Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Même si le texte anticipe celui du "Troisième belvédère" d’environ dix ans, son contenu aborde le même sujet.
Ce qui change c’est la perspective. Ici, la réflexion est menée afin d’élaborer un avis positif du roman de
Pauline Réage. Ainsi, Mandiargues, utilise-t-il "éros" comme synonyme d’"érotisme" et non comme le nom d’un
personnage mythologique ou bien en faisant allusion à la pulsion freudienne. De même que dans l’essai précèdent,
Mandiargues se plaignait de la mode du mot "érotisme."
En 1958, l’écrivain était plutôt pessimiste par rapport à son avenir: " […] il va connaître un mauvais destin, le pire
dont les mots soient capables et tristement devenir passe-partout. Galvaudé bientôt, il n’aura plus d’éclat, presque
plus de sens."
L’écrivain propose sa vision car "en vérité, le seul moyen de s’entendre est d’admettre qu’il existe un éros blanc
et un éros noir." Le premier règne sur l’amour tandis que le second gouverne l’érotisme. Comme si c’étaient le paradis
et l’enfer ou le jour et la nuit, la frontière entre ces deux éléments est floue et reste perméable. Mandiargues est intéressé
par cette interzone évoquant des images "d’un chemin discret", "de ces tunnels", "de ces galeries secrètes" qui unissent les
deux mondes. L’érotisme dans sa dimension spatiale serait de couleur noire et c’est cet aspect chromatique que l’écrivain
cherchait à développer. Comme dans l’essai précédent, Mandiargues proposait une définition ambiguë.
Il laissait une grande marge d’interprétation dans sa conception de l’érotisme. Or, la symbolique du noir peut être interprétée
comme une allusion au démon, au deuil, à la mort, à la nuit, aux ténèbres, à la tristesse, etc. Il est possible d’imaginer que
cette polyvalence était un effet qui ne déplaisait pas à Mandiargues.
Comme exemple de cette conception, Mandiargues revient à sa lecture préférée sur ce sujet, l’Histoire d’O de
Pauline Réage, pour en faire l’éloge, la distinguant de la médiocrité des romans semblables qui ont recours fréquemment
aux exercices du corps. Mandiargues apprécie l’usage de cette machinerie de la destruction de la chair à condition qu’elle
entraîne le dédoublement symbolique indispensable à l’érotisme.
Les tortures et les supplices que l’héroïne doit subir se mêlent aux déclarations d’amour pour son amant. Du point de vue
du contenu, même si l’auteur a fréquemment recours aux scènes de rapports sexuels violents et de fouettements jusqu’au
sang, elles sont équilibrées par des monologues intérieurs d’O. L’héroïne veut garder à tout prix l’amour de son amant
et découvre sa capacité à subir les plus diverses épreuves. Le narrateur semble expliquer le sens de l’oeuvre:
"Sous les regards, sous les mains, sous les sexes qui l’outrageaient, sous les fouets qui la déchiraient, elle se perdait dans
une délirante absence d’elle-même qui la rendait à l’amour, et l’approchait peut-être de la mort".
Il semble que, dans le contexte de l’essai de Mandiargues, Histoire d’O de Pauline Réage fonctionne comme la preuve
d’une application de la dualité de l’éros blanc et de l’éros noir dans un texte littéraire. Il est d’autant plus fascinant qu’à
l’époque, on jugeait impossible que ce soit un roman écrit par une femme. O est traitée comme objet dans les jeux
sadiques de René, Sir Stephen et ses amis.
La perte que Mandiargues évoque dans son essai retrouve son équivalent dans le livre de Réage; O passe des mains
de René, à celles de Sir Stephen, ensuite à celles d’Anne-Marie et finalement au Comandant. Tout comme le mentionne
Mandiargues, il s’agit d’une métamorphose et d’un déguisement qu’il faut subir au moment de l’entrée dans l’espace
de l’érotisme.
Sa réflexion sur le roman de Pauline Réage était l’une des premières dans la discussion publique suscitée par sa
publication en juin 1954. Pour Mandiargues, elle constituait également une sorte de déclaration négative, un démenti
concernant l’auteur anonyme du livre. La confusion a été provoquée par la présence d’un masque de chouette qui apparaît
dans la scène finale du roman, un objet décrit par Mandiargues dans "Les Masques" de Léonor Fini publié trois ans plus tôt.
Quant à l’analyse de l’oeuvre, Mandiargues n’a pas eu le moindre doute que l’auteur était une femme.
Connaissant sa position en faveur des femmes-artistes, c’était encore un argument pour en faire une louange.
Ce qui ne semble pas être tout à fait clair, c’était sa position critique selon laquelle Histoire d’O n’était pas, à proprement
parler, un livre "érotique."
Selon Mandiargues, il s’agissait plus d’un véritable roman et même d’un roman mystique où le niveau spirituel domine
le niveau charnel. La soumission aux tortures et aux humiliations du corps n’est considérée que comme le passage à
un au-delà. La présence du vocabulaire religieux qui décrit l’état d’O témoigne de cette préoccupation à sacraliser
le corps. Il voyait dans les auteurs érotiques, comme Sade des moralistes. D’autant plus que les livres érotiques se
ressemblent tous du point de vue de la morale: "ou bien ils travaillent à bâtir une morale révolutionnaire, ou ils sont un
écho de celle de leurs temps, contre laquelle ils protestent."
Il est intéressant d’observer que Mandiargues changea d’avis de 1955 à 1975 et considèra l’Histoire d’O comme
une grande oeuvre de la littérature érotique. Ce changement le conduit même à défendre en quelque sorte Emmanuelle,
un autre livre érotique très important dans l’histoire de la littérature féminine française.
Ce roman, écrit dans l’esprit anti-bataillien, a été résumé ainsi par Mandiargues:
"Sa conception de l’érotisme est optimiste, radieuse, rayonnante, à l’image d’un édifice affirmant la gloire de l’homme
dégagé de la glèbe et de servitudes anciennes. Que je sois d’accord avec elle en tout cela, non, mais sa jeunesse
et son bel élan sont bien sympathiques, et sa culture mérite assurément qu’on la distingue parmi les auteurs réputé
de mauvaise compagnie."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
519 vues
6 aime
On nait soumis ou dom, on ne le devient pas, c'est ainsi. C'est du moins ce que je crois et l'histoire de Marc Antoine montre bien cela. Il était fait pour obéir et servir comme tous les soumis. Cela il savait bien le faire et s'illustrer auprès d'un grand dom comme César. Mais livré à lui même, il a accumulé les désastres jusqu'à devoir se suicider. Un soumis peut être brave et courageux, comme un bon chien de garde, mais il n'est pas le maître.
On peut voir ce coté soumis de Marc Antoine au choix de ses épouses. Elles sont quelconques au début. Avec Octavie, la soeur d'Auguste, c'est autre chose. Octavie est une dom mais Marc Antoine la délaisse pour tomber sous le joug d'une autre dominatrice, Cléopâtre VII, qui va savoir le mener par le bout du nez et plus.
Plutarque donne une image similaire : « Doué d'un tel caractère, Antoine met le comble à ses maux par l'amour qu'il conçoit pour Cléopâtre, amour qui éveille et déchaîne en lui beaucoup de passions encore cachées et sommeillantes, et qui éteint et étouffe ce qui peut, malgré tout, persister chez lui d'honnête et de salutaire ».
A l'inverse de la relation bdsm saine entre Auguste et Livie, celle entre Antoine et Cléopâtre est un désastre qui les conduira tous les deux au suicide. Le portrait qu'en dresse par exemple Dion Cassius est sans appel : « Cléopâtre, quant à elle, insatiable de jouissance, insatiable de richesses, montre souvent une louable ambition et souvent aussi un arrogant dédain ; elle acquiert le royaume d'Égypte par l'amour et, après avoir espéré s'emparer par ce moyen de l'Empire romain, elle n'obtient pas celui-ci et perd celui-là. Elle domine les deux Romains les plus grands de son époque et se tue à cause du troisième».
Je dirais de Cléopâtre qu'elle avait la couleur d'une grande dominatrice sans en avoir la consistance. Comme Reine d'Egypte, elle en avait bien le port et la prestance mais en réalité, elle n'était que la soumise de ce roublard de César qui en avait fait sa maitresse. "Cléopâtre - brillante, vive, parlant couramment neuf langues, mathématicienne et femme d'affaires avisée - éprouve un véritable respect et une authentique admiration pour Jules César...tout est là....derrière le vernis de l'illusion c'est en réalité une fausse dom et bel et bien une soumise.
La morale de cette histoire c'est que les soumis doivent rester à leur place. Les laisser vagabonder et se prendre pour des doms c'est les laisser aller au désastre. Mais comme un chat joue à la souris, Auguste savait cela et il a prit son temps pour assouvir sa victoire, et en dom implacable, il a su fermer toutes les portes aux soumis entre ses griffes.
734 vues
1 like
Jules César en avait fait par testament son fils adoptif. Il faut rendre à César ce qui est à césar et d'abord son incroyable génie militaire et politique. Et César avait vu juste. Caius Octavius Thurinus (Auguste) s'est révélé être lui aussi un génie politique et militaire tel que les mois de Juillet et Août sont là pour nous rappeler cette histoire.
Auguste est pourtant de santé fragile, mais à l'intérieur c'est un roc inébranlable. Intelligence, ruse, grande habilité, ...tout cela au service de sa propre ambition et pour la grandeur de Rome. En privé c'est un Dom qui a trouvé après plusieurs mariages sa soumise, celle avec qui il se détend et pratique. Livie est belle et se prête à tous ses jeux. Elle est son équilibre. Bien sur , elle vient d'une grand famille, mais entre eux c'est le coup de foudre. Ils divorcent tous les deux pour se marier. Une passion qui n'attend pas. Ils n'auront pas d'enfants de cette union.
Ils sont fous amoureux,complices en tout. Auguste ne prend plus de décisions sans la consulter. Livie par devant montre l'image de la femme romaine vertueuse et chaste. Mais dans les secrets des amours conjugales ils s'éclatent et jouent. Auguste aime lui donner la fessée et il se sert souvent des fines canes romaines qui cinglent bien et font très mal. Livie adore cela.
Ce qui est plaisant dans cette histoire c'est l'intelligence d'une relation bdsm saine.Bien que soumise en tout et pour tout, Livie ne renonce pas à son intelligence pour servir Auguste, le conseiller. ils s'écrivent, se parlent, se comprennent et c’est cela un véritable couple. Ensemble ils peuvent traverser toutes les tempêtes politiques. ils sont forts. Leur amour les rend forts.
Après, comme toujours, cela fait jaser. Bien que soumise à son dom, Livie est une femme de pouvoir, et les mauvaises langues vont bon train, surtout dans la Rome antique.
J'aime cette histoire car un dom implacable comme Auguste et une soumise très intelligente comme Livie peuvent faire de grandes choses ensemble et d'abord beaucoup s'aimer.
558 vues
2 aime
Tout en reconnaissant la place très importante que l’érotisme a dans son oeuvre, Mandiargues remarquait
qu’il fallait chercher l’origine de sa présence dans son passé. Par "époque antérieure", il comprenait son enfance,
son adolescence, sa jeunesse et les goûts en matière de lecture, d’art et d’autres domaines qui se cristallisaient en
lui pendant cette période. Quant à la narration, Mandiargues avouait que c’est très volontiers qu’il s’égarait sur le plan
érotique. Il préferait parler de sexe.
Ce qui rendait Mandiargues perplexe, c’était le contraste entre la mode, chose périssable, dont jouissait l’érotisme
à la fin des années 1960 et une vitalité si grande qui devrait s’affirmer dans le temps à venir, étant donnée sa liaison
avec les organes les plus essentiels de l’être humain. Cette contradiction lui faisait venir à l’esprit une définition tragique
de Georges Bataille. D’après lui, ce spécialiste sans lequel, à l’époque, il était impossible d’envisager la théorie de
l’érotisme, "voulait voir dans l’érotisme l’approbation de la vie jusque dans la mort." Il suffit de s’arrêter sur le verbe
"voir" remplacé par "voulait voir", pour pressentir que son avis n'était pas tout à fait le même que celui de Bataille.
Ainsi, une formule fréquente est à l’origine de la création (née de l’inconscient comme dans le surréalisme) qui allait au-delà
de la poésie et de la narration. C’est pourquoi Mandiargues définissait l’érotisme comme "un moteur puissant", comme s’il
s’agissait d’un mécanisme qui aurait besoin d’un ressort dynamique. À partir de l’idée du thème transformée ensuite en
source d’inspiration, l’écrivain allait jusqu’à le définir comme un état d’âme.
Mandiargues estimait que cette application superficielle du contenu érotique fut le défaut des Français pendant longtemps.
Il ne voulait préserver que les oeuvres exceptionnelles, comme le roman de Guillaume Apollinaire "Les Onze mille verges."
Bien qu’il puisait dans le sadisme, le sadomasochisme et d’autres pratiques perverses, ce type inédit d’exploit littéraire ne
s’éloignait pas de la poésie. Ce dont, d’après Mandiargues, est exempte l’oeuvre de Sade, qu’il citait comme contre-exemple.
Bien que le divin marquis demeurait à ses yeux un grand héros de la littérature française, il prenait des distances avec la
totalité de sa production. Comme il le soulignait:
"Sade est très loin de l’amour. Sade appartient à un monde qui s’éloigne de nous."
L’érotisme de Mandiargues était donc élitaire, esthétique, culturel, avec une composante lyrique sous-jacente.
D’après Pieyre de Mandiargues, la proposition de Bataille restait valable pour la plupart des écrivains érotiques
modernes. Il reste à savoir si l’auteur de "La Marge" se sentait partie intégrante de ce groupe. Étant donné le contexte
de l’époque (1969) et l’intérêt croissant pour la sexualité, Mandiargues reprenait à la manière de Bataille un trait très
important de l’érotisme, à savoir, celui de contribuer à la renaissance des catégories littéraires "un peu éculées
et ternies."
À cet endroit, Mandiargues évoquait son maître Gustave Flaubert qui lisait les romans de Sade pour leur contenu érotique.
De cette manière, il expliquait que parfois la lecture des livres érotiques inspire les artistes à travailler l’originalité du texte.
Ce n’est pas parce que le texte franchit ou abat les barrières de la pudeur ou de la morale sexuelle qu’il devient transgressif.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
613 vues
7 aime
Parfois, il faut libérer sa conscience et révéler ce qu’on a vécu dans l’espoir de trouver quelque apaisement dans la compréhension des événements d’un passé jamais vraiment révolu et qui ne cesse de nous tourmenter longtemps après les faits.
J’ai appartenu à une femme fine, fluette et enfantine. Elle était douce et capricieuse, futile et gourmande. Très vite, je suis tombé sous sa coupe. Il émanait d’elle un charme indicible auquel je ne pouvais échapper. Je voulais tout lui donner, je lui passais tous ses caprices, j’étais à l’écoute de toutes ses fadaises, je voulais mettre à ses pieds tout ce qu’elle pouvait désirer avant qu’elle en émette même le souhait.
En échange, j’avais sa présence dont je ne pouvais me lasser, mais elle se refusait à moi et, avec son rire de gamine, elle repoussait mes avances et mes avancées. Elle jouait de moi, elle s’amusait de mon désespoir de ne pouvoir la toucher et riait de lire sur mon visage la frustration qui finissait par me rendre fou.
J’ai osé enfin lui prendre de force ses pieds pour les embrasser. Il semble qu’elle y ait trouvé quelque jouissance, puisque très rapidement c’est devenu un cérémonial entre nous. C’est ainsi que je me suis retrouvé à ses pieds, bavant presque de désir. Mais, parfois, elle s’amusait à me dire non, à me refuser ce seul plaisir auquel j’avais droit, et je me sentais puni comme un enfant pas sage. L’excitation n’en était que plus puissante. Je quémandais régulièrement de sa bonté l’autorisation de profiter de l’unique jouissance qui m’était autorisée. Elle était assise sur une chaise, j’étais nu à quatre pattes devant elle. Elle me tendait ses pieds pour que je les embrasse, les lèche, les suces. J’étais comme un chien qui lèche les pieds de sa Maîtresse. Parfois, je me contentais de baisser mon pantalon, parce qu’il faut aussi dire qu’elle me laisser me vidanger pendant que ma bouche jouissait de ses orteils. Elle me regardait, je me sentais humilié et ridicule, mais cette position animale redoublait mon excitation. Finalement, j’adorais me vautrer ainsi sous son regard. J’étais son soumis sans qu’elle soit vraiment une Domina.
J’étais encore libre de mon corps malgré tout, non pas que je sois allé chercher un plaisir banal ailleurs dans les bras fades d’une femme qui n’aurait eu pour seul attrait que sa chair, ses mamelles volumineuses et sa chatte gluante, alors que celle que je vénérais avait elle-même de son côté un homme qu’elle voyait épisodiquement et qui satisfaisait sa jouissance, comme elle me l’a avoué plusieurs fois, non, je me contentais, si j’ose dire, du plaisir profond de longues masturbations nocturnes durant lesquelles, paradoxalement, je recréais toutes les frustrations du jour, lorsque mon aimée m’offrait en guise de récompense toute l’innocence de son mépris enfantin.
Mais c’était encore trop! Un jour, elle s’avisa de m’interdire ce dernier luxe et, comme font les Domina, elle me l’interdit. Je dus bientôt lui avouer qu’il m’arrivait parfois de contrevenir à cette nouvelle loi. Je ne l’avais jamais vue dans une pareille colère et comme elle n’avait rien d’autre sous la main, elle pris une ceinture de cuir dans la chambre et m’en fouetta comme une brute, puis épuisée par l’effort elle retrouva comme par enchantement sa délicatesse d’enfant et se fit servir par moi en dissertant aimablement. Fine mouche, elle trouva rapidement la solution imparable pour s’assurer d’une obéissance infaillible, elle posa une cage en métal sur mon sexe et garda les clefs. Jamais je ne pus la fléchir pour obtenir quelques instants de liberté, pour au moins me vidanger subrepticement ou encore pour me laver. Rien n’y fit, je trempais ce qui restait de mon sexe dans l’eau pour réussir à le nettoyer, mais, pour le reste, je demeurais totalement émasculé et sans aucun espoir. J’étais émasculé, en effet, et ma queue minuscule, désormais, ne servait plus à libérer la tension de mes désirs pourtant intenses.
Mon adorée poussait le vice ou la méchanceté jusqu’à m’imposer ses pieds à lécher sans que je puisse atteindre la jouissance. J’étais nu à quatre pattes devant elle et j’accomplissais mon devoir de chienchien, alors que ma queue était toute boursouflée dans le métal de sa cage.
Pendant de longs mois, j’ai enduré ce supplice et ses moqueries. Il m’arrivait d’avoir une sorte de courage qui me poussait à la supplier, mais rien n’y faisait. Parfois même, fâchée, elle me donnait quelques coups de pieds dans les couilles pour me faire taire.
Cette histoire, sans grand intérêt finalement, a duré deux années durant lesquelles je n’ai fait que dépérir. La vénération que je témoignais à la Dame allait en s’étiolant à mesure de son inflexibilité. J’avais l’impression de tout donner et de ne rien recevoir. Rien n’était donné en pâture à ma sensualité, la frustration était totale et je ne voyais plus d’issue à ce vide que la fuite. Il m’a fallu briser mes chaînes, même s’il m’en a terriblement coûté d’abandonner celle qui avait tout été pour moi et, avouons-le, l’était encore. Il a fallu me faire violence pour fuir et surtout ne pas revenir. Longtemps, c’est en rêve, le soir, que je retournais aux pieds de mon aimée pour des masturbations intenses qui faisaient revivre en les embellissant ces moments qui furent terribles et qu’on fini toujours par vouloir retrouver...
638 vues
2 aime
Méfiez vous, méfiez vous des trop charismatiques, des trop hypnotiques, ils conduisent parfois à des impasses. L'écriture, c'est comme la bandaison, cela ne se commande pas. Et j'écris comme cela me vient. Je n’exclus aucun sujet, surtout pas s'ils sont tabous. Mais comment parler de ce mec, le Che, ce monument, cet homme dont le poster était dans bien des chambres d'ados. pour moi, c'est une dangereuse illusion.
Ernesto faisait des études de médecine, jouait au rugby malgré sa fragilité et voulait épouser une fille bien comme il faut de la haute société argentine. Mais il ne fut pas accepté dans ce monde de luxe et d'argent. Cet échec le marque profondément et comme pour l'oublier, c'est la fuite en avant dans les voyages, les guérillas, les aventures.
Il ne faut pas se fier à ses yeux de rêveur. Ernesto sait commander et se faire obéir. Sartre dira que "ce mec" était l'homme le plus complet de la création". Rien moins...mais Sartre s'est tellement trompé. L'homme nouveau fait plutôt penser à Nietzsche et à Ainsi parlait Zarathoustra. C'est une illusion criminelle.
il se marie deux fois, il semble bon père et pourtant il est toujours en fuite, toujours en guérilla quelque part....comme s'il fuyait quelque chose. Quoi? Une homosexualité refoulée? D'où ce besoin de se montrer avec arme, barbe et cigare. De se montrer avec jolie femme et enfants alors qu'il n'est jamais à la maison. Un médecin qui n'a pas su se soigner lui même et qui en est mort. Les révolutions sont un peu comme des mythes. les choses changent puis tout redevient comme avant;
Pourquoi je parle de ce mec sur bdsm? C'est pour attirer l'attention sur les faux doms, c'est à dire sur ceux qui sont esclaves de pulsions qu'ils ne comprennent pas et donc qu'ils ne maitrisent pas. Il faut aussi se méfier des fuites en avant. Un dom qui en voudra toujours plus est un danger pour lui même et les autres. La domination ne doit pas être une fuite, mais une pratique saine.
Oui, méfiez vous des idolâtries et des illusions. Le Che pour moi en est une. Comme pour fidel, et comme le décrit très bien le Marquis de sade, il ne faut pas confondre les pratiques sexuelles et les pyramides de pouvoir. Pour moi le Che, c'est un double échec. Il n'assume pas sa véritable sexualité, et il fuit le combat mortel à l'intérieur des pyramides de pouvoir. il a un coté Rimbaud en lui, ce qui le rend attachant, mais c'est un psychopathe de la guérilla. Comment le classer, dom ou soumis? je dirais soumis....et d'abord soumis à tout ce qu'il refoulait en lui même;
482 vues
0 aime
Un dom qui en avait une grosse et qui savait bien s'en servir. Ce n'est pas tout d'en avoir une bien grosse, encore faut il savoir chasser les femelles, les choper et les emmancher. Cela Fidel a toujours su faire. C'est le matador. Mais c'est un matador attachant qui aime vraiment les femmes, et qui aime aussi les engrosser à l'occasion.
Un dom impitoyable qui aimait Robespierre, un avocat comme lui, et sa terreur. Cela aussi, il a toujours su faire, commander et se faire obéir.
Un dom fidèle juste le temps que dure l'amour...c'est à dire, pas toujours très longtemps. Mais bon nombre de ses femmes lui restent fidèles et très attachées...rires. C'est en cela que l'on voit un dom qui sait y faire avec ses femelles.
Ce qui me fait rire chez Fidel, c'est qu'il n'a pas besoin de baguettes, de fouets ou autres pour dominer. Sa grosse bite lui suffit. Ses larges mains en battoirs peuvent compléter. Et puis après, un bon cigare. Histoire de se détendre comme un homme. La compagnie des femelles est parfois bien casse couilles. Rires.
Comme dictateur par contre, il est nul. C'est dommage qu'il ait loupé sa révolution et qu'il se soit bien rempli les poches sur le dos de son pays. Il existait dans l'antiquité un sens grec au mot dictateur qui était positif pour la cité. Mais rares ont été les doms qui ont su faire cela, diriger d'une main de fer dans l’intérêt d'un pays à un moment donné de son histoire.
Le coté dom, prédateur sexuel au charisme certain de Fidel me faisait rire. Ce qu'il a fait de son pays pas du tout. Au final, je dirais qu'il n'a pas su faire l'amour à Cuba. Cette histoire montre que le bdsm n'est pas forcément des pratiques saines. Il existe aussi de dangereux psychopathes chez les doms et d'autant plus dangereux qu'ils exercent des pouvoirs sur des masses. Le Marquis de sade l'avait bien compris et c'est ce qui lui a valu autant d'années de prison. Le coté sexuel de ces choses a peu d'importance par rapport aux pyramides de pouvoir. Et pour monter dans ces pyramides, il faut le faire en marchant sur la tête des autres. Certains n'hésitent pas à aller jusqu'aux éliminations physiques. Le Marquis de Sade a bien posé le problème dans sa description des perversions.
534 vues
1 like
Quels yeux! Quel sourire flamboyant! J'ai toujours aimé comme tant d'autres, Iouri Gagarin, le héros!
Des yeux de rebelle. Il ne voulu pas être charpentier comme son père mais viser le plus haut possible et donc aller vers les étoiles. Il voulait être gymnaste; il sera aviateur. Il impressionne par son talent et rencontre la belle Valentina, une infirmière. Il l'épouse et l'aime beaucoup. Gagarin rejoint le programme spatial. sa petite taille qui l'empechait d'être un gymnaste d'exception est un avantage cette fois.
Le 12 avril 1961, il ne se rase pas...Cela porte malheur. Cela fait partie de son humour. Et il réussit l'exploit, il est le premier homme à aller dans l'espace! Titov le suivra peu après.
C'est la gloire planétaire...l'alcool...les filles.Et iouri avec son beau sourire adore les jolies filles. Valentina est jalouse. Mais comment iouri pourrait il résister à la tentation? il se blesse même à la tête en voulant sauter d'un étage pour échapper à la furie de sa femme alors qu'il découchait.
Pas facile d'être un héros, surtout avec toutes ces jolies femmes qui tournent autour de lui comme des abeilles à la recherche du divin nectar. Pas facile d'être un héros lorsque son propre pays lui interdit presque de "voler". Il lui reste, les excès de vitesse en voiture, l'alcool, et toujours les femmes. Et Valentina .
Les agences spatiales ont constaté que les hommes ou les femmes mariées ou en couples étaient plus "fiables" pour des missions dans l'espace. Plus calmes, plus modérés que des personnes célibataires. Visiblement quelque chose n'allait pas entre Iouri et Valentina, sans quoi le beau héros n'aurait pas eu besoin de courir les jupons.
C'est en cela que l'on voit la supériorité des relations bdsm. Si valentina s'était comportée en domina et pas en jalouse, elle aurait probablement gardé à ses pieds l'homme qu'elle aimait. Mais une femme jalouse aime t'elle vraiment? La jalousie est peut être la pire façon de vouloir garder une compagne ou un compagnon de vie. Le fouet me semble plus efficace. Rires.
609 vues
0 aime
Dès que Marie Madeleine a vu Jésus, elle est tombée amoureuse et elle a eut envie de pleurer sur elle même. Elle a su dès cet instant qu'il était son Maître, son époux, son Dieu fait chair. Il n'est plus possible de parler d'amour pour décrire cela. Ce mot est trop utilisé, trop simple. Là, il s'agit d'autre chose. Le besoin d'union est total. Marie madeleine veut que Jésus soit en elle, mais en disant cela, on ne peut imaginer le sexe de son Maître dans son vagin. Non, c'est d’extase mystique qu'il s'agit.
Les thèses qui ont prétendu qu'elle aurait été l'épouse terrestre et physique de son Rabbi n'ont aucun sens pour moi. Le fait que certains auteurs ont même été jusqu'à lui inventer une descendance, fruit de cette union, me semblent sans aucun rapport avec la réalité. Non, l'amour transcendé, totalement sublimé existe bel et bien et c'est la forme la plus pure et il se suffit à lui même. Le consommer en chair c'est le détruire.
Jésus sait qu'il va être crucifié. Il n'a aucun besoin de descendance physique. Il veut ressusciter et donc vaincre la mort. Marie Madeleine, comme Jean ou Marie, assiste à tout cela. Jésus refuse qu'elle le touche après la résurrection. C'est lui le Maître, celui qui est en charge de sa soumise. il sait ce qui est bon pour elle.
490 vues
0 aime
Pourquoi faudrait il toujours du sexe dans des relations Maitre esclave? Jésus aimait Jean et il l'aime toujours. Jean n'est peut être pas ce que l'on croit. Si Jésus était totalement platonique dans ses amours, totalement mystique, je n'ai aucun doute là dessus, je "sens" que Jean aimait les jolies femmes et que ces dernières le lui rendaient bien.
Jean était l'esclave de Jésus. Une sexualité totalement transfigurée avec son Maître. Une sexualité faite de présence seulement, une sexualité en esprit. C'est la forme la plus belle. Il n'est plus besoin ni de mots ni de caresses. C'est une sexualité par sublimation totale du désir, une sexualité qui oblige à donner le meilleur de soi même. Par un paradoxe c'est une sexualité sans efforts, une sexualité qui donne sans compter, une sexualité qui oublie qu'elle est une sexualité.
Jean aime Jésus d'un amour sans limites. Il est le seul qui ne se dérobera pas, le seul des apôtres qui assistera à la crucifixion. Les autres eurent peur, ils se cachèrent ou pire se renièrent. Mais Jean ne fit rien de tout cela car il aimait. Et l'amour pur ne craint jamais la mort. L'amour pur est la vie.
Jésus aime Jean pour cela. Le toucher, avoir une relation sexuelle physique, ce serait comme altérer cet amour. Ils n'eurent jamais besoin de s'aimer en chair. L'amour en esprit se suffisait à lui même.
760 vues
0 aime
Lana est assurément la pire salope à l'ouest de Vladivostok, et peut être même de la galaxie. Non, non, je n'exagère en rien. Laissez donc moi vous conter un peu son histoire et vous pourrez vous faire une idée.
L'empire bâti par le "camarade" Stalin et son arme secrète, la terrifiante Maria, venait de s'effondrer. Les héritiers n'étaient que de piteux fonctionnaires inaptes. Kroutchev et Gorbi, des incapables, Brejnev, une coquille vide, Eltsine une barrique de vodka, non, personne n'avait été à la hauteur. Le KGB devenu FSB avait du reprendre les choses en main et placer son meilleur élément, Vladimir, à la tête de ce qui restait de l'Empire, bien moins que ce que possédaient les Tsars. Mais Vladimir est un teigneux rusé et patient, il avance à coups sûrs.
Vladimir ne pouvait ignorer l'histoire de Maria, nom de code Katiousha. Mais voilà, impossible de retrouver un élément aussi exeptionnel, plus efficace que bien des bombes atomiques. Vous croyez là encore que j'exagère? Mais regardez bien ce qu'avait réussi à faire le "camarade" Stalin, le véritable vainqueur de World War II, la façon dont il avait écrasé toutes les armées allemandes sur le front de l'Est. Comment? Grâce à Maria et son incroyable don de mind control à distance. Dès 1941, Adolph était passé sous les ordres et il ne prenait plus que des décisions imbéciles, toutes en faveur de l'armée rouge. L'offensive de décembre 1941, contre Moscou, l'immobilisation de ses troupes à Leningrad, le piège mortel de Stalingrad, la suicidaire opération citadelle et la défaite de Koursk. Même Von Paulus était tellement passé sous mind contrôl qu'il n'hésita pas à trahir et à sacrifier la VIe armée.
Stalin offrit même le crâne d'Adoph récupéré dans Berlin en ruine à Maria. Il trônait sur son bureau dans sa datcha, pendant que Stalin se moquait et faisait croire qu'Adolph s'était enfui, histoire de faire tourner l'occident en bourrique.
Mais Maria et Stalin étaient morts à leur tour, emportant bien des secrets et quelques décennies plus tard, l'héritage avait été dilapidé. Vladimir voulu se retrouver une autre Maria, mais il ne trouva pas un tel phénomène, non, il découvrit une autre surdouée dans les pouvoirs étranges, la sublime Lana, la pire salope à l'ouest de Vladivostok.
Lana, le mind contrôl, elle sait faire, mais pas que...Elle n'a jamais eu la prétention d'égaler Maria. Mais elle a placé une grande photo de cette dernière dans son bureau, devant elle, pour s'en inspirer. Le truc de lana, c'est les photos. Elle arrive à "rentrer " dedans. C'est fou tout ce qu'elle peut lire dans une simple photo. Un autre truc de Lana, ce sont les voyages en ondes psy. Elle peut aller presque partout. Les blindages, brouillages, cages de Faraday ont du mal à la stopper. C'est une intrusive particulièrement coriace.
Avec Vladimir, elle rigole bien. Comme Maria, dont elle a hérité et du poste et de la datcha, elle est hors cadre et invisible. Personne ne la connait à part Vladimir et quelques experts du FSB. Toutefois si Maria était complètement asexuée, Lana elle est une hypersexuée et le mot est faible. Elle a besoin de sexe pour que ses dons deviennent excellents. C'est une assoiffée de belles bites, de chattes bien poilues et de jolis petits culs. Plus elle s'envoie en l'air et meilleure elle est dans son boulot si spécial. Ses esclaves sexuels, ne savent pas avec qui ils font l'amour, mais ils savent qu'ils n'ont pas d'autre choix que de satisfaire cette "dingue" et de se plier à tous ses fantasmes. Cela amuse beaucoup Vladimir, qui ne participe jamais. Ce que préfère Lana, c'est les pilotes de chasse, les tankistes, les bien membrés des forces spéciales. Elle a assez de choix avec les militaires, hommes ou femmes et tous tenus au devoir de réserve. Et bien satisfaire la sublime Lana est....un ordre spécial du FSB. Il est préférable de bien obéir à ces ordres là, surtout avec cette salope de Lana qui donne des notes. Une bonne note peut vous faire monter en grade où vous octroyer une belle permission sur les rives ensoleillées de la Mer Noire; une mauvaise et c'est la Sibérie et ses moustiques.
581 vues
0 aime
Mon fantasme impossible.
Je suis en levrette dans une cage à peine aussi large que moi. Mon cul et ma tête sont plaqué contre les barreaux. Je me réveille observe l'endroit, je suis dans une maison troglodyte. Ma cage et sur élevé, de manière général j'ai l'impression de tout voir en grand. Pas géant mais plus que la normal. Les murs sont en pierre voutée. Sur un pan de mur un établit avec des objets en bois de formes phalliques. La pièce est éclairé par des lampes à huiles, des cordes pendent un peu partout. Je ne suis pas apeurée. Tout à coup le bruit d'une grosse porte en bois qui grince. Je veux savoir qui va arriver.
Je vois une très grande ombre, j'entends un toussotement très grave.
_Bonsoir Démettra. Je suis Matthias.
Un homme de 3 m de hauts, avec un visage de Viking, blond comme le blés et aux yeux au bleu profond. Il avait une très grande langue de 20 cm coupée en deux. En se mettant devant moi, il enlève son pantalon et dévoile deux sexes. Celui du haut est énormes, il fait 50 cm pour 15 de larges. Il est si gros qu'il a besoin de veines monstrueuses pour l'irriguer, celle du dessous est plus petite 30 cm et 10 de large. Elle a un gland fendu en deux qui suinte beaucoup.
_Je suis le fils caché de ton parrain, ayant une grosse anomalie génétique me forçant à rester cloitrer dans mon domaine il a fallut trouver une solution pour que je vive une vie normal. C'est pour ça que les meilleurs amis de mes parents t'ont conçu. Pour être ma femme. Aujourd'hui nous allons tout les deux perdre notre virginité, tu porte mon alliance maintenant.
_Mon père me l'a annoncé ce matin. Je me résout à leurs volontés.
_Je vais commencer par te lécher la chatte.
Je sens deux antennes baveuses se poser de part et d'autre de mon clitoris, elle danse en prenant tout l'espace dont dispose mon sexe. Je me laisse faire car cet homme m'excite à mort. Deux sexes et deux langues de quoi devrais je me plaindre? Surtout qu'il sait très bien manier ses deux langues ensembles. La bouche luisante de mes sucs, il se relève et viens vers mon visage. Il prend son énorme queue dans sa main, me demande d'ouvrir la bouche et de branler celle du dessous. J'ouvre ma bouche en grand, il pose son gland. Il apprivoise ma gorge en faisant des va-et-vient qui pousse a chaque fois quelques minutes plus loin. Je suis apnée a chaque fois qu'il enfonce. J'en rentre la moitié, mes yeux pleur, je suis violacé et les yeux injecté de sang il arrête la.
Il se remet derrière, enfonce dans mon cul un doseur à bouteille d'huile et en vide un peu dans mon fion. Il place sont gland sur mon trou et dune pression permanente il fait péter chaque cm de mon anus lentement mais en une seule fois. Je suis exploser mais je kiff! Une fois son enclume calé au fond de moi. Il attrape la deuxième et l'enfonce en moi comme une lettre à la poste.
Il attrape de ses grosses mains mes larges hanches et me secoue sur ses bites, tout à coup je les sens se raidir encore plus et je sens celle de mon cul, expulsé une cartouche comme s’il le vomissait, ce n'était pas du sperme normal. C'était des sorte de petits œufs gluants, des œufs de lampes en 5 fois plus gros et en blanc. L'autre queue crache aussi, mais du vrai sperme cette fois-ci.
Il essuie ses deux glands sur mon visage, la vision de nous deux fait monter mon plaisir et les convulsions de mon sexe qui recrache autant que si je vomis. Me font bander les tétons, l'épiderme, le clitoris et mes yeux se révulsent. Je crie des puissants oui et je tombe ko. Sans énergie, on se regarde c'est le coups de foudre.
Il me libère de la cage, je m'allonge dans ses bras, visqueuse. Nous décidons de feuilleter l'énorme beaucoup avec écrit: " La bible de l'orgasme.". Nous nous retrouvons dans le bdsm, Matthias en tant que dominant et moi soumise. Nous décidons de mettre en place des demains notre nouvelle vie, mais avant tout on baise avant de dormir. Je m'empale sur son énorme sexe, le petit prends place dans mes fesses. Il me secoue d'avant en arrière. Chaque coup en avant laisse apparaitre un énorme sexe se dessiné dans ma parois abdominales.
669 vues
6 aime
Dans les films pornographiques, le SM sert de support à l'expression des fantasmes de puissance.
Sa mise en scène frise souvent le grand guignol. Pourtant, loin d'être une pratique fantaisiste, il traduit dans
la sexualité une tendance du psychisme à osciller entre domination et soumission. Qu'actualise-t-il ?
Quel en est le désir sous-jacent ?
Douleur et plaisir sont des sensations. Elles s'incarnent et permettent très tôt dans l'enfance de donner un espace
au corps. Celui-ci se construit comme espace sensible traversé de perceptions tantôt déplaisantes, tantôt plaisantes.
Le corps que nous sommes est initialement délimité par ces expériences. Le plaisir est tiré de la satisfaction des
besoins tandis que le déplaisir provient de leur frustration. Au départ, le plaisir est lié à la survie tandis que le déplaisir
indique une situation de danger vital. Il précède une possible disparition du sujet. Il se rattache donc à la mort.
Plaisir et déplaisir sont donc respectivement articulés aux pulsions de vie et pulsions de mort.
Le plaisir lorsqu'il survient recouvre la sensation désagréable précédente. C'est l'expérience d'une tension déplaisante
qui indique quel est le besoin à satisfaire : la faim, la soif, … Leur résolution procure du plaisir. L'expérience désagréable
est donc nécessaire à l'avènement du plaisir. Il est donc possible d'érotiser la douleur en prévision du plaisir qui viendra
lors de son apaisement.
De plus, le sentiment d'indignité à l'œuvre dans le masochisme rend possible l'émergence d'un partenaire qui viendra
le contredire. Le masochiste appelle donc un objet qui, en l'avalisant dans cette position, lui permet de prendre du plaisir.
C'est le masochiste qui crée le sadique, attirant sur lui ses foudres, le masochiste est en situation d'être porté et secouru.
Ce secours peut prendre la forme d'une punition. L'autre, même s'il punit, s'occupe du masochiste, il répond à une tension.
Cette structuration est explicite dans le troublant film de Michael Hanecke: " La Pianiste."
Lors des pratiques SM, nous percevons un passage à l'acte sexuel des tendances psychiques. La sexualité confronte
à des représentations du corps qui touchent aux couples propre/sale, bien/mal. Certaines parties du corps sont ainsi
honteuses et attirantes (sexe, anus)Toutes pratiques sexuelles oscillent alors entre attirance et dégoût, douleur et plaisir.
Dans le SM, cette alternance devient l'objet visé par la pulsion. La mise en œuvre sexuelle du masochisme réalise
le fonctionnement psychique inconscient. Cette tendance est universelle. Nous faisons tous l'expérience de certaines
douleurs ambigües jusqu'au plaisir: la petite plaie muqueuse sur laquelle on passe inlassablement la langue,
la petite peau avec laquelle nous jouons. Ces expériences révèlent notre attrait pour la douleur et la manière dont
nous nous en rendons maître. Posséder la douleur c'est s'autoriser à la transformer, à la renverser en jouissance.
Le sadisme a, lui, une connotation négative dans nos sociétés. Il réfère à un acte délictueux, là où le masochisme
correspond à une position de victime. Hors des situations pénalement condamnables, le couple sado-masochiste
est pourtant indissociable. Le sadique est convoqué par le masochiste qui détient le pouvoir. Il est maître de l'acte.
C'est lui ou elle qui fixe le début et la fin des hostilités. Le sadique n'est alors qu'un artifice, un outil du masochiste.
Il se plie à son besoin de soumission et le rend possible.
Les rapports fondés sur la force et le pouvoir voire la violence sont courants dans la vie quotidienne.
Nous les retrouvons dans de nombreux systèmes hiérarchisés (entreprise, milieu scolaire, famille, …)
Certains individus y sont dominés tandis que d'autres y sont dominants. La position adoptée dépend de la structure
névrotique des êtres. Celle-ci est toujours liée au pouvoir, c'est-à-dire au rapport au phallus, le détenir, l'envier,
le vouloir, le perdre.
Le SM n'est donc pas une perversion mais plus l'expression dans la vie sexuelle de mouvements inconscients
ordinaires. Dans une certaine mesure en mettant en jeu les désirs les plus profonds, ces pratiques pimentent
la sexualité et ne posent généralement aucun souci puisqu'elles sont fondées sur un profond respect et une écoute
soutenue de l'autre. En effet, le SM actualise et réalise une part des désirs inconscients informulés des partenaires.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
723 vues
6 aime
Sacher Masoch est loin d’être l’initiateur de la théorie dont il s’est fait le défenseur, à laquelle il a donné son nom
et qui proclame que rien n’est si enviable que d’être frappé par l’être aimé: cette théorie de la jouissance dans la douleur,
par la flagellation ou l'algolagnie, comme l’appellent les Allemands, a de tout temps existé, de tout temps elle a eu des
adeptes et des défenseurs.
Parfois la douleur infligée ou subie et purement morale, c’est l’abnégation de soi-même envers l’être aimé;
mais le plus souvent cette abnégation va jusqu’à solliciter l’infliction de souffrances physiques pouvant aller jusqu’à la mort.
Cette forme d’érotisme n’est pas purement passive, elle et aussi active, car celui qui inflige la souffrance prétend souvent
éprouver autant de jouissance que celui qui la subit.
L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables: Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale,
Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle, les sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes,
Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants, Samson et Dalila, Salomon lui-même et ses nombreuses
femmes, qui en étaient réduites à le piquer pour exciter sa virilité; Phéroras, le frère d’Hérode, se faisait attacher et frapper
par ses esclaves femelles, si nous en croyons Josèphe.
À Rome, les fêtes des Lupercales, semblables aux Bacchanales et aux infâmes Saturnales, étaient l’occasion
d’orgies épouvantables: les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les rues de la ville;
les femmes se précipitaient hors des maisons à leur rencontre, présentant leurs épaules et leur gorge et les invitant par
leurs cris à les frapper. Par la pratique de ces superstitions, les femmes croyaient augmenter leur fécondité et être ainsi
plus agréables à leurs maris; elles étaient tellement pénétrées de cette croyance que l’usage de ces flagellations
solennelles persista pendant tout l’empire romain et même jusque sous les papes.
Le christianisme, lui aussi, pour établir son influence, dut avoir recours à l’antique usage du fouet, non plus pour éveiller
des désirs érotiques, mais au contraire pour maintenir l’homme dans la voie du devoir.
Les cloîtres et les prisons employèrent le fouet, pour mater les novices se révoltant contre les règles de leur ordre,
ou terrifier les malfaiteurs s’insurgeant contre la société.
Chacun a entendu parler de la reine Margot, qui, après s’être divertie la nuit avec de jeunes galants, les faisait torturer
et précipiter en Seine du haut de la tour de Nesles.
Brantôme, Boccace, Pogge, l’Arétin, Restif de la Bretonne, citent fréquemment des cas de flagellation.
Quant au trop fameux marquis de Sade, son nom est, chez nous, le synonyme même de ce genre d’érotisme.
La belle princesse Lubomirski faisait mettre à mort ses amants, après leur avoir fait subir les plus cruels tourments,
lorsque ces malheureux, accablés de jouissances, ne pouvaient plus répondre à ses séductions de sirène.
À Paris, on a de tout temps pratiqué le "jeu de l’esclave." Beaucoup de gens de la société s’y adonnaient.
Ce jeu consistait à se faire fouetter tout nu par une dégraffée, et il arrivait fréquemment que le naïf patient se donne
inconsciemment en spectacle à la galerie.
On pourrait à l’infini citer des exemples semblables de pré-masochisme, et bien que dans la Vénus à la fourrure,
Léopold de Sacher Masoch ait, en quelque sorte, tracé une partie de son autobiographie, les personnages de Séverine
et de Wanda ont eu, de tout temps, de nombreux précurseurs.
Désormais, la flagellation n'a plus l'air qu'elle avait alors. La pratique flagellatoire, diversifiée dans ses gestes, les désirs
et les symboles qui s'attachent aujourd'hui à elle, ne suffit plus à définir une modalité particulière du jouir. Elle ne cesse
pas de rejouer ce moment, lointain à présent qui l'a vue naître comme sexualité spécifique; produit des jeux amoureux
organisant les formes du plaisir. Elle est devenue une jouissance autonome qui se joue des jouissances instituées.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
1000 vues
10 aime
C'est le "camarade" paranoïaque Joseph Vissarionovich Stalin qui eut l'idée. Seul un démon pouvait avoir pareille idée mais pour le camarade Stalin le mot démon était faible. Peu d'êtres portant le titre d'humain peuvent se féliciter d'avoir assassiné plus d'un million de personnes et ce depuis que le monde existe. Le camarade Stalin est lui proche du record absolu en ce domaine. Comme tous les paranoïaques au pouvoir, il a toujours voulu tout savoir, tout contrôler, tout diriger. C'est pour cela qu'il lança, dès sa nomination au poste de secrétaire général du parti, c'est à dire dès qu'il eut les pleins pouvoirs, l'opération ultra secrète du nom de code "Katiousha".
En bon démon, le camarade Stalin savait que son cerveau ne fonctionnait pas comme celui des autres, les moutons, les brebis. Non, lui, il "sentait" les autres et reniflait les complots. Un démon terrifiant et presque invincible car dans le doute, il tuait toujours d'abord et réfléchissait après. Le camarade Stalin sentait bien qu'il devait exister d'autres démons comme lui sur le sol de la sainte Russie, des démons aux pouvoirs étranges, qu'il était préférable de connaitre, d'utiliser ou d'éliminer. Il organisa donc en douce une détection systématique. Mais comment expliquer cela à de stupides moutons fonctionnaires à colliers? Il créa donc lui même des tests qui semblaient anodins et demanda une prospection générale dans toutes les écoles de l'Empire. Les professeurs ne comprirent rien aux tests et pensèrent qu'il s'agissait d'une lubie administrative de plus. Mais Stalin en recordman du crime savait très bien ce qu'il faisait. Seules deux ou trois personnes pourraient répondre à ce qu'il recherchait d'après ses propres calculs de probabilité. Ils ne cherchait pas de simples démons, ceux là pullulaient, il en existait même bien plus que des humains. NOn, il cherchait un ou une super démon, une exception. Et en suivant son intuition, une seule personne fut capable de réunir toutes les conditions des tests. Ce fut Maria, une orpheline qui vivait dans un petit hameau perdu de la sombre taïga et profonde Sibérie.
Il la fit convoquer aussitôt au Kremlin. Maria parlait peu mais elle n'en avait pas besoin. Les autres comprenaient toujours très vite ce qu'elle désirait qu'ils comprennent et obéissaient....personne pour lui résister. Et Stalin n'eut besoin que d'un regard. Il sentit un flot d'ondes psy essayer d'envahir son cerveau. Il tira sur sa pipe et se mit à sourire à Maria.
-Enfin, je t'ai trouvée, lui dit il et il la serra contre son cœur. Et je ne te laisse pas 5 mn. Où tu m'obéis en tout et pour tout où ta vie s'arrête ici. Il n'avait pas besoin de revolver. Ses mains puissantes pouvaient briser le cou de Maria en un instant. Le geste était non équivoque.
Maria éclata de rire. Elle n'eut pas besoin d'ouvrir la bouche. Elle se rependit dans le cerveau de Stalin en ondes amicales.
Elle n'eut pas besoin de bureau, ni de secrétaires, ni de gardes. Elle reçu juste un traitement de membre de la plus haute nomenklatura et une datcha en dotation juste à coté de celle de Stalin.
Ce dernier venait souvent la voir et boire le thé, fumer sa pipe et se détendre avec Maria. Oh jamais de sexe entre eux, d'ailleurs Maria était complètement asexuelle, non, juste des rencontres de travail au calme. Et quel travail.....
J'espère que vous aurez compris ce dont je voulais parler dans cet article....
.
650 vues
0 aime
De mémoire je ne pense avoir eu qu'un master mémorable tout le reste c'étais "intéressant" tout au plus. Mais durant quelque mois j'ai eu le privilège de partager l'intimité d'un couple et c'étais très instructif pour moi. Voici une sorte de lettre ouverte qu'il leur est adressé.
"Dés le début il y a eu maître et monsieur. Et je me souviens que dés le début j'étais jalouse de vos regards. J'étais votre jouet certes, votre salope attitrée, votre sac à foutre et tant d'autre choses mais moi je n'avais pas droit à ces regards. Non vous me regardiez juste comme une slut et si j'ai toujours adoré ça, j'ai souvent surpris vos regards tendre quand vous vous vidiez en moi. Je vous l'ai jamais dit mais avec vous j'étais plus chienne qu'avec les autres, beaucoup plus chienne. Juste je pense car j'aurais tout fait pour ne serait-ce que saisir des bribes de ce qu'il y avait entre vous. Vos regards d'amour, votre tendresse, votre complicité...
J'ai jamais été prude mais je ne pense que très rarement avoir gobé des queues autant que les votre, avec un tel enthousiasme, avec une telle vigueur... Je vous l'ai jamais dis mais si je vous desobeissais parfois c'étais juste pour vous voler quelques instants de complicité. En fait je pense que si j'aimais autant quand vous me gicliez dans la bouche c'est parce qu'aprés avoir accueilli l'un je sentais l'autre arriver et que vous sentir tous deux en moi c'étais comme si je partageais votre complicité.
Je n'avais pas le droit de vous embrasser et ça je l'ai vite compris. Frustration et sodomie c'étais votre credo il parait. Je me souviens quand maître me faisait hurler, monsieur me tenait la bouche pour me faire taire. Avec sa main ou autre chose... Quand je hoquetais de peur sous votre main maître, monsieur me tenait le front et me disait que tout irait bien. Quand j'abandonnais vous me regardiez tout deux avec ce regard sévère qui me disais "continue".
Dans notre relation je n'ai jamais été qu'un sex toy mais j'ai bien aimé nos moments ensemble. J'ai bien aimé ce que vous avez accepté de me partager. Alors oui je sais j'ai pas été cool et du jour au lendemain j'ai disparu. Mais croyez moi bien que ce n'étais pas parce que je ne vous aimais pas juste parce que je vous aimais trop. Je ne pouvais rivaliser avec votre amour et ça me rendait dingue. Mais si vous me lisez sachez juste que même juste pour une nuit je rêve souvent d'être à nouveau votre salope attitrée.
Avec tout mon amour
Lilas"
530 vues
9 aime
Il arrive et me couvre de cadeaux. Mon propriétaire, dont je me suis tant languie.
Il m'offre des fleurs, plantées au centre d'une jolie cage de fer et de verre; nous avons les mêmes goût pour l'esthétisme.
Il m'offre des chocolats ; pour que nos gourmandises aient une entrée.
Il m'offre un repas, que nous nous faisons livrer ; parce que fatiguée je n'ai pas eu la tête à cuisiner.
Pour la majorité des femmes, mon propriétaire est l'homme parfait.
Il est protecteur, attentionné, cultivé, intéressant, intelligent, respectueux.
Seulement... parfois, je n'ai pas envie qu'il me respecte. Je n'ai pas envie qu'il soit aux petits soins... je ne veux même pas vraiment être une femme, je veux être sa chose, sa « ptite » chose.
Alors, ce soir ses cadeaux me rendent anxieuse, et la joie de les recevoir est vite éclipsée par la basse frustration de ne pas être avilie. Je connais ses humiliations, dans des moments de passions canalisées, il peut être des plus cruel, créatif et calculateur.
Ces moments cessent, quand nous sommes de nouveau dévorés par la vie plutôt que par l'envie.Un vide se créé en moi, Je ne me sens plus appartenue, je ne me sens plus à Lui, je me sens vivre de mon côté, je me sens vivre à côté.
C'est alors qu'ingrate petite chose que je suis je balais d'un revers de main les cadeaux, je renies ses attentions, je pervertis sa bienveillance et je lui hurle ma détresse.
Hier soir mon Roi m'a entendue et m'a offert en plus des fleurs, des chocolats, un repas, de son temps et son attention ; sa créativité tant convoitée.
La princesse de jour, catin de nuit à trouvé son Roi à deux visages.
Merci mon possesseur de toujours davantage combler en moi tout ce qui peut l'être.
377 vues
7 aime
"Monte, dit-il. Elle monte." Toute la dialectique d’Histoire d’O de Pauline Réage, classique de la littérature érotique
est contenue dans cette simple première injonction. Un ordre, sans explication, une soumission, sans interrogation,
ni inquiétude, O embarque avec son amant. Elle le suit confiante, s’en remet entièrement à lui, quelque soit la destination,
quelque soit l’issue.
Histoire d’O, c’est cela au fond, l’histoire d’une femme qui accepte de se donner, de se livrer entièrement au nom
de et pour l’amour. C’est même pour elle la définition même de l’amour: ce don intégral, cet abandon total, absolu tant
physique que psychique, à l’être aimé, ce "maître", ce "Dieu."
C’est ainsi qu’elle éprouve la satisfaction de se sentir désirée et possédée, Pauline Réage, (pseudo de Dominique Aury,
née Anne Desclos) invente et propose ici une vision inédite des rapports amoureux, à total contre-courant des discours
en vigueur (en particulier féministes) et de nos idéaux culturels romantiques. Une entreprise audacieuse et risquée
dans un contexte d’après-guerre où dominent encore une morale puritaine et une vision traditionaliste de la femme.
Histoire d’O aurait été écrit comme une lettre d’amour par l’auteur pour son amant Jean Paulhan (directeur de la NRF),
qui la délaissait. L’ouvrage d’abord passé inaperçu en 1954 (paru en même temps que "Bonjour tristesse" de Sagan
qui l'éclipse, mais aussi du "Thérèse et Isabelle", autre roman érotique de Violette Leduc qui l’éclipse, à laquelle l’auteur
voue d’ailleurs une grande admiration) a ensuite émergé à la faveur du prix des Deux magots en 1955.
Il sera vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et traduit dans une vingtaine de langues.
Succès qui ne manque bien sûr pas de déclencher la polémique, accusé d’être le roman de la soumission féminine
ou encore surnommé de livre intolérable par Mauriac.
On pourrait résumer très facilement le célèbre Histoire d’O. Quelques lignes suffisent, Une jeune parisienne, dont on ne
sait rien et dont on apprendra bien peu au fil des pages, est conduite, par son amant (René), un beau jour par surprise dans
un mystérieux château à Roissy (lieu choisi par hasard par l’auteur).
Elle y subira tous les sévices et outrages avant de devenir officiellement "l’esclave" de son amant qui la "donnera" ensuite
à son meilleur ami, l’inquiétant et fascinant Sir Stephen, qui finira également par l’abandonner.
Voici pour le fond, mais c’est bien sûr la forme qui est primordiale dans ce court récit composé de quatre
parties et d’une fin alternative. Cette forme et ce style lui donnent toute son intensité et recèlent de plusieurs niveaux
de lecture passionnants.
Pauline Réage ne s’embarrasse pas de préambule ou d’introduction à ses personnages et à l’intrigue,
elle entre immédiatement dans le vif (dans tous les sens du terme !) du sujet. O, dont on ne connaît même pas le prénom,
est conduite au château par son amant. Ce début direct ne manque pas d’interpeller le lecteur en entretenant le mystère.
Il faudra attendre la 2e partie pour avoir quelques indices sur la vie et l’identité de l’héroïne.
Cette construction et en particulier la première partie rappelle celle d’un rêve, d’un fantasme éveillé,
ce qui était d’ailleurs l’intention de l’auteur. Paulhan le compare lui à un conte de fée en postulant que les contes de fée
sont les romans érotiques des enfants. Au lieu de s’épuiser après la première partie particulièrement forte et marquante,
l’auteure parvient à poursuivre son intrigue avec cohérence en orchestrant un crescendo dans "l’apprentissage" d’O
allant jusqu’à sa déchéance, ou "son élévation" selon le point de vue que l’on adopte.
C'est ensuite l’art de la mise en scène de Réage qui captive. Avec un goût du détail et une richesse sensorielle,
elle nous plonge dans l’ambiance de ce château d’un genre particulier, ses rites, ses règles (l’interdiction de croiser
les jambes ou de fermer tout à fait les lèvres en signe d’offrande perpétuelle, ne pas regarder les hommes du château
au visage…), ses costumes (les femmes sont notamment vêtues comme des servantes du XVIIIe siècle avec de longues
jupes bouffantes et des corselets serrés) et les matières (la soie craquante, le linon, les bas de nylon noir, la jupe en faille
noire, la robe de satin vert d’eau, les mules vernies à hauts talons qui claquent sur le carrelage,…) ou encore son mobilier
de boudoir très étudié (la grande cheminée, les fauteuils club en cuir, la porte en fer forgé, le dallage noir…).
Elle s’attarde également à la description des rituels de préparation d’O qui renforcent l’action qui va suivre: le bain,
le maquillage érotique, la pointe et l’aréole des seins sont rosies, "le bord des lèvres du ventre rougi", le parfum longuement
passé sur la "fourrure des aisselles et du pubis", Bref, c’est un récit très théâtral.
Elle accorde aussi une grande importance à la description technique et précise des instruments de sévice,
"un fouet de cordes assez fines, qui se terminaient par plusieurs nœuds et étaient toutes raides comme si on les avait
trempées dans l’eau", "un fouet de cuir fait de six lanières terminées par un nœud", ainsi qu’aux postures d’attachement
aux poteaux, aux crochets des murs à l’aide d’anneaux, de chaînettes.
Ils deviennent presque des parures ce qui fait dire à O par exemple que son amie "serait plus belle avec un collier et des
bracelets de cuir." ou encore "que les coups et les fers allaient bien à Yvonne."
Ce sont enfin les marques de violence qui s’impriment sur les corps qu’elle restitue avec acuité: les sensations des cordes
sur la peau tendre à l’intérieur des cuisses, les balafres, boursouflures de la peau, les "marques fraîches" de cravache sur
les reins, "de belles zébrures longues et profondes." Ces marques sont autant de preuves d’amour tangibles à ses yeux.
Une belle imagination pour dire sans dire, même si cela peut aussi agacer ou frustrer certains lecteurs qui aimeraient plus
de direct. Une écriture tactile qui rappelle celle de Colette parfois. Elle nous fait ressentir toutes les sensations charnelles:
"la banquette en moleskine glissante et froide qu’elle sent se coller sous ses cuisses", "sur un tabouret elle sent le cuir
froid sous sa peau et le rebord gainé de métal au creux même de ses cuisses."
C’est encore la description très sensible de la beauté féminine (O est bisexuelle) à travers notamment le portrait
de Jacqueline, un mannequin dans le studio photo où elle travaille: "Tout en elle sentait la neige: le reflet bleuté de
sa veste de phoque gris, c’était la neige à l’ombre, le reflet givré de ses cheveux et de ses cils: la neige au soleil.
Elle avait aux lèvres un rouge qui tirait au capucine, et quand elle sourit, et leva les yeux sur O, O se dit que
personne ne pourrait résister à l’envie de boire à cette eau verte et mouvante sous les cils de givre."
Etre enchaînée, fouettée puis marquée aux fers ne sont finalement que des métaphores, des actes symboliques
pour exprimer ce désir d’appartenance (appartenir à l’être aimé), synonyme d’amour, tapi, consciemment ou non,
en chaque femme. Il est intéressant de suivre le cheminement psychologique ambivalent d’O pour le réaliser.
D’abord interloquée, troublée, elle tente de comprendre "l’enchevêtrement contradictoire et constant de ses
sentiments" et son goût inattendu pour le supplice, "la douceur de l’avilissement."
Ce n’est pas la douleur qu’aime O mais c’est ce qu’elle représente et plus particulièrement ce que les gestes
de son Amant représentent. "Elle ne souhaita pas mourir mais si le supplice était le prix à payer pour que son
amant continuât à l’aimer."
Tout est donc avant tout le fruit d’une interprétation intellectuelle: "O sentait que sa bouche était belle, puisque
son amant daignait s’y enfoncer… " ou encore "Oserait-elle jamais lui dire qu’aucun plaisir, aucune joie, aucune
imagination n’approchait le bonheur qu’elle ressentait à la liberté avec laquelle il usait d’elle, à l’idée qu’il savait
qu’il n’avait avec elle aucun ménagement à garder, aucune limite à la façon, dont sur son corps, il pouvait
chercher son plaisir."
La sanction est plus floue quant au deuxième récit, qui se présente comme une suite, et dont O. reste l’héroïne,
"Retour à Roissy" précédé d’un texte qui éclaire les "circonstances" des deux romans, une partie de la biographie
amoureuse de l’auteur. "Suite" en réalité ne convient pas. Dans sa très belle postface, Pieyre de Mandiargues
pose la question, faisant remarquer que "Retour à Roissy" est peut-être un chapitre, initialement retiré, d’Histoire d’O,
ou encore que l’auteure a proposé, juste avant la table des matières, une autre fin au livre, dans laquelle O. se donne
la mort, interdisant ainsi toute suite.
Quoi qu’il en soit, d’un récit à l’autre, nous passons de l’équateur à l’Arctique, et le lecteur qui attendrait de trouver dans
le second les mêmes descriptions érotiques que dans le premier serait déçu, "Retour à Roissy" ne décrit plus dans le détail
les scènes sexuelles, mais dit le fait, jusqu’à réduire O. à une fiche anthropométrique.
Cette mutation théorique signe le changement de position subjective d’O. (et probablement de l’auteure).
Dans Histoire d’O, René, son amant, cède O. à sir Stephen, O. change alors d’objet d’amour, et elle se dévoue corps
et âme à la perversion de sir Stephen parce qu’elle l’aime. Elle se prête, plutôt qu’elle ne se donne, aux fantasmes de son
nouvel amant, elle les anticipe même, ou les complète.
Dans "Retour à Roissy", le tableau change, parce que l’amour d’O. se trouve miné
par une question qu’elle ne peut éliminer. Maintenant qu’elle est à Roissy, dans un bordel de luxe dont sir Stephen est
manifestement un des actionnaires, sinon le propriétaire, O. n’est plus sûre que, quand elle est livrée à d’autres hommes,
ce soit pour le "plaisir" de son amant.
O. sait désormais qu’elle est une marchandise, et que les flagellations qu’elle a subies étaient non pas pour satisfaire
la libido de son amant, mais des moyens pour ajouter de la valeur au produit qu’elle était devenue, objet sexuel silencieux.
"Retour à Roissy" est ainsi le récit d’un questionnement en cours qui cependant n’aboutit à aucune décision, même après
l’assassinat probablement commis par sir Stephen pour des motifs mafieux d’un homme, Carl, auquel il l’avait livrée.
Le livre s’achève sur un non-lieu: O. est libre de quitter Roissy, mais le fera-t-elle ?
"Les pages que voici, écrit-elle en exergue, sont une suite d’Histoire d’O, Elles en proposent délibérément la dégradation,
et ne pourront jamais y être intégrées." Ces mots tirent, pour l’auteure, la conséquence qu’O. n’a pas tirée: vanité,
pour une femme, de se consacrer à la satisfaction du fantasme imputé à l’homme qu’elle aime, parce que cet homme,
quel qu’il soit et même si son amour pour cette femme reste intact, est irréductible à la dite satisfaction.
Pauline Réage ouvre l’espace pour elle-même d’une jouissance qui ne se laisse pas chausser par la castration.
Sa soumission peut devenir passivité sans qu’il soit besoin d’un maître pour en garantir la qualité.
Jouissance de l’Autre à jamais Autre, et non pas de l’Autre réduit à l’Un.
Ainsi se nouent, une fois encore grâce aux lettres, l’impossible du fantasme et l’immortalité de la libido.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
596 vues
6 aime
Lilly est une schizoïde depuis qu'elle est ado, c'est du moins à ce moment là que c'est devenu visible pour tous, sauf pour elle. A une autre épooque elle aurait pu finir sur un bûcher, brûlée comme une sorcière. Là elle a eu droit a un psychiatre et un traitement. Mais lilly déteste les médocs. Elle n'a gardé que le suivi régulier avec son psychiatre. Les médocs eux finissent toujours à la poubelle.
Lilly a compris qu'elle devait dissimuler. Ne plus rien dire. Voix, apparitions, poltergeists, elle en parlait seulement à son psychiatre qui l'aidait beaucoup à vivre et accepter cette différence. ET puis elle aimait ses apparitions. Il y avait de tout. Des justes décédés, des âmes errantes, des djinns, et puis il y avait Anthony, ce beau crétin quii voulait la sauter tous les matins.
ILs adoraient se retrouver sur cette plage au sable si chaud, pleine de soleil et de calme. Anthony bandait comme un âne chaque fois qu'elle prenait plaisir à lui apparaître. Ce crétin rêvait de se la violer mais hop hop, chaque fois elle lui échappait. Elle sentait juste son gros gland congestionné contre sa rondelle ou à l'entrée de sa chatte et hop hop, Anthony restait la bite en l'air....Cela faisait beaucoup rire Lilly.
Surtout qu'elle avait appris à,disparaître et donc à voir, sans être vue. Elle adorait regarder Anthony se branler en pensant se taper son joli cul. Elle lui massait la nuque et le regardait exploser.
Quel crétin cet Anthony. Il avait des dons, mais pas assez, pas comme Lilly. Sans quoi ils auraient vraiment pu faire l'amour en apparitions l'un pour l'autre. C'est l'amour Divin il parait.
634 vues
0 aime
Anthony est une usine à dopamine à lui tout seul. Son cerveau en fabrique trop, il baigne dedans depuis sa naissance. Il est toujours heureux. On pourrait dire Anthony le bien heureux. Sauf que...
Anthony est confronté à tous les phénomènes étranges qui vont avec. L'un d'eux est une apparition qui vient le voir tous les matins après son café bien sucré. Il est bien, détendu et comme au nirvana, comme toujours, avec son fin sourire au coin des lèvres. Un sourire qui ne le quitte jamais. On ne sait pas s'il se moque, s'il est ironique ou heureux. Il aime se vautrer dans son canapé et déguster du café à fines gorgées. Et là zou maï son apparition du matin.
Cela commence par des lumières grises et jaunes, une sensation de chaleur dans le ventre. Tout devient cotonneux. Tout s'estompe. IL flotte, ne sens plus ni ses bras ni ses jambes. Cela tourne un peu, tangue et il est sur une belle plage au sable doré. Un beau soleil bien chaud et jaune sur une mer turquoise. Des palmiers et là devant lui, lilly, toute nue, si belle. Anthony se croit sur un tableau de Gaugin. Lilly a des formes généreuses de vraie femme, pas de celles qui font pitié avec la peau et les os. Non, lilly est toute en volupté et Anthony bande dur chaque fois que lilly apparait. Il n'a qu'une envie c'est de se la troncher tranquille sur cette plage. Lui mettre sa grosse bite tendue dans tous les trous, y compris le nez et les oreilles. Il aime tout en lilly, surtout ses belles grosses fesses.
Oui, mais comment se sauter une apparition? Lilly le sait et se moque. Elle joue la taquine.
-Je te fais bien bander mais tu mettras pas ton pieu dans mon cul !
Et tous les matins Anthony essaie de se la faire. Il arrive parfois à la coincer sous un palmier. IL sent ses grosses fesses chaudes, sa chatte qui dégouline. Il est prêt et pouf...Lilly se dérobe, se moque et apparait plus loin.
Chaque fois c'est pareil Anthony se finit à la main. heureusement que son apparition ne peut pas lui poser une cage de chasteté. C'est son sport du matin, une bonne branlette et courir après la belle lilly sur une plage perdue on ne sait où. Et toujours cette dopamine qui coule à flots dans son cerveau.
488 vues
0 aime
Ma Maitresse m'a demandé de lui faire un résumé sur les points positifs et négatifs de la domination féminine avec ou sans port de la cage de chasteté pour le soumis, suite à la lecture d'un débat à ce propos sur un blog.
Sachez que j'ai repris les arguments abordés par les deux parties, en ajoutant quelques uns des miens puisque j'ai une certaine expérience sur ce sujet.
En espérant que les Maitresses et soumis relanceront le débat ici:
AVEC LA CAGE:
-Points positifs:
-Rend l'homme docile, doux, attentionné
-La cage de chasteté excite le soumis et elle booste la libido
-Apaise le soumis car il s'y sent en sécurité, cadenassé
-Empêche tout rapport sexuel, et donc rend fidèle
-La Maitresse peut arborer la clé autour de son cou comme symbole fort
-Le port de la cage de chasteté est également un symbole fort de soumission pour le soumis
-La totalité des érections appartiennent à la Maitresse -La Maitresse a moins besoin de surveiller son soumis
-Allie contrainte, frustration et contrôle -Permet d'humilier le soumis ou le faire bander douloureusement
-Le soumis doit uriner en restant assis -Facilite l'obéissance et la soumission dans les relations à distance
-Le soumis accepte plus facilement certaines pratiques qu'il refuserait habituellement
-Permet des jeux ou punitions basés sur l'enfermement de la queue du soumis et sa potentielle libération
-Points négatifs:
-La demande vient plus souvent de l'homme que de la femme
-La cage n'empêche pas de se masturber ou jouir
-Provoque des érections douloureuses la nuit(mauvais sommeil)
-Complique la pratique du sport
-Altère la qualité et la durée des érections, raccourcit le sexe, et rend éjaculateur précoce à long terme
-Solution de facilité: le soumis est soumis plus à la cage qu'à sa Maitresse
-Pas toujours très esthétique
-Se voit sous le maillot, pantalon etc....
-Pas très hygiénique non plus
A long terme le soumis ne peut plus s'en passer, il est accro
SANS LA CAGE:
-Points positifs:
-Permet de lui apprendre à devenir un bon amant performant
-Le soumis doit rester chaste seulement grace à sa volonté, il est réellement soumis à sa Maitresse et non à la cage. Sa soumission est plus authentique.
-Permet à la Maitresse de voir son soumis bander souvent, notamment quand et comment il est excité. L'érection montre l'excitation de la soumission
-Permet des jeux, exercices ou entraînements basés sur la masturbation et les érections sur commande avec conditionnement verbal -La cage devient un accessoire de jeu ponctuel et ludique ou de punition(pointes de discipline)
-C'est un plus grand challenge que le soumis reste chaste: apporte fierté aux deux partenaires.
-Bonne qualité des érections
-C'est dur pour le soumis, et celà peut être un plaisir pour sa Maitresse que ce soit dur pour lui
-Le soumis peut faire du sport en étant tranquille
-Points négatifs:
-Demande à la Maitresse de mettre en place une emprise bien plus forte(et donc un plus gros investissement pour elle) qu'avec la cage qui aide énormément
-Demande une grande force mentale au soumis pour tenir et ne pas être tenté de se masturber et jouir. Il sera plus tenté de se toucher machinalement
-Obligation de punitions très sévères si le soumis se masturbe, et pire encore s'il jouit
-Etre chaste sans cage rend précoce également, mais moins qu'avec la cage
-Sans cage, le soumis a besoin qu'on lui rappelle les règles et qu'on le recadre plus souvent
-Le soumis sera plus rebelle et rétif à certaines pratiques qu'il accepterait s'il était encagé
3.1000 vues
0 aime
Évacuons immédiatement un point de détail sémantique: il n’existe pas de réelle différence entre érotisme
et pornographie. Les limites que voient certains, comme la crudité du vocabulaire, par exemple, ne sont pas
les mêmes que ce que d’autres considèreraient comme choquant, d’autant que les appréciations en la matière
changent en permanence au fil du temps, des sensibilités et des régions du monde.
Pour nous cantonner à la France, les règles ont évolué de façons diverses puisque des thèmes très extrêmes
il y a un siècle feraient bailler aujourd’hui un adolescent en pleine explosion pubertaire alors que d’autres considérés
comme simplement galants seraient probablement proscrits à notre époque.
Mentionnons dans cette dernière catégorie Georges Bataille, André Gide ou surtout Pierre Louÿs, dont certains livres
vaudraient aujourd’hui une réprobation unanime, et justifiée, pour apologie de la pédophilie, ainsi que quelques vers
d’Arthur Rimbaud difficilement clamables.
Concernant l’évolution des mœurs, il est amusant de rappeler que Gustave Flaubert fut condamné pour "outrage
à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs" avec son roman "Madame Bovary" et qu’Émile Zola fut surnommé
le Pornographe lorsque ses lecteurs découvrirent "Thérèse Raquin." De nos jours, ces chefs-d’œuvre sont en vente libre
sans précaution particulière et font partie du corpus régulièrement enseigné dans les lycées.
Car, dans l’expression "littérature érotique", il est important de rappeler que figure le mot "littérature."
Sans même avoir à citer les écrits sulfureux de Sade, rappelons que des auteurs honorablement connus comme Ronsard,
Rabelais, Corneille, Jean de la Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Balzac, Musset, Baudelaire, Mirabeau, Flaubert,
Anatole France, Théophile Gautier, Maupassant, Stendhal, Apollinaire, Verlaine, Aragon, Kafka, Colette, Artaud, Bataille,
Eluard, Gide, Sartre, Camus et tant d’autres ont écrit les pages les plus belles et les plus brûlantes de la littérature
érotique et pornographique française.
Le plus souvent, l’érotisme est méprisé. C’est pourquoi nous devons parler de la lâcheté du mépris: celui-là est lâche
qui vilipende ce qui l’aurait porté, avec de la chance, à un tragique ravissement. Mais nous devons en même temps
dénoncer le reniement de ceux qui aperçoivent la suprême valeur et la justification ultime de l’érotisme.
Le plus lourd est qu’à l’érotisme, l’anéantissement est si bien lié qu’il ne pourrait survivre à un triomphe qui serait
celui de l’anéantissement. La naissance et la vie sont inconcevables sans lui. Mais l’érotisme appelle lui-même
les aberrations où il sombre. La honte répond si subtilement au désir de la frénésie du désir que, sans la honte
dissimulée dans son objet, le désir n’atteindrait pas la frénésie. Les psychiatres le nient; pour maintenir en eux
dans sa simplicité le mouvement de la science, ils tiennent pour rien une évidence qui découle à peu près de tout
le mouvement de l’érotisme. Même alors que la honte n’est pas ouvertement désirée, elle est voilée dans l’angoisse
du désir.
Si nous n’excédions la honte en quelque renversement, nous n’accéderions pas à l’extase qui abolit les jugements
de la vie commune. L’extase est même l’effet de cette abolition. Le bien-fondé de ce jugement est l’origine de l’extase,
qui exige justement de bafouer tout ce qui fonde.
C’est cette extravagance démesurée, ce paradoxe souverain, qu’est l’existence humaine.
Nous ne la trouvons jamais au repos, et c’est pourquoi notre pensée est un débris porté par un torrent.
Jamais une vérité énoncée n’est qu’un débris, sitôt dite, si ce n’est cette extravagance malheureuse, que propose,
en tremblant, l’esprit perdu de honte.
Ainsi ne pouvons-nous jamais parler vraiment de l’érotisme.
Il est toujours, dans une assemblée, un sujet qui soulève un tollé; il peut alors être trop tard pour dénoncer
l’extravagance commune à ceux qui vocifèrent et à ceux qui considèrent le scandale; il peut y avoir un défaut dans
la position des protestataires; parfois l’extravagance qu’ils réprouvent définit l’humanité au nom de laquelle,
ils prétendent imposer le silence.
Mais l’extravagance de leurs cris est corollaire de la première: elle aussi est inévitable.
S’il s’agit de littérature, l’attitude de l’indignation est d’autant plus sotte que l’objet même de la littérature est le paradoxe.
Ceux dont la vie est régulière, et que nulle anomalie de leurs actes ne désigne, ennuient. C’est, il est vrai, la seule objection
valable opposée à l’érotisme en littérature: la peinture de l’érotisme ne peut être renouvelée, le paradoxe que l’érotisme
est par essence se change en une répétition oiseuse et, par là, rentre dans la norme et dans l’ennui.
Mais l’objection peut être retournée; si la littérature érotique se répète, c’est qu’elle le peut sans lasser un lecteur ému
par un scandale qui l’étonne toutes les fois à travers des suites de romans qui changent de titre, et ne changent pas de
situation. N’était l’indifférence de ce lecteur à la répétition, la littérature dont la vie secrète est l’objet pourrait aussi bien
proposer le renouvellement, mais s’il s’en passe ? Mais s’il tient à l’inavouable monotonie, dont joue la médiocrité de l’attrait,
jamais épuisé, de l’abjection ?
Il est des lectures que dérangerait la valeur littéraire d’un livre...
Le ressassement, pourtant, n’intéresse qu’un petit nombre; au-delà, la liberté, le désordre et l’agacement de toute la vie
ne sauraient finir de mettre en cause le paisible accord dans le désaccord et cette paisible coexistence des violences
complémentaires sur lesquelles est fondé le double jeu de toute la vie. À ce point la description érotique envisage mieux
que la répétition. La répétition l’éloignait du déséquilibre infini qui dérange le sommeil de l’être. L’être est lui- même,
il est dans son essence déséquilibre: il est la question sans réponse. La répétition érotique n’a jamais su qu’à la faveur
de l’assoupissement ménager cette ration de désordre et d’agacement sans laquelle la lecture ennuie.
Mais, toujours, un déséquilibre l’emporte: l’érotisme appelle au sommet le désordre sans limite.
Au-delà de la répétition, la possibilité de la littérature érotique est celle de l’impossibilité de l’érotisme.
Le sens même de la littérature est donné dans cette ascension d’un sommet, où ce qui manque toujours est l’espoir
de souffler. Sade dénigrait l’accord qui accueille et bannit dans le même temps la vie charnelle; sa plaidoirie exiga
pour l’érotisme tous les droits, mais il n’est pas de réquisitoire qui l’accable davantage. Il plaça la liberté de l’érotisme
sur le pilori de ses fureurs.
Personne ne montra avec plus de soin qu’il ne fit l’infamie de l’érotisme. Sa rage redoublant dans la mesure de la cruauté
des crimes qu’il imagina; c’est lui qui le premier, et le plus parfaitement, fit de la littérature érotique une expression de l’être
à lui-même intolérable qu’est l’homme, de son extravagance infinie et de son paradoxe souverain.
L'absence d’intérêt pour l’érotisme doucereux ne le préserva pas, il est vrai, de la répétition obsédée;
il n’a pas évité le ressassement de l’horreur, mais le sommet auquel parvint le ressassement était celui de l’impossible.
Érotique, la littérature peut se dérober, ou même elle peut céder à la répétition, mais elle est, dès l’instant où elle se libère,
une expression de l’impossibilité.
Sade eut finalement des conséquences, elle porta nécessairement à l’extrême une exigence de la littérature
souvent réservée à la poésie, qui la veut contraire au sens du langage, qui veut qu’elle anéantisse, en un mot,
tout le mouvement que porte la parole. La parole obligée par essence d’exister, par essence obligée d’affirmer
ce qui doit être. L’érotisme est contraire à ces mouvements qui s’affirment comme les effets d’un devoir
auquel ils répondent.
Il se peut que la nature innommable de l’obscène ne le supprime pas. Ce qui ne peut entrer dans l’ordre du langage
existe en tant qu’il lui est contraire et même est susceptible d’en briser l’ordre. Quoi qu’il en soit, de deux choses l’une:
ou la parole vient à bout de l’érotisme, ou l’érotisme viendra à bout de la parole. Ceci a lieu de plusieurs manières;
il n’importe, si la mort est à la fin. Nous vivons toujours la même insoutenable vérité, qui nous mène à la négation de
ce que, malgré tout, nous devons affirmer: nous sommes réduits à nous accomplir dans le paradoxe d’une parole
affirmée avec force, sans autre fin que nous donner les gants de la trahir.
L’érotisme serait-il érotisme, le silence serait-il silence, s’ils n’étaient d’abord douce trahison ?
C’est la justification et le sens d’une littérature érotique si grandement différente aujourd’hui d’une pornographie mécanique.
Un roman aussi admiré qu’Histoire d’O, par un côté semblable à la littérature de répétition, en diffère néanmoins dans la
mesure où, magnifiant l’érotisme, il en est néanmoins l’accablement.
Il n’en est pas l’accablement si le langage en lui ne peut prévaloir sur un profond silence qui est comme la trahison
de la mort, la trahison dernière que la mort est risiblement. L’érotisme d’Histoire d’O est aussi l’impossibilité
de l’érotisme. L’accord donné à l’érotisme est aussi un accord donné à l’impossible, du désir de l’impossible.
Le paradoxe d’O est celui de la visionnaire qui mourait de ne pas mourir, c’est le martyre où le bourreau
est le complice de la victime; ce livre est le dépassement de la parole qui est en lui, dans la mesure où, à lui seul,
il se déchire, où il résout la fascination de l’érotisme dans la fascination plus grande de l’impossible.
De l’impossible qui n’est pas seulement celui de la mort, mais celui d’une solitude qui se ferme absolument.
Cette littérature,si, en un sens, elle est possible, est d’accord avec ceux qui la condamnent.
Elle aspire au silence d’une horreur qui a seule la force de la comprendre.
À quel point la répétition sera difficile à partir de là ! Ce livre, en cela comparable à la Roberte de Klossowski,
qui égare davantage, qui par là, peut-être, est plus admirable, est le livre de l’exception.
S’il est vrai que, depuis longtemps, l’édition n’a rien sorti d’égal à ces deux inavouables romans,
ils n’annoncent pas le renouvellement, mais la difficulté, mais l’impasse de la littérature.
La littérature étouffe de l’inviabilité réelle qui est cruelle et pourtant est merveilleuse de toute la vie.
Elle étouffe d’autant plus qu’elle fait son oeuvre, qui est de mettre fin à la possibilité du langage qui la porte.
Dans les déchirements auxquels nous mènent les miracles de notre joie, la littérature est la seule voix, déjà brisée,
que nous offrons à cette impossibilité glorieuse où nous sommes de ne pas être déchirés; elle est la voix que nous
donnons au désir de ne rien résoudre, mais, visiblement, heureusement, de nous livrer au déchirement jusqu’à la fin.
Mais la littérature, le plus souvent, tente d’échapper et d’imaginer de piètres issues.
Pourquoi lui marchander le droit d’être frivole ?
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
867 vues
9 aime
Lune du matin.
Sans un bruit, dissimulée par la pénombre
Elle profite de mon sommeil pour rejoindre le soleil.
Une nuit de passion pour savourer une rencontre.
Les yeux ouvert, et le corps en sommeil
Je le regarde.
Je le regarde.
Dévêtu il suit la trace de nos tissus mélangés
Tel un lion , silentieusement il évolut
De ses formes masculines, je rêve de la nuit.
Pour lui je dors.
Pour lui je dors.
Mais l'ambre de mes yeux glissent sur sa lune.
Haute dans le ciel pour un matin
Ce suivez moi Madame
Attire mon intérêt, a les voir évoluer de ci de la.
Ce balançant au grès de sa démarche
Ses fesses, douce et blanche
Attise mon desir
Attise mon souvenir
De les avoir caressées
De les avoir réchauffées.
Dénudées elles s'exposent à ma tentation
Douce lueur de lune,
douce aventure de brune
N'ai-je point l'envie de m'en accaparer la propriété.
Une loi devrait être faite dans ce sens
Elles qui troublent mes sens.
L'envie est là
Elles sont là
Alors d'un élan assure par ma nuditee
De mes mains j'attrape ce pain défendu
Pour en faire mon petit déjeuné
Jusqu'au souterrain de la nuit sans lune.
Madame
Merci Ma Dame pour m'avoir ,en son temps,ecrit ce texte que je vous ai inspiré
438 vues
2 aime
Ma soumise se comporte bien, l'histoire continue. Profitons! Après avoir été lavée, la demoiselle fut préparée. Une autre femme en toge la maquilla, sur le visage et sur les marques qui couvraient son corps, signes des sévices qu'elle avait endurés La main douce qui passait les onguents sur sa peau, les pinceaux et les brosses, chatouillaient son épiderme encore sensible après la chaleur du bain Autour d'elle, d'autres filles étaient préparées. Elle voyait leurs corps nus passer près d'elle, dans un ballet silencieux, sous les yeux grossiers des gardes. Elles se levaient, s'asseyaient, se penchaient en avant ou en arrière en réponse à un simple geste des femmes en toges, comme des automates Il y avait des filles de toutes les origines, de toutes les couleurs de peau et de cheveux. Presque toutes étaient fines et élancées, mais une ou deux, au fond de la rangée, semblaient plus rondes. Et aucune ne pouvait avoir plus de la vingtaine. Seules les femmes en toges semblaient plus âgées. Quand sa maquilleuse fut satisfaite de son travail, on les rangea en ligne. Un des gardes passa devant elles, laissant traîner négligemment la main sur leurs corps, glissant sur une chatte, pinçant un téton. Puis il appela une série de nombres. Répondant à leur matricule, des filles s'avançaient d'un pas, et recevaient un titre, qui semblait être leur rôle à venir "danseuse", "meuble", "serveuse", "confort", "spectacle"... Les mots se succédaient, et à chacun, le cœur de la demoiselle battait plus fort. Des images irrépressibles montaient à son esprit, sur la façon dont chacune de ces filles allait être utilisée. Enfin, le garde arrêta. Il ne restait plus que quatre filles. Il les laissa patienter un moment puis rugit "à genoux!" La demoiselle sentit ses jambes fléchir sous elle. Avant même d'avoir compris le mot, son corps avait obéi. "Les yeux à terre!" Terrifiée, elle ploya la nuque. Une botte se posa devant elle. "Léchez mes pieds!" Comme un seul être, les quatre filles s'élancèrent en avant, deux sur chaque botte, et se mirent à lécher. La demoiselle ne regardait même pas l'autre esclave. La tête baissée, le goût du cuir sur sa langue, elle tremblait et sanglotait intérieurement, en priant pour ne pas être battue. L'homme restait debout. Sa voix était devenue ironique et mielleuse "Voilà. C'est comme ça que vous devriez être. C'est à ça que vous servez. Restez en bas. Ecoutez, et léchez." "Vous êtes ici pour servir, et pour souffrir. Vous allez être utilisées, humiliées, changées en objets de sexe pour les hommes et les femmes supérieurs qui sont les bienfaiteurs de l'Académie. Vos bienfaiteurs" "Pour ce soir, vous allez être exhibées. Nous allons satisfaire la curiosité de vos bienfaiteurs, leur montrer qui seront les élèves qui les serviront les prochaines fois, à quoi ils peuvent s'attendre" "Puis vous servirez de meubles pour leur amusement. Vous serez des attractions secondaires. Vous n'êtes pas encore assez entraînées pour leur servir même de chiennes." "C'est compris?!" Sa botte se leva, et la demoiselle se recroquevilla, le front contre terre. Mais ce fut une des autres filles qui reçut le coup. Son cri résonna alors qu'elle s'effondrait. Elle se releva aussitôt, et revint lécher la botte, revenue à leur portée. La demoiselle fit de même. "Arrêtez maintenant. Relevez-vous et suivez-moi" Il les mena dans un coin de la salle. Deux femmes leur passèrent rapidement des bracelets d'or aux mains, et un collier d'or enserra leur cou. Des chaînes partaient de ces bijoux, rattachées à des pinces qui furent posées sur leurs tétons La demoiselle se laissa faire, malgré la douleur qui traversa ses seins quand les pinces furent accrochées, et la restriction de ses mouvements. Elle se laissa aller sans résister quand on la fit se pencher en avant et qu'on lui inséra un bijou dans l'anus. Elle ne bougea pas quand le corset doré se referma sur sa taille et comprima ses poumons Tout lui semblait si inévitable que son esprit l'abandonna, et qu'elle ne fit plus que suivre les autres, attachées par une chaîne de collier à collier, le long des couloirs Des figures les regardaient passer. Des hommes en costumes, certains masqués et d'autres non. Des femmes en robes de soirée, cravaches ou laisse en main. Et d'autres filles, la plupart dans des tenues de maid ou des uniformes trop petits, qui laissaient dépasser leurs seins et leur entrejambe. D'autres enfin, nues ou presque, à quatre pattes, ou allongées jambes écartées sur des tables, ou même attachées aux murs, écartelées. Sur leurs corps, des petits fours, des bougies, des instruments de torture en argent et en or. Des meubles humains. Un homme au coin d'une salle se faisait monter par une fille, assis sur une autre fille. L'expression de douleur et de fatigue dans les yeux de cette chaise humaine, broyée par le poids des deux corps posés sur elle, mais obligée à tenir, sous la menace d'une punition indicible, parvint comme en rêve à la demoiselle. Mais elle n'y réagit pas. Le seul moment où son visage se détourna fut à l'entrée d'une grande salle, quand les lumières l'éblouirent. "Mesdames et messieurs, voici les novices de ce trimestre! N'hésitez pas, venez toucher la marchandise! De la chair fraîche, pas encore marquée, sans matricule. Ces filles n'existent pas encore. Mais bientôt, pour vous, elles seront les belles odalisques de l'Académie!" La foule les entoura. Des mains passaient sur leurs corps, caressaient et griffaient la peau, soupesaient les seins, passaient dans les plis les plus intimes. On les faisait avancer, pas à pas, pour que tous les clients en profitent. La voix continuait, avec le même ton affable "N'allons pas trop loin, nos novices sont immaculées. Il serait bête de perdre une belle première fois. Nous comptons sur votre discernement." Après un moment, elles arrivèrent sur une estrade. On les fit prendre la pose, en les maniant comme des poupées. Des flashs d'appareils photo partaient des quatre coins de la salle. La voix du présentateur passait du micro à l'oreille des novices, où elle se faisait sèche et menaçante "Si vous bougez... Gardez les yeux ouverts sinon..." Enfin, il reprit avec comme un regain d'enthousiasme: "Voici nos novices. Vous les retrouverez, une à une, dès qu'elles seront prêtes à vous servir! Applaudissons à l'avance toute notre équipe, qui va s'occuper d'elles avec tout le professionnalisme que nous leur connaissons!" Sous les applaudissement, on les fit redescendre du podium. Aussitôt, la demoiselle se sentit empoignée par les épaules, et un garde lui fit à l'oreille: "Fini de rire. Suis-moi." Derrière elle, la voix du présentateur continuait: "Pour notre premier spectacle, nos tortionnaires vous présenteront Aja, une petite esclave qui a fait beaucoup d'erreurs, avec une langue bien pendue. Nous verrons si cette langue est toujours aussi vaillante, quand on s'en occupe de très très près. Amateurs d'aiguilles et d'épices, vous allez adorer!" La suite pour bientôt peut-être... Qui sait?
3.6000 vues
6 aime
En France, au début du xxie siècle, la littérature féminine populaire, jusque-là traditionnellement sentimentale, est devenue érotique. On pourrait voir dans cette nouvelle écriture féminine et son dire érotique, un double défi: s’emparer d’un sujet longtemps tabou et occuper un territoire précédemment réservé aux hommes. Éros est dans l’air, à notre ère. Vit-il un âge d’or ? Si l’on considère le déploiement de l’érotisme dans la littérature féminine populaire contemporaine et les articles et émissions consacrés à ce phénomène, on peut y voir, sans nul doute, une période faste. Distribuée longtemps sous le manteau, la fiction érotique s’est démocratisée et évolue à l’avenant, en expansion et en évidence sur les étalages et dans les vitrines. Quant au marché du livre, la production et la consommation de ce type d’écrits tiennent le haut du pavé et les libraires contribuent à sa considérable diffusion.
Nous assistons donc à une profonde transformation de la littérature féminine populaire en France, où les scripts permettent l’apparition d’une subjectivité désirante au féminin. Une des conséquences de cette parole féminine est d’abord linguistique: plus de dentelles pour nimber le désir comme à l’âge classique du roman d’amour obsédé par les bienséances et le happy end.
Par la libération de la parole et celle des pratiques sexuelles, les auteures sont devenues plus égrillardes: leurs écrits traitent à présent du sexe en termes crus, évoquent des expériences souvent peu communes dans une langue facile d’accès et primesautière. Le corps nu y est banalisé par son omniprésence: les pudeurs du discours ont disparu. Cet exhibitionnisme s’explique tout à la fois par le désir de satisfaire le voyeurisme du lectorat et le plaisir d’offrir son texte comme on donne son corps. "Nous voici arrivés à l’âge masturbatoire de la littérature", écrit Xavier Deleu. Le désir est compulsif, le sexe un besoin pressant, Les héroïnes délurées de la littérature post-moderne se libèrent de leurs pulsions charnelles. Dans les scènes de copulation, tout se passe comme si, pour affirmer la verdeur du désir féminin, les auteures se sentaient obligées de détailler la mécanique de l’acte sexuel.
Les romancières et la littérature féminine populaire s’adaptent à la nouvelle explosion des fétichismes et des obsessions. Dans la société contemporaine où la femme assume ouvertement ses pulsions, se livre aux pires turpitudes sans craindre les foudres d’un ordre moral désormais révolu, une nouvelle époque s’ouvre et donne une force noire au sexe. Le récit lubrique féminin, écrasé par la banalisation du sexe, est obligé d’aller aux extrêmes pour espérer frapper les esprits, appâter le chaland et parvenir à lutter contre la concurrence des images des films pornographiques et des sites web trash. Ne restait donc plus qu’à trouver le moyen, par des œuvres aguicheuses, de toucher un public de plus en plus large. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont désormais inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis.
Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes
pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis.
Il y a là une nouvelle écriture érotique féminine, celle de la douleur et de la cruauté, d’une sexualité de la domination et de la soumission qui s’inscrivent en faux contre les évolutions libérales des sociétés démocratiques. Une mise en écriture d’expériences sexuelles débridées et une pratique à haute dose d’une obscénité fleur bleue mêlent mots doux et termes orduriers. Avant, de telles scènes, passées sous silence, existaient en creux dans les récits; à présent, elles occupent des chapitres entiers.
Le roman érotique féminin est bel et bien un avatar novateur du roman sentimental traditionnel:il a su adapter son contenu afin d’être en adéquation avec le monde contemporain. La clé du succès du récit féminin de l’étreinte réside en un juste dosage entre le SM et le côté fleur bleue. Et cette version hot de Cendrillon évoque le mélange de deux imaginaires, celui du X et celui du sitcom.
D’aucuns attribueront ceci à la difficulté d’innover dans un domaine par définition immuable on seulement la mécanique des corps n’a pas varié depuis les origines, mais les imaginaires érotiques qui ont nourri les littératures légères du libertinage comme celles du xxe siècle sont globalement restés les mêmes. Pour réussir à imposer une écriture originale, il faut un imaginaire hors norme, une fantasmagorie singulière qui est le propre des grands auteurs. Y a-t-il néanmoins des procédés spécifiques de l’écriture de l’érotisme au féminin?? Sarane Alexandrian et Francesco Alberoni voient, tous deux, de notables différences entre les textes lubriques féminins et masculins: l’homme étant davantage animé par des rêves de possession alors que celui du deuxième sexe est supposé faire davantage la part belle au désir de fusion, les textes "masculins" seraient plus dans la recherche de l’efficacité, dans l’envie d’aller à l’essentiel. La progression du désir que l’on trouve dans l’écriture féminine n’intéresserait pas les hommes; seules les romancières décrivent tout le chemin qui mène au lit. Quand le masochisme devient, comme ici, sentimental, il correspond bien plus au code du roman sentimental qu’à celui du véritable roman érotico-pornographique.
De femmes-objets, ces dernières sont devenues aujourd’hui des femmes-sujets qui construisent et assument, via leur sexualité, leur manière d’être au monde. Affranchies des luttes qui ont mobilisé leurs mères et leurs grands-mères, et du stigmate de l’infériorité longtemps attribué à leur sexe, ces auteures ont le sentiment d’être libres de choisir leur existence, leur carrière, leur manière de s’approprier leur corps et celui de vivre leur sexualité. On peut néanmoins se demander si le libre arbitre est devenu pour les femmes un fardeau dont elles voudraient se délivrer par des fantasmes de soumission ou s’il faut y voir, au contraire, un signe de la liberté d’accéder enfin, sans complexes, à leur propres désirs.
Or, qu’il soit le signe de l’échec ou du triomphe du féminisme, ce qui frappe dans cet érotisme nouveau, c’est à quel point, il est le symbole d'une littérature prometteuse.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
1000 vues
11 aime
Exister pour celle qui pose son regard
Empli de certitude Sur celui qui hagard
Se prête à s’enivrer de ces quelques mots
Que par ce jolie mois de janvier prés de Bordeaux
Cette Dame à la plume si légère sur son velin
Lui rédigea ce qu’elle lui soufflait à faire de sa main
Caresse ,vas et viens pour faire tendre ce mandrin
Mais que d’un mot elle stoppa car il lui appartient
Que ces quelques vers emprunts de servitudes
Trouvent un jours la Dame qui reposera cette certitude
A celui pour qui ces quelques phrases de soumission
Eut envie d'offrir par un matin d'hiver à nouveau sa détermination
363 vues
2 aime
Petite femme des temps modernes,
Tu te promènes dans les ruelles ternes,
Un sourire éclaire ton visage encore enfantin,
Heureuse d’aller rejoindre tes copains.
Petite femme de la citée,
Du monde entier tu te sens mal aimé,
Malgré ton jeune âge tu traînes avec entrain,
Te sentant en sécurité dans ta bande de copains.
Ou vas-tu si loin de chez toi ?
La vie est dangereuse pour les anges
Te crois tu si forte hors de ton toit ?
Le monde est rempli de gens étranges
Petite dame en colère contre tes parents,
Grandir et t’affirmer, tu penses qu’il est temps,
Tu n’écoutes plus les conseils ni les interdictions,
Tu veux être avec eux, avec lui sans restrictions.
Petite dame incomprise par ta famille.
Tu rêves d’un monde nouveau ou rien ne part en vrille,
Prête à tout donner pour voir ton souhait se réaliser,
Avec eux, avec lui tu es préparée à tout excuser.
Ou vas-tu si loin de chez toi ?
La vie est dangereuse pour les anges
Te crois tu si forte hors de ton toit ?
Le monde est rempli de gens étranges
Petite mademoiselle sûre de tes choix,
Après une dispute tu as prit ta voie,
Ne supportant plus la discrimination de tes amis,
Tu t’es enfui pour pouvoir vivre avec lui.
Petite mademoiselle victime du destin,
On te retrouvera dés le lendemain,
Ta confiance en eux en lui, tu avais donné,
Pourtant ils t’ont violé et tué.
Ou vas-tu si loin de chez toi ?
Te voilà dorénavant un ange
Te crois tu si forte hors de ton toit ?
Le paradis sera pour toi un monde étrange
506 vues
1 like
Alors que j'erre en journée dans cette étrange obscurité, privée de mon doux soleil,
Je profite de la venue de la nuit, quand le temps semble en suspend, pour arpenter
De nouveau ce chemin de mots empreint de douces et sensuelles pensées,
Pour glisser dans ce univers précieux, où je vous retrouve enfin tout près de moi...
Je ferme encore une fois les yeux, pris de vertige par cette tornade de pensées,
Je me laisse transporter dans ce songe merveilleux où vous m'irradiez de votre aura...
Nous nous retrouvons côte à côte dans cette pièce familière, devant la fenêtre,
Contemplant ce ciel d'un soleil couchant quand votre regard kaki croise à nouveau le mien,
Comme vous approchez votre visage du mien, vous me saisissez par le cou,
Vous m'attirez contre vous, me bander délicatement les yeux, me plongeant ainsi dans le noir
Et dans la fougue qui vous anime, vous laissez votre langue aller à l’encontre de la mienne...
Sans surprise, j'ouvre la bouche, un incroyable baiser nous uni, j'y réponds avec ardeur,
continuant le pâlot que nous avons débuté, ma langue tourne dans votre bouche,
bute contre vos dents, s'enfonce davantage, quand soudain je sens une douleur aiguë,
Sur le bout de ma langue, vous en avez profité pour me mordre la langue, mêlant douleur
Au plaisir, sensation aigüe qui amplifie ce désir qui me ronge peu à peu…
Vous profitez de la situation pour baisser mon jogging, qui cache un gros clitoris,
Vous me fouillez sans vergogne, serrant, tordant ce clito chocolat tout à vous,
tandis que je me laisse aussi aller en gémissant doucement, perdant peu à peu prise au réel
Quand une de vos mains se crispe sur la mienne, en réaction je souffle plus fort...
Dès lors, vous avancez votre corps au dessus du mien, je sens sur mon visage votre poitrine
Qui vient se balancer, comme pour un appel à la caresse, je ne résiste pas longtemps
Et j’effleure de ma bouche l'endroit encore caché par ce tee short noir si familier
Il ne reste pas en place longtemps, en un instant vous ôtez ce dernier rempart
Dévoilant ainsi vos charmants obus, puis de la pointe de vos seins effleurez mon visage...
Cet alors que je sens sur mon torse vos mains qui doucement s’agitent, virevoltent,
Avant d’attraper mes tétons que vous malaxez, les faisant tourner entre vos doigts
Sous le pincement mammaire, je sens que cette crampe qui m'envahit totalement
Vous vous déchaînez de plus belle tandis que je laisse échapper de petits cris plaintifs,
Pas si de douloureux, sentant ce plaisir monter doucement en moi, mes poils s'hérissent,
Le souffle de plus en plus court, je dandine du bassin le sexe en feu, suintant de désir...
Tout en me mordillant le cou et l'oreille, une de vos mains s'aventure le long de mes cuisses,
Ne faisant que les effleurer au début, puis les caresses se font de plus en plus appuyées,
Remontant jusqu'à mon appendice tout humide que vous esquivez volontairement
Alors que je me déhanche de plus belle, exprimant ainsi cette excitation grandissante...
Soudain une douleur des plus aiguës me sort de ma torpeur, sensation lancinante,
Que je ressens sur mon torse, sentant mes tétons tiraillés et tirés vers le bas,
Vous venez de déposer sur ces derniers deux pinces lestées de jolis poids
Qui au moindre de mes mouvements amplifient la douleur et le tiraillement…
Maintenant votre main se trouve à l'entrée de mon petit orifice tout ouvert,
Ce sont plusieurs doigts qui lentement sont en train de coulisser dans ma petite chatte,
Ma respiration du coup s'accélère entrecoupée par des soupirs de plus en plus forts,
Mon anus est déjà extrêmement dilaté ayant hébergé au préalable RB sénior,
Les envahisseurs tournent, s’agitent, investissent cette grotte que je ne peux refuser.
Il se dilate encore davantage alors que j’ai le souffle coupé par l'intrusion
D’un quatrième doigt qui s’octroie une place de choix…
Vous tentez de forcer le passage, de faire franchir l'ensemble de vos phalanges,
En tournant lentement, le muscle cède le passage, votre main me pénètre maintenant,
Tandis que de votre autre main vous titillez mon clitoris déjà survolté,
Ni une ni deux, un orgasme fulgurant vient de me traverser,
Le souffle court, le corps en prise aux spasmes, je balbutie des mots crus
Empreint au désir fulgurant qui maintenant me submerge...
Le jeu commence à me plaire aussi, tu le constates à la manière dont je remue la croupe,
Que je suis de plus en plus chaude, de plus en plus salope et offerte à vos caprices,
Le filet qui s'écoule de mon sexe ne fait confirmer votre ressenti...
J’ouvre et ferme les cuisses, emprisonnant votre main qui me donne du plaisir,
Je perds totalement pied, impossible de retrouver mes esprits face à tant de sollicitation…
Mon cœur bat à tout rompre, j’hésite, d'un coté, l'envie est là, dans mon ventre,
Qui me fouille autant que vos doigts qui persistent dans leur excursion anale.
De l'autre, la raison qui dicte à mon esprit :
-« Que ce n'est pas raisonnable, que se laisser toucher, se laisser aller à de doux plaisir sans aucune retenue »...
C'est mon corps qui prend le dessus, puis sans rien dire j’abdique ainsi pour un temps…
-« Parfait, je te veux bien cochonne, salope au possible, soumise et ouverte, laisse aller la musique, je serai le chef d'orchestre ».
Votre seconde main est entrée à nouveau en contact avec la peau de mon cou,
Je sens vos ongles s’enfoncer dans ma peau, labourant mon dos, gravant votre nom,
Comme elle ne trouve pas d'obstacle sur le chemin qu'elle trace, elle revient sur mon torse,
Puis joue avec les poids fixés à mes seins, prenant plaisir à me voir tressauter…
Sous la pression, j’ai le souffle un peu coupé, d'autant que c'est en même temps
Votre main toute entière pénètre dans mon derrière, puis telle une poupée de chiffon,
Je me laisse faire, vous en profitez allègrement, jouissant de cette scène qui vous est offerte...
Votre main quitte mon cul, ce vide me fait sursauter, j’en veux encore et vous le fais savoir
Par mes déhanchements, mes gémissements telle une pute totalement dévergondée…
Je suis maintenant couché sur dos, les bras écartés et attachés à chaque extrémité du lit
Quand vous posez votre main d'abord sur ma poitrine, puis elle descend sur mon ventre,
Juste histoire de la placer sur ma verge tendue mais vos doigts restent inertes,
Sur cette tige qui est raide, chaude, lisse, énorme clitoris tout à vous,
-« je t’interdis de jouir et de bouger quoique je fasse, sinon tout s’arrête et tu repars… »
Dites-vous et l’instant d’après, je ressens votre souffle chaud sur mon pubis…
Vous vous présentez devant mon sexe tout dur et l’effleurez du bout de votre langue,
Puis vous exécutez sur ma queue une fellation digne d'une professionnelle,
Je sans mon clitoris happé par votre bouche chaude et accueillante,
Vous laissez votre langue rouler sur mon gland, générant en moi mille frissons,
Ce qui ne fait qu'amplifier mon désir, lâchant des râles de plaisir...
Quand une sensation de brûlure me fait lâcher un petit cri, puis un déluge de feu
S’abat sur mon torse, se répand sur mes cuisses, c’est de la cire que vous déversée
D’une main sur mon corps tout en continuant de lécher avec délectation mon clitos
Mon cœur s’emballe mais je tente de contenir tout mouvement, étouffant mes cris,
L’esprit brouillé par tous ces stimuli, votre bouche, ce feu, je suis pris de vertiges…
Cette scène vous amuse, vous en profitez pour saisir l’œuf vibrant et le portez sur votre clitoris
Vous en délaissez mon mat, juste préoccupée maintenant par la montée de votre jouissance,
Qui vous happe, vous ensorcelle, vous électrise aussi, vous faisant tout oublier du reste,
Vos râles sont remplacés par des cris...
Quand soudain vous me chevauchez, positionnez juste au dessus de mon sexe tout dur,
-« interdit de bouger, c’est moi qui dirige sinon gare à toi ! Tu es mon sexe toy donc interdiction de jouir, je t’aurai prévenu ! »
Puis vous présentez mon sexe à l’entrée de votre petit canal, millimètre par millimètre,
Dans une extrême lenteur vous vous empalez sur mon sexe, savourant chaque instant,
Vous sentez mon pieu doucement pénétrer votre petit canal, vous lâchez un cri de plaisir,
Puis dans l'excitation imprimez des mouvements de va et vient, lent et profond...
Vos mains se crispent sur mon torse tandis qu'un orgasme point à nouveau son nez,
Vous haletez, puis saisissant la cravache, vous n’épargnez aucune parcelle de corps offert
Calant la cadence des coups au rythme de vos va et vient, l’intensité à votre excitation
De l'autre main vous vous frictionnez le clitoris encore électrique avec l’œuf,
Quelques tremblements avant de sentir exploser dans foudroyante jouissance…
Après vous êtes retirée vous m’invitez à me branler pour jouir devant vous,
Ce qui ne tarde pas à venir, j'explose à vos ordres sur mon ventre,
De vos doigts recueillez ma semences et les portez à mes lèvres :
-« lèches et suces mes doigts, petite pute ! ».
Je m’applique à la tâche quand vous retirez brusquement vos doigts
Avant de vous assoir sur mon visage, portant votre fente à ma bouche…
-« surtout ne perds pas une goutte de mon nectar et appliques toi bien avec ta langue ! »
De ma langue gourmande je farfouille les moindres plis, à la recherche de ce nectar
Puis j'engloutis délicatement votre clito avant de le faire rouler avec ma langue....
L'effet est immédiat vous en redemandez encore vous branlant sur mon visage...
C'est sur ces mots que je vous quitte sommairement avant de revenir bientôt avec d'autres songes,
Marqués par ce désir fou pour vous qui ne cesse de grandir et me rapproche de vous.
J'espère que ces mots auront l'effet escompté qu'ils suffiront à faire renaître ce désir en vous
510 vues
1 like
Il m'a fallu attendre cet âge pour redécouvrir la magie de noël,
Il a fallu un post, petite étincelle pour allumer ce brasier de sentiments nouveaux,
Une photo pour votre attention, quelques mots pour être transcendé par vos belles pensées...
Pour ce noël, j'ai le plus des cadeaux, cette rencontre avec une sirène,
Qui du chant de ses pensées a rendu captive tout mon être, prémices d'une transformation en devenir...
Vous êtes si loin, pas loin, dansant sur chacune de mes pensées créant cette douce excitation
Qui m'envahit en vous écrivant, ressentant plus fort votre présence au fil de mes mots...
Voici que la lune malicieuse nous promet d'être pleine la nuit de noël,
Elle se veut complice de ce lien qui nous lie car dans son reflet c'est vous que je vois...
Derrière ce manteau nuageux dont se dote la nuit,
Qui masque à ma vue une infinité d'étoile,
Et plonge ainsi ma ville dans les ténèbres...
Je vois subsister au loin ce phare,
dont la douce lumière irradie mon être;
ce dernier éclaire mes pas sur ce chemin étroit...
parsemé d'embuches, c'est une route sinueuse
Qui se dresse devant moi, recelant mille et un mystères,
sentier que j'arpente avec joie, guidé par votre lumière,
y puisant assurance et réconfort...
Des frissons me parcourent, prémices d'une grande excitation,
d'un désir sous-jacent...
Est-ce une obsession, ou bien une détermination,
d'arriver à cette destination promise
où je pourrai à nouveau imprégner de cette remarquable image...
Je dis image, pour ne pas dire visage,
Un visage fin couvert d'une chevelure de feu
Au milieu duquel gravitent deux orbes couleur kaki
Dans lesquels je rêve de me perdre...
Image dont émane une force étrange
qui à chaque instant qui passe me rapproche de vous...
Quelle plus belle destination que celle que j'arpente
et qui conduira jusqu'à vos pieds si la chance m'est donnée...
C'est à cette place que je souhaite être
Pour que de vos mains je sois transformé,
En cette pensée féminine que vous avez su déceler en fort intérieur...
Pour qu'enfin, après transformation, je puisse à vos côtés croiser nos pensées,
Devant une cheminée au grès de vos envie...
Dans l'attente de ce moment, votre attraction se voulant plus forte,
je m'ouvre à vous doucement, comme la rose des neiges,
M'offrant à vous sans mesure, confiant en ma déesse...
365 vues
0 aime
Après une journée aux multiples surprises, dont une suprême, notre petite entrevue,
Je laisse mon esprit voguer vers de nouveaux horizons, empreint de désirs et d'érotisme,
Voici que je ferme les yeux qu'aussitôt balayé par un flot de pensées aussi douces qu'émouvantes Je me retrouve projeté dans cet univers où règnent en grand maître vos désirs secrets,
C'est ainsi que nous nous retrouvons dans cette scène que je vous partage...
La porte de la salle de bain est entre ouverte et vous pouvez voir ma silhouette qui s'agite devant le miroir,
Je me sens belle et fraîche, en pute soumise que je suis,
Après cette douche revitalisante, j'entreprends un savant maquillage,
Vous en profitez pour entrer discrètement, posant votre main sur mon épaule..
Dans le miroir, votre image s'affiche près de la mienne, ma nudité intégrale ressort encore plus,
En contraste avec votre peau alors que nonchalamment, vous venez effleurer un de mes seins..
Je vois vos lèvres remuer, mais la glace me donne l'impression qu'aucun son ne sort de votre bouche, Puis, c'est dans mon cou que vos lèvres déposent un baiser doux et humide,
Qui vient faire frémir ma chair toute entière, au prise à de multiples frissons,
Vous vous collez nu contre toi, alors que je suis face au miroir, puis commence à me caresser le ventre, le torse..
M'effleurant du bout des doigts , remontant sur mon torse bombé, dont vous contournez les tétons,
De caresses légères, vous passez à des caresses plus appuyées mais toutes aussi douces,
Allant à la découverte de ce corps tout offert, vos doigts fins et agiles,
Glissent sur la texture soyeuse de ma peau chaude et parfumée,
Tandis que de votre bouche vous me dévorez le cou et l'oreille, passant de l'un à l'autre..
Vous portez votre bouche à mon oreille et vous me dites dans un ton très directif :
- "je veux que tu te caresses, je veux voir ton gros clitos durcir pour moi, mais prends garde car il t'est interdit de jouir! " -
sans discuter, je m’exécute, je commence à me caresser, je me vois les jambes écartées devant la glace,
D'une main je prends mes bourses pleines de ce désir pour vous, ligotées par un fil,
Tandis que de l'autre, je caresse mon clitoris, le prenant dans ma main,
Qui m'imprime un mouvement de va et vient, laissant échapper un petit filet de mouille,
Comme la salope que je suis, mouillant pour ma Maîtresse...
Vous décalez légèrement sur le côté, profitant de ce joli spectacle, me demandez de continuer,
Je perçois l'excitation vous envahir au rythme irrégulier de votre respiration,
Quand je ressens ce feu qui parcourt mon corps, je sens vos ongles à l’œuvre,
Vous labourez mon corps de vos ongles ne laissant aucun centimètre de ma peau au repos..
Vous commencez par mon dos, partant du bas du dos, dessinant des motifs dont vous avez le secret,
Puis l'une de vos mains remonte le long de ma colonne tandis que l'autre porte intérêt sur mes fesses..
La pression de vos ongles est de plus en plus forte, je sens ce feu qui me ronge,
Cette douleur lancinante se mêle au désir de vous plaire, générant cette ivresse..
je me mets à trembler parcouru par de nouveaux frissons dû à votre attention
Cela vous fait rire et vous ne vous en cacher pas :
- " tu trembles comme une salope! J'adore mais gare à l'éjaculation, je serai des plus intransigeante! " -
J'essaye de moduler ma respiration pour ne pas me laisser débordé par ce flot de désir,
Tentant de me focaliser sur vous et votre plaisir toute en m'oubliant..
Bien que je ne ressente plus le contact de vos ongles, leur contact douloureux
Restent encore présent en moi, je peine à reprendre mes esprits
Quand de nouvelles sensations viennent m'arracher un cri, un sursaut...
Mon cri se mêle au bruit sec que fait votre cravache au contact de ma peau
Vos coups sont cinglant, s'abattant partout sur mon corps suivant vos envies,
Je manque de sursauter à chaque coup porté, me faisant violence pour me contenir
et ne point vous décevoir, mon corps est en feu, scandant votre nom,
A chaque coup porté je répète cette même phrase :
-" Merci Maîtresse pour tout ce que vous me faites, je suis votre pute soumise et j'adore cela! " -
Aussi étrange que cela puisse être, au fur et à mesure que je répète cette phrase,
Je sens en moi cette excitation grandir, oubliant la douleur et laisse ce nouveau plaisir
prendre place, mon clitoris mouille d'avantage ce qui n'échappe pas à votre attention..
- " Tu mouilles ma salope, tu mouilles pour ta Maîtresse, comme une pute que tu es!! Tu aimes faire plaisir à ta Maîtresse, hein, salope? Veux-tu continuer à me faire plaisir? "
- " Oui Maîtresse, je suis prêt à subir tout ce qui vous semble bon, Maîtresse! ".
- " Si tu bouges ou cries à nouveau, je multiplierai par deux ton nombre favori ce qui te vaudra 67 coups de cravache au lieu des 37 habituels! Et je veux qu'à chaque coup tu me dises merci Maîtresse, je suis votre Pute et j'aime ce que vous me faites! " -
-" Super, prépares toi à dérouiller Dove!"
Votre voix et ferme et froide mais laisse transpirer un début d'excitation,
En guise de réponse, vous déposez un bisou sur mon cou,
De vos mains caressez mon sexe tout dur..
J'ai l'esprit embrumé, perturbé par ce contact inattendu, votre main sur mon sexe,
Mon souffle s'accélère, il me faut toute mon énergie pour me contenir,
Vous riez de plus belle en me voyant toute décontenancée, en me voyant toute salope..
La violence du coup qui s'abat à l'intérieur de mes cuisses, évitant mon sexe,
Me sort de ma torpeur, puis s’enchaîne une pluie de coups d'une telle intensité,
Que j'en frémis de douleur et d'excitation, des spasmes me parcourent par vague,
Mes jambes sont toutes tremblantes, je bafouille, lâchant de petits gémissements..
Cela vous amuse de me voir ainsi, toute chose, toute pute, tout à vous,
Sans un mot, vous joignez vos doigts aux miens, qui vite prennent le relais
Alors que perdant pied je m'agrippe au lavabo pour éviter de tomber..
- " Tu as bien mérité une friandise car tu t'es bien comporté.
De ma Pute soumise, te voilà muté au rôle d'objet de plaisir. Prouve moi que tu es habile de ta langue, en dégustant mon joli abricot! Tâche de bien t'appliquer, sinon.."-
Profitant de l'honneur qui m'est fait, je me retourne le corps encore endolori,
Faisant face à vous, nous pivotons comme dans une danse, prenant ainsi ma place,
Dès lors je mets à genou, me trouvant de votre charmant minou, vous écartez les jambes,
M'ouvrant le chemin vers votre précieux joyau qui transpire d'excitation..
je commence par farfouiller de ma langue les replis de tes grosses lèvres, les écartant
Pour ouvrir le passage à ma langue gourmande..
Mon souffle sur votre clito vous fait sursauter, vous suintes de plaisir, votre souffle se saccade,
Vos gémissements sont remplacés par de petits cris quand ma bouche engloutit votre clitoris,
L'aspire, le suce, le faisant rouler avec ma langue, vous vous déhanchez de plus belle..
Une douleur m'assaillit, puis une autre, au rythme de votre plaisir montant,
Votre cravache s'abat à nouveau sur moi, entre deux gémissement vous me dites :
- " c'est tout ce que tu mérites et continue ton travail.. donner du plaisir à ta Maitresse! "-
Les coups pleuvent tandis je m'applique à ma tâche, aux prises avec votre fruit juteux,
Vous vous agitez sur ma bouche, imprimant des mouvement de va et vient,
Vous vous branlez sans retenue sur ma bouche, agrippant ma chevelure d'une main,
De l'autre continuant de me cravacher au rythme des spasmes qui vous traversent..
Alors que ma langue agile fouille vos moindres recoins, en quête de votre somptueux nectar,
Vous observez cette scène dans le miroir, voyant nos deux corps s’emmêler,
Et voir que vous tout comme moi, prenions beaucoup de plaisir dans cet étreinte...
Quand secoué par un violent spasme, vous êtes subjuguée par un orgasme incroyable
Et pour votre grand bonheur, je plaque ma bouche sur votre sexe, puis bois tout votre nectar,
Aspirant de votre fente toute humide le moindre fluide qui dégouline,
Face à tant d'attention vous en perdez le souffle, criant :
- "Tu es une bonne pute, une bonne chienne, ta Maitresse saura te récompenser comme il se doit. J'ai quelques sévices en tête qui ne saurait te déplaire. "...
puis m'aidant à me redresser, vous prenez ma queue dans vos mains,
Vous débutez une masturbation improvisée et en profitez pour de votre langue,
Effleurez mon gland avant de le lécher, de le gober, puis reprenez la masturbation,
Le souffle court, je titube, les jambes toute tremblante, submergé de plaisir...
De temps à autres, vous vous regardez faire dans le miroir et cela vous excite encore plus,
Vous ne tardez pas à sentir mon sexe grossir et je vous fais signe que je vais venir,
Vous me regardez dans les yeux et continuez à m'astiquer le gland,
Sentant l'explosion proche, vous vous arrêtez brutalement :
- " Tu ne crois pas que tu vas jouir! "-
Je tente de réguler mon souffle, de retrouver mon esprit piégés par tant d'excitation
Avant de ressentir à nouveau votre main s'agiter sur mon sexe,
Qui ne se fait pas prier pour exploser dans vos mains, libérant ma semence..
Tout en riant de la scène vous récoltez toute ma semence et la portez à ma bouche :
- " avec moi pas de gâchis, je veux que tu délectes de ta propre semence, avale tout, salope! "-
545 vues
4 aime
voici un texte que j'ai écrit il y a quelques temps à l'attention de celle qui fut ma Maitresse pour un temps
Madame
Bouche affamée que la votre
Vous dévorez mon âme et mon corps,
Vous peignez des arabesques compliquées
Vos mains exaspèrent ma peau.
Exigeante metteuse en scène diurne
Vous me transformez je deviens interprète
Quand vous vous servez de mes sens en alerte
Pour vos trames à la saveur perverse.
Prédatrice, vous me poussez dans mes retranchements
Où je garde, docile, mes yeux de proie baissés.
Mais dites-moi, quand douleur et plaisir s’entremêlent,
Quand dans les cris on distingue deux voix
Qui donc est le chasseur et qui est le gibier…
299 vues
2 aime
"C'est pour que l'on ne t'entende pas crier, les murs sont doublés de liège, on n'entend rien de ce qui se passe ici, Couche-toi." Elle l'a prit aux épaules, la posa sur le feutrage rouge, puis la tira un peu en avant; les mains d'O s'aggrippèrent au rebord de l'estrade, où Yvonne les assujettit à un anneau, et ses reins étaient dans le vide. Anne-Marie lui fit plier les genoux vers la poitrine, puis O sentit ses jambes, ainsi renversées, soudain tendues et tirées dans le même sens: des sangles passées dans les bracelets de ses chevilles les attachaient plus haut que sa tête aux colonnes au milieu desquelles, ainsi surélevée sur cette estrade, elle était exposée de telle manière que la seule chose d'elle qui fût visible était le creux de son ventre et de ses reins violemment écartelés. Anne-Marie lui caressa l'intérieur des cuisses. "C'est l'endroit du corps où la peau est la douce, dit-elle, il ne faudra pas l'abîmer. Va doucement Colette."
"Colette était debout au-dessus d'elle, un pied de part et d'autre de sa taille, et O voyait, dans le pont que formait ses jambes brunes, les cordelettes du fouet qu'elle tenait à la main. Aux premiers coups qui la brûlèrent au ventre, O gémit, Colette passait de la droite à la gauche, s'arrêtait, reprenait, O se débattait de tout son pouvoir, elle crut que les sangles la déchireraient, Elle ne voulait pas supplier, elle ne voulait pas demander grâce. Mais Anne-Marie entendait l'amener à merci. "Plus vite, dit-elle à Colette et plus fort." O se raidit, mais en vain. Une minute plus tard, elle cédait aux cris et aux larmes, tandis qu'Anne-Marie lui caressait le visage. "Encore un instant, dit-elle, et puis c'est fini. Cinq minutes seulement. Tu peux bien crier pendant cinq minutes, Il est vingt-cinq, Colette, tu t'arrêteras à trente, quand je te le dirai." Mais O hurlait non, non par pitié, elle ne pouvait pas, non elle ne pouvait pas une seconde de plus supporter le supplice. Elle le subit cependant jusqu'au bout, et Anne-Marie lui sourit quand Colette quitta l'estrade. "Remercie-moi" , dit Anne-Marie à O, et O la remercia".
"Elle savait bien pourquoi Anne-Marie avait tenu, avant toute chose, à la faire fouetter. Qu'une femme fût aussi cruelle, et plus implacable qu'un homme, elle n'en avait jamais douté. Anne-Marie ne s'était pas trompée à l'acquiècement ni à la révolte d'O, et savait bien que son merci n'était pas dérisoire. Elle tenait à faire éprouver à toute fille qui entrait à la maison, et devait y vivre dans un univers uniquement féminin, que sa condition de femme n'y perdrait pas son importance du fait qu'elle n'aurait pas de contact qu'avec d'autres femmes, mais en serait au contraire rendue plus présente et plus aiguë. C'est pour cette raison qu'elle exigeait que les filles fussent constamment nues; la façon dont O avait été fouettée comme la posture où elle était liée n'avaient pas non plus d'autre but. Aujourd'hui, c'était O qui demeurerait le reste de l'aprés-midi, trois heures encore, jambes ouvertes et relevées, exposée sur l'estrade, face au jardin, Elle ne pourrait cesser de désirer refermer ses jambes".
Hommage à Anne-Cécile Desclos, dite Dominique Aury, alias Pauline Réage.
De la poétesse Renée Vivien à Monique Wittig et à Anne Garréta, la littérature lesbienne a peu à peu émergé au fil du XXème siècle. L'avènement du féminisme dans l'après 68 a marqué un tournant considérable. De fait, comme une histoire des femmes ou de la plus controversée écriture féminine demandait hier ses exégètes et ses chercheuses, l'histoire de la littérature lesbienne, et du concept lui-même, demeure largement inexploitée, quand une "histoire des hommes" semblerait presque une absurdité et que celle des gays a désormais ses théoriciens, "femme" et "homosexuelle": le lesbianisme cumulerait donc les mandats, infraction condamnable comme chacun sait. On l'aura compris; regarder la culture lesbienne comme une sous catégorie, réservée à quelque chapelle, c'est avaliser le principe d'une "infériorité de nature" qui a plus à voir avec les préjugés, les hiéarchies lassantes, stériles, quand le débat, bien évidemment, est ailleurs. Il n'empêche; ce soupçon vaguement ironique sur une production marginale de "femmes entre elles" a permis à la littérature lesbienne de se constituer, lui a donné sa force, a excité son son imagination, l'a poussée à étendre son champ, construire et préciser son identité. Littérature élaborée "contre" plutôt qu'en creux, militante: la littérature lesbienne est devenue une littérature de scission. Rien d'étonnant à ce qu'elle trouve donc une énergie neuve au début du XXème siècle, au cœur de cette Belle Epoque qui voit l'émergence de quelques "modernes" Sapho décidées à donner de la voix et dont la société, entre irritation et complaisance vaguement amusée, autorise désormais la visibilité. Encore prisonnières de l'image baudelairienne de "la femme damnée". Rappelons que le titre original des "Fleurs du Mal" était "Les Lesbiennes". Les poétesses homosexuelles de l'époque furent néanmoins décidées à prendre en main, par la plume, leur propre histoire et à chanter elles-mêmes leur désir, dans un univers où les hommes étaient littéralement éradiqués. Il faut prendre garde à ne pas s'arrêter à l'apparence fragile, éthérée et encore très fin de siècle, de Renée Vivien, écrivaine parisienne d'origine anglaise, anorexique, morte à trente-deux ans, et ne pas se méprendre sur la grâce très réelle de ses vers, saluée en son temps par Charles Maurras dans "Le Romantisme féminin". Une sourde violence les animait. D'"Evocations" (1903) à "Flambeaux éteints" (1907), sa poésie, hantée par une chasteté obsédante, dit sans ambiguïté sa passion des femmes, son rejet de toute forme de liens avec le monde masculin, qu'un seul alexandrin, s'il en était besoin, résumerait: "Tes blessures sont plus douces que leurs caresses." Sa liaison avec Natalie Clifford Barney, jeune héritière américaine dont le Tout-Paris commentait les frasques, constitua le point d'orgue d'une œuvre qui donna le la à une nouvelle communauté littéraire en plein essor.
De même, il ne faut pas mésestimer la radicalité des propos de Natalie C. Barney qui, pour être très élitiste et néo-classique, n'en condamnait pas moins sans conditions l'hétérosexualité, le mariage comme la procréation, dans son "Académie des femmes." Sa personnalité flamboyante fédèrait les tribades de son temps, réunies dans son jardin de la rue Jacob, où le "Temple de l'Amitié" se voulait le théâtre de rencontres et de danses placées sous l'enseigne de Lesbos. Car l'Américaine était au moins autant un personnage de romans qu'une écrivaine plutôt médiocre, d'une liberté et d'une audace qui appellaient et permettaient pour la première fois au grand jour toutes les projections: la courtisane Liane de Pougy, qu'elle avait séduite en se déguisant en page, rapporta leur histoire dans "Idylle saphique." Renée Vivien dans "Une femme m'apparut" (1904), Remy de Gourmont l'immortalisa dans ses "Lettres à l'Amazone." surnom qu'elle gardera pour livrer ses propres "Pensées d'une Amazone" en 1920. Radclyffe Hall dans "Le Puits de solitude" en 1928 sous le nom de Valérie Seymour ou Djuna Barnes, la même année, sous celui d'Evangeline dans son "Almanach des dames." Il n'est pas jusqu'à Lucie Delarue-Mardrus ou Colette qui ne se soient emparées de cette Sapho 1900. "Sapho cent pour cent." André Billy, Colette qui n'hésitait pas à lui déclarer dans une lettre: "Mon mari, Willy te baise les mains, et moi, tout le reste." Dans les années trente, l'auteure des "Claudine", cycle de quatre romans où la bisexualité l'emporte en général sur un saphisme plus exigeant, se démarque avec un essai qui fera date: "Le Pur et l'impur" paru en 1932 sous le titre "Ces plaisirs." Les brumes délétères de la Belle Epoque se sont estompées, le procès intenté à l'éditeur de Radclyffe Hall pour avoir publié "Le Puits de solitude", roman jugé immoral et obscène, a changé la donne dans les esprits; même si le phénomène est d'abord anglo-saxon, l'homosexualité n'étant pas criminalisée en France, il ébranle les mentalités d'une communauté qui ne se sent jamais à l'abri. Avec sa farouche indépendance, mais aussi avec tout ce que son tempérament recèle de délibérément insaisissable, Colette entendait étudier les cercles des "unisexuelles" et cette "sensualité plus éparse que le spasme, et plus que lui chaude", caractérisant selon elle l'amour entre femmes. Les conclusions sont plutôt amères; Colette considèrait le libertinage saphique comme "le seul qui soit inacceptable" et ne croyait pas à la réalisation du "couple entièrement femelle," l'une des deux singeant nécessairement l'homme. Il n'en demeure pas moins que, pour la première fois, un tel projet est entrepris, de surcroît par une écrivaine confirmée et célèbre.
Aux yeux de Colette, "Gomorrhe" n'existait pas. Deux écrivains majeurs ont pourtant opposé à l'époque un démenti sévère à cette proposition, par des chefs-d'oeuvre de la modernité: Marcel Proust, avec "À la recherche du temps perdu" et Djuna Barnes avec "Le Bois de la nuit" ont en commun d'avoir les premiers, fait d' "homosexuel" et de "féminin", l'axe de catégorisation, à partir duquel universaliser. L'émancipation d'une littérature lesbienne en soi, fût-elle produite par un homme, comme Proust, date de l'instant où l'homosexualité ordonna une construction formelle à part entière commandant une nouvelle vision du monde. La marge était convoquée au centre. Son autonomie, sa complexité furent posées. La Seconde Guerre mondiale brisa cet élan, freiné dès les années trente par les prémisses d'un retour à l'ordre, où l'on faisait déjà de la "décadence des moeurs", la responsable de bien des maux. Il fallut attendre les années cinquante pour voir pointer, ici et là, quelques tentatives destinées à explorer plus avant les limites et les richesses d'une littérature lesbienne. Parmi elles, "Le Rempart des béguines" (1951) de Françoise Mallet-Joris, "Qui qu'en grogne" de Nicole Louvier (1953). Un météore va pourtant bouleverser les cartes: Violette Leduc, Après "L'Affamée" (1948), récit de sa passion sans retour pour sa protectrice Simone de Beauvoir et "Ravages" (1955), dont les cent cinquante premières pages furent censurées par Gallimard, "La Bâtarde" en 1964 lui assura l'estime et le succès public. Elle rata le Goncourt et autres prix prestigieux de la rentrée, mais gagna la postérité en ayant su renouveler une langue qui imposa, avec un réalisme lyrique inaccoutumé et une vérité sans fard, une image charnelle, physique et émotionnelle de la lesbienne. Les cent cinquante pages supprimées par Gallimard paraissent en 1966, mais en partie seulement, sous le titre "Thérèse et Isabelle", récit d'une passion où l'érotisme lesbien est décrit avec une précision d'entomologiste. Signe des temps, il faudra attendre l'an 2000 pour que l'éditeur rétablisse dans sa cohérence d'origine ce texte explosif, au style à la fois dru et orné de métaphores baroques, dont les mutilations furent vécues par Violette Leduc comme un "assassinat littéraire." Cette lenteur et cette timidité éditoriale disent à elles seules l'audace, la nouveauté et le danger que recèle la phrase de l'écrivaine: un pavé dans la mare. Dans ce lent mouvement de reconnaissance, s'inscrivit Christiane Rochefort qui, après "Le Repos du guerrier" (1958), regard d'une femme sur l'érotisme masculin, adapté au cinéma par Vadim avec Brigitte Bardot dans le rôle principal, publia "Les Stances à Sophie" où le thème de lesbianisme fut abordé, sans toutefois s'affranchir des tabous sociaux. En 1969, elle profita de sa notoriété pour publier un livre où l'homosexualité occupait le cœur du sujet, "Printemps au parking." La même année, avec "La Surprise de vivre", Jeanne Galzy, membre du jury Femina, se lança dans une saga familiale troublée par des idylles entre femmes, située dans le milieu protestant de Montpellier. Indissociable de l'histoire de l'émancipation des femmes, la littérature lesbienne vit un tournant considérable dans l'après-1968, avec l'avènement du féminisme. Un nom désormais va incarner la révision radicale du problème : Monique Wittig. Avec "Les Guérillères" (1969) notamment, et "Le Corps lesbien" (1973), une langue et un univers nouveaux surgissent dans le paysage fictionnel, où l'exclusivité du pronom "elles" entend dissoudre le genre linguistique:
"La direction vers laquelle j'ai tendu avec ce elle universel n'a pas été la féminisation du monde, sujet d'horreur aussi bien que sa masculinisation, mais j'ai essayé de rendre les catégories de sexe obsolètes dans le langage", précisa t-elle dans "La Pensée straight" en 2001, titre tardivement publié en France, repris lors d'une conférence prononcée à New York en 1978, qu'elle concluait par ces mots célèbres: "Il serait impropre de dire que les lesbiennes vivent, s'associent, font l'amour avec des femmes, car la femme n'a de sens que dans les systèmes de pensée et les systèmes économiques et sociaux hétérosexuels, les lesbiennes ne sont pas des femmes." L'œuvre de Monique Wittig demeure une expérience unique et sans rivale, dont la révolution a consisté, par le matériau brut de la langue, à "rendre universel le point de vue minoritaire." Selon l'auteure, le lesbianisme ne peut pas être décrit comme un tabou, étant donné qu'il n'a pas d'existence réelle dans l'histoire de la littérature. La littérature homosexuelle mâle a un passé, elle a un présent. Les lesbiennes, pour leur part, sont silencieuses, Lorsqu'on a lu les poèmes de Sapphô, "Le Puits de solitude" de Radclyffe Hall, les poèmes de Sylvia Plath et d'Anaïs Nin, "La Bâtarde" de Violette Leduc, on aurait donc tout lu. Seul le mouvement des femmes s'est montré apte à produire des des textes lesbiens dans un contexte de rupture totale avec la culture masculine, textes écrits par des femmes exclusivement pour des femmes, sans se soucier de l'approbation masculine. "Le Corps lesbien" entre dans cette catégorie. Des Françaises, comme Michèle Causse, mais aussi un grand nombre de Canadiennes, notamment, font écho à l'univers wittigien, à l'image de Nicole Brossard, Josette Marchessault ou Louky Bersianik. Les tentatives contemporaines d'une littérature lesbienne, qui ont pu provoquer la création de maisons d'édition comme "Les Octaviennes" de Geneviève Pastre ou d'une éphémère collection comme "Le Rayon gay" chez Balland, ne semblent pas prendre une direction imposée. Telle l'œuvre autobiographique de Jocelyne François, "Joue-nous Espana" (1980), ou de la déconstruction du système hétérosexuel par Mireille Best dans "Hymne aux murènes" en 1986, "Camille en Octobre" en 1988, et "Il n'y a pas d'hommes au paradis" (1995), à Marie-Hélène Bourcier, et ses réflexions sur la génération queer, en passant par Hélène de Monferrand et sa position réactionnaire "Les Amies d'Héloïse", prix Goncourt du premier roman en 1990. La visibilité croissante des gays et des lesbiennes dans la société, phénomène répercuté dans le roman, notamment dans le genre du livre policier, de Sandra Scopettone à Maud Tabachnik, où des personnages de lesbiennes tiennent le haut du pavé. L'intérêt croissant pour les "gay and lesbian studies" et les "gender studies" qui nous arrivent lentement des Etats-Unis, donneront-ils un nouvel élan à une littérature dont la spécification et l'étoffe restent fragiles ? Aujourd'hui, en France, seule Anne F. Garréta, remarquée pour son livre, "Sphinx" en 1986, roman de l'indifférenciation sexuelle dédié "to the third", et récemment couronnée par le prix Médicis pour le magnifique "Pas un jour", sous-entendu, sans une femme (2002), peut non seulement se vanter d'être l'héritière spirituelle de Monique Wittig, mais de poursuivre sa tâche, en repoussant encore les limites de l'écriture dans le travail de ce genre littéraire à part. De jeunes auteures comme Nathalie Vincent ou Corinne Olivier semblent vouloir relever le défi en ce début du XXIème siècle. La gageure n'est pas mince.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
979 vues
12 aime
La jeune fille frissonne, nue dans le noir.
Ses mains sont liées, tout comme ses pieds. Ses yeux sont bandés et sa peau claire exposée à l'air frais. Son corps de liane pâle, étendu sur le cuir du chevalet couché. Mais elle n'a nul besoin de bouger ou de voir pour comprendre ; l'heure qui déjà s'est écoulée depuis son réveil lui a suffit.
Certes elle est fille, mais déjà femme. Nubile, jolie, fine et déliée ; elle semble frêle, fragile et plus jeune qu'elle ne l'est. En cet instant des formes plus voluptueuses lui seraient utiles pour supporter le froid, au lieu de quoi sa chair frissonne. Elle ne porte sur elle qu'une douce pièce de soie, drapée entre ses cuisses et son nombril ; hormis cela, seule sa chevelure et ses liens la dissimulent.
Cela, et l'obscurité de sa geôle.
La captive aurait pu jadis inspirer tableaux et statues, des odes à la beauté éphèmère des jeunes filles en fleur. Toute juste éclose, délicatesse. Féline, sensuelle malgré elle... le spectacle qu'offre ses joues rouges sous le bandeau noir, à lui seul est un poème.
Elle s'ignore être tout cela.
Mais les autres le voient.
Un autre surtout l'a vu.
Un autre qui fut subjugué, par sa jeunesse et par sa candeur autant que par ses traits. Un autre qui non seulement l'a voulu pour lui seul, qui s'est épris d'elle seule, mais qui s'est pris d'agir. Un autre qui a pris pour elle tous les risques et qui l'a enlevée pour la coucher là, nue, liée sans vue ni défense.
Elle s'ignore encore être bien des choses. Mais plus pour très longtemps. En elle-même, elle pressent déjà que cette soirée la changera à jamais.
Et qu'elle ne souhaite que cela.
496 vues
4 aime
A la cour des Geishas
les cordes du Shamisen
volent les leurs de lotus.
Le timbre de la voix
darde le coeur du Obi
au sentier des cerisiers.
Kimono petit pas
chante le chant du cygne
Bourdonnent les éventails.
Dévoilant la nuque
la beauté jour les cordes
volent les fleurs blanches
gorgées au parfum de thé.
ceci est un Haiku.
LE 23 01 2020
267 vues
1 like
Achille est un tueur. Il ne sait même plus combien de vaillants guerriers il a expédié dans l'Hadès. Peu importe, il tue et tue encore. Sa lance et son glaive sont insatiables. Et il aime, le butin, villes, esclaves, richesses, femmes. Il ne sait en apparence faire que cela, tuer et piller, un boulot de Seigneur de guerre. Il n'a pas d'adversaire à sa mesure. Il tue le roi Mynès et ses trois fils. S'empare de Lymessos, une petite ville prospère, alliée de Troie et fait main basse sur un précieux butin. Ses hommes, les fameux mymidons , capturent la femme du roi Mynès qu'Achille vient de transpercer de sa lance et l'offrent à leur seigneur et maitre. Et là, allez savoir pourquoi, c'est le coup de foudre instantané entre l'illustre guerrier et la sublime Briséis, la reine de lymessos, prêtresse d’Apollon, aux belles joues ( c'est ainsi que la décrit Homère).
Achille est bi. Il préfère se taper les culs des mecs, surtout des guerriers, c'est plus jouissif car plus serré et musclé qu'une chatte. Pourtant il se tape aussi ses femmes esclaves, ses captives. Mais c'est plus un devoir, comme pour les honorer si elles sont de sang noble. Il se tapera même la reine des amazones avant de la tuer et d'en tomber amoureux. Cela ne coute rien de tomber amoureux d'une femme qui se meurt par sa main. Mais là, avec l'épouse du roi Mynes, c'est autre chose. Ce n'est pas de l'amour, c'est du désir sexuel à l'état brut, une sorte de folie, de transe, d'extase. Et chez un tueur comme Achille, le désir après de rudes combats c'est une totale inversion de l'instinct de mort. C'est la pulsion de vie, éros à l'état pur.
Dès qu'Achille voit Briseis. Il bande comme un âne d'Achaie. Il bande si fort que cela se voit de tous, un bon 30 cm droit devant, pointé comme le canon géant de Navarone. Et chose étrange, chose magique. Briseis éprouve la même chose, la même pulsion folle. C'est bestial. Elle n'a qu'une envie c'est de se faire défoncer sur place par cette bite énorme et gorgée de désir pour elle.
Ces choses là ne s'expliquent pas. C'est magie. Un simple regard et c'est une pulsion irrésistible de sexe partagé. Une pulsion terrible terrible, qui se fout de tout, de toutes les règles et conventions, de tous les protocoles. Une envie de baiser si furieuse que les amants sont prêts à se jeter dessus pour assouvir ce besoin sans se soucier des autres. Ils sont seuls, avec leurs sexes congestionnés par le besoin de faire l'amour.
Achille se tringle Briseis. Il la laboure, l'encule, la rempli de sperme, encore et encore. il lui bouffe son cul, ses seins, ses lèvres, ses oreilles, ses pieds, sa chatte et Briseis fait de même. Achille vient de tuer et son époux, et ses trois frères, peu importe, elle est folle de désir pour son nouveau seigneur et maitre. Elle lui suce la bite, lui mange sa rondelle, mord ses lèvres, griffe son dos, ses cuisses. Briseis s'empale encore et encore sur cette bite énorme toute dégoulinante de sperme. Après chaque orgasme, c'est à peine s'ils prennent le temps de souffler que déjà l'envie de baiser encore les reprend. Et chaque fois Achille hurle si fort, que son cri est comme celui d'un troupeau de buffles affamés.
Agamemnon a vite vent de cette folle passion et pense s'en servir comme moyen de pression sur Achille. Cela l'illustre Homère l'a raconté et chanté comme aucun humain ne pourra plus jamais le faire. Mais vous aussi, vous avez peut être connu cette passion folle et inexplicable, cette envie furieuse de baiser et partagée dès le premier regard. Si oui, racontez nous cela, c'est si amusant, si mystérieux. Cela va bien au delà du seul désir physique. C'est comme un besoin de fusion totale.
760 vues
2 aime
Maurice ne supportait plus les femmes, ni en couleur, ni en odeur, ni en peinture, ni en rien même. Il les avait en horreur et le mot est faible tant était devenue grande son aversion. Il avait commencé par détester sa propre femme. Comme beaucoup il s'était laissé prendre au piège d'un joli cul, bien galbé sur de longues jambes. Oui, mais voilà, le joli cul avait vite fini par le faire débander. Il fallait bosser, remplir la marmite, et....obéir aux désirs de l'épouse qui avait très vite su le mener par le bout de la queue et finalement presque le castrer. Maurice regardait autour de lui. Partout c'était la même désolation. Des vies de couples transformées peu à peu en cauchemars. Encore, il avait de la chance, sa femme n'était pas devenue un thon. Ses potes mataient encore son joli cul, même s'il commençait à pendre un peu.
Son seul plaisir c'était avec ses potes, lorsqu'il n'y avait aucune femme pour leur casser les couilles avec des fait pas ci, fait pas ça, ou pire avec les gros yeux pour dire ce qu'il était bien de penser ou pas. Là, ils pouvaient se détendre, blaguer entre mecs, jouer aux boules ou aux cartes, échanger grivoiseries et refaire le monde. C'est là que Maurice eut l'idée. Le féminicide était exclu. Alors restait la fuite. Tout plaquer et se barrer, au loin, au large, fuir ces sinistres prisons tenues par des femmes qui appelaient cela, vies de couples.
C'est ainsi qu'ils eurent l'idée de s'acheter une ile très loin dans les vastes océans, une ile ou aucune femme ne pourraient les retrouver. Ils y allèrent avec leur propre voilier, un beau bateau qui fendait joyeusement les vagues au dessus des noirs abîmes insondables. Il avait fallu plus d'un an pour s'organiser dans le plus grand secret. Ils avaient acheté leur ile aux anglais, un coin glacé et perdu dans le grand sud, où ne vivaient plus que les baleines et les oiseaux.
Ils partent d'un coup, traversent l'océan et rejoignent leur île pelée et battue par les vents. Il reste de vagues installations de baleiniers du siècle passé. Ils retapent, bricolent, et se construisent une belle demeure. Là Maurice, proclame l'indépendance de son territoire avec une seule loi. Cette ile est interdite aux femmes. Ils vivent heureux. Boivent, fument, rotent, pètent, et pissent debout comme ils veulent. Adieu les pouffiasses qui croient détenir un diamant entre les cuisses, les mégères qui hurlent pour un oui ou un non, les repeintes qui courent après une beauté perdue, les castratrices, les chiantes, les emmerdeuses, ah que la liste pourrait devenir interminable...laissons là ce sinistre descriptif.
Sauf que voilà, deux fois l'an, ils doivent aller sur le continent pour se ravitailler et faire commerce. Ils vont toujours dans le même port, dans un pays de latinos machos, où personne ne leur pose de questions. Sauf que voilà, Paulo, un des potes à Maurice, parle trop lorsqu'il a un coup dans le nez. Il n'a pas pu s’empêcher de parler de son ile sans femmes, un paradis d'après lui. Et allez savoir comment, les femelles l'ont vite su. Elles doivent avoir des antennes dans tous les ports.
-Comment un territoire où les femmes sont exclues ! Les green féministes acariâtres se sont vite mobilisées. Il était intolérable de laisser le moindre espace de liberté aux hommes. Non mais ! Des fois que ce besoin de liberté ne devienne contagieux.
Pauvre Maurice et ses potes. Ils étaient allés près des pôles pour trouver refuge, fuir les femmes qui dirigeaient ce monde, fuir les femmes cause de malheur et voilà qu'elles arrivaient en force. Un navire de la Royal Navy commandé par une femme, capitaine décorée, tourna trois fois autour de l'ile, fiers canons pointés. La capitaine avait hissé sa petite culotte de soie rose en guise de drapeau. Le message était on ne peut plus clair. Un commando de Royal Marines composé uniquement de lesbiennes débarqua. Maurice et ses potes durent obéir, se laisser menotter et conduire à bord du navire de guerre. La capitaine les attendait en jupe moulante et jambes bien écartées, histoire de dire que c'est elle qui commandait sur ce bateau car c'est elle qui avait le petit clitoris vengeur bien dressé entre les jambes.
Maurice et ses potes furent conduit à Londres pour s'expliquer devant un tribunal. La cour n'était composée que de femmes. La procuratrice les menaçait d'un doigt terrible, faute de mieux, d'un pénis entre les jambes par exemple. Pour avocate, une femme fut commise d'office. Aucun homme ne voulait les défendre de peur de représailles. Maurice et ses potes furent condamné lourdement pour "outrage aux femmes". Ils reçurent tous, cent coups cinglants de cane anglaise, culs nus face à une foule de mégères en furie, sur la grande place de l'horloge. Les policières qui exécutèrent cette sentence étaient plus grosses que des vaches du Whyoming avec des bras si lourds que Maurice et ses potes ne purent plus marcher pendant longtemps. Les femmes, en reprenant tous les pouvoirs dans le monde avaient aussitôt rétablit tous les châtiments corporels pour faire marcher droit les hommes.
Heureusement la Reine qui avait beaucoup d'humour accorda en douce, une grâce à Maurice et ses potes . Leur ile dans l'océan fut toutefois confisquée, On a su bien plus tard que la Reine leur avait trouvé une autre petite ile, lui appartenant, du coté des Shetlands où les salades poussent comme nulle part ailleurs et où ils reçurent les titres de "gardiens" de cette ile. Une façon très féminine de dire "les hommes avec un collier". Maurice et ses potes devaient encore et toujours dépendre d'une femme et de son bon vouloir pour espérer un peu de liberté ou d'esclavage consenti ce qui était presque devenu la même chose en ces temps là.
Il se dit que même après la mort...Dieu est une femme....oh horreur des horreurs...il n'existe aucune ile dans l'au delà pour fuir la domination féminine.
Rires.
621 vues
0 aime
Top rédacteurs
Sujets tendances
Tendance depuis 11/02/26









