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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
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Charlotte fut préparée dans l'attente de la soirée: elle avait été avertie que Béatrice serait accompagnée de plusieurs couples à qui elle s'offrirait, quoi qu'on pût exiger d'elle ou lui infliger; il fut décidé qu'elle ne les verrait pas et que les mains attachées derrière le dos, on la conduirait dans une cave. On fixerait à son cou un collier et à ses poignets des bracelets. Juliette avait choisi sa tenue: une jupe courte en taffetas noire, dévoilant ses cuisses, et un chemisier clair marquant un corset en cuir resserré de façon à faire saillir ses seins; elle s'assura que son ventre ainsi que le sillon de ses reins étaient parfaitement lisses afin que ses deux orifices soient ouverts à ses besoins, ou à ceux des des inconnus à qui elle la destinait. Pendant que je lui nouai les cheveux en queue de cheval, pour lui bander les yeux, un cri indubitablement féminin retentit, elle se mit à trembler. À force d'être humiliée, il me semblait qu'elle aurait dû être habituée aux outrages, sinon au fouet, à force d'être fouettée; une affreuse satiété de la douleur et de la volupté devrait la résigner, comme le supplice d'une fille offerte comme elle, et même lorsqu'elle n'était pas livrée, de son corps toujours accessible. Un long silence suivit, troublé seulement par des chuchotements. Je reconnus Béatrice. Sa mince silhouette était entièrement vêtue de noir, du col officier de son chemisier, jusqu'à ses bottes en cuir. Elle déganta sa main droite et posa doucement son majeur et son index près de l'oreille gauche de Charlotte; la maîtresse de lieux, qui semblait particulièrement l'apprécier, l'entraîna au bout d'une laisse dans la cave, au beau milieu d'une réception où des couples contemplaient le spectacle d'une jeune femme nue se faisant prendre sauvagement par des esclaves mâles. Des hommes et des femmes en tenues de soirée, tous masqués, étaient éparpillés çà et là une coupe à la main; au centre de la salle, sur un grand lit en fer forgé noir, érigé en estrade, la femme que j’imaginais se faire torturer, était possédée par deux hommes aux corps d’athlètes qui la pénètraient frénétiquement dans la lueur des torches. Elle avait de petits seins fermes et des hanches à peine formées. L’assemblée se tourna vers nous et nous salua en s’inclinant en silence. Ses doigts glissèrent le long de ma machoire, puis de mon cou, contournèrent mon sein gauche, carressant ma taille, et s’arrêtèrent sur ma vulve, en appuyant légèrement sur la chair fragile; saisissant la dragonne de la laisse reliée aux anneaux d'or fixés sur mes lèvres intimes, elle ouvrit les deux battants du grand salon et me guida vers l'autel de mon sacrifice; au fond de la salle, éclairée par des projecteurs diffusant une lumière pâle, m'attendait la croix de saint André; j'avançai vers ma crucifixion, tenue par mes anneaux; Béatrice me tendit la main pour m'aider à gravir les deux marches qui me menait à mon calvaire; elle me plaqua le dos contre le bois, me laissant ainsi exposée de longs instants. Elle me présenta comme étant son esclave; tout me serait infligé sans pitié pour juger de l'efficacité du fouet. En elle, je devinais une volonté ferme et glacée, que le désir ne ferait pas fléchir, je devais obéir docilement; les yeux bandés, je ne pouvais apercevoir les derniers invités qui descendaient dans la cave, grossissant l'assistance silencieuse; ainsi exposée et écartelée sur cette croix, seule dans le noir et le silence, je me demandais pourquoi tant de douceur se mêlait à tant de terreur, ou pourquoi tant la terreur me paraissait aussi douce. On me détacha enfin pour m'exhiber. À peine libérée, quelqu'un me demanda de me tourner et on me délia les mains en m'ôtant le bandeau des yeux. On me fit avancer, trébuchant un peu, vers un homme qui voulait me toucher. Il m'ordonna de me déshabiller, et de me présenter, ce que je fis instantanément: debout les bras coudés derrière la tête en écartant les cuisses, comme on me l'avait signifié, afin de livrer avec le plus d'indécence possible le spectacle de mon intimité. Se présenter de telle façon oblige l'esclave à s'abandonner, quels que soient ses réticences, à mieux se donner. Par cette mise à nu, le corps livré, déshabillé, disséqué, est comme bafoué, humilié, sans concession; la soumise ainsi exhibée apprend à se surpasser dans l'épreuve, poussée parfois au paroxysme de l'épuisement et de la souffrance physique; c'est ainsi qu'elle peut s'épanouir et accepter les châtiments les plus cruels. Béatrice apparut avec un esclave à demi-nu harnaché de cuir au bout d’une laisse. L’homme à l’allure athlétique était doté d’une musculature impressionnante et d’un sexe épais dont on osait à peine imaginer la taille en érection. Elle fit allonger l'homme sur le dos, puis me tira par les cheveux et me força à m’agenouiller entre ses jambes, la croupe en l’air et le visage écrasé contre son pénis. J’entendis des ricanements dans l’assemblée. Ce n'était pas la caresse de mes lèvres le long de lui qu'il cherchait, mais le fond de ma gorge. Il me fouilla longtemps, et je sentais gonfler et durcir en moi le baillon de chair qui m'étouffait, et dont le choc lent et répété me tirait des larmes. Debout sur l'estrade, Béatrice faisait voler sa cravache sur mes reins. Elle m'ordonna de lui lècher les testicules et le pourtour de son anus; je m’exécutai, faisant glisser ma langue de la hampe jusqu'à l'entrée de sa cavité anale. L'esclave semblait apprécier et s'enfonçait dans ma bouche pendant que je le couvrais de salive; elle se plaça derrière moi et plongea ses doigts dans mon vagin déjà humide de désir. Elle explora longuement ma vulve, remonta sur mon anus, le caressa du bout des doigts, puis se redressa: “Enfile-toi un doigt dans le cul!”; sa cravache siffla dans les airs et s’abattit sur ma croupe: “Allez chienne, doigte-toi le cul!”. Les lèvres forcées par le glaive charnel, je dus me cambrer pour atteindre la raie de mes fesses. J’introduisis tant bien que mal un doigt dans la moiteur de ma voie la plus étroite pendant que Béatrice continuait de me fouetter: “Tu aimes ça, chienne, te doigter l'anus devant des inconnus"; je répondis d'un “oui” chevrotant en écho aux coups de cravache mordant maintenant l'intérieur de mes cuisses, espérant ainsi mettre fin à mon supplice. Elle laissa tomber sa cravache et s’agenouilla derrière moi: “Enfile tes autres doigts, chienne !”. Je m’exécutais docilement alors qu’elle forçait mon anus en écartant mes fesses de ses doigts pour faciliter mon intoduction. Les invités semblaient goûter à la scène, se regroupant pour regarder. La situation était des plus humiliantes; j'étais partagée entre le sentiment de honte et l’étrange plaisir d’être utilisée comme un vulgaire objet sexuel, humilié et gémissant. Mais ce ne furent que les préliminaires. Béatrice me relèva en tirant sur mon collier comme on le ferait pour rappeler un chien à l’ordre: “Ça ira comme ça, salope. Maintenant assieds-toi sur sa queue!”; encouragée par ses coups de cravache, j’enjambai maladroitement l'esclave et m’accroupis dos à lui, tout en me demandant comment accueillir un sexe aussi monstrueux. Impatiente, Béatrice maintint le sexe à la verticale et me força à descendre dessus en tirant sur mon collier. Ma croupe s’écrasa sur la pointe saillante; tous les invités se regroupèrent autour de la scène et je pus voir distinctement leurs regards lubriques et cruels briller derrière leurs masques dans la lueur des torches; alors que je m'efforçai de garder l’équilibre, l'esclave me força à m’empaler sur son sexe; je tentai de résister, mais en vain; son membre surdimensionné défonça mes reins, distendant lentement mon anus. Une bouffée de chaleur m’envahit, tout mon corps était perlé de sueur. Béatrice exultant, ordonna l'esclave mâle à me pénétrer tout en caressant ses testicules: “Allez, chien, défonce-lui son cul de salope!”; l’homme obéit sans sourciller et m’attira contre son sexe brutalement pour me faire mal; mes deux sphincters anaux se dilatèrent sous la pression et il me pénétra d'un seul coup. Je manquai de m'évanouir. L’assemblée poussa un “Oooh” d’étonnement mêlé d’admiration; Béatrice demeura un instant interdite à la vue de ce membre à moitié emprisonné. Partagé comme moi entre douleur et plaisir, l'esclave mâle relâcha son étreinte, en me maintenant dans cette position grotesque; accroupie, empalée au sommet de son sexe, Béatrice, agenouillée face à moi, me meurtrissait les seins en me pinçant les pointes tout en m’observant avec un regard pervers qui m'effraya; elle quitta mes yeux, plongea sa tête entre mes cuisses, posa délicatement sa bouche sur ma vulve rougie par ses coups de cravache puis aspira mon clitoris entre ses lèvres. La bouche de Béatrice estompa peu à peu la douleur de la colonne de chair qui saccageait mes reins. Je luttais pour ne pas jouir; les invités nous regardaient dans un silence quasi religieux; le spectacle que j'offrais, haletante, empalée sur ce sexe monstrueux agissait sur l’assemblée comme un puissant aphrodisiaque. Béatrice se dénuda alors et commença à se caresser tout en me fixant, les yeux brillants de désir. Non loin de moi, une femme s’était accroupie aux pieds de son compagnon et le gratifiait d’une fellation des plus passionnées; juste à côté, deux hommes encerclaient une ravissante brune aux cheveux courts qui s'abandonnait, basculée à la renverse, à leurs doigts qui la fouillaient. Une boule de chaleur explosa dans mon ventre et irradia tout mon corps; parcourue de spasmes, je jouis en silence tout en éjaculant au visage de Béatrice; mes jambes vacillèrent mais l'esclave me tenait toujours fermement embrochée au sommet de son sexe. Il ne s'était pas encore libéré mais mon anus qui se contractait nerveusement le mettait au supplice. L’assemblée demeurait silencieuse; on entendait juste les sons de gorge profonds de la femme accroupie, étouffée par le sexe de son son compagnon qui lui tenait la tête des deux mains et déversait son sperme en elle. Les deux hommes qui étaient masqués, s'immobilisèrent pour me regarder, délaissant pour un instant la jeune femme brune, maintenant nue à leur merci, pour mieux l'envahir; plus loin un homme qui se masturbait en m'observant n’arriva plus à se retenir et éjacula. Béatrice, s’essuya le visage du revers de la main et lècha ma cyprine sur ses doigts en m’adressant un sourire narquois. Elle se pencha à nouveau entre mes cuisses mais cette fois pour s’occuper de l'esclave. Elle commença par effleurer ses testicules du bout des doigts puis elle remonta sur sa hampe qu'elle caressa comme un objet sacré; elle semblait s'amuser de façon perverse avec ce sexe surdéveloppé pour faire souffrir l'homme. Elle glissa une main sous ses fesses musclées et stimula son anus en le masturbant de plus en plus fort; c'était excitant d'assister à son érection: il grossit et se déploya. L’effet ne se fit pas attendre; dans un ultime effort pour retarder l’inévitable, il se cambra sous moi et rompit le silence de la salle par un long râle bestial; je sentis son sexe tressaillir, me remplissant d’un flot de sperme saccadé. La sensation fut divine et l’instant si intense que je fus à nouveau sur le point de jouir. Visiblement satisfaite, Béatrice se redressa, posa ses mains sur mes épaules et se pencha sur moi pour m’embrasser. Elle goûta à mes lèvres, les aspira, les mordilla puis pénètra ma bouche de sa langue mouillée. Fermant les yeux et vaincue, je me laissai emporter par un nouvel orgasme. Alors que je m’abandonnai à son étreinte, elle appuya de tout son poids sur mes épaules et me força à m’empaler de nouveau sur le sexe redevenu raide. Le pieu de chair dégoulinant me pénétra facilement et m’envahit sans plus aucune résistance. Distendue, la sensation d’être remplie totalement dépassa tout ce que j’avais enduré auparavant. Mon orgasme redoubla d’intensité et semblait ne plus vouloir s’arrêter. Béatrice relèva mon menton du bout des doigts et me regarda jouir avec le sourire de la victoire; l'esclave mâle qui était resté passif jusque-là recommença à s'ébranler lentement dans son foutre tout en m’agrippant fermement par la taille, n'ayant rien perdu de son ardeur, bien au contraire. Béatrice m’abandonna à mon sort. Elle s’accroupit juste derrière moi et écrasa sa croupe sur le visage de l'homme. Ce dernier sembla apprécier cette douce humiliation et continua de me fouiller les reins en redoublant d'acharnement. Dans un bruissement gras et humide, rompant le silence, mon corps se balançait au rythme de ce va-et-vient féroce. Je faisais maintenant face à l’assemblée qui se pressait autour de moi pour me regarder jouir. Ne prenant même plus la peine de se cacher, plusieurs hommes se masturbaient sans retenue, juste devant moi. Du haut de son estrade, une jambe sur l’accoudoir de son fauteuil, la maîtresse des lieux se caressait tout en se délectant du spectacle de ma sodomie. Des mains glacées se posèrent alors sur ma peau et me firent tressaillir. Je m'offris avec docilité aux caresses de plus en plus insidieuses. Un long silence suivit, troublé par quelques chuchotements dont j'essayai vainement de percevoir le sens. Subitement, je me sentis soulevée de terre, mes poings et mes chevilles furent liés par force de nouveau à la croix. Dans cette position qui favorisait l'examen de mon corps, un doigt força brusquement mes reins et me pénétra avec douleur. Celui qui me violait ainsi, sans préparation, me menaçait durement. Soudain, on me cingla. Je reconnus immédiatement les coups appliqués par Juliette: elle a une méthode particulière, à la fois cruelle et raffinée se traduisant par une caresse de la cravache avant le claquement sec, imprévisible et toujours judicieusement dosé. Après le dernier coup, elle caressa furtivement mon ventre enflammé et cette simple marque de tendresse me donna le désir d'endurer encore davantage; quand le cuir s'attaqua à mes seins, je compris que je serais fouettée intégralement sauf le visage; comme une confirmation, les lanières atteignirent le bas de mon ventre, en cinglant mes lèvres intimes; je laissa échapper un cri de douleur, comme un écho au hurlement entendu dans le couloir. On m'ordonna de me mettre à quatre pattes, dans la position la plus humiliante pour l'esclave; je reconnus à la douceur des mains de femmes qui commencèrent à palper mon corps. Elles ouvrirent mon sexe. Peu après, mon ventre fut investi par un objet rond et froid que Béatrice mania longtemps avec lubricité. On décida alors de me reconduire au premier étage pour me placer dans un trou aménagé dans le mur. Alors que l'on usait de tous mes orifices, un homme exhiba son membre que je tentai de frôler avec mes lèvres puis avec ma langue, mais avec cruauté, il se dérobait à chaque fois que j'allais atteindre sa verge. Prise d'un besoin naturel, on me refusa de me rendre aux toilettes. Confuse, je vis qu'on apportait une cuvette et je reçus l'ordre de me soulager devant les invités rassemblés. L'humiliation était là: me montrer dans cette position si dégradante, alors qu'exhibée ou fouettée, prise ou sodomisée, ma vanité pouvait se satisfaire de susciter le désir. L'impatience que je lus dans le regard attentif de Juliette parut agir sur ma vessie qui se libèra instinctivement. Lorsque j'eus fini de me soulager, Béatrice m'ordonna de renifler mon urine, puis de la boire. Au bord des larmes mais n'osant pas me rebeller, je me mis à laper et à avaler le liquide clair et encore tiède. Après avoir subi les moqueries des invités, je fus amenée devant Béatrice dont je dus lécher les bottes vernies du bout de ma langue. On m'ordonna ensuite de me coucher sur le sol et de relever mes jambes afin que chacun puisse me prendre facilement. Je fus possédée par l'ensemble des invités qui se succédaient à la chaîne sur mon corps. Puis on me releva pour me placer sur un tabouret hérissé d'un volumineux olisbos. Dans cette nouvelle position, mon ventre devenait douloureux, mais ce fut pire lorsqu'on m'ordonna de m'asseoir sur le cylindre massif et de le faire pénétrer entre mes reins profondément. Je sentais mon anus s'écarteler au fur et à mesure que je m'empalais sur le cylindre de latex. Longtemps, on me força à me pénétrer l'un et l'autre de mes orifices. " - Je suis fière de toi, tu te comportes comme je l'espèrais, tu dois continuer". Juliette venait de me signifier que mon dressage n'était pas achevé. Ma peau subit aussitôt le contact de mains posées au creux de mes reins puis entre mes fesses. Une cravache noir me cingla brusquement avec une telle violence que je poussai un véritable rugissement; la rigidité du cuir enflammait mes reins et mon dos; les coups lacéraient ma chair, me procurant de lancinantes sensations de brûlure. Lorsque la tige m'atteignit exactement entre les cuisses, sur le renflement du pubis, je compris soudain que j'allais jouir; une fois la fulgurante jouissance dissipée, j'osai implorer leur pitié; je venais de rompre le charme. Ils décidèrent de me faire payer chèrement cette inqualifiable faiblesse. Je fus à nouveau placée dans le mur comportant un trou en son milieu, de façon à ce que ma tête dépasse d'un coté et mes reins de l'autre. J'allais être prise par l'arrière et contrainte par la bouche. Ce fut Béatrice qui m'installa. J'étais en position, jambes docilement écartées, la bouche déjà ouverte, la croupe exagérément offerte, prête à être investie. Ce fut l'abattage. Impatient de se satisfaire, un homme prit la place de l'autre, ma bouche servant d'écrin; au même moment, un autre utilisait mon vagin sans ménagement, avant de forcer brusquement mes reins, qui comme la totalité de mon corps étaient à sa merci. Il s'enfonça sans préliminaire pour me faire mal. Le silence soudain m'exaspéra, car je ne pouvais rien voir de ce qui se passait autour de moi. Espérant le fouet comme une délivrance, un troisième sexe plus dur encore pénétra ma croupe; mon ventre se liquéfia. J'étais prise, on ravageait mes reins meurtris; je compris enfin que le membre qui me pénétrait était un olisbos à ceinture dont Béatrice s'était ceint à la taille. Elle exigea de moi que je me cambre davantage, pour qu'elle puisse "me remplir jusqu'au fond." Je cédai à l'impétuosité d'un orgasme que j'aurais voulu pouvoir contrôler. Béatrice se détacha de Charlotte qui glissa au sol. Elle récupéra ses appuis et réussit à se tenir debout, mais on la rattacha fermement sur la croix de Saint André face à la salle plongée dans la pénombre. Elle demeura ainsi le reste de la soirée, souillée de sperme et de sueur, les chevilles et les poignets entravés. Hommage à Charlotte. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Lorsque nous avons planifié ce week-end ensembles, nous n’imaginions pas qu’une épidémie viendrait essayer de nous perturber, qu’une grève des contrôleurs aériens viendrait perturber mes vols et qu’une météo agitée viendrait mettre à rude épreuve mes entrailles. Malgré ces quelques embûches, j’ai tout de même réussi à te rejoindre avec une bonne heure de retard, avant que nous nous mettions à l’abri de ces cieux bien arrosés.
Il fait bon au chaud, à tes côtés. D’ailleurs il fait toujours bon avec toi. Je ne m’en lasse pas avec les jours, les mois et les années qui passent ! Ton intérêt marqué pendant le match de rugby du samedi à chaque mêlée me laisse présager de la soirée. Certes tu me taquines souvent mais ce « introduction, voilà un mot qui me plait » m’a semblé sonner différemment. N’ayant rien contre ce que ce terme peut représenter, bien au contraire, je m’attends donc à une séance aussi plaisante que les autres. Je ne m’attendais en revanche pas du tout à ce que tu m’avais réservé.
Une fois n’est pas coutume, tu avais préparé à l’avance ton « terrain de jeu ». Ainsi, pour la première fois peut être, j’ai un léger aperçu des plaisirs qui risquaient de m’attendre. Après avoir bouclé mon collier, indispensable marque de ma position vis-à-vis de toi, tu me tends le harnais que nous n’avions pas encore eu l’occasion d’inaugurer. Il nous faut quelques minutes à deux cerveaux pour comprendre dans quel sens il se porte et comment il peut s’enfiler. Ce ne sont pourtant que quelques lanières de cuir et à peu près autant d’anneaux métalliques. Pas spécialement contraignant, il apporte néanmoins une petite touche sympa à ma parure pour le moins « épurée ». Reste à savoir s’il ne te gênera pas, toi qui aimes par dessus tout avoir accès à la plus grande surface possible de ton soumis. L’avenir me le dira. Après cette « introduction vestimentaire », tu commences à me tendre le premier manchon pour que j’y glisse un bras. Immédiatement, je comprends que la photo que je t’ai montrée quelques jours à peine auparavant a déjà fait son chemin dans ton esprit « SMement » imaginatif. Une fois le second enfilé et bouclé, mes impressions se confirment vite lorsque tu les relies dans mon dos avec une sangle formant ainsi une parfaite alternative à la camisole de force. Désormais, je ne risque plus de t’être de la moindre aide : condamné à subir. Oui, je sais, j’aime ça, je dirais même j’adore ça ! Dernière vision avant que tu me passes un masque noir sur les yeux, suffisamment opaque pour que je ne distingue que quelques points lumineux du lustre qui nous surplombe. Sans ménagement tu me pousses en arrière pour que je bascule sur le lit juste derrière, au préalablement protégé d’un grand drap de bain. Décidément, mon intuition pourrait bien se confirmer.
Tu me demandes alors de replier les jambes en posant mes pieds au bord du lit. Les cordes commencent à encercler mes cuisses et mes jambes. Rapidement je ne peux plus les étendre. En t’entendant farfouiller, je devine que tu dois être en train de nouer l’autre bout de la corde au pied du lit. Sinon comment expliquer que je perde encore une capacité de mouvement de ma jambe gauche. Le même manège semble se répéter à l’identique du côté droit. Désormais j’ai l’impression d’être un mélange de tortue et de grenouille coincée sur le dos sans possibilité de me remettre à l’endroit. Tu farfouilles encore jusqu’à empoigner mon intimité. Visiblement il manquait un lien à cet endroit. Je sens que tu noues une cordelette à la base de mes couilles en faisant une paire de fruits bien gonflées avant de faire de même à la base de mon pénis qui lui aussi se raidit immédiatement devant tant de pression.
Tu peux désormais t’amuser avec une de tes cibles préférées. Il faut dire que cet appendice gorgé de vie et tendu doit être des plus tentants. Ce sont d’abord tes griffes qui farfouillent entre les boucles de la cordelette, malaxant à qui mieux mieux tout ce qui se présente. Il me semble reconnaitre le contact bien « efficace » pour ne pas dire plus de la spatule en bois, bien vite suivi par le petit paddle en cuir. Tu en viens même à user directement du plat de ta main pour venir percuter mes pauvres couilles. C’est sans aucun doute la sensation la plus puissante tant ses effets se prolongent. Mais tu sais ramener le calme soit par ton agréable souffle, ou encore par le doux contact des plumes. Mais celles-ci ne viennent jamais seules. Le manche du plumeau qui leur succède est bien moins doux. Lui aussi réussit à m’arracher quelques couinements. Tous ces assauts localisés me font me tortiller à défaut d’avoir grande latitude dans mes mouvements. Sur ce coup-là, tu as bien pensé ton coup. Le bandeau résiste tant bien que mal à mon agitation.
Finalement un répit passager mais bienvenu se présente, le temps que mon intimité reprenne ses esprits. Pendant ce temps, tu viens écrire quelque chose sur l’intérieur de mes cuisses. Ce doit être assez court si mes sens ne me trompent pas. Tu as bien brouillé les pistes en montant sans les cacher une bonne poignée de stylos. Je m’attendais potentiellement à servir de feuille blanche à un roman. Comme d’habitude, j’ignore ce que tu prépares ensuite. J’ai l’impression de distinguer le claquement d’un gant médical sans trop comprendre ce que tu peux bien mijoter.
Dans mon esprit, il s’écoule de longues minutes avant que je comprenne. Pourtant j’ai bien senti que tu prenais ma queue en main. Mais pas la suite, ce n’est qu’une fois bien en place, que le traditionnel mais subtil picotement me donne la réponse à mon interrogation. Tu viens de m’introduire la sonde urétrale sans que je m’en rende compte. Qu’il parait loin le temps où j’appréhendais son approche avant même que tu me touches avec. Désormais, je me délecte des sensations procurées. D’ailleurs tu t’amuses à plusieurs reprises à la faire coulisser tout en serrant ma tige histoire de renforcer les effets. Mes gémissements de plaisir se succèdent. Quelle diabolique invention parfaitement exploitée ! Tu « m’abandonnes » ainsi pour te préparer pour le prochain épisode, ce qui a le don de m’inquiéter, non pas de ce qui va suivre, mais par crainte que la sonde disparaisse en moi sans que tu ne la vois. Pourtant, je sais que je ne risque rien tant tu prends soin de moi. Reste à convaincre mon cerveau. Il semblerait aussi qu’un nouveau gant vienne de claquer.
Mystère, mystère ! Un doigt éclaire ma lanterne. Ou plus exactement vient s’immiscer en moi. Quelques allers-retours plus tard, il est rejoint par un second, et me semble-t-il, un troisième. Y a pas à dire, ca n’est pas désagréable du tout de se faire doigter. Mes gémissements se renforcement lorsque avec ton autre main tu remets en mouvement la sonde. De plaisants et irrépressibles frissons me traversent. Me voici soumis pour la première fois à une double introduction. J’ai l’impression que si la sonde n’était pas là, je finirais par « exploser ». Tout cela ressemble fort à une séance préparatoire à un fist en bonne et due forme. Mais c’est l’avenir qui me confirmera, ou pas cette intuition. En tout cas, à cet instant, je te remercie intérieurement d’avoir franchi ce cap.
Le point d’orgue était encore à venir après avoir joué prudemment mais certainement, tu retires tes doigts avant de les remplacer. Ainsi préparé, j’accepte sans résistance ton gode ceinture, dès lors qu’il se présente bien. D’ailleurs pour te faciliter la tâche, tu m’as fait relever les jambes qui étaient restaient en appui sur le rebord du lit depuis le début de la soirée. Ainsi offert, ton dard peut s’introduire aussi loin que possible. Je me surprends même à essayer de t’enserrer avec mes jambes pour te garder en moi. Depuis quelques minutes, tu m’as libéré du bandeau. Après une phase d’éblouissement imparable avec le lustre au-dessus de nos têtes, je me plonge avec bonheur dans ton regard visiblement satisfait de l’instant. Et je continue à gémir et frémir de plaisir. Mes sens m’emportent à tel point que je ne me rends même pas compte que tu as retiré la sonde.
Pour me ramener sur terre, enfin sur le confortable matelas, tu te saisis du faisceau de pailles toujours aussi efficace quand tu viens titiller mes bourses avec. C’est un peu comme me frotter avec une pelote d’aiguilles sans que cela me transperce. Evidemment, je reprends mes petits couinements. Puis c’est le son caractéristique du briquet qui m’indique qu’une bougie est certainement en train de chauffer. Bingo, les courtes mais intenses sensations de brûlures se succèdent encore et toujours sur mes couilles. Tu sembles à disperser un peu partout mais en prenant tout ton temps, à tel point que je finis par me demander si tu n’es pas en train de créer une complète gangue de cire. Imagination erronée ! Une fois n’est pas coutume, tu m’épargnes le nettoyage à ta manière, me laissant retirer la cire en douceur sous la douche.
Quelle soirée au contenu inattendu mais Ô combien plaisante et pleine de sensations.
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M'ayant entraînée au fond de la cave, là où la pénombre était la plus dense, Juliette fit pivoter mon corps
contre la paroi humide. Je sentis le salpêtre se dissoudre sous mes doigts qui s'accrochaient. Pour me
racheter, j'aurais voulu être attachée, là, dans cette position, le ventre nu contre ce mur poisseux, le dos,
les reins, offerts aux hommes qui auraient eu la libre disposition de moi, sans conditions. Sentir mes mains
prises dans la pierre pour ne plus pouvoir bouger et tout endurer, pour prouver que je pouvais devenir un
jour une parfaite esclave.
Juliette commença par me caresser. Elle savait qu'en faisant cela, elle me donnait une chance de me faire
oublier ma faute. Elle s'empara d'un martinet et commença à me travailler le corps en l'échauffant lentement,
alternant les caresses des lanières avec des coups cruels et violents. Plus elle frappait fort et plus je m'offrais.
Je n'éprouvais qu'un pincement aigu au moment où mes seins furent brutalement saisis par des pinces, puis je
sentis les pointes broyées par l'étau de métal qui les tirait vers le sol en s'y suspendant. Chacun des mouvements
que je faisais alors amplifiait le balancement des pinces, provoquant une sensation effrayante d'arrachement.
Je me souviens de ce moment précis où je fus mise à quatre pattes sur le sol au milieu de la cave. Juliette dont
j'étais désormais l'esclave d'un soir fixa d'autres pinces sur les lèvres de mon sexe, en dessous de mon clitoris.
Tout mon corps se balançait de façon obscène, tenaillé entre deux douleurs, partagée entre le désir de faire cesser
mes souffrances et celui d'en augmenter l'intensité par mes balancements, pour satisfaire Juliette et mériter son
pardon. J'observais avec orgueil la rotation des poids suspendus aux pinces attachées à mes seins, de droite à
gauche et de gauche à droite. La douleur devenait intolérable, mais je devenais la spectatrice de cette douleur.
Je souffrais, mais je dominais cette souffrance: le plaisir qui naissait en moi la dépassait, la stigmatisait.
Pour marquer sa satisfaction, Juliette me désigna la croix de saint André où je fus attachée dans une position
d'extrême écartèlement. Un inconnu s'approcha de moi, comme si je devenais digne de son intérêt. Ils saisirent
chacun un long fouet et commencèrent à me flageller avec une vigueur et un rythme qui me firent écarquiller les
yeux. Pour étouffer mes hurlements, je mordis violemment mes lèvres, jusqu'à ce que le goût de mon propre sang
m'eût empli la bouche. Je me livrai au châtiment avec une joie quasi mystique, avec la foi de l'être consacré.
Juliette me dit soudainement:
- J'aimerais te fouetter jusqu'au sang.
Je lui répondis que je lui appartenais. Dans la cave déserte, où les effluves d'humidité évoquaient celles d'une tombe,
l'inconnu me contemplait silencieusement et je m'aperçus qu'il tenait à la main deux longues et fines aiguilles.
Il s'empara d'un sein qu'il se mit à pétrir, à caresser, puis à pincer pour en faire jaillir la pointe granuleuse. Lorsque la
pointe fut excitée, il y planta la première aiguille, puis presque aussitôt après, la seconde dans le mamelon du sein qui
n'avait pas été caressé. D'autres aiguilles furent plantées tout autour des aréoles, quelques gouttes de sang vinrent ternir
le métal que la lueur d'une ampoule faisait jusque-là scintiller. Mon martyre devint délicieux.
Ainsi, j'étais devenue l'objet de plaisir de cette femme et de cet homme. Juliette parut subitement échauffée:
elle s'approcha de moi et de me libéra de la croix de saint André. Avant même que je puisse savourer ce répit, on me
porta sur une table où je fus allongée et solidement attachée. Je fus alors fouillée, saccagée, malmenée, sodomisée
comme une chose muette et ouverte. L'inconnu qui violentait mes reins se retira brusquement. Juliette effleura de
ses lèvres la dure pointe de mes seins, et de sa main le creux de mon ventre.
Dans un éclair, je me sentis délivrée, anéantie mais comblée.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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On arrive près du bateau. Un homme d'âge mûr, avec un gros ventre et une bite mollassonne, nous regarde arriver en souriant. Ce n'est pas vraiment mon genre de beauté. Mais bon, après tout, il sera derrière son appareil. On monte à bord et il m'embrasse... sur la bouche. Il embrasse aussi Julien... L'est plutôt familier, le gros. Il nous demande :
— Vous êtes Samia et Julien??
— Oui, c'est ça...
— Moi, c'est Gilou. Vous allez d'abord faire des photos avec un de mes amis un photographe américain connu, puis avec moi.
— Madame Simone m'a dit que ce ne serait qu'une séance de photos.
— Ce sera deux séances, comprenant des photos érotiques. Elle m'a dit que vous faisiez ça.
— C'est que...
— J'ai déjà payé Simone, mais voici pour vous décider.
Il sort une liasse de billets de sa poche et me tend deux billets de 1000 francs (plus de 300 euros). D'accord??
Je lui fais un grand sourire en répondant :
— Qui doit-on tuer pour ce prix??
Il rit... puis me dit :
— Venez, je vais vous présenter le photographe.
On va vers la poupe. Il y a une table, des sièges et des chaises longues. Un homme est assis dans un fauteuil, il a une jolie femme sur les genoux. Elle est uniquement vêtue de lunettes de soleil et d'un grand chapeau, elle n'a pas l'air emballée de nous voir. Gilou nous dit :
— Je vous présente Moira, ma femme, et Dennis X, mon ami, qui est un grand professionnel.
Elle n'est pas sympa, mais je la trouve très séduisante. C’est une rousse auburn, avec des poils qui forment une flamme sur son pubis et même des petites flammes en dessous des bras. Elle me demande :
— C'est vous qui êtes des Roms??
— Euh... oui...
— On ne vole rien ici, hein??
Norman dit précipitamment.
— Ma femme plaisante.
Non mais, elle est malade?! Elle me regarde, intéressée par la façon dont je vais réagir. Nous pourrions sauter à l'eau et regagner la plage, mais on est franchement loin. Et puis, il y a ma ceinture porte-monnaie qui ne peuy pas aller dans l'eau et puis, j'ai envie de faire du ski nautique... Donc on reste, mais je lui réponds quand même :
— On ne va rien voler. Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit, les Roms ne sont pas tous des voleurs, loin de là, et toutes les rousses ne sentent pas la ménagerie.
Il y a un flottement, puis elle éclate de rire. Après s'être calmée, elle dit :
— Tu as du répondant, j'adore?!
Bon, ça, c'est fait. Mais qu'est-ce que Madame Simone a besoin de dire partout que je suis une Rom?! Ce n'est pas que j'aie honte...
Norman s'adresse au photographe :
— Tu veux commencer, Dennis??
— Oui, merci, cher ami.
Dennis est grand et il a un fort accent. Il nous dit :
— Venez avec moi dans la cabine, on va choisir des accessoires.
On prend l'escalier jusqu'à une grande cabine. Il nous détaille en disant :
— Vous êtes beaux et vous avez de très jolis kious (en fait, il veut dire "culs"). Il me regarde et ajoute :
— Et toi, tu as une jolie poitrine, mais un peu trop pour ce projet, je te prendrai de derrière.
Je pense «?pour deux mille francs, tu peux me prendre par où tu veux?!?» Il me demande de mettre un grand chapeau de paille avec des fleurs, qui ressemble à celui de la rousse. Il donne à Julien une casquette blanche à galons, un rien nous habille. Il y a un grand miroir et je me trouve franchement mignonne avec mon grand chapeau. Julien n'est pas mon mal non plus en mini-capitaine. On remonte sur le pont et il nous photographie à différents endroits du bateau.
On commence par faire des photos sur lesquelles on se tient par la main, puis Julien de face contre le bastingage et moi regardant la mer. Je suppose qu'il veut avoir mon kiou et le tout petit robinet de Julien... Je ne vais pas tout décrire. Je sens néanmoins qu'on va basculer dans des photos un peu moins convenables quand il me dit :
— Embrasse le sexe de ton frère.
Rien qu'à entendre ça, Julien se met à bander comme un... mais, non, pas comme un âne. J'enlève mon chapeau pour me mettre à genoux devant lui et délicatement, je tire sur la peau pour dégager le gland. Dennis s'écrie :
— Merveilleux, il brille au soleil?!
Ben oui, il est excité et mouillé, mais de là à trouver ça merveilleux?! Dennis fait plusieurs photos. Je tire bien la langue et lèche le gland en l'enduisant de salive. Il brille encore plus. Notre photographe pousse des cris d'extase?! Il a la trique. Oui, lui aussi... Sauf que la sienne, c'est pas un zizi de mulot, mais une bite d'âne?! Il me propose un marché :
— Si vous me léchez tous les deux, je te ferai cadeau du lot de photos et j'en signerai même une.
Oh?! Les photos, ça me fait plaisir, mais pourquoi une signée?? Croyant que j'hésite encore, il ajoute :
— Je vous en signerai deux.
— D'accord.
Si ça lui fait plaisir... Il me dit :
— Je les développerai demain, j'ai hâte de voir ça. Donne-moi ton adresse et je te les enverrai.
Je lui donne mon nom et l'adresse du camping. On monte sur le pont et il choisit un endroit ensoleillé. Monsieur veut sans doute briller du gland, lui aussi. Quand il est assis, je vais me mettre à genoux à côté de lui en disant à Julien :
— Viens te mettre en face de moi.
Il m’obéit, bien sûr. Je vous ai déjà dit que c'était mon boy?? On se retrouve l'un en face de l'autre, de chaque côté d'une bite de belle taille, heureusement. Je veux dire, heureusement pour les photos... Dennis me dit :
— Dégage mon gland et léchez-moi à deux, en tirant bien la langue... et en me regardant.
Je tire sur la peau, je vous évite les détails. Julien fait un peu la moue. Quoi?? Elle n'est pas assez propre pour ce petit singe?? Je lui dis sèchement :
— Lèche?!
Il tire bien la langue et lèche le gland. Putain, ça m'excite de le voir?! Quand il a bien léché, je tire la langue et lèche aussi. Au-dessus de nous, ça ?fait "clic clic clic". Dennis nous dit :
— Regardez-moi
On lève les yeux. On doit avoir l'air de deux adolescents qui se partagent une grosse glace dans un cornet. Je préfère les glaces. On entend toujours "clic clic", mais aussi des grognements de plaisir. Je sens qu'il va jouir, alors je vise bien le visage de Julien, en lui disant :
— Ferme les yeux.
Je sais que le sperme dans l'œil, ça pique. Si, si... demandez à votre femme quand elle revient du bureau, après avoir essayé d’obtenir une augmentation. Ce n'est pas que je chouchoute Julien, mais si je le punis, ce sera sur son cul, pas dans ses yeux. Dennis gueule :
— Fuck, I'm cumming?!!
Aussitôt, le visage de Julien est décoré de guirlandes de foutre chaud qui arrivent par saccades, c'est mignon. Dennis continue de faire des photos, en grognant. Avec les doigts, je nettoie le visage de Julien, c'est-à-dire que je lui fais lécher le sperme sur ma main. Il avait les bourses pleines à craquer, l'Amerloque. Julien aura eu son petit goûter?!
Notre photographe me dit :
— Tu es une belle salope. Je te reprendrai.
Oh?! C'est gentil. Je suis une belle salope avec "kiou" du tonnerre?!
Il ajoute :
— Je vais commencer à développer. Vous, allez rejoindre Gilou.
Il n'est pas loin, Gilou. Juste un peu plus haut, dans la cabine de pilotage, pour faire le voyeur. Il nous dit :
— J'arrive.
Lui aussi, il nous fait poser un peu partout sur le bateau, autant Julien que moi. Ensuite, on doit poser à deux. Il nous dit :
— Embrassez-vous.
On remet ça?! Je prends Julien contre moi en disant :
— Tu as envie que je t'embrasse??
— Oh oui, Samia?!
On se fait un baiser chaste. Il se laisse embrasser comme une fille?! Il s'abandonne comme moi quand un vrai mâle m'embrasse. Comme je suis contre lui, je sens quelque chose me chatouiller la cuisse. Un moustique??? Ah non?! C'est Julien qui bande. Gilou me dit :
— On va faire des photos en ski.
A suivre.
Je suis ici : mia.michael@hotmail.fr et je réponds gentiment....
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"Vos ordres sont charmants ; votre façon de les donner est plus aimable encore ; vous feriez chérir le despotisme.
Ce n'est pas la première fois, comme vous savez, que je regrette de ne plus être votre esclave; et tout monstre
que vous dites que je suis, je ne me rappelle jamais sans plaisir le temps où vous m'honoriez de noms plus doux."
Valmont à Madame de Merteuil. (Lettre IV) Les liaisons dangereuses. Choderlos de Laclos.
Dans toute relation humaine, la séduction est une constante, mais c’est dans la relation amoureuse qu’elle se déploie
avec le plus de ruse et d’ingéniosité. Il suffit de parcourir la littérature pour constater que le séducteur et la séductrice
sont devenus des archétypes qui transcendent le temps et l’espace.
Il est difficile de cerner la séduction, probablement parce qu’elle garde toujours une aura de mystère d’autant plus
insondable qu’elle semble être une condition indispensable pour qu’elle se maintienne.
Les écrivains, les poètes, de même que certains compositeurs d’opéra de toutes les époques ont largement traité de la
séduction et ont cherché, chacun dans leur domaine, à l’illustrer par des personnages de fiction dans le but avéré ou
inconscient de répondre aux nombreuses questions que chacun se pose à son propos; pourquoi femmes et hommes
cherchent-ils à se séduire ?
Y a-t-il un secret à la réussite d’une entreprise de séduction et des causes à son échec ? Quelles qualités requiert
l’art de séduire ? Y a-t-il une différence entre séduction masculine et séduction féminine ? Les moyens qu’utilisent
hommes et femmes pour séduire un partenaire convoité sont-ils les mêmes ? Sinon en quoi diffèrent-ils ?
Autant de questions, dont les réponses sont dans l’observation des amants heureux ou des transis déçus, mais aussi
dans les descriptions littéraires que les écrivains ont brossé des séducteurs et des séductrices; les personnages qu'ils
ont créés permettent de dresser une galerie de portraits de tous les types de séducteurs et de séductrices possibles,
de même que d’explorer en profondeur les motivations qui les animent.
Les écrivains, tout au moins ceux dont le génie a traversé les siècles, sont de fins observateurs de l’âme humaine,
et ils ont surtout le don inimitable de traduire, à travers les personnages sortis de leur imagination, ce qu'ils ont souvent
vécu eux-mêmes ou observé autour d’eux avec une acuité d’artiste. La littérature apparaît donc comme une voie capable
de percer les secrets et les artifices des séducteurs et des séductrices.
la séduction opère de deux façons différentes, voire opposées; de façon active, quand une personne cherche à s’imposer
à une autre par des moyens qui vont de la manipulation violente à la persuasion douce; de façon passive; La manière active
est qualifiée de virile, la seconde de féminine. Séducteur d’un côté, séductrice de l’autre; on pourrait penser que les deux
positions sont également représentées, mais, lorsqu’on cherche des exemples de séduction dans les œuvres littéraires,
on trouve essentiellement des séducteurs masculins.
Don Juan, Casanova, Valmont, Julien Sorel, viennent tout de suite à l’esprit, alors qu’il est plus difficile de dresser une
liste comparable de séductrices ayant laissé des noms aussi connus; l'exception peut-être serait Carmen, mais Carmen
n'est pas un prototype de séduction féminine; elle diffère des autres femmes en ce qu’elle entend mener sa vie amoureuse
comme un homme; "Si tu ne m’aimes pas, je t’aime et si je t’aime, prends garde à toi", est une protestation virile, un hymne
au libre choix amoureux, sinon sexuel.
Dans la littérature, la femme est presque toujours décrite comme séduite et abandonnée; Ariane se lamentant à Naxos
de l’infidélité de Thésée, Didon mourant sur son bûcher après le départ d’Enée, Médée tuant ses enfants parce que Jason
l’a trahie; la femme séduite est aussi une femme à jamais fidèle; Pénélope résistant à la horde des prétendants, Lucrèce
se suicidant pour rester fidèle à son mari.
Ces légendes dessinent les contours de la séduction féminine; discrète, dissimulée, la femme n’avance que masquée; c'est
elle qui maîtrise l’art du maquillage et de la magie; l’homme, ayant de la peine à comprendre son attirance pour la femme,
préfère attribuer les tensions de son désir à la magie féminine plutôt qu’au mystère de sa sexualité.
Rôle pour rôle, les écrivains ont été plus tentés par le rôle actif du séducteur que par le rôle passif de la séduite, même si,
paradoxalement, c’est lui le plus important; quand on évoque la séduction masculine, on pense immédiatement à Don Juan.
Un séducteur incorrigible est un Don Juan; la recherche inlassable de la relation amoureuse est qualifiée de "donjuanisme".
Pour lui, les préliminaires sont réduits à de grossiers mensonges qui n’ont même pas l’apparence de la vraisemblance.
Dans l’opéra de Mozart, il séduit Zerline, une jeune beauté paysanne, le jour de ses noces, en menaçant le futur mari et en
lui promettant le mariage, il l’entraîne, chantant d’une voix envoûtante, à la limite de l’hypnose: "La cidarem la mano."
Comme les héros de Sade, il s’inscrit dans une contestation de toutes les formes de règles sociales ou morales, dans
l’inversion de toutes les valeurs, dans l’affirmation irréductible des droits de l’individu et la primauté absolue de son désir.
Au bout de sa contestation, il voudra enfreindre la dernière des lois, celle de la mort; c’est elle qui l'emportera.
Tout autre est la séduction de Casanova; Don Juan était un mythe littéraire, Casanova fut un personnage réel qui nous a
laissé des mémoires d’un grand intérêt littéraire; il aime la vie, entend en jouir et prétend en faire jouir les femmes qu’il
rencontre; il séduit des femmes réelles, ancrées dans leur siècle et leur culture, qui répondent avec leurs propres armes,
acceptant ou refusant d’être séduites et sont des partenaires à part entière, non des victimes vaincues d’avance.
Casanova se heurte à la réalité, à ses obstacles. Le but de sa séduction, c’est de contourner les obstacles ou de les utiliser
comme tremplins pour accroître les mérites de ses victoires; il vit ses fantasmes mais les échecs ne l’abattent pas et il est
de ses succès; Casanova ne sépare pas la séduction de l’amour; pour lui, l’amour est une fatalité, une maladie incurable
mais sans elle, la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue.
Lorsque Casanova entreprend de séduire une femme, il ne lui ment pas; il éprouve réellement ses sentiments, au moins
au moment où il les exprime; il en est dupe et sa force est de les dire avec conviction et talent; Casanova est un excellent
conteur; c’est son arme; ses interlocuteurs l’écoutent, ils sont séduits. Casanova est un orfèvre de la parole, les femmes
tombent sous le charme, incapables de lui résister.
Une société raffinée avait fait de la séduction amoureuse le centre des relations hommes-femmes; des poètes ont défini les
règles de la conquête amoureuse en s’inspirant de l’amour courtois des troubadours; la femme y était un être parfait, éthéré,
idéalisé, dont la beauté attestait les perfections morales; à peu près inaccessible, elle avait malgré tout des soupirants qui
désiraient tenter l’aventure; ils devaient pour cela parcourir un chemin long et périlleux dont les étapes avaient été fixées sur
une carte de géographie assez étrange: "la Carte du Tendre."
La séduction amoureuse était inscrite en termes de géographie et, dans ce jeu de société, le séducteur devait pour accéder
aux faveurs de la Dame, parcourir un itinéraire symbolique compliqué allant du village de "Tendre sur estime" à celui de
"Tendre sur passion" en passant par la "Sincérité", et la "Générosité", évitant le "Lac d’indifférence" et de la "Mer de l’oubli".
À chaque étape de cet itinéraire symbolique correspondait une récompense attribuée par la Dame: anneau, baiser, nudité;
quant au don final, il était repoussé dans un lointain brumeux.
Pour franchir ces étapes, l’apprenti-séducteur utilisait toutes les ressources de l’éloquence et de la préciosité: l’hyperbole
amoureuse, les effets de paradoxe, les métaphores alambiquées, les antithèses hardies; préciosité et maniérisme dont
Molière se moqua dans "Les précieuses ridicules."
Choderlos de Laclos, officier versé dans la science des forteresses, imagina une stratégie de la séduction destinée à
emporter la forteresse autre que militaire: celle des femmes vertueuses; Valmont écrit à la marquise de Merteuil:
"Jusque-là, ma belle amie, vous me trouverez une pureté de méthode qui vous fera plaisir; et vous verrez que je ne
me suis écarté en rien des vrais principes de cette guerre, que nous avons souvent remarqué être si semblable à l’autre."
Le roman de Laclos s’inscrit dans la tradition de l’idéologie courtoise, mais pour la subvertir. Les temps ont changé.
Le contrat n’est plus le même; ce n’est plus la dame à séduire qui fixe les règles, mais une dame d’un tout autre genre,
une perverse libertine, la marquise de Merteuil; elle se sert de Valmont, son ancien amant, pour satisfaire ses tendances
perverses; elle l’instrumentalise, et le duo élabore des stratégies destinées à faire tomber une citadelle métaphorique:
la vertu de la présidente de Tourvel, femme admirable, fidèle, prude et dévote, au-dessus de tout soupçon.
Qualité romanesque remarquable, chaque lettre nous renseigne sur celui qui raconte autant que sur ce qui est raconté.
Selon le principe qui sera plus tard porté par Proust à son sommet, chaque personnage apparaît comme langage:
précision, ironie de la Marquise de Merteuil; vivacité et clarté intellectuelle de Valmont, peu à peu dégradées par la
passion, exaltation sentimentale niaise de Danceny; naïveté brouillonne et spontanée de Cécile.
Lucidité amusée, sagesse bienveillante, politesse un peu désuète, chez Madame de Rosemonde; bien-pensance
et modestie extrême chez la Présidente de Tourvel, puis émoi, égarement, jusqu’à sa fin tragique. Mais au delà,
la véritable innovation littéraire de Laclos, consiste de faire de ces lettres, des forces agissantes; interceptions,
copies, pressions, indiscrétions, restitutions, détournements, changements de destinataire: il n’est pratiquement
pas un tournant de l’intrigue dont le jeu épistolaire ne soit l’agent.
Les personnages ne cessent donc de se croiser, de se séduire, de se débattre, peu-à-peu pris au piège par l'auteur.
Le flamboyant Vicomte de Valmont joue à séduire, sans aucune vergogne mais tout bascule lorsque les sentiments
mêlés de larmes prennent le dessus; le libertin devient amoureux et se noie dans les méandres de l'amour, il chutera.
La Marquise de Merteuil, femme raffinée à la beauté diabolique, complice de Valmont, perdra tout.
Les jeunes gens, d'une naïveté confondante, pris aux pièges des maîtres du jeu, ne s'en remettront pas non plus.
Les règles semblent simples dans ce jeu amoureux, deux cartes maîtresses: la vanité et le désir sexuel.
Capitaine d'artillerie, Choderlos de Laclos révèle alors toute la froideur de la stratégie militaire, dans cette élégante
comédie échiquéenne de l'égotisme et de la sensualité, où "conquérir" pour "prendre poste", nécessite toujours
"attaques" , "manœuvres, "déclaration de guerre" pour "prendre poste", "jusqu'à la capitulation."
Le duel par lettres échangées entre la Marquise de Merteuil et Valmont brille à chaque page.
"J'ajoute que le moindre obstacle mis de votre part sera pris de la mienne pour une véritable déclaration
de guerre : vous voyez que la réponse que je vous demande n'exige ni longues ni belles phrases. Deux
mots suffisent." Réponse de la Marquise de Merteuil écrite au bas de la même lettre: "Hé bien ! La guerre"
La polyphonie permet dans un premier temps à Laclos une démonstration de force, celle de la maîtrise de
toutes les nuances les plus fines dans la psychologie et la caractérisation; c’est aussi une plongée dans les
eaux troubles de la rhétorique libertine: le lecteur se voit confronté à une langue brillante mais manipulatrice,
ciselée comme le diamant; la mécanique épistolaire étant consubstantielle au libertinage en tant que tel.
Feindre, tromper, détourner les soupçons, flatter, toutes ces manœuvres de séduction sont des
opérations de langage écrit; l’écriture est pour les libertins, une action, le verbe précédant la chair.
Valmont entend faire plier celle qu’il veut séduire aux lois qu’il édicte; il annonce, sur un mode mineur,
les dépravations paroxystiques des grands libertins du marquis de Sade.
L'immersion dans le récit plonge le lecteur attentif, dans un système d’une telle ampleur qu’il en devient
libertin lui-même: on jubile de toute cette intelligence déployée au service de l’immoralité.
Mais le génie de Laclos est de, progressivement et insidieusement, gripper la machine: puisque le lecteur est
devenu expert dans l’analyse des victimes, pourquoi ne pas faire le bourreau ? La relation entre Madame de Merteuil
et Valmont, l’amour pris dans les rets de l’orgueil et de la réputation mènent la fin du roman vers des sommets;
le brillant libertin agonise en amoureux inconsolable, la marquise perd son honneur et sa beauté.
Conformant ainsi le roman, au romantisme du XIX éme siècle, qui n'hésita pourtant pas, à le condamner
pour outrage aux bonnes mœurs, et qu'une bonne part du cinéma du siècle suivant, contrairement au théâtre,
préféra le tirer vers le drame sentimental. Sensuel et brillant, le roman est à l’image des libertins.
Il sait nous séduire par ses éclats pour nous éduquer à notre insu, et nous faire prendre le parti inverse de ceux
qu’on avait idolâtrés, soudain bouleversés par une émotion authentique, sincère et sans calcul.
Peut-on trouver meilleur moyen pour véhiculer une morale que l’excitant discours de l’immoralité ?
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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C'est l'heure
L'heure de la lèche
La lèche-douche de Monsieur
Est prête
Sueur salée sucéé
Nez à nu
Bouche à fleur d'aisselles
Poils à lustrer
Salive sur la peau
Peau mouillée aux lèvres
Flux acides
Lacis moites à laver
La langue en torchon
La langue éponge
La langue savonne
Fait briller le cuivre
Des bras des jambes du ventre du dos du cou des mains des doigts des pieds des joues des paupières des oreilles du front du menton
Et du sexe
Du sexe de Monsieur
Sécrétions acidulées
Moustache baveuse autour de la bouche
Saveur suave
Coulées dans la nuque
Cou collant
Vapeurs voluptueuses
Des tempes trempées
Toutes les perles suintées
Le long du dos
Le long de la raie
Entre les fesses
Toute poisse est bue
Coccyx couilles
Velu velin de l'entre-cuisse
Duvet soyeux de l'aine
Touffes piquantes du pubis
Tout est choyé
Et bien sûr la tige glabre
Le tigre en éveil
L'oeil attentif du cyclope
Et ses larmes sucrées
Tout tout tout
Tout est bien bu
Hmmmm
Elle aime cette heure
L'heure de sa lèche
Sa lèche-douche de Monsieur
Son rendez-vous goulu
Son moment précieux
D'offrir la toilette à ce corps
Assoupli après qu'il a fait son sport
Quand enfin il s'arrête
Se tient debout face à elle
Les yeux comme deux braises
Et qu'il laisse tomber ses habits au sol
Devant sa servante à genoux
Quand l'odeur musquée
De son mâle échaudé
Assaille de promesses épicées
La souillon salivant à ses pieds
Et que d'un geste il l'invite
A lustrer du gant de sa langue
Le carénage palpitant de son corps
Elle y met tout son coeur
Son propre corps en fête
N'omet aucun recoin de la toile
Elle aime cette heure
Où docile elle se rend utile
Au plaisir de son Maitre
C'est l'heure de la soumise éprise
Mais qu'il prise lui aussi
Leur heure
Leur intime antienne
C'est l'heure
L'heure de la lèche
La lèche-douche de Monsieur
Est faite !
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"L’enchaînement et la confusion des étreintes et des coïts étaient tels que, si je distinguais les corps, ou plutôt
leurs attributs, je ne distinguais pas toujours les personnes; certains contacts étaient très éphémères et, si je
pouvais les yeux fermés reconnaître une femme à la douceur de ses lèvres, je ne la reconnaissais pas forcément
à des attouchements qui pouvaient être violents, il m’est arrivé de ne réaliser qu’après-coup que j’avais échangé
des caresses avec plusieurs femmes en même temps; j’étais livrée à une hydre."
Catherine Millet. "La vie sexuelle."
L’exploration du domaine du sexuel est revendiquée par des auteurs féminins comme un instrument d’émancipation
majeur avec, souvent, une visée sociale, voire même des effets purificateurs d’autothérapie; pour plusieurs de ces
femmes écrivains, le thème de la sexualité, constituant la matière des récits, touche l’essence même de la littérature dans
son ambition de cerner la vérité d’un réel au-delà des apparences; il s’agit d’écrire un texte destiné à établir une vérité,
la vérité d’un être singulier bien sûr.
Cette érotique féminine s’exprime évidemment dans des tonalités très singulières: intellectuelle et distancée avec Catherine
Millet; cérébrale avec Anne F. Garréta; passionnelle, mais résolument sans lyrisme avec Annie Ernaux; hyperlibérée avec
Catherine Cusset; sensuelle avec Alina Reyes; dépressive avec Catherine Breillat ; exaltée avec Christine Angot.
Qu’ont en commun, ces textes qui définissent un érotisme nouveau ? Foncièrement d’exposer, sans états d’âme et sans
fioritures, ce qui relève du plus intime de l’univers sexuel: un vif antiromantisme, un antisentimentalisme s’imposent comme
traits dominants; si, pour Bataille, l’interdit et la transgression sont la condition même de l’érotisme, la recherche du plaisir
s’affiche ici dans un univers mental et social où les limites tendent à être abolies.
Une sexualité affranchie des tabous, c’est le moins à quoi on puisse s’attendre venant d’une littérature érotique; il n’est pas
surprenant que toute la panoplie des pratiques inventées depuis la nuit des temps et soutenues par des fantasmes éternels
se trouve convoquée; avec, certes, des configurations dominantes et exposées au grand jour, compte tenu de l’évolution
structurale que connaît notre univers plus pervers que névrotique.
Mais, encore une fois, ce qui sollicite le questionnement est d’abord le traitement collectif de ces discours; la médiatisation
de l’éros, phénomène jusqu’ici jamais rencontré, s’accompagne d’une certaine désaffectivation, comme si le même sillon
que creusaient tous ces écrits consistait à faire une littérature démystifiant le sexe, en le banalisant, en le désacralisant,
en le naturalisant ou en le simplifiant.
D'autant plus que l’érotisme apparaît désormais comme un terme marchand et consumériste; la sexualité se réduit à une
simple gymnastique, alors que le cerveau demeure le principal organe érotique et orgasmique; cette évolution le prive
de sa force originelle, de son histoire culturelle, de sa capacité à rendre compte de la richesse imaginative de l’être humain,
enfin de son inventivité concernant ses désirs, ses plaisirs, son rapport au corps.
L’obsession du nombre pour Catherine Millet est en soi un indicateur de la logique propre à la société de consommation:
multiplicité des partenaires et enchaînement des étreintes; la rationalité appliquée à l’éros conduit à mettre sur le même
plan, plaisir et travail bien fait; tandis qu’A. Garréta, qui s’impose d’écrire ses souvenirs comme un exercice, par ordre
alphabétique, se définit elle-même comme un fonctionnaire du désir conceptualisé en douze "nuits."
Dans le contexte d’une relation où l’on est "palpée et retournée comme une marchandise de choix", la dénonciation
féministe de l’éternelle aliénation des femmes à être objet paraît bien déplacée, car cet érotisme neutre et rationnel ne fait
que dégager la pure logique de l’objet pulsionnel indépendante de la différence des sexes; on peut voir en filigrane dans
les variantes de l’usage mercantile du sexe et du plaisir qu’il produit.
L’intérêt de ces écrits n’est pas tant en effet de montrer comment l’érotisme triomphe de la répression sociale que
de suggérer une illustration du fonctionnement de l’être-objet pour chacun des partenaires, ce qui suppose une véritable
subversion de la conception de l’objet; Catherine Millet décrit là, l’expérience intérieure de l’érotisme selon Bataille, où la
dimension d’abjection de la jouissance est saisie sans récupération romantique, sans la moindre idéalisation.
C’est un fond déshumanisé, opaque et angoissant, où s’articulent le non-sens et le sexuel dans certains écrits féminins
contemporains dans la filiation de Sade et de Bataille; leur vérité cynique permet de dépasser tout moralisme, y compris
un certain préjugé humaniste qui voudrait maintenir une réserve de subjectivité en ce point ultime où le sexe n’est plus
qu'une matière aveuglante; c'est là le cœur de la dénonciation de la pornographie.
L’érotisme doit se distinguer de la pornographie qui recherche davantage l’excitation immédiate; l’érotisme comporte une
dimension poétique, artistique, mais aussi affective et psychologique; l’érotisme littéraire féminin devrait s’attacher à relier
le plaisir et les sentiments amoureux avec leur pouvoir aphrodisiaque.
La jouissance et l’imaginaire érotique des femmes semblent occultés; l’évocation de la sexualité féminine provoque
le scandale. "Le Deuxième sexe" de Simone de Beauvoir ouvrit une brèche, suivie par Pauline Réage; Histoire d’O narre
le parcours d’une femme consentant à la soumission et au masochisme avec torture, esclavage; O devint un modèle
repoussoir qui incarna la servitude volontaire à travers la soumission amoureuse.
Catherine Robe-Grillet, femme du célèbre écrivain, écrit également sous pseudonymes le récit de passions mortifères.
Elle valorise le sado-masochisme et l’esclavage amoureux volontaire; la dimension sentimentale semble moins mise
en avant; une littérature érotique brise également l’image angélique de la féminité, supposée douce et gentille; des récits
mettent en scène des femmes sadiques, dominatrices et cruelles.
Cet érotisme noir insiste sur la soumission amoureuse; la littérature érotique plus classique valorise également la femme
à la sexualité passive qui se contente d’attendre les initiatives de son amant; cette littérature s’oppose à l’émancipation des
femmes. Beauvoir désire au contraire l'avènement d'une femme indépendante s’émancipant de la tutelle masculine,
maîtrisant sa sexualité et ses désirs pour sa plus grande jouissance.
L’érotisme féminin s’attaque au mythe de l’amour passionnel, à celui de la femme objet; l’amour doit être délivré de
sa pesanteur tragique et de sa valeur sacré; le mythe de Grisélidis symbolise la soumission féminine au sein du mariage.
l’épanouissement érotique devient un enjeu central; c’est sous les draps que les femmes doivent s’émanciper, conquérir
leur dignité de sujet, acquérir une maîtrise de leurs désirs; un rapport de réciprocité doit s’instaurer dans la sensualité.
La littérature érotique présente progressivement des femmes qui assument leurs désirs en dehors de tout attachement
amoureux; le langage des auteures se libère contre les précautions chastes et leurs illusions; on est loin de Casanova
pour qui "le seul homme est susceptible du vrai plaisir, car doué de la faculté de raisonner, il le prévoit, il le cherche, il le
compose, et il raisonne dessus après en avoir joui."
L'érotisme se focalise maintenant vers des modalités de satisfaction prévalentes comme la sodomisation ou la fellation.
La pure pulsionnalité se trouve absolutisée dans le sens des pratiques qui visent une satisfaction de comblement sur le
mode compulsif de la drogue; elles répondraient à un érotisme rudimentaire, marqué par une dégradation de la sensualité.
On ne parle même plus de pulsion, mais d’instinct sexuel, négligeant tout ce qu’implique la sexualité de vie représentative,
imaginative, fantasmatique, ou relationnelle; Catherine Millet parvient à choquer; sa description semble froide et clinique,
sans la moindre sensualité; la réalité prime sur l’obscénité; en revanche, elle valorise la sexualité multiple et ouverte à tous
les possibles, avec le plus grand nombre de partenaires; le faire l’emporte sur le dire, le descriptif sur le narratif; le sexe
constitue le ressort de l’action, son principe et sa finalité; le récit se rapproche alors de la pornographie.
L’appel à la jouissance n’attaque pas toujours l’ordre existant; un hédonisme consumériste incite surtout à acheter
de nouvelles marchandises pour satisfaire des désirs qui ne font que renforcer la logique capitaliste; dans les magazines,
la jouissance devient même une injonction; pourtant, notre époque se caractérise surtout par une grande misère sexuelle
et affective; la pornographie réduit la sexualité à une froide mécanique sans inventivité, répétitive et bestiale.
La volupté, les caresses, la sensualité permettent de réinventer le plaisir sexuel en dehors des normes sexistes,
pornographiques dominantes, une littérature érotique féminine insiste sur l’imagination et le désir pour créer un climat
sensuel, contre le plaisir immédiate; cette conception de la sexualité semble aussi plus réaliste que les scénarios
érotiques qui occultent les relations humaines, avec leurs frustrations et leurs contrariétés; dans la pornographie
traditionnelle, les individus se livrent au plaisir sexuel sans même se rencontrer et se connaître.
Que l’amour soit un chef-d’œuvre, que l’éros soit poésie, nul n’en disconviendra; non pas au prix toutefois du rejet de
la négativité, ce noyau de réel au cœur de l’expérience érotique; pourtant, cette part maudite, tous ces auteurs l’affirment
diversement est inséparable du travail littéraire dont elle est la source.
Ce n’est plus la digue de la pudeur qui est abattue, mais celle de la répulsion, voire de l’insoutenable; il semble bien loin
le temps des risques de poursuite pour "outrage aux bonnes mœurs"; daté le temps des obscurités fascinantes de l’univers
libertin clandestin aux relents de soufre, avec ses mises en scène sophistiquées marquant la proximité du plaisir, du secret
et du danger dans les orgies où corps souillés et orgasmes mystiques exigeaient pseudonymes et autres masques.
L’emploi du terme érotisme n’est-il pas inadapté, face à un tel contexte socioculturel à bien des égards inédit ? L’érotisme
a une histoire spécifique dans notre culture et dans notre littérature; des choses ont bougé dans le paysage de l’érotisme
classique, que ce soit sous l’angle du libertinage du XVIIIe siècle, ou sous celui de la créativité dans ses expressions
picturales et littéraires les plus accomplies, par exemple dans le surréalisme, et jusqu’à Histoire d’O.
La pornographie a dépouillé l’érotisme de contenu artistique, en privilégiant l’organique sur le mental, comme si le désir
et le plaisir avaient pour protagonistes des phallus et des vulves et que ces appendices n’étaient que de purs serviteurs
des fantasmes qui gouvernaient notre âme, séparant l’amour physique des autres expériences humaines.
Un voile de pudeur, sa transgression, une aura de secret, un frisson de beauté, est à la frange du dénudement sentimental,
liant amour et sexe pour accéder à l’érotisme. Eros, fils de Mars et Vénus, ou de Poros et Pénia paraît être définitivement
castré par son frère, l’obscène Priape. S’agit-il d’éros, s’il ne reste qu’une viande proche du trash ou du gore ?
Sans que nous nous en rendions compte, la fin du XX° siècle coïncide avec de grands changements dans les mentalités:
peut-on parler de la fin de l'érotisme ? Á force d'être obligatoires dans tous les récits, les écritures érotiques ont perdu leur
grâce littéraire, pour n'être plus que des répétitions anatomiques vulgaires; l'écriture féminine saura-t-elle relever le défi ?
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Mi-janvier, une partenaire me titille et s'amuse à m'exciter. Elle se demande combien de temps je pourrais tenir en chasteté, sachant que quelques jours avait toujours été le maximum que j'avais dû faire. En rigolant un peu elle suggère tout un mois. De fil en aiguille, je me demande si j'en serais effectivement capable. Elle continue à me donner des idées, des suggestions pour rendre la chose encore plus dure, me faire me sentir plus sale, et enfin j'en parle à Maîtresse, qui approuve l'idée et l'impose. Durant la totalité de février, j'ai dû: Porter ma cage de chasteté cadenassée Ne porter qu'une seule et unique culotte en satin nuit et jour Porter mes bracelets en acier aux poignets et aux chevilles Faire un rapport quotidien de mon expérience à Maîtresse Bien sûr, elle a ricané en remarquant qu'étant compatissante, elle imposerait cela sur le mois le plus court de l'année (tout en passant sous silence le fait que ce soit une année bissextile, bien sûr). Et en bonne petite soumise obéissante, je me suis bien sûr exécutée. Il s'agit d'une cage de chasteté en acier que j'avais assez peu portée, car lors du premier port, au bout de 24h le cadenas en bronze avait causé une vilaine réaction avec la peau de mon pubis, créant littéralement un trou dans ma chair, à un endroit particulièrement sensible. (Je vous rassure, nous avons bien nettoyé et il n'en reste aucune trace, je guéris heureusement très bien) De fait, j'avais acheté des cadenas en plastique pour ce dispositif, avec toujours la crainte qu'il y ait malgré tout un souci avec. C'était l'occasion de tester si je pouvais effectivement porter cette cage longtemps sans risque. Egalement, j'avais fait l'acquisition avant cela d'une cage de chasteté en silicone, et celle-ci venait avec un inconvénient de taille: je parvenais à jouir en la portant, tuant un petit peu l'intérêt de la chose... Avec cette nouvelle cage, impossible de jouir. Et pourtant, croyez-moi, j'ai longuement essayé... Au point d'avoir mes parties génitales gonflées à force de frotter à l'acier (rien de grave, encore une fois), et d'être tentée de supplier Maîtresse aussi basse que je puisse être pour qu'elle me libère (ce à quoi elle prenait bien sûr un malin plaisir à refuser d'un "Non." laconique, comme il se doit). Les 10 premiers jours furent particulièrement durs, étant habituée à me caresser pour m'endormir, je me retrouvais excitée dans mon lit, incapable d'aller jusqu'au bout, et de finir par m'endormir, assommée par ma propre excitation. Par malchance, le mois de février n'a pas été des plus reposants moralement parlant, et plusieurs sales coups nous sont tombés dessus ce mois-ci. Mais je tenais bon malgré tout, et m'accrochais à l'excitation excessive que me procurait la chasteté forcée pour continuer. Vers mi-février, je me sentais globalement moins excitée au quotidien, mais un rien suffisait à me rendre très tendue, le moindre effleurement à mes tétons, la moindre pensée perverse fonctionnait pour me rendre toute chose de façon très vive. Et la puanteur naissant de mon entrejambe captive entre l'acier et le satin ne faisait qu'aggraver la chose. J'ai même dû aller subir un examen médical pas du tout sexy ni BDSM durant lequel j'ai tenu bon et gardé les ordres qui m'étaient donnés (avec succès). J'ai également été agréablement surprise de la vitesse à laquelle mon corps s'est habitué à cette présence incongrue à l'entrejambe, et je suis complètement à l'aise à avoir mon intimité pourtant torturée dans une telle prison. J'avais peur que la sordide bosse ne m'eût dérangée, mais heureusement celle-ci resta discrète, quelque soit ma tenue. Les avantages à être grosse, je suppose. Et nous voici enfin le 29 février. Peut-être mon corps devine ce que mon esprit sait, et que la libération est enfin toute proche, mais cela fait quelques jours que l'excitation revient fortement. Les deux dernières nuits notamment ont été très difficiles, mais je tiens bon. En parallèle, Maîtresse m'a autorisée à m'offrir une nouvelle nuisette (la mienne tombant en ruines), et un collier en acier (qui est très explicite) qui sont arrivés. Je porterai la nuisette pour la première fois cette nuit, une fois débarrassée de la cage et de la culotte. Pas mal de personnes m'ont salué dans ce challenge, et me disaient ne pas être capables d'en faire autant. C'est amusant car je ne me suis jamais vraiment posée cette question pendant que j'obéissais. Et cela m'a permis aussi de rester concentrée sur ce que je faisais. Je suis fière d'avoir tenu bon, et j'ai aussi un peu peur de ce qui peut suivre, car Maîtresse semble avoir pris goût à m'avoir ainsi en chasteté, et facilement excitable. Comme d'habitude je préfère juste ne pas y penser, et me laisser guider.
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Aux dernières heures de la nuit, quand elle est encore noire; avant l'aube, Juliette reparut.
Rares étaient les soirées où elle n'éprouvait pas l'irrésistible plaisir de maltraiter ou d'user
de sa jeune soumise. Elle alluma la lumière de la salle de bains, en laissant la porte ouverte,
faisant un halo de lumière sur le milieu du lit, à l'endroit où le corps de Charlotte, nu et attaché,
déformait les draps de soie, recroquevillé et contrainte; comme elle était couchée sur la droite,
le visage vers la fenêtre, les genoux un peu remontés, elle offrait à son regard sa croupe pâle
sur la soie rose.
Il lui parut naturel de la préparer ainsi dans sa condition d'esclave marquée et fouettée afin qu'elle fut prête.
Juliette eut soin à plusieurs reprises de lui renverser les jambes en les lui maintenant en pleine lumière pour
qu'elle pût la voir en détail; sur son ventre lisse, le tatouage portait en toutes lettres qu'elle était sa propriété.
Charlotte gémit plus d'une heure sous les caresses de sa maîtresse; enfin les seins dressés, elle commença
à crier lorsque Juliette se mit à mordre lentement la crête de chair où se rejoignaient, entre les cuisses, les
fines et souples petites lèvres.
Elle la sentait brûlante et raidie sous ses dents, et la fit crier sans relâche, jusqu'à ce qu'elle se détendît d'un seul
coup, moite de plaisir; Juliette était aussi attirante et hautaine dans le plaisir qu'elle recevait, qu'inlassable dans ses
exigences. Ni le plaisir qu'elle avait pu prendre la nuit ni le choix qu'elle avait fait la veille n'influaient sur la décision.
Charlotte serait offerte, dans les pires conditions auxquelles elle serait confrontée.
Qu'à être offerte elle dût gagner en dignité l'étonnait; c'est pourtant de dignité qu'il s'agissait; sa bouche refermée sur
des sexes anonymes, les pointes de ses seins que des doigts constamment maltraitaient, et entre ses reins écartés
le chemin le plus étroit, sentier commun labouré à plaisir, elle en était éclairée comme par le dedans; se soumettre,
désobéir, endurer, alternances délicates auxquelles elle ne voulait plus se dérober; l'abnégation d'elle même qu'elle
conservait constamment présente.
Le lendemain, elle fut mise à l'abattage. On lui banda les yeux avant de la lier à une table, jambes et bras écartés.
Juliette expliqua seulement aux hôtes invisibles que sa bouche, ses seins et particulièrement les orifices de son corps
pouvaient être fouillés à leur gré; des hommes s'approchèrent d'elle; brusquement des dizaines de doigts commencèrent
à s'insinuer en elle, à la palper, à la dilater. Juliette interrompit la séance qui lui parut trop douce.
Elle fut détachée pour être placée sur un chevalet; dans cette position infammante, elle attendit quelques minutes avant
que des sexes inconnus ne commencèrent à la pénétrer.
Elle fut fouillée, saccagée, malmenée, sodomisée. Elle était devenue une chose muette et ouverte. Puis elle fut ramenée
dans le salon où les hommes attendaient déjà son retour. Les yeux de nouveau bandés, nue droite et fière, Juliette la
guida vers le cercle d'hommes excités et ce fut elle qui s'agenouilla pour prendre leur verge dans sa bouche, l'une après
l'autre, jusqu'à ce qu'ils soient tous parvenus à la jouissance et se soient déversés sur son visage ou sa poitrine offerte.
Souillée de sperme et de sueur, on l'envoya se laver; la salle de bain était vaste et claire. Juliette la rejoignit pour assister
à sa toilette intime; elle était accompagnée de deux hommes; avant qu'elle ait eu le temps de se doucher, ils urinèrent sur
elle en l'éclaboussant chacun d'un jet dru et tiède; elle tourna sur elle-même afin que chaque parcelle de son corps reçoive
leur ondée.
Après un minutieux nettoyage, sa maîtresse lui ordonna de s'habiller pour aller dîner; nous allâmes dans un club échangiste
pour achever la soirée; outre son harnais et une ceinture de chasteté, Charlotte portait un bustier en cuir, des bas noirs et
une veste en soie de la même couleur laissant entrevoir son intimité; un collier de chien ciselé de métal argent serti d'un
petit anneau destiné au mousqueton de la laisse donnait à sa tenue un bel effet; Juliette l'amena en laisse jusqu'au bar.
Elle la fit monter sur une table haute où lui fût administrée une violente fessée qui empourpra ses reins; un esclave mâle fut
requis pour lécher et apaiser sa croupe; on glissa sur sa tête une cagoule emprisonnant la nuque et aveuglant ses yeux, ne
laissant passer l'air que par une ouverture pratiquée au niveau de la bouche de façon à ce qu'elle soit offerte; un homme lui
baisa la bouche, sa gorge lui servant d'écrin; excité par le spectacle de la fellation, un autre décida brusquement d'utiliser
ses reins; il s'enfonça en elle sans préliminaire pour faire mal. Comment éprouver la satisfaction insane d'offrir son corps ?
Le souhait de Charlotte est d'aller toujours jusqu'au bout de ses fantasmes, au-delà des désirs de Juliette.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Lors de notre première rencontre, une des premières choses que j’ai remarquées c’était le fouet dans la pièce qui te servait de donjon. Je t’ai demandé si tu aimais fouetter tes esclaves.
Tu m’as répondu que tu t’en étais servi quelques fois, que tu t'étais entraîné pour cela, mais que tu avais arrêté, après t’être fait fouetter une fois, pour voir, parce que la douleur était trop forte.
J’ai longtemps repensé à cette conversation.
Jusqu'alors, durant mes plans sm, j'avais souvent été cravachée mais jamais fouettée.
L’idée d'être non pas seulement battue, mais vraiment fouettée m’attirait de plus en plus, surtout à cause de la symbolique de l’instrument, de l’usage qui en était fait pour punir les esclaves jadis et du fait que ce soit toi qui me fouetterait pour la première fois.
J’ai commencé à me documenter, à me renseigner sur le sujet.
Cela n'a fait que renforcer ma détermination, l'envie de te faire ce cadeau, celui de mon corps nu subissant le fouet, infligé par toi, pour toi, pour ton plaisir, pour te prouver que j'étais réellement, complètement à toi.
J’ai cherché sur internet, pour trouver l’instrument que je voulais t’offrir, pas du matos de sex shop, mais un véritable fouet.
Je ne voulais pas que tu utilises celui dont tu t’étais déjà servi sur d’autres. Je voulais que ce fût le nôtre, celui que je t’offrirai pour que tu t’en serves sur moi.
J’ai regardé sur de nombreux sites, américains, australiens, pour finir par trouver l’instrument que je voulais, un snake whip australien fait main (qui coûtait une blinde).
Je l’ai commandé. Quand il est enfin arrivé, je l’ai déballé, je l’ai caressé longuement, en fantasmant sur ce que je ressentirai lorsque je le subirai, à ta réaction quand je te l’offrirai.
J’ai attendu le bon moment, un week end ensemble, dans ta maison près de Deauville.
C'était un vendredi soir. Pendant que la voiture filait dans la nuit, je t'ai dit que j’étais prête.
Interloqué, tu m’as demandé à quoi.
Quand je t’ai répondu « à subir le fouet », il y a eu un moment de silence puis tu m’as demandé si j’étais sûre, si je me souvenais des raisons pour lesquelles tu ne t’en servais plus.
Je t’ai répondu que oui.
Tu m'as redit ce que tu m'avais déjà dit
" Tu sais, Laure, le fouet c'est ce qu'il y a de plus dur. Ca n'est pas un jeu. Tu vas vraiment souffrir »
"Je sais Maître. Je me suis documentée. Mais c’est pour ça que je le veux. Pour vous, pour moi. »
A nouveau tu t'es tu. Puis, en me prenant la main, tu m'as demandé de te promettre d'utiliser le safe code que tu m’avais imposé de choisir si je sentais que c'était trop dur, parce qu'une fois lancé tu risquais de ne plus pouvoir te contrôler et que tu irais jusqu'au bout.
Je te l'ai promis.
Il était tard lorsque nous arrivés.
Je me suis déshabillée, je me suis mise à genoux pour t’offrir le fouet que j’avais choisi pour nous.
Tu l’as déballé, contemplé, caressé.
Tu m’as dit qu’il était superbe, mais que ce que tu trouvais le plus beau ce n'était pas l’objet lui-même mais le fait que ce soit moi qui te l’offre.
Il était trop tard pour que tu t’en serves tout de suite. Tu m’as entraînée dans la chambre, allongée sur le lit et tu m’as fait l’amour.
Le lendemain, je me suis réveillée la première, comme souvent. Tu dormais encore, pendant que j’admirai ton corps nu, étendu sur le lit, ta bite au repos.
Je t'ai contemplé un moment, encore remplie de toi.
J'ai été me doucher, j'ai préparé le petit déjeuner.
Puis, je suis revenue te réveiller, caressant, embrassant, léchant ton corps et ton sexe, te prenant en bouche pour te vider de ta pisse.
Nous avons pris le café, puis tu m'as dit vouloir t'entraîner, t'assurer que tu n'avais pas perdu la main.
Tu as enfilé un jean, tu as été chercher le fouet et tu as commencé à le faire claquer, pendant que
je songeais que ce fouet que tu maniais bientôt s'abattrait sur mon corps, avec ma chatte qui mouillait rien que d'y penser.
Tu t'es entraîné pendant une bonne demi heure.
Visiblement, le maniement du fouet, ce doit être douloureux pour celle qui le subit
mais c'est aussi sportif pour celui qui le manie.
J'ai toujours été excitée par ton corps en sueur.
Quand tu as eu fini, je suis venue te lécher. Puis, nous sommes passés sous la douche.
Tu n'as pas voulu que je te suce ni me prendre, pour conserver ton foutre pour "après » avant de me prendre par la main.
Tu bandais un max quand je t’ai déshabillé.
Tu m'as suspendue par les poignets, attachée chevilles écartées, bras et jambes en croix, avant de m’embrasser longuement, tendrement, en frottant ton sexe dur contre mon corps, mon bas ventre.
Tu m’as rappelé ma promesse : jaune : moins fort, rouge : stop.
Je t’ai répondu que je n’avais pas oublié mais qu’en échange je te demandais de ne pas tenir compte de mes cris, de mes pleurs. Mais uniquement des codes, si je prononçais les mots convenus.
Tu t'es éloigné de quelques pas. Tu as écarté tes jambes, en appuyant bien tes pieds au sol. Ta queue était dressée, raide, dure. J'appréhendais ce qui allait suivre, mais en même temps je le désirais.
Le fouet à sifflé, avant de me cingler.
Je n'ai pu m'empêcher de hurler, les larmes ont coulé.
Jamais je n'avais ressenti une telle douleur. Je t’ai supplié de continuer malgré tout, sans tenir compte de mes pleurs, de mes cris chaque fois que le fouet s’abattrait sur moi.
Non seulement je n'ai pas prononcé les mots convenus, mais après une dizaine de coups, je suis partie dans un autre univers, entraînée dans un état second où la douleur se mêlait à la jouissance
Quand tu t’es interrompu, que tu es venu vers moi pour m’embrasser, je t’ai demandé de continuer, de me fouetter aussi les seins et le sexe. Quand il s’est abattu sur ce dernier, la douleur a été fulgurante et j’ai failli hurler « rouge ». Mais j’ai serré les dents. Et j’ai joui.
Quand finalement tu as arrêté tu étais en nage et ma chatte était trempée. Tu m'as détachée. Je me suis effondrée à tes pieds, avec une seule envie, sucer ton sexe raide. Tu m’as laissé te caresser, avant de me prendre dans tes bras pour me porter sur le lit.
Et tu m’as fait l’amour.
Il a fallu 15 jours pour que mes plaies cicatrisent, que les marques sur mon corps s’estompent.
____________________
Ce week-end à Deauville a été un moment très fort dans notre relation.
Même si je n’avais jamais éprouvé pour ceux qui m’avaient baisée avant Maxime le désir que j’avais pour lui, nos rapports intimes étaient jusque là restés dans le cadre de ce que pratiquais avant.
Recevoir le fouet était un tabou que je n’avais jamais osé briser.
Ce jour là, j’ai eu mal, j’ai pleuré, crié, supplié pendant que mon corps, mon sexe, mes seins subissaient sa morsure.
Mais en même temps, je n’avais jamais joui autant, de cette souffrance que je lui offrais, de ce sentiment que j’éprouvais pour la première fois de me dépasser en acceptant de lui ce qu’aucun autre ne m’avait fait subir jusqu’alors.
Pour lui aussi ça a été un moment très fort, qu’il a traduit avec ses mots, sa pudeur d’homme, en me disant sa fierté de me posséder.
Et de me le prouver depuis par sa manière de me regarder, son comportement, son désir.
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La voix du maître des lieux soudain retentit: "Je vous présente Charlotte, la soumise de Juliette. Elle est ici pour
se faire dresser et devenir une esclave obéissante." On me banda les yeux de façon que je ne puisse voir les
invités qui descendaient dans la cave. Quelqu'un me demanda de me tourner et de monter mon cul, ce que je
fis avec complaisance. On m'ordonna de m'approcher d'un invité qui voulait me toucher et, en aveugle, je fis
quelque pas dans la direction qu'on m'avait indiquée. Des mains glacées se posèrent sur ma peau et me firent
tressaillir. Ce premier contact m'avait surprise mais je m'offris avec docilité aux caresses qui devinrent tès vite
agréables. On me fit savoir que plusieurs personnes étaient venues assister à mon dressage.
Chacune d'entre elles allait me donner dix coups de fouet. Je me préparai à cette épreuve en me concentrant
sur la volonté dont j'allais devoir témoigner, l'entraînement à la douleur n'est après tout qu'un entraînement
sportif comme un autre: on parvient aisément à reculer les limites et à endurer à chaque expérience un peu plus
longtemps la sensation de souffrance à laquelle on finit par s'habituer, d'autant plus lorsque comme moi, on en
tire une vive excitation et un plaisir incomparable.
Je reconnus immédiatement les coups de fouet appliqués par ma Maîtresse: elle a une méthode particulière, à la
fois cruelle et raffinée, qui se traduit par une sorte de caresse de la cravache ou du martinet avant le claquement
sec, toujours imprévisible et judicieusement dosé. Juliette sait mieux que quiconque me dresser. Après le dernier
coup, elle caressa furtivement mes fesses enflammées et cette simple marque de tendresse me donna le désir
d'endurer encore davantage pour la satisfaire.
On m'ordonna de me mettre à quatre pattes, dans la position sans doute la plus humiliante pour l'esclave, mais
aussi la plus excitante pour l'exhibitionniste que ma Maîtresse m'a appris à être, en toutes circonstances et en tous
lieux. Je reconnus à leur douceur des mains de femme qui commencèrent à palper mon corps. Avec un certain
doigté, elles ouvrirent mon sexe. Peu après, mon ventre fut investi par un objet rond et froid que Béatrice mania
longtemps et avec lubricité. Les Maîtres décidèrent alors que je devais être reconduite au premier étage.
On me débanda les yeux et je pus connaître le visage des autres invités de cette soirée mémorable. Je découvris
ainsi que Béatrice était une superbe jeune femme brune aux yeux clairs, avec un visage d'une étonnante douceur
dégageant une impression rassurante de jovialité. Je me fis la réflexion qu'elle était physiquement l'inverse d'une
dominatrice telle que je l'imaginais; je fus mise à nouveau dans le trou aménagé dans le mur, où j'avais été contrainte
la veille. Pendant que l'on usait de mes orifices ouverts, Vincent exhibait sous mes yeux son sexe congestionné que
je tentai de frôler avec mes lèvres puis avec la pointe de ma langue dardée au maximum.
Mais Vincent, avec un raffinement de cruauté qui acheva de m'exciter, se dérobait à chaque fois que j'allais atteindre
sa verge, m'obligeant à tendre le cou, la langue comme une véritable chienne. J'entendis quelques commentaires
humiliants sur mon entêtement à vouloir lécher la verge de l'inconnu; ces injures, ajoutées aux coups qui ébranlaient
mon ventre et aux doigts qui s'insinuaient partout en moi, me firent atteindre un orgasme dont la soudaineté me sidéra.
J'avais joui, comme fauchée par une rafale de plaisir que rien n'aurait pu retarder.
Ayant été prise d'un besoin pressant et ayant demandé avec humilité à ma Maîtresse l'autorisation de me rendre aux
toilettes, je me vis opposer un refus bref et sévère. Confuse, je vis qu'on apportait au milieu du salon une cuvette et
je reçus de Juliette l'ordre de satisfaire mon besoin devant les invités rassemblés. Une panique irrépressible me
submergea. Autant j'étais prête à exhiber mon corps et à l'offrir au bon plaisir de Juliette ou à apprivoiser la douleur
pour être digne d'elle, autant la perspective de me livrer à un besoin aussi intime me parut inacceptable.
La véritable humiliation était là: me montrer dans cette position dégradante, alors qu'exhibée ou fouettée, prise ou
sodomisée, ma vanité pouvait se satisfaire de susciter le désir. En urinant devant les invités rassemblés, je ne
suscitais le désir de personne. C'est à cette occasion que je pris conscience de l'orgueil réel de l'esclave, qui motive,
et par conséquent explique et excuse tout. En fait, les rites du sadomasochisme reposent sur l'orgueil: l'orgueil de la
Maîtresse de posséder une belle et docile esclave, mais aussi orgueil sans limite de l'esclave, convaincue d'éveiller
les désirs les moins avouables, et donc les plus rares à éprouver, chez ces êtres supérieures que sont les maîtres.
La légère impatience que je lus dans le regard attentif de Juliette parut agir sur ma vessie qui se libéra instinctivement.
Je réussissais à faire abstraction de tous les témoins dont les yeux étaient fixés à la jointure de mes cuisses. Lorsque
j'eus finis d'uriner, ma Maîtresse m'ordonna de renifler mon urine, puis de la boire. Bouleversée par cette nouvelle
épreuve, je me sentis au bord des larmes, mais n'osant pas me rebeller, je me mis à laper sans l'avaler le liquide encore
tiède et à ma vive surprise, j'éprouvai une indéniable délectation à ce jeu inattendu.
Après avoir subi les regards des invités, je fus amenée devant Béatrice dont je dus lécher les bottes vernies du bout de
ma langue. La jeune femme séduisante me récompensa par une caresse très douce, qui ressemblait au geste que l'on
fait pour flatter le col d'un animal soumis. Le dîner fut annoncé à mon grand soulagement.
Juliette sut gré à Vincent d'avoir trouvé Charlotte à la hauteur de ses espérances.
Hommage à Charlotte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Présent sur ce site depuis quelques temps et non dénué d’expérience, j’ai été frappé de voir le nombre de candidates soumises ou novices se présentant à moi en vue d’une soumission totale, qui au moment de franchir le pas se rétractent ou s’évanouissent dans leurs fantasmes. S’il est préférable de ne pas s’engager dans une voie qui pourrait s’avérer dangereuse, le fait de devoir sortir de sa zone de confort et de lâcher prise semble à certaines parfois plus effrayant que de s’engager dans une relation qui puisse apporter un enrichissement inestimable à celles qui acceptent d’entrer dans la soumission. La soumission est avant tout un art de vivre, et n’est certainement pas juste un « jeu » pour jouer à se faire peur comme certaines personnes l’envisagent parfois ici trop souvent … Et contrairement à ce que pourraient penser ces personnes, le rôle du Dominant n’est pas nécessairement le plus confortable car c’est lui et lui seul qui tient en mains l’issue heureuse ou malheureuse de la relation, rien n’empêche en effet une soumise d’arrêter la relation à tout moment, avec ou sans justification. Ne me faites pas non plus dire ce que je n’ai pas dit, car le rôle de soumise n’est pas nécessairement toujours des plus facile ou de tout repos … loin de là, mais une bonne soumise si elle se trouve dans les mains d’un bon Maître ne devrait jamais avoir à se poser la question de savoir si ce qui lui est demandé d’accomplir est bon ou pas pour elle. Pour autant qu’il lui soit encore seulement permis de penser d’ailleurs … Le Maître attend de la soumise qu’elle se surpasse certes, mais d’un autre côté il doit faire preuve d’une imagination sans limite, faire preuve de créativité en permanence pour éviter que la relation ne s’enlise dans la répétition des mêmes faits et gestes séances après séances et que la relation finisse par tourner en rond comme c’est trop souvent le cas dans une relation de couple « vanille » après quelques mois ou quelques années … Il y a autant de relations BDSM que de couples Dominant/soumise. La relation exclusive entre un Maître et sa soumise est d’ailleurs sans doute et de loin l’exercice le plus périlleux, car il faut pouvoir amener la soumise sur le chemin long et tortueux de l’esclavage qui est l’étape ultime d’appartenance que la soumise peut être amenée à réclamer un jour à son Maître, si celui-ci l’accepte et accède à cette demande. D’un autre côté, je peux parfaitement comprendre que certaines personnes puissent se contenter d’une relation BDSM plus ponctuelle, voire virtuelle qui leur donne l’occasion de vivre plus intensément et de s’évader d’un Monde devenu trop insignifiant. Je ne dénigre d’ailleurs pas du tout les relations virtuelles car l’aspect mental de la relation BDSM peut parfois aller bien au-delà de l’aspect physique de ce type de relation. Souvent, le côté obscur plus cérébral des femmes reste pour beaucoup de Maîtres un terrain d’exploration vierge et inexploré qui réserve son lot de surprises lorsqu’on commence à s’y aventurer. Cela demande beaucoup de subtilité, doit être manié avec précaution et n’est certainement pas destiné à tout le monde. La puissance du plaisir que cela peut procurer à une soumise peut s’avérer exponentielle et va bien au-delà de toutes les contraintes physiques que l’on pourrait imaginer … Soit, pour en revenir à mon sujet de départ, si j’ai écrit ce petit billet d’humeur, c’est avant tout pour bien faire comprendre qu’avant de venir sur ce site pour se présenter en tant que novice ou soumise, il est bon d’avoir réfléchi longuement avant de savoir quelles sont les limites que l’on s’est fixées, les pratiques que l’on souhaite découvrir ou auxquelles on souhaiterait s’adonner, si l’on est prête à être choisie par un Maître ou le choisir soi-même, quel type de relation on souhaite envisager. Cette liste n’est d’ailleurs pas exhaustive, mais ce préambule me parait indispensable pour être en mesure de choisir la meilleure voie possible et éviter de faire perdre leur temps à ceux qui sont pleinement engagés dans le BDSM. Je suis aussi parfaitement conscient qu’il est peu probable qu’une novice ou une soumise qui arriverait sur ce site commencerait par lire ce que je viens d’écrire ici, mais si vous êtes un Dominant rien ne vous empêche de transmettre ce message à celle qui se présenterait à vous et si vous êtes une soumise expérimentée ou non, ou une esclave vous pouvez toujours me faire part de votre approbation ou de vos remarques, car le but de cet exercice pour moi est avant tout d’ouvrir le débat sur le fait que tout le monde a effectivement le droit de débuter dans le BDSM, mais qu’il est tout de même indispensable d’avoir pris le temps de réfléchir un peu avant, sauf peut-être pour les personnes pour qui le BDSM reste une évidence qu’elles ont toujours eu en elles. Dominotaure
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