Lady Spencer
#0
Débutant une relation DS il y a pas mal d'années, j'ai cherché et trouvé un fonctionnement de rituels au quotidien : l'homme qui se soumettait à moi, était de nature totalement insoumise et doté d'un caractère puissant.
Je lui ai donc imposé des rituels tout au long de la journée, parfois la nuit également.
Il devait me dire par exemple, où il se trouvait, ce qu'il faisait, obéir à chaque ordre donné au moment où je lui donnais cet ordre, respecter mes heures de disponibilité, m'offrir ses hommages à des heures précises (par sms si non joignable), répondre à chacun de mes appels ou me rappeler rapidement........
Ne sachant pas trop où j'allais avec lui, j'ai cherché à imposer ma présence ainsi, et à cadrer la relation.
Erreur bien-sûr ! Erreur de mon coté car je me crevais à trouver des ordres différents 10 fois par jour, et à être du coup, moi aussi, contrainte ou tout au moins disponible pour distiller mes directives, et en vérifier ensuite, l'exacte réalisation ! Tout cela à distance, donc, avec toutes raisons de me poser mille questions.
Erreur aussi, parce de son coté, il s'est rapidement retrouvé étouffé, et très à l'étroit dans un système de contrôle épuisant : la fantasmagorie de notre bdsm était sur le point d'imploser sans aucun plaisir à la clé.
J'ai confondu appartenance et obsession du contrôle, où de ce que je croyais être du contrôle : problème de confiance en moi à ce moment là, je cherchais mes propres marques possessives : pas simple de comprendre mon propre fonctionnement , celui de l'autre et de mixer le tout.
Je sais maintenant que dans un couple, on est 3 : elle, lui et le lien (peut importe le genre)
Recadrage après quelques semaines énergivores, épuisantes et finalement tristes : in fine, tout est reparti sur des bases différentes.
Pour moi, ce type de ritualisation fut dangereux car ça n'avait pas de sens, c'était juste liberticide.
Et vous ? Placez vous des contrôles au quotidien, par exemple une façon de s'habiller, des messages à des heures précises, des exercices à réaliser à des instants précis ?
Comment vivez-vous cette ritualisation ?
Est-ce lourd jour après jour ou au contraire, est-ce une aide dans votre vie DS ?
Dernière modification le 08/01/2021 19:33:45 par Lady Spencer.
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#1
Chère Lady, J’ai eu une discussion sur le rituel BDSM avec mon Maître cet après midi. Je parle de mon point de vue de soumise. Pour préciser je ne suis pas une soumise rebelle, je suis au pied de mon Maître naturellement et adore lui obéir (pas besoin de forcer ou de punir dans notre lien du coup). En dehors du lien DS, nous les soumis(es) avons une vie privée, une vie professionnelle et une vie sociale. Des contraintes omniprésentes peuvent nous étouffer dans ces autres liens du quotidien, voire même nous dégoûter de la relation. Je me rappelle mon Maître qui souhaitait que je sois en porte jarretelle et sans culotte tous les jours. Nous en avons discuté et il s’est rendu compte que ma vie professionnelle n’était pas compatible avec ça. De plus il est important aussi de pouvoir vivre notre vie civile sereinement car elle nous remplit, et nous permet de ne pas tout focaliser dans le lien BDSM (quand le lien BDSM n’est pas dans une vie de couple ce qui est mon cas). Et c’est aussi une manière de faire naître une forme d’attente de la prochaine séance, et de faire naître un désir. Loin de nous éloigner, cet absence de martelage d’ordre et d’omniprésence nous rapproche beaucoup plus et nous permet des séances très savoureuses. Je porte deux bijoux symboliques au quotidien, aux yeux de tous, et ils marquent pour moi mon appartenance, et la présence de mon Maître en permanence. Je ne ressens pas le besoin de plus. Et je suis d’autant plus aux pieds de mon Maître et lui manifeste spontanément des signes de soumission. Voilà pour mon retour d’expérience sur ma première et seule relation Bdsm pour le moment. Au plaisir de vous revoir Lady Spencer, je garde un délicieux souvenir du moment passé sous votre fouet avec mon Maître 😉
Dernière modification le 09/11/2023 14:05:24 par BDSM.
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#2
Bonjour Lady Spencer. Je pose ici ma petite participation fort décousue.. et en profite pour vous remercier de ce sujet qui m'a permis de trouver quelques réponses.. Pour ma part, rituel sonnait doucement a mes oreilles. Je l'avais assimilé au cadre fixe de la relation D/s. Il me semblait rassurant. Sur le papier tout était bien donc! Finalement ils ont été un enfermement. Je sors d'une relation où il y en a eut de mis en place. Pour information je vivais avec lui.. donc certains étaient journaliers. Notamment le rituel des hommages, que je devais présenter matin et soir. Au début cela m'a plus. Mais avec le temps ils ont fini par perdre de leur saveur . Car j'en suis arrivée à les faire de façon automatique, par obligation. et non avec mon ressenti. Ils ont finis par être dépourvus de sens. C'est tellement triste quand on y pense. Avec du recul, je me dis qu'ils étaient là pour forcer mon sentiment de soumission. Leurs maintiens catégoriques dans le temps à été l'ultime rempart pour ne pas que s'écroule cette relation. Il y avait aussi des messages obligatoires. En arrivant au travail notamment. Pareil sur le papier cela semblait beau, bienveillant.. Je les ai oublié parfois. Car en retard, ou simplement à discuter avec les collègues.. les premières fois j'ai été punie. Puis ils ont pris d'autres proportions. Échouer à les réaliser chaque jour à eut un autre impact. Celui de braquer mon dom. Il y a vu un acte de rébellion. A remit en cause ma soumission. Cycle infernal. Jusqu'au jour où ayant encore oublié, il s'est permis d'appeler à mon travail pour me passer un savon. De fil en aiguille et par obsession du contrôle.. Un jour il a débarqué sur mon lieu de travail. Liberticide dites vous.. Dans mon cas oui. Et je comprends aujourd'hui que cette envie obsessionnelle et incommensurable de liberté y est intimement liée. Ce que ça a révélé en moi c'est que la soumission est un don. Essayer de forcer les choses à travers des rituels a produit l'effet inverse. Ça doit être naturel, ça doit venir de moi. Ca doit être mon choix... Si un jour je dois poser les genoux à terre devant lui, ce sera par envie et non par contrainte d'un rituel (ou d'un contrat). Je ne rejette cependant pas l'idée que cela puisse être bénéfique dans une relation D/s. Peut-être qu'à d'autres fréquences, de façon plus sporadique ou même avec un autre dom, ces mêmes rituels auraient pu être épanouissants . Étant ma seule expérience où il y en a eut, je n'ai pas d'avis tranchés sur la question.. mais ça m'a refroidi ! Sourire Au plaisir, Gaïa
 
 

 

 

Dernière modification le 28/01/2023 13:08:55 par BDSM.
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Lady Spencer
#3
Merci pour ton témoignage, @L'Or à la Bouche, ça me fait plaisir de te lire
Vivement que l'on puisse se revoir !
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Lady Spencer
#4
Merci beaucoup Gaïa pour votre intervention, qui me replonge dans cette obsession de contrôle qui, je pense, n'existe que lorsque nous n'avons pas assez confiance en nous, ce qui a été mon cas à cette époque là.
Et qui existe de la même manière dans la vie vanille à tous niveaux lorsque la confiance en soi est défaillante.
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Tindalos
#5
Bonjour tout le monde,
Les rituels, un questionnement que je me pose depuis quelques temps.
Personnellement, je suis quelqu'un d'instinctif, voir impulsif, en BDSM, et peu porté sur le virtuel. Donc les rituels à distance ne sont certainement pas pour moi.
Pour notre histoire personnelle, nous nous sommes installés ensemble, chez moi, au tout début du confinement, après presque un an de relation.
Notre début de vie commune a surtout été l'occasion de nous habituer à notre couple, surtout qu'elle debarquait avec armes, bagages et enfants, dans cette période très particulière qui a mis de nombreux couples à l'épreuve.
Aujourd'hui, nous voulons resserrer le lien tous les deux, revenir un peu aux fondamentaux de notre relation.
J'essaie de réfléchir justement à des rituels, mais entre les contraintes professionnelles, familiales (hors de question que les enfants puissent percevoir ce qu'il y a réellement entre nous), et surtout l'envie d'éviter de créer des contraintes devenant lourdes avec le temps, telles que décrites par Gaia, même s'il ne me viendrait pas à l'idée de faire une scène au travail.
C'est un travail difficile pour moi, parce que je ne suis pas attiré par le décorum et la mise en scène. J'aime les choses brutes, sur l'instant, sans forcément planifier à l'avance.
Pour moi, pas besoin d'artifices pour montrer qui "porte la culotte", je dirais même qu'un excès de fanfreluches est sans doute une manifestation d'un manque de confiance en soi, à rapprocher de la tendance de certains à galvauder le "titre" de maître à tort et à travers. À mon sens la manifestation d'un besoin de se rassurer, même si chacun est libre de ses choix.
J'ai bien conscience de ne pas faire vraiment avancer le schmilblick, mais voilà mon expérience personnelle et l'avancement de ma réflexion.
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SoyeuseSm
#6
Bonjour Lady Spencer,
Me concernant j'ai vu les choses sous deux angles étant switch (sourire... N'en parlez pas à Tindalos il est toujours perdu à l'idée que je domine).
En tant que soumise je n'avais eu jusque-là que des Maîtres à distance. J'ai privilégié la qualité en sacrifiant la possibilité d'une relation réelle puisque les doms à côté de chez moi n'étaient pas attirants cérébralement pour moi.
Donc qui dit dom à distance dit rituels voire même rituels à outrance. Culotte interdite sms à heures fixes etc. Mais j'adorais cela. J'y foncais tête baissée et j'ai même une fois cumulé deux Maîtres pour avoir encore plus d'ordres. Une vraie accro. Cela pouvait se passer au bureau ou à la maison. Je m'isolais et j'y arrivait très bien parce que c'était un besoin que j'avais. Un besoin insatiable.
Mon soumis je lui donnais aussi beaucoup de rituels car je ressentais son besoin idem au mien.
Et le temps a passé. Les années passent et j'ai évolué. Parce que à un moment donné j'ai ralenti aussi.
Mais j'ai su trouver des doms qui adaptaient les quantités de contraintes à mes attentes.
Et pareil pour mon soumis.
Depuis Tindalos la partie rituel me manque un peu puisque je suis sans rituel ou presque. Mais nous en parlons.
Et de tout ça je suis arrivée à la conclusion que pour beaucoup les rituels rassurent les doms peu expérimenté ou peu sûrs qui s'accrochent à une sorte de process définissant les règles qui donnent une base. Pour les plus expérimentés c'est souvent un plaisir de savoir que la soumise aura sa "marque" au fil de la journée.
Et les soumis je pense que beaucoup sont rassurés dans le rituel cela donne une cadence et aussi un degré d'intensité et de profondeur. Plus les rituels seront fréquents et durs plus la soumission sera mise à rude épreuve.
Et les rituels plaisent et excitent les soumis qui quelque part s'amusent tout seul en pensant à leur Maître. C'est aussi une façon de donner au quotidien. Une photo un message... Sans avoir besoin d'un ordre répétitif.
Pour ce qui est de l'aspect pratique il est nécessaire d'intégrer à mon avis les attentes des deux et les disponibilités pour les exécuter.
Et enfin il faut garder à l'esprit que le rituel doit être revu régulièrement car les ressentis évoluent. Mieux vaut stopper un peu pour souffler et repartir quand on a envie à nouveau.
Voilà pour l'essentiel. Au plaisir d'en débattre.
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Pardon, mais jusque là on est pas trop renseignés sur "en quoi consistent ces rituels?".
Si on soulève l'aspect pratique; je dirai qu'on rituel qui n'a pour but que d'intervenir en tant que conditionnement est souvent ressenti comme tel et fini par générer des effets délétères. Dans la catégorie, les conditionnements qui fonctionnent le mieux sont ceux dont les éléments répétés offrent un ancrage affectif et sécurisant. Très basiquement "bon chien/sucre" ou remember mémé "bon gamin/kinder".
Puis bon, le romantisme ça se construis pas à coup de bougies parfumées et de champagne (genre, c'est pas vulgaire d'offrir des bulles pour montrer ses boules?). Les rituels c'est autant de pierres de taille pour soutenir une relation; un ancrage, ça permet de construire des repaires. Si on les laisse se former d'eux mêmes ils tendent à se rattacher à des expériences marquantes, mais le plus souvent positives, confortables, ou rendues plus gérables par la reconstruction.
C'est là que tout ce qui peut s'avérer coercitif trouve vite ses limites et devient contre-productif. Le rituel est aussi une phase de transition, d'assimilation vers l'intime, selon chacun, avec le langage symbolique qui est le sien.
Soyez la première personne à aimer.
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#8
Bonjour Lady :)
Pour moi qui ai goûté à la vie bdsm en couple et en complicité extra conjugale mon avis sur le sujet est le même quelque soit le style de relation et bien tranché : je ne supporte pas les rituels.
De nature très libre et extrêmement indépendante je les trouve très intrusifs et permissifs dans le développement de "soit". Je n'apprécie pas que l'on s'introduise dans le secret de ce que je suis par l'obligation et j'apprécie encore moins qu'un rituel donné nous oblige dans une situation vanile, pro etc sous la menace d'une punition ou autre mauvaise conséquence. C'est liberticide, toxique.
Je marche à l'instinct, aux envies, aux pulsions, au feeling et l'inattendu me fait vibrer.
Je ne suis plus novice et, soyons honnête, les rituels des dominants sont souvent très communs. La liste de course c'est le genre de chose qui me lasse dès la lecture du menu.
J'ai besoin de quelqu'un qui se connaisse assez et qui a suffisamment confiance en lui pour pouvoir puiser d'une autre inspiration. En ce sens cela peut expliquer en partie mon goût exclusif pour les mâles expérimentés et plus vieux que moi (sourire)
J'aime celui qui veut user de moi après m'avoir laissé vagabonder entre ses jambes , à ma convenance, presque sans rien dire. Celui qui arrive à comprendre et apprécier mon besoin d'explorer seule dans ma tête les petites choses qu'il murmure à mon oreille avant de courir lui raconter les yeux brûlants de convoitise tous les désirs qu'il a éveillé.
J'aime aussi énormément être porteuse de petites graines d'envies (grand sourire)
Dernière modification le 10/01/2021 17:38:46 par Aurea.
Soyez la première personne à aimer.
Lorsque Mme est ma soumise, nous avons des rituels. Ils sont inscrit dans notre contrat bdsm (pour ceux qui veulent il est là https://intime-photographie.fr/base-de-donnees/contrat-de-soumission-modeles-contrats-bdsm ). Ils servent en effet à ancrer l'appartenance et l'esprit, et je pense que c'est important.
Il faut bien doser par contre... Sinon les risques d'étouffement que tu as vécu sont terribles, comme tu le décris très bien. Il m'arrive de prévoir de donner plein d'ordre à distance, mais c'est rarement compatible avec le quoditien ! Et d'ailleurs, de mon côté, je les prépare en avance :blush: :blush: afin de ne pas être "débordé", ou "en retard". Mais, je ne conçois cela que sur une période définie. D'ailleurs, à la fin de la période, Mme est soulagée... Tellement fière aussi !! Sans ça, je pense qu'elle finirait épuisée, et même plus capable d'être fière car elle aurait forcément manqué des rituels.
Merci, beaucoup, à tout(e) celle / ceux qui ont commentés ! C'est riche d'enseignement.
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Lady Spencer
#10
Promis, Soyeuse, je n'en soufflerai pas un mot à Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer le Nom !
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Lady Spencer
#11
Merci à vous pour vos interventions et vos avis qui divergent parfois, mais c'est ce qui est intéressant.
Pourquoi ne suis-je pas étonnée par tes avis tranchés, @Aurea_Red ? sourire
Je fais une différence entre les rituels, quotidiens ou non, et le conditionnement : si le rituel est une forme d'assurance sécurisante pour le ou la dom, il l'était pour moi comme je l'ai décrit, le conditionnement a une tout autre histoire, et je l'utiliserai bien autrement.
Je donne souvent l'exemple du conditionnement avec l'orgasme du soumis jouissant sur ordre.
Mais ce sera un autre sujet de réflexion.
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#12
Surement, Lady, parce que je suis exigeante. Avec moi dabord et avec celui qui m'approche par conséquence et que j'ai le défaut de savoir précisément ce que je veux/accepte ou pas de moi et de celui qui pénètre mon intimité [oui, le mot est expressément choisi !]
Et s'IL est, à mon goût, digne de mon abandon je sais que je me dévoile avec la plus grande et sincère fragilité alors... il faut être prudente et savoir trancher (sourire)
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les réponses des autres (c'est d'ailleurs eux qui m'ont fait oser participer car je dévoile plus facilement mon corps que mes pensées :p) et toutes ces différences montrent qu'à chaque parcours correspond sa vérité et c'est très bien ainsi :)
Soyez la première personne à aimer.
Je mets mon grain de sel à mon tour, parce que si je suis d'accord avec beaucoup de ce qui a été écrit, je ne partage pas nécessairement tout dans ce qui a été dit.
Nous avons, mon Maitre et moi, institué un certain nombre de "rituels".
C'est volontairement que je dis "nous", puisqu'il ne s'agit pas de "rituels" qui m'ont été imposés, mais dont nous avons discuté avant de les expérimenter et de les mettre en place.
Pour moi, ces rituels sont en quelque sorte des "points fixes", un ensemble de règles, d'actes, de mots, d'éléments symboliques qui témoignent de ce que nous sommes et voulons être l'un pour l'autre.
Ils sont au demeurant peu nombreux.
Le collier-bijou que je porte en permanence, qui me rappelle que je suis "à lui".
Le fait, lorsque nous sortons, de ne pas porter de sous-vêtements, ce que seul lui et moi savons, qui me rappelle, nous rappelle que je dois toujours être "disponible" pour lui.
La façon dont je lui rend hommage le matin pour le réveiller (je suis une lève tôt et lui une feignasse :smile:)
Le choix du collier que je dois lui apporter lorsqu'il décide que je dois être "son esclave" et qui m'indique la manière dont il compte user de moi, soft ou hard.
Le vouvoiement lorsqu'il veut que je sois son esclave, alors qu'au quotidien je le tutoie.
La manière extrêmement cadrée dont je dois le dévêtir, en lui manifestant mon désir, et stimuler davantage encore le sien.
Il est également des lieux, des dates pour nous symboliques, parce qu'ils ont été un moment important dans la construction de notre "lien".
Pour moi, ces rituels-là trouvent tout leur sens.
Parce qu'ils "font sens" pour nous.
Mais il n'a jamais été question de rentrer dans des contraintes imbéciles, un contrôle tatillon de mes faits et gestes.
Cela je ne le supporterai pas.
Parce que, pour nous, notre relation, le lien qui nous unit repose sur quelques principes fondamentaux.
La confiance en l'autre.
Le respect de l'autre.
La liberté de l'autre.
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Tindalos
#14
La façon dont je lui rend hommage le matin pour le réveiller (je suis une lève tôt et lui une feignasse :smile:)
Ah ça, on fait aussi, j'appelle ça le réveil-câtin y a pas mieux pour être en forme pour la journée !
Sinon, j'ai une petite appli qui fait la petite sonnette de réception d'hôtel, dreling, dreling, pour les geeks on peut même chromecaster une vidéo de sonnette sur la télé le matin.
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Derek
#15
Le rituel, de base, c'est un truc très clivant. D'instinct je l'associe plus au côté esclave / humiliation, mais il est aussi très présent en DDLG, qui est à l'opposé du damier. Tout a été dit donc pardon si c'est légèrement redondant.
Effectivement quand on veut une séance très malléable, les rituels sont problématiques. Mais en fait, le rituel est un outil qu'il faut utiliser qu'en fonction d'un certain type de soumise (je parle pour mon cas).
En effet, si la fille se dit brat, tu peux quasiment dire adieu aux rituels. Elle voudra user de sa liberté pour tester un peu tout, challenger le cadre etc... Souvent ce type de psyché va pas en retirer un grand plaisir.
Si elle est cérébral et adore se laisser envahir par la sensation de soumission à lire (mots), ou à faire quelque chose de répété à forte symbolique (chaque mois, chaque semaine, chaque jour ou chaque séance etc.), là ça peut la faire mouiller à un point incroyable. Car la contrainte glissant dans l'esprit est vécu comme un délice sensoriel.
Une brat cérébral, là c'est le niveau 3 : p c'est plus compliqué. Car elle va se servir de sa résistance, mais si elle accompli la chose, le rituel pourra lui offrir beaucoup de plaisir. Toutefois, pourra venir le problème aux réitérations futures. Donc ça peut demander de l'adaptation pour qu'elle puisse conserver les deux aspects. Le mindfuck marche bien pour ça.
Pour ma part, pour rebondir sur l'OP, je pense qu'il faut se méfier du nombre de rituel, du temps qu'il prend chaque jour ou durant la séance. Perso, quand j'en met, je limite par défaut le truc à l'entrée et la sortie de la séance. Car je trouve que c'est encadrant, et mieux encore, comme femme femelle esclave, si la soumise a eu un choix parmi plusieurs, elle sent qu'elle participe à ce rituel, créativement parlant, c'est encore plus fort. Type : comment la soumise me dit bonjour quand j'arrive parmi 6 possibilités que je lui montre et qu'on fait la première séance. Choix qui sera conservé pour toujours pour les séances d'après. Elle va en choisir une, et cela me donnera déjà des indications supplémentaire sur qui elle est. Donc il y aura plus de chance que la connexion émotionnelle soit renforcée à chaque fois que ce rituel sera exécuté, parce qu'elle va aimer ce geste qu'elle a elle-même choisi.
En revanche, trop en mettre comme dit dans l'OP va alourdir le sens de la relation, surtout pour une personnalité forte, qui a besoin de sens. Et attention aussi, j'ai vu des rituels qui faisait beaucoup kiffer le maître ou la maîtresse, mais qui prodiguait très peu de sensation à celui qui le fait. Donc ça aussi c'est un problème. Donc si y'a beaucoup de tâches un peu chiante, qui prodigue peu de soumission, l'effet va se retourner. La soumise peut éprouver cet étouffement et éprouver du dégoût ou de l'impatience.
En DDLG par exemple, c'est très intéressant, dans mon dispo c'est là ou j'ai le plus de rituels hors séance, un peu comme l'OP. J'avais un truc qu'elle devait faire chaque jour. Et après essai et mur réflexion, même sans qu'elle l'ait explicité, j'ai changé de moi-même la règle à 1 fois par semaine. Car sinon c'était étouffant et répétitif à l'ennui. Et c'est la soumise qui choisir son jour (elle doit m'envoyer une photo dans une situation spéciale et que j'approuve ou non). C'est même positif. car je dis qu'elle doit être au mieux de sa forme et de son moral, sans se presser le matin. Ce qui sous-tend derrière que la contrainte diminue et qu'elle reprend un peu de contrôle sur sa tâche. Cela reste créatif. Et puis comme ça, si elle oublie (quand c'est tous les jours on oublie moins facilement ironiquement), elle peut être punie et cela crée du jeu plus que ça n'en enlève... : p
Dernière modification le 29/01/2021 00:18:51 par Derek.
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Lady Spencer
#16
DDLG : Daddy Dom, Little Girl
Parce que tout le monde n'est pas au fait des abréviations en anglais.
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En effet, si la fille se dit brat, tu peux quasiment dire adieu aux rituels. Elle voudra user de sa liberté pour tester un peu tout, challenger le cadre etc... Souvent ce type de psyché va pas en retirer un grand plaisir.
Je ne sais pas. Ça peut aussi l'aider à rentrer dans la peau de celle qu'elle doit incarner, justement.
si la soumise a eu un choix parmi plusieurs, elle sent qu'elle participe à ce rituel, créativement parlant, c'est encore plus fort.
C'est une bonne idée en effet, plutôt éducation positive. Mais c'est adaptée à certaines, comme tu précices.
C'est qui l'OP ? :sweat_smile: :smile:
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softail
#18
Pour avoir exploré les deux côtés, je suis contre les rituels, en tous cas ceux que vous décrivez comme tels.
N'étant pas particulièrement de caractère docile, voir épris de liberté (ce qui ne m'a pas empêché d'avoir eu envie de découvrir la soumission), si on était trop coercitif avec moi, surtout via des automatismes, je me cabrais, je ne respirais plus et au final je fuyais (généralement après discussion, pas souvent simple tant la personne dominante se trouvait souvent remise en cause dans son fonctionnement et voyais cela à la limite de la soumination). Même si d'autres moments de la relation ou l'autre personne me convenaient. Peut-être aussi était-ce une question de rythme, où tout allait trop vite. Au delà d'empiéter sur ma liberté, ce que je savais au fond inévitable, c'était le côté sans investissement du dominant qui me gênait. Cet automatisme. J'étais prêt à donner beaucoup pourvu que je ressente la même chose de l'autre côté. Le côté mécanique enlevait tout cela en même temps que toute envie de ma part.
Et en temps que dominant: pareil! Soit je mettais un automatisme, et là je comprenais ma soumise qui pouvait trop cela à la fois envahissant et sans âme, soit je variais, m'investissait beaucoup dans cette multitude d'ordres, et là ça devenait chronophage et une véritable contrainte au final. Pour moi ^^.
Peut-être tout ceci est-il une question d'appropriation au final, pour que cela devienne acceptable à mes yeux...?
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Derek
#19
C'est qui l'OP ? :sweat_smile: :smile:
OP : Original Post = le premier qui a posté.
Parce que tout le monde n'est pas au fait des abréviations en anglais.
Google est ton ami : p 7 millions de résultats. Ou alors la personne peut me demander, je ne mord pas généralement : p J'essaye généralement d'éviter les acronymes, mais là, c'est difficile de le signifier sans faire 1 ligne entière. Donc 4 lettres c'est mieux...
_________________Pour le reste, oui de toute façon, y'a des brats qui vont aussi aimer les rituels. Tout simplement car c'est plus lié au fait d'être cérébral ou non. Et même plus si on veut être taquin : il y a 1000 définitions du cérébral.
Tu as ceux qui veulent du changement souvent, ceux qui aiment se robotiser en conscience. Donc disons que c'est plus une tendance que j'ai observé. Souvent, la fille qui me dit qu'elle est brat, quelques discussions plus tard te dit qu'elle aime le changement, s'ennuie vite, se lasse vite. Parce que c'est comme un feu follet. Donc en fait, un rituel n'est pas un rituel, si tu prends juste la portion congrue des premières fois (sous entendu là ou elle ne serait pas encore lassée). C'est quelque chose qu'elle fait toutes les séances.
Mais après y'a de tout dans ce monde. On peut imaginer une brat résistant au fait de le faire, mais y prenant du plaisir à chaque fois. Maintenant à mon avis ce n'est pas la majorité, car une brat ne trouvera pas le rapport de force à une tâche déjà protestée. Après une personne n'est jamais "que" brat, mais si c'est important pour elle dans la structure de la séance, comme dit le post d'avant, c'est quelque chose qui va la faire fuir. Dans ce cas, improviser est le meilleur contre.
Dernière modification le 15/02/2021 15:32:37 par Derek.
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ange de Vesper
#20
Les rituels sont pour moi des pratiques figées et prédéfinies. J'imagine bien qu'ils peuvent satisfaire des fétichismes de doms et de soums, ou s'intégrer dans un jeu de rôle aux règles contractuelles. Et si ils ont déjà été envisagés chez nous lors d'échanges épistolaires (nous sommes séparés 2, 3 jours par semaine), ils ne sont que le fruit du désir du moment. Le problème du désir c'est qu'il n'est ni figé, ni prédéfini. Il sera différent ou absent le lendemain, ou encore orienté vers une pratique très différente. Alors ça ne tient pas.
L'autre problème des rituels versus le désir, c'est que le désir en question c'est le sien et uniquement le sien. C'est son désir qui me domine, qui obtient mon acceptation, ma reddition. Le mien (de désir) est conditionné à cela.
Alors il n'y aurait rien de plus destructeur pour moi, et pour nous, que de me rendre compte que ce que je fais de ma propre initiative et qui aurait été instauré comme rituel, ne suscite pas son désir, voire la contrarie, parce que ça ne lui parlerait pas à ce moment là. Les actes de soumission sont rarement glorieux, ils seraient synonymes de honte ou de gêne hors contexte. Sans son regard qui me témoignage de son envie de m'enfoncer ce serait juste dégradant. Fin de l'histoire.
J'ai moi aussi pensé au conditionnement en lisant "rituels", et là par contre il y en a des rituels. Des rituels destinés à manipuler mon désir et mon plaisir, les associer à ces situations dégradantes transcendées par son regard, jusqu'à les fusionner et rendre impossible tout plaisir "vanille". Mais c'est effectivement un autre débat.
Édit : j'ai occulté le côté rituel-régles-éducation-discipline qui ne fait pas sens chez nous pour les raisons évoquées plus haut.
Dernière modification le 16/02/2021 14:34:29 par ange de Vesper.
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Derek
#21
Ce qui nous ramène à une chose capitale, dans tous les cas, si rituel il y a, il doit faire sens. Il doit raconter quelque chose, même en se répétant.
Il doit amener à une meilleure emphase ou une meilleure soumission, sinon c'est que le Dom a manqué le coche.
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Lady Spencer
#22
" Une meilleure emphase " ? : je ne comprends pas ce que vous voulez dire, Derek : vous m'expliquez siouplé ?
Oui, le ou la dom a manqué le coche, ou les deux pratiquants ne sont pas faits l'un pour l'autre, qu'il s'agisse d'un jeu d'1h ou d'une relation longue.
Quand ça veut pas, ça veut pas !
Soyez la première personne à aimer.
Derek
#23
Plus phase qu'emphase d'ailleurs, je parlais d'une meilleure harmonie entre le dom et la soum. L'idée c'est la connaissance de l'autre qui renforce l'abaissement des barrières. Seul le temps passé ensemble à braver diverses épreuves rend de la confiance et du lien. Donc un rituel peut rentrer dans ce cadre, sous certaines conditions.
Dernière modification le 16/02/2021 20:23:00 par Derek.
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Lady Spencer
#24
Merci Derek, je comprends mieux et suis d'accord avec vous
Soyez la première personne à aimer.
Kvlk
#25
Bonjour tout le monde, je déterre un sujet qui date ^^
 
Pour commencer je suis un animal d'habitude dû à plusieurs facteurs de ma vie. J'ai donc déjà plusieurs " rituels " personnels dans le déroulement de ma journée.
Ce qui me fait penser que de donner des rituels à une soumise n'est pas une mauvaise chose en soit. Faut-il encore savoir quels rituels, pour qui?
 
J'ai rencontré des soumises tendance brat qui acceptaient l'idée du rituel mais qui dans la pratique ne les accomplissaient que très peu( flemme, oubli, ect).
J'ai aussi rencontré des soumises qui n'attendaient que ça, faisaient grise mine pour la forme mais étaient excitées de le faire et s'y attelaient conscienseusement. 
Il faut donc en tant que Dominant si l'on souhaite " travailler " avec des rituels, savoir qui on a en face de nous. 
Voila pour le qui.
 
Pour les rituels eux même, j'ai essayé plusieurs choses, tatonné. Il m'est apparu qu'il ne sert à rien de donner des rituels trop exigeants, trop chronophage. Si le début est excitant, comme je l'ai lu plus haut, la suite devient redibitoire. Hors ce n'est absolument pas l'intention. 
Par exemple je demandais que la soumise salue en premier le matin, soit en physique soit via SMS si jamais nous ne sommes pas réuni. La demande pour aller aux WC, en physique c'est facile, en distanciel j'autorise qu'elle n'attende pas mon accord ( je peux ne pas voir son message de suite, ne pas pouvoir répondre, ect. Pareil la soumise peut ne pas pourvoir accéder à son tel ou autres raisons dûes au travail,ect) mais j'attends qu'elle me dise, lorsqu'elle le pourra, qu'elle y est allée. 
Bien évidemment derrière tout ça il y a un optique d'instaurer une hiérarchie, nourrir le Lien.
 
Désolé si mon message est redondant avec ce qui a été dit précédemment 😅
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