La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 15 heure(s)
Oh, mon Seigneur, je suis venu dans ton église: Tu es mon seul maître, et je n'en fais qu'à ta guise; Je me présente sans vêtements, tout nu Car c'est ainsi, humains , que tu nous a conçus       Ce serait un blasphème de faire voir ce montage A mon Dieu qui nous a créés à son image Si je ne l'avais fait vraiment dans une chapellle De campagne, où je suis entré à ton appel.   Je l'ai fait aussi dans une église plus vaste, Enfermé dans ce lieu sans crainte, sans gêne, sans faste: Une de tes maisons plus modeste cependant Où complétement nu, priant et me prosternant...   Mes genoux ont oublié les dalles froides et dures Tu m'offris , pour m'accueillir, cette plénitude. Allongé sur le sol, je sentis la chaleur De ta présence, maître des cieux, oh, mon Seigneur!   Ce ne fut pas soumission,  mais réel amour Et l'effet se fit sentir pendant plusieurs jours. Merci à toi, mon maître, Dieu de la création Pour qui j'ai prié nu et plein d'admiration                                                                   De la part d'un tout petit pêcheur  seul et sans effets entouré de grandes colonnes de pierre
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Par : le 15/01/26
Mise en garde avant la lecture: Je ne suis nullement masochiste. Cet "article" a été écrit suite à un sujet lancé sur le site, d'où le terme de "participants" dans celui-ci, mais se veut cependant comme une exploration et une analyse reprenant les points abordés dans les réponses, dont certains points ont été abordés dans mes "articles" précédents Vos commentaires seront, tant qu'ils sont constructifs, y compris dans la contradiction les bienvenus ! Mais le sujet m'avait intéressé, d'où ce dernier... Que ressentent les personnes masochistes ? Les expériences de ceux qui s'identifient comme masochistes au sein des dynamiques BDSM révèlent une riche mosaïque d'émotions, de sensations, et de réflexions personnelles. Comprendre ce que ressentent ces individus nécessite une plongée approfondie dans les mécanismes psychologiques et physiques à l'œuvre pendant ces interactions, ainsi que la manière dont la douleur et le plaisir s'entrelacent. 1. Plaisir par la douleur Au cœur du masochisme se trouve la transformation de la douleur en plaisir. Pour beaucoup, la douleur ne se limite pas à une expérience désagréable, mais devient une forme de lâcher-prise et de connexion émotionnelle. Les récits des participants montrent que, bien que le premier contact avec la douleur soit souvent amer, il peut rapidement se transformer en quelque chose de souhaitable, voire euphorisant. Il convient de noter que cette transformation n'est pas uniforme. Chaque personne a une capacité différente à intégrer la douleur comme un élément de plaisir. Cela illustre le fait que le masochisme ne repose pas uniquement sur la douleur, mais sur le processus émotionnel associé, transformant la souffrance en un vecteur de satisfaction. 2. Complexité émotionnelle Les émotions ressenties pendant les séances de BDSM oscillent entre le plaisir et l’angoisse, entre le désir de soumission et le besoin de contrôle. Ces expériences deviennent souvent des sources de réflexion introspective et d’évaluation personnelle. La douleur agit comme un stimulus qui force les individus à explorer leurs limites et à réfléchir sur ce qu’ils sont vraiment. Les participants évoquent des sentiments d’anxiété et de joie mélangés, illustrant ainsi la complexité des émotions humaines. La douleur est à la fois un fardeau et un cadeau, amenée à révéler des aspects cachés de leur personnalité et à élever l'expérience au-delà d'une simple interaction physique. 3. Relation dominant/soumis Dans toute interaction BDSM, la relation dominant/soumis est essentielle. La confiance et le consentement y jouent un rôle clé, agissant comme des piliers qui permettent aux deux partenaires d'explorer des dimensions de plaisir et de douleur dans un cadre sécuritaire. La dynamique de pouvoir, souvent évoquée, devient alors un terrain fertile pour la connexion émotionnelle. Les participants soulignent que la satisfaction de chacun dépend de la manière dont ces interactions sont vécues. Les expériences de douleur deviennent des vecteurs de connexion, des moments où les partenaires peuvent communiquer leurs besoins et désirs de manière authentique et ouverte, établissant un lien renforçant leur confiance. 4. Identification au masochisme Un aspect essentiel de la discussion est l’identité masochiste. Beaucoup de participants se sont interrogés sur leur propre définition d'être masochiste au cours du temps. Initialement, certains ne se considéraient pas comme masochistes, pensant que ce statut nécessitait la douleur pour éprouver du plaisir. Cependant, ils réalisent qu’il s’agit davantage de leur capacité à transformer la douleur en plaisir, plutôt que d'en avoir un besoin intrinsèque. Cette redéfinition de l'identité permet aux individus de s'engager plus profondément dans leur sexualité et leurs désirs, ouvrant la porte à une compréhension plus nuancée de leur propre corps et des sensations associées. 5. Sensation de vivre et découverte du corps La sensation d'être vivant est un aspect fondamental que beaucoup de masochistes évoquent. À travers la douleur, ils se reconnectent avec leur corps, renforçant leur conscience corporelle. La douleur, dans ce contexte, devient un moyen d’explorer l’existence et d’intensifier les sensations corporelles. Il ne s'agit pas simplement d'une expérience physique, mais d'un chemin vers la découverte de soi. Ces expériences leur permettent de vivre des émotions vives et profondes, souvent considérées comme cathartiques. En expérimentant la douleur dans un cadre où ils se sentent en sécurité, ils apprennent à réévaluer leur perception du corps et des sensations, inversant les schémas passés de souffrance en auto-destruction. 6. Réflexion sur l'égoïsme Le masochisme égoïste apparaît également comme un concept central. Les participants avancent que cette dimension égoïste, liée à leur plaisir personnel, est essentielle à leur expérience. Il s’agit d’un acte d’exploration personnelle où ils prennent la décision de ressentir la douleur, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour nourrir le sadisme de leur partenaire. Cette dynamique crée un échange de plaisir et de douleur, où chaque partenaire joue un rôle actif. Ce processus de donner et de recevoir des sensations renforce la notion de consentement et de sécurité. La douleur vécue devient ainsi une manière de participer activement à l’expérience, renforçant les liens entre deux personnes qui s'affrontent dans cette danse complexe d'autorité et de soumission. 7. Catharsis émotionnelle Les séances de BDSM sont souvent perçues comme des expériences cathartiques. La douleur émise par les impacts ou d'autres pratiques devient un moyen de libération de l'angoisse accumulée. Les participants rapportent que, par la souffrance volontairement choisie, ils se débarrassent d'émotions négatives résiduelles, se sentant renouvelés après l'expérience. Ce processus d'évacuation permet une sorte de « reset » mental et physique, soulageant les tensions et permettant un retour à un état de sérénité. Le contraste entre douleur et apaisement s'avère essentiel pour créer un espace où le plaisir peut émerger au-delà des limites habituelles. Beaucoup décrivent une sensation d'euphorie qui suit ces séances, une « montée » d’endorphines qui favorise une expérience de subspace, état souvent décrit comme un flou agréable dans lequel l'individu s'évade des contraintes de la réalité. 8. Réflexion sur le processus de lâcher-prise Le processus de lâcher-prise est un autre élément clé du masochisme. Pour beaucoup, la douleur devient un vecteur qui les aide à abandonner les fardeaux mentaux et émotionnels. C'est un acte de dévotion à soi-même, où l'individu chute délibérément dans un abîme de sensorialité contrôlée. Les récits montrent que le moment où l'on renonce au contrôle est souvent le plus puissant. L’individu ressent alors une dualité : d'une part, une douleur intense, et d'autre part, une libération qui les permet de ressentir pleinement la profondeur de leur existence. C’est dans cette dynamique fragile que se joue une redéfinition de soi, souvent nécessaire à la guérison personnelle. 9. Lutte intérieure et défi personnel La lutte intérieure est évoquée par plusieurs participants, qui expriment le besoin de se prouver leur force. Le défi de supporter la douleur sans dépasser certaines limites installe un rapport motivant qui pousse à l'équilibre. Ce combat contre soi-même est, pour certains, une façon d'affirmer leur résilience, leur force, et leur capacité à naviguer dans des eaux émotionnelles parfois tumultueuses. Les participants mentionnent souvent que cet aspect du masochisme active des émotions primaires, augmentant le sentiment de vivacité. Les séances de douleur ne sont pas simplement des cours d'auto-discipline mais deviennent aussi des terrains de découverte de la force intérieure. En testant leurs capacités, ils redéfinissent leur rapport à la douleur et, par extension, leur rapport à la vie. 10. Diversité des expériences dans le masochisme Il est vital de reconnaître la diversité des expériences vécues par ceux qui s'identifient comme masochistes. Chaque personne développe une approche unique de la douleur, façonnée par ses expériences de vie, ses limites personnelles, et ses désirs. Ces récits montrent que, loin d’être une expérience monolithique, le masochisme est une mosaïque, fortement teintée par l'histoire individuelle de chacun. Certaines personnes trouvent leur plaisir dans un mélange de douleur physique et émotionnelle, tandis que d'autres préfèrent se concentrer sur une seule dimension. Les différences dans le seuil de douleur tolérable et dans le mécanisme de transformation témoignent de la richesse de la psyché humaine. 11. La problématique de l'autodestruction Enfin, il est important de discuter du risque d'autodestruction que certains participants identifient dans leur pratique. La douleur peut représenter un moyen d’accéder à des émotions qui, dans des contextes non-consensuels, seraient destructrices. Ce chemin est périlleux et demande une vigilance constante pour éviter de basculer dans des schémas d'auto-sabotage. La distinction entre douleur pour plaisir et douleur pour souffrance est essentielle. Les personnes masochistes se doivent de se rappeler que la douleur doit être choisie, consensuelle et suivie de discussions sur les ressentis post-séance. Ainsi, elles peuvent bénéficier d'une exploration enrichissante de soi tout en préservant leur bien-être mental. 1 ère conclusion Comprendre ce que ressentent les personnes masochistes implique d'appréhender une multitude d'aspects émotionnels, sensoriels et psychologiques complexes. La douleur, loin d'être uniquement une source de souffrance, est souvent transformée en un vecteur de plaisir, de catharsis et de découverte personnelle. Les expériences partagées révèlent que la douleur au sein des dynamiques BDSM est intrinsèquement liée à des ressentis d'intensité, de lâcher-prise et de renaissance. La manière dont la douleur est intégrée dans la quête de plaisir souligne la complexité des relations humaines. Dans ces interactions, le masochisme devient un moyen d'explorer la vulnérabilité, l'autorité, et la sécurité émotionnelle. Exploration du corps et de l'esprit La sensation accrue de vivre intensément est l'un des aspects les plus gratifiants pour de nombreux masochistes. La douleur, considérée comme un outil de transformation, pousse les individus à adopter une perception profondément enracinée de leur corps. Cette exploration sensorielle les amène souvent à se redécouvrir, orientant leur attention vers des sensations corporelles souvent oubliées ou réprimées. De plus, la douleur et le plaisir dans ces contextes interviennent comme des catalyseurs pour aborder des questions personnelles, telles que la gestion de l'anxiété, la colère, ou le stress. En expérimentant de manière sécurisée, les masochistes peuvent reformater leurs réponses émotionnelles et développer des mécanismes pour gérer leur souffrance au quotidien. Le masochisme dans le paysage moderne Avec l'évolution des perceptions autour des pratiques BDSM, de plus en plus de voix se lèvent pour défendre le droit à ces explorations sans stigmatisation. Le masochisme, lorsqu'il est pratiqué avec consentement et respect, est reconnu comme une facette légitime de la sexualité humaine. Cette acceptation croissante permet d'ouvrir sur des discussions plus larges concernant la sexualité, la douleur et le plaisir. Les récits partagés sur les forums, comme ceux analysés ici, sont autant de témoignages qui dépeignent la richesse et la complexité de cette pratique. Ils ouvrent une voie vers une meilleure compréhension des émotions humaines, des relations de pouvoir et des dynamiques de contrôle qui sont inextricablement liées à la nature humaine. Conclusion finale En somme, le masochisme s'exprime à travers un éventail de sensations incommensurables que peu de pratiques peuvent offrir. La capacité de transformer la douleur en un plaisir exaltant, le désir d'explorer son corps et ses émotions, et l'interaction dynamique entre partenaires forment la base d'une expérience riche et profonde. Les discussions autour de ce sujet continuent de s'enrichir, apportant lumière et compréhension à des pratiques qui, bien que souvent méconnues, sont témoins de la complexité humaine. À travers le masochisme, les individus découvrent non seulement des aspects cachés d'eux-mêmes, mais ils construisent également des relations plus solides, basées sur la confiance, le respect et la communication. Ainsi, le cheminement des personnes masochistes est à la fois une exploration personnelle et un engagement dans une communauté dynamique, où la douleur et le plaisir ne sont que deux facettes d'une expérience humaine infiniment riche. Chacun, à sa manière, façonne cette expérience, contribuant à une aventure collective vers une meilleure compréhension du désir, de la douleur et surtout, de la vie sous toutes ses formes.  
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Par : le 15/01/26
— Quelles conditions ? demanda Sabine, partagée entre la crainte de ce que Paul pourrait exiger d’elle, et une forte excitation à l’idée que – peut-être – ses rêves de soumission allaient se réaliser. — Je n’interviens pas. C’est toi qu’elle a embrassée, donc tu es la mieux placée pour la convaincre de se joindre à nous. Par contre, on fait ça à trois… ou on ne fait rien du tout. Compris ? Depuis ce qui s’était passé entre Aurélie et elle, ce fameux soir de décembre, une étrange impatience faisait bouillir Sabine. Elle aimait toujours Paul, là n’était pas la question. Mais, secrètement, sa chair se languissait des attouchements intimes que la belle brune avait eu le temps de lui prodiguer…  En réalité, tout son corps avait réagi à l’étrange magnétisme qu’elle dégageait. Que ce soit le désir dans ses yeux, sa voix impérieuse et légèrement rauque, son corps chaud, enveloppant, pressé tout contre le sien… Ou bien évidemment les caresses ultra précises et si enivrantes de ses doigts… Tout cela la faisait encore fondre, des semaines après cette brève rencontre. Et si elle avait le malheur de penser à elle, le fond de sa culotte se transformait immanquablement en marécage. Même son inconscient la trahissait. Assez souvent, il lui arrivait de rêver d’elle, dans des songes gluants où son désir ne laissait que peu de place au doute… Pas une fois – pas une seule ! – Paul n’avait été présent dans ces scènes saphiques, alors qu’elle se laissait dominer brutalement par une maîtresse implacable. Aurélie, vêtue de cuissardes à très hauts talons et rien d’autre, qui lui martyrisait les seins, ou lui enfilait des godes énormes dans tous les trous...  Avant cette « révélation » chez Fôhlbert, elle n'avait JAMAIS eu l’envie de se gouiner avec une femme. Sabine avait l’intuition qu’il s’agissait de bien plus que cela, au fond. Ce manque criant et mystérieux, qu’elle avait de tout temps ressenti en elle sans pouvoir (se) l’expliquer, avait rencontré son exact antidote. Et, pur hasard, ce soir-là il se trouve qu’il s’agissait d’une femme. La même alchimie aurait sans doute pu tout aussi bien se produire avec un homme. Mais pas n’importe quel genre d’homme… Le genre d’homme que Paul n’était pas, malgré sa patience et toutes ses qualités. Quand elle l’avait rencontré, elle était encore très jeune. Ses besoins avaient évolué, avec le temps… Et au fond d’elle, elle savait que sa véritable nature n’avait jamais vraiment pu tout à fait émerger. Pas encore… Des envies la dévoraient que seule Aurélie ou d’autres personnes comme elle pouvaient comprendre. Et auxquelles ils répondraient par leurs propres envies, complémentaires des siennes, aussi étranges soient-elles. Paul attendait sa réponse. Au fond, le deal était simple : soit elle lui avouait qu’elle ne serait jamais en mesure de résister, quoique Aurélie décide de lui faire, en particulier les plus ignobles caresses, ou quelles que soient ses exigences futures. Et elle perdait toute chance de pouvoir explorer avec elle la jouissance de se faire salement dégrader. Soit elle ne disait rien, ou rien de plus que ce que son mari était en droit d’attendre d’une bonne épouse. — Compris ? répéta Paul. — Oui… compris, acquiesça Sabine. Et par ce simple mot, elle avait scellé le sort de leur couple. --<0>-- La base d’une relation saine, c’est de faire par défaut confiance à son ou sa conjointe. En tout cas, c’était l’approche suivie jusqu’alors par Paul avec toutes ses compagnes. Sabine ne l’ayant jamais déçu, il n’avait à priori pas de raisons de douter d’elle. Et donc, pas de réserves particulières à lui demander de convaincre la belle et fière Aurélie de prendre part à un trio avec eux. Le motif de Paul pour laisser sa compagne s’aventurer seule dans l’antre de la louve tenait à l’une de ses maximes, au travail : « Don’t shit where you eat… ». Autrement dit, en bon français : « Va pas semer la merde là où tu gagnes ta croûte ». Monsieur Paul avait toujours été hyper prudent avec son image, d’autant plus dans la culture d’entreprise très « paternaliste » de Fôhlbert S.A. Une boite portant les valeurs familiales au pinacle, avec un fondateur très strict sur les rapports entre employés. Être suspecté de reluquer avec gourmandise telle ou telle collègue, c’était déjà « hors-limites ». Mais être accusé par la chef comptable de lui faire des avances, en vue d’une « partie fine » avec son épouse jouant le rôle de soumise, c’était pire que « Verboten ». C’était une garantie d’aller-simple chez France Travail, un couteau entre les omoplates - du moins, son équivalent professionnel… Non, il y avait bien trop à perdre à avancer ainsi en terrain découvert. Même avec la délicieuse perspective de se taper Aurélie, l’une des plus belles filles du siège… D’autant qu’elle avait la réputation d’être cassante, et plutôt à cheval sur l’éthique professionnelle… surtout en matière de « drague non sollicitée » sur le lieu de travail.  L’un des commerciaux de la société en avait d’ailleurs fait les frais. Pour épater ses potes du marketing, ce blaireau avait fait le pari de mettre la belle dans son lit… et ce, en moins de 15 jours. Quitte à user de la grosse artillerie. Il avait écopé d’une plainte pour harcèlement sexuel avec en prime une mise à pied, suivie d’un discret licenciement. Monsieur Paul avait siégé au conseil de discipline devant excommunier l’imbécile… le but avoué étant de calmer Aurélie, afin d’éviter qu’elle ne fasse un bad buzz à la boite. Le mode opératoire auquel il avait pensé était simple. Sabine allait s’inscrire dans la même salle de sport que leur cible – une conversation à la machine à café l’ayant renseigné sur l’enseigne en question. Il suffirait que sa femme s’aligne sur les horaires de fréquentation de la belle brune, au jugé ceux où elle quittait la boite. Pour le reste, il faisait confiance à la voracité de la « souris » en question pour ne pas résister à l’appât qu’était Sabine. Une « reprise de contact » efficace, et surtout dans un contexte n’ayant rien à voir avec lui ou leur relation de travail.  La phase suivante était plus délicate : Sabine devait laisser espérer à cette belle plante une baise torride, tout en expliquant que ça ne pouvait se faire que dans le cadre d’une expérience à trois… Qui, pour des raisons évidentes, devait rester strictement confidentielle.  Paul n’était pas complètement à l’aise avec ça ; à quelques heures d’exécuter le plan, il fut soudain assailli de doutes. La tentation de tout envoyer bouler l’effleura, en réalisant l’énormité de la situation : le gibier qu’ils chassaient était retors ! Ce qui le freinait le plus ? Exposer Sabine – qui n’avait jamais fait état de la moindre attirance envers les femmes – à se risquer à un rapprochement intolérable avec une lesbienne.  Mais à sa grande surprise, Sabine balaya ses réserves, expliquant qu’elle était plus que prête à prendre les « choses en mains », si cela leur permettait de concrétiser leurs fantasmes respectifs…  Devant son insistance et ses mots rassurants, il se dit qu’il se faisait du souci pour rien. Et lança donc la partie de chasse, qui devait aboutir à la reddition de la belle amazone à la tête du service compta. --<0>-- Le soir venu, Paul revint dans une maison froide et vide. Les heures passèrent, sans aucunes nouvelles de Sabine. Ses SMS ne recevaient aucune réponse. Il était évident qu’Aurélie avait mordu à l’hameçon… mais pourquoi diable son épouse tardait-elle autant ? Se trouvait-elle contrainte de jouer la comédie, en acceptant une invitation impromptue dans un bar à vin ou tout autre endroit du genre pour « lier connaissance » ? Était-ce aussi bon signe qu’il l’espérait ?  Il avait fini par s’assoupir dans le grand lit conjugal. Soudain, le grincement caractéristique de la porte d’entrée le tira de son sommeil. Dans ce silence nocturne, le bruit des clés posées délicatement sur le petit meuble en teck, suivi des pas légers de Sabine, finirent de le réveiller. Un bref coup d’œil au réveil lui indiqua qu’il était plus de 3h du matin. La porte de la chambre s’entrouvrit dans le noir profond du couloir. Son épouse n’avait pas allumé l’entrée… plutôt étrange. Il fit mine de dormir, curieux de ce qu’elle allait faire.  Plutôt que de se déshabiller et se glisser nue dans le lit, comme à son habitude, Sabine referma lentement la porte. Quelques instants plus tard, il entendit la douche couler dans la salle d’eau attenante à la chambre d’amis – ni Sabine ni lui ne l’utilisaient jamais. Un mauvais pressentiment lui serra la gorge… Après un long moment, Sabine se glissa enfin entre les draps frais. Ses cheveux sentaient encore le shampoing – se coucher sans les avoir ni séché ni coiffé, pour le moins inhabituel chez elle. Son haleine fleurait bon le dentifrice… tandis qu’une nuisette sombre dissimulait son corps. Paul se força à égaliser sa respiration. Sous son crâne grouillaient des pensées alarmistes, comme sorties d’un nid de serpents. Il y avait forcément une explication logique … ! Si cette poussée soudaine d’angoisse l’empêchait de se rendormir, ce n’était pas le cas de sa femme. Peu de temps après s’être allongée, son ample poitrine soulevait le drap de façon rythmique. Elle reposait du sommeil du juste…  (À suivre…)
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Par : le 14/01/26
Tandis que pour la première fois, j’observe en elle ce nouvel épanouissement en la voyant dévorer son cadeau, les mains posées sur son ventre comme une prédateur ailé protège son bien de ses ailes, j’envisage déjà de lui reprendre. “C’est dans l’ordre des choses non? Un peu de teasing, je lui ai fait goûter à quelque chose que je lui retire par la suite, je joue avec elle … c’est pour ça qu’elle m’appartient non ? C’est ce qu’elle aime … c’est pour ça qu’elle est avec moi non? ” ne cessais-je de me répéter alors qu'au fond de moi je savais que j’allais interrompre un moment important pour elle, une (re)naissance. D’un regard je lui intime l’ordre de redevenir cette chienne dont j’ai tant besoin… dont j’ai tant envie… D’ici quelques secondes elle redeviendra mienne et je sentirai ma queue toute entière envahir sa bouche jusqu’à toucher son esprit et lui rappeler pourquoi elle est là et qui dirige le jeu. D’ici quelques secondes tout ira mieux. Moi qui voulais retirer les pieux plantés dans mon cœur, je me retrouve giflé au visage, l’âme qui se vide aspirée par les pieds , elle vient de … refuser. Tant d’années de jeux, tant de limites franchies, tant de certitudes pour en arriver là ? Et comme si cela ne suffisait pas, elle me toise … me nargue …  Le sol se dérobe sous mes pieds et ma raison s’évanouit. Telle une ombre qui apparaît lorsque jaillit une étincelle, ma rage me téléporte derrière elle. Ma frustration transpire. Je respire fort, je dégage une énergie noire qu'elle semble percevoir instantanément. Elle se glace. Je l’attrappe par les cheveux et la tire en arrière, j’ai rarement été aussi brutal sans préavis… Debout face à elle, je tiens fermement ses cheveux la décollant presque du sol, sa tête à hauteur de mes hanches. Ses yeux qui étaient encore pétillants et emplis de défiance il y a quelques secondes sont désormais inondés de larmes qui scintillent à la lueur des bougies de la pièce. Rapidement ceux-ci se ferment et se baissent. Mon corps est en passe de sortir de lui-même. Je relâche mon étreinte et tandis qu’elle s’écroule au bord du lit, j'empoigne le plug qu’elle avait elle-même préparé pour jouer avec son cadeau.. “A quatre pattes” lui ordonne-je, et avant même qu’elle n’ai pu se positionner correctement je lui enfonce l’objet d’un trait voulant ainsi lui rappeler à qui elle appartient et surtout l’infinie précarité de sa position actuelle. Elle est tout en bas de la chaîne alimentaire, elle ne doit pas l’oublier… C’est elle qui flirte avec les limites, c’est moi qui suis proche du rupteur. Je ne suis ni Tyler, ni Jack, je suis Angel face et à cet instant j’ai envie de détruire quelque chose de beau (1) Magnanime et surtout à court d’idées je la laisse continuer. Je me suis rassis dans ce fauteuil devenu banc de touche. Je me sers un verre, je fume une clope, j’observe…  Même si je la vois regagner un peu en confiance, elle n’ose plus croiser mon regard, c’est déjà ça de (re)gagné …  Leur “session” touche à sa fin et alors qu’elle s’arrête un instant pour contempler son œuvre, je décide d’intervenir avant qu’elle n'ait le temps d’en comprendre et d’en apprécier  la qualité.    “Je dois être à la hauteur. Je dois être viril. Je dois être fort. Elle doit me craindre. Je suis son maître.” ne cessais-je de me répéter. Je vais me placer  debout derrière elle, les pieds solidement plantés dans le sol. Je ne l’étreint pas malgré l’envie, je veux qu’elle se heurte à moi comme on se heurte à un mur, je dois être son roc un point c’est tout. Ma main claque plus fort qu’elle ne l'a jamais fait ses fesses opalines et tandis que l’empreinte de chacun de mes doigts commence à apparaître, je glisse vers son cul pour en extraire le plug d’un geste d’un coup sec.  Tandis que je la penche sur le lit en lui ordonnant de recommencer à lecher son “bonbon”, j'enfonce ma queue brutalement et profondément en elle, mes mains sur ses hanches pour mieux l'aider à s'empaler sur moi. Je la ravage, purement et simplement. Je ne saisis toujours pas très bien ce que je veux à ce moment précis.  Il est évident que je veux asseoir ma dominance en la faisant plier sous mes coups de bite et la sentir s'affaisser sous le poids de mon corps, sentir son petit trou se dilater encore et encore jusqu’à la distension totale…  Mais quelque part au fond de moi, je suis persuadé que je veux la faire rompre tout simplement; lui renvoyer une image tellement forte, tellement puissante qu’elle retournerait à l’état larvaire de sa soumission, que tout serait remis en cause pour elle et qu’ainsi, peut-être parviendrais-je à rendormir la créature que je venais de voir réveiller … A aucun moment cette pute ne cessera de lecher sa proie,, allant même jusqu’à explorer ses orifices de ses doigts puis de ses mains. Jamais elle ne pliera. Jamais même, elle ne gémira, criera ou ne grognera suite à mes assauts, aussi violents soient-ils.. J’avais beau y mettre toute ma rage et ma colère, elle finit même par jouir … non pas en même temps que moi … mais en même temps que sa soumis dont le jet chaud vient lui inonder le visage et lui décrocher un sourire satisfait . “Putain…”       référence au film Fight Club
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Par : le 13/01/26
  GIBETS SEXE ET PENDAISON         AVANT PROPOS   La mort la plus facile à donner, la plus répandue dans le monde et la plus ancienne dans la plupart des cultures est aussi la plus infamante, honteuse et maudite est la pendaison. C’est aussi celle qui éveille les fantasmes les plus intenses en matière d’érotisme et de magie. Pratiquée de tous temps avec des techniques aussi variées que vicieuses ou hypocrites, la pendaison est un phénomène socio-historique considérable, mais que les auteurs traitent avec réticence. Comment parler d’un supplice qui donne la mort, mais qui a la réputation de faire jouir ? Comment faire l’éloge d’un moyen de tuer sans jugement, un outil de crime de guerre, tout en étant un spectacle recherché par les foules de toutes les époques ? La pendaison est concrètement propre, sans effusion de sang, sans atroces souffrances, mais elle déshonore, suggère la barbarie et renvoie à des mythes magiques aux aspects sombres et démoniaques. La pendaison exerce un pouvoir de fascination sur les foules comme sur les individus. Moyen d’exécution, de mise en scène du pouvoir contre l’infamie, elle est aussi l’instrument suprême du sadomasochisme en faisant se croiser l’idée de la mort avec celle du plaisir, de la cruauté et de la sensualité, de la domination et de la soumission. Elle est au croisement du sadisme et du masochismes, tous deux assumés, ainsi que de divers fétichismes, à commencer par celui de la corde elle-même. Partons à la découverte de ce monde trouble et fascinant. Nous l’aborderons avec certains partis pris, bien sûr, mais aussi en essayant de faire la part belle à l’histoire et à la culture qui accompagne ce supplice que certains trouvent délicieux, tandis que d’autres le trouvent hideux et infamant avec une hypocrisie souvent mal dissimulée. On ne peut pas penser la pendaison et les gibets en dehors des diverses cultures qui y ont eu recours et qui en ont fait autant un instrument de justice qu’un manifeste socio-culturel. Exhiber la pendaison ou la dissimuler n’est pas un choix innocent. La pendaison est un fait judiciaire, culturel et érotique. Ce qui en fait un sujet d’un grand intérêt pour une analyse qui ne se veut pas objective mais bien documentée.     UN SUPPLICE AMBIGU AUTANT QU’UNIVERSEL   La pendaison a, de tous temps, été un supplice d’élection. Facile à réaliser, spectaculaire et peu sanglant, il se fait avec une corde et un point d’attache plus haut que la taille d’un homme, il ne nécessite guère d’effort ou d’habileté chez le bourreau. C’est ainsi qu’on en retrouve des traces jusqu’au néolithique. La pendaison est née avec l’invention de la corde. Il se répandra dans toute l’Antiquité et dans toutes les contrées du monde avec d’innombrables variantes et raffinements. Dès les commencements, la pendaison a bénéficié de quatre avantages qui en ont augmenté l’attrait et l’usage. C’est un supplice facile à réaliser et quasi impossible à rater. Les cordes se rompent rarement, les potences ne s’effondre en général pas, on ne peut pas survivre à une pendaison, pour autant qu’on attende le temps qu’il faut. C’est un supplice qui met le condamné en hauteur, qui expose et qui rend l’exécution spectaculaire. On voit les pendus de loin, on peut les exposer où l’on veut qu’ls soient vus. C’est presque de la publicité sur le lieu de vente. C’est un supplice infamant qui expose le condamné dans son agonie, ses gesticulations et ses grimaces. Le supplicié bave, pisse, chie pour le plus grand mépris des spectateurs que cette honte les dissuade de commettre des crimes. C’est un supplice magique qui allie le sexe et la sorcellerie car les pendus bandent, éjaculent et leur semence fait le bonheur des sorcières qui la recueillent pour faire pousser la mandragore aux vertus horribles et merveilleuses. A la noblesse sanglante de la décapitation, à l’atrocité de la roue ou du bûcher, la pendaison oppose son évidence et son trouble attrait, ce qui fait qu’elle survit à tous les autres modes d’exécution et dépasse de loin le seul univers de la mise à mort judiciaire. C’est aussi un des modes de suicide les plus répandus pour exactement les mêmes raisons. Il était communément admis que l’âme d’un défunt s’échappait du corps par la bouche. La pendaison obstruant la bouche, l’âme d’un pendu ne pouvait plus s’échapper que par son cul, ce qui conférait à la pendaison un caractère infamant. Certains pensaient aussi que l’âme s’échappait par le sexe dans le jet de sperme de l’éjaculation des pendus, ce qui expliquait le rôle maléfique de la mandragore poussant sous les gibets et qui, quand on la cueillait poussait un cri qui pouvait faire mourir. En laissant les pendus se décomposer pendus au gibet, on les privait de sépulture, ce qui constituait, dans un monde très chrétien, une peine considérable puisqu’elle se prolongeait après la mort par une damnation éternelle. De plus, la pendaison avait un caractère infamant qui trouvait sa racine dans la mort de Judas qui se pendit, dit-on, après avoir trahi Jésus. Être pendu, c’était se raccorder à celui qui avait trahi le Sauveur. Que pouvait-on subir de pire ? La pendaison repose sur deux principes opposés. Un principe qui tente de minorer ses caractères spécifiques, une pendaison furtive, secrète et rapide qui renie ses origines et ses fantasmes. C’est la pendaison judiciaire moderne où, par une chute rapide et suffisamment brutale, le condamné meurt dans l’instant au fond d’un puit. Un principe qui exalte ses caractères en prolongeant l’agonie, en se délectant des gesticulations, des grimaces et des effets sexuels bien connus. Le premier principe est hypocrite, le second est amoral. C’est sur cette ambiguïté que la pendaison fascine attire et repousse à la fois. Cette ambivalence est universelle et confère à la pendaison une dimension sensuelle et perverse qui la rend attirante autant que terrifiante. S’élever tout en étant humilié, souffrir, mourir et jouir. Simple à réaliser, la pendaison est complexe dans sa signification. Ce n’est pas pour rien qu’elle attire tant de sadomasochistes et que bien des suicides au bout d’une corde sont des accidents de jeux de nœuds coulants. Et cette attirance pour la pendaison ne date pas d’hier. On la retrouve dans toutes les civilisations et dans tous les jeux pervers de toutes les époques sans aucune ambiguïté sur la recherche de plaisir liée au fait d’être pendu. Chez les hommes, mais aussi chez bien des femmes qui aiment autant être pendues, pendre ou regarder des pendaisons. Les femmes qui se tournent vers la pendaison y voient presque toujours une considérable excitation sexuelle, tant à subir, faire subir ou regarder des pendaisons. A cela s’ajoute le caractère magique de la mandragore, le fétichisme de la corde dont posséder un petit bout peut porter chance. A cela s’ajoute tout un commerce de sorcellerie et d’alchimie qui consiste à récolter de la graisse de pendu, des langues de pendu, du sexe de pendu pour concocter toutes sortes de philtres aux douteuses vertus dont le commerce s’avère particulièrement lucratif en des temps de misère scientifique et médicale. On voyait une faune louche et bigarrée se mouvoir à la nuit tombante autour des potences et des gibets, en quête de ces substances qui étaient cuisinées dans des antres reculées et vendues à bon prix à des nobles et des bourgeois en quête de richesse, d’amour ou de vengeance. Le risque était grand, si on se faisait prendre d’aller le pendu détroussé, mais l’appât du gain triomphait toujours. Il existait aussi tout un milieu qui aimait s’aimer près des gibets mêlant un sadomasochisme naissant à des visions magiques. Cela faisait que la vie s’agglutinait autour des lieux de pendaison et que la vie venait puiser des racines vénéneuses dans ce monde d’étranglés. Mourir pendu n’était donc pas une peur, mais un détour du destin bien moins craint que l’idée de mourir de la peste ou seul dans un galetas glacé. Entre le XIIème et le XVIIIème siècle, on mourait beaucoup. La corde n’était donc pas une façon de quitter vraiment la vie. C’était seulement passer un moment difficile entre une réalité et une autre nourrie de religion et de magie. Aucun autre supplice ne partage une telle ambiguïté entre son caractère mortifère et sa dimension de plaisir ou de magie qui perdure depuis la nuit des temps.    
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Par : le 12/01/26
Chapitre 54 L’élégance du contrôle   Le Sanctuaire Intérieur avalait la lumière. Ce n’était pas le lieu en lui-même qui m'importait — je l'avais aidé à concevoir, j’en connaissais chaque ombre. C’était l'atmosphère que mon statut et ma présence créaient. L'air, un mélange de cuir chaud et de cèdre, s'épaississait au moment où je prenais place. Mon costume noir, face à la nudité qu'elle allait bientôt arborer, était une déclaration d'intention. L'autorité n'a pas besoin de parure. Elle était déjà là, sur la plate-forme. Elle. Je voyais l'excitation trembler dans ses membres, la faim dans ses yeux qui ne devaient regarder que moi. Les autres, les ombres, n'étaient rien. Elle était la seule lumière dans cette pièce, et cette lumière était à moi, pour que je la sculpte. "Regarde-moi. Pas eux." Ma voix n'était pas une question. C'était un ordre qui se nichait dans la gorge. "Tu es mienne ici, et ils ne sont que des ombres à la périphérie de ton plaisir." Le rituel commença. Je pris la canne en bois de rose. Elle savait. La canne n'était pas la brutalité ; c'était la précision, la mise au point du désir. Je lui fis signe de la main. Sans un mot, elle obéit. La soie minimale qu'elle portait — une simple parure de délicatesse — glissa le long de son corps, tombant sans bruit sur la plateforme en bois sombre. La lumière tamisée du Sanctuaire capta la courbe de son dos, la ligne parfaite de sa colonne vertébrale, la douceur de ses hanches fermes et la tension de ses cuisses. Elle était une statue de marbre chaud et tremblant, offerte dans son entièreté. Sa peau, pâle et lisse, contrastait de manière exquise avec les menottes en cuir qui retenaient encore ses poignets à la structure. Elle attendait, exposée, la promesse de la douleur et du plaisir inscrite dans l'inclinaison de sa nuque. Les premiers coups sur ses cuisses étaient un test, une lecture de son seuil. Un choc thermique vif, le rouge qui montait immédiatement. J'entendais son souffle se gâcher. Elle ne devait pas retenir. Puis je suis passé au rythme. Sur sa chair ferme, c'était une percussion sèche et régulière. Je construisais la douleur en une mélodie, transformant le mal en une tension croissante, une supplication silencieuse de son corps. Je l'ai sentie trembler, cette vibration profonde de la soumission totale. Je me suis penché. Ma main, grande, l'a forcée à maintenir le contact visuel. Ce moment était essentiel : le contrôle total après l'assaut. "Es-tu ici avec moi, petite ? Es-tu ouverte à la vérité de ton corps ?" "O-oui... Seulement pour vous." Sa voix, brisée, était la validation que je cherchais. Le baiser sur son épaule était une détente trompeuse, une signature d'appartenance. Je l'avais punie, je la récompensais. L'attente, maintenant, était insupportable pour elle. Je me suis redressé et j'ai pris le martinet en daim. Un son plus lourd, plus englobant. L'impact sourd sur son dos et ses cuisses ne laissait aucune échappatoire. Elle se noyait dans la sensation, et je la regardais couler. Puis, le rosewood est revenu pour la zone la plus sensible. Ses seins. Là, je cherchais le cri, la rupture. La douleur électrique la fit hurler et cambrer son corps contre les menottes en cuir. La discipline n'était plus qu'une fine ligne entre le plaisir et la souffrance, une ligne que seule ma volonté pouvait tracer. J'ai cessé. La tension était à son paroxysme, suspendue dans l'air lourd. Elle était un instrument accordé à la perfection. "Tu as terminé ta tâche, ma soumise. Maintenant, tu vas recevoir ta libération." C'était mon cadeau, ma loi. Je me suis glissé entre ses jambes. Mon autorité ne permettait pas la tendresse. Ma main a trouvé sa chaleur, et l'autre a saisi ses cheveux, l'obligeant à me regarder pendant que j'entreprenais ma tâche. Je l'ai doigtée sans répit, exploitant l'hypersensibilité de son corps. C’était brutal, rapide, le choc d'une intimité sans tendresse, mais commandée. Le contrôle absolu. Son corps entier se convulsa en un orgasme déchirant, un cri guttural qui a ignoré le murmure du club. Ses convulsions étaient ma preuve. Je la tenais, maître de la vague qui la submergeait. Je l'ai soulevée dans un baiser possessif. Le rituel était fini, mais la possession ne l'était pas. "Bienvenue à la maison, petite. Le reste de la nuit... est simplement à nous." J'ai glissé ma main vers le bas. J'ai libéré ses poignets des menottes en cuir. Le geste était rapide, définitif. "Maintenant, lève-toi." Elle a obéi, tremblante. Son corps, moite et marqué, était prêt pour l'ultime commande. Je ne l'ai pas habillée. Je l'ai soulevée sans effort, la prenant dans mes bras, son corps nu contre mon costume. Sa jupe de soie, toujours en bas sur la plateforme, est restée là. "Nous allons terminer en privé." Je l'ai portée à travers les ombres, ignorant les murmures et les regards. En tant que copropriétaire du Sanctuaire Intérieur, je jouissais de privilèges non négociables. Je me suis dirigé vers les quartiers réservés, des chambres privées équipées pour le jeu. La mienne était déjà prête. J'ai ouvert la porte de la chambre d'un coup de pied. À l'intérieur, l'atmosphère était plus feutrée, moins exposée. J'ai posé sa nudité sur le lit de cuir sombre. Je me suis penché sur elle. L'urgence n'avait pas diminué, mais l'acte devait être un achèvement intime. Je lui ai écarté les cuisses. J'ai fixé son visage, le souvenir du rosewood sur sa peau encore frais. Je l'ai pénétrée en une poussée féroce, l'acte brut de revendication du propriétaire dans l'intimité de ma chambre. J'ai utilisé le frisson de la douleur et la fatigue de l'orgasme pour dicter le rythme. Je me suis déchargé en elle, un grognement bas de satisfaction animale. J'ai marqué un temps. Mon poids est resté écrasant, un dernier rappel. Je l'ai fixée, le souffle court, ma possession absolue. Puis, d'un mouvement lent et délibéré, je me suis retiré. Je l'ai tenue, moite et soumise, avant de m'écarter et de m'asseoir sur le bord du lit, la laissant seule avec les répercussions de l'instant.     Aujourd'hui il n'y aura qu'un chapitre. Il y en a encore 15 chapitres. Un peu déçu par le nombre de livres ou ebook, qui veut dire zéro vendu, Donc peut-être ce n'est pas une bonne idée de le mettre ici gratuitement.   Disponible chez Amazon, Fnac et autres. Ou directement chez l'éditeur https://www.paypal.com/ncp/payment/XC2G5YKNPQH3E        
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