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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Depuis des années j’entends beaucoup de personnes dans le BDSM considérer l’uro comme tabou, sale, pas hygiénique, dégoutant, voire dangereux pour la santé et beaucoup de personnes placent cette pratique dans leurs hard limites par rapport à leur connaissances, croyances parfois très erronées, alors je pense qu’il serait bon de « remettre l’Eglise au milieu du village » comme on dit.
Notre éducation, notre apprentissage à la propreté dès notre plus jeune âge nous conditionne à considérer l’urine comme quelque chose de sale afin de mieux nous apprendre à bien se comporter pour des raisons d’hygiène, de propreté et afin d’éviter maladies et soucis divers bien réelles si on ne se nettoie pas et laisse l’air et les bactéries proliférer au contact de l’urine, en effet... et la promiscuité avec les matière fécales est un réel problème mais il faut VRAIMENT bien dissocier les deux !
L’urine, en elle-même n’est pas un composé dangereux, mais si elle demeure exposée sans nettoyage, sans conservation réfrigérée ou hermétique, elle s’oxyde et la prolifération de bactéries et la dégradation de ses composants peuvent ensuite poser problème en effet. Lors de la décomposition de l’urée, cela produit de l’ammoniac qui peut générer des odeurs fortes et peut être irritant… mais peut également servir de blanchisseur ou de nettoyant dans certaines cultures plus « nature » ou ancestrales.
Pour autant de nombreuses cultures, ou adeptes de médecines alternatives ou lors des siècles passés on a souvent utilisé l’urine dans des thérapies diverses et variées (l’efficacité est douteuse et reste discutable mais par contre elle n’a pas engendré de maladies supplémentaire)
Quelques exemples documentés :
Dans l’antiquité indienne, l’urinothérapie était fréquente, en ingestion et applications corporelles, bien que l’efficacité soit non prouvée elle n’engendrait pas de maladies et n’était pas vu comme sale. Elle était utilisée pour blanchir les textiles, préparer les peaux avant tannage, le dégraissage des vêtements, et des préparations médicinales.
Dans l’antiquité Gréco-romaine, la Rome Antique, et le Moyen Age : elle était appliquée sur des plaies, brulures et affections cutanées comme désinfectant.
Ai XVIème siècle, Ambroise Paré la recommandait en applications thérapeutiques.
Des témoignages racontent même que certains Indiens d’Amérique du Nord prenaient des bains d’urine quotidiens (récit de 1806)
Bien que certains disent que l’urine est totalement « stérile », ça n’est pas totalement vrai car cela dépend de son porteur :
Des traitements médicaux qu’ils pourraient prendre vu que ceux-ci peuvent se retrouver dans les « déchets » de ses urines.
S’il y a également une infection urinaire, là oui il y a des risques.
Néanmoins, une personne saine et qui boit souvent ne pose pas de problème
L’urine n’est pas un liquide particulièrement dangereux et ne véhicule en SOI, aucune IST. C’est le fait de pratiquer des actes sexuels et les contacts bucco-génitaux, ou vaginaux et anaux (comme dans tout acte sexuel classique) qui sont porteurs d’IST, Pas l’urine elle-même, pas même dans son ingestion.
Pour information et comparaison, si l’urine est saine et ne contient pas de sang :
Le VIH, la syphilis, l’herpès, le papillomavirus, la chlamydia, les gonorrhées et même les hépatites B et C ne sont pas transmises du tout par l’ingestion d’urine seule
A contrario, l’ingestion de sperme d’une personne contaminée par une IST est infectieuse et peut transmettre les IST.
Les risques peuvent donc varier selon les pratiques mais sont quasi nuls en cas de :
Recevoir de l'urine sur la peau intacte ;
Recevoir de l'urine sur les organes génitaux externes ;
Boire de l'urine d'un partenaire ;
Avaler de l'urine ;
Douche corporelle avec urine.
L’urine fraiche et saine dans le vagin n’est pas dangereuse : mais peut être irritante et perturber temporairement le microbiote et le pH mais c’est sans aucun danger car le vagin possède un pH naturellement acide qui va réguler facilement le pH basique de l’ammonium contenu dans l’urine. (Il faut juste pratiquer occasionnellement et pas régulièrement)
L’urine fraiche sans infection urinaire au niveau du rectum ne crée qu’une irritation temporaire uniquement si il y a des micros lésions et que le rectum n’a pas été correctement préparé en amont (lavements)
En revanche les risques peuvent devenir bien présents dans les cas de rapports sexuels associés au même titre que tous les actes sexuels avec ou sans sperme :
Recevoir de l'urine dans la bouche pendant une fellation/cunnilingus ;
Boire de l'urine immédiatement après un rapport oral ;
Jeux uro impliquant simultanément des contacts génitaux ;
Jeux de « piss enema » (lavement anal à la pisse) sans lavement minutieux à l’eau (poire, pommeau de lavement) préalable : à proscrire à causes des présences de bactéries et le mix avec des matières fécales… (une sodomie… il vaut mieux s’y « préparer » en général…)
Pratiques impliquant plusieurs partenaires dont la santé sexuelle est inconnue… (comme dans tout…)
Ça peut paraitre ironique, mais au final, en termes d’hygiène et de santé sexuelles relative aux Infections Sexuellement Transmissibles, l’urine est beaucoup moins dangereuse que le sperme…
Pour conclure : Les seuls dangers proviennent de la santé du porteur : infection urinaire, sang dans les urines, déchets de médicaments dans les urines qui sont des données assez faciles à connaitre sans même faire de tests si vous connaissez votre partenaire et qu’il est honnête sur son état de santé.
Les meilleurs conseils sont de pratiquer des dépistages IST réguliers (comme pour tout) , et soigner son alimentation et boire beaucoup d’eau pour diminuer la concentration.
Sous le jour de ces informations précises, L’urophilie parait une pratique finalement bien plus saine, et moins sale ou risquée que de nombreux actes sexuels sans protection, ou pratiques S/M dangereuses impliquant du sang ou des zones corporelles à risques (nerfs pour le shibari, côtes flottantes pour l’impact, etc…)
A titre informatif, et pour finir, la composition exacte de l’urine est la suivante :
Eau 95% … sans danger jusqu’à nouvel ordre…
Urée (principal déchet azoté) très faible toxicité
Créatinine : faible toxicité
Acide urique : très faible toxicité vu la quantité dans les urines
Sodium, Potassium, Calcium, Magnésium, Chlorures : sels minéraux….
Phosphates, Sulfates : peu dangereux
Ammonium (irritant : éviter le contact avec les yeux… ca brule…)
Pigments (urochrome : couleur jaune) : sans danger
Déchets (hormones, métabolites, médicaments) : dépend des produits…
Dit comme ça… ça vous parait toujours aussi sale ? chimique peut-être… comme tout composé organique… Mais finalement bien moins dangereux sale et dégoutant que notre éducation qui nous a formaté à la rendre tabou et dégoutant nous le laisse supposer.
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