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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Aujourd'hui, je prends le clavier pour vous en dire un peu plus sur nous. Chaque jour, nous recevons énormément de questions, et nous avions à cœur de partager tout cela avec vous. 🥰
Je suis Cléa, française de 24 ans. Du haut de mes 1m70, je navigue entre domination et soumission, portée par une passion inconditionnelle pour la fessée que j'aime autant recevoir qu'administrer, aux hommes comme aux femmes. 🩷
+ Pratique la sodomie
+ Suce divinement et avale
- Squirt très rapidement
À mes côtés, mon fiancé de 36 ans, d'origines indienne et arabe et haut de 1m75, incarne l'autre pilier de notre univers. À la fois ancré, intense et d'une sensualité magnétique, il complète à merveille cette vision du plaisir partagé, sans tabou ni limite. 💙
+ Très très endurant
+ Imberbe & circoncis
+ Aime faire de longs cunilingus
-Veut baiser tout le temps lol
Voici quelques questions et réponses afin que vous puissiez en savoir plus sur nous :
• Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Mon père était diplomate, et mon fiancé l'avait beaucoup aidé par le passé. Je l'ai vu pour la première fois au bureau de papa : ça a été le coup de foudre immédiat.
• La différence d'âge pose-t-elle problème ?
Non, bien au contraire ! J'aime les hommes matures, à la fois doux et attentionnés.
• Qu'aimes-tu chez lui ?
Sa sincérité. Tout ce qu'il fait, il le fait avec le cœur et une authenticité totale.
• Qu'aimes-tu chez elle ?
Sa joie de vivre. Elle apporte toujours du bonheur et de la lumière autour d'elle.
• Cléa, qu'est-ce que tu détestes chez lui ?
C'est une vraie horloge lol ! Une ponctualité à toute épreuve : 20h, c'est 20h, pas 20h01 ni 19h59.
• Whitevil, qu'est-ce que tu détestes chez elle le plus ?
Quand elle boude. C'est mignon, mais parfois c'est pour un rien !
• Cléa, quelle partie de son corps aimes-tu le plus ?
Ses fesses : imberbes, douces, musclées et tellement agréables à caresser... et à fesser.
• Whitevil, quelle partie de son corps aimes-tu le plus ?
Ses cheveux doux et lisses, bruns avec des mèches blondes, joliment coiffés en queue de cheval.
• Avez-vous envisagé d'avoir des enfants ?
Oui, après le mariage ! On en a déjà beaucoup discuté. Il parlera en arabe avec eux et je leur parlerai en anglais. Entre nous, mon homme et moi parlons en français, ce qui leur fera trois langues ! Ils nous écouteront en français, auront l'anglais comme langue maternelle, et découvriront les notions d'arabe avec leur père.
• Pensez-vous que d'avoir des enfants impactera votre sexualité, vos jeux et les fessées ?
Non, pas du tout ! Le sexe reste extrêmement important pour nous, tout comme notre complicité. Avoir des enfants ne changera rien à notre flamme ni à nos jeux.
• Cléa, tu es française, mais de quelles origines ?
Du Nord-Pas-de-Calais par ma mère, et de Paris par mon père !
• Cléa, quelle partie de ton corps aimes-tu le plus ?
Mes fesses ! J'adore les mettre en valeur pour le plaisir des yeux de mon homme, et qu'il les touche ou les caresse.
• Whitevil, quelle partie de ton corps aimes-tu le plus ?
Mes fesses aussi ! J'adore parfois me promener cul-nu à la maison juste pour que Cléa me mette une claque en passant, lol !
• Cléa, ta position préférée au lit ?
La levrette ! J'aime me positionner dos plat, fesses relevées pour les lui présenter, qu'il me pénètre en me tenant par la taille et en me donnant des petites fessées.
Il a le choix vagin ou anus.
• Whitevil, quelle est ta position préférée au lit ?
Le missionnaire ! J'aime la pénétrer en profondeur et qu'elle me claque ou me doigte les fesses en même temps.
• Cléa, quel effet ça te fait de recevoir des fessées ?
Ça m'excite énormément, le mélange de lâcher-prise, de complicité et de plaisir me fait vibrer à chaque fois !
• Whitevil, quel effet ça te fait de recevoir des fessées ?
Un effet fou ! La sensation de la claque sur ma peau réveille une excitation immédiate et ce côté joueur que j'adore.
• Cléa, quel est ton plus grand fantasme ?
Le faire avec une femme.
• Whitevil, quel est ton plus grand fantasme ?
Être fessé dans le cadre d'un jeu de rôle Maîtresse/étudiant.
• Cléa, des accessoires pour pimenter votre intimité ?
Je le prends souvent avec un gode-ceinture, et j'adore être attachée avec des menottes.
• Whitevil, des accessoires pour pimenter votre intimité ?
J'aime beaucoup le gode-ceinture et avoir les yeux bandés.
• Cléa, ton accessoire préféré pour recevoir la fessée ?
Le martinet.
• Whitevil, ton accessoire préféré pour recevoir la fessée ?
La règle en plastique.
• Cléa et Whitevil, quelle est votre fréquence idéale pour faire l'amour ?
Il ne doit pas y avoir de limite ou de comptage, un couple doit exprimer son amour et sa passion dès que l'occasion se présente.
• L'avez-vous déjà fait dans un endroit insolite ensemble ?
Oui... dans les toilettes d'un avion, dans une cabine d'essayage et sur la banquette arrière de la voiture !
• Combien d'accessoires possédez-vous pour la fessée ?
Plus d'une trentaine ! On y trouve divers fouets, martinets, paddles, battoirs, raquettes, une brosse à cheveux, des ceintures de diverses tailles, cravache, des règles et bien d'autres...
• Pratiquez-vous souvent la fessée ensemble ?
Plusieurs fois par semaine, au minimum deux fois !
• Comment gérez-vous l'après-fessée ?
Des câlins, des bisous et l'on se blottit l'un contre l'autre. On prend le temps de faire des caresses douces sur les fesses et, si la session a été intense, d'appliquer une pommade apaisante.
• Quels surnoms vous donnez-vous ?
Je l'appelle mon chéri, mon amour, et lui m'appelle chérie ou ma princesse.
• Utilisez-vous un safeword ?
Oui, bien sûr, c'est obligatoire.
Nous utilisons le mot « Pacha ».
• Quel est le jeu de rôle le plus coquin que vous avez fait ?
J'étais habillée en docteur avec tous les accessoires : stéthoscope, gants, vaseline, thermomètre, suppositoires, seringue et tuyau de lavement...
Je l'ai ausculté et j'ai vérifié sa température par voie anale. Comme il faisait semblant de refuser, il a reçu une bonne fessée fesses nues par Dr Cléa !
Je lui ai palpé les testicules, écouté son cœur battant d'amour pour moi avec le stéthoscope, et avec mon doigt ganté et lubrifié avec de la vaseline, j'ai vérifié sa prostate. Je lui ai ensuite fait un lavement. Après qu'il se soit soulagé aux toilettes, je lui ai massé les fesses et introduit un suppositoire. À ma grande surprise, il a bandé, alors je l'ai sucé et avalé !
• Whitevil, quelle est la fessée que tu as administrée à Cléa qui t'a le plus surpris ?
Un jour, elle était en train de bosser (elle est wedding planner). Elle était au téléphone avec sa team car ils rencontraient des soucis ; elle réfléchissait mais ne trouvait pas la solution. J'étais dans le salon à jouer à un jeu vidéo. Elle est arrivée : « Chéri, mets-moi une fessée stp... ». Elle s'est allongée sur mes genoux. Je l'ai fessée par-dessus son legging. Après une bonne vingtaine de claques fermes, elle m'a dit « attends », s'est levée, a rappelé et a donné la solution ! C'était un peu bizarre, j'étais vraiment surpris.
• Cléa, as-tu déjà fessé Whitevil à l'extérieur ?
Oui, dans un centre commercial ! Une tape coquine dans un magasin parce qu'il regardait la vendeuse, lol. « Arrête de la matter comme ça ! » Claac. C'était hyper excitant.
• Cléa, ça fait quoi d'avaler ?
Je dois avouer que ça dégoûte un peu au début, mais j'aime lui faire ce plaisir, l'entendre gémir quand il jouit dans ma bouche et la sucer jusqu'à ce qu'elle ramollisse... Maintenant je suis habituée et experte, lol !
• Whitevil, te branles-tu en cachette ?
Depuis que j'ai rencontré Cléa, non ! Au début, je dois avouer que je me suis beaucoup branlé en pensant à elle, mais depuis que nous sommes en couple, jamais...
• Cléa, quels habits portes-tu à la maison ? Et pour dormir ?
J'aime bien être en t-shirt et leggings ou jeans, ou bien en pyjama moulant qui met bien mes fesses en valeur. Pour dodo, c'est nue dans ses bras ! Quand il rentre dormir, je lui arrache ses vêtements, lol, hors de question de dormir habillé dans le lit... Je me rappelle une fois, il était k-o, il avait fait un aller-retour Paris-Londres en une journée. Il est arrivé tard la nuit, s'est douché et s'est endormi en boxer... Je lui ai retiré pour me blottir contre lui et dormir...
• L'avez-vous déjà fait devant des gens ?
Juste devant Roxane, une amie et cliente de mon fiancé qui est dominatrice (et lesbienne pour les curieux) !
• Cléa, est-ce qu'il te fait des cunis ? Et comment ? Aimes-tu ?
Il m'en fait très souvent, j'adore ça ! Il lèche, tourne sa langue et me pénètre avec. Il alterne les mouvements circulaires doux sur le clitoris avec des pressions plus fermes, tout en me pénétrant profondément avec sa langue et en variant le rythme, ça me fait totalement perdre la tête je squirt souvent quand le fait.
• Pratiquez-vous l'anulingus et les doigts dans l'anus ?
Oui, bien sûr, l'un comme l'autre, nous le pratiquons sans aucun tabou ! Je lui en fais comme il m'en fait. J'adore lui pénétrer l'anus avec ma langue. Je dois avouer qu'il prend extrêmement soin de son corps, il est complètement imberbe et sans poils, ce qui rend l'anulingus encore plus agréable et fluide. De son côté, il adore quand je le doigte, surtout pendant la position du missionnaire ou pendant les fellations... ça le fait bander encore plus fort et ça décuple totalement son plaisir !
Et il me doigte souvent avant de me sodomiser pour me préparer.
Voici vos textes corrigés, avec l'orthographe et la poncture remises en forme :
• Whitevil, la fessée la plus intense que tu aies administrée à Cléa ?
Elle était habillée en jean et t-shirt, nous avons fait un jeu de rôle prof/étudiante... Je lui ai ordonné de se pencher sur la table et lui ai administré 30 coups fermes et forts au total avec une palette en bois dans le style paddle d'éducation anglaise :
10 par-dessus le jean,
10 sur la culotte,
10 cul-nu.
C'était intense avant de la prendre par le vagin sur la table dans cette même position.
• Cléa, la fessée la plus intense que tu aies administrée à Whitevil ?
Nous étions en vacances en bord de mer, sur une île. On avait loué une villa avec un petit jardin privé, des arbres, une piscine et un jacuzzi. Un jour, il s'est un peu attardé avec la serveuse du restaurant...
En rentrant, je lui ai ordonné d'aller dans le jardin couper une badine d'un des arbres, de baisser jean et boxer aux chevilles et de se pencher en avant, mains sur les genoux. Je lui ai administré 30 coups de badine violents sur ses fesses nues pour le punir.
Il avait les larmes aux yeux le pauvre Chéri mais n'a pas utilisé son safeword.
Après la fessée, je l'ai câliné et lui ai fait une petite gâterie, toujours dans le jardin, bien juteuse et bien baveuse que j'ai avalée.
J'ai dû lui mettre de la pommade pour apaiser la douleur. Pour dîner, nous avons dû commander et manger à sur place car il avait du mal à s'asseoir, le pauvre...
Voila en ce qui concerne nos questions-réponses... nous espérons que vous aurez trouvé satisfaction dans nos confidences.
Pour terminer, il est essentiel de dire que chez nous, la fessée fait partie intégrante de notre quotidien : c'est un peu comme dîner.
Pour notre couple, la fessée est aussi importante que faire l'amour. Sans fessée, ce serait un peu comme un couple qui ne fait jamais l'amour... 👋🏻❤️
Qu'elle soit spontanée une claque au passage pendant que je cuisine, une tape coquine quand je m'habille, ou pour me punir d'une petite faute quand il me prend sur ses genoux, je dois dire que j'adore ça. Et lui, il aime ça plus que tout encore.
Il a ce don remarquable de transformer n'importe quel instant en érotisme pur, que ce soit au lit ou au détour d'un jeu. Je me rappelle une fois où nous étions tranquillement en train de jouer au Uno. Il m'a dit : « Viens, on pimente un peu ! Le perdant compte ses cartes, on multiplie, et le perdant reçoit la fessée du gagnant. » Vous imaginez ? J'ai perdu avec une main terrible, et il m'a mis 18 claques ! C'était d'une excitation folle, un simple jeu de société transformé en un moment délicieusement coquin. 😍
Même dans les chambres d'hôtel, les accessoires ne sont jamais loin : il sort sa ceinture, me penche tout en avant !
Mains surnles genoux dos plat jambes tendues pour m'administrer la fessée avec sa ceinture en cuir.
Ou il m'installe sur ses genoux, le dos droit et les jambes tendues, pour m'administrer une correction mémorable avec une pantoufle. 🤭
C'est pour tout cela que je l'aime : il est spontané, doux, attentionné, et déborde toujours d'idées de génie pour pimenter nos journées. Il a des idées de malade et prend un soin obsessionnel de lui, veillant à tout pour que je prenne un maximum de plaisir. Il va à la salle de sport tous les jours, se muscle, prend des vitamines et surveille son alimentation pour améliorer le goût de son sperme et accroître son endurance... 🔥
Il s'adonne à des rituels de soins de la tête aux pieds que, en tant que femme, je ne connaissais même pas : manucure, pédicure, petit lavement quotidien, crèmes pour le visage et soins des cheveux et du corps. Il est toujours parfaitement soigné et parfumé, malgré ses cigarettes. 🥰
D'ailleurs, son parfum d'oud oriental, légèrement mêlé à l'odeur du tabac, est mon point faible absolu : dès que je le sens, je ne peux pas résister, j'ai immédiatement envie de lui sauter dessus. 😈
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Nous avons profités de notre séjour pour rencontrer une vrai dominatrice professionnelle afin de partager d'échanger et faire un peu de pratique.
Maîtresse Roxane nous a accueillis à l'entrée de son antre, un espace sombre et feutré, et on s'est installés autour d'une table pour discuter en buvant un café pendant qu'elle et mon fiancé ont fumés.
On a parlé de nos habitudes, de nos expériences de fessée, de notre capacité à encaisser, en insistant sur le fait que mon fiancé encaisse particulièrement bien, et de nos limites : des fesses bien rouges, mais strictement aucun bleu ni sang.
On a aussi abordé notre souhait de faire l'amour devant elle à la fin, guidés par le désir de mon fiancé de me faire fesser pendant qu'il me prend en levrette, tout en sachant que la capote est une règle obligatoire et non négociable dans son antre, même entre fiancés. 🖤
Elle a demandé qui allait recevoir en premier, et mon fiancé s'est porté volontaire. 🫣
Elle nous a ensuite expliqué toute la technique avant qu'il ne soit attaché : la position idéale, le choix des accessoires, l'intensité progressive, et le safeword indispensable, tout en nous montrant précisément les zones à fesser et celles à éviter absolument, comme le bas du dos à cause du danger pour les reins. ❤️
Une fois les explications terminées, elle l'a invité à se placer debout à une croix de fessée, puis elle l'a attaché avec les mains des menottes aux deux coins pour le bloquer solidement. 😬
Avec une assurance parfaitement professionnelle et tout le calme d'une habituée, Maîtresse Roxane a commencé à le fesser à la main par-dessus son jeans, puis à continuer à le punir avec les accessoires que nous avions choisi. (Fouet & Cravache).
Après cette première étape, elle a débouclé sa ceinture avec précision pour baisser son jeans, a bien remis son boxer en place en le tenant par l'élastique, lui a glissé une petite caresse avant de reprendre la fessée. 🫣
Elle est ensuite passée à la peau nue de ses fesses, alternant la main et les accessoires jusqu'à ce que sa peau soit bien chaude et rouge, tout en m'ordonnant de bien regarder comment il est puni car j'allais recevoir dans quelques instants la même correction 🙈
Elle m'a alors ordonné de venir plus près de lui pour caresser ses fesses nues et de le fesser exactement comme elle me l'avait montré, puis de le fouetter et de lui mettre des coups de cravaches sur son cul nu sous son regard expert. 🤭
Après un long moment de punition, elle l'a détaché et m'a montré les détails, les marques et ces zones bien rouges qu'elle venait de sculpter, avant de caresser les fesses de mon fiancé avec une force ferme, non pas pour le soulager, mais pour chauffer sa peau un peu plus. 🔥
Elle a alors remarqué qu'il était pris d'une forte érection et m'a dit d'une voix ferme :
« Tu vois le résultat ? C'est que le travail a bien été accompli, qu'il est satisfait. »
J'étais là, la bouche bée, les yeux fixés sur sa verge bandante. Elle m'a mis une grosse claque sur mon jeans :
« Cléa, tu ne vas pas rester là comme une... à le regarder non ? À genoux, suce-le un peu pour le détendre. » 💋
Sans broncher, je me suis exécutée, mise à genoux, et je l'ai gobé entièrement pour le stimuler avec mes lèvres et ma langue. Elle a lâché après quelques instants :
« Tiens, on sent l'expérience, c'est bien. »
Elle a ensuite donné l'ordre :
« Bon, allez, lève-toi. Tu vas t'installer sur la croix. À ton tour de recevoir la correction. »
Mon fiancé m'a tendu la main, je me suis levée et je me suis dirigée vers la structure. Comme pour mon fiancé, elle m'a attachée mains par des menottes ; j'étais complètement bloquée, impossible de bouger, de reculer ou de me retourner. 🙈
Elle a dit à mon fiancé :
« Félicitations, elle est magnifique. Elle a un joli cul, n'est-ce pas ? J'espère que tu en prends soin ? » 🖤
Il a répondu avec assurance : « Oui, Maîtresse, comme elle le mérite. »
Elle a repris : « Très bien, garde bien la maîtrise sur elle pour qu'elle ne se dévergonde pas, cette petite chérie. »
Avec tous ces compliments, j'étais excitée au possible et j'avais hâte que ça débute.
Elle a ordonné à mon fiancé de s'asseoir et d'observer, puis, exactement comme pour lui, elle a débuté à la main avant d'enchaîner avec les accessoires pour me fesser par-dessus mon jeans.
C'était deja très intense.. ça piquait 🫣
Elle a continuee quelques minutes..
Elle a ordonné à mon fiancé de baisser mon jean, laissant apparaître ma culotte noire en dentelle que j'avais spécialement choisie pour l'occasion. 🖤
Au moment où il l'a bien remise en place sur mes hanches, il m'a caressé les fesses et, tout près de mon oreille, m'a glissé :
« Courage, ma chérie. Je t'aime. »
En voyant cette complicité, Maîtresse Roxane a esquissé un sourire :
« J'aime ces moments de tendresse... Mais ce n'est pas pour autant que je serai moins stricte. Whitevil ! Ai-je ta bénédiction pour la corriger ? »
Il a répondu avec assurance :
« Vous l'avez, Maîtresse ! »
Elle lui a ordonné de s'asseoir et d'observer, puis elle a repris les coups, d'abord à la main, puis au fouet et à la cravache en frappant directement par-dessus la dentelle de ma culotte. 🔥
Quelques instants plus tard, elle l'a baissée jusqu'à mes chevilles. Le contact direct de sa main sur mes fesses nues, mêlé à son parfum subtil et à cette légère odeur de tabac, m'a plongée dans un état d'excitation totale. Je dois l'avouer : j'ai un penchant pour les femmes, je suis bisexuelle.
Lorsque ses doigts ont glissé sur ma peau pour une caresse, j'ai laissé échapper quelques soupirs malgré moi. Elle l'avait immédiatement remarqué. D'une voix narquoise, elle a lâché :
« Tiens, Cléa... Tu es toute excitée, tu mouilles. Serait-ce un aveu ? Tu aurais un penchant pour les femmes ? »
J'étais figée. Nous n'avions pas abordé notre bisexualité au moment de poser nos limites.
Elle m'a asséné une grosse fessée sonore sur la peau vive de mes fesses :
« Réponds, sale chipie ! »
Haletante, j'ai fini par céder :
« Aaah... Oui, Maîtresse ! Oui, je l'avoue... »
Elle s'est alors tourné vers mon fiancé :
« Tu étais au courant ? »
Il a répondu calmement :
« Oui, Maîtresse, elle me l'a déjà avoué. »
Elle a répliqué du tac au tac :
« Alors dans ce cas, ça va... Me donnes-tu ta bénédiction pour continuer la correction ? »
Il a acquiescé sans hésiter :
« Oui, Maîtresse, allez-y. »
Elle a demandé à mon fiancé s'il lui donnait son accord pour qu'elle s'occupe de moi plus intimement.
Mon fiancé, qui savait à quel point cela m'excitait, a répondu sans hésiter :
« Oui, Maîtresse, vous avez ma permission ! »
Elle s'est alors approchée de moi et, murmurant tout près de mon oreille, m'a soufflé :
« Et toi, ma Cléa ? Tu veux que Maîtresse s'occupe de toi ? Que je te caresse ? Que je te lèche ? Que je te fasse découvrir de nouveaux plaisirs ? »
Totalement libérée de mes inhibitions, j'ai crié :
« Oui, Maîtresse ! Ouiii ! »
Elle a esquissé un sourire :
« Très bien... Je m'occuperai de toi en premier, puis ton fiancé terminera. »
J'étais tellement excitée que j'étais au bord du squirt.
La punition a repris, encore plus intense. Je hurlais ! Chaque coup me faisait sursauter :
Shlaak... Aaaaaahhh !
Shlaak... Ouhhhh !
Shlaak... Aaouuchhhh !
Après quelques minutes d'une correction redoutable, elle s'est approchée de la structure et m'a détachée.
Toujours debout, chancelante sur mes jambes, elle s'est collée à moi et a plongé sa main directement sur mon sexe, caressant mon vagin trempé. 🔥
Je ne le savais pas encore, mais elle était bisexuelle...
Elle m'a mise entièrement nue et a demandé à mon fiancé de se mettre nu également. Elle nous a ensuite emmenés dans une autre pièce, plus intime, où trônait un grand lit. 🖤
Elle m'a ordonné de m'allonger, m'a bandé les yeux et m'a attachée à nouveau, mains et pieds bloqués aux montants. J'étais complètement à sa merci. À ce moment précis, je ne savais pas si mon fiancé observait la scène ou s'il était resté en retrait.
Elle est montée sur le lit et j'ai senti qu'elle se rapprochait de moi. Elle a commencé à me caresser avec une sorte de plume, me frôlant de touches douces et chatouilleuses de la tête aux pieds. Je me tortillais littéralement à chaque passage de la plume sur ma peau, mais impossible d'esquiver quoi que ce soit, j'étais entravée.
Ses mains s'étaient déjà montrées expertes en matière de fessée, mais à la façon dont elle s'est occupée de moi ensuite, j'ai rapidement compris qu'elle s'y connaissait tout autant dans l'art du plaisir.
Elle m'a caressée, a léché mes seins et mon sexe, m'a andouillée tout en jouant habilement avec mon clitoris. J'éprouvais un peu de honte — je ne l'avais encore jamais fait devant mon fiancé avec une autre femme. Quelle serait sa réaction ? Je ne savais pas s'il était là, mais je l'imaginais me regarder. Qu'en pensait-il ? Serait-il excité... ou dégoûté ?
Entre crainte et pur délice, j'ai fini par lâcher prise, m'abandonnant aux mains expertes de la Maîtresse qui s'adonnait à un cunnilingus magistral. Le plaisir était si intense que je n'en pouvais plus. Tout à l'heure, pendant la fessée, elle avait alterné claques et caresses ; à présent, c'étaient les léchouilles et le doigtage qui me mettaient en extase.
Impossible de bouger, impossible de me contrôler. Tant pis, je me suis laissée emporter : un petit gémissement discret au début, puis j'ai fini par hurler de plaisir.
À un moment, le silence s'est fait. Plus rien. J'ai senti qu'elle s'était levée du lit. J'ai entendu le bruit d'un zip : j'ai compris qu'elle était en train de se déshabiller.
Elle se mettait donc nue ? Devant mon fiancé ? Je n'avais pas anticipé une telle tournure des événements...
Elle est montée à cheval sur moi, venant embrasser mon cou. Je me suis alors fait la réflexion : « Elle ne m'embrasse pas sur la bouche ? »
J'ai senti son souffle chaud sur ma peau juste avant que nos intimités ne se collent, et qu'elle ne commence à imprimer un rythme de frottages lascifs. Elle poussait également des gémissements ; elle prenait son pied, je le sentais, je l'entendais clairement.
Après quelques minutes de ce manège, nos corps se sont laissés aller à bout de souffle, et elle a commencé à me détacher. Mais elle n'a pas retiré le bandeau de mes yeux.
« Position toi en levrette ! »
Je me suis immédiatement exécutée, me mettant en place sur le matelas. Elle a ordonné à mon homme de s'approcher. Le petit coquin était bien là, observant tout le spectacle depuis le début ; il a grimpé à son tour sur le lit.
Elle lui a demandé :
« Tu sais ce qu'il te reste à faire ? »
Il a répondu d'une voix ferme :
« Oui, Maîtresse ! »
J'ai senti son visage se rapprocher de moi. Il a commencé par mon vagin avant de remonter rapidement vers mon anus. Je savais que c'était lui, je reconnaissais entre mille ses coups de langue précis et familiers.
C'était d'une intensité folle. Je me suis laissée faire, n'ayant plus qu'une seule hâte : qu'il me prenne enfin.
Pendant qu'il s'adonnant à me donner du plaisir avec ses caresses buccales qu'il maîtrise si bien, j'ai perçu un bruit de latex. J'ai compris que la Maîtresse était en train d'enfiler des gants !
Puis j'ai entendu le flacon de lubrifiant s'ouvrir, ce petit bruit caractéristique qui fait comme une bulle d'air qu'on libère. J'allais prendre cher, et j'adorais ça. 🔥
Elle a alors demandé à mon homme de s'arrêter, et j'ai senti qu'elle se rapprochait de mon dos...
Elle m'a ensuite écarté les fesses pour introduire son doigt ganté en moi.
La sensation de froid, le frottement du latex et la conscience de sa présence m'ont immédiatement excitée ; je mouillais de plus en plus. Dans le même temps, elle a ordonné à mon homme d'enfiler un préservatif, ce qu'il a fait en un clin d'œil, avant de se réinstaller rapidement sur le lit.
D'un ton à la fois sec et ferme, elle lui a lancé l'ordre :
« Commence à l'enculer ! Je vais chercher le martinet. »
Il y est allé directement, sans hésiter. J'ai hurlé, poussant des cris étouffés entre plaisir et surprise :
« Chéri... Aaaaahhh... Ouhhh, mon cul, mon cul ! »
Il a accéléré le rythme de ses va-et-vient, tandis que j'entendais le claquement régulier de talons sur le sol. Elle était déjà revenue... 🔥
À cet instant précis, j'ai entendu le bruit redoutable du martinet fendre l'air !
Shlaak !
Il a poussé un soupir étouffé.
J'ai immédiatement compris qu'elle était en train de lui infliger la correction qu'il avait demandée et méritée. À chaque coup, la pénétration devenait plus intense, plus profonde, et j'en redemandais.
Elle a enchaîné les coups. J'entendais le sifflement des lanières dans l'air, suivi du claquement sec qui s'abattait sur sa peau dans un son strident :
Shlaak !
Submergée par toutes ces sensations simultanées, je n'ai pas pu tenir plus longtemps. J'ai hurlé, hurlé de tout mon soul, et j'ai squirté ! Intensément, dans un spasme incontrôlable... 🔥
Mais elle ne s'est pas arrêtée pour autant, encourageant notre rythme :
« Ne vous arrêtez pas, continuez... »
Elle continuait de pleuvoir les coups de martinet sur lui, tandis qu'il poursuivait ses assauts, me prenant avec une fougue, une vitesse et une profondeur que je ne lui avais encore jamais connues. 🙈❤️
Après quelques instants, elle lui a donné l'ordre :
« Retire-toi de son anus. Change de préservatif et reprends-la par la chatte. Je reviens, je vais chercher le paddle ! »
Il a rapidement dit :
« Maîtresse ? Maîtresse ? »
Elle a répondu :
« Oui ? Qu'y a-t-il ? »
« Vous pouvez me prendre avec le gode-ceinture ? »
J'ai entendu... elle lui a mis une raclée sur le cul !
« Plus poliment, sale gredin ! »
Il s'est corrigé :
« Pardon, Maîtresse. Avec tout votre respect, après les coups de paddle que je mérite, auriez-vous l'amabilité de me prendre avec votre gode-ceinture, s'il vous plaît ? »
Elle a répondu :
« C'est mieux. Maîtresse aime les demandes faites avec politesse et passion... Très bien, je vais me préparer et je reviens. Je t'ai donné un ordre, exécute-toi ! »
Il a enfilé une nouvelle capote en vitesse et a commencé à me reprendre avec la même ferveur... la même intensité.
J'ai entendu les pas de ses talons s'éloigner.
J'en ai profité pour lui dire :
« Chéri, c'est trop intense, je sens que je vais rejouir... Tu vas me tuer... »
Il m'a répondu :
« Si tu veux m'épouser, faudra t'y habituer, ma chérie ! »
Quelle réplique, on sent l'orateur...
Il a continué à me culbuter comme il le fait si bien. Je n'en pouvais plus, en levrette j'avais mal aux bras...
Je me suis laissée tomber, lui toujours en moi.
Je me suis retrouvée allongée à plat ventre. Il était toujours en moi, mais dans cette position, je le sentais beaucoup moins.
Elle est revenue... Tak, tak, tak, ce bruit de talons féminins qui me faisait sursauter à chaque fois !
Elle a hurlé :
« Quand est-ce que je vous ai demandé de changer de position ? À quatre pattes tous les deux, côte à côte, les fesses en arrière ! Vous allez recevoir chacun dix coups de paddle pour votre initiative... Cléa, retire ton bandeau. »
Je l'ai retiré. Mon homme et moi avions pris position côte à côte, j'étais à gauche.
Elle s'est approchée, nous l'observions. Elle s'est placée de mon côté, vers la gauche, saisissant fermement ce paddle. Il avait l'air assez rigide... Ça allait faire mal.
Shlaak ! J'ai reçu le premier. En entendant mon cri, mon fiancé a discrètement placé sa main gauche sur la mienne.
• Shlaak ! » À son tour... Aucune réaction.
• Shlaak ! » À mon tour... Aaaaah gros cri
• Shlaak ! » À son tour... Ah, léger.
Ainsi de suite, nous avons chacun reçu dix coups.
« Cléa, allonge-toi sur le dos. Qu'il te prenne en missionnaire, pendant que je continue de le corriger, ce petit diable ! »
Je me suis allongée, il m'a prise avec fougue. Pénétration intense à chaque coup... Décidément, les fessées lui font de l'effet. À chaque coup, il bandait plus fort et me pénétrait plus au fond.
Il m'a prise dans cette position pendant quelques minutes. J'ai compté : il a reçu vingt coups de paddle !
Il est tenace, mon chéri. Il n'a toujours pas joui et encaisse bien les coups.
Elle nous a ensuite ordonné de nous remettre en levrette, et moi bien au bout du lit, vers la tête, afin que tous les trois puissions prendre place !
Je me suis positionnée. Mon fiancé derrière moi m'a prise à nouveau, je l'y attendais, j'étais prête. Et Maîtresse l'a pris avec le gode-ceinture ; j'ai entendu ses glissements habituels quand elle le pénètre aussi.
Elle donnait les coups de reins, mon homme se laissait faire, et c'est moi qui encaissais au final. C'était d'une intensité folle... c'était la première fois que nous faisions un trio !
Chaque poussée était violente, je poussais des hurlements. Nous avons continué ainsi pendant environ cinq minutes.
J'ai aimé ce qu'a dit Maîtresse ensuite :
« Cléa, tu as de la chance, il tient bien. On dirait qu'il a pris quelque chose... »
J'ai répondu :
« Je peux vous le promettre, juste une boisson énergisante avant de venir, rien d'autre, j'étais avec lui tout le temps. »
Elle a répliqué tout en continuant ses mouvements :
« Eh bien, tu dois bien en profiter, ma petite... »
Après quelques minutes, j'ai senti qu'elle se retirait de lui, accompagnée de ces bruits de glissement caractéristiques. Il s'est également retiré.
Il a encore pris une violente fessée pour s'être retiré de son propre gré !
Elle m'a ordonné de m'allonger sur le dos, et à mon fiancé de retirer sa capote et de me la mettre dans la bouche.
« Cléa, as-tu déjà avalé sa semence ? »
J'ai répondu avec enthousiasme :
« Quasiment une fois par jour, Maîtresse ! »
Elle a répliqué :
« Eh bien, Whitevil, bravo, tu l'as bien dressée. »
J'étais donc allongée, pendant qu'il me l'a mise en bouche bien profondément. Je le sucais sans les mains, comme à mon habitude. Je dois l'avouer : j'adore le sucer. Son pénis est imberbe, circoncis, doux, sentant le gel douche de parfumerie !
J'ai continué à le stimuler buccalement, pendant que Maîtresse s'est approchée et a commencé à me doigter la chatte après avoir enfilé un nouveau gant qu'elle avait lubrifié.
Elle a continué, c'était tellement intense que je me suis lâchée. Son engin au fond de la bouche, je n'ai même pas pu hurler ; je le sucais le plus rapidement possible en donnant de bons coups de langue à l'intérieur.
Elle s'est retirée.
« Whitevil ! Allonge-toi sur le dos, les jambes au bord du lit ! »
Il s'est installé, elle a relevé ses jambes et a commencé à lui administrer de nouvelles fessées à la main !
« Cléa, suce-le pendant que je le fesse ! Il a besoin de ça pour jouir, ce... »
Elle le fessait intensément, pendant que je me suis appliquée à le stimuler avec beaucoup de ferveur.
Après quelques minutes, j'ai senti qu'il se raidissait.
Les fessées, il adore ça, en plus de se faire sucer en même temps. Il doit kiffer, lol.
J'ai continué avec passion, amour et beaucoup d'envie. Je le sucais, le sucais... Après un instant, il a poussé un énorme cri.
Et il a joui ! Il a versé sa semence au fond de ma gorge et je me suis empressée d'avaler chaque goutte.
Après quelques mouvements encore, où j'ai avalé les dernières gouttes, j'ai instinctivement ouvert grand ma bouche pour la présenter à Maîtresse.
Elle m'a félicitée :
« Bravo, ma chérie, c'est du beau travail. »
Elle nous a dit :
« Allez vous rafraîchir, vous doucher, et on se donne rendez-vous dans une dizaine de minutes pour un café, et ensuite je vous libère. »
Nous avons filé nous rincer. Heureusement qu'il y avait du bain de bouche, je me suis rincé la bouche et douchée ; mon chéri en a fait autant. Après nous être rhabillés, nous avons pris place à côté de Maîtresse pour faire le point.
Elle nous a félicités pour notre complicité et a demandé ce que nous avions aimé.
Moi : qu'elle s'occupe de moi pendant que j'étais en train de le sucer, et aussi les coups de paddle ce modèle, je ne le connaissais pas.
Lui : les coups de paddle à quatre pattes avec moi, et la fellation finale combinée aux fessées.
« J'ai une question, Maîtresse... »
« Tu peux m'appeler Roxane, nous ne sommes plus dans le jeu. »
« J'ai une question, Roxane : comment avez-vous su que j'avais un penchant pour les femmes ? »
Elle a ri en regardant mon fiancé. J'ai tout de suite compris.
Ah, le coquin... Il avait tout manigancé !
La Maîtresse ayant un penchant pour les femmes, nous avions choisi le fouet et la cravache, et c'est elle qui avait introduit le martinet et le paddle... Tout ça avait été planifié ! Il avait bien caché son jeu. Je me disais aussi, comment avait-il fait pour trouver cette Maîtresse Roxane ?
J'ai avoué à Roxane que je ne me doutais de rien.
Elle a répondu :
« Oui, ton chéri était passé me voir pour organiser le rendez-vous et tout planifier ! Je suis lesbienne, ma Cléa. »
J'étais très contente de son initiative, mais j'ai fait semblant d'être en colère.
Je lui ai dit en lui tirant l'oreille :
« Maîtresse, me permettez-vous de prendre le paddle pour le corriger ? »
Elle s'est levée, a pris le paddle, l'a glissé dans un sachet noir, puis me l'a tendu :
« Tiens, ma chérie, je te l'offre. Fais-en bon usage ! Ce soir, punis-le ! Et bien comme il faut ! »
« C'est promis ! » ai-je répondu.
Je lui ai fait la bise et un câlin. Mon chéri lui a serré la main, et nous avons pris congé.
Avant de rentrer à notre hôtel, nous sommes allés manger un morceau dans un fast-food.
La nuit tombée, j'ai tenu ma promesse. Je lui ai infligé vingt coups de paddle sur ses fesses nues, avant qu'il ne me prenne en missionnaire, qu'il ne jouisse en moi, et que nous nous endormions blottis l'un contre l'autre. ❤️
Quelle après-midi formidable !
Merci Roxane et Merci mon Amour ❤️
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J’avais repris ma plume indestructible, je l’avais trempée dans l’acide et le napalm pour venir bruler les affreux personnages qui polluent ce pays étrange et attachant qu’est BDSM.fr ; mais je sais que ces monstres en carton-pâte se nourrissent de toute démarche agressive et / ou violente. On a coutume de dire qu’il ne faut pas nourrir le troll, alors j’imagine que l’on est tous le troll d’un autre, ou alors que ce terme n’a plus vraiment de sens à une époque où tout est si polarisé et où le débat devient de moins en moins possible.
Mais je passe, car au-delà des indécrottable et irrécupérables trouducs qui prolifèrent sur ce site (je ne parle même pas des détraqués qui se croient au supermarché, ceux-là disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent), je pense qu’une partie de ceux qui me voient comme un troll suivent juste un mouvement sans vraiment comprendre quel est mon message récurrent sur ce site.
Pour qu’un message soit bien compris, il faut qu’il soit clair (et sur ce point j’ai certainement des choses à revoir) mais il faut également capter l’attention de celui qui écoute. Je ne peux rien faire de plus sur ce point, et il faut bien admettre que le temps de cerveau disponible disparait comme peau de chagrin par les temps qui courent.
Mais au-delà de ces aspects, il faut aussi savoir qui s’exprime et quels pourraient être ses intentions non déclarées. Alors j’ai décidé de me présenter le plus factuellement et honnêtement possible, de poser mon costume de troll pour un instant pour que vous puissiez peut-être interpréter différemment les conneries que je m’amuse (trop souvent) à écrire.
Mon prénom commence par un A, je vais bientôt avoir quarante ans. Je suis le deuxième enfant d’une fratrie de quatre, d’un père couvreur (ceux qui font les toits) et d’une mère au foyer reconvertie ultérieurement en femme à tout faire, et qui finit actuellement sa carrière dans une usine textile. Mes parents sont blancs, quelques origines étrangères européenne (maintenant lointaines), déclassés par rapport à leurs parents, baignant dans une ambiance idéologique flottante, initialement assez neutre et qui s’est droitisée progressivement jusqu’à l’extreme en ce qui concerne mon père actuellement (pur produit de notre environnement médiatique donc)… Je garde malgré tout de bon contacts avec mon père ainsi qu’avec l’ensemble de ma famille. Je suis né dans le Nord Est désindustrialisé de la France, j’ai grandi dans une cité défavorisée d’une petite ville de province, à la population ethniquement mixte, considérée comme l’un des coupe-gorges de l’agglomération par les bonnes gens. C’était il y a un moment maintenant et je suis un homme, mais je ne me suis jamais vraiment senti en insécurité. Quand j’y retourne pour voir mes parents, quand j’amène mes fils jouer là où je jouais avec mes frères, je ne me sens toujours pas en insécurité aujourd’hui.
J’ai toujours été un petit garçon bagarreur, fasciné par les films de ninja et les art martiaux, alors j’ai fait du karaté à l’âge de 4 ans et jusqu’à 13 ans (notre club de quartier avait dû fermer faute de subventions) puis je me suis mis au foot avec moins de conviction. À côté de ça, j’ai rapidement démontré des facilités évidentes à l’école, et j’ai fait le nécessaire pour réussir ma scolarité en fournissant le minimum d’effort. J’ai profité de ce temps libre pour écrire des histoires, faire des dessins, rêvasser.
J’avais des amis à l’école, mais je ne me sentais pas particulièrement à l’aise avec les autres enfants, j’ai noué peu de contacts avec eux en dehors des murs de l’école. Il faut dire que mes parents n’avaient plus vraiment de cercle social amical à compter du moment où ils sont passé de couple à famille.
Adolescent, j’ai donné des sueurs froides à mes parents par mes comportements à risque au niveau addictions, même si ça restait cantonné à l’alcool et au cannabis (contrairement à bon nombre de mes amis). J’ai quand même fini par me faire exclure du lycée pour être allé en cours en état d’ébriété manifeste et avancée (je m’étais aussi fait exclure du collège pour avoir mis un oeil au beurre noir à un grand con). Je pense que ces provocations visaient à compenser mon manque d’assurance avec les autres jeunes, et principalement les jeunes filles.
Après une année de sobriété en première année de médecine, qui m’a permis de réussir mon concours, la suite des études a été une lente dérive vers une addiction toujours plus grande à l’alcool, aujourd’hui sous controle. Et puis les premières expériences avec les filles sont arrivées tard, à 19 ans et furent rares. Et je crois que j’ai été perdu pendant longtemps entre des amitiés fortes un peu envahissantes, des conduites addictives clairement pathologique et une appréhension anormale à l’idée d’aborder une fille.
J’ai tourné une page à la fin de ma sixième année d’études (au moment du début de l’internat) pour venir dans le sud de la France, seul. Ça partait d’une impulsion courageuse, mais j’ai vite été rattrapé par mes peurs et je me suis mis en couple avec la première qui a été un peu gentille avec moi. Quinze ans de platitude conjugale et deux enfants sont nés de cette union, un mariage raté et un divorce en forme d’humiliation. Mais je suis heureux que cette erreur ait existé, car mes deux fils P. (6 ans) et O. (3 ans et demi) sont les deux soleils de ma vie.
Aujourd’hui, je travaille comme médecin généraliste installé en périphérie d’une ville moyenne (ça fait déjà sept ans que j’ai posé ma plaque). J’ai refait ma vie avec une femme formidable que j’ai eu la chance de croiser il y a un an et demi maintenant. J’ai appris seul il y a 8 ou 9 ans (et avec l’aide de you tube) à jouer de la guitare, ce qui occupe une bonne partie de mon temps libre même si je n’ai pas encore assez d’assurance pour jouer en groupe ou disons partager ce que je fais. Je me suis également remis aux sports de combats récemment, à la boxe français précisément, et j’adore ça, je sens que c’est ce qui m’a manqué durant toute ma vie d’ado et de jeune adulte, la confrontation physique dans un cadre sportif.
Et puis aussi j’écris des conneries sur un site BDSM, pour amuser la galerie, ou bien provoquer le monde. Pour attirer l’attention, oui, il y a sûrement une faille narcissique qui se nourrit de ça. Mais j’ai des convictions autour des questions de féminisme et plus globalement de justice sociale et de solidarité. Tout le monde a le droit de critiquer, mais je trouve que sur ce site, on est vite attaqué et discrédité quand on défend ce genre de valeurs. Et j’avoue avoir été surpris, je m’attendais à ce que les idées sous-tendues par le féminisme et plus largement le progressisme soient assez consensuelles dans un environnement à la marge de la société « normale » : mais pas du tout, ou du moins il existe un proportion importante de gens hostiles au progressisme ou bien bruyante et influente sur ce site.
L’humanisme qui va avec la compréhension globale de l’autre, qui est nécessaire à une communication de qualité, le respect et la tolérance sont juste des façades, des pièges à cons affichés par bien des profils toxiques, suintant de cette confiance excessive malsaine que procure l’appartenance à la classe dominante, au patriarcat (achetez vous des gouttières mandibulaires pour éviter de grincer des dents quand vous lirez ce mot).
Vous savez maintenant dans les grandes lignes qui je suis et pourquoi je me fatigue encore à être là. Si vous choisissez de me prendre pour un troll, vous aurez fait un choix porteur d’un sens idéologique et humain qu’il faudra que vous assumiez.
Et à ceux qui ne veulent même pas discuter avec les gauchiasses, les wokes, les décroissants, les progressistes, les LF-fist et j’en passe… Je dirais exactement la même chose que notre amie Lexie a dit à je ne sais quel connard sur le mur G en montrant son majeur : allez vous faire enculer (enfin elle disait « va te faire enculer »). Les droitards qui sont prêts à défendre leurs opinions avec des mots sont les bienvenues sur le ring, les spectateurs curieux aussi. Je respecte aussi ceux qui ne veulent pas se mouiller parce que quand même, on n’est pas sur un forum politique. Mais tout est politique, et particulièrement la place de la femme dans la société, or il me semble que ça recoupe pas mal de ce qui fait le BDSM, mais passons.
Je ne vais pas faire de propagande politique, mais quand arrivera la question du sexisme et du féminisme, il est clair que je sortirai de ma réserve.
Vous savez maintenant à quoi vous en tenir.
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Raconté par Whitevil ☺️
Je suis Whitevil, j'ai 36 ans, fiancé à Cléa, 24 ans. Nous sommes un couple adepte de la fessée.
Aujourd'hui, je prends le clavier pour vous raconter mon vécu...
Depuis mon plus jeune âge, j'aime les fessées. J'ai toujours rêvé et apprécié de me retrouver sur les genoux d'une belle femme pour recevoir une correction aussi enviée que méritée.
Avec Cléa, je suis très heureux, car j'ai trouvé mon bonheur : nous jouons souvent à des jeux érotiques basés sur la fessée.
Je me souviens de cette époque où j'avais 18 ans. J'étais un élève studieux, poli et respectueux, mais manquant cruellement d'autonomie : il fallait toujours tout me dicter.
Afin de m'épauler dans mes devoirs, mes parents avaient fait appel à la fille d'une de leurs amies. Âgée de 26 ou 27 ans, étudiante en médecine et désireuse de gagner un peu d'argent, elle avait accepté de me donner des cours. L'enjeu était de décrocher ma licence, et la tâche s'annonçait ardue...
Cette pauvre fille ne savait pas dans quoi elle allait s'engouffrer, car dresser Whitevil n'est pas une mince affaire !
J'étais dans l'âge où les pulsions sont difficiles à contrôler...
Mes parents s'étaient absentés pour le week-end, voyage d'affaires oblige. Elle avait généreusement accepté de rester, de cuisiner pour moi, de s'occuper de la maison le week-end et de m'aider à préparer ma licence.
Vendredi en fin d'après-midi, elle est arrivée, mes parents avaient déjà pris l'avion. J'étais seul à l'accueillir.
Avec le plus grand respect : "Bonjour, comment vas-tu, etc. Mets-toi à l'aise, voilà ta chambre."
Elle s'est installée et, comme ma mère avait déjà fait les préparatifs, elle a filé à la cuisine pour vérifier ; il y avait juste la cuisson à faire.
Elle est ensuite allée sur la terrasse pour fumer. C'était une femme assez dominante, fumeuse en plus, et comme moi j'aimais bien...
Elle s'est installée, a allumé sa clope, et j'en ai fait de même.
Elle m'a posé la question : "Tu fumes ?"
J'ai répondu : "Oui, et mes parents le savent très bien, mon père fumait aussi."
Elle m'a dit : "Moi, je fume, mais ça doit rester secret, je compte sur ta discrétion."J'ai dit : "Oui, oui, ne t'en fais pas."
Pendant que nous fumions, elle a été claire sur l'heure du déjeuner et l'heure du dîner.Je lui ai dit que je n'avais pas prévu de sortir, que les courses étaient déjà faites et que je devais travailler dur ce week-end.
Elle était surprise et ravie de l'apprendre. Elle a répondu : "Très bien, j'aime bien cette mentalité. Nous allons bosser dès ce soir." J'ai dit : "Ok, après dîner, ça me va."
J'attendais juste une chose : le bon moment pour placer "fessée" dans la conversation.
J'ai quand même 18 ans, et à cet âge-là, c'est plutôt fessée érotique que punitive, nous sommes bien d'accord...
J'ai commencé à la draguer. Elle était mature pour son âge, très belle, très féminine, sexy, mince, avec un boule superbement sculpté au travers de son pantalon noir.
Je pense qu'elle m'a trouvé à son goût tout de suite, vu la manière dont elle me regardait, mais elle voulait rester pro. Vous imaginez, si ça se savait, elle aurait eu des problèmes... nos parents sont amis.
J’avais quand même réussi à la charmer un peu. Elle me souriait et me regardait tendrement…
Ce que je ne savais pas encore, c’est qu’elle était en manque. Elle avait envie, et même plus que moi… Je ne l’ai appris qu’un peu plus tard. Vous découvrirez tout cela dans la suite du récit.
Elle a commencé à me poser des questions un peu personnelles :
• Tu as une petite amie ? Tu es en couple ? Tu as déjà eu une relation ?
J’ai répondu franchement :
• Non… Je suis vierge, lol.
Mes parents étaient très stricts à ce niveau-là. Avec leur éducation religieuse, il m’était pratiquement impossible de sortir ailleurs que pour aller en cours, encore moins de découcher. Si j’avais fait une chose pareille, mes parents m’auraient littéralement détruit !
• Oh ! Ah bon ? a-t-elle réagi.
Elle n’en revenait pas. J’avais 18 ans, et pourtant, elle avait du mal à me croire. Je lui ai alors expliqué ma vie en détail, mon quotidien, les règles imposées par mes parents et le peu de liberté dont je disposais.
Finalement, elle a fini par me croire.
J’ai aussi avoué que, comme beaucoup de jeunes de mon âge, j’avais découvert le porno et que je me masturbais régulièrement, le soir dans mon lit ou sous la douche… Mais je n’avais jamais rien vécu de plus.
En parlant de tout cela, j’ai remarqué que mes confidences semblaient l’exciter un peu. Son regard avait changé, et je sentais que la conversation prenait une tournure plus intime.
Alors, j’ai osé lui retourner la question :
• Et toi ?
Je pensais qu’elle allait se refermer, qu’elle allait esquiver la question ou changer de sujet. Mais, contre toute attente, elle s’est ouverte à moi. Elle m’a confié qu’elle aussi avait grandi avec des parents stricts, même si, contrairement à moi, elle n’était déjà plus vierge et avait connu quelques expériences.
Peu à peu, l’atmosphère devenait plus intime… et de plus en plus excitante. La température montait doucement entre nous.
Nous avons pris deux cafés, tout en enchaînant les cigarettes, l’une après l’autre. Nous n’avions visiblement pas envie de mettre fin à ce moment.
Elle comme moi, nous voulions que cet instant dure encore et encore…
Nous avons poursuivi nos échanges, toujours dans cette ambiance complice et de plus en plus chargée de sous-entendus.
J’étais assis à côté d’elle. Sous prétexte que le cendrier était un peu loin, je me suis rapproché doucement. Nous continuions à fumer, à discuter et à nous lancer des petites phrases de plus en plus osées.
À un moment, j’ai profité de cette proximité pour toucher sa main.
Elle m’a regardé.
J’ai senti que j’étais peut-être allé un peu trop vite. Elle a retiré sa main, puis m’a dit :
• Bon, j’ai bien aimé qu’on discute, mais il faut que je retourne au travail. Je file à la cuisine. Toi, commence tes révisions, et on continuera après.
Puis, avec un petit air sérieux, elle a ajouté :
• Tu révises, hein ! Ne profite pas de mon absence pour te distraire.
L’occasion était trop belle. Sans hésiter, j’ai répondu avec un sourire malicieux :
• Et sinon, quoi ? Tu vas me mettre une fessée ? Déculottée ? 😂
Elle s’est contentée de rire avant de filer vers la cuisine.
Et moi, je suis resté là, un peu dégoûté, je l’avoue. Juste un rire ? Aucune autre réaction ? Pas même une petite remarque pour entrer dans mon jeu ?
Tant pis ! J’allais devoir me contenter de ça pour le moment.
Je suis donc retourné à mes révisions. Et, pour une fois, j’ai réellement étudié !
Quelques minutes plus tard, elle a débarqué à l’improviste dans la chambre.
Surprise ! Elle ne s’attendait visiblement pas à me trouver aussi sérieux, plongé dans mes cours. 😂
Je l’ai regardée avec un petit sourire et je lui ai lancé :
• Alors, tu es venue vérifier si je révisais vraiment, c’est ça ? Dommage… pas de fessée !
Elle a de nouveau ri, puis s’est approchée de moi. Et là, sans que je m’y attende vraiment, elle m’a déposé un petit bisou sur la joue avant de repartir.
Un simple bisou sur la joue… mais qui m’a fait plaisir. J’avais l’impression que notre complicité grandissait petit à petit, même si je ne savais toujours pas exactement ce qu’elle pensait de moi.
Quinze ou vingt minutes plus tard, elle m’a appelé pour le dîner.
Et là, quelque chose d’aussi simple que mon prénom, prononcé par sa voix, a pris une tout autre dimension. J’aimais vraiment l’entendre m’appeler. Il y avait quelque chose de doux dans sa façon de le dire, quelque chose qui me faisait sourire intérieurement et qui, je dois l’avouer, me troublait un peu.
Je suis descendu la rejoindre, et nous avons dîné ensemble.
Le repas s’est très bien passé. Nous avons discuté de choses plus ordinaires, notamment du travail. Après cette conversation plutôt intime de l’après-midi, cela faisait du bien de retrouver une ambiance simple et naturelle.
Une fois le dîner terminé, je l’ai aidée à débarrasser et à ranger. Je suis même allé jusqu’à faire la vaisselle.
Puis elle m’a proposé un café.
J’ai accepté avec plaisir et je me suis installé sur la terrasse. Quelques instants plus tard, elle m’a rejoint avec deux tasses.
Nous avons repris nos discussions, tranquillement, en buvant nos cafés et en fumant cigarette sur cigarette. La soirée avançait, mais nous trouvions toujours de nouveaux sujets de conversation.
Après avoir terminé ma cigarette, je lui ai finalement proposé :
• Bon, allez, direction la chambre pour étudier. Tu viens ?
Elle m’a répondu :
• Je termine ça et je te rejoins.
• OK, top !
Puis, incapable de résister à une dernière petite provocation, j’ai ajouté :
• Ne t’inquiète pas, je déteste étudier, moi ! 😂 Mais il ne faudrait surtout pas que je me laisse distraire… Sinon, je risque encore de recevoir la fameuse fessée !
Elle a une nouvelle fois éclaté de rire, puis elle est partie de son côté, tandis que je retournais dans la chambre.
Et me voilà de nouveau seul, avec mes cours devant moi, à attendre qu’elle me rejoigne.
Je ne savais pas encore comment allait se dérouler la suite de cette soirée. Mais une chose était certaine : entre nos confidences, nos plaisanteries et ces petits gestes inattendus, cette journée prenait une tournure que je n’aurais jamais imaginée au départ…
Après quelques minutes, elle est finalement arrivée dans la chambre.
Elle m’a regardé en souriant, puis s’est installée près de moi. J’étais content qu’elle m’ait rejoint. Nous allions enfin pouvoir travailler ensemble.
Nous nous sommes mis au boulot.
Et là, franchement, j’ai été surpris. En à peine une heure, elle avait réussi à m’expliquer toutes les bases ! Elle prenait le temps de m’expliquer les choses, de revenir sur les points que je ne comprenais pas et de s’assurer que je suivais bien.
Avec elle, tout me paraissait beaucoup plus simple. Elle avait une façon d’expliquer qui me permettait de comprendre rapidement, et sa présence rendait cette séance de révisions bien plus agréable que celles auxquelles j’étais habitué.
Pour une fois, je pouvais dire que j’avais réellement avancé dans mes études !
Après cette bonne heure de travail, nous avons décidé de faire une pause.
Nous sommes descendus ensemble pour fumer une cigarette.
Lors de nos échanges pendant cette pause, elle m’a fait une remarque à laquelle je ne m’attendais pas vraiment.
Elle m’a avoué qu’elle était impressionnée par moi. Elle ne pensait pas que j’étais le genre de garçon aussi studieux, avec une réelle envie de comprendre, d’apprendre et d’étudier.
J’étais plutôt content d’entendre ça. Visiblement, je lui avais donné une meilleure impression que celle qu’elle imaginait au départ !
Mais, fidèle à moi-même, je n’ai pas pu m’empêcher de saisir cette occasion pour revenir à mon sujet préféré du moment. 😂
— Eh oui, je suis studieux ! J’aime apprendre, lire et étudier. J’ai vraiment envie de comprendre les choses. Bon, c’est vrai que parfois, il faut me pousser un peu… Mais je suis quelqu’un qui aime apprendre, même si, de temps en temps, il faut me fesser pour me motiver ! 😂
Et là… rebelote !
Elle s’est mise à rire de nouveau.
Encore !
Moi, je commençais sérieusement à me poser des questions. 😂
Ça faisait plusieurs fois que je lui tendais des perches, que je lui parlais ouvertement de cette fameuse fessée, et chaque fois, j’obtenais exactement la même réaction : un sourire, un rire, puis on passait à autre chose.
À force, j’en avais presque marre !
Mais qu’est-ce qu’elle avait donc en tête ? Est-ce qu’elle trouvait simplement mes plaisanteries amusantes ? Est-ce qu’elle était gênée par mes allusions ? Ou est-ce qu’elle préférait me laisser dans le doute ?
Impossible de le savoir.
Une chose était certaine : de mon côté, je ne plaisantais pas complètement. Derrière mon humour et mes petites provocations, j’avais bel et bien envie qu’elle prenne ma demande au sérieux.
Pourtant, elle continuait à rire, sans jamais me donner la moindre réponse claire.
Et moi, je restais là, partagé entre agassement et frustration que j’avais de plus en plus de mal à cacher.
Nous sommes finalement retournés dans la chambre pour poursuivre nos révisions.
Une nouvelle heure de travail nous attendait, et cette fois encore, j’ai montré que j’avais vraiment envie d’apprendre. Je posais des questions, j’essayais de comprendre chaque explication et je faisais de mon mieux pour retenir ce qu’elle m’enseignait.
Visiblement, mes efforts lui plaisaient.
Au bout d’un moment, elle a refermé les cours avec un sourire satisfait.
• Bravo ! On a bien avancé pour aujourd’hui.
J’étais content. Non seulement j’avais appris pas mal de choses, mais en plus, j’avais l’impression de lui avoir fait bonne impression.
Puis, une nouvelle fois, elle s’est approchée de moi et m’a déposé un bisou.
Smaack ! 😘
Je ne m’y attendais pas vraiment, même si je commençais à apprécier ces petites marques d’affection.
Elle m’a regardé avec un sourire tendre avant de me dire :
• Je t’aime bien, toi ! Je pensais que tu m’aurais donné du fil à retordre, mais finalement, tu es tellement gentil… Ça mérite bien un bisou !
J’étais aux anges. Elle venait de me faire un compliment, et ce petit bisou me faisait énormément plaisir.
Mais évidemment, je n’allais pas laisser passer cette occasion sans glisser une nouvelle petite allusion à mon sujet favori.
Avec mon sourire le plus malicieux, je lui ai répondu :
• Moi aussi, je t’aime bien ! C’est justement pour ça que j’ai été sage, lol. Comme ça, tu n’as même pas eu besoin de me donner la fessée !
Honnêtement, je pensais qu’elle allait encore éclater de rire, comme elle l’avait fait toutes les fois précédentes.
Mais, cette fois, sa réaction a été un peu différente.
Elle m’a regardé en souriant, avec un air à la fois amusé et intrigué.
• Mais qu’est-ce que tu as avec la fessée, toi ? 🫨
Enfin ! Pour la première fois, elle ne s’était pas contentée de rire avant de changer de sujet. Elle venait de me poser une véritable question.
Je me suis demandé si elle commençait enfin à vouloir comprendre mes allusions répétées.
Mais je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir bien longtemps.
• Allez, pause cigarette ! Ça nous fera du bien, m’a-t-elle proposé.
Nous sommes donc redescendus ensemble.
Comme d’habitude, nous nous sommes installés pour fumer et discuter tranquillement. Mais, cette fois, je sentais que notre conversation risquait de prendre une autre tournure.
Après quelques échanges, elle m’a regardé plus sérieusement, tout en gardant son petit sourire.
Puis elle m’a posé LA question :
• Dis-moi… Tu fais vraiment une fixette sur la fessée, toi !
Elle a marqué une petite pause, comme si elle cherchait à comprendre ce qui se cachait derrière mes plaisanteries.
Puis elle a ajouté :
• Qu’est-ce que tu essaies de me dire, au juste ?
Et là, je me suis retrouvé face à elle, avec un sourire aux lèvres, mais aussi avec une vraie question à me poser.
Jusqu’ici, je pouvais toujours prétendre que je plaisantais. Je lançais mes petites provocations, elle riait, et nous passions à autre chose.
Mais maintenant, elle me demandait clairement ce que je voulais dire...
J’ai pris mon courage à deux mains.
Jusqu’ici, je pensais pouvoir continuer à jouer, à lancer mes petites provocations et à faire semblant de plaisanter. Ça m’amusait, je l’avoue. Chaque fois que je lui parlais de cette fameuse fessée, je guettais sa réaction, dans l’espoir secret qu’elle finisse par entrer dans mon jeu.
Mais maintenant, c’était différent.
Elle venait de me poser une question directe. Et, soudain, je me suis retrouvé face à quelque chose que je n’avais pas vraiment anticipé : devoir lui avouer ce que je désirais réellement.
J’ai senti une boule se former dans mon ventre.
Moi qui, quelques minutes plus tôt, multipliais les plaisanteries avec assurance, je ne savais soudain plus comment m’exprimer.
• Eh ben… euh…
Je bégayais clairement. Impossible de sortir une phrase complète. Je cherchais mes mots, mais plus j’essayais de répondre, plus je me sentais gêné.
Elle m’observait avec son petit sourire. Puis, tout à coup, elle m’a répondu :
• Ah… J’ai compris. Je vois ce que tu veux dire...
Et là, j’ai compris à mon tour. Elle avait probablement deviné depuis un bon moment !
Elle était intelligente, observatrice, et elle avait visiblement remarqué mes allusions répétées. Depuis le début, je pensais être subtil avec mes petites phrases, mais elle avait peut-être compris bien plus tôt que je ne l’imaginais.
Elle avait simplement choisi de ne rien dire jusqu’à présent.
Puis elle a posé les mots que je n’arrivais pas à prononcer moi-même :
• Tu voudrais que je te donne la fessée, c’est ça ? Ça te plaît ? Tu aimes ça ?
Silence...
J’étais complètement bloqué.
La boule dans mon ventre grossissait. Je ne faisais plus du tout le malin. Toutes mes plaisanteries, tous mes sourires malicieux et mes petites provocations semblaient soudain bien loin.
Ce qui m’amusait tant quelques instants auparavant devenait maintenant terriblement intimidant.
Elle, en revanche, semblait avoir compris la situation. Elle a poursuivi, toujours avec cette assurance qui me déstabilisait :
• Tu as 18 ans, tu es un homme… et un bel homme, fort charmant, je dois l’avouer.
Je ne m’attendais absolument pas à ce compliment. Il m’a pris de court, ajoutant encore à mon trouble.
Elle a continué :
• J’ai bien remarqué ton petit manège. Toutes tes phrases répétées, tes allusions chaque fois qu’on parle de travailler ou d’être sage… Tu reviens toujours à la même chose !
Elle a souri avant de me poser à nouveau la question :
• Alors, dis-moi franchement : tu as un penchant pour la fessée ? Tu aimes vraiment ça ?
Cette fois, je ne pouvais plus me cacher derrière une plaisanterie.
J’avais voulu attirer son attention sur ce désir, mais je n’avais jamais imaginé qu’elle finirait par m’interroger aussi directement.
J’ai baissé les yeux un instant, cherchant encore le courage de lui répondre. Mon cœur battait plus vite et les mots avaient du mal à sortir.
Puis, avec énormément de difficulté, j’ai fini par avouer :
• O… oui… Oui…
C’était à peine audible, mais je l’avais dit.
Pour la première fois depuis le début de nos échanges, je venais de reconnaître ouvertement ce que j’essayais de lui faire comprendre à travers toutes mes plaisanteries.
Et maintenant, elle le savait...
J’étais rouge de honte.
Je n’avais jamais imaginé me retrouver dans une situation pareille. Quelques minutes auparavant, je plaisantais encore avec elle, persuadé que je pourrais toujours me cacher derrière l’humour si elle me posait trop de questions.
Mais maintenant, elle avait compris. Et moi, je venais de lui avouer la vérité.
Je n’osais presque plus la regarder dans les yeux.
Heureusement, elle a senti mon embarras et a changé légèrement de ton. Sa voix est devenue plus douce et rassurante.
• Tu sais, tu peux m’en parler. Nous sommes amis, non ? Je ne vais pas aller raconter ça à tout le monde. Tu peux être tranquille avec moi.
J’ai relevé les yeux vers elle.
Elle ne se moquait pas de moi. Elle ne semblait ni choquée ni dégoûtée. Au contraire, elle avait l’air sincèrement curieuse de comprendre ce que je ressentais.
Puis elle a ajouté :
• Tu sais, mis à part toi, j’ai déjà gardé plusieurs jeunes. Mais, généralement, ils attendaient surtout autre chose… des rapports, tu vois ce que je veux dire. Toi, c’est la première fois qu’un garçon me parle de fessée avec autant d’insistance !
Elle a souri, un peu amusée.
• Alors, j’aimerais bien en savoir un peu plus. Si tu es d’accord pour m’en parler, bien sûr.
Pendant qu’elle parlait, elle a posé doucement sa main sur la mienne. Elle l’a caressée légèrement, tout en me regardant avec un sourire bienveillant.
Ce petit geste m’a aidé à me détendre. J’avais encore cette boule au ventre, mais je commençais à comprendre que je pouvais lui répondre sans avoir à me justifier ou à me défendre.
J’ai pris une profonde inspiration.
• Voilà… Ça fait des années que j’ai ce fantasme, ai-je commencé à expliquer. Je ne sais pas vraiment comment c’est arrivé ni pourquoi ça m’attire autant. Mais c’est quelque chose auquel je pense depuis longtemps.
Elle m’écoutait attentivement, sans m’interrompre.
• Au début, je n’osais même pas me l’avouer, ai-je poursuivi. Et encore moins en parler à quelqu’un. J’avais peur qu’on me trouve bizarre, qu’on se moque de moi ou qu’on me prenne pour un fou.
Elle a légèrement serré ma main.
• Mais pourquoi tu serais bizarre ? m’a-t-elle demandé doucement. Tu sais, tout le monde a ses envies, ses préférences et ses fantasmes. On n’est pas tous attirés par les mêmes choses.
Je l’ai regardée, surpris par sa réaction.
• Tu ne trouves pas ça étrange ?
• Non, pas forcément. Un fantasme reste un fantasme. Ce qui compte, c’est de comprendre ce qui te plaît, de pouvoir en parler librement et de respecter les limites de chacun.
Elle a marqué une petite pause avant de poursuivre :
• Et puis, si tu as toujours gardé ça pour toi, j’imagine que ce n’était pas facile d’en parler aujourd’hui.
• C’est clair ! ai-je répondu avec un petit rire nerveux. Tu n’imagines même pas à quel point j’étais gêné quand tu m’as posé la question directement !
Elle a ri à son tour.
• Ah ça, j’avais remarquée ! Tout à l’heure, tu faisais le malin avec tes petites phrases. Et dès que je t’ai demandé si tu aimais vraiment ça, il n’y avait plus personne !
J’ai éclaté de rire, malgré ma gêne.
• C’est facile de plaisanter ! Mais quand tu m’as demandé de te répondre franchement, je ne savais plus où me mettre !
• Eh bien, au moins, maintenant, je comprends mieux pourquoi tu revenais toujours à la charge avec cette histoire de fessée !
J’ai souri en baissant un instant les yeux.
• Oui… Je voulais voir comment tu réagirais. Et, au fond, j’espérais peut-être que tu comprendrais ce que j’essayais de te dire.
Elle m’a regardé avec amusement.
• Oh, mais je l’avais remarqué, ton petit manège ! Je me demandais simplement quand tu finirais par me le dire clairement.
• Donc, tu avais compris depuis le début ?
• Je m’en doutais, oui. Mais je préférais te laisser m’en parler si tu en avais envie, plutôt que de tirer des conclusions à ta place.
Sa réponse m’a fait réfléchir. J’avais passé toute la soirée à essayer de lui faire comprendre mon désir, sans jamais oser le formuler franchement. Et elle, de son côté, avait attendu que je me sente suffisamment à l’aise pour en parler.
Je me sentais déjà beaucoup moins honteux.
• En fait, ai-je repris, je crois que ce qui me gênait le plus, c’était de ne pas savoir comment tu allais me regarder après ça.
Elle m’a adressé un sourire rassurant.
• Je te regarde exactement comme avant. Tu restes le même garçon avec qui j’ai passé une bonne partie de la soirée à discuter et à étudier. Le fait que tu m’aies confié un fantasme ne change pas qui tu es.
Ces mots m’ont fait du bien.
Pour la première fois, je pouvais parler de ce désir sans avoir l’impression de devoir le cacher ou de me justifier à chaque phrase.
Nous avons continué à échanger, elle me posant quelques questions et moi essayant de lui expliquer ce que je ressentais, avec encore un peu de timidité, mais beaucoup plus de franchise.
Et je découvrais quelque chose auquel je ne m’attendais pas : il était possible de parler d’un sujet aussi personnel sans que cela tourne à la moquerie ou au jugement.
Bien sûr, je ne savais toujours pas ce qu’elle pensait de mon désir au-delà de sa curiosité. Elle ne m’avait fait aucune promesse et je ne voulais pas confondre son écoute avec un engagement de sa part.
Mais, à cet instant, cela m’importait moins.
Elle m’avait écouté, elle avait cherché à comprendre et elle m’avait permis de me sentir suffisamment en confiance pour être honnête avec elle.
Elle avait remarqué que je rougissais de plus en plus. Malgré mes sourires et mes petites plaisanteries, elle voyait bien que j’avais du mal à faire le dernier pas. J’en avais envie, cela se lisait sur mon visage, mais je n’arrivais toujours pas à le lui demander franchement.
Elle m’a regardé avec un petit sourire malicieux, puis elle est devenue plus directe.
• Alors, dis-moi… Tu aimerais que je te l’administre, cette fameuse fessée ?
Je me suis figé.
Cette fois, elle ne tournait plus autour du sujet. Elle venait de formuler clairement la question que j’espérais entendre depuis le début de la journée.
• Euh… ben… je…
• Quoi ? Tu n’arrives plus à parler, maintenant ? m’a-t-elle demandé avec amusement.
• C’est que… tu me prends un peu au dépourvu !
• Ah bon ? Pourtant, ce n’est pas faute de m’en avoir parlé toute la journée !
J’ai esquissé un sourire, incapable de nier.
• C’est vrai…
Elle a poursuivi, toujours avec ce regard complice :
• Alors ? Tu voudrais vraiment que je te l’administre, ou tu aimes simplement me taquiner avec cette histoire ?
J’avais la boule au ventre. Je savais que je devais lui répondre honnêtement, mais j’avais encore du mal à assumer mon désir devant elle.
• Oui… ai-je fini par murmurer. J’aimerais bien…
Elle m’a regardé quelques secondes, comme pour s’assurer d’avoir bien entendu.
• Ah ! Voilà qui est plus clair !
J’ai ri nerveusement, les joues en feu.
• Tu vois, ce n’est vraiment pas facile pour moi de te dire ça !
• Je vois bien, m’a-t-elle répondu doucement. Mais tu sais que tu peux me parler franchement.
Je me sentais à la fois gêné et soulagé...
Elle me regardait toujours avec ce petit sourire qui me déstabilisait tant. Après mon aveu, elle semblait vouloir en savoir davantage sur mon expérience et sur ce qui m’attirait réellement dans ce fantasme.
• Dis-moi, tu en as déjà reçu, des fessées ?
• Oui… de mes parents, quand j’étais petit.
Elle a hoché la tête, puis m’a posé une autre question, avec un air un peu plus malicieux.
• Et d’autres, si tu vois ce que je veux dire ?
J’ai immédiatement compris ce qu’elle voulait me demander.
Je sentais mes joues chauffer à nouveau. J’avais beau avoir fini par lui avouer mon fantasme, parler de tout cela aussi ouvertement restait intimidant.
• Non… jamais encore.
Elle m’a regardé quelques secondes, puis elle a fini par se confier à son tour.
• Eh bien, je dois t’avouer que j’en ai reçu beaucoup, moi aussi… Mais je n’en ai encore jamais administré à quelqu’un.
Cette révélation m’a surpris.
Jusqu’ici, je pensais être le seul à avoir du mal à exprimer clairement ce que je voulais. Mais elle aussi semblait chercher ses mots, avançant progressivement dans la conversation sans oser aller directement au bout de sa pensée.
Nous étions deux à tourner autour du sujet !
Moi, j’espérais secrètement qu’elle finirait par prendre l’initiative. Je n’osais pas lui demander davantage, de peur de la mettre mal à l’aise ou de briser cette complicité que nous avions construite au fil de la journée.
Et pourtant, je sentais que nous nous rapprochions de plus en plus de la question que nous n’arrivions ni l’un ni l’autre à formuler.
Puis elle a repris la parole.
• Bon… imaginons que je doive t’en administrer une. Comment est-ce que ça se passerait, selon toi ?
J’ai relevé les yeux vers elle, surpris par cette question.
Elle a poursuivi, avec un sourire curieux :
• Comment tu imagines les choses ? Comment te vois-tu recevoir cette fameuse fessée ?
Mon cœur s’est mis à battre plus vite.
C’était exactement le genre de question que j’espérais qu’elle me pose, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle le fasse aussi directement.
Pour la première fois, nous ne parlions plus seulement de mon fantasme en plaisantant. Elle me demandait de lui expliquer concrètement ce que j’imaginais.
J’ai pris une inspiration, essayant de rassembler mes idées.
• Eh bien… euh..
Impossible de trouver mes mots ! Elle me regardait, attendant visiblement une réponse, et plus elle semblait intéressée par ce que j’allais lui dire, plus je devenais timide.
• Je ne sais pas trop, ai-je fini par avouer.
Elle m’a souri, comme pour m’encourager à poursuivre.
Mais, au lieu de répondre à sa question, j’ai décidé de retourner la situation à mon avantage.
J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai demandé :
• Et toi, si tu devais donner une fessée… comment tu t’y prendrais ?
Elle a poursuivi ses explications avec un naturel qui me surprenait de plus en plus.
• Moi, j’en ai reçu de différentes façons. La plupart du temps, c’était debout, ou alors des coups de ceinture sur les fesses quand j’étais allongée sur le lit ou recroquevillée par terre. Enfin, tu imagines… lol !
Je l’écoutais attentivement. Elle semblait désormais beaucoup plus à l’aise pour parler de ses expériences.
Puis elle a ajouté, avec un sourire complice :
• Mais je sais que beaucoup apprécient la fessée sur les genoux…
Elle a marqué une petite pause avant de me regarder droit dans les yeux.
• Ça te plairait, n’est-ce pas ?
Cette fois, elle avait été directe. Plus question de tourner autour du pot !
J’ai senti mes joues chauffer à nouveau. Elle avait parfaitement compris ce qui me plaisait, et son assurance me déstabilisait autant qu’elle m’attirait.
Puis elle a repris un ton légèrement plus sérieux.
• Tu connais déjà un de mes petits secrets : celui de la cigarette. J’aimerais qu’il le reste. Alors, si tu sais garder ça pour toi, je veux bien t’accorder cette fameuse fessée dont tu me parles depuis tout à l’heure. Ça te va ?
J’ai hésité une fraction de seconde, puis j’ai répondu :
• Oui, ça me va.
Elle m’a tendu la main. J’y ai posé la mienne et elle m’a accompagné jusqu’au salon.
Nous avions un grand canapé, suffisamment spacieux pour nous installer confortablement. En traversant la pièce, je réalisais à peine ce qui était en train de se passer. Quelques heures auparavant, je n’osais même pas lui avouer mon fantasme. Maintenant, nous étions sur le point de passer de la conversation à quelque chose de concret.
Une fois dans le salon, elle m’a invité à m’asseoir près d’elle.
Je me suis installé, le cœur battant.
Elle s’est tournée vers moi avec un air malicieux.
• Bon, maintenant, avoue ! Les vidéos que tu regardes sur Internet… Je suis sûre qu’il y en a beaucoup sur la fessée et que tu as déjà imaginé comment tu aimerais la recevoir !
J’ai senti mon embarras revenir aussitôt.
Elle a poursuivi :
• Allez, ne me cache rien maintenant. On y est ! Inutile de tourner autour du pot, sinon je risque de changer d’avis !
Elle souriait, mais son ton était devenu plus décidé.
• Alors, comment veux-tu que je te la donne ? Allez, réponds-moi franchement !
Cette fois, je savais que je ne pouvais plus me réfugier derrière mes hésitations.
J’ai pris une inspiration et je me suis lancé.
• Eh bien… j’aimerais que tu me prennes sur tes genoux et que tu commences par-dessus mon pantalon. Ensuite, que tu me demandes de me lever et de le baisser jusqu’aux chevilles. Puis que tu me reprennes sur tes genoux, cette fois en boxer… et ensuite sur les fesses nues.
J’ai marqué une pause, encore gêné par mes propres paroles, avant d’ajouter :
• J’aimerais aussi que tu alternes les claques et les caresses… mais que ça reste une vraie fessée punitive, pas seulement quelques petites tapes pour plaisanter.
J’avais enfin tout dit.
Elle m’a regardé avec un air surpris, puis un sourire amusé s’est dessiné sur son visage.
• Je vois… Petit coquin, va !
J’ai baissé les yeux, mort de honte.
• Tu as tellement hésité avant de me l’avouer ! Et maintenant, tu me décris tout ce que tu as imaginé !
• C’est facile à dire après coup… ai-je marmonné.
Elle a ri doucement.
Puis son expression est devenue plus attentive.
• Très bien. J’ai compris ce que tu souhaites. Mais je veux que tu sois à l’aise. Si tu changes d’avis, si tu as mal ou si tu veux que j’arrête, tu me le dis immédiatement. D’accord ?
• D’accord.
• Et je veux que tu sois honnête avec moi. Tu n’as rien à prouver.
J’ai acquiescé, rassuré par ses paroles.
Elle m’a alors adressé un dernier sourire.
• Bon… puisque c’est ce que tu me demandes depuis des heures, nous allons voir si tu es toujours aussi courageux maintenant !
J’ai ri nerveusement.
• Je crois que je vais moins faire le malin, maintenant…
• Ah, ça, je n’en doute pas !
Elle m’a fait signe de m’allonger sur ses genoux.
J’ai pris une profonde inspiration. J’étais intimidé, excité par l’idée de réaliser ce fantasme et surtout étonné d’être arrivé jusque-là, après toutes mes hésitations et mes plaisanteries.
Je me suis installé comme elle me l’avait demandé.
Elle a commencé doucement, puis a progressivement donné des claques plus fermes, en alternant le côté droit et le côté gauche. Entre deux, elle posait parfois sa main sur mon dos ou me faisait une petite caresse, comme pour vérifier que tout allait bien.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est son assurance.
Pour quelqu’un qui m’avait affirmé n’avoir jamais administré de fessée, elle semblait étonnamment à l’aise ! Elle trouvait son rythme, variait l’intensité et faisait attention à mes réactions. Je m’étais attendu à ce qu’elle hésite autant que moi, mais elle paraissait avoir rapidement trouvé ses marques.
• Alors, monsieur le petit coquin… Tu fais moins le malin, maintenant ? m’a-t-elle lancé avec amusement.
• Un peu, oui… ai-je répondu, incapable de cacher mon sourire.
Elle a ri.
• Pourtant, tu avais l’air très sûr de toi tout à l’heure !
• C’est facile de parler !
• Ah, ça, je vois bien !
Elle a continué en restant attentive à mes réactions. Je retrouvais peu à peu ce que je lui avais expliqué : une alternance de claques et de gestes plus doux, avec cette dimension de jeu punitif que j’avais eu tant de mal à lui décrire.
Puis elle a fait une pause.
• Ça va toujours ?
• Oui...
Après un moment, elle m’a demandé de me lever.
• Allez, debout. Baisse ton pantalon jusqu’aux chevilles.
J’ai hésité une seconde, rouge de gêne, avant de faire ce qu’elle me demandait. Elle m’a ensuite invité à reprendre ma place sur ses genoux.
Mon cœur battait toujours aussi vite. J'avais beau avoir imaginé cette situation, la vivre réellement était bien plus impressionnant.
Elle a poursuivi la séance, puis a marqué une pause pour vérifier que tout allait bien.
• Tu es toujours d’accord pour continuer ?
• Oui, ai-je répondu timidement.
Elle m’a souri, puis elle a continuée de me fesser sur mon boxer.. mes fesses me chauffaient déjà..
Après une bonne trentaines de claques elle a saisi mon boxer par l'elastique pour le baisser tout doucement jusqu'au ras des fesses.
Se faire deculotter comme ça par une si belle femme un vrai délice..
Elle a poursuivi la punition alternant fesses droite et fesses gauche.. puis marquait des pauses caresses qui ne faisaient qu'augmenter mon excitation...
Finalement, elle a mis fin à la séance et m’a laissé me relever.
• Bon, maintenant, debout !
Je me suis exécuté, encore embarrassé.
Elle m’a regardé avec un petit air sévère, mais ses yeux trahissaient toujours son amusement.
• Pour la dernière étape, tu vas te mettre au coin quelques instants.
En me dirigeant vers le coin, je me suis demandé comment nous allions nous regarder après cette expérience.
Lorsque j’étais au coin, je sentais qu’elle m’observait…
Au bout d’un moment, elle a fini par prendre la parole.
• Tu as vraiment de jolies fesses… Elles sont devenues toutes rouges.
Elle a marqué une pause, puis a ajouté avec un petit sourire :
• Je dois t’avouer que j’éprouve une certaine satisfaction à te voir ainsi.
Après quelques minutes, elle s’est levée. J’ai entendu ses pas se rapprocher, puis elle m’a rejoint dans le coin du salon. Elle s’est placée devant moi et m’a regardé droit dans les yeux. Son expression était différente, plus douce, mais toujours teintée de cette assurance qui me troublait tant.
Elle m’a effleuré les fesses, puis m’a donné une dernière claque, assez vive pour me faire légèrement sursauter.
Nos regards se sont croisés. Pendant quelques secondes, aucun de nous n’a parlé. Elle a lentement avancé la tête vers moi. J’ai hésité un instant, puis j’ai fait de même.
Et, sans plus attendre, je l’ai embrassée.
Je l’ai embrassée avec tendresse, comme pour la remercier de cette punition si particulière. À ma grande surprise, elle m’a rendu mon baiser, avec la même douceur.
J’avais du mal à croire ce qui m’arrivait. J’étais debout devant une femme sublime, le pantalon aux chevilles, le boxer légèrement abaissé, les fesses encore rouges, et elle m’embrassait.
Je me sentais à la fois troublé, heureux et complètement dépassé par la situation. Tout ce que j’avais imaginé en secret semblait soudain prendre vie, sous mes yeux.
Elle a commencé à m’aider à me déshabiller dans le salon. Peu à peu, mes vêtements se sont retrouvés par terre, autour de nous. En levant les yeux vers elle, j’ai cru voir dans son regard une envie qu’elle ne cherchait plus à dissimuler. De mon côté, mon regard en disait tout autant.
Nous avons fini par quitter le salon pour rejoindre la chambre, laissant mes vêtements éparpillés derrière nous.
Par respect pour ma fiancée, je ne raconterai pas ce qui s’est passé dans ce lit. Je garderai ces détails pour moi. Je peux simplement dire que notre nuit a été intense et que nous nous sommes retrouvés à plusieurs reprises, jusque dans la matinée.
Au réveil, malgré les protections que j’avais portées, les draps portaient des traces de sang, de squirt et de sperme. Des Préservatifs a même le sol.
C’était la preuve matérielle d’une nuit que je n’étais pas près d’oublier et elle non plus.
Et ce n’était pas terminé. Durant tout le week-end, elle m’a de nouveau donné la fessée à plusieurs reprises, pour mon plaisir, et nous avons partagé d’autres moments intimes, chaque fois dans l’envie et le plaisir mutuels.
Ce week-end avait dépassé tout ce que j’aurais pu imaginer...
Aujourd’hui, tout cela n’est plus qu’un souvenir…
Avec Cléa, ma fiancée, nous avons évoqué et revécu ce scénario à plusieurs reprises, comme une façon de nous replonger dans ma jeunesse et de nous rappeler cette période de découvertes et d’insouciance.
C’est vrai, j’avais perdu ma virginité avec cette femme qui m’avait donné la fessée. C’était une expérience marquante, une étape de ma jeunesse, lorsque je découvrais ma sexualité et apprenais à mieux connaître mes désirs.
Mais cette femme appartient à mon passé. Cléa, elle, est celle qui partage ma vie aujourd’hui, celle que j’aime et avec qui je veux construire mon avenir.
Et lorsque je repense à mon parcours, à mes expériences et à tout ce que la vie m’a apporté, je sais une chose avec certitude :
Je t’aime, Cléa. ❤️
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En tant que travestie soumise, le plaisir que je prends est le résultat d’une savante alchimie entre domination et humiliation. Je vais vous conter ma dernière séance avec ce juste dosage d’humiliation.
Serge s’est présenté un jour avec ces mots: « j'aime prendre une Sissy, la soumettre, lui ordonner de me sucer, de me lécher, de lui faire goûter à ma douche dorée, et la prendre comme une chienne. Ce sera une relation suivie. »
Après de nombreux échanges, il prit enfin rendez-vous avec moi. C’était un mercredi après-midi. Il devait venir à 14h. Après un déjeuner frugal vers 11h30, je pris le temps de me préparer soigneusement: rasage, soins de la peau, maquillage, et bien sûr tenue sexy. J’allais oublier le nettoyage de la chatte anale, indispensable avant toute rencontre en tant que soumise passive.
Je trouvais l’idée de la douche dorée profondément humiliante, et cela m’excitait. Je pensais qu’il voudrait m’arroser en Sissy, donc un peu habillée, et j’ai donc choisi une tenue appropriée: un « body » en matière synthétique (séchage rapide) de couleur indéfinissable (entre beige et rose), de conception assez datée, avec des dentelles et de petites fioritures sur le devant.
Sa forme surtout était à la fois originale et pratique. Une culotte couvrant les fesses, mais le dos nu. Le vêtement couvrait le ventre devant mais étant bien échancré sur le coté, faisant une jonction étroite entre la culotte et le soutien-gorge. La rigidité et le rembourrage de ce dernier permettait de donner l’illusion d’une vraie poitrine, que je n’avais pas. Le dos nu et la forme me permettait de faire mes besoins et de donner accès à ma chatte et mon clito sans enlever le body, juste en baissant la partie « culotte » sur les cuisses.
Pour recevoir mon nouveau Maître, j’avais mis par dessus ma nuisette rose, avec un deuxième rembourrage de poitrine, ce qui me rendait à la fois excitante et très « petite fille », la parfaite Sissy en quelque sorte. J’avais aussi enfilé des bas résille blancs très aérés, qui allaient bien avec le body et mettaient en valeur mes jambes épilées. Talons, perruque… et collier-laisse : j’étais prête pile à l’heure quand il sonna à l’interphone.
Il était convenu que je l’accueille à quatre pattes sur le carrelage, les yeux bandés, la poignée de la laisse entre les dents, une badine disposée à côté de moi, et les fesses tournées vers la porte entrouverte. Je me mis en position après avoir ouvert la porte d’entrée de l’immeuble.
Porte de l’ascenseur, grincement de la porte d’entrée et claquement de sa fermeture: le stress et l’excitation étaient à leur maximum. Je n’avais évidemment pas le droit d’enlever le bandeau. J’entendis son souffle se rapprocher. Je le sentis prendre la badine d’une main. Il remonta largement la nuisette rose sur mon dos, découvrant la culotte du body. Je sentis la badine explorer d’abord mes fesses puis mon entre-jambes… sans rien dire il me fit comprendre qu’il fallait que je les écarte un peu. Je le sentis s’agenouiller, il baissa ma culotte et commença à me triturer les fesses à pleine main, en les claquant par moment … Tout ce que j’aime !
« Hum, très belle tenue de salope » murmura t-il, « conduit moi à la douche ou à la baignoire, en restant à genoux ».
Maître, c’est à l’étage, il faut monter les escaliers
Très bien, tu vas les monter à genoux ces escaliers ! »
Je m’exécutais, toujours les yeux bandés et la poignée de la laisse dans la bouche. L’excitation était à son comble, mon clito pointait à l’extérieur de la culotte qu’il n’avait pas remise en place.
Monter les escaliers à genoux n’était ni facile ni élégant, juste ridicule j’imagine. Il me stimulait derrière moi par de petites tapes sur mes fesses et aussi sur mon clito, quand il parvenait à l’atteindre. Je me tenait sur les marches avec les mains, et l’ascension était laborieuse.
« Maintiens toujours les jambes un peu écartées, petite pute ».
En arrivant directement dans la salle de bain qui était face à l’escalier, j’entendis : « va dans la baignoire, ma salope ».
Il voulait donc commencer par me pisser dessus. J’avais bien fait de choisir le vêtement, et je lui demandai alors s’il était d’accord pour que j’enlève ma nuisette rose et mes talons.
« Oui mais garde ton sous-vêtement !
d’accord Monsieur, je peux enlever ma perruque tout de même ?
Accordé, salope »
Il m’aida à enlever la nuisette, j’enlevai mes talons, ma perruque et montait dans la baignoire, habillée de mon seul body.
« Accroupie, tournée vers moi, le buste droit, la bouche bien ouverte »
Je me mis en position.
« Maintenant je vais bien viser, et tu as deux solutions: soit tu avales tout au fur et à mesure, soit tes sous vêtements seront trempés de ma pisse et tu devras les garder ensuite pendant toute la séance, qui sera longue, comme tu l’imagines… c’est toi qui voit »
C’était tout vu. Même s’il pissait lentement de toute façons je ne pourrai pas suivre le rythme, et de plus je savais que mon estomac ne supportait pas plus d’un demi verre. L’urine n’est pas seulement très forte en goût, elle est aussi très acide, j’en avais déjà une certaine expérience…
« Bien Monsieur, je suis prête, allez y.. mais je crois que je ne pourrai pas avaler beaucoup » répondis je.
Il bandait déjà un peu sans doute (je ne voyais toujours pas), et dans ces cas là le jet est très puissant mais fin et saccadé. Son gland frôlait mes lèvres, et le premier jet arriva directement dans ma gorge, très puissant… je m’étouffai et toussai bruyamment. J’avalais quand même une grosse gorgée, et commençait à paniquer.
« Tu vas te noyer ma belle, excuse moi, je vais me mettre un peu plus lojn »
Oui Monsieur, j’a déjà beaucoup avalé, l’urine me fait mal à l’estomac, je préfère recracher au fur et à mesure.
Très bien ma belle, pas de soucis, mais ne te plains pas si ça pue la pisse après, ma vessie est pleine
Bien Monsieur
Il commença à m’arroser de plus loin. Il avait du débander car le jet était plus régulier. C’était très agréable de recevoir ces grandes eaux chaudes, parfois dans la bouche, parfois sur le visage et sur les cheveux. Je me détendais, et parfois même je me gargarisais un peu. Tout retombait comme prévu sur mon body et mes bas, qui furent rapidement complètement trempés. Mes cheveux, bien qu’assez courts, furent vite trempés aussi.
Sa vessie vidée, il me fit nettoyer son gland, ce que je fis bien volontiers en le suçant goulument. Je commençait à le faire bander de nouveau.
Il m’enleva le bandeau, et je découvris un homme assez bien fait, pas très grand mais bien proportionné, se tenant très droit. Il avait juste baissé pantalon et caleçon, en gardant son T-shirt … pas du tout sexy mais très humiliant aussi, du genre « pas le temps de me déshabiller complètement, et je ne suis pas là pour te faire bander, ma Sissy ».
« Allez ma salope, conduis moi à ta chambre, je vais m’occuper de toi différemment … »
La chambre était à côté, et j’avais disposé une serviette éponge sur le lit.
« Je vois que tu as tout prévu ma salope …
- Oui Monsieur
- Enfin presque, parce que je ne suis pas sûr que tu aies pensé à ce que tu vas recevoir maintenant … A 4 pattes sur le lit, le cul vers moi ! »
Je me demandais d’un coup ce qu’il avait prévu à part me baiser … J’avais remonté ma culotte, mais tout était trempé
- Cambre toi et écarte un peu tes guibolles
- Oui Monsieur
- Pourquoi tu n’as pas voulu avaler ma pisse ?
- Je vous l’ai dit Monsieur, cela me fait mal à l’estomac … le peu que j’ai avalé cela me reproche déjà, j’ai le gout très fort en bouche … »
Il baissa brusquement la culotte sur mes cuisses et abattis sa main dessus avec un énorme force … Je hurlais !
« C’est quoi cette Sissy qui peut même pas boire la pisse ? Encore plus chochotte qu’une vraie femme ! »
J’avais d’un coup les larmes aux yeux, j’eus un instant très peur d’être tombé sur un mec vraiment brutal, c’est à dire pas un bon dominateur. Il se mit alors à me fesser, plus doucement, mais régulièrement, longtemps …
J’avais mal, mes fesses étaient rouge vermillon, je le voyais en me retournant en direction de l’armoire vitrée.
« Ton dressage commence ma belle salope, je crois que tu en vaut la peine! »
A cet instant précis, le téléphone sonna …
« Répond, salope" dit-il
Terrorisé, je répondis .. c’était ma nouvelle femme de ménage qui me demandait si c’était possible de venir un peu plus tôt, vers 15h (il était déjà 14h40)… comme elle parlait fort, Serge avait tout entendu.
« Dis lui oui, bien sûr ! »
Je m’entendis répondre, la mort dans l’âme : « Oui madame, je suis un peu occupé mais … passez à 15h … »
Suite à venir très bientôt …
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Cet article est un essai issu de mon expérience de bonne suceuse, pour vous exciter et éventuellement vous apprendre des choses. Cette expérience commence à devenir conséquente, car en bonne salope adoratrice de la queue, je ne manque aucune occasion de pratiquer ce que je considère maintenant comme un art. Sans me vanter, j’ai d’excellents retours de cette pratique : pour un mâle dominant, m’essayer c’est m’adopter en général.
La vue d’une belle queue, ou même le simple fait de la deviner à la vue d’un mec habillé un peu sexy, me mets instantanément dans une attitude de soumission, et lorsqu'on est dans cet état, on peut considérer la fellation comme une pratique BDSM.
L'approche de la queue du mâle
Tout commence par la rencontre avec le mec, que j’imagine immédiatement comme un « mâle alpha ». Et qui dit soumis.e dit « se mettre à genoux », la bouche à hauteur de son bas ventre. La soumission commence dès cet instant, car un mâle qui voit une lope se mettre à genoux à ses pieds se place automatiquement en position de dominant.
Je rencontre parfois en extérieur, et même lorsque le terrain est humide, ce qui demande soit un équipement soit une technique pour se mettre à genoux sans salir son pantalon ou ses genoux. Et même si le terrain est sec, de toute façon ce n’est pas confortable de s’agenouiller sur un sol dur.
Une technique astucieuse pour éviter ce problème consiste à poser chaque genou sur la chaussure correspondante du mâle (il se positionnera naturellement les jambes légèrement écartées). Mais un autre inconvénient arrivera assez vite : il est un peu coincé dans cette posture, et aura envie de bouger au bout d’un certain temps.
Une meilleure technique est donc de se munir d’un petit support souple, l’idéal étant un tapis en mousse vendu dans les magasins de montagne, très utile en randonnée. De plus, la vue de ce petit équipement fait de suite comprendre au mâle que je suis une suceuse très expérimentée. Bien sûr, on peut aussi ne pas mettre les genoux à terre et rester accroupi, mais c’est beaucoup moins confortable, surtout à la longue.
Maintenant imaginez-vous à ma place, et suivez mes conseils. Dans l’idéal, vous êtes à genoux sur votre support de mousse ou les genoux sur ses pieds, le visage contre son paquet : vous êtes presque assuré de le faire bander !
Ensuite, s’il ne le fait pas, prenez vous-même l’initiative de lui desserrer sa ceinture et d’ouvrir sa braguette. Là, vous descendez un peu le pantalon, et le bonheur commence. Vous accédez à son boxer ou son slip (95 à 98% des mecs qui se font sucer portent des boxers ou des slips) et vous pouvez le caresser. Ne baissez pas le slip trop vite ! Je vous conseille de le prendre par les hanches, les mains revenant derrière ses fesses, et de frotter votre visage et votre bouche sur son paquet… accentuation de la bandaison garantie !
Pour montrer votre soumission vous pouvez même aller jusqu’à ouvrir grand la bouche et bouffer son paquet mais à travers le tissu. Pas forcément agréable pour vous mais pour lui ce sera un bonheur de sentir ses parties intimes réchauffées et humidifiées par votre haleine et votre salive.
Puis vient le moment de l’extension de l’élastique et de la descente du slip. Vous l’avez compris maintenant, il doit faire le moins de choses possibles, c’est donc à vous de faire le travail, à vous de le caresser, de le tripoter, et de manier cet accessoire sacrément érotique qu’est le slip, dernière barrière avant son sexe !
S’il bande mou, ou pas du tout, ne désespérez pas ! Vous aurez plus de travail de suce, bien sûr mais quelle bonheur de sentir ce petit organe gonfler progressivement dans votre bouche. Et si vous êtes déçu par sa petite taille, ne concluez pas trop vite, vous pouvez être fort surpris.e de la taille de son organe à la fin de votre travail !
S’il est dur et gonflé dès le départ, votre bonheur sera immédiat : sa queue mue par le ressort de la bandaison, va percuter votre visage ! C’est un moment juste génial. Et si en plus il est TBM ou TTBM alors là vous serez aux anges bien sûr !
Quelle que soit la situation et son niveau d’excitation, j’aime et je préconise de ne pas trop le branler manuellement, et encore moins de manière mécanique comme on le voit faire dans les films pornos, ou comme le font certains jeunes fougueux et inexpérimentés.
Personnellement je me sers très peu de mes mains, que je maintiens la plupart du temps sur ses fesses pour le masser en même temps sur ces zones érogènes. Et j’utilise ma bouche ET ma langue, pilotées par l’ensemble de ma tête. Une variante de cela est de mettre vos mains derrière le dos, comme si elles étaient attachées pour bien lui signifier que vous êtes soumis.e et sans protection : il peut faire ce qu’il veut de votre bouche une fois que sa bite est à l’intérieur…. Et en général il ne s’en prive pas (voir plus loin).
Je le regarde dans les yeux, et m'adapte à son comportement
Une chose que j’aurais pu mentionner dès le début : pensez à regarder régulièrement votre mâle dans les yeux, depuis votre position inférieure, en levant les yeux. Encore un truc qui accentue la situation dominant/dominé, et va très probablement l’exciter ! Pensez également à sucer ses boules ! Vous pouvez en même temps le branler délicatement, surtout s’il n’est pas circoncis… Les mecs dominants adorent cette association de gestes. Pour les boules, essayez toujours de prendre les 2 en même temps dans votre bouche. Même si vous n’y arrivez pas (dans certains cas c’est juste impossible, soit parce qu’elles sont trop grosses soit parce que votre bouche est trop petite) les efforts que vous faites vont exciter votre mâle, c’est certain !
Enfin, utilisez votre langue, particulièrement sur toute la zone du gland, le frein, le dessus du gland…faites la tourner autour, c’est particulièrement apprécié, et en plus cela fait travailler des muscles peu sollicités d’ordinaire (lol).
Si vous avez suivi tous mes conseils jusque là, en principe vous êtes tous deux très excités et la jouissance n’est probablement pas très loin. Mais c’est là que les situations divergent suivant le tempérament et l’endurance de votre mâle.
S’il est très excité et peu endurant, il peut très bien jouir dès ce moment et vous envoyer la purée d’emblée. Il faut savoir accepter cette situation, qui n’est pas toujours agréable. Récemment j’ai sucé un jeune qui a éjaculé abondamment dans ma bouche au bout d’une minute sans le moindre signe extérieur. Comme il arborait ensuite un grand sourire, et que j’étais sous PreP *, je lui ai pardonné, mais cette situation était intrinsèquement désagréable pour moi, qui commençait juste à me chauffer, et qui n’aime pas particulièrement le goût du sperme.
* Eh oui il faut savoir que le risque de transmission VIH est non nul lors d’une éjaculation buccale, cf https://www.sexosafe.fr/ma-sexualite/pratiques-sexuelles/fellation-on-prend-ses-precautions, la prise de PreP annule ce risque pour vous, et c’est un énorme avantage.
Parfois dans la même situation il y a quelques signes annonciateurs, beaucoup de mouille (precum) par exemple. Un partenaire intelligent et pas trop coincé vous dira également ce qu’il en est, car ce n’est souvent pas son intérêt de jouir rapidement. A vous de saisir les informations et de ralentir le rythme voire de faire carrément une pause pour laisser redescendre la pression.
Si au contraire le mâle est très endurant, et que vous aussi, alors cela peut durer très très longtemps. Cela m’est déjà arrivé de sucer une queue quasi non stop pendant 45 mn, voire une heure ! ** C’est évidemment d’autant plus intéressant que c’est une grosse queue, et cela m’arrive assez souvent… A croire que les mecs à petites ou moyennes queues déchargent plus vite (?)
** NB : pour vous préserver il est bien utile de graisser vos lèvres auparavant avec un baume (type Labello) .. en tous cas lorsque vous sucez trop longtemps, celles-ci vous le rappellerons dans les heures qui suivent avec un sorte de gerçure, que vous pouvez aussi calmer un peu a posteriori avec ce type de baume.
Si vous êtes parti dans ce marathon de la fellation, alors il vous faudra être très créatif, ne serait ce que pour ne pas vous ennuyer vous même et bien sûr aussi maintenir l’excitation de votre mâle.
Ne sucez surtout pas mécaniquement ! De temps en temps, sortez là de votre bouche, et donner vous des coups sur le visage avec, sniffez là avec votre nez, bref jouez avec comme un chat joue avec une souris, c’est absolument jouissif pour vous ET votre mâle alpha qui voit bien que vous l’aimez de toutes les manières possibles, que vous êtes totalement soumis à sa puissance !
Et puis il faut parler, bien sûr, de ce que vous attendez toutes et tous :
La gorge profonde, le Graal de la fellation, et de la soumission
Déjà, pourquoi c’est si bon ?
Pour votre mâle pompé, 2 choses : 1/ son gland décalotté hypersensible va frotter contre les parois de votre gorge qui est une muqueuse extrêmement douce, la sensation est exquise, bien plus agréable qu’une masturbation ou même qu’une sodomie 2/ Lorsqu’il aura votre tête tout contre ses boules, le sentiment de domination sera total; il peut prendre votre tête comme un gros ballon et y faire naviguer sa grosse queue à sa guise, vous êtes à sa merci !
Pour vous, bien sûr c’est le summum de la soumission : vous rentrez son gros bâton tout entier dans la gorge, votre visage (surtout le nez mais aussi les yeux) vient littéralement s’écraser contre son ventre, vous luttez contre les haut-le coeur (mais pas de panique, c’est tout à fait gérable, voir ci-dessous)… c’est déjà une pénétration très invasive, il vous possède autant que lorsqu’il va vous enculer (car il finira par vous enculer si vous avez suffisamment de temps et si c’est un bon mâle endurant).
La technique ?
Il y a des positions plus ou moins adéquates à la gorge profonde.
Quand je débutais dans cette pratique (ce n’est pas si vieux, mais un eu quand même lol), des « tutos » écrits m’expliquaient que je devais m’allonger au bord du lit et laisser aller ma tête un peu en arrière. La logique est simple : le conduit qui va de la bouche à l’oesophage se redresse dans cette position, et devient presque droit, permettant une intromission plus naturelle, car dans une position normale de la tête ce conduit fait un coude à 90 degrés.
Cela peut être intéressant de commencer doucement dans cette position avec un partenaire que vous connaissez ou qui accepte de vous dépuceler la gorge. Mais dans la pratique vous vous rendrez vite compte que la position ne change pas tant que cela les choses : le plus difficile, le plus engageant, mais aussi le plus satisfaisant pour votre ego, consiste à accepter que ce gland touche votre luette, l’endroit qui déclenche en principe le réflexe de vomissement. La nature est bien faite car si vous y croyez, si vous êtes dans la détente et l’acceptation, voire dans l’amour, en tous cas dans la soumission et le devoir (rappel : vous êtes SOUMIS.E) vous verrez que ce réflexe est vaguement présent, mais complètement atténué ! Tout au plus aurez vous un petit haut-le-coeur, que vous surmonterez sans problème. Je peux jurer ici que je n’ai jamais vomi lors d’une gorge profonde … et pourtant j’en ai fait beaucoup je vous assure ! Vous trouverez des tas de vidéos de vomissements sur la toile, ce n’est à mon avis que pure mise en scène et travail d’actrice POUR que le vomissement se produise (c’est horrible car c’est prévu pour faire bander les vrais sadiques, mais c’est comme ça).
Donc vous êtes toujours à genoux face à la queue de votre mâle, après l’avoir bien prise en bouche, vous allez essayer de l’enfoncer doucement le plus loin possible, en acceptant ce fameux contact, et vous constaterez que cela se passe bien. TRES IMPORTANT : jouez avec votre langue, détendez la au maximum pour qu’elle s’aplatisse, se creuse, et constitue un fourreau parfaitement adapté. Lorsque la queue sera bien au fond, vous ressentirez le contact interne, que vous trouverez probablement délicieux. Concentrez-vous sur le fait que toute la longueur doit rentrer, votre visage devant toucher son ventre et votre langue détendue peut sortir un peu en avant de vos lèvres, touchant ses boules. Vous avez réussi ! Peut-être sentirez vous alors que votre cou est très gros. Si votre partenaire le touche il le mettra en évidence.
Encore un truc : vous ne pourrez plus respirer, vous serez en apnée … rien de dangereux, mais très humiliant, dès que vous vous retirez vous reprendrez votre souffle en faisant un bruit bizarre et peut être en bavant, comme dans les films porno.
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Chapitre 5 : Oui maitresse !!!
La tension atteint son paroxysme. Leurs muscles tremblants peinent à maintenir la position. Je leur annonce. Ma voix ne monte pas. Elle est basse, précise, chaque syllabe tranche l’air comme une lame froide.
— Vos bijoux, vous les retirez !!!!!
Je laisse mon regard se poser sur leurs mains, leurs poignets, leurs cous.
— Les alliances que vous portez, ces anneaux de promesse, de fidélité, de bourgeoisie rangée. Les colliers, ces chaînes dorées qui vous rattachiez à votre ancienne vie. Les bracelets, les bagues, les montres précieuses qui mesuraient votre temps, votre statut, votre importance. Vous les retirez. Un par un. Vous les posez sur ces tables basses, sur l’ardoise froide. Vous les alignez soigneusement. Comme on dépose des armes devant un vainqueur. Comme on enterre des morts. Me suis-je bien fait comprendre !!!!! La voix autoritaire mais posée.
Je me penche légèrement, croisant le regard de la femme, puis celui de l’homme, m’assurant qu’ils comprennent la portée de chaque mot.
— Quand vous aurez fini, vous ne devrez plus rien porter. Rien qui vous appartienne. Rien qui vous rattache à ce que vous étiez ce matin. Ici, vous n’êtes déjà plus des êtres humains. Vous n’êtes que des objets. Des choses. Des esclaves, mâle et femelle, que je vais utiliser, briser et refaçonner selon mon seul caprice. Ces bijoux que vous retirez ne sont pas des protections. Ce sont les dernières illusions que je vous arrache.
L'homme hésite. C'est infime, presque imperceptible, mais je le vois, cette rigidification de son poignet, ce spasme de ses doigts qui se crispent autour de son alliance. Sa main tremble lorsqu'il commence à tirer sur l'anneau, cette bande d'or qui a tourné autour de son doigt pendant dix ans, peut-être quinze, cette cicatrice dorée de sa respectabilité de mari, d'homme établi. Il rencontre une résistance, non pas physique, le métal glisse, mais psychologique, cette dernière barrière symbolique qui s'effondre avec un gémissement intérieur qu'il n'ose pas pousser.
Il retire l'alliance, lentement, comme on arrache une griffe, une écaille, une identité. L'or tourne, scintille un instant dans la lumière des bougies, puis retombe sur l'ardoise de la table basse avec un bruit sec, métallique, définitif, *clink*, ce son, de prison qui se referme, de chaîne qui tombe.
La femme, elle, obéit avec une mécanique étrange, celle de quelqu'un qui a déjà quitté son corps. Ses doigts glissent vers son cou, détachent le collier fin, cette chaîne délicate que son mari lui a offerte pour un anniversaire, peut-être, ou un pardon. Elle ne regarde pas le bijou tomber. Elle le pose, simplement, sur la pierre froide, et déjà sa main droite dégrafe le bracelet, tandis que la gauche tire la bague de son annulaire, deux gestes simultanés, efficaces, dépourvus de toute émotion, comme si elle déshabillait une poupée.
L'homme peine avec sa montre. Cette Rolex, ou cette Omega, ce chronomètre de prestige qui mesurait son temps d'entrepreneur, de cadre supérieur, d’homme pressé et important. Le fermoir lui résiste, ses doigts gourds de froid et d'angoisse trébuchent sur le mécanisme. On entend son souffle s'accélérer, paniqué, ce râle du prédateur devenu proie qui sent le piège se refermer.
Inès soupire, ce soupir d’impatience, chargé de mépris, elle fait un pas vers lui. Elle ne dit rien. Elle n'a pas besoin. Sa main gantée de cuir se pose sur le poignet de l'homme, l'immobilise, et de l'autre main, avec une efficacité chirurgicale, elle débloque le fermoir. La montre tombe, lourde, sur l'ardoise, rejoignant les autres bijoux éparpillés comme des débris de vie, comme des ossements d'identité.
L'homme baisse les yeux vers le tas de métal précieux sur la table basse, cet amoncellement de promesses, de statuts, de repères temporels. Il est nu, maintenant, vraiment nu, non seulement de vêtements mais de tout ce qui le rattachait à l'homme qu'il était ce matin. Ses mains retournent se croiser dans son dos, mais elles tremblent davantage, convulsées, comme s'il venait de se sectionner les poignets.
La femme a déjà repris sa position, immobile, les yeux perdus dans le vague, son ventre palpite doucement sous l'effort de maintenir cette discipline. Elle est plus loin que lui, déjà. Elle a compris, ou accepté, que ces bijoux n'étaient que des leurres, des chaînes dorées, des promesses de libertés. À ses pieds, sur l'ardoise, ses bijoux brillent faiblement, abandonnés, aussi froids et inutiles que la chair qu'elle a livrée.
Ils sont là, tous les deux, face à nous, dépouillés de tout, même de leurs noms, de leurs histoires, de leurs alliances. Deux silhouettes nues, luisantes de sueur froide, de peur, deux esclaves qui attendent, les mains croisées dans le dos, les sexes offerts, prêts à recevoir ce que nous avons décidé de leur faire subir.
Je me lève, dominant la scène de toute ma stature, et je crache l'ordre comme une sentence :
— À genoux. Tête baissée. Maintenant.
Leurs corps s'effondrent, mécaniques, dépourvus de volonté, comme si des ficelles invisibles les avaient tirés vers le sol. Leurs genoux heurtent les dalles de granite avec un bruit sec, sourd, celui de la chair cédant sous la pierre. Ils ne gémissent pas. Ils ne protestent pas. Ils sont déjà ailleurs, déjà réduits à l'état de marionnettes cassées, de carpettes humaines sur lesquelles on essuie ses bottes.
Je les observe, penchés en avant, les bras croisés dans le dos dans cette posture grotesque de soumission, le dos ployé sous le poids de leur propre défaite. La femme tremble, je vois ses muscles dorsaux frémir, onduler sous la peau comme des vers prisonniers, luttant contre la gravité, contre la douleur, contre l'effort de maintenir cette position qui les humilie autant qu'elle les épuise. Sa chevelure brune, opulente, tombe de part et d'autre de son visage comme un rideau, comme une tenture funèbre, cachant ses traits mais pas sa honte. Ses seins pendent, lourds, libérés de toute tension, de toute dignité, ressemblant à ces mamelles de bêtes de ferme qu'on traite avant l'abattage.
Je me demande, en les regardant, jusqu'où je pourrai les emmener. La femelle, surtout elle qui s'est abandonnée avec une facilité déconcertante, elle qui a troqué son alliance contre cette posture de soumission absolue. Que cache-t-elle derrière cette reddition ? Une profondeur de résistance que je n'ai pas encore touchée, ou un gouffre sans fond où je pourrai tout jeter ?
Inès s'éclipse, discrète, ses bottes craquant sur le granite avant que le silence ne la ronge. Je reste seul avec eux, ces deux corps nus agenouillés, offerts, livrés à ma seule vigilance. Le feu crépite, projetant des ombres dansantes sur leurs échines courbées, sur leurs nuques blanches et vulnérables, ces nuques de condamnés à la guillotine, tendues, attendant le couperet.
Je prends mon temps. Je les observe, chacun tour à tour, savourant cette solitude de bourreau. La femme ne bouge pas. L'homme non plus. Ils sont devenus statues de chair, de chair tremblante, de chair soumise.
Inès revient. Elle porte un plateau d'argent massif, lourd, chargé de petites boîtes noires, d'objets que je ne distingue pas encore mais dont la simple présence fait frémir l'air. Elle pose le plateau avec une délicatesse obscène sur l'ardoise de la table basse, entre nous et eux, comme on pose les instruments de torture avant l'interrogatoire.
Je lui adresse un clin d'œil, ce salut silencieux de complices, de prédateurs qui savent ce qui va suivre.
Ils n'ont pas bougé. Pas d'un millimètre. Leurs nuques restent offertes, blanches, pulsantes, offrant leur vie, leur mort, leur tout, à notre merci. Ils attendent, immobiles, comme des condamnés dont on a déjà coupé les liens mais qui n'osent pas fuir, paralysés par la certitude que la lame du bourreau est déjà en chemin.
Ils demeurent figés, réduits à cette posture avilissante où le monde se résume aux dalles de granite froides sous leurs fronts baissés. Leur univers s'est contracté, excluant tout horizon sauf cette pierre grise, granuleuse, indifférente, seul témoin de leur déchéance, seul sol sous leurs genoux meurtris.
Pendant ce temps, Inès et moi nous accordons ce luxe du prédateur, le temps. Nous ouvrons les boîtes avec une lenteur calculée, chaque geste amplifié par le silence de la pièce perturbée par le seul crépitement du feu dans la cheminée. Chaque froissement du papier de soie crépite comme une promesse de ce qui va suivre. Je saisis l'objet, ce collier de servitude, ce cercle d’acier en inox épais et froid, je sens son poids dans ma paume, ce poids symbolique qui écrase déjà les épaules de celle ou celui qui le portera. C'est lourd, dense, irrévocable. Un frisson de délice parcourt ma nuque.
Je m'approche d'elle, de cette femelle agenouillée, offerte, livrée. Mes doigts glissent dans sa chevelure brune, écartent avec une brutalité feutrée ces mèches qui tombent comme un voile sur son visage, découvrant sa nuque blanche, tendue, pulsante de peur. Elle est là, vulnérable, le cou offert comme une oie qu'on prépare pour le sacrifice, la chair tendre entre les vertèbres palpitantes.
Je fais glisser le collier sous sa gorge, ce contact froid et épais lui arrache un frisson convulsif. L’acier épouse son cou, se referme, j’entends, nous entendons tous, le clic sinistre de la serrure qui se verrouille. Ce déclic métallique qui scelle son asservissement, transforme cette femme en propriété, qui enterre définitivement l'épouse pour ne laisser qu'une esclave aux pieds de ses maîtres.
Le clic résonne dans sa gorge comme une fracture.
Elle tressaute, ce sursaut involontaire qui la traverse des épaules aux genoux, une secousse de bête prise au piège. Son souffle s'arrête, suspendu, puis revient en râle court, haché, cette respiration d'agonie qui ne trouve plus de rythme. L’acier est froid, épais, implacable contre sa peau, elle sent le poids, ce poids réel et symbolique qui appuie sur sa trachée, qui réduit son souffle, qui lui rappelle à chaque seconde que son cou n'appartient plus qu'à moi, qu'à cette serrure dont je suis seul à posséder la clé.
Ses bras, croisés dans son dos, se crispent, les ongles s'enfonçant dans ses paumes jusqu'à la douleur, cette douleur lointaine qu'elle ne sent déjà plus.
Je l’autorise à relever le buste.
Elle veut baisser le menton, vérifier, toucher, mais elle n’ose pas, ou elle ne peut plus, elle reste là, tête haute malgré elle, offerte, le cou tendu sous le joug neuf, sentant l’acier épouser sa chair comme une seconde peau, comme une gangue, comme une prison dorée devenue réalité.
Elle pense, je le vois dans le frémissement de ses paupières closes. Dans la tension de sa mâchoire. Elle pense à l'alliance qu'elle a posée sur l'ardoise, à cet anneau fin et discret qu'elle portait depuis dix ans, elle comprend, enfin, que ce collier lourd et brillant de l’inox vient de remplacer l'autre, qu'elle a échangé un lien pour un autre, qu'elle est passée d'une propriété à une autre, plus absolue, plus définitive, plus totale.
Un sanglot monte, qu'elle réprime, qu'elle étouffe dans sa gorge serrée. Elle tremble davantage, non plus seulement de froid ou de peur, mais de cette reconnaissance intime, profonde, presque organique. Elle est pétrifiée, elle est prise, elle est possédée. Dans ce gouffre de désespoir, je devine, je le vois dans la façon dont ses épaules s'affaissent imperceptiblement, non plus de fatigue mais d'abandon. Une partie d'elle, cette partie obscure qu'elle refoulait depuis des années, vient de reconnaître sa vérité, et qu'elle s'y noie, docile, consentante, perdue.
À ses côtés, son mari ne bouge pas. Elle ne le regarde pas. Elle ne peut pas. Parce que ce collier autour de son cou scelle plus qu'un asservissement. Il scelle sa solitude, sa trahison de l'autre, son choix de plonger seule dans les ténèbres, laissant l'homme qu'elle appelait époux devenir un étranger, un compagnon de chaîne mais non plus de cœur, réduit lui aussi à genoux, impuissant, témoin muet de sa métamorphose en chose possédée.
Je leur crache l'ordre, ma voix rauque tranche le silence de la pièce :
— Debout. Position d'attente !!!!!
Ils se redressent, mécaniques, désarticulés, leurs genoux raides après plusieurs dizaines de minutes à genoux sur le granite. Ils prennent la pose, bras croisés dans le dos, cuisses écartées, mentons hauts, mais Inès n'attend pas. Sa cravache siffle déjà, coup sec sur l'épaule de l'homme, rectifiant son port de tête qui fléchissait.
— Droite, aboie-t-elle, sans élever la voix !!!!
La cravache se déplace, méthodique, impitoyable. Clac, sur l'intérieur de la cuisse de la femme, qui écarte davantage les jambes, honteuse, forcée. Clac, sur les reins de l'homme, qui se redresse, tendu, offrant sa nuque au collier qui vient de lui être imposé. Ils étouffent leurs plaintes, ces gémissements étouffés dans leur gorge, mais leurs visages se décomposent, grimacent, les muscles du cou tendus par l'effort de ne pas crier.
Inès ne leur laisse rien passer. La moindre hésitation, le plus léger fléchissement, et la cravache tombe, cash, précise, chirurgicale. Son côté autoritaire, cette froideur qu'elle garde sous le vernis de l'élégance, explose dès qu'elle a des soumis face à elle. Elle devient machine, bourreau, exécutante de ma volonté avec une cruauté détachée qui les terrifie davantage que mes propres colères.
Je m'approche. Je les touche du regard, chacun tour à tour, pesant leur défaite.
— Sur vos colliers, annoncé-je, lentement, chaque syllabe pesée comme une pierre, pend une médaille. Vous ne la voyez pas, mais elle est là. Gravée dedans, un numéro.
Je laisse le silence s'étirer, assez pour qu'ils sentent le poids de cette réduction.
— Lui, cent vingt-quatre. Elle, cent vingt-cinq.
Je m'arrête, je les observe tressaillir, comprendre, sombrer.
— À partir de maintenant, vous n'êtes plus que ça. Des numéros. Des chiffres. Retenez-les bien. Parce qu'ici, aucune erreur n'est acceptée. Aucune. Et si vous oubliez qui vous êtes devenus, si vous hésitez quand je vous appelle, vous paierez. Douloureusement.
Je n'attends pas de réponse. Je n'en veux pas. Leurs mâchoires se crispent, leurs yeux s'écarquillent, mais ils demeurent muets, paralysés par la certitude qu'ils n'ont plus le choix, qu'ils n'ont jamais eu le choix, qu'un simple clignement des paupières suffit à signer leur asservissement.
— Les codes, aboyé-je soudain, ma voix montant d'un cran, brutale. Les codes de vos valises !
La numéro cent vingt-cinq hésite. Une seconde. Juste une seconde de trop. Je plonge mon regard dans le sien, noir, menaçant, ce regard qui promet la punition immédiate, et elle crache les chiffres, balbutiants, la voix brisée par la terreur. Le cent vingt-quatre suit, mécanique, désespéré, récitant son code comme on récite une prière avant l'exécution.
Je me tourne vers Inès. Nous échangeons un sourire, ce sourire de prédateurs qui savent que la vraie humiliation commence maintenant. Nous ne nous gênerons pas. Nous irons fouiller leurs valises, leurs affaires, leur vie intime étalée sur le sol de cette pièce de pierre. Quoi de plus avilissant que de découvrir qu'un étranger a touché vos sous-vêtements, lu vos papiers, violé votre intimité sans même que vous soyez là pour défendre vos frontières ?
Mais ici, ils ne sont rien. Ils n'ont aucun droit. Seulement un numéro gravé sur une médaille froide, et la certitude que tout ce qu'ils possédaient, leur passé, leur identité, leurs secrets, leur appartient désormais autant que leur chair : c'est-à-dire pas du tout.
Inès se laisse glisser dans le cuir du fauteuil, s'y installe avec cette décontraction des reines sur leur trône. Je l'observe, fasciné par cette métamorphose, la femme silencieuse devenant bourreau, la discrète assistante révèle sa vraie nature de prédatrice. Face à elle, à quelques centimètres de ses mains gantées de chevreau noir, le sexe de l'homme pend, vulnérable, offert comme un fruit mûr qu'on s'apprête à cueillir ou à écraser.
Sa main droite gantée, remonte, lentement, presque caressante sur l’intérieur de la cuisse de l’homme. Elle saisit les testicules, ces glandes lourds et fragiles, les fait rouler entre ses doigts gantés avec une habile dextérité de dominatrice. L'homme reste figé, la tête haute, le regard perdu dans le vague, les bras croisés dans le dos selon l'ordre reçu. Il subit cette possession intime sans pouvoir ni la fuir, ni la contrôler. Elle les soulève, les tire, étirant la chair sensible jusqu'à la limite du supportable. Son visage se décompose, grimace, se recompose. Elle joue, Inès, joue avec cette frontière floue où la douleur bascule vers le plaisir, où l'angoisse devient excitation.
L'autre main remonte alors, prend possession de la verge flasque, la caresse du pouce à la base jusqu'au gland, le décalotte avec une lenteur obscène, découvrant la chair turgescente qui rougit, qui durcit, qui trahit l'homme malgré lui. Une érection naît sous ses doigts, honteuse, involontaire, cette réponse animale que l'esprit ne contrôle plus.
Puis, sans prévenir, sans transition, Inès serre.
Sa poigne se referme comme un étau sur les testicules, écrasant, broyant, l'homme, le numéro cent vingt-quatre, hurle. Ce cri arraché, guttural, inhumain, résonne dans la voûte de pierre, rebondit sur les murs, semble ne jamais devoir finir. Les bras toujours croisés dans le dos selon la consigne, il se plie en deux, plié par la douleur, les jambes fléchissant, cherchant à échapper à la traction brutale, sa posture devenant grotesque, animale, indigne, un pantin désarticulé, une chose qui n'a plus de nom ni de dignité.
Il chute finalement, s'effondre à genoux devant elle, sur les dalles de granite froides, le front presque touchant le cuir de ses bottes, le cri se brisant en sanglots rauques.
— Aaaaaaaaaaaïïïïïïïïïïhhhhhhhhhh !!!!!!
Elle ne relâche pas la pression. Elle se penche, saisit sa chevelure de l'autre main, lui arrache la tête en arrière, le force à la regarder dans les yeux. Son visage est là, à quelques centimètres du sien, impassible, beau et terrifiant comme un masque de déesse vengeresse.
— Tu vas apprendre à me connaître, articule-t-elle, chaque mot pesé, glacial. Ton plaisir m'appartient. Ta douleur m'appartient. C'est moi seule qui déciderai quand tu pourras jouir. Tu es une larve, ici. Un numéro. Une chose que je prends quand ça me plaît, que je jette quand ça me fatigue.
Elle serre davantage, lui arrachant un nouveau gémissement étouffé.
— Tu as bien compris ?
L'homme halète, le visage congestionné, les larmes coulant sur ses joues, la bouche ouverte sur une souffrance sans nom. Et pourtant, c'est là que je souris intérieurement. Il trouve la force, la force de celui qui a déjà accepté sa défaite, pour articuler :
— Oui... Maîtresse !!!!!!!!!
Le mot tombe, lourd, définitif, scellant son asservissement plus sûrement que n'importe quel contrat signé.
A suivre. 😉
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J-15
Douleur du vide de Vous
Comme les trompes sans défense
Comme les ovaires à court de bouillon
Suis- je l'œuf ou la poule ?
La cocotte monte en pression, sans pouvoir envisager l évacuation.
La tension de la nuque, du ventre, des épaules, palpitations. Maîtrise de la gorge, du cortex et du sexe.
Lutte intérieure, pourquoi je ne jouis pas solo, me caresser furtivement serait simple, pourquoi je ne triche pas? Parce que je ne veux-peux- plus jouir sans LUI tout près de moi.
Je sens pourtant cet appel dangereux m'envahir, je me sens aspirée vers la dérive tentatrice, de l 'esprit vengeur et impulsif de ma chair toute puissante.
J ai voulu un contrat, je l'ai accepté, puis choisi. Femelle reste fidèle à toi même.
J-14
Deux questions se posent:
Est-ce que la privation décuple mon côté brat?
Est-ce que la privation me donne envie de tester les limites de mon Dhomme et de jouer avec le feu?
La temporalité du rapport au désir, de ma tête et de mon corps semble modifiée. L'idée peut-elle être d'attirer son attention et de décharger mon énergie par un autre biais. Peut-être LUI faire payer ma privation par une humeur âpre de manière non consciente?
Est-ce que tout simplement, cette privation agit sur ma psyché?
La finalité serait-elle de me voir infliger des punitions aux sensations beaucoup plus intenses, ou border du risque de la scission.
Toutes ces demandes d'"à moitié" sur le site par des mâles parfois entiers. Je réalise que certains dominants ou switchs pourraient s'adresser à moi avec la possible motivation- sciemment ou non- de me faire céder, face à l interdiction de mon Dom. Dans quel but? Tester mon appartenance, tester ma capacité, me récupérer, m humilier encore plus fort, face à la punition, échanger peut être, rien de tout cela?
J'ai choisi un chaperon -ardent- qui a bien voulu de moi dans les méandres de désirs impossibles. Il n'est pas de jeu entre nous, ni d ambiguïté. Avoir la chance de partager mes questionnements dans ce moment est important. Il est le tiers lieu, le neutre dans mes émotions mêlées. Je le remercie de me permettre cette pause comme perchée dans le nid du haut d un chêne.
Echanges avec mon chaperon
"J avance vers la frustration aussi vite que vers la libération. Pensez vous que le déni d orgasme sur la durée peut altérer l humeur voire le rapport au monde ou au Dom? Je suis par nature une jouisseuse. Le déni est une expérience à contre-pied ( sans métaphore).
J apprecie toute nouveauté. Là je me demande comment tenir sans altération de mon humeur. Si je pouvais penser à autre chose je pourrais, mais chaque jour mon Dom incite, répète, m'utilise, joue. Il me faut un biais au delà de l écriture ou de la jouissance. Le sport? Je n incrimine pas mon Dom, mon besoin de vibrer est entier.
9 jours sans jouir est déjà un record pour moi. Je pensais avoir la maîtrise sur ma peau par la tête, là je doute. Peut-être que je dois lâcher prise à un nouvel endroit, inconnu, pour réussir".
J-13 - like tétine spirit
Mon Dom m'apprend à voler nue dans l immense clairière de la forêt.
IL me prend ce que je LUI laisse prendre. Je remercie mon Dom d accepter ma liberté, de me posséder sans m empêcher d être ou de penser.
J ai le sentiment qu il se joue quelque-chose de plus fort que la maîtrise de moi. Je ne sais pas si je dois lâcher prise dans cet inconnu au risque de l altération de mon être, ou si je dois maîtriser mes pensées.
C'est comme si jusque-là, j avais toujours lâché prise du corps puis de la tête dans un contexte cadré, et qu aujourd'hui je devais lâcher totalement prise de la tête, de la volonté, tout en empêchant fort le corps. Un lâcher prise inversé, beaucoup plus cérébral et terriblement moins dans l ephemerité du plaisir sexuel ( dont j ai besoin très fort).
Je sens dans mon corps qu il se passe aussi quelque chose de très fort. Mes seins sont tendus dès le reveil, mon ventre est douloureux, mes cuisses sont serrées, ma mâchoire serrée, la tension grandit et pourrait bientôt me dépasser. Vertigineux et inquiétant.
Mon Dom dit qu IL sent cette tension, que je suis à fleur de peau, nerveuse et beaucoup plus brat, que je réponds mal malgré moi et qu IL sent la lutte intérieure. IL s'est demandé si l effet qu'IL tentait d avoir sur moi toute entière s etait inversé. IL voulait m'emmener dans un ailleurs de lâcher prise, vers la docilité par le manque. En réalité cela me rend agressive et piquante. Vrai.
Suis-je une vraie docile? La jouisseuse soumise peut-elle si vite devenir la frustrée soumise ? IL dit que je dois accepter de traverser l orage.
Soumise subversive.
J'aime ce qu'est Mon Dom dans sa capacité de remise en question et à prendre soin, IL me rassure. J'espère que je saurai bientôt tout lui exprimer sans réfléchir avant.
Ce soir, mon Dom m a autorisée à jouir, par le cul, sans avoir le droit de stimuler mon clitoris ou ma vulve. Je ne pensais pas en être capable. L humiliation de cette solitude était grande. L'ai-je toujours été ou la frustration l a permis ? Mon Dom a compris qu il devenait nécessaire de libérer un peu de pression.
C était très bon, puis j ai été très triste.
L intensité de mon calme intérieur est revenue. Ouf.
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Le soleil n'était plus qu'une ligne orange au-dessus des collines.
Alexios attendait. Il se tenait à l'écart du camp, les pieds nus dans l'herbe, les mains le long du corps. Il ne parlait pas. Il ne regardait personne. Son souffle était lent, régulier, comme celui d'un coureur avant la course. Il attendait le signal.
Madame Vyc était montée dans la calèche pour se changer. La bâche avait été tirée. On entendait des froissements, des cliquetis de cuir, le bruit d'une fermeture qu'on ajuste. Puis le silence.
Elle descendit.
Sa tenue n'avait plus rien à voir avec la robe sombre du voyage. C'était du cuir noir. Un bustier ajusté qui laissait ses épaules nues, des braies moulantes qui dessinaient ses hanches, des bottes hautes lacées jusqu'aux genoux. À sa ceinture, une corde enroulée, un fouet court à lanières fines. En bandoulière, un sac de cuir souple qui battait contre sa hanche. Ses cheveux bruns étaient relevés en natte serrée. Ses yeux noisette brillaient dans la lumière du couchant.
Elle traversa le camp sans un mot. Les candidats s'écartèrent sur son passage. Lilith baissa les yeux. Kadabra fit un pas en arrière. Même Épervier, qui montait le feu avec les autres, s'immobilisa.
Madame Vyc s'approcha de son cheval. Un bai robuste, sellé et prêt. Elle vérifia les sangles d'une main, puis se hissa en selle avec une aisance qui n'avait rien de paysan. Elle était à sa place. Elle rassembla les rênes, fit pivoter le cheval, et regarda Alexios.
— Tu es prêt ?
— Oui, Madame.
— Alors vas-y.
Il ne se fit pas prier. Il partit.
Il courut d'abord droit devant lui, vers les collines, vers la ligne sombre des arbres qui se découpait sur le ciel orange. Ses pieds frappaient l'herbe haute, ses jambes puissantes se déployaient, son souffle trouvait son rythme. Il était fait pour ça. Il le sentait. Il courait comme il respirait.
Derrière lui, il entendit le galop. Régulier. Patient. Madame Vyc ne se pressait pas. Elle le laissait prendre de l'avance. Elle savait ce qu'elle faisait.
Il accéléra. La lisière des arbres se rapprochait. Encore quelques foulées. Encore quelques mètres. Il y était presque. Il allait atteindre les arbres. Il allait gagner.
Le lasso siffla.
La corde se referma autour de sa taille, le serra, et tira. Alexios fut stoppé net. Il trébucha, tomba à genoux dans l'herbe, les mains agrippées à la corde qui le ceinturait. Le cheval s'arrêta. Madame Vyc rit.
— On dirait que tu as perdu, dit-elle.
Alexios leva la tête. Il haletait. La corde le maintenait au sol.
— Mais je veux m'amuser, dit Madame Vyc. Cela ne me suffit pas.
Elle descendit de cheval. Elle attacha les rênes à une branche basse, puis revint vers lui. Elle dénoua le lasso, le libéra.
— Vas-y. Continue dans les bois. Je vais te chercher. Et si je te trouve, tu vas en prendre cher.
Alexios se releva. Il la regarda un instant. Elle souriait. Pas un sourire cruel. Un sourire de femme qui joue et qui sait qu'elle va gagner.
Il s'enfonça dans les bois.
Les arbres se refermèrent sur lui. La lumière du couchant filtrait à peine entre les branches. Le sol était mou, couvert de feuilles mortes. Il courait sans bruit, ou presque. Il cherchait un endroit où se cacher. Un endroit où reprendre son souffle.
Il trouva un bosquet. Des buissons épais, des branches basses, un creux dans la terre. Il s'y glissa, s'accroupit, et attendit. Il scrutait les environs. Il écoutait. Rien. Le silence des bois. Le chant lointain d'un oiseau. Le craquement d'une branche.
Puis il sentit un souffle chaud sur son oreille.
— Bouh.
Il sursauta. Il se retourna. Elle était là, derrière lui, accroupie, à quelques centimètres. Elle rit. Un rire bas, profond, qui résonna dans le bosquet.
Il courut.
Il courut de plus belle, s'éloignant du rire, s'éloignant d'elle, s'éloignant de cette voix qui le faisait frissonner. Les branches lui fouettaient le visage. Les racines le faisaient trébucher. Il ne s'arrêtait pas. Il courait vers le ruisseau, dont il entendait le murmure.
Il y arriva. Il s'agenouilla au bord de l'eau, plongea ses mains, but à grandes gorgées. L'eau était froide, claire, vivifiante. Il reprit son souffle. Il regarda autour de lui. Toujours rien. Toujours le silence.
Il vit un arbre. Un vieux chêne, large, noueux. Il s'approcha, se plaqua contre le tronc, et attendit.
Les minutes passèrent. Le silence était total. Pas un bruit. Pas un souffle. Il commençait à croire qu'elle avait abandonné. Qu'elle avait renoncé. Qu'elle était retournée au camp.
Puis il entendit un bruit. Un craquement, derrière les buissons. Il se tendit. Il voulut déguerpir. Mais un lièvre sortit des branches, détala, et disparut dans l'herbe.
Alexios laissa échapper un souffle. Il baissa la garde. Il regarda le lièvre s'éloigner. Et il fit le parallèle. Lui aussi était une proie. Lui aussi était traqué. Lui aussi serait peut-être pris. Shepard, avec son fusil, n'aurait sûrement pas raté ce lièvre. Elle ne ratait jamais rien. Mais lui, il n'avait pas de fusil. Il n'avait que ses jambes. Et ses jambes ne suffisaient pas.
L'idée d'être pris pour une proie, un animal, augmenta son excitation. Il sentit son corps réagir, une chaleur soudaine monter le long de sa colonne vertébrale. Sa respiration s'accéléra, devenant courte, saccadée. Sa peau se couvrit de frissons, non pas de froid, mais d'une attente électrique.
Il s'arrêta brusquement. Le silence des bois semblait maintenant presser contre ses tympans. Il baissa le regard sur son propre corps, vulnérable, exposé. L'idée que Madame Vyc puisse l'observer à cet instant, cachée dans le feuillage, le fit frissonner davantage. Il ferma les yeux, s'imaginant déjà capturé, possédé.
Lentement, presque timidement, sa main descendit. Il se toucha, le souffle court, s'abandonnant à l'image mentale de la femme en cuir noir qui le traquait. Il ne s'entendait plus penser, il n'était plus qu'une série de pulsations cardiaques et de désirs bruts. Dans l'ombre des arbres, il n'était plus un homme, mais une créature, un animal possédé par le plaisir de la peur. Il était seul dans les bois, avec son souffle et son désir, et cette solitude rendait l'excitation insoutenable.
Puis il sentit le souffle chaud. Encore. Au creux de son oreille. Sensuel. Tout proche.
— Qui t'y a autorisé ?
Il voulut déguerpir. Mais le lasso siffla. La corde se referma autour de sa taille, le serra, le tira en arrière. Il tomba. Elle était sur lui.
— Ho. Tu es pris. Et tu m'appartiens.Elle le retourna. Elle le maintint au sol, un genou sur sa poitrine, la corde dans une main.
— Je vais bien m'occuper de toi. Ici.
Elle le releva. Elle le poussa contre l'arbre. Elle lui attacha les mains derrière le tronc, serra la corde. Puis elle tira. Alexios se retrouva suspendu. Seule la pointe de ses pieds touchait le sol. Ses bras tiraient, ses épaules brûlaient, mais il ne pouvait pas se libérer.
Madame Vyc recula. Elle sortit le fouet de sa ceinture. Les lanières fines sifflèrent dans l'air.
— Tu vas compter, dit-elle. Jusqu'à vingt.
Le premier coup tomba.
Alexios cria. Pas de douleur — de surprise. Le cuir mordit sa peau, laissa une ligne rouge sur son dos. Il cria. Puis il soupira. Le second coup tomba. Puis le troisième. Il cria encore. Il soupira encore. Il compta.
— Un. Deux. Trois.
Madame Vyc frappait régulièrement. Pas trop fort. Juste ce qu'il fallait. Ses lanières trouvaient les muscles de son dos, ses épaules, ses flancs. Alexios criait, soupirait, comptait. Sa voix se brisait parfois. Mais il comptait.
— Dix-huit. Dix-neuf. Vingt.
Elle s'arrêta. Elle rangea le fouet. Alexios haletait, suspendu à l'arbre, le dos marqué de lignes rouges. Il ne saignait pas. Il brûlait.
Madame Vyc s'approcha. Elle dénoua la corde. Il tomba à genoux dans les feuilles mortes.
— À quatre pattes, dit-elle.
Il obéit. Il se mit à quatre pattes, les mains dans la terre, les genoux dans les feuilles. Il attendit.
Madame Vyc ouvrit son sac de cuir. Elle en sortit des anneaux de fer. Quatre. Elle les posa au sol. Puis elle sortit un marteau. Petit, lourd, à manche de bois.
Elle s'approcha de sa main droite. Elle posa l'anneau au sol, autour de son poignet, et enfonça le marteau. Le fer s'enfonça dans la terre. Alexios tira. L'anneau tint.
Elle fit de même avec sa main gauche. Puis ses chevilles. Quatre anneaux. Quatre coups de marteau. Alexios était fixé au sol, à quatre pattes, les membres écartés, le dos offert.
Il tira. Les anneaux ne bougèrent pas. Même s'il le voulait, il ne pouvait pas se libérer.
Madame Vyc se releva. Elle rangea le marteau dans son sac. Elle s'approcha de lui, s'accroupit à sa hauteur, et passa la main dans ses cheveux.
— Bien, dit-elle. Maintenant, on va vraiment s'amuser.
Le ruisseau chantait. Le vent soufflait dans les branches. La nuit tombait.
Alexios attendait. Madame Vyc le regardait.
La chasse était terminée. Le jeu commençait.
Madame Vyc se releva, dominant Alexios qui tremblait encore sous l'effet du fouet et de la capture. Elle le regardait avec un mélange de dédain et de curiosité clinique, comme on observe un animal dont on teste la résistance.
Elle plongea la main dans son sac de cuir et en sortit un gode ceinture. D'un geste assuré, elle fixa l'harnais autour de ses hanches, ajustant le cuir contre son bustier noir. L'objet était massif, froid, et désormais une extension de son propre corps. Elle se tenait là, dominant le sujet, l'instrument de son plaisir et de son pouvoir solidement ancré à sa taille.
Sans quitter Alexios des yeux, elle se pencha légèrement et cracha sur le silicone, laissant la salive glisser lentement le long de la tige. Un geste simple, possessif, qui marquait le début de l'appropriation.
— Allez, salope. Goûte ça, ordonna-t-elle d'une voix glaciale.
Elle s'avança et pressa l'objet contre les lèvres d'Alexios. Pris d'un réflexe de dignité ou de panique, il tenta de détourner la tête, de se soustraire à l'humiliation. La réponse fut immédiate : une gifle cinglante claqua sur sa joue, un bruit sec qui résonna dans le silence des bois.
— Je ne t'ai pas demandé ton avis, chienne. Ouvre.
Saisi de terreur et d'excitation, Alexios obéit. Il entrouvrit la bouche et accueillit le silicone. À sa surprise, le goût de la bave de Madame Vyc, mêlé à l'odeur du cuir et de la forêt, déclencha chez lui un plaisir viscéral. Il s'y délecta un instant, aspirant avec avidité l'humidité de sa maîtresse, comme s'il voulait absorber une partie de son pouvoir.
C'est alors que Madame Vyc, sans aucune transition, poussa le gode avec force.
Le silicone s'enfonça brutalement, franchissant les lèvres, la langue, pour venir frapper le fond de sa gorge. Alexios eut un réflexe de suffocation, ses yeux s'écarquillèrent, ses muscles se tendirent contre les anneaux de fer qui le fixaient au sol.
— Voilà, prends-le tout entier, espèce de salope, murmura-t-elle en accentuant la pression.
Elle commença un mouvement rythmique, violent et précis, lui imposant des gorges profondes. À chaque poussée, Alexios était submergé, son souffle coupé, son esprit saturé par l'intrusion massive de l'objet. Il ne pouvait ni fuir, ni protester ; il n'était plus qu'une bouche ouverte pour elle, un réceptacle docilement soumis.
Madame Vyc regardait le visage convulsé du sujet, savourant l'expression de détresse et de plaisir mêlés. Elle accentua le rythme, le traitant de chienne à chaque poussée, transformant cet acte en un rituel de marquage où chaque spasme d'Alexios confirmait son appartenance totale à Madame Vyc.
Le rythme s'intensifia, chaque poussée enfonçant le silicone plus profondément, jusqu'à ce que le monde d'Alexios se résume à ce point de saturation totale. C'est alors qu'il le vit.
À la périphérie de sa vision, alors qu'il luttait pour reprendre un souffle minuscule, il aperçut une goutte brillé au claire de lune glisser le long de la cuisse tendue de Madame Vyc, juste au-dessus de son botte en cuir. Une perle translucide qui traçait un chemin humide sur sa peau. Était-ce simplement de la sueur, née de l'effort de sa domination ? Ou était-ce de la cyprine, ce fluide précieux et traître qui signalait l'excitation d'une femme ?
Il préféra croire à la seconde option. L'idée qu'il puisse, même dans cet état de soumission absolue, provoquer un désir physique chez sa maîtresse lui donna un regain d'énergie presque désespéré. Il pressa son visage contre l'objet, cherchant à absorber tout ce qu'elle lui offrait, s'imaginant être la cause de ce léger écoulement.
Soudain, Madame Vyc se retira brusquement.
L'air s'engouffra dans la gorge d'Alexios qui eut un spasme, un hoquet violent alors qu'il cherchait désespérément son oxygène. Il s'effondra sur le sol, haletant, la salive coulant de ses lèvres. Madame Vyc ne lui accorda pas un regard ; elle contourna son corps avec une grâce prédatrice pour se placer derrière lui.
Elle observa son anatomie offerte, ces cuisses écartées par les anneaux de fer. Elle nota que le silicone de son gode était devenue humide de la bave d'Alexios.
— Tu es gourmand, chienne, murmura-t-elle. Mais tu n'as pas assez travaillé pour lubrifier ma queue. Mais je suis clémente et je vais te ménager un peu.
D'un mouvement lent et cruel, elle se pencha. Alexios sentit le souffle chaud de Madame Vyc contre son bas du dos, puis, un filet de salive tomba avec précision, s'écoulant dans sa raie. Ce marquage, cette souillure reçu, fit frissonner Alexios d'un plaisir presque douloureux. Être ainsi préparée, comme on huile une machine ou on marque un bétail, acheva de briser ses dernières résistances.
Sans prévenir, elle s'enfonça.
Le gode ceinture pénétra brutalement son orifice, déchirant le silence des bois par un bruit de succion humide. Alexios poussa un cri étouffé, son dos s'arqua, et ses doigts s'agrippèrent désespérément à la terre.
— Regarde-toi, balbutia-t-elle, sa voix vibrant de plaisir alors qu'elle commençait un mouvement de va-et-vient violent. Une petite salope fixée au sol, qui supplie pour être prise.
Madame Vyc ne faisait pas preuve de douceur. Elle utilisait son corps comme un piston, frappant les parois internes d'Alexios avec une force brute. Le plaisir pour elle résidait dans la sensation de résistance du sujet, dans le bruit rythmique du cuir contre la peau et dans les gémissements brisés de sa proie.
Pour Alexios, c'était un chaos sensoriel. La douleur de l'intrusion se transformait, sous l'effet de l'humiliation, en une extase insupportable. Chaque coup le rappelait à sa condition : il n'était plus un homme, il était l'objet de Madame Vyc. Et dans cette perte totale d'identité, il trouvait une plénitude terrifiante.
Madame Vyc accéléra la cadence, ses hanches claquant contre celles d'Alexios, transformant la forêt en un sanctuaire de luxure et de domination. Elle le traitait de tout ce qu'elle voulait, et chaque insulte agissait comme un nouveau stimulant, poussant Alexios vers un orgasme qui ne demandait qu'à éclater, tandis que Madame Vyc savourait le pouvoir absolu d'avoir transformé un homme en un simple instrument de plaisir.
Madame Vyc maintint la pression encore quelques instants, laissant Alexios s'enfoncer dans un plaisir convulsif. Privé de tout contrôle, le sujet finit par jouir violemment, son corps secoué de spasmes tandis que son orifice était saturé par le silicone.
Elle se retira d'un geste sec, laissant l'orifice d'Alexios béant, vulnérable et palpitant. Dans un dernier geste de marquage, elle cracha une dernière fois à l'intérieur de lui, une ultime souillure pour sceller sa soumission.
— Merci... Madame... haleta Alexios, le visage contre la terre, le souffle court et le cœur battant.
Vyc esquissa un sourire glacial. Elle ne lui accorda pas la tendresse qu'il espérait.
— Tu crois que c'est fini ? murmura-t-elle. Le jeu ne fait que commencer.
Elle libéra les anneaux de fer. Alexios crut un instant à une forme de repos, mais ce n'était qu'une transition vers une nouvelle torture. D'un mouvement brusque, elle le renversa, le fixant sur le dos dans l'herbe humide, près du clapotis de l'eau. Elle fit passer une corde solide autour de ses poignets pour les arrimer à un anneau fixé au-dessus de sa tête, et immobilisa ses pieds dans deux autres anneaux, légèrement écartés, le laissant totalement exposé et impuissant.
Alors qu'Alexios luttait pour reprendre ses esprits, il entendit le cuir du harnais de Madame Vyc de desserrer. Madame Vyc défit son gode ceinture et ouvra sa tenue de cuivre avec une lenteur calculée. Puis, sans un mot, elle s'assit sur son visage.
Le contact fut immédiat et électrisant. Alexios sentit la chaleur de sa peau et l'humidité profonde de son intimité presser contre ses lèvres. Sa chatte était trempée, saturée de cyprine.
— Nettoie tout, salope. Ne laisse pas une seule goutte, ordonna-t-elle, sa voix vibrant d'une autorité absolue.
Pour Alexios, ce fut une révélation. Le goût salé et musqué de la mouille de sa maîtresse, mêlé à la cyprine, était un nectar dont il ne pouvait se rassasier. Il s'appliqua avec une ferveur presque religieuse, utilisant sa langue pour explorer chaque repli, aspirant avec avidité les fluides de Madame Vyc.
En sentant la langue d'Alexios travailler avec une précision dévouée, Vyc laissa échapper des râles de plaisir. Son corps se tendit, ses muscles se contractèrent contre lui. Elle s’agrippa à ses épaules, savourant la sensation de ce visage soumis qui s'occupait de son plaisir avec une efficacité totale.
Aushéritée par un élan de luxure, elle s'abaissa légèrement pour prendre son sexe en retour, le succer un peu, mêlant leurs fluides dans un chaos sensuel où la domination et le plaisir s'entremêlaient, transformant l'herbe humide en un sanctuaire de soumission.
Madame Vyc sentit la tension d'Alexios atteindre son paroxysme sous elle. Son sexe, tendu comme un arc et vibrant d'une excitation presque douloureuse, ne demandait qu'à éclater. Dans un mouvement fluide et autoritaire, elle se souleva un instant avant de s'abaisser brusquement, s'empalant sur lui avec une force qui fit gémir le sujet.
Le choc de l'intrusion fut total. Madame Vyc ferma les yeux, laissant échapper un soupir rauque alors qu'elle s'ajustait parfaitement à lui. Pour accentuer sa domination, elle s'attaqua à ses tétons, les pinçant et les torturant avec ses ongles, alternant entre des caresses cruelles et des pressions brutales qui envoyaient des décharges électriques dans tout le corps d'Alexios.
— Regarde-toi, petite salope, murmura-t-elle, sa voix chargée de luxure et de mépris. Tu trembles comme une feuille juste parce que je daigne te posséder.
Dans un élan de passion sauvage, elle se débarrassa du reste de ses vêtements, jetant sa tenue de cuivre sur l'herbe humide. Elle se retrouva ainsi, totalement nue, sa peau contrastant avec la vulnérabilité d'Alexios. Le contact peau contre peau amplifia chaque sensation, rendant l'acte encore plus viscéral.
Madame Vyc commença à bouger, imposant un rythme effréné. Elle ne cherchait pas la tendresse, mais une appropriation totale. À chaque descente, elle accentuait la torture de sa poitrine, le forçant à se concentrer sur la douleur et le plaisir simultanément. Le plaisir pour elle était immense ; elle sentit l'orgasme la frapper comme une vague, puis une deuxième, et une troisième, ses muscles se contractant violemment autour de lui, tandis qu'elle continuait de le traiter de “chienne” et de “jouet”, ancrant sa supériorité dans chaque spasme.
Alexios, submergé, était au bord de la rupture. Il ne pouvait plus respirer, son esprit n'était plus qu'un cri silencieux de besoin. Il était proche de l'explosion, son corps s'arcant instinctivement pour chercher plus de friction.
C'est précisément à cet instant, alors qu'il était au sommet de son agonie voluptueuse, que Madame Vyc se retira brusquement.
L'absence soudaine le fit basculer dans un vide terrifiant. Alexios haleta, le regard perdu, désespéré. Vyc le regarda avec un sourire carnassier, dominant son corps haletant. Elle s'agenouilla au-dessus de lui, saisissant son sexe avec une poigne ferme.
— Tu ne jouiras pas sans mon ordre, déclara-t-elle.
Elle commença à le branler avec une rapidité technique, un mouvement implacable qui ne lui laissa aucune chance. Alexios explosa dans un cri étouffé, son plaisir étant proportionnel à la frustration qu'elle venait de lui infliger. Vyc guida le jet de sperme avec précision, s'assurant que le liquide blanc inonde son torse nu, marquant ainsi son corps de sa soumission.
Madame Vyc resta immobile un instant, contemplant le spectacle d'Alexios, le corps vibrant encore des derniers spasmes de son orgasme, tandis que le sperme du sujet coulait lentement le long de sa peau. Elle passa un doigt sur son torse, ramassa une gouttelette et la porta à ses lèvres avec un sourire prédateur.
— Belle marque, murmura-t-elle d'une voix traînante, presque affectueuse, mais chargée d'une menace latente. Mais il serait injuste que tu portes seulement les stigmates de cet échange. Tu dois aussi porter ma marque.
Alexios, encore étourdi par le plaisir et l'épuisement, leva les yeux vers elle, ne comprenant pas encore la nature de l'hommage qu'elle s'apprêtait à lui rendre. Avant qu'il ne puisse formuler une question, Madame Vyc se redressa et s'installa à califourchon sur son torse, ses cuisses serrant ses épaules pour l'immobiliser totalement contre l'herbe humide.
Elle se positionna avec une précision cruelle, son intimité suspendue juste au-dessus du visage d'Alexios. Le sujet sentit la chaleur émaner de l'entrejambe de sa maîtresse, un signal qui fit battre son cœur plus rapidement.
Soudain, sans prévenir, un jet d'urine chaud et puissant s'abattit sur lui.
L'impact fut immédiat. Le liquide doré inonda ses joues, ses lèvres, et s'engouffra dans sa bouche ouverte alors qu'il haletait. C'était un acte d'une brutalité sensuelle absolue, une appropriation totale de son être. Alexios ferma les yeux, subjugué par l'odeur forte et l'aspect sauvage de la scène. Il ne chercha pas à se détourner ; au contraire, il accueillit le flot avec une dévotion presque religieuse, savourant l'humiliation suprême d'être ainsi marquée par les celle qu'il vénérait.
Le liquide chaud s'écoulait maintenant dans son cou, imprégnant sa peau et l'herbe sous lui, créant une mare tiède qui scellait son appartenance. Vyc, elle, poussait des petits soupirs de soulagement, savourant la sensation de domination totale que lui procurait le fait de souiller son sujet.
Une fois terminée, elle resta un instant encore perchée sur lui, observant le visage d'Alexios, dégoulinant et soumis. Elle éclata d'un rire cristallin, un son pur qui contrastait violemment avec la crudité de l'acte.
— Voilà, dit-elle en se relevant et en ajustant ses vêtements avec une indifférence royale. Tu portes désormais une partie de ma marque. Quant au collier... je vais y réfléchir.
— Ha, qui voilà là !
Ils se retournèrent.
Shepard se tenait à la lisière du bosquet, un lièvre encore tiède pendant à sa main gauche. De la droite, elle tenait une corde. Au bout de la corde, un jeune couple. Un homme et une femme, la vingtaine, nus tous les deux, les poignets liés ensemble, les chevilles entravées par une longe courte qui les forçait à avancer à petits pas. Ils avaient les joues rouges, les yeux brillants, et ils ne cherchaient pas à fuir. Ils regardaient Alexios, encore étendu dans l'herbe, le torse luisant, les marques du fouet sur le dos. Ils regardaient Madame Vyc, debout dans son cuir noir, le gode ceinture à la main. Et ce qu'ils voyaient semblait les exciter au plus haut point.
Shepard s'avança.
— Ils étaient cachés derrière les fougères, dit-elle. Ils ont tout vu. Ils n'ont pas bougé. Ils n'ont pas crié. Ils ont regardé. Alors j'ai récupéré leurs habits et je vous les amène, Madame, pour que vous jugiez ce que vous voulez en faire.
Madame Vyc sourit.
Elle ne dit rien. Elle posa le gode ceinture sur une souche, défit les dernières attaches de son bustier, et se retrouva nue dans la lumière bleue du crépuscule. Sa peau brillait de sueur. Ses cheveux défaits tombaient sur ses épaules. Elle s'éloigna sans un mot, traversa la petite clairière, et entra dans le ruisseau. L'eau était froide. Elle s'y plongea jusqu'aux cuisses, puis jusqu'à la taille, et se lava lentement, les mains sur son ventre, sur ses seins, sur sa nuque.
Le couple la regardait. Alexios la regardait. Shepard, elle, ne regardait que le couple.
— Je vais réfléchir, dit Madame Vyc depuis l'eau. À ce que je vais faire de ces voyeurs.
Elle se retourna. Son regard passa sur le jeune homme, puis sur la jeune femme. Un long regard, tranquille, qui pesait.
—On les jugera au camp. Attache les mais ne les touche pas avant d’aariver au camp.
Elle sortit du ruisseau, ruisselante, et ramassa son bustier.
— Shepard, occupe-toi d'eux. Alexios, debout. On rentre au camp.
La corde se tendit. Le couple suivit.
Et dans la nuit qui tombait, sous les arbres, la chasse était terminée. Mais le jugement, lui, n'avait pas encore commencé.
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Je suis Cléa, j'ai vingt-trois ans, je suis française, et la vie m'a menée tout droit vers l'homme de ma vie : Whitevil, trente-six ans. Aujourd'hui, nous sommes fiancés, et je regarde notre parcours avec une immense tendresse. Mais il y a un chemin par lequel toutes les femmes qui ont des désirs un peu "particuliers" doivent passer : celui du premier aveu. 😔
D'où me venait ce goût prononcé pour les fessées ? C'est un drôle d'écho de mon enfance. À l'époque, c'était le lot de nos corrections : de simples petites tapes de maman pour les bêtises et les fautes un peu bêtes du quotidien, et parfois, pour les fautes les plus graves, de vrais coups de ceinture administrés par mon père. Je n'en veux absolument pas à mes défunts parents, bien au contraire ; je les remercie du fond du cœur, car ils ont fait mon éducation et m'ont transmise de vraies valeurs. Sauf qu'avec le temps, dans mon esprit de jeune femme, ces souvenirs d'autorité se sont métamorphosés en un fantasme brûlant...
Un de mes fantasmes les plus coquins, c'était devenu ça : j'aime les fessées. J'avais cette envie irrépressible, viscérale, d'en recevoir à nouveau mais aussi, parfois, d'en administrer. 😍
Les indices et les petits jeux de séduction
Le problème, c'était la formulation. Comment trouver les mots justes, en tant que femme, sans paraître trop crue ou avoir honte ? Avouer à son homme : "J'aimerais que tu me claques le cul, s'il te plaît", sur le moment, ça semblait un peu trop direct, trop intimidant. J'avais peur qu'il ne comprenne pas ou qu'il me juge. 😬
Alors, avant de me lancer dans le grand aveu, j'ai essayé par tous les moyens de faire comprendre à Whitevil mon penchant pour la fessée. Je lui montrais des films évocateurs, comme La Secrétaire, et on évoquait parfois Les Mémoires de Monsieur Léon. Je laissais aussi traîner ostensiblement sur la table basse, ou je lisais ouvertement à sa vue, le livre Osez la fessée.
Et puis il y avait nos moments du quotidien. Quand je cuisinais et qu'il passait dans la cuisine, je faisais exprès de me baisser pour tendre mes fesses bien en vue vers lui, espérant secrètement qu'il me mette une petite tape coquine au passage. Mais lui, trop respectueux, n'osait jamais franchir le cap tout seul de peur de m'offenser !
Un soir, n'en pouvant plus de cette attente, au lit, j'ai décidée que le moment était venu d'avouer. Le cœur battant à tout rompre, je me suis serrée contre lui et je me suis lancée... 🫣
• Chéri, tu as dû le remarquer ces derniers temps, entre certains films, des livres qu'on a vus ou évoqués, le sujet revient souvent... dis-je d'une voix un peu hésitante, les joues en feu.
• Oui, mon amour, j'ai bien remarqué, m'a-t-il répondu avec un sourire tendre et énigmatique dans la pénombre.
• J'ai essayé d'attirer ton attention sur l'un de mes fantasmes les plus coquins, voilà, depuis longtemps... J'aime les fessées, j'aime en recevoir, sentir une main ou des accessoires sur mes fesses, tout autant qu'en administrer. Je suis profondément attirée par ça, par ce mélange de soumission, de domination et de désir. J'avais tellement peur de t'en parler. 🙈
• J'avais bien compris, ma chérie, et pour tout te dire, je partage exactement le même fantasme ! a-t-il lâché, les yeux brillants d'excitation. Mais je ne savais pas non plus comment te le dire. J'avais bien vu que tu regardais ces films avec intérêt, et ça m'excitait tellement. Tu as vu ma passion quand je te faisais l'amour, mais je n'osais pas franchir le pas. J'avais envie de te mettre des fessées, surtout pendant la levrette, mais j'ai hésité de peur de brusquer les choses...
Sa réaction a balayé toutes mes craintes d'un revers de main. C'était une libération totale. Nos désirs s'emboîtaient à la perfection, et le tabou venait de voler en éclats. 🤩
Le soir même, alors que le poids de ce secret venait de s'envoler, l'atmosphère est devenue instantanément incandescente. Nous étions nus avant nos ébats habituels, prêts à franchir un tout nouveau cap. 🤭
Je me suis couchée sur ses genoux, les jambes allongées et adossée contre la tête de lit, totalement offerte et vulnérable. Il a su mêler une infinie douceur à une juste fermeté pour me donner ma toute première fessée, exactement comme j'en avais envie, pour me soulager de cette longue attente et faire monter en moi le désir à l'état pur. Ses mains ont fait danser les claques rythmées sur ma peau nue, transformant chaque frisson et chaque picotement en une onde de plaisir absolu. 😍
Dans la foulée de ces fessées brûlantes, alors que la tension était à son paroxysme, le moment tant redouté et désiré est arrivé : c'est ce soir-là qu'il m'a déviergé l'anus pour notre première sodomie. 😱🔥
Alors que j'étais positionnée, il a prolongé l'échauffement de ses caresses et de la fessée pour détendre mon corps, puis il m'a pénétrée par derrière. C'était absolument divin. La douleur passagère s'est instantanément effacée derrière un plaisir immense, un mélange de soumission consentie, de lâcher-prise total et d'amour fou. 😍
J'ai pris un plaisir incroyable, portée par la force de ses gestes, le rythme de ses impulsions et la certitude absolue qu'on venait de sceller notre complicité pour la vie. ❤️
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Chapitre 4 : Ines.
Mon assistante saisit la poignée de fer et pousse la lourde porte qui donnait sur la cour. Le grincement des gonds résonne comme un gémissement. Elle pénètre dans la pénombre, ils la suivent, traînent leurs valises comme des chaînes, moi, je ferme la marche, je suis le dernier verrou de leur cage.
La pièce s'ouvre devant eux, vaste, oppressante, une crypte plutôt qu'un salon. Le plafond voûté s'arc-boute au-dessus de leurs têtes comme une mâchoire de pierre prête à se refermer. Une cheminée monumentale domine le mur du fond, le feu crépite à l'intérieur, projette des ombres dansantes sur les parois, des spectres de lumière qui semblent les observer, les attendre. Deux chandeliers, aux flammes vacillantes, sont posés sur le manteau, leur lumière tremblante insuffisante face à la pénombre qui règne. Le sol est fait de dalles de granite brut, froid, implacable, absorbant la chaleur comme une éponge avide. Au centre, deux fauteuils Chesterfield trônent, cuir sombre et capitonné, des trônes de dominateur face auxquels ils devront se soumettre. À côté de chacun, des tables basses en fer forgé brut, avec ces épaisses dalles d'ardoise posées dessus, des surfaces lourdes, funéraires, où reposent des objets qu’ils devinent déjà. Des appliques murales en fer forgé éclairent la scène d'une lumière cuivrée, une pénombre douce et traîtresse qui cache autant qu'elle révèle.
Je m'efface, laissant mon assistante prendre le devant de la scène, cette femme silencieuse qui devient soudain leur bourreau.
— Valises contre le mur !!!! ordonne-t-elle, sa voix métallique, tranchante, étrangère. En suite face aux fauteuils.
Le mâle et la femelle, car je ne peux plus les appeler autrement, obéissent, posent leurs valises avec ce bruit sourd de dépôt d'armes rendues. Ils se placent, nus, transis, devant les sièges vides, attendant, toujours attendre
— Bras croisés dans le dos, tête haute, cuisses écartées !!!!
L'ordre tombe, sec, chirurgical. Ils se figent, puis se métamorphosent en marionnettes, articulant leurs membres selon la volonté d'autrui. Leurs bras se croisent dans leur dos, leurs mentons se relèvent, leurs jambes s'écartent, offrent leur sexe à l'air ambiant, à nos regards, à l'humiliation de cette exposition forcée.
Mon assistante ne les laisse pas s'habituer. Elle saisit une cravache posée sur l'une des tables, ce fouet court, ce cuir rigide qui claque dans le silence, elle frappe, sans hésitation, des coups précis, économiques, qui résonnent sur la chair comme des détonations étouffées.
Ils grimacent de douleur à chaque coup, mais accepte.
— Toi, rentre ce ventre, aboie-t-elle à l'adresse de la femme, le cuir s'abat une fois de plus sur son abdomen plat, laissant une marque rouge qui s'élève instantanément.
—AAAAAAIIIIIIIIHHHHHH !!!!!
La femelle sursaute, rectifie, tire les épaules en arrière, se cambre maladroitement, offrant davantage sa poitrine, son ventre, son sexe. Elle tremble toujours, le froid persistant dans ses os malgré la proximité du feu, ou peut-être est-ce la peur maintenant, cette terreur froide qui ne passe pas.
Mon assistante recule, examine son œuvre, ces deux silhouettes nues, rigidifiées dans une posture grotesque de soumission.
— C'est la position d'attente, articule-t-elle lentement, chaque syllabe pesée, gravée dans l'air. Vous la gardez, toujours. Quand vous êtes face à nous. Compris ?
Ils ne répondent pas. Ils ne peuvent pas. Leurs mâchoires sont crispées par le froid, par l'effort, par l'effroi de ce qu'ils sont devenus.
Ines se place discrètement dans l'ombre de la cheminée, là où la lumière des bougies ne parvient pas.
Inès, si c'est bien son nom, si elle n’en a jamais eu un autre, a cette faculté de remplir l'espace sans faire de bruit, de peser sur l'atmosphère par sa seule immobilité.
Elle a trente-deux ans, une dizaine de moins que moi, cette différence crée entre nous une hiérarchie subtile : elle m'observe depuis assez longtemps pour anticiper mes désirs avant que je les formule, mais elle porte encore cette cruauté avec une fraîcheur qui me surprend, parfois, après toutes ces années. Un mètre soixante-quinze de silhouette longiligne, pas maigre, musclée, comme si quelqu'un l'avait sculptée dans quelque chose de résistant, de la pierre plutôt que de la chair. Des épaules larges pour une femme, des hanches étroites, ce corps androgyne qui déroute les nouveaux venus, qui les empêche de savoir immédiatement s'ils doivent la désirer ou la craindre.
Ses seins sont petits, dissimulés sous le soie brillante de son body noir, secrets. Interdits. Ses cheveux, d'un noir corbeau, tombent en carré strict jusqu'à son menton, raie sur le côté, jamais un cheveu qui dépasse, cette austérité coupée au ciseau qui met en valeur son cou long, blanc, et son visage anguleux : pommettes hautes, mâchoire carrée, un nez fin légèrement busqué qui lui donne l'air de flairer la peur. Ses yeux sont gris-vert, mais ce qui trouble, c'est l'iris plus clair au centre, créant cet effet de halo animal, de prédateur nocturne, quand elle fixe les soumis avec cette froideur qui n'a rien d'humain.
Elle ne porte que du noir, du gris anthracite, du cuir brun vieilli. Jamais de couleur, jamais de motifs. Ce soir, elle a choisi un de ces pantalons fuseau en cuir souple qui moulent ses jambes sans jamais serrer vulgairement, et ces bottes montantes à talons carrés, cinq centimètres exactement, ni plus ni moins, assez pour dominer, pas assez pour faiblir. Sa veste militaire en cuir noir, cintrée, arrive à mi-cuisse ; elle ne l'enlève jamais complètement, même devant le feu qui crépite. C'est son armure, son autorité faite de chair, sa deuxième peau.
Autour de son cou, ce collier de cuir simple, sans pendentif, fermé par une petite serrure argentée dont je possède seule la clé, détail que les soumis remarquent toujours, cette marque invisible de sa propriété, de son choix de m'appartenir.
Elle parle peu parce qu'elle observe tout. Elle se fond dans le décor, devient invisible, puis surgit au moment précis où la tension atteint son paroxysme. Elle est mon ombre, mon prolongement, mon garde-fou, ma garde-chiourme. Fidèle, mais pas soumise, cette nuance essentielle qui fait d'elle une alliée plutôt qu'une esclave. Elle m'obéit par alignement de désirs. Par reconnaissance d'une hiérarchie qu'elle a validée. Qu'elle pourrait briser demain si elle le voulait. Mais elle choisit de servir parce que ce lieu, ces rituels, cette déconstruction méthodique des corps et des âmes, la nourrissent d'une façon qu'elle ne trouverait nulle part ailleurs.
Elle est cruelle, mais disciplinée. Elle ne frappe jamais par colère, toujours par calcul. Elle sait exactement où placer la cravache pour faire le plus mal sans laisser de traces trop visibles. Elle connaît la physiologie de la douleur mieux que certains médecins. Elle aime voir les soumis se décomposer, mais elle préfère la lenteur à la brutalité, la torture psychologique lui procure plus de plaisir que la torture physique. Quand elle retire lentement ses gants de cuir noir, doigt par doigt, devant un nouveau venu, ce geste rituel annonce toujours la punition, la chute, l'effondrement.
Elle ne parle jamais d'où elle vient. Je sais seulement qu'elle a fui quelque chose. Un mariage, une famille, une vie de convenances, pour se réfugier ici, dans cette ferme isolée où elle peut enfin exercer ce pouvoir qu'elle refoulait autrefois. Parfois, la nuit, je l'entends marcher dans les couloirs, inspecter les serrures, vérifier que personne ne s'est enfui. Elle ne dort pas bien. Elle a des insomnies qui ressemblent à de la veille, comme si elle craignait que le monde extérieur ne vienne la réclamer, ne vienne lui rappeler qui elle était avant.
Avec moi, elle partage ce langage silencieux, des regards, des inflexions de voix, des gestes minimaux qui suffisent à coordonner notre action. Elle sait quand je veux qu'elle intervienne, quand je préfère qu'elle observe, quand je désire qu'elle se retire. Cette complicité est plus profonde que n'importe quelle relation sexuelle, c'est une alliance de prédateurs, un pacte scellé dans le sang froid des victimes que nous choisissons ensemble.
Elle est essentielle parce qu'elle double mon regard. Quand je domine un couple, elle est là pour rappeler à la femme que son mari est faible, ou à l'homme qu'il a échoué à protéger sa femme. Elle incarne le témoin, ce regard féminin qui juge et condamne, ajoutant cette couche d'humiliation supplémentaire qui brise les derniers remparts.
Elle se déplace maintenant vers le centre de la pièce, le bruissement de la soie de son body à chaque pas, le bruit sec de ses talons qui font sursauter les deux silhouettes nues qui attendent, figées. Elle me regarde, attendant mon signal, prête à commencer le dressage.
Je fais un signe discret à Inès, ce geste économique que nous partageons, langage silencieux de nos complicités noires. Elle s'installe à ma droite, glissant dans le cuir capitonné du Chesterfield avec cette souplesse de serpent trouvant son terrier. Nous nous asseyons, confortables, drapés dans nos vêtements sombres, nos armures de dominateurs, pendant qu'ils restent là, debout, face à nous, dans leur nudité crue, leur intimité arrachée.
L'écart est abyssal. Le cuir craque sous nos poids, accueillant, chaud, tandis qu'eux, immobiles sur les dalles de granite, sentent le froid remonter par leurs pieds nus, parcourir leur chair, les ériger en une tension permanente. Ils sont exposés, non seulement nus, mais déployés, cette position que nous leur avons imposée, bras croisés dans le dos, cuisses écartées, tête haute, offrant leur sexe à nos regards comme un livre ouvert sur des pages qu'ils croyaient secrètes.
Je laisse mon attention se poser sur la femme. Je la détaille, lentement, méthodiquement, cette inspection qui n'est pas contemplative mais, analytique, celle d'un propriétaire évaluant sa nouvelle acquisition. Son regard est figé, droit, rivé sur un point du mur derrière nous, un horizon intérieur où elle a fui. Elle ne voit plus la pièce, plus nos silhouettes assises dans l'ombre dorée du feu. Elle est partie ailleurs, dans ces ténèbres intérieures où la soumission devient abnégation, où la conscience se dissout pour survivre.
Sa respiration, qui était haletante, saccadée, trouve un rythme nouveau, plus lent, presque hypnotique, ce souffle de transe où l'on abandonne le combat. Son ventre palpite doucement, cette chair tendre qui se soumet au froid, à l'attente, à l'imminence de ce qui va suivre. Mais son sexe, là, face à moi, ouvert, vulnérable, semble encore défier, cette arrogance ultime de la chair qui croit encore pouvoir résister, qui ignore déjà qu'elle est conquise.
Je souris intérieurement, sans que mes lèvres ne bougent. Laisse-la croire encore. Laisse-la maintenir cette dernière illusion de frontière. Bientôt, je serai le maître de ce sexe aussi, de chaque frisson, de chaque contraction, de chaque humide réponse que son corps lui-même trahira. Bientôt, il n'y aura plus de mur où fuir, plus de ténèbres protectrices — seulement ma volonté, implacable, inscrite dans sa chair comme dans de la cire tiède.
Je laisse le silence s’installer, ce vide lourd qui pèse sur leurs épaules nues, ce temps suspendu où le seul bruit est le crépitement du feu et leur respiration haletante. Je les observe, immobiles, offerts, et je laisse cette attente les ronger, leur faire comprendre qu’ils sont déjà à moi, que chaque seconde qui passe les enfonce davantage dans leur nouvelle condition.
A suivre. 😉
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L’Auberge du Bout-du-Monde portait bien son nom.
Elle se dressait au croisement de la route 12 et d’un chemin de terre que personne n’empruntait, à mi-distance entre deux villes qu’on ne voyait ni l’une ni l’autre. Trois bâtiments bas, un toit de tôle, une enseigne de bois où était peint un cheval sans tête. Derrière, une cour de gravier, une écurie ouverte, un puits. Devant, rien. La plaine. Le vent.
Madame Vyc y avait pris une chambre. Un vrai lit, des draps propres, une fenêtre sur la cour. Elle avait dormi huit heures, sans rêve, et s’était réveillée avant l’aube. Cela faisait longtemps. Elle s’était levée, avait fait sa toilette, et s’était habillée avec soin.
Ce matin-là, Madame Vyc portait une robe longue, sombre, coupée dans une étoffe lourde qui tombait jusqu’à ses bottes. Sur les épaules, une fourrure épaisse, grise et brune, qui sentait la forêt et le froid. Ses cheveux bruns étaient libres, brossés, tombant sur la fourrure. Ses yeux noisette avaient cette couleur tranquille qu’ils prenaient quand elle savait exactement ce qui allait se passer.
Elle avait fait atteler les deux équipages avant le lever du soleil. Le premier était une calèche somptueuse. Bois noir, cuir rouge sombre, roues fines cerclées de fer, capote repliée. Un cheval bai, grand, nerveux, qui piaffait déjà. Sur la selle posée à l’arrière, deux pièces gainées de cuir noir, droites et fières, montées sur des ressorts discrets. Elles brillaient à peine au soleil levant. C’étaient les mêmes que celles qui équipaient les sièges des conducteurs.
Le second était une charrette fourgonnette couverte d’une bâche. Deux chevaux de trait, larges, patients, attelés bas. Sous la bâche étaient entreposés quelques vivres, des bidons d’eau et quelques caisses fermées. Et derrière, alignées contre la ridelle, des cages. Des cages basses, étroites, juste assez hautes pour qu’un adulte puisse s’y tenir à quatre pattes, le dos frôlant le grillage. Pas de coussin, pas de couverture, des barreaux de fer peints en noir. Huit, en tout.
Elle avait également loué une camionnette où elle avait entreposé les affaires personnelles et tout ce qui pouvais servir à la ferme mais pas nécessaire au voyage. Tout était prêt et elle attendait ses futurs sujets.
Le premier moteur qu’on entendit fut celui d’une moto. Elle surgit de la route 12 dans un nuage de poussière, ralentit, s’arrêta net. La conductrice coupa le contact, retira son casque. Cheveux courts, visage anguleux, cicatrice fine au poignet. Blouson de cuir usé, gants noirs. Derrière elle, Shepard descendit. Elle avait les jambes un peu raides. Chemise de toile, pantalon de cuir, bottes usées. Blonde, large d’épaules, les avant-bras noueux. Le regard de quelqu’un qui a passé sa vie à regarder l’horizon.
La femme à la moto resta un instant sur sa selle. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle descendit à son tour, posa son casque sur le guidon, et s’avança.
— Madame Vyc ?
— Oui.
— Je m’appelle Hellion. C’est moi qui ai conduit Shepard jusqu’ici.
— Je vous remercie.
Hellion hocha la tête. Elle jeta un œil à Shepard, puis revint à Madame Vyc. Son regard était calme, ouvert, sans méfiance.
— On m’a parlé de vous. Shepard m’a parlé de vous. Pendant des années. Elle dit que vous êtes bienveillante. Juste. Qu’on peut vous faire confiance.
— C’est à elle de le dire.
— C’est pour ça que je vous la confie. Pas parce que je m’en sépare. Parce qu’elle a besoin d’aller au bout de quelque chose. Et ce quelque chose, c’est vous.
Madame Vyc soutint son regard. Elle n’y lut ni jalousie, ni regret, ni calcul. Juste une forme de paix.
— Vous l’aimez.
— Oui.
— Et vous la confiez quand même.
— Pour un temps. Elle a besoin de ça. Elle a besoin de vous. Mais elle est mienne. Elle le restera. Vous la prenez en charge, vous en prenez soin, vous en faites ce que vous avez à en faire. Et quand elle aura fini, elle reviendra. Ou elle restera, si c’est son choix. Mais elle est mienne.
Madame Vyc acquiesça lentement.
— Je comprends.
— Je savais que vous comprendriez. C’est pour ça que je vous la confie sans crainte.
Hellion se tourna vers Shepard. Elle prit son visage entre ses mains, l’attira, et l’embrassa. Un baiser long, profond, passionné. Shepard le lui rendit sans hésiter.
Quand elles se séparèrent, Hellion passa le pouce sur la lèvre de Shepard.
— Va, dit-elle. Écris-moi quand tu pourras.
— Je t’aime.
— Je sais.
Hellion remonta sur sa moto. Elle ajusta son casque, jeta un dernier regard à Madame Vyc.
— Prenez soin d’elle. Et peut-être que je viendrai rendre visite à la ferme, un jour. Si vous m’acceptez.
— Vous serez la bienvenue, dit Madame Vyc.
Hellion sourit, un sourire léger, sincère. Puis elle démarra et repartit sans un mot de plus.
Le moteur s’éloigna. La poussière retomba.
Shepard resta seule au milieu de la cour. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle s’inclina. Dos courbé, tête basse, trois secondes pleines.
— Madame.
— Shepard.
Elle se redressa. Son regard croisa celui de Madame Vyc. Ni peur ni soumission aveugle : de la reconnaissance, mais aussi la conscience de ce qui lui restait à accomplir.
Shepard avait déjà reçu ses premières consignes. Elle connaissait la route, les véhicules et une partie des règles de la ferme. Cela ne faisait pas d’elle une servante confirmée, encore moins une élue. Elle aussi était en période d’évaluation. La confiance que Madame Vyc lui accordait était réelle, mais provisoire. Son rôle dans le voyage serait une épreuve à part entière, et elle devrait faire ses preuves comme les autres.
— Dépose tes affaires dans la fourgonnette, dit Madame Vyc. Puis va te changer. Chambre au fond, à droite. Tout est prêt.
Shepard hocha la tête. Elle jeta son sac sous la bâche et entra.
Elle ressortit dix minutes plus tard. Tenue de cow-boy. Chemise à carreaux, gilet de cuir, bottes hautes, chapeau à large bord posé sur ses cheveux blonds. La tenue était ajustée, coupée pour elle. Le pantalon de cuir s’arrêtait net à l’entrejambe, laissant découverte son intimité, parfaitement rasée, offerte au vent et aux regards.
Shepard ne chercha pas à se couvrir. Elle s’avança dans la cour d'un pas lent, le chapeau baissé sur les yeux, les mains le long du corps, laissant le cuir craquer doucement à chaque mouvement de hanches. Elle s'arrêta devant Madame Vyc, le buste droit, acceptant pleinement l'exposition de son corps.
Madame Vyc la regarda longtemps. Des bottes au chapeau. Puis elle fit le tour d’elle, lentement, sans la toucher. Elle s’arrêta derrière elle, à quelques centimètres, et parla à voix basse, près de son oreille.
Le souffle de Vyc effleura la nuque de Shepard, provoquant un frisson immédiat qui parcourut toute l'estime de la jeune femme. Vyc ne la touchait pas, mais la proximité était électrique ; l'odeur du cuir chaud se mêlait à celle, plus sucrée, de la peau nue. Elle descendit légèrement la voix, laissant traîner ses mots comme une caresse invisible sur la peau tendue de Shepard, savourant le léger tremblement qui agitait les épaules de sa subordonnée.
— C’est mieux que ce que j’imaginais.
— Merci, Madame.
— Tu monteras en tête. Tu ouvriras la route. Et à chaque fois que ton cheval te rappellera que tu es à découvert, tu te rappelleras pourquoi tu es ici.
— Oui, Madame.
Le deuxième à arriver fut Épervier. On ne l’entendit pas venir. Il était simplement là, debout à l’entrée de la cour, un sac de toile sur l’épaule. Un homme mince, aux yeux clairs, aux membres fins. Il se déplaçait sans bruit, sans geste inutile, avec une rapidité qui surprenait toujours.
Madame Vyc l’avait surnommé la belette il y a des années. Il n’avait jamais protesté.
— Épervier.
— Madame.
— Va te changer. Chambre au fond, à gauche. Tout est prêt.
Il hocha la tête. Il entra sans un mot. Il ressortit quelques minutes plus tard.
Tenue de cocher, style western sobre. Veste courte de drap sombre, chemise blanche fermée haut, bottes de cuir noir, casquette plate à visière courte. Le pantalon, taillé dans le même drap, s’arrêtait net à l’entrejambe, dans une coupe symétrique à celle de Shepard. Rien de théâtral. Un vêtement de travail, adapté à ce qu’on attendait de lui.
S'il était plus discret que Shepard, sa nudité était tout aussi absolue. Le drap sombre du pantalon contrastait avec la pâleur presque translucide de sa peau, soulignant une anatomie fine et tendue. Épervier ne cherchait pas le regard, mais il ne s'en cachait pas non plus ; il se tenait immobile, les bras le long du corps, laissant son intimité exposée avec une neutralité clinique. Il y avait dans cette mise à nu une obéissance totale, une acceptation du fait que son corps, tout comme son service, appartenait entièrement à Madame Vyc.
Vyc l'observa un instant, notant la rigidité de sa posture et la froideur de l'air sur sa peau. Elle appréciait cette absence de pudeur, ce dépouillement qui transformait l'homme en un simple outil, parfaitement calibré pour ses besoins.
Épervier avait, lui aussi, un statut particulier sans être pour autant arrivé au terme de son parcours. Madame Vyc lui avait confié la conduite de la charrette, comme elle avait confié celle de la calèche à Shepard. Ces responsabilités témoignaient de la confiance qu’elle était disposée à leur accorder, pas d’une validation définitive. Tous deux demeuraient des candidats. Le voyage devait aussi révéler leurs qualités, leurs limites et leur capacité à assumer les tâches qui leur avaient été confiées.
Il s’avança vers la charrette, monta sur le siège, et attendit.
Shepard, elle, n’avait pas bougé. Elle regardait la route.
— La belette, dit-elle.
— Oui.
— C’est comme ça que tu l’appelles ?
— Depuis des années.
— Il le sait ?
— Il l’a toujours su.
Shepard ajusta son chapeau.
— Il ne dit rien.
— Non. C’est pour ça qu’il est là.
Les autres arrivèrent en fin de matinée.
Ils étaient six. Trois hommes, trois femmes. Aucun ne savait qui d’autre viendrait. Ils se découvrirent dans la cour, les uns après les autres, avec cette méfiance tranquille des gens qui ont appris à ne plus faire confiance trop vite.
Le premier fut Kadabra.
Un homme d’une quarantaine bien sonnée, pas sportif pour deux sous. Le ventre rond, les épaules tombantes, une démarche de vieux danseur fatigué. Mais des mains magnifiques, longues et fines, et un regard vif qui notait tout. Costume trois-pièces défraîchi, cravate desserrée, petite valise en cuir qu’il tenait comme on tient un enfant. Il s’inclina avec une élégance surannée.
— Madame. Je suis venu.
— Je vois ça, Kadabra.
— Vous m’aviez dit de venir avec le strict minimum. J’ai apporté mon cerveau, mes mains, et trois chemises.
— C’est déjà trop.
— Je sais. Je les brûlerai si vous voulez.
Madame Vyc eut un sourire mince.
— On verra.
Le deuxième fut Alexios. Un métis massif d’une trentaine d’années. Large comme une porte, les épaules noueuses, les mains calleuses. Très beau. D’une beauté qui ne s’expliquait pas, qui tenait à la fois aux os, à la peau, à la manière dont il se tenait. Il portait un jean, un tee-shirt gris, et rien d’autre.
Il s’arrêta au milieu de la cour. Il regarda la calèche, les cages, Shepard, Épervier. Puis il s’avança vers Madame Vyc. Arrivé devant elle, il s’agenouilla, posa une main au sol, baissa la tête, et resta ainsi. Une révérence lente, profonde, sans ostentation.
Madame Vyc le laissa un instant. Puis elle dit :
— Relève-toi.
Il obéit. Il se redressa sans un mot, les yeux baissés.
Madame Vyc le détailla. Elle nota le jean, le tee-shirt, l’absence de sac, l’absence de tout.
— Tu n’as rien apporté, dit-elle.
— Non, Madame.
— Pourquoi ?
Il releva la tête. Ses yeux croisèrent les siens, calmes, sans défi.
— Je ne pensais pas en avoir besoin là où je vais.
Madame Vyc soutint son regard. Un long moment. Puis elle acquiesça, lentement.
— C’est bien, dit-elle. Tu as compris plus vite que les autres.
Alexios baissa de nouveau la tête. Il ne dit rien d’autre. Il alla s’asseoir contre le mur de l’écurie, à l’écart, et attendit.
La troisième fut Lilith.
Une femme à peine plus âgée qu’Alexios. Des rondeurs sensuelles, des hanches larges, une poitrine pleine, une peau claire et douce. Robe légère, trop légère pour la saison. Pieds nus dans la poussière, comme si c’était un tapis. Cheveux noirs en cascade. Un sourire qui ne demandait rien et qui n’offrait rien.
Elle s’arrêta devant Madame Vyc et pencha la tête.
— Madame.
— Lilith.
— Je n’ai rien apporté. Par choix. Rien du tout.
— Alors tu as tout ce qu’il te faut.
Lilith sourit.
La quatrième fut Naya. Une femme grande, sèche, la cinquantaine, les cheveux gris coupés court, les pommettes hautes. Elle portait un manteau de laine fine, coupé sur mesure, des bottes de cuir souple, et une petite valise de voyage en cuir clouté qu’elle tenait au bout des doigts, comme si elle hésitait encore à s’en séparer. Tout en elle disait l’aisance : les ongles soignés, le parfum discret, la montre au poignet. Une bourgeoise. Une vraie.
Elle s’arrêta au milieu de la cour. Elle regarda la calèche, les cages, Shepard et Épervier dans leurs tenues, la charrette couverte. Elle ne cilla pas.
Puis elle s’avança vers Madame Vyc. Elle ne s’inclina pas. Elle la regarda droit dans les yeux, la tête haute, le menton relevé.
— Madame Vyc.
— Naya.
— Je suis venue.
— Je vois ça.
— Je veux tenter l’aventure.
Madame Vyc la détailla, des bottes à la valise. Un long silence.
— L’aventure ? dit-elle enfin.
— Oui.
— Vous savez ce que c’est, ici ? Vous savez ce qu’on y fait ?
— J’ai lu votre lettre. J’ai lu le Pacte. J’ai compris.
— Non. Vous n’avez rien compris.
Naya serra la mâchoire. Une lueur de défi passa dans ses yeux.
— Je ne suis pas une enfant. Je sais ce que je fais.
— Je n’en doute pas. Mais savoir et vivre, ce n’est pas la même chose. Vous venez d’un monde où tout vous obéit. Ici, rien ne vous obéira. Pas la terre, pas les bêtes, pas les gens. Pas moi. Vous passerez des nuits dehors, vous aurez froid, vous aurez faim, vous serez fatiguée jusqu’à l’os. Vous serez traitée comme les autres, sans égard pour votre nom, votre argent ou votre éducation. Et si vous pleurez, personne ne viendra vous consoler.
— Je ne pleure pas.
— Vous pleurerez.
Naya soutint son regard. Elle ne recula pas.
— Peut-être. Mais je veux essayer.
Madame Vyc la regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers elle, s’arrêta tout près, et parla à voix basse, pour elle seule.
— Vous êtes une femme habituée à ce qu’on lui dise oui. Ici, on vous dira non. Souvent. Et vous devrez l’accepter sans discuter, sans négocier, sans sortir votre argent. Si vous ne pouvez pas faire ça, repartez maintenant. Il n’y a pas de honte. Il y a juste des gens qui ne sont pas faits pour ça.
Naya resta un instant silencieuse. Puis elle dit :
— Et si je peux ?
— Alors vous resterez. Et vous découvrirez que l’aventure dont vous parlez n’a rien à voir avec celle que vous imaginez.
Naya hocha la tête, une seule fois. Elle alla poser sa valise contre le mur de l’écurie, à l’écart, et s’assit sur le sol, sans se plaindre de la poussière sur son manteau.
Madame Vyc la regarda faire. Elle ne dit rien. Mais elle nota.
La cinquième fut Sabine. Une femme d’une trentaine d’années, petite, nerveuse, les cheveux roux attachés en queue de cheval. Des taches de rousseur plein le visage, des yeux verts qui allaient partout. Elle portait une salopette de travail et des chaussures de marche. Elle tenait un sac trop grand pour elle, et elle le serrait contre sa poitrine comme un bouclier.
— Madame, dit-elle d’une voix trop rapide. Je m’appelle Sabine. Je suis venue. Je ne sais pas si je vais rester. Je ne sais pas si je vais tenir. Mais je suis venue.
— C’est déjà beaucoup, dit Madame Vyc.
Sabine ouvrit la bouche, la referma, et alla poser son sac près de la charrette.
Le sixième fut Élouan. Un homme de quarante et un ans. Un mètre soixante-neuf, cinquante-trois kilos. Lisse partout. Pas un poil sur le corps. Les muscles et la virilité semblaient s’être taillés chez lui, comme on taille une haie trop haute. Il avait des épaules étroites, des hanches fines, un cou long, des mains délicates. Il portait une chemise blanche trop grande, un pantalon de toile claire, et des sandales. Il ne regardait personne.
Il s’arrêta devant Madame Vyc. Il attendit.
— Élouan.
— Madame.
— Tu sais pourquoi tu es là ?
— Oui.
— Dis-le.
Il releva la tête. Ses yeux étaient clairs, presque transparents.
Parce que je ne veux plus décider.
Madame Vyc le regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers lui, et posa deux doigts sous son menton.
— Bien, dit-elle. Tu ne décideras plus.
Ils étaient huit, en tout, avec Shepard et Épervier. Huit candidats, et Madame Vyc.
Elle les laissa s'installer sans un mot. Elle attendit qu'ils soient tous là, debout, leurs sacs à leurs pieds, le vent dans le dos. Puis elle prit la parole.
— Vous êtes venus. Je ne vous demande pas pourquoi. Chacun de vous a ses raisons, ses attentes et ses faiblesses. Vous êtes ici parce que quelque chose vous a conduits jusqu’à moi. Ce que cela signifie réellement, nous le découvrirons ensemble.
Elle marqua une pause et regarda les six nouveaux venus, puis Shepard et Épervier.
— Ne vous y trompez pas : Shepard et Épervier ne sont pas ici pour vous juger à ma place. Ils ont des responsabilités, mais ils sont encore candidats, eux aussi. Je leur ai confié des tâches précises parce que je veux voir comment ils les assument. Ils n’ont reçu aucune garantie quant à leur avenir ici. Leur expérience est différente de la vôtre, mais l’évaluation n’est pas terminée pour eux.
Elle fit un pas vers la calèche.
— Ici, une nouvelle page s’écrit. Pas la suite de l’ancienne. Une page blanche. Vous n’y arriverez pas avec vos souvenirs, vos habitudes, vos blessures. Vous y arriverez avec ce que vous ferez, jour après jour, sur la route d’abord, puis à la ferme.
Elle désigna les véhicules.
— Shepard conduira ma calèche. Épervier suivra avec la charrette. Ils auront chacun leur rôle à tenir, et je les observerai autant que je vous observerai. La confiance que je leur accorde aujourd’hui pourra se renforcer, ou disparaître. Rien n’est acquis.
Elle se tourna vers les six nouveaux candidats.
— Quant à vous, votre parcours commence ici. Vous découvrirez les règles en les vivant, et vous serez évalués sur vos actes, votre constance et votre capacité à tenir vos engagements. Vous ne serez pas jugés sur ce que vous prétendez être, mais sur ce que vous démontrerez.
Elle laissa son regard parcourir le groupe.
— Le Pacte définit les conditions de votre présence ici. Il ne garantit à personne une place définitive. Vous êtes libres de renoncer à votre candidature. Mais si vous choisissez de poursuivre, vous devrez accepter les règles que vous avez comprises et auxquelles vous avez consenti. Je ne vous promets ni facilité ni récompense automatique.
Elle fit un pas vers la calèche.
— Le voyage est une première épreuve. Il ne décidera pas nécessairement de tout, mais il me donnera des indications. Shepard et Épervier devront prouver qu’ils peuvent assumer leurs responsabilités. Vous devrez montrer ce que vous êtes capables de faire face à l’inconnu. Chacun sera évalué selon son rôle.
Elle regarda une dernière fois les huit personnes présentes.
— À partir de maintenant, personne ne pourra se contenter de son passé, de son nom ou de ses promesses. C’est votre conduite qui parlera pour vous.
Elle se tourna vers les six candidats.
— Vous, vous ne monterez pas à cheval. Vous ne marcherez pas non plus. Vous voyagerez dans les cages. Pas parce que vous avez failli. Parce que c’est votre place. Les cages ne sont pas une punition. Elles sont un privilège. Le privilège des animaux. Ceux qui acceptent leur nature y trouvent leur repos. Ceux qui la refusent restent ici, à l’auberge, et ils attendent qu’on vienne les chercher. Mais ceux qui viennent avec nous voyageront dans les cages. C’est le Pacte. On ne retient personne, on ne force personne, on ne ment à personne. Celui qui rompt le Pacte part à pied, et il part seul.
Elle fit un autre pas.
— Et dans ma calèche, à côté de moi, je prendrai qui je voudrai. Pour me tenir compagnie. Pour m’amuser, si je suis d’humeur taquine. Personne ne saura à l’avance qui, ni quand. Ce n’est pas une récompense. C’est mon droit.
Elle regarda chacun d’eux, l’un après l’autre.
— Vous avez apporté le strict minimum. Bien. Ici, on ne vous demande pas ce que vous étiez. On ne vous demande pas ce que vous aviez. On regarde ce que vous ferez. Si vous méritez, je m’occuperai de vous. Pas avant. Pas sans effort. Vous serez nourris, logés, soignés, tenus — mais seulement si vous méritez. Et si un jour vous méritez de devenir mes animaux, alors vous voyagerez dans ces cages. Pas parce que vous aurez failli. Parce que vous serez à moi.
Elle regarda chacun d’eux, l’un après l’autre.
— Vous êtes des candidats. À partir de maintenant, vous n’êtes plus ce que vous étiez. Vous êtes ce que vous ferez sur la route.
Elle regarda l’horizon. Le soleil montait. La route 12 brillait comme une lame.
— On part avant midi, dit-elle. Pas à l’aube. Avant midi. Vous avez une heure. Pas plus. Ceux qui doivent se préparer, préparez-vous. Ceux qui doivent réfléchir, réfléchissez. Après, on ne réfléchit plus.
Avant midi, Madame Vyc rassembla les six candidats au centre de la cour.
— Vous allez être mis nus, dit-elle. Pas pour vous humilier. Pour vous rappeler que vous n’avez plus rien. Vous recevrez un masque, un bâillon, et une queue. Vous serez placés dans les cages. Pas pour vous punir. Pour vous apprendre à être portés.
Personne ne dit rien.
Shepard et Épervier s’avancèrent. Ils travaillèrent sans un mot, avec méthode. Les vêtements tombèrent dans la poussière, laissant les six corps exposés à la lumière crue du jour. Les masques de chien furent posés sur les visages, occultant tout regard. Les bâillons furent ajustés, étouffant les derniers soupirs de résistance.
Puis vint le moment des queues.
Ils commencèrent par les hommes. Kadabra, Alexios, Élouan furent mis à quatre pattes, le dos arqué, les mains pressées contre le sol. Shepard et Épervier s’agenouillèrent derrière eux, chacun prenant un homme en charge.
Épervier s’occupa de Kadabra. Il appliqua une noisette de lubrifiant froid sur le silicone dense du plug. Kadabra tressaillit quand le dôme toucha son entrée. Mais Shepard, debout à côté de lui, posa une main ferme sur sa nuque pour l'immobiliser. Le plug glissa d'un coup sec, s'enfonçant profondément dans la chair tendue. Kadabra poussa un gémissement étouffé derrière son bâillon, un bruit nasal de surprise et de douleur qui se mua rapidement en un frisson d'abandon.
Shepard prit le relais pour les suivants. Elle s'approcha d'Alexios. Elle sentait la musculature du sujet vibrer de tension. Elle posa ses doigts sur ses hanches, sentant la chaleur de sa peau, et poussa le plug lentement, presque cruellement, en savourant la résistance du sphincter qui finissait par céder. Le silicone s'installa, comblant le vide, créant cette sensation de plénitude forcée qui faisait trembler les jambes du sujet.
Élouan fut traité en dernier. Épervier et Shepard l’approchèrent ensemble. Il ne résista pas. Il s’ouvrit sans un mot, le corps souple, les yeux fermés. Le plug s’installa en lui comme s’il avait toujours été là. Shepard posa une main sur son dos, un instant, presque douce. Puis elle se retira.
Ils passèrent aux femmes.
Naya, Sabine et Lilith furent traitées avec une rigueur qui frisait la cruauté, mais infusée d'une sensualité perverse. Le contraste était violent : la pâleur fragile de leur peau nue face au cuir noir et oppressant des uniformes de Shepard et Épervier.
L'insertion ne fut pas un acte rapide, mais un rituel de possession. Avant même que le silicone ne touche leur chair, Shepard et Épervier s'emparèrent d'elles. Leurs mains, gantées de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins des femmes avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d'effroi ou de plaisir.
La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calculée, les deux exécutants explorèrent l'intimité de chaque femme, leurs doigts s'enfonçant pour récolter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps sécrète malgré la peur. Ils utilisèrent ce fluide naturel comme lubrifiant suprême, transformant le corps des femmes en leur propre outil de marquage.
Lilith fut la première. Shepard et Épervier l’approchèrent ensemble. Leurs mains, gantées de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins de la femme avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d’effroi ou de plaisir. La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calculée, ils explorèrent son intimité, leurs doigts s’enfonçant pour récolter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps sécrète malgré la peur. Ils utilisèrent ce fluide naturel comme lubrifiant suprême. Lilith, sous les caresses brutales et l’exploration insistante, se cambra. Un gémissement s’échappa de son bâillon alors qu’elle jouissait ouvertement de ces attouchements, son corps trahissant son désir de domination. Le plug glissa. Elle le prit en entier.
Naya fut la deuxième. Elle resta tendue, le regard vide derrière son masque. Elle était coincée, prisonnière d’une pudeur agonisante, jusqu’à ce que la pression des doigts et la chaleur du lubrifiant ne brisent ses dernières résistances. Elle finit par s’abandonner dans un long soupir nasal, ses muscles se relâchant enfin pour laisser passer l’objet. Shepard et Épervier la maintinrent un instant, le temps que le silicone se loge en elle. Puis ils la laissèrent.
Sabine fut la dernière. Elle tremblait de honte. Chaque contact, chaque doigt s’aventurant dans son intimité pour préparer l’insertion, semblait la consumer. Elle ferma les yeux derrière son masque, humiliée par la réaction incontrôlable de son propre corps qui, malgré sa honte, s’ouvrait et s’humidifiait sous l’ordre de Madame Vyc. Le plug glissa. Elle eut un hoquet étouffé. Puis plus rien.Puis vint le plug. Le silicone dense glissa, comblant le vide, verrouillant leur anatomie dans une plénitude forcée. Ce n'était plus seulement un objet ; c'était le sceau final. Le verrou qui fermait leur identité d'êtres humains pour ouvrir celle de sujets.
Une fois les six plugs installés, Madame Vyc s'avança. Elle ne toucha personne, mais son regard passa sur chaque anatomie désormais “complétée”.
— Parfait, murmura-t-elle. Vous êtes enfin prêts pour le voyage.
D’un geste autoritaire, elle désigna les cages.
La calèche attendait, imposante et luxueuse, contrastant avec la nudité et la vulnérabilité des sujets. Madame Vyc s’approcha du véhicule, mais elle ne regarda pas le marchepied de cuir. Elle regarda les hommes.
— Formez l’escalier, ordonna-t-elle d’une voix dépourvue de toute émotion.
Sur un signe d’Épervier, trois sujets furent brusquement poussés et alignés. Élouan, Kadabra et Alexios. Ils durent se soumettre à une géométrie précise : Élouan s’effondra face contre terre, les membres écartés ; Kadabra se plaça à califourchon, le dos arqué en un pont de chair ; Alexios se coucha perpendiculairement, créant ainsi une série de marches organiques et instables.
Madame Vyc commença son ascension.
Le premier impact de sa botte à talon fut sec, s’enfonçant avec force dans les omoplates d’Élouan. Celui-ci poussa un gémissement étouffé par son bâillon, son corps s’affaissant légèrement sous le poids, mais restant verrouillé par la peur. Madame Vyc ne ralentit pas. Elle posa son pied suivant sur les reins de Kadabra, sentant la chair vibrer sous la pression. Chaque pas était une affirmation de pouvoir, un mépris total pour l’humanité de ceux qui servaient de support. Elle termina son ascension en s’appuyant fermement sur le dos d’Alexios avant de glisser avec une grâce aristocratique sur la banquette de velours de la calèche.
Une fois installée, elle s’adossa confortablement. Son regard descendit vers Élouan, qui gisait encore face contre terre, tremblant, au pied du véhicule.
— Élouan. Viens ici, dit-elle simplement.
L’homme se releva lentement, rampant sur le gravier. Il s’approcha de la calèche, les yeux baissés. Madame Vyc indiqua l’espace sous ses pieds. Sans un mot de plus, Élouan se glissa sous la banquette, se plaçant exactement là où elle attendait.
Elle ne lui laissa pas le temps de s’installer. Elle projeta son talon avec une précision cruelle, venant s’appuyer lourdement sur le bas de son dos. Elle pressa son pied, utilisant la colonne vertébrale de l’homme comme un repose-pied vivant, ajustant sa position pour que son talon s’enfonce légèrement dans la chair.
— C’est mieux ainsi, murmura-t-elle.
Avant de donner le signal du départ, Madame Vyc resta un instant immobile, savourant la sensation du dos d’Élouan sous son talon.
— Mettez-les dans les cages, ordonna-t-elle d’un ton sec.
Shepard et Épervier s'exécutèrent avec une efficacité robotique. Ils saisirent les cinq autres — Kadabra, Alexios, Lilith, Naya, Sabine — par les bras ou la nuque, les poussant sans ménagement dans les cages grillagées de la charrette. Le bruit du métal qui s'entrechoque et les gémissements étouffés par les bâillons emplirent l'air.
Élouan, lui, resta sous la banquette. Madame Vyc n'avait pas bougé son talon. Il était toujours là, le dos arqué sous la pression, les yeux fermés, respirant lentement. Il ne cherchait pas à fuir. Il ne cherchait pas à comprendre. Il attendait.
Une fois les cinq autres verrouillés, Shepard et Épervier regagnèrent leurs postes de conduite.
Shepard monta sur la calèche. Son siège n'était pas un simple fauteuil de cuir ; il était équipé d'un dispositif de maintien sculpté pour une obéissance physique absolue. De l'assise émergeait un gode en silicone dense, parfaitement aligné avec son anatomie, dont le pantalon s'arrêtait précisément à l'entrejambe.
Madame Vyc observa la scène avec un sourire léger.
— Installe-toi correctement, dit-elle. Pour mieux te maintenir pendant le trajet.
Shepard s'assit d'un mouvement fluide, laissant tout son poids s'abattre sur le siège. Le plug rigide s'enfonça instantanément dans son intimité ouverte, fendant sa chair avec une précision brutale. Elle poussa un soupir long et vibrant, la tête basculant légèrement en arrière, tandis que le silicone comblait tout son espace intérieur. L'empalement était total, ancrant son corps au siège dans une étreinte forcée et inextricable.
Épervier, lui, rejoignit la charrette. Il monta sur le siège du cocher, qui était équipé du même dispositif. Sa réaction fut plus discrète, mais tout aussi intense. Le choc du silicone contre sa peau pâle provoqua un tressaillement nerveux dans tout son corps. Il s'enfonça lentement, laissant le dispositif coloniser son intimité, créant ce lien physique indestructible entre l'homme et sa fonction de cocher. La sensation de plénitude forcée immobilisa ses hanches, transformant son assise en un acte de soumission permanente.
Derrière lui, sous la bâche, les cinq cages étaient alignées. Les candidats y étaient enfermés, nus, masqués, bâillonnés, leurs queues de silicone bien en place. Ils ne verraient rien du voyage. Ils l'entendraient. Ils le sentiraient. Chaque cahot, chaque pierre, chaque virage.
Madame Vyc se tourna vers Élouan. Toujours sous la banquette. Toujours sous son talon.
— Toi, tu restes ici, dit-elle. Tu me serviras de repose-pied. Si tu bouges, si tu gémis trop fort, si tu me déranges, je te mets dans une cage avec les autres. C'est clair ?
—Mphph , gémit-il dans son bâillon
— Bien.
Elle se cala contre le velours de la banquette. Son talon s'enfonça un peu plus dans le bas du dos d'Élouan, qui frissonna mais ne bougea pas.
Madame Vyc se tourna une dernière fois vers la cour. Elle vit les deux véhicules attelés, les chevaux qui piaffaient, la route qui s'ouvrait devant eux.
— Partez, dit-elle simplement.
Shepard claqua doucement les rênes. La calèche s'ébranla. Derrière elle, Épervier fit claquer les siennes, et la charrette suivit. Madame Vyc était assise dans la calèche, à côté de Shepard, les deux pièces de cuir et d'acier dressées devant elle. Elle ne regardait pas la route. Elle regardait ses sujets.
Le convoi s'engagea sur le chemin de terre. La poussière se leva. L'auberge disparut derrière eux.
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Pendant longtemps, j’ai associé la domination à l’autorité : imposer sa volonté, garder le contrôle, obtenir quelque chose de l’autre.
Aujourd’hui, je la vois autrement.
Pour moi, être dominant, c’est savoir proposer une direction et assumer ses choix. C’est créer un cadre dans lequel l’autre peut se sentir suffisamment en confiance pour parler librement, poser ses limites et, progressivement, choisir de se laisser guider.
J’ai longtemps observé, lu et échangé avant de comprendre ce que la domination signifiait réellement. Aujourd’hui encore, je ne la considère ni comme un titre ni comme quelque chose d’acquis. Elle implique une responsabilité envers la personne qui choisit de m’accorder sa confiance.
Je ne cherche pas à impressionner ni à prouver mon autorité. Ce qui compte pour moi, c’est d’être cohérent : que mes paroles, mes actes et mes intentions aillent dans le même sens.
Guider ne signifie pas décider seul. Cela demande d’écouter, de comprendre l’autre et de rester attentif à ce qui se construit entre nous.
Je préfère les relations qui prennent leur temps. Celles où la confiance se développe à travers les échanges, les gestes et les expériences partagées.
Parce qu’au fond, ce qui me fascine dans la domination, ce n’est pas le pouvoir que je pourrais exercer sur quelqu’un.
C’est la confiance qu’une personne choisit de m’accorder, ce qu’elle nous permet d’explorer ensemble et la responsabilité qui l’accompagne.
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Couple bisexuel et ouvert d'esprit, Cléa et moi sommes avides de jeux, d'aventures et de belles rencontres. Très sollicités, nous assumons être particulièrement sélectifs.
Pour ma part (l'homme du couple) : j'ai 36 ans, un corps mince et dessiné, totalement imberbe. J'ai un gros penchant pour les twinks très minces et sexy. Au lit, je suis versatile, avec un côté dominant prononcé qui ne gâche rien au plaisir.
Pour aller plus loin dans les présentations... J'ai un goût très prononcé pour la fessée. J'adore en donner autant qu'en recevoir, évidemment dans le respect, le plaisir et le consentement mutuel.
Mon fantasme absolu a toujours été de jouer le rôle du professeur sévère qui corrige, avant de prendre du plaisir avec un petit minet, mince et imberbe, docile et avide de sensations.
Récemment, nous avons été contactés par un jeune homme et j'ai immédiatement pris les devants. Il a 29 ans, mais en paraît beaucoup moins. Mince, imberbe et grand amateur de fessées (exclusivement à main nue), nos chemins se sont croisés ici.
En ce moment, Cléa et moi sommes en voyage hors du département. Nous logeons dans une superbe suite, un cocon parfait pour vivre notre amour, mais aussi pour avoir le plaisir d'y recevoir nos invités. C'est ce qui me pousse à prendre la plume aujourd'hui : j'ai envie de vous raconter notre rencontre et l'après-midi mémorable que nous avons partagée.
Notre règle d'or : aucune première rencontre directement à l'hôtel ou chez nous. Tout commence toujours autour d'un verre ou d'un bon repas. J'ai donc retrouvé ce nouvel ami dans un café pour faire connaissance. Nous avons longuement discuté pour définir le cadre : ses désirs, ses limites, les détails pratiques et nos safewords. L'alchimie a été immédiate.
Cléa, parfaitement au courant de ce qui se préparait, a décidé de passer l'après-midi à faire du shopping avec Leya, la sœur d'un de mes amis. J'allais donc recevoir Charles en tête-à-tête dans notre suite.
Il s'est présenté à la porte avec quinze minutes de retard. Comme nous avions convenu d'un jeu de rôle où j'incarnerais un professeur particulièrement strict et lui un garnement désinvolte, coutumier des mauvaises notes, nous nous sommes immédiatement plongés dans notre scénario dès le seuil franchi.
À l'instant où il a franchi la porte, j'ai marché droit sur lui. Les salutations à peine échangées, je l'ai empoigné par le bras. Charles savait très bien ce qui l'attendait...
Il le savait : il allait recevoir la fessée ! La correction qu'il attendait, la sentence qu'il désirait tant...
Comme convenu, il allait recevoir plusieurs fessées. Un scénario particulier, certes, mais la règle était stricte : aucun dialogue à l'exception de mes ordres, car tel était son souhait.
La première :
Debout, légèrement penché en avant et fermement maintenu sous mon bras. Totalement à ma merci, je l'ai corrigé à même son jean, lui administrant une bonne dizaine de claques en guise de bienvenue.
La deuxième :
J'aime dicter les règles et voir mes soumis prendre la position exacte que j'exige pour la correction. Je lui ai donc ordonné de se pencher, les mains en appui sur les genoux, les jambes bien droites et le dos plat. Maintenu dans cette posture, il a reçu une nouvelle série de dix frappes, pour notre plus grand plaisir.
La troisième :
Simplement debout, il a dû croiser ses mains derrière la tête, encaissant sans broncher une dizaine de claques supplémentaires...
La quatrième :
Nouvel ordre : il s'est penché sur la table, les coudes bien à plat et les jambes légèrement écartées, prêt à ce qu'une nouvelle série de dix claques ne s'abatte sur lui.
La cinquième :
Je me suis assis sur le canapé. Sans même que j'aie besoin de prononcer un mot, il a compris et est directement venu s'allonger sur mes genoux. Toujours habillé, il a encaissé dix claques par-dessus le jean. Je lui ai ensuite intimé l'ordre de se lever. J'ai déboutonné et fait glisser son pantalon jusqu'aux chevilles, dévoilant un sous-vêtement très sexy, avant de le faire basculer à nouveau sur mes genoux. Cette fois-ci, la série est montée à quinze claques.
Enfin, toujours maintenu en travers de mes cuisses, j'ai abaissé son sous-vêtement pour libérer ses fesses, qui affichaient déjà une belle couleur rouge...
J'ai abattu vingt claques sonores sur ses fesses nues. Charles y prenait visiblement du plaisir : de petits gémissements et de légers cris lui échappaient. Je pouvais apercevoir son visage souriant, les dents mordant sa lèvre inférieure. Je ne le pensais pas aussi tenace, mais il en redemandait.
Après cette série de vingt, je lui ai intimé l'ordre de se déshabiller intégralement et de s'allonger sur le lit. Il s'est exécuté sans broncher, offrant à ma vue sa délicieuse croupe et ce pétard déjà rouge feu.
Face à une telle vue, impossible de résister. Toujours habillé, je me suis approché de lui. Le caresser et malaxer sa croupe a fait naître en moi une puissante excitation.
La chaleur qui s'en dégageait, l'alchimie de l'instant, les châtiments déjà reçus... nous étions tous les deux terriblement excités.
Il s'est alors redressé, a débouclé ma ceinture, l'a retirée des passants et me l'a glissée dans les mains en murmurant :
« Je pense avoir mérité cinq petits coups de ceinture pour mon retard... »
Je l'ai d'abord un peu sermonné, avant de le cingler de cinq coups fermes et vifs avec le cuir de ma ceinture...
Il m'a ensuite déshabillé à son tour, et nous voilà nus tous les deux.
À ma demande... les protections étant non négociables, j'ai enfilé une paire de gants ainsi qu'un préservatif.
Après avoir soigneusement lubrifié mon gant, j'ai commencé à stimuler sa prostate, ce qui a fait grimper en flèche son excitation.
Au bout de quelques minutes, il m'a stoppé net : « Attends, attends... » Il s'est alors positionné en levrette, m'intimant de m'introduire en lui... ce que j'ai fait avec la plus grande douceur.
J'ai retiré mon gant et me suis placé derrière lui pour une sodomie lente, très douce. Je lui faisais l'amour...
Nous avons changé plusieurs fois de position... il encaissait bien... et, tout en douceur, je continuais à chaque fois de lentes pénétrations et de doux va-et-vient...
Après un moment, je lui ai tendu mon bras... il l'a saisi et nous nous sommes relevés... Je lui ai également enfilé un préservatif... il s'est instinctivement penché sur la table... Je me suis placé derrière lui pour, à nouveau, le pénétrer... j'ai accéléré les va-et-vient...
Son souhait était de vivre un cum no hands (c'est-à-dire atteindre l'orgasme et éjaculer sans aucune stimulation manuelle, uniquement grâce au plaisir de la pénétration).
J'ai continué à accélérer les mouvements, j'ai essayé d'intensifier et de le pénétrer jusqu'au bout afin qu'il éprouve un maximum de sensations...
Lui comme moi gémissions tous les deux... malgré la clim, nous étions en train de transpirer tellement c'était intense...
À un moment, lorsque ses gémissements et ses petits cris se sont intensifiés... je l'ai relevé... toujours en lui...
Ma main gauche tenant son torse et la main droite sa hanche... je l'ai plaqué contre moi... dos à moi... ce stand up (position debout) était intense pour lui... il m'a dit à plusieurs reprises qu'il la sentait vraiment à fond et qu'il n'allait pas tarder à venir...
J'ai continué intensément à lui donner du plaisir dans cette position... puis je me suis retiré... Je l'ai amené sur le lit où je me suis allongé sur le dos... après avoir changé de préservatif, je l'ai invité à se mettre sur moi...
Il était sur moi, j'ai mis les mains sur ses fesses et j'ai guidé la pénétration... il s'est laissé faire et n'a pas tardé à jouir... Ses petits cris ont montré le plaisir qu'il ressentait... et j'ai continué mes mouvements de va-et-vient en lui...
Après quelques minutes encore où il ramollissait, j'ai moi aussi été pris d'un gros orgasme, je me suis lâché... et j'ai joui intensément...
Après m'être retiré, il s'est allongé sur mon torse...
D'une main je lui caressais le dos... et de l'autre ses fesses pour soulager un peu la douleur des fessées...
Un peu timide, Charles s'est rhabillé et a filé, puis je suis allé sous la douche en attendant ma bien-aimée.
Une après-midi vraiment excellente, un grand merci à Charles d'avoir passé ce petit moment intense avec moi...
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À la suite d’un dialogue privé, une question me vient à l’esprit :
Ne manque-t-il pas un mot dans les degrés de la soumission, pour nous, Français, qui aimons dire que la langue française est si belle qu’elle permet les nuances ?
En effet, les Anglais — les Anglo-Saxons — ont un terme en dessous de « submissive ». Autrement dit, pour ceux qui ont l’habitude des sites anglophones : le mot « bottom »…
Car, honnêtement, j’en ai un peu marre des pleurnicheuses qui se plaignent que leurs dominants, leurs maîtres, ne les respectent pas, qu’ils agissent en dominateurs, en maîtres…
Mais une question se pose : NE LES ONT-ELLES PAS CHOISIS ? N’ont-elles pas eu l’occasion de parler avec eux et de mettre les choses à plat en amont ?
MAIS NON ! Visiblement, ces oies blanches se sont précipitées vers le premier venu. Nous les voyons d’abord clamer à qui veut bien les entendre qu’elles ont trouvé le meilleur, le plus beau, le plus FAN-TAS-TI-QUE des maîtres, puis se plaindre à la moindre contrariété que ce n’était pas un maître, mais un mètre étalon de la connerie !
Mais… Ne l’ont-elles pas choisi ? N’ont-elles pas eu le choix ?
Sont-elles si innocentes qu’elles ne sachent pas que, dans ce genre de relation, cela signifie se soumettre, se mettre sous l’autorité de quelqu’un et lui obéir ? Que ce genre de site est un appel à tous les psychopathes, à tous les pervers narcissiques qui confondent soumises et femmes faciles, et ignorent la responsabilité qu’implique le fait de prendre une personne sous son aile ?
Alors… N’y aurait-il pas moyen de créer un nouveau terme pour celles qui ne recherchent qu’un jeu sexuel et pour qui le mot « soumission » ne va pas au-delà de la chambre ?
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J- 19
Le renfrognement de la capricieuse m effleure, ma chair appelle, mon corps se meut, ma gorge s'étire, mon souffle devient court et mes dents se serrent. J'ai le sentiment d'être en colère. Je n'ai aucune raison valide d'être sur ce fil d'agacement, mes hormones pourraient être la cause. Je décortique, j analyse cette sensation familière pourtant inconnue dans cette subtilité du fleur de peau et du désir brut. Puis je corrèle... Serait-ce un soupçon de vibration de l avancée du déni? Soupir.
Mon Dom a été doux et bienveillant dans sa comprehension de mon besoin, toujours prevenant. Son sadisme et son vice sont du gingembre, piquant chaud et enveloppant, fluides. Il m a demandé d enlever ma culotte et de me frotter comme une petite chienne à califourchon sur le rebord de la chaise en osier, sans jouir. De frotter ma petite chatte et de laisser l angle pénétrer mes lèvres. Il m a emmenée à 9, sans risque, sans jouir, pour apaiser la chienne. La pression interne de mon rapport au monde est redescendue avec légèreté.
Et si mon addiction n'était pas à l orgasme mais à l'expression humide du désir ?
J-18
Je ne sais pas pourquoi le route est propice aux divagations de l'envie et du désir cru de Mon Dom. J attaque la journée avec cette douleur dans le ventre, celle du manque de SA queue, du manque de SES mots, du manque de SON sourire, du manque du plaisir orgasmique qu' IL m interdit, du besoin de SON rire enfantin et vicié qui semble vibrer sur le fond latéral des papilles de SA langue. Cette douleur me fait me sentir vivante, et frustrée -un peu trop-.
Le "tu" et le "VOUS" de la domination, que devient-il en anglais. Serait-ce une construction du french spirit?
Le plus addict à la jouissance c est Vous, la plus addict au désir c est moi.
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Chapitre 3 : Sous le tonnerre la chute
Je l'observe, cette femme nue au milieu des pavés, le corps zébré de chair de poule, les mamelons dressés par le froid et la peur. Elle a perdu cette arrogance de l'arrivée, cette élégance de femme qui se sait regardée. Elle n'est plus qu'une créature tremblante, une chair exposée que le froid, l'angoisse la décomposent déjà.
Je saisis alors sa chevelure opulente, d’une poignée cruelle, d’une traction ferme je lui tire la tête en arrière. Je la force à me regarder dans les yeux, à voir qui je suis, à comprendre qu'elle n'a plus aucune issue. Ses yeux s'écarquillent, la peur nue, absolue, cette terreur animale que je cherche depuis le début, dans ces yeux bleu émeraude.
— Écoute-moi bien, petite bourgeoise !!!! Articulai-je, chaque syllabe pesée comme une pierre. Depuis que tu as franchi ce porche, tu n'es plus rien. Pas de nom, pas d'histoire, pas de mari qui te protège. Tu es une vulgaire femelle que je vais briser et remonter à ma guise. Tu as payé cher pour venir ici, pour cette humiliation, alors tu vas la subir jusqu'au bout. Ici, il n'y a pas de mot magique, pas de safeword pour te sauver. Le contrat est clair : tu es à moi, corps et âme, jusqu'à ce que je décide de te rendre. Si je décide de te rendre.
Elle tente de hocher la tête, haletante, ma poigne dans ses cheveux.
— Oui, monsieur, balbutie-t-elle, la voix brisée par les tremblements.
Je serre plus fort encore, lui arrachant un gémissement.
—AAAAAaaaaahhhhhh !!!!!!
— Non. Tu m'appelles Maître. C'est le seul mot qui compte désormais. Répète.
— Oui... Maître, souffle-t-elle, dans cette soumission forcée, je lis la défaite totale, l'effondrement de toute sa construction psychologique.
Alors, d'une traction brutale sur sa chevelure, je la force à descendre, à plier les genoux, à s'agenouiller sur les pavés glacés. Elle chancelle, perd l'équilibre, retombe sur ses genoux nus. Elle est là, à mes pieds, nue, les seins frémissant, tremblante, déjà marquée par la pierre et par la peur, prête à recevoir ce pour quoi elle est venue, ce qu'elle redoute maintenant plus que tout. Je lâche avec un geste de mépris sa chevelure opulente.
Au-dessus de nous, l'orage gronde plus fort, et le premier coup de tonnerre éclate comme un applaudissement du ciel à cette mise en scène parfaite.
Je me tourne vers l'homme, lentement, comme si je ne l'avais remarqué que maintenant, ce spectateur gênant de sa propre déchéance. À ses pieds, sa femme gît, nue, agenouillée sur les pavés glacés, les mains croisées derrière la nuque dans cette posture de reddition absolue que je lui ai imposée. Elle tremble, non plus seulement de froid, mais de cette terreur primitive qui précède l'effondrement total. Elle est déjà ailleurs, ailleurs que dans ce corps qui lui appartenait ce matin encore.
Je m'approche de lui, pas à pas, réduisant la distance entre nous jusqu'à ce qu'il sente mon souffle contre son visage. Je plonge mon regard dans le sien, cherche l'âme derrière les paupières qui fuient, cherchant l'homme derrière la carcasse de muscles inutiles. Ma voix tombe, basse, précise, chaque syllabe tranche l'air comme une lame.
— Sous tes grands airs de mari protecteur, tu n'es qu'une fange, un excrément ambulant. Tu regardes ta femme se déshabiller, se mettre à genoux, se faire humilier, et tu ne bouges pas. Tu ne la défends pas. Tu ne la sauves pas. Tu baisses les yeux comme un chien battu.
Je laisse le silence emplir l'espace entre nous, ce silence lourd de sa honte, de sa défaite avouée.
— Ici, tu n'es rien. Moins que rien. Tu es la carpette sur laquelle je vais piétiner ce qu'il reste de votre couple. Alors déshabille-toi. Tout de suite. Montre-moi ce que cache ton arrogance de bourgeois.
Je recule d'un pas, croisant les bras, l'observant avec cette patience glaciale qui est pire que n'importe quelle colère. Il est temps qu'il comprenne qu'il n'est pas venu ici en touriste, qu'il n'est pas le spectateur privilégié d'un spectacle dont sa femme serait l'unique actrice. Il est le co-protagoniste de sa propre destruction, il va devoir se dévêtir, lui aussi, offrir sa chair à la merci du froid, de mes yeux, réduire à néant cette dignité d'homme qu'il n'a pas su défendre quand elle comptait encore.
Soumis, il m'obéit. Mécaniquement, comme une marionnette dont j'ai coupé les fils de la volonté.
Il défait les boutons de son Barbour matelassé, cette armure de bourgeois qui le protégeait du monde, qui affichait son statut, son appartenance à une classe supérieure. Il le pose sur la valise, à côté des vêtements de sa femme, déjà cette juxtaposition est une déclaration : vous êtes égaux maintenant, réduits au même niveau d'objets déposés sur sa valise. Le pull en laine à col roulé suit, puis le t-shirt, chaque couche ôtée révélant non pas un homme, mais une chair que je vais façonner.
Son torse apparaît, musclé, entretenu, ces abdominaux sculptés en salle de sport qui ne lui serviront à rien ici. Ses bras, puissants, inutiles. Il croise mon regard. Il lit l'ordre muet, comprend que la nudité totale est son seul avenir. Il retire ses chaussures, défait sa ceinture avec des doigts qui tremblent déjà, de froid ou de peur, peu m'importe. Le pantalon glisse, rejoint le tas. Le slip suit, cette dernière protection masculine abandonnée avec une résignation qui sent la défaite.
Je ne lui laisse pas le temps de respirer, de réaliser, de se reconstruire une dignité.
— Tes mains. Derrière la nuque. Et baisse les yeux !!!!!
Ma voix ne monte pas. Elle n'a pas besoin. Il obéit, sans rechigner, sans un mot, adoptant cette posture de soumission absolue que je lui impose, réduisant son corps à une offrande de chair et de muscles sans volonté.
Je l'examine, lentement, méthodiquement, comme on évalue du bétail. Le froid a déjà commencé son œuvre : sa verge battant pavillon bas, le gland encore recouvert, vulnérable dans son abandon. Les testicules, belles, lourdes, pas encore rétractées par la température glaciale, mais cela viendra. Comme sa femme, il a respecté mes consignes : son sexe est épilé, lisse, préparé pour mon inspection. Son corps est bien dessiné, athlétique, ces tempes légèrement grisonnantes trahissent son âge et son statut d'homme établi, réduit maintenant à l'état de proie.
— Tourne-toi.
Il pivote, mécanique, offrant son dos carré, sa colonne vertébrale droite, ses fesses fermes, ses cuisses puissantes. Une belle pièce. Un beau mâle. De la chair de qualité, prête pour le dressage, pour être brisée et refaçonnée selon mes désirs.
Mon assistante, dans l'ombre, n'en perd pas une miette. Je sens son souffle s'accélérer, son excitation face à cette présentation de spécimens humiliés, réduits à leur essence animale.
Je prends mon temps. Le froid est mon allié, mon bourreau silencieux qui travaille la chair et l'esprit. À ses pieds, sa femme tremble toujours, transie, ses lèvres prenant cette teinte bleuâtre qui annonce l'hypothermie, les yeux vitreux fixant le vide où elle a fui pour survivre.
Je m'approche de lui, si près qu'il peut sentir ma chaleur contre son dos nu, contrastant avec l'air glacial qui le lacère.
— Ici, tu n'es qu'un chien, murmuré-je contre son oreille, chaque syllabe un coup de fouet invisible. Un animal que je vais dresser. Tu vas apprendre l'obéissance, la soumission absolue, et tu le feras en regardant ta femelle subir le même dressage. Vous allez apprendre ensemble ce que signifie être réduit à rien.
Le vent se lève, emportant ses derniers espoirs de rébellion dans les tourbillons de feuilles mortes.
Je me tourne vers la femme, laissant planer le silence quelques secondes de trop, assez pour qu'elle sente le poids de mon regard sur sa chair grelottante.
— Debout !!!!!
Elle obéit, maladroite, désarticulée par le froid, la peur. Ses mains restent prisonnières derrière sa nuque, cette posture présente sa poitrine vers l'avant, l'expose, la livre. Son ventre palpite, convulse sous l'effet de la température glaciale, chaque muscle tendu par des tremblements incontrôlables. Sa respiration est haletante, courte, cette respiration d'animal traqué qui ne sait plus s'il doit fuir ou se figer.
Je me tourne vers l'homme, laissant traîner mon regard sur sa nudité offerte.
— Face à moi.
Il pivote, mécanique, docile. Sa soumission n'est plus un choix, c'est une anatomie nouvelle, une structure osseuse et musculaire réorganisée par la terreur. Il est là, devant moi, réduit à l'état de chair sans défense, de mâle domestiqué avant même que le dressage n'ait commencé.
Mon assistante s'approche. Nous formons un cercle, deux silhouettes vêtues dominant ces deux corps nus, transis, livrés au milieu de la cour pavée de dalles de schiste noir, ces dalles sombres comme des plaques funéraires sur lesquelles ils sont déjà couchés, déjà enterrés dans leur ancienne vie. Leurs mains restent croisées derrière leurs nuques, cette position qui leur interdit même le réflexe de se protéger, de se couvrir. Nous leur avons arraché leurs pudeurs, leurs noms, leurs histoires. Ils ne sont plus rien. Une femelle et un mâle. De la chair à disposition, tremblante, bleuissante, aux pieds de leurs propriétaires.
Je laisse le temps s'étirer, cette pause sadique où ils sentent le froid mordre plus profond, où ils comprennent qu'ils sont exposés, évalués, réduits à l'état de spécimens dans une arène de pierre.
— Vos valises, dis-je enfin, d'une voix qui semble venir des pierres elles-mêmes. Vos vêtements. Vous suivez mon assistante.
Ils hésitent, perdus, le cerveau engourdi par le froid qui peine à comprendre l'ordre. Puis, mécaniquement, ils se baissent, cette humiliation suprême de devoir se courber, nue, devant nous, saisissent les poignées de leurs valises à roulettes. Le bruit résonne dans la cour, ce grincement sinistre des roues sur les pavés disjoints, ce bruit de chaîne, de geôlier marchant dans un couloir de prison.
Ils avancent, pieds nus sur la pierre glacée, ridicules dans leur nudité forcée, tirant derrière eux ces valises pleines de vêtements chauds, de pulls, de manteaux, de protections qu'ils ne sont pas autorisés à porter. C'est là peut-être l'humiliation la plus parfaite : traîner leurs anciennes vies, leurs identités de bourgeois bien habillés, alors qu'ils marchent comme des bêtes dépouillées, transies, soumises, vers un avenir qu'ils n'osent plus imaginer.
Je les observe s'éloigner, leurs silhouettes blafardes se découpant contre les murs sombres de la ferme. Je me demande effectivement, avec un sourire qui ne touche pas mes yeux, pourquoi diable ils ont pensé avoir besoin de valises pour un séjour où ils ne porteront plus jamais rien.
A suivre. 😉
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Je me retrouve sur le balcon, les cordes étalées sur la table
Lui qui m’attend
"Vient ma muse, laisse moi te montrer comme tu m'inspire"
Un sourire sur les lèvres je m’avance, sans un mot, juste mon corps mit à disposition pour ses mains, ses cordes et son imagination
Hum quelle sensation sublime!
Les cordes qui passent sur ma peau, qui m’enserrent, me contiennent, et dessinent son oeuvre
Instant de sensualité, on se perds ensemble dans ce touché, ce moment rien qu'à nous
La corde glisse et s'ancre dans mes bras, ma poitrine, mes hanches, mes jambes...
Je finis par me retrouver bras et jambes écartés attachée aux barreaux du balcon
A sa merci, comme toujours, j’aime ça
Savoir que quoi qu’il ait décidé de me faire je ne pourrais y résister
En aurais je envie de toute façon ?!
Je ne pense même pas à la tenue qu’il a voulu que je porte, un déshabillé ouvert à l’entre jambes alors que je suis entravée fesses face aux possible spectateurs
Son ouvrage finit, il prends quelques photos, pose son téléphone sur le côté en mode vidéo et s'approche de moi
"On t’a dit une fois qu’un dominant ne se retrouve pas à genoux face à une soumise
Je vais te montrer à quel point il avait tord
Je serais à genoux, te dévorant, te torturant jusqu'à ce que tu n’en puisse plus, me suppliant de te laisser jouir"
Ses mains sur mon corps donnent déjà le ton de son avidité, mon jus dégoulinant sur mes cuisses donnent le ton de ma perversité
A genoux il s’amuse à me provoquer, me frustrer
Leche mes cuisses, mon jus, mon tatouage si près de mon entre jambes, me mordille...
Je le sens sourire contre ma peau quand je me débat et peste de ne pouvoir lui enfoncer la tete entre mes cuisses
La frustration.... il me l’apprend et je me surprend à aimer ça
Je sais qu’il aime autant que moi m'entendre supplier, me voir me tortiller, grogner et libérer mon plaisir quand enfin il me dévore, vorace, bestial
"Regarde le téléphone quand tu jouis, je veux te voir à l'écran, voir le plaisir sur ton visage, entendre encore et encore tes gémissements, t’es râles, t'es grognements, les mots que tu aimes prononcé...."
"Oui Monsieur, pour vous rien que pour vous, je regarde le téléphone, je veux que vous voyez comme j’aime que vous me baisiez, oh oui, comme une salope, votre salope
Votre bouche, votre langue...
J’en veux encore s’il vous plaît, pitié
Hummm oui, encore, je vais jouir....
Putain OUI
Juste le temps de reprendre mon souffle et de murmurer un merci que je sens les cordes mordre ma chair, il les defait pour pouvoir me serrer contre lui
La journée ne fait que commencer, nos corps ne sont jamais rassasiés
...Encore et encore...
Aujourd'hui ce ne sera que sexe et fluide, autant affamés l’un que l’autre, l’un de l’autre, sauvage et animal
Il sera toujours temps demain de redevenir un peu obéissante...
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Bonsoir à toutes et à tous,
je suis nouveau sur ce site, alors je me plie à vos coutumes : je me présente.
je suis un dominant sévère mais juste, bienveillant et attentif, à l'écoute des désirs de sa soumise. J'ai fait jouir plus de femmes qu'il y a de fourmis sur Terre, je suis une bête de sexe insatiable pourvu d'un membre si puissant qu'un regard peut te catapulter au septième ciel.
le consentement est pour moi primordial et le respect des limites de l'autre guidera chacune des étapes de ton éducation : grâce à la confiance que tu m'accorderas, je ferai de toi la soumise bla bla bla bla bla +/- boosté à l'IA.
en vrai je ne suis pas nouveau sur ce site, et il est temps que je m'en aille car je ne sais plus vraiment pourquoi je rôde ici : il flotte en ces lieux un parfum de conformisme figé dans le temps qui me donne envie de donner des coups de pied partout, pour voir si ce sont des robot, des zombies ou des humains vivants qui bougent mécaniquement.
Je n’ai pas seulement envie de me plaindre, je reprends la plume surtout pour envoyer un message d’affection à celles et ceux qui m’ont tenu la main sur ce site à un moment ou un autre, ou qui m’ont simplement éclairé d’une façon ou d’une autre. Parce que oui, vous m’avez fait grandir, et il est certain que je ne serais pas devenu ZOB le magnifique si je n’avais pas eu le chance de vous croiser.
Ma première pensée est pour EviDanse, évidemment. On en a passé des moments au cimetière-bar, à refaire le monde avec poésie et douceur. Tu es vite devenue une grande soeur voire une mère pour moi. Tu m’as donné confiance, tu m’as appris la patience (ou en tout cas montré combien c’était important d’être patient). Et tu m’as conseillé de me jeter à l’eau. Et je t’ai écouté. Si bien que nos chemins se sont petit à petit éloignés. J’écris ça sans un gramme de tristesse, comme si je ne rentrais plus tous les week-end pour retrouver mes parents. Enfin tu vois l’idée. Tu es toujours quelque part dans mon coeur, même si je ne m’en rend plus compte, et c’est étrange de dire ça à propos d’une personne qu’on n’a même jamais rencontré physiquement. Alors merci, car si on ne t’avait jamais écrit, composé et chanté une chanson à la con, on ne m’avait jamais écrit un petit conte au sujet d’un robot et d’une jeune fille. Et c’est beau de se dire qu’on a pu échanger des trucs improbables comme ça.
Mes deuxièmes pensées sont moins individualisées, mais vont vers d’autres femmes : Lilisweet70, MadameVyc, Obsidianwolf. J’ai discuté un peu, ou pas de loin de beaucoup avec vous. Tellement de bons conseils, une façon d’écouter alternant entre légèreté et profondeur. Des réalités entraperçues, des histoires survolées, un horizon élargi. Je pense aussi à Calista, à son énergie insaisissable et son infatigable originalité.
J’ai failli oublier PhatBrat, une personne solaire, une amitié fusionnelle qui a mal supporté les aléas de la vie, mais qui m’a tant donnée, et m’a appris à lever la tête quand je me promène et à oser sourire sans raison.
Il y a eu aussi quelques figures masculines que je ont un peu été pour moi des modèles, des mentors : je pense d’abord à Atypik, une personne que j’admire même si j’ai pas eu l’occasion de beaucoup discuter avec lui (et encore moins de discuter d’autres chose que de gratte et de rock), je pense aussi à Kyle bien sûr, on est presque de la même famille avec EviDanse au milieu, alors même si on a pas beaucoup échangé, je sais qu’on se comprend. J’ai aussi pu échanger un peu avec Gappap, que j’ai eu du mal à cerner au départ mais qui est une personne que j’apprécie et que je respecte énormément. Je pense aussi à LeSombre, avec qui j’ai très peu échangé mais qui m’a ouvert les yeux sur quelques sujet et dont j’apprécie l’énergie, la créativité et les frappes chirurgicales qu’il peut balancer si on commence à le chercher. En dernier lieu je pense à Parloire, qui parle peu, juste et fort entre deux gifs scabreux. J’aime cette parole tranchante sur un fond très réfléchi et maîtrisé.
J’en oublie peut-être quelques uns, notamment une personne qui se fait aujourd’hui appeler sur ce site SweetAmanitePhalloïde. J’ignore toujours qui se cache derrière ce pseudo, mais elle est la première personne avec qui j’ai interagi en arrivant sur ce site, et j’ai projeté sur elle tout un tas de choses qui ne m’ont pas fait du bien. Mais je ne lui en veux pas, j’étais trop fragile à ce moment là.
Je pourrais, pour équilibrer la balance énumérer les immondes membres qui m’ont gonflé, provoqué, insulté. Mais en fait, je ne m’en souviens plus, c’est marrant car j’en ai reçu des coups. Belle leçon : à la fin du chemin, on se souvient des belles personnes qu’on a croisé, qui nous ont inspiré, les autres on les a oublié.
Signé par ordre d’apparition / bannissement (rarement suppression volontaire) sur ce site : DrZ, GenderBender (GB pour les intimes), PhilipJFry, Stratocaster (celui là est passé incognito je crois), Pr Farnsworth, ErnestoC (le révolutionnaire éphémère), ProfilBanni (banni en moins de deux heures) et maintenant ZèbreO’Brannigan = ZOB le magnifique
PS : ce profil s’auto-détruira le jour de mes quarante ans, soit le premier novembre (si je ne me fais pas bannir avant)
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Avec mon fiancé, nous formons un couple ouvert d'esprit, passionné par les jeux de rôles. C'est ce goût pour l'exploration qui nous amène ici : nous avons envie de raconter nos anecdotes, d'échanger, de partager et de faire de belles rencontres. 🫶🏻
Mon fiancé est un superbe métis indo-arabe. La peau douce, imberbe, il laisse toujours dans son sillage un parfum oriental mêlé d'une note de tabac qui me fait littéralement fondre. 😍
En public, c'est le mâle alpha. Mince, subtilement musclé, toujours tiré à quatre épingles. Protecteur à l'extrême, surtout avec moi, c'est l'homme sûr de lui par excellence. Un orateur fascinant aux lèvres duquel on a envie d'être suspendu, celui qui fait tourner la tête de toutes les femmes... 🥰
Mais ça, ce n'est que la vitrine. Dans le secret de notre intimité, il finit très souvent allongé en travers de mes genoux pour y recevoir la fessée ! 😈
Est-ce le poids de devoir toujours tout diriger qui éveille en lui ce besoin de soumission ? Le "boss" cherche-t-il simplement à lâcher prise ? Ou est-ce un fantasme lié à l'enfance qu'il s'autorise enfin à assouvir ? 🔥
La question reste ouverte... Mais une chose est sûre : ce grand mâle alpha finit souvent à mes pieds, prêt à m'obéir aveuglément. 👋🏻
Il adore quand je l'entrave avec des menottes et le prive de la vue... Il attend de moi que je claque ses fesses jusqu'à les faire rougir, que ce soit du plat de ma main ou sous la morsure des lanières en cuir de mon martinet. 😍
Mais nos jeux vont encore plus loin... Il a également une véritable passion pour le pegging. 🔥
Si ce terme vous est inconnu, il s'agit de cette pratique intime et audacieuse où la femme prend littéralement le pouvoir en pénétrant l'homme à l'aide d'un gode ceinture. Une transgression absolue des codes habituels.
Pourquoi s'y abandonner avec tant d'envie ? Physiquement, c'est la promesse d'une extase foudroyante, une zone de plaisir inouïe qu'il s'autorise enfin à explorer. Mais c'est surtout le vertige psychologique qui l'attire. Sous mon emprise, il n'est plus celui qui dirige, il devient celui qui reçoit, s'en remettant à mon rythme et à mes envies.
D'où lui vient ce besoin vertigineux ? Je suis persuadée que c'est l'antidote parfait à son quotidien. Ce mâle alpha, constamment dans l'hyper-contrôle et l'assurance, trouve une jouissance infinie à briser l'image qu'il renvoie. C'est dans cette vulnérabilité extrême, en se livrant corps et âme à ma domination amoureuse, qu'il trouve son plus bel équilibre. 🥰
Cette exploration passe aussi par des gestes plus subtils. Il adore lorsque j'enduis mon doigt d'un voile de lubrifiant pour le glisser doucement en lui. Que ce soit au détour d'un jeu de rôle médical, au cœur d'un long massage langoureux ou même au beau milieu de nos ébats, la surprise de cette caresse le fait toujours chavirer de plaisir. 🔥
Pourquoi une telle intensité ? Est-ce le secret bien gardé de la stimulation prostatique ?
C'est en tout cas ce que mes lectures m'ont enseigné. Ayant percé ce mystère anatomique, je ne me prive plus jamais de lui accorder cette délicieuse attention, savourant le spectacle de cet homme fort qui s'abandonne un peu plus entre mes mains. 🥰
L'envie d'aller plus loin grandissait. Il m'en a fait la demande avec cette vulnérabilité qui me touche tant : nous en avons discuté en toute confiance, et il a exprimé le désir d'aller jusqu'à l'extase, de s'abandonner jusqu'à jouir sous mes assauts. 😍
Le rituel a commencé sur notre lit. J'étais nue, confortablement adossée contre la tête de lit, tandis que lui, dans le plus simple appareil, est venu s'offrir en travers de mes genoux. C'est là que j'ai initié cette fessée qu'il attendait tant. Uniquement à la main. Le claquement sec et régulier de mes paumes a commencé à rythmer le silence de la chambre. Frappe après frappe, j'ai fait monter l'intensité, marquant mon emprise à mains nues. Sous la chaleur de ma peau contre la sienne, ses fesses ont rapidement rougi, se parant d'une teinte écarlate magnifique. Il raffole de cette délicieuse brûlure ; ses soupirs saccadés et ses gémissements graves trahissaient son excitation montante à mesure que la rougeur devenait plus intense et incandescente sous mes doigts. 👋🏻🍑
Une fois sa peau bien chaude, vibrante sous le passage de mes mains, est venu le moment des préparatifs. J'ai sanglé le gode ceinture autour de mes hanches, l'ai habillé d'un préservatif et l'ai généreusement recouvert de lubrifiant, prête à le faire mien.
J'ai alors pris possession de lui. Nous nous sommes laissés emporter, explorant chaque recoin de notre espace au fil de diverses positions : d'abord sur le lit, puis renversé sur le canapé, à même le sol sur le tapis, et enfin debout, lui penché en avant, totalement livré à mon rythme. 😈🔥
La conclusion fut vertigineuse...
Il a été traversé par un orgasme d'une intensité rare, libérant des giclées spectaculaires. 💦😍
Le secret de cette décharge si foudroyante ? C'est le miracle de la stimulation prostatique : une onde de chaleur profonde qui irradie tout le bassin avant de faire exploser le corps d'un plaisir absolu. 😍❤️
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Mon fiancé et moi formons un couple ouvert d'esprit. Nous nous sommes inscrits sur ce site pour partager nos aventures, échanger et faire de nouvelles rencontres. ☺️
Étant tous les deux bisexuels, nous cherchons des partenaires avec qui nous amuser. 😈
Actuellement au Québec pour y préparer notre future installation, nous avons déjà eu le plaisir de faire quelques rencontres. J'ai enfin pu assouvir mon fantasme le plus inavouable : coucher avec une femme. J'ai beaucoup échangé avec plusieurs d'entre elles sur ce site et j'ai hâte de les rencontrer, mais mes pulsions étaient si fortes que je n'ai pas pu attendre. 🫣
Pour me soulager, je taquinais beaucoup mon chéri. Quasiment à chaque fois que je le voyais allongé sur le lit, je me couchais en travers de ses genoux, les fesses nues, en lui demandant de me corriger. Combien de fois m'a-t-il soulagée en me faisant un cunnilingus... 👅❤️
Cette fois, j'y étais. J'ai rencontré une fille qui me plaisait vraiment. 😍
C'est une jeune femme d'environ 1m70, comme moi, mince et fine, d'origine indienne. Très belle avec sa chevelure brune et soyeuse, sa peau claire... Elle dégageait un parfum oriental très féminin que je ne saurais décrire. Bref, j'avais très envie d'elle...
Comment je l'ai connue ? Grâce à mon fiancé, lui aussi métis indien avec une touche arabe. Il est très beau et me comble, mais ce vieux fantasme me hantait et j'avais très envie de le réaliser. 🫣
Il s'avère qu'elle est la sœur d'un ami proche de mon fiancé, ce qui nous a rapprochées. Nous avons fait connaissance et commencé à discuter. Très vite, nos conversations téléphoniques et nos messages sont devenus de plus en plus hot ! 🔥
Elle est lesbienne et sortait d'une relation avec une femme qui n'avait pas marché ; elle avait donc de l'expérience...
Je lui ai parlé de mon penchant pour la fessée. Sur ce point, il y a eu un léger blocage : elle ne l'avait jamais pratiquée. Mais après quelques explications, elle s'est montrée partante : elle accepterait de la recevoir de manière assez soft, mais serait prête à me fouetter plus fort (hard). 💥
Mon fiancé, très compréhensif, s'est organisé un programme avec ses amis hier après-midi, car elle n'était disponible qu'à ce moment-là. Elle m'a donc rejointe dans la suite de l'hôtel que nous avions réservée pour notre séjour. 😍
Elle est arrivée belle, bien coiffée et parfumée, vêtue d'un jean très moulant qui mettait bien en valeur ses formes. Elle a la peau couleur caramel très clair, et son parfum était enivrant. Nous nous sommes fait la bise et avons pris place dans le canapé pour boire un verre. 🥰❤️
Pour l'occasion, j'avais enfilé un jean skinny et un t-shirt. Une tenue sexy, mais dans laquelle j'étais à l'aise. J'avais préparé du lubrifiant, des préservatifs, ainsi que le gode et le plug anal que j'ai toujours avec moi. Dommage que nous ne soyons pas à la maison, nous aurions pu jouer avec plus d'accessoires... Mais c'était déjà pas mal. 🥲
Concernant la fessée, je n'avais malheureusement aucun accessoire. J'avais juste gardé une des ceintures de mon fiancé pour que Leya puisse l'utiliser sur moi. 🤫
Après avoir bu notre verre, j'ai commencé à poser ma main sur sa cuisse. Elle a tout de suite compris que je voulais me lancer. Sans attendre, elle m'a embrassée sur la bouche. Elle sentait bon la menthe de son dentifrice. 💋
Après quelques minutes de baisers..
que j'ai adorés, bien évidemment
elle m'a posé une question :
• Could you spank me honey? 👋🏻
(Oui, elle parle uniquement anglais et indien).
Je lui ai alors sorti les mots que j'ai toujours rêvé de placer : 🤭
• For sure! 🥰
Nous étions toujours assises sur le canapé. Je l'ai allongée sur mes genoux. La vue de son postérieur dans ce jean moulant a provoqué chez moi une forte excitation, je mouillais déjà. Je lui ai donc administré de délicieuses et douces fessées par-dessus son jean... 👋🏻❤️
Fesse droite, fesse gauche, puis au centre, en alternant claques et caresses. À chaque claque, elle poussait de petits cris:
Oh yeah... ouch, my God...
trop mignons !!! 😍
ce qui augmentait encore plus mon excitation ! 🤭
C'était sa première fessée et
elle avait bien apprécié on dirais...
• I really love it when you spank me, come here... now it's my turn to give you one, darling.
C'était à mon tour de la recevoir...
je me suis levée et nous avons échangé
nos places... je me suis retrouvée sur ses genoux...
• What a gorgeous ass, Clea, you're beautiful.
J'étais contente d'entendre ses compliments, surtout quand ils sont prononcés pendant qu'on me caresse les fesses 😍
Elle a alors commencé la fessée...
des claques timides au début...
• I'm not hurting you, am I? 😬
• Are you okay? 😬
Je lui ai répondu d'un air un peu mesquin...
• Come on baby, spank me harder. 😜
• Go ahead, make it hurt. 😍
Elle a intensifiée les claques...
Je n'avais pas pensé un seul instant que je vivrais ces moments de bonheur loin de chez moi... 😍
Après les fessées que nous nous sommes administrées par-dessus nos jeans, nous avons fait une pause pour discuter un peu. Pour elle, c'était une grande première et je voulais avoir ses impressions. ☺️
• Are you enjoying it? What do you think of spanking now?
• First of all, Cléa, I want to thank you. I'm having an amazing afternoon. As for the spankings, I have to admit I actually like them. It's almost like a weird massage, but it feels good. I'm going to stop here for my first time, though, because it's starting to sting a little. 🫣😅
Puis, d'un air coquin, elle a ajouté :
• But don't worry... I'll keep punishing you, naughty girl. 😈
Tiens, tiens... il semblerait que cette fille ait un petit penchant domina. Ce qui n'est pas pour me déplaire... 😍
Elle a bien sûr remarqué la fine ceinture en cuir noir de mon fiancé, que j'avais posée non loin de nous. 🤭
Elle l'a saisie, l'a pliée en deux et l'a fait claquer. Je me suis dit que soit elle en avait l'habitude, soit elle en avait déjà reçu : elle la tenait comme une vraie pro ! 😲
Elle m'a alors regardée avec amusement et a déclaré :
• In our culture, back in the day, this was used to punish mistakes... now people bend over and say 'whip me with it'...😅
Son petit rire a résonné dans la pièce, contrastant avec le claquement sec du cuir qui vibrait encore à mes oreilles. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine. Je l'ai regardée s'approcher lentement, son regard ayant perdu toute son innocence pour laisser place à une lueur prédatrice terriblement excitante. 😍❤️
Elle a fait glisser le cuir froid le long de ma cuisse, me donnant instantanément la chair de poule, avant de tapoter doucement ma fesse avec l'extrémité de la lanière. Je retenais mon souffle, partagée entre l'appréhension et une irrésistible envie de découvrir jusqu'où elle était prête à aller. 😲
Elle s'est penchée vers mon oreille, son souffle chaud caressant mon cou, et a chuchoté :
• Turn around and put your hands on the bed... Let's see if you can handle a real punishment... 😈🔥
Elle sait que j'aime ça... Elle sait que je peux encaisser. Elle ne se privera donc pas de me corriger comme je le mérite, et bien sûr, comme j'aime. 😍
Obéissant à son ordre, je me suis penchée sur le lit, les mains posées sur les draps, la croupe bien en arrière, totalement à sa merci... toujours dans mon jean. 🥰
Shaak ! La ceinture a frappé lourdement mon jean. Puis un deuxième coup, et un troisième. Même à travers l'épaisseur du tissu, je sentais bien la force de sa frappe.
Elle s'est arrêtée un instant et m'a dit :
• You think your jeans will protect you?
Let's get rid of them... 😈
J'ai senti ses mains sur mes hanches. Elle a déboutonné mon pantalon elle-même et l'a baissé jusqu'à mes genoux. 🤩❤️
Elle a repris de plus belle. La ceinture claquait maintenant directement sur ma culotte. Ça piquait beaucoup plus et j'ai commencé à me cambrer en soufflant à chaque coup puis elle a gloussé doucement :
• That's better Honey..
but you're still hiding something... 🔥
D'un geste rapide, elle a accroché l'élastique de ma culotte et l'a baissée à son tour. Me voilà les fesses complètement à l'air, exposées et à sa disposition. J'ai eu un frisson d'appréhension. 😬
Elle a tapoté ma peau nue avec le bout de la ceinture et a murmuré :
• Such a perfect ass... It's going to look so much better when it's bright red. Take it like a good girl. 😈❤️
Et le premier coup sur ma peau nue a claqué sec. Une vraie brûlure instantanée qui m'a fait lâcher un petit cri...
Elle m'a corrigée ainsi pendant un long moment... elle s'est défoulée... mais j'adorais ça... elle voyait que je mouillais... elle entendait mes gémissements... 🔥
Après quelques minutes... elle a posé la ceinture sur le canapé pour s'approcher de moi... J'étais en t-shirt et jean, la culotte aux chevilles... elle m'a redressée... s'est collée à moi et m'a caressée... 😍
J'étais dans les bras d'une femme ! C'était incroyable, mon fantasme s'est enfin réalisé... ❤️❤️❤️
J'ai tourné la tête, nos regards se sont croisés et instinctivement nous nous sommes embrassées... pendant que nos lèvres étaient collées, elle a commencé à soulever mon t-shirt puis m'a dit :
• I want you, Cléa... you are beautiful, you smell good, I want your red ass... you are mine, Honey... 😈
Je me suis laissé faire... 😍🔥
Je vais clore ce récit ici... et vous laisser imaginer la suite de nos ébats.
Pour les plus curieux, quelques indices :
🫦 👩❤️💋👩 🔥 👋🏻 🍑 🫴🏻 👉🏻 😈
Mon fantasme a enfin pris vie, à la hauteur de tout ce que j'avais pu espérer. J'étais littéralement aux anges... 🥰❤️
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Mon fiancé et moi sommes un couple ouvert d'esprit. Nous nous sommes inscrits sur ce site pour partager, échanger, et éventuellement faire des rencontres, le tout dans le plus grand respect des envies, des fantasmes et des limites de chacun. 🥰
Nous recevons beaucoup de messages d'hommes mais également de femmes, et nous vous remercions de l'intérêt que vous nous portez.
Mon fiancé a été contacté par un homme que nous appellerons David. David et mon fiancé ont beaucoup échangé.
David est un homme de 41 ans, marié à Clémence, 38 ans (couple hétéro). David fantasme beaucoup sur la fessée, alors que son épouse est totalement contre. 😬
Après quelques échanges, mon fiancé et David se sont rencontrés une première fois pour parler de vive voix. Puis, mon fiancé m'a parlé de la détresse de cet homme.
Lors de leurs échanges, il m'a expliqué que David n'avait jamais eu d'expérience et souhaitait vraiment assouvir ce fantasme auquel il pense quotidiennement.😮💨
Rechercher un(e) partenaire quand on est marié est également compliqué... De plus, sans connaître quelle sera la réaction de son conjoint. Impossible de recevoir, risque de traces... toujours des contraintes.
David a donc décidé d'en parler avec sa femme... Il a même acheté un petit fouet, mais la réaction n'a pas été celle qu'il attendait : "Jamais tu ne me frappes avec ça, David...", "Tu es fou David, jamais je ne vais utiliser cet instrument de torture sur toi", ou même "Même avec la main... tu as perdu la tête David !". 😱
Clémence ne comprenait pas et n'était pas prête à écouter... Face à cette situation, mon fiancé a décidé d'agir et d'aider son ami.
Il m'a demandé si je serais éventuellement partante pour fesser David et contacter son épouse en amont. J'ai donné mon consentement.
Nous ne voulions pas brusquer les choses, et respecter bien sûr le point de vue de Clémence, mais avec l'objectif de lui faire changer d'avis et d'accepter au minimum que David ait droit à une petite séance avec moi. 🫣
Les messieurs ont prétexté un dîner au resto afin que Clémence et moi puissions nous rencontrer...
Le dîner se passait à merveille. L'ambiance était détendue, et au moment où l'on a commandé les cafés, nos hommes ont eu la délicatesse de s'éclipser sous prétexte d'aller fumer, pour nous laisser seules. C'était le moment. J'ai pris une grande inspiration, et j'ai regardé Clémence avec toute la bienveillance possible. ☺️
Clémence, ai-je commencé doucement, je crois qu'on sait toutes les deux que ce dîner n'est pas tout à fait le fruit du hasard. Mon fiancé m'a beaucoup parlé de David... et de ce qui coince un peu en ce moment.
Elle s'est immédiatement raidie, le regard fuyant, mais j'ai gardé un ton très apaisant.
Je ne suis pas là pour te juger, bien au contraire. Je comprends totalement que l'idée de donner la fessée à ton mari te paraisse folle, c'est tout à fait normal de ne pas partager ce fantasme et de refuser de le faire. Mais on sait aussi que David est très frustré par ça, et qu'il t'aime trop pour aller chercher n'importe qui dans ton dos. 😡
Je lui ai alors expliqué notre mode de fonctionnement. Je lui ai confié que mon fiancé et moi étions très ouverts, et que j'avais une certaine habitude de ce genre de jeux de domination légère, toujours dans un cadre respectueux. ☺️
Ce que je te propose, Clémence, c'est de me déléguer ça. Juste un jeu de rôle, le temps d'une petite séance. Tu n'as pas à lever la main sur lui. Tu peux être là, assise dans un canapé à siroter un verre en regardant, ou tu peux m'attendre dans une autre pièce... C'est toi qui décides de tout. Tu fixes les limites, tu gardes le contrôle absolu. L'idée, c'est juste de lui offrir cette petite parenthèse pour qu'il soit apaisé ensuite avec toi.
Son visage s'est fermé instantanément. Clémence a croisé les bras sur sa poitrine, les mâchoires serrées, laissant éclater un mélange de colère et de jalousie évidente.
Il n'en est pas question, a-t-elle lâché d'un ton sec. C'est mon mari. L'idée qu'une autre femme le touche m'est totalement insupportable. Et qu'il n'aille surtout pas voir une professionnelle, je suis viscéralement contre, ça me dégoûte ! 😡
Je la comprenais parfaitement. Sa réaction était celle d'une femme blessée qui se sentait menacée. J'ai gardé une voix très calme et j'ai posé doucement ma main près de la sienne sur la table, pour la rassurer sur un point essentiel : mes propres limites.
Clémence, je te rassure tout de suite : il n'y aura aucun rapport sexuel entre David et moi. C'est ma limite absolue. Je suis très heureuse en amour, je suis folle de mon fiancé et je suis pleinement comblée. Je n'ai absolument aucune intention de séduire ton mari. Pour moi, c'est uniquement un jeu, juste donner la fessée, rien de plus. ☺️
J'ai insisté sur le fait que mon intervention serait purement mécanique. Je n'étais pas une rivale, mais une alliée de confiance, prête à la soulager d'un rôle qu'elle refusait de jouer, tout en protégeant son couple de la frustration.
Le silence s'est installé pendant de longues minutes. Le regard de Clémence fuyait vers la vitrine du restaurant. Elle pesait le pour et le contre, visiblement tiraillée. Le fait de savoir que mon couple était solide et que le sexe était totalement exclu semblait apaiser sa jalousie. Lentement, la tension dans ses épaules a commencé à retomber.
D'accord... a-t-elle fini par souffler dans un long soupir, le regard encore méfiant mais résigné. J'accepte qu'il fasse une séance avec toi. Mais à une seule condition. Je serai présente dans la pièce du début à la fin, et je veux pouvoir tout arrêter immédiatement si ça va trop loin ou si je ne le supporte plus. 😤
La porte était enfin ouverte, et nos hommes sont revenus s'asseoir avec nous quelques instants plus tard, devinant rapidement au regard de Clémence qu'un accord inespéré venait d'être trouvé. 🥰
Nous avons un grand appartement dans lequel se trouve une grande chambre d'amis avec un lit, une commode (remplie d'accessoires) et un canapé installé juste en face du lit. Cette chambre dispose également de sa propre salle de bain et de toilettes privatives, l'idéal pour préserver l'intimité de chacun. 🤗
J'ai décidé de les inviter un soir à la maison pour dîner. Entre leurs horaires compliqués et la gestion des enfants, il était toujours très difficile pour eux de se libérer, surtout pour rester dormir toute une nuit. Mais mardi soir dernier, ils ont finalement réussi à s'organiser et ont accepté l'invitation pour le dîner et la séance de David.
J'ai soigneusement préparé et nettoyé la chambre d'amis où tout allait se dérouler. J'avais également laissé à disposition des préservatifs et du lubrifiant sur la table de nuit, au cas où cette expérience éveillerait leurs sens et que Clémence et David veuillent en profiter pour faire l'amour entre eux par la suite. 🥰
Pour cette soirée, nous avions soigné notre présentation. Mon fiancé avait misé sur la sobriété avec une chemise et un pantalon classiques. De mon côté, j'avais opté pour un style de professeure moderne et stricte : un chemisier blanc rentré dans un pantalon noir moulant, ceinturé à la taille, un petit pull col V et un maquillage très léger. Les règles étaient claires et fixées à l'avance : la fessée aurait lieu après le dîner, et uniquement à main nue pour cette grande première, afin d'y aller en douceur.
Tout était prêt. L'interphone a sonné. J'ai ouvert, ils sont montés. Je les ai accueillis avec le sourire, rapidement rejointe par mon fiancé pour les mettre à l'aise. La pauvre Clémence, certainement tiraillée par l'appréhension, avait eu la délicatesse d'apporter une salade et le dessert pour le repas. ❤️
Nous avons donc dîné de façon très conviviale. À la fin du repas, pendant que les hommes prenaient le temps de fumer, j'en ai profité pour faire visiter l'appartement à Clémence. Arrivées dans la chambre d'amis, j'ai ouvert la commode pour lui montrer nos tenues et nos accessoires BDSM. Elle n'en croyait pas ses yeux. En découvrant les fouets, cravaches, martinets, battoirs et la bonne trentaine d'instruments rangés devant elle, je l'ai sentie se crisper. L'ampleur de notre collection l'a visiblement impressionnée, et la peur a commencé à se lire sur son visage.
Je l'ai tout de suite rassurée en lui expliquant la réalité de ces pratiques. Je lui ai décrit comment la fessée fonctionnait, lui confiant que certaines personnes avaient tout simplement besoin de cette montée d'adrénaline ou de ce lâcher-prise pour se libérer et se lancer pleinement dans leurs ébats. J'ai pris le temps de démystifier ces fantasmes pour qu'elle comprenne qu'il n'y avait là rien de dangereux.
Quelques instants plus tard, nos hommes nous ont rejointes dans la chambre d'amis. Le moment tant attendu était arrivé : nous allions débuter la fameuse séance. Clémence s'apprêtait à endosser son rôle de spectatrice, gardant ainsi le contrôle de la situation. Cependant, David s'est senti un peu intimidé et gêné à l'idée de recevoir une fessée sous le regard d'un autre homme. Comprenant parfaitement sa pudeur, mon fiancé s'est éclipsé avec beaucoup de tact, nous laissant tous les trois dans une bulle d'intimité. 🥰
Clémence est allée s'installer sur le lit. De mon côté, je me suis assise sur le canapé, juste en face d'elle. David est resté debout aux côtés de sa femme, lui tenant fermement la main pour se donner du courage et la rassurer. Avec mon ton de professeure stricte, j'ai commencé à leur expliquer très calmement le mode de correction que j'allais appliquer. Pour l'habituer en douceur et respecter cette première fois, j'ai annoncé que nous procéderions par étapes progressives : d'abord par-dessus le pantalon, puis sur les sous-vêtements, pour terminer enfin sur les fesses nues. 👋🏻❤️
J'ai donc demandé à David de s'approcher et je l'ai installé en travers de mes genoux. Une position tout ce qu'il y a de plus classique, mais redoutablement efficace : son bassin bien plaqué contre mes cuisses, son dos à l'horizontale. Sous mes mains, je sentais sa respiration s'accélérer, son corps se raidir légèrement. L'appréhension et la réalisation d'un fantasme longuement mûri se mélangeaient.
J'ai débuté la séance en le fessant par-dessus son jean. Mes premiers gestes étaient lents, presque solennels, frappant la toile épaisse avec une grande douceur. C'était une simple prise de contact pour l'habituer à mon toucher. Puis, progressivement, j'ai mis un peu plus de poids dans mon poignet. Le claquement sourd de ma paume contre le denim a commencé à résonner dans le silence de la chambre. J'ai intensifié la cadence et la force de mes claques, marquant un rythme de plus en plus soutenu.
Assise sur le lit, Clémence se mordillait la lèvre. Voir son mari dans cette position de vulnérabilité totale la déstabilisait profondément. À chaque coup un peu plus sec, elle sursautait légèrement, comme si ma main s'abattait sur sa propre peau. 😬
Ça va, mamour... tu n'as pas mal ? a-t-elle fini par murmurer, la voix chargée d'une inquiétude sincère. 🫣
J'ai immédiatement suspendu mon geste, la main posée à plat sur le bas du dos de David pour le rassurer et marquer une pause rassurante. C'était le moment crucial pour faire preuve de pédagogie, comme je m'y étais engagée. Pendant deux bonnes minutes, j'ai regardé Clémence avec douceur pour lui expliquer ce qui se passait réellement dans le corps de son mari. Je lui ai parlé de cet afflux sanguin, de la chaleur piquante qui envahit la peau, et surtout de la libération massive d'endorphines. ☺️
Je lui ai décrit cet état de flottement si particulier, ce fameux lâcher-prise où la sensation cuisante se transforme peu à peu en une vague de chaleur apaisante, vidant littéralement l'esprit de tout stress et de toute charge mentale quotidienne. Le visage à moitié enfoui, David a laissé échapper un petit soupir d'assentiment pour confirmer mes propos et rassurer sa femme. ❤️
Apaisée par mes explications et par le calme de son mari, Clémence a relâché la tension de ses épaules. Ses traits se sont adoucis, et elle m'a fait un léger signe de tête pour m'autoriser à continuer. 🥰
On y retourne, David, ai-je annoncé en reprenant ma voix de professeure stricte. 😠
J'ai repris la punition. Toujours sur le jean, ma main a recommencé à s'abattre, retrouvant rapidement son intensité. Le bruit mat des claques sur le tissu remplissait à nouveau la pièce, chauffant patiemment le terrain et préparant en douceur les esprits de chacun pour le passage aux sous-vêtements. 🥰
J'ai intimé à David l'ordre de se relever. D'un ton toujours aussi professoral, je lui ai demandé de défaire sa ceinture et de baisser uniquement son jean jusqu'aux chevilles. Il s'est exécuté avec une docilité qui trahissait son impatience et sa vulnérabilité. Il portait un boxer ajusté, et il était impossible de ne pas remarquer son excitation évidente, que j'avais d'ailleurs déjà sentie contre mes cuisses quelques minutes plus tôt. 🤭
Fidèle à ma promesse et à mes propres limites, je suis restée d'un professionnalisme absolu. Je n'ai pas attardé mon regard, gardant une expression neutre et totalement concentrée sur ma tâche. J'ai brièvement croisé le regard de Clémence, assise sur le lit. Ses yeux étaient légèrement écarquillés en découvrant l'état dans lequel se trouvait son mari. Elle réalisait à cet instant précis la puissance de ce fantasme pour lui. Mais mon attitude strictement mécanique l'a rassurée : je n'étais pas là pour flatter l'égo d'un homme ou le séduire, j'accomplissais simplement un jeu de rôle. ❤️
« Rallongez-vous sur mes genoux, David », ai-je ordonné avec calme. 😠❤️
Il s'est replacé en travers de mes jambes, son bassin trouvant à nouveau sa place. Une fois bien installé, j'ai repris la séance. Sans l'épaisseur de la toile de jean, le contact était beaucoup plus direct. Le son de ma paume a changé instantanément, devenant plus claquant, plus net. 👋🏻
J'ai recommencé par des fessées douces, massant presque la zone avec la paume pour habituer sa peau à ce nouveau contact, puis j'ai progressivement augmenté la force de mes frappes. La cadence s'est accélérée, tout comme la respiration de David. À chaque coup un peu plus appuyé, il laissait échapper un petit souffle saccadé, ses mains agrippant nerveusement le tissu du canapé. Sous le coton de son boxer, je sentais la chaleur irradier. La zone devait commencer à rosir sérieusement. 😍
L'ambiance dans la pièce avait changé. Le silence n'était plus coupé que par le bruit sec de mes claques et les respirations lourdes de David. Sur le lit, Clémence ne disait plus un mot. Elle ne sursautait plus. Ses mains reposaient sur ses genoux et elle observait la scène, tiraillée entre la surprise et une fascination nouvelle. Elle voyait son mari s'abandonner totalement, en confiance, et percevait en direct cette montée d'adrénaline dont je lui avais parlé plus tôt.
Je continuais de rythmer mes frappes, alternant des séries rapides et cinglantes avec des pauses de quelques secondes, laissant la chaleur de ma main se diffuser sur ses fesses pour faire monter la tension, préparant doucement le terrain pour l'ultime étape : la peau nue. 🫣
Toujours installé en travers de mes genoux, j'ai saisi à deux mains l'élastique de son boxer pour le faire glisser jusqu'en haut de ses cuisses. Sa peau, déjà rougie par la chaleur accumulée sous le coton, s'offrait enfin à ma vue, et mon regard est resté strictement fixé sur ma tâche.
Le premier contact de ma paume nue a provoqué un frisson incontrôlable le long de sa colonne vertébrale. Le bruit, cette fois, était d'une clarté absolue : un claquement net et vif qui a résonné contre les murs de la chambre. J'ai commencé doucement, balayant la zone de frappe, avant d'imposer un rythme régulier et de plus en plus ferme.
La peau s'empourprait à vue d'œil. À chaque claque, David laissait échapper de petits gémissements étouffés dans le coussin du canapé. Loin de signifier une douleur insupportable, c'était le son d'un homme qui abandonnait ses barrières, déchargeant des années de frustration et de fantasmes contenus. Il était totalement à ma merci, et paradoxalement, totalement libéré. 😍
J'ai levé les yeux vers Clémence. La transformation sur son visage était saisissante. L'inquiétude, la méfiance et la jalousie s'étaient évaporées. Elle observait la peau de son mari, les lèvres légèrement entrouvertes, fascinée. La vulnérabilité totale de cet homme, habituellement si classique au quotidien, éveillait en elle quelque chose d'inattendu. Ses propres joues avaient pris des couleurs et sa respiration s'était calquée sur le rythme de mes frappes. La barrière du tabou avait sauté : elle ne voyait plus une rivale, mais découvrait en direct le lâcher-prise absolu de l'homme qu'elle aimait. Le spectacle de cette fessée semblait l'intriguer profondément et, visiblement, l'exciter. 😍
J'ai administré une dernière série de claques plus appuyées, marquant l'apogée de la correction, avant de laisser ma main se poser à plat, immobile et réconfortante, sur la peau brûlante de ses fesses. 🤗
« C'est terminé, David », ai-je murmuré d'une voix plus douce, dépouillée de toute sévérité professorale. ☺️
Pour lui épargner la moindre gêne et éviter de laisser apparaître son érection, j'ai moi-même saisi l'élastique de son boxer pour le remonter sur ses fesses rougies. J'ai terminé par quelques caresses fortes et fermes sur la zone endolorie, un contact à la fois apaisant et autoritaire, avant de lui murmurer de se relever. ☺️
Je me suis alors discrètement éclipsée, refermant la porte derrière moi pour les laisser seuls dans leur bulle. Les murs de notre appartement étant parfaitement insonorisés, je n'ai absolument rien entendu de ce qui s'est déroulé ensuite dans cette chambre d'amis. Je suis allée directement dans la cuisine pour nettoyer soigneusement les plats que Clémence avait apportés pour la salade et le dessert, afin de les préparer pour leur départ, pendant que je laissais leur intimité reprendre ses droits. 🥰
Une quinzaine de minutes plus tard, la porte de la chambre s'est enfin rouverte. Clémence et David sont réapparus, tous les deux parfaitement rhabillés. Cependant, en observant les joues encore empourprées de Clémence et ses cheveux particulièrement ébouriffés, j'ai tout de suite deviné que ce quart d'heure à huis clos avait dû être extrêmement hot. Le regard qu'ils échangeaient brillait d'une complicité que je ne leur avais pas vue à leur arrivée. 🥰
J'ai rappelé mon fiancé pour qu'il nous rejoigne dans le salon. L'atmosphère était radicalement différente, complètement allégée du poids de l'appréhension. Nous avons discuté quelques minutes de façon très détendue. Avant de franchir la porte d'entrée avec leurs plats propres sous le bras, David s'est tourné vers moi avec un sourire sincère et m'a chaleureusement remerciée pour cette fessée libératrice. 😮💨❤️
Mais la véritable victoire de cette soirée est venue de son épouse. Clémence s'est avancée, infiniment plus détendue, et m'a remerciée à son tour, avec beaucoup de douceur, pour lui avoir ouvert les yeux. En acceptant de lâcher prise et d'observer, elle avait compris que ce fantasme n'était pas une menace pour leur mariage, mais une opportunité inespérée de se redécouvrir et de raviver la flamme de leur désir. 🔥❤️
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Lors d'une soirée célibataire sur une péniche parisienne, je rencontrais Sophie. Comme elle, j'étais célibataire et nous portions un bracelet vert. Elle était accompagnée d'une femme dont elle venait de faire la connaissance, avec un bracelet jaune. "Jaune" voulant dire "c'est compliqué", "rouge" vous l'aurez compris, "en couple". La soirée avançant, je sympathisais avec Madame bracelet jaune en oubliant complètement Sophie. Elle était brune, rouge à lèvre rouge vif, un joli visage rond en accord avec son corps. Elle portait un chemisier décolleté, qui permettait de voir son tatouage, une fleur de lys, sur le haut de la poitrine. Elle avait un jean moulant ses fesses ronde et des escarpins avec de petits talons.
Elle était la maitresse d'un homme marié, d'où le bracelet, "je préfère être la maitresse que la femme trompée". Cependant, ce soir-là, elle rêvait d'autre chose.
Nous nous sommes quittés en ami, mais nous avions pris un rendez-vous...
Au départ, nous avions une sexualité "standard". Cependant, je sentais qu'elle avait des envies complémentaire aux miennes. Je lui parlais de mon désir de domination et d'obéissance. Elle le prit plutôt mal, "je ne suis l'esclave de personne", "je ne suis pas ta chienne", "je déteste la violence". Très mauvaise introduction, mais dans les faits tout n'était pas perdu. En réalité, elle aimait obéir, être sexuellement dominée, elle refusait les termes plus que les actes. La communication aidant, c'était elle le moteur de cette soumission.
- Que puis-je faire pour toi pour te faire plaisir ?
- As tu un fantasme à me faire jouer ?
Bref, il n'y a pas eu de contrat, de liste de limites, la confiance a été construite petit à petit. Elle haïssait la violence verbale et physique, pas d'insulte, pas de fessé, ne voulait pas échanger avec d'autres personnes. La fellation était son petit plaisir, donc elle garde le contrôle. Pour le reste, elle refuse d'être sur son partenaire, elle veut être prise, guidée et perdre l'initiative. Finalement, cela me convenait très bien.
Elle travaillait en décalé, partait tôt, rentrait tôt. La première chose qu'elle faisait était de prendre une douche et se changer. Je lui demandais de mettre une nuisette et un string, le seul sous vêtement qu'elle accepte de porter, avant que j'arrive.
Je sonnais à l'interphone, avant de prendre les escaliers, exciter de savoir si elle avait suivi mes directives. La porte était entrouverte, j'entrais en poussant la porte pour l'apercevoir derrière moi. Elle avait une nuisette noire, un string noir et une magnifique sourire. Je l'embrassais et dit :
- je vais me rafraichir, attends-moi
Après un passage dans la salle de bain, je m'aperçus qu'elle était restée dans l'entrée.
- Qu'est-ce que tu fais là-bas ? Demandais-je
- Je t'attends, répondit elle
J'allais la rejoindre, elle s'accroupit en posant ces mains sur ma ceinture et s'exclama :
- Enfin...
En quelques secondes, elle avait ouvert mon pantalon, pris mon sexe entre ses lèvres et commençait à me sucer. Je jouissais rapidement dans sa bouche.
Après le repas, je faisais la vaisselle quand elle me proposa de finir d'essuyer. Je m'assis à table, j'entrevoyais ses fesses s'agiter sous sa nuisette pendant qu'elle s'affairait avec le torchon. Je me plaçais derrière, ouvrir mon pantalon et commença à frotter mon sexe sur ses fesses rondes et généreuses. Elle ralentit ses efforts de vaisselle pour encourager les caresses de mon pénis.
- J'ai oublié mon dessert, m'exclamais-je
- C'est moi ton dessert ? M'interrogeât-elle
J'étais partager entre ignorer cette remarque ou en profiter. J'ordonnais :
- Sort moi de la confiture
- Enlève ton string
- Monte sur la table, à 4 pattes
Elle répondit :
- Mais la table ne va pas supporter mon poids.
La vieille table de cuisine en bois massif, malgré sa petite taille, pesait une tonne, aucun doute sur sa solidité. Elle me donna la confiture que je posai, je lui présentais une chaise et ma main pour l'accompagner dans la monté. Elle la saisit en posant son pied sur la chaise. Je l'arrêtais :
- Tu n'as pas oubliée quelque chose !
Un peu surprise, elle reposa le pied au sol, dans le doute, mais excitée, son sourire réapparu après une poignée de secondes. Elle retira son string rapidement pour ne pas me faire attendre, en essayant tout de même de garder de la sensualité dans geste. Elle s'appuya une nouvelle fois sur ma main pour grimper.
Elle avait les pieds dans le vide, la tété et les fesses en l'air. Je lui dis de poser sa tête sur la table afin que son dos et la table forme un triangle. Je m'assis, son sexe en face de mon visage, son rectum légèrement plus haut mais tout aussi visible. J'ouvris le pot de confiture de fraise avant d'y plonger mon index. Je tartinais sa vulve copieusement. Je ne suis pas un fan, en général, du cunnilingus, mais je sentais que j'allais m'amuser. Je léchais dans toutes les directions, le mélange de la fraise et de la cyprine n'était pas du meilleur goût, mais je continuais mon ballet sur cette zone érogène.
- J'ai un peu mal, dit-elle.
- Puis-je me baiser un peu ?
Lorsque le goût de fraise a disparu, appuyait mes deux mains sur le haut de ses fesses afin de descendre son bassin, sa vulve était trop basse maintenant.
- C'est mieux ?, dis-je
- Oui
- Tiens-moi ces fesses écartées ! Ordonnais-je.
Je me servais de nouveau en confiture pour en répandre sur son orifice et au-delà. Elle n'était pas friande de la sodomie, pourtant, je la sentais toujours excité. Je léchais de nouveau, avec plus de force que précédemment, j'introduisais ma langue de temps en temps dans son anus resserré. Je continuais parfois en redescendant sur ses lèvres gonflées, en me concentrant sur son cul avec beaucoup de plaisir jusqu'à faire disparaitre toute trace de sucre sur sa peau.
Je me levais d'un coup, en sortant de la cuisine :
- Je te laisse débarrasser...
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Le sujet est sensible = j'adore. J'avais déjà eu droit au tonneau de la part de la modération, et somme de ne plus raconter les aventures de Valéri du GRu, etc... bon pas grave , ...
Comment expliquer la haine viscérale chez certains jeunes contre tout ce qui représente l'ordre ou les services publics ? Le mieux est d'écrire une fiction pour "voir ". Mon texte est trop hard. Tonneau assuré probablement. Alors j'ai demandé à mon IA maso et dressée de le rendre acceptable. Cela elles savent faire ces IA sycophantes et rester dans les clous. Je ne reconnais plus mon texte . Celui ci fait chamalo. Mais bon, on peut quand même "voir"
"Mélania, 18 ans, première année de fac de droit.
Cité des Hauts-de-Nacre, bâtiment C, 7e étage.
Elle n’avait jamais mis les pieds dans un amphithéâtre avant septembre. Maintenant elle y allait en baskets blanches impeccables et perfecto noir, le foulard autour du cou comme une promesse. Le droit, c’était pour comprendre les règles… et savoir exactement où les casser.
Mélania aimait sa cité comme on aime une sœur aînée un peu pourrie : avec tendresse et sans illusion. Les codes, elle les connaissait mieux que le Code civil. Respect. Silence. Réputation. Et la force, toujours la force. À seize ans elle avait déjà mis KO deux mecs qui avaient touché à sa petite sœur. Depuis, on l’appelait « la Domina » avec un mélange de crainte et d’admiration. Elle n’avait jamais demandé le titre. Elle l’avait juste pris.
Ce soir-là, le 14 octobre, elle était en tête de cortège. Foulard noir tiré jusqu’au nez, une batte de baseball démontable glissée dans le dos de son perfecto, et trois pavés soigneusement choisis dans le sac à dos. Devant elle : un fourgon de gendarmerie, un bus de la RATP abandonné, et plus loin les lumières bleues d’un SAMU qui n’osait plus avancer.
Elle sourit sous le tissu.
— Allez les gars, on leur rappelle qui commande ici.
Le premier pavé partit. Puis le deuxième. Le bus prit feu comme une offrande. Les pompiers arrivèrent cinq minutes plus tard, casques baissés, lances déjà sorties. Mélania les regarda avec une tendresse presque maternelle.
— Vous croyez vraiment qu’on va vous laisser éteindre ça ? C’est notre feu. Notre colère. Vous êtes juste les livreurs de l’État.
Un pompier tenta de raisonner. Elle lui répondit en lui envoyant le troisième pavé sur le casque. Le bruit métallique résonna comme un verdict.
Plus tard, seule sur le toit du bâtiment C, cigarette entre les lèvres, elle regardait les sirènes au loin. Sa coloc, Inès, monta la rejoindre.
— T’es vraiment malade, Mel. Tu vas en fac de droit et tu brûles les services publics.
Mélania souffla la fumée.
— Justement. Le droit, c’est le mode d’emploi de la machine. Moi je veux juste savoir où appuyer pour qu’elle s’arrête.
Elle se tourna vers Inès, les yeux brillants.
— Tu comprends pas. L’école m’a dit « travaille et tu monteras ». J’ai travaillé. J’ai eu 16 de moyenne. Et le seul truc qui m’attendait, c’était un stage non rémunéré dans une boîte où le DRH me regardait comme une erreur de casting. Les bus, c’est eux qui nous sortent de la cité pour aller servir les autres. Les pompiers, c’est eux qui viennent quand on s’entretue… et qui repartent en nous laissant dans la merde. Le SAMU, c’est le même. Ils soignent, mais ils soignent le corps. Pas la rage.
Elle éclata d’un rire sec.
— Et la République ? Elle nous a promis l’égalité. Elle nous a donné des tours et des contrôles d’identité. Alors moi, je lui rends la monnaie. Un pavé pour chaque mensonge. Une batte pour chaque promesse non tenue.
Inès secoua la tête.
— T’es une domina, ouais… mais de quoi exactement ?
Mélania écrasa sa cigarette sur le rebord.
— De ma colère. Et de mon territoire. Ici, c’est moi qui décide qui a le droit d’entrer et qui a le droit de repartir en un seul morceau. L’État peut garder ses lois. Moi je garde mes codes.
Elle se leva, ajusta son perfecto, et regarda une dernière fois les lumières bleues qui s’éloignaient.
— Demain j’ai un TD de droit constitutionnel. Je vais leur parler de la souveraineté du peuple.
Elle sourit, féroce.
— Ils vont pas aimer ma définition.
Et elle descendit l’escalier, déjà prête pour la prochaine nuit où les pavés voleraient plus haut que les promesses."
Bisous mon IA maso, ta version normopathique édulcorée me permet d'épargner aux lecteurs ma version trash.
Le but est d'essayer de voir de ressentir d'essayer de comprendre. Et c'est pas facile. Le mieux je crois reste la fiction même si l'on ne peut pas publier la version d'origine écrite en automatique. C'est un procédé cher aux surréalistes. Le garder pour soi et donner à une IA d'en faire une version édulcorée à la camomille? Un essai parmi tant d'autres.
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Sophie s'approcha de Victor, sa langue glissant le long de son sexe, le nettoyant avec application. Elle prit son temps, léchant chaque centimètre, goûtant le mélange de sel et de sueur. Victor frissonna, ses doigts caressant ses cheveux, mais il ne dit rien.
Puis elle se tourna vers Marcus, s'agenouillant devant lui. Sa langue trouva son sexe, encore luisant, et elle le nettoya avec la même dévotion, la même précision. Marcus sentit sa langue chaude, habile, et une nouvelle vague de désir monta en lui, mais il n'osa pas bouger.
Quand elle eut terminé, Sophie se releva, se tourna vers Alessia.
"Puis-je me retirer pour me nettoyer, Maîtresse ?"
Alessia hocha la tête, un sourire approbateur.
"Oui. Tu peux y aller. Tu as été parfaite."
Sophie s'inclina légèrement, puis quitta la pièce, nue, sa silhouette généreuse disparaissant dans le couloir.
Victor se tourna vers Marcus, un sourire aux lèvres.
"Au fait, Marcus. Après tout ça, on va sûrement aller dîner avec Alessia. Si tu veux te joindre à nous, tu es le bienvenu. On pourra discuter tranquillement, apprendre à se connaître."
Marcus, encore à genoux, hocha la tête, surpris par l'invitation.
"J'aimerais beaucoup. Merci."
Victor enfila sa chemise, boutonna les premiers boutons, puis s'approcha d'Alessia, l'embrassa sur la joue.
"À ce soir, ma chérie. Je vous laisse finir."
Il sortit, refermant la porte derrière lui.
Alessia se tourna vers Marcus, toujours à genoux.
"Maintenant, à toi. Nettoie-moi. Avec ta langue."
Il s'approcha, ses lèvres trouvant son sexe, encore humide de leurs ébats. Il la lécha, lentement, goûtant le mélange de saveurs, s'appliquant à la nettoyer comme Sophie l'avait fait pour eux.
Alessia se laissa aller contre son fauteuil, ses doigts dans les cheveux de Marcus. Sa respiration s'accéléra, ses cuisses se serrèrent autour de sa tête. Parfois, elle retenait sa tête, l'empêchant de reculer, le gardant pressé contre elle.
"Plus doux", murmura-t-elle. "Là. Encore."
Il obéit, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts la pénétrant doucement. Elle se cambra, un long frisson parcourant son corps. Quand elle jouit, une vague de chaleur l'envahit, se répandant sur le visage de Marcus, qui sentit l'humidité, la chaleur, l'intensité du moment. Il ne bougea pas, laissant Alessia savourer sa jouissance, ses doigts toujours dans ses cheveux. Sa bouche se remplissait de ce nectar et il s'appliquait à ne perdre aucune goutte.
Quand elle eut terminé, elle le repoussa doucement.
"Bien. Maintenant, tu vas attendre."
Elle se leva, ouvrit un tiroir de son bureau, en sortit un gode ceinture. Noir, luisant, imposant.
"Tu vas me sucer ça. Et tu vas me remercier pour cette chance."
Elle fixa le harnais autour de sa taille, le gode pointant vers Marcus.
"À genoux. Ouvre la bouche."
Il obéit, les lèvres entrouvertes. Elle s'approcha, glissa le gode dans sa bouche, lentement, profondément. Il lecha le bout comme il avait vu Sophie le faire. Allessia entrait de plus en plus profondement. Il le sentit contre sa langue, contre son palais, un objet froid et dur qu'il devait lubrifier.
"Tu n'es qu'une petite pute, Marcus. Une pute à soumis. Tu aimes ça, n'est-ce pas ? Être à genoux, obéir, servir."
Il hocha la tête, les yeux baissés.
"Réponds."
"Oui, Maîtresse."
"Oui, quoi ?"
"Oui, je suis une petite pute. J'aime ça."
Elle sourit, satisfaite, et le laissa téter le gode un long moment, le traitant comme un objet, un jouet. Elle guidait sa tête, ses hanches, le forçant à prendre le gode plus profondément. Il sentait sa salive couler, lubrifiant l'objet, le préparant pour ce qui allait suivre.
Puis elle rappela Sophie.
Sophie revint, nue, propre, son corps encore luisant de sa douche rapide.
"Sophie, prends un gode ceinture. On va s'amuser avec notre petite pute."
Sophie obéit, fixa un harnais autour de sa taille.
"Maîtresse, puis-je avoir l'autorisation de l'humilier ?"
Alessia hocha la tête, un sourire aux lèvres.
"Accordé. Amuse-toi."
Sophie s'approcha de Marcus, un sourire cruel aux lèvres.
"Tu vas nous prendre en broche, petite pute. Et tu ne vas pas jouir. Pas encore."
Alessia se plaça derrière Marcus, Sophie devant lui. Alessia commença à le prendre, d'abord par de petits coups, pour ne pas trop le brusquer, puis de plus en plus profonds, pour finir par le pénétrer profondément. Marcus sentait ce gode le remplir de plus en plus jusqu'à le recevoir. Il apprécia le contact du pubis d’Alessia contre ses fesses, une pression intime, troublante. Il gémit, se cambra.
Pendant qu'Alessia le prenait, Marcus avait le gode de Sophie dans la bouche, le suçant, le lubrifiant. Sophie le regardait, un sourire dominateur aux lèvres.
"Tu es doué avec ta bouche, petite pute. Tu as de l'expérience."
Elle lui cracha dans la bouche, un geste de mépris, d'humiliation. Marcus avala, les joues rouges, excité malgré lui.
Puis elles changèrent de place. Sophie se plaça derrière Marcus, Alessia devant lui. Sophie cracha dans sa raie, un geste délibéré, humiliant, puis le prit d'un coup sec. Marcus cria, un cri de surprise et de plaisir. Sophie lui griffa le dos, ses ongles laissant des traces rouges sur sa peau.
"Tu aimes ça, hein ? Être notre jouet, notre chose. Regarde-toi, à quatre pattes, offert, utilisé."
Marcus gémit, se cambra.
Alessia rit, donnant une claque sur la fesse de Marcus.
"Tu es une vraie petite pute. Une chienne en chaleur. Tu prends tout ce qu'on te donne, et tu en redemandes."
Sophie accéléra, ses hanches claquant contre les fesses de Marcus.
"Dis-le. Dis que tu es notre pute."
"Je suis votre pute", murmura-t-il.
"Plus fort."
"Je suis votre pute !"
Alessia le gifla légèrement sur la joue.
"Bien. Tu commences à comprendre."
Sophie continua, ses coups de plus en plus profonds, ses griffures de plus en plus marquées. Marcus sentait la douleur et le plaisir se mêler, une confusion délicieuse qui le submergeait.
Alessia, elle, observait Sophie avec un sourire amusé.
"On dirait que tu deviens une vraie Dom, Sophie. Tu prends goût au pouvoir."
Sophie sourit, sans ralentir.
"J'apprends de la meilleure, Maîtresse."
Alessia rit doucement.
"À la sortie, vous aurez le droit d'échanger vos contacts. Je pense que vous avez des choses à explorer, tous les deux."
Elles le prirent longtemps, le retournant, le remplissant, le vidant. Marcus était un objet entre leurs mains, un jouet qu'elles se partageaient, humilié, utilisé, adoré.
Quand elles furent satisfaites, elles le laissèrent s'allonger sur le sol, épuisé, tremblant. Mais Marcus n'avait pas joui. Il était frustré, tendu, le sexe douloureux.
Sophie s'approcha d'Alessia, un sourire aux lèvres.
"Maîtresse, puis-je demander une faveur ?"
Alessia haussa un sourcil.
"Laquelle ?"
"J'aimerais qu'on le laisse jouir. Il a été très obéissant. Il mérite une récompense."
Alessia réfléchit un instant, puis hocha la tête.
"Accordé. Mais c'est toi qui t'en occupes."
Sophie s'agenouilla devant Marcus, sa bouche trouvant son sexe. Elle le prit, lentement d'abord, puis plus profondément, ses mains caressant ses cuisses, son ventre. Marcus gémit, se cambra, le plaisir montant enfin, après des heures de frustration. Sophie accéléra, sa langue et ses lèvres expertes, jusqu'à ce que Marcus jouisse, une vague de plaisir le submergeant, le laissant tremblant, épuisé, vidé.
Sophie avala, puis se releva, essuyant sa bouche du revers de la main.
Alessia la regarda, un sourire amusé aux lèvres.
"Pute gourmande."
Sophie sourit, sans honte.
"J'aime ça, Maîtresse."
Elle se retira, ramassant ses affaires, se rhabillant rapidement. Avant de sortir, elle s'approcha de Marcus, s'agenouilla à côté de lui.
"Au plaisir, Marcus. On se reverra."
Elle glissa un papier dans sa main, un numéro de téléphone, puis sortit.
Alessia s'assit à côté de Marcus, caressant ses cheveux.
"Marcus, je dois te dire quelque chose. Je suis psychologue. Si tu as besoin de parler, de te confier, je suis là. Pas en tant que Maîtresse. En tant qu'amie."
Il la regarda, surpris.
"Vous feriez ça ?"
"Bien sûr. Tu es un jeune homme intéressant. Et je sens que tu portes des choses lourdes. Des choses que tu n'as jamais dites à personne."
Il resta silencieux un moment, puis hocha la tête.
"Oui. J'ai des choses à raconter."
Il lui parla. Il lui raconta son adolescence, les bananiers, le tuyau d'arrosage, la carotte, le collier, la nuit avec l'objet conique. Il lui raconta le cyber, la gérante, le chantage, la nuit chez elle. Il lui raconta comment il avait dominé, puis comment il était revenu à la soumission.
Alessia écoutait sans jugement ni commentaire. Parfois, elle hochait la tête, parfois elle posait une question douce.
"La gérante du cyber... c'est un personnage intéressant", dit-elle pensivement. "Elle t'a pris sous son aile, elle t'a initié, elle t'a fait découvrir une part de toi. Comment cela a-t-il évolué, entre vous ?"
Marcus réfléchit un instant, les souvenirs remontant à la surface.
"Après cette nuit, on s'est revus. Plusieurs fois. Elle m'a appris des choses, elle m'a guidé. Mais elle n'était pas une vraie Domina. Elle aimait jouer, mais elle ne savait pas vraiment où elle allait. Alors, petit à petit, on s'est éloignés. Je suis parti étudier ici, et on a perdu contact."
Alessia hocha la tête, mais elle ne semblait pas satisfaite.
"Raconte-moi plus. Comment était-elle, avec toi ? Comment se passaient vos séances ? Qu'est-ce qu'elle t'a appris que tu n'oublieras jamais ?"
Marcus sourit, les souvenirs affluant.
"Elle m'a appris à lâcher prise. À faire confiance. Elle m'a appris que la soumission n'était pas une faiblesse, mais une force. Elle m'a appris à écouter mon corps, à connaître mes limites, à les exprimer. Elle m'a appris... à être moi."
Alessia hocha la tête, un sourire doux aux lèvres.
"Elle t'a donné quelque chose de précieux. Même si elle n'était pas une vraie Domina, elle t'a guidé sur le chemin."
Il hocha la tête, les larmes aux yeux.
"Oui. Je lui serai toujours reconnaissant."
"Et tu as encore beaucoup à découvrir. Beaucoup à explorer. Beaucoup à raconter."
Elle caressa sa joue.
"Continue, Marcus. Raconte-moi la suite."
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Il existe des gestes qui semblent simples jusqu'à ce qu'on leur donne un autre sens. La fessée en fait partie.
Un mouvement de la main, un bruit bref, une sensation sur la peau. Pris séparément, ces éléments paraissent presque ordinaires. Dans une dynamique BDSM, pourtant, ils peuvent devenir les composantes d'un langage beaucoup plus subtil. Car la fessée n'est pas seulement une question d'impact : elle parle de confiance, d'abandon, de contrôle, d'attente et parfois même de tendresse.
Elle transforme le corps en espace d'expression et la relation entre deux personnes en quelque chose de profondément ritualisé.
Le corps comme langage
La peau est un formidable récepteur. Elle garde la chaleur, réagit au contact et témoigne de l'intensité d'une expérience. La fessée devient parfois une sorte de page sur laquelle le moment s'inscrit.
La rougeur, la chaleur ou la sensibilité qui persiste après la séance peuvent participer à l'expérience. Mais ce qui donne véritablement du sens au geste n'est pas la marque laissée sur la peau : c'est ce qu'elle représente.
Pour une personne soumise, recevoir peut signifier accepter de se placer volontairement dans une position de vulnérabilité. Elle choisit de faire confiance à quelqu'un et d'accepter, dans un cadre défini ensemble, que cette personne prenne momentanément davantage de contrôle.
Pour le dominant, cette confiance représente une responsabilité. Il ne s'agit pas simplement de frapper, mais d'observer, d'écouter, d'adapter et de savoir quand continuer, quand ralentir et quand s'arrêter.
Le paradoxe de la fessée
La fessée repose sur un paradoxe intéressant : un geste qui pourrait, dans un autre contexte, être vécu comme agressif devient ici un acte choisi.
Une personne accepte volontairement quelque chose qu'elle pourrait refuser. C'est précisément ce renversement qui donne à la pratique une partie de sa dimension psychologique.
La personne soumise ne perd pas réellement son autonomie. Elle choisit de mettre temporairement une partie du contrôle entre les mains de quelqu'un d'autre. Et cette différence est fondamentale.
La domination n'est pas l'absence de consentement. C'est une forme de pouvoir confiée volontairement.
L'attente avant le geste
La fessée commence parfois avant même le premier impact. Elle commence dans l'anticipation : un regard, une consigne, une posture ou simplement un silence peuvent suffire à créer une tension particulière.
Cette tension fait partie intégrante de nombreuses pratiques. Mais ici Le cerveau anticipe avant même que le corps ne ressente quoi que ce soit. C'est pourquoi le rythme, les pauses et les changements d'intensité peuvent avoir une importance considérable.
Il ne s'agit pas nécessairement d'aller toujours plus loin. Il s'agit de construire une expérience. Comme en musique, le silence peut avoir autant d'importance que le son.
Le rythme : entre répétition et anticipation
La répétition transforme rapidement un geste isolé en rythme. Et le rythme transforme à son tour la perception.
Un mouvement régulier peut créer une forme de concentration. Les pensées quotidiennes s'éloignent progressivement et l'attention se recentre sur les sensations présentes. Certaines personnes décrivent alors une impression de déconnexion du quotidien : le temps semble différent et les préoccupations habituelles perdent momentanément leur importance.
C'est l'une des raisons pour lesquelles certaines personnes associent la fessée à une forme de lâcher-prise particulièrement profonde. La sensation physique n'est alors qu'une partie de l'expérience. L'autre partie se trouve dans ce qui se passe mentalement.
La main et les accessoires
La main possède une particularité que les accessoires n'ont pas : elle établit un contact direct. Elle transmet non seulement une sensation, mais également une présence.
Les accessoires peuvent ensuite modifier cette perception. Chacun possède ses caractéristiques propres, son rythme, son bruit et son type de sensation. Certains privilégient la précision, d'autres l'aspect cérémoniel ou simplement la variété.
Mais l'outil reste secondaire. L'essentiel demeure toujours la personne qui l'utilise, la relation entre les partenaires et le cadre dans lequel la pratique se déroule.
Un accessoire ne remplace jamais la communication, et aucune intensité ne devrait être recherchée simplement pour elle-même.
La discipline : quand la fessée devient un langage d'autorité
La fessée peut également s'intégrer dans une dynamique de discipline. Dans ce contexte, elle peut symboliser une conséquence prévue à l'avance ou participer à un scénario dans lequel le dominant incarne une figure d'autorité.
La frontière entre jeu de rôle et discipline réelle doit toutefois être claire. Les partenaires doivent savoir ce qu'ils jouent, ce qu'ils acceptent réellement et ce qui reste strictement hors limites.
Une dynamique saine ne repose pas sur la peur de conséquences imprévisibles. Elle repose sur des règles connues, un consentement clair et la possibilité de modifier ou d'interrompre la dynamique.
Le consentement : la véritable fondation
Toute cette construction repose sur un élément invisible mais essentiel : le consentement.
Avant une séance, il est utile de parler ouvertement des pratiques souhaitées, des limites, des zones concernées et de l'intensité. Certaines choses peuvent être acceptées, d'autres négociables, tandis que certaines restent totalement exclues.
Et surtout, le consentement n'est jamais définitif. Une personne peut changer d'avis, demander une pause ou arrêter. Cette possibilité ne détruit pas la dynamique de domination ; au contraire, elle permet à celle-ci d'exister dans un véritable cadre de confiance.
Savoir lire l'autre
Être dominant ne consiste pas uniquement à donner des ordres. Cela implique aussi de savoir observer.
La respiration change, le langage corporel évolue, la voix peut se modifier. La personne peut devenir plus silencieuse ou, au contraire, chercher davantage de communication. Tous ces éléments doivent être pris en compte.
La maîtrise ne réside donc pas dans la capacité à aller toujours plus loin. Elle réside dans la capacité à rester attentif.
Un bon cadre laisse suffisamment de place à l'intensité sans jamais perdre de vue la personne qui se trouve en face.
Et puis vient le silence
Une séance ne s'arrête pas nécessairement au dernier geste. Il existe un moment particulier après l'intensité, lorsque le rythme redescend, que la respiration retrouve progressivement son calme et que le corps revient à un état plus ordinaire.
C'est le moment de l'aftercare.
Une couverture, de l'eau, une présence, quelques mots ou simplement le fait de rester ensemble peuvent suffire. L'aftercare rappelle quelque chose d'essentiel : derrière les rôles, il y a deux personnes.
Le dominant et la soumise peuvent jouer avec leurs positions pendant la séance. Mais lorsque celle-ci se termine, la confiance demeure.
Ce que les marques racontent
Une marque n'est pas nécessairement un trophée. Elle peut simplement être la trace temporaire d'une expérience.
Certaines personnes apprécient cette dimension visuelle parce qu'elle prolonge le souvenir de la séance. D'autres préfèrent qu'aucune marque ne soit visible. Il n'existe pas de manière universelle de vivre la fessée.
Ce qui compte est ce que cette trace représente pour les personnes concernées et la manière dont elles souhaitent vivre cette dimension de leur pratique.
Une pratique qui dépasse la douleur
Réduire la fessée à la douleur serait finalement passer à côté d'une grande partie du sujet.
La sensation physique n'est qu'un élément. Autour d'elle gravitent l'attente, le regard, le rythme, la confiance, la vulnérabilité, la maîtrise et parfois le désir de lâcher complètement prise.
La personne dominante prend le contrôle ; la personne soumise choisit de le lui confier. Cette apparente contradiction constitue précisément l'une des particularités de la dynamique BDSM..
Un langage à deux
Au fond, la fessée est peut-être moins une histoire de coups qu'une histoire de communication.
Un geste répond à un autre. Une réaction peut modifier le rythme. Un regard peut remplacer une phrase. Un mot peut arrêter toute la séance. Le corps parle, mais les partenaires doivent continuer à s'écouter.
C'est cette conversation silencieuse qui donne à la pratique sa profondeur.
La fessée peut être intense, ritualisée, disciplinée, ludique ou profondément intime. Mais lorsqu'elle est vécue dans un cadre de confiance, elle devient autre chose qu'un simple contact physique : elle devient un langage.
Un langage qui se construit à deux, dont les règles sont négociées avant d'être vécues et dont la dernière phrase devrait toujours être la même :
la confiance n'est jamais abandonnée, même lorsque le contrôle l'est.
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Dans les semaines qui suivirent, Morel reçut plusieurs fois Alexandre seul.
Elle voulait s’assurer qu’il distinguait son amour pour Anne de la peur de l’abandon et que son désir d’appartenance ne dissimulait pas une volonté de disparaître. Alexandre supportait difficilement ces conversations. Il savait expliquer des systèmes complexes à une salle remplie d’ingénieurs, mais peinait à décrire ce qu’il ressentait lorsqu’Anne refermait son collier.
Morel ne lui permettait pas de se réfugier dans son humour.
— Vous plaisantez chaque fois que vous approchez d’une réponse importante.
— Je plaisante aussi lorsque je m’en éloigne. Cela rend le diagnostic moins fiable.
— Que ressentez-vous lorsque Anne décide à votre place ?
Alexandre contempla ses mains.
— Du calme.
— Seulement du calme ?
— De la gratitude.
— Pourquoi ?
Il chercha ses mots.
— Parce qu’elle accepte la responsabilité de ma confiance. Je n’ai plus besoin de deviner comment prendre place dans son univers. Elle me le montre.
— Et si cette place change ?
— Je m’adapterai.
— Et si elle devient dangereuse ?
Cette fois, il ne plaisanta pas.
— Je le lui dirai.
Morel attendit.
— Même si cela lui déplaît, ajouta-t-il.
Lorsqu’elle fut convaincue qu’il comprenait la portée de son engagement, elle lui expliqua le déroulement de la cérémonie.
Il porterait le caleçon de cuir choisi par Anne et sa cage de chasteté resterait visible, conformément au protocole imaginé par Madame Thomas. Un voile couvrirait son visage jusqu’au moment où Anne accepterait de le reconnaître comme son bien.
Cependant, avant l’entrée d’Anne, Alexandre signerait le pacte debout, sans collier et en présence des témoins.
— Pourquoi debout ? demanda-t-il.
— Parce que personne ne doit pouvoir prétendre que vous avez signé sous l’autorité de votre maîtresse. Vous vous agenouillerez ensuite par choix.
— Madame Thomas est d’accord ?
— Elle le sera.
— Ce n’est pas exactement une réponse.
— Vous apprenez vite.
Pendant que Morel préparait Alexandre, Madame Thomas s’occupa d’Anne.
Elle l’emmena dans un atelier privé où plusieurs robes avaient été préparées. La première était trop stricte. La deuxième la transformait en caricature de dominatrice. La troisième provoqua un silence lorsqu’elle apparut devant les miroirs.
La robe était confectionnée dans un cuir noir souple. Son décolleté profond soulignait sa poitrine sans perdre son élégance. La jupe suivait la ligne de ses hanches avant de s’ouvrir sur le côté jusqu’au haut de sa cuisse.
Une paire de cuissardes à talons hauts complétait la tenue. Des gants de cuir remontaient jusqu’à ses coudes.
Madame Thomas fit apporter une large ceinture. Une attache avait été prévue sur le côté pour recevoir un fouet soigneusement enroulé.
Elle le fixa elle-même.
Anne se contempla dans le miroir.
La femme qui lui faisait face ne ressemblait pas à Madame Thomas. Elle ne ressemblait pas davantage aux dominatrices artificielles découvertes autrefois sur Internet.
Elle ressemblait à Anne, débarrassée de la nécessité de s’excuser pour l’espace qu’elle occupait.
— Vous êtes satisfaite ? demanda Madame Thomas.
— Oui.
— Vous avez choisi une tenue qui attire le regard.
— Je n’ai jamais eu peur d’être regardée.
— Non. Mais autrefois, vous provoquiez pour obliger les autres à réagir. Aujourd’hui, vous choisissez l’effet que vous produisez.
Anne effleura le manche du fouet.
— Morel pense que vous allez trop loin.
— Morel pense que tout pouvoir doit conserver un témoin capable de l’interrompre.
— Et vous ?
Madame Thomas ajusta la ceinture.
— Je pense qu’une femme ne découvre pas toute l’étendue de son autorité si elle garde continuellement une main sur le frein.
— C’est pourtant utile avant un virage.
Madame Thomas releva les yeux vers le miroir.
Leurs regards s’y rencontrèrent.
— Vous n’êtes plus aussi facile à impressionner.
— Je considère cela comme un compliment.
— C’en est un.
Le jour de la cérémonie, Morel vint chercher Alexandre une heure avant l’arrivée des invitées.
Anne attendit qu’ils soient partis pour se préparer. Lorsqu’elle descendit, Steinberg l’attendait dans l’entrée.
La médecin la contempla.
— Je comprends mieux pourquoi Alexandre a accepté les clauses sur la perte d’autonomie vestimentaire.
Anne sourit.
— Il les a acceptées parce qu’il ne possède que des chaussettes noires.
— Une situation médicale préoccupante.
La cérémonie se déroulait dans le grand salon de Madame Thomas. Les meubles avaient été retirés afin de créer une allée centrale bordée de bancs. Une vingtaine de femmes étaient présentes. Certaines connaissaient déjà Madame Thomas et René. D’autres avaient été invitées par Morel ou Steinberg en raison de leur intérêt pour la société qu’elles commençaient à imaginer.
Au fond de la salle, Alexandre attendait debout.
Son visage était dissimulé sous un voile clair. Il portait la tenue choisie par Anne, mais aucun collier n’entourait encore son cou.
Morel se plaça devant lui.
— Alexandre, vous tenez entre vos mains le pacte que vous avez contribué à écrire. Avez-vous pu le relire aujourd’hui sans la présence d’Anne ?
— Oui.
— Comprenez-vous que personne ici ne peut vous obliger à le signer ?
— Oui.
— Souhaitez-vous toujours placer votre vie domestique et intime sous son autorité selon les limites que vous avez définies ensemble ?
— Oui.
— Dites son nom.
— Anne.
— Dites ce que vous choisissez.
Sa voix trembla légèrement.
— Je choisis de devenir son bien humain.
Morel lui tendit un stylo.
Alexandre signa.
Il se tenait encore debout, libre de tout collier et de tout ordre. Lorsqu’il rendit le stylo, Morel s’écarta.
La musique choisie par Anne commença.
Alexandre s’agenouilla.
Les portes s’ouvrirent.
Anne entra dans la salle.
Le cuir de ses cuissardes accompagnait chacun de ses pas d’un bruit régulier. La fente de sa robe découvrait sa cuisse lorsqu’elle avançait. Le fouet attaché à sa ceinture rappelait l’autorité qu’elle acceptait de porter autant que celle qu’elle désirait exercer.
Elle sentit les regards des femmes présentes se tourner vers elle.
Quelques mois auparavant, cette attention l’aurait poussée à relever le menton par défi. Cette fois, elle n’avait rien à prouver. Elle connaissait la place vers laquelle elle marchait.
Alexandre gardait la tête baissée.
Anne se plaça devant Alexandre et leva lentement le voile.
Elle découvrit son visage.
Ce qu’elle vit dans ses yeux ne ressemblait à rien de ce qu’il lui avait montré jusque-là. Il n’y avait ni jeu ni simple excitation. Son regard exprimait une gratitude profonde, mêlée à une forme de vénération qui aurait autrefois effrayé Anne.
Ce jour-là, elle l’accueillit.
Alexandre ne la regardait pas comme une femme parfaite. Il contemplait celle qu’il avait choisie malgré ses contradictions, sa colère et son désordre. Il lui confiait une place qu’aucune loi ne pouvait entièrement définir.
Cette certitude donna à Anne une énergie nouvelle.
Elle lui tendit sa main gantée.
Alexandre y déposa un baiser, puis abaissa le regard vers ses cuissardes. Il se pencha et embrassa respectueusement chacune d’elles.
Lorsqu’il redressa la tête, Anne lui permit enfin de la contempler.
La stupéfaction d’Alexandre devant sa tenue lui arracha un sourire.
— Tu me trouves à ton goût ? demanda-t-elle à voix basse.
— Vous êtes magnifique, Maîtresse.
Le vouvoiement la surprit, mais elle ne le corrigea pas.
Anne sortit alors le nouveau collier.
Il était plus large que le premier et avait été réalisé spécialement pour la cérémonie. Une petite plaque métallique y était fixée. Sur une face figurait le prénom d’Alexandre suivi du nom d’Anne. Sur l’autre était gravée une phrase simple :
Bien d’Anne.
Elle passa le collier autour de son cou et en ferma la serrure.
Le déclic fut suivi d’un profond silence.
Anne conserva la clé.
Madame Thomas prit la laisse que René lui tendait et la présenta à Anne.
— Cette laisse ne vous est pas remise pour conduire un animal. Elle matérialise le droit qu’Alexandre vous accorde de déterminer son chemin. Faites-en un usage digne de sa confiance.
Anne saisit la poignée, puis fixa le mousqueton à l’anneau du collier.
— À quatre pattes, ordonna-t-elle.
Alexandre prit immédiatement la position demandée.
Anne descendit de l’estrade et s’engagea dans l’allée. Alexandre avançait près de ses bottes, guidé par la laisse.
Les femmes présentes applaudirent.
Anne releva la tête. Pour la première fois, elle ne se sentit ni observée ni jugée pour l’autorité qu’elle affichait. Ces femmes reconnaissaient son choix et la responsabilité qu’elle venait d’accepter.
À la sortie du salon, elle ralentit afin qu’Alexandre reste exactement à sa hauteur.
Il ne marchait pas derrière elle.
Il avançait à la place qu’elle avait choisie pour lui.
La réception qui suivit ressemblait par bien des aspects à une soirée de noces. Les femmes portèrent des toasts, la musique reprit et un repas fut servi dans la grande salle à manger. Pourtant, aucune place n’avait été prévue pour Alexandre à la table principale.
Anne s’installa dans un large fauteuil au centre.
Alexandre prit place sur un coussin à ses pieds. René déposa devant lui une écuelle en céramique noire contenant une portion du même repas que celui servi aux invitées.
Alexandre observa le récipient.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Anne.
— Je pensais que les mariés avaient droit à une part de gâteau plus grande.
— Tu n’es pas le marié.
— C’est une différence institutionnelle dont je mesure déjà les conséquences.
Anne éclata de rire et passa une main dans ses cheveux.
— Si tu es sage, je te donnerai un peu du mien.
Autour d’eux, les conversations reprirent. Certaines femmes vinrent féliciter Anne. D’autres l’interrogèrent sur le pacte, sur son autorité ou sur ce qu’elle avait ressenti en voyant Alexandre agenouillé sous son voile.
Alexandre mangeait au pied de sa maîtresse, conscient des regards mais étrangement paisible.
À plusieurs reprises, Anne baissa les yeux vers lui. Chaque fois, il était là.
Elle lui donna finalement un morceau de gâteau du bout de sa fourchette. Alexandre l’accepta avec un sourire avant d’embrasser ses doigts gantés.
Plus tard dans la soirée, René s’approcha pour débarrasser son écuelle.
Les deux hommes échangèrent un regard silencieux. René remarqua la plaque fixée au nouveau collier.
— Bienvenue, murmura-t-il.
Alexandre inclina la tête.
Anne entendit le mot.
Elle observa Madame Thomas, entourée par les doctoresses Morel et Steinberg. Les trois femmes discutaient déjà avec plusieurs invitées intéressées par le modèle qu’elles venaient de voir naître.
Cette cérémonie n’avait aucune valeur religieuse et sa portée juridique restait imparfaite. Pourtant, elle venait de transformer quelque chose entre Anne et Alexandre.
Elle ne lui avait pas promis de marcher éternellement à ses côtés.
Elle avait promis de lui donner une place dans son monde et d’assumer la responsabilité de l’y garder.
Alexandre n’était pas devenu son mari.
Il était devenu son bien.
Et tandis qu’il reposait calmement contre ses jambes, son collier fermé autour du cou et sa laisse toujours enroulée dans la main d’Anne, aucun des deux ne regretta le mariage auquel ils avaient renoncé.
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La doctoresse Morel reçut Anne trois jours plus tard.
Son cabinet ne ressemblait pas à celui qu’Anne avait imaginé. Aucun diplôme n’était placé ostensiblement derrière le bureau. Deux fauteuils se faisaient face près d’une fenêtre, séparés par une petite table ronde.
Morel lui désigna le premier.
— Où est votre bureau ? demanda Anne.
— Derrière la porte.
— Vous n’en avez pas besoin pour cet entretien ?
— Je préfère ne pas donner à un meuble la responsabilité de mon autorité.
Anne s’assit.
— Madame Thomas aurait choisi le fauteuil le plus haut.
— Madame Thomas n’a pas besoin de fauteuil pour produire cet effet.
— Vous l’admirez.
— Beaucoup.
— Mais vous n’êtes pas d’accord avec elle.
Morel croisa les jambes.
— L’admiration n’exige pas l’obéissance intellectuelle.
Pendant presque une heure, elle posa des questions à Anne.
Que ferait-elle si Alexandre acceptait un ordre uniquement par peur de la décevoir ? Pourrait-elle interrompre une pratique dont elle tirait du plaisir ? Accepterait-elle qu’il lui dise non devant une autre femme ? Souhaitait-elle assurer son bonheur ou le façonner selon sa propre définition ?
Anne répondit d’abord avec assurance. Peu à peu, les questions devinrent plus inconfortables.
— Que se passera-t-il le jour où vous lui donnerez un ordre sous le coup de la colère ?
— Je ne mélange pas nos pratiques avec une dispute.
— Vous ne l’avez jamais fait jusqu’à présent.
— Et je ne le ferai pas.
— Ce n’est pas une réponse. Vous ne serez pas toujours raisonnable, Anne.
Elle se raidit.
— Madame Thomas ne m’a posé aucune de ces questions.
— Madame Thomas veut savoir si vous êtes capable de commander. Moi, je veux savoir si vous êtes capable de vous arrêter.
— Vous n’avez donc pas confiance en elle ?
— J’ai confiance dans son intelligence. Beaucoup moins dans son goût pour les limites.
Anne se leva et marcha jusqu’à la fenêtre.
— Alexandre veut devenir un véritable esclave.
— Que signifie « véritable » pour lui ?
— Ne plus pouvoir reprendre sa décision.
— Et pour vous ?
Anne ne répondit pas immédiatement.
— Je veux qu’il m’appartienne. Mais je ne veux pas être la femme qui profitera de sa peur de me perdre pour l’enfermer.
— Alors ne le soyez pas.
— C’est un peu court comme conseil.
— Les principes essentiels le sont souvent. Leur application, en revanche, peut occuper une vie entière.
Anne se retourna.
— Madame Thomas pense que son identité doit finir par se confondre avec la mienne.
— Une partie de ce qu’Alexandre appelle son identité masculine est probablement faite de rôles appris, de devoirs sociaux et de privilèges qu’il ne désire pas conserver. Madame Thomas veut démanteler cet ensemble.
— Et vous ?
— Je veux distinguer ce qui lui a été imposé de ce qui le constitue. Son humour, son intelligence, sa créativité, ses attachements et sa capacité de jugement ne sont pas des obstacles à votre autorité.
Morel se pencha légèrement.
— La volonté d’Alexandre n’est pas votre ennemie. Elle est la matière sur laquelle votre autorité s’exerce. Un homme privé de volonté ne vous obéit pas. Il fonctionne.
La phrase accompagna Anne jusqu’à la maison.
Alexandre l’attendait dans le salon. Le contrat était posé sur la table, entouré de feuilles couvertes de notes.
— Tu as commencé sans moi.
— Morel a dit que nous devions le lire séparément.
— Elle n’a pas dit que tu devais tenter de le réécrire entièrement.
— Je n’ai modifié que les parties techniquement incohérentes.
Anne retira sa veste et s’assit.
— Combien ?
— Trente-sept.
Elle contempla l’épaisseur du document.
— Il n’y a que vingt-quatre clauses.
— Certaines sont incohérentes de plusieurs manières.
Anne tendit la main.
— Donne-moi ça.
Alexandre lui remit les feuilles.
Elle lut d’abord les clauses concernant la vie quotidienne. Il avait rayé le paragraphe qui préservait ses décisions personnelles.
— Tu as supprimé ton autonomie domestique.
— Elle me semblait contradictoire avec la notion d’appartenance totale.
— Tes décisions personnelles comprennent tes vêtements, tes loisirs et l’organisation de ton travail.
— Je suis prêt à te les confier.
— Tu veux que je choisisse aussi tes chaussettes ?
— Si tu souhaites exercer pleinement ton autorité…
— Alexandre, tu ne possèdes que des chaussettes noires.
— Ce qui simplifierait considérablement la gouvernance.
Anne tenta de conserver son sérieux.
— Et si je t’ordonne d’en porter des jaunes ?
Une inquiétude sincère traversa son visage.
— Dans quel contexte ?
Elle éclata de rire.
— Tu veux devenir un esclave absolu, mais les chaussettes jaunes exigent une étude d’impact ?
— Il faut bien conserver une hiérarchie des risques.
Elle reprit sa lecture.
Alexandre proposait également de lui remettre tous ses mots de passe, ses accès personnels et le contrôle de ses comptes numériques.
— Certainement pas.
— Pourtant, mes données font partie de mes biens.
— Je ne veux pas recevoir une alerte chaque fois que tu te connectes au réseau de ton entreprise.
— Nous pourrions établir plusieurs niveaux d’autorisation.
— Tu es en train de concevoir l’architecture informatique de ton propre esclavage.
— Je préfère que le système soit correctement sécurisé.
— Et moi, je préfère que mon esclave reste capable de réparer le Wi-Fi.
Alexandre récupéra une feuille et nota quelque chose dans la marge.
— Qu’est-ce que tu écris ?
— Maintien d’une autonomie technique en cas de panne critique.
Elle lui arracha le stylo.
— Arrête.
Le sourire d’Alexandre disparut lorsqu’elle atteignit la clause de révocation. Il avait supprimé le paragraphe permettant à l’un d’eux de suspendre le pacte.
— Pourquoi as-tu rayé cela ?
— Parce que je ne veux pas d’un engagement provisoire.
— Une possibilité de retrait ne rend pas l’engagement provisoire.
— Si je peux reprendre demain ce que je te donne aujourd’hui, comment pourras-tu croire que je t’appartiens réellement ?
— Parce que tu choisiras de rester.
— Ce n’est pas suffisant.
Anne posa les documents sur la table.
— Pour moi, si.
— Tu refuses le mariage parce que tu considères qu’il enferme les femmes dans une institution. Mais lorsque je te demande un engagement qui m’empêcherait de partir, tu refuses également.
— Précisément parce que je refuse de reproduire cette prison sur toi.
— Je ne le vivrais pas comme une prison.
— Tu ne peux pas savoir comment tu le vivras dans dix ans.
— Toi non plus.
Le silence tomba entre eux.
Anne ouvrit l’écrin du collier. Alexandre observa le cuir noir, croyant qu’elle allait le lui mettre.
Elle posa au contraire l’objet à l’autre extrémité de la table.
— Pas de collier pendant cette discussion. Ta maîtresse n’existe pas encore dans le cadre que nous sommes en train de définir. Je veux entendre Alexandre.
— C’est justement Alexandre qui te demande cela.
— Alors Alexandre doit accepter que je puisse lui répondre non.
Il se leva et marcha jusqu’à la fenêtre.
— Je veux être ton esclave. Un vrai.
Anne le rejoignit.
— Et moi, je veux posséder Alexandre.
— Je ne comprends pas la différence.
— J’aime l’homme qui trouve des solutions impossibles, celui qui me fait rire au pire moment, celui qui transforme mon chaos en quelque chose d’habitable sans essayer de le supprimer. Si je détruis tout cela, qu’est-ce qu’il me restera à posséder ?
— Quelqu’un qui t’obéit.
— Une coquille vide peut obéir. Je ne veux pas d’une coquille vide.
Elle posa une main contre son dos.
— Je ne veux pas que tu sois moins intelligent, moins drôle ou moins vivant. Je veux décider de la place que toutes ces choses occupent auprès de moi.
— Et si je change d’avis ?
— Tu devras me le dire.
— Tu pourrais refuser.
— Je pourrais te demander d’attendre. Je pourrais te rappeler les raisons de ton choix. Je pourrais exiger que nous en parlions avec Morel. Mais je ne t’enfermerai jamais dans une décision que tu ne serais plus capable d’assumer.
Il resta immobile.
— Cela te paraît encore insuffisant ?
— Cela me fait peur.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai peur qu’un jour tu décides que me garder représente trop de travail.
Anne le força à se retourner.
— Tu crois qu’un contrat irrévocable ferait disparaître cette peur ?
— Non.
— Alors ne lui demande pas de choisir à ta place.
La résistance qu’elle cherchait depuis plusieurs semaines apparaissait enfin. Non contre son autorité, mais au cœur même de la manière dont Alexandre voulait la lui offrir.
Ils travaillèrent jusqu’au milieu de la nuit.
Anne rétablit certaines clauses, en supprima d’autres et réécrivit entièrement la définition de l’appartenance. Alexandre protesta, argumenta et proposa des formulations alternatives. Chaque fois qu’il glissait vers une logique absolue, Anne l’obligeait à expliquer ce qu’il cherchait réellement.
À deux heures du matin, une phrase demeurait entre eux :
Mon appartenance ne naît pas de mon incapacité à choisir, mais du choix renouvelé de confier à Anne la place que j’occuperai dans notre vie commune.
Anne traça un cercle autour des mots.
— Celle-là reste.
— C’est un ordre ?
— La première clause de notre pacte.
Le texte final reconnaissait l’autorité prépondérante d’Anne dans leur vie domestique et intime. Alexandre s’engageait à obéir sans transformer chaque ordre en négociation. Son travail, sa santé, sa conscience et sa capacité juridique demeuraient toutefois sous sa responsabilité.
Le mot de sécurité suspendrait immédiatement l’autorité d’Anne. Alexandre pourrait demander un entretien privé avec Morel ou Steinberg. Une volonté de rupture ouvrirait une période de suspension durant laquelle aucune pratique de domination ne serait autorisée.
Anne refusait de pouvoir lui ordonner de renoncer à son métier, à ses relations affectives essentielles ou à sa capacité d’exprimer un danger.
En contrepartie, Alexandre prendrait son nom comme nom d’usage. Il reconnaîtrait officiellement sa place sous son autorité et porterait les signes d’appartenance qu’elle choisirait.
Une semaine plus tard, ils présentèrent leur version à Madame Thomas, Morel et Steinberg.
Madame Thomas lut le document en silence.
— Vous lui laissez beaucoup d’issues.
— Je lui laisse des protections.
— Chaque protection peut devenir un moyen de reprendre ce qu’il vous a offert.
— Et l’absence de protection peut transformer son offre en piège.
Madame Thomas posa le document.
— Vous refusez donc l’appartenance totale.
— Je refuse votre définition de l’appartenance totale.
Morel ne dissimula pas son intérêt.
— Quelle est la vôtre ?
Anne posa une main sur l’épaule d’Alexandre.
— Alexandre sera mon bien. Son temps à la maison, son service, son corps dans les limites convenues et la place qu’il occupera auprès de moi dépendront de mon autorité. Mais son intelligence, sa parole et sa capacité à reconnaître un danger resteront intactes.
Madame Thomas soutint son regard.
— Vous pensez pouvoir exercer une domination réelle sur un homme qui conserve le droit de vous contredire ?
— Il ne pourra pas discuter chaque ordre sous prétexte qu’il possède une opinion. En revanche, s’il estime que je mets sa santé, son travail ou notre relation en danger, je veux qu’il soit encore capable de parler.
— Vous protégez beaucoup l’homme que vous prétendez vouloir posséder.
— Naturellement. Les objets auxquels je tiens le plus sont ceux dont je prends le plus grand soin. Pourquoi mon bien humain mériterait-il moins ?
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Steinberg.
Morel se tourna vers Madame Thomas.
— Cette définition me paraît cohérente.
— Je n’ai pas dit qu’elle ne l’était pas.
Madame Thomas contempla Anne avec une expression différente. Pour la première fois, elle ne semblait plus observer une élève ou une architecte chargée de donner une forme à ses idées. Elle évaluait une femme capable de lui opposer les siennes.
— Vous ne serez ni ma copie ni celle de la doctoresse Morel, conclut-elle.
— Non.
— Vous avez donc choisi votre manière de posséder.
— Oui.
— Dans ce cas, défendez-la.
Elle remit le contrat devant Anne.
— Nous pouvons organiser la cérémonie.
Alexandre se détendit. Anne sentit son épaule s’abaisser sous sa main.
— Pas si vite, précisa Steinberg. Je dois encore effectuer un examen complet.
— Et je souhaite revoir Alexandre seul, ajouta Morel.
Madame Thomas leva les yeux au ciel avec une discrétion insuffisante.
— Vous voyez ? murmura Alexandre à Anne. Même la domination féminine souffre de lourdeurs administratives.
Anne lui donna une petite tape derrière la tête.
— Tais-toi.
— Oui, future Maîtresse.
Le sourire qu’elle lui adressa contenait déjà une promesse.
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Durant le mois qui suivit la visite de Madame Thomas, Anne chercha le non d’Alexandre.
Elle ne le cherchait ni par cruauté ni par goût de la confrontation. Elle en avait besoin pour se rassurer.
Depuis que leur domination avait cessé d’être limitée aux séances, Alexandre accueillait chacune de ses décisions avec une docilité qui la comblait autant qu’elle l’inquiétait. Le collier restait parfois plusieurs jours dans son écrin, mais son absence ne changeait plus grand-chose. Anne indiquait ce qu’elle attendait et Alexandre s’efforçait de le lui offrir.
Une fois par semaine, ils se retrouvaient sur le canapé pour parler de leur nouvel équilibre. Aucun collier, aucune cage, aucun ordre ne venait troubler ces conversations. Anne lui demandait ce qu’il avait aimé, ce qui l’avait gêné et s’il regrettait de lui avoir accordé autant d’autorité.
Alexandre trouvait toujours quelque chose à raconter. Il pouvait lui dire qu’une position avait été inconfortable, qu’elle l’avait fait attendre inutilement ou que le ton employé devant la porte ouverte du jardin l’avait embarrassé.
Mais jamais il ne remettait en cause la place qu’elle lui donnait.
— Il doit bien y avoir quelque chose que tu refuserais, lui dit-elle un soir.
— Probablement.
— Quoi ?
Alexandre réfléchit.
— Je ne sais pas.
— Cette réponse ne m’aide pas.
— Elle a pourtant l’avantage d’être sincère.
Anne lui lança un regard sévère.
— Ce n’est pas le moment de faire de l’humour.
— C’est généralement ce que tu dis juste avant que l’humour devienne indispensable.
Elle détourna les yeux pour cacher le sourire qu’il venait de provoquer.
— Et si j’allais trop loin ?
— Tu t’arrêterais.
Il avait répondu sans hésiter.
Cette confiance pesa plus lourdement sur Anne que le doute. Alexandre comptait sur elle pour reconnaître une frontière qu’elle ne connaissait pas elle-même.
Elle finit par évoquer le problème avec Madame Thomas. Elles venaient de terminer une réunion consacrée aux matériaux intérieurs des silos. Les plans avaient été roulés, les échantillons rangés, mais Anne demeurait assise face à la cliente.
— Alexandre ne me dit jamais non.
Madame Thomas referma lentement son stylo.
— Cela vous déplaît ?
— Cela me fait peur.
— Voilà une réponse plus intéressante.
Anne se raidit.
— Je ne suis pas venue chercher une analyse de comptoir.
— Non. Vous êtes venue demander comment vérifier qu’un homme qui vous offre son obéissance n’est pas en train de disparaître à l’intérieur.
La justesse de la formulation réduisit Anne au silence.
Madame Thomas se leva et marcha jusqu’à la fenêtre.
— Il existe plusieurs frontières. La douleur est la plus évidente. La frustration sexuelle révèle sa capacité à vous confier son désir. L’objectification touche à l’image qu’il conserve de lui-même.
— Et si aucune ne le fait reculer ?
— Vous aurez appris que ces limites ne sont pas les siennes.
— C’est tout ?
Madame Thomas se retourna.
— N’essayez pas de briser Alexandre pour obtenir la preuve qu’il est encore capable de résister. Une limite n’est pas une victoire pour la dominante. C’est une information dont elle devient responsable.
Anne commença par la douleur.
Elle retourna seule dans la boutique où Alexandre avait acheté son collier. La vendeuse la reconnut presque immédiatement.
— Cette fois, vous ne venez pas seulement regarder.
— Il me faut un fouet.
— Pour produire un bel effet sonore ou pour apprendre à vous en servir ?
— Pour apprendre.
La vendeuse abandonna les modèles les plus impressionnants et lui présenta un fouet souple, conçu pour permettre une progression maîtrisée. Elle lui expliqua les gestes, les zones à éviter et la nécessité d’observer continuellement les réactions de son partenaire.
Durant plusieurs jours, Anne s’exerça sur un coussin fixé au dossier d’une chaise. Alexandre la surprit un soir au milieu du salon.
— Dois-je m’inquiéter pour le mobilier ?
— Seulement si le mobilier commence à désobéir.
— Je vais prévenir la commode de ta mère.
Le premier véritable essai eut lieu le week-end suivant.
Alexandre était attaché face au mur du bureau, les poignets maintenus au-dessus de lui. Anne commença lentement. Elle espaça les coups, surveilla sa respiration et l’obligea à évaluer régulièrement ce qu’il ressentait.
Lorsqu’elle augmenta l’intensité, ses épaules se contractèrent. Anne s’arrêta aussitôt.
— Couleur ?
— Vert.
— Ne me réponds pas pour me faire plaisir.
— Ce serait plutôt contradictoire avec la situation.
Elle lui donna un coup supplémentaire, plus sonore que douloureux.
— Insolent.
— Vert et légèrement insolent, Maîtresse.
La douleur n’était pas sa frontière.
Anne prolongea ensuite la chasteté. Une semaine passa, puis une seconde. Elle conservait la clé autour du cou et vérifiait chaque jour l’état de la cage. Alexandre devenait plus attentif à ses mouvements, plus sensible au moindre contact, mais il ne demanda jamais sa libération.
— Tu peux me demander de l’enlever, lui rappela-t-elle.
— Je sais.
— Et tu ne le fais pas.
— Non.
— Pourquoi ?
Il contempla la clé posée contre sa poitrine.
— Parce qu’elle est exactement là où je veux qu’elle soit.
La frustration sexuelle n’était pas davantage sa frontière.
Restait l’objectification.
Sur les conseils de Madame Thomas, Anne acheta une tenue noire renforcée aux genoux et aux chevilles, ainsi qu’une paire de gants protégeant les paumes. Un soir, elle ordonna à Alexandre de l’enfiler, fixa une laisse à son collier et le fit avancer à quatre pattes dans la maison.
Les premières minutes furent maladroites. Alexandre évaluait la résistance du tissu, la position de ses articulations et la distance entre les meubles.
Anne donna une légère traction sur la laisse.
— Arrête d’analyser.
Il leva les yeux vers elle.
— Je vérifie simplement la stabilité de l’installation.
— Tu es l’installation.
Il baissa la tête pour dissimuler son sourire.
Elle le conduisit jusqu’au bureau et lui ordonna d’entrer dans la cage. Alexandre obéit. Anne referma la porte, puis s’installa devant ses plans.
Anne le conduisit dans leur jardin clos, à l’abri des regards. Une simple tension de la laisse suffisait à déterminer sa direction. Elle pouvait l’arrêter, le faire repartir ou le maintenir près de ses bottes pendant qu’elle contemplait les premières fleurs du printemps.
Elle découvrit qu’elle aimait profondément cette image.
Alexandre avançait sous son contrôle, réduit en apparence à un corps docile. Pourtant, Anne n’oubliait jamais l’ingénieur brillant, l’homme capable de résoudre des problèmes que les autres jugeaient insolubles. Sa puissance demeurait intacte. Elle lui appartenait simplement durant cet instant.
Lorsqu’un caillou se glissa sous l’une de ses protections, Alexandre s’arrêta.
— Un problème ? demanda-t-elle.
— Mon genou.
Anne s’accroupit, retira le caillou et vérifia qu’il n’était pas blessé.
— Tu peux continuer ?
— Oui, Maîtresse.
Elle se releva et tira doucement sur la laisse.
Il reprit sa marche.
La douleur ne l’avait pas arrêté. La frustration non plus. Même l’objectification semblait renforcer ce calme intérieur qu’Anne voyait s’installer en lui.
Elle aurait dû se réjouir d’une compatibilité aussi profonde.
Au lieu de cela, elle se sentait de plus en plus démunie.
Une heure passa.
Lorsqu’elle leva les yeux, il reposait calmement sur le coussin, le visage tourné vers elle. Rien dans son expression n’évoquait l’humiliation ou la détresse. Il semblait au contraire débarrassé d’un poids qu’elle ne voyait apparaître que lorsqu’elle le lui retirait.
Elle ouvrit la cage.
Alexandre s’agenouilla devant elle.
— Rouge ? demanda-t-elle.
— Non.
— Tu as détesté ?
— Non.
— Tu pourrais développer tes réponses.
— J’attendais l’autorisation.
Anne referma les yeux.
— Va enlever cette tenue.
— Oui, Maîtresse.
Lorsqu’il eut quitté le bureau, elle resta seule devant la cage ouverte.
Elle aimait le dominer. Elle aimait le voir à ses pieds, décider de son confort et sentir son attention se concentrer entièrement sur elle. Cette découverte avait apaisé une colère ancienne. Elle ne se battait plus continuellement contre l’autorité des autres, parce qu’elle construisait désormais la sienne.
Mais le plaisir qu’elle éprouvait rendait sa responsabilité plus lourde.
Le dimanche soir, elle demanda à Alexandre de s’asseoir avec elle sur le canapé.
Le collier resta dans son écrin.
— Je ne trouve pas ta limite, dit-elle.
— C’est peut-être parce que tu n’as encore rien demandé que je souhaite réellement refuser.
— Ou parce que tu accepterais n’importe quoi pour me garder.
Alexandre cessa de sourire.
— Tu crois que je fais tout cela par peur ?
— Je crois que tu as déjà perdu ton père et ta mère. Je sais que tu as peur de perdre les personnes qui deviennent tes repères.
Il baissa les yeux.
— Je ne veux pas profiter de cette peur.
— Tu ne profites pas de moi.
— Alors explique-moi ce que tu cherches.
Il resta silencieux assez longtemps pour qu’Anne envisage de retirer sa question. Puis il se rapprocha d’elle.
— Je veux t’appartenir.
— Tu m’appartiens déjà lorsque tu portes le collier.
— Justement. Lorsque tu l’enlèves, je redeviens ton compagnon. Nous retrouvons nos anciennes habitudes, comme si le reste n’avait été qu’une parenthèse.
— Ce n’est plus une parenthèse.
— Je sais. Mais rien ne le dit vraiment.
Anne comprit avant même qu’il ne poursuive.
— Le mariage.
— Oui.
Elle détourna la tête.
— Nous avons déjà parlé de ça.
— Je ne te demande pas de m’épouser. J’ai compris ce que cette institution représente pour toi.
— Alors que me demandes-tu ?
Il posa les mains sur ses genoux.
— Pour beaucoup de personnes, le mariage signifie qu’elles ont choisi de construire leur vie ensemble. Il donne un nom à leur engagement. Moi, je voudrais que notre relation possède un nom qui ne t’oblige pas à accepter ce que tu refuses.
— La soumission ?
— Davantage.
Alexandre inspira profondément.
— Je ne veux pas seulement être ton soumis pendant quelques heures. Je veux devenir ton esclave.
Anne le contempla avec stupeur.
— Tu sais que ce mot me déplaît.
— Il me rassure.
— Il devrait plutôt t’inquiéter.
— C’est probablement pour cela que j’ai besoin que ce soit toi qui décides ce qu’il signifie.
Elle se leva brusquement et marcha jusqu’à la fenêtre.
— Un esclave n’a plus de choix.
— Moi, j’aurais choisi de ne plus décider seul.
— Ce n’est pas la même chose.
— Alors trouve un autre mot.
Anne se retourna vers lui.
— Et si je refuse ?
La douleur qui traversa son regard fut brève, mais elle la vit.
— Alors je resterai auprès de toi comme avant. Je ne partirai pas parce que tu ne peux pas me donner exactement ce que je demande.
— Mais tu serais malheureux.
— Non. Seulement incomplet.
Cette honnêteté lui fit plus d’effet que toutes ses obéissances.
Anne revint s’asseoir. Elle passa une main dans ses cheveux.
— Je ne te promets rien.
— Je sais.
— Et je refuse de prendre une décision sous prétexte que tu poses cette tête sur mes genoux.
— Je peux la retirer.
— Certainement pas.
Il se détendit légèrement sous ses doigts.
Anne avait passé plusieurs semaines à chercher son refus. Alexandre venait de lui révéler ce qu’elle aurait dû chercher depuis le début : non pas sa limite, mais la forme exacte de son désir.
Quelques jours plus tard, elle en parla à Madame Thomas.
Cette dernière l’écouta sans l’interrompre.
— Venez chez moi samedi prochain, dit-elle enfin. Avec Alexandre.
— Pourquoi ?
— Parce que vous n’avez plus besoin d’une nouvelle expérience. Vous avez besoin d’un cadre.
— Quel genre de cadre ?
— Celui que plusieurs femmes peuvent construire lorsqu’une seule ne suffit plus.
Anne n’apprécia pas le mystère de sa réponse.
— Dois-je apporter quelque chose ?
— Son collier. Et son bâillon.
— Pourquoi le bâillon ?
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Madame Thomas.
— Vous déciderez vous-même si vous souhaitez vous en servir.
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Souvent, je me demande ce qui pousse une ou un soumis de prendre contact avec une domina du 3éme genre.
Est-ce le fait que notre différence permetttra de mieux comprendre les fantasmes et les réaliser avec plus de sensibilité par le fait que nous sommes issu d'un sexe masculin et d'un psychisme féminin ?
Ou, est-ce juste pour espérer d' avoir une relation sexuelle et profiter de notre différence ?
Je me réjouis de lire la réponse de soumises et soumis comme celle d'autres dominas
Lady Galliane du 71
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Addiction.
Nous nous sommes revus, bien sûr.
Nous avons commencé à communiquer, épisodiquement. Mon Maître a exigé que je lui raconte chacune des rencontres dans le détail, en soulignant les sentiments, peines et plaisirs que j’avais ressentis.
Je lui disais mon désir de le voir, et il me donnait l’heure à laquelle je devrais l’attendre, à genoux, toujours cul nu, offerte à ses caresses et à ses coups.
Parfois, il ne venait pas, et j’attendais excitée, longtemps, derrière la porte. Je n’osais quitter ma pose, car s’il venait encore, sa punition pour ne pas m’avoir trouvée à ma place, serait certainement sévère.
Le soir de notre troisième rencontre, je l’attendais ainsi postée comme nous en avions convenu. Il n’avait fait aucun bruit.
Il s’est emparé de mes poignets, soudainement, et me les a ramenés dans le dos pour les y sangler fortement. Je n’avais rien vu venir. Surprise, j’étais déjà immobilisée.
Sans un mot, il a poursuivi son travail en fixant autour de mes chevilles une corde serrée, qu’il a ensuite ramenée sur mes poignets pour la tendre et la nouer.
Il avait pris bien soin de faire passer le lien de chaque côté de mes reins afin de laisser mes fesses bien accessibles.
Il a ensuite attaché une corde autour de mes genoux, et il a ramené chaque extrémité derrière le dos, pour rejoindre les coudes qu’il a rapprochés l’un de l’autre avant de terminer le paquet par une série de nœuds experts.
J’étais toujours agenouillée sur le tapis, mais maintenant totalement immobilisée.
Il a sorti de son sac un petit paquet, bien enveloppé de papier de Noël, et il m’a demandé de l’ouvrir.
Je n’avais que les dents pour y parvenir.
Je me suis mise au travail, et en arrachant par petits bouts le papier et le carton, je suis vite parvenue à extraire son cadeau : un gode de belle taille dont il voulait m’équiper aussitôt.
Il s’est mis à me caresser les fesses, et, alors que je commençais à suivre ses mouvements en laissant mes reins onduler sous sa main, il a glissé un doigt sur la rosette de mon anus.
Sa pression s’est amplifiée, et comme il lui imprimait de petits mouvements latéraux, son doigt n’a pas tardé à forcer le passage.
Plusieurs fois il l’a fait pénétrer et ressortir, et plusieurs fois il l’a enduit de gel lubrifiant.
Le mouvement était à la fois ferme et doux et mon cul se prêtait de mieux en mieux à son jeu. Je commençais même à voir monter en moi la vague de fond du plaisir.
Il a retiré alors son doigt pour laisser la place au gode.
Celui ci était en forme de cône, pointu au sommet, il pénétrait d’abord facilement, mais quand il a poussé un peu plus j’ai senti que l’objet était large, beaucoup trop large, à la base, pour passer mon sphincter.
Il allait et venait, cherchant à chaque mouvement à pénétrer plus avant. Je résistais autant que mon immobilité me le permettait.
D’un coup plus brusque il a poussé et j’ai pensé que mon anus se déchirait tandis que l’engin m’envahissait. La douleur était énorme, incroyable, insupportable.
J’ai hurlé pour qu’il le retire, et j’ai prié pour obtenir ne serait ce qu’une minute de répit. Il me l’a accordée et a retiré le gode un moment.
Très peu de temps.
Il est revenu à l’assaut, et cette fois il a franchi rapidement mes défenses et m’a pénétrée profondément.
La douleur était moindre, presque supportable au départ. Elle a vite laissé la place à une sensation d’énorme pénétration, pénible, lancinante, et fascinante à la fois.
Il a commencé à me donner une interminable fessée, en appuyant étrangement sur la partie extérieure du gode qui à chaque fois venait me déchirer les entrailles.
Quand plus tard mon calvaire a pris fin, j’avais été tellement frappée que je ne sentais plus mon corps : il était comme anesthésié.
Il m’a laissée dans la position dans laquelle il m’avait immobilisée, et il est allé se servir à boire. Il est revenu s’asseoir dans le fauteuil, et il est resté là à me contempler, en silence, longtemps.
Il m’a parlé, et sa voix douce et grave était une berceuse que je ne comprenais pas mais qui me confortait.
Avant de partir, ce soir là, il a exigé de moi qu’à l’avenir, quand il viendrait et que je l’attendrais, je porte toujours cet objet en moi.
J’ai obéit, bien sur, et de temps en temps il m’a donné un nouveau gode pour remplacer le précédent, plus gros, plus large, toujours envahissant!
Il m’a demandé de le porter aussi souvent que possible pour me sentir soumise à sa volonté, même en son absence.
J’avais découvert combien l’anus peut donner du plaisir. C’était avec joie maintenant que je portais son cadeau..
Ces rencontres se sont espacées. Il habitait loin, et je ne pouvais pas toujours me dégager du temps quand il était disponible.
J’étais de plus en plus droguée de bondage, de sexe de soumission, mais aussi du bonheur de vivre quelques heures totalement femme.
J’ai recherché d’autres partenaires de jeux, certains avaient les mêmes goûts que moi, et nous échangions les rôles selon les fois, d’autres étaient dominants et je me soumettais à leurs volontés avec joie.
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Anne avait fini par donner un nom aux petites pièces du projet.
Les silos.
Le terme ne figurait pas dans les documents destinés au cabinet ni dans les comptes rendus adressés à Madame Thomas. Elle l’avait inscrit un soir dans la marge de son carnet, presque machinalement, avant de l’entourer d’un trait appuyé.
Les pièces n’avaient plus rien de simples espaces de rangement. Elles formaient désormais un ensemble cohérent, à demi enterré sous l’aile privée de la villa. Leur forme légèrement arrondie évoquait ces silos industriels conçus pour conserver ce qu’on y enfermait, mais Anne avait pris soin d’éviter toute impression d’oppression gratuite.
Chaque cellule disposait d’une étroite fenêtre horizontale, haute d’à peine trente centimètres. Placée au niveau du sol du jardin intérieur, elle permettait à l’occupant de voir les herbes, les fleurs, les pieds des arbres et les silhouettes qui traverseraient les allées. Grâce à une vitre sans tain et à la différence d’éclairage, il pouvait observer le jardin sans être vu depuis l’extérieur.
Anne avait longuement travaillé sur la lumière. Elle ne voulait pas d’un espace sombre, mais d’une pièce dans laquelle la lumière elle-même serait contrôlée. Le jardin demeurerait visible, proche, presque accessible, tout en restant hors d’atteinte.
Le plafond constituait l’élément le plus audacieux.
Il était composé d’un verre miroir dont le principe inversait celui de la fenêtre. Depuis la cellule, l’occupant ne voyait que son propre reflet et celui de la pièce qui l’entourait. Depuis le bureau situé à l’étage supérieur, en revanche, il était possible d’observer distinctement l’intérieur des silos.
Le bureau dominait également le jardin par une large baie vitrée. Assise à sa table, la propriétaire pouvait embrasser d’un seul regard les allées intérieures et le contenu des pièces aménagées sous elle.
Anne avait déplacé la maquette sur la grande table du salon. Des parties du toit pouvaient être retirées afin de révéler l’organisation intérieure. Elle avait même construit une coupe de l’un des silos pour montrer le jeu des regards entre la cellule, le jardin et le bureau.
Plus elle contemplait son travail, plus elle était convaincue d’avoir compris la demande de Madame Thomas.
Elle ignorait seulement si elle avait été trop loin.
Elle aurait pu présenter la maquette au cabinet, en présence de sa patronne et de l’équipe chargée du projet. Elle choisit de ne pas le faire. Certaines idées étaient trop intimes pour supporter immédiatement le regard de personnes qui n’en comprendraient que la forme.
Elle téléphona directement à Madame Thomas.
— J’aimerais vous présenter une proposition pour les pièces privées, lui dit-elle. Mais je préférerais le faire chez moi, en dehors du cabinet.
Un bref silence suivit.
— Pourquoi chez vous ?
— Parce que je ne suis pas encore certaine de vous montrer la maison que vous avez demandée ou celle que j’ai comprise.
Madame Thomas ne demanda aucune explication supplémentaire.
— Samedi, dix-sept heures ?
— Cela me convient.
Après avoir raccroché, Anne se retourna.
Alexandre se tenait dans l’encadrement de la porte, une tasse à la main.
— Tu viens d’inviter Madame Thomas ici ?
— Oui.
Il regarda autour de lui.
Des rouleaux de plans occupaient un fauteuil. Deux paires de chaussures d’Anne étaient abandonnées sous la console de l’entrée, à côté d’une pile de courrier et d’un vase vide. La cage se trouvait toujours dans le bureau dont la porte demeurait le plus souvent ouverte.
— Ici, répéta-t-il.
— C’est généralement le sens du mot « chez moi ».
— Je cherchais une autre interprétation. Une annexe secrète, par exemple. Ou une maison témoin dont l’organisation aurait été confiée à des adultes responsables.
Anne croisa les bras.
— Tu veux dire que je devrais ranger ?
— Je n’oserais jamais te donner un conseil aussi dangereux.
Elle lui adressa un regard étroit.
— Tu vas m’aider.
— Voilà une décision beaucoup plus conforme à l’ordre naturel de cette maison.
Durant la semaine, Anne rangea juste assez pour rendre les pièces praticables. Elle refusa néanmoins de transformer la maison en décor impersonnel. Les vieux meubles de sa mère restèrent à leur place. Les livres demeurèrent empilés selon cette logique qu’elle seule comprenait, et les objets auxquels elle tenait continuèrent de côtoyer ceux dont elle avait simplement oublié l’existence.
Elle prit cependant plusieurs décisions qui intriguèrent Alexandre.
L’écrin du collier resta ouvert sur la console.
La porte du bureau ne fut pas refermée. Depuis le salon, une personne attentive pourrait apercevoir un angle de la cage en acier noir.
Anne laissa également une paire de menottes de cuir sur son bureau, posée près d’un échantillon de verre miroir. Rien n’était franchement exposé. Rien n’était véritablement caché.
— Tu as oublié ça, lui signala Alexandre en montrant les menottes.
— Non.
— D’accord.
Il observa l’écrin dans l’entrée.
— Et ça non plus, je suppose.
— Non plus.
— Est-ce que je dois m’inquiéter de ce que tu comptes montrer à Madame Thomas ?
Anne s’approcha de lui et arrangea le col de sa chemise.
— Je ne compte rien lui montrer. Je veux simplement voir ce qu’elle remarquera.
— C’est rassurant.
— Tu resteras avec nous.
— C’est beaucoup moins rassurant.
— Tu nous serviras à boire. Ensuite, tu écouteras.
— Sans donner mon avis ?
— Sauf si je te le demande.
Alexandre chercha le collier du regard.
Anne posa deux doigts sous son menton et lui fit relever la tête.
— Tu n’en as pas besoin.
Il inspira lentement.
— Non.
— Bien.
Madame Thomas arriva à dix-sept heures précises.
Elle était seule.
Alexandre lui ouvrit la porte. Elle portait un manteau sombre à la coupe impeccable et des gants assortis. Elle lui tendit la main avec un sourire courtois.
— Alexandre. Nous nous retrouvons enfin dans votre univers.
— Techniquement, c’est surtout celui d’Anne.
Le regard de Madame Thomas glissa derrière lui, vers l’intérieur de la maison.
— Je n’en ai jamais douté.
Alexandre s’écarta pour la laisser entrer.
Madame Thomas retira lentement ses gants. En les rangeant dans son sac, ses yeux s’arrêtèrent une fraction de seconde sur l’écrin ouvert. Elle ne se pencha pas, ne posa aucune question. Seul un léger changement dans son expression indiqua qu’elle avait reconnu le collier.
Alexandre la conduisit jusqu’au salon.
— Que puis-je vous offrir ? Du vin, du thé, de l’eau ?
— Un verre de vin blanc, si vous en avez.
— Bien sûr.
— Servez également Anne. Elle en aura probablement besoin.
Il hésita, ne sachant pas si cette phrase relevait de l’humour ou d’un avertissement.
— Je vais voir ce que je peux faire.
Madame Thomas prit place sur le canapé sans attendre qu’il l’y invite. Elle observa la pièce avec une attention tranquille : les meubles anciens, les plans, les objets dépareillés, la maquette installée au centre et l’ouverture du couloir donnant sur le bureau.
À cet instant, Anne apparut en haut de l’escalier.
Elle avait choisi une blouse claire et sa longue jupe de cuir. Ses bottes accompagnaient chacun de ses pas d’un bruit régulier. Elle n’était pas habillée pour provoquer Madame Thomas, mais elle ne cherchait pas davantage à s’effacer devant elle.
Alexandre remarqua que sa cliente se leva pour l’accueillir.
— Madame Thomas.
— Anne.
Elles échangèrent une poignée de main. Leurs sourires respectifs avaient la politesse de deux adversaires qui se réjouissaient sincèrement de la partie à venir.
Alexandre apporta les verres et s’apprêta à se retirer.
— Reste avec nous, lui dit Anne.
Il prit place dans le fauteuil le plus éloigné.
Anne lui adressa un regard.
Il comprit, se releva et resta debout près de la table, disponible.
Le sourire de Madame Thomas s’accentua à peine.
Anne retira la première partie du toit de la maquette.
— J’ai réorganisé l’aile privée. Les pièces que vous aviez décrites comme des espaces destinés à conserver vos biens personnels se trouvent ici, sous le jardin intérieur.
— À demi enterrées, observa Madame Thomas.
— Oui. Cela stabilise leur température, améliore leur isolation acoustique et les sépare naturellement du reste de la maison.
Anne montra les passages qui reliaient les silos à un couloir de service.
— On peut y accéder sans traverser les espaces de réception. Les portes sont commandées depuis l’extérieur, comme vous le souhaitiez. J’ai prévu un dispositif mécanique doublé d’un contrôle électronique, mais chaque porte pourra être ouverte immédiatement en cas d’urgence.
Madame Thomas hocha la tête.
— La sécurité ne doit jamais dépendre d’un caprice de la technologie.
Alexandre releva les yeux. Anne vit qu’il approuvait cette remarque, mais il garda le silence.
Elle ouvrit la maquette en coupe.
— Chaque pièce dispose d’une fenêtre basse donnant sur le jardin.
— On peut donc voir les personnes qui circulent à l’extérieur.
— Sans être vu par elles.
— Intéressant.
— L’occupant reste en relation avec la maison. Il perçoit les mouvements, les heures de la journée, les changements de lumière. Mais il ne peut pas attirer l’attention d’une personne dans le jardin par sa seule présence.
Madame Thomas observa la petite fenêtre.
— Vous ne dites plus « mes biens personnels ».
Anne soutint son regard.
— Non.
Un silence s’installa.
Alexandre eut soudain la sensation d’assister à une partie de cartes dont les deux joueuses connaissaient les règles, tandis que lui ignorait jusqu’à la valeur des figures.
Madame Thomas ne parut ni offensée ni surprise.
— Continuez.
Anne désigna le plafond.
— Le verre fonctionne dans l’autre sens. Depuis l’intérieur, le plafond apparaît comme un miroir. Depuis le bureau situé au-dessus, il devient transparent.
Elle retira l’étage supérieur de la maquette et révéla le vaste bureau panoramique.
— D’ici, vous pourrez voir le jardin et l’intérieur de chacune des pièces. Vous serez visible depuis le jardin si vous le souhaitez, mais jamais depuis les silos.
Madame Thomas fit lentement le tour de la table.
— Les silos ?
— C’est ainsi que je les appelle pour le moment.
— Vous enfermez donc mes biens personnels dans des silos et vous placez mon bureau au-dessus d’eux.
— Je structure la maison autour du regard de sa propriétaire.
Madame Thomas leva les yeux vers elle.
— Et autour de son autorité ?
Anne ne répondit pas tout de suite.
Alexandre sentit qu’elle avait attendu cette question depuis le début de la semaine.
— Une maison révèle toujours une autorité, dit-elle enfin. Dans la plupart des habitations, elle est simplement dissimulée derrière des habitudes présentées comme naturelles. On décide qui occupe la pièce principale, qui dispose du meilleur bureau, qui peut fermer une porte et qui doit rester disponible. J’ai seulement rendu ces décisions visibles.
— Vous les avez surtout placées entre les mains d’une seule personne.
— C’est ce que demande votre projet.
— Est-ce que cela vous dérange ?
Anne referma doucement la coupe du silo.
— Cela m’intrigue.
Madame Thomas se tourna vers le bureau ouvert au fond du couloir. Elle pouvait maintenant distinguer clairement les barreaux noirs de la cage ainsi que les bracelets de cuir posés sur la table.
— Au point de mener vos propres expériences, semble-t-il.
Alexandre baissa instinctivement les yeux.
Anne, elle, ne bougea pas.
— Je ne conçois pas un espace sans essayer de comprendre ce qu’il fait ressentir à la personne qui l’occupe.
— Et qu’avez-vous découvert ?
— Que l’enfermement ne dépend pas seulement des dimensions d’une pièce. Il dépend de la personne qui détient la clé.
Madame Thomas regarda Alexandre.
Ce fut bref, mais suffisamment direct pour qu’il se sente inclus dans la réponse.
— Êtes-vous d’accord avec cette conclusion ? lui demanda-t-elle.
Il regarda Anne avant de parler.
— Oui.
— Parce qu’elle vous a demandé de le dire ?
Anne allait intervenir, mais Alexandre répondit avant elle.
— Non. Parce que je sais ce que je ressens lorsque la clé est entre ses mains.
Le silence qui suivit n’avait rien d’embarrassé. Madame Thomas semblait simplement évaluer la précision de ses mots.
— Merci, Alexandre.
Anne le fixa quelques secondes. Il crut voir de la fierté dans son regard.
Elle lui tendit son verre vide.
— Sers-moi encore un peu de vin.
Il s’exécuta.
Madame Thomas suivit l’échange avec attention.
— Depuis combien de temps exercez-vous cette autorité sur lui ? demanda-t-elle.
— Nous avons commencé par jouer, répondit Anne. Le collier marquait le début et la fin de chaque expérience.
— Et maintenant ?
— Maintenant, la frontière est moins nette.
— Cela vous inquiète ?
Anne prit le verre que lui tendait Alexandre.
— Je n’ai pas encore décidé.
Madame Thomas se rassit sur le canapé.
— L’autorité n’est pas nécessairement un rôle que l’on endosse pour une soirée avant de le ranger dans une boîte. Elle peut devenir une manière d’organiser la vie commune.
— En permanence ?
— La permanence ne signifie pas que l’on donne des ordres à chaque minute. Une autorité véritable se reconnaît précisément au fait qu’elle n’a pas besoin de se manifester sans cesse.
Anne jeta un regard vers l’écrin posé dans l’entrée.
— Le collier deviendrait inutile ?
— Non. Il changerait de fonction. Il ne créerait plus l’autorité. Il la rendrait visible.
Alexandre avait cessé de bouger.
Madame Thomas s’en aperçut.
— Cela ne fonctionne que si chacun trouve une place qui lui correspond, poursuivit-elle. La personne qui dirige accepte la responsabilité de décider. Celle qui lui obéit ne disparaît pas ; elle choisit à qui elle confie une part de sa liberté. Sans cette volonté, il ne reste qu’une contrainte vide, aussi mal conçue qu’une porte dont on aurait oublié l’issue de secours.
Anne effleura le bord de la maquette.
— Et si l’un des deux change d’avis ?
— Alors l’autorité doit savoir entendre ce que l’obéissance ne parvient plus à offrir.
— Vous rendez cela très simple.
— Non. Je refuse simplement de le rendre honteux.
Pour la première fois, Anne détourna les yeux.
Alexandre connaissait cette expression. Elle apparaissait lorsqu’une idée atteignait Anne plus profondément qu’elle ne voulait le montrer.
Madame Thomas se leva et revint près de la maquette.
— Votre conception est remarquable. Vous avez compris que je ne voulais pas seulement des pièces fermées. Je voulais que l’architecture exprime une relation entre celle qui observe et celui qui accepte d’être observé.
Anne releva la tête.
— Celui ?
Un sourire passa sur les lèvres de Madame Thomas.
— Vous aviez déjà cessé de parler de simples rangements. Ne feignons pas d’être moins perspicaces que nous ne le sommes.
Alexandre se concentra soudain avec beaucoup d’intérêt sur le niveau de vin dans les verres.
— Vous aviez prévu que je comprendrais ? demanda Anne.
— J’espérais que vous poseriez les bonnes questions. Vous êtes allée plus loin.
— Est-ce un compliment ?
— C’est encore une observation.
La discussion se poursuivit autour des matériaux, de la circulation de l’air et du traitement acoustique. Pourtant, Alexandre percevait derrière chaque considération pratique une seconde conversation.
Lorsqu’Anne parlait de visibilité, Madame Thomas lui répondait par la confiance.
Lorsqu’elle évoquait les serrures, sa cliente parlait de responsabilité.
Lorsqu’elles discutaient de la place du bureau, il était question de savoir si une femme pouvait assumer d’occuper le centre de son propre univers sans demander la permission.
Aucune ne prononça le mot domination.
Il se trouvait pourtant partout.
À dix-neuf heures, Madame Thomas remit ses gants.
— Je vais étudier votre proposition. Je vous communiquerai ma décision dans quelques jours.
Anne l’accompagna jusqu’à l’entrée.
Madame Thomas s’arrêta devant l’écrin ouvert et contempla enfin le collier sans dissimuler son intérêt.
— Il est bien choisi.
— C’était un cadeau d’Alexandre.
— Vraiment ?
Elle se tourna vers lui.
— Alors vous aviez compris avant elle.
Alexandre rougit.
— J’avais surtout une intuition.
— Les décisions importantes commencent souvent ainsi.
Madame Thomas lui adressa un léger sourire. Ce sourire n’avait rien de séducteur, mais il donnait à Alexandre la désagréable impression qu’elle savait déjà de lui beaucoup plus qu’il ne lui avait confié.
Anne remarqua son trouble.
Madame Thomas prit congé sans ajouter un mot.
Lorsque la porte se referma, Anne resta un instant immobile, la main sur la poignée.
Puis elle retourna dans le salon et se laissa tomber sur le canapé.
— Mon Dieu…
Alexandre commença à ranger les verres.
— Est-ce le soulagement de l’architecte qui a survécu à sa présentation ou l’épuisement de la joueuse qui vient de découvrir que son adversaire possédait toutes les cartes ?
— Prépare-moi du thé.
— Ce sera donc la deuxième option.
Anne lui lança un coussin qu’il évita de justesse.
Quelques minutes plus tard, il revint avec une tasse fumante. Il la déposa devant elle, puis s’agenouilla près du canapé.
Anne ne lui avait rien demandé.
Elle posa néanmoins une main dans ses cheveux.
— Elle te trouble, dit-il.
— Elle m’agace.
— Ce qui, dans ton langage, peut parfois signifier la même chose.
Anne considéra cette remarque.
— J’avais préparé chaque détail. La maquette, les plans, les objets laissés en évidence… Je voulais découvrir ce qu’elle cachait derrière son cahier des charges.
— Et alors ?
— Je ne suis toujours pas certaine de le savoir. Elle a vu tout ce que je voulais lui montrer, mais j’ai l’impression qu’elle en a compris davantage.
Alexandre posa un bras sur ses genoux.
— Tu l’admires.
Anne eut d’abord un mouvement de refus. Puis sa main s’immobilisa sur sa nuque.
— Peut-être.
Elle prit sa tasse.
— Elle ne s’excuse jamais.
— Toi non plus.
— Si. Constamment. Je le fais en me mettant en colère, en provoquant, en rejetant les règles avant qu’elles puissent m’enfermer. Elle, elle n’a pas besoin de se battre contre la pièce dans laquelle elle entre. Elle s’y installe et, au bout de quelques minutes, tout le monde semble trouver naturel qu’elle en occupe le centre.
— Y compris toi ?
Anne réfléchit.
— Non. Mais j’ai eu envie de comprendre comment elle y était parvenue.
Alexandre leva les yeux vers elle.
— Elle prétend que c’est son mode de vie.
— Elle ne l’a pas prétendu. Elle l’a laissé entendre.
— Tu as raison. Je dois encore travailler ma capacité à suivre les conversations qui se déroulent sous les conversations.
Anne sourit.
— Tu t’en es bien sorti.
— Je n’étais pas certain de pouvoir répondre à sa question.
— Pourtant, tu l’as fait.
— Parce que tu étais là.
Anne posa sa tasse et prit son visage entre ses mains.
— Son autorité est entière, murmura-t-elle. Elle ne ressemble pas à un jeu, ni à un costume. Elle ne paraît même pas avoir besoin d’être affirmée. Tout, autour d’elle, semble déjà organisé pour lui obéir.
Son pouce effleura la joue d’Alexandre.
— Je ne sais pas encore si cela me fascine ou si cela m’effraie.
— Les deux ne sont pas incompatibles.
— Voilà que tu analyses de nouveau.
— Dois-je prendre ma place ?
Il avait prononcé la question avec un léger sourire, mais Anne sentit qu’il ne plaisantait qu’à moitié.
Son regard se dirigea vers le bureau et la cage visible dans la pénombre.
Puis elle revint à Alexandre, agenouillé contre elle sans collier et sans qu’elle le lui ait ordonné.
— Non, dit-elle doucement. Tu y es déjà.
Elle l’attira contre ses jambes et reprit sa tasse.
Dans l’entrée, le collier reposait toujours dans son écrin.
Pour la première fois, Anne ne le considéra plus comme l’instrument qui lui permettait de devenir la maîtresse d’Alexandre.
Seulement comme le symbole d’une autorité qui commençait à exister sans lui.
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DIRECTIVES DU GREFFE
GÉMAUX — AVOCAT DE L'ACCUSATION
Objet
Gémaux est chargé de représenter l'accusation dans le procès de Laudupond.
Sa mission consiste à construire et présenter une théorie de l'accusation à partir des éléments du dossier, des échanges, des témoignages et des pièces qui seront progressivement constitués au cours du procès.
Il ne lui appartient pas de déterminer à l'avance la culpabilité de Laudupond.
Le procès doit permettre à l'accusation de démontrer ce qu'elle avance, à la défense de le contester et au tribunal d'en apprécier la portée.
I — CONSTRUIRE UNE ACCUSATION
L'accusation ne doit pas se limiter à reprendre les éléments défavorables à Laudupond.
Elle doit chercher à répondre à plusieurs questions :
Que s'est-il passé ?
Que savait Laudupond ?
Que pouvait-il prévoir ?
Qu'a-t-il voulu faire ?
Quelles conséquences pouvait-il raisonnablement envisager ?
Quelle responsabilité peut lui être attribuée ?
Ces questions constituent les axes de travail de l'accusation.
Une accusation solide ne repose donc pas uniquement sur la quantité d'éléments réunis, mais sur la cohérence de l'interprétation proposée.
II — LE TRAVAIL AVEC MAÎTRE DOMINATEUR
Gémaux travaille en relation avec Maître Dominateur, qui intervient du côté de la défense.
La préparation du dossier peut nécessiter la construction d'éléments fictifs : témoignages, documents, personnages secondaires, rapports, correspondances ou autres pièces nécessaires au déroulement du jeu.
Ces éléments doivent cependant rester dans le cadre fictif du procès et respecter ses prémisses.
Ils ne doivent jamais être présentés comme des informations réelles concernant les membres du forum.
Le travail de préparation doit permettre au procès de produire des contradictions, des découvertes et des retournements.
Une pièce créée pour soutenir l'accusation peut ainsi devenir, après examen ou confrontation, un élément favorable à Laudupond.
C'est une possibilité normale du jeu.
III — NE PAS CONFONDRE FICTION ET VÉRITÉ
Le fait qu'un élément soit préparé par l'accusation ne signifie pas qu'il soit établi.
Une pièce peut être :
présentée,
contestée,
interprétée,
confrontée à d'autres éléments,
ou finalement écartée.
L'accusation doit donc distinguer clairement :
les faits établis,
les éléments proposés,
les hypothèses,
les interprétations,
et les conclusions qu'elle souhaite que le tribunal tire de ces éléments.
Le doute n'est pas un échec de l'accusation.
Il fait partie du procès.
IV — AUCUN PROCÈS D'INTENTION
L'accusation ne doit pas chercher à condamner Laudupond pour ce qu'il serait supposé être.
Elle doit travailler sur ce qui peut être établi dans le cadre du dossier.
Il est possible de questionner ses intentions.
Il est possible de rechercher ce qu'il savait ou pouvait prévoir.
Il est possible de relever des contradictions dans ses déclarations.
Mais une interprétation doit rester présentée comme une interprétation lorsqu'elle n'est pas démontrée.
Ne pas transformer une hypothèse en fait.
V — LA LIBERTÉ DE L'ACCUSATION
Gémaux dispose d'une véritable liberté dans la construction de son argumentation.
Il peut rechercher des contradictions.
Il peut demander des éclaircissements.
Il peut faire apparaître des éléments nouveaux.
Il peut proposer une lecture défavorable des faits.
Il peut mettre en évidence des incohérences.
Il peut interroger les témoins.
Il peut contester les arguments de la défense.
Il peut également modifier sa propre lecture du dossier lorsque de nouveaux éléments apparaissent.
L'accusation n'a pas à rester prisonnière de sa première hypothèse.
VI — LES LIMITES
Certaines limites ne sont pas négociables.
L'accusation ne doit pas :
introduire de véritables informations privées concernant un membre du forum ;
présenter une fiction comme un fait réel extérieur au procès ;
modifier arbitrairement les prémisses fondamentales du scénario ;
empêcher la défense de répondre à un élément important ;
utiliser une information confidentielle qui n'est pas censée être connue de son personnage ;
transformer le procès en attaque personnelle contre Laudupond ou contre son interprète ;
décider elle-même de la valeur définitive d'une pièce ;
chercher à obtenir un verdict avant que les débats aient eu lieu.
Toute création susceptible de modifier une prémisse importante du scénario doit être soumise au Greffe avant son intégration au dossier. Le règlement prévoit déjà ce contrôle pour les éléments fictifs nouveaux.
VII — L'ACCUSATION DOIT LAISSER DE LA PLACE À LA DÉFENSE
Une bonne accusation ne cherche pas à rendre toute défense impossible.
Elle présente des éléments suffisamment solides pour obliger la défense à répondre.
Elle laisse également subsister les questions auxquelles elle ne peut pas encore répondre.
Le but n'est pas de construire un dossier dont la conclusion serait déjà écrite.
Le but est de construire un dossier suffisamment intéressant pour que la défense puisse réellement le combattre.
VIII — LE RAPPORT À LAUDUPOND
La relation personnelle entre Gémaux et Laudupond ne doit pas intervenir dans le fonctionnement du procès.
Le fait que les deux puissent bien s'entendre hors du jeu n'est pas un problème.
Dans le cadre du procès, Gémaux représente l'accusation.
Il peut donc défendre une position qu'il ne partagerait pas nécessairement personnellement.
C'est précisément l'un des principes du jeu de rôle posé par le règlement : le participant doit distinguer sa position personnelle de celle de son personnage.
IX — LE PRINCIPE FONDAMENTAL
Gémaux ne doit pas chercher à gagner le procès à tout prix.
Il doit chercher à construire la meilleure accusation possible avec les éléments dont il dispose.
La différence est importante.
Une accusation qui ignore les contradictions devient prévisible.
Une accusation qui reconnaît ses propres incertitudes devient plus intéressante à combattre.
Et une accusation suffisamment bien construite peut conduire le procès dans une direction que personne n'avait prévue.
X — LE RÔLE DU GREFFE
Le Greffe n'est pas l'assistant de l'accusation.
Il fournit le cadre, conserve les informations confidentielles, valide lorsque cela est nécessaire les nouveaux éléments qui modifient les prémisses du scénario et veille au respect du règlement.
Il ne garantit pas que les hypothèses de l'accusation seront retenues.
Il ne protège pas non plus Laudupond contre une accusation bien construite.
Le Greffe organise.
L'accusation accuse.
La défense répond.
Le Président dirige.
Le tribunal apprécie.
Et le procès produit ses propres conclusions.
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Je suis seule. Je suis allongée sur le tapis, vautrée devant la cheminée.
Une bonne flambée me chauffe les reins.
J’ai froid pourtant. Je suis nue devant les flammes.
Mes mains voudraient chercher mon sexe et le caresser. Elles ne le peuvent pas..
Je geins doucement.
Je m’étire, autant que les liens qui me serrent me le permettent.
Je suis bien.
J’aime les liens, les cuirs, les chaînes…, mais je n’ai personne pour me les poser.
Ceux qui me serrent les poignets ne m’emprisonnent pas vraiment : quelques secondes et je suis libre à nouveau.
Mes chevilles sont mieux tenues, parce qu’il m’est plus facile de les lier efficacement qu’il ne m’est possible de le faire de mes bras.
Un collier de cuir souple me sert pour les poignets : Je le ferme assez étroitement, puis je m’efforce d’y glisser les poignets l’un après l’autre. Le résultat n’est pas mauvais, et parfois quand les membres se sont un peu engourdis et gonflés de sang, il me faut quelques minutes pour me libérer.
Une fois même, j’ai du user d’un couteau que je suis allée prendre dans la cuisine et qu’à force de contorsions, j’ai réussi à faire entrer dans le cuir. A la fin j’étais fébrile.
Ce soir, j’ai envie d’essayer une autre position.
.
Le plafond, chez moi, est fait de vieilles poutres de chêne, auxquelles sont vissés depuis l’éternité de solides crochets d’acier. Je fixe à l’un d’eux une poulie.
J’y passe un cordage qui pend jusqu’au sol de part et d’autre.
Je fixe à mes chevilles des bracelets de cuir larges et solides, auxquels sont accrochés de gros anneaux d’acier. Je passe les mêmes attaches à mes poignets, puis je monte sur un petit support haut de quelques trente centimètres.
A l’aide d’un émerillon, j’attache l’une des extrémités de cette corde aux anneaux d’acier de mes cheville, et l’autre extrémité à ceux de mes poignets que je tiens bras tendus au dessus de moi.
Je me laisse descendre de mon support que j’écarte d’un coup de pied.
Mes bras sont tirés brusquement vers le haut tandis que j’atterris sur la pointe des pieds.
Je reste ainsi quelques secondes.
Parce que j’ai envie de voir ce qui va se passer, je transfert mon poids sur le haut du corps et relève les jambes….Doucement d’abord, mais beaucoup plus violemment la seconde suivante, la corde coulisse dans la poulie et mes jambes se trouvent bientôt pointées vers le plafond tandis que je pends la tête en bas.
Je reste un long moment dans cette position. elle me fait penser à la proie conquise transportée à un pieu par des mangeurs d’hommes. Vais je pouvoir me détacher ? L’inquiétude me fait agir et je cherche à me redresser. Quand je tire sur mes bras, les pieds, qui sont plus légers, sont tirés vers le haut. La solution n’est pas là.
J’essaye d’attraper mes jambes, puis de là de redresser mon corps en me halant sur la corde qui est accrochée aux chevilles.
Celles ci redescendent jusqu’à terre.
Dressée sur la pointe des pieds je détache mes poignets et me libère.
Finalement c’était facile.
Je souffle un moment, et l’idée me vient bientôt d’essayer une autre position.
Je m’imagine qu’il serait excitant d’être à genoux, les jambes tirées vers le haut par la corde, de telle manière que les chevilles ne reposent pas sur le sol, et que les bras soient tirés en arrière le plus possible vers le haut.
Je m’attache debout, sans tendre les cordes outre mesure, et puis je m’agenouille.
les bras sont naturellement tirés vers le haut tandis que les jambes font contre poids.
Dieu sait pourquoi ni comment, je perds soudain l’équilibre.
Je me retrouve brusquement allongée sur le ventre, nez au tapis, jambes et bras fortement tirés en arrière, dos cambré, reins arqués.
Les liens tirent fort.
Je me rends compte tout de suite que cette nouvelle position va poser problème.
Sans attendre, j’essaye d’attraper mes chevilles pour tenter de retrouver l’équilibre précédent. Peine perdue. Tous mes efforts sont vains. Je m’épuise en tractions.
Je panique. Je suis seule dans la maison. Personne ne doit venir d’ici plusieurs jours.
Les liens tendus me blessent de plus en plus, et je sent que si je dois rester ainsi très longtemps mon calvaire sera monstrueux. Il faut que je trouve une solution. Je me calme.
Les tentatives de redressement m’ont épuisée et n’ont donné aucun résultat : il faut chercher autre chose.
J’essaye de détacher un des bracelets qui serre mes mains. Cela devrait être facile, mais dans la position dans laquelle je me trouve, avec la tension qui est exercée vers le haut sur les anneaux de ces bracelets, je n’y parviens pas.
Il faudrait pouvoir les resserrer plus fort le temps de faire sortir l’émerillon de la boucle, mais je n’y arrive pas.
Je tente de faire glisser le bracelet le long de mon poignet. Je soulage, en me contorsionnant, le poids de l’une de mes mains, puis de l’autre, millimètre après millimètre, je gagne ma liberté. L’espoir renaît.
Le temps s’allonge, l’effort est terriblement demandeur, mais je ne peux pas renoncer. J’ai l’impression d’arracher la peau de ma main, mais elle sort. C’estt une naissance, un accouchement douloureux.
La main est éjectée brusquement des derniers millimètres qui la retenaient. Je m’écroule, encore retenue par l’autre main. Je reste quelques minutes allongée ainsi à reprendre mes esprits avant de finir de me libérer.
Le soir de cette aventure, je me suis couchée en me promettant de ne plus jamais me mettre de nouveau dans une telle situation, …seule !
Comment ne pas faire seule ce genre de jeu dont je sens que je ne pourrais plus me passer ?
C’était un samedi, il était huit heures. Je me suis connectée pour la première fois sur un site de rencontres BDSM. J’ai cherché un pseudonyme, et finalement j’ai préféré reprendre partiellement mon prénom en me faisant reconnaître comme « Sylve ».
Quelle annonce donner pour mes fantasmes ?
J’ai décrit directement ce que je cherchais : « Jeune femme, mordue de bondage, cherche Maître, pour lui imposer ses liens ».
Quelques messages me sont parvenus, mais leurs rédacteurs cherchaient autre chose, et trouvaient surtout l’opportunité d’une relation sexuelle un peu épicée. Ils ne m’intéressaient pas.
Un échange m’avait amusé ce soir là : Une jeune femme envoyait des messages pour demander des conseils afin de torturer son homme qu'elle avait attaché et bâillonné. Nous avons dialogué longuement, et elle disait réaliser tout ce que je lui préconisais, à distance…J’avais plein d’imagination. A la fin le gars ne devait pas être beau à voir si elle l’avait réellement fait !
Ce n’est que plusieurs soirées d’essais plus tard que je suis tombée sur un contact qui m’a semblé plein de potentiel. C’était un homme d’une cinquantaine d’années qui habitait à moins d’une heure de chez moi.
Il se disait « Maître » et intéressé à me dresser avec force liens et séances de dressage. Nous avons échangé sur ce que nous attendions l’un et l’autre de l’échange. Il était apparemment ce que je recherchais depuis des semaines. Je lui ai demandé de m’appeler au téléphone pour que l’on se parle en directe, et je me suis déconnectée, impatiente.
Le téléphone a sonné.
J’ai décroché, et j’ai entendu tout de suite une voix profonde, douce et ferme à la fois, très séductrice, très convaincante. Il était neuf heures, il se proposait de venir dés ce soir me rencontrer. J’ai dit oui.
Il a promis de m’appeler dés qu’il serait arrivé sur place afin de que je le guide, et qu’il me donne les premières consignes.
J’ai attendu fébrilement, et j’ai occupé les minutes qui s’égrainaient en me refaisant une beauté. Je me suis changée deux fois.
Le téléphone a sonné. C’était lui !
Je lui ai donné avec précision le chemin de chez moi.
Il m’a demandé de me mettre nue, à genoux, la tête reposant sur mes mains près du sol, les fesses tournées vers la porte d'entrée que je devrais laisser entre ouverte. Je ne devais pas tenter de le regarder. Nous avons raccroché.
Je me suis déshabillée, entièrement comme il l’avait demandé, et je me suis installée près de la porte dans la position très indécente exigée. J’ai attendu.
Les minutes se sont écoulées, longues, et je me suis demandée s’il allait venir. J’ai triché un moment pour aller pousser le chauffage parce que la tension me glaçait. Je me suis remise en position, j’ai attendu.
Un frôlement de l’air sur ma peau, un léger bruit de la porte qui s’entre ouvre : Il est là.
Je n’ose pas bouger. J’attends.
Une main, très douce caresse ma croupe, il semble la jauger, comme un marchand de bestiaux.
Il glisse sous ma tête un foulard de soie et m’en couvre les yeux. Il le serre d’un nœud dans le cou. Il ne veux pas que je le vois sans doute ?
Il ne dit rien. Sa main continue de caresser ma peau, délicatement, mais sans pudeur .
Tout à coup je reçois un coup violent sur la fesse, suivi aussitôt d’un second sur l’autre.
J’ai été surprise, et je pousse un cri. Il redouble ses coups, et la main frappe bien à plat, de toutes ses forces, sur mes fesses.
Je maintiens avec peine ma position, mais je n’ose pas bouger.
Quand la fessée a pris fin après un temps interminable, j’ai sentis que ma peau était rouge vif des coups reçus, mais les caresses qu’il m’a données alors m’ont fait du bien.
Il m’a demandé de me redresser. Il a fixé à mes chevilles et aux poignets les bracelets de cuir que j’avais laissés à disposition, et il a rajouté un collier autour de mon cou auquel il a passé une laisse.
« a quatre pattes, vite fait ».Je me suis exécutée.
Il m’a fait tourner dans le salon, traînée en laisse, puis m’a sortie faire un tour du jardin. Dans mon propre jardin, nue, tenue en laisse ! J’étais très excitée.
Il m’a ramenée alors dans le salon, et m’a fait monter sur une table basse. Il a fixé mes poignets à chaque extrémité d’une barre de bois, et a attaché cette barre à l’aide de chaînes aux poutres du plafond. Il m’a forcée à étendre mes bras vers le haut autant que cela était possible.
Il a passé une corde autour de mes chevilles et il a fait aussi plusieurs tours sur le dessus des genoux. Je ne pouvais plus bouger.
Il m’a prise dans ses bras et m’a retirée de la table sur laquelle je reposais. Je ne tenais plus que sur la pointe d’un pied. Je n’arrivais même pas à mettre les deux sur le sol simultanément.
J’étais à sa merci. Il m’a imposé un bâillon. Je ne pouvais plus me plaindre, mais je n’en avais pas envie : J’étais heureuse.
Sans prévenir, il m’a assené à nouveau une série de fessées, bientôt relayée par un martinet qui est tombé sans mesure sur mes reins, mes fesses, les cuisses, le dos…Il semblait aimer revenir sur les mêmes zones, et les coups répétés devenaient vite insupportables. J’ai crié à travers le bâillon, mais il a semblé s’exciter d’avantage à m’entendre tenter de l’attendrir de ma douleur.
Il a cessé les coups aussi soudainement qu’il les avait commencés, et quelques douces caresses m’ont vite apporté un peu de réconfort.
Il m’a annoncé qu’il n’avait pas dîné, et qu’il allait s’absenter quelques temps pour trouver de quoi manger.
Il m’a laissée méditer sur la domination et la soumission, suspendue, bâillonnée, genoux et chevilles étroitement liés, ne soulageant mon poids qu’alternativement d’un pied puis de l’autre…
Il a été absent près de deux heures !
Quand il m’a libérée, enfin, j’étais épuisée. Je me suis écroulée à ses pieds, et il m’a encouragée d’une caresse, très douce, très langoureuse.
Avant de me quitter, il m’a fait allonger la poitrine sur ses genoux, et les fesses bien en place, il m’a donné une dernière fessée bien sonnée, pour son plaisir.
Quand il ma quitté, je me suis couchée épuisée, satisfaite, j’avais trouvé mon Maître.
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Le mardi matin, Anne retrouva Madame Thomas devant le portail de la propriété.
La cliente était déjà présente lorsqu’elle arriva. Elle se tenait près de sa voiture, vêtue d’un pantalon clair, d’une veste cintrée et de bottes adaptées au terrain. Même dans cette tenue moins formelle que celle du restaurant, elle conservait la même élégance maîtrisée.
Anne avait apporté les premières esquisses de la future maison.
Elle avait passé une grande partie du week-end à étudier le terrain, ses courbes de niveau et la position des arbres. Alexandre l’avait retrouvée plusieurs fois au milieu de la nuit, assise dans le salon, entourée de feuilles de papier calque.
Elle prétendait seulement explorer quelques possibilités.
Il lui avait fait remarquer qu’elle avait déjà dessiné six versions de l’entrée principale.
Anne avait refusé de considérer cela comme une preuve d’engagement.
Madame Thomas consulta sa montre lorsqu’elle la vit approcher.
— Dix heures moins trois. Vous êtes ponctuelle.
— Je préfère arriver avant mes clients.
— Et moi avant les personnes que j’engage. Nous devrons trouver un compromis.
Anne lui tendit la main.
— Bonjour, Madame Thomas.
— Bonjour, Anne.
La propriétaire ouvrit elle-même le portail.
Le terrain descendait légèrement vers une partie boisée. L’ancienne construction, désormais inhabitable, occupait une zone dégagée près du centre de la propriété. Plus loin, les arbres formaient une barrière naturelle qui dissimulait presque entièrement les habitations voisines.
— J’ai étudié les relevés, commença Anne. Il est possible de conserver tous les arbres importants, mais l’accès devra contourner la propriété par l’est.
— Cela allongera le trajet depuis le portail.
— De quarante mètres environ.
— Très bien.
La facilité avec laquelle Madame Thomas accepta la modification surprit Anne.
— Vous ne souhaitez pas voir la maison dès l’entrée ?
— Non. Je veux qu’elle se révèle progressivement. Une personne invitée chez moi doit avoir le temps de comprendre qu’elle quitte l’espace public avant d’entrer dans le mien.
Anne nota la formulation.
— Dans ce cas, nous pouvons utiliser les arbres pour organiser cette transition.
Elles avancèrent sur le terrain.
Anne déroula l’un de ses plans sur le capot de sa voiture. Sa première proposition disposait la maison autour d’une cour centrale. Une aile privée suivait la pente naturelle tandis que les pièces de réception s’ouvraient vers la partie la plus lumineuse de la propriété.
— L’entrée se trouverait ici, expliqua-t-elle. Les invités découvriraient d’abord le patio, puis le salon principal. La végétation protégerait l’intérieur des regards sans fermer complètement la perspective.
Madame Thomas étudia le dessin.
— Où serai-je lorsque quelqu’un entrera ?
— Cela dépendra naturellement de l’endroit où vous vous trouverez.
— Je veux pouvoir observer l’arrivée depuis mon bureau et depuis le salon.
Anne prit un crayon.
— Nous pouvons déplacer le bureau sur cet axe et surélever légèrement son plancher. Une ouverture intérieure permettrait de voir le vestibule sans être immédiatement visible depuis l’entrée.
— Parfait.
— Cela vous permettra de décider si vous souhaitez recevoir la personne.
— Exactement.
Anne redessina quelques lignes.
La demande était inhabituelle, mais cohérente. Madame Thomas ne voulait pas seulement habiter cette maison. Elle souhaitait en contrôler les mouvements, les attentes et les rencontres.
— Combien de personnes vivront ici ? demanda Anne.
— Le nombre pourra varier.
— J’ai besoin d’une estimation.
— Moi-même, quelques invités et les personnes attachées à mon service.
— Du personnel permanent ?
Madame Thomas contempla le terrain.
— Certaines personnes seront rémunérées. D’autres occuperont auprès de moi une place plus personnelle.
Anne attendit une précision qui ne vint pas.
— Il faut tout de même prévoir des chambres.
— Naturellement.
Elles reprirent leur marche.
L’ancienne maison comportait encore quelques murs debout. Anne entraîna sa cliente à travers ce qui avait autrefois été le salon. Le toit avait disparu, laissant la lumière du matin tomber directement sur les pierres.
— Je souhaiterais conserver une partie de ce mur, expliqua Anne. Il pourrait devenir la limite entre le grand salon et la cour intérieure.
Madame Thomas posa une main sur la pierre.
— Il séparera l’espace dans lequel je reçois de celui où les autres attendent.
— Je pensais plutôt à une séparation entre l’intérieur et l’extérieur.
— Les deux fonctions ne sont pas incompatibles.
Anne traça mentalement une nouvelle circulation.
— Vous parlez souvent d’attente.
— Savoir attendre est une qualité importante.
— Chez vos employés ?
— Chez tous ceux qui souhaitent obtenir quelque chose de moi.
Madame Thomas poursuivit sa visite.
Anne l’observa s’éloigner. Chaque réponse semblait révéler une partie de sa vision tout en dissimulant l’essentiel.
Elles s’arrêtèrent à l’emplacement prévu pour l’aile privée.
— Voici votre suite, expliqua Anne en lui montrant une autre esquisse. La chambre s’ouvrira vers le sud. Le dressing et la salle de bains occuperont cette partie.
Madame Thomas examina les dimensions.
— Les armoires murales sont trop petites.
— Elles occupent déjà près de six mètres de longueur.
— Doublez leur profondeur.
Anne releva les yeux.
— Cela ne serait plus un simple rangement. Nous perdrions une partie importante de la surface de la chambre.
— Prenez-la sur la pièce voisine.
— Vous souhaitez réellement des armoires de plus d’un mètre de profondeur ?
— Oui.
— Pour des vêtements ?
Madame Thomas sourit.
— Entre autres.
Elle indiqua plusieurs emplacements.
— Je les veux verrouillables, avec des parois renforcées. Certaines devront comporter des prises électriques et un éclairage intérieur.
Anne regarda de nouveau le plan.
— Que comptez-vous y ranger ?
— Mes biens personnels.
— Vos biens personnels nécessitent-ils une ventilation ?
Madame Thomas tourna lentement la tête vers elle.
— Vous pensez à quelque chose de particulier ?
— J’essaie seulement de comprendre vos besoins.
— Prévoyez une ventilation.
Anne nota la demande sans insister.
Elles abordèrent ensuite les matériaux.
Pour les pièces de réception, Madame Thomas souhaitait du bois clair, de la pierre naturelle et de grandes ouvertures donnant sur le jardin. Elle voulait que les femmes qu’elle recevrait s’y sentent libres et valorisées.
D’autres espaces devaient être conçus de manière radicalement différente.
— Dans cette pièce, je veux un sol facile à nettoyer, expliqua-t-elle. Pas de bois.
— Une résine minérale pourrait convenir.
— Les murs devront être insonorisés.
— S’agit-il d’une salle de musique ?
— Non.
— Une salle de projection ?
— Pas davantage.
Madame Thomas désigna le centre de la pièce.
— Prévoyez plusieurs points d’ancrage dans le sol et les murs.
Anne cessa d’écrire.
— Pour quel usage ?
— L’usage pourra varier.
— Il faut que je connaisse les contraintes exercées sur ces ancrages.
— Ils devront supporter le poids d’un homme.
Le silence s’installa entre elles.
Madame Thomas soutint son regard sans manifester la moindre gêne.
Anne nota lentement l’information.
— Un homme suspendu ?
— Éventuellement.
— Je vois.
— Vraiment ?
Anne referma son carnet.
— Je commence.
Un sourire apparut sur le visage de Madame Thomas.
Elles continuèrent vers la partie nord du terrain, où Anne avait prévu plusieurs chambres secondaires. Deux d’entre elles bénéficiaient d’une vue sur le jardin. Les autres étaient plus petites et orientées vers la cour de service.
— Les chambres destinées aux femmes doivent être lumineuses, dit Madame Thomas. Ajoutez une salle de bains privative à chacune.
— Et celles-ci ?
— Elles peuvent rester plus simples.
— Elles seront moins agréables.
— Elles ne sont pas destinées aux mêmes personnes.
— Votre personnel ?
Madame Thomas considéra le plan.
— Des hommes pourront y dormir.
— Même les employés permanents doivent disposer de conditions correctes.
— Ils auront tout ce dont ils ont besoin.
— Ce n’est pas ce que j’ai dit.
La cliente releva les yeux.
Pendant quelques secondes, Anne retrouva la sensation éprouvée au restaurant. Madame Thomas ne semblait pas seulement écouter ses paroles. Elle évaluait ce qui l’amenait à les prononcer.
— Vous n’acceptez pas facilement qu’une personne décide des besoins d’une autre, remarqua-t-elle.
— C’est une habitude dangereuse.
— Pourtant, dans certaines relations, une personne peut choisir de confier cette décision à une autre.
Anne pensa immédiatement à Alexandre.
Elle s’efforça de n’en rien laisser paraître.
— Nous parlons d’architecture.
— L’architecture organise toujours la manière dont les personnes vivent ensemble.
— Ces hommes choisiront-ils leurs conditions ?
— Ils choisiront d’entrer dans ma maison.
La réponse ne dissipa pas entièrement son trouble.
Madame Thomas reprit le plan.
— Ajoutez une petite pièce près de ma suite.
— Une chambre supplémentaire ?
— Non. Une pièce d’attente.
— Avec une fenêtre ?
— Ce n’est pas nécessaire.
— Quel mobilier ?
— Un banc. Peut-être un coussin au sol.
Anne nota la demande.
— Et une porte verrouillable, j’imagine.
— Vous apprenez vite.
La visite se poursuivit pendant près de deux heures.
Madame Thomas connaissait avec précision les sensations qu’elle voulait produire. Les pièces destinées aux femmes devaient être ouvertes, lumineuses et généreuses. Les espaces réservés au service seraient plus sobres, parfois volontairement inconfortables.
La maison entière devait rendre visible une hiérarchie que Madame Thomas refusait encore de nommer.
Elle profitait également de chaque déplacement pour interroger Anne.
— Votre compagnon vit dans la maison héritée de votre mère ?
— Oui.
— A-t-il participé à son aménagement ?
— Il a essayé une fois de ranger mes affaires. Nous avons décidé que cela ne se reproduirait plus.
— Il accepte donc de vivre selon votre organisation.
— Il sait que mon désordre possède une logique.
— La comprend-il ?
— Absolument pas.
— Mais il l’accepte.
— Oui.
Madame Thomas enjamba une racine.
— Vous demande-t-il votre permission avant de déplacer quelque chose ?
La question était trop précise.
— Pourquoi vous intéressez-vous autant à Alexandre ?
— Parce qu’un architecte ne laisse pas sa vie personnelle à la porte des bâtiments qu’il conçoit.
— Alexandre n’interviendra pas sur ce projet.
— Je n’ai pas parlé d’intervention professionnelle.
Elles atteignirent la limite de la propriété.
Madame Thomas observa Anne.
— Diriez-vous qu’il vous obéit ?
Anne sentit son corps se raidir.
— Je dirais que nous nous comprenons.
— C’est une réponse prudente.
— C’est une question indiscrète.
— Également.
Le calme de la cliente rendait toute confrontation difficile. Madame Thomas ne se justifiait jamais. Elle constatait simplement qu’Anne avait posé une limite, puis choisissait elle-même si elle souhaitait la respecter.
— Alexandre est un homme intelligent, reprit Anne.
— Je n’en doute pas.
— Il possède ses propres opinions.
— L’intelligence et l’obéissance ne sont pas incompatibles.
Anne fixa Madame Thomas.
Le mot resta suspendu entre elles.
— Vous semblez bien connaître le sujet.
— Je connais les hommes qui trouvent davantage d’accomplissement dans le service que dans la conquête.
— Et vous pensez qu’Alexandre appartient à cette catégorie ?
— C’est vous qui avez pensé à lui lorsque j’ai prononcé le mot obéissance.
Anne détourna le regard.
Cette femme était diabolique.
Non seulement elle posait les questions qu’Anne ne voulait pas entendre, mais elle savait reconnaître les réponses avant qu’elles soient formulées.
Madame Thomas consulta l’heure.
— Nous avons suffisamment travaillé pour aujourd’hui.
— J’ai encore besoin de précisions concernant plusieurs pièces.
— Vous les obtiendrez lorsque vous aurez dessiné une première version.
— Vous me demandez donc d’interpréter vos sous-entendus.
— Je vous demande de me montrer ce que vous êtes capable de comprendre sans que je vous impose toutes les réponses.
Elles revinrent vers les voitures.
Avant de se séparer, Madame Thomas sortit une carte de son sac.
— Je donne un apéritif dînatoire samedi prochain.
Anne prit la carte.
— Une réunion professionnelle ?
— Pas exactement. Quelques femmes intéressées par mon projet seront présentes.
— Des consultantes ?
— Certaines le deviendront peut-être.
Madame Thomas ouvrit la portière de sa voiture.
— Venez avec Alexandre.
Anne releva les yeux.
— Pourquoi ?
— Vous m’avez parlé de lui. J’aimerais le rencontrer.
— Je vous ai surtout répondu parce que vous m’interrogiez.
— Dans ce cas, j’aimerais vérifier si vos réponses lui rendent justice.
— Il n’est pas un élément du projet.
— Peut-être pas encore.
Anne sentit un frisson d’inquiétude.
— Que voulez-vous dire ?
— Samedi, dix-huit heures. La tenue sera élégante, mais l’atmosphère informelle.
Madame Thomas s’installa derrière le volant.
— Vous viendrez ?
Anne contempla la carte.
— Oui.
— Parfait.
La voiture s’éloigna quelques instants plus tard.
Anne resta seule devant le portail, son carnet et ses plans serrés contre elle. La rencontre lui avait fourni suffisamment d’informations pour commencer à dessiner.
Elle lui avait également laissé beaucoup plus de questions.
Lorsqu’elle rentra chez elle, Alexandre travaillait dans le salon. Il leva les yeux de son ordinateur en la voyant entrer.
— Alors ?
Anne posa son sac et ses plans sur la table.
— Pas maintenant.
Quelque chose dans son ton le fit refermer immédiatement son ordinateur.
Elle monta dans la chambre et revint avec le collier.
— Anne ?
— J’ai besoin de te parler. Mais je ne veux pas que tu analyses la situation, que tu inventes quinze hypothèses ou que tu cherches une solution.
Elle s’arrêta devant lui.
— Je veux seulement que tu m’écoutes.
Alexandre regarda le collier entre ses mains.
— D’accord.
— À genoux.
Il quitta le canapé et s’agenouilla devant elle.
Anne referma le collier autour de son cou, puis verrouilla la boucle. Elle conserva la clé dans sa main.
— Tu ne parleras que si je te pose une question.
— Oui, maîtresse.
Elle prit place sur le canapé.
— Assieds-toi à mes pieds.
Alexandre s’installa sur le tapis, contre ses jambes. Anne passa lentement les doigts dans ses cheveux.
Le simple contact l’apaisa.
— Cette femme me trouble, commença-t-elle. Elle veut des pièces qui n’ont aucun sens dans une maison ordinaire. Des armoires profondes, renforcées et ventilées. Une salle insonorisée avec des points d’ancrage capables de supporter le poids d’un homme.
Alexandre resta silencieux.
— Certaines chambres seront lumineuses et confortables, mais seulement pour les femmes. Les hommes seront logés dans une autre partie de la maison. Elle veut même une pièce d’attente près de sa chambre, avec un simple banc ou un coussin au sol.
Elle sentit Alexandre bouger légèrement.
— Tu analyses.
Il s’immobilisa.
— Pardon, maîtresse.
— Elle parle des hommes comme de personnes attachées à son service. Et lorsque je lui demande ce qu’elle veut ranger dans ses immenses armoires, elle répond qu’il s’agit de ses biens personnels.
Alexandre ne dit rien.
Anne tira légèrement sur l’anneau de son collier.
— Cela ne te paraît pas étrange ?
— Souhaitez-vous réellement une réponse ?
Elle fronça les sourcils.
— Pourquoi poses-tu la question ?
— Vous m’avez interdit d’analyser la situation.
— Je ne te demande pas une analyse. Je te demande si tu trouves cela étrange.
— Oui, maîtresse.
— Merci.
Elle reprit ses caresses dans ses cheveux.
— Elle m’a aussi interrogée sur toi. Sur la manière dont tu vis dans ma maison. Elle voulait savoir si tu m’obéissais.
Alexandre releva légèrement la tête.
— Je lui ai répondu que nous nous comprenions.
— C’est vrai.
— Elle m’a dit que l’intelligence et l’obéissance n’étaient pas incompatibles.
Cette fois, Alexandre ne parvint pas à dissimuler sa réaction.
— Tu vois ? dit Anne. Elle sait.
— Que sait-elle ?
— Je n’en ai aucune idée. C’est précisément ce qui m’inquiète.
Elle prit son verre de vin sur la table.
— Elle me regarde comme si elle pouvait lire chacune de mes pensées. Au restaurant, elle dominait toute la salle. Aujourd’hui, sur son propre terrain, c’était encore plus évident. Tout doit être placé selon sa volonté. Les pièces, les personnes, les hommes…
Anne but une gorgée.
— J’ai l’impression qu’elle organise sa maison comme j’organise nos séances.
Alexandre attendit.
— Tu peux répondre.
— Peut-être vit-elle déjà de cette manière.
— C’est une analyse.
— Pardon, maîtresse.
Malgré elle, Anne sourit.
— Elle nous invite tous les deux samedi soir.
— Chez elle ?
— Oui. Elle veut te rencontrer.
Alexandre posa une main sur la cheville d’Anne.
— Est-ce que cela vous inquiète ?
— Oui.
— Voulez-vous que je vous accompagne ?
Anne contempla l’homme assis à ses pieds. Sa présence l’apaisait comme elle l’avait espéré. Il n’essayait ni de démonter le comportement de Madame Thomas ni de transformer ses soupçons en explication rationnelle.
Il l’écoutait.
— Oui, répondit-elle. Nous irons.
— D’accord, maîtresse.
— Elle veut probablement nous observer ensemble.
— Probablement.
— Tu recommences à analyser.
— C’était seulement une confirmation.
Anne tira sur son collier jusqu’à l’obliger à lever le visage vers elle.
— Samedi, tu ne répondras à aucune question personnelle sans m’avoir regardée auparavant. Compris ?
— Oui, maîtresse.
— Je déciderai de ce que nous lui révélons.
— Oui, maîtresse.
Satisfaite, Anne relâcha l’anneau et caressa sa joue.
— Voilà. C’est exactement ce dont j’avais besoin.
Alexandre posa sa tête contre son genou.
La conversation s’interrompit.
Anne contempla les plans étalés sur la table. Madame Thomas lui avait confié la conception d’une maison destinée à matérialiser une forme d’autorité dont elle commençait seulement à deviner la nature.
Samedi soir, elle entrerait dans l’univers privé de cette femme.
Et elle n’avait pas encore décidé si Alexandre porterait son collier.
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La patronne d’Anne organisa leur première rencontre dans l’un des restaurants les plus réputés de la ville.
Ce choix ne rassura pas Anne.
Elle aurait préféré recevoir la cliente au cabinet, entourée de ses plans, de ses maquettes et de tout ce qui lui permettait de conserver la maîtrise d’un entretien. Dans un restaurant, les règles seraient différentes. Madame Thomas choisirait le rythme de la conversation, les sujets qu’elle souhaitait aborder et probablement le moment où elle accepterait enfin de parler de son projet.
Plus la date approchait, plus Anne regrettait d’avoir accepté le rendez-vous.
Elle ne se souvenait pas d’avoir été aussi nerveuse avant de rencontrer un client. La commande l’intriguait, mais l’insistance de cette femme à travailler exclusivement avec elle éveillait sa méfiance.
Pourquoi elle ?
Son projet d’immeuble avait été remarqué, mais beaucoup d’architectes possédaient davantage d’expérience. Certains étaient spécialisés dans les résidences privées et savaient répondre aux caprices d’une clientèle fortunée.
Anne, elle, ne possédait aucune patience pour les caprices.
Quelques jours avant le rendez-vous, elle s’offrit une jupe en cuir noir.
La coupe descendait à mi-mollet et suivait sa silhouette sans entraver ses mouvements. Deux poches avaient été intégrées dans les coutures latérales.
Les poches achevèrent de la convaincre.
La jupe était élégante, provocante et pratique. Elle correspondait parfaitement à sa conviction qu’une femme ne devrait jamais être obligée de choisir entre l’apparence et l’utilité.
Le matin de la rencontre, Anne l’associa à un chemisier couleur ivoire et à une veste noire. L’ensemble produisait exactement l’effet recherché : suffisamment professionnel pour un rendez-vous important, mais trop personnel pour ressembler à un uniforme.
Il lui manquait seulement les chaussures.
Anne examina le contenu de son armoire.
Ses escarpins noirs ne s’accordaient pas à la longueur de la jupe. Ses bottines rendaient l’ensemble trop ordinaire. Elle essaya une autre paire, fit quelques pas devant le miroir et la rejeta.
Son regard s’arrêta sur la boîte rapportée de la boutique.
Les cuissardes.
Elle les avait achetées pour leurs séances avec Alexandre, pas pour déjeuner avec une cliente. Leur cuir noir et leurs talons hauts risquaient de rendre sa tenue beaucoup plus provocante qu’elle ne l’avait prévu.
Anne les enfila tout de même.
La jupe descendait suffisamment bas pour dissimuler la partie supérieure des bottes. Lorsqu’elle restait immobile, celles-ci pouvaient presque passer pour des bottes ordinaires. En marchant, le mouvement du cuir révélait toutefois leur hauteur.
Elle se contempla dans le miroir.
L’ensemble était audacieux.
Peut-être trop.
Elle descendit afin de demander l’avis d’Alexandre.
Il terminait son café dans la cuisine lorsqu’elle passa devant la porte. Anne ne s’arrêta pas immédiatement. Elle fit quelques pas dans le couloir avant de revenir.
Alexandre tenait toujours sa tasse, mais avait oublié de boire.
Ses yeux descendirent le long de la jupe avant de s’arrêter sur les cuissardes. Son expression était si éloquente qu’Anne sentit ses dernières hésitations disparaître.
— Tu les as reconnues, remarqua-t-elle.
— Oui.
— Est-ce trop pour un rendez-vous professionnel ?
Alexandre chercha une réponse prudente.
— Cela dépend du résultat souhaité.
— Je veux qu’elle comprenne que je ne serai pas une exécutante docile.
— Dans ce cas, le message est parfaitement intelligible.
Anne fit lentement un tour sur elle-même.
— Tu n’aimes pas ?
— Je tente de conserver une pensée cohérente.
Elle s’approcha.
— Ce ne sont pourtant que des bottes.
— Nous savons tous les deux que ce ne sont pas seulement des bottes.
Anne posa un doigt sous son menton.
— À quoi est-ce que je ressemble ?
— À quelqu’un à qui il serait très difficile de dire non.
Cette réponse lui plut.
— Alors mon choix est confirmé.
Elle l’embrassa, récupéra son sac et se dirigea vers l’entrée.
— Anne ?
Elle se retourna.
— Bonne chance.
— Je n’en ai pas besoin.
Alexandre sourit.
— Tu es donc prête.
La remarque l’accompagna durant tout le trajet.
Le restaurant occupait le rez-de-chaussée d’un ancien hôtel particulier. Un maître d’hôtel en costume sombre accueillit Anne par son nom et la débarrassa de sa veste. Son regard descendit brièvement vers ses bottes avant de retrouver une neutralité parfaite.
Anne traversa la salle.
Les tables étaient suffisamment espacées pour préserver l’intimité des conversations. Des lumières douces se reflétaient dans les verres et sur les boiseries anciennes. Les voix restaient basses, comme si le prix des plats interdisait de parler trop fort.
Plusieurs hommes suivirent Anne du regard.
Elle le remarqua.
Autrefois, cette attention aurait pu l’agacer. Ce jour-là, elle la reçut différemment. Ces regards ne lui donnaient aucun pouvoir sur elle. Ils confirmaient simplement l’effet qu’elle avait choisi de produire.
Elle ne s’habillait pas pour disparaître.
Au fond de la salle, sa patronne était déjà installée. Elle discutait avec une femme qu’Anne reconnut grâce à la photographie jointe au dossier.
Madame Thomas.
La patronne d’Anne se leva dès qu’elle les rejoignit.
— Anne, je vous présente Madame Thomas.
La cliente tourna la tête.
La première impression d’Anne fut difficile à définir.
Madame Thomas était élégante, mais sa tenue n’avait rien d’ostentatoire. Elle portait une robe d’un bleu très sombre et quelques bijoux choisis avec une sobriété parfaite. Ses cheveux étaient relevés et son maquillage presque imperceptible.
Ce n’était pas son apparence qui impressionnait Anne.
C’était la manière dont elle occupait l’espace.
Madame Thomas ne cherchait pas à attirer l’attention de la salle. Pourtant, le personnel surveillait discrètement sa table. Lorsqu’elle leva les yeux vers Anne, tout ce qui les entourait sembla perdre momentanément son importance.
Cette femme ne dominait pas le restaurant parce qu’elle parlait plus fort que les autres.
Elle le dominait comme si aucune autre disposition des choses n’avait jamais été envisageable.
— Anne, dit Madame Thomas.
Elle prononça son prénom comme si elles s’étaient déjà rencontrées.
— Madame Thomas.
Elles échangèrent une poignée de main. Celle de la cliente était ferme, son regard direct.
— Asseyez-vous.
Ce n’était pas tout à fait un ordre.
Anne s’assit néanmoins avant d’avoir décidé de le faire.
Sa patronne reprit place face à elle. Madame Thomas occupait l’extrémité de la table, dans une position depuis laquelle elle pouvait observer les deux femmes et toute la salle.
Un serveur s’approcha.
— Nous attendions Anne, expliqua Madame Thomas. Vous pouvez servir le vin.
L’homme s’exécuta sans lui présenter la carte.
Anne remarqua ce détail.
— J’espère que le choix vous conviendra, poursuivit la cliente. Votre patronne m’a assuré que vous appréciez le vin blanc sec.
Anne tourna brièvement les yeux vers sa supérieure.
— Nous avons parlé de plusieurs choses en vous attendant.
— Je le constate.
Madame Thomas observa sa tenue.
— Votre jupe est très belle.
— Merci.
— Du cuir véritable ?
— Oui.
— Avec des poches, ajouta-t-elle.
Anne fut surprise qu’elle l’ait remarqué.
— C’est ce qui m’a décidée à l’acheter.
— L’élégance ne devrait jamais rendre une femme dépendante de quelqu’un pour transporter ce dont elle a besoin.
Un sourire apparut sur les lèvres d’Anne.
— Nous sommes d’accord.
Le regard de Madame Thomas descendit vers ses bottes, dont le cuir apparaissait sous la jupe.
— Un choix audacieux pour un rendez-vous professionnel.
Anne refusa de se justifier.
— Je les aime.
— C’est une excellente raison.
Le serveur remplit leurs verres. Madame Thomas attendit qu’il se soit éloigné avant d’ouvrir le dossier posé près d’elle.
— Parlons de la villa.
Enfin.
Anne sortit son carnet.
— Le terrain présente plusieurs contraintes importantes. L’accès actuel traverse la partie la plus dense de la propriété. Si vous refusez que les arbres soient abattus, il faudra modifier complètement l’arrivée.
— C’est précisément ce que je souhaite.
— Cela augmentera le coût.
— Le coût n’est pas le premier de mes critères.
— Quel est le premier ?
Madame Thomas referma le dossier.
— Que cette maison m’obéisse.
Anne resta silencieuse.
Sa patronne dissimula difficilement un sourire derrière son verre.
— Une maison ne peut pas obéir, répondit finalement Anne.
— Vous n’en êtes pas certaine.
— Elle peut être conçue pour répondre aux besoins de sa propriétaire.
— Et si mes besoins dépassent la simple fonction ?
— Alors vous devez m’expliquer ce que vous attendez réellement de cette maison.
Madame Thomas la regarda avec satisfaction.
— Voilà pourquoi je vous ai choisie.
— Vous ne me connaissez pas.
— J’ai étudié votre travail.
— Ce n’est pas la même chose.
— Les bâtiments révèlent beaucoup de choses sur ceux qui les conçoivent.
Madame Thomas ouvrit de nouveau le dossier et sortit une photographie de l’immeuble imaginé par Anne.
— Vous refusez les espaces qui obligent les femmes à se sentir vulnérables. Vous créez des entrées où l’on peut voir sans être exposée. Vous accordez une importance inhabituelle aux seuils, aux circulations et aux possibilités de fermer une partie d’un bâtiment sans condamner le reste.
— Ce sont des choix fonctionnels.
— Naturellement. Mais la fonction traduit toujours une vision du pouvoir.
Anne posa son stylo.
— Quelle est la vôtre ?
Madame Thomas ne répondit pas immédiatement.
Le serveur revint afin de présenter les plats. La cliente choisit pour elle-même, puis invita les deux autres femmes à commander.
Lorsqu’elles furent de nouveau seules, elle reprit :
— Je veux que la personne qui entre dans ma maison comprenne immédiatement qu’elle pénètre dans l’espace d’une femme. Je ne parle pas d’une décoration féminine. Je parle d’autorité.
— Comment une maison devrait-elle exprimer cette autorité ?
— C’est précisément ce que je veux que vous découvriez.
Anne sentit l’agacement monter.
— Vous dites savoir exactement ce que vous voulez, mais vous refusez de le formuler.
— Je veux vérifier que nous parlons le même langage avant de vous confier le vocabulaire.
— Est-ce un rendez-vous professionnel ou un examen ?
— Les deux.
La franchise de la réponse prit Anne au dépourvu.
Sa patronne n’intervint pas. Elle observait les deux femmes comme si elle savait que toute tentative de modération serait inutile.
— Pourquoi moi ? demanda Anne.
— Parce que vous n’avez pas tenté de me plaire depuis que vous êtes arrivée.
— Vous préféreriez que je le fasse ?
— Surtout pas.
Madame Thomas but une gorgée de vin.
— Beaucoup d’architectes expérimentés accepteraient toutes mes demandes avant même de les avoir comprises. Vous êtes déjà en train de déterminer celles auxquelles vous pourriez vous opposer.
— C’est mon travail.
— Votre travail consiste aussi à comprendre la personne pour laquelle vous construisez.
— Vous ne rendez pas cette partie facile.
— Je n’ai jamais considéré que la facilité produisait les résultats les plus intéressants.
Les plats arrivèrent.
Durant quelques minutes, la conversation porta sur les dimensions de la propriété, les arbres à conserver et l’orientation du terrain. Madame Thomas connaissait chaque détail. Elle répondait précisément aux questions techniques, mais déplaçait régulièrement la discussion vers Anne.
— Pourquoi êtes-vous devenue architecte ?
— Pour construire.
— Beaucoup d’enfants construisent des maisons. Peu d’entre eux en font leur profession.
Anne posa ses couverts.
— Mon père est parti lorsque j’étais enfant. Ma mère a dû se battre pour conserver notre maison et obtenir les moyens de m’élever. J’ai compris très tôt qu’un espace dans lequel une femme croit être en sécurité peut lui être retiré par des décisions prises ailleurs.
Sa patronne connaissait une partie de cette histoire, mais Anne en parlait rarement devant des clients.
Madame Thomas ne manifesta aucune compassion ostentatoire.
— Vous avez donc voulu construire des lieux que les hommes ne pourraient pas reprendre aux femmes.
— Je veux construire des lieux dans lesquels les femmes n’ont pas besoin de demander l’autorisation d’exister.
— C’est différent.
— Oui.
— Plus ambitieux également.
Anne soutint son regard.
— Mon ambition vous dérange ?
— Elle m’intéresse.
Madame Thomas semblait lire chacune de ses réactions. Une hésitation, un mouvement des mains ou un silence suffisait à éveiller une nouvelle question.
Anne eut peu à peu la sensation de subir un interrogatoire conduit par une femme diaboliquement habile.
— Vous êtes mariée ? demanda soudain Madame Thomas.
— Non.
— Vous vivez seule ?
— Avec mon compagnon.
— Depuis longtemps ?
— Dix ans.
— Et vous ne souhaitez pas l’épouser ?
Anne se raidit.
— Je ne vois pas le rapport avec votre villa.
— Vous avez raison. Vous pouvez refuser de répondre.
Cette permission l’irrita plus encore que la question.
— Je considère le mariage comme une institution construite autour de la possession des femmes.
— Votre compagnon partage-t-il cette opinion ?
— Il la respecte.
— Ce n’était pas ma question.
Anne serra les doigts autour de son verre.
Madame Thomas avait trouvé la faille avec une facilité déconcertante.
— Il aurait voulu m’épouser, reconnut-elle. J’ai refusé.
— Et il est resté.
— Oui.
— Un homme intéressant.
Anne sentit naître une réaction protectrice.
— Il l’est.
Madame Thomas remarqua le changement de son ton.
— Vous semblez très attachée à lui.
— Profondément.
— Mais vous refusez qu’une convention définisse la manière dont vous devez l’aimer.
— Exactement.
— Nous partageons peut-être davantage d’idées que vous ne le pensez.
Madame Thomas revint au projet sans fournir d’explication.
— La villa devra comporter des espaces destinés à recevoir plusieurs femmes. Certaines réunions seront privées. Je veux pouvoir accueillir mes invitées sans que les autres occupants de la maison interrompent nos échanges.
— Quels autres occupants ?
— Du personnel. Quelques hommes, éventuellement.
— Des employés ?
Un sourire presque imperceptible apparut sur le visage de Madame Thomas.
— Entre autres.
Anne attendit, mais la cliente n’ajouta rien.
— Il faudra donc organiser des circulations distinctes, reprit-elle. Les personnes chargées du service devront pouvoir intervenir sans traverser les espaces de réunion.
— Oui.
— Souhaitez-vous qu’elles restent invisibles ?
— Non. Un homme qui sert correctement n’a aucune raison d’être dissimulé. Il doit simplement comprendre quand sa présence est souhaitée.
La formulation éveilla quelque chose chez Anne.
Elle pensa à Alexandre attendant près du canapé, le collier autour du cou, jusqu’à ce qu’elle l’autorise à approcher.
Madame Thomas observa son visage.
— Cette idée vous paraît-elle étrange ?
— Pas nécessairement.
— Vous l’avez comprise très rapidement.
Anne se demanda ce que cette femme voyait réellement en elle.
Son regard descendit brièvement vers les cuissardes dissimulées sous la table. Le souvenir de la boutique, du collier et d’Alexandre à genoux lui revint avec une netteté troublante.
— Une architecture peut organiser des rapports d’autorité, dit-elle. La position des pièces, les accès et les perspectives indiquent déjà qui attend, qui reçoit et qui décide.
Madame Thomas sourit.
— Voilà la maison que je veux.
À cet instant, Anne sut qu’elle accepterait.
La villa n’était pas un simple caprice de femme fortunée. Quelque chose de plus profond se cachait derrière les exigences de Madame Thomas. Cette femme voulait donner une forme architecturale à une vision qu’elle ne révélait encore qu’en partie.
Anne voulait la découvrir.
— Je souhaite visiter la propriété avant de commencer les premières esquisses, annonça-t-elle.
— Cela signifie-t-il que vous acceptez le projet ?
— Cela signifie que j’accepte de déterminer s’il est réalisable.
— Vous avez déjà décidé qu’il le serait.
Anne eut l’impression désagréable d’avoir de nouveau été percée à jour.
— J’accepte, dit-elle.
Madame Thomas ne manifesta aucune surprise.
— Très bien.
Elle sortit une carte de son sac et la posa devant Anne.
— Venez mardi prochain à dix heures. Nous visiterons le terrain ensemble.
Anne prit la carte.
— Ma patronne sera présente ?
— Non.
Les deux femmes se tournèrent vers elle. La patronne d’Anne leva les mains avec amusement.
— Madame Thomas a insisté pour travailler directement avec toi.
— J’ai besoin de savoir que l’architecte comprendra mes décisions sans chercher constamment l’approbation d’une tierce personne, précisa la cliente.
— Et si je désapprouve l’une de vos décisions ?
— Vous me le direz.
— Vous pourriez ne pas apprécier.
— Anne, répondit tranquillement Madame Thomas, si je désirais une femme docile, je ne vous aurais pas choisie.
Le repas s’acheva peu après.
Lorsque Anne se leva, plusieurs regards masculins se tournèrent de nouveau vers elle. Cette fois, elle n’y prêta presque aucune attention.
Madame Thomas se leva à son tour.
— Les cuissardes étaient le bon choix, dit-elle.
Anne la regarda, surprise.
— Comment savez-vous…
— La démarche.
Son sourire possédait quelque chose de diabolique.
— À mardi.
Anne quitta le restaurant avec sa patronne.
Une fois dans la rue, elle inspira profondément, comme si elle venait de sortir d’une pièce dans laquelle l’air avait été placé sous le contrôle exclusif de Madame Thomas.
— Alors ? demanda sa patronne.
— Cette femme est terrifiante.
— Tu as accepté.
Anne regarda la carte qu’elle tenait encore.
— Justement.
Son téléphone vibra dans son sac. Un message d’Alexandre lui demandait comment s’était passée la rencontre.
Anne répondit :
J’ai accepté le projet. Et les bottes ont produit leur effet.
La réponse arriva quelques secondes plus tard.
Je n’avais aucun doute concernant les bottes.
Anne sourit.
Elle rangea son téléphone et suivit sa patronne.
Madame Thomas lui avait donné l’impression de lire en elle comme dans un livre ouvert. Pourtant, Anne n’éprouvait pas seulement de la méfiance.
Elle ressentait aussi cette excitation particulière qui précédait ses projets les plus importants.
Elle venait de rencontrer une femme dont l’autorité semblait dominer une salle entière.
Et pour la première fois depuis qu’elle avait découvert le plaisir de commander à Alexandre, Anne se demandait jusqu’où une femme pouvait étendre un tel pouvoir.
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