La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 03/07/26
Au-dessus de Davos, berceau des Young Leaders, flottaient trois Lunes. Non de pierre. Non de glace. De métal. Elles demeuraient suspendues par la science des hommes. Mais ce qui est suspendu n'est pas toujours élevé. Dans leurs flancs de titane, les maîtres  des consciences dessinaient l'âme qu'ils voulaient  donner  au monde. Ils nommaient cela le progrès. Ils croyaient qu'un homme pouvait être réécrit comme un livre. Ils enfermèrent les pensées dans le confort du conformisme. Ils imposèrent à chacun la manière juste de parler. Puis la manière juste de penser. Enfin la manière juste de se souvenir. Lorsqu'il ne resta plus rien à imposer, ils proclamèrent le triomphe du camp du bien. On ne brûlait plus les livres. On apprenait à leurs lecteurs qu'ils ne les avaient jamais compris. On ne condamnait plus les paroles. Elles mouraient avant d'être prononcées. La peur avait changé de métier. Elle n'arrêtait plus les hommes. Elle habitait leurs phrases. Elle corrigeait leurs silences. Elle choisissait leurs hésitations. Chaque citoyen surveillait son voisin. Puis lui-même. Enfin ses propres pensées. Les chaînes invisibles sont les plus solides. Un jour, une femme fut convoquée dans la Lune rouge. Ce jour-là, on lui avait retiré son Maître. Ils croyaient lui avoir tout pris. Ils ignoraient qu'on ne sépare pas une source de son eau. Ce qui est choisi demeure. Ce qui est imposé attend seulement le jour où il tombera. Elle se nommait Ysideulte, un prénom que personne n'avait jamais porté. Elle semblait plus fragile qu'un rameau au printemps. Ils ignoraient que déjà naissait en elle un souffle. Un souffle qui ne devait rien à la colère. Un souffle qui ne demandait aucune victoire. Le souffle de la résistance. Ce souffle n'était pas le sien. Il venait de plus loin qu'elle. Les puissants ne craignent pas ce qui semble fragile. Ils comprennent la peur. Ils comprennent le désir. Ils comprennent l'ambition. Ils ne comprennent pas celle qui préfère perdre plutôt que trahir. Ils oublient que celle qui se soumet librement devient plus difficile à gouverner que celle qui se croit libre. Autour des Lunes, des canons veillaient. Le fer protège du fer. Il ne protège pas de la vérité. On disait qu'un être insaisissable marchait auprès d'Ysideulte. Un pangolin fou. Personne ne l'avait vu. Peut-être était-ce un ange. Peut-être une machine. Peut-être une idée qui ne voulait pas mourir. Quelle différence pour celui qui ne peut être atteint ? La flèche atteint le corps. Le décret atteint la foule. Le mensonge atteint la mémoire. Mais rien n'atteint l'esprit qui ne dépend de rien. Les maîtres des consciences voulaient écrire l'homme nouveau. Ils ignoraient que l'homme n'est jamais l'œuvre de l'homme. Alors la panique parcourut les Lunes. Les canons cherchèrent un ennemi. Ils ne trouvèrent que leur propre peur. Le fer sait frapper le fer. Il ignore où demeure l'esprit. Quand Ysideulte quitta la montagne, deux Lunes flottaient encore. La troisième avait choisi la terre. Pourtant, la femme n'avait livré aucune bataille. Elle ne portait ni uniforme, ni arme, ni emblème. Car la vallée ne dispute jamais avec la montagne. Elle demeure. Puis un jour, la montagne s’effondre d'elle-même. Ils avaient bâti leur empire sur l'obéissance et la manipulation. Elle avait bâti sa vie sur une promesse. L'obéissance cesse lorsque disparaît le manipulateur. La fidélité demeure même dans l'absence du Maître. Ysideulte se retourna une seule fois. Ce qu'elle vit n'était pas la chute d'une forteresse. C'était le poids d'un mensonge qui ne trouvait plus de ciel où demeurer. Post-scriptum : J’ai revisité, en optant pour un style très différent, un article que j’avais écrit il y a deux ans, intitulé « Les Lunes de Davos » (https://www.bdsm.fr/blog/9856/Les-Lunes-de-Davos/). Un texte né d'une lointaine résonance avec la philosophie du Tao. L’histoire d’Ysideulte se situe dans un futur proche, au sein d’une société qui est une extrapolation d’évolutions sociétales récentes. Si ce texte a éveillé votre curiosité, vous pourrez découvrir le monde d’Ysideulte à travers mes articles précédents, dont la liste est ici https://www.bdsm.fr/sylvie35/blog/ (à lire de préférence dans l’ordre chronologique de leur publication).  
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Par : le 03/07/26
Des histoires sur la forêt, il en existe des centaines, c'est vrai. Des récits où l'on devient le chasseur ou la proie. Mais parfois, on aime aussi être celle que l'on traque... ou celle qui attire le loup jusqu'à elle. Alors voici la mienne. Un récit où la réalité se mêle à l'imagination, où chacun est libre d'y voir ce qu'il souhaite. #PhotoPersoMontage 🌲🩸🐺   Aujourd'hui, j'ai besoin de jouer, de te taquiner, de te provoquer, parce que tu sais à quel point j'aime ça. Telle le Petit Chaperon rouge, je m'enfonce dans la forêt pour rencontrer mon loup. Je ne marche pas pour te fuir, mais pour t'attirer jusqu'à moi. Ma cape rouge m'enveloppe tandis que je m'avance entre les arbres. Peu à peu, je l'abandonne, jusqu'à la laisser derrière moi. Je suis nue et je t'attends. J'entends tes pas. Tu te rapproches. Mon cœur bat de plus en plus fort. Je me glisse derrière un arbre, prête à jouer à ton jeu. Puis tu arrives derrière moi. Je sens ton souffle dans mon cou. Tes mains partent à l'assaut de mon corps. J'écarte les jambes en signe d'invitation et je pose mon front contre l'écorce. Je savoure la chaleur de tes mains qui contraste avec la fraîcheur de la forêt. À chacun de tes frôlements, j'ai l'impression de brûler. Toujours aucun mot échangé. Seulement cette confiance. Tu sors une corde, toujours préparé. Tu attaches mes mains derrière le tronc. Tu me fais me cambrer pour mieux découvrir ma croupe. Hop... une claque sur la fesse. Hum... j'aime ça. Tu attaches ensuite mes pieds en les laissant bien écartés. Puis tu poses un foulard sur mes yeux. Je me retrouve plongée dans une obscurité totale. Oh, que j'aime ça. J'entends du bruit, quelque chose que tu sors de ton sac à dos, sans savoir quoi. Puis je comprends dès le premier impact qui atteint ma fesse. Au ressenti, je reconnais ta canne. Tu commences à me fouetter tandis que le vent s'est levé, comme s'il rythmait chacun de tes coups. Les impacts se multiplient, le rythme devient de plus en plus soutenu. Tout l'arrière de mon corps y passe : les bras, le dos, les fesses, les hanches, les mollets... aucune partie n'est épargnée. Je crie. Je suis toujours bruyante. Je pleure. J'en redemande. L'écho de la forêt répond à mes cris. Je sens mon excitation monter, sans honte, sans retenue. Puis le silence revient. Il ne reste plus que mon souffle haletant. J'entends le bruit de tes chaussures, puis le froissement de tes vêtements tandis que tu te déshabilles. Tu me détaches les jambes et me plaques contre le tronc. Tu soulèves une de mes jambes avant de me prendre avec toute ta fougue, sans ménagement, avec cette intensité animale qui est la tienne. Je me balance au même rythme pour te sentir davantage, malgré la brûlure laissée par les coups. Je gémis, de plus en plus vite, mais tu connais parfaitement les mouvements qui me font perdre pied. Au moment où tu jouis, tu me mords à la base du cou. Nous restons un instant ainsi. Puis tu relâches ma jambe. Tu embrasses mon corps, tu le masses, toujours sans prononcer un seul mot. Enfin, tu me détaches complètement. Tu me retournes. Je relève la tête et je souris. Tu me rends ce sourire. — Ça va, Sélène ? — Toujours, S. Et tu m'embrasses.      
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Par : le 02/07/26
Il fait le tour du véhicule et lui ouvre la portière. Elle hésite, un instant, avance les mains en sa direction afin d’être guidée. Ils ont roulé un moment, elle, les yeux bandés. Elle a perdu ses repères. Il l’aide à sortir de l’habitacle. Elle se redresse et lève la tête pour humer l’air. Il observe la brève dilatation de ses narines, concentré. Elle n’a pas envie de parler, elle ressent cet instant dans toute sa profondeur. Elle peut reconnaître les odeurs sauvages de la nature, ce mélange de terre, de sève et autres substances organiques qu’elle aime tant. A leurs premiers pas, elle se concentre sur le craquement délicat des brindilles sous leurs pieds puis se laisse envahir par la musique naturelle et vibrante du monde végétal. Elle sent alors monter en elle une excitation folle. La respiration de l’homme qui marche à ses côtés la trouble et elle sent son désir pour lui l’envahir. Dans chacune de ses inspirations, elle reconnaît la tiédeur de l’air qu’il véhicule, imagine le goût de sa bouche, la souplesse de sa langue, la déglutition de sa gorge. Elle pense à la texture de sa salive, tantôt filante et brillante tantôt épaisse et mousseuse. A cette image elle déglutit elle-même, les yeux clos sous son bandeau. Les pas lourds de l’homme la rassure. Ils sont son ancrage et lui permettent de se laisser guider. Elle ignore ce qu’il a prévu de faire d’elle aujourd’hui mais elle lui fait confiance. Elle aime s’en remettre à lui, parce qu’ensemble ils assouvissent leurs plus bas instincts. Après un bon quart d’heure de marche, l’homme s’arrête et dépose au sol un sac à dos. Il s’approche d’elle, lui prend la tête à deux mains et l’embrasse fougueusement. Elle se sent prise d’un vertige mais il l’a tient fermement. Elle peut s’abandonner. Il lèche ses lèvres closes, son visage, lui ouvre doucement la bouche à l’aide de son pouce et l’embrasse sensuellement. Elle sent immédiatement une chaleur intense monter dans son ventre et son sexe se gonfler et s’ouvrir. Son envie de lui est une urgence et plus rien ne pourra l’arrêter. Il ouvre le zip du sac à dos et sort quelques ustensiles qu’elle ne peut voir puis revient vers elle. -Mets les bras le long du corps Sa voix la fait sursauter. Elle s’exécute. Il la soulève de terre et la porte droite comme un i jusqu’à un arbre où il l’attache méthodiquement et fermement. Elle porte une robe chemisier à carreaux qu’il déboutonne avec lenteur. A chaque bouton il fait glisser sa langue sur sa peau. Il la goûte, laissant à chaque coup de langue un sillon humide et frais. Elle inspire profondément. Au dernier bouton, il pose son nez sur le voile de sa culotte blanche et la renifle. Elle en frissonne d’excitation et il peut le voir à la moiteur du fin tissu. Il donne un grand coup de langue sur la culotte avant de la mordiller. Elle a envie de se tortiller mais il l’a attachée solidement, jambes écartées. Elle ne peut pas bouger. Il tire sur le sous vêtement, comme pour en tester l’élasticité puis le déchire d’un coup sec de ses deux mains puissantes. Elle pousse un petit cri de surprise, son dos ruisselle tout à coup de sueur. L’adrénaline est montée d’un cran supplémentaire. Il rentre sa langue dans sa chatte sans ménagement pour sentir son désir. Elle coule, offerte à toutes ses envies. Il la lèche avidement et la fait jouir sur le champs pour calmer ses ardeurs puis s’éloigne à la recherche d’un feuillage qui pourrait lui servir de fouet. Il l’observe un moment, ainsi, à demi dévêtue. Il la trouve très belle ainsi offerte à la nature, il aime la sentir toute à lui comme maintenant. C’est son petit animal et il aime la posséder. Il vise son ventre et ses cuisses, et la fouette de son outil improvisé. Elle respire plus fort et se retient de crier. Elle veut qu’il continue parce qu’elle se sent vivante et vibrante sous sa coupe. Elle sait aussi qu’il sera doux une fois le châtiment donné. Ses jambes flageolent, elle a envie de se laisser glisser contre l’écorce mais le cordage la soutient. Elle lâche prise et se met à crier, un mélange d’abandon, de plaisir et de douleur sourde. Alors il lâche sa branche et se dirige vers elle. Sa bouche à son oreille, il lui demande si elle a aimé, embrasse son visage, son front, son cou, lèche ses joues et la commissures de ses lèvres desséchées d’avoir tant haleter. Il caresse son corps doucement, effleure les endroits endoloris, les embrasse avec une extrême douceur. Cela lui redonne de l’énergie et elle le supplie de la prendre ainsi debout, attachée contre l’écorce, jambes écartées. Elle veut le sentir profondément en elle, qu’il la prenne avec force. Elle tire sa langue vers lui, se met à baver et lui crache au visage pour lui exprimer son désir d’être prise sur le champ. Il s’exécute et la pénètre comme un animal fou, il la prend fougueusement, violemment, laissant monter son plaisir sauvage avant de déverser sa semence sur son ventre et ses seins. Ils se regardent intensément, le regard fou, le souffle court, le corps tendu. Elle tire de nouveau la langue pour lui faire comprendre ce qu’elle attend. Alors du bout des doigts, il essuie sa semence et la porte jusqu’à sa bouche afin qu’elle puisse s’en délecter.
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Par : le 01/07/26
Du fantasme à la pratique : comment une scène discrète, puis structurée, a rendu le BDSM plus lisible, plus accessible et plus sûr à Bordeaux. Le BDSM bordelais ne s’est pas imposé par grand fracas. Il a d’abord pris la forme de rencontres, d’échanges, de soirées à thème et d’ateliers, avant de se stabiliser autour de lieux, d’associations et de rendez-vous réguliers qui ont donné un cadre à des pratiques longtemps restées dans l’ombre. À Bordeaux, le BDSM est passé du fantasme murmuré à une culture de réseau : des personnes se sont mises à se rencontrer, à transmettre, à encadrer, puis à bâtir des espaces où l’on ne joue plus seulement avec l’imaginaire, mais avec des règles, du consentement et de la méthode. Présentation générale Parler du BDSM à Bordeaux, ce n’est pas seulement parler de sexualité. C’est aussi parler de sociabilité, de transmission et d’apprentissage collectif, dans une ville où la scène s’est organisée autour de rendez-vous discrets mais réguliers, de clubs privés et de lieux de parole comme les munchs. Cette évolution a compté, parce qu’elle a déplacé le BDSM du simple fantasme individuel vers une pratique relationnelle. On n’y vient plus seulement pour « tenter quelque chose » ; on y vient pour comprendre, négocier, observer et apprendre à faire les choses sans se mettre en danger. Préambule Le BDSM, à Bordeaux comme ailleurs, s’est diffusé par cercles successifs. Les personnes curieuses ont d’abord trouvé des espaces de discussion, puis des ateliers, puis des soirées, puis des lieux plus structurés, parfois associatifs, parfois privés. Ce qui fait l’intérêt du cas bordelais, c’est précisément ce passage du bouche-à-oreille à une forme de scène locale identifiable. On voit apparaître des événements réguliers, des introductions au shibari, des ateliers de domination, des rencontres informelles en lieu public et des clubs orientés vers l’exploration encadrée. Du fantasme au cadre Le fantasme BDSM est souvent d’abord un imaginaire de tension, de contrôle, de contrainte ou de renversement des rôles. La pratique, elle, demande tout autre chose : préparation, consentement explicite, lecture des limites, et assez de lucidité pour ne pas confondre excitation et improvisation. C’est là que les communautés locales deviennent essentielles. Elles permettent de transformer un désir flou en langage partagé, et un désir partagé en geste sûr. À Bordeaux, les munchs remplissent justement cette fonction : on s’y rencontre sans pratiquer, on y pose des questions, on y apprend les codes, et l’on évite ainsi une entrée brutale ou naïve dans le milieu. Les lieux bordelais Une première génération d’espaces a donné une forme concrète à cette sociabilité. L’association Éveil des Inconsciences, fondée en 2010 dans la région bordelaise, dit avoir structuré des événements variés : munchs, ateliers, soirées privées, stages de shibari et soirées à thème. Ses munchs bordelais sont annoncés comme des rendez-vous mensuels gratuits, ouverts aux novices comme aux personnes expérimentées, et explicitement conçus pour discuter du BDSM sans passage à l’acte sur place. Le choix n’est pas anodin : il crée un sas, un lieu d’entrée où l’on comprend que le BDSM n’est pas seulement une pratique, mais aussi une culture de la parole. Le même écosystème comprend des lieux plus immersifs, comme La Maison des Soupirs, présentée par Éveil des Inconsciences comme un donjon situé à Montpon-Ménestérol, à une heure de Bordeaux, avec une capacité d’accueil pensée pour des jeux encadrés et une logique de discrétion. D’autres annuaires et sites locaux mentionnent aussi des donjons et clubs sur l’axe bordelais, ce qui montre qu’une offre s’est développée autour de la métropole, même si tous ces lieux ne relèvent pas du même niveau de documentation ni de la même pérennité. Ateliers et transmission Si le BDSM s’est popularisé à Bordeaux, ce n’est pas seulement par l’esthétique ou la transgression. C’est parce qu’il a été présenté comme quelque chose qui s’apprend. Les ateliers de fessée, de sensorialité, de bondage ou d’introduction à la domination donnent un vocabulaire pratique aux personnes qui arrivent souvent avec des représentations très romanesques, parfois très fausses. Les stages de shibari illustrent bien ce tournant. On n’y cherche pas simplement la belle image ; on y travaille la tension, la charge, les points d’appui, la circulation, la sécurité et l’élégance du geste. À l’échelle d’une ville, ce type de transmission a un effet majeur : il dédramatise, il clarifie, il professionnalise parfois, et il limite les bricolages dangereux. Une scène plus large Bordeaux n’est pas une île. La scène BDSM locale s’inscrit dans un environnement plus vaste, mêlé à des sociabilités queer, fetish et LGBTQIA+, avec des espaces associatifs et des événements qui favorisent la circulation des personnes et des pratiques. Cette porosité compte beaucoup. Elle explique pourquoi certaines personnes découvrent le BDSM par le cuir, le fetish, les bars queer, les soirées performatives ou les espaces de discussion LGBTQIA+, avant même de se reconnaître comme pratiquantes BDSM au sens strict. Le milieu ne se transmet donc pas en ligne droite ; il se croise, se mélange et se recompose selon les lieux et les générations. BDSM et autres pratiques Il faut distinguer le BDSM de l’échangisme, de la simple soirée libertine ou du jeu de rôle érotique sans cadre. Le BDSM n’est pas défini par le fait de « faire fort » ou de multiplier les accessoires ; il repose sur une logique précise de pouvoir, de limites et de consentement explicite. C’est cette distinction qui a permis au milieu bordelais de se structurer. Les lieux et les collectifs sérieux insistent sur la différence entre une scène, une ambiance et une relation de pouvoir négociée. Sans cette distinction, on tombe vite dans le cliché ou dans le risque : on croit faire du BDSM alors qu’on improvise une mise en danger. Ce que Bordeaux a changé L’importance des communautés BDSM bordelaises tient à trois choses. Elles ont d’abord rendu visibles des pratiques qui restaient marginales ; elles ont ensuite offert des lieux de rencontre à des personnes qui auraient autrement pratiqué isolément ; elles ont enfin introduit une culture de sécurité, de progression et de soin après la scène. Cela a eu un effet très concret sur la popularisation locale. Le fantasme, seul, reste vague et souvent stéréotypé. La communauté, elle, transforme le fantasme en pratique située, avec des codes, des mots, des méthodes et des visages. C’est souvent à ce moment-là qu’une personne comprend qu’elle n’est ni « bizarre » ni « en retard », mais simplement en train d’entrer dans un monde qui demande du temps. Conseils de prudence Pour quelqu’un qui découvre ce milieu à Bordeaux, le meilleur point d’entrée reste rarement la scène la plus spectaculaire. Un munch, un atelier d’initiation, une rencontre associative ou une soirée clairement encadrée offrent un cadre plus lisible pour observer, poser des questions et tester son niveau de confort. Il faut aussi garder une idée simple en tête : le BDSM n’est pas un raccourci vers l’intensité. C’est une pratique où la confiance, la négociation et l’expérience comptent autant que le désir. Quand cette base manque, l’exotisme du décor ne protège de rien. Mot de la fin Le BDSM bordelais s’est popularisé en gagnant en structure. Ce qui n’était qu’un imaginaire un peu clandestin est devenu, au fil des années, un ensemble de lieux, de rendez-vous et de transmissions qui ont permis aux curieux de passer du fantasme à une pratique plus consciente. À Bordeaux, la force de cette scène tient moins au spectaculaire qu’à sa continuité : des rencontres régulières, des espaces de parole, des ateliers concrets et une volonté de faire du BDSM autre chose qu’un cliché. C’est cette lente construction qui lui donne sa solidité. MUNIMEN La liberté commence là où s'arrête le choix. __________ Références Éveil des Inconsciences, page d’accueil et présentation de l’association. Éveil des Inconsciences, page « Les Munchs ». Akoky, fiches Bordeaux BDSM et Le Cachot. Bordeaux Fetish / Bordeaux F, pages de présentation associative. Girofard Bordeaux, structure LGBTQIA+ de référence à Bordeaux. Intention de l’Article Montrer comment les premières communautés BDSM bordelaises ont rendu cette pratique plus visible, plus accessible et plus sûre, sans la réduire à une simple fantaisie sexuelle. Objectif de l’article Expliquer le rôle des clubs, ateliers et rencontres dans la diffusion du BDSM à Bordeaux, tout en distinguant clairement le BDSM des autres formes de sociabilité érotique. Finalité du Contenu Aider les lecteurs à comprendre la logique d’une scène locale : ses lieux, ses codes, sa fonction sociale et sa manière de transformer le fantasme en pratique encadrée. Positionnement de l’Auteur Je me définis comme un dominant « old school ». Mon approche est volontairement méthodique, directe et pédagogique. Elle repose sur une volonté claire : guider, contenir et accompagner la progression dans un environnement stable, lisible et prévisible. Mes axes de lecture et de réflexion s’articulent autour de la psychologie, du fonctionnement psychique et de la philosophie appliquée au féminin et à la dynamique de soumission. Cette base nourrit une recherche continue de compréhension des comportements, des mécanismes relationnels et des besoins réels. La psychologie et le psychisme m’apportent des outils d’observation, d’analyse et de compréhension des réactions, des limites et des besoins réels. La réflexion philosophique enrichit ma vision des rôles, de l’identité, de la posture et de la place du féminin dans la dynamique de soumission. Cette double approche permet d’articuler rigueur intellectuelle et compréhension concrète des relations. __________ Cadre et Responsabilités Ce contenu est strictement destiné à un public majeur (18 ans et plus), informé et responsable. Toutes les pratiques évoquées reposent exclusivement sur un consentement libre, éclairé et réversible, dans le respect du cadre légal en vigueur. L’auteur décline toute responsabilité en cas d’usage inapproprié, illégal ou non consenti des informations présentées. Références et Signature Dominant Old School | Accompagnement | Discrétion | Rigueur | Présence | Respect strict du cadre SSC (Sûr, Sain, Consenti) | 29 mai 2026, © droit d’auteur, Munimen | https://***LIEN COMMERCIAL EN ATTENTE DE VALIDATION PAR L'ADMIN = lien vers bdsm.fr demandé : Lire https://www.bdsm.fr/regles-promo ***/ __________ #munimen #Bordeaux #BordeauxMetropole #CUBordeaux #SudOuestFrance #bassinarcachon #Gironde #Paris #Lyon #bdsm #bdsmBordeaux #bdsmoldschoolBordeaux #Bordeauxconfidential #Bordeauxdomination #Bordeauxdiscipline #bdsmParis #bdsmLyon #bdsmoldschool #femme #femmesoumiseBordeaux #femmeBordeaux #sub#subBordeaux #soumise #soumiseBordeaux #esclave #esclaveBordeaux #femmesoumiseParis #femmesoumiseLyon #dominant #dominance #domination #leadership #accompagnementsensorielBordeaux #autoritenaturelle #lacherprise #dominanceoldschool #discipline #disciplinementale #cadreclair #presenceferme #reposprofond #developpementpersonnel #bienetremental #presence #maîtrise #elegancemasculine #coachingpersonnel #accompagnementhautdegamme #serviceexclusif #discrétionabsolue
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Par : le 01/07/26
  Tu es en visioconférence, installé à la table de ton salon, face à moi. Moi, je suis sur le canapé, dos à l'ordinateur. J'ai chaud. Vraiment très chaud, S. Et je m'ennuie. Alors je décide de jouer, seule, puisque tu es occupé. Je fais glisser ma robe jusqu'à mes pieds. Oups... pas de culotte. Mon soutien-gorge disparaît rapidement à son tour. Je relève les yeux vers toi. Tu ne perds pas tes moyens. Tu aimes être maître de toi-même. Pourtant, je le vois bien : tu n'es pas indifférent. Je m'installe et j'écarte les jambes pour que tu aies une bonne vue. J'empoigne mes seins, je les malmène comme tu aimerais le faire. Je prends mon pied. Une main descend. Je caresse mon clito, je le pince, mais ça ne suffit pas. Alors j'introduis deux doigts, puis trois, sans jamais te quitter des yeux. Je suis bruyante, mais toujours pas satisfaite. Je vais chercher un plug pour mon cul et un vibro. Je me mets à quatre pattes, j'introduis le plug, puis je joue avec le vibro jusqu'à la jouissance. À cet instant, j'entends l'ordinateur claquer. Ta voix résonne. — Tu vas le payer maintenant, Sélène. Je ne bouge plus. Le vibro fonctionne encore quand je sens ta main se refermer sur mes cheveux. Tu tires fort. Je tombe au sol. Ton pied vient se poser sur ma tête. Mes mains sont bloquées dans le dos. Tu tires sur mes bras. J'ai mal, mais tu continues. Tu te penches vers moi. — Tu veux jouer ? On va jouer, sale petite. J'ai peur, mais je ne le montre pas. Au fond, je sais que c'est ce que je recherchais. Tu enlèves ton pied, lâches mes bras et passes derrière moi. Les claques tombent, fortes. Tu me demandes de compter, mais j'en perds rapidement le fil. Je pleure. Je hurle. Mes fesses chauffent. Je mouille. Ça coule le long de ma jambe jusqu'au tapis. Puis tu retires lentement ta ceinture. Tu la fais claquer une première fois dans le vide. Le bruit seul suffit à me faire frissonner. Les coups reprennent. La ceinture claque sur mes fesses, le haut de mon dos et mes cuisses. Chaque impact résonne dans tout mon corps. J'ai l'impression d'être en feu. Tu t'arrêtes enfin. — Lèche le tapis. Je m'exécute. Quand cela te paraît propre, tu me demandes de te suivre à quatre pattes jusqu'à la terrasse. J'hésite. Même sans vis-à-vis, j'ai peur. Toi, tu es déjà dehors. — Dépêche-toi. Assume, Sélène. Assume. Alors je sors tant bien que mal. Le soleil cogne. Il fait chaud. Très chaud. Mes fesses rougies me brûlent encore davantage sous cette chaleur. Chaque mouvement me rappelle que j'ai provoqué cette situation et que maintenant, j'en assume les conséquences. Tu t'installes dans un fauteuil après avoir retiré ton caleçon et ton short. Tu me regardes quelques instants, sans dire un mot. Puis tu m'ordonnes de bien m'appliquer. Je m'exécute avec toute l'attention dont je suis capable. Tu restes silencieux. Je sens que tu observes chacun de mes gestes. Par moments, tu guides fermement mes mouvements. Je manque d'air. Je tape doucement sur ta cuisse. Mes larmes se mélangent à la sueur qui perle sur mon visage. Puis tu m'arrêtes. Le silence retombe. Tu me demandes de me lever. Je me redresse aussitôt. — Tourne-toi. Je t'obéis sans hésiter. Un long silence s'installe. — Monte à l'envers. Je commence à descendre lentement, trop lentement à ton goût. Alors tu agrippes fermement ma taille et, d'un mouvement sec, tu me fais descendre sur toi. Tu m'encules par derrière, sans me laisser le temps de m'habituer. Un cri m'échappe. — Tu peux crier. Vas-y. Que tout le monde sache à qui tu appartiens. Je continue malgré la douleur. Elle est intense, mais c'est celle que j'acceptais. Je vais de plus en plus vite. Tu m'arrêtes. — Non. Tu as déjà joui. Là, c'est juste moi. Lorsque tu es satisfait, tu me demandes de te nettoyer. Je m'exécute jusqu'à ce que tu n'aies plus rien à redire. Tu me regardes une dernière fois. — Tu restes ici jusqu'à ce que je te dise de bouger. Je vais finir mon travail. Tu retournes dans le salon et reprends ta visioconférence comme si rien ne s'était passé. Je reste dehors, seule, sous cette chaleur étouffante. Dix minutes... Vingt minutes... Une heure peut-être... Je n'ai plus aucune notion du temps. Il ne reste que le soleil qui brûle ma peau, le silence... et l'attente de t'entendre enfin me rappeler.
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