Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Cette femme, avec qui j'ai 20 ans d'écart, a réveillé le Dominant que je suis, que j'ai toujours été.
J'ai commencé à fréquenter des femmes sur le plan sexuel très jeune. Et autant que je me rappelle, j'ai toujours dominé les rapports...TOUJOURS!
Je m'octroyais ce rôle sans m'en rende compte. Je n'avais aucune idée de ce qu'était le BDSM. Mais une chose est sûre c'est que je me sentais très bien dans ce rôle, cette position.
Donc, lorsque la relation avec cette femme a "débordé" sur des pratiques BDSM je me sentais déjà très à l'aise. Je n'avais pas de crainte. Nous avons exploré ce qui était déjà ancré en moi.
En me faisant la surprise de se mettre elle-même en laisse, elle me donnait ma place, elle me laissait remplir mon rôle. Elle me révélait à moi-même, je ne ressentais ni doute, ni gêne, ni peur.
Certaines de mes précédentes conquêtes m'avaient déjà léché les pieds. Mais avec elle tout prenait enfin son sens. Elle était à mes pieds, dans une totale adoration de mes pieds. Elle les embrassait, les léchait tantôt sous mes ordres tantôt sans que je n'ai à dire un seul mot. La laisse était devenu un accessoire dont la présence était requise pour elle et pour moi.
Avec elle j'ai prodigué la première de nombreuses douches dorées qui allaient suivre par la suite. Les fessées sonnaient différemment. Je la mettais à quatre pattes, moi sur le côté son visage tourné vers moi et mon pied écrasant son joli visage sur le matelas.
Elle était devenu ma chose, ma chienne. Elle faisait tout ce que je lui ordonnais de faire. J'aimais la malmener, elle était mienne. Je la faisais s'habiller comme une pute afin de la promener afin que tout le monde voit qui allait la baiser par la suite.
On commence tous quelque part en tant que Maitre-Dominant. Moi c'est avec elle que ça va réellement pris forme. Grâce à elle, je suis celui que je suis aujourd'hui. Dominateur, pervers, qui aime humilier ses soumises.
16 vues
2 aime
Mes débuts en tant que Dominant ont été simples mais puissants. J'étais étudiant en région parisienne et j'alternais entre la fac et mon travail étudiant.
un jour, étant au travail un très jolie femme est entrée dans la boutique. Je l'ai observé, j'ai répondu à ses questions et je l'ai encaissé.
Au moment de partir je l'ai complimenté. Compliment qu'elle a très bien pris. Nous avons 20 ans d'écart. À ce moment j'étais en fin de cycle universitaire donc j'avais 24 ans et elle 44 ans.
Elle est sortie de la boutique pour attendre la personne censée la récupérer. Il se trouve que je prenais ma pause à ce moment là et j'en ai profité pour aller la draguer. Je ne pensais pas qu'elle réagirait aussi bien mais j'ai réussi à prendre son numéro de téléphone.
Par la suite, nous avons beaucoup parlé et commencé à faire des jeux coquins à distance. Quand nous avons commencé à coucher ensemble c'était juste magnifique il y avait une alchimie inexplicable.
Mais petit à petit, et c'est difficile à expliquer, mais nous avons commencé à développer des pratiques pouvant être liées au BDSM. Elle aimait me lécher les pieds, se mettre à genoux constamment dans une position d'asservissement et moi à jouer un rôle de dominant, la traitant comme une chienne. Elle était à mon service. Mais cela s'est fait naturellement, sans que lon puisse expliquer cela, cette envie.
Et puis un un envie en faisant l'amour, je lui ai dit vouloir la prendre en laisse. Je le lui ai dit sous le coup de l'excitation mais elle n'a jamais oublié c'est paroles.
Pour ma part, ce n'était que des paroles mais un jour, nous nous sommes revus et elle m'a demandé de fermer les yeux qu'elle a une surprise à me faire.
Elle est allée se préparer dans la salle de bain en est ressorti et m'a demandé d'ouvrir ma main. Elle y a déposé le bout de la laisse. En ouvrant les yeux elle était en laisse, à genoux , prête à me servir.
C'est à partir de ce moment que j'ai su qui j'étais et ce que voulais. Elle avait réveillé le Dominant que j'ai toujours été, je l'ai compris avec le recul.
102 vues
8 aime
La récente reprise de Sweet Amanite phalloïde Queen par Matmatah m’a ramené vers ce morceau de Thiéfaine que je connaissais déjà depuis ci longtemps (depuis sa sortie sur l'album Meteo fur Nada, quand j'etais encore presque gamin), mais que je n’avais jamais vraiment écouté sous cet angle.car en écoutant avec une regard nouveau, j'ai entendu parlé d'une Reine, comme on en croise parfois en ces lieux.
Une femme douce en apparence, fascinante, souveraine, mais dont le pouvoir porte en lui quelque chose de toxique (pour celui qui le reçoit du moins). Une présence à laquelle on sait qu’il serait peut-être plus raisonnable de résister, tout en ressentant l’envie irrépressible de s’en approcher, de s’incliner et d'abdiquer.
L’amanite phalloïde me semble être une bien belle image de certaines formes de soumission, non parce que la soumission serait malsaine ou léthale, mais parce que le désir d’abandon peut avoir quelque chose d’enivrant. Il attire, il trouble, il fait perdre ses repères. On accepte de ne plus tout contrôler, parce qu’une personne nous donne envie de déposer les armes à ses pieds.
Dans ce texte (la musique est elle de Claude Mairet dont ca sera la dernière collaboration pour un album d'HFT), Thiefaine, pour l'idée que je m'en fais, ne semble pas seulement attiré par cette femme. Il paraît happé par elle. Il se place à son service, reconnaît son autorité et semble trouver sa place dans cette dévotion.
Cette idée qu’une personne puisse devenir, pendant un instant (espérerions-nous toute une vie ?), le centre de tout nous parle sans doute en ces lieux. Que son regard suffise à faire baisser les yeux. Que quelques mots prononcés avec calme puissent avoir plus de poids qu’un long discours. Que l’obéissance ne soit pas vécue comme une humiliation (ou pas que), mais comme une forme d’évidence.
Avouez que le mot "Queen" prend ici tout son sens. Il ne s’agit plus seulement d’une femme désirée, mais d’une femme reconnue comme supérieure dans l’espace du fantasme. Une femme à laquelle on choisit d’accorder une place particulière, presque sacrée.
Et puis il y a ce "Sweet"... Cette touche de couleur acidulée, de douceur me paraît essentielle. Le pouvoir ne réside pas forcément dans les cris, la brutalité ou la douleur. Il peut se cacher dans un sourire, une attente, un silence ou quelques mots posés presque tendrement. La douceur peut rendre l’ordre encore plus troublant, parce qu’elle donne envie d’obéir avant même d’y être contraint.
Evidemment, le texte d'HFT pousse cette relation vers quelque chose de sombre, obsessionnel et presque destructeur. A la Thiefaine, quoi !
La reprise de Matmatah m’a en tout cas fait redécouvrir et réinterpreter ce morceau comme une ode au vertige de la soumission.
Le vertige de savoir que l’on pourrait résister. Pour finalement s’agenouiller... A ses pieds...
107 vues
3 aime
Bien qu'elle lui ait donné la main sans la moindre hésitation, sa dernière phrase continuait de résonner dans sa tête, venant ébranler la femme fier et rebelle qui joue la good girl.
Sans même réfléchir elle ramena ses jambes du même côté du transat, laissant entrevoir un instant un peu plus son bijou, qui, dans ce mouvement de rotation vient lui titiller un peu plus ça rose.
Il sentit son mouvement, sa main se referma un peu plus fermement sur la sienne.
La voilà assise face à lui, il exerça alors une légère pression, juste assez pour l'inviter à se lever. Elle se redressa sans résistance.
À peine debout, il conserva encore quelques instants sa main dans la sienne.
Son regard resta posé sur elle, calme, patient, réfléchissant, puis il rompit enfin le silence.
— Bien... Vu comme tu as l'air sûre de toi, mets-toi en position. Je vais t'inspecter. Ordonna-t-il.
Son sourire reparut aussitôt, cette fois, il était presque provocateur.
— Oh oui... fais donc ça.
Il ne répondit pas immédiatement.
Un très léger sourire traversa son visage avant de disparaître.
— Parfait. Tu sais à quel point je suis exigeant. Je ne te ferai pas de cadeau sache le.
Le silence retomba.
Elle comprit presque aussitôt que quelque chose avait changé, jusqu'ici, elle menait le jeu. Désormais, c'est lui qui imposait le rythme, il est entré par la grande porte, prenant sa position de maitre
Elle prit quelques secondes, réfléchit, puis le décala pour avoir plus de place.
Elle se plaça comme elle pensait devoir le faire, avec une assurance qui, cette fois, n'était peut-être plus aussi solide qu'elle voulait le laisser croire.
Il le senti à sa manière de le mettre de côté.
Lui tournant le dos, à genoux, puis à 4 pattes, elle posa sa tête de côté dans l'herbe encore tiède de la journée. Dressant fièrement sa croupe bien haut, les jambes écartées, exposant au mieux ça rose avec ces mains, pendant que ces seins libres de toute retenue dans la transparence de ça nuisette, bougent, au rythme de sa respiration, fleurtant avec la rosé de la nature.
Il s'accroupi à côté d'elle, d'une main légère commence à effleurer son corps, chauffé à blanc par la situation.
— la vue est belle, se Tanga est bien choisi !
— ouvre le... si tu veux
Il ne voulait pas répondre à son attente, pour rester maitre de la situation.
De ces 2 mains il lui saisit les fesses pour la caresser. Elle laissa échapper un petit cri de surprise.
Il continue de la toucher, remontant sur ces hanches, pinçant ces poignées d'amour, puis redescend à l'intérieur de ces cuisses, approchant son entrejambe sans la toucher. Elle semble bien humide.
Il essaie de remonter jusqu'à ses seins sans réussir. Ils sont plein de lait, ces tétons pointant d'excitation, dans une position prête à se faire traire.
— Non pas maintenant, il est bien ainsi. Dommage, car la position bien que très intéressante n'est pas la bonne, je pensais que tu avais fini par les apprendre.
Il laissa le silence s'installer quelques secondes encore.
Sans le moindre avertissement, sa main s'abattit.
Le claquement sec résonna dans le jardin.
Elle laissa échapper un habituel :
— Aiiie...
Une protestation presque automatique. Tous les deux savaient pourtant qu'elle était bien loin de refléter ce qu'elle ressentait réellement.
Il retira lentement sa main, son regard, lui, ne la quittait pas.
— Tu vois... cette position, c'est plutôt l'une de celle que tu devrais prendre lorsque je rentre tard le soir ou la nuit. Celle qui au choix dit que tu veux être prise sans ménagement, ou celle d'une Good Girl qui connaît sa place.
Elle releva légèrement la tête.
— Non... elle est bien, cette position. Quand tu m'inspectes, tu vérifies ma pilosité... et tu me demandes toujours d'écarter les fesses comme ça.
Sa réponse tomba avec cette assurance qui la caractérisait depuis le début de la soirée.
Elle discutait, encore, toujours fière, Indépendante.
Incapable de s'empêcher de défendre ce qu'elle pense être juste, même lorsqu'elle doutait déjà un peu d'elle-même.
Il secoua imperceptiblement la tête.
— Oui... c'est bien ce que je te demande. Mais pas seulement.
Sa voix resta calme, posée.
— Dans tous les cas... la position n'est pas la bonne.
Le silence demeura.
Il l'observa quelques instants sans bouger.
Depuis son arrivée dans le jardin, il avait déjà imaginé mille façons de poursuivre cette soirée. Des idées patientes, réfléchies, presque raffinées. Des scénarios nombreux qui se bousculent, shibari, suspension, fist, plaisir répété pour chacun d'eux à tour de rôle.
Mais, à mesure qu'il la voyait lui tenir tête avec cette insolence qu'elle peinait elle-même à dissimuler derrière son rôle de Good Girl, une autre évidence s'imposait. Elle est en train de se faire prendre à son propre jeu.
Il ne pouvait pas laisser passer cela.
Le reste viendrait plus tard, Lorsqu'ils auraient retrouvé, tous les deux, un rythme plus calme.
Il souffla discrètement, presque amusé, agacé aussi.
— Je t'avais prévenue. Je ne te ferai pas de cadeau.
Il marqua une courte pause.
— Mais je vais te laisser une chance.
Son regard croisa le sien, il l'observait, toujours dans cette mauvaise position qu'elle a choisie.
— Je te repose la même question...
Le silence sembla durer une éternité.
— Tu as encore oublié comment une soumise bien élevée est censée accueillir son Maître ?
Elle resta immobile quelques secondes, puis redressa le buste, toujours à genoux. Son regard glissa du transat vers le jardin.
A ce moment-là, difficile de savoir ce qui lui traverse la tête. Réfléchit-elle à une réponse, une position, ou aux éventuelles punitions si là aussi elle est cotée de la plaque ?
Les hautes herbes semblaient encore plus denses dans la faible clarté de la nuit.
Le vent les faisait doucement onduler de part et d'autre de ce passage étroit qui menait vers le centre du jardin, là où se dressait le portique de la balançoire.
Elle connaissait la réponse.
Ou plutôt... elle croyait la connaître.
L'assurance qui l'avait portée depuis le début de la soirée s'effrite peu à peu, remplacée par ce doute qu'elle détestait tant.
Elle inspira profondément, elle réfléchissait, chaque détail de leurs précédentes soirées lui revenait en mémoire.
Une consigne, un geste, une habitude, il y avait forcément quelque chose qui lui échappait.
Elle choisit finalement une nouvelle posture. Cette fois, elle prit davantage son temps, moins par conviction que par prudence.
Lorsqu'elle eut terminé, elle resta parfaitement immobile, son regard demeura baissé.
Elle attendit, non plus avec cette insolence presque joueuse qui l'avait animée quelques minutes plus tôt, mais avec cette légère incertitude qui apparaît lorsque l'on comprend que la réponse évidente n'était peut-être pas la bonne.
Face à elle, il ne bougea pas, il observa longuement, comme s'il pesait chaque détail.
Son silence valait toutes les remarques, et c'était peut-être ce qui la déstabilisait le plus.
Elle est face à lui, à genoux, assise sur ces pieds, jambes serrées, la tête droite, les bras croisé dans le dos, le regard défiant.
Il la laisse attendre. Enfin, il hocha très légèrement la tête.
— C'est... mieux.
Le mot semblait presque lui échapper. Ses épaules se détendirent imperceptiblement, puis il reprit, avec le même calme.
— Tu réfléchis enfin avant d'agir.
Une nouvelle pause.
— Tu t'approches de ce que j'attends, mais tu n'y es pas encore.
Son regard ne la quittait pas. Elle demeurait immobile, les yeux fixés droit devant elle, sans laisser échapper le moindre son.
Cette fois, elle ne chercha même plus à discuter, elle sentit le doute s'installer un peu plus profondément, s'approchant de la réponse, assez pour comprendre, pas assez pour la trouver.
Dans la pénombre de l'arbre, le regard fixe elle distingue seulement ça silhouette.
Il est vêtu simplement d'un short, la chaleur de la journée encore bien présente, il avait surement choisi de rester torse nu.
D'une main discrète il ouvrit son short qui glissa à ces pieds, et profita de ce mouvement pour avancer vers elle.
Il s'arrêta à quelques centimètres. Suffisamment près pour qu'elle sente son odeur, son souffle demeurait parfaitement régulier, quand à elle, en revanche, il venait de changer, malgré elle.
Elle s'efforçait de conserver cette immobilité qu'elle s'était imposée quelques instants plus tôt. Le regard droit, les épaules droites, elle attendait désormais sans chercher à anticiper.
— Tu réfléchis beaucoup…. Trop.
Sa voix était calme, presque posée.
— Depuis tout à l'heure, tu cherches la bonne réponse.
Un léger sourire passa sur son visage.
— Mais tu continues de chercher ce que tu crois que j'attends.
Le silence, encore et toujours, accompagné de la mélodie de la faune nocturne.
Il leva lentement la main.
Ses doigts vinrent la saisir derrière la tête, passant à travers ses cheveux. Il prit le temps de ce geste, comme si chaque mouvement avait davantage d'importance que les mots.
— Faute de réussir à prendre les bonnes positions, point dont je m'occuperai plus tard, ouvre la bouche que je te la remplisse.
Une légère impulsion qu'il lui imposait derrière la tête accompagna son ordre.
Elle opposa une résistance, ce réflexe lui échappa avant même qu'elle n'en prenne conscience. Elle s'en rendit compte une seconde trop tard.
— Tu résistes ? Il me semblait pourtant constater depuis tout à l'heure être face à une Good Girl !
Cette fois... Elle ne savait plus vraiment, le doute avait fini par trouver sa place.
Il lui remplit la bouche de son sexe, et commença à lui faire faire des vas et vient avec sa tête.
Lent, rapide, profondément, les rythmes changent et ne sont pas réguliers.
Puis il l'emmena profondément et la bloqua ainsi.
— La position d'accueil que tu aurais dû prendre, il fallait que tu écartes bien tes genoux, et que tes mains soient disposées sur tes cuisses, paumes vers le haut. Ça aurait été un sans-faute !
Il relâcha la contrainte, la faisant toussoter. Puis attrapa sa tête à deux mains, pendant qu'elle écarta pleinement ses genoux, les bras toujours croisés dans le dos.
Les mouvements s'intensifièrent, un filet de bave se formant de part et d'autre de sa bouche. Toujours plus profond, il se délecte de sa bouche sur son sexe.
Elle n'arrive plus à déglutir, le surplus coule sur son corps, ses seins, glisse jusque sur son entrejambe. Elle résiste, autant que possible, gardant les bras croisés dans le dos, pour son plaisir.
— Tu vois.... Quand tu veux, lui dit-il tout en relâchant la pression.
Elle toussota, essayant de reprendre son souffle après ces minutes intenses.
Pour la première fois depuis le début de la soirée, elle n'avait plus envie de répondre immédiatement.
Ses lèvres s'entrouvrirent, comme si une réplique piquante allait venir. Une de celles qu'elle trouvait toujours, avec cette assurance presque insolente qui fait partie d'elle.
Mais elle s'arrêta, son regard se perdit un instant dans l'obscurité du jardin.
Le silence lui coûtait plus que n'importe quelle réplique.
Elle détourna légèrement les yeux, contrariée moins par ce qui venait de se passer que par cette évidence qui s'imposait.
Depuis le début, elle cherchait à démontrer qu'elle avait raison.
Lui, cherchait simplement à lui faire comprendre quelque chose.
Cette différence, elle ne l'avait vue qu'au dernier moment.
Un souffle lui échappa, à peine perceptible. Toujours sur ses genoux, elle s’est rassise sur ces pieds. Ces jambes commencent à être engourdi, et douloureuse.
Elle essaye de ne rien laisser paraitre.
— ...Je crois que je commence à comprendre, murmura-t-elle finalement, plus pour elle-même que pour lui.
Et cette phrase lui demanda davantage d'effort que toutes celles qu'elle avait prononcées depuis le début de la soirée.
— Bien
Il saisit la laisse accrocher à son collier, tirant légèrement dessus. Face à la pression exercée, elle se mis à 4 pattes.
— il y a du progrès, suis moi ainsi petite Chienne je vais m'occuper de toi.
Elle prit une profonde inspiration.
Il se dirigea vers le chemin étroit formé dans le jardin, précédé de sa petite Chienne marchant à 4 pattes.
La terre avait conservé une partie de la chaleur de la journée, mais l’humidité de la nuit commençait déjà à gagner les brins les plus hauts.
Elle le sentit immédiatement contre ses paumes.
Puis sur ses jambes lorsqu’elle commença à avancer, Lentement.
À chacun de ses mouvements, les longues tiges venaient effleurer sa peau.
Certaines glissaient contre ses avant-bras, d’autres se courbaient sous son passage avant de se redresser derrière elle.
L’herbe humide s’accrochait légèrement à son corps.
Elle la chatouillait par endroits. Une sensation discrète, presque insignifiante, et pourtant impossible à ignorer.
Le jardin paraissait différent ainsi, plus vaste, plus silencieux.
Devant elle, les pas continuaient à un rythme calme, sans empressement, sans qu’un seul mot ne soit prononcé.
Devant eux, le portique se dessinait peu à peu dans la pénombre.
Elle distinguait maintenant ses montants, la forme sombre du bois, puis les mousquetons métalliques fixés au sommet de la structure.
Son regard s’y arrêta, un instant seulement, mais suffisamment longtemps pour qu’une hésitation ralentisse son mouvement jusqu'à l'arrêt.
Elle détourna aussitôt les yeux, presque malgré elle.
Le silence s’étira, puis sa voix rompit enfin le calme.
— Continue.
Elle releva imperceptiblement la tête, sans répondre, et reprit son chemin, direction la suite de cette nuit qu'elle avait elle-même provoquée.
Quelques minutes plus tôt, elle était persuadée de mener le jeu, à présent, elle ne savait plus vraiment si elle le regrettait.
Une part d'elle aurait voulu que tout s'arrête, Une autre... Ne souhaitait surtout pas faire demi-tour.
Cette contradiction l'accompagnait à chacun de ses mouvements, un pas après l'autre et c'était peut-être cela qui la troublait le plus.
136 vues
4 aime
Chapitre 9: "Ce qui demeure..."
Elle ne bougea pas.
Non parce qu'il le lui avait demandé.
Parce qu'il n'y avait plus rien à précipiter.
La pièce était la même.
Les bougies poursuivaient leur lente combustion.
Le silence occupait toujours l'espace.
Et pourtant…
Rien n'était plus identique.
Elle demeurait là, immobile, consciente que cette porte, derrière elle, existait encore.
Il suffirait de quelques pas.
Une main sur la poignée.
Un battant qui s'ouvre.
Puis le monde.
Les rues.
Les regards.
Les habitudes.
La vie.
Mais celle qui franchirait ce seuil ne serait plus exactement celle qui l'avait franchi quelques heures auparavant.
Avant…
Elle croyait que la maîtrise consistait à tout contenir.
À prévoir.
À comprendre.
À corriger sans cesse ce qui pouvait dépasser.
Elle appelait cela sa force.
Elle découvre maintenant que cette force était aussi une fatigue.
Une vigilance permanente.
Une manière de ne jamais déposer entièrement le poids qu'elle portait.
Elle avait longtemps pensé que le lâcher-prise signifiait perdre quelque chose.
Abandonner une part d'elle-même.
Renoncer.
Aujourd'hui, elle comprenait une nuance qu'aucun mot ne lui avait réellement enseignée.
On ne perd pas ce que l'on remet librement.
On cesse seulement de le porter seul.
Ce qu'elle avait vécu ici n'effaçait rien.
Ni son histoire.
Ni ses blessures.
Ni son caractère.
Cette femme sensible, exigeante, parfois inquiète, continuerait d'exister.
Mais désormais, elle savait qu'au-delà de toutes les défenses qu'elle avait patiemment construites,
il existait un lieu plus calme.
Un lieu où elle n'avait plus besoin de lutter contre elle-même.
Elle comprit alors que cette expérience ne lui avait pas appris à s'effacer.
Elle lui avait appris à faire confiance.
À reconnaître l'instant où le contrôle cesse d'être une protection au point de devenir une prison.
À distinguer la peur de la prudence.
La confiance de l'abandon.
La solidité de la rigidité.
Elle ne savait pas encore comment cette découverte transformerait ses jours.
Peut-être apprendrait-elle à accueillir ses propres fragilités sans les combattre.
Peut-être accepterait-elle enfin de ne plus tout porter seule.
Peut-être pourrait-elle désormais se regarder dans un miroir sans se juger.
Peut-être accepterait-elle enfin que certaines réponses ne viennent qu'après le silence.
Peut-être s'autoriserait-elle enfin à être simplement elle-même.
Elle l'ignorait.
Et, pour la première fois, cela ne l'inquiétait pas.
Derrière elle, il était toujours là.
Sa présence ne cherchait rien.
Elle ne réclamait rien.
Elle existait simplement.
Comme un point fixe.
Comme ce repère qu'elle n'avait jamais réellement rencontré auparavant.
Elle comprit alors que ce qui venait de naître ne s'achèverait pas lorsqu'elle quitterait cette pièce.
Au contraire.
Ce seuil ne marquerait pas une séparation.
Il ouvrirait un chemin.
Elle savait déjà qu'elle reviendrait.
Non pour revivre ce qu'elle venait de traverser.
On ne traverse jamais deux fois le même passage.
Mais pour poursuivre ce qui venait de commencer.
Car elle comprenait désormais que ce lieu n'était pas un refuge où l'on s'échappe du monde.
C'était un espace où,
rencontre après rencontre,
exigence après exigence,
elle continuerait d'apprendre à déposer ce qui l'encombrait,
pour laisser apparaître ce qu'elle était profondément.
Elle ignorait encore ce que ce chemin exigerait d'elle.
Les doutes reviendraient parfois.
Les résistances aussi.
Rien ne serait acquis.
Mais une certitude s'était installée.
Elle ne marcherait plus seule.
Il ne lui promit rien.
Il n'en avait pas besoin.
Les promesses appartiennent aux mots.
La confiance, elle, s'inscrit dans les actes.
Et c'était précisément cela qu'elle venait de rencontrer.
Alors seulement, elle comprit que ce qu'elle croyait être une fin, n'était, en réalité, que le premier pas d'un voyage dont aucun d'eux ne connaissait encore l'aboutissement
Elle franchirait bientôt cette porte derrière elle.
Le monde la retrouverait sans remarquer ce qui avait changé.
Pourtant, elle le savait désormais avec une certitude tranquille.
Oui, elle reviendrait.
Non par dépendance.
Non parce qu'il lui manquerait quelque chose.
Mais parce qu'entre eux venait de naître un lien qui ne demandait pas à enfermer, seulement à grandir.
Et cela était peut-être,
depuis le premier instant où cette porte s'était refermée derrière elle...
le véritable commencement.
FIN
À vous, lectrices et lecteurs,
Si vous êtes parvenu(e)s jusqu'au terme de ce neuvième et dernier chapitre, alors je souhaite simplement vous dire merci de m'avoir accompagné.
Merci également à celles et ceux qui ont manifesté leur présence par un "like", un hommage, ou quelques mots laissés au détour d'un commentaire. Chacun de ces gestes, aussi discret soit-il, a accompagné l'écriture de cette histoire.
Enfin, je remercie tout particulièrement une lectrice dont les mots, au fil de nos échanges, ont dépassé les simples commentaires pour devenir une résonance.
Qu'elle se reconnaisse ici.
Mon souhait n'a jamais été de raconter une simple rencontre entre un Maître et une soumise.
J'ai voulu explorer ce qui se joue plus profondément, lorsqu'une personne accepte de déposer, librement, ce qui l'empêchait d'être pleinement elle-même.
Si ce récit initiatique a trouvé un écho en vous, s'il vous a permis de poser un regard différent sur le lâcher-prise, sur la confiance ou sur vous-même, alors il aura atteint son véritable but.
Car, au-delà des mots, chacun poursuit un chemin qui lui est propre.
J'espère simplement que ces pages auront, peut-être, éclairé une infime partie du vôtre.
Impérial
84 vues
3 aime
Il fait nuit, je me suis endormie contre Lui. Est-ce sa main que je sens parcourir mon corps?
Est-ce sa main qui caresse mes lèvres? Ou bien est-ce un rêve?
Il essuie ses doigts mouillés sur ma bouche. C'est bien lui qui titille doucement mon clito.
Est-ce que j'ouvre les yeux? ou bien est-ce que je reste à savourer ce réveil nocturne si savoureux?
Il enfonce deux doigts au plus profond de moi, fais quelques aller retour et les insère dans ma bouche.
"Suce ma chienne. Tu es mon jouet, et j'ai envie de baiser tes trous.
Reste allongée sur le ventre et garde la bouche ouverte. Je vais niquer ta bouche."
Je suis encore perdue entre le rêve et la réalité mais Il est déjà entrain de s'enfoncer dans ma bouche. Il profite de mon semi endormissement pour aller au plus loin. D'habitude j'ai mes mains qui tentent de l'en dissuader.
"J'aime ta bouche ma salope. Tu es belle quand tu t'offres à moi. Sache que tu ne seras qu'un jouet, tu n'auras aucun orgasme cette nuit"
Il a dit vrai.... Il ne m'a pas baisée, Il s'est terminé sur mon ventre et a étalé son sperme comme il aime le faire sur l'ensemble de mon corps.
Nous allons ensemble nous rincer. Il m'embrasse langoureusement.
"Non jade, tu n'auras rien de plus avant le lever du jour."
P****n quel c*****d (ça ne compte pas je ne l'ai pas dit ^^), il sait à quel point je ne gère pas la frustration, à quel point mon endormissement sera difficile.
Nous sommes allés nous recoucher, j'ai tenté de l'allumer, mais rien.... Alors j'ai posé ma tête sur son torse, déposé un baiser et ai attendu que le jour se lève pour le réveiller à mon tour
116 vues
9 aime
J'ai hâte d'être dans tes bras,
J'ai hâte de vous offrir mon abandon,
J'ai hâte de me blottir contre toi,
J'ai hâte de suivre vos décisions.
J'ai hâte que tu me caresses,
J'ai hâte de mériter vos exigences,
J'ai hâte de goûter ta tendresse,
J'ai hâte d'honorer votre confiance.
J'ai hâte de chercher ton regard,
J'ai hâte d'accueillir vos pulsions,
J'ai hâte de me perdre dans le noir
J'ai hâte d'écouter vos intentions.
J'ai hâte de sentir ta chaleur,
J'ai hâte de respecter vos limites,
J'ai hâte de m'endormir sur ton cœur,
J'ai hâte que votre voix me guide.
J'ai hâte que tes doigts trouvent les miens,
J'ai hâte de vous rendre fier de moi,
J'ai hâte de savourer chacun de vos coups de reins,
J'ai hâte de grandir sous votre foi.
J'ai hâte de retrouver ton sourire,
J'ai hâte de vous remettre mes doutes,
J'ai hâte de te voir me faire frémir,
J'ai hâte de suivre la route que vous tracez.
J'ai hâte de respirer contre toi,
J'ai hâte de vous appartenir, librement,
J'ai hâte de me perdre dans ta voix,
J'ai hâte de vous retrouver, tout simplement.
108 vues
10 aime
Nous rentrons du restaurant et je porte encore le plug anal de bonne taille ainsi que les pinces à tétons que Madame m'avait mis à l'hôtel avant d'aller au restaurant.
Dans la voiture, j'avais déjà enduré les soubresauts de la chaîne fixée aux pinces, à l'aller et au retour, lorsque je passais les ralentisseurs entre l'hotel et le restaurant (un chemin spécialement étudié par Madame pour maximiser le nombre de ralentisseurs sur le chemin... Merci pour votre génie Madame).
Au restaurant, avec pour seuls vêtements mon pantalon et ma chemise, l'un cachant le plug et l'autre les pinces à tétons, j'étais extrêmement tendu pendant tout le repas: les pinces d'apparence si anodine glissaient régulièrement vers la pointe des tétons, me provoquant des douleurs lancinantes que je devais taire en public. Parfois une pince se détachait me provoquant une douleur violente suivie d'un soulagement mais, par fierté pour montrer que je pouvais endurer la douleur, je remettais moi même en place la pince sur le téton en glissant la main sous la chemise; je ne sais pas ce qui m'a pris de faire ça en public faisant fi des autres personnes autour de nous, j'étais sans doute galvanisé par le regard de Madame que j'imaginais admiratif (lâcher prise?)
Nous sommes donc de retour à l'hôtel , Madame me dit d'enlever ma chemise et joue avec la chaîne, tirant sur les pinces et les tétons, puis elle me demande tranquillement si je préfère les enlever doucement ou d'un coup sec.
Quelques secondes pour réfléchir, je réponds 'd'un coup'.
J'ai à peine fini ma phrase qu'une douleur fulgurante me coupe la voix, je ne sais plus si je dois hurler ou respirer pour reprendre mon souffle, je me souviens avoir tapé du poing sur le mur comme si ça pouvait faire passer la douleur. Madame me regardait d'un regard amusé comme si j'en faisais trop... Tout était pourtant spontané et je garde encore en mémoire cet éclair de douleur au moment où Madame a arraché les pinces. Je revis d'ailleurs cette douleur en écrivant ces mots...
Encore une première expérience que cet arrachage des pinces 😊
Épilogue: pour le plug, j'ai dû le garder pendant tout mon voyage en voiture du retour et je n'ai eu le droit de l'enlever qu'après être rentré chez moi.
#histoirevraieetperso
172 vues
9 aime
bonjour a tous
j ai envie de vous patager mon histoire. je suis restee mariee 13ans . mon ancien mari m avait fais plusieurs alusions de ses penchants de soumis. on avait essayé quelques pratiques , mais rien de passionnant de mon cote. j etais pas a laise. il obeissait pas vraiment , reculé tout le temps. on a finis par divorcer.
on est restait en bon terme et on se voyait de temps en temps pour faire quelques restaurent.
il y a 8 mois , il m invite a manger.lors du repas il m avoue qu il maime encore et qu il veut revenir pour vivre avec moi.
je dis rien, je le laisseargumenter.
2 jours plus tard c est moi qui l invite. je change de ton . devient plus severe. je le sent se decomposer. je lui dis que je suis d accord mais qu il devient totalement soumis a mes caprices , a mon caractere , a ma personne.
il hesite tres peu et dis oui avec une voie qui tremble. la premeiere regle que je lui impose c est qu il doit me vouvoyer maintenant.
depuis on apprend , je le dresse a mes volontees , mes ordres .
on est tres heureux
216 vues
11 aime
Chapitre 8: "L'évidence silencieuse"
Elle ne chercha pas à analyser.
C’était la première fois.
Depuis le moment où elle avait franchi cette porte,
tout en elle avait tenté de suivre, de comprendre, d’anticiper.
De bien faire.
De ne pas se tromper.
Même dans l’abandon, il y avait encore eu une forme d’attention.
Une vigilance.
Quelque chose qui restait en retrait.
Là… plus rien de tout ça.
Pas parce qu’elle avait décidé d’arrêter.
Parce que cela n’avait plus lieu d’être.
Ce qui venait de se passer ne demandait plus à être interprété.
Ni justifié.
Ni même retenu.
C’était intégré.
Entièrement.
Elle n’avait pas besoin de se retourner.
Pas besoin de vérifier.
Il était là.
Non pas comme une présence à chercher…
mais comme une donnée qui ne se discutait plus.
Elle ne se posait plus la question de ce qu’il allait faire.
Ni de ce qu’elle devait faire.
Ces questions n’existaient plus.
Elles avaient disparu avec le reste.
Ce qui s’était installé n’était pas du calme.
Pas vraiment.
C’était autre chose.
Quelque chose de plus dense.
De plus stable.
Un état dans lequel elle n’avait plus besoin de se situer.
Parce que sa place ne dépendait plus de son effort.
Elle était là.
Simplement.
Dans un espace tenu.
Sans qu’elle ait à le maintenir elle-même.
Elle ne ressentait plus le besoin de vérifier si elle faisait “bien”.
Ni si elle était “comme il fallait”.
Ce regard-là s’était éteint.
Et dans cet espace libéré, quelque chose de nouveau apparaissait.
Pas une émotion.
Pas une réaction.
Une forme de lucidité.
Tranquille.
Sans tension.
Elle comprenait.
Pas avec des mots.
Pas avec des pensées construites.
Mais avec une évidence qui ne cherchait pas à se formuler.
Ce qu’elle était venue chercher ici…
N’était pas ce qu’elle avait imaginé.
Ce n’était pas dans l’intensité.
Ni dans ce qu’elle pouvait offrir.
Ni même dans ce qu’elle pouvait supporter.
C’était dans cet endroit précis où elle cessait de se mesurer.
Où elle cessait d’exister face à quelque chose.
Pour simplement être… à l’intérieur de ce qui se passait.
Et ce qui se passait ne dépendait plus d’elle seule.
Elle ne se sentait pas diminuée.
Elle ne se sentait pas dominée.
Elle ne se sentait même plus en position de répondre à quoi que ce soit.
Elle était alignée.
Sans effort.
Sans volonté.
Et c’était cela, le plus troublant.
Rien ne la forçait à rester là.
Rien ne la retenait.
Et pourtant…
Elle n’aurait pas bougé.
Parce que partir n’avait plus de sens.
Pas tant qu’il était là.
Pas tant que ce cadre existait.
Derrière elle, le silence persistait.
Mais il n’avait plus la même nature.
Il n’était plus chargé.
Il n’était plus une attente.
Il était devenu un accord.
Quelque chose de partagé, sans avoir besoin d’être échangé.
Elle comprit alors que ce qui venait de se passer ne s’arrêtait pas.
Que cela ne se terminait pas avec les gestes.
Ni avec les mots.
Elle comprit que ce qu’il avait posé en elle… restait.
Pas comme une trace.
Comme une structure.
Invisible.
Mais indiscutable.
Et dans cette évidence, dans cette absence totale de doute…
Elle n’eut plus besoin de chercher sa place.
Parce qu’elle y était déjà.
Pleinement.
Indiscutablement.
A suivre...
156 vues
7 aime
La chaleur de la journée refusait encore de céder du terrain.
Même si le soleil avait disparu depuis quelques heures derrière les arbres, l'air demeurait lourd, presque immobile, chargé de ce parfum que la nature offre avec cette douceur étouffante propre aux soirées de canicule.
Au milieu du jardin, là où les hautes herbes dessinaient une enclave discrète presque à l'abri de tout regards, un espace dégagé s'ouvrait au milieu de la végétation, pourvu d'une balançoire sur un portique en bois, fermement tenu par des mousquetons.
Tout autour, les herbes hautes ondulaient lentement sous les rares souffles de vent et quelques arbres fruitiers qui bordaient les limites du jardin apportait un voile de fraîcheur.
Un pommier occupait un coin plus isolé, là où l'ombre semblait toujours s'installer un peu plus tôt que partout ailleurs.
Sous ses branches basses, un simple transat attendait, et elle aussi.
Sa silhouette se découpait dans la pénombre naissante. Allongée sur le transat, le dossier légèrement incliné, un plaid en boule juste à côté d’elle, comme s'il avait retiré à la hâte en l’entendant arrivé.
Elle est vêtue de sa nuisette transparente et semble-t-il d'un string ou d'un tanga dentelle, elle observait distraitement les premières étoiles apparaître entre les feuilles.
Étrangement, ce soir, l'attente n'était pas ce qui lui coûtait le plus. Ce qui lui avait demandé un véritable effort se trouvait autour de son cou.
Le collier, son collier de soumise, de petite Chienne dévergondée à éduquer.
Elle n'aimait pas vraiment le porter, non pas par refus, simplement parce qu'il représente un statut qu'elle préfère ignorer. Pourtant, ce soir encore, il était là, elle en ressentait chaque gramme avec ces anneaux métalliques.
Personne ne le lui avait rappelé de le mettre, personne ne l'y avait contrainte, elle l'avait choisi, pour lui. Ce simple choix représentait probablement davantage que bien des mots.
Le jardin demeurait silencieux.
Un son attira son attention, des pas, lents, réguliers, le crissement caractéristique du gravier. Le bruit remontait depuis l'allée qui longeait la maison.
Elle ferma brièvement les yeux. Laissant un sourire discret apparaitre sur ses lèvres parce qu'elle reconnaissait cette démarche.
La grande porte coulissante en bois séparant la cour du jardin était restée ouverte, comme la plupart du temps.
Quelques secondes plus tard, les pas franchirent ce passage, puis gagnèrent lentement l'herbe.
Son attention se posa d'abord sur le jardin, Les hautes herbes, la balançoire en bois, le pommier qui se dessinait un peu plus loin dans l'obscurité, puis finalement sur elle.
Elle ne bougea pas, ou du moins essaya, difficile à dire de loin.
Il commença à se diriger vers elle et dans son cheminement il déposa quelque chose de lourd et volumineux au pied de la balançoire sans qu'elle ne s'en aperçoive.
Lorsqu'il apparut enfin dans son champ de vision, la nuit était complètement installée, seule la lune diffusait une lumière pâle entre les arbres, il se tenait droit devant elle, tournant le dos au portique, elle aperçut alors son regard se poser sur elle.
Elle le soutient quelques secondes, pas davantage, parce qu'elle connaissait parfaitement cette expression.
Cette façon qu'il avait de ne presque rien montrer tout en laissant deviner qu'il remarquait absolument tout.
Son regard s'attarda un instant sur le collier, très brièvement mais suffisamment longtemps pour qu'elle le remarque et cela suffit à lui faire détourner les yeux.
— Tu l'as mis.
La remarque fut prononcée calmement, sans surprise.
Elle hocha simplement la tête, le silence retombant presque aussitôt, seul le chant des insectes s'était intensifié avec la nuit.
Ses jambes croisées donnaient l'illusion d'une sagesse qu'elle ne possédait qu'à moitié.
Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait, elle savait l'effet que produisait sa présence au milieu de ce jardin endormi.
— Tu sembles particulièrement fière de toi ce soir. Son sourire s'élargit.
— J'attends depuis longtemps. Retorqua t-elle.
— Ce n'est pas une excuse.
— Je n'essayais pas de m'excuser. La réponse était tombée avec cette désinvolture caractéristique qui la trahissait toujours. Cette façon de provoquer juste assez pour attirer l'attention, juste assez pour tester les limites.
Elle se redressa légèrement sur le dossier de son transat, cherchant à dissimuler un certain trouble qu'elle commençait à ressentir et comme si elle souhaitait paraître sage. Elle allongea ses jambes de part et d'autre de l'assise, afin de prendre une position plus confortable, dévoilant au passage un joli Tanga en dentelle noir, orné de petits boutons lui permettant d'être ouvert à bonne guise et laissant entrevoir au travers au prémices de ses fesses son bijou bien en place.
Le geste était innocent, beaucoup trop innocent pour être honnête.
Lorsqu'elle releva les yeux vers lui, elle constata qu'il l'observait toujours avec cette même attention tranquille depuis qu'il est arrivé, celle où il voit tout.
— Tu as encore oublié comment une soumise bien élevée est censée accueillir son Maître ?
— Peut-être. Le mot était sorti dans un souffle amusé. Il haussait un sourcil.
Elle baissa aussitôt les yeux, pas par soumission, par amusement et c'était bien pire. Le silence s'installa entre nous.
— Donne-moi ta main, dit-il dans un souffle.
Elle posa ses doigts dans les siens sans résistance pour une fois, et de son autre moins accrocha à son collier ça laisse.
— Viens.
— Où ça ?
— Tu parles et réponds beaucoup trop pour la good girl que tu laisses paraitre et qui jusque-là attendait si sagement en respectant presque le silence.
Son assurance commença doucement à vaciller, parce qu'elle savait déjà qu'elle avait commencé à jouer avant même son arrivée et qu'elle n'était pas aussi Good Girl qu'elle le prétend.
Et tandis que la nuit enveloppait peu à peu le jardin, les hautes herbes, le vieux pommier et la balançoire silencieuse, elle eut soudain la sensation très nette que l'attente n'était rien et que la nuit venait seulement de commencer.
188 vues
13 aime
Chapitre 7: "Ce qui la recueille"
Elle ne revint pas immédiatement.
Son corps était encore penché, tenu par la table, par les cordes,
mais ce n’était plus la posture qui comptait.
C’était ce qui restait en elle.
Les impacts avaient cessé.
Mais leur empreinte, elle, était encore là.
Diffuse.
Présente.
Active autrement.
Quelque chose circulait encore sous sa peau.
Plus lent.
Plus profond.
Son souffle se cherchait.
Par moments trop court.
Puis suspendu.
Puis repris, sans rythme stable.
Et pour la première fois depuis le début…
Elle ne cherchait plus à contrôler.
Ses avant-bras soutenaient encore son poids,
mais la tension qui les traversait n’était plus la même.
Moins dirigée.
Plus flottante.
Ses doigts avaient cessé de s’agripper.
Ils reposaient.
Simplement.
Comme si son corps, peu à peu,
acceptait de ne plus se tenir seul.
Derrière elle, il ne parla pas.
Il n’intervint pas tout de suite.
Il la laissa dans cet état.
Pas par distance.
Par maîtrise.
Il savait ce moment.
Celui où tout peut encore basculer.
Ou se stabiliser.
Puis, lentement, il s’approcha.
Sans bruit.
Sans rupture.
Sa présence changea l’espace avant même le contact.
Elle le sentit.
Son souffle se modifia légèrement.
À peine.
Sa main se posa sur elle.
Sur le haut de son dos.
A la base de sa nuque.
Pas pour guider.
Pas pour corriger.
Pour stabiliser.
Le contact était plein.
Sans hésitation.
Elle réagit immédiatement.
Pas par un mouvement.
Par une chute.
Ses épaules cédèrent.
Un peu.
Puis davantage.
Comme si ce simple point d’appui,
lui permettait enfin de relâcher ce qu’elle retenait encore.
— Reste.
Sa voix n’était pas douce.
Elle était basse.
Assurée.
Indiscutable.
Elle ne répondit pas.
Mais son corps obéit.
Pas par effort.
Parce qu’elle n’avait plus rien à tenir.
Sa respiration s’allongea.
D’abord imparfaite.
Puis plus ample.
Plus profonde.
Il ne retira pas sa main.
Il ne bougea pas inutilement.
Chaque geste venait après avoir été lu.
Après avoir été compris.
Il ajusta légèrement sa position.
Se rapprocha.
Pas pour la dominer.
Pour la contenir complètement.
Sa présence se referma autour d’elle.
Pas comme une contrainte.
Comme un cadre.
Solide.
Stable.
indiscutable.
Elle n’était plus en train de descendre.
Elle était tenue pendant qu’elle descendait.
Et dans cet espace, dans cette reprise précise,
quelque chose changea en elle.
Ce n’était plus la dispersion.
Ce n’était plus la perte.
C’était un retour.
Progressif.
Encadré.
Elle sentit son corps se déposer.
Réellement.
Ses muscles relâchèrent ce qu’ils avaient gardé tendu.
Son souffle trouva un rythme qui n’était plus imposé…
mais accompagné.
Elle ne cherchait plus à comprendre.
Elle n’avait plus besoin de comprendre.
Elle était exactement là où elle devait être.
Et lui le savait.
Il ne la félicita pas.
Il ne valida pas par des mots inutiles.
Mais dans la manière dont il la maintenait,
dans la précision de sa présence,
dans l’absence totale de doute…
Tout était déjà dit.
Elle avait traversé.
Et maintenant,
elle était reprise.
A suivre...
130 vues
4 aime
Sujets tendances









