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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Quand j’étais en recherche d’une relation, j’avais beaucoup de difficultés à trouver des hommes avec lesquels avoir ne serait-ce qu’un début de conversation que l’on pourrait qualifier de « normale » , au point de me demander si on m’avait parachutée en plein milieu du congrès international des blaireaux.
Maintenant que je ne cherche plus, je vois qu’il y a ici des Dominants qui semblent être des hommes bien et dignes d’intérêt.
Pourtant, il n’y a (a priori) aucune raison que la population fréquentant le site ait fondamentalement changé. Le changement provient donc très probablement de moi, de mon attitude, de ce que j’affiche.
Partant du principe que l’on apprend de ses erreurs, j’ai essayé d’analyser les raisons pour lesquelles j’avais autant de difficultés à trouver un Dom sérieux alors que des profils intéressants existent.
Quelle est la raison de cet étrange paradoxe ?
Je pense que mon approche n’était pas fondamentalement mauvaise : j’avais pour principe de placer toujours dans la discussion des sujets neutres, hors bdsm. Cela permet de voir s’il est capable d’avoir une discussion simplement « humaine » : Prend-il le temps d'échanger normalement et de manière personnalisée ? Respecte-t-il le rythme de la conversation ? S’intéresse-t-il vraiment ou bien essaie-t-il d'imposer un rôle ou un « script » préétabli dès les premiers messages ?
Pour moi, un profil qui ne maîtrise pas ces éléments basiques sur un sujet neutre les maîtrisera encore moins dans l'intimité d’une relation bdsm.
L’erreur que j’ai faite, je pense, se situe ailleurs : afficher trop clairement la situation de recherche active. Cela agit comme un attracteur malsain qui déclenche une vague de messages génériques, d'avances directes, de commentaires déplacés et de sollicitations opportunistes. Même des hommes qui probablement, dans le fond, sont des hommes bien, changent de comportement en mettant une pression énorme et en oubliant les bases des relations humaines, comme s’il y avait urgence à conclure au plus vite. A posteriori, je suis quasiment certaine que si je n’avais pas affiché d’emblée la recherche relationnelle, certaines conversations auraient été radicalement différentes.
Si c’était à refaire, ce que je n'espère pas, ou du moins le plus tard possible, j’adopterais un profil neutre, orienté uniquement vers la curiosité, l'échange, etc. A mon avis cela permet de gagner en tranquillité et d’initier des contacts de meilleure qualité. Et puis, si je sens qu’il y a affinité, j’aurai le plaisir d’annoncer innocemment, « Ah, au fait, je ne vous ai pas dit, mais je suis en recherche de relation. Surprise ! 😂 ».
En supprimant l'étiquette « recherche », la pression psychologique disparaît. L'interaction redevenant une simple prise de contact humaine, il est plus facile de laisser les affinités se développer naturellement, ou d'interrompre l'échange sans se sentir gênée si le courant ne passe pas.
En résumé, je suis arrivée à la conclusion qu’il ne faut pas afficher explicitement de recherche relationnelle. J’ai l’impression que, loin d'être un retrait, cette démarche constitue un filtre redoutablement efficace et peut transformer radicalement l'expérience que l’on a d’un réseau social - site de rencontre. Cela oblige l’interlocuteur à s'investir dans une conversation authentique plutôt que de dérouler un « script » de séduction et de domination préconçu. J’ai l’impression que c'est une approche très efficace pour filtrer les profils qui ont une vision de « consommateur » et qui sont trop insistants, au profit d'interactions plus sincères et qualitatives.
Je ne prétends pas que mon analyse soit correcte (elle se base autant, sinon plus, sur une intuition que sur un raisonnement rigoureux), ni qu’elle puisse être considérée comme un conseil aux femmes qui s’inscrivent ici (de toute façon je ne pense pas être représentative en termes de psychologie, de centres d’intérêts et de type de Dominant qui m’attire). Mais j’avais néanmoins envie de la partager – car, sait-on jamais, il se peut qu’elle intéresse certaines personnes.
PS: il y a dans mon texte une petite pincée d'humour (je dis ça pour les trolls qui prennent tout au pied de la lettre: évidemment que je ne pense pas que tous les hommes sont des blaireaux 😂).
Image d’illustration générée par IA.
Je rassure les lecteurs/lectrices qui me font l’honneur de suivre les aventures d’Ysideulte, je n’ai pas perdu le fil et elle reviendra bientôt (l'image d'illustration le prouve: photo prise lors du congrès annuel des Young Leaders 😉)
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La journée commence au réveil, dès les premières secondes, avec une érection féroce, une dureté implacable. Quand je bande comme ça, j'ai l'impression d'avoir une grosse bite tellement elle est pesante à porter, me procurant une sensation extrême de puissance. Si ma femme était là près de moi à cet instant, je lui grimperais dessus affalé de tout mon poids — même si elle dort encore — pour aller direct dans sa chatte après l'avoir mouillée avec ma salive, lui assénant de grands coups pour jouir vite et profond. Je l'imagine aussi à genoux, ma queue extrêmement dure enfoncée dans sa bouche, immobile à attendre patiemment en salivant sur mon sexe, tandis que je maintiens sa tête avec force entre mes cuisses. À défaut, pour l'instant, je passe mon premier quart d'heure à la serrer entre mes cuisses très fort tout en préparant mon café, conscient de mes couilles pleines à craquer, au bord de l'explosion, n'en pouvant plus. Le temps passe trop vite, il faut se calmer et aller réveiller les enfants. Je bascule sur autre chose, en espérant que le réveil se passe en douceur tout en veillant à ne pas traîner pour ne pas arriver en retard. Je refuse de donner l'occasion à une grosse salope de se permettre la moindre réflexion ou de profiter de la situation — certaines mériteraient vraiment de bonnes fessées et bien pire que ça.
Nous franchissons ensuite la porte de l'appartement pour aller prendre le tram. C'est là, dans cette rame bondée du matin, que les étudiantes s'offrent à moi comme un véritable défilé de sexdolls : avec leur manière de soigner leurs cheveux — à les lisser ou à dessiner de superbes boucles —, leur maquillage impeccable et toute cette mode de petites salopes que j'adore, il y en a vraiment pour tous les goûts. Ce qui me surprend le plus dans les yeux de certaines, c'est ce mélange de vice et de perversité que je crois deviner dans leurs regards. Rien qu'en croisant un doux visage aux yeux si érotiques, je me sens instantanément happé, comme amoureux, avec cette envie fulgurante de m'approcher d'elle, de lui glisser mon sexe dans la bouche sans un mot pour me faire du bien, sous les yeux de tous, et de la laisser là avec la bouche souillée de mon foutre. Ce genre de fantasme brut me traverse l'esprit et me coupe du monde, me plongeant dans une bulle qui suspend le temps pendant de longues secondes.
C'est également dans ce tramway bondé que cette scène s'est produite : une femme s'est retournée pour passer et est venue percuter ma queue nue sans caleçon sous mon pantalon avec son cul particulièrement bombé, moulé dans un legging ultra-serré, avant de s'excuser platement. C'est en l'entendant s'excuser que ma vérité brute s'est imposée, celle que j'aurais voulu lui cracher en face : lui dire de ne surtout pas s'excuser, de venir se recaler contre moi et de se laisser faire, petite salope. Évidemment, je ne m'en prends jamais aux femmes et je n'oserais jamais faire ça en réalité, par peur panique du scandale et de me faire remarquer. C'est un mélange de retenue par devoir de respecter la loi et de lucidité : si la loi n'existait pas, il est clair que je serais un prédateur sans aucune bride, et cela deviendrait extrêmement dangereux pour les femmes. Mais ce rôle de prédateur total fait partie de mes fantasmes les plus puissants — des scénarios que j'ai d'ailleurs déjà eu la chance de vivre dans le passé grâce à certaines ex qui ont accepté de jouer le jeu, et ce rôle est extrêmement jouissif à incarner.
Une fois arrivés en tram, nous marchons vers l'école, avec un passage obligé par la boulangerie juste à côté. Là, j'achète les pains au chocolat pour les enfants, en profitant pour prendre ma voix la plus grave tout en fixant la boulangère froidement par-dessus le comptoir, un jeu de domination muette qui m'excite et m'amuse. Puis nous repartons vers l'école : une fois sur place, je pose mon regard sur le cul de ces mamans qui s'agitent autour des grilles, et je dis bonjour en modulant ma voix — grave ou mielleuse selon l'humeur — pendant que mon regard, lui, reste le même, fixe et lourd, pour celles qui acceptent de croiser mes yeux. Parfois je m'attarde sur le dessin des lèvres d'une fille, sur une maman qui se penche pour jouer avec son enfant et dont le décolleté laisse trahir ses grosses mamelles, idem pour son gros cul qui mérite simplement d'être fouetté, ou cette jeune femme toute mince mais avec un beau visage qui laisse paraître une intense vulnérabilité qui attise le sadisme — alors quand elle a un piercing, un petit anneau dans ses narines, et qu'elle se la joue rebelle, moi ça me donne envie de la punir sans aucune pitié, de la voir chialer et supplier à genoux d'être abattue.
Je descends ensuite vers le centre-ville, ralenti par cette douleur au pied qui m'impose une démarche spéciale mais qui reste discrète quand je marche tranquillement. Au fond, ce n'est pas plus mal de marcher moins vite : ça me permet de mieux voir, de mieux regarder, alors que dans ma jeunesse je marchais beaucoup trop vite et je passais à côté de tant de choses à observer. Sans caleçon sous le pantalon, chaque mouvement, chaque pas sur le bitume vient frotter directement contre ma chair nue, me laissant bander et débander au rythme de mes obsessions. Quand je marche dans la rue, j'aimerais tant y être en tenant par la main ma future femme soumise, qui me suivra partout comme une chienne fidèle et adorable, tellement innocente parfois mais tellement vicieuse, une putain de perverse que je vais formater à devenir la pire pour être la meilleure. Je m'arrête prendre un café à emporter, je me roule une cigarette, et je pars me balader au gré du vent vers un grand parc.
J'ai besoin de cette respiration, de ce contact avec la nature. J'observe les fleurs le long des allées, les photographiant parfois, mais avec cette idée tordue qui traverse mon esprit : l'envie soudaine d'éjaculer dessus, mélangeant la contemplation d'une beauté pure et la perversité brute qui me tient. Sur le chemin, le radar est branché en permanence. Je marche au hasard ou je choisis mes rues en fonction d'une silhouette un peu plus loin. Je ralentis, je cale mon allure sur la sienne, ou je la dépasse pour mieux me retourner, sans me cacher de ce regard de prédateur qui dévore les fesses qui se balancent et décortique la courbe des cuisses sous une jupe. Parfois, je lâche des commentaires à voix haute, un petit grain de folie gardé juste sous la surface.
Quand la météo s'y prête, j'adore l'ambiance des tempêtes et des orages où les rues se vident, devenant une ombre anonyme sous mon manteau alors que mes yeux voient tout. L'été a un autre charme, brûlant, quand les manteaux tombent et que les peaux se découvrent — ventres nus, hanches, jambes et décolletés profonds. Femmes rondes aux gros seins, beautés pulpeuses noires ou maghrébines, ou petites poupées blondes fragiles de porcelaine que j'ai envie de brisser pour les garder avec moi : toutes éveillent ce même feu.
Au milieu de cette déambulation entre bitume, bus et tramways, j'ai ce besoin constant de m'abreuver. Bière, café, soda : il me faut toujours quelque chose à la main pour me remplir, comme pour compenser ce manque psychologique et cette sécheresse intérieure. Je retourne souvent dans les mêmes cafés et bistrots. Il y a d'abord celui au centre-ville avec cette femme qui ne me plaît pas forcément physiquement, mais qui donne envie qu'on lui fasse du mal dans un style de torture. Il y a ce bistrot où la tenancière n'est nul autre qu'une femme mûre, brune avec une grosse poitrine qui mérite qu'on les gigote dans tous les sens ; elle est plus âgée, mais elle a gardé son regard de chienne de sa jeunesse, je le ressens, et c'est ça qui me donne envie de mettre ma bite dans sa bouche en malaxant ses gros seins. Et puis il y a cet autre bar, où celle-là est une brune grande, mince, dominante et dominatrice : elle mérite d'être fouettée jusqu'à abdication, je soutiens toujours son regard mais je reste poli, car je suis un gentleman également. Enfin, dans cet autre café près de la gare, une autre femme est toujours très sexy, habillée en cuir : elle me paraît soumise tout en gardant une certaine tenue pour respecter quelque chose. Je ressens parfois aussi les femmes dominatrices — elles n'ont ni le même physique, ni le même regard, ni la même posture —, mais si elles sont sexy, je les regarde. Pas pour les narguer ou par affront, non, simplement parce que si elle est bonne, je ne vais pas me priver. Au fond, ce qui me passionne par-delà les corps, c'est de ressentir les âmes et les émotions, car chaque femme m'inspire et éveille quelque chose de totalement différent.
Quand midi approche, c'est selon l'envie du moment : je vais m'asseoir dans un petit resto, je choisis de prendre un kebab à emporter, ou je me fais un petit pique-nique en solo au calme. Quand je mange un kebab, je rêve que ma dulcinée soit à mes côtés et mange le sien, un sandwich que j'aurais agrémenté d'une bonne éjaculation pour lui rajouter de la sauce ; ça me ferait tellement plaisir qu'elle le mange et qu'elle me dise « c'est tellement bon mon amour », et j'aimerais tant que ce rêve devienne réalité. Peu importe l'option choisie pour manger, les rayons et les rues autour restent un autre terrain de chasse : la caissière que je fixe, l'agente d'accueil à qui je balance un regard direct et lourd de sens, sans un mot, pour lui imposer ma personnalité brute. Timide par nature quand il s'agit de parler par peur de faire peur ou d'être trop cru, je laisse mon regard faire tout le travail, et certaines captent ce signal à distance.
L'après-midi avance, et c'est l'heure de rentrer ou de se déplacer à nouveau. À l'arrêt de bus et dans le bus, j'aime m'attarder sur les cheveux des femmes et des filles, leur peau découverte et parfois leurs parfums. L'autre jour, une étudiante est venue se coller à la vitre juste à ma gauche où j'étais déjà assis : il n'y avait que 10 centimètres entre ses fesses et mon regard, et je n'en pouvais plus de voir son cul de très près. Elle l'a sûrement fait exprès, cette petite pute, alors que j'étais avec mes enfants, et je suis sûr que ça l'amuse de me chauffer.
De retour chez moi, la vraie soupape s'ouvre. Devant le lavabo, j'ouvre le robinet pour me mouiller la queue, refusant qu'elle reste sèche alors qu'elle mouille beaucoup à force de bander et débander tout le temps. Je commence à la torturer, à la frotter contre les angles ou à la tordre quand la tension devient insoutenable. Parfois, j'approche un verre d'eau tiède pour simuler sa chaleur, les yeux fermés, m'imaginant en elle, ma future chérie d'amour que je vais utiliser et posséder sans limites. Mais la plupart du temps, je me retiens d'éjaculer seul : vider ma sève dans un lavabo n'est qu'une déception de plus, un vide qui creuse encore la frustration. Je veux la décharger au fond d'une femme.
Sous mes fenêtres, le moindre bruit de talons, la simple voix d'une femme, les pleurs d'un gamin signalant le retour d'une maman ou même le claquement d'une porte de voiture — car on ne sait jamais, ça peut être une femme — me font bondir. Je viens m'accouder à la vitre, la main sur mon sexe, à l'observer tout en l'insultant de tous les noms dans mon esprit. L'après-midi, mes yeux glissent aussi régulièrement vers la fenêtre de la voisine d'en face, obsédé à l'idée de la reluquer depuis que je l'ai déjà surprise en train de se faire baiser en plein jour devant sa vitre, cette salope.
C'est ensuite l'heure de retourner chercher les enfants à l'école. Je croise les mamans, je discute facilement, jouant le père chaleureux et souriant dont elles apprécient la différence, tout en pensant à celles que j'aimerais plier à ma perversité ou embrasser avant de les soumettre. De retour à la maison, entre les devoirs et la préparation du repas — avec de bons petits plats mijotés — le sexe ne me quitte pas d'une semelle.
Le soir venu, le rythme change : nous mangeons tous ensemble, nous discutons, nous regardons parfois un film en famille. Ce n'est que lorsque les enfants sont couchés ou absents que je m'assois enfin avec ma bière ou mon café et une cigarette devant mon écran. Je me pose pour dessiner des images avec l'IA, écrire mes textes, et jeter un œil sur mon profil BDSM pour voir si une réponse est tombée. Je veille à bien cloisonner ces moments pour garder le contrôle, refusant que cette obsession ne devienne toxique. J'attends ma soumise, douce, collante, nymphomane et prête à tout donner, celle qui viendra s'encastrer dans ma vie pour de bon et qui sera, au milieu de toutes ces silhouettes entrevues, la plus belle de toutes.
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Madame V conduisit ses chiennes à travers les derniers couloirs du club, s'enfonçant vers les salles les plus reculées, les plus intimes. Marcus rampait derrière elle, le cœur battant, l'esprit en ébullition. Il essayait d'imaginer ce qui l'attendait, sa tête s'emplissant des scénarios les plus pervers. Peut-être serait-il de nouveau suspendu à un anneau, offert aux coups de fouet. Peut-être serait-il attaché à une table, exposé, vulnérable. Peut-être serait-il forcé de servir, de lécher, de supplier. Chaque image le faisait frissonner, à la fois terrifié et excité.
La salle où Madame V les conduisit était sobre mais intimidante. Au centre, un banc de bois massif, équipé d'attaches aux pieds et aux poignets. Des coussins de cuir étaient disposés sur le sol. Contre un mur était fixée une croix de Saint André attendant sa prochaine victime. L'éclairage était tamisé, des bougies vacillantes projetant des ombres dansantes sur les murs de pierre.
Madame V s'arrêta, se tourna vers ses chiennes.
"La brune. Sur le banc."
Marcus obéit, s'approcha du banc, se coucha sur le ventre. La soumise blonde s'approcha de lui, aidant Madame V à l'attacher solidement. Les attaches de cuir s'enroulaient autour de ses poignets, de ses chevilles, le maintenant immobile, offert.
Madame V posa un coussin sous son bassin, le faisant cambrer davantage, ses fesses en l'air, son anus exposé.
"Parfait", dit-elle. "Comme ça, il est bien ouvert."
Elle cracha sur le cul de Marcus, un geste délibéré, humiliant.
"Maintenant, ma chienne blonde, tu vas bien lui lubrifier la rondelle. Et tu vas t'appliquer. Je veux qu'il soit prêt."
La soumise s'approcha, s'agenouilla derrière Marcus. Il sentit sa langue sur son anus, chaude, humide, insistante. Elle léchait, suçait, ouvrait doucement, un geste expert qui le fit gémir.
Parfois, sa langue s'aventurait plus profondément, l'ouvrant davantage. Puis ce furent ses doigts, un, puis deux, puis trois, qui fouillaient, qui écartaient, qui préparaient.
Marcus gémissait, sa voix étouffée par les coussins. Ces gémissements étaient accompagnés d'insultes de la part de Madame V qui voulait lui rappeler encore plus sa nature de salope. Il se sentait vulnérable, exposé, mais il adorait ça.
Madame V observa un moment, puis hocha la tête.
"Assez. Elle est prête."
Elle s'approcha de la soumise, lui tendit un gode ceinture.
"Je veux que la chienne victorieuse baise la chienne perdante. Fais-lui comprendre ce que c'est que de perdre."
La soumise enfila le harnais, ajusta le gode. Puis elle s'approcha de Marcus, le guide se posant contre son anus.
Elle s'engagea en lui avec une lenteur calculée, un mouvement profond, maîtrisé. Marcus sentit la plénitude l'envahir, le remplir, le posséder. Il gémit, se cambra, s'ouvrant davantage.
La soumise le prit pendant de longues minutes, un rythme régulier, intense. Parfois, un filet de salive s'écoulait le long de l'échine dorsale de Marcus, une caresse humide qui le faisait frissonner.
Madame V regardait, ses yeux brillants. Elle était mouillée, excitée par le spectacle. Elle enleva son string, trempé de son désir, et le fourra dans la bouche de Marcus.
"Garde ça", dit-elle. "Tu vas goûter à mon excitation."
Marcus garda le string dans sa bouche, sentant l'odeur, le goût, l'humiliation.
Madame V s'assit sur le banc, écarta les jambes.
"Maintenant, la blonde. Tu peux te reposer. Viens ici. Tu vas me sucer."
La soumise s'approcha, s'agenouilla devant Madame V, sa tête entre ses cuisses. Marcus assista, impuissant, à la scène, ses yeux fixés sur le spectacle. Son cul encore bien ouvert se rapelais les coups de rein de cette blonde qui s'appliquait à procurer du plaisir à Madame V. Il avait une superbe vue de la chatte de la soumise qui ruisselait litteralement.
Quand Madame V jouit plusieurs fois, elle se leva, attira la soumise blonde vers la croix de Saint-André .
"C'est à mon tour de m'amuser", dit-elle.
Elle attacha la soumise à la croix, les bras écartés, les jambes ouvertes, offerte. Puis elle libéra Marcus.
"Toi, tu vas me baiser", dit-elle. "Cette scène m'a bien chauffée."
Elle s'approcha de lui, ses mains glissant sur son corps, ses lèvres contre les siennes. Elle le détacha. Il la prit, là, debout, ses mains sur ses hanches, son corps contre le sien. Bien qu'elle s'abandonnât à lui, un doigt venait parfois le pénétrer pour lui rappeler qui était la maîtresse. Il la penetra de ce gland qui n'attendait que ça depuis un moment. Un élan de passion intense les saisit, un moment où ils se perdirent l'un dans l'autre, oubliant le monde. Il était son amant mais aussi son soumis. Les rales de plaisir de Madame V ne pouvaient pas changer cela.
Quand ils eurent terminé, ils restèrent un instant enlacés. Madame V caressa les cheveux de Marcus, un geste doux, apaisant. L'aftercare.
"Bien", dit-elle. "Tu as été bon."
Elle se tourna vers la soumise blonde, la détacha de la croix, puis attacha Marcus à sa place.
"Toi, tu vas rester là. C'est pour te remettre en condition pour Isabelle."
Elle s'approcha de la soumise blonde, la prit contre le banc, et s'offrit à elle un moment intense, un jeu de plaisir partagé que Marcus observa avec un mélange de jalousie et d'excitation.
La soumise blonde était très excitée et on le voyait par ce filet brillant qui lui échappait. Madame V recupera de cette mouille abondante et lui fit sucer. Ensuite, les deux femmes partent dans une série de baisers, d'abord sur la bouche, puis qui descendent toujours plus bas. Elles finirent en 69. Les langues expertes déclenchaient chez chacune d'elles des gémissements de plaisir. Madame V repoussa la soumise et la mit en levrette en face de Marcus. Elle lui bouffa la chatte avant de la prendre avec le gode ceinture. D'abord doucement, puis de plus en plus vite. Marcus observa les rales de plaisir et l'abandon de la soumise et les yeux passionnés de flammes de Madame V. Son érection revint.
Quand elles eurent terminé, Madame V remit les deux chiennes à quatre pattes. Elle prit la laisse de la soumise blonde et la remit à une servante du club.
"Occupe-toi d'elle pour le reste de la soirée. Elle a mérité son repos."
Puis elle conduisit Marcus vers Isabelle, qui les attendait dans le couloir, un sourire aux lèvres.
"Elle est à toi", dit Madame V en lui tendant la laisse. "Profite-en bien."
Isabelle saisit la laisse, caressa la tête de Marcus.
"Viens, ma chienne. On va s'installer dans une salle privée."
Elle le mena dans une petite salle, intime, éclairée par des bougies. Elle s'assit sur le canapé, l'attira à ses côtés.
"Tu sais ce que je préfère? Je préfère juste coucher avec toi. Pas de jeux, pas de cordes, pas de fouets. Juste un homme et une femme. Je veux que tu me prennes. Tous les trous."
Marcus la regarda, ses yeux brillants. Il s'approcha d'elle, ses mains sur ses hanches, et ils s'unirent dans une étreinte passionnée, explorant chaque recoin de leurs corps, s'abandonnant l'un à l'autre. IL relâcha toute l'intensité de son excitation en elle. Du sexe pur sans domination. Il ne pensait pas rencontrer cela ici. Les aventures de ce soir l'avaient beaucoup émoustillé et il se surprit par son endurance.
Quand tout fut fini, ils restèrent enlacés, nus, sur le canapé. Isabelle caressait ses cheveux, ses doigts traçant des cercles sur sa poitrine.
"Tu es un bon soumis, Marcus. Tu écoutes, tu obéis, tu donnes tout."
Marcus sourit, ses yeux mi-clos.
"Merci, Isabelle. J'ai aimé."
Ils discutèrent, parlant de tout et de rien, des heures passant sans qu'ils s'en rendent compte. Le petit matin les trouva encore enlacés, épuisés mais apaisés.
Ils se quittèrent à la fermeture du club et Marcus rentra enfin chez lui.
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Chapitre III — Le rendez-vous
Les jours suivants furent interminables.
Madame Thomas n'avait plus reparlé de leur conversation.
Pas une fois.
C'était probablement ce qui perturbait le plus René.
Elle avait terminé son plaidoyer par cette phrase :
Je vais t'expliquer ce que j'ai décidé de te proposer.
Puis elle ne lui avait rien expliqué.
Le lendemain matin, elle avait repris sa vie comme si cette conversation n'avait jamais eu lieu.
Cabinet.
Réunions.
Téléphone.
Dossiers.
René avait préparé son café, entretenu la maison, exécuté ses tâches habituelles et attendu.
Rien.
Le soir suivant, même chose.
Il avait fini par se demander si Madame Thomas ne testait pas simplement sa patience.
Ou pire : si elle avait changé d'avis.
Cette possibilité l'obsédait.
Elle avait parlé d'aller beaucoup plus loin que le collier. Beaucoup plus loin que le mot esclave.
Mais où pouvait-on aller après cela ?
René avait envisagé toutes sortes de scénarios.
Un contrat ?
Un nouveau collier ?
Une cérémonie ?
Peut-être voulait-elle modifier radicalement les règles de leur relation.
Il imagina des choses beaucoup plus extrêmes.
Puis les trouva absurdes.
Puis recommença à les imaginer.
Madame Thomas, elle, ne disait toujours rien.
Elle observait parfois René avec un léger sourire qui lui donnait l'impression désagréable qu'elle savait exactement ce qui se déroulait dans sa tête.
Le troisième soir, il finit par céder.
— Madame ?
Elle ne quitta pas son dossier des yeux.
— Oui ?
— Concernant l'autre soir...
— Quoi, l'autre soir ?
Il hésita.
Elle savait parfaitement.
— Vous m'avez dit que vous aviez trouvé une manière d'aller beaucoup plus loin.
Madame Thomas tourna une page.
— C'est exact.
René attendit.
Rien.
— Puis-je savoir laquelle ?
Elle releva enfin les yeux.
— Non.
Un seul mot.
Puis elle retourna à son dossier.
René resta devant elle quelques secondes.
— Autre chose ?
— Non, Madame.
— Alors cesse d'essayer de deviner.
Il baissa les yeux.
— Oui, Madame.
— Tu te fais des films.
René la regarda, surpris.
Madame Thomas sourit.
— Et aucun n'est juste.
Il ne sut jamais si elle disait vrai.
***
Le vendredi matin, elle lui donna enfin une instruction.
— Sois prêt à treize heures trente.
René releva immédiatement les yeux.
— Pour quoi faire ?
Madame Thomas continua à consulter son téléphone.
— Sortir.
— Où allons-nous ?
— Dehors.
René soupira.
Elle leva les yeux.
— Un problème ?
— Non, Madame.
— Parfait.
Elle rangea son téléphone.
— Treize heures trente.
Puis elle partit travailler.
René passa la matinée à recommencer exactement ce qu'elle lui avait interdit de faire.
Imaginer.
***
À treize heures vingt-huit, il l'attendait dans l'entrée.
Madame Thomas descendit deux minutes plus tard.
Et immédiatement, René comprit qu'il allait avoir beaucoup de mal à obtenir des réponses.
Elle avait encore choisi du cuir.
Pas la robe de l'autre soir.
Cette fois, elle portait une longue jupe noire en cuir, une blouse claire parfaitement coupée et des bottes à talons.
René resta silencieux.
Cette tenue réveillait quelque chose de beaucoup plus ancien en lui.
Un tribunal.
Des couloirs impersonnels.
Des dossiers de divorce.
Et Madame Thomas avançant vers lui dans une longue jupe de cuir alors qu'elle était encore la Femme qu'il était censé détester.
Elle remarqua son regard.
— Quoi ?
— Rien, Madame.
— Alors prends mon sac.
Il obéit.
Elle passa devant lui et ouvrit la porte.
— Nous partons.
***
Madame Thomas conduisait elle-même.
Ce détail aussi intriguait René.
Habituellement, lorsqu'ils se déplaçaient ensemble et que les circonstances le permettaient, elle lui laissait volontiers conduire.
Pas aujourd'hui.
René était assis à côté d'elle.
Il regardait alternativement la route et ses mains sur le volant.
Puis beaucoup trop souvent sa jupe.
Madame Thomas le surprit.
— René.
— Madame ?
— Mes yeux sont plus haut.
— Pardon.
Elle sourit.
Quelques kilomètres passèrent.
— Où allons-nous ?
— Quelque part.
— J'avais compris.
— Alors pourquoi poser la question ?
René soupira.
— Parce que vous ne me dites rien depuis plusieurs jours.
— Et tu es toujours vivant.
— Pour le moment.
Elle eut un petit rire.
— Tu dramatises.
— Vous m'annoncez que vous allez bouleverser ma vie, puis vous refusez de m'expliquer comment.
— Je n'ai jamais dit que j'allais bouleverser ta vie.
René se tourna vers elle.
— Vous avez dit que vous vouliez aller beaucoup plus loin que le mot esclave.
— C'est différent.
— Pas vraiment rassurant.
Madame Thomas changea de vitesse.
La jupe de cuir bougea légèrement.
Le regard de René descendit.
— Tu vois ?
— Quoi ?
— Je pourrais probablement t'annoncer que je vais te vendre à une mine de sel et tu continuerais à regarder ma jupe.
René sourit malgré lui.
— C'est précisément pour cela que vous l'avez mise.
Madame Thomas tourna brièvement la tête vers lui.
— Tu deviens perspicace.
— Donc j'ai raison.
— Je n'ai pas dit cela.
Elle reporta son attention sur la route.
Échec.
Encore.
René essaya une autre approche.
— Est-ce que je dois m'inquiéter ?
— Non.
La réponse était arrivée immédiatement.
Il se détendit légèrement.
— C'est simplement un rendez-vous.
— Quel genre de rendez-vous ?
— Un rendez-vous qui est bon pour toi.
Cette formulation ne le rassura absolument pas.
— Vous savez que c'est exactement ce qu'on dit à un enfant avant de l'emmener chez le dentiste ?
Madame Thomas éclata de rire.
— Quelle imagination.
— Donc ce n'est pas le dentiste ?
— Non.
— Un médecin ?
Elle ne répondit pas.
René la regarda.
— Madame ?
Elle posa brièvement une main sur son genou.
Le geste était inhabituellement doux.
— René.
— Oui ?
— Fais-moi confiance.
Il se tut.
Elle laissa sa main quelques secondes.
— Je m'occupe de toi.
Puis elle la retira et reprit le volant à deux mains.
Quelque chose dans cette phrase apaisa René.
Ou aurait dû l'apaiser.
Pourtant, après quelques secondes, une pensée beaucoup moins rassurante lui traversa l'esprit.
Madame Thomas avait soigneusement évité de répondre à sa question.
***
Il ne reconnut pas immédiatement le quartier.
Puis la voiture tourna dans une rue qu'il avait empruntée des dizaines de fois autrefois.
René regarda dehors.
Un bâtiment apparut au bout de la rue.
Son sourire disparut.
Non.
Il regarda Madame Thomas.
Elle conduisait tranquillement.
— Madame...
Aucune réponse.
Il regarda de nouveau le bâtiment.
Il le connaissait.
Beaucoup trop bien.
Madame Thomas entra dans le parking souterrain et prit un ticket.
— Qu'est-ce qu'on fait ici ?
— Nous avons un rendez-vous.
— Avec qui ?
Elle gara la voiture.
Coupa le moteur.
Puis se tourna vers lui.
— Tu vas le découvrir dans quelques minutes.
René ne bougea pas.
— Sortez.
Le vouvoiement involontaire la fit sourire.
— Voilà que je redeviens vous. C'est intéressant.
— Madame Thomas...
— René.
Son ton changea.
Il connaissait ce ton-là.
— Descends.
Il obéit.
***
Dans l'ascenseur, il essaya encore.
— Je suis déjà venu ici.
— Je sais.
Cette fois, René tourna brusquement la tête vers elle.
— Vous savez ?
Les portes s'ouvrirent.
Madame Thomas sortit.
— Viens.
René la suivit.
À mesure qu'ils avançaient dans le couloir, les souvenirs revenaient.
Les mêmes murs.
Le même silence.
Même cette odeur particulière qu'il n'avait jamais réussi à identifier.
Madame Thomas s'arrêta devant une porte.
René n'avait plus besoin de lire la plaque.
Il connaissait déjà le nom qui y figurait.
Docteure Élise Morel
Psychiatrie — Psychothérapie
René resta immobile.
Pendant quelques secondes, plusieurs années de sa vie semblèrent se télescoper.
Son divorce.
Ses nuits sans sommeil.
Les médicaments.
Cette Femme devant laquelle il avait essayé de comprendre pourquoi l'avocate de son ex-épouse occupait autant ses pensées.
Puis Madame Thomas.
Sa Maîtresse.
Aujourd'hui debout à côté de lui, dans cette même longue silhouette de cuir qui avait autrefois alimenté tant de séances dans ce cabinet.
René se tourna lentement vers elle.
— Pourquoi ?
Madame Thomas ne répondit pas.
Elle sonna.
La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard.
La Docteure Morel apparut.
Elle regarda René.
Puis Madame Thomas.
Et sourit.
— Bonjour Madame Thomas.
René sentit immédiatement quelque chose se nouer dans son ventre.
Pas « Bonjour, enchantée ».
Pas « Vous êtes Madame Thomas ? »
Bonjour Madame Thomas.
Elles se connaissaient.
Madame Thomas lui rendit son sourire.
— Bonjour Élise.
Élise.
René regarda l'une.
Puis l'autre.
Madame Thomas posa doucement une main dans son dos et le poussa vers l'intérieur.
— Entre, René.
Il franchit le seuil.
Derrière lui, Madame Thomas ajouta simplement :
— La Docteure Morel et moi avons beaucoup de choses à apprendre sur toi.
La porte se referma.
Chapitre IV — L’évaluation
La porte se referma derrière eux.
La Docteure Morel regarda René quelques secondes.
Puis Madame Thomas.
— Je pense que nous pouvons commencer.
René attendit.
Madame Thomas posa son sac sur une chaise.
— Très bien.
Elle se tourna vers René.
— Tu restes avec la Docteure Morel.
— Et vous ?
— Je vais prendre un café.
Il fronça les sourcils.
— Vous ne restez pas ?
— Non.
— Pourquoi ?
Madame Thomas eut ce léger sourire qu'il commençait à détester autant qu'à aimer.
— Parce qu'elle veut te parler.
Morel intervint :
— Seule.
René regarda alternativement les deux Femmes.
— Vous avez déjà discuté de moi.
Ce n'était pas une question.
Madame Thomas reprit son sac.
— Évidemment.
— De quoi ?
Elle s'approcha de lui.
Pendant une seconde, René crut qu'elle allait enfin lui répondre.
Elle réajusta simplement son col.
— Sois parfaitement honnête avec elle.
Puis elle regarda Morel.
— À tout à l'heure, Élise.
— À tout à l'heure.
Madame Thomas sortit.
La porte se referma.
René resta debout.
Morel l'observait.
— Asseyez-vous.
Il s'assit.
— Vous pouvez respirer aussi.
René eut un petit rire nerveux.
— J'aimerais surtout comprendre ce que je fais ici.
— Je m'en doute.
— Madame Thomas refuse de me le dire.
— Cela ne m'étonne pas.
René la regarda attentivement.
— Vous savez pourquoi je suis ici.
— Oui.
— Et vous n'allez pas me le dire.
— Non.
Il soupira.
Morel sourit.
— Voilà. Nous avons déjà établi deux choses.
— Lesquelles ?
— Je sais pourquoi vous êtes ici et vous voulez le savoir.
Elle prit son carnet.
— Nous pouvons commencer.
***
Il y avait quelque chose de profondément étrange à retrouver ce fauteuil.
Des années auparavant, René s'y était assis après son divorce.
Il dormait mal. Mangeait peu. Ressassait continuellement les mêmes événements.
La Docteure Morel l'avait accompagné pendant cette période et lui avait prescrit un traitement.
Mais leurs séances avaient progressivement abordé un sujet beaucoup plus inattendu.
Madame Thomas.
À l'époque, René la détestait.
Du moins était-ce ce qu'il répétait.
Morel avait été la première à remarquer que lorsqu'il parlait de son ex-femme, il racontait son divorce.
Lorsqu'il parlait de son avocate, il décrivait sa voix.
Sa manière de marcher.
Son assurance.
Ses vêtements.
Et beaucoup trop souvent ses chaussures.
Morel posa son carnet sur ses genoux.
— Vous souvenez-vous de notre première conversation à propos de Madame Thomas ?
— Malheureusement.
— Pourquoi malheureusement ?
— Parce que vous aviez raison.
— À propos de quoi ?
René hésita.
— Je ne la détestais pas autant que je voulais le croire.
— Ce n'est pas exactement ce que je vous avais dit.
— Non.
— Qu'avais-je dit ?
René sourit.
— Que personne ne consacre autant d'énergie à décrire les jambes d'une Femme qu'il prétend détester.
Morel sourit à son tour.
— Je manque parfois de délicatesse.
— Parfois ?
— René.
Le ton lui rappela quelque chose.
Il se redressa.
— Vous étiez fasciné par elle.
— Oui.
— Vous l'êtes toujours ?
Cette fois, aucune hésitation.
— Oui.
— Davantage ?
— Beaucoup davantage.
Morel nota quelque chose.
René regarda le carnet.
— Qu'écrivez-vous ?
— Quelque chose qui ne vous regarde pas encore.
Il leva les sourcils.
— Vous avez changé.
— Vous aussi.
Elle tourna une page.
— Parlez-moi de votre relation avec Madame Thomas.
***
René commença prudemment.
Puis Morel posa des questions.
Depuis quand était-il son esclave ?
Qui avait proposé cette évolution ?
Qu'avait-il ressenti la première fois qu'elle lui avait donné un ordre ?
Que signifiait son collier ?
Pouvait-il désobéir ?
L'avait-il déjà fait ?
Pourquoi obéissait-il lorsqu'aucune conséquence immédiate ne l'y obligeait ?
René répondait.
Certaines questions lui semblaient parfaitement normales.
D'autres beaucoup moins.
— Si Madame Thomas vous demandait de rester pendant deux heures dans une pièce vide, sans justification, que feriez-vous ?
— Je resterais.
— Pourquoi ?
— Parce qu'elle me l'aurait demandé.
— Même si elle n'était pas là ?
— Oui.
Morel nota quelque chose.
— Si elle décidait de votre tenue ?
— Elle le fait déjà parfois.
— Si elle choisissait votre nourriture ?
— Cela dépend.
Morel releva les yeux.
— De quoi ?
René réfléchit.
— De la raison.
— Donc vous avez besoin de comprendre ses décisions pour les accepter ?
— Non...
Il s'arrêta.
Morel attendit.
— Pas nécessairement.
Elle nota encore.
René commençait à éprouver une sensation familière.
— Vous faites comme elle.
— Comme qui ?
— Madame Thomas.
— Je suis psychiatre, René. Les questions font partie de mon métier.
— Elle est avocate. Elle dit exactement la même chose.
Morel eut un sourire.
— Peut-être avez-vous simplement un problème avec les Femmes qui posent de bonnes questions.
***
Elle changea brusquement de sujet.
— Qu'est-ce qu'une propriété ?
René la regarda.
— Pardon ?
— Vous avez entendu.
Il se méfia immédiatement.
— Quelque chose qui appartient à quelqu'un.
— C'est une définition circulaire.
— Un Bien dont quelqu'un peut disposer.
Morel ne réagit pas.
— Madame Thomas vous considère-t-elle comme sa propriété ?
— Oui.
— Et vous ?
— Aussi.
— Êtes-vous heureux de cela ?
— Oui.
— Pourquoi ?
René chercha ses mots.
— Parce que...
Il s'arrêta.
Morel attendit.
— Parce que cela correspond à quelque chose de profond chez moi.
— Quoi ?
— Le besoin de lui appartenir.
— Pourquoi elle ?
Cette question-là le désarma davantage.
Il réfléchit longtemps.
— Parce que je lui fais confiance.
Morel ne nota rien cette fois.
— Continuez.
— Parce qu'elle est plus forte que moi sur certaines choses. Parce qu'elle sait ce qu'elle veut. Parce qu'elle ne joue pas à être dominante.
Il sourit légèrement.
— Et parce qu'elle sait exactement comment me faire perdre mes moyens.
— Le cuir ?
René soupira.
— Vous vous souvenez de ça aussi ?
— Je suis psychiatre. Nous avons une mémoire particulièrement efficace pour les choses que nos patients préféreraient oublier.
Puis elle redevint sérieuse.
— Si vous retiriez le cuir, les bottes, le collier, les rituels et toute dimension érotique, voudriez-vous toujours lui appartenir ?
René ne répondit pas immédiatement.
Pour la première fois depuis le début de la séance, Morel ne chercha pas à remplir le silence.
Une minute passa peut-être.
— Oui.
— Pourquoi ?
— Parce que ce n'est plus seulement sexuel.
Morel prit son stylo.
— Voilà une réponse intéressante.
***
Les questions devinrent progressivement plus étranges.
— Si Madame Thomas décidait que quelque chose vous concernant ne relève plus de votre décision, comment le vivriez-vous ?
— Cela dépendrait de quoi.
— Mauvaise réponse.
René fronça les sourcils.
— Pourquoi ?
— Parce que je ne vous demande pas d'évaluer sa décision. Je vous demande comment vous vivez l'idée de ne plus être celui qui décide.
Il resta silencieux.
— Cela me ferait probablement peur.
Morel acquiesça.
— Bien.
Cette réaction le surprit.
— Bien ?
— J'aurais été davantage préoccupée si vous m'aviez répondu que cela ne vous faisait absolument rien.
Elle écrivit quelques mots.
— La peur n'invalide pas nécessairement un désir. Elle indique parfois simplement que nous avons compris ses conséquences.
René la regarda.
Cette phrase lui rappela étrangement Madame Thomas.
— Elle vous a parlé de notre conversation.
Morel ne répondit pas.
— Docteure ?
— Question suivante.
René sourit.
— Donc oui.
— Vous pouvez interpréter mon silence comme vous le souhaitez.
— Elle vous a vraiment bien choisie.
Cette fois, Morel rit.
— Vous n'avez encore aucune idée de ce que Madame Thomas a choisi.
Le sourire de René disparut.
Morel baissa les yeux sur son carnet.
— Continuons.
***
Une heure plus tard, René était épuisé.
Morel avait exploré son divorce, son rapport au contrôle, sa sexualité, sa relation à Madame Thomas, son besoin d'appartenance, sa capacité à distinguer fantasme et réalité.
Mais surtout, elle revenait continuellement sur une distinction qui finissait par l'obséder.
Être traité comme une propriété.
Et être une propriété.
Chaque fois qu'il croyait comprendre pourquoi elle posait ces questions, elle changeait de direction.
Finalement, elle ferma son carnet.
— Très bien.
René regarda l'heure.
— C'est terminé ?
— Pour aujourd'hui.
— Et ?
— Et quoi ?
— Votre conclusion.
— Je ne vous dois pas encore de conclusion.
Le encore ne lui échappa pas.
Morel se leva.
— Attendez ici.
Elle ouvrit la porte.
Quelques secondes plus tard, René entendit des voix dans le couloir.
Puis Madame Thomas entra.
Elle avait toujours sa jupe de cuir.
Elle s'assit tranquillement dans le fauteuil voisin.
René éprouva immédiatement la sensation désagréable de redevenir le sujet de la conversation plutôt que l'un de ses participants.
Morel reprit place.
— Globalement, c'est très positif.
René tourna la tête vers elle.
Positif ?
Madame Thomas, elle, ne manifesta aucune surprise.
— Tu confirmes donc ton impression initiale ?
— Très largement.
René regarda l'une puis l'autre.
Impression initiale ?
Morel poursuivit.
— Son désir d'appartenance est ancien. Il ne semble pas être une simple extension circonstancielle de l'excitation sexuelle. La dimension érotique est évidemment importante...
Elle jeta un regard amusé vers la jupe de Madame Thomas.
— ...particulièrement dans certains domaines.
Madame Thomas sourit.
René rougit.
— Mais elle n'explique pas tout.
Morel redevint sérieuse.
— Il existe une cohérence entre son discours actuel, ce que j'avais observé autrefois et l'évolution de votre relation.
Madame Thomas croisa les jambes.
— Et sa compréhension des conséquences ?
— Incomplète.
René voulut intervenir.
Morel leva légèrement la main.
— Ce n'est pas une critique, René. Vous ne pouvez pas comprendre des conséquences que l'on ne vous a pas encore exposées.
Il se tourna immédiatement vers Madame Thomas.
Elle resta impassible.
Morel poursuivit :
— En revanche, il distingue correctement désir, fantasme et réalité. Il est capable d'identifier la peur sans nécessairement la confondre avec un refus. Et surtout...
Elle consulta une note.
— Lorsque j'ai retiré mentalement les éléments érotiques de la relation, son désir d'appartenance est resté présent.
Madame Thomas regarda René.
Longuement.
— C'est important.
— Très.
Il n'aimait pas du tout la manière dont elles venaient de prononcer ces deux mots.
— Important pour quoi ?
Aucune des deux ne répondit.
René eut un rire incrédule.
— Vous êtes sérieuses ?
Madame Thomas posa une main sur son genou.
— Tout va très bien.
C'était exactement ce qu'elle lui avait dit dans la voiture.
Morel se leva.
— Je rédigerai mon rapport ce week-end.
René la regarda.
— Quel rapport ?
Morel se tourna vers Madame Thomas.
— Tu l'auras probablement mardi.
— Parfait.
— Je préciserai les points qui nécessitent encore une vérification, mais je ne vois actuellement aucun élément psychologique qui justifierait d'interrompre la démarche.
René se figea.
La démarche.
Voilà encore un nouveau mot.
Madame Thomas se leva.
— Merci, Élise.
— Avec plaisir. Et je suis curieuse de voir où tout cela va vous mener.
Cette phrase n'était absolument pas rassurante.
Madame Thomas récupéra son sac.
— Viens, René.
Il resta assis une seconde.
— Madame...
Elle s'arrêta à la porte.
— Oui ?
— Quelle démarche ?
Madame Thomas regarda Morel.
Morel regarda Madame Thomas.
Pendant une fraction de seconde, René eut la certitude que les deux Femmes savouraient exactement le même moment.
Puis Madame Thomas sourit.
— Celle pour laquelle j'avais besoin de savoir si tu étais prêt.
— Et je le suis ?
Cette fois, ce fut Morel qui répondit.
— Beaucoup plus que vous ne le pensez.
Madame Thomas ouvrit la porte.
— Viens.
René se leva et la suivit.
Dans le couloir, il comprit que quelque chose venait encore de changer.
Il ignorait toujours où Madame Thomas le conduisait.
Mais désormais, quelque part derrière cette porte, un rapport était en train d'être rédigé pour l'aider à l'y emmener.
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La Vénus à la fourrure est un célèbre roman érotique du XIXème siècle écrit par Leopold von Sacher-Masoch en 1870. Sacher-Masoch est, ni plus ni moins, l'homme qui a donné son nom au mot "masochisme", rien que ça. Avec une telle réputation, j'étais très curieux de voir ce qui pouvait se trouver dans ce livre à l'origine du mot qui constitue le M de BDSM.
J'ai tout simple adoré ce livre, un vrai régal, c'est fluide à lire mais cela ne parlera pas à tout le monde, évidemment. Il s'agit d'une histoire d'amour qui se passe en Europe de l'Est, entre un homme soumis et une femme qu'il compare à la déesse Vénus. Devant la beauté extraordinaire de cette femme nommée Wanda, le protagoniste, Séverin, va lui proposer de devenir son esclave ou son mari. Après une longue hésitation, Wanda, qui pourtant ne semble pas avoir la fibre dominante au départ, accepte de devenir la Maîtresse de Séverin. Ce dernier passe son temps à exiger que Wanda soit cruelle avec lui et qu'elle porte de la fourrure quand elle le punit. La fourrure, c'est son fétichisme à lui.
Alternant entre moments tendres et moments de cruauté, Wanda va finir par prendre goût à sa position dominante et jouera avec les sentiments de son esclave jusqu'à trouver la faille que je ne révèlerai pas afin de ne pas gâcher le plaisir de lecture si vous décidez de le lire.
En tant qu'homme soumis, j'ai été très excité par ce récit, m'identifiant fortement au narrateur. Il vit la soumission à temps plein après qu'ils aient signé un contrat avec Wanda. N'ayant jamais eu l'occasion d'expérimenter moi même un contrat d'appartenance sur le long terme, cela m'a fait fortement fantasmé.
La divinisation de la femme et la comparaison avec la déesse de la volupté Vénus est également quelque chose qui fait écho en moi. Il semble y avoir une telle dévotion envers la femme que seule une déesse, inaccessible par définition, peut incarner cette distance qui créé tant de désir. La statue de pierre qui représente la déesse donne encore plus de poids à cette distance de par la froideur que cela peut engendrer de vénérer un être sans forcément avoir de retour. Mais dans cette histoire, nous pouvons imaginer que la déesse s'exprime au travers de Wanda, rendant de chair et accessible cet amour. Malgré cela, l'esclave semble croire qu'il ne la mérite pas tout en voulant la posséder, au point de presque lui donner l'ordre de le dominer. C'est à se demander qui domine qui par moment. Une ambivalence permanente qui va amener le narrateur à affronter ses propres contradictions entre ses attentes fantasmées et la réalité de la relation. On comprendra aussi pourquoi il a ce rapport aux femmes grâce à des flash back sur son enfance.
Que l'on soit homme soumis ou femme dominatrice, il est très possible que ce récit vous parle, en tout cas si vous aimez lire, c'est un incontournable de la littérature SM.
Le livre a été librement adapté en film par Roman Polanski en 2013. Un huis clos dans un théâtre où un metteur en scène, joué par Mathieu Amalric, est à la recherche de l'actrice idéale pour jouer Wanda. C'est ainsi que se présente à lui Emmanuelle Seigner qui va le subjuguer dans son interprétation de la Domina. Le film n'a que ces deux personnages et il joue sur l'ambiguïté du livre qui est mis en scène et la vraie vie du metteur en scène. L'acteur et l'actrice jouent à merveille et arrivent à nous faire ressentir, par de simples changements de ton, les passages de la pièce de théâtre à la réalité intrinsèque du film. Une réinterprétation de l'œuvre que j'ai trouvé excellente avec un final explosif, interrogeant même les intentions de l'auteur et son vrai rapport à la femme.
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Marcus rampait derrière la Domina blonde, ses mains et ses genoux sur le sol froid du club. La laisse tirée par la main de la maîtresse le guidait à travers les couloirs, les salles, les regards des invités. Il sentait le plug queue se balancer entre ses fesses à chaque mouvement, une présence constante, étrangère, excitante.
À côté de lui, la soumise rampait avec une aisance déconcertante. Une blonde élancée, aux courbes généreuses, aux hanches pleines, aux seins fermes qui se balançaient à chaque mouvement. Elle était entièrement nue, comme lui, sa peau pâle contrastant avec la peau café au lait de Marcus. Ses mouvements étaient fluides, presque dansants, comme si elle avait passé des années à cette position. Elle savait exactement comment se comporter.
Marcus ignorait tout de ces deux femmes. Leurs noms, leurs vies, leurs histoires. L'inconnu rendait tout plus intense, plus excitant. Chaque geste, chaque ordre était une découverte, une promesse.
Son érection ne faiblissait pas. Elle était parfaitement dressée, battant contre son pubis à chaque mouvement, une preuve évidente de son excitation. Il savait qu'on la voyait, qu'on la remarquait. Il sentait les regards des invités qui s'attardaient sur son sexe, sur sa queue de renard, sur son collier.
Sa démarche était maladroite. Le plug le gênait, le forçait à adopter une cambrure plus prononcée, une posture plus offerte. Parfois, quand il ralentissait ou perdait le rythme, il recevait une claque sur les fesses, un geste sec, autoritaire, qui le remettait en place.
"Avance, chienne", disait la domina. "Ne traîne pas."
Il s'appliquait, voulait être parfait, voulait mériter sa place.
Leur progression attirait l'attention. Des regards se tournaient vers eux, des chuchotements s'échangeaient. Certaines femmes souriaient, d'autres les détaillaient avec une intensité qui faisait rougir Marcus. Il voyait leurs yeux s'attarder sur son corps, sur son sexe dressé, sur sa queue de renard qui se balançait, sur la soumise blonde qui rampait à côté de lui avec une grâce parfaite.
Il adorait ça.
Une femme vêtue d'une robe de soirée noire, élégante et sophistiquée, s'approcha de la domina. Elle était grande, mince, les cheveux blonds tirés en arrière, un sourire aux lèvres. Elle posa une main sur l'épaule de la Domina.
"Madame V", dit-elle d'une voix chaude, "tu as de très belles chiennes."
Madame V sourit, un sourire de propriétaire satisfaite.
"Merci, Isabelle. La brune, je l'ai dénichée ce soir. La blonde est une découverte aussi, je l'ai rencontrée sur un site de rencontre. Je voulais la tester ce soir, voir ce qu'elle valait."
Isabelle s'approcha, se pencha pour regarder Marcus et la soumise. Ses yeux s'attardèrent sur Marcus, sur son érection, sur son regard gêné mais excité.
"Elles sont magnifiques. La brune a l'air d'avoir une belle endurance. Et la blonde..." Elle rit doucement. "La blonde a l'air très expérimentée."
Madame V rit, un rire chaud et sonore.
"La brune est une découverte de ce soir. Elle a déjà fait ses preuves à ce que j'ai vu. Elle est prometteuse. La blonde, je la teste pour la première fois."
Isabelle caressa la tête de Marcus, ses doigts glissant dans ses cheveux. Puis sa main descendit, effleurant sa joue, son cou, s'arrêtant sur son érection. Elle la caressa doucement, sentant la chaleur, la fermeté.
"Je la veux, après toi", dit-elle. "Si tu veux bien."
Madame V haussa les épaules, un geste amusé.
"J'ai quelques idées pour elle. Mais s'il lui reste des forces après, tu pourras en faire ce que tu veux. Elle en a pour quelques heures avec moi."
Isabelle sourit, un sourire satisfait.
"Ne t'inquiète pas, je ne pars qu'à la fermeture du club. J'aurai tout le temps de m'amuser avec elle."
Elle se pencha vers Marcus, sa bouche près de son oreille.
"Tu m'entends, petite pute ? Ce soir, tu vas servir deux maîtresses."
Marcus sentit un frisson le parcourir. Il hocha la tête, incapable de parler.
Isabelle se baissa, ses doigts glissant sur son sexe, récupérant quelques gouttes de liquide qui coulaient du bout du gland. Elle les porta à ses lèvres, puis, d'un geste rapide, les glissa dans la bouche de Marcus.
"Un avant-goût, petite pute. Garde-en pour moi."
Marcus déglutit, sentant le goût salé de son propre désir. Il avait honte, mais une partie de lui adorait ça. Il voulait plus.
La progression continua. Madame V les mena vers les vestiaires.
"Debout", ordonna-t-elle à Marcus. "Mets tes affaires dans ton casier. Je pense que pour ce soir, tu n'en auras pas besoin."
Marcus obéit, se releva, déposa sa chemise, son pantalon, ses chaussures dans le casier. Il verifia le collier autour du cou, le plug queue bien en place.
Madame V sourit, satisfaite.
"Parfait. Maintenant, à quatre pattes."
Ils s'agenouillèrent, se remirent en position. Elle les guida à travers le club, nus, à quatre pattes, emplugués, attirant tous les regards.
Pendant leur progression, Marcus aperçut une scène qui lui serra le cœur. Dans une alcôve ouverte, Lady Luna se tenait debout, un gode ceinture fixé autour de sa taille. Devant elle, son soumis était à genoux, la tête renversée, la bouche ouverte, accueillant l'objet que sa maîtresse lui présentait. Il le prenait profondément, les yeux levés vers elle, une expression d'adoration pure sur le visage. Lady Luna caressait ses cheveux d'une main tout en guidant ses mouvements de l'autre, un sourire de satisfaction aux lèvres.
Marcus détourna les yeux, un mélange de jalousie et d'excitation le traversant. Il n'était pas son soumis. Il ne le serait peut-être jamais.
Elle les mena jusqu'au bar, commanda un verre, puis les conduisit vers un canapé.
Elle s'assit, enleva ses talons, et posa ses pieds sur le canapé.
"Maintenant, mes chiennes, vous allez vous occuper de mes pieds. Celle qui réussira à me procurer le plus de plaisir aura une récompense. Alors faites de votre mieux."
Marcus s'approcha, sa bouche effleurant la plante du pied de Madame V. Il commença à masser, à lécher, à caresser, mais il sentit rapidement qu'il était en retard sur la soumise blonde. Elle, elle connaissait les techniques, les pressions, les zones sensibles. Ses doigts et sa langue dansaient sur la peau de Madame V avec une précision experte.
Marcus, lui, était maladroit, hésitant. Il recevait des claques sur la nuque, des tapes sur la joue.
"Plus fort, là. Plus doux, ici. Tu n'apprends donc rien, chienne ?"
Il s'appliquait, essayait de copier la soumise, mais elle était trop rapide, trop habile.
Madame V gémissait doucement sous les caresses de la soumise blonde, ses yeux se fermant de plaisir.
Marcus regardait la soumise du coin de l'œil : ses courbes généreuses, sa taille fine, ses hanches pleines, ses seins fermes qui se balançaient à chaque mouvement. Sa peau pâle contrastait avec la peau café au lait de Marcus. Elle était magnifique, offerte, experte.
"La blonde", dit Madame V, la voix un peu essoufflée, "la blonde a gagné. Elle mérite une récompense. Et toi, la brune, tu mérites une punition."
Elle se leva, remit ses talons.
"Suivez-moi. Je vais vous emmener dans un endroit plus adapté pour la récompense et la punition."
Marcus et la soumise blonde rampèrent derrière elle, à travers les couloirs du club. Marcus se sentit à la fois humilié et excité. Il avait perdu, mais il allait être puni. Et la punition, dans ce monde, pouvait être aussi intense que la récompense.
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La scène se déroule dans notre salon. Les volets sont baissés, la lumière est tamisée, créant une atmosphère lourde, étouffante, saturée d'une tension qui me tord les tripes. J'ai cette peur viscérale au ventre, une peur qui me noue l'estomac, mais qui est indissociable d'une excitation sexuelle brûlante, un volcan prêt à entrer en éruption. Je suis assis sur le canapé, les jambes croisées, une posture que je ressens comme féminine, et je serre désespérément ma petite bite entre mes cuisses molles et non viriles, comme un oiseau blessé que l'on protège.
Ma Maîtresse regarde l'heure, elle sait, elle attend. Et moi aussi. Nous attendons que l'interphone résonne.
Quand il rentre enfin, quand la porte s'ouvre et qu'il apparaît dans le salon sombre, une émotion intense, un vrai coup de poignard, me transperce l'estomac. Le respect, une soumission immédiate, une déférence totale s'impose à moi sans que j'aie le choix. Il est là, un mâle, plutôt balaise, massif, indifférent. Face à lui, je ne suis qu'une brindille, un jouet fragile. Je ne pense qu'à ça, je le sais, je le vois déjà : ce qu'il cache dans son caleçon. Ce n'est pas de la jalousie, c'est une fascination morbide, une certitude que je vais bientôt être anéanti, possédé, traversé par cette puissance qui se tient devant moi. Et pendant ce temps-là, ma Maîtresse observe la scène, le sourire en coin, maîtresse du jeu qui va bientôt me réduire à néant.
Si je suis à genoux sur ce sol, les mains dans le dos, le souffle court quelques instants plus tard, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est l'aboutissement de semaines, de mois de patience et de dressage psychologique de sa part.
Ma Maîtresse m'a préparé à cet instant avec une méticulosité machiavélique. Dans notre quotidien, elle a méthodiquement brisé le moindre atome de ma fierté d'homme. Elle m'a interdit de faire le fier devant ses amis, m'a obligé à baisser les yeux, à me comporter en serviteur discret, à leur verser à boire en silence. Elle m'a imposé des tenues pensées pour effacer toute trace de prestance, pour exhiber au contraire ma faiblesse et mon insignifiance de mâle non viril. Elle m'a forcé à regarder les entrejambes des hommes dans la rue, à souiller mon esprit en me masturbant sur commande en pensant à eux, me pliant jour après jour à sa volonté jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de mon ego.
Et ce soir, le piège se referme. Mon corps a été entièrement épilé, préparé, et je me cache sous mes bas et cette cagoule sexy qui ne laisse apparaître que mes yeux et ma bouche maquillée. Une dépersonnalisation totale : je ne suis plus un homme, je me sens plus femelle que jamais. Dès son arrivée, la règle est tombée : interdiction de parler normalement, interdiction d'utiliser ma voix d'homme. Je ne dois répondre qu'avec une voix mielleuse, lente, et me plier à chaque ordre.
Devant moi, il y a cet autre homme qu'elle a choisi. Même si l'idée me bouscule, elle m'a appris à accepter l'inacceptable : je dois me montrer affectueuse, me laisser prendre dans ses bras, l'embrasser et me faire embrasser sans un recul, avalant le dégoût pour le transformer en pure soumission.
Je ne suis pas là uniquement pour faire plaisir à ma Maîtresse ; je le fais aussi pour laisser enfin vivre, s'exprimer et jouir pleinement la femelle qui est en moi. Je n'ai aucune attirance amoureuse pour cet homme ; il n'est qu'un pion de plus dans la stratégie de sa chérie, un bras armé de son emprise. Mon cœur, mon adoration, mes poésies et ma fidélité absolue n'appartiennent qu'à une seule personne : la femme qui me regarde depuis son fauteuil, un sourire souverain aux lèvres.
Après l'avoir cajolé et avoir sucé sa verge avec toute la ferveur et la gourmandise d'une salope dévouée pour vider ses couilles, l'instant bascule. Sur un signe ou un ordre de ma chérie, je me mets à quatre pattes. Je me cambre, je remue mon cul lascivement, exposant mes formes et mon désir ardent d'être prise, geignant et suppliant qu'on m'ouvre. Tout cela se fait sous les yeux de ma Maîtresse, installée juste en face de moi, dont je croise et soutiens le regard, droit dans les yeux, pour lui prouver que je n'appartiens qu'à elle.
L'homme s'installe alors dans mon dos et me pénètre. À cet instant précis, toute ma carapace sociale s'effondre définitivement. J'abdique tout. Tandis qu'il m'enfonce sa verge de gros diamètre en m'injuriant lourdement et en m'appliquant des claques sèches sur les fesses pour rythmer mes sursauts, ma Maîtresse s'approche. Elle se penche à mon oreille pour me rappeler ce que je suis une sale chienne, tout en m'infligeant quelques brimades et des gifles cinglantes.
Alors que l'homme se fait du bien au plus profond de moi, elle vient occuper ma bouche, s'amusant de ma soumission totale, tandis qu'elle me murmure déjà sa sentence pour la suite : la prochaine fois, c'est une deuxième queue qui remplira ma bouche. Pendant ce temps, elle contemple ma petite queue laissée libre mais rigoureusement interdite de toucher ; elle s'amuse à la faire gigoter entre ses doigts, tandis que l'homme ricane en la désignant comme mon « gros clitoris ».
Sous ce double mépris, sous ces mots qui me transpercent l'esprit et me brûlent le cerveau, je pousse un cri rauque, une plainte de chienne acculée, pleine de honte et d'une excitation incandescente. Il accélère, et l'inévitable se produit : une éjaculation puissante, bouillante, qui vient inonder et remplir mon anus. Je sens sa semence lourde se déverser au fond de moi, une sensation souveraine que j'attendais avec tant de frénésie.
Il se retire lourdement, et avant qu'il ne s'en aille, je dois m'empresser de lui laver la verge avec ma bouche, pour qu'il reparte sans un regard. Il s'en va, me laissant là, brisée et pleine de lui, sur le sol de notre salon.
Ma Maîtresse s'approche alors que je suffoque, les larmes aux yeux. Elle me prend le menton, m'ordonne d'ouvrir la bouche, et laisse tomber son crachat, lourd et méprisant, directement sur ma langue, une flèche plantée en plein cœur qui achève de me dévouer corps et âme.
Elle me donne l'ordre d'aller me doucher. Elle m'accompagne, s'assoit sur une chaise face à la cabine, et ne me quitte pas des yeux. Elle cherche à y lire ma honte, ma jouissance, l'état de cet esprit qu'elle vient de redessiner. Je sais qu'elle ne me lâchera plus jamais, qu'elle ne me laissera plus jamais être l'homme d'avant. Une fois lavée, nous venons nous installer dans le salon, allongés sur le canapé devant la télévision pour partager un moment de douce intimité. Et lorsqu'elle m'en donne l'autorisation, je peux enfin laisser murmurer ma voix, lui répéter sans cesse que je l'aime de tout mon cœur, et la supplier de me recracher dans la bouche un peu de sa salive de Reine.
Le point de non-retour est franchi. À genoux à ses pieds, baveux et tremblant, je sais enfin exactement ce que je suis : sa chose, sa chienne, infiniment heureuse d'être possédée, humiliée et aimée par elle.
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