pour accueillir au mieux le bâillon qui ouvre sa bouche de façon indécente.
Alban et Ousmane ne perdent pas une miette de ce spectacle. Les yeux rivés sur Mia, ils caressent leur queue déjà gonflée qu’ils ont sortie de leur pantalon.
Je me relève et viens me placer devant ma soumise. Dans un geste volontairement bruyant pour qu’elle puisse anticiper l’instant, j’ouvre la boucle de ma ceinture. Je tire lentement ma ceinture et la fait glisser sur ses cuisses ouvertes. Je la vois tressaillir. Mais elle reste en position. Parfaite. Offerte. La salive monte déjà dans sa bouche.
Je défais le bouton de mon pantalon, tire la fermeture éclair et laisse tomber mon pantalon à mes chevilles. Dévoilant mon sexe déjà raide d’excitation.
Les notes divines de Vivaldi emplissent doucement la pièce, enveloppant l’instant d’une intensité quasi solennelle. Mia, à genoux, semble en absorber chaque vibration, chaque note, comme si la musique parlait à son corps. Je ressens l’émotion circuler en elle. Ce frémissement infime qui parcourt sa peau. Cette tension délicieuse entre l’appréhension et l’abandon.
Je saisis son chignon et guide sa bouche béante vers mon chibre turgescent. Sa bouche s’offre, avide et tendre, accueillant ma présence avec une dévotion silencieuse. Je pénètre ce sanctuaire qu’elle me réserve avec une autorité fluide et assurée. Elle m’engloutit avec un mélange de docilité et de passion, ses lèvres formant un écrin vivant autour de moi. Mon mouvement est d’abord lent et mesuré. Elle salive abondamment. Sa bouche est chaude. Je sens sa langue tourner sur ma queue.
Après quelques instants, plus besoin de la guider … elle vient d’elle-même insérer ma queue de sa bouche béante. Elle s’empale littéralement sur elle. L’amenant de plus en plus profondément en elle. Sa gorge s’ouvre à moi. Et je m’y glisse. Progressivement. Comme on entre dans une cathédrale faite de chair et d’extase.
Elle a un art confondant de la gorge profonde… Ma queue grossit encore … Des filets de salive coulent de sa bouche …
Avant de perdre pied et de lâcher les rênes de la bête qui monte en moi, je tourne la tête vers Alban et Ousmane et leur fait signe que le moment est venu. Ils s’approchent. Lentement. Solennellement. Conscients de la charge émotionnelle du moment, de cet instant sacré. Ils se placent à genoux de part et d’autre d’elle. D’un signe de la tête je confirme mon autorisation. Et ils commencent à la caresser.
Au contact de ces mains sur son corps, Mia se fige. Elle a un léger mouvement de recul et laisse échapper ma queue de son fourreau buccal. Elle a compris. Le moment est venu. Ce soir elle est offerte. Je l’ai préparée à cet instant. Lentement. Patiemment. Nous en avons parlé. Nous en avons rêvé. Nous avons écrit cette scène ensemble. Ce soir, je lui offre l’accomplissement d’un abandon ultime : être honorée par d’autres, sous mon regard, sous mon autorité, sous mon amour.
C’est une étape importante. Pour elle. Pour Nous. Un palier supplémentaire dans son abandon et dans la découverte de son moi.
Je regarde Alban et Ousmane. Respectueux, ils ont déjà retirés leurs mains. Le temps est suspendu. Je laisse le temps nécessaire à ma Merveille Infinie d’Amour d’utiliser son safe word. De décider elle-même si elle souhaite poursuivre ou arrêter là.
Mia reprend ma queue en bouche et l’enfonce en elle jusqu’à la garde. Signe sublime de son acceptation de poursuivre cet instant. Je grogne de plaisir.
Je la tiens par la nuque. Fermement. Ses mains restent derrière son dos. Elle ne bouge pas. Comme rivée à ma queue. Je sens sa gorge s’adapter dans de gros efforts pour me garder en elle sans suffoquer. Je sens le souffle de sa respiration s’échappant de son nez, un souffle chaud et humide qui caresse les poils de mon pubis. Les mains d’Alban et d’Ousmane ont reprise l’exploration de son corps. Caressant ses seins au travers de sa robe. Courant sur son dos. Palpant ses fesses rebondies.
Elle est magnifique dans son offrande. Elle s’offre. Entière. Abandonnée. Elle devient le prolongement de mon désir, une offrande vivante. Malgré sa vulnérabilité, elle rayonne d’un feu profond. Sa confiance me bouleverse.
Je la besogne de plus en plus fort. Lui permettant de reprendre sa respiration, avant d’enfoncer de nouveau mon chibre dans sa bouche dégoulinante de salive chaude. Je lui défonce la bouche et la gorge. Prenant possession de ce qui est mien. Je rugis comme un Loup en rut, encouragé par ses propres gémissements et sa respiration saccadée.
Après une dernière gorge profonde délicieuse, je me retire. Je la vois chercher ma queue comme une femelle aveugle en manque. Bougeant sa tête en avant de gauche à droite, en espérant la saisir pour l’engloutir de nouveau en elle. Elle est si belle lorsqu’elle a perdu toute pudeur ainsi. Lorsque seul son désir guide son être.
Je m’agenouille devant elle. J’écarte sa robe et dévoile ses cuisses. Je reste quelques instants stupéfaits par la beauté et l’élégance du bijou lupin qui orne sa cuisse. Je glisse ma main vers sa chatte. Elle est trempée. Ouverte. « Quelle bonne chienne elle fait ! Quelle putain magnifique ! » me dis-je en moi. Heureux de constater qu’elle profite pleinement de l’instant comme en témoigne son puits d’amour dégoulinant … mais aussi les gémissements qui sortent de sa bouche alors qu’Alban et Ousmane continuent de la caresser …
Je glisse deux doigts en elle. Je la pénètre avec une facilité déconcertante tant elle est ouverte. Comme un crochet je referme mes doigts contre sa paroi et la tire vers moi. Fermement. Dans un geste sans équivoque de pleine propriété. Sa tête part en arrière dans un râle rauque. Un râle de chienne soumise. Un cri d’appartenance. Un son de reconnaissance et d’acceptation de propriété envers son Maitre. Je sens sa cyprine recouvrir de plus bel ma main. Elle coule de manière indécente. Toute proche de l’explosion. Je sens qu’un sourire primal barre mon visage.
« Elle est prête à être votre objet Messieurs ! » m’exclamais-je en regardant Alban et Ousmane. « Cet ustensile lubrique m’appartient et vous l’honorerez comme il se doit. Vous avez 30 minutes » continuais-je, sachant que c’était à peu près le temps qu’il restait avant la fin des 4 saisons de Vivaldi.
« Quant à toi Mia, relève-toi. Je vais t’aider à enlever ta robe ». A ces mots je la prends par la main et l’aide à se relever. Alban et Ousmane se relèvent de même, abandonnant pour quelques instants le corps de ma soumise.
Mia se tient devant moi. Superbe. Je fais glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules. La robe s’effondre dans un mouvement fluide à ses pieds. Dévoilant toute sa nudité. Elle a choisi de ne rien porter. Ses seins sont gonflés. Ses tétons pointent avec arrogance. Témoignages s’il en fallait d’autres de son état d’excitation. Je remets bien en place son bâillon O-Ring. Sa salive coule encore le long de son cou … pour s’insinuer comme un delta de fleuve sur sa poitrine … Son souffle est court … Elle est sublime d’indécence … Je dépose un doux baiser sur ses lèvres gonflées, recouverte d’un reste de gloss brillant qui les rend presque impudiques en cet instant … Elle essaie de me rendre ce baiser, mais ne le peut à cause du bâillon O-ring. Alors elle sort sa langue et me l’offre dans un abandon plein d’amour et de reconnaissance … Dieu qu’elle est merveilleuse …
Alban lui prend la main. Aveuglée par le bandeau de soie qui recouvre encore ses yeux, il la guide avec bienveillance vers l’un des fauteuils de notre salon.
« Monte et mets-toi à quatre pattes » lui dis-je fermement.
Sentant et reconnaissant le fauteuil à tâtons, je la vois se mettre en position. Dans une démarche docile, mais encore hésitante, elle place ses bras sur les accoudoirs ; pose sa tête sur l’assise du fauteuil ; et cambre son dos pour bien offrir ses fesses, prenant soin de bien écarter ses jambes afin de ne rien cacher de son intimité. Dieu que je suis fier d’elle ! Elle a parfaitement appris à se mettre dans cette position d’une indécence totale ; d’une provocation absolue. Elle offre son intimité à nue. Offrant son cul dans une exposition, que dis-je, dans une exhibition lubrique. Sublime chienne que ma femme !
Je vois son corps trembler quelque peu. Je la connais. J’imagine qu’à cet instant elle oscille encore entre se cacher et se lâcher plus avant. Elle a tellement progressé dans son abandon depuis notre rencontre. Mais elle a encore cette pudeur qui parfois la rattrape. Mais qu’elle combat pour s’offrir chaque jour plus encore. Pour devenir cette Sublime qu’elle veut être à mes côtés. Ma Princesse Putain … Et là en cet instant elle me rend plus fier que jamais. Si honoré d’être aimé par une telle femme. Si heureux de la posséder. Si béni d’avoir reçu en cadeau sa pleine et totale soumission. Un don d’une valeur inestimable qui fait de moi le plus heureux des hommes.
En cet instant sacré je veux qu’elle découvre le plaisir d’être physiquement aimée par d’autres mains que les miennes. Que son corps découvre d’autres sensations. Que sa peau exulte sous les assauts d’autres sexes, d’autres mains. Cela n’enlève rien à notre amour exclusif. A notre lien unique. C’est un partage.
Alban s’est positionné sur le coté du fauteuil. Il a retiré son pantalon. Et il bande déjà dur. Sa queue est comparable à la mienne. Plus épaisse cependant. Il saisit son chignon qui est déjà flétri par nos ébats précédents et ne tardera pas à s’effondrer pour laisser s’épanouir sur ses épaules ses superbes cheveux couler ébène. D’un geste plein de domination il positionne sa queue à l’orée de sa bouche. Je la vois l’accueillir avec docilité. Elle passe sa langue sur son chibre tendu. Le goutant. L’enrobant de sa langue rose. Puis il glisse sa queue dans sa bouche. Avec autorité mais avec douceur pour débuter.
Ousmane lui s’est positionné derrière elle. Je le vois contempler son cul. Offert. Impudique. Il caresse ses fesses. Les malaxe. Les pétris. Il écarte ses globes plantureux pour mieux découvrir sa chatte fendue et baveuse … son petit anus palpitant … Il s’est totalement déshabillé. C’est un véritable Dieu d’ébène. Il irradie de puissance. Son sexe, énorme, est tendu à l’extrême. En cette fin de journée d’été, son corps imberbe et musclé luit de toute sa puissance sous la lumière des derniers rayons du soleil qui emplissent notre salon. Superbe contraste avec la blancheur immaculée de la peau frémissante de ma soumise.
Pour ma part je fais face à Alban de l’autre coté du fauteuil. Je suis en transe devant tant de beauté, d’abandon et d’abnégation de la part de ma femme, ma merveilleuse soumise. J’observe avec fierté ses seins lourds qui se balancent au rythme des coups de boutoir que lui assène désormais Alban. Je ne peux m’empêcher de les caresser. D’en pincer délicatement les tétons tendus. Je la sens répondre au contact de mes mains. Je ne doute pas qu’elle les reconnait. Elle qui aime tant que je m’occupe de ses mamelles … Elle qui vénère mes mains …
Je vois les doigts d’Ousmane caressant sa chatte, faisant des va-et-vient le long de sa fente. De mon autre main je pousse sur le bas du dos de mon amour, pour qu’elle se cambre plus encore et offre une ouverture plus facile encore à Ousmane. Elle réagit immédiatement pointant son cul de manière plus indécente encore .. ; écartant un peu plus ses cuisses …
Alors qu’Alban commence à pousser des gémissements de plus en rauques, répondant aux caresses buccales et à la chaleur étroite de sa gorge, j’entends le son caractéristique d’une main giflant avec force les fesses de ma Mia. Le regard de plus en plus fougueux, Ousmane venait de commencer à lui administrer de belles et lourdes fessées. D’abord surprise, je vois qu’elle tend plus fort encore ses fesses, accueillant avec grâce et envie les coups qui pleuvent et commencent à marquer de belles couleurs rose et rouge son fessier majestueux. Relâchant parfois la queue d’Alban pour reprendre son souffle, elle gémit de plus en plus fort. Son corps tremble. D’autant qu’Ousmane accompagne désormais ses fessées d’une pénétration de plus en plus profonde de la chatte de ma soumise de plusieurs des doigts de son autre main.
Me décalant légèrement, abandonnant quelques instants ma soumise, je regarde cet indécent mais si beau spectacle. Mia est juste sublime. Alban la tient par les cheveux et la défonce en rythme, lui déformant la bouche et la gorge. Ousmane, quant à lui, lui marque les fesses du martinet rouge qu’il a saisi et que je lui avais tendu en me relevant ; et investit en rythme sa chatte baveuse de quatre de ses doigts, tout prêt de la fister entièrement. Le corps de ma soumise n’est plus que tremblements et gémissements. Utilisée par ses deux hommes, elle s’offre totalement. Allant au-devant de la queue d’Alban, pour mieux ensuite s’empaler sur les doigts d’Ousmane en offrant ses fesses à ses coups de martinet. Sa salive et son nectar nacré coulent en abondance de sa bouche et de chatte. Une infinie fierté me remplit. Elle m’honore de son total abandon. De sa sublime indécence. Mais surtout je sens qu’elle y prend aussi plaisir. Qu’elle lâche prise. Qu’elle vit le moment avec intensité. Aussi pour elle. Et cela me comble de bonheur.
« Putain, elle mouille grave cette salope… Elle aime se faire baiser, se faire prendre. Elle sait faire monter la pression. Je vous félicite, cher Maître, pour votre soumise si parfaite ! » s’exclame soudain Ousmane, le regard plein de remerciement et d’envie.
« Sa bouche de pute est un pur bonheur. J’ai trop envie de la baiser… Belle prise et belle femelle que vous avez là, cher hôte. » renchérit Alban, toujours enfoncé au fonds de la gorge de ma femme. S’adressant du regard à Ousmane, une lueur de convoitise dans la voix il ajoute d’un ton définitivement dominateur : « Échangeons nos places ».
Puis il retire sa queue et caresse de sa main la joue de Mia, comme pour la remercier de ce don impudique, du plaisir qu’elle vient de lui donner. Je le vois recueillir la salive qui coule de sa bouche et recouvre son visage et son cou et s’en enduire la main. Comme d’une offrande. Ousmane quant à lui retire ses doigts maculés de son nectar nacré et les lèche avec délectation, me lançant un regard complice.
Quittant chacun leur place, ils laissent quelques instants ma Mia libérée de leurs jougs. Son corps n’est plus que tremblements. Elle luit de transpiration. Elle transpire de désirs et de plaisirs. Elle halète, le souffle court. Mais elle ne quitte pas sa position. Impeccable. Superbe. Je la regarde. Fier. Bouleversé par sa puissance dans l’abandon. Et terriblement excité par le moment comme en témoigne mon sexe qui est raide à m’en faire mal. Délicieuse douleur…
Je reprends ma place à ses côtés, caressant son dos et ses seins, alors qu’Alban et Ousmane prennent leur position. Instinctivement elle tourne sa tête vers moi. Oui ! Bien qu’aveugle avec ce bandeau de soie noir, elle reconnait ces mains. Celles de son Homme, de son Maitre, de son Tout. Son visage est serein. Et elle me sourit. Un sourire franc et total qui illumine son visage. Comme si elle voulait me dire en silence « Merci mon Maître. Merci mon amour ». Comme si elle voulait en silence me dire qu’elle se sentait bien. Offerte, utilisée, insultée mais sereine, heureuse, rayonnante. Fière de me rendre fier. Honorée de m’honorer de son don, de son abandon total. A sa place. Une émotion indescriptible me remplit et je sens un frisson courir le long de ma colonne vertébrale.
Alban s’est positionné derrière elle. De ses mains larges et pleines il caresse ses fesses. Je repositionne un peu ma belle chienne pour qu’elle tende un plus son cul de femelle, appuyant doucement sur le bas de ses reins. Ce qu’elle fait dans l’instant. Il se décale légèrement. Et je comprends ce qu’il va faire, vieux vicieux qu’il est …
Au même instant j’entends les gémissements d’Ousmane. Il a placé son énorme queue noire devant la bouche de ma femelle et elle lui lèche le gland avec dévotion de sa langue soyeuse …
« Putain elle est bonne cette garce … Sa langue est comme ses fesses : un délice. J’ai hâte de goûter sa chatte » souffla-t-il entre deux gémissements, me faisant comprendre qu’il avait hâte de pouvoir l’enfiler …
Alban quant à lui avait commencé son manège de pervers expérimenté. Il baisait littéralement ma Mia de ses doigts. Lui introduisant, deux.. puis trois … puis quatre doigts dans la chatte … et accélérant ses va-et-vient de manière exponentielle … Mia se mit à hurler de plaisir. Faisant rouler son cul de manière indécente comme pour mieux engloutir les doigts la fouillant.
« Mon bras coule de sa mouille ! C’est une belle salope que vous allez là cher hôte » s’exclame Alban, tout en ne relâchant pas la fouille violente de l’intimité de ma soumise.
« Ma soumise serait ravie de la boire » lâche alors Ousmane dans un sourire plein de perversités. Ce qui me fait sourire. Sachant qui est sa soumise. Et sachant qu’elle a aujourd’hui même été aux pieds de ma sublime … Mon esprit vagabonde … Et j’imagine Eva, la soumise officielle d’Ousmane, la bouche collée à la chatte de ma Mia … J’en bande encore plus fort. Et je ne peux me retenir de me branler en regardant ma femme ainsi offerte, hurlant de plaisir sous la main experte d’Alban. Quelle beauté ! Quelle sublime offrande ! Dieu qu’elle est superbe en cet instant !
« Je suis fière de ma soumise et sa dévotion est à la hauteur de nos perversités et de notre amour : incommensurable ! » m’exclamais-je. « Je vous remercie Messieurs, Elle en veut toujours plus, c’est un sextoy insatiable. Alors donnez et prenez mes amis. »
A ces mots, je les vois redoubler de perversités. Ousmane saisit ma Mia par les cheveux et enfonce son énorme bite dans sa bouche. Pendant qu’Alban accélère encore et réussit tout à coup à glisser sa main entière dans la chatte déformée de ma chienne, provoquant son premier orgasme. Elle gicle comme rarement je l’ai vu gicler. Abondamment. Et elle hurle. Elle crie. Dans un mélange de douleur et de plaisir. Je saisis ses seins de mes deux mains, abandonnant momentanément ma queue. Je les malaxe et les presse comme elle aime. N’oubliant pas ses mamelons que je prends le soin de bien étirer. Elle hurle de plus bel. Et réjouit de plus bel sur et dans la bouche d’Alban qui s’est retiré de sa chatte pour mieux en déguster le nectar nacré qui en coule à foison. Son corps tremble des pieds à la tête. Elle cherche son souffle. Elle aspire l’oxygène goulument. Haletante. Elle est magnifique !
Mais Ousmane ne lui laisse aucun répit. Et il enfonce de nouveau et de plus en plus loin son chibre dans sa gorge. Pendant que je vois Alban lécher sa vulve avec délice dans un geste de gourmandise mais aussi pour apaiser le feu qui couve en elle, montrant une fois encore la profondeur de son expérience et de son respect.
Saisissant un objet dans la trousse de nos objets de vices que j’avais pris le soin de déposer sur notre commode, je laisse courir sur son dos une roue de Wartenberg … Comme à chaque fois, je vois sa peau frémir et se couvrir d’une magnifique chair de poule. Je sais que ce petit instrument l’électrise et la rend folle. Et une fois encore, cela se produit. Pour mon plus grand plaisir. Son corps se tord. Ses seins se gonflent plus encore, au bord de l’explosion. Ses mamelons sont rouges d’excitation tellement ils dardent. Quant à moi, je suis en feu. Je recueille un peu de son jus de chatte pour mieux astiquer ma queue turgescente. Et la contemple avec bonheur : offerte aux assauts d’Ousmane et coulant dans la bouche d’Alban qui lui-même n’a pu s’empêcher de commencer à se branler avec insistance.
Je le vois se redresser. Enfiler un préservatif sur sa queue raide de désir. Il me regarde. Je lui fais un signe d’acquiescement de la tête. Il saisit les haches de Mia, la positionnant parfaitement. Elle se laisse guider avec une docilité qui m’émeut. Et qui m’excite plus encore. Prenant sa queue en mains, il la guide à l’entrée de la vulve de ma femme. Et dans un mouvement puissant et ample, il s’enfonce en elle jusqu’à la garde. D’un coup. Provoquant un nouvel hurlement chez ma Mia s’échappant de l’emprise d’Ousmane. Il se met à la pilonner. Il la défonce comme un vulgaire fucktoy. Il claque ses fesses au rythme de ses coups de reins. Ma femme n’est plus que gémissements, hurlements, tremblements. Ousmane s’est retiré de sa gorge pour la laisser respirer. Il lui caresse le visage d’une main, se branlant de l’autre. Spectacle absolument brûlant. Quasi infernal d’indécence.
Définitivement pervers, je ne peux alors m’empêcher de pousser l’expérience encore plus loin. Je me glisse entre les jambes d’Alban. Je vois son sexe entrer et sortir de la chatte baveuse de ma belle chienne. Je sens ma queue se raidir encore plus fort à cette vue. Lentement je viens positionner le Wand que je tiens à la main sur son clitoris, un sourire plein de perversions aux lèvres. Je vis le corps de ma merveille infinie d’amour se contracter. Je l’entendis pousser un cri. Et je sentis son nectar nacré couvrir mon visage … Elle n’avait pas résisté. Jouissant pour la troisième fois sous l’effet conjugué des coups de boutoir d’Alban dans sa chatte et des vibrations du Wand sur son bouton d’amour. Je vis son corps s’effondrer sur le fauteuil au-dessus de moi. Vaincue par le plaisir. Son corps tressaillant de tremblements par intermittence. J’entendais son souffle saccadé. Interrompu de petits pleurs.
Alban se retire, se défaisant de son préservatif. Je me relève. Ousmane est venu nous rejoindre. Je vois dans leurs yeux le plaisir qu’ils ont pris. Et la reconnaissance d’avoir pu être ceux qui ont eu l’honneur de « déflorer » ma Mia : lui faisant pour la première fois découvrir le bonheur d’être offerte et utilisée par plusieurs hommes sous le contrôle et la protection de son Maitre.
Pour clore en beauté cet instant de pur partage, d’osmose solennelle, de quasi communion ils se branlent avec énergie. Et l’un après l’autre ils déposent en offrande leur semence sur le cul rebondi de ma sublime soumise. Comme une bénédiction.
Pour ma part, je ne veux pas encore jouir. Je garde ma semence pour la suite. Pour un instant plus solennel encore. Un instant qui nous appartient. Mais là à l’instant, devant ce magnifique spectacle, je suis rempli de fierté. Et ému comme jamais je ne l’ai été auparavant dans ma vie sentimentale.
Ousmane et Alban vont s’asseoir de nouveau dans le canapé. Encore haletant. Leurs corps luisant de sueur. Ils saisissent les lingettes humides mises à leur disposition sur la table basse pour essuyer leurs queues. Et se rafraichir. Ils se servent un verre d’eau.
Quant à moi, après avoir saisi un verre d’eau et quelques lingettes humides, je vais couper la musique et je m’approche de ma femme. De ma Sublime. Elle n’a pas bougé. Elle tremble encore. Elle est belle à en mourir. Je m’agenouille devant le fauteuil. Je dépose le verre d’eau au sol. Et avec les lingettes humides je commence à laver ses fesses et son dos des souillures sacrées que mes amis Maitres ont déposé en offrande sur son corps. Je lave aussi son visage, son cou et ses seins couverts de sa salive. Je passe aussi entre ses cuisses immaculées de son jus intime. Je la sens frémir. Elle pleure encore. Doucement. Par intermittence.
Une fois lavée, je la prends dans mes bras. Je baise son front et ses mains avec infiniment d’amour. Je l’aide à se redresser et s’asseoir dans le fauteuil. Le sol et les bords du fauteuil sont couverts de son nectar nacré. Le dossier est trempé de sa salive. En moi je me dis que désormais ce fauteuil sera pour nous un lieu sacré. Et je souris.
Je lui retire son baillon O-Ring. Et je l’embrasse avec infiniment d’amour. Je sens sa langue se coller à la mienne dans une passion mutuelle. Interrompant ce baiser, je lui mets en main le verre d'eau. Je la laisse boire tranquillement. Elle me tend le verre vide. Je le dépose au sol et je l’embrasse dans le cou et lui susurre à l’oreille :
« Tout va bien ma Mia ? Tu me rends si fier et si heureux…. «
Je sens ses bras s’attacher à mon cou et me serrer fort contre elle.
« Oui mon Maître ! Et je vous remercie de m’utiliser. » me répond-elle dans un souffle.
Je me recule un peu et la regarde. Elle me sourit. Elle est définitivement la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie sentimentale. Et je me sens béni des dieux.
(A suivre)
Illustration : Dessin d'Erenisch
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Je restai un instant seule dans la salle de bains. Assise sur le fauteuil. Encore toute vibrante de Lui. Je l’entendais s’habiller dans notre chambre. Mon regard se posa sur le miroir. Mes joues étaient rosées. Mes lèvres arboraient un sourire simple mais plein de vérité. Et dans mes yeux brillait cette lumière si particulière qu’il y déposait à chaque fois. Une lueur d’appartenance et de fierté. Je me sentais infiniment bien.
Mon regard glissa vers ma poitrine et se figea un instant. Je posai mes mains sur mes seins. Leur forme pleine, ronde, fière. La cicatrice à peine visible sous les aréoles me rappela l’histoire.
Quand j’étais plus jeune, des problèmes de santé m’avaient contrainte à subir une réduction mammaire. Une décision médicale, pleinement raisonnable à l’époque, mais qui avait laissé en moi une cicatrice invisible : une impression de perte, de manque, de mutilation intime. Je m’étais habituée à cette silhouette modifiée, mais sans jamais l’accepter pleinement.
Et puis… des années plus tard … il était arrivé. Et un jour, sans rien m’imposer, il m’avait demandé, doucement :
« Si tu avais le choix, mon amour, tu les aimerais plus pleins, comme avant ? »
Ma réponse avait été un oui étouffé de pudeur. Alors, ensemble, nous avions entrepris les démarches. Chirurgie réparatrice. Choix du chirurgien. Choix des volumes et des lignes. Il m’avait accompagnée à chaque rendez-vous. Posant des questions là où moi j’osais à peine parler. Il ne voulait pas seulement que je sois belle à ses yeux. Il voulait que je me retrouve. Il désirait que je me réconcilie avec cette part de moi volée trop tôt.
Aujourd’hui, mes seins portaient son empreinte autant que celle du médecin. C’était lui qui les avait voulus ainsi : hauts, fermes, arrogants. Et à chaque fois que je les voyais, je me souvenais… non pas d’un acte médical, mais d’un acte d’amour. Un acte qui m’avait rendue à moi-même.
Plus tard il avait voulu que je me fasse percer les tétons pour pouvoir parfois y passer des anneaux. La première fois qu’il m’avait parlé de cela, j’en avais presque ri. Un rire nerveux, incrédule. L’idée même me paraissait insensée. Me faire percer les tétons ? Impossible ! J’avais toujours eu une peur panique des aiguilles. Une peur irrationnelle, enracinée depuis l’enfance. Même les simples prises de sang me donnaient des sueurs froides. Alors imaginer une aiguille traversant une partie aussi sensible de mon corps… Mais il ne s’était pas moqué. Il n’avait pas insisté. Il m’avait simplement regardée avec cette intensité calme qui bouleversait mes certitudes.
« Je ne t’obligerai jamais, ma douce. Mais je te le propose. Pas pour le contrôle. Pas pour l’esthétique. Pour l’intimité. Pour ces moments où, parfois, je pourrais y glisser un anneau, un bijou. Un lien invisible entre nous… et toi. »
Il m’avait fallu plusieurs mois pour accepter l’idée. Mais il avait raison. Ce n’était pas un caprice. C’était une façon de graver notre lien dans la chair, pas dans la douleur, mais dans la confiance. J’avais donc accepté. Mais le jour venu, j’étais tremblante. Terrorisée. Il m’avait accompagnée, bien sûr. Assis à côté de moi, calme comme toujours, il avait pris ma main et n’avait rien dit. Pas un mot. Juste sa paume chaude contre la mienne. Présente. Solide. Et ses yeux plantés dans les miens. Comme un lien invisible de protection, de bienveillance. Quand l’aiguille traversa le premier téton, j’étouffai un cri. Du fait de la tension, mes larmes jaillirent. Mais je ne lâchai pas sa main. Pas une seconde. Le second perçage fut presque plus simple — non parce qu’il faisait moins mal, mais parce que je savais désormais pourquoi je le faisais. Pour moi. Pour Lui. Pour Nous.
Quand ce fut fini, il se pencha vers moi et m’embrassa avec infiniment d’amour. Il but mes larmes, comme des trésors qu’il accueillait avec honneur et grâce. Avec cette vénération silencieuse qui le rendait unique. Et il me regarda avec ses yeux qui disaient tout de son amour et de son admiration. Il ne regardait pas seulement les tiges qui transperçaient désormais mes tétons. Non … Il regardait la force que j’avais mobilisée pour les porter. Et je compris ce jour-là que parfois, dans l’acceptation d’affronter ses peurs, naissait une liberté nouvelle.
Aujourd’hui encore, lorsque je les touche, lorsque je sens le métal contre ma peau, ce n’est pas de la douleur que je ressens. C’est de la fierté. Une trace intime de notre histoire. Un symbole discret d’un courage né de l’amour.
Je caressais négligemment les papillons qui pendaient de mes tétons lorsque je fus sortie de ma rêverie par la porte d’entrée qui se fermait. Il venait de partir. Je me levais doucement et me dirigeais vers notre chambre. Je m’approchais de la penderie. J’en ouvrais doucement les portes et laissais mes doigts glisser sur les tissus suspendus. Mon choix était fait. Mais je savourais l’instant. J’ouvris le tiroir délicat où je rangeais mes dessous. Mes doigts effleurèrent une dentelle fine, couleur vert forêt. Le string était minuscule, une promesse de transparence, orné d’un petit nœud satiné à l’avant. Léger comme un souffle, il glissa sur mes hanches avec sensualité. Puis je choisis le soutien-gorge assorti : un balconnet délicat, travaillé d’arabesques végétales en fil de soie. Les bonnets, à peine couvrants, rehaussaient naturellement la courbe de mes seins. Je l’attachai dans le dos, sentant son étreinte douce mais bien présente, comme une main invisible me soutenant avec tendresse.
Ensuite, je saisis ma robe vert émeraude : fluide et élégante, elle était à la fois classe et sexy. Une caresse de chlorophylle sur la peau. Je l’enfilai lentement, savourant la fraîcheur du tissu glissant sur mes épaules, descendant le long de ma colonne, épousant mes hanches avant de tomber jusqu’au-dessus de mes genoux.
Je tirais ensuite sur un tiroir plat où étaient soigneusement rangés et classés mes bijoux. Je glissais à mes oreilles deux petites boucles assorties : de fines gouttes de jade suspendues à des anneaux d’or pâle. À mes poignets, je passais deux rubans de satin vert tendre, souvenirs de notre première soirée entre personnes averties, à l’époque où je n’étais encore que sa novice.
Enfin, dans le bas du dressing, j’aperçus la boîte contenant mes talons préférés : des escarpins vert en cuir lisse, dont les talons, fin mais stables, étaient juste assez haut pour allonger mes jambes et me donner cette cambrure qu’il aimait tant. Mes pieds glissèrent dedans comme dans un écrin.
Je m’installais devant la coiffeuse qu’il m’avait offert. Ouvrir la trousse de maquillage ; choisir les couleurs, les textures, les nuances… c’était aussi un rite. Je passais un fond de teint léger. Puis je soulignais mes yeux d’un trait fin et allongeais mes cils. Une touche brillante d’un rouge à lèvres rosé sur mes lèvres. Rien de criard. Juste ce qu’il fallait pour me sentir à la fois désirable et fidèle à ce qu’il aimait.
Un dernier regard dans le miroir. Je me trouvais belle. Un sourire de contentement barra mon visage.
Il était déjà neuf heures et demi. Aujourd’hui je ne travaillais pas. Mon Maitre m’avait prévenu que la nuit précédente serait longue et éprouvante et m’avait conseillée de prendre un journée de RTT. Vu mon solde de jours à prendre, cette demande avait été acceptée sans difficulté par mon DG. Je descendais donc tranquillement dans notre cuisine pour petit-déjeuner.
Dans la cuisine, une douce lumière matinale baignait la pièce. Un plateau de petit-déjeuner m’attendait sur la table : un jus d’orange fraichement pressé ; un bol de yaourt crémeux agrémenté de morceaux de bananes, de fruits rouges et de céréales ; deux tranches de pain complet toasté à point ; un petit pot de confiture et de beurre allégé ; et une petite gourmandise … un churros … un seul .. mais un vrai … comme ceux que je dégustais dans mon Andalousie d’origine …
Il avait pensé à tout, comme toujours. Même pressé il avait trouvé le temps de me préparer le petit-déjeuner. Un petit mot, calligraphié de sa main, l’accompagnait.
« Pour que ton corps, que j’adore, soit aussi bien nourri qu’il est aimé. À ce soir, mon cœur. »
Je souris. Une chaleur douce me traversa la poitrine.
Je me préparais un café. Je déposais la tasse fumante sur le plateau. Et je me dirigeais sur notre terrasse pour déguster ce succulent petit-déjeuner. Le soleil brillait dehors. Une légère brise tiède caressa mon corps avec délice.
Après avoir pris mon petit-déjeuner, lu mes mails et échangé avec mes amis divers messages par WhatsApp, je me préparais à sortir. Je saisis mon sac à mains et mes clés de voiture dans l’entrée.
« Une émeraude en marche », pensais-je avec une touche d’amusement en me voyant dans le grand miroir.
Je me rendis au centre-ville. Je me garais non loin de l’endroit où j’avais rendez-vous à 17h00. Mais je respectais la demande de mon Maitre de ne pas chercher à savoir ce qui se cachait à cette adresse. Enorme effort pour moi qui étais si curieuse de nature. Il adorait me faire languir et me taquiner ainsi par des surprises. J’essayais bien parfois d’en savoir plus mais il prenait un malin plaisir à me laisser au final sur ma faim … toit en me donnant parfois des indices qui me rendait plus folle encore de curiosité … une délicieuse torture émotionnelle …
Dehors, la ville bruissait d’une activité légère mais continue. Mes talons claquaient doucement sur les pavés. Je croisais des regards, certains furtifs, d’autres insistants. J’attirais les regards … C’était devenu une sensation nouvelle pour moi. Moi de nature avant si timide, toute en retenue. Il avait su me donner confiance en moi, en mon corps. Et aujourd’hui j’accueillais ces regards comme des reconnaissances. Avec fierté. Il ne savait pas — ou peut-être que si — combien il m’avait transformé. Même seule, j’étais pleine de lui. Chaque geste, chaque pas, chaque respiration portait son empreinte subtile. Il m’avait sublimé. Et continuait à le faire.
Je passais à la librairie. J’y flânais entre les rayons. J’y achetais quelques livres puis m’attardais dans un petit salon de thé. Une amie de longue date m’y rejoignit vers 13h00 pour déjeuner. Un moment suspendu, empli de rires et de confidences.
Après cet instant de délicieuse complicité amicale, je me rendis chez mon esthéticienne. Je voulais sublimer mes mains — ces mains qui le touchent, le servent, le célèbrent. Ces mains où il avait passé son anneau de soumission que je portais avec fierté. Je voulais sublimer ces orteils qu’il adorait gober et lécher. Et il m’avait dit d’être belle pour ce soir.
Je pris le chemin familier du petit institut où j’avais mes habitudes. Il se trouvait dans une rue discrète, fleurie, presque cachée. Comme un secret qu’on garde pour soi. La vitrine était simple mais élégante. Et l’odeur qui flottait à l’intérieur, entre cire chaude et huiles essentielles, était toujours pour moi un pur instant d’apaisement.
« Entre, ma chérie ! » me lança Claire lorsqu’elle me vit à l’entrée, avec ce sourire complice qu’elle réservait à ses clientes les plus fidèles mais qui à mon endroit avait aussi une toute autre signification.
Claire était d’une beauté sobre, presque sévère au premier abord : cheveux châtains noués en un chignon bas impeccable ; peau d’un ivoire mat ; une cinquantaine élégante. Mais ses yeux — grands, gris, respirant d’intelligence — révélaient autre chose. Une intensité tranquille. Une sérénité puissante.
« Mais dis-moi tu es splendide aujourd’hui ! » s’exclama-t-elle.
Le salon était désert. Normal pour un après-midi un jour de semaine.
« Il m’a dit de me faire belle avant de me rendre à un rendez-vous. J’ai besoin… de prendre soin de mes mains. Et de mes pieds. » lui répondis-je en pleine confiance.
« Oh je vois » répondit-elle dans un sourire complice. « Installe-toi »
Je pris place dans un fauteuil moelleux, recouvert d’un drap en lin clair. La pièce était silencieuse, paisible, bercée par une musique instrumentale aux tonalités japonaises. Je posais mes mains sur le repose-main rembourré, et elle saisit ma main droite doucement, presque avec une forme de dévotion professionnelle.
Le vernis précédent fut retiré avec soin. Mes ongles limés, polis, hydratés. Puis elle posa devant moi un flacon de vernis.
« Vert forêt. Dense. Comme un secret gardé sous la mousse » dit-elle.
Je souris. C’était exactement cela. Cette journée n’avait pas besoin de lumière crue. Elle exigeait de l’ombre élégante.
« Je ne sais pas où je vais tout à l’heure », murmurais-je. « Il m’a juste dit de me préparer pour un moment qui resterait à jamais gravé en moi ».
Claire ne demanda rien de plus. Elle déposa une main légère sur la mienne.
« Alors prépare-toi comme on se prépare pour un moment rare. Pour quelque chose qu’on ne comprend pas encore… mais qu’on choisit quand même. »
Elle appliqua les couches de vernis avec une patience presque méditative. Puis, sans transition, elle s’agenouilla doucement et me fit signe de retirer mes hauts talons. L’eau chaude de la bassine accueillit mes pieds avec bienveillance.
« Tu as le regard des jours où il va te transformer », souffla-t-elle, presque pour elle-même.
Je ne répondis pas. Je la laissais poncer mes talons, hydrater mes chevilles, limer avec grâce chaque ongle. Puis elle prit le même flacon de vernis que pour mes mains.
« Une harmonie parfaite. Tu sais… les pieds, c’est ce qu’il regarde quand on s’agenouille. »
Elle savait. Bien sûr qu’elle savait. Comme moi, elle avait choisi. Elle appartenait à un homme qu’elle nommait son mari en public, mais qu’elle servait, honorait, aimait autrement, entièrement, en privé, son Maitre.
Je la regardais, là, agenouillée devant moi, appliquant le dernier coup de top coat avec la concentration d’un rituel sacré. Un geste pour une autre. Une femme à une autre femme. Une soumise à une autre soumise. Comme moi elle portait sa bague O avec fierté à sa main.
« Tu sais ce que j’aime chez toi ? » souffla-t-elle. « Ce n’est pas ton obéissance. C’est la lumière que tu portes… quand tu t’abandonnes. »
Je fus touchée en plein cœur. Cette lumière, je ne la voyais pas. Mais lui, et elle… la reconnaissaient. Elle aussi irradiait de cette lumière.
Lorsque mes ongles furent secs, elle m’aida à remettre mes talons. Je me redressais, mains et pieds désormais soignés et sublimés. Prêts.
« Tu es juste ravissante, ma chérie. Et quelle que soit la destination », dit-elle dans un murmure en m’accompagnant vers la sortie, » tu y arrives déjà magnifique. ». A ces mots elle m’embrassa sur la joue et me souhaita une superbe fin de journée.
Je sortis de l’institut l’esprit en joie. Il était 16h40. Mon cœur accéléra légèrement. Le rendez-vous de 17h00… Il me l’avait rappelé ce matin, sans insister, avec ce ton feutré et calme qui ne laissait jamais de place au doute. Je ne savais pas exactement ce qui m’attendait, mais je savais une chose : c’était pour Lui, donc c’était pour moi, et pour Nous.
J’arrivais devant une vitrine discrète. C’était une boutique de tatouages. L’écriture était fine, presque calligraphiée. Rien d’agressif, aucune vitrine tapageuse. Juste une porte en verre dépoli et un sentiment étrange d’intimité. Mon cœur se serra. Il voulait me tatouer. Je poussais la porte. À l’intérieur, une femme me salua avec un sourire rassurant.
« Bonjour Madame. Je vous reconnais. Il m’a transmis les instructions. Tout est prêt »
Il avait tout organisé. Pas besoin de me demander mon nom. Elle savait.
Je sentis un frisson me parcourir l’échine. Elle ne me demanda rien de plus. Pas de question. Pas de choix. Et c’était là, précisément, que résidait la beauté de cet instant : je n’avais rien à décider. Il avait déjà tout fait pour moi. Pour Nous.
Elle m’emmena dans une salle isolée. L’ambiance y était feutrée, presque cérémonielle. Une lumière douce. Une musique en fond. Lente, presque hypnotique. Elle me tendit une chemise fine à enfiler, puis me demanda de me déshabiller.
« Vous pouvez garder le haut, mais il faudra retirer le bas. »
A ces mots je frissonnais de plus bel.
« Une fois prête, vous viendrez vous allonger ici » continua-t-elle, en désignant un fauteuil surélevé au dossier légèrement incliné. « Il m’a donné les consignes exactes. L’emplacement a été choisi. ». A ces mots elle quitta la pièce.
Je me sentis nue. Exposée. Mais d’une manière étrange… j’étais exaltée. Mon souffle s’accélérait, mon ventre se nouait doucement — non de peur, mais d’émotion.
Je me déshabillais, déposant ma robe et mon string sur une chaise et enfilant la chemise. A cet instant je tressaillis. Elle allait sans doute voir le plug planté avec indécence entre mes fesses ! J’hésitais quelques courtes secondes. Ma pudeur, que mon Maitre s’employait à battre en brèche, résistait encore en moi et me criait de retirer ce plug immédiatement. Mais je trouvais le courage de résister. Il savait que je serai ainsi exposée. Il le voulait. Et je n’en fis donc rien.
J’allais m’installer dans le fauteuil. Légèrement tremblante.
La jeune femme – elle ne devait pas avoir plus de 30 ans – revint dans la pièce. Elle s’avança avec une assurance tranquille, le port droit, les yeux calmes. Une femme singulière. Impressionnante. Son crâne était complètement rasé. Lisse. Un piercing délicat ornementait son arcade droite. Un autre perçait subtilement le centre de sa lèvre inférieure. À chaque oreille, plusieurs anneaux de tailles différentes. Elle était un équilibre. Entre force et grâce. Entre brutalité et précision. Son corps, visible sous le débardeur noir qu’elle portait, était couvert de tatouages — une constellation d’encre qui semblait raconter une histoire à chaque centimètre. Sur son bras gauche, un serpent stylisé remontait le long de la peau, entrelacé de roses aux épines acérées. Sur son omoplate droite, j’aperçus une plume immense, finement détaillée. Autour de son cou, un collier de cuir noir parsemé de pointe en acier. Rien n’était gratuit. Tout semblait pensé. Incarné. Elle incarnait cette forme rare de force féminine qui ne cherche pas à séduire, mais qui magnétise.
Elle s’assit à mes côtés sur une chaise à roulettes.
« Voici le pochoir » me dit-elle en me tendant un feuillet. « Il sera apposé au-dessus de votre sexe ».
Mon cœur cessa un instant de battre. Le dessin était là : Un Loup. Noble. Puissant. Au regard bleu vert pénétrant. Comme ses yeux. Les yeux de mon Maitre. Un mâle alpha dans toute sa splendeur. Tête légèrement inclinée. Crocs visibles. Dominant, protecteur et fier.
Juste en dessous, gravée en lettres fines mais nettes, un texte court mais impactant :
"Property of ….". avec le nom de mon Maitre.
Mon ventre se contracta. Mes yeux s’embuèrent. Ce n’était pas un tatouage. C’était une vérité gravée à l’encre. Là. Juste au-dessus de mon sexe. Comme une signature sacrée. Un symbole total de propriété.
Elle releva la chemise pour dévoiler mon entrejambes. Avec délicatesse elle écarta mes jambes et les posa sur des reposoirs. Elle nettoya et désinfecta avec douceur mon mont de Vénus. Tous ces instruments étaient prêts. Elle saisit le stencil, puis me regarda, presque solennelle.
« Prête ? »
J’hochais la tête. La douleur fut vive au début, mais rapidement je m’habituais. Et elle devint autre chose. Une forme de tension sacrée. Comme si mon corps s’ouvrait pour recevoir ce qui devait y figurer depuis toujours. Il ne s’agissait pas seulement d’un marquage. Il s’agissait de mon appartenance. De mon offrande. De son sceau sur moi. Il me marquait de Lui-même. Il m’offrait sa Marque.
Lorsque ce fut terminé, elle éteignit la machine. Elle essuya une fois encore les dernières traces d’encre et appliqua un baume cicatrisant avec une douceur presque maternelle. Elle me tendit un miroir sans rien dire. Je me redressais et le pris à deux mains. Presque fébrile. Et je baissais lentement les yeux vers ma peau.
Il était là. Le loup était là. Magnifique. Sauvage. Sa gueule entrouverte semblait respirer. Son regard m’hypnotisait. Il trônait juste au-dessus de mon sexe. Comme un gardien. Un sceau d’autorité. Et juste en dessous, en lettres nettes, sobres, gravées avec une élégance discrète, le nom de mon Maitre précédé de ces mots si puissants : « Property of … »
Mes lèvres tremblèrent. La vue de ces mots déclencha en moi de nouveau une vague d’émotion incontrôlable. Mon ventre se serra. Ma gorge se noua. Je ne pus rien retenir. Les larmes montèrent. Brûlantes. Elles coulèrent en rivière doucement sur mes joues. Ce n’était ni tristesse ni douleur. C’était plus vaste. Plus profond. C’était une reconnaissance charnelle. Une appartenance librement choisie. Une vérité ancrée.
La tatoueuse resta silencieuse quelques instants, puis s’approcha doucement et me tendit une serviette en tissu pour sécher mes larmes.
« Il vous aime beaucoup, je crois… », murmura-t-elle simplement.
Je levai les yeux vers elle, bouleversée.
« Comment vous pouvez le savoir ? « soufflai-je, presque honteuse de pleurer ainsi.
Elle me sourit. Un vrai sourire. Paisible. Sincère.
« Ce n’est pas le premier tatouage intime que je réalise. Mais c’est la première fois qu’un homme m’écrit avec tant de précision, de respect et de tendresse pour celle qu’il aime. Il voulait que ce soit beau. Que ce soit digne de vous. Ça se voit, vous savez. » répondit-elle.
Je ne répondis pas. Je ne pouvais pas. Les mots m’auraient trahie. Alors je serrai la serviette contre ma poitrine, tentant de maîtriser le tremblement de mes épaules et de contenir mes larmes.
Oui, il m’aimait. Et ce tatouage n’était pas un marquage brutal. C’était une déclaration. Un acte d’amour charnel. Un sceau de passion. Un pacte silencieux que mon corps porterait désormais pour Lui, pour Nous.
J'étais sa Louve. Sa femelle soumise. A jamais.
Illustration : image internet
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Lorsque j’ouvris les yeux, une lumière tamisée glissait entre les lattes des volets de notre chambre. Je sentis d’abord une tension sur ma cheville droite. Je bougeais doucement le pied. Et j’entendis le cliquetis métallique caractéristique de la chaine. Et je sentis plus encore la lourdeur de l’anneau d’acier qui me retenait prisonnière. Je souris. J’étais attachée. Mon Maitre n’avait pas oublié de m’enchainer … Un sentiment d’immense bonheur me submergeait … Alors que je m’étais assoupie après cette nuit de sublimes découvertes, il n’avait pas seulement passer du temps à me laver avec un linge tiède parfumé à la lavande ; il ne m’avait pas seulement masser les fesses, les cuisses, la poitrine et tout le reste de mon corps d’une crème apaisante pour apaiser mes brulures et mes douleurs ; il n’avait pas seulement veiller à couvrir mon corps d’un drap léger ; il n’avait pas seulement couvert mon visage de tendres baisers ; toutes choses que j’avais bien sûr ressenties mais qui m’avaient définitivement fait sombrer dans un sommeil profond tant j’étais vidée, brisée, bien que comblée et heureuse … non … il avait aussi pensé à m’enchainer … Symbole de sa pleine propriété sur sa femelle, sa soumise, son esclave … Malgré sa fatigue que je savais importante à cause de son travail, fatigue accentuée sans doute plus encore par nos jeux intenses de la veille, il n’avait pas oublié …
Depuis que nous vivions ensemble, ceci était devenu un rituel : être attachée à notre lit conjugal avant que je ne m’endorme … Et j’adorais cela. Chaque matin où je me réveillais ainsi entravée, une chaleur diffuse s’éveillait en moi—pas seulement dans mon ventre, mais plus profondément, dans mon âme. C’était la preuve tangible de sa présence, même lorsqu’il n’était plus dans la pièce. L’assurance, muette mais tellement puissante, qu’il me possédait, qu’il m’avait façonnée et acceptée telle que j’étais : vulnérable, offerte, intensément soumise, mais tellement fière d’être sienne … Tellement heureuse de lui être … attachée …
Je restais immobile, savourant la morsure douce de l’acier contre ma peau. Je passai mes doigts sur la chaîne, la sentant froide, solide, inébranlable. Elle m’apaisait. Elle me recentrait. Dans le monde extérieur, j’étais forte, décidée, indépendante. Mais avec lui, et plus encore ici, dans notre chambre, je devenais l’essence même de l’abandon. Et c’était là, dans cette vulnérabilité sacrée, que je trouvais ma plus grande force.
Je respirais doucement, les yeux mi-clos, bercée par les bruissements presque imperceptibles de la pièce. Le souffle régulier de mon Maître, tout près de moi, résonnait comme une douce musique. Je tournai très légèrement la tête. Il dormait encore. Paisible. Sa main, puissante et ferme, même dans l’abandon du sommeil, reposait sur le drap, non loin de mon ventre. Je n’osais pas bouger davantage. Je ne voulais pas troubler ce moment. Il m’avait tant donné. Je voulais simplement être là, à ses côtés, gardienne silencieuse de cet instant précieux.
Mon regard glissa lentement sur la chambre, notre chambre. Ce sanctuaire de nos jeux, de notre amour si particulier, si profond, si vrai. La lumière tamisée dessinait des ombres douces sur les murs.
Je vis d’abord la commode noire. Massive. Majestueuse. Je savais ce qu’elle contenait. Chaque tiroir renfermait des secrets de douleur et de délices. Des instruments froids qui savaient réveiller en moi les plus brûlantes chaleurs. Les martinets, les cravaches, le fouet — chacun avait sa voix, sa musique, sa danse sur ma peau. Mon Maître savait en jouer comme d’un instrument sacré. Il ne frappait pas. Il sculptait. Il écrivait sur moi des poèmes de feu, de discipline, de passion. Moultes autres petites instruments de douleur et de plaisir y étaient rangés avec soin : des pinces, des boules de geisha, des godes de tailles variés, des plugs anaux, des aspirateurs pour mes tétons et ma chatte, des sangles de cuir, des cordes de taille et de couleur diverses, …
Un peu plus loin, le banc. Je frémis rien qu’à le regarder. Combien de fois m’y avait-il attachée ? Jambes écartées, dos cambré, offerte comme une bête à dresser. Là, il m’avait brisée. Pour mieux me reconstruire et m’élever. Là, j’avais pleuré, crié, joui, remercié. Là, il avait fait de moi la femme que j’étais aujourd’hui.
Mon regard s’attarda ensuite sur la cage d’acier noir. Assez grande pour que je puisse m’y lover. Mon cœur se serra d’émotion. La dernière fois que j’y avais passé la nuit, il m’avait glissé une couverture douce et un bol d’eau. Et il m’avait regardée longuement avant de refermer la porte. Il ne m’avait pas punie ce soir-là. Il m’avait simplement regardée comme une œuvre d’art qu’on expose. Et moi, j’avais trouvé une paix étrange, animale, dans cet enfermement choisi.
Le fauteuil. Son fauteuil, couleur moutarde. Mon cœur se serra de nouveau, mais d’un amour silencieux. Là, il lisait souvent. Et moi, nue, soumise, j’aimais m’étendre à ses pieds. Poser ma tête sur ses genoux. Sentir sa main caresser distraitement mes cheveux. Être là, simplement. Silencieuse. Heureuse. Sa chienne, sa complétude, sa présence fidèle.
Et puis il y avait les chandeliers. Leurs flammes dansaient souvent le long de mon corps. La cire fondue me brûlait doucement ou plus durement. Elle traçait des chemins de feu sur ma peau tendue. Je fermais alors les yeux, retenant mes gémissements, acceptant le rituel. Chaque goutte était une preuve de sa volonté. De mon obéissance. Il sculptait son œuvre d’art, son chef d’œuvre comme il disait …
Et le panier. Oui, ce simple panier. A ma taille. Tapissé de fourrure. Je m’y glissais parfois sans qu’il ne me le demande. Le panier de sa chienne. Mon panier.
Enfin, mes yeux rencontrèrent les murs. Ces tableaux de femmes dénudées, élégantes, sensuelles. Certaines semblaient m’observer, complices. D’autres semblaient soumises elles aussi, enchaînées dans un abandon éternel. Et puis il y avait cette vitrine et les figurines de manga et les déesses grecques. Fantasmes et mythes mêlés. Elles étaient là pour nous rappeler que la beauté prenait mille formes — et que le désir, lui, n’avait aucune limite. Certaines étaient dans des poses d’une indécence jouissive.
Ainsi était notre chambre, notre nid d’amour et de soumission. Tout y respirait notre monde. Je m’y sentais divinement bien. A ma place. Aux cotés de Lui. Mon Maitre. Mon Homme. Mon Tout. A ma place.
J’entendis l’horloge de notre salon sonner 8h00. Il était temps pour moi de réveiller mon homme. Lentement, je me glissais sous les draps, me faufilant jusqu'à son bas-ventre. Mon souffle effleura sa peau tiède. Sa virilité encore endormie se réveilla au contact de mes lèvres sur son membre sacré.
Je commençais par de légères caresses buccales. Presque des baisers. Sur sa queue endormie. Sur ses couilles chaudes et pleines. Puis ma langue traça des courbes lentes sur son sexe et ses bourses. Je le sentis frémir, soupirer. Il se raidit. Sa chaleur augmentait sous ma langue. J’ouvris les lèvres et le pris en bouche avec une lenteur délibérée. J’accueillais chaque millimètre de lui en moi, savourant la montée de sa tension. Ma main caressant ses testicules avec déférence.
Ses doigts se glissèrent dans mes cheveux. Il n’ouvrait pas encore les yeux, mais son corps réagissait pleinement. Il guida mes mouvements, imposa un rythme plus profond. Ma gorge s’ouvrit. Je le servis avec ferveur, le suçant avec dévotion, jusqu’à perdre la notion du temps. Je sentais ma salive couler sur sa queue devenue dure comme du béton …
Ses gémissements se firent plus rauques. Sa prise plus ferme. Je sentais la montée, l’inévitable tension vers l’orgasme. Il s’enfonça plus loin en moi. Plaquant ma tête sur son ventre. Il était totalement en moi. Et puis, dans un râle profond, il s’abandonna. Son plaisir jaillit en moi. Chaud. Puissant. Epais. Je le recueillis avec fierté, gardant mes lèvres fermées pour ne pas perdre la moindre goutte de ce nectar sacré.
Après quelques temps, il posa alors ses mains de chaque côté de mon visage, me caressa les joues du bout des doigts. Et je l’entendis murmurer ces mots que j’attendais avec impatience :
« Avale, ma soumise ! »
Je le fis sans attendre. Dégustant avec gourmandise cette offrande matinale. Puis il m’attira à lui. Il m’accueillit de ce sourire qui me faisait devenir comme une poupée de son… Et il m’embrassa … Longuement. Tendrement. Nos souffles se mêlant dans une étreinte à la fois douce et brûlante.
« Bonjour mon amour » me souffla-t-il au creux de l’oreille
« Bonjour mon chéri, bonjour mon Maitre » lui répondis-je avec les yeux plein d'amour et de dévouement
Illustrations: Dessin d'Erenish
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Satisfaire Maitresse, satisfaire Maitresse, satisfaire Maitresse....cette pensée devient obsédante, je veux lui plaire, la rendre fère, pour qu'elle continue à me mener sur ce chemin d'aservissement que je découvre depuis quelques semaies, qui deviennet désormais quelques mois.
Cela faisait plusieurs années que j'expérimentais mes envies de soumission. Du virtuel d'abord, avec des ordres simples à réaliser, puis des choses puis douloureuses et humiliantes. Mais il fallait passer le cap, et je me suis donc lancé dans la recherche d'expériences réelles. J'ai eu la chance de rencontrer des dominatrices qui m'ont fait découvrir la réalité de la soumission. J'ai découvert alors ce qu'était une vraie fessée, la pose et le titillement de pinces sur les tétons, le sexe, la langue, mais aussi les jeux de gode et notamment le pegging...Incroyable sensation que se faire prendre fermement et de s'abandonner totalement aux coups de reins d'une femme puissante. Je me suis surpris à trouver un immense plaisir, à la fois dans l'humiliation que je ressentais mais aussi dans la simple sensation de pénétration et d'abandon. Ces expériences ne faisaient qu'alimenter mes envies et mes fantasmes. Désir d'aller plus loin, de subir davantage de coups de martinets, d'être plus fermement contraints, frustré plus longtemps et humilié plus profondément...Avec un fantasme de plus en plus présent dans mon esprit, à la fois honteux et excitant, inavouable mais dévorant : celui d'être amené par une dominatrice à sucer une vraie queue d'homme alpha. L'humiliation ultime, une forme de soumission où ma volonté disparait (je me sens profondément hétéro), où ma place de chienne prend toute la place, et où machine arrière ne sera plus possible.
C'est avec ce vécu et ces envies que je rencontrais un jour Maitresse, par une conversation web. J'ai tout de suite senti sa force, son autorité et son sadisme. Très vite je me suis soumis, je suis devenu sa chienne. Ses ordres à distances me mettaient à ma place et m'aidaient à commencer mon dressage. Ma bouche et mon cul lui appartenaient. Mon corps et mon esprit aussi. Je lui appartiens.
Je suis sa pute désormais.
Des envies encore et toujours dans mon esprit. Rencontrer Maitresse, enfin et rendre réel ma place à ses pieds.
J'imagine des situations : je me rends chez ma Maitresse, qui m'accueille, m'ordonne de me dénuder et de m'agenouiller. Elle vient poser les deux éléments matériels qui font de moi sa pute : un collier et une cage de chasteté. Je suis désormais totalement à elle, mon plaisir lui appartient. Je l'imagine rire de moi, et me faire comprendre avec ses mots que je suis sa petite chose, et qu'elle va révéler la pute qui sommeille en moi. Je sais qu'elle veut me baiser avec son gode ceinture. Je suis craintive et excitée à la fois.
Je suis a 4 pattes, je ne vois que ses jambes, et je sens qu'elle s'équipe. Elle m'ordonne de relever la tête, le gode que j'avais vu en photo paré à ses hanches. Elle plante son regard dans le mien, me sourit, me caresse le visage et soudain attrape ma tete pour loger son gode au fond de ma gorge. Un mélange de douceur et de cruauté.
- "Qu'est ce qu'on dit" ?
- "Merci Maitresse" bouche pleine et donc inaudible.
Elle m'invite alors à lui montrer quelle bonne suceuse je suis. Je multiplie les vas et viens, en essayant de m'applquer, et en prenant aussi profond que possible. J'essaie de lui montrer toute l'avidité qui réside en moi à l'idée de sucer des queues. Je me sens totalement humiliée mais je n'ai plus qu'un idée en tête : la sucer du mieux que je peux.
Cela ne suffit pas "tu voulais te faire baiser la bouche ma chienne ? Allons y alors". Elle me place contre un mur, la tête bien plaquée contre la paroi. Je sais ce qui m'attends. Je l'ai tellement vu dans des films pornos où de jeunes soumises se fait prendre la bouche ainsi, jusqu'à en avoir les larmes aux yeux, et être recourverte d'un mélange de sperme et de bave. J'ai tellement fantasmé être à leur place. J'y suis. J'ai peur. Je suis excitée. Je suis comme hors de moi même. Maitresse vient se placer face à moi, je vois son gode tout près de ma bouche. J'ouvre...et la un déferlement d'allers et venus que je ne peux que subir. Le gode vient touche le fond de ma gorge, me déclenchant des bruits et relants auxquels je ne peux me soustraire. Parfois Maitresse maintient sa queue au fond de ma gorge, en rigolant de mes yeux plein de larmes. Elle déchaine sa pulsion, m'humilie, me crache sur le visage. Je suis à elle. Elle peut me faire ce qu'elle souhaite et m'utiliser ainsi autant qu'elle le souhaite. Me voyant déjà épuisé au bout de 2 minutes, Maitresse a la clémence de m'épargner me disant que je ne suis pas encore prête pour plus mais qu'elle va me faire progresser. "Tu as bien lubrifié le gode, je vais pouvoir te baiser autre chose désormais"...
(to be continued)
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G. La vie de château
Avant d’entrer dans la salle des festivités elle referme les zips pour que Jean soit privé de vue.
Elle lui dit d’une voix douce « La dernière fois j’ai senti ta crainte, mais finalement tout s’est bien passé. Maintenant tu as confiance en moi ! »
Jean, répond d’une voix étouffée par le masque « Oui Maîtresse ! »
Sabine – « Alors détend-toi et suis le mouvement. Si nécessaire Martin t’aidera ! N’est-ce pas Martin ? »
Martin – « Oui Maîtresse ! »
Sabine entre en tirant fièrement ses deux soumis. Un homme habillé comme un maître d’hôtel, veste queue de pie plastron blancs, nœud papillon et gants blancs, s’avance vers eux. Sabine s’arrête, martin chuchote stop pour que Jean comprenne qu’il doit également s’arrêter.
L’homme – « Bonjour Madame, je suis Bartholomeus le maître de cérémonie ! » Il s’incline et fait un baise main à Sabine puis ajoute « Vous avez une préférence pour le placement ? » Elle est contente d’avoir le choix et jette son dévolu sur une table en bout de rangée du premier rang où Jean et Martin pourront s’agenouiller à côté d’elle et demande qu’on lui apporte deux coussins. Elle s’assied et fait mettre ses soumis à genou sur les cousins.
Petit à petit la salle se remplit de participants, maître avec soumise, maître avec soumis, maîtresse avec soumis, maîtresse avec soumise et même maîtresse avec soumise et soumis, mais personne qu’elle connait. Mais c’est la première fois qu’elle participe à une grande réunion et les seules personnes qu’elle connait sont celles qui sont venues à l’inauguration de son donjon invitées par Vanessa.
Bartholomeus revient et pose un une affichette sur laquelle est écrit Maîtresse Sabine.
Sabine – « Comment savez-vous qui je suis ? »
Bartholomeus – « Il me semble l’avoir lu sur le dos de ces messieurs. Je vous envoie quelqu’un pour vous servir boissons et nourriture. Vous préférez un serveur ou une serveuse ? »
Sabine – « comme vous pouvez le voir, côté mâle je ce qu’il faut, je préfèrerais une serveuse ! »
Bartholomeus – « Bien Madame ! »
Sabine décide d’ouvrir les zips des yeux et de la bouche sur la cagoule de Jean et en même temps Vanessa arrive.
Elle vêtue en noir de la tête aux pieds avec un chapeau comme celui de Zorro, un boléro sur les épaules, une jupe en cuir échancrée sur le côté qui laisse entrevoir des cuissardes cloutées.
Jean pense qu’il ne lui manque plus que le fouet et il est éberlué lorsqu’il voit qu’elle porte un ceinturon sur lequel sont accrochés, du côté droit un long fouet enroulé et du côté gauche un martinet en cuir. Il se dit qu’elle n’est quand même pas venue sur le dos de Tornado, le célèbre cheval de Zorro.
Les deux amies s’asseyent, Vanessa ignore les hommes mais il est vrai que ce ne sont que des soumis, des esclaves qui ne méritent aucune attention.
Vanessa à Sabine – « Çà ne te déranges pas si je m’installe à ta table ? Je ne vais pas prendre une table pour moi toute seule et tu sais que je dois participer régulièrement à l’atelier flagellation ! »
Sabine – « Tu plaisantes ? au contraire, ça me fait super plaisir ! »
Une femme aux cheveux châtains mi-longs qui ne doit pas être majeure depuis très longtemps approche et dit « Soumise Chloé pour vous servir Mesdames ! »
Sa tenue est identique à celle de la personne qui les a accompagnés jusqu’à la chambre mais avec un petit tablier blanc attaché à la taille et un petit plateau argenté accroché aux anneaux de ses tétons par des chaînettes.
Sabine – « est-ce qu’il y a du champagne ? »
Chloé – « Oui Madame ! »
Sabine – « Apporte-nous deux flûtes. Dépêche-toi ! »
Chloé – « Bien Madame ! »
Puis Sabine à Vanessa – « Tu as vu des gens que tu connais ? »
Vanessa – « Oui mais je ne les apprécie pas tous. Par-contre je vois qu’il y a Maître Keane et soumise Janey. Son vrai prénom à lui c’est Robert mais bon, pour un dominateur c’est pas terrible et sa soumise c’est Jeanne. Ils sont mariés mais, contrairement à Martin et toi, ils se sont rencontrés sur un site de rencontre BDSM avant de se marier. Ils ont fait deux cérémonies, une avec la famille et les amis vanilles et une entre amis kinks. C’est Bartholomeus qui les a unis et inutile de te dire que les tenues de mariage étaient différentes de celles du mariage vanille. Elle portait juste un voile, un collier en cuir, un porte jarretelles et des bas, le tout en blanc, mariage oblige, et rien d’autre. Je peux te les présenter ! »
Sabine – « Ils habitent loin ? »
Vanessa – « pas très loin, ils sont de la région ! »
Sabine – « D’accord, comme ça je pourrai les inviter à la prochaine séance dans mon donjon ! »
Chloé revient avec les flûtes de champagne posées sur le plateau. Elle s’incline pour permettre à Sabine et Vanessa d’attraper les verres. Ensuite elle se positionne à un endroit où elle peut voir son secteur de servitude, qu’elle partage avec un bel homme noir vêtu d’un simple short long et ferré aux pieds et aux mains comme aux heures sombres de l’esclavage. Tous deux sont en posture d’attente et doivent répondre à la moindre sollicitation des convives.
Bartholomeus s’avance au milieu de la salle et demande l’attention de l’assistance et le silence s’installe peu à peu.
« Bienvenue à toutes et à tous. Je tiens à vous remercier d’être venus si nombreux, d’ailleurs je crois savoir que nous avons battu le record de participation. Dans un instant vous allez défiler afin de vous présenter, sauf ceux qui n’ont pas souhaiter participer à ce défiler. Pour les autres, ils viendront à mon appel. Je précise que l’ordre de passage est aléatoire et ne tient pas compte d’un quelconque critère. Mais avant de commencer accueillons, sous vos applaudissements nourris, nos hôtes Madame la Marquise et Monsieur le Marquis ! »
İls apparaissent de derrière un rideau rouge tendu entre deux colonnes et s’avancent de concert vers Bartholomeus en remerciant la foule par des hochements de la tête. Lui, est grand avec un visage émacié, entouré de cheveux longs grisonnants, paraissant quinquagénaire. İl est habillé tout en cuir noir, débardeur, longs poignets de force, pantalon, santiags et des tatouages comme ceux que l’on voit souvent sur les militaires. Elle lui arrive à l’épaule, un peu boulotte avec une poitrine généreuse, des cheveux noirs avec des mèches auburn et porte une longue robe voile vert pastel.
Bartholomeus – « Un petit mot à l’attention de nos amis ?
Le Marquis – « Même si Bartholomeus l’a déjà dit, nous vous souhaitons la bienvenue et nous vous remercions d’être venus si nombreux. Cette dixième rencontre annuelle promet d’être mémorable et ce sera grâce à vous car, si nous nous occupons de l’organisation, c’est vous qui faites le spectacle. Je voudrais aussi remercier les personnes qui vont animer les différents ateliers qui se déroulent dans les salles du rez-de-chaussée sauf l’atelier attelage qui se trouve dans les anciennes écuries. Pour vous y rendre il suffit de suivre le balisage. Encore merci et amusez-vous bien. Je rends la parole à notre maître de cérémonie Monsieur Bartholomeus ! » il s’en suit une nouvelle salve d’applaudissements.
Bartholomeus – « Merci, merci pour votre accueil ! » Puis s’adressant aux participants « Je vous rappelle que si vous souhaitez à boire et à manger nos soumises et soumis sont là pour vous servir. Et maintenant place au défiler. Vous avez votre numéro de passage inscrit au dos de votre affichette, cela vous permettra de vous préparer si nécessaire. Et ceux qui vont avoir la lourde tâche de commencer sont Maître Landix et soumise Breizhadix, venez par ma gauche, vous allez jusqu’au fond de la salle ensuite vous pourrez regagner votre place ou aller où vous voulez. Mesdames et Messieurs Maître Landix et soumise Breizhadix ! »
Sabine se penche vers Jean « Aucune de tes connaissances en vue ? »
Jean – « Non Maîtresse ! »
Sabine – « Alors bas les masques ! » Elle lui enlève son masque, met un collier en cuir qu’elle sort d’un petit sac à la place et raccroche la laisse.
Vanessa – « Tu as besoin de ton sac ? »
Sabine – « Non. Pourquoi ? »
Vanessa – « J’ai un casier qui ferme à clé dans mon atelier, tu pourras le récupérer quand tu voudras ! »
Sabine – « J’ai le numéro 25 on a le temps ! »
Vanessa – « Oui, mais il y a des gens qui vont se disperser un peu partout et je dois être présente dans mon atelier à ce moment-là. Quand vous êtes passés venez me voir il y a un buffet, on pourra manger ensemble ! » Elle se lève, dit bon courage à Jean sans oublier le surnom qu’elle lui a donné « Petit chou » puis sort discrètement de la salle en emportant le sac de Sabine tout en faisant un signe à Keane et Janey pour leur faire comprendre qu’il fallait qu’ils viennent la voir. Keane fait un signe de la tête pour montrer qu’il a compris.
En attendant son tour Sabine regarde défiler les autres. Elle a un stylo et un calepin où elle inscrit les noms des personnes qui l’intéressent et elle verra plus tard si elle peut en inviter certains chez elle. Elle a également commandé une flûte de champagne pour elle et un verre d’au fraîche pour Jean et Martin car elle ne veut pas qu’ils défilent avec la gorge sèche.
Jean observe avec attention le comportement des personnes qui défilent afin d’en apprendre le plus possible.
Cette fois c’est à eux de défiler, Sabine rattache leur main qu’elle avait libérée pour qu’ils puissent boire et ils s’avancent devant l’assemblée. Elle s’arrête de temps en temps leur donne l’ordre de se mettre de chaque côté d’elle, de mettre un genou à terre et de baisser la tête en signe d’hommage et de soumission. Ensuite ils sortent pour aller rejoindre Vanessa. Cette dernière est seule dans la salle flagellation ne train de tapoter sur son téléphone portable.
Sabine – « Eh bien, la maîtresse fouetteuse n’a pas de clients ? »
Vanessa – « Non. Heureusement on va pouvoir aller manger un morceau. Je suis affamée ! Le buffet est juste à côté ! »
Sabine détache les mains de ses soumis pour qu’ils puissent se servir à manger, leur désigne une table ou ils devront s’asseoir tandis que Vanessa et elle mangeront à une autre table.
Une fois attablés Martin demande à Jean ce qu’il pense de ce début de programme.
Jean – « Pour l’instant il ne s’est pas passé grand-chose mais je suppose que ça va venir. Par contre je suis étonné qu’il y ait autant de monde ! »
Martin – « Mais toi, comment tu te sens ? »
Jean – « D’avoir vu d’autres personnes passer avant nous m’a un peu rassuré, mais j’avoue que j’avais un peu honte d’être exhibé devant tous ces gens que je ne connais pas ! »
Martin – « Tu aurais préféré être devant des gens que tu connais ? »
Jean – « Pas des gens que je connais à mon travail, mes voisins, les commerçants de mon quartier, mais des gens que je connais dans le milieu BDSM, oui ! »
Martin – « Et tu connais combien de gens dans le milieu BDSM ? »
Jean – « Que trois, je sais ça fait peu ! »
Martin – « Tu sais, c’est la première fois que je défile devant des inconnus. Je n’en ramenais pas large non plus mais je suis fier de l’avoir fait et j’en ai même pris du plaisir. Dans ma tête je leur disais – Vous voyez je suis soumis à Maîtresse Sabine et j’en suis heureux – et puis tous ceux qui sont ici le sont pour la même chose. Un jour j’aimerais le faire devant des gens qui ne sont pas pratiquants du BDSM ! »
Jean – « Tu as raison. İl faut que je me conditionne et que je me concentre sur ce que j’ai à faire sans à priori ! »
Martin – « Tu n’as pas fantasmes ? »
Jean – « Je ne sais pas si ce sont des fantasmes mais j’ai envie de tester certaines situations ou d’aller plus loin dans d’autres. Mais je préfère que ce soit en petit comité ! »
Martin – « Oui, bon, on verra bien ce que Sabine nous a concocté surtout avec la complicité de son amie qui est une sacrée vicieuse ! »
Jean – « Attention elles arrivent ! »
Sabine – « Aller debout, on y va ! »
Elle leur refixe les mains à la ceinture ventrale, attrape les laisses et tout le monde retourne vers l’atelier tenu par Vanessa.
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Mon esprit n'a jamais eu des schémas de pensée très droits, ils sont tout au minimum dotés de quelques courbes.
Mon goût pour la soumission physique a d'après mes propres conclusions, un revers de médaille.
Elle n'est ni parfaite, ni absolue, un mélange exquis de détails et de sous-entendus.
Elle cherche à s'abandonner au contrôle et pourtant voudrait le garder, un mélodrame intérieur qui perturbe l'entourage aussi bien que son auteur.
Il aurait d'après lui, le privilège de notre relation, un homme d'apparence fétiche, aussi bien dans son corps que son esprit.
Une âme fébrile et dépendante qui me laisserait selon lui, lui donner des ordres, de simples demandes auxquelles il répondrait en chanceux.
Pourtant il en serait incapable, incapable de dire "je veux" et de m'y contraindre.
Son âme construirait des ponts entre mon corps et ses mots, un marionnettiste qui contrôlerait la marionnette sans en avoir conscience.
Ce serait trop tard, mon esprit se ferait attendrir et son corps recevrait prisonnier, le mien.
Il serait d'une douceur presque innocente au lit, me regardant comme sien, en manque de confiance, il ferait tout pour plaire, un cœur en souffrance qui a besoin d'être aimé.
Seulement un simple regard de sa part et j'aurais ce besoin protecteur.
Sachant ses pensées, je ne lui mentirais pas, la vérité est ma devise, je me soumettrai alors à lui, lui disant parfois, qu'il devrait s'autoriser à explorer ses désirs.
Il aurait l'impression d'être tout chanceux devant moi, une souris devant la grâce du dragon, je verrai dans ses yeux tous ces désirs refoulés qui ne demandent qu'à sortir et exploser.
Soumis à son corps il saurait désormais que mon mental lui était favorable à l'épanouissement, il serait une force de caractère exposée par son partenaire.
Un toutou docile, un bichon frisé à mes pieds, un peureux, en apprentissage pour s'affirmer.
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