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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Ceci est un récit écrit lors d'un échange par chat avec une soumise connue sur ce site, que je remercie pour l'avoir compilé et mis en forme.
- J'ai eu une autre vision d'ailleurs. Peut-être que tu aurais envie que je la partage...
- Oui, s'il vous plaît Monsieur, je serais ravie de l'entendre.
Nous étions en voiture sur une petite route de campagne. Tu me conduisais vers un joli coin de bois. Nous allions faire un pique-nique, tu avais préparé tout un repas dans un panier d'osier, que tu portais avec la nappe pour moi jusqu'à un coin ombragé, pendant que je flânais. Puis, pour mon meilleur confort, tu te plaçais, assise jambes écartées, en retroussant ta jupe sur le haut de tes cuisses, avec un joli porte-jarretelles mais sans culotte, pour que je puisse m'asseoir entre tes jambes et poser mon dos contre ta poitrine et ton ventre. Je mangeais tranquillement, en te nourrissant de temps en temps d'une bouchée de mes plats ou d'une amande, et en te parlant d'une idée qui m'était venue. Je te faisais me lécher les mains. Je me décalais pour être un peu de côté, je passais les jambes au-dessus d'une de tes cuisses, pour laisser ton entrejambe accessible. J'y faisais glisser une plume trouvée dans l'herbe. Gentiment, sur le haut des cuisses, le long des hanches et des fesses. Je jouais avec mes dents sur ton téton sorti, tout en chatouillant l'intérieur de tes cuisses. Puis je venais poser le doigt sur les lèvres de ta chatte, tranquillement, sans me presser, en marquant leur pourtour. Et je commençais à te faire doucement demander, puis pas à pas supplier avec de plus en plus d'urgence, pour que j'aille appuyer sur ton clitoris. J'avais tout mon temps, il faisait bon, tes gémissements et tes feulements se mêlaient au chant des oiseaux. J'avais les yeux à demi-fermés contre ton sein, à sentir l'odeur de ton corps. Je me sentais bien.
- Cette vision m'excite beaucoup Monsieur, j'aimerais m'abandonner ainsi entre vos mains et vous servir. Pourrais-je, s'il vous plaît, avoir votre accord pour me toucher en vous lisant et relisant ?
- Tu peux te toucher, petite perverse. Te toucher en pensant à ta servitude docile et aux récompenses que tu pourrais en retirer.
- Merci beaucoup Monsieur…
J'ai fini par t'accorder ce que tu voulais tant, et j'ai placé ma main pleinement contre ta chatte, comme sur un objet que je possédais. Puis je n'ai laissé qu'un doigt, mon index, que j'ai laissé tourner doucement, en effleurant à peine. Tes gémissements se sont faits plus pressants, ta respiration a commencé à devenir très intense. Depuis quand n'avais-tu pas eu le droit de jouir ainsi de mes douceurs ? C'était ce que tu attendais depuis la veille, quand, frémissante déjà, tu avais préparé le repas. La nuit avait sans doute été longue, pressée par l'attente. J'avais senti au matin le léger tremblement dans tes gestes, l'incertitude dans ta voix. Le doute peut-être aussi qui t'assaillait : aurais-tu droit à cela ? Allais-je être heureux, content de toi ? Que de questions, tu avais passé des heures, des jours peut-être, aimantée à ce moment espéré. Mais je sais mieux que toi ce dont tu as besoin.
J'ai continué à aller très doucement. Je sais qu'au fond tu veux profiter de chaque seconde. Être frustrée oui, mais avec ma main sur ton clito. Ma main est passée contre la nappe. Mouillée, une belle tache sous ta chatte. Tes jambes se repliaient d'instinct, elles venaient soulever ton pubis vers mon doigt, le seul toujours qui jouait avec toi. Je savais que tu voulais plus. Être remplie de moi, m'avoir à l'intérieur. Même un seul doigt, mais peut-être, peut-être... Qu'est-ce que ton maître te réservait ? À quel point était-il prêt à te récompenser ? Une première fois, j'ai accéléré. Il n'a pas fallu longtemps pour que les défenses tombent. Une minute à peine, et tu commençais à couiner : « Maître, s'il vous plaît, puis-je jouir ? » Tu connaissais la réponse. La première fois je ne dis jamais « oui », pas depuis que j'ai commencé à t'entraîner à retenir tes orgasmes.
- Je suis tellement heureuse de vous lire. J'aimerais pouvoir assouvir vos désirs. Je suis tout à fait trempée et je ne le dois qu'à vous, merci beaucoup Monsieur.
- Ton hommage est apprécié, soumise. Tu l'exprimes bien, cela me plaît. Tu as beaucoup de potentiel, j'aime les hommages éloquents.
Lentement, j'ai laissé mon doigt quitter ton clitoris. Je me suis relevé. J'ai défait la boucle de ma ceinture et mon pantalon. Ton
visage venait déjà de son propre élan vers mon entrejambe. Je n'ai eu qu'un petit pas à faire pour me retrouver à la verticale au-dessus de toi, toujours assise. Je t'ai laissé placer ta propre main sur ta chatte. Sans la bouger, simplement pour contenir le frémissement. Et tu t'es mise à lécher le creux des cuisses, le bas des couilles, tout l'entrejambe. Avidement. J'ai mis la main dans tes cheveux pour guider où je voulais, d'abord doucement. Puis j'ai tiré ta tête en arrière. Le signal connu : tu as ouvert grand la bouche et sorti la langue. Tu as commencé par la base de la verge, d'avant en arrière. Avec le bout sensible de ta langue. Puis j'ai abaissé mon sexe pour le porter à tes lèvres, presque de haut en bas. Je t'ai laissé suçoter le bout d'abord, longuement. Il a fini d'enfler entre tes lèvres et ta langue. Puis j'ai enfoncé, doucement d'abord, chaque fois un peu plus loin, jusqu'à ta gorge. Tu apprenais encore le skullfuck, je savais que ce n'était pas facile. Je te laissais des respirations, entre des moments de pénétration plus intenses et plus longs. Je te laissais jouer de tes lèvres et de ta langue sur mon sexe avant de revenir à ta gorge. Une longue, intense plongée encore, à t'en faire perdre le souffle. Puis je suis ressorti. J'ai caressé le visage couvert de bave où quelques cheveux épars s'étaient collés. J'ai regardé tes yeux éperdus et dévoués.
- Je semble perdre en lucidité à mesure que je découvre vos idées. Je vous remercie d'avoir de telles pensées. Je rêve d'apprendre à vos côtés à devenir ce que vous voulez que je sois. Je suis vraisemblablement très proche d'avoir un orgasme. Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'accorder le droit de vous le dédier lorsqu'il surviendra Monsieur ? Ce serait aussi un honneur de patienter pour vous, souhaitez-vous que j'attende votre permission pour jouir Monsieur ?
- Oui, pour ce soir, tu vas jouir pour moi, maintenant, en me remerciant de tout ce que j'ai fait pour toi aujourd'hui.
Je t'ai fait te relever, te placer jambes écartées dos à moi, le dos bien cambré pour t'offrir, les mains contre l'arbre qui nous prêtait son ombre. Comme tu as joui en serrant cet arbre, en dandinant du cul sur mon sexe qui te perçait et accédait aux profondeurs de ton être! En criant tes remerciements à en faire trembler les fourrés et à en faire fuir les oiseaux pendant que la jouissance te filait entre les cuisses. Mais tu es restée sans bouger, à attendre que je finisse de vider mon sperme en toi. Tes jambes parcourues de spasmes ont tenu, magnétisées à ma bite qui laissait jaillir son fluide dans tes cavités. Elles ont tenu ensuite, pendant que je pesais sur toi, relâchant toute ma tension dans ce jet qui coulait entre les plis de ton vagin. Combien de temps sommes-nous restés ainsi, moi contre toi, toi contre l'arbre ? À un moment nous nous sommes effondrés, enlacés toujours, sur la nappe. Il faisait plus frais, le soleil ne touchait plus le sol, quand nous nous sommes relevés. Tu as attendu que je sois prêt à bouger pour reprendre tes tâches de servante : plier la nappe, ranger le pique-nique, puis te préparer à me ramener, après une très douce sortie qui avait tenu ses promesses.
- Je vous remercie de m'offrir une telle jouissance Monsieur. Je peine à écrire néanmoins je vous remercie de vous être intéressé à moi, de m'avoir octroyé le droit de vous poser des questions. Je vous remercie Monsieur de faire appel à votre talent. Je vous remercie d'avoir éveillé en moi tant de désir. Je vous remercie de me laisser vous dédier cet orgasme.
- Oui, c'est très bien. Remercie-moi. Commence à comprendre à quel point ma domination est douce et éclatante. À quel point elle irradie ma soumise, par-delà toute pratique ou tout acte.
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Extrait de : "Le dressage des servantes Blackwood" - Trouvable sur amazon.
-Attention, ce texte raconte une scène de non-consentement.
"Rose s'appliquait à défaire méthodiquement les œillets lorsque la porte s'ouvrit. Lily se tenait dans l'encadrement, son visage fatigué suintait à la lueur de la bougie qu'elle tenait. Malgré tout sa posture restait droite et digne. Son corset semblait avoir été quelque peu desserré.
—Dame Lily… murmura Rose.
Sans un mot, Lily posa sa bougie sur la commode et s'avança dans la pièce. Elle passa ses deux mains dans sa longue chevelure et la secoua en respirant profondément. Son regard se fixa sur Rose, qui interrompit immédiatement son travail sur le corset de Violet.
—Rose, appela Lily.
Sa voix était ferme malgré sa fatigue évidente.
—Viens ici.
Un tantinet soucieuse, un tantinet confuse, Rose quitta le lit de Violet et s’approcha lentement de Lily.
— Rose, dit Lily, tu as bien conscience, je suppose, de l’énorme faute que tu as commise ce matin ?
— Ou… Oui, dame Lily. Je vous demande pardon. Et je vous remercie d’avoir pris ma protection face au maître.
Elle s’inclina face à Lily.
— Dans cette demeure, poursuivit cette dernière, une discipline stricte est de rigueur. Elle est demandée par le Maître et il est plus que nécessaire d’être à sa hauteur.
Rose écoutait le sermon avec attention. Elle était consciente de sa faute.
— C’est pourquoi, nous avons une règle simple à laquelle on ne déroge jamais. Toute faute, la plus petite soit-elle, appelle à une correction disciplinaire.
Rose écarquilla les yeux.
— J’ai été corrigée par le Maître, car j’ai failli à mon rôle. Celui de t’inculquer une discipline stricte. Il est donc temps que je commence à le faire selon les règles de notre petite maison.
Lily tapota ses cuisses.
— Couche-toi sur mes cuisses.
Rose fut prise de panique. Elle avait instinctivement compris ce qui lui était demandé. Cette position, elle l’avait souvent tenue dans l’enfance. Mais ici ? Maintenant ? Elle avait le cœur qui s’emballait.
—Je… je…
—Tu fais partie de la demeure, oui. Alors, tu te soumets à ses règles, expliqua Lily.
Quelques secondes passèrent sans réaction de Rose.
—À moins que tu ne décides de nous quitter ? À la première difficulté.
—Je… non, dame Lily. J’ai besoin de cet emploi, Madame.
—Alors dépêche-toi. Sur mes cuisses.
Mais Rose restait immobile.
— Maintenant ! s’écria Lily. Ne me force pas à venir te chercher.
La tension augmenta d’un coup dans la pièce. Rose dévisagea Lily avec un regard apeuré. Mais elle finit par s’approcher.
Une fois à côté de Lily, elle hésita longuement. Elle avait déjà subi une première humiliation durant l’après-midi. Pourtant, elle était toujours debout. Entière. Elle était plus forte que toutes ses règles dégradantes.
Lily tapota ses cuisses de nouveau. Rose s'allongea sur ces dernières. Sa chemise de nuit remontait légèrement sur ses mollets. Une vague de honte la saisit aux tripes. Elle, une femme de vingt-deux ans, allongée comme une gamine pour recevoir une fessée… Le sang lui monta aux joues tandis que sa position la ramenait brutalement à l'enfance. À ce sentiment d'impuissance et d'humiliation qu'elle croyait avoir laissée derrière elle.
—Relève ta chemise de nuit.
Chaque phrase était donnée sur un ton si autoritaire, Rose savait qu’elle n’aurait jamais la force de les contester. Au fond, elle le savait bien. Elle avait toujours été une petite chose docile et soumise.
Les mains tremblantes, elle remonta sa chemise jusqu’à sa taille. Exposant ses cuisses, puis ses fesses. L'idée que Violet assistait à sa punition redoublait sa honte.
—Culotte sous les genoux.
Encore une fois, Rose se soumit.
Lily posa sa main sur le fessier de la servante.
C’est à ce moment-là que, pour la première fois elle le réalisa. Rose était dotée d’une silhouette gracieuse. Ses hanches étaient larges et ses fesses rebondies. Elle en fut frustrée. L’idée que son précieux Maître puisse ressentir de l'excitation pour Rose fit monter en elle une pointe de jalousie. Elle leva la main bien haut, elle avait l’occasion parfaite d’évacuer cette jalousie.
— Dans ce manoir, dit-elle fermement, chaque action a des conséquences.
Elle abattit sa main dans un claquement sec.
— Oui, dame Lily, gémit Rose.
Lily la fessa deux fois encore, sans retenue. Le son humiliant des fessées résonnait dans la chambre silencieuse.
Rose sentait la brûlure grandir sur sa peau.
— Compte, ordonna Lily.
Et elle la frappa encore.
— Un, geignit Rose.
La main s'abattit à nouveau.
—Deux…
Au cinquième coup, de petites larmes montèrent aux yeux de la servante. Chaque claquement était ponctué par sa voix tremblante.
Au dixième coup, elle dut étouffer un sanglot. Sa peau brûlait, mais plus encore, c'était son orgueil qui souffrait. Être ainsi réduite à l'état d'enfant punie, c’était une humiliation cuisante. Elle tourna le regard vers Violet, espérant que celle-ci ne regarde pas la scène. Malheureusement, elles tombèrent les yeux dans les yeux. Violet ne manquait pas une miette du spectacle.
—Les yeux baissés, Rose. Tu me baisses ton regard.
—Oui dame Lily, geignit Rose.
Elle baissa puis ferma les yeux alors que la main de Lily s'abattait pour la treizième fois.
—Treize, murmura-t-elle, sa voix à peine audible.
Les coups suivants furent plus mesurés, comme si Lily dosait précisément sa force pour infliger une douleur constante. À chaque impact, Rose prenait conscience que ce rituel pourrait se répéter chaque fois qu'elle commettrait une erreur, même minime. Cette réalisation s'insinuait en elle petit à petit. Au manoir, ses fautes ne seraient jamais pardonnées sans conséquence.
—Dix-huit, geignit-elle.
Sa fesse claqua encore.
—Dix-neuf.
Un autre coup retentit.
—Vingt.
Lily reposa sa main sur la peau brûlante de Rose, lui arrachant un frisson. Elle fit des vas et viens avec ses ongles. Elle se surprit à trouver les fesses de Rose érotiques. Pourquoi se sentait-elle enivrée par une femme ? Ce n’était pas une sensation qu’elle avait déjà eue avant. Elle tapota la fesse droite de Rose et, d’un mouvement inattendu, vint la saisir et la peloter.
Rose gémit un souffle chaud, se mettant à haleter. Ce fut le son de sa respiration qui sortit Lily de sa petite transe pleine de désir.
—Violet, dit-elle, dans le tiroir.
Rose entendit Violet quitter son lit. Qu’y avait-il dans le tiroir ? Elle mourrait d’envie de tourner son regard, mais dame Lily avait été claire dessus. Ses yeux resteraient donc rivés vers le sol. C’était tout ce qu’elle méritait.
Tout à coup, elle sentit un contact froid sur sa fesse. Presqu’apaisant en contraste avec la chaleur de son derrière. Qu’était-ce ? Elle aurait dit du bois.
Elle n’eut pas le temps de se poser la question. L’arme s’abattit et une nouvelle douleur sèche irradia tout son fessier.
— Compte ! ordonna Lily.
Et elle la frappa encore avec la cuillère en bois.
— Vingt-deux, dame Lily.
Alors, la fessée disciplinaire se poursuivit."
Extrait de : "Le dressage des servantes Blackwood" - Trouvable sur amazon.
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Extrait de : "Le dressage des servantes Blackwood - Nouvelle une"
-Attention, ce texte raconte une scène de non-consentement.
"Quand elle revint dans la salle de réception, les deux hommes s’interrompirent. Elle disposa les biscuits sur la table et retourna silencieusement à sa place. Disponible, près de la fenêtre.
— Mes recherches sur l’hystérie féminine progressent admirablement, poursuivit le docteur. J’ai développé de nouveaux traitements et je suis sûr que nous aurons bientôt l’occasion d’en faire l’expérience ensemble.
Rose paniquait intérieurement. De quelles « expériences » parlaient-ils ?
— J’ai noté, poursuivit le docteur, que les femmes aux formes généreuses comme ta nouvelle servante répondent particulièrement bien à mes techniques.
Il tourna la tête vers elle.
Rose s’efforça de garder une expression neutre. Pourtant, à l’intérieur, son cœur battait à tout rompre.
Le docteur but une gorgée de brandy, tout en continuant à la dévisager.
— Rose, dit-il, combien pèses-tu ?
Rose ouvrit la bouche, prise au dépourvu par cette question directe et indécente.
— Je… je…
Elle baissa les yeux.
— Je ne sais pas, docteur. Je n’ai jamais eu l’occasion de me peser…
Le docteur se tourna vers Lord Blackwood, un air libidineux sur le visage.
— Edmund, me laisserais-tu faire une « préinspection » de ta jolie servante ? Tu peux bien m’offrir ce plaisir.
La servante écarquilla les yeux. Ne comprenant pas bien ce qui se passait.
— Rose, appela Lord Blackwood. Approche.
Le cœur de Rose se remit à palpiter. Elle était figée par la peur.
— Rose ! s’écria le Lord.
Sa voix dure la ramena à la réalité, mais la crainte la tenait toujours par la gorge. Qu’est-ce qui allait lui arriver ? pouvait-elle s’échapper ? devait-elle s’échapper ?
Elle vit la mine de son maître se contrarier. Elle s’approcha alors. À pas lourds et lents, jusqu’à se retrouver à côté des deux hommes.
Soudain, le lord lui claqua les fesses à travers son uniforme.
Rose devint écarlate. Son visage était rougi.
Lord Blackwood leva une main pour la désigner.
— Amuse-toi, dit-il à son compagnon.
Le visage du docteur reprit aussitôt cet air pervers qui mettait Rose si mal à l’aise. Il approcha lentement sa main de la jeune servante. Il commença par caresser ses cuisses à travers ses bas de soie, puis, très lentement, sensuellement, il remonta sa main jusqu’à ses hanches.
Lorsqu’il agrippa ses fesses, Rose ne put réfréner un gémissement. Elle ferma aussitôt les yeux, baissant la tête. Le docteur, sans aucune gêne, examina son fessier pendant de longues secondes. Le massant et le malaxant avec douceur.
Rose avait le souffle court. Immobilisée tant par la peur que par le sentiment de honte qui l’habitait. Elle aurait voulu disparaître. Devenir de plus en plus petite jusqu’à se volatiliser. Mais les caresses expertes du docteur lui déclenchaient des sensations intimes. Et c’était ça le plus douloureux. Si son cerveau essayait de faire le vide, son corps, lui, acceptait ce plaisir malsain. L’humiliation profonde semblait décupler ses sens et la rendre plus sensible. Chacun des mouvements du docteur faisait frissonner sa peau et déclenchait des vagues de chaleur entre ses cuisses.
L’invité quitta ses fesses et engouffra lentement sa main entre les jambes de la servante. Il tapota ses cuisses mais elle ne réagit pas.
— Écarte les cuisses ! ordonna Lord Blackwood.
Le son strict de sa voix n’appelait aucune contestation. Rose, se mordant les lèvres, s’exécuta la boule au ventre.
Le docteur fit remonter ses doigts avec douceur et, montant… montant… il atteignit enfin son sexe à travers la culotte fendue de leur uniforme. Il s’affaira à caresser ses parties intimes.
Refusant de gémir, de s’offrir en spectacle, Rose se mordit les lèvres jusqu’à s’en faire une déchirure. Le docteur retira enfin sa main.
— Rose, appela-t-il.
La jeune femme ouvrit les yeux. Avec effroi, elle vit le docteur se lécher lentement les doigts.
— Elle est humide, dit-il en regardant le Lord.
Ce dernier eut un sourire amusé.
Rose, elle, était horrifiée. Déchirée par la honte.
— Approche, Rose.
À ce stade-là, Rose avait perdu toute force de contestation. Elle s’exécuta donc, soumise.
Le lord glissa à son tour ses mains entre les cuisses de la servante. Il les sortit, les huma et, l’air amusé, joua avec ses doigts humidifiés.
— Tu es humide, Rose ?
Rose, rouge de honte, resta muette. Mais Lord Blackwood semblait perdre patience.
— Tu es humide, Rose ? gronda-t-il.
Rose baissa les yeux.
— Oui, Maître.
Le lord se leva brusquement. Il lui saisit le menton et releva sa tête. Rose avait peur, si peur. Ses pupilles tremblaient et elle peinait à regarder son maître.
— Oui, quoi ? demanda ce dernier, le ton menaçant.
Rose détourna le regard.
— Oui, Maître… je suis humide… Maître, geignit-elle.
Lord Blackwood sourit alors. Un sourire radieux et satisfait. De sa main droite, il lui caressa la joue avec affection. Il s’approcha lentement de son oreille et lui chuchota :
— Bonne fille.
Rose se sentit électrisée. Fouettée par une décharge d’une émotion étrange. Apeurante et reposante à la fois. Quelque chose qui semblait dire « c’est fini maintenant ».
Et juste au moment où elle pensa cela, le Lord s’assit et lui dit :
— Rose, va demander à Violet de préparer la calèche du docteur.
Elle s’inclina et quitta à toute vitesse la pièce. L’esprit troublé par ce qui venait de se produire. Par ces deux hommes sans pitié ni décence, qui avaient abusé d’elle et de sa position. Par cette profonde humiliation. Impitoyable et violente qui, pourtant, avait mis son corps entier à fleur de peau et avait éveillé des sensations jamais ressenties auparavant. Et puis, à ces derniers mots... À ce « bonne fille », que lui avait déjà susurré Violet plus tôt ce matin. Ces mots troublants qui semblaient avoir le pouvoir magique de la calmer. La faire redescendre. Peut-être même la rendre… fière ?
Alors c’était ça le manoir Blackwood ? C’était ce qui se produisait entre ces murs ? Les servantes étant abusées par des hommes puissants et, à chaque fois qu’elles se laissaient faire, qu’elles se soumettaient, leur récompense était un « bonne fille » ?
Les larmes aux yeux, elle trouva Violet dans la buanderie. Cette dernière pliait des draps fraîchement repassés.
Mais quand elle la vit, elle ne parla pas directement, encore secouée.
— Rose ? Tout va bien ?
— Le… le docteur s’apprête à partir, annonça-t-elle. Le Maître demande que sa calèche soit prête.
Violet hocha la tête et posa son ouvrage.
— Je m’en occupe. Comment s’est passée sa visite ?
Rose hésita. Devait-elle partager ce qu’elle venait de vivre ? Pouvait-elle même le partager ? Elle ne s’en sentait pas capable. De plus, elle craignait une réaction disproportionnée et sévère du Lord. Elle ne savait plus quoi faire. Elle ne savait plus où elle en était.
Alors qu’elle était tourmentée par ses pensées, Violet lui dit simplement :
–Tu t’habitueras.
Et elle traversa la porte dans l’autre sens.
Lorsque Rose revint dans la salle de réception, le docteur avait remis son manteau et ses gants. Les deux hommes se tenaient près de la porte, conversant à voix basse.
—...la réception de la semaine prochaine, disait Lord Blackwood. Plusieurs de nos amis seront présents. Le juge Thornfield, le colonel Hastings... Tu seras des nôtres ?
— Je ne manquerais cela pour rien au monde, répondit le docteur. J’ai hâte de voir ta nouvelle fleur à l’œuvre.
Rose comprit qu’elle était le sujet.
Le docteur passa près d’elle. Elle frissonna.
— Chère Rose, ce fut un plaisir. Nous aurons l’occasion de nous découvrir plus en détail.
Les deux hommes quittèrent la pièce et se dirigèrent vers l’entrée principale. Rose resta en arrière, rangeant les verres et l’assiette de biscuits sur le plateau. Alors qu’elle s’affairait, elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir, puis les voix des deux hommes s’éloigner jusqu’à disparaître."
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