D'emblée j'élargis le titre car je vais parler des infirmières ET des infirmiers, car même si minoritaires en quota, ils comptent aussi.
2 sujets qui me font grincer les prothèses et activer le trafic endocrinal .
1) Certains hôpitaux grandement déficitaires pré et post pandémie, ont décidé de faire des économies : en soit, c'est pas mal .
Sauf que là, un hôpital marseillais a décidé d'envoyer un p'tit courriel à son personnel infirmier pour récupérer les primes versées aux IDES, à grand coup de pub gouvernementale rappelez-vous : toutes ces infirmières qui ont bossé comme des cinglées pendant le covid, "les soldats de 1ère ligne" dixit le Manu, "les héros du quotidien"......les indispensables, bref......toutes ces blouses blanches ayant reçu une prime pour "majoration d'heures d'astreinte mobilisée" vont voir leur salaire prochain fichtrement diminué puisque la prime est "récupérée" par la direction du CHU.
La raison ? "Les astreintes n'auraient pas dues être majorées car pas en lien direct avec l'épidémie": ou comment prendre les salariés et les patients pour des cons !
Ah oui, et la phrase qui sauve tout (!!) à la fin du courriel : " Nous nous excusons auprès des salariés concernés, nous mettons tout en œuvre pour rétablir la relation de confiance avec eux "
Moi, j'dis que ça va ruer dans les brancards ! (sources Journal International de Médecine Mai 2022)
2) Les américaines et toutes les femmes vivant aux Sates sont visées par une méga décision de la Cour Suprême dans les prochaines semaines sur le droit à l'avortement.
Ce droit est remis en cause sur tout le territoire américain et dans certains états, il est déjà annulé : le Texas interdit d'avorter dès 6 semaines de grossesse (les femmes ne savent parfois même pas qu'elles sont enceintes à cette date là)
Le Missouri veut poursuivre les médecins pratiquant des IVG (après 8 semaines de grossesse), la Géorgie et l'Alabama interdisent TOTALEMENT les IVG y compris en cas de viol ou d'inceste ! (source Amnesty International, du 11.05.22)
Si ce retour sur la Loi de 1973 autorisant l'avortement aux USA devait se produire, ce serait catastrophique pour des milliers voire des millions de femmes dont les droits seraient bafoués.
Trump a nommé avant de partir 2 juges à la Cour Suprême, clairement hostiles à l'IVG.
Et tout a été savamment préparé depuis des années, sans faire trop de bruit : des centres de contraception et d'IVG contraints de fermer faute de trouver du personnel médical : faut dire qu'en Alabama, par exemple, "le gouverneur a promulgué une loi draconienne permettant de condamner à la réclusion à perpétuité les médecins pratiquant des IVG" : (sources Amnesty International)
D'autres lois "absurdes" avec des critères d'admission irréalisables : les tailles des places de parking par ex, la distance séparant les locaux de cliniques IVG d'une école, les largeurs des couloirs des services IVG..........tout ce qui peut mettre un frein administratif à la vie de ces centres accueillant des femmes en souffrance.
Des femmes souvent jeunes, sans ressources, étrangères, violées pour un grand nombre, qui n''ont aucun autre recours.
Si cette décision anti IVG devait passer aux USA, ca pourrait donner des idées à d'autres pays déjà, ce serait désastreux pour les femmes américaines, qui n'auraient pas d'autres choix que les avortements clandestins, dont on connait les risques pour les femmes, et ce serait aussi désastreux pour les LGBTQ car de nouvelles lois sont dans les tiroirs puisque rétrogradation morale contre eux et elles.
Dans le monde, 5 millions de femmes ont des complications parfois à vie, suite à des avortements sans médicalisation, et près de 50 000 en meurent chaque année.
Mais, ce serait un risque de les sauver, elles pourraient voter pour des gouvernements progressistes ........
Toutes les sources viennent d'Amnesty International (Mai 2022)
2 thèmes de réflexion que je voulais partager ici ce soir.
Dernière modification le 18/05/2022 13:52:00 par Lady Spencer.
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