Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Aujourd'hui, je prends le clavier pour vous en dire un peu plus sur nous. Chaque jour, nous recevons énormément de questions, et nous avions à cœur de partager tout cela avec vous. 🥰
Je suis Cléa, française de 24 ans. Du haut de mes 1m70, je navigue entre domination et soumission, portée par une passion inconditionnelle pour la fessée que j'aime autant recevoir qu'administrer, aux hommes comme aux femmes. 🩷
+ Pratique la sodomie
+ Suce divinement et avale
- Squirt très rapidement
À mes côtés, mon fiancé de 36 ans, d'origines indienne et arabe et haut de 1m75, incarne l'autre pilier de notre univers. À la fois ancré, intense et d'une sensualité magnétique, il complète à merveille cette vision du plaisir partagé, sans tabou ni limite. 💙
+ Très très endurant
+ Imberbe & circoncis
+ Aime faire de longs cunilingus
-Veut baiser tout le temps lol
Voici quelques questions et réponses afin que vous puissiez en savoir plus sur nous :
• Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Mon père était diplomate, et mon fiancé l'avait beaucoup aidé par le passé. Je l'ai vu pour la première fois au bureau de papa : ça a été le coup de foudre immédiat.
• La différence d'âge pose-t-elle problème ?
Non, bien au contraire ! J'aime les hommes matures, à la fois doux et attentionnés.
• Qu'aimes-tu chez lui ?
Sa sincérité. Tout ce qu'il fait, il le fait avec le cœur et une authenticité totale.
• Qu'aimes-tu chez elle ?
Sa joie de vivre. Elle apporte toujours du bonheur et de la lumière autour d'elle.
• Cléa, qu'est-ce que tu détestes chez lui ?
C'est une vraie horloge lol ! Une ponctualité à toute épreuve : 20h, c'est 20h, pas 20h01 ni 19h59.
• Whitevil, qu'est-ce que tu détestes chez elle le plus ?
Quand elle boude. C'est mignon, mais parfois c'est pour un rien !
• Cléa, quelle partie de son corps aimes-tu le plus ?
Ses fesses : imberbes, douces, musclées et tellement agréables à caresser... et à fesser.
• Whitevil, quelle partie de son corps aimes-tu le plus ?
Ses cheveux doux et lisses, bruns avec des mèches blondes, joliment coiffés en queue de cheval.
• Avez-vous envisagé d'avoir des enfants ?
Oui, après le mariage ! On en a déjà beaucoup discuté. Il parlera en arabe avec eux et je leur parlerai en anglais. Entre nous, mon homme et moi parlons en français, ce qui leur fera trois langues ! Ils nous écouteront en français, auront l'anglais comme langue maternelle, et découvriront les notions d'arabe avec leur père.
• Pensez-vous que d'avoir des enfants impactera votre sexualité, vos jeux et les fessées ?
Non, pas du tout ! Le sexe reste extrêmement important pour nous, tout comme notre complicité. Avoir des enfants ne changera rien à notre flamme ni à nos jeux.
• Cléa, tu es française, mais de quelles origines ?
Du Nord-Pas-de-Calais par ma mère, et de Paris par mon père !
• Cléa, quelle partie de ton corps aimes-tu le plus ?
Mes fesses ! J'adore les mettre en valeur pour le plaisir des yeux de mon homme, et qu'il les touche ou les caresse.
• Whitevil, quelle partie de ton corps aimes-tu le plus ?
Mes fesses aussi ! J'adore parfois me promener cul-nu à la maison juste pour que Cléa me mette une claque en passant, lol !
• Cléa, ta position préférée au lit ?
La levrette ! J'aime me positionner dos plat, fesses relevées pour les lui présenter, qu'il me pénètre en me tenant par la taille et en me donnant des petites fessées.
Il a le choix vagin ou anus.
• Whitevil, quelle est ta position préférée au lit ?
Le missionnaire ! J'aime la pénétrer en profondeur et qu'elle me claque ou me doigte les fesses en même temps.
• Cléa, quel effet ça te fait de recevoir des fessées ?
Ça m'excite énormément, le mélange de lâcher-prise, de complicité et de plaisir me fait vibrer à chaque fois !
• Whitevil, quel effet ça te fait de recevoir des fessées ?
Un effet fou ! La sensation de la claque sur ma peau réveille une excitation immédiate et ce côté joueur que j'adore.
• Cléa, quel est ton plus grand fantasme ?
Le faire avec une femme.
• Whitevil, quel est ton plus grand fantasme ?
Être fessé dans le cadre d'un jeu de rôle Maîtresse/étudiant.
• Cléa, des accessoires pour pimenter votre intimité ?
Je le prends souvent avec un gode-ceinture, et j'adore être attachée avec des menottes.
• Whitevil, des accessoires pour pimenter votre intimité ?
J'aime beaucoup le gode-ceinture et avoir les yeux bandés.
• Cléa, ton accessoire préféré pour recevoir la fessée ?
Le martinet.
• Whitevil, ton accessoire préféré pour recevoir la fessée ?
La règle en plastique.
• Cléa et Whitevil, quelle est votre fréquence idéale pour faire l'amour ?
Il ne doit pas y avoir de limite ou de comptage, un couple doit exprimer son amour et sa passion dès que l'occasion se présente.
• L'avez-vous déjà fait dans un endroit insolite ensemble ?
Oui... dans les toilettes d'un avion, dans une cabine d'essayage et sur la banquette arrière de la voiture !
• Combien d'accessoires possédez-vous pour la fessée ?
Plus d'une trentaine ! On y trouve divers fouets, martinets, paddles, battoirs, raquettes, une brosse à cheveux, des ceintures de diverses tailles, cravache, des règles et bien d'autres...
• Pratiquez-vous souvent la fessée ensemble ?
Plusieurs fois par semaine, au minimum deux fois !
• Comment gérez-vous l'après-fessée ?
Des câlins, des bisous et l'on se blottit l'un contre l'autre. On prend le temps de faire des caresses douces sur les fesses et, si la session a été intense, d'appliquer une pommade apaisante.
• Quels surnoms vous donnez-vous ?
Je l'appelle mon chéri, mon amour, et lui m'appelle chérie ou ma princesse.
• Utilisez-vous un safeword ?
Oui, bien sûr, c'est obligatoire.
Nous utilisons le mot « Pacha ».
• Quel est le jeu de rôle le plus coquin que vous avez fait ?
J'étais habillée en docteur avec tous les accessoires : stéthoscope, gants, vaseline, thermomètre, suppositoires, seringue et tuyau de lavement...
Je l'ai ausculté et j'ai vérifié sa température par voie anale. Comme il faisait semblant de refuser, il a reçu une bonne fessée fesses nues par Dr Cléa !
Je lui ai palpé les testicules, écouté son cœur battant d'amour pour moi avec le stéthoscope, et avec mon doigt ganté et lubrifié avec de la vaseline, j'ai vérifié sa prostate. Je lui ai ensuite fait un lavement. Après qu'il se soit soulagé aux toilettes, je lui ai massé les fesses et introduit un suppositoire. À ma grande surprise, il a bandé, alors je l'ai sucé et avalé !
• Whitevil, quelle est la fessée que tu as administrée à Cléa qui t'a le plus surpris ?
Un jour, elle était en train de bosser (elle est wedding planner). Elle était au téléphone avec sa team car ils rencontraient des soucis ; elle réfléchissait mais ne trouvait pas la solution. J'étais dans le salon à jouer à un jeu vidéo. Elle est arrivée : « Chéri, mets-moi une fessée stp... ». Elle s'est allongée sur mes genoux. Je l'ai fessée par-dessus son legging. Après une bonne vingtaine de claques fermes, elle m'a dit « attends », s'est levée, a rappelé et a donné la solution ! C'était un peu bizarre, j'étais vraiment surpris.
• Cléa, as-tu déjà fessé Whitevil à l'extérieur ?
Oui, dans un centre commercial ! Une tape coquine dans un magasin parce qu'il regardait la vendeuse, lol. « Arrête de la matter comme ça ! » Claac. C'était hyper excitant.
• Cléa, ça fait quoi d'avaler ?
Je dois avouer que ça dégoûte un peu au début, mais j'aime lui faire ce plaisir, l'entendre gémir quand il jouit dans ma bouche et la sucer jusqu'à ce qu'elle ramollisse... Maintenant je suis habituée et experte, lol !
• Whitevil, te branles-tu en cachette ?
Depuis que j'ai rencontré Cléa, non ! Au début, je dois avouer que je me suis beaucoup branlé en pensant à elle, mais depuis que nous sommes en couple, jamais...
• Cléa, quels habits portes-tu à la maison ? Et pour dormir ?
J'aime bien être en t-shirt et leggings ou jeans, ou bien en pyjama moulant qui met bien mes fesses en valeur. Pour dodo, c'est nue dans ses bras ! Quand il rentre dormir, je lui arrache ses vêtements, lol, hors de question de dormir habillé dans le lit... Je me rappelle une fois, il était k-o, il avait fait un aller-retour Paris-Londres en une journée. Il est arrivé tard la nuit, s'est douché et s'est endormi en boxer... Je lui ai retiré pour me blottir contre lui et dormir...
• L'avez-vous déjà fait devant des gens ?
Juste devant Roxane, une amie et cliente de mon fiancé qui est dominatrice (et lesbienne pour les curieux) !
• Cléa, est-ce qu'il te fait des cunis ? Et comment ? Aimes-tu ?
Il m'en fait très souvent, j'adore ça ! Il lèche, tourne sa langue et me pénètre avec. Il alterne les mouvements circulaires doux sur le clitoris avec des pressions plus fermes, tout en me pénétrant profondément avec sa langue et en variant le rythme, ça me fait totalement perdre la tête je squirt souvent quand le fait.
• Pratiquez-vous l'anulingus et les doigts dans l'anus ?
Oui, bien sûr, l'un comme l'autre, nous le pratiquons sans aucun tabou ! Je lui en fais comme il m'en fait. J'adore lui pénétrer l'anus avec ma langue. Je dois avouer qu'il prend extrêmement soin de son corps, il est complètement imberbe et sans poils, ce qui rend l'anulingus encore plus agréable et fluide. De son côté, il adore quand je le doigte, surtout pendant la position du missionnaire ou pendant les fellations... ça le fait bander encore plus fort et ça décuple totalement son plaisir !
Et il me doigte souvent avant de me sodomiser pour me préparer.
Voici vos textes corrigés, avec l'orthographe et la poncture remises en forme :
• Whitevil, la fessée la plus intense que tu aies administrée à Cléa ?
Elle était habillée en jean et t-shirt, nous avons fait un jeu de rôle prof/étudiante... Je lui ai ordonné de se pencher sur la table et lui ai administré 30 coups fermes et forts au total avec une palette en bois dans le style paddle d'éducation anglaise :
10 par-dessus le jean,
10 sur la culotte,
10 cul-nu.
C'était intense avant de la prendre par le vagin sur la table dans cette même position.
• Cléa, la fessée la plus intense que tu aies administrée à Whitevil ?
Nous étions en vacances en bord de mer, sur une île. On avait loué une villa avec un petit jardin privé, des arbres, une piscine et un jacuzzi. Un jour, il s'est un peu attardé avec la serveuse du restaurant...
En rentrant, je lui ai ordonné d'aller dans le jardin couper une badine d'un des arbres, de baisser jean et boxer aux chevilles et de se pencher en avant, mains sur les genoux. Je lui ai administré 30 coups de badine violents sur ses fesses nues pour le punir.
Il avait les larmes aux yeux le pauvre Chéri mais n'a pas utilisé son safeword.
Après la fessée, je l'ai câliné et lui ai fait une petite gâterie, toujours dans le jardin, bien juteuse et bien baveuse que j'ai avalée.
J'ai dû lui mettre de la pommade pour apaiser la douleur. Pour dîner, nous avons dû commander et manger à sur place car il avait du mal à s'asseoir, le pauvre...
Voila en ce qui concerne nos questions-réponses... nous espérons que vous aurez trouvé satisfaction dans nos confidences.
Pour terminer, il est essentiel de dire que chez nous, la fessée fait partie intégrante de notre quotidien : c'est un peu comme dîner.
Pour notre couple, la fessée est aussi importante que faire l'amour. Sans fessée, ce serait un peu comme un couple qui ne fait jamais l'amour... 👋🏻❤️
Qu'elle soit spontanée une claque au passage pendant que je cuisine, une tape coquine quand je m'habille, ou pour me punir d'une petite faute quand il me prend sur ses genoux, je dois dire que j'adore ça. Et lui, il aime ça plus que tout encore.
Il a ce don remarquable de transformer n'importe quel instant en érotisme pur, que ce soit au lit ou au détour d'un jeu. Je me rappelle une fois où nous étions tranquillement en train de jouer au Uno. Il m'a dit : « Viens, on pimente un peu ! Le perdant compte ses cartes, on multiplie, et le perdant reçoit la fessée du gagnant. » Vous imaginez ? J'ai perdu avec une main terrible, et il m'a mis 18 claques ! C'était d'une excitation folle, un simple jeu de société transformé en un moment délicieusement coquin. 😍
Même dans les chambres d'hôtel, les accessoires ne sont jamais loin : il sort sa ceinture, me penche tout en avant !
Mains surnles genoux dos plat jambes tendues pour m'administrer la fessée avec sa ceinture en cuir.
Ou il m'installe sur ses genoux, le dos droit et les jambes tendues, pour m'administrer une correction mémorable avec une pantoufle. 🤭
C'est pour tout cela que je l'aime : il est spontané, doux, attentionné, et déborde toujours d'idées de génie pour pimenter nos journées. Il a des idées de malade et prend un soin obsessionnel de lui, veillant à tout pour que je prenne un maximum de plaisir. Il va à la salle de sport tous les jours, se muscle, prend des vitamines et surveille son alimentation pour améliorer le goût de son sperme et accroître son endurance... 🔥
Il s'adonne à des rituels de soins de la tête aux pieds que, en tant que femme, je ne connaissais même pas : manucure, pédicure, petit lavement quotidien, crèmes pour le visage et soins des cheveux et du corps. Il est toujours parfaitement soigné et parfumé, malgré ses cigarettes. 🥰
D'ailleurs, son parfum d'oud oriental, légèrement mêlé à l'odeur du tabac, est mon point faible absolu : dès que je le sens, je ne peux pas résister, j'ai immédiatement envie de lui sauter dessus. 😈
53 vues
4 aime
Je viens de vous raconter une des punitions que Maître aimait me faire subir mais je ne vous ai pas expliqué comment j'en étais arrivée là.
J'avais toujours été hétéro mais, quand j'étais ado, je prenais parfois plaisir à m'habiller en fille. Puis, j'ai cessé tout çà et je me suis marié mais, une vingtaine d'années plus tard, j'ai eu envie de vivre en réel mes fantasmes de féminisation et de soumission. J'ai donc répondu à une annonce : "Maître homo et sado ch. esclave physiquement mince et psychologiquement motivé ".
Après quelques contacts téléphoniques, une rencontre fut organisée et je devais attendre devant la gare avec un pantalon moulant dont la fermeture éclair devait être abaissée. Un homme est venu face à moi et m'a dit : "suis-moi !". Son ton était sans réplique et je l'ai suivi.
Une fois chez lui, il s'est assis dans un fauteuil et m'a dit : " je ne vais pas te massacrer mais tu vas faire exactement ce que je te dis : tu vas faire un strip-tease en musique ... je te préviens, elle dure 15 minutes ... tu enlèves tes vêtements progressivement, le plus en rythme possible, et tu enlèves tout pour pouvoir continuer complètement à poil ... essaie d'être excitante et à la fin, JE VEUX que tu t'écroules au sol avec la croupe tournée vers moi ... compris, salope ?"
- "oui Maître !" La musique, je la connaissais : c'était le Boléro de Ravel ... c'est une musique lancinante où Ravel reproduit le même thème musical en ajoutant un instrument après l'autre et qui monte comme un orgasme jusqu'à la chute finale. Je me mis donc à danser, enlevant d'abord le haut puis chaussures et chaussettes puis le pantalon ... je n'avais plus que mon slip ... comme sur la photo ...
146 vues
3 aime
Cet article est un essai issu de mon expérience de bonne suceuse, pour vous exciter et éventuellement vous apprendre des choses. Cette expérience commence à devenir conséquente, car en bonne salope adoratrice de la queue, je ne manque aucune occasion de pratiquer ce que je considère maintenant comme un art. Sans me vanter, j’ai d’excellents retours de cette pratique : pour un mâle dominant, m’essayer c’est m’adopter en général.
La vue d’une belle queue, ou même le simple fait de la deviner à la vue d’un mec habillé un peu sexy, me mets instantanément dans une attitude de soumission, et lorsqu'on est dans cet état, on peut considérer la fellation comme une pratique BDSM.
L'approche de la queue du mâle
Tout commence par la rencontre avec le mec, que j’imagine immédiatement comme un « mâle alpha ». Et qui dit soumis.e dit « se mettre à genoux », la bouche à hauteur de son bas ventre. La soumission commence dès cet instant, car un mâle qui voit une lope se mettre à genoux à ses pieds se place automatiquement en position de dominant.
Je rencontre parfois en extérieur, et même lorsque le terrain est humide, ce qui demande soit un équipement soit une technique pour se mettre à genoux sans salir son pantalon ou ses genoux. Et même si le terrain est sec, de toute façon ce n’est pas confortable de s’agenouiller sur un sol dur.
Une technique astucieuse pour éviter ce problème consiste à poser chaque genou sur la chaussure correspondante du mâle (il se positionnera naturellement les jambes légèrement écartées). Mais un autre inconvénient arrivera assez vite : il est un peu coincé dans cette posture, et aura envie de bouger au bout d’un certain temps.
Une meilleure technique est donc de se munir d’un petit support souple, l’idéal étant un tapis en mousse vendu dans les magasins de montagne, très utile en randonnée. De plus, la vue de ce petit équipement fait de suite comprendre au mâle que je suis une suceuse très expérimentée. Bien sûr, on peut aussi ne pas mettre les genoux à terre et rester accroupi, mais c’est beaucoup moins confortable, surtout à la longue.
Maintenant imaginez-vous à ma place, et suivez mes conseils. Dans l’idéal, vous êtes à genoux sur votre support de mousse ou les genoux sur ses pieds, le visage contre son paquet : vous êtes presque assuré de le faire bander !
Ensuite, s’il ne le fait pas, prenez vous-même l’initiative de lui desserrer sa ceinture et d’ouvrir sa braguette. Là, vous descendez un peu le pantalon, et le bonheur commence. Vous accédez à son boxer ou son slip (95 à 98% des mecs qui se font sucer portent des boxers ou des slips) et vous pouvez le caresser. Ne baissez pas le slip trop vite ! Je vous conseille de le prendre par les hanches, les mains revenant derrière ses fesses, et de frotter votre visage et votre bouche sur son paquet… accentuation de la bandaison garantie !
Pour montrer votre soumission vous pouvez même aller jusqu’à ouvrir grand la bouche et bouffer son paquet mais à travers le tissu. Pas forcément agréable pour vous mais pour lui ce sera un bonheur de sentir ses parties intimes réchauffées et humidifiées par votre haleine et votre salive.
Puis vient le moment de l’extension de l’élastique et de la descente du slip. Vous l’avez compris maintenant, il doit faire le moins de choses possibles, c’est donc à vous de faire le travail, à vous de le caresser, de le tripoter, et de manier cet accessoire sacrément érotique qu’est le slip, dernière barrière avant son sexe !
S’il bande mou, ou pas du tout, ne désespérez pas ! Vous aurez plus de travail de suce, bien sûr mais quelle bonheur de sentir ce petit organe gonfler progressivement dans votre bouche. Et si vous êtes déçu par sa petite taille, ne concluez pas trop vite, vous pouvez être fort surpris.e de la taille de son organe à la fin de votre travail !
S’il est dur et gonflé dès le départ, votre bonheur sera immédiat : sa queue mue par le ressort de la bandaison, va percuter votre visage ! C’est un moment juste génial. Et si en plus il est TBM ou TTBM alors là vous serez aux anges bien sûr !
Quelle que soit la situation et son niveau d’excitation, j’aime et je préconise de ne pas trop le branler manuellement, et encore moins de manière mécanique comme on le voit faire dans les films pornos, ou comme le font certains jeunes fougueux et inexpérimentés.
Personnellement je me sers très peu de mes mains, que je maintiens la plupart du temps sur ses fesses pour le masser en même temps sur ces zones érogènes. Et j’utilise ma bouche ET ma langue, pilotées par l’ensemble de ma tête. Une variante de cela est de mettre vos mains derrière le dos, comme si elles étaient attachées pour bien lui signifier que vous êtes soumis.e et sans protection : il peut faire ce qu’il veut de votre bouche une fois que sa bite est à l’intérieur…. Et en général il ne s’en prive pas (voir plus loin).
Je le regarde dans les yeux, et m'adapte à son comportement
Une chose que j’aurais pu mentionner dès le début : pensez à regarder régulièrement votre mâle dans les yeux, depuis votre position inférieure, en levant les yeux. Encore un truc qui accentue la situation dominant/dominé, et va très probablement l’exciter ! Pensez également à sucer ses boules ! Vous pouvez en même temps le branler délicatement, surtout s’il n’est pas circoncis… Les mecs dominants adorent cette association de gestes. Pour les boules, essayez toujours de prendre les 2 en même temps dans votre bouche. Même si vous n’y arrivez pas (dans certains cas c’est juste impossible, soit parce qu’elles sont trop grosses soit parce que votre bouche est trop petite) les efforts que vous faites vont exciter votre mâle, c’est certain !
Enfin, utilisez votre langue, particulièrement sur toute la zone du gland, le frein, le dessus du gland…faites la tourner autour, c’est particulièrement apprécié, et en plus cela fait travailler des muscles peu sollicités d’ordinaire (lol).
Si vous avez suivi tous mes conseils jusque là, en principe vous êtes tous deux très excités et la jouissance n’est probablement pas très loin. Mais c’est là que les situations divergent suivant le tempérament et l’endurance de votre mâle.
S’il est très excité et peu endurant, il peut très bien jouir dès ce moment et vous envoyer la purée d’emblée. Il faut savoir accepter cette situation, qui n’est pas toujours agréable. Récemment j’ai sucé un jeune qui a éjaculé abondamment dans ma bouche au bout d’une minute sans le moindre signe extérieur. Comme il arborait ensuite un grand sourire, et que j’étais sous PreP *, je lui ai pardonné, mais cette situation était intrinsèquement désagréable pour moi, qui commençait juste à me chauffer, et qui n’aime pas particulièrement le goût du sperme.
* Eh oui il faut savoir que le risque de transmission VIH est non nul lors d’une éjaculation buccale, cf https://www.sexosafe.fr/ma-sexualite/pratiques-sexuelles/fellation-on-prend-ses-precautions, la prise de PreP annule ce risque pour vous, et c’est un énorme avantage.
Parfois dans la même situation il y a quelques signes annonciateurs, beaucoup de mouille (precum) par exemple. Un partenaire intelligent et pas trop coincé vous dira également ce qu’il en est, car ce n’est souvent pas son intérêt de jouir rapidement. A vous de saisir les informations et de ralentir le rythme voire de faire carrément une pause pour laisser redescendre la pression.
Si au contraire le mâle est très endurant, et que vous aussi, alors cela peut durer très très longtemps. Cela m’est déjà arrivé de sucer une queue quasi non stop pendant 45 mn, voire une heure ! ** C’est évidemment d’autant plus intéressant que c’est une grosse queue, et cela m’arrive assez souvent… A croire que les mecs à petites ou moyennes queues déchargent plus vite (?)
** NB : pour vous préserver il est bien utile de graisser vos lèvres auparavant avec un baume (type Labello) .. en tous cas lorsque vous sucez trop longtemps, celles-ci vous le rappellerons dans les heures qui suivent avec un sorte de gerçure, que vous pouvez aussi calmer un peu a posteriori avec ce type de baume.
Si vous êtes parti dans ce marathon de la fellation, alors il vous faudra être très créatif, ne serait ce que pour ne pas vous ennuyer vous même et bien sûr aussi maintenir l’excitation de votre mâle.
Ne sucez surtout pas mécaniquement ! De temps en temps, sortez là de votre bouche, et donner vous des coups sur le visage avec, sniffez là avec votre nez, bref jouez avec comme un chat joue avec une souris, c’est absolument jouissif pour vous ET votre mâle alpha qui voit bien que vous l’aimez de toutes les manières possibles, que vous êtes totalement soumis à sa puissance !
Et puis il faut parler, bien sûr, de ce que vous attendez toutes et tous :
La gorge profonde, le Graal de la fellation, et de la soumission
Déjà, pourquoi c’est si bon ?
Pour votre mâle pompé, 2 choses : 1/ son gland décalotté hypersensible va frotter contre les parois de votre gorge qui est une muqueuse extrêmement douce, la sensation est exquise, bien plus agréable qu’une masturbation ou même qu’une sodomie 2/ Lorsqu’il aura votre tête tout contre ses boules, le sentiment de domination sera total; il peut prendre votre tête comme un gros ballon et y faire naviguer sa grosse queue à sa guise, vous êtes à sa merci !
Pour vous, bien sûr c’est le summum de la soumission : vous rentrez son gros bâton tout entier dans la gorge, votre visage (surtout le nez mais aussi les yeux) vient littéralement s’écraser contre son ventre, vous luttez contre les haut-le coeur (mais pas de panique, c’est tout à fait gérable, voir ci-dessous)… c’est déjà une pénétration très invasive, il vous possède autant que lorsqu’il va vous enculer (car il finira par vous enculer si vous avez suffisamment de temps et si c’est un bon mâle endurant).
La technique ?
Il y a des positions plus ou moins adéquates à la gorge profonde.
Quand je débutais dans cette pratique (ce n’est pas si vieux, mais un eu quand même lol), des « tutos » écrits m’expliquaient que je devais m’allonger au bord du lit et laisser aller ma tête un peu en arrière. La logique est simple : le conduit qui va de la bouche à l’oesophage se redresse dans cette position, et devient presque droit, permettant une intromission plus naturelle, car dans une position normale de la tête ce conduit fait un coude à 90 degrés.
Cela peut être intéressant de commencer doucement dans cette position avec un partenaire que vous connaissez ou qui accepte de vous dépuceler la gorge. Mais dans la pratique vous vous rendrez vite compte que la position ne change pas tant que cela les choses : le plus difficile, le plus engageant, mais aussi le plus satisfaisant pour votre ego, consiste à accepter que ce gland touche votre luette, l’endroit qui déclenche en principe le réflexe de vomissement. La nature est bien faite car si vous y croyez, si vous êtes dans la détente et l’acceptation, voire dans l’amour, en tous cas dans la soumission et le devoir (rappel : vous êtes SOUMIS.E) vous verrez que ce réflexe est vaguement présent, mais complètement atténué ! Tout au plus aurez vous un petit haut-le-coeur, que vous surmonterez sans problème. Je peux jurer ici que je n’ai jamais vomi lors d’une gorge profonde … et pourtant j’en ai fait beaucoup je vous assure ! Vous trouverez des tas de vidéos de vomissements sur la toile, ce n’est à mon avis que pure mise en scène et travail d’actrice POUR que le vomissement se produise (c’est horrible car c’est prévu pour faire bander les vrais sadiques, mais c’est comme ça).
Donc vous êtes toujours à genoux face à la queue de votre mâle, après l’avoir bien prise en bouche, vous allez essayer de l’enfoncer doucement le plus loin possible, en acceptant ce fameux contact, et vous constaterez que cela se passe bien. TRES IMPORTANT : jouez avec votre langue, détendez la au maximum pour qu’elle s’aplatisse, se creuse, et constitue un fourreau parfaitement adapté. Lorsque la queue sera bien au fond, vous ressentirez le contact interne, que vous trouverez probablement délicieux. Concentrez-vous sur le fait que toute la longueur doit rentrer, votre visage devant toucher son ventre et votre langue détendue peut sortir un peu en avant de vos lèvres, touchant ses boules. Vous avez réussi ! Peut-être sentirez vous alors que votre cou est très gros. Si votre partenaire le touche il le mettra en évidence.
Encore un truc : vous ne pourrez plus respirer, vous serez en apnée … rien de dangereux, mais très humiliant, dès que vous vous retirez vous reprendrez votre souffle en faisant un bruit bizarre et peut être en bavant, comme dans les films porno.
181 vues
6 aime
Nous sommes un couple, moi, Cléa, et lui, Whitevil et nous sommes de grands adeptes de la fessée. Vous le savez désormais si vous suivez nos aventures !
Pour nous, les jeux érotiques occupent une place essentielle. C'est pourquoi nous invitons tous les couples à oser jouer, s'amuser et partager de bons moments pour renouer les liens et décupler leur complicité.
Même loin de chez nous, Whitevil et moi ne manquons jamais une occasion de pimenter notre quotidien. Hier soir, nous avons décidé de transformer un grand classique en un véritable jeu érotique. L'enjeu était clair : le perdant subissait la loi du gagnant, et la loi, chez nous, c'est la fessée ! L'excitation est montée en flèche dès la première confrontation. 🔥
Les règles, affichées dans l'infographie, sont simples, mais la tension était palpable dans la chambre d'hôtel. Nous avons enchaîné les manches, nous défiant du regard, chacun tentant de percer la stratégie de l'autre. Entre taquinerie, stratégie de bluff et une pointe d'envie de perdre pour mieux pimenter la soirée, tout était réuni pour un moment inoubliable. 🥰
Malheureusement pour mon ego (mais délicieusement pour le reste !), le sort s'est acharné sur moi dès le début. J'ai perdu la première manche. Whitevil, en vainqueur attentif, m'a invitée à me mettre en position : penchée en avant, les mains appuyées sur le bord du lit, le visage tourné vers moi avec un regard espiègle et provocateur. 😈
Il a pris son temps, positionnant sa main pour une claque nette, bien à plat. La fessée a été sonore et ferme, un impact franc qui a fait vibrer mes fesses et m'a instantanément fait monter la chaleur au visage. Le ton était donné : ce jeu ne serait pas une mince affaire ! 🥵
Le suspense était à son comble pour la manche suivante, et j'ai, une fois de plus, mordu la poussière face à son choix. Cette fois, il m'a demandé de m'allonger sur le ventre, en travers du lit, en relevant légèrement les genoux. La fessée a été plus lourde, plus profonde. Elle s'est abattue avec une force étudiée, me coupant presque le souffle et faisant naître une vague de sensations délicieusement douloureuses qui se sont propagées dans tout mon corps. Mon cœur battait à la chamade, et je sentais mon désir exploser à chaque impact. C'était un mélange enivrant de vulnérabilité et de puissance, une soumission consentie qui nous rapprochait. 🥰
La partie s'est poursuivie pendant près d'une heure, s'intensifiant à chaque tour. Les rires ont laissé place à des murmures rauques, des respirations saccadées et des échanges de regards complices chargés de désir. 😍
Whitevil a perdu, puis j'ai reperdu, et ainsi de suite, transformant la chambre en un véritable terrain de jeu érotique. ❤️
Chaque fessée, donnée ou reçue, était une nouvelle décharge d'excitation, un langage secret que nous seuls comprenions. Ce n'était plus un simple divertissement, c'était un rituel de passion et de complicité, une preuve supplémentaire de la force de notre lien, où que nous soyons. ❤️🔥
Après près d'une heure à alterner les rires, les défaites et les fessées de plus en plus rythmées, la tension dans la pièce était devenue presque palpable. Le jeu du Pierre-Papier-Ciseaux avait totalement embrasé nos sens, transformant notre complicité en une urgence charnelle irrésistible. Nos corps, chauffés à blanc par les claques et l'adrénaline, réclamaient bien plus qu'une simple fin de partie. 😈
Il a soudainement posé ses mains sur mes épaules, m'immobilisant doucement au bord du lit, juste là où nous avions passé la dernière heure à jouer. Ses yeux sombres brillaient d'un désir intense et possessif. 🔥
Sans un mot, la dernière sanction s'est transformée en une caresse brûlante, puis en une étreinte passionnée. Les rôles du jeu se sont effacés pour laisser place à un abandon total et mutuel.🥰
Whitevil a su explorer chaque recoin de mon corps avec une gourmandise insatiable, n'oubliant rien pour faire monter la température à son paroxysme. Entre baisers volés et caresses expertes, il est passé des frissons du cunnilingus à une pénétration vaginale profonde et rythmée 🤩
Une fois totalement en moi, il a imprimé un rythme lent et régulier, parfaitement synchronisé avec ma respiration. Pour couronner le tout, et parce que nous aimons ces petits rituels, lorsqu'il m'a prise en levrette une nouvelle fessée s'est abattue sur une de mes fesses, une claque sonore et ferme qui a déclenché une nouvelle vague de chaleur et de plaisir dans tout mon corps, intensifiant encore l'union de nos chairs. C'était un abandon complet, une soumission consentie et joyeuse à ses mains expertes et à cette exploration audacieuse. ❤️🔥
Après d'intenses minutes de pénétration classique qui nous ont portés au sommet du plaisir, mon fiancé s'est délicatement retiré de moi, le souffle court et les yeux brillants de désir. Sans perdre une seconde, il s'est allongé confortablement sur le dos, les bras ouverts pour m'accueillir. J'ai immédiatement compris ce qu'il attendait : je me suis placée au-dessus de lui, inversant nos positions pour un 69 torride et parfait. 😈
Mes fesses étaient tournées vers son visage, prêtes à recevoir toutes ses attentions, tandis que mon visage se trouvait juste en face de sa verge toute dure. L'atmosphère de la pièce semblait vibrer au rythme de nos respirations saccadées et de nos regards complices. 🔥
Je me suis immédiatement consacrée à lui avec une gourmandise insatiable, prenant sa verge rigide entre mes lèvres, jouant avec sa longueur et savourant son goût pendant qu'il me tenait fermement par les hanches. En même temps, sa langue experte et ses doigts agiles allaient explorer mon intimité avec une précision diabolique, faisant monter la tension de manière exponentielle à chaque coup de langue et de l'enivrer de mes soupirs. 👅
Sous l'effet de ce va-et-vient buccal et de la chaleur de nos corps en fusion, mon organisme a fini par lâcher prise dans un spasme violent. Une vague de plaisir intense et libératrice m'a traversée, déclenchant un squirt puissant et chaud qui est venu inonder ses mains et le creux de mes cuisses. Dans le même instant, submergé par ma jouissance et par l'intensité de sa propre excitation, mon fiancé a atteint son point de non-retour, libérant sa semence chaude en une éjaculation généreuse et ardente que j'ai accueillie avec gourmandise et avalée. 🫦
Nous sommes restés ainsi enlacés, en plein désordre de nos draps, à reprendre lentement notre souffle et à savourer les échos de cette nuit inoubliable. ❤️🔥
Whitevil, je t'aime mon Amour 🔥
91 vues
5 aime
Chapitre 5 : Oui maitresse !!!
La tension atteint son paroxysme. Leurs muscles tremblants peinent à maintenir la position. Je leur annonce. Ma voix ne monte pas. Elle est basse, précise, chaque syllabe tranche l’air comme une lame froide.
— Vos bijoux, vous les retirez !!!!!
Je laisse mon regard se poser sur leurs mains, leurs poignets, leurs cous.
— Les alliances que vous portez, ces anneaux de promesse, de fidélité, de bourgeoisie rangée. Les colliers, ces chaînes dorées qui vous rattachiez à votre ancienne vie. Les bracelets, les bagues, les montres précieuses qui mesuraient votre temps, votre statut, votre importance. Vous les retirez. Un par un. Vous les posez sur ces tables basses, sur l’ardoise froide. Vous les alignez soigneusement. Comme on dépose des armes devant un vainqueur. Comme on enterre des morts. Me suis-je bien fait comprendre !!!!! La voix autoritaire mais posée.
Je me penche légèrement, croisant le regard de la femme, puis celui de l’homme, m’assurant qu’ils comprennent la portée de chaque mot.
— Quand vous aurez fini, vous ne devrez plus rien porter. Rien qui vous appartienne. Rien qui vous rattache à ce que vous étiez ce matin. Ici, vous n’êtes déjà plus des êtres humains. Vous n’êtes que des objets. Des choses. Des esclaves, mâle et femelle, que je vais utiliser, briser et refaçonner selon mon seul caprice. Ces bijoux que vous retirez ne sont pas des protections. Ce sont les dernières illusions que je vous arrache.
L'homme hésite. C'est infime, presque imperceptible, mais je le vois, cette rigidification de son poignet, ce spasme de ses doigts qui se crispent autour de son alliance. Sa main tremble lorsqu'il commence à tirer sur l'anneau, cette bande d'or qui a tourné autour de son doigt pendant dix ans, peut-être quinze, cette cicatrice dorée de sa respectabilité de mari, d'homme établi. Il rencontre une résistance, non pas physique, le métal glisse, mais psychologique, cette dernière barrière symbolique qui s'effondre avec un gémissement intérieur qu'il n'ose pas pousser.
Il retire l'alliance, lentement, comme on arrache une griffe, une écaille, une identité. L'or tourne, scintille un instant dans la lumière des bougies, puis retombe sur l'ardoise de la table basse avec un bruit sec, métallique, définitif, *clink*, ce son, de prison qui se referme, de chaîne qui tombe.
La femme, elle, obéit avec une mécanique étrange, celle de quelqu'un qui a déjà quitté son corps. Ses doigts glissent vers son cou, détachent le collier fin, cette chaîne délicate que son mari lui a offerte pour un anniversaire, peut-être, ou un pardon. Elle ne regarde pas le bijou tomber. Elle le pose, simplement, sur la pierre froide, et déjà sa main droite dégrafe le bracelet, tandis que la gauche tire la bague de son annulaire, deux gestes simultanés, efficaces, dépourvus de toute émotion, comme si elle déshabillait une poupée.
L'homme peine avec sa montre. Cette Rolex, ou cette Omega, ce chronomètre de prestige qui mesurait son temps d'entrepreneur, de cadre supérieur, d’homme pressé et important. Le fermoir lui résiste, ses doigts gourds de froid et d'angoisse trébuchent sur le mécanisme. On entend son souffle s'accélérer, paniqué, ce râle du prédateur devenu proie qui sent le piège se refermer.
Inès soupire, ce soupir d’impatience, chargé de mépris, elle fait un pas vers lui. Elle ne dit rien. Elle n'a pas besoin. Sa main gantée de cuir se pose sur le poignet de l'homme, l'immobilise, et de l'autre main, avec une efficacité chirurgicale, elle débloque le fermoir. La montre tombe, lourde, sur l'ardoise, rejoignant les autres bijoux éparpillés comme des débris de vie, comme des ossements d'identité.
L'homme baisse les yeux vers le tas de métal précieux sur la table basse, cet amoncellement de promesses, de statuts, de repères temporels. Il est nu, maintenant, vraiment nu, non seulement de vêtements mais de tout ce qui le rattachait à l'homme qu'il était ce matin. Ses mains retournent se croiser dans son dos, mais elles tremblent davantage, convulsées, comme s'il venait de se sectionner les poignets.
La femme a déjà repris sa position, immobile, les yeux perdus dans le vague, son ventre palpite doucement sous l'effort de maintenir cette discipline. Elle est plus loin que lui, déjà. Elle a compris, ou accepté, que ces bijoux n'étaient que des leurres, des chaînes dorées, des promesses de libertés. À ses pieds, sur l'ardoise, ses bijoux brillent faiblement, abandonnés, aussi froids et inutiles que la chair qu'elle a livrée.
Ils sont là, tous les deux, face à nous, dépouillés de tout, même de leurs noms, de leurs histoires, de leurs alliances. Deux silhouettes nues, luisantes de sueur froide, de peur, deux esclaves qui attendent, les mains croisées dans le dos, les sexes offerts, prêts à recevoir ce que nous avons décidé de leur faire subir.
Je me lève, dominant la scène de toute ma stature, et je crache l'ordre comme une sentence :
— À genoux. Tête baissée. Maintenant.
Leurs corps s'effondrent, mécaniques, dépourvus de volonté, comme si des ficelles invisibles les avaient tirés vers le sol. Leurs genoux heurtent les dalles de granite avec un bruit sec, sourd, celui de la chair cédant sous la pierre. Ils ne gémissent pas. Ils ne protestent pas. Ils sont déjà ailleurs, déjà réduits à l'état de marionnettes cassées, de carpettes humaines sur lesquelles on essuie ses bottes.
Je les observe, penchés en avant, les bras croisés dans le dos dans cette posture grotesque de soumission, le dos ployé sous le poids de leur propre défaite. La femme tremble, je vois ses muscles dorsaux frémir, onduler sous la peau comme des vers prisonniers, luttant contre la gravité, contre la douleur, contre l'effort de maintenir cette position qui les humilie autant qu'elle les épuise. Sa chevelure brune, opulente, tombe de part et d'autre de son visage comme un rideau, comme une tenture funèbre, cachant ses traits mais pas sa honte. Ses seins pendent, lourds, libérés de toute tension, de toute dignité, ressemblant à ces mamelles de bêtes de ferme qu'on traite avant l'abattage.
Je me demande, en les regardant, jusqu'où je pourrai les emmener. La femelle, surtout elle qui s'est abandonnée avec une facilité déconcertante, elle qui a troqué son alliance contre cette posture de soumission absolue. Que cache-t-elle derrière cette reddition ? Une profondeur de résistance que je n'ai pas encore touchée, ou un gouffre sans fond où je pourrai tout jeter ?
Inès s'éclipse, discrète, ses bottes craquant sur le granite avant que le silence ne la ronge. Je reste seul avec eux, ces deux corps nus agenouillés, offerts, livrés à ma seule vigilance. Le feu crépite, projetant des ombres dansantes sur leurs échines courbées, sur leurs nuques blanches et vulnérables, ces nuques de condamnés à la guillotine, tendues, attendant le couperet.
Je prends mon temps. Je les observe, chacun tour à tour, savourant cette solitude de bourreau. La femme ne bouge pas. L'homme non plus. Ils sont devenus statues de chair, de chair tremblante, de chair soumise.
Inès revient. Elle porte un plateau d'argent massif, lourd, chargé de petites boîtes noires, d'objets que je ne distingue pas encore mais dont la simple présence fait frémir l'air. Elle pose le plateau avec une délicatesse obscène sur l'ardoise de la table basse, entre nous et eux, comme on pose les instruments de torture avant l'interrogatoire.
Je lui adresse un clin d'œil, ce salut silencieux de complices, de prédateurs qui savent ce qui va suivre.
Ils n'ont pas bougé. Pas d'un millimètre. Leurs nuques restent offertes, blanches, pulsantes, offrant leur vie, leur mort, leur tout, à notre merci. Ils attendent, immobiles, comme des condamnés dont on a déjà coupé les liens mais qui n'osent pas fuir, paralysés par la certitude que la lame du bourreau est déjà en chemin.
Ils demeurent figés, réduits à cette posture avilissante où le monde se résume aux dalles de granite froides sous leurs fronts baissés. Leur univers s'est contracté, excluant tout horizon sauf cette pierre grise, granuleuse, indifférente, seul témoin de leur déchéance, seul sol sous leurs genoux meurtris.
Pendant ce temps, Inès et moi nous accordons ce luxe du prédateur, le temps. Nous ouvrons les boîtes avec une lenteur calculée, chaque geste amplifié par le silence de la pièce perturbée par le seul crépitement du feu dans la cheminée. Chaque froissement du papier de soie crépite comme une promesse de ce qui va suivre. Je saisis l'objet, ce collier de servitude, ce cercle d’acier en inox épais et froid, je sens son poids dans ma paume, ce poids symbolique qui écrase déjà les épaules de celle ou celui qui le portera. C'est lourd, dense, irrévocable. Un frisson de délice parcourt ma nuque.
Je m'approche d'elle, de cette femelle agenouillée, offerte, livrée. Mes doigts glissent dans sa chevelure brune, écartent avec une brutalité feutrée ces mèches qui tombent comme un voile sur son visage, découvrant sa nuque blanche, tendue, pulsante de peur. Elle est là, vulnérable, le cou offert comme une oie qu'on prépare pour le sacrifice, la chair tendre entre les vertèbres palpitantes.
Je fais glisser le collier sous sa gorge, ce contact froid et épais lui arrache un frisson convulsif. L’acier épouse son cou, se referme, j’entends, nous entendons tous, le clic sinistre de la serrure qui se verrouille. Ce déclic métallique qui scelle son asservissement, transforme cette femme en propriété, qui enterre définitivement l'épouse pour ne laisser qu'une esclave aux pieds de ses maîtres.
Le clic résonne dans sa gorge comme une fracture.
Elle tressaute, ce sursaut involontaire qui la traverse des épaules aux genoux, une secousse de bête prise au piège. Son souffle s'arrête, suspendu, puis revient en râle court, haché, cette respiration d'agonie qui ne trouve plus de rythme. L’acier est froid, épais, implacable contre sa peau, elle sent le poids, ce poids réel et symbolique qui appuie sur sa trachée, qui réduit son souffle, qui lui rappelle à chaque seconde que son cou n'appartient plus qu'à moi, qu'à cette serrure dont je suis seul à posséder la clé.
Ses bras, croisés dans son dos, se crispent, les ongles s'enfonçant dans ses paumes jusqu'à la douleur, cette douleur lointaine qu'elle ne sent déjà plus.
Je l’autorise à relever le buste.
Elle veut baisser le menton, vérifier, toucher, mais elle n’ose pas, ou elle ne peut plus, elle reste là, tête haute malgré elle, offerte, le cou tendu sous le joug neuf, sentant l’acier épouser sa chair comme une seconde peau, comme une gangue, comme une prison dorée devenue réalité.
Elle pense, je le vois dans le frémissement de ses paupières closes. Dans la tension de sa mâchoire. Elle pense à l'alliance qu'elle a posée sur l'ardoise, à cet anneau fin et discret qu'elle portait depuis dix ans, elle comprend, enfin, que ce collier lourd et brillant de l’inox vient de remplacer l'autre, qu'elle a échangé un lien pour un autre, qu'elle est passée d'une propriété à une autre, plus absolue, plus définitive, plus totale.
Un sanglot monte, qu'elle réprime, qu'elle étouffe dans sa gorge serrée. Elle tremble davantage, non plus seulement de froid ou de peur, mais de cette reconnaissance intime, profonde, presque organique. Elle est pétrifiée, elle est prise, elle est possédée. Dans ce gouffre de désespoir, je devine, je le vois dans la façon dont ses épaules s'affaissent imperceptiblement, non plus de fatigue mais d'abandon. Une partie d'elle, cette partie obscure qu'elle refoulait depuis des années, vient de reconnaître sa vérité, et qu'elle s'y noie, docile, consentante, perdue.
À ses côtés, son mari ne bouge pas. Elle ne le regarde pas. Elle ne peut pas. Parce que ce collier autour de son cou scelle plus qu'un asservissement. Il scelle sa solitude, sa trahison de l'autre, son choix de plonger seule dans les ténèbres, laissant l'homme qu'elle appelait époux devenir un étranger, un compagnon de chaîne mais non plus de cœur, réduit lui aussi à genoux, impuissant, témoin muet de sa métamorphose en chose possédée.
Je leur crache l'ordre, ma voix rauque tranche le silence de la pièce :
— Debout. Position d'attente !!!!!
Ils se redressent, mécaniques, désarticulés, leurs genoux raides après plusieurs dizaines de minutes à genoux sur le granite. Ils prennent la pose, bras croisés dans le dos, cuisses écartées, mentons hauts, mais Inès n'attend pas. Sa cravache siffle déjà, coup sec sur l'épaule de l'homme, rectifiant son port de tête qui fléchissait.
— Droite, aboie-t-elle, sans élever la voix !!!!
La cravache se déplace, méthodique, impitoyable. Clac, sur l'intérieur de la cuisse de la femme, qui écarte davantage les jambes, honteuse, forcée. Clac, sur les reins de l'homme, qui se redresse, tendu, offrant sa nuque au collier qui vient de lui être imposé. Ils étouffent leurs plaintes, ces gémissements étouffés dans leur gorge, mais leurs visages se décomposent, grimacent, les muscles du cou tendus par l'effort de ne pas crier.
Inès ne leur laisse rien passer. La moindre hésitation, le plus léger fléchissement, et la cravache tombe, cash, précise, chirurgicale. Son côté autoritaire, cette froideur qu'elle garde sous le vernis de l'élégance, explose dès qu'elle a des soumis face à elle. Elle devient machine, bourreau, exécutante de ma volonté avec une cruauté détachée qui les terrifie davantage que mes propres colères.
Je m'approche. Je les touche du regard, chacun tour à tour, pesant leur défaite.
— Sur vos colliers, annoncé-je, lentement, chaque syllabe pesée comme une pierre, pend une médaille. Vous ne la voyez pas, mais elle est là. Gravée dedans, un numéro.
Je laisse le silence s'étirer, assez pour qu'ils sentent le poids de cette réduction.
— Lui, cent vingt-quatre. Elle, cent vingt-cinq.
Je m'arrête, je les observe tressaillir, comprendre, sombrer.
— À partir de maintenant, vous n'êtes plus que ça. Des numéros. Des chiffres. Retenez-les bien. Parce qu'ici, aucune erreur n'est acceptée. Aucune. Et si vous oubliez qui vous êtes devenus, si vous hésitez quand je vous appelle, vous paierez. Douloureusement.
Je n'attends pas de réponse. Je n'en veux pas. Leurs mâchoires se crispent, leurs yeux s'écarquillent, mais ils demeurent muets, paralysés par la certitude qu'ils n'ont plus le choix, qu'ils n'ont jamais eu le choix, qu'un simple clignement des paupières suffit à signer leur asservissement.
— Les codes, aboyé-je soudain, ma voix montant d'un cran, brutale. Les codes de vos valises !
La numéro cent vingt-cinq hésite. Une seconde. Juste une seconde de trop. Je plonge mon regard dans le sien, noir, menaçant, ce regard qui promet la punition immédiate, et elle crache les chiffres, balbutiants, la voix brisée par la terreur. Le cent vingt-quatre suit, mécanique, désespéré, récitant son code comme on récite une prière avant l'exécution.
Je me tourne vers Inès. Nous échangeons un sourire, ce sourire de prédateurs qui savent que la vraie humiliation commence maintenant. Nous ne nous gênerons pas. Nous irons fouiller leurs valises, leurs affaires, leur vie intime étalée sur le sol de cette pièce de pierre. Quoi de plus avilissant que de découvrir qu'un étranger a touché vos sous-vêtements, lu vos papiers, violé votre intimité sans même que vous soyez là pour défendre vos frontières ?
Mais ici, ils ne sont rien. Ils n'ont aucun droit. Seulement un numéro gravé sur une médaille froide, et la certitude que tout ce qu'ils possédaient, leur passé, leur identité, leurs secrets, leur appartient désormais autant que leur chair : c'est-à-dire pas du tout.
Inès se laisse glisser dans le cuir du fauteuil, s'y installe avec cette décontraction des reines sur leur trône. Je l'observe, fasciné par cette métamorphose, la femme silencieuse devenant bourreau, la discrète assistante révèle sa vraie nature de prédatrice. Face à elle, à quelques centimètres de ses mains gantées de chevreau noir, le sexe de l'homme pend, vulnérable, offert comme un fruit mûr qu'on s'apprête à cueillir ou à écraser.
Sa main droite gantée, remonte, lentement, presque caressante sur l’intérieur de la cuisse de l’homme. Elle saisit les testicules, ces glandes lourds et fragiles, les fait rouler entre ses doigts gantés avec une habile dextérité de dominatrice. L'homme reste figé, la tête haute, le regard perdu dans le vague, les bras croisés dans le dos selon l'ordre reçu. Il subit cette possession intime sans pouvoir ni la fuir, ni la contrôler. Elle les soulève, les tire, étirant la chair sensible jusqu'à la limite du supportable. Son visage se décompose, grimace, se recompose. Elle joue, Inès, joue avec cette frontière floue où la douleur bascule vers le plaisir, où l'angoisse devient excitation.
L'autre main remonte alors, prend possession de la verge flasque, la caresse du pouce à la base jusqu'au gland, le décalotte avec une lenteur obscène, découvrant la chair turgescente qui rougit, qui durcit, qui trahit l'homme malgré lui. Une érection naît sous ses doigts, honteuse, involontaire, cette réponse animale que l'esprit ne contrôle plus.
Puis, sans prévenir, sans transition, Inès serre.
Sa poigne se referme comme un étau sur les testicules, écrasant, broyant, l'homme, le numéro cent vingt-quatre, hurle. Ce cri arraché, guttural, inhumain, résonne dans la voûte de pierre, rebondit sur les murs, semble ne jamais devoir finir. Les bras toujours croisés dans le dos selon la consigne, il se plie en deux, plié par la douleur, les jambes fléchissant, cherchant à échapper à la traction brutale, sa posture devenant grotesque, animale, indigne, un pantin désarticulé, une chose qui n'a plus de nom ni de dignité.
Il chute finalement, s'effondre à genoux devant elle, sur les dalles de granite froides, le front presque touchant le cuir de ses bottes, le cri se brisant en sanglots rauques.
— Aaaaaaaaaaaïïïïïïïïïïhhhhhhhhhh !!!!!!
Elle ne relâche pas la pression. Elle se penche, saisit sa chevelure de l'autre main, lui arrache la tête en arrière, le force à la regarder dans les yeux. Son visage est là, à quelques centimètres du sien, impassible, beau et terrifiant comme un masque de déesse vengeresse.
— Tu vas apprendre à me connaître, articule-t-elle, chaque mot pesé, glacial. Ton plaisir m'appartient. Ta douleur m'appartient. C'est moi seule qui déciderai quand tu pourras jouir. Tu es une larve, ici. Un numéro. Une chose que je prends quand ça me plaît, que je jette quand ça me fatigue.
Elle serre davantage, lui arrachant un nouveau gémissement étouffé.
— Tu as bien compris ?
L'homme halète, le visage congestionné, les larmes coulant sur ses joues, la bouche ouverte sur une souffrance sans nom. Et pourtant, c'est là que je souris intérieurement. Il trouve la force, la force de celui qui a déjà accepté sa défaite, pour articuler :
— Oui... Maîtresse !!!!!!!!!
Le mot tombe, lourd, définitif, scellant son asservissement plus sûrement que n'importe quel contrat signé.
A suivre. 😉
126 vues
5 aime
Je m'appelle Cléa, j'ai 24 ans et je suis fiancée à Whitevil, qui a 36 ans.
Nous sommes un couple joueur et nous nous sommes inscrits sur ce site pour partager, échanger et faire des rencontres.
Tout d'abord, un grand merci pour vos messages, vos retours, vos commentaires et vos likes : ça nous fait chaud au cœur ! ❤️
Vous avez été beaucoup à nous demander comment nous nous sommes rencontrés, quelles ont été nos premières fois, nos expériences... 🤩
Mon fiancé aime beaucoup le pegging et je le pratique souvent avec lui (il est polyvalent, à la fois top et bottom). Aujourd'hui, je vais vous raconter la toute première fois où il a goûté au gode-ceinture. 🥰
Tout d'abord, pour les novices, laissez-moi vous expliquer ce qu'est le pegging (ou l'utilisation d'un gode-ceinture / strap-on).
Le pegging consiste simplement pour une femme à porter un gode fixé à une sangle ou un harnais pour pénétrer un homme par voie anale. C'est une pratique intime, ludique et pleine de complicité qui casse les codes traditionnels, prouvant que le plaisir n'a pas de genre et que le lâcher-prise peut être incroyablement libérateur et intense. 🥰
Bien sûr, ça ne se fait pas d'un claquement de doigts ! Je n'ai pas décidé un jour d'aller en acheter un, de le porter et de dire : "Coucou chéri, ce soir c'est moi qui te prends", non. 🫣
Avec mon fiancé, avant même nos fiançailles, au tout début lorsque nous avons fait connaissance, nous avons beaucoup échangé. ❤️
Nous avons toujours été très clairs l'un envers l'autre : la confiance et la fidélité sont notre base. Si l'un a envie de quelque chose, il en parle sans hésiter à l'autre. 🤗
Au début, nous étions gênés. Tout comme pour la fessée, c'est un sujet difficile à aborder par crainte du dégoût de l'autre, par peur du refus ou d'être jugé. 😬
Nous avons donc introduit la fessée dans nos jeux au début, puis cela a évolué vers le gode-ceinture.
C'est lui qui m'en a tout simplement parlé et m'a avoué qu'il aimait ça et qu'il en avait envie. Bien sûr, j'ai été à l'écoute et j'ai dit oui directement. L'idée m'a plu aussi, et surtout, ce qui m'a séduite, c'est qu'il m'en ait parlé. Pour moi, la base dans un couple doit être la communication. Sans communication, de l'amertume peut s'installer, et les envies ou les fantasmes peuvent rester inassouvis, ce qui risque d'entraîner une séparation.
Chez nous, hors de question de ne pas communiquer ! Depuis le mal qu'on a eu à s'avouer notre amour pour la fessée, tout a changé : maintenant, nous sommes plus ouverts et plus libres de tout avouer à l'autre.
Je profite de ce récit pour vous raconter une petite anecdocte... 🙈
Nous jouons, et très souvent : que ce soit la fessée, les menottes, le bandeau sur les yeux, les taquineries... ou même placer des mots secrets que nous sommes les seuls à connaître dans nos conversations avec d'autres gens ! 🫣❤️
La veille, j'avais accepté de jouer avec lui et de le pegger. Le lendemain, nous avions convenu qu'il irait au sex-shop pour en acheter un qui lui conviendrait, qu'il choisirait la taille, le modèle, etc...
Et le soir venu, je l'enfilerais pour l'enfiler... 🫣❤️
C'était un vendredi et le week-end était à nous. À son habitude, il est parti au boulot et moi, j'ai vaqué à mes occupations. Nous n'étions pas encore fiancés et vivions séparément, mais les week-ends je venais chez lui pour dormir — enfin, pour qu'il me démonte, lol (j'y avais déjà quelques affaires).
Notre rendez-vous était fixé au vendredi soir, après le boulot. À notre habitude, nous aimons jouer, et ce jour-là, je lui avais dit qu'il devait passer la journée en portant un string sous son jean 😁❤️.
Et il l'a fait, il me l'a prouvé ! De mon côté, obéissant à ses ordres, je ne portais aucune culotte sous ma jupe 🫣❤️.
De petits jeux coquins où chacun prend son pied...
Après le boulot, il est allé au sex-shop et m'envoyait en photos les différents modèles. Il a fait son choix, que j'ai également approuvé. Je me disais:
"Ce soir allait être sa fête... 😁❤️"
Je suis arrivée la première chez lui et j'en ai profité pour m'habiller en tenue en cuir, comme il aime, avec une cravache à la main. Je me suis assise sur le canapé en l'attendant...
Quand il est arrivé, il était surpris de me voir dans cette tenue, il ne s'y attendait pas...
Je lui ai dit :
• Bonsoir, beau gosse !
Il a répondu :
Bonsoir, mon amour !
Tu est magnifique ❤️
Je me suis levée, je l'ai pris par la main et, après avoir jeté un petit coup d'œil rapide dans le paquet, je l'ai pris par le bras pour l'amener dans la chambre.
Sur le lit, les menottes étaient déjà prêtes...
Je l'ai déshabillé, je l'ai sucé un peu pour me mettre en appétit avant de lui ordonner de s'allonger... 🔥
Je n'étais plus la future épouse modèle, mais Maîtresse Cléa, sa dreamgirl. 😈
Il a pris place, bien allongé à plat ventre, et je l'ai attaché, mains et pieds solidement aux quatre coins du lit... 🔥
J'avais commencé par lui administrer de petites fessées à main nue, juste ce qu'il faut pour faire monter la température et chauffer ses miches qui commençaient déjà à se colorer d'un joli rose vif sous mes coups répétés. 🥵
Ses respirations étaient de plus en plus courtes et saccadées, trahissant à la fois son excitation brûlante et son impatience grandissante sur ce lit où il était solidement entravé. 🔥
Alors, j'avais saisi la cravache avec un sourire gourmand, décidée à le faire languir encore un peu plus avant le grand moment. 😈
J'avais pris un malin plaisir à alterner les caresses douces du cuir sur sa peau frissonnante et les coups plus secs et fermes qui venaient s'abattre sur ses fesses désormais bien rosées, presque incandescentes. 🍑✨
À chaque impact, je savourais ses légers sursauts et ses petits gémissements étouffés qu'il ne pouvait s'empêcher de lâcher dans le creux des oreillers. 🫦
Et puis, dans un réflexe presque pavlovien dicté par la soumission du moment, ces fameux mots s'échappaient automatiquement de sa bouche entre deux soupirs : « Merci, Maîtresse Cléa... » après chaque coup de cravache qui marquait sa peau. 🖤
La lanière avait ensuite glissé lentement sur tout son corps, de ses épaules musclées jusqu'à ses cuisses, éveillant chaque parcelle de sa sensibilité et le laissant complètement à ma merci, totalement sous mon charme et sous mon emprise. 😈
Pour intensifier le moment et décupler toutes ses autres sensations, j'avais décidé de le plonger dans le noir total en lui nouant un bandeau noir solidement sur les yeux. Privé de la vue, ses autres sens s'étaient immédiatement emballés, le rendant encore plus dépendant de mes moindres gestes. 🖤
Après quelques instants, j'avais posé la cravache pour attraper un accessoire un peu plus redoutable : le petit martinet, bien décidé à poursuivre ma délicieuse punition et à marquer un peu plus sa peau. 😈
Les lanières multiples du martinet s'étaient abattues avec un rythme régulier sur ses fesses déjà bien chaudes, arrachant de sa gorge de nouveaux petits gémissements étouffés et des mercis automatiques qu'il murmurait contre les draps. 🔥
Une fois cette séquence de fouet terminée et ses fesses délicatement zébrées de rouge, j'avais reposé le martinet sur la table de chevet, sentant l'adrénaline monter d'un cran. 🥵
C'était le moment tant attendu de l'installation du gode-ceinture...
Je me suis déshabillé et enfilé son engin. 😘Même si c'était tout nouveau pour moi et un brin technique, j'avais pris le temps d'ajuster le harnais, de le régler et, après quelques secondes de manipulation, j'avais réussi : ce n'était finalement pas si compliqué de l'enfiler et de me l'approprier. ☺️❤️
Avant de passer à la pénétration, j'avais eu envie de le faire monter encore un peu plus au septième ciel en me glissant entre ses jambes écartées pour lui offrir un long et délicieux anulingus, réveillant toute sa sensibilité et le préparant intensément à ce qui allait suivre. 👅
Je m'étais installée entre ses cuisses solidement écartées et entravées pour me consacrer entièrement à lui, plongeant mon visage au cœur de son intimité pour entamer un anulingus d'une infinie gourmandise. Je l'avais léché avec application, explorant chaque recoin, avant de insérer délicatement le bout de ma langue directement à l'intérieur de son anus pour le détendre, le faire frissonner et savourer son goût unique. 🔥
Après cette mise en bouche particulièrement intense et addictive, j'avais redressé mon buste pour attraper le flacon de lubrifiant posé à portée de main, indispensable pour la suite. J'en avais généreusement versé dans le creux de ma main avant de badigeonner abondamment son petit cul ouvert et réceptif, m'assurant que tout était parfaitement prêt et glissant pour l'accueillir. 🧴
Étape cruciale et hygiénique oblige, j'avais ensuite pris une préservative pour l'enfiler précautionneusement sur le gode-ceinture, en prenant bien soin de chasser toutes les bulles d'air pour garantir une sécurité totale et un confort absolu pendant l'action. ❤️
Enfin, le moment tant redouté et excitant était arrivé : postée juste derrière lui, les mains fermement posées sur ses hanches prisonnières, j'avais guidé le gode-ceinture et amorcé la pénétration de son anus au rythme de mes pulsations, le faisant s'emplir lentement de ce faux phallus rigide sous ses gémissements étouffés et sa soumission totale. 🍑
J’ai continué à le pénétrer ainsi une bonne dizaine de minutes… Avant de me retirer, je lui ai ensuite retiré les menottes…
Puis je lui ai ordonné de se mettre en position de levrette. 🥰
J’ai rebadigeonné son anus de lubrifiant avant de le pénétrer à nouveau… Cette fois-ci, il bougeait son boule, donnant plus d’impact à la pénétration. 😈
Il en voulait… Ses cris, ses gémissements parlaient pour lui ! 🫣❤️
J’ai continué à le culbuter en lui donnant de grosses fessées sur ses fesses déjà bien rouges… 👋🏻❤️
Puis, après quelques minutes…
Nous nous sommes allongés dans le lit.
En position de la cuillère ou cette fois c'est moi qui commandait. Je l'ai pénétré et saisi son pénis, qui était déjà bien bandant, bien dur, et n’attendait qu’une seule chose : être stimulé pour jouir… 🙈❤️
Tout en le pénétrant, j’ai commencé à le branler… J’essayais de le pénétrer le plus loin possible afin qu’il prenne un max de plaisir… et j’ai accéléré les mouvements du handjob pour le faire jouir… 😈
Il hurlait de plaisir… Il me disait :
• Vas-y, ma chérie, continue !
Ah, c’est bon… Je viens… Je viens…
Je vais jouir ! 🤩
Ses petits cris m’excitaient beaucoup, je dois l’avouer… Après quelques secondes à peine… Il s’est décontracté et a giclé sa semence sur les draps… J’avais la main dégoulinante de son sperme… 🙈
J’ai ralenti les mouvements de pénétration tout en le branlant à fond… 🔥
Je me suis retirée de lui… Il s’est retourné et s’est allongé sur le côté du lit… 👩❤️💋👨
Il reprenait son souffle… Ses respirations étaient rapides et fortes. Je sentais son cœur battre dans le silence de la chambre… ❤️
Je me suis allongée près de lui, dans ses bras… et l’ai embrassé avec passion et beaucoup de fougue… en continuant à jouer avec son pénis débandant.. 🥰
Après quelques minutes de complicité, nous avons filé sous la douche, puis nous nous sommes préparés pour aller dîner dehors.. 🥰
La nuit n’était pas finie pour autant 😈
Au retour, je me suis retrouvée exactement dans la même position que lui, attachée par les menottes, avant d’être fessée par ses mains, ensuite par la même cravache et le même martinet.
Cette nuit, il m’a sodomisée 3 fois ! 😳💢
Vous avez bien lu.. je me suis fait enculer à trois reprises.. les 3 fois nature avec creampie 😮💨❤️
C’était intense, mais entre les fessées à la main, les coups de cravache, de martinet et l’anus complètement dilaté, j’étais aux anges 🥰❤️
C’est vrai que j’ai dû changer les draps et lui comme moi sommes passés sous la douche avant de dormir, mais Dieu que c’était bon ! 🤩🔥
J’ai passé une de mes plus belles nuits dans ses bras.. ❤️
169 vues
12 aime
Le soleil n'était plus qu'une ligne orange au-dessus des collines.
Alexios attendait. Il se tenait à l'écart du camp, les pieds nus dans l'herbe, les mains le long du corps. Il ne parlait pas. Il ne regardait personne. Son souffle était lent, régulier, comme celui d'un coureur avant la course. Il attendait le signal.
Madame Vyc était montée dans la calèche pour se changer. La bâche avait été tirée. On entendait des froissements, des cliquetis de cuir, le bruit d'une fermeture qu'on ajuste. Puis le silence.
Elle descendit.
Sa tenue n'avait plus rien à voir avec la robe sombre du voyage. C'était du cuir noir. Un bustier ajusté qui laissait ses épaules nues, des braies moulantes qui dessinaient ses hanches, des bottes hautes lacées jusqu'aux genoux. À sa ceinture, une corde enroulée, un fouet court à lanières fines. En bandoulière, un sac de cuir souple qui battait contre sa hanche. Ses cheveux bruns étaient relevés en natte serrée. Ses yeux noisette brillaient dans la lumière du couchant.
Elle traversa le camp sans un mot. Les candidats s'écartèrent sur son passage. Lilith baissa les yeux. Kadabra fit un pas en arrière. Même Épervier, qui montait le feu avec les autres, s'immobilisa.
Madame Vyc s'approcha de son cheval. Un bai robuste, sellé et prêt. Elle vérifia les sangles d'une main, puis se hissa en selle avec une aisance qui n'avait rien de paysan. Elle était à sa place. Elle rassembla les rênes, fit pivoter le cheval, et regarda Alexios.
— Tu es prêt ?
— Oui, Madame.
— Alors vas-y.
Il ne se fit pas prier. Il partit.
Il courut d'abord droit devant lui, vers les collines, vers la ligne sombre des arbres qui se découpait sur le ciel orange. Ses pieds frappaient l'herbe haute, ses jambes puissantes se déployaient, son souffle trouvait son rythme. Il était fait pour ça. Il le sentait. Il courait comme il respirait.
Derrière lui, il entendit le galop. Régulier. Patient. Madame Vyc ne se pressait pas. Elle le laissait prendre de l'avance. Elle savait ce qu'elle faisait.
Il accéléra. La lisière des arbres se rapprochait. Encore quelques foulées. Encore quelques mètres. Il y était presque. Il allait atteindre les arbres. Il allait gagner.
Le lasso siffla.
La corde se referma autour de sa taille, le serra, et tira. Alexios fut stoppé net. Il trébucha, tomba à genoux dans l'herbe, les mains agrippées à la corde qui le ceinturait. Le cheval s'arrêta. Madame Vyc rit.
— On dirait que tu as perdu, dit-elle.
Alexios leva la tête. Il haletait. La corde le maintenait au sol.
— Mais je veux m'amuser, dit Madame Vyc. Cela ne me suffit pas.
Elle descendit de cheval. Elle attacha les rênes à une branche basse, puis revint vers lui. Elle dénoua le lasso, le libéra.
— Vas-y. Continue dans les bois. Je vais te chercher. Et si je te trouve, tu vas en prendre cher.
Alexios se releva. Il la regarda un instant. Elle souriait. Pas un sourire cruel. Un sourire de femme qui joue et qui sait qu'elle va gagner.
Il s'enfonça dans les bois.
Les arbres se refermèrent sur lui. La lumière du couchant filtrait à peine entre les branches. Le sol était mou, couvert de feuilles mortes. Il courait sans bruit, ou presque. Il cherchait un endroit où se cacher. Un endroit où reprendre son souffle.
Il trouva un bosquet. Des buissons épais, des branches basses, un creux dans la terre. Il s'y glissa, s'accroupit, et attendit. Il scrutait les environs. Il écoutait. Rien. Le silence des bois. Le chant lointain d'un oiseau. Le craquement d'une branche.
Puis il sentit un souffle chaud sur son oreille.
— Bouh.
Il sursauta. Il se retourna. Elle était là, derrière lui, accroupie, à quelques centimètres. Elle rit. Un rire bas, profond, qui résonna dans le bosquet.
Il courut.
Il courut de plus belle, s'éloignant du rire, s'éloignant d'elle, s'éloignant de cette voix qui le faisait frissonner. Les branches lui fouettaient le visage. Les racines le faisaient trébucher. Il ne s'arrêtait pas. Il courait vers le ruisseau, dont il entendait le murmure.
Il y arriva. Il s'agenouilla au bord de l'eau, plongea ses mains, but à grandes gorgées. L'eau était froide, claire, vivifiante. Il reprit son souffle. Il regarda autour de lui. Toujours rien. Toujours le silence.
Il vit un arbre. Un vieux chêne, large, noueux. Il s'approcha, se plaqua contre le tronc, et attendit.
Les minutes passèrent. Le silence était total. Pas un bruit. Pas un souffle. Il commençait à croire qu'elle avait abandonné. Qu'elle avait renoncé. Qu'elle était retournée au camp.
Puis il entendit un bruit. Un craquement, derrière les buissons. Il se tendit. Il voulut déguerpir. Mais un lièvre sortit des branches, détala, et disparut dans l'herbe.
Alexios laissa échapper un souffle. Il baissa la garde. Il regarda le lièvre s'éloigner. Et il fit le parallèle. Lui aussi était une proie. Lui aussi était traqué. Lui aussi serait peut-être pris. Shepard, avec son fusil, n'aurait sûrement pas raté ce lièvre. Elle ne ratait jamais rien. Mais lui, il n'avait pas de fusil. Il n'avait que ses jambes. Et ses jambes ne suffisaient pas.
L'idée d'être pris pour une proie, un animal, augmenta son excitation. Il sentit son corps réagir, une chaleur soudaine monter le long de sa colonne vertébrale. Sa respiration s'accéléra, devenant courte, saccadée. Sa peau se couvrit de frissons, non pas de froid, mais d'une attente électrique.
Il s'arrêta brusquement. Le silence des bois semblait maintenant presser contre ses tympans. Il baissa le regard sur son propre corps, vulnérable, exposé. L'idée que Madame Vyc puisse l'observer à cet instant, cachée dans le feuillage, le fit frissonner davantage. Il ferma les yeux, s'imaginant déjà capturé, possédé.
Lentement, presque timidement, sa main descendit. Il se toucha, le souffle court, s'abandonnant à l'image mentale de la femme en cuir noir qui le traquait. Il ne s'entendait plus penser, il n'était plus qu'une série de pulsations cardiaques et de désirs bruts. Dans l'ombre des arbres, il n'était plus un homme, mais une créature, un animal possédé par le plaisir de la peur. Il était seul dans les bois, avec son souffle et son désir, et cette solitude rendait l'excitation insoutenable.
Puis il sentit le souffle chaud. Encore. Au creux de son oreille. Sensuel. Tout proche.
— Qui t'y a autorisé ?
Il voulut déguerpir. Mais le lasso siffla. La corde se referma autour de sa taille, le serra, le tira en arrière. Il tomba. Elle était sur lui.
— Ho. Tu es pris. Et tu m'appartiens.Elle le retourna. Elle le maintint au sol, un genou sur sa poitrine, la corde dans une main.
— Je vais bien m'occuper de toi. Ici.
Elle le releva. Elle le poussa contre l'arbre. Elle lui attacha les mains derrière le tronc, serra la corde. Puis elle tira. Alexios se retrouva suspendu. Seule la pointe de ses pieds touchait le sol. Ses bras tiraient, ses épaules brûlaient, mais il ne pouvait pas se libérer.
Madame Vyc recula. Elle sortit le fouet de sa ceinture. Les lanières fines sifflèrent dans l'air.
— Tu vas compter, dit-elle. Jusqu'à vingt.
Le premier coup tomba.
Alexios cria. Pas de douleur — de surprise. Le cuir mordit sa peau, laissa une ligne rouge sur son dos. Il cria. Puis il soupira. Le second coup tomba. Puis le troisième. Il cria encore. Il soupira encore. Il compta.
— Un. Deux. Trois.
Madame Vyc frappait régulièrement. Pas trop fort. Juste ce qu'il fallait. Ses lanières trouvaient les muscles de son dos, ses épaules, ses flancs. Alexios criait, soupirait, comptait. Sa voix se brisait parfois. Mais il comptait.
— Dix-huit. Dix-neuf. Vingt.
Elle s'arrêta. Elle rangea le fouet. Alexios haletait, suspendu à l'arbre, le dos marqué de lignes rouges. Il ne saignait pas. Il brûlait.
Madame Vyc s'approcha. Elle dénoua la corde. Il tomba à genoux dans les feuilles mortes.
— À quatre pattes, dit-elle.
Il obéit. Il se mit à quatre pattes, les mains dans la terre, les genoux dans les feuilles. Il attendit.
Madame Vyc ouvrit son sac de cuir. Elle en sortit des anneaux de fer. Quatre. Elle les posa au sol. Puis elle sortit un marteau. Petit, lourd, à manche de bois.
Elle s'approcha de sa main droite. Elle posa l'anneau au sol, autour de son poignet, et enfonça le marteau. Le fer s'enfonça dans la terre. Alexios tira. L'anneau tint.
Elle fit de même avec sa main gauche. Puis ses chevilles. Quatre anneaux. Quatre coups de marteau. Alexios était fixé au sol, à quatre pattes, les membres écartés, le dos offert.
Il tira. Les anneaux ne bougèrent pas. Même s'il le voulait, il ne pouvait pas se libérer.
Madame Vyc se releva. Elle rangea le marteau dans son sac. Elle s'approcha de lui, s'accroupit à sa hauteur, et passa la main dans ses cheveux.
— Bien, dit-elle. Maintenant, on va vraiment s'amuser.
Le ruisseau chantait. Le vent soufflait dans les branches. La nuit tombait.
Alexios attendait. Madame Vyc le regardait.
La chasse était terminée. Le jeu commençait.
Madame Vyc se releva, dominant Alexios qui tremblait encore sous l'effet du fouet et de la capture. Elle le regardait avec un mélange de dédain et de curiosité clinique, comme on observe un animal dont on teste la résistance.
Elle plongea la main dans son sac de cuir et en sortit un gode ceinture. D'un geste assuré, elle fixa l'harnais autour de ses hanches, ajustant le cuir contre son bustier noir. L'objet était massif, froid, et désormais une extension de son propre corps. Elle se tenait là, dominant le sujet, l'instrument de son plaisir et de son pouvoir solidement ancré à sa taille.
Sans quitter Alexios des yeux, elle se pencha légèrement et cracha sur le silicone, laissant la salive glisser lentement le long de la tige. Un geste simple, possessif, qui marquait le début de l'appropriation.
— Allez, salope. Goûte ça, ordonna-t-elle d'une voix glaciale.
Elle s'avança et pressa l'objet contre les lèvres d'Alexios. Pris d'un réflexe de dignité ou de panique, il tenta de détourner la tête, de se soustraire à l'humiliation. La réponse fut immédiate : une gifle cinglante claqua sur sa joue, un bruit sec qui résonna dans le silence des bois.
— Je ne t'ai pas demandé ton avis, chienne. Ouvre.
Saisi de terreur et d'excitation, Alexios obéit. Il entrouvrit la bouche et accueillit le silicone. À sa surprise, le goût de la bave de Madame Vyc, mêlé à l'odeur du cuir et de la forêt, déclencha chez lui un plaisir viscéral. Il s'y délecta un instant, aspirant avec avidité l'humidité de sa maîtresse, comme s'il voulait absorber une partie de son pouvoir.
C'est alors que Madame Vyc, sans aucune transition, poussa le gode avec force.
Le silicone s'enfonça brutalement, franchissant les lèvres, la langue, pour venir frapper le fond de sa gorge. Alexios eut un réflexe de suffocation, ses yeux s'écarquillèrent, ses muscles se tendirent contre les anneaux de fer qui le fixaient au sol.
— Voilà, prends-le tout entier, espèce de salope, murmura-t-elle en accentuant la pression.
Elle commença un mouvement rythmique, violent et précis, lui imposant des gorges profondes. À chaque poussée, Alexios était submergé, son souffle coupé, son esprit saturé par l'intrusion massive de l'objet. Il ne pouvait ni fuir, ni protester ; il n'était plus qu'une bouche ouverte pour elle, un réceptacle docilement soumis.
Madame Vyc regardait le visage convulsé du sujet, savourant l'expression de détresse et de plaisir mêlés. Elle accentua le rythme, le traitant de chienne à chaque poussée, transformant cet acte en un rituel de marquage où chaque spasme d'Alexios confirmait son appartenance totale à Madame Vyc.
Le rythme s'intensifia, chaque poussée enfonçant le silicone plus profondément, jusqu'à ce que le monde d'Alexios se résume à ce point de saturation totale. C'est alors qu'il le vit.
À la périphérie de sa vision, alors qu'il luttait pour reprendre un souffle minuscule, il aperçut une goutte brillé au claire de lune glisser le long de la cuisse tendue de Madame Vyc, juste au-dessus de son botte en cuir. Une perle translucide qui traçait un chemin humide sur sa peau. Était-ce simplement de la sueur, née de l'effort de sa domination ? Ou était-ce de la cyprine, ce fluide précieux et traître qui signalait l'excitation d'une femme ?
Il préféra croire à la seconde option. L'idée qu'il puisse, même dans cet état de soumission absolue, provoquer un désir physique chez sa maîtresse lui donna un regain d'énergie presque désespéré. Il pressa son visage contre l'objet, cherchant à absorber tout ce qu'elle lui offrait, s'imaginant être la cause de ce léger écoulement.
Soudain, Madame Vyc se retira brusquement.
L'air s'engouffra dans la gorge d'Alexios qui eut un spasme, un hoquet violent alors qu'il cherchait désespérément son oxygène. Il s'effondra sur le sol, haletant, la salive coulant de ses lèvres. Madame Vyc ne lui accorda pas un regard ; elle contourna son corps avec une grâce prédatrice pour se placer derrière lui.
Elle observa son anatomie offerte, ces cuisses écartées par les anneaux de fer. Elle nota que le silicone de son gode était devenue humide de la bave d'Alexios.
— Tu es gourmand, chienne, murmura-t-elle. Mais tu n'as pas assez travaillé pour lubrifier ma queue. Mais je suis clémente et je vais te ménager un peu.
D'un mouvement lent et cruel, elle se pencha. Alexios sentit le souffle chaud de Madame Vyc contre son bas du dos, puis, un filet de salive tomba avec précision, s'écoulant dans sa raie. Ce marquage, cette souillure reçu, fit frissonner Alexios d'un plaisir presque douloureux. Être ainsi préparée, comme on huile une machine ou on marque un bétail, acheva de briser ses dernières résistances.
Sans prévenir, elle s'enfonça.
Le gode ceinture pénétra brutalement son orifice, déchirant le silence des bois par un bruit de succion humide. Alexios poussa un cri étouffé, son dos s'arqua, et ses doigts s'agrippèrent désespérément à la terre.
— Regarde-toi, balbutia-t-elle, sa voix vibrant de plaisir alors qu'elle commençait un mouvement de va-et-vient violent. Une petite salope fixée au sol, qui supplie pour être prise.
Madame Vyc ne faisait pas preuve de douceur. Elle utilisait son corps comme un piston, frappant les parois internes d'Alexios avec une force brute. Le plaisir pour elle résidait dans la sensation de résistance du sujet, dans le bruit rythmique du cuir contre la peau et dans les gémissements brisés de sa proie.
Pour Alexios, c'était un chaos sensoriel. La douleur de l'intrusion se transformait, sous l'effet de l'humiliation, en une extase insupportable. Chaque coup le rappelait à sa condition : il n'était plus un homme, il était l'objet de Madame Vyc. Et dans cette perte totale d'identité, il trouvait une plénitude terrifiante.
Madame Vyc accéléra la cadence, ses hanches claquant contre celles d'Alexios, transformant la forêt en un sanctuaire de luxure et de domination. Elle le traitait de tout ce qu'elle voulait, et chaque insulte agissait comme un nouveau stimulant, poussant Alexios vers un orgasme qui ne demandait qu'à éclater, tandis que Madame Vyc savourait le pouvoir absolu d'avoir transformé un homme en un simple instrument de plaisir.
Madame Vyc maintint la pression encore quelques instants, laissant Alexios s'enfoncer dans un plaisir convulsif. Privé de tout contrôle, le sujet finit par jouir violemment, son corps secoué de spasmes tandis que son orifice était saturé par le silicone.
Elle se retira d'un geste sec, laissant l'orifice d'Alexios béant, vulnérable et palpitant. Dans un dernier geste de marquage, elle cracha une dernière fois à l'intérieur de lui, une ultime souillure pour sceller sa soumission.
— Merci... Madame... haleta Alexios, le visage contre la terre, le souffle court et le cœur battant.
Vyc esquissa un sourire glacial. Elle ne lui accorda pas la tendresse qu'il espérait.
— Tu crois que c'est fini ? murmura-t-elle. Le jeu ne fait que commencer.
Elle libéra les anneaux de fer. Alexios crut un instant à une forme de repos, mais ce n'était qu'une transition vers une nouvelle torture. D'un mouvement brusque, elle le renversa, le fixant sur le dos dans l'herbe humide, près du clapotis de l'eau. Elle fit passer une corde solide autour de ses poignets pour les arrimer à un anneau fixé au-dessus de sa tête, et immobilisa ses pieds dans deux autres anneaux, légèrement écartés, le laissant totalement exposé et impuissant.
Alors qu'Alexios luttait pour reprendre ses esprits, il entendit le cuir du harnais de Madame Vyc de desserrer. Madame Vyc défit son gode ceinture et ouvra sa tenue de cuivre avec une lenteur calculée. Puis, sans un mot, elle s'assit sur son visage.
Le contact fut immédiat et électrisant. Alexios sentit la chaleur de sa peau et l'humidité profonde de son intimité presser contre ses lèvres. Sa chatte était trempée, saturée de cyprine.
— Nettoie tout, salope. Ne laisse pas une seule goutte, ordonna-t-elle, sa voix vibrant d'une autorité absolue.
Pour Alexios, ce fut une révélation. Le goût salé et musqué de la mouille de sa maîtresse, mêlé à la cyprine, était un nectar dont il ne pouvait se rassasier. Il s'appliqua avec une ferveur presque religieuse, utilisant sa langue pour explorer chaque repli, aspirant avec avidité les fluides de Madame Vyc.
En sentant la langue d'Alexios travailler avec une précision dévouée, Vyc laissa échapper des râles de plaisir. Son corps se tendit, ses muscles se contractèrent contre lui. Elle s’agrippa à ses épaules, savourant la sensation de ce visage soumis qui s'occupait de son plaisir avec une efficacité totale.
Aushéritée par un élan de luxure, elle s'abaissa légèrement pour prendre son sexe en retour, le succer un peu, mêlant leurs fluides dans un chaos sensuel où la domination et le plaisir s'entremêlaient, transformant l'herbe humide en un sanctuaire de soumission.
Madame Vyc sentit la tension d'Alexios atteindre son paroxysme sous elle. Son sexe, tendu comme un arc et vibrant d'une excitation presque douloureuse, ne demandait qu'à éclater. Dans un mouvement fluide et autoritaire, elle se souleva un instant avant de s'abaisser brusquement, s'empalant sur lui avec une force qui fit gémir le sujet.
Le choc de l'intrusion fut total. Madame Vyc ferma les yeux, laissant échapper un soupir rauque alors qu'elle s'ajustait parfaitement à lui. Pour accentuer sa domination, elle s'attaqua à ses tétons, les pinçant et les torturant avec ses ongles, alternant entre des caresses cruelles et des pressions brutales qui envoyaient des décharges électriques dans tout le corps d'Alexios.
— Regarde-toi, petite salope, murmura-t-elle, sa voix chargée de luxure et de mépris. Tu trembles comme une feuille juste parce que je daigne te posséder.
Dans un élan de passion sauvage, elle se débarrassa du reste de ses vêtements, jetant sa tenue de cuivre sur l'herbe humide. Elle se retrouva ainsi, totalement nue, sa peau contrastant avec la vulnérabilité d'Alexios. Le contact peau contre peau amplifia chaque sensation, rendant l'acte encore plus viscéral.
Madame Vyc commença à bouger, imposant un rythme effréné. Elle ne cherchait pas la tendresse, mais une appropriation totale. À chaque descente, elle accentuait la torture de sa poitrine, le forçant à se concentrer sur la douleur et le plaisir simultanément. Le plaisir pour elle était immense ; elle sentit l'orgasme la frapper comme une vague, puis une deuxième, et une troisième, ses muscles se contractant violemment autour de lui, tandis qu'elle continuait de le traiter de “chienne” et de “jouet”, ancrant sa supériorité dans chaque spasme.
Alexios, submergé, était au bord de la rupture. Il ne pouvait plus respirer, son esprit n'était plus qu'un cri silencieux de besoin. Il était proche de l'explosion, son corps s'arcant instinctivement pour chercher plus de friction.
C'est précisément à cet instant, alors qu'il était au sommet de son agonie voluptueuse, que Madame Vyc se retira brusquement.
L'absence soudaine le fit basculer dans un vide terrifiant. Alexios haleta, le regard perdu, désespéré. Vyc le regarda avec un sourire carnassier, dominant son corps haletant. Elle s'agenouilla au-dessus de lui, saisissant son sexe avec une poigne ferme.
— Tu ne jouiras pas sans mon ordre, déclara-t-elle.
Elle commença à le branler avec une rapidité technique, un mouvement implacable qui ne lui laissa aucune chance. Alexios explosa dans un cri étouffé, son plaisir étant proportionnel à la frustration qu'elle venait de lui infliger. Vyc guida le jet de sperme avec précision, s'assurant que le liquide blanc inonde son torse nu, marquant ainsi son corps de sa soumission.
Madame Vyc resta immobile un instant, contemplant le spectacle d'Alexios, le corps vibrant encore des derniers spasmes de son orgasme, tandis que le sperme du sujet coulait lentement le long de sa peau. Elle passa un doigt sur son torse, ramassa une gouttelette et la porta à ses lèvres avec un sourire prédateur.
— Belle marque, murmura-t-elle d'une voix traînante, presque affectueuse, mais chargée d'une menace latente. Mais il serait injuste que tu portes seulement les stigmates de cet échange. Tu dois aussi porter ma marque.
Alexios, encore étourdi par le plaisir et l'épuisement, leva les yeux vers elle, ne comprenant pas encore la nature de l'hommage qu'elle s'apprêtait à lui rendre. Avant qu'il ne puisse formuler une question, Madame Vyc se redressa et s'installa à califourchon sur son torse, ses cuisses serrant ses épaules pour l'immobiliser totalement contre l'herbe humide.
Elle se positionna avec une précision cruelle, son intimité suspendue juste au-dessus du visage d'Alexios. Le sujet sentit la chaleur émaner de l'entrejambe de sa maîtresse, un signal qui fit battre son cœur plus rapidement.
Soudain, sans prévenir, un jet d'urine chaud et puissant s'abattit sur lui.
L'impact fut immédiat. Le liquide doré inonda ses joues, ses lèvres, et s'engouffra dans sa bouche ouverte alors qu'il haletait. C'était un acte d'une brutalité sensuelle absolue, une appropriation totale de son être. Alexios ferma les yeux, subjugué par l'odeur forte et l'aspect sauvage de la scène. Il ne chercha pas à se détourner ; au contraire, il accueillit le flot avec une dévotion presque religieuse, savourant l'humiliation suprême d'être ainsi marquée par les celle qu'il vénérait.
Le liquide chaud s'écoulait maintenant dans son cou, imprégnant sa peau et l'herbe sous lui, créant une mare tiède qui scellait son appartenance. Vyc, elle, poussait des petits soupirs de soulagement, savourant la sensation de domination totale que lui procurait le fait de souiller son sujet.
Une fois terminée, elle resta un instant encore perchée sur lui, observant le visage d'Alexios, dégoulinant et soumis. Elle éclata d'un rire cristallin, un son pur qui contrastait violemment avec la crudité de l'acte.
— Voilà, dit-elle en se relevant et en ajustant ses vêtements avec une indifférence royale. Tu portes désormais une partie de ma marque. Quant au collier... je vais y réfléchir.
— Ha, qui voilà là !
Ils se retournèrent.
Shepard se tenait à la lisière du bosquet, un lièvre encore tiède pendant à sa main gauche. De la droite, elle tenait une corde. Au bout de la corde, un jeune couple. Un homme et une femme, la vingtaine, nus tous les deux, les poignets liés ensemble, les chevilles entravées par une longe courte qui les forçait à avancer à petits pas. Ils avaient les joues rouges, les yeux brillants, et ils ne cherchaient pas à fuir. Ils regardaient Alexios, encore étendu dans l'herbe, le torse luisant, les marques du fouet sur le dos. Ils regardaient Madame Vyc, debout dans son cuir noir, le gode ceinture à la main. Et ce qu'ils voyaient semblait les exciter au plus haut point.
Shepard s'avança.
— Ils étaient cachés derrière les fougères, dit-elle. Ils ont tout vu. Ils n'ont pas bougé. Ils n'ont pas crié. Ils ont regardé. Alors j'ai récupéré leurs habits et je vous les amène, Madame, pour que vous jugiez ce que vous voulez en faire.
Madame Vyc sourit.
Elle ne dit rien. Elle posa le gode ceinture sur une souche, défit les dernières attaches de son bustier, et se retrouva nue dans la lumière bleue du crépuscule. Sa peau brillait de sueur. Ses cheveux défaits tombaient sur ses épaules. Elle s'éloigna sans un mot, traversa la petite clairière, et entra dans le ruisseau. L'eau était froide. Elle s'y plongea jusqu'aux cuisses, puis jusqu'à la taille, et se lava lentement, les mains sur son ventre, sur ses seins, sur sa nuque.
Le couple la regardait. Alexios la regardait. Shepard, elle, ne regardait que le couple.
— Je vais réfléchir, dit Madame Vyc depuis l'eau. À ce que je vais faire de ces voyeurs.
Elle se retourna. Son regard passa sur le jeune homme, puis sur la jeune femme. Un long regard, tranquille, qui pesait.
—On les jugera au camp. Attache les mais ne les touche pas avant d’aariver au camp.
Elle sortit du ruisseau, ruisselante, et ramassa son bustier.
— Shepard, occupe-toi d'eux. Alexios, debout. On rentre au camp.
La corde se tendit. Le couple suivit.
Et dans la nuit qui tombait, sous les arbres, la chasse était terminée. Mais le jugement, lui, n'avait pas encore commencé.
157 vues
14 aime
Je suis Cléa, j'ai vingt-trois ans, je suis française, et la vie m'a menée tout droit vers l'homme de ma vie : Whitevil, trente-six ans. Aujourd'hui, nous sommes fiancés, et je regarde notre parcours avec une immense tendresse. Mais il y a un chemin par lequel toutes les femmes qui ont des désirs un peu "particuliers" doivent passer : celui du premier aveu. 😔
D'où me venait ce goût prononcé pour les fessées ? C'est un drôle d'écho de mon enfance. À l'époque, c'était le lot de nos corrections : de simples petites tapes de maman pour les bêtises et les fautes un peu bêtes du quotidien, et parfois, pour les fautes les plus graves, de vrais coups de ceinture administrés par mon père. Je n'en veux absolument pas à mes défunts parents, bien au contraire ; je les remercie du fond du cœur, car ils ont fait mon éducation et m'ont transmise de vraies valeurs. Sauf qu'avec le temps, dans mon esprit de jeune femme, ces souvenirs d'autorité se sont métamorphosés en un fantasme brûlant...
Un de mes fantasmes les plus coquins, c'était devenu ça : j'aime les fessées. J'avais cette envie irrépressible, viscérale, d'en recevoir à nouveau mais aussi, parfois, d'en administrer. 😍
Les indices et les petits jeux de séduction
Le problème, c'était la formulation. Comment trouver les mots justes, en tant que femme, sans paraître trop crue ou avoir honte ? Avouer à son homme : "J'aimerais que tu me claques le cul, s'il te plaît", sur le moment, ça semblait un peu trop direct, trop intimidant. J'avais peur qu'il ne comprenne pas ou qu'il me juge. 😬
Alors, avant de me lancer dans le grand aveu, j'ai essayé par tous les moyens de faire comprendre à Whitevil mon penchant pour la fessée. Je lui montrais des films évocateurs, comme La Secrétaire, et on évoquait parfois Les Mémoires de Monsieur Léon. Je laissais aussi traîner ostensiblement sur la table basse, ou je lisais ouvertement à sa vue, le livre Osez la fessée.
Et puis il y avait nos moments du quotidien. Quand je cuisinais et qu'il passait dans la cuisine, je faisais exprès de me baisser pour tendre mes fesses bien en vue vers lui, espérant secrètement qu'il me mette une petite tape coquine au passage. Mais lui, trop respectueux, n'osait jamais franchir le cap tout seul de peur de m'offenser !
Un soir, n'en pouvant plus de cette attente, au lit, j'ai décidée que le moment était venu d'avouer. Le cœur battant à tout rompre, je me suis serrée contre lui et je me suis lancée... 🫣
• Chéri, tu as dû le remarquer ces derniers temps, entre certains films, des livres qu'on a vus ou évoqués, le sujet revient souvent... dis-je d'une voix un peu hésitante, les joues en feu.
• Oui, mon amour, j'ai bien remarqué, m'a-t-il répondu avec un sourire tendre et énigmatique dans la pénombre.
• J'ai essayé d'attirer ton attention sur l'un de mes fantasmes les plus coquins, voilà, depuis longtemps... J'aime les fessées, j'aime en recevoir, sentir une main ou des accessoires sur mes fesses, tout autant qu'en administrer. Je suis profondément attirée par ça, par ce mélange de soumission, de domination et de désir. J'avais tellement peur de t'en parler. 🙈
• J'avais bien compris, ma chérie, et pour tout te dire, je partage exactement le même fantasme ! a-t-il lâché, les yeux brillants d'excitation. Mais je ne savais pas non plus comment te le dire. J'avais bien vu que tu regardais ces films avec intérêt, et ça m'excitait tellement. Tu as vu ma passion quand je te faisais l'amour, mais je n'osais pas franchir le pas. J'avais envie de te mettre des fessées, surtout pendant la levrette, mais j'ai hésité de peur de brusquer les choses...
Sa réaction a balayé toutes mes craintes d'un revers de main. C'était une libération totale. Nos désirs s'emboîtaient à la perfection, et le tabou venait de voler en éclats. 🤩
Le soir même, alors que le poids de ce secret venait de s'envoler, l'atmosphère est devenue instantanément incandescente. Nous étions nus avant nos ébats habituels, prêts à franchir un tout nouveau cap. 🤭
Je me suis couchée sur ses genoux, les jambes allongées et adossée contre la tête de lit, totalement offerte et vulnérable. Il a su mêler une infinie douceur à une juste fermeté pour me donner ma toute première fessée, exactement comme j'en avais envie, pour me soulager de cette longue attente et faire monter en moi le désir à l'état pur. Ses mains ont fait danser les claques rythmées sur ma peau nue, transformant chaque frisson et chaque picotement en une onde de plaisir absolu. 😍
Dans la foulée de ces fessées brûlantes, alors que la tension était à son paroxysme, le moment tant redouté et désiré est arrivé : c'est ce soir-là qu'il m'a déviergé l'anus pour notre première sodomie. 😱🔥
Alors que j'étais positionnée, il a prolongé l'échauffement de ses caresses et de la fessée pour détendre mon corps, puis il m'a pénétrée par derrière. C'était absolument divin. La douleur passagère s'est instantanément effacée derrière un plaisir immense, un mélange de soumission consentie, de lâcher-prise total et d'amour fou. 😍
J'ai pris un plaisir incroyable, portée par la force de ses gestes, le rythme de ses impulsions et la certitude absolue qu'on venait de sceller notre complicité pour la vie. ❤️
142 vues
5 aime
Le Virtuel et le Réel : La Frontière du Lâcher-Prise.
Dans le monde du BDSM, le virtuel est devenu une immense scène ouverte. Derrière un écran, tout semble fluide, accessible et immédiat. Les mots s'envolent, les fantasmes s'écrivent avec audace, et l'illusion d'une soumission totale s'installe confortablement. Mais qu'en est-il lorsque la lumière de l'écran s'éteint ?
L'illusion confortable du clavier.
Écrire ses désirs est une première étape essentielle, un art littéraire qui permet d'explorer son imaginaire sans prendre de risques. Pour beaucoup, la soumission virtuelle est un refuge rassurant. On y contrôle son image, on y dose son implication, et on peut s'interrompre d'un simple clic. C'est le royaume du fantasme pur.
Pourtant, la véritable soumission ne peut pas se contenter d'être une fiction textuelle. Un écran ne transmettra jamais la tension de l'air, le poids d'un regard, la rigueur d'un nœud ou la vibration d'une voix qui ordonne.
Le rituel du passage : De la check-list aux cordes
C'est là que le rôle du Maître prend tout son sens. Son devoir n'est pas de brusquer, mais d'installer un cadre protecteur. Pour transformer l'angoisse de l'inconnu en une excitation partagée, tout commence par un protocole rigoureux. Ma check-list n'est pas une simple formalité : c'est le miroir de son âme, l'espace indispensable où elle dépose ses expériences, ses fantasmes et surtout ses limites, que je m'engage à respecter.
Une fois ce contrat de confiance scellé par l'esprit, la transition vers le réel peut s'opérer dans mon monde qui, par sa venue, devient alors pleinement le sien. C'est le moment de partage et de complicité absolue où les mots cèdent la place à la matière, où mes cordes viennent envelopper le corps de la soumise. L'encordage n'est pas une simple contrainte physique ; c'est un langage artistique, une mise en lumière de sa vulnérabilité qui lui permet de s'affranchir de ses responsabilités quotidiennes pour s'abandonner totalement.
Conclusion : Oser l'offrande
Le virtuel est une magnifique entrée en matière, un bac à sable pour l'esprit. Mais la récompense suprême ce véritable lâcher-prise physique et psychologique ne se trouve que dans le monde tangible. Pour vivre pleinement sa soumission, il faut un jour avoir le courage de quitter le confort du clavier pour offrir sa confiance dans le monde réel. C'est à ce prix seul que le fantasme devient une œuvre d'art.
Me Bernard
92 vues
2 aime
Chapitre 4 : Ines.
Mon assistante saisit la poignée de fer et pousse la lourde porte qui donnait sur la cour. Le grincement des gonds résonne comme un gémissement. Elle pénètre dans la pénombre, ils la suivent, traînent leurs valises comme des chaînes, moi, je ferme la marche, je suis le dernier verrou de leur cage.
La pièce s'ouvre devant eux, vaste, oppressante, une crypte plutôt qu'un salon. Le plafond voûté s'arc-boute au-dessus de leurs têtes comme une mâchoire de pierre prête à se refermer. Une cheminée monumentale domine le mur du fond, le feu crépite à l'intérieur, projette des ombres dansantes sur les parois, des spectres de lumière qui semblent les observer, les attendre. Deux chandeliers, aux flammes vacillantes, sont posés sur le manteau, leur lumière tremblante insuffisante face à la pénombre qui règne. Le sol est fait de dalles de granite brut, froid, implacable, absorbant la chaleur comme une éponge avide. Au centre, deux fauteuils Chesterfield trônent, cuir sombre et capitonné, des trônes de dominateur face auxquels ils devront se soumettre. À côté de chacun, des tables basses en fer forgé brut, avec ces épaisses dalles d'ardoise posées dessus, des surfaces lourdes, funéraires, où reposent des objets qu’ils devinent déjà. Des appliques murales en fer forgé éclairent la scène d'une lumière cuivrée, une pénombre douce et traîtresse qui cache autant qu'elle révèle.
Je m'efface, laissant mon assistante prendre le devant de la scène, cette femme silencieuse qui devient soudain leur bourreau.
— Valises contre le mur !!!! ordonne-t-elle, sa voix métallique, tranchante, étrangère. En suite face aux fauteuils.
Le mâle et la femelle, car je ne peux plus les appeler autrement, obéissent, posent leurs valises avec ce bruit sourd de dépôt d'armes rendues. Ils se placent, nus, transis, devant les sièges vides, attendant, toujours attendre
— Bras croisés dans le dos, tête haute, cuisses écartées !!!!
L'ordre tombe, sec, chirurgical. Ils se figent, puis se métamorphosent en marionnettes, articulant leurs membres selon la volonté d'autrui. Leurs bras se croisent dans leur dos, leurs mentons se relèvent, leurs jambes s'écartent, offrent leur sexe à l'air ambiant, à nos regards, à l'humiliation de cette exposition forcée.
Mon assistante ne les laisse pas s'habituer. Elle saisit une cravache posée sur l'une des tables, ce fouet court, ce cuir rigide qui claque dans le silence, elle frappe, sans hésitation, des coups précis, économiques, qui résonnent sur la chair comme des détonations étouffées.
Ils grimacent de douleur à chaque coup, mais accepte.
— Toi, rentre ce ventre, aboie-t-elle à l'adresse de la femme, le cuir s'abat une fois de plus sur son abdomen plat, laissant une marque rouge qui s'élève instantanément.
—AAAAAAIIIIIIIIHHHHHH !!!!!
La femelle sursaute, rectifie, tire les épaules en arrière, se cambre maladroitement, offrant davantage sa poitrine, son ventre, son sexe. Elle tremble toujours, le froid persistant dans ses os malgré la proximité du feu, ou peut-être est-ce la peur maintenant, cette terreur froide qui ne passe pas.
Mon assistante recule, examine son œuvre, ces deux silhouettes nues, rigidifiées dans une posture grotesque de soumission.
— C'est la position d'attente, articule-t-elle lentement, chaque syllabe pesée, gravée dans l'air. Vous la gardez, toujours. Quand vous êtes face à nous. Compris ?
Ils ne répondent pas. Ils ne peuvent pas. Leurs mâchoires sont crispées par le froid, par l'effort, par l'effroi de ce qu'ils sont devenus.
Ines se place discrètement dans l'ombre de la cheminée, là où la lumière des bougies ne parvient pas.
Inès, si c'est bien son nom, si elle n’en a jamais eu un autre, a cette faculté de remplir l'espace sans faire de bruit, de peser sur l'atmosphère par sa seule immobilité.
Elle a trente-deux ans, une dizaine de moins que moi, cette différence crée entre nous une hiérarchie subtile : elle m'observe depuis assez longtemps pour anticiper mes désirs avant que je les formule, mais elle porte encore cette cruauté avec une fraîcheur qui me surprend, parfois, après toutes ces années. Un mètre soixante-quinze de silhouette longiligne, pas maigre, musclée, comme si quelqu'un l'avait sculptée dans quelque chose de résistant, de la pierre plutôt que de la chair. Des épaules larges pour une femme, des hanches étroites, ce corps androgyne qui déroute les nouveaux venus, qui les empêche de savoir immédiatement s'ils doivent la désirer ou la craindre.
Ses seins sont petits, dissimulés sous le soie brillante de son body noir, secrets. Interdits. Ses cheveux, d'un noir corbeau, tombent en carré strict jusqu'à son menton, raie sur le côté, jamais un cheveu qui dépasse, cette austérité coupée au ciseau qui met en valeur son cou long, blanc, et son visage anguleux : pommettes hautes, mâchoire carrée, un nez fin légèrement busqué qui lui donne l'air de flairer la peur. Ses yeux sont gris-vert, mais ce qui trouble, c'est l'iris plus clair au centre, créant cet effet de halo animal, de prédateur nocturne, quand elle fixe les soumis avec cette froideur qui n'a rien d'humain.
Elle ne porte que du noir, du gris anthracite, du cuir brun vieilli. Jamais de couleur, jamais de motifs. Ce soir, elle a choisi un de ces pantalons fuseau en cuir souple qui moulent ses jambes sans jamais serrer vulgairement, et ces bottes montantes à talons carrés, cinq centimètres exactement, ni plus ni moins, assez pour dominer, pas assez pour faiblir. Sa veste militaire en cuir noir, cintrée, arrive à mi-cuisse ; elle ne l'enlève jamais complètement, même devant le feu qui crépite. C'est son armure, son autorité faite de chair, sa deuxième peau.
Autour de son cou, ce collier de cuir simple, sans pendentif, fermé par une petite serrure argentée dont je possède seule la clé, détail que les soumis remarquent toujours, cette marque invisible de sa propriété, de son choix de m'appartenir.
Elle parle peu parce qu'elle observe tout. Elle se fond dans le décor, devient invisible, puis surgit au moment précis où la tension atteint son paroxysme. Elle est mon ombre, mon prolongement, mon garde-fou, ma garde-chiourme. Fidèle, mais pas soumise, cette nuance essentielle qui fait d'elle une alliée plutôt qu'une esclave. Elle m'obéit par alignement de désirs. Par reconnaissance d'une hiérarchie qu'elle a validée. Qu'elle pourrait briser demain si elle le voulait. Mais elle choisit de servir parce que ce lieu, ces rituels, cette déconstruction méthodique des corps et des âmes, la nourrissent d'une façon qu'elle ne trouverait nulle part ailleurs.
Elle est cruelle, mais disciplinée. Elle ne frappe jamais par colère, toujours par calcul. Elle sait exactement où placer la cravache pour faire le plus mal sans laisser de traces trop visibles. Elle connaît la physiologie de la douleur mieux que certains médecins. Elle aime voir les soumis se décomposer, mais elle préfère la lenteur à la brutalité, la torture psychologique lui procure plus de plaisir que la torture physique. Quand elle retire lentement ses gants de cuir noir, doigt par doigt, devant un nouveau venu, ce geste rituel annonce toujours la punition, la chute, l'effondrement.
Elle ne parle jamais d'où elle vient. Je sais seulement qu'elle a fui quelque chose. Un mariage, une famille, une vie de convenances, pour se réfugier ici, dans cette ferme isolée où elle peut enfin exercer ce pouvoir qu'elle refoulait autrefois. Parfois, la nuit, je l'entends marcher dans les couloirs, inspecter les serrures, vérifier que personne ne s'est enfui. Elle ne dort pas bien. Elle a des insomnies qui ressemblent à de la veille, comme si elle craignait que le monde extérieur ne vienne la réclamer, ne vienne lui rappeler qui elle était avant.
Avec moi, elle partage ce langage silencieux, des regards, des inflexions de voix, des gestes minimaux qui suffisent à coordonner notre action. Elle sait quand je veux qu'elle intervienne, quand je préfère qu'elle observe, quand je désire qu'elle se retire. Cette complicité est plus profonde que n'importe quelle relation sexuelle, c'est une alliance de prédateurs, un pacte scellé dans le sang froid des victimes que nous choisissons ensemble.
Elle est essentielle parce qu'elle double mon regard. Quand je domine un couple, elle est là pour rappeler à la femme que son mari est faible, ou à l'homme qu'il a échoué à protéger sa femme. Elle incarne le témoin, ce regard féminin qui juge et condamne, ajoutant cette couche d'humiliation supplémentaire qui brise les derniers remparts.
Elle se déplace maintenant vers le centre de la pièce, le bruissement de la soie de son body à chaque pas, le bruit sec de ses talons qui font sursauter les deux silhouettes nues qui attendent, figées. Elle me regarde, attendant mon signal, prête à commencer le dressage.
Je fais un signe discret à Inès, ce geste économique que nous partageons, langage silencieux de nos complicités noires. Elle s'installe à ma droite, glissant dans le cuir capitonné du Chesterfield avec cette souplesse de serpent trouvant son terrier. Nous nous asseyons, confortables, drapés dans nos vêtements sombres, nos armures de dominateurs, pendant qu'ils restent là, debout, face à nous, dans leur nudité crue, leur intimité arrachée.
L'écart est abyssal. Le cuir craque sous nos poids, accueillant, chaud, tandis qu'eux, immobiles sur les dalles de granite, sentent le froid remonter par leurs pieds nus, parcourir leur chair, les ériger en une tension permanente. Ils sont exposés, non seulement nus, mais déployés, cette position que nous leur avons imposée, bras croisés dans le dos, cuisses écartées, tête haute, offrant leur sexe à nos regards comme un livre ouvert sur des pages qu'ils croyaient secrètes.
Je laisse mon attention se poser sur la femme. Je la détaille, lentement, méthodiquement, cette inspection qui n'est pas contemplative mais, analytique, celle d'un propriétaire évaluant sa nouvelle acquisition. Son regard est figé, droit, rivé sur un point du mur derrière nous, un horizon intérieur où elle a fui. Elle ne voit plus la pièce, plus nos silhouettes assises dans l'ombre dorée du feu. Elle est partie ailleurs, dans ces ténèbres intérieures où la soumission devient abnégation, où la conscience se dissout pour survivre.
Sa respiration, qui était haletante, saccadée, trouve un rythme nouveau, plus lent, presque hypnotique, ce souffle de transe où l'on abandonne le combat. Son ventre palpite doucement, cette chair tendre qui se soumet au froid, à l'attente, à l'imminence de ce qui va suivre. Mais son sexe, là, face à moi, ouvert, vulnérable, semble encore défier, cette arrogance ultime de la chair qui croit encore pouvoir résister, qui ignore déjà qu'elle est conquise.
Je souris intérieurement, sans que mes lèvres ne bougent. Laisse-la croire encore. Laisse-la maintenir cette dernière illusion de frontière. Bientôt, je serai le maître de ce sexe aussi, de chaque frisson, de chaque contraction, de chaque humide réponse que son corps lui-même trahira. Bientôt, il n'y aura plus de mur où fuir, plus de ténèbres protectrices — seulement ma volonté, implacable, inscrite dans sa chair comme dans de la cire tiède.
Je laisse le silence s’installer, ce vide lourd qui pèse sur leurs épaules nues, ce temps suspendu où le seul bruit est le crépitement du feu et leur respiration haletante. Je les observe, immobiles, offerts, et je laisse cette attente les ronger, leur faire comprendre qu’ils sont déjà à moi, que chaque seconde qui passe les enfonce davantage dans leur nouvelle condition.
A suivre. 😉
189 vues
9 aime
Ils roulèrent d'abord en silence.
La route 12 s'étirait vers l'ouest, entre des champs pâles et des haies mal taillées. Le soleil était haut. La poussière montait derrière la charrette et retombait lentement sur les cages. Sous la bâche, cinq corps nus, masqués, bâillonnés, tressautaient au rythme des cahots. Ils ne voyaient rien. Ils entendaient tout : le claquement des sabots, le grincement des essieux, le vent dans la toile.
Devant, la calèche ouvrait la route.
Shepard tenait les rênes. Elle avait le dos droit, les épaules larges, le chapeau baissé sur les yeux. Le cuir de son pantalon ouvert craquait à chaque mouvement du siège. Elle ne parlait pas. Elle conduisait.
À côté d'elle, Madame Vyc était assise dans le velours. Sa robe tombait sur ses bottes. Sa fourrure reposait sur ses épaules malgré la chaleur. Elle regardait l'horizon, tranquille, comme une femme qui a tout son temps.
Sous ses pieds, Élouan. Le dos arqué, les yeux fermés, le souffle court. Le talon de Madame Vyc reposait sur ses reins, léger, presque négligent. Il ne bougeait pas. Il savait ce qu'elle avait dit : si tu me déranges, je te mets dans une cage.
Derrière, Épervier conduisait la charrette. Même siège, même dispositif. Il avait le visage fermé, les mâchoires serrées. Chaque cahot lui rappelait sa place. Il ne s'en plaignait pas. Il n'avait jamais été du genre à se plaindre.
La route était mauvaise. Des ornières, des pierres, des racines. Chaque cahot soulevait la calèche et la charrette, et à chaque cahot, les sièges à godes s'enfonçaient un peu plus profondément dans les corps des conducteurs. Shepard serrait les dents. Épervier serrait les rênes. Ni l'un ni l'autre ne disait un mot.
Ils roulèrent ainsi pendant une heure.
Puis Madame Vyc eut chaud.
Elle défit la fourrure de ses épaules et la posa sur le velours, à côté d'elle. La robe restait, mais l'air pouvait circuler. Elle soupira, soulagée.
Élouan, sous la banquette, leva les yeux. Il vit la fourrure posée, la robe, la peau de Madame Vyc qui apparaissait à la naissance du cou. Il ne dit rien.
— Tu as chaud aussi ? demanda-t-elle.
— Oui, Madame.
— Alors aide-moi.
Il comprit. Il se glissa hors de sous la banquette, se releva avec peine, et s'approcha d'elle. Ses doigts tremblaient un peu. Il défit les attaches de la robe, lentement, une par une. La robe s'ouvrit. Madame Vyc la laissa glisser sur ses épaules, puis sur ses bras. Elle ne portait rien dessous.
Élouan s'exécuta avec une dévotion presque religieuse. Ses doigts, rugueux et tremblants, contrastaient violemment avec la soie et le velours de la robe. À chaque bouton qu'il défit, un nouveau fragment de peau pâle était dévoilé, comme une promesse interdite. Le tissu glissa lentement, un murmure de tissu contre la peau, avant de s'effondrer autour des chevilles de Madame Vyc dans un froissement sourd.
Elle se tint là, immobile, offerte à son regard mais inaccessible. Elle ne portait rien sous la robe, laissant la brise légère de la route caresser la courbe de ses hanches et la cambrure de son dos. L'air semblait s'épaissir, chargé d'une tension presque palpable. Élouan, le souffle court, ramassa le vêtement avec un soin infini, pliant le velours sombre comme s'il s'agissait d'une relique sacrée, avant de le déposer délicatement sur le siège.
— La fourrure aussi, dit-elle d'une voix basse, un léger frisson parcourant ses épaules. Pose-la derrière.
Il s'approcha pour saisir la pièce de fourrure. En le faisant, il dut passer si près d'elle qu'il put sentir la chaleur irradiant de son corps et le parfum entêtant de sa peau. Il ne la toucha pas — il n'osait même pas respirer — mais la proximité était telle qu'il pouvait percevoir le battement rapide de son propre cœur résonner dans le silence de la calèche.
Il déposa la fourrure derrière lui, restant alors immobile, les yeux baissés, dans une posture d'attente absolue, conscient que le moindre geste non autorisé serait un crime
Il ne se remit pas sous la banquette. Il s'agenouilla à côté d'elle, sur le velours, les mains posées sur ses cuisses. Elle ne dit rien. Elle le laissa faire.
Devant elle, sur le tableau de bord de la calèche, il y avait un panneau de bois poli, incrusté de cuivre. Des molettes, des boutons, de petits leviers. Un tableau de commande artisanal, fait main, relié par des fils discrets aux sièges des conducteurs et aux cages de la charrette. Madame Vyc posa la main dessus.
Elle tourna une molette.
Puis Shepard sentit.
Une vibration. Discrète au début, comme un frémissement. Puis plus nette, plus profonde. Le silicone logé en elle se mit à vibrer, à l'intérieur, contre ses parois. Une onde lente, régulière, qui montait et descendait au rythme de la molette.
Shepard serra les rênes. Ses doigts blanchirent. Elle ne dit rien. Elle garda les yeux sur la route. Mais son dos se raidit, et un souffle lent s'échappa de ses lèvres.
La route était mauvaise. Chaque cahot soulevait la calèche, et à chaque cahot, le gode du siège s'enfonçait plus profondément en elle. La vibration amplifiait tout. La pénétration était constante, répétée, accentuée par les ornières. Son intimité, ouverte par le cuir du pantalon, frottait contre le velours du siège. Elle était mouillée. Le velours absorbait, mais le contact restait. Chaque mouvement de la calèche la faisait glisser, la faisait gémir.
Madame Vyc regardait la route. Elle ne regardait pas Shepard. C'était pire.
— Continue de conduire, dit-elle simplement.
— Oui, Madame.
La vibration changea. Plus rapide. Plus insistante. Shepard sentit ses hanches se contracter malgré elle. Le cuir de son pantalon ouvert frottait contre sa peau. Le siège la maintenait en place, empalée, incapable de fuir. Chaque cahot amplifiait la sensation. Chaque pierre, chaque ornière, chaque virage.
Un gémissement lui échappa.
Il fut court, à peine audible. Mais Madame Vyc l'entendit. Elle tourna la tête, regarda Shepard, et sourit.
— C'est mieux, dit-elle.
Derrière, dans la charrette, Épervier sentit à son tour.
La vibration monta dans son siège, dans son corps, contre ses parois internes. Il eut un hoquet, serra les rênes, et faillit faire dévier les chevaux. Il se reprit. Il redressa la tête. Il fixa l'horizon.
Mais son souffle était plus court. Et ses mains tremblaient.
La route était mauvaise pour lui aussi. Chaque cahot enfonçait le gode plus profondément. Chaque vibration le faisait tressaillir. Il ne gémissait pas. Pas encore. Mais ses mâchoires étaient serrées, et son dos se raidissait à chaque secousse.
Sous la bâche, les cinq cages vibrèrent aussi.
Les plugs logés dans les cinq corps se mirent à vibrer en même temps. Un bourdonnement doux, régulier, qui monta dans la pénombre de la charrette. Les cinq candidats, nus, masqués, bâillonnés, tressaillirent ensemble.
Kadabra se cambra. Alexios serra les mâchoires. Lilith gémit dans son bâillon. Naya ferma les yeux. Sabine trembla.
Les gémissements étaient étouffés, mais ils étaient là. Un chœur sourd, continu, qui se mêlait au bruit des sabots et des essieux.
Madame Vyc, dans la calèche, entendait tout.
Elle tourna une autre molette.
Les vibrations s'intensifièrent. Shepard poussa un gémissement plus long, plus profond, qu'elle ne put retenir. Ses hanches bougeaient malgré elle. Le cuir du siège craquait. Les chevaux, habitués, ne bronchèrent pas. Ils connaissaient la route. Ils connaissaient leur conductrice.
Derrière, Épervier laissa échapper un souffle rauque. Il ne gémit pas. Pas encore. Mais ses doigts serraient les rênes comme s'il se retenait à quelque chose.
Sous la bâche, le chœur des cages montait.
Madame Vyc écoutait. Elle ne regardait pas. Elle écoutait. Les gémissements visibles des conducteurs. Les gémissements étouffés des cages. Les deux ensemble. Une symphonie.
Elle tourna la molette encore.
Shepard gémit. Plus fort. Plus long. Sa tête bascula en arrière, un instant, avant qu'elle ne se reprenne. Elle fixa la route. Elle conduisait. Mais son corps n'était plus à elle. Le velours sous elle était trempé. Sa nudité frottait, glissait, s'ouvrait à chaque cahot. La vibration ne s'arrêtait pas. La pénétration ne s'arrêtait pas. Elle conduisait, empalée, vibrante, mouillée.
Épervier, derrière, laissa enfin échapper un gémissement. Court. Rauque. Il ne le répéta pas.
Madame Vyc ferma les yeux.
Elle prenait son plaisir là. Pas dans son corps. Dans le leur. Dans les gémissements. Dans les corps qui se tendaient, qui se contractaient, qui tressautaient sous l'effet des vibrations et des cahots. Dans les conducteurs qui tenaient leur rôle malgré tout. Dans les cages qui chantaient.
Puis elle s'adressa à Élouan.
— Toi, dit-elle. Tu vas me servir autrement.
Il releva la tête. Il était toujours agenouillé près d'elle, les mains sur ses cuisses.
— Oui, Madame.
— Tu vas me caresser. Et parfois, tu me feras mal. Aux seins. Doucement. Puis plus fort. Comme je te le dirai.
— Oui, Madame.
Il tendit les mains. Il caressa d'abord sa taille, ses hanches, son ventre. Puis ses seins. Ses doigts trouvèrent les tétons, les firent rouler, les pincèrent. Madame Vyc ferma les yeux.
— Plus fort, dit-elle.
Il obéit. Elle gémit. Pas à cause de lui. À cause d'eux tous. Shepard devant. Épervier derrière. Les cages. Et lui, sous ses mains, qui la faisait mal juste ce qu'il fallait.
Il s'exécuta, ses doigts devenant les instruments d'une partition dictée par Madame Vyc. Il commença par des effleurements presque timides, remontant lentement le long de son ventre pour atteindre la courbe de ses seins. Sous ses caresses, la peau de Vyc frissonna. Puis, suivant ses ordres, il resserra sa prise. Ses doigts s'enroulèrent autour des tétons, les pinçant, les malmenant avec une précision cruelle et délicieuse.
Madame Vyc bascula la tête en arrière et ferma les yeux. Elle ne ressentait pas seulement la pression des doigts d'Élouan sur sa chair ; elle absorbait l'air saturé d'électricité qui vibrait dans la calèche.
Elle écoutait. Elle s'abreuvait du chœur invisible : le gémissement étouffé de Shepard à l'avant, la respiration saccadée d'Épervier derrière elle, et le fracas rythmique des cages où les corps s'entrechoquaient. Chaque secousse du véhicule, chaque plainte provenant des masques de cuir, agissait comme un stimulant décuplant la sensation sur ses propres seins.
L'extase de Madame Vyc n'était pas un acte solitaire, c'était une capture. Elle puisait son plaisir dans la tension des muscles contractés, dans le souffle court des soumis et dans cette douleur précise, presque chirurgicale, qu’Élouan lui infligeait. Elle n'était plus seulement une femme abandonnée à un plaisir physique, elle était le centre d'un vortex de soumission, savourant l'orchestration parfaite de leur détresse et de son pouvoir.
Shepard gémit encore. Plus fort. Le velours était trempé. Ses cuisses glissaient. Le gode la remplissait, la faisait vibrer de l'intérieur. Elle conduisait. Elle ne pouvait pas s'arrêter. La route était droite, heureusement. Les chevaux connaissaient le chemin.
Derrière, Épervier serrait les rênes. Il ne gémissait plus. Il tenait. Mais son dos était raide, et son souffle court.
Sous la bâche, les cinq corps se tordaient. Les plugs vibraient sans relâche. Les gémissements étouffés montaient, redescendaient, remontaient. Un chœur continu.
Madame Vyc tourna une dernière molette.
Un long gémissement collectif monta de la calèche et de la charrette. Shepard. Épervier. Les cages. Et sous ce concert, un autre gémissement, plus discret, plus profond. Celui de Madame Vyc elle-même.
Puis elle appuya sur un bouton.
Les vibrations s'arrêtèrent.
Shepard respirait vite. Ses mains tremblaient sur les rênes. Elle n'avait pas lâché la route. Le velours sous elle était trempé. Ses cuisses glissaient. Mais elle tenait.
Derrière, Épervier avait les yeux fermés. Il respirait lentement. Il tenait aussi.
Sous la bâche, les cinq corps retombèrent. Les gémissements s'éteignirent. Le silence revint.
Madame Vyc rouvrit les yeux. Elle baissa le regard vers Élouan, toujours agenouillé près d'elle, les mains encore posées sur sa poitrine.
— C'était bien, dit-elle. Tu peux te retirer.
Il obéit. Il recula, s'assit sur ses talons, et baissa la tête.
— Reste près de moi.
— Oui, Madame.
Il resta à côté d'elle, sur le velours. Il ne retourna pas sous la banquette.
Madame Vyc se cala contre le velours. Elle regarda l'horizon.
— Bien, dit-elle. Très bien.
Ils roulèrent encore quatre heures.
Le soleil descendait. La route 12 s'ouvrait sur une prairie. De l'herbe haute, grasse, verte, qui ondulait sous la brise. Un ruisseau la traversait, clair, bordé de saules. Au loin, une ligne de collines rousses. Le ciel était vaste, sans nuages.
Madame Vyc posa la main sur le bras de Shepard.
— Arrête-toi, dit-elle.
Shepard tira doucement les rênes. La calèche ralentit, puis s'arrêta. Derrière, Épervier fit de même. Les chevaux baissèrent la tête, flairant l'herbe.
Madame Vyc regarda la prairie. Longuement. Elle respira. L'air sentait l'herbe chaude et l'eau claire.
— C'est beau, dit-elle.
Shepard se tourna à demi. Elle regarda la prairie, le ruisseau, les saules, les collines.
— C'est un bon endroit pour monter le camp, dit-elle. De l'eau. De l'herbe. De la place. Les chevaux seront bien.
— Tu connais la région ?
— Non. Mais je connais les chevaux. Et je connais les campements. Celui-ci est bon.
Madame Vyc acquiesça lentement. Elle regarda Shepard. Puis la prairie. Puis le ciel.
— Alors on campe ici, dit-elle. Pour la nuit.
Elle se leva. Elle avait toujours sa robe ouverte. Elle la referma, sans se presser. Élouan se leva à son tour.
— Tout le monde descend. On s'installe.
Shepard rangea la calèche le long du ruisseau. Épervier rangea la charrette derrière, à l'ombre des saules. Les chevaux furent dessellés, menés à l'eau, puis attachés à des piquets dans l'herbe haute.
Avant de descendre, Shepard et Épervier retirèrent les godes de leurs sièges. Ils les sortirent de leur corps, lentement, et les nettoyèrent. Avec leurs doigts d'abord. Puis avec leur bouche.
Le silence retomba dans la calèche, seulement troublé par le bruit métallique des godes que l'on retire lentement, un glissement humide et libérateur. Sans un mot, sans même un regard l'un vers l'autre, Shepard et Épervier s'attelèrent à la tâche avec une rigueur machinale.
Leurs gestes étaient précis, dénués de toute pudeur, car la pudeur n'a pas sa place dans le service. Ils utilisèrent d'abord leurs doigts pour essuyer le silicone, effaçant les traces de leur propre corps. Puis, dans un mouvement synchronisé, ils portèrent les objets à leurs lèvres. Le nettoyage devint un acte de dévotion, une succion méthodique et profonde, où chaque mouvement de langue visait la perfection de la propreté. Ce n'était pas un acte de plaisir, mais une extension de leur devoir : rendre l'outil aussi immaculé qu'au premier jour.
Une fois le rituel achevé, ils reposèrent les godes dans le coffret de cuir à l'arrière de la calèche, refermant le loquet avec un clic sec. Ils descendirent chacun de leur véhicule, redevenant les gardiens silencieux et impassibles de Madame Vyc.
Élouan sortit de la calèche. Il se releva avec peine, s'étira, et alla aider Épervier à monter le camp. Il ne parlait pas. Il faisait ce qu'on lui disait.
Madame Vyc s'approcha de la charrette. Elle souleva la bâche. Les cinq candidats étaient là, nus, masqués, bâillonnés, les plugs en place. Ils étaient calmes. Épuisés. Mais calmes.
— Libérez-les, dit-elle. Ils vont se dégourdir les jambes.
Shepard et Épervier s'exécutèrent. Ils ouvrirent les cages, retirèrent les bâillons et les masques, mais laissèrent les plugs en place. Les cinq candidats sortirent un par un, les jambes raides, les corps marqués par les barreaux. Ils clignèrent des yeux dans la lumière du soir. Ils ne parlaient pas. Ils attendaient.
Madame Vyc les regarda. Elle ne dit rien. Puis elle donna les ordres.
— Certains iront chercher du bois. D'autres iront pêcher avec Épervier. Shepard ira chasser.
Elle se tourna vers Alexios. Le métis massif se tenait près de la charrette, les épaules basses, le regard au sol. Elle le détailla. Les jambes longues. Les muscles noueux. Le torse large.
— Alexios.
Il releva la tête.
— Oui, Madame.
— Tu cours vite ?
Un silence. Il ne s'attendait pas à cette question.
— Assez vite, Madame.
— Assez vite pour quoi ?
— Pour courir.
Madame Vyc sourit. Un sourire lent, qui n'était pas rassurant.
— Alors on va bien s'amuser, dit-elle.
Alexios la regarda. Il ne comprit pas tout de suite. Puis il comprit. Son visage ne changea pas. Mais quelque chose dans son dos se raidit.
— Oui, Madame.
— Shepard partira chasser le gibier. À pied. Toi, tu seras ma proie. Je chasserai à cheval. Avec un lasso. Et on verra qui est le plus rapide.
Elle fit un pas vers lui, s'arrêta tout près, et parla à voix basse, pour lui seul.
— Si tu m'échappes, tu dînes avec moi. Si je t'attrape, tu retournes dans ta cage. C'est clair ?
— Oui, Madame.
— Bien.
Elle se tourna vers les autres.
— Les autres, au travail. Du bois. De l'eau. De la pêche. On mange ce soir.
Le camp s'organisa.
Épervier prit trois candidats — Kadabra, Naya, Sabine — et les emmena vers le ruisseau avec des lignes et un filet. Ils marchaient lentement, les jambes raides, les plugs toujours en place. Personne ne se plaignait.
Lilith et Élouan restèrent au camp pour monter le feu et préparer l'emplacement des couvertures. Lilith avait retrouvé un peu de sa sensualité naturelle : elle se déplaçait sans gêne, nue, les hanches balancées, comme si la poussière et l'herbe étaient son domaine.
Shepard, elle, alla chercher son fusil dans la calèche. Une carabine à levier, courte, précise. Elle vérifia la culasse, compta les cartouches, et revint près de Madame Vyc.
— Je suis prête.
— Bien. Prends la direction des collines. Je te rejoindrai plus tard.
Shepard hocha la tête. Elle partit à pied, le fusil sur l'épaule, vers les hauteurs. Elle ne se retourna pas.
Alexios se tenait à l'écart, près de la charrette. Il regardait les collines rousses, au loin. Il savait ce qui l'attendait. Il n'avait pas peur. Il était curieux.
Madame Vyc s'approcha de lui une dernière fois.
— Tu partiras quand je te le dirai. Tu courras vers les collines. Tu ne t'arrêtes pas. Tu ne te retournes pas. Si je t'attrape, tu perds. Si tu atteins la ligne des arbres avant moi, tu gagnes.
— Et si je gagne ?
— Alors tu dînes avec moi. Ce soir. Dans la calèche.
Alexios la regarda. Il ne sourit pas. Mais quelque chose dans ses yeux s'alluma.
— Et si je perds ?
— Alors tu retournes dans ta cage. Et tu regardes les autres manger.
Un silence. Puis :
— J'ai compris.
Madame Vyc recula de quelques pas. Elle regarda la prairie, les collines, le ciel. Le crépuscule approchait.
— On va bien s'amuser, dit-elle.
Le vent se leva. L'herbe ondula. Le soleil descendit.
La chasse n'avait pas encore commencé
206 vues
15 aime
L’Auberge du Bout-du-Monde portait bien son nom.
Elle se dressait au croisement de la route 12 et d’un chemin de terre que personne n’empruntait, à mi-distance entre deux villes qu’on ne voyait ni l’une ni l’autre. Trois bâtiments bas, un toit de tôle, une enseigne de bois où était peint un cheval sans tête. Derrière, une cour de gravier, une écurie ouverte, un puits. Devant, rien. La plaine. Le vent.
Madame Vyc y avait pris une chambre. Un vrai lit, des draps propres, une fenêtre sur la cour. Elle avait dormi huit heures, sans rêve, et s’était réveillée avant l’aube. Cela faisait longtemps. Elle s’était levée, avait fait sa toilette, et s’était habillée avec soin.
Ce matin-là, Madame Vyc portait une robe longue, sombre, coupée dans une étoffe lourde qui tombait jusqu’à ses bottes. Sur les épaules, une fourrure épaisse, grise et brune, qui sentait la forêt et le froid. Ses cheveux bruns étaient libres, brossés, tombant sur la fourrure. Ses yeux noisette avaient cette couleur tranquille qu’ils prenaient quand elle savait exactement ce qui allait se passer.
Elle avait fait atteler les deux équipages avant le lever du soleil. Le premier était une calèche somptueuse. Bois noir, cuir rouge sombre, roues fines cerclées de fer, capote repliée. Un cheval bai, grand, nerveux, qui piaffait déjà. Sur la selle posée à l’arrière, deux pièces gainées de cuir noir, droites et fières, montées sur des ressorts discrets. Elles brillaient à peine au soleil levant. C’étaient les mêmes que celles qui équipaient les sièges des conducteurs.
Le second était une charrette fourgonnette couverte d’une bâche. Deux chevaux de trait, larges, patients, attelés bas. Sous la bâche étaient entreposés quelques vivres, des bidons d’eau et quelques caisses fermées. Et derrière, alignées contre la ridelle, des cages. Des cages basses, étroites, juste assez hautes pour qu’un adulte puisse s’y tenir à quatre pattes, le dos frôlant le grillage. Pas de coussin, pas de couverture, des barreaux de fer peints en noir. Huit, en tout.
Elle avait également loué une camionnette où elle avait entreposé les affaires personnelles et tout ce qui pouvais servir à la ferme mais pas nécessaire au voyage. Tout était prêt et elle attendait ses futurs sujets.
Le premier moteur qu’on entendit fut celui d’une moto. Elle surgit de la route 12 dans un nuage de poussière, ralentit, s’arrêta net. La conductrice coupa le contact, retira son casque. Cheveux courts, visage anguleux, cicatrice fine au poignet. Blouson de cuir usé, gants noirs. Derrière elle, Shepard descendit. Elle avait les jambes un peu raides. Chemise de toile, pantalon de cuir, bottes usées. Blonde, large d’épaules, les avant-bras noueux. Le regard de quelqu’un qui a passé sa vie à regarder l’horizon.
La femme à la moto resta un instant sur sa selle. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle descendit à son tour, posa son casque sur le guidon, et s’avança.
— Madame Vyc ?
— Oui.
— Je m’appelle Hellion. C’est moi qui ai conduit Shepard jusqu’ici.
— Je vous remercie.
Hellion hocha la tête. Elle jeta un œil à Shepard, puis revint à Madame Vyc. Son regard était calme, ouvert, sans méfiance.
— On m’a parlé de vous. Shepard m’a parlé de vous. Pendant des années. Elle dit que vous êtes bienveillante. Juste. Qu’on peut vous faire confiance.
— C’est à elle de le dire.
— C’est pour ça que je vous la confie. Pas parce que je m’en sépare. Parce qu’elle a besoin d’aller au bout de quelque chose. Et ce quelque chose, c’est vous.
Madame Vyc soutint son regard. Elle n’y lut ni jalousie, ni regret, ni calcul. Juste une forme de paix.
— Vous l’aimez.
— Oui.
— Et vous la confiez quand même.
— Pour un temps. Elle a besoin de ça. Elle a besoin de vous. Mais elle est mienne. Elle le restera. Vous la prenez en charge, vous en prenez soin, vous en faites ce que vous avez à en faire. Et quand elle aura fini, elle reviendra. Ou elle restera, si c’est son choix. Mais elle est mienne.
Madame Vyc acquiesça lentement.
— Je comprends.
— Je savais que vous comprendriez. C’est pour ça que je vous la confie sans crainte.
Hellion se tourna vers Shepard. Elle prit son visage entre ses mains, l’attira, et l’embrassa. Un baiser long, profond, passionné. Shepard le lui rendit sans hésiter.
Quand elles se séparèrent, Hellion passa le pouce sur la lèvre de Shepard.
— Va, dit-elle. Écris-moi quand tu pourras.
— Je t’aime.
— Je sais.
Hellion remonta sur sa moto. Elle ajusta son casque, jeta un dernier regard à Madame Vyc.
— Prenez soin d’elle. Et peut-être que je viendrai rendre visite à la ferme, un jour. Si vous m’acceptez.
— Vous serez la bienvenue, dit Madame Vyc.
Hellion sourit, un sourire léger, sincère. Puis elle démarra et repartit sans un mot de plus.
Le moteur s’éloigna. La poussière retomba.
Shepard resta seule au milieu de la cour. Elle regarda Madame Vyc. Puis elle s’inclina. Dos courbé, tête basse, trois secondes pleines.
— Madame.
— Shepard.
Elle se redressa. Son regard croisa celui de Madame Vyc. Ni peur ni soumission aveugle : de la reconnaissance, mais aussi la conscience de ce qui lui restait à accomplir.
Shepard avait déjà reçu ses premières consignes. Elle connaissait la route, les véhicules et une partie des règles de la ferme. Cela ne faisait pas d’elle une servante confirmée, encore moins une élue. Elle aussi était en période d’évaluation. La confiance que Madame Vyc lui accordait était réelle, mais provisoire. Son rôle dans le voyage serait une épreuve à part entière, et elle devrait faire ses preuves comme les autres.
— Dépose tes affaires dans la fourgonnette, dit Madame Vyc. Puis va te changer. Chambre au fond, à droite. Tout est prêt.
Shepard hocha la tête. Elle jeta son sac sous la bâche et entra.
Elle ressortit dix minutes plus tard. Tenue de cow-boy. Chemise à carreaux, gilet de cuir, bottes hautes, chapeau à large bord posé sur ses cheveux blonds. La tenue était ajustée, coupée pour elle. Le pantalon de cuir s’arrêtait net à l’entrejambe, laissant découverte son intimité, parfaitement rasée, offerte au vent et aux regards.
Shepard ne chercha pas à se couvrir. Elle s’avança dans la cour d'un pas lent, le chapeau baissé sur les yeux, les mains le long du corps, laissant le cuir craquer doucement à chaque mouvement de hanches. Elle s'arrêta devant Madame Vyc, le buste droit, acceptant pleinement l'exposition de son corps.
Madame Vyc la regarda longtemps. Des bottes au chapeau. Puis elle fit le tour d’elle, lentement, sans la toucher. Elle s’arrêta derrière elle, à quelques centimètres, et parla à voix basse, près de son oreille.
Le souffle de Vyc effleura la nuque de Shepard, provoquant un frisson immédiat qui parcourut toute l'estime de la jeune femme. Vyc ne la touchait pas, mais la proximité était électrique ; l'odeur du cuir chaud se mêlait à celle, plus sucrée, de la peau nue. Elle descendit légèrement la voix, laissant traîner ses mots comme une caresse invisible sur la peau tendue de Shepard, savourant le léger tremblement qui agitait les épaules de sa subordonnée.
— C’est mieux que ce que j’imaginais.
— Merci, Madame.
— Tu monteras en tête. Tu ouvriras la route. Et à chaque fois que ton cheval te rappellera que tu es à découvert, tu te rappelleras pourquoi tu es ici.
— Oui, Madame.
Le deuxième à arriver fut Épervier. On ne l’entendit pas venir. Il était simplement là, debout à l’entrée de la cour, un sac de toile sur l’épaule. Un homme mince, aux yeux clairs, aux membres fins. Il se déplaçait sans bruit, sans geste inutile, avec une rapidité qui surprenait toujours.
Madame Vyc l’avait surnommé la belette il y a des années. Il n’avait jamais protesté.
— Épervier.
— Madame.
— Va te changer. Chambre au fond, à gauche. Tout est prêt.
Il hocha la tête. Il entra sans un mot. Il ressortit quelques minutes plus tard.
Tenue de cocher, style western sobre. Veste courte de drap sombre, chemise blanche fermée haut, bottes de cuir noir, casquette plate à visière courte. Le pantalon, taillé dans le même drap, s’arrêtait net à l’entrejambe, dans une coupe symétrique à celle de Shepard. Rien de théâtral. Un vêtement de travail, adapté à ce qu’on attendait de lui.
S'il était plus discret que Shepard, sa nudité était tout aussi absolue. Le drap sombre du pantalon contrastait avec la pâleur presque translucide de sa peau, soulignant une anatomie fine et tendue. Épervier ne cherchait pas le regard, mais il ne s'en cachait pas non plus ; il se tenait immobile, les bras le long du corps, laissant son intimité exposée avec une neutralité clinique. Il y avait dans cette mise à nu une obéissance totale, une acceptation du fait que son corps, tout comme son service, appartenait entièrement à Madame Vyc.
Vyc l'observa un instant, notant la rigidité de sa posture et la froideur de l'air sur sa peau. Elle appréciait cette absence de pudeur, ce dépouillement qui transformait l'homme en un simple outil, parfaitement calibré pour ses besoins.
Épervier avait, lui aussi, un statut particulier sans être pour autant arrivé au terme de son parcours. Madame Vyc lui avait confié la conduite de la charrette, comme elle avait confié celle de la calèche à Shepard. Ces responsabilités témoignaient de la confiance qu’elle était disposée à leur accorder, pas d’une validation définitive. Tous deux demeuraient des candidats. Le voyage devait aussi révéler leurs qualités, leurs limites et leur capacité à assumer les tâches qui leur avaient été confiées.
Il s’avança vers la charrette, monta sur le siège, et attendit.
Shepard, elle, n’avait pas bougé. Elle regardait la route.
— La belette, dit-elle.
— Oui.
— C’est comme ça que tu l’appelles ?
— Depuis des années.
— Il le sait ?
— Il l’a toujours su.
Shepard ajusta son chapeau.
— Il ne dit rien.
— Non. C’est pour ça qu’il est là.
Les autres arrivèrent en fin de matinée.
Ils étaient six. Trois hommes, trois femmes. Aucun ne savait qui d’autre viendrait. Ils se découvrirent dans la cour, les uns après les autres, avec cette méfiance tranquille des gens qui ont appris à ne plus faire confiance trop vite.
Le premier fut Kadabra.
Un homme d’une quarantaine bien sonnée, pas sportif pour deux sous. Le ventre rond, les épaules tombantes, une démarche de vieux danseur fatigué. Mais des mains magnifiques, longues et fines, et un regard vif qui notait tout. Costume trois-pièces défraîchi, cravate desserrée, petite valise en cuir qu’il tenait comme on tient un enfant. Il s’inclina avec une élégance surannée.
— Madame. Je suis venu.
— Je vois ça, Kadabra.
— Vous m’aviez dit de venir avec le strict minimum. J’ai apporté mon cerveau, mes mains, et trois chemises.
— C’est déjà trop.
— Je sais. Je les brûlerai si vous voulez.
Madame Vyc eut un sourire mince.
— On verra.
Le deuxième fut Alexios. Un métis massif d’une trentaine d’années. Large comme une porte, les épaules noueuses, les mains calleuses. Très beau. D’une beauté qui ne s’expliquait pas, qui tenait à la fois aux os, à la peau, à la manière dont il se tenait. Il portait un jean, un tee-shirt gris, et rien d’autre.
Il s’arrêta au milieu de la cour. Il regarda la calèche, les cages, Shepard, Épervier. Puis il s’avança vers Madame Vyc. Arrivé devant elle, il s’agenouilla, posa une main au sol, baissa la tête, et resta ainsi. Une révérence lente, profonde, sans ostentation.
Madame Vyc le laissa un instant. Puis elle dit :
— Relève-toi.
Il obéit. Il se redressa sans un mot, les yeux baissés.
Madame Vyc le détailla. Elle nota le jean, le tee-shirt, l’absence de sac, l’absence de tout.
— Tu n’as rien apporté, dit-elle.
— Non, Madame.
— Pourquoi ?
Il releva la tête. Ses yeux croisèrent les siens, calmes, sans défi.
— Je ne pensais pas en avoir besoin là où je vais.
Madame Vyc soutint son regard. Un long moment. Puis elle acquiesça, lentement.
— C’est bien, dit-elle. Tu as compris plus vite que les autres.
Alexios baissa de nouveau la tête. Il ne dit rien d’autre. Il alla s’asseoir contre le mur de l’écurie, à l’écart, et attendit.
La troisième fut Lilith.
Une femme à peine plus âgée qu’Alexios. Des rondeurs sensuelles, des hanches larges, une poitrine pleine, une peau claire et douce. Robe légère, trop légère pour la saison. Pieds nus dans la poussière, comme si c’était un tapis. Cheveux noirs en cascade. Un sourire qui ne demandait rien et qui n’offrait rien.
Elle s’arrêta devant Madame Vyc et pencha la tête.
— Madame.
— Lilith.
— Je n’ai rien apporté. Par choix. Rien du tout.
— Alors tu as tout ce qu’il te faut.
Lilith sourit.
La quatrième fut Naya. Une femme grande, sèche, la cinquantaine, les cheveux gris coupés court, les pommettes hautes. Elle portait un manteau de laine fine, coupé sur mesure, des bottes de cuir souple, et une petite valise de voyage en cuir clouté qu’elle tenait au bout des doigts, comme si elle hésitait encore à s’en séparer. Tout en elle disait l’aisance : les ongles soignés, le parfum discret, la montre au poignet. Une bourgeoise. Une vraie.
Elle s’arrêta au milieu de la cour. Elle regarda la calèche, les cages, Shepard et Épervier dans leurs tenues, la charrette couverte. Elle ne cilla pas.
Puis elle s’avança vers Madame Vyc. Elle ne s’inclina pas. Elle la regarda droit dans les yeux, la tête haute, le menton relevé.
— Madame Vyc.
— Naya.
— Je suis venue.
— Je vois ça.
— Je veux tenter l’aventure.
Madame Vyc la détailla, des bottes à la valise. Un long silence.
— L’aventure ? dit-elle enfin.
— Oui.
— Vous savez ce que c’est, ici ? Vous savez ce qu’on y fait ?
— J’ai lu votre lettre. J’ai lu le Pacte. J’ai compris.
— Non. Vous n’avez rien compris.
Naya serra la mâchoire. Une lueur de défi passa dans ses yeux.
— Je ne suis pas une enfant. Je sais ce que je fais.
— Je n’en doute pas. Mais savoir et vivre, ce n’est pas la même chose. Vous venez d’un monde où tout vous obéit. Ici, rien ne vous obéira. Pas la terre, pas les bêtes, pas les gens. Pas moi. Vous passerez des nuits dehors, vous aurez froid, vous aurez faim, vous serez fatiguée jusqu’à l’os. Vous serez traitée comme les autres, sans égard pour votre nom, votre argent ou votre éducation. Et si vous pleurez, personne ne viendra vous consoler.
— Je ne pleure pas.
— Vous pleurerez.
Naya soutint son regard. Elle ne recula pas.
— Peut-être. Mais je veux essayer.
Madame Vyc la regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers elle, s’arrêta tout près, et parla à voix basse, pour elle seule.
— Vous êtes une femme habituée à ce qu’on lui dise oui. Ici, on vous dira non. Souvent. Et vous devrez l’accepter sans discuter, sans négocier, sans sortir votre argent. Si vous ne pouvez pas faire ça, repartez maintenant. Il n’y a pas de honte. Il y a juste des gens qui ne sont pas faits pour ça.
Naya resta un instant silencieuse. Puis elle dit :
— Et si je peux ?
— Alors vous resterez. Et vous découvrirez que l’aventure dont vous parlez n’a rien à voir avec celle que vous imaginez.
Naya hocha la tête, une seule fois. Elle alla poser sa valise contre le mur de l’écurie, à l’écart, et s’assit sur le sol, sans se plaindre de la poussière sur son manteau.
Madame Vyc la regarda faire. Elle ne dit rien. Mais elle nota.
La cinquième fut Sabine. Une femme d’une trentaine d’années, petite, nerveuse, les cheveux roux attachés en queue de cheval. Des taches de rousseur plein le visage, des yeux verts qui allaient partout. Elle portait une salopette de travail et des chaussures de marche. Elle tenait un sac trop grand pour elle, et elle le serrait contre sa poitrine comme un bouclier.
— Madame, dit-elle d’une voix trop rapide. Je m’appelle Sabine. Je suis venue. Je ne sais pas si je vais rester. Je ne sais pas si je vais tenir. Mais je suis venue.
— C’est déjà beaucoup, dit Madame Vyc.
Sabine ouvrit la bouche, la referma, et alla poser son sac près de la charrette.
Le sixième fut Élouan. Un homme de quarante et un ans. Un mètre soixante-neuf, cinquante-trois kilos. Lisse partout. Pas un poil sur le corps. Les muscles et la virilité semblaient s’être taillés chez lui, comme on taille une haie trop haute. Il avait des épaules étroites, des hanches fines, un cou long, des mains délicates. Il portait une chemise blanche trop grande, un pantalon de toile claire, et des sandales. Il ne regardait personne.
Il s’arrêta devant Madame Vyc. Il attendit.
— Élouan.
— Madame.
— Tu sais pourquoi tu es là ?
— Oui.
— Dis-le.
Il releva la tête. Ses yeux étaient clairs, presque transparents.
Parce que je ne veux plus décider.
Madame Vyc le regarda longtemps. Puis elle fit un pas vers lui, et posa deux doigts sous son menton.
— Bien, dit-elle. Tu ne décideras plus.
Ils étaient huit, en tout, avec Shepard et Épervier. Huit candidats, et Madame Vyc.
Elle les laissa s'installer sans un mot. Elle attendit qu'ils soient tous là, debout, leurs sacs à leurs pieds, le vent dans le dos. Puis elle prit la parole.
— Vous êtes venus. Je ne vous demande pas pourquoi. Chacun de vous a ses raisons, ses attentes et ses faiblesses. Vous êtes ici parce que quelque chose vous a conduits jusqu’à moi. Ce que cela signifie réellement, nous le découvrirons ensemble.
Elle marqua une pause et regarda les six nouveaux venus, puis Shepard et Épervier.
— Ne vous y trompez pas : Shepard et Épervier ne sont pas ici pour vous juger à ma place. Ils ont des responsabilités, mais ils sont encore candidats, eux aussi. Je leur ai confié des tâches précises parce que je veux voir comment ils les assument. Ils n’ont reçu aucune garantie quant à leur avenir ici. Leur expérience est différente de la vôtre, mais l’évaluation n’est pas terminée pour eux.
Elle fit un pas vers la calèche.
— Ici, une nouvelle page s’écrit. Pas la suite de l’ancienne. Une page blanche. Vous n’y arriverez pas avec vos souvenirs, vos habitudes, vos blessures. Vous y arriverez avec ce que vous ferez, jour après jour, sur la route d’abord, puis à la ferme.
Elle désigna les véhicules.
— Shepard conduira ma calèche. Épervier suivra avec la charrette. Ils auront chacun leur rôle à tenir, et je les observerai autant que je vous observerai. La confiance que je leur accorde aujourd’hui pourra se renforcer, ou disparaître. Rien n’est acquis.
Elle se tourna vers les six nouveaux candidats.
— Quant à vous, votre parcours commence ici. Vous découvrirez les règles en les vivant, et vous serez évalués sur vos actes, votre constance et votre capacité à tenir vos engagements. Vous ne serez pas jugés sur ce que vous prétendez être, mais sur ce que vous démontrerez.
Elle laissa son regard parcourir le groupe.
— Le Pacte définit les conditions de votre présence ici. Il ne garantit à personne une place définitive. Vous êtes libres de renoncer à votre candidature. Mais si vous choisissez de poursuivre, vous devrez accepter les règles que vous avez comprises et auxquelles vous avez consenti. Je ne vous promets ni facilité ni récompense automatique.
Elle fit un pas vers la calèche.
— Le voyage est une première épreuve. Il ne décidera pas nécessairement de tout, mais il me donnera des indications. Shepard et Épervier devront prouver qu’ils peuvent assumer leurs responsabilités. Vous devrez montrer ce que vous êtes capables de faire face à l’inconnu. Chacun sera évalué selon son rôle.
Elle regarda une dernière fois les huit personnes présentes.
— À partir de maintenant, personne ne pourra se contenter de son passé, de son nom ou de ses promesses. C’est votre conduite qui parlera pour vous.
Elle se tourna vers les six candidats.
— Vous, vous ne monterez pas à cheval. Vous ne marcherez pas non plus. Vous voyagerez dans les cages. Pas parce que vous avez failli. Parce que c’est votre place. Les cages ne sont pas une punition. Elles sont un privilège. Le privilège des animaux. Ceux qui acceptent leur nature y trouvent leur repos. Ceux qui la refusent restent ici, à l’auberge, et ils attendent qu’on vienne les chercher. Mais ceux qui viennent avec nous voyageront dans les cages. C’est le Pacte. On ne retient personne, on ne force personne, on ne ment à personne. Celui qui rompt le Pacte part à pied, et il part seul.
Elle fit un autre pas.
— Et dans ma calèche, à côté de moi, je prendrai qui je voudrai. Pour me tenir compagnie. Pour m’amuser, si je suis d’humeur taquine. Personne ne saura à l’avance qui, ni quand. Ce n’est pas une récompense. C’est mon droit.
Elle regarda chacun d’eux, l’un après l’autre.
— Vous avez apporté le strict minimum. Bien. Ici, on ne vous demande pas ce que vous étiez. On ne vous demande pas ce que vous aviez. On regarde ce que vous ferez. Si vous méritez, je m’occuperai de vous. Pas avant. Pas sans effort. Vous serez nourris, logés, soignés, tenus — mais seulement si vous méritez. Et si un jour vous méritez de devenir mes animaux, alors vous voyagerez dans ces cages. Pas parce que vous aurez failli. Parce que vous serez à moi.
Elle regarda chacun d’eux, l’un après l’autre.
— Vous êtes des candidats. À partir de maintenant, vous n’êtes plus ce que vous étiez. Vous êtes ce que vous ferez sur la route.
Elle regarda l’horizon. Le soleil montait. La route 12 brillait comme une lame.
— On part avant midi, dit-elle. Pas à l’aube. Avant midi. Vous avez une heure. Pas plus. Ceux qui doivent se préparer, préparez-vous. Ceux qui doivent réfléchir, réfléchissez. Après, on ne réfléchit plus.
Avant midi, Madame Vyc rassembla les six candidats au centre de la cour.
— Vous allez être mis nus, dit-elle. Pas pour vous humilier. Pour vous rappeler que vous n’avez plus rien. Vous recevrez un masque, un bâillon, et une queue. Vous serez placés dans les cages. Pas pour vous punir. Pour vous apprendre à être portés.
Personne ne dit rien.
Shepard et Épervier s’avancèrent. Ils travaillèrent sans un mot, avec méthode. Les vêtements tombèrent dans la poussière, laissant les six corps exposés à la lumière crue du jour. Les masques de chien furent posés sur les visages, occultant tout regard. Les bâillons furent ajustés, étouffant les derniers soupirs de résistance.
Puis vint le moment des queues.
Ils commencèrent par les hommes. Kadabra, Alexios, Élouan furent mis à quatre pattes, le dos arqué, les mains pressées contre le sol. Shepard et Épervier s’agenouillèrent derrière eux, chacun prenant un homme en charge.
Épervier s’occupa de Kadabra. Il appliqua une noisette de lubrifiant froid sur le silicone dense du plug. Kadabra tressaillit quand le dôme toucha son entrée. Mais Shepard, debout à côté de lui, posa une main ferme sur sa nuque pour l'immobiliser. Le plug glissa d'un coup sec, s'enfonçant profondément dans la chair tendue. Kadabra poussa un gémissement étouffé derrière son bâillon, un bruit nasal de surprise et de douleur qui se mua rapidement en un frisson d'abandon.
Shepard prit le relais pour les suivants. Elle s'approcha d'Alexios. Elle sentait la musculature du sujet vibrer de tension. Elle posa ses doigts sur ses hanches, sentant la chaleur de sa peau, et poussa le plug lentement, presque cruellement, en savourant la résistance du sphincter qui finissait par céder. Le silicone s'installa, comblant le vide, créant cette sensation de plénitude forcée qui faisait trembler les jambes du sujet.
Élouan fut traité en dernier. Épervier et Shepard l’approchèrent ensemble. Il ne résista pas. Il s’ouvrit sans un mot, le corps souple, les yeux fermés. Le plug s’installa en lui comme s’il avait toujours été là. Shepard posa une main sur son dos, un instant, presque douce. Puis elle se retira.
Ils passèrent aux femmes.
Naya, Sabine et Lilith furent traitées avec une rigueur qui frisait la cruauté, mais infusée d'une sensualité perverse. Le contraste était violent : la pâleur fragile de leur peau nue face au cuir noir et oppressant des uniformes de Shepard et Épervier.
L'insertion ne fut pas un acte rapide, mais un rituel de possession. Avant même que le silicone ne touche leur chair, Shepard et Épervier s'emparèrent d'elles. Leurs mains, gantées de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins des femmes avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d'effroi ou de plaisir.
La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calculée, les deux exécutants explorèrent l'intimité de chaque femme, leurs doigts s'enfonçant pour récolter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps sécrète malgré la peur. Ils utilisèrent ce fluide naturel comme lubrifiant suprême, transformant le corps des femmes en leur propre outil de marquage.
Lilith fut la première. Shepard et Épervier l’approchèrent ensemble. Leurs mains, gantées de cuir ou froides comme le marbre, vinrent malaxer les seins de la femme avec une force possessive, pressant les mamelons pour provoquer un frisson d’effroi ou de plaisir. La lubrification ne fut pas sommaire. Avec une lenteur calculée, ils explorèrent son intimité, leurs doigts s’enfonçant pour récolter la cyprine, ce nectar de soumission que le corps sécrète malgré la peur. Ils utilisèrent ce fluide naturel comme lubrifiant suprême. Lilith, sous les caresses brutales et l’exploration insistante, se cambra. Un gémissement s’échappa de son bâillon alors qu’elle jouissait ouvertement de ces attouchements, son corps trahissant son désir de domination. Le plug glissa. Elle le prit en entier.
Naya fut la deuxième. Elle resta tendue, le regard vide derrière son masque. Elle était coincée, prisonnière d’une pudeur agonisante, jusqu’à ce que la pression des doigts et la chaleur du lubrifiant ne brisent ses dernières résistances. Elle finit par s’abandonner dans un long soupir nasal, ses muscles se relâchant enfin pour laisser passer l’objet. Shepard et Épervier la maintinrent un instant, le temps que le silicone se loge en elle. Puis ils la laissèrent.
Sabine fut la dernière. Elle tremblait de honte. Chaque contact, chaque doigt s’aventurant dans son intimité pour préparer l’insertion, semblait la consumer. Elle ferma les yeux derrière son masque, humiliée par la réaction incontrôlable de son propre corps qui, malgré sa honte, s’ouvrait et s’humidifiait sous l’ordre de Madame Vyc. Le plug glissa. Elle eut un hoquet étouffé. Puis plus rien.Puis vint le plug. Le silicone dense glissa, comblant le vide, verrouillant leur anatomie dans une plénitude forcée. Ce n'était plus seulement un objet ; c'était le sceau final. Le verrou qui fermait leur identité d'êtres humains pour ouvrir celle de sujets.
Une fois les six plugs installés, Madame Vyc s'avança. Elle ne toucha personne, mais son regard passa sur chaque anatomie désormais “complétée”.
— Parfait, murmura-t-elle. Vous êtes enfin prêts pour le voyage.
D’un geste autoritaire, elle désigna les cages.
La calèche attendait, imposante et luxueuse, contrastant avec la nudité et la vulnérabilité des sujets. Madame Vyc s’approcha du véhicule, mais elle ne regarda pas le marchepied de cuir. Elle regarda les hommes.
— Formez l’escalier, ordonna-t-elle d’une voix dépourvue de toute émotion.
Sur un signe d’Épervier, trois sujets furent brusquement poussés et alignés. Élouan, Kadabra et Alexios. Ils durent se soumettre à une géométrie précise : Élouan s’effondra face contre terre, les membres écartés ; Kadabra se plaça à califourchon, le dos arqué en un pont de chair ; Alexios se coucha perpendiculairement, créant ainsi une série de marches organiques et instables.
Madame Vyc commença son ascension.
Le premier impact de sa botte à talon fut sec, s’enfonçant avec force dans les omoplates d’Élouan. Celui-ci poussa un gémissement étouffé par son bâillon, son corps s’affaissant légèrement sous le poids, mais restant verrouillé par la peur. Madame Vyc ne ralentit pas. Elle posa son pied suivant sur les reins de Kadabra, sentant la chair vibrer sous la pression. Chaque pas était une affirmation de pouvoir, un mépris total pour l’humanité de ceux qui servaient de support. Elle termina son ascension en s’appuyant fermement sur le dos d’Alexios avant de glisser avec une grâce aristocratique sur la banquette de velours de la calèche.
Une fois installée, elle s’adossa confortablement. Son regard descendit vers Élouan, qui gisait encore face contre terre, tremblant, au pied du véhicule.
— Élouan. Viens ici, dit-elle simplement.
L’homme se releva lentement, rampant sur le gravier. Il s’approcha de la calèche, les yeux baissés. Madame Vyc indiqua l’espace sous ses pieds. Sans un mot de plus, Élouan se glissa sous la banquette, se plaçant exactement là où elle attendait.
Elle ne lui laissa pas le temps de s’installer. Elle projeta son talon avec une précision cruelle, venant s’appuyer lourdement sur le bas de son dos. Elle pressa son pied, utilisant la colonne vertébrale de l’homme comme un repose-pied vivant, ajustant sa position pour que son talon s’enfonce légèrement dans la chair.
— C’est mieux ainsi, murmura-t-elle.
Avant de donner le signal du départ, Madame Vyc resta un instant immobile, savourant la sensation du dos d’Élouan sous son talon.
— Mettez-les dans les cages, ordonna-t-elle d’un ton sec.
Shepard et Épervier s'exécutèrent avec une efficacité robotique. Ils saisirent les cinq autres — Kadabra, Alexios, Lilith, Naya, Sabine — par les bras ou la nuque, les poussant sans ménagement dans les cages grillagées de la charrette. Le bruit du métal qui s'entrechoque et les gémissements étouffés par les bâillons emplirent l'air.
Élouan, lui, resta sous la banquette. Madame Vyc n'avait pas bougé son talon. Il était toujours là, le dos arqué sous la pression, les yeux fermés, respirant lentement. Il ne cherchait pas à fuir. Il ne cherchait pas à comprendre. Il attendait.
Une fois les cinq autres verrouillés, Shepard et Épervier regagnèrent leurs postes de conduite.
Shepard monta sur la calèche. Son siège n'était pas un simple fauteuil de cuir ; il était équipé d'un dispositif de maintien sculpté pour une obéissance physique absolue. De l'assise émergeait un gode en silicone dense, parfaitement aligné avec son anatomie, dont le pantalon s'arrêtait précisément à l'entrejambe.
Madame Vyc observa la scène avec un sourire léger.
— Installe-toi correctement, dit-elle. Pour mieux te maintenir pendant le trajet.
Shepard s'assit d'un mouvement fluide, laissant tout son poids s'abattre sur le siège. Le plug rigide s'enfonça instantanément dans son intimité ouverte, fendant sa chair avec une précision brutale. Elle poussa un soupir long et vibrant, la tête basculant légèrement en arrière, tandis que le silicone comblait tout son espace intérieur. L'empalement était total, ancrant son corps au siège dans une étreinte forcée et inextricable.
Épervier, lui, rejoignit la charrette. Il monta sur le siège du cocher, qui était équipé du même dispositif. Sa réaction fut plus discrète, mais tout aussi intense. Le choc du silicone contre sa peau pâle provoqua un tressaillement nerveux dans tout son corps. Il s'enfonça lentement, laissant le dispositif coloniser son intimité, créant ce lien physique indestructible entre l'homme et sa fonction de cocher. La sensation de plénitude forcée immobilisa ses hanches, transformant son assise en un acte de soumission permanente.
Derrière lui, sous la bâche, les cinq cages étaient alignées. Les candidats y étaient enfermés, nus, masqués, bâillonnés, leurs queues de silicone bien en place. Ils ne verraient rien du voyage. Ils l'entendraient. Ils le sentiraient. Chaque cahot, chaque pierre, chaque virage.
Madame Vyc se tourna vers Élouan. Toujours sous la banquette. Toujours sous son talon.
— Toi, tu restes ici, dit-elle. Tu me serviras de repose-pied. Si tu bouges, si tu gémis trop fort, si tu me déranges, je te mets dans une cage avec les autres. C'est clair ?
—Mphph , gémit-il dans son bâillon
— Bien.
Elle se cala contre le velours de la banquette. Son talon s'enfonça un peu plus dans le bas du dos d'Élouan, qui frissonna mais ne bougea pas.
Madame Vyc se tourna une dernière fois vers la cour. Elle vit les deux véhicules attelés, les chevaux qui piaffaient, la route qui s'ouvrait devant eux.
— Partez, dit-elle simplement.
Shepard claqua doucement les rênes. La calèche s'ébranla. Derrière elle, Épervier fit claquer les siennes, et la charrette suivit. Madame Vyc était assise dans la calèche, à côté de Shepard, les deux pièces de cuir et d'acier dressées devant elle. Elle ne regardait pas la route. Elle regardait ses sujets.
Le convoi s'engagea sur le chemin de terre. La poussière se leva. L'auberge disparut derrière eux.
121 vues
13 aime
|
LE LIVRE QUE LES HOMMES SOUMIS ATTENDAIENT ![]() BDSM : Guide pratique de l’homme soumis est un livre pensé spécialement pour toi. Ce que tu y trouveras : |
Sujets tendances










